L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul…
J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €.
On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi.
Le voyage commence enfin!!!
La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul.
Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées…
Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence…
7/4
Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul…
Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale !
Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard...
Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres...
Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…
8 avril 05...
Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre….
Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce.
Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul.
Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…
On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie…
Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou !
Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.
Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies.
Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle.
Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé.
Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes.
Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues…
Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…
De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.
Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands.
Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama…
"No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais…
Bon, hop la Cappadoce.
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
9/4
Nous nous sommes installés au petit village de Mustafapasa, très mignon, tout calme, vraiment tranquille...
Accueillis à la "Monastery Pension" par Leilah, n’arrêtant pas de parler turc...
Après bien une demi heure de palabre déroutant, Erjan, le manager arrive. Il parle parfaitement le français comme l'anglais et même l'espagnol... Quelle dure négociation pour le prix des chambres, mais nous sommes d'accord, en restant 3 nuits il nous fait un très bon prix...
Cette pension comme son nom l'indique, est un ancien monastère que le grand père d’Erjan a aménagé en petit hôtel, son petit fils l’a rendu très agréable...
Nos chambres sont des grottes avec sdb eau chaude et chauffage central!
Nous partons explorer les environs, et nous tombons sur notre cul devant le paysage... La région est magnifique… Comment décrire ces rochers pointus ou en forme de champignons, tout colorés de jaunes, oranges, ocres, mauves, gris ou bleus de part les minerais que contient la roche…. Ces grottes et ces églises creusées en dedans bien avant JC...
Pili, Tama et moi nous hallucinons...
Après cette grande balade, nous nous restaurons au village… Quelle tranquilité, quelle douceur de vivre…
Il fait super bon ici comparé à Istanbul.
J'entends un âne braire à tord et à travers, des abeilles bourdonnent autour des abricotiers en fleurs, et plein d'oiseaux pépient joyeusement... Il n’y a presque pas de vent.
Installée près d'une vieille église en forme en peu comme un champignon, (non, non, j’ai pas pris de substance illicite! : )) j'ai laissé Tama et Pili pour une autre petite balade, en solitaire cette fois, prendre le temps de raconter, et je rêve devant ces pierres délirantes...
Dommage que ce pays soit un peu au-dessus de notre budget, j’aimerais bien le découvrir plus en profondeur…
Je suis vraiment sidérée de cette douceur de vivre qu'on rencontre partout... Même Istanbul pourtant peuplée de 14 millions d’habitants est calme…
Un paysan passant non loin de moi me lance un joyeux "Meraba" Bonjour! :)
Le bonheur…
Je vais aller rejoindre les deux zouaves pour dîner, demain promet d’être une journée grandiose encore!
J’ai pas envie de faire une grasse mat’ et ainsi rater des minutes!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Coincé au bureau en attendant l'une ou l'autre catastrophe (c'est la spécialité du jour!), je découvre ton texte dans un moment d'accalmie...
Grand sourire en découvrant l'histoire de la "Mama" au restaurant...
Allez, qu'est-ce qu'on dit à Parvat qui nous raconte de belles histoires?
ON dit...
ENCORE! 😛
Ben
On The Road Again, again and again / Toudi su l'voye, toudi su l'voye...
"Mieux vaut aller voir que d'entendre parler" (dicton targui)
"Celui-là, on lui interdira de voler qu'il finira sur la Lune" (...)
http://veysb.spaces.live.com/
Merci Ben et Pondy 🙂
Si c'est bon le café à la cardamome? Aaargh, j'adore...
"10/4/05
Réveil super tôt, on part visiter les grands environs…
A Gorëme, nous louons deux scooters au sympathique Ramazan, bourré de bons conseils, du Zemi tours.
Quel génial moyen de visiter la région…
Parfois je conduis, ou je suis derrière Pili, ou Tama est derrière Pili, on s’arrange et ca nous va très bien.
Premier stop : Uchisar ...
C'est vraiment impressionnant ce village agglutiné autour d'un gros rocher tout troué...
Certaines grottes sont aménagées en très belles chambres d’hôtels, trop cher pour nous, mais on y prend le p’tit dèj’ à la terrasse d’un l’hôtel, papotons avec la jeune fille de la famille, qui comprend parfaitement l’anglais mais n’ose dire un mot…
C’est vraiment amusant ces drôles d’habitations, nous rêvons longtemps devant ce panorama comme d’un autre monde…
Ensuite nous reprenons la très jolie route, vers la cité souterraine de 10 étages de Kaymakli.
Bigrement impressionnant tout de même…
Avec nos lampes de poches, on s'amuse comme des fous à se perdre dans cette cité - labyrinthe aux tunnels d'un mètre de haut max., des petits trous comme fenêtre d'une pièce à l'autre, certaines pièces servaient de cuisine, salle de réunion, dortoirs etc...
Une vraie ville sous la ville qui servaient de refuge, vers le 8eme siècle, contre les attaques extérieures...
En sortant de la, j'entends parler thai et papote deux min. avec un groupe de touristes thais :)
On reprend les scooters après un p'tit ekmek kebab, la région est vraiment extraordinaire…
On longe une vallée de pigeonniers, une autre avec des roches toutes roses ou toutes jaunes, et on s’arrête encore a un point de vue. Toute la journée se passe à halluciner et à rêver devant cette nature délirante...
De retour à la Monastery pension, nous dînons avec un couple de français et leur deux enfants. Dominique et Marie sont venus de Nantes à Istanbul a vélo (!!!) en tirant leurs p'tits bouts de 3 et 5 ans dans deux remorques…
On papote longtemps tous ensemble et passons une délicieuse soirée...
11 avril...
Pendant que j'accrochais mon linge à sécher en compagnie de Leilah, je regarde sa jupe pantalon et lui fait comprendre par langue des signes ;) que son espèce de jupe pantalon typiquement turc à l'air bien relax et confortable...
La voilà pas qui m’emmène en acheter un semblable! Elle m’aide à choisir et on diminue le prix d’un quart.
De retour a la pension, elle me met un foulard rose sur la tête et me donne un balai!!!
Eclat de rire général, me voilà en vraie turque!!!
J’enlève qd même le foulard et lâche le balai, et comme Tama et moi souffrons encore un peu du dos, nous allons voir un barrage en stop, pendant que Pili va par les collines, et Marie, Dominique et leurs enfants à vélo.
Au bout d’une heure de marche à notre aise, une voiture passe… Zut, bondée à ne plus savoir rentrer une poule…
Un peu plus tard arrive une deuxième, et nous voilà embarqués.
Chouette ce barrage,
On passe une bonne partie de l'après midi au bord de l'eau, à écouter surtout les crapauds hurler, regarder les canards et les oiseaux de toutes sortes. Enfin je me fait un peu bronzer les gambettes, il n'y a personne d'autre que nous, le soleil tape un maximum...
Quel calme, quel bleu du ciel, si l’eau n’étais pas si froide, je me serais bien baignée…
Nous rentrons car nous ne voyons pas les autres... A nouveau une voiture passe et s’arrête pour nous prendre. Je monte seule derrière, ca a du bon parfois d’être une femme, je ne suis pas obligée de converser, et je regarde tranquille le prodigieux paysage... Enfin tranquille... Façon de parler car la voiture fonce comme une folle sur la route défoncée et tortueuse, on saute sur les bosses comme des fous ! Heureusement que les sièges sont mous et le plafond haut ! Je m’agrippe bien quand même… Nous sommes vite de retour à Mustafapasa.
Après une petite sieste, je repars faire un tour, croise trois fillettes aux vêtements sales et troués mais joliment coiffées toutes les trois avec un gros nœud dans les cheveux, elles ont un petit chien, je leur demande son nom " Johnny " dit l’une d’elle avec un grand sourire, et je repars gaiement sur la route…
Grimpant les collines, explorant d'autres grottes, d'autres églises, je rêve... C’est la fin du printemps, les abricotiers, pommiers et autres arbres fruitiers sont encore en fleurs.
Les herbes sont sèches et parfois brûlées par le soleil tapant comme un fou aux heures chaudes de la journée. Là il ne va pas tarder à se coucher, je vais rentrer retrouver Tama, et sans doute Pili, Marie et co.
Quel pied de voyager!!! La nature est magique... Ce pays est splendide...
Installée dans ma chambre grotte, j’écoute le dernier champ du muezzin de la journée, le prochain sera à 5h du matin. Parfois je me réveille, mais me rendors aussitôt…
Demain est notre dernière journée en Cappadoce, nous prenons le bus de 19h pour Kahta, village à côté du Mont Nemrut, notre prochaine halte.
12/4
Sacs bouclés, nous disons au revoir à Erjan et Leilah, et nous partons pour Goreme en petit bus local. Marazan, le sympa loueur de scooter nous vend des tickets de bus, nous buvons un thé, laissons les sacs chez lui et nous nous séparons histoire de prendre un peu l’air.
Je me retrouve dans une vallée comme seule au monde... J'en prends plein les yeux et reste des heures là à rêver... Qu'est ce que le monde est beau quand même... Je n'aurais jamais assez de toute une vie pour voir tout ce que j'aimerais... "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Pendant quelques minutes, tu m'as fait revivre notre voyage en Turquie et ... c'est vrai que la Capadocce, c'est très beau ... nous avions adoré cette région !
Allez, la suite !!!
@+, Sabaïdee
J'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien ... (A. David-Neel)
Merci Izanora et Sabaidee :)
Voili voilà!
"
13/4
Wow quelle affreuse nuit en bus…
A Kahta, nous avons trouvé le copain de Marazan qui a un petit hotel près du Mont Nemrut.
En fin de matinée, nous voilà à Karadut, pffffffffff c'est merveilleux comme village...
La pension est toute mignonne, proprette, nous avons une bien belle chambre avec trois lits et sdb pour un prix vraiment modique. Nous y rencontrons un très chouette couple de suisse, qui vont jusqu’au Kirghizistan par la route… Ce village perdu dans la montagne à l’air adorable, il faut que j’aille faire un tour…
Dans la rue principale, je croise une dame qui me fait signe de venir chez elle manger, mais je viens de dîner, et je l'a remercie tout plein. Elle me pose une question et sans la comprendre, je réponds "Beltchica". Elle a l'air satisfaite de la réponse et je continue ma route... Il doit être midi et le minibus nous conduisant au mont Nemrut vient nous chercher a 16h... J'aimerais déjà y être... Je suis vraiment impatiente de voir toutes ces têtes sculptées, datant de la période d’Antioche… (c’était qui encore celui là ?)
Une voiture passe, je lève le pouce et me voilà embarquée avec le directeur des sites archéo de la région, et donc je ne paie pas l’entrée héhéhé. Je rentrerai par le minibus avec Pili et Tama plus tard...
La route est longue et sinueuse, le trajet n'en fini pas... Nous roulons très lentement tellement la route est en mauvaise état. Nous avons de la chance, 15 jours auparavant, et nous n’aurions pu y aller à cause de la neige. Ici et là, quelques plaques subsistent, parfois de la glace, mais parfois la route est bordée de plusieurs mètres de neige...
Enfin on arrive... Je dois encore gravir un petit sentier très étroit et c'est un peu craignos... Sur 20 m je marche dans la neige, tout doucement, et j'arrive à la terrasse "sunrise".
Personne d'autre que moi... Un vent glacial et turbulent m’enveloppe et je trouve une place au pied d’une des quatre statues pour m’abriter. Je suis a plus de 2000m, la vue est superbe, le ciel dégagé, des collines à perte de vue… Les statues sont belles, vieilles, le règne d’Antioche date d’avant JC, mais quand même, ce n’est pas comme les cartes postales que j’ai pu voir.
