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Trajet Bangkok - Pattaya English translation pending
bonjours a tous pourriez vous me renseigner pour me rendre directement de bangkok aéroport a pattaya centre ! j'arrive a 8h du matin a bangkok . en mode routard merci ( je parle que français ) 🙁
L'Égypte seule English translation pending
Bonjour,
Je sais que le sujet a déjà été abordé sur ce forum mais les posts datent déjà de quelques années alors je préfère relancer le sujet.
Je souhaite visiter l'Egypte depuis très longtemps, la situation du pays m'avait fait abandonner mes projets mais j'y songe à nouveau.... Tout d'abord, on m'a déconseillé cette destination sans relation avec le fait que je souhaite la découvrir seule! Alors est-ce vraiment trop utopique de vouloir voyager dans ce pays en 2017? Ensuite est-ce risqué pour une femme seule? Je suis habituée à voyager seule et je trouve que ce n'est jamais particulièrement simple mais je ne me suis jamais retrouvée en mauvaise posture, toutefois je ne souhaite pas tenter le diable, le voyage doit rester un plaisir. Vaut-il mieux se trouver des contacts dans le pays? Une femme seule occidentale habillée sobrement se fait-elle aborder? De manière "gentille" ou cela peut-il être agressif? Je n'ai pas encore mon itinéraire précis en tête mais je pensais rester dans la région de Louxor, peut-être visiter un peu le désert blanc mais à ce moment avec un encadrement bien sûr. Donc je pense que ma question porte essentiellement sur Louxor...
Merci d'avance
Je sais que le sujet a déjà été abordé sur ce forum mais les posts datent déjà de quelques années alors je préfère relancer le sujet.
Je souhaite visiter l'Egypte depuis très longtemps, la situation du pays m'avait fait abandonner mes projets mais j'y songe à nouveau.... Tout d'abord, on m'a déconseillé cette destination sans relation avec le fait que je souhaite la découvrir seule! Alors est-ce vraiment trop utopique de vouloir voyager dans ce pays en 2017? Ensuite est-ce risqué pour une femme seule? Je suis habituée à voyager seule et je trouve que ce n'est jamais particulièrement simple mais je ne me suis jamais retrouvée en mauvaise posture, toutefois je ne souhaite pas tenter le diable, le voyage doit rester un plaisir. Vaut-il mieux se trouver des contacts dans le pays? Une femme seule occidentale habillée sobrement se fait-elle aborder? De manière "gentille" ou cela peut-il être agressif? Je n'ai pas encore mon itinéraire précis en tête mais je pensais rester dans la région de Louxor, peut-être visiter un peu le désert blanc mais à ce moment avec un encadrement bien sûr. Donc je pense que ma question porte essentiellement sur Louxor...
Merci d'avance
Où partir en Asie en août 2018? English translation pending
Bonjour à tous.
A l'occasion des 20 ans de ma copine, je compte lui offrir un voyage en asie.
Bien que nous ayons déjà plusieurs voyages à notre actif (Royaume-Uni, Maroc, rep Tchèque, Portugal etc.) toutes ses destinations ont toujours été relativement proches. Et donc n’ayant jamais voyager hors d'Europe, (sauf le Maroc, mais qui est francophone simple aussi donc) je stress pas mal à l'idée d'organiser un tel voyage, et je ne sais pas du tout par où commencer, ni même où partir.
Je souhaite donc savoir dans un premier temps quel est le pays d'Asie le moins cher en aout, en effet un voyage de deux semaines, pour deux, avec un Smic, me limite pas mal. Merci à celles et ceux qui seront m'éclairer à ce sujet. Tous les pays d’Asie m’intéresse, pas seulement ceux du sud est.
Ensuite je souhaite savoir quelle est la meilleure période pour réserver les billets d'avion le moins cher possible. Je suis également preneur de tous vos précieux conseille et expériences par rapport aux compagnies aériennes et aux aéroports à privilégier un à éviter.
Le tout sachant qu'on est plutôt branché roadtrip, et que pour nous le confort est plutôt secondaire, rester dans le même hôtel pendant deux semaines ne nous intéresse pas. On cherche des beaux paysages, des belles rencontres surtout avec les locaux, des randonnées et des jolis temples/palais etc... On est plus "Nature" que ville et on hésite pas à sortir des sentiers battus. On est pas non plus contre le fait de passer dans des endroits isolés pour éventuellement déposer livres, crayons et jouets dans des écoles pauvres.
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien répondre à mes nombreuses questions. À mesure que cette conversation avance j'aurais probablement d'autres questions, donc si jamais j'en pause trop, il ne faut pas hésiter à me stopper.
Je serai ravi, à l'avenir de partager moi aussi mes expériences sur les pays que nous avons visités.
Bien que nous ayons déjà plusieurs voyages à notre actif (Royaume-Uni, Maroc, rep Tchèque, Portugal etc.) toutes ses destinations ont toujours été relativement proches. Et donc n’ayant jamais voyager hors d'Europe, (sauf le Maroc, mais qui est francophone simple aussi donc) je stress pas mal à l'idée d'organiser un tel voyage, et je ne sais pas du tout par où commencer, ni même où partir.
Je souhaite donc savoir dans un premier temps quel est le pays d'Asie le moins cher en aout, en effet un voyage de deux semaines, pour deux, avec un Smic, me limite pas mal. Merci à celles et ceux qui seront m'éclairer à ce sujet. Tous les pays d’Asie m’intéresse, pas seulement ceux du sud est.
Ensuite je souhaite savoir quelle est la meilleure période pour réserver les billets d'avion le moins cher possible. Je suis également preneur de tous vos précieux conseille et expériences par rapport aux compagnies aériennes et aux aéroports à privilégier un à éviter.
Le tout sachant qu'on est plutôt branché roadtrip, et que pour nous le confort est plutôt secondaire, rester dans le même hôtel pendant deux semaines ne nous intéresse pas. On cherche des beaux paysages, des belles rencontres surtout avec les locaux, des randonnées et des jolis temples/palais etc... On est plus "Nature" que ville et on hésite pas à sortir des sentiers battus. On est pas non plus contre le fait de passer dans des endroits isolés pour éventuellement déposer livres, crayons et jouets dans des écoles pauvres.
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien répondre à mes nombreuses questions. À mesure que cette conversation avance j'aurais probablement d'autres questions, donc si jamais j'en pause trop, il ne faut pas hésiter à me stopper.
Je serai ravi, à l'avenir de partager moi aussi mes expériences sur les pays que nous avons visités.
Une pratique qui fait rêver: le bikepacking English translation pending
Bonjour, le voyage à vélo évolue, même si le voyage avec matériel classique reste le cœur de l'activité, le bikepacking, souvent mixte de voyage, je dirais plutôt d'aventure, et de course, commence à se répandre. Les bikepackers on les reconnaît à leur vélo au drôle de look. J'y peux rien ça me fait fantasmer!!!

Un blog superbe, où l'on peut découvrir des aventures magnifiques, que ce soit pour s'en inspirer ou uniquement pour le plaisir de lire. Je fais un petit coup de prévention aux attaques toujours possibles contre cette pratique, oui dans le préambule l'auteur dit bien qu'il s'agit de plaisir du voyage 😏: http://thousandsofkilometers.com/?page_id=29
Luc

Un blog superbe, où l'on peut découvrir des aventures magnifiques, que ce soit pour s'en inspirer ou uniquement pour le plaisir de lire. Je fais un petit coup de prévention aux attaques toujours possibles contre cette pratique, oui dans le préambule l'auteur dit bien qu'il s'agit de plaisir du voyage 😏: http://thousandsofkilometers.com/?page_id=29
Luc
De retour du Makay English translation pending
Début juin 2017, je suis allée à Madagascar avec une amie et nous sommes allées dans le Makay 1 semaine avec un guide malgache, Hery, basé à Ranohira (Parc de l'Isalo). J'avais son contact par un ami Malgache, et nous avions eu de bons échanges par mail même si la connexion n'est pas toujours simple à Ranohira ! Cela faisait plusieurs années que je voulais découvrir le Makay, et j'avais de grandes attentes et une petite appréhension sur l'organisation, allait-elle être à la hauteur ?
Entre les paysages magnifiques et très variés, les panoramas à perte de vue du haut des crêtes, l'expérience de remonter les rivières entre les parois des canyons et l'ambiance incroyable des bivouacs, cette semaine de découverte a été plus qu'à la hauteur !
Pour ceux qui veulent tenter l'aventure, voici un petit descriptif du parcours :
J1 - Piste Ranohira-Beroroha-Beronono
14h de 4x4 pour parcourir les 250 kms de piste difficile (surtout les 50 derniers kms) pour rejoindre le village de départ de la rando. Selon les conditions, cela peut prendre un peu moins de temps (10/12h). A Beroroha, on a traversé le fleuve Mangoky en pirogue pendant que le 4x4 faisait un détour pour prendre le bac. Bivouac initial prévu près de la rivière, finalement on reste au village, accueillis par la famille de notre guide local.
J2 - Beronono-Morafeno
On démarre la rando en marchant dans le lit de la rivière Makay, soit les pieds dans l'eau soit dans les bras secs. Sandales obligatoires, tennis non recommandés ! On continue dans la forêt tropicale sèche, à l'ombre et on profite de la fraîcheur dans une grotte un peu en surplomb du chemin, avec des peintures rupestres faites par des Portugais, apparemment, au 17ème siècle. L'après-midi, on marche sous le soleil en montant dans le massif pour découvrir 2 points de vue exceptionnels sur toute la région, deviner les canyons et admirer les forêts. Impression de Far West à perte de vue...
On redescend pour rejoindre le lit sec de la rivière, avant de croiser le village de Morafeno, de retraverser la Makay et le bivouac est au milieu des roseaux, au bord de la rivière. Baignade très appréciée !
--> 6h de marche
J3 - Morafeno-Sariaka
On longe des villages dans la forêt sèche avant de retrouver le lit sec de la rivière. Montée à un premier point de vue, redescente, premier canyon assez court, aux parois très rapprochées. Remontée assez sèche, pas trop loin du vide, avant de continuer pendant quelques heures sur les crêtes avec des vues époustouflantes sur les canyons inextricables en contrebas. On contourne en fait le lac méandriforme Agnosilahy, assez photogénique, enchâssé pratiquement de toutes parts par les parois de la falaise. Je ne saurais dire d'où l'on vient ni où on va, ni par où on va redescendre ! Et la redescente s'avère effectivement un peu technique avec quelques passages impressionnants pour une nature impressionnable comme moi !
On retrouve le lit de la rivière avant d'arriver bien vite au campement, au bord de la rivière, toujours avec une baignade très appréciée !
--> 5h30 de marche
J4 - Sariaka-Forêt d'Andranovinily
On retourne sur nos pas pour aller au Lac Sariaka, tout proche. Pas de crocodile en vue comme hier au lac Agnosilahy ! Le clou de la journée c'est le Canyon Sakamanitra, dans lequel on serpente pendant plusieurs heures en remontant la rivière les pieds dans l'eau. C'est sublime, et ce n'est pas tous les jours que l'on peut vivre cette expérience-là. Le canyon s'élargit enfin et on marche dans le sable sec, avec un après-midi plus chaud et un peu plus monotone. A un moment, on remonte sur la gauche car le canyon se termine là, sans prévenir, et on découvre des vues magnifiques sur tout le massif en panoramique en progressant sur un plateau dans la savane et les herbes hautes (attention aux herbes qui piquent !).
C'est dans la forêt sèche que l'on installe le bivouac, et ce soir pas de baignade dans la rivière mais la douche nous attend en bas d'une échelle vertigineuse, avec beaucoup de pression et même un peu de sable !
--> 6h30 de marche
J5 - Forêt d'Andranovinily-Canyon Agnosilahy
Retour sur nos pas par la savane pour rejoindre le départ des canyons. On descend au même endroit par lequel on est sorti hier, mais on prend un autre canyon : celui d'Agnosilahy. Les premières heures se font dans le sable sec, dans un canyon large, mi-ombre mi-chaleur. Puis les falaises s'agrandissent de manière impressionnante, on devient tout petit, et les méandres du canyon apparaissent, aux parois si déchiquetées qu'on devine aisément que l'eau ici monte très haut en saison des pluies et sculpte le paysage. En continuant dans ce canyon, on trouve des rochers roses, avant de retrouver l'eau et de pénétrer dans la partie la plus étroite et la plus sombre du canyon, propice à une petite partie de cache-cache !
On ressort ensuite du côté du lac Agnosilahy pour rejoindre notre bivouac un peu plus loin que celui du 3ème jour.
--> 6h de marche
J6 - Canyon Agnosilahy-Beronono puis piste Beronono-Beroroha
Court trajet pour rejoindre Beronono, à travers la rivière, puis les roseaux, puis la terre poussiéreuse.
--> 1h30 de marche
Après quelques danses kilalaka avec toute l'équipe en guise d'au-revoir, on reprend la route en début d'après-midi : 5h de piste, traversée en pirogue pour nous et détour par le bac pour la voiture, comme à l'aller, et bivouac à Bemana, de l'autre côté de la Mangoky, sur le sable.
J7 - Piste Beroroha-Ranohira
7h de piste pour revenir à Ranohira.
