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Rattlesnakes Badlands (Arizona) English translation pending
Bonjour a tous,
j'ai suivi les discutions sur le sujet sur le forum et me suis renseigné sur divers sites lors de nos premieres randos "hors pistes". Les conseils a suivre sont souvent juste du bons sens et peuvent paraitre des évidences; les lieux communs qui peuvent maintenant paraitre dangereux comme l'incision, la succion ou le garrot total sont très instructifs comme les premiers soins réellement nécessaires a prodiguer.
Ma question : Même si les statistiques sont relativement basses, quel serait la meilleure conduite a suivre lors d'une morsure a plus d'une 1/2 heure du premier médecin sachant que l'on se trouve a 2 heures de tout véhicule en plein milieu d'un Badland ?
j'ai suivi les discutions sur le sujet sur le forum et me suis renseigné sur divers sites lors de nos premieres randos "hors pistes". Les conseils a suivre sont souvent juste du bons sens et peuvent paraitre des évidences; les lieux communs qui peuvent maintenant paraitre dangereux comme l'incision, la succion ou le garrot total sont très instructifs comme les premiers soins réellement nécessaires a prodiguer.
Ma question : Même si les statistiques sont relativement basses, quel serait la meilleure conduite a suivre lors d'une morsure a plus d'une 1/2 heure du premier médecin sachant que l'on se trouve a 2 heures de tout véhicule en plein milieu d'un Badland ?
Pamirs-Tadjikistan en mai à vélo English translation pending
Bonjour a tous
je traverse actuellement la chine a velo, et je vais continuer ensuite par le Kirghizistan, Tajikistan et Ouzbekistan. J avais prevu dans mon itineraire de faire la Pamir Highways. Or, je suis en avance sur mon planning, et devrai arriver a Kashgar debut mai, et donc me trouver a la frontiere Kirghizistan/Tadjikistan autour du 10 mai. Mais je ne sais pas du tout si a cette periode la route est pratiquable a velo, je n ai rien trouver sur le forum.
Je voudrai donc faire appel aux fins connaisseurs du forum pour savoir si faire la traverssee du Pamir debut mai est possible et raisonable. La route est elle ouverte?? Quel est plus ou moins l enneigement? Et les temperatures la nuit??
J ai passe un col a plus de 3700 la semaine derniere en chine centrale, dans la tempete de neige, et je ne pense pas etre pret a vivre la meme chose a 4600m.
Merci d avance
je traverse actuellement la chine a velo, et je vais continuer ensuite par le Kirghizistan, Tajikistan et Ouzbekistan. J avais prevu dans mon itineraire de faire la Pamir Highways. Or, je suis en avance sur mon planning, et devrai arriver a Kashgar debut mai, et donc me trouver a la frontiere Kirghizistan/Tadjikistan autour du 10 mai. Mais je ne sais pas du tout si a cette periode la route est pratiquable a velo, je n ai rien trouver sur le forum.
Je voudrai donc faire appel aux fins connaisseurs du forum pour savoir si faire la traverssee du Pamir debut mai est possible et raisonable. La route est elle ouverte?? Quel est plus ou moins l enneigement? Et les temperatures la nuit??
J ai passe un col a plus de 3700 la semaine derniere en chine centrale, dans la tempete de neige, et je ne pense pas etre pret a vivre la meme chose a 4600m.
Merci d avance
Hébergement et bon plan pour Curaçao English translation pending
Bonjour,
pas énormément d'infos sur l'ile...je pars debut mai et pour l'instant pas d'hebergement..j'aurais souhaitez savoir si on pouvait improviser une reservation sur place ce qui permettrait peut etre de discuter les prix' je ne sais pas si ca se fait. Quel est l'endroit ou il faut etre heberge (secteur de l'ile) juste pour de la farniente, on aura une voiture ' on est 3. Plutot avec la plage accessible a pied voire une piscine sans etre dans une grosse structure hoteliere. Bref un coin tranquille en appart ou chez l'habitant. Si vous avez de bon tuyaux je suis preneur, merci a vous !
La petite arnaque des slow boats (Laos) English translation pending
Descendre le Mékong de Xouay Xai à Luang Prabang est vraiment une belle expérience: les montagnes bordent le fleuve, les petits villages sont magnifiques, et le temps passe lentement. Malheureusement, l'arrivée à Luang Prabang réserve une surprise: on nous débarque à quelques km de la ville où des tuk-tuk nous attendent pour nous emmener en ville, au coût de 20000 Kips. Puis le bateau repart, pour arriver à LP un peu plus tard.Tous les touristes ont débarqué en amont...
Si vous faites le voyage, demandez à rester!
Véloroute de la vallée de l'Isle, Dordogne English translation pending
Bonjour à tous les cyclos,
je me permet de signaler qu'une nouvelle véloroute est en cours de réalisation en Dordogne.
A terme, ce projet permettra de relier Limoges à Bordeaux en passant par Jumilhac-Le-Grand, Périgueux puis en suivant la vallée de l'Isle. En mai 2015, un tronçon de 86 km sera achevé entre Escoires, 11 km à l'est de Périgueux et Le Pizou à la limite de la Gironde.
Le tracé emprunte des petites routes à faible circulation et des portions de voies vertes en cours d'achèvement. L'itinéraire se raccorde également à la voie verte des berges de l'Isle qui traverse toute l'agglomération de Périgueux.
Habitant un village de cette vallée, je parcours depuis deux mois les tronçons déjà praticables jusqu'à Périgueux et je peux témoigner de la qualité des travaux effectués.
C'est une très belle réalisation qui va permettre aux cyclo-touristes de découvrir le Périgord blanc, une région moins connue que le sarladais par exemple, mais qui ne manque pas de charme.
