J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ?
comment faites-vous pour résister ?
Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex.
quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
😏Ah bon! si c'est une vraie question sérieuse, je vais répondre très honnêtement:
Je me réjouis d'avoir des sous pour mon voyage
Je me désole de n'avoir aucune envie de les donner parce qu'en me dépouillant je ne changerai pas la face du monde et je foutrais en l'air mon voyage rêvé depuis longtemps.
Je savoure ma chance
Je mesure le fossé financier et je me donne bonne conscience en refusant les petites mesquineries.
J'avoue que je me rapproche de la réponse de Pondy😊
Je ne sais pas pour vous mais parfois je me sens un peu pris entre 2 feux : suivre
et profiter à fond de la société de consommation en vigueur dans les pays occidentaux
(je suis un "fana" de voitures par exemple)...et puis parfois j'ai l'impression de me poser
et de regarder cette société d'un oeil extérieur en me disant que tout ça est d'une futilité abyssale...
"rien à battre" en fin de compte de loucher sur une TV écran plasma si c'est pour regarder
les mêmes c...
J'étais récemment au Mexique où il y a pas mal de disparités ..et j'avoue que j'ai été géné par le décalage
entre le luxe (installations, nourriture) de l'endroit où nous étions et le personnel de l'hotel (parait il payé
4€ par jour), les endroits où ils vivent..vous me direz et vous aurez raison que ça ne m'a pas empéché
d'y aller..voir de penser à retourner faire un voyage similaire;
Est ce que beaucoup de gens comme moi se donnent bonne conscience en faisant des dons ou des pourboires généreux de temps en temps ?...j'ai une admiration sans bornes pour les personnes qui s'investissent personnellement dans l'humanitaire; chose dont je m'avoue incapable.
Il m'arrive de donner de manière très conséquente, y compris en mettant mes finances - non pas de voyage mais de vie quotidienne - en péril, parce que dans un instant d'inconscience, ou de conscience, je me dis que je me débrouillerai toujours, que tout ce qui n'est pas donné est perdu, etc etc...
Il m'arrive aussi de mettre des oeillères et de fixer toute mon attention sur un projet perso (un voyage, puisque le fond de la discussion s'ancre dans un site de voyages) qui ne tolèrera même pas que je dépense un centime pour un peu de beurre dans mes rutabagas!
Je n'ai pas de ligne directrice, je navigue à vue😛.... ou à l'aveuglette?🏴☠️
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Mais il ne s'agit pas de changer la face du monde. Il s'agit de changer le sort d'une famille. C'est bien suffisant.
Mon premier voyage extra-européen, c'était en Inde, j'avais 20 ans.
Dès mon arrivée à Delhi, j'ai fui.
Je me suis dit qu'en Orissa, la misère était moins flagrante. J'y ai couru pour fuir la misère des villes.
J'ai très mal vécu ce voyage.
J'ai décidé de ne plus jamais aller dans un pays pauvre.
J'ai resisté, je n'ai pas distribué tout mon fric mais je ne veux plus revivre un tel cas de conscience.
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
Même si tu as décidé de ne jamais aller dans un pays pauvre, cela n'empêchera pas ce pays de continuer à vivoter dans la misère.
Y aller, c'est donner un peu de ses moyens financiers qui n'aideront peut-être pas les gens qui en ont le plus besoin, mais ce sera toujours une façon de procurer un travail à quelques uns (hôtels-restos-moyens de transport-sites touristiques... etc...).
Adhérer à une organisation non gouvernementale est aussi très utile : il en existe de nombreuses en qui on peut faire confiance, malgré les dénégations de certains qui prendront comme excuse, pour ne pas participer, le mauvais prétexte : "on ne sait pas si notre argent va dans les bonnes poches".
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Je pense comprendre ce que tu as ressenti...en même temps si je reviens à mon petit cas perso,
au Mexique par exemple je n'ai absolument rien négocié chez les petits marchands de souvenirs
(quelle différence entre 2 et 3€ sur l'année pour nous alors que lui pourra acheter de quoi égayer
un peu le quotidien de nourriture de ses enfants ?)..et puis le sourire radieux d'un serveur ou d'une femme
de chambre à qui j'ai laissé chaque jour un petit qqchose..
Oui c'est une goutte d'eau mais je me dis qu'en allant là bas, on "participe" aussi à faire vivre
des habitants du tourisme, non ? peut être moins qu'en allant chez l'habitant, je ne sais pas..
Il n'y a pas longtemps à un mariage, j'étais assis à coté d'un type acheteur dans une grosse boite
(c'est juste un exemple, j'ai rien contre les acheteurs, quoique en tant que commercial parfois..😏)
et il racontait le plus tranquillement du monde comment il avait été super fier de "rincer" un pauvre
type lors d'un voyage en Inde : un pousseur de pousse-pousse (..) l'avait abordé en lui proposant
en rigolant une course à 1 roupie (dans les 2centimes d’€ d'après internet)..
et le type de dire "banco"...après 1 ou 2km à "pousser", L'Indien annonce qqchose du genre 10 roupies
(20 centimes d’€)…croyez moi si vous voulez mais l’autre nous racontait qu’il était resté une demi heure à parlementer parcequ’il était pour lui hors de question de débourser plus d’1 roupie…😠
1. La famille est peut etre tres heureuse. Pauvre ET heureuse. Avec l'argent, la famille va peut etre devenir malheureuse. Riche ET malheureuse
2. L'argent se gagne. Je suis pret a fournir des soins, de la nourriture, de l'education, du travail, .... Pas de l'argent. Je suis pret a aider, pas a assister.
pauvre = malheureux ; riche = heureux????????
