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Vos anecdotes/aventures/galères survenues avec un véhicule de location en Asie English translation pending
by AsianPat · 2006-03-25 · 17 replies
Histoire de détendre l'atmosphère, avez-vous des anecdotes croustillantes sur des 'tuiles' qui vous seraient arrivées avec un véhicule de location (moto, auto ou autre...) en Asie.

Du genre panne d'essence au milieu du bush, ou moteur de bateau qui tombe en rade au milieu des rapides... Ce genre-là quoi.

Je ne doute pas que cette discussion aura probablement moins de succès que si je l'avais appelée : "Cherche plage de rêve. Comment voulez-vous que je sache si Ko X est mieux que Ko Y si vous ne m'aidez pas ?????".

J'attends de vous lire. Ca peut être marrant...
Des photos, des photos... English translation pending
by Gaelmartinez · 2006-03-23 · 528 replies
comme j'y ai ete invite avec autant de gentillesse!..🙁 je me lance hors de mon cocotier et pourquoi pas ds cette eau turquoise!..😉
Sécurité au Costa Rica English translation pending
by Madmax651 · 2006-03-21 · 30 replies
J'envisage un séjour l'an prochain (février ou mars) au COSTA RICA. Mais j'ai eu des informations négatives quand à la sécrité actuellement dans ce pays. Quand est-il exactement, quelqu'un sur place ou y étant allé récement peut-il me renseigner sérieuemnt sur la situation actuelle. S'avance merci Madmax😎
Quoi voir aux Pays Basque? English translation pending
by Bribou · 2006-03-20 · 35 replies
Quoi voir dans les pays basque en Aquitaine ?

Merci
Comment vous faites? English translation pending
by Chevrolet · 2006-03-20 · 180 replies
Bonjour, 🙂

J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :

Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?

C'est une vraie question. Sérieuse.

🙂
Obtenir un visa de travail pour les États-Unis English translation pending
by Littlewillow · 2006-03-19 · 14 replies
Bonjour tout le monde! 🙂

Est-il vrai que pour avoir un visa de travail, il ne suffit pas de trouver un emploi, mais il faut que cet emploi ne puisse pas être tenu par un Américain? 😕

Si c'est le cas, ça m'embête beaucoup... Auriez-vous des idées de jobs où je pourrais postuler alors, sachant que je n'ai que le Bac?

Si ce n'est pas vrai et que je peux postuler pour n'importe quel travail, alors dîtes le moi, s'il vous plaît, ça me rassurera!
Angkor, Cambodge, derrière la carte postale English translation pending
by LeTigre · 2006-03-18 · 60 replies
Salut à tous, j'ai vu hier soir le reportage du même nom sur la chaine Voyage, il ya certaines choses qui ont déja été évoqué ici, notament l'hopital du toubib suisse qui s'occuppe des enfants mais je ne peux que vous incitez a le reagarder, le ton est tout sauf politiquement correct .

Une des phrases prononcé par le médecin et qui résume tout : " ce qui fait mal c'est qu'a quelques centaines de mètre d'ici il ya des hotels ou les touristes paient 340$ pour UNE nuit alors qu'il suffit de 170$ pour sauver la vie d'un enfant ... ( Je ne me souviens plus de quel maladie je crois que c'est de la tuberculose )

Regardez l'émission et vous comprendrez pourquoi aller à Angkor & Siem Reap coute si cher alors que le cambodge est un des pays les plus pauvres du monde et que les gens continue de crever de faim malgré la manne touristque ...

Le reportage parle vrai et on aimerait en voir des comme ça + souvent ...
Documents nécessaires pour aller au Maroc English translation pending
by Soumaya95 · 2006-03-16 · 29 replies
je suis mineure et jai une carte d'identité francaise et un Passeport tunisien, je voudrais aller o maroc sans mes parents. le passeport tunisien me suffit il ou faut il ke je me proCure un passeport francais?
Vol à la portière en France English translation pending
by Mmedupont · 2006-03-16 · 114 replies
J'ai subi un vol a la portière dans le sud de la France. Ca été horrible. Vol de camera, passeport et billet d'avion on a louer une voiture et je crois que nous sommes identifié facillement comme tourisme. Nous étions sur le chemin des anglais entre nice et sanary sur mer. plus précisemment a cagne sur mer. quand sur une lumiere rouge ma portière c'est ouverte et qu on m'a tout enlevé. 3 mecs en scooter. L'embassade canadienne a nice ( a peine un dépanneur) a pris 4 jours avant de me reconnaitre. N'avoir aucune identitée dans un autre pays, c est tres spécial...

Bien sur j'ai beaucoup appris...oui je barre mes portes maintenant et c est plutot mon chum qui garde les documents important dans une petite ceinture de taille intérieur...

C'est assez fréquent en France cette facon de fonctionner. Alors soyez vigilant!
Coût de la vie au Maroc? English translation pending
by Jojonana · 2006-03-12 · 73 replies
Bonjour a toutes et à tous !

J'aimerai savoir avec quelle somme nous devons partir pour aller au maroc sans compter les frais aller retour par pers en camions et loins des grandes villes ! merci d avance😉 jojonana😄😄😄
Vos avis sur itinéraire de trois semaines en Chine English translation pending
by Toubabloul · 2006-03-12 · 8 replies
Bonjour à tous,

Je me suis pas mal baladée sur le forum. Certains sujets sont déjà abordés mais pour avoir des informations complètes je me permets de faire appel à vous pour quelques questions

Nous sommes 6 amis à partir 3 semaines en Chine cet été à l'occasion du mariage d'un ami à Shenyang (Nord Est de Pékin).

Nous envisageons de faire une boucle Pékin, Xi'an, Guilin, Shangai, Pékin.

Ceci vous semble t-il réalisable en 17 jours avec 2 transferts avions (Xi'an-Guilin 105€ et Guilin-Shanghai 125€) et 2 transferts trains (Pékin-Xi'an 30€ 13h et Shanghai-Pékin 35€ 14h)? (Merci de me corriger si ces données sont fausses).

Que pensez vous de la répartition: 5 jours Pékin, 3 Xi'an, 5 Guilin-Yangshuo et 3 Shanghai-Suzhou? Qu'y a t-il d'incontournable dans les allentours de ces destinations?

J'ai lu que certains d'entre vous ne voient pas l'interet du tourisme chez l'habitant en Chine, Pourquoi? Pour les autres avez vous des adresses?

Peut on se débrouiller sur place sans parler le chinois?

Nous serons bien-sûr attentifs à chacun de vos conseils.

Merci et Bonne route à tous
Retour de l'hôtel Bavaro Princess à Punta Cana English translation pending
by Fly44 · 2006-03-05 · 16 replies
Ayant pu bénéficier des compte-rendus des autres, que je remercie au passage, je vous donne à mon tour le mien afin que d'autres puissent éventuellement en profiter.

Le voyage

Départ de Paris Orly le vendredi 24 février à 15 h, par un vol Corsair. En fait on est parti avec près d’une heure de retard, officiellement en raison d’une hôtesse malade.

Avion : Boeing 747/400 plein à craquer. Durant le vol une odeur de brûlé s’est manifesté en milieu de cabine mais le commandant de bord a essayé de rassurer en indiquant qu’un voyant avait signalé la panne d’un ventilateur sans qu’ils ne puissent confirmer la panne (bref, raté comme tentative de calmer les esprits ..). Finalement pas de souci par la suite.

A bord deux films (« le cactus » avec C. Cornillac puis « je vous trouve très beau » avec M. Blanc) et deux repas : un chaud au départ et un froid avant l’arrivée. Pas de la grande cuisine on s’en doute, mais on n’est pas là pour ça !!

Personnel souriant, rien à dire.

Arrivée à l’aéroport de Punta Cana vers 20h.

Comme tout le monde, on se fait prendre en photo à la descente d’avion (photos dispo le jour du départ moyennant 6 $).

Puis commence une vraie galère : les autorités nous distribuent des fiches bleues de renseignement (nom, adresse, N° passeport, …) en nous expliquant qu’il faut les remplir et les présenter en même temps que nos pièces d’identités en sortie du hall d’arrivée. C’est la cohue car trois ou quatre avions sont arrivé en même temps et le personnel vérifiant tout ça est beaucoup trop peu nombreux. Curieusement les fiches que nous avons mis du temps à remplir semblent peu les intéresser (mais ceux qui se présentent sans se font jeter). Nous apprendrons par la suite qu’il s’agit de fiches … de sortie du territoire !!

Bref, après plus d’une heure dans la chaleur nous récupérons enfin nos bagages et nous filons jusqu’au bus. Comme seules des personnes de l’hôtel Bavaro Princess sont présentes dans le bus, nous allons directement à l’hôtel (environ ½ heure de route).

Le check-in se fait assez vite, nous laissant le temps de mange rapidement au buffet principal de l’hôtel, qui ferme à 22h. Nous allons ensuite jusqu’à notre suite, la 828, où environ 45 minutes plus tard nous recevons nos bagages. Ouf on y est enfin !!

L’hôtel

Super sympa …

Le personnel est très souriant, encore plus si vous laissez un pourboire mais ce n’est pas obligatoire. Nous l’avons fait pour la femme de chambre, dans les restos et pour le jardinier qui à deux reprises nous a ouvert des noix de coco.

De nombreux bars sont disponibles, dans le bâtiment principal comme en bord de piscine/plage. Les « pina colada », « cuba libre » et autres « sex on the beach » y coulent à flot. Un bracelet de couleur différente pour les enfants permet d’éviter qu’ils ne se trompent et se retrouvent avec un verre d’alcool au lieu du coca demandé ;-)

Le parc est grand mais des minis trains permettent de le parcourir rapidement pour ceux qui veulent éviter la marche. Des oiseaux se baladent en liberté (paons et poules en particulier) ou sont visibles près de la Mangrove (rapaces, perroquets). A voir également les iguanes qui passent encore plus de temps que nous au soleil ;-)

Les transats sont souvent « réservés » tôt le matin, en particulier ceux près de la piscine et/ou possédant un parasol. Après avoir râlé contre cette pratique, annoncé par l’hôtel comme interdite, j’avoue qu’on a fini par craquer et faire comme beaucoup …

Nous n’avons pratiqué que la piscine principale, près de la plage. Nous prenions des transats sous un parasol (indispensable pour des bretons comme nous, notamment entre 11h et 15h) sur la plage et les enfants pouvaient facilement aller jusqu’à la piscine où ils passaient la plupart du temps.

Les restaurants

Pour manger, on dispose du buffet principal (« La Hispaniola ») près de la réception, d’un buffet près de la plage le midi (en fait dans le restaurant « El Gaucho ») et d’un snack également près de la plage, pour les adeptes des Burgers/frites, nos enfant par exemple.

Les buffets sont classiques et bien garnis. A noter que quelques postes de cuisine permettent de se faire préparer des plats plus persos : grillades en choisissant les viandes souhaités ou encore pâtes en choisissant la garniture.

Le petit déjeuner sous forme de buffet peut également se prendre dans les deux buffets cités précédemment. Là encore c’est copieux. Les jus de fruits frais notamment sont très agréables à déguster sans modération.

Nous avons également testé tous les autres restaurants sauf le Licey, restaurant français payant. Il faut réserver le matin près de la réception, pour le soir même ou le lendemain soir. Dans l’ordre de nos préférences (subjectives forcément) :

1) El Pescador : comme son nom l’indique c’est un restaurant de spécialités de poissons / fruits de mer. Nous avons particulièrement apprécié la crêpe de saumon en entrée et la langouste en plat principal.

2) El Gaucho : spécialités de viandes. L’entrée sous forme de salade composée n’est pas géniale mais la viande est excellente.

3) Le Sakura : même si on a eu du mal avec la carte (en fait les deux premiers éléments de la carte sont apportés de façon systématique, sous forme d’assiettes à picorer), on a bien mangé dans ce resto classique asiatique.

4) Bella Pasta : spécialités italiennes comme on s’en doute.

5) Le Chopin : c’est en fait un buffet comme la Hispaniola, avec un petit spectacle en prime : concert de piano depuis un bateau circulant autour du resto. Il récolte la dernière place pour nous car le soir où nous y sommes allé nous avons eu l’impression de manger exactement la même chose qu’à l’Hispaniola. Mais au retour nous avons discuté avec des personnes qui y sont allé le jeudi soir et ont eu de la langouste à discrétion … à retenir pour la prochaine fois ;-)

A noter qu’il faut parfois être patient dans ces restos, et ce même si le nombre de serveurs est supérieur au nombre de tables à servir (le Sakura dans notre cas : il a fallu longtemps avant que notre commande soit prise). En cas d’impatience, il est toujours possible de partir et d’aller manger à l’Hispaniola, mais c’est dommage …

La chambre

La chambre, ou plutôt la suite puisque c’est comme ça qu’elles sont désignées, est spacieuse, même avec les deux lits supplémentaires pour nos deux enfants de 9 et 12 ans. Le lit des parents est vraiment king size, ce qui était important pour nous car je suis grand. Grande salle de bain, avec pièce séparée pour baignoire, bidet et toilettes. Sèche cheveux, planche à repasser et fer disponibles.

C’est également dans la salle de bain que se situe le coffre fort dont l’utilisation est gratuite, après avoir demandé la clé à la réception.

Le mini bar contient des cocas, des sprite et des bières et est réapprovisionné tous les jours (vive le tout compris !).

Nombreuses prises de courant, en 110 V et fiches plates. Adaptateurs type US à acheter avant de partir ou sur place au petit supermarché de l’hôtel pour 2 $, ce que j’ai du faire car j’avais oublié ceux que j’avais acheté en France ;-)

Excursion

Nous n’avons fait qu’une seule excursion, à Saona et via RH tours car j’avais réservé à l’avance par internet.

C’était superbe car on se trouve vraiment sur une île paradisiaque telle qu’on l’imagine, même si on termine pour manger sur une plage où on n’est pas tout seul ;-)

Pour nous l’aller s’est fait en bateau rapide et le retour en catamaran, mais l’inverse est également possible.

Dans le bateau rapide, 24 places et deux moteurs de 200 CV, ça secoue pas mal mais c’est amusant. Arrêt dans les piscines naturelles, avec dégustation de Cuba Libre, puis sur une petite plage déserte où les fonds sont pleins de poissons, ce qui n’est pas du tout le cas de la plage de l’hôtel.

Sur la Catamaran, le rhum coca coule à nouveau et le voyage de retour, d’environ une heure et demie, se fait au rythme des musiques et des danses locales auxquelles vous invitent les guides et matelots.

Attention au soleil, de façon générale mais pour cette excursion en particulier. Nous n’y avons pas suffisamment pris garde, bien qu’ayant une crème à fort indice, et nous n’avons pas regretté d’avoir apporté de la Biafine !!!

Divers

Nous n’avons pas fait beaucoup d’achats : seulement du rhum et du café achetés au retour de Saona (arrêt dans une petite boutique) et dans le tout petit super marché qui se trouve en marchant vers la droite sur la plage pendant 20 minutes et en traversant le resto « cap’tain Cook » qui se trouve juste après les petites boutiques : le supermarché se trouve de l’autre côté de la ruelle.

Nous avons également acheté quelques babioles dans le mini super marché de l’hôtel.

En sortant de l’hôtel et en prenant à gauche, on tombe sur plaza Bavaro, une petite place commerciale où se trouvent beaucoup de boutiques de souvenirs : tableaux, T-shirts, Cigares, … Nous n’avons fait que passer devant les boutiques sans y entrer, ce qui n’est pas simple car les propriétaires cherchent à vous y attirer ;-)

Nous n’avons payé qu’en $, changés en France, et en Pesos qu’on peut retirer au distributeur accessible dans l’hôtel près des boutiques.