La Birmanie... sans les touristes English translation pending
Bonjour,
La Birmanie en général quand on la visite pour la première fois, on se concentre sur les sites principaux : Yangon, Mandalay, Kalaw, Inle, Bagan... Mais sur le forum, on lit fréquemment que des voyageurs veulent découvrir le pays en s'écartant des circuits touristiques, sortir des sentiers battus comme on l'entend souvent. Pour ceux que ça tente, il y a toujours moyen même en haute saison touristique, mais il ne faut pas être regardant sur le confort, sur les longues heures de route, sur la barrière de la langue et sur le fait que vous ne croiserez que très très peu d'étrangers comme vous avec qui échanger. J'en reviens, c'était en février 2015, de l'état Chin (Mindat, Hakha, Falam), en passant par la Chindwin river et Kalewa et des coins un peu moins perdus comme Monywa ou Kyaukme. Si l'aventure vous tente, c'est parti...
http://coupsdecoeurenasie.over-blog.fr/2015/03/la-birmanie-sans-touristes-c-est-possible.html
La Birmanie en général quand on la visite pour la première fois, on se concentre sur les sites principaux : Yangon, Mandalay, Kalaw, Inle, Bagan... Mais sur le forum, on lit fréquemment que des voyageurs veulent découvrir le pays en s'écartant des circuits touristiques, sortir des sentiers battus comme on l'entend souvent. Pour ceux que ça tente, il y a toujours moyen même en haute saison touristique, mais il ne faut pas être regardant sur le confort, sur les longues heures de route, sur la barrière de la langue et sur le fait que vous ne croiserez que très très peu d'étrangers comme vous avec qui échanger. J'en reviens, c'était en février 2015, de l'état Chin (Mindat, Hakha, Falam), en passant par la Chindwin river et Kalewa et des coins un peu moins perdus comme Monywa ou Kyaukme. Si l'aventure vous tente, c'est parti...
http://coupsdecoeurenasie.over-blog.fr/2015/03/la-birmanie-sans-touristes-c-est-possible.html
Combien de temps prévoir pour un périple jusqu'en Mongolie? English translation pending
Bonjour,
Combien de temps faut-il compter pour effectuer un périple sympa qui mènerait de France en Mongolie et retour par la route, sans trop se presser ?
Un voyage itinérant certes, mais pas un "road trip" de malade !...
Combien de temps faut-il compter pour effectuer un périple sympa qui mènerait de France en Mongolie et retour par la route, sans trop se presser ?
Un voyage itinérant certes, mais pas un "road trip" de malade !...
Retour du Costa Magica, Perles des Antilles, du 20 au 27 février 2015 (Martinique) English translation pending
Bonjour à tous, je vous propose donc un rapport de croisière Perles des Antilles sur le Costa Magica du 20 février 2015 au 27 février 2015.
Vendredi 20 février : il est 10 heures du matin, j'arrive à l'aéroport de Cayenne (Guyane) et j'enregistre mes bagages. 12h45 je décolle direction Fort-de-France (Martinique) où j'arriverai vers 14h00 afin de récupérer mes bagages et aller au port en taxi, où j'attends ensuite 20 minutes que 15 heures sonnent, pour enfin embarquer à bord du Costa Magica. Il n'y avait pas foule, alors l'enregistrement a été très rapide et l'embarquement aussi, avec photo bien évidemment obligatoire ^^. En moins d'une heure, mon bagage était dans ma cabine. J'avais une étiquette Priority (CostaClub Gold Pearl) mais il me semble qu'elle n'a pas joué sur le temps d'arrivée. Je passe l'après-midi à redécouvrir le Costa Magica, que j'avais pris l'an dernier (2014) pour la même croisière, réalisée également en 2013 et 2011. (Variante en 2012). La raison de ce retour sur le même itinéraire ? Il est simplement génial ! Je remplis également le formulaire d'excursions sur lequel je ne prends que deux d'entre-elles, déjà réalisées auparavant : L'excursion à Bayahibe pour La Romana (Réalisée pour ma part en 2011, 2014 et donc 2015) et Virgin Gorda pour Tortola (2014 et 2015 pour moi) Je vais dîner et me coucher, l'animation fiesta à la piscine arrière ne m'intéressait pas pour le soir de mon arrivée. (Comme la nuit en navigation il y a du vent, l'animation était à la piscine arrière car elle possède une verrière amovible)
Embarquement dès 15h00 Appareillage à 21h
Le Port de Martinique, vu du Costa Magica, cabine 1019, le 20 février 2015.
À suivre !
Vendredi 20 février : il est 10 heures du matin, j'arrive à l'aéroport de Cayenne (Guyane) et j'enregistre mes bagages. 12h45 je décolle direction Fort-de-France (Martinique) où j'arriverai vers 14h00 afin de récupérer mes bagages et aller au port en taxi, où j'attends ensuite 20 minutes que 15 heures sonnent, pour enfin embarquer à bord du Costa Magica. Il n'y avait pas foule, alors l'enregistrement a été très rapide et l'embarquement aussi, avec photo bien évidemment obligatoire ^^. En moins d'une heure, mon bagage était dans ma cabine. J'avais une étiquette Priority (CostaClub Gold Pearl) mais il me semble qu'elle n'a pas joué sur le temps d'arrivée. Je passe l'après-midi à redécouvrir le Costa Magica, que j'avais pris l'an dernier (2014) pour la même croisière, réalisée également en 2013 et 2011. (Variante en 2012). La raison de ce retour sur le même itinéraire ? Il est simplement génial ! Je remplis également le formulaire d'excursions sur lequel je ne prends que deux d'entre-elles, déjà réalisées auparavant : L'excursion à Bayahibe pour La Romana (Réalisée pour ma part en 2011, 2014 et donc 2015) et Virgin Gorda pour Tortola (2014 et 2015 pour moi) Je vais dîner et me coucher, l'animation fiesta à la piscine arrière ne m'intéressait pas pour le soir de mon arrivée. (Comme la nuit en navigation il y a du vent, l'animation était à la piscine arrière car elle possède une verrière amovible)
Embarquement dès 15h00 Appareillage à 21h
Le Port de Martinique, vu du Costa Magica, cabine 1019, le 20 février 2015.À suivre !
