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Dilemme: 15 jours en Birmanie English translation pending
by Torolindo · 2006-01-12 · 13 replies
Bonjour à tous, merci de vos contributions magiques et utiles à la fois

Je pars en Asie pour 8 sem. fin avril, avec point d'entrée et de sortie à Bangkok, mais sans volonté de s'y attarder. Au départ je comptais tracer sur le Laos et descendre ensuite tranquillement jusqu'au sud du Cambodge. Maintenant je me demande si ça ne vaut pas le coup de réduire ce périple pour prendre deux semaines en Birmanie, allant directement à Rangoon en arrivant. Je ne suis pas un amateur du "voyons le max en un minimum de temps", je voyage tranquille, en prenant le temps de m'impregner de l'atmosphère des lieux, la vie quotidienne etc... même si j'adore les vieilles pierres. Est-ce que ça vaut la peine, quitte à être là-bas, de faire une escapade de 15j. sur Rangoon/Bagan par ex, ou vaut-il mieux remettre ça à une autre fois partant du principe qu'en deux semaines ça ne vaut pas la peine d'y aller ? J'aimerais avoir votre avis, (forcément subjectif, mais c'est ce qui m'intéresse) sur la question... Merci infiniment à tous ceux et celles qui prendront le temps de me répondre.
Quel choix faire chez Ortlieb entre des sacoches Bike Packer Plus ou Back Roller Plus? English translation pending
by Willyb · 2006-01-11 · 20 replies
Bonjour à tous,

je viens souvent sur le site en tant qu'observateur, car je débute dans la randonnée vélo. J'ai effectué le tour de bretagne l'été dernier avec une remorque de ma fabrication. Je souhaiterais inverstir pour des sacoches ortlieb. J'hésite entre les modèles bike parcker plus ou classic et back roller plus ou classic.J'ai déjà lu quelques remarques sur les sacoches ortlieb, beaucoup de qualités mais aussi quelques défaults, entre autre, le prix et qu'elles ne respirent pas suffisament (l'humidité reste à l'intérieur).

Je souhaite donc avoir vos avis sur la différence entre les gammes et les tissus utilisés.En vous remerciant par avance de vos remarques et de votre expérience.

Willy
Hôtel Portofino, Margarita English translation pending
by Flogel · 2006-01-09 · 26 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si les problèmes reliés à l'eau courante à l'hôtel Portofino de Margarita sont réglés. De plus, j'ai entendu dire que le site était un peu dévasté. Ce ne sont que des suppositions, mais nous partons en mars 2005 et voulons nous assurer que nous avons fait un bon choix d'hôtel. Merci pour tous les renseignements que vous pourriez nous fournir concernant cet hôtel.

Flo-Gel
Conseils pour voyage au Canada du 12 au 26 septembre 2006 English translation pending
by JacquesD · 2006-01-05 · 26 replies
Bonsoir, Cherche documentation, avis et idées pour circuit au Canada. Dates prévues du 12 au 26/09/2006 (fourchette 10 jours avant ou après). Première idée: Ontario (chutes du Niagara) - Montréal - Québec - Tadoussac (baleines) - Rimouski - Percé - Lac St Jean - Ottawa. Départ et retour impératifs de et à Bruxelles. Documentation logements bien venue. Budget moyen pour 2 adultes (57 ans). Intéressé par agence qui peut prévoir ce projet en bus et guide. Toutefois, location de voiture n'est pas à exclure si plus facile pour boucler le budget prévu. Centres d'intérêts: comme pour l'Egypte, et l'Ouest américain précédemment: la nature et ses merveilles. Aller à la rencontre des canadiens est également une priorité. Renseignements quant aux prix des billets et période de réservation, ainsi que compagnie à contacter sont les bienvenus. Merci d'avance pour toute information.
Un bus dans la nuit pour une naissance et autres récits English translation pending
by Zabinouk · 2006-01-02 · 6 replies
19h30 Exmouth, Western Australia.

Il ne reste juste qu'une vague lueur vers l'ouest, le soleil c'est couche il y a moins d'une heure. En compagnie de quelques personnes je saute dans le bus ou nous sommes acceuillit par Paul. 5mn plustard les derniers retardataires embarquent, le bus s'elance dans la nuit noire. Loin des lumieres de la ville des milliers, des millions, des billions d'etoiles se sont allumees dans le ciel.

Un coup de frein, force klaxone et la silhouette bondissante d'un kangourou pris dans le faisceau lumineux des phares, echappe au danger mortel qui fonce sur lui. Le bus remonte droit au nord pour le moment avant de bifurquer une demi heure apres le depart vers la gauche, rares sont les vehicules croises a cette heure ci. La silhouette sombre du phare de Vlaming head se decoupe sur le ciel nocturne. Un premier arret nous permet d'embarquer Adam notre deuxieme guide en plus de Paul, il a des informations toutes fraiches a nous communiquer. Il y en a trois sur Mauritius beach.

5mn de plus sur la route en direction du sud cette fois ci, clignotant a droite, piste sablonneuse dans le faisceau des phares, veilleuses et noir total pour les derniers cent metres. Bien que je fasse attention en descendant du bus dans le noir je trebuche et me ratrappe de justesse avant la chute. Nous nous regroupons sur le parking au tour de Paul et Adam et de deux autres volontaires, venus donner des renseignement plus precit. Les dernieres consignes nous sont donnees, le principal mot d'ordre est lenteur et discretion physique. Mes yeux se sont habitues au peu de lumiere diffusee par les etoiles. Torches interdites.

L'un apres l'autre nous empruntons le sentier sabloneux qui mene a la plage. Mes pieds tatonent prudement le terrain. Soudain Adam, a l'abord de la plage, se baisse et tout le monde suit le mouvement. Et c'est courbee en deux que je touche Mauritius beach. Un groupe de 12 a gauche, un groupe de 11 a droite. A 4 pattes derriere Adam je retiens un fou rire, voila le tableau, presque une trentaine de personnes a quatre pattes sur la plage dans la nuit noire, y a de quoi sourire, non? Le sable est doux et frais sous mes mains et mes genoux. Ouille sauf la, c'etait une pierre ou un morceau de corail. Un premier stop a quelques metres de la lisiere de l'eau. Adam part en reconnaissance. J'entend le doux murmure des vagues qui viennent finir sur la plage, et j'entend en bruit de fond le sourd grondement des lames qui se fracassent sur la barre qui ferme Ningaloo reef. Adam revient nous chercher, et c'est en rampant maintenant que j'approche du nid.

A peine plus sombre que la nuit elle est la, la raison de cette delicate approche. Une tortue Loggehead a creuse un nid dans le sable et est en train de pondre. C'est la pleine saison de ponte des tortues marines, la green turtle, la loggehead (rarissime) et la hawkbill. Je suis maintenant a seulement 20cm de son arriere train, tant que nous ne sommes pas dans son champ de vision pas de probleme. A la lumiere tenue d'une torche qui eclaire avec une lumiere rouge je vois au fond du nids ce qui ressemble a des balles de pingpong, rosatre et luisante. Ce sont les oeufs. Serre les uns contre les autres, nous voyons encore apparaitre et tomber un oeuf. Ce sera le dernier. Juste apres la tortue commence a combler le nid avec ses nageoires arrieres.

En rampant nous reculons de 2-3m pour la laisser a son dur labeur. Allongee dans la nuit, j'appercois la masse sombre de la tortue, j'aurais pu la toucher tellement j'etais pret, des billions d'etoiles au dessus de ma tete, le grondement sourd du ressac dans les oreilles, je repense a l'incroyable moment que je suis en train de vivre. Premice d'une futur naissance, si tout se passe bien, dans deux mois une centaine de petites tortues sortiront du sable pour se precipiter vers la vie et l'ocean. Peut etre. A condition qu'un renard, un goana ou les hommes, ne viennent pas saccager le nid. A condition qu'elles puissent gagner l'ocean, sans se perdre dans le sillon creuse par les roues d'un 4x4 sur la plage, a condition qu'elles ne soient pas la proie des mouettes ou autres volatiles, ou qu'elles ne servent de nouriture a quelques predateurs marins. Alors peut etre certaines d'entre elles auront la chance d'atteindre l'age adulte pour a leur tour se reproduire et ainsi continuer le cycle de la vie.

Apres une bonne demi heure la tortue finit a grand coup de nageoires avant de combler le trou. Le sable vole une ou deux fois dans notre direction et nous oblige a reculer un peu. Tout ce processus prend enormement de temps et d'energie a la tortue, elle a besoin de faire des poses frequentes. Soudain je vois bouger plus distinctement la masse sombre de la tortue. L'ordre de replis rapide en rampant a fuse. La tortue commence peniblement sa reptation vers l'eau salvatrice. Trois quatre pas et elle reprend son souffle peniblement, c'est comme un rale venu des profondeur de l'ocean. Je peu percevoir l'effort considerable que represente pour une tortue de plus de 100kgs, le fait de se mouvoir hors de l'eau, j'aurais bien envie de l'aider pour la soulager. Et il n' y a pourtant que quelques metres qui la separent de la frange de l'ecume. Une derniere pose et c'est la reptation finale, elle est enfin rendue a son element de predilection, l'eau.

Pour nous aussi c'est toujours a quatre pattes que nous regagnons le sentier, car il y a encore une troisieme tortue en train de pondre et il ne faudrait pas l'effrayer et ainsi interrompre le procesus de ponte.

Si l'on a pu parler a haute voie a cote des tortues, c'est parce qu'elles sont quasi sourdes, elles ont par contre une excellente vision et c'est donc pour cela que nous essayons de nous faire discret en nous fondant dans le decors, en rampant et en bougeant le plus lentemment possible. On a une chance incroyable de pouvoir assister a ce magnifique evenement et il ne faut absolument pas que notre presence fasse echouer cette phase si delicate de la vie d'une tortue. Un mouvement brusque, des lumieres, et cela peu interrompre la tortue a n'importe quel moment dans son cycle. Quand elle creuse son nid, quand elle pond, avant qu'elle ne l'ai totalement recouvert, et c'est la tragedie.

Encore tout ebahie, j'ai repris le bus, il a fonce dans la nuit en evitant les kangourous suicidaires, je suis revenue a la lumiere de la ville. Eblouie, enchantee, emue.
Hotel Riu Merengue Puerto Plata English translation pending
by Pierre09 · 2005-12-27 · 8 replies
Bonjour à tous, Ce site est une vrai mine d'informations !!🙂 Je prepare un voyage 2e quinzaine de janvier 2006 en Republique dominicaine, il se trouve que j'ai l'occasion d'avoir un prix tres interessant pour un séjour de 2 semaine au RIU MERENGUE.... Cependant je me pose quelques questions: Comment est la plage ? ( couleur et température de l'eau, propreté de la plage, qualité du sable..) Comment est le climat sur cette partie de l'ile ? (pas trop de vent ?) Merci d'avance à tous ceux qui pourront m'eclairer !

Pierre
Le bêtisier des voyageurs English translation pending
by Yangguizi · 2005-12-18 · 64 replies
Je n'ai pas l'impression que cette discussion ait déjà eu lieu ici. On se moque facilement des autres, voyageurs ou non, mais on oublie souvent de raconter les petites mésaventures, cocasses ou ridicules, dont on est à la fois l'auteur et la victime. Voyons voir sir les vfistes sont capables d'auto-dérision, et oseront raconter leurs erreurs ou bévues.

Je commence avec deux petites histoires toutes récentes. Je suis particulièrement fier de la deuxième. 🙂

Hier matin, dans mon hôtel à Dubai, après une longue journée de travail et un vol de nuit Shanghai-Dubai, je savoure enfin une douche bien méritée, et entreprends de me raser. Damned! Je fouille ma valise de fond en comble mais il faut me rendre à l'évidence: j'ai oublié mon rasoir à la maison, et suis bon pour m'en acheter un autre en catastrophe. Il n'est que 6 heures du matin, et il faudra patienter avant l'ouverture des magasins. Je finis donc par m'acheter un petit rasoir électrique, pas cher, pour me dépanner pendant deux semaines.

Et voilà qu'arrivé à Nice, je cherche un truc au fond de ma valise, et... tombe sur le rasoir que j'étais persuadé d'avoir oublié.

Ce matin donc, je devais attrapper un vol Dubai-Nice à 7h30 du matin, et avais mis mon réveil à sonner à 4h45, en demandant à la réception de l'hôtel de m'appeler à la même heure. Il fallait en prendre des précautions, car avec toute la fatigue accumulée, il était évident que mon sommeil serait de plomb. Je me suis pourtant réveillé au milieu de la nuit et ai tranquillement regardé l'heure sur mon téléphone portable: 6h23. Nom di diou!!! Ce n'était pas le milieu de la nuit! 67 minutes pour m'habiller, boucler ma valise, prendre un taxi, aller à l'aérport et faire toutes les formalités? Impossible n'étant pas français, j'ai voulu tenter le coup sans trop y croire. En trois minutes j'ai eu le temps de boucler les deux premières étapes, tout en me passant en tête les pires scenarios catastrophes sur mes vacances déjà amputées car j'aurais forcément loupé mon avion. Quel con mais quel con! Comment ai-je pu me piéger de manière aussi stupide? Et ces imbéciles de la réception? Pourquoi ne m'ont-ils pas téléphoné? J'étais plein d'idées noires en ouvrant la porte de ma chambre, valise à la main. Je regarde ma montre avec inquiétude: 2h26 du matin. Hein, quoi? Mais oui bien sûr! Mon téléphone portable était encore à l'heure shanghaienne et je n'étais donc pas du tout à la bourre. Je me suis vraiment trouvé particulièrement ridicule sur ce coup, mais j'ai quand même évité le pire, car si j'avais fait un scandale à la réception, pour sûr que je n'aurais jamais osé remettre les pieds à Dubai de ma vie. 😎
Grèce: quels sont vos coins préférés? English translation pending
by Aristomakos · 2005-12-09 · 53 replies
Salut à tous,

Je connais assez bien la Grèce et je pense que beaucoup d'entre vous y sont également allé. Quels sont les coins que vous avez préféré ???

En ce qui me concerne, en dehors des endroits magnifiques mais très célébres, voici mes endroits préférés : L'Ile de Samothrace, au nord-est de l'Egée, près de la frontière turque, île montagneuse sauvage, assez verte, sans touristes occidentaux, aux charmants villages typiques et aux nombreux monuments anciens (dont le magnifique sanctuaire antique où la Victoire de Samothrace fut trouvée. La magnifique et vaste plage de sable fin de Neohrion, sur la cote ouest du pelopponèse, au sud-ouest d'olympie. En 1985-1988, il n'y avait aucun hotels et peu de touristes. L'île de Rhénée, en face de délos, dans les cyclades, île classée historique et interdite aux touristes. Mais moi je l'ai visité, à pieds 🙂. La Magne, pointe sud du Pelopponèse.
Afrique du Sud et Namibie: carnet de route English translation pending
by Norbertmgt · 2005-12-09 · 12 replies
On arrive d’un voyage de 5 semaines en Afrique du Sud et Namibie. Sans faire ombrage au talent de compte-rendu de tous et de Nancy en particulier, voici notre carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains voyageurs dans un avenir. .... je l’espère, proche ! Notre équipe se composait au départ de 6 personnes. Deux d’entre nous n’ont participé qu’à la première partie en Afrique du sud (16 nuits / 19 jours) de Jo’Burg à Jo’Burg pour cause congés restreints ! Le reste a eu la chance de faire le périple en entier (32nuits/35 jours) de Jo’Burg au Cap via la Namibie.

NOTRE PARCOURS

Du Mercredi 12 Octobre au Mardi 15 Novembre soit 35 jours/32 nuits sur place

1er jour : Départ en train Avignon TGV pour Roissy CDG Vol de nuit sur South African 19h05 pour Johannesburg (direct)

2ème jour: Arrivée 6h35 à Johannesburg - prise du véhicule de location Mercedes 8 places super véhicule ! - Réception par le fils de Mama Lolo - Installation à Soweto –Visite du musée Mandela, d’école et des quartiers noirs 🙂- Hébergement chez Lolo’s B&B.

3ème jour : Départ pour le Pilanesberg N Park (175km) – arrivée à Sun City (entrée 60 R heureusement gratos : voir plus loin …) la folie d’un riche mégalo et visite de Lost City (60 R p/p visite guidée obligatoire) : un hôtel, casino, un mini Las Vegas – petite intrusion dans le parc et repas au Kwa Maritane : génial ! 🙂🙂(voir plus loin…) Nuit à Kamagelo B&Bpour 2 nuits.

4ème jour: Safari toute la journée dans le Pilanesberg Park (20 R p/p + 10 R véhicule), paysage de montagne avec lac, collines et pleins d’animaux 🙂(éléphants, girafes, antilopes…) - Nuit à Kamagelo.

5ème jour: Route vers Prétoria (145km) – 80 km à l’est visite d’un village Ndebele (20 R p/p + 10 R véhicule) à Mistubello (pas authentique du tout 🤪, dommage, très coloré par contre) – Continuation pour le Haut Veld et Lydenburg (280km) -Nuit en bungalow à Lapamenti

6ème jour : Le Haut Veld - Visite de Pilgrim’s rest (village des années 1900) et le Blyde Canyon : site et point de vue gratuit sauf aux Potholes (20R p/p) - entrée dans le fabuleux parc Kruger NP (310km) -Installation à Letaba Camp pour 2 nuits en tente.

7ème jour : Safari matinal dans le parc (entrée 120 R p/p et par jour !!) : un peu déçus par la sécheresse catastrophique du parc 🤪, peu d’animaux - Petit Déjeuner pris à Olifants – retour au lodge, safari et Nuit à Letaba Camp.

8ème jour : Départ pour la partie centrale (premiers lions) - Safari toute la journée et pique-nique (on voit plus d’animaux, pas mal de rhinos) - Arrivée à Talamati, un camp de brousse intime et en pleine nature, très chouette 🙂🙂– beaucoup d’animaux au sunset – night drive négocié à 100R p/p - mais peu intéressant, bof !🤪 - Nuit au Talamati Lodge.

