Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre
NICE -ROME
TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés ....
J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"...
Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale !
Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit .
L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ...
Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ...
Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ...
Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ...
Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ...
Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo
40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ?
C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato
To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ?
les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip
L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ...
Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute !
Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées .
Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif !
Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles .
Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me !
Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ...
On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs )
Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ...
Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus !
Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore !
Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ...
Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin !
Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs !
La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ...
Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ...
Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ).
Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA
Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel !
Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur !
Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job )
Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops "
Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ?
Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ...
J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ...
Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette .
Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud .
Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici !
On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici .
Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela .
J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ...
Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ...
Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois .
Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ...
Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ...
Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour .
Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
chris06
C'est très agréable de te lire, je me retrouve tout à fait dans ton récit. La gare routière d'Addis etc .... Comme si j'y étais ! Les machiato, tata buna, injera kitfo ..... le top quoi ! Pour ma part j'ai fait Addis-Arba minch d'une traite avec le bus : 12h00 et quelques, arrivée de nuit totalement explosé, après mult péripéties, pour le portage des bagages j'ai payé 5 birrs seulement à Addis mais j'ai du débourser 5 birrs à la restitution !!!
Je me précipiterai demain (il est tard ) pour la suite,
merci de ton compte rendu
Patrick.
les choses ne valent que le prix qu'on est prêt à payer ...et n'ont jamais que l'importance qu'on leur accorde.
Séjour à ARBA MINCH : parc de NECHISAR, Lac CHAMO et ABAYA, détente, SEKELA, SHEHA ...
C'est aujourd hui vendredi, : suis réveillé vers 4 h du matin par une litanie, église où mosquée ?
à mon avis c'est l'église orthodoxe qui est très proche de l'hotel, les chants sont mélodieux mais durent jusqu'à 7 h du matin . Petit déjeuner sur la terrasse de l'hotel qui est un vrai havre de paix, au milieu des jardins fleuris et odorants . je me prends machiato, sprees et brioche . Le sprees est un jus de fruits à "étages" avec les fruits de saison : avocat onctueux, papaye, mangue ...pas du tout d'eau, le tout est délicieux et se mange à la cuiller plutot que de se boire tellement c'est consistant . On vous donne toujours un petit lomi ( citron vert acidulé) que l'on presse sur le jus de fruit. Le matin, je rencontre fortuitement le big boss de ce nouvel hotel et lui fait part de mon étonnement pour le prix qui avait été convenu par mon filleul et par rapport au prix que l'on veut m'imposer . Je lui dis que de toutes façons à 240 birs la twin, pas question que je reste ici 5 nuits ! Par le manager je trouve aussi quelqu'un pour me scier mon petit cadenas sur mon gros sac à dos, la clef m'ayant été dérobée quand on m'a fait les poches à la station de bus de Terra à Addis . Je m'en vais pour la matinée ballader dans les rues de Sekela .Des gamins m'accrochent à peine sorti de l'hotel ; en face il y a une colonie de vautours sur les accacias, J'arrive à les approcher de près pour les photographier ... Je m'arrete à l'église Gebriel, où je peux meme observer les superbes fresques à l'intérieur, puis arret à l'école orthodoxe située dans l'enceinte de l'église .Les 2 institutrices sont surprises de me voir et je déclenche une vraie " farenji hystéria " auprès des enfants dès que je parle avec les institutrices . Elles les calment de suite en les envoyant à la prière ... Revenu au Tourist hotel le boss vient me voir et m'anonce que j'aurrais un prix spécial, ni éthiopien, ni farenji, car je suis avec mon petit filleul éthiopien ! 150 par nuit pour une très belle twin ; je le remercie et il me demande si je peux lui expliquer en tant que fireman le fonctionement des extincteurs de son hotel . C 'est un plaisir pour moi que de donner ce genre de cours et après une démonstration il est ravi . Je lui conseille aussi d'abandonner la poudre qui n'est pas vraiment le meilleur choix pour son établissement .
Je retrouve aussi Alemayu à la réception ; c'est lui qui avait convenu avec Daniel du prix et c'est aussi grace à lui que j'ai pu avoir ce tarif . Ce réceptioniste travaille ici pour un salaire vraiment minime et son service est de 24 h de travail 2 à 3 jours de suite avec un jour de pause de temps en temps . Ce matin j'ai pu appeler ma famille à Nice depuis une boutique proche de l'hotel . Trois minutes pour se dire plein de choses pour 60 birs ( 5 euros ) Cet après -midi je décide d'aller à SHESHA à pied, mon idée étant de pousser jusqu'au Bekele Mola qui a une superbe terrasse surplombant les lacs de la vallée du rift . au passage se trouve le centre d'information du parc de Nechisar, ils me donnent toutes les infos concernant le parc .Le ticket d'entrée ( 2008) est de 110 birs pour farenji, 2 birs pour éthiopian student, 100 birs pour la voiture, 20 birs pour conducteur éthiopien, et 50 birs si on veut un scout ...Il est valable 24 h quand on rentre dans le parc . Ainsi si on veut aller au parc de Nechisar et aller sur le lac Chamo il faut faire cela le meme jour où alors apres midi au lac et lendemain matin tot au parc . C est l'option que je choisirais . La location du 4x4 à la journée me coutera 700 birs ( conducteur free-lance dont Sinta m'avait donné le mobile phone ) Dans la montée vers Shesha un écolier revenant de ses cours du matin,
Newaye, m'aborde ...Finalement on ne peut jamais etre seul dans ce pays mais ils sont si gentils que j'engage une fois de plus la conversation
Newaye : I am student, grade 11, i like maths, physic sciences and i hope have a good job for my life later, what is your job ? what are you doing in Arba Minch ? where are you going now ? sememan no ?
moi : wow what a lot of questions ! you are also policeman ? ( éclat de rire de Newaye ) I am here to meet my godson in university, my name is christian, i am going to Bekele mola
Newaye : no i am only student believe me, your godson is éthiopian ?
moi : i was jokking, ok i go to bekele mola for enjoy the view on the rift valleys lakes, Yes my godson is éthiopian from Bahir Dar
Newaye : can i go with you ?
moi : cheggir yellem Newaye, but i dont give you money for guide me, i know the way ...
Newaye : no, ato, only speak with you ...
Et me voilà sur la route poussiéreuse vers les hotels Swaynes et Mola . je croise un touriste belge dépité, il traine dans un bar et me demande si je veux aller au lac Chamo cet après-midi .
Je lui réponds que c'est bien trop tard pour y aller . Il est assez agé et me dit etre dégouté de l' Ethiopie car 2 jours plus tot alors qu'il avait trouvé sa place dans le bus pour Jinka un jeune assis à coté de lui a subitement quitté le bus . Cinq minutes plus tard il s'apercevait de la disparition de son reflex numérique . Dégouté il est redescendu du bus et veut rentrer en Belgique . Il me dit que ce pays est vraiment impossible pour le voyageur individuel ...Pas évident car c'est vrai qu'un reflex numérique représente des mois de salaire ici et la tentation est grande pour ces jeunes sans avenir faute d'éducation et de scolarisation .
Je laisse le pauvre belge ruminer devant sa St georges et nous continuons jusqu'au Bekele Mola ; il y a deux ans nous avions découvert cette terrasse surplombant les lacs Chamo et Abaya avec mes colègues pompiers lors de notre passage à Arba minch en route vers la vallée de l'Omo et ses tribus et nous logions au Swaynes une centaine de mètres plus loin .
Cette année je m'attable au meme endroit avec Newaye qui est gèné d'y entrer avec son uniforme orange d'écolier . Le paysage est magnifique, des aigles pecheurs planent dans le ciel, au loin les montagnes, et au pied de la falaise la foret des 40 sources ( arba minch veut dire 40 sources en amharic ) . Newaye adore les sciences physiques et je lui explique la loi d' Enstein E=mc2 ( en anglais, j'espère qu'il aura compris ...) il est très interressé et quand je vois des jeunes comme lui, je me sentirais parfois plus emballé d'enseigner dans une de ces écoles que de diriger mes 45 pompiers niçois pas vraiment concients du bien etre dont ils jouissent en France ...
Après une bonne heure à trainer ici nous redescendons vers Sekela en minibus . Il fait encore 36° et je saute sous la douche . je décide ensuite de me rendre à pied vers l'université de Daniel pour l'attendre à la sortie . En fait cette université est bien loin de Sekela 6, 7, 8 ...kms ? et après une bonne partie du trajet 2 étudiants en vélo me proposent de me cambaler . Ignorant combien de kilomètres restent à faire j'accepte volontiers et me voilà à califourchon sur un Vtt pour encore 4 kilomètres ; c 'était relativement loin quand meme et je comprends mon" fiston " quand il me disait que c'était galère pour venir nous écrire un message sur internet ! Surtout quand il arrivait à Sekela et que on lui annoncait : no connexion !
Devant l'université il y a plein de petites boutiques destinées aux étudiants, photocopieurs, cahiers, feuilles, stylos, fruits, boissons etc .. Je paye un coup à boire aux 2 cyclistes qui m'ont "cambalé" et cherche quelqu'un ayant un portable pour appeller mon filleul ...
En passant devant les boutiques je vois un jeune avec un Ipod vert comme celui que nous avons offert à Daniel puis je trouve un portable dans une boutique . Appel mais pas de réseau ...
En ressortant le jeune avec l'Ipod vient vers moi et me demande : are you Christian, Daniel's father ? et Daniel sort de la boutique à coté n'en revenant pas de me voir ici ...C'est son meilleur copain Abdu qui écoutait son ipod pendant que Daniel faisait des photocopies dans la boutique .
