L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul…
J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €.
On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi.
Le voyage commence enfin!!!
La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul.
Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées…
Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence…
7/4
Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul…
Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale !
Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard...
Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres...
Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…
8 avril 05...
Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre….
Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce.
Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul.
Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…
On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie…
Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou !
Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.
Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies.
Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle.
Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé.
Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes.
Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues…
Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…
De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.
Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands.
Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama…
"No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais…
Bon, hop la Cappadoce.
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
9/4
Nous nous sommes installés au petit village de Mustafapasa, très mignon, tout calme, vraiment tranquille...
Accueillis à la "Monastery Pension" par Leilah, n’arrêtant pas de parler turc...
Après bien une demi heure de palabre déroutant, Erjan, le manager arrive. Il parle parfaitement le français comme l'anglais et même l'espagnol... Quelle dure négociation pour le prix des chambres, mais nous sommes d'accord, en restant 3 nuits il nous fait un très bon prix...
Cette pension comme son nom l'indique, est un ancien monastère que le grand père d’Erjan a aménagé en petit hôtel, son petit fils l’a rendu très agréable...
Nos chambres sont des grottes avec sdb eau chaude et chauffage central!
Nous partons explorer les environs, et nous tombons sur notre cul devant le paysage... La région est magnifique… Comment décrire ces rochers pointus ou en forme de champignons, tout colorés de jaunes, oranges, ocres, mauves, gris ou bleus de part les minerais que contient la roche…. Ces grottes et ces églises creusées en dedans bien avant JC...
Pili, Tama et moi nous hallucinons...
Après cette grande balade, nous nous restaurons au village… Quelle tranquilité, quelle douceur de vivre…
Il fait super bon ici comparé à Istanbul.
J'entends un âne braire à tord et à travers, des abeilles bourdonnent autour des abricotiers en fleurs, et plein d'oiseaux pépient joyeusement... Il n’y a presque pas de vent.
Installée près d'une vieille église en forme en peu comme un champignon, (non, non, j’ai pas pris de substance illicite! : )) j'ai laissé Tama et Pili pour une autre petite balade, en solitaire cette fois, prendre le temps de raconter, et je rêve devant ces pierres délirantes...
Dommage que ce pays soit un peu au-dessus de notre budget, j’aimerais bien le découvrir plus en profondeur…
Je suis vraiment sidérée de cette douceur de vivre qu'on rencontre partout... Même Istanbul pourtant peuplée de 14 millions d’habitants est calme…
Un paysan passant non loin de moi me lance un joyeux "Meraba" Bonjour! :)
Le bonheur…
Je vais aller rejoindre les deux zouaves pour dîner, demain promet d’être une journée grandiose encore!
J’ai pas envie de faire une grasse mat’ et ainsi rater des minutes!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Coincé au bureau en attendant l'une ou l'autre catastrophe (c'est la spécialité du jour!), je découvre ton texte dans un moment d'accalmie...
Grand sourire en découvrant l'histoire de la "Mama" au restaurant...
Allez, qu'est-ce qu'on dit à Parvat qui nous raconte de belles histoires?
ON dit...
ENCORE! 😛
Ben
On The Road Again, again and again / Toudi su l'voye, toudi su l'voye...
"Mieux vaut aller voir que d'entendre parler" (dicton targui)
"Celui-là, on lui interdira de voler qu'il finira sur la Lune" (...)
http://veysb.spaces.live.com/
Merci Ben et Pondy 🙂
Si c'est bon le café à la cardamome? Aaargh, j'adore...
"10/4/05
Réveil super tôt, on part visiter les grands environs…
A Gorëme, nous louons deux scooters au sympathique Ramazan, bourré de bons conseils, du Zemi tours.
Quel génial moyen de visiter la région…
Parfois je conduis, ou je suis derrière Pili, ou Tama est derrière Pili, on s’arrange et ca nous va très bien.
Premier stop : Uchisar ...
C'est vraiment impressionnant ce village agglutiné autour d'un gros rocher tout troué...
Certaines grottes sont aménagées en très belles chambres d’hôtels, trop cher pour nous, mais on y prend le p’tit dèj’ à la terrasse d’un l’hôtel, papotons avec la jeune fille de la famille, qui comprend parfaitement l’anglais mais n’ose dire un mot…
C’est vraiment amusant ces drôles d’habitations, nous rêvons longtemps devant ce panorama comme d’un autre monde…
Ensuite nous reprenons la très jolie route, vers la cité souterraine de 10 étages de Kaymakli.
Bigrement impressionnant tout de même…
Avec nos lampes de poches, on s'amuse comme des fous à se perdre dans cette cité - labyrinthe aux tunnels d'un mètre de haut max., des petits trous comme fenêtre d'une pièce à l'autre, certaines pièces servaient de cuisine, salle de réunion, dortoirs etc...
Une vraie ville sous la ville qui servaient de refuge, vers le 8eme siècle, contre les attaques extérieures...
En sortant de la, j'entends parler thai et papote deux min. avec un groupe de touristes thais :)
On reprend les scooters après un p'tit ekmek kebab, la région est vraiment extraordinaire…
On longe une vallée de pigeonniers, une autre avec des roches toutes roses ou toutes jaunes, et on s’arrête encore a un point de vue. Toute la journée se passe à halluciner et à rêver devant cette nature délirante...
De retour à la Monastery pension, nous dînons avec un couple de français et leur deux enfants. Dominique et Marie sont venus de Nantes à Istanbul a vélo (!!!) en tirant leurs p'tits bouts de 3 et 5 ans dans deux remorques…
On papote longtemps tous ensemble et passons une délicieuse soirée...
11 avril...
Pendant que j'accrochais mon linge à sécher en compagnie de Leilah, je regarde sa jupe pantalon et lui fait comprendre par langue des signes ;) que son espèce de jupe pantalon typiquement turc à l'air bien relax et confortable...
La voilà pas qui m’emmène en acheter un semblable! Elle m’aide à choisir et on diminue le prix d’un quart.
De retour a la pension, elle me met un foulard rose sur la tête et me donne un balai!!!
Eclat de rire général, me voilà en vraie turque!!!
J’enlève qd même le foulard et lâche le balai, et comme Tama et moi souffrons encore un peu du dos, nous allons voir un barrage en stop, pendant que Pili va par les collines, et Marie, Dominique et leurs enfants à vélo.
Au bout d’une heure de marche à notre aise, une voiture passe… Zut, bondée à ne plus savoir rentrer une poule…
Un peu plus tard arrive une deuxième, et nous voilà embarqués.
Chouette ce barrage,
On passe une bonne partie de l'après midi au bord de l'eau, à écouter surtout les crapauds hurler, regarder les canards et les oiseaux de toutes sortes. Enfin je me fait un peu bronzer les gambettes, il n'y a personne d'autre que nous, le soleil tape un maximum...
Quel calme, quel bleu du ciel, si l’eau n’étais pas si froide, je me serais bien baignée…
Nous rentrons car nous ne voyons pas les autres... A nouveau une voiture passe et s’arrête pour nous prendre. Je monte seule derrière, ca a du bon parfois d’être une femme, je ne suis pas obligée de converser, et je regarde tranquille le prodigieux paysage... Enfin tranquille... Façon de parler car la voiture fonce comme une folle sur la route défoncée et tortueuse, on saute sur les bosses comme des fous ! Heureusement que les sièges sont mous et le plafond haut ! Je m’agrippe bien quand même… Nous sommes vite de retour à Mustafapasa.
Après une petite sieste, je repars faire un tour, croise trois fillettes aux vêtements sales et troués mais joliment coiffées toutes les trois avec un gros nœud dans les cheveux, elles ont un petit chien, je leur demande son nom " Johnny " dit l’une d’elle avec un grand sourire, et je repars gaiement sur la route…
Grimpant les collines, explorant d'autres grottes, d'autres églises, je rêve... C’est la fin du printemps, les abricotiers, pommiers et autres arbres fruitiers sont encore en fleurs.
Les herbes sont sèches et parfois brûlées par le soleil tapant comme un fou aux heures chaudes de la journée. Là il ne va pas tarder à se coucher, je vais rentrer retrouver Tama, et sans doute Pili, Marie et co.
Quel pied de voyager!!! La nature est magique... Ce pays est splendide...
Installée dans ma chambre grotte, j’écoute le dernier champ du muezzin de la journée, le prochain sera à 5h du matin. Parfois je me réveille, mais me rendors aussitôt…
Demain est notre dernière journée en Cappadoce, nous prenons le bus de 19h pour Kahta, village à côté du Mont Nemrut, notre prochaine halte.
12/4
Sacs bouclés, nous disons au revoir à Erjan et Leilah, et nous partons pour Goreme en petit bus local. Marazan, le sympa loueur de scooter nous vend des tickets de bus, nous buvons un thé, laissons les sacs chez lui et nous nous séparons histoire de prendre un peu l’air.
Je me retrouve dans une vallée comme seule au monde... J'en prends plein les yeux et reste des heures là à rêver... Qu'est ce que le monde est beau quand même... Je n'aurais jamais assez de toute une vie pour voir tout ce que j'aimerais... "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Pendant quelques minutes, tu m'as fait revivre notre voyage en Turquie et ... c'est vrai que la Capadocce, c'est très beau ... nous avions adoré cette région !
Allez, la suite !!!
@+, Sabaïdee
J'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien ... (A. David-Neel)
Merci Izanora et Sabaidee :)
Voili voilà!
"
13/4
Wow quelle affreuse nuit en bus…
A Kahta, nous avons trouvé le copain de Marazan qui a un petit hotel près du Mont Nemrut.
En fin de matinée, nous voilà à Karadut, pffffffffff c'est merveilleux comme village...
La pension est toute mignonne, proprette, nous avons une bien belle chambre avec trois lits et sdb pour un prix vraiment modique. Nous y rencontrons un très chouette couple de suisse, qui vont jusqu’au Kirghizistan par la route… Ce village perdu dans la montagne à l’air adorable, il faut que j’aille faire un tour…
Dans la rue principale, je croise une dame qui me fait signe de venir chez elle manger, mais je viens de dîner, et je l'a remercie tout plein. Elle me pose une question et sans la comprendre, je réponds "Beltchica". Elle a l'air satisfaite de la réponse et je continue ma route... Il doit être midi et le minibus nous conduisant au mont Nemrut vient nous chercher a 16h... J'aimerais déjà y être... Je suis vraiment impatiente de voir toutes ces têtes sculptées, datant de la période d’Antioche… (c’était qui encore celui là ?)
Une voiture passe, je lève le pouce et me voilà embarquée avec le directeur des sites archéo de la région, et donc je ne paie pas l’entrée héhéhé. Je rentrerai par le minibus avec Pili et Tama plus tard...
La route est longue et sinueuse, le trajet n'en fini pas... Nous roulons très lentement tellement la route est en mauvaise état. Nous avons de la chance, 15 jours auparavant, et nous n’aurions pu y aller à cause de la neige. Ici et là, quelques plaques subsistent, parfois de la glace, mais parfois la route est bordée de plusieurs mètres de neige...
Enfin on arrive... Je dois encore gravir un petit sentier très étroit et c'est un peu craignos... Sur 20 m je marche dans la neige, tout doucement, et j'arrive à la terrasse "sunrise".
Personne d'autre que moi... Un vent glacial et turbulent m’enveloppe et je trouve une place au pied d’une des quatre statues pour m’abriter. Je suis a plus de 2000m, la vue est superbe, le ciel dégagé, des collines à perte de vue… Les statues sont belles, vieilles, le règne d’Antioche date d’avant JC, mais quand même, ce n’est pas comme les cartes postales que j’ai pu voir.
