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Itinéraire de quatorze jours dans le grand ouest des États-Unis? English translation pending
by Diver2 · 2010-07-04 · 18 replies
Bonjour,

J'organise un séjour aux USA, dernière sem de juillet 1ère d'août, avec ma femme et mes 2 filles 13 et 15. La 1ère partie sera sur la côté Ouest et je souhaiterais avoir votre avis. Je sais que ce sera fatigant en voiture, aussi j'aimerais le restreindre un peu pour donner plus de temps à la détente (promenade, activités variées tel que canyoning, rafting, helicoptère, ...). - -> ai-je sélectionné es bons parcs (je cherche la diversité c'est pourquoi j'ai supprimé Sequoia redondant avec Yosemite) - -> puis supprimer certains parcs (on me dit que l'on ne peut pas couper la boucle) - -> quels activités détentes puis- je trouver et où ?

Voici le programme à date D 25 SF L 26 SF Ma 27 Départ SF Me 28 yosemite park J 29 yosemite park V 30 Death Valley S 31 Las Vegas D 1 Las Vegas L 2 Zion - Bryce Canyon Ma 3 Moab Me 4 Mesa Verde J 5 Lake Powell V 6 Grand Canyon S 7 Phoenix Merci
Dix-neuf jours dans l'Ouest américain sans problèmes English translation pending
by Leprolo · 2010-07-03 · 21 replies
Et voila, après 10 mois de préparation, nos 19 jours de trip aux USA sont terminés. Tout a été comme sur des roulettes grâce à tous ceux qui font avancer le schmilblick par des posts précis sur ce forum et par la tenue de sites web riches comme la caverne d'Ali Baba (roadtrippin, ouestusa...). Je n'aurais pas pu organiser un super voyage comme celui-ci sans ces infos. Grand merci à vous tous. Avant de créer un petit carnet de voyages, voici à chaud nos coups de coeur :

Le Yellowstone : Incroyable tout bonnement. Des couleurs, des geysers, des chutes d'eaux, un canyon, des animaux sauvages, du ciel bleu, de la neige, sans conteste le n°1. Mesa Arch à Canyonlands. L'arche + l'arrière plan sont d'une beauté... Dead horse point au soleil couchant (sans les mouchettes :-) ) La ballade avec une jeune Navajo sympa et enthousiaste (pas nécessairement très répandu) dans les coins "secrets" de Monument Valley. Lower antelope canyon pour ses formes et ses couleurs. Les deux trails "south Kebab" jusqu'à Cedar ds le grand canyon et le queen's garden et Navajo loop dans Bryce canyon.

Rayon "American Way of Life, on n'a pas été spécialement impressionné. Il n'y pas tellement de différences si ce n'est la conduite pépère (le respect des stop même si on voit à 10Km à la ronde...), la convivialité et la politesse des gens en général.

On n'a moins aimé, les prix sans taxes et services, le prix des blocs de glace (3,5 $ au GC !) la chaleur et les casinos de Las Vegas (hormis le Vénétian), les queues incommensurables des buffets du Bellagio et du Caesar (je suis sûr qu'ils y en a qui meurent de faim avant d'arriver à table), les jacquouilles qui vous tendent sans cesse les tickets de call girl à chaque coin de rue de LV !!

Pour résumer, voyage fabuleux qui donne envie d'en organiser d'autres...

Merci à vous tous,

Jean (
http://2carolosauxusa.blogspot.com)
Itinéraire d'un mois et demi en Inde English translation pending
by BackpackTiti · 2010-07-03 · 14 replies
Bonjour à tous 🙂

Je pars pou la première fois en Inde du 27 juillet au 13 septembre (Hummm....La mousson 🤪) soit environ 1 mois et demi. Après de nombreuses lectures, j'ai tenté d'élaborer un parcours qui sera surement modifié au gré du séjour mais je souhaiterais néanmoins connaitre vos avis et conseils sur la trame de celui ci avant le départ (à savoir : Les distances étant importantes, ce parcours est-il réalisable en terme de temps? D'après vos expériences personnelles, me conseillez vous ou me déconseillez vous les destinations choisies?).

Afin de pouvoir mieux me répondre voici quelques informations non négligeables: Je voyagerais les 20 premier jours avec mon copain puis nous serons rejoins à Delhi par des amies c'est pourquoi nous nous dirigeons dès les premier jours vers Mumbaï (nous allons commencer par le sud tous les deux puis nous les rejoindrons à Delhi pour voyager dans le nord avec elles).

Nous avons tous deux l'habitude de voyager en backpack.

Nous disposerons d'un budget de 700 à 1000 euros chacun environ.

Nous utiliserons tous mode de transports nécessaires : marche à pied, stop, train (notamment pour le trajet Delhi - Agra ou encore Delhi - Varanasi), bus, voiture avec chauffeur, rickshaws, avion (notamment pour les grandes distances tel que le trajet Delhi - Mumbaï)

Delhi Journée 00 : (mardi 27 juillet) : Départ Paris Journée 01 : (mercredi 28 juillet) : Arrivée à Delhi et départ vers Mumbaï

Le Maharashtra Journée 02 : ( jeudi 29 juillet) : Mumbaï Journée 03 : (vendredi 30 juillet) : Mumbaï et Elephanta island vers Aurangabad Journée 04 : ( samedi 31 juillet) : Ellora Journée 05 (dimanche 1er aout ) : Ajanta

Goa Journée 06 (2 aout) : Aurangabad vers Goa Journée 07 (3 aout): Goa

Le Karnataka Journée 08 (4 aout) : Goa vers Hampi Journée 09 : (5 aout) : Hampi Journée 10 : ( 6 aout): Hampi vers Cochin

Le Kerala Journée 11(7 aout) : Cochin Journée 12( 8 aout) : Cochin Journée 13( 9 aout): Cochin vers Madurai

