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Guadeloupe: compte-rendu d'un séjour magnifique (18 au 30 mars 2009) English translation pending
by Lauguicam · 2009-04-06 · 59 replies
Bonjour,

Après avoir demandé et pris beaucoup d'info sur ce site, je viens à mon tour vous apporter ma contibution.

Nous avons voyagé avec Air France ( grace aux smiles obtenu par mon mari avec son boulot ) : nous partions de Bordeaux, l'avion a eu plus d'1 h de retard ( à cause de grévites parisiens qui avait bloqué le personnel sur le vol précédent ) : on nous a gentiment offert 1 boisson pour patienter. Pour le reste tous les autres vols étaient à l'heure, accueil sympa, seul inconvénients ( comme partout ) le manque de place pour les grances jambes !

La voiture nous l'avons prise auprès de "Atlantis location" aux Abymes : ils viennent nous chercher à l'aéroport, nous amène à leur agence ( 5 min en voiture ). Pour le retour on leur a ramené à l'agence et ils nous ont déposé à l'aéroport. Nous avions pris 1 clio 3 porte climatisée, moins d'1 an, 360€ pour tout le séjour en assurance tout risque avec une franchise à 360€. Très bien.

Nous avons pris 2 logements : 1 sur Grande Terre et 1 autre sur Basse Terre. La raison : éviter les bouchons de Point à Pitre et faire moins de Km. Nous avons quand même fait 1300km pendant tout le séjour !

Du mercredi au lundi nous étions à Saint François à KAZ KREOL. Accueil très sympa et discret des proriétaires, Bungalow comme le représentaient les photos du site ( de type créole ). Seul inconvénients mais qui ne vient pas du logement mais d'un parasite qui sévit sur toute l'île : les coqs !!! Ils chantent dès 3 h du matin à plein poumon et ne s'arrête que vers 10h !!!!