Un garde arrive "Hello ! You want chai?" Le pied !
Je le suis dans la neige, et j'arrive dans sa petite cahute de bois, toute seule sur un flan de la montagne, un petit feu au bois réchauffe l’unique pièce simplement meublée.
Omar regarde son livre d'anglais et me pose diverses questions auxquelles je prends plaisir à répondre.
Oui oui j'ai un fils, oui oui je suis mariée, etc... Comme je veux lui payer ses thés, il refuse! Alors je lui achète des cartes postales au double du tarif normal... (des clopinettes)
Après qu’il m’aie indiquer la terrasse " sunset ", je me retrouve encore les pieds dans la neige, mais voilà qu’une fois arrivée, je tombe vraiment sur mon cul!
Des têtes d'Antioche, d’Apollon, Héracles ou Commagène sont comme plantées dans la neige...
Toujours personne...
Je danse et chante des TOUTOUBIDOUUUUUS!!!!!!!!! Comme une folle, heureuse comme tout de vivre et de me trouver dans un coin si incroyable...
J'hallucine... AAAAh ce que c'est donc bon de voyager!!!!
Ce site est remarquable… Grandiose… Je me couche sur des pierres, et regarde le ciel bleu… Puis je bouge encore et m'installe dans un espèce de trône (celui d'Antioche???), écris mon journal, relève bien souvent la tête pour rêver et rêver encore, prends des photos et retourne écrire quand un groupe arrive.
Le soleil ne va pas tarder à se coucher, les couleurs du ciel deviennent magiques…
J'entends la voix de Pili et Tama, on papote et rigolons bien tous les trois, mais comme je deviens à nouveau glaçon, je pars les attendre au chai saloon comme on dit ici.
Seule touriste, seule femme au milieu de tous les guides et chauffeurs de minibus, je bois chaï sur chaï en silence, regarde les tapis partout sur les murs, sols, banquettes, plafond...../...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"
Ce matin, réveil relax, on s’en va déjà, je serais bien restée plus longtemps dans ce merveilleux village, mais la route nous attend… Donc doucement, nous nous mettons en route pour Urfa.
Après quelques heures bien folkloriques à la gare des bus, et encore d’autres heures dans le bus, nous arrivons en début d’après midi.
On se rend à l’hôtel Ugur, où nous avons rendez-vous avec Carole et Fabio qui viennent en voiture avec un autre couple.
On part visiter Urfa et arrivons au pied d’une gigantesque citadelle qui domine la ville.
Après s’être gentiment débarrassé d’un guide un peu collant, nous grimpons un petit escalier dont on ne voit pas la fin. Arrivés sur une terrasse, deux colonnes hérissées vers le ciel se découpent sur le ciel un peu gris, mais malgré ce gris, la vue est à couper le souffle.
A ses pieds, se trouve le cœur spirituel d’Urfa. Un magnifique parc aux jardins bien entretenus, tout fleuris de roses. Petits canaux, bassins ou nagent des milliers de carpes bien dodues, splendides mosquées, et puis la grotte ou serait né Abraham. Pour cette raison, Urfa est sacrée aussi bien pour les musulmans que pour les chrétiens, juifs etc…
Dans le bazar, nous avons du mal à ne pas pisser de rire, nous trouvons des cartes postales avec le visage d’un chanteur turc, moustachu, chevelu, et nous imaginons la tête du copain qui la recevra…
Il est génial ce bazar, un vrai labyrinthe! D’ailleurs on s ‘y perd vraiment! Les odeurs, les bruits, un thé près de joueurs de carte, la visite d’un hamam vieux de 300 ans, toutes sortes d’échoppes vendant des clous, des tapis, des épices, des fringues, etc etc…
Retour à l’hotel ou nous retrouvons Fabio et Carole, le sympa couple de Suisse. On devrait encore se retrouver, ils vont aussi en Iran ensuite… On papote jusque bien tard…
Serait on vendredi 15?
Apres la macarena, voila Shakira en zik de fond dans ce net café... Je préfere la zik turc...
Voilà juste le patron qui m'apporte un petit chai... Sluuurp... Santé! 😎Ouch ce qu'il est chaud...
Ce matin nous avons quitté Urfa. Au p’tit dèj���, je suis toute contente car je trouve un café turc, pas évident à trouver en dehors d’Istanbul, ils boivent tous du thé. Avec ca je vois une feuille de palmier, pâte feuilletée sucrée normalement, mais celle ci contient de la viande... Moi qui pensait avoir droit à une sucrecrie…
Bon, je fais vite mon sac, je suis encore a la traîne... Pili? Tu sais mettre mon pull dans ton sac? Merci 🙂
Vers 13h nous dînons a la locanta d'une station de bus (otogar): Blé concassé, ratatouille et poulet, super bon... Je demande ensuite un Aryan, yoghurt liquide, mais j'aimerais du sucre.... J'essaie de me faire comprendre... Sugar? Sukar? non? On m’emmène a la cuisine... "Meraba" dis je aux cuistots... Je cherche du sucre... On me montre des piments... Euh non pas ca... Un oeuf? euh non plus 😏Du sel? Tuz yok! Mais non pas du sel... Mais j'ai le "point it"! (livret d'images bien utile pour la langue des signes) et cherche le sucre... Voila!!! "Aaah shekel!" et on m'apporte le shekel.
Ensuite, dolmouche (minibus collectif) pour Batman. Nous voulions nous arrêter a Mardin, mais notre budget est en train d'exploser en Turquie... Ce sera pour une autre fois Incha'allah...
Arrivés a batman (batmaaaaan), le LP ne dit absolument rien sur cette ville... Les gens dans le Dolmouche nous aide a chercher un "otel"...
Je suis siderée comme les gens de ce pays sont adorables, toujours prêt a aider en toute circonstances... Vraiment ca me scie, je ne m'attendais pas a ca...
Enfin on trouve... 12 000 000 chacun, 7 €, la chambre est nickel... On allume la télé pour rigoler... Ya un espèce de Colombo turc, questions pour un champion etc. C'est bon on part se balader...
Demain nous allons visiter le site d'Hassankeyf qui va être inondé fin mai pour les besoins d'un barrage...
Hier soir, de retour a l'hôtel, alors que nous n'allions plus tarder à fermer la lumière, le tel sonne... "Hello you want chai?" "No thank you" répond Pili.
Deux minutes après, retel qui sonne... "hello, we send you 2 chai" Et dans la seconde qui suivit, on toquait a la porte avec 2 chai pour nous trois… 😏
Réveil tôt ce matin, nous avons super bien dormi. Alors p'tit dej' et dolmouche pour Hassankeyf...
Mais comment vais je faire pour vous décrire cette beauté??? Pour Pili, c'est son endroit préfère en Turquie (moi j'ai vraiment adore le Nemrut dag, surtout seule l'après midi)
D'abord il y a un festival aujourd'hui, il y a beaucoup de touristes turques (nous sommes les seuls occidentaux).
On traverse le village, au sommet des collines toutes verdoyantes et caillouteuses, se trouve le vieux village d'hasankeyf tout en ruines.
Datant de l’antiquité, on y trouve une église au bord d'une falaise, d'ou la vue s’étend presque a l'infini. Plus loin un palais, et puis sur des km et des km 2, des centaines et centaines de petites maisons dont certaines sont encore creusées dans la roche, comme en Cappadoce. L'herbe est tendre et on profite des rayons du soleil...
On grimpe et grimpe sur les vieilles pierres jaunes ocres. Le ciel est d'un beau bleu et quelques jolis petits nuages viennent compléter le tableau.
Au sommet d'un ancien minaret, une cigogne a fait son nid... Je ne cesse d'halluciner...
On se décide a redescendre, et après un petit lunch bien sympathique (quoique, comme Tama est végétarien, pour lui c'est tous les jours salade verte, tomates, oignons, riz et fayots), on traverse la rivière et visitons le vieux mausolée dont j'avais vu la photo dans le Geo... Encore couvert en partie de jolies mosaïques bleues foncées et turquoises, avec les collines derrière, le vieux et le nouveau village ou règne la cigogne toujours présente... C'est vraiment magique... "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"En milieu d’après midi nous faisons du stop, montons dans un dolmouche (musique à fond mais paysages tellement irréels de beauté) pour retourner à Batman et achetons des tickets de bus pour Dogubayazit, départ ce soir a 22h, arrivée demain vers 8h.
Nous visiterons le palais d'Ishak Pasa, et sans doute passerons-nous la frontière iranienne en début d’après midi?
Tout à l'heure, pendant que Tama s'offrait un haman-sauna, Pili et moi nous nous sommes baladés dans la ville. Nous voyons de chouettes sacs en poils de chèvre. On rentre dans la boutique, et directement on nous souhaite chaleureusement la bienvenue en nous offrant deux chai dans la seconde même. Un peu après, une autre personne arrive. On nous demande si on parle le hollandais... (???)
Ahmed, le nouveau venu, a habité 5 ans aux Pays Bas... Nous parlons donc néerlandais avec lui, dans cette petite ville perdue au fond du Kurdistan...
Je ne peux m'empêcher de leur acheter un sac à main en poils de chèvre a 6€. On prend des photos d'eux, car nous passons vraiment un excellent moment...
Arrivés a Dogubayazit, la ville en elle-même ne représente que peu d’intérêt, mais les alentours… Waouh… Suivant le conseil de Trekkerbeub, nous partons visiter le palais d'Ishak Pasa, avec le mont Ararat enneigé en arrière plan qui culmine à 5130 mètres... C'est à son sommet que Noé aurait atterit après le déluge, avec son bateau et toute sa clique d'animaux...
Waouuuuh le palais... MONUMENTAL!!! Vraiment grandiose!
A 5km de la ville, ce palais est une vraie merveille, de par son emplacement mais aussi de par sa construction au 18eme siècle, mélangeant plusieurs styles architecturaux il comporte de nombreuses salles.
Il y avait même un système de chauffage central, fait de canalisations à l’intérieur même des murs.
A une centaine de mètres du palais on bois un petit thé près d’un groupe de kangal, ces grands chiens très massifs couleur sable, ceux là n’ont pas l’air méchants, habitués aux touristes sans doute, mais c’est une race dont il faut faire bien attention nous dit Tama.
Plus loin, on aperçoit un autre bâtiment, la tombe du roi Urartu qui eu son empire vers 600 av. JC.
J’enlève mes chaussures avant d’y entrer, et me joins à deux femmes priant intensément, j’en profite pour les regarder… Habillées d’une robe aux couleurs chatoyantes et d’un grand châle sobre, leurs chaussettes sont toutes trouées… Chez moi je ne suis pas riche du tout, mais en voyage… Oh que oui à côté de certains…
L'après midi, en route pour l'Iran border... Je mets mon foulard sur la tête (je sens qu'il va m'emmerder ce foulard...) et comme nous sommes dimanche, le passage se fait rapidement, spécialement pour nous touristes occidentaux. J’ai revêtu la jupe pantalon kurde bien large, mais pas longtemps! Je sens que je la bazarderai quelque part vite fait celle là.
En passant la frontière, nous restons bloqués dans un petit no man’s land pendant bien une demi heure…
On prend notre mal en patience…
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
dogubayazit...ca me rappel des souvenirs...une bierre fraiche au murat camping en revenant d'iran...avez vous dormit au murat camping ou tous les soirs y a de la musique kurde...3 euros la nuit, ca le faisait bien pour la turquie...et les couleurs de ces montagnes...j'y suis encore...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Non, désolée Izanora, nous ne sommes pas restés à Dogubayazit... Arrivés dans la fraîcheur terrible au matin, et repartis dans l'après midi...