Le Tamil Nadu Journée 14 (10 aout): Madurai Journée 15 (11 aout) : Maturai vers Pondichéry Journée 16 (12 aout): Pondichéry Journée 17(13 aout): Pondichéry et Auroville Journée 18 (14 aout) : Pondichéry vers Chennai Journée 19 (15 août) : Chennai vers Delhi

Delhi Journée 20 (16 aout): Delhi Journée 21 (17 aout): Delhi

L’Uttar Pradesh Journée 22 (18 aout): Agra

Le Rajasthan Journée 23 (19 aout) : de Agra vers Fatehpur Sikri Journée 24 (20 aout) : de Fatehpur Sikri vers Jaipur Journée 25 (21 aout): Jaipur Journée 26 (22 aout) : De Jaipur vers Pushkar Journée 27 (23 aout): Pushkar Journée 28 (24 aout): Pushkar vers Udaipur Journée 29 (25 aout) : Udaipur Journée 30 (26 aout) : Udaipur vers Jodhpur Journée 31 (27 aout) : Jodhpur Journée 32 (28 aout) : Jodhpur vers Jaisalmer Journée 33 (29 aout): Jaisalmer Journée 34 (30 aout) : Jaisalmer Journée 35 (31 aout) : Jaisalmer Journée 36 (1 septembre): Jaisalmer vers Bîkaner Journée 37 (2 septembre) : Bîkaner Journée 38 (3 septembre) : Bîkaner Journée 39 (4 septembre) : Bîkaner vers Delhi Journée 40 (5 septembre): Delhi Journée 41 (6septembre): Delhi vers Varanasi Journée 42 (7 septembre): Varanasi Journée 43 (8 septembre): Varanasi Journée 44 (9 septembre) : Varanasi vers Delhi Journée 45 (10 septembre) : Delhi Journée 46 (11 septembre) : Delhi Journée 47 (12 septembre) : Delhi Journée 48 (13 septembre) : DEPART 🙁

Merci d'avance pour vos réponses et pour votre indulgence (c'est mon premier post 😛)
Bus de Reykjavik à Eskifjordur en Islande? English translation pending
by Aureia · 2010-07-02 · 1 reply
Bonjour,

j'aurais aimé savoir si quelqu'un savait comment se rendre depuis Reykjavik à Eskifjordur, à l'est du pays par les bus... Je suis allée sur le site de bsi.is, mais je ne comprends rien aux itinéraires, et les prix ne sont pas indiqués... Quelqu'un aurait -il des infos? Merci beaucoup Aurélie
Idée de circuit d'une semaine à Bali English translation pending
by Morgane0678 · 2010-07-02 · 7 replies
Bonjour à tous,

Je pars à Bali pour une semaine (ensuite je vais en thailande) et j'aimerai avoir vos avis sur mon itinaire (je pars la semaine prochaine avec mon petit ami):

Jour 1=Uluwatu (on arrive l'apres midi et on dors la bas) Jour 2= On remonte sur Jimbaran et en fin d'apres midi on remonte sur Ubud Jour 3 et Jour 4= Ubud Jour 5 Candi dasa Jour 6 Besakih Jour 7=Lovina beach

Est ce raisonable??Interessant??Tanah lot est elle une destination a ne pas manquer?

Merci beaucoup pour vos réponses. Morgane
Que choisir pour quinze entre le Vietnam, le Cambodge et le Laos? English translation pending
by Freddu13 · 2010-07-01 · 6 replies
Bonjour,

Je n'ai que 15 jours et souhaiterais faire un, voire deux de ces trois pays, mais je les cerne mal du point de vue de l'affluence touristique. Je souhaiterai savoir lequel resté le plus éloigné des circuits touristiques: je recherche plutôt un coin de trek, pourquoi pas en montagne/jungle, avec des gens ni faussement "authentiques", "traditionnels", ni professionnels du tourisme, juste normaux.pour information je suis allé en thailande et l'encadrement industriel dans lequel on se trouve vite pris m'a vraiment fatigué- mon but était notamment de marcher dans un parc naturel du Nord et je me suis retrouvé afaire une visite d'une heure sur un petit train façon Disneyland...

Merci !
Randonnée en solo dans les Dolomites (Italie) English translation pending
by Geloso · 2010-07-01 · 3 replies
Bonjour a tous,

depuis le temps que je parcours en anonyme ces forums en quête d'évasion et d'idées pour de futures destinations de voyage et/ou de randonnée, je pense qu'il est temps de renvoyer l'ascenseur et de vous faire profiter de ma petite expérience. Je voulais depuis quelques temps déjà faire un trek en solo et en autonomie sur une dizaine de jours. J'avais d'abord pense faire la traversée Nord-Sud de l'Islande mais je devais partir mi-mai et j'ai eu peur d'avoir trop de neige à cette période (bonne inspiration vu l'éruption du volcan qui m'en aurait de toutes façons empêché). Mon choix se tourna alors vers les Dolomites : Partir de Venise pour arriver à Innsbruck en utilisant le train, le bus, le stop et surtout les pieds pour la partie montagneuse en suivant la Alta Via n°2 de Feltre à Bressanonne.

