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Croisière sur le MSC Divina du 21 février 2013 au 4 mars 2013 English translation pending
by Mimine74 · 2012-09-29 · 63 replies
Nous partons mon mari, mes parents et moi-même sur le Divina le 21 févier 2013 de Gènes Comme d'habitude j'aimerais savoir si il y a d'autres personnes du forum qui font la même croisière que nous. Je pourrais également les renseigner sur les escales car nous avons fait le même trajet l'an passé sur le Fantasia.
Oisans sauvage, passion d'une vie English translation pending
by Lucbertrand · 2012-09-10 · 5 replies
Oisans Sauvage Passion d’une vie

Le massif de l’Oisans restera pour moi cette région montagneuse privilégiée, que j’ai appris à connaître dès mon plus jeune âge, grâce à mon père, qui nourrissait une passion pour cette terre sauvage du Haut Dauphiné. Cependant, cette préférence ne tient pas à cette précocité de ma découverte, mais bien aux caractéristiques extraordinaires de ce territoire. Sans vouloir les énumérer, je me contenterai de laisser courir l’écriture au fil des émotions, que fait naître cette région chez l’amoureux de la nature, de la montagne et des grands espaces.

Sa diversité liée à son immensité, en fait un massif aux multiples visages, du nord au sud, forts différents. Pour s’en convaincre deux points d’observation, l’un au nord le plateau d’Emparis, et l’autre au sud à partir de Champoléon, vous révèlent deux aspects opposés. Du premier endroit, le regard embrasse les extraordinaires faces nord de la Meije et du Râteau, parois sombres, auréolées de neige même au cœur de l’été, s’élevant majestueusement par delà de vastes glaciers chaotiques, bardés d’impressionnantes crevasses. Du sud, au contraire vous découvrez une immense vallée sèche qui vient buter sur le Sirac et son interminable crête en dents de scie qui approche les 3500 mètres d’altitude. Là, au cœur de l’été tout n’est que roches arides, écrasées de chaleur. On pourrait s’imaginer dans un désert, bien loin de nos régions tempérées. Ces deux caractères d’une même région m’ont toujours fasciné. Le long de la Durance qui borde ces montagnes à l’est on est déjà dans le midi, presque en Provence. Le thym et d’autres herbes aromatiques embaument les chemins et les pierriers. Par contre, lorsque vous descendez du col du Lautaret, les prairies et les austères parois vous rappellent que vous êtes dans les Alpes du nord, où règne une climatologie différente. Pourtant, il s’agit d’une même et unique région montagneuse, le massif des Ecrins ou de l’Oisans. Deux noms pour un même espace. Les Ecrins, car il s’agit du sommet culminant, et qui de plus dépasse les 4000 mètres. On l’appelait aussi, il y a fort longtemps le massif du Pelvoux, à l’époque on pensait, à tort, que ce sommet plus visible que les Ecrins était le point culminant. L’origine du nom Oisans, quant à lui, se réfère à la peuplade qui vivait dans ces contrées avant la conquête romaine. Deux dénominations pour une même région aux deux visages, rien de plus naturel !

Après avoir regardé ces montagnes de leur périphérie, rentrons en leur cœur. Deux vallées grandioses nous conduisent au centre de ce sanctuaire. D’un côté la vallée de la Bérarde et de l’autre celle de Vallouise. Tout en cheminant le long de chacune de ces routes remontant ces vallées, lentement les points de vue s’affinent et les grands sommets deviennent toujours plus imposants. Pêle-mêle, apparaissent la Meije, la Barre des Ecrins, l’Ailefroide, le Pelvoux, et de nombreuses autres éminences rocheuses ou neigeuses. Ces deux axes d’entrée sont en été très fréquentés. Mais, dès que vous vous éloignez des routes, des chemins et des rares escalades à la mode vous vous retrouvez seuls ou presque face à ces immensités de roche et de glace.

En matière d’escalade les usages et les pratiques ont évolué. Avec le développement d’une multitude de voies de varappe à proximité des routes en fond de vallée aussi bien à la Bérarde qu’à Vallouise, les grimpeurs désertent les grandes voies d’alpinisme. En effet, le jeu n’est pas le même. D’un côté un excellent rocher avec de très courtes marches d’approche, de l’autre de grandes parois austères aux approches interminables, souvent défendues par des glaciers particulièrement hostiles en été, lorsque la glace dure et dénudée de toute trace de neige barre l’accès au rocher. Pour se confronter aux premières, un lever tardif suffit, par contre pour aller à la rencontre des secondes, un réveil très matinal s’impose, suivi d’une gigantesque marche que l’on commence de nuit dans la caillasse. Ce départ aux aurores constitue un préalable indispensable, car l’expédition sera longue. Dans le premier cas, on est plus à la recherche du joli parcours technique, et dans le second plus à la quête d’une confrontation à la nature sauvage, par définition hostile à l’homme. Là, un jugement sûr et le sens de la lecture du rocher sont indispensables, afin de mettre de son côté de bonnes chances de réussite. Mais, il n’est pas question de juger une pratique à l’aune de l’autre. Cela me rappelle un débat sur le classement des sociétés humaines. La grand question étant : y-a-t-il des sociétés supérieures à d’autres ? Par définition la question est stupide, car chaque société se juge, et par conséquent classe les autres, en fonction de ses propres critères. On se mord très vite la queue dans ce genre de débat. Bien évidemment, la confrontation entre les sociétés et leurs modes de vie différents crée des mésententes voire des ruptures, mais je ne vais pas aborder ce sujet qui nous emmènerait très loin des montagnes.

Je reviens au cœur du massif de l’Oisans et tout particulièrement vers un groupe de montagnes que j’ai regardé depuis ma plus tendre enfance et dont je n’avais gravi jusqu’à ce jour aucun des sommets. Il s’agit de cette immense arête qui s’étire sur plusieurs kilomètres, dont les pointements frisent les 4000 mètres sans toutefois les atteindre. Tout au long de cette dentelle de pierre, on égrène des noms qui font rêver : Pelvoux avec ses deux cimes, Puiseux et Durand, le Pic Sans Nom (qui a quand même un nom !), le Coup de Sabre et la longue arête des Ailfroides avec leur terrible et sombre face nord-ouest, qui s’élève d’un jet sur 1,2 kilomètre de roche à pic. Cette immense vague de pierre domine le glacier noir, ainsi nommé car en été il est entièrement recouvert de débris morainiques, qui lui donnent cette couleur noire. Je l’ai à plusieurs reprises remonté les yeux levés vers ces pics acérés, presque inaccessibles, en songeant aux récits épiques des alpinistes qui les premiers se sont lancés à l’assaut de ces faces.

Sur l’autre bord de ce glacier j’avais, il a déjà longtemps, gravi deux montagnes célèbres, tout d’abord le pilier sud des Ecrins, jaillissement de pierre de plus de mille mètres de haut culminant à 4102 mètres, et le Pic Coolidge plus modeste avec ses 3775 mètres, mais qui constitue un belvédère de tout premier plan pour admirer les grands sommets qui l’entourent. Cela m’avait laissé, au cours de longues marches, tout le loisir de contempler ce décor extraordinaire.

Cet été, Christophe me propose d’aller escalader la face sud du pic du Coup de Sabre. Cela fait déjà très longtemps que je n’ai pas fait une voie de cette ampleur en haute montagne. Certes, au cours de ces dernières années nous avons gravi ensemble des voies techniquement aussi difficiles, mais qui ne nécessitaient pas une telle marche d’approche de plus de 1700 mètres et qui atteignaient une altitude plus modeste. Je me suis empressé d’accepter la proposition, et voilà comment nous nous retrouvons au village d’Ailefroide en partance pour le refuge du Sélé, lieu d’où nous partirons demain matin pour notre ascension.

Tout au long de ce parcours sur sentier en ce début d’après-midi de chaleur, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire au fur et à mesure de notre progression. Je me souviens d’une magnifique course à ski de randonnée en direction de la pointe des Bœufs Rouges, par des conditions de neige fabuleuses, qui nous permettaient une progression rapide. Je me remémore aussi l’ascension du très étroit couloir du Pelas-Vernet, qui se cache au fond d’une faille profonde. Tout cela remonte à plus de trente ans, cependant les souvenirs sont très présents et précis. Certaines expériences vous marquent de façon indélébile au-delà des jours qui s’écoulent. Une vie est balisée un peu à la manière d’une côte dans le brouillard, ponctuée de phares afin de permettre la poursuite de sa route vers un futur peuplé d’incertitudes. Le temps passe vite !

Voilà aussi ce que je viens chercher en acceptant la proposition de mon guide. Je suis à la recherche du souvenir, faisant revivre des sensations fortes éprouvées dans ce massif montagneux, il y a déjà bien longtemps. Tout à ma réflexion, nous avançons rapidement et en deux heures et demie nous atteignons le refuge du Sélé. C’est la première fois que je m’y rends. Ces dernières années, je ne fréquentais plus trop les refuges, de peur de la surpopulation, entraînant des nuits très inconfortables, dans la chaleur des dortoirs et dans le bruit des ronfleurs. Mais les modifications des habitudes des randonneurs et des grimpeurs, ainsi que des conditions d’enneigement ont amené à une fréquentation beaucoup moins importante de nombre de refuges de haute montagne. Cela n’est pas pour me déplaire, bien que ce soit fort triste pour les gardiens de ces refuges, qui exercent ce métier avec conviction, un peu à la manière d’un sacerdoce.

Ce soir, nous sommes une petite dizaine, ce qui est très peu en pleine saison estivale. Une cordée part pour la traversée du col du Sélé. Etant donné le faible enneigement et la longue distance sur glace vive cette randonnée représente à mon sens un véritable calvaire. Très logiquement les candidats ne se bousculent pas. Deux grimpeurs envisagent une escalade dans la face sud de Sialouze, réputée pour son rocher de grande qualité, ce qui est tout à fait remarquable pour l’Oisans, dont la réputation est plutôt liée au rocher incertain. Un guide et son client ont jeté leur dévolu sur la voie normale d’Ailefroide. Avec ces derniers, à cinq heures du matin nous partirons ensemble, nos chemins étant communs les premières heures. Cela ne fait pas grand monde pour cette bâtisse à large capacité. Demain soir, au grand désespoir du gardien, ils ne seront que trois, alors que nous sommes presque au week-end du 15 août, traditionnellement l’un des plus fréquentés.

Le repas du soir sera animé, discussion intéressante sur la montagne et autres sujets à connotation plus professionnelle. Nous aurons droit à du chamois en sauce, je ne sais pas s’il a été braconné dans le coin ? A la fin du repas le gardien, fort sympathique, nous fera un sérieux appel pour nous offrir un génépi maison. Mais nous résisterons et ignorerons son invitation. En effet, il détient une fameuse réputation, dont certains grimpeurs ne se sont pas relevés, étant redescendus du refuge avec une sérieuse gueule de bois, en oubliant jusqu’à la paroi pour laquelle ils étaient venus !

4heures30 lever, petit déjeuner sans entrain avec du pain pour le moins plus très frais, agrémenté d’un peu de beurre et d’une minuscule portion de confiture. A ces moments très matinaux, la faim n’est pour le moins pas très forte. Je me force donc à engloutir quelques tranches de pain. Dans le refuge nous nous équipons de nos baudriers dans un léger cliquetis métallique, dû aux mousquetons qui s’entrechoquent.

Nous attaquons la marche d’approche de nuit. Très vite le chemin conduit dans de petites barres rocheuses. Seul le halo de la lampe frontale permet de discerner les quelques mètres qui nous entourent. Ces marches sur terrain raide de nuit, alors que l’on vient juste de se réveiller, que les muscles sont encore froids et les mouvements mal assurés, sont impressionnantes et pas toujours très agréables. Dans une nuit opaque on s’imagine se promener au-dessus de vides abyssaux, toujours un peu tendu à l’idée de faire un faux pas, qui vous précipiterait vers une mort probable. Il n’en faut pas plus pour que le cerveau se réveille franchement et que la vigilance devienne extrême, à la recherche de prises de pied et de main au milieu des ténèbres. Cependant ces marches de nuit, un peu à tâtons, entouré d’immenses parois dont on ne distingue que les gigantesques silhouettes noir d’encre, qui se dessinent sur les étoiles, font partie intégrante des émotions que l’on vient chercher dans ces quêtes de sommets de haute montagne. On avance dans sa minuscule bulle de lumière, un peu à l’aveugle au milieu de ce décor d’immenses parois peuplées d’à-pics que l’on côtoie, à la manière d’un funambule qui ne distinguerait pas toujours très bien le filin sur lequel il est en équilibre. Ces absences de références précises, au milieu d’ombres qui migrent et se modifient au fil de vos pas font naître des illusions qui peuvent procurer de vrais vertiges, les informations fournies par les yeux et celles fournies par l’oreille interne pouvant différer. Voilà ce que représentent pour moi ces départs nocturnes, sur ce qui n’est plus des chemins et pas encore de l’escalade à proprement parler.

Heureusement, le jour ne tarde pas à se lever et cela rend la progression plus agréable. Les montagnes révèlent enfin leurs formes véritables. Éperons, faces et étendues glaciaires se différencient lentement dans une pénombre de moins en moins intense. Le ciel passe du noir profond au bleu, et enfin une teinte rouge sombre prend le dessus. Ce rouge devient de plus en plus vif, et cède à son tour devant le jaune, annonce imminente de l’apparition du soleil. Les faces rocheuses, par leurs teintes, en commençant par le sommet et avec un certain décalage dans le temps, suivent l’éclairement amorcé dans le ciel. De noires, elles virent au gris puis le rouge à son tour passe par tous les dégradés, pour enfin déboucher sur la véritable couleur de ce gneiss de l’Oisans, qui révèle une multitude de couleurs de l’ocre au vert pâle dû à certains lichens, sans oublier le rouge couleur rouille généré par certains oxydes de fer. Les glaciers dévoilent leurs véritables conditions. Ayant pris de l’altitude nous pouvons les observer du haut. Très nettement les parties de glace vive tranchent par leur froide couleur métallique bleutée sur les parties enneigées, plus blanches, quoique saupoudrées de débris de poussière dus à l’érosion très active dans ces zones de fortes amplitudes thermiques.

Après avoir contourné un vaste éperon, nous dépassons l’ancien refuge. Cette apparition d’une époque révolue nous plonge une centaine d’années dans le passé. Nous nous attendrions presque à voir sortir quelques alpinistes à chapeau, chaussés de chaussures à clous et portant des cordes en chanvre. Mais non, rien ne bouge, seuls peut-être les esprits des premiers ascensionnistes de ces cimes de l’Oisans se cachent encore parmi ce décor fantastique ? Un vaste vallon se découvre, et devant nous se dressent l’Ailefroide, le Coup de Sabre, le Pic sans Nom et son avant-poste l’aiguille de Sialouze. Le lieu est étrangement calme, Alors que 1500 mètres plus bas la vallée grouille de touristes, nous sommes seuls à contempler ce spectacle de la montagne qu’incendie le soleil. Il fait bon, pas un brin d’air. D’un pas alerte nous franchissons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du glacier. Lorsque nous l’atteignons, nous chaussons les crampons pour parcourir une glace dure mais heureusement peu raide. Rapidement elle cède la place à la neige, ce qui rend notre progression plus confortable. Plus nous approchons du pied de la paroi, plus elle nous semble immense du haut de ses 400 mètres. La neige se redresse en finale, alors que nous touchons au rocher.

Le départ de notre escalade n’est pas évident à trouver. En effet, on recherche toujours le premier piton qui indique le démarrage. Dans le cas présent il se situe à une quinzaine de mètres du sol et ne se distingue pas très bien. Christophe l’identifie cependant assez rapidement, après quelques tâtonnements dans une pente de neige raide. Nous soufflons, car le gardien nous a dit que la veille une cordée d’Anglais n’avait pas réussi à localiser le départ.

Nous enlevons nos crampons et nos chaussures de montagne, et enfilons nos chaussons d’escalade L’opération est assez aisée, car la neige fait un replat juste avant le rocher. Ce n’est pas toujours le cas, et parfois il faut faire tout un tas d’acrobaties dans une pente raide, en faisant attention de ne pas tomber et de ne pas laisser filer crampons ou chaussures dans la pente ou pire dans une crevasse. Rien de tel aujourd’hui, et c’est sans stress particulier que je me prépare.

Christophe attaque la première longueur et arrive à bout de corde sans avoir trouvé de vrai relais pour me faire venir. Assuré sur un seul piton il me demande de démarrer. Dans cette première longueur le rocher est constitué d’un granit sans grain assez glissant. La sensation est désagréable aux pieds, car justement ces derniers manquent d’adhérence. Mais l’escalade n’est pas trop difficile et le passage n’oppose pas de vraies difficultés. Après une vingtaine de mètres, je marque l’arrêt à mon tour, pour que Christophe reprenne sa progression à la recherche d’un véritable relais. Après une longue dalle à faible inclinaison, il trouve enfin ce qu’il cherche. Et tout au long de notre escalade, nous n’aurons plus de mauvaise surprise et les points d’arrêts sécurisés par au moins deux pitons se succéderont régulièrement. Après les cent premiers mètres, le granit glissant laisse soudainement la place à un joli gneiss coloré, au gros grain sur lequel les chaussons d’escalade font merveille.

La paroi est toujours très raide, pas très loin de la verticale, même par petites sections surplombante. L’itinéraire reste bien balisé par les pitons en place. Cependant ce rocher demande de la recherche dans le positionnement, car les prises bien souvent ne sont pas directes. Il faut alors recourir à des tractions en opposition sur des fissures que l’on prend latéralement ou par en dessous. Cela demande des efforts importants dans les doigts et les avant-bras. Pour moi qui n’ai pas un gros entraînement cela va virer dans la onzième et dernière longueur à la « bagarre de rue» et c’est à la limite des crampes dans les doigts que je vais me hisser sur ce sommet qui frôle les 3700 mètres d’altitude à un mètre près.

La vue y est saisissante de toutes parts. Là-bas au nord dans le lointain le Mont Blanc affiche sa silhouette, toute de blancheur, si caractéristique. Juste à nos pieds l’immense glacier noir déroule sa surface de cailloux. Juste en face la gigantesque face sud des Ecrins nous domine de plus de 400 mètres. Nous sommes encadrés le long de notre arête, d’un côté par le Pic sans Nom et de l’autre par l’Ailefroide. Loin au sud, le Sirac déploie sa grande crête, telle un râteau aux dents émoussées, si particulière. Je suis tout content de me trouver perché en ce lieu aérien. La fatigue fait son effet. J’ai du mal à m’alimenter. Cependant, je dois me forcer à ingurgiter quelques aliments énergétiques, comme des fruits secs, car une longue descente en rappel nous attend. Bien souvent, les accidents arrivent au cours de ces manœuvres du fait du relâchement de la vigilance due à la fatigue.

Christophe se lance dans le premier rappel, puis vient mon tour. Un dernier regard circulaire du haut de ce pic et je me laisse glisser le long de la corde. Ces opérations de descente sur un vide de plusieurs centaines de mètres sont toujours impressionnantes, bien que généralement techniquement faciles. D’où l’importance de ne pas se laisser gagner par la routine qui peut conduire à l’erreur, que l’on croirait impossible, et qui malheureusement se produit, même au détriment des plus forts. Et c’est ainsi que l’on se retrouve précipité dans le vide pour un dernier grand vol. Nos onze rappels se passent sans incident, si ce n’est une corde bloquée au cours du premier, et une petite manœuvre à quinze mètres du glacier, du fait de notre corde trop courte de cinquante centimètres pour rejoindre le dernier piton, ce qui a impliqué un petit pas d’équilibriste sans assurance.

Enfin nous voilà de retour sur la neige. Durant notre escalade la glace sous-jacente a bougé, et l’une de mes chaussures posée à même le sol s’est déplacée, enfoncée dans une petite dépression. Il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’elle soit précipitée dans la rimaye, profonde crevasse à la séparation de la glace et du rocher. Je n’ose imaginer comment j’aurais pu redescendre ce glacier avec une seule chaussure de montagne, les chaussons d’escalade, n’étant pas du tout, mais alors pas du tout prévus à cet effet. Mais la montagne s’est montrée encore une fois clémente à mon égard.

Il ne nous reste plus qu’à nous lancer dans une immense descente de 1700 mètres de dénivelé, en passant par le refuge, afin de retrouver la voiture tout en bas dans la vallée. A 19 heures nous atteignons le refuge. Plus que 1000mètres de dénivelé à descendre. Ils vont me sembler très longs. La montagne a été désertée par les randonneurs, montés pour la journée au refuge. Les chamois ont repris possession des lieux et ils ne sont pas farouches du tout. Nous les approchons à quelques dizaines de mètres et ils continuent sans trop d’inquiétude à brouter herbe et feuillage. Une mère et son petit, juchés sur une légère crête juste au-dessus du chemin nous regardent passer avec curiosité. La nuit nous surprend dans la descente, que nous finissons par trouver interminable. Dans les passages en forêt, la pénombre se fait bien réelle. Enfin, entre les troncs d’arbres, nous voyons apparaître les lumières du camping. Ça y est nous en avons fini, la voiture nous attend bien sagement. Il est 21heure30. Depuis cinq heures du matin, nous ne nous sommes pratiquement pas arrêtés et c’est avec plaisir que je m’assois dans mon véhicule. Il ne nous reste plus qu’à retourner à Gap qui est distante de 80 kilomètres. La nuit est particulièrement limpide et nous sommes le 11 août, période des pluies d’étoiles filantes. J’en vois une belle zébrer le ciel au-dessus du lac de Serre-Ponçon, alors que je conduis. Dernier petit clin d’œil de la nature au cours de cette journée bien remplie.

Je suis rentré chez moi depuis deux jours, je prends le (vieux) guide du massif des Ecrins de Lucien Devies et Maurice Laloue. Pour moi ce livre de couleur rouge, édité en 1946, représente une véritable bible du massif. A le lire, c’est toute l’histoire de la découverte de ces montagnes que l’on suit. Les dessins des parois à l’encre sont très précis. Page 61, sur une demi-feuille le Pic Sans Nom, entouré de la Pointe Puiseux et du Pic du Coup de Sabre, affiche sa grandiose face nord. Le Pic du Coup de Sabre est dénommé Petit Pic Sans Nom. Une correction à l’encre bleue rectifie cette erreur d’appellation. Je reconnais cette écriture, c’est celle de mon père qui avait acheté ce livre en 1956. Je sais que son esprit est encore là-haut. Il m’avait demandé d’aller répandre ses cendres sur un sommet de la région. Il avait finalement changé d’avis, de peur que je prenne des risques en accomplissant ses dernières volontés. Cette rectification à l’encre bleue, d’une écriture ferme et droite, est la preuve, qu’au cours de cette plongée de ces deux derniers jours au cœur de ce sanctuaire qu’il aimait tant, il était là, et qu’il participait à mon plaisir, bien que ma pratique de l’escalade difficile ait toujours provoqué chez lui une certaine crainte pour mon intégrité physique.
Qui connaît Costa Voyager, croisière "Fêtes méditerranéennes? English translation pending
by Dasi34 · 2012-09-08 · 21 replies
Bonjour,

je pars le 7 novembre 2012 avec le costa voyager "fetes méditerranéenne" ajaccio, ile d elbe, rome capri. Qui connaite ce bâteau et qui a fait ce type de croisiere

Merci
Ascension du Kinabalu (Malaisie, août 2012) English translation pending
by Poppies · 2012-09-04 · 12 replies
Bornéo – Mont Kinabalu

Août 2012 - Ca c’est fait !

Ca y est, nous y voici.

Après 6 mois d’entraînement en salle (bien que ce soit loin d’être ma tasse de thé), à raison 2 à 3 heures par semaine, il est 8h30 du matin et nous commençons notre ascension, accompagnés de notre guide. Nous sommes partis pour 8h30 de grimpette, dure grimpette, mais nous ne le savons pas encore…..

Après Bangkok, Kota Baru, Taman Négara, Melaka, nous arrivons ce 15 août 2012 à 15 heures sur l’île de Bornéo. Il fait très chaud et nous attendons une bonne demi-heure que nos passeports reçoivent le visa « Bornéo », sésame de notre périple « montagnard ». Bien évidement la file d’à côté va plus vite que la nôtre et c’est pratiquement les derniers que nous arrivons au tapis où défilent les valises, sacs et autres contenants de nos compagnons de carlingue.

Et là, nous attendons encore. Voici une valise, puis une seconde (nous sommes 4), puis la troisième arrive, et puis…… et puis…….. ben non, pas de quatrième bagage.

Terrible sentiment de manque : toutes mes petites affaires, tous mes petits cadeaux achetés avec amour et pour faire plaisir à la famille, aux amis y étaient sagement rangés. Déclaration de perte au bureau d’Air Asia qui me promet que mon bagage n’est ni perdu, ni volé et qu’on va me le retrouver très vite. Je veux y croire.

C’est légèrement contrariée (és) que nous montons dans notre Van qui va nous conduire à la vitesse d’un escargot, à 2000 mètres d’altitude, destination : Mesilau Lodge.

Nous découvrons alors une route splendide, d’un côté la forêt et ses arbres majestueux, de l’autre côté, la mer ; il fait un temps magnifique. Et tourne à droite, et tourne à gauche et ……. hop, le voilà, au détour d’un virage, énorme, superbe : le Mont Kinabalu. Il est impressionnant, une vraie masse, on a du mal à croire que demain matin nous serons là haut. Pour nous quatre c’est une première et il va falloir s’accrocher.

Nous arrivons au Mesilau Lodge, lové au cœur de la forêt, sur les contreforts du Kinabalu pour y passer la nuit. Accueil fantastique, chalet 5 étoiles. On s’extasie sur le service « à la carte ». Nous sommes comme des coqs en pâte. Alors là commence notre petit délire, on se déguise, bonnets, gants, lampes frontales et bâtons de marche, fou rire et photos. En fait, on décompresse un peu. Pour ma part, j’en ai besoin, je suis un peu angoissée. Je veux y arriver, mais je craints de ne pas pouvoir.

Lever 7h30, petit déjeuner royal et départ à 8h30. Nous avons rendez-vous avec notre guide qui nous attend. Nous avons choisi de partir de Mesilau et non de Timpohon Gate car nous avons lu que le chemin était plus joli, mais aussi………. plus long de 2 heures (ce qui s’est avéré ne pas être indispensable !). Petit briefing : marcher doucement, respirer régulièrement, s’hydrater et nous voilà partis.

Le chemin commence à travers la forêt comme un chemin de rando classique. Ca grimpe, mais normal. Puis arrivent les premiers escaliers qui s’avéreront être l’essentiel de notre « promenade ».

Il fait très chaud et très moite, on dégouline mais la forêt est superbe, végétation tropicale, fougères géantes, arbres immenses dont les troncs sont habillés de magnifiques « parasites » végétaux, énormes rochers recouverts de mousse, petit pont en bois au dessus d’un ruisseau, cascade…le chant des oiseaux…. le Paradis.

On grimpe, c’est difficile. On redescend même pendant quelques centaines de mètres, il fait frais, on admire la forêt, c’est agréable. Mais tout ce qu’on redescend et, il va bien falloir le remonter et là, bien sûr, on retrouve les escaliers et on grimpe, et on grimpe.

F. a du mal, elle sent son cœur taper très fort dans ses oreilles, le mien aussi d’ailleurs tape très, très fort et je commence à douter que nous arrivions tous les deux (mon cœur et moi), ensemble au sommet. « Ne me lâche surtout pas, c’est trop tôt, j’ai encore plein de choses à voir et à faire ! ».

On arrive à la jonction des chemins (Mesilau/Timpohon Gate). Si nous étions seuls jusqu’à là, nous commençons à croiser d’heureux randonneurs qui redescendent, leur devoir accompli. Ils nous souhaitent bon courage, ce qui évidemment ne manque pas de nous inquiéter un peu plus.

La végétation change. La forêt est moins dense, mais en fait, je ne vois plus grand-chose d’autre que mes chaussures !

Notre guide, qui se tient derrière nous depuis le début, nous dit que nous avons fait le plus difficile. Nous venons de marcher durant 4h30 : grand « Ouf » général. Mais le bougre se moquait gentiment de nous, car nous voici devant une envolée de marches inégales, en terre d’un magnifique jaune moutarde (on dirait un paysage du Jurassique) et avec mes 1m56, elles sont encore plus hautes ces marches. Je suis une petite fourmi au pays de Gulliver !

Pour ma part, c’est là que commence mon calvaire. Cependant, je vais garder le sourire (peu être un peu nerveux..) presque jusqu’en haut car je suis contente d’être là.

Alors là, en voici, en voilà, des marches en terre, en bois, en pierre….. et pratiquement jusqu’en haut. Je souffre, je m’accroche, je m’accroche, je souffre... Elles sont raides et toujours inégales ces marches. Quand il s’agit d’escaliers en bois, je me retrouve à plusieurs reprises à les grimper comme une échelle et en plus il fait très chaud. Mon cœur tape dans mes tempes, je vais mourir !

Heureusement il y a quelques « plats », histoire de souffler un peu.

Mon mari prend alors la tête de notre petit groupe et je me retrouve seule, avec les escaliers et mes chaussures ! Nos amis sont un peu plus loin derrière nous.

Je marche très doucement, ne regarde plus que mes pieds, mon cœur bat toujours très fort, malgré mes efforts pour réguler mon souffle. J’ai chaud mais heureusement mes jambes marchent toutes seules et presque sans effort (merci ma gym). Je me dis « allez, monte, monte, chaque pas te rapproche du refuge ». Mon cerveau est vide. Et après 8h30 de montée, altitude 3200 mètres, comme seule au monde, je vois le Laban Rata, je marche comme une automate, quelle épreuve. Je pousse la porte du refuge, vois Domi attablé devant un coca. Je m’assoie, non je m’affale, et là, holàlà, les larmes montent et je sanglote un bon coup. Ca va mieux. Je suis heureuse. Etape n°1 : OK. Nos amis arriveront plus tard, F. est épuisée : larmes (c’est la mode ici !). Domi est arrivé le premier bien avant nous trois. Bravo.

Une bonne douche, bien froide…. Puis on dîne et on a très faim. Il est 18h30. Coucher 19 heures et à 20 heures, on entend les mouches voler.

Vendredi – 1h30 : le guide tape à notre porte. On sort du lit, une bonne dose d’arnica la veille au soir a effacé nos courbatures (merci F, pour tes bons conseils). F. restera au lit, elle n’a pas dormi, elle ne se sent absolument pas.

Nous sommes donc tous les trois, harnachés de nos anoraks, bonnets, lampes frontales et gants devant un café. La salle à manger grouille de monde mais étrangement peu de bruit.

Puis notre petit guide nous dit qu’il est l’heure de partir. Il est 2 heures du matin. Je suis ravie, très angoissée, mais ravie. J’ai peur de manquer d’air, que mes jambes ne portent plus, que mon cœur tape trop fort, de ne pas arriver en haut et ça JE NE VEUX PAS.

Dehors il fait nuit noire, pas froid, j’ai même chaud. On commence à marcher, à la queue leuleu. La porte d’accès au chemin du Pic, s’ouvre. Nous sommes les premiers. On ne voit rien de ce qui nous entoure et ma lampe frontale éclaire juste ce qu’il faut du chemin. Je suis devant, je dis aux garçons de me doubler, mais ils ne veulent pas. Je marche tout doucement, vraiment doucement en pensant à chaque pas. Je respire profondément et régulièrement, pas trop vite… Bonjour les marches, je vous avais presque oubliées… On grimpe, il fait bon, les lampes frontales des grimpeurs derrière nous dessinent une guirlande lumineuse, c’est joli. Le guide est toujours en arrière, quand je le regarde, il lève le pousse pour nous dire : c’est OK, continuez comme ça, enfin c’est ce que je crois comprendre. On en a pour 3h30, alors on continue, OK ?

Et puis, là, je (nous) ne m’y attendais pas. Nous voici au pied d’un mur de granit, incliné à 80°, habillé d’une magnifique corde blanche. Je me mets à penser que mes marches étaient fort sympathiques finalement. Petit regard affolé au guide : j’ai en plus un méchant vertige, qui m’a amenée un jour à faire sensation dans l’ascenseur de la Tour Eiffel dont je voulais absolument sortir, assise par terre au milieu des touristes et du surcroît en sanglots. Donc nous voici au pied de cette masse qu’il va bien falloir dompter, et ben on l’a fait, comme beaucoup d’autres bien sur, mais soyons un peu égocentriques, je l’ai fait.