10 jours de programme à Rome, Naples et Florence English translation pending
Bonjour à tous,
Je réfléchis a un itinéraire pour 10 jours en aout en Italie. J ai fouiné sur le forum mais n ai pas trouvé d anciens sujets avec les mêmes étapes qui m intéressent. 10 jours c court et je me demande si Naples vaut le détour. Voici l ébauche de l itineraire: Jour 1; arrivée a Rome a 17h Jour 2 et jour 3: Rome Jour 4 : route vers Naples avec halte à sperlonga pour profiter de la plage Jour 5: champs solfatare (1 journée de visite ) ou montée vesuve ? Jour 6: herculanum + musee archéologique de Naples si temps Jour 7: visite de Naples ? Ou départ pour Florence Jour 8: Florence Jour 9: Florence Jour 10: Florence / départ
J ai lu des commentaires peu élogieux sur Naples, vu le peu de temps que nous avons je me demande si cela en vaut la peine ou alors y a t il des villages typiques sympa non loin ? Les champs solfatare j ai lu des commentaires plutôt positifs mais a voir sur Google image cela ñ a pas l air très beau comme paysage ( en tout cas sur les photos...) y a t il sur le trajet entre Naples et Florence une étape sympa ? J attends vos retours, merci :)
Je réfléchis a un itinéraire pour 10 jours en aout en Italie. J ai fouiné sur le forum mais n ai pas trouvé d anciens sujets avec les mêmes étapes qui m intéressent. 10 jours c court et je me demande si Naples vaut le détour. Voici l ébauche de l itineraire: Jour 1; arrivée a Rome a 17h Jour 2 et jour 3: Rome Jour 4 : route vers Naples avec halte à sperlonga pour profiter de la plage Jour 5: champs solfatare (1 journée de visite ) ou montée vesuve ? Jour 6: herculanum + musee archéologique de Naples si temps Jour 7: visite de Naples ? Ou départ pour Florence Jour 8: Florence Jour 9: Florence Jour 10: Florence / départ
J ai lu des commentaires peu élogieux sur Naples, vu le peu de temps que nous avons je me demande si cela en vaut la peine ou alors y a t il des villages typiques sympa non loin ? Les champs solfatare j ai lu des commentaires plutôt positifs mais a voir sur Google image cela ñ a pas l air très beau comme paysage ( en tout cas sur les photos...) y a t il sur le trajet entre Naples et Florence une étape sympa ? J attends vos retours, merci :)
Islande en février à deux en toute liberté English translation pending
J'avais posté en début d'année afin d'obtenir des renseignements susceptibles de nous aider dans la préparation de notre petite semaine en Islande au mois de février à 2 et en voiture de location ....
et bien nous y sommes ... et vraiment nous ne sommes pas déçus ....
1er jour arrivée en Islande sous une tempête de neige terrible ... notre loueur de voiture est à 300 m à l'extérieur de l'aéroport ... et bien sous la neige, avec un vent terrible et sans indication aucune ... c'est très loin ! De plus au lieu d'une "petite Dacia Duster" on se retrouve avec un énorme 4*4 coréen automatique ..., la remise du loueur est plus que rapide (les clés et une tentative appuyée pour nous refiler des assurances supplémentaires alors que nous les avons déjà souscrites et que notre CB nous protège ... normalement). Dès la sortie c'est l'hécatombe ... visibilité nulle ... nuit, neige + vent, et des voitures de location au tapis (2 en moins de 2 km ...) nous nous sommes arrêtés pour aider les gens coincés dans 1 m de neige ... autant dire qu'il n'a pas été question d'aller au blue lagoon ... et nous nous sommes réjouis d'arriver en un seul morceau à l'hôtel à Reykjavik (sans GPS ou autre instrument de navigation ... point de salut les panneaux étant tous enneigés ....). Je profite de l'occasion pour dire que le 4*4 est "obligatoire" à moins de vouloir rester coincés ... même la route circulaire 1 est très loin d'être au noir partout ... je ne parle pas des autres routes qui sont sous 5 à 10 cm de neige (celles autour du cercle d'or ...). 2ème jour cercle d'or Une fois prise en main, ce 4*4 automatique est un vrai plaisir à conduire .. belle ballade à Tingevellir (à peine 1 heure de Reykjavik , poursuite jusqu'à Geysir (1 heure du premier avec une jolie route très enneigée ... ) et enfin Gulfoss (20 mn sur une très petite route !), retour par Selfoss et la route circulaire 1 pour Reykjavik. Bref nous avons tenus notre programme initial et avons bien profité des routes et paysages ... mention spéciale aux très jolis petits chevaux islandais. En attendant de partir tôt demain pour Jokulsarlon à 400 km ... on croise déjà les doigts pour qu'il ne neige pas (trop)... La suite demain soir ....
Minorel86
1er jour arrivée en Islande sous une tempête de neige terrible ... notre loueur de voiture est à 300 m à l'extérieur de l'aéroport ... et bien sous la neige, avec un vent terrible et sans indication aucune ... c'est très loin ! De plus au lieu d'une "petite Dacia Duster" on se retrouve avec un énorme 4*4 coréen automatique ..., la remise du loueur est plus que rapide (les clés et une tentative appuyée pour nous refiler des assurances supplémentaires alors que nous les avons déjà souscrites et que notre CB nous protège ... normalement). Dès la sortie c'est l'hécatombe ... visibilité nulle ... nuit, neige + vent, et des voitures de location au tapis (2 en moins de 2 km ...) nous nous sommes arrêtés pour aider les gens coincés dans 1 m de neige ... autant dire qu'il n'a pas été question d'aller au blue lagoon ... et nous nous sommes réjouis d'arriver en un seul morceau à l'hôtel à Reykjavik (sans GPS ou autre instrument de navigation ... point de salut les panneaux étant tous enneigés ....). Je profite de l'occasion pour dire que le 4*4 est "obligatoire" à moins de vouloir rester coincés ... même la route circulaire 1 est très loin d'être au noir partout ... je ne parle pas des autres routes qui sont sous 5 à 10 cm de neige (celles autour du cercle d'or ...). 2ème jour cercle d'or Une fois prise en main, ce 4*4 automatique est un vrai plaisir à conduire .. belle ballade à Tingevellir (à peine 1 heure de Reykjavik , poursuite jusqu'à Geysir (1 heure du premier avec une jolie route très enneigée ... ) et enfin Gulfoss (20 mn sur une très petite route !), retour par Selfoss et la route circulaire 1 pour Reykjavik. Bref nous avons tenus notre programme initial et avons bien profité des routes et paysages ... mention spéciale aux très jolis petits chevaux islandais. En attendant de partir tôt demain pour Jokulsarlon à 400 km ... on croise déjà les doigts pour qu'il ne neige pas (trop)... La suite demain soir ....
Minorel86
Convoi entre la Mauritanie et le Mali: formalités? English translation pending
Bonjour
Je viens vers vous pour avoir une information , je prepare un voyage vers le Mali en traversant l 'Espagne , le Maroc la Mauritanie le Mali , j'ai appris que maintenant il y'a un convoi organisé entre la MAURITANIE et le MALI je precise que j'ai un trafic amanegé donc qui me sert aussi de camping donc ma question est de savoir si cette question de convoie est toujours d actualité entre ses deux pays si quelqu'un peut m'en dire d avantage je vous remercie et vous souhaite un bon moments de voyage
Cycling in Sicily: itinerary
Hi there,
A year ago, I posted looking for a cycling route for a trip in Sicily with my partner and our two kids (3 and 4 years old) in a trailer—something calm, with nature and a bit of culture. I didn’t get many replies, so I’m sharing our itinerary, which we really enjoyed. We cycled from the southeast (Syracuse) to the northwest (Palermo).
**Note:** We had no issues on the road—drivers were very courteous, the welcome was exceptional (lots of invitations to eat and/or stay overnight), and there were very few people on the roads, even the big ones, since we were there from September 23 to October 7.