Les couleurs des montagnes... C'est vrai que la région est réellement magnifique...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"Taxi collectif pour Bazargan, "oui oui, c’est mes deux enfants!" Quel respect ai-je droit en répondant ca!!!
En plus je ne sais plus qui a donné 20 ans à Pili! Alors qu’il en a plus de 30! Ca change ce respect, de voyager en tant que femme seule…
A Bazargan on ne reste pas, on reprend direct un taxi pour Maku, où nous décidons de nous arrêter une nuit pour nous reposer de la nuit précédente en bus.
On trouve l’hôtel. Pas cher du tout... L'équivalent d'un euro par pers. mais euh... Quelle affreuse chambre, et quelle puanteur dans la salle d’eau! Pas de douche, juste un évier et deux "tuvalet" à l’odeur épouvantable. Pour se laver, toute une histoire, heureusement que je ne voyage pas seule, Pili vient tenir la porte de la salle d’eau vu qu’elle ne ferme pas.
Dorénavant je crois qu’on s'offrira un hôtel au double du prix!
Petite balade dans Maku… Je m'achète un fin manteau noir et long pour être en accord avec la loi du pays, puis petit dîner... Kebab (encore des kebabs) pain, et dodo.
18/4
Bus pour Tabriz. Enfin l'hôtel est bien clean, (6 euros pour nous trois) avec des douches bien chaudes.
On se balade dans la ville, dînons enfin autre chose que des kebabs, poulet et riz pour moi, salade, tomates, oignons et fayots pour Tama le végétarien. Pas facile de ne pas manger de viande dans ces pays… Il mange tous les jours la même chose le fiston…
Dans le bazar, (superbe avec ses 35 km de galeries) je m’achète un foulard tout fin et pas chaud, un calvaire ces foulards, je ne parviens pas à le mettre sans qu’il tombe tout le temps.
Un peu après je sens une odeur que j’aime… Des narguilés!!! Siouplaît Pili, Tama, on s’arrête???
Ce bui bui est minuscule, serrés comme des baudets, on essaie de boire le chai comme ici, avec un morceau de sucre en bouche, on sirote le thé brûlant. Pas facile, j’en avale du sucre pour une petite tasse…
Les narguilés s’appellent ici des Qaylian, je suis habituée à dire Chicha, comme en Egypte. Je me demande comment on les appelle dans les autres pays du moyen orient…
Marrant cet endroit… Nous devons bien être une trentaine dans ce 15m2, on nous regarde, mais nous aussi nous regardons…
Je règle l’addition, 50 centimes d'euros pour le narguilé et 6 thés...
Petit bonjour à Nasser de l'office du tourisme, qui fait merveilleusement son boulot...
Au soir dans un resto, nous faisons connaissance de Shalaleh et Majit qui parlent bien l'anglais. Nous quittons le resto ensemble, et avant d'aller se balader dans le parc Elboli, Shalaleh passe en vitesse chez elle mettre un chador, car comme elle et Majit n'ont aucun lien de parenté, elle a peur de se faire prendre, ils risquent gros tous les deux... Une femme ne peut se balader avec un homme qui n'est ni son mari, ni son oncle, père, fils etc... Cela fait 6 ans qu'ils sont amis, mais ils ne pourront jamais se marier, le père de Shalaleh ne veut pas de Majit comme gendre... Alors tant qu'elle étudie à Tabriz, elle peut voir Majit.
Ses parents vivent à Orumiyeh, quand elle aura fini ses études d’ingénieur en électronique, elle va commencer l'informatique...
Au parc Elboli on se boit un thé en fumant un qaylan à la pomme, puis grimpons au point de vue.
La ville est toute illuminée, le palais converti en resto au milieu de l'étang, les fontaines éclairées de spots verts jaunes ou oranges, on passe vraiment une délicieuse soirée...
19/4,
Ce matin, alors que nous voulions payer la chambre "already paid" nous dit le gérant... "no, no, sure we did not pay"! Yes, no, yes, no! On parvient quand même a régler ce que l'on doit, allons à nouveau chez le gentil Nasser de l'office du tourisme, et Tama s'en va pour des sources naturelles d'eau chaude, espérant soigner son dos.
Pili et moi partons pour Kaleybar pour visiter le Babak castle. Notre trio se retrouvera à Masuleh (petit village tout mignon) dans 3 ou 4 jours."
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Ouf😏Merci Parvat de m'avoir permis cette évasion dans ce pays "enfoularé" que j'ai aimé. En plus, dans la froidure française cette bouffée chaleureuse est un vrai bienfait.
Dom.
Merci aussi Dom! Ca me motive, ton comment, pour la suite :)
J'aime réecrire ces carnets, j'y suis à nouveau... Et ca me réchauffe aussi :)
"Apres 3h de bus et de taxi collectif, Pili et moi arrivons à Kaleybar.
On va à l'Araz hôtel, et le gérant sort son argent pour nous montrer ce que l'on doit payer (5 euros pour deux), nous sortons nos sous, mais Said, le gérant ne comprend pas. Il y a beaucoup trop de sous devant lui!
Nous lui expliquons tant bien que mal qu'une partie de l'argent est a lui, il lui faut un p'tit temps pour comprendre, mais ça y est, on peut payer nos 10 euros comme on compte rester deux nuits dans ce petit village.
Installés au bord d'une rivière au pied d'un joli pont de pierre que vient de traverser un vieux monsieur sur son âne, on profite du soleil, du paysage, du calme de la campagne...
Ensuite lessive, dîner (pour deux euros, on est servi royalement, demi poulet, riz, plat d'olives, pain, yogourt, zamzam (fanta ben oui ils n'ont pas d'eau minérale... D’ailleurs quelle idée de vouloir boire de l’eau… Ca n’a aucun goût! Le zam zam est bien meilleur… Hum…), et un petit thé pour terminer comme d'hab'.
20/4
En attendant le taxi qui doit nous conduire au Babak castle, on prend un thé dans un bui bui, mais au moment de payer, na na, welcome! 🙂... Ca arrive très souvent mais nous sommes à chaque fois bien étonnés de cette générosité…
Bon, en route... Le paysage est magnifique... Des montagnes enneigées, des vergers en fleurs, la végétation est assez sèche, mais quelle belle nature...
Au bout d'une heure, le taxi s’arrête en pleine nature... Voila! Babak castle, c'est par la! En nous indiquant les montagnes... Pas une seule bâtisse à l’horizon…
Bon, on suit un petit chemin serpentant entre les rochers, traversons des plaques de neiges pas encore fondues par l’arrivée du printemps, je m’arrête toutes les 5 minutes ('tain de clop, je manque de souffle...), c'est haut!!! Enfin on aperçoit le château de Babak tout en haut d'une autre montagne rocailleuse...
Encore un effort Parvat', (waouh mes pauvres genoux, au secours mon coeur bat a du 300 a l'heure, vas y Pili, j'arrive! ) enfin me voilà au sommet de cette montagne. Le château n'est pas tout a fait en ruine, plusieurs pièces contiennent encore leur dallage et leur toit. Quel boulot pour construire ca ici!!! Le soleil tape, et parfois le vent souffle très fort.
Personne d'autre que nous depuis que nous avons quitte le taxi, j'en profite pour enlever ce 'tain de foulard sur ma tête…
Le paysage est pffff je reste sans mots... Des montagnes partout, on distingue Kaleybar dans une lointaine vallée... Quelques petits nuages parsèment le ciel bleu... Des petits lézards courent ca et la, et sauf des pépiements d'oiseaux, c'est le silence absolu...
Plus tard, de retour au village, je veux m'acheter du fil et des aiguilles, je mime la couture dans un petit magasin, et hop eurêka, le marchand a l'air d'avoir compris...
Il va dans son congélateur…??? Et me sort une glace à la vanille!!!
J’entends Pili qui se retient d’éclater de rire, et sors de la boutique… Je ne le regarde pas, car je vais m’y mettre aussi!
Je recommence à mimer la couture, et cette fois c’est la bonne."
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salut parvat,
c'est rigolo le carnet que tu écris en ce moment...en parrallelle du mien qui au meme moment que toi fait la meme route mais en sens inverse...on s'est peut etre croisé de loin, a la mi avril je quittais l'inde.
par contre pour l'Iran, je portais un voile, une tenue correcte mais le chador noire n'était pas obligatoire, juste le voile. d'ailleurs dans les grandes villes style téheran, les jeunes filles étaient en jean presque moulant, talons fin, petit pull pas tellement ample, petit voile, maquillage, lunettes de soleil...quelle élégance.
le voile en Iran, ça m'a ennervé parceque les filles sont en chador noire traditionnel et les mecs ils sont vétus à l'américaine. alors qu'au Pakistan je le portais sans être ennervé parceque cela me paraissait plus juste : homme ou femme tous en costume traditionel...et moi la premiere, un peu obligé pour pas avoir l'air de venir d'une autre planete....
les montagnes, les vallées, les pepiements des oiseaux, les lézards...que ca donne envie d'y retourner.
isa.
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
Il ne faut pas oublier Ishaq Pasha au dessus de nos têtes! Et le Mont Ararat majestueux!
Nous sommes allés 2 fois en Turquie, une fois pour en faire le tour et cette année pour nous rendre en Iran. Toujours la même magie et la gentillesse des turcs. Pour le plaisir, nous avons prolongé notre retour sur cette terre hospitalière.
Allaha esmarladek
Valérie.
Projet Hélix : Une famille Autour du Monde Contre la Pollution Lumineuse. www.lesquatrevieux.com
Iran, Est Turquie, Maroc, Tunisie, Scandinavie, Pays de l'Est et actuellement : Amériques Nord, centre et Sud
Merci pour ce récit vivant qui nous rappelle de si bons souvenirs: c'est vrai Nasser est fantastique! Elgoli nous y avons campé et le gardien des "chiottes" eh oui ! nous récitait des poèmes en farsi! des étudiants sont venus faire causette jusqu'à 3 h du mat: heureusement, les enfants étaient couchés mais le rond-point de toute façon très bruyant!
Encore Khodahafez.
Valérie.
Projet Hélix : Une famille Autour du Monde Contre la Pollution Lumineuse. www.lesquatrevieux.com
Iran, Est Turquie, Maroc, Tunisie, Scandinavie, Pays de l'Est et actuellement : Amériques Nord, centre et Sud
Salaaam 🙂
Merci tout plein Izanora, oh que oui nous nous sommes peut être croisées? Je quittais la Belgique début avril quand tu quittais l'Inde... Pondy, Kaou et Landtrotteur dont j'ai été visité votre site qui laisse rêveur... Superbe.
Tout le monde garde de beaux souvenirs d'Iran on dirait... Et que de préjugés n'avais je pas avant d'y aller... Ils sont bien injustifiés.
La suite arrive! Patience siouplaît 🙂
Mibinmemette! A plus tard!
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"Après cette tranche de rire monumentale, parfumée à la glace à la vanille, on cherche un internet café et on demande à plusieurs personnes… Au bout d’un moment, "montez ! " Nous dit un jeune au volant de sa voiture…
On monte et il nous conduit à un net café un peu plus loin.
Au bout d’une heure de correspondance, on ne peut encore pas payer… C’est génial, mais ca m’embête quand même… Quel accueil ont ils eux, quand ils viennent en Europe???
21/4, on quitte Kaleybar, direction Ardabil.
Le taxi collectif de Kaleybar à Ahar ne fut pas très confortable… Il roulait comme un malade! Ne respectait pas du tout la limitation de vitesse de 60km/h, vu qu'il fonçait à du 170km/h!!!
Pili coincé entre le changement de vitesse et moi, moi coincée entre Pili et la portière, m'accrochant comme je pouvais... La route longeant les montagnes, une fois à gauche, une fois à droite...