Il fait toujours nuit, l’air devient presque froid, curieusement aucune difficulté pour respirer et puis, tiens j’y pense, mon cœur ne tape plus, je ne l’entends plus. Il aime ça ?

Nous ne sommes plus les premiers, de jeunes gens tous neufs nous ont doublés, mais ils marchent vite et on les retrouve assis à essayer de récupérer leur souffle, alors on les rattrape, puis ils repartent et se sera comme ça jusqu’en haut.

Arrive un passage, très long passage, où on marche, toujours dans le noir, enfin on monte, sur une large et longue dalle graniteuse, la corde est toujours là, mais juste pour nous guider dans le noir, je pense. Ca commence à être très, très dur. On ne pensait pas que ça serait si long. On croit toujours qu’on arrive, mais en fait on n’arrive pas du tout.

Il fait froid, malgré nos efforts. Nous sommes sur une crête, puis très vite des rochers qu’il faut escalader. Là, je commence à me sentir pas vraiment très bien, tout tangue. On croise des jeunes filles qui pleurent, une vomit. Holàlà !!!! On s’accroche, on y croit, il le faut. Mon nez touche presque les rochers quand je monte, terrible !!! Les garçons sont devant. Le guide est derrière moi. J’en peux plus… je vais m’arrêter, je regarde mon guide et là, il est bien là, il me prend la main et me tire vers le haut, et encore, sur environ 15 mètres et je lève la tête et je vois « PIC KINABALU » 4095 mètres ; YYYYYYYYYYYYYEEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSSSS ! Merci. On y est, on l’a fait, je l’ai fait. Photos, sourires radieux, c’est superbe, fantastique, le jour se lève, il est 5h45.

Un petit quart d’heure, jetés sur des rochers… on est un peu fatigués !!! Puis il faut redescendre. Mais avant, lever de soleil apocalyptiquement beau. La lumière est rose sur la pierre grise ….. magique. Paysage lunaire… merveilleux.

Allez s’est reparti pour 2h de descente jusqu’au Laban Rata où on retrouve notre amie F. qui a pris de merveilleuses photos en nous attendant. Petit déjeuner réparateur et on redescend au lodge (4 heures difficiles, toutes en retenue pour les muscles et en amortis pour les genoux, ouille, ouille, ouille !) Je bénis mes bonnes chaussures de marche. En arrivant, ma valise « voyageuse » est là, elle m’attend…. super génial. Merci, Merci.

Dure, dure, très dure la descente. D’ailleurs je ne sais pas comment j’ai fait les derniers 100 derniers mètres à la traîne derrière mes trois compères et le guide toujours et encore derrière moi. J’avais l’impression que mes jambes étaient en caoutchouc et qu’elles partaient dans tous les sens, je n’arrivais plus à descendre les marches et les prenaient toutes en « crabe »…. Génial !

Nos muscles s’en souviendront pendant 3 jours, malgré l’arnica et les massages. En résumé, c’était pas facile, on en a « bavé » mais n’oublions pas que c’était une première. C’était très beau et je suis très fière que nous y soyons arrivés. Je recommencerai.

Merci à vous, si vous avez eu la patience de lire ces lignes. J’ai pris plaisir à les écrire. Bon voyage à tous, Martine
Worldwide Project": Paris - Saïgon à bicyclette English translation pending
by BWWhite · 2012-09-04 · 73 replies
"Autonomie. Ecologie. Esprit."

Aujourd'hui débute l'ascension vers une émancipation vis-à-vis de la machine sociétale.

Finalement répugné par mon ignorance et mon manque d'autonomie, il est enfin décidé que je mettrai tout en oeuvre pour m'écarter le plus possible de cette machine qui nous maintient en vie sans pour autant nous rendre plus sereins, plus fiers ou plus indépendants.

Vivre comme un indigène avec un slip de feuilles n'est pas non plus le but, mais grâce aux technologies que nous possédons aujourd'hui, je pense qu'il est possible de vivre une vie sereine et autonome à moindre coût. C'est d'ailleurs le principal problème, parmi d'autres, qui a eu raison de Christopher Johnson McCandless: une carence technologique. De nos jours, grâce à la technologie, il est possible d'avoir au creux de sa main tout le savoir des ancêtres, mais aussi celui des scientifiques d'aujourd'hui.

Il subsiste des tas de gens dans le monde, sachant encore faire leur pain, pêcher leur poisson, faire pousser leurs légumes, tanner leurs peaux, construire leur toit ou encore forger leurs outils... C'est vers ce savoir ancestral que je souhaite désormais me tourner, celui-ci le plus proche d'une vie authentique dont on est persuadé qu'elle s’enrichira d'aventures, ces dernières sans commune mesure avec l'actuelle société de consommation, de surcroît, répugnante.

Qu'est ce qui a bien pu tous nous pousser à oublier de telles valeurs? De telles richesses?

A partir d'aujourd'hui, je vous partagerai cette histoire dont je ne connais encore rien moi-même et tenterai de vous prouver qu'une autre manière de vivre est possible; plus naturelle; plus réelle.

BW

La page du projet:
http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)

Me voilà donc ici, face à vous, quelques lecteurs... Cela fait bizarre de parler à du monde, même si ce n'est qu'au travers du net. Je n'ai plus vraiment l'habitude de lier de contacts amicaux avec de nouvelles personnes; d'ordinaire, c'n'est pas du tout mon truc.

Voilà où j'en suis; nous allons faire bref:

Désoeuvré de devoir reprendre un projet mort dans l'oeuf dans un climat et une société que je n'aime plus vraiment; et toujours cette envie qui me taraude depuis des années de vivre de manière plus naturelle, d'acquérir un savoir d'autonomie, de faire un voyage hors du commun... Et bien je me sens piégé ici encore pour belle lurette alors que je pense qu'une autre vie est possible...

Relativement chiant comme sensation, tous les jours.

L'idée serait de réunir un minimum de fonds afin d'obtenir le maximum d'autonomie. Renouer avec la nature et vivre avec elle. Et enfin se mettre à l'épreuve afin d'acquérir un savoir utile.

- L'expérience totale

Aller à Saïgon de manière autonome. Rallier le parc national Nam Cat Tien. Leur offrir un projet de maison d'hôtes écologique, autonome et moderne de petite taille (80~100m²) afin que les touristes puissent y séjourner et constater d'eux mêmes qu'une vie proche de la nature et écologique n'est pas synonyme d'une vie indigente, mais bel est bien d'une richesse réelle.

Viendra ensuite l'élaboration puis la mise en oeuvre de l'habitation bioclimatique; tout y passera: Recyclage de matériau, stockage et purification des eaux de pluie, eau chaude par compostage de végétaux, énergie solaire, puit provençal, isolation paille, permaculture, élevage d'animaux, mobilier naturel, facilité de mise en oeuvre, facilité de transport (!) et j'en passe... le but étant donc d'obtenir la plus grande autonomie dans un milieu naturel calme, et ce au coût le plus juste, vous l'aurez compris. Ici, tradition ancestrale et modernité se tiendront la main.

Les fonds récoltés grâce au tourisme seront partagés simplement: 50% ira directement pour la sauvegarde de Nam Cat Tien, et les autres 50% dans la poursuite du projet de maisons d'hôtes autonomes en milieu naturel afin de continuer de promouvoir le mode de vie qui en découle.

A terme je souhaite récupérer la nationalité de mon père, ce qui devrait prendre 5 ans. S'en suivra alors l'achat d'un bout de terre au Vietnam pour y implanter ma propre habitation en indépendance énergétique et alimentaire, le tout en mon nom (100% propriétaire). En attendant ces 5 années, je ne pourrai rien posséder au Vietnam.

Pari fou? Peut-être... Ce qui est sûr est que si je ne tente rien, indubitablement il ne se passera rien; ne sachant pas ainsi si le jeu en vaut la chandelle alors l'on parle ici bel et bien d'Art de Vivre moderne en milieu naturel.

31 ans. Appelez moi BW, cela me conviendra très bien.

Donc, je suis tout ce qu'il y a de plus lambda: un peu sociopathe, un peu schizoïde, je gagnais 2000€, je dépensais tout dans le mois et j'avais envie de vivre quelque chose de réel. J'ai claqué la porte et là j'me lance.

Je ne suis pas sportif de haut niveau, ni n'ai fait de grandes études. J'avais juste un taf et un toit, et de la bouffe.

Si vous souhaitez voir mon profil pro, bien à votre aise: http://vn.viadeo.com/fr/profile/bw.white

Je ne suis rien, comme pas mal de monde...

Ah oui, tiens? Qui êtes - vous?

Alors vous, vous êtes mes lecteurs; je ne vous connais pas pour l'instant, mais peut-être que vous serez ému par ce récit; cette épreuve de vie à laquelle je souhaite faire face pour me libérer un peu plus de la machine. Peut-être verrons-nous ensemble que derrière la platitude de la consommation de masse se cache un monde d'autonomie moderne serein et abordable. Peut-être que, tout comme moi, vous souhaiterez connaitre la suite de cette expérience au travers de ces lignes. Peut-être qu'à vous aussi cela vous donnera envie, par la suite, de vous essayer à ce mode de vie...

Libre à vous! Je ne suis là que pour expérimenter.

Tout ce que j'espère est simplement de pouvoir satisfaire vos attentes; voire, encore mieux, vous en mettre plein les yeux au travers de cette conquête!

- Epreuve Alpha

- Détails -

Départ: Rambouillet, France Arrivée: Saïgon, Vietnam Mode de voyage: Byciclette "La Vagabonde" Distance: A méditer Temps de parcours: inconnu

- Préparation -

La liste de matériel pour un départ en bicyclette d'une telle envergure est assez longue, car il faut se préparer à affronter des conditions de vie autres que celles que nous connaissons dans le douillet confort sociétal. Renouer avec la nature à tout de même un prix: y survivre.

De nos jours il apparaît clairement que très peu d'entre nous survivrait sur le long terme à la nature sauvage sans un entrainement et un équipement adéquat. C'est d'ailleurs probablement pour cette raison que l'être humain a développé des sociétés où tout lui est simplifié.

Aujourd'hui, pléthores d'objets permettent de vous préparer à un tel périple. Sans tomber non plus dans le gadget, il existe des tas d'équipements performants, légers, endurants, solides, qui ont, certes, un prix conséquent, mais qui, s'ils sont mariés les uns aux autres, peuvent vous fournir une armure autonome de voyage.

Qu'est ce que j'entends par là..? J'entends aujourd'hui me satisfaire au maximum d'un mode de transport qui, mis à part son investissement de base, sera pour le reste de la vie très peu coûteux. Ce long voyage à vélo n'est qu'une manière de prouver que tout est possible avec le bon matériel.

Une fois arrivé à destination, La Vagabonde restera mon principal moyen de transport; et le reste de mon équipement, avec un bon entretien de celui-ci, restera un fidèle allier de voyage durant de longues années.

Nous allons donc dresser ci-après une liste de matériel de qualité durable, non exhaustive, qu'il serait judicieux de posséder pour cette nouvelle vie. Cette liste pourra vous paraître incomplète ou erronée, n'hésitez donc pas à soumettre vos propres idées sur la page Facebook du projet.

Note: Les équipements marqués d'un (?) ne sont pas définitifs. Ceux marqués d'un (#) sont ceux que je possède déjà à l'heure de ces lignes.

### Transport:

- Byciclette Cross Road sur mesure de VAGABONDE http://www.vagabondecycles.com/ - 2 gourdes NALGENE Silo 1,5L http://store.nalgene.com/ 3000g environ pleines

POIDS TOTAL DU MODE DE TRANSPORT: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 3000g Estimation poids final: 13000g Estimation du tarif: 5000€

### Toolkit + Medikit:

- Sac Sabercat versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1000g

- LEATHERMAN Wave http://www.leatherman.com/ 241g - Multi-tool TOPEAK Alien 3 http://www.topeak.com/ 272g - Clef à molette FACOM compacte 6-20 mm 170g - Démonte-pneu plastique - 2 chambres à air http://www.schwalbe.com/ 300g - 2 pneus de secours Marathon Mondial Evolution http://www.schwalbe.com/ 1140g - Kit 20 rustines sans colle - Pompe à vélo compacte Zefal Viteo http://www.zefal.com/ 140g - Câbles de freins - Câbles Vitesses - Outils spéciaux Vagabonde / Rohloff (?) - Super glue 10g - Fil de pêche > 10kg - Hameçons / poids / Flotteur - Pierre de magnésium - 2 cubes allume-feu naturels (#) - Brosse à dents usagée (#) - Bout d'éponge (#) - 3 Bouts de t-shirt (#) - Crayon à papier (#) - Cirage (?)

- 5 tulles gras - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Fil de pêche ultra fin + Aiguilles - Pince à épiler - Tire tique (#)

- 2 Bandanas / Foulards - 1 Rasoir (#) - Tondeuse compacte (#) - Brosse à dents (#) - Dentifrice (#) - Savon (#) - Peau de chamois - Petit miroir (#) - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - 5 immodium (Diahrrée) - 5 Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - 5 Fervex (Rhume / état grippal) - 1 rouleau de Papier toilette (#) - 30 cotons tiges (#) - 2 sacs ziplock (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: 3273g Estimation poids final: 4000g Estimation du tarif: 550€

### Kit bivouac "Bouclier Ultime"

- Sac à dos Monsoon de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1270g

- Tente VAUDE Power Lizard UL http://www.vaude.com/ 1050g - Duvet SIR JOSEPH koteka 500 L http://www.sirjoseph.cz/ 880g - Matelas EXPED SynMat UL 7 http://www.exped.com 470g - Hamac TICKET TO THE MOON + Attaches http://ticketothemoon.com/ 800g (#) - Tarp TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 660g - Moustiquaire TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 450g - Doudoune SIR JOSEPH Koteka Jacket http://www.sirjoseph.cz/ 550g - Poncho EXPED Daypack Poncho UL http://www.exped.com 255g - Jambières EXPED Chaps http://www.exped.com 150g - Space blanket 325g - Bonnet (#) - gants - Écharpe (#)

- Corde 30m 10.2mm 1950g - Paracord 30m + 15m 300g

- Baudrier PETZL Hirundos http://www.petzl.com 315g - Bloqueur PETZL Shunt http://www.petzl.com 188g - Bloqueur PETZL Ascension http://www.petzl.com 195g - Poulie PETZL Micro Taxion http://www.petzl.com 85g - Mousqueton PETZL Attache 3D http://www.petzl.com 55g

- Kit filtrage eau Aquamira Frontier Pro http://www.aquamira.com/ 65g - Camelbak Source Widepac 3L http://sourceoutdoor.com/ 125g - 2 gourdes NALGENE Wide mouth 1L http://store.nalgene.com/ 2000g environ pleines - 5 sacs ziplock

- Réchaud OPTIMUS Svea 123 http://www.optimusstoves.com/ 550g - Flask combustible 220ml 220g (#) - Couverts (#) - Briquet (#)

- Stylo - Lampe tactique MAGLITE Led X200 http://www.boutique-maglite.com 104g - Couteau COLD STEEL Pocket Bushman 180g (#) - Sarbacane carbone 350g (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 13542g Estimation poids final: 14000g Estimation du tarif: 2100€

### Kit "Wired"

- Sac Jumbo S-Type versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 820g - Porte feuille Traveler Deluxe de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/

- Chargeur solaire POWER TRAVELER Power Monkey Extreme https://powertraveller.com/ 460g - Chargeur de piles VOLTCRAFT CM420 http://www.voltcraft.nl/ - 6 accus SANYO AAA 1000 mAh http://www.sanyo.fr/ - 4 accus SANYO AA 2500 mAh http://www.sanyo.fr/ (?)

- iPod Touch 5e génération 64go APPLE http://store.apple.com 101g (Non dispo à l'heure de ces lignes) - Ecouteurs ATOMIC FLOYD Super Darts http://www.atomicfloyd.com/ - Appareil photo SONY Nex 7 + objectif Pancake http://www.sony.fr/ 350g - Mini Modem Wifi + 3g ZTE MF-30 sans fil http://www.zte.com.fr (#) - Téléphone pourri - GPS (modèle à définir, j'n'y connais encore rien)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 1731g Estimation poids final: 2500g Estimation du tarif: 2500€

### Kit "Dressing"

- Sac EASTPAK modèle inconnu http://www.eastpak.com/ (#)

- Paire de chaussettes légères (#) - Paire de chaussettes chaudes - Jogging (#) - Chemise manches longues légère(#) - Chemise manches longues chaude - Pantalon collant sport - T-shirt manches longues moulant sport - Sous vêtements DAMART longs indice 5 (haut & bas) http://www.damart.fr/ - 3 boxers (#) - Lunettes de vue (#) - Lunettes de soleil

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: Inconnu Estimation poids final: 3500g Estimation du tarif: 400€

- Quid des mes choix matériels -

Lorsque l'on voit cette liste incroyable de matériel, et ce sans même parler du kit technologique, ici dénommé "Wired", on se demande bien ce qui a pu faire en sorte que l'on soit aussi peu résistant au climat et à la nature par rapport aux autres animaux qui, pour certains, arrivent à vivre par exemple à des températures négatives extrêmes avec une simple couche de poils ou de plumes... Je trouve cela assez ahurissant! J'aurais tendance à dire que ce qui a fait que nous somme aussi faible face au monde naturel, c'est notre cerveau sur-développé. Celui-ci à abrogé notre instinct animal, modifiant peu à peu au fil des ères nos gènes et nos corps... le confort que nous nous efforçons de perfectionner depuis des millénaires nous a finalement rendu chétifs; tout cela en maltraitant toujours un peu plus cette planète et sa biodiversité. Enfin, ce n'est qu'une théorie bidon dont moi seul ai le secret; car au final, je n'en sais foutrement rien!

Revenons plutôt à nos moutons! Je suis faible et j'ai besoin d'une tonne de matos! M'enfin, quelque part je ne vais pas dans le sud de la France sous un beau soleil; cela me parait normal de préparer un voyage de cette taille, avec différents climats sur ma route... Je n'envisageais franchement pas de partir "en slip", croyez-le bien!

Je vais donc faire un debriefing "du pourquoi du comment" j'ai choisi certaines choses. Certains approuveront et d'autres pas... C'est comme cela je présume; mais bon, toute critique est bonne à prendre.

Reprenons la liste à partir du début... Oui, là haut, la bicyclette estimée à 5000€, vous voyez..? Cela reste une estimation, surement un peu au dessus du juste prix, mais je ne dois pas taper bien loin. De toutes manières, lorsque je vais les rencontrer, je vais essayer de tirer les prix au maximum vers le bas, mais il ne faudra pas rêver, je ne vais pas avoir du -50%... d'ailleurs ces gens là ne s'embarrassent même pas avec les soldes. Leur truc c'est la qualité et la robustesse extrême; rien à foutre des soldes...

Comme certains, au départ je me suis dit "Mais ils délirent les mecs! C'pas possible..." en voyant le prix de certains vélos; puis les années passant j'ai commencé un peu plus à comprendre pourquoi un vélo pouvait au final coûter plusieurs milliers d'euros. Moi j'ai fait du vélo non-stop pendant 1 an et demi, et c'est d'ailleurs là que j'ai repris le goût de ce moyen de transport. J'ai roulé sur un pauvre VTT de merde à 300 balles (€) durant tout ce temps, faisant 17 bornes en 50 minutes pour me rendre au taf, et la même pour revenir. Je l'aimais ce vélo... Mais il était très peu performant, lourd, et l'entretien tous les 4 mois car j'achetais des pièces pas chères un peu merdiques me coûtait environ 150€. Plusieurs fois je suis tombé en panne de vélo; pas des crevaisons, de vraies pannes dont pour certaines je suis rentré à pieds, je tiens à le souligner... 2 ou 3 fois il me semble. Des petites merdes, rien de très grave lorsque l'on vit constamment en société avec des gens tout l'temps et partout.

Aujourd'hui, je veux partir en expédition à l'autre bout du monde, traverser des contrées désertiques, éviter au maximum les grandes villes pour m'ébahir de la beauté naturelle. Ce qui me ferait un peu chier, c'est que je sois en pleine pampa, pas de réseau, personne, presque plus d'eau dans les gourdes et que je tombe en panne de vélo... vous voyez le truc?

C'est pour cela que j'ai choisi VAGABONDE si je dois me procurer une monture. Oui, c'est cher. Par contre, pour ce prix la, vous avez la crème de la crème de la bicyclette. Cette équipe conçoit votre vélo sur mesure; c'est à dire qu'il faut se rendre à Valence afin de passer un après-midi avec eux pour faire une étude de posture, prendre vos mensurations, et préciser vos besoins. Votre vélo est conçu à partir de vous et de vos projets, pas à partir de zéro comme en grande surface ou autre... J'ai lu pas mal de commentaires de grands voyageurs (pas du vélotaf, donc) sur les randonneuses VAGABONDE, et leur verdict est unanime: qualité, robustesse, confort, sérénité... Ces machines sont faites pour avaler des milliers de kilomètres sans sourciller. C'est d'ailleurs surement le vélo que j'utiliserai jusqu'à la fin de mes jours si j'en prends correctement soin, sans compter les économies de pétrole, d'assurances, d'entretien, de contrôle technique, malus pollution etc, etc...

Passons maintenant au kit que j'appelle "Bouclier Ultime". Comme je vous l'ai dit avant, j'ai fait du vélo pendant 1 an et demi, et j'ai affronté 2 hivers. Si j'ai appelé mon kit bivouac de la sorte, c'est parce que j'avais l'habitude d'appeler toutes mes couches de fringues pour faire du vélo en période hivernale mon "Armure". Grâce à elle, je n'ai jamais eu froid et n'ai jamais été mouillé. J'avais même très chaud, et c'était très bien pour l'hiver. Vous comprenez surement maintenant pourquoi j'ai appelé mon kit bivouac le "Bouclier Ultime", si vous arrivez un tant soit peu à imaginer le contexte dans lequel je souhaite m'embarquer... Pour simple anecdote, j'ai testé mon hamac l'autre fois, cet été, dans la Baie de Somme. La journée il a fait relativement bon, aux environs de 30° je présume... Du reste est-il que le soir j'ai voulu tester mon hamac avec mon vieux blouson que j'appelle "Ma Peau" (oui, j'donne plein de petits noms à mes objet utiles... Chut! Arrête de t'marrer... ;) posé sur moi en guise de couverture de fortune. Je me suis réveillé aux alentours de 5h du mat', le nez coulant et grelottant; il ne devait pas faire loin de 10°, ou en tout du moins j'en avais l'impression, avec un bon petit vent qui me glaçait le dos sous le hamac... J'ai passé une sale fin de nuit (Je suis resté 2h de plus à essayer de résister avant de rentrer dans ma piaule...) et je suis bien tombé malade!

J'ai toussé comme un porc pendant 2 jours, bronches encombrées, nez qui coule; bref, l'enfer.

Je vous laisse maintenant imaginer la même chose en milieu naturel, sans la piaule à côté, alors que vous avez fait une étape de 150km ou plus dans la journée... Si vous passez une mauvaise nuit comme j'ai passé l'autre fois, vous pouvez tomber malade et en prime être incapable de reprendre la route pendant plusieurs jours.

Oui, cette fois encore, le "Bouclier Ultime" vaut du pognon. Mais il fera en sorte que je passe de vraies nuits de repos pour mieux reprendre la route le lendemain, plutôt que des nuits d'enfer me forçant à rester au milieu de nulle part pour me rétablir d'une quelconque maladie que j'aurai choppé. De plus, ce prix se justifie par le fait que je n'ai choisi que du matériel très léger afin de me rendre le voyage plus agréable, et qui est aussi réputé pour sa qualité auprès d'une grosse masse de randonneurs sur le net. En plus, je ne parle ici que des nuits, mais le kit contient aussi le nécessaire pour affronter les intempéries sur ma route.

La qualité; la légèreté; cela à un prix.

Mais encore une fois, bien entretenu, ce matériel me resservira lors de nombreuses expéditions...

Par contre, vous vous demandez peut-être pourquoi je m'encombre de matériel d'escalade pour mon voyage? Et bien.. ça c'est un délire bien à moi: je rêve de dormir dans les arbres... Qui plus est, cela pourra m'être utile de savoir le faire en pleine jungle, là ou pas mal de prédateurs peuvent se balader au niveau du sol... Bref, j'ai bien l'intention de m'y entraîner avant et pendant mon voyage vers Saïgon. Comment ça j'suis cinglé? Je ne comprends pas ;) J'posterai les photos de couchers de soleil vu de mon hamac, à 15 mètres de haut... vous verrez!

Bon, sinon quoi d'autre? Ah, le kit "Wired"... Lorsque la technologie nous accompagne dans la nature... Formidable! Les piles pour sa lampe, l'ipod, l'appareil photo... Autant de petits gadgets qui procurent le confort moderne grâce à une autonomie solaire. Ceci n'est qu'une étape, mais je compte bien, au terme de mon épopée, ne plus verser un sous pour avoir de l'électricité. Bah oui, j'ai beaucoup de chance, de nos jours les panneaux solaires existent, mais aussi les pays chauds et ensoleillés. Après, chacun son truc, d'autres préfèrent le froid et le gris.

J'aimerais tout de même mettre l'accent sur l'iPod. J'en possède déjà un mais sa capacité mémoire de 32Go va saturer dans peu de temps. On pourrait penser que ce n'est que pour écouter de la musique et faire un petit jeu le soir avant de dormir, mais pas que... Cet iPod, d'une part, contient toutes les données importantes que j'ai dans mon ordinateur: mon taf, mes documents, et tout l'toutim... D'autre part, je suis entrain d'y intégrer une bibliothèque. J'explique: moi, à la base, je n'y connais pas grand chose en survie, écologie, chasse et le reste; il est donc essentiel pour moi d'emmener la plus grande bibliothèque possible pour continuer de m'instruire au sujet du nouveau mode de vie que je veux adopter.

Par exemple, je traque en ce moment des tas de livres sur le net, en version dématérialisée, mais aussi en version papier que je scanne, pour tout stocker dans mon iPod. C'est un peu de boulot, mais cela en vaut vraiment le coup, car je possède un immense savoir au creux de ma main que je peux consulter n'importe quand ou bouquiner par plaisir avant de dormir...

Identification des champignons; comment sécher et conserver ses graines; consulter des cartes topographiques; méthode de construction en paille; techniques de piégeage; comment faire son fromage; comment vivre où il n'y a pas de docteur; dictionnaires de langues, comment mettre en oeuvre un noeud de brêlage carré... beaucoup de documents, de vidéos, d'ouvrages que je me suis mis à collectionner à force de fouiner sur l'internet. Le savoir est très important lorsque l'on renoue avec la nature après de longues années à n'avoir rien su faire à part du fric.

Des milliers, ou bien carrément des millions de gens ont fait avant moi des expériences qu'ils ont eu la bonne idée de nous partager. Je peux désormais piocher dans ce trésor du bout de mes doigts; récolter le vécu et la science que ces personnes ont semé à partir d'un simple iPod et, cerise sur le gâteau, le faire fonctionner grâce au soleil!

Réfléchissez-y... il y a 30 ans, il était impossible d'embarquer un tel savoir dans son sac à dos.

Par contre, si toutefois la technologie offre aujourd'hui cette possibilité et permet l'émancipation sociétale avec beaucoup plus de sérénité, ceci ne veut tout de même pas dire que cela sera de tout repos. Lire, regarder, écouter, c'est important, c'est sûr! Mais il faut aussi s'entrainer, faire face et persévérer. Autant la technologie me procurera une plus grande aise dans ma démarche, autant elle ne remplacera pas l'acte d'autonomie.

Sinon, pour continuer, à cet iPod j'adjoins des écouteurs ATOMIC FLOYD Super Dart, qui sont relativement chers eux aussi, mais qui n'ont rien à voir avec les écouteurs de base d'Apple. Certains d'entre vous auront envie de crier au scandale en voyant le prix ("Holy Shit! 250 balles pour des écouteurs!!!"), mais si vous êtes dans cette catégorie de détracteurs c'est que vous n'êtes pas un réel amoureux de la belle musique. Qui plus est, en plus de vous fournir une musique cristalline, ces écouteurs ont une finition exceptionnelle grâce à des matériaux nobles constituant leurs ogives d'acier ou encore leur cordon en kevlar, gage d'une solidité accrue. Personnellement, j'ai toujours eu, et aurai toujours besoin d'avoir avec moi de la bonne musique pour m'aider à affronter les épreuves de la vie.

Enfin, pour terminer, le Sony NEX 7... J'en ai lu beaucoup de bien sur le net, et malgré un prix assez élevé de prime abord, je pense qu'il peut être un investissement durable. De plus, sa compacité lui permet d'être emmené lors de tous les périples. Surtout que je souhaite réellement vous gaver de magnifiques photos et videos sur mon carnet de voyage... je ne veux donc pas utiliser l'ipod pour ça, surtout que je risque de gaver sa mémoire en "savoir utile". Cet appareil n'est pas réellement nécessaire en soi, mais dans ma démarche de départ définitif je préfère le posséder.

Voici donc que se termine ici ce petit quid de mes choix matériels. C'était un peu long, je le conçois, mais je préfère justifier certains de mes choix plutôt que de balancer une liste incompréhensible de but en blanc.

Si vous souhaitez vous exprimer à propos du matériel, n'hésitez pas à rejoindre la page Facebook du projet pour débattre. http://www.facebook.com/...wide/207759572635441

- Itinéraire -

Bon, c'est bien beau de vouloir faire France-Vietnam en bicyclette, mais faudrait-il encore savoir par où passer...

A l'heure de ces lignes, je n'en sais encore rien. L’itinéraire se construira les jours venants au travers de la page Facebook du projet.

Les seules choses que je sais sur cet itinéraire pour le moment sont celles-ci:

- Avec un bon vélo je pense pouvoir faire allègrement des étapes de 150km par jour. Je calcule ce ratio grâce au parcours que je faisais avec mon vélo pourri pour aller au boulot; néanmoins celui-ci est probablement faussé, car je roulais assez lentement (je ne forçais que très peu sur les pédales, d'une pour retarder au maximum l'usure du vélo, mais aussi pour avoir un voyage plus confortable qu'énergique.).

- Il me faudra trouver de l'eau tous les 2 ou 3 jours, car mon stock d'eau moyen sera de 4 litres. (7 litres max)

- Il me faudra probablement rallier une ville ou village toutes les semaines pour m'approvisionner en nourriture. Même si je compte m'essayer à la chasse au petit gibier grâce à la sarbacane, je ne suis pas sûr d'avoir le talent ou même le temps nécessaire pour m'auto-suffire de cette dernière. Prendre un après-midi pour chasser veut aussi dire ne pas rouler. Ne pas rouler veut dire consommer son eau sur place. De ce fait, je pense donc que l'exercice de la chasse ne se fera qu'à proximité de points d'eau, ce qui me permettra d'ailleurs aussi d'essayer de pêcher.

- Il faudra que je choisisse ma route en fonction de mon matériel. Il ne faudra pas que je traverse des contrées avec un climat qui irait au-dessous d'une température de -15° en nocturne. En dessous de ce seuil, je risque de passer un très, très mauvais voyage. Cette température est évaluée en prenant en référence la température de confort du duvet.

- Certains pays peuvent craindre un peu. Je dois me renseigner sur chaque pays éventuel de transit. Je n'ai pas envie de me retrouver en pleine guerre sainte, ou toute autre saloperie du genre humain. Je dois aussi me renseigner au sujet de l'obtention des visas pour ces pays et le coût de ceux-ci.

Je vous propose dés lors de soumettre toute autre suggestion sur la page Facebook du projet. Effectivement, il peut m'arriver d'oublier certains rudiments pour cette aventure. Je ne suis pas un pro' comme je vous l'ai dit, mais juste quelqu'un qui veut changer de vie et acquérir un savoir utile avant le vieil âge de la retraite, c'est tout... Corrigez mon ignorance si besoin est.

"The Worldwide Project"

Une fois le voyage terminé (comprenez ici "si je m'en suis sorti indemne...") je prendrai donc la direction du parc nationnal Cat Tien pour me mettre en relation avec eux, leur expliquerai que je suis venu spécialement en vélo de France pour leur offrir ce projet, et qu'ils récolteront 50% des bénéfices générés par le tourisme pour la sauvegarde de leur parc.