9ème jour : Safari fructueux dans la partie sud du parc (on a croisé un troupeau d’éléphants au détour d’un virage : quel enchantement !) - Sortie du parc à Pretoriuskop - installation et nuit à Rockabye Lodge près d’Hazyview (160km)

10ème jour : Route vers le Swaziland (180km) et passage de la frontière olé olé ! Quelle pagaille ! 😏 à Jeepe’s Reef - Visite de M’banane (marché artisanal intéressant) - Hébergement au Mlilwane Camp près d’Ezulwini (hutte traditionnelle) - Danse swazi en soirée

11ème jour : Safari dans Mlilwane Sanctuary (25 R p/p + 10 R véhicule) : très chouette 🙂🙂 pas de prédateurs mais beaucoup d’animaux et des forêts d’eucalyptus ! – Départ vers le sud (120km) - arrivée au Nisela Camp 35 km au sud après Big Bend – Hébergement au Nisela Safari Camp.

12ème jour : Entrée en RSA en début de matinée -Safari dans la réserve Hulhulwe au Maputaland (140km) – installation à M’Pila Camp en tente) - safari en fin d’après midi dans la partie Umfolozi : coucher de soleil avec les girafes, … magique !

13ème jour : Safari matinal (60 R p/p + 10 R véhicule) dans la Réserve d’Umfolozi (beaucoup de rhinos) – Route vers Kwambonambi (50km) - Installation sur la côte au Cuckoo’s nest pour 2 nuits

14ème jour : Il pleut un peu 😐 : Sortie culturelle dans un village zoulou. (95 R p/p) mais si le village ne fait trop authentique, les danses valent le coup ! – Départ pour Sta Lucia (50km) il pleut beaucoup 😕😕! - Hébergement à Cuckoo’s.

15ème jour : étape via Esowhe & Dundee pour le Zoulouland Ouest. (400km) – Hébergement à Spioenkop N. Reserve près de Ladysmith. Petite réserve sans prédateurs mais qui nous a enchantés pour ses couchers de soleil et une foule spectaculaire de girafes et ongulés en pleine course le lendemain à l’aube !!

16ème jour : Safari matinal dans la réserve (20 R p/p + 10 R véhicule): le coup de cœur la rencontre avec les girafes citées plus haut 🙂🙂 – Route vers le Drakensberg Nord et le Royal Natal Park (35 R p/p + 10 R véhicule) – traversée du Golden Highlands Park (des paysages comparables à Zion en Utah !!) à faire absolument 🙂 - un arrêt à la délicieuse petite bourgade de Clarens – Nuit à Fouriesburg (350km) au Camp Site : calme absolu !

17ème jour : Approche des monts Maluti et du Lesotho voisin sous la brume et le froid (12°) - Bloomfontein la capitale administrative du pays. (270km) - prise du véhicule de location Toyota Condor 4 places à l’aéroport- Nuit au Piccolo B&B

18ème jour : Paquetage pour nos 2 jeunes baroudeurs et route vers Johannesburg (380km). Arrivée à l’aéroport international et remise du véhicule Mercedes. Vol de nuit pour Paris à 20h05 … Snif ! 🙁🙁 Pour nous 4, longue étape (N14) vers la province nord du Cap - Arrêt à Kimberley à 9h pour visite intéressante du Big Hole (5 R p/p) et le musée en plein air sur les mines de diamants – Route vers Upington (520km) - hébergement à Marilana B& B

19ème jour : Vers le nord-ouest et entrée en Namibie (aucun trafic à 9h) -100 N$ taxe routière par véhicule – arrêt à Grünau pour un casse-croûte dans une véritable Bagdad Café - piste vers Fish River Canyon (420km) Arrivés vers 15h au lodge, nous décidons l’entrée au parc (80N$ p/p + 10N$ voiture) pour le sunset : erreur fatale, tout est à contre jour, on n’y voit rien !! Une grosse déception !😕😕 - hébergement au Canyon Moutain camp.

20ème jour : ne voulant pas refaire une piste en très mauvais état et repayer l’entrée du parc, on abandonne à regret le jumeau du Colorado - Piste vers les arbres carquois de laforêt de Kookerboom(25 N$ p/p) à Keetmanshop : superbe ciel bleu et paysage enchanteur…. - route vers le Nord et Mariental dans la Kalahari (350km) et nuit à la fabuleuse Lapa Farm (j’explique plus loin ..)

21ème jour : Longue étape vers le nord du pays - marché à Okahondja – Otjiwarongo à 16h : continuation décidée vers Etosha (760km) - nuit à Okaukejo Camp.

22ème jour :Safari dans Etosha N Park (80 N$ p/p/j + 10 N$) véhicule – repas pris à Halali (cher 90R et passage obligé des groupes 😕) – reprise du safari – rencontre avec des lionnes au coucher du soleil – nuit à Okaukejo Camp agrémentée de visiteau trou d’eau juste en face du bungalow : troupeau d’éléphants à la baignade : Ouah ! 🙂🙂

23ème jour : dernier et court safari puis Kamandjab et piste vers le Kaokoland. (510km) arrivée au pays des himbas vers 15h - Installation à Mopane Desert Camp en tente pour 2 nuits à Opuwo – Booma autour du feu et nuit au clair des étoiles du désert.

24ème jour : Visite guidée de villages Himbas 🙂🙂🙂 : le must de la Namibie avec Sossusvlei et Etosha - repos en fin de journée -nuit à Mopane Desert Camp

25ème jour : On abandonne l’idée de revenir par la C35 pour Kamanjab et la route vers Khorixas ! Bien nous en prend 😉: on s’engage au Sud par la piste la plus dépaysante du parcours, rencontre avec des himbas au détour d’un virage – paysages fabuleux 🙂🙂 jusqu’à Sesfontein et que dire après de Palmwag à Khorixas dans le Damaraland - nuit à Khorixas au Gowati Lodge

26ème jour : Paysages montagneux du Brandberg – On décide de tourner à droite face à l’océan pour faire le crochet à Cape Cross et ses otaries (40 N$ p/p + 10 N$) continuation vers Swakopmund - visite de la station balnéaire de l’Atlantique - Nuit à Sophia’s B&B

27ème jour : Piste vers le Namib N Park (370km) - Installation à Welterelde Farm près de Solitaire. Sunset drive (80 N$ p/p) dans les dunes avec le proprio : les couleurs !!! 🙂🙂

28ème jour : Départ de nuit (5h) pour les dunes de Sossulvlei– entrée duparc à 6h (80N$ + 10N$ voiture) – piste et goudron pour 6h de moment magique : la dune 45 (peu de monde), l’arnaque de 90N$ pour la navette puis Dead Vlei à piedpendant 2 h …et puis Sossusvlei : whaouah !! on a récupéré un 4x4 du Sossusvlei Lodge, on a fini avec eux : guide et chauffeur privés !! - Sortie du parc à midi comblés ! 🙂🙂🙂 On file alors vers le sud, on verra bien où on couchera – A 19h30, nous étions à table au Bagdad Café 😛 (notre premier arrêt en Namibie la semaine d’avant ! ) Sesriem-Grünau 555 km !! – nuit au Grünau Country House

29ème jour : Route goudronnée vers le Sud. (640km) - Entrée en RSA à Noordover continuation pour Springbok et Vanrhynsdorp : on retrouve peu à peu la civilisation 🤪– Nuit au De Oude Herberg (voir le commentaire !) à Tulbagh

30ème jour : La région de Franshoek et les vignobles – superbe col menant à la mer et Kleimond et la route touristique vers le Cap (150 km) - Installation dans le quartier d’Oranjziecht à Belmont B&B pour 4 nuits à Cape Town. Montée au Signal Hill pour un coucher de soleil !!😎

31ème jour : Visite du château de Bonne Espérance (20 N$ p/p) : sans plus – visite du City Bowl et de la ville - le Waterfront sous les nuages – Hébergement à Belmont House.

32ème jour : Un ciel d’un bleu !! Direction le téléphérique de la montagne de la Table : cher (115 R p/p) mais fabuleux, quel panorama !🙂🙂 – visite du vignoble de Groot Constancia (25 N$ p/p) puis des jardins de Kirstenbosh (25 N$ p/p), un peu décevant car la floraison était pratiquement passée mais sous les nuages, again !!😕 Un bon chinois 😛 pour oublier et hébergement à Belmont House.

33ème jour : La péninsule du Cap - réserve naturelle de Boulders (25 N$ p/p) avec ses pingouins - le Cap de Bonne Espérance sous la pluie (entrée du parc 45R p/p) - Splendide route « payante » côtière vers Cape Town - Nuit à Belmont House

34ème jour : Le quartier malais de Boo-Kaap sur les hauteurs de Signal Hill : à faire pour ses maisons colorées et un parfum d’orient – Dernière vue du Cap depuis la ville de Bloubergstrand (20km au nord) :la photo qui est dans tous les catalogues 🙂! Restitution du véhicule chez Nacional Alamo à 15h - vol à 17 h pour Jo’B Correspondance pour Paris 20h50 - Vol de nuit sans histoire

35ème jour : Arrivée à CDG à 7h05 – une alerte terroriste 😮pour finir à la gare TGV on reste dehors pendant 40mn dans le froid puis le train vers Avignon !!

BUDGET:

Je confirme les dires de Nancy : aucune nécessité d’emporter des US $, au contraire ! L’euro était bien plus intéressant au change. Aucun souci non plus pour utiliser les cartes bancaires si ce n’est de rares refus de l’Eurocard-Master Card à certains distributeurs, par contre aucun problème avec Visa Premier. En Namibie, en effet, possibilité d’utiliser le Rand, idem au Swaziland, mais attention pas d’utilisation à l’inverse ! Toutes ces monnaies étaient à parité et équivalaient environ à 0.90 FF. (0.13 €)

Détail de nos frais par personne :

546 R (78 €) pour la nourriture (achats en supermarchés) 1044 R (149 €) pour les sorties restaurant 1000 R (144 €) pour les entrées des parcs et permis 6335 R (905 €) pour l’hébergement 3605 R (515 €) pour la location du véhicule 1350R (195 €) pour l’essence (10800 Km et 11 litres aux 100) 507 R (72 €) pour les sorties facultatives :

Au total avec quelques pourboires et péages d’autoroute 2856 euros avec le vol pour 35 jours et 1634 euros pour 19 jours

TRANSPORTS : VolsBillets achetés à Nlles Frontières Avignon, réservés en Janvier 2005 Prix : 790 euros A/R VéhiculeLoué chez Auto Escape (www.autoescape.com) on utilise régulièrement les services de cette société basé à Pertuis (Vaucluse) : professionnalisme, gens très serviables et sympas 😇. (Possibilité d’annuler au dernier moment et tout se fait par internet, aucune surprise à l’arrivée à l’aéroport)

- premier véhicule pris à Jo’B Mercedes Vito pour nous 6, état neuf 150km, confort et grande capacité (9places) et ramené à Jo’B par les 2 pauvres malheureux qui s’arrêtaient là !! 95€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert)

- deuxième pris à Bloomfontein Toyota Condor 2x4, bon état, rendu au Cap (one-way 330 R) 56€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert) Axes routiersRien à dire sur la circulation et l’état des routes : rectilignes, en très bon état en RSA, un long ruban (comme a dit Nancy !) en Namibie et des pistes en bon état (quelques kms un peu chargés en gravier sur la C35 qui va à Opuwo et Ruacana au départ de Kamanjab).

La C41 qui rejoint Opuwo sur les 50 derniers km est en travaux de goudronnage (quelques tronçons déjà utilisables, environ un bon tiers) - idem pour la piste qui mène à Sossusvlei : quelques bons bouts de goudron déjà. Piste C14 de Sesriem à Maltahohe très roulante, idem pour la C12 qui permet de joindre Seeheim en quittant le Fish river Canyon.

Seul point noir 🙁 : la piste intérieure au parc de Fish River pour approcher les différents points de vue : cailloux nombreux et très coupants, 20km/h maxi !

On a crevé 3 fois 🏴‍☠️ (une moyenne convenable aux dires de certains !!) Pneumatiques pourtant en excellent état, mais on a quitté 2 fois les pistes et on crevé qq kms plus loin : rapport de cause à effet ? Bon rien de bien grave, on sait où se trouve le cric sur le Toyota Condor maintenant !! Attention aux réparateurs : aucune facture identique de 29N$ à 70N$ (et le plus cher à Palmwag, notre première crevaison, a mal réparé, cause du 3ème arrêt garage 3 jours plus tard !!)

HEBERGEMENT:

Toutes les nuits sauf deux étaient réservées à l’avance (quasi obligatoire pour les parcs surtout dans des camps de petite capacité comme Talamati par exemple) Réservation effectuée par Internet de Janvier à Septembre 2005 en B&B, lodge ou bungalow (les prix sont indiqués pour une chambre double)

- Lolo’ B&B (Soweto) 88 € en demi-pension et activités comprises Super accueil de Mama Lolo en plein Soweto (son fils nous attendait à l’aéroport), au contact de la population noire et de leurs problèmes, sécurité totale 😛, parking et une gentillesse !! Visite de Soweto avec le fils (écoles, musée et maison Mandela…) Repas tradition « black » en soirée …extra !!

- Kagomelo Guesthouse (Pilanesberg) 60 € en BB Surprise !! Quelques difficultés de communication par mail et quelques inquiétudes avant le départ mais à l’arrivée un accueil simple, très très sympa : le patron, très gentil, nous a arrangé l’entrée à Sun City gratos (60R par personne économisés) Petit déj pris après le safari matinal à l’heure qu’on voulait, et de plus le proprio nous a carrément amenés à l’entrée du parc à 6h du mat pour qu’on ne se perde pas !

- Lapamenti Farm (Lydenburg) 30 € en SC

Un de nos coups de cœur 🙂🙂: quel dépaysement ! Le fermier vous conduit en pleine nature, au bord d’une rivière, un calme absolu, 3 bungalows cosy et très propres, sans électricité, des loupiotes à pétrole le long des chemins. Il nous allumé lui-même le booma traditionnel ...et une soirée inoubliable sous le ciel africain !

- Letaba (Kruger) 56 € en SC On avait réservé les Safari-tent pour 2, mais déception à l’arrivée : Letaba Camp presque l’usine à touriste, accueil froid pour pas dire plus, tentes mal situées et dans un état, bof !🤪 On a demandé à être « upgraded » comme ils disent et on a hérité de rondavels pour 3, mieux et plus cher évidemment mais sans plus, cuisine commune au centre des bungulows avec la compagnie des impalas.

- Talamati (Kruger) 52 € Très bien situé, petit camp (10 unités). Intimiste, dans la brousse : bungalow pour 6 en self catering super, tout équipé, neuf et accueil sympa...

- Rockabye B&B (Hazyview) 72 € en BB 3 rondavels de luxe dans un cadre verdoyant, tenus par des fermiers jeunes et très accueillants. L’hébergement le plus cher mais pour une fois …et rien à redire … Un petit déj royal !! 😛😛

- Mliwane Sanctuary (Swaziland) 44 € en SC Des huttes immenses pour 2 en pleine réserve de Mliwane, dépaysant !! Un spectacle de danses swazi interprété en soirée par tout le personnel (de la serveuse de bar … au gérant !)

- Nisela (Swaziland) 28 € en SC Des huttes minuscules pour 2 dans le sud du pays mais propre et sans surprise vu le prix…

- M’Pila (Hulhulwe) 55 € en SC Safari Tent style « Out of africa », en pleine réserve, intérieur impec, salle de bain attenante et une terrasse entièrement équipée self catering. Les animaux très très proches (nyala, antilopes et hyènes sous le nez). Trop proche parfois : un magnifique serpent lové sur la tente et paressant au soleil mais bof c’est ça l’Afrique ! 😉

- Cuckoo’s (Kwambonambi) 26 € en BB Aie! Aie! Aie! Le meilleur backpacker du Maputaland d’après le Routard et Lonely Planet ! La cata 😠: laissez-aller total (propreté très douteuse des draps, de la cuisine commune et du reste) et c’est dommage : l’endroit est vraiment chouette (une chambre dans l’arbre qui pourrait amener un plus) mais on a l’impression que rien n’a été fait ni entretenu depuis le changement de proprio (Marjan nous a appris qu’elle était là depuis presque 2 ans, qu’a-t-elle fait depuis si ce n’est la clope et le kawa perpétuels ??) Dommage ouais car Marjan est très sympa, serviable et tout, mais …

- Spioenkop Reserve Camp 26 € en SC Un immense bungalow tout équipé pour 6, bien mais sans plus, principal avantage au coeur même de Sioenkop Reserve, calme total sous les étoiles sudaf !

- Camping Site (Fouriesburg) 26 € en SC Au fond d’une gorge, à 3 km du village, des bungalows à même le rocher. Tout équipé, propre : rien à dire si ce n’est la piscine un peu froide (1300 m d’altitude)

- Piccolo B&B (Bloomfontein) 50 € en BB Proprio exubérante, style british, très dévouée (elle accompagna ma fille en ville et fit le marché avec elle une partie de la matinée). Sur les hauts de Bloomfontein calme et un brin résidentiel !

- Marilana B&B (Upington) 44 € en BB Chez les Afrikaners pure souche : quartier huppé d’Upington, piscine et tout le confort, jeunes proprios très pro mais très avenants et sympathiques. Petit déj à la hauteur ! 😛

- Moutain Camp (Fish River) 70 € en SC !! Une hacienda (10 chambres) en plein désert namibien : le backpacker du Canyon Lodge (à 2 pas de Fish River), 5km de piste sablonneuse après le lodge…et le soir autour du booma !! Petit détail : les petites bébêtes (araignées, tarentes et gekkos sont ici chez eux !!)