Au final, une expérience inoubliable, notamment grâce à notre équipe guide/guide local/cuisinier/porteurs et à l'ambiance des bivouacs. Hery avait tout prévu (sauf peut-être un barreau de plus à l'échelle ?!), et je dois dire que si l'ambiance a été aussi bonne c'est qu'il a su faire le lien avec le reste de l'équipe, avec qui on a pu faire un peu plus connaissance petit à petit et découvrir des personnalités touchantes. Il nous a permis de nous impliquer un peu plus dans la vie du camp, à notre demande. Il était aussi présent quand on avait besoin de lui que discret pour nous laisser quelques moments entre nous, et on n'a jamais eu à s'inquiéter de quoi que ce soit, tout était prêt et organisé avant même qu'on se pose la question. Et on a bien apprécié son humour et ses blagues ! Merci aussi à Christian, notre cuisinier Mille étoiles, qui a clairement placé la barre assez haut niveau bons petits plats mijotés au milieu de nulle part !
Si vous voulez plus de renseignements, vous pouvez m'écrire en message privé, et je vous incite à découvrir le Makay, cette région très étonnante !
Entre les paysages magnifiques et très variés, les panoramas à perte de vue du haut des crêtes, l'expérience de remonter les rivières entre les parois des canyons et l'ambiance incroyable des bivouacs, cette semaine de découverte a été plus qu'à la hauteur !
Pour ceux qui veulent tenter l'aventure, voici un petit descriptif du parcours :
J1 - Piste Ranohira-Beroroha-Beronono
14h de 4x4 pour parcourir les 250 kms de piste difficile (surtout les 50 derniers kms) pour rejoindre le village de départ de la rando. Selon les conditions, cela peut prendre un peu moins de temps (10/12h). A Beroroha, on a traversé le fleuve Mangoky en pirogue pendant que le 4x4 faisait un détour pour prendre le bac. Bivouac initial prévu près de la rivière, finalement on reste au village, accueillis par la famille de notre guide local.
J2 - Beronono-Morafeno
On démarre la rando en marchant dans le lit de la rivière Makay, soit les pieds dans l'eau soit dans les bras secs. Sandales obligatoires, tennis non recommandés ! On continue dans la forêt tropicale sèche, à l'ombre et on profite de la fraîcheur dans une grotte un peu en surplomb du chemin, avec des peintures rupestres faites par des Portugais, apparemment, au 17ème siècle. L'après-midi, on marche sous le soleil en montant dans le massif pour découvrir 2 points de vue exceptionnels sur toute la région, deviner les canyons et admirer les forêts. Impression de Far West à perte de vue...
On redescend pour rejoindre le lit sec de la rivière, avant de croiser le village de Morafeno, de retraverser la Makay et le bivouac est au milieu des roseaux, au bord de la rivière. Baignade très appréciée !
--> 6h de marche
J3 - Morafeno-Sariaka
On longe des villages dans la forêt sèche avant de retrouver le lit sec de la rivière. Montée à un premier point de vue, redescente, premier canyon assez court, aux parois très rapprochées. Remontée assez sèche, pas trop loin du vide, avant de continuer pendant quelques heures sur les crêtes avec des vues époustouflantes sur les canyons inextricables en contrebas. On contourne en fait le lac méandriforme Agnosilahy, assez photogénique, enchâssé pratiquement de toutes parts par les parois de la falaise. Je ne saurais dire d'où l'on vient ni où on va, ni par où on va redescendre ! Et la redescente s'avère effectivement un peu technique avec quelques passages impressionnants pour une nature impressionnable comme moi !
On retrouve le lit de la rivière avant d'arriver bien vite au campement, au bord de la rivière, toujours avec une baignade très appréciée !
--> 5h30 de marche
J4 - Sariaka-Forêt d'Andranovinily
On retourne sur nos pas pour aller au Lac Sariaka, tout proche. Pas de crocodile en vue comme hier au lac Agnosilahy ! Le clou de la journée c'est le Canyon Sakamanitra, dans lequel on serpente pendant plusieurs heures en remontant la rivière les pieds dans l'eau. C'est sublime, et ce n'est pas tous les jours que l'on peut vivre cette expérience-là. Le canyon s'élargit enfin et on marche dans le sable sec, avec un après-midi plus chaud et un peu plus monotone. A un moment, on remonte sur la gauche car le canyon se termine là, sans prévenir, et on découvre des vues magnifiques sur tout le massif en panoramique en progressant sur un plateau dans la savane et les herbes hautes (attention aux herbes qui piquent !).
C'est dans la forêt sèche que l'on installe le bivouac, et ce soir pas de baignade dans la rivière mais la douche nous attend en bas d'une échelle vertigineuse, avec beaucoup de pression et même un peu de sable !
--> 6h30 de marche
J5 - Forêt d'Andranovinily-Canyon Agnosilahy
Retour sur nos pas par la savane pour rejoindre le départ des canyons. On descend au même endroit par lequel on est sorti hier, mais on prend un autre canyon : celui d'Agnosilahy. Les premières heures se font dans le sable sec, dans un canyon large, mi-ombre mi-chaleur. Puis les falaises s'agrandissent de manière impressionnante, on devient tout petit, et les méandres du canyon apparaissent, aux parois si déchiquetées qu'on devine aisément que l'eau ici monte très haut en saison des pluies et sculpte le paysage. En continuant dans ce canyon, on trouve des rochers roses, avant de retrouver l'eau et de pénétrer dans la partie la plus étroite et la plus sombre du canyon, propice à une petite partie de cache-cache !
On ressort ensuite du côté du lac Agnosilahy pour rejoindre notre bivouac un peu plus loin que celui du 3ème jour.
--> 6h de marche
J6 - Canyon Agnosilahy-Beronono puis piste Beronono-Beroroha
Court trajet pour rejoindre Beronono, à travers la rivière, puis les roseaux, puis la terre poussiéreuse.
--> 1h30 de marche
Après quelques danses kilalaka avec toute l'équipe en guise d'au-revoir, on reprend la route en début d'après-midi : 5h de piste, traversée en pirogue pour nous et détour par le bac pour la voiture, comme à l'aller, et bivouac à Bemana, de l'autre côté de la Mangoky, sur le sable.
J7 - Piste Beroroha-Ranohira
7h de piste pour revenir à Ranohira.
Au final, une expérience inoubliable, notamment grâce à notre équipe guide/guide local/cuisinier/porteurs et à l'ambiance des bivouacs. Hery avait tout prévu (sauf peut-être un barreau de plus à l'échelle ?!), et je dois dire que si l'ambiance a été aussi bonne c'est qu'il a su faire le lien avec le reste de l'équipe, avec qui on a pu faire un peu plus connaissance petit à petit et découvrir des personnalités touchantes. Il nous a permis de nous impliquer un peu plus dans la vie du camp, à notre demande. Il était aussi présent quand on avait besoin de lui que discret pour nous laisser quelques moments entre nous, et on n'a jamais eu à s'inquiéter de quoi que ce soit, tout était prêt et organisé avant même qu'on se pose la question. Et on a bien apprécié son humour et ses blagues ! Merci aussi à Christian, notre cuisinier Mille étoiles, qui a clairement placé la barre assez haut niveau bons petits plats mijotés au milieu de nulle part !
Si vous voulez plus de renseignements, vous pouvez m'écrire en message privé, et je vous incite à découvrir le Makay, cette région très étonnante !
Combiné de 9 jours à Bangkok et 8 jours à Phuket / Koh Samui (plage) entre amies English translation pending
pour fevrier 2018 avec une amie nous aimerions faire Bangkok et tous ses environs en circuit pas trop lourd et un sejour a Phuket ou koh mui mui
si vous avez fait et aimez pourriez vous m'en faire part
merci
maryse
Escale en Iran avec changement de compagnie: besoin de visa? English translation pending
je rentre de bali en faisant une escale a teherant de 3H25 en recuperant mes bagages
sans visa pourrai je embarquer ? vont ils me demander de faire un visa sur place?
3h suffiront il pour cela?
merci
merci
Circuit plongée / trekking de 3 à 4 semaines: Bornéo? English translation pending
Bonsoir les voyageurs 🙂
Je prévois d'arriver à Singapour d'ici quelques jours, atterrissage à 15H45. Je suis une grande plongeuse d'où mon intérêt de me rendre en Malaisie. J'aimerais perdre le moins de temps possible pour rejoindre les meilleurs spots de plongée. J'ai le niveau AOW et un certain nombre de plongées à mon actif. Je suis conquise par cette destination mais j'ai du mal à sélectionner malgré mes recherches donc je m'en remets à vos témoignages de plongeurs. J'ai retenu que les endroits les plus sympas seraient Tioman, les îles Perhentian à l'ouest, et à l'est, Sipidan, Mabul, Kapalai et Layang Layang. Je souligne que je n'ai encore rien organisé - je ne sais pas si c'est indispensable, les avis divergent - et que je n'exclu pas un petit passage à Taman Negara si le temps me le permet. Des journées trekking avec des paysages naturels et découverte des animaux sauvages sont également dans mes ambitions. J'aimerais, si possible, perdre le moins de temps, quitte à me concentrer sur une zone en particulier - diversifiée dans la mesure du possible -. Je pensais particulièrement à Bornéo, mais il semblerait que ce soit onéreux. Je précise que je voyage seule et que je suis partisane des choses simples 😉 J'aimerais simplement partir avec vos bonnes idées en tête.
Merci d'avance pour vos précieux conseils/circuits !
Je prévois d'arriver à Singapour d'ici quelques jours, atterrissage à 15H45. Je suis une grande plongeuse d'où mon intérêt de me rendre en Malaisie. J'aimerais perdre le moins de temps possible pour rejoindre les meilleurs spots de plongée. J'ai le niveau AOW et un certain nombre de plongées à mon actif. Je suis conquise par cette destination mais j'ai du mal à sélectionner malgré mes recherches donc je m'en remets à vos témoignages de plongeurs. J'ai retenu que les endroits les plus sympas seraient Tioman, les îles Perhentian à l'ouest, et à l'est, Sipidan, Mabul, Kapalai et Layang Layang. Je souligne que je n'ai encore rien organisé - je ne sais pas si c'est indispensable, les avis divergent - et que je n'exclu pas un petit passage à Taman Negara si le temps me le permet. Des journées trekking avec des paysages naturels et découverte des animaux sauvages sont également dans mes ambitions. J'aimerais, si possible, perdre le moins de temps, quitte à me concentrer sur une zone en particulier - diversifiée dans la mesure du possible -. Je pensais particulièrement à Bornéo, mais il semblerait que ce soit onéreux. Je précise que je voyage seule et que je suis partisane des choses simples 😉 J'aimerais simplement partir avec vos bonnes idées en tête.
Merci d'avance pour vos précieux conseils/circuits !
Itinéraire 2 semaines dans le sud de la Thaïlande English translation pending
Bonjour,
J'ai besoin d'aide pour structurer mon itinéraire de deux semaines dans le sud...
J'arrive a Bangkok (depuis Chiang Mai) un jeudi vers 13/14h...
J'ai prévu de rester sur Bangkok jusqu'a samedi matin: la départ pour Ayutthaya (visite dans la journée) et route jusqu'a Pak Chong ou on passe la nuit. Dimanche matin: visite organiser d'une demis journée au parc Kho Yai avant de rentré sur Bangkok.
Départ de Bangkok soit le dimanche soir en train couchette soit le lundi matin en avions pour le sud... J'ai prévu de passer 4 jours dans le Golfe:
Lundi: Koh Tao: repos / plage / nuit. Mardi: Koh Tao: repos / plage / nuit. Mercredi: Ile de Koh Pha Ngan, repos / plage / nuit. Jeudi matin: excursion au park Ang Thong.
Vendredi matin: départ pour 8 jours sur l'autre cote et c'est la que je bloque... Sachant que je doit repartir pour la France le samedi suivant.
Ce que j'aimerais faire dans l'idéal: Le park de Khao Sok. Aller a Kao Lak pour une journée d'excursion aux Iles Surin. Ensuite, soit la baie de Phang Nga et les alentour de Krabi, soit plus au sud: Iles de Trang, Ko Tarutao, Ko lipe...
La, je n'arrive pas structurer, j'aimerais ne pas perdre trop de temps dans les transport, alors je cherche le plus pratique a relier par les transport... Qu'en pensez vous? Peut etre que le mieux serais d'aller directement a Krabi depuis Koh Pha Ngan, et de la faire des excursion a la journée au park Khao Sok, les iles Surin et la baie de Phang Nga?
Je précise: Voyage prévu en février avec ma fille qui aura 6ans, on aimerais voir des poissons au couleurs vive, des jolies plages et paysage ou on pourrais se baigner tranquille... Je ne suis pas fan des fêtes a gogo très bruyante, alcooliser et que sais-je encore... on aura sillonner le nord pendant 2 semaines avant d'arriver a Bangkok, j'aimerais finir sur une note "tranquille" mais j'ai trop d'envie 🤪
Merci d'avance de votre aide :)
J'ai besoin d'aide pour structurer mon itinéraire de deux semaines dans le sud...
J'arrive a Bangkok (depuis Chiang Mai) un jeudi vers 13/14h...
J'ai prévu de rester sur Bangkok jusqu'a samedi matin: la départ pour Ayutthaya (visite dans la journée) et route jusqu'a Pak Chong ou on passe la nuit. Dimanche matin: visite organiser d'une demis journée au parc Kho Yai avant de rentré sur Bangkok.