Heureux d'arriver entier à Ahar, on prend un taxi privé pour Ardabil, ville vieille de 1500 ans!
Et voilà, je suis installée dans un hotel tout propret, j’attends Pili et nous partons visiter le mausolée du Cheikh Safi.
Ce Cheikh, (mort en 1334) chef spirituel, est le fondateur de l’empire des Safavides, et son arrière-petit-fils, le Shah Ismaël, à déclarer le Chi’isme religion d’état. Ce qui est toujours d’actualité.
(plus d'infos sur l'histoire de l'Iran ici: http://homepages.ulb.ac.be/~jmalek/sefevides.html)
Cet endroit regroupe un joli petit parc bien entretenu, l’extérieur tout décoré de mosaïques, dans les tons bleus, récitant le nom d'Allah je ne sais combien de fois, et à l’intérieur, de nombreuses salles plus belles les unes que les autres avec des alcôves dorées, ses tapis gigantesques, parmi elles se trouve une salle nommée "le petit paradis", une autre est le temple des derviches, la salle des lanternes, le domicile des martyrs, puis le sanctuaire…
La tombe de marbre du Cheikh est d’un ouvrage absolument monumental… Quelle finesse, j’ai rarement pareil travail…
Que sera donc Esfahan?
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"Dans la soirée, on s’offre une pizza, j’en ai un peu ras le bol des kebabs.
Dans ce resto, un homme sans sourire n’arrête pas de nous poser de drôles de questions…
"Vous aimez l’Iran? Qu’est ce qui est mieux, ici ou chez vous? Les rues, les bâtiments, c’est mieux ici hein? Vous venez dîner chez moi?" "Euh, non merci, nous sommes en train de dîner" Ces questions nous semblent vraiment bizarre… Et la pizza est un régal.
Demain, Rasht et Masuleh ou nous resterons qques jours et retrouverons Tama.
22/4, la route est superbe… La végétation est luxuriante, on se croirait en Europe presque tellement c’est vert.
On croise beaucoup de campeurs iraniens venus se rafraîchir loin de la capitale. Traversons des fôrets suivies de rizières à n'en plus finir, puis on longe la mer Caspienne et on arrive à Rasht.
En descendant du bus on voit une station de taxi, on se dit "aie, on va encore devoir bien argumenté pour avoir un bon prix jusque Masuleh"… Un chauffeur nous dit que si l’on veut y aller en minibus, ils sont juste en face.??? Hop, pour 10 centimes d’euro on prend le bus… (il voulait pas bosser le taximan ?)
Mais le bus ne va pas plus loin que Fuman, alors on doit prendre un taxi privé, et grimpons les collines encore une fois toutes vertes, croisons encore plein de campeurs, et arrivons à Masuleh en début d’après midi.
Va-t-on trouvé Tama facilement???
On cherche après Abbas Mamdad, qui à ce qu'il parait, a de belles chambres à louer...
Il est haut perché ce village, mais il est aussi mignon qu’on le dit.
Il faut du souffle pour le visiter… Enfin on trouve son fils qui nous amène à son père après nous avoir offert un thé et une qaylian (narguilé) à l’orange...
La maison de Mamdad est tout au-dessus du village, ca grimpe fort…
Quand nous voyons la chambre, mes yeux s’écarquillent ! Une chambre et un salon aux tapis persans déposés les uns sur les autres pour que ce soit plus confortable, puis une grande porte vitrée donnant sur la terrasse à la vue grandiose... Le tout pour 8 euros par nuit pour deux.
Après 5minutes, Abbas nous dit de changer de chambre et nous montre une pièce sans fenêtre… Le fils cadet n’est pas content car nous voulons gardé ce qu’on nous a proposé, et c’est la chambre du fils cadet en fait… Je suis bien désolée pour lui mais bon…
Bref, on part visiter le village après avoir reçu encore un petit thé, et après 10 minutes "Tama!!!!!!!" Quelle joie de se revoir! Il s'est fait plein de copains ici, et nous présente a tout le monde... Il passe un super séjour ici, ca fait plaisir à voir.
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J'ai laissé les deux hommes crapahuter dans la montagne, et je suis restée à me balader dans le village...
Je bois chai sur chai sans pouvoir en payer un seul, joue au backgammon et perds deux fois de suite.
Tout d’un coup, plein d’écolières arrivent, toutes fofolles de voir une occidentale, elles me posent toutes sortes de questions et l’une d’elle casse le sucrier, alors elles s’enfuient en courant.
Un peu après, c’est un car de touristes iraniens de Mashad qui arrive, et zou c'est reparti pour une série incroyable de questions auxquels je prends plaisir a répondre.
Je pose pour des photos, des séances vidéos... Ils sont adorables, je papote beaucoup avec Madhi et son père Hossein vivant à Mashad, on échange nos emails, et ils doivent déjà partir.
Moi aussi je me décide à bouger, je photographie le village, croise une famille française, Erwin, Laeticia, et leur deux filles qui font un tour du monde de trois ans en camping car... (www.family-dreamtime.net)
De retour sur la jolie terrasse, je m’écoute de la bonne zik en rêvant devant ce beau village...
Les maisons agglutinées les unes aux autres à flan de colline, comme un escalier, d'ailleurs, le toit de l'un est la terrasse de l'autre. Toutes les maisons sont de couleur crème, jaune ou ocres. Avec les arbres bien verts et le ciel tout bleu, c'est vraiment un chouette coin... Je m’écoute l’album "Harvest" de Neil Young, et les chutes d’eau pas loin, je suis bien…
Quelques heures plus tard…
Avec Pili tout à l’heure, nous avons mangé une truite grillée avec du riz à la terrasse d’un mignon resto, et Medhi, copain à Tama est arrivé avec qque chose spécialement pour moi... héhéhé… Dès que j'ai reçu ce petit paquet, je suis allée le goûter tranquillos, le Best Of Patti Smith (Land) le plus fort possible, je me suis faite une petite full moon party à moi toute seule!
Je me suis défoulée comme une malade (bonjour la digestion) sur les confortables tapis persans au salon, chouette piste de danse... Les deux doubles portes ouvertes donnant sur la nuit tombante, la lune est pleine, je m'amuse à la regarder aux jumelles, et je redanse encore sur Dancing Barefoot ou Gloria. Et tant pis si j’enfreins la loi… Quelle imbécile loi qui interdit la danse…
Comme j’ai dit aux autres que je ressortais les voir, je suis partie retrouvé Pili, Tama, Medhi et toute une bande de copain avec qui on a passé une délicieuse soirée. Mais je rentre avant eux.
Il fait nuit et je porte un pantalon clair avec un gilet long jusqu’en dessous des fesses. Il n’est pas assez long car je me fais suivre…
Comme je le vois dans un coin faisant des gestes obscènes, je lui crie un "No way!!!" tonitruant et continue mon chemin. Mais j’entends encore des " psssst pssst ", alors je lui ai hurlé un "Dégaaaage!" le plus fort que j’ai pu et il a pris la poudre d’escampette dévalant les escaliers le plus vite possible.
Sur ce je perds mon chemin, et deux femmes à une fenêtre m’ont entendue gueuler pour sur, elles m’indiquent la maison de Abbas l’électricien. Comme j’y arrive, je vois une autre femme, la voisine d’Abbas, qui me déblatère encore un tas de mots et semble m’attendre. Je comprends qu’elle aussi m’a entendue crier, et elle est venue voir si je rentrais bien. Quelle chouette voisine… J’irai lui apporter des échantillons de parfums demain pour la remercier…
Aaaah ce que c’est donc le pied de voyager… Ce n’est pas à Bruxelles qu’une voisine inconnue ferait ca… Et tant pis pour moi, je remettrai le long manteau noir, surtout le soir.
Lou Reed et les cascades derrière… Quand je suis rentrée de ma petite aventure, j’ai voulu m’installer sur la terrasse, mais j’ai vu des "tonnes " de chauve souris voler non loin de moi.
Il m’a même sembler y avoir un nid au-dessus de ma tête… Enfin, à 3 mètres, deux trous sombres dans un coin du plafond… Je suis rentrée vite fait…
"Such a Perfect Day" je m’endors le sourire aux lèvres…
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Hello,
Je termine ma lecture de tes jours iraniens.
J'ai comme l'impression que les iraniens posent la même question un peu inquiète, à savoir : si nous aimons leur pays. On nous demandait aussi souvent si nous aimions les américains ? Beaucoup disaient les détester et si nous leur demandions pourquoi les prix se discutaient en dollars, ils étaient très mal à l'aise. La loi islamique est une dure loi pour le peuple. Nous avons longtemps discuté avec un très vieux vigneron dont la vigne avait été arrachée!, il vivotait durement sur sa terre aride...
Bref, à quand la suite, c'est qu'il faut que je voyage moâ😄
Pareil pour nous concernant les questions...
Oh que oui la loi islamique est une dure loi pour le peuple... Combien de fois n'ai je pu voir une incroyable tristesse dans les yeux de ceux qui ont connu le temps des boutiques Chanel, Cartier et des femmes en mini jupes, dans les rues de Téhéran...
Je suis triste aussi pour des amis de là bas, Shalaleh et Majit qui ne peuvent pas se marier, Sharam qui est homo dans un pays ou on les pend, et tant et tant d'autres...
La suite arrive, patience, patience, elle est pas prête encore...
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24/4, Gazvin. Et bien oui, finalement nous avons décidé de bouger tous les trois.
Taxi jusque Rasht, et bus pour Gazvin…
Ce bus était une vraie fournaise, l’air co ne fonctionnant qu’à un pour cent de sa lointaine capacité, en plus il est tombé deux fois en panne. Des passagers descendaient et arrêtaient un autre bus sur la route.
J’avais bien envie de faire pareil.
Je crève de chaud sous ce voile, je ne le supporte pas du tout ainsi que ce long et pourtant fin manteau noir… Quelle couleur sous ce soleil de plomb ! Moi qui suis libre et indépendante, j’ai vraiment du mal.
Pili toujours cool, et Tama cool aussi, tous les deux têtes nues et tee shirt à manches courtes. Alors zut. A la deuxième panne, j’ai pris mon sac et j’ai arrêté un autre bus.
Pili et Tama restant dans la fournaise.
Arrivée à l’hotel, j’attends les deux mecs, je râle…
Nous avons pour la première fois des mots de travers ensemble… Je sens que je prendrai de l’air dans quelques jours… Ce sont de très chouettes compagnons de voyage, mais ce n’est pas toujours évident d’être 24h/24h ensemble.
Bon dodo, demain à nous le château des Assassins ! ! !
25/4 : Gazvin - Alamut. 4h 30 de route, pour faire... 80 km...
La route est magnifique, vraiment grandiose, elle serpente à travers des montagnes, des belles vallées toutes vertes, des cols encore enneigés par endroit, je suis dans un état second.
On s’est levé super tôt et je suis épuisée, j’ai du mal à garder les yeux ouverts mais je me force tellement cette route est époustouflante de beauté.
J’ai la tête collée à la vitre durant tout le trajet, mais je vous dis pas l’état de mes fesses après...
Un minibus pourri et bondé de monde...
Enfin nous y sommes, la région est somptueuse, mais l'accueil euh... bof, nous sommes bien moins impressionnés que les autres dans le guest book.