- Lapa Farm (Mariental) 34 € en SC LE COUP de CŒUR du voyage 🙂🙂🙂 !! Un jardin d’Eden après 35km de piste en quittant Mariental vers l’Est. Une folie de gens plus qu’aisés (le frère de la proprio tient l’immense Spar à la sortie de la ville !!) : une immense habitation semi-circulaire, aérouverte, lieu de fêtes et réception, un booma en plein milieu du gazon arrosé 24h/24h, une débauche de déco… On dort sur des matelas installés à même le sol, presque à la belle étoile, sous l’immense toit de chaume, avec les sensations, bruits et parfums de cette nuit africaine magnifique et sereine ( pas un moustique) et quel coucher de soleil !! Un petit moins : le pauvre guépard, semi apprivoisé, mais prisonnier derrière son grillage …Un autre trônait à côté de la table pour 20 personnes mais empaillé lui !! Presque au prix du Cuckoo’s cité plus haut !

- Okaukejo (Etosha) 48 € et 44 € en SC On devait initialement coucher à Otjiwarongo mais, après un arrêt d’une heure et demie à Okahondja (marché et bouffe) nous y étions à 15h30/16h donc on a poussé jusqu’à Etosha. Erreur car on a payé 2 jours de visite du parc en étant mal logé la première nuit (voir plus bas) On aurait dû s’arrêter à un B&B à qq km de l’entrée (y en avait, étaient-ils pleins ?) Seul avantage : nous étions sur place à 6h 30 pour le morning drive. 2 style d’habitation 1ère nuit : bungalows « standard » pour 2, sommaires et sans charme à un prix légèrement supérieur qu’un bungalow « superior » pour 4, face au trou d’eau (la meilleure place du camp !) la 2ème nuit .Allez y comprendre ?

- Mopane Lodge (Opuwo) 130 € en demi-pension et 220 € en pension comlète avec activité sortie Himba

3ème coup de cœur !! 🙂🙂 Un camp de toile de tente en pleine brousse, douche en plein ciel, sur les hauteurs d’un lit de rivière, malheureusement à sec, sans électricité (on vous porte une lampe batterie vers les 17h qui suffit amplement et vous accompagne pour venir profiter du repas dans une vaste paillotte ouverte sur la rivière :extra !!) . Hans, le gérant, aux petits soins … Organisation super pour la visite des villages Himbas : voiture particulière avec un guide himba connaissant la région qui nous a sortis des sentiers touristiques de la région.

- Gowati Lodge (Khorixas) 66 € en BB Un lodge récent de qualité, immense chambre (une possédait jusqu’ à 6 lits et nous en avions réservé 3 négocié au prix de l’an dernier, prix par personne alors pourquoi se priver ? Petit déj classique, bref ça sentait le lieu de passage des tours-opérateurs mais heureusement pour nous au ¾ vide…

- Sophiadale (Swakopmund) 36 € en BB A la sortie de la ville (12km) dans les premières dunes, construit par un jeune allemand et sa mère qui avaient quitté la RDA en 1989 et qui nous ont régalé de leur petit déj ! Vaste studios et une propreté et un ordre « à l’allemande » !!

- Welterelde Farm (Sesriem) 108 € en BB Quelques milliers d’hectares pour ce « pauvre fermier afrikaner » qui propose un havre de paix au milieu du désert, à une encablure de Sesriem (les clôtures font limites avec le parc) .Un chouette sunset drive dans les dunes en fin d’après-midi dans le pick-up du proprio !! 🙂🙂Petit déj pack sur les tables à 5h du mat pour rejoindre l’entrée du parc (35km) et Sossusvlei (35km + 60km)

- Lodge (Grünau Country House) 40 € en BB Etape non réservée puisque nous pensions être obligés de recoucher dans la région de Mariental au retour mais …une bonne moyenne et après une très longue étape, nous retrouvons le Bagdad Café où nous avions bu un coup à l’aller à notre entrée en Namibie : les chambres sont très correctes dans des bâtiments style motel à l’américaine. De très bons sandwichs chauds avec une bonne « Windhoek Lager » !!

- De Houde Herberg (Tulbagh) 70 € en BB Etape non réservée non plus : l’arnaque habituelle de tout voyage individuel qui se respecte : On se la joue « chicos » dans une rue entièrement classée monument historique dans un village touristique à l’entrée de la Route des Vins… mais pas moyen d’y échapper en arrivant un peu tard (tarifs identiques dans tous les B&B du coin) Bref, très cher, situé dans un immense manoir du XVII°, style Cape Dutch, mais sans douche, baignoire à la place mais sans eau !!😠😠 Par contre un petit déj vraiment class, un peu trop de serveurs autour de nous !!

- Belmont House (Cape Town) 56 € en BB On avait réservé un peu à l’aveugle dans cette ville de 2 millions d’habitants : idéalement placé, à 5mn du centre ville et à deux pas (en voiture !) du téléphérique et de Signal Hill, quartier résidentiel d’Oranjezicht, sur les contreforts de la Mountain Table, un couple aux petits soins et efficace. Super !! 🙂

REPAS ET RESTAURANTS :

La plupart du temps courses faites dans les supermarchés en ville (évitez les épiceries des parcs en particulier à Halali dans Etosha !) De très bonnes viandes pour le « braaï » (agneau bœuf et même différents gibiers : kudu, oryx…)

Sans oublier le billtong et les bonnes bières ( Castle, Windhoek et autres…) au même prix indiqué par Nancy lors de son périple en Mai, pas d’inflation comme sur l’entrée des parcs !!

Un resto super : le Kwa Maritane Lodge au Pilanesberg Parc !! Merci à Simba la lionne 😉😉 qui m’avait donné le tuyau avant de partir ! Je confirme : emplacement super, une terrasse dominant les animaux, un tunnel pour s’approcher à qqs mètres d’un point d’eau…, un buffet royal, 150R p/p mais ça vaut vraiment le coup !!

Une adresse sympa au Maputaland : le Mighty Bytes à Sta Lucia autour de 40 R pour un bon fish’n chips et 65R pour du butterfish succulent et des crevettes grillées !!

En Namibie, près de Swakopmund, un fish’n chips à Henties Bay, (y en a qu’un, on peut pas se tromper !) à l’ambiance nordique : le brouillard, 18° dehors et le feu de cheminée à l’intérieur, du poisson on ne peut plus frais ! 50R (bière incluse)

A Cape Town, en plein centre, allez au Mozart, Church Street (il est sur le Routard !) : grand choix et pas cher du tout, on déjeune à l’extérieur dans la rue piétonne avec toute l’ambiance colorée de Cape Town ! Serveuse adorable !! 50R (bière incluse)

DIVERS :

L’itinéraire

Nous avions privilégié nos déplacements uniquement en véhicule de location, ceci malgré les grandes distances, pour éviter des frais plus importants avec d’éventuels vols intérieurs. De ce fait, nous avions prévu 4 journées de plus de 500 km pour changer radicalement de région et avec 5 chauffeurs dans la première partie et 3 par la suite, cela nous ne faisait pas peur : dès les premiers jours, nous nous sommes aperçu vu l’état excellent des routes en RSA et des pistes en Namibie conjugué au trafic très fluide en Afrique du sud voire inexistant en Namibie que nous avions sous-estimé nos possibilités. Aucun souci pour rouler à 130-140 km/h sur route et autour de 90 de moyenne sur piste en toute sécurité ! De ce fait nous avons en réalité réalisé 3 très longues journées de route (au lieu de 4) et parcouru 750 km dans la journée sans problème et sans fatigue (changement de chauffeur toutes les 2 heures à 130, on fait du chemin !) Il nous a manqué, comme pour tous, un jour ou deux par ci par là : on aurait aimé repasser à Mariental et passer une journée à ne rien faire dans la fabuleuse Lapa Farm, une journée de plus pour nous permettre de visiter plus profondément le Damaraland qu’on a seulement traversé (paysage spectaculaire le long de la route Palmwag-Khorixas !!)

Le périple dans ce sens ? On nous avait conseillé d’aller au Kruger le plus tôt possible pour éviter le début de la saison des pluies, on a fini au Cap un mois après où le printemps était établi depuis quelques semaines.

Le Climat

Sur 35 jours, trois journées sans soleil ! 😎😎 Une journée presque complète de pluie au Cap Bonne Espérance (un crachin digne de la Bretagne), une journée plus ou ou moins arrosée au Zoulouland en particulier à Sta Lucia ( on a pas fait la croisière sur la rivière snif snif ! ) et le lendemain un départ pluvieux vers le centre du Zoulouland jusqu’à Dundee (influence de l’Océan Indien, je suppose !) .De Jo’B au Swaziland environ 28/30° avec des nuits relativement fraîches dues à l’altitude puis plus chaud (33°) à partir de Hulhulwe. Très chaud en Namibie (35° et plus) mais très sec et une luminosité !! Au Cap, autour de 25°

Les guides

On a souvent utilisé le NEOS de Michelin Afrique du Sud 2002, pratique, de bons descriptifs d’itinéraires et le Routard 2005 quelque fois pour les restos. En Namibie, de temps en temps, le Petit Fûté mais une vieille version ! (prix obsolète) Les cartes vendues à l’entrée des parcs (Pila, Kruger, Hulhulwe, Etosha) sont super !

Le reste : films et photos, artisanat…

Je confirme les dires de Nancy qui le détaille de façon parfaite 🙂🙂…rien à ajouter, pas de moustique en Namibie, on en a croisé deux à Hulhulwe et encore ! (on avait pris le Lariam pour la région Kruger-Maputaland : 2 précautions valent mieux qu’une …et puis avec un bon repellent !)

En conclusion, le fait de coupler les 2 pays en seul voyage nous a permis, non seulement de faire l’économie d’un vol, mais d’apprécier une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages africains et cette sensation indicible au contact des animaux sauvages qui fait qu’on a qu’une hâte c’est d’y retourner !
Le Québec en août English translation pending
by Chrissie · 2005-12-02 · 23 replies
Bonjour !

Je voudrais aller au Quebec en Août. Quel temps fait-il à cette période ?

Fait-il assez beau pour prendre un hôtel avec piscine et pouvoir se baigner et se relaxer ?

Et quoi à voir (visiter) ?

Merci d'avance de vos infos.
Vos impressions et coût de la vie en Birmanie English translation pending
by Souris13 · 2005-11-26 · 40 replies
bonjour à tous, voila mon copain et moi allons en thailande dans un mois nous allons peut etre faire un trip en velo la bas . enfin nous avons plusieurs projets et c'est sur place que ça se decideras (trouver un embarquement sur un voilier reste notre objectif premier et oui amoureux de la mer et c'est le metier de mon copain alors on aimerais naviguer en asie )avis aux proprietaire de bateaux enrecherche d'equipiers bon pour en venir sur la birmanie j'ai lu et entendu qu'il etait pas possible de rentrer et de continuer son bout de chemin a travers le pays par voie terrestre meme avec un visa d'un mois .alors qu'en est il aujourd'hui? ensuite quel est le cout de la vie ? est il possible de s"en sortir bon marché voir tres bon marche? comment avez vous trouver ce pays qui m'a l'air si mysterieux? je vous remercie pour vos reponses sonia
D'Istanbul à Delhi... Turquie-Iran. Toutoubidou English translation pending
by Parvat · 2005-11-18 · 42 replies
6 avril 2005

L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul… J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €. On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi. Le voyage commence enfin!!! La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul. Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées… Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence… 7/4 Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul… Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale ! Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard... Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…

8 avril 05... Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre…. Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce. Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul. Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…

On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie… Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou ! Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.

Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies. Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle. Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé. Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes. Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues… Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…

De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.

Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands. Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama… "No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais… Bon, hop la Cappadoce.
Algérie: la transsharienne English translation pending
by Tawilee · 2005-11-14 · 14 replies
LA TRANSSAHARIENNE!!!! Un rêve d'il y a trente ans.

L'explorer du nord au sud, en s'arrêtant çà et là, au gré des envies, des paysages et des oasis, c'est ce dont nous rêvions depuis longtemps et que nous avons enfin entrepris ces 15 derniers jours.

Partis à deux de Annaba, jeudi après-midi, notre voiture chargée et bien équipée, première halte à Batna avant de rejoindre la porte du désert, vendredi après-midi, à El-Oued, la ville aux mille coupoles, centre de nombreux Oasis appelés "Souf". Souper et nuitée à l'hôtel Loose et deuxième menu de Ramadan: Chorba, bourek et poulet grillé.

Samedi matin, en route pour Toggourt, Ouargla et Ghardaïa. Quel enchantement cette route. Nous nous extasions à la vue de nos premières dunes, ocres, dorées, jalonnant les 400 kilomètres d'une excellente route goudronnée.

En chemin, d'anciens puits encore en service, des panneaux de signalisation "attention dromadaires", "risque d'ensablement".

Petite halte pique-nique: pâté Comtesse du Barry, et … Vache qui rit! arrosés d'une bière bien fraîche grâce à la glacière branchée sur l'allume-cigare de la voiture. Sans le vent et les mouches on se serait bien laissés aller à une bonne sieste!

Après un petit tour dans Toggourt et Ouargla (rien de très particulier), nous arrivons en fin d'après-midi à Ghardaïa. Halte de 3 nuits dans un "hôtel/auberge le Caravansérail" aménagé dans une ancienne maison traditionnelle au milieu de la palmeraie.

Ghardaïa, capitale du Mzab, est une "pentapole", composée de 5 cités/oasis ayant toutes gardé un style traditionnel très homogène; la plus spéciale "Béni Isguen" est toujours entourée d'une muraille percée de 3 portes seulement et qu'on ne visite qu'avec un guide. C'est la ville sainte des Mozabites encore très fermée et attachée aux traditions: les femmes y sont voilées de la tête aux pieds, ne laissant apparaître qu'un seul œil. Nous les appelions les cyclopes! Les pauvres, elles sont très maladroites avec leur œil unique, même que l'une d'entre elle est entrée en collision avec un vélo: "le cyclope contre le cycliste"!

Au Caravansérail, nous avons rencontré un couple de français, venus par avion, pour une semaine. Au bout de 3 jours, ils avaient un peu fait le tour et se demandaient comment occuper le reste de leur temps. Nous leur avons proposé de faire la route avec nous jusque El-Goléa, notre prochaine étape, d'où ils reprendraient l'avion pour Alger.

Départ donc de Ghardaïa le mardi matin: route superbe et rectiligne: des dunes, encore des dunes, des petites, des hautes, des dorées, des ridées, des lisses, bref, toutes très belles, nous ont accompagnés tout le long. Et nos premiers dromadaires près de la route! Ils sont magnifiques! Pique-nique à midi à l'ombre des acacias et arrivée vers 15h à El-Goléa. Logement chez l'habitant (plus convivial et sympa que le sinistre hôtel d'état): Saadiya, ravissante jeune femme, nous a accueillis chaleureusement dans sa maison et son fils Sami nous a fait le guide (le tombeau du Père Charles de Foucauld, l'église St Joseph - église/musée renfermant tous ses écrits et le récit de sa vie - le vieux ksar, etc…). A notre retour "à la maison", juste au chant du muezzin pour la rupture du jeûne, un dîner fastueux nous attendait; ça nous a changé de l'éternelle chorba/bourek/poulet grillé/salade que nous n'avions cessé de manger depuis notre départ. Soirée autour d'un feu sur lequel a bouilli l'eau du thé, préparé avec tout le cérémonial du désert, à la mode touareg, puis visite d'une petite boutique d'artisanat de tissage (tapis, nappes, châles, …) qui est une coopérative de femmes initiée par les Sœurs des Pauvres.

Mercredi matin, après des adieux émus, nous nous mettons en route pour une longue étape jusque In Salah où Laurent (collègue de travail) devait nous rejoindre par avion dans l'après-midi et faire la route avec nous jusque Tamanrasset. In Salah, oasis rouge, d'architecture "soudanaise", d'ambiance très saharienne avec les dunes de sable gagnant sur un côté de la ville et les hommes tous en chèche. Ville de contrebande de … panneaux solaires! Un seul hôtel d'état, plus ou moins décrépi, et évidemment, au souper, l'éternel menu de Ramadan. Ah! une bonne chorba, il y avait longtemps!!!

Seulement voilà: Air Algérie (Air Fantaisie!) en a décidé autrement. Annulé, l'avion. Laurent nous téléphone pour dire qu'il prendra le vol de jeudi matin 8h direct sur Tamanrasset et qu'il rappellera le matin avant le décollage.

Le lendemain, jeudi, c'est notre opérateur de téléphone portable qui est en panne, et donc nous nous mettons en route vers Tam (670 km, la plus longue étape) sans nouvelles de Laurent. Après les divers arrêts aux barrages de police, gendarmerie et sécurité, qui notaient consciencieusement les données de nos passeports (plus le nom du père, de la mère, du chat, du chien, (hi hi hi) la profession, la fonction, etc…, pour notre sécurité en tant qu'étrangers), les haltes pipi et pique-nique, nous arrivons à environ 15 km de Tam vers 20 heures. Je m'extasiais sur le ciel étoilé quand je vois le clignotement des lumières d'un avion, en même temps qu'une plaque indiquant l'aéroport. "Et si Laurent était dans l'avion? On va voir?" Nous y sommes allés et … Laurent était dans l'avion !!! Retrouvailles éberluées, car il aurait dû être arrivé vers 11h du matin, et nous vers 18h.

Nous appelons notre guide et à partir de ce moment, nous sommes pris en charge par Abdallah, agence Timidoua Travel (que nous recommandons chaleureusement pour tout voyage en Algérie), qui nous a organisé un circuit dans le Hoggar.

Il vient à notre rencontre et nous installe à l'hôtel/auberge Caravansérail (encore! oui, c'est la même chaîne). Nous déposons nos affaires, et partageons avec lui un verre de vin blanc bien frais tout en discutant du programme de ces 5 prochains jours.

Il est déjà 21h et, le vin blanc aidant, nous avons faim. Oh, surprise, en apprenant que sa femme nous attend chez eux avec un bon souper: la chorba était remplacée par une soupe au blé vert (délicieuse), les boureks (nettement meilleurs qu'ailleurs) sont incontournables, et le plat de résistance était un très bon ragoût de viande. Toute la famille nous a accueillis avec la simplicité, la chaleur et l'amitié que savent manifester les algériens.