Comme vu sur plusieurs forums, il faut éviter les bungalows 19 à 23, situés près de la station d’épuration du parc. Pour se faire, et pour tout autre demande particulière ne pas hésiter à utiliser le mail : bavaro@bavaroprincess.com.do.

L’ultra levure a été la bienvenue, et ce bien que nous n’ayons jamais bu d’eau du robinet, ce qui est à proscrire. Le changement de rythme, de température et de nourriture n’y est sans doute pas étranger. mais rien de bien méchant toutefois.

Autre petit désagrément : les moustiques. Ne pas hésiter à utiliser un produit répulsif (5sur5 pour nous, efficace) et à apporter un anti histaminique quelconque, ce qui a été utile pour notre fille qui s’est fait piquer à l’œil.

Le voyage de retour

Départ de l’hôtel à 18h15, direction l’aéroport. 1ère file d’attente du voyage pour enregistrer les bagages. Environ 25 minutes plus tard c’est fait et on donne notamment les 40 $ par personne à la personne qui enregistre.

Nouveau remplissage des fiches bleues de sortie du territoire puis passage à la douane.

Embarquement prévu à 21h15 … mais ne se fera qu’à 22 h, qui était normalement l’heure prévue du départ. Certaines personnes accompagnées de très jeunes enfant râlent un peu, d’autant qu’on a demandé à ceux ayant des enfants de s’approcher du comptoir d’embarquement plus de 20 minutes avant l’embarquement effectif (donc deuxième file d’attente du voyage).

Décollage parfait vers 22h45.

Même avion qu’à l’aller, personnel également souriant et sympa, et à nouveau deux repas servis à bord, un chaud au départ et un petit déjeuner à l’arrivée. A nouveau rien d’extraordinaire de ce côté-là ;-)

Un film proposé mais j’avoue ne pas savoir lequel car je ne me suis réveillé qu’au générique.

Nous sommes un peu fatigué à l’atterrissage, également parfait, mais nous devons entamer notre dernière file d’attente du voyage, d’environ 25 minutes, pour passer la douane.

Puis récupération des bagages et de la voiture dans le parking d’Orly avant de prendre la direction de Nantes … sous la neige !!! Nous avons perdu 30° en moins de 24h, le choc est rude !!

Voilà, c'est un peu long mais j'ai essayé d'être le plus complet possible, bien que j'en ai certaienement oublié. N'hésitez pas à me contacter pour des questions, j'essayerais d'y répondre

A bientôt.
Depuis le Kazakhstan English translation pending
by Laplante · 2006-03-02 · 2 replies
Les pieds ne vont pas là où le cœur n’est pas.

L’instruction ne rend pas l’homme plus intelligent, mais plus efficace. Laurent Bouffard

Errance maritime

Je continue de la dernière fois : Le bateau, j’ai cherché comment vous le contez et voici donc comment s’est déroulé la traversée de la mer Caspienne.

Jeudi 16 février

13H00 : comme tous les jours, je me rends au centre culturel et je demande qu’on appelle pour moi la gare maritime, enfin un Algeco avec marquer dessus KASSA (caisse). On doit téléphoner tous les jours car on ne sait jamais quand arrive le bateau et repart, vous comprendrez par la suite. La réponse ne se fait pas tarder : Le bateau arrive dans une heure et repart dans deux. Déclenchement du chrono, je dois récupérer les clés de l’appartement, faire mon sac et des provisions. 14H07 : Arriver au port, je suis dans les temps. Mais pas de bateau, je crois que je l’ai encore loupé. Mais un agent me dit qu’il n’est pas encore arriver, ouf ! 15H25 : Le bateau accoste, les quelques passagers descendent et on sort les wagons remplit de pétrole. Tout ce qui flotte doit transporter ce liquide précieux. 16H30 : Autorisation de passé la douane, on fouille, on fait traîner, on offre le thé. 17H00 : Je peux rejoindre la passerelle avec le salut militaire et j’attends devant la réception fermée du bateau. On est loin du Napoléon Bonaparte. Au sol des couvertures recouvrent la moquette qu’on ne veut pas user, quatre photos du président azéri protéger par une banderole et sur une poutre, un fer à cheval en plâtre brisé en trois. 17H45 : Enfin quelqu’un décide de s’occuper de moi pour l’attribution d’une cabine. Celle si est placée au centre sans hublot, quatre lits dans un sale état, pas de fioritures, pas de drap, matelas et oreiller dégueulasses, avec du Rap russe, américain, français pour fond sonore. Des hommes du bord remettent un coup de soudure sur la chaîne de l’ancre. La croisière sa muse… 18H15 : Je me prépare une soupe sur un air de disco et me mets à danser tout seul dans ma cabine, heureux de partir pour de nouveau horizon. D’autres passagers montent. La gueule béante, la soute reçoit une nouvelle fournée de wagon vide, déposer sur rail. 20H30 : Départ, les 20 passagers ont pris place dans les cabines du pont inférieur, le pont supérieur étant réserver au personnel de bord. Un jeune vient squatter ma cabine, car j’ai quand même le privilège d’être seul, lecture et écriture. 23H00 : Je rejoins la plate-forme ou les hommes fument et les femmes papotent. Au bar les gilets de sauvetages ont remplacé les bouteilles. A côté vestige de ses heures de gloire, 5 machines à sous sans vie. On ne vous ouvre même pas les portes du salon détente. L’éternel questionnaire sur l’étranger, quelques photos et cadeaux pour égailler cette soirée.

Vendredi 17 février

00H30 : Je suis invité par les hommes pour boire le pot de l’amitié. Un jerricane plastique de 10 litres de vin géorgien nous attend, une sorte de jus de raison couper à l’alcool. Connaissant la désagréable sensation de ce breuvage, je cherche dans mon traducteur de poche et une façon de refuser poliment. Une phrase toute faite m’attend : « Je suis diabétique. » Alors juste un verre. 01H30 : Coucher. 09H00 : Réveil après une nuit bien calme. Je me dirige immédiatement sur le pont car on doit voir à présent les cotes kazakhs. Car la traversée se fait normalement en 18 ou 24 heures. Je vois des plates-formes pétrolières au bord et la terre juste derrière. Mais quelque chose ne va pas, l’ombre du bateau n’est pas dans la bonne direction. On a mouillé à quelques milles de cote et après information s’est l’Azerbaïdjan qu’on voit. On est resté à la sortie du port, l’attente s’installe. 09H30 : Je prépare mon petit déjeuner et fait chauffer de l’eau avec ma mini bouilloire, une femme de l’équipage ayant entendu que blanc donner cadeau, vient me dire que je risque de tout faire disjoncter. Après échantillon, le bateau ne risque plus rien. 12H00 : Marmoud le jeune qui dort avec moi vient me chercher pour manger avec les hommes au restaurant du bord, que je croyais fermer. Je suis ravi de retrouver un simili Abguch (plat national iranien), poix chiche, pomme de terre et un morceau de mouton, que je paye bien sur. 13H00 : J’allume l’ordinateur pour reprendre mes écrits. 16H00 : Je cède à l’invitation d’une tablée d’homme qui en son à leur quatrième bouteille de vodka. Sage que j’ai été, on leur dit que je suis diabétique, alors je me contenterai d’un café et d’un verre de cognac local servit dans sa bouteille plastique. Les convives tombent les uns après les autres et il faut les ramener dans leur cabine pour qu’ils finissent de cuver. Je rejoins les femmes au bar, celui qui était caché, pour un thé et danser un peu. La croisière s’amuse. 19H00 : Le bateau lève l’ancre et je suis invité par une famille pour le dîner. 20H00 retour cabine pour lire et rester seul. Marmoud retournant avec ses parents. Moi je m’attaque à la lecture.

Samedi 18 février

01H00 : Le sommeil ne vient pas, le bateau tangue et la paranoïa s’installe, vu la vétusté du rafiot, je me dis que si un wagon lâche en soute, il fera une percé dans la coque et nous voir couler en moins de temps qu’il nous faille pour rejoindre les canaux de sauvetage. Le bruit incessant des portes qui n’ont plus de serrure claque à chaque inclinaison du ferry. 06H00 : Je me lève pour prendre l’air et voir les vagues nous malmener. 09H00 : Le bateau jette l’ancre, enfin la cote est de la Caspienne. Beaucoup de monde à bord a été malade. Après un café, je repars dans mes histoires sur papier blanc. 12H00 : Marmoud vient me chercher pour le déjeuner que je décline préférant un bol de soupe, tranche de pain et fromage. Lecture ensuite. 18H00 : Le gèle recouvre le bateau, à l’intérieur il fait 9 degrés. 19H00 : Enfin on l’allume le chauffage. On m’amène de force pour dîner avec tout le monde. Le simili cuisto, barman, serveur, le seul gars qu’on voit refuse de me casser mon billet de 50$. A partir de maintenant, l’argent ne vaut plus rien et seul les cadeaux venus de si loin sont les meilleures marchandises pour échanger un quotidien. On tolère dans le restaurant qu’on vienne avec notre nourriture, alors on m’invite à dévorer saucisse, fromage fermenté, thé. Il ne reste plus que la moitié d’une bouteille plastique du vin géorgien, pas de joie comme hier et demande si on arrivera un jour. La croisière ça m’use. 20H00 : Je repars dans mes livres et d’autre monde.

Dimanche 19 février

08H30 : Restriction de papier hygiénique, il me reste 18 feuilles. Je rejoins les toilettes. Ceci son bouché et il n’y a plus d’eau. Personne pour vous répondre et je pousse une gueulante sur le pont supérieur quand j’entends les toilettes de toutes ces cabines luxes fonctionner. 08H37 : Les nerfs mit à rude épreuve dans une attente sans information, pas de service rendu pour le prix payer. Les nerfs lâchent. D’un violent coup main je claque plusieurs fois la porte extérieure et casse la serrure. 08H40 : Je retourne à ma cabine en vociférant en français et claque violemment la porte ainsi que celle de l’armoire et en casse la charnière du placard. On nous prend vraiment pour des animaux dans cette bétaillère. 08H45 : Tout le monde est réveiller surtout la cabine d’à côté qui on fait des bons dans leurs couchages. 09H00 : Je rigole bêtement de la situation qui vient de se produire. 10H00 : Après 25 heures d’attente, le bateau repart, enfin on va arriver. 11H00 : Quelqu’un de l’équipage dédaigne bien venir faire son boulot de nettoyage. 12H00 : Le bateau pour la troisième fois jette l’ancre. Les passagers tournent en rond et personne ne dit rien pas d’information de l’équipage, à croire que c’est normal que le temps n’est rien pour le commun des pauvres. Je découvre ce que veut dire le mot prison. Pour nous voir la terre et rester enfermer. 13H00 : J’ai réussi à piquer trois morceaux de pain pour manger dans ma cabine, bol de soupe et pâté tiède. Toujours dans mes lectures. J’aurai bientôt avaler 400 pages. Heureusement que j’ai encore 7 livres en attente. Sieste et pensé pour trouver un moyen de faire couler le bateau et finir sur la chaloupe de sauvetage pour fouler le sol qui est à si peu de milles. 15H00 : Ayant fait les milles pas sur le bateau, les gens passent un par un dans ma cabine pour savoir ce que je fais enfermer, le temps de regarder des photos ou de s’essayer à une phrase. 18H00 : Petite ballade pour me détendre sur le pont des prisonniers, euh ! Pardon, le pont promenade. Je vois la salle de restaurant du personnel de bord. La table est toujours dressée et je n’y ai vu personne depuis le départ, équipage fantôme qui fait du bruit. Par contre en cuisine en dehors de la médiocrité du repas servit aux passagers, deux cuisinières s’affairent derrière les fourneaux et il y a de la couleur dans les différents plats du personnel. Il n’y a plus a boire au bar et les hommes deviennent tendu. Moi après avoir piquer encore quelques tranches de pain, je finis ce qu’il y a dans mon cabas sans penser à demain. J’attaque un nouveau livre pour penser à autre chose.

Lundi 20 février

03H00 : On réveille tout le monde, le bateau est toujours statique, mais les femmes de chambre on décidé de faire le ménage. Tout le monde se retrouve devant le hall réception. 04H00 : On se met en mouvement. 05H00 : Le bateau accoste enfin au port. Pas le droit de descendre, la douane ouvre à 8 heures. Par contre les marchandises n’attendent pas. 07H00 : Le $ !*&%?# de cuisinier, barman, serveur vient me voir pour faire du change et casser mes 50$. 08H00 : Après 87 heures à bord, pour effectuer la distance Marseille Bastia. Enfin je foule le sol de la planète terre. Une remorque de 50 tonnes vient nous prendre nos quelques baguages. Le bus et le poste frontière. 08H20 : Je tombe amoureux sous le regard kazakh qui est la chef de poste des douanes. 10H00 : Je peux enfin quitter la zone portuaire et rejoindre la ville le ventre vide.