Je leur préciserai bien qu'ils n'auront pas un sous à avancer, qu'ils auront juste besoin de me trouver un petit bout de terre pour bâtir l'habitation bioclimatique en question. Elle leur appartiendra entièrement et un contrat nous liera pour le partage des bénéfices.

Je pense sincèrement qu'ils vont accepter. Si ce n'est pas le cas, je la bâtirai alors en dehors du parc, à proximité, et leur verserai tout de même 50% des gains. Cela les convaincra peut être à l'avenir de me faire confiance...

Pas plus compliqué que ça :)

Oui oui! J'ai la foi, en effet..!

Nous y sommes, ça y est. Vous connaissez les grandes lignes de ce projet fou et pourtant réalisable; il ne reste plus qu'à en écrire le reste de l'aventure. Si comme moi le monde de l'autonomie moderne en milieu naturel vous touche d'une manière ou d'une autre, vous êtes libre d'apporter votre pierre à cet édifice que je m'apprête à ériger; ou bien alors simplement de suivre mon parcours depuis la page communautaire sur Facebook ou le carnet de voyage, car même de simples encouragements seront bons à prendre afin de me soutenir dans mes choix et me pousser à persévérer.

Selon mes diverses recherches au travers de mes bouquins et d'internet, j'estime que le départ définitif et bien équipé pour l'autonomie se négocie pour le prix d'une belle bagnole, c'est à dire 60000€. J'aurais préféré vous dire le prix d'un studio à Paris, mais c'est très, très loin d'être le cas. Pour une telle somme, l'épreuve France-Vietnam sur La Vagabonde est financée, ainsi que le projet de maison d'hôtes autonome aussi. Et s'il reste un peu de sous à la fin, je pourrai en attaquer une autre plus vite par la suite afin de continuer de faire partager ma passion pour cet Art de Vivre.

Les potentiels investisseurs gagneront en échange de leur aide des hébergements en pension complète plus ou moins longs en fonction de la somme versée. Lors de ces séjours, il vous sera possible d'appréhender la sérénité d'un mode de vie en retrait de la masse consommatrice actuelle, dans une maison énergétiquement saine au beau millieu d'une nature luxuriante. Vous pourrez apprendre les méthodes de constructions utilisées; apprendre à faire du mobilier avec le bambou du jardin; apprendre à élever intelligemment quelques animaux; vous vous nourrirez de la permaculture produite par l'habitation; votre douche ne coûtera rien et les eaux usées seront récupérées; tout l'électroménager, l'éclairage, l'électronique fonctionnera au solaire, totalement gratuit une fois l'investissement passé...

En somme, vous constaterez par vous-même qu'un autre mode de vie est possible pour un investissement plus que raisonnable si ce mode de vie est, évidemment, abordé de manière réfléchie. Une telle richesse ne vaut en rien les pavillons ou appartements que l'on nous fait payer des sommes faramineuses et qui, au final, n'apportent aucune indépendance, qu'elle soit énergétique, alimentaire, financière ou bien personnelle.

Attention, je tiens à préciser que cette maison est une vraie maison! Et pas une simple cahute en bois pour faire venir les touristes 10 jours au bord d'une plage bleue turquoise.... Elle sera conçue pour y vivre écologiquement en autonomie. Elle possédera une superficie de 80 à 100m², donc rien à voir avec un bungalow en bambou pour touriste qui doit valoir 5000 balles (€) à monter. Elle sera conçue pour y vivre durablement, et ce modèle sera la première d'une longue série afin de promouvoir ce mode de vie. Evidemment, je pourrais très bien utiliser l'avion et économiser 10000 balles d'équipement de voyage, mais dans ce cas là je m'écarterai de ma démarche d'autonomie durable.

Que tous ceux qui pensent qu'une telle habitation peut coûter moins cher sans son lot de confort moderne me jettent la pierre. Par exemple, moi j'ai fait l'acquisition en 2007 d'un mobil-home de 36m² sur un terrain de 144m², que je suis en train de mettre en vente pour mon départ. Cette petite habitation coûte 35000€ (qui se sont transformés en 70000€ de crédit, youpi!), est consommatrice d'énergie et très mal isolée; on est ici à des années lumières des notions de mon projet. Moi, je compte investir 10000 dans mon voyage + 50000 dans une habitation sur un terrain de 1000m² minimum tout en atteignant l'émancipation sociétale recherchée. Faites vos recherches sur le net. Prenez vos calculettes. Vous verrez que je ne mets pas si haut le prix de ce genre d'émancipation.

Voilà! A partir de maintenant, la balle est dans votre camp... Pensez-vous qu'un tel mode de vie vaille la peine d'être vécu? A vous de voir... pour moi c'est tout vu.

Un Grand Merci à tous les courageux qui auront pris de leur temps pour lire ceci jusqu'au bout..!

@ bientôt pour l'élaboration de mon itinéraire avec Google Earth; l'élaboration des plans de la maison; l'entrainement pour le voyage, et j'en passe..!

BW

Débattre sur le projet: http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)
Mont Kinabalu - ça c'est fait! (Malaisie) English translation pending
by Poppies · 2012-09-04 · 3 replies
Bornéo – Mont Kinabalu

Août 2012 - Ca c’est fait !

Ca y est, nous y voici.

Après 6 mois d’entraînement en salle (bien que ce soit loin d’être ma tasse de thé), à raison 2 à 3 heures par semaine, il est 8h30 du matin et nous commençons notre ascension, accompagnés de notre guide. Nous sommes partis pour 8h30 de grimpette, dure grimpette, mais nous ne le savons pas encore…..

Après Bangkok, Kota Baru, Taman Négara, Melaka, nous arrivons ce 15 août 2012 à 15 heures sur l’île de Bornéo. Il fait très chaud et nous attendons une bonne demi-heure que nos passeports reçoivent le visa « Bornéo », sésame de notre périple « montagnard ». Bien évidement la file d’à côté va plus vite que la nôtre et c’est pratiquement les derniers que nous arrivons au tapis où défilent les valises, sacs et autres contenants de nos compagnons de carlingue.

Et là, nous attendons encore. Voici une valise, puis une seconde (nous sommes 4), puis la troisième arrive, et puis…… et puis…….. ben non, pas de quatrième bagage.

Terrible sentiment de manque : toutes mes petites affaires, tous mes petits cadeaux achetés avec amour et pour faire plaisir à la famille, aux amis y étaient sagement rangés. Déclaration de perte au bureau d’Air Asia qui me promet que mon bagage n’est ni perdu, ni volé et qu’on va me le retrouver très vite. Je veux y croire.

C’est légèrement contrariée (és) que nous montons dans notre Van qui va nous conduire à la vitesse d’un escargot, à 2000 mètres d’altitude, destination : Mesilau Lodge.

Nous découvrons alors une route splendide, d’un côté la forêt et ses arbres majestueux, de l’autre côté, la mer ; il fait un temps magnifique. Et tourne à droite, et tourne à gauche et ……. hop, le voilà, au détour d’un virage, énorme, superbe : le Mont Kinabalu. Il est impressionnant, une vraie masse, on a du mal à croire que demain matin nous serons là haut. Pour nous quatre c’est une première et il va falloir s’accrocher.

Nous arrivons au Mesilau Lodge, lové au cœur de la forêt, sur les contreforts du Kinabalu pour y passer la nuit. Accueil fantastique, chalet 5 étoiles. On s’extasie sur le service « à la carte ». Nous sommes comme des coqs en pâte. Alors là commence notre petit délire, on se déguise, bonnets, gants, lampes frontales et bâtons de marche, fou rire et photos. En fait, on décompresse un peu. Pour ma part, j’en ai besoin, je suis un peu angoissée. Je veux y arriver, mais je craints de ne pas pouvoir.

Lever 7h30, petit déjeuner royal et départ à 8h30. Nous avons rendez-vous avec notre guide qui nous attend. Nous avons choisi de partir de Mesilau et non de Timpohon Gate car nous avons lu que le chemin était plus joli, mais aussi………. plus long de 2 heures (ce qui s’est avéré ne pas être indispensable !). Petit briefing : marcher doucement, respirer régulièrement, s’hydrater et nous voilà partis.

Le chemin commence à travers la forêt comme un chemin de rando classique. Ca grimpe, mais normal. Puis arrivent les premiers escaliers qui s’avéreront être l’essentiel de notre « promenade ».

Il fait très chaud et très moite, on dégouline mais la forêt est superbe, végétation tropicale, fougères géantes, arbres immenses dont les troncs sont habillés de magnifiques « parasites » végétaux, énormes rochers recouverts de mousse, petit pont en bois au dessus d’un ruisseau, cascade…le chant des oiseaux…. le Paradis.

On grimpe, c’est difficile. On redescend même pendant quelques centaines de mètres, il fait frais, on admire la forêt, c’est agréable. Mais tout ce qu’on redescend et, il va bien falloir le remonter et là, bien sûr, on retrouve les escaliers et on grimpe, et on grimpe.

F. a du mal, elle sent son cœur taper très fort dans ses oreilles, le mien aussi d’ailleurs tape très, très fort et je commence à douter que nous arrivions tous les deux (mon cœur et moi), ensemble au sommet. « Ne me lâche surtout pas, c’est trop tôt, j’ai encore plein de choses à voir et à faire ! ».

On arrive à la jonction des chemins (Mesilau/Timpohon Gate). Si nous étions seuls jusqu’à là, nous commençons à croiser d’heureux randonneurs qui redescendent, leur devoir accompli. Ils nous souhaitent bon courage, ce qui évidemment ne manque pas de nous inquiéter un peu plus.

La végétation change. La forêt est moins dense, mais en fait, je ne vois plus grand-chose d’autre que mes chaussures !

Notre guide, qui se tient derrière nous depuis le début, nous dit que nous avons fait le plus difficile. Nous venons de marcher durant 4h30 : grand « Ouf » général. Mais le bougre se moquait gentiment de nous, car nous voici devant une envolée de marches inégales, en terre d’un magnifique jaune moutarde (on dirait un paysage du Jurassique) et avec mes 1m56, elles sont encore plus hautes ces marches. Je suis une petite fourmi au pays de Gulliver !

Pour ma part, c’est là que commence mon calvaire. Cependant, je vais garder le sourire (peu être un peu nerveux..) presque jusqu’en haut car je suis contente d’être là.

Alors là, en voici, en voilà, des marches en terre, en bois, en pierre….. et pratiquement jusqu’en haut. Je souffre, je m’accroche, je m’accroche, je souffre... Elles sont raides et toujours inégales ces marches. Quand il s’agit d’escaliers en bois, je me retrouve à plusieurs reprises à les grimper comme une échelle et en plus il fait très chaud. Mon cœur tape dans mes tempes, je vais mourir !

Heureusement il y a quelques « plats », histoire de souffler un peu.

Mon mari prend alors la tête de notre petit groupe et je me retrouve seule, avec les escaliers et mes chaussures ! Nos amis sont un peu plus loin derrière nous.

Je marche très doucement, ne regarde plus que mes pieds, mon cœur bat toujours très fort, malgré mes efforts pour réguler mon souffle. J’ai chaud mais heureusement mes jambes marchent toutes seules et presque sans effort (merci ma gym). Je me dis « allez, monte, monte, chaque pas te rapproche du refuge ». Mon cerveau est vide. Et après 8h30 de montée, altitude 3200 mètres, comme seule au monde, je vois le Laban Rata, je marche comme une automate, quelle épreuve. Je pousse la porte du refuge, vois Domi attablé devant un coca. Je m’assoie, non je m’affale, et là, holàlà, les larmes montent et je sanglote un bon coup. Ca va mieux. Je suis heureuse. Etape n°1 : OK. Nos amis arriveront plus tard, F. est épuisée : larmes (c’est la mode ici !). Domi est arrivé le premier bien avant nous trois. Bravo.

Une bonne douche, bien froide…. Puis on dîne et on a très faim. Il est 18h30. Coucher 19 heures et à 20 heures, on entend les mouches voler.

Vendredi – 1h30 : le guide tape à notre porte. On sort du lit, une bonne dose d’arnica la veille au soir a effacé nos courbatures (merci F, pour tes bons conseils). F. restera au lit, elle n’a pas dormi, elle ne se sent absolument pas.

Nous sommes donc tous les trois, harnachés de nos anoraks, bonnets, lampes frontales et gants devant un café. La salle à manger grouille de monde mais étrangement peu de bruit.

Puis notre petit guide nous dit qu’il est l’heure de partir. Il est 2 heures du matin. Je suis ravie, très angoissée, mais ravie. J’ai peur de manquer d’air, que mes jambes ne portent plus, que mon cœur tape trop fort, de ne pas arriver en haut et ça JE NE VEUX PAS.

Dehors il fait nuit noire, pas froid, j’ai même chaud. On commence à marcher, à la queue leuleu. La porte d’accès au chemin du Pic, s’ouvre. Nous sommes les premiers. On ne voit rien de ce qui nous entoure et ma lampe frontale éclaire juste ce qu’il faut du chemin. Je suis devant, je dis aux garçons de me doubler, mais ils ne veulent pas. Je marche tout doucement, vraiment doucement en pensant à chaque pas. Je respire profondément et régulièrement, pas trop vite… Bonjour les marches, je vous avais presque oubliées… On grimpe, il fait bon, les lampes frontales des grimpeurs derrière nous dessinent une guirlande lumineuse, c’est joli. Le guide est toujours en arrière, quand je le regarde, il lève le pousse pour nous dire : c’est OK, continuez comme ça, enfin c’est ce que je crois comprendre. On en a pour 3h30, alors on continue, OK ?

Et puis, là, je (nous) ne m’y attendais pas. Nous voici au pied d’un mur de granit, incliné à 80°, habillé d’une magnifique corde blanche. Je me mets à penser que mes marches étaient fort sympathiques finalement. Petit regard affolé au guide : j’ai en plus un méchant vertige, qui m’a amenée un jour à faire sensation dans l’ascenseur de la Tour Eiffel dont je voulais absolument sortir, assise par terre au milieu des touristes et du surcroît en sanglots. Donc nous voici au pied de cette masse qu’il va bien falloir dompter, et ben on l’a fait, comme beaucoup d’autres bien sur, mais soyons un peu égocentriques, je l’ai fait.

Il fait toujours nuit, l’air devient presque froid, curieusement aucune difficulté pour respirer et puis, tiens j’y pense, mon cœur ne tape plus, je ne l’entends plus. Il aime ça ?

Nous ne sommes plus les premiers, de jeunes gens tous neufs nous ont doublés, mais ils marchent vite et on les retrouve assis à essayer de récupérer leur souffle, alors on les rattrape, puis ils repartent et se sera comme ça jusqu’en haut.

Arrive un passage, très long passage, où on marche, toujours dans le noir, enfin on monte, sur une large et longue dalle graniteuse, la corde est toujours là, mais juste pour nous guider dans le noir, je pense. Ca commence à être très, très dur. On ne pensait pas que ça serait si long. On croit toujours qu’on arrive, mais en fait on n’arrive pas du tout.

Il fait froid, malgré nos efforts. Nous sommes sur une crête, puis très vite des rochers qu’il faut escalader. Là, je commence à me sentir pas vraiment très bien, tout tangue. On croise des jeunes filles qui pleurent, une vomit. Holàlà !!!! On s’accroche, on y croit, il le faut. Mon nez touche presque les rochers quand je monte, terrible !!! Les garçons sont devant. Le guide est derrière moi. J’en peux plus… je vais m’arrêter, je regarde mon guide et là, il est bien là, il me prend la main et me tire vers le haut, et encore, sur environ 15 mètres et je lève la tête et je vois « PIC KINABALU » 4095 mètres ; YYYYYYYYYYYYYEEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSSSS ! Merci. On y est, on l’a fait, je l’ai fait. Photos, sourires radieux, c’est superbe, fantastique, le jour se lève, il est 5h45.

Un petit quart d’heure, jetés sur des rochers… on est un peu fatigués !!! Puis il faut redescendre. Mais avant, lever de soleil apocalyptiquement beau. La lumière est rose sur la pierre grise ….. magique. Paysage lunaire… merveilleux.

Allez s’est reparti pour 2h de descente jusqu’au Laban Rata où on retrouve notre amie F. qui a pris de merveilleuses photos en nous attendant. Petit déjeuner réparateur et on redescend au lodge (4 heures difficiles, toutes en retenue pour les muscles et en amortis pour les genoux, ouille, ouille, ouille !) Je bénis mes bonnes chaussures de marche. En arrivant, ma valise « voyageuse » est là, elle m’attend…. super génial. Merci, Merci.

Dure, dure, très dure la descente. D’ailleurs je ne sais pas comment j’ai fait les derniers 100 derniers mètres à la traîne derrière mes trois compères et le guide toujours et encore derrière moi. J’avais l’impression que mes jambes étaient en caoutchouc et qu’elles partaient dans tous les sens, je n’arrivais plus à descendre les marches et les prenaient toutes en « crabe »…. Génial !

Nos muscles s’en souviendront pendant 3 jours, malgré l’arnica et les massages. En résumé, c’était pas facile, on en a « bavé » mais n’oublions pas que c’était une première. C’était très beau et je suis très fière que nous y soyons arrivés. Je recommencerai.

Merci à vous, si vous avez eu la patience de lire ces lignes. J’ai pris plaisir à les écrire. Bon voyage à tous, Martine.
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
by Krikri6792 · 2012-09-02 · 67 replies
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !

Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.

Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.

Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.

La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :

sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/



D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.

Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?

Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.

Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.

Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.

Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.

Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.

Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !

Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !

Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage

J1 : Dimanche 27 mai 2012

Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.

Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.

J2 : Lundi 28 mai 2012

Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.

Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !

Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.

Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.

Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.

Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.

Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !

Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !

Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation

J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012

L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.

L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.

Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.

C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.

Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.

Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.

A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.

La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.

Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.

Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron

Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !

Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche

Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.

Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.

7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)

8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.

Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.

Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.

Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.

Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.

En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.

Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.

Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)

En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.

Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.

Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.

En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.

Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.

Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.

Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.

Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !

Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.

En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.

La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !

Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel

Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.

Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.

Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.

L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !

Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !

Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.

Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).

Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.

Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.

Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.

Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.

Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.

En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.

De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.

Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.

Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.

Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.

L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.

Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)

Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.



Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel

Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.

Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.

En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.

Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.

Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.

Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !

L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…

Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.

Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.

Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.

Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.

Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest

Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.

A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !

La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.

Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.

Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.

Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.

Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.

Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.

Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.

Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.

Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis

Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis

Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...

Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.

Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.

Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.

Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)

Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?

Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.

J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.

Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.

La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.

Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.

Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely

Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.

A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.

Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !

C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !

Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.

Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.

Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !

En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.

C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.

Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !

Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.

Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.

En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.

Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !

Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.

Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.

Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.

Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.

Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.

Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).

Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.

Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.

Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.

Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7

J9 : Lundi 4 juin 2012

Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !

Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.

Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.

Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.

Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.

Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.

L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !

Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !

Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.

Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.

Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !

Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.

Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.

Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.

Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.

Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.

Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !

J10 : Mardi 10 juin 2012

En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !

Le buffet du petit déjeuner est un régal !

Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.

Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.

Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.

A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.

Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.

Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !

Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !

Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.

La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.

Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.

On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.

En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.

Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !

Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.

Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !

Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.

Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…

Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.

Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !

Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !

Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.

Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.

La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.

Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.

Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum

Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.

Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !

Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.

Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.

Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !

Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.

La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !

Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada

J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.

Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.

Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.

Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).

De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.

Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.

La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".

Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !

Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.

"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).

Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.

La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.

Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.

Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !

En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .

Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.

A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.

Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".

Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !

Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.

Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !

Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry

J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?

En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.

Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.

Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.

Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.

Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.

Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !

Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.

Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !

Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.

Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.

Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…

Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.

Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.

A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.

Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.

Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.

Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.

Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.

Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…

Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.

Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.

Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.

Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.

Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.

Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !

Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !

Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !

A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.

Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt

J12 (07/06/12)… suite

Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.

C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.

Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus

La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909

Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.

Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !

Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.

Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.

J 13 : Vendredi 8 juin 2012

Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !

Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.

Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.

Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.

Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.

Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !

Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).

Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.

Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.

Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.

Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.

Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.

En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !

Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.

En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.

Ainsi que cette autre… à déterminer !

11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.

Alors en route !

Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.

Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.

Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.

Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.

Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.

A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.

Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !

Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.

La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.

Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.

Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.

La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.

Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !

Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon

J13 (08/06/12)… fin de journée

Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).

Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !

La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.

A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !

Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.

C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.

Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?

Je suis malade toute la nuit.

J14 : Samedi 9 juin 2012

Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !

J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.

Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.

En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.

J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.

Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.

La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…

L'œuvre d'un géant peut-être ?

En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.

Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.

De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.

Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !

250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.

Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.

Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)

Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)

Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.

Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !

Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.

Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.

Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.

Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !

Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium

Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.

A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.

Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.

Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !

Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.

C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.

Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.

J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.

Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro

J15 : Dimanche 10 juin 2012

En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.

Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.

Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.

Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !

L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !

La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.

Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.

Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.

Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.

Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.

Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.

C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.

Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa

11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.

Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.

En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.

D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).

Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.

Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !

Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.

Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !

En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi

Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)

Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !

La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.

Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.

La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.

C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".

Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive

J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.

370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.

Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.

Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.

A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.

8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.

Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !

Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.

10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !

60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.

Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !

Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !

14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.

J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).

Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.

Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !

Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !

J 17 : Mardi 12 juin 2012

Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.

Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.

Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.

C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !

Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.

Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.

Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.

Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.

La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…

L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.

Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !

Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !

Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.

C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.

Sur la Nationale 7

En conclusion...

Impressions générales

Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !

Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.

Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !

Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.

Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !

Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.

Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.

Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !

Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !

Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.

La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.

Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.

Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).

Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.

Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.

La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.

Les hébergements

Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012

Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51

"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…

En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉



FIN
Aide à la construction d'un parcours au Vietnam English translation pending
by Bidouf · 2012-08-31 · 77 replies
Bonjour,

après avoir lu quelques centaines de vos messages, notre projet prend un peu forme. Cependant, nous aurions besoin de vos conseils avisés afin de nous aider à faire un peu de tri et à paufiner notre parcours.

Présentation et contexte : nous sommes un couple (33 et 35 ans) et voyageons sac-à-dos, transport en commun, sans réserver d'avance (sauf si nécessaire) les logements ou autre. Nous arrivons à Hanoï le 30/09/2012 et repartons d'Hanoï le 23/10/2012. Nous souhaitons visiter le nord et le centre (si le climat nous le permet). Nous sommes intéressés par la rencontre avec les gens, comprendre les cultures et coutumes différentes, la nature, les paysages, l'histoire. Nous souhaitons faire quelques lieux touristiques (qui nous attirent ou nous semblent inratables) mais surtout éviter les foules si possible. Voilà. Notre désir serait donc de trouver le juste milieu entre passer des heures de route pour aller là où on ne verra pas un touriste et suivre la masse. Un peu compliqué, je le conçois.

Nous avons relevé sur ce site des lieux qui pourraient être intéressants à faire. Nous souhaiterions savoir : - cela vaut-il le coup ? - combien de temps rester ? - cela est-il accessible en transport en commun ? (bon, ça, c'est du surplus parce qu'on pourra le chercher par la suite). - si vous avez des bons plans autre ou sur certains lieux à nous proposer, toutes suggestions est bonne à prendre

Voici donc : - Hanoï - Ban Lac - Mai Chau (mais est-ce bien le Mai Chau qui n'est pas touristique, celui dont parle Abalone ?) il parait qu'il vaut mieux dormir à Ban Lac. - Hang Kia (trekkings mais est-ce le meilleur lieu pour en faire ?) - Moc Chau - Son La (mais on n'a pas l'impression que cela vaille vraiment le coup) OU - Tram Tau (Cela vaut-il le coup pour le détour qu'il faut faire ?) - Mu Cang Chai (il parait que pas touristique et très beau) - Dien Bien Phu (ça, c'est incontournable, mon mari veut y aller !) - Phong Tho / Paso (Cela vaut-il le coup ?) - Sa Pa : je sais que c'est controversé comme lieu alors je ne pose pas de questions dessus. Il y a eu suffisament de réponse que je peux lire ailleurs. Merci par avance. - Lao Caï (marché de Coc Ly) - Lung Khau Nhin (marché) - Bac Ha (marché et paysages) - Coc Pai (marché) - Hoang Su Phi (je n'ai pas trouvé beaucoup d'info mais il semble que cela soit un site à voir. Des détails ?) - Xin Man (idem. Je n'ai même pas su le situer sur la carte. Je suis preneuse d'infos) - Ha Giang - Dong Van (château du roi des H'mongs, fort français, marché, paysages, trekking...) - Yen Minh (des infos ?) - Pho Bang (minorité Hans) - Meo Vac (col du Ma Pi Leng, marché de l'amour) - Bao Lac (minorité Loslos) - Cao Bang (il semblerait que la ville n'ait pas grand intéret mais que les environs soient magnifiques ) - Ban Gioc waterfall (mais cela en vaut-il la peine vu ce que l'on dit de la route ?) - Ba Be (connu) - Pac Ngoi (village Thai) - Lang Son (cela vaut-il le coup de faire ce détour ?) - Bai Tu Long Bay (cela peut il remplacer la baie d'Halong ou est-ce complémentaire ?) - Ha Long (connu) - Nin Binh / Tam Coc : super non ? - Phat Diem : il y a quelque chose à faire ici ?

et, soit au début, soit à la fin : - Hué - Danang - Hoi An (et Dong Hoi si on peut et que cela vaut le coup)

Bon, j'abuse encore mais vous n'êtes pas obligés de répondre à tout : J'ai lu également des noms de villages qui ont l'air sympa mais que je ne situe pas : - Muang Tho (ancienne capitale de Deo Van Anh) - Pu Luong - But Thap

Questions subsidiaires : - peut-on louer des scooters légalement ? - où vaut-il le mieux en louer ?

Merci merci merci !

Ouff ! Trop impatiente maintenant !!

Nadia
60 jours au Sud-Ouest américain - 2012 English translation pending
by Isap29 · 2012-08-25 · 226 replies
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012 Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).

Données principales :

60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine

Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :

Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)

Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash

J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.

J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.

J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.

J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html

J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.

J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.

J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.

J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !

Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.

J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)

J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.

J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?

J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.

J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.

J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).

J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.

J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.

J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.

J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.

J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.

J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.

J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !

J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.

Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).

Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.

J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.

J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.

Fin de la première partie.
Rome: 5 nuits/6 jours (août 2012): programme, budget et bons plans? English translation pending
by Frenchgirl75 · 2012-08-24 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je prends l'avion demain pour passer 5 nuits/6 jours à Rome. Ce sera ma 4ème visite dans cette ville magique, mais la première que je prépare moi-même. Je pars avec mon compagnon qui ne connait pas du tout la ville et je vais essayer de la lui faire découvrir. J'ai pensé que ce serait l'occasion de commencer un carnet de voyage pour vous faire partager mon expérience sur ce forum.

N'hésitez pas à me faire part de vos questions et remarques tout au long de la rédaction de ce carnet.

A tout de suite pour un article sur la préparation du voyage!
Vol AF006 vers New York du 22 annulé - remboursement d'hôtel? English translation pending
by Roro973 · 2012-08-22 · 38 replies
Bonjour,

Je devais partir à NewYork, mais suite à des problèmes techniques le vol a été annulé (après 5 heures passées dans l'avion cloué au sol ....). On part demain normalement.

J’avais réservé un hôtel. Pourrais-je me faire rembourser la nuit qui me sera facturée par l’hôtel ?

Merci de vos réponses.
Croisière de France "Tutti Frutti" sur l'Horizon: idées d'excursions English translation pending
by 4rebelle · 2012-08-19 · 37 replies
Bonjour, Quelques idées (conseils) d'excursions:

1ère escale: Santa Margherita. La sortie se fait en chaloupe ( des allers-retours sont prévus toute la journée). C'est amusant, intéressant (et donne une bonne idée de se qui se passerait s'il fallait tous quitter le bateau...). Non recommandé aux personnes qui craignent le mal de mer et aux handicapés: les chaloupes ça bouge ! Ne pas hésiter à aller à Portofino ( encore en bateau) , port très joli, huppé, petit. On peut monter jusqu'au Castelleo Brown mais il n'y a rien à voir. Revenir au bateau pour manger à midi et retourner se baigner sur la plage de Santa Margherita l'après-midi

2ème escale: Civitavecchia: il faut compter une heure en car avec "Rome en liberté" pour aller jusqu'à Rome. ( on nous fournit des plans). C'est intéressant pour visiter la ville par soi-même. Bonnes chaussures et petite bouteille (à remplir dans les nombreuses fontaines d'eau fraîche et potable) indispensables. Pour faire pipi à Rome gratuitement, aller au Mac DO Place d'Espagne. On peut ajouter aux incontournables Colisée, Arc de Constantin, Fontaine de Trévi, Panthéon... la fameuse "Bouche de vérité"

3ème escale: Salerne Opter pour la navette (payante) du bateau si vous voulez sortir du port et voir Salerne ( cathédrale influence mauresque). La plage est tout de suite à gauche en sortant du port ( 5 minutes). Bien sûr ne pas rater l'excursion à Pompéi si vous ne l'avez jamais faite

4ème escale: Trapani ( en Sicile = la faucille) Pays du sel. On peut monter en téléphérique à Erice ou bien se baigner (nombreuses plages)

5ème escale: Malte ( La Valette) Ne pas rater l'accostage ni la Co-cathédrale de St Jean (payant). Le bateau accoste dans la ville entourée de fortifications. C'était, sans prétention, quelques idées pour ceux qui veulent faire cette croisière Cordialement
Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam English translation pending
by Jojoone1 · 2012-08-14 · 150 replies


Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.

VENDREDI 13/07/2012

Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….



Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !

Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
Récupérer la nationalité thaïlandaise? English translation pending
by Izithai · 2012-07-22 · 113 replies
Bonjour à tous

J'ai un amis vivant en France de nationalité Française mais née en Thaïlande de père français et mère thailandaise.

Il souhaite aujourd'hui récupérer sa nationalité thai, qui apparement est possible en faisant une demande aux consulat de lyon ou ambassade de paris... Sachant que la double nationalité n'est pas reconnu en thailande, mais qu'il n'y as pas vraiment de coordination entre les services français et thai, peut t'il procédé comme ceux ci ?

Demande de récupération de nationalité thai aux consulat (document a fournir a part l'extrait d'acte de naissance et passeport thai de la mere?) il parle thaï courament etc... Ensuite de demander un passeport thai et carte d'identité thai De conserver ces papiers francais pour la france et thai pour la thailande, sans être inquiété?

Surtout savez vous quels document a réunir aux préalable ou action à procédé avant d'effectuer la demande aux consulat? sans en être inquiété par les authorités française?

merci d'avance.

(PS je parle bien de récupérer la nationalité thai immediatement pour quelqu'un né en thailande, pas la demande d'un étranger pour l'obtenir aux bout de 5 ans en thailande).
Travailler en Bulgarie English translation pending
by Lili070986 · 2012-07-21 · 14 replies
bonjour a tous, j'aimerai partir vivre en bulgarie. je suis diplomée en coiffure mais je ne recherche pas forcément dans ce domaine.je parle anglais mais je dois encore le perfectionner. quelqu'un pourrait il me conseiller sur les démarche à effectuer au niveau professionnel merci d'avance 😉
Amende de 2000 € à payer à Firenze English translation pending
by Ginalolo · 2012-07-20 · 45 replies
Bonjour, Je ne sais pas si je poste au bon endroit, mais voilà : nous avons reçu un courrier hier relatif à une amende à payer en Italie. L'infraction au code de la route date du 11 août 2007, soit 5 ans après... La police de Firenze nous a retiré ma carte grise et le permis de mon compagnon (c'est lui conduisait) et nous a laissé un sauf-conduit pour rentrer le lendemain à la frontière faute d'immobiliser ma voiture (car elle est aménagée à mon handicap). Depuis ce jour, nous n'avons jamais récupéré nos papiers administratifs, il a fallu en faire refaire. Je voulais savoir si au terme de 5 ans, il n'y a pas prescription et comment payer cette amende. J'ai déjà lu les messages d'autres touristes français ayant eu unez amende à payer mais pas lu de réponses pouvant m'aider. Merci.
Croisière MSC Orchestra - Villefranche Sur Mer le 13 août 2012, excursions English translation pending
by Jerem1912 · 2012-07-17 · 5 replies
Bonjour à tous,

Après avoir réalisé deux croisières COSTA l'année dernière, nous avons décidé cette année de tester le MSC ORCHESTRA au départ de villefranche sur Mer le 13/08/2012.

Les différentes escales sont: * Valence (12:30 - 17:30) * Ibiza (01:00 - 13:00) * tunis (la goulette) (13:30 - 19:30) * Catane (13:30 - 19:30) * Naples (09:00 - 17:00) * Livourne (9:30 - 19:00)

Nous finissons le planning car les semaines passent très vite (de plus nous avons hâte de pouvoir profiter du soleil, ce dernier nous fait cruellement défaut depuis plusieurs semaines et la pluie devient de plus en plus difficile à supporter...).