Vendredi matin, démarrage vers 10h30. Nous laissons notre voiture dans le parking de l'hôtel et nous embarquons dans la Toyota 4x4 d'Abdallah, en direction du plateau de l'Assekrem, après un petit tour dans Tam, agglomération de création récente, qui n'a aucun intérêt particulier, excepté ses rues bordées de grands tamaris où l'on croise des Touaregs sur leurs dromadaires, affichant encore leur ancienne splendeur.

Abdallah connaît le désert et ses pistes jusqu'au bout des doigts. A un moment donné, il s'engage sur un immense espace sableux, hérissé de touffes d'herbe, au milieu de nulle part et sans aucun chemin tracé et quel est notre ébahissement de nous arrêter sous un bel acacia, à côté d'un autre 4x4 semblable au nôtre, où deux "hommes du désert" étaient occupés à cuisiner et avaient déjà étendu une natte et posé dessus une table basse, des tabourets, des couverts, des verres: on nous attendait pour le repas de midi! Il s'agissait en fait de la voiture "intendance" d'Abdallah, qui nous a accompagnés pendant tout notre circuit. Ses deux collaborateurs, Malek et Bey, se sont montrés d'une efficacité et d'une discrétion remarquables. Après le cérémonial du thé, nous nous dirigeons vers le plateau de l'Assekrem, 2778 m (qui signifie: "regarde et arrête-toi") rendu célèbre par l'ermitage que Charles de Foucauld y a installé en 1910. Une piste de 86 km, rocheuse et caillouteuse, serpente et grimpe dans le massif volcanique de l'Atakor, coeur du Hoggar et du Sahara, hérissé de pics montagneux de granit rose et de basalte noir : parois éclatées, tuyaux d’orgues, pain de sucre. La piste s'arrête là. Les hommes partent à pied (20 à 30 mn d'ascension à pied) pour atteindre le plateau d'Assekrem à 2778 mètres d'altitude, et assistent au coucher du soleil fabuleux à travers les monts de Tahat et d'Ilamân (plus hauts sommets d'Algérie).

Pendant ce temps, notre "intendance" a installé le camp. La tente est montée, le feu crépite, la table est mise et le repas mijote. Laurent nous annonce une surprise: ""apéritif au champagne et foie gras pour fêter le 30ème anniversaire de mariage de Guy et Andrée"". C'était tout simplement bouleversant! Merci Laurent pour ton amitié! Nous nous souviendrons longtemps de ces "noces de perle" aux pieds de la perle du Hoggar!!! La température, elle, ne cesse de baisser et nous dormirons par 7°. Je n'ai pas eu aussi froid depuis longtemps, mais ça valait la peine, rien que pour le spectacle du ciel d'une pureté telle que la moindre étoile y scintillait, et la guitare de Bey jouant "sotto voce" des mélopées touaregs, au milieu de ce silence que l'on entend !!!! Samedi matin, nous redescendons la piste. Première halte aux "gueltas" d'Afilal. Splendides bassins d'eau où "des poissons, témoins vivants d'un Sahara plus humide jadis, subsistent encore au milieu d'une végétation verdoyante composée notamment de menthe poliot, laurier rose, tamaris, joncs, fougères, etc." (sic Abdallah). Autre halte au mont Akar-Akar nommé aussi «château d'Antinea », où nous avons vu plusieurs gravures rupestres (girafes, buffles, gazelles…). Après les haltes pipis et moultes photos des gravures et des différentes espèces d'oiseaux que Laurent et Abdallah (passionnés tous les deux d'ornithologie et de botanique) arrivaient à identifier au vol ou au sommet d'un rocher (c'était passionnant), nous arrivons au lieu du pique-nique. A propos de botanique, j'ai appris pendant ce voyage que l'armoise, séchée et pilée, pouvait remplacer la moutarde (j'ai goûté c'est délicieux), et que la germandrée utilisée en infusion, est "le" remède contre la tourista (nous l'avons testée: c'est radical). Pour les passionnés de botanique, Abdallah et sa femme, Rabia, ont édité un guide de la flore du Hoggar "Promenade Botanique" avec de splendides photos (contact: sahkiabdallah@hotmail.com). Là, Karim, le fils d'Abdallah, nous rejoint avec une troisième voiture pour nous ramener Guy et moi à Tamanrasset, car à notre âge, n'est-ce pas, nous avons besoin d'un peu de repos et de confort avant d'attaquer la dernière partie du voyage. Laurent repart avec Abdallah à l'assaut des pistes, nous vers une bonne douche chaude et un lit qui reposera ma colonne vertébrale, et nous nous donnons rendez-vous lundi matin, vers 9h, au village de Hirafok, à environ 200 km de Tamanrasset: 120 par la RN (transsaharienne) et 80 de piste de sable, village Touareg d'artisans forgerons.

Donc Lundi matin, Bey vient nous rejoindre à l'hôtel et nous démarrons à 5h du matin, après avoir chargé tous nos "bintous" (pour les anciens d'Afrique!), car nous ne repassons plus par Tamanrasset. C'est enfin le baptême du désert pour notre Kia 4x4: elle a passé le test haut "le pneu" (si je puis dire!). A Hirafok, petit-déjeuner à deux, le temps que les autres arrivent. Puis visite d'un jardin de cultures maraîchères en zone bien désertique. C'est incroyable ce qu'on peut faire pousser. Nous avons d'ailleurs fait nos provisions de tomates, salades, oignons, pommes de terre et maïs pour les prochains repas. Le chef du village, Aflane, qui est en même temps un guide, embarque avec nous en direction de Mertoutek, centre de la région naturelle de la Tefedest, où nous allons voir les peintures rupestres. En chemin, observation de plantes et oiseaux évidemment, pique-nique et arrivée sur le lieu du bivouac vers 16h30. Repos de 10mn et nous nous lançons à l'assaut d'une montagne formée de gros blocs de rochers (des galets géants) renfermant des grottes où nous nous glissons pour admirer ces peintures qui sont encore d'une fraîcheur étonnantes: lion, danseuses, chevaux, gazelles, etc…. C'était fabuleux.

Bivouac dans l'oued Mertoutek. Pour agrémenter notre soirée autour du feu, Bey et Aflane nous ont donné un concert de chants touaregs, utilisant un jerrycan vide comme tambour pour rythmer leurs mélopées très harmonieuses.

Mardi, dernière journée. Sur le chemin du retour à Hirafok où nous avions laissé la Kia, nous faisons un détour pour voir le "cratère d'Ouksem", en fait deux cratères éruptifs, tombant en un à pic vertigineux de 200 mètres, qui ne font pas partie des circuits standards. Extraordinaire, époustouflant!!!! Déjeuner près du cratère, avec observation de traquets à tête blanche, de cratéropes fauves, d’amomane isabelline et d’une caille des blés.

Dans l'après-midi, pour clôturer en beauté, nous avons observé une famille entière de 10 "gangas couronnés" se baladant sur la rocaille, en rang serré, roucoulant, et pas du tout effrayés. Un peu plus loin, 2 gazelles dorcas magnifiques, mais hélas, plus farouche que les gangas. Il faut noter aussi la présence d’ânes qui vagabondent à l’état quasi sauvage dans tout le Hoggar, dont la chair participe à la chaîne alimentaire qui maintien le chacal, le guépard, quelques rares hyènes rayées et vautours.

Retour à Hirafok, adieux à Aflane, achat d'objets d'artisanat pour le remercier, récupération de la Kia, et en route pour notre dernier bivouac (à 15 km de la route principale). Un endroit superbe, dans le lit d'un oued asséché, les ajoncs nous protégeant du vent, et les montagnes majestueuses en arrière-fond. Pour notre dernière soirée, Bey et Malek nous ont demandé de la musique de chez nous. Un petit Vivaldi pendant le repas (je précise ici que nous n'avons pas eu deux fois le même menu le soir, et chaque fois un mets délicieux), puis au clair de la voie lactée et des constellations, la voix chaude d'Irène Papas nous a transportés sur une musique sublime de Vangelis.

Mercredi matin, c'est avec beaucoup de regrets que nous nous séparons. Guy, Laurent et moi prenons la route du retour vers In Salah. Jeudi matin, avion pour Guy et moi sur Alger et retour à la maison, Laurent se chargeant de ramener la voiture, en faisant le chemin inverse de nos 5 premiers jours.

Avant de clôturer, je voudrai remercier Abdallah pour la flexibilité et la gentillesse avec lesquelles il s'est adapté à tous nos desideratas. Un circuit vraiment "à la carte", adapté au fur et à mesure à notre fatigue et à nos envies.

Un dernier mot: à aucun moment de ces 15 jours, nous n'avons éprouvé le moindre sentiment d'insécurité!

Andrée. du 21 octobre au 03 novembre 2005.

P.S. Nous avons plein d'autres photos très belles. Si vous êtes intéressés … on vous en enverra.
Les bus... English translation pending
by Opai · 2005-11-08 · 49 replies
Les bus... J’adore les bus, l’ambiance dans les gares routières. Je perds la notion du temps quand les trajets sont longs. La nuit, mes sensations changent. C’est un moment de grâce quand, seul, je peux contempler les paysages bordant la route ou, simplement, penser. Il m’arrive aussi de lire et biensûr, de profiter des rencontres. Mais ce que je préfère c’est ne rien faire... Me laisser avancer dans l’espace et le temps. Heureux cependant quand j’arrive! La boûche pâteuse, les jambes lourdes...et le coeur battant à l’idée de découvrir enfin une ville attendue ou inconnue.

Au Japon, à ma descente de l’avion, je trouve très vite le bus pour Joyo-Shi, près de Kyoto. Je suis dans un état second, mélange de fatigue et d’excitation. La lumière est éclatante mais il fait frais. Le bus doit partir à 10h45... Je guette l’horloge! OUI, ce n’est pas une légende: l’heure qui bascule à 10h45 entraîne le démarrage du moteur et le départ. Quelle précision! Je suis bien au Japon.

En Egypte, il y a pas mal de contrôle à l’approche du canal de Suez. Plusieurs check-point aussi dans le Sinai. Je m’endors. Sans arrêt, l’assistant du chauffeur me réveille pour que je sois présentable aux militaires montant dans le bus. Rien à faire, je replonge aussitôt dans mon sommeil. Il me secoue et semble exaspéré de mon refus de coopérer.Il gueule en me disant “you’re drunk, you’re drunk”...Non, je suis juste incapable de maintenir mes yeux ouverts. Et de toute façon, aux contrôles, en voyant mon passeport français, on me laisse tranquille en me félicitant pour Chirac et Zidane.

Au Myanmar, ancienne Birmanie, la saison des pluie anéantit les routes. Le labeurs des travailleurs forcés, essentiellement des femmes, qui placent une pierre à côté de l’autre ne sert pas à grand chose. Les mosaiques recouvertes de sables sont rincées et emportées bien vite. La distance entre Yangoon et le Lac Inle n’est pas énorme...500 km peut-être. Mais les 27 heures de voyage m’ont paru bien longues. D’abord, des paysages assez monotones de rizière puis ...la nuit! Des montagnes, je n’ai pu que ressentir les innombrbles virages. Je fonds à cause de la chaleur humide.Les vitres transpirent mais les fenêtres restent fermées. Il y a eu une pause après 4 heures de trajet, puis, plus rien. Un seul chauffeur conduit. Il mâche sans cesse du Bethel. Sa joue est énorme et, de temps en temps, il crache couleur rouge sang. Au matin, la brume enveloppe les montagnes couvertes de végétation . Il fait frais maintenant, mais à quoi bon, on est presque arrivé. Le bus s’arrête... j’en profite pour dormir. Deux heures plus tard, nous n’avons pas bougé... les pluies ont provoqué la chute de rochers. Il faut attendre. Le chauffeur est hilare, il me conseille de continuer à pied. Il me récuperera au prochain village, Kalaw. Je marche une petite heure et mange quelques fritures de mais, et une soupe. Toujours ce mélange: je suis exténué, las, mais bien! Heureux d’être là.

Au Cambodge, entre Kratie et Phnom-Penh se trouve un village dont la spécialité est l’arraignée frite. C’est très apprécié mais, bizarrement, je n’ai pas faim! Tout le monde déguste ça et voudrait bien me faire gouter. Je ne suis pas courageux. Une araignée, pourquoi pas, on mange bien de crevettes. Mais cette odeur qui sature l’air du bus. C’est presque ennivrant, plutôt écoeurant.

Aller de France en Bulgarie en bus, d’une traite, a été un bonheur. je n’ai rien vu des pays, mais ce n’était pas le but! Ah, l’ambiance des frontières serbes ou bulgares... J’ai vu le soleil se lever sur les alpes slovènes, puis, me suis rendormi sur l’autoroute hongroise, entourée de plaines grises et baignée de pluie. Les faubourgs de belgrades et les montagnes au sud de la Serbie m’ont rempli de joie. Puis je suis retombé dans un demi sommeil, où mes pensées sur le voyage à venir et sur ma vie en général allaient librement.

Je croise souvent des personne qui s’ennuient lors des déplacements. Le bus est pourtant pour moi, le lieu idéal de tous les voyages intérieurs.
Namibie: conseils après le retour English translation pending
by AlbaneR · 2005-11-06 · 5 replies
Bonjour a tous,

Ca y est, nous sommes rentré de notre voyage en Namibie. Comme les infos données sur ce site m'ont été de grande utilité, je vais essayé de vous faire profiter de notre expérience...

Nous avons donc passé 15 jours en Namibie, autonomes, et avec un budjet... le plus petit possible. Au final, à 2 en camping (avec notre propre materiel), le voyage nous a couté 1100 euros en tout, plus les billets d'avion.

La voiture On a loué un toyota Tazz, la voiture la moins cher, chez Hertz a l'aéroport. Au total, un budget de 350 euros pour 12 jours. Nous avions pris pris une assurance, mais pas l'assurance complete. A noter: il peut être interessant de prendre un carte visa premier, qui coute cher mais évite de prendre ces assurances (à vérifier). Une petite voiture était largement suffisante. Mais pour ceux qui peuvent mettre un peu plus, je conseillerai la clim' !! Un des petits pb d'une voiture legere et 2WD est la tenue de route, peut etre un 4*4 part moins de l'arriere? Mais les 4*4 consomment bcp plus... Un conseil: être 2 conducteurs, rouler sur les pistes demande bcp d'attention et est assez fatiguant. Pas de pb de crevaison pour nous: si les pneus au depart sont bons et si on fait un peu gaffe en roulant.

Le logement On est resté en camping tout le temps, tente perso au sol. Aucun pb avec les "bébètes" 'et pourtant je suis du genre trouillarde!!). Les animaux "dangereux" ne sont en gros que dans le nord, ou les campings sont fermés. Juste n'avoir aucune nouriture dans la tente et ne rien laisser dehors (même les chaussures!). Les emplacements dans les campings sont globalement tres grands, plats et on le plus souvent un enfroit pour le barbecue. Camping sauvage 2 fois, vers le kuiseb canyon, aucun pb, a priori, on a vu nulle part que c'est interdit, sauf dans les parcs. Une bonne astuce est de prendre le guide "where to stay" au point info de l'aéroport, avec plein d'adresse de camping et logement et les prix. A noter, a part pour Etosha et la premiere nuit a windhoek, nous n'avions rien réservé.

Le "circuit" On a fait le "circuit classique", en commancant par Etosha puis descente vers Sesriem, via Swakopmund. Nous ne sommes pas allé au Fish River Canyon, ca fait vraiement trop de kms pour seulement 15 jours. Tout est tres bien organisé pour les touristes, on a vraiment pas eu besoin de guide, juste le Lonely Planet! Il faut juste ne pas être trop optimistes sur la route, car les distances sont tres grandes et c'est assez fatiguant de rouler sur les pistes (moyenne sur les pistes: 100km/h qd elles sont bonnes, 80 pour les moins bonnes). Ne pas oublier de prendre de l'essence chaque fois que possible, les distances sont grandes et les "bleds" sont bcp plus petits qu'il n'y parait sur la carte!

Nos endroits préférés Bien sur Etosha et Sesriem, mais bon on est venu en Namibie pour ca!! Les randos et le camping dans le parc du Naukluft Montains : splendides et vraiment calmes et solitaires. On a aussi bien aimé le "parc" de Tsaobis Leopard, tres reposant. Le camping Buschfield Park a Outjo, acceuil tres sympa.

Carnet de route Arrivée aWindhoek. Nuit chez Puccini House, en camping dans le jardin (1-2 tentes maxi), puccinis@mweb.com.na. 65 NAD par personne, avec le ptit dej'. Acceuil tres sympa, pas loin du centre (10 min. a pied), et calme. Départ pour Etosha. 500 km de route, donc lever tôt tôt, mieux vaut prévoir une journée pour monter! Arrivée a Etosha vers 14h, et "balade" jusqu'au soir.. L'entrée dans Etosha est de 80NAD par pers par jour, plus 10 pour la voiture., a payer en arrivant au camp. 2 nuits a Etosha. On a dormi a Namutoni, peut être pas le plus beau point d'eau (mais on y a qd même vu des giraffes et 2 lions!), mais c'est le plus petit et le plus sympa des 3 camps. Nous avions reservé et payé ces 2 nuits de depuis la France, environ 1 mois avant. Comme c'etait impossible de reserver par moi-même, je suis passé par un "tour opérateur", norelle@namibian.org. C'est le même prix, mais elle arrive a avoir des réponse tout de suite. On peut aussi réserver au Namibia Wildlife Resorts, a Windhoek et Swakopmund (attention aux jours et heures d'ouverture, possibilité de juste réserver sans payer). 240 NAD l'emplacement (jusqu'à 8 pers).