Un garde arrive "Hello ! You want chai?" Le pied !
Je le suis dans la neige, et j'arrive dans sa petite cahute de bois, toute seule sur un flan de la montagne, un petit feu au bois réchauffe l’unique pièce simplement meublée.
Omar regarde son livre d'anglais et me pose diverses questions auxquelles je prends plaisir à répondre.
Oui oui j'ai un fils, oui oui je suis mariée, etc... Comme je veux lui payer ses thés, il refuse! Alors je lui achète des cartes postales au double du tarif normal... (des clopinettes)
Après qu’il m’aie indiquer la terrasse " sunset ", je me retrouve encore les pieds dans la neige, mais voilà qu’une fois arrivée, je tombe vraiment sur mon cul!
Des têtes d'Antioche, d’Apollon, Héracles ou Commagène sont comme plantées dans la neige...
Toujours personne...
Je danse et chante des TOUTOUBIDOUUUUUS!!!!!!!!! Comme une folle, heureuse comme tout de vivre et de me trouver dans un coin si incroyable...
J'hallucine... AAAAh ce que c'est donc bon de voyager!!!!
Ce site est remarquable… Grandiose… Je me couche sur des pierres, et regarde le ciel bleu… Puis je bouge encore et m'installe dans un espèce de trône (celui d'Antioche???), écris mon journal, relève bien souvent la tête pour rêver et rêver encore, prends des photos et retourne écrire quand un groupe arrive.
Le soleil ne va pas tarder à se coucher, les couleurs du ciel deviennent magiques…
J'entends la voix de Pili et Tama, on papote et rigolons bien tous les trois, mais comme je deviens à nouveau glaçon, je pars les attendre au chai saloon comme on dit ici.
Seule touriste, seule femme au milieu de tous les guides et chauffeurs de minibus, je bois chaï sur chaï en silence, regarde les tapis partout sur les murs, sols, banquettes, plafond...../...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"
Ce matin, réveil relax, on s’en va déjà, je serais bien restée plus longtemps dans ce merveilleux village, mais la route nous attend… Donc doucement, nous nous mettons en route pour Urfa.
Après quelques heures bien folkloriques à la gare des bus, et encore d’autres heures dans le bus, nous arrivons en début d’après midi.
On se rend à l’hôtel Ugur, où nous avons rendez-vous avec Carole et Fabio qui viennent en voiture avec un autre couple.
On part visiter Urfa et arrivons au pied d’une gigantesque citadelle qui domine la ville.
Après s’être gentiment débarrassé d’un guide un peu collant, nous grimpons un petit escalier dont on ne voit pas la fin. Arrivés sur une terrasse, deux colonnes hérissées vers le ciel se découpent sur le ciel un peu gris, mais malgré ce gris, la vue est à couper le souffle.
A ses pieds, se trouve le cœur spirituel d’Urfa. Un magnifique parc aux jardins bien entretenus, tout fleuris de roses. Petits canaux, bassins ou nagent des milliers de carpes bien dodues, splendides mosquées, et puis la grotte ou serait né Abraham. Pour cette raison, Urfa est sacrée aussi bien pour les musulmans que pour les chrétiens, juifs etc…
Dans le bazar, nous avons du mal à ne pas pisser de rire, nous trouvons des cartes postales avec le visage d’un chanteur turc, moustachu, chevelu, et nous imaginons la tête du copain qui la recevra…
Il est génial ce bazar, un vrai labyrinthe! D’ailleurs on s ‘y perd vraiment! Les odeurs, les bruits, un thé près de joueurs de carte, la visite d’un hamam vieux de 300 ans, toutes sortes d’échoppes vendant des clous, des tapis, des épices, des fringues, etc etc…
Retour à l’hotel ou nous retrouvons Fabio et Carole, le sympa couple de Suisse. On devrait encore se retrouver, ils vont aussi en Iran ensuite… On papote jusque bien tard…
Serait on vendredi 15?
Apres la macarena, voila Shakira en zik de fond dans ce net café... Je préfere la zik turc...
Voilà juste le patron qui m'apporte un petit chai... Sluuurp... Santé! 😎Ouch ce qu'il est chaud...
Ce matin nous avons quitté Urfa. Au p’tit dèj���, je suis toute contente car je trouve un café turc, pas évident à trouver en dehors d’Istanbul, ils boivent tous du thé. Avec ca je vois une feuille de palmier, pâte feuilletée sucrée normalement, mais celle ci contient de la viande... Moi qui pensait avoir droit à une sucrecrie…
Bon, je fais vite mon sac, je suis encore a la traîne... Pili? Tu sais mettre mon pull dans ton sac? Merci 🙂
Vers 13h nous dînons a la locanta d'une station de bus (otogar): Blé concassé, ratatouille et poulet, super bon... Je demande ensuite un Aryan, yoghurt liquide, mais j'aimerais du sucre.... J'essaie de me faire comprendre... Sugar? Sukar? non? On m’emmène a la cuisine... "Meraba" dis je aux cuistots... Je cherche du sucre... On me montre des piments... Euh non pas ca... Un oeuf? euh non plus 😏Du sel? Tuz yok! Mais non pas du sel... Mais j'ai le "point it"! (livret d'images bien utile pour la langue des signes) et cherche le sucre... Voila!!! "Aaah shekel!" et on m'apporte le shekel.
Ensuite, dolmouche (minibus collectif) pour Batman. Nous voulions nous arrêter a Mardin, mais notre budget est en train d'exploser en Turquie... Ce sera pour une autre fois Incha'allah...
Arrivés a batman (batmaaaaan), le LP ne dit absolument rien sur cette ville... Les gens dans le Dolmouche nous aide a chercher un "otel"...
Je suis siderée comme les gens de ce pays sont adorables, toujours prêt a aider en toute circonstances... Vraiment ca me scie, je ne m'attendais pas a ca...
Enfin on trouve... 12 000 000 chacun, 7 €, la chambre est nickel... On allume la télé pour rigoler... Ya un espèce de Colombo turc, questions pour un champion etc. C'est bon on part se balader...
Demain nous allons visiter le site d'Hassankeyf qui va être inondé fin mai pour les besoins d'un barrage...
Hier soir, de retour a l'hôtel, alors que nous n'allions plus tarder à fermer la lumière, le tel sonne... "Hello you want chai?" "No thank you" répond Pili.
Deux minutes après, retel qui sonne... "hello, we send you 2 chai" Et dans la seconde qui suivit, on toquait a la porte avec 2 chai pour nous trois… 😏
Réveil tôt ce matin, nous avons super bien dormi. Alors p'tit dej' et dolmouche pour Hassankeyf...
Mais comment vais je faire pour vous décrire cette beauté??? Pour Pili, c'est son endroit préfère en Turquie (moi j'ai vraiment adore le Nemrut dag, surtout seule l'après midi)
D'abord il y a un festival aujourd'hui, il y a beaucoup de touristes turques (nous sommes les seuls occidentaux).
On traverse le village, au sommet des collines toutes verdoyantes et caillouteuses, se trouve le vieux village d'hasankeyf tout en ruines.
Datant de l’antiquité, on y trouve une église au bord d'une falaise, d'ou la vue s’étend presque a l'infini. Plus loin un palais, et puis sur des km et des km 2, des centaines et centaines de petites maisons dont certaines sont encore creusées dans la roche, comme en Cappadoce. L'herbe est tendre et on profite des rayons du soleil...
On grimpe et grimpe sur les vieilles pierres jaunes ocres. Le ciel est d'un beau bleu et quelques jolis petits nuages viennent compléter le tableau.
Au sommet d'un ancien minaret, une cigogne a fait son nid... Je ne cesse d'halluciner...
On se décide a redescendre, et après un petit lunch bien sympathique (quoique, comme Tama est végétarien, pour lui c'est tous les jours salade verte, tomates, oignons, riz et fayots), on traverse la rivière et visitons le vieux mausolée dont j'avais vu la photo dans le Geo... Encore couvert en partie de jolies mosaïques bleues foncées et turquoises, avec les collines derrière, le vieux et le nouveau village ou règne la cigogne toujours présente... C'est vraiment magique... "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"En milieu d’après midi nous faisons du stop, montons dans un dolmouche (musique à fond mais paysages tellement irréels de beauté) pour retourner à Batman et achetons des tickets de bus pour Dogubayazit, départ ce soir a 22h, arrivée demain vers 8h.
Nous visiterons le palais d'Ishak Pasa, et sans doute passerons-nous la frontière iranienne en début d’après midi?
Tout à l'heure, pendant que Tama s'offrait un haman-sauna, Pili et moi nous nous sommes baladés dans la ville. Nous voyons de chouettes sacs en poils de chèvre. On rentre dans la boutique, et directement on nous souhaite chaleureusement la bienvenue en nous offrant deux chai dans la seconde même. Un peu après, une autre personne arrive. On nous demande si on parle le hollandais... (???)
Ahmed, le nouveau venu, a habité 5 ans aux Pays Bas... Nous parlons donc néerlandais avec lui, dans cette petite ville perdue au fond du Kurdistan...
Je ne peux m'empêcher de leur acheter un sac à main en poils de chèvre a 6€. On prend des photos d'eux, car nous passons vraiment un excellent moment...
Arrivés a Dogubayazit, la ville en elle-même ne représente que peu d’intérêt, mais les alentours… Waouh… Suivant le conseil de Trekkerbeub, nous partons visiter le palais d'Ishak Pasa, avec le mont Ararat enneigé en arrière plan qui culmine à 5130 mètres... C'est à son sommet que Noé aurait atterit après le déluge, avec son bateau et toute sa clique d'animaux...
Waouuuuh le palais... MONUMENTAL!!! Vraiment grandiose!
A 5km de la ville, ce palais est une vraie merveille, de par son emplacement mais aussi de par sa construction au 18eme siècle, mélangeant plusieurs styles architecturaux il comporte de nombreuses salles.
Il y avait même un système de chauffage central, fait de canalisations à l’intérieur même des murs.
A une centaine de mètres du palais on bois un petit thé près d’un groupe de kangal, ces grands chiens très massifs couleur sable, ceux là n’ont pas l’air méchants, habitués aux touristes sans doute, mais c’est une race dont il faut faire bien attention nous dit Tama.
Plus loin, on aperçoit un autre bâtiment, la tombe du roi Urartu qui eu son empire vers 600 av. JC.
J’enlève mes chaussures avant d’y entrer, et me joins à deux femmes priant intensément, j’en profite pour les regarder… Habillées d’une robe aux couleurs chatoyantes et d’un grand châle sobre, leurs chaussettes sont toutes trouées… Chez moi je ne suis pas riche du tout, mais en voyage… Oh que oui à côté de certains…
L'après midi, en route pour l'Iran border... Je mets mon foulard sur la tête (je sens qu'il va m'emmerder ce foulard...) et comme nous sommes dimanche, le passage se fait rapidement, spécialement pour nous touristes occidentaux. J’ai revêtu la jupe pantalon kurde bien large, mais pas longtemps! Je sens que je la bazarderai quelque part vite fait celle là.
En passant la frontière, nous restons bloqués dans un petit no man’s land pendant bien une demi heure…
On prend notre mal en patience…
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
dogubayazit...ca me rappel des souvenirs...une bierre fraiche au murat camping en revenant d'iran...avez vous dormit au murat camping ou tous les soirs y a de la musique kurde...3 euros la nuit, ca le faisait bien pour la turquie...et les couleurs de ces montagnes...j'y suis encore...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Non, désolée Izanora, nous ne sommes pas restés à Dogubayazit... Arrivés dans la fraîcheur terrible au matin, et repartis dans l'après midi...