Départ de Bangkok soit le dimanche soir en train couchette soit le lundi matin en avions pour le sud... J'ai prévu de passer 4 jours dans le Golfe:
Lundi: Koh Tao: repos / plage / nuit. Mardi: Koh Tao: repos / plage / nuit. Mercredi: Ile de Koh Pha Ngan, repos / plage / nuit. Jeudi matin: excursion au park Ang Thong.
Vendredi matin: départ pour 8 jours sur l'autre cote et c'est la que je bloque... Sachant que je doit repartir pour la France le samedi suivant.
Ce que j'aimerais faire dans l'idéal: Le park de Khao Sok. Aller a Kao Lak pour une journée d'excursion aux Iles Surin. Ensuite, soit la baie de Phang Nga et les alentour de Krabi, soit plus au sud: Iles de Trang, Ko Tarutao, Ko lipe...
La, je n'arrive pas structurer, j'aimerais ne pas perdre trop de temps dans les transport, alors je cherche le plus pratique a relier par les transport... Qu'en pensez vous? Peut etre que le mieux serais d'aller directement a Krabi depuis Koh Pha Ngan, et de la faire des excursion a la journée au park Khao Sok, les iles Surin et la baie de Phang Nga?
Je précise: Voyage prévu en février avec ma fille qui aura 6ans, on aimerais voir des poissons au couleurs vive, des jolies plages et paysage ou on pourrais se baigner tranquille... Je ne suis pas fan des fêtes a gogo très bruyante, alcooliser et que sais-je encore... on aura sillonner le nord pendant 2 semaines avant d'arriver a Bangkok, j'aimerais finir sur une note "tranquille" mais j'ai trop d'envie 🤪
Merci d'avance de votre aide :)
Khayer Lake au Népal English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un est-il monté à ce lac proche de l' Annapurna Sud ?
Quelqu'un a-t-il croisé le pélérinage du Printemps et à quelle date ?
En campant au lac trouve-t-on dans les alentours un petit sommet belvédère à 360° ?
Beaucoup, peu ou pas de neige début Avril ?
Existe-t-il une autre carte que la NA505 ?
Voilà, pas mal de questions, je compte y aller au Printemps 2018, si ça intéresse quelqu' un on peut en discuter.
Croisière Armonia du 25 juin 2017 English translation pending
Bonjour à tous !
Nous avons réservé notre croisière sur MSC ARMONIA départ de Marseille le dimanche 25 juin 2017. Nous sommes une famille de 3 personnes, 2 adultes et une ado de 12 ans ! je souhaite échanger avec d'autres croisiéristes sur les différentes escales à faire. Il s'agit de notre 3 ème croisière avec MSC et j'ai déjà avancé sur les différents sites à découvrir. Si vous souhaitez en discuter avec moi, n'hésitez pas !!!! :)
A très bientôt, Aurélie
Nous avons réservé notre croisière sur MSC ARMONIA départ de Marseille le dimanche 25 juin 2017. Nous sommes une famille de 3 personnes, 2 adultes et une ado de 12 ans ! je souhaite échanger avec d'autres croisiéristes sur les différentes escales à faire. Il s'agit de notre 3 ème croisière avec MSC et j'ai déjà avancé sur les différents sites à découvrir. Si vous souhaitez en discuter avec moi, n'hésitez pas !!!! :)
A très bientôt, Aurélie
Asie du Sud-Est: les moines, les robes oranges, les superstars, la mafia spirituelle English translation pending
Évidemment, ceci ne concerne pas toutes les moines d'Asie du sud est, mais disons qu'en 6 mois de voyage à discuter avec les locaux et à voir des choses bien étranges, je ne fais pkus de don à ces superstars de moine... Pourquoi?
Censés respecter des préceptes et des règlements bien strictes concernant entre autre, le détachement, l'interdiction de toucher l'argent, posséder le moins possible, s'éloigner des distractions mondaines et pourtant. ..
Beaucoup de moines fume la cigarette, boit de l'alcool, on des cartes de crédit, des souliers de marque, des appareils photos reflex à 2000$, des Iphones pour passer du temps à chatter sur internet, se font balader en voiture... mais qui paye pour ce luxe pourtant interdit? Nous, vous, les laïcs. Alors moi wui n'a pas de Iphone et pad d'appareil photo à 2000$, j'ai décidé de ne plus donner pour ces superstars et cette mafia spirituelle... a vous de juger maintenant avsnt de donner ou de vous faire prendre en photo avec ces vedettes en robe orange...
Censés respecter des préceptes et des règlements bien strictes concernant entre autre, le détachement, l'interdiction de toucher l'argent, posséder le moins possible, s'éloigner des distractions mondaines et pourtant. ..
Beaucoup de moines fume la cigarette, boit de l'alcool, on des cartes de crédit, des souliers de marque, des appareils photos reflex à 2000$, des Iphones pour passer du temps à chatter sur internet, se font balader en voiture... mais qui paye pour ce luxe pourtant interdit? Nous, vous, les laïcs. Alors moi wui n'a pas de Iphone et pad d'appareil photo à 2000$, j'ai décidé de ne plus donner pour ces superstars et cette mafia spirituelle... a vous de juger maintenant avsnt de donner ou de vous faire prendre en photo avec ces vedettes en robe orange...
De Dubaï à Savone sur le Costa Mediterranea English translation pending
🙂🙂
Voilà j'ai craqué et j'ai réservé cette croisière du 9 mars 2018.
J'ouvre cette discussion pour ceux qui voudront se signaler et partager avec moi leur préparatifs pour ces 21jours.
Un an c'est loin mais cela permet aussi de patienter.
J'ai opté pour une cabine balcon coté tribord en espérant profiter au maximun de la vision des côtes quand c'est possible.
J'ai déjà lu les comptes rendus de ceux qui ont déjà fait le parcours similaire mais toute nouvelle infos est bonne à prendre.
Au plaisir
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2 semaines aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons (en couple) aux Philippines en mai. Après avoir épluché VF et divers blogs, il reste quelques questions en suspens.
Nous avons opté pour l'itinéraire suivant (1er contact avec le pays, nous devrons revenir pour voir les volcans de Luzon et autres îles) qui allie paysages verdoyants et plages :
LUZON J 1-2 : Manille J 2-3 : Trajet de nuit vers Banaue J 4-5 : Trek Banaue 2 jours (un conseil d'itinéraire ou d'agence ? Peut-on se rendre dans les villages reculés sans guide, seuls ?) J 6 : Banaue ou excursion à la journée à Sagada (Echo Valley) ? Est-ce possible en une journée car le trajet est assez long A/R et le soir même nous prenons le bus de nuit (à 19h me semble t-il) pour Manille. Si possible avez-vous une idée du prix ? A faire avec une agence peut être pour gagner du temps ? J 6-7 : Trajet de nuit Banaue / Manille Sampaloc (arrivée estimée entre 4h et 6h du matin) J 7 : Direction aéroport Manille -> vol pour Puerto Princesa
PALAWAN J 7 : Transport jusqu'à Sabang depuis l'aéroport de Puerto Princesa ou directement à Port Barton. Si nous allons à port Barton est-il possible de faire les rivières souterraines depuis là bas ? J 8 : Visite rivières souterraines et alentours depuis Port Barton ou Sabang ? J 9 : Depuis Sabang ou Port Barton : bateau jusqu'à El Nido : Est-ce que l'un d'entre vous a déjà fait le trajet en bateau et si oui peut on faire des arrêts en chemin ou pas du tout ? Les horaires de départ sont-ils flexibles et est-ce tous les jours ?) J 10 : El Nido J 11-12-13 : Croisières 3 jours / 2 nuits vers Coron : J'ai écrit à Tao Philippines et Native Exploration mais apparemment ils sont complets. Quant à El Nido Paradise, ils sont chers ! Raison evoquée : hausse des bateaux ces deux derniers mois. Est-il vraiment nécessaire de réserver en avance mi-mai ? Nous serons à El Nido la veille de partir pour le tour en bateau de 3 jours. J 13-14 : Busuanga / Coron J 15 : Vol retour à Manille depuis Busuanga J 16 : Retour Paris :- ( Nous décollerons le soir à 20h20, pensez-vous qu'il soit possible de nous rendre tôt le matin au Mont Taal et de revenir suffisamment tôt pour être 3h avant le vol à l'aéroport ?
Hébergements : Dernières petites questions, beaucoup de voyageurs évoque le fait qu'à certains endroits il est préférable de réserver à El Nido et Busuanga. Qu'en pensez-vous ? Auriez-vous des bonnes adresses climatisées, avec eau chaude, les pieds dans le sable et pour pas trop cher ? (beaucoup de chose je sais).
Je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils.
A très vite Lili
Nous partons (en couple) aux Philippines en mai. Après avoir épluché VF et divers blogs, il reste quelques questions en suspens.
Nous avons opté pour l'itinéraire suivant (1er contact avec le pays, nous devrons revenir pour voir les volcans de Luzon et autres îles) qui allie paysages verdoyants et plages :
LUZON J 1-2 : Manille J 2-3 : Trajet de nuit vers Banaue J 4-5 : Trek Banaue 2 jours (un conseil d'itinéraire ou d'agence ? Peut-on se rendre dans les villages reculés sans guide, seuls ?) J 6 : Banaue ou excursion à la journée à Sagada (Echo Valley) ? Est-ce possible en une journée car le trajet est assez long A/R et le soir même nous prenons le bus de nuit (à 19h me semble t-il) pour Manille. Si possible avez-vous une idée du prix ? A faire avec une agence peut être pour gagner du temps ? J 6-7 : Trajet de nuit Banaue / Manille Sampaloc (arrivée estimée entre 4h et 6h du matin) J 7 : Direction aéroport Manille -> vol pour Puerto Princesa
PALAWAN J 7 : Transport jusqu'à Sabang depuis l'aéroport de Puerto Princesa ou directement à Port Barton. Si nous allons à port Barton est-il possible de faire les rivières souterraines depuis là bas ? J 8 : Visite rivières souterraines et alentours depuis Port Barton ou Sabang ? J 9 : Depuis Sabang ou Port Barton : bateau jusqu'à El Nido : Est-ce que l'un d'entre vous a déjà fait le trajet en bateau et si oui peut on faire des arrêts en chemin ou pas du tout ? Les horaires de départ sont-ils flexibles et est-ce tous les jours ?) J 10 : El Nido J 11-12-13 : Croisières 3 jours / 2 nuits vers Coron : J'ai écrit à Tao Philippines et Native Exploration mais apparemment ils sont complets. Quant à El Nido Paradise, ils sont chers ! Raison evoquée : hausse des bateaux ces deux derniers mois. Est-il vraiment nécessaire de réserver en avance mi-mai ? Nous serons à El Nido la veille de partir pour le tour en bateau de 3 jours. J 13-14 : Busuanga / Coron J 15 : Vol retour à Manille depuis Busuanga J 16 : Retour Paris :- ( Nous décollerons le soir à 20h20, pensez-vous qu'il soit possible de nous rendre tôt le matin au Mont Taal et de revenir suffisamment tôt pour être 3h avant le vol à l'aéroport ?
Hébergements : Dernières petites questions, beaucoup de voyageurs évoque le fait qu'à certains endroits il est préférable de réserver à El Nido et Busuanga. Qu'en pensez-vous ? Auriez-vous des bonnes adresses climatisées, avec eau chaude, les pieds dans le sable et pour pas trop cher ? (beaucoup de chose je sais).
Je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils.
A très vite Lili
Sarajevo deux époques English translation pending
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles.
La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Quelle ville choisir au Maroc en famille English translation pending
Bonsoir,
Nous avons encore quelques interrogations concernant la ville où nous souhaitons nous installez en septembre prochain au Maroc.
Marrakech c'est notre coup de coeur, notre 1er choix mais aussi la seul ville du Maroc que nous avons visité.
Mais on se demande si on préférerai pas vivre proche de la mer. Est-ce vous avez des avis, conseils sur les villes bord de mer comme Casa, Agadir, Rabat, Tanger autres?
Nous aimons l'authenticité, la culture, le sport, douceur de vive, climat, activités pour les enfants, la sécurité bien entendu ... l'événementiel
Sachant qu'on soit ouvrir une boutique/atelier sur des produits luxe haut de couture ... dans le milieu de la mode.
Dans l'attente vous lire.
Bonne soirée
Nous avons encore quelques interrogations concernant la ville où nous souhaitons nous installez en septembre prochain au Maroc.
Marrakech c'est notre coup de coeur, notre 1er choix mais aussi la seul ville du Maroc que nous avons visité.
Mais on se demande si on préférerai pas vivre proche de la mer. Est-ce vous avez des avis, conseils sur les villes bord de mer comme Casa, Agadir, Rabat, Tanger autres?
Nous aimons l'authenticité, la culture, le sport, douceur de vive, climat, activités pour les enfants, la sécurité bien entendu ... l'événementiel
Sachant qu'on soit ouvrir une boutique/atelier sur des produits luxe haut de couture ... dans le milieu de la mode.
Dans l'attente vous lire.
Bonne soirée
Lufthansa: billet fantôme English translation pending
Bonjour,
Je viens vous faire part de ma mésaventure arrivée avec Lufthansa à l' occasion d' achat d' un vol A/R sur leur site. La procédure d' achat s' est déroulée sans incident mais le billet vendu confirmé avec n° de résa s' est avéré INEXISTANT !🤪 Du jamais vu pour moi qui voyage depuis 40 ans. Coup de bol, je m' en suis aperçue par hasard. Après contact par tel. au service client 24h plus tard, j' ai du racheter un autre billet, pas au même prix bien sur ! mais comme j' avais déjà pris un préa-cheminement, pas trop le choix. Réclamation par mail auprès du service ad hoc et pas de nouvelles depuis 3 semaines... Un extrait de l' unique message, automatique je suppose " we are currently experiencing an unusually high volume of enquiries .. " pas étonnant si on est nombreux à avoir eu le droit à la même boulette.🏴☠️ Pas sérieux tout ça. Qui a déjà eu ce genre d' expérience et comment cela s' est passé ?