Nous avons pu voir a peu pres tous les animaux en 3 jours, sauf léopard et cheetah, même 2 rhinos a quelques 100mètres !! On voit surtt les animaux a l'ouverture des portes, et le soir au point d'eau. Un conseil: prenez votre temps, mais partez tôt, et les carnets dans les 3 camps peuvent être interessants, au moins pour savoir quels points d'eau ne sont pas a secs. Les "détours" sont parfois aussi tres riches, surtt qd ils sont entre 2 points d'eau... C'est tres pratique d'acheter la carte des points d'eau (35NAD) des l'entrée... 3 jours nous ont paru une bonne durée, moins c'est trop peu, plus peu être un peu long... Nuit à Outjo. Le camping de Buschfeld Park, tenu par 2 allemand très sympa est le moins cher et vraiment tres agréable. 45NAD par personne, avec piscine et au calme! Très bon repas pour 55NAD par pers. bfeld@mweb.com.na Route vers Palmwag.Au passage: balade en face du KlippFingers, entre Outjo et Khorixas, tres beaux paysages. Puis Petrifed Forest, 45NAD pour 2, ca vaut pas le prix, mais ca fait bosser des gens et c'est qd meme interessant de voir les welwichtias. Puis Twyfelfontein, 50NAD pour 2, interessant de voir toutes ces peintures rupestes. Bon, vous l'aurez deviné, on est pas des grands amateurs d'archéologie, ni d'histoire, mais bon ca fait des pauses interessantes sur la rout, tres belle d'ailleurs! Nuit a Plmwag, qui n'est PAS un village, juste le lodge. C'est tres beau, mais je pense pas que ca vaut le coup de faire le trajet pour y dormir. Il faut peut être y rester au moins 2 nuits pour profiter... 80NAD par pers, il faut absolument réserver!! travel@palmwag.com.na Route de la Cote des Squelettes 80NAD par pers plus 10 pour la voiture. La piste est tres bonne le long de la cote, on est allé jusqu'à swakopmund dans la journée. C'est très beau, un désert de sel et de cailloux, très oppressant, on imagine le désarroi des premiers navigateurs a accoster là!! Quelques carcaces de bateaux, mais c'est surtt le paysage qui est magique! Arret pour observer les phoques de cap cross, tres amusant de voir les différents caractères de chacun!! 0n pensait dormir dans un des campings sur la cote, mais ils sont chers (comme dans les parcs) et pas tres sympa.- 2 nuits a Etosha. On a dormi a Namutoni, peut être pas le plus beau point d'eau (mais on y a qd même vu des giraffes et 2 lions!), mais c'est le plus petit et le plus sympa des 3 camps. Nous avions reservé et payé ces 2 nuits de depuis la France, environ 1 mois avant. Comme c'etait impossible de reserver par moi-même, je suis passé par un "tour opérateur", norelle@namibian.org. C'est le même prix, mais elle arrive a avoir des réponse tout de suite. On peut aussi réserver au Namibia Wildlife Resorts, a Windhoek et Swakopmund (attention aux jours et heures d'ouverture, possibilité de juste réserver sans payer). 240 NAD l'emplacement (jusqu'à 8 pers).

Nous avons pu voir a peu pres tous les animaux en 3 jours, sauf léopard et cheetah, même 2 rhinos a quelques 100mètres !! On voit surtt les animaux a l'ouverture des portes, et le soir au point d'eau. Un conseil: prenez votre temps, mais partez tôt, et les carnets dans les 3 camps peuvent être interessants, au moins pour savoir quels points d'eau ne sont pas a secs. Les "détours" sont parfois aussi tres riches, surtt qd ils sont entre 2 points d'eau... C'est tres pratique d'acheter la carte des points d'eau (35NAD) des l'entrée... 3 jours nous ont paru une bonne durée, moins c'est trop peu, plus peu être un peu long... Balade dans Swakopmund, ville tres agréable, puis route vers Walvis Bay. Au passage, retour en enfance sur notre première dune, 30min d'effort pour monter en haut, mais quelles sensations lors des 3 minutes de descente en courant!! Puis petite visite aux tres nombreux flamand roses a Walvis Bay. Resto au "raft", sur piloti, ne pas oublier les jumelles, pour observer les oiseaux entre les plats! 202NAD pour 2, assez bonne cuisine, même si on choisi au pif (vous savez dire langouste, dorade ou palourdes en anglais vous?!!). Nuit en camping sauvage juste avant le Kuiseb Canyon, sur le plateau désert et venté... On a aussi pensé dormir au premier camp, sous l'immence rocher... C'est sensé être payant, mais on a vu personne.... Route vers les Naukluft Montains. Passage obligé par Solitaire pour l'essence, touristique à souhait... Puis premiere rando dans le parc, l'Olive Trail, 4 heures de marche tranquille. Rando tres sympa, magnifique, avec une descente dans un canyon rouge, splendide. Prévoir bcp d'eau!! Normalment il faut aller jusqu'à l'acceuil payer l'entree du parc, 40NAD par pers plus 10 pour la voiture. Nuit dans le parc, un camping tres tres sympa, tout petit, avec des singes qui "discutent" tout la nuit. 120 NAD l'emplacement. Waterkloops Trail. Rando plus longue, 7heures de marche normale, tres belle, pas de anyon mais de tres beaux paysages. Prévoir une bonne 1/2h de barbotage dans une vasque translucide, queqlques km avant la fin... Les 2 randos sont vraiment belles et surtt on etait seuls, tranquilles... Nuit et dunes a Sesriem 240 NAD l'emplacement, réservé 3 jours plus tôt a Swakopmund. 80NAD plus 10 pour l'auto pour l'entree du parc. Lever de soleil sur la dune 45, avec malheureusement un car de touristes... On aurait surement du aller un peu plus loin, sur une dune moins connue mais plus déserte... On s'est garré au parking normal, puis a pied jusqu'à dead vlei. Ca nous a pris une grosse 1/2h, mais 90NAD par pers pour faire les 4kms nous parraissait vraiment exagéré!! En fait la "premiere" grande dune est au dessus de dead vlei, vraiment magnifique, des couleurs superbes... Sossusvlei est un peu plus loin. Balade dès 6h du matin, jusquà 11h, apres il fait vraiment trop chaud!! Retour au parking en stop... Prévoir de l'eau a gogo et des habis qui couvrent!! Nuit sauvage au même endroit que 2 jours plus tôt. Puis route vers le Tsaobis Leopard Park, 70km au sud de Karibib. C'est un lieu tres tranquille, tres acceuillant, avec de belles randos et des leo et cheetah orphelins "adoptés". 50NAD par pers pour le camping, à réserver avant, tsaobis@iafrica.com.na. 2 nuits au calme... Très bons plats pour 90NAD par pers. Puis retour sur Windhoek, logés chez Puccini, retour à la civilisation...

Voila, 15 jours bien remplis, avec de tres beaux paysages... Vraiment on est absolument pas decu, un voyage splendide. Mais qd meme 3000km en 12 jours, ouf!!

J'espere que ces conseils vont seront utiles pour preparer votre voyage et profiter bien!!...........
Commentaires sur itinéraire en Corse English translation pending
by CanadaErrant · 2005-11-02 · 27 replies
Nous proposons de partir en Corse vers la fin de l'ete prochain.

Voici ce que nous planifions comme itineraire :

Cap Corse : 3 jours (pied a terre a St-Florent) Balagne : 2 jours (pied a terre a Lumio o Calvi) Region de Porto : 3 jours (pied a terre Porto ou Vico) Region Castagniccia : 3 jours (pied a terre autour de La Porta ou Pedicroce) Sud : 4 jours (Pied a terre autour de Zonza)

Apprecierais beaucoup les commentaires sur l'itineraire, le nombre de jours alloues a chaque etape et des informations sur les hotels et restos autour des potentiels pied a terre.

Le Canadien Errant (dans ce cas ci c'est la famille errante, un couple avec une petite fille tres active et qui aime les plages)

Merci
Idées de circuits au Québec English translation pending
by Calchipe · 2005-10-28 · 13 replies
Idée de circuit en Gaspésie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je cherche des idées de circuits pour mai 2006. Je dois organiser ce voyage pour 5 personnes pendant 10 à 12 jours .... et je ne me rends pas vraiment compte des distances. Je souhaiterais passer par Montréal - Québec - Percé et Lac-St-Jean.

Pouvez-vous m'aider !!!!!!!!!!!!!!!!!
Retour Birmanie octobre 2005 English translation pending
by Slaeinte · 2005-10-26 · 10 replies
Octobre 2005, 3semaines trajet Yangon, Inle, Kalaw, Mandalay, Bagan, Yangon

Impressions generales: Pays hors du temps avec des habitants extraordinaires. On aimerait y rester plus longtemps, on reviendra c’est sur. Quant a la question de savoir si compte tenu de la situation politique il faut y aller ou pas, on pense que malgre tout, la population beneficie des retombees touristiques et que les birmans sont contents d’en savoir un peu plus sur l’exterieur. En un mot, enchante par ce voyage.

On a aime; Les birmans, leur acceuil, leur sourire Les crepes a la coco fraiche et les noix de cajou fries L’authenticite d’un pays asiatique qui n’a quasiment pas change depuis des annees L’artisanat, surtout le travail du bois.

On n’a pas aime: Les petards pendant les festivals, les birmans de tous ages les jettent n’importe ou, certaines fusees passant pres des tetes!! les bacteries et les amibes… le bus entre Bagan et Yangon (19h), la musique forte, le monde, les sieges non inclinables etc…

A faire: trek autour du lac Inle seul, plein est jusqu’a l’hotel May Haw Mann (1, 5km du centre ville), continuez la route sur 50m puis prendre un petit pont sur la droite et suivre le sentier. 2 grottes sur le chemin habitee par des moines, une petite en premier, une grande ensuite. Rebrousser chemin apres la grande sur 50m pour prendre a droite a l’intersection precedente puis visite des villages environnants. Tres peu touristique encore, des rencontres superbes au milieu de la jungle, beaux points de vu sur le lac. Accessible en une bonne après midi ou une journee (attention aux orages de fin de journee chemins tres boueux Une petite rando aux alentours du lac Inle et de Kalaw Bagan a velo, ne pas hesiter a s’y perdre et a prendre les petits sentiers A voir: Les pagodes eclairees de bougies au moment de la fete de la pleine lune a la fin de la mousson (a Bagan c’est le top) Le coucher de soleil d’une barque au pont U-bein a cote de Mandalay, ideal pour une demande en mariage Les rameurs du lac Inle

Bons plans: Venir avec des echantillons de parfum ou des briquets grand format, c’est tres utile pour negocier, certains vendeurs troquent leurs marchandises en echange (a Mandalay et Bagan surtout). Pas de change a l’aeroport, le taux du gouvernement est 3 fois inferieur a celui du marche noir . On a trouve les meilleurs taux au marche de Bogyoke, sur la place entre l’hotel de ville et le parc. Ne pas hesiter egalement a entrer ds les magazines (surtout petites agencies de voyage) et leur demander taux octobre 2005 (debut, moins bons a la fin): Change euros ok a Rangoon mais difficile ensuite A Yanggon 1 euro=1600 kyats 1us$=1350kyats Inle lake 1 euro=1500 kyats Mandalay 1 euro=1450 kyats 1us$=1150kyats Prevoir des grosses coupures, meilleur taux, et qqes petites pour le change de dernier minute… Les taux evoluent bcp, ne soyez pas surpris par des changements meme a une semaine d’intervalle Paiement CB (pour vol aerien) possible avec Vega Air qui passé par la maison mere a Bangkok. 5% de prelevement. Central Hotel, groundfloor, Bogyoke Aung San Rd. Yangon internet, batiment shopping mail a 50m de la Sule Pagoda, 3eme etage, pc recents et moitie prix si utilise le pc sans internet. Trek entre lac Inle et Kalaw, en 2 jours possible mais une journee de 40 kms, mieux vaut prevoir 3 jours. Vers Kalaw eviter les treks dans le sud ouest trop touristiques les villageois ont adopte des comportements de businessman. Si possible ne rien donner pour eviter le developpement de comportements de mendicite. Tres belle route entre Pindaya et Naungshwe meme si les grottes ne valent pas vraiment le coup. Mandalay, internet, microelectronics, 137, 83 rd between 23 and 24. Ma teriel informatique correct et connection pas cher pour le quartier. Pres de la Royal guesthouse Mandalay, Royal guesthouse, acceuil sympa et terrasse petite mais agreable. A 50m en bas a l’intersection Nylon Ice cream le meilleurs banana milkshake du Myanmar Mandalay, bonne adresse pour trouver du bel artisanat: Myanmar handicraft workshop et tribal art, no 496 84th street tel 0270558. Negocier fermement.Mandalay change, agence voyage seven diamond 82d street entre 26 et 27th Prendre le bateau pour rejoinder Mandalay a Bagan, il parait que le bus c’est la galere. Bagan; se ballader vers le village Minnanthu, le plus bel endroit a notre sens avec un endroit magique: le temple Tayoke Pyay. Panoram extraordinaire sur le site (ideal coucher de soleil en plus y a personne, bcp plus magique qu’Ananda), petits escaliers derobes pour monter quasiment jusqu’au sommet, et belles fresques sur les murs interieurs. Autres temples qui nous ont plu: Payathonzu (belles fresques), PahtoThamya (belles fresques + beau panorama) ds old Bagan, Shwesandaw (panorama OK) En bas d’Ananda, petits temples noyes ds la vegetation avec de beaux ornaments exterieurs Bagan restaurant near law office a Nyaung oo, thirpyitsaya no5 a 50m de la gare routiere, un menu indien a 2500rp entrée soupe plat dessert inegalable niveau qualite prix sur Bagan internet eviter yahoo et hotmail absolument, free ca depend des endroits, virtualtourist et lissamail fonctionnait quasiment partout. Sinon voici qqes sites de contournement: www.kproxy.com www.anonycat.com www.anonymouse.org

A fuir: Coiffeur ou barbier, coupe artisanale et peau en feu… Les grosses structures touristiques pour eviter de donner l’argent a la junte militaire, privilegier gargottes locales et petits etablissements meme si le gouvernement se sert comme il faut aussi.

Pour plus d'infos n'hesitez pas a nous contacter via le site ou sur notre mail
Nouvelle-Zélande en 3 semaines English translation pending
by Melyjul · 2005-10-19 · 32 replies
Bonjour,

Que me conseillerez vous de faire en 3 semaines en Nouvelle Zelande? MERCI
Birmanie: guide et bon programme de visite English translation pending
by Jeb · 2005-10-16 · 19 replies
Bonjour à tous, j'ai royalement 2 semaines de congés à prendre d'ici la fin de l'année et j'ai super envie de découvrir la Birmanie en routard. Bon, vous l'aurez noté, la fin d'année approche et je me lance dans cette organisation à la bourre ... j'ai donc besoins de vos bons conseils ... 😕 Alors, j'ai pas mal de questions, mais on va commencer par celles ci : 1- j'ai donc potentiellement de 12 à 14 j. de présence sur place, avez vous un programme type de visite pour 12-13 j. (et quels sont vos sites "coups de coeur" ...)? 2- je risque d'y aller tout seul. Je pense que prendre un guide taxi peut etre une bonne solution. Comment trouver un tel guide sur place et à quel cout? 3- au niveau médical, y'a t'il des vaccins à avoir absolument? 4- y a t'il des bons plans (excepté les go-voyages, voyage sncf, oppodo et autres) pour trouver un tarif interessant sur les Paris - Rangoon? 5- plus généralement, tous vos conseils sont les bienvenus ... 🙂 Merci de votre aide.

jeb
Les dix plus beaux sites du monde? English translation pending
by Leslenormand · 2005-09-06 · 58 replies
Bonjour,

Je souhaiterais partager vos gouts !!!!!!!! Pouvez m'énumérer vos 10 plus beaux spots sur cette planète terre... Mentionner le pays pour nous autres, merci

1 du plus beau 2 3 4 5 6 7 8 9 10

J'ai hate de connaitre vos réponses. A+ OL
La Namibie en famille English translation pending
by Pady · 2005-08-29 · 12 replies
Voici un bon mois que nous sommes rentrés de Namibie... Il nous faut atterrir …c’est dur !! Le but de ce récit est de donner aux futurs voyageurs quelques conseils pratiques, mais aussi nos impressions après un aussi beau voyage. Tout d’abord je tiens à remercier un certain nombre d’entre vous qui avez été de très bon conseil pour la préparation de notre voyage Je vous conseille de lire le carnet de voyage de Nancy qui sera sans doute beaucoup plus descriptif que ces quelques lignes, mais qui au niveau des tarifs n'est pas forcément à jour pour les gens qui comme nous, partent pendant les vacances scolaires (enfants obligent....). Par ailleurs j'espère que vous ne trouverez pas les renseignements suivants trop rébarbatifs, mais pour ceux qui veulent établir un semblant de budget avant de partir, je pense que c'est important. Par ailleurs en plus de ce carnet de voyage, Elvin a créé un skyblog avec une cinquantaine de photos, si le coeur vous en dit : dassyrock.skyblog.com

Composition de la famille (important pour les tarifs) : 2 adultes : Pascale et André, Elvin 17 ans considéré comme un adulte la plupart du temps, Anouk 14 ans, Mathis 10 ans et demi.