Nous avons donc profiter du décallage horaire pour nous lever tôt ( 5h30 ) et faire dans une journée visites et plage. 1ere journée : Visite de St François, ballade sur le sable de sa belle plage "les raisins clairs", puis direction le Moule. En route, nous nous arretons à la plage "Anse à l'eau ": magnifique crique perdue au bout d'un chemin, la plage de "la Porte des Enfers ": plage minuscule au pied de gigantesques falaises ( on est seul au monde ). Toute cette partie de l'ile est alors de plus en plus sous les nuages, on préfère alors bifurquer sur St Anne et l'on passe l'après midi à la plage du " Bois Jolan " sous le soleil : elle est ombragée ( grace aux arbres qui forment comme des petites cabanes ), très bien pour les baignades avec enfants. La seule chose c'est qu'en marrée basse ( ce qui était le cas ce jour là ) la mer se transforme alors en baignoire ( entendre par là, mer très peu profonde et chaude !) 2eme jour : direction la " Pointe des Châteaux ". Une fois sur la " péninsule", on s'est arreté sur le bas côté de la route. Nous avons alors trouvé une petite crique deserte et sauvage. On y reste 1/2 heure à regarder la mer tellement le spectacle des vagues sur les rochers était magnifique.( attention par contre on nous a déconseillé de rester dans ce coin sur une plage déserte car risque de vol accru ) Plus loin sur la gauche, " Anse à la Gourde " : 1ere des 4 grandes plages qui vont jusqu'à la pointe. Il est 8h30, il n'y a personne. La mer rien que pour nous ! Monter en haut du morne : la vue depuis la croix est splendide : vue à 360° : le regard embrase toute la pointe, Saint François, Grand Terre et la Désirade. Ti sorbet coco et fruit de la passion sur le parking. Très rafraihissant et délicieux, parfait après la petite ballade ( prendre sur la gauche en redescendant, ça change du chemin aller. on arrive alors juste avant le parking) Repas : chez Anne, le bon vieux temps ( à St Anne ) c'est face à la mer juste en face du village Artisanal : dans une case créole, acceuil très souriant de 2 Guadeloupéennes, nappe cirée type madras, les pieds dans les sable: accras avec crudités, poisson grillé ou Lambis+ riz créole+ bananes flambées = 13€. Très bon Après midi sur la plage de la caravelle : eau translucide, et sieste à l'ombre des palmiers. C'est la plage du club med ( encore fermé et au moins jusqu'au 21 mai, pour les infos entendues sur place du proprio ) 3éme jour : direction le nord de l'île1er arrêt à la Chapelle Saint Anne. ballade de 15' qui offre un jolie point de vue sur la côte. Descente à la plage de " l'Anse Maurice" : cadre sympas, mais il y a de grosses vagues et elle n'est pas très propre. On préfère aller directement au lagon de la Porte de l'Enfer.De là randonnée sur le "sentier des douanes". A faire absolument. Spectacle magnifique : on se croirait en bretagne, la mer turquoise en plus !. Le jour où on l'a fait, il y avait des creux de vague annoncés à 3 metres au Moule. Résultat, malgré les 40m de hauteurs de falaise, j'ai réussi à être complètement trempée par une vague !! Mais avec les 28°C et le vent, on sèche vite ! La ballade est très facile, la seule chose est qu'elle est en plein soleil. Si possible laisser une voiture à chaque extremitée du sentier ( évite ainsi le retour à pied ). Nous avons été jusqu'au trou du souffleur : nous avons mis 2h AR. Repas au resto de la plage : très bon accras et poulet boucanné. Par contre un peu cher, dans le prix n'est pas inclu le dessertPointe de la vigie : 10' à pied AR. Permet d'avoir une belle vue sur la côte et ses falaises baignade à la plage "Anse de la Chapelle " à Anse Bertrand. Ombre. 4ème jour : Ballade dans les grands fonds : valloné, verdoyant. Port Louis. Morne à l'eau et son cimetière à flanc de colline tout en carreaux noir et blanc.C'est tres original. Vieux bourg et son unique plage de sable ( à cause de la mangrove sur ce secteur il y a peu de sable mais beaucoup d herbes.) Bokit sur la plage des raisins clairs à Saint François. Ce sont des sandwich guadeloupéens : pate à pain frit rempli de ce que l'on veut : morue-crudité, omelette-jambon, ... Ca peut être un peu gras en fonction de la cuison mais c'est très bon ( compter entre 2 et 5€ pour le plus complet ) 5ème jour : réveil à 5h du matin pour aller voir le lever du soleil. Etant trop tard pour aller à la pointe des châteaux nous nous installons sur la plage du lagon ( de l'autre côté de la marina de St François ) : orientée Est, sable blond avec palmiers pour les 1ers plans des photos. Elle est tres jolie mais vraiment minuscule surtout avec les transats de l'hôtel. Aujourd'hui nous changeons de logement. Au passage nous visitons le fort de Gosier ( Fort Fleur d'Epée : jolie vue sur Basse Terre ), Point à pitre et notemment ses marchés ( aux fleurs à côté de l'église, aux fruits et légumes en bord de mer et aux épices un peu plus en ville )Pour les épices aller à Basse Terre, les prix sont moins cher et l'on est moins envahi par toutes ses vendeuses qui te sautent dessus et te font la tête si tu ne leur prend rien ! ) Passage à Sainte Rose pour voir les prestataires de la visite de la Mangrove. Puis arrivé au nouveau Bungalow : Fleurs de Roucou à Deshaies ( plus précisément à Grande Anse ). Comme le 1er très bien voir mieux que ce que représente les photos du site car des travaux d'amélioration ont été fait depuis les photos. Pas de coq !Seul le bungalow est en bord de route ( celle qui part de la Grande Anse et monte à la caféière ). heureusement pas de voiture la nuit. Ti planteur et accras de bienvenue offert par les propriétaires. 6ème jour : route de la traversée nous prenons la route par Sainte Rose, Petit Bourg pour commencer par le " Saut de la Lézarde ". Superbe ballade d'1h30 AR. Y allée en fin de matinée début d'après midi où le soleil est au plus haut. La cascade est ainsi éclairée, sinon dans cette sorte de petit gouffre elle est dans l'ombre de la végétation. baignade fraiche mais très agréable. ( aller à gauche du bassin, le lon de la roche, l'eau qui ruisselle est chaude ! ) La plus belle des cascades que nous ayons fait, le cadre est paradisiaque. ( avis personnel ) Cascade des Ecrevisses : 5' à pied sur chemin accessible aux personnes à mobilité réduite. Sympas mais après la lézarde elle fait rikiki ! ( surtout qu'en cette période sèche, les cascades sont moins impressionantes qu'en période de pluies !) Sentier de la découverte derrière la maison de la forêt. 2 ballades au choix de 20' ou 1h ( c'est 1 boucle ) qui vous explique la flore.plage Malendure : Bokit chez Melo pas chers ( 2 à 3, 50€ ), mais les pains sont préparés à l'avance, dommage... La plage est de sable noir comme une bonne partie des plages du coin, ombragé, vue sur îlet Pigeon et les bateaux ( ils gachent un peu la vue ). Nous avons aimé mais sans plus. plage de la "Grande Anse" à Deshaies : magnifique, sable marron rose, palmiers, grande... et de superbes couchés de soleil ! 7ème jour : Sud de Basse Terre Basse Terre et son marché ( peu animé comme Point à Pitre car pas Samedi ), Le fort Delgrés ( visite libre et gratuite, visite très bien faite par flèche te panneaux explicatifs ) Vieux Fort : très beau point de vue sur les Saintes depuis le Fort de l'Olive.Gratuit ( Pour ceux qui le cherche il est sur la gauche dans le virage avant que la route ne descende : il y a dedans une école de broderie ) 3 Rivières Les chutes du carbet : 1€ de droit d'entrée par personne suite à un éboulement de terrain la 3ème chute ( celle qui est tout en bas ) n'est plus accessible. La deuxième s'arrête officielement au pont suspendu. Mais beaucoup traverse la rivière par l'eau et continue la ballade. La 1ère chute est la seule randonnée complète ! Seulement après 14h on ne vous permet d'aller qu'à la seconde. ( temps AR pour la 1ère chute est concidéré trop court par rapport au couché de soleil ) 8ème jour : Journée visite îlet à Caret et mangrove. Nous avons opté pour le couple Jean-luc et Marie Laure. Attention ils ne peuvent plus proposer pour ceux que ça intéressait la pêche ( suite à un nouveau décret, ils attendent une dérogation ). Marie Laure est un vrais bout en train ! On se paye de vrais bons fous rires ! Elle explique très bien la Mangrove, cuisine à merveille . Au menu : décollage, rhum de plus de 6 ans, CRS, ( autrement dit pour les non- iniciés ti punch ) poisson grillé et crudités, poulet boucanné et gratin de légumes du pays, bananes au chocolat flambée : un vrai régal !!!! Miam Maim...) . Au programme, passage au bord de la mangrove pour les explications, "débarquement" sur l'île à Caret, baignade sur la barrière de corail avec PMT (palmes, masque, tubas ). Pour nous ce n'était pas possible car la mer était trop forte alors Jean Luc nous a ammené sur une barge qui a été coulé dans la mer. Peu mais de très jolis Poissons. L'avantage c'est que la mer étant agité, pour des personnes comme moi qui n'aiment pas la plongée et qui n'ont jamais fait de PMT, s'est très bien car on peu poser les pieds sur le haut de la barge ( du moins quand les vagues ne nous repoussaient pas ). Repas sur l'îlet à Caret, baignade, puis retour par la Mangrove. C'est très bien. La seule chose que j'ai trouvé dommage c'est qu'on ne rentre pas plus dans la mangrove. ( pour cela prendre BLeu blanc vert qui propose des sorties en Zodiac : ils peuvent alors s'infiltrer dans la mangrove sans problème ). 60€/pers, un peu cher mais franchement très bon souvenirs .Quelque soit le prestataire, reservez si possible 4 j au minimum avant ! 9ème jour : On avait prévu de partir pour les Saintes. Mais le trajet fut trop long. on voulait prendre le 1er bateau de 8h et on est arrivée vers 3 rivières à 8h20 en étant parti de Grande Anse ( Deshaies ) à 6h40. Faisant beau, on a donc décidé de faire La Soufrière. Le départ se fait maintenant aux bains jaunes. La partie bains jaunes- savane à mulets ( ancien parking ) est la partie qui m'a le plus fatigué ! Après l'assencion propement dite est nettement moins fatiguante. Par contre il vaut mieux avoir de grandes jambes, surtout sur la fin, car il faut monter des rochers qui sont de plus en plus haut ! Finalement, on a rien vu. Comme la plupart des autres jours de l'année le volcan était dans la brume humide ( prévoir un kway en haut car même s'il ne pleut pas avec l'humidité qu'il y a en haut on est trempé !). Mais bon, je peux dire je suis aller en haut d'un volcan !!! Arrivée en bas, ne manquer surtout pas de faire un "plongeons" dans les bains jaunes : son eau chaude, après 1 randonnée de 3 h, relaxe les muscles !!! et ça fait du bien ! alors on n'oublie pas son maillot de bain et serviette quand on fait la Soufrière ! 10 ème jour : Après la grande rando de la veille, aujourd'hui la journée sera cool. visite du parc des mamelles ( essayer de trouver Economiz, c'est un ensemble de bon de réduction : pensez à en prendre autant que de personne car le bon n'est valable pour 1 seule personne. Ici, il vous offre 1€ de reduction sur l'entrée ( et vous avez 1 boisson offerte ) soit 11, 50€ l'entrée. C'est sympas, on sillone à travers la végétation et les animaux ( qui sont en cage bien sûr ) pendant 1h, puis possibilité de visiter la canopé ( le haut des arbres ) en se promenant sur des ponts suspendus tout en étant accroché bien entendu ( moi qui suis attiré par le vide, j'ai réussi à le faire sans trop de peur car on est entouré de végétations ) Repas chez "Le Mambo" à Pointe-Noire. Accueil super et souriant, cuisine délicieuse et copieuse ( 8 accras au minimum dans votre assiette, 2 côtes de porc antillaise par assiette également, grosse banane flambée... : on aurait pu prendre 1 menu pour 2 tellement que c'était copieux ) 16€ le menu, en plus avec le guide du routard, apéro et digestif ( qu'on a pas pu prendre, plus de place ) offert. Petite ballade au " Saut d'acomat " à Pointe Noire ( 15' pour y aller à peine ): pour la luminosité y aller l'après midi, il était 15h, et le soleil passait au travers des arbres pour eclairer la rivière, le bassin et la cascade. Par contre eau glacé : on saute dedans puis on en ressort ! la rivière est magnifique. ! 11ème jour : journée aux Saintes. Nous avons pris la compagnie SMILS car ce sont les seuls à partir des 8h et retour à 17h15 ( alors que les autres c'est 9h 16h15 pour la plupart ), le tarif est de 20€, mais en plus avec economiz on a 4€ de réduction soit 16€ AR. Seul inconvénients : le Wapayou et Ouyva ( leur 2 bateaux ) sont petits ( 42 places environ ). Donc quand la mer est houleuse, le mal de mer se fait énormément ressentir, surtout à l'aller ( au retour personne n'a été malade .? ) Nous avons loué à l'arrivé un scooter pour silloner l'île rapidement sans trop se faitiguer. 20e la journée : avec le peu de touriste, ils bradent d'office les prix. Visite du fort Napoléon.Entrée : 4€. Attendre la visite commentée gratuite, très intéressante. Nous avons fait le tour des plages et notre préféré fut non pas Dompierre ( crique presque fermée par roger, sable clair et palmier ) mais l'Anse du figuier, un peu plus loin : elle plus sauvage et surtout hormis une famille Guadeloupéenne, il n'y avait que nous ! ( du moins jusqu'à 14h où d'autres sont venus nous rejoindre ). il est vrai que Terre de haut a une très belle baie. En plus quand on est arrivé, il y avait un 4 mats . Tout à fait effet carte postale ! 12ème jour : Faut il le dire, c'est notre dernier jour... Pour n'avoir aucun remords, il fait gris... Donc dernière randonnée : Sainte Rose et "le saut des 3 Cornes". Ne vous fiez pas au panneau à l'entrée du sentier, il ne faut pas 3h ! ( c'est la 1ère fois que j'au vu un décallage aussi important sur le temps de la ballade ) . il faut 1h15 AR. randonnée très bien faite, même si suite à un éboulement de terrain, le ballisage change par endroit, c'est un sentier découverte, avec panneaux pour expliquer la flore. le cadre est sympas mais pas de baigande possible. on peut tremper les pieds, mais pas de bassin ! Dernière baignade : plage de "Anse à la perle " : superbe aussi ( un peu moins pour mon mari qui préfère Grande Anse ) malgré la pluie ( après tout quand on est dans l'eau on est déjà mouillé ) Dernière visite : la distillerie Saint Severin à Sainte Rose. A faire si possible un matin et le vendredi car ils ont des bassin de Ouassous ( crevettes ), on assiste ainsi à la pêche, on voit également le broyage de la canne à sucre. En bref le matin il y a plein d'activités. Sans oublié la dégustation !Plus visite 1/2 H en train dans la propriété.