Les présentations sont faites : Abdu est son copain de dortoir, amhara comme lui et de Bahir Dar aussi et malgré qu'Abdu soit musulman ils ont été très amis à l'université .
On rentre tous les trois à Sekela en tuk-tuk . Daniel a fini sa radiation dans la journée et il doit récupérer ses bagages muni de son attestation de fin de semestre . Il a quand meme le coeur gros de laisser ses copains . Je lui conseille de passer cette dernière soirée avec ses amis et de faire une petite " célébration " avec eux, ce qu'il accepte de bon coeur ...
Je réserve donc l'après midi de demain pour le lac Chamo et le 4x4 pour le parc de Nechisar pour le sur-lendemain ...Soirée à discuter avec Alemanyu et une jeune fille hamer sur la terrasse de notre hotel .. au lit assez tard vers 23 heures pour une nuit de repos bien venue . je me suis quand meme tapé une quinzaine de kilometres à pied aujourd'hui avec 35° de moyenne ...
Ces quelques jours que nous passerons à arba Minch seront une vraie découverte pour chacun .
En effet Daniel n'est sorti de son université que pour venir à Sekela, de temps en temps, et le soir il était obligatoire qu'il rejoigne son dortoir . Quand à moi il y a deux ans nous n'avions fait qu'une halte de 2 nuits avec visite du "pays dorzé " un peu avant Arba minch dans les montagnes avoisinantes . Un après-midi sera donc consacré au lac CHAMO ; nous y sommes allés avec un minibus chartérisé et puis avons fait une longue navigation sur le lac lui meme . Ce lac peu profond regorge de crocodiles impressionants par leur taille ; on les a particulièrement vus sur une grève appellée " crocodile market " car ils sont là en nombre impressionant . On les approche très près et franchement ce sont de sacrés monstres ...De nombreux ilots parsèment le lac et dans une anse nous sommes tombés sur une colonie d'hipopotames . Il y en avait une bonne trentaine, s'ébrouant sur la berge et nageant à proximité de notre embarcation . Le moteur coupé le pecheur nous a rapproché d'eux à la perche et franchement on était tellment prets d'eux que j'ai fini par me demander si on ne risquait pas une attaque .Mais tout s'est bien passé et nous sommes rentrés comblés de cette promenade sur le lac Chamo . Le soir au tourist hotel un grand barbecue était organisé et nous avons dégusté viande grillée de chèvre et de mouton sans modération . Match de foot de l'équipe de Liverpool sur canal satellite pour finir la soirée ...Les éthiopiens ne sont pas de grands joueurs de foot mais adorent suivre les équipes anglaises et chacun d'entre eux soutien une des équipes .Mon petit filleul c'est Liverpool et ses joueurs qui le passionent . La visite du parc de Nechisar restera un très grand moment . A 6h du mat, c'est le guide qui nous réveille et vite fait nous achetons "dabo et wuha " de quoi boire et manger un peu n'ayant pas eu le temps de dejeuner . La piste qui y mene passe d'abord par une foret assez luxuriante puis commence une piste très très dure entre les deux lacs . Il faudra bien 2 heures pour arriver proprement dit dans le parc . Après un petit col on tombe sur les " nechisars plains " une vaste savane d'herbes blanches dominant le lac Chamo .Les zebres de burchel y sont légion, on en a vu de tous les cotés à quelques mètres de distance ; antilopes, koudous, oryx, etc ...
Pour la photo c'est le pied car les animaux sont assez faciles à approcher . ce jour là nous étions les seuls touristes à visiter ce parc hormis une famille éthiopiene qui accompagnait le garde du parc . arrivés au point de vue dominant le lac j'ai demandé au guide de revenir par les plaines, ce qui ralonge un peu le tour mais nous a permis d'observer encore quantité d'animaux et d'approcher à quelques metres une femelle zebre et son nouveau né . Au retour arret aux forty springs situées dans une foret luxuriante peuplée de singes et de papillons multicolores . Un grand bassin d'eau chaude sert de lieu de baignade à de nombreux enfants dans un cadre splendide au coeur de la foret tropicale . Une soiree de détente suivra cette journée somme toute assez fatigante par le trajet en 4x4 mais qui vaut vraiment le coup d'etre faite .
Notre départ d'Arba minch se rapproche, mais nous nous accorderons une dernière journée de détente au Tourist hotel, qui est vraiment un endroit de détente pour le farniente . Nous avons tellemment de sujets à aborder que les journée passent à une allure incroyable . Les jus de mangues sont excellents, l'injera divine, et les repas du soir se prolongent jusque tard dans la soirée, le restaurant de l'hotel étant apparement le point de chute de tous les voyageurs ...
La seule chose que nous n'aurons pas faite sera une ballade en pays "dorzé " que Daniel ne connait pas, ce qui lui aurrait permis de voir qu'à 1 heure de route on accede à des montagnes où la petite polaire est de rigueur car plus de 3500 m d'altitude et pays souvent dans la brume !Les "dorzés sont d'habiles tisserants et leurs chamas renomées dans tous le pays ...
Demain c'est le départ vers le sud : prochaine étape Karat konso, le pays de la tribu konso que j'avais beaucoup aimé lors de mon premier voyage éthiopien . Nous avons également décidé notre parcours ensemble : Konso ( peuple konso) -Yabello ( peuple Borana ) - Dilla ( région sidamo)- Awasa -Wondo Genet pour finir Addis 5 jours pour l'avenir de Daniel car je suis venu avant tout pour cela .
content que le récit te plaise, c'est un peu ça la magie du forum ...
On voyage aussi un peu par les autres, ça m'arrive souvent à travers les récits d'autres voyageurs .
Tu as fait l'ethiopie en famille avec les bus ?
Bon, on se voit assez pour que je sois au courant de tes aventures éthiopiennes .... mais j'aime bien relire celà car je nous revois ensemble à la fin de l'année dernière sur ces pistes, et quantité de souvenirs me reviennent .... c'était vraiment un super pays et un beau voyage accompli là .....
Ton retour à Nice va nous permettre de reprendre nos interminables conversations autour d'un café, ou d'un bon plat épicé au " Phnom Penh ", sur nos voyages à venir .....
Que d'aventures dans ces bus ..... et le pire est à venir m'as tu raconté ..... je préférais quand même notre 4 x 4 avec Sinta ..... 😉
A tout à l'heure Man ..... et merci pour tes écrits .....
DEUX jours au " PAYS des KONSOS " Karat -konso, DARA ...
Le pays " konso ", les totems waka, le début des pistes, voilà quand on part pour konso on quitte la civilisation et on laisse au vestiaire portables, internet, nourriture de choix, hotels clean et bien des choses encore ...En fait on pourrait dire que Konso est l'ultime étape avant la plongée dasn le monde des tribus, car là on a encore le choix entre la route de la vallée de l'Omo et un circuit de 5 jours minimum chez les peuples du Sud où de bifurquer sur Yabelo où l'on rejoint la route du Kenya .
Le minibus pour Konso est trouvé rapidement et on hérite des 2 places de devant ce qui est vraiment un grand luxe : on peut étaler ses jambes, admirer le paysage et papoter avec le chauffeur . C'est un véritable "fanjo" que nous avons, mais très pro dans sa conduite . Je me mare en le regardant tourner son volant avec de grands gestes, de temps en temps il le lache totalement pour claquer des 2 mains, il passe les vitesses comme s'il s'agissait d'une formule 1 qu'il conduit ... Peu après Arba Minch le pont en construction depuis plus de 2 ans est toujours " under construction " et l'on passe dans le lit de la rivière pour passer l'obstacle ...c est ainsi qu'en saison des pluie son peut rester planté ici quelques jours à attendre que le niveau baisse !
La route est superbe et peu à peu les habitations " konsos" et les villages typiques font leur apparition . Les Konsos sont d'habiles cultivateurs et la moindre parcelle de terrain est utilisée . Ils récoltent aussi un très bon miel dans des futs cylindriques servant de ruches . Les enfants sont vétus de guenilles et d'habits sales et déchirés, les femmes de robes multicolores plissées à pans . Vers 10 heures nous voici arrivés à karat Konso : je reconnais le carrefour stratégique et l'hotel edget où nous avions passé 2 étapes il y a 2 ans . Bien finallement j'y suis arrivé en bus aussi donc rien n'est impossible meme en ethiopie ...Par contre c'est du temps qu'il faut car on va rester bloqué ici 2 jours entiers faute de moyen de locomotion vers Yabelo . Au konso edget j etombe sur Gambino un jeune konso aux dents détruites par le kat ; il me reconnait d'il y a 2 ans avec Sintayew . daniel reste au konso edget avec les sacs pendant que je fais le tour des hotels du coin puisque on a du temps devant nous . Finallement c'est encore ici le meilleur coin car on est juste au carrefour strtégique où passent tous les véhicules possible, dont les fameux Izuzu qui vont de temps en temps vers Yabelo .
On fait connaissance avec Jeremy un américain de Skagway, alaska qui comme nous éspere un lift vers Yabelo demain . Contrairement à nos attentes on mange une superbe injera avec draft beer et coca ...Vers midi il est temps de se prendre une chambre car les touristes de passage vont arriver en fin d'apres midi . On se choisi une single avec bac d'eau pour 60 birs coté opposé au resto donc un peu moins bruyante . après midi sieste et jeux avec Dani et vers 16 h Gambino nous amene notre guide pour visiter le village konso de DARA à 1/2 heure à pied . Le prix de 50 birs est convenu et nous voilà partis par une piste vers ce petit village sur la crete proche .