Je ne crois pas.............
Oui.
Je ne parlais pas d'un indien d'Amazonie parfaitement heureux avec les siens dans la forêt mais d'un tireur de rickshaw de Delhi qui va mourir à 50 ans de fatigue, de mauvaise alimentation, de pollution.
On la connait l'histoire "l'argent ne fait pas le bonheur"... C'est bon pour nous ça.
A Calcutta c'est pas la même histoire.
C'est pas terrible comme argumentation.
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
Mon premier voyage extra-européen, c'était en Inde, j'avais 20 ans.
Tu n'as pas commencé par la facilité.
Avant d'arriver à me décider à aller en Inde, il m'a fallu 7 ans et une douzaine de voyages dans d'autres pays d'Asie, je n'ai pas regretté d'avoir attendu.
Il est beaucoup plus facile de voyager dans des pays au niveau de vie élevé pour la région (Thaïlande, Malaisie) que dans les plus pauvres. Quand je dis facile, c'est à tout points de vue, y compris celui du choc des cultures.
L'arrivée à Delhi, on la prend en pleine gueule.
C'est rien de le dire !!! L'horreur ! Je croyais justement que c'était un pays facile. Avec tous ces jeunes qui allaient à Goa et tout ça, pleins d'hôtels, de restos...
Mais en fait, de l'Inde, je ne retiens que des yeux, des milliersd'immenses yeux noirs qui te regardent avec insistance et désarroi. L'Inde pour moi, ce n'est que des yeux noirs, partout.
J'ai pas pu en faire abstraction et faire mon voyage comme si de rien n'était. Je suis parti avec de quoi tenir 3 mois, je suis rentré au bout de 3 semaines sans un sou...
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
Question à toi et Chevrolet qui êtes allés en Inde, comment en êtes vous revenus ? transformés ?
bouleversés ? inchangés ? j'avoue que pour l'instant je ne me sens pas la force d'y aller bien
que ce pays semble fantastique par sa richesse culturelle et son histoire..déjà les gamins de 12 ans qui cognaient à la masse toute la journée dans le souk des ferrailleurs à Marrakech ou les petites filles de 10ans
dans des filatures en Egypte ça mavait marqué..alors L'inde ?...
Question à toi et Chevrolet qui êtes allés en Inde, comment en êtes vous revenus ? transformés ? bouleversés ? inchangés ?
Y étant allé à 50 ans, je n'en suis pas revenu transformé. Même si on continue d'évoluer, on peut espérer être arrivé à une certaine connaissance de soi à cet âge avancé. Mais si j'y suis allé si tard, c'est sans doute aussi que je ressentais le besoin d'être plus mûr pour pouvoir aborder ce pays-continent.
Bouleversé, oui.
😛Bien que tu ne m'aies pas posé la question, voici ce qu'a ressenti un ami lors de ses premiers pas à Delhi, ainsi que mes impressions personnelles, en octobre 1994.
(Extrait de mon récit "Inde, enfin") :
Un jeune copain, routard "sac à dos", Frank, nous a raconté son premier voyage en Inde.. "Je suis arrivé au milieu de la nuit, épuisé, le chauffeur de rickshaw m'a trimballé jusqu'à un hôtel minable de Old Delhi, et je me suis écroulé sur une paillasse douteuse où j'ai dormi une douzaine d'heures, complètement abruti... A mon réveil, dès que je suis sorti sur le trottoir, j'ai été saisi à la gorge par les multitudes de passants qui se sont jetés sur moi, la main tendue... C'en était trop, je ne me suis pas senti capable de faire un pas de plus... Encore un peu de répit... Je suis rentré dans le hall en me disant - plus tard, dans quelques heures, il faudra bien que je m'y fasse..."
Moi non plus, je ne m'habituerai jamais au spectacle de ces campements de toile et de cartons, posés à même les trottoirs, où des ombres humaines se réfugient à la nuit tombée. Des familles entières sont arrivées dans la capitale de l'Inde fuyant les campagnes, croyant trouver l'eldorado qui les tirera de leur triste condition. C'est une illusion, ils s'aperçoivent très vite qu'ils n'ont vraiment plus rien, livrés à la mendicité et à la générosité, très rare, de leurs compatriotes. Je n'ai pas vu beaucoup d'indiens faire l'aumône à ces petits mendiants suppliants, qui ont vite repéré les quelques étrangers saisis de pitié et de culpabilité...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Salut
Si tu veux avoir la conscience tranquille, fixes toi une somme que tu peux donner mensuellement à certains organismes. Tu ne dois pas faire plus que tu ne peux. C'est, si tu veux, ta contribution contre la misère humaine. Crois moi, tout seul tu ne pourras pas changer le monde, mais tu peux y contribuer.