Les couleurs des montagnes... C'est vrai que la région est réellement magnifique...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"Taxi collectif pour Bazargan, "oui oui, c’est mes deux enfants!" Quel respect ai-je droit en répondant ca!!!
En plus je ne sais plus qui a donné 20 ans à Pili! Alors qu’il en a plus de 30! Ca change ce respect, de voyager en tant que femme seule…
A Bazargan on ne reste pas, on reprend direct un taxi pour Maku, où nous décidons de nous arrêter une nuit pour nous reposer de la nuit précédente en bus.
On trouve l’hôtel. Pas cher du tout... L'équivalent d'un euro par pers. mais euh... Quelle affreuse chambre, et quelle puanteur dans la salle d’eau! Pas de douche, juste un évier et deux "tuvalet" à l’odeur épouvantable. Pour se laver, toute une histoire, heureusement que je ne voyage pas seule, Pili vient tenir la porte de la salle d’eau vu qu’elle ne ferme pas.
Dorénavant je crois qu’on s'offrira un hôtel au double du prix!
Petite balade dans Maku… Je m'achète un fin manteau noir et long pour être en accord avec la loi du pays, puis petit dîner... Kebab (encore des kebabs) pain, et dodo.
18/4
Bus pour Tabriz. Enfin l'hôtel est bien clean, (6 euros pour nous trois) avec des douches bien chaudes.
On se balade dans la ville, dînons enfin autre chose que des kebabs, poulet et riz pour moi, salade, tomates, oignons et fayots pour Tama le végétarien. Pas facile de ne pas manger de viande dans ces pays… Il mange tous les jours la même chose le fiston…
Dans le bazar, (superbe avec ses 35 km de galeries) je m’achète un foulard tout fin et pas chaud, un calvaire ces foulards, je ne parviens pas à le mettre sans qu’il tombe tout le temps.
Un peu après je sens une odeur que j’aime… Des narguilés!!! Siouplaît Pili, Tama, on s’arrête???
Ce bui bui est minuscule, serrés comme des baudets, on essaie de boire le chai comme ici, avec un morceau de sucre en bouche, on sirote le thé brûlant. Pas facile, j’en avale du sucre pour une petite tasse…
Les narguilés s’appellent ici des Qaylian, je suis habituée à dire Chicha, comme en Egypte. Je me demande comment on les appelle dans les autres pays du moyen orient…
Marrant cet endroit… Nous devons bien être une trentaine dans ce 15m2, on nous regarde, mais nous aussi nous regardons…
Je règle l’addition, 50 centimes d'euros pour le narguilé et 6 thés...
Petit bonjour à Nasser de l'office du tourisme, qui fait merveilleusement son boulot...
Au soir dans un resto, nous faisons connaissance de Shalaleh et Majit qui parlent bien l'anglais. Nous quittons le resto ensemble, et avant d'aller se balader dans le parc Elboli, Shalaleh passe en vitesse chez elle mettre un chador, car comme elle et Majit n'ont aucun lien de parenté, elle a peur de se faire prendre, ils risquent gros tous les deux... Une femme ne peut se balader avec un homme qui n'est ni son mari, ni son oncle, père, fils etc... Cela fait 6 ans qu'ils sont amis, mais ils ne pourront jamais se marier, le père de Shalaleh ne veut pas de Majit comme gendre... Alors tant qu'elle étudie à Tabriz, elle peut voir Majit.
Ses parents vivent à Orumiyeh, quand elle aura fini ses études d’ingénieur en électronique, elle va commencer l'informatique...
Au parc Elboli on se boit un thé en fumant un qaylan à la pomme, puis grimpons au point de vue.
La ville est toute illuminée, le palais converti en resto au milieu de l'étang, les fontaines éclairées de spots verts jaunes ou oranges, on passe vraiment une délicieuse soirée...
19/4,
Ce matin, alors que nous voulions payer la chambre "already paid" nous dit le gérant... "no, no, sure we did not pay"! Yes, no, yes, no! On parvient quand même a régler ce que l'on doit, allons à nouveau chez le gentil Nasser de l'office du tourisme, et Tama s'en va pour des sources naturelles d'eau chaude, espérant soigner son dos.
Pili et moi partons pour Kaleybar pour visiter le Babak castle. Notre trio se retrouvera à Masuleh (petit village tout mignon) dans 3 ou 4 jours."
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Ouf😏Merci Parvat de m'avoir permis cette évasion dans ce pays "enfoularé" que j'ai aimé. En plus, dans la froidure française cette bouffée chaleureuse est un vrai bienfait.
Dom.
Merci aussi Dom! Ca me motive, ton comment, pour la suite :)
J'aime réecrire ces carnets, j'y suis à nouveau... Et ca me réchauffe aussi :)
"Apres 3h de bus et de taxi collectif, Pili et moi arrivons à Kaleybar.
On va à l'Araz hôtel, et le gérant sort son argent pour nous montrer ce que l'on doit payer (5 euros pour deux), nous sortons nos sous, mais Said, le gérant ne comprend pas. Il y a beaucoup trop de sous devant lui!
Nous lui expliquons tant bien que mal qu'une partie de l'argent est a lui, il lui faut un p'tit temps pour comprendre, mais ça y est, on peut payer nos 10 euros comme on compte rester deux nuits dans ce petit village.
Installés au bord d'une rivière au pied d'un joli pont de pierre que vient de traverser un vieux monsieur sur son âne, on profite du soleil, du paysage, du calme de la campagne...
Ensuite lessive, dîner (pour deux euros, on est servi royalement, demi poulet, riz, plat d'olives, pain, yogourt, zamzam (fanta ben oui ils n'ont pas d'eau minérale... D’ailleurs quelle idée de vouloir boire de l’eau… Ca n’a aucun goût! Le zam zam est bien meilleur… Hum…), et un petit thé pour terminer comme d'hab'.
20/4
En attendant le taxi qui doit nous conduire au Babak castle, on prend un thé dans un bui bui, mais au moment de payer, na na, welcome! 🙂... Ca arrive très souvent mais nous sommes à chaque fois bien étonnés de cette générosité…
Bon, en route... Le paysage est magnifique... Des montagnes enneigées, des vergers en fleurs, la végétation est assez sèche, mais quelle belle nature...
Au bout d'une heure, le taxi s’arrête en pleine nature... Voila! Babak castle, c'est par la! En nous indiquant les montagnes... Pas une seule bâtisse à l’horizon…
Bon, on suit un petit chemin serpentant entre les rochers, traversons des plaques de neiges pas encore fondues par l’arrivée du printemps, je m’arrête toutes les 5 minutes ('tain de clop, je manque de souffle...), c'est haut!!! Enfin on aperçoit le château de Babak tout en haut d'une autre montagne rocailleuse...
Encore un effort Parvat', (waouh mes pauvres genoux, au secours mon coeur bat a du 300 a l'heure, vas y Pili, j'arrive! ) enfin me voilà au sommet de cette montagne. Le château n'est pas tout a fait en ruine, plusieurs pièces contiennent encore leur dallage et leur toit. Quel boulot pour construire ca ici!!! Le soleil tape, et parfois le vent souffle très fort.
Personne d'autre que nous depuis que nous avons quitte le taxi, j'en profite pour enlever ce 'tain de foulard sur ma tête…
Le paysage est pffff je reste sans mots... Des montagnes partout, on distingue Kaleybar dans une lointaine vallée... Quelques petits nuages parsèment le ciel bleu... Des petits lézards courent ca et la, et sauf des pépiements d'oiseaux, c'est le silence absolu...
Plus tard, de retour au village, je veux m'acheter du fil et des aiguilles, je mime la couture dans un petit magasin, et hop eurêka, le marchand a l'air d'avoir compris...
Il va dans son congélateur…??? Et me sort une glace à la vanille!!!
J’entends Pili qui se retient d’éclater de rire, et sors de la boutique… Je ne le regarde pas, car je vais m’y mettre aussi!
Je recommence à mimer la couture, et cette fois c’est la bonne."
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salut parvat,
c'est rigolo le carnet que tu écris en ce moment...en parrallelle du mien qui au meme moment que toi fait la meme route mais en sens inverse...on s'est peut etre croisé de loin, a la mi avril je quittais l'inde.
par contre pour l'Iran, je portais un voile, une tenue correcte mais le chador noire n'était pas obligatoire, juste le voile. d'ailleurs dans les grandes villes style téheran, les jeunes filles étaient en jean presque moulant, talons fin, petit pull pas tellement ample, petit voile, maquillage, lunettes de soleil...quelle élégance.
le voile en Iran, ça m'a ennervé parceque les filles sont en chador noire traditionnel et les mecs ils sont vétus à l'américaine. alors qu'au Pakistan je le portais sans être ennervé parceque cela me paraissait plus juste : homme ou femme tous en costume traditionel...et moi la premiere, un peu obligé pour pas avoir l'air de venir d'une autre planete....
les montagnes, les vallées, les pepiements des oiseaux, les lézards...que ca donne envie d'y retourner.
isa.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Il ne faut pas oublier Ishaq Pasha au dessus de nos têtes! Et le Mont Ararat majestueux!
Nous sommes allés 2 fois en Turquie, une fois pour en faire le tour et cette année pour nous rendre en Iran. Toujours la même magie et la gentillesse des turcs. Pour le plaisir, nous avons prolongé notre retour sur cette terre hospitalière.
Allaha esmarladek
Valérie.
Projet Hélix : Une famille Autour du Monde Contre la Pollution Lumineuse. www.lesquatrevieux.com
Iran, Est Turquie, Maroc, Tunisie, Scandinavie, Pays de l'Est et actuellement : Amériques Nord, centre et Sud
Merci pour ce récit vivant qui nous rappelle de si bons souvenirs: c'est vrai Nasser est fantastique! Elgoli nous y avons campé et le gardien des "chiottes" eh oui ! nous récitait des poèmes en farsi! des étudiants sont venus faire causette jusqu'à 3 h du mat: heureusement, les enfants étaient couchés mais le rond-point de toute façon très bruyant!
Encore Khodahafez.
Valérie.
Projet Hélix : Une famille Autour du Monde Contre la Pollution Lumineuse. www.lesquatrevieux.com
Iran, Est Turquie, Maroc, Tunisie, Scandinavie, Pays de l'Est et actuellement : Amériques Nord, centre et Sud
Salaaam 🙂
Merci tout plein Izanora, oh que oui nous nous sommes peut être croisées? Je quittais la Belgique début avril quand tu quittais l'Inde... Pondy, Kaou et Landtrotteur dont j'ai été visité votre site qui laisse rêveur... Superbe.
Tout le monde garde de beaux souvenirs d'Iran on dirait... Et que de préjugés n'avais je pas avant d'y aller... Ils sont bien injustifiés.
La suite arrive! Patience siouplaît 🙂
Mibinmemette! A plus tard!
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"Après cette tranche de rire monumentale, parfumée à la glace à la vanille, on cherche un internet café et on demande à plusieurs personnes… Au bout d’un moment, "montez ! " Nous dit un jeune au volant de sa voiture…
On monte et il nous conduit à un net café un peu plus loin.
Au bout d’une heure de correspondance, on ne peut encore pas payer… C’est génial, mais ca m’embête quand même… Quel accueil ont ils eux, quand ils viennent en Europe???
21/4, on quitte Kaleybar, direction Ardabil.
Le taxi collectif de Kaleybar à Ahar ne fut pas très confortable… Il roulait comme un malade! Ne respectait pas du tout la limitation de vitesse de 60km/h, vu qu'il fonçait à du 170km/h!!!
Pili coincé entre le changement de vitesse et moi, moi coincée entre Pili et la portière, m'accrochant comme je pouvais... La route longeant les montagnes, une fois à gauche, une fois à droite...