From nowhere 3

Aktay (prononcer Ak-tao). Comme si une bombe atomique avait explosé et qu’on ait reconstruit directement sur les structures des montants rester debout ! Parpaing, brique, tôle, tout ce qui peut protéger du froid. Une partie de la ville est comme ça, l’autre est comme toutes les autres villes du monde avec une rue principale et les activités qui vont avec. Comme à Bakou on rentre dans une économie de marché et le centre commercial est vide de gens ! . En vitrine, robe de soirée pour elle et maillot de foot et basket pour lui. Un air de Mongolie, je pense un peu moins brutal avec l’Islam. Tout ces barbares venir conquérir terre et qui ont accepté la religion du moment comme pour pardonner les méfaits d’une terrible violence. Ne vous en faite pas, nous en faisons partit. Car à l’époque gauloise, nous ne devions pas être des tendres non plus. Mais au fond d’eux sommeil un animal prêt à bondir. Mais avant tout, quelque chose me chiffonne et ces mots que je répète inlassablement toute la journée : « Les Allemands de la Volga ». Qu’est-ce donc ? Sur la carte une bande de soldat allemand déporté pendant la deuxième guerre mondiale et qui n’ont jamais pu r��intégrer leur pays natal. Pour moi c’est normal de croisée une tête mongoloïde, mais un visage européen non. Quand j’en croise un, j’ai envie de l’arrêter, de lui parler, tellement il me ressemble. Mais lui, il ne me comprendrait pas et ils sont complètement intégrer à la société kazakh. Les Allemands de la Volga, il est vrai que si cela apparaît sur une carte, ces parce qu’on a déplacé des milliers et des milliers de gens. Mais s’intégrer, être accepter. Cela me dépasse. Il est vrai que le Kazakhstan a toujours été une terre exil pour les déportés. Je suis avec John, enfin le nom qu’il se donne, un azéri venu voir sa femme qu’il a choisi et pas celle que ses parents lui ont attribué, vit le mensonge entre deux pays. Il fait du commerce d’or illégale sous forme de bijoux pour survivre. On partage une simple chambre et on a de l’eau chaude. Mais l’eau n’est absolument pas potable, elle provient de la mer avec une usine de désalinisation rare au monde car elle marche au nucléaire et à mon avis au goût de l’eau, il ne doit plus y avoir beaucoup de matière fissile dans le réacteur. Marmoud mettra moins d’une heure pour me retrouver. Il me fait découvrir sa ville. Le bazar pour faire du change et découvrir derrière toutes ces façades peintes aux couleurs d’une marque de consommation son monde qui est le même un peu partout à mon regard. Le Poulov ou Poulao, plat national d’Asie centrale, je me régale. La promenade ou je découvre des mœurs de l’ouest intégré à la société, voir ces femmes faire l’allée retour avec des landaus le long de la promenade qui mène du monument au mort où là se sont les jeunes qui se retrouve la nuit tombée autour de la flamme perpétuelle à l’autre monument, un avion Mig montée sur un piédestal comme pour narguer le voisin sur l’autre rive. Le bord de mer, restaurant, bar, et comme partout en terre communiste, le Luna Park pour les amoureux qui ne doivent pas attendre l’été que ça ouvre pour s’amuser et se découvrir. Ici tous les jours des hommes et leur manège tourne pour deux ou six personnes. Mais tous les jours restent uniques pour chacun. Les balancelles ce ballade au grès du vent. Des photos des beaux jours restaient sur leur socle de bois s’altèrent au vent du large. Le ponton ou les rampes de bois sont gravées d’ « I love you » et de nom pour l’éternité. Les cygnes attendent une ration de pain ainsi que les mouettes. C’est le repère des âmes seules et on n’y passe tous les jours s’asseyant, attendant le prince ou la princesse charmante du moment. Réveille difficile, fatigué d’être fatigué. Malheureusement avec ces jours de trop sur le ferry, je ne peux m’attarder dans la ville et prends la direction de la gare. Ville au milieu de nulle part. Le taxi nous emmène. A la sortie de la ville, une Mercedes accidenté sur un muret complètement détruite avec un mannequin dedans. Usine démantelée ou la grue est resté accroché avec sa charge. Ligne droite et pipeline, berger par ici, chameaux par-là. Des kilomètres de convoi ferroviaire avec toujours les mêmes wagons. La gare au milieu d’une propagande de couleur, les enfants attendent dans la boue du dégèle, chariot roulant pour quelques Tingua (monnaie locale), Des murs ternes et ces lustres volumineux, doré, brillant. Des étalages de journaux, des étalages de pacotille pour survivre. Il n’y a pas de quai alors on doit faire l’effort de se hisser dans les wagons. A côté un convoie militaire avec véhicule en tout genre, char et orgues de Staline. Me voici non plus sur la route de la soie, mais sur la route de l ‘amitié. Une voie ferrée qui relie le Pacifique à la mer du Nord, les villes portuaires de Shanghai à Rotterdam (le plus grand port du monde en terme de valeur commercial). Raccourcissant de plusieurs milliers de kilomètre la voie maritime et le transsibérien. Mais elle ne servit jamais sur toute sa longueur car les Chinois ont finit leur parti en 1990 et les pays d’Asie centrale prenaient leur indépendance un an après. Je retrouve cette fois si les couchettes sans compartiment, à l’Indienne, six matelas dur. Bien qu’en niveau record, je croie que la France reste en tête avec ces fameuses cabines 8, peut de monde à connu, car l’on se retrouvait à 8 couchés dans un compartiment. Le téléphone arabe, j’adore. Quand on sait quelque chose sur moi, cela fait le tour du wagon en un rien de temps. Il est français, ah français, français, français. Il arrive de Bakou, Bakou, Bakou. Il est alpiniste, alpiniste, alpiniste. Parce que mamie en ayant vu mon sac et mes chaussures en avait décider ainsi. Je suis mort de rire. Comme le bateau, un peu de paranoïa s’installe, après une secousse violente du train. Ca ballote beaucoup et je crains le déraillement. Homme qui ronfle, bébé qui pleure et une température toujours trop élevée, puis quand il n’y plus d’anthracite dans la chaudière, le froid reprend sa place. Des gens rentrent avec 80 kilogrammes chacun à caser. Il y a toujours la queue au sanitaire et l’opération besoin naturelle, devient un vrai jeu de réflexion pour ne pas touché la cuvette souillée, ne pas être mouiller et ne pas toute détruite en équilibre sur le pot. On passe le temps, la petite en face de moi fait un collier avec des perles que je lui ai offertes, un homme derrière ne se cache pas pour lire sa feuille de choux érotique. Deux jeunes femmes divorcées se font draguer. Tout le monde reste allongé pour passer le temps, car peu de place et on se relaie à la table pour manger. Drôle d’évolution pour le confort et le bien être d’une population. Tout le monde se trimballe avec son assiette et sa tasse en grès, le thé en sachet et plus en vrac et de n’avoir pas fait d’effort du côté du papier hygiénique de la marque : Kiarach-tou. N’importe ou j’ai été bringuebalé, il y avait toujours un luxe qui traîner quelque part : L’humilité en Inde, la télévision en Chine, le service en Turquie qui apparaissait comme par miracle ou tout simplement pour rappeler qu’on a tous des valeurs. Ici il est dans le cabas des vendeuses ambulantes et de ces boites de caviar à 2 euros. Dommage qu’il n’y ait pas la crémière pour un peu de crème fraîche et la boulangère pour des blinis. Un régale pendant que le soleil se couche sur le blanc manteau neigeux des steppes. Ce qui n’était pas prévu et qui se répète à chaque fois, c’est que je me fais larguer à chacun dans une nouvelle ville trop tôt le matin. Aralsk, tout le monde s’est rué sur les deux taxis disponibles. Moi, je vais aller squatter la gare, mais une voiture arrive et me conduit en un lieu, chaud, propre et calme. Dans l’hôtel, il ne reste qu’une chambre et trois couples illégitimes devant moi, mais on me préférera. Aralsk, je retrouve s’est endroit triste que j’avais laissé plus au sud lors de mon dernier périple. Le port le plus au nord de la mer d’Aral. Je pars dans le froid à la recherche de ce qui reste du port, voilà que je tourne en rond, car je loge à l’hôtel du port. La vie ici à l’air d’avoir mieux supporter le désastre. Horizon sablonneux, dans le chenal s’est posé le bateau drague et des épaves parsèment le fond du port ainsi que les carcasses de camionnette volée. Une cheminée de bateau se dresse fièrement au milieu de ses ruines avec le marteau et la fossile qui disparaîtront dans le temps. Des martèlements résonne dans le port recouvert de neige. Avec l’hiver toutes les activités manuelles tourne au ralenti. Alors on vient démonter un bout de métal qu’on transporte sur une luge pour revendre au ferrailleur. D’autre creuse les quais à la recherche de fragment de métaux. Deux énormes grues se sont posé à tout jamais autour des hangars ou reste la structure du nom de la ville, celle qui annoncer la bonne arrivé. Les pentes verglacées serve de piste glissable pour les jeunes. Trois navires de différente taille tenue à l’entrée avec des pancartes explicatives. Des vaches et des chiens, voilà la vie animale dans le port. Dans la ville, encore de grande mosaïque dont celle de la gare que je vous conterai plus loin et des photos du président dans différente position. Le bazar se tient tous les jours en toute saison. Dans le froid, on installe une petite table devant l’école pour vendre bonbon, caramel ou barre chocolaté, à chaque carrefour d’autres femmes vendent cigarette à l’unité et graine de tournesol et des sacs plastiques écolo d’avant garde ou simple économie. En tout cas, c’est à celui qui aura le plus bardé de couleur vive ou à la pose sulfureuse de femme. Une petite dame sort toute sa richesse rouler dans des petites papillotes de tissus ou se trouve des billets de petite valeur. A la gare, comme dans toutes les gares, comme dans toutes les maisons, on garde tout, pas comme souvenir, mais parce que ça a appartenu et vu qu’il n’y a rien de neuf, on cannibalise. Ici donc trois locomotives vapeur tiennent encore sur leurs essieux, plus de manomètre, plus de visserie, plus qu’une structure qu’on ne veut pas fondre. A l’hôtel après le luxe d’un sauna, car il n’y a pas de douche dans les chambres, je rejoins le restaurant de l’établissement pour repas léger. Venez avec notre nourriture et on vous la prépare me dit-on. Je regarde le va et viens des gens qui viennent négocier le bouchon pour un gâteau de fête. Les jeunes qui se connaissent tous cherchent l’endroit où il faut être vu ce soir. Petite ballade nocturne en suivant le courant. Dehors toujours au coin de la rue, par –20 degrés Celcius, une dame âgé cherche à arrondir sa fin de journée en vendant toujours des cigarettes et graine de tournesol. Un autre restaurant vous balance 800 watts de musique dans la tête dans une salle de 30 mètres carrés. Le jour suivant après une attente d’une heure devant le guichet de la gare ouvert 24/24 que ces dames fassent traîner leur plat unique de patate. J’ai le temps d’admirer cette très belle mosaïque. Des finitions à revoir, mais un dessin qui parle pour tout le monde. Heure de gloire des temps passés. Du pêcheur aux ouvriers, des hommes robustes du premier plan et des triangles blancs sur fond bleu. L’homme venu portez la bonne parole du soviet suprême, les bras tendus s’alignant sur les cœurs de tous et sous les rayonnements du soleil Lénine. Nouvelle soirée et je lève mon verre avec la table d’à côté. Trois filles venues en ville fêter anniversaire de l’une d’entre elle. Après une rafale de cadeau emporté de France. Elle m’invite dans leur maison en dehors de la ville. Une tablé d’invité, un homme sort du lot, il doit être celui qui a réussi et ce permet d’être très proche de chacune. Sur la table, une génoise noyer sous de la crème de couleur, du thé et de la bière. Quand tout le monde part, je reste seul avec les filles et on s’enroule tout habillé serré les uns aux autres dans des couvertures pour affronter le froid de la pièce ! Bagdad café. Au milieu des steppes, une oasis de vie balayer par les vents le long d’un rail bitumeux. Une pompe à essence et une maison où l’on peut se restaurer. Lasak, Maral et Igül font vivre ce lieux. Le quotidien produit son du et la vie perdure. Chacune a sa tâche. Les poêles à entretenir. L’eau à sortir du puisard sous le comptoir. Passer un coup sur les tapis, sur le lino. Préparer le thé et des ravioles congelées pour 4 badauds de passage. Un étalage de dépannage ou les seuls produits qui tournent son liquide alcoolisé. Je commençais à me plaire, mais je dois déjà repartir. Etre entourer de femme ce ne peu que plaire à un homme seul. Dernière soirée à l’hôtel ou je reste à la cuisine toujours bien entouré. Car dans la grande salle on danse sur la musique d’un crapaud avec un bol sur le crâne qui se croit sur une moto. Je n’aurai jamais imaginé qu’une simple fantaisie de synthèse puisse plaire à toute une planète. Encore un nouveau départ et un train prometteur d’acheteur sans sous pour camelot de passage. Vendeur de maillot de football, vendeuse d’écharpe, vendeur de pantalon, vendeuse pour bébé, vendeur de ceinture, vendeuse d’eau, vendeur muet de journaux, vendeuse muette de magazine, vendeur de bijou en or, vendeuse de miel, vendeur de carte téléphonique, vendeuse de boyau remplit, vendeur d’objet du culte, vendeuse de bière, vendeur de cassette, vendeuse de billet de loterie, vendeur de cithare, vendeuse de fouet, vendeur de chemise, vendeuse de cigarette, vendeur de change, vendeuse de laine, vendeur d’opérette, vendeuse sans charme.

Alma-ata, capitale comme les autres. Si ce n’est sa rue piétonne dédier au téléphone portable. De son porche lumineux de marque coréenne au panneau publicitaire et des affiches sur les fenêtres. Tous les rez-de-chaussée disponibles sont l’exposition de matériel nouvelle génération. Derrière les comptoirs, des hôtesses serrés comme des sardines à vous montrez la dernière technologie et ce que vous pourrez vous payer avec vos moyens. Des appareils photos qui font téléphone, des télévisions qui font téléphone, des baladeurs musicaux qui font téléphone et surtout des limitateurs de temps de communication, parce que pas de sous. En face, la banque pour faire crédit ou à côté le casino pour les désespérés. Mais comment vivions-nous avant sans portable. Serai-je jaloux de voir ces jeunes ou moins jeune s’épanouir dans un modernisme qu’on leur a balancé comme ça. Savoir que nous avons toujours payer pour l’évolution. Ainsi va la vie que chacun désire ou que l’on fait désirer. Des matinées administratives. Un ambassadeur mongol surprit d’une visite. Des policiers kazakhs qui me bloquent l’accès à l’ambassade chinoise pour me dérouter vers une guérite et me prendre de l’argent pour me faire les démarches. Une ambassade de France sans aide et une Russe sans espoir. L’avenir proche est une barrière de 40 kilomètres infranchissable par les cols enneigés de l’Altaï ou que ce soit le refus glacial de l’ambassade de Russie de me délivré un visa de transit. Pourquoi vouloir traverser une zone interdit aux étrangers et en plus irradiée par des essais nucléaires. Oui mais il y a une route pour rejoindre le Kazakhstan à la Mongolie via la Russie. A quoi bon chercher les endroits infranchissables de la planète ! Qu’il y en a d’autre sans problème de circulation ! Alors encore une fois, je vais devoir tricher et prendre le transport aérien pour parcourir cette petite distance. Je peux me consoler avec une rude traversée de toute la Mongolie d’ouest en est qui m’attend. A bientôt alors dans la capitale mongole.
Hôtel de luxe à Bali English translation pending
by Pulci · 2006-03-01 · 28 replies
Bon billets réservés...ok (du 20 avril au 30). Alors maintenant je me pose la question, de quel coté aller pour la première journée et nuit à Bali. Il faut que je vous informe, que ce voyage sera notre voyage de noces...alors sorry pour "les voyageurs à sacs à dos" mais raffinement et luxe seront de rigueur!!!Soit je désirerais un hôtel pour notre première nuit digne des plus belles revues... et un lieu à me couper le souffle...après on verra... Merci de vos suggestions A+++ Patricia
Puerto Vallarta, dans mes mots... English translation pending
by Sy · 2006-02-23 · 23 replies
Puerto Vallarta, dans mes mots…

Voici un résumé de mon voyage à Puerto Vallarta effectué du 8 au 22 janvier 2006. Je ne suis pas un voyageur aguerri, ce n’est que mon deuxième voyage dans le sud. J’ai voyagé à Acapulco au début des années 90. Cela sera ma seule référence. Je voyage avec un ami d’enfance et nous sommes tous les deux en début de trentaine. Ce sont mes impressions, mes mots, mes sentiments…

Évidemment, comme tout bon québécois qui veut du beau, bon, pas cher, j’ai voyagé avec Air Transat. Cela m’a rappelé cette phrase d’une guide française, avec son accent très perlé, à mon arrivée à Paris en 2004 : «Et puis, comment s’est passé votre vol sur Air Sardine?». Tassé, mais joyeux aller, l’excitation est bonne et joyeuse sur le vol et les cartes font passer le temps rapidement.

Juste quelques mots sur l’aéroport de Puerto Vallarta. On n’est pas supposé être dans un syndrome post 11 septembre? L’aéroport semble aussi sécuritaire que celui de Mascouche. Je veux bien croire qu’on est au Mexique… À vrai dire c’est ça, je suis au Mexique! Le douanier met ma carte de visiteur sur un tas de carte de visiteur et va probablement jeter le paquet à la fin de sa journée…

Déjà, entre l’avion et l’aéroport, la différence de chaleur se fait sentir. Ce matin il faisait -15°C à Montréal et il fait au-delà de 30°C cet après-midi sur la côte Ouest du Mexique. C’est pour cette raison que je suis ici…

Je divise le texte en trois parties à partir d’ici. Ceux qui ne veulent pas lire sur un sujet pourront facilement s’y retrouver. La première partie est une description de la ville de Puerto Vallarta. Ensuite je décrirai les deux hôtels où j’ai séjourné. La dernière partie sera un résumé des excursions que j’ai fait.