Je laisse les hommes marchander, mais euh… Laissez donc faire la Mama…
"Trop cher, restez là moi je vais camper"… " non non, c’est dangereux, ok, votre prix est le mien " (héhéhé)
Pili et Tama sont encore aller crapahuter dans la montagne, j'ai fait un petit tour, mais suis rentrée relax ensuite. Tout a coup, deux têtes à la porte de la chambre... Deux mecs qui parlent très bien l'anglais, ils se présentent, Ignaci et Jaime, deux espagnols qui ses sont rencontres dans un musée a Téhéran deux jours plus tôt. Le courant passe très bien avec Jaime, mais il va a Masuleh ensuite, tandis que nous descendons vers Téhéran et Esfahan... On se quitte alors que je deviens malade olalalaaa, pas géniale du tout du tout la chiotte de monsieur Ali quand on est obligé d'y passer un bon moment plusieurs fois par jour et par nuit...
26/4 olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins…
.../...
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Je ferai un jour l'Iran😉😉
Mais c'est que la liste des pays à visiter se rallonge de jours en jours 😉😉
Va falloir que je songe à une retraite car je n'aurai jamais le temps de tout faire🤪🤪
J'espere que tu contineras à nous faire réver encore Iran🤪🤪🏴☠️
Kaou
"Si tu ne sais pas où tu vas, retournes-toi et souviens-toi d'où tu viens"
Mais de rien chère Kaou :) Je revoyage moi aussi :)
L'Iran est aussi sur ma liste de pays ... à revoir tellement j'ai aimé...
Voilà la suite 🙂
"26/4
Olalaaa la nuit.... Bon tant pis, je vais qd même grimper voir ce qu'il reste du château des Assassins…
Selon la légende, le terme " Assassins " viendrait du mot arabe " Hashishiyun ", les mangeurs de Haschisch.
Ce château aurait été le refuge de tueurs, qui se droguaient pour aller accomplir leurs méfaits.
Mais il y a d’autres interprétations, comme celle d’Amin Maalouf dans son roman " Samarcande " disant que le terme Assassins voudrait dire "fidèle au Assass ", le fondement de la foi.
La route grimpe du tonnerre, je mets un temps dingue pour y arriver, mais je vais à mon aise tandis que les fistons courent sur les rochers…
Je croise beaucoup de touristes iraniens sur le chemin, certains parlent bien l’anglais et même parfois le français, d’autres m’offrent des biscuits, enfin j’arrive au sommet.
La vue est encore une fois très jolie. Sur le flanc des montagnes rocailleuses, des petits oasis de champs cultivés, tout verts, y sont accrochés.
Olalaaa, sorry je peux plus continuer, les devoirs de la nature m’appelle, ca fait déjà une demi-heure que je me sers les fesses... Vive les voyages!!!
De retour à " l’hotel ", hotel est un bien grand mot… En fait monsieur Ali à une chambre de libre sur le toit de sa maison, un paquet de matelas dans un coin, et on s’est fait un p’tit chez nous bien momentané.
Il n’y a pas d’eau chaude dans la salle de bain, donc on doit aller au hamam…/…
Rolalaaaa ce hamam!!! Pili et Tama sont parti dans celui des hommes, et je rentre dans celui des femmes…
Dans la première pièce, murs, sol, plafond et banquettes sont carrelés de blanc.
4 ou 5 femmes s’habillent, se déshabillent, et me regardent toutes des pieds à la tête…
Hum… Bon je me déshabille… Devrais je garder un tissu autour de moi ou pas ? Bon, je m’entoure d’un paréo et rentre dans la deuxième pièce…
Euh bon, ok… Une dizaine de femmes toutes complètement nues m’observent… Et ca papote…
J’aurais pas du mettre mon paréo, et j’aurais du prendre un grand bol pour me verser de l’eau chaude sur le corps…
Mes tatouages font de l’effet… Habillée on ne voit rien, mais euh, à poil, ces jolis motifs colorés ne sont pas discrets du tout…
Je ne suis pas vraiment à l’aise dans ce hamam. Dommage, il y fait super bon, bien chaud…
Je me marre interieurement en observant ces femmes... Je me croirais presque dans un film... Cette atmosphère embuée est envoutante... Après je ne sais combien d'enfants, leurs corps sont pour la plupart bien massifs, les seins plats, énormes, en pastèques ou en raquette de ping pong pour une toute vieille... J'espère ne jamais être comme ca...
La douche se libère, je m’y engouffre.
En sortant je paie des clopinettes à une vieille femme, et retrouve Tama et Pili. Ils étaient seuls dans leur hamam, qui n’était pas chaud du tout m’ont ils dit.
Petit souper à l’hotel (un vrai apparemment) plus haut dans le village, encore assez floklo la bienvenue, ils ne doivent pas voir souvent des occidentaux, mais le repas fut bon.
Dodo, et re 80 km en 4h 30 à travers les montagnes, à nouveau le visage collé à la vitre tellement c’est beau comme paysage…
Arrivés à Gazvin, on prend un train cette fois ci, pour Téhéran…
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"Téhéran.
On n’y restera qu’une journée, n’ayant aucune envie de rester dans cette grande ville.
27 Avril 2005
En sortant de la gare de Téhéran, on marche jusqu’au métro. On a repairé un bon resto dans le guide, et nous avons envie de bien manger…
Il est loin ce métro, nous longeons la gare pendant plus d’un kilomètre. Les bâtiments sont assez laids, gris, comme la ville polluée, sans charme particulier.
Dans le métro quand il arrive, on voit que dans les wagons de tête il n’y a que des femmes, et dans ceux de queue, que des hommes…
Bon, euh… je monte dans un wagon de tête, à tout à l’heure Pili et Tama !
Ce métro est bondé. Je suis debout, mais une femme me fait de la place à côté d’elle avec un grand sourire.
J’observe une autre avec son perroquet tout joli sur l’épaule, elle lui fait choisir une petite enveloppe, et dedans est inscrit un genre d’horoscope. L’enveloppe ne coûte que qques pièces, beaucoup de femmes lui en achètent, et lisent ces secrets en silence, solennellement…
Une jeune fille me demande dans un anglais quasi impeccable, d’ou je viens, si je suis mariée etc… Je lui répond que mon fils et mon mari sont dans l’autre wagon réservé aux hommes, que nous sommes belges (pardon les fistons) et elle traduit pour toute l'assemblée, écoutant attentivement, et commentant ensuite entre elles…
En sortant du métro, on se balade dans les rues, les souks, achetons des fruits secs de toutes sortes que nous grignotons en chemin, et trouvons le resto. Je me prends une pizza… Waouh miam…
Elle semble rester dans mon fragile estomac…
A travers la vitre nous regardons déambuler les passants… Certaines jeunes filles ont les cheveux teintés en blond, le foulard recouvrant à peine la moitié du crâne, le manteau long obligatoire très, très moulant…
Et on continue à déambuler dans la capitale iranienne…
Zut, non, la pizza ne veut pas rester ou elle est 5 minutes de plus… J’en ai marre d’avoir la chi*sse… Les " tuvalet " ne sont pas un exemple de propreté…
On cherche une pharmacie… " Hospital, hospital " nous indiquent tous les passants à qui nous demandons… M’enfin ? Je vais pas aller à l’hosto pour une simple diarrhée ? C’est vrai que je suis faible, et que le moindre verre d’eau dégage aussi vite qu’il est entré mais bon… Bref, on trouve un hosto…
Personne ne parle anglais… On fini par se comprendre, et le toubib me donne une ordonnance. A la pharmacie de l’hosto, on ne délivre rien sans être passé d’abord par l’hôpital. On me donne une perfusion, seringue et différentes pilules, le tout dans un sac plastique.
C’est quoi ce délire… je ne vais pas me faire une piqûre moi-même quand même ? Je comprends rien sur les notices en farsi… Je rends la perfusion, la seringue, et on s’en va…
Plus tard je me dis que j’aurais sans doute du retourner voir le toubib, et recevoir cette perfusion, mais bon tant pis.
On rentre vers la gare, visitons d’autres marchés, et prenons le train de nuit, super chouette, pour Esfahan. Trois euros chacun le billet de train en première classe! C’est incroyable comme les trajets sont bon marché dans ce pays, grâce au prix de l’essence, moins de 2 centimes d’euro le litre!!!
Nous partageons le compartiment avec un jeune couple Nasrine et Ahmed, et leurs enfants, Sadro et Najelo. Vraiment sympa ce train, moderne, confortable, je m’endors vite, alors que d’habitude c’est le contraire…
28 avril! Tavaloda mobarak Pili!!! Bon anniversaire!!!!
Belle Esfahan dont rien que ton nom fait rêver, me voilà! 😎 "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
"
Selon une légende, Esfahan a été bâti sur le lieu de chute d'Adam, après qu'il a été chassé du paradis…
Dans le taxi qui nous emmènent à l’Amir Kabir hotel, nous avons les yeux grands ouverts à la recherche de beaux monuments, mais on n’en voit pas beaucoup…
Les rues sont larges, souvent une allée bordée d’arbres sépare la rue au milieu.
L’hôtel semble être le rendez vous des routards au long court.
Nous avons une chambre triple au rez de chaussée, donnant sur le patio.
Nous y rencontrons Kris, un aussie-polonais qui parcoure le monde du haut de ses 23 ans, de l’Australie, la Chine à la Grèce et retour Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran … Etonnant voyageur…
Donc Pili, Tama, Kris et moi allons voir l’Imam square, Kris est ici depuis quelques jours, il nous montre le chemin.
On arrive à la place de l’Imam…
Elle est énorme, la plus grande du monde après Tian amnen.
A l'origine elle était un terrain de polo et le souverain pouvait assister aux rencontres depuis la terrasse d’un de ses palais.
Notre première impression est décevante, on longe les bassins, passons devant le palais d’Ali Kapu et nous approchons d’une des deux gigantesques mosquées qui bordent la place…
On comprend mieux. C’est en effet à la hauteur de sa réputation…
On achète des billets, et on entre, passons la grande porte de bois finement ouvragée…
WAOUH Terrible terrible terrible terrible!!! Je n’ai jamais vu si belle mosquée au monde!
Des alcôves, des portiques, des dômes tout de mosaïques dans les tons bleu!
Une grande cour avec deux bassins pour les ablutions, une salle de prière au plafond en dôme, des petites mosaïques bleues partout, une pierre noire sur le sol marque l’emplacement où le dôme est à son zénith, une tape des mains une bonne fois produit 7 échos bien particuliers, j’en ai presque la tête qui tourne…
C’est incroyable de finesse…
Je passe sous des porches, et pénètre dans un petit jardin entourant un bassin.
Je m’installe dans un coin, et je reste là bien longtemps…
J’écris mon journal, observe les moineaux, les beaux papillons multicolores.
L’un d’eux virevolte autour de moi pendant qques instants… Il est mignon, pas très grand, rouge noir et orange…
Pili et Tama me rejoignent, et nous nous donnons rendez vous à 20h devant la mosquée pour aller au resto indien fêter l’anniversaire de Pili! Ca nous changera des kebabs et falafels.
Et je reste là profitant du soleil, seule, tranquille…
Je me lève et vais regarder toutes les plantes différentes autour du petit bassin, mais je dérange les oiseaux, alors je retourne m’asseoir, me fume une p’tite clope en cachette, et continue à rêver, puis à nouveau déambuler dans cette gigantesque mosquée, les inscriptions arabes sur les murs sont majestueuses…
Je n’ai pas trop envie de papoter, alors je couvre bien ma tête du foulard obligatoire, et je reste dans mon petit monde à planer sur tout ce que je vois…
En sortant je me balade devant les magasins sous les arches entourant la place.
Je croise encore Zizou, parlant très bien français, qui nous avait abordé quand nous sommes arrivés. Je vais boire un thé dans sa boutique. Sympa, il ne me sort pas le grand jeu des tapis, il me parle plutôt de sa famille nomade, me montre des photos, et il est temps de rejoindre Pili et Tama.