Heureux d'arriver entier à Ahar, on prend un taxi privé pour Ardabil, ville vieille de 1500 ans!
Et voilà, je suis installée dans un hotel tout propret, j’attends Pili et nous partons visiter le mausolée du Cheikh Safi.
Ce Cheikh, (mort en 1334) chef spirituel, est le fondateur de l’empire des Safavides, et son arrière-petit-fils, le Shah Ismaël, à déclarer le Chi’isme religion d’état. Ce qui est toujours d’actualité.
(plus d'infos sur l'histoire de l'Iran ici: http://homepages.ulb.ac.be/~jmalek/sefevides.html)
Cet endroit regroupe un joli petit parc bien entretenu, l’extérieur tout décoré de mosaïques, dans les tons bleus, récitant le nom d'Allah je ne sais combien de fois, et à l’intérieur, de nombreuses salles plus belles les unes que les autres avec des alcôves dorées, ses tapis gigantesques, parmi elles se trouve une salle nommée "le petit paradis", une autre est le temple des derviches, la salle des lanternes, le domicile des martyrs, puis le sanctuaire…
La tombe de marbre du Cheikh est d’un ouvrage absolument monumental… Quelle finesse, j’ai rarement pareil travail…
Que sera donc Esfahan?
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"Dans la soirée, on s’offre une pizza, j’en ai un peu ras le bol des kebabs.
Dans ce resto, un homme sans sourire n’arrête pas de nous poser de drôles de questions…
"Vous aimez l’Iran? Qu’est ce qui est mieux, ici ou chez vous? Les rues, les bâtiments, c’est mieux ici hein? Vous venez dîner chez moi?" "Euh, non merci, nous sommes en train de dîner" Ces questions nous semblent vraiment bizarre… Et la pizza est un régal.
Demain, Rasht et Masuleh ou nous resterons qques jours et retrouverons Tama.
22/4, la route est superbe… La végétation est luxuriante, on se croirait en Europe presque tellement c’est vert.
On croise beaucoup de campeurs iraniens venus se rafraîchir loin de la capitale. Traversons des fôrets suivies de rizières à n'en plus finir, puis on longe la mer Caspienne et on arrive à Rasht.
En descendant du bus on voit une station de taxi, on se dit "aie, on va encore devoir bien argumenté pour avoir un bon prix jusque Masuleh"… Un chauffeur nous dit que si l’on veut y aller en minibus, ils sont juste en face.??? Hop, pour 10 centimes d’euro on prend le bus… (il voulait pas bosser le taximan ?)
Mais le bus ne va pas plus loin que Fuman, alors on doit prendre un taxi privé, et grimpons les collines encore une fois toutes vertes, croisons encore plein de campeurs, et arrivons à Masuleh en début d’après midi.
Va-t-on trouvé Tama facilement???
On cherche après Abbas Mamdad, qui à ce qu'il parait, a de belles chambres à louer...
Il est haut perché ce village, mais il est aussi mignon qu’on le dit.
Il faut du souffle pour le visiter… Enfin on trouve son fils qui nous amène à son père après nous avoir offert un thé et une qaylian (narguilé) à l’orange...
La maison de Mamdad est tout au-dessus du village, ca grimpe fort…
Quand nous voyons la chambre, mes yeux s’écarquillent ! Une chambre et un salon aux tapis persans déposés les uns sur les autres pour que ce soit plus confortable, puis une grande porte vitrée donnant sur la terrasse à la vue grandiose... Le tout pour 8 euros par nuit pour deux.
Après 5minutes, Abbas nous dit de changer de chambre et nous montre une pièce sans fenêtre… Le fils cadet n’est pas content car nous voulons gardé ce qu’on nous a proposé, et c’est la chambre du fils cadet en fait… Je suis bien désolée pour lui mais bon…
Bref, on part visiter le village après avoir reçu encore un petit thé, et après 10 minutes "Tama!!!!!!!" Quelle joie de se revoir! Il s'est fait plein de copains ici, et nous présente a tout le monde... Il passe un super séjour ici, ca fait plaisir à voir.
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J'ai laissé les deux hommes crapahuter dans la montagne, et je suis restée à me balader dans le village...
Je bois chai sur chai sans pouvoir en payer un seul, joue au backgammon et perds deux fois de suite.
Tout d’un coup, plein d’écolières arrivent, toutes fofolles de voir une occidentale, elles me posent toutes sortes de questions et l’une d’elle casse le sucrier, alors elles s’enfuient en courant.
Un peu après, c’est un car de touristes iraniens de Mashad qui arrive, et zou c'est reparti pour une série incroyable de questions auxquels je prends plaisir a répondre.
Je pose pour des photos, des séances vidéos... Ils sont adorables, je papote beaucoup avec Madhi et son père Hossein vivant à Mashad, on échange nos emails, et ils doivent déjà partir.
Moi aussi je me décide à bouger, je photographie le village, croise une famille française, Erwin, Laeticia, et leur deux filles qui font un tour du monde de trois ans en camping car... (www.family-dreamtime.net)
De retour sur la jolie terrasse, je m’écoute de la bonne zik en rêvant devant ce beau village...
Les maisons agglutinées les unes aux autres à flan de colline, comme un escalier, d'ailleurs, le toit de l'un est la terrasse de l'autre. Toutes les maisons sont de couleur crème, jaune ou ocres. Avec les arbres bien verts et le ciel tout bleu, c'est vraiment un chouette coin... Je m’écoute l’album "Harvest" de Neil Young, et les chutes d’eau pas loin, je suis bien…
Quelques heures plus tard…
Avec Pili tout à l’heure, nous avons mangé une truite grillée avec du riz à la terrasse d’un mignon resto, et Medhi, copain à Tama est arrivé avec qque chose spécialement pour moi... héhéhé… Dès que j'ai reçu ce petit paquet, je suis allée le goûter tranquillos, le Best Of Patti Smith (Land) le plus fort possible, je me suis faite une petite full moon party à moi toute seule!
Je me suis défoulée comme une malade (bonjour la digestion) sur les confortables tapis persans au salon, chouette piste de danse... Les deux doubles portes ouvertes donnant sur la nuit tombante, la lune est pleine, je m'amuse à la regarder aux jumelles, et je redanse encore sur Dancing Barefoot ou Gloria. Et tant pis si j’enfreins la loi… Quelle imbécile loi qui interdit la danse…
Comme j’ai dit aux autres que je ressortais les voir, je suis partie retrouvé Pili, Tama, Medhi et toute une bande de copain avec qui on a passé une délicieuse soirée. Mais je rentre avant eux.
Il fait nuit et je porte un pantalon clair avec un gilet long jusqu’en dessous des fesses. Il n’est pas assez long car je me fais suivre…
Comme je le vois dans un coin faisant des gestes obscènes, je lui crie un "No way!!!" tonitruant et continue mon chemin. Mais j’entends encore des " psssst pssst ", alors je lui ai hurlé un "Dégaaaage!" le plus fort que j’ai pu et il a pris la poudre d’escampette dévalant les escaliers le plus vite possible.
Sur ce je perds mon chemin, et deux femmes à une fenêtre m’ont entendue gueuler pour sur, elles m’indiquent la maison de Abbas l’électricien. Comme j’y arrive, je vois une autre femme, la voisine d’Abbas, qui me déblatère encore un tas de mots et semble m’attendre. Je comprends qu’elle aussi m’a entendue crier, et elle est venue voir si je rentrais bien. Quelle chouette voisine… J’irai lui apporter des échantillons de parfums demain pour la remercier…
Aaaah ce que c’est donc le pied de voyager… Ce n’est pas à Bruxelles qu’une voisine inconnue ferait ca… Et tant pis pour moi, je remettrai le long manteau noir, surtout le soir.
Lou Reed et les cascades derrière… Quand je suis rentrée de ma petite aventure, j’ai voulu m’installer sur la terrasse, mais j’ai vu des "tonnes " de chauve souris voler non loin de moi.
Il m’a même sembler y avoir un nid au-dessus de ma tête… Enfin, à 3 mètres, deux trous sombres dans un coin du plafond… Je suis rentrée vite fait…
"Such a Perfect Day" je m’endors le sourire aux lèvres…
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Hello,
Je termine ma lecture de tes jours iraniens.
J'ai comme l'impression que les iraniens posent la même question un peu inquiète, à savoir : si nous aimons leur pays. On nous demandait aussi souvent si nous aimions les américains ? Beaucoup disaient les détester et si nous leur demandions pourquoi les prix se discutaient en dollars, ils étaient très mal à l'aise. La loi islamique est une dure loi pour le peuple. Nous avons longtemps discuté avec un très vieux vigneron dont la vigne avait été arrachée!, il vivotait durement sur sa terre aride...
Bref, à quand la suite, c'est qu'il faut que je voyage moâ😄
Pareil pour nous concernant les questions...
Oh que oui la loi islamique est une dure loi pour le peuple... Combien de fois n'ai je pu voir une incroyable tristesse dans les yeux de ceux qui ont connu le temps des boutiques Chanel, Cartier et des femmes en mini jupes, dans les rues de Téhéran...
Je suis triste aussi pour des amis de là bas, Shalaleh et Majit qui ne peuvent pas se marier, Sharam qui est homo dans un pays ou on les pend, et tant et tant d'autres...
La suite arrive, patience, patience, elle est pas prête encore...
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24/4, Gazvin. Et bien oui, finalement nous avons décidé de bouger tous les trois.
Taxi jusque Rasht, et bus pour Gazvin…
Ce bus était une vraie fournaise, l’air co ne fonctionnant qu’à un pour cent de sa lointaine capacité, en plus il est tombé deux fois en panne. Des passagers descendaient et arrêtaient un autre bus sur la route.
J’avais bien envie de faire pareil.
Je crève de chaud sous ce voile, je ne le supporte pas du tout ainsi que ce long et pourtant fin manteau noir… Quelle couleur sous ce soleil de plomb ! Moi qui suis libre et indépendante, j’ai vraiment du mal.
Pili toujours cool, et Tama cool aussi, tous les deux têtes nues et tee shirt à manches courtes. Alors zut. A la deuxième panne, j’ai pris mon sac et j’ai arrêté un autre bus.
Pili et Tama restant dans la fournaise.
Arrivée à l’hotel, j’attends les deux mecs, je râle…
Nous avons pour la première fois des mots de travers ensemble… Je sens que je prendrai de l’air dans quelques jours… Ce sont de très chouettes compagnons de voyage, mais ce n’est pas toujours évident d’être 24h/24h ensemble.
Bon dodo, demain à nous le château des Assassins ! ! !
25/4 : Gazvin - Alamut. 4h 30 de route, pour faire... 80 km...
La route est magnifique, vraiment grandiose, elle serpente à travers des montagnes, des belles vallées toutes vertes, des cols encore enneigés par endroit, je suis dans un état second.
On s’est levé super tôt et je suis épuisée, j’ai du mal à garder les yeux ouverts mais je me force tellement cette route est époustouflante de beauté.
J’ai la tête collée à la vitre durant tout le trajet, mais je vous dis pas l’état de mes fesses après...
Un minibus pourri et bondé de monde...
Enfin nous y sommes, la région est somptueuse, mais l'accueil euh... bof, nous sommes bien moins impressionnés que les autres dans le guest book.