Après un passage par Belluno ou j'ai passé une première nuit, je suis arrivé le lendemain à Feltre , joli village médiéval, pour mon premier jour de marche:

Jour 1 : 17 mai 2010: Feltre - Rifugio del Piaz (1990m) Après avoir fait un peu de tourisme dans Feltre, je rejoint Pedavena à pied et m’arrête dans un bar pour prendre une dernière bière. Je m’accoude au comptoir avec mon gros sac à coté, ce qui ne manque pas d’intéresser les habitués. M bière terminée, une autre m’est offerte, puis une troisième ! Impossible de refuser ! Me voilà donc lester de 3 demis pour démarrer ma rando ! Pas vraiment idéal sous le soleil de l’après midi mais la marche peut enfin commercer ! j’ai fait du stop de Pedavena à Croce d'Aune, la marche sur les sentiers de la Haute Route n°2 commence vraiment. le sentier est bien tracé, la journée chaude, l'enthousiasme au plus haut, seul le sac est un peu lourd (environ 18kg ! la tente, l'eau, la nourriture, les vêtements, ... et un gros appareil photo - oui, c'est vraiment lourd mais je ne fais pas vraiment partie des MUL 😛). En prenant mon temps j'arrive au refuge del Piaz (fermé) en fin d'après-midi. Il y 4 couchettes dans la partie hiver et, contre toute attente, 3 sont déjà occupées. Les activités culinaires commencent par faire fondre la neige, bien présente autour du refuge et le repas me permet de faire connaissance avec Valentino qui prendra la même direction que moi le lendemain.

Jour 2 : Rifugio del Piaz - Rifugio Boz (1718m) Cette journée devait normalement être paisible : une longue traversée sur un plateau avec peu de dénivelé. La neige et la rencontre avec Valentino en firent l'une des journées les plus longues de mon trek ! Et oui car la neige était plus que présente ce qui n'était pas prévu en cette fin de mois de mai. De plus, avec Valentino, plutôt que de suivre le plateau nous avons suivi les crêtes en faisant petits 3 sommets , plus joli, certes, mais aussi beaucoup fatigant. En fin de journée, lui repartit de son coté (après m'avoir fait don d'une minestrone) avec l'un de ses amis venu le rejoindre via une autre vallée et je continuait donc seul mon périple vers le rifugio Boz. Une fois arrivé, je découvris un charmant ricovero invernale (un abri): 4 couchettes sous pente avec accès via une échelle, propreté impeccable, livre d'or et bougies, un très bon souvenir !

Jour 3 : Rifugio Boz - Paso del Comedon (2067m) - Bivacco Feltre-Bodo (1930m) D’après les informations recueillis auprès des gardes du Parc le Paso del Comedon serait difficilement franchissable coté Nord. La alta via n°2 traverse pourtant ce col pour redescendre dans la vallée, faire étape au refuge Paso Cerada et attaquer le massif du Palo di San Martino le jour suivant. Le sentier jusqu’au Bivouac Feltre Bodo se passe sans encombres, juste quelques névés à traverser. A partir de là, le chemin pour atteindre le col du Comedon était totalement enneigé et la pente soutenue. La montée est assez lente car j’enfonce profondément dans la neige mais je parviens au Paso del Comedon (2067m) pour découvrir que la descente sur le versant Nord est une autre paire de manche ! Le col est corniché et la partie à l’ombre semble encore gelé. La neige sous la croûte dure est pourtant plutôt molle… Bref, les conditions n’étaient vraiment pas engageante et après quelques essais pour aller tâter la neige, je décide de faire demi-tour. Je reviens donc au Bivouac Feltre Bodo et là, mauvaise surprise, le sol est couvert de crottes de rats et j’entends ceux-ci s’exciter au-dessus du plafond… Le contraste avec le refuge Boz est saisissant ! Je nettoie tout de même le sol mais je préfère passez une nuit à la belle étoile plutôt qu’en compagnie des rats. Le ciel n’a pas l’air menaçant et je ne monte pas la tente. Le sol est un peu caillouteux mais j’ai connu pire. Minuit, je suis réveillé par un petit crépitement… Il neige ! De petits flocons gelés tombent sur mon sac de couchage ! Impossible de rester dehors, certes il neige peu mais je ne peux pas prendre le risque de mouiller mon sac de couchage. Je sors donc de mon sac, pieds nus, en caleçon, sous la neige pour rentrer me coucher en compagnie des rats… qui heureusement ne m’ont pas rendu visite durant la nuit ! Jour 4 : Feltre-Bodo - Bivacco Campotorondo (1760m) 3°C dans le bivouac au réveil, après un rapide petit déjeuner, je ne m’attarde pas dans cet abri guère hospitalier et je continue mon chemin. Ne pas avoir pu traverser le col m’oblige à faire un détour qui va me faire perdre 2 jours. Ce matin, le ciel est gris, et une fine couche blanche recouvre les parties herbeuses. Je redescend vite dans une vallée pour remonter au Forcella dell’Uomo via un sentier aérien mais agréable. Du col, j’aperçois bien le massif du Palo di San Martino et, évidemment, il est aussi bien enneigé… la suite du programme semble compromise…Au départ du col, je me vois forcé de faire un peu d’escalade pour rejoindre un sentier utilisé par les bouquetins car j’ai perdu la trace du sentier normal. Je passe par le Bivacco … qui semble lui franchement accueillant mais je ne peux pas m’arrêter si tôt, cela ferait vraiment une trop courte journée…Je continue donc une piste … qui se perd bientôt sous la neige (encore !) pour arriver finalement dans un petit coin de paradis : le bivacco Campotorondo. Beaucoup plus qu’un bivouac, c’est un vrai refuge avec mobilier , cuisinière à bois, du bois déjà coupé, 6 lits confortables, ... Il y a même quelques réserves à disposition. Après 3 essais, j’ai pu allumer la cuisinière et me faire cuire des vrais pâtes, un luxe ! Un petit moment de bonheur, les bouquetins passent juste à coté du refuge et relève juste la tête dés que je bouge. J’en profite pour revoir mon itinéraire… Aller vers le Palo di San Martino risque de me faire perdre beaucoup de temps sans être vraiment sûr de pouvoir passer le premier col (l’orientation n’est pas la même mais ils sont en moyenne plus haut que le Comedon). Je décide donc de rejoindre la route au petit matin et de faire du stop jusqu’à Agordo où je pourrais peut être acheter une carte pour suivre la Alta Via n°1 qui passe moins haut et est plus facile d’après mon topo (Trekking the Dolomites). Jour 5 : Campotorondo – Agordo – Paso Duran – rifugio Caristiato (1830m) En ouvrant la porte le matin, une dizaine de bouquetins s’enfuient et montent sur les hauteurs. Quelques céréales plus tard, j’emprunte le chemin qui redescend vers la civilisation, chemin agréable, en sous bois. J’atteint la route 2 heures et demie plus tard et je ne tarde pas à me faire prendre un stop par un petit vieux qui me laisse à l’arrêt de bus le plus proche (1km plus haut). Malheureusement, les horaires m’apprennent qu’il n’y a pas de bus avant au moins 14h30, je continue à donc à faire du stop mais très peu de voitures passent (moins de 10/heure). Un heure plus tard, c’est donc la même personne qui me reprend (!) et m’amène jusqu’à Agordo, ce n’était pas vraiment son chemin mais il a fait un bon crochet pour me déposer, sympa ! Je trouve une carte qui couvre cette partie jusqu’à Cortina d’Ampezzo et je me rends en stop jusqu’au Paso Duran. De là, une petite heure de marche m’amène au refuge Caristiato, ouvert ! J’hésite, une douche et un vrai repas ne me feraient pas de mal mais l’idée de rester autonome m’attire. Cependant le prochain refuge est plutôt loin et les nuages sont menaçants. Je décide donc de rester au chaud. Le repas était bon et la douche chaude mais le prix élevé (48 euros !).