**Weather:** Apparently, the summer of 2014 had been awful (only 25°C...). We, on the other hand, had 3 days at 44°C—it was *brutal*, including one day at 35°C at 1,000m altitude in the center of the island on October 1st...
**Accommodation:** 15 days of wild camping, with just one really nice apartment after 7 days in Piazza Armerina. Wild camping was tough—rocky, dusty, hard to pitch tent stakes. Our tent got pierced by thorns (even the groundsheet) from one side to the other. We washed up at village fountains, and—let’s be honest—less often than we’d have liked. The kids’ clothes, which spent a lot of time on the ground, were pretty grimy since laundry was rare. Only one official campsite (otherwise, they’re all on the beaches): Da Vinci Camping, in the middle of lemon groves near the southeast (Rosolini). It’s well-known on social media for being very "roots."
**Water:** A real challenge—*very* tough. Off-season, many homes are abandoned, and on some days, we passed through few villages. Result: we always carried our max water (9L) and sometimes had to add extra bottles to last 2 days, covering the day’s ride, wild camping, and the next morning—that’s 15L on the bikes. So be careful with this!
**Itinerary**
We arrived by train in Messina from southern Italy (yes, the train goes onto the ferry—worth seeing!), then took the train to Syracuse. We decided the northeast coast was too dangerous to cycle, so we visited Syracuse and then picked the SP roads (the smallest ones, more or less following the coast) toward Noto. We were supposed to head southeast to Pachino, but since our ferry from Palermo was booked 15 days later, we cut the route short and headed toward Rosolini instead. Nothing exceptional until Modica, crossing the Ispica fault. Modica is a really pretty town to see. Then Ragusa’s old town via the SS 115—a quiet but very scenic road. The town is stunning, but getting through the modern part (Ragusa Alta) means 300–400m of elevation gain... Caltagirone: a lovely town (famous for ceramics), but the center is uphill. We took a bigger road, but there was hardly anyone around. Left via Mirabella, then visited Piazza Armerina and the Villa Romana. Took the SP 15 to Barrafranca, Pietraperzia, then Caltanissetta via the SP96 (choose carefully—there’s a bigger road nearby).
Then Serradifalco, Mussomeli (castle), San Giovanni Gemini—a series of hilltop villages with valleys in between. We climbed and descended 500m+ repeatedly. Santo Stefano Quisquina, Prizzi (passing at 1,000m altitude—really nice, no one around). Corleone (great road, some climbing, but it’s awesome); Ficuzza, Santa Cristina Gela, Altofonte, and Palermo (no traffic issues).
**Reminder:** This was off-season—no one on the roads. We found the route through Caltanissetta, Mussomeli, etc., *spectacular* and sometimes breathtaking. Sicily is a rugged place for rugged people (especially wild camping). We’d heard the center of Sicily was overrated (not at all...). After 4 months of traveling without always listening to others’ opinions, we confirm: central Sicily is amazing—rugged, dramatic, and perfect for what we were looking for (though we didn’t swim).
**Elevation:** People kept saying Sicily was a nightmare for climbing. We’ve done much tougher routes in the Black Forest or Slovenia. The tricky part in central Sicily is the constant ups and downs—you climb 300–600m in one go, then descend right after. We used "Ride with GPS" to test different routes and avoid unnecessary descents (or minimize them). With a few extra kilometers, we saved about 2,000m of elevation gain overall, especially around Caltanissetta, the Modica-Ragusa link, arriving in Modica, and leaving Ragusa.
Hope this helps someone...
A year ago, I posted looking for a cycling route for a trip in Sicily with my partner and our two kids (3 and 4 years old) in a trailer—something calm, with nature and a bit of culture. I didn’t get many replies, so I’m sharing our itinerary, which we really enjoyed. We cycled from the southeast (Syracuse) to the northwest (Palermo).
**Note:** We had no issues on the road—drivers were very courteous, the welcome was exceptional (lots of invitations to eat and/or stay overnight), and there were very few people on the roads, even the big ones, since we were there from September 23 to October 7.
**Weather:** Apparently, the summer of 2014 had been awful (only 25°C...). We, on the other hand, had 3 days at 44°C—it was *brutal*, including one day at 35°C at 1,000m altitude in the center of the island on October 1st...
**Accommodation:** 15 days of wild camping, with just one really nice apartment after 7 days in Piazza Armerina. Wild camping was tough—rocky, dusty, hard to pitch tent stakes. Our tent got pierced by thorns (even the groundsheet) from one side to the other. We washed up at village fountains, and—let’s be honest—less often than we’d have liked. The kids’ clothes, which spent a lot of time on the ground, were pretty grimy since laundry was rare. Only one official campsite (otherwise, they’re all on the beaches): Da Vinci Camping, in the middle of lemon groves near the southeast (Rosolini). It’s well-known on social media for being very "roots."
**Water:** A real challenge—*very* tough. Off-season, many homes are abandoned, and on some days, we passed through few villages. Result: we always carried our max water (9L) and sometimes had to add extra bottles to last 2 days, covering the day’s ride, wild camping, and the next morning—that’s 15L on the bikes. So be careful with this!
**Itinerary**
We arrived by train in Messina from southern Italy (yes, the train goes onto the ferry—worth seeing!), then took the train to Syracuse. We decided the northeast coast was too dangerous to cycle, so we visited Syracuse and then picked the SP roads (the smallest ones, more or less following the coast) toward Noto. We were supposed to head southeast to Pachino, but since our ferry from Palermo was booked 15 days later, we cut the route short and headed toward Rosolini instead. Nothing exceptional until Modica, crossing the Ispica fault. Modica is a really pretty town to see. Then Ragusa’s old town via the SS 115—a quiet but very scenic road. The town is stunning, but getting through the modern part (Ragusa Alta) means 300–400m of elevation gain... Caltagirone: a lovely town (famous for ceramics), but the center is uphill. We took a bigger road, but there was hardly anyone around. Left via Mirabella, then visited Piazza Armerina and the Villa Romana. Took the SP 15 to Barrafranca, Pietraperzia, then Caltanissetta via the SP96 (choose carefully—there’s a bigger road nearby).
Then Serradifalco, Mussomeli (castle), San Giovanni Gemini—a series of hilltop villages with valleys in between. We climbed and descended 500m+ repeatedly. Santo Stefano Quisquina, Prizzi (passing at 1,000m altitude—really nice, no one around). Corleone (great road, some climbing, but it’s awesome); Ficuzza, Santa Cristina Gela, Altofonte, and Palermo (no traffic issues).