Et profites de tes voyages.
cordialement
dexxa
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. Saint Exupéry
Ben déjà l'Inde comme tu le sais c'est immense donc ça dépend où tu vas. Et dans chaque ville, tu as 2 villes : la ville ancienne et la ville moderne le "cantonment". Dans certains cantonments tu peux t'y sentir bien, voire même y ressentir une certaine joie de vivre.
Et puis ça dépend aussi de ton âge. Des endroits où tu es allé avant.
Moi, je ne connaissais que l'Europe.
Je ne suis pas revenu "transformé". Mais perdu. 3 semaines où il m'a été impossible de prendre conscience de moi-même, entrainé que j'étais par le tourbillon indien.
Et moi qui aime la solitude, j'ai été servi ! En Inde, tu n'es JAMAIS seul. C'est un truc bizarre qu'il faut vivre pour comprendre. (Je parle de l'Inde des villes et de la plaine, pas de l'Himalaya ou des déserts bien-sûr...).
Voilà. Pas transformé, bouleversé oui. Tu comprends plus grand chose.
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
Ce que je trouve terrible, c'est de confondre bonheur et argent.
Tu me fais penser a une chanson de Brel, "ces gens la"
"... meme qu'il donnerait sa chemise a des pauvres gens heureux ..."
Apprend a connaitre des gens pauvres, sans les juger.
Pour cela, il faut evidemment voyager dans ces pays, discuter avec les chauffeurs de rickshaw, aller voir leur "maison, leur famille. Passer du temps avec eux.
Et tu verras que l'argent n'a rien a voir dans le bonheur. A terme, tes 1000 euros feront du mal a cette famille.
Precision 1 : je n'ai jamais dit: "pauvrete = bonheur".
Precision 2 : quel est le probleme de mourir a 50 ans plutot qu'a 80? Tu ne penses pas que c'est la facon dont on passe ces 50 ou 80 ans qui est importante?????
"Precision 2 : quel est le probleme de mourir a 50 ans plutot qu'a 80? Tu ne penses pas que c'est la facon dont on passe ces 50 ou 80 ans qui est importante????? "
En l'occurence, être chauffeur de Rickshaw pendant 50ans n'est peut être pas le meilleur exemple !😕
Tu changes peut être de sujet là non ? tu veux parler de foi, de "l'au delà" tout ça ?
là c'est selon chacun !
En l'occurence je préfèrerais vivre 80ans plutôt que 50.
Parceque je pars du principe que si on arrive et qu'on dépasse cet age, c'est qu'on
a déjà eu pas mal de chance et qu'on est passé au travers (ou que l'on a surmonté)
de vraies épreuves comme la maladie, la faim etc..le reste on s'en remet.
Alors moi je préfère signer pour 80 !🙂
J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont répondu à propos de l'Inde🙂
Tu me fais penser a une chanson de Brel, "ces gens la"
Tu peux dire "CA me fait penser" au lieu de "TU me fais penser" ?
C'est juste histoire de rester polis et respectueux, vu qu'on ne se connait pas.
On va pas commencer à se dire à qui on se fait penser...
Tu es en train de me dire qu'un tireur de rickshaw ou une prostituée de Bombay sont heureux ?
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
En fait, il y a un truc qui me dérange.
Une sorte de dichotomie entre deux attitudes.
"Bouh ouh, l'Inde, c'est l'horreur, quelle claque, quelle misère et y'a du monde partout" et "quel meilleur CD pour mon voyage aux Etats-Unis". Gravité et futilité.
Quelle satisfaction y a t-il à tirer de se torturer les méninges pour situer -sa bonne conscience-, ou étancher sa culpabilité.
Vis donc ton voyage peinard, là où tu seras en adéquation avec toi-même. C'est bien le principal non ?😏
D'autant que tu as résolu ton problème, tu n'iras plus dans les pays pauvres.
Euh...je ne suis pas le destinataire de ton message mais étant sur ce sujet à peu près sur la
même longueur d'onde que Chevrolet, je me permets de glisser ceci :
Nous avons tous cette dichotomie non ? Ou alors c'est sensibilité zéro et coeur de pierre pire
que Dark Vador dans ces belles années ! et puis le côté futile c'est cette petite carapace qui
rend le monde vivable, qui fait que la vie est belle !😎
Il y a des moments futiles, et des moments sérieux, où il n'est pas interdit de se sentir
"concerné par la misère du monde"..se sentir concerné et se poser
des questions n'est pas réservé que je sache aux "pros" de l'humanitaire?!🙂
Je voulais juste comprendre comment faisaient ceux qui allaient dans les pays pauvres pour ne pas distribuer leur argent.
J'vois pas le rapport avec les CD aux Etats-Unis.
J'aimerais bien savoir ce qui fait que les gens ne reculent pas devant le fait d'aller dans un pays pauvre.