J'écris donc ici pour reccueillir différents avis et conseils et savoir si d'autres membres partent à la même date (un autre membrede VF m'ayant déjà contacté en MP).

Ayant visité Herculanum à Naples et Syracuse et Ortigia en Sicile l'année dernière, nous avons opté pour deux excursions différentes cette année: - -> Taormine - -> Chateau de Caserta

En ce qui concerne Valence, le temps sur place étant assez court, nous avons regarder pour le bus hop on - hop off afin d'avoir un tour de la ville. Néanmoins, afin d'orienter au mieux notre visite de Valence, quels sont les points d'intérêt que vous conseillez ?

Au niveau de Tunis, mon épouse souhaite suivre une sortie MSC (musée du Bardo + Sidi Bou Said). Avez vous d'autres conseils (précaution par rapport aux équipements que l'on prend) ?

Enfin concernant livourne, nous étions parti initialement pour l'excursion MSC vers pise, cependant, ayant peur d'être déçus, nous envisageons maintenant d'aller visiter le centre de Florence par nous même avec la navette de MSC. Ma question est alors la suivante, sachant que le trajet vers Florence dure approximativement 2 heures, combien de temps restons nous dans Florence ?

Merci pour vos différents conseils et réponses,

Jeremie
Parcours traditionnel à Madagascar fin octobre English translation pending
by Fredou · 2012-07-10 · 10 replies
bonjour je compte partir fin octobre a mada et j aurais aimé avoir votre avis sur un parcours certes traditionnel mais pour commencer, est ce un bon choix? partir de tana et faire le sud jusqu a tuléar puis remonter a nosy be pour finir 5 jours de plage connaissez vous l agence "madabrousse"? peux t on trouver sur place des vols interieurs moins cher que sur le net? merci
Discussions autour du concours photos VF de juillet 2012: "L'amitié dans le monde" English translation pending
by Fleuralpine · 2012-07-02 · 183 replies
Le concours photos de juillet est lancé: "l'Amitié dans le monde"

Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème! 😎

Pour participer au concours, c'est ici: http://voyageforum.com/v.f?post=5381909;
Croisière sur le Liberty of the Seas du 17 au 24 juin 2012: le retour English translation pending
by Jibe2 · 2012-07-01 · 23 replies
Bonjour à tous

Voici une semaine que nous sommes rentrés de notre dernière croisière sur le Liberty. Une semaine, c'est trop court...mais une occasion à ne pas manquer : un départ de la Seyne. Nous étions 3 couples du Forum : Dacy (Reine), RCT (Rosa), JIBE (Josiane). Nous avons fait aussi connaissance avec Thymis de VF, ainsi que d'autres personnes très sympa, et je les salue ! Nous n'avons pas manqué de leur donner l'adresse du site.

L'embarquement à la Seyne : Facile...nous étions environ 80 Français. A 11h30 nous étions à bord, et direction le buffet. Il faut préciser que l'embarquement principal du Liberty est Barcelone. La Seyne est une escale, où les Français pouvaient embarquer et débarquer depuis cette année.

Le bateau : Le Liberty est le dernier né de la classe Freedom, qui fut le plus grand paquebot du monde, avant la naissance de l'Oasis et de son jumeau l'Allure OTS. Longueur 339m - largeur exceptionnelle 56m Capacité passagers 3634 C'est un paquebot SPLENDIDE qui en impose. Dans chaque port d'escale, il fut très photographié par des passagers de petits bateaux de promenade ou ferrys. L'intérieur est élégant et bien conçu : beaucoup d'espaces communs (bars, salons, salle à manger à 3 étages) et la Royal promenade, une rue avec ses boutiques, bars, pizzeria...le rendez-vous des soirées de gala, avec divertissements ... Des cabines intérieures "promenade" aux étages, avec belles fenêtres, donnent l'impression d'être dans une véritable rue. Il est à noter que le Café de la promenade et la pizzeria sont gratuits. Beaucoup de jeunes, car au niveau sportif : 1 piscine spéciale enfant, 2 grandes piscines parallèles, une piscine solarium, bassins à vague pour le surf (flow rider), mur d'escalade, terrain de basket, mini-golf et simulateur, patinoire...sans oublier les jacuzzis suspendus (pour la détente après une journée d'excursion). Les cabines, avec coin salon, TV écran plat, cabinet de toilette avec une vraie douche, sont de belle taille. Un bateau où il fait bon vivre, et que l'on quitte à regret... Je joins quelques photos :
Bonne journée et à bientôt pour la suite... Josiane
Croisière MSC Fantasia le 23 juillet 2012 au départ de Gênes English translation pending
by Parisest · 2012-06-26 · 21 replies
Bonjour à tous.

Il est grand temps maintenant que je commence à m'occuper de nos prochaines vacances qui prendra la forme d'une première croisière. Ce sera donc le MSC FANTASIA , au départ de Genes le 22 juillet en direction de Naples, Palerme, Tunis , Barcelone et Marseille. Pont 12 , cabine avec balcon (située vers l'arrière du bateau) Nous serons accompagnés , ma femme et moi (la quarantaine), de nos 2 filles (10 et 14 ans).

Le projet initial prévoyait un départ de Marseille la veille mais nos enfants rentreront d'un premier séjour le 21 après midi. Notre agence nous a donc proposé une arrivée à Nice le lendemain matin pour transfert vers Genes et départ en fin d'après midi. Vu le peu de temps dont nous disposerons et les aléas éventuels de la sncf ou des compagnies aériennes, nous avons finalement fait le choix de rejoindre Genes directement en voiture. Au depart de la région Parisienne, ca risque d'etre long et un peu pénible de nuit mais au moins , je pense que j'apprecierai d'autant la première nuit sur le bateau.

Comme beaucoup, je m'appuie énormement sur vos différents avis pour préparer au mieux cette croisière. Je ne suis pas du genre à stresser sur les moindres détails et je pense donc que je trouverais la majorité des réponses à mes questions dans ces compte rendus.

Actuellement , il me reste à voir :

- Réservation du parking - Choix des escales - Forfaits éventuels à prendre en avance - Choix des tenues qui rempliront les valises - ... - ... (Ces lignes sont à vous si vous pensez que j'oublie quelque chose d'important)

J'essaierai de mettre à jour ce sujet au fur et à mesure de l'évolution des préparatifs. Je prévois ensuite d'emmener l'ordinateur portable pour y remplir un carnet de bord qui sera au mieux envoyé depuis le bateau, au pire dès notre retour.

Au plaisir de partager ce sujet avec vous.
Croisière en Méditerranée sur le Liberty of the Sea au départ de Toulon La Seyne-sur-Mer English translation pending
by Rosechri83 · 2012-06-24 · 48 replies
Bonjour 😎

personne pour faire un compte rendu de sa croisière en méditerranée sur le liberty of the sea au départ de Toulon la Seyne ?
Trois semaines en Europe pour un couple (été 2013) English translation pending
by Emma0989 · 2012-06-22 · 14 replies
Bonjour!

J'aurais besoin de vos conseils, chers voyageurs! Nous sommes une couple dans la vingtaine. Nous sommes Québécois. Nous aimerions faire notre premier voyage ensemble en été 2013, en juillet ou en août, quelque part en Europe de l'Ouest, pendant 3 semaines.

Pour ma part, mon seul voyage (et ô combien merveilleux!) a été de partir une semaine à Paris il y a quelques années. J'aimerais donc, bien sûr, aller ailleurs qu'à Paris (mais je ne suis pas contre l'idée d'y passer quelques jours pour faire découvrir cette ville fantastique à mon copain - ce n'est toutefois pas obligatoire).

Quelles sont vos suggestions pour un voyage de trois semaines?

Nous aimons les beaux paysages, les musées (j'ai étudié en arts et en littérature française), les randonnées, le sport (autant en faire que voir des matchs), l'architecture, les parcs, la nature, la culture... :)

Merci!
Itinéraire vélo Lille-Amsterdam English translation pending
by Cerise89 · 2012-06-07 · 19 replies
Bonjour à tous !

Je souhaiterais faire cet été un voyage à vélo entre Lille et Amsterdam, mais vu le grand nombre de voies cyclables vu sur internet, je me perds un peu. Je pense disposer de 6 jours pour le faire.

Pensez-vous qu'il est préférable de passer par Maastricht ou par Brugges (puis suivre la LF1)? Je n'arrive pas à définir des étapes précises, quelqu'un l'ayant déjà fait pourrait me transmettre ses différentes villes d'arrêt ?

Vu que je pars toute seule, je préfererais travailler un peu mon trajet avant de m'embarquer la dedans !

Merci d'avance pour toute réponse,

Anaïs
Retour d'un mois en Turquie English translation pending
by Bling · 2012-06-06 · 14 replies
Salut ou Salam le forum

on revient de Turquie 1 mois !!!! couple franco-algero-marocain en gros une semaine à Istanbul une semaine à Konya pour Rumi …et shams tabriz… 2 ou 3 jrs à NEVSEHIR capadocce une semaine à antalya ensuite retour à Istanbul pour la dernière semaine … un vrai bonheur !!! vive les turcs !!!!!! et les turques !!!!!! la Turquie c’est de la Bombe foncez sans hésiter !!!

les trajets se sont faits de nuit par bus 10h pour Istanbul Konya Kamilcoch servent des boissons fraiches et chaudes , lecteur television individuel etc… par contre pause WC dans haltes routieres non programmées par avance ….donc faites comme nous evitez de boire avant de voyager… ;o) ensuite NEVSEHIR ANTALYA et le dernier par la compagnie METRO Antalya Istanbul 12h de nuit y a l’avion pour les lignes interieurs qui m’ont l’air très compétitif…. Posez toutes vos questions on est encore chaud !!! ;o)

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Budget total pour le mois billet d'avion air france compris 150 € aller retour ….2200 € !

Une derniere chose à dire aux turcs women and man TECHEKUR EDIRIM !!!
Croisière Tutti Frutti sur l'Horizon: excursion Salerne - Capri et autres? English translation pending
by Fégreac · 2012-05-28 · 21 replies
Je dois faire la croisière Tutti frutti et j'aimerai savoir s'il est possible de faire l'excursion seuls pour Capri au départ de Salerne et quels sont les autres excursions qu'il est préférable de prendre avec l'agence du bateau ?
Itinéraire dans le nord de l'Italie, villes et endroits à visiter? English translation pending
by Furiae · 2012-05-27 · 57 replies
Bonjour, même si il y a beaucoup de sujets sur l'Italie je préfère poster. En effet, j'envisage de ma diriger vers l'Italie l'année prochaine et en prévision, je souhaiterais établir un itinéraire des villes et endroits à visiter et surtout le côté pratique. pour pouvoir calculer un peu mon budget.

Pour commencer, je me dis le nord de l'italie serait bien pour commencer, car même si j'ai envie de voir la Toscane et Rome c'est déjà plus éloigné. Nous venons de la Belgique.

Tout d'abord visiter Milan mais je ne sais pas encore vraiment alors si vous avez un récit de voyages ou des idées je suis preneuse.

- Bergame j'en ai entendu du bien - Vérone - Venise - Je serais également tenté de voir l'endroit ou a été touner certaines scènes de Star Wars à savoir la Villa Balbianello au lac de Côme. (comment ça se passe ou faut-il se rendre? Combien ça coûte et comment ça se passe pour visiter? et j'aimerais finir les vacances quelques jours pour se reposer dans la région di Levante ou dans les environs. Si vous avez des endroits à me conseiller.

Par contre je me demande ce qui est le plus intéressant au niveau du logement entre les différentes visites (nous serons en voiture). Par exemple arrivée à Milan rester 2 nuits sur place pour pouvoir visiter une autre ville dans les environs ou loger dans chaque villes visiter? Es-ce possible et intéressant de prendre le train pour relier d'un endroit à l'autre sans pour ainsi devoir y loger et ne faire les grandes étapes qu'en voiture? Dans ses destinations es-ce facile de trouver de quoi se garer? Si je manque vraiment une ville importante dans les environs ça m'intéresse aussi, nous n'avons pas vraiment de nombres de jours précis mais j'aimerais que le voyage me coûte un peu moins de 2000euro si c'est possible.
Voyage en voiture avril-mai 2012 (Italie-Monténégro-Croatie-Italie) English translation pending
by Mguibentif · 2012-05-25 · 4 replies
1er jour : jeudi 19 avril 2012

Petit déjeuner entre Bandol et Sanary au Moulin du Meunier, 4 cafés, 2 croissants = 9.40 euros

Départ 7 h 40, 162'500 km au compteur.

Autoroute gratuite jusqu'à Toulon et Cuers, puis RN 97 jusqu'à Fréjus et RN7 jusqu'à Cannes, Nice et arrêt à 11 h 30 à Villeneuve-Loubet au restaurant Courtepaille. Nous avions un bon pour 2 grillades au prix d'une... (la grillade choisie est à 20.60 euros, mais il y en a d'autres...). 2 onglets de boeuf, 1/4 vin, 1 Pepsi Max = 30.55 euros.

Départ 12 h 30, on continue jusqu'à Menton. Essence E10 à Menton, 1.729 euro le litre = 19 euros.

14 h, frontière italienne.

Essence en Italie après la frontière entre 1.85 et 2.10 euros le litre environ selon affichage des différentes stations service.

Nous nous arrêtons au bord de mer à Vintimille. 2 glaces et 2 cafés = 10 euros.

Nous continuons sur la route côtière.

16 h, arrivée à Diano Marina. Nous allons à l'hôtel des Mimosas que nous connaissons déjà. 1 chambre avec petit déjeuner = 46 euros. Toujours aussi bien, propre, etc. Repas du soir possible dès 19 h 30, mais ne nous intéresse pas, pas assez faim... Chambre 105, avec balcon.

16 h 30, nous ressortons nous promener en ville, il se met à pleuvoir...

2 cafés en route = 2 euros

Puis, 4 petits gâteaux, 1 coca light, 1 café = 8.60 euros.

Nous rentrons entre 2 averses à l'hôtel où nous arrivons à 19 h.

Repos, TV et internet dans la chambre. Internet à la réception gratuitement. J'achète une carte WIFI à 3 euros pour une heure dans la chambre.

2e jour : vendredi 20 avril 2012

Petit déjeuner possible dès 7 h 30

Nous réglons les 49 euros et prenons le petit déjeuner. Départ vers 8 h.

Nous allons à Albenga voir le baptistère que nous n'avons pas pu voir la dernière fois. Vers 9 h, parking gratuit place Nenni. Promenade en ville en attendant l'ouverture à 10 h. 2 cafés = 2.20 euros.

2 billets uniquement pour le baptistère = 6 euros. Visite dès 10 h, magnifique mosaïque dans une voûte.

Départ d'Albenga vers 10 h 20.

Nous roulons jusqu'à Savona par la Via Aurelia, beaucoup de trafic.

12 h, traversée de Savona dans les embouteillages. Le Costa Magica et le Costa Deliziosa (+ peut-être un troisième bateau Costa ?) sont dans le port.

12 h 30, sortie de Savona, arrêt à Albisola Superiore, restaurant Il Sorriso, menu du jour à 10 euros. 1 pâtes aux fruits de mer, 1 pâtes au pesto, 1 moules, 1 filet dinde + pommes de terre, 1 coca light, 1 carafe de vin, 2 cafés = 27 euros. Gros orage et panne d'électricité pendant 10 minutes... Départ vers 13 h 30.

Nous prenons l'autoroute à Celle Ligure jusqu'à La Spezia, 13.80 euros. Nous arrivons vers 15 h 30 et descendons traverser Lerici, puis impossible d'aller directement à Marina di Carrara, un pont étant détruit, nous perdons un peu de temps, passons par Sarzana et rejoignons la Via Aurelia jusqu'à Pise, restons sur la Via Aurelia et tournons pour aller à Marina di Pisa et Tirrenia où j'ai réservé l'hôtel sur internet depuis hier.

18 h. Arrivée à Euro Hôtel, pour 2 nuits. Chambre 105 avec balcon, parking gratuit à l'arrière de l'hôtel. Simple et confortable, 50 euros la nuit avec petit déjeuner et encore 3 euros de taxes locales. Il y a un petit supermarché Conad juste à côté de l'hôtel. Les 2 jeunes personnes à l'entrée de l'hôtel sont fort sympathiques et parlent anglais et un peu français. WIFI gratuit dans la chambre ou à la réception (2 postes à disposition).

Nous ressortons à pied et allons voir le centre ville moderne de Tirrenia, station balnéaire. Pas mal de restos sont ouverts, peut-être parce que nous sommes vendredi soir... ?

1 coca, 1 tramezzini, 1 sandwich, 2 cafés = 10 euros au Tirrenia Doc Café.

Retour à l'hôtel vers 20 h.

3e jour : samedi 21 avril 2012

Très mauvaise nuit, torticolis, médicaments, impossible de trouver une position confortable pour dormir + forts bruits de vent à l'extérieur + pas mal de voitures sur la route + quelques Allemands bruyants dans le couloir à 1 h du matin, enfin bref... la totale.

Petit déjeuner vers 7 h 40, départ pour Livourne.

8 h 40 parqués le long de la mer hors zone ZTL vers le grand hôtel (près du trophée Mascagni). Nous revenons à pied en ville voir diverses églises et le quartier « Venezia », la forteresse qui fait parc public est fermée depuis 2012 pour rénovations... on ne sait pas jusqu'à quand...

2 cafés en route = 2 euros

Vers 12 h 15, nous revenons vers la voiture et trouvons un café/restaurant (Bar Terzo), piazza Mazzini. Là, pas terrible, il y a des plats à choix dans une machine, plats que le propriétaire réchauffe au microondes... Bon, on y va pour 2 tagliatelles aux champignons, pas trop mal vu les circonstances... 1 petit gâteau et 1 Mars, 2 cocas light, 2 cafés = 14 euros.

Vers 13 h 40, départ pour Pise.

14 h, nous sommes garés près de la tour. 2 euros par heure entamées, nous en aurons pour 6 euros.

Balade pour revoir la place du Duomo, le baptistère, la tour, énormément de monde, nous n'entrons pas, puis par une rue en ville jusqu'à la gare et retour par la via Corso pour voir les ruines des thermes de Néron.

En route, 2 cafés place Victor Emmanuel = 3 euros.

Départ vers 16 h 30

Nous rentrons sur Tirrenia et nous nous arrêtons à la Basilique San Piero a Grado, magnifiques fresques. Le campanile de 37 m. détruit pendant la 2e guerre mondiale par les Allemands est en train d'être reconstruit depuis 2009, environ une dizaine de mètres déjà remontés... Voir
http://it.wikipedia.org/wiki/San_Piero_a_Grado

17 h 30, retour à l'hôtel...

Je règle les 106 euros pour les 2 nuits.

Vers 19 h, nous retournons dans le même café qu'hier soir. 1 coca light et 1 verre de Chianti rouge (formule apéro à 5 euros par personne), nous mangeons plein de salades, etc. 2 petits gâteaux, 2 cafés = 13.80 euros.

20 h 30, retour à l'hôtel, ouf, il n'y a plus de vent...

4e jour – dimanche 22 avril 2012

Moins de douleurs et de bruits divers, je dors bien...

Départ vers 8 h 10.

Essence Super 95 à l'entrée de Livourne à 1.853 euro le litre = 40 euros.

Nous passons par Ceccina et Volterra. Petit café à 10 h au pied de Volterra à Borgo San Lazaro, bar trattoria da Bado = 2 euros.

Puis, nous continuons et revoyons de très loin San Giminiano, passons près de Monterigioni, nous passons Sienne vers 11 h, puis arrêt à 12 h à Lucignano pour manger, Restaurant Ischi Angiolo, 1 coca light, 1 eau minérale, 1 verre de vin de la maison, 2 couverts à 1 euro, 2 tagliatelles al ragu, 2 poulets, 2 salades mixtes, 2 glaces, 2 cafés = 39.20 euros.

Nous repartons vers 13 h 30 et à 14 h nous sommes à l'hôtel La Corniole à Arezzo, que j'avais réservé hier sur internet à 65 euros la nuit. Appartement Rondino au 4e étage, parfait comme les autres fois. WIFI gratuit dans l'appartement.

Nous ressortons revoir la basilique San Francesco et une exposition au sous-sol sur Piero della Francesca, entrée 2 euros par personne au lieu de 8 euros car c'est le dernier jour de la semaine de la culture en Italie. Voir http://www.pierodellafrancesca-ticketoffice.it/

Ensuite, je rentre à l'hôtel reprendre un médicament pour mon bras qui me fait encore souffrir et un bain bouillant... Mon mari reste en ville et rentrera vers 17 h 30.

Vers 19 h 30, restaurant Galleria, 2 salades mêlées, 1 pizza mozzarella de buffala, 1 spaghetti carbonara, 1 eau minérale, 1 coca light = 26 euros, Délicieux comme lors de nos précédentes visites, l'endroit est connu et queue pour y entrer dès 20 h.

Nous montons au centre ancien pour le voir éclairé la nuit.

2 cafés au retour près de l'hôtel = 1.80 euro

Retour vers 21 h. Je règle les 65 euros de la chambre.

5e jour – lundi 23 avril 2012

2 cafés près de l'hôtel, 2 euros, nous mangeons les croissants présents dans notre chambre.

Départ vers 8 h 10 pour Sansepolcro, puis route de montagne pour aller à Urbino, ça n'avance pas vite du tout, il n'y a personne, mais de très beaux paysages...

Essence à 1.805 euros, on en prend pour 20 euros

10 h 30, arrêt pour 2 cafés, 2 croissants à l'entrée de San Angelo in Vado = 3.90 euros

11 h 30, arrivée à l'hôtel réservé à Urbino, Résidence Comei, 85, Strada Provinciale 9 Feltresca, c'est-à-dire en venant du sud, laisser Urbino sur la gauche et suivre la direction de l'hôpital, puis de Gadana, la résidence est au bord de la route à gauche env. 200 m. après la fin de Gadana, nous trouvons tout de suite.

Installation et règlement des 59 euros pour l'appartement. Le nôtre (no 106 A), en rez-de-chaussée, avec un peu d'herbe devant. Il y a une entrée no 106 par une cuisine apparemment commune avec l'appartement 106 B, on s'en fiche de la cuisine à dire vrai... La porte se ferme à clef au delà de cette cuisine sur une chambre et une salle de bains + terrasse. Il y a un garage sous la résidence. Liaison internet avec fil dans la chambre ou WIFI en s'approchant de la réception, à la limite dans la chambre, fonctionne très aléatoirement sinon.

Installation et on repart pour Urbino. Nous nous arrêtons gratuitement rue Yuri Gagarine près de la poste et du Conad et allons à pied en ville par la via Bramante, env. 500 m avant une des portes de la ville. Là, il y a aussi un parking avec horodateur (1.20 euro de l'heure).

Promenade en ville.

Achat de médicaments à la pharmacie = 14.50 euros.

Repas Corso Garibaldi au Bar du Théâtre. Il y a à côté un ascenseur (50 ct par trajet) qui mène à un autre parking avec horodateur au bas de la ville. 1 aubergine avec parmesan, 1 poulet pané, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 24.50 euros

Nous continuons la ballade en ville et visitons diverses églises.

2 glaces et 1 coca sur une terrasse au soleil = 5.80 euros

Nous repartons avec la voiture vers 17 h pour l'hôtel où nous arrivons 10 min. plus tard.

Nous signalons à la réception notre désir de rester une nuit de plus pour aller et revenir demain à Gubbio.

Repos un moment...

Vers 18 h 45, petit footing sur 500 m. le long de la route pour rejoindre le centre de Gadana.

Un café avec peu de choix... 3 tramezzini, 2 pâtisseries, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 17.30 euros.

Nous revenons à pied à l'hôtel vers 20 h.

6e jour – mardi 24 avril 2012

Départ vers 8 h en direction de Gubbio.

Arrêt pour déjeuner en route à Fermignano 4 cafés, 3 croissants = 8.30 euros.

Arrivée à Gubbio à 9 h 30. Parking gratuit près de l'amphithéâtre romain, via Leonardo da Vinci, face au tennis couvert (grande toile blanche), campings cars possibles, il y en avait d'ailleurs deux garés, environ 500 mètres du centre ville avec trottoir tout le long. Il y a d'autres parkings gratuits pour voitures plus près du centre ville. Dès que nous sommes parqués, un déluge de pluie qui ne cessera pas jusqu'à 15 h...

Petit tour pour voir l'amphithéâtre sans y entrer, on voit l'essentiel de l'extérieur. A côté, de nombreux jeux d'enfants et bancs pour pique niquer, le tout assez à l'ombre.

Visite de la ville, magnifiques portes en bois aux maisons également. Beaux bâtiments, palais ducal, églises, etc.

A 11 h 15, 2 cafés en route pour être un moment au sec = 1.80 euros.

Vers 12 h 15, repas dans un très joli restaurant, accueil sympathique de la patronne, restaurant Bosone Garden à l'arrière de l'hôtel du même nom, terrasse, etc. Nous nous replions vers le fond de la salle à côté du radiateur... Dommage qu'ils n'avaient pas allumé la belle cheminée...

2 menus du jour à 19,50 euros (plats régionaux selon la carte...). Bruschetta variées, gnocchi al ragu, agneau à la broche avec patates, tiramisu. Excellent, mais pas forcément régional à 100 %. 1 verre de vin, 1 coca light = 51 euros. Il y a d'autres menus à 25 et 35 euros, etc. mais trop copieux pour nous.

La serveuse a fait un effort pour essayer de nous parler en français avec le sourire. En revanche, des choses surprenantes pour moi, elle apporte le fromage pour les gnocchi, les saupoudre et repart avec le fromage, ensuite, nous demandons du sel, elle arrose de sel l'assiette de mon mari, moi, je ne l'ai pas laissé faire et ai demandé qu'elle laisse le sel sur la table, ce qu'elle fit, l'air extrêmement surpris... bizarre...

Vers 14 h, nous montons avec l'ascenseur (gratuit) à la cathédrale, belle vue également de là.

Nous redescendons avec l'ascenseur et faisons encore un tour en ville.

Départ avec la voiture vers 15 h. Il s'arrête enfin de pleuvoir.

Arrêt à Cagli pour un café vers 15 h 45, 2 cafés = 1.80 euros, Achat médicaments à la pharmacie à 16 h 30, ici tout ferme de 13 h à 16 h 30 = 14.60 euros Petit tour en ville, le musée archéologique est fermé pour rénovation, nous avons vu également une tour assez surprenante servant de giratoire...

Nous partons vers 16 h 45 et rentrons à Urbino.

Essence sans plomb 95 à 1.837 euro à Urbino = 32 euros.

Retour à l'hôtel vers 17 h 30.

Impossible de trouver quelqu'un à la réception entre 17 h 30 et 18 h 30 (comme indiqué), ni plus tard d'ailleurs pour régler la seconde nuit. Bien, j'ai envoyé un mail à Booking pour voir s'ils peuvent verser le montant de ma réservation de la première nuit... je pars sans payer demain car je n'attendrai pas l'arrivée du personnel à 8 h 30, on verra bien...

Vers 19 h, on va en voiture au bar à Gadana, pas très faim vu le repas de midi... 1 coca, 1 eau minérale, 3 petits gâteaux, 2 cafés = 8.90 euros

Nous rentrons vers 20 h à l'hôtel... toujours personne en vue à la réception...

7e jour – mercredi 25 avril 2012

Fête nationale en Italie

Toujours personne en vue à la réception... nous partons sans payer... y en a marre !!!

Café à Gadana, 4 cafés, 3 croissants = 7 euros

Départ à 8 h pour Fano et nous longeons la SS16 Adriatica.

A 9 h 50, arrêt à Sirolo près d'Ancona. Nous voyons la dépose de gerbe à 10 h et le discours du 25 avril... 2 cafés = 2 euros, petit tour en ville, belle vue de la place centrale.

Départ 10 h 50, nous continuons la route côtière par Numana, pas mal de restaurants, de piétons, de vélos, tout le monde se promène en ce jour de congé. Nous rejoignons la SS16 et continuons direction Pescara.

12 h, arrêt à Marina di Altidona, restaurant La Baïta Marina. 1 penne tomate, 1 penne courgettes/crevettes, 1 grosse salade mixte, 1 friture de calamars, 1 salade verte, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 37.50 euros. Menu à 15 euros + des plats à côté en fait. Départ vers 13 h 30.

Vers 15 h 10, arrêt à Montesilvano, 1 coca, 2 jus d'oranges amères = 5.40 euros

16 h 30, nous sommes installés à l'hôtel Regent à Pescara, chambre 202 avec balcon donnant face à la mer. J'avais réservé hier via Booking pour 49 euros qui ont déjà été prélevés sur ma carte, on nous donne 2 tickets pour le petit déjeuner demain matin (dès 7 h 30). Toujours aussi pratique cet hôtel... Parkings gratuits dans la rue devant ou derrière. Le WIFI ne fonctionne que dans le hall de l'hôtel, pas dans les chambres.

Nous repartons par la route pour Rome pour aller à Chieti.

17 h parking facile en centre ville en ce jour férié derrière le Duomo (sinon zone bleue payante).

Visite du Duomo, surtout voir l'extérieur et la crypte. Promenade sur le Corso central (corso Marrucci), le bâtiment de la chambre de commerce est spécial (bureau d'information touristique au bas), puis visite du parc public au bout de ce corso. Dans le parc, café Casina del Tigli, 1 petite pizza, 2 gâteaux, 1 coca light = 6.20 euros. On peut manger à l'intérieur ou à l'extérieur, très agréable endroit. Nous revenons vers la voiture par le corso Marrucci et nous nous arrêtons dans un ancien café, café Vittoria, 2 cafés = 2.40 euros. Belles vues sur les montagnes enneigées des Abruzzes.

Nous rentrons à Pescara en passant par Francavilla et en longeant le bord de mer pour arriver directement du côté de l'hôtel, retour à 20 h.

8e jour – jeudi 26 avril 2012

7 h 25, petit déjeuner, départ de l'hôtel à 8 h.

9 h 10, petit café et essence 13 km avant Vasto. 2 cafés = 1.60 euros. Essence à 1.768 euro = 30 euros.

9 h 30, parking à Vasto à côté des ruines des thermes romains (mosaïques visibles en partie de l'extérieur), pas visitable, en travaux. Promenade en ville, églises, Duomo, bord de mer, très agréable petite ville. Départ vers 11 h 15.

Nous allons dans le Gargano, arrêt à Lesina vers 12 h, de jolies vues du village et du lac depuis la route ; les anguilles semblent être une spécialité du coin. On traverse le village à pied et on arrive vers le lac, restaurant Le Antiche Sere, dont le chef semble assez connu. 1 anguille au four avec patates, 2 salades mêlées, 1 côtelette de veau, 1 coca, 1 verre de vin = 39 euros. Très bonne l'anguille...

Départ du village vers 14 h, nous longeons le lac, puis Torre Milleto, ensuite, il y a un autre lac, lac Varano, que l'on voit peu depuis la route côtière, nous arrivons à Rodi Gargano et continuons jusqu'à Peschici où nous arrivons à 15 h. Petit tour dans le village et la vieille ville, 2 cafés et 2 glaces dans le corso Garibaldi = 8.40 euros.

Nous repartons vers 16 h 15 pour aller à Vieste où j'ai réservé pour ce soir.

17 h 30, nous arrivons à la résidence Althea Vacances à Defensola (sur la SP52), petites maisons en dur (pas mobilhomes) avec auvent terrasse. Pas très clair sur Booking, 37 euros la nuit, mais il faut ajouter 20 euros pour draps et linges. Ce serait intéressant surtout pour y rester plusieurs nuits... Bien, on règle 57 euros au comptant (même pas sûre qu'il y ait le système carte de crédit selon les dires de Booking). Le WIFI ne fonctionne que tout près du bureau d'accueil. Pas de climatisation apparemment et pas de chauffage, on nous prête un petit chauffage d'appoint au cas où...

On s'installe dans la maison no 18 et on retourne à Vieste à 18 h. C'est vrai que c'est tout près, on y arrive par le bord de mer et on se gare avant l'entrée en ville. Il y a aussi un départ de bateau pour les Iles Tremiti (avec parking payant) tout près. Plusieurs agences en ville vendent des billets pour ces bateaux.

Il y a beaucoup plus de monde qu'à Peschici, promenade dans la vieille ville, montée au château et au duomo.