Je viens vous faire part de ma mésaventure arrivée avec Lufthansa à l' occasion d' achat d' un vol A/R sur leur site. La procédure d' achat s' est déroulée sans incident mais le billet vendu confirmé avec n° de résa s' est avéré INEXISTANT !🤪 Du jamais vu pour moi qui voyage depuis 40 ans. Coup de bol, je m' en suis aperçue par hasard. Après contact par tel. au service client 24h plus tard, j' ai du racheter un autre billet, pas au même prix bien sur ! mais comme j' avais déjà pris un préa-cheminement, pas trop le choix. Réclamation par mail auprès du service ad hoc et pas de nouvelles depuis 3 semaines... Un extrait de l' unique message, automatique je suppose " we are currently experiencing an unusually high volume of enquiries .. " pas étonnant si on est nombreux à avoir eu le droit à la même boulette.🏴☠️ Pas sérieux tout ça. Qui a déjà eu ce genre d' expérience et comment cela s' est passé ?
Celebrity Cruises: pourboires English translation pending
bonjour
pouvez vous m'indiquer quelle est la politique en matière de pourboires (autrement appelés frais de services) sur la compagnie celebrity ? sont-il prélevés automatiquement à la fin du séjour sur le compte de bord ou pouvons nous donner directement au personnel ? merci d'avance pour vos retours d'expérience
pouvez vous m'indiquer quelle est la politique en matière de pourboires (autrement appelés frais de services) sur la compagnie celebrity ? sont-il prélevés automatiquement à la fin du séjour sur le compte de bord ou pouvons nous donner directement au personnel ? merci d'avance pour vos retours d'expérience
Voyage au Québec: Lac-Saint-Jean, Gaspésie, etc English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Un an de voyage autour du monde (vidéo) English translation pending
Bonjour à tous,
Aujourd'hui j'aimerais vous présenter, non pas un site, mais une vidéo, qui résumé 1 an de voyage avec des séquences vidéos de chacune de mes destinations. N'hésitez pas à me partager votre avis dans les commentaires :
https://www.youtube.com/watch?v=gM11N6JVRP8
Aujourd'hui j'aimerais vous présenter, non pas un site, mais une vidéo, qui résumé 1 an de voyage avec des séquences vidéos de chacune de mes destinations. N'hésitez pas à me partager votre avis dans les commentaires :
https://www.youtube.com/watch?v=gM11N6JVRP8
La voie verte véloroute du grand sentier Transcanadien English translation pending
Bonjour
Le projet : Un sentier qui traverserait le Canada . Le Grand Sentier comprendra 24 000 km de pistes multi-usages qui traversera le Canada La mission de Sentier Transcanadien consistera à améliorer et à étendre le Sentier en cherchant le soutien nécessaire. Claudio, sta matin, va savoir pourquoi, rêve tout à coup d'y péripater un bout ..
simple phantasme passager ? ou véritable projet ? allez savoir oui je sais il existe qlq posts sur le sujet sur VF, mais semblent dater un peu
si qlq cyclonautes ont des conseils, infos, claudio achète pour un projet 2018 ?
cbandiera.free.fr/...anada-grand-sentier/ merci claudio de la faverges

Le projet : Un sentier qui traverserait le Canada . Le Grand Sentier comprendra 24 000 km de pistes multi-usages qui traversera le Canada La mission de Sentier Transcanadien consistera à améliorer et à étendre le Sentier en cherchant le soutien nécessaire. Claudio, sta matin, va savoir pourquoi, rêve tout à coup d'y péripater un bout ..
simple phantasme passager ? ou véritable projet ? allez savoir oui je sais il existe qlq posts sur le sujet sur VF, mais semblent dater un peu
si qlq cyclonautes ont des conseils, infos, claudio achète pour un projet 2018 ?
cbandiera.free.fr/...anada-grand-sentier/ merci claudio de la faverges

Trekking sans guide mais nuits en lodge au Népal English translation pending
Bonjour à tous!
Ayant un projet de voyage au Népal pour fin septembre (on partirai 1 mois et demi), j'aurais voulu avoir quelques recommandations sur les différents trek possibles sans guide mais avec possibilité de logement. je sais qu'il y a le tour des Annapurnas et le Everest BC mais si vous en connaissez d'autres qui soient moins fréquentés et qui vaillent le coup (même si tout doit être magnifique)... On part à deux et nous sommes de bons marcheurs. On a lu quelques articles sur les différents endroits où aller mais c'est difficile de faire un choix car pas non plus trop d'info... je vous remercie d'avance pour vos bons conseils! A très bientôt j'espère!
Ayant un projet de voyage au Népal pour fin septembre (on partirai 1 mois et demi), j'aurais voulu avoir quelques recommandations sur les différents trek possibles sans guide mais avec possibilité de logement. je sais qu'il y a le tour des Annapurnas et le Everest BC mais si vous en connaissez d'autres qui soient moins fréquentés et qui vaillent le coup (même si tout doit être magnifique)... On part à deux et nous sommes de bons marcheurs. On a lu quelques articles sur les différents endroits où aller mais c'est difficile de faire un choix car pas non plus trop d'info... je vous remercie d'avance pour vos bons conseils! A très bientôt j'espère!
Sécurité au Honduras English translation pending
Bonjour, je souhaiterais recevoir des informations sur la sécurité au Honduras actuellement car j'ai prévu d'y aller dans 1 mois pour rejoindre ma fiancée qui est une hondurienne , elle me dit que c'est un pays tranquille mais quand je vois ce qui se dit sur Internet, sa fait vraiment peur, merci pour vos réponses
Prix d'un taxi de l'aéroport de Bangkok jusqu'à mon hôtel English translation pending
Bonjour,
J'arriverai lundi prochain à Suvanabhumi Airport, le soir à 19H30, et le temps de récupérer mes bagages, de faire un peu de change, il sera bien aux environs de 21H00 quand je serai prêt pour prendre un taxi.
Mon hôtel est le Nakorn Ping hotel ( Located on Samsen Road, Soi 6, short walking distance to Khao Sarn Road ).
Nakorn Ping Hotel, Budget city hotel, 4-storey with standard amenities. Located on Samsen Road, Soi 6, short walking distance to Khao Sarn Road, Banglamphu shopping area of Bangkok and Chao Praya River. 15 minutes walking distance to major cultural tourist attractions: Grand Palace, Wat Po, Wat Arun (Temple of Dawn) and National Museum. Easy access to all types of transportations: taxi, bus, train and ferry. 45 minutes distance by car to Suvar-nabhumi international Airport and Don Muang Airport. Je pense qu'il ny a pas de prepaid taxi mais qu'ils mettent leur compteur si on le leur demande.
Merci
J'arriverai lundi prochain à Suvanabhumi Airport, le soir à 19H30, et le temps de récupérer mes bagages, de faire un peu de change, il sera bien aux environs de 21H00 quand je serai prêt pour prendre un taxi.
Mon hôtel est le Nakorn Ping hotel ( Located on Samsen Road, Soi 6, short walking distance to Khao Sarn Road ).
Nakorn Ping Hotel, Budget city hotel, 4-storey with standard amenities. Located on Samsen Road, Soi 6, short walking distance to Khao Sarn Road, Banglamphu shopping area of Bangkok and Chao Praya River. 15 minutes walking distance to major cultural tourist attractions: Grand Palace, Wat Po, Wat Arun (Temple of Dawn) and National Museum. Easy access to all types of transportations: taxi, bus, train and ferry. 45 minutes distance by car to Suvar-nabhumi international Airport and Don Muang Airport. Je pense qu'il ny a pas de prepaid taxi mais qu'ils mettent leur compteur si on le leur demande.
Merci
Gérer son budget lors d'un voyage / tour du monde au long cours English translation pending
Bonjour à tous,
Voici notre retour d'expérience sur la gestion du budget lors de notre tour du monde en tandem (voyage toujours en cours, partis depuis plus d'1 an et demi).
Comment fait-on pour voyager pendant plus de 2 ans à moins de 30 ans? En clair, où trouve t’on l’argent nécessaire? Cette question, tout le monde se la pose mais ne l’aborde pas forcément. On y répond en toute franchise, sans apriori.
Notre voyage est totalement autofinancé, sans sponsor. Nous avons eu la chance comme beaucoup de Français l’ont, de décider de notre vie, de nos envies, de nos priorités.
L’aventure Tand’un Rêve, ça coûte quoi? * Attention, les budgets sont toujours donnés pour 2
Nous allons essayer de ne pas trop vous noyer sous les chiffres, mais au bout d’un moment, va bien falloir en parler!
•Avant même de donner le premier coup de pédale, nous avons dépensé environ 8 000€ (vélo, matos, assurance, premier billet d’avion) •Aujourd’hui, après 575 jours de voyage, nous avons 28 000€ de moins sur nos comptes bancaires, les 8 000€ du début compris. •Soit 14 000€ par personne, soit le prix d’une voiture moyenne en France. Au choix, une belle voiture ou quasiment 2 ans d’aventure et de découvertes sur notre planète?
Les dépenses quotidiennes, ça donne quoi?
Tout dépend comment on compte!
Pour faire sensation, on peut dire qu’après plus d’1 an et demi de voyage dans des pays plutôt chers, équivalents à la France, nous avons dépensé moins de 14€/jour pour 2, soit moins de 7€/jour par personne. A cela, s’ajoute:
•Une remise en état du tandem tous les 10 000km, soit 600€ •Une assurance voyage, soit 480€ tous les 6 mois •Un nouveau T-shirt et chaussures, soit 50€ tous les 6 mois •Un billet d’avion de temps en temps, soit environ 1 500€ tous les 6 mois •Quelques ferrys, soit 350€ tous les 6 mois •Quelques rares sites touristiques, soit 50€ tous les 6 mois •Restaurants, soit 0€, ah non, ça on a oublié depuis longtemps! •Bières fraîches, soit 0€, même ça on arrive à résister (enfin pour l’instant, le voyage n’est pas fini!)
Donc, pour être plus précis, notre budget pension complète est plutôt de 46€/jour tout compris pour 2. Depuis l’Asie du Sud-Est, nous comptons bien rentrer uniquement à vélo, donc plus de ferrys, plus d’avion, ce qui, nous espérons, devrait s’en ressentir au niveau du budget!
Le budget par jour en Asie du Sud-Est est beaucoup moins élevé, soit 8€/jour, soit 4€/personne.
Comment on gère notre budget? •HOTEL
Nous nous sommes très vite rendus compte qu’une nuit à l’hôtel augmentait notre budget journalier de 100% à 400%.
Exemple: •Pérou, dépenses quotidiennes: 8€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel avec douche froide et un peu d’électricité: 15/20€ pour 2 •Etats-Unis, dépenses quotidiennes: 15€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel (ou motel!): 60/70€ pour 2
En gros, pays cher ou non, l’hôtel plombe le budget! •NOURRITURE
PAR CONTRE, pour la nourriture basique (céréales, fruits et légumes…), la différence n’est que de 5 ou 6€/jour
Exemple: •Bolivie, prix du kilo d’avoine: 2€ •Alaska, prix du kilo d’avoine: 4€
Selon comment on gère son budget et ses dépenses, que l’on soit aux USA ou en Bolivie n’influe que peu sur le budget quotidien.
•DEPENSES TOURISTIQUES
Nos dépenses dans les lieux touristiques en 1 an et demi, s’élèvent à l’équivalent d’un aller/retour au Macchu Picchu (que nous n’avons bien évidemment pas fait)! Et pourtant, nous pouvons vous jurer que des souvenirs inoubliables, on en a plein la tête!
Les jours où l’on a mauvaise conscience d’avoir acheté du fromage, c’est simple, on travaille, comme on a pu le faire au Nouveau-Mexique, ou encore en Alaska. En plus, on gagne le confort d’avoir une douche chaude tous les soirs! Nous avons choisi l’option de travailler moins, mais aussi de dépenser moins, une chance peut-être, surtout une façon de vivre…
N'hésitez pas à partager vos expériences sur la gestion de votre budget en tour du monde...
Voici notre retour d'expérience sur la gestion du budget lors de notre tour du monde en tandem (voyage toujours en cours, partis depuis plus d'1 an et demi).
Comment fait-on pour voyager pendant plus de 2 ans à moins de 30 ans? En clair, où trouve t’on l’argent nécessaire? Cette question, tout le monde se la pose mais ne l’aborde pas forcément. On y répond en toute franchise, sans apriori.
Notre voyage est totalement autofinancé, sans sponsor. Nous avons eu la chance comme beaucoup de Français l’ont, de décider de notre vie, de nos envies, de nos priorités.
L’aventure Tand’un Rêve, ça coûte quoi? * Attention, les budgets sont toujours donnés pour 2
Nous allons essayer de ne pas trop vous noyer sous les chiffres, mais au bout d’un moment, va bien falloir en parler!