Oui, moi j'ai fait mon choix, et alors ? pour autant, je ne peux pas m'interroger sur la force qu'ont ceux qui parviennent à aller dans ces pays et arrivent à faire abstraction de la pauvreté ?
Je ne vois pas bien où tu veux en venir, en fait.
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
J'ai un tout petit peu visité 3 régions de l'Inde, et j'ai donc rencontré pas mal de gens de toutes sortes et de tout niveau sur mon chemin. Je crois qu'on fait fausse route. Je n'y ai pas encore compris grand'chose mais je persévère car je retourne encore fin d'année.
Nous sommes tous là. avec nos idées bien occidentales du "bonheur" et de l"argent" ...
Je pense qu'il n'y a pas de traduction, dans le sens où nous le disons, pour le mot "bonheur" dans quelque langue indienne que ce soit.
Par contre, nous savons tous que la ferveur religieuse est très importante en Inde . A mon avis, "Kharma" et "réincarnation" sont 2 mots essentiels dans la vie de tout les jours.
Toute la vie tourne autour de ces 2 mots à quelque niveau ou statut que ce soit.
N'avez-vous jamais eu l'impression que vous alliez mourir dans les transports ? Eux pas........car il seront de toute façon réincarner en mieux....c'est leur kharma.
Le régime des castes (oui oui, on sait, ça existe plus......mon oeil...) régit également la vie quotidienne et le bonheur n'y pas de place.........
Cela ne veut pas dire pour autant que les indiens ( je parle de ceux que nous considérons comme "pauvres et malheureux") ne sont pas "heureux" (je sais pas quel autre mot utiliser....🤪) mais il se contentent de peu de choses car ils ne sont pas attacher au matérialisme comme nous.
A partir du moment où le rickshawalla a accumuler assez pour nourrir et vêtir sa famille, il ne cherche pas plus loin. Bien sur, un touriste qui passe par là, est une véritable aubaine. C'est pourquoi, je discute toujours le prix (juste pour la forme...😉) et je lui donne un bon pourboire à l'arrivée. Je fais pareil pour les petits vendeurs de tchai ou autre dans les gares et rues. Par contre, je ne donne jamais gratuitement. Je n'aime pas la mendicité même si, en Inde, c'est un métier de père en fils......Je fais parfois des exceptions à l'entrée des temples car il paraît que c'est un devoir envers les dieux.....😛 .......
Pour ce qui est de la "misère" et de la "pauvreté", avant de partir, je savais que j'allais la voir.............................toi pas ?
Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal, ..
Récit Bangladesh
Récit Inde 2001
... j'ai la solution à tes pseudo-problèmes métaphysiques :
un voyage en Afrique de l'Est, genre Kénya ou Tanzanie, où les autruches vivent à l'état naturel, voire même, à beaucoup moins cher, dans un des nombreux élevages de ces bestiaux qui ont fleuri en France ces dernières années :
... tu pourras à loisir partager avec elles ta propre idée de la politique ! 😉
Tiens, c'est vrai. On peut voir ça comme ça. Quand c'est dit comme ça, je comprends.
Cependant, tu parles du cas spécifique de l'Inde. Qu'en est-il dans un pays comme la Roumanie, la Moldavie, le Mali, le Burkina-Faso, le Nigeria, etc... ?🙂
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
Pour les sciences, tu as raison, pour les lettres, c'est plus nuancé.
Et pour le fond, tu as raison aussi.
C'est juste que ça m'horripile toujours quand je vois qu'on coupe les cheveux en huit alors qu'en quatre c'est déjà bien suffisant.
PS : je suis de trés, trés mauvaise humeur😕 J5 sans clopes, alors encore accro et toujours à cran
Ce sujet m'intéresse depuis longtemps et je suis d'ailleurs en train d'écrire à ce propos pour mettre mes idées au clair.
Le thème n'est pas simple car il y a plusieurs facteurs à prendre en considération.
Le facteur principal est la culture dans laquelle est immergée la famille pauvre que tu mentionnes. Je connais peu l'Inde pour n'y être allé qu'une seule fois. Par contre, je connais mieux l'Amérique Centrale pour y être resté plusieurs années, y avoir travaillé et fondé une famille aussi.
La famille de mon épouse est d'origine paysanne, pratiquement sans terre, donc pauvre. Je suis d'accord avec toi quand tu dis que 1000 $ changeraient complètement la vie de ces gens, mais je ne suis pas sûr que leur vie changerait obligatoirement dans un sens profitable. Cela dépendra par exemple si c'est l'homme ou la femme qui reçoit cet argent. Quelle est la vision de l'argent qu'ont les personnes à qui tu donnerais ces 1000 $ ? Qu'en feront-ils ?
J'ai vu des choses très tristes sur la manière d'utiliser l'argent par les gens pauvres en Amérique Centrale. En fait ce qui m'a le plus frappé, ce n'est pas le manque d'argent qui les caractérise, mais le manque de capacité à choisir la vie qu'ils veulent vivre (je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais c'est ce que je ressens quand je suis avec ma belle-famille et que je les vois vivre et utiliser leur argent).