Repas dans la partie basse en face du Municipio dans une trattoria. 1 orrechiette, 1 pizza, 2 salades mixtes, 1 verre de vin, 1 coca. Le patron nous offre 2 tiramisu et 2 Limoncelo... = 27.50 euros.

Retour à l'hôtel à 21 h 30.

Depuis le début du Gargano, il sera impossible de trouver du coca light, cela n'existe pas dans les Pouilles ?!

9e jour – vendredi 27 avril 2012

Nous rangeons tout ne sachant pas si la personne vient visiter la maisonnette avant notre départ comme lors d'une location de mobilhome...

A 8 h 10, nous l'attendons vers l'entrée, elle arrive, me fait un reçu pour la nuit et c'est tout...

8 h 15 départ

8 h 25, arrêt à l'entrée de Vieste. 4 cafés, 3 brioches = 7 euros, départ 8 h 40

Route côtière pour rejoindre Manfredonia, très beaux paysages, route à déconseiller à ceux qui n'aiment pas les virages, quelques vaches sur la chaussée, quelques pierres également.

10 h 15 arrivée à Manfredonia, parking à côté du château (musée visitable à l'intérieur), petit coup d'oeil autour du château.

2 cafés = 2 euros. Je profite pour me connecter à internet et réserver une chambre à Bisceglie pour ce soir à l'hôtel Salsello (59 euros). Saisissant le contraste, 57 euros dans le camping et 59 euros dans le 4 étoiles avec petit déjeuner...

Ensuite, nous partons en direction de Foggia par erreur, nous voyons en passant l'abbaye de Siponto sur notre gauche (fermée pour travaux et échafaudages), puis une autre un peu après, ouverte, San Leonardo Abate, nous faisons demi-tour 3 km après pour revenir la voir et retourner à Manfredonia. Magnifique portail restauré.

Départ vers 12 h 10 de Manfredonia. Un peu perdus pour retrouver la route côtière qui va à Margharita di Savoia, jolie petite route avec étangs, salines, cultures maraîchères, etc. Nous finissons par atteindre cette ville, rien d'ouvert, pénible..., nous atterrissons dans un café à côté du grand hôtel des Thermes... 5 gâteaux, 1 glace, 1 coca, 2 cafés = 6.80 euros.

Nous poursuivons la route pour Trani, arrêt vers 14 h 30, vers église San Agostino. Petit tour en ville. Château et cathédrale à revoir en bord de mer. Magnifique. La cathédrale ouvre à 15 h 30, de nombreux cars de touristes italiens et allemands... assez bruyants, ils marchent sur les mosaïques du choeur, le guide ne dit rien, etc...

Départ vers 16 h 30, arrivée à Bisceglie vers 17 h. Hôtel Salsello, 4 étoiles, parking gratuit dans la cour. Chambre 103 avec petit balcon, vue mer. Plutôt 3 étoiles, mais c'est parfait. 59 euros avec petit déjeuner. Je demande un code internet pour 24 h. Selon étiquette remise, il semble coûter 10 euros, demain matin, on ne me les demandera pas lorsque je réglerai la chambre... ?

On pose nos affaires, on reprend la voiture, parking place Victor Emmanuel, gratuit (peu de places gratuites, sinon payant zone bleue 1.60 euro l'heure).

Petit tour dans la vieille ville, très beau Duomo, bien caché au milieu de la vieille ville.

Repos sur un banc au soleil en attendant l'heure du repas.

19 h 15, on y arrive, dans une Osteria, rue cardinal dell Olio no 70, rue qui monte au Duomo, tenue par un couple âgé, très très rudimentaire le local... 2 orrechiette al sugo, 2 tranches de veau, 2 salades tomates, 1 verre de vin, 1 coca, 2 cafés = 30 euros.

Retour à l'hôtel à 20 h 45.

10e jour – samedi 28 avril 2012

Petit déjeuner très copieux à 7 h 45.

Départ de l'hôtel à 8 h 30 après avoir réglé les 59 euros.

Essence à 1.834 euros = 40 euros.

9 h, parking gratuit à Molfetta le long du quai, on revient en direction de la Cathédrale et on entre dans la vieille ville piétonnière. Un église avec un ossuaire souterrain, l'on nous explique en français l'histoire de la ville qui n'a jamais été prise par les Sarrasins, l'histoire de l'ossuaire, etc, on laisse 3 euros à la sortie (pourboire à volonté), puis on poursuit dans les petites rues jusqu'au Duomo, très beau à l'intérieur également et au bord de la mer comme à Trani. On arrive sur le port vers 10 h 15. 1 coca et 1 eau minérale = 2.50 euros. On revient par une autre rue en direction de la Cathédrale, on y entre, mais je préfère le Duomo comme style architectural...

Nous retournons à la voiture et partons vers 11 h.

Nous allons ensuite à Bitonto où nous nous garons en plein centre près du château à 11 h 25, parcomètre 1 euro pour 1 h 30, ensuite gratuit jusqu'à 17 h. Nous voyons le château sans pouvoir nous en approcher (travaux devant sur la place). Nous pénétrons à pied dans la vieille ville pour aller voir la cathédrale (ici, c'est la cathédrale, il n'y a pas de duomo).

L'intérieur est vraiment splendide, 2 chaires en marbre cosmatesque, des chapiteaux, des poutres de plafond peintes, une mosaïque de la crypte visible d'en haut par une vitre. Il y a aussi un « guide » sur place qui nous ouvre et explique la crypte avec chapiteaux sculptés, mosaïques paléochrétiennes, pièces de monnaie, vases anciens, etc. regroupés dans un petit musée attenant. Ce guide parlait italien, mais dans le musée les panneaux sont aussi en anglais et en allemand, pas en français. A nouveau, « pourboires à volonté » à la sortie, nous laissons 3 euros.

Tous les touristes se précipitent à Trani voir le Duomo, surtout pour son emplacement et parce qu'il y a plusieurs églises de diverses époques superposées, mais la plus belle église de la région, pour moi, est celle de Bitonto, suivie de celle de Molfetta.

Vers 12 h 30, nous sortons, le guide veut fermer l'église, nous regardons encore l'extérieur un moment puis revenons vers la voiture.

Nous trouvons la tavola calda Ragno Verde bien cachée, via Scarggi 12, le soir fait aussi des pizzas. 1 aubergine, 1 salade, 1 pâte aux champignons, un risotto aux champignons, 1 glace, 1 cassata sicilienne, 1 coca, 1 verre de vin, 2 cafés = 27 euros. Excellent rapport qualité prix.

Vers 14 h 15, nous repartons. Autoroute pour Bari, 1 euro, nous évitons la traversée de Bari et restons ainsi sur l'autoroute pour Brindisi/Lecce. Dès après Bari, l'autoroute est gratuite et limitée à 110 km. Peu avant Lecce, accident sur l'autoroute, la police fait sortir tout le monde sur la petite route... Nous nous retrouvons à Trepuzzi... A 15 h, on en profite, arrêt devant un bar. Un coca, 1 limonade au citron = 2.20 euros.

Après, cela va devenir très pénible... J'ai réservé un appartement dans un hôtel à Melendugno, enfin, je le pensais, en fait, l'hôtel se trouve à San Foca au bord de la mer, l'une des marinas de Melendugno... Nous arrivons à Melendugno, nous ne trouvons pas, nous téléphonons à l'hôtel, nous arrivons enfin à San Foca, nous ne trouvons pas, nous retéléphonons...

Enfin bref, à 17 h 45, nous sommes devant l'hôtel... Ouf. Hôtel Blu Sky no 2, via Padova 10, San Foca. 4 nuits pour 134 euros en tout. On nous explique qu'il y a un Hôtel Blu Sky no 1 à 200 mètres avec des chambres à louer, ici, il ne s'agit que d'appartements. Nous avons l'appartement no 1 qui donne à l'arrière, avec balcon, on voit un tout petit peu la mer, c'est très calme, 1 chambre, 1 salon/cuisine/entrée, 1 salle de bainy/WC. Parfait. WIFI gratuit sur la terrasse commune ou en bas près de la réception, pas dans la chambre. En fait, cela ne fonctionne que sur la table devant la réception et non sur la terrasse au premier étage près de la chambre.

Nous irons plus tard à pied voir l'hôtel Blue Sky (3 étoiles), angle via Malta et via Cipro, l'hôtel semble tout neuf et juste construit, pas encore en fonction je pense.

Notre idée étant de ne plus bouger car nous allons avoir un dimanche et le mardi 1er mai. Nous pensons aller le dimanche à Otranto et le long de la côte, le lundi à Lecce, le mardi voir le reste de la côte sud. Mercredi matin, nous partons pour Bari, que nous connaissons déjà très bien et y prenons le soir le bateau à 22 h pour Bar au Monténégro, bateau déjà réservé depuis env. 2 semaines.

Nous nous installons, nous ressortons faire un tour à pied, il y a quelques restaurants, etc. et un supermarché à 50 mètres de l'hôtel. Achat de piquenique pour ce soir = 7.90 euros.

Retour à l'appartement vers 20 h 15.

Repas et repos...

11e jour – dimanche 29 avril 2012

7 h 15, il y a déjà un café boulangerie ouvert tout près de l'hôtel, via Tevere, étonnant... 4 cafés, 1 croissant = 4.70 euros.

A 7 h 30, nous partons pour passer par Torre del Orso, longer la côte jusqu'à Otranto, de beaux paysages.

8 h, garés à l'entrée d'Otranto, parking 1.5 euro par heure dès 9 h.

Nous partons à pied dans la vieille ville magnifique. A 8 h 15, nous entrons dans la crypte du Duomo, belles colonnes et chapiteaux, fresques, il n'y a personne... De là, nous montons dans le Duomo, mosaïques sur toute la surface du Duomo, plafond à caissons, splendide. Nous allons ensuite à travers les petites rues jusqu'au château et revenons en regardant les magasins (qui vendent notamment des sandales de la région, des objets en pierre calcaire de Lecce, des tissus locaux).

Retour vers la voiture, tout près WC publics disponibles à 50 ct, nous réglons 1.50 euro et repartons vers 10 h.

Il y a des publicités partout pour des tours organisés dans la région à 20 ou 40 euros par véhicule et des transferts aux hôtels, plages, discothèque, etc, voir www.frecciadotranto.it et une autre compagnie L'Apettino, tél.3201753236 qui semble faire le même genre de choses aux mêmes prix.

Route côtière par le cap d'Otranto pour aller à Cesarea Terme. Parking gratuit devant la mer vers 10 h 30 à la sortie devant la villa Raffael (payant dès le 1er mai...), accessible aux camping cars. Un petit tour pour voir une à deux villas et le bord de mer. On repart vers 11 h 15.

Nous continuons à longer la mer jusqu'à Leuca.

Parking le long de la mer vers 12 h. Nous allons voir l'église, petit arrêt au supermarché pour acheter de l'eau et 1 coca zéro (tient, ça existe !) = 1.70 euros.

Nous mangeons à côté de la plage, bar Il Chiosco. 2 salades mêlées, 2 farfalle au saumon, 1 eau minérale, 1 verre de coca, 2 glaces, 2 cafés = 26.40 euros. Rien de transcendant, mais endroit agréable sous les parasols...

Départ vers 14 h 15, nous longeons encore la mer jusqu'à Pescoluse et tournons pour rentrer par Salve, Ruggiano, Alessano, Maglie.

Arrêt près de la place centrale à Maglie vers 15 h 10.

2 cafés dans une pâtisserie assez ancienne (1950) avec plusieurs succursales dans la région, Martinucci. Une délicieuse terrasse à l'ombre... 2 cafés = 2 euros. Puis, nous y achetons 2 tramezzini pour ce soir avant de partir = 6 euros. Départ vers 16 h.

Sortie de Maglie, essence à 1.811 euro. Nous en prenons pour 20 euros.

Puis retour par Zollino, Martignano, Calimera, Melendugno et San Foca où nous arrivons à 17 h.

Il y a un marché d'habits, etc. à côté de l'hôtel (via Atene), nous les avons d'ailleurs vu commencer à s'installer ce matin en partant. Nous allons voir ceci. Renseignements pris, ce marché a lieu tous les dimanches jusqu'à fin mai.

Nous mangeons dans l'appartement et ressortons prendre un café sur le port. Enormément de monde ce dimanche soir...

Cafés Piazza del Popolo sur la terrasse du restaurant Il Vecchio Molo = 2 euros.

Nous rentrons vers 20 h à l'appartement.

12e jour – lundi 30 avril 2012

7 h, petit déjeuner au café du village, 1 croissant, 4 cafés = 4.70 euros

Départ avec la voiture à 7 h 30, nous passons par le bord de mer jusqu'à San Cataldo. Il est impossible de traverser la réserve naturelle Le Cesine, la petite route est fermée à la circulation aux voitures pas aux vélos (barrière avec passage pour vélos).

San Cataldo, un phare, rien de notoire, nous prenons la grande route pour Lecce où nous arrivons vers 8 h. Nous tournons un peu pour nous garer gratuitement via de Leuca. (Parcomètres dans toute la ville = 1.03 euros de l'heure, mais pas compris s'il y a une limitation de temps (gratuit entre 13 h et 17 h environ).

Retour à pied en ville par la Place d'Italie et la Porte San Biagio, via Perroni, église San Matteo, le théâtre romain, église Santa Chiara, via Ammirati, le Duomo. La crypte n'ouvre qu'à 10 h., nous allons voir la cour du Musée Diocésain, beau puits notamment, entrées 1 euro par personne pour la cour (sinon 4 euros pour cour + musée). En attendant l'heure pour la crypte du Duomo, 2 cafés, 2 croissants devant le Duomo au Syrbar = 5 euros. A 10 h, entrées pour la crypte = 1 euro par personne. Nombreux chapiteaux datant du 15e siècle, pas romans... De nombreux palais dans toute la ville, plus ou moins restaurés selon l'endroit...

A 100 mètres du Duomo, via Giuseppe Libertini 72, il y a un magasin/agence de voyages où l'on peut déposer les bagages en consigne + WC payants à 50 ct. Cela s'appelle Travel Shop Lecce.

Après le Duomo, nous poursuivons via Giuseppe Libertini en regardant les magasins (sandales du Salento, figurines en papier mâchés genre petits santons, etc.) et diverses églises, Santa Teresa, Santa Elisabeta, Santa Anna, Basilique du Rosaire, toutes plus baroques les unes que les autres...

Nous allons jusqu'à la Porta Rudiae, entrons dans l'académie des Beaux Arts pour voir la cour, rien d'extraordinaire (WC dans la cour si nécessaire) et revenons en arrière, nous continuons la via G. Libertini qui, ensuite, s'appelle Via Vittorio Emmanuele II jusqu'à la place S. Oronzo. Au milieu de la place, au sol, médaillon de la ville de Lecce (un loup et un arbre), une colonne avec S. Oronzo, l'amphithéâtre romain, un morceau d'une ancienne église (on n'entre pas, on voit une petite salle derrière une vitre).

Puis via Templari, jusqu'à la Basilique de Santa Croce et l'ancien couvent des Célestins à côté. Ils sont en train de monter un échafaudage devant la célèbre rosace de la façade, je crains que sous peu, on ne la voit plus... Il faut donc entrer dans l'église par la cour du couvent. A 12 h 15, nous avons juste fini de voir l'intérieur, on nous prie de sortir pour fermer l'église.

Nous continuons la rue Templari et tournons sur la droite pour arriver au restaurant Il Vico del Gusto à la fin de la ruelle Vico des Feschi, face au parc public. Menus touristiques à 15 euros (terre) et 20 euros (poissons). Très bien, très calme, nous prenons le menu à 15 euros. 2 tagliatelles aux champignons. 2 escalopes au citron, 1 frites, 1 salade, 1 coca = 32 euros

Nous traversons le parc public (WC payants dans le parc si nécessaire) et allons boire 2 cafés au Bikers Café, via Costa 5, semble effectivement être un rendez-vous des motards à en croire la décoration... = 1.60 euros.

Nous repartons voir l'extérieur du château (qui ferme de 13 h à 17 h...) et la rue des magasins chics, tous fermés jusqu'à 16 h 30 sauf le « Coin », rue S. Trinchese, jusqu'à la Piazza Mazzini. Nous revenons sur nos pas par la même rue et passons à l'arrière du château. Sur la place Libertini, à côté de la poste, un marché, nous regardons un peu les vêtements et rentrons par la viale Otranto à la voiture, garée via Leuca.

Départ à 15 h 45.

Nous rentrons par bison futé, via Cavallino, Lizzanello, Pisignano, Vernole, Melendugno et San Foca où nous arrivons à 16 h 25 à l'hôtel.

Repos un moment.

A 18 h 30, nous sortons manger sur le port une part de pizza et 1 coca = 5.10 euros

Au bar du matin, 2 cafés = 1.80 euros.

20 h, retour à l'appartement.

13e jour – mardi 1er mai 2012

Fête du travail

Pas beaucoup de différences avec un autre jour...

7 h, cafés au bar ouvert, via Tevere (il semble fermer le jeudi), 2 croissants, 4 cafés = 5.80 euros.

7 h 35, départ avec la voiture pour Gallipoli, via Martano, Soleto, Galatina, Galatone et Gallipoli.

8 h 35, parking en épi à droite juste avant le pont menant à la vieille ville de Gallipoli (zone bleue payante les autres jours ?). Une bonne idée car après le pont pas facile, surtout plus tard quand il y aura du monde... En face, un horrible bâtiment en verre très haut (hôtel ?), impensable dans un tel endroit...

Nous allons regarder avant de passer le pont la vieille fontaine et l'église Santa Maria del Canneto (ouverture 9 h.). La vierge en médaillon à l'intérieur est en restauration je ne sais où donc pas visible. Beaucoup de pêcheurs ramenant des petits poissons et quelques petits requins je pense dans un camion.

Nous passons le pont à pied et voyons le château (semble ne pas se visiter), passons à l'arrière du château, longeons la mer (rue Diaz), avec plusieurs églises sur le parcours, chiesa della Anima, chiesa del Rosario, couvent Saint François d'Assise, chiesa de la Purita (petite plage en face en contrebas). A l'entrée de l'église de la Purita, dans le couloir avant la porte, WC gratuits sur la droite. Normalement, cette église est en restauration et ne se visite pas (selon panneau dans les WC !), mais il y a un enterrement à 17 h ce soir et plusieurs personnes qui viennent se recueillir devant le cercueil placé juste à l'entrée de l'église à l'intérieur quand même, donc nous n'insistons pas et n'entrons pas, ce n'est pas le moment.

Puis, nous entrons dans le centre ville, via Antonietta (de nombreux magasins de souvenirs) pour aller voir le Duomo.

Nous passons devant une visite de pressoirs hypogées (en italien = frantoi ipogei), intrigués, nous entrons. 1.50 euros par personne. Ces pressoirs à huile souterrains ont servi env. de 1600 à 1850 exclusivement pour fabriquer de l'huile à brûler pour les lampes, pas de l'huile d'olive alimentaire. Il y en avait env. 35 dans la ville. Gallipoli était connue dans le monde entier pour l'exportation de cette production. (Associazione Gallipoli Nostra, viale Europa 15, tél. 0833 264242, fax 0833 261918).

Nous allons ensuite visiter le Duomo (Santa Agata), magnifique façade baroque et très belles peintures à l'intérieur.

Nous regardons encore un peu les magasins en nous rapprochant de la voiture.

Départ avec la voiture 11 h 35, il y a un monde fou en ce jour férié.

Nous quittons la ville en longeant la mer direction sud. De très belles plages à Baia Verde, beaucoup de monde, il semble que nous ne pouvions que rouler dans le sens nord sud par moment (sens unique), puis nous continuons le long de la côte, très belle, jusqu'à Torre Suda.

On s'arrête à l'ombre au bord de la route vers 12 h 10. Restaurant Da Nonna Pina à Marina Ricale. Le patron parle italien. La serveuse français car elle a travaillé à Lausanne, le serveur allemand car il a travaillé à Munich. Cela donne une joyeuse cacophonie multilingue assez drôle... Repas très agréable sur terrasse à l'ombre.

1 spaghetti al ragu, 1 aubergine avec parmesan, 2 grillades de viandes diverses, 1 salade verte, 1 coca, 1 verre de vin = 45 euros. On nous offre le limoncello et 1 bouteille d'eau.

Départ vers 13 h 45.

Nous poursuivons la route côtière jusqu'à Torre Vado (où nous avions été l'autre jour depuis Otranto) et remontons en direction de Maglie via Marciano di Leuca, Salve, Alessano et Maglie.

Arrêt à 15 h 30 au centre de Maglie.

Dans la même pâtisserie que l'autre jour, 1 gâteau au chocolat, 1 glace, 1 eau minérale = 6.80 euros.

A la sortie de Maglie, essence à 1.811 euro le litre = 20 euros.

Nous rentrons à l'appartement par Martano, Borgagne, Melendugno et San Foca où nous arrivons vers 16 h 45.

Repos et rangements.

Je vais régler les 134 euros pour les 4 nuits.

Vers 19 h., petit tour en ville, pas très faim... 1 paquet de biscuits = 1,50 euros et plus tard 2 cafés = 1.80 euros. Encore énormément de monde qui se promène...

14e jour – mercredi 2 mai 2012

Cafés au bar ouvert à 7 h. 4 cafés, 2 croissants = 5.80 euros

Départ avec la voiture à 7 h 30 après avoir rendu les clefs à la réception. Route directe Lecce – Brindisi – Bari.

A 10 h, parking devant le port de Bari, 1 euro parcomètre pour 1 heure.

2 cafés au Titti Tuister Bar en face = 2 euros.

Puis, je vais voir chez Morfimare pour les tickets que j'avais réservés (224 euros pour la cabine et la voiture). On m'explique qu'il faut les prendre dès 17 h au port, pas là où je me trouve, mais à 3 km env. au delà du château, au port Marisabella... bien nous reprenons la voiture pour aller voir où cela se trouve.

Nous ne trouvons pas et on nous envoie à un mauvais endroit. Bref, j'ai mis autant de temps pour faire San Foca-Bari que pour trouver le bon port dans Bari...

Finalement, à 11 h 30, nous y sommes, il faut entrer dans le port en voiture là où il est écrit « Varco della Victoria ». Aucune indication dans ce sens sur la route du bord de mer... Seulement lorsque l'on est bien entré, on voit des flèches pour embarquement pour Grèce, Albanie, Croatie, etc... Après être entré, au bout de 50 m., il faut s'arrêter à gauche, il y a une présélection, un agent qui interrompt la circulation venant d'en face (camions sortant des bateaux). On peut se garer sur le parking et il y a sous des bâtiments en forme de tentes blanches les bureaux des diverses compagnies.

Celui de Monténégro Lines ouvre à 17 h comme annoncé. On peut y prendre les billets (ou retirer les billets réservés) entre 17 h et 20 h. Arriver au guichet avec le numéro de réservation, les passeports, la carte verte et la carte grise de la voiture.

A 20 h, il faudra se rendre avec la voiture au bateau, pas avant. Le bateau est stationné là où je me trouvais ce matin, Corso Tullio... Je pense avoir fini par comprendre que lorsque l'on est à pied, sans voiture, on peut entrer par Corso Tullio, lorsqu'on est avec un véhicule, il faut aller à Varco della Victoria, pour n'importe quelle compagnie je pense. La dernière fois, pour la Grèce, nous étions à pied et sommes entrés par Corso Tullio.

Bien, donc, nous sommes garés là au milieu à 11 h 30 et essayons de sortir à pied pour retourner en ville. Non, interdit, il faut sortir avec un bus navette, on nous dit qu'ils tournent sans arrêt à l'intérieur du port, qu'il y en a un tous les quarts d'heure, ne pas s'énerver surtout... Il finira par arriver à 12 h 10 (un bus orange avec no 20) qui s'arrête près de l'entrée, devant les guichets no 1, 2 et 3. Ensuite, il nous promène dans le port et s'arrête près du portail de sortie au Corso Tullio, en 5 minutes nous y sommes. Pour le retour, il faut entrer à pied à Corso Tullio et aller le prendre à gauche devant le terminal des bateaux pour Albanie/Monténégro. Apparemment, le bus navette est gratuit, tout le monde semble y monter et descendre sans autre, bien, nous aussi donc...

12 h 15, nous sommes enfin dans la vieille ville... Notre restaurant habituel est fermé... Nous arrivons au Café San Pietro, place San Pietro où le combat continue pour arriver à se faire servir. 1 côtelette, 1 tramezzini, 2 salades, 2 yaourts, 1 coca light, 1 verre de vin, 1 petite bouteille d'eau = 13.80 euros.

Départ vers 13 h 30, nous retournons voir l'église Saint Nicolas, sa crypte, et longeons la mer, puis rue piétonne jusque vers la gare. Les magasins sont fermés de 13 h à 16 h 30. Nous allons manger une salade de fruits près de l'hôtel où nous étions une fois, là nous connaissons, Gasperini, via Sparano 143. 2 salades de fruits, dont une avec une boule de glace = 6.50 euros.

Nous allons voir l'Université qui a été repeinte depuis notre dernier séjour et le parking en sous-sol aménagé à côté avec jolie place piétonne au dessus (apparemment dans le parking, 1.50 euro de l'heure).

Ensuite, nous retournons par une autre rue parallèle jusqu'au château, passons derrière et retournons voir la Cathédrale et sa crypte.

Nous retournons ensuite au Corso Tullio pour y reprendre la navette de retour...

Dans le café de ce matin, Titti Tuister Bar, nous achetons 4 panini pour ce soir = 6.40 euros.

Nous retrouvons la navette et arrivons à 16 h 45 vers la voiture.

17 h, 3 ou 4 personnes au guichet, ça n'avance pas vite... 17 h 25, on a les billets. Il y a des tables et bancs en pierre à côté des voitures. Nous nous installons en attendant 20 h. A proximité, un bar, pizzéria, etc., des WC gratuits, un vendeur de vêtements (vêtements chinois horribles).

Nous aurons le temps de taper sur le PC ce que nous avons fait aujourd'hui, de manger nos provisions, etc.

2 cafés dans le bar = 2 euros.

A 20 h, appel par haut parleur pour que l'on se mette en route avec les voitures pour rejoindre le bateau, ça n'avance pas, il y a 3 bateaux qui partent ce soir, le passage à la douane traîne en longueur... 21 h, nous sommes parqués devant le bateau avec une dizaine de voitures et on attend que les camions soient entrés en marche arrière... 21 h 45, nous entrons enfin... Aucun ascenseur, prendre le minimum de bagages avec soi.

Le bateau partira à 23 h au lieu de 22 h...et nous arriverons à 8 h au lieu de 7 h demain matin. Nous prenons la clef de la cabine, nous faisons un tour pour voir le bateau, très très sommaire, 1 café, 1 restaurant, 1 casino, 1 boutique duty free avec très peu de choix (pour info, cigarettes croates = 7 euros la cartouche, cigarettes Philip Morris = 22 euros la cartouche, demain au Monténégro, 1 paquet de Marlboro dans un supermarché à Bar = 2.20 euros, les mêmes cigarettes croates que sur le bateau = 1.50 euro). La cabine, 2 lits superposés, un lavabo, pas de WC, décoration genre cellule de prison, heureusement qu'il y a un hublot...

A 23 h, on se couche, ras le bol. Il paraît que le bateau a bougé cette nuit, moi rien senti, pas réveillée...

15e jour – jeudi 3 mai 2012

Nous nous réveillons à 6 h.

Vers 6 h 30, 2 cafés = 2.40 euros.

A 6 h 45, il y a une annonce par haut parleur et ils frappent aux portes pour réveiller tout le monde.

A 7 h 30, on peut rendre la clef de la cabine et se mettre vers la sortie avec les valises. A 8 h, on peut descendre au garage, charger la voiture et démarrer au fur et à mesure.

Dehors, ça recommence, police, douane, passeports et carte grise du véhicule (qui semblent être scannés dans un bureau).

Confirmé par la police à la sortie du bateau, la vignette écologique pour la voiture à 10 euros n'existe plus au Monténégro. (Ce doit être récent car sur le bateau on nous a dit d'aller l'acheter au terminal ferry à la sortie...). Je verrai plus tard sur des voitures les vignettes 2010 et 2011, mais effectivement pas vu de vignette 2012...

Au Monténégro, lorsqu'il y a 2 voies de circulation et que cela se rétrécit en une seule voie, c'est la voie de droite qui se rabat sur la voie de gauche. Feux de croisement obligatoires toute la journée. Les prises électriques sont les mêmes qu'en France.

8 h 15, on a fini, on part à la recherche d'un hôtel.

Nous trouvons une pension Vila Jadran qui loue des chambres et des appartements. La patronne ne parle pas un mot d'anglais, mais charmante, nous fait visiter toute la maison pour qu'on choisisse... On peut trouver cette pension sur Booking, sinon sur www.vilajadran.users.t-com.me

Nous nous arrêterons sur la chambre no 9, parce qu'elle est au premier étage (peu d'escaliers à monter avec les valises), qu'elle donne à l'arrière, qu'on peut entrer dans le lit par les 2 côtés et qu'il y a une baignoire dans la salle de bains (on l'utilisera d'ailleurs comme douche finalement, car il n'y a pas de bouchon, sinon tout fonctionne très bien). Il y a un 3e lit dans la chambre, un frigo et une TV, WIFI gratuit dans la chambre.

C'est 30 euros la nuit ou 35 avec les 2 petits déjeuners. Nous choisissons la version à 35. Là, elle nous propose de prendre le petit déjeuner ce matin aussi. OK. Il arrive 6 croissants, de la confiture d'orange, du beurre, des oeufs au plat et un steak hâché, une tisane menthe. Là, on n'aura plus faim jusqu'à ce soir. Son fils apparaît, il parle anglais, nous lui demandons de préciser à sa mère que pour demain le steak est de trop !

Après ces agapes, nous partons visiter Stari Bar à 5 km (bien fléché). Nous y arrivons à 10 h. Une bonne montée à pied avec restaurants et magasins de souvenirs, puis entrée à 2 euros par personne. Nous faisons le tour du site et voyons l'aqueduc à l'arrière. La vue d'ensemble surtout est belle.

1 jus d'orange pressé et 1 coca = 4.50 euros

1 bouteille d'eau au magasin = 0.40 ct

Nous repartons à 11 h 30 env.

Nous nous arrêtons en centre ville pour une petite visite, plein de magasins de contrefaçons, un supermarché alimentaire assez bien fourni. 1 bouteille d'eau = 0.35 ct. L'architecture laisse à désirer...

Ici, tous les magasins ou presque restent ouverts de 8 h à 21 h sans interruption... on n'est plus en Italie, c'est plus pratique...

Puis 2 cafés = 2 euros.

Essence à 1.49 euro le litre (le prix est partout le même) = 40 euros. La diesel est à 1.36 euro le litre.

Nous décidons d'aller au delà d'Ulcinj (que nous visiterons demain) jusqu'à la frontière albanaise...

Départ vers 14 h. Pas facile à trouver depuis Ulcinj, suivre Vladimir et puis Sukotin. En plus, les 10 derniers kilomètres sont en chantier, ils refont la route, piste en cailloux et terre battue... Nous y allons quand même... 1 h 30 pour y arriver et autant pour revenir à Bar (en suivant la route Tivat-Bar, belles vues depuis en haut sur le bord de mer). En route, quelques mosquées, tombes musulmanes, etc.

A 17 h, nous sommes à l'hôtel.

Repos un moment.

Vers 19 h, repas au centre ville au Pizza Pub Pulena où il y a de tout... 1 poulet frites, 1 gambas grillées, 1 salade grecque, 2 cafés = 20.70 euros. Très bon.

Petit tour à pied jusqu'au grand magasin Voli sur la route d'Ulcin et retour à l'hôtel à 21 h. 30

16e jour – vendredi 4 mai 2012

Petit déjeuner à 7 h. On nous apporte à nouveau des sortes de tranches de saucisse... renvoyées... on obtient des croissants, du beurre et de la confiture d'orange ainsi que du Nescafé.

7 h 30, départ en ville avec la voiture, arrêt près du supermarché vu hier soir.

2 vrais cafés dans un bar = 2 euros.

8 h, visite d'un magasin second hand repéré hier soir face au supermarché (à côté du restaurant Savoia). Le patron nous explique que tout ici vient des USA, qu'en ville, il y a un autre second hand où tout vient des Pays Bas et un autre près de la gare où tout vient du Canada... On verra tout ceci en fin d'après-midi...