La ville et la région de Puerto Vallarta.

Tout d’abord, Puerto Vallarta est situé dans une baie, la baie de Banderas. Un guide nous expliquait que la baie de Banderas serait la troisième plus grande baie au monde derrière la baie d’Hudson et la baie de San-Francisco. C’est une énorme baie. Dans le plus reculé de la baie on y retrouve la ville de Puerto Vallarta.

(Photo 1)

Pour situer un peu la région, commençons par le centre-ville de Puerto Vallarta et sa sublime rue principale la Malecon. Tout de suite au nord commence une série interminable d’hôtels. En continuant, vous rencontrerez le port, où d’immenses bateaux de croisière accostent quotidiennement. Notez qu’après le port vous rencontrerez sur votre droite immédiatement le Bull Ring, où se déroule la Corrida, suivi du Wal-Mart de Puerto Vallarta qui est aussi le terminus. En continuant, sans vraiment la voir, vous passerez à coté de la marina sur la gauche, évidemment. Je crois que vient ensuite l’aéroport. Il vous faudra une dizaine de minutes avant d’entrer dans Vallarta Nayarit (autrefois connu sous le nom de Nuevo Vallarta), une ville qui s’étend en longueur longeant la baie. Vous ne verrez la fin de cette ville que 15 à 20 minutes plus tard avant d’apercevoir Buccerias.

Au sud de la Malecon on retrouve le vieux Vallarta où sont situés quelques hôtels et boutiques. En continuant vers le sud vous retrouverez un hôtel ici et la. Pour les amateurs de plongée, j’y ai vu un centre dédié à ce sport près d’où j’ai fait de la plongée dans ma croisière. À l’est de la ville, ce sont les montagne de la Sierra Madre.

Le centre-ville de Puerto Vallarta est fort joli. Pour décrire, il y a l’océan, en bordure il y a évidemment la plage. Il y a ensuite une large promenade qui longe la plage. La rue principale de l’endroit, la Malecon (sens unique direction sud) suit cette promenade de bout en bout. C’est sur cette rue que sont situés une multitude de restaurants, boutiques et bars. Il y en a aussi sur les rues perpendiculaires et sur les rues parallèles mais c’est sur la Malecon que ça se passe. Si vous cherchez un peu, vous trouverez ce que vous cherchez à un prix fort raisonnable. Preuve, nous avons trouvé dans un resto-bar sur la Malecon un sceau de 12 Coronita (bière) pour 15$ canadiens, pourboire inclus.

(Photo 2)

La région de Puerto Vallarta est faite sur le long et suit la plage. Il est très facile de s’y retrouver. C’est le même principe qu’Acapulco, il y a un chemin principal à contre-sens qui longe la baie et tout le commerce est situé en bordure de ce chemin principal. La seule exception est la Malecon qui est une rue à sens unique.

Pour le transport en commun (autobus) c’est aussi très facile de s’y retrouver. Wal-Mart est le centre du transport en commun. Le coût est de 1$ US pour la portion au nord du Wal-Mart. Il vous en coûtera un ridicule 45¢ pour la partie au sud du Wal-Mart. Les autobus passent très fréquemment.

La température? Début janvier sur la cote Ouest du Mexique ce n’est pas la canicule. Un guide nous a informé que comparativement à Acapulco on peut avoir 10 degrés de moins à Puerto Vallarta. Les journées sont généralement fraîches le matin, jusqu'à 10 heure 30. Après, c’est la joie du soleil jusqu'à 7 heure. Les soirées sont quand même chaudes, le problème c’est que l’on vient de passer la journée au soleil. Je crois que la température est parfaite pour quelqu’un qui veut bouger. On ne se sent pas écrasé par la chaleur tout en étant joyeux de voir le soleil. Évidemment pour les amateurs purs et durs de la chaise longue, vaut mieux attendre février ou voyager plus au sud.

Communication? Évidemment la langue d’usage est l’espagnol. Presque la totalité des gens travaillant dans le milieu touristique parlent anglais. Il est rare de rencontrer des francophones. Par contre même si votre anglais est limité, il est facile de se faire comprendre.

Le seul point qui accroche selon moi dans ces centres touristiques c’est la façon de payer. Comme une majorité de commerçants augmentent les prix à la vue des touristes, on ne sait jamais si on est en train de se faire rouler. Une simple balade en taxi peut bien être 12$ aller et 15$ retour. On se retrouve ainsi toujours sur la défensive quand vient le temps de payer. Si on ajoute à cela que le pourboire est souvent la vraie paye des travailleurs, on se retrouve coincé dans une délicate situation. Si j’ai payé mon excursion 20$ de plus que mon voisin, n’est ce pas déjà un pourboire? Je paie déjà cette course en taxi 3$ de plus… J’ai négocié pendant 15 minutes pour un bon prix, je ne donnerai pas la différence en pourboire… Mais d’un autre coté, est-ce que c’est la bonne personne qui reçoit l’argent en bout de ligne?

Les restaurants?

Évidemment tout est une question de goût et de ce que l’on recherche.

Nous avons fait quelques restaurants et voici mon appréciation de chacun.

Hooters Puerto Vallarta. Nous y avons fait un arrêt rafraîchissement. Ici on parle d’une chaîne de restaurants américains qui n’offre rien d’exceptionnel. J’aurais bien pu être à celui de Philadelphie que je n’y aurais pas vu de différence. À ne considérer que pour y voir du sport ou une urgence de nourriture grasse.

Le marché aux puces. Entre Puerto Vallarta et le vieux Vallarta il y a un ruisseau. Sur la partie nord se dresse plusieurs boutiques et au bout il y a un petit marché aux puces. En haut se trouve trois restaurants. À première vue, cela fait peur. Disons que les inspecteurs québécois en restauration auraient des arrêts cardiaques! Mais on est au Mexique et à Rome fait comme les romains. Ces restaurants nous avaient été recommandés comme de l’authentique cuisine mexicaine. Après une certaine hésitation, nous y avons mangé… C’était très mexicain de tous les jours. Rien d’extraordinaire, mais très bon. Aucune de nos deux assiettes ne fut trop épicée. Le repas avec une ou deux bières et le pourboire m’a coûté moins de 10$ US.

Carlos O’ Brien Chaîne de restaurants mexicains très populaire dans les régions touristiques. On parle ici plus d’un resto-bar que d’un simple restaurant. Ce restaurant et le Senor Frog (qui sont de la même chaîne) sont des destinations très populaires. Le Carlos O’ Brian offre une magnifique vue sur la baie car il est situé directement sur la Malecon. Évidemment on nous sert les traditionnelles nachos en entrée. Le repas que j’ai pris est connu sous l’appellation assiette du Mexique. On retrouvait deux mets. C’était délicieux. Ici on parle de mets très épicés. Vous savez quand votre front se met à transpirer… J’ai adoré mon repas, moi qui adore ces mets épicés. Je trouve par contre que le Carlos O’ Brian est un restaurant un peu surévalué. J’ai bien aimé mais je n’ai rien trouvé d’unique si ce n’est qu’une équipe d’animation qui vient mettre de l’ambiance. Peu être que quand le soir arrive et que le plancher de danse est plein… Des fruits de mer sont aussi servis. Le repas, bières et pourboire coûtent environ 25$ US.

Hector’s sunset Restaurant qui nous a été recommandé par une représentante de voyage à l’hôtel. Tout d’abord il faut situer le restaurant car il est difficile à trouver. Il est situé directement en face du concessionnaire Volkswagen, qui est juste au nord de la Malecon. Descendu de l’autobus avec de la chance vous verrez une minuscule affiche indiquant le nom du restaurant et une flèche. Il y a un petit chemin en face du Volkswagen qui est peut-être l’entrée privé du restaurant. Vous marchez quelques pas… Difficile à décrire mais le restaurant est juste sur votre gauche, mais il n’a pas de réel devanture digne de ce nom.

En fait la grande force de ce restaurant est qu’il est situé directement sur la plage. La vue que vous obtenez est grandiose et vous êtes loin de tout bruit, c’est donc calme sans bon sens. Un chansonnier vous chante quelques chansons d’usage entrecoupé du son des vagues. Comme les couchers de soleil sont spectaculaires, tout est en place pour un très agréable souper. La cuisine mexicaine est aussi très bonne, on sert aussi des fruits de mer. Repas, boissons et pourboire, environ 25$ US. Bien que le résultat ne soit pas cinq étoiles, les serveurs font réellement de leur mieux coté service.

À conseiller à tout le monde. Très fortement à conseiller aux amoureux.

Agave Grill Situé sur la rue Morelos, une rue à l’est de la Malecon, le Agave Grill nous fut recommandé par un guide. Endroit chaleureux et chic, on parle ici de haute cuisine mexicaine. Après l’entrée de nachos, on nous sert un repas qui est non seulement succulent mais aussi très joli pour les yeux. La présentation des repas au Mexique est généralement un aspect manquant, mais ici c’est spectaculaire. Les desserts aussi répondent aux même aspects. Repas, bières, dessert et pourboire pour 30$ US. Il y a aussi possibilité de déguster et d’acheter des tequilas de qualité. C’est ici, et de loin, que l’on a retrouvé le service le plus de qualité.

À conseiller à tout amateur de fine cuisine.

Je retiens évidemment comme point fort de ce voyage des températures de plus 35°C en janvier. Je retiens aussi d’avoir apprécié de nombreux repas de cuisine mexicaine. Je retiens aussi de bons souvenirs d’un hôtel où on pouvait bouger, bien manger et faire un peu de sport. J’ai en mémoire une ville qui est belle, sécuritaire, pas trop pauvre et vivante. Je me souviens d’une majorité de mexicains souriants et heureux de voir des touristes. J’ai aussi remarqué que les gens loin de leur train-train quotidien sont énormément joviaux et dégagent une aura de bonheur.

(photo 3)

Ce que j’essaierai d’améliorer dans mes prochaines vacances dans le sud. Réserver plus rapidement mes excursions ce qui me permettra plus facilement de balancer le nombre d’activité dans chacune des semaines. Me reposer avant de partir pour être moins coma durant le séjour.

Pour une appréciation globale, je dirais que je suis très satisfait de mon voyage. Je persiste à croire que l’appréciation du voyage est fortement influencée par les informations que l’on a eues avant de partir. Peu importe le genre de voyage, le touriste qui sait à quoi s’attendre passe de belle vacance.

Les hôtels.

Le Royal Decameron est situé à l’extrémité nord de Vallarta Nayarit à une cinquantaine de minutes (la brochure Transat dit vrai) du centre-ville de Puerto Vallarta. Quelques pas de plus vous suffisent pour changer de fuseau horaire, sérieux. Une image toute montréalaise serait de dire que l’action se passe dans le vieux-port et que votre hôtel est situé directement sur la rivière des Milles-Îles au nord de Laval avec un service de transport mexicain… En résumé, vous êtes prêts, mais loin de Puerto Vallarta. 50 minutes d’autobus (1.45 $ US ou 25-30 minutes de taxi, 20$ US) aller, plus le retour vous démoralisent pour faire des sorties fréquentes sur la Malecon. Immédiatement les mots de l’agente de voyage me reviennent à l’esprit : «t’es loin pour sortir dans les restos ou les bars.»

(photo 4)

L’hôtel? Difficile d’expliquer avec justesse ou de comparer avec ce qui se fait au Québec. Ici le terme «complexe hôtelier» prend toute sa signification. Oublier l’hôtel traditionnel avec ses 15 étages. Ici c’est 6 blocs de chambre de trois étages de haut. C’est très vaste comme endroit. Les couleurs et le style sont très mexicains. Les couleurs sont vives et joyeuses, c’est propre et sympathique. Sympathique est le mot que je crois qui décrit le mieux l’endroit. Ici, il n’y a pas de décoration luxueuse inutile. C’est bon chic, bon genre.

Quatre blocs sont situés sur le bord de l’océan et les deux autres sont situés à l’arrière. Nous sommes dans le bloc 6, le dernier et le plus récent. Selon certains, il aurait été terminé moins de deux semaines avant notre arrivée. Le reste du complexe est rempli des deux buffets, des trois courts de tennis, des cinq piscines, des cinq restaurants à la carte et de la salle de spectacle/discothèque.

À l’ouest, il y a l’océan. Au nord, une petite rue qui mène au minuscule village de Buccerias. À l’est, un espace vide, une rue d’employés de l’hôtel suivi de la route principale qui mène à Puerto Vallarta. Au sud, un espace vide.

(photo 5)

À l’extérieur du complexe, il n’y a donc que cette petite rue où on peut y manger le soir et qui mène au centre-ville de Buccerias, qui n’est autre chose que quelques restaurants et des vendeurs de souvenirs qui peut divertir le touriste. Sinon? L’autobus ou le taxi, direction Puerto Vallarta.

La bouffe? Comme c’est un tout inclus, il faut parler de la bouffe. On a quand même payé pour. Évidemment, tout est question de goût. 2 buffets et 5 restaurants à la carte au souper réussissent à créer une diversité bien appréciée. La cuisine est très internationale dans le goût et dans la présentation. Au restaurant mexicain (il y a aussi un Steak House, un italien, un japonais et un thaïlandais) ne cherchez pas les quesadillas, tacos et buritos. On vous offre du poulet à la mexicaine…

Comme le reste de l’hôtel, la cuisine est sympathique mais n’offre rien de vraiment spéciale. Pour ceux qui l’ignorent, le terme restaurant à la carte signifie ici que le serveur vous apporte un menu ou il y a cinq choix et qu’il vous servira le repas à votre table ainsi que le vin ou la bière. Oubliez le menu de 12 pages et les combos de toutes sortes. Le gros point positif vient des 7 endroits où on peut souper. Pour certains, le point négatif c’est de réserver. Comme les réservations se font à 8 heures le matin et que les places sont limitées, il faut se lever tôt.

Un autre point positif, c’est que l’on peut partager (ou non) les tables du soir au gré de nos émotions. Nous avons partagé nos soupers avec des gens hyper joviaux. Il faut aussi dire qu’une très forte majorité des gens en voyage sont extraordinairement et anormalement sympathique, moi inclus. Toujours plus facile d’être de bonne humeur autour d’une bonne table dehors en janvier, à explorer un mets que l’on n'a aucune idée de la présentation qui a été choisi au hasard, que lorsque l’on gratte ses vitres d’auto à moins 20 après avoir pelleté 15 minutes!

(photo 6)

Les activités sur le site? 3 courts de tennis qui étaient facile d’accès et disponibles. 5 piscines bien dégagées où on ne se marche pas sur les pieds. Des cinq piscines, une est vraiment petite et sert surtout au cours de plongé et une sert surtout aux activités des GO. Les trois restantes sont biens, mais toutes pareilles. Aucune n’est plus profonde, aucune n’a un tremplin et elles ont toutes la même couleur. Les GO font une bonne job à l’animation. On peut vous prêter des vélos. Ils sont vieux et de piètre qualité, mais ils font l’affaire, j’y reviendrai.

Le soir il y a des spectacles (à 10 heure) donnés par les GO, très orientés sur la danse ils sont vraiment de bonne qualité. La journée se termine à la discothèque. Ici, ce sont les touristes qui font l’ambiance, des fois c’est plein, des fois c’est vide. C’est plus discothèque que bar, peu de gens parlent et la plupart dansent.