Jour 6 : Caristiato – Vazoller – rifugio Tissi (2250 m) Début de journée par un sentier facile à flanc de montagne qui rejoint un piste menant au refuge Vazzoler. La suite fut moins facile : 2 randonneurs en raquette qui reviennent du refuge Tissi m’apprennent que tout le trajet est très enneigé et de plus, une petite pluie fine commence à tomber, ce qui humidifie encore plus la neige et la rend encore moins stable. Du coup, j’enfonce à chaque pas, par endroits jusqu’aux cuisses, c’est long, décourageant, mais heureusement, les traces de raquettes me guident. Arrivé au refuge, la vue est splendide sur la paroi en face mais les chutes de neige et des rochers qui se déclenchent dés que la paroi est au soleil sont plutôt inquiétant, surtout que le chemin pour demain matin passe juste en dessous ! Le coucher de soleil est superbe depuis ce promontoire et en montant au sommet Col Roan, la vue sur le lac d’Alleghe en contrebas et les sommets qui se dégagent (entre autres la Marmolada, le Pelmo, le Palo di San Martino) est exceptionnel ! Les couleurs changent chaque minute, les parois éclairées par la lumière jaune vif contrastent avec le ciel gris puis le ciel se dégage au moment où les tons deviennent orangés. On peut rester des heures à regarder ce spectacle.

Jour 7 : Tissi – rifugio Coldai –Palafavera - rifugio Citta di Fiume (1920m) Départ tôt ce matin là pour que la couche de neige qui a regelé tienne bon et que le risque d’avalanche et de chutes de pierre soit le plus faible possible. J’atteint le col sans encombres et je suis rejoints par 2 italiens partis beaucoup plus tôt du fond de la vallée. Du coup, il me fond la traces jusqu’au refuge Coldai. De là, la redescente vers Palafavera est facile, sauf que je m’arrête longuement pour photographier une marmotte qui se laisse approcher à seulement 2 mètres. La remontée vers le refuge Citta di Fiume se fait à nouveau dans la neige et la marche est difficile surtout lorsque je traverse une petite foret de sapins dont la plupart sont couchés par le poids de la neige sur le sentier que je perd du coup totalement. Ajouter à cela une pluie fine, et vous comprendrez que j’avais hâte d’arriver. Mais pour cela il faut bien trouver le chemin ! Même si je vois bien la direction à prendre, marcher sur les sapins sous la neige est plein de surprises ! Après une bonne vingtaine de minutes de lutte, je finis par retrouver le sentier, ouf, quel soulagement. Arrivé au refuge, mauvaise surprise, le bivouac hivernale pue littéralement le moisi et une fine couche blanchâtre recouvre les lits… Hors de question de dormir là dedans ! De toutes façons, il y a un endroit parfait pour poser la tente (au moins, je ne l’aurai pas trimballer pendant 10 jours pour rien !). Je m’installe donc face au mont Pelmo, qui revêt à nouveau ses couleurs orangées lors du coucher de soleil.

Jour 8 : Citta di Fiume – rifugio Croda da Lago (2050m) Encore un grand soleil ce matin. Je plie la tente rapidement et emprunte un sentier forestier facile qui se dirige vers le Forcella di col duro (2290m). Là encore, la neige est au rendez-vous et l’avancée est lente, pas à pas. Plus la journée avance, moins la neige porte et plus celle-ci est humide, mes chaussures sont pleines d’eau (véridique !). J’arrive fatigué en milieu d’après midi au refuge Croda Lago. A première vue, pas d’abri de prévu ( ?) puis le gardien qui était de passage m’indique une petite remise (un amas de planche !) à l’écart où je peux passer la nuit. Cela ne semble pas engageant mais finalement cela était mieux entretenu à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’endroit est propre mais le lit n’est qu’une planche surélevée sur un sommier métallique. Le refuge est très vite à l’ombre du pic Croda Lago et la température baisse vite. Je me réfugie donc tôt ce soir la dans mon sac de couchage..

Jour 9 : Croda da Lago – rifugio 5 torri (2137m)– Cortina d’Ampezzo. Après un dernier petit déjeuner de céréales face au soleil levant, je prends le sentier qui se dirige vers les cinque torri . Il y a encore quelques névés, mais dans l’ensemble, le chemin est bon et j’avance rapidement. Les 5 tours se distinguent facilement et du fait de l’exposition , il y a peu de neige malgré l’altitude. L’accès au refuge suivant (Averau) ne semble pas trop enneigé mais j’avoue ressentir une certaine lassitude après ces 9 jours de marche (et mes chaussures ne sont toujours pas sèches). Du coup, j’opte pour rejoindre la route qui va vers Cortina, ce qui sera la fin de mon périple à pied.