8 h 30, départ pour Ulcinj. On y arrive à 9 h 30, pas mal de circulation en ville et quelques chantiers en route et en ville.

On arrive par une rue très animée dénommée Gjerjgkastriotti, en haut de laquelle il y a un giratoire avec un moulin à huile au milieu, on tourne à droite et on se gare tout de suite sur la gauche. On revient à pied au giratoire et on descend une rue qui va jusqu'à la mer = Hafiz Ali Ulqinaku, pleine de magasins et de restaurants. Avant de descendre complètement cette rue, nous montons sur la gauche pour avoir une vue générale de la vieille ville en face de nous et nous redescendons dans la rue principale.

Petit arrêt, 1 coca zéro et un jus de pêche = 3.60 euros.

Avant d'arriver à la mer, nous montons sur la droite pour aller visiter la vieille ville.

Achat d'une carte routière du Monténégro en route = 5.50 euros. Attention à ne pas se faire refiler une carte en caractères cyrilliques...

Nous allons voir l'église orthodoxe (fermée, mais on peut entrer dans le parc autour), mosaïque sur la façade, puis nous pénétrons dans la vieille ville par un porche. Ensuite, à gauche, visite musée lapidaire et ancienne mosquée (entrée 1 euro par personne pour les 2 choses).

Nous poursuivons à travers le vieux quartier (quelques restaurants) et nous redescendons via un autre porche au bord de la mer un peu au delà de la plage. De très belles vues. Près de ce porche, il semble y avoir un début de construction d'un ascenseur métallique pour relier le port à la vieille ville, une impression que cette ébauche de construction a été commencée il y a un certain temps et stoppée ou abandonnée...

Nous revenons en ville dans la rue centrale que nous avions descendue ce matin. Arrêt à l'ombre pour manger vers 12 h 20 au restaurant La Tavola où il y a un peu de tout (ils font même des rabais sur certains plats entre 13 h et 18 h 30...! car il y a trop de clients à midi nous a-t-on dit, je précise qu'à 12 h 30, il y avait avec nous deux en tout et pour tout 4 clients présents... en été, peut-être...).

1 steak + patates rôties au fromage, 1 spaghetti bolognaise, 1 salade grecque, 1 coca zéro, 1 eau minérale, 2 cafés et on nous apporte encore 2 gâteaux offerts par la maison... Là, on n'aura vraiment plus faim... les portions ayant tendance à être pantagruéliques dans ce pays = 24.70 euros.

A 13 h, appel à la prière au minaret de la mosquée... appel relativement court, discret et peu bruyant.

Nous retournons voir la mosquée près du giratoire (on ne peut pas entrer) et descendons à pied 100 m. sur la droite pour voir le marché traditionnel + tombes musulmanes à l'arrière. Nous remontons et allons récupérer la voiture. Demi-tour et départ vers 14 h 30.

Vers 15 h 15, arrêt à la gare de Bar et questions multilingues pour trouver le second hand... Pas évident.

Alors, il faut depuis le centre ville, prendre la route d'Ulcinj (et de Stari Bar), prendre à droite la route avant celle de la gare. Il y a une maison jaune fluo dans le giratoire. Aller tout au bout de cette route (1 km). Après avoir passé 3 fois sur des voies ferrées désaffectées, passé devant un bidonville de gitans et une décharge... on arrive au bout du bout de la route, c'est là ! Le magasin s'appelle « Trendy » et est ouvert de 10 h à 18 h. Beaucoup de choix, bien rangé, prix de 2 euros à 15 euros. Faut vraiment vouloir y aller...

A 16 h 30, nous sommes de retour à l'hôtel où apparemment personne n'est venu faire notre chambre (peut-être est-ce ainsi ici lorsqu'on reste 2 nuits ?). Personne n'a fermé la fenêtre non plus alors que j'avais signalé ce matin qu'on n'y arrivait plus. Pas grave, il fait chaud...

Repos un moment et internet.

On ressort vers 18 h 30. Parking au centre ville. Nous reprenons l'enquête multilingue pour trouver le 3e second hand. On y arrive encore assez facilement à pied. Magasin Xenil, boulevard du 24 novembre, ouvert de 8 h à 21 h, puis on va manger une glace dans le restaurant d'hier soir, assis sur la terrasse (50 ct la boule servie en coupe à table...) = 2.50 euros. Et 2 Coca light = 3.40 euros.

Nous arrivons à l'hôtel à 20 h 45.

On nous signale qu'on a téléphoné au réparateur de fenêtres... Bon, de toute façon, nous on part demain matin...

17e jour – samedi 5 mai 2012

Petit déjeuner à 6 h 45 h du matin.

Je règle les 75 euros pour les 2 nuits et les 3 petits déjeuners.

Départ vers 7 h 30.

8 h, arrivée à Petrovac. On se gare et on va à pied au bout du quai, café Lazaret, 2 cafés = 2 euros.

Petit tour en ville et le long du quai. Très joli et pas trop bétonné.

Départ vers 9 h.

9 h 30, Sveti Stefan, arrêt devant le restaurant Sumet où il y a des chambres et appartements à louer. On visite toute la maison... Ils insistent pour qu'on s'installe au 2e étage pour avoir la vue sur la presqu'île... On insiste pour rester au 1er étage, chambre 6, avec balcon, vue sur la mer quand même, il y a un frigo, une cuisinière et un évier dans la chambre, ainsi qu'un 3e lit. Le garçon monte les valises à notre place... WIFI gratuit dans tout le bâtiment. Selon les documents remis par l'hôtel. Adresse e-mail = blazoradjenovic@yahoo.com, se trouve aussi sur www.adriatic-home.com, www.limba.com, www.montenegro.com, téléphone = 00 382 33 468 152 ou 00 382 33 468 110, mobile = 00 382 68 472 916.

On nous offre 2 verres d'eau minérale et le patron arrive pour discuter en français, en allemand, en anglais... Vers 10 h, nous descendons à pied voir la presqu'île. On peut descendre 100 mètres la route, là il y a sur la droite un restaurant dénommé « Drago », en face un escalier descend tout droit à la plage à côté de la presqu'île. Nous descendons par la route et remontons par l'escalier.

En bas, parking payant (1 euro l'heure pour les voitures et 5 euros pour les campings car), plage publique apparemment gratuite à gauche de la digue, plage payante à droite avec transats (c'est marqué 50 euros, je suppose pour la journée... ?).

On ne peut pas franchir la digue, toute l'île est privée et sert d'hôtel... donc la visite du bas est assez rapide...

Vers 11 h, on repart avec la voiture pour aller à Budva. Ils sont en train de massacrer la côte avec d'horribles constructions entre Becici et Budva et à Budva même. Le coin est envahi par des Russes qui achètent des appartements... Nous nous garons gratuitement au dessus de Budva, sur la route pour Tivat et descendons sur la vieille ville en 10 min.

En bas, c'est une sorte de Saint-Tropez avec magasins de luxe et des contrefaçons aussi, plein de Russes...

Avant d'entrer dans la vieille ville, repas au restaurant Garden Café à midi. 1 salade grecque, 1 spaghetti bolognaise, 1 poulet avec légumes, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light, 2 cafés = 23.80 euros.

Vers 13 h 10, nous partons à pied vers la vieille ville. Nous voyons un casino, on entre voir, machines à 1 ct... on essaie 10 euros chacun, un peu stupide leur jeu, on peut gagner 50 euros au maximum. Il n'y a que nous dans la salle... On y reste 1/2 heure.

Ensuite, nous voyons plusieurs petites églises, toutes fermées jusqu'à 17 h env., nous n'entrons pas dans le musée de la citadelle (sinon 2 euros par personne) qui ne nous intéresse pas. Puis nous longeons la plage, des magasins de souvenirs, des personnes âgées qui vendent des pulls et chaussettes tricotés main (pull environ 30 euros), nous revenons dans la rue principale et remontons à la voiture.

Départ vers 16 h. pour aller voir l'embouchure du fjord de Kotor, via la grande route qui mène à Tivat, puis tourner à gauche direction Radovici, bien surveiller sur la droite pour prendre la route de Krasici et longer le fjord jusqu'à Rose. On loupe le croisement à droite, on se perd un peu, on revient, on retrouve la bonne route. De magnifiques vues sur le fjord. On arrive à 17 h 30 à son embouchure, au même moment sort du fjord un bateau de croisière, la vue d'en haut est magnifique, on revient par la même route et on arrive à 19 h 10 à l'hôtel.

Dans un café 100 m. au dessous de l'hôtel, 2 cafés, 2 gâteaux = 8.40 euros.

Il y a un petit supermarché tout près ouvert de 6 h à minuit tous les jours...

Bus local très fréquent, env. toutes les demi-heures pour Budva, compagnie Mediteran Express. D'autres bus dans la région, compagnie Blue Line.

Nous rentrons vers 20 h.

Le code WIFI ne fonctionne que sur le balcon... et nous faisons changer l'ampoule du plafonnier car plus de lumière dans la chambre, après avoir moi-même réparé la chasse d'eau qui fuyait...

18e jour – dimanche 6 mai 2012

2 cafés dans le bar 100 mètres au dessous de l'hôtel = 2.40 euros.

Croissants dans le supermarché = 1.35 euro le paquet.

7 h 30, départ pour le lac Skadar par la route de montagne au dessus de Petrovac (route à lacets avec belles vues sur le lac lorsque l'on y descend), nous arrivons à Virpazar à 8 h 30. La gare est 1 km avant le village, nous entrons dans le village en franchissant un passage à niveau, parking au centre.

Petit tour pour voir le port, le monument sur un caillou, l'endroit est très beau.

1 coca et 1 jus de fruit = 3 euros.

L'office du tourisme est fermé le week-end, j'entame un débat en anglais en face dans un café qui propose des excursions en bateau sur le lac. On m'explique qu'aujourd'hui, c'est un jour de fête, spécialement pour les Serbes, et qu'ils ne travaillent pas. S'en suivent quelques téléphones avec un batelier qui, lui, travaille. Il va venir nous chercher dans 1/2 h. Sa fille arrive et nous accompagne à un guichet où il faut payer 4 euros par personne pour entrer dans le parc national (tickets à donner au batelier ensuite). Pour le bateau, c'est 25 euros pour 1 h pour les deux, sinon 50 euros pour 2 heures. Nous réglons une heure à la demoiselle. (Pour aller voir les monastères de loin sur les îles, il faut choisir la version à 2 h).

Vers 9 h 30, il rentre avec son bateau et d'autres touristes et nous partons. Nous voyons quelques oiseaux, une île en ruine et un village de pêcheurs (ou un film a été tourné). Sa fille vient avec pour traduire en anglais... Très belle promenade. Retour à 10 h 30.

Nous reprenons la voiture et roulons vers Podgorica en voyant en route Vranjina, un petit peu moins jolie que Virpazar, avec la voie ferrée devant je trouve.

12 h environ, arrivée à Podgorica.

Nous tournons un peu à cause des indications peu claires, nous voyons la gare des trains, la gare routière à côté et nous nous garons derrière le stade.

Re-discussion pour savoir si le parcomètre était payant aujourd'hui dimanche, pas clair ce qui est écrit sur l'appareil (sinon 50 ct par heure la semaine, maximum 2 h). On nous dit que c'est gratuit. Sinon, il y a des parkings avec gardien pour environ 40 ct de l'heure (même le dimanche) si l'on veut rester plus que 2 heures.

L'endroit est peu attirant, nous faisons le tour du quartier avec quelques maisons anciennes, vraiment pas terrible à mon goût.

Vers 12 h 30, repas à un restaurant nommé Taqueria. 2 tacos au poulet, 1 coca, 1 petite bouteille de vin, 2 cafés = 15 euros.

A 13 h 30, départ avec la voiture, pas fâchés de quitter cette ville à vrai dire.

Vers 14 h, nous arrivons à Celtinje.

Parking vers une usine désaffectée... en plein centre ville.

1 coca et 1 eau minérale = 2 euros.

Nous faisons toute la rue à pied, les maisons sont plus belles qu'à Podgorica, nous voyons l'ancienne ambassade de France et quelques autres villas.

Puis, nous arrivons sur la place vers le monastère, le musée, une église, etc. Tout ceci me fait un peu penser à Tintin en Syldavie à vrai dire... L'intérieur du monastère est beau, icônes, fresques.

Nous allons voir également les magasins de souvenirs sur le parking des cars de touristes, rien de notoire.

A 16 h, nous repartons avec un peu de peine pour retrouver la route pour Budva...

De magnifiques vues sur la mer en descendant sur Budva.

Nous arrivons à Sveti Stefan à 17 h.

Apparemment, ici aussi, personne n'est venu faire la chambre, nous en concluons que c'est comme ceci au Monténégro lorsqu'ils louent un appartement.

Repos un moment.

Vers 19 h 30, repas au restaurant Drago, sur la terrasse face à l'île de Sveti Stefan, très bel endroit, 1 menu viande, 1 menu poisson, chacun avec potage, salade, plat principal, dessert, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 26.80 euros. Excellent.

21 h, retour à l'hôtel.

19e jour – lundi 7 mai 2012

Nous terminons notre paquet de croissants achetés hier...

7 h, 2 cafés au café 100 mètres au dessous de l'hôtel = 2.40 euros

7 h 30, départ avec la voiture pour Kotor.

Essence à 1.49 euros = 37 euros

Arrivée vers 8 h 45, nous dépassons légèrement Kotor pour nous arrêter à Dubota. Il pleut un peu...

Nous voyons une pension avec appartements au bord de la route à gauche, mais personne ne semble être présent...Un autre fléchage nous fait descendre à pied par un petit chemin vers une autre maison d'un particulier pour voir. Le propriétaire nous emmène au bord de l'eau 100 m. plus bas dans une autre maison où il a un appartement. 80 m2, 1 chambre pour adultes, 1 chambre pour enfants, un grand salon, 1 cuisine, 2 balcons dont un face à la mer, on ne pouvait pas tomber mieux. Nous allons même pouvoir faire la lessive (machine à laver dans la cuisine), parfait. Pas de WIFI.

Normalement, on pourrait même entrer la voiture dans la cour, mais il y a un trou (travaux) devant le portail. Nous la garons en face. 30 euros la nuit pour deux, nous allons rester 3 nuits. Le propriétaire ne s'intéresse pas à nos passeports, je lui donne 90 euros, sans reçu... et il nous dit de laisser les clefs dans la boîte-à-lettres en partant...

Nous nous installons, laissons la voiture et partons à pied vers 9 h 15 le long du quai en direction de Kotor. Plusieurs restaurants, cafés, supermarché, poste tout près.

En 30 min., nous sommes au port, en plus la promenade au bord de mer est agréable.

Avant le port, parking payant pour voitures. Si j'ai bien compris l'affichage, 1 euro l'heure ou 10 euros la journée.

Il y a le Seabourn Spirit à quai. En sortant du bateau à pied, il y a un petit portail et un DAB (orange) à gauche de la sortie des piétons.

Devant la sortie piétons, des taxis proposent leurs services pour Budva, Sveti Stefan et autres. L'un a dit 50 euros pour 2 heures, je pense pour Budva et Sveti Stefan.

En tournant sur la gauche, à 10 mètres, un passage piétons. Puis, à 100 mètres sur la droite l'entrée principale de la vieille ville. A gauche avant cette porte d'entrée, un bureau d'information. Devant le guichet, une corbeille avec des plans gratuits de la ville, nous en prenons un, fort bien fait d'ailleurs (en anglais).

A côté du bureau d'information, petites voiturettes électriques avec chauffeur pour personnes ne voulant ou ne pouvant marcher. 10 euros pour 20 min. pour faire le tour du centre ville.

Face au passage piéton en sortant du bateau, ils sont en train d'aménager un restaurant avec terrasse au pied de la muraille.

Nous pénétrons en ville par la porte principale et prenons 2 cafés à sa gauche pour étudier le plan = 2.20 euros.

Vers 10 h, nous partons à pied sur notre droite. Nous voyons la tour de l'horloge, le palais Byzanti (tous les noms des palais sont indiqués sur les maisons en anglais également), le Pima Palace (très beau), l'hôtel de ville, l'église Saint-Tryphon (magnifique) dans laquelle nous pénétrons. Entrée 1 euro pour l'église ou 2 euros pour l'église et le musée diocésain (entrée à gauche à l'intérieur de l'église). Magnifiques pierres roses et grises à l'intérieur. Il vaut la peine de prendre le billet à 2 euros qui nous fait monter dans les galeries de l'église et sur un balcon extérieur au dessous de sa rosace, plusieurs pièces en acier repoussé (comme au trésor de l'abbaye de Saint-Maurice en Suisse), des icônes, des fragments de pierre et de fresques, etc. Très bien exposé. Malheureusement, les pièces sont numérotées, mais nous n'avons jamais trouvé la liste correspondant aux numéros...

Sur la gauche de l'église, le Drago Palace avec belle fenêtre vénitienne.

Nous partons sur le côté droit de l'église. En arrivant sur la rue arrière, dans l'angle à droite, un tout petit magasin d'antiquités, vendant de belles chaînes de collier en argent (surtout à l'intérieur du magasin, pas dans la vitrine). Donc, nous tournons à droite après le magasin d'antiquités pour aller en direction de la porte sud de la ville. Une seule rue principale y mène. Dans cette rue, il y a également côté gauche un magasin vendant des tapis monténégrins et d'autres objets locaux. On y trouve également une auberge de jeunesse (hostel) qui semble fort agréable... A notre gauche, nous voyons en chemin le portail du monastère Saint-Francis dont l'arrière est en ruine. Nous continuons et franchissons la porte sud (pas très jolie) et faisons encore quelques mètres pour aller voir sur notre gauche les ruines du monastère Saint-Francis.

Nous revenons sur nos pas, refranchissons la porte, reprenons la même rue, voyons l'arrière de l'église Saint-Tryphon, poursuivons la même rue, passons devant l'ancienne prison autrichienne, nous continuons tout droit jusqu'au Palais Grubonja. A côté, juste avant, sur la droite, nous pourrons monter tout à l'heure voir l'église de Remedy, uniquement pour avoir la vue sur la ville, le fjord et, pour mes copains les croisièristes, faire une photo du bateau d'en haut..., mais ceci, nous le ferons après le repas de midi...

Nous voyons également sur cette petite place un magasin de second hand, Vipex, c'est comme à Bar, apparemment des vêtements importés de Hollande...

Sur la même placette, en face, nous entrons dans la magnifique église Ste Mary, où nous retrouvons les mêmes pierres grises et roses et encore davantage de fresques (entrée libre).

Nous sortons de la ville par l'entrée nord (belle porte), franchissons 2 ponts. Face à nous un restaurant (enseigne rouge) qui ne paie pas de mine où l'on descend quelques marches pour arriver sur une terrasse (avec filets de pêche sur le toit de la tonnelle à droite), mais magnifique salle à l'intérieur. Nous décidons de manger dehors sur la terrasse. Il est environ 12 h, il n'y a encore personne d'autre, c'est parfait, on y parle anglais.

2 rôtis de veau avec pommes de terres, 2 salades mixtes, 1 coca light, 1 petite bouteille de Vranac, 1 eau minérale, 2 cafés = 35.50 euros. Très bon et très copieux.

Dans le secteur, de belles vues sur les remparts, l'église en hauteur et le fort tout en haut.

Vers 13 h 30, nous repartons lorsque les personnes du coin arrivent, elles, pour manger, cela devient bruyant d'ailleurs... Nous refranchissons les 2 ponts et la porte de la ville.

Nous retournons vers l'église Ste Mary pour grimper sur les remparts Entrée 3 euros par personne. Nous décidons de ne monter que jusqu'à l'église pour la vue, le chemin semblant moins bon au delà de l'église et il fait assez chaud. Le chemin est caillouteux mais doublé d'escaliers relativement confortables de côté, aucun risque. Nous montons tranquillement en 20 min. avec petit arrêts intermédiaires sur 2 terrasses. Nous redescendons encore plus lentement et arrivons vers 14 h 30 à la place entre l'église Saint-Nicolas et l'église serbe orthodoxe Saint-Luc.

2 cocas light sur une terrasse = 2.40 euros.

Puis, visite de l'église Saint-Luc, magnifiques icônes + voir la chapelle au fond à gauche.

L'autre église est fermée jusqu'à 17 h, nous allons quand même regarder l'arrière. Ne semble pas présenter beaucoup d'intérêt.

Nous continuons et arrivons sur le fond de la place où nous étions ce matin à 10 h.

WC publics sur la gauche.

Nous refranchissons la porte principale et tournons à droite en direction de l'appartement.

100 mètres après sur la droite, il y a un centre commercial tout neuf dénommé « Kamelija » (ouvert de 7 h à 23 h), nous entrons, quelques boutiques de luxe, surtout au rez-de-chaussée à gauche, un supermarché, quelques cafés, le tout sur 3 étages avec escaliers roulants et ascenseurs. Assez joli l'ensemble.

Nous ressortons et prenons le quai pour rentrer à l'appartement, il est 16 h. Nous entendons les sirènes du Seabourn Spirit, nous nous arrêtons sur un banc pour le regarder reculer et tourner. Il part encore assez rapidement je trouve en longeant le côté gauche du fjord.

Nous poursuivons notre chemin, 1 bouteille d'eau en route = 70 ct. Nous arrivons à l'appartement vers 16 h 40.

Nous utilisons la machine à laver... sans problème.

Repos, puis nous ressortirons ce soir pour voir la ville éclairée.

19 h, nous retournons en ville.

Juste après la porte principale, à droite, 3 coupes de fruits = 12 euros.

Nous continuons jusqu'à l'hôtel Astoria, WIFI gratuit sur la terrasse. 2 cafés = 2.80 euros.

Nous attendons qu'il fasse complètement nuit pour voir les éclairages en consultant internet...

Effectivement, la muraille, l'église en hauteur et le château sont éclairés, nous faisons un tour en ville, de très jolis éclairages également et revenons à l'appartement à 22 h.

20e jour – mardi 8 mai 2012

2 cafés dans un bar près de l'appartement = 2 euros. 3 croissants frais au supermarché = 1.65 euros

Nous partons à 8 h 10 avec la voiture, via Budva et Celtinje.

Celtinje, vers 9 h 15, 2 cafés et visite d'un magasin vu l'autre jour, nous repartons vers 10 h, via Podgorica et route en direction de Niksik pour aller voir le monastère d'Ostrog. Les 10 derniers kilomètres pour y monter sont très étroits et sinueux, nous rasons le précipice pour croiser un camion, ce ne serait rien si j'étais sûre de la solidité du bord droit de la route, disons « rapiécé »... Bon, ça passe au millimètre... (Monique, si tu me lis, ce n'est pas une route pour toi...).

Vers 11 h 45, nous nous arrêtons 3 km avant le monastère, derniers restaurants et magasins de souvenirs. Nous mangeons dans le 1er restaurant à gauche en arrivant. 1 mixed grill (700 gr...), donc nous en prenons un pour deux, 1 salade grecque, 1 bouteille de Vranac, 1 coca, 2 cafés = 20.50 euros.

A 13 h 15, nous partons faire les 3 derniers kilomètres, un peu mieux que les 10 précédents, nous nous garons à côté de l'entrée du monastère (env. 40 places disponibles je pense, les guides disent que c'est souvent plein l'été, là, il y avait une dizaine de voitures).

On se croirait un peu à Amorgos, le monastère blanc est adossé contre et sous la montagne. En entrant, de magnifiques fresques et icônes dans une chapelle sous le rocher. Puis nous montons tout en haut sur les galeries, quelques mosaïques semblant assez récentes. Ils sont en train de refaire le pavement devant l'entrée du monastère. Le 12 mai, grande fête et procession là-bas.

Nous ne nous arrêtons pas au monastère au bas des 3 kilomètres, les guides semblant dire qu'il n'offre que peu d'intérêt.

Nous repartons vers 14 h 10 et repassons par Podgorica et Celtinje pour prendre la fameuse route qui descend sur Kotor avec lacets et vues panoramiques.

Après Celtinje, avant Njegusti, arrêt à l'ombre dans un café, 1 coca et 1 eau minérale = 1.80 euros.

Nous arrivons à Njegusti, très beaux paysages, plusieurs fabriques de salaison de jambon. Nous nous arrêtons, mon mari veut absolument s'acheter un gilet en laine... Il le trouve à sa taille = 30 euros.

Puis, nous entamons la fameuse descente sur Kotor avec les lacets numérotés (il y en a au moins 25...). Des vues époustouflantes sur les bras du fjord de Kotor et la mer. Là aussi, ceux qui craignent les routes de montagnes s'abstiendront...

Retour à l'appartement à Kotor à 17 h 30.

Repos un moment, puis nous retournerons en ville à pied.

A 19 h, 2 coupes de fruits comme hier = 8 euros

Puis 2 cafés pour consulter internet = 2.80 euros

Retour à l'appartement à 21 h 30

21e jour – mercredi 9 mai 2012

Nous profitons qu'il est tôt pour entrer dans le jardin d'un bâtiment de l'université (propriété privée ?) près de notre appartement pour aller voir au bord de l'eau une toute petite église ancienne avec une croix dans l'eau. Il y un pêcheur, personne ne semble se préoccuper de notre présence...

7 h 10, 2 cafés à côté de l'hôtel = 2 euros

Nous reprenons la voiture et nous arrêtons vers le supermarché. 3 croissants frais = 1.35 euros.

Aujourd'hui, il y a un grand voilier 5 mâts (de croisière ?) qui arrive, il s'appelle Windsurf. Nous le retrouverons à Dubrovnik jeudi d'ailleurs.

Départ vers 8 h pour Tivat (via le tunnel à la sortie de Kotor), nous passons devant l'aéroport et nous garons à l'entrée de Tivat. Petite promenade pour voir la ville, quelques magasins, le quai, rien de notoire. 2 cafés = 1.60 euros

Puis, nous allons à Lepetani prendre le ferry pour traverser le fjord. 4 euros par véhicule, il y en a un tout de suite, nous traversons en 5 minutes et arrivons à Kamenari.

Nous roulons en direction de la Croatie jusqu'à Igalo (peu après Herceg Novi).

Igalo, parking compliqué car parcomètres fonctionnant avec cartes à gratter ou téléphone portable. Nous trouvons un parking « Hôtel Igalo » avec gardien à la sortie. Parking de 10 h 10 à 11 h 35 = 1.50 euros, que nous règlerons à la sortie.

Nous faisons un tour à pied, le long de la mer est très joli, il commence à faire très chaud. Nous voyons la rue centrale. Il y a à nouveau un magasin de second hand Vipex que nous visitons.

1 coca, 1 eau minérale = 2.50 euros.

11 h 35, nous repartons pour Herceg Novi, mêmes problèmes avec les parcomètres, nous retrouvons un parking avec gardien juste avant la poste. Nous nous y arrêtons vers 11 h 40. Nous en repartirons à 14 h 30 = 1.50 euros, que nous règlerons à la sortie.

Promenade pour aller voir les 2 églises (notamment église Saint-Georges). En face, à nouveau un magasin second hand Vipex, décidément...

Nous redescendons en direction de la voiture et mangeons dans le jardin d'un restaurant (c'est écrit en anglais « restaurant du cercle des écrivains » ou quelque chose d'analogue), température délicieuse, menu à 5 euros. Nous renonçons au potage, salade, boeuf bourguignon, pâtes, gâteau. Pour une fois, des quantités non pantagruéliques... 1 coca, 1 eau minérale, 2 cafés = 15.50 euros.

Nous continuons à descendre en direction de la vieille ville, très jolie et montons au château Kanli Kula (entrée 1 euro par personne) pour la vue sur le fjord surtout.

Nous repartons vers 14 h 30 avec la voiture et nous nous arrêtons à la sortie de la ville voir les 2 églises du Monastère de Savina, fresques très belles.

Entre Bijeta et Kamenari, il y a un petit camping à droite, côté du fjord, je crois bien le seul que j'ai vu dans la région.

Puis, nous poursuivons la route jusqu'à Risan, où nous nous arrêtons pour voir les mosaïques romaines (entrée 2 euros par personne).

Ensuite, nous nous arrêtons avant Perast pour regarder de la route les 2 églises sur 2 îles différentes en contrebas, le site est grandiose.

Nous traversons Perast en voiture (il vaut mieux se garer avant ou après...), le village et le bord de mer sont très beaux en effet. Il y a possibilité d'aller en bateau aux 2 îles apparemment, en tout cas sur l'une d'entre elle, pas sûre pour l'autre).

Nous continuons jusqu'à Dobrota où se trouve notre appartement. Je vois un écriteau pour la plage de Dobrota sur la droite, nous y allons, pensant rejoindre notre appartement depuis là, que nenni, de belles maisons, mais ils sont en train de goudronner la route, un moment donné, ça ne passe plus... Obligés de revenir en arrière sur la route principale et de redescendre à l'appartement comme d'habitude depuis le centre ville...

Vers 17 h, nous arrivons à l'appartement.

Repos un moment.

Vers 20 h, repas au même restaurant que le premier jour. 1 salade grecque, 1 cevapcici, 1 spaghetti milanaise, 1 bouteille de Vranac, 1 coca light, 2 cafés = 22.50 euros.

1 bouteille d'eau en passant devant une épicerie = 0.32 euro.

21 h 15, retour à l'appartement.

22e jour – jeudi 10 mai 2012

Départ vers 7 h

Nous passons le tunnel et roulons jusqu'à Tivat.

Arrêt en centre ville. Croissants au supermarché = 99 ct, puis 4 cafés dans un bar = 3.20 euros

Nous repartons pour aller prendre le bac à Lepetane = 4 euros, à 8 h 10 nous sommes en face et continuons à rouler.

Après Igalo, douane du Monténégro, séance tampon dans les passeports. Quelques mètres après, douane croate, reséance tampon dans les passeports et vérification de la carte grise de la voiture. Il n'y a pas grand monde (1 voiture albanaise devant moi seulement), ça ne va pas vite...

8 h 40, nous sommes en Croatie. Travaux, feux rouges, route en cailloux par moment, etc. Jusqu'à Cavtat, ça n'avance pas...

Nous passons devant l'aéroport de Cavtat et continuons sur Dubrovnik.

Nous descendons vers le port (Gruz) que nous dépassons un peu en direction de Split. Nous nous arrêtons dans une banque pour faire du change de 200 euros (taux = 7.43052), ce qui donne un peu moins de 1'500 kuna. Peu persuadés par les chambres et appartements vus en route, nous revenons vers le port.

11 h 15, arrêt (parking gratuit) dans le haut de la rue Od Batale. En haut de cette rue, feu rouge et rue qui redescend à gauche vers le port, là aussi quelques parkings gratuits sur le côté gauche de la rue.

1 coca, 1 eau minérale = 23 kuna

Nous descendons la rue à pied pour aller voir sur le port. Plusieurs essais, finalement, nous sommes presque face au bateau de croisière Aida Aura, nous trouvons un appartement au rez-de-chaussée d'une villa avec jardin, 100 euros pour 2 nuits que nous réglons tout de suite et en euros. Appartement no 4 avec évier, cuisinière, frigo, microondes. WIFI gratuit dans l'appartement et dans le jardin, sinon il y a un PC dans le couloir avec liaison ADSL et apparemment une prise téléphonique dans la chambre (pour brancher un PC ?). Nous repartons courageusement chercher les valises et revenons avec. A 13 h, nous sommes à peu près installés... Il fait assez chaud... Selon les indications sur place, Apartments Miljas, rue Radnicka 6, 20000 Dubrovnik. Tél./fax = 00 385 20 419 264, mobile = 00 385 91 521 4143, email = dubrovnikfamilyhouse@gmail.com et www.apartments-miljas.com

100 mètres après, sur le quai, il y a un grand hôtel Petko 3 étoiles avec parking/garage.

Au dessus du port, visible de très loin, un grand pont sur la route qui va à Split.

13 h 15, repas sur la terrasse du restaurant au bas du chemin menant à la chambre, Konoba Porat. 1 salade grecque, 1 poulet frites, 1 foie de veau frites, 2 coca light, 2 cafés = 204 kunas.

14 h 30, je pars acheter au kiosque en face 4 tickets de bus, 10 kunas pièce, valable 1 heure (si l'on prend le ticket directement dans le bus, c'est 12 kunas). Sur le quai, pour retourner au centre ville, on peut prendre soit le 1A, soit le 1B, soit le 1C, soit le 3 selon la propriétaire de l'appartement. Nous prendrons le 1B et descendrons dès que l'on voit la porte des remparts (moins de 10 min. de bus, env. 3 arrêts).