Chouette le resto, fort épicé, vraiment comme là bas la cuisine. Pas vraiment l’atmosphère mais on a bien mangé.
Une petite promenade vers le pont Kadhju, le plus vieux de la ville. Sous ce pont se trouve une très mignonne chaikaneh (maison de thé où l’on peut fumer le qaylan/chicha).
On enlève nos sandales, et pénétrons dans une jolie petite pièce sous un dôme, le sol recouvert de tapis confortable, des coussins, nous sommes seuls dans la pièce. On toque à la porte, voilà la qalyan, le thé… Génial…. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Je n'ai pas encore tout lu....un eptit peu chaque jour, comme on déguste qque chose de précieux...mais déjà, c'st décidé....un jour j'irai en Inde par la route!
et j'espère ne pas être obligée d'attendre la retraite pour cela!
Je continue de vous suivre....
Encorell( eh oui!)
"Je vous souhaite de rêver à n'en plus finir, et l'envie d'en réaliser quelques uns...je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier." Jacques Brel
Devant les nombreuses demandes de mes fans, 😉 voilà encore un p'tit bout! Bonne lecture! 😎
"29/4 aujourd’hui…
En rentrant hier soir nous avons rencontré Simon et Olivier qui font la route Inde - Europe. On a papoté jusqu’à 2h du mat’ ! Se filant plein d’infos.
Ce matin nous partons tous les 5 manger une falafel et se balader encore dans l’Imam square.
Quand on nous demande, « which country ? » on répond tous ensemble « Swiss, France, Belgium » ! :o)
Zizou est encore devant la mosquée de l’Imam, il nous offre le thé dans sa boutique et cette fois nous parle tapis.
Il raconte longuement leurs origines, leurs motifs, les tapis de mariage avec des fleurs d’opium, les zoroastriens, etc… C’est super intéressant.
Ensuite il nous emmène derrière la mosquée, dans les petites rues désertes de touristes, on se croirait dans un village, mignon comme tout…
A nouveau installée dans un des petits jardins de l’Imam Mosquée, j’ai laissé les hommes vaquer à leurs visites, et je rêve encore, assise sur une pierre sous une arcade au plafond décoré comme partout de jolis motifs en mosaïques.
J’écoute les oiseaux, vais dire bonjour aux petits poissons blancs qui nagent paisiblement dans le bassin au milieu des plantes vertes, et me balade à nouveau dans le lieu de culte, l’école coranique, je ne sais ou regarder, c’est étourdissant de beauté…
Cette mosquée est sans doute la plus belle du monde ? Comment est ce possible autrement ?
Un groupe de jeunes iraniennes viennent 5 minutes, elles piaillent comme des poulettes ;o) Je n’ai pas envie de papoter, et je m’éloigne bien cachée sous mon foulard.
Dans le Palais d’Ali Kapu, j’observe les délicates miniatures peintes sur les murs et les plafonds. L’art perse est magnifique, surprenant…
Des dorures, des petits miroirs, du bois dentelés, des marqueteries les plus fines et par-dessus tout ces fresques aux miniatures fleuries… Guillerettes… Je reste là émerveillée encore un bon bout de temps…
30 avril 2005
Je m’en vais visiter la Jameh Masjid, la mosquée du vendredi…
En passant dans un bazar, je vois des chadors… J’en ai marre d’être regardée tout le temps, suivie parfois, en tout cas observée de la tête aux pieds sans arrêt quand je suis seule. Alors hop! Je m’en achète un…
Les deux vendeuses de la boutique veulent savoir pourquoi, et je leur explique que c’est à cause des mains baladeuses, ce qui n’est pas tout à fait faux, je sens des mains me frôler d’un peu près parfois…
Quelle horreur à porter ce truc!!!
Je marche dedans presque à chaque pas!
Les vendeuses me montrent comment le porter, en mettant une partie du tissu sous chaque bras. Bien sur on est obligée de garder les bras serrés contre le corps, et de faire des petits pas…
En route pour la mosquée, j’entends l’appel du muezzin… Quand j’y arrive, on me laisse rentrer sans problème, sans me demander quoique ce soit. Alors je m’installe dans un coin de la cour, et observe…
La porte principale est encore une fois époustouflante…
Le ciel est tout gris, je ne prends quasi pas de photos, je compte sur Pili qui ne devrait pas tarder. Et en effet, je vois Olivier, Simon, Pili et Tama qui arrivent, je rencontre aussi Marc et Mustafa, et on visite tous ensemble ce joyaux de l'art islamique..."
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Tu vas tout de même pas nous planter là ?
Moi, je veux tout connaître, le Pakistan, l'agression et tout et tout 😛
Quand tu as un petit moment, tu penses à nous qui surveillons quotidiennement les rubriques de Vf et qui nous languissons de la suite de ton récit
Allez Parvati, à ton clavier, s'vous plaît m'dame
"Tama rentre avec Pili à l’hotel, je dis aurevoir à Tama qui s’en va tout à l’heure pour Shiraz, Pili, lui va à Garmeh demain.
On se retrouvera à Yazd dans 10 jours.
C’est agréable cette manière de voyager, si on aime être ensemble, on aime aussi voyager seul.
Avec Olivier, on fume une bonne clop, discretos dans un coin de la mosquée, ensuite avec Simon, Marc et Moustafa on va visiter le vieux et énorme bazar avec ses kilomètres de galeries qui rejoint la place de l’Imam.
On passe vraiment un bon moment, l'atmosphère est grandiose dans ce bazar, un vrai de vrai, avec les hommes enturbannés, les boutiques aux marchandises hétéroclites...
Quelques rayons de soleil pénètrent à travers les petites ouvertures toutes rondes au sommet des arcades formant le plafond...
C'est comme dans des peintures représentant une ville des les mille et une nuits...
C'est dans ce décor que nous disons aurevoir à Simon et Olivier, ils rentrent à l'hotel et partent pour Masuleh ce soir. Bon voyage à vous deux très cher!
Une minuscule ruelle nous emmène dans les jardins d'une école coranique bien cachée, magnifique...
On reste un moment dans le calme de ce jardin, à rêver, observer, profitant du moment présent...
Et nous continuons notre balade...
Sur la terrasse de la Chaikaneh qui borde la place de l'Imam, nous buvons un thé en fumant une qaylan, la vue est magique...
Ce coucher de soleil derrière le dôme de la mosquée, l'orange, le rouge, le jaune se réfléchissant sur ses mosaïques, sur l'eau des bassins, dans les quelques nuages...
Il est presque 20h, beaucoup de fidèles se rendent prier, on entend le muezzin…
Je regarde la mosquée allumée sur certaines parties absolument merveilleuses… La lumière de la soirée est féerique…
Je quitte cette fois Marc et Mustafa, merci à vous pour cette très chouette après midi! :o)
De retour à l’hotel, nous avons déménagé pour le dortoir Pili et moi. Nous y rencontrons Robert, hongrois, et Godo, japonais. Robert étudie l’arabe et l’histoire islamique à Beyrouth depuis 5 ans. Il est très intéressant, je le questionne non stop, mais son anglais n’est pas très bon, malesh, on se comprend…
You aie sakat! Oya sumi! Bonne nuit!"
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Bon, et si je terminais??? Lentement mais surement... Voilà la suite 🙂
"
1/5/05
Salut Pili ! Bon voyage à Garmeh, et à bientôt :o)
Je reste donc seule à Esfahan, j’adore les vieilles pierres, et j’aime beaucoup cette ville.
Je pars d’abord visiter la Lotfolah mosquée, sur Imam square.
L’originalité de cette mosquée est en autre la couleur crème de son dôme.
La salle des prières est située sous la coupole, majestueuse, où l’art des mosaïques atteint son sommet.
Il est dit que ce dôme est d’un travail le plus compliqué qui soit de tout Esfahan.
Construite entre 1600 et 1620, sous le règne d’Abbas 1er, dédicacée à son beau-père, ce sont les femmes qui y prient. Voilà pourquoi, probablement car les historiens n’en sont pas surs, il n’y a ni minaret, ni cour intérieure.
Les arabesques, les motifs floraux ou animaux sont exceptionnels de finesse…
J’attends qu’un groupe s’en aille, et je reste seule quelques instants à rêver…
2eme visite de la journée : Le palais d’Ali Kapu.
Encore un endroit magnifique… Surtout les peintures florales partout sur les murs et les plafonds… C’est de cette belle terrasse que le sultan regardait les courses de polo sur la place…
Ce palais servait d’entrée au parc impérial, dans ce parc, se trouve un féerique pavillon, le " Sehel Sotun ". On l’appelle le pavillon aux 40 colonnes malgré qu’il n’y en ait que 20, superbement sculptées, les autres 20 colonnes sont le reflet des premières, dans un joli bassin entouré de rosiers tout fleuris…
Ce parc est magnifique, hibiscus et bougainvilliers, palmiers de toutes sortes…
Je meurs de soif et aperçois un chaikaneh tout mignon… Les tables sous les arbres, je pars commander une qaylan et un chai, et profite des rayons du soleil…
Je reste ici bien longtemps, seule, tranquille, j’écris et je rêve…
3 jeunes arrivent à ma table. Mona, Medhi et Fatima. On passe plus d’une heure à " papoter ". C’est gai comme tout, même si nos conversations sont limitées à cause de la langue, je passe une délicieuse après midi.
Ils montent dans un taxi et on se sépare en s’embrassant Mona, Fatima et moi, pas Medhi bien sur, je ne peux même pas lui serrer la main… On ne sait jamais, si on le surprenait à toucher une femme autre que la sienne, ne fut ce que serrer la main d’une touriste, il risque des ennuis, c’est illégal…
Je retourne vers Imam square à travers le bazar. Je craque pour une reproduction d’un célèbre artiste, peintre de miniatures. J’hallucine sur les théières en argent ou en cuivre jaune ou rouge, aux formes si particulières avec leurs longs becs verseurs comme un serpent prêt à l’attaque. Le tout est évidemment finement ou grossièrement sculpté, il y en a pour toutes les bourses.
Je flashe aussi sur les assiettes, tasses, sous tasses, vases etc. peints délicatement dans les tons principalement turquoises.
Je rentre dans un atelier ou l’on en fabrique où j’apprends qu’elles sont faites de cuivre.
J’observe les artisans au travail, on se questionne, je les prends en photo, et achète une petite assiette toute mignonne. Ca fait déjà depuis longtemps que je rêve devant ces belles pièces, vues dans je ne sais quel magazine de voyage…
…/… Retour vers l’hotel, tranquille à travers le bazar que j’adore. J’ai dîné d’un sandwich kebab et je me suis fait arnaquer je crois, mais bon, ce n’est que de 20 ou 30 centimes. Rzzzz…
2 mai
Installée au bord de la rivière Zayandeh, j’ai été visité le pont Khaju datant de 1650. En même temps pont et barrage, il est construit sur deux niveaux, rempli d'arcades… Au milieu se trouve un joli pavillon où le roi Abbas II pouvait se reposer et admirer la vue…
Les berges sont étonnamment fleuries, et ce de chaque côté de la rivière. La pelouse est grasse et confortable, l’eau fraîche et le soleil tape… Quelle délicieuse pause, quel délicieux moment… Je suis en Iran… A Esfahan ! J’ai parfois du mal à le croire…
Un peu plus tard… C’est à l’église arménienne de Vank, vieille de 400 ans, que je rouvre mon cahier.