L’océan? Comparativement à Acapulco c’est énormément mieux. J’ai entendu que je devais aller voir celle des caraïbes pour voir une vraie plage du sud, un jour… La plage est meilleure ici (près de Buccerias) qu’à Puerto Vallarta. Il y a un bon espace entre le complexe et l’océan, c’est vaste. On peut marcher un bout dans cette eau foncée avant d’en avoir aux épaules. Il y a quelques bonnes vagues mais rien de dangereux. L’eau n’est pas bouillante… La plage est propre et en sable, on y voit que très peu de roches. Il y a deux terrains de volley-ball sur la plage. On peut faire un tour de catamaran gratuitement tous les jours. Il y a des kayaks de mer, une ou deux places, de disponible. Il y a aussi des mini-planches disponibles pour aller taquiner les vagues, idéal pour prendre un bon bouillon d’eau salé… On retrouve sur la plage que deux ou trois vendeurs de souvenirs. Les couchers de soleil sont très jolis.

Les employés? Très majoritairement sympathiques, serviables et accommodants. Les sourires sont sincères et ils semblent majoritairement heureux de vous jaser.

La chambre? Comme nous étions dans la partie neuve, tout allait bien. On a vu qu’une petite chose que l’on ne savait pas c’est quoi. Ce n’était pas vraiment insonorisé. Heureusement nos voisins étaient tranquilles. Le seul gros reproche est au niveau du rangement. Comme on y passait deux semaines on voulait mettre le linge dans les tiroirs ou dans la garde-robe. Il n’y avait que deux petits tiroirs qui n’étaient pas plus large que le meuble télé. 2 fois 12 pouces de large par 12 pouces de profond. 5-6 supports et une tablette seulement dans la garde-robe.

De plus comme cet hôtel est une exclusivité (pour ce que ce terme de vente signifie) Transat, la clientèle est à 75% canadienne. La première semaine je dirais qu’elle devait être à 40% québécoise. Nous avons rencontré des gens hyper sympathiques et facile d’accès. Une ambiance très joyeuse, des vraies vacances reposantes loin du train-train quotidien à cet hôtel. Des forfaits mariages sont aussi disponibles.

Les représentants Transat? Peu à dire sur eux, ils vous souhaitent la bienvenue et ne servent que pour réserver les excursions. Ils vendent plus chère que les vendeurs locaux mais les informations qu’ils vous donnent sont plus honnêtes.

(photo 7)

Boissons? Le service était rapide et courtois. J’avais amené des gros verres de plastiques et je ne m’en suis pas servie. Boissons fait de rhum, vodka, tequila ou de Sol (bière locale).

Pour résumé l’hôtel, c’est sympathique et accueillant. On n’a rien réinventé coté service ou hôtellerie. On y mange bien, c’est vaste et propre. La clientèle est canadienne et variée en age. C’est loin du centre-ville.

(Photo 8)

Après dix jours passés au Royal Decameron, la direction nous offre de changer d’hôtel dû au fait qu’elle a vendu plus de place qu’elle n’en possède. Comme nous prévoyons passer les quatre derniers jours près du centre-ville pour diverses excursions, nous sommes très heureux de recevoir cette offre qui nous fera économiser au moins six heures de transport. De plus la direction nous offre deux chandails, une bouteille de tequila et une somme de 200$ américain. On croyait avoir fait une bonne transaction, c’était avant de rencontrer un autre transfuge qui avait négocié 200$ US pour une seule nuit.

Nous voilà rendu à l’hôtel Hola autrefois connu sous le nom de Qualton Club & Spa Puerto Vallarta. Mes attentes de l’hôtel sont assez minimes car j’ai lu plusieurs résumés qui n’étaient pas tendre envers l’endroit. De plus nous passons d’un hôtel quatre étoiles à un trois étoiles et demi.

D’entrée, on constate la différence côté hôtel. Ici, c‘est un édifice d’une hauteur d’une quinzaine d’étage faisant face à l’unique piscine et au Pacifique. Sur chaque coté de la piscine se dresse quatre étages de chambre. En gros, c’est un immense U qui entoure la piscine. En comparaison au Royal Decameron, on retrouve le tiers de client pour moins du septième d’espace.

(Photo 9)

Bouffe? Difficile de commenter car je n’y ai pris que les déjeuners, un dîner et un léger souper. Évidemment l’espace est plus restreint dans les restaurants ce qui occasionne de l’attente. Il n’y a que deux soupers à la carte (mexicain et international) par semaine. Le gros point positif, c’est la vue que ces restaurants ont. Il y a un restaurant qui est situé directement sur la plage et l’autre qui surplombe la piscine avec vue magnifique vue sur l’océan.

(Photo 10)

Clientèle? Je n’ai entendu parler québécois francophone qu’une seule fois sur les quatre jours que j’ai passé au Hola. Un couple arrivant tard le samedi soir, la veille de notre départ. De plus, la moyenne d’âge était d’environ 55-60 ans. 15 à 20 ans de plus que celle du Royal Decameron.

Personnel? Il y a deux catégories d’employés, ceux des activités (j’y reviendrai) et le reste. Les employés de la réception, des restaurants et des bars ont un petit coté sérieux, impersonnel et même un peu bête. Il faut toutefois dire, à la défense des employés de bar qu’ils sont insuffisants en nombre, ce qui mine plusieurs morale d’employé partout dans le monde.

Boisson? L’attente est souvent de cinq à dix minutes pour une consommation. Le service est machinal. On y retrouve sensiblement les mêmes mélanges qu’au Royal Decameron, soit des boissons fait rhum, vodka, tequila ou de Sol.

Activités? L’espace restreint jumelé à la moyenne d’âge élevée de la clientèle tue toute tentative d’activité. J’ai vu une partie de volley-ball dans la piscine avec très peu de participants. Bien que les GO soit nombreux et motivés, ils n’y peuvent rien. En revanche, ils sont les employés les plus gentils de l’hôtel. Ils sont parfois deux, même trois, à attendre impatiemment sous leur auvent que quelqu’un aille les voir. L’équipe d’animation est aussi chargée de produire des spectacles le soir. Difficile. J’ai vu trois spectacles. Deux était carrément affreux, voir même ridicule. Le troisième, un effet de néons noirs et de vêtements fluorescents, était réussi. Un terrain de tennis est disponible. En gazon synthétique et rempli d’une quantité incroyable de sable. Il y a aussi un gym, un jacuzzi et un spa mais je ne l’ai ai absolument pas essayé ou visité.

La plage? Comme les hôtels sont cordés les uns sur les autres, la plage est longue, très longue. Elle est propre mais étroite. Des quais fait de grosses pierres s’avancent dans l’eau. On peut même s’y faire masser à certains endroits. Se faire masser sur et au son de l’océan, c’est sans doute féerique. Le fond de l’océan disparaît rapidement sous nos pieds, peu favorable à de longue baignade. Il y a de nombreux vendeurs. Ils sont omniprésents mais non achalants. Les couchers de soleil y sont une attraction fantastique.

La chambre? La plupart des chambres sont avec vue sur l’océan mais pas la nôtre. Nous, c’est une vue partielle de l’océan que nous offre cette chambre du quatrième étage situé sur le coté de la piscine avec balcon. Chambre conventionnelle avec une quantité suffisante de rangement. Le seul point négatif de la chambre vient de cette petite senteur omniprésente d’humidité.

Situation géographique? Voilà l’énorme point positif de l’hôtel. Nous sommes en plein milieu de la zone hôtelière de Puerto Vallarta. Nous sommes à dix minutes d’autobus (45¢ US) du centre-ville. Nous sommes aussi situés près du port, de la corrida et du départ des activités que nous ferons durant ces derniers jours.

En résumé, le Hola est un hôtel bien situé, d’une architecture classique, peu porté sur la verdure ou le service spécialisé, où une clientèle anglophone assez âgée vient y passer ses vacances.

Les excursions.

Voici un résumé des excursions que nous avons faites dans la région de Puerto Vallarta.

La croisière.

Première sortie de l’hôtel en ce mercredi fort ensoleillé. Nous partons sur ce catamaran motorisé de deux étages (est-ce le bon terme?) en direction des baleines. Déception, les baleines sont absentes.

Nous passons donc à la deuxième activité, la plongée. Équipé d’un masque, d’un tuba et d’une veste de flottaison nous observons ces poissons tropicaux dans toute leur splendeur. Malheureusement le fond de l’océan n’offre que peu d’émerveillement.

(Photo 11)

Après la baignade nous nous dirigeons vers une plage accessible que par bateau pour une randonnée (ou équitation) en direction d’une magnifique petite chute en montagne. Bien que la chaleur soit au rendez-vous la marche est facile et agréable. Ceux qui le désirent peuvent se baigner au pied de cette chute. Un restaurant est disponible au pied de cette chute.

Ceux qui désirent faire de l’équitation auront droit à un âne docile mais pas très rapide. De retour sur la plage, un repas mexicain traditionnel (trois choix sont offert) viendra assouvir notre faim. On reprend le bateau pour aller visiter rapidement une autre plage et on retourne au port.

(Photo 12)

Rien d’extraordinaire pour cette croisière. Mais j’ai bien apprécié cette journée sur l’eau. De 10 heure le matin à 5 heure 30 le soir sur un bateau, avec un soleil de plomb au rendez-vous, avec escale, sept ou huit consommations (le bar n’est pas aussi ouvert qu’ils le prétendent), le repas du dîner, la plongée pour un ridicule 20$ US, faut le faire. Le prix de la croisière part à 40$ US et descend autant que vos talents de négociateur.

La promenade à bicyclette. Comme le Royal Decameron prête des bicyclettes nous avons décidé d’aller faire le tour du coin. Mentionnons deux choses. Un, les bicyclettes sont de piètre qualité (et beaucoup trop petite) et n’ont qu’une vitesse. Deux, les rues normales de la région sont faites de pierres rondes. Donc il est impossible de couvrir de grandes distances. Nous prenons le chemin qui longe l’océan en direction nord. Nous commençons par une visite du centre-ville de Buccerias. Le centre-ville est petit, c’est rempli de vendeurs de souvenirs et de restaurants. Aucun autre commerce ne semble habiter l’endroit. Une certaine tristesse, voisine d’une pauvreté évidente, flotte dans les aires. Le touriste se fait soit dévisager ou se fait offrir un article inutile. Qui a vraiment besoin d’un flocon de saveur de vanille?

Pour le retour, on regagne le chemin principal (très facile de s’orienter) qui est fait d’asphalte. Nous revenons au sud. Un canal, qui est aussi un chemin, attire notre attention. Il mène à des demeures de l’autre coté du chemin principal, opposé à l’océan. Ce canal est en fait le chemin naturel que prend l’eau pendant la saison des pluies pour se rendre à l’océan. Il sert aussi de chemin au plus riche (peu nombreux) qui peuvent se permettre une vieille voiture. Sur notre gauche des chemins grimpent la montagne. C’est avec nos bicyclettes à une seule vitesse que l’on entreprend l’ascension des côtes de Buccerias. Heureusement nous rencontrons rapidement un dépanneur, nous pourrons nous désaltérer. Ici, c’est le début du vrai Mexique. Aucun mot d’anglais n’est compris. Quand je fais le signe international du combien ça coûte, on comprend que je veux une bouteille en plastique…

(Photo 13 & 14)

Réhydratés, nous commençons la visite du quartier montagneux. Le dictionnaire décrit le mot bidonville dans ces mots : «agglomération de baraques où s’entasse la population misérable d’une ville.» Le mot est juste : bidonville. Le terme maison est trop fort pour la place. Ce sont des murs de blocs en bétons. Ces murs sont inexplicablement peu souvent recouverts d’un toit. Il y a trop de murs pour le nombre de toit. Beaucoup de murs sont inachevés ou en détérioration avancée. Je n’ai vu qu’un seul homme, il vendait des légumes dans son pick-up muni d’un haut-parleur. Il y avait énormément de femmes et de jeunes enfants en ce jeudi après-midi. Pauvre, très, très pauvre. Disons simplement que deux touristes blancs sur leurs bicyclettes jaunes faisaient un contraste évident avec le paysage de l’endroit. Quand tout le monde arrête de parler et te dévisage sur ton passage, tu comprends vite que tu es loin de l’hôtel. À deux heures de l’après-midi, je ne me suis pas senti menacé par cette population de femmes et de jeunes enfants, pas sur qu’a deux heures du matin… Nous étions à moins de vingt minutes de marche de l’hôtel..

Le retour fut pénible. Le pédalier de ma bicyclette se brisa.

La fête.

C’est en parlant avec un barman du Royal Decameron que l’on a appris qu’une fête importante commençait le lundi soir (notre deuxième semaine) pour quelques jours dans le village de Buccerias. C’est à pied que nous nous y rendîmes.

Rendu dans le village de Buccerias, on remarqua que les commerces de vente de souvenirs étaient fermés. Plusieurs vendeurs de nourriture envahissaient maintenant la place principale et les rues étaient remplis de manèges. Première agréable surprise, la majorité des gens (80-85%) sont mexicains. On est vraiment dans leur fête, chez eux et avec eux. Comment décrire? C’est sans doute comme une fête foraine qui se passait au Québec à la fin des années 60, sérieux. On n'est ici pas loin d’une scène de Retour vers le Futur. Les manèges avaient du vécu et ils étaient tous destinés pour les enfants. Au Mexique il n’y a pas de lois en matière de sécurité. Voir un manège qui est un petit train faire des tours n’a rien d’étonnant en soit, voir la structure littéralement se déplacé d’un pouce à chacun des tours…

Ce que j’ai trouvé de plus intéressant se sont les jeux d’adresse. Mon favori a été celui qui consistait à gagner de la bière en lançant des dards. On vous donne trois dards. Chacun des dards lancés sur une carte au mur vous donne une bière. Si vous réussissiez trois dards sur trois cartes on vous donnait six bières et trois dards sur la même carte vous méritait vingt-quatre bières, tout cela pour un seul dollar américain. Comme ces jeux étaient vraiment conçus pour les Mexicains, pauvreté oblige, il y avait des jeux pour gagner de la nourriture dans certains jeux d’adresse. Ensuite, comme les gens sont très religieux, ils leur étaient possibles de gagner une horloge avec une photo de Marie ou de Jésus. Un spectacle traditionnel gratuit était aussi présenté. Nous nous sommes même permis un arrêt au kiosque de nourriture. Le clou de la soirée a été ce feu d’artifice à la mexicaine. Ici, rien à voir avec nos feux d’artifice à grand déploiement. Une tour en bois où on alterne les pétards captera l’attention de cette foule qui doit bien rassembler un millier de personnes.

En résumé ce fût une très agréable soirée 100% mexicaine. J’y ai vu des mexicains s’amuser sans retenu dans une fête créée par eux, pour eux.

Le parachute.

Activité fort populaire dans les centres touristiques du sud, le tour en parachute tiré par un bateau. C’est une activité que j’effectuais pour une deuxième fois, l’ayant déjà fait à Acapulco. Il est à noter que cette activité est offerte autant sur la plage en face du Royal Decameron que sur la plage du centre-ville de Puerto Vallarta. De plus le prix peut varier considérablement. Au Royal Decameron le prix est de 45$ US et il ne semblait pas être négociable selon quelques personnes qui ont fait le tour. Nous avons fait le tour à partir du centre-ville de Puerto Vallarta. Le prix commençait à 40$ US et en moins de trente secondes on a eu le tour pour 30$ US. Prix que je trouvais juste.