Le paysage est tres sec, rien a voir avec le mois de septembre où octobre où tout est très vert et les plantations de café en pleine pousse . Là toutes les récoltes sont faites et la végétation est seche ...
Le village est très interressant à visiter, on y voit les statues sur la place centrale et on visite la case de vie commune des adolescents avant leur mariage . Dès 18 ans ils vivent ici en communauté jusqu'au jour de leur mariage pour les garçons et les filles elles travaillent dur dans les champs et au ramasage du bois .Les villages konso sont entourés de palissades de bois pour les isoler et les protéger des attaques exterieures . les familles vivent par 2-3 cases avec case cuisine, animaux, et dortoir . Ils distillent leur alcool, et fabriquent leur breuvage qu'ils consoment dans des calebasses . Nous passerons une excelente soirée sous la tonelle du restaurant à manger, boire et parler avec les autres voyageurs . Un groupe de français avec 5 véhicules 4x4 arrivent en soirée :ils viennent du Dallol où ils ont été attaqués par un groupe d'erythréens et deux de leurs chauffeurs et les véhicules ont été emmenés en Erythrée avec bagages et passeports de certains d'entre eux ; deux 4x4 ont été mitraillés et mis totalement hors d'usage . Pour 4 d'entre eux c'est le retour sur Addis car ils n'ont plus de passeports et doivent refaire tout cela avant leur départ . les autres finssent leur voyage dans le sud chez les Hamer . Je parle avec eux de leurs mésaventures et ils sont tout surpris de moi voir ici seul avec mon petit filleul éthiopien ; ils n'arrivent pas à immaginer que l'on puisse voyager seuls ainsi .Jeremy notre ami américain voyage ici depuis 5 semaines et il est très doué pour les langues car il écrit meme quelques mots en amharic . On se couche pas trop tard car ici la vie suit un peu le soleil et rapidement les lumières sont coupées . Demain nous espérons toujours trouver un véhicule vers Yabelo où nous devons rencontrer Adimasu mais nous n'aurons pas cette chance ; c'est donc une journée de détente que nous passons à konso, sans pour autant s'ennuyer, car avec Daniel on a toujours plein de choses à se raconter lui sur sa vie, son avenir, moi sur l'europe, la France, la famille, mon métier de pompier ... En soirée on part pour une longue promenade sur la route de Jinka et nous revenons tard à la nuit tombée : les soirée dans ces contrées africaines sont géniales, bruits, odeurs, vie qui s'écoule doucement, lumières des feux dans les cases, cris des animaux, moments partagés avec mon petit filleul qui n'en finit pas d'etre étonné de découvrir son propre pays si différent de " son pays amhara " retour au edget, repas à la lueur des bougies avec Jeremy qui a passé la journée à observer les oiseaux à la jumelle ... La vie au konso edget se poursuit dans l'ombre de la nuit, prostituées à la recherche du client, bar avec musique et bières draft ( pression), petits commerces illicites jusqu' à que l'on aille se coucher . demain pas de problème on est sur de décoller car c'est Jeudi, jour du grand marché à Konso . Dehna deur ...bonne nuit en amharic ...
Je suis souvent tes discussions et c'est tes aventures au Laddak qui m'on poussé là bas il y a 2 ans pour mon plus grand bonheur de connaitre ce "pays des cols "
Ne rates pas l'Ethiopie, c'est un pays fait pour des voyageuses comme toi et ce que tu risques le plus c'est
d'avoir du mal à t'en passer après, mais te voilà prévenue ...
Demandes un peu à Alan ...
Je suis tes péripéties en Ethiopie depuis quelques temps sur le forum et c'est toujours un plaisir de te lire!
Je suis allé en Ethiopie en fin d'année dernière, mais tout seul, femmes et enfants ont préférés restaient en dehors du coup ! Ce qui m'a permis, comme toi de partir avec mon sac libre comme l'air. Bon d'accord en fait c'est un peu un leurre, car c'est le temps qui m'a cruellement manqué et aussi une certaine méconnaissance du pays.
Maintenant que je sais comment faire, top trop tard, je suis revenu ! (ce qui pourrait m'inviter à y retourner !)
J'ai fait un post à ce sujet dans le forum, j'ai vite abandonné les transports en commun et opté pour les isuzu et les camions ...
Par contre je te comprends trop bien quand tu parles de l'ambiance dans la gare des bus d'Addis. Note qu'en arrêtant à Sodo tu as eu une très riche idée, non seulement le voyage est plus supportable et ensuite, tu as éviter la piste en tole ondulée jusqu' Arba-minch, parce que bonjour la galère, et l'arrrivée à Arba minch de nuit c'est pas non plus ce qu'on fait de mieux, mais c'est ça l'aventure.
Bon je retourne à ton compte rendu, merci de ta réponse, ça fait toujours plaisir,
Patrick.
les choses ne valent que le prix qu'on est prêt à payer ...et n'ont jamais que l'importance qu'on leur accorde.
Réveil matinal ce matin à Konso, toilette et déjeuner sous la véranda pour la dernière fois car ce matin c’est jour de marché et il ne devrait pas y avoir de problème pour atteindre YABELO Dès le petit déj avalé on se rend au rond point : le bus est déjà là, c’est de bonne augure ! Ils veulent 100 birs pour Yabelo 50 pour moi et 50 pour Dani … On hésite un peu, d’autant que Gambino n’arrete pas de nous dire que c’est trop cher, il préférerait nous arranger le coup avec un izuzu car là il prendrait sa commission au passage . finalement on prendra la désision après avoir fini de préparer nos sacs, de toutes façons le bus ne part que vers 12 nous dit-on, quand les clients du marché auront fini leurs achats ! Gambino nous emboite le pas essayant de nous convaincre de prendre l’izuzu . Quand on se repointe au rond point plus de bus ! Aie aie je regrette déjà notre hésitation matinale, mais je vois un bus arrété à la station d’essence ; on y fonce dare dare : Daniel pose la question en amharic et me fais signe de monter de suite dans le bus presque vide .
Are we going to Yabelo Dani ? No dad we go to the market on Jinka- road to catch the prévious bus ...
En fait le marché –haut de konso est à 5 kms de karat konso et le bus sert de navette entre les 2 marchés Ce marché, on y avait fait halte deux ans plus tot lorsque nous revenions de Turmi et du périple de la vallée de l’Omo river . IL etait beaucoup plus coloré en septembre, car aujourd’hui il y surtout un gros trafic de kat .
On récupère notre bus de ce matin, le chauffeur rigole bien de nous revoir là mais il fait une petite ristourne pour Daniel, sans que nous ne demandions quoi que ce soit . 90 birs pour Yabelo, le sac est en soute arrière et nous avons 2 super places à l’avant ! Ce bus là sera l’un des plus épiques du voyage ! Une heure passe et peu à peu le bus se remplit ; il est 11h00 quand il redescent pour konso –village . Ici commence de nouveau cette » saga du bus «
Dès l’arret au carrefour de ce matin c’est l’assaut du bus qui est déjà presque complet : bousculades, pagaille, cris, des gens sont forcés de descendre du bus car ils n’ont pas encore acheté leur ticket et les autres en ont un ! Ce charivari dure depuis 1/4 d’heure, je me demnde encore maintenant comment on a pu rester là sans etre jamais inquiétés . En fait nous avons fait ceux qui sont fatigués et qui dorment pour ne rien entendre, et voyant Daniel assoupi contre moi personne ne nous a rien demandé … Il est midi quand enfin on démarre, mais dernier sursaut arret à la barrière de sortie du village . L’aide chauffeur doit s’aquitter d’un droit de sortie et là encore deux passagers sont descendus à grands cris pendant que 4 nouveaux se tassent dans le bus archi bourré ! Les bus en Ethiopie sont dirigés par toute une équipe : les rabatteurs qui ramènent les clients dans les gares de bus, le chauffeur qui lui conduit, le préposé au ramassage de l’argent qui vend aussi les billets, les gamins qui montent les bagages en galerie et les sanglent …Le préposé a entamé sa « récolte « dans le bus, lorsque soudain s’élèvent des cris …Juste 2 rangs derrière nous un paysan Konso est pris à partie par le préposé aux billets :il vient de lui donner 50 birs le prix du trajet mais apparement le billet est faux ! Le billet passe de main en mains, chacun donne son avis : il est faux ! non c’est un vrai ! mais non il est archi-faux .. puis le préposé vient vers moi le farenji qui doit etre bien sur un expert en billets de 50 birs ! tout le monde attend mon verdict, le billet est tellement « faux « qu’il n’y a aucune hésitation …mais.... ils sont fous ils veulent jetter ce malheureux du bus ! En plus c’est un gars un peu simplet, il ne réagit meme pas à toute cette hargne, il est appeuré mais il n’a que ce billet et ça tourne vraiment à l’émeute …Finalement je dis à Daniel : il faut faire quelque chose ils vont le jeter dehors . Enfin un gars un peu sensé décide de faire une quéte pour lui payer son billet : un bir de çi, un autre de là, la liasse de billets passe de mains en mains et grossit, je mets 5 birs et la moitié du bus se lève pour applaudir le « farenji » qui donne de l’argent pour un éthiopien …Daniel me dit : i am so proud of you papa …
L’incident est clos et une musique éthiopiene très rythmée retentit ; tout le monde chante et les épaules remuent au rythme des chansons qui s’enchainent … La musique éthiopienne est très agréable ...