**Reminder:** This was off-season—no one on the roads. We found the route through Caltanissetta, Mussomeli, etc., *spectacular* and sometimes breathtaking. Sicily is a rugged place for rugged people (especially wild camping). We’d heard the center of Sicily was overrated (not at all...). After 4 months of traveling without always listening to others’ opinions, we confirm: central Sicily is amazing—rugged, dramatic, and perfect for what we were looking for (though we didn’t swim).
**Elevation:** People kept saying Sicily was a nightmare for climbing. We’ve done much tougher routes in the Black Forest or Slovenia. The tricky part in central Sicily is the constant ups and downs—you climb 300–600m in one go, then descend right after. We used "Ride with GPS" to test different routes and avoid unnecessary descents (or minimize them). With a few extra kilometers, we saved about 2,000m of elevation gain overall, especially around Caltanissetta, the Modica-Ragusa link, arriving in Modica, and leaving Ragusa.
Hope this helps someone...
Voyage de 15 jours nord-ouest de France et Forêt Noire English translation pending
Bonjour, j'en suis à préparer un voyage pour cet été, d'une durée de 15 à 18 jours. j'aimerais avoir des avis et suggestions sur un itinéraire bien préliminaire que j'ai esquissé, où j'ai indiqué les arrêts incontournables pour nous:
1: arrivée à Paris 2: paris (incontournable) 3: paris (incontournable) 4: de paris à bernières-sur-mer et visite plages du débarquement de normandie (incontournable, pélerinage familial) 5: déplacement vers Calais 6: TGV vers Londres (déjà vu Londres, visite rapide) 7: Londres (visite et retour) 8: de Calais vers Bruxelles 9: Bruxelles 10: vers Belfort (incontournable, on y visite des amis) 11: Belfort / Montbéliard 12: visite du camp de concentration le Struthof et vers Baden-Baden Allemagne. 13: randonnée sentiers en forêt noire (incontournable) 14: randonnée sentiers en forêt noire 15: retour vers Paris
Nous allons louer une voiture à notre arrivée à Paris. Bref, entre la Normandie et Belfort, tout est ouvert, l'intermède à Londres et le passage par Bruxelles peuvent être remplacés par toutes suggestions que vous pourrez me proposer. il reste de 1 à 3 jours qui peuvent être ajoutés.
Nous sommes une famille de 4 avec 2 filles de 13 et 11 ans. Nous avons un intérêt plus marqué pour les lieux historiques que pour les activités de style parc d'attractions. Nous sommes habitués à des voyages de rythme assez rapide avec plusieurs déplacements plutôt que d'approfondir des lieux durant 3-4 jours.
J'aimerais également avoir des conseils sur la date optimale, notre fenêtre est du 30 juin au 26 aout. Mon critère premier est d'éviter au maximum l'achalandage (je sais, juillet-aout sera terrible, mais on doit composer avec notre fenêtre de disponibilité...)
merci beaucoup à tous
1: arrivée à Paris 2: paris (incontournable) 3: paris (incontournable) 4: de paris à bernières-sur-mer et visite plages du débarquement de normandie (incontournable, pélerinage familial) 5: déplacement vers Calais 6: TGV vers Londres (déjà vu Londres, visite rapide) 7: Londres (visite et retour) 8: de Calais vers Bruxelles 9: Bruxelles 10: vers Belfort (incontournable, on y visite des amis) 11: Belfort / Montbéliard 12: visite du camp de concentration le Struthof et vers Baden-Baden Allemagne. 13: randonnée sentiers en forêt noire (incontournable) 14: randonnée sentiers en forêt noire 15: retour vers Paris
Nous allons louer une voiture à notre arrivée à Paris. Bref, entre la Normandie et Belfort, tout est ouvert, l'intermède à Londres et le passage par Bruxelles peuvent être remplacés par toutes suggestions que vous pourrez me proposer. il reste de 1 à 3 jours qui peuvent être ajoutés.
Nous sommes une famille de 4 avec 2 filles de 13 et 11 ans. Nous avons un intérêt plus marqué pour les lieux historiques que pour les activités de style parc d'attractions. Nous sommes habitués à des voyages de rythme assez rapide avec plusieurs déplacements plutôt que d'approfondir des lieux durant 3-4 jours.
J'aimerais également avoir des conseils sur la date optimale, notre fenêtre est du 30 juin au 26 aout. Mon critère premier est d'éviter au maximum l'achalandage (je sais, juillet-aout sera terrible, mais on doit composer avec notre fenêtre de disponibilité...)
merci beaucoup à tous
Informations états tribaux nord-est de l'Inde English translation pending
Bonjour,
J'ai voyagé dans le Nord-Est de l'Inde, également appelé oreille de l'Inde (ou Sept Sœurs de l'Inde), entre Tibet, Bangladesh et Birmanie. Les paysages sont magnifiques et surtout les habitants sont très accueillants. Ce sont des animistes, des bouddhistes et des chrétiens, la culture est très différente du reste de l'Inde.
Ce territoire se compose du Meghalaya, de l'Assam (île de Majuli), du Nagaland, de l'Arunachal Pradesh (vallée de Tawang, vallée de Ziro, vallée de Mechuka), du Tripura, du Manipur et du Mizoram.
Avant mon voyage, j'ai eu le plus grand mal à trouver des renseignements car il fallait alors des permis difficiles à obtenir pour pénétrer dans ces états. Finalement je suis allée directement à Guwahati, dans l'Assam depuis le Sikkim et j'ai pu trouver sur place quelques infos pour me déplacer par mes propres moyens dans le Nord-Est. Seul le permis pour l'Arunachal Pradesh est toujours d'actualité.
N'hésitez pas à m'envoyer un message si vous souhaitez des contacts, mon itinéraire ou savoir comment obtenir le permis.
A bientôt Julie
J'ai voyagé dans le Nord-Est de l'Inde, également appelé oreille de l'Inde (ou Sept Sœurs de l'Inde), entre Tibet, Bangladesh et Birmanie. Les paysages sont magnifiques et surtout les habitants sont très accueillants. Ce sont des animistes, des bouddhistes et des chrétiens, la culture est très différente du reste de l'Inde.
Ce territoire se compose du Meghalaya, de l'Assam (île de Majuli), du Nagaland, de l'Arunachal Pradesh (vallée de Tawang, vallée de Ziro, vallée de Mechuka), du Tripura, du Manipur et du Mizoram.
Avant mon voyage, j'ai eu le plus grand mal à trouver des renseignements car il fallait alors des permis difficiles à obtenir pour pénétrer dans ces états. Finalement je suis allée directement à Guwahati, dans l'Assam depuis le Sikkim et j'ai pu trouver sur place quelques infos pour me déplacer par mes propres moyens dans le Nord-Est. Seul le permis pour l'Arunachal Pradesh est toujours d'actualité.