A l’intérieur, les décorations sont un mélange perse et européen. Je ne sais pas si je trouve ca beau…
C’est très rococo, fresques bibliques et mosaïques islamiques, atmosphère chargée, lourde…
Le dôme est d’une splendeur… Tout de mosaïques, surmonté d’une croix…
Dans l’enceinte de l’église, je vais visiter le petit musée relatant entre autre le génocide arménien…
Alors que je suis en train d’écrire, j’entends un groupe de français. Ils ont fini la visite, et le guide leur a donné 10 minutes de pause. Je commence à papoter avec l’un d’eux, puis c’est tout le groupe qui m’entoure en me posant 1000 questions… " Et vous voyagez seule ? Vous n’avez pas peur ? Vous en avez du courage … " etc… Ca me fait rigoler intérieurement… "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Fabio!!! Carole!!! Quelle géniale surprise!!! Un super couple de Suisse voyageant un an jusqu'au Kirghizistan par la route AR. Nous les avions rencontre à Karadut, en Turquie, et revu a Urfa, toujours en Turquie. Et donc me voilà toute contente de les revoir!
Ils s’installent dans leur chambre, et je ferme mon sac car je compte aller à Shiraz ce soir par le bus de nuit.
On part dans la ville et buvons un thé chez Zizou et Iraj, visitons l’Imam Mosquée, reprenons un thé dans la jolie chaikaneh du parc Sotun. J’adore cette maison de thé au calme et dans la verdure. On papote bien longtemps tous les trois, le bonheur dans ce bel endroit…
On rentre à l'hotel, mais je me tape une petite grippe maintenant... Pas le pied pour aller a Shiraz et visiter les sites. Alors je reste deux jours de plus a Esfahan, comme me le conseille Carole et Fabio et rejoindrai Pili et Tama à Yazd dans 2 ou 3 jours. Ils sont impatients d'aller au Pakistan, moi je préfère y aller à mon aise, et surtout de pas y aller avec la crève... Donc je visiterai le Pakistan par moi-même... on se rejoindra en cour de route...
On s’offre un bon p’ tit resto, encore une bien belle soirée, et zou, dodo.
Toutouachoumbidou... Pfffff j’arrête pas d’éternuer, et se moucher en Iran dans des lieux publics est une grave insulte... Mon paquet de kleenex géant à côte de moi, je ne suis pas sortie aujourd'hui, juste qques thés à cote, et un tour a la pharmacie. J'ai explique comme je pouvais, avec des atchoums et des keufs keuf puis en montrant ma tête et mon nez que j'ai attrape une petite grippe, et puis quand il m'a donne les médocs, le pharmacien m’a parlé très bien l'anglais!
De retour a l'Amir Kabir hotel, 7 jours que je suis ici déjà...
Installée dans la cour de l’hotel, on n’entend quasiment pas le bruit de la ville, qques fleurs dans des bacs et une affreuse fontaine au milieu mais qui rafraichit, c’est sympa cet hotel. Ismael, le jeune réceptionniste de nuit parle très très bien l’anglais, il est sympa et mignon comme tout. On papote souvent, comme une grande sœur et son p’tit frère :o)
Je parviens enfin à m'habituer à porter ce 'tain de foulard et le long manteau noir... Ce qui est génial quand on est une fille seule dans ce pays, si on s'habille a l'iranienne, personne ne vient me d��ranger car les hommes ne peuvent pas parler aux femmes seules, donc je me balade tout à mon aise! Pas de "hello felouque" comme en Egypte, ni de "hello one roupie" comme en Inde…
5 mai
Je me lève, prends mon p’tit dèj’ à côté, Carole et Fabio me rejoignent. Quand je retourne à l’hotel, et le gérant me dit qu’il y a un espagnol qui me cherche ! Jaime ! Ca alors ! Rencontré à Alamut il y a 10 jours, c’est génial de se retrouver ! Mais non, non, je résiste, dis au revoir à Carole, Fabio et Jaime, et je pars vers la gare des bus avec un jeune anglais de l’hotel. C’est toujours mieux en pays islamique, de voyager avec un homme, même plus jeune que moi. Nous disons aux autres voyageurs, curieux, que je suis sa tante, et qu’il est mon neveu…
15h 30, je suis au Silk road hotel de Yazd.
Mais ou est donc Tama ? "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
On me demande la suite en privé 😎 Alors voilà encore une petite partie...
"
J’ai installé mes affaires dans le dortoir, à côté du lit de Tama. Ils ont des jolies chambres mais trop cher pour mon budget.
Il est mignon tout plein ce petit hôtel avec le patio tout fleuri et la fontaine au milieu, les fauteuils et tables en osier, c’est très accueillant.
Je pars faire un tour, 10 minutes d’internet puis sandwich kebab dans un bui bui ou j’ai du encore insister pour payer…
Sont trop ces iraniens. Il ne gagne en moyenne que 150 euros par mois et ils veulent souvent m'offrir des thés, repas etc...
Après ça, petit tour a la Jameh Mosquée de Yazd, waouh.... Avec les lumières de la nuit, c'est irréel de beauté...
A l’hôtel, je retrouve Tama, et c’est installés comme des pachas que nous nous racontons nos dernières aventures, fumant un narguilé à l’orange accompagné d’un petit thé…
6 mai
Petit tour dans la vieille ville. En fait, toute la ville est vieille, il y a même un temple Zoroastre ou un feu sacré brûle depuis plus de 1500 ans !!!
Construite en pisé, les ruelles sont un vrai labyrinthe tout mignon. On prend plein de photos. Cette ville est célèbre pour ses « tours à vent » qui surmontent les maisons et permettent ainsi de faire circuler l’air à l’intérieur et de rafraîchir l’eau.
On visite une petite prison qu’Alexandre legrand à fait construire, puis le musée de l’eau, et au soir, avec Tama, un anglais, un autre belge et un jeune iranien de 18 ans que Tama à rencontré nous partons dîner dans un des plus beaux restaurants de la ville, le « Malek O Tojjar » Le décor est somptueux, la lumière chaude et tamisée, un bassin agrémente cette cour. Il y a également plusieurs petites salles latérales superbement décorées d'éclats de miroirs, de vieux mobilier, des lampes à huile, des samovars etc… On passe une géniale soirée !
De retour à l’hôtel, Pili nous attend !!! Quel bonheur de se retrouver!
Samedi 7 mai
A nouveau, tour dans la ville… On passe par le bazar, visitons une mosquée, mais dans celle ci, moyennant donation au gardien on monte sur le toit.
Quelle vue… C’est majestueux… Yazd est vraiment au milieu du désert… Au loin on aperçoit des montagnes tout aussi désertiques. On reste là qques temps, puis Pili et Tama décident d’aller manger. Je reste là à rêver, perchée sous un petit dôme en arcade, j'ai essayé de dessiner, mais j'ai abandonne assez vite. J'ai écris qques lignes dans mon journal, et au bout de quasi deux heures, je redescends les petits escaliers qui mènent a la salle de prière et... La porte est fermée! le gardien a cru qu'il n'y avait plus personne, et j'ai du tambouriner sur la porte pour qu'on vienne m'ouvrir !
J’ai continué ma balade vers le « Bagh-e-Doulat Abad », l’ancienne résidence d’un chef, avec la plus haute tour à vent de la ville.
Au bout d’une heure de marche, je le trouve enfin. L’entrée est assez cher, 3€, et le pavillon en lui même me déçoit, je ne le trouve pas aussi joli qu’on le dit, mais les vitraux sont magnifiques et le jardin est très joli, calme, avec un petit chaikaneh.
Je papote avec des iraniens, et on m’offre un thé et une qaylan, j’adore ces narguilé… Le tabac de celle ci à un léger goût de miel. Les iraniens s’en vont, et je reste seule à rêver…
Quel paix royale !
Ensuite je retourne dans la vieille ville, visite une moquée ou subsiste de jolies gravures et prières à Allah, une autre mosquée ou je dois revêtir un chador pour entrer, mais quelle beauté à l’intérieur !!! Que des éclats de miroirs collés les uns aux autres comme des mosaïques, et ce partout, des murs au plafond !
Presque 17h, je dois rentrer car Edwin, le copain iranien qui a soupé avec nous hier doit me rapporter mon seul et unique pull que je lui ai prêté.
Il arrive, ainsi que Tama, Pili et un suisse qui dort dans un autre hôtel. Demain, nous irons tous les quatre visiter les alentours de Yazd en taxi.
On papote tous les cinq, puis la réception de l’hôtel appelle Edwin, le pauvre on le fou à la porte car la police ne veut pas qu’il parle aux touristes… Il s’en va tout penaud, presque les larmes aux yeux… C’est bien malheureux le manque de liberté dans ce pays…
Avec Pili, Tama, le suisse, Bert le flamand, et Steve un anglais, nous partons dîner dans un ancien hammam reconverti en resto, encore absolument magnifique, tout comme la soirée tous ensemble."
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8 mai
7h du mat’, debout ! On y va. Toutoubidou !!! Je sens que ça va encore être une fabuleuse journée !!!
Patrick (le suisse) Tama, Pili et moi montons dans le taxi d’Ali.
Premier stop, un peu avant le vieux village de Kharanaq, pour un contrôle d’identité. Est ce que le guide est un vrai guide ? Oui ? Ok on peut continuer.
On s’arrête dans un vieux caravansérail rénové. C’est impressionnant…
On s’imagine les caravanes de centaines de chameaux, débordant de marchandises précieuses, soies, tapis, encens, myrrhe, or et argent…
Melchior, Gaspar et Balthazar s’arrêtant pour la nuit, blablatant sous les milliards d’étoiles et buvant des thés dans la fumée des narguilés…
On monte sur le toit, admirons le paysage…
Le ciel est d’un bleu royal, parsemé de tout petits nuages, les montagnes ocres, beiges, brunes, bleutées et désertiques dans le lointain, on entend braire un âne…
Nous restons là sans rien dire, presque bouche bée tellement c’est beau.
Ce village abandonné est paraît il, vieux de 4000 ans !
Il est vraiment adorable… Les toits en dômes, des arches partout, construit en pisé à flan de colline, les escaliers serpentant entre les maisons sont bien branlants, on doit faire attention où l'on marche.
Au pied du village, un rivière asséchée qu’enjambe un joli aqueduc… Nous nous y rendons par un charmant chemin bordé d’arbustes.
Pili s'y connaît en botanique, il nous montre des grenadiers, pistachiers, figuiers et autre buissonus communus...
On reprends la route... Deuxième halte, Chak chak. Ce n'est pas un village, mais c'est ici qu'a lieu le plus important pèlerinage Zoroastre d'Iran.
Perché sur une colline aride et rocailleuse, on doit grimper des centaines de marches pour y arriver.
Quand les arabes sont venus envahir la Perse en 637, il ont voulu kidnapper la princesse Nikbanuh qui s'est enfuie vers ces collines, et s’est réfugiée ici.
A court d'eau, elle a prié, et Dieu lui a envoyé de l'eau coulant goutte a goutte de la roche. Chak chak veut d'ailleurs dire goutte goutte.
La porte du temple est de cuivre jaune, et joliment grave d'un zoroastrien a la barbe bouclée.
Le gardien du temple vit tout seul la haut. Ils nous offre qques biscuits secs, spécialités de la région nous dit-il, avec un petit thé…
On continue vers un autre village, habité cette fois, et nous mangeons un camel kebab !
Prenez de la viande hachée de chameau, enroulez la sur une pique a brochette, une fois grillée, la déposer sur un pain tout plat.
Servir avec ça une brochette de tomate grillée et un oignon frais!
Voili ce que nous avons mange ce midi! Comme boisson? Un yogourt allongé à l'eau sans sucre... Bon appétit!
Apres ça, visite des ruines du Narein Castle, d'une vieille post office, et très agréable break dans un caravanserail joliment restauré, ou nous dégustons de ces glaces !!! Waouh, glub que c’est bon… L’endroit est très chic, ca fait du bien de se dorloter.