•Avant même de donner le premier coup de pédale, nous avons dépensé environ 8 000€ (vélo, matos, assurance, premier billet d’avion) •Aujourd’hui, après 575 jours de voyage, nous avons 28 000€ de moins sur nos comptes bancaires, les 8 000€ du début compris. •Soit 14 000€ par personne, soit le prix d’une voiture moyenne en France. Au choix, une belle voiture ou quasiment 2 ans d’aventure et de découvertes sur notre planète?
Les dépenses quotidiennes, ça donne quoi?
Tout dépend comment on compte!
Pour faire sensation, on peut dire qu’après plus d’1 an et demi de voyage dans des pays plutôt chers, équivalents à la France, nous avons dépensé moins de 14€/jour pour 2, soit moins de 7€/jour par personne. A cela, s’ajoute:
•Une remise en état du tandem tous les 10 000km, soit 600€ •Une assurance voyage, soit 480€ tous les 6 mois •Un nouveau T-shirt et chaussures, soit 50€ tous les 6 mois •Un billet d’avion de temps en temps, soit environ 1 500€ tous les 6 mois •Quelques ferrys, soit 350€ tous les 6 mois •Quelques rares sites touristiques, soit 50€ tous les 6 mois •Restaurants, soit 0€, ah non, ça on a oublié depuis longtemps! •Bières fraîches, soit 0€, même ça on arrive à résister (enfin pour l’instant, le voyage n’est pas fini!)
Donc, pour être plus précis, notre budget pension complète est plutôt de 46€/jour tout compris pour 2. Depuis l’Asie du Sud-Est, nous comptons bien rentrer uniquement à vélo, donc plus de ferrys, plus d’avion, ce qui, nous espérons, devrait s’en ressentir au niveau du budget!
Le budget par jour en Asie du Sud-Est est beaucoup moins élevé, soit 8€/jour, soit 4€/personne.
Comment on gère notre budget? •HOTEL
Nous nous sommes très vite rendus compte qu’une nuit à l’hôtel augmentait notre budget journalier de 100% à 400%.
Exemple: •Pérou, dépenses quotidiennes: 8€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel avec douche froide et un peu d’électricité: 15/20€ pour 2 •Etats-Unis, dépenses quotidiennes: 15€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel (ou motel!): 60/70€ pour 2
En gros, pays cher ou non, l’hôtel plombe le budget! •NOURRITURE
PAR CONTRE, pour la nourriture basique (céréales, fruits et légumes…), la différence n’est que de 5 ou 6€/jour
Exemple: •Bolivie, prix du kilo d’avoine: 2€ •Alaska, prix du kilo d’avoine: 4€
Selon comment on gère son budget et ses dépenses, que l’on soit aux USA ou en Bolivie n’influe que peu sur le budget quotidien.
•DEPENSES TOURISTIQUES
Nos dépenses dans les lieux touristiques en 1 an et demi, s’élèvent à l’équivalent d’un aller/retour au Macchu Picchu (que nous n’avons bien évidemment pas fait)! Et pourtant, nous pouvons vous jurer que des souvenirs inoubliables, on en a plein la tête!
Les jours où l’on a mauvaise conscience d’avoir acheté du fromage, c’est simple, on travaille, comme on a pu le faire au Nouveau-Mexique, ou encore en Alaska. En plus, on gagne le confort d’avoir une douche chaude tous les soirs! Nous avons choisi l’option de travailler moins, mais aussi de dépenser moins, une chance peut-être, surtout une façon de vivre…
N'hésitez pas à partager vos expériences sur la gestion de votre budget en tour du monde...
Retour de 3 semaines à Sumatra, novembre - décembre 2016 English translation pending
Bonjour à tous !
De retour de trois belles semaines à voyager a Sumatra, j'apporte ma pierre et mes retours personnels sur le forum qui m'a permis de bien organiser mon périple !
itinéraire : Pulau Weh - Ketambe - région de Bukittingi sur 20 jours budget total ttc : 1400e/personne incluant plongées, billet d'avions depuis Nantes, imprévus, assurance et guide papier ^^ . Nous rêvions de Sumatra mais n'ayant pas envie de nous épuiser dans des bus interminable, nous avons fait tout en avion : nous avons réussi a ne pas mettre les pieds dans un bus ! O:) ... et je pense le petit surplus de budget engendré vaut largement le coup en terme de fatigue et de temps économisés ...
Avant toute chose nous avons un peu hésité sur la destination pour cette période, ayant un peu peur du climat (période de mousson), mais nous n'avons pas regretté : très peu de pluie a Weh, un peu a Ketambe et un peu plus dans la région de Padang, mais rien qui n'ait vraiment gâché notre séjour : aucun regret surtout que nous étions quasi seuls (touristes) ou presque dans un certains nombre d'endroits ! Nous somme entrés/sortis en Indonésie via Kuala lumpur par Banda Aceh (entrée) et Padang (sortie) et nous n'avons pas payé de visa (témoignages contradictoires sur internet avant de partir). Nous avons juste vaguement montré notre billet de retour KL>France à notre arrivée a banda aceh sans avoir de billet de sortie d'Indonésie, et cela a suffit a la personne de l'immigration qui n'avait pas l'air de panner grand chose de toute façon :p Concernant les prix "basse saison", nous n'en avons pas vraiment vu ou bénéficié, mais les tarifs pratiqués étaient de toute manière vraiment bas en général. J'ai tout de même été surpris par la grande homogénéisation des prix : taxis, Guesthouses, transferts etc ... Les acteurs du tourisme à Sumatra (qui ne semblent au final pas être particulièrement nombreux : les adresses citées par les dernières éditions des guides sont presques exhaustives !) ont l'air de tous se connaitre (même entre Medan et Padang) et connaissent parfaitement les prix de la concurrence... Peu de marge de négociation, même dans des endroits déserts en basse saison ....
Banda Aceh : La ville n'a pas l'air passionnante L'aéroport a un look rigolo. WikiTravel mentionne une navette publique en bus vers le centre ville. On ne l'a jamais trouvée. Nuit à l’hôtel Wisata (correct- bruyant- propre) pour ~200.000 avec AC. Si vous voulez vous faire une idée, il est a coté de l’hôtel Medan et de l'hotel Prapat, les 3 (seuls?) hôtels abordables de la ville sont donc a quelques mètres les un des autres, pratique quand on ne souhaite pas réserver ... La mosquée est en rénovation. L'office de tourisme est un peu une farce : ils nous ont même donné les même infos erronées comme quoi le premier (slow) ferry pour Weh partait à 9h. Info "confirmée" par la tenancière de notre hôtel : résultat quand on est arrivé a 7h45, un ferry est parti quelques minutes plus tard ...
Pulau Weh : Slow Ferry et fast ferry testés, ambiances rigolotes et différentes à bord. Location de moto (automatique uniquement) possible pour 100.000 sur le débarcadère ( à droite en sortant) : hyper pratique pour se lancer à l'exploration de l'ile en autonomie et choisir sa plage sans se prendre la tête a l'avance. L'ile est plus grande que je n'aurais imaginé, attachante et splendide ... Très agréablement surpris pour cet endroit dont il n'est fait que relativement peu de promotion sur les forums et ailleurs ... J'avais prévu 3/4 jours, je suis finalement resté 1 semaine sans m'ennuyer !
Après avoir jeté un oeil à Gapang (sublime petite baie endormie), nous avons préféré poser nos sac à Iboih au Yulias. Hyper tranquille tout au bout de l'alignement de logements, 120.000 négociés pour un bungalow au dessus de l'eau. (prévoir des boules Quies pour le bruit de resac la nuit !) . La bouffe n'est pas top au Yulias, mais le snorkeling depuis leur jetée privée y est exceptionnel : les coraux sont corrects ( pas exceptionnels mais tout n'est pas mort pour autant), et les poissons sont un festival ! (plus gros, plus nombreux et plus variés encore que le snorkeling que j'ai fait aux Philippines). Visibilité très correcte (mais cette année est assez atypique parait il en terme de climat - El Nino - dont peut être pas représentative.
Iboih est un peu touristique, mais l'ambiance y est très agréable. Pour moi un très bon équilibre entre être au milieu de la jungle, la nature (singes, cochons sauvages....) et "il y a un peu de vie" sans être une usine à touriste dénaturée. Nous avons beaucoup aimé manger au Olala Café et les petits plats préparés avec soin par Eka. Quelques superbes plongées au Lumba Lumba (très pros, instructrice belge passionnée et passionnante), bien plus rassurant que Rubiah tirta Diver a iboih qui n'inspire pas très confiance. Pour une différence de quelques euros, le choix a été vite fait ! L'ile est vraiment magnifique, chaleureuse, et suffisamment grande pour que l'on ne s'y ennuie pas (contrairement a certains endroits ou hormis la plongée, il 'y a rien d'autre a faire que de manger au seul et unique resort ), il ne faut vraiment pas manquer d'en faire le tour a moto. Nous somme passé a Sumur Tiga et c'est vrai que le Casa Nemo fait bien envie aussi, dans une autre ambiance encore ...
Ketambe : Nous y somme allé en avion depuis Bandah Aceh (réservation du vol Susi Air a l'avance en passant par le Olala Café pour assurer le coup, mais l'avion était a moitié vide et nous avons un doute sur le fait que l'intermédiaire qui nous a retrouvé a l’aéroport ai véritablement effectué une réservation auparavant). Vol riche en sensations (petit avions de 12 places) et absolument magnifique qui justifierait presque a lui seul de se rendre à Ketambe...Magique ! Nous avons rejoint Ketambe en taxi partagé avec un autre couple pour un prix qui nous a semblé prohibitif mais le faire en transport en commun semblait plus facile à lire qu'a faire ! Nous nous somme "amusés" en arrivant à jeter un œil a chacune des 6/7 "Guesthouses" de Ketambe : elles vont de "pas top" à hideuses (mention spéciale pour les bungalows-clapiers grillagés de l'une d'entre elle).... jusqu’à que l'on découvre la Thousand Hills Guesthouse, en revenant sur nos pas à l'entrée du village : sublime petit havre tranquille au milieu des fleurs et des plantes, coté forêt (alors que la plupart des logements sont coté rivière, coincés entre champs de mais et barbelés, rien de très romantique). Décoré avec gout, excellente cuisine végétarienne, pour moi il n'y a vraiment pas photo pour les 1 ou 2 euros de différence avec les autres logements. J'ai adoré les soirées a écouter tomber la pluie au milieu des plantes et des bruits des grenouilles, de la foret , bien a l'abri en dégustant un jus ou un curry Citrouille-Papaye ! Le compagnon du gérant local est un Belge qui est un drôle de personnage. :D
Nous nous somme baladés seuls une journée (grisant et impressionnant de pénétrer seuls dans la jungle et ses bruits !) sans oser s'enfoncer trop profondément car au bout d'un moment toutes les intersections se ressemblent ! Ceci dit si vous avez l'habitude d'aller aux champignons ou de randonner, vous pouvez tout a fait vous balader en autonomie d'autant qu'a priori, en période de fruits, les orangs otangs seraient visibles depuis la route, ou presque !
Nous avons pris un guide local le lendemain pour pouvoir s'enfoncer un peu plus profondément sans prendre de risques : un peu méfiant suite aux retours de treks guidés que j'avais lu, le jeune homme s'est révélé avoir de vraies connaissances sur la foret et la faune, et il avait vraiment un œil de lynx pour repérer singes, oiseaux et insectes. Attention tout de même car si crapahuter dans la jungle leur semble d'une déconcertante facilité, évoluer dans la végétation dense, le sentier (jamais plat), au milieu des sangsues et de la moiteur est tout sauf facile ou agréable pour nous pauvres occidentaux ... La foret en demeure somptueuse, mais en situation c'est beaucoup moins poétique qu'en photos ... ;) Petite déception (et grosse malchance ?) car après 7h de rando assez intense, et en dépit de l'incroyable motivation de notre guide, nous n'avons pas vu d'orangs outangs (seulement des nids..et pleins d’autres choses bien sur) ... Notre guide plus gêné que nous (qui préférions, au fond, repartir bredouille que d'avoir assisté a un "cirque" d'animaux non sauvages ou nourris) nous a avoué que c'était la 3ème fois en 3ans de "carrière" qu'il n'arrivait pas à en débusquer .... Tant pis ! ...et bien content de savoir que nos cousins roux étaient la et avaient la possibilité de restés cachés ... et libres ! Pour infos nous avons passé après 2h de rando à peine le lieu de "bivouac" ou dorment la plupart des touristes qui prennent le package "nuit dans la jungle", et bien ça ne nous a pas fait rêver personnellement !
Petite remarques en passant : Le village de Ketambe (qui n'est pas DANS la jungle comme on peut le croire en lisant les guides, mais a plusieurs kilomètres) est vraiment au milieu de nulle part, cela ne respire pas la richesse et la joie de vivre, loin s'en faut. Je pense qu'on est ici vraiment dans la campagne (pauvre et) profonde de Sumatra. Le tourisme (très saisonnier) ne serait ici qu'un bonus pour la communauté. Notre guide nous a raconté qu'un bureau des guides étant en projet (ouverture imminente, le "bâtiment" est déjà construit), avec entre autre la vocation que les jeunes guides arrêtent de se faire pigeonner par les guesthouses par qui passent les touristes dans 99% des cas pour louer les services des guides. Guesthouses qui gardent vraisemblablement une trop grande partie de ce que vous leur verserez pour vos trips dans la jungle . A refaire, j'essaierai de passer par ce bureau. On a entendu de sales histoires de flics véreux et de vols dans les Guesthouses (voire orchestrés PAR certaines Guesthouses - je ne citerais pas de nom, fautes de preuves) mais a priori faites vraiment attention a vos affaires, plus qu'ailleurs, et ne cherchez surtout pas de drogue par ici).