C'est un excellent sujet d'échange.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
C'est juste que ça m'horripile toujours quand je vois qu'on coupe les cheveux en huit alors qu'en quatre c'est déjà bien suffisant.
C'est bizarre Pondy, je ne comprends pas du tout ta façon de t'exprimer. Je ne comprends rien à cette phrase. Pas plus qu'à ton premier message.
C'est pas une moquerie déguisée. Je comprends pas ce que tu veux dire.😐 Vraiment.
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
"Cela dépendra par exemple si c'est l'homme ou la femme qui reçoit cet argent. Quelle est la vision de l'argent qu'ont les personnes à qui tu donnerais ces 1000 $ ? Qu'en feront-ils ? "
=> Tu peux expliquer cette différence, stp ? 🙂
"J'ai vu des choses très tristes sur la manière d'utiliser l'argent par les gens pauvres en Amérique Centrale"
=> Tu peux nous raconter stp ? 🙂
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
"J'aimerais bien savoir ce qui fait que les gens ne reculent pas devant le fait d'aller dans un pays pauvre.
Oui, moi j'ai fait mon choix, et alors ? pour autant, je ne peux pas m'interroger sur la force qu'ont ceux qui parviennent à aller dans ces pays et arrivent à faire abstraction de la pauvreté ?"
Re-re...
Je me permets de répondre à ton interrogation ci dessus : il ne s'agit pas de faire abstraction
de la misère car ça me semble impossible (même si je ne suis pas allé dans des pays de misère extrème) mais
encore une fois c'est la dualité qui fait son effet : des fois je donne (marchands ambulants, mendiants),
des fois je suis dans ma "bulle d'occidental"...ça dépend aussi surement du type de voyage :
dans un hotel relativement moyen/haut de gamme ou chez l'habitant/à la routarde...j'avoue
humblement que je suis plutot dans le premier cas...ce qui fait que je ne suis pas en contact
permanent avec ce décalage de cultures, de niveaux de vies apparent ...si je voyageais
"à la routarde" dans un pays pauvre, je ne tiendrai sans doute pas longtemps face aux sollicitations et au décalage..j'ai bien essayé en Egypte..et j'ai rejoint un groupe au bout de 2/3 jours😕
J'ai donc résolu ce dilemne en ne renonçant pas à aller dans ce genre de pays mais en faisant
des actions que j'espère utiles..à chacun sa sensibilité et son parcours !🙂
Quand je suis dans un pays pauvre, je rejoins la pas mal de gens j'essaie de ne pas être mesquine et de pas grapiller des centimes comme j'ai vu certaines personnes le faire. j'évite aussi de me balader dans les bidonvilles en les prenant en photos comme dans un zoo ou avec une caméra, comme je l'ai aussi vu faire...
Je ne connais pas encore l'Inde, peut être que le choc est vraiment grand je verrai sur place lorsque j'irai, mais ce dont je suis sûr c'est que ce n'est pas la misère qui m'arrêtera...
mais dans tous les voyages que j'ai fait j'ai vu pas mal de misères et beaucoup de dignité aussi, alors donner de l'argent à une famille, sans raison autre que celle de l'aider ne me parait pas une bonne solution, d'abord quelle famille ? sur quel critère basé son choix autre que l'affectif, je pense que faire des dons aux associations qui les aident au quotidien est une meilleure solution plutôt qu'un choix arbitraire qui ne créera que des jalousies et des envies des autres familles pauvres.
Je suis consciente lorsque je voyage que je suis dans des pays dont les revenus sont souvent plus faibles que les miens, mais je ne prive quand même pas de voyager dans des petits hotels en individuel, mais ce voyage je pense l'avoir mérité et comme disait Pondy j'en profite égoïstement.
Je sais qu'il y a de la misère dans le monde, en France aussi, cela ne m'empêche de sortir, d'aller au resto et vivre tout simplement, ..alors que je sais qu'autour de moi des personnes dorment dehors et mangent aux restos du coeur...
En Amérique latine, mais peut-être plus spécifiquement en Amérique Centrale, très souvent, les hommes ont un comportement "désagréable" envers leur famille. Je mets des guillemets, car le machisme est quelque chose de culturel auquel les femmes participent. Les hommes donc vont souvent dépenser leur salaire en alcool et pour passer quelques minutes avec une demoiselle accueillante. C'est la femme qui aura la charge de nourrir, vêtir, éduquer et soigner les enfants. C'est pour cela que l'argent n'aura pas le même impact si c'est une femme ou un homme qui le reçoit.
Une de mes belle-soeur, celle qui est restée dans le village d'origine, avait l'autorisation de vendre de l'alcool. A plusieurs reprises, j'ai vu, dès le vendredi soir, les ouvriers agricoles venir dépenser leur salaire en rhum de mauvaise qualité. A chaque fois, dans un petit village, il y avait entre 20 et 40 hommes buvant jusqu'à tomber. Et cela recommence le vendredi suivant.
Dans d'autres villages, au moment des récoltes, pour faire fortune, il faut aménager un bus en y créant de petits espaces. Se mettre d'accord avec 3, 4 ou 5 jeunes femmes accueillantes. Le propriétaire du bus vend du rhum et après en avoir bu les hommes passent dans le bus. Quand le village est financièrement asséché, le bus change de village.
