Il ne reste juste qu'une vague lueur vers l'ouest, le soleil c'est couche il y a moins d'une heure. En compagnie de quelques personnes je saute dans le bus ou nous sommes acceuillit par Paul. 5mn plustard les derniers retardataires embarquent, le bus s'elance dans la nuit noire. Loin des lumieres de la ville des milliers, des millions, des billions d'etoiles se sont allumees dans le ciel.
Un coup de frein, force klaxone et la silhouette bondissante d'un kangourou pris dans le faisceau lumineux des phares, echappe au danger mortel qui fonce sur lui. Le bus remonte droit au nord pour le moment avant de bifurquer une demi heure apres le depart vers la gauche, rares sont les vehicules croises a cette heure ci. La silhouette sombre du phare de Vlaming head se decoupe sur le ciel nocturne. Un premier arret nous permet d'embarquer Adam notre deuxieme guide en plus de Paul, il a des informations toutes fraiches a nous communiquer. Il y en a trois sur Mauritius beach.
5mn de plus sur la route en direction du sud cette fois ci, clignotant a droite, piste sablonneuse dans le faisceau des phares, veilleuses et noir total pour les derniers cent metres. Bien que je fasse attention en descendant du bus dans le noir je trebuche et me ratrappe de justesse avant la chute. Nous nous regroupons sur le parking au tour de Paul et Adam et de deux autres volontaires, venus donner des renseignement plus precit. Les dernieres consignes nous sont donnees, le principal mot d'ordre est lenteur et discretion physique. Mes yeux se sont habitues au peu de lumiere diffusee par les etoiles. Torches interdites.
L'un apres l'autre nous empruntons le sentier sabloneux qui mene a la plage. Mes pieds tatonent prudement le terrain. Soudain Adam, a l'abord de la plage, se baisse et tout le monde suit le mouvement. Et c'est courbee en deux que je touche Mauritius beach. Un groupe de 12 a gauche, un groupe de 11 a droite. A 4 pattes derriere Adam je retiens un fou rire, voila le tableau, presque une trentaine de personnes a quatre pattes sur la plage dans la nuit noire, y a de quoi sourire, non? Le sable est doux et frais sous mes mains et mes genoux. Ouille sauf la, c'etait une pierre ou un morceau de corail. Un premier stop a quelques metres de la lisiere de l'eau. Adam part en reconnaissance. J'entend le doux murmure des vagues qui viennent finir sur la plage, et j'entend en bruit de fond le sourd grondement des lames qui se fracassent sur la barre qui ferme Ningaloo reef. Adam revient nous chercher, et c'est en rampant maintenant que j'approche du nid.
A peine plus sombre que la nuit elle est la, la raison de cette delicate approche. Une tortue Loggehead a creuse un nid dans le sable et est en train de pondre. C'est la pleine saison de ponte des tortues marines, la green turtle, la loggehead (rarissime) et la hawkbill. Je suis maintenant a seulement 20cm de son arriere train, tant que nous ne sommes pas dans son champ de vision pas de probleme. A la lumiere tenue d'une torche qui eclaire avec une lumiere rouge je vois au fond du nids ce qui ressemble a des balles de pingpong, rosatre et luisante. Ce sont les oeufs. Serre les uns contre les autres, nous voyons encore apparaitre et tomber un oeuf. Ce sera le dernier. Juste apres la tortue commence a combler le nid avec ses nageoires arrieres.
En rampant nous reculons de 2-3m pour la laisser a son dur labeur. Allongee dans la nuit, j'appercois la masse sombre de la tortue, j'aurais pu la toucher tellement j'etais pret, des billions d'etoiles au dessus de ma tete, le grondement sourd du ressac dans les oreilles, je repense a l'incroyable moment que je suis en train de vivre. Premice d'une futur naissance, si tout se passe bien, dans deux mois une centaine de petites tortues sortiront du sable pour se precipiter vers la vie et l'ocean. Peut etre. A condition qu'un renard, un goana ou les hommes, ne viennent pas saccager le nid. A condition qu'elles puissent gagner l'ocean, sans se perdre dans le sillon creuse par les roues d'un 4x4 sur la plage, a condition qu'elles ne soient pas la proie des mouettes ou autres volatiles, ou qu'elles ne servent de nouriture a quelques predateurs marins. Alors peut etre certaines d'entre elles auront la chance d'atteindre l'age adulte pour a leur tour se reproduire et ainsi continuer le cycle de la vie.
Apres une bonne demi heure la tortue finit a grand coup de nageoires avant de combler le trou. Le sable vole une ou deux fois dans notre direction et nous oblige a reculer un peu. Tout ce processus prend enormement de temps et d'energie a la tortue, elle a besoin de faire des poses frequentes. Soudain je vois bouger plus distinctement la masse sombre de la tortue. L'ordre de replis rapide en rampant a fuse. La tortue commence peniblement sa reptation vers l'eau salvatrice. Trois quatre pas et elle reprend son souffle peniblement, c'est comme un rale venu des profondeur de l'ocean. Je peu percevoir l'effort considerable que represente pour une tortue de plus de 100kgs, le fait de se mouvoir hors de l'eau, j'aurais bien envie de l'aider pour la soulager. Et il n' y a pourtant que quelques metres qui la separent de la frange de l'ecume. Une derniere pose et c'est la reptation finale, elle est enfin rendue a son element de predilection, l'eau.
Pour nous aussi c'est toujours a quatre pattes que nous regagnons le sentier, car il y a encore une troisieme tortue en train de pondre et il ne faudrait pas l'effrayer et ainsi interrompre le procesus de ponte.
Si l'on a pu parler a haute voie a cote des tortues, c'est parce qu'elles sont quasi sourdes, elles ont par contre une excellente vision et c'est donc pour cela que nous essayons de nous faire discret en nous fondant dans le decors, en rampant et en bougeant le plus lentemment possible. On a une chance incroyable de pouvoir assister a ce magnifique evenement et il ne faut absolument pas que notre presence fasse echouer cette phase si delicate de la vie d'une tortue. Un mouvement brusque, des lumieres, et cela peu interrompre la tortue a n'importe quel moment dans son cycle. Quand elle creuse son nid, quand elle pond, avant qu'elle ne l'ai totalement recouvert, et c'est la tragedie.
Encore tout ebahie, j'ai repris le bus, il a fonce dans la nuit en evitant les kangourous suicidaires, je suis revenue a la lumiere de la ville. Eblouie, enchantee, emue.










A little sneak peek?












I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.








But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.