N'hésitez pas à m'envoyer un message si vous souhaitez des contacts, mon itinéraire ou savoir comment obtenir le permis.
A bientôt Julie
Itinéraire au Maroc English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous partons 10 jours en février au Maroc, nous avons une ébauche d'itinéraire, j'aurai aimé avoir votre avis: 1/Mardi: arrivée Marrakech à 18h (1 nuit) 2/Mercredi: Aid Benhaddou (2 nuits) 3/Vendredi: Tinghir, gorges de Todra (1 nuit) 4/Samedi: Midelt ou Azrou (1 nuit, de préférence Azrou même si plus de route, le but est de se rapprocher de Fès) 5/Dimanche: Fès (1 ou 2 nuit) 6/ Lundi ou Mardi: Meknès 7/Mercredi: retour Marrakech (1 nuit) 8/ Retour en France à 19h
Pensez-vous que nous en faisons trop?
Je vous remercie de vos retours!
Clotilde
Nous partons 10 jours en février au Maroc, nous avons une ébauche d'itinéraire, j'aurai aimé avoir votre avis: 1/Mardi: arrivée Marrakech à 18h (1 nuit) 2/Mercredi: Aid Benhaddou (2 nuits) 3/Vendredi: Tinghir, gorges de Todra (1 nuit) 4/Samedi: Midelt ou Azrou (1 nuit, de préférence Azrou même si plus de route, le but est de se rapprocher de Fès) 5/Dimanche: Fès (1 ou 2 nuit) 6/ Lundi ou Mardi: Meknès 7/Mercredi: retour Marrakech (1 nuit) 8/ Retour en France à 19h
Pensez-vous que nous en faisons trop?
Je vous remercie de vos retours!
Clotilde
Camping du côté de Burgos, Espagne English translation pending
Bonjour, je suis à la recherche d'un camping pour passer une nuit du côté de Burgos en Espagne, nuit du 31 janvier.
Quelqu'un connaît-il quelque chose de pas trop cher et de propre. Merci
Chutes du parc d'Erawan English translation pending
Salut tout le monde.
Je pars pour la Thaïlande fin janvier avec mon amie, fan de plongée. Donc direction Koh Phi Phi pour une semaine pour commencer. Perso, c'est les chutes d'eau qui me fascinent, donc après le sud, je souhaite passer quelques jour dans le parc d'Erawan (à l'ouest de Kanchanaburi) où, semble-t-il, je trouverai parmi les plus belles de Thaïlande.
Cependant, je suis inquiet. Vu que c'est la saison sèche en ce moment, je me demande s'il y aura de l'eau ! Je risque d'être particulièrement déçu s'il n'y en a pas et que le spectacle et le plaisir de m'y "doucher" n'est pas au rendez-vous !
Quelqu'un a-t-il des infos à ce sujet ? Merci d'avance.
Marc
Location de voiture au Cap English translation pending
Bonjour à tous,
Savez-vous s'il est possible de louer une voiture au centre ville du Cap? Si oui, quelle agence me recommandez-vous?
Merci d'avance pour vos conseils
Marie
Savez-vous s'il est possible de louer une voiture au centre ville du Cap? Si oui, quelle agence me recommandez-vous?
Merci d'avance pour vos conseils
Marie
Itinéraire Allemagne (Bavière) et Autriche (Tyrol) English translation pending
Bonjour! chers membres du forum
Je suis à peaufiner un itinéraire en Allemagne(Bavière) et en Autriche (Tyrol). Une portion de cet itinéraire me rend hésitante. Je m'explique. Je serai au bord du lac de Constance, à Friedrichshafen ou Lindau je l'ignore encore, et je tiens beaucoup à faire la route des fromages de Lingenau à Au en Autriche et me diriger vers Füssen pour les châteaux. Ma question est la suivante: Arrivée à Au, devrais-je continuer en direction de Holzgau pour le pont suspendu, les cascades et les gorges de Höhenbachtalschlucht ou revenir sur mes pas jusqu'à Lingenau et remonter pour Oberstaufen et Immenstadt sur la route allemande des Alpes.
Je sais que ma question est assez précise, mais si quelqu'un sait quelle route pourrait être la plus belle, je lui en serais très reconnaissante.
Merci à l'avance
Je suis à peaufiner un itinéraire en Allemagne(Bavière) et en Autriche (Tyrol). Une portion de cet itinéraire me rend hésitante. Je m'explique. Je serai au bord du lac de Constance, à Friedrichshafen ou Lindau je l'ignore encore, et je tiens beaucoup à faire la route des fromages de Lingenau à Au en Autriche et me diriger vers Füssen pour les châteaux. Ma question est la suivante: Arrivée à Au, devrais-je continuer en direction de Holzgau pour le pont suspendu, les cascades et les gorges de Höhenbachtalschlucht ou revenir sur mes pas jusqu'à Lingenau et remonter pour Oberstaufen et Immenstadt sur la route allemande des Alpes.
Je sais que ma question est assez précise, mais si quelqu'un sait quelle route pourrait être la plus belle, je lui en serais très reconnaissante.
Merci à l'avance
Le Maroc en 1250 GSX, possible? English translation pending
Bonjour
Je me dis en ayant déjà été au Maroc sans moto qu'un tour là-bas avec une grosse routière comme la mienne devrait être possible. Si vous l'avez déjà fait, ou si vous avez juste des infos sur le sujet, votre avis éclairé me serait bien utile pour peaufiner et valider ce projet qui ne devrait voir le jour qu'en 2016... J'aime profiter des projets bien à l'avance!
Merci à vous
Je me dis en ayant déjà été au Maroc sans moto qu'un tour là-bas avec une grosse routière comme la mienne devrait être possible. Si vous l'avez déjà fait, ou si vous avez juste des infos sur le sujet, votre avis éclairé me serait bien utile pour peaufiner et valider ce projet qui ne devrait voir le jour qu'en 2016... J'aime profiter des projets bien à l'avance!
Merci à vous
Bons plans excursions + restaurants île Maurice English translation pending
Bonsoir,
Nous partons le 29 décembre destination l'île Maurice à Trou aux biches. Nous souhaiterions connaître les bons plans que vous pourriez avoir pour des excursions et bons restaurants ? Et que devons-nous absolument visiter ? D'avance un grand merci pour tous vos précieux conseils :-)
Nous partons le 29 décembre destination l'île Maurice à Trou aux biches. Nous souhaiterions connaître les bons plans que vous pourriez avoir pour des excursions et bons restaurants ? Et que devons-nous absolument visiter ? D'avance un grand merci pour tous vos précieux conseils :-)
Trajet Casamance-Gambie English translation pending
Bonjour,
Est-ce que le moyen de joindre la Gambie depuis Kaolack est toujours complique? dans ce cas est il judicieux de passer en Gambie en venant de la Casamance?Faire le visa a Dakar, puis bateau, puis taxi ou bus?