(Photo 15)

Décrire le tour est difficile. Il est à noter qu’en haut, on a une impression de hauteur vraiment plus élevé que celle que l’on a en regardant les autres faire le tour. La grande révélation un coup en haut, c’est la vue que l’on a! C’est une deuxième raison pour laquelle je conseil le tour au centre-ville. Voir Puerto Vallarta de haut est vraiment impressionnant. Apportez-vous un appareil photo.

(Photo 16)

La Corrida?

Aller à la Corrida, c’est un peu renier tous ses principes moraux envers les animaux. Mais, à Rome, fait comme les romains. J’avais déjà vu une Corrida. J’ai beau trouver que c’est de la violence (ou cruauté) gratuite, mais j’ai bien aimé. Je crois que ce qui rend la chose intéressante c’est justement le fait que c’est tellement loin de toutes nos valeurs. Petite soirée tranquille à prendre de la bière… L’entrée était de 30$ US.

L’outdoor challenge?

C’est un peu par hasard que j’ai demandé des informations sur cette expédition. En feuilletant un magasine, une photo retint mon attention... J’ai demandé des informations… Une expédition qu’aucun guide nous avait offert ou proposé, pourtant…

Malgré le fait qu’elle ait été la plus onéreuse, environ 120$ US, ce fut l’activité la plus tripante du voyage.

Activité d’une journée en forêt montagneuse que l’on pourrait diviser en deux parties, les «zip-line» et les descentes en rappels. Qu’est-ce qu’un «zip-line»? Ce sont deux tours situées sur des collines différentes reliées par un câble. Le jeu consiste à se faire glisser à l’aide d’une poulie d’une tour à l’autre. Tout ceci se fait dans un décor enchanteur qui s’apparente drôlement à une jungle, irréel!

(Photo 17)

Comment décrire une descente en rappel? C’est un peu faire de l’escalade à l’envers. Vous partez du haut d’une colline attaché à une corde et vous descendez. Mais ici il y a une grande particularité, vous descendez directement dans une chute! Féerique!

Vraiment à faire pour toutes personnes de moins de 40 ans le moindrement en forme!

La Sierra Madre?

(Photo 18)

Excursion explicative dans la chaîne de montagne Sierra Madre où on nous informe des us et coutumes des gens de l’endroit. Fait à bord de camions, qui ressemble à des camions de l’armée transportant des militaires, on visite le Mexique plus profond et plus réel. On voit des plantations commerciales, un cimetière, un village, des mexicains proches de l’auto suffisance, une petite balade à pied en forêt suivi d’un repas sur une plage privée.

Excursion intéressante et instructive pour découvrir ce qui se passe au-delà des frontières du centre touristique.

Si vous le désirez, je peux vous envoyer les photos. Contactez-moi via e-mail sy8@hotmail.com Si vous avez des questions, gênez-vous pas...
Notre voyage en Thaïlande fin 2005 English translation pending
by LeTigre · 2006-02-20 · 63 replies
Salut a tous. Comparé à beaucoup de carnets de voyage qui sont posté ici, mon récit n’a rien d’aventureux ni de très exotique, il n’est qu’un carnet de vacances de nos deux semaines en Thailande du 19 décembre 2005 au 3 janvier 2006. C’est le récit que j’ai écrit pour mon site mais comme je sais que la majorité d’ entre nous ne clique jamais sur le lien en signature et que le récit est assezlong je vous propose d'en mettre une partie ici chaque jour avec une photo. Si vous êtes impatient ou que vous voulez voir toutes les photos, (et il y en a un paquet ! ) tout est sur mon site !

Let's go :

Mardi 20 décembre 2005 On se pose à BKK (Bangkok) à 6h30 locale (Il y a 6 heures de plus en Thaïlande qu'en France), le vol a duré 10h45 et bien que nous n'ayons pas dormi nous n'avons quasiment pas vu passer ce long vol, qu'on redoutait un peu pourtant Les "impressions de temps" sont parfois bizarres Arnaud m'a réservé des places sur un des vols Bangkok – Chiang Mai de la Thai Airways et du coup on n'a même pas à récupérer nos valises, elles suivent sur les deux vols. En attendant que notre vol décolle, on traîne un peu dans l'aéroport. A part les boutiques qui vendent des orchidées en boites, il n'y a rien de bien différent des autres aéroports et pour l'instant on n'est guère dépaysé ! L'avion pour CM (Chiang Mai) est également un 747-400 et malgré les seulement 45 minutes du vol, la Thai réussit encore à nous faire manger! La réputation d'excellence du service de cette compagnie n'est vraiment pas usurpée ! On verra bien la différence au retour sur Gulf Air... Une fois à Chiang Mai on passe le service d'immigration, comme dans tous les pays ou nous sommes allés il faut regarder la caméra puis le fonctionnaire nous agrafe une feuille dans les passeports. On récupère nos valises qui sont déjà arrivées et on part dans le pick-up-taxi que la GH a envoyé comme prévu pour nous récupérer. Il fait beau, le soleil brille, seule surprise il fait un peu moins chaud que ce à quoi je m'attendais, il doit y avoir "seulement" 18°...

Nous arrivons une quinzaine de minutes plus tard à la guest house. Celle là je ne l'ai pas trouvé sur VF (Voyage Forum), mais sur le forum du Routard ou les deux frères français qui la tiennent sont très actifs. Ils m'ont filé quelques renseignements sur la Thaïlande et comme ils étaient sympas je me suis dit que pour commencer ce voyage sans stresser autant aller chez des français. Ils nous font préparer un des Bungalows de la Guest House que j'ai réservé et payé depuis plusieurs mois. Je le précise car c'est la seule GH ou l'on m'a demandé de régler à la réservation. Ici nous payons 500 Baths (10 €) la nuit pour un bungalow avec lit double et salle de bains avec eau chaude plus 100B (2€) pour un lit d'appoint soit un total de 600B/nuits. Le plus grand des deux frères semble sympa bien que bavard et hâbleur, la guest house est jolie, tout en bois, décorés avec des objets Thaïs, il y a quelques statues dans le jardin, un petit bassin où nagent des poissons, c'est sympa, on dirait que j'ai eu raison de réserver ici. A midi précis, comme prévu, un gars de chez Budget m'amène la voiture qu'on a louée pour 2 semaines. Au départ on pensait louer une voiture tout simple mais vu la faible différence de prix on s'était finalement laisser tenter par un gros pick-up 4x4 Toyota avec un moteur de 3.0 litres et une boite automatique... Soyons fou ! On prend notre premier repas thaïlandais à la GH, du poulet cuit dans du lait de noix de coco. Avec du riz bien sur. Je ne me souviens plus du nom du plat mais je me rappel bien que c'était franchement bon ! Le grand nous vante les treks de la GH « qu'ils ont monté eux même à la sueur de leurs fronts »… Krys et moi échangeons un regard puis je plonge le nez dans ma bière, là il en fait vraiment trop ! De toutes façons pas de « treks » pour nous et la question ne s'était pas réellement posé, nous ne restions pas assez longtemps à CM pour voir ce que j'avais envie de visiter aux alentours et pour en plus faire un … « trek » J'hésite sur le terme trek car il y a dans ce mot une idée de difficulté sportive qui est, à mon avis presque toujours absente des randonnées proposées à Chiang Mai. Comment je le sais alors que je n'en ai pas fait ? Simple, ces treks sont au programme de tous les séjours organisés à CM et si vous voulez vendre quelque chose au plus grand nombre ça ne peut être difficile … Le «trek» classique se compose d'une marche dans la forêt, d'une ballade sur un éléphant, d'une descente de rivière sur un radeau en bambou et d'une nuit dans la jungle. On le trouve souvent allié avec la visite à telle ou telle minorité ethnique. Bien que le gars de la GH nie que ces villages soient des « zoos humains » entretenus pour montrer de l'indigène au gentil touriste ( ce dernier étant un grand pourvoyeur de deniers auprès des organisateurs de treks), tout ce que j'ai lu et vu à ce sujet m'a convaincu du contraire et j'ai préféré m'abstenir, de toutes façons à partir du moment où tout le monde fait la même chose j'ai du mal à imaginer que ça puisse rester « authentique » bien longtemps.

Histoire de profiter de la demi-journée restante nous allons au Wat Phrathat Doi Suthep un des temples les plus sacrés du Nord de la Thaïlande, à une quinzaine de km au N/O de CM. C'est moyen comme trajet de prise en main du 4x4, je m'en aperçois vite, car la conduite du paquebot à gauche sur les petites routes en lacets qui montent au temple ajouté à la fatigue qui commence à se faire sentir, c'est assez rude mais tout ce passe bien et on y arrive sans encombres. Le Wat Phrathat ( Wat = temple ) est posé sur les flancs du Doi Suthep. (Doi = Mont ) qui culmine à 1685 mètres. La légende raconte qu'au XIV° siècle, un moine apporta à la cour du Roi des reliques du Bouddha. Elles furent placées sur un éléphant blanc qui entama l'ascension du Doi Suthep. Avant le sommet le pachyderme s'arrêta, barrit et tomba raide mort. A cet endroit on construisit un chedi pour abriter les saintes reliques. ( Un « chedi » désigne un bâtiment en forme de cloche pointue qui abrite dans ses fondations des reliques. On le nomme aussi parfois « stupa ») L'édification du chedi et du temple commença à la fin du XIV°. Aujourd'hui le chedi, de style Lan Na ( un style architectural qui émergea au XI° siècle) est toujours le joyau du wat. On passe entre les deux superbes nagas (des serpents légendaires à multiples têtes, génies des eaux, qui auraient protégé Bouddha d'un déluge ) qui gardent le grand escalier de plus de 300 marches qui permet d'accéder au temple. En haut on est dirigé vers la caisse pour payer quelques centaines de baths de droits d'entrée et on accède au temple. On ne voit pas encore le chedi mais on peut admirer les chapelles et les autels eux aussi de style Lan Na. La déco est chargée, à base de nagas, de dorures, de couleurs vives et éclatantes et de mosaïques de petits morceaux de miroir colorés qui brillent de milles feux. De grands arbres ceinturés d'étoffes multicolores étendent leurs ombres au-dessus des bâtiments … Tout ça est superbe et photogénique même s'il y a pas mal de monde. Nous nous déchaussons pour pénétrer dans le saint du saint du temple. Là il y a VRAIMENT beaucoup de monde et une vision frappante s'offre à nous : autour du chedi brillant tourne une marée humaine composée de fidèles et de simples visiteurs. La plupart des gens s'arrêtent devant les différents autels, allument une bougie ou posent une fleur de lotus avant de s'agenouiller et de se recueillir tandis que quelques pignoufs photographient dans tous les sens et vont presque jusqu'a shooter les fidèles et les moines sous le nez. Il parait que tout ça ne les dérange pas trop... Mouais … J'ai tout de même du mal à penser que ça ne dérange pas qui que ce soit d'être photographié comme un animal curieux...

(... à suivre)

Les nagas qui garde l'accés au Doi Suthep :
Surclassement chez Air France? English translation pending
by Titou29 · 2006-02-19 · 641 replies
bonjour à tous,

est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
Qu'est-ce qu'une démocratie? English translation pending
by Yangguizi · 2006-02-16 · 76 replies
Dans le sujet sur la Birmanie (forum Asie du Sud Est), naps et moi avons commencé une petite discussion, dont un intervenant tiers a eu raison de faire remarquer qu'elle était hors sujet. Je prends donc l'initiative ici de la continuer, là où ça gênera moins.

En substance, naps nous disait que les USA ne sont pas une démocratie car il n'y a pas de gauche, ce à quoi j'ai répondu de manière sarcastique:

Et de dire que les USA ne sont pas une démocratie car il n'y a pas de gauche... Je crois que celle-là je vais me la réserver pour mon petit bêtisier personnel. Merci. 😉

Naps répondit alors ceci:

ouais ben ta reaction pourrait aussi entrer dans mon betisier, ma definition de la democratie ce st que toutes les composantes politiques sont representees, et quand y a pas de gauche ni d extreme gauche ben ce st pas une democratie... remarque tu vis en chine, alors la democratie tu connais pour sur!!!!

Un peu plus loin, il a été fait allusion à un club anti-naps. Je ne sais pas s'il existe. Je n'en fais en tout cas pas partie. J'aime bien lire les interventions de naps, qui a certainement beaucoup à apporter à ce forum, mais cela n'empêche pas que je puisse être en désaccord avec certaines de ses idées, et celle-ci en fait partie.

Je ne suis ni politologue ni expert en politique américaine, mais le fait qu'il n'y ait ni gauche ni extrême gauche aux USA m'étonne beaucoup. Les partis de gauche ne sont pas interdits là-bas, ils existent! Et même si le paysage politique est dominé par deux partis qui écrasent les autres, et situés plutôt à droite, on a quand même de temps en temps une troisième voie qui se profile aux élections. Nader en fut le représentant lors d'élections présidentielles récentes. D'ailleurs, si je me souviens bien, il y avait beaucoup d'autres candidats, d'important certes microscopiques, mais qui n'en existaient pas moins, allant de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par toutes les formes de communautarisme existant aux USA.

Il y a donc bien une gauche et une extrême gauche, d'ailleurs assez vivaces sur les campus américains. Naps nous dit qu'elles ne sont pas représentées. Non, elles ne sont à ma connaissance pas représentées au Congrès, mais cela n'est pas une maladie institutionnelle, c'est une question de mode de scrutin et de rapports de force. Si de nombreux américains voulaient voter à gauche, ils le pourraient certainement, et leurs idées seraient sans doute représentées au Congrès.

Il aurait donc été plus exact de dire que les USA sont un pays ancré à droite, où la gauche n'a que peu d'influence et a très peu de chances d'arracher le pouvoir. Est-ce à dire que ce n'est pas une démocratie? Peut-on définir une démocratie comme un régime où un nombre suffisant de personnes partagent vos idées (je suppose que tu es de gauche)?

En tenant ce raisonnement, peut-on dire que la France n'est pas une démocratie car la LCR et le FN ne sont pas représentés au Parlement?
Habiter à Hanoi (Vietnam) English translation pending
by Lenny · 2006-02-15 · 13 replies
Hello

Je recherche des infos pour m'installer à Hanoi. Est-ce facile d'y trouver un logement? et à quel prix? Comment les vietnamiens accueillent-ils les français? l'intégration se fait elle facilement? Y a-t-il une grande communauté française à Hanoi? J'ai l'habitude des voyages et de la vie à l'étranger, je m'intègre facilement et me fais vite au changement, je suis tombée amoureuse de cette ville lors d'un voyage touristique l'année dernière donc je souhaite m'y installer!

Si vous êtes vous même installé à Hanoi ou dans le coin vos informartions sont les bienvenues!!

Merci!
Conseils pour trouver un boulot à Londres English translation pending
by EVaultFirst · 2006-02-12 · 38 replies
** TROUVER UN BOULOT A LONDRES – LES CONSEILS DE L’ONCLE VLAD 😉** / (Février 2006)

Bonjour à tous,

Envie d’aventure, de changement, pas de perspective de boulot ou de carrière en France (ou ailleurs), envie d’améliorer votre anglais ? Bref vous avez décidé de faire le grand saut, et vous voulez venir à Londres. Mais vous ne savez pas comment faire pour trouver un boulot avec votre niveau d’anglais débutant, comment se préparer, où aller, comment éviter les arnaques, etc…..