Promenade au centre ville, nous allons voir l'autre porte, il y a le voilier Windsurf et un autre bateau de croisière au large (les deux débarquent les passagers en chaloupes). Nous visitons plusieurs églises baroques. D'une manière générale, trop de restaurants, de magasins, les rues sont très rectilignes, l'ensemble est beau, mais je préfère de loin Kotor.

Il existe des Dubrovnikcard pour les visites, ils en font la pub partout, 1 jour (ou 3 ou 7 jours). Celle d'un jour = 130 kunas avec les bus compris.

La majorité des parkings sont à parcomètres (avec des pièces de 5 kunas ou moins) et coûtent 5 kunas de l'heure.

2 cocas light en route = 46 kunas.

Vers 17 h, nous prenons le téléphérique, 87 kunas aller retour par personne (sinon 50 kunas aller simple). 5 min. de montée, vue féérique d'en haut, nous restons un moment. Le téléphérique a été changé en 2010 (compagnie suisse apparemment = www.cwa.ch ). Pour y aller, depuis la rue centrale de Dubrovnic, prendre la rue Boskoviceva et la monter (escaliers...) jusqu'au bout. Il y a un petit tunnel. On peut acheter les billets avant le tunnel. Passer le tunnel et on voit sur la droite la station de base du téléphérique. On peut aussi acheter les billets là.

Nous repartons ensuite à pied pour rentrer à l'appartement, environ 1 h. de marche, dans ce sens, cela descend, dans l'autre ce serait beaucoup plus pénible...

Arrêt vers 19 h 15 pour manger avant l'appartement sur le quai. Pizzeria Minceta, 2 pizzas, 1 coca light, 1 petite bouteille de vin local Peljesac, 2 cafés = 136 kunas.

20 h 30, on arrive à l'appartement.

23e jour – vendredi 11 mai 2012

Départ vers 7 h 30 à pied, on va acheter 3 croissants dans une boulangerie sur le port = 18 kunas

Puis, on retourne au café au pied de l'appartement, 2 cafés = 14 kunas.

Vers 8 h 10, bus 1B en face (avec les tickets achetés hier), on arrive vers 8 h 25 à Pile, le terminus avant la vieille ville.

J'achète 2 tickets pour le retour ce soir = 20 kunas. On nous dit bus 1A, 1B ou 8 dans le sens du retour.

Nous allons tout de suite voir les remparts, en entrant à gauche après la porte de la ville (les tickets, c'est d'abord à droite après la porte de la ville). 70 kunas par personne. Il est bien précisé qu'on ne peut pas payer en euros, mais on peut payer avec une carte de crédit. Pour les enfants, c'est affiché 50 kunas.

Il y a relativement peu de monde et il ne fait pas encore trop chaud. Attention, pas mal d'escaliers, une personne s'est blessée, on est en train de lui bander la tête et l'ambulance viendra la chercher...

Il doit y avoir un bateau Royal Caribean dans le secteur, mais pas devant la ville, ni au port devant notre appartement, car il y a des shuttles, sais pas où il est caché... Au port devant l'appartement, il y a le MSC Magnifica et il n'y a aucun bateau de croisière devant la ville (qui déposerait des personnes en chaloupes).

Je pose la main sur le rempart, une toute petite bestiole me pique dans la paume et me laisse un petit dard, j'enlève tout ça, plus mal, on n'en parle plus, sais pas ce que c'est pour un animal en revanche...

Nous prenons 1 h 30 environ pour faire le tour, compter 2 h si l'on s'arrête souvent pour faire des photos et regarder les magasins de souvenir en route... WC au milieu du trajet. Garder les tickets car ils sont contrôlés en route (lorsqu'il y a d'autres accès).

Nous ressortons un moment nous asseoir à l'ombre, 1 litre de coca light dans un magasin = 11 kunas. Vite bu... vu la chaleur.

Puis, nous entrons à nouveau et allons voir le musée de la pharmacie et le cloître des Franciscains, même entrée = 30 kunas par personne. Le cloître est magnifique (pour moi, plus beau que celui des Dominicains que nous verrons après le repas).

Nous reprenons la rue Prijeko, jusqu'à la rue Zudioska, dans laquelle se trouve l'entrée de la synagogue. Entrée 20 kunas par personne. Petit musée et synagogue. Rien d'extraordinaire.

Ensuite, nous décidons de sortir côté est et d'aller manger. Nous sortons, passons à côté du Lazaret et trouvons à gauche le restaurant Konoba Pjatanca, terrasse à l'ombre avec vue sur mer et îles, parfait. Email = rase.pavo@du.t.com.hr 1 brochette frites, 1 omelette au jambon, 1 salade grecque, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 doubles expressos = 231 kunas.

Ensuite, on rentre en ville et on va voir le cloître des Dominicains, église et musée à côté = entrées 20 kunas par personne.

Nous revenons par la rue centrale et faisons du change au taux de 7.29. 200 euros = 1'458 kunas.

Nous reprenons le bus 1B pour rentrer. Le 1B et le 1A se reprennent exactement là où l'on en descend, si c'est le no 8, de l'autre côté de la rue (arrêt au milieu de la rue en fait car bus 4 et 6 sur le trottoir).

Nous décidons de descendre un arrêt après l'appartement. En fait, il s'arrête devant le bateau MSC Magnifica... A la sortie du bateau, à droite, bureau de change, kiosque pour acheter les tickets de bus et arrêt de bus. Dans le sens bateau au centre ville, bus 1A, 1B, 1C ou 3.

Nous revenons à pied jusqu'au café au bas de l'appartement pour voir l'église (fermée).

2 glaces (4 petites boules obligatoirement...) = 40 kunas.

J'achète 1.5 litre d'eau au kiosque en face = 8 kunas.

A 16 h, nous arrivons à l'appartement. Repos et internet dans le jardin... délicieux.

A 17 h, départ du MSC Magnifica, 3 coups de sirène...

Vers 19 h 30, repas dans le restaurant au bas de l'appartement, 2 escalopes de veau, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light, 2 cafés = 214 kunas.

Retour à 20 h 45 dans le jardin de l'appartement.

24e jour – samedi 12 mai 2012

Départ de l'appartement vers 6 h 40 avec les valises jusque sur le quai.

2 cafés = 14 kunas, 3 croissants = 18 kunas

7 h 05, je pars récupérer à pied la voiture et je reviens avec sur le quai, on charge les valises.

Il y a déjà au port 2 bateaux de croisière, Grand Princess Hamilton et le MSC Musica...

Départ avec la voiture à 7 h 30.

Nous continuons la route sur le port et remontons sur la route principale direction Split. Nous passons sur le grand pont que nous voyions d'en bas. Magnifiques paysages sur les îles et la côte.

Nous arrivons à la frontière de la Bosnie-Herzégovine, simple vérification des passeports, pas de séance tampons, ça va assez vite.

La route en Bosnie semble avoir été regoudronnée récemment, tient pour une fois, nous échappons aux travaux et aux kilomètres sur les cailloux...

Après la frontière, sur la droite, essence, affichée 2.50 BAM. Je vais me renseigner, on me dit que je peux payer en euros (au prix de 1.35 euros le litre) et qu'on me rendra la monnaie en euros. Essence = 37.50 euros. Prix d'une cartouche de cigarettes croates = 17.50 euros.

Plusieurs magasins au bord de la route, avec des cars arrêtés, on doit pouvoir y acheter des produits moins chers (cigarettes, alcools, etc.?)

Nous descendons dans Neum, nous arrêtons pour une chambre pour ce soir, nous trouvons une dame qui parle parfaitement allemand et une chambre très très simple pour 30 euros que je paie tout de suite, rue Zagrebeka 3, une maison jaune, vraiment très sommaire... Pas de WIFI bien sûr... Enfin, c'est elle qui demande le prix que nous pensons correct... donc, j'essaie avec 30 euros, prix au Monténégro, apparemment cela lui convient...

Arrêt à Neum dans l'idée de voir la péninsule de Pelvejac ce jour et de pouvoir arriver à Mostar demain matin assez tôt avant les bus notamment.

Nous repartons, refranchissons la frontière, à la vue des passeports suisses, nous passons directement.

Nous allons jusqu'à l'embranchement avec la péninsule de Pelvesac où nous arrivons vers 9 h 30.

Nous roulons directement jusqu'à Orebic, 1 h 15 de route, il n'y a quasiment personne...

Nous nous garons gratuitement env. 200 m. avant l'embarcadère pour Korcula.

Je vais prendre les billets comme piétons (à gauche de l'embarcadère), 13 kunas par personne, le prochain bateau est à 11 h 30 (puis 13 h).

Il est 11 h, petit café au port, 2 cafés = 12 kunas.

Le bateau partira vers 11 h 40, à midi, nous sommes à Domince. Il ne s'arrête pas au centre de Korkula. Il y a des taxis, mais nous partons à pied, pensant que la distance était assez courte. Certainement que nous aurions dû passer à droite derrière l'hôtel Bon Repos et suivre la mer, mais on se trompe et on suit la route des voitures, pas une brillante idée du tout, 1 h pour arriver au centre ville... et il fait chaud...

13 h 10, repas au Restaurant Doris, 1 escalope de veau, frites, 1 côtelette de porc, frites, 1 salade mixte, 1 coca light, 1 eau minérale, 2 cafés = 199 kunas.

Puis, nous visitons le centre ville et faisons le tour des murailles, très joli, très calme par rapport à Dubrovnik...

Ensuite, à 15 h, ne désirant pas retourner au port comme ce matin, j'entre dans une agence, Korkyra, qui organise toutes sortes de transports, séjours, garde de bagages, etc. Ils me disent qu'on peut avoir un bateau en contrebas pour 5 euros par personne à 15 h 30 pour le centre d'Orobic. Ouf... Agence = www.korkyra.info

A 15 h 30, nous nous retrouvons dans un bateau pour piétons uniquement avec un groupe de touristes qui se rendaient dans un hôtel à côté d'Orebic, pourparlers avec l'agence, le conducteur du bateau, bref, on pose les touristes d'abord et il nous pose ensuite au centre d'Orebic à 15 h 45.

Nous faisons un petit tour sur le quai à pied et repartons avec la voiture vers 16 h 25. Il n'y a quasiment personne.

Nous nous arrêterons encore en route 20 minutes à Ston pour voir le centre ville, mais nous ne monterons pas sur la muraille, paraît-il la plus grande d'Europe, sinon pour info 30 kunas pour les adultes et 10 pour les enfants. De loin, la muraille semble plus difficile à parcourir que celle de Dubrovnik, plus étroite et moins sécurisée, mais la vue d'ensemble est spectaculaire.

Nous repassons la douane, vérification des passeports, toujours pas de tampons... ça va vite.

Nous arrivons à la chambre vers 18 h 10, parking devant sans trop de problème.

Nous ressortons, un petit tour à pied, apparemment pas beaucoup de restaurants... On reprend la voiture et on remonte sur la route principale... Nous y voyons d'ailleurs un motel qui affiche 20 euros la nuit.

On trouve Hôtel Restaurant Kuzman. 2 médaillons de veau, 1 coca light, 1 petite bouteille de vin rouge, 2 cafés = 22 euros. Excellent, on mange sur la terrasse avec vue sur la mer, la serveuse en revanche n'est pas au top...

21 h 30, retour à la chambre.

25e jour – dimanche 13 mai 2012

Départ vers 7 h de la chambre.

2 cafés en haut sur la route = 2 euros.

Puis, nous roulons en direction de Mostar, en longeant la rivière Neretva, jolies vues.

Après Metkovic (où il y a de nombreux hôtels), passage de la frontière, vérification des passeports par la douane croate, vérification des passeports, de la carte verte et de la carte grise par la douane bosniaque...

Nous arrivons à Mostar à 8 h 30 où nous nous garons gratuitement et facilement après le nouveau pont à droite. Un petit peu nuageux et fort vent, la veste n'est pas de trop...

2 croissants dans une boulangerie = 1.50 euros, 2 cafés dans un restaurant = 2 euros.

La ville est superbe, il n'y a encore pratiquement aucun touriste ni car.

Visite du pont, des rues, d'une maison turque (entrée 2 euros par personne), de la plus grande mosquée de la ville KaradjozBegova Dzamija (entrée 2 euros par personne) où l'on nous propose même de monter au sommet du minaret (33 mètres), nous renonçons au vu de la largeur de l'escalier... Nous sortons un peu de l'hypercentre ville, nous voyons encore les dégâts causés par la guerre.

Nous achetons un petit tapis de table local, tout près du pont, 10 euros. Galeria G, Rue Onescakova 8, tél. 00387 (0) 36 580 796, email = bosniankall@yahoo.com. Le propriétaire parle parfaitement français et connaît bien l'histoire des symboles sur les tapis et l'histoire en général.

11 h 45, départ de Mostar avec la voiture pour passer par Medugorje.

12 h 10, arrêt juste avant Medugorje dans le restaurant Adriatico, soi-disant spécialités italiennes. La serveuse qui parle anglais ne nous amène pas vraiment ce qui a été commandé, bref passons, pas terrible tout ça. 1 steak avec spaghetti (qu'un Italien aurait trouvé infects), émincé aux champignons avec riz (très gras), 1 salade mixte, 1 coca, 1 petite bouteille de vin rouge de Medugorje, 2 cafés = 31 euros.

Vers 13 h 45, nous nous garons gratuitement à l'entrée de Medugorje. Une allée de magasins de souvenirs religieux, des contrefaçons d'habits de marque..., etc. Nous allons jeter un coup d'oeil à l'église moderne, rien de notoire, nous ne nous serions pas arrêtés là si ce n'était sur notre chemin pour redescendre à Split... 14 h 15, nous repartons.

Passage parLjubuski.

Nous reprenons de l'essence à 1.35 euros le litre = 17 euros.

Puis passage par Cveni Grn, douane, juste une vérification des passeports.

Pendant tout le séjour en Bosnie-Herzégovine, personne n'a refusé nos euros. En général, 2 BAM, qu'ils écrivent « 2 KM », = 1 euro dans leur change.

Nous poursuivons par Vrgorac, Tucepi, Makarska où nous rejoignons la route principale longeant la mer et menant à Split. Fort vent et pluie par moment.

Peu avant Split, arrêt pour 1 café et 1 coca = 17 kunas.

Arrivée à Split à 17 h 30, il ne pleut plus, nous tournons un peu et trouvons une place de parking gratuite dans la rue Jadranska, on va voir un appartement fléché, personne ne répond, on monte la rue à pied et on tombe sur une agence qui loue des appartement, tombent bien ceux-là... En 2 temps, 3 mouvements, ils nous louent un appartement rue Tolstojeva 5 (appartement « Delicia »), dans une impasse à côté du restaurant « Jure ».

55 euros la nuit, nous resterons 2 nuits. Je règle les 110 euros, ils viennent prendre nos valises dans la voiture et nous emmènent à l'appartement avec leur véhicule. A 18 h 00, nous sommes casés. Appartement au rez-de-chaussée, entrée avec chambre à coucher, puis cuisine, puis salle de bains avec petite fenêtre, très calme et propre, mais à déconseiller aux claustrophobes... WIFI gratuit dans l'appartement. Il y a un supermarché et une boulangerie à env. 50 m. de l'appartement.

Agence : Kekez exclusive, Mr. Ivica Kekez, Bijankinijeva 11, 21000 Split, tél./fax 00385 21/48 91 80, email = info@cro-splitapartments.com

Repos, rangement et on ressortira à pied.

Nous repassons par la voiture et descendons à pied au bout du port pour le longer jusqu'au centre ville.

Restaurant International, 3 rue Lazareta, 2 spaghettis bolognaise, 1 salade verte, 1 salade rucola, 1 coca light, 1 eau minérale = 174 kunas.

Retour vers 21 h 15 à l'appartement.

26e jour – lundi 14 mai 2012

Il pleut et il ne fait pas très chaud...

Vers 8 h, 3 croissants dans la boulangerie à côté de l'appartement = 10.70 kunas, puis 4 cafés vers l'entrée de la vieille ville au café Spirit = 20 kunas.

Nous regardons un peu les stands du marché, rien de notoire.

Je change 100 euros au taux de 7.44 = 744 kunas.

Ensuite, nous allons visiter le palais de Dioclétien, 35 kunas par personne, de beaux jeux de lumière.

Puis, nous allons voir le mausolée, la cathédrale et la crypte = 15 kunas par personne. La crypte n'est pas très intéressante, (on peut aussi acheter un billet pour la crypte seule à 5 kunas, ou un billet pour le mausolée, la cathédrale, le trésor, la tour et la crypte pour 30 kunas).

On nous informe que le 7 mai chaque année il y a une grande fête à Split avec énormément de monde, voir http://croatia.hr/fr-FR/Activites-et-attractions/Evenements/Evenement/Lieu/Split/Evenement/Culture/Amusement/Fete-de-la-saint-domnius-2012-%E2%89%AAUne-rive-portee-par-les-fleurs%E2%89%AB?ZXZcOTM5

Nous nous promenons dans les rues arrières de la ville également et sortons voir les diverses portes.

Repas à 12 h 15. Restaurant Luna, 1 médaillon de veau, 1 brochette de veau, 1 salade mêlée, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light, 2 cafés = 223 kunas.

Nous continuons sur le quai, la rue commerçante Marmortova et le place Pokurative à côté. Puis, nous montons vérifier que le musée archéologique n'ouvre qu'à 16 h, ce qui est le cas. On voit le bâtiment et une mosaïque contre un mur depuis la rue et nous redescendons en ville.

Repos un moment dans l'appartement, puis nous ressortirons. Il ne pleut plus, mais il ne fait pas chaud pour être à mi-mai...

Nous allons à pied le long du quai en direction de l'ouest, nous voyons une église avec un cloître (Sveti Viane), entrée libre et continuons le long du quai en gros travaux, on ne passe qu'à pied pour l'instant, devant un immense immeuble neuf horrible en béton surmonté d'une tour en verre bleue... puis l'on revient par la rue arrière parallèle dans un ancien quartier très joli avec de toutes petites églises anciennes.

2 glaces en route à l'intérieur d'un café vu la température = 30 kunas (6 kunas la boule)

Une fois arrivés près de la cathédrale, repas au restaurant Atrium, Palaca Cindro, 1 menu poisson, 1 menu viande (affichés 13 euros), 1 verre de vin, 1 coca light, 2 cafés = 249 kunas.

Petit tour pour voir les éclairages nocturnes autour de la cathédrale et sur le quai.

Retour à 21 h à l'appartement.

Depuis Split, nous aurons affaire à énormément de personnes parlant l'allemand et l'italien, l'anglais nous servira beaucoup moins tout à coup...

27e jour – mardi 15 mai 2012

2 croissants = 10.70 kunas, puis 2 cafés à côté = 10 kunas, aux mêmes endroits qu'hier.

Nous retournons à l'appartement prendre les valises et allons à pied à la voiture. Départ avec la voiture vers 7 h 45.

8 h 30, arrivée à Trogir, on se parque gratuitement à la sortie en direction de Sibenik.

Nous partons à pied faire le tour de la ville, très très jolie vieille ville. Belles maisons vénitiennes, la plus belle ville que nous verrons aujourd'hui pour moi.

2 entrées pour la cathédrale = 25 kunas par personne

2 cafés en route = 12 kunas

Vers 10 h 30, nous partons avec la voiture.

A 10 h 45, parking gratuit à l'entrée de Primosten (aussi pour campings cars).

Nous montons voir l'église et le panorama, ils ont presque fini le dallage au sol du chemin y menant. Le village est très joli pour une petite halte, les toits des maisons sont très beaux et il y a une grande surface de plages.

Vers 11 h 50, nous allons manger au restaurant Amici (près du parking en fait), 1 plat de viandes diverses prévu pour deux personnes, 1 salade aux choux, 1 petite bouteille de vin, 1 coca, 2 cafés = 210 kunas. Très bien et très agréable sur la terrasse.

Nous partons avec la voiture vers 13 h 05 et nous arrêtons à Sibenik vers 13 h 50. Nous sommes arrêtés au bout du quai piéton des bateaux de plaisance, en travaux, qu'on a atteint je ne sais comment, mais la vue générale sur la ville est magnifique de cet endroit. Nous longeons la promenade du quai pour arriver en centre ville.

2 entrées pour la cathédrale = 15 kunas par personne. Inutile d'entrer à mon avis, seul l'extérieur est beau...

En face sur la place, WC publics, très sérieux, on me demande 4 kunas, on me délivre un ticket préimprimé sur lequel on écrit à la main l'heure d'entrée...

Nous mangeons 2 glaces à côté de la cathédrale = 20 kunas (5 kunas la boule).

Nous poursuivons la promenade en ville sans monter à la forteresse, etc. Quelques belles maisons, mais cela ne nous emballe pas. Nous voulions peut-être y dormir, mais nous renonçons et décidons d'aller à Zadar.

Nous partons avec la voiture vers 15 h 30 et arrivons à Zadar vers 16 h 45.

Nous trouvons à nous garer gratuitement rue Brodarska et un appartement à y louer, appartement Marina (demander au café en face). 40 euros que je règle tout de suite. WIFI gratuit. Il y a une boulangerie au bas de l'appartement, dans la nuit il y aura quelques bruits émanant peut-être de ladite boulangerie...

Vers 17 h 30, nous repartons à pied pour franchir la passerelle piétonne toute proche menant à la vieille ville.

Nous faisons du change de 100 euros à 7.44 = 744 kunas.

Agréablement surpris par la vieille ville qu'on nous avait décrite comme peu intéressante, pas de voitures, ouf.

Nous allons voir la place devant le musée archéologique avec restes du forum, diverses églises, et visitons l'église Saint-Donat (9e siècle), entrée 20 kunas par personne. Là aussi, c'est surtout l'extérieur qui est intéressant je trouve.

Pas très faim, arrêt au Café Central, 1 sandwich = 10 kunas, 2 gâteaux = 16 kunas, puis une « formule » 1 coca light + 1 café = 18 kunas par personne, total 62 kunas.

Nous rentrons à l'appartement vers 20 h 30.

28e jour – mercredi 16 mai 2012

3 croissants dans la boulangerie à côté de l'appartement = 9 kunas

4 cafés dans le café à côté de l'appartement = 24 kunas

Nous remontons chercher les valises et rendons la clef au café à côté (c'est lui qui loue les appartements).

Nous partons vers 7 h 45 pour passer par Pag.

Des travaux de goudronnage nous obligent à faire un détour par Nin, ça ne va pas vite...

Des paysages magnifiques très variés, caillouteux ou non et nous arrivons à Pag vers 9 h 30. Parking gratuit à l'entrée (il est affiché 5 kunas, mais aucune caisse ou parcomètre en vue...?).

1 café et 1 eau minérale = 11 kunas

Petit tour dans la ville, dans la cathédrale, sur le port, nous voyons les dentelles, spécialité locale (protégée par l'Unesco), départ vers 10 h 30.

A 11 h 10, nous arrivons à Zigljen pour prendre le ferry, 80 kunas pour la voiture et 14 kunas par personne = 108 kunas l'aller simple. Le ferry partira à 11 h 30, il commence à pleuvoir.

Vers 11 h 45, nous arrivons à Prizna, pluie battante et fort vent, nous roulons lentement jusqu'à Senj.

Arrivée vers 13 h.

Essence à l'entrée de la ville, à 10.67 kunas le litre = 253 kunas.

Nous allons nous garer gratuitement devant l'école à l'entrée de la vieille ville sous un déluge de flotte...

Repas au restaurant Konoba Stari Grad, 2 tagliatelles au saumon, 1 salade grecque, 1 soupe, 1 petite bouteille de vin, 1 coca, 2 cafés = 238 kunas.

Vers 14 h 30, nous reprenons la voiture et trouvons facilement sur le port l'Art Hotel (2 étoiles) avec parking gratuit devant la porte = 47,50 euros que je règle immédiatement. Chambre simple avec vue mer, WIFI gratuit.

Nous nous installons et attendons la fin du déluge...

Vers 16 h 30, fort vent, il ne pleut plus, nous sortons à pied faire un tour dans la ville, rien d'extraordinaire, nous voyons de loin la forteresse à 5 tours sur la hauteur, il est assez difficile de se maintenir debout vu le vent... Pas question d'y monter donc.

2 cafés sur le port = 14 kunas.

Nous revenons un moment à l'hôtel vers 18 h.

20 h, nous voulions ressortir, la pluie recommence, nous renonçons...

29e jour – jeudi 17 mai 2012

Jeudi de l'Ascension, ne semble pas être férié ici et ne pas changer grand chose, un peu plus de touristes au parc de Plitvice peut-être et encore...

Ouf, il fait frisquet, mais il ne pleut plus, quelques rayons de soleil, nous allons pouvoir aller à Plitvice.

Vers 7 h, 2 cafés près de l'hôtel = 12 kunas, 3 croissants à la boulangerie à côté = 14.80 kunas.

Nous revenons prendre nos valises à l'hôtel, apparemment, le petit déjeuner était compris dans le prix, enfin je le pense en voyant la tête de la réceptionniste lorsque nous avons rendu la clef... pas grave...

Départ vers 7 h 30 pour Plitvice et ses lacs, via Otocac.

Il y a même encore un peu de neige dans les champs avant d'y arriver, sûrement tombée hier après-midi ou cette nuit... et nous voyons un chevreuil qui traverse la route...

Attention, le 2 juin 2012, il semble y avoir un marathon dans le parc, voir www.np-plitvicka-jezera.hr

Arrivée au parking no 2 à 9 h 20 (7 kunas de l'heure). Le parking doit être réglé à un guichet en kunas et avant d'aller reprendre la voiture. On nous délivre alors un ticket avec un code barre à introduire dans une machine pour lever la barrière et sortir avec sa voiture. A côté du parking, WC, stands de souvenirs, sandwichs, etc.

2 entrées adultes pour 1 jour à 110 kunas par personne = 220 kunas. Impossible de payer en euros, mais il y a un bureau de change sur place. Un plan sommaire du parc, du train, du bateau figure au verso du ticket d'entrée. Apparemment, si l'on n'utilise pas le train et le bateau, personne ne contrôle que l'on soit en possession du billet d'entrée... Les chiens sont autorisés, mais seulement en laisse.

J'en profite pour changer 100 euros = 736,30 kunas.

Donc, nous entrons par l'entrée no 2, nous suivons les indications et passons à pied par dessus la route sur une passerelle piétonnière en direction de la station 2 du train (ST2).

En route, 2 cafés au Café / Restaurant / Self Service Poljana = 16 kunas.

Nous arrivons à la ST2 du train (disons plutôt un camion tirant 2 wagons, pas de rails) vers 10 h 10, là, nous montons dans le train en direction de la station 4 (ST4), il n'existe pas de ST3 en fait.

Vers 10 h 15, nous descendons à la ST4 (terminus) et choisissons de revenir à pied au P2 (je pense = port 2). Il est marqué que cela prend 40 min. Bon, nous nous sommes arriv��s à 12 h 10 au P2... passons. Le chemin est magnifique et nous fait passer au bord des lacs, des cascades, etc. Il n'y a pas beaucoup de monde, c'est vraiment superbe.

Le P2 est le lieu de départ des bateaux soit pour le P1 (port 1) d'où l'on peut rejoindre le ST2 facilement et le parking de l'entrée no 2, soit pour le P3 (port 3) d'où l'on peut rejoindre le parking de l'entrée no 1 ou le ST1 et reprendre le train pour le ST2.

Nous avons attendus env. 10 min. le bateau et sommes arrivés vers 12 h 30 au P3. Là, grande aire de pique-nique avec tables, etc. WC. C'est indiqué un bateau toutes les 30 min.

Nous poursuivons à pied en direction de ST1, c'est indiqué 40 min. Nous, nous sommes arrivés à 13 h 45... Il est inutile de faire le détour en route pour aller voir la grande chute d'eau, on la voit très bien du chemin direct P3 à ST1, nous n'avons pas fait le détour d'ailleurs. Pas mal de personnes en face qui arrivent de l'entrée no 1.

Nous arrivons à 13 h 45 au ST1, buvette et WC. Nous attendons le train qui arrive à 14 h 05 env. C'est indiqué un train toutes les 30 min.

Nous descendons du train au ST2 et poursuivons à pied jusqu'au même café/restaurant vu ce matin où nous arrivons à 14 h 25. Nous allons nous installer dans la partie self service où il n'y a aucun client. 2 spaghettis bolognaise, 2 salades, 1 gâteau, 1 petite bouteille de vin, 1 coca light = 151 kunas.

Nous remontons au parking, payons 42 kunas.

Départ vers 15 h. les yeux encore pleins d'eau et de cascade...

Retour via Otocac. Arrêt 10 min. pour 2 cafés = 10 kunas.

18 h, on arrive à Riejka, pas terrible, on poursuit et on va chercher une chambre à Opatija, nettement plus jolie et plus chic.

On trouve une chambre dans l'appartement d'une dame seule très discrète, parfait, 30 euros la nuit. Je lui règle tout de suite les 2 nuits à 60 euros. Pas de WIFI... Adresse = Mme Zdenka Surina, 2A, rue Antona Rasbora, tél. = 00 385 (0)51 711 717. A condition de parler croate ou italien.

Installation et on ressort visiter un peu et manger.

Bistrot Fontana, tient, pour une fois des pizzas au feu de bois, on se décide vite... 2 pizzas (géantes !), 1 salade mêlée, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 144 kunas.

Retour vers 21 h 45 à l'appartement.

30e jour – vendredi 18 mai 2012

Vers 7 h, nous sortons à pied et allons en centre ville.

On trouve un café avec croissants, 3 croissants et 2 cafés = 38 kunas

Nous revenons à la voiture garée devant la chambre et partons vers 8 h 15 environ pour aller à Krk. Ca n'avance pas vite, travaux en route...

9 h 20, nous arrivons au pont entre le continent et l'île de Krk, péage 30 kunas, aller simple je pense.

L'île est très arborée, contrairement à celle de Pag.

Vers 9 h 40, nous nous garons gratuitement à l'entrée de la ville de Krk et descendons à pied.

2 cocas light sur la grande place = 30 kunas.

Je change 100 euros à 7.50 devant la gare routière = 750 kunas

Tour de la vieille ville, remparts, port, nous allons jusqu'à la gare routière, etc. Nous entrons dans un café qui contient une mosaïque romaine au niveau de la rue, 7 kunas par personne.

L'endroit est agréable, mais déjà envahi de groupes de touristes en car (surtout allemands)...

1 bouteille d'eau (1.5 litre) au supermarché devant la gare routière = 4.99 kunas.

Il y a énormément de monde, d'Allemands et d'Autrichiens entre autres, peut-être aussi parce que c'est le week-end de l'Ascension... ?

Vers 12 h, repas sur la terrasse du bistrot Kantun, 2 menus touristiques, 1 coca light, 2 cafés = 207 kunas.

Vers 13 h 30, nous reprenons la voiture et rentrons en direction de Rijeka.

Arrivés au pont, il est mentionné « passage libre », donc rien à payer dans le sens du retour, en tout cas aujourd'hui...

Vers 14 h 30, nous nous garons au centre de Rijeka, parking Delta (6 kunas de l'heure), nous faisons un tour en ville, église, Korso, quai, marché, halles, théâtre, rien de bien folichon...

Il semble y avoir une fête des étudiants ce jour, ils sont copieusement en train de s'arroser de farine à proximité du parking... avec des t-shirts sur lesquels figurent peut-être des explications, mais que je ne comprends pas...

2 cocas light sur une terrasse à l'ombre = 28 kunas.

Départ vers 16 h 10, parking = 12 kunas.

Puis, nous rentrons à Opatija vers 16 h 45 pour nous garer devant la chambre et retourner visiter le centre ville par la suite.

Nous allons voir le bord de mer, l'église, la grande rue, etc.

Pas très faim, donc 3 rissoles aux cerises en route = 19.50 kunas, puis ailleurs, 2 cafés = 14 kunas.

Retour à 21 h à la chambre par la promenade du bord de mer, délicieux...

31e jour – samedi 19 mai 2012

Vers 6 h 30, café avec la propriétaire de l'appartement sur le balcon + petits gâteaux de sa confection... Charmant...

Départ vers 7 h 10 avec la voiture.