Le paysage a changé, les colines des konso ont disparu et c’est une savane d’accacias qui apparaît …La piste plonge vers les plaines de Yabelo et les femmes des villages rencontrés sont vétues d’habits très très colorés : on arrive au pays des Boranas, des pasteurs appelés encore en oromo « les fils de l’aube « car c’est une des tribu les plus anciennes d’Ethiopie autrefois toujours en conflit avec leurs voisins Hammer .
Les boranas vivent dans une zone sèche et assez désertique et ils abreuvent encore leurs animaux par des puits dont ils remontent l’eau à la chaine humaine en chantant : on les appelle pour cela les » singing wells « Les boranas sont encore régis par le système des « gadas « classes d’age de la naissance au mariage …
Il fait maintenant très chaud dans ce bus, et je bois souvent . Daniel a chaud et je lui rafraichis le visage avec l’eau de la bouteille highland ; deux femmes boranas me sourient sans arret voyant la façon dont je me soucie de mon petit filleul éthiopien, et jusqu’à la fin du trajet on me donne de tout : des mangues, du coca, des graines de sorgam, des chewing gums …et meme un bouquet de kat ! Juste 4 km avant Yabelo le bus est arreté par un policier seul au bord de la piste . Contrôle, me disent les gens et tout le monde doit descendre : je m’attends au passeport, au billet de bus, mais non le policier monte à bord et redescent avec deux bottes de kat qui étaient planquées sous les sièges … palabres avec le chauffeur qui lache 20 birs et le bus repart …IL fait très chaud à Yabelo, pas loin de 40° à mon avis mais le ciel est bleu azur et un bon petit vent rafraichit un peu l’atmosphère . Notre étape le Green hotel est à 300 m de l’arret . Je reconnais Adaana le petit jeune qui nous avait reçus il y a 2 ans : il voulait absolument nous faire payer le prix farenji et c’est Adimasu notre guide borana qui nous avait arrangé l’affaire .
Adaana a bien grandi et il est super souriant maintenant, je lui dis : tu es devenu un très bon commerçant en 2 ans ! Il me dit : you are Christian the friend of Adimasu …Incroyable dans ce village du bout du monde il sait qui je suis et pourquoi je suis venu ici . Il nous donne deux chambres cote à cote avec Daniel et je paye encore moins que pour une chambre il y a deux ans ! Adaana est un exemple de sérieux : à 19 ans il est gérant de ce petit hotel, se lève à 5 h tous les jours, s'occupe de tout et l'après midi va à l'école en grade 11, repenant après les cours son travail jusqu'à 23 heures où il se couche dans un local minuscule .
Daniel commande une injera avec viande de mouton que l’on avale avec tellement d’appétit que l’on en reprend une seconde ; avec une bonne bière St Georges bien fraiche, quel régal !
En soirée quand la chaleur s’estompe un peu je cherche à trouver Adimasu mais on me dit qu’il serait à Arba Minch pour son père malade ? Bizarre, mais bon on verra demain, de toutes façons plein de gens nous on vus et s’il est dans les parages il va savoir vite que nous sommes ici …La soirée est délicieuse, il fait bon et meme un peu frais avec le vent …Daniel appelé ses copains d’Addis avec son portable …Je me demande comment le network peut fonctionner ici ? Douche, bon repas, injera, mangues, et coke bien frais …jeux sur portable avec Dani et je finis la soirée par mon journal de bord et au bar de l’hotel à siroter une Ambo bien glacée !
YABELO, sud ETHIOPIE, le pays des BORANAS, les fils de l'aube ...Adimasu ? where are you ?
La nuit a été très bonne, car malgré la chaleur de la journée, particulièrement au petit matin on a besoin de la couverture ...Nous partons pour une promenade dans les rues poussiéreuses de Yabelo . Il fait encore très beau mais il y a du vent et comme pas d'asphalte ici la poussière vole de partout et emplit l'atmosphère .Arret pour le "breakfast " sous une jolie terrasse arborée, Dabo ( pain ) Maarh (miel ) et chai ( thé) pour moi ...Dani préfère une brouillade d'oeufs qu'il ne touchera meme pas vu l'aspect peu engageant . Nous partons ensuite à la recherche d'un computer center ...pas évident dasn ce bled, je sais qu'il y en a un depuis peu de temps car Adimasu m'a souvent écrit d'ici ...Trouvé mais fermé : on reviendra plus tard ; promenade au marché local : café, fruits, légumes, c'est un petit marché très coloré, surtout par les robes et tenues des femmes Borana .
On revient au Green hotel pout le lunch ( injera, boissons, buna ) puis sieste car la chaleur est bien là . Quand Adaana rentre de l'école il nous amène chez Adimasu . Sa soeur nous confirme qu'il est parti, mais avec des touristes holandais pour Negele Borena et les montagnes du Balé depuis samedi dernier ...elle ne parle pas le moindre mot d'amharic ni d'anglais et c'est pas évident de communiquer avec elle . de retour au computer center, je renonce à me connecter après 3/4 d heures de temps passé pour ouverture de la page d'accueil ...
C 'est slow slow slow ...Par contre Daniel arrive à savoir que Adimasu est bien parti Samedi pour un tour dans le Balé . On prend des jus de fruits et patisseries, dans un petit pastry shop très animé et promenade en ville en soirée quand la chaleur est un peu tombée . Soirée tranquille au Green hotel, avec mon petit filleul, jeux, et longues discussions animées ! vers 22 h on prépare nos sacs à dos car demain c'est de nouveau lever tot pour le bus vers Dilla .
A 5 h nous sommes à la gare de bus tout proche, et à 5h10 le bus est déjà plein ...Je suis un peu lassé par ce système : il faut se lever à des heures impossibles et en plus on se fait quand meme avoir ...Ras le bol ! ! !
On se rabat donc sur le bus pour HAGERE MARYAM qui se trouve à mi-chemin de DILLA . Sommes à l'arrière du bus en plein sur le train de roues et à chaque bosse c'est l'envol et la retombée sur le cul ...La route du Kenya est rejointe et je reconnais la station service et le motel : ensuite commence la remontée vers les hauts plateaux du Sidamo . Peu à peu le paysage de terres rouges et les termitières disparaissent pour laisser place à une végétation plus dense et encore verte malgré l'avancée de la saison . L'arret " breakfast " sera à HAGERE MARYAM mais finalement ce bus ne repartira plus d'ici ...Encore une aventure incroyable ! C'est juste le lever du soleil quand le bus s'arrete ici . Le village, gros bourg de montagne est très actif, plein de monde dans les rues déjà et le petit buna-beit où l'on s'arrete nous prépare pain frais et chai ; on n'a plus qu'à sortir notre miel et voilà le petit dej bien parti . Soudain : stupeur le bus vient de démarrer Quoi ? ? ? Sans payer on raffle nos sacs et on se met à courrir derrière lui en hurlant ...rien n'y fait, il poursuit sa route laissant au bar une dizaine de passagers en rade . Hagere Maryam est en montagne à plus de 2000 m d'altitude et la course avec le bus est inégale ; de temps en temps on le rattrappe presque, puis il se faufile un passage entre les gens et repart de plus belle . Je vais abandonner quand il semble à nouveau bloqué 300 m devant ... plus que 100m .... je vais y arriver mais Daniel est encore bien 50 m derrière moi, je l'encourage, quikly ! Dani quickly ! Enfin ça y est je suis accroché à l'échelle à l'arrière et j'agrippe Daniel par le bras et le racroche au "wagon "...J 'en peux plus, les poumons en feu me brulent dans la poitrine et ce putain de bus qui ne s'arrete meme pas .Daniel me dit en me regardant droit dans les yeux " you are realy a captain of fireman my dad, i was never thought that you will catch this bus before i saw this ! "
A force de taper sur la vitre il finit par stopper 10 minutes plus tard ! le bus est à moitié vide : il a laissé un nombre incroyable de passagers à Hagere Maryam . on lui dit qu'il y a des femmes et des enfants qui sont en rade là bas . Le chauffeur nous dit qu'on avait qu'à attendre là bas il serait revenu nous rechercher plus tard bien entendu ! Comment ? Mais que fait-il donc ? En fait il comptait faire une course suplémentaire entre deux villages du moins c'est l'explication qu'il donnera à la Police du village .Quand nous sommes revenus à Hagere Maryam la police est là avec tous les passagers laissés en rade et le bus est stoppé net sur le bas coté . L'officier de police dresse un PV et décide d'immobiliser le bus car le conducteur la "ramène" un peu . Il oblige les responsables à nous rembourser une partie du billet . les gens sont excédés et cherchent un autre moyen de transport . Tiens voilà un bus qui arrive . Tout le monde se jette dessus et il est déjà archi-plein . Je réussis à monter à bord mais le temps que Daniel récupère mon gros sac à dos ( encore lui ...commence à me faire chier ce sac ...) dans la soute, trop tard il redémarre et Daniel est encore au bord de la route et moi coincé dans le bus qui s'en va ...Il me faudra 3-4 minutes pour arriver à la porte que j'ouvre et je saute en route sans que personne ne comprenne ce que fait ce "crazzy" farenji . ( heureusement à l'allure où il roule je n'ai pas risqué ma vie en sautant en marche ) .Il ne me reste plus qu'à revenir 1 km en arrière pour retrouver mon petit fiston éthiopien, qui attendait mon retour mais est quand meme bien soulagé de me revoir si vite ! bon là j'ai ma dose pour ce matin ...
On n'en peut plus de ces bus et on va se remettre au bar pour récupérer ; on finit notre déjeuner commencé 2 heures plus tot et on peut enfin boire notre "chai " tranquilles .