Merci
Voyage au Népal à vélo et à pied et camping sauvage English translation pending
Bonjour à tous, je me présente jane 17 ans je suis en Asie depuis un mois déjà et voyage surtout sur le Cambodge, de février à avril j'entreprends de faire un voyage d'un mois et demi/deux mois au Népal pour le moment principalement j'aimerais faire Kathmandu-Pokhara en vélo et à pied avec un sac à dos être une tente. Je me renseigne pas mal déjà mais j'aimerais bien pouvoir avoir les avis de personnes qui l'ont déjà fait auparavant. Le camping sauvage ce passe bien là-bas ? Quel est le prix d'un vélo si on veux l'acheter ? Avez vous des étapes à me conseiller pour relier les deux villes ect voilà :) Je suis ouverte à tous vos conseils, avis ou expériences ! Tout est bon à prendre !
Itinéraire Hammamet - sud de la Tunisie English translation pending
Bonjour,
Je compte voyager avec mon mari en décembre pour 6 jours. Nous allons emprunter un 4x4 d'un ami tunisien pour faire la route.
Voici notre itinéraire: Jour 1 : Départ de Tunis > direction Hammamet Jour 1 : Visite de Hammamet et de Mahdia la journée Jour 1: Fin de journée: Direction Sfax et on passe la nuit a Sfax
Jour 2: Départ de Sfax le matin tôt , direction Djerba Jour 2: Visite dans l’après-midi de Djerba et nuit a Djerba
Jour 3: Visite Djerba la matinée Jour 3: Départ l'après midi : Direction Ksar Ghillane ( avec un arrêt a Ksar Hallouf) Jour 3: Nuit a Ksar Ghillane ( savez vous s'il est possible de camper avec sa propre tente dans le désert ? ) Jour 4: Visite la matinée a Ksar Ghillane (1/2 journee , est ce suffisant ? )
Jour 4 : Départ pour Matmatmat dans l’après-midi. Jour 4: Visite HOtel Sidi Driss et alentours et nuit dans une auberge a Tamezret.
Jour 5 : Départ le matin - direction Teboursouk Jour 6 : Visite de Teboursouk et Dougga et fin de notre voyage.
Mes questions : - Est ce que vous pensez que le trajet de Hammamet jusqu'a Matmatat est réaliste ? Nous n'avons pas beaucoup de jours de congé, et j ai enlevé plusieurs villes de notre itinéraire déjà :( - Est ce qu' on a besoin d'une procuration pour conduire la voiture d'un ami ? - On a vraiment envie de passer une nuit dans le desert dans une tente, mais on a envie de faire seul et pas avec un guide, est ce que Ksar Ghillane est le meilleur endroit ?
Merci :)
Je compte voyager avec mon mari en décembre pour 6 jours. Nous allons emprunter un 4x4 d'un ami tunisien pour faire la route.
Voici notre itinéraire: Jour 1 : Départ de Tunis > direction Hammamet Jour 1 : Visite de Hammamet et de Mahdia la journée Jour 1: Fin de journée: Direction Sfax et on passe la nuit a Sfax
Jour 2: Départ de Sfax le matin tôt , direction Djerba Jour 2: Visite dans l’après-midi de Djerba et nuit a Djerba
Jour 3: Visite Djerba la matinée Jour 3: Départ l'après midi : Direction Ksar Ghillane ( avec un arrêt a Ksar Hallouf) Jour 3: Nuit a Ksar Ghillane ( savez vous s'il est possible de camper avec sa propre tente dans le désert ? ) Jour 4: Visite la matinée a Ksar Ghillane (1/2 journee , est ce suffisant ? )
Jour 4 : Départ pour Matmatmat dans l’après-midi. Jour 4: Visite HOtel Sidi Driss et alentours et nuit dans une auberge a Tamezret.
Jour 5 : Départ le matin - direction Teboursouk Jour 6 : Visite de Teboursouk et Dougga et fin de notre voyage.
Mes questions : - Est ce que vous pensez que le trajet de Hammamet jusqu'a Matmatat est réaliste ? Nous n'avons pas beaucoup de jours de congé, et j ai enlevé plusieurs villes de notre itinéraire déjà :( - Est ce qu' on a besoin d'une procuration pour conduire la voiture d'un ami ? - On a vraiment envie de passer une nuit dans le desert dans une tente, mais on a envie de faire seul et pas avec un guide, est ce que Ksar Ghillane est le meilleur endroit ?
Merci :)
Denali Highway en voiture de location (Alaska) English translation pending
Bonjour!
Je prépare un voyage en Alaska pour juillet 2015 en voiture de location.
On me dit qu'il est absolument interdit de prendre des routes non goudronées, mais j'ai très envie d'emprunter la Denali Highway entre Denali National Park et Paxon, qui paraît-il est superbe.
(Aucune envie d'aller à Fairbanks)
Quelqu'un l'a-t-il fait en voiture de location normale (pas en 4x4)?
Quels sont les risques du point de vue assurance?
Et la Glenn highway? Est-elle plus belle?
Merci de vos réponses!
Eva
Myanmar: avis sur itinéraire de 3 semaines English translation pending
Bonjour à tous.
Je finalise mon itinéraire de 3 semaine en Birmanie.
Pourriez-vous me donner votre avis, sachant que seules les 2 premières nuits sont réservées. Ca peut évoluer (un peu).
D'avance merci 🙂:
20 – 22/11 Yangon (3 jours) - Arrivée le 20 à 13h25. • La pagode Shwedagon • Les pagodes Chauzkhtakyi etBotataung • Le Musée national et lemusée des Pierres précieuses du Myanmar • Les quartiers chinois et indiende downtown
Bus de nuit pour Mandalay 23 – 25/11 Mandalay (3 jours) • La pagode Mahamuni et lepetit musée des Offrandes • Le monastère Shwe Nandaw • Le monastère Shwe in Bin • Le palais royal • La fabrique de feuilles debambou et celle des feuilles d’or • Éventuellement Mingun parbateau (1 heure) : Une pagode
26/11 L’Irrawaddy en bateau entre Mandalay et Bagan : 1 jour (5h30-6h00 /20h30). Ou à défaut bus de nuit.