Et voilà comment remplir 13 jours de vacances Guadeloupéennes !

Ce que je peux rajouter : depuis Dehaies, il faut en effet passer par Petit Bourg pour rejoindre Basse terre, car il y a souvent de la double voie. Attention entre Deshaies et Sainte Rose :le Rond point de "La Boucan " offre toujours des bouchons ! Sur la route point à pitre - Saint François, ça bouchonne jusqu'à St Anne Les greves : rien vue ! juste un barrage qui n'avait pas été enlevé devant un hôtel toujours fermé ( vers St Anne ) Les magasins été approvisionné : seul les rayons viandes, charcuterie, produits laitiers avaient tendance à être vide. ( Si j'ai bien compris les Dockers faisainet toujours grevent, les conteneurs sont donc restés à quais !) le racisme : pas connu. nous avons toujours eu un acceuil courtoi, souriant... aussi bien des métropolitains que des quadeloupéens ! Eux au moins ils disent bonjours dans la rue quand ils vous croisent. Alors qu'en France combien de personnes disent bonjour quand ils rentrent quelque part ? A aussi j'ai oublié à Viard, à côté de Sainte Rose, il y a un "resto" qui propose aussi des plats à emportés dont le poulet boucanné : 2€ la part et qu'est ce qu'il est bon !!! il s'appèle justement le Boucanné.

Bref des vacances, comme j'en avais besoins : sous le soleil, dans un paysage aussi varié que magnifique, des plages paradisiaques et sauvages, un très bon accueil... et plein de souvenirs et de photos !