Vers 8 h 30, arrivée à Pula, travaux, on se perd...

Boulangerie à côté de l'hôpital, 3 énormes croissants fourrés = 15 kunas.

Puis, cafés ailleurs. 4 cafés = 24 kunas

Vers 9 h 30, nous arrivons enfin aux arènes... Parcomètre 4 kunas pour 1 heure. Faire attention dans le secteur, amendes et sabots pleuvront durant notre absence...

Arènes, entrée 30 kunas par personne. Pour info, ceux qui voudraient faire des économies peuvent voir la quasi totalité du site sans y entrer, il suffit d'en faire le tour à pied et de le regarder depuis la rue au dessus des arènes... ce que font d'ailleurs plusieurs groupes présents sur place...

Puis, nous faisons un petit footing pour aller jeter un oeil aux portes de la ville, aux restes du mausolée, à l'arc de triomphe et au temple d'Auguste.

Départ vers 10 h 50, juste avant l'arrivée du contractuel... ouf !

Vers 11 h 15, parking gratuit à l'entrée de Rovinj. Nous allons voir les rues principale et l'église Sainte-Eufémie, énormément de touristes, assez pénible...

Repas au Restaurant Dream. Il y est affiché, entre autres, menu « lasagne, salade et dessert », le garçon nous informe qu'il ne lui reste qu'une seule lasagne... S'ensuit une discussion débile pour savoir si l'on pouvait remplacer dans le menu la lasagne par des spaghettis bolognaise, apparemment, totalement impossible... Donc, nous prenons un menu et un spaghettis bolognaise seul. Pas très commerçant le personnage... + 1 coca light, 1 verre de vin Teran Poleti, 2 cafés = 240 kunas. Je ne pense pas qu'il nous reverra dans son établissement...

Nous repartons de Rovinj avec la voiture vers 14 h 10, travaux et on se reperd..., puis, nous nous trouvons obligés de prendre l'autoroute sur quelques kilomètres. 8 kunas de péage. Cher pour les gens du coin...

Nous arrivons à Porec vers 15 h et cherchons une chambre. Nous trouvons assez facilement sur le quai, à côté du Casino, dans une maison jaune vif une chambre avec balcon et salle de bains juste à côté de la chambre. Parking gratuit devant la maison. 40 euros que je règle tout de suite, on semble peu intéressé par nos passeports... WIFI gratuit. Comme adresse, sur la maison, il est écrit : « Mag. Prava, Maria Lebanidze, Rue Koncara 3, Porec

Vers 15 h 30, nous partons visiter la ville à pied.

Magnifique église Sainte-Euphrasie avec mosaïques byzantines et préromanes, le site est extraordinaire, c'est Ravenne et Aquileia réunis... Un peu compliqué par un mariage dans l'église.

Entrée musée, tour, baptistère, mosaïques et église = 30 kunas par personne.

Ensuite, visite des rues de la ville, de très belles maisons vénitiennes et l'une du 13e siècle, ballade sur le port, restes du temple d'Auguste, etc.

Des touristes, des magasins de souvenirs aussi, mais plus calme et moins de monde qu'à Rovinj... Porec est l'endroit qui m'a le plus plu ce jour. De plus, la ville est très plate, pas de côte à gravir...

Repas au Restaurant Central, beaucoup de choix. Pas très faim, 1 omelette, 1 grande salade grecque, 1 assiette de pain à pizza, 1 eau minérale, 1 coca light, 2 cafés = 163 kunas.

Retour à l'hôtel vers 20 h 30.

32e jour – dimanche 20 mai 2012

Vers 7 h, nous chargeons les bagages dans la voiture et nous partons à pied chercher les croissants...

3 énormes croissants = 21 kunas

4 cafés = 20 kunas

Nous partons avec la voiture vers 8 h en direction de Novigrad et d'Umag.

Avant Umag, essence à 10.62 kunas = 355.10 kunas.

Les cigarettes croates dans le magasin de la station service sont 19 kunas le paquet pour info.

Puis, nous nous arrêtons à Umag devant l'église. Change des kunas qui restent en euros et on met les quelques centimes restant dans le tronc de l'église... Le campanile surtout est beau. Sur la place devant l'église, un magasin assez grand plein de contrefaçons de Burberrys, UGG, etc. Apparemment ceci ne semble pas poser problème... ?

Nous repartons, frontière croate, un simple coup d'oeil sur le passeport, frontière slovène, on regarde l'intérieur du passeport. Je demande où acheter la vignette pour l'autoroute en Slovénie, on me répond dans une station service.

2 ou 3 km après la douane, arrêt dans une station service. La vignette la moins chère est pour une semaine = 15 euros. La personne me demande si j'utilise l'autoroute dès aujourd'hui et perfore la date du jour sur la vignette. Nous la collons sur le parebrise...

Dans la station service, pour info, les cigarettes en Slovénie sont environ 3 euros. L'essence sans plomb 95 = 1.4350 euros le litre.

Nous poursuivons jusqu'à Piran (Pirano en italien).

Parking obligatoire à l'entrée du village, 1.50 euros l'heure. Parking à étage. Il vaut mieux se garer tout en bas, car à côté bus gratuit pour aller sur la place centrale du village (Place Tartini). A l'étage tout en bas, machine pour payer le parking au retour, WC et ascenseurs pour les étages. Nous arrivons à 10 h.

Nous nous garons tout en haut et descendons à pied au village, nous rentrerons avec le bus gratuit tout à l'heure.

Nous voyons la Place Tartini, la muraille de loin sans y monter, nous allons à l'église, écoutons les choeurs splendides à la fin de la messe vers 10 h 45, puis nous redescendons vers la pointe du village, plage et église, retour par le quai opposé jusqu'à la place Tartini. Nous arrivons à 11 h 45, il y a justement le bus gratuit pour le parking qui arrive.

Nous arrivons vers 11 h 55 au bas du parking, quelques marches, certains peinent avec des valises..., WC, nous réglons le parking = 3 euros, ascenseur et nous repartons.

Nous allons à Koper, (= Capodistria en italien), travaux à l'entrée de la ville, détour, nous retrouvons le centre ville. Parking devant un supermarché à côté du centre historique vers 12 h 30, gratuit le dimanche. Il y a un petit marché aux puces, nous jetons un oeil.

Nous empruntons à pied une rue avec quelques belles maisons qui monte à la Place Tito, place centrale. Nous profitons pour regarder l'église, les bâtiments de la place et allons encore 100 mètres plus loin vers le terminal croisières. Il y a un bateau de croisières de TUI, Thompson Majesty et plusieurs croisiéristes qui se promènent.

Nous redescendons la rue montée et mangeons dans une taverne typique « Slaucek », rue Zupaniceva 39, la seule semblant ouverte ce dimanche... 1 foie de veau, 1 polenta, 1 tranche de porc avec polenta, 1 verre de vin, 1 coca light, 2 cafés = 27.80 euros. Cuisine familiale, très bonne.

Nous quittons la ville vers 14 h 30.

Autoroute, il est marqué en tout petit « Vignette » en entrant dessus, très peu de kilomètres pour arriver en Italie. Pas vu de contrôle pour la vignette... Un peu une arnaque ce truc...

Frontière italienne, personne en vue, c'est l'Europe, nous passons tout droit.

Nous longeons le quai à Trieste en direction du château Miramar.

En ce dimanche, des gens à la plage, mais il y a encore des tas de places de parking libres sans parcomètre entre le centre ville et le château Miramar.

Nous suivons la SS 14 en direction de Venise et tournons à gauche pour aller à Aquileia.

En Italie, ce jour, essence sans plomb 95 = env. 1.75 euros le litre.

Vers 16 h, arrêt au Camping Aquileia qui loue aussi des chambres (il n'y en a que quatre...). C'est-à-dire dans un mobilhome une chambre et une salle de bains, avec une pergola devant. Dans le même mobilhome, à l'arrière, une autre chambre avec salle de bains avec 2 entrées indépendantes. 38 euros la nuit, que je règle tout de suite. Le portail du camping est fermé de 23 h à 7 h du matin. C'est très calme à cette saison, bien chauffé et les sanitaires fonctionnent très bien, parfait pour une nuit. WIFI possible près de l'accueil sur paiement pour 1/2 h, 1 h, etc.

Nous repartons vers 16 h 30 pour voir les ruines du port d'Aquileia (juste à côté du camping en fait) et surtout l'église avec ses merveilleuses mosaïques, ses 2 cryptes, son baptistère, son campanile. Nous n'avons rien payé pour entrer. Pour voir les 2 cryptes, 3 euros par personne.

Ensuite, nous revenons prendre la voiture pour faire un tour des autres sites fléchés, musées, etc, fermés le dimanche soir. Nous voyons également un petit cimetière romain, les restes du forum, etc.

Arrêt au centre ville, place Garibaldi.

A 19 h, repas à la Locanda Aquileia Nera. 2 cocas light, 1 verre de vin, 1 spaghetti aux fruits de mer, 1 assiette charcuterie/fromage, 1 grosse salade mêlée, 2 cafés = 38.20 euros. Il semble qu'ils louent également des chambres d'ailleurs.

Retour au mobilhome vers 20 h 30.

33e jour – lundi 21 mai 2012

Départ du camping avec la voiture à 7 h, il pleut...

Arrêt peu après au bord de la route, 4 cafés et 2 croissants = 6 euros

Nous roulons ensuite sous une pluie battante jusqu'à Trévise où nous arrivons vers 9 h 30. Nous ne trouvons plus l'hôtel que nous connaissions vers la gare, nous tournons un moment, puis nous partons sur Mestre, travaux, mauvais fléchage, météo infecte, nous nous tirons et allons à Padoue.

12 h 30, hôtel Al Cason, près de la gare, parking gratuit en face. 79 euros la nuit avec petit déjeuner. WIFI gratuite. Taxe de séjour 2 euros par personne et par nuit. Chambre no 311. Il pleut de plus en plus et il en sera de même tout l'après-midi... Nous nous changeons et partons courageusement à pied dans Padoue.

Chapelle Scrovegni, fermée le lundi, arènes à côté.

Arrêt en route Corso Garibaldi, 1 filet veau avec champignons, 4 tranches d'aubergines, un plat de fusilli, un tramezzino, 1 coca light, 1 verre de vin, 2 cafés = 25.10 euros.

Nous allons ensuite dans la vieille ville voir le Duomo (qui n'ouvre qu'à 16 h) et entrons dans le baptistère qui, lui est ouvert, entrée 2.80 euros par personne, fresques de Giusto de Menabuoi 14e siècle.

Nous allons voir le complexe de Saint-Antoine de Padoue (basilique, cloîtres, tombe de St-Antoine, film de 30 min. dans le cloître, etc). Entrée libre.

30 min. dans un café en attendant la fin de l'orage et du déluge qui s'abat sur la ville... 4 cafés = 4 euros.

Puis, nous allons voir la grande place ovale et revenons voir l'intérieur du Duomo (rien d'extraordinaire), puis nous rentrons tout droit sur la gare.

Dans la gare, buffet. 2 tramezzini, 2 salades de fruit, 1 sandwich, 1 coca, 1 eau minérale = 19.40 euros.

Retour à l'hôtel vers 20 h, trempés comme des soupes...

34e jour – mardi 22 mai 2012

Très copieux petit déjeuner à 7 h.

Départ pour la gare à pied (env. 200 mètres).

Achat billets aller pour train Venise aux machines = 3.50 euros par personne par trajet, donc 7 euros.

Nous prenons le train de 7 h 51 et arrivons vers 8 h 40 à Venise Santa Lucia.

Achat d'un plan de la ville = 2.50 euros.

Achat des billets de train retour pour ce soir à 7 euros pour les deux.

Nous partons à pied voir l'église des Frari. Entrée 3 euros par personne.

2 cafés à côté = 5 euros.

Nous allons ensuite au Rialto, puis voir l'escalier Scala Contarini del Bovolo depuis le Campo Marin.

Repas à midi dans un self derrière la place Saint-Marc, le « Chat qui rit », 1 spaghettis fruits de mer, 1 salade de poulpe, 1 tomate mozzarella, 1 assiette de légumes, 1 coca light = 36 euros. Voir http://www.chatquirit.it/DoveSiamo.html

Promenade à la place Saint-Marc, à la basilique, etc.

Retour par le pont de l'Académie, la Fénice, plusieurs campi, la Piazzale Roma, et finalement la gare à 16 h. On arrive devant la gare, il recommence à pleuvoir...

Avant la Piazzale Roma, 2 cafés au bord d'un canal = 2 euros.

Nous prendrons le train de 16 h 35 et arrivons vers 17 h 40 à Padoue et à 18 h à l'hôtel.

Je règle les 2 nuits d'hôtel = 166 euros.

Nous retournons en ville, Place Cavour, Restaurant Brek, 1 spaghetti carbonara, 1 salade verte, 1 ananas, 1 saumon avec rucola, 1 tranche de pain, 1 salade à l'orge, 1 gâteau au chocolat, 1 coupe de cerises, 1 coca light, 1 petite bouteille de vin = 26.80 euros

2 cafés en route au retour = 1.80 euros.

20 h 30, retour à l'hôtel.

35e jour – mercredi 23 mai 2012

7 h, petit déjeuner très copieux.

7 h 30, départ avec la voiture. Il pleut légèrement.

9 h 50, parking à Vérone, Park Citta di Nimes Est, 1 euro pour 1 heure, 3 euros pour 5 heures ou 5 euros pour 24 h. Grand soleil...

Nous prenons 2 cafés en route pour le centre ville = 2 euros, et un paquet de bonbons à 2 euros.

Un petit tour pour revoir sans y entrer les arènes, la place aux Herbes, le balcon de Juliette, etc.

12 h, repas au self service Brek, place Bra (à côté des arènes), la terrasse n'est pas grande... nous allons au premier étage. 1 coca light, 1 bouteille d'eau, 2 poulets au curry, 1 spaghetti vongole, 1 salade mêlée, 1 gâteau au chocolat = 30.20 euros.

Puis, nous retournons à la voiture. Parking = 3 euros.

Départ vers 13 h 30.

A 15 h 15, nous arrivons à Brescia à l'hôtel Al Ronchi Motor où j'avais réservé hier une chambre avec petit déjeuner via Booking à 70 euros. Le montant a déjà été prélevé sur mon compte. Chambre no 103. Voir http://www.motorhotel.it/

Installation, puis nous reprenons la voiture et nous parquons gratuitement sur la gauche de la route juste avant l'entrée de la ville.

2 cocas light = 5 euros.

Ensuite, tour à pied de la ville, théâtre romain, forum, duomo, surtout ancien duomo à côté appelé aussi « la Rotonde » (fermé le lundi et entre 12 h et 15 h, on y dit la messe en latin tous les dimanches à 11 h avec chants grégoriens), c'est surtout pour le voir que l'on a dormi ici.

Le reste de la ville est très agréable, bâtiments de diverses époques, loges, passages, fontaines, etc. Très surpris car nous ne connaissions que la place centrale avec le Duomo pour s'y être arrêtés brièvement lors d'autres voyages. Nous ne montons pas au château en revanche. On doit se rapprocher de la Suisse, un Crédit Suisse et une UBS en ville...

Petit marché d'habits devant la grande poste centrale.

Vers 18 h 30, repas au Bar Aquarium, Place de la Loge, 2 menus à 10 euros + 2 cafés = 22.40 euros. Menus = 1 plat de pâtes à choix + 1 salade + 1 verre de vin ou 1 verre de coca par ex.

Retour à la voiture et à l'hôtel vers 20 h.

Il a fait très chaud cet après-midi, maintenant des éclairs... peut-être un orage cette nuit.

36e jour – jeudi 24 mai 2012

7 h, petit déjeuner copieux et départ à 7 h 30 avec la voiture.

40 min. pour sortir de la ville dans un embouteillage indescriptible...

Route vers Bergame, Como et Varese. Ca n'avance pas, camions, etc...

Essence à 1.834 euros pour 20 euros.

Vers 13 h, repas rapide au McDo avant Arona. 17,60 euros. Départ 13 h 40.

Route vers Domodossola, col du Simplon, travaux, feux rouges, camions, ça n'avance toujours pas...

Arrivés en Suisse, essence à 1.82 frs (20 % de moins qu'en Italie) pour 60 frs.

A Tourtemagne, arrêt pour 2 cocas = 12 frs. En fait, nous nous sommes arrêtés dans un bar à Champagne dans un motel, avec quelques jolies jeunes filles... sans le savoir, d'où le tarif un peu élevé... ! On en a bien ri...

Autoroute de Sierre à Genève, ça n'avance pas vite depuis Montreux.

Arrivée à Genève à 19 h.

168.800 km au compteur de la voiture.

En direct d'une croisière sur le Celebrity Solstice English translation pending
by PAP86 · 2012-05-24 · 207 replies
PROLOGUE

Oui, oui, je vais faire bref, car ce prologue, tout le monde s’en fiche… Mais bon, toute rédaction doit avoir une intro, hein… 😉

Lundi 21 mai, 15 heures… Ca y est ! J’ai bouclé les dernières valises relevant de ma responsabilité… La maison est en mode « vacances »… Volets fermés, télésurveillance informée du départ imminent, simulateurs de présence installés et opérationnels, alarmes testées, poissons rouges mis au congélateur 😮(non, je rassure les âmes sensibles, y a pas de poissons rouges !)… Manque plus que Mme PAP qui arrive comme promis à 16 heures… Fin des valises avec placement des vestes (super-important, les vestes !😉), chargement de la voiture : Une routine bien réglée, chacune de nos valises trouve sa place habituelle dans la voiture, et départ à 17 heures pétantes… Trajet Poitiers-Bordeaux sans encombres, mais beaucoup plus pluvieux que d’habitude… Ajouter à cela que TOMTOM n’a toujours pas rectifié la position GPS du Novotel Mérignac, et nous ballade dans tout Mérignac… Pffff…😠Et ce, paraît-il, malgré des demandes réitérées du Novotel… Transfert des valises en chambre, sortie des vestes (super-important, les vestes !), repas, dodo (bref, non ? d’aucuns auraient détaillé le menu…)

Mardi 22 mai, remise des vestes en valises ((super-important, les vestes !😉), des valises en voiture, check-list, et autoroute de routine, mais un ciel de cochon (mais sec) Bordeaux Narbonne… Mais à Narbonne, grande innovation : au lieu de tourner à gauche comme d’habitude, on tourne à droite… Du coup il se met à pleuvoir, mais on n’est pas sûr de la relation de cause à effet…🤪 Heureusement, tel le nuage de Tchernobyl, notre nuage de pluie n’a pas passé la frontière, et nous passons en Espagne sous un ciel mitigé, mais à nouveau sec. Arrivée vers 16 heures à Barcelone…

C’est pas le Sofitel Marseille de l’an dernier, mais l’hôtel "EuroStars Grand Marina", dans le World Trade Center, n’est pas mal non plus, dans le genre… Le temps de sortir les vestes ((super-important, les vestes !😉), et on pourra, de la terrasse du 8ème étage, apercevoir au loin le Costa Magica et le NCL Spirit, qui paressent le long des quais, en attendant de repartir vers d’autre cieux dans la soirée. Repas gastronomique (très bon, mais c’est pas le ** Michelin de l’an dernier), et puis il est temps de rejoindre notre chambre… L’aventure commence demain…

Mercredi 23 mai : Barcelone

C’est marrant comme les jours à forte valeur loisirs ajoutée, on est content de se lever… Le réveil sonne à 7 heures, et nous allons goûter au superbe buffet du Grand Marina… Un petit passage à la terrasse pour voir que le Solstice est bien là, avec devant lui le Liberty of the Seas, et encore devant, au Palacrocieros, le Costa neoRomantica… Euh… il fait petit, à côté des deux autres…😮

Retour en chambre pour, une dernière fois, remettre les vestes en valises (super-important, les vestes😉)… Décoration de nos valises, qui arborent maintenant chacune 4 étiquettes « SOLSTICE 1114 », lisible de tous les côtés, on règle la note (ouille !😮), on récupère la voiture et nous voilà partis, direction le port… Un peu tôt, et comme on trouve du premier coup, à 9h 45, on abandonne nos 4 « grosses » valises au terminal A, qui est affecté aujourd’hui à Celebrity, le Celebrity-man prend 4 étiquettes sur un rouleau, gribouille « 1114 » dessus et les colle autour de nos poignées de valises… Rapide, pas angoissé, le gars, on voit nos valises partir sur un chariot déjà bien rempli… Bon, ça c’est fait…

Nous reprenons notre voiture pour faire 200 mètres jusqu’au terminal B où nous attend le voiturier de « Valet-Parking », à 10h, on la lui laisse avec 169 euros pour les 12 jours et un lavage la veille du retour, on prend nos bagages à main, et on retourne au terminal B, où il nous faut attendre jusqu’à 10h 30 pour le check-in… Heureusement, d’ailleurs, car le voiturier essoufflé nous appelle… on a oublié (hum… j’ai oublié…😊😊) de lui laisser la clé (enfin la carte) de la voiture… Le temps de réparer cet oubli, et on nous appelle pour le check-in…

Spectaculaire, 😮 le truc… Chez Costa, à l’arrivée, y a un guichet, parfois deux, où on vous donne juste une carte numérotée qui est censée définir la priorité, et tout le contrôle police et bagages à main se fait à l’embarquement… Quant à la carte Costa, on la trouve sur son lit en cabine, et ce n’est que dans les jours suivants qu’on enregistre la carte bancaire. Là, ça commence par le contrôle des bagages qui passent au scanner et le reste (ben nous, quoi) sous le portique, et on entre dans un hall immense, avec, je rigole pas, 44 guichets !!! Alors certes le 1 à 5 sont réservés au suites, le 6 à 10 aux cartes de fidélité Captain Club, le 11 à 15 aux aquaspa, le 16 à 20 aux concierge class, etc, la gars qui est arrivé en même temps que nous et qui a une intérieure au pont 3, il va tout simplement au guichet 44, et il n’attend pratiquement pas… Et là, tout est fait en même temps : contrôle des passeports, contrôle du billet et du papier du check-in fait quelques jours avant sur Internet, enregistrement de la carte bancaire qui avait été déjà déclaré (juste par ses 4 derniers chiffres), prises des photos numériques, et remise des cartes « SeaPass »… 😛🙂

Plus qu’à embarquer on se dit qu’avant 11 heures, on sera déjà à bord… Mais gloups !😕 on nous dit d’attendre sur les nombreux sièges de la salle, l’embarquement est marqué « 12h 30 »… Alors on va devoir attendre… mais moins que prévu, 🙂 à 11h 45, ils appellent les Penthouses (y en a que 2) et les suites (pour Celebrity, c’est pas la « Penthouse Suite », comme sur le site, la « Penthouse », c’est *au dessus* de la suite)… Et à midi, nous pénétrons dans le Solstice par le pont 5 (avec un système de « couloir » qui nous aurait permis de ne pas être mouillé un jour de pluie, mais qui là a dû nous permettre de perdre au moins 500 grammes de transpiration… ).

On nous dit que les cabines ne sont pas prêtes, mais nous, on applique immédiatement la procédure habituelle, … et on se casse le nez 😠, les portes coupe-feu sont fermées, mais surtout le trajet est barré par d’énormes chariots… pas moyen d’aller jusqu’à la cabine… On va donc aller "sagement" manger au buffet du pont 14… Chouette, le buffet… bon, c’est vrai qu’on n’est pas fana de ce genre de restau, mais pas non plus exigeants, alors notre jugement vaut ce qu’il vaut… Mais c’est bien présenté, par petit « patés » de mets de type variés (il y a le pâté « pâtes », le pâté « salades », etc… et je repère le pâté « glaces », bien sympathique, avec ses quelque 15 parfums 😛😛…). Certes, on est dans les premiers, donc tout est beau et propre… Chacun se sert, sauf pour les viandes à la découpe. MAis c'est marrant, les gens se servent dans l'ensemble *proprement* ! On se trouve une table en bordure de bateau (vitré du sol au plafond), on case tant bien que mal les quelque 30 kg de bagages à main qu’on trimbale... 🤪 Un peu de vin pour agrémenter tout ça… Note pour plus tard : ne pas acheter de « demi-bouteilles », elles valent presque aussi cher que les grandes… 😕 Il est courant sur ce bateau d’acheter une bouteille entière, d’en boire un verre, et de ramener la bouteille à sa cabine… On voit en effet plein de gens qui se baladent une bouteille à la main, mais personne n’est en état d’ébriété (c’est d’ailleurs contraire à la charte de « bonne conduite du croisiériste Celebrity » qui "sanctionne" l'état d'ivresse).

Le repas terminé, des annonces régulières annoncent (en anglais et parfois en espagnol, sur des hauts-parleurs qui saturent, ce qui les rend inaudibles) que les cabines ne sont pas encore prêtes…😠 Il est 14 heures, ça commence à faire long, on a visité tout le bateau avec notre chargement, je craque 😏😠😠 et on retourne vers notre cabine… On ouvre la porte coupe-feu, on pousse le chariot et on passe dans le couloir…

Personne… la porte 1114 est là, à trois mètres devant nous…

On y va…

Ca y est, il est 14h 05, on est dans notre suite… sans doute les premiers passagers… Elle est totalement prête et terminée, et on pose enfin nos bagages… Les grosses valises ne sont pas encore arrivées… à 14h 15, et pour une livraison « prioritaire », on ne trouve pas ça performant, 🙁Costa a *toujours* fait mieux sur nos 16 croisières… Mais bon, après quelques instants sur notre balcon, on ressort enfin les mains libres, on croise notre majordome qui nous dit qu’on devrait pas être là, mais bon, comme on comprend pas l’anglais (et encore moins que d’habitude !), on le salue, ou lui dit qu’on est français, et avec un petit billet en plus 😇😛, c’est presque lui qui se demande ce qu’il fait là…😎 Du coup, il se présente, nous demande encore un tout petit peu de temps pour repasser l’aspirateur dans une chambre apparemment parfaitement propre, et on retourne donc faire un tour de bateau, les mains dans les poches… que c’est bon !

15h 30, le « feu vert cabines » est enfin donné… Du coup, ruée sur les ascenseurs, on attend donc un peu en allant visiter chacun des restaurants de spécialités, tous très attirants, avec des menus à faire « baver »…sauf pour nous le restaurant asiatique, ça, c’est pas trop notre truc…

16 heures, retour à la cabine, l’exercice d’alerte a lieu dans ¼ d’heure, on a repéré sur notre porte de cabine notre « munster station », la E2, la façon de descendre jusqu’au pont 4, par le chemin direct et le chemin alternatif… 😇 On prend notre gilet, on le met correctement, bien attaché, l’alarme retentit, on est presque arrivés à notre sortie, mais là, on constate que personne n’a de gilet, même pas l’équipage, et des Celebrity-men nous convient simplement à aller nous asseoir dans le restaurant, pour entendre un speech en anglais auquel on ne comprend bien sûr rien, doublé heureusement d’un petit diaporama avec les textes écrits de ce qui se dit… ça, déjà on comprend mieux… Et 10 minutes après, c’est fini… Alors certes on nous dit que ce speech passera dans toutes les langues sur les écrans de télé des cabines, mais je ne peux m’empêcher de penser à ces angoissantes questions : à la minute présente, combien de celebrity-primo-croisiéristes savent où se trouve exactement dans leur cabine les gilets de sauvetage (dans le petit diaporama, le personnage le prend sous son lit), et combien de primo-croisiéristes sont capables d’enfiler correctement en moins de 10 secondes un gilet de sauvetage… Bref, ça donne l’impression que cette compagnie applique les textes internationaux a minima, avec la certitude très américaine qu’un bateau américain ne peut de toutes façons pas sombrer… 🤪

Retour à la cabine, on range les gilets sur leur étagère, et on assiste de notre balcon (et sur le grand écran 55 pouces de notre cabine qui nous donne une vue avant) au départ du Liberty of the Seas, et ¼ d’heure plus tard, vers 17 heures presque 30, au départ du Solstice… Echange de sirènes habituel « 3311 » avec le neoRomantica, et nous voilà en mer…🙂

On constate aussi en lisant les divers courriers qui nous sont adressés, que dans la mesure où nous sommes en Celebrity, Royale, ou Penthouse Suites, nous avons droit à une carte Captain-Club Elite 🙂🙂, avec tous les avantages, *sans aucune exception*, liés à ce statut… Ca, c’est bien sympathique, Costa considère certes ses passagers de grande suite, panorama suite et suite comme des « VIP », avec certains avantzages, mais ne leur a jamais donné pour autant *tous* les avantages des Gold-Pearl…

Mme PAP qui rongeait son frein en attendant les valises a soudain le plaisir de les voir arriver… Contre-perf sur la « livraison prioritaire des bagages en suites », 🏴‍☠️ mais vu leurs étiquettes, sans le moindre signe distinctif, avec un numéro de cabine écrit au stylo bille illisible à 2 mètres, il ne pouvait guère en être autrement…😐

Et sourire hilare du livreur qui nous montre la valise noire en nous disant : vous avez vu, l’étiquette de cette valise a été arrachée, vous aviez bien fait de coller dessus des étiquettes avec le numéro de cabine… Bon, tout est bien qui finit bien, mais Mme PAP (n’oubliez pas que le transport de produits précieux dans des temps chronométrés, c’est son job) persiste à trouver toute cette logistique bagages bien « légère »…🤪

Et à une heure où sur *toutes* nos croisières antérieures, sans *aucune* exception, tout était rangé et fini, on commence à déballer les valises… 😕 D'abord bien sûr les vestes, qui sont comme neuves, pas du tout froissées...🙂 On reparlera dans nos comparatifs de cabines de la place de rangement, mais disons tout de suite que Mme PAP a dû faire preuve de presque autant d’ingéniosité que dans la suite YC3 du Fantasia, il y a un an, même si la cabine est bien mieux « fichue » qu’une YC3 (on en reparlera).

Il est presque 20 heures quand nous avons fini… L’heure d’aller écouter Rachel, notre hôtesse internationale, en fait allemande, qui va nous présenter en quelques mots le bateau et répondre à nos questions. Très sympathique, et on aimerait bien parler anglais, ou allemand, comme elle parle français… Même si des esprits chagrins diraient qu’elle ne parle pas parfaitement le français… Elle est accompagnée de Mathieu, un animateur *français* qui parle, lui, un français très correct… 😉

Nous sommes 80 francophones à bord… A la réunion, une trentaine de gens sont là, ce qui prouve que les autres connaissent à fond tous les problèmes que peut poser le bateau…🤪

Nous avons fait la connaissance de ELJ et Monsieur, primocroisiéristes pas du tout « perdus » et qui semblent très contents de leur première journée, et de 4yne et Monsieur, qui en sont à leur nième croisière et leur 4ème Celebrity… On se donne rendez-vous pour l’apéro demain soir… Et chacun rejoint sa table au restaurant…

On nous a attribué une table pour deux dans un coin agréable et pas trop bruyant de ce merveilleux restaurant, beau, blanc, sobre, où les autofocus pourront faire leur boulot de mise au point sans s’affoler à cause de trucs qui brillent dans tous les sens… On aura l’occasion de reparler des menus, disons juste là que nous avons fait un excellent repas…

Après le repas, bagarre avec l’informatique de bord… pas moyen d’ouvrir un compte WiFi pour la connexion à Internet (le process est beaucoup plus « compliqué » que chez Costa ou MSC) et cerise sur le gâteau, l’informatique de bord refuse de nous inscrire sur ces fameuses excursions que nous n’avions jamais pu faire sur le site Celebrity sur Internet, à croire que cette informatique Celebrity a juré de me faire craquer… Il n’en sera rien, mais c’est tout de même très éprouvant pour les nerfs…😠😠😠

Alors on décide d’aller se coucher, non sans avoir acheté la fameuse « photo d’embarquement »… Tout ça se résoudra demain, et que le lecteur ne s’y trompe pas…

Même si certaines choses, aujourd’hui, nous ont surpris, ou même parfois un peu déçus, il n’en est pas moins vrai que nous sommes sur un très beau bateau, dans une cabine très plaisante par nombre de ses aspects… et que nous avons passé une journée globalement très agréable, où les « choses bien » l’ont largement emporté sur les « moins bien »… Bref, ça commence bien !!!

Ma seule tristesse est de penser au désespoir de milliers de lecteurs de VF (ah ? pas tant ? vous croyez ? ) qui pensaient avoir dès ce soir de nos nouvelles… Mais j’espère bien que demain ils auront double dose…

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