Culturellement, l'argent n'a pas la même signification, mais c'est surtout son utilisation qui n'est pas la même que chez nous. Donner 1000 $, comme ça, sans rien faire d'autre, cela n'aura certainement pas l'impact que tu avais imaginé.
J'ai bien essayé d'aider certaines personnes ma belle-famille, du moins les plus pauvres d'entre eux, mais là aussi, il faudrait que des règles soient clairement établies et que quelqu'un soit sur place pour contrôler leur respect. C'est très compliqué à mettre en place. L'argent n'a pas la même signification que pour nous, son utilisation non plus. De même que nous pensons, en leur donnant de l'argent qu'ils vont l'utiliser comme nous, eux pensent que nous-mêmes vivons comme eux, la seule différence, c'est que nous avons plus d'argent à la fin du mois. Les deux points de vue sont faux, car il n'y a pas que la conception de l'argent qui différère, il y a la notion de temps, la notion d'ordre, d'organisation, d'anticipation. Quand j'explique à mes beaux-frères comment nous vivons en Europe, ils ne me croient pas, pour eux, je suis riche, point barre.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
bonjour Chevrolet,
je viens juste de lire ton poste et je dois dire que je le trouve plutôt dérangeant...
Que l'on puisse être touché par l'extrême pauvreté je le conçois, que l'on puisse avoir mauvaise conscience aussi, même s'il cela ne sert pas à grand chose, pour ne pas dire à rien.
En revanche, avoir l'idée de donner aux gens une somme d'argent suffisante pour changer leur vie me semble aussi présomptueux que dangereux. Moi j'appelle cela jouer au Père Noël ou pire, à Dieu le Père.
Nous n'avons pas à juger de la vie des autres, de leur bonheur et de leur mahleur. Si l'on pense(à raison) qu'il y a trop d'injustices et de malheurs dans ce monde alors il faut tenter de le changer, en commençant par balayer devant sa porte, mais donner arbitrairement de l'argent à une famille pour "changer sa vie", est une action posée de l'extérieur sans réflexion aucune et extrêmement égoïste: elle vise + à satisfaire l'ego et la conscience de celui qui la fait, qu'à aider réellement ceux qui en sont les "bénéficiaires".
Désolée si je parais un peu dure, mais moi, ce genre de propos me choquent.
Bonjour,
Le post de Chevrolet ne m'a pas dérangé. La première fois que j'ai été confronté à la misère, cela m'a mis aussi dans un sale état, cela m'a révolté, indigné, bouleversé. Un exemple, j'avais connu, à Guatemala Ciudad, un français d'origine malgache qui m'avait invité à boire une bière dans son restaurant.
Calmement, en buvant cette bière, il avait dit qu'il suçait ses employés jusqu'à la moëlle. Il les payait au salaire minimum, mais, comme ils ne savaient pas lire, il ne respectait pas le code du travail et les licenciait avant la fin du troisième mois de travail pour les réengager un mois plus tard car le code disait qu'après 3 mois de travail, les employés avaient droit à une prime.
Je peux bien comprendre que Chevrolet puisse penser que donner 1000 $ à une famille change sa vie. Seulement, le poids séculaire de l'oppression, l'ignorance, la perte des valeurs indigènes, l'absence d'opportunité ou de choix de vie sont, à mes yeux, plus importants que 1000 $ qui seront utilisés comme un feu de paille.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
Ce que je trouve terrible, c'est de confondre bonheur et argent.
Ouais enfin on parle pas de smicards qui peuvent pas se payer la derniere paire de NIke on parle de pays ou tu vois des gamins loqueteux et souffreteux jouer dans des tas d'ordure (voire meme chercher à bouffer). C'est pas exceptionnel ça concerne des millions de gens.
Donc l'argent fait pas le bonheur, non surtout quand on en a.
Apprend a connaitre des gens pauvres, sans les juger.
Pour cela, il faut evidemment voyager dans ces pays, discuter avec les chauffeurs de rickshaw, aller voir leur "maison, leur famille. Passer du temps avec eux.
Bien sur TOI tu sais, TOI tu es conscient de la réalité. Les autres ne sont que des crétins ?
Precision 2 : quel est le probleme de mourir a 50 ans plutot qu'a 80? Tu ne penses pas que c'est la facon dont on passe ces 50 ou 80 ans qui est importante?????
ça me fait gerber ce genre de réflexions. Je parie que tu n'as jamais eu de problème de santé sérieux pour dire ça.
Vivre un jour comme un lion plutot que 100 ans comme un mouton. le probleme c'est qu'en l'occurence c'est un jour comme un mouton si on suit l'analogie...
Tiens, moi je n'ai pas le même vécu de l'Inde. La misère omniprésente m'a bien entendu frappé, mais j'ai vraiment été étonné par autant de sourires. C'est cette "misère souriante" qui m'a choqué moi. C'est surtout ça qui m'a bouleversé.
Là où je te rejoins, c'est sur la foule: le voyage fut très difficile pour mes nerfs d'agoraphobe...