Après une nuit au camping de Cortina, le retour se fit via Dobbiaco, Brunico, Bressanone, Innsbruck Genève et enfin Lyon en utilisant le stop, le bus et le train. Ce ne fut pas sans encombres : route coupée à cause du Giro, retards, nuit dans une salle d’attente en compagnie d’une famille de gitans, panne, et même une grève pour mon retour en France (bienvenue à la maison !) mais ce sont les joies du voyage !

Après 90 km de marche, environ 6000 m de dénivelé positif, 4 sommets et une bonne quinzaine de cols, l’expérience était fantastique, inoubliable et m’a clairement donner envie de recommencer ici… et ailleurs !

Je remercie ceux qui ont eu le courage de lire ces « quelques lignes », en espérant que ce premier carnet de voyage ne soit pas trop soporifique.

Grégoire
Temps de trajet de Ambatondrazaka jusqu'à Moramanga? (Madagascar) English translation pending
by Cloti · 2010-06-30 · 5 replies
Bonjour,

J'ai une adresse près de Ambatodrasaka en juillet. On m'a dit que la route est bonne jusque Moramanga, et j'ai vu qu'il y a même un train. Combien de temps fait-il prévoir jusque là, en train, en taxi-brousse?

Puis il y aurait une piste sur environ 150 km. Quelqu'un connait? Une "bonne" piste? combien de temps de piste?

Je veux bien conseils et infos. Merci!
Nouvelles lignes pour LOT Polish Airlines English translation pending
by LOT344 · 2010-06-30 · 34 replies
Bonjour, voici quelques informations à propos de l'ouverture de plusieurs lignes. Je completerai ce sujet au fur et à mesure des annonces.

- -> WAW/BEY ( aller: lundi - mercredi - samedi/ retour: mardi - jeudi - samedi) ligne déjà ouverte.

- -> WAW/HAN ( à partir de Octobre 2010) 3 vols hebdomadaires ( possibilité de connection avec des vols vars la France et les USA).

- -> WAW/BTS ( 1 A/R par jour, sauf le samedi) ligne déjà ouverte.

- -> WAW/TLL ( vol chaque jour) ligne déjà ouverte.

A savoir que LOT va ouvrir des lignes intérieurs en Pologne, environ 10 lignes au prix de 50 euros A/R.

Bonne journée.
Climat au Costa Rica et Panama au mois de novembre? English translation pending
by Bijou77 · 2010-06-28 · 3 replies
Hello, mon ami et moi désirons partir 3 semaines au costa rica + panama au mois de novembre 2010. Nous aimerions savoir le temps en général au costa rica début novembre (nombre d'heure de pluie par jour, soleil le matin...) ainsi que les températures dans la région des volcans Poas, Arenal, parc corcovado). Puis nous descendrons le long de la côte pacifique (péninsule d'Osa) pour arriver au Panama. Quelqu'un qui a déjà fait un voyage similaire au mois de novembre pourrait-il nous éclairer. Nous savons bien que c'est encore la saison pluvieuse mais est-ce que ce voyage vaut-il quand même la peine... Merci infiniment pour une réponse honnête.
Partir au Maroc avec un billet, un sac à dos et une tente? English translation pending
by Gadounet · 2010-06-27 · 65 replies
Bonjour a tous ,

Amoureux des voyages depuis peu (je suis aller 2 fois en tunisie ) je souhaite cette fois ci partir en fin aout ou septembre au maroc seul , avec mon sac a dos et un billet d'avion .

Apres etre aller en club 2 fois en tunisie je veut tenter l'aventure differente .

Mais bon je suis quand meme craintif , un mec (pas muscler^^ ) seul au maroc dans un endroit inconnu pendant 1 semaines ca peut donner quoi?

Je souhaiterais faire une sorte de decouverte a ma maniere , sans permis , a pieds en stop ou en taxi voyager et decouvrir des villes , des plages et des gens !

Qui a deja fait ca?

Qui peut me donner son avis?

Qui part en septembre?:)

Le camping au Maroc ca existe?

Merci
Billet d'avion France-Australie via une escale au Japon: compagnies aériennes? English translation pending
by Lngl · 2010-06-26 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite partir à la mi octobre en australie pour un an (whv) et là je je suis en pleine recherche de mon billet d'avion. Mon trajet idéal serait : paris - hong kong hong kong - brisbane brisbane - japon (tokyo ou osaka) japon - paris Avec bien évidemment des tarifs bien compétitifs, une escale de quinze jours minimum sur hong kong et au japon. Avez une idées des compagnies aériennes qui pourraient proposer ce trajet? Ou pouvez vous me conseiller une agence de voyage spécialisée dans l'australie mais qui sort des trajets habituels? Enfin je sais pas trop comment poser ma question, si vous l'avez déjà fait ou que vous avez la moindre petite idée de comment je pourrais m'y prendre, je suis preneuse! merci.
Ferry Naples-Capri? English translation pending
by Ettedo · 2010-06-26 · 4 replies
Est-ce qu'il y a un service de traversier entre Naples et Capri en octobre pour les non-résidents?
Recherche embarcation pour une transatlantique au départ de Cap Vert ou de la côte africaine English translation pending
by Mamath · 2010-06-23 · 12 replies
Bonjour à tous,

J'ai pour projet un voyage de quelques mois. Je pars début septembre 2010 du Maroc pour aller vers Cap Vert et trouver une place d'équipière sur un voilier pour effectuer un transat.