Medan : escale entre Ketambe et Padang. Vu la description de la ville, nous avons préféré ne même pas y rentrer, et grâce a internet nous avons déniché une adresse très recommandable : Le Thong's Inn, un espèce de Resort Chinois à moins de 10 min de l’aéroport. Avec un service de navette gratuite depuis/vers l’aéroport sur demande (demander a l'information desk de l’aéroport de Medan de les appeler pour vous) . Flambant neuf, hyper propre, bungalows confortable avec super literie et standards occidentaux. , je pense que ça vaut largement les 32 euros (prix au comptoir, peut être moins cher sur Agoda) dont nous nous somme grevés, surtout compte tenue du prix d'un taxi pour le centre ville aller retour, des retours sur les hôtels backpackers du centre ville de Medan et des heures d'embouteillages que nous nous sommes épargnés. La nuit la plus reposante de notre voyage, ça a fait du bien !
Padang : L’aéroport étant a 25 km au nord de la ville, et nous souhaitions nous rendre directement dans la vallée d'Harau, nous étions donc dans la bonne direction et nous avons trouvé un autre bon plan : Padang Bike Rental, une agence trouvée via Google qui nous a "livré" un scooter flambant neuf directement sur le seuil de l’aéroport ! Hyper agréable de pouvoir s'élancer sur les routes, libres comme l'air et en autonomie, sans avoir a louer une moto dans une Guesthouse de Padang, et perdre plus d'une heure d'embouteillages dans chaque sens. Prix : 90.000 par jour (contre 60.000 dans les Guesthouses de Padang/Bukkitingi) mais ils ne nous ont demandé aucune autre caution qu'une photo de notre passeport. La fille est joignable via Whatsapp et parle tres bien anglais.
Trajet Padang/ Harau Valley en scooter : Beaucoup de traffic jusqu’a Bukkitingi, pas trop recommandé si l'on a pas bien l'habitude de conduire en Asie. Ca se fait bien néanmoins si on prend son temps. La découverte progressive de l'architecture Minagkabau est magique. Ils ont par ici une drôle de manière de réparer les crevaisons (a la flamme!) que je n'avais encore jamais vu ailleurs en Asie du SE.
Vallée d'Harau : Déjà beaucoup d'infos sur le forum donc je ne vais pas m'étendre. Mais l'endroit est vraiment, vraiment, vraiment superbe. Abbdi's Homestay est une véritable perle, un des logements les plus cools ou j'ai jamais dormi en Asie ... Incroyable qu'il ait été désert en ce mois de novembre.... à 4h d'un aéroport international ??? Les abords des cascades étaient pleines de détritus (donc je n’imagine pas en haute saison) , c'est dommage. L'endroit n'est pas immense, mais donne envie de s'y attarder pour bouquiner au milieu des rizières...
Lace Maninjau : Nous l'avons rallié directement depuis Harrau, nous n'aurons donc finalement pas fait étape a Bukkitingi, mais je ne pense pas avoir raté grand chose de cette grande ville ... La route aux 44 lacets de la mort est vraiment impressionnante, et sans nul doute dangereuse : si elle est magnifique, ne pas s'y lancer en deux roues sans un minimum d'expérience ! Quelle vue quand le lac se dévoile d'un coup .... Logement au Beach Guesthouse a l’atmosphère endormie et agréable ... ou nous étions encore une fois seuls ! (on a jeté un coup d’œil au Arlene Paradise truc cité dans un guide : ultra paumé au milieu de nulle part, ne pas tenter de le rejoindre en 2 roue si vous ne voulez pas voir finir votre machine dans une rizière ! bien que joli l'endroit faisait vraiment mort et triste ) . Meilleur Beef Rendang de notre séjour : une fois n'est pas coutume a Sumatra j'ai trouvé la nourriture meilleure dans les resorts que dans la rue ! Grosses pluies qui nous ont un peu empêché d'explorer tout le tour du lac, mais nous avons tout de même bien apprécié l'endroit. Ne pas espérer se baigner ici toutefois, l'eau n'est pas (plus?) très propre ! Ici un peu comme dans d'autres endroits traversés, on sent que le tourisme périclite un peu a Sumatra ...
Trajet Lac Maninjau/ Padang : sur les conseil de nos hôtes, nous avons pris la route qui longe l'océan au nord du lac : moins de circulation que la route de Bukkitingi, et d'autres paysages a découvrir...
Padang : Logé au Brigitte Guesthouse (bâtiment principal), dans la chambre de la tenancière partie en vacances ! :) ( il n'y a pas de petits profits ! ) : clairement le logement le plus sympa (relativement) a Padang ( nous en avons visité 2 ou 3 autres moins plaisants) . Bien galéré a trouver du café local correct à rapporter en France dans les différents "Mall" de la ville. Je pense que c'est plus facile à Medan . Le front de mer est bien dégueu, même si c'est sympa d'y boire une coconut.
AU FINAL :
nous avons adoré : Pulau Weh, la vallée d'Harau, les prix extrêmement abordables (y compris des avions), le plaisir de voyager en basse saison dans une destination déjà pas très touristique à la base, se gaver de ramboutans, découvrir les snake fruit, la cuisine de padang, les cafés glacés partout, gentillesse des gens, l'humour et la nonchalance des indonésiens, le sentiment de securité omniprésent, la nature vraiment très très belle, les pluies de mousson, puissantes et rafraichissantes en fin de journée, les touristes croisés, à des années lumières de la faune de Bali et Cie
nous avons moins aimé : les sachets qui puent accrochés dans les chambres, le manque d'éducation a l’environnement et les déchets trop présents (saletés de gobelets Danone jetables ! ) , la nourriture parfois trop pimentée, les petites filles voilées à Aceh, et les femmes trop en retrait en général, l'ambiance bizarre et le bruit des tronçonneuses à Ketambe, lire et entendre les effets de la corruption et du fric tout puissant en Indonésie .... le séisme quelques jours après notre départ :(
Voila, en espérant que ces infos toutes fraiches resserviront à d'autres ! Si d'autres précisions sont souhaitées, ne pas hésiter a me contacter ...
De retour de trois belles semaines à voyager a Sumatra, j'apporte ma pierre et mes retours personnels sur le forum qui m'a permis de bien organiser mon périple !
itinéraire : Pulau Weh - Ketambe - région de Bukittingi sur 20 jours budget total ttc : 1400e/personne incluant plongées, billet d'avions depuis Nantes, imprévus, assurance et guide papier ^^ . Nous rêvions de Sumatra mais n'ayant pas envie de nous épuiser dans des bus interminable, nous avons fait tout en avion : nous avons réussi a ne pas mettre les pieds dans un bus ! O:) ... et je pense le petit surplus de budget engendré vaut largement le coup en terme de fatigue et de temps économisés ...
Avant toute chose nous avons un peu hésité sur la destination pour cette période, ayant un peu peur du climat (période de mousson), mais nous n'avons pas regretté : très peu de pluie a Weh, un peu a Ketambe et un peu plus dans la région de Padang, mais rien qui n'ait vraiment gâché notre séjour : aucun regret surtout que nous étions quasi seuls (touristes) ou presque dans un certains nombre d'endroits ! Nous somme entrés/sortis en Indonésie via Kuala lumpur par Banda Aceh (entrée) et Padang (sortie) et nous n'avons pas payé de visa (témoignages contradictoires sur internet avant de partir). Nous avons juste vaguement montré notre billet de retour KL>France à notre arrivée a banda aceh sans avoir de billet de sortie d'Indonésie, et cela a suffit a la personne de l'immigration qui n'avait pas l'air de panner grand chose de toute façon :p Concernant les prix "basse saison", nous n'en avons pas vraiment vu ou bénéficié, mais les tarifs pratiqués étaient de toute manière vraiment bas en général. J'ai tout de même été surpris par la grande homogénéisation des prix : taxis, Guesthouses, transferts etc ... Les acteurs du tourisme à Sumatra (qui ne semblent au final pas être particulièrement nombreux : les adresses citées par les dernières éditions des guides sont presques exhaustives !) ont l'air de tous se connaitre (même entre Medan et Padang) et connaissent parfaitement les prix de la concurrence... Peu de marge de négociation, même dans des endroits déserts en basse saison ....
Banda Aceh : La ville n'a pas l'air passionnante L'aéroport a un look rigolo. WikiTravel mentionne une navette publique en bus vers le centre ville. On ne l'a jamais trouvée. Nuit à l’hôtel Wisata (correct- bruyant- propre) pour ~200.000 avec AC. Si vous voulez vous faire une idée, il est a coté de l’hôtel Medan et de l'hotel Prapat, les 3 (seuls?) hôtels abordables de la ville sont donc a quelques mètres les un des autres, pratique quand on ne souhaite pas réserver ... La mosquée est en rénovation. L'office de tourisme est un peu une farce : ils nous ont même donné les même infos erronées comme quoi le premier (slow) ferry pour Weh partait à 9h. Info "confirmée" par la tenancière de notre hôtel : résultat quand on est arrivé a 7h45, un ferry est parti quelques minutes plus tard ...
Pulau Weh : Slow Ferry et fast ferry testés, ambiances rigolotes et différentes à bord. Location de moto (automatique uniquement) possible pour 100.000 sur le débarcadère ( à droite en sortant) : hyper pratique pour se lancer à l'exploration de l'ile en autonomie et choisir sa plage sans se prendre la tête a l'avance. L'ile est plus grande que je n'aurais imaginé, attachante et splendide ... Très agréablement surpris pour cet endroit dont il n'est fait que relativement peu de promotion sur les forums et ailleurs ... J'avais prévu 3/4 jours, je suis finalement resté 1 semaine sans m'ennuyer !
Après avoir jeté un oeil à Gapang (sublime petite baie endormie), nous avons préféré poser nos sac à Iboih au Yulias. Hyper tranquille tout au bout de l'alignement de logements, 120.000 négociés pour un bungalow au dessus de l'eau. (prévoir des boules Quies pour le bruit de resac la nuit !) . La bouffe n'est pas top au Yulias, mais le snorkeling depuis leur jetée privée y est exceptionnel : les coraux sont corrects ( pas exceptionnels mais tout n'est pas mort pour autant), et les poissons sont un festival ! (plus gros, plus nombreux et plus variés encore que le snorkeling que j'ai fait aux Philippines). Visibilité très correcte (mais cette année est assez atypique parait il en terme de climat - El Nino - dont peut être pas représentative.
Iboih est un peu touristique, mais l'ambiance y est très agréable. Pour moi un très bon équilibre entre être au milieu de la jungle, la nature (singes, cochons sauvages....) et "il y a un peu de vie" sans être une usine à touriste dénaturée. Nous avons beaucoup aimé manger au Olala Café et les petits plats préparés avec soin par Eka. Quelques superbes plongées au Lumba Lumba (très pros, instructrice belge passionnée et passionnante), bien plus rassurant que Rubiah tirta Diver a iboih qui n'inspire pas très confiance. Pour une différence de quelques euros, le choix a été vite fait ! L'ile est vraiment magnifique, chaleureuse, et suffisamment grande pour que l'on ne s'y ennuie pas (contrairement a certains endroits ou hormis la plongée, il 'y a rien d'autre a faire que de manger au seul et unique resort ), il ne faut vraiment pas manquer d'en faire le tour a moto. Nous somme passé a Sumur Tiga et c'est vrai que le Casa Nemo fait bien envie aussi, dans une autre ambiance encore ...
Ketambe : Nous y somme allé en avion depuis Bandah Aceh (réservation du vol Susi Air a l'avance en passant par le Olala Café pour assurer le coup, mais l'avion était a moitié vide et nous avons un doute sur le fait que l'intermédiaire qui nous a retrouvé a l’aéroport ai véritablement effectué une réservation auparavant). Vol riche en sensations (petit avions de 12 places) et absolument magnifique qui justifierait presque a lui seul de se rendre à Ketambe...Magique ! Nous avons rejoint Ketambe en taxi partagé avec un autre couple pour un prix qui nous a semblé prohibitif mais le faire en transport en commun semblait plus facile à lire qu'a faire ! Nous nous somme "amusés" en arrivant à jeter un œil a chacune des 6/7 "Guesthouses" de Ketambe : elles vont de "pas top" à hideuses (mention spéciale pour les bungalows-clapiers grillagés de l'une d'entre elle).... jusqu’à que l'on découvre la Thousand Hills Guesthouse, en revenant sur nos pas à l'entrée du village : sublime petit havre tranquille au milieu des fleurs et des plantes, coté forêt (alors que la plupart des logements sont coté rivière, coincés entre champs de mais et barbelés, rien de très romantique). Décoré avec gout, excellente cuisine végétarienne, pour moi il n'y a vraiment pas photo pour les 1 ou 2 euros de différence avec les autres logements. J'ai adoré les soirées a écouter tomber la pluie au milieu des plantes et des bruits des grenouilles, de la foret , bien a l'abri en dégustant un jus ou un curry Citrouille-Papaye ! Le compagnon du gérant local est un Belge qui est un drôle de personnage. :D
Nous nous somme baladés seuls une journée (grisant et impressionnant de pénétrer seuls dans la jungle et ses bruits !) sans oser s'enfoncer trop profondément car au bout d'un moment toutes les intersections se ressemblent ! Ceci dit si vous avez l'habitude d'aller aux champignons ou de randonner, vous pouvez tout a fait vous balader en autonomie d'autant qu'a priori, en période de fruits, les orangs otangs seraient visibles depuis la route, ou presque !