J'aime beaucoup l'Inde malgré tout.
Je comprends cependant qu'on puisse avoir un certain mal-être lorsque nous arrivons dans un pays où chaque jour nous pourrions déposer le salaire mensuel d'un habitant. Je voyage beaucoup dans les pays pauvres car (ce n'est pas la seule raison) je n'ai pas les moyens de voyager dans les autres et j'en ai assez de me ruiner en Europe. On me taxe parfois de "tirer profit de la misère", notamment parce que je m'habille beaucoup dans ces pays là. OK... mais si je me fringue en France c'est peut-être la même personne qui aura fabriqué ma chemise...
Je ne suis pas sûr que choisir délibérément d'éviter ces pays leur rende vraiment service. Beaucoup de ces pays fondent leur espoir dans le développement du tourisme. Il me semble que c'est tout aussi égoïste que d'y aller et de profiter d'un coût de la vie avantageux. Je crains que la "juste attitude" n'existe pas...
Ce que je trouve terrible, c'est de confondre bonheur et argent.
Ouais enfin on parle pas de smicards qui peuvent pas se payer la derniere paire de NIke on parle de pays ou tu vois des gamins loqueteux et souffreteux jouer dans des tas d'ordure (voire meme chercher à bouffer). C'est pas exceptionnel ça concerne des millions de gens.
Donc l'argent fait pas le bonheur, non surtout quand on en a.
Je parle de gamins loqueteux qui jouent sur un tas d'ordure.
Je parle de familles qui n'ont pas toujours a manger, qui vivent dans des logements insalubres.
Je parle de parents pour qui envoyer leurs enfants a l'ecole est un luxe.
Et ces personnes, ces familles peuvent etre heureuses.
Et 99.99% de ces familles, a terme, ne seront pas plus heureuses en recevant 1000 euros.
Je t'encourage a relire les contributions de Philippe2003 et Lapetitmarie. Ils expliquent tres bien comment la notion d'argent est totalement differente suivant les cultures.
L'argent n'est qu'un outil, utilise differemment suivant les cultures. Et c'est tres peu souvent l'outil le plus adapte pour aider directement une famille.
Apprend a connaitre des gens pauvres, sans les juger.
Pour cela, il faut evidemment voyager dans ces pays, discuter avec les chauffeurs de rickshaw, aller voir leur "maison, leur famille. Passer du temps avec eux.
Bien sur TOI tu sais, TOI tu es conscient de la réalité. Les autres ne sont que des crétins ?
J'ai probablement plus "d'angles de vue" sur ce point particulier que Chevrolet.
Quand a etre conscient de la realite??? C'est une chimere que je poursuis. Et j'espere bien ne jamais m'arreter de la poursuivre.
Precision 2 : quel est le probleme de mourir a 50 ans plutot qu'a 80? Tu ne penses pas que c'est la facon dont on passe ces 50 ou 80 ans qui est importante?????
ça me fait gerber ce genre de réflexions. Je parie que tu n'as jamais eu de problème de santé sérieux pour dire ça.
Vivre un jour comme un lion plutot que 100 ans comme un mouton. le probleme c'est qu'en l'occurence c'est un jour comme un mouton si on suit l'analogie...
Desole de t'avoir rendu malade. J'espere que tu ne vas pas en mourir car 28 ans, c'est vraiment trop jeune 😉
Franchement, il faut arreter de penser que le chauffeur de rickshaw est un pauvre malheureux qui vit comme un mouton.
J'aurai meme tendance a voir les moutons du cote de l'occident. Ces moutons sont drogues, avec une drogue tres puissante nommee ARGENT...
C'est ma vision. Toutes les autres visions sont les bienvenues.
Moi je trouve que c'est un très bon sujet de discussion, bravo pour l'idée ! 🙂
Beaucoup de choses ont déjà été dit ici... Moi aussi je me rappelle ma 1ère sortie dans la rue à Delhi et combien j'avais envie rentrer rapidement à l'hôtel, dans cette petite bulle. C'est ma femme qui m'a rappellé que je l'avais tanné pour venir, et là une vieille réaction d'orgueil masculin m'a décidé à aller de l'avant 😉.
Je n'aurais pas non plus fait cette destination, ô combien enrichissante, en 1er voyage hors monde occidental...
Se poser des questions, c'est certainement le début de la sagesse... Je préfère toujours les gens qui s'en posent beaucoup à ceux qui n'ont que des certitudes bien établies.
Je voudrais juste rajouter deux considérations sur ce qui a déjà été dit:
Les relations entre donnateur et personnes qui recoivent sont complexes
et souvent changent de nature après le don. Il vaut mieux que cela reste anonyme, ou pas
avec des gens à qui l'on veut garder contact.
On parle ici finalement de problèmes de conscience !
Le monde est il différent quand on reste sur son canapé en France ?
Les richesses sont elles mieux réparties dans le monde ?
Moi je pense que, sans donner dans le misérabilisme, il vaut mieux regarder le monde tel qu'il est.