La suite sera plus cool : quand on se décide à repartir le bus sanctioné est toujours arreté là et justement il commence à se remplir de monde . en fait le chauffeur a réglé son amende à la police et va pouvoir repartir !
C 'est donc dans le meme bus qu'on repart pour Dilla . La route est très belle sur ce parcours, comme il y a deux ans j 'adore ce parcours . Cest le pays Sidamo, café, canne à sucre, ensete, bananiers, ananas, légumes, tout pousse à profusion ici et malgré l'avancée de la saison le paysage est encore un peu vert .
5 kilometres avant Dilla on veut nous débarquer car entre temps ils ont trouvé un contrat avec des scolaires pour les emmner à Addis Abeba histoire de rattrapper cette journée perdue en amendes et backchichs à la police . Ils vont nous trouver un taxi et payer pour ces 5 kilometres ... bien sur aucun taxi ne se pointe et c'est debout que nous ferons ces derniers kilometres dans ce fameux bus ...
Dilla est une jolie petite cité universitaire dans les montagnes mais avec Dani on décide de continuer jusqu'à AWASA où nous passerons 2 nuits ... A la gare de bus on opte de suite pour un minibus . On a les 2 places de devant pour un prix modique et on a droit à Admasu, un sacré chauffeur et qui deviendra vite un pote pour ces 2 jours passés à AWASA . Admasu est prof de "martial arts" et conducteur de minibus, deux emplois qu'il cumule pour avoir une vie un peu plus agréable . Daniel qui adore le wushu kung fu, lie vite conversation avec lui et arrivés à Awasa, Admasu débarque les passagers et va faire hotel après hotel pour nous trouver la chambre et le prix qui nous conviennent ...J'en étais meme gèné après le troisième hotel qui ne nous convenait pas ! Mais quand ils sont sympas c'est sans limites et pas la moindre histoire d'argent là dessous !
On trouve donc une superbe twin room au Paradise hotel pas loin de la maison d'Admasu et pour 115 birs / prix éthiopien bien sur .Le Paradise est bien un petit paradis : harrassés par cette journée hors normes de voyage on commande une injera + boissons dans la chambre pour déguster tranquilles ce repas . on fini par 2 ananas entiers achetés en route 12 birs les 6 ! ! !
Fin de journée en ville, internet qui marche very very speed, jus de fruits sprees à la terrasse d'un bar !
Retour au Paradise, douche et petit coup de blues de Dani car on s'approche peu à peu de la fin de notre trip ...Coup de bol Admasu se pointe ( on l'a invité pour manger ensemble ce soir ) et l'ambiance est repartie au beau fixe . On va manger au " blue Nile ", un endroit bien branché, très bonne nourriture, plein de jolies serveuses souriantes, injera de poulet tibs partages et franche rigolade avec ce cconducteur vraiment très sympa . De retour à l'hotel j'arrive à avoir la famille au téléphone et cela me termine la soirée en beauté .
A 23 h Dani et moi dormons comme des loirs : faut dire que cette journée aurra tout de meme été " un peu fatigante " . Pas de journal de bord, pas de jeux sur game boy, ni portable, dodo en 2 minutes !
DILLA, le pays SIDAMO et GEDEO
AWASA ville de la vallée du rift .
La terrasse du LEWI hotel est un endroit très agréable pour le petit déjeuner . Awasa est une ville moderne et très agréable pour y passer un peu de temps . Altitude 1600 m donc pas trop chaud, bord du lac très poissoneux, route du sud, et pas loin du carrefour de Shashemene qui mene dans plein de directions .
Bien plus agréable que cette dernière, Awasa a aussi un grand centre universitaire en pleine expenssion, du moins je l'espère pour les étudiants éthiopiens ...Car les beaux batiments ne signifient pas forcément université performante, loin s'en faut ! en tous cas la ville est agréable, et très animée . Il y a le fameux marché aux poissons quotidien, les promenades en barque, le mont Tabor et surtout plein de bons restos ...
Nous avons eu la chance de faire connaissance avec Admasu qui est prof d'arts martiaux et a sa propre salle .
il nous ainvités dans son modeste "kebele" et nous avons passé deux superbes journées à awasa . En fait dans la journée nous avons balladé tout seuls découvrant la ville au gré des promenades, car Admasu conduit tous les jours son minibus de Awasa à Dilla aller retour et fni son travail à 15/16 h . Là il est libre et reprend ses cours d'arts martiaux le matin à 5 h avant de partir avec le minibus . C est donc les soirées que l'on s'est retrouvés pour passer quelques bons moments ensemble . A 16 h il arrive et nous invite chez lui ; il vit dans une petite piece en dur, matelas au sol, mais chaine Hifi et TV ...On regarde ses albums de photos, et plein de monde arrive, des amis, des jeunes qu'il entraine au kung fu, des voisins ...on regarde des sketches ensemble sur la vidéo puis musique éthiopienne, initiation à la danse des épaules, quelle fourre de rire !
Ensuite il ramène son minibus au patron, les enfants de son quartier l'on lavé et astiqué pour quelques birs ...Il nous laisse au pied du Mont Tabor car Daniel et moi voulons monter là pour le coucher du soleil . Il négociepour nous le "badjaji" ( sorte de tuk tuk ) qui nous ramenera à l'hotel ...
La montée est assez rude, une petite demi-heure et nous arrivons pile poil pour un superbe coucher de soleil derrière les montagnes du lac d'Awasa . Ce soir on a été manger au restaurant Guragué dont la spécialité est le kitfo ( sorte de steak tartare ) servi sur l'injera bien sur, et de la bière draft ( pression) .
on finit la soirée en ville à la terrasse d'un café et vers 23 h retour à l'hotel ; séparation avec Admasu, un type vraiment sympa, qui se bat bien pour s'accrocher à la vie dans son pays ...
Chaque soir Daniel est triste, car il sent peu à peu la fin du voyage arriver mais ce soir il me demande de lui raconter l'histoire du Mont Tabor dont son grand père lui avait déjà parlé quand il était petit ...
On fini par une partie de jeu sur le mobile qu'il gagne haut la main . Demain on a décidé de démarrer doucement en utilisant les minibus pour rejoindre Wondo Genet, dernière étape avant le retour sur ADDIS .
Raconter des histoires c'est bien, essayer de mettre des émotions à l'intérieur c'est tout un art ou plusieurs d'entre nous excellent .... mais pouvoir faire en sorte que l'on fasse le même voyage en te lisant, c'est magique ..... parce que nous mettant en scène sur ces routes remplies d'aventure, et c'est celà que l'on aime avant tout ..... et pour t'avoir accompagné une fois dans une de tes virées en Ethiopie, je sais que ce pays est une vraie terre vierge pour l'aventure sous toutes ses formes, ou l'on puise tout ce que le voyageur est en droit d'attendre comme émotions .....
Lundi 3 mars, waouh comme le temps passe vite me dis je en me réveillant ce matin ...
On range nos sacs, vite fait, comme souvent en voyage, mais les réflexes sont rodés, chacun surveille l'autre, tes affaires de toilette, les affaires qu'on a lavé et mis à sécher, le mobile, le chargeur, le game boy ( ça c'est pour Daniel ) etc ..etc..
Malgré son age mon fiston éthiopien aura vraiment été à la hauteur ! On n'a jamais rien oublié d'important lors de ce long voyage !
Pourtant des départs à 5 h du matin, sans lumière (car pas de courant ) la tete dans le cirage, on en a fait quelques uns .... et toujours dans la joie et la bonne humeur ( ça faut le dire vite ...)
Bon aujourd 'hui en tous cas c'est 2 heures ( non je vous rassure 2 heures en" heure éthiopienne "c'est à dire 8 heures du mat ). C'est vrai que j'avais oublié de vous dire qu'ici en Ethiopie l'heure c'est pas comme chez nous non plus .
6 heures du mat c'est leur zéro heure et après ça va jusqu'à 12 qui correspond à 18 h chez nous
et là ça recommence mais par exemple 2 night = 20 h00 et 2 = 8 heures du matin !
Par exemple si on demande quand part le bus pour ADDIS on va vous dire 11 night = 5 heures du matin !
Donc à 2 heures ce matin, petit déjeuner au bar du LEWIS et on file pour la gare des bus .
Meme pas un regard pour les bus car SHASHEMENE est à 1 petite heure de route et il y a de nombreux minibus qui font ce trajet . En 5 minutes on est embarqués et une petite heure plus tard voici SHASHEMENE la ville des rastas ... La gare des bus est hyper bordélique : surprise ? non pas du tout ! mais tout simplement je n'y prete plus attention ...D'ailleurs on trouve le bus en un temps reccord ; il est presque plein ( pas surpris ) et je me prends encore la tete avec le gros sac à dos pour les porteurs qui doivent me prendre pour Mere Teressa ...