27 – 29/11 Bagan (3 jours) • Le temple d’Ānanda du XIesiècle (le plus célèbre) • Les temples de Manuha, deNanpaya, de Htilominlo • La pagode Shwezigon...
30/11 Bagan / Kalaw par la route (une dizaine d’heure) : 1 jour.
01/12 Kalaw (pour organiser le trek)
02 - 04/12 TREK de 3 jours pour relier à pied Kalaw (ville située à unedizaine d’heures de route de Bagan) et le lac Inle, à travers rizières etmontagnes.
05 – 09/12 Lac Inle (5 jours) dont Pindaya 1 jour Une oasis de fraîcheur et de beauté naturelle au cœur des montagnes ducentre du pays. De Nyaungshwe, le village principal, des barques à moteurdesservent les nombreux villages sur pilotis, entourés de jardins flottants.Balade à vélo dans les environs. Pindaya (1 jour) À 2h30 du lac Inle en voiture. La petite ville de Pindaya, nichée au fond d’une vallée verdoyante, abrite une grotte aux 9000 bouddhas, lieu de pèlerinage pour les bouddhistes. Bus de nuit pour Yangon.
10/12 Yangon (1 jour) Dernière journée 🙁. Vol pour Paris, décollage à 19h10.
20 – 22/11 Yangon (3 jours) - Arrivée le 20 à 13h25. • La pagode Shwedagon • Les pagodes Chauzkhtakyi etBotataung • Le Musée national et lemusée des Pierres précieuses du Myanmar • Les quartiers chinois et indiende downtown
Bus de nuit pour Mandalay 23 – 25/11 Mandalay (3 jours) • La pagode Mahamuni et lepetit musée des Offrandes • Le monastère Shwe Nandaw • Le monastère Shwe in Bin • Le palais royal • La fabrique de feuilles debambou et celle des feuilles d’or • Éventuellement Mingun parbateau (1 heure) : Une pagode
26/11 L’Irrawaddy en bateau entre Mandalay et Bagan : 1 jour (5h30-6h00 /20h30). Ou à défaut bus de nuit.
27 – 29/11 Bagan (3 jours) • Le temple d’Ānanda du XIesiècle (le plus célèbre) • Les temples de Manuha, deNanpaya, de Htilominlo • La pagode Shwezigon...
30/11 Bagan / Kalaw par la route (une dizaine d’heure) : 1 jour.
01/12 Kalaw (pour organiser le trek)
02 - 04/12 TREK de 3 jours pour relier à pied Kalaw (ville située à unedizaine d’heures de route de Bagan) et le lac Inle, à travers rizières etmontagnes.
05 – 09/12 Lac Inle (5 jours) dont Pindaya 1 jour Une oasis de fraîcheur et de beauté naturelle au cœur des montagnes ducentre du pays. De Nyaungshwe, le village principal, des barques à moteurdesservent les nombreux villages sur pilotis, entourés de jardins flottants.Balade à vélo dans les environs. Pindaya (1 jour) À 2h30 du lac Inle en voiture. La petite ville de Pindaya, nichée au fond d’une vallée verdoyante, abrite une grotte aux 9000 bouddhas, lieu de pèlerinage pour les bouddhistes. Bus de nuit pour Yangon.
10/12 Yangon (1 jour) Dernière journée 🙁. Vol pour Paris, décollage à 19h10.
Algérie depuis la France via la Tunisie avec véhicule English translation pending
bonjour a tous....
Dans les prochains mois je compte me rendre en Algérie (bejaia) via la Tunisie (tunis), aller-retour.
J'aimerais savoir s'il est facile de traverser la Tunisie sans encombre sachant que j'aurai mon véhicule, le passage en douane, comment se passe-t'il.
Cette option m'intéresse car la traversée par bateau est moins chère que pour l'Algérie.
Merci pour vos réponses.
Itinéraire en Australie pour 6 semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je cherche beaucoup d'informations pour notre trajet en AUstralie lors de notre tour du monde 2015-2016. Nous souhaiterions réserver les billets à l'avance mais nous ne savons pas ou atterrir ni ou décoller. La période où nous serions en Australie irait de mi janvier à début mars. Nous décollerons de Bali pour aller en Australie, puis de l'Australie à la Nouvelle Zélande. Nous avons pas mal regarder sur le forum mais difficile de faire des choix tant c'est immense. Nous souhaiterions en priorité louer un van la bas mais nous pouvons prendre aussi des vols intérieurs si nécessaire. La cote ouest nous interesserait peut être un peu plus nous sommes assez nature et nous aimerions faire de belles plongées. Nous avons donc penser à atterrir à Perth puis remonter la côte peut être jusqu'à Broome mais voudrions faire aussi le centre et aussi le Sud avec les Flinders Ranges, Kangaroo island, la Great ocean Road, la Tasmanie.... Dans l'immédiat je cherche vraiment à planifier ma ville d'arrivée et ma ville de départ mais j'avoue qu'en 6 semaines il va falloir faire des choix peut être pourriez vous me donner des idées pour faire un bon road trip
Merci On the baroud again
Voilà je cherche beaucoup d'informations pour notre trajet en AUstralie lors de notre tour du monde 2015-2016. Nous souhaiterions réserver les billets à l'avance mais nous ne savons pas ou atterrir ni ou décoller. La période où nous serions en Australie irait de mi janvier à début mars. Nous décollerons de Bali pour aller en Australie, puis de l'Australie à la Nouvelle Zélande. Nous avons pas mal regarder sur le forum mais difficile de faire des choix tant c'est immense. Nous souhaiterions en priorité louer un van la bas mais nous pouvons prendre aussi des vols intérieurs si nécessaire. La cote ouest nous interesserait peut être un peu plus nous sommes assez nature et nous aimerions faire de belles plongées. Nous avons donc penser à atterrir à Perth puis remonter la côte peut être jusqu'à Broome mais voudrions faire aussi le centre et aussi le Sud avec les Flinders Ranges, Kangaroo island, la Great ocean Road, la Tasmanie.... Dans l'immédiat je cherche vraiment à planifier ma ville d'arrivée et ma ville de départ mais j'avoue qu'en 6 semaines il va falloir faire des choix peut être pourriez vous me donner des idées pour faire un bon road trip
Merci On the baroud again
De la sierra à la selva English translation pending
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur.
Les photos sont visibles sur le site:
http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Piste Ibague - Salento en Colombie à vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Quelqu'un aurait-il fait en vélo la piste Ibague - Salento (une centaine de km) en Colombie ? Il semble que l'on longe le parc national de los Nevados sans y entrer. Des tuyaux peut-être ? Merci.