Encore merci à tout ceux qui m'ont aidé à préparé ce séjour.et à ceux qui ont eu la patience de me lire jusqu'au bout !

A bientôt j'espère pour une nouvelle destination. ( Il y a tant à voir dans le monde...)

Lauguicam
Idée pour passer deux jours pleins à Rome? English translation pending
by Clairemila · 2009-03-08 · 6 replies
je pars avec une amie du vendredi 20 mars (soir)au lundi 23 (midi) et nous aimerions avoir une idée de ce que nous pouvons raisonnablement voir, les circuits proposés par le guide sont si nombreux !! si qq un pouvait nous donner les priorités, merci Claire
Mouvements de revendications à la Réunion English translation pending
by Cottetcottet · 2009-03-05 · 55 replies
à nos amis réunionnais : je dois partir à la réunion le 2 avril. pensez vous que les mouvements qui se mettent en place vont aller aussi loin que ceux de guadeloupe, avec blocage des routes, des stations services etc...? en métropole, nous n'avons pas d'informations sur l'état d'esprit dans l'ile.
Quels vignobles visiter à Napa et Sonoma? (Californie) English translation pending
by Mllepascale · 2009-02-03 · 11 replies
Bonjour a tous, nous prévoyons (mon copain et moi) d'aller une petite semaine faire les vignobles entourant San Francisco fin mars début avril. (il faut que je regarde aussi la température a ces moments )

Quel qu'un a t'il des recommandations de vignobles a visiter ou ne pas visiter ?

Au niveau des restos, j'ai entendu de tres mauvais commentaires a ce sujet, qu'en pensez vous ? Qqun as t'il des restos a me recommander ou a ne pas aller ?

Pour l'hergement je ne pense pas avoir de probleme, nous prendrons une semaine dans un condo via RCI un programe de time-sharing privée auquel nous sommes abonné.

Y aurai-il aussi des gens intéressés a nous accompagner (histoire de partager les couts du condo, de la location de la voiture et bien sur etre en bonne compagnie avec du bon vins !!!!) ?

merci les VF
Météo, fruits et légumes en Guadeloupe au mois de décembre? English translation pending
by Onore · 2009-01-21 · 4 replies
Bonsoir, Quel temps fait-il au mois de décembre ? Quels fruits et légumes trouve-t'on au mois de décembre ? Nous ne connaissons la Guadeloupe qu'au mois de Mai et Juin Merci
Où manger un bon cassoulet à Toulouse ou environs? English translation pending
by Profone · 2009-01-17 · 25 replies
Je cherche une bonne adresse avant demain midi pour manger un bon cassoulet à Toulouse ou environ ou Castelnaudary ... si il n'est pas trop tard pour reserver.....!!!

Please help !!!

Qu'est ce qu'on ne ferai pas pour epater sa belle famille!!

chap
Voyage de noce au Québec English translation pending
by Darkseb · 2009-01-16 · 29 replies
Bonsoir a tous Voila j'ai en projet d'emmener ma petite femme en voyage de noce dans cette jolie region qu'est le quebec. Pour la periode c'est sur se serat entre fin septembre a mi octobre, donc l'été indien, pour un voyage d'une semaine a 10 jours, ensuite nous voulons vraiment voir le coté nature (ou sauvage) du quebec, nous ne sommes pas du tout grande ville.

Par contre pour le reste c'est un peu flou. Deja faut-il partir sur un voyage organiser qui a pour avantage qu'on ne s'occupe de rien ( mais c'est aussi un mal) ya plus qu'a suivre le groupe ou pour un "auto-tour" qui permet d'aller un peu ou on veut avec une voiture de location mais l'inconveniant c'est que la route on la fais soit meme et dans un pays inconnu, je sais pas trop, quand on a pas l'habitude ca risque d'etre galere. Y a t'il une meilleure agence de voyage que d'autre ou alors faut il les zapper et tout faire par soit meme? Quel compagnie de vol? Faut il aller chez l'habitant ou en hotel? Enfin tout sa quoi car je suis vraiment novice en la matiere, se serat notre premier voyage au dela de la metropole (nos passeport ne sont pas encore fais en faite 😛 ) De plus nous avons un budjet assez limiter, env 3000 € sauf si je commence des maintenant a faire des heures sup^^.

Ensuite pour les devices, faut il prevoir large car quand on regarde les offres des agence de voyages il y a beaucoup de " ce prix ne comprend pas" (repas, activité, assurance, essence, pourboir!!!?) et faut il prendre du liquide a l'avance?

Enfin voila je voudrais vraiment offrir a ma ptite femme un voyage de reve (notre premier voyage a l'etranger) donc tout bon conseil serat bon a prendre. Je vous en remerci d'avance.
Photos de drapeaux English translation pending
by ToniDK · 2009-01-14 · 41 replies
Y-aurait-il des gens qui, comme moi, apprécient prendre les drapeaux en photo au cours de leurs pérégrinations? 😄 Je dois avouer que ça m'arrive souvent, j'aime les voir accrocher dans des endroits différents (grands mâts, bâtiments officiels ou non, terrasses, bâteaux etc...), flotter au vent, pris dans un environnement global ou au contraire, en focalisant dessus... Bref, peu importe la situation, ce "topic" pourraît être celui où l'on regrouperait ce type de cliché, en précisant par exemple le lieu où il a été pris et le moment, si celui-ci peut sembler important...

Voici quelques exemples (entre parenthèses, on trouve le pays, la ville, la région... auquel se réfère le drapeau): Hammamet (Tunisie) Christiansborg, Copenhague (Danemark) Oslo (Norvège) Paris, Champ de Mars, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Afrique du Sud) Paris, supporters anglais, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Angleterre) Berlin (Allemagne) Devanture d'un café, Vienne (Autriche) Budapest (Hongrie) Bratislava (Slovaquie + Europe)