Cela fait trois mois que je survole les différents blogs et forums sur le sujet, et vu que personne n’a encore créer un guide ‘CONSEILS POUR TROUVER UN TRAVAIL A LONDRES’, qui résume les bons conseils donnés ici et là, je vous propose ce qui suit pour vous aider et répondre à ces questions. Libre à vous d’en tenir compte ou non! Et de rajouter vos PROPRES conseils sur ce blog/FORUM.

J’ai 30 ans, je suis parti de France avec ma petite licence d’économie sous le bras il y a 8 ans de cela. J’avais un anglais scolaire (niveau bac), et ne connaissais personne à Londres. J’ai galéré financièrement les premiers mois, tout comme ceux qui arrivent dans ces conditions. Mais cela a été largement compensé par la richesse des rencontres et la superbe vie sociale des premiers mois. Depuis j’ai changé de job 8 fois (de mon plein gré) afin de progresser, et je vis très bien ici.

Il devrait vous rester très peu de questions, une fois lu tout ce qui suit. Et pour ceux qui veulent en savoir plus, rendez-vous sur mon site web www.evaultfirst.com. Vous y trouverez plus d’info sur mon livre "ENFIN UN BOULOT !" (à Londres biensur !!) de Vladimir Cordier, j’y raconte mon parcours plein d’anecdotes, de constatations et de conseils pour s’en sortir dans la jungle Londonienne. N’hésitez pas à me faire de la pub ou à le commander. LAISSEZ UN MESSAGE SUR CE BLOG SI VOUS TROUVEZ LES INFOS CI-DESSOUS UTILES !!!

L’Oncle Vlad vous souhaite bonne chance et bonne aventure! "Il vaut mieux tenter l’aventure que d’avoir des regrets toute sa vie !" (dans la mesure du raisonnable biensur).

Et si vous ne deviez retenir que 2 choses : • Préparez tout avant de partir / Ayez un plan d’actions : Réservez une auberge de jeunesse à Londres pour les premiers jours, prenez 1000 Euros minimum en traveller chèques, faites une liste des magasins/agences que vous démarcherez une fois sur place ou avec qui vous avez déjà pris contact. Ayez un guide de Londres dans votre sac à dos avec plan de la ville et du métro. Un projet a plus de chances de réussir s’il est bien préparé et documenté au préalable. Vous n’iriez pas acheter un lecteur DVD sans avoir fait le tour des offres disponibles ! Ici il s’agit de vous, pas d’un lecteur DVD, donc un petit peu d’efforts avant de partir est la moindre des choses. • Une fois sur place : Achetez un téléphone à carte anglais, pour communiquer avec les employeurs et qu’ils aient un numéro anglais où vous joindre.

Maintenant prenez votre respiration, c’est long et détaillé, mais gratuit !

***** A IMPRIMER ET A CONSERVER ******

* OBJECTIF/ DUREE DU SEJOUR * Primo: Identifiez la durée pour laquelle vous venez à Londres, et les raisons pour lesquelles vous y venez.

Si vous venez pour quelques mois et dans l’espoir de décrocher un vrai boulot à Londres, ce qui suit est pour vous. Si vous venez juste pour une courte période, 2/3 mois, histoire d’avoir un petit dépaysement, une petite expérience ou tâter le terrain, ce qui suit ne s’applique pas entièrement à vous (sorry!)

* CHERCHER UN EMPLOI SUR PLACE * A moins que vous ne soyez déjà bilingue, avec un diplôme en IT (informatique), Finance, etc., ou issu d’une école de commerce ou école/fac d’ingénieur, vous n’aurez sûrement aucun contact ou aucune convention de stage ou offre d’emploi qui vous attendra à Londres. Il va donc falloir trouver:

1. Un logement temporaire pour les premiers jours/semaines (Auberge de jeunesse recommandé) 2. Un ‘premier’ boulot tremplin (qui permettra de décrocher un logement permanent, ouvrir un compte en banque, obtenir un numéro de sécu. social anglais = National Insurance Number)

Vous avez trois façons de procéder pour réussir cela:

1. Envoyer des centaines de CV en lignes, répondre aux annonces depuis la France. Taux de réussite, très, très faible, à moins que vous ayez une spécialité/expérience rare.

2. Contacter depuis la France des ’agences de placement’ clef en main, qui vous proposent un logement et un boulot à votre arrivée. Ce ne sont pas les agences qui manquent. Mais il faut payer pour leurs services (une avance, puis le reste sur place. Facture totale: entre £300 et £600 environ), et rien n’est garanti. Si vous choisissez cette option, renseignez-vous sur les blogs/forums/Internet, sur la crédibilité de ces agences. Beaucoup de jeunes passés par là disent qu’on leur a menti et se sont retrouvés dans des logements minables, loin de tout (transports..), et à faire des petits boulots de serveur au fin fond de Londres (aéroports..). Jobs qu’ils auraient pu trouver par eux-mêmes sans rien payer, depuis Londres. Et biensur, vous ne pourrez jamais récupérer votre argent, donc utilisez votre bon sens et renseignez-vous un max. Toutefois, certaines personnes se sont également dites satisfaites de leurs services. Il n’existe à ma connaissance aucune ‘accréditation’ et aucun système de notation pour ce type d’agences. Donc vigilance! Toutefois, le Centre Charles Péguy* sur Leicester Square à Londres, bien établi et respecté, peut s’avérer utile et ne charge que £50 environ, pour aide à la réalisation de CVs, accès à des ordinateurs, consulter des annonces…

3. Aussi, le meilleur conseil que tout le monde s’accorde à donner est qu’il faut chercher depuis Londres. En effet, les employeurs sont plus intéressés par des candidats qu’ils ont à portée de main. Et là vous n’êtes pas seuls. Les italiens, les grecques, les espagnols, les allemands, les jeunes des pays de l’Est…., ont tous un marché de l’emploi identique ou pire que celui de la France, donc ils viennent aussi ici chercher du boulot.

* DE COMBIEN AURAI-JE BESOIN POUR VIVRE ? * Comptez entre £300 et £500 minimum par mois pour une chambre en collocation (factures eau/élétricité/gaz/impôts locaux inclus ou non)(comptez également de 2 semaines à 1 mois de deposit. Garanti/avance pour votre loyer que le propriétaire vous rendra à votre départ) Comptez £80 pour votre transport par mois Comptez £80 de budget nourriture par mois Comptez £150 de budget sorti par mois (ciné/bars/boites de nuit/resto) Comptez £20 de budget mobile phone/appel France… Fringues/cadeaux/voyages – s’il vous reste de l’argent !

Biensur, selon vos attentes, où vous habitez à Londres (le bus est moins cher que le métro) et votre mode de vie, le budget minimum de £800 par mois ci-dessus variera. Il n’est indiqué qu’à titre indicatif, comme toutes les autres infos d’ailleurs.

Pour info, £15 000 de salaire annuel est un minimum pour juste ‘survivre’ à Londres. En dessous de ça, la vie va être très précaire.

* OU/COMMENT AMELIORE-T-ON VRAIMENT SON ANGLAIS ? * Si votre objectif est d’améliorer votre anglais, sachez que ce n’est pas au travers de vos premiers petits boulots et collègues qu’il progressera. Non, ce sera grâce à votre vie en collocation, à vos sorties au pub, à votre intégration/immersion dans la vie anglaise au travers de la télé, la radio, le sport…

En effet, le fait de servir des sandwichs ou de laver des assiettes avec d’autres étrangers qui maîtrisent aussi bien l’anglais que vous, ça ne le fait pas vraiment.

Toutefois, la vie étant tellement chère à Londres, les jeunes professionnels anglais/australiens/sud-africains… souvent bardés de dettes afin de repayer l’emprunt souscrit pour payer leurs études, ou afin de mettre de l’argent de côté, optent pour la collocation. (Friends/L’Auberge Espagnole…, pas besoin de vous faire un dessin). Donc vous partagerez sûrement votre premier logement (chacun sa chambre dans un appart. ou une maison) avec un Anglophone et plusieurs européens et/ou sud américains!

* QUEL PREMIER PETIT BOULOT ? * Si vous parlez et écrivez l’anglais comme une vache espagnole, que vous soyez très diplômé ou non ne fera pas de grande différence. Vous serez tous logés à la même enseigne au début. Allez sur les sites web des agences citées un peu plus bas, pour avoir une idée des salaires.

Serveur/cuistot: Si vous voulez faire carrière dans la restauration/hôtellerie, ce ne sont pas les boulots qui manquent. Mais les horaires sont durs, et la paie dérisoire. Mais il y a de vraies possibilités de progression dans le management pour ceux qui sont bons et n’ont pas peur de remonter leurs manches les premiers mois. Faites vos preuves, le reste viendra tout seul. Vous prendrez confiance en vous au fur et à mesure que votre anglais progressera. Vous pourrez ensuite changer d’employeur sans problème, ou être promu!

C’est sûrement le genre de boulot qui attendra aussi ceux dont le niveau d’anglais est vraiment très bas.

Fille au pair: Si vous voulez être logé, nourri, blanchi et avoir un peu d’argent de poche, cela peut être une option. Faites des recherches sur Internet pour trouver des agences. Appelez-les…

Vendeur/vendeuse: Les boutiques de fringue, de gadgets… ce n’est pas ce qui manque. Tentez votre chance.

Manutentionnaire: Travailler de nuit ou de jour pour approvisionner les rayons des supermarchés. C’est précaire, mais au moins vous êtes ici. C’est ce qui est autour qui compte. Vous pouvez également travailler sur des chantiers ….

Si les métiers ci dessus ne sont qu’un tremplin, et non votre corps de métier, restez-y quelques mois maximum, ensuite bougez. Votre anglais parlé et écrit (très important) devrait être à niveau.

Décoration/artisanat: Les français sont réputés pour leur savoir faire en matière de travaux d’intérieur, de rénovation…. Si vous êtes doué, essayez de décrocher un job dans ce secteur. Beaucoup de gens font refaire l’intérieur de leur appartement et des sociétés se spécialisent dans ces métiers! Cela peut même bien payé. De même si vous êtes boulanger, sommelier…

Télémarketeurs/telesales: Alors là attention, il s’agit de mon favori! Ca j’ai fait et je connais très bien. Non seulement on ne vous demandera pas un niveau d’anglais super, mais on vous payera plus qu’un anglais car vous travaillerez en ‘français!!!’. Comptez de £5 à £6 de l’heure. Ce qui est très bas, mais ça paye autant que de bosser dans un pub, et le fait d’être capable de décrocher des informations, des rendez-vous, ou de vendre par téléphone fait bien sur un CV, en plus vous vous servez d’un ordinateur. Pensez employabilité, qu’est ce que vous faites maintenant vous donne comme possibilités pour plus tard?

Bref vous appelez la France depuis Londres pour faire des études de marché ou vendre quelque chose. Toutefois sachez que beaucoup d’étudiants font ce type de jobs, car les horaires sont flexibles, voir à la carte, donc les places sont chères. Et si vous n’êtes pas bon, ou ponctuel, les jours ou il n’y pas d’étude à faire ou peu, les plus fidèles employés seront favorisés et vous serez bon à trouver un autre emploi.

Export/import: Maintenant que vous maîtrisez un peu plus l’anglais, vous devez chercher à utiliser le français comme ‘avantage comparatif’ pour progresser. Il y a plein de petits boulots entre £12 500 et £17 000 par an, en tant qu’assistant ou ‘executive’ dans ce secteur. Vous êtes formé sur le tas (j’ai fait ça moi même à mes débuts), tant que vous êtes à peu prêt bilingue (ou plus), savez vous servir d’un ordinateur et avez un minimum de diplômes.

Assistant/prof./cours de langue: Là le marché est hyper saturé, et beaucoup de gens sont déjà établis depuis longtemps avec leur clientèle. Mais rien ne vous empêche de démarcher les écoles de langues.

Support informatique/IT (Information Technology): Ici pareil, si vous pouvez passer un entretien en anglais, la demande de personnel en support bilingue, avec des connaissances/qualifications Microsoft/SQL/Java/Sun/Citrix……… vous donnera un bon boulot.

Commercial/vente: Pour ceux tentés par la vente, idem, vous pouvez être représentant pour des produits anglais sur le marché français, ou des produits français sur le marché anglais, américain… depuis Londres.

Métiers de back-office en banque/finance: Une bonne présentation, une bonne maîtrise des outils informatiques et de l’anglais (les langues étrangères étant un avantage) vous ouvriront les portes de la City. Commencez avec un boulot au bas de l’échelle, vous serez formé si vous êtes apprécié. Le reste dépendra de vous.

Boulots administratifs (clerk)/centre d’appels(call centre)/standardiste bilingue (receptionist)/secrétaire bilingue (PA en anglais): Répondre aux clients, faire de la paperasserie…., voilà une autre façon de mettre un pied dans une entreprise, pour autant que votre niveau d’anglais soit correct.

* AGENCES/SITE WEBS/JOURNAUX POUR JOBS SUR LONDRES *

“Evening Standard” (40p.), quotidien en vente partout à Londres “TNT magazine”: hebdomadaire gratuit à la sortie de certaines stations de métro

Bureau Emploi du Consulat Général de France à Londres : www.emploiformation.org.uk

Centre d’Echanges Internationaux (CEI) : www.cei-frenchcentre.com (Centre Charles Péguy*)

Centre Information et Documentation Jeunesse : www.cidj.com

First Language Europe : www.flagency.com

International Career Vision : www.in-cv.com

Le Bon Chef : www.lebonchef.com

Mise en Place : www.miseenplaceuk.com

Caterer : www.caterer.com

Eurolondon : www.eurolondon.com

People First : www.people-first.demon.co.uk

Cyber Emploi : www.cyber-emploi-centre.com

Go Job Site : www.gojiobsite.co.uk

Gum Tree : www.gumtree.co.uk

Monster : www.monster.co.uk

Language Jobs : www.Languagejobs4u.com

* ATTITUDE/PROFIL/MORAL * Il faut être réaliste, beaucoup jetterons l’éponge et rentreront au pays déçus après quelques semaines seulement. Certains avec plus ou moins de bons moments en tête, mais les poches vides. La vie est chère et dure ici, et la compétition réelle. C’est pour cela que je répète qu’il faut vous préparer avant de partir, et savoir ce que vous allez faire en arrivant ici. Quel est votre but ? Renseignez-vous sur les salaires, les loyers, les offres, etc. avant de partir, au risque d’être déçu une fois sur place ou de perdre du temps et de l’argent, beaucoup d’argent !

En plus d’un caractère volontaire et d’une attitude débrouillarde, il faut une grande part de chance, en grande partie due aux rencontres. D’autres jeunes (du monde entier) que vous serez amenés à rencontrer, se feront un plaisir de vous refiler des tuyaux et bons plans petits boulots et logements, l’entraide marche bien ici, donc ne négligez pas l’aspect social et les sorties.

* COMMENT VENIR * Si vous bénéficiez de tarifs jeunes ou étudiants, checkez les offres d’EUROLINES (bus/bateau). C’est long, mais économique au départ de Paris, et vous ferez une partie de la traversé en bateau! Checkez également les tarifs de compagnies aériennes comme Ryanair, ou Easyjet, et l’Eurostar biensur.