Avez vous des conseils, des idées ? A quels ports de Cap vert ai-je les plus de chances de trouver un départ ? Est- ce que j'ai plus de chances au départ du Sénégal ? Est- ce envisageable de trouver une personne qui peut aussi m'apprendre la navigation ? Ou bien ma place se résumera t elle à faire la popote ?

Pour info, j'ai quelques notions de navigation, je pratique la voile légère et j'ai déjà pu effectuer quelques weekend en mer, mais en dehors d'un école.

En tout cas, j'attends avec impatience des commentaires et des conseils our réaliser ce projet ! Et peut être même rencontrer des personnes ayant déjà réaliser cette transat ou souhaitant la faire ! Qui sait !

Je suis aussi preneuse de titres de bouquins relatant de la transat, l'idéal, entre technique et récit !

Merci Beaucoup !!! Mathilde
Ascension du mont Thabor en Israël English translation pending
by Ozymandias · 2010-06-22 · 1 reply
Bonjour,

J'aimerais faire l'ascension du Thabor fin juillet, mais vu que le refuge éponyme est complet je vais devoir me rabattre sur le refuge I Re Maggi. Mais du coup je me demande si je ne vais pas me retrouver avec une étape trop longue. Voilà ce que je pensais faire:

Le samedi: De Névache aux granges de vallée étroite par le col des Thures ou du Vallon. Nuit au refuge I Re Maggi. Là question temps ça pose pas de problème à priori.

Le dimanche: Montée au Thabor puis descente sur le col de vallée étroite puis Valfréjus. De Valfréjus descente sur Modane à pied ou en stop. Ca fait tout de même 1400m de dénivelé positif puis de 1600 (avec autostop) à 2100m (sans autostop) de dénivelé négatif. Ce qui me fait encore plus tiquer, c'est que je dois reprendre un train à Modane à 18h33.

Ca vous semble réalisable le dimanche?
Cherche un hôtel à Hammamet pour début juillet English translation pending
by Qualita · 2010-06-21 · 2 replies
bonjour c'est Zora d'Alger, je m'apprète à aller en Tunisie pour deux semaines, début juillet 2010 et mon budget est limité (300 euros) où peut on trouver un hotel 3 étoiles à hammamet qui pourrais m'arranger ou une location sachant que je serai seule? merci de me répondre
Transports au Ladakh? English translation pending
by Fifi05 · 2010-06-20 · 3 replies
Je vais me rendre au Ladakh en juillet 2010.J'arrive à Delhi le 7 à 5h et j'espère prendre un bus le jour même pour Manali. A partir de là, je ne tiens pas à rejoindre directement Ley en 2 jours.Mais plutot en 3 voire 4 trajets.Un trajet Manali Keylong.2 nà 3 jours de repos et d'acclimatation.Puis keylong Ley en deux ou trois trajets. Je suppose qu'il y a des bus Manali Keylong? Y a t'il des bus Manali Darcha? Comment sont organisés les transports dans cette région du ladakh? Existe t'il des passages quotidiens sur la route darcha Ley?Avec possibilité de s'arrêter un peu où on veut? Est ce que le stop est envisageable? Les arrêts de bus sont ils signalés ou bien peuvent s'arrêter n'importe où du moment qu'ils vous voient au bord du chemin?

Autre question concernant la vallée de la Nubra: Y a t il des bus quotidiens qui se rendent dans cette vallée? Merci pour vos réponses philippe
Voyager en train en Midi-Pyrénées dans des petites villes? English translation pending
by Hikari123 · 2010-06-20 · 4 replies
Bonjour :)

Je cherche actuellement un moyen de me déplacer en France et en particulier en Midi-Pyrénées, dans des petites villes comme Figeac, Conques ou encore plus petites comme Rocamadour, même si la, je doute qu'il y ait une gare ^^" Je voudrais partir au départ de Toulouse ou Cahors Le bus me conviendrait aussi mais je cherche juste le moyen d'avoir les horaires d'une façon fiable. Voilà voilà, si quelqu'un peut m'aider...

Merci =D
Faire le trajet Manaus - Brasilia - Salvador de Bahia - Rio de Janairo pour pas cher? English translation pending
by Perelingot · 2010-06-20 · 4 replies
Bonjour tout le monde

Je serai dans 4 jours à Belem et comme cette ville n´offre (parait-il) que peu d´attraits, j´ai décidé de de prendre un bateau pour remonter l´Amazone jusqu´à Manaus ... voire plus loin !

Arrivé à Manaus (si je m´arrête ici la remontée du fleuve Amazone), quels sont les moyens peu onéreux pour rejoindre Brasilia dans un premier temps puis Salvador de Bahia ou Rio ?

Est-ce que l´auto-stop fonctionne bien dans le nord et le centre du Brésil ?

Quels risques y a t il de se faire prendre par un chauffeur-routier, si risque y a t il ?

Sinon, le bus (quel coût) ? L´avion (quel coût) ?

En tout cas mille merci pour celle(s) et/ou celui (ceux) qui éclaireront un peu ma lanterne ...

PEnfin, s´il y a quelqu´un(e) dans le coin, je serai très heureux de passer un moment avec lui (elle) autour d´un bon verre de bière .. ou d´autre !!!