Mais Daniel veille au grain et avec lui ce n'est pas la meme " limonade " Je lui dis " laisse tomber Dani ce n'est pas beaucoup d'argent " mais sa réponse est à la hauteur : i must save the money of my dad ! Le bus emprunte la piste vers le village de Wonsha, vingt kilomètres à peine, mais de la piste en descente vers une vallée tropicale ...Arrivés à wonsha, petit village il nous faut trouver comment aller à Wondo genet qui se trouve à 3-4 kilomètres d'ici . le village de wonsha offre des hébergements basiques mais assez loin des sources chaudes et donc j 'ai dit à Daniel pour la dernière nuit du périple on se paye le Wabe Shebele . C 'est avec un "gari" charette tirée par un cheval qu'on fera les quelques kilomètres jusqu'à l'hotel ...Pauvre cheval, j'ai bien fait la moitié du parcours en courrant à coté, il n'en pouvait plus dans les montées ...Le site de wondo genet est superbe :une oasis luxuriante foisonnant d'oiseaux, de singes, une foret tropicale, des sources chaudes et l'hotel est vraiment situé dans un jardin magnifique ; en semaine c'est le paradis, peu de monde, on a trouvé de suite une superbe chambre Twin pour 290 birs, petit dej compris et entrée aux sources aussi ...C 'est quand meme le plus cher que nous ayons payé du voyage ( environ 19 euros ), le moins cher ayant été le Edget à konso 60 birs soit ( 4 euros)
mais l'an dernier je me souviens avoir payé 30 birs à Kosober ( 2, 30 euros ) ...
On se commande une bonne injera pour le lunch, mais bien qu'étant bonne ça ne vaut pas les repas dans les petits restos locaux . Détente à la chambre pendant les heures chaudes, Dani s'est déjà arrangé avec Selemon, un jeune guide local, pour une randonnée de 15 h à la nuit ...Il ne me restera qu'à négocier le prix avant le départ me dit-il !en guise de repos je lave le linge et l'étends sur la terrasse : à peine posé un singe arrive et raffle un slip ! Il va pas le mettre quand meme ? Je cours derrière lui et comme ça ne semange pas il le lache en route .Daniel me donne encore un "petit cours" sur l'étendage du linge en Ethiopie : prendre un balai, une veste, la mettre sur le balai et poser cet " épouvantail " à coté du linge étendu et aucun singe ne s'approche ... et ça marche à 100% ...A 15 h Selemon est là : bien sur il demande le prix d'une journée ( qui ne risque rien n'a rien ) et on fini par se mettre d'accord sur 25 birs . En tout cas ce jeune nous fera faire une superbe ballade . Si on sait les prendre ces guides sont vraiment de vrais petits pros . Il faut toujours négocier avec le sourire, ne jamais se facher, leur dire ce que l'on veut faire le plus précisément possible sinon il y a malentendu et déception de part et d'autre . Notre idée était de faire une ballade, qui de la foret tropicale nous mènerait sur les crètes, à la rencontre des villages sidamo . et je peux dire que Selemon a bien compris puisqu'on a fait 4 heures de rando presque non stop ...Sources chaudes, rivières d'eau chaude, vasque où se baignait Menelik, champs de khat, torents, plantations de bananiers, d'ensete, une très belle ballade hors des sentiers battus comme je les aime ! On a fait pas mal de dénivellé et fini sur les crètes dominant le lac awasa : là le sumum a été la rencontre avec une famille de la tribu Sidamo vivant dans deux cases perchées sur une petite prairie d'altitude, entourée de bananiers . Nous sommes restés une demi-heure à observer la vue magnifique et peu à peu les enfants craintifs s'approchaient de nous . Selemon nous a demandé si nous voulions gouter à leur "pain " local appellé " boula " mais il faudrait attendre un peu car la mère de famille allait le faire cuire ...Bon on apris le risque, de toutes façons demain on sera à addis près des pharmacies ...
Un des grands enfants nous a appellé peu après et invité à entrer dans une des cases : ça a été pour moi un moment fort de ce voyage . Ces 2 cases perchées sur un petite prairie d'altitude abritaient une seule famille de l 'ethnie Sidamo . Déjà la case à elle seule valait la peine d'y entrer : coin cuisine, coin des animaux, vaisselle suspendue, intérieur totalement noirci et enfumé, viande séchée, au moins une dizaine d'enfants de tous ages nous regardaient avec leur yeux grands ouverts, aux sourcils cernés de khol, leur donnant un regard profond et ébahi ! Quelle gentillesse, le père une quarantaine d'années, la mère 35 ans tout au plus et 20 enfants ! ! ! Je n'en revenais pas : sommes restés ici plus d'une heure et demie et à chaque moment un gamin arrivait et s'instalait avec nous . Les petites filles revenaient lourdement chargées de bidons d'eau et de fagots de bois, les garçons revenaient des champs, d'autres les plus petits avec 3, 4 chèvres du paturage ... On a mangé ce pain, provenant de l'ensete
( faux bananier ) et ma foi ce n'était pas mauvais du tout . La calebasse passait de mains en mains et chacun piochait dedans avec les doigts en faisant une petite boule que l'on mangeait . nous avons bien sur laissé un peu d'argent à cette famille et comme j'ai regretté de n'avoir pas tout ces habits à leur donner, car vraiment les gosses étaient vetus de haillons ...
En repartant nous avons fait des photos avec toute cette famille, et vraiment j'en ai eu gros sur le coeur de repartir ainsi, en pensant à leur gentillesse et à leur vie si difficille ici . Un des plus agés des enfants nous a accompagnés à travers leur plantation d'ensete, pour nous guider vers le sentier, une fois arrivés là j'ai fouillé mon sac à dos pour lui donner tous les babiolles possibles ( 2/3 stylos, un briquet, ma casquette, un tube de crème pour les lèvres, mon T-shirt de rechange trop grand pour lui ...) Je ne pourrais pas oublier ces yeux grands ouverts, ce sourire et cette main qui nous faisait au revoir jusqu'à que nous disparaissions dans la foret ...
Il fait presque nuit quand nous revenons au Wabe Shebele . Selemon était super content : il a eu 50 birs au lieu des 25 prévus : faut dire qu'il n'a rien demandé de plus au retour seulement il a demandé à Daniel si nous étions contents de la ballade ...Je lui ai dit : tu vois tu as eu ce que tu voulais au départ ( ça te fait comme une journée de guide ! )
Je dis à Daniel : on va finir la soirée dans les hots springs ça va nous détendre de cette marche, mais je vois que mon petit fiston fait tout pour trainer semblant vouloir éviter le bain ...Ce n'est que devant la piscine que je comprends son problème quand il me dit je te regarde mais il fait trop froid, je ne veux pas me baigner . Je lui dis c'est vraiment dommage c'est vraiment génial pour se détendre allez viens dans l'eau !
Daniel ne sait pas nager et de plus de nuit a une peur bleue d'entrer dans l'eau . Avec beaucoup de diplomatie je le convaincs car il a largement pied au début du bassin et voilà comment pendant plus de 2 heures il a pris sa première leçon de natation, et finallement il a fallu lui dire de sortir car à 21 h je commençais quand meme a avoir faim ! repas du soir ( les derniers du resto ) et pas dix minutes pour dormir une fois au lit ...
RETOUR à ADDIS : découverte de la capitale, quartier PIAZZA ...
Ce n'est qu'un au revoir Daniel : Ewet tenagru, kemeshebet mader ... ( proverbe amharic )
GETA YEMARH wedu wend leje -
Abati
...et retour en pays niçois ...
Voilà, le voyage au pays habesha touche à sa fin, aujourd'hui nous retournons sur ADDIS où j'ai prévu 4 jours, surtout pour Daniel ( ses études, sa vie future, des informations à prendre dans diverses administrations ) bref rien de très interressant pour les voyageurs en Ethiopie ...
Un conducteur de "badjaji" nous attend pour le retour sur Wonsha ...le bus est "enchainé " dans la foulée, et à Shashemene on prend au vol le bus pour Addis grace à un des "rabatteurs" qui moyennant petite rétribution nous oriente sur le bus en départ immédiat ( pour 5 birs de commission)
Le trajet de retour sur la capitale se fait par la route de la vallée du rift ; halte lunch à ZIWAY, étape classique pour les bus ...On se régale vraiment d'un leb leb de poissons divin + injera .
Puis DEBRE ZEIT, le carrefour de la route de HARRAR ; à partir d'ici la route est très très encombrée et l'entrée à Addis c'est au pas car le trafic est complètement planté par des travaux du futur '"périphérique urbain " On se fait laisser près de Meskal Square que je reconnais au passage, et de là on hèle un taxi pour le Baro où j'ai réservé les 5 dernières nuits .
Partis à 9h30 de Wondo Genet il est 16 heures quand nous arrivons au Baro ( un tuk-tuk, un bus, un deuxieme bus et un taxi utilisés pour ce trajet de 300 kilomètres environ ) .
On a terminé sur un parcours "sans faute ", un peu de chance peut etre et l'expérience qui commence à porter ses fruits ...Tiens presque je me referais un petit trip en bus en Ethiopie ...
Au baro toujours le meme coup avec la réceptioniste : il faut attendre 2 heures pour avoir la chambre ! Ce coup çi c'est non et le gérant nous trouve de suite la twin réservée .Je changerai le lendemain pour une autre plus grande et plus lumineuse . Que dire d'Addis : j'y ai rencontré des gens d'une gentillesse extrème, un professeur d'amharic-français du lycée français Guebre Maryam, le directeur d'une école d'informatique, Abey le patron de mon agence habituelle, Sinta mon chauffeur et ami, un copain de Daniel de Bahir Dar, Yohanès ... et plein d'autres rencontres anonymes et simples et qui tous on essayé de m'aider au mieux pour mon petit filleul . La plus antipathique a été ( et celà ne m'étonne nullement la fonctionnaire de l'ambassade de France ) hormis un certain Patrick au service des visas que je remercie au passage de sa gentillesse et de sa franchise . Merci aussi à Mimi, éthiopienne mariée à Alan, un français passant sa retraite là bas, qui n'ont pas hésité à me laisser coordonées téléphoniques pour mon filleul et pour mon prochain passage à Addis .