Nous avons pris un guide local le lendemain pour pouvoir s'enfoncer un peu plus profondément sans prendre de risques : un peu méfiant suite aux retours de treks guidés que j'avais lu, le jeune homme s'est révélé avoir de vraies connaissances sur la foret et la faune, et il avait vraiment un œil de lynx pour repérer singes, oiseaux et insectes. Attention tout de même car si crapahuter dans la jungle leur semble d'une déconcertante facilité, évoluer dans la végétation dense, le sentier (jamais plat), au milieu des sangsues et de la moiteur est tout sauf facile ou agréable pour nous pauvres occidentaux ... La foret en demeure somptueuse, mais en situation c'est beaucoup moins poétique qu'en photos ... ;) Petite déception (et grosse malchance ?) car après 7h de rando assez intense, et en dépit de l'incroyable motivation de notre guide, nous n'avons pas vu d'orangs outangs (seulement des nids..et pleins d’autres choses bien sur) ... Notre guide plus gêné que nous (qui préférions, au fond, repartir bredouille que d'avoir assisté a un "cirque" d'animaux non sauvages ou nourris) nous a avoué que c'était la 3ème fois en 3ans de "carrière" qu'il n'arrivait pas à en débusquer .... Tant pis ! ...et bien content de savoir que nos cousins roux étaient la et avaient la possibilité de restés cachés ... et libres ! Pour infos nous avons passé après 2h de rando à peine le lieu de "bivouac" ou dorment la plupart des touristes qui prennent le package "nuit dans la jungle", et bien ça ne nous a pas fait rêver personnellement !
Petite remarques en passant : Le village de Ketambe (qui n'est pas DANS la jungle comme on peut le croire en lisant les guides, mais a plusieurs kilomètres) est vraiment au milieu de nulle part, cela ne respire pas la richesse et la joie de vivre, loin s'en faut. Je pense qu'on est ici vraiment dans la campagne (pauvre et) profonde de Sumatra. Le tourisme (très saisonnier) ne serait ici qu'un bonus pour la communauté. Notre guide nous a raconté qu'un bureau des guides étant en projet (ouverture imminente, le "bâtiment" est déjà construit), avec entre autre la vocation que les jeunes guides arrêtent de se faire pigeonner par les guesthouses par qui passent les touristes dans 99% des cas pour louer les services des guides. Guesthouses qui gardent vraisemblablement une trop grande partie de ce que vous leur verserez pour vos trips dans la jungle . A refaire, j'essaierai de passer par ce bureau. On a entendu de sales histoires de flics véreux et de vols dans les Guesthouses (voire orchestrés PAR certaines Guesthouses - je ne citerais pas de nom, fautes de preuves) mais a priori faites vraiment attention a vos affaires, plus qu'ailleurs, et ne cherchez surtout pas de drogue par ici).
Medan : escale entre Ketambe et Padang. Vu la description de la ville, nous avons préféré ne même pas y rentrer, et grâce a internet nous avons déniché une adresse très recommandable : Le Thong's Inn, un espèce de Resort Chinois à moins de 10 min de l’aéroport. Avec un service de navette gratuite depuis/vers l’aéroport sur demande (demander a l'information desk de l’aéroport de Medan de les appeler pour vous) . Flambant neuf, hyper propre, bungalows confortable avec super literie et standards occidentaux. , je pense que ça vaut largement les 32 euros (prix au comptoir, peut être moins cher sur Agoda) dont nous nous somme grevés, surtout compte tenue du prix d'un taxi pour le centre ville aller retour, des retours sur les hôtels backpackers du centre ville de Medan et des heures d'embouteillages que nous nous sommes épargnés. La nuit la plus reposante de notre voyage, ça a fait du bien !
Padang : L’aéroport étant a 25 km au nord de la ville, et nous souhaitions nous rendre directement dans la vallée d'Harau, nous étions donc dans la bonne direction et nous avons trouvé un autre bon plan : Padang Bike Rental, une agence trouvée via Google qui nous a "livré" un scooter flambant neuf directement sur le seuil de l’aéroport ! Hyper agréable de pouvoir s'élancer sur les routes, libres comme l'air et en autonomie, sans avoir a louer une moto dans une Guesthouse de Padang, et perdre plus d'une heure d'embouteillages dans chaque sens. Prix : 90.000 par jour (contre 60.000 dans les Guesthouses de Padang/Bukkitingi) mais ils ne nous ont demandé aucune autre caution qu'une photo de notre passeport. La fille est joignable via Whatsapp et parle tres bien anglais.
Trajet Padang/ Harau Valley en scooter : Beaucoup de traffic jusqu’a Bukkitingi, pas trop recommandé si l'on a pas bien l'habitude de conduire en Asie. Ca se fait bien néanmoins si on prend son temps. La découverte progressive de l'architecture Minagkabau est magique. Ils ont par ici une drôle de manière de réparer les crevaisons (a la flamme!) que je n'avais encore jamais vu ailleurs en Asie du SE.
Vallée d'Harau : Déjà beaucoup d'infos sur le forum donc je ne vais pas m'étendre. Mais l'endroit est vraiment, vraiment, vraiment superbe. Abbdi's Homestay est une véritable perle, un des logements les plus cools ou j'ai jamais dormi en Asie ... Incroyable qu'il ait été désert en ce mois de novembre.... à 4h d'un aéroport international ??? Les abords des cascades étaient pleines de détritus (donc je n’imagine pas en haute saison) , c'est dommage. L'endroit n'est pas immense, mais donne envie de s'y attarder pour bouquiner au milieu des rizières...
Lace Maninjau : Nous l'avons rallié directement depuis Harrau, nous n'aurons donc finalement pas fait étape a Bukkitingi, mais je ne pense pas avoir raté grand chose de cette grande ville ... La route aux 44 lacets de la mort est vraiment impressionnante, et sans nul doute dangereuse : si elle est magnifique, ne pas s'y lancer en deux roues sans un minimum d'expérience ! Quelle vue quand le lac se dévoile d'un coup .... Logement au Beach Guesthouse a l’atmosphère endormie et agréable ... ou nous étions encore une fois seuls ! (on a jeté un coup d’œil au Arlene Paradise truc cité dans un guide : ultra paumé au milieu de nulle part, ne pas tenter de le rejoindre en 2 roue si vous ne voulez pas voir finir votre machine dans une rizière ! bien que joli l'endroit faisait vraiment mort et triste ) . Meilleur Beef Rendang de notre séjour : une fois n'est pas coutume a Sumatra j'ai trouvé la nourriture meilleure dans les resorts que dans la rue ! Grosses pluies qui nous ont un peu empêché d'explorer tout le tour du lac, mais nous avons tout de même bien apprécié l'endroit. Ne pas espérer se baigner ici toutefois, l'eau n'est pas (plus?) très propre ! Ici un peu comme dans d'autres endroits traversés, on sent que le tourisme périclite un peu a Sumatra ...
Trajet Lac Maninjau/ Padang : sur les conseil de nos hôtes, nous avons pris la route qui longe l'océan au nord du lac : moins de circulation que la route de Bukkitingi, et d'autres paysages a découvrir...
Padang : Logé au Brigitte Guesthouse (bâtiment principal), dans la chambre de la tenancière partie en vacances ! :) ( il n'y a pas de petits profits ! ) : clairement le logement le plus sympa (relativement) a Padang ( nous en avons visité 2 ou 3 autres moins plaisants) . Bien galéré a trouver du café local correct à rapporter en France dans les différents "Mall" de la ville. Je pense que c'est plus facile à Medan . Le front de mer est bien dégueu, même si c'est sympa d'y boire une coconut.
AU FINAL :
nous avons adoré : Pulau Weh, la vallée d'Harau, les prix extrêmement abordables (y compris des avions), le plaisir de voyager en basse saison dans une destination déjà pas très touristique à la base, se gaver de ramboutans, découvrir les snake fruit, la cuisine de padang, les cafés glacés partout, gentillesse des gens, l'humour et la nonchalance des indonésiens, le sentiment de securité omniprésent, la nature vraiment très très belle, les pluies de mousson, puissantes et rafraichissantes en fin de journée, les touristes croisés, à des années lumières de la faune de Bali et Cie
nous avons moins aimé : les sachets qui puent accrochés dans les chambres, le manque d'éducation a l’environnement et les déchets trop présents (saletés de gobelets Danone jetables ! ) , la nourriture parfois trop pimentée, les petites filles voilées à Aceh, et les femmes trop en retrait en général, l'ambiance bizarre et le bruit des tronçonneuses à Ketambe, lire et entendre les effets de la corruption et du fric tout puissant en Indonésie .... le séisme quelques jours après notre départ :(
Voila, en espérant que ces infos toutes fraiches resserviront à d'autres ! Si d'autres précisions sont souhaitées, ne pas hésiter a me contacter ...
Premier voyage en Thaïlande, 2 semaines (Koh Chang - Kanchana - Bangkok - Chiang Mai) English translation pending
Merci à beaucoup d'entre vous sur ce forum pour m'avoir aidé à planifier ce superbe premier voyage en Thaïlande.
Et surtout, un ÉNORME merci à mon cher @SuisseChris sans qui l'expérience n'aurait pas été aussi superbe :)
Encore qu’il m’a planté à Bangkok en préférant une pédicure à prendre un coup avec moi lol!
J'ai donc décidé de faire un petit carnet de voyage histoire de partager ces beaux moments avec vous et d'aider les prochains voyageurs à leur propre planification.
Voici le résumé des étapes que j'ai fait:
Arrivée le 3 Novembre à 6h55 du matin à BKK : départ directement pour l'ile de Koh Chang; 4-7 Novembre: 3 nuits à Koh Chang 7-10 Nov: 3 nuits à Kanchana 10-13 Nov: 3 nuits à Bangkok 13-16 Nov: 3 nuits à Chiang Mai pour Loy Kratong 16-17 Nov: Dernière nuit à BKK et vol de retour le 17 Nov au soir.
C’est un programme relativement chargé pour 2 semaines mais le but était avant tout de visiter des temples, de découvrir la nature ainsi que de profiter de l’occasion de Loy Kratong pour aller dans le Nord (Chiang Mai). Le compromis de départ était de commencer les premiers jours dans un coin de plage (pour se remettre du décalage horaire, 12h …) sans pour autant trop perdre de temps dans les transports. Tout le sud de la Thaïlande a donc été évincé du programme (en plus d’une météo plus incertaine là-bas).
Comme pour tout pays fait en si peu de temps, on n’obtient qu’un petit aperçu… mais quel aperçu! J’ai aimé à quel point les Thaïlandais sont accueillants et plein de bonne volonté. J’ai aussi aimé comme c’est un pays qui vous pousse à sortir de votre zone de confort quand vous avez organisé le tout seul. Il y a aussi beaucoup de facilité à se déplacer et trouver des solutions, beaucoup plus facile que je ne l’imaginais quand je préparais ce voyage.
Il y a aussi des mauvais côtés, surtout à Bangkok. Les négociations perpétuelles avec les chauffeurs de taxi qui ne veulent pas mettre de « meter ». Les arnaques en tout genre sur les temples soit disant fermés. Les tuk tuk qui rodent… ;-) Mais en étant débrouillard, on se sort bien de ce genre de situations et elles n’occultent pas du tout à quel point le voyage est superbe. J’aurais un seul –humble- conseil à ceux qui y voyagent pour la première fois : ne commencez pas par Bangkok. Même si c’est souvent plus simple car on y atterrit, je conseillerais de partir immédiatement ailleurs comme je l’ai fait.
Une autre chose que je ne peux pas occulter est le fait que j’ai voyagé en Thaïlande seulement quelques semaines après la mort du Roi. (j’étais encore dans la période du 1er mois de deuil). J’étais préparée avant mon voyage depuis des mois et je savais que pour le peuple Thaïlandais, ce n’était pas un évènement anodin et que le peuple souffrait vraiment de cette perte. J’ai pu le constater tout le long de mon séjour et j’ai évidemment trouvé indispensable de m’adapter à cette réalité par respect pour les Thaïlandais : habits noirs pour les temples, noirs/sombres pour le reste du temps avec un petit nœud noir accroché sur le torse. Les Thaïlandais semblaient apprécier de voir cette forme de respect et j’avoue avoir été un peu choquée de voir certains occidentaux en couleurs fluo/jaune qui déambulaient comme si de rien n’était. Il me semble que c’est important de faire preuve de respect et d’un minimum d’informations préalables avant de visiter un pays (mais bon, ce n’est que mon humble avis).
Voici donc le récit de mon parcours! L’emphase du séjour pour nous : les temples, les paysages et la nourriture (oui, il y aura des photos de nourriture dans ce carnet!!) ;-)
Novembre 2016 en Thaïlande, pendant 2 semaines.
J'ai donc décidé de faire un petit carnet de voyage histoire de partager ces beaux moments avec vous et d'aider les prochains voyageurs à leur propre planification.
Voici le résumé des étapes que j'ai fait:
Arrivée le 3 Novembre à 6h55 du matin à BKK : départ directement pour l'ile de Koh Chang; 4-7 Novembre: 3 nuits à Koh Chang 7-10 Nov: 3 nuits à Kanchana 10-13 Nov: 3 nuits à Bangkok 13-16 Nov: 3 nuits à Chiang Mai pour Loy Kratong 16-17 Nov: Dernière nuit à BKK et vol de retour le 17 Nov au soir.