Amicalement

René
Démarches en bateau entre Phuket, Koh Phi Phi et Koh Lanta? English translation pending
by Lanamars · 2010-06-20 · 5 replies
bonjour, comme nous voulons partir pour phuket en novembre, et ensuite faire les iles koh phi phi et koh lanta, on est un peu perdu au niveau du bateau quil faut prendre. je c'est que c'est au port de phuket mais niveau horaire et tarif aucune idée. au niveau du trajet quel est le mieu. aller phuket , koh phi phi, koh lanta et ensuite peut ton de koh lanta retourné sur phuket pour rejoindre l'aéroport ou alors phuket, koh lanta, koh phi phi et de koh phi phi rejoindre phuket pour retourné a l'aéroport.. merci beaucoup de vos réponse!😉
Itinéraire de voyage de noces en Afrique du Sud à compléter! English translation pending
by Vicarava · 2010-06-19 · 6 replies
Avec mon mari nous partons cet été en Afrique du Sud, pour 15 jours de voyage ! nous arrivons à JoBurg le 16/08 à 9H30 et repartons le 30/08 à 20H. A ce jour seules la voiture et quelques nuit ont été réservées. Nous ne souhaitons pas prendre de vol intérieur. Programme : J1 : arrivée + pretoria J2 : région venda / nuit Elim (hotel réservé) J3 : Kruger, entrée par punda maria (hotel réservé) J4 : Kruger, shingwedzi (hotel réservé) J5 : Kruger, Letaba (hotel réservé) J6 : Blyde River J7 : Temboti (hotel réservé)

Pour la suite nous ne sommes pas vraiment fixés !!! Mon mari aimerai faire le Swaziland ou le Lesotho. Personnellement je voudrais faire St Lucia, et la réserve Hluhluwe - Umfolozi. Est ce que Durban / les environs de Kosi Bay valent le détour ? Est ce que d'autres coins sont à faire pour ne pas avoir de regrets ... ???
Traversée de l'Afrique à pied English translation pending
by Mawel · 2010-06-16 · 4 replies
Bonjour,

Je réfléchis actuellement à faire une traversée de l' Afrique seul et à pied. l'idée n'est actuellement qu'au stade embryonnaire.

J'aurais aimé cependant savoir si ce projet vous semble envisageable aux vues des conditions sociales et politiques qui règnent sur une grande partie du continent. J' ai esquissé les traits d'un trajet éventuel et les "conseils aux voyageurs" donnés sur le site du gouvernement ne sont pas très encourageant.

Certains d'entre vous ont-ils fait une expérience simlilaire? Auriez-vous des avis ou conseils à me donner?
Quels vols et compagnies aériennes pour le Vietnam en avril? English translation pending
by Resto · 2010-06-16 · 5 replies
Bonjour , nous desirons aller au Vietnam en avril 2011. Départ de notre circuit Hanoi arrivée HoChi Min Ville. Nous avons une amplitude de voyage de 20 jours. Aprés avoir consulté les tarifs, je pense que le plus interressant est de faire une scale quelque part en asie du sud est et de prendre d'autre vols ensuite. Par exemple , Paris Hanoi avec Malaisia airlines puis HCM Paris avec la mçeme compagnie. J'aurai bien aimé avec Vietnam airlines mais c'est beaucoup plus cher! Où alors passer par BKK , Qu'en pensez vous ?Quels sont vos conseils? Avez vous des suggestions ? Merci de vos réponses.
Passage de la frontière en Croatie: produits d'origine animale interdits English translation pending
by Baetis · 2010-06-15 · 3 replies
Chaque année, depuis quatre ans, je vais faire un séjour "pêche à la mouche" en Croatie. Ces trois dernières années, je voyageais avec un ami pêcheur en camping-car et les passages de la frontière, après Trieste, en allant vers Ludbiana se sont effectués sans aucun problème. Cette année, je me suis présenté à la même frontière, dans un groupe de onze pêcheurs, répartis dans quatre voitures. Les trois premières voitures sont passées sans problème. La dernière a eu le tord de s'arrêter quelques mètres après le "stop". Elle fut soumise à une fouille systématique, avec confiscation de tout ce qui était de la nourriture, du vin, et même les plumes de coq destinées à la fabrication des mouches artificielles pour la pêche. Avec, en plus, une amende de 70€ pour le chauffeur. Les trois premières voitures patientais à quelques mètres de là. Le douanier zélé est venu nous donner l'ordre de reculer un par un jusqu'au poste frontière que nous avions franchi et chaque voiture a dû subir le même sort, avec confiscation de tout ce qui devait constituer nos pique-nique du midi (le soir nous étions en 1/2 pension) et surtout tous les cous de coqs dont les plumes qui servent à fabriquer les mouches. Pour 11 pêcheurs, cela représentait une petite fortune. Et trois heures d'attente dans une ambiance plutôt tendue. Finalement, comme nous avions également réservé en Slovénie pour la fin du séjour, nous avons téléphoné à la pension qui a accepté de nous recevoir avec quelques jours d'avance ( merci Nada de Cesnjica ), et nous avons décidé de sortir de la Croatie, quasiment comme des refoulés, et de faire 150 km de plus ( après les 1200 ! )pour aller dormir et pêcher en Slovénie. C'était la seule manière de récupérer tout notre matériel. Donc, avis à tous ceux qui vont en Croatie : ils verront un panneau récent indiquant que tout transport de produit d'origine animale( lait, viande, fromage....) est interdit. Camping-caristes, soyez prudent : c'est long à fouiller, un camping-car. Le passage de la frontière peut durer longtemps ! Le grand perdant, dans l'histoire, c'est le propriétaire de la pension Croate, qui avait préparé le repas du soir et les lits pour 11 personnes...et pour plusieurs jours. Nous y sommes quand même allé avec deux jours de retard, en laissant nos affaires à la pension slovène où nous les avons retrouvées au retour ( encore merci à Nada ) Heureusement, la pêche a été bonne, mais les permis journaliers beaucoup plus cher que l'an dernier... La pêche en Slovénie et en Croatie devient un luxe de plus en plus difficilement accessible.
Traversée de l'Atlantique Brésil ou Caraïbes - France English translation pending
by Damjun · 2010-06-14 · 8 replies
Salut

Après un moment passé en Amérique du Sud, j'aimerais rentrer en France fin 2010. Je voulais du coup avoir quelques tuyaux sur une traversée depuis le Brésil ou les Caraïbes, idéalement en passant par le Cap Vert... Merci beaucoup!
Mumbai: climat, attitude à adopter et coutumes locales? English translation pending
by Galia123 · 2010-06-14 · 4 replies
Bonjour à tous!