Conseils pratique pour le voyage : du 4 au 28 juillet 2005 Compagnie aérienne : Air Namibia : 3500€ pour nous 5 : Frankfort-Windhoeck - environ 9 h 30 de durée de vol Train : A/R Bretagne-Frankfort - dont carte 30% famille nombreuse sur le territoire français : 936 € en tout pour nous 5 (Nous gagnions 500€ à prendre le train plutôt que l'avion, ...c'est un choix) Location voiture : Toyota Condor chez Avis. Payé de France. Nous avions demandé un 2x4, et finalement pour le même prix nous avons eu un 4x4, nous n'avons pas eu d'explication, on ne s'en ait d'ailleurs pas rendu compte tout de suite, ce n'est qu'après quelques km que nous avons remarqué le 2è levier... : 1630 € pour 23 jours de location - 2 roues de secours- Prise en charge à l'aéroport- Malgré le fait que nous ayons crevé 4 fois, que nous pensions qu'un des pneus de secours était "out" suite aux deux crevaisons que nous avions eu avec, que la peinture avait des éclats (avec les graviers), que le pare-brise avait aussi des éclats, nous n'étions pas très rassurés lorsque nous l'avons rendue. Et finalement, ils ont estimé qu'ils n'avaient pas vérifié l'état des pneus avant notre départ, donc il leur était difficile de nous facturer quoique ce soit, nous n'avons payé en surplus que 75 dollars namibiens pour un éclat de verre un peu plus important que les autres sur le pare-brise. La voiture était livrée avec 2 sièges accessoires dans le coffre, inutiles et consommateurs de place : nous avons pu les démonter et les laisser en consigne au Chaméléon (voir 1ère nuit) ; Camping Car Hire peut aussi assurer cette prestation très utile parce qu’à 5, le coffre du Toyota Condor n’offre pas de marge en volume. Sans vouloir apparaître moraliste, nous vous rappelons les conseils de prudence prodigués dans tout les guides : nous avons retrouvé une voiture sur le toit, sur une piste qui, a priori, ne présentait pas de danger, heureusement sans victimes corporelles, la conductrice nous a seulement dit « I run too fast ! » Essence : aux alentours de 4, 5 dollars namibien le litre, nous avons consommé à peu près 12 litres au cent. Nous avons parcouru 4500km pour 330 € Location de matériels de camping : Nous avons loué chez camping Hire sur place (donc sans réservation) un set de camping : le pack okavango qui comprend : 1 table, 4 chaises, 1 camping-gaz 2feux (on nous l'a fait au prix d'un à un feu), une lampe à gaz, 1 grande glacière de 47 l, 1 jerricane d'eau de 20 l et 1 jerricane d'essence de 20 l. L tout pour 29 dollars par jour . A ce pack nous avons rajouté 1 chaise, 5 matelas mousse (pliable en trois de 5cm d'épaisseur environ) et une grille pour les brai (barbecue). Le tout pour 120€ pour 22 jours. Nous avions apporté nos deux tentes extra légères et nos sacs de couchage supportant les basses températures Hébergement : 615 €, détails ci-dessous Prix des entrées dans les parcs, et visites diverses : 280 €, détail ci-dessous Nourriture : 860€

Soit un total sans les souvenirs équivalent à peu près à : 8 270 € soit 1654 € par personne pour 23 jours sur place

Notre Circuit Arrivée le 5 juillet à 9 h à l'aéroport, prise en charge de la voiture. Arrivée à Windhoeck vers 10 h 30 au Chaméléon Backpakers lodge (sur les conseils de Nancy). Seule nuit que nous avions réservé de France. Nous avions pour notre premier soir en Namibie deux chambres avec salle de bain, déco super sympa, accueil super agréable, bonne ambiance et bons lits après quasi 24 heures de voyage. 580 $ la nuit . Cela nous a tellement plût que nous avons réservé notre dernière nuit également chez eux (ce qui nous a permis d’y laisser les sièges annexes, cf plus haut), et là nous avons eu 2 chambres sans salles de bains (donc avec douches et toilettes communes) pour 430 $. Je peux vous dire que vu les prix qui se pratiquent en matière d'hébergement à Windhoeck, le rapport qualité prix est excellent. Bien entendu les petits déjeuners sont compris, chacun se le prépare, les ingrédients étant mis à disposition à partir de 7 h. Le jour de notre arrivée à Windhoeck, nous avons été réservé au Namibia Wildlife Resort Ltd : 2 nuits au Waterberg, 3 nuits à Etosha et 2 nuits à Sesriem. sans aucun problème . Avis à ceux qui n'auront pas réussi à réserver de France : nous n'avons eu aucun soucis. Ce qui était plutôt une bonne nouvelle et en plus aux dates qui nous intéressaient.

Décomposition du circuit: Le seul gros changement que nous ayons dû faire par rapport au circuit que nous nous étions fixé est que nous avons dû renoncer aux Vic falls, car nous devions payer 4500 $ à notre loueur pour que notre voiture passe la frontière du Zimbabwé. Nous n'avons pas trouvé de tour opérator pour passer juste une journée sur place en laissant la voiture en Namibie... Grosse déception quand même. De ce fait nous n’avons pas fait non plus la bande de Caprivi.

En général on décampait vers 8 h du matin, on se couchait entre 19 h 45 et 21 h 00 et on se levait vers 6 h 15 environ. Eh oui, on vit au rythme du soleil.

5 juillet : Windhoeck, démarches diverses, achats de provisions. 6 et 7 juillet : Windhoek-Plateau du Waterberg (271Km) : prix de l'emplacement de camping pour 2 nuits : 240$ et prix du permis : 490$ pour deux jours . Arrivée vers 15 h le 6 . Ballade à pied toute la matinée du 7, sur les circuits balisés du parc, nous n'avons vu que des petits écureuils et deux kudus de loin et deux ou trois dick-dick pas peureux du tout. L'après-midi les enfants sont allés à la piscine puis nous avons refait une ballade d'une heure avant la nuit. On s'est fait le resto du parc le soir : anniversaire d'André oblige (600$), resto tout à fait correct, certains ont mangé du crocodile.... Un peu déçus, d'une part de ne pas avoir vu bcp d'animaux, d'autre part qu'ils nous aient fait payer deux jours de permis, alors que lorsque vous arrivez vers 15h, le temps de planter les tentes, de s'installer, nous n'avons fait qu'une toute petite promenade de reconnaissance, il faut se rappeler qu'il fait nuit vers 17h 45, mais c'était notre première escale, nous étions des novices.... 8, 9 et 10 juillet : Waterberg- Etosha (349Km) : Arrivée vers 15 h, après s'être arrêtés à côté de Grootfontein pour voir la plus grosse météorite jamais tombée sur notre planète, enfin... un gros caillou de 60 tonnes constitué essentiellement de fer... Ravitaillement à Grootfontein, passage à Tsumeb, où nous avons chercher un accès à Internet, Elvin voulant savoir qui de Londres ou de Paris allait accueillir les JO 2012, eh oui on a beau être à des milliers de km de chez nous, la réalité nous poursuit, ...déception..., il voulait aussi voir ses notes du bac de français, eh là! bonne surprise...donc ma foi l'un a fait avaler la pilule de l'autre... Nous sommes arrivés par le camping de Namutoni, et là expérience aidant ils nous ont fait payer un permis pour deux jours et non pour trois... soit 490$ le permis pour le 9 et le 10 et pour les trois nuits de camping (2 x240$ et 1 fois 235$). C'est le camping le plus sympa des trois. Dans l'ensemble notre séjour à Etosha est un souvenir fantastique, les enfants ont adoré et... nous aussi, nous avons vu je pense quasiment tous les animaux y vivant sauf peut-être les élans ainsi que les léopards et guépards (mais pour ceux-ci nous nous sommes rattrapés plus tard), on a aperçu quelques lions de loin en zoomant un max... Par contre le soir à Okaukuejo on les a entendu dans le courant de la nuit, je peux vous dire que c'était très impressionnant... 11 juillet : Etosha- Cheetah Farm (198Km): Arrivée vers 12 h à 30km de Kamandjab (50$ par personne pour le camping et 50$ également par personne pour la visite de l’après-midi). Une ferme accueillant une vingtaine de guépards sauvages parqués dans d'immenses enclos. Pour ma part ce fût l'un de mes coups de coeur. On a planté les tentes, mangé, fait une petite lessive et vers 15h00 le fermier est venu nous prendre en pick-up avec une famille de belges, pour faire un tour de propriété. Il nous a expliqué qu'il s'était mis il y a une douzaine d'années à capturer les guépards qui s'attaquaient à ses troupeaux de bétails, plutôt que de les tuer. Il en a par ailleurs 3 qui vivent dans sa ferme, ils sont nés en captivité et élevés comme de gros chats...moments d'émotions : nous avons pu caresser les guépards, les enfants étaient ravis. Ensuite, on l'a accompagné pour le repas des fauves, impressionnant..., à voir sans faute... Le soir resto à kamandjab, nous étions en panne de nourriture et nous n'avions pas prévenus les fermiers assez tôt pour qu'ils puissent nous préparer un repas. Donc nous nous sommes retrouvés dans un resto dans un camping de kamandjab tenu par deux allemandes trés sympas. Très bonne soirée, achat de souvenirs eh oui on est commerçant ou pas... Elvin s'est acheté des cornes d'Oryx (finalement il a eu raison de le faire à ce moment-là car nous n'en avons pas vu d'autres de tout le voyage, mais c'était un peu encombrant...) Ce fut la seule fois que nous avons roulé de nuit sur route goudronnée, un kudu a traversé sans prévenir et s’est arrêté pour tester nos réflexes de conducteur, puis des steinboks, bref prudence !!! 12 juillet : Cheetah farm-Opuwo (293Km) :Nous étions partis pour les chutes de Ruacana, mais le fermier nous a laissé entendre qu’elles pouvaient être à sec en cette période, nous avons donc opté pour les chutes d’Epupa (il fallait compter cependant 8 h de route). Vers 15 h nous avons donc fait une halte à Opuwo au camping communautaire à 2km de la ville. (Kunénévillage rest camp :35$ par personne et pour Mathis moitié prix) pas mal mais pas très facile d’accès. Nous n’avons fait que traverser la ville et le peu qu’on en a vu ne nous a pas franchement inspirés, nous sommes donc restés tranquillement au camping le reste de l’après-midi. 13 juillet : Opuwo- Epupa falls (175Km): Arrivée à 11 h 15 après 3 h 15 de piste, un peu difficile par endroit mais on y arrive. Eh là sincèrement, nous avons eu le camping le plus charmant du voyage : en bordure du Kunéné avec le bruit des chutes en fond, des palmiers, de la fraicheur. Un service de blanchisserie, une jeune himba proposait ses services pour faire notre lessive, un autre nous vendait du bois, et nous avons accepté les services d’un guide pour aller voir les crocodiles. Rdv vers 15 h avec le guide, ballade de deux bonnes heures sur les rives du Kunéné, sympa malgré que nous n’ayons vu que de très très loin un semblant de croco. A notre retour vers 17 h nous sommes allés voir les chutes, qui se situaient à 200 mètres à peine du camping, vraiment un spectacle superbe, une cataracte principale de 37 m de hauteur pour commencer et sur environ 500 à 800 m une multitude de petites chutes se succèdent, le long de paysages très riches en verdure. Vraiment aucun regret… 14 juillet : Epupa falls-Warmquelle (349Km) :On revient sur nos pas, à Opuwo on fait le plein de nourritures, on déjeune, et on part pour le camping de Warmquelle (sources chaudes) quelques 20 kms au-delà de Sesfontein. Arrivée vers 17 h . Le site est beau, mais l’accès au camping est hyper difficile, sincèrement je pense qu’un 4x4 est nécessaire. Nous sommes déçus du camping, les sources sont loin d’être chaudes, l’eau de la rivière est de qualité plus que moyenne, il n’y a pas d’eau dans les toilettes (un seul wc pour tout le camping) et dans la douche, et ils nous font payer 40 $ par personne… Nous sommes les seuls dans le camping avec un autre couple de français, qui se disent déçus également. Journée plus que moyenne puisque nous avons passé une bonne partie de la journée dans la voiture, le but étant de rejoindre le site de Twyfelfontein, il s’agissait d’une étape. Cependant la route entre Opuwo et Twyfelfontein est superbe on traverse le Colorado du Damaraland avec ses montagnes sans sommets. 15 juillet : Warmquelle-Twyfelfontein (209 Km) : Arrivée vers 12 h au camping Aba huab camp .Dans l’après-midi nous visitons le site de Twyfelfontein et celui de la forêt pétrifiée, Nancy en fait un très bon exposé… 16 juillet : Twyfelfontein-Swakopmund (476Km) : Nous partons pour Cape Cross, avec une halte prévue dans le massif du Brandberg pour aller voir la White Lady, visite intéressante également malgré la marche de deux fois 3/4h sous le cagna (entre 10 h et 12 h). On s’arrête à Uis déjeuner et on reprend la route. Nous arrivons vers 16 h à Cape Cross, après la traversée d’une bande désertique d’environ 80km. Une dizaine de km avant d’arriver sur la côte nous perdons facilement une quinzaine de degré, voire plus, en rentrant soudainement dans une bande nuageuse et brumeuse. On enfile donc les polaires pour aller admirer nos amies les otaries. Malgré toute la volonté que l’on a, on ne restera qu’une demi-heure, l’odeur étant vraiment suffocante. Mais le spectacle vaut vraiment le coup d’œil. Nous reprenons la voiture dans l’idée d’aller au camping le plus proche à environ 12 km en direction de Swakopmund. Finalement nous avons poussé jusqu’à Swakop ce même jour car la le temps était gris, avec du brouillard, il faisait froid et humide et les deux, trois campings que nous avons vus sur notre route ne nous inspiraient absolument pas : désertiques et venteux. Arrivés à Swakop vers 18 h 45, nous sommes allés directement aux bungalow municipaux ; c’est vraiment un super plan : il y a une permanence 24h sur 24h, ils ont accepté que l’on prenne un bungalow prévu pour 4 (1 cuisine, 1 sdb, 1 wc, 2 chambres avec deux lits 1 p ….et un brai dehors … !), et nous avons casé tant bien que mal (les chambres ne sont pas grandes), un matelas dans la chambre des enfants. La nuit 275 $, à peine plus cher qu’une nuit de camping. Nous y sommes restés 3 nuits, ce qui a permis à tout le monde de faire un petit break confort, après toutes les nuits de camping et celles à venir, d’autant que le temps sur Swakop n’a pas toujours été de la partie. 17 juillet et 18 juillet : un peu de farniente, visite du musée de swakop : super intéressant (65 $ en tout), côte de Walvis Bay avec ses flamands roses, shopping, petite ballade à dromadaire à la ferme d’élevage à 12 km de la ville, les enfants étaient ravis, même si c’est un peu cher 250 $ pour nous 5 pour 15 mn de ballade, bon…., la propriétaire nous a offert le thé après ce qui nous a permis de bien discuter avec elle. Le 18 au soir Resto chez Erichs pour un repas de gibier, nous avons commandé l’assiette découverte comprenant 6 morceaux de viande : oryx, autruche, springbok, zèbre, gnou et crocodile, le tout avec boissons et dessert : 722$. Qualité tout à fait correcte 19 juillet : Swakopmund- Naukluft (348Km) : Départ à 9 h 30 pour, camping réservé la veille à Swakop auprès de Namibia Wildlife Resort Ltd. 130$ (3x40 + 10 $ pour la voiture) le prix du permis pour un jour et 120$ l’emplacement de camping . passage obligé à Solitaire pour goûter les fameux Apfel Trudel dont tout le monde parle, ils sont en effet excellent, petite pause sympa dans un site aussi sympa et original, le petit côté Bagdad Café n’est pas usurpé. Arrivée vers 15 h 15 au camping : attention, l’accès du park est un peu intimiste une simple barrière de bois sur la D854 à quelques km de la C14, installation, petite ballade de reconnaissance. 20 juillet : Naukluft-Sesriem (139 Km) : Départ à 7 h 30 du parking situé à 4 km du camping pour faire la randonnée de l’Olive trail. Nancy en avait dit beaucoup de bien, et bien je confirme, une rando de 4 h très variée qu’elle décrit très bien dans son carnet de voyage… Attention toutefois au passage où l’on franchit une corniche en se tenant à des chaînes : assez aisé pour un adulte mais Mathis n’a pu passer que sur le dos de son frère, suspendu au dessus du vide (5/6 mètres environ)… angoisse ! Retour au camping un peu avant 12 h 00, on déjeune et on décampe : Direction Sesriem. 150 km de piste assez simple, ce qui n’a pas empêché une voiture de se retourner avec deux femmes à bord, ouf elles n’ont rien mais pour elle les vacances sont compromises, la conductrice nous a avoué roulé trop vite, donc méfiance…. Arrivée à Sesriem vers 15 h 00. coût du permis : 330$ (2 x 80 + 10 pour la voiture par jour) pour deux jours, coût de l’emplacement de camping 480$ pour les deux nuits. Le camping est immense les emplacements sont très espacés, on part pour la dune Elim, à 2 km du camping pour voir le coucher du soleil mais on s’y prend trop tard, on remettra çà le lendemain. 21 juillet : départ à 5h45 du camping, heure de l’ouverture, et direction Sossusvlei à 60 Km. On passe la dune 45, qui est assaillie par d’autres touristes et on se risque à faire les 5 kms de sable nécessitant un 4x4 : mauvaise pioche, au bout de deux km on s’ensable, un 4x4 voulant nous doubler sur la droite s’ensable à son tour, et un couple d’asiatiques s’arrête pour nous donner un coup de main, on arrive à désensabler les deux véhicules, quand le couple s’en va …c’est leur tour, bref on remet çà, ils arrivent à repartir. L’autre véhicule fait demi-tour et s’ensable à nouveau, on redonne un coup de main, et on peut à nouveau poursuivre, mais finalement on se gare assez vite et on continue à pied (pas jusqu’au bout mais sur 1 km à peu près) et on se grimpe une dune au hasard. J’aime autant vous dire que le lever de soleil on ne l’a pas vraiment observer comme il se devait mais quand même entre deux poussées on essayait de saisir quelques instants magiques. On a crapahuté quelques temps dans les dunes, c’est très surprenant cette sensation de marcher dans le sable tantôt dur, tantôt mou, on galère un peu mais c’est tellement beau toutes ces dunes autour de soi… Sur le chemin du retour, on s’ensable à nouveau, il y a un monsieur qui avait l’air de s’y connaître qui nous a désensablé en un rien de temps, petit conseil : dans ces cas-là : démarrer en seconde ! on poursuit notre route et on décide de grimper la dune 45, on se fait une bonne descente qui nous fait oublier la souffrance de la montée !!!. En fin d’après-midi André et Elvin ont le courage de retourner à la dune Elim pour assister au coucher du soleil, on ne dirait pas comme çà mais cette dune est très trompeuse et ils ont mis un certain temps à la grimper, les alentours n’avait évidemment pas la magnificence de Sossusvlei, mais cela valait quand même le coup, ils sont revenus crevés mais contents. Au fait pour finir sur Sesriem, ne comptez pas sur la boutique pour faire le plein il n’y a quasiment rien, y compris en ce qui concerne l’essence, la station était à sec. Donc le 21 au soir c’était lentilles corails avec oignons, on n’avait pas bien prévu l’approvisionnement. 22 juillet : Sesriem- Tsaobis Léopard Park (327Km) : Départ vers 8 h, arrivée vers 13 h 30 après un arrêt à Solitaire pour faire l’essence et acheter un minimum de provisions (il n’y avait pas grand choix non plus à part les boissons, le beurre, le bois, .. mais pas de viande ni de produits frais…). Le camping est très sympa (225 $ : 4x50+ 1x25), par contre la déception est grande quand on accompagne la propriétaire pour le repas des animaux. En effet il s’agit d’un centre qui recueille des animaux sauvages malades ou blessés. A l’origine çà part d’un bon sentiment mais les animaux sont parqués dans des enclos beaucoup trop petits. Il y avait en fait 3 léopards, 4 guépards, 4 caracals et une vielle hyène. La visite a duré 25 mn…Il est vrai que lorsque l’on compare avec Cheetah farm, cà n’a rien à voir. Je dirai qu’il ne faut pas aller dans ce park pour voir les animaux au risque d’être déçus, même si c’est la seule fois que l’on a vu des léopards, par contre pour ce qui est de l’accueil, du site, du resto (on l’a testé le soir, car nous étions toujours relativement à cours de nourriture, n’étant pas passer dans une ville depuis un certain temps : le repas s’est fait sous forme de buffet : soupe de poulet, morceaux de kudus panés, du gratin de potiron, des pommes de terre frites, du choux-fleurs et même bizarrement des betteraves, en dessert un flan au yaourt, thé, café boisson 503 $, ambiance très allemande), c’est une halte sympa. 23 juillet : Tsaobis- Spitzkoppe (177 Km) : arrivée vers 12 h. Site très surprenant ; le camping est en fait constitué d’une multitude d’emplacements disséminés tout autour de la montagne, nous avons mis un certain temps à trouver le notre, mais nous sommes sûrs finalement que nous avions le meilleur il s’appelait « swakop camp site », c’est ce que l’on pourrait appelé une aire naturelle, il n’y avait pas d’eau, un trou pour les wc, en guise de douche un seau dans lequel on met de l’eau et par le moyen d’une poulie on le déverse sur nous, on n’a pas essayé, car notre réserve d’eau n’était que de 20 l, un grand brai. Des damans des rochers (ou Dassy rock) vivent dans le site, on le remarque aux traces d’urines qu’ils laissent sur les roches, elles attaquent le rocher en le blanchissant. Dans l’après-midi avec André nous allons voir le Buschman Paradise, à quelques km de notre camp site. Ce sont des peintures rupestres qui se situent en haut d’un très haut rocher . On y accède à l’aide d’une chaîne. Elles ne sont pas en très bon état, on a vu les gens les toucher, dommage !!! On redescend et André part avec Elvin crapahuter sur les sommets environnants. Le Spitzkoppe fut l’un des coups de cœur d’André avec Epupa falls. 24 juillet : Spitzkoppe- Grossbarmen (216 Km) : camping possédant une source chaude (prix de l’emplacement 120 $). On y arrive vers 11 h, bonne route goudronnée sur une partie du voyage. Nous étions les seuls au camping. Après-midi : farniente : piscine extérieure et ensuite piscine intérieure dont la température atteint 37°, moment très décontractant. En fait situé à 80 km de Windhoeck, les habitants viennent ici passer leur dimanche : petit resto puis piscine chaude. Nuit fraîche, au petit dèj on a 3°, mais çà monte vite, on prend 10 à 15 ° en une demi-heure. 25 juillet : Grossbarmen- Daan Viljoen (131 Km) : situé à 26 km de Windhoeck. Nous nous arrêtons avant au marché d’artisanat d’Okahandja, on achète deux, trois bricoles, mais comme nous étions les seuls touristes (il était 9 h du matin, sans doute un peu tôt), nous avions tous les marchands sur le dos, et nous, on avoue, on a du mal. En plus le marchandage c’est pas notre truc, bref on reste ½ h, et on s’en va. Le Parc Daan Viljoen est un parc animalier. Après avoir planté les tentes et grignoté, nous sommes partis en rando dans le parc vers midi, la ballade était relativement bien balisée sauf à la fin, on pense être arrivés et en fait non, il nous reste encore une bonne montée. Bref 3 heures de ballade sympa, on a vu pas mal d’animaux : gnous, phacochères, babouins, zèbres, springboks, girafes. On finit par la piscine, un peu fraîche cependant pour l’apprécier pleinement. Le soir arrive, çà fraîchit drôlement, on atteint les –5° dans la nuit ainsi qu’au petit dèj. Nuit la plus froide que nous ayons eu. On s’est couché avec des chevaux en train de paître tranquillement juste en contre-bas, à quelques mètres de nous, et je me réveille vers 1 h du mat et oh surprise ! c’est un troupeau de gnous qui est à la place des chevaux, c’est assez surprenant. Mais ils sont finalement assez peureux car il suffit que j’agite ma lampe pour les voir détaler à toute vitesse. 26 juillet : Retour sur Windhoeck, on va rendre le matériel de camping en arrivant, ensuite on va au Chaméléon Back Packers où on dépose tous les bagages, on fait nettoyer la voiture de fond en comble dans la station service juste à côté du Chaméléon. Puis on part se balader dans la capitale, on déjeune dans un self pour trois fois rien, puis assez vite on va au Handcraft Center qui se situe à 200 m du Chaméléon (attention ne pas confondre avec une petite boutique, pas mal mais beaucoup plus classique située juste en dessous). Et là on reste au moins deux heures, on fait une partie de nos achats souvenirs dans ce centre, c’est de très bonne qualité et çà à l’intérêt de permettre à des petits artisans de vendre leurs fabrication, beaucoup plus varié que les marchés d’Okahandja où ils vendent surtout des sculptures en bois, ici il y a de tout : des bijoux, des vêtement, des lithos, du tissus, du linge de tables, des cadres en bois, enfin énormément de petites choses très sympa. Vraiment cela nous a beaucoup plût. Le soir on se fait livrer des pizzas au Chaméléon. 27 juillet : On quitte le Chaméléon vers 13 heures après avoir manger, puis on prend la direction de l’aéroport pensant s’arrêter dans un centre de reptiles et d’artisanat, après de maintes de recherches, il s’avère que ce centre a fermé depuis 3 ans, les enfants étaient déçus, car du coup on part directement à l’aéroport où on arrive 4 heures au moins avant notre avion. Finalement ça passe assez vite entre Avis à qui l’on rend le véhicule, l’enregistrement des bagages…. Retour en France long, très long, arrivée chez nous après 9h30 d’avion, puis 11 h de train, sans compter les temps d’attente, le 28 juillet vers 23 heures . Fatigués mais heureux.
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005 English translation pending
by Tchoops · 2005-08-29 · 3 replies
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉 @+++

Introduction:

29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.

Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...

26 juin 2005

Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.

27 Juin 2005

Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.

28 Juin 2005

Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.

29 Juin 2005

Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.

30 Juin 2005

Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.

1 Juillet 2005

Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.

2 Juillet 2005

Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?

3 Juillet 2005

Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.

4 Juillet 2005

La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.

5 Juillet 2005

Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.

6 Juillet 2005

Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.

7 Juillet 2005

Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !

8 Juillet 2005

La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.

9 Juillet 2005

Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !

10 Juillet 2005

Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.

11 Juillet 2005

Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...

12 Juillet 2005

La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.

13 Juillet 2005

Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.

14 Juillet 2005

Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.

15 Juillet 2005

Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.

16 Juillet 2005

Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.

17 Juillet 2005

Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.

18 Juillet 2005

Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !

19 Juillet 2005

Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…

20 Juillet 2005

Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…

21 Juillet 2005

Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?

Remerciements :

- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Retour d'Ouzbekistan / Kirghizstan: bons plans, infos, photos... (MAJ 2006) English translation pending
by Maxicool · 2005-08-25 · 133 replies
Salut nous voila de retour après plus de 6 semaines passées dans ces 2 superbes pays.

Déjà, que tous les sceptiques soient rassurés... c'est un réel plaisir de les parcourir, sans contrainte ni galère, et ce sont des pays très faciles d'accès ! Pas de problème pour se déplacer, pour trouver un logement, pour se nourrir correctement.

Mais surtout, surtout... les gens rencontrés sont très très très accueillants. Nous avons été sans cesse invités pour boire un thé, partager un repas, ou passer une journée / une nuit avec eux ! De tous nos voyages, les invitations n'ont jamais été aussi fréquentes, et aussi chaleureuses (aucune embrouille derrière, aucune "vente" déguisée mais une réelle HOSPITALITE).

Bref, une excellente expérience !!!

Voici donc un petit compte rendu (sommaire), un détail des treks accomplis, et quelques trucs ou bons plans découverts sur place.

1) COUT DE LA VIE (Coût global incluant hôtels, repas, transports, entrées sur les sites, etc...).

Ouzbekistan : 359 € en 16 jours pour 2 personnes Soit 29 € par jour pour 2 / 14, 5 € par personne et par jour. Hôtels entre 16 et 20 $ la chambre double avec petit déjeuner (avec climatisation). Taxi pour la région du Kharezm partagé avec 2 autres touristes : 18 $ par couple

Taux de change ? Tashkent : 1 € = 1340 soms (banque) Khiva : 1 € = 1200 soms (hôtel) Boukhara : 1 € = 1250 soms (hôtel) Samarcande : 1 € = 1200 / 1250 soms (marché noir)

Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 400 soms Repas pour 2 personnes : 4000 / 8000 soms Cartes postales (10) = 1500 / 2000 soms Soda (Coca...) : 200 soms Minibus (course en ville) : 100 / 200 soms Pêches (5) au bazar : 300 soms Samsa : 100 soms Internet (1h.) : 500 / 600 soms

Kirghizstan : 596 € en 27 jours pour 2 personnes Soit 22 € par jour pour 2 / 11 € par personne et par jour. Hôtels entre 8 et 12 € la chambre pour 2 personnes avec petit déjeuner (sans climatisation). Prix comprenant deux treks effectués via le CBT : coût 126 $ + 88 $

Taux de change ? Frontière Ouz - Kirg : 1 $ = 40, 9 sums (bureau de change) Osh : 1 € = 48, 9 sums / 1 $ = 41 sums (bureau de change) Arslanbob : 1 € = 45 sums / 1 $ = 40, 50 sums (épicerie du village) Karakol : 1 € = 48, 50 sums / 1 $ = 40, 50 sums (banque)

Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 15 / 20 sums Repas pour 2 personnes : 60 / 120 sums (chaikhana) Diner (logement CBT) : 90 sums / personne Théière au bazar : 2 sums Pain : 3 / 5 sums Internet (1h.) : 30 sums Abricots secs (1 kg) : 35 sums Gauffrettes chocolat (1 kg) : 50 sums Plaque de chocolat : 20 sums Conserve de poissons : 18 sums

Bref, on ne se ruine pas ! Les hôtels sont assez chers en Ouzbékistan, en tout cas dans les villes les plus visitées. Il n'y a pas vraiment de guest house bon marché comme en Asie du Sud-Est par exemple. Mais, pour 15-20 $, on a accès à de très belles chambres, avec sanitaires, climatisation et petit déjeuner très copieux ! Avec des familles très attentionnées, aux petits soins. Le grand luxe... Au Kirghizstan, on peut trouver moins cher. Dans les petites villes, le prix tombe à 2 / 4 € par personne (à Chayek, Tamchy par exemple où l'on avait trouvé une chambre double à 1 € par personne), mais le confort chute également (sanitaires propres mais rudimentaires... pas de petit déjeuner compris).

2) BONS PLANS OUZBEKISTAN (En vrac...)

Khiva : Hôtel Méros, sympathique, propre, "calme" car excentré (mais toute la vieille ville de Khiva est calme), surtout 2 ou 3 chambres possèdent des balcons privatifs. S'endormir avec vue sur les remparts et les étoiles, c'est... comment dire... magique ?!?

Khiva : restaurants moyens et assez chers à l'intérieur de la vieille ville. Sortir par la porte Nord et tourner à droite, suivre la route, passage devant le jardin public. Il y a un grand resto autour d'un bassin avec jets d'eau. Sinon, au jardin public, prendre la rue principale le longeant par la gauche, il y a plusieurs petits resto vraiment pas chers (brochettes, salades, peu de choix par contre).

Khiva : absolument y rester une nuit (minimum)... Très belles lumières le soir et la nuit.

Kharezm : location de taxi onéreuse (35 $ la journée)... Forteresses dans un piteux état. La journée vaut davantage le coup pour la balade, les paysages que les Qala. A méditer.

Boukhara : les hôtels y ont poussé comme des petits pains autour de la place Lyabi-Hauz, tous autour de 18/20 $ la double (30/35 demandé au départ). Mais en s'enfonçant de peu dans la vieille ville (direction Sud-Ouest), on tombe sur des petites GH moins chères. Peu de monde car pas signalé sur les guides.

Boukhara : fuyez le grand restaurant sur la place Lyabi-Hauz, les prix sont exhorbitants et la nourriture très médiocre (une belle arnaque aux touristes...). Je vous conseille un excellent restaurant, excentré, en périphérie de la ville, où l'on mange très bien pour 2 fois rien ! Restaurant NIHOL, minibus n° 52 de la place (100 soms / personne). Impossible de le louper, les chauffeurs connaissent, situé sur un coin de route, grand panneau illuminé. Exemple : 6 brochettes boeuf, 2 salades, 2 pains, 2 bières 0, 5 l. : 3400 soms (< 3 €)

Boukhara : mausolée de Bakhaoutdin Naqchband en restauration actuellement (dallage), entrée interdite (on peut juste jeter un petit coup d'oeil).

Samarcande : hôtel Timur the Great (3 chambres, à 3 minutes du Registan - 18 $ la bouble), car la famille est très chaleureuse. Moins routard que Bahodir, mais beaucoup plus propre... pour pas beaucoup plus cher. Petit coup de pub : timurthegreat@mail.ru

Samarcande : peu de vrais restaurants une nouvelle fois ! Je vous en conseille deux, toujours excentrés vers l'ouest : Istiklol et Karimbek. Remonter la rue A. Timur pendant 20 / 30 minutes à pied (à partir de Net City Internet Café), ou prendre le minibus n°23. Restaurants branchés sur un grand croisement, larges terrasses. Excellentes grillades, choisies en vitrine au poids (!! prix pour 100 grs).

Vallée du Ferghana : aucun problème de circulation, de contrôle ou autre. Très peu de touristes, surtout dans les petites villes comme Margilan. Un étudiant nous disant en croiser un par mois en moyenne ! Population effectivement plus voilée, mais aussi accueillante que partout ailleurs... Par contre, hôtels moins bien tenus, moins de choix.

Passage Andijan-Osh (Ouzbekistan > Kirghizstan) : formalités rapides (45 minutes au total), aucun contrôle des bordereaux de change ou des enregistrements d'hébergement. Attention : les autres frontières terrestres sont moins facile selon les anecdotes de voyageurs rencontrés (100 $ demandés pour passer avec des vélos et 50 $ sans, au poste près de Namangan). Le poste en face de Ferghana est bien fermé aux touristes (les policiers ouzbeks autorisent la sortie passer mais les kirghizes refusent l'entrée).

Mise à jour avec les commentaires de Nicolaswww (août 2006) :

http://voyageforum.com/v.f?post=716722;

Taux de change : 1 EUR = 1.580 Soms 1 $ = 1.228 Soms

Prix des transports (je n’indique ici que les prix qui m’ont semblés avoir évolués suffisamment par rapport à ceux initialement donnés par Maxicool ou ceux de trajets différents) Tashkent – Boukhara : 5.000 / 10.000 / 15.000 soms / pers. en train selon la classe choisie. ourgentch - khiva : 250 soms / pers. en trolley bus (attention : 2h de trajet pour 25 km !!) ourgentch - boukhara : 6.000 soms / pers en minibus boukhara – ourgentch : 15.000 soms / pers en taxi collectif (Nexia) samarcande - tashkent : 3.000 soms / pers. en bus tashkent – Kokand : 8.000 soms en Nexia / personne ferghana - tashkent: 9.000 soms en Nexia / personne ferghana - margilan : 200 à 300 soms / pers. en mashroutnoe Kokand – Margilan : 800 sum / personne en bus
Martinique ou Guadeloupe en décembre? English translation pending
by Sixtine75 · 2005-08-23 · 20 replies
Bonjour à tous, Je souhaite partir au soleil en décembre avec ma femme et mes deux enfants (3 et 6 ans). Je suis déjà allé plusieurs fois à Saint-Martin mais sans enfants. Est-ce que qq'un peut me conseiller puisque j'hésite entre la Guadeloupe et la Martinique. Nous cherchons avant tout du soleil, de belles plages et un bel hôtel ou club. Merci
La petite pierre noire…et les serpents English translation pending
by Gabye · 2005-08-16 · 13 replies
J'ai ouie dire que l'on utilisait une petite pierre noire en Afrique centrale et sud pour absorber le venin dirrectement sur la plaie lors d'une morçure de serpent…

J'aurai aimé avoir des renseignements sur cette pierre, sa composition et cette methode de soin Merci d'avance😉
Français vivant à la Martinique donne infos English translation pending
by Zorobabel · 2005-08-15 · 43 replies
Salut, je suis un français qui vit à la martinique depuis longtemps, et je suis bien branché sur ce qui se trame ici. Pour tout renseignement concernant cette île, ou les voisines, je suis à votre disposition. Pour les bons plans etc... A +
Instantanés de voyage en Inde (Himachal et Ladakh) English translation pending
by Lepiaf · 2005-08-08 · 35 replies
Mercredi 6 juillet

Nous sommes arrivés à Keylong (Himachal Pradesh) sous la neige. Eric n'avait plus de fièvre ce matin, donc plus aucun malade. C'est la première fois depuis longtemps. La pluie a repris la nuit dernière et tombe dru sans discontinuer depuis. Nous sommes partis d'Udaïpur dès que possible, craignant pour l'état de la route. A juste titre. Par rapport à la veille, il y a beaucoup plus de pierres sur la route et l'eau qui dévale rend certains passages très délicats. Certaines portions sont franchies le plus vite possible par Romich qui craint des chutes de pierres. Nous rejoignons enfin la route Manali/Leh et sommes stoppés quelques km plus loin. Une vingtaine de camions sont rangés le long de la route. Il y a eu des éboulements et la route est coupée. Nous patientons une demi-heure, puis 2 jeeps tentent le coup, nous les suivons. Effectivement, les camions ne peuvent pas passer, mais nous si. Rapidement, car Romich est inquiet. 10 km plus loin, nous arrivons à Keylong.