Voilà voilà... Quelques considérations pour cette intéressante discussion...
bah dit donc ton mec la c'est une pourriture nee le genre de gars qui fait que la situation s'enpire plus qu'elle ne se s'embellie....mais je dirait que c'est simplement de l'individualisme rien de plus y'en a qui le sont d'autres pas ...voila c'est un peu simplet comme ca mais tellement vrai j'ai habiter en co-loc avec un crevard un bon gars mais crevard quand meme ...le genre de gars capable lui aussi de negocier des hrs pour se satisfaire de ne pas s'etre fait avoir..(dans sa tete quoi...)
c'est la vie il y'a les pauvres les riches les idealiste et les egoistes...
les voyages ressemblent aux papillons on en attrape quelques uns mais la plupart nous echapent...
"Je parle de gamins loqueteux qui jouent sur un tas d'ordure.
Je parle de familles qui n'ont pas toujours a manger, qui vivent dans des logements insalubres.
Je parle de parents pour qui envoyer leurs enfants a l'ecole est un luxe.
Et ces personnes, ces familles peuvent etre heureuses. "
"Franchement, il faut arreter de penser que le chauffeur de rickshaw est un pauvre malheureux qui vit comme un mouton.
J'aurai meme tendance a voir les moutons du cote de l'occident. Ces moutons sont drogues, avec une drogue tres puissante nommee ARGENT... "
Ca me laisse sans voix...est ce avoir un esprit déformé de "riche occidental" que de souhaiter
le strict minimum à n'importe quel être humain ? : manger à sa faim (simplement le minimum vital..),
avoir un toit pour s'abriter, avoir accès à de l'eau potable...
Va dire ça aux africains qui fuient la sècheresse, aux mères qui se désespèrent
de voir leurs enfants dépérir : "mais de toutes façons
vous pouvez être heureux comme ça puisque l'argent n'est qu'une drogue néfaste " !!
Nous sommes tous là. avec nos idées bien occidentales du "bonheur" et de l"argent" ...
Je pense qu'il n'y a pas de traduction, dans le sens où nous le disons, pour le mot "bonheur" dans quelque langue indienne que ce soit.
Par contre, nous savons tous que la ferveur religieuse est très importante en Inde . A mon avis, "Kharma" et "réincarnation" sont 2 mots essentiels dans la vie de tout les jours.
Toute la vie tourne autour de ces 2 mots à quelque niveau ou statut que ce soit.
Cela ne veut pas dire pour autant que les indiens ( je parle de ceux que nous considérons comme "pauvres et malheureux") ne sont pas "heureux" (je sais pas quel autre mot utiliser....🤪) mais il se contentent de peu de choses car ils ne sont pas attacher au matérialisme comme nous.
A partir du moment où le rickshawalla a accumuler assez pour nourrir et vêtir sa famille, il ne cherche pas plus loin. Bien sur, un touriste qui passe par là, est une véritable aubaine.
La religion, les croyances d'accord... mais je ne pense pas que leur religion leur interdit l'accès au bien-être, à la santé, à l'éducation.
"A partir du moment où le rickshawalla a accumuler assez pour nourrir et vêtir sa famille, il ne cherche pas plus loin. Bien sur, un touriste qui passe par là, est une véritable aubaine."
Cela découle plus à mon avis d'une certaine résignation qu'à un état d'esprit profond. Un rickshawalla a des rêves, lui aussi. Des rêves d'une meilleure qualité de vie.
Ce n'est pas de l'idéalisme béat, au contraire, c'est ultra-pragmatique : avec 1000€ tu améliores considérablement la qualité de vie d'une famille pauvre indienne. C'est un fait.
Bien-sûr, dans ces pays, il y a les tarifs pour les "locaux" et les tarifs pour les touristes. C'est déjà pas mal. Mais je serai pour un écart encore plus important.
Se faire tirer sur 3 kms dans un rickshaw mérite plus que l'équivalent de 1 ou 2€. Je ne réfléchis pas plus loin que ça. Devrais-je ?
Si il y avait des rickshaws en France, personne n'accepterait de payer même 15€. Tout le monde trouverait ça dégradant, inhumain, indigne. Pourquoi pas en Inde ? C'est le même effort qui est fourni par le tireur.
Parce que c'est dans leur culture ? Ce n'est dans la culture d'aucun pays d'être pauvre.
"Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles : l'essentiel n'est rien d'autre que ce que l'on néglige".
Christian Bobin
Je viens de passer cinq jours au Japon tout seul. C'est la première fois de ma vie que je voyage vraiment tout seul, et je n'ai vraiment pas trouvé ça marrant.…
Si jai décidé de démarrer une nouvelle discussion, c'est parce que j'ai un gros problème existenciel! Je m'explique: Cela fait maintenant 1 ou 2 mois que je…
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée. Je me permets de parler de ma…
Je me pose une question (ah tiens?), a savoir quand lisant les posts comment faites vous pour partir un, deux, 4 ou 6 mois a l'etranger en travaillant…
Je pars souvent de longs mois, génial direz vous, et je suis d'accord! Mais quand je reviens, sans appart' ni boulot, au secours... Pour l'instant, je bouge de…
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)