J'ai vraiment rencontré des gens très sympas au cours de ce voyage éthiopien et les encouragements et conseils de tous m'ont fait chaud au coeur et donné grand espoir, dans la difficulté de batir un avenir solide pour mon petit filleul Daniel . Les quatre jours aurront été fertiles en rebondissements et décisions et finalement Daniel remontera à Bahir Dar sa ville natale pour l'année à venir . Son copain Yohanès remonte aussi arretant ses études commencées à Addis . Ils prendront le bus le matin meme où je volerai vers ROME .
En fait on arrivera en meme temps ( a une demi-heure près ) lui à BAHIR DAR et moi à la maison à NICE .
Mon grand regret à été de ne pouvoir remonter à Bahir Dar rencontrer à nouveau ses grands parents, mais je pense que ce n'est que partie remise ...
Quelques restos à retenir : le Turacco sur Adwa street ( très bonne soirée avec Abey et Sinta )
le resto de l'hotel national à Piazza ( qui était un peu notre cantine avec Dani ),
sur Bolé av : le resto Habesha avec un superbe spectacle de danses éthiopiennes pour la soirée avant le départ, les pastry shop du quartier Piazza où je ne suis jamais resté attablé seul plus de 2 minutes ...le café Oslo, le café Grace Computer, le petit café sous la place De Gaulle ...
j'ai déniché pour mon pote Jacques le maillot de l'équipe de foot nationale dans une petite boutique de l'avenue d'Adwa grace à Jérémy qui comme nous finissait son voyage de 6 semaines au Baro .
Daniel m'a négocié comme un vrai pro mes 2 statues " konso " dans une petite boutique de Churchill Avenue .
Le retour s'est bien passé, enregistrement, vol Addis -Rome très rapide, moins de 6 heures de vol ...
Par contre posé à 5 heures du mat à Fiumicino l'attente de mon vol pour Nice a été un vrai calvaire ( 14h30) surtout que j'avais pas vraiment le moral ...
Retrouver ma famille m'a de suite donné du punch pour de nouvelles aventures : ce ne sera pas trop long puisque à la mi- avril avec mon fils Eric et mon pote de voyage Jacques on s'envole pour l'Inde et le mystérieux SIKKIM ...
Merci Christian c'est un véritable plaisir de te lire, mais au delà du récit, c'est un grand coup de chapeau que j'ai envie de t'adresser pour la manière dont tu abordes ce pays, les conditions de ton voyage (trop dures pour moi 🏴☠️ ), et surtout pour ce qui te motive en allant là-bas à la rencontre de ton filleul, en pleine conscience de l'ambigüité de sa situation et de son avenir.
Salut Chris !
Très touché que tu ai lu le carnet ...
C 'est vrai que ce fut un voyage un peu difficille concernant les déplacements, mais la richesse des rencontres a largement compensé tout cela !
Merci de tes encouragements, pour mon petit filleul ...
Quelques petites indications d'ordre pratique pour les "futurs voyageurs " en Ethiopie :
( mais ces conseils n'engagent que moi ...)
Le VISA s'obtient dès l'arrivée à BOLE ( aéroport d 'addis) pour 20$ où 17 euros
La façon la plus simple de visiter le pays est de voyager à plusieurs ( 3 ideal ) et de louer un 4x4 avec chauffeur ) Les prix s'étalent de 100 euros à 120 la journée .
Il y a pas mal d'agences qui peuvent vous proposer cela et je ne donnerais aucune adresse sur le forum mais seulement en MP après contact avec les interressés ...
Evitez de vouloir faire trop de kilometres : mon conseil, essayez de passer 2 nuits par étape, sauf les étapes intermediaires ...En plus selon le circuit nord, sud, dallol, est, ouest, Balé, il faut tenir compte des jours de marchés . Le sud et les tribus : toutes photos se payent, 1 à 2 birs si pas d'inflation, en 4x4 avec chauffeur vous etes à l'abri des soucis, vous pouvez choisir de supers hotels, mais vous payez le prix fort ...
Ciblez une région pour le premier voyage et si vous ne devez y aller qu'une fois choisisez suivant votre interet principal
Le Nord / pays amhara, montagnes, églises, marchés l'ethiopie comme on ne l'imagine jamais, montagnes vertes, paysans, peu de villes, avec le desert du dallol pas si loin ...
Le sud, là c'est plutot l'Afrique quoique suivant la saison c est incroyablement vert, mais là c est le pays des tribus ( Hammer, bana, arbore, tsemai, karo, dasanetch, bodi, mursi, konsos, boranas ...) très très dépaysant, mais aussi surprenant et plus touristique qd meme vu le "rapport "avec l argent ...
Le Balé, montagnes à 4000 m, pour les marcheurs et amateurs de nature ...
L est, un autre monde, Harrar une ville Incroyablement attachante mélange afrique/ orient ...
et pas loin les afars et le desert du danakil
L'ouest, un mélange de montagnes, de tropiques ( café, plantations ) tribus encore plus spécifiques (les surmas et le long du Soudan les régions de Gambella et les tribus nilotiques Nuers et anuaks
En individuel, avec les bus, c'est pas évident et il faut absolument DU TEMPS DEVANT SOI ! mais c'est un autre pays que vous découvrirez pas forcément plus beau pour le voyageur qui ne veut garder que le plus beau, mais surement plus vrai !
En dehors du prix de location du 4x4 les prix des "entrées " églises, parcs, tribus, villages sont assez élebvés par rapport au standart de la vie locale ; payer 75 birs pour visiter UNE eglise ...
Nourriture, hébergement, eau, divers, difficille de payer moins ...
Sécurité : pour moi je préfère me promener seul en ethiopie que dans le Vieux Nice un samedi soir avec mon épouse ...à vous de me croire où pas !
L'insécurité ne vient pas des ethiopiens mais des risques de conflits extérieurs ( exemple frontière erythree )
De manière générale près des frontières c'est moins sur ...
Religion : seul pays "chrétien " au milieu du monde musulman environant, c'est vraiment un pays de tolérance incroyable . 40 % orthodoxes, 30 % musulmans, animistes au sud mais jamais vu où entendu un problème entre les religions
Ethnies : alors là c est pas la meme limonade, amharas, oromos, peuples du sud, tribus ...beaucoup plus tendues les relations et ça commence dès l'université ...
Nourriture: INJERA, vaut mieux aimer sinon retour aux spaghettis pendant un mois ...fruits extra suivant la saison, poisson, et beaucoup de viande sauf les fastings days ( mercredi et vendredi chez les amharas )
Amateurs de tartare vous allez vous régaler avec le Kitfo mais ajoutez du berberé de sera plus sur !
Boissons ; eau minérale Highland ( laissez les bouteilles aux tribus )
Ambo gazeuse, coca, fanta, très bonnes bières, vin bizarre Guder et Axum qu'ils mélangent au coca ...
Bonjour CHRISTIAN, je pense que nous avons deja communiqué ( pour apporter des tennis a ton protégé, mais le temps etait trop court et ça ne s' est pas fait ) Nous etions en decembre dans le sud avec voiture et chauffeur de YEMANE, recommandé sur le forum, nous voulons revenir en Ethiopie pour aller au Dallol en janvier .Cette region necessitant un materiel en bon etat nous ne souhaitons pas faire appel a YEMANE (en effet nous avons eu de nombreuses pannes avec son vehicule et le bonhomme est caracteriel des qu' on le contrarie un peu 😠 ) Peux-tu me dire avec qui tu passes pour ton 4.4 .Connais-tu le DALLOL ? En te remerçiant d' avance .HUGUETTE.
nous venons de lire tes carnets de voyage dans le sud de l'Ethiopie, accompagné de ton "fiston" Daniel.
Merci, ce fut un grand moment d'aventure. Cela nous a donné encore plus l'envie d'y aller.
C'est décidé, nous y allons au mois de Novembre, mais comme nous avons 1 mois devant nous, nous allons faire un petit tour dans le Nord, retour à Adis, puis le Sud, en évitant la vallée de l'Omo que nous ferons l'année prochaine. A moins que tu nous dises qu'il faut y aller de toutre urgence de peur que les touristes ne "gâtent" les tribus.
Sommes trés intéressés à avoir les coordonnées de Sinta et de Abey et aussi de Admasu dans le Sud
Donc, nous t'appelons demain sur ton portable, et encore bravo pour les carnets
Je vois que tu es retourné en Ethiopie. Moi aussi pour la troisième fois en février et mars. A ce sujet, je croyais avoir mis mes pages éthiopiennes dans le carnet de voyage. C'est marrant, j'ai fait en mai à peu près le même parcours que toi, en solitaire, sac à dos, bus, camion isuzu, stop, et même à pied dans le bush. Addis-El soda aller-retour. Je pense que parce que je suis une femme et plus très jeune, je n'ai eu aucun problème. Ni à la gare de bus (à 6h du mat), ni plus tard. Mais il est vrai qu'à 5h, chaque jour je me réveillais et sans manger je sautais dans mon pantalon et filais prendre le 1er bus qui partais souvent avec 1heure de retard car c'est la règle le bus qu'il soit énorme ou mini ne part que lorsqu'il est archi plein.
Je ne m'attarde pas plus, mes dernières aventures se trouvent ici :
http://mireille.free.fr/sud.html
Je remets "fenêtre sur l'Ethiopie" dans les carnets de voyage.
Cette année je ne retourne pas en Ethiopie (ça va me manquer). Je vais découvrir Madagascar et ... ??? je ne sais pas encore. 51/2 mois de vadrouille !