Après avoir effectué une recherche, je n'ai trouvé que des brides de réponses. Je vous écris donc mes petites questions, en vue de mon voyage à Mumbai.

Tout d'abord le climat: j'ai lu qu'en juillet c'est la pleine mousson sur Mumbai, mais que la ville est toute de même visitable. Mais concrètement cela donne quoi? Des rues inondées? des pataugeoires de boue partout? de la pluie non stop?une vie ralentie à cause de la mousson ou la ville est-elle toujours dynamique? Sinon quel est le mois le meilleur mois pour visiter Mumbai?

Ensuite je ne connais absolument pas l'Inde et j'ai quelques appréhensions. On parle beaucoup de l'extrême pauvreté, etc, mais quand on arrive la bas, comment cela se présente-il? Est-ce que les touristes sont sollicités pour donner de l'argent (je pense notamment aux enfants qui mendient, etc). Comment doit-on réagir? Mes questions peuvent sembler idiotes mais chaque pays à ses coutumes, ses moeurs et je voudrais connaitre la meilleure façon de se comporter la bas. Essaie-t-on "d'arnaquer" les touristes dans les commerces/taxis, etc. Ce n'est pas péjoratif quand je dis ça, mais c'est simplement pour savoir si on doit se méfier des prix etc.

Enfin, en parlant de coutumes, comment est la vie à Mumbai? Très occidentalisée? Y a-t-il des choses à savoir en particulier?

Merci à vous tous!🙂
Projet de voyage vers l'Australie en août-septembre 2011 (urgent) English translation pending
by Raspailviton · 2010-06-12 · 12 replies
Bonsoir , à tous 😏

Voilà nous souhaitons partir en aout 2011 en australie pour plus de 3 semaines

es-ce que quelqu'un connais la date du début de la basse saison qui demarre en aout 2011 (Cette question est pour les prix des VOlS)

Car c'est à Partir de là que l'on peux commencer , notre plan de Vols & cadrer les villes que nous voulons faire Un stop over gratuit a SINGAPOUR +++++ SYDNEY - CAIRNS - DARWING - ADELAIDE - MELBOURNE -TASMANIE😏

Nous sommes de Lyon , a votre avis d'ou faudrait il partir pour que cela nous coute moins cher en vol PARIS GENEVE MADRID Ou LONDRE Pour prendre L'A380 pour Singapour ????

à tout ce qui partent cette année ramenez nous beaucoup d'infos car cela est trés sympatique de lire ce forum et ca aide bien a préparer un voyage en individuel
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
by Avanarasi · 2010-06-11 · 2 replies
Dimanche 27 mai 2007

Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.

J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.

J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.

Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.

Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.

Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.

Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.

Lundi 28 mai

Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.

Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.

Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.

Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.

Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.

Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.

Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.

Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.

Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.

Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.

Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.

De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.

A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.

Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.

Mardi 29 mai

Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.

Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.

J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.

Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.

Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.

Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.

Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.

Les conditions de vie sont souvent inhumaines.

Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.

Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.

Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.

Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.

Sachez que 10 DH valent 1 €.

Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.

Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.

Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.

En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.

Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.

Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.

En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.

Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.

Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.

Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.

Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.

Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.

Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.

Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.

A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.

Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.

Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.

L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.

Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.

Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.

Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.

Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.

Mercredi 30 mai

Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.

Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.

Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.

Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.

Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.

Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.

Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.

Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.

Jeudi 31 mai

Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.

Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.

Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.

Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.

La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.

Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.

Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.

Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.

J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.

Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.

Vendredi 1 juin

Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.

Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.

Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.

Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.

Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.

En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.

Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.

Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.

Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.

3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.

Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.

De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.

Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.

Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.

Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.

Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.

Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.

Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.

Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.

Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.

A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.

Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.

Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.

Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.

Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.

Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.

Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.

Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.

Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.

Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.

Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.

Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.

Samedi 2 juin

Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.

Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.

Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.

Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.

Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.

Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.

Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.

Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.

Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.

Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.

Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.

Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.

En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?

On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.

Dimanche 3 juin

Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.

J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.

J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.

Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.

De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.

Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.

De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.

Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.

Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.

Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.

Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.

Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.

Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.

J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.

Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.

Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.

En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.

A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?

Lundi 4 juin

Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.

En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !

Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.

Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.

La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.

Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.

Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.

Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.

Mardi 5 juin

Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.

Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.

Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.

Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.

A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.

Mercredi 6 juin

Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.

Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.

Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.

Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.

Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.

Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.

Jeudi 7 juin

Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.

Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.

Vendredi 8 juin

Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.

A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.

Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.

Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.

Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.

Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.

Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.

Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.

J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.

Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».

Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.

J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.

En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.

Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.

Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.

J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !

Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.

J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.

Samedi 9 juin

Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.

N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.

Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.

Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.

Tony
Voyager pas cher sur la côte atlantique française? English translation pending
by Samurai95 · 2010-06-11 · 2 replies
Bonjour à tous et à toutes.

Cela fait un petite moment que je parcour ce forum , et uen chose est sur c'est que certaines discussions et récits me font rêver. J'ai décidé d'enfin de me lancer dans le baroudage , enfin etant un newbie totale il me faudra des renseignements sur la préparation etc...

Mais voici ma principale question , comment fait on en france pour voyager pour pas trop chers à travers le pays.

J'aimerai partir de Paris mi aout et passer 10-15 jours à longer la cote atlantique.

ça sera en sorte mon baptème de voyageur , alors si un/une compagnon veut faire un bout de chemin , c'est avec plaisir.

Pour Info j'ai 23 ans et je suis plutot de nature réservé et solitaire , mais ça ne m'empêche pas d'être sociable. Un seul mot d'ordre no stress et vivre le présent.

Seulment en France on a deux problèmes.

Le premier est que l'on a pas de réseau de bus intereville développé comme dans d'autres pays.

Le deuxième est que les prix des billets de trains sont excessifs si on les prends au dernier moment , même avec une carte 12-25.

Alors comment fait on pour voyager pas cher et en sac à dos en France?? à part le stop.

Merci pour vos futurs réponses.

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