Je laisse les hommes marchander, mais euh… Laissez donc faire la Mama…
"Trop cher, restez là moi je vais camper"… " non non, c’est dangereux, ok, votre prix est le mien " (héhéhé)
Pili et Tama sont encore aller crapahuter dans la montagne, j'ai fait un petit tour, mais suis rentrée relax ensuite. Tout a coup, deux têtes à la porte de la chambre... Deux mecs qui parlent très bien l'anglais, ils se présentent, Ignaci et Jaime, deux espagnols qui ses sont rencontres dans un musée a Téhéran deux jours plus tôt. Le courant passe très bien avec Jaime, mais il va a Masuleh ensuite, tandis que nous descendons vers Téhéran et Esfahan... On se quitte alors que je deviens malade olalalaaa, pas géniale du tout du tout la chiotte de monsieur Ali quand on est obligé d'y passer un bon moment plusieurs fois par jour et par nuit...
26/4 olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins…
.../...
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Je ferai un jour l'Iran😉😉
Mais c'est que la liste des pays à visiter se rallonge de jours en jours 😉😉
Va falloir que je songe à une retraite car je n'aurai jamais le temps de tout faire🤪🤪
J'espere que tu contineras à nous faire réver encore Iran🤪🤪🏴☠️
Kaou
"Si tu ne sais pas où tu vas, retournes-toi et souviens-toi d'où tu viens"
Mais de rien chère Kaou :) Je revoyage moi aussi :)
L'Iran est aussi sur ma liste de pays ... à revoir tellement j'ai aimé...
Voilà la suite 🙂
"26/4
Olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins…
Selon la légende, le terme " Assassins " viendrait du mot arabe " Hashishiyun ", les mangeurs de Haschisch.
Ce château aurait été le refuge de tueurs, qui se droguaient pour aller accomplir leurs méfaits.
Mais il y a d’autres interprétations, comme celle d’Amin Maalouf dans son roman " Samarcande " disant que le terme Assassins voudrait dire "fidèle au Assass ", le fondement de la foi.
La route grimpe du tonnerre, je mets un temps dingue pour y arriver, mais je vais à mon aise tandis que les fistons courent sur les rochers…
Je croise beaucoup de touristes iraniens sur le chemin, certains parlent bien l’anglais et même parfois le français, d’autres m’offrent des biscuits, enfin j’arrive au sommet.
La vue est encore une fois très jolie. Sur le flanc des montagnes rocailleuses, des petits oasis de champs cultivés, tout verts, y sont accrochés.
Olalaaa, sorry je peux plus continuer, les devoirs de la nature m’appelle, ca fait déjà une demi-heure que je me sers les fesses... Vive les voyages!!!
De retour à " l’hotel ", hotel est un bien grand mot… En fait monsieur Ali à une chambre de libre sur le toit de sa maison, un paquet de matelas dans un coin, et on s’est fait un p’tit chez nous bien momentané.
Il n’y a pas d’eau chaude dans la salle de bain, donc on doit aller au hamam…/…
Rolalaaaa ce hamam!!! Pili et Tama sont parti dans celui des hommes, et je rentre dans celui des femmes…
Dans la première pièce, murs, sol, plafond et banquettes sont carrelés de blanc.
4 ou 5 femmes s’habillent, se déshabillent, et me regardent toutes des pieds à la tête…
Hum… Bon je me déshabille… Devrais je garder un tissu autour de moi ou pas ? Bon, je m’entoure d’un paréo et rentre dans la deuxième pièce…
Euh bon, ok… Une dizaine de femmes toutes complètement nues m’observent… Et ca papote…
J’aurais pas du mettre mon paréo, et j’aurais du prendre un grand bol pour me verser de l’eau chaude sur le corps…
Mes tatouages font de l’effet… Habillée on ne voit rien, mais euh, à poil, ces jolis motifs colorés ne sont pas discrets du tout…
Je ne suis pas vraiment à l’aise dans ce hamam. Dommage, il y fait super bon, bien chaud…
Je me marre interieurement en observant ces femmes... Je me croirais presque dans un film... Cette atmosphère embuée est envoutante... Après je ne sais combien d'enfants, leurs corps sont pour la plupart bien massifs, les seins plats, énormes, en pastèques ou en raquette de ping pong pour une toute vieille... J'espère ne jamais être comme ca...
La douche se libère, je m’y engouffre.
En sortant je paie des clopinettes à une vieille femme, et retrouve Tama et Pili. Ils étaient seuls dans leur hamam, qui n’était pas chaud du tout m’ont ils dit.
Petit souper à l’hotel (un vrai apparemment) plus haut dans le village, encore assez floklo la bienvenue, ils ne doivent pas voir souvent des occidentaux, mais le repas fut bon.
Dodo, et re 80 km en 4h 30 à travers les montagnes, à nouveau le visage collé à la vitre tellement c’est beau comme paysage…
Arrivés à Gazvin, on prend un train cette fois ci, pour Téhéran…
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"Téhéran.
On n’y restera qu’une journée, n’ayant aucune envie de rester dans cette grande ville.
27 Avril 2005
En sortant de la gare de Téhéran, on marche jusqu’au métro. On a repairé un bon resto dans le guide, et nous avons envie de bien manger…
Il est loin ce métro, nous longeons la gare pendant plus d’un kilomètre. Les bâtiments sont assez laids, gris, comme la ville polluée, sans charme particulier.
Dans le métro quand il arrive, on voit que dans les wagons de tête il n’y a que des femmes, et dans ceux de queue, que des hommes…
Bon, euh… je monte dans un wagon de tête, à tout à l’heure Pili et Tama !
Ce métro est bondé. Je suis debout, mais une femme me fait de la place à côté d’elle avec un grand sourire.
J’observe une autre avec son perroquet tout joli sur l’épaule, elle lui fait choisir une petite enveloppe, et dedans est inscrit un genre d’horoscope. L’enveloppe ne coûte que qques pièces, beaucoup de femmes lui en achètent, et lisent ces secrets en silence, solennellement…
Une jeune fille me demande dans un anglais quasi impeccable, d’ou je viens, si je suis mariée etc… Je lui répond que mon fils et mon mari sont dans l’autre wagon réservé aux hommes, que nous sommes belges (pardon les fistons) et elle traduit pour toute l'assemblée, écoutant attentivement, et commentant ensuite entre elles…
En sortant du métro, on se balade dans les rues, les souks, achetons des fruits secs de toutes sortes que nous grignotons en chemin, et trouvons le resto. Je me prends une pizza… Waouh miam…
Elle semble rester dans mon fragile estomac…
A travers la vitre nous regardons déambuler les passants… Certaines jeunes filles ont les cheveux teintés en blond, le foulard recouvrant à peine la moitié du crâne, le manteau long obligatoire très, très moulant…
Et on continue à déambuler dans la capitale iranienne…
Zut, non, la pizza ne veut pas rester ou elle est 5 minutes de plus… J’en ai marre d’avoir la chi*sse… Les " tuvalet " ne sont pas un exemple de propreté…
On cherche une pharmacie… " Hospital, hospital " nous indiquent tous les passants à qui nous demandons… M’enfin ? Je vais pas aller à l’hosto pour une simple diarrhée ? C’est vrai que je suis faible, et que le moindre verre d’eau dégage aussi vite qu’il est entré mais bon… Bref, on trouve un hosto…
Personne ne parle anglais… On fini par se comprendre, et le toubib me donne une ordonnance. A la pharmacie de l’hosto, on ne délivre rien sans être passé d’abord par l’hôpital. On me donne une perfusion, seringue et différentes pilules, le tout dans un sac plastique.
C’est quoi ce délire… je ne vais pas me faire une piqûre moi-même quand même ? Je comprends rien sur les notices en farsi… Je rends la perfusion, la seringue, et on s’en va…
Plus tard je me dis que j’aurais sans doute du retourner voir le toubib, et recevoir cette perfusion, mais bon tant pis.
On rentre vers la gare, visitons d’autres marchés, et prenons le train de nuit, super chouette, pour Esfahan. Trois euros chacun le billet de train en première classe! C’est incroyable comme les trajets sont bon marché dans ce pays, grâce au prix de l’essence, moins de 2 centimes d’euro le litre!!!
Nous partageons le compartiment avec un jeune couple Nasrine et Ahmed, et leurs enfants, Sadro et Najelo. Vraiment sympa ce train, moderne, confortable, je m’endors vite, alors que d’habitude c’est le contraire…
28 avril! Tavaloda mobarak Pili!!! Bon anniversaire!!!!
Belle Esfahan dont rien que ton nom fait rêver, me voilà! 😎 "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"
Selon une légende, Esfahan a été bâti sur le lieu de chute d'Adam, après qu'il a été chassé du paradis…
Dans le taxi qui nous emmènent à l’Amir Kabir hotel, nous avons les yeux grands ouverts à la recherche de beaux monuments, mais on n’en voit pas beaucoup…
Les rues sont larges, souvent une allée bordée d’arbres sépare la rue au milieu.
L’hôtel semble être le rendez vous des routards au long court.
Nous avons une chambre triple au rez de chaussée, donnant sur le patio.
Nous y rencontrons Kris, un aussie-polonais qui parcoure le monde du haut de ses 23 ans, de l’Australie, la Chine à la Grèce et retour Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran … Etonnant voyageur…
Donc Pili, Tama, Kris et moi allons voir l’Imam square, Kris est ici depuis quelques jours, il nous montre le chemin.
On arrive à la place de l’Imam…
Elle est énorme, la plus grande du monde après Tian amnen.
A l'origine elle était un terrain de polo et le souverain pouvait assister aux rencontres depuis la terrasse d’un de ses palais.
Notre première impression est décevante, on longe les bassins, passons devant le palais d’Ali Kapu et nous approchons d’une des deux gigantesques mosquées qui bordent la place…
On comprend mieux. C’est en effet à la hauteur de sa réputation…
On achète des billets, et on entre, passons la grande porte de bois finement ouvragée…
WAOUH Terrible terrible terrible terrible!!! Je n’ai jamais vu si belle mosquée au monde!
Des alcôves, des portiques, des dômes tout de mosaïques dans les tons bleu!
Une grande cour avec deux bassins pour les ablutions, une salle de prière au plafond en dôme, des petites mosaïques bleues partout, une pierre noire sur le sol marque l’emplacement où le dôme est à son zénith, une tape des mains une bonne fois produit 7 échos bien particuliers, j’en ai presque la tête qui tourne…
C’est incroyable de finesse…
Je passe sous des porches, et pénètre dans un petit jardin entourant un bassin.
Je m’installe dans un coin, et je reste là bien longtemps…
J’écris mon journal, observe les moineaux, les beaux papillons multicolores.
L’un d’eux virevolte autour de moi pendant qques instants… Il est mignon, pas très grand, rouge noir et orange…
Pili et Tama me rejoignent, et nous nous donnons rendez vous à 20h devant la mosquée pour aller au resto indien fêter l’anniversaire de Pili! Ca nous changera des kebabs et falafels.
Et je reste là profitant du soleil, seule, tranquille…
Je me lève et vais regarder toutes les plantes différentes autour du petit bassin, mais je dérange les oiseaux, alors je retourne m’asseoir, me fume une p’tite clope en cachette, et continue à rêver, puis à nouveau déambuler dans cette gigantesque mosquée, les inscriptions arabes sur les murs sont majestueuses…
Je n’ai pas trop envie de papoter, alors je couvre bien ma tête du foulard obligatoire, et je reste dans mon petit monde à planer sur tout ce que je vois…
En sortant je me balade devant les magasins sous les arches entourant la place.
Je croise encore Zizou, parlant très bien français, qui nous avait abordé quand nous sommes arrivés. Je vais boire un thé dans sa boutique. Sympa, il ne me sort pas le grand jeu des tapis, il me parle plutôt de sa famille nomade, me montre des photos, et il est temps de rejoindre Pili et Tama.