On termine la journée par les tours de silence non loin de Yazd.
C'est la que les zoroastriens déposaient leurs morts afin qu'ils soient mangés par les vautours.
Pour eux, la terre est trop sacrée que pour y enterrer des morts...
Ces deux tours, l'une pour le corps des femmes, l'autre pour les hommes, sont encore haut perchées sur des collines rocailleuses.
Pili et Tama crapahutent bien vite, et je suis toujours a la traîne crevant de chaud sous une tunique noire mon foulard sur la tête...
De retour a Yazd, on paie Ali en lui donnant un petite pourboire car il est bien sympa et nous a bien renseigné sur les sites visités.
On arrive au Amir Charmagh complex, joli monument dotés de deux minarets, on paie 25 centimes d'euros pour y grimper, et la vue sur la ville est encore une fois bien jolie...
Pili et Tama s’en vont, et je reste là un long moment…
En redescendant j'en peux plus, je crève de chaud... Je dépense encore qques sous pour une tunique, cette fois hyper légère et dans les tons turquoises. et je rejoints Pili, Tama et Patrick au Silk road hôtel pour un narguileh et un thé avant de dîner.
Les deux hommes sont impatients d’aller au Pakistan…
Moi aussi, mais je n’ai pas encore été à Shiraz, et je tiens à visiter Persepolis.
Donc on va se séparer à nouveau, on se retrouvera quelque part au nord du Pakistan…
Les voyageuses faisant la route en sens inverse, m’ont bien rassurée, disant qu’elles n’avaient eu aucun problème en tant que femme seule. Chouette ! Car quand même, avec tout ce qu’on dit de ce pays…
Donc on passe encore une géniale soirée, la dernière ensemble en Iran.
Je me suis offerte un petit repas indien pour changer, vegetables bien épicés, riz, un petit thé à la cardamome et un narguileh pour terminer, la vie est belle.
Le ventilateur souffle au dessus de ma tête, il est déjà 23h 30... Monsieur "Everything is possible" (il n'arrête pas de le dire) de l'Internet café reste ouvert rien que pour nous.
Minuit passé... Les deux jeunes partent par le train de 6h demain matin pour Kerman, ensuite Zahedan et le Pakistan. Quand à moi, je vais a Shiraz par le bus d'11h.
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
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9 mai. Je viens d’arriver à Shiraz, je suis au petit hôtel « Esteghal », sur le net j’ai un message de Carol et Fabio me disant qu’ils sont ici à l’hôtel Abadana ! Génial ! J’y vais de ce pas !
Je cherche, cherche mais je ne trouve pas. J’arrive à l’Abandan hôtel, mais c’est pas le bon. Le réceptionniste encore une fois bien aimable, envoie un employé de l’hôtel m’accompagné à l’Abadana !
Mais Fabio et Carole sont sorti, déjà 23h, j’attends 35 minutes, puis comme je veux partir, le réceptionniste ne veut pas ! Il sort de l’hôtel, et m’accompagne au mien ! je suis sciée par tant de gentillesse.
La je me change, prend une douche, et on toque à ma porte... C'est l'espagnol rencontré à Alamut et revu à Esfahan!
On papote 10 minutes, mais le réceptionniste de l'hôtel toque à la porte, et fou Jaime (prononcer Raimer) l'espagnol à la porte comme un chien...
Puis il revient toquer à la porte, et la bloque en me disant:
« tomorrow we must talk, this man no good »
« ok ok, now let me please, I'll sleep »
5 minutes plus tard, il revient toquer a ma porte !
« telephone for you », je descends, personne au tel et il m'enferme a la réception avec lui!
Je gueule « what do you want? let me go! » en m'entendant gueuler, il ouvre la porte, et me dit :
« you no good, I call the police! »
J'ai fait un scandale, reveillé tout l'hôtel !
« Yes call the police, I didn't do anything wrong! »
J'étais énervée!!! En plus je devais me réveiller a 7h pour aller a Persépolis. Je suis sortie de l'hôtel et j'ai voulu appeler les flics, mais bon après moulte énervement des deux cotes, je suis rentrée dormir en prenant deux somnifères.
Heureusement que le suédois de la chambre a cote m'a réveillé ce matin, sinon je loupais la journée et perdais 10 euros.
Bon, le couple d’allemand avec qui je partage le taxi viennent d’arriver, je ferme mon journal et vous raconter ma journée à Persépolis ce soir !../...
Waouh..... Quelle journée magnifique !!!
Persépolis fut la capitale de Darius 1er, empereur de l’Achéménide en 500 avant JC !
Cet empire s’étendait sur une bonne partie du moyen orient voir au delà.
De l’Egypte en Afghanistan en passant par la Grèce et le Liban, Alexandre le grand y mit fin en 330 avant JC.
Je n’en avais jamais entendu parlé avant de venir... Mais qu’as tu appris à l’école ma fille ? ;o)
Ensuite visite de Necropolis, (tombe de Darius) Pasargadae et retour.
Bref, je rentre a l'hôtel, douche je suis contente de voir que ce n'est plus le même mec a la réception.
J'irai à Kerman demain. En tout cas, l'histoire d'hier m'a refroidit, j'ai plus envie de rester dans cette ville, même pas envie de la découvrir...
Je pars manger dans un quartier branché de la ville, je m’offre une pizza, car les kebab et les soupes euh, je commence à avoir fait le tour...
Je me sens bien seule dans ce resto branché...
Morteza et sa sœur Maryam, viennent m’aborder, je suis contente de pouvoir parler un peu. Ils me proposent de venir me chercher et de passer la matinée de demain ensemble, ils m’emmèneront voir le tombeau d’Hafez le poète...
J’accepte avec plaisir...
12 mai, arrivée à Kerman
Donc hier Morteza est venu m'attendre devant l'hôtel et avec Ali, son meilleur ami, ils m'ont d’abord emmené visiter un jardin botanique, le Bagh-e Eram.
Au bord d’un bassin à l’eau transparente se trouve un splendide pavillon décorés de mosaïques bleues et d’éclats de miroirs, le jardin est féerique. Roseraie, orangeraie, allée d’énormes cyprès...
Après cette balade ils m’emmènent au mausolée d’Hafez le célèbre poète.
La tombe est sculptée d’un poème joliment calligraphié et est recouverte d’un toit en dôme, encore décoré de mosaïques et d’éclats de miroirs, c’est incroyable de beauté ces décorations...
Dans le jardin entourant le tombeau, se cache une admirable chaikaneh aux serveurs enturbannés. On trouve une table et commandons des thés avec une qalyan.
Ensuite lunch dans un superbe restaurant, mais j’ai du payer l’addition, et pour trois dans ce bel endroit ce n’était pas donné... Enfin bon.
Ils m’ont ensuite déposé à l’hôtel, j’ai fait mon sac, et je suis partie à la gare des bus. et retour a l'hôtel ou j'ai fait mon sac et j'ai été acheté un ticket de bus pour Kerman, départ à 21h.
J’ai pu laissé mon sac au bureau de la compagnie de bus, et je suis partie dans la ville.
Je me suis arrêtée boire un jus de carotte frais, et j'ai reçu des sourires en me baladant, le moral est revenu !
J'arrive au pied de la citadelle de Karim Khan. 4 hauts murs avec des tours joliment décorées par les briques en relief, l'une des tours est tout a fait de travers, comme la tour de Pise...
Karim Khan fut le fondateur de la dynastie Zand, qui occupa l’Iran au 18eme siècle. Il fit de Shiraz sa capitale, c’est dans cette période que cette ville débordante de magnifiques bâtiments fut à son apogée.
Cette citadelle fut le centre politique de Karim Khan et ses successeurs.
A l'intérieur, par une petite porte que j'ai failli ne pas voir, un vieil hammam... Terrible.... J'y suis bien restée une heure si pas plus.
Les murs et plafonds tous décorés, sculptés, des arcades et colonnes de pierre, le plafond de dômes où au milieu des ouvertures rondes laissent passer la lumière et donne une superbe atmosphère...
Je me serais crue il y a je ne sais combien d'années... J'y reste plus d'une heure, mettant mon journal à jour dans la lumière tamisée.
En sortant, je vois l'office du tourisme mais il est fermé. Une belle affiche attire mon attention, c'est la mosquée Nasir el Molk. Hop, je regarde ou c'est, et je prends un taxi. Je tends un billet de 10 000 riels au chauffeur, prix touriste, mais il me rend 5000! Chouette. Je rentre dans la mosquée...
Très élégante, les carrelages fleuris et guillerets sur les murs dômes etc., sur certains carreaux de céramique, des maisons européennes... ???
Je rêve et visite tous les coins de cette jolie mosquée... Dans les salles de prières, les grandes fenêtres sont toutes faites de vitraux multicolores...
J'y reste bien longtemps, écris mon carnet, et rêve encore et toujours...
Quand j'entends un groupe de touristes français, je me joints à eux pour écouter discrètement les explications du guide, mais le guide me souhaite la bienvenue, et j'apprends que les maisons européennes sur qques carreaux de céramiques sont la car celui pour qui la mosquée a été construite adore l'Europe...
Apres cette visite guidée, le guide offre 10 minutes de libre au petit groupe de français au joli accent du sud...
Ils les passent a me poser diverses questions... J'ai l'impression d'être une héroïne... "Vous voyagez seule? Quel courage etc etc...'
Ensuite ils repartent, je les suis un peu plus tard, après que le gardien m'ait offert une jolie affiche de cette mosquée.
En sortant je me balade et m'arrête pour manger des samosas, je reçois encore des sourires... Le moral est bien revenu! Toutoubidou!!!
Un "bête" sourire fait tellement chaud au coeur parfois...
Je prends plein de photos, d'une boulangerie, des chauves souris géantes passant dans la rue (femmes en chador;)) etc, et rentre dans le bazar vakil. Je suis bien... Tranquille... Je vois un monsieur au drôle de chapeau vendre a boire, j'essaie, et c'est de l'eau de rose, waouh, fraîche et délicieuse...
Au moment de payer, il me prend un billet de 5000 riels des mains (50 centimes) mais comme je tire la tête toute étonnée et qu'il reçoit des remarques des iraniens autour, il me rend 3000 riels.
Ensuite je reste dans ce coin la car c'est tout mignon...
J'entend a cote de moi " tu fais de belles photos?" C'est Patrick, le Suisse avec qui Tama Pili et moi avions partage un taxi pour visiter les alentours de Yazd ! Quel plaisir de le revoir !
On se balade à la recherche d'un chaikaneh et on tombe par hasard sur le superbe vieil hammam transforme en maison de thé. Le Dizzi Vakil Hammam.
On papote longuement, fumant une qalyan, profitons de la beauté et de la fraîcheur de l’endroit, du plaisir de discuter dans sa langue maternelle, et nous baladons ensuite a nouveau dans le bazar. Arrives a l'office du tourisme, on se sépare, et je papote avec Sharham qui bosse au bureau du tourisme, son anglais est parfait, et son français très bon. On papote tellement que je ne vois pas l'heure tourner, et je fonce prendre mon bus pour Kerman. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Si tu cherches des infos approximatives... bah continue Si tu veux avoir un truc bien ficelé et organisé, bah... c'est pas ici. Si t'es juste curieux de savoir…
PROLOGUE Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs…
Bien plus qu'une mégapole, Istanbul est un théâtre! Un théâtre des rêves, un théâtre de la vie où chaque acteur est à sa place, tenant un rôle bien précis.…
Carnets de voyage › Arménie / Turquie · 31 replies
Au jour d'aujourd'hui, je devrais être tranquillement installée dans mon compartiment du train partant de Kars (Nord-Est de la Turquie) et se rendant à…
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.