* LES GRANDS PLUS DU SYSTEME BRITANNIQUE * MERITOCRATIE & INTEGRATION: Ici les gens sont embauchés pour leur expérience et sont promus au mérite, quelle que soit leur nationalité. Par conséquent les diplômes sont beaucoup moins importants qu’en France. Si vous avez étudié, cela veut dire pour les anglais que vous serez ‘sérieux’, vous saurez comprendre, et pourrez vous adapter. Il n’est pas rare de voir des gens avec un diplôme en histoire ou psychologie travailler dans des banques, par exemple.

Faites vos preuves d’abord et le reste suivra. Mais les débuts sont durs et précaires, la sélection se fait ainsi.

L’EUROPE : Tout ressortissant de l’union européenne peut venir et rester à vie s’il le désire, donc pas de problème de visa.

BESOIN EN LANGUES ETRANGERES : Et vu que les anglais ne sont pas réputés pour leur connaissance et leur pratique des langues étrangères. Tirez votre épingle du jeu, et mettez vos langues en avant.

* LES GRANDS MOINS DU SYSTEME BRITANNIQUE * CONCURRENCE : Tout le monde croit que c’est l’Eldorado, par conséquent vous ne serez pas les seuls. On estime à 300 000 le nombre de français vivant au Royaume-Uni. Ajoutez à cela les australiens, sud-africains, néo-zélandais, et autres immigrés des pays européens et de l’Est, plus les britanniques biensur, et vous vous sentez tout de suite moins seul.

SANTE : Mieux vaut être en bonne santé, car même si le GP (General Practitioner = médecin) est gratuit, les médicaments sont payants (selon les cas) et les listes d’attentes des hôpitaux gratuits se comptent en mois ! Pus d’infos et de bons plans dans mon livre à ce sujet, notamment à propos du dispensaire français, qui fournit des soins de qualité avec du staff qualifié et francophone, à des prix imbattables.

ALLOC. CHOMAGE : Mieux vaut avoir un emploi, car avec £50 max. par semaine (sous conditions) d’allocations chômages, vous n’irez pas bien loin.

ALORS ……………………………………… PRET A PARTIR ? 🤪
Le code de la route sauce Cambodge English translation pending
by Barbot · 2006-02-09 · 13 replies
Le code de la route sauce Cambodge Choc des cultures (1ère partie)

Notre correspondant au Cambodge, Frédéric Amat, nous offre ici un portrait très personnel du royaume qu’il déclinera en plusieurs volets à découvrir dans Gavroche.

« Vous vous souvenez de ces images du film catastrophe «La marabunta gronde», où des cohortes monstrueuses de fourmis rouges se croisent et se chevauchent dans tous les sens? C'est, à peu de choses près, la vision qu'offre un carrefour phnompenhois. Tout le monde essaie de couper, de doubler. On traverse en biais, on se retrouve à gauche et en sens contraire, c'est cependant parfaitement normal...», met en garde la dernière édition du Petit Futé dédiée au Cambodge. Pour l'expatrié nouvellement débarqué de sa «boîte à procès verbaux» qu'est devenue la nouvelle France de Nicolas, les avenues de Phnom Penh apparaissent comme une sorte de jeu vidéo grandeur nature, un «need for speed» version géante. Cet automobiliste, qui a fuit la prolifération des radars dans son pays, se met en quête d'une quelconque norme dans cet enchevêtrement anarchique de tôles, de casquettes, de moteurs, de suées et de fumées. La conduite se fait à droite, comme en France, mais nombre de véhicules sont importés de Thaïlande et possèdent donc le volant du «mauvais côté». Ce n'est que le début des soucis car la circulation urbaine répond davantage à l'application de nombreuses habitudes locales, sortes d'étranges coutumes ennemies du bon sens, qu'à l'application de règles issues d'un code de la route... D'un quoi ?

Illustration : Rin Hoeut

Pour le Barang (1) perdu dans ce flux ronflant de la circulation, le danger semble se cacher partout, à l'affût, prêt à surgir à tout instant et à fondre sur son véhicule comme la foudre sur un unique au Cambodge? Réponse: Une rue dans laquelle au moins 50% du trafic roule dans le même sens», est une blague répandue dans la communauté expatriée. Mais ce n'est pas tout, loin de là. Les adeptes du ski alpin observeront une similarité entre les pratiques de conduite locale et la tradition qui régit les descentes en montagne. Quel que soit le nombre de skieurs sur la pente, les personnes en aval ont toujours priorité. Elles peuvent tourner brusquement, s'arrêter net, changer au dernier moment leur trajectoire, etc., c'est à celui qui arrive en amont d'ouvrir l'œil et d'anticiper tout changement de comportement des personnes devant lui, afin d'éviter la collision. Les routes cambodgiennes sont autant de pistes bleues, rouges et noires: les véhicules roulant devant n'ont nul besoin d'activer leur clignotant pour tourner à droite ou à gauche. Ils peuvent le faireà n'importe quel moment, tout commefreiner brutalement et changer brusquement de direction.

Une voiture sort d'un parking et se trouve face à un flux ininterrompu de véhicules. Le but est de couper ce flux pour rejoindre la file de circulation opposée. Rien ne sert d'attendre une ouverture dans le flux. Au contraire, le véhicule s'engage à contre courant, coupant net la circulation et, comme un saumon qui remonte les rivières, toujours à contresens, soigneusement, tente petit à petit de rejoindre sa voie. Les véhicules éviteront (en principe) cet obstacle sur leur chemin. Le même principe s'applique lorsqu'un véhicule tourne dans une rue. Le véhicule ne suit absolument pas sa voie dans le virage mais au contraire se déporte largement sur sa gauche, empruntant carrément la voie de la file opposée, et ce bien avant le virage. Personne ne s'offusque de se trouver nez à nez avec d'autres véhicules dans une courbe. C'est même très souvent le conducteur en tort qui s'étonne de voir quelqu'un pourtant bien dans sa propre file, arriver droit devant lui. Certains expatriés anticipent tellement qu'ils ne prennent plus les virages que dans la file opposée, étant persuadés qu'ils n'y rencontreront personne, en renversant ainsi la logique… Une règle universelle domine dans de nombreux domaines au Cambodge, et en particulier dans celui de la circulation: celle du véhicule le plus fort ou le plus puissant. Si une moto dispose de la priorité sur un piéton, une voiture sur une moto et un camion sur une voiture, il existe des subtilités plus complexes. Par exemple, le 4x4 prévaut sur la berline, sauf si cette dernière dispose d'une plaque d'immatriculation militaire ou encore si son chauffeur a pris soin de recouvrir le siège conducteur de sa veste de général. De même, un piéton en uniforme l'emporte sur tout véhicule sauf si ledit véhicule est conduit par un uniforme au grade supérieur. Mais les piétons sont rarement en uniforme... Autre exemple de cette loi: le camion de 38 tonnes qui débouche d'une rue sur une avenue ou qui sort d'un chantier est toujours prioritaire sur tout autre véhicule. D'ailleurs, il ne marque aucun arrêt, n'attend surtout pas que la voie soit libre pour s'engager, regarde encore moins à droite ou à gauche, et coupe donc littéralement la route aux autres conducteurs. Pourquoi? Parce qu'il est le plus gros! Le seul véhicule supérieur à un trente-huit tonnes et qui aurait, dans cet exemple, priorité sur le camion, serait le char d'assaut. Mais depuis les évènements de 1997, ce genre de chenillette a tendance à se raréfier considérablement, pour rendre cette hypothèse un simple cas d'école…

Après quelques années à arpenter le bitume, le Barang devient incollable sur toutes ces nuances, à moins qu'il ne soit assez fortuné pour s'offrir les services d'un chauffeur local qui, lui, connaît bien évidemment ce code-là par cœur! Il est donc bon de savoir que la tôle et les boulons sont des éléments souvent au moins aussi précieux qu'une jambe ou qu'un rein. Il ne sert à rien de tenter de convaincre la victime de sa propre innocence et de ses véritables torts. S'il reste à l'expatrié ses deux jambes, certaines personnes mal intentionnées lui conseilleront de les prendre à son cou et de détaler le plus vite possible. C'est un comportement qui a été fréquemment rapporté. Mais le Barang dispose de cette étrange vertu qu'est le sens civique… Il sait faire face à ses responsabilités. En l'occurrence, il fera face à un ou plusieurs agents de la police de la circulation. Vêtus de costumes bleus et couverts d'une casquette noire poussiéreuse, ils sont les gardiens du Yin et du Yang de la route. Le Barang qui se trouve dans cette situation a tout d'abord la drôle d'impression d'être une petite souris coincée dans une souricière où la seule issue se dessine en forme de pretium doloris, le prix de la douleur à la couleur du dollar.

Les policiers connaissent le code de la route sur le bout des ongles et sont même investis du pouvoir d'en changer les règles au fur et à mesure de la discussion. La police jugera donc elle-même à qui incombe la responsabilité des faits. Car le but de la manœuvre est de trouver un arrangement à l'amiable entre les deux victimes du sinistre. Si le protagoniste tient lui aussi debout dans ses deux tongs et s'il vocifère qu'un rétroviseur de Honda Dream coûte, au Cambodge, le prix d'une jante alu de BMW en France, la police risque fort d'appuyer son récit de détails techniques. Car c'est bien d'argent qu'il s'agit afin de réparer le dommage ainsi causé à la victime par sa propre faute auparavant démontrée. Quelle idée aussi de démarrer au feu vert si promptement! Le sinistré a déjà négocié avec les forces de l'ordre la part qui leur reviendra après paiement de la compensation. De souris prise au piège, le Barang accidenté a ainsi l'impression de se changer en billet de loterie nationale. Il est les six numéros dans l'ordre, et certains ne lâcheront pas leur proie sans avoir touché, en plus, le numéro complémentaire. Mais chaque cas reste unique et tout dépend de l'intégrité du policier. Le journal en langue anglaise Phnom Penh Post du 11 septembre 2004, relatait l'anecdote d'une résidente étrangère en totale légalité, arrêtée au volant de sa voiture par la police de la circulation. Ces derniers, après avoir cherché quelle faute cette dernière avait bien pu commettre, l'ont finalement verbalisée pour «port de la ceinture de sécurité, d'une amende de deux dollars». Le journal précisait, pour information, que la dame a payé l'amende...
Voyager rend-il tolérant? L'agressivité est elle occidentale? English translation pending
by Parvat · 2006-02-06 · 663 replies
Bonjour,

Deux questions qui me turlupinent... J'ai toujours pensé que les voyages rendent plus tolérants. Je me disais avant, qu'à force de partir et de m'interresser à tout ce qui touche l'Asie et le Bouddhisme, j'allais me rapprocher d'une certaine sagesse... Mais on a tous des préjugés, des moments sombres, on peut être agressif... Je trouve parfois bien difficile de mettre en pratique ce que l'on apprend de positif là bas...

Puis aussi, trouvez vous que l'agressivité est typiquement occidentale? Je n'ai jamais encore été en Am latine, mais en Asie, je pense qu'ils font plus passer leurs nerfs dans le sport, la méditation ou le boulot que nous, non? En tout cas, en général ils ont plus le sourire que nous. (Les mots suivent pas correctement mes pensées, mais you know what I mean.)
Trucs et astuces pour garder la santé en voyage... English translation pending
by Parvat · 2006-01-31 · 50 replies
Bonjour 🙂

On a tous des produits que l'on trouve miracle et que l'on n'oublie pas d'emporter dans sa pharmacie sous les tropiques... Perso j'emmène toujours un antispetique en poudre dans une boite plastique, que je trouve miracle, de l'astrexine. Ainsi qu'un complément alimentaire 100% naturel, de la spiruline, bourré de vitamines oligo éléments etc... Si j'en prends tous les jours, je suis sure de ne jamais être malade. Pour les brulures, j'aime avoir de la biafine, mais j'ai entendu récemment que c'était cancérigène...

Et vous vos produits miracles, quels sont ils? Merci! Bonne journée!🙂
Croisière sur le Msc Melody English translation pending
by Maryel · 2006-01-28 · 108 replies
je dois faire une croisière sur le Melody en avril 2006 quelqu'un peut me donner des précisions sur ce bateau on nous a proposé une cabine à 5 personnes quelqu'un connait il ce modèle de cabine? y a 2 escales en lybie, sachant que les escales sont tj très courtes sur ce type de croisière, a t on le temps de se débrouiller seul merci
Emploi à court terme et autres pour Hawaï English translation pending
by Phil101 · 2006-01-26 · 10 replies
Bonjour a tous, J’aimerais avoir plus amples informations que je devrais peut-être savoir. Moi et 2 amis avons l’intention d’aller à Hawaii pour une période de temps d’environ un peu moins de 3 mois, car c’est la loi. Le but premier de notre voyage est de perfectionner notre anglais même s’il est très bien développé déjà. J’aimerais savoir si c’est facile ou très dur de trouver une job pour pouvoir payé notre logement, appartement ou hôtel. Il a-t-il du monde qui ont des contacts qui peuvent nous trouver juste une petite jobine. Est-ce que les hôtels emplois beaucoup? Nous savons très bien que la vie coûte chère mais ce n’est vraiment pas un problème pour nous. Est-ce dur de travailler au noir? Est-ce que c’est Honolulu que vous nous conseiller ?

Phil
Demander la permission pour photographier English translation pending
by LaBertouille · 2006-01-26 · 49 replies
Bonsoir,

j'ai une petite questions pour les personnes réalisant des portrait... je suppose qu'il faut toujours demander aux gens avant de les photographier, non ? (du moins ça me parait logique) j'aimerais beaucoup en faire mais je ne sais pas trop comment m'y prendre pour leur demander si je peux les prendre en photo ? acceptent-il souvent et facilement ?

ben oui moi j'ai l'habitude de photographier des chevaux et des paysages donc pas besoin de demander 😄 pis comme je suis un peu timide je sais pas trop comment m'y prendre avec les gens 🤪

merci d'avance bonne soirée !
Club Covarrubias et Brisas Guardalavaca à Holguin English translation pending
by Hubby1913 · 2006-01-19 · 18 replies
Salut

J'aimerais avoir des infos sur Holguin....sur les hotels, plages, bouffes, activité... Nous voulons allés a holguiin, mais nous hésitons un peu ....
Temps de vol Montreal-Paris English translation pending
by Polux87 · 2006-01-17 · 24 replies
Bonjour j'aurais besoin d'une petite information, pourquoi est-ce qu'un vol Montreal-Paris est plus long à l'aller qu'au retour?

Merci
France: coins sympathiques et peu connus English translation pending
by Aristomakos · 2006-01-16 · 119 replies
Salut, je lance cette nouvelle discussion suite à un message d'un VFiste au sujet de Marseille.

Donnez chacun un ou deux endroits peu connus mais très sympas que vous avez visité personnellement en France.

Je commence : Saint-Blaise

Ce site antique est situé en Provence, près de Martigues (Ouest de Marseilles). Sur une colline couverte de pins, entre romarins et cygalles, se trouve les vestiges d'une ancienne ville ''gauloise'' entourée d'une enceinte grecque du IVe siècle av J-C en ''très'' bonne état (c'est très rare pour la France, et même pour l'ensemble de l'Ouest de la méditeranée.). Le site est historiquement très important, le paysage est magnifique, et en plus on est en Provence, une des plus belles régions du monde !!

A vous, faites-nous réver !
Cadeaux pour les cubains? English translation pending
by Zazab · 2006-01-16 · 77 replies
bonjour

Dans quelques semaines nous serons à Cuba...qu'apporter pour aider.?🙂.. pour faire plaisir....???😏 merci pour les conseils..(j'imagine que la liste va être longue...)😕 Hasta luego zazab

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