Chouette le resto, fort épicé, vraiment comme là bas la cuisine. Pas vraiment l’atmosphère mais on a bien mangé.
Une petite promenade vers le pont Kadhju, le plus vieux de la ville. Sous ce pont se trouve une très mignonne chaikaneh (maison de thé où l’on peut fumer le qaylan/chicha).
On enlève nos sandales, et pénétrons dans une jolie petite pièce sous un dôme, le sol recouvert de tapis confortable, des coussins, nous sommes seuls dans la pièce. On toque à la porte, voilà la qalyan, le thé… Génial…. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Je n'ai pas encore tout lu....un eptit peu chaque jour, comme on déguste qque chose de précieux...mais déjà, c'st décidé....un jour j'irai en Inde par la route!
et j'espère ne pas être obligée d'attendre la retraite pour cela!
Je continue de vous suivre....
Encorell( eh oui!)
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
Devant les nombreuses demandes de mes fans, 😉 voilà encore un p'tit bout! Bonne lecture! 😎
"29/4 aujourd’hui…
En rentrant hier soir nous avons rencontré Simon et Olivier qui font la route Inde - Europe. On a papoté jusqu’à 2h du mat’ ! Se filant plein d’infos.
Ce matin nous partons tous les 5 manger une falafel et se balader encore dans l’Imam square.
Quand on nous demande, « which country ? » on répond tous ensemble « Swiss, France, Belgium » ! :o)
Zizou est encore devant la mosquée de l’Imam, il nous offre le thé dans sa boutique et cette fois nous parle tapis.
Il raconte longuement leurs origines, leurs motifs, les tapis de mariage avec des fleurs d’opium, les zoroastriens, etc… C’est super intéressant.
Ensuite il nous emmène derrière la mosquée, dans les petites rues désertes de touristes, on se croirait dans un village, mignon comme tout…
A nouveau installée dans un des petits jardins de l’Imam Mosquée, j’ai laissé les hommes vaquer à leurs visites, et je rêve encore, assise sur une pierre sous une arcade au plafond décoré comme partout de jolis motifs en mosaïques.
J’écoute les oiseaux, vais dire bonjour aux petits poissons blancs qui nagent paisiblement dans le bassin au milieu des plantes vertes, et me balade à nouveau dans le lieu de culte, l’école coranique, je ne sais ou regarder, c’est étourdissant de beauté…
Cette mosquée est sans doute la plus belle du monde ? Comment est ce possible autrement ?
Un groupe de jeunes iraniennes viennent 5 minutes, elles piaillent comme des poulettes ;o) Je n’ai pas envie de papoter, et je m’éloigne bien cachée sous mon foulard.
Dans le Palais d’Ali Kapu, j’observe les délicates miniatures peintes sur les murs et les plafonds. L’art perse est magnifique, surprenant…
Des dorures, des petits miroirs, du bois dentelés, des marqueteries les plus fines et par-dessus tout ces fresques aux miniatures fleuries… Guillerettes… Je reste là émerveillée encore un bon bout de temps…
30 avril 2005
Je m’en vais visiter la Jameh Masjid, la mosquée du vendredi…
En passant dans un bazar, je vois des chadors… J’en ai marre d’être regardée tout le temps, suivie parfois, en tout cas observée de la tête aux pieds sans arrêt quand je suis seule. Alors hop! Je m’en achète un…
Les deux vendeuses de la boutique veulent savoir pourquoi, et je leur explique que c’est à cause des mains baladeuses, ce qui n’est pas tout à fait faux, je sens des mains me frôler d’un peu près parfois…
Quelle horreur à porter ce truc!!!
Je marche dedans presque à chaque pas!
Les vendeuses me montrent comment le porter, en mettant une partie du tissu sous chaque bras. Bien sur on est obligée de garder les bras serrés contre le corps, et de faire des petits pas…
En route pour la mosquée, j’entends l’appel du muezzin… Quand j’y arrive, on me laisse rentrer sans problème, sans me demander quoique ce soit. Alors je m’installe dans un coin de la cour, et observe…
La porte principale est encore une fois époustouflante…
Le ciel est tout gris, je ne prends quasi pas de photos, je compte sur Pili qui ne devrait pas tarder. Et en effet, je vois Olivier, Simon, Pili et Tama qui arrivent, je rencontre aussi Marc et Mustafa, et on visite tous ensemble ce joyaux de l'art islamique..."
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Tu vas tout de même pas nous planter là ?
Moi, je veux tout connaître, le Pakistan, l'agression et tout et tout 😛
Quand tu as un petit moment, tu penses à nous qui surveillons quotidiennement les rubriques de Vf et qui nous languissons de la suite de ton récit
Allez Parvati, à ton clavier, s'vous plaît m'dame
"Tama rentre avec Pili à l’hotel, je dis aurevoir à Tama qui s’en va tout à l’heure pour Shiraz, Pili, lui va à Garmeh demain.
On se retrouvera à Yazd dans 10 jours.
C’est agréable cette manière de voyager, si on aime être ensemble, on aime aussi voyager seul.
Avec Olivier, on fume une bonne clop, discretos dans un coin de la mosquée, ensuite avec Simon, Marc et Moustafa on va visiter le vieux et énorme bazar avec ses kilomètres de galeries qui rejoint la place de l’Imam.
On passe vraiment un bon moment, l'atmosphère est grandiose dans ce bazar, un vrai de vrai, avec les hommes enturbannés, les boutiques aux marchandises hétéroclites...
Quelques rayons de soleil pénètrent à travers les petites ouvertures toutes rondes au sommet des arcades formant le plafond...
C'est comme dans des peintures représentant une ville des les mille et une nuits...
C'est dans ce décor que nous disons aurevoir à Simon et Olivier, ils rentrent à l'hotel et partent pour Masuleh ce soir. Bon voyage à vous deux très cher!
Une minuscule ruelle nous emmène dans les jardins d'une école coranique bien cachée, magnifique...
On reste un moment dans le calme de ce jardin, à rêver, observer, profitant du moment présent...
Et nous continuons notre balade...
Sur la terrasse de la Chaikaneh qui borde la place de l'Imam, nous buvons un thé en fumant une qaylan, la vue est magique...
Ce coucher de soleil derrière le dôme de la mosquée, l'orange, le rouge, le jaune se réfléchissant sur ses mosaïques, sur l'eau des bassins, dans les quelques nuages...
Il est presque 20h, beaucoup de fidèles se rendent prier, on entend le muezzin…
Je regarde la mosquée allumée sur certaines parties absolument merveilleuses… La lumière de la soirée est féerique…
Je quitte cette fois Marc et Mustafa, merci à vous pour cette très chouette après midi! :o)
De retour à l’hotel, nous avons déménagé pour le dortoir Pili et moi. Nous y rencontrons Robert, hongrois, et Godo, japonais. Robert étudie l’arabe et l’histoire islamique à Beyrouth depuis 5 ans. Il est très intéressant, je le questionne non stop, mais son anglais n’est pas très bon, malesh, on se comprend…
You aie sakat! Oya sumi! Bonne nuit!"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Bon, et si je terminais??? Lentement mais surement... Voilà la suite 🙂
"
1/5/05
Salut Pili ! Bon voyage à Garmeh, et à bientôt :o)
Je reste donc seule à Esfahan, j’adore les vieilles pierres, et j’aime beaucoup cette ville.
Je pars d’abord visiter la Lotfolah mosquée, sur Imam square.
L’originalité de cette mosquée est en autre la couleur crème de son dôme.
La salle des prières est située sous la coupole, majestueuse, où l’art des mosaïques atteint son sommet.
Il est dit que ce dôme est d’un travail le plus compliqué qui soit de tout Esfahan.
Construite entre 1600 et 1620, sous le règne d’Abbas 1er, dédicacée à son beau-père, ce sont les femmes qui y prient. Voilà pourquoi, probablement car les historiens n’en sont pas surs, il n’y a ni minaret, ni cour intérieure.
Les arabesques, les motifs floraux ou animaux sont exceptionnels de finesse…
J’attends qu’un groupe s’en aille, et je reste seule quelques instants à rêver…
2eme visite de la journée : Le palais d’Ali Kapu.
Encore un endroit magnifique… Surtout les peintures florales partout sur les murs et les plafonds… C’est de cette belle terrasse que le sultan regardait les courses de polo sur la place…
Ce palais servait d’entrée au parc impérial, dans ce parc, se trouve un féerique pavillon, le " Sehel Sotun ". On l’appelle le pavillon aux 40 colonnes malgré qu’il n’y en ait que 20, superbement sculptées, les autres 20 colonnes sont le reflet des premières, dans un joli bassin entouré de rosiers tout fleuris…
Ce parc est magnifique, hibiscus et bougainvilliers, palmiers de toutes sortes…
Je meurs de soif et aperçois un chaikaneh tout mignon… Les tables sous les arbres, je pars commander une qaylan et un chai, et profite des rayons du soleil…
Je reste ici bien longtemps, seule, tranquille, j’écris et je rêve…
3 jeunes arrivent à ma table. Mona, Medhi et Fatima. On passe plus d’une heure à " papoter ". C’est gai comme tout, même si nos conversations sont limitées à cause de la langue, je passe une délicieuse après midi.
Ils montent dans un taxi et on se sépare en s’embrassant Mona, Fatima et moi, pas Medhi bien sur, je ne peux même pas lui serrer la main… On ne sait jamais, si on le surprenait à toucher une femme autre que la sienne, ne fut ce que serrer la main d’une touriste, il risque des ennuis, c’est illégal…
Je retourne vers Imam square à travers le bazar. Je craque pour une reproduction d’un célèbre artiste, peintre de miniatures. J’hallucine sur les théières en argent ou en cuivre jaune ou rouge, aux formes si particulières avec leurs longs becs verseurs comme un serpent prêt à l’attaque. Le tout est évidemment finement ou grossièrement sculpté, il y en a pour toutes les bourses.
Je flashe aussi sur les assiettes, tasses, sous tasses, vases etc. peints délicatement dans les tons principalement turquoises.
Je rentre dans un atelier ou l’on en fabrique où j’apprends qu’elles sont faites de cuivre.
J’observe les artisans au travail, on se questionne, je les prends en photo, et achète une petite assiette toute mignonne. Ca fait déjà depuis longtemps que je rêve devant ces belles pièces, vues dans je ne sais quel magazine de voyage…
…/… Retour vers l’hotel, tranquille à travers le bazar que j’adore. J’ai dîné d’un sandwich kebab et je me suis fait arnaquer je crois, mais bon, ce n’est que de 20 ou 30 centimes. Rzzzz…
2 mai
Installée au bord de la rivière Zayandeh, j’ai été visité le pont Khaju datant de 1650. En même temps pont et barrage, il est construit sur deux niveaux, rempli d'arcades… Au milieu se trouve un joli pavillon où le roi Abbas II pouvait se reposer et admirer la vue…
Les berges sont étonnamment fleuries, et ce de chaque côté de la rivière. La pelouse est grasse et confortable, l’eau fraîche et le soleil tape… Quelle délicieuse pause, quel délicieux moment… Je suis en Iran… A Esfahan ! J’ai parfois du mal à le croire…
Un peu plus tard… C’est à l’église arménienne de Vank, vieille de 400 ans, que je rouvre mon cahier.