A vous de jouer!
Ouzbékistan en juillet: nécessité de réserver les hébergements, vols intérieurs English translation pending
by Nicole33 · 2009-01-12 · 32 replies
Bonjour, Nous avons prévu pour 2009, un voyage en Ouzbékistan au mois de juillet, avec un couple d’ami. Nous envisageons de partir environ 16 jours. Notre itinéraire n’est pas encore bien déterminé, mais devrait passer par Tashkent, Khiva, Boukhara, Lac Aydar Kul, Samarkand, Vallée de Ferghana - Je voudrais savoir si à cette époque il est conseillé de réserver les hébergements où si on trouve facilement sur place. (En principe nous réservons la première nuit puis voyons sur place). Je pense prendre un vol Tashkent/Ourgentch puis le train où un taxi (vu que nous sommes déjà quatre). Pour le vol intérieur, est-il préférable de réserver depuis la France, où à Tashkent et à quel endroit ? (Je parle un peu anglais, mais ce n’est pas le top !). Merci de me répondre ; je suis à l'écoute de tout conseil et suggestions ! Nicole.
Hébergement en Guadeloupe pour tout le mois de mars? English translation pending
by Marha · 2008-12-14 · 18 replies
Bonjour à tous, Je sais, je m'y prend sans doute un peu tard 😊, mais je cherche un hébergement en Guadeloupe pour tout le mois de Mars pour 2 personnes. Si possible à un prix raisonnable 😉 . Plutôt avec la mer accessible à pied ainsi que les commerces (nous pouvons marcher un peu). S'il y en a parmi vous qui ont des bonnes adresses, je les en remercie d'avance. Vous pouvez aussi me donner des liens de site où l'on trouve ce genre de choses. Merci et à bientôt de vous lire.
Itinéraire de Tucson (Arizona) vers Albuquerque (Nouveau Mexique) en avril 2009 English translation pending
by FamilleUS · 2008-12-12 · 7 replies
Hello les Voyaforumeurs !

Après avoir déjà fait 3 circuits dans l’Ouest Américain (San Francisco / Las Vegas, le Grand Circle sur le plateau du Colorado et un magique Grand Tetons / Yellowstone), on prépare le 4° pour le prochain mois d’Avril et je vous propose de me donner vos points de vue sachant que nous sommes une famille avec 3 enfants de 9 à 13 ans.

Jeudi 2 Avril : Arrivée à Tucson AZ, dodo.

Vendredi 3 : Sonora Desert Museum et des ballades dans West Saguaro, dodo Tucson

Samedi 4 : Pima Air Museum le matin, La Mission San Xavier et peut être la partie Est des Saguaro avant 1h15 de transfert en soirée pour Tombstone, dodo Tombstone. (Que privilégier dans cette journée ?)

Dimanche 5 : Tombstone et ses animations « Western » (quel est le mieux ?) puis Bisbee en fin d’après midi, dodo Bisbee (faut il visiter la mine ?)

Lundi 6 : 1h30 de route vers Chiricahua, puis 3h00 de visite avant transfert vers Lordsburg (3h00 de route) via Old Town Stein, dodo à Lordsburg. (Avez-vous aimé Chiricahua ?)

Mardi 7 : Départ vers le NM, déjeuner à Las Cruces / Old Messilla après 2h00 de route puis un après midi à White Sands avant de dormir à Alamogordo. Quid du musée sur les fusées ?

Mercredi 8 : De la route car on part vers le Nord. 1er question, Faut il s’arrêter au Petroglyph Trail ?, sinon passage via la perle de l’Ouest : Carizzozo (pour buzzer sur ce forum !) et on enfile la Turquoise Trail (NM14) via Cerrillos et Madrid avant de passer la soirée à Santa Fe, dodo.

Jeudi 9 : On monte à Taos Pueblo (qui ouvrira Mars 2009) via Chimayo, on visite le pueblo et on dort sur place.

Vendredi 10 : On redescend vers Los Alamos en passant par Abiquiu (White Place et Ghost Ranch dont je ne sais pas grand chose) et on passe l’après midi pour visiter en 3h00 Bandelier NM. Dodo à Los Alamos.

Samedi 11 : Musée de l’Energie Atomique, 2h00 dans Tent Rocks et on redescend vers Albuquerque pour passer la soirée dans l’Old Town.

Dimanche 12 : Retour chez nous depuis l’aéroport d’ALB.

Voili, voiloù, merci de vos commentaires, suggestions, modifications et de vos idées ballades, resto ou hôtel sympas pour des familles. 🙂
Voyage à Niagara Falls et au Québec en dix/quinze jours English translation pending
by Virginath · 2008-11-18 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je fais appel à vos lumières car je pense m'être embarquée dans un projet trop ambitieux pour mes modestes connaissances du Canada. Je vous explique : mes beaux-parents (60 ans, + ma belle-soeur de 17 ans) souhaitent "aller au Canada" l'été prochain. Ils comptaient se tourner vers une agence de voyage et prendre un circuit organisé, mais je leur ai dit que ce serait vraiment dommage alors que c'était "si facile d'organiser un circuit soi-même dans des pays comme les USA et le Canada". Et je leur ai donc proposé de le faire pour eux. 😇

C'était avant les, je vous le donne en mille, "puisqu'on sera si près, ce serait bien de voir les chutes du Niagara... et aussi les baleines". 🤪 Et surtout, avant le "on partirait 10 ou 12 jours... il faut bien ça non ?" OH QUE OUI ! 🤪

Je suis allée plusieurs fois à Montréal même et j'ai un peu visité la région avec des amis de St-Hyacinthe (Mont tremblant, région de Sherbrooke, le "village québecquois d'antan", Québec), donc j'aurais pu ficeler un circuit d'une dizaine de jours d'après mes connaissances concrètes du terrain, mais les chutes du Niagara et tout ce qui est au nord de Québec et vraiment à l'ouest de Montréal, je ne connais pas.

J'ai donc fait des recherches sur ce forum, fait des copier-coller de différents posts et analysé différents itinéraires, mais j'ai beaucoup de mal à déterminer ce qu'il serait possible de voir en si peu de temps et surtout, ce qui serait le plus typique et pourrait le plus plaire à des Européens de 60 ans (petits villages, paysages grandioses... "L'image" qu'on se fait du Canada ici, quoi). Pourriez-vous m'aider SVP ?