Amicalement
Mireille
«L'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup.»
(Pablo Neruda, dans J'avoue que j'ai vécu)
Je pars dans deux jours en éthiopie, Bonga pour amener un peu d'argent dans centre nutritionnel et ensuite la vallée de l'omo.
J'ai lu votre périple avec Daniel avec plaisir et plein d'images dans les yeux.
Je pars seul à sac à dos et ton récit m'a encouragé parce que ce qu'on lit ailleurs n'est pas toujours encourageant.
En plus il y a un plein d'infos à glaner dans tes textes.
Merci de faire partager ton expérience
fabien
"N'ayez jamais peur de vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée, partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres expériences, le reste vous sera donné de surcroît."
Henri de Monfreid.
😉 salut Fabien !
Je vois que tu es de Habere Poche !
bon souvenir pour moi j'y avais fait étape lors d'un tour du Léman en VTT il y a quelques années déjà ...très beau coin des Alpes ...
En ce qui concerne l' Ethiopie si tu as des questions particulières juste av ton départ inscrit ça sur le forum où en MP je me reconecterai ce soir pour y répondre - j'ai quelques amis en ethiopie aux quatre coins du pays ...
A+
😉Ma curiosité ira d'abord pour une mise en bouche, si l'on peut dire, au marchiatto, qu'est donc ce breuvage que tous les initiés semblent apprécier?
Je connais le mojito Cubain
L'amaretto, liqueur d'amande très prisé en Rep Dom.
Alors, le marchiatto j'aimerais savoir.
Ensuite, je passerai à des choses plus sérieuses.
😉Heureusement que tu es arrivé de France pour donner un cours d'extincteur, çà laisse rêveur pour la sécurité en cas d'incendie, s'ils ne savent pas se servir du matériel.
Pas mal ton hôtel on dirait, bel environnement, breakfeast qui peut se substituer à lui seul, aux trois repas quotidiens, vu son menu copieux (ce qui va te permettre de te payer des bouteilles d'eau, vu les économies réalisées).
Bon, je suis pratique, terre à terre, mais les temps sont durs et l'eau en Ethiopie, ne doit pas courir , en source fraîche, les rues des villages.
Oui, pour l'étranger, on évite d'envoyer les colis aux amis, on ne sait jamais qui les reçoit............
Il doit y avoir un tri sélectif des paquets, ceux venant d'Europe seront mis de côté pour agrémenter le Noël des fonctionnaires, des douanes sans doute, et des PTT.
donc il vaut mieux les apporter soi même.
Pour les arnaques sur les prix, c'est courant dans tous ces pays, ils s'imaginent que les touristes en ont plein les poches.......Donc, peuvent payer le prix fort.
Bon, je continuerai la lecture de ton carnet tout à l'heure, dépaysement total, revacances en rêve, descriptions qui donnent envie de s'y rendre en Ethiopie.
Tout de même, je remarque, que pour les carnets de voyage en général, il y a, là, des vrais talents d'écrivains, je dirai même mieux écrits que certains reportages de journalistes, alors que la plupart n'ont pas suivi les cours haute fidélité, en fac, ni passé l'agrég en lettres.
Comme quoi, les érudits ne sont pas forcément là où l'on pense.
Et n'allez pas croire que je m'envoie des fleurs, parce que j'en ai fait un..............de carnet
Tu écrit très bien Arrawak, tes carnets sont bien documentés et tu transcris bien tes ressentis avec les gens rencontrés.
Bien sûr j'admire les écrits de tous ceux qui ont été en Ethiopie et qui le font très bien. Chris 06 et Alan que je connais un peu sont très sensibles dans leurs péripéties et humains. J'adore.
Oh !!! un macchiatto capuccino, j'adore.
Sûrement meilleur que le café américain, c'est le plus détestable que j'aie pu boire.
Ils économisent le café
Les Ethiopiens économisent l'eau
c'est toute la différence.
Le primate de mon avatar c'est un babouin "gellada "
C 'est un singe endémique à l'Ethiopie ( montagnes du Simien et du Balé )
ils vivent en groupe et c 'est un régal de les voir de près
Gellada veut dire "au coeur qui saigne " en amharic car les males ont une grosse tache rouge sur le poitrail !
2 photos prises dans les Simien mountains en oct 2008 ...
Magnifique espèce, merci pour tes explications.
Bon, sont mieux dans leur montagne que sur la banquette du salon!!!!!MDR.
Dernièrement, j'ai entendu aux infos, que des Anglais avaient fait venir d'Australie, des kangourous, pour tondre leur gazon!!!!
Ils expliquaient, qu dès qu'ils ouvraient la porte le matin, le kangourou venait les saluer.
Quand on sait tout de même, qu'un coup des deux pieds arrière te défonce l'estomac, je me demande comment ils font pour les apprivoiser.
Il est vrai que pour les primates, (dont nous, l'homme), il existe des variétés d'espèces.
J'ai vu au Brésil, dans la forêt, des paresseux, ainsi nommé ('AÏ), car ils se déplacent très lentement.
La guide nous a expliqué, qu'ils mangent des feuilles qui les droguent, et comme ils sont shuttés, ils se baladent en douceur.
après avoir ingurgité ces drogues, ils émettent une ôdeur, qui les rend invulnérables pour les prédateurs.
Comme quoi, la nature est bien faite.
Un vrai bonheur que ton carnet soit "remonté" à un moment ou j'ai le temps de le re-déguster tout à loisir. J'espère que tout va bien pour toi cher Chris !
Ton nouvel avatar est rudement beau ! Je ne me souviens pas avoir admiré ce babouin sur un forum ou les grands singes sont pourtant légion 😉
Prendre un billet d'avion pour Addis Abeba " la nouvelle fleur " en amharic
Etre acceuilli à BOLE , par ses amis éthiopiens
Aller au Ras hotel pas pour y dormir mais pour prendre un café sur la terrasse
Commander un machiatto et quelque chose pour ses amis éthiopiens
Quand il arrive sur ta table continue à parler avec tes amis de l'Europe , de la famille de ton plaisir d'etre avec eux ici
Pendant ce temps tu verses délicatement une petite cuillère de SUKWAR ( sucre) sur la mousse du machiatto
Et tu regardes basculer tout cela lentement vers le fond de la tasse ...
Puis tu dégustes ton macchiato
Tu finis la mousse de café avec ta petite cuiller
Et après tu sais que tu es de retour au pays HABESHA ...
Et que tout recommence : you you ... farenji ... injera ... kitfo ...tedj ...St Georges ...
Ravi que mon carnet te plaise : c'est une formidable aventure humaine que j'ai attaqué il y a 4 ans maintenant ...et qui se poursuit chez nous ...
Dommage que l'on ne se puisse se rencontrer plus souvent à Nice
Tout va bien pour moi malgré que cette année soit un peu " restreinte " en voyages
C est vrai que le babouin gellada n'est pas venu sur TD mais c est pour ne pas faire de concurence au grand singe dont tu parles ( on se comprend 😉 pas vrai ? )
Merci Chris06 pour ta recette du macciatto, ce doit être rudement bon, mais ça se déguste qu'en Ethiopie avec le vrai café ethiopien. Si on essaye de le faire en France ça ne sera pas ça, sans compté l'ambiance, les odeurs, les amis éthiopiens qui sont heureux de vous voir etc....C'est un pays où je ne suis jamais allée et où pour cause de maladie incurable je ne pourrai jamais allée, la chaleur m'indispose particulièrement, mais grave. Merci pour ta gentillesse mais si tu es ami avec Alan ça ne m'étonne pas. Qui s'assemble se ressemble.
🙁snif, je n'ai fait depuis Avril 2009, que les alentours du Pilat.
Mais important de respirer un peu d'air frais par cette canicule.
donc, je n'ai pas autant de choses à raconter que toi, mais juste un clin d'oeil pour e dire que je continue la lecture de ton récit captivant.
😉Collerette, tu me suis à la trace ............
Que dois-je comprendre????
Mes récits, ou ma personne qui t'intéressent.
Bon, je plaisantais, et je ne veux surtout pas polluer ce carnet sur l'Ethiopie, que je vais relire, histoire de retrouver la fraîcheur matinale des montagnes.
😉Chut, fais comme les trois singes, ne rien savoir, ne rien dire, ne rien entendre.
Celui de Chris, (le singe), j'en adopterais bien un, il est vraîment très monsieur noble.
Et avec nos 40 degrés actuels, je pense qu'il ne serait pas trop dépaysé.
Dans mon jardin, j'ai un figuier, pour y grimper.
Il y a même un perroquet du Gabon, qui a pris l'habitude de quitter son domicile le matin, pour vaquer à ses occupations toute la journée, et le soir, il rentre chez lui..............
😉il a un maître qui lui ouvre la porte de la cage le matin, il part dans la pinède, il va voir les oiseaux en cage sur les balcons, j'espère seulement qu'il n'ouvrira pas la porte avec son bec.
Donc le matin, il nous prévient qu'il arrive, par des cris;
Et le soir, rebelotte pour dire qu'il va se coucher.
Et celà fait 5 ans qu'il se ballade ainsi.
Les premiers temps, j'avais cru à un perroquet égaré qui se serait sauvé
lorsque je l'ai revu l'année suivante, je me suis dit, comment fait-il pour trouver sa nourriture et où passe-t-il l'hiver?
donc, il était bien au chaud chez lui, nourri logé.
c'est une vraie jolie histoire.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!