C’est un programme relativement chargé pour 2 semaines mais le but était avant tout de visiter des temples, de découvrir la nature ainsi que de profiter de l’occasion de Loy Kratong pour aller dans le Nord (Chiang Mai). Le compromis de départ était de commencer les premiers jours dans un coin de plage (pour se remettre du décalage horaire, 12h …) sans pour autant trop perdre de temps dans les transports. Tout le sud de la Thaïlande a donc été évincé du programme (en plus d’une météo plus incertaine là-bas).
Comme pour tout pays fait en si peu de temps, on n’obtient qu’un petit aperçu… mais quel aperçu! J’ai aimé à quel point les Thaïlandais sont accueillants et plein de bonne volonté. J’ai aussi aimé comme c’est un pays qui vous pousse à sortir de votre zone de confort quand vous avez organisé le tout seul. Il y a aussi beaucoup de facilité à se déplacer et trouver des solutions, beaucoup plus facile que je ne l’imaginais quand je préparais ce voyage.
Il y a aussi des mauvais côtés, surtout à Bangkok. Les négociations perpétuelles avec les chauffeurs de taxi qui ne veulent pas mettre de « meter ». Les arnaques en tout genre sur les temples soit disant fermés. Les tuk tuk qui rodent… ;-) Mais en étant débrouillard, on se sort bien de ce genre de situations et elles n’occultent pas du tout à quel point le voyage est superbe. J’aurais un seul –humble- conseil à ceux qui y voyagent pour la première fois : ne commencez pas par Bangkok. Même si c’est souvent plus simple car on y atterrit, je conseillerais de partir immédiatement ailleurs comme je l’ai fait.
Une autre chose que je ne peux pas occulter est le fait que j’ai voyagé en Thaïlande seulement quelques semaines après la mort du Roi. (j’étais encore dans la période du 1er mois de deuil). J’étais préparée avant mon voyage depuis des mois et je savais que pour le peuple Thaïlandais, ce n’était pas un évènement anodin et que le peuple souffrait vraiment de cette perte. J’ai pu le constater tout le long de mon séjour et j’ai évidemment trouvé indispensable de m’adapter à cette réalité par respect pour les Thaïlandais : habits noirs pour les temples, noirs/sombres pour le reste du temps avec un petit nœud noir accroché sur le torse. Les Thaïlandais semblaient apprécier de voir cette forme de respect et j’avoue avoir été un peu choquée de voir certains occidentaux en couleurs fluo/jaune qui déambulaient comme si de rien n’était. Il me semble que c’est important de faire preuve de respect et d’un minimum d’informations préalables avant de visiter un pays (mais bon, ce n’est que mon humble avis).
Voici donc le récit de mon parcours! L’emphase du séjour pour nous : les temples, les paysages et la nourriture (oui, il y aura des photos de nourriture dans ce carnet!!) ;-)
Novembre 2016 en Thaïlande, pendant 2 semaines.
Coins tranquilles et authentiques sur la côte marocaine English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons de partir à 8 (2 familles) au Maroc en août prochain pour 2 semaines. Passage obligé par Marrakech (2 jours), nous partirons ensuite sur la côte, et avons pensé à Oualidia, Essaouira et pourquoi pas Taghazout. En fait, nous cherchons des coins "tranquilles" et encore un peu authentiques (port de pêche...) où nous prévoyons de louer des maisons ou riad. Pouvez vous m'indiquer des endroits, sachant que nous aurons les vols à Marrakech.
Merci par avance de votre aide,
Alexandra
Nous envisageons de partir à 8 (2 familles) au Maroc en août prochain pour 2 semaines. Passage obligé par Marrakech (2 jours), nous partirons ensuite sur la côte, et avons pensé à Oualidia, Essaouira et pourquoi pas Taghazout. En fait, nous cherchons des coins "tranquilles" et encore un peu authentiques (port de pêche...) où nous prévoyons de louer des maisons ou riad. Pouvez vous m'indiquer des endroits, sachant que nous aurons les vols à Marrakech.
Merci par avance de votre aide,
Alexandra
Photos de Birmanie English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de Birmanie je me propose de partager avec vous quelques photos et quelques retours d'expérience.
Durée et date du voyage: 2 semaines du 29 octobre au 13 novembre. Prix du billet: 550€ (réservé en juin) avec Vietnam Airways (escale de 2H au vietnam) Visa en ligne (evisa) Réservation de la première nuit à Yangon via booking.com Réservation du vol Yangon-Mandalay sur Air KBZ (environ 100€) Pas de difficultés pour trouver de la place dans de bonnes GH globalement tout au long du voyage. Itinéraire classique: Yangon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangon Arrivée à Yangon. Echange de billets à l'aéroport: ils sont très stricts! Pas de différence de change entre billets de 50€ et 100€. Une micro déchirure et votre billet sera refusé. Par contre s'il est un peu plié ca passe. J'ai eu 2 billets de 100€ refusés (micro déchirure de qq mm). J'ai pu les échanger à la GH (Chan Myae) que je recommande.
Quelques photos de Yangon:


Vers la fin de journée il convient de se rendre à la pagode Shwedagon. Il y règne une atmosphère incroyable, ca vaut vraiment tout ce qu'on peut lire à son propos!



De retour de Birmanie je me propose de partager avec vous quelques photos et quelques retours d'expérience.
Durée et date du voyage: 2 semaines du 29 octobre au 13 novembre. Prix du billet: 550€ (réservé en juin) avec Vietnam Airways (escale de 2H au vietnam) Visa en ligne (evisa) Réservation de la première nuit à Yangon via booking.com Réservation du vol Yangon-Mandalay sur Air KBZ (environ 100€) Pas de difficultés pour trouver de la place dans de bonnes GH globalement tout au long du voyage. Itinéraire classique: Yangon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangon Arrivée à Yangon. Echange de billets à l'aéroport: ils sont très stricts! Pas de différence de change entre billets de 50€ et 100€. Une micro déchirure et votre billet sera refusé. Par contre s'il est un peu plié ca passe. J'ai eu 2 billets de 100€ refusés (micro déchirure de qq mm). J'ai pu les échanger à la GH (Chan Myae) que je recommande.
Quelques photos de Yangon:


Vers la fin de journée il convient de se rendre à la pagode Shwedagon. Il y règne une atmosphère incroyable, ca vaut vraiment tout ce qu'on peut lire à son propos!



Le cauchemar vol Bangkok – Paris avec Royal Jordanian English translation pending
Le cauchemar Bangkok – Paris by Royal Jordanian
🤪
Le 16/11/2016 nous avions notre vol bangkok – Amman – Paris à 00h30 avec notre petite de 5 mois et nous sommes arrivés 46 heures plus tard (28 heures de retard) à Paris CDG et ce après moult péripéties et jamais aucune excuse d’un membre du personnel Royal Jordanian, pire le personnel de bord a été exécrable. 00h30 décollage théorique 02h30 Les agents d’escale de l’aéroport nous donne un bon de 250B pour aller mangé, sans aucune info quant au décollage. 03h00 On vient nous chercher en urgence aux restaurants pour le décollage… 04h00 On ne part plus, on ne sait pas quand on partira, malgré notre bébé, nous ne sommes pas prioritaire pour l’hotel 05h30 Après le passage à l’immigration pour l’annulation de notre sortie de Thailande, un transport de 30mns de bus pour l’hotel nous voici dans la chambre sans savoir quand sera le vol…toujours personne de la compagnie. 09h30 Au réveil une affiche nous indique qu’on vient nous chercher à 13h30. 13h30 Bus pour l’aéroport 16h00 toujours pas décollé, on attend l’équipage.. 17h00 Décollage pour Amman on ne sait toujours pas quand nous aurons un vol pour Paris . Donc pas d’informations , ni d’excuses, le personnel de bord est plus que limite, d’ailleurs l’écran de ma compagne est arraché, on lui indique juste « il y a une place derrière allez y » (malgré le bébé ! bref) Arrivé à Amman on passe à un guichet pour visiblement nous rendre dans un nouvel hotel, nous n’avons toujours pas de date ni d’heure de départ pour Paris (ni d’excuses). A la sortie de l’avion ils n’ont pas voulu nous rendre la poussette, apparemment ce sera après le passage à l’immigration. Nouveau guichet cette fois ci pour l’hotel, puis l’immigration. Une bonne heure après on attend toujours notre poussette, on retarde le groupe pour nous rendre à l’hotel. La poussette serait restée à bangkok, puis elle serait partie à Paris …pour finalement nous proposer une poussette pourrie en compassassions, la colère grimpe encore un peu plus et ce n’est pas fini…finalement ils la retrouvent… Après quelques heures de sommeil (2h) et une douche, petit dej …et Oh magie de ROYAL JORDANIAN une nouvelle affiche est apparue 13h le pick up pour un vol à 16h. Au passage sécurité d’Amman on nous refuse le lait en poudre de la petite, l’eau minérale pour son biberon et là ça commence à faire beaucoup….bon finalement on réussira à avoir le lait, d’autres rentre avec des bouteilles d’eau dans l’aéroport d’Amman , pas nous avec notre bébé…bref je craque. Le vol se passe, tout le monde (trentaine de personnes) est claqué. La petite qui a été géniale durant cette aventure pleure de fatigue les 2 dernières heures. Enfin Paris…on prend nos sacs et …on attend la poussette…elle serait restée à Amman …je craque complétement, c’est la goutte d’eau. Elle sera retrouvée 45 mns après (on nous aura indiqué qu’on nous l’enverrait quand elle serait retrouvée…et le bébé on le met ou dans le train avec nos 4 sacs !!!!) Voici donc comment nous avons passé 46 heures pour un vol Bangkok – Paris de tout au plus 16h. Merci Royal Jordanian pour vos informations tout au long de cette épreuve, ainsi que vos excuses, nous allons réclamer réparation. Nous ne lâcherons rien.
Le 16/11/2016 nous avions notre vol bangkok – Amman – Paris à 00h30 avec notre petite de 5 mois et nous sommes arrivés 46 heures plus tard (28 heures de retard) à Paris CDG et ce après moult péripéties et jamais aucune excuse d’un membre du personnel Royal Jordanian, pire le personnel de bord a été exécrable. 00h30 décollage théorique 02h30 Les agents d’escale de l’aéroport nous donne un bon de 250B pour aller mangé, sans aucune info quant au décollage. 03h00 On vient nous chercher en urgence aux restaurants pour le décollage… 04h00 On ne part plus, on ne sait pas quand on partira, malgré notre bébé, nous ne sommes pas prioritaire pour l’hotel 05h30 Après le passage à l’immigration pour l’annulation de notre sortie de Thailande, un transport de 30mns de bus pour l’hotel nous voici dans la chambre sans savoir quand sera le vol…toujours personne de la compagnie. 09h30 Au réveil une affiche nous indique qu’on vient nous chercher à 13h30. 13h30 Bus pour l’aéroport 16h00 toujours pas décollé, on attend l’équipage.. 17h00 Décollage pour Amman on ne sait toujours pas quand nous aurons un vol pour Paris . Donc pas d’informations , ni d’excuses, le personnel de bord est plus que limite, d’ailleurs l’écran de ma compagne est arraché, on lui indique juste « il y a une place derrière allez y » (malgré le bébé ! bref) Arrivé à Amman on passe à un guichet pour visiblement nous rendre dans un nouvel hotel, nous n’avons toujours pas de date ni d’heure de départ pour Paris (ni d’excuses). A la sortie de l’avion ils n’ont pas voulu nous rendre la poussette, apparemment ce sera après le passage à l’immigration. Nouveau guichet cette fois ci pour l’hotel, puis l’immigration. Une bonne heure après on attend toujours notre poussette, on retarde le groupe pour nous rendre à l’hotel. La poussette serait restée à bangkok, puis elle serait partie à Paris …pour finalement nous proposer une poussette pourrie en compassassions, la colère grimpe encore un peu plus et ce n’est pas fini…finalement ils la retrouvent… Après quelques heures de sommeil (2h) et une douche, petit dej …et Oh magie de ROYAL JORDANIAN une nouvelle affiche est apparue 13h le pick up pour un vol à 16h. Au passage sécurité d’Amman on nous refuse le lait en poudre de la petite, l’eau minérale pour son biberon et là ça commence à faire beaucoup….bon finalement on réussira à avoir le lait, d’autres rentre avec des bouteilles d’eau dans l’aéroport d’Amman , pas nous avec notre bébé…bref je craque. Le vol se passe, tout le monde (trentaine de personnes) est claqué. La petite qui a été géniale durant cette aventure pleure de fatigue les 2 dernières heures. Enfin Paris…on prend nos sacs et …on attend la poussette…elle serait restée à Amman …je craque complétement, c’est la goutte d’eau. Elle sera retrouvée 45 mns après (on nous aura indiqué qu’on nous l’enverrait quand elle serait retrouvée…et le bébé on le met ou dans le train avec nos 4 sacs !!!!) Voici donc comment nous avons passé 46 heures pour un vol Bangkok – Paris de tout au plus 16h. Merci Royal Jordanian pour vos informations tout au long de cette épreuve, ainsi que vos excuses, nous allons réclamer réparation. Nous ne lâcherons rien.