J'avais pensé à un trajet du style (premier jet), en poussant au moins le séjour à 15 jours... (ces fichues chutes du Niagara allongent énormément le séjour !) :



Merci d'avance ! Autant je me sens à l'aise pour les USA, autant là, j'ai l'impression de naviguer à l'aveuglette 😕

PS : J'ai oublié de préciser qu'il n'est pas question pour eux de faire de la rando ou de trop longues marches car ma belle-mère a malheureusement été victime d'un grave accident de la route il y a quelques années, et marche avec difficulté.
Que visiter en Guadeloupe au mois de décembre? English translation pending
by Venus22 · 2008-10-23 · 13 replies
bonjour, 🙂

je compte partir tres bientot en vac ( en dec 08) et la guadeloupe me tente trop!!😎 entre les sites sur le net et les agences de voyage, difficile de trouver la bonne affaire. quelqu'un connait l'agence sur le net : voyage A, à paris, j'ai trouvé sur leur site de bonnes affaire, mais est ce sur?? Sinon on compte louer une voiture la bas et donc decouvrir par nous meme. je pense que notre sejour sera entre 7 et 12 jours si on peut. Qu'est ce qui est interrant de visiter la bas? J'ai trouvé un hotel, le Marifa au Gosier, rapport qualité prix me semble bien. quelqu'un connait-il? Ce que l'on recherche c'est un hotel simple, nous on veut visiter !! On est deux filles, alors on veux aussi de la plage !! il y a t-il des choses a faire, a eviter a conseiller ou autres ??

Merci d'avance pour les infos.
Dix jours en Guadeloupe: changer d'hôtel tous les jours ou pas? English translation pending
by Sslats · 2008-10-12 · 23 replies
Bonjour,

partant 10 jours en Guadeloupe j'ai loué une voiture sur place pour me deplacer, donc ma question est la suivante:

j'aimerais savoir si il vaut mieux que je prenne un seul hotel et tous les jours en voiture partir de mon hotel faire des excursions ou alors changer d'hotel tous les jours pour visiter au mieux?

la 1ére solution est plus pratique mais est ce que la visite de l'ile paut se faire correctement en rentrant tous les soirs aux même hotel? si oui ou me conseillez vous de prendre mon hôtel pour etre le mieux situer pour visiter? si vous avez des noms d'hôtels n'hesiter pas ;)

merci d'avance
Combiné Martinique-Guadeloupe en décembre English translation pending
by ISA59 · 2008-09-22 · 4 replies
Bonjour,

Le 6 décembre prochain nous partons avec mon mari pour un combiné Martinique - Guadeloupe. A l'hotel Marouba au Carbet pour la Martinique et à l'hotel Manganao prés de St François pour la Guadeloupe. Merci à tous ceux qui pourrons me donner des infos sur ces hotels, les endroits à visiter dans les environs, les bons plans pour louer une voiture pas trop cher. En cette période les moustiques sont ils féroces ? J'attends vos réponses avec impatience.

Encore merci

Isa59
Quelques jours au Paraguay English translation pending
by Colombiano · 2008-08-31 · 23 replies
Cet été je retournais visiter ma "famille" en Uruguay. Etant donné que l'été dans l'hémisphère Sud correspond à l'hiver dans l'hémisphère Sud il me fallait trouver une destination proche de l'Uruguay me permettant d'avoir ma dose de températures au dessus de 15 degrés celsius. Le Paraguay me paraissait une destination parfait pour accomplir ce souhait. Je n'étais jamais allé au Paraguay, ma "famille" est d'origine paraguayenne et j'avoue que dire à mes amis que j'avais été dans un pays aussi bizarre que le Paraguay était pour moi une grande satisfaction.

Je me retrouve donc le premier juillet à l'aéroport de Montevideo à embarquer dans un avion pour Buenos Aires Aeroparque ou j'attendrais trois heures un autre avion pour Asunción. L'attente me permis d'avoir un premier contact avec la culture paraguayenne. Premièrement les passager ont des traits bien plus "sud américains" que les uruguayens ou les argentins. Ils sont plus mats de peau, ont les yeux très légèrement plissés et un physique bien plus bourru. En clair on note que les paraguayens ont des racines indiennes (guaranies pour être plus précis). Mais il y a aussi des drôles de passagers qui partagent l'étroite salle d'embarquement internationale d'Aeroparque. Parmi eux une dame d'un certain age et un monsieur du même age arborent des costumes qui paraissent tous droits sortis de la petite maison dans la prairie. Madame a une grande robe bleue à fleur et un chapeau qui ressemble à ceux que portaient les infirmières dans les années 1950, monsieur, quant à lui, porte une chemise en jean noire avec un jean tout aussi noir et un chapeau (lui aussi noir, ils doivent être super positifs dans la famille!) avec de large bords. Voilà à quoi ressemblent les mennonites, une communauté d'origine allemande qui s'est installé au Paraguay entre 1930 et 1950. Ce sont des gens très attachés à la tradition que l'on associe généralement aux Amish Nord-américains. Ils se sont installés dans une région peu accueillante à la base, le chaco, ou il fait très chaud en été (plus de 40 degrés) mais leur travail et leur savoir faire a permis de rendre ces terres très fertiles. Ils sont de ce fait des très grand producteurs agricoles et laitier et comptent parmi les communautés les plus riche de ce drôle de pays qu'est le Paraguay.

Après une heure et demi de vol me voilà donc à l'aéroport Silvio Pettirossi d'Asuncion. Les formalités administratives sont réglés en un rien de temps ce qui est très agréable. Je fais une étape au guichet automatique et sort 120 000 guaranies (taux de change 1 euro = 6000 guaranies). Pour la première fois de ma vie j'ai plus de 100 000 quelque chose en billet dans ma main! Direction le comptoir des taxis et j'engage la discussion avec le monsieur chargé de répartir les quelques passagers qui prennent un taxi.

"Bonjour! Comment ça va? Je veux aller à l'hotel Sagaro au centre ville.c'est 90 000 guaraniesOhhh tu ne pourrais pas me faire un prix? Je suis étudiantCombien tu as?60 000attends deux minutes"

Le monsieur se dirige donc vers un chauffeur de taxi qui accepte le deal. Me voilà dans une mercedes qui n'est plus toute jeune en direction du centre ville. Tout de suite je remarque que les paraguayens ont une manière très particulière de conduire. D'abord ils ont tendance à diriger leur véhicule vers la gauche en laissant la voie de droite complètement libre: résultat lorsqu'il faut dépasser c'est le mec de devant qui se rabat pour laisser passer la voiture... Bien sur pour que le mec de devant se rabatte il faut faire de grands appels de phares et mettre de gros coup de klaxon! Evidemment l'expression "limite de vitesse" est totalement saugrenue pour n'importe quel conducteur, si la voiture va jusqu'à 130 km/heure pourquoi rouler à 50 km/heure? Enfin le mot STOP doit signifier "ralentir puis accélérer" en guarani (le guarani c'est une langue en plus d'être une monnaie) car je n'ai jamais vu de gens s'arrêter lorsqu'il y avait marqué STOP.