Romich nous conduit à une GH amie. Nous prenons une suite de 2 grandes chambres avec télé et douche chaude ... si l'électricité revient. Nous sommes transis. On nous apporte un grand seau d'eau chaude et du thé. Nous nous réchauffons. Nous sommes à l'abri dans de belles chambres avec une moquette épaisse et propre. Quel luxe pour 800 RPS !

Nous sommes inquiets pour la route à venir. S'il neige ici à 3000 m, la neige doit tenir au dessus de 4000. Renseignements pris, la route est coupée vers Leh, mais aussi dans l'autre sens vers Manali. Il a tellement plu depuis 3 jours que ce n'est pas étonnant. Nous gardons espoir car la route Manali/Leh est stratégique pour l'armée.

18h30

La pluie tombe, rien d'autre à faire que d'attendre. Il est de plus en plus probable que nous ne pourrons partir demain. Excellent déjeuner au restaurant de l'hôtel, le meilleur repas depuis que nous sommes en Inde. L'hôtel s'appelle Snowland (même pas drôle). Après le repas, sieste, lecture et jeu de cartes. Vers 17h, Aurèl, Eric et moi descendons au village acheter des provisions pour les 2 jours de route à venir. Je m'offre un bonnet et des gants de laine tricotés main. C'est chaud, c'est bon. Quand je pense que c'est peut-être la canicule chez nous !

19h30

La nuit tombe, on nous apporte des bougies. L'espoir du retour de l'électricité s'évanouit. La soirée promet d'être longuette, sans lumière et sans musique. Lire à lueur d'une bougie ou d'une lampe torche n'est pas aisé. Il pleut toujours mais le moral reste bon. Nos conditions de vie sont confortables par rapport à celles dans les camps de tentes de Sarchu et Pang à plus de 4000 m.

21h

Il pleut toujours. Nous avons dîné à la chandelle près d'un brasero allumé pour réchauffer les clients. Il y a 2 autres clients que nous avons déjà vus au déjeuner. Ce sont des néerlandais dans la quarantaine qui passent 6 semaines en Inde sur leurs motos Enfield achetées d'occasion à Delhi. Ils sont passés par le Cachemire pour arriver au Ladakh et redescendent par l'Himachal. Comment ont-ils fait pour arriver de Leh dans ces conditions climatiques épouvantables ? Ils sont déjà venus une fois en Inde, en achetant des Enfield qu'ils ont ramenées ensuite jusqu'aux Pays-Bas en 6 semaines. Cette fois, ils vont les revendre à Delhi avant de repartir.

Marc, fatigué, est déjà couché. Soirée lecture pour les autres à la lumière de nos torches à friction achetées à Bangkok, grâce à Thuan. Pas besoin de pile. J'ai mis mon nouveau bonnet et coincé la torche dessous façon frontale, une couverture sur les genoux et les gants, ça vaut une photo. Pourvu que la pluie cesse ...
Voyage en France: votre avis serait apprécié! English translation pending
by Alixia · 2005-08-04 · 10 replies
Bonjour !

Mon copain et moi partons pour la France le 31 septembre prochain (wahoo ! plus que 56 jours !) et nous revenons le 18 octobre, donc 17 jours au total si on enlève les journées de vol. Comme c'est notre premier voyage, nous avons fait un "simili itinéraire" afin de nous permettre de "visualiser" le trajet.

Comme il y a plein de choses à voir en France, nous avons dû faire des choix... et je dois vous dire que ces choix ont été très difficiles ! Nous ne savons pas combien de temps nous passerons dans chaque région (probablement deux jours, mais peut-être que ce sera quelques heures à une place et quatre jours à une autre, vive la spontanéité !). Je sais que certaines régions mériteraient qu'on y reste plus que 2-3 jours, mais ça fait partie de nos choix... J'apprécierais avoir votre avis sur notre itinéraire : aurons-nous assez de temps, est-ce trop long, etc., etc.

Peut-être que les détails suivants vous seront utiles :

1. Il y a de fortes chances que nous allions voir le match de foot qui aura lieu à Marseille le 15 octobre (le trajet est donc fait en conséquence) ; 2. Nous adorons faire de la route et nous aurons une voiture tout le long de notre trajet (Clio 1.5). Nous voyagerons par les "petites" autoroutes (celles qui sont gratos !); 3. Nous avons un budget d'environ 135 euros par jour pour se loger et se nourrir (donc l'essence n'est pas inclut dans ce montant); 4. Mon copain tient ABSOLUMENT à visiter Monte Carlo. Je sais que tout le monde dit que c'est cher, mais on peut bien se gâter non ? 😎

Voici le trajet en question :

Départ de Paris - Chaumont (Dijon) - Colmar - Lyon - Montélimar et Aix en Provence - Monte Carlo - Marseille (on passera par Saint-Tropez pour se rendre à Marseille) - retour à Paris.

J'ai compté vite vite et ça nous ferait environ 2500 km au total, soit à peu près 150 km par jour, ce que je trouve très raisonnable.

C'est sûr qu'on aimerait en voir plus, mais comme on n'a que 17 jours... on ne veut pas s'épuiser non plus !

Et vous, vous en pensez quoi ?

Merci !

Alixia.
Retour de l'Iberostar Serra Palace (Manavgat Antalya) English translation pending
by Carolo007 · 2005-08-03 · 7 replies
Salut à tous.

Rentré cette nuit de 15 jours de vacances à l'hôtel Iberostar Serra Palace (4 étoiles et demi), je tenais à vous communiquer mes impressions toutes fraîches.

Cet hôtel est entièrement neuf (2004) (je l'ai vérifié en regardant la date inscrite dans les doubles vitrages lol). 290 chambres offrant une capacité de 850 personnes. L'hôtel était complet de chez complet.

Il fait partie de la chaîne espagnole renommée iberostar (un copain est allé en République Dominicaine dans un de ces hôtels aussi d'ailleurs). 4 autres hôtels de cette chaîne en Turquie.

Bâtiment principal de 4 étages avec grande réception et lobby bar en marbre et bois, atrium avec palmiers intérieurs. Toujours dans le bâtiment principal, très grand restaurant intérieur climatisé (ouf ça fait du bien !) mais aussi possibilité de manger dehors sur une grande terrasse avec volière, petite rivière et vue sur les piscines) (vu la chaleur (39 degrés, nous mangions dehors le matin et le soir) Attaché au bâtiment principal, centre de fitness avec piscine intérieure (jaccuzzi non fonctionnel cependant), hammam (superbe), sauna (tout cela inclus dans la formule all in). En supplément, massages (plusieurs formules (sport, peeling, stones, ....) et bronzage.

Quant à nous, vu que j'ai 3 enfants en bas âge (3, 5 et 7 ans), nous disposions d'une chambre familiale (chambre principale avec grand lit (queen size) et lit bébé ou pliant au choix (pour 3ème enfant) et chambre séparée avec 2 lits individuels). Les 2 chambres communiquent avec une terrasse commune (2m50 x 2m50) avec table et 2 fauteuils : on n'a pas utilisé cette dernière vu la chaleur et le manque d'air. Belle salle de bains en marbre. Pas de baignoire mais grande douche. Sèche-cheveux efficace. 2 climatiseurs séparés dans chaque chambre : quel bonheur de venir faire la sieste dans une chambre fraîche après un bon repas alors que dehors le soleil tape dur !. Impossible de faire fonctionner la clim fenêtre ouverte (contact dans les châssis). Bien régler la clim la nuit dès lors sinon rhume garanti !. Mini-bar dans la chambre gratuit et rechargé tous les jours avec ce que l'on désire (eaux plates, bières, jus (orange, pêche, cerise pas très bons (turcs et aspartamés), aussi sprite, pepsi et fanta)

Notre chambre se situait dans l'un des 4 bâtiments secondaires disséminés dans le grand jardin.

Ces bâtiments ont 2 étages (+/- 40 chambres) avec patio intérieur et aussi une très belle architecture (mélange de pierre et de bois). Ils ne sont pas trop éloignés des piscines ni de la plage (100 mètres environ)

Point de vue des piscines, je trouve l'idée géniale : plutôt que d'avoir fait une immense piscine, ils en ont fait 5 ce qui permet de créer une terrasse périmétrique à chaque piscine (tout le monde y trouve de la place avec son transat).

3 piscines ont une profondeur constante de 1m45 (tous les adultes y ont pied donc).

Une petite piscine pour enfants est légèrement sur le côté (profondeur 45 cm). Elle est séparée des autres pour la sécurité par des petits rochers. De forme amusante (tête de Mickey en carrelages de couleur), elle est aussi fournie d'un petit toboggan pour bébé et de jouets)

La cinquième piscine (profondeur 1m15) est dévolue à un chouette complexe de toboggans (pour enfants et grands enfants lol (un adulte n'est-il pas d'ailleurs un enfant qui a des enfants ? lol) 3 toboggans côte à côte, un grand de vitesse, et un avec un tunnel. De temps en temps, un maître-nageur vient pour faire la police car les descentes en arrivent à se faire sur des matelas gonflables (ah l'ivresse de la vitesse !). A souligner la belle architecture de l'ensemble, avec colonnades, petit pont en bois traversant une piscine).

A côté de la piscine avec toboggans se trouve l'amphithéâtre (+/- 500 places) avec scène pour les spectacles nocturnes.

Abordons à ce propos le chapitre animations. Je dirais que c'est là où le bât blesse un peu dans cet hôtel : toutes les animations se font en allemand (on dirait que c'est la 2ème langue turque- il est vrai que c'était 90% de la clientèle), et en anglais. Pour mon épouse et moi-même, ça ne me posait pas trop de problèmes (des cours de langue en immersion totale (lol) pendant les vacances, ça fait aussi du bien. Mais pour les enfants, ça n'était évidemment pas évident du tout (ils ne sont pas allés au mini-club qui était pourtant très beau (genre village schtroumph lol) avec balançoires, atelier créatif, ...) Les animations sont correctes mais pas aussi nombreuses que dans un club med par exemple. Les GO passent aux heures dites, sans forcer les gens. Pas de tournois ni de mini jeux olympiques par exemple, juste des animations récurrentes tous les jours. Citons en vrac fléchettes, tir à la carabine, tir à l'arc, mini-golf (ce dernier très bof bof), football (grande pelouse entre les piscines et la plage), aquagym, aérobic, water-polo, volley-ball sur un terrain aménagé sur la plage.

Parlons un peu de la plage : à 200 m du bâtiment principal. Moitié galets, moitié sable. Beaucoup de clients y passaient toute la journée mais peu avec enfants. On retrouve les mêmes "accessoires" qu'aux piscines, à savoir transats avec matelas, parasol, petite table. Grande natte pour protéger du soleil. Difficile de marcher pieds nus sur un sol aussi chaud. Pour le volley, ils arrosaient le terrain chaque fois mais dès que la balle sortait, c'est un joueur "basketté" qui se dévouait lol) Pour la baignade, on n'a vite plus pied, l'eau est propre et cristalline et chaude comme dans son bain lol).

Activités payantes à la plage : 2 jets ski (pas cher paraît-il), ski nautique, banane, catamaran, plongée et 2 para-sailings (cette dernière activité coûte 25 euros pour une dizaine de minutes mais c'est le pied).

Toujours à la plage, restaurant pour une centaine de personnes, bar et discothèque pour le soir (bonne idée d'avoir mis cette dernière là-bas pour le bruit).

Passons au chapitre restauration. Ca c'est vraiment le point fort de l'hôtel.

Tout en buffet. Mentionnons quand même un petit resto à la carte (all in aussi) avec service à table et nourriture turque (réservation la veille) : ambiance chandelles sympa pour les amoureux : vins payants cependant.

La journée "bouffe" se déroule comme suit : 7H - 10 H : petit déj Buffet donc avec tout ce qu'on peut rêver et très frais : pains sésame, pavots, rôties ..., oeufs (durs, brouillés, omelette), pancakes (faits devant vous), sirops, céréales (8 variétés), charcuteries, fromages, fruits, salades de fruits, saucisses, pâtisseries turques, cafés, thés, nesquick. A prendre dans la grande salle ou en terrasse (mieux mais le soleil tourne vite et on n'a plus d'ombre sauf à une dizaine de tables). D'une manière générale, les distributeurs de boissons sont nombreux dans tout l'hôtel et gratuits : eau plate, jus d'orange, de pomme, de cerise, ice-tea (plats) pêche et citron. Tous ces jus ne sont cependant pas très bons (question de goût). C'est pourquoi, le matin, ils proposaient aussi un jus d'orange pressé mais payant (1€50 le verre ça allait encore) : délicieux et pressé devant soi.

De 10 H à 11H, petit déjeuner tardif : un peu moins de choix et à prendre dans une salle annexe.

De 12H à 14H, repas de midi : de nouveau choix et qualité excellents : les cuisiniers cuisinent devant vous des plats gourmands : grillades, brochettes, légumes à grand renfort d'huille d'olive enflammée (grandes flammes impressionnantes lol), pâtes, des salades à l'infini et raffinées : moules, crevettes, surimi, thon. Mentionnons aussi des buffets pour enfants avec frites (évidemment lol), spaghettis, boulettes ... et aussi des buffets diététiques (fêta, légumes ....). 1 ou 2 sortes de potages délicieux. Buffet de dessert aussi impressionnant : pâtisseries turques, gâteaux recherchés (amusant pour les enfants aussi (forme de Mickey, d'avion, de pieuvre, etc...). Aussi fruits : pastèques, melons jaunes, pêches, prunes, cerises, pommes (très sûres), poires, abricots; bizarrement pas de bananes (noircissent vite avec la chaleur sans doute).

Les serveurs sont courtois (sauf 2 - 3). Ils vous installent et vous servent à boire (eaux, pepsi, fanta, jus, vin rouge, vin blanc, bière).

De 15 H à 16H, au resto de la plage, hamburgers, grillades, salade bar et fruits.

De 15H30 à 17H, glaces au bar de la piscine : pistache, chocolat, caramel, framboise, vanille.

Repas du soir de 19H00 à 21H00 : voir repas de midi avec en plus 2 - 3 thèmes par semaine : italien, mexicain, turc ... avec le personnel déguisé. Certains stands préparent des assiettes de dégustation (crêpes, beignets, salades épicées, ....)

Et pour clôturer cette offre gargantuesque, mentionnons aussi de 23H00 à 1H du matin, la dernière collation avec spaghettis, bolognèse, salades, pains.

A noter aussi la propreté et l'hygiène : dès que quelqu'un renverse son assiette en revenant du buffet (souvent les enfants qui se servent de trop), un nettoyeur jaillit d'on ne sait où armé d'une serpillère.

Clôturons par les animations du soir : Deux types : pour les enfants de 20H30 à 21H15 : tous les jours et chaque fois la même chose : Mini-Disco : toujours le même CD (en vente d'ailleurs lol) qui tourne avec tiens tiens, un titre en français : la danse des canards. Mes loustics adoraient et n'étaient pas gênés par cette redondance quotidienne. pour toute la famille de 21H30 à 23H00 : on a eu droit à des soirées variées comprenant Queen, Grease, danses turques, Starlight express (nulle cette dernière), humour (où le public participait). On y retrouve tous les GO à la barre et ils font cela plutôt bien (la prof d'aérobic doit être danseuse professionnelle).

De minuit à 4 heures du mat, disco bar pour les adultes et ados : à la plage donc.

Un ultime chapitre pour signaler la présence d'un petit centre commercial à côté de la réception (alimentation (encore lol !), souvenirs, matelas gonflables, jouets, fringues tapis) Important aussi : un cabinet de médecin pour les premeirs soins. L'hôpital est à Manavgat. C'est un hosto privé où la patientèle se compose essentiellement de touristes. J'y suis allé pour faire enlever une tique qui était incrustée dans la tête de ma petite Juliette (beurk)

OUF, voilà une description assez complète je pense de l'Iberostar Serra Palace.

Que peut-on regretter ? hôtel assez loin de tout : on aurait aimé pouvoir se promener le soir sur une digue avec des petits commerces (Manavgat le premier endroit civilisé est à 10 minutes en taxi ou bus de l'hôtel(chouette marché avec cuirs et contrefaçons à profusion lol)). A côté de l'hôtel, faisant partie du même groupe, le Felicia Village, un club famille moins luxueux mais aussi all in A la décharge de cet isolement, l'hôtel est bien gardé et avec le climat d'attentats qui règne pour l'instant en Turquie, nous nous sentions en sécurité. très peu de francophones dans le personnel de l'hôtel (une interprète est disponible par téléphone lol). J'ai émis la proposition de traduire en français leur communication (panneaux, menus, folders de présentation, ...). Le directeur (un type très sympathique comme 99% du personnel d'ailleurs) va m'envoyer tout cela par e-mail. J'ai bien ri aussi dans l'avion du retour en lisant le torchon de revue que la compagnie turque a pondu. Des traductions françaises à mourir de rire. Le prix est assez élevé (5600 euros environ pour 15 jours) car ils considèrent la chambre familiale (ou bien est-ce Jet Air ?) comme 3 adultes et 2 enfants au lieu de 2 adultes et 3 enfants.

BREF, hormis ces 3 points négatifs, un séjour superbe mais que j'aimerais comparer avec celui d'autres internautes dans des hôtels du style de celui où la navette est passée, à savoir le MAGIC LIFE SEVEN SEAS ou d'autres sur Kemer, Belek...

Avis aux amateurs !

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