A l’intérieur, les décorations sont un mélange perse et européen. Je ne sais pas si je trouve ca beau…
C’est très rococo, fresques bibliques et mosaïques islamiques, atmosphère chargée, lourde…
Le dôme est d’une splendeur… Tout de mosaïques, surmonté d’une croix…
Dans l’enceinte de l’église, je vais visiter le petit musée relatant entre autre le génocide arménien…
Alors que je suis en train d’écrire, j’entends un groupe de français. Ils ont fini la visite, et le guide leur a donné 10 minutes de pause. Je commence à papoter avec l’un d’eux, puis c’est tout le groupe qui m’entoure en me posant 1000 questions… " Et vous voyagez seule ? Vous n’avez pas peur ? Vous en avez du courage … " etc… Ca me fait rigoler intérieurement… "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Fabio!!! Carole!!! Quelle géniale surprise!!! Un super couple de Suisse voyageant un an jusqu'au Kirghizistan par la route AR. Nous les avions rencontre à Karadut, en Turquie, et revu a Urfa, toujours en Turquie. Et donc me voilà toute contente de les revoir!
Ils s’installent dans leur chambre, et je ferme mon sac car je compte aller à Shiraz ce soir par le bus de nuit.
On part dans la ville et buvons un thé chez Zizou et Iraj, visitons l’Imam Mosquée, reprenons un thé dans la jolie chaikaneh du parc Sotun. J’adore cette maison de thé au calme et dans la verdure. On papote bien longtemps tous les trois, le bonheur dans ce bel endroit…
On rentre à l'hotel, mais je me tape une petite grippe maintenant... Pas le pied pour aller a Shiraz et visiter les sites. Alors je reste deux jours de plus a Esfahan, comme me le conseille Carole et Fabio et rejoindrai Pili et Tama à Yazd dans 2 ou 3 jours. Ils sont impatients d'aller au Pakistan, moi je préfère y aller à mon aise, et surtout de pas y aller avec la crève... Donc je visiterai le Pakistan par moi-même... on se rejoindra en cour de route...
On s’offre un bon p’ tit resto, encore une bien belle soirée, et zou, dodo.
Toutouachoumbidou... Pfffff j’arrête pas d’éternuer, et se moucher en Iran dans des lieux publics est une grave insulte... Mon paquet de kleenex géant à côte de moi, je ne suis pas sortie aujourd'hui, juste qques thés à cote, et un tour a la pharmacie. J'ai explique comme je pouvais, avec des atchoums et des keufs keuf puis en montrant ma tête et mon nez que j'ai attrape une petite grippe, et puis quand il m'a donne les médocs, le pharmacien m’a parlé très bien l'anglais!
De retour a l'Amir Kabir hotel, 7 jours que je suis ici déjà...
Installée dans la cour de l’hotel, on n’entend quasiment pas le bruit de la ville, qques fleurs dans des bacs et une affreuse fontaine au milieu mais qui rafraichit, c’est sympa cet hotel. Ismael, le jeune réceptionniste de nuit parle très très bien l’anglais, il est sympa et mignon comme tout. On papote souvent, comme une grande sœur et son p’tit frère :o)
Je parviens enfin à m'habituer à porter ce 'tain de foulard et le long manteau noir... Ce qui est génial quand on est une fille seule dans ce pays, si on s'habille a l'iranienne, personne ne vient me d��ranger car les hommes ne peuvent pas parler aux femmes seules, donc je me balade tout à mon aise! Pas de "hello felouque" comme en Egypte, ni de "hello one roupie" comme en Inde…
5 mai
Je me lève, prends mon p’tit dèj’ à côté, Carole et Fabio me rejoignent. Quand je retourne à l’hotel, et le gérant me dit qu’il y a un espagnol qui me cherche ! Jaime ! Ca alors ! Rencontré à Alamut il y a 10 jours, c’est génial de se retrouver ! Mais non, non, je résiste, dis au revoir à Carole, Fabio et Jaime, et je pars vers la gare des bus avec un jeune anglais de l’hotel. C’est toujours mieux en pays islamique, de voyager avec un homme, même plus jeune que moi. Nous disons aux autres voyageurs, curieux, que je suis sa tante, et qu’il est mon neveu…
15h 30, je suis au Silk road hotel de Yazd.
Mais ou est donc Tama ? "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
On me demande la suite en privé 😎 Alors voilà encore une petite partie...
"
J’ai installé mes affaires dans le dortoir, à côté du lit de Tama. Ils ont des jolies chambres mais trop cher pour mon budget.
Il est mignon tout plein ce petit hôtel avec le patio tout fleuri et la fontaine au milieu, les fauteuils et tables en osier, c’est très accueillant.
Je pars faire un tour, 10 minutes d’internet puis sandwich kebab dans un bui bui ou j’ai du encore insister pour payer…
Sont trop ces iraniens. Il ne gagne en moyenne que 150 euros par mois et ils veulent souvent m'offrir des thés, repas etc...
Après ça, petit tour a la Jameh Mosquée de Yazd, waouh.... Avec les lumières de la nuit, c'est irréel de beauté...
A l’hôtel, je retrouve Tama, et c’est installés comme des pachas que nous nous racontons nos dernières aventures, fumant un narguilé à l’orange accompagné d’un petit thé…
6 mai
Petit tour dans la vieille ville. En fait, toute la ville est vieille, il y a même un temple Zoroastre ou un feu sacré brûle depuis plus de 1500 ans !!!
Construite en pisé, les ruelles sont un vrai labyrinthe tout mignon. On prend plein de photos. Cette ville est célèbre pour ses « tours à vent » qui surmontent les maisons et permettent ainsi de faire circuler l’air à l’intérieur et de rafraîchir l’eau.
On visite une petite prison qu’Alexandre legrand à fait construire, puis le musée de l’eau, et au soir, avec Tama, un anglais, un autre belge et un jeune iranien de 18 ans que Tama à rencontré nous partons dîner dans un des plus beaux restaurants de la ville, le « Malek O Tojjar » Le décor est somptueux, la lumière chaude et tamisée, un bassin agrémente cette cour. Il y a également plusieurs petites salles latérales superbement décorées d'éclats de miroirs, de vieux mobilier, des lampes à huile, des samovars etc… On passe une géniale soirée !
De retour à l’hôtel, Pili nous attend !!! Quel bonheur de se retrouver!
Samedi 7 mai
A nouveau, tour dans la ville… On passe par le bazar, visitons une mosquée, mais dans celle ci, moyennant donation au gardien on monte sur le toit.
Quelle vue… C’est majestueux… Yazd est vraiment au milieu du désert… Au loin on aperçoit des montagnes tout aussi désertiques. On reste là qques temps, puis Pili et Tama décident d’aller manger. Je reste là à rêver, perchée sous un petit dôme en arcade, j'ai essayé de dessiner, mais j'ai abandonne assez vite. J'ai écris qques lignes dans mon journal, et au bout de quasi deux heures, je redescends les petits escaliers qui mènent a la salle de prière et... La porte est fermée! le gardien a cru qu'il n'y avait plus personne, et j'ai du tambouriner sur la porte pour qu'on vienne m'ouvrir !
J’ai continué ma balade vers le « Bagh-e-Doulat Abad », l’ancienne résidence d’un chef, avec la plus haute tour à vent de la ville.
Au bout d’une heure de marche, je le trouve enfin. L’entrée est assez cher, 3€, et le pavillon en lui même me déçoit, je ne le trouve pas aussi joli qu’on le dit, mais les vitraux sont magnifiques et le jardin est très joli, calme, avec un petit chaikaneh.
Je papote avec des iraniens, et on m’offre un thé et une qaylan, j’adore ces narguilé… Le tabac de celle ci à un léger goût de miel. Les iraniens s’en vont, et je reste seule à rêver…
Quel paix royale !
Ensuite je retourne dans la vieille ville, visite une moquée ou subsiste de jolies gravures et prières à Allah, une autre mosquée ou je dois revêtir un chador pour entrer, mais quelle beauté à l’intérieur !!! Que des éclats de miroirs collés les uns aux autres comme des mosaïques, et ce partout, des murs au plafond !
Presque 17h, je dois rentrer car Edwin, le copain iranien qui a soupé avec nous hier doit me rapporter mon seul et unique pull que je lui ai prêté.
Il arrive, ainsi que Tama, Pili et un suisse qui dort dans un autre hôtel. Demain, nous irons tous les quatre visiter les alentours de Yazd en taxi.
On papote tous les cinq, puis la réception de l’hôtel appelle Edwin, le pauvre on le fou à la porte car la police ne veut pas qu’il parle aux touristes… Il s’en va tout penaud, presque les larmes aux yeux… C’est bien malheureux le manque de liberté dans ce pays…
Avec Pili, Tama, le suisse, Bert le flamand, et Steve un anglais, nous partons dîner dans un ancien hammam reconverti en resto, encore absolument magnifique, tout comme la soirée tous ensemble."
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8 mai
7h du mat’, debout ! On y va. Toutoubidou !!! Je sens que ça va encore être une fabuleuse journée !!!
Patrick (le suisse) Tama, Pili et moi montons dans le taxi d’Ali.
Premier stop, un peu avant le vieux village de Kharanaq, pour un contrôle d’identité. Est ce que le guide est un vrai guide ? Oui ? Ok on peut continuer.
On s’arrête dans un vieux caravansérail rénové. C’est impressionnant…
On s’imagine les caravanes de centaines de chameaux, débordant de marchandises précieuses, soies, tapis, encens, myrrhe, or et argent…
Melchior, Gaspar et Balthazar s’arrêtant pour la nuit, blablatant sous les milliards d’étoiles et buvant des thés dans la fumée des narguilés…
On monte sur le toit, admirons le paysage…
Le ciel est d’un bleu royal, parsemé de tout petits nuages, les montagnes ocres, beiges, brunes, bleutées et désertiques dans le lointain, on entend braire un âne…
Nous restons là sans rien dire, presque bouche bée tellement c’est beau.
Ce village abandonné est paraît il, vieux de 4000 ans !
Il est vraiment adorable… Les toits en dômes, des arches partout, construit en pisé à flan de colline, les escaliers serpentant entre les maisons sont bien branlants, on doit faire attention où l'on marche.
Au pied du village, un rivière asséchée qu’enjambe un joli aqueduc… Nous nous y rendons par un charmant chemin bordé d’arbustes.
Pili s'y connaît en botanique, il nous montre des grenadiers, pistachiers, figuiers et autre buissonus communus...
On reprends la route... Deuxième halte, Chak chak. Ce n'est pas un village, mais c'est ici qu'a lieu le plus important pèlerinage Zoroastre d'Iran.
Perché sur une colline aride et rocailleuse, on doit grimper des centaines de marches pour y arriver.
Quand les arabes sont venus envahir la Perse en 637, il ont voulu kidnapper la princesse Nikbanuh qui s'est enfuie vers ces collines, et s’est réfugiée ici.
A court d'eau, elle a prié, et Dieu lui a envoyé de l'eau coulant goutte a goutte de la roche. Chak chak veut d'ailleurs dire goutte goutte.
La porte du temple est de cuivre jaune, et joliment grave d'un zoroastrien a la barbe bouclée.
Le gardien du temple vit tout seul la haut. Ils nous offre qques biscuits secs, spécialités de la région nous dit-il, avec un petit thé…
On continue vers un autre village, habité cette fois, et nous mangeons un camel kebab !
Prenez de la viande hachée de chameau, enroulez la sur une pique a brochette, une fois grillée, la déposer sur un pain tout plat.
Servir avec ça une brochette de tomate grillée et un oignon frais!
Voili ce que nous avons mange ce midi! Comme boisson? Un yogourt allongé à l'eau sans sucre... Bon appétit!
Apres ça, visite des ruines du Narein Castle, d'une vieille post office, et très agréable break dans un caravanserail joliment restauré, ou nous dégustons de ces glaces !!! Waouh, glub que c’est bon… L’endroit est très chic, ca fait du bien de se dorloter.
On termine la journée par les tours de silence non loin de Yazd.