J'arrive toutefois à bon port. L'hôtel est moche mais il ferra facilement l'affaire pour une nuit, demain j'irai en chercher un autre! La dame est assez surprise de voir un jeune homme parlant espagnol avec un accent uruguayen et donnant un passeport Français! Elle me donne la clé de la chambre et moi je fonce vers la chambre 111. Bizarrement je trouve que la clé est un peu dure pour la serrure mais en forçant un petit peu j'arrive à ouvrir la porte. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver une chambre avec des valises à l'intérieur et des lits pas faits! Je ré-observe ma clé et me rend compte que ma chambre n'est pas la 111 mais la 114... Je referme la porte et me dirige donc vers la chambre 114. Cette fois ci la chambre est propre mais je ne suis pas du tout rassuré pour ma sécurité! Demain je change!
Pharmacie à Paris où la Malarone n'est pas chère English translation pending
by Jckiller · 2008-08-10 · 49 replies
Coucou,

Pour info, la pharmacie de la place Monge à Paris (directement à la sortie du métro) à les prix les plus bas sur de nombreux produits, notamment la malarone à ~29€, l'havrix (hépatite A) à ~33€... Ces prix sont facilement 50% moins cher que dans la plupart des autres pharmacies ! (j'ai moi même acheté le vaccin havrix à 47€ 2 jours avant que je connaisse cette officine... )

@+

JC
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-27 · 5 replies
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms

L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.

La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.

L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.

Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.

Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.

Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.

Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…

J + 2: TANA toujours :

J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…

Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.

Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?

Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.

J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS

Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.

Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.

Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.

C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…

Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…

Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.

De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.

Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.

J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :

Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.

Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.

Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.

Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.

Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.

Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…

J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :

On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.

Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.

Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.

Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)

Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.

Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...

J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :

Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.

Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.

En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.

Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.

Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.

Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.

Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?

J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :

Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.

Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.

STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.

On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?

J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :

Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.

Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…

La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.

Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.

Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?

J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :

L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.

Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.

Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.

Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.

La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.

J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :

4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.

Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.

Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.

Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.

Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.

Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.

J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :

En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.

60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.

Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.

Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.

J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :

Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.

Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?

En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.

Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?

Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.

J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :

5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.

J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.

Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.

Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.

Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.

Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.

Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.

Chic, mon portable capte à nouveau.

J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?

J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.

Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.

La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.

Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.

J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?

A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)

Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.

Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.

J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:

Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:

C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:

"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."

Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:

"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."

Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.

J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:

A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...

Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.

Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....

J + 18 : BLUES TROPICAL:

aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.

Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.

Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.

Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.

J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.

Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.

J + 19 :

Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..

Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...

Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...

J + 20

AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)

17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...

14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)

En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)

je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.

J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:

Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.

Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.

Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Bons plans de vacances dans le sud de la France? English translation pending
by Helene126 · 2008-06-20 · 18 replies
Coucou tout le monde ! tout est dans le titre !

J'ai prévu de partir en vacances deux semaine au mois de juillet avec une copine dans le sud de la France. Mais on ne connaît pas trop le coin et l’on aurait besoin de renseignements. Donc, tous les bons plans hébergements, sorties, visites, ballades sont les bienvenues.

Je pourrai chercher sur Google, mais je préfère avoir l'avis des gens directement c'est toujours mieux. Donc pour ceux qui connaissent un peu le coin, envoyez-moi des infos svp! Merci d'avance

Bonne journée
Fin du Ramadan et Aïd en Tunisie ou au Maroc? English translation pending
by Khadeja · 2008-05-28 · 25 replies
Salam alikoum,

J'aimerai pouvoir faire la fin du Ramadan dans l'un de ces 2 pays Maroc ou Tunisie et profiter de l'Aîd. J'aimerai avoir des bons plans si vous avez déjà fait et si vous avez des bonnes adresses.

Merci et bonne continuation à tous!
Barcelone - San Sebastian - Donostia à vélo (Espagne) English translation pending
by LeonSyra · 2008-05-19 · 11 replies
Bonjour à tous Cet été, j'aimerai rejoindre Barcelone à San Sebastian en vélo, en environ une semaine. J'ai un peu cherché sur le net, et n'ai pas trouvé beaucoup d'infos. J'ai bien trouvé un parcours par les Pyrénées mais qui me semblait difficile étant donné que c'est la première fois que je me lance dans un voyage en vélo. J'aimerai donc savoir si vous aviez des infos sur cette zone? Pour ce qui est du vélo, je comptais m'acheter un vélo type Giant CRS 2 dont les qualités ont tant été vantées. Voilà voilà, Merci d'avance

Nicolas
Voyage en Suède en camping-car English translation pending
by Kernazo · 2008-05-14 · 5 replies
Nous avons comme projet un voyage de Bretagne en Suède, env 2, 5 semaines en septembre: Goteborg-Orebro-Mora-Stockholm-Goteborg. Est-ce un choix judicieux pour un court séjour? Comment faire au + vite le trajet Allemagne ou Danemark - Goteborg? Merci beaucoup de vos conseils
Les tam-tams du Mt-Royal ont 30 ans... leurs mystères aussi! English translation pending
by Vivlavie · 2008-05-11 · 2 replies
Catherine Handfield La Presse Printemps 1978. Un professeur de percussions nommé Don Hill amène ses élèves à la place Jacques-Cartier, dans le Vieux-Montréal. Ce jour-là, la leçon de tambour djembé aura lieu à l'extérieur, question de profiter du beau temps.

Don Hill ne s'en doutait probablement pas, mais il venait de poser les jalons des fameux tam-tam de la montagne.

Le traditionnel jam du dimanche, qui s'ouvre aujourd'hui au pied du mont Royal, fête son 30e anniversaire cette année. Enfin... selon certaines versions. En effet, lorsqu'il s'agit de raconter la genèse des tam-tam, chacun interprète l'histoire à sa façon.

Le Montréalais Jeremy Dunlop n'en démord pas: la version du professeur américain Don Hill est la bonne. «Je n'ai manqué aucun dimanche des 15 premières années des tam-tam, et je sais exactement ce qui s'est passé», jure le percussionniste de 55 ans, originaire de la Jamaïque.

En 1979, le professeur Hill et ses élèves auraient quitté le Vieux-Montréal pour s'installer près de la statue de Sir George-Étienne Cartier, au pied de la montagne. La Ville ne tolérait plus de jam dans ses rues, explique Jeremy Dunlop.

Difficile de confirmer la version: Don Hill est aujourd'hui décédé. Mais selon le Montréalais Milton Dawes, il faut plutôt chercher l'origine des tam-tam dans une ancienne usine de l'avenue du Mont-Royal Ouest.

«Vers la fin des années 70, nous étions six percussionnistes à pratiquer là-bas, raconte l'homme de 76 ans, lui aussi d'origine jamaïcaine. Et un jour, l'un d'entre nous a proposé de sortir dans le parc. L'idée nous a plu.»

Qui dit vrai? Martin Bonin, fondateur du groupe de percussions Zuruba, croit qu'il faut cesser de chercher l'origine des tam-tam. «C'est un phénomène de masse, spontané. Personne ne l'a créé, et personne ne pourra jamais le diriger», dit celui qui a longtemps pratiqué au pied de la montagne.

Les pionniers s'entendent toutefois sur la suite de l'histoire: au fil des années, des musiciens se sont greffés au noyau fondateur. Michel Séguin, musicien de Robert Charlebois, et des percussionnistes sénégalais ont notamment laissé leur marque.

«Mais au milieu des années 80, c'est devenu chaotique, se souvient Jeremy Dunlop. Des vendeurs de toutes sortes ont afflué au pied de la montagne. On trouvait de tout: des bijoux, des instruments, de la nourriture, de la bière, du fort... et bien sûr beaucoup de drogues.»

Depuis, les policiers ont resserré le contrôle et la Ville réglemente les permis de vendeurs. Si les temps ont changé, l'héritage des tam-tam est encore présent. «Avant, c'était presque impossible d'acheter un djembé à Montréal. Aujourd'hui, c'est rendu aussi commun qu'une guitare», conclut Jeremy Dunlop.
Le Québec en quinze jours: notre circuit "presque" finalisé grâce à vous! English translation pending
by Corinette22 · 2008-03-25 · 24 replies
Bonjour à tous et particulièrement à Chantal, Sophie, Robert, Floyd, les Caribous. Vos conseils m'ont vraiment été très utiles et j'espère en faire profiter tous ceux qui comme nous se sont posés beaucoup de questions ...!! Alros entre vos remarques, suggestions, les sites que j'ai visité et les guides de voyage ... ouf ... notre périple est "presque" définitif. Bon, certes, il nous reste la voiture, le logement à réserver mais bon, ce n'est rien à coté !! J'ai vraiment hate d'y être ... et c'est certain pour faire le tour, il nous faudra encore 2 voyages dans votre belle région !! Alors voici nos différentes étapes (raccourcies !! ) pour nos 12-13 jours de ballade (en plus de la semaine à Montréal avec nos amis) : J1 Montréal – Québec 251 kms 3h Ancienne prison (Trois rivières) 129 km –1 heure 30 minutes Peut-être au retour ? J1-2 - Québec 5N J3 - Ile d’Orléans - La chute montmorency J4 - Village vacances Valcartier J5 - Village traditionnel huron wendat - Le Canyon des chutes Sainte Anne J6 - Canyon st Anne à Saint-Joachim 40 kms 35 min Charlevoix J7- Baie saint paul 55 km – 46 min 1N J7- Parc Le domaine Charlevoix à Baie st Paul J8- Ile aux coudres (30 min) 1N J9 – Tadoussac 72 km –1h25 (100 kms -2h de saint joseph de la rive) CIMM centre d’interprétation des mammifères marins) Croisière pour observer les baleines C'est ici où j'hésite : soit passer par Sainte Rose du Nord (1h15 de Tadoussac) et y dormir (les enfants seront-ils sensibles à la beauté de ce village 😕?) ou bien passer par le parc national du Saguenay (130 kms-2h Route Tadoussac-Siméon-) et dormir du coté de Val Jalbert - J12- Le village historique de Val Jalbert 158 km - 2h /15 min - St Prime J13- Zoo sauvage de Saint félicien 40 min Retour via – la tuque 133kms 1h50 – Montréal 288 kms 3h30 Alors je me pose effectivement la question de faire le chemin à l'inverse :Montréal-Trois-Rivières-La Tuque-Val Jalbert-St-Félicien- -- Ste-Rose du Nord ou parc national du Saguenay ...!! - Tadoussac - Baie St-Paul -Isle aux Coudres- Québec Je n'arrive pas à me décider, c'est terrible !! 😉 Je vous embrasse tous bien fort et j'espère avoir très vite de vos nouvelles. Corinnette
Une athlète thai refuse de porter la flamme olympique English translation pending
by Salsa3 · 2008-03-24 · 260 replies
J'admire ce geste de bravoure et de défiance (même si il est isolé). Narisa Chakrabongse est une athlète thai qui refuse de porter la flamme olympique en protestation de la répression chinoise au Tibet.

http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php

BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
Ethiopie: retour au pays "habesha" English translation pending
by Chris06 · 2008-03-15 · 59 replies
Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre

NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)

16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes fa��ons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...

Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...

Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !

ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel !

Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
Film sur le Rwanda "Quelques jours en avril" sur Arte le 22 fevrier English translation pending
by Kapok · 2008-02-21 · 29 replies
Demain soir sur arte, "Sometimes in April" ( traduit "quelques jours en Avril"), un film très reussi sur le genocide rwandais un film a ne pas manquer
Bien Hoa: ville du Vietnam English translation pending
by Mamanjade · 2008-02-12 · 24 replies
Quelle que soit votre information, photographies.... Elle sera la bien venue... Pourriez-vous m'éclairer sur cette province, comment s'y rendre, son tissu économique, ses établissements scolaires ?
Créer son entreprise en Inde English translation pending
by Akbar · 2008-02-07 · 34 replies
Il faut que certaine personne arrête de dire des bêtises, il n'y a aucun problème pour créer une société ici, je peux ajouter qu'il n"y a plus besoin de partenaire Indien et cela depuis plus de un an. Le délais actuel varie entre 4 et 6 mois. La véritable question: que choisir comme créneaux ? A vos questions, cordialement. G.D 🙁

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