C'est la que les zoroastriens déposaient leurs morts afin qu'ils soient mangés par les vautours.
Pour eux, la terre est trop sacrée que pour y enterrer des morts...
Ces deux tours, l'une pour le corps des femmes, l'autre pour les hommes, sont encore haut perchées sur des collines rocailleuses.
Pili et Tama crapahutent bien vite, et je suis toujours a la traîne crevant de chaud sous une tunique noire mon foulard sur la tête...
De retour a Yazd, on paie Ali en lui donnant un petite pourboire car il est bien sympa et nous a bien renseigné sur les sites visités.
On arrive au Amir Charmagh complex, joli monument dotés de deux minarets, on paie 25 centimes d'euros pour y grimper, et la vue sur la ville est encore une fois bien jolie...
Pili et Tama s’en vont, et je reste là un long moment…
En redescendant j'en peux plus, je crève de chaud... Je dépense encore qques sous pour une tunique, cette fois hyper légère et dans les tons turquoises. et je rejoints Pili, Tama et Patrick au Silk road hôtel pour un narguileh et un thé avant de dîner.
Les deux hommes sont impatients d’aller au Pakistan…
Moi aussi, mais je n’ai pas encore été à Shiraz, et je tiens à visiter Persepolis.
Donc on va se séparer à nouveau, on se retrouvera quelque part au nord du Pakistan…
Les voyageuses faisant la route en sens inverse, m’ont bien rassurée, disant qu’elles n’avaient eu aucun problème en tant que femme seule. Chouette ! Car quand même, avec tout ce qu’on dit de ce pays…
Donc on passe encore une géniale soirée, la dernière ensemble en Iran.
Je me suis offerte un petit repas indien pour changer, vegetables bien épicés, riz, un petit thé à la cardamome et un narguileh pour terminer, la vie est belle.
Le ventilateur souffle au dessus de ma tête, il est déjà 23h 30... Monsieur "Everything is possible" (il n'arrête pas de le dire) de l'Internet café reste ouvert rien que pour nous.
Minuit passé... Les deux jeunes partent par le train de 6h demain matin pour Kerman, ensuite Zahedan et le Pakistan. Quand à moi, je vais a Shiraz par le bus d'11h.
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
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9 mai. Je viens d’arriver à Shiraz, je suis au petit hôtel « Esteghal », sur le net j’ai un message de Carol et Fabio me disant qu’ils sont ici à l’hôtel Abadana ! Génial ! J’y vais de ce pas !
Je cherche, cherche mais je ne trouve pas. J’arrive à l’Abandan hôtel, mais c’est pas le bon. Le réceptionniste encore une fois bien aimable, envoie un employé de l’hôtel m’accompagné à l’Abadana !
Mais Fabio et Carole sont sorti, déjà 23h, j’attends 35 minutes, puis comme je veux partir, le réceptionniste ne veut pas ! Il sort de l’hôtel, et m’accompagne au mien ! je suis sciée par tant de gentillesse.
La je me change, prend une douche, et on toque à ma porte... C'est l'espagnol rencontré à Alamut et revu à Esfahan!
On papote 10 minutes, mais le réceptionniste de l'hôtel toque à la porte, et fou Jaime (prononcer Raimer) l'espagnol à la porte comme un chien...
Puis il revient toquer à la porte, et la bloque en me disant:
« tomorrow we must talk, this man no good »
« ok ok, now let me please, I'll sleep »
5 minutes plus tard, il revient toquer a ma porte !
« telephone for you », je descends, personne au tel et il m'enferme a la réception avec lui!
Je gueule « what do you want? let me go! » en m'entendant gueuler, il ouvre la porte, et me dit :
« you no good, I call the police! »
J'ai fait un scandale, reveillé tout l'hôtel !
« Yes call the police, I didn't do anything wrong! »
J'étais énervée!!! En plus je devais me réveiller a 7h pour aller a Persépolis. Je suis sortie de l'hôtel et j'ai voulu appeler les flics, mais bon après moulte énervement des deux cotes, je suis rentrée dormir en prenant deux somnifères.
Heureusement que le suédois de la chambre a cote m'a réveillé ce matin, sinon je loupais la journée et perdais 10 euros.
Bon, le couple d’allemand avec qui je partage le taxi viennent d’arriver, je ferme mon journal et vous raconter ma journée à Persépolis ce soir !../...
Waouh..... Quelle journée magnifique !!!
Persépolis fut la capitale de Darius 1er, empereur de l’Achéménide en 500 avant JC !
Cet empire s’étendait sur une bonne partie du moyen orient voir au delà.
De l’Egypte en Afghanistan en passant par la Grèce et le Liban, Alexandre le grand y mit fin en 330 avant JC.
Je n’en avais jamais entendu parlé avant de venir... Mais qu’as tu appris à l’école ma fille ? ;o)
Ensuite visite de Necropolis, (tombe de Darius) Pasargadae et retour.
Bref, je rentre a l'hôtel, douche je suis contente de voir que ce n'est plus le même mec a la réception.
J'irai à Kerman demain. En tout cas, l'histoire d'hier m'a refroidit, j'ai plus envie de rester dans cette ville, même pas envie de la découvrir...
Je pars manger dans un quartier branché de la ville, je m’offre une pizza, car les kebab et les soupes euh, je commence à avoir fait le tour...
Je me sens bien seule dans ce resto branché...
Morteza et sa sœur Maryam, viennent m’aborder, je suis contente de pouvoir parler un peu. Ils me proposent de venir me chercher et de passer la matinée de demain ensemble, ils m’emmèneront voir le tombeau d’Hafez le poète...
J’accepte avec plaisir...
12 mai, arrivée à Kerman
Donc hier Morteza est venu m'attendre devant l'hôtel et avec Ali, son meilleur ami, ils m'ont d’abord emmené visiter un jardin botanique, le Bagh-e Eram.
Au bord d’un bassin à l’eau transparente se trouve un splendide pavillon décorés de mosaïques bleues et d’éclats de miroirs, le jardin est féerique. Roseraie, orangeraie, allée d’énormes cyprès...
Après cette balade ils m’emmènent au mausolée d’Hafez le célèbre poète.
La tombe est sculptée d’un poème joliment calligraphié et est recouverte d’un toit en dôme, encore décoré de mosaïques et d’éclats de miroirs, c’est incroyable de beauté ces décorations...
Dans le jardin entourant le tombeau, se cache une admirable chaikaneh aux serveurs enturbannés. On trouve une table et commandons des thés avec une qalyan.
Ensuite lunch dans un superbe restaurant, mais j’ai du payer l’addition, et pour trois dans ce bel endroit ce n’était pas donné... Enfin bon.
Ils m’ont ensuite déposé à l’hôtel, j’ai fait mon sac, et je suis partie à la gare des bus. et retour a l'hôtel ou j'ai fait mon sac et j'ai été acheté un ticket de bus pour Kerman, départ à 21h.
J’ai pu laissé mon sac au bureau de la compagnie de bus, et je suis partie dans la ville.
Je me suis arrêtée boire un jus de carotte frais, et j'ai reçu des sourires en me baladant, le moral est revenu !
J'arrive au pied de la citadelle de Karim Khan. 4 hauts murs avec des tours joliment décorées par les briques en relief, l'une des tours est tout a fait de travers, comme la tour de Pise...
Karim Khan fut le fondateur de la dynastie Zand, qui occupa l’Iran au 18eme siècle. Il fit de Shiraz sa capitale, c’est dans cette période que cette ville débordante de magnifiques bâtiments fut à son apogée.
Cette citadelle fut le centre politique de Karim Khan et ses successeurs.
A l'intérieur, par une petite porte que j'ai failli ne pas voir, un vieil hammam... Terrible.... J'y suis bien restée une heure si pas plus.
Les murs et plafonds tous décorés, sculptés, des arcades et colonnes de pierre, le plafond de dômes où au milieu des ouvertures rondes laissent passer la lumière et donne une superbe atmosphère...
Je me serais crue il y a je ne sais combien d'années... J'y reste plus d'une heure, mettant mon journal à jour dans la lumière tamisée.
En sortant, je vois l'office du tourisme mais il est fermé. Une belle affiche attire mon attention, c'est la mosquée Nasir el Molk. Hop, je regarde ou c'est, et je prends un taxi. Je tends un billet de 10 000 riels au chauffeur, prix touriste, mais il me rend 5000! Chouette. Je rentre dans la mosquée...
Très élégante, les carrelages fleuris et guillerets sur les murs dômes etc., sur certains carreaux de céramique, des maisons européennes... ???
Je rêve et visite tous les coins de cette jolie mosquée... Dans les salles de prières, les grandes fenêtres sont toutes faites de vitraux multicolores...
J'y reste bien longtemps, écris mon carnet, et rêve encore et toujours...
Quand j'entends un groupe de touristes français, je me joints à eux pour écouter discrètement les explications du guide, mais le guide me souhaite la bienvenue, et j'apprends que les maisons européennes sur qques carreaux de céramiques sont la car celui pour qui la mosquée a été construite adore l'Europe...
Apres cette visite guidée, le guide offre 10 minutes de libre au petit groupe de français au joli accent du sud...
Ils les passent a me poser diverses questions... J'ai l'impression d'être une héroïne... "Vous voyagez seule? Quel courage etc etc...'
Ensuite ils repartent, je les suis un peu plus tard, après que le gardien m'ait offert une jolie affiche de cette mosquée.
En sortant je me balade et m'arrête pour manger des samosas, je reçois encore des sourires... Le moral est bien revenu! Toutoubidou!!!
Un "bête" sourire fait tellement chaud au coeur parfois...
Je prends plein de photos, d'une boulangerie, des chauves souris géantes passant dans la rue (femmes en chador;)) etc, et rentre dans le bazar vakil. Je suis bien... Tranquille... Je vois un monsieur au drôle de chapeau vendre a boire, j'essaie, et c'est de l'eau de rose, waouh, fraîche et délicieuse...
Au moment de payer, il me prend un billet de 5000 riels des mains (50 centimes) mais comme je tire la tête toute étonnée et qu'il reçoit des remarques des iraniens autour, il me rend 3000 riels.
Ensuite je reste dans ce coin la car c'est tout mignon...
J'entend a cote de moi " tu fais de belles photos?" C'est Patrick, le Suisse avec qui Tama Pili et moi avions partage un taxi pour visiter les alentours de Yazd ! Quel plaisir de le revoir !
On se balade à la recherche d'un chaikaneh et on tombe par hasard sur le superbe vieil hammam transforme en maison de thé. Le Dizzi Vakil Hammam.
On papote longuement, fumant une qalyan, profitons de la beauté et de la fraîcheur de l’endroit, du plaisir de discuter dans sa langue maternelle, et nous baladons ensuite a nouveau dans le bazar. Arrives a l'office du tourisme, on se sépare, et je papote avec Sharham qui bosse au bureau du tourisme, son anglais est parfait, et son français très bon. On papote tellement que je ne vois pas l'heure tourner, et je fonce prendre mon bus pour Kerman. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Si tu cherches des infos approximatives... bah continue Si tu veux avoir un truc bien ficelé et organisé, bah... c'est pas ici. Si t'es juste curieux de savoir…
PROLOGUE Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs…
Bien plus qu'une mégapole, Istanbul est un théâtre! Un théâtre des rêves, un théâtre de la vie où chaque acteur est à sa place, tenant un rôle bien précis.…
Carnets de voyage › Arménie / Turquie · 31 replies
Au jour d'aujourd'hui, je devrais être tranquillement installée dans mon compartiment du train partant de Kars (Nord-Est de la Turquie) et se rendant à…
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations