Results for "Collonges+|+127"
8826 results found.
Coût de la vie Nice et Marseille English translation pending
Bonjour,
Nous sommes a préparer un voyage pour le mois de juin prochain. Aussi, avec le taux de change du dollar canadien, tous les frais encourus ou à prévoir sont comptés... Si nous prenons des locations pour les 2 villes principales de notre objectif... Pensez-vous que le coût de la nourriture en épicerie qu'on pourrait cuIsiner est quand même abordable? Tous les guides de tourisme de la côte d'Azur indiquent que les prix sont assez élevés pour la restauration et les activités en général. Mais qu'en est-il si on se débrouille un peu avec le petit dejeuner et le repas du soir a l'appart? Quel budget prévoir? Nous prévoyons un voyage de 12 jours.
On sait qu'il faudra sortir le$$$ si on veut profiter des lieux et des activités mais je tente de prévoir où on pourrait faire des "économies". Merci de vos conseils, si vous avez résidé récemment dans ces secteurs et que vous avez des commentaires a faire pour nous guider un peu.
Choix de tente pour voyages à vélo English translation pending
bonjour
j hesite entre ces deux tentes , , a defaut de prendre une hilleberg
www.kvoaszrs.com/...nnel-vert-p-200.html
www.kvoaszrs.com/...9faa981484ce2ed7a661
et :::: si avis nefaste il me reste cette tente mais pas le meme budget www.campz.fr/...nt/tente/374937.html
merci de votre aide
a bientot
j hesite entre ces deux tentes , , a defaut de prendre une hilleberg
www.kvoaszrs.com/...nnel-vert-p-200.html
www.kvoaszrs.com/...9faa981484ce2ed7a661
et :::: si avis nefaste il me reste cette tente mais pas le meme budget www.campz.fr/...nt/tente/374937.html
merci de votre aide
a bientot
Deux semaines en hiver dans l'Ouest américain (récit) English translation pending
Pour plus de facilités, vous pouvez accéder directement aux messages qui relatent notre séjour :
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.
Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
J1 : Las Vegas J2 : The Vortex et Zion NP J3 (partie 1) : Coyote Butte South (Paw Hole) J3 (partie 2) : White Pocket J4 (partie 1) : White Pocket J4 (partie 2) : retour de White Pocket J5 : environs de Page J6 : Monument Valley J7 : Monument Valley, Valley of the Gods et environs de Bluff J8 : Fisher Towers et Arches NP J9 (partie 1) : Goblin Valley J9 (partie 2) : Wild Horse Window et Goblin Valley J10 (partie 1) : lever de soleil à Factory Butte et Crack canyon J10 (partie 2) : pictographes, Dirty Devil overlook et coucher de soleil J11 (partie 1) : Factory Butte, Little Egypt et Leprechaun canyon J11 (partie 2) : Leprechaun canyon et Arsenic arch J12 : Route 12 et Bryce canyon J13 (partie 1) : Zion NP J13 (partie 2) : Zion NP J14 (partie 1) : Coyote Buttes North & The Wave J14 (partie 2) : Coyote Buttes North & The Wave J15 : Las Vegas Conclusion
Samedi 19 décembre
C'est reparti !
Malgré cinq séjours dans l'ouest Américain (le dernier, d'une durée de trois mois en 2014 et réalisé lors d'un congé sabbatique, est détaillé dans ce blog : surlarouteasiatique.blogspot.fr/) nous ne sommes toujours pas rassasiés par les grands espaces et les paysages fabuleux de l'Utah, de l'Arizona et du Nouveau Mexique (notre principale aire de jeu). Cette fois, comme lors de notre dernier séjour, nous n'avons pas d'itinéraire défini mais tout un tas d'idées. La « wish list » est toujours aussi longue. Nous avons encore de nombreux sites à découvrir et quelques endroits que nous avons particulièrement appréciés nous attirent à nouveau. La météo et nos envies nous guideront au jour le jour.
C'est notre deuxième virée hivernale dans le southwest et nous croisons les doigts pour que le temps soit de la partie. Une chose est sûre, nous n'aurons pas trop chaud et les randonnées seront moins fatigantes qu'en plein été.
Comme souvent nous arrivons à Las Vegas où nous passerons une très courte soirée avant de partir dans des contrées beaucoup plus désertiques et hospitalières (à nos yeux).
Nos vacances commencent par le rituel classique : le retrait de la voiture de location. Nous espérons avoir de la chance et pouvoir toucher un véhicule qui nous permette d'accéder à certains sites reculés, totalement en dehors des sentiers battus, qui nécessitent d'emprunter des pistes pas toujours évidentes. Lorsque nous arrivons dans l'immense parking où nous attendent les voitures parmi lesquelles nous espérons trouver notre bonheur, nous déchantons vite. Rien de bien alléchant. Seulement quelques SUV plutôt type « 4x4 urbain » pour qui les obstacles à franchir ne sont que très rarement plus imposants que des trottoirs. Après avoir tourné un peu dans ce parking qui ne répond pas à nos attentes, notre choix se porte sur l'unique véhicule qui exhibe une mention « 4x4 » ou plutôt « 4WD » comme on dit ici : un Ford Escape. Rien de bien transcendant et rien à voir avec un vrai tout-terrain. Il ne nous sera pas possible de passer en 4x4 en mode manuel, c'est l'électronique qui décidera de tout. Un seul point positif : des pneus plus larges que ceux des autres SUV que nous pouvons choisir. Mais pas de doute, étant donné la faible profondeur des sculptures de ces pneus, il ne faudra pas s'attendre à des miracles dans le sable.

Lorsque nous récupérons notre chambre sur le célèbre Strip de Las Vegas, il est déjà 22h heure locale, soit 7h du matin en France. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Rapide tour sur l'avenue la plus dingue du monde, ...



.. dîner dans un tout petit resto chinois coincé au milieu de casinos démesurés et dodo qui devrait être de courte durée.Plus de photos sur : mjm-nosvoyages.blogspot.fr/...ouest-americain.html
Aragon: pistes et randonnées English translation pending
Hello,
Voici le carnet de notre escapade de fin d'année dans cette très belle région du nord de l'Espagne.
Texte en images en cliquant ici.

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
ARAGON DECEMBRE 2015
Petite escapade d’une semaine vers l’Aragon, région que nous avons déjà un peu explorée il y a longtemps à l’occasion d’un voyage vers les Bardenas Reales (sites.google.com/...terrebardenasreales/) et la Sierra de Guara (sites.google.com/...aterresierradeguara/) Le but est de tester notre nouveau fourgon et de profiter de sa motricité 4X4 pour aller dans des coins paumés (qui ne manquent pas en Aragon !) Nous avons fait de belles randonnées dont la plupart sont accessibles sans 4X4 (je préciserai à chaque fois les difficultés d’accès) J’ai utilisé pour préparer ce petit voyage le très beau livre de Charles Pujos : Sierras et canyons d’Aragon dont j’ai confronté les informations avec google earth, google images et wikiloc pour affiner mes choix. Départ le vendredi 25/12/15 Route sans problème de Nancy jusqu’à la vallée du Rioumajou (juste après St Lary, route étroite) où nous arrivons vers 19h. Des aires de bivouac pour tentes, labourées par les sangliers et pour camping-cars sont gentiment aménagées sous les pins. Samedi 26/12/15 Départ alors qu’il fait encore nuit (bah oui on est pas mal à l’ouest de Nancy et le jour se lève encore plus tard…) en direction de l’Espagne et de Puertolas, d’où part une piste (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6064355, faisable sans 4X4 mais avec une garde au sol correcte) qui permet de grimper presque jusqu’au-dessus de Canyon de Anisclo. Du terminus de la piste (qui n’entre pas dans le parc National d’Ordesa et du Mont Perdu), on grimpe facilement jusqu’au Grand Sestrales (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5068347) Le temps est superbe et n’enneigement est celui d’une fin d’été ! Nous nous garons à 1750 m d’altitude et il n’y a pas un brin de neige, c’est fou ! Trouvez le fourgon sur la photo ! Pas de neige en dessous de 3000 m. Le Mont Perdu (3355 m) est le plus à G (à l’ouest) de ces 3+4 sommets ronds qui balisent le canyon d’Anisclo. Les chiens sont ravis de ses dégourdir les pattes après la longue route d’hier. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer quelques chamois. Nous voilà juste au bord de l’immense et très spectaculaire canyon d’Anisclo, ça sent le chamois par là aussi… Le soleil est au plus haut de sa course mais reste assez bas sur l’horizon en cette fin décembre pour créer de jolies ombres. Rapide pause pique-nique au sommet du Grand Sestrales, surveillés par quelques vautours. Le fond de l’air est frais bien que la bise soit légère et nous prenons le sentier du retour en dérangeant à nouveau la même troupe de 6 chamois. Ce massif est calcaire et l’eau est rare si bien qu’ils ne s’éloignent guère de la source située juste en dehors du parc national où paissent 2 ou 3 vaches plus paisibles. Je suis bluffée par l’ampleur des paysages ! Un coin où il faudra revenir ! De retour au fourgon, pause croquettes pour les chiens ! Une battue a lieu dans la vallée en contrebas, aboiements, cris puis coups de fusil : les vautours sortent de nulle part, par dizaines ! Nous reprenons la piste en dérangeant les vautours attirés par le sanglier abattu par les chasseurs, qui git au bord de la celle-ci… Avec ce temps presque estival, les animaux domestiques sont encore assez haut dans la montagne. Beaucoup plus bas, le niveau du Rio Cinca semble bien faible. Paysages de mesas tabulaires qui nous rappellent un peu le Mont Aiguille. Joli village au bord de l’Embalse de Mediano, un lac de barrage. Au loin les plaines sont sous les nuages, c’est là qu’on va… On plonge dans une soupe épaisse qui nous rappelle un mois de novembre (normal, pas celui qu’on vient d’avoir) en Lorraine. Direction Los Monegros, une zone de badlands située dans la plaine au nord de l’Ebre. Plaine très moche (du moins ce qu’on en voit) au sud de Barbastro vers Sarinena. Nous tournons vers la Ruta de Jubierre, une piste facile praticable par temps sec par tout véhicule (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=4276214) Et nous posons pour la nuit au pied du tozal de la Cobeta, espérant vaguement que le brouillard se dissipe pendant la nuit. Petite promenade dans l’obscurité naissante avec les chiens, c’est assez lugubrrrre…
Dimanche 27/12/15 Même temps au réveil, c’est bouché ! On termine la piste sans rien voir d’autre que quelques silhouettes fantomatiques, dommage car il y a de quoi randonner un peu dans le coin (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5756287) On décide d’essayer de s’extraire de la soupe en grimpant au-dessus du barranco del Bujal, situé au NO de Castejon de Monegros. J’avais préparé ce parcours sur wikiloc (fr.wikiloc.com/...fact&id=11709221) mais l’ai malencontreusement effacé sur mon smartphone. Nous y sommes cependant arrivés (piste nécessitant un 4X4 pour grimper depuis Castejon jusqu’au sommet du barranco, qui ne correspond donc pas au parcours indiqué sur wikiloc, du moins pour la 1ère partie. Ensuite la trace est juste pour redescendre sur Monegrillo) Donc bien sûr on se perd un peu, surtout avec cette brume qui s’amenuise en prenant de l’altitude. On découvre quelques bergeries abandonnées, de jolis champs soignés parfois, et enfin nous émergeons de la brume en arrivant au sommet du barranco del Bujal. Belle vue sur la mer de nuages qui inonde toute la plaine de l’Ebre. Les nuages butent sur les falaises et le barranco est au soleil ! Nous nous baladons un peu sur la rive du canyon (pas de sentier, ça griffe !), ça fleure bon le thym et le romarin, puis on déjeune au soleil, il fait très bon !
Pas envie de retourner dans la purée de pois, dans laquelle plonge notre piste… Pas de vent sur les crêtes… Un vautour attend patiemment que les ascendances se lèvent. Après cette pause contemplative, nous replongeaons dans la brume en direction de Foz de Zafrane, un classique accessible en 4X4 (ou en VTT !) situé au sud de Zaragoza. Trace GPS indispensable pour nous qui n’y voyons goutte avec ce brouillard (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11874940)
Le parcours est ludique mais sans grand intérêt esthétique car pas très sauvage (site d’escalade assez fréquenté, pile de pont vestige d’un ancien viaduc) Nous trouvons la piste un peu après Puebla de Alborton, elle se faufile dans un petit canyon et arrive enfin à un vaste surplomb où il doit faire très bon en été (exposé au Nord, 2°C pour nous) On continue la piste guère plus facile de ce côté et finissons par nous extirper du canyon par ce petit chemin. Nous repartons vers l’est ce qui nous permet de passer au-dessus de la piste d’entrée est du canyon. On a un peu frotté la carrosserie sur ce chemin très étroit mais le fourgon s’en est sorti sans problème. Quelques belles ornières laissent penser que ça peut se corser par temps humide ! Direction Albarracin (à l’est de Teruel) que nous visiterons demain ! On se gare à la nuit tombante pas loin de la très jolie route qui va de Géa de Albarracin vers Bezas.
Lundi 28/12/15 Ciel chargé au réveil… On remet la rando prévue à plus tard et on commence par aller faire un tour vers Albarracin qui donne son nom à la Sierra éponyme. La ville est construite sur un éperon rocher dans un méandre du Rio Guadalaviar et flanquée d’une superbe muraille rouge, couleur sierra. Nous traversons le bourg, désert à cette heure et grimpons jusqu’à la muraille où les chiens réveillent quelques chats encore assoupis, tous noirs. Elle a été en partie restaurée, juste ce qu’il faut je trouve. Nous arpentons les ruelles du bourg à la recherche de victuailles car le frigo commence à se vider et ne trouvons qu’une unique boulangerie, esseulée mais fameuse ! Sinon il y a une foultitude de bars, restaurants et…banques. Il doit y avoir foule en été. Pour le moment c’est…très calme.. Le ciel s’est enfin dégagé et nous prenons la route vers l’est dans l’idée de randonner dans les gorges du Guadalaviar. Mais le soleil est si bas sur l’horizon que même à midi celles-ci restent glaciales et en plus le rio est à sec ! On improvise donc une jolie randonnée de crêtes qui va nous faire découvrir un peu des paysages de la Sierra de Albarracin. Pas de sentier mais la végétation clairsemée ce prête bien au « hors-piste » Jolie boucle vallonnée qui se termine en beauté pour les chiens par la découverte imprévue d’un point d’eau ! (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875281)
Retour sur Albarracin dont les couleurs se réchauffent sous le soleil revenu. Comme partout en Espagne, ça ne manque pas d’églises et autres édifices religieux ! J’ai bien envie de refaire des photos de la muraille avec le soleil mais un peu la flemme de remonter jusqu’en haut à pied. La carte téléchargée sur wikiloc semble indiquer une piste qui permet d’accéder sans effort au-dessus du village. Nous la trouvons sans difficulté (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875305). Faisable je pense avec une voiture légère et haute sur pattes mais 4X4 préférable pour un véhicule plus lourd car ça grimpe ! Mieux vaut ne pas avoir à se croiser… Vue superbe depuis la colline qui surplombe Albarracin mais ça souffle ! J’ai prévu d’aller voir ensuite la lagune de Bezas, un des rares plans d’eau naturels de l’Aragon. La route nous faisant passer devant la pinède de Roderao et ses peintures rupestres, nous y faisons une petite randonnée de quelques km. La pinède est magnifique, rehaussée de blocs de granit rouge qui attirent ici des dizaines de grimpeurs tous équipés de gros matelas et de minivans (le parking ressemble à un salon du combi/van) Les peintures ne sont pas époustouflantes mais la balade bien agréable. Nous négligeons la pancarte indiquant la direction de la lagune de Bezas car j’ai une trace GPS qui semble plus courte au départ du village de Bezas. Piste assez cahotique, bonne garde au sol nécessaire. (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11700326) Le site est joli, pas très dépaysant pour un Européen du Nord mais doit faire un tabac dans cette région désertique en été. Une ferme en partie rénovée la surplombe et semble habitée. Stationnement nocturne interdit mais la nuit tombe (déjà !) et nous pensons ne pas trop déranger en cette fin décembre. Les chiens sont ravis de trouver de vastes étendues herbeuses et douillettes pour chahuter, c’est tellement plus confortable que la caillasse ! Peu d’oiseaux, c’est étonnant… un héron, quelques poules d’eau et cormorans, c’est tout.
Mardi 29/12/15 Le jour se lève sur la lagune. Nous sommes à 1200 m et il n’a pas gelé. Les chiens se font encore une partie, puis quittons la lagune par l’ouest en prenant la piste qui était indiquée depuis la route filant de Albarracin à Bezas : elle est plus longue mais plus facile, accessible à tout véhicule. Nous quittons les roches rouges de la belle Sierra de Albarracin, faisons un ravitaillement express à Teruel puis poursuivons vers Pitarque. A partir de Allepuz, la A226 puis la A1702 sont splendides. Pas de soleil en cette fin décembre, dommage… Les villages perchés se succèdent, juchés sur des escarpements improbables, alors que la route serpente inlassablement (et longuement) au creux des canyons et escalade col après col. Quelle chance que les chiens ne soient pas malades en voiture ! Villarluengo est le dernier village avant Pitarque, d’où nous partons pour une randonnée de quelques km jusqu’à la résurgence du Rio…Pitarque. (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6882990) Un peu déçus par cette randonnée que je m’imaginais plus aquatique). En fait le sentier (en A/R et assez fréquenté) chemine à flanc de paroi le long d’un canyon et on ne profite de la rivière qu’à sa toute fin. Le Rio Pitarque nait d’une résurgence (en fait plusieurs situées dans un petit périmètre) : ça a un côté un peu miraculeux dans ce pays calcaire très sec. L’érosion ici aussi a laissé de jolies formes. L’eau est fraiche mais les chiens n’en ont cure ! Ils entendaient couler le ruisseau depuis plusieurs km sans pouvoir en profiter ! Nous explorons chacune des résurgences, plus ou moins accessibles aux chiens…les pôvres ! Une dernière baignade avant de prendre le sentier du retour. Higloo aperçoit à perpète de l’autre côté de la vallée un bouquetin juché sur un rocher, qui nous observe ! C’est fou le nombre d’animaux qu’on voit grâce aux chiens (et sans doute en loupons nous aussi pas mal du fait de leur présence !) Le ciel s’est enfin dégagé mais le village de Pitarque et les orgues de Montoro sont déjà dans l’ombre. La nuit ne vas pas tarder à tomber et j’ai prévu de dormir près du pont de Camanillas à l’est de Aguaviva, ce qui va nous rapprocher un peu de la mer. Il fait nuit noir quand nous y arrivons, au GPS (fr.wikiloc.com/...fact&id=11716366 : on stoppe au 1er 1/3 du tracé, ensuite c’est à pied) Mercredi 30/12/15 Grand ciel bleu au réveil mais le fond de notre vallon va rester à l’ombre encore un moment. Petite gelée matinale. Nous descendons le rio Bergantes sur quelques centaines de mètres et arrivons très vite au joli pont rénové de Camanillas (où passe le GR8) Le site est très ludique car l’érosion a donné de jolies formes rondes au rocher. Le ruisseau se traverse facilement, mais les branchages accrochés en hauteur montrent qu’il n’est pas toujours si tranquille. (Donc ne pas dormir à côté du ruisseau comme nous si le temps est à l’orage ou à la pluie) Plus en aval parvient à nos narines une odeur pestilentielle que nous identifions à présent sans hésiter : il y a (encore !) une usine à cochons dans le coin ! Cette région (tout l’Aragon !) en est truffée et il n’est pas rare qu’un seul village soit cerné par 3 ou 4 de ces exploitations. Comme les ressources économiques sont rares dans le coin, les gens supportent… En France, ce serait la révolution ! Je n’ose pas imaginer la nuisance en été avec la chaleur et les mouches ! Pôv cochons, entassés dans de longs bâtiments flanqués de 2 silos à bouffe à cochon. On n’a pas vu l’ombre de la queue d’un cochon, je pense qu’ils ne sortent jamais. Certains bâtiments sont même à 2 étages ! Nous ne considérons plus du même œil le bon saucisson acheté quelques jours plus tôt… Le soleil ne fait qu’effleure les collines environnantes quand nous quittons le rio Bergantes. Petit détour ludique vers El Salt (sur le rio Matarrana, près de La Portellada : fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8724454 Faisable avec une voiture légère, sinon 4X4 préférable, chemin étroit. La cascade est à sec (décidément…) mais le site est joli. Les chiens prennent leur bain puis nous y déjeunons au soleil... Nous poursuivons ensuite vers Beceite, porte d’entrée de la reserva Nacional de Puertos de Beceite. J’ai reéré sur wikiloc une balade aquatique (encore une !) et cette fois il y a bel et bien de l’eau dans le très joli torrent d’Ulldemo aux eaux cristallines. Le coin doit être blindé en été car c’est assez paradisiaque. Accès auto : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11717657 Rando : fr.wikiloc.com/...oc/view.do?id=336624 A 13h30 nous démarrons la balade, il fait nuit à 18h, ne traînons pas… Le sentier s’élève rapidement dans les pins et arrive de façon assez surprenante à un collet où se trouve une jolie maison de vacances à louer et surtout un puits fort bienvenu pour les chiens assoiffés. Nous sommes le 30 décembre, à 1100 m d’altitude et ce cerisier est en fleurs ! Après 1 ou 2 km de piste nous replongeons dans un étroit vallon sur un sentier visiblement peu fréquenté (merci le GPS) Le moindre espace horizontal sur ces falaises escarpées est boisé. Un rêve de bouquetins ! Et de vautours ! Pour la 1ère fois nous en avons vu voler en formation, j’ignorais que les vautours volaient aussi ainsi. Nous regagnons enfin le torrent, bien sûr à l’ombre et le longeons tant bien que mal jusqu’au parking (parcours assez cahotique nécessitant de traverser plusieurs fois le torrent ou quelques pas d’escalade facile. La difficulté consiste à ne pas perdre le sentier car la végétation est vite infranchissable et l’eau parfois profonde) Il commence à faire bien frais en fin de journée et la rivière prendre de petits airs de forêt presque boréale. Nous arrivons juste avant la nuit, bien crevés et décidons de dormir là (ce qui est théoriquement interdit donc à éviter en « saison ») Jeudi 31/12/15 Pour cette dernière journée de l’année, nous décidons d’aller faire un tour jusqu’au delta de l’Ebre (en Catalogne), considéré comme une région de grand intérêt écologique. Je n’ai pas vu de photos vraiment alléchantes de cet endroit mais autant en avoir le cœur net puisque nous n’en sommes pas loin. Mon intuition était bonne, le coin ne nous a pas emballé du tout. Peut-être qu’au printemps quand les champs sont verts… C’est plat, gris, sillonné de canaux et de chemins privés en tous sens. Il nous a été impossible malgré plusieurs tentatives tous azimuts d’arriver à la lagune de Bassa de l’Estrella pourtant équipé d’un mirador (observatoire) indiqué par au moins un panneau. A chaque fois la piste est fermée par un grillage interdisant même l’accès à pied. Bref, on a fait une petite balade en aller-retour sur la très banale plage qui mène à la Punta del Fangar. Il y a quelques dunes qui pourraient être intéressantes si elles n’étaient pas interdites d’accès (zone de nidification, OK) Bref, après un déjeuner rapide au bord de la mer, on quitte cet endroit qui nous déçoit pour retourner dans les sierras ! Direction Viacamp à 3h de route, plein nord ! Après Lleida, nous sommes sur la route du ski avec plein de voitures et un milliard de ronds-points. Pff… heureusement les Espagnols sont des conducteurs généralement prudents et patients (et très fair play pour laisser traverser les piétons !) Nous arrivons à la nuit tombée au village abandonné de Finestras par une longue piste (haute garde au sol nécessaire) de 25 km. Très bien indiquée depuis Viacamp. Réveillon très tranquille, pas de risque d’être dérangés par les voisins ! Vendredi 01/01/16 Nous nous réveillons dans le brouillard (pas celui d’éventuels excès de la veille !), l’atmosphère est assez mystérieuse, pour ne pas dire lugubre dans ce village abandonné. Il est si épais qu’il nous faut le GPS pour trouver le départ du sentier. Le but de la rando est de découvrir l’ermitage de Sant Vincenç, blotti dans une grande muraille géologique appelée ici « de Chine » ! Grâce au brouillard nous ne découvrons cet endroit incroyable que par petits fragments, allant de surprise en surprise. Les arêtes rocheuses dressées vers le ciel ne parviennent pas à déchirer les nuages. Nous voilà enfin après une petite acrobatie (il a fallu porter les chiens pour descendre quelques barreaux d’échelle) arrivés à l’Ermita Sant Vincenç, bâti il y a 1000 ans ! A nos pieds, le lac Panta de Canelles et une toute petite crique cachée derrière la muraille (de Chine !) et au-dessus un autre ermitage, celui de Sant Marco, plus facile d’accès où nous irons ensuite. Nous remontons sur le plateau, le brouillard s’est levé et nous découvrons les restes du village de Finestras, abandonné dans les années 60 lors de la construction du barrage : les zones cultivables sont à présent sous l’eau. Une maison (celle au toit de tôles) semble encore parfois occupée. Nous voilà à l’Ermita San Marcos dont la jolie porte est ouverte. Je vous laisse la surprise d’en découvrir l’intérieur. D’ici on aperçoit San Vincenç et l’entrée de la petite crique, fermée par une chaîne équipée d’une pancarte qui se situe très au-dessus de l’actuel niveau du lac ! Retour au fourgon, un dernier regard vers la place du village, ornée d’un sapin de Noël disposé dans un joli seau vert pomme ! Nous reprenons la piste vers l’auberge de Montfalco (pour toutes les pistes de ce coin au sud de Viacamp, il faut une bonne garde au sol et pour un fourgon ou camping-car de très bons pneus ou une motorisation 4X4. Enorme tôle ondulée avec des vagues de 25/30 cm heureusement seulement sur quelques mètres mais à plusieurs reprises sur la piste qui mène à l’auberge, plus fréquentée par des voitures qui patinent en montée et creusent les vagues.) Pas mal de monde à l’auberge qui a l’air très sympa (et leur chien l’est aussi !) La gérante parle anglais et m’indique que THE rando du coin est faisable pour un chien « a little crazy » comme le leur. Les nôtres l’étant aussi, on décide de faire cette rando que j’avais d’abord crue trop acrobatique pour des chiens. Le sentier de 4 km de long surplombe sur la 2ème partie de son parcours le lac et le longe jusqu’à une étroiture (le Congost du Mont Rebei) La balade est très spectaculaire puisqu’elle emprunte 2 séries de passerelles fichées dans des falaises verticales voire en léger surplomb. Pas d’échelles mais des escaliers très raides, ce qui les rend accessibles à des chiens habitués au vide et confiants. Ils s’en sont très bien sortis, recevant moult flatteries de la part des autres randonneurs, se laissant prendre de bonne grâce en photos par les uns et les autres. Ce qui est marrant c’est qu’ils étaient tellement concentrés qu’il leur fallait ensuite se défouler en chahutant quand le terrain s’y prêtait. Place aux photos :
On s’est bien amusé ! J’ai préféré faire demi-tour un peu avant la fin au niveau du pont suspendu, en grille qui fait mal aux coussinets, craignant qu’ils ne se les abiment et soient gênés au retour sur les passerelles. Au compteur 8 km A/R et +723m. Pour ceux qui ne sont pas fans de ce genre d’acrobaties, il est possible d’accéder au détroit par le nord à partir d’une petite route qui part de Puente de Montagnana. Et pour ceux qui ont peu de temps, il suffit de grimper en 1/4h à l’Ermita de San Quiteria, situé juste au-dessus de l’auberge de Montfalco pour découvrir une vue époustouflante sur le Congost vers le Nord et une partie de l’immense lac vers le sud. Cet ermitage aussi est ouvert mais moins décoré que celui de San Marco. Eclaircie inespérée en fin de journée, quelle chance ! Fred a encore des forces pour conduire jusqu’à la frontière, nous dormons juste avant celle-ci. Quelle journée !
Samedi 02/01/16 Un peu plus de 1000 km de route jusqu’à Nancy, circulation dense mais relativement fluide. Nous arrivons à Nancy vers 17h30, les chiens n’ont pas bougé une oreille de tout le voyage (juste un petit pipi en faisant le plein)
Conclusion : Ravis de notre petite virée espagnole (1200 km en Espagne et 2100 en France). Cette région se prête parfaitement au bivouac sauvage ! Il y a plein de pistes partout, on trouve de l’eau sans problème, les gens (quand on en voit !) sont accueillants et surtout c’est hyper dépaysant ! A conseiller à tous les nostalgiques de l’ouest américain ! Impressions à moduler en fonction de la saison toutefois : en été avec la chaleur et la « foule » (à mon avis toute relative en Aragon) ça doit être assez différent. Période idéale je pense : mars avril : de l‘eau dans les ruisseaux (en principe), des fleurs dans les champs et des journées plus longues
Voici le carnet de notre escapade de fin d'année dans cette très belle région du nord de l'Espagne.
Texte en images en cliquant ici.

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
ARAGON DECEMBRE 2015
Petite escapade d’une semaine vers l’Aragon, région que nous avons déjà un peu explorée il y a longtemps à l’occasion d’un voyage vers les Bardenas Reales (sites.google.com/...terrebardenasreales/) et la Sierra de Guara (sites.google.com/...aterresierradeguara/) Le but est de tester notre nouveau fourgon et de profiter de sa motricité 4X4 pour aller dans des coins paumés (qui ne manquent pas en Aragon !) Nous avons fait de belles randonnées dont la plupart sont accessibles sans 4X4 (je préciserai à chaque fois les difficultés d’accès) J’ai utilisé pour préparer ce petit voyage le très beau livre de Charles Pujos : Sierras et canyons d’Aragon dont j’ai confronté les informations avec google earth, google images et wikiloc pour affiner mes choix. Départ le vendredi 25/12/15 Route sans problème de Nancy jusqu’à la vallée du Rioumajou (juste après St Lary, route étroite) où nous arrivons vers 19h. Des aires de bivouac pour tentes, labourées par les sangliers et pour camping-cars sont gentiment aménagées sous les pins. Samedi 26/12/15 Départ alors qu’il fait encore nuit (bah oui on est pas mal à l’ouest de Nancy et le jour se lève encore plus tard…) en direction de l’Espagne et de Puertolas, d’où part une piste (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6064355, faisable sans 4X4 mais avec une garde au sol correcte) qui permet de grimper presque jusqu’au-dessus de Canyon de Anisclo. Du terminus de la piste (qui n’entre pas dans le parc National d’Ordesa et du Mont Perdu), on grimpe facilement jusqu’au Grand Sestrales (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5068347) Le temps est superbe et n’enneigement est celui d’une fin d’été ! Nous nous garons à 1750 m d’altitude et il n’y a pas un brin de neige, c’est fou ! Trouvez le fourgon sur la photo ! Pas de neige en dessous de 3000 m. Le Mont Perdu (3355 m) est le plus à G (à l’ouest) de ces 3+4 sommets ronds qui balisent le canyon d’Anisclo. Les chiens sont ravis de ses dégourdir les pattes après la longue route d’hier. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer quelques chamois. Nous voilà juste au bord de l’immense et très spectaculaire canyon d’Anisclo, ça sent le chamois par là aussi… Le soleil est au plus haut de sa course mais reste assez bas sur l’horizon en cette fin décembre pour créer de jolies ombres. Rapide pause pique-nique au sommet du Grand Sestrales, surveillés par quelques vautours. Le fond de l’air est frais bien que la bise soit légère et nous prenons le sentier du retour en dérangeant à nouveau la même troupe de 6 chamois. Ce massif est calcaire et l’eau est rare si bien qu’ils ne s’éloignent guère de la source située juste en dehors du parc national où paissent 2 ou 3 vaches plus paisibles. Je suis bluffée par l’ampleur des paysages ! Un coin où il faudra revenir ! De retour au fourgon, pause croquettes pour les chiens ! Une battue a lieu dans la vallée en contrebas, aboiements, cris puis coups de fusil : les vautours sortent de nulle part, par dizaines ! Nous reprenons la piste en dérangeant les vautours attirés par le sanglier abattu par les chasseurs, qui git au bord de la celle-ci… Avec ce temps presque estival, les animaux domestiques sont encore assez haut dans la montagne. Beaucoup plus bas, le niveau du Rio Cinca semble bien faible. Paysages de mesas tabulaires qui nous rappellent un peu le Mont Aiguille. Joli village au bord de l’Embalse de Mediano, un lac de barrage. Au loin les plaines sont sous les nuages, c’est là qu’on va… On plonge dans une soupe épaisse qui nous rappelle un mois de novembre (normal, pas celui qu’on vient d’avoir) en Lorraine. Direction Los Monegros, une zone de badlands située dans la plaine au nord de l’Ebre. Plaine très moche (du moins ce qu’on en voit) au sud de Barbastro vers Sarinena. Nous tournons vers la Ruta de Jubierre, une piste facile praticable par temps sec par tout véhicule (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=4276214) Et nous posons pour la nuit au pied du tozal de la Cobeta, espérant vaguement que le brouillard se dissipe pendant la nuit. Petite promenade dans l’obscurité naissante avec les chiens, c’est assez lugubrrrre…
Dimanche 27/12/15 Même temps au réveil, c’est bouché ! On termine la piste sans rien voir d’autre que quelques silhouettes fantomatiques, dommage car il y a de quoi randonner un peu dans le coin (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5756287) On décide d’essayer de s’extraire de la soupe en grimpant au-dessus du barranco del Bujal, situé au NO de Castejon de Monegros. J’avais préparé ce parcours sur wikiloc (fr.wikiloc.com/...fact&id=11709221) mais l’ai malencontreusement effacé sur mon smartphone. Nous y sommes cependant arrivés (piste nécessitant un 4X4 pour grimper depuis Castejon jusqu’au sommet du barranco, qui ne correspond donc pas au parcours indiqué sur wikiloc, du moins pour la 1ère partie. Ensuite la trace est juste pour redescendre sur Monegrillo) Donc bien sûr on se perd un peu, surtout avec cette brume qui s’amenuise en prenant de l’altitude. On découvre quelques bergeries abandonnées, de jolis champs soignés parfois, et enfin nous émergeons de la brume en arrivant au sommet du barranco del Bujal. Belle vue sur la mer de nuages qui inonde toute la plaine de l’Ebre. Les nuages butent sur les falaises et le barranco est au soleil ! Nous nous baladons un peu sur la rive du canyon (pas de sentier, ça griffe !), ça fleure bon le thym et le romarin, puis on déjeune au soleil, il fait très bon !
Pas envie de retourner dans la purée de pois, dans laquelle plonge notre piste… Pas de vent sur les crêtes… Un vautour attend patiemment que les ascendances se lèvent. Après cette pause contemplative, nous replongeaons dans la brume en direction de Foz de Zafrane, un classique accessible en 4X4 (ou en VTT !) situé au sud de Zaragoza. Trace GPS indispensable pour nous qui n’y voyons goutte avec ce brouillard (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11874940)
Le parcours est ludique mais sans grand intérêt esthétique car pas très sauvage (site d’escalade assez fréquenté, pile de pont vestige d’un ancien viaduc) Nous trouvons la piste un peu après Puebla de Alborton, elle se faufile dans un petit canyon et arrive enfin à un vaste surplomb où il doit faire très bon en été (exposé au Nord, 2°C pour nous) On continue la piste guère plus facile de ce côté et finissons par nous extirper du canyon par ce petit chemin. Nous repartons vers l’est ce qui nous permet de passer au-dessus de la piste d’entrée est du canyon. On a un peu frotté la carrosserie sur ce chemin très étroit mais le fourgon s’en est sorti sans problème. Quelques belles ornières laissent penser que ça peut se corser par temps humide ! Direction Albarracin (à l’est de Teruel) que nous visiterons demain ! On se gare à la nuit tombante pas loin de la très jolie route qui va de Géa de Albarracin vers Bezas.
Lundi 28/12/15 Ciel chargé au réveil… On remet la rando prévue à plus tard et on commence par aller faire un tour vers Albarracin qui donne son nom à la Sierra éponyme. La ville est construite sur un éperon rocher dans un méandre du Rio Guadalaviar et flanquée d’une superbe muraille rouge, couleur sierra. Nous traversons le bourg, désert à cette heure et grimpons jusqu’à la muraille où les chiens réveillent quelques chats encore assoupis, tous noirs. Elle a été en partie restaurée, juste ce qu’il faut je trouve. Nous arpentons les ruelles du bourg à la recherche de victuailles car le frigo commence à se vider et ne trouvons qu’une unique boulangerie, esseulée mais fameuse ! Sinon il y a une foultitude de bars, restaurants et…banques. Il doit y avoir foule en été. Pour le moment c’est…très calme.. Le ciel s’est enfin dégagé et nous prenons la route vers l’est dans l’idée de randonner dans les gorges du Guadalaviar. Mais le soleil est si bas sur l’horizon que même à midi celles-ci restent glaciales et en plus le rio est à sec ! On improvise donc une jolie randonnée de crêtes qui va nous faire découvrir un peu des paysages de la Sierra de Albarracin. Pas de sentier mais la végétation clairsemée ce prête bien au « hors-piste » Jolie boucle vallonnée qui se termine en beauté pour les chiens par la découverte imprévue d’un point d’eau ! (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875281)
Retour sur Albarracin dont les couleurs se réchauffent sous le soleil revenu. Comme partout en Espagne, ça ne manque pas d’églises et autres édifices religieux ! J’ai bien envie de refaire des photos de la muraille avec le soleil mais un peu la flemme de remonter jusqu’en haut à pied. La carte téléchargée sur wikiloc semble indiquer une piste qui permet d’accéder sans effort au-dessus du village. Nous la trouvons sans difficulté (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875305). Faisable je pense avec une voiture légère et haute sur pattes mais 4X4 préférable pour un véhicule plus lourd car ça grimpe ! Mieux vaut ne pas avoir à se croiser… Vue superbe depuis la colline qui surplombe Albarracin mais ça souffle ! J’ai prévu d’aller voir ensuite la lagune de Bezas, un des rares plans d’eau naturels de l’Aragon. La route nous faisant passer devant la pinède de Roderao et ses peintures rupestres, nous y faisons une petite randonnée de quelques km. La pinède est magnifique, rehaussée de blocs de granit rouge qui attirent ici des dizaines de grimpeurs tous équipés de gros matelas et de minivans (le parking ressemble à un salon du combi/van) Les peintures ne sont pas époustouflantes mais la balade bien agréable. Nous négligeons la pancarte indiquant la direction de la lagune de Bezas car j’ai une trace GPS qui semble plus courte au départ du village de Bezas. Piste assez cahotique, bonne garde au sol nécessaire. (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11700326) Le site est joli, pas très dépaysant pour un Européen du Nord mais doit faire un tabac dans cette région désertique en été. Une ferme en partie rénovée la surplombe et semble habitée. Stationnement nocturne interdit mais la nuit tombe (déjà !) et nous pensons ne pas trop déranger en cette fin décembre. Les chiens sont ravis de trouver de vastes étendues herbeuses et douillettes pour chahuter, c’est tellement plus confortable que la caillasse ! Peu d’oiseaux, c’est étonnant… un héron, quelques poules d’eau et cormorans, c’est tout.
Mardi 29/12/15 Le jour se lève sur la lagune. Nous sommes à 1200 m et il n’a pas gelé. Les chiens se font encore une partie, puis quittons la lagune par l’ouest en prenant la piste qui était indiquée depuis la route filant de Albarracin à Bezas : elle est plus longue mais plus facile, accessible à tout véhicule. Nous quittons les roches rouges de la belle Sierra de Albarracin, faisons un ravitaillement express à Teruel puis poursuivons vers Pitarque. A partir de Allepuz, la A226 puis la A1702 sont splendides. Pas de soleil en cette fin décembre, dommage… Les villages perchés se succèdent, juchés sur des escarpements improbables, alors que la route serpente inlassablement (et longuement) au creux des canyons et escalade col après col. Quelle chance que les chiens ne soient pas malades en voiture ! Villarluengo est le dernier village avant Pitarque, d’où nous partons pour une randonnée de quelques km jusqu’à la résurgence du Rio…Pitarque. (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6882990) Un peu déçus par cette randonnée que je m’imaginais plus aquatique). En fait le sentier (en A/R et assez fréquenté) chemine à flanc de paroi le long d’un canyon et on ne profite de la rivière qu’à sa toute fin. Le Rio Pitarque nait d’une résurgence (en fait plusieurs situées dans un petit périmètre) : ça a un côté un peu miraculeux dans ce pays calcaire très sec. L’érosion ici aussi a laissé de jolies formes. L’eau est fraiche mais les chiens n’en ont cure ! Ils entendaient couler le ruisseau depuis plusieurs km sans pouvoir en profiter ! Nous explorons chacune des résurgences, plus ou moins accessibles aux chiens…les pôvres ! Une dernière baignade avant de prendre le sentier du retour. Higloo aperçoit à perpète de l’autre côté de la vallée un bouquetin juché sur un rocher, qui nous observe ! C’est fou le nombre d’animaux qu’on voit grâce aux chiens (et sans doute en loupons nous aussi pas mal du fait de leur présence !) Le ciel s’est enfin dégagé mais le village de Pitarque et les orgues de Montoro sont déjà dans l’ombre. La nuit ne vas pas tarder à tomber et j’ai prévu de dormir près du pont de Camanillas à l’est de Aguaviva, ce qui va nous rapprocher un peu de la mer. Il fait nuit noir quand nous y arrivons, au GPS (fr.wikiloc.com/...fact&id=11716366 : on stoppe au 1er 1/3 du tracé, ensuite c’est à pied) Mercredi 30/12/15 Grand ciel bleu au réveil mais le fond de notre vallon va rester à l’ombre encore un moment. Petite gelée matinale. Nous descendons le rio Bergantes sur quelques centaines de mètres et arrivons très vite au joli pont rénové de Camanillas (où passe le GR8) Le site est très ludique car l’érosion a donné de jolies formes rondes au rocher. Le ruisseau se traverse facilement, mais les branchages accrochés en hauteur montrent qu’il n’est pas toujours si tranquille. (Donc ne pas dormir à côté du ruisseau comme nous si le temps est à l’orage ou à la pluie) Plus en aval parvient à nos narines une odeur pestilentielle que nous identifions à présent sans hésiter : il y a (encore !) une usine à cochons dans le coin ! Cette région (tout l’Aragon !) en est truffée et il n’est pas rare qu’un seul village soit cerné par 3 ou 4 de ces exploitations. Comme les ressources économiques sont rares dans le coin, les gens supportent… En France, ce serait la révolution ! Je n’ose pas imaginer la nuisance en été avec la chaleur et les mouches ! Pôv cochons, entassés dans de longs bâtiments flanqués de 2 silos à bouffe à cochon. On n’a pas vu l’ombre de la queue d’un cochon, je pense qu’ils ne sortent jamais. Certains bâtiments sont même à 2 étages ! Nous ne considérons plus du même œil le bon saucisson acheté quelques jours plus tôt… Le soleil ne fait qu’effleure les collines environnantes quand nous quittons le rio Bergantes. Petit détour ludique vers El Salt (sur le rio Matarrana, près de La Portellada : fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8724454 Faisable avec une voiture légère, sinon 4X4 préférable, chemin étroit. La cascade est à sec (décidément…) mais le site est joli. Les chiens prennent leur bain puis nous y déjeunons au soleil... Nous poursuivons ensuite vers Beceite, porte d’entrée de la reserva Nacional de Puertos de Beceite. J’ai reéré sur wikiloc une balade aquatique (encore une !) et cette fois il y a bel et bien de l’eau dans le très joli torrent d’Ulldemo aux eaux cristallines. Le coin doit être blindé en été car c’est assez paradisiaque. Accès auto : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11717657 Rando : fr.wikiloc.com/...oc/view.do?id=336624 A 13h30 nous démarrons la balade, il fait nuit à 18h, ne traînons pas… Le sentier s’élève rapidement dans les pins et arrive de façon assez surprenante à un collet où se trouve une jolie maison de vacances à louer et surtout un puits fort bienvenu pour les chiens assoiffés. Nous sommes le 30 décembre, à 1100 m d’altitude et ce cerisier est en fleurs ! Après 1 ou 2 km de piste nous replongeons dans un étroit vallon sur un sentier visiblement peu fréquenté (merci le GPS) Le moindre espace horizontal sur ces falaises escarpées est boisé. Un rêve de bouquetins ! Et de vautours ! Pour la 1ère fois nous en avons vu voler en formation, j’ignorais que les vautours volaient aussi ainsi. Nous regagnons enfin le torrent, bien sûr à l’ombre et le longeons tant bien que mal jusqu’au parking (parcours assez cahotique nécessitant de traverser plusieurs fois le torrent ou quelques pas d’escalade facile. La difficulté consiste à ne pas perdre le sentier car la végétation est vite infranchissable et l’eau parfois profonde) Il commence à faire bien frais en fin de journée et la rivière prendre de petits airs de forêt presque boréale. Nous arrivons juste avant la nuit, bien crevés et décidons de dormir là (ce qui est théoriquement interdit donc à éviter en « saison ») Jeudi 31/12/15 Pour cette dernière journée de l’année, nous décidons d’aller faire un tour jusqu’au delta de l’Ebre (en Catalogne), considéré comme une région de grand intérêt écologique. Je n’ai pas vu de photos vraiment alléchantes de cet endroit mais autant en avoir le cœur net puisque nous n’en sommes pas loin. Mon intuition était bonne, le coin ne nous a pas emballé du tout. Peut-être qu’au printemps quand les champs sont verts… C’est plat, gris, sillonné de canaux et de chemins privés en tous sens. Il nous a été impossible malgré plusieurs tentatives tous azimuts d’arriver à la lagune de Bassa de l’Estrella pourtant équipé d’un mirador (observatoire) indiqué par au moins un panneau. A chaque fois la piste est fermée par un grillage interdisant même l’accès à pied. Bref, on a fait une petite balade en aller-retour sur la très banale plage qui mène à la Punta del Fangar. Il y a quelques dunes qui pourraient être intéressantes si elles n’étaient pas interdites d’accès (zone de nidification, OK) Bref, après un déjeuner rapide au bord de la mer, on quitte cet endroit qui nous déçoit pour retourner dans les sierras ! Direction Viacamp à 3h de route, plein nord ! Après Lleida, nous sommes sur la route du ski avec plein de voitures et un milliard de ronds-points. Pff… heureusement les Espagnols sont des conducteurs généralement prudents et patients (et très fair play pour laisser traverser les piétons !) Nous arrivons à la nuit tombée au village abandonné de Finestras par une longue piste (haute garde au sol nécessaire) de 25 km. Très bien indiquée depuis Viacamp. Réveillon très tranquille, pas de risque d’être dérangés par les voisins ! Vendredi 01/01/16 Nous nous réveillons dans le brouillard (pas celui d’éventuels excès de la veille !), l’atmosphère est assez mystérieuse, pour ne pas dire lugubre dans ce village abandonné. Il est si épais qu’il nous faut le GPS pour trouver le départ du sentier. Le but de la rando est de découvrir l’ermitage de Sant Vincenç, blotti dans une grande muraille géologique appelée ici « de Chine » ! Grâce au brouillard nous ne découvrons cet endroit incroyable que par petits fragments, allant de surprise en surprise. Les arêtes rocheuses dressées vers le ciel ne parviennent pas à déchirer les nuages. Nous voilà enfin après une petite acrobatie (il a fallu porter les chiens pour descendre quelques barreaux d’échelle) arrivés à l’Ermita Sant Vincenç, bâti il y a 1000 ans ! A nos pieds, le lac Panta de Canelles et une toute petite crique cachée derrière la muraille (de Chine !) et au-dessus un autre ermitage, celui de Sant Marco, plus facile d’accès où nous irons ensuite. Nous remontons sur le plateau, le brouillard s’est levé et nous découvrons les restes du village de Finestras, abandonné dans les années 60 lors de la construction du barrage : les zones cultivables sont à présent sous l’eau. Une maison (celle au toit de tôles) semble encore parfois occupée. Nous voilà à l’Ermita San Marcos dont la jolie porte est ouverte. Je vous laisse la surprise d’en découvrir l’intérieur. D’ici on aperçoit San Vincenç et l’entrée de la petite crique, fermée par une chaîne équipée d’une pancarte qui se situe très au-dessus de l’actuel niveau du lac ! Retour au fourgon, un dernier regard vers la place du village, ornée d’un sapin de Noël disposé dans un joli seau vert pomme ! Nous reprenons la piste vers l’auberge de Montfalco (pour toutes les pistes de ce coin au sud de Viacamp, il faut une bonne garde au sol et pour un fourgon ou camping-car de très bons pneus ou une motorisation 4X4. Enorme tôle ondulée avec des vagues de 25/30 cm heureusement seulement sur quelques mètres mais à plusieurs reprises sur la piste qui mène à l’auberge, plus fréquentée par des voitures qui patinent en montée et creusent les vagues.) Pas mal de monde à l’auberge qui a l’air très sympa (et leur chien l’est aussi !) La gérante parle anglais et m’indique que THE rando du coin est faisable pour un chien « a little crazy » comme le leur. Les nôtres l’étant aussi, on décide de faire cette rando que j’avais d’abord crue trop acrobatique pour des chiens. Le sentier de 4 km de long surplombe sur la 2ème partie de son parcours le lac et le longe jusqu’à une étroiture (le Congost du Mont Rebei) La balade est très spectaculaire puisqu’elle emprunte 2 séries de passerelles fichées dans des falaises verticales voire en léger surplomb. Pas d’échelles mais des escaliers très raides, ce qui les rend accessibles à des chiens habitués au vide et confiants. Ils s’en sont très bien sortis, recevant moult flatteries de la part des autres randonneurs, se laissant prendre de bonne grâce en photos par les uns et les autres. Ce qui est marrant c’est qu’ils étaient tellement concentrés qu’il leur fallait ensuite se défouler en chahutant quand le terrain s’y prêtait. Place aux photos :
On s’est bien amusé ! J’ai préféré faire demi-tour un peu avant la fin au niveau du pont suspendu, en grille qui fait mal aux coussinets, craignant qu’ils ne se les abiment et soient gênés au retour sur les passerelles. Au compteur 8 km A/R et +723m. Pour ceux qui ne sont pas fans de ce genre d’acrobaties, il est possible d’accéder au détroit par le nord à partir d’une petite route qui part de Puente de Montagnana. Et pour ceux qui ont peu de temps, il suffit de grimper en 1/4h à l’Ermita de San Quiteria, situé juste au-dessus de l’auberge de Montfalco pour découvrir une vue époustouflante sur le Congost vers le Nord et une partie de l’immense lac vers le sud. Cet ermitage aussi est ouvert mais moins décoré que celui de San Marco. Eclaircie inespérée en fin de journée, quelle chance ! Fred a encore des forces pour conduire jusqu’à la frontière, nous dormons juste avant celle-ci. Quelle journée !
Samedi 02/01/16 Un peu plus de 1000 km de route jusqu’à Nancy, circulation dense mais relativement fluide. Nous arrivons à Nancy vers 17h30, les chiens n’ont pas bougé une oreille de tout le voyage (juste un petit pipi en faisant le plein)
Conclusion : Ravis de notre petite virée espagnole (1200 km en Espagne et 2100 en France). Cette région se prête parfaitement au bivouac sauvage ! Il y a plein de pistes partout, on trouve de l’eau sans problème, les gens (quand on en voit !) sont accueillants et surtout c’est hyper dépaysant ! A conseiller à tous les nostalgiques de l’ouest américain ! Impressions à moduler en fonction de la saison toutefois : en été avec la chaleur et la « foule » (à mon avis toute relative en Aragon) ça doit être assez différent. Période idéale je pense : mars avril : de l‘eau dans les ruisseaux (en principe), des fleurs dans les champs et des journées plus longues
Nicaragua: des informations après un séjour de 7 semaines English translation pending
Bonjour,
Voilà quelques infos (itinéraire, transport, logement...) après un séjour de 7 semaines au Nicaragua du 31 octobre au vendredi 18 décembre 2015.
Généralités : - 1€ = 30 cordobas (C$) au moment de notre voyage - 1L d'essence à la pompe = 32C$ - Distributeurs de billets : on en trouve partout mais on galère parfois, notamment à l'aéroport international de Managua et à Léon - Appel vers la France dans un cybercafé = 3c$/minute - 1 coupe homme chez le coiffeur = 50c$ (soit 1€70 !!)
ITINÉRAIRE + INFOS LOGEMENTS & TRANSPORTS
Avion PARIS - ATLANTA - MANAGUA
MANAGUA : Transfert de l'aéroport en navette gratuite via l'hôtel Wayak www.wayakhotel.com 70$ la double (via booking.com) avec climatisation, petit dej, piscine / Bonne adresse à 20 mins de l'aéroport
Transfert de MANAGUA à l'ile de d'OMETEPE = Avion
ILE D'OMETEPE Logement : Finca Playa Venicia de 20$ à 35$ Nous avons sélectionné un bungalow face au lac avec climatisation et eau chaude Prix négocié à 28$ (sans le petit dej) au lieu de 35$ Personnel très accueillant Location d'1 scooter via l'hôtel : 50$ pour 3 jours A Faire : Tour de de l'île (à partir de Balgue, la route n'est plus pavée mais la piste reste très acceptable), les villes de Moyogalpa - d'Altagracia, la Reserva Natural Ojo de Agua (prix = 3$ / pers), le Butterfly Paradise (5$ / pers), le Parque Ecologico Charco Verde (50 c$ / pers) et les plages...
Transfert d'OMETEPE à GRANADA : Bateau jusqu'au débarcadère : Prix = 50c$ / pers - Durée = 1h Bus jusqu'à Managua : Prix = 120c$ / pers - Durée = 2h
GRANADA Logement : Casa Capricho www.casacapricho.com 60c$ la double (négociée à 40c$) / Climatisation, eau chaude, petit déjeuner et petite piscine Charmant !!! A faire : balades dans la ville, des églises, du musée Insituto Nicaraguense de Cultura (prix = 20c$ / pers), Las Isletas (prix = 40$ pour 2 pers et pour 2h de bateau)...
Transfert de GRANADA à LÉON via MANAGUA : Bus jusqu'à Managua et + précisément au terminus "UCA" (Universitad Central America) situé à la périphérie de la capitale - Prix = 25c$/pers - Durée = 1h30 Minivan jusquà Léon - Prix = 54c$/pers - Durée = 1h30 Taxi de la gare de bus de Léon au centre de la ville = Prix = 20c$/pers
LÉON Logement : hôtel San Juan de Leon www.hsanjuandeleon.com 55$ la double avec climatisation, petit dejeuner et petite piscine / Personnel accueillant A faire : visite de la ville, la cathédrale, les églises...
Transfert de LÉON à LAS PENITAS : Taxi pour la quartier de Sutiaba où se situe la gare de bus pour Las Penitas Bus pour Las Penitas - Durée = + ou - 30 minutes selon le nombre d'arrêt !!
LAS PENITAS Logement : Barca de Oro 35$ la double avec climatisation mais sans petit dej A faire : réserve naturelle d'Isla Juan Venado / prix négocié à 45$ pour 3h (au lieu de 55$) + droit d'entrée = 100c$/pers - Attention aux moustiques !!!!!
Transfert de LAS PENITAS à ESTELI via LÉON : Bus jusqu'à Léon Taxi jusqu'à la gare de bus principale de Léon Bus pour Estelí - Prix 75c$/pers - Durée = 2h30
ESTELI Logement : hôtel El Meson / 21$ la chambre double avec ventilateur et eau chaude mais sans le petit déj - Petite cour intérieure A faire : réserve de Miraflor (pour s'y rendre, prendre le bus dont l'arrêt se situe à côté de la station service UNO - départ à 5h50 // Un fois sur place, nous nous sommes incrustés dans un groupe avec guide - Prix = 15$ pour 2 avec le déjeuner)
Transfert d'ESTELI à JINOTEGA Taxi jusqu'à la station de bus de Cotran Norte Bus pour Estelí - Prix = 50c$/pers - Durée = 3h
JINOTEGA Logement : Maison d'hôtes Estancia de Don Francisco www.estanciadedonfrancisco.com 40$ (au lieu de 50$) la très grande chambre double avec petit déjeuner + Petit patio très agréable Coup de Cœur autant pour cette maison que pour son personnel !!! A faire : Je ne peux malheureusement rien vous indiquer car un vilain moustique m'a transmis le Chicunguya !!! Résultat = 6 jours de repos obligatoires...
Transfert de JINOTEGA à MATAGALPA Taxi jusqu'à la station de bus de Cotran Sud Bus pour Matagalpa - Prix = 25c$/pers - Durée 1h20
MATAGALPA Logement : Mana Del Cielo Petite chambre d'une extrême propreté négociée à 24$ sans le petit déj Personnel + qu'adorable !! A faire : balades dans la ville, village de San Ramon (Via un minivan qui part de la gare de bus de Cotran Norte - point de départ de nombreuses balades), El Castillo del Cacao (situé à 3kms de la ville), village de La Reyna (nombreuses balades possibles)...
Transfert de MATAGALPA à la réserve SELVA NEGRA Taxi pour la gare routière Cotran Sud Bus en direction de Jinotaga et descente sur la route après environ 10 kms, l'entrée de la réserve est indiquée par un char d'assaut !!!!
Réserve privée de la SELVA NEGRA Logement : 85$ le bungalow pour 2 pers www.selvanegra.com Droit d'entrée dans la réserve = 100c$/pers A faire : des balades, des balades et encore des balades dans les plantations de café, dans la forêt, dans la ferme, le village des ouvriers agricoles...
Transfert de MATAGALPA à BOACO via MUY-MUY Bus pour Muy-Muy / Prix = 25c$/pers - Durée = 1h20 Bus pour Boaco - Prix = 30 c$/pers - Durée = 1h15
BOACO Logement : Hôtel Tijerinos Hôtel ouvert depuis - d'1 an !! Situé en plein centre, juste à côté de parque central Assez contemporain Grande chambre pour 35$ avec ventilateur (45$ avec clim) mais sans le petit déjeuner A faire : le marché, la ville haute & basse, le village de Santa Lucia (nombreuses balades possibles), Centro Turistico Termales Aguas Claras (prix = 40c$/pers - Un lieu très sympa pour faire une pause au bord des piscines naturelles !! - Possibilité d'y aller en taxi ou en bus)
Transfert de BOACOà l'archipel des SOLENTINAMES via SAN CARLOS Taxi privé jusqu'au port de San Carlos (+ simple qu'en bus, Chicunguya oblige :-() Prix négocié à 2800c$ - Durée = 3h pour 260kms Bateau pour l'Archipel des Solentinames - Prix = 10$/pers - Durée = 1h
ARCHIPEL DES SOLENTINAMES - ILE DE SAN FERNANDO Logement : Cabanas Paraiso 35$ (au lieu de 45$) la double avec ventilateur, eau froide, petit dej et vue sur le lac
A faire : balades sur l'île, prendre ses repas chez les locaux (demander directement aux familles si elles proposent le couvert), la maison des artisans (coopérative réunissant les œuvres d'environ 50 artistes locaux - peintures primitives typiques de l'île et sculptures sans du bois de balsa), regarder les tortues qui viennent chaque jour près du ponton, visite de l'île Mancarron, balade en bateau de 2h à travers l'archipel (Prix = 50$ pour 2 pers)
Transfert de l'ile de SAN FERNANDO à EL CASTILLO via SAN CARLOS Bateau jusqu'à San Carlos - Prix = 10$/pers Bateau lent jusqu' El Castillo - Prix = 90c$/pers - Durée = 3h
EL CASTILLO Logement : hôtel Luna Del Rio Charmant petit hôtel composé uniquement de 5 chambres et créé en 2014 45$ (au lieu de 60$) la petite chambre agréable et joliment décorée, avec terrasse privative ave vue sur le fleuve / Seul bémol : l'hôtel est tenu par une famille espagnole qui vit sur place et est un peu bruyante !! A faire : magnifiques balades dans et autour d'El Castillo, ne pas hésiter à s'éloigner un peu du centre à la découverte de la campagne environnante !!! Bateau sur la rivière Santa Cruz pour observer la nature et les animaux (prix = 50$ pour 2 pers et pour 3h), visite de l'usine de production et fabrication de cacao, la forteresse de El Castillo (prix = 45c$/pers)
Transfert de EL CASTILLO à MANAGUA via SAN CARLOS Bateau lent jusqu'à San Carlos Bus pour Managua - Prix = 150c$ - Durée = 7h - Kms = + de 300 (galère : le bus s'arrête tous les 100m pour faire monter et descendre des passagers !!)
MANAGUA Logement : même hôtel que lors de notre 1er passage
Transfert de MANAGUA à LITTLE CORN ISLAND via BIG CORN ISLAND Avion jusqu'à Big Corn Island Taxi jusqu'au port Bateau jusqu'à Little Corn Island - Prix = 145c$/pers - Durée = 30 mins
LITTLE CORN ISLAND 1er logement : Light House Hotel, tenu par 2 frères breton !! Il est situé sur une grande butte à environ 15 mins du centre de l'île 2nd logement : Los Delfines www.losdelfineslittlecorn.com 60$ la triple avec climatisation, eau froide, sans petit déjeuner et terrasse privative
A faire : balade à la découverte de l'île, plage, farniente...
Transfert de LITTLE CORN ISLAND à MANAGUA
MANAGUA Logement : même hôtel que lors de notre 1er + 2nd passages
Transfert de MANAGUA à MASAYA Bus (se rendre à la gare routière d'UCA) - Durée = 40mins
MASAYA Logement : La Casa Robleto 45$ (au lieu de 60$) la chambre double très spacieuse avec ventilateur et petit déjeuner allégé (prévu dans la négociation !!) Magnifique hôtel dans une maison coloniale centenaire composé de 4 chambres agencées autour d'un joli patio verdoyant.. Coup de Cœur !!!! A faire : la ville, le nouveau et l'ancien marché, le quartier Monimbo, les églises, et les Pueblos Blancos (San Juan de Oriente, Catarina et son mirador permettant d'admirer la lagune d'Apoyo, Masatepe...)
Transfert de MASAYA à MANAGUA en bus + 1 nuit à l'hotel Wayak
Vol MANAGUA - ATLANTA et ATLANTA - PARIS
En espérant que les infos vous aideront à préparer votre aventure dans ce beau pays !! Sophie
Voilà quelques infos (itinéraire, transport, logement...) après un séjour de 7 semaines au Nicaragua du 31 octobre au vendredi 18 décembre 2015.
Généralités : - 1€ = 30 cordobas (C$) au moment de notre voyage - 1L d'essence à la pompe = 32C$ - Distributeurs de billets : on en trouve partout mais on galère parfois, notamment à l'aéroport international de Managua et à Léon - Appel vers la France dans un cybercafé = 3c$/minute - 1 coupe homme chez le coiffeur = 50c$ (soit 1€70 !!)
ITINÉRAIRE + INFOS LOGEMENTS & TRANSPORTS
Avion PARIS - ATLANTA - MANAGUA
MANAGUA : Transfert de l'aéroport en navette gratuite via l'hôtel Wayak www.wayakhotel.com 70$ la double (via booking.com) avec climatisation, petit dej, piscine / Bonne adresse à 20 mins de l'aéroport
Transfert de MANAGUA à l'ile de d'OMETEPE = Avion
ILE D'OMETEPE Logement : Finca Playa Venicia de 20$ à 35$ Nous avons sélectionné un bungalow face au lac avec climatisation et eau chaude Prix négocié à 28$ (sans le petit dej) au lieu de 35$ Personnel très accueillant Location d'1 scooter via l'hôtel : 50$ pour 3 jours A Faire : Tour de de l'île (à partir de Balgue, la route n'est plus pavée mais la piste reste très acceptable), les villes de Moyogalpa - d'Altagracia, la Reserva Natural Ojo de Agua (prix = 3$ / pers), le Butterfly Paradise (5$ / pers), le Parque Ecologico Charco Verde (50 c$ / pers) et les plages...
Transfert d'OMETEPE à GRANADA : Bateau jusqu'au débarcadère : Prix = 50c$ / pers - Durée = 1h Bus jusqu'à Managua : Prix = 120c$ / pers - Durée = 2h
GRANADA Logement : Casa Capricho www.casacapricho.com 60c$ la double (négociée à 40c$) / Climatisation, eau chaude, petit déjeuner et petite piscine Charmant !!! A faire : balades dans la ville, des églises, du musée Insituto Nicaraguense de Cultura (prix = 20c$ / pers), Las Isletas (prix = 40$ pour 2 pers et pour 2h de bateau)...
Transfert de GRANADA à LÉON via MANAGUA : Bus jusqu'à Managua et + précisément au terminus "UCA" (Universitad Central America) situé à la périphérie de la capitale - Prix = 25c$/pers - Durée = 1h30 Minivan jusquà Léon - Prix = 54c$/pers - Durée = 1h30 Taxi de la gare de bus de Léon au centre de la ville = Prix = 20c$/pers
LÉON Logement : hôtel San Juan de Leon www.hsanjuandeleon.com 55$ la double avec climatisation, petit dejeuner et petite piscine / Personnel accueillant A faire : visite de la ville, la cathédrale, les églises...
Transfert de LÉON à LAS PENITAS : Taxi pour la quartier de Sutiaba où se situe la gare de bus pour Las Penitas Bus pour Las Penitas - Durée = + ou - 30 minutes selon le nombre d'arrêt !!
LAS PENITAS Logement : Barca de Oro 35$ la double avec climatisation mais sans petit dej A faire : réserve naturelle d'Isla Juan Venado / prix négocié à 45$ pour 3h (au lieu de 55$) + droit d'entrée = 100c$/pers - Attention aux moustiques !!!!!
Transfert de LAS PENITAS à ESTELI via LÉON : Bus jusqu'à Léon Taxi jusqu'à la gare de bus principale de Léon Bus pour Estelí - Prix 75c$/pers - Durée = 2h30
ESTELI Logement : hôtel El Meson / 21$ la chambre double avec ventilateur et eau chaude mais sans le petit déj - Petite cour intérieure A faire : réserve de Miraflor (pour s'y rendre, prendre le bus dont l'arrêt se situe à côté de la station service UNO - départ à 5h50 // Un fois sur place, nous nous sommes incrustés dans un groupe avec guide - Prix = 15$ pour 2 avec le déjeuner)
Transfert d'ESTELI à JINOTEGA Taxi jusqu'à la station de bus de Cotran Norte Bus pour Estelí - Prix = 50c$/pers - Durée = 3h
JINOTEGA Logement : Maison d'hôtes Estancia de Don Francisco www.estanciadedonfrancisco.com 40$ (au lieu de 50$) la très grande chambre double avec petit déjeuner + Petit patio très agréable Coup de Cœur autant pour cette maison que pour son personnel !!! A faire : Je ne peux malheureusement rien vous indiquer car un vilain moustique m'a transmis le Chicunguya !!! Résultat = 6 jours de repos obligatoires...
Transfert de JINOTEGA à MATAGALPA Taxi jusqu'à la station de bus de Cotran Sud Bus pour Matagalpa - Prix = 25c$/pers - Durée 1h20
MATAGALPA Logement : Mana Del Cielo Petite chambre d'une extrême propreté négociée à 24$ sans le petit déj Personnel + qu'adorable !! A faire : balades dans la ville, village de San Ramon (Via un minivan qui part de la gare de bus de Cotran Norte - point de départ de nombreuses balades), El Castillo del Cacao (situé à 3kms de la ville), village de La Reyna (nombreuses balades possibles)...
Transfert de MATAGALPA à la réserve SELVA NEGRA Taxi pour la gare routière Cotran Sud Bus en direction de Jinotaga et descente sur la route après environ 10 kms, l'entrée de la réserve est indiquée par un char d'assaut !!!!
Réserve privée de la SELVA NEGRA Logement : 85$ le bungalow pour 2 pers www.selvanegra.com Droit d'entrée dans la réserve = 100c$/pers A faire : des balades, des balades et encore des balades dans les plantations de café, dans la forêt, dans la ferme, le village des ouvriers agricoles...
Transfert de MATAGALPA à BOACO via MUY-MUY Bus pour Muy-Muy / Prix = 25c$/pers - Durée = 1h20 Bus pour Boaco - Prix = 30 c$/pers - Durée = 1h15
BOACO Logement : Hôtel Tijerinos Hôtel ouvert depuis - d'1 an !! Situé en plein centre, juste à côté de parque central Assez contemporain Grande chambre pour 35$ avec ventilateur (45$ avec clim) mais sans le petit déjeuner A faire : le marché, la ville haute & basse, le village de Santa Lucia (nombreuses balades possibles), Centro Turistico Termales Aguas Claras (prix = 40c$/pers - Un lieu très sympa pour faire une pause au bord des piscines naturelles !! - Possibilité d'y aller en taxi ou en bus)
Transfert de BOACOà l'archipel des SOLENTINAMES via SAN CARLOS Taxi privé jusqu'au port de San Carlos (+ simple qu'en bus, Chicunguya oblige :-() Prix négocié à 2800c$ - Durée = 3h pour 260kms Bateau pour l'Archipel des Solentinames - Prix = 10$/pers - Durée = 1h
ARCHIPEL DES SOLENTINAMES - ILE DE SAN FERNANDO Logement : Cabanas Paraiso 35$ (au lieu de 45$) la double avec ventilateur, eau froide, petit dej et vue sur le lac
A faire : balades sur l'île, prendre ses repas chez les locaux (demander directement aux familles si elles proposent le couvert), la maison des artisans (coopérative réunissant les œuvres d'environ 50 artistes locaux - peintures primitives typiques de l'île et sculptures sans du bois de balsa), regarder les tortues qui viennent chaque jour près du ponton, visite de l'île Mancarron, balade en bateau de 2h à travers l'archipel (Prix = 50$ pour 2 pers)
Transfert de l'ile de SAN FERNANDO à EL CASTILLO via SAN CARLOS Bateau jusqu'à San Carlos - Prix = 10$/pers Bateau lent jusqu' El Castillo - Prix = 90c$/pers - Durée = 3h
EL CASTILLO Logement : hôtel Luna Del Rio Charmant petit hôtel composé uniquement de 5 chambres et créé en 2014 45$ (au lieu de 60$) la petite chambre agréable et joliment décorée, avec terrasse privative ave vue sur le fleuve / Seul bémol : l'hôtel est tenu par une famille espagnole qui vit sur place et est un peu bruyante !! A faire : magnifiques balades dans et autour d'El Castillo, ne pas hésiter à s'éloigner un peu du centre à la découverte de la campagne environnante !!! Bateau sur la rivière Santa Cruz pour observer la nature et les animaux (prix = 50$ pour 2 pers et pour 3h), visite de l'usine de production et fabrication de cacao, la forteresse de El Castillo (prix = 45c$/pers)
Transfert de EL CASTILLO à MANAGUA via SAN CARLOS Bateau lent jusqu'à San Carlos Bus pour Managua - Prix = 150c$ - Durée = 7h - Kms = + de 300 (galère : le bus s'arrête tous les 100m pour faire monter et descendre des passagers !!)
MANAGUA Logement : même hôtel que lors de notre 1er passage
Transfert de MANAGUA à LITTLE CORN ISLAND via BIG CORN ISLAND Avion jusqu'à Big Corn Island Taxi jusqu'au port Bateau jusqu'à Little Corn Island - Prix = 145c$/pers - Durée = 30 mins
LITTLE CORN ISLAND 1er logement : Light House Hotel, tenu par 2 frères breton !! Il est situé sur une grande butte à environ 15 mins du centre de l'île 2nd logement : Los Delfines www.losdelfineslittlecorn.com 60$ la triple avec climatisation, eau froide, sans petit déjeuner et terrasse privative
A faire : balade à la découverte de l'île, plage, farniente...
Transfert de LITTLE CORN ISLAND à MANAGUA
MANAGUA Logement : même hôtel que lors de notre 1er + 2nd passages
Transfert de MANAGUA à MASAYA Bus (se rendre à la gare routière d'UCA) - Durée = 40mins
MASAYA Logement : La Casa Robleto 45$ (au lieu de 60$) la chambre double très spacieuse avec ventilateur et petit déjeuner allégé (prévu dans la négociation !!) Magnifique hôtel dans une maison coloniale centenaire composé de 4 chambres agencées autour d'un joli patio verdoyant.. Coup de Cœur !!!! A faire : la ville, le nouveau et l'ancien marché, le quartier Monimbo, les églises, et les Pueblos Blancos (San Juan de Oriente, Catarina et son mirador permettant d'admirer la lagune d'Apoyo, Masatepe...)
Transfert de MASAYA à MANAGUA en bus + 1 nuit à l'hotel Wayak
Vol MANAGUA - ATLANTA et ATLANTA - PARIS
En espérant que les infos vous aideront à préparer votre aventure dans ce beau pays !! Sophie
Ne rêvez plus d'aventure, vivez la sur la Nationale! (Madagascar) English translation pending
Au bout du monde... nichée au tréfonds de la baie d'Antongil, Maroantsetra la poussiéreuse est accessible en bateau, en avion ou par une seule route, une nationale et quelle nationale que cette numéro cinq !
A Madagascar, les plus anciens s'en souviennent... L'île était jadis administrée par les Français. Ils se souviennent de la colonisation, de ses vicissitudes, de la sombre année 1947 et peut-être mais rien n'est moins sûr, de ses bienfaits, selon la formule un jour employée, par un nain buvable mais un nain portant personnage français.
En ces temps là, de la petite ville de Maroantsetra, Il fallait une journée pour rejoindre Tamatave, la grande. Une seule journée ! Aujourd'hui, pour l'atteindre, les Malgaches s'arment de courage, d'optimisme et lorsque tout va bien, ils accomplissent ce chemin de croix en quatre jours.
Une véritable expédition.
Deux compagnies de transports officient à Maroantsetra; les usagers disposent de véhicules similaires, des quatre roues motrices, double cabine Toyota, parfois usés jusqu'à la corde.
Huit heures du matin, c'est l'heure du rendez-vous. La chaleur est éprouvante et les habitants arpentent depuis longtemps la rue principale de la ville; l'attente se prolonge et nul ne semble en connaître la raison. Le véhicule, les passagers semblent pourtant prêts.
Tout s'agite, il est onze heures, les bagages sont hissés sur le véhicule, arrimés et bâchés sur le toit ou entassés à l'arrière, sur le plateau, ils font office de sièges pour les nombreux passagers et chacun tente de se préserver un petit espace.
Quelques rapides oscillations en tous sens, il cède, , , le marchepieds droit épris de liberté rend l'âme et est projeté au sol. On ne fait dans le détail dans la compagnie... le ton est donné, la partition peut débuter, dirigeons-nous vers la station service... vide de carburant pour moteurs diesel. Le jeune conducteur ne semble pas troublé, une deuxième station est implantée non loin de là.
L'absence d'activité là aussi, laisse peu de doutes. Le gasoil a, en douce, quitté Maroantsetra... A l'entrée de la ville, j'ai pourtant aperçu de grandes cuves, à l'usage du carburant.
A petits coups d'avertisseur, nous hélons des passants et explorons diverses ruelles à la recherche d'un dépositaire non consacré, de gasoil. En pure perte.
Une poignée d'appels téléphoniques plus tard, nous débusquerons le jerrican salvateur, à l'extérieur de la ville, sous les cocotiers, au bout d'une traitresse piste sablonneuse.
Quelques minutes suffisent pour confectionner un entonnoir et transvaser le carburant fugueur. Une liasse d'ariarys change de mains.
Combien d'heures nous faut-il pour atteindre Mananara, distante de 106 kilomètres?
La question est simple mais se révèle ici déplacée, inutile, saugrenue, elle déclenche un sourire entendu. Qui peut le savoir ?
En ce début décembre, les violents orages de l'après-midi sont encore anecdotiques, la piste est sèche mais il faudra certainement composer avec les aléas de la mécanique. D'ailleurs, dès le départ puis très régulièrement, le mécanicien lève un capot baladeur et abreuve le radiateur fumant, trop vite assoiffé.
Il m'est particulièrement difficile d'imaginer l'aspect de cette nationale, soixante années auparavant, difficile d'imaginer les véhicules de l'époque franchir ce décor et près de 400kms de Maroantsetra à Tamatave, en une seule journée.
Belle, cette route nationale l'était assurément hier, cette piste difficile le demeure aujourd'hui.
Elle épouse le littoral, franchit d'innombrables ouvrages en bois, des gués, se faufile au sein d'une végétation rarement luxuriante mais tutoie des criques rocheuses, de longues plages de sable blanc et traverse de charmants villages, aux délicieuses maisons en bois.
Ce territoire tire sa richesse des cultures de la vanille et du giroflier. Partout, trié avec soins, étalé sur de grandes nappes, le clou de girofle sèche et exhale un agréable parfum, dans nos esprits associé à la douleur dentaire ou à une grosse cigarette d'Indonésie.
C'est ici un ravissement !
Depuis longtemps, ces villages côtiers sont les oubliés de Tananarive la capitale, de l'état malgache. Oubliés ? pas tout à fait...
De temps à autre, lors des grandes consultations électorales, ces modestes pêcheurs, ces petits producteurs prennent soudain de l'importance. Ils espèrent à nouveau.
Les candidats se pressent, unanimes... le président en exercice n'a pas dérogé à la règle. Intolérable, oui, cette situation est depuis trop longtemps intolérable !
Votez pour moi ! Je vous l'assure... la reconstruction de cette route sera l'une de mes priorités !
Les années s'écoulent, les présidents et les promesses non tenues se succèdent mais la nationale se dégrade toujours et toujours... Insuffisance des finances publiques, malversations, incurie ?
De multiples ouvrages en bois sont depuis longtemps moribonds, dangereux, les voitures, motos, vélos ou piétons passent à gué... quelle que soit la hauteur de la marée.
Seuls les véhicules tout-terrain, souvent bondés, se lancent aujourd'hui dans l'aventure. Ce commerce d'un bon rapport est facturé plusieurs dizaines d'euros, une petite fortune à l'échelle locale.
En lointaine Armorique, dans les conserveries de Saint Guénolé et d'ailleurs, nos fameuses petites sardines à l'huile sont traitées avec bien plus d'égards que ces toujours souriants voyageurs.
Michel, instituteur en fin de carrière, se rend à Tamatave pour réaliser son dossier de retraite puis fera route, dans de bien meilleures conditions, vers le sud du pays et se posera à Tulear.
Ce voyage lui coûte une fortune, un bras dit-on familièrement, aujourd'hui...
Cet enseignant, titulaire du plus haut échelon dans sa fonction, perçoit chaque mois, m'assure t'il, cinq cents mille ariarys, soit cent cinquante euros environ... Trois de ses enfants fréquentent pourtant une université...
L'essentiel du commerce régional se porte donc vers la mer et ses bateaux en bois et il se chuchote que des commerçants influents de Maroantsetra, liés au commerce maritime, feraient preuve de vigilance voire d'intrigue...
La réhabilitation de cette route nationale précipiterait, en effet, l'affaiblissement de leur fructueux monopole. C'est fort possible et fort dommageable pour la vitalité économique de toute une région.
La nuit s'installe, profonde, sur ces petits villages. Dans les modestes habitations, quelques lueurs se devinent, hésitantes.
Chez nous, les nantis, un geste simple, irréfléchi, sur un commutateur déclenche ce miracle permanent que produit l'électricité, une superbe lumière...
Ici, à Madagascar, le commerce des bougies et piles de mauvaise qualité possède encore un bel avenir.
Malmenés par les chaos, le phare gauche fouille les ténèbres tandis que le droit explore les hautes branches, une tape amicale le ramène pour un court instant à plus de raison, les freins sont inopérants, le mécanicien invoque l'hydraulique et longuement entame une réparation de fortune, sans succès.
Les freins ? à quoi bon ? sont-ils indispensables ? nous roulons à la vitesse d'un vététiste ventripotent du dimanche ou parfois d'un promeneur.
Le premier acte se termine le long d'un cours d'eau, dans un petit village. Il fait nuit, il faut traverser mais les marins affectés au bac, usés par une journée sans fin, sont peut-être déjà endormis. Nous franchirons la rivière demain. Ces hommes sont à l'œuvre, tous les jours, dès cinq heures.
Ce n'est pas le temps du repos pour notre équipage, c'est le moment que choisit le mécanicien pour se pencher à nouveau, sur le système de freinage. L'outillage est pauvre, malmené. Le marteau, l'outil magique, retentira longuement. Les pistons rebelles résistent puis de guerre lasse, cèdent, vaincus.
Ils fonctionnent à nouveau.
C'est aussi l'heure de se restaurer et de rechercher un abri et le sommeil, les passagers s'égaillent dans la nuit. Je me recroqueville sur un siège, à l'avant du véhicule et charmé par la douce musique d'un marteau, je sombre.
Riz en quantité, portion de zébu, de poulet ou de poisson souvent séché, mouches omniprésentes; la fantaisie culinaire est absente le long des pistes, pas de folie sur les prix, non plus.
Dans ces gargotes, le même menu est à l'affiche et est invariablement facturé trois mille ariarys.
C'est encore une fois, à la portée de ma bourse... quatre vingt dix centimes d'euro...
Oui, la Grande Île est pour nous, les vazaha, le pays de la vie très moins chère.
Ici encore, mes confortables chaussures, de marque prestigieuse, ne sont pas à la hauteur de l'emploi, elles souffrent, elles agonisent depuis des mois; pour une somme dérisoire, quelques dizaines de centimes, le cordonnier de la rue fait merveille et un solide travail.
A Madagascar, on ne jette pas avec désinvolture, l'équivalent d'un salaire...
Il n'est pas désinvolte non plus ce coiffeur de la ville, bien au contraire, mais peut-il s'enrichir, envisager un meilleur avenir ? Il œuvre dans une insignifiante, une minuscule baraque en bois, il est talentueux, expérimenté et me réclame deux mille ariarys, cinquante cinq centimes pour la réalisation d'une coupe parfaite.
Le coiffeur Népalais est cette fois battu, ko.
Mananara est tout proche, vingt cinq heures se sont écoulées, la piste sablonneuse, digne d'un Paris-Dakar, se fond sur une belle plage agrémentée d'un manège pour enfants, modeste expression de modernisme, inattendue en ce lieu.
Concession d'un autre âge, toutefois... de petits bras musclés entraînent le manège.
Dans ce pays, il est particulièrement difficile de faire confiance à la distribution électrique, pour le moins facétieuse...
Retour sur quelques jours en Ligurie, de Gênes aux Cinque Terre English translation pending
Bonjour,
De retour de notre court voyage en Ligurie, je me demandais si il était pertinent que je fasse un carnet. D'habitude je prends beaucoup de plaisir à rêver sur les carnets de nos plus audacieux voyageurs sur le forum, c'est ce qui me donne envie de partager un petit carnet, de l'autre je doute d'avoir les même capacités d'écriture pour les textes et artistique pour les photos. Bon, je me lance quand même avec un carnet simple sur une destination toute proche mais pourtant que j'apprécie toujours : l'Italie.
Nous sommes partis 4 jours au départ de Haute Savoie à destination de Gènes pendant les fêtes. Sur le forum, on nous avait mis en garde à raison pour la météo qui pouvait être pas terrible en Ligurie en Décembre - Janvier, ce fut le cas et nous avons du jongler pour passer entre les gouttes.
Parce que nous sommes voisin de l'Italie, nous pouvons nous permettre d'y aller pour de courts séjours sans rien organiser à l'avance, avec notre abonnement au tunnel, avec seulement une destination en tête et un point de chute pour rayonner.
Cette fois-ci, nous allons découvrir Portofino, Camogli, le Port Antique de Gènes, retourner aux Cinque Terre et pour finir avoir un aperçu de la Toscane à Carrare.
Nous avons mis 4h pour rejoindre Gènes et avons bénéficié d'une offre à l'hotel Mercure de San Biagio au Nord de Gènes, proche de l'autoroute et confortable, c'est à mon avis un hotel à recommander si vous êtes véhiculé et ne trouvez pas un hotel avec parking en ville. On rejoint le centre ville en vingt minutes.
Jour 1 : Portofino et Camogli
Ce matin au réveil, il y a une tempête dehors : pluie et vent, de quoi compromettre notre programme plutôt axé sur des balades en bord de mer plutôt que des visites urbaines. Habitant en montagne, ce qui nous manque le plus c'est bien l'air de la mer et on a pas spécialement envie cette fois de visiter le centre de Gènes (ce sera pour un prochain voyage!) pourtant les sites météo prévoient une éclaircie et du grand soleil à partir de midi. Effectivement, le temps change très vite et au moment de prendre la voiture, on aperçoit déjà le ciel bleu.
Nous rejoignons Santa Margherita Ligure par la route du littoral depuis Gènes. Nous avançons à notre rythme et passons sur le port antique, nous apercevons les restes de l'épave du Costa Concordia en cours de démantèlement, puis des quartiers résidentiels avec vue mer et palmier dans le jardin qui s'étendent, on a l'impression que la ville ne s'arrete jamais.
Finalement nous arrivons à Santa Margherita de Ligure sous un grand ciel bleu azur, sur Internet nous avions noté que le parking de la discothèque Covo di Nord Est était gratuit. C'est le cas, 4h gratuites avec un disque.
Puis nous marchons en direction de Portofino environ 5 kilomètres tantôt sur le trottoir, tantôt sur un sentier qui surplombe la route. Une promenade tout à fait agréable.
Nous marchons à côté de belles propriétés qui ont les pieds dans l'eau et une vue panoramique sur la Riviera du Levant.
Nous arrivons à Portofino, ce petit village de pecheur qui est devenu une destination prisée par les artistes, les 1% et aussi par les groupes de touristes (comme nous quoi). Il faut dire que le village est joli avec sa crique naturelle et cette rangée de maison qui épouse la forme arrondie de la côte.
Une église a été construite en hauteur face au village, sur une bande de terre très étroite entre la crique de Portofino et le large.
Nous continuons la balade jusqu'au phare, terminus où se trouve un bar avec une belle vue.
Après avoir mangé sur le port dans un des trois restaurants ouverts, nous entamons le chemin inverse vers Santa Margherita de Ligure. En hiver, le village se retrouve vite à l'ombre et la température baisse rapidement, en été nous aurions probablement poursuivi vers l'Abbaye de San Frutuoso.
Notre objectif est maintenant plutôt de reprendre la voiture et de rattraper le soleil, de l'autre côté du parc naturel de Portofino, à Camogli, bien exposé en fin d'après midi. Après une trentaine de minute de voiture, nous arrivons à proximité du centre ville. La route a descendu rapidement et nous préférons nous garer dans le seul parking où il y a des places disponibles : le parking payant (2€/h), celui de la gare.
Nous découvrons le splendide panorama des façades des "gratte ciels" de Camogli rougoyant face à la lumière du soleil couchant. L'église de Camogli conclut parfaitement le paysage tout au bout de la plage.
Je trouve le mot Gratte ciel plutôt adapté à ces immeubles de 6 à 9 étages, leurs façades en trompe l'oeil donne un aspect cousu alors que ce n'est que de la peinture.
Depuis le parvis de l'église, l'aspect massif du village ressort encore plus.
Aussitôt le soleil passé de l'autre côté de la ligne d'horizon,
les teintes deviennent beaucoup plus pales.

Nous restons sur la promenade, d'ailleurs très animée en cette fin de journée pour prendre un petit remontant. A propos, on nous a souvent servi des bières BECK'S dans les bars et cafés italiens, je ne connaissais pas cette marque de bière que je n'ai pas spécialement apprécié (quelqu'un en connait plus sur cette bière?)
Cela conclura notre première journée en Ligurie, une journée où nous avons apprécié le calme de Portofino (j'imagine que l'on ne peut dire cela qu'en hiver ?) et la fin de journée dans la vivante Camogli, nous rentrons sur Gènes par l'autoroute cette fois, très pratique, et les entrées d'autoroute en Ligurie sont vraiment des prouesses d'ingénierie.
A suivre.
De retour de notre court voyage en Ligurie, je me demandais si il était pertinent que je fasse un carnet. D'habitude je prends beaucoup de plaisir à rêver sur les carnets de nos plus audacieux voyageurs sur le forum, c'est ce qui me donne envie de partager un petit carnet, de l'autre je doute d'avoir les même capacités d'écriture pour les textes et artistique pour les photos. Bon, je me lance quand même avec un carnet simple sur une destination toute proche mais pourtant que j'apprécie toujours : l'Italie.
Nous sommes partis 4 jours au départ de Haute Savoie à destination de Gènes pendant les fêtes. Sur le forum, on nous avait mis en garde à raison pour la météo qui pouvait être pas terrible en Ligurie en Décembre - Janvier, ce fut le cas et nous avons du jongler pour passer entre les gouttes.
Parce que nous sommes voisin de l'Italie, nous pouvons nous permettre d'y aller pour de courts séjours sans rien organiser à l'avance, avec notre abonnement au tunnel, avec seulement une destination en tête et un point de chute pour rayonner.
Cette fois-ci, nous allons découvrir Portofino, Camogli, le Port Antique de Gènes, retourner aux Cinque Terre et pour finir avoir un aperçu de la Toscane à Carrare.

Nous avons mis 4h pour rejoindre Gènes et avons bénéficié d'une offre à l'hotel Mercure de San Biagio au Nord de Gènes, proche de l'autoroute et confortable, c'est à mon avis un hotel à recommander si vous êtes véhiculé et ne trouvez pas un hotel avec parking en ville. On rejoint le centre ville en vingt minutes.
Jour 1 : Portofino et Camogli
Ce matin au réveil, il y a une tempête dehors : pluie et vent, de quoi compromettre notre programme plutôt axé sur des balades en bord de mer plutôt que des visites urbaines. Habitant en montagne, ce qui nous manque le plus c'est bien l'air de la mer et on a pas spécialement envie cette fois de visiter le centre de Gènes (ce sera pour un prochain voyage!) pourtant les sites météo prévoient une éclaircie et du grand soleil à partir de midi. Effectivement, le temps change très vite et au moment de prendre la voiture, on aperçoit déjà le ciel bleu.
Nous rejoignons Santa Margherita Ligure par la route du littoral depuis Gènes. Nous avançons à notre rythme et passons sur le port antique, nous apercevons les restes de l'épave du Costa Concordia en cours de démantèlement, puis des quartiers résidentiels avec vue mer et palmier dans le jardin qui s'étendent, on a l'impression que la ville ne s'arrete jamais.
Finalement nous arrivons à Santa Margherita de Ligure sous un grand ciel bleu azur, sur Internet nous avions noté que le parking de la discothèque Covo di Nord Est était gratuit. C'est le cas, 4h gratuites avec un disque.
Puis nous marchons en direction de Portofino environ 5 kilomètres tantôt sur le trottoir, tantôt sur un sentier qui surplombe la route. Une promenade tout à fait agréable.

Nous marchons à côté de belles propriétés qui ont les pieds dans l'eau et une vue panoramique sur la Riviera du Levant.

Nous arrivons à Portofino, ce petit village de pecheur qui est devenu une destination prisée par les artistes, les 1% et aussi par les groupes de touristes (comme nous quoi). Il faut dire que le village est joli avec sa crique naturelle et cette rangée de maison qui épouse la forme arrondie de la côte.

Une église a été construite en hauteur face au village, sur une bande de terre très étroite entre la crique de Portofino et le large.

Nous continuons la balade jusqu'au phare, terminus où se trouve un bar avec une belle vue.

Après avoir mangé sur le port dans un des trois restaurants ouverts, nous entamons le chemin inverse vers Santa Margherita de Ligure. En hiver, le village se retrouve vite à l'ombre et la température baisse rapidement, en été nous aurions probablement poursuivi vers l'Abbaye de San Frutuoso.

Notre objectif est maintenant plutôt de reprendre la voiture et de rattraper le soleil, de l'autre côté du parc naturel de Portofino, à Camogli, bien exposé en fin d'après midi. Après une trentaine de minute de voiture, nous arrivons à proximité du centre ville. La route a descendu rapidement et nous préférons nous garer dans le seul parking où il y a des places disponibles : le parking payant (2€/h), celui de la gare.
Nous découvrons le splendide panorama des façades des "gratte ciels" de Camogli rougoyant face à la lumière du soleil couchant. L'église de Camogli conclut parfaitement le paysage tout au bout de la plage.

Je trouve le mot Gratte ciel plutôt adapté à ces immeubles de 6 à 9 étages, leurs façades en trompe l'oeil donne un aspect cousu alors que ce n'est que de la peinture.

Depuis le parvis de l'église, l'aspect massif du village ressort encore plus.

Aussitôt le soleil passé de l'autre côté de la ligne d'horizon,
les teintes deviennent beaucoup plus pales.

Nous restons sur la promenade, d'ailleurs très animée en cette fin de journée pour prendre un petit remontant. A propos, on nous a souvent servi des bières BECK'S dans les bars et cafés italiens, je ne connaissais pas cette marque de bière que je n'ai pas spécialement apprécié (quelqu'un en connait plus sur cette bière?)

Cela conclura notre première journée en Ligurie, une journée où nous avons apprécié le calme de Portofino (j'imagine que l'on ne peut dire cela qu'en hiver ?) et la fin de journée dans la vivante Camogli, nous rentrons sur Gènes par l'autoroute cette fois, très pratique, et les entrées d'autoroute en Ligurie sont vraiment des prouesses d'ingénierie.
A suivre.
Mauritius: From One Lagoon to Another via the Southern Roads
From one lagoon to another or from one island to another… From Blue Bay to Le Morne Brabant or from Île aux Aigrettes to Île aux Bénitiers.
In this travel journal, I invite you on a journey through the south of Mauritius—a region undoubtedly less known than the busy shores of the beach resorts, yet it’s an enchanting, authentic, and charming Mauritius that unfolds along this route.

Blue Bay, now there’s a place name that immediately sets the tone… obviously, blue is the dominant shade of this lagoon. Here, you’d almost want to add an “s” to the word *blue*, so many are the shades of blue in this bay. From the matte turquoise of the early morning, where the mangroves on the shore are reflected in the lagoon’s depths, to the translucent light blue of midday—most stunning when the sun is at its zenith. Then there’s the deep navy blue of late afternoon, as the last rays of sunlight add golden touches to the ripples.


What a joy to admire this landscape with all its tones—they shift with the angle of the sun, the presence of clouds, or even the underwater terrain (light sand or coral). How could anyone ever tire of such paradise-like sights! Let’s set the scene a little more. This lagoon is one of the largest on Mauritius, and luckily, its shores remain preserved. There are no unsightly buildings along its edges—just a few pavilions from a luxury hotel, partially hidden by *filaos* (a type of tropical pine) and coconut palms. Across the way lies the quiet village and beach of Blue Bay.

For the rest, nature reigns supreme here, with lush greenery (palm trees, *filaos*, and mangroves) alternating with light sandy beaches dotted with black rocks. The lagoon’s entrance is protected by a coral barrier, where waves from the Indian Ocean crash, forming a frothy edge that outlines the horizon. And as if this setting weren’t already idyllic enough, there’s also an island floating on these impossibly beautiful blue waters: Île des Deux Cocos. This private tropical haven has just one structure—a house with striking Moorish-style architecture. Renting it would cost a fortune, I can only imagine… so let’s just admire this dreamy landscape from afar.

Even though the lagoon’s waters are astonishingly clear, to see the tropical fish and coral, you’ll need to explore either by glass-bottom boat (the view is a bit blurry and distorted) or—much better—by snorkeling. There, you swim in the middle of a real aquarium… without any walls. The wonder is guaranteed! I’ll admit that during my (too short) snorkeling session, I didn’t see all the species in this lagoon—far from it! Apparently, there are over 72 different kinds.


But I did spot and admire some elegant angelfish, colorful parrotfish with their shimmering scales, and especially schools of striped fish—the famous sergeant majors. These two Mauritians, seen from behind with their legs in the water, have another way of interacting with the bay’s fish—they’re teasing them with fishing lines and hooks.


Exploring the lagoon can be nicely rounded out with a kayak trip. With just a few paddle strokes, I’m almost in the middle of the bay. There, during a pause, my gaze wavers between admiring the stunning surroundings and peering at the underwater world through the crystal-clear waters. Look! A few fish dart near my kayak… before quickly hiding in the coral crevices. A little farther on, near the lagoon’s shores, I now glide along the mangroves and their tangled roots—another fascinating aspect of the area to discover.

A lagoon so rich in sights and aesthetic emotions quickly makes you feel like you’ve arrived at the gates of paradise. As my thoughts drift with each stroke of the paddle, the peaceful silence of the lagoon is suddenly shattered by a growing noise… a passenger plane flies overhead before landing on a runway near the island’s airport, which is close to the lagoon. Okay, you’ve got to admit—that’s really the only detail in this environment that brings you back to reality. Can paradise truly exist on Earth? Still, luckily, takeoffs and landings aren’t *too* frequent!

Twilight comes quickly in subtropical regions—it’s now the blue hour over the blue lagoon. From Île des Deux Cocos, a few notes of rhythmic music drift over, accompanied by colorful lights. The evening will be festive well into the night…

………………………………………………………………
After the lagoon and its sea baths, it’s time for a *bain de foule*—we’re now in town. The main city in the south, with its 16,000 inhabitants, Mahébourg is even Mauritius’ second-largest urban area. Its vibe is nothing like the hustle (and traffic jams) of the capital, Port Louis. Here, no tall buildings—just residences, houses, shacks, and shops that give off the charming, laid-back atmosphere of a provincial tropical town.

You’ll encounter the crowd a little later at the central market. It’s Monday morning, a busy day, but the morning is just beginning, and some aisles of the covered market are still sparse.

Under these colorful tarps, stalls overflow with mounds of vegetables and fruits. Here, tomatoes in bulk; there, pyramids of eggplants… Farther on, fruit displays: watermelons, pineapples, bananas, and lychees—the first of the season, a vendor tells me. It all looks so appetizing! We continue our visit, weaving between crate carriers, vendors, and busy housewives feeling, weighing, and comparing the produce… before finally buying their groceries. Baskets fill up as conversations flow in a relaxed but somewhat noisy atmosphere.

Near the exit, stalls line up with Indo-Mauritian specialties. Here, the air smells of deep-fried goodness. The displays are piled high with samoussas and dholl puris—those famous flatbreads made with lentil flour and stuffed with spiced vegetables. There are also some eggplant fritters… The sight of all these local treats makes me want to try them, even if it all looks a bit (okay, *very*) greasy. Let’s grab some for our midday picnic! On the other hand, I’ll pass on the chili cakes, even though the vendor kindly offers them. I’m not used to that local *piquant* heat!

Leaving the market, we take a random street—this one’s particularly crowded and busy. It leads to another covered market, this one for clothes. Here, stalls overflow with colorful fabrics and saris, as well as T-shirts, jeans, and caps…

Near the Chaux River, just before the bridge leading to a working-class neighborhood on the outskirts, stands the old lavoir. It seems like a relic from the past—its basins are completely dry, and the place is deserted. No one is scrubbing, beating, or wringing out laundry. Either Monday isn’t laundry day here, or washing machines have replaced the *lavandières* (laundry women)?
A large community of Indian origin lives in Mahébourg, and of course, they have their places of worship, like this Hindu temple at the city’s entrance, decorated with colors and deities.

--
To be continued in the next post: the Hindu festival of Diwali, Île aux Aigrettes, the rocky cliffs of the South…

Blue Bay, now there’s a place name that immediately sets the tone… obviously, blue is the dominant shade of this lagoon. Here, you’d almost want to add an “s” to the word *blue*, so many are the shades of blue in this bay. From the matte turquoise of the early morning, where the mangroves on the shore are reflected in the lagoon’s depths, to the translucent light blue of midday—most stunning when the sun is at its zenith. Then there’s the deep navy blue of late afternoon, as the last rays of sunlight add golden touches to the ripples.


What a joy to admire this landscape with all its tones—they shift with the angle of the sun, the presence of clouds, or even the underwater terrain (light sand or coral). How could anyone ever tire of such paradise-like sights! Let’s set the scene a little more. This lagoon is one of the largest on Mauritius, and luckily, its shores remain preserved. There are no unsightly buildings along its edges—just a few pavilions from a luxury hotel, partially hidden by *filaos* (a type of tropical pine) and coconut palms. Across the way lies the quiet village and beach of Blue Bay.

For the rest, nature reigns supreme here, with lush greenery (palm trees, *filaos*, and mangroves) alternating with light sandy beaches dotted with black rocks. The lagoon’s entrance is protected by a coral barrier, where waves from the Indian Ocean crash, forming a frothy edge that outlines the horizon. And as if this setting weren’t already idyllic enough, there’s also an island floating on these impossibly beautiful blue waters: Île des Deux Cocos. This private tropical haven has just one structure—a house with striking Moorish-style architecture. Renting it would cost a fortune, I can only imagine… so let’s just admire this dreamy landscape from afar.

Even though the lagoon’s waters are astonishingly clear, to see the tropical fish and coral, you’ll need to explore either by glass-bottom boat (the view is a bit blurry and distorted) or—much better—by snorkeling. There, you swim in the middle of a real aquarium… without any walls. The wonder is guaranteed! I’ll admit that during my (too short) snorkeling session, I didn’t see all the species in this lagoon—far from it! Apparently, there are over 72 different kinds.


But I did spot and admire some elegant angelfish, colorful parrotfish with their shimmering scales, and especially schools of striped fish—the famous sergeant majors. These two Mauritians, seen from behind with their legs in the water, have another way of interacting with the bay’s fish—they’re teasing them with fishing lines and hooks.


Exploring the lagoon can be nicely rounded out with a kayak trip. With just a few paddle strokes, I’m almost in the middle of the bay. There, during a pause, my gaze wavers between admiring the stunning surroundings and peering at the underwater world through the crystal-clear waters. Look! A few fish dart near my kayak… before quickly hiding in the coral crevices. A little farther on, near the lagoon’s shores, I now glide along the mangroves and their tangled roots—another fascinating aspect of the area to discover.

A lagoon so rich in sights and aesthetic emotions quickly makes you feel like you’ve arrived at the gates of paradise. As my thoughts drift with each stroke of the paddle, the peaceful silence of the lagoon is suddenly shattered by a growing noise… a passenger plane flies overhead before landing on a runway near the island’s airport, which is close to the lagoon. Okay, you’ve got to admit—that’s really the only detail in this environment that brings you back to reality. Can paradise truly exist on Earth? Still, luckily, takeoffs and landings aren’t *too* frequent!

Twilight comes quickly in subtropical regions—it’s now the blue hour over the blue lagoon. From Île des Deux Cocos, a few notes of rhythmic music drift over, accompanied by colorful lights. The evening will be festive well into the night…

………………………………………………………………
After the lagoon and its sea baths, it’s time for a *bain de foule*—we’re now in town. The main city in the south, with its 16,000 inhabitants, Mahébourg is even Mauritius’ second-largest urban area. Its vibe is nothing like the hustle (and traffic jams) of the capital, Port Louis. Here, no tall buildings—just residences, houses, shacks, and shops that give off the charming, laid-back atmosphere of a provincial tropical town.

You’ll encounter the crowd a little later at the central market. It’s Monday morning, a busy day, but the morning is just beginning, and some aisles of the covered market are still sparse.

Under these colorful tarps, stalls overflow with mounds of vegetables and fruits. Here, tomatoes in bulk; there, pyramids of eggplants… Farther on, fruit displays: watermelons, pineapples, bananas, and lychees—the first of the season, a vendor tells me. It all looks so appetizing! We continue our visit, weaving between crate carriers, vendors, and busy housewives feeling, weighing, and comparing the produce… before finally buying their groceries. Baskets fill up as conversations flow in a relaxed but somewhat noisy atmosphere.

Near the exit, stalls line up with Indo-Mauritian specialties. Here, the air smells of deep-fried goodness. The displays are piled high with samoussas and dholl puris—those famous flatbreads made with lentil flour and stuffed with spiced vegetables. There are also some eggplant fritters… The sight of all these local treats makes me want to try them, even if it all looks a bit (okay, *very*) greasy. Let’s grab some for our midday picnic! On the other hand, I’ll pass on the chili cakes, even though the vendor kindly offers them. I’m not used to that local *piquant* heat!

Leaving the market, we take a random street—this one’s particularly crowded and busy. It leads to another covered market, this one for clothes. Here, stalls overflow with colorful fabrics and saris, as well as T-shirts, jeans, and caps…

Near the Chaux River, just before the bridge leading to a working-class neighborhood on the outskirts, stands the old lavoir. It seems like a relic from the past—its basins are completely dry, and the place is deserted. No one is scrubbing, beating, or wringing out laundry. Either Monday isn’t laundry day here, or washing machines have replaced the *lavandières* (laundry women)?
A large community of Indian origin lives in Mahébourg, and of course, they have their places of worship, like this Hindu temple at the city’s entrance, decorated with colors and deities.

--
To be continued in the next post: the Hindu festival of Diwali, Île aux Aigrettes, the rocky cliffs of the South…
Southwest America: Canyons - Mesas et Pueblos automne 2015 English translation pending
Vendredi 18 septembre : Lyon - Denver
Une pluie fine mais tenace nous surprend au départ (très) matinal de l’hôtel réservé à proximité de Lyon St Exupéry. L’embarquement pour Denver via Francfort est programmé tôt ce matin et nous n’avons voulu prendre aucun risque ; par ailleurs la journée qui s’annonce va être très longue (décalage horaire) et les deux heures de sommeil supplémentaire ne sont pas superflues ! 🤪
Toujours sous la pluie, nous nous garons sur le parking de l’aéroport. L’étanchéité toute relative de mon gros sac de voyage va nous réserver quelques « surprises » à notre arrivée à Denver … 😕
Les formalités d’enregistrement sont vite expédiées : nous avions tout anticipé sur internet. Du coup, après les formalités de police dans la foulée nous profitons d’une pause « petit-déj/lecture » bienvenue avant le départ et le vol très rapide pour Francfort sur un vol Lufthansa. Les menaces récurrentes de grève de leurs pilotes ne nous perturbent pas plus que ça !
L’excitation monte doucement … Après un intermède que nous pouvons qualifier de « moyen » l’an dernier au Québec 😕, nous revenons à la maison !🙂🙂🙂
On peut dire en effet que les US (surtout l’Ouest) sont notre tasse de thé, notre madeleine (nos cookies pour faire couleur locale) ! Après les parcs autour de Las Vegas en 2011, le Yellowstone et la partie « North/Central » en 2012, la Californie en 2013 (sans oublier N.Y. en 2009), cette année nous avons programmé une boucle « Denver/Denver ». Au programme : le sud du Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et l’Utah.
Plus que les grands circuits, nous privilégions le principe des « boucles » qui nous permettent de nous focaliser sur une région et de l’approfondir autant qu’il est possible en 3 semaines.
A noter : ne cherchez pas de carnets de voyages sur nos précédents voyages : celui-ci est le premier ! Les autres viendront par la suite … peut-être ! 😉
Côté organisation, tout roule ! L’habitude de voyager à deux, d’avoir une répartition des rôles parfaitement huilée : à Evelyne toute la partie logistique (résas avion/voiture/hébergements), à moi la programmation, le découpage du circuit … et la longue préparation d’un road book documenté et imagé ! Bien entendu, rien n’est cloisonné et les échanges sont nombreux.
Nos supports « papier » les plus utiles : le Routard, le Guide Vert Michelin et les incontournables cartes routières éditées par une boite Suisse : Hallwag International (site internet « swisstravelcenter.com ») : elles sont juste parfaites pour la préparation et le découpage du circuit et très complémentaires du GPS sur place.
Les forums (Sunset Bd et VoyageForum) nous apportent une aide précieuse ; pour le reste, internet fait tout !
Dès que la destination et la période sont arrêtées (en janvier / février) pour un voyage automnal, Evelyne met des alertes quotidiennes pour les meilleures propositions tarifaires tenant compte d’un vol avec une escale maxi.
Pour ce qui est de la voiture nous la réservons un mois avant de partir. Les hébergements se font au fil de l’eau en fonction du découpage définitif du circuit que nous affinons… jusqu’au dernier moment !
Les étapes :
- Denver / Greenwood Village
- Greenwood Village / Great Sand Dunes National Park
- Great Sand Dunes / Taos
- Taos / Santa Fe
- Santa Fe (Kasha Katuwe Tent Rocks National Monument)
- Santa Fe / Alamagordo (White Sands)
- Alamagordo / Pearce (Chiricahua National Monument)
- Pearce / Tucson
- Tucson (Saguaro National Park)
- Tucson / Globe
- Globe / Sedona (Apache Trail / Tonto National Monument)
- Sedona
- Sedona / Tuba City (Blue Canyon et Coal Mine Canyon)
- Tuba City / Blanding (Natural Bridge National Monument)
- Blanding / Moab (The Needles)
- Moab (Arches)
- Moab (Canyonland)
- Moab / Denver
Le vol au départ de Lyon est « on time », ce qui nous laissera le temps d’embarquer sans stress à Francfort. Nous avons largement le temps d’un petit café tout en admirant le gros navion (un Boeing 747) sur lequel nous allons embarquer. Il est juste en dessous de nous en pleine séance de ravitaillement.

Nous avons réservé nos sièges la veille sur le site de Lufthansa afin d’être correctement placés pour ce long vol. La logistique est en place : e-book pour Evelyne ; pour moi ce sera le 1er tome de la trilogie « le siècle » (la chute des géants) de Ken Follett. Un peu plus de mille pages passionnantes. Je devrais en venir à bout d’ici la fin de notre périple ! Le tout accompagné d'une petite play list i-tunes… 😛

Vol tranquille et tarmac à 15 h 35. Nous sommes en pays connu : lors de notre périple de 2012 nous avions déjà retenu Denver comme base de départ/arrivée. Les formalités sont assez rapides (pas comme à Montréal ! 🏴☠️) et nous récupérons nos bagages avant de prendre le shuttle qui nous emmène en 20’ chez Alamo. Le temps est plutôt doux. Bien que tout ait été réglé avant le départ, le vendeur essaie de nous refourguer 1 ou 2 assurances supplémentaires ; il tente ensuite de nous expliquer que le modèle de voiture que nous avons retenu ne sera pas top pour nous et nos bagages, surtout pour un périple de 3 semaines … Rien n’y fait ! Nous sommes inflexibles. Du coup, feu vert pour aller choisir notre carrosse sur le parking. Nous jetons notre dévolu sur une Jeep Cherokee. Nous voulions a minima un SUV ? Nous aurons un 4x4 😏 ! Comme il y a pas mal de pistes (dont le fameux « Apache trail ») c’est plus sécurisant surtout en cas de temps incertain. Je m’assure de la présence d’une roue de secours et après une rapide prise en main, bagages chargés, GPS activé (j’ai programmé toutes nos étapes avant notre départ), nous filons vers notre destination (Greenwood Village) en direction de Colorado Springs. A priori nous avons fait le bon choix pour le véhicule : très confortable, facile à conduire, spacieux mais d’un gabarit qui reste passe-partout. 😛 Malgré l’excitation, la fatigue commence à se faire sentir… Nous faisons cependant une halte avant l’hôtel pour assurer un premier approvisionnement de base : glacière, gallons d’eau, nourriture pour les pique-niques à venir. Check-in au « Wingate by Wyndham » en fin d’après-midi. L’endroit est plutôt calme et l’hôtel très sympa ; nous disposons d’une grande chambre bien équipée.

L’ouverture de mon sac de voyage me confirme rapidement qu’une partie de la pluie lyonnaise se l’est jouée passagère clandestine ! Très humides les habits… 😠 Du coup c’est le grand déballage pour faire sécher tout ça ! Après un (très) léger encas, dodo bien mérité après cette longue journée.
Samedi 19 septembre : Denver - Great Sand Dunes Décalage horaire oblige, le réveil est (très) matinal … Il est 4 h 30 et difficile de re-fermer l’œil … 🙁 Du coup on passe le temps sur nos bouquins, sur internet, sur le road book tout en surveillant du coin de l’œil l’avancée de l’heure et du top départ vers le petit-déj ! Typiquement américain le buffet ! On retrouve les gros gaufriers, les charcuteries, œufs brouillés et autres pâtisseries… 🙂 sans oublier le « régular » : ce café qu’on peut boire au litre tant il est léger ! Comme en principe nous ne faisons que des pique-niques rapides le midi, nos petits déjeuners sont assez copieux. Check-out vers 8 h 30. En prenant possession de notre voiture, nous voyons un petit lapin qui joue dans la pelouse à quelques mètres de nous. Spectacle assez courant aux US où on a l’impression qu’il n’y a plus de frontières entre ville et campagne. Colorado Springs est à 90 kms et c’est une énorme 2 x 4 voies qui nous y conduit ! Le trafic est intense mais fluide. Notre objectif immédiat est de visiter le parc « Garden of the Gods ». Mérite qu’on s’y arrête si on passe dans le coin, mais pas de faire un détour. Le beau temps et la jolie route qui le traverse nous ont permis une bonne mise en jambes !

Comme il est aux portes de Colorado Springs, que c’est le week-end et qu’il fait très beau, l’affluence est importante. Nous pouvons faire une petite boucle à pied. Nous en profitons pour pique-niquer. L’environnement de roches rouges est assez sympa.

Nous reprenons la route en début d’après-midi et filons directement vers notre première principale étape : le Great Sand Dunes National Park. Nous passons à proximité de Pueblo sans nous arrêter : rien n’indique un quelconque point d’intérêt dans le coin !😕 Une chaleur lourde règne et le ciel se couvre de plus en plus ; le soleil disparaît au moment où nous arrivons au parc ! Damned … C’est bien notre chance ! 🏴☠️ Un malheur n’arrivant jamais seul, le Visitor Center est fermé !

Du coup, nous faisons une rapide promenade dans le coin et nous approchons de cet immense champ de dunes ceint de hautes montagnes (les Sangre de Cristo Mountains). Nous sommes à 2.500 m d’altitude (il fait un peu frisquet) et les plus hautes dunes dépassent les 200 m ! Je ne prendrai pas de photos ce soir : je fais le pari que demain tout ira pour le mieux ! 😉 Nous revenons au « Great Sand Dunes Lodge » à l’entrée du parc. Un emplacement de premier choix : toutes les chambres donnent sur les dunes. C’est un peu rustique, mais très complet et assez grand, avec un beau patio privatif. Ce soir, pique nique dans la chambre et après une brève séance de lecture, dodo ! La fatigue est présente et le décalage horaire pas complètement absorbé 😕
Dimanche 20 septembre : Great Sand Dunes - Taos Réveil un peu plus tardif qu’hier, mais il doit être à peine 6 h et nous sommes parfaitement réveillés !😮 Internet et lecture nous permettent de tenir une bonne heure avant le petit déj. L’office du lodge n’ouvre pas avant 7 h pour la distribution du « régular » et de quelques pâtisseries sous blister... Heureusement nous avons en réserve quelques provisions… 😉 Le jour se lève et c’est un véritable enchantement sur les dunes. Le soleil rasant caresse leurs ondulations et mon Canon ne se lasse pas de photographier le spectacle sans cesse renouvelé de la lumière qui prend le dessus sur les ombres de la nuit.


Il fait frisquet ce matin et la polaire est de rigueur sur la terrasse sur laquelle nous sirotons notre café, mais les promesses de l’aube nous donnent le sourire. Pas un nuage : la journée sera forcément belle (dans tous les sens du terme) ! Même les colibris sont de la partie : ils virevoltent autour des petits abreuvoirs disposés le long de la terrasse et semblent ravis de participer à la fête !

Nous ne nous attardons pas trop car notre objectif est de profiter des belles lumières matinales en grimpant sur les plus hautes dunes ! Le Medrano Creek étant quasiment à sec, la traversée jusqu’aux premières dunes est rapide. Nous avons repéré une ligne de crête pour grimper jusqu’en haut. Le sable est assez porteur et la progression rapide. Notre entrainement régulier de savoyards/montagnards joue à plein ! Le spectacle de ces immenses dunes entourées de hautes montagnes sous un soleil prometteur est vraiment étonnant.



Nous redescendons après avoir fait une jolie boucle. Très belle balade de 3 h environ. Il me faudra bien quelques minutes supplémentaires pour me délester de tout le sable embarqué dans mes chaussures… 🤪 Bizarrement, nada pour Evelyne ! Ca doit être comme pour le sac de voyage : ses chaussures sont étanches !!! 😄 Sous réserve de dormir dans le coin (le Great Sand Dunes Lodge est un très bon plan) afin de profiter des lumières matinales ou vespérales, ce parc mérite le détour. Un très bon commencement en ce qui nous concerne. 🙂🙂 On the road to Taos. Après quelques kilomètres, arrêt pique nique au bord d’un lac/réservoir qui donne sur les dunes et les Sangre de Cristo Mountains : superbe ! Un bonheur ne venant jamais seul, le coin est très bien aménagé (à l’américaine !) pour apprécier comme il se doit le spectacle… Et nous sommes seuls au monde … 😉

Un chaud soleil nous accompagne tout au long du parcours qui nous permet de traverser pas mal de petits patelins tous plus improbables les uns que les autres… Les paysages sont assez sympa, mais rien de remarquable… avant d’arriver à Gorge Bridge. Une profonde entaille dans le plateau au fond de laquelle coule le Rio Grande près de 200 m plus bas !

Pour les nostalgiques des films de John Ford (ou les BD "Lieutenant Blueberry" ?), voilà un nom mythique qui veut dire quelque chose ! Nous traversons le pont métallique qui vibre à chaque traversée de véhicule ; Evelyne est à moitié rassurée ! Les immenses parois des falaises orangées par le soleil sont très photogéniques. Quelques kms plus loin, à l’entrée de Taos, arrêt au « Milicent Rogers Museum » : un très beau musée dédié à la culture indienne et hispanique de tout l’Etat. A été constitué par une riche héritière de la « Standard Oil » (Esso) amoureuse du coin et de la culture "native". Nous pouvons confirmer que c’est un des points forts du coin. Très bien fait avec de riches collections. Nous traversons Taos pour rallier notre hôtel : le "Sagebrush Inn & Suites" : un hôtel ancien en adobe, assez chic. Encore un bon plan déniché par Evelyne. Bon emplacement et chambre impec. Après quelques instants de repos, nous reprenons notre voiture pour rallier le centre ville.

Comme toutes les villes du Nouveau-Mexique, Taos est principalement construite en adobe (ou en matériau l’imitant). Pas de buildings c’est la règle : que des maisons à toits plats.

Si l’unité architecturale est préservée, cette (très) petite ville ne mérite pas réellement d’y passer beaucoup de temps. C’est juste une étape ! 😐 Evelyne ayant repéré sur le Routard un petit resto mexicain, nous allons goûter la gastronomie locale au « la Cueva café » Un petit jardin très accueillant, une équipe chaleureuse, et des burritos au top : What Else ? 😏 La bouche légèrement en feu… nous nous retirons dignement vers notre « sweet » home pour une bonne nuit méritée !

Nous avons réservé nos sièges la veille sur le site de Lufthansa afin d’être correctement placés pour ce long vol. La logistique est en place : e-book pour Evelyne ; pour moi ce sera le 1er tome de la trilogie « le siècle » (la chute des géants) de Ken Follett. Un peu plus de mille pages passionnantes. Je devrais en venir à bout d’ici la fin de notre périple ! Le tout accompagné d'une petite play list i-tunes… 😛

Vol tranquille et tarmac à 15 h 35. Nous sommes en pays connu : lors de notre périple de 2012 nous avions déjà retenu Denver comme base de départ/arrivée. Les formalités sont assez rapides (pas comme à Montréal ! 🏴☠️) et nous récupérons nos bagages avant de prendre le shuttle qui nous emmène en 20’ chez Alamo. Le temps est plutôt doux. Bien que tout ait été réglé avant le départ, le vendeur essaie de nous refourguer 1 ou 2 assurances supplémentaires ; il tente ensuite de nous expliquer que le modèle de voiture que nous avons retenu ne sera pas top pour nous et nos bagages, surtout pour un périple de 3 semaines … Rien n’y fait ! Nous sommes inflexibles. Du coup, feu vert pour aller choisir notre carrosse sur le parking. Nous jetons notre dévolu sur une Jeep Cherokee. Nous voulions a minima un SUV ? Nous aurons un 4x4 😏 ! Comme il y a pas mal de pistes (dont le fameux « Apache trail ») c’est plus sécurisant surtout en cas de temps incertain. Je m’assure de la présence d’une roue de secours et après une rapide prise en main, bagages chargés, GPS activé (j’ai programmé toutes nos étapes avant notre départ), nous filons vers notre destination (Greenwood Village) en direction de Colorado Springs. A priori nous avons fait le bon choix pour le véhicule : très confortable, facile à conduire, spacieux mais d’un gabarit qui reste passe-partout. 😛 Malgré l’excitation, la fatigue commence à se faire sentir… Nous faisons cependant une halte avant l’hôtel pour assurer un premier approvisionnement de base : glacière, gallons d’eau, nourriture pour les pique-niques à venir. Check-in au « Wingate by Wyndham » en fin d’après-midi. L’endroit est plutôt calme et l’hôtel très sympa ; nous disposons d’une grande chambre bien équipée.

L’ouverture de mon sac de voyage me confirme rapidement qu’une partie de la pluie lyonnaise se l’est jouée passagère clandestine ! Très humides les habits… 😠 Du coup c’est le grand déballage pour faire sécher tout ça ! Après un (très) léger encas, dodo bien mérité après cette longue journée.
Samedi 19 septembre : Denver - Great Sand Dunes Décalage horaire oblige, le réveil est (très) matinal … Il est 4 h 30 et difficile de re-fermer l’œil … 🙁 Du coup on passe le temps sur nos bouquins, sur internet, sur le road book tout en surveillant du coin de l’œil l’avancée de l’heure et du top départ vers le petit-déj ! Typiquement américain le buffet ! On retrouve les gros gaufriers, les charcuteries, œufs brouillés et autres pâtisseries… 🙂 sans oublier le « régular » : ce café qu’on peut boire au litre tant il est léger ! Comme en principe nous ne faisons que des pique-niques rapides le midi, nos petits déjeuners sont assez copieux. Check-out vers 8 h 30. En prenant possession de notre voiture, nous voyons un petit lapin qui joue dans la pelouse à quelques mètres de nous. Spectacle assez courant aux US où on a l’impression qu’il n’y a plus de frontières entre ville et campagne. Colorado Springs est à 90 kms et c’est une énorme 2 x 4 voies qui nous y conduit ! Le trafic est intense mais fluide. Notre objectif immédiat est de visiter le parc « Garden of the Gods ». Mérite qu’on s’y arrête si on passe dans le coin, mais pas de faire un détour. Le beau temps et la jolie route qui le traverse nous ont permis une bonne mise en jambes !

Comme il est aux portes de Colorado Springs, que c’est le week-end et qu’il fait très beau, l’affluence est importante. Nous pouvons faire une petite boucle à pied. Nous en profitons pour pique-niquer. L’environnement de roches rouges est assez sympa.

Nous reprenons la route en début d’après-midi et filons directement vers notre première principale étape : le Great Sand Dunes National Park. Nous passons à proximité de Pueblo sans nous arrêter : rien n’indique un quelconque point d’intérêt dans le coin !😕 Une chaleur lourde règne et le ciel se couvre de plus en plus ; le soleil disparaît au moment où nous arrivons au parc ! Damned … C’est bien notre chance ! 🏴☠️ Un malheur n’arrivant jamais seul, le Visitor Center est fermé !

Du coup, nous faisons une rapide promenade dans le coin et nous approchons de cet immense champ de dunes ceint de hautes montagnes (les Sangre de Cristo Mountains). Nous sommes à 2.500 m d’altitude (il fait un peu frisquet) et les plus hautes dunes dépassent les 200 m ! Je ne prendrai pas de photos ce soir : je fais le pari que demain tout ira pour le mieux ! 😉 Nous revenons au « Great Sand Dunes Lodge » à l’entrée du parc. Un emplacement de premier choix : toutes les chambres donnent sur les dunes. C’est un peu rustique, mais très complet et assez grand, avec un beau patio privatif. Ce soir, pique nique dans la chambre et après une brève séance de lecture, dodo ! La fatigue est présente et le décalage horaire pas complètement absorbé 😕
Dimanche 20 septembre : Great Sand Dunes - Taos Réveil un peu plus tardif qu’hier, mais il doit être à peine 6 h et nous sommes parfaitement réveillés !😮 Internet et lecture nous permettent de tenir une bonne heure avant le petit déj. L’office du lodge n’ouvre pas avant 7 h pour la distribution du « régular » et de quelques pâtisseries sous blister... Heureusement nous avons en réserve quelques provisions… 😉 Le jour se lève et c’est un véritable enchantement sur les dunes. Le soleil rasant caresse leurs ondulations et mon Canon ne se lasse pas de photographier le spectacle sans cesse renouvelé de la lumière qui prend le dessus sur les ombres de la nuit.


Il fait frisquet ce matin et la polaire est de rigueur sur la terrasse sur laquelle nous sirotons notre café, mais les promesses de l’aube nous donnent le sourire. Pas un nuage : la journée sera forcément belle (dans tous les sens du terme) ! Même les colibris sont de la partie : ils virevoltent autour des petits abreuvoirs disposés le long de la terrasse et semblent ravis de participer à la fête !

Nous ne nous attardons pas trop car notre objectif est de profiter des belles lumières matinales en grimpant sur les plus hautes dunes ! Le Medrano Creek étant quasiment à sec, la traversée jusqu’aux premières dunes est rapide. Nous avons repéré une ligne de crête pour grimper jusqu’en haut. Le sable est assez porteur et la progression rapide. Notre entrainement régulier de savoyards/montagnards joue à plein ! Le spectacle de ces immenses dunes entourées de hautes montagnes sous un soleil prometteur est vraiment étonnant.



Nous redescendons après avoir fait une jolie boucle. Très belle balade de 3 h environ. Il me faudra bien quelques minutes supplémentaires pour me délester de tout le sable embarqué dans mes chaussures… 🤪 Bizarrement, nada pour Evelyne ! Ca doit être comme pour le sac de voyage : ses chaussures sont étanches !!! 😄 Sous réserve de dormir dans le coin (le Great Sand Dunes Lodge est un très bon plan) afin de profiter des lumières matinales ou vespérales, ce parc mérite le détour. Un très bon commencement en ce qui nous concerne. 🙂🙂 On the road to Taos. Après quelques kilomètres, arrêt pique nique au bord d’un lac/réservoir qui donne sur les dunes et les Sangre de Cristo Mountains : superbe ! Un bonheur ne venant jamais seul, le coin est très bien aménagé (à l’américaine !) pour apprécier comme il se doit le spectacle… Et nous sommes seuls au monde … 😉

Un chaud soleil nous accompagne tout au long du parcours qui nous permet de traverser pas mal de petits patelins tous plus improbables les uns que les autres… Les paysages sont assez sympa, mais rien de remarquable… avant d’arriver à Gorge Bridge. Une profonde entaille dans le plateau au fond de laquelle coule le Rio Grande près de 200 m plus bas !

Pour les nostalgiques des films de John Ford (ou les BD "Lieutenant Blueberry" ?), voilà un nom mythique qui veut dire quelque chose ! Nous traversons le pont métallique qui vibre à chaque traversée de véhicule ; Evelyne est à moitié rassurée ! Les immenses parois des falaises orangées par le soleil sont très photogéniques. Quelques kms plus loin, à l’entrée de Taos, arrêt au « Milicent Rogers Museum » : un très beau musée dédié à la culture indienne et hispanique de tout l’Etat. A été constitué par une riche héritière de la « Standard Oil » (Esso) amoureuse du coin et de la culture "native". Nous pouvons confirmer que c’est un des points forts du coin. Très bien fait avec de riches collections. Nous traversons Taos pour rallier notre hôtel : le "Sagebrush Inn & Suites" : un hôtel ancien en adobe, assez chic. Encore un bon plan déniché par Evelyne. Bon emplacement et chambre impec. Après quelques instants de repos, nous reprenons notre voiture pour rallier le centre ville.

Comme toutes les villes du Nouveau-Mexique, Taos est principalement construite en adobe (ou en matériau l’imitant). Pas de buildings c’est la règle : que des maisons à toits plats.

Si l’unité architecturale est préservée, cette (très) petite ville ne mérite pas réellement d’y passer beaucoup de temps. C’est juste une étape ! 😐 Evelyne ayant repéré sur le Routard un petit resto mexicain, nous allons goûter la gastronomie locale au « la Cueva café » Un petit jardin très accueillant, une équipe chaleureuse, et des burritos au top : What Else ? 😏 La bouche légèrement en feu… nous nous retirons dignement vers notre « sweet » home pour une bonne nuit méritée !
Partir seul et m'isoler dans la nature plusieurs semaines en France English translation pending
Bonjour, j'ai vraiment besoin de partir hors de la sociétés, de rester seul qu'avec moi même, je sais que ca me ferait le plus grand bien.
Je cherche un endroit dans la nature assez perdu dans un chalet ou petite cabane juste pour dormir au chaud dans un lit avec une douche. J'aimerai y rester 2 à 3 semaines pendant les prochaines grandes vacance (juillet).
Je ne sais pas du tout ou le faire, j'ai 20ans, en L1 de biologie et je n'ai pas beaucoup de moyen en sous donc pas trop cher si possible. Peut etre dans les alpes ?
J'aimerai être au moins à 30/40min à pied de tous magasins.
J'en ai vraiment besoin pour apaiser mon esprit, très stressé depuis des années et je sais que ce voyage m'aidera énormément hors de la technologie (à part le portable bien sur), à pouvoir méditer et j'aimerai jeûner une semaine aussi.
Donc voilà si quelqu'un aurait une idée d'un endroit ou je pourrai aller qu'il m'en fasse part.
Merci
Ps: je précise même si c'est rien de fou ce que je veux faire, que je ne suis pas du tout inconscient et je sais ce que je fais, au cas ou on me ferait la morale :p
J'aimerai être au moins à 30/40min à pied de tous magasins.
J'en ai vraiment besoin pour apaiser mon esprit, très stressé depuis des années et je sais que ce voyage m'aidera énormément hors de la technologie (à part le portable bien sur), à pouvoir méditer et j'aimerai jeûner une semaine aussi.
Donc voilà si quelqu'un aurait une idée d'un endroit ou je pourrai aller qu'il m'en fasse part.
Merci
Ps: je précise même si c'est rien de fou ce que je veux faire, que je ne suis pas du tout inconscient et je sais ce que je fais, au cas ou on me ferait la morale :p
Parcours Ouest américain août 2016 English translation pending
Hello,
Enfin, j'ai réservé mes billets d'avion avec BA.
J'aimerais avoir un avis sur mon parcours que j'ai mis en place du 31/07 au 18/08/2016. Jour 1 : avion + arrivée à LA vers 13H Jour 2 : visite de LA Jour 3 : Parc d'attraction sûrement Universal Studio Jour 4 : Direction Needles (étape) Jour 5 : Tusayan (Grand Canyon) Jour 6 : Monument Valley Jour 7 : Page (lac Powel) Jour 8 : Page (Antelope Canyon) Jour 9 : Bryce Canyon Jour 10 : Bryce canyon Jour 11 : Zion Jour 12 : Las Vegas Jour 13 : Las Vegas Jour 14 : Death Valley Jour 15 : Red Rock Canyon et Mojave Jour 16 : Sequoia National Park Jour 17 : San Francisco Jour 18 : San Francisco + départ vers 19H
Que pensez vous de mon parcours ?
La question que je me pose est concernant mon départ de Los Angeles, le jour 4. N'aurais-je pas meilleur temps de faire d'une traite LA / Grand Canyon, sachant que c'est au moins 7H30 de route, mais en partant tôt de LA. En faisant cela, je me dis que je pourrais profiter de San Francisco, 1 jour de plus.
Merci de votre avis.
Christophe Haute Savoie
Enfin, j'ai réservé mes billets d'avion avec BA.
J'aimerais avoir un avis sur mon parcours que j'ai mis en place du 31/07 au 18/08/2016. Jour 1 : avion + arrivée à LA vers 13H Jour 2 : visite de LA Jour 3 : Parc d'attraction sûrement Universal Studio Jour 4 : Direction Needles (étape) Jour 5 : Tusayan (Grand Canyon) Jour 6 : Monument Valley Jour 7 : Page (lac Powel) Jour 8 : Page (Antelope Canyon) Jour 9 : Bryce Canyon Jour 10 : Bryce canyon Jour 11 : Zion Jour 12 : Las Vegas Jour 13 : Las Vegas Jour 14 : Death Valley Jour 15 : Red Rock Canyon et Mojave Jour 16 : Sequoia National Park Jour 17 : San Francisco Jour 18 : San Francisco + départ vers 19H
Que pensez vous de mon parcours ?
La question que je me pose est concernant mon départ de Los Angeles, le jour 4. N'aurais-je pas meilleur temps de faire d'une traite LA / Grand Canyon, sachant que c'est au moins 7H30 de route, mais en partant tôt de LA. En faisant cela, je me dis que je pourrais profiter de San Francisco, 1 jour de plus.
Merci de votre avis.
Christophe Haute Savoie
Cyclotourisme en Chine English translation pending
Bonjour à Tous et bonne année,
Un amis et moi voyageons en Chine cet été (20 Juillet à début septembre) et nous pensions consacrer notre temps jusqu'au 18 aout à faire un tour de vélo. Nous espérons ainsi nous imprégner au mieux de la culture et des paysages chinois, un peu en dehors des circuits classiques que nous ferons quand même après.
Seulement voila, aucune idée sur ou aller. En gros, les seules contraintes sont que nous sommes à Pékin le 20 juillet et que nous devons y etre le 18 aout. Ensuite entre les deux, nous pouvons prendre le train et le vélo. Nous sommes donc à la recherche de suggestion sur un lieu de destination. Je pense qu'il y a quelques contraintes:c'est me semble t'il pas la meilleure saison pour véloter. Ainsi si il y a un endroit avec un climat plus propice qu'un autre... Des revitaillements réguliers possible. Si possible, pas trop de cols. Et évidement de beaux paysages.
Ensuite j'aurais aussi quelques questions ''logistiques'': - On met quoi pour le demande de visa? Il faut mettre des résa d'hotel non? Ca va si on met des infos bidon? - Justement, ou peut-on dormir. Je suis généralement adepte du ''je plante ma tente''. Mais est-ce possible en chine? Dormir chez l'habitant? Hotels? Auberges?? - N'ayant pas un super vélo en europe, je pensais acheter un vélo en arrivant la bas pour éviter d'avoir à payer dans l'avion. Néanmoins, je voyage avec quatar et il me semble qu'on peut prendre un vélo... Qu'en pensez vous? S'encombrer d'un vélo ou perdre un peu d'argent pour acheter un vélo la bas?
J'avais pleins d'autres questions dont je ne me souviens plus mais voici les essentielles. Merci donc à quiconque pourrait me lever quelques interrogations pour sa réponse.
Cordialement, Armand
Un amis et moi voyageons en Chine cet été (20 Juillet à début septembre) et nous pensions consacrer notre temps jusqu'au 18 aout à faire un tour de vélo. Nous espérons ainsi nous imprégner au mieux de la culture et des paysages chinois, un peu en dehors des circuits classiques que nous ferons quand même après.
Seulement voila, aucune idée sur ou aller. En gros, les seules contraintes sont que nous sommes à Pékin le 20 juillet et que nous devons y etre le 18 aout. Ensuite entre les deux, nous pouvons prendre le train et le vélo. Nous sommes donc à la recherche de suggestion sur un lieu de destination. Je pense qu'il y a quelques contraintes:c'est me semble t'il pas la meilleure saison pour véloter. Ainsi si il y a un endroit avec un climat plus propice qu'un autre... Des revitaillements réguliers possible. Si possible, pas trop de cols. Et évidement de beaux paysages.
Ensuite j'aurais aussi quelques questions ''logistiques'': - On met quoi pour le demande de visa? Il faut mettre des résa d'hotel non? Ca va si on met des infos bidon? - Justement, ou peut-on dormir. Je suis généralement adepte du ''je plante ma tente''. Mais est-ce possible en chine? Dormir chez l'habitant? Hotels? Auberges?? - N'ayant pas un super vélo en europe, je pensais acheter un vélo en arrivant la bas pour éviter d'avoir à payer dans l'avion. Néanmoins, je voyage avec quatar et il me semble qu'on peut prendre un vélo... Qu'en pensez vous? S'encombrer d'un vélo ou perdre un peu d'argent pour acheter un vélo la bas?
J'avais pleins d'autres questions dont je ne me souviens plus mais voici les essentielles. Merci donc à quiconque pourrait me lever quelques interrogations pour sa réponse.
Cordialement, Armand
Nouvelle-Zélande en juin 2016 (30 jours) English translation pending
Bonjour, nous commençons à organiser notre voyage de 30 jours pour la nouvelle Zélande en Juin 2016. On sera donc en plein hiver, nous partons sur la roadmap suivante. Pour le moment rien de figer, je suis preneur de tout conseil ou nouvelle destination que j'aurais oublié:
Jour 1 : Christchurch
Jour 2 : Temuka-Timaru-Oamaru
Jour 3-4: Moeraki- Dunedin
Jour 5-6 :Te Anau-excursion fiordland
Jour 7-8: Queenstown (ski + ville)
Jour 9: Wanaka-Lac Hawea
Jour 10-12: fox glacier/Franz Josef - mont cook
Jour 13-14 : Marahau (voir si on peut caller une étape pour splitter la route)
Jour 15-16 : Parc Abel Tasman
17-18: Nelson ou Kaikoura (préférence pour Kaikoura malgré la route) ou les deux
Jour 19: Traversée ferry+ Wellington
Jour 20-21: Tongariro
Jour 22 : Taupo
Jour 23: Rotorua
Jour 24: Matamata
Jour 25-26: Whitianga-Coromandel
Jour 27-28 : Auckland
Je préfère laisser deux jours de vide afin de palier aux eventuelles problèmes climatiques. N'hésitez pas à me faire retour. Merci
Je préfère laisser deux jours de vide afin de palier aux eventuelles problèmes climatiques. N'hésitez pas à me faire retour. Merci
Je vous invite à découvrir l'Islande English translation pending
L'Islande... Il y a moins d'un an, rien ne laissait présager que nous partirions en direction de ce pays. Destination totalement inconnue pour nous, l'intérêt s'est pointé lorsque j'ai découvert qu'une compagnie aérienne, en l'occurrence WOW Air, offrait des billets à rabais à partir de Boston, ville des États-Unis.
J'ai effectué quelques recherches sur le net afin d'en connaître davantage sur l'Islande. Je suis littéralement tombée en amour avec ce pays dès que j'ai regardé les photos et vidéos.
L'Islande a tout pour séduire ses visiteurs: terre de feu et de glace, elle offre une multitude de cascades, glaciers, volcans, pseudo-cratères, geysers, grottes, plages, océan, eaux thermales, etc.
Pour les amateurs de plein-air, on y retrouve plusieurs parcs nationaux et sentiers de randonnée. La nature y est très généreuse et les possibilités d'activités sont à l'infini.
Nous avons donc procédé rapidement à l'achat des billets d'avion directement sur le site internet de la compagnie aérienne WOW Air. Notre projet devenait réalité.
Nous avons décidé d'effectuer le voyage en septembre, étant donné que c'est la basse saison et que les prix sont beaucoup plus abordables en cette période de l'année.
En ce qui concerne l'hébergement, plusieurs options s'offraient à nous: camping, ferme, gîte, hôtel, etc. Cependant, nous avons opté pour la location d'un camping-car parce que nous désirions nous déplacer sur l'île sans les contraintes d'un horaire à respecter.
Comme nous étions trois personnes dans cette aventure, mon conjoint Alain, notre plus jeune fille Mélanie ainsi que moi-même, notre choix s'est arrêté sur un camping-car avec toit élevé (VW Transporter).
Nous avons procédé à la location du camping-car, six mois avant notre départ, chez Snail Motorhome Rental, une entreprise familiale qui offre un service hors-pair. Le transport entre l'aéroport et leur centre de location, est également inclus dans le contrat de location ainsi qu'un repas et une nuitée à l'arrivée ou au départ.
Le camping-car est équipé d'une cuisinière à gaz et d'un évier, accessoires de cuisine, assiettes, glacière, ustensiles, draps, édredons, sacs de couchage, oreillers, rideaux, Radio / CD / MP3 / USB, prise 230V pour recharger les appareils électroniques et chauffage autonome.
Le choix des vêtements que nous allions porter a été plus difficile. Étant habitués à voyager dans le Sud, disons que le contenu de notre valise était quelque peu différent du profil habituel. Étant donné les différences climatiques d'une région à une autre, nous avons apporté, entre autres, des vêtements d'hiver (manteau, pantalon, tuque et gants), imperméable, bottes de pluie, chaussures de randonnée.
Nous avons appliqué la méthode de la "pelure d'oignon", en apportant leggings, gilets, veste polar ainsi que veste et pantalon coupe-vent que nous pourrions enlever au besoin, sans oublier le maillot de bain car nous avions l'intention de nous baigner dans les eaux thermales.
La planification de notre itinéraire a été l'élément clé de la réussite de notre voyage. L'Islande possédant de nombreux attraits touristiques, nous avions établi, avant le départ, la liste de toutes les attractions qui nous intéressaient.
Nous avons donc localisé sur Google Map chacune de ces attractions et établi et imprimé l'itinéraire correspondant. Ainsi, nous connaissions déjà le temps prévu pour chaque activité ainsi que la distance et le temps de déplacement entre chaque activité.
Nous avons tenté de réserver une chambre d'hôtel, dans la région de Boston, avec possibilité de stationnement pour une période de 15 jours. Il n'y avait qu'un seul hôtel qui offrait un prix très compétitif, soit le Holiday Inn Express Saugus, mais comme il n'y avait aucune disponibilité et que le prix était très élevé pour le choix d'un autre hôtel et que le prix était également très élevé pour le stationnement directement à l'aéroport, nous avons convenu de nous rendre à proximité de Boston et de prendre l'autobus pour nous rendre ensuite à l'aéroport.
Notre voyage a débuté le 30 août 2015. Nous nous sommes donc dirigés en voiture vers la ville de Salem, au New-Hampshire, plus précisément au Salem Transportation Center situé à la sortie 2 de l'autoroute 93. Il y a 476 espaces de stationnements et ils sont tous gratuits.
Nous avons acheté nos billets d'autobus directement dans le terminal au coût de 24 $US aller-retour par personne et avons entrepris le trajet de 45 minutes en autobus vers l'aéroport international Logan de Boston.
L'enregistrement auprès de la compagnie aérienne a été très rapide. Le vol en direction de Keflavik, d'une durée approximative de 5 heures, s'est très bien déroulé. Il est à noter qu'aucun service de divertissement n'est offert à bord et que les breuvages ainsi que la nourriture sont au frais du passager.
Pour vous donner un exemple, le prix d'un sandwich est de 1700 ISL, soit un peu plus de 17 $ CAD. Donc, si le prix ne vous convient pas, prévoyez manger avant votre départ ou apportez des grignotines.
J'ai effectué quelques recherches sur le net afin d'en connaître davantage sur l'Islande. Je suis littéralement tombée en amour avec ce pays dès que j'ai regardé les photos et vidéos.
L'Islande a tout pour séduire ses visiteurs: terre de feu et de glace, elle offre une multitude de cascades, glaciers, volcans, pseudo-cratères, geysers, grottes, plages, océan, eaux thermales, etc.
Pour les amateurs de plein-air, on y retrouve plusieurs parcs nationaux et sentiers de randonnée. La nature y est très généreuse et les possibilités d'activités sont à l'infini.
Nous avons donc procédé rapidement à l'achat des billets d'avion directement sur le site internet de la compagnie aérienne WOW Air. Notre projet devenait réalité.
Nous avons décidé d'effectuer le voyage en septembre, étant donné que c'est la basse saison et que les prix sont beaucoup plus abordables en cette période de l'année.
En ce qui concerne l'hébergement, plusieurs options s'offraient à nous: camping, ferme, gîte, hôtel, etc. Cependant, nous avons opté pour la location d'un camping-car parce que nous désirions nous déplacer sur l'île sans les contraintes d'un horaire à respecter.
Comme nous étions trois personnes dans cette aventure, mon conjoint Alain, notre plus jeune fille Mélanie ainsi que moi-même, notre choix s'est arrêté sur un camping-car avec toit élevé (VW Transporter).
Nous avons procédé à la location du camping-car, six mois avant notre départ, chez Snail Motorhome Rental, une entreprise familiale qui offre un service hors-pair. Le transport entre l'aéroport et leur centre de location, est également inclus dans le contrat de location ainsi qu'un repas et une nuitée à l'arrivée ou au départ.
Le camping-car est équipé d'une cuisinière à gaz et d'un évier, accessoires de cuisine, assiettes, glacière, ustensiles, draps, édredons, sacs de couchage, oreillers, rideaux, Radio / CD / MP3 / USB, prise 230V pour recharger les appareils électroniques et chauffage autonome.
Le choix des vêtements que nous allions porter a été plus difficile. Étant habitués à voyager dans le Sud, disons que le contenu de notre valise était quelque peu différent du profil habituel. Étant donné les différences climatiques d'une région à une autre, nous avons apporté, entre autres, des vêtements d'hiver (manteau, pantalon, tuque et gants), imperméable, bottes de pluie, chaussures de randonnée.
Nous avons appliqué la méthode de la "pelure d'oignon", en apportant leggings, gilets, veste polar ainsi que veste et pantalon coupe-vent que nous pourrions enlever au besoin, sans oublier le maillot de bain car nous avions l'intention de nous baigner dans les eaux thermales.
La planification de notre itinéraire a été l'élément clé de la réussite de notre voyage. L'Islande possédant de nombreux attraits touristiques, nous avions établi, avant le départ, la liste de toutes les attractions qui nous intéressaient.
Nous avons donc localisé sur Google Map chacune de ces attractions et établi et imprimé l'itinéraire correspondant. Ainsi, nous connaissions déjà le temps prévu pour chaque activité ainsi que la distance et le temps de déplacement entre chaque activité.
Nous avons tenté de réserver une chambre d'hôtel, dans la région de Boston, avec possibilité de stationnement pour une période de 15 jours. Il n'y avait qu'un seul hôtel qui offrait un prix très compétitif, soit le Holiday Inn Express Saugus, mais comme il n'y avait aucune disponibilité et que le prix était très élevé pour le choix d'un autre hôtel et que le prix était également très élevé pour le stationnement directement à l'aéroport, nous avons convenu de nous rendre à proximité de Boston et de prendre l'autobus pour nous rendre ensuite à l'aéroport.
Notre voyage a débuté le 30 août 2015. Nous nous sommes donc dirigés en voiture vers la ville de Salem, au New-Hampshire, plus précisément au Salem Transportation Center situé à la sortie 2 de l'autoroute 93. Il y a 476 espaces de stationnements et ils sont tous gratuits.
Nous avons acheté nos billets d'autobus directement dans le terminal au coût de 24 $US aller-retour par personne et avons entrepris le trajet de 45 minutes en autobus vers l'aéroport international Logan de Boston.
L'enregistrement auprès de la compagnie aérienne a été très rapide. Le vol en direction de Keflavik, d'une durée approximative de 5 heures, s'est très bien déroulé. Il est à noter qu'aucun service de divertissement n'est offert à bord et que les breuvages ainsi que la nourriture sont au frais du passager.
Pour vous donner un exemple, le prix d'un sandwich est de 1700 ISL, soit un peu plus de 17 $ CAD. Donc, si le prix ne vous convient pas, prévoyez manger avant votre départ ou apportez des grignotines.
Delta du Mékong English translation pending
bonjour nous sommes 3 amis nous rendre au viet nam en mars (du 6 au 26 ) .
je suis entrain de commencer les itinéraires .(qui se fera du Sud au Nord)
pour l'instant j'ai prévu de passer
1jour et demi 2 nuits à saigon
et 3j 2 nuits dans le delta du mekong .
mais je bloque un peut pour ce dernier ca m'a l'air assez compliqué pour organisé un truc soit même du coup je pense passer par "thesinhtourist"(ancienement sinh café)
j'aimerai avoir votre avis sur cette offre https://www.thesinhtourist.vn/tour/mk/tg-m300-01/mekong-delta-3-days-tra-su-cajuput-forest
retour à saigon pour y passer une nouvelle et dernier nuit avant de reprendre la route pour le Nord.
(j'ai lu que les hotels accepté de garder les valises même si on a pas reservés de chambre pour le soir même du moment qu'on compte y dormir au moins 1 nuits quand on les récupère est-ce vrai ?)
(j'ai lu que les hotels accepté de garder les valises même si on a pas reservés de chambre pour le soir même du moment qu'on compte y dormir au moins 1 nuits quand on les récupère est-ce vrai ?)
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Retour de la Thaïlande, Vietnam, Cambodge (40 jours) English translation pending

Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts. Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....
J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.
Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties 1-Ayutthaya 2-Baie d'Halong 3-Ninh Binh 4-Siem Reap 5-Ko Yao Yai 6-Bangkok
J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi. https://vimeo.com/150608787 Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack. Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance ! L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.
Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....
Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...
J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !
Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....
Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...
Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts ! Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...
J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....
J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....
Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....
Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.
N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
Panorama sur 5 villes malgaches English translation pending
Madagascar novembre /décembre 2015.
Préambule.
Période où l'on plante le riz dans les rizières. Superbes dégradés de verts surtout sur la route d'Antsirabé. Un délice pour les photographes.!! Moment de récolte des litchis et des mangues.. C'est donné pour ceux qui aiment.
Au moment de la rédaction de ces lignes, le taux de change avoisine les 3500 Aryarys pour un euro. Possibilité d'avoir parfois un change plus avantageux à Tananarive uniquement. Éviter les transactions dans la rue; faire venir le changeur dans votre hôtel et toujours recompter.!!
Une carte SIM pour téléphone coûte 1000 Aryarys ou 5000 francs. Ce qui est la même chose. Évitez de vous faire piéger car beaucoup entretiennent la confusion entre les francs malgaches et les Aryarys... Les francs malgaches valent 5 fois moins que les Aryarys et bien souvent on vous annoncera les prix en Francs malgaches. Trois opérateurs : Telma, Orange , ou Airtel. Choisir le plus en vogue et le moins cher au moment du voyage. Pour plus d'infos pratiques sur le pays voir un de mes posts précédents.
TANANARIVE
La ville n'offre que peu d'intérêt et une journée semble suffisant pour faire le tour des choses principales.
Hotel "St Pierre". Ça ne change pas beaucoup, mais on constate cependant une détérioration de la qualité. Chambre à 50000 aryarys. Si vous voulez vous y rendre, c'est central , non loin de la Mairie. Demander Analekely qui est le nom du quartier. Les chambres qui donnent côté rue sont plus spacieuses mais aussi plus bruyantes le matin à cause de l'arrêt de bus . Moustiques arrogants... Une adresse pratique pour celui qui privilégie le centre ville. Fait aussi restaurant. Son seul intérêt est d'être dans l'hôtel même car la nourriture n'y est pas exceptionnelle. Un steak zébu pour 10000 Ar ( augmentation de 15% en moins de 6 mois.) et une grande THB pour 3000 Aryarys . Petit - déjeuner simple à 3000 Ar, moyenne constatée sur l'ensemble de Madagascar.
Le "New Century Hotel " est à 100 mètres si celui était complet. Prix légèrement moins élevés. Correct.
Le "Solé hôtel". Non loin du centre ville est un peu plus sélect. 80000 aryarys la double. C'est une bonne adresse. Massages possibles à l'hôtel pour 30000 Aryarys.
Le " café de la Gare " mérite un détour.. Situé comme on l'aurait deviné dans l'ancienne gare reconvertie. Prix plus élevés qu'ailleurs. Mais là... On est plus vraiment à Madagascar qui pourtant " grouille " à une centaine de mètres.
Navettes aéroport jusqu'au centre ville : 10000 Aryarys. Pratique.. Moyennant un petit billet (2000) le chauffeur dépose en face de l'hôtel..
ATTENTION.. Compter plus de 2 heures pour aller du centre de Tana à l'aéroport.. Uniquement dû aux énormes et continuels problèmes d'embouteillage à Tana. Le départ s'effectue généralement de l'ancienne gare de trains.  C'est 40000 Ar avec taxi . Les trajets en mini bus en ville coûtent 400 Aryarys. Une course en taxi entre 8000 et 10000 aryarys. Ce sera nettement majoré si vous n'êtes pas Malgache ou s'il y a des bouchons. C'est à dire presque toujours. Dans tous les cas une sévère négociation est de rigueur car les prix énoncés sont toujours surévalués. Parfois même frisant l'escroquerie.
COTISSE transport . Indéniablement la meilleure compagnie de transport de Madagascar. Mais ne dessert pour l'instant que Tamatave et Majungha. Wifi dans le mini- bus. Liaison pour Fiana prévue en 2016. Réservation par téléphone possible. Paiement par téléphone possible également. Air tel money ou Orange money. Léger surcoût dans ce cas. Un trajet Tana >>>> Tamatave est à 24000 Aryarys soit 4000 Aryarys de plus qu'au mois de mai de la même année. Départs toutes les heures le matin à partir de 7 heures. Un trajet de nuit aussî. Trajet pour Majungha >>> 38000 Aryarys. Soit 6000 Aryarys de plus depuis l'année dernière. Départ le matin à 6 heures ou le soir pour trajet de nuit.
ATTENTION. Le soir dans les environs de l'hôtel " Le Glacier " pourtant très central, sévissent un nombre important de petits délinquants pratiquant le vol à l'arraché. N'emportez rien de précieux avec vous. Sachez qu'avec 30000 ou 40000 Aryarys en poche vous avez de quoi pour la soirée . Laissez vos bijoux, IPhone et autres passeport à l'hôtel. Si vous rentrez tard, prenez un taxi.
TAMATAVE.
Ville souvent pluvieuse, mais agréable, de bord de mer. Trajet d'une durée de 8 heures à partir de Tana. 24000 aryarys avec la Sté Cotisse. Ville au bord de mer, souvent arrosée par les pluies . Nombreux hôtels et restaurants de toutes catégories. Du 5 étoiles au plus modeste à 20000 Aryarys la chambre.
Hotel "NY ANTSIKA" . Tel 032 73 348 01 ou 033 37 158 08. Ouvert en sept / oct 2014. Propre et correct même si un peu excentré ( 1000 à 1500 aryarys en pousse de la gare Cotisse ou du centre ville.) BAJAJ à 1000 Aryarys la course. 15 Chambres Plutôt spacieuses à 28000 Ar sans eau chaude et à 32000 Aryarys pour une chambre identique mais avec eau chaude . Wifi gratuit. Ça ne fonctionne pas toujours. Possibilité de laver linge.. Pour 500 Aryarys / pièce. Petit déjeuner ( moyen ) pour 3000 Ar Groupe électrogène en cas de coupure Electricité. Fonctionne jusqu'à 22h30 maxi. Le reste de la nuit vous le passerez dans votre jus à transpirer si c'est le plein été. Ça reste cependant un bon rapport qualité / prix.
Hotel ORIENTAL non trop loin de l'Antsika mais chambres plus exiguës et toujours les mêmes problèmes de Wifi et de coupures de courant. Eau chaude pour 25000.
Restaurant " La Terrasse ". C'est bon. Prix honnêtes mais dans la moyenne haute. Menu du jour à 12000 Aryarys. Excellentes pizzas pour 10 ou 12000 Aryarys. Wifi gratuit. Une bonne adresse. A deux pas, " l'Affiche" qui a aussi ses inconditionnels. Restaurant de la Gare. Un poil plus cher mais plus sélect. Un grand nombre de restaurants et gargotes. Il suffit de se promener un peu.
En ville il y a des centaines de pousses et BAJAJ. En BAJAJ c'est pareil qu'à Majungha . La course est à 1000 Aryarys même si on tentera de vous extorquer plus bien sûr.
" Le Pandora" ou le " New York" discothèques pour rencontres tarifées.
Excursion possible à Foulpointe dans la journée. Bel endroit de bord de mer mais devenu détestable à cause de la mentalité des locaux qui prennent les touristes pour des imbéciles.
ANTSIRABÉ.
165 kms de Tananarive. Un peu plus de 3 heures de trajet en venant de Tananarive. Toujours le même bordel à la gare de stationnement de Tana pour aller à Antsirabé. Faune locale peu engageante. Attention aux pickpockets. Délais d'attente parfois longs, mais c'est difficile de faire autrement, car il faut attendre que le bus soit plein pour partir. Donc tout dépend de l'afflux des clients et des rabatteurs. Il est finalement bien mieux de prendre un trajet pour Amboutch ( 90 kms plus loin qu'Antsirabé) qui est National ( donc normalement 4 personnes maxi en large dans le véhicule ) et descendre à Antsirabé. Même prix: 10000 Ar pour place devant. La station de départ se trouve un peu avant la grande station pour Antsirabé. Bien se renseigner. Hotel "LE RETRAIT". 34000 Aryarys sans le petit déjeuner. Un peu excentré. Près de la station Total sur la route principale. Chambres spacieuses et propres. Douches avec eau chaude. Service correct.  Toujours le même problème de Wifi inaccessible dans plusieurs chambres. Le débit internet est parfois très faible. Je le dis à chaque fois mais, Il semble cette fois-ci que le patron en ait pris conscience et qu'il va changer ça..! Petit déjeuner correct à 5000 Aryarys. A la place d'une margarine végétale, un bon beurre serait le bienvenu. Bon accueil . Calme. Un des meilleurs rapports qualité / prix d'Antsirabe. Hotel RAVATHOLY . Pas très loin du Retrait, sur la route principale. Une bonne adresse si vous avez le budget. Chambre double à 80000 et plus depuis l'ouverture récente d'une piscine . Restaurant correct dans la moyenne supérieure. Service affable mais pas toujours efficace. Hotel HASINA. Plus central . Compter 40000 Aryarys la chambre simple.
"AKANY MIHAJA". Une petite maison , pleine de charme avec des chambres délicieusement désuètes, un peu à l'écart du centre ville. On est dans un quartier malgache en face du grand Collège St Joseph. 45000 Aryarys petit déjeuner inclus. Accueil affable. Wifi gratuit. 
Pour les amateurs de bière pression, l'Alliance Française offre des pintes à 3000 Aryarys. Une bonne adresse pour y manger également.
Le Resto "Pousse Pousse " tenu par Pauline, une Française, offre un rapport qualité prix correct. Bière THB cependant un peu trop chère, c'est dommage . Près du petit marché. "Le Rava", ( chinois malgache) qui était excellent il y a quelques années, juste en face du petit marché , est désormais absolument à éviter. Nourriture pas fraîche, plats mal préparés et quantité servie vraiment minime. Bière pression hors de prix. Est en très net déclin. Reste fréquenté uniquement par des groupes de touristes ( tours opérateurs) qui y sont emmenés par obligation, mais toujours à l'insatisfaction générale. "L'Oasis." Restaurant non loin du petit marché. Fréquentation par des locaux. Service très lent. Nourriture passable si on sort des canons malgaches.. Prix plus doux. Pas de bière.!! Bons petits déjeuners pour ceux qui ont la nostalgie du bon pain à CROUSTIPAIN, près de la Société Générale où vous pourrez retirer de l'argent si d'ici là leur machine est réparée.
Ne pas oublier une petite laine pour le soir en hiver. Les nuits sont fraîches parfois.
Discothèque "Le Tahiti Club". Entrée 3000 Aryarys et une boisson gratuite. Ferme désormais à 2 heures du matin. En théorie.. Rencontres tarifées.
Trajet pour Morondave à partir d'Antsirabe. Avec taxi brousse normaux, départs en convoi à 16h30 . Trajet de nuit peu engageant a cause des prétendus coupeurs de route. Mais d'aucuns affirment qu'il n'y en a plus. 35000 Aryarys. Arrivée au petit matin. Alternatives possibles. "Loïc Tour" . 80000 Aryarys à partir de Tana. 13 heures de route départ à 6h30 et arrivée la nuit à Morondave. Trajet de jour mais pas toujours aussi confortable que l'affirme Loïc, le patron de la dite société.. Pas de climatisation dans le véhicule. De surcroît le nouveau bus est plus lent que les autres. "Bougainvilliers Voyages " est une autre possibilité un poil moins cher. 50000 Aryarys d'Antsirabe à Morondave. Bus Sprinter Mercedes. Compter 8 heures de trajet pour Antsirabé. Retour de Morondave le samedi à l'hôtel Bougainvilliers. A Antsirabe, se prend à la Station Total , à deux pas de l'hôtel le Retrait. Deux départs hebdomadaires de Tananarive dont un le mercredi et l'autre le dimanche. Réservation à faire auprès de l'hôtel Bougainvilliers à Morondave. Et TRANS TSY Tsara.. Voir dans la partie Morondave. Aujourd'hui la plus efficace.
MORONDAVE.
Ville en deux parties.. C'est le bord de mer, évidemment, le plus prisé.  Vue de la terrasse du " Couleur CAFE."
Calme et agréable. Les prix sont inflationnistes malgré une chute non négligeable de la fréquentation touristique. Nombreux hôtels dont les prix s'échelonnent de 30000 à 200000 Aryarys voire plus. Le plus sélect est le Palissandre, mais il y en beaucoup d'autres bien moins chers. Hôtels de bord de mer pour la plupart. Le mien c'est le " CHEVAL DE MER ". 40000 Aryarys une chambre rustique.. Voir photo ci dessous.  Constructions en bois style bungalows.
Eau froide. Seulement 2 bungalows au bord de mer, les autres étant bord de route. Groupe électrogène trop peu utilisé, comme toujours pour raison d'économies.. Émilien, le gérant , pas suffisamment présent, ne manage pas. Wifi laborieux et spasmodique qui dépend de la présence du gérant... Petit déjeuner un peu trop cher mais le beurre remplace la Margarine ce qui est quand même une bien agréable surprise. Matelas parfois indigents dans certains bungalows et ventilateurs poussifs. Cet Hotel reste cependant un des bons rapports qualité / prix de l'endroit.
The .... Restaurant.. !!! Celui qu'il ne faut pas rater. Le " soleil Bleu" . Littéralement sur la plage. Cadre très agréable. Bonne cuisine, copieux et frais. Prix honnêtes même s'ils ont augmenté ces derniers mois. Gambas succulents. Mais Patricia , la jeune patronne, a tendance à ne plus manager son affaire aussi bien qu'avant. Un peu de laisser - aller qui se traduit par de l'attente et parfois une qualité en légère baisse. Dommage.!!
Juste à côté de l'hôtel Cheval de mer, "la KAZALEA". Tenu par un couple franco- malgache. Bonne cuisine, voire même succulente. Prix dans la moyenne des lieux.. Environ 15000 Aryarys le plat principal. Bière à 3500 Aryarys pour une 50cl. Le " Couleur Café ". A deux pas. Gilles, 62 ans, le patron est très cool et sympa . Wifi gratuit. Bonne nourriture également mais un poil plus chère.
Hotel MAEVA : juste a côté du Cheval de Mer. 108000 Aryarys pour une ventilée et plus de 120000 pour une climatisée. Patron pas vraiment sympathique. Hotel VEZO. : mi-distance centre ville et plage. De 90000 à 120000 Aryarys Chambres agréables et charme un peu colonial. Patron Français . Hotel CENTRAL : centre ville, 2 kms de la plage. 45000 Aryarys. Tenu par des musulmans. Propre et bien tenu mais sans aucun charme. Et bien d'autres encore à des prix avoisinant presque tous 40000 Aryarys.
Lieu de rencontre de tout ce beau monde expatrié.. " Le Madabar" au centre ville.
Navettes pour Tananarive et Antsirabé.. 1-Hotel Bougainvilliers. Départs samedis et mercredis à 6 heures du matin . C'est 50000 Aryarys. À privilégier par rapport à "Loïc Transport". Voir François a la réception de l'hôtel. Toujours souriant et serviable. Anticiper la réservation. 2- TRANS TSY TARA, à la sortie de la ville non loin de la station essence Jovena. 40000 Aryarys pour Tananarive ou Antsirabe. Départs quotidiens à 5h30 le matin. Toujours réserver au moins la veille. A Morondave, contacter Patick au 0324268588 ou 0337061891. 
3- Loïc Transports. En face du restaurant " couleur Café ". En très nette perte de vitesse. Au sens propre comme au figuré. À éviter désormais. 4- Nombreuses autres compagnies locales à la gare de stationnement. C'est moins cher mais il faudra compter 2 à 3 heures de plus pour le même trajet.
Possibilité de louer un scooter pour 40000 Aryarys par jour pour se rendre à l'allée des Baobabs qui se situe à moins de 15 kms . A 2 personnes ça devient intéressant. Probablement négociable en basse saison... Bien sûr, les excursions aux Tsingy. Trois jours de balade plutôt sympa pour ceux qui aiment marcher. Plutôt onéreux. 280000 Aryarys par jour pour louer un 4x4 avec chauffeur, soit environ 2 mois de salaire moyen d'un malgache. Ça fait réfléchir.
MAJUNGHA
Très beaux paysages sur le trajet de Tananarive à Majungha. Se placer côté droit. Majungha se dispute le statut de ville la plus chaude de Madagascar avec Maevatana. En fait, on s'en fout.!! Le résultat c'est qu'il fait très chaud dans ces deux villes.!! Cela dit, l'hiver ( de juin à septembre) y est donc très agréable. Soleil chaque jour et température aux environs de 30 degrés maximum. L'été ça devient vite une fournaise. Même les locaux souffrent. Chambre climatisée indispensable. Le problème majeur de Majungha sont les délestages électriques. Trop fréquents.
Les transports intra-muros sont à 1000 aryarys par trajet , quelque soit la distance. Mais vous partagerez le BAJAJ. C'est finalement le moyen de transport le plus commode et le moins cher que vous trouverez à Madagascar .
Le bus COTISSE mettait environ 12 heures pour effectuer le trajet entre Tananarive et Majungha. La route en réfection est maintenant terminée. On gagne une heure désormais sur l'ensemble du trajet. Venant de Tananarive, le paysage est plutôt joli jusqu'à Maevatana ensuite, la chaleur venant, on a un peu tendance à s'assoupir . La gare d'arrivée Cotisse à changé d'endroit depuis septembre 2015. Les taxis vous attendent. Prix moyens d'une course négociable entre 3000 et 5000 Aryarys. Possibilité de BAJAJ à 1000 Aryarys. Le trajet avec Cotisse coûte 38000 Aryarys entre Tananarive et Majungha . ( augmentation de 6000 Aryarys en 6 mois) . Il existe une autre société qui fait le trajet de manière confortable. Elle s'appelle "Première Classe " c'est 58000 Aryarys le trajet. Moins de personnes à bord du véhicule. Repas compris. À mon sens pas mieux que Cotisse, mais certains préfèrent car plus confortable et arrivée en plein centre ville de Tana. Avec Cotisse, le retour vers Tananarive se fait plusieurs fois par jour. Un départ le matin à 7heures et 8h30 et deux autres le soir à 17h et 18h30 pour un trajet de nuit. Le trajet de Tananarive vers Majungha : départs à 7h30 et 8h30 puis le soir pour un trajet de nuit. Mais il faut vérifier car les horaires sont susceptibles de modifications. Et si vous voulez choisir votre siège il est indispensable de réserver à l'avance.
Pas de bons petits restaurants sympas et pas chers ici selon mes connaissances. Les restaurants corrects affichent des prix supérieurs aux moyennes constatées à Madagascar. Le coût de la vie semble donc sensiblement supérieur à Majungha me semble t-il. Seul le "Bar à Nené " qui est un Resto local, mérite toutes les attentions. Il offre des plats copieux et pas mauvais du tout pour un prix très honnête. Grande THB pour 2500 Aryarys. C'est " La bonne adresse " a coup sûr de Majungha. Un peu excentré mais tous les chauffeurs de BAJAJ connaissent. "Le Number One" , repaire de Wazas installés depuis longtemps pour l'apéro du soir, se situe à deux pas mais n'offre pas à manger. Intéressant d'y faire un tour histoire de connaître tous les ragots locaux et les " aventures" parfois rocambolesques des " anciens "...C'est 1000 aryarys par personne pour s'y rendre à partir du centre vile, en Bajaj.
" mais à la fin, c'est quoi un BAJAJ ..? " 😜Ben, vous verrez sur place.!!
Nombreux hôtels en centre ville. Prix oscillant entre 100000 Aryarys et 200000 Aryarys pour une prestation de bon niveau. Plus cher que dans le reste de l'île. L'hôtel VAHINY, près de l'hôtel de ville, offre des chambres climatisées pour 50000 /55000 Aryarys. Prix dans la moyenne pour cette catégorie d'hôtel. Tenu par un couple franco- malgache. Comme beaucoup de français qui ont une épouse malgache, celui-ci est retraité... (Beaucoup de retraités à Majungha. ) 
Prix des chambres en augmentation ces derniers mois en raison, paraît-il, du coût de la vie. En mai de cette année 2015, la même chambre coûtait 5000 Aryarys de moins. C'est une prestation correcte quand le bar, situé au bas de l'hôtel, ne diffuse pas sa musique jusqu'à 4 heures du matin...! Wifi non disponible dans toutes les chambres. Bonne literie. Petits déjeuners à 6000 Aryarys, plus chers qu' au "Pousse Pousse" le Resto juste à côté, tenu , là aussi, par un retraité ex parachutiste. La climatisation souffre parfois des chutes de tension électrique et devient dans ce cas très paresseuse. En plein été, quand il fait 40 degrés, ç'est vite pénible car difficile d'obtenir moins de 30 degrés dans les chambres. Un bon ventilateur ferait plus de boulot.!! Globalement ça pourrait être une bonne adresse mais les patrons doivent se ressaisir face à tous ces problèmes, faute de quoi on aura intérêt à trouver ailleurs. Une alternative intéressante peut etre le " Sofia Satrana." Prix légèrement inférieur mais chambres moins coquettes. Endroit très calme. Wifi gratuit. Et surtout ventilateur fonctionnant sur générateur en cas de délestage de courant. Surtout fréquenté par des Comoriens. Bon accueil. 
Nombreux hôtels bord de mer dont le plus réputé semble être "le Caron". Bon restaurant en bordure de mer.
Le gros baobab près de la mer, symbole de la ville, aurait environ 300 ans. Mais personne ne s'accorde vraiment sur son âge..!
Pas de grosses distractions à Majungha. " la petite Plage " située à une quinzaine de kms du centre ville. Accessible uniquement en taxi ( 15000 Aryarys) ou en bus local ( 500 Aryarys). Petites gargotes. Très fréquentée le dimanche par la population locale. Mais ce n'est quand même pas une plage de rêve.
Discothèque le " Shakira" . Toujours les mêmes scénarios.
Préambule.
Période où l'on plante le riz dans les rizières. Superbes dégradés de verts surtout sur la route d'Antsirabé. Un délice pour les photographes.!! Moment de récolte des litchis et des mangues.. C'est donné pour ceux qui aiment.
Au moment de la rédaction de ces lignes, le taux de change avoisine les 3500 Aryarys pour un euro. Possibilité d'avoir parfois un change plus avantageux à Tananarive uniquement. Éviter les transactions dans la rue; faire venir le changeur dans votre hôtel et toujours recompter.!!
Une carte SIM pour téléphone coûte 1000 Aryarys ou 5000 francs. Ce qui est la même chose. Évitez de vous faire piéger car beaucoup entretiennent la confusion entre les francs malgaches et les Aryarys... Les francs malgaches valent 5 fois moins que les Aryarys et bien souvent on vous annoncera les prix en Francs malgaches. Trois opérateurs : Telma, Orange , ou Airtel. Choisir le plus en vogue et le moins cher au moment du voyage. Pour plus d'infos pratiques sur le pays voir un de mes posts précédents.
TANANARIVE
La ville n'offre que peu d'intérêt et une journée semble suffisant pour faire le tour des choses principales.
Hotel "St Pierre". Ça ne change pas beaucoup, mais on constate cependant une détérioration de la qualité. Chambre à 50000 aryarys. Si vous voulez vous y rendre, c'est central , non loin de la Mairie. Demander Analekely qui est le nom du quartier. Les chambres qui donnent côté rue sont plus spacieuses mais aussi plus bruyantes le matin à cause de l'arrêt de bus . Moustiques arrogants... Une adresse pratique pour celui qui privilégie le centre ville. Fait aussi restaurant. Son seul intérêt est d'être dans l'hôtel même car la nourriture n'y est pas exceptionnelle. Un steak zébu pour 10000 Ar ( augmentation de 15% en moins de 6 mois.) et une grande THB pour 3000 Aryarys . Petit - déjeuner simple à 3000 Ar, moyenne constatée sur l'ensemble de Madagascar.
Le "New Century Hotel " est à 100 mètres si celui était complet. Prix légèrement moins élevés. Correct.
Le "Solé hôtel". Non loin du centre ville est un peu plus sélect. 80000 aryarys la double. C'est une bonne adresse. Massages possibles à l'hôtel pour 30000 Aryarys.
Le " café de la Gare " mérite un détour.. Situé comme on l'aurait deviné dans l'ancienne gare reconvertie. Prix plus élevés qu'ailleurs. Mais là... On est plus vraiment à Madagascar qui pourtant " grouille " à une centaine de mètres.
Navettes aéroport jusqu'au centre ville : 10000 Aryarys. Pratique.. Moyennant un petit billet (2000) le chauffeur dépose en face de l'hôtel..
ATTENTION.. Compter plus de 2 heures pour aller du centre de Tana à l'aéroport.. Uniquement dû aux énormes et continuels problèmes d'embouteillage à Tana. Le départ s'effectue généralement de l'ancienne gare de trains.  C'est 40000 Ar avec taxi . Les trajets en mini bus en ville coûtent 400 Aryarys. Une course en taxi entre 8000 et 10000 aryarys. Ce sera nettement majoré si vous n'êtes pas Malgache ou s'il y a des bouchons. C'est à dire presque toujours. Dans tous les cas une sévère négociation est de rigueur car les prix énoncés sont toujours surévalués. Parfois même frisant l'escroquerie.
COTISSE transport . Indéniablement la meilleure compagnie de transport de Madagascar. Mais ne dessert pour l'instant que Tamatave et Majungha. Wifi dans le mini- bus. Liaison pour Fiana prévue en 2016. Réservation par téléphone possible. Paiement par téléphone possible également. Air tel money ou Orange money. Léger surcoût dans ce cas. Un trajet Tana >>>> Tamatave est à 24000 Aryarys soit 4000 Aryarys de plus qu'au mois de mai de la même année. Départs toutes les heures le matin à partir de 7 heures. Un trajet de nuit aussî. Trajet pour Majungha >>> 38000 Aryarys. Soit 6000 Aryarys de plus depuis l'année dernière. Départ le matin à 6 heures ou le soir pour trajet de nuit.
ATTENTION. Le soir dans les environs de l'hôtel " Le Glacier " pourtant très central, sévissent un nombre important de petits délinquants pratiquant le vol à l'arraché. N'emportez rien de précieux avec vous. Sachez qu'avec 30000 ou 40000 Aryarys en poche vous avez de quoi pour la soirée . Laissez vos bijoux, IPhone et autres passeport à l'hôtel. Si vous rentrez tard, prenez un taxi.
TAMATAVE.
Ville souvent pluvieuse, mais agréable, de bord de mer. Trajet d'une durée de 8 heures à partir de Tana. 24000 aryarys avec la Sté Cotisse. Ville au bord de mer, souvent arrosée par les pluies . Nombreux hôtels et restaurants de toutes catégories. Du 5 étoiles au plus modeste à 20000 Aryarys la chambre.
Hotel "NY ANTSIKA" . Tel 032 73 348 01 ou 033 37 158 08. Ouvert en sept / oct 2014. Propre et correct même si un peu excentré ( 1000 à 1500 aryarys en pousse de la gare Cotisse ou du centre ville.) BAJAJ à 1000 Aryarys la course. 15 Chambres Plutôt spacieuses à 28000 Ar sans eau chaude et à 32000 Aryarys pour une chambre identique mais avec eau chaude . Wifi gratuit. Ça ne fonctionne pas toujours. Possibilité de laver linge.. Pour 500 Aryarys / pièce. Petit déjeuner ( moyen ) pour 3000 Ar Groupe électrogène en cas de coupure Electricité. Fonctionne jusqu'à 22h30 maxi. Le reste de la nuit vous le passerez dans votre jus à transpirer si c'est le plein été. Ça reste cependant un bon rapport qualité / prix.
Hotel ORIENTAL non trop loin de l'Antsika mais chambres plus exiguës et toujours les mêmes problèmes de Wifi et de coupures de courant. Eau chaude pour 25000.
Restaurant " La Terrasse ". C'est bon. Prix honnêtes mais dans la moyenne haute. Menu du jour à 12000 Aryarys. Excellentes pizzas pour 10 ou 12000 Aryarys. Wifi gratuit. Une bonne adresse. A deux pas, " l'Affiche" qui a aussi ses inconditionnels. Restaurant de la Gare. Un poil plus cher mais plus sélect. Un grand nombre de restaurants et gargotes. Il suffit de se promener un peu.
En ville il y a des centaines de pousses et BAJAJ. En BAJAJ c'est pareil qu'à Majungha . La course est à 1000 Aryarys même si on tentera de vous extorquer plus bien sûr.
" Le Pandora" ou le " New York" discothèques pour rencontres tarifées.
Excursion possible à Foulpointe dans la journée. Bel endroit de bord de mer mais devenu détestable à cause de la mentalité des locaux qui prennent les touristes pour des imbéciles.
ANTSIRABÉ.
165 kms de Tananarive. Un peu plus de 3 heures de trajet en venant de Tananarive. Toujours le même bordel à la gare de stationnement de Tana pour aller à Antsirabé. Faune locale peu engageante. Attention aux pickpockets. Délais d'attente parfois longs, mais c'est difficile de faire autrement, car il faut attendre que le bus soit plein pour partir. Donc tout dépend de l'afflux des clients et des rabatteurs. Il est finalement bien mieux de prendre un trajet pour Amboutch ( 90 kms plus loin qu'Antsirabé) qui est National ( donc normalement 4 personnes maxi en large dans le véhicule ) et descendre à Antsirabé. Même prix: 10000 Ar pour place devant. La station de départ se trouve un peu avant la grande station pour Antsirabé. Bien se renseigner. Hotel "LE RETRAIT". 34000 Aryarys sans le petit déjeuner. Un peu excentré. Près de la station Total sur la route principale. Chambres spacieuses et propres. Douches avec eau chaude. Service correct.  Toujours le même problème de Wifi inaccessible dans plusieurs chambres. Le débit internet est parfois très faible. Je le dis à chaque fois mais, Il semble cette fois-ci que le patron en ait pris conscience et qu'il va changer ça..! Petit déjeuner correct à 5000 Aryarys. A la place d'une margarine végétale, un bon beurre serait le bienvenu. Bon accueil . Calme. Un des meilleurs rapports qualité / prix d'Antsirabe. Hotel RAVATHOLY . Pas très loin du Retrait, sur la route principale. Une bonne adresse si vous avez le budget. Chambre double à 80000 et plus depuis l'ouverture récente d'une piscine . Restaurant correct dans la moyenne supérieure. Service affable mais pas toujours efficace. Hotel HASINA. Plus central . Compter 40000 Aryarys la chambre simple.
"AKANY MIHAJA". Une petite maison , pleine de charme avec des chambres délicieusement désuètes, un peu à l'écart du centre ville. On est dans un quartier malgache en face du grand Collège St Joseph. 45000 Aryarys petit déjeuner inclus. Accueil affable. Wifi gratuit. 
Pour les amateurs de bière pression, l'Alliance Française offre des pintes à 3000 Aryarys. Une bonne adresse pour y manger également.
Le Resto "Pousse Pousse " tenu par Pauline, une Française, offre un rapport qualité prix correct. Bière THB cependant un peu trop chère, c'est dommage . Près du petit marché. "Le Rava", ( chinois malgache) qui était excellent il y a quelques années, juste en face du petit marché , est désormais absolument à éviter. Nourriture pas fraîche, plats mal préparés et quantité servie vraiment minime. Bière pression hors de prix. Est en très net déclin. Reste fréquenté uniquement par des groupes de touristes ( tours opérateurs) qui y sont emmenés par obligation, mais toujours à l'insatisfaction générale. "L'Oasis." Restaurant non loin du petit marché. Fréquentation par des locaux. Service très lent. Nourriture passable si on sort des canons malgaches.. Prix plus doux. Pas de bière.!! Bons petits déjeuners pour ceux qui ont la nostalgie du bon pain à CROUSTIPAIN, près de la Société Générale où vous pourrez retirer de l'argent si d'ici là leur machine est réparée.
Ne pas oublier une petite laine pour le soir en hiver. Les nuits sont fraîches parfois.
Discothèque "Le Tahiti Club". Entrée 3000 Aryarys et une boisson gratuite. Ferme désormais à 2 heures du matin. En théorie.. Rencontres tarifées.
Trajet pour Morondave à partir d'Antsirabe. Avec taxi brousse normaux, départs en convoi à 16h30 . Trajet de nuit peu engageant a cause des prétendus coupeurs de route. Mais d'aucuns affirment qu'il n'y en a plus. 35000 Aryarys. Arrivée au petit matin. Alternatives possibles. "Loïc Tour" . 80000 Aryarys à partir de Tana. 13 heures de route départ à 6h30 et arrivée la nuit à Morondave. Trajet de jour mais pas toujours aussi confortable que l'affirme Loïc, le patron de la dite société.. Pas de climatisation dans le véhicule. De surcroît le nouveau bus est plus lent que les autres. "Bougainvilliers Voyages " est une autre possibilité un poil moins cher. 50000 Aryarys d'Antsirabe à Morondave. Bus Sprinter Mercedes. Compter 8 heures de trajet pour Antsirabé. Retour de Morondave le samedi à l'hôtel Bougainvilliers. A Antsirabe, se prend à la Station Total , à deux pas de l'hôtel le Retrait. Deux départs hebdomadaires de Tananarive dont un le mercredi et l'autre le dimanche. Réservation à faire auprès de l'hôtel Bougainvilliers à Morondave. Et TRANS TSY Tsara.. Voir dans la partie Morondave. Aujourd'hui la plus efficace.
MORONDAVE.
Ville en deux parties.. C'est le bord de mer, évidemment, le plus prisé.  Vue de la terrasse du " Couleur CAFE."
Calme et agréable. Les prix sont inflationnistes malgré une chute non négligeable de la fréquentation touristique. Nombreux hôtels dont les prix s'échelonnent de 30000 à 200000 Aryarys voire plus. Le plus sélect est le Palissandre, mais il y en beaucoup d'autres bien moins chers. Hôtels de bord de mer pour la plupart. Le mien c'est le " CHEVAL DE MER ". 40000 Aryarys une chambre rustique.. Voir photo ci dessous.  Constructions en bois style bungalows.
Eau froide. Seulement 2 bungalows au bord de mer, les autres étant bord de route. Groupe électrogène trop peu utilisé, comme toujours pour raison d'économies.. Émilien, le gérant , pas suffisamment présent, ne manage pas. Wifi laborieux et spasmodique qui dépend de la présence du gérant... Petit déjeuner un peu trop cher mais le beurre remplace la Margarine ce qui est quand même une bien agréable surprise. Matelas parfois indigents dans certains bungalows et ventilateurs poussifs. Cet Hotel reste cependant un des bons rapports qualité / prix de l'endroit.
The .... Restaurant.. !!! Celui qu'il ne faut pas rater. Le " soleil Bleu" . Littéralement sur la plage. Cadre très agréable. Bonne cuisine, copieux et frais. Prix honnêtes même s'ils ont augmenté ces derniers mois. Gambas succulents. Mais Patricia , la jeune patronne, a tendance à ne plus manager son affaire aussi bien qu'avant. Un peu de laisser - aller qui se traduit par de l'attente et parfois une qualité en légère baisse. Dommage.!!
Juste à côté de l'hôtel Cheval de mer, "la KAZALEA". Tenu par un couple franco- malgache. Bonne cuisine, voire même succulente. Prix dans la moyenne des lieux.. Environ 15000 Aryarys le plat principal. Bière à 3500 Aryarys pour une 50cl. Le " Couleur Café ". A deux pas. Gilles, 62 ans, le patron est très cool et sympa . Wifi gratuit. Bonne nourriture également mais un poil plus chère.
Hotel MAEVA : juste a côté du Cheval de Mer. 108000 Aryarys pour une ventilée et plus de 120000 pour une climatisée. Patron pas vraiment sympathique. Hotel VEZO. : mi-distance centre ville et plage. De 90000 à 120000 Aryarys Chambres agréables et charme un peu colonial. Patron Français . Hotel CENTRAL : centre ville, 2 kms de la plage. 45000 Aryarys. Tenu par des musulmans. Propre et bien tenu mais sans aucun charme. Et bien d'autres encore à des prix avoisinant presque tous 40000 Aryarys.
Lieu de rencontre de tout ce beau monde expatrié.. " Le Madabar" au centre ville.
Navettes pour Tananarive et Antsirabé.. 1-Hotel Bougainvilliers. Départs samedis et mercredis à 6 heures du matin . C'est 50000 Aryarys. À privilégier par rapport à "Loïc Transport". Voir François a la réception de l'hôtel. Toujours souriant et serviable. Anticiper la réservation. 2- TRANS TSY TARA, à la sortie de la ville non loin de la station essence Jovena. 40000 Aryarys pour Tananarive ou Antsirabe. Départs quotidiens à 5h30 le matin. Toujours réserver au moins la veille. A Morondave, contacter Patick au 0324268588 ou 0337061891. 
3- Loïc Transports. En face du restaurant " couleur Café ". En très nette perte de vitesse. Au sens propre comme au figuré. À éviter désormais. 4- Nombreuses autres compagnies locales à la gare de stationnement. C'est moins cher mais il faudra compter 2 à 3 heures de plus pour le même trajet.
Possibilité de louer un scooter pour 40000 Aryarys par jour pour se rendre à l'allée des Baobabs qui se situe à moins de 15 kms . A 2 personnes ça devient intéressant. Probablement négociable en basse saison... Bien sûr, les excursions aux Tsingy. Trois jours de balade plutôt sympa pour ceux qui aiment marcher. Plutôt onéreux. 280000 Aryarys par jour pour louer un 4x4 avec chauffeur, soit environ 2 mois de salaire moyen d'un malgache. Ça fait réfléchir.
MAJUNGHA
Très beaux paysages sur le trajet de Tananarive à Majungha. Se placer côté droit. Majungha se dispute le statut de ville la plus chaude de Madagascar avec Maevatana. En fait, on s'en fout.!! Le résultat c'est qu'il fait très chaud dans ces deux villes.!! Cela dit, l'hiver ( de juin à septembre) y est donc très agréable. Soleil chaque jour et température aux environs de 30 degrés maximum. L'été ça devient vite une fournaise. Même les locaux souffrent. Chambre climatisée indispensable. Le problème majeur de Majungha sont les délestages électriques. Trop fréquents.
Les transports intra-muros sont à 1000 aryarys par trajet , quelque soit la distance. Mais vous partagerez le BAJAJ. C'est finalement le moyen de transport le plus commode et le moins cher que vous trouverez à Madagascar .
Le bus COTISSE mettait environ 12 heures pour effectuer le trajet entre Tananarive et Majungha. La route en réfection est maintenant terminée. On gagne une heure désormais sur l'ensemble du trajet. Venant de Tananarive, le paysage est plutôt joli jusqu'à Maevatana ensuite, la chaleur venant, on a un peu tendance à s'assoupir . La gare d'arrivée Cotisse à changé d'endroit depuis septembre 2015. Les taxis vous attendent. Prix moyens d'une course négociable entre 3000 et 5000 Aryarys. Possibilité de BAJAJ à 1000 Aryarys. Le trajet avec Cotisse coûte 38000 Aryarys entre Tananarive et Majungha . ( augmentation de 6000 Aryarys en 6 mois) . Il existe une autre société qui fait le trajet de manière confortable. Elle s'appelle "Première Classe " c'est 58000 Aryarys le trajet. Moins de personnes à bord du véhicule. Repas compris. À mon sens pas mieux que Cotisse, mais certains préfèrent car plus confortable et arrivée en plein centre ville de Tana. Avec Cotisse, le retour vers Tananarive se fait plusieurs fois par jour. Un départ le matin à 7heures et 8h30 et deux autres le soir à 17h et 18h30 pour un trajet de nuit. Le trajet de Tananarive vers Majungha : départs à 7h30 et 8h30 puis le soir pour un trajet de nuit. Mais il faut vérifier car les horaires sont susceptibles de modifications. Et si vous voulez choisir votre siège il est indispensable de réserver à l'avance.
Pas de bons petits restaurants sympas et pas chers ici selon mes connaissances. Les restaurants corrects affichent des prix supérieurs aux moyennes constatées à Madagascar. Le coût de la vie semble donc sensiblement supérieur à Majungha me semble t-il. Seul le "Bar à Nené " qui est un Resto local, mérite toutes les attentions. Il offre des plats copieux et pas mauvais du tout pour un prix très honnête. Grande THB pour 2500 Aryarys. C'est " La bonne adresse " a coup sûr de Majungha. Un peu excentré mais tous les chauffeurs de BAJAJ connaissent. "Le Number One" , repaire de Wazas installés depuis longtemps pour l'apéro du soir, se situe à deux pas mais n'offre pas à manger. Intéressant d'y faire un tour histoire de connaître tous les ragots locaux et les " aventures" parfois rocambolesques des " anciens "...C'est 1000 aryarys par personne pour s'y rendre à partir du centre vile, en Bajaj.
" mais à la fin, c'est quoi un BAJAJ ..? " 😜Ben, vous verrez sur place.!!
Nombreux hôtels en centre ville. Prix oscillant entre 100000 Aryarys et 200000 Aryarys pour une prestation de bon niveau. Plus cher que dans le reste de l'île. L'hôtel VAHINY, près de l'hôtel de ville, offre des chambres climatisées pour 50000 /55000 Aryarys. Prix dans la moyenne pour cette catégorie d'hôtel. Tenu par un couple franco- malgache. Comme beaucoup de français qui ont une épouse malgache, celui-ci est retraité... (Beaucoup de retraités à Majungha. ) 
Prix des chambres en augmentation ces derniers mois en raison, paraît-il, du coût de la vie. En mai de cette année 2015, la même chambre coûtait 5000 Aryarys de moins. C'est une prestation correcte quand le bar, situé au bas de l'hôtel, ne diffuse pas sa musique jusqu'à 4 heures du matin...! Wifi non disponible dans toutes les chambres. Bonne literie. Petits déjeuners à 6000 Aryarys, plus chers qu' au "Pousse Pousse" le Resto juste à côté, tenu , là aussi, par un retraité ex parachutiste. La climatisation souffre parfois des chutes de tension électrique et devient dans ce cas très paresseuse. En plein été, quand il fait 40 degrés, ç'est vite pénible car difficile d'obtenir moins de 30 degrés dans les chambres. Un bon ventilateur ferait plus de boulot.!! Globalement ça pourrait être une bonne adresse mais les patrons doivent se ressaisir face à tous ces problèmes, faute de quoi on aura intérêt à trouver ailleurs. Une alternative intéressante peut etre le " Sofia Satrana." Prix légèrement inférieur mais chambres moins coquettes. Endroit très calme. Wifi gratuit. Et surtout ventilateur fonctionnant sur générateur en cas de délestage de courant. Surtout fréquenté par des Comoriens. Bon accueil. 
Nombreux hôtels bord de mer dont le plus réputé semble être "le Caron". Bon restaurant en bordure de mer.
Le gros baobab près de la mer, symbole de la ville, aurait environ 300 ans. Mais personne ne s'accorde vraiment sur son âge..!
Pas de grosses distractions à Majungha. " la petite Plage " située à une quinzaine de kms du centre ville. Accessible uniquement en taxi ( 15000 Aryarys) ou en bus local ( 500 Aryarys). Petites gargotes. Très fréquentée le dimanche par la population locale. Mais ce n'est quand même pas une plage de rêve.
Discothèque le " Shakira" . Toujours les mêmes scénarios.
Andalousie en famille au mois de juillet English translation pending
Bonjour 🙂,
J'aimerais partir l'été prochain "en juillet 2016" avec ma petite famille "ma femme et mes 2 filles de 18 ans et 12 ans" en Andalousie pour une durée d'environ 10 à 15 jours max.
Nous prendrions l'avion de Lyon direction Séville. (ensuite location de voiture pour se déplacer)
Si vous pouviez me donner des idées de visite dans cette région ?
Faut il mieux séjourner dans des hôtels ou réserver des appartements ?
Merci pour toutes vos idées.
Japon avril 2015 - Tokyo et Kyoto English translation pending
Bonjour,
Pour tout dire, le Japon ne faisait pas partie de mes "rêves les plus fous" . Mais, voilà, j'ai 15 jours de vacances à prendre sur Avril et j'ai pas vraiment d'idées précises. Le genre de problème de riche quoi 😛
Je vois passer une promo avec un AR sur Tokyo par Air France en vol direct à 600€ et tel un faucon affamé, je plonge sur ce billet en me disant que je vais bricoler le séjour ensuite.
Je pars donc le Samedi 11 Avril et retour le Mercredi 22 . C'est raté pour la période des cerisiers en fleur, fin Mars, mais j'ai pas le choix.
Avec l'éternelle question : Combien de jours ici ou là ... et combien de villes ? Je prends donc l'option "Grosse Feignasse" qui va consister à ne faire que Tokyo et Kyoto 😏
Préparation : Réduite au maximum, je commande un JR Pass de 1 semaine qui vaut le prix de l'AR sur Kyoto mais s'amortit un peu sur les lignes de métro de Tokyo gérées par JR comme la fameuse Yamanote qui fait le tour de la ville.
Je réserve aussi une box WiFi qui me permettra d'avoir Internet sans limitation pratiquement partout au Japon. www.rentalwifi.com/
J'ai réservé mes 3 hôtels ( Tokyo - Kyoto - Tokyo ) . Ce sera un peu galère sur Kyoto pour avoir un prix correct et au départ, je suis même obligé de prendre 2 hôtels différents car je n'arrive pas à avoir 5 nuits d'affilée au même endroit. En y revenant, 1 semaine avant le départ, non seulement je trouve mes 5 nuits sur le même hôtel mais le prix aura aussi baissé. 😎 Ne pas hésiter donc à revenir sur sa résa de temps en temps, ça peut payer !
NB : Pour plus de détails, de cartes et de photos voir : www.vazyvite.com/Japon/japon.htm.
__ Dimanche 8h40 : Me voici donc à Tokyo après 11h50 de vol ! J'ai presque dormi et je suis presque en forme ....
Alors que je me dirige vers le bureau JR de Narita pour récupérer mon JR Pass ( Pour l'instant, je n'ai qu'un voucher sans aucune valeur et utilité.), je vois une magnifique file d'attente avec l'indication "J'espère que t'es pas pressé" .... Enfin traduction approximative de "A partir d'ici = 2h00" 😇
Je ne vais pas commencer par me prendre la tête de si bon matin, j'ai pas besoin du Pass pour l'instant donc je prends le Narita Express qui fonce sur Tokyo.
Je rejoins la station SHIBUYA où je loge. Mon hôtel est le Dormy Inn Premium Shibuya-jingumae. Une excellente adresse et un super rapport Qualité/Prix à mon avis. Je paye 92€ avec le petit-déj.



Et comme tout occidental, tu te retrouves bien couillon devant tes WC en se demandant si tu vas décoller au plafond quand tu appuieras sur un des boutons ou si tu perdras une partie de ta virilité dans d'horribles souffrances ...

Comme c'est un hôtel avec un SPA gratuit, tu as aussi de quoi te balader à l'aise. Bon, si tu fais 1,90m comme moi, c'est raté ! Ils n'ont pas la taille, les mecs !

Efficacité japonaise, j'ai bien ma box WiFi livrée à l'hôtel. J'ai une enveloppe affranchie que je donnerais à mon dernier hôtel pour le retour. Ici les 2 enveloppes, celle reçue à l'hôtel et la 2ème qui me servira pour le renvoi. Impeccable 😏


Pour tout dire, le Japon ne faisait pas partie de mes "rêves les plus fous" . Mais, voilà, j'ai 15 jours de vacances à prendre sur Avril et j'ai pas vraiment d'idées précises. Le genre de problème de riche quoi 😛
Je vois passer une promo avec un AR sur Tokyo par Air France en vol direct à 600€ et tel un faucon affamé, je plonge sur ce billet en me disant que je vais bricoler le séjour ensuite.
Je pars donc le Samedi 11 Avril et retour le Mercredi 22 . C'est raté pour la période des cerisiers en fleur, fin Mars, mais j'ai pas le choix.
Avec l'éternelle question : Combien de jours ici ou là ... et combien de villes ? Je prends donc l'option "Grosse Feignasse" qui va consister à ne faire que Tokyo et Kyoto 😏
Préparation : Réduite au maximum, je commande un JR Pass de 1 semaine qui vaut le prix de l'AR sur Kyoto mais s'amortit un peu sur les lignes de métro de Tokyo gérées par JR comme la fameuse Yamanote qui fait le tour de la ville.
Je réserve aussi une box WiFi qui me permettra d'avoir Internet sans limitation pratiquement partout au Japon. www.rentalwifi.com/
J'ai réservé mes 3 hôtels ( Tokyo - Kyoto - Tokyo ) . Ce sera un peu galère sur Kyoto pour avoir un prix correct et au départ, je suis même obligé de prendre 2 hôtels différents car je n'arrive pas à avoir 5 nuits d'affilée au même endroit. En y revenant, 1 semaine avant le départ, non seulement je trouve mes 5 nuits sur le même hôtel mais le prix aura aussi baissé. 😎 Ne pas hésiter donc à revenir sur sa résa de temps en temps, ça peut payer !
NB : Pour plus de détails, de cartes et de photos voir : www.vazyvite.com/Japon/japon.htm.
__ Dimanche 8h40 : Me voici donc à Tokyo après 11h50 de vol ! J'ai presque dormi et je suis presque en forme ....
Alors que je me dirige vers le bureau JR de Narita pour récupérer mon JR Pass ( Pour l'instant, je n'ai qu'un voucher sans aucune valeur et utilité.), je vois une magnifique file d'attente avec l'indication "J'espère que t'es pas pressé" .... Enfin traduction approximative de "A partir d'ici = 2h00" 😇
Je ne vais pas commencer par me prendre la tête de si bon matin, j'ai pas besoin du Pass pour l'instant donc je prends le Narita Express qui fonce sur Tokyo.
Je rejoins la station SHIBUYA où je loge. Mon hôtel est le Dormy Inn Premium Shibuya-jingumae. Une excellente adresse et un super rapport Qualité/Prix à mon avis. Je paye 92€ avec le petit-déj.



Et comme tout occidental, tu te retrouves bien couillon devant tes WC en se demandant si tu vas décoller au plafond quand tu appuieras sur un des boutons ou si tu perdras une partie de ta virilité dans d'horribles souffrances ...

Comme c'est un hôtel avec un SPA gratuit, tu as aussi de quoi te balader à l'aise. Bon, si tu fais 1,90m comme moi, c'est raté ! Ils n'ont pas la taille, les mecs !

Efficacité japonaise, j'ai bien ma box WiFi livrée à l'hôtel. J'ai une enveloppe affranchie que je donnerais à mon dernier hôtel pour le retour. Ici les 2 enveloppes, celle reçue à l'hôtel et la 2ème qui me servira pour le renvoi. Impeccable 😏


Kyoto - Arashiyama English translation pending
Bonjour
Cela fait des heures que je consulte le forum, je me suis aussi acheté des guides. Pourtant je ne trouve pas ce que je cherche qui, pourtant, me paraît assez classique.
j'ai prévu de passer quelques jours à Kyoto.
Le lendemain de notre arrivée à Kyoto, j'envisage Arashiyama le matin : forêt de bambous, Kinkaku-ji, Ninna-Ji et Ryoan-Ji
Mais au fil de mes lectures, si j'ai bien compris qu'il fallait arriver tôt, je ne sais pas par quel site commencer (et dans ce cas, comment s'y rend-on de Kyoto City).
Nous disposerons de vélos prêtés par notre hôte, mais j'ai l'impression que pour se rendre à Arashiyama ce n'est pas une bonne idée..
Bref, je suis perdue.
Je vous remercie tous de votre aide
PS : visite fin mars 2016
L’assistance électrique: un moyen pour pratiquer la cyclo randonnée? English translation pending
Bonjour,
Je me suis mis à faire du vélo tardivement, à 58 ans. Je pratique le voyage à vélo en totale autonomie sur des périodes de 2 mois pour réaliser des périples de 3000 à 6000 km. C’est une véritable passion. Je vais avoir bientôt 65 ans et j’ai encore de bonnes jambes. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ? L’assistance électrique pourrait être une solution pour continuer à assouvir ma passion. La technologie évolue à grand pas. Les batteries sont de plus en plus légères et performantes. Des moteurs légers et compacts peuvent être installés sur des vélos classiques. Une jeune équipe autrichienne vient de mettre sur le marché un kit d’assistance électrique assez remarquable puisque sa masse est de 2,2 kg (moteur : 1kg - batterie : 1kg - accessoires : 0,2 kg) . A ceci, il faut ajouter 0,5 kg pour le chargeur. La puissance nominale du moteur est de 250 W, celui-ci est démontable en 10 secondes. http://www.add-e.de/en/content/6-about Je lance cette discussion pour connaître l’avis des cyclo randonneurs qui, comme moi, s’intéressent à ce type de technologie ou qui ont déjà une expérience dans ce domaine L’assistance électrique peut-elle être un moyen pour un senior qui avance en âge de poursuivre la pratique de la cyclo randonnée ?
En vous remerciant.
Jo
Je me suis mis à faire du vélo tardivement, à 58 ans. Je pratique le voyage à vélo en totale autonomie sur des périodes de 2 mois pour réaliser des périples de 3000 à 6000 km. C’est une véritable passion. Je vais avoir bientôt 65 ans et j’ai encore de bonnes jambes. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ? L’assistance électrique pourrait être une solution pour continuer à assouvir ma passion. La technologie évolue à grand pas. Les batteries sont de plus en plus légères et performantes. Des moteurs légers et compacts peuvent être installés sur des vélos classiques. Une jeune équipe autrichienne vient de mettre sur le marché un kit d’assistance électrique assez remarquable puisque sa masse est de 2,2 kg (moteur : 1kg - batterie : 1kg - accessoires : 0,2 kg) . A ceci, il faut ajouter 0,5 kg pour le chargeur. La puissance nominale du moteur est de 250 W, celui-ci est démontable en 10 secondes. http://www.add-e.de/en/content/6-about Je lance cette discussion pour connaître l’avis des cyclo randonneurs qui, comme moi, s’intéressent à ce type de technologie ou qui ont déjà une expérience dans ce domaine L’assistance électrique peut-elle être un moyen pour un senior qui avance en âge de poursuivre la pratique de la cyclo randonnée ?
En vous remerciant.
Jo
Champassak à Don Khong à vélo English translation pending
Je finis la descente du mekong côté thailandais et après je passe au laos et j'aimerais aller de Champassak à Don khong par le chemin le plus près du Mekong et savoir si en route je trouverais pour me ravitailler et me loger, je suis à vélo
Je ne veux pas prendre l'axe principal qui va de Pakse à la frontière du Cambodge car je connais , c'est plat et droit, , inintéressant à vélo
J'attends des informations seulement de personnes qui ont effectué ce parcours, pas de on m'a dit que...
Merci d'avance
Nos plus belles photos de voyage 2015 English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs photographes du monde 🙂
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2015 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum 😛) - la majorité des images réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2015, qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs ! Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, questions, critiques ou conseils.
2014 avait été un excellent cru, j'y ai vu de magnifiques pépites ! http://voyageforum.com/discussion/nos-plus-belles-photos-2014-d6822012/
Qui ouvre le bal ?
Bienvenue à notre rendez-vous annuel: "Et si nous terminions l'année en partageant nos plus belles photos 2015 ?"
Je vous propose de poster votre top 10 (maximum 😛) - la majorité des images réalisées en voyage - D'autres pour nous faire découvrir un coin de votre pays, ville, village, jardin, maison, cabane... - 1 ou 2 en thème libre
On essaye de ne pas tricher, la photo devra être réalisée en 2015, qualité de rigueur mais n'oublions pas que nous ne sommes que d'humbles amateurs ! Merci de ne pas tout proposer dans le même message afin d'aérer le fil en postant remarques, questions, critiques ou conseils.
2014 avait été un excellent cru, j'y ai vu de magnifiques pépites ! http://voyageforum.com/discussion/nos-plus-belles-photos-2014-d6822012/
Qui ouvre le bal ?
West Highland Way - Carnet de route English translation pending
Bonjour à tous !
Voici mon récit de ma rando sur la West Highland Way. Je l'ai faite en mai 2015. Je vais posté jour par jour avec le premier aujourd'hui. La semaine prochaine je posterai le reste. J'ai accompagné mon récit de dessins mais vous pouvez suivre mon récit sur mon blog également: joeflip.blogspot.be/...land-way-jour-1.html Sur le dernier jour je posterai un lien avec les photos et des liens pratique. Vous pouvez, bien sur, me poser des questions sur la rando. Je suis à votre disposition. Bonne lecture !

L'Ecosse, la West Highland Way. Une grande randonnée de 151 km. L'une des plus connues en Ecosse. Si je me souviens bien, je pense à l'Ecosse un an avant. Une randonnée en solitaire pour être proche de la nature. C'est ce que j'imaginais à ce moment là.
Quelques fois j'ai marché dans les Pyrénées, trois ou quatre jours, avec mon père et des amis. Je me souviens de ces montagnes et ces grands espaces, avec très peu de personnes sur le chemin. Je me suis imaginé la WHW un peu plus peuplée mais je pensais conserver un semblant de solitude dans la marche. Finalement je me suis trompé et je n'étais pas seul sur le chemin. Ce fût une marche faite de rencontre et c'est un de mes meilleurs souvenirs.

12 mai 2015 Milngavie - Drymen 19 km « Sous le hululement du hibou »
Le temps est gris pour le départ mais sans pluie. La veille je suis arrivé à Glasgow avec un joli soleil. J'espère les jours suivant plus cléments. Je suis dans le train en route pour le point de départ Milngavie (prononcé Mingaye) et après 20 min de trajet je descends et je retrouve le centre-ville. Tout est clairement indiqué. On ne peut pas se tromper.
Je rentre chez Iron Chef pour me procurer une cartouche de gaz. La vendeuse est très aimable. C'est un peu ce que sont les Écossais. Très agréables, très aimables et amicaux. Elle me glisse, avant que je quitte la boutique, une pub pour le "transport" de bagages sur la WHW. Je trouve ça décalé sur le coup, car je suis venu randonner. Ça comprend le sac et tout ce qui va avec. Plus tard, sur le chemin, je repenserais à ce "transport" de bagage. Je porte 17 kilos environ, avec l'eau, et de temps en temps on aimerait ne rien porter. Je sors, j'achète du pain et je le fourre dans mon sac. Je cherche le départ de la route 5 min. Je me rends compte que là où j'avais mis mon pain dans mon sac c'était le départ ! Un grand écriteau avec "West Highland Way" ouvre le chemin. Si je commence à me perdre alors que je ne suis pas parti, ça démarre bien ! Le départ est joli. Des bois avec un tapis de jacinthes pendant 2 km. Je croise des promeneurs avec leur chien (on reste encore près de la ville.) Je croise un peu plus tard, à un petit mémorial en pierres, 4 dames. Je les salue. Sur le chemin je remplis ma gourde dans des sources claires. J'y ajoute un micropur de peur de me chopper un truc pas agréable en voyage, un truc qui te fait t'arrêter et courir derrière un buisson. J'ai un camelbak de 2 litres mais je remplis ma gourde qui fait à peine 450ml. J'ai peur d'être trop chargé avec 2 kilo en plus. Je m'arrête souvent pour remplir ma gourde... Je changerai plus tard et j'utiliserai mon camelbak. Le chemin est plutôt plat pour le début. Quelques montées ici et là mais rien de bien méchant. Le chemin est ponctué de barrières pour éviter que les moutons se barrent. A l'une d'elle je recroise les 4 dames que j'avais rencontré avant. Vers midi je m'arrête grignoter un morceau de pain et du saucisson. Une pluie fine m'accompagne pour le déjeuner. Je suis derrière un talus qui longe la route. Les marcheurs passent mais ne me voient pas. Il y a de plus en plus de marcheurs. Là où j'ai décidé de m'arrêter, je tombe sur une tête d'oiseau. La chair est encore accrochée dessus mais par petits bouts. J'hésite à la prendre pour la nettoyer. Pourquoi ? Je ne sais pas trop... Finalement je la laisse sur place et je reprends le chemin.

La pluie fine continue. J'arrive à un pub/snack bar pour les randonneurs. Dumgoyne. J'hésite un peu, car il pleut et un thé et une pause me ferait du bien. Après 2 minutes de réflexion je repars car si je commence à m'arrêter partout, je ne finirai jamais. Le soleil apparaît ! Mais disparaît quelques minutes plus tard pour laisser place à une pluie qui me force à m'arrêter sous un arbuste. C'est ça le temps Écossais. Soleil et pluie qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Je repars et m'arrête de temps en temps pour l'eau. C'est finalement assez pénible car je bois beaucoup. Je ne veux pas être déshydraté - ce qui m'est arrivé une fois dans les Pyrénées. Je décide de remplir mon camelbak mais à un lieu sûr, pas dans une source. Plus loin il y a un point d'eau indiqué sur la carte. Arriver au lieu je ne trouve rien. C'est quatre cinq maisons qui longent une route. Le lieu est charmant mais rien pour remplir. Une dame rentre chez elle et je lui demande si elle sait où se trouve le coin pour remplir ma gourde. Elle me propose gentiment de la remplir. Je lui donne ma petite gourde pour ne pas la déranger avec mon camelbak. Le chemin commence à être long car c'est un passage sur du bitume. Mes pieds commencent à me dire que ça ne va pas. Les ampoules apparaissent et le dur de la route n'arrange pas les choses. Je m'arrête plus souvent. Je regarde ma carte pour voir où se trouve l'endroit où je compte camper. Il me faut de l'eau si je veux pouvoir être tranquille et cuisiner mais il faut que je fasse un petit détour sur Drymen. En allant sur Drymen je croise un couple de randonneurs et une randonneuse solitaire. Plus tard je les recroiserai et on fera connaissance. Arrivé à Drymen je m'arrête à un pub. L'endroit est cosy. Une dizaine de places, le plafond est bas, c'est chaleureux, typique. Je prends un thé au comptoir et les 4 dames arrivent. On discute quelques minutes et je leur explique que je campe plus loin. Elles restent à Drymen et ne vont que jusqu'à Balmaha. C'est une randonnée de deux jours. "Have a nice walk" sont mes derniers mots pour ces dames. Je crois que c'est ça la WHW. Des rencontres et des discutions brèves, cordiales, amicales. Je remplis mon camelbak et je pars pour le campement. J'ai 3 kilomètres à faire avant le campement mais c'est dur ! Les douleurs du premier jour de randonnée apparaissent ! Les ampoules arrivent ! Je ne trouve pas le campement et je décide de m'arrêter avant. Un petit lieu pas loin du chemin, sous des immenses pins ce qui me protégera légèrement du vent qui souffle fort ! Je pose ma tente, mange, visite un peu le coin. Après tout ça je me rentre dans ma tente. Il est assez tôt (19h30) et je m'ennuie légèrement. Je n'ai pas la force d'écrire ou de lire. Je m'écoute un podcast mais le temps est un peu long. D'un coup, quelque chose frôle ma tente. C'est très vif! Il y a un reniflement. Mon cœur s'emballe et je me demande ce que c'est. Un aboiement. Ouf! C’est un chien. Je sors la tête de la tente et j'aperçois le maître sur le chemin. Je m'endors et passe la première nuit. J'ai un peu froid et c'est une nuit en pointillés. D'ailleurs il ne fait pas vraiment nuit. Je m'attendais à une nuit noire mais on y voit clair sous la tente. Comme si un lampadaire était à proximité. Durant la nuit j'entends un hibou. D'abord un peu loin puis je l’entends se rapprocher. C'est un des moments que j'apprécie. Il doit être posé sur une branche au dessus de ma tente, il est tellement proche. Je ne sais pas de quelle espèce de hibou il s'agit. Il y en 3 espèce en Ecosse. Finalement je me rendors jusqu'au petit matin.

Voici mon récit de ma rando sur la West Highland Way. Je l'ai faite en mai 2015. Je vais posté jour par jour avec le premier aujourd'hui. La semaine prochaine je posterai le reste. J'ai accompagné mon récit de dessins mais vous pouvez suivre mon récit sur mon blog également: joeflip.blogspot.be/...land-way-jour-1.html Sur le dernier jour je posterai un lien avec les photos et des liens pratique. Vous pouvez, bien sur, me poser des questions sur la rando. Je suis à votre disposition. Bonne lecture !

L'Ecosse, la West Highland Way. Une grande randonnée de 151 km. L'une des plus connues en Ecosse. Si je me souviens bien, je pense à l'Ecosse un an avant. Une randonnée en solitaire pour être proche de la nature. C'est ce que j'imaginais à ce moment là.
Quelques fois j'ai marché dans les Pyrénées, trois ou quatre jours, avec mon père et des amis. Je me souviens de ces montagnes et ces grands espaces, avec très peu de personnes sur le chemin. Je me suis imaginé la WHW un peu plus peuplée mais je pensais conserver un semblant de solitude dans la marche. Finalement je me suis trompé et je n'étais pas seul sur le chemin. Ce fût une marche faite de rencontre et c'est un de mes meilleurs souvenirs.

12 mai 2015 Milngavie - Drymen 19 km « Sous le hululement du hibou »
Le temps est gris pour le départ mais sans pluie. La veille je suis arrivé à Glasgow avec un joli soleil. J'espère les jours suivant plus cléments. Je suis dans le train en route pour le point de départ Milngavie (prononcé Mingaye) et après 20 min de trajet je descends et je retrouve le centre-ville. Tout est clairement indiqué. On ne peut pas se tromper.
Je rentre chez Iron Chef pour me procurer une cartouche de gaz. La vendeuse est très aimable. C'est un peu ce que sont les Écossais. Très agréables, très aimables et amicaux. Elle me glisse, avant que je quitte la boutique, une pub pour le "transport" de bagages sur la WHW. Je trouve ça décalé sur le coup, car je suis venu randonner. Ça comprend le sac et tout ce qui va avec. Plus tard, sur le chemin, je repenserais à ce "transport" de bagage. Je porte 17 kilos environ, avec l'eau, et de temps en temps on aimerait ne rien porter. Je sors, j'achète du pain et je le fourre dans mon sac. Je cherche le départ de la route 5 min. Je me rends compte que là où j'avais mis mon pain dans mon sac c'était le départ ! Un grand écriteau avec "West Highland Way" ouvre le chemin. Si je commence à me perdre alors que je ne suis pas parti, ça démarre bien ! Le départ est joli. Des bois avec un tapis de jacinthes pendant 2 km. Je croise des promeneurs avec leur chien (on reste encore près de la ville.) Je croise un peu plus tard, à un petit mémorial en pierres, 4 dames. Je les salue. Sur le chemin je remplis ma gourde dans des sources claires. J'y ajoute un micropur de peur de me chopper un truc pas agréable en voyage, un truc qui te fait t'arrêter et courir derrière un buisson. J'ai un camelbak de 2 litres mais je remplis ma gourde qui fait à peine 450ml. J'ai peur d'être trop chargé avec 2 kilo en plus. Je m'arrête souvent pour remplir ma gourde... Je changerai plus tard et j'utiliserai mon camelbak. Le chemin est plutôt plat pour le début. Quelques montées ici et là mais rien de bien méchant. Le chemin est ponctué de barrières pour éviter que les moutons se barrent. A l'une d'elle je recroise les 4 dames que j'avais rencontré avant. Vers midi je m'arrête grignoter un morceau de pain et du saucisson. Une pluie fine m'accompagne pour le déjeuner. Je suis derrière un talus qui longe la route. Les marcheurs passent mais ne me voient pas. Il y a de plus en plus de marcheurs. Là où j'ai décidé de m'arrêter, je tombe sur une tête d'oiseau. La chair est encore accrochée dessus mais par petits bouts. J'hésite à la prendre pour la nettoyer. Pourquoi ? Je ne sais pas trop... Finalement je la laisse sur place et je reprends le chemin.

La pluie fine continue. J'arrive à un pub/snack bar pour les randonneurs. Dumgoyne. J'hésite un peu, car il pleut et un thé et une pause me ferait du bien. Après 2 minutes de réflexion je repars car si je commence à m'arrêter partout, je ne finirai jamais. Le soleil apparaît ! Mais disparaît quelques minutes plus tard pour laisser place à une pluie qui me force à m'arrêter sous un arbuste. C'est ça le temps Écossais. Soleil et pluie qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. Je repars et m'arrête de temps en temps pour l'eau. C'est finalement assez pénible car je bois beaucoup. Je ne veux pas être déshydraté - ce qui m'est arrivé une fois dans les Pyrénées. Je décide de remplir mon camelbak mais à un lieu sûr, pas dans une source. Plus loin il y a un point d'eau indiqué sur la carte. Arriver au lieu je ne trouve rien. C'est quatre cinq maisons qui longent une route. Le lieu est charmant mais rien pour remplir. Une dame rentre chez elle et je lui demande si elle sait où se trouve le coin pour remplir ma gourde. Elle me propose gentiment de la remplir. Je lui donne ma petite gourde pour ne pas la déranger avec mon camelbak. Le chemin commence à être long car c'est un passage sur du bitume. Mes pieds commencent à me dire que ça ne va pas. Les ampoules apparaissent et le dur de la route n'arrange pas les choses. Je m'arrête plus souvent. Je regarde ma carte pour voir où se trouve l'endroit où je compte camper. Il me faut de l'eau si je veux pouvoir être tranquille et cuisiner mais il faut que je fasse un petit détour sur Drymen. En allant sur Drymen je croise un couple de randonneurs et une randonneuse solitaire. Plus tard je les recroiserai et on fera connaissance. Arrivé à Drymen je m'arrête à un pub. L'endroit est cosy. Une dizaine de places, le plafond est bas, c'est chaleureux, typique. Je prends un thé au comptoir et les 4 dames arrivent. On discute quelques minutes et je leur explique que je campe plus loin. Elles restent à Drymen et ne vont que jusqu'à Balmaha. C'est une randonnée de deux jours. "Have a nice walk" sont mes derniers mots pour ces dames. Je crois que c'est ça la WHW. Des rencontres et des discutions brèves, cordiales, amicales. Je remplis mon camelbak et je pars pour le campement. J'ai 3 kilomètres à faire avant le campement mais c'est dur ! Les douleurs du premier jour de randonnée apparaissent ! Les ampoules arrivent ! Je ne trouve pas le campement et je décide de m'arrêter avant. Un petit lieu pas loin du chemin, sous des immenses pins ce qui me protégera légèrement du vent qui souffle fort ! Je pose ma tente, mange, visite un peu le coin. Après tout ça je me rentre dans ma tente. Il est assez tôt (19h30) et je m'ennuie légèrement. Je n'ai pas la force d'écrire ou de lire. Je m'écoute un podcast mais le temps est un peu long. D'un coup, quelque chose frôle ma tente. C'est très vif! Il y a un reniflement. Mon cœur s'emballe et je me demande ce que c'est. Un aboiement. Ouf! C’est un chien. Je sors la tête de la tente et j'aperçois le maître sur le chemin. Je m'endors et passe la première nuit. J'ai un peu froid et c'est une nuit en pointillés. D'ailleurs il ne fait pas vraiment nuit. Je m'attendais à une nuit noire mais on y voit clair sous la tente. Comme si un lampadaire était à proximité. Durant la nuit j'entends un hibou. D'abord un peu loin puis je l’entends se rapprocher. C'est un des moments que j'apprécie. Il doit être posé sur une branche au dessus de ma tente, il est tellement proche. Je ne sais pas de quelle espèce de hibou il s'agit. Il y en 3 espèce en Ecosse. Finalement je me rendors jusqu'au petit matin.

Carnet vidéo d'un Roadtrip de 3 semaines à l'Ouest USA English translation pending
Bonjour à tous!
De retour d'un très classique mais non moins fabuleux Road Trip dans l'Ouest des USA avec ma chérie, je vais poster ici un carnet de voyage en vidéos. Nous sommes donc un jeune couple de 27 et 26ans originaire du Loiret et c'est notre 1er grand voyage. Nous avons fait une boucle de 3 semaines au départ de Los Angeles avec passage par : Los Angeles=>San Diego=>Joshua Tree=>Grand Canyon=>Monument Valley=>Page et sa région=>Bryce Canyon=>Zion Canyon=>Las Vegas=>Death Valley=>Yosemite=>San Francisco=>Pacific Coast=>Los Angeles
Je commence donc ce carnet avec la 1ere journée à Los Angeles. Découverte d'Hollywood, Venice Beach et Santa Monica. Hollywood m'a franchement un peu déçu je m'attendait à mieux , la rue n'est pas très belle, beaucoup de Homeless et très peu d'animation. Venice Beach est vraiment cool on voit la une faune de gens très diversifiée de l'artiste de rue aux sportifs en passant par toutes sortes d'originaux... Santa Monica est aussi sympa l'ambiance est détendu les magasins ouverts (même le dimanche soir!) et la fête foraine sur le Pier est vraiment typique de ce que l'on voit dans les films. Allez voici la vidéo. Les autres suivront au fur et à mesure Enjoy!
www.youtube.com/watch?v=0GZ2JBKzIPI
De retour d'un très classique mais non moins fabuleux Road Trip dans l'Ouest des USA avec ma chérie, je vais poster ici un carnet de voyage en vidéos. Nous sommes donc un jeune couple de 27 et 26ans originaire du Loiret et c'est notre 1er grand voyage. Nous avons fait une boucle de 3 semaines au départ de Los Angeles avec passage par : Los Angeles=>San Diego=>Joshua Tree=>Grand Canyon=>Monument Valley=>Page et sa région=>Bryce Canyon=>Zion Canyon=>Las Vegas=>Death Valley=>Yosemite=>San Francisco=>Pacific Coast=>Los Angeles
Je commence donc ce carnet avec la 1ere journée à Los Angeles. Découverte d'Hollywood, Venice Beach et Santa Monica. Hollywood m'a franchement un peu déçu je m'attendait à mieux , la rue n'est pas très belle, beaucoup de Homeless et très peu d'animation. Venice Beach est vraiment cool on voit la une faune de gens très diversifiée de l'artiste de rue aux sportifs en passant par toutes sortes d'originaux... Santa Monica est aussi sympa l'ambiance est détendu les magasins ouverts (même le dimanche soir!) et la fête foraine sur le Pier est vraiment typique de ce que l'on voit dans les films. Allez voici la vidéo. Les autres suivront au fur et à mesure Enjoy!
www.youtube.com/watch?v=0GZ2JBKzIPI
10 jours à Hong Kong du 11 novembre au 21 novembre 2015 English translation pending
Lundi 10 et Mardi 11 Novembre
Nous (couple âgé de 65 ans) allons à CDG prendre l'avion d'Air France Paris-Hong Kong à 11h1/2 du soir (14476e) et nous pouvons dormir un peu; nous arrivons à l'aéroport, situé sur l'île de Lantau, à 6h local, vu le décalage horaire de 7h.
Nous changeons 100US$ (le change, ici, n'est pas bon : 7,065 HK$ pour 1 US$) et achetons les cartes de transport Octopus au bureau Airport Express (50hk de garantie et nous mettons 100 hk pour les transports dont 20 hk imposés). Ce sont les prix à partir de 65ans (c'est environ 1/3 du tarif normal).
Nous prenons le bus 21 (13hk$) et nous installons à l'étage, aux places de devant. Nous sommes émerveillés par la vue saisissante sur la forêt de gratte-ciels des banlieues de HK. Nous passons par le plus long pont suspendu du monde (40mn de trajet). Ce sera un trajet inoubliable !
Nous descendons à l'arrêt de bus Ming Lane et allons à l'hôtel Inn, à Kowloon/ Yau Ma Tei, 60 Portland St, réservé par Booking ; il est 8h du soir . Il y a du monde dans les rues et dans les restaurants. On ne traverse la rue que lorsque le signal sonore s'accélère. Les échafaudages sont en bambou.
L'accueil de l'hôtel n'est pas terrible : ici, c'est money first ! il faut payer la totalité de la chambre dès l'arrivée ; impossible de discuter ! nous demandons quand même à voir la chambre , c'est au 12° étage (vue sur un immeuble sous bâche et un immeuble apparemment habité, mais peu éclairé). Nous pensions payer en liquide mais nous n'avons pas de cash HK et devons chercher un bureau de change, on nous en indique un, mais il est fermé (de même que celui qui est en face de l'hôtel) ! Nous errons fatigués dans les rues encombrées, que nous ne connaissons pas et trouvons sur Nathan Road (582/592) un petit bureau de change ; nous repartons avec une grosse liasse de billets. Le cours est de 1euro = 8hk (9 812 HK$ pour 10 nuits, soit 60% de notre cagnotte !). Il pourra atteindre 8,1hk. (faire attention, l'euro baisse actuellement).
La chambre est petite, mais propre et bien, il y a même une bouilloire, enfin, pas si bien que ça, car nous avons voulu tirer du mur le lit double pour faire un passage, ce qui fait que je me suis cognée au pied du lit (protégé par un plastique dur) pendant la nuit ; et cela s'est aggravé les jours suivants (comme une foulure).
Mardi 12 Novembre : HK Island Nous prenons le petit déjeuner dans la chambre avec les restes du voyage et le thé au jasmin offert par l'hôtel (deux petites bouteilles d'eau offertes par jour).
Nous prenons le métro YMT (pas d'escalator ici), juste à côté de l'hôtel jusqu'à la station Tsim Sha Tsui : nous passons notre carte Octopus à l'entrée mais le prix sera prélevé et indiqué à la sortie ; en cas d'aller-retour dans la journée, le retour est moins cher ; le métro fait "do do do" quand il faut s'arrêter de monter ! les gens font la queue sur les flèches de gauche et de droite et laissent celle du milieu pour les entrée, sortie ; en général c'est respecté ; le métro est propre, pas de revêtement en tissu pour les sièges (qui glissent un peu) ; interdiction de manger ou de fumer ; une fois il y avait même un poulet barré.
Le Musée des Arts est fermé pour restauration ; nous marchons un peu jusqu'au Star Ferry (peu de monde) (que nous payons avec la carte Octopus) pour Central HK (10 minutes) (grande roue et travaux sur un grand terrain) et empruntons des passerelles interminables, mais pratiques et peu encombrées, nous apercevons Jardine House avec ces 52 étages et ses fenêtres en forme de hublots et allons jusqu'à Statue Square ; promenade du LP p.75 (le Guide du routard pour HK est très succinct).
Nous avons le droit de monter au 3° étage de la tour HSBC, par contre on ne peut plus monter au 43° étage de la banque de Chine à cause du terrorisme . Mais nous avons d'abord touché les pattes du lion qui sont devant, car cela porte bonheur !
Nous nous promenons dans le HK Park (p.109), parc aménagé paisible (plan d'eau avec poissons et tortues), ceint par d'impressionnants buildings. On visite la Flagstaff House, Musée des Arts du Thé, en présence de scolaires. Le sol de l'entrée de la cathédrale St John, repeinte en jaune, a de belles mosaïques récentes. Nous nous arrêtons chez Mark et Spencer, 28 Queen's Road Central pour acheter des sandwichs (le pack de 2 sandwichs chicken : 49, eau 750ml : 12), plus chers qu'à Paris ; Le café est hors de prix (au moins 2,50e, même dans le kiosque du HK Park ); c'est l'heure de pause et il y a foule ici ; Il y a beaucoup de voitures et de bus, ainsi que des taxis rouge, mais pas de moto.
Nous cherchons le Jardin botanique et zoologique ; cela grimpe dur ! c'est un petit parc, cerné par d'impressionnants buildings, avec des ibis rouges et différentes races de petits et très gros singes. Un vautour plane.
Nous sommes fatigués et mettons du temps à rejoindre le métro Central ( pendant la suite de notre séjour, il sera toujours difficile à atteindre ).
Nous rejoignons Kowloon jusqu'à la station Tsim Sha Tsui (le métro passe sous la mer). Nous empruntons une longue sortie souterraine dans le métro pour rejoindre l'hôtel Péninsula. Les différentes sorties possibles sont très bien indiquées par des lettres (si en rate une, on peut toujours récupérer notre erreur ) ; les escalators, nombreux, marchent bien ; Une femme se lève souvent pour me laisser sa place, mais jamais un homme, même un jeune ; ils ne respectent même pas leurs vieux parents. Les habitants de HK sont de bons marcheurs, car les couloirs d'accès ou de sortie du métro sont très longs ! il y a souvent un ascenseur.
A l'hôtel Péninsula, nous sommes étonnés de voir les gens faire la queue, qui n'avance pas vraiment, pour prendre le thé / petits gâteaux, hors de prix. Cet hôtel, en grande partie transformé en longues galeries commerciales désertes, de luxe, ne présente aucun intérêt. Nous avons visité des grands hôtels, notamment à Cuba, beaucoup plus beaux !
Nous voulons parcourir la célèbre Avenue des Stars; mais elle est fermée pour des travaux d'envergure, pendant encore trois ans, ainsi que la promenade est Tsim Cha Tsui !!
Nous trouvons une passerelle, passons devant une esplanade où se fait l'interview (d'une star ?), montons descendons et rejoignons le Musée historique (5 $HK par p pour les seniors! au lieu de 10).
C'est un musée remarquable et très tranquille. Nous visitons surtout l'admirable section des traditions populaires, sous forme de scènes vivantes reconstituées avec minutie, très bien mis en valeur et accompagnées de petites vidéos ; cérémonies de mariage, temple reconstitué, jonques, ensemble de mobiliers miniatures servant d'offrandes, dieux plus grands que nous, danse du lion, arbres aux buns : sorte de mât géant où on monte pour prendre un bun (c'est maintenant interdit, car très dangereux), marais-salants ; coutumes des ethnies. On peut s'asseoir pour se reposer. Il fait nuit, nous sommes fatigués, mais affamés et cherchons à localiser un restaurant; nous traversons le marché de nuit de Temple st ; les astrologues se sont installés .
Il est 18h30 : nous dînons au Sino-Vegetarian restaurant 131/135 Parkes St qui n'est pas que végétarien ; il faut insister pour qu'on s'occupe de nous ; les plats ont des prix semblables 72 ou 78 : nous partageons du porc frit (peu de morceaux) aux bons légumes dont champignons et bœuf (tendre) aux vermicelles transparents ; on vous impose une théière (9/p plus les 10%) de thé un peu clair. Cela fait quand même 11e/p pour un seul plat (178$hk). Nous avons apporté nos fourchettes ! Il est 19h et le restaurant est plein.
Nous trouvons un supermarché, Park n shop : depuis l'hôtel, on descend Portland St jusqu'à la station de métro YMT, on tourne à gauche et encore à gauche sur Nathan Road, le supermarché se trouve après Macdonald ; (achat de Nescafé 3 en 1 : 24 sticks : 29,90hk). Ici, les œufs sont de longue durée : trois mois !! On trouve des 7 Eleven partout et même dans le métro, mais ils sont moins intéressants qu'en Thaïlande.
Vendredi 13 Novembre : HK Island - Scheung Wan -
Après une nuit un peu difficile, nous regardons la TV, il n'y a que des chaînes chinoises . L'accueil nous prédit de la pluie jusqu'au 16 !
Nous allons prendre le petit déjeuner au Kam Wah Café ; le trajet est un peu casse-pieds, ce café est situé au Nord du métro Mongkok, à 700m de notre hôtel (il faut mieux y aller en métro). Nous discutons avec deux locaux retraités ; nous prenons un bun crispy au beurre, du café et une tartelette aux œufs, recommandée par nos voisins (moins bonne que celle de Paris 13° !) : 55hk$ ; le dessus du bun qui sort du four est croustillant à souhait.
Nous prenons le métro Mongkok jusqu'à Sheung Wan sur HK Island, quartier situé plus à l'ouest que la veille (p.91 du LP) et commençons par visiter le Western Market, près du métro. C'est un joli bâtiment de style édouardien ; ancien marché de produits frais à Hk, on y trouve maintenant des souvenirs et de nombreux tissus à l'étage ; au 2° étage, joli restaurant luxueux encore fermé.
On parcourt des boutiques vendant des nids d'oiseaux, autres bestioles séchées et champignons aphrodisiaques ; ce n'est pas très appétissant et les prix sont très chers. Une très haute tour a seulement une fenêtre en façade (à chaque étage) ! Nous faisons un tour au Hollywood Park, joli petit parc tranquille agrémenté de petits pavillons de style chinois autour d'un petit plan d'eau.
Nous cherchons les quatre temples et montons les nombreux escaliers de Pound Lane sans trouver les temples qui se situent, en fait, en bas : Pak sing Ancestral Hall : au 19° beaucoup de chinois qui cherchaient une vie meilleure sont morts en mer ; certains ne pouvaient pas payer les frais de rapatriement ; aussi les familles ont érigé 3000 tablettes pour leurs ancêtres, dans une salle derrière l'autel. Des visiteurs font des offrandes (papiers).
Le kwun yum temple a une sculpture en laiton au-dessus de la porte d'entrée.
Ces petits temples n'ont pas trop d'intérêt. Mais au moins, on n'est pas obligés de se déchausser (dans aucun des temples de HK).
Nous continuons sur Hollywood Road, avec ses stands de cercueil et ses nombreux antiquaires (défenses d'ivoire sculptés) et rejoignons le joli temple Man Mo, temple taoïste dédié au dieu de la littérature (man) et au dieu de la guerre (mo pour épée) tous deux vénérés par les étudiants qui souhaitaient réussir leur examen afin d'obtenir un poste de fonctionnaires dans la Chine impériale; le temple est enfumé par l'encens : le plafond est recouvert de spirales d'encens. C'était un lieu important de dévotion et d'arbitrage entre les chinois et les colonialistes. On verra souvent des statues noires, à barbe noire et portant une coiffe (avec des pompons et des ailettes latérales).
Nous achetons un pork bun à la boulangerie Lin heung tea house (160/164 wellington st), mais n'apprécions pas beaucoup ; pourtant nous verrons des groupes y faire la queue. Joli tag sur un mur.
Nous prenons la direction des mid-levels escalators ( ce n'est pas aussi impressionnant que je ne me l'imaginais !) jusqu'à la mosquée Jamia, verte qui offre une vue spectaculaire sur les gratte-ciels qui ont au moins 40 étages. Nous sommes invités à venir à l'intérieur (contrairement à ce que dit le LP !).
Nous cherchons à rejoindre le métro central, mais les escalators ne vont pas jusque là. Il pleut, et ce n'est pas évident de trouver le bon passage ! Retour en métro. Nous dînons à côté de l'hôtel au Beef Brisket : curry d'agneau (58 hk$ peu de viande) servi avec des nouilles et du bouillon et curry de bœuf sans nouilles (80 hk$).Tous les deux avec quelques morceaux de pomme de terre ; C'est bon, un peu épicé.
Nous sortons faire notre promenade du soir et allons voir le théâtre voisin où vont bientôt commencer des spectacles de l'Opéra de Pékin (prix : 120 ; tarif réduit : 70) puis continuons vers un marché de gros qui a fini sa journée, mais est en cours d'approvisionnement (cartons de fruits). La transition entre ce marché et les hauts immeubles est étonnante. Reclamation St est déserte . Nous allons au Prosperous Garden voisin ; ce petit coin, au pied des immeubles est très calme et reposant (au même moment Nathan Road est très agité). Il est bordé par une cinémathèque et une librairie associée au cinéma ; un festival de films français va bientôt avoir lieu : ils vont passer Le grand blond avec une chaussure noire ! Voyage en Chine. Nous parcourons toute la Shangaï St ; le restaurant de nouilles où nous irons demain est tout près du métro Jordan. A l'entrée du marché de nuit de Temple St (cad au bout de cette rue, par rapport à nous), le Canton Dim Sum Master est fermé.
Nous rentrons par Temple St : le marché de nuit, au milieu de la rue est sans intérêt ;
Il est 19h 20, nous passons chez Park shop faire les courses pour notre petit déjeuner que nous prendrons dorénavant à l'hôtel :brioche ; confiture ; 3 yaourts soit 60,70 hk$.
Nous retournons à l'hôtel lire le China Daily disponible gratuitement à l'hôtel : en Chine, le réseau ferroviaire se développe avec notamment un projet de train pour relier Chine et Laos. Un projet sera peut-être adopté pour que les femmes aient le droit d'avoir un 2°enfant ; la fécondation in vitro progresse à grands pas, mais elle coûte très cher.
Samedi 14 Novembre : Cause Bay, Wan Chai, Ladies Market, Flowers Market
Petit déjeuner dans la chambre ; la douche n'a pas de tuyau flexible.
Nous partons en métro jusqu'à Causeway Bay ; il y a beaucoup de monde dans les rues ce matin, car c'est le début du week end .
Nous visitons le temple Tin Hau, dédié à la déesse de la mer à la figure noire et des marins ; nous pensions nous trouver dans un endroit calme et espacé, mais, comme d'habitude, il est cerné par des hauts immeubles ; joli fronton représentant des petites figurines shek wan, en céramique de couleur : gens qui vont au temple ou sont devant leur maison. ; on retrouve le même genre de temple que l'on a vu hier avec les gardiens protecteurs devant l'autel et le dieu. De chaque côté du temple on voit deux portes rondes où l'on aperçoit d'un côté un tigre et de l'autre côté sûrement un dragon. Un escalier en colimaçon dans la cour du temple permet aux habitants de couper en passant par le temple.
Le jeune Mr.Lee nous fait sa propagande pour les prochaines élections électorales prévues le 22 novembre.
Nous allons voir le temple Lin Fa un peu plus loin, petit temple à la façade octogonale devant un gros rocher; le premier étage est fermé. Nous sommes pas très loin du Victoria Park qui aurait été construit en gagnant du terrain sur la mer. Nous essayons de prendre le tramway (d'abord à contresens !) pour rejoindre Wan Chai , c'était une grosse erreur : Le tramway était plein et n'avançait pas vite, on ne voyait rien, coincés entre les gens et c'était long ! au passage nous apercevons la dame qui bat dans un linge des papiers ou les figurines des gens auxquels on veut lancer un mauvais sort.
Happy valley (courses de chevaux) : les courses habituelles du mercredi soir 18 Nov n'ont pas eu lieu. Ils paraît qu'elles ont eu lieu à Sha Tin.
Nous voulons faire la promenade p.113 du LP et commençons par visiter le Southern playground : rien ne correspond à la description du LP, ce terrain est inactif, nous voyons seulement des gens assis sur les gradins.
Nous allons au temple Hung Shing, le LP est trop négatif dans ses impressions ; ensembles de statues disposées en escalier ; c'est un temple curieux construit autour des rochers (on les voit à l'intérieur du temple, derrière l'autel); là aussi des décorations en céramiques ornent le toit.
A proximité, je suis interpellée par les broderies d'une devanture et je rentre dans la boutique où nous voyons de belles broderies chinoises venant d'une région entre Nanjin Shanghaï ; un grand tableau représente de nombreux enfants entrain de jouer ainsi que des scènes agricoles et de vie .
Le Spring Garden n'a pas d'intérêt; nous passons devant la vieille poste et le marché Wan Chai.
La House of Stories, en décrépitude est fermée ; nous continuons jusqu'au joli et très riche Pak Tai temple, le plus grand de Hong Kong Island et le plus beau ; Pak Tai (taoïste) est le commandant des cieux qui a vaincu le démon king ; les céramiques chinoises du toit racontent des histoires de l'opéra cantonais ; dragons en pierre devant le temple ; dizaines de grandes statues à l'intérieur avec différentes positions des mains ; belles lanternes ; beaucoup d'abats-jour en forme de lotus ; cônes avec des petites statues ; quatre gardiens protecteurs devant l'autel ; petites scènes en relief sculptées à l'intérieur; grande statue de Pak Tai ; petit musée adjacent.
A part ce dernier temple, la promenade n'était pas vraiment intéressante. J'ai oublié de dire que les temples sont horriblement enfumés par l'encens, ce qui est contradictoire avec la politique anti-fumeurs de la ville ; on peut quand même fumer autour des poubelles rouges !
Nous reprenons le métro Wan Chai - Admiralty -YMT et nous nous reposons à l'hôtel vers 3h et je soigne ma cheville.
A 4h, nous traversons Temple St où le marché de nuit n'est pas encore installé, on entend de la musique et on jette un coup d’œil au café où jouent un petit orchestre et une chanteuse. On visite le temple Tin Hau de Kwoloon et on passe devant l'ancien commissariat de police avant de faire un bref passage au marché de Jade, car ils sont vraiment trop collants.
Puisque nous sommes au métro Jordan et que nous avons faim, nous allons chez Ho Ho Wan Noodles ( petit restaurant ) goûter des wontons et des dumplings servis avec des nouilles ; ce n'est pas très cher, enfin, si car nous savons les faire et cela coûte trois fois rien ! (32, 33 et 22 pour la grosse bière) ; un homme est entrain de les confectionner avec du porc bien gras ; heureusement, les nôtres sont aux crevettes !.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Mongkok ; quelle foule au Ladies Market ! achat d'un bon bao au lotus (6hk) chez Tong Kee Bao Dim autour du 36 Mongkok Road, puis visite du très beau et impressionnant marché aux fleurs. Aujourd'hui, on a vu de grandes files de gens qui attendaient le bus.
Nous rentrons à l'hôtel vers 8h et achetons de l'eau (9,8hk et des yaourts au Circle Market voisin 16,9hk les deux yaourts. On reçoit un petit message de notre fils "on va bien" et on comprend vite quand on regarde les infos à la TV : il y a eu d'horribles attentats à Paris.
Dimanche 15 : temple Won Tai Sin, Chin Nunnery, jardin Nan Lian, Kowloon Park
Réveil matinal. Nous prenons le métro ( aujourd'hui, c'est gratuit pour nous, toute la journée ! ) pour aller visiter au Nord, le temple Won Tai Sin ; ce dernier était réputé pour ses dons de guérisseurs et ses nombreux miracles, il est vénéré par les malades et par ceux qui veulent éviter la maladie ; il est déjà très animé quand nous y arrivons à 8h1/2.Il faut toucher les pattes du lion, cela porte bonheur ! Des hommes s'amusent en riant à tirer maladroitement une baguette de leur pot. Les femmes, à genoux sur leurs rangées de sièges secouent aussi leur pot pour tirer leur baguette et vont la faire lire à un préposé pour obtenir la prédiction associée au numéro de la baguette qu'elles ont tirée ! c'est un cliquetis de baguettes incessant . L'autel est trop loin pour que l'on puisse voir les statues dorées, car une barrière barre le passage ; on peut voir les quatre gardiens du temple qui sont juste derrière les barrières ; 9h : les groupes arrivent et font un brève passage en offrant des bâtons d'encens qu'un homme jette régulièrement à la poubelle.
Un petit groupe de prêtres, vêtus de leurs beaux vêtements et accompagnés de musique arrive et rentre dans le temple pour accomplir une petite cérémonie que nous pouvons apercevoir de loin et surtout entendre (litanies et chants); nous prenons une petite vidéo; ils repartent par le même chemin ; un homme frappe le gong ; on voit d'autres jolis petits pavillons qui ne sont pas plus accessibles ; derrière le temple, nous nous promenons dans un beau petit jardin "Good Wish Gardens"ponctué de pavillons, petits ponts, étangs et d'une belle cascade ; 11h : nous reprenons le métro pour une station Diamond Hill pour visiter le Chin Nunnery ou couvent des sœurs ; sa direction est bien indiquée à la sortie du métro ; il est entièrement en bois assemblé sans un seul clou, mais assez froid; les photos des dieux sont interdites.
Plus intéressant, est le jardin Nan Lian qui communique avec lui ; je suis obligée de prendre une gélule anti-douleur puissante, car j'ai mal au pied. Dans le jardin, petite pagode dorée et pont orange, un peu trop flash. L'orage gronde, mais nous avons le temps de faire le tour du jardin avant la pluie.
Quand nous rentrons, nous devons patienter un peu à la sortie de la station de métro YMT, car de grosses averses tombent et nous avons été optimistes et oublié les affaires de pluie ! la météo de HK est nulle.
Nous photographions une belle mosaïque avec des oiseaux, à la sortie du métro.
M. repart chercher un journal pour avoir des nouvelles de la France, car le China daily ne paraît pas le dimanche ; il achète le Sunday Morning qui présente en 1° page la photo de l'attentat qui a fait plus de 130 morts. Les chinois déconseillent d'aller en France. Nous lisons ces mauvaises nouvelles.
La pluie a cessé et nous allons déjeuner au Food Court au 30 Canton Road, mais, pas de chance il est fermé pour rénovation ! nous nous rabattons sur Coco (Ichibanya curry house; shop 302 silvercord)), un restaurant japonais situé au 3° étage de ce grand centre commercial Silvercord ; il n'est pas terrible non plus ! enfin, le curry de bœuf était meilleur que les quelques morceaux de viande que j'avais choisi ! bonne sauce néanmoins ; restaurant un peu cher pour nous (34e) avec une salade mixte, un nan mauvais et deux cocas. détail : salade mixte : 38hk, curry porc pané : 83, poulet curry : 63; un nan : 28 et deux cocas : 36 soit 272,80Hk.
Nous allons au Kowloon Park, sur le chemin, on rencontre des stands de pub et on nous offre un nescafé au lait, une petite bouteille de cidre Carlsberg et une canette de boisson hydratante NHO gold (ginger root extract, vit A, Ca, Iron, mg, Phosphorus, Zinc).
Il y a du monde partout ; dans le parc, les familles sont sorties et l'atmosphère est bon enfant ; elles admirent les flamants roses ; tout le monde traîne son ballon en forme de vache avec des pattes et un manteau avec une croix suisse; petit cornet de glace au McDonald du jardin, spectacle de taichi et de danse du lion (ils sont meilleurs à Paris), des étudiants en fin d'études, en robe noire et chapeau carré sur la tête se font photographier, exposants naturalistes pour les enfants qui repartent avec du terreau et du matériel, une fois qu'ils ont fini de remplir leur carte de recherches. Nous cherchons les statues géantes de Bd et finissons par les trouver (le jardin est plein de recoins). la visite est agréable et on oublie un moment que l'on est entouré de gratte-ciels ! des familles de musulmans pique-niquent par terre (la mosquée est à côté).
Il fait nuit, nous passons devant les somptueuses illuminations de Noël du 1881 Héritage Hotel pour aller sur la promenade près de la mer admirer les immeubles illuminés et changeant de couleur, les bateaux et jonques qui circulent ; c'est magnifique ; nous rentrons à l'hôtel, après être passés au Mark Shop à 7h : 1,5 l eau : 6,40; cheddar ; filet 8 oranges : 14,90 ; deux yaourts pack gâteaux /crackers 21,80 et pain de mie tranché 9,60 soit 101Hk.
Nous travaillons notre itinéraire de demain, un peu compliqué, avec la météo capricieuse ! Va t-on se risquer à monter au Victoria Peak ?
Lundi 16 Novembre : Aberdeen, Stanley
La météo annonce encore de la pluie, aussi nous n'irons pas au Victoria Peak ; nous décidons d'aller explorer Aberdeen et Stanley, au sud de l’île.
Nous prenons le bus 970X pour Aberdeen ; le départ se fait à l'arrêt Dundars 520 Nathan Road au Nord de YMT; en fait il se trouve en face de Park Shop ; il contourne l'île par l'ouest et arrive au terminal des bus : nous montons au 2° étage du bus (45mn de trajet).
Nous visitons le temple Tin Hau, tout proche, mais mal indiqué sur le LP ; il ressemble aux autres temples Tin Hau ; belles petites statues colorées, dans différentes attitudes, puis, nous faisons "la promenade" du bord de mer où l'on nous propose des promenades en bateau.; joli embarcadère pour aller au Jumbo Floating Resauranr, que nous n'avons pas vu. L’île, en face , est aussi recouverte de hauts buildings. Il fait très chaud et il ne pleut pas ! il fallait plutôt emmener casquette et crème solaire !
Nous allons jusqu"au bout de la promenade voir le marché aux poissons ; c'est un vrai dépaysement de se trouver dans cette partie de l'île ! Aberdeen est un important port de pêche et l'on voit de nombreux bateaux dans la baie.
Nous prenons maintenant le bus 973 (via chung hom hok) qui offre des aperçus sur la mer, vers Stanley après être passés à Repulse Bay ; Stanley est une petite station balnéaire, très fréquentée par les occidentaux ; ici, on a oublié de construire des gratte-ciels !
Nous rentrons en prenant la route intérieure qui passe par le tunnel d'Aberdeen ; nous avons des places de choix au 2° étage et à l'avant du bus. (vue sur le cimetière de Hong Kong en terrasses). Le bus s'arrête à Central.
C'est toujours un peu compliqué de trouver où est la station de métro Central. Nous allons à Scheun Wan repérer le ferry pour aller à Macau demain, et vérifier les prix (sortie du métro D); nous pénétrons dans un énorme centre commercial, et c'est au 3° ; prix 65 ans: (149 plus 174 Hk) x 2 , nous prenons l'aller à 9h et retour à 6h 1/4 au stand turbojet, et nous changeons 10 $hk contre des $Macau (change à peu près 1/1).
Nous allons dîner au Beef Brisket (boeuf curry, très très gras : 2 x 80 plus nouilles : 18 plus bière : 30), nous prenons un minisunday chez MacDo et retournons à l'hôtel étudier Macau.
Mardi 17 Novembre : Macau
Bonne nuit, nous nous réveillons tôt et avons le temps de prendre tranquillement notre petit déjeuner avant de partir à 8h-1/4. Il faut 40 minutes pour rejoindre le ferry; nous sommes en avance, mais on nous propose de prendre le ferry d'avant (celui encore avant avait été annulé) ; on nous colle un b n° de place sur notre billet et nous avons la chance d'être près de la fenêtre ; l'énorme ferry turbojet se remplit rapidement ; il est confortable .
Nous apercevons le port de HK et les îles et les piles d'un grand pont, peut-être de celui de Hong Kong/Lantau- Zhuhai -Macau dont on parle sur Internet ( ils vont aussi créer une île artificielle ); achat d'un paquet de cigarettes salem duty free pour 21HK ; en une heure, nous voilà à Macau ; le passage de frontière est rapide. Nous avons rempli une petite carte de départ / arrivée.
Nous allons visiter le patrimoine historique portugais d'époque coloniale. Nous prenons le bus n°3 jusqu'au Largo Senado, c'est un peu difficile de se repérer surtout qu'on nous donne de mauvais renseignements. Macau nous apparaît comme une petite ville à dimension plus humaine ou plus provinciale que HK, en dehors de quelques hauts buildings, notamment le gigantesque Hôtel Lisboa ! Le Largo Senado, piétonnier (sol en mosaïques dessinant des vagues et des symboles maritimes) est orné de bâtiments de belles couleurs jaunes et blanc.(malheureusement, ils sont entrain d'installer un podium pour Noël qui gâche la vue).
Nous visitons le Leal Senado : la jolie maison du sénat a des murs décorés d'azulejos et des escaliers fleuris ; belle salle à l'étage avec les portraits de tous les sénateurs ; la bibliothèque est fermée le matin, dommage !.
Nous visitons l'ancien crédit municipal "pawn shop museum" avec ses énormes armoires sur 8 étages où les marchandises étaient stockées puis nous allons voir un petit temple voisin. Nous continuons vers le Largo de Sao Domingos, au nord-est et visitons l'église Saint Dominique, église baroque, fraîchement repeinte en jaune et blanc (musée d'art sacré); c'est ici , en 1822, que le premier journal portugais a été publié sur le sol chinois. Les églises sont surveillées.
Nous visitons une belle maison chinoise ancienne Lou Kau Mansion, riche marchand chinois : hauts-reliefs et consoles ciselées (oiseaux en bois et feuillages) ; en haut, fenêtres avec gravures d'oiseaux ; dans la salle du fond où étaient reçus les plus éminents personnages, portique en bois sculpté, vitraux et tympans en relief au-dessus des portes ; belles fenêtres en fer forgé.
Devant une boutique, étalage de rectangles de viande séchée que l'on nous fait goûter. Nous arrivons devant un vaste escalier qui monte à la façade de l'église Saint Paul : quatre niveaux horizontaux et neuf sections verticales remplis de symboles ; la façade est en parfait état, mais derrière, il n'y a plus rien ! la Calcada de Sao Paulo est très encombrée par les nombreux visiteurs, mais le reste de la ville est calme ; tout petit temple Tin Hau, à côté.
Nous montons au Fort par de nombreux escaliers (remparts avec canons) et belles vues sur la ville , nous redescendons plus à l'est pour éviter la foule, mais nous finissons par nous perdre.
Nous rejoignons le Largo de St Agostino : l'église est jaune et le théâtre voisin, vert (fermé le mardi) ; Petite halte dans le jardin de style chinois de la bibliothèque Sir Robert Ho Tung situé dans un beau bâtiment colonial avec une façade avec des arches et des colonnes ioniques ; le séminaire St Joseph voisin est fermé aujourd'hui. Le café du LP est fermé ; nous avons faim et soif. Il fait très chaud aujourd'hui : nous avons sorti chapeau et mis de la crème solaire.
Nous continuons vers le sud-ouest et achetons une brioche au coco et une au jambon / petits pois dans une petite boulangerie (22 $ de Macau), puis nous visitons la jolie petite église St Laurent : jolis vitraux, aux dessins modernes, notamment au-dessus de l'hôtel et magnifique plafond voûté en berceau de bois bleu turquoise, avec poutres dentelées blanches et or .
Nous visitons ensuite Mandarin House, maison d'un marchand et écrivain célèbre dont les écrits ont influencé les empereurs, Dr. Sun Yatsen et même Mao ! elle a été très bien restaurée et est immense : nombreuses cours et multitude de belles pièces que nous n'avons pas eu le temps de tout découvrir.
Nous passons devant les Moorish Baracks, qui devaient être beaux (architecture mauresque pour les policiers musulmans indiens de Goa), mais sont en pleine restauration et recouverts par une bâche.
Nous arrivons au temple A-Ma situé au pied de gros rochers (deux salles, photos interdites) qui existait probablement déjà avant que les portugais arrivent (structure actuelle du 16°); Aka Tin Hau, déesse de la mer, d'où vient le nom Macau "A Ma Gau" est vénérée ici. Les bougies rose en forme de lotus sont énormes.
Nous ne pouvons pas rejoindre la baie sans passer par la colline Penha, aussi nous longeons l'Avenue de la Republica, qui longe la baie et ses tours, route paisible, sans beaucoup de circulation, pour chercher le bus 28b qui permet de rejoindre le ferry ; nous en prendrons un autre indiqué sur le plan de Macau que nous avons eu à l'hôtel, mais nous sommes perdus, car quelqu'un nous dit qu'il n'y va pas et le conducteur ne comprend pas le mot ferry ! Nous discutons difficilement avec les voyageurs, qui, comme souvent ne connaissent pas un mot d'anglais, ou qui ont l'habitude de nous envoyer sur de mauvaises pistes ; nous sommes inquiets, car nous ne voulons pas manquer le ferry, et le bus continue sa route, il est plein et nous ne pouvons pas voir le nom des rues !
Un jeune homme nous fait descendre à une station, nous sommes à Gonzagua Gomes et nous mène gentiment sur le chemin du ferry, nous sommes sauvés ! (le grand prix de Macau qui a lieu ce week end est en pleine installation). L'embarquement se fait dans la foire ; une énorme queue s'est formée pour obtenir les places sur le bateau et l'attente est interminable ! M. décide d'aller voir... et il revient avec nos deux places; on ne sait pas pourquoi les gens restaient à attendre (une autre file arrivait aussi d'un autre côté).
La sortie pour la police se fait facilement, car le panneau "file pour les plus de 65 ans s'est allumé", bien qu'un surveillant essaie d'abord de nous mettre dans la queue ordinaire ! La sortie du ferry fut très difficile aussi : nous avons mis un temps fou pour trouver la station de métro Scheung Wan ; nous avons traversé des centres commerciaux climatisés ; peut-être que le ferry s'est arrêté à un endroit différent de l'aller ?. Nous posons nos sacs à l'hôtel et il faut retourner à Park Shop faire quelques courses pour le petit déjeuner. Affamés, nous allons dîner au Macdonald voisin pour un prix et une qualité record ! (38,5 / p le menu Big Mac) ; nous prenons ensuite une petite cigarette dans le jardin situé en face de l'hôtel, qui est autorisé aux fumeurs ! Nous n'avons pas eu le temps de visiter le quartier chinois situé plus au Nord des ruines de l'église St Paul.
Mercredi 18 Novembre : Victoria Peak
Bonne nuit ! le soleil est annoncé : c'est le bon moment pour monter au Victoria Peak !
Nous prenons le métro jusqu'à la station Central ; le chemin est bien indiqué pour la station de funiculaire ; il n'y a presque personne et nous passons avec la carte Octopus et nous payons beaucoup moins, avec notre âge avancé !. Cela monte raide et les tours apparaissent penchées.
Il est 8h1/2 ; le tram arrive dans un centre commercial encore fermé (il ouvre à 10h) ; nous montons dans un autre centre commercial qui possède une terrasse offrant une belle vue sur la centrale électrique Lanna Tower, les îles.de Cheung Chau et de Lantau.
Nous cherchons à repérer les chemins pour descendre ; on parcourt sur Harlech Road une partie plane de la route qui fait le tour du Victoria Peak) puis Hatton Road, et des escaliers pour rejoindre le bas de la ville : c'est une bonne petite route ombragée avec quelques panneaux botaniques, des exercices à faire (nous sommes sur le Fitness Trail) et parfois des toilettes aménagées ; quelques personnes se promènent avec leur couple de chien, d'autres, plus sportifs, sont essoufflés et suent à grosses gouttes en faisant le chemin dans le sens de la montée.
Nous arrivons sur le campus de Hong Kong université (les étudiants ont manifesté les jours derniers) et avons du mal à trouver le métro, nous devons demander de l'aide et j'ai très mal aux pieds.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Prince Edward pour chercher la boulangerie de dim-sum que nous ne trouvons pas ; un monsieur bien aimable, nous voyant chercher, nous conduit à un restaurant qui en propose, mais ce n'est pas ce que nous voulons ; nous le laissons s'éloigner et repartons ; en fait nous cherchions trop près du Marché aux Fleurs, mais les brioches étaient brûlantes et nous les avions acheté plus loin ; après tout un périple dans les rues, nous le localisons (36 Mongkok road) : bouchée au porc rôti (6,5) et meilleure aux haricots rouges (6). Puis nous revenons au joli Marché aux Fleurs qui commence par une grande boutique fort pourvue de décorations de Noël ; nous le longeons jusqu'à atteindre le Marché des Oiseaux, fermé l'autre soir. les murs sont décorés de tableaux de mosaïque colorée représentant des oiseaux ; on entend souvent les oiseaux chanter à Hong Kong et j'ai vu l'oiseau avec la petite crête sur la tête. C'est touchant de voir les hommes se promener, une petite cage dans la main ; les cages renferment un ou deux oiseaux ; un homme prend une cage et organise une rencontre avec une autre cage. Nous entendrons souvent les oiseaux à Hong Kong.
Nous rentrons à l'hôtel (café, écriture du CR, et change de monnaie).
Il est 4h, nous repartons dîner (en métro , c'est bon marché, pratique et évite de longues marches) au King's Lodge, restaurant cher, d'un certain standing, mais aussi familial (familles avec enfant), nous partageons un demi canard laqué, découpé en morceaux (sans gras), servi avec sa peau, ses crêpes de riz (nous avons aussi mangé, au début le papier qui les séparait !) et sa bonne sauce, type sauce Hoisin. (198 plus un bol de riz 12 et la théière sur la table 2 x 11 plus 10% = 255 hk ou 16e / p). C'était délicieux, mais moins fourni que nous ne le pensions.
Nous allons voir le spectacle "symphonie de lumières" qui permet d'admirer en musique les illuminations des tours qui changent de couleur : quelques jets de lumière jaillissent ou se croisent en suivant la musique, mais cela n'a pas d'intérêt !), les jonques illuminées passent ainsi qu'un gros bateau , sûrement un bateau de croisière.
Retour en métro de TST vers YMT et passage au Park Shop pour les courses habituelles 72,50 hk.
Jeudi 19 Novembre : Ngong Ping, Po Lin, Tai Po
Lever à 7h et départ en métro à 8h pour Tung Chung ; nous avons réservé depuis Paris deux places pour le téléphérique de Ngong Ping à 10h15 qui se trouve sur l'île de Lantau ; nous arrivons à 8 h 45, et repérons la station qui n'ouvre qu'à 10h, puis nous allons voir le bord de mer, accessible par une passerelle.
Quand nous revenons à la station, une foule importante fait la queue, mais nous avons nos réservations auxquelles il faut ajouter un supplément car nous nous sommes trompés à la réservation en demandant des places pour les plus de 65 ans qui sont réservés aux Hong Kongais ! nous payons le supplément de 70hk / p., mais il n'y a pas eu de problème. Une fois les caisses ouvertes et nos tickets en main, on attend et on fait la queue pour entrer dans une cabine du téléphérique. Il y a beaucoup de monde : les jardiniers, les groupes et les "cabine cristal" au fond transparent sont servis en premier.
Superbe trajet : le téléphérique monte et descend, offre de beaux points de vue pendant ces 25 minutes de trajet. Nous voici à Ngong Ping , nous arrivons dans un centre commercial (j'essaie des Tsh mais ils ne vont pas). Le village, à l'entrée, est sans intérêt (succession de boutiques). Nous voyons de belles fleurs colorées. Le paysage est verdoyant. Nous allons d'abord voir le temple bouddhiste de Po Lin, que nous jugeons "très synthétique"; c'est un temple moderne . Le petit temple qui sert de porte d'entrée est gardée par un beau garde musicien; nous voyons d'abord un hall entièrement décoré ( peintures au plafond, lustres en fleurs de lotus ) et trois statues de bouddha dorés . l'extérieur est aussi très beau avec ses sculptures figuratives, colonne en forme de dragon .
Nous visitons ensuite le grand Hall des 10 000 bouddhas qui est très récent: bouddhas sur les murs dans des petits carreaux; grands bouddhas dorés, scènes peintes au plafond et décors géométriques mais- rien d'émouvant - L'extérieur est très coloré.
Il est 11h1/2 et le fameux restaurant végétarien est ouvert ; nous décidons de le tester, ayant entendu beaucoup de bien à son sujet ; les prix ont augmenté ; maintenant c'est 98 hk pour le menu standard et 138 pour le menu de luxe ; nous choisissons le menu standard ; nous avons les tickets, on nous conduit à notre table, belle nappe jaune et on ous apporte assez rapidement tous nos plats, un fait-tout de riz et une théière en métal : soupe aux légumes (?), tofu japonais = steamed bean curd au maïs, petits pois, carottes émincées et sauce chili, sauté mixed capsicum, celery and firm tofu, plat de chou et champignons noirs des bois, petits rouleaux de printemps frits. C'était très bon ; le thé a un goût spécial ; le restaurant se remplit et les convives sont rapidement servis ; une salle spéciale est réservée pour ceux qui ont pris le menu de luxe. observation : il n'y a jamais de serviette en papier sur les tables.
Nous continuons notre repas par une visite au stand des bons desserts : à la datte, au lotus, un entremets au riz pas très bon, et une boule au sésame remplie de sésame noir 5hk pièce soit 20 hk. Il est midi, mais toutes les places dehors sont pleines (on peut commander d'autres plats).
Nous allons maintenant monter toutes les marches - 268 -qui conduisent au grand Bouddha haut de 26,40 m plus le trône de lotus (1993)qui est assis sur un lotus en haut de la colline et que l'on aperçoit pendant le trajet en téléphérique. Belle vue sur l'île de Lantau. Il y a beaucoup de monde. En bas, un homme donne à boire à une vache : elles se promènent en liberté. Nous redescendons et empruntons le sentier de la sagesse qui reproduit en extérieur le sutra du cœur, l'une des prières les plus célèbres du monde (confucianisme, bouddhisme, taoïsme): la prière est gravée sur des colonnes en bois disposées en forme de signe de l'infini.
Nous prenons le bus 21qui nous mène à Tai Po, nous sommes assis à l'avant du bus ; le chauffeur conduit vite (30 ou 40) et il y a de sérieux tournants. A Tai Po, nous traversons d'abord un long marché ; il y a foule ; la rue est jalonnée de nombreuses échoppes de poissons séchés plus ou moins puants (il paraît que la majorité des habitants sont des tankas, les descendants des premiers occupants de HK) ; il n'y a pas de voitures ici, mais des vélos qui klaxonnent à tour de bras ; une échappée nous permet de voir les fameuses maisons sur pilotis très pauvres qui longent l'isthme et quelques bateaux stationnés. On est très déçus, après avoir vu à la maison un reportage plus attirant. On retrouve la passerelle qui conduit, de l'autre côté de l'isthme à un autre marché puis la rue bifurque vers la droite ou la gauche ; nous prenons la rue à droite et croisons deux petits temples ( le kwain tai temple qui honore le dieu de la guerre du même nom ) et un autre en travaux ; une femme fait cuire des aliments dans du sable ; les maisons en fer-blanc sont étonnantes, enfin, ce sont plutôt des cases ou des containers, très pauvres ; le bout de la route mène à la mer (aigrettes) ; il n'y a pas de touristes qui se promènent de ce côté ; nous prenons dans une maison un coca froid à 5 hk.
Nous rebroussons chemin et empruntons le côté gauche : c'est une route sans fin, bordée d'habitations très pauvres, mais qui se prolonge par de belles maisons en dur ; certaines sont bordées par des petits jardins fleuris. Nous allons jusqu'à un temple, puis jusqu'au nouvel Héritage Inn qui est caché par les arbres ; un curieux ascenseur aérien mène en haut . Ce côté gauche de la route est plus coquet. La T est de 28°.
Nous retournons à la station de bus ; une queue interminable en zigzag s'est formée pour prendre le bus 11 pour Tung Chung : nous devons laisser passer au moins deux bus ; heureusement ils ont mis des bus supplémentaires! 35 minutes d'attente, les pieds en compote ; un routard anglais goûte les célèbres boulettes de poisson, mais n'a pas l'air de les apprécier! Le bus tourne et tourne, nous mettrons 50 minutes pour atteindre Tung Chung et il faut encore prendre le métro jusqu'à l'hôtel (avec un changement); une femme me laisse gentiment sa place ; pourtant elle est plus âgée que d'autres!
Passage obligé au Park Shop minisundae à l'ovomaltine 13hk chez Macdo. Il est 8h20. dépenses : métro 2, téléphérique 230 pour 2, bus 2 bus 2 et métro 1,8 ; le bus et le métro atteignent des prix records ! et le retour en métro est souvent moins cher, s'il on fait l'aller sur la même ligne ; parfois "une" station comme YMT - Jordan coûte aussi 2hk.
Vendredi 20 Novembre : Ile de Cheung Chau
Nous prenons le métro, puis le ferry à l'embarcadère n°5 en présence de groupes scolaires ; il ne coûte que 2hk pour 3/4 h et un trajet de 10 km ; Il n'y a pas de hauts buildings sur l'île, ni de voitures, mais énormément de vélos qui stationnent sur les quais , quelques kaidos (vélos tirant une petite charrette conçue pour une personne), quelques engins de transport bruyant. Ce qui nous frappe, à notre arrivée, c'est le grand nombre de bateaux de pêche colorés du port.
Les groupes scolaires circulent, venus sans doute ici pour une excursion, comme me l'a dit ma voisine dans le ferry ; on l'a vu, à plusieurs reprises, s'amuser avec son groupe (sans accompagnateur) mais pas faire du shopping ! Nous longeons le port, sur la droite (en sortant du ferry), visitons le marché : poissons, coquillages, boucherie (surtout du poulet), quelques fruits et légumes. Il y a aussi des toilettes, notons qu'on en trouve facilement (et gratuitement), en général, très propres.
Nous longeons la route, puis passons vers l'intérieur, avec l'espoir de pouvoir passer de l'autre côté de l'île ; c'est un labyrinthe de ruelles bordées de maisons et de quelques rares échoppes; ces ruelles sans fin se terminent par des escaliers ou des pentes raides qui montent vers la colline.
Nous n'avons plus qu'une solution : trouver l'unique petite rue qui traverse l'île dans sa partie la plus étroite en cinq minutes ! Les jeunes achètent des boulettes de poisson (comme hier) : ce sont des fish balls et d'autres aliments . Nous arrivons à une belle plage de sable doré (un seul baigneur!) les groupes scolaires sont là, mais sont restés habillés ! un groupe, habillé de Tsh décoré des éléments de la classification des éléments, est pris en photo. Nous longeons la plage sur la droite, cad vers le sud, jusqu'à un petit temple , mais, en passant, nous sommes interpellés par le bruit d'un hélicoptère qui se pose pour emmener un malade.
Nous n'avons pas rencontré de serpent venimeux ! Il n'y a pas grand monde qui va voir ce temple !
Nous retraversons la fameuse rue centrale et parcourons maintenant la partie ouest, vers le nord, bordée de restaurants et recherchons la boulangerie qui vend des buns : ici, tous les ans a lieu un festival des buns, et on les trouve en porte-clé ou coussin. Nous avons du mal à la trouver ; nous tentons de communiquer avec la vendeuse, (elle est étonnée d'être dans notre guide !) mais nous avons compris à temps qu'elle nous servait des buns froids ; je vois la petite étuve et nous choisissons deux buns chou / porc (10), un bun haricots rouge (8hk)et un au lotus (8hk) (il n'y en a pas plus qu'un !); le pain de ces derniers est épais et sec et n'arrive pas à la cheville de la Pâtisserie de Choisy ou les buns surgelés de chez Tang ! celui au porc est plus tendre, mais ce n'est pas très bon! c'est une déception ! comment peuvent-ils faire un festival des buns sur cette île ?
Nous visitons le temple Pak Tai qui est à côté : le personnel et leur chien mangent, et elle aura le toupet de me demander une donation. La tête du dieu est , encore ici, toute petite et il est engoncé dans sa robe brodée ; ouvertures de chaque côté avec le tigre et des petits personnages en relief (en partie cassés), faits avec des petits morceaux de carreaux de couleur ; quelques belles lanternes et pas de dieux menaçants devant l'hôtel, bref, un temple banal.
Devant le temple, ils passent du liquide vert et puant pour faire le revêtement de sol du terrain de sports.
Nous prenons un coca (6hk) et retournons au ferry, accompagné des groupes qui ont une entrée spéciale. Aujourd'hui, le temps est très brumeux, contrairement aux prévisions et nous avons même craint la pluie ! Cela gâche un peu la promenade en bateau ; nous revenons à l'embarcadère n°5 et allons grimper au 55° étage de la tour IFC : belle vue sur les buildings et les taxis miniatures !
Retour à l'hôtel et écriture du CR ; lecture du journal : ils ont arrêté le cerveau belge - 28 ans - responsable des attentats dans le Nord de Paris, à la suite d'un raid de la police. Nous allons dîner au restaurant sino-végétarien où nous sommes déjà allés 131 Parkes St : le thé est tiède ; le porc aigre-doux est bon mais les meatballs aux légumes mélangés sont seulement accompagnés de chou presque cru (bof !)et de quelques champignons avec un petit bol de riz (10hk) soit 196hk avec les 10%.
Nous rentrons par Temple St , je vois quelques Tsh, mais pas à ma taille et plutôt moches. Demain, c'est la dernière journée avant le retour à Paris dans la soirée.
Petit passage à Park Shop On fait imprimer nos cartes d'embarquement et on nous demande 10hk : ils sont vraiment rapiats, ces chinois!
Samedi 21 Novembre : Sha Tin et HK Heritage Museum
Nous nous levons vers 7h et laissons nos bagages dans une petite salle fermée (gratuite) et prenons le métro pour aller visiter le temple des 10 000 Bouddhas de Sha Tin. Ils annoncent la pluie et nous prenons notre pépin (encore pour rien !) Nous montons un escalier bordé de nombreux bouddhas dorés, de taille humaine, aux allures différentes et parfois amusantes. Nous sommes presque les seuls à faire cette visite !
Belle salle principale, murs décorés de très nombreuses petites statuettes de bouddha avec de plus gros bouddhas dorés, dans la partie inférieure ; devant l'autel un corps exhumé, intact, est laqué et doré dans une cage de verre :c'est celui de Reverend Yuet Kai (1940-1970) philosophe et poète, qui a fondé le monastère (bouddhiste); il est un peu fou, il s'est coupé les doigts et s'est arraché un morceau de poitrine pour en faire des lampes qu'il a brûlé devant Bouddha ; derrière lui, autel avec trois bouddhas entourés par des centaines de petites statues de bouddha ; autres halls, genre vitrines avec des arhants colorés, hall avec des chapelets de pétards ! dieu ou déesse sur un lion ou un éléphant blanc ; funérarium (petites cases dorées, abonnement pour 40 ans), nous explique une femme et une belle pagode à 9 étages.
Un homme nettoie une statue de bouddha au jet d'eau.
Nous montons l'escalier derrière le temple jusqu'à différents petits autels ; temple avec un bouddha debout ; drôle de bouddha dont les bras / mains sortent des yeux ! et un autre funérarium où une femme est occupée à passer un pinceau sur les inscriptions situées, dans la petite case, sous la photo de son père ( peut-être ? ). Elle a déposé sur une petite table, son plat et sa boisson préférée, un bon gâteau et un petit bouquet de fleurs. Plus loin, nous dominons une mare où nagent de grosses tortues et, encore plus haut, nous voyons un gros bouddha couché en pierre; nous montons à son niveau et arrivons à une cascade qui sort de la falaise par un tuyau ; mare aussi, avec des poissons.
Nous quittons le temple et passons devant les quelques maisons du village de Pai Tau, le reste de la ville étant occupé par de hauts buildings. Nous longeons l'estuaire (piste cyclable) , partiellement comblé, pour gagner du terrain (alors, adieu, les plages !), nous prenons le pont piétonnier et reprenons le métro à Sha Tin pour une station : Che Kung Temple (pose gâteaux secs devant le musée).
Nous allons visiter le Hong Kong Heritage Museum : c'est un musée avec de grands couloirs vides, nous visitons la section retraçant la vie des ethnies Pautis et Aka (leurs esclaves, en quelque sorte), grand sampan en bois, M.fait une vidéo du mariage du bateau-dragon ( les femmes balancent leurs bras en avançant pour imiter le mouvement du bateau-dragon ) qui vient du musée historique que nous avons visité l'autre jour ; ce musée était beaucoup plus ludique et on pouvait s'asseoir !
Nous visitons une salle très intéressante retraçant l'évolution de Hong Kong, depuis les temps anciens (avec quelques petites maisons !), la population s'étant agrandi de façon exponentielle ! maintenant, il y a des milliers de tours ! L'aéroport de Lantau a été construit sur une île artificielle ( avant, il était à kowloon, mais c'était trop dangereux : les avions rasaient le toit des buildings ), et d'autres parties de la mer ont été comblées pour gagner de la place ; plusieurs tunnels passent sous la mer et de grands travaux sont encore prévus : des lignes de métro sont poursuivis, des lignes de train créées, c'est incroyable ; ils vont faire un autre tunnel sous la mer pour faire passer une ligne de train entre Central et le sud de l'île. Beau musée d'art chinois avec des pièces très anciennes impeccables, on se demande si elles sont d'origine.
Le temple Che Kung Temple est fermé pour rénovation.
Nous perdons un peu de temps en retournant au métro Sha Tin pour chercher un Macdonald, mais la foule est bruyante et irrespirable ! Nous rentrons dans nos quartiers et prenons un menu Alpine chez Macdonald, près de Park Shop (38 hk/p) et un friand aux pommes (5hk) ( quatre jeunes occupent une table sans consommer) et nous allons lire le journal dans un petit square du quartier. Nous lisons un reportage sur un voyage de quatre chinois en Iran : ils ont ressenti les mêmes choses que nous.
Pas de pluie, aujourd'hui : ils encore eu tout faux ! (Nous avons dépensé 150 hk plus 10,3 pris sur les 50e de caution, soit 160,3 soit 20e pour 10 jours métro et ferry par personne sauf ferry Macau) ; et encore c'est l'airport express qui est très cher ! (60hk); bus du premier jour 13hk ; on nous retient 9hk si on rend la carte dans un délai inférieur à trois mois.
En gros, nous avons dépensé 55e/jour (non compris l'avion et l'hôtel, sans souvenir) pour deux personnes , pour 10 jours. (donc avec petit déjeuner dans la chambre et un repas par jour). Si vous faites Ocean Park ou Disney, c'est beaucoup plus cher.
Nous prenons le bus 21 (13hk$) et nous installons à l'étage, aux places de devant. Nous sommes émerveillés par la vue saisissante sur la forêt de gratte-ciels des banlieues de HK. Nous passons par le plus long pont suspendu du monde (40mn de trajet). Ce sera un trajet inoubliable !
Nous descendons à l'arrêt de bus Ming Lane et allons à l'hôtel Inn, à Kowloon/ Yau Ma Tei, 60 Portland St, réservé par Booking ; il est 8h du soir . Il y a du monde dans les rues et dans les restaurants. On ne traverse la rue que lorsque le signal sonore s'accélère. Les échafaudages sont en bambou.
L'accueil de l'hôtel n'est pas terrible : ici, c'est money first ! il faut payer la totalité de la chambre dès l'arrivée ; impossible de discuter ! nous demandons quand même à voir la chambre , c'est au 12° étage (vue sur un immeuble sous bâche et un immeuble apparemment habité, mais peu éclairé). Nous pensions payer en liquide mais nous n'avons pas de cash HK et devons chercher un bureau de change, on nous en indique un, mais il est fermé (de même que celui qui est en face de l'hôtel) ! Nous errons fatigués dans les rues encombrées, que nous ne connaissons pas et trouvons sur Nathan Road (582/592) un petit bureau de change ; nous repartons avec une grosse liasse de billets. Le cours est de 1euro = 8hk (9 812 HK$ pour 10 nuits, soit 60% de notre cagnotte !). Il pourra atteindre 8,1hk. (faire attention, l'euro baisse actuellement).
La chambre est petite, mais propre et bien, il y a même une bouilloire, enfin, pas si bien que ça, car nous avons voulu tirer du mur le lit double pour faire un passage, ce qui fait que je me suis cognée au pied du lit (protégé par un plastique dur) pendant la nuit ; et cela s'est aggravé les jours suivants (comme une foulure).
Mardi 12 Novembre : HK Island Nous prenons le petit déjeuner dans la chambre avec les restes du voyage et le thé au jasmin offert par l'hôtel (deux petites bouteilles d'eau offertes par jour).
Nous prenons le métro YMT (pas d'escalator ici), juste à côté de l'hôtel jusqu'à la station Tsim Sha Tsui : nous passons notre carte Octopus à l'entrée mais le prix sera prélevé et indiqué à la sortie ; en cas d'aller-retour dans la journée, le retour est moins cher ; le métro fait "do do do" quand il faut s'arrêter de monter ! les gens font la queue sur les flèches de gauche et de droite et laissent celle du milieu pour les entrée, sortie ; en général c'est respecté ; le métro est propre, pas de revêtement en tissu pour les sièges (qui glissent un peu) ; interdiction de manger ou de fumer ; une fois il y avait même un poulet barré.
Le Musée des Arts est fermé pour restauration ; nous marchons un peu jusqu'au Star Ferry (peu de monde) (que nous payons avec la carte Octopus) pour Central HK (10 minutes) (grande roue et travaux sur un grand terrain) et empruntons des passerelles interminables, mais pratiques et peu encombrées, nous apercevons Jardine House avec ces 52 étages et ses fenêtres en forme de hublots et allons jusqu'à Statue Square ; promenade du LP p.75 (le Guide du routard pour HK est très succinct).
Nous avons le droit de monter au 3° étage de la tour HSBC, par contre on ne peut plus monter au 43° étage de la banque de Chine à cause du terrorisme . Mais nous avons d'abord touché les pattes du lion qui sont devant, car cela porte bonheur !
Nous nous promenons dans le HK Park (p.109), parc aménagé paisible (plan d'eau avec poissons et tortues), ceint par d'impressionnants buildings. On visite la Flagstaff House, Musée des Arts du Thé, en présence de scolaires. Le sol de l'entrée de la cathédrale St John, repeinte en jaune, a de belles mosaïques récentes. Nous nous arrêtons chez Mark et Spencer, 28 Queen's Road Central pour acheter des sandwichs (le pack de 2 sandwichs chicken : 49, eau 750ml : 12), plus chers qu'à Paris ; Le café est hors de prix (au moins 2,50e, même dans le kiosque du HK Park ); c'est l'heure de pause et il y a foule ici ; Il y a beaucoup de voitures et de bus, ainsi que des taxis rouge, mais pas de moto.
Nous cherchons le Jardin botanique et zoologique ; cela grimpe dur ! c'est un petit parc, cerné par d'impressionnants buildings, avec des ibis rouges et différentes races de petits et très gros singes. Un vautour plane.
Nous sommes fatigués et mettons du temps à rejoindre le métro Central ( pendant la suite de notre séjour, il sera toujours difficile à atteindre ).
Nous rejoignons Kowloon jusqu'à la station Tsim Sha Tsui (le métro passe sous la mer). Nous empruntons une longue sortie souterraine dans le métro pour rejoindre l'hôtel Péninsula. Les différentes sorties possibles sont très bien indiquées par des lettres (si en rate une, on peut toujours récupérer notre erreur ) ; les escalators, nombreux, marchent bien ; Une femme se lève souvent pour me laisser sa place, mais jamais un homme, même un jeune ; ils ne respectent même pas leurs vieux parents. Les habitants de HK sont de bons marcheurs, car les couloirs d'accès ou de sortie du métro sont très longs ! il y a souvent un ascenseur.
A l'hôtel Péninsula, nous sommes étonnés de voir les gens faire la queue, qui n'avance pas vraiment, pour prendre le thé / petits gâteaux, hors de prix. Cet hôtel, en grande partie transformé en longues galeries commerciales désertes, de luxe, ne présente aucun intérêt. Nous avons visité des grands hôtels, notamment à Cuba, beaucoup plus beaux !
Nous voulons parcourir la célèbre Avenue des Stars; mais elle est fermée pour des travaux d'envergure, pendant encore trois ans, ainsi que la promenade est Tsim Cha Tsui !!
Nous trouvons une passerelle, passons devant une esplanade où se fait l'interview (d'une star ?), montons descendons et rejoignons le Musée historique (5 $HK par p pour les seniors! au lieu de 10).
C'est un musée remarquable et très tranquille. Nous visitons surtout l'admirable section des traditions populaires, sous forme de scènes vivantes reconstituées avec minutie, très bien mis en valeur et accompagnées de petites vidéos ; cérémonies de mariage, temple reconstitué, jonques, ensemble de mobiliers miniatures servant d'offrandes, dieux plus grands que nous, danse du lion, arbres aux buns : sorte de mât géant où on monte pour prendre un bun (c'est maintenant interdit, car très dangereux), marais-salants ; coutumes des ethnies. On peut s'asseoir pour se reposer. Il fait nuit, nous sommes fatigués, mais affamés et cherchons à localiser un restaurant; nous traversons le marché de nuit de Temple st ; les astrologues se sont installés .
Il est 18h30 : nous dînons au Sino-Vegetarian restaurant 131/135 Parkes St qui n'est pas que végétarien ; il faut insister pour qu'on s'occupe de nous ; les plats ont des prix semblables 72 ou 78 : nous partageons du porc frit (peu de morceaux) aux bons légumes dont champignons et bœuf (tendre) aux vermicelles transparents ; on vous impose une théière (9/p plus les 10%) de thé un peu clair. Cela fait quand même 11e/p pour un seul plat (178$hk). Nous avons apporté nos fourchettes ! Il est 19h et le restaurant est plein.
Nous trouvons un supermarché, Park n shop : depuis l'hôtel, on descend Portland St jusqu'à la station de métro YMT, on tourne à gauche et encore à gauche sur Nathan Road, le supermarché se trouve après Macdonald ; (achat de Nescafé 3 en 1 : 24 sticks : 29,90hk). Ici, les œufs sont de longue durée : trois mois !! On trouve des 7 Eleven partout et même dans le métro, mais ils sont moins intéressants qu'en Thaïlande.
Vendredi 13 Novembre : HK Island - Scheung Wan -
Après une nuit un peu difficile, nous regardons la TV, il n'y a que des chaînes chinoises . L'accueil nous prédit de la pluie jusqu'au 16 !
Nous allons prendre le petit déjeuner au Kam Wah Café ; le trajet est un peu casse-pieds, ce café est situé au Nord du métro Mongkok, à 700m de notre hôtel (il faut mieux y aller en métro). Nous discutons avec deux locaux retraités ; nous prenons un bun crispy au beurre, du café et une tartelette aux œufs, recommandée par nos voisins (moins bonne que celle de Paris 13° !) : 55hk$ ; le dessus du bun qui sort du four est croustillant à souhait.
Nous prenons le métro Mongkok jusqu'à Sheung Wan sur HK Island, quartier situé plus à l'ouest que la veille (p.91 du LP) et commençons par visiter le Western Market, près du métro. C'est un joli bâtiment de style édouardien ; ancien marché de produits frais à Hk, on y trouve maintenant des souvenirs et de nombreux tissus à l'étage ; au 2° étage, joli restaurant luxueux encore fermé.
On parcourt des boutiques vendant des nids d'oiseaux, autres bestioles séchées et champignons aphrodisiaques ; ce n'est pas très appétissant et les prix sont très chers. Une très haute tour a seulement une fenêtre en façade (à chaque étage) ! Nous faisons un tour au Hollywood Park, joli petit parc tranquille agrémenté de petits pavillons de style chinois autour d'un petit plan d'eau.
Nous cherchons les quatre temples et montons les nombreux escaliers de Pound Lane sans trouver les temples qui se situent, en fait, en bas : Pak sing Ancestral Hall : au 19° beaucoup de chinois qui cherchaient une vie meilleure sont morts en mer ; certains ne pouvaient pas payer les frais de rapatriement ; aussi les familles ont érigé 3000 tablettes pour leurs ancêtres, dans une salle derrière l'autel. Des visiteurs font des offrandes (papiers).
Le kwun yum temple a une sculpture en laiton au-dessus de la porte d'entrée.
Ces petits temples n'ont pas trop d'intérêt. Mais au moins, on n'est pas obligés de se déchausser (dans aucun des temples de HK).
Nous continuons sur Hollywood Road, avec ses stands de cercueil et ses nombreux antiquaires (défenses d'ivoire sculptés) et rejoignons le joli temple Man Mo, temple taoïste dédié au dieu de la littérature (man) et au dieu de la guerre (mo pour épée) tous deux vénérés par les étudiants qui souhaitaient réussir leur examen afin d'obtenir un poste de fonctionnaires dans la Chine impériale; le temple est enfumé par l'encens : le plafond est recouvert de spirales d'encens. C'était un lieu important de dévotion et d'arbitrage entre les chinois et les colonialistes. On verra souvent des statues noires, à barbe noire et portant une coiffe (avec des pompons et des ailettes latérales).
Nous achetons un pork bun à la boulangerie Lin heung tea house (160/164 wellington st), mais n'apprécions pas beaucoup ; pourtant nous verrons des groupes y faire la queue. Joli tag sur un mur.
Nous prenons la direction des mid-levels escalators ( ce n'est pas aussi impressionnant que je ne me l'imaginais !) jusqu'à la mosquée Jamia, verte qui offre une vue spectaculaire sur les gratte-ciels qui ont au moins 40 étages. Nous sommes invités à venir à l'intérieur (contrairement à ce que dit le LP !).
Nous cherchons à rejoindre le métro central, mais les escalators ne vont pas jusque là. Il pleut, et ce n'est pas évident de trouver le bon passage ! Retour en métro. Nous dînons à côté de l'hôtel au Beef Brisket : curry d'agneau (58 hk$ peu de viande) servi avec des nouilles et du bouillon et curry de bœuf sans nouilles (80 hk$).Tous les deux avec quelques morceaux de pomme de terre ; C'est bon, un peu épicé.
Nous sortons faire notre promenade du soir et allons voir le théâtre voisin où vont bientôt commencer des spectacles de l'Opéra de Pékin (prix : 120 ; tarif réduit : 70) puis continuons vers un marché de gros qui a fini sa journée, mais est en cours d'approvisionnement (cartons de fruits). La transition entre ce marché et les hauts immeubles est étonnante. Reclamation St est déserte . Nous allons au Prosperous Garden voisin ; ce petit coin, au pied des immeubles est très calme et reposant (au même moment Nathan Road est très agité). Il est bordé par une cinémathèque et une librairie associée au cinéma ; un festival de films français va bientôt avoir lieu : ils vont passer Le grand blond avec une chaussure noire ! Voyage en Chine. Nous parcourons toute la Shangaï St ; le restaurant de nouilles où nous irons demain est tout près du métro Jordan. A l'entrée du marché de nuit de Temple St (cad au bout de cette rue, par rapport à nous), le Canton Dim Sum Master est fermé.
Nous rentrons par Temple St : le marché de nuit, au milieu de la rue est sans intérêt ;
Il est 19h 20, nous passons chez Park shop faire les courses pour notre petit déjeuner que nous prendrons dorénavant à l'hôtel :brioche ; confiture ; 3 yaourts soit 60,70 hk$.
Nous retournons à l'hôtel lire le China Daily disponible gratuitement à l'hôtel : en Chine, le réseau ferroviaire se développe avec notamment un projet de train pour relier Chine et Laos. Un projet sera peut-être adopté pour que les femmes aient le droit d'avoir un 2°enfant ; la fécondation in vitro progresse à grands pas, mais elle coûte très cher.
Samedi 14 Novembre : Cause Bay, Wan Chai, Ladies Market, Flowers Market
Petit déjeuner dans la chambre ; la douche n'a pas de tuyau flexible.
Nous partons en métro jusqu'à Causeway Bay ; il y a beaucoup de monde dans les rues ce matin, car c'est le début du week end .
Nous visitons le temple Tin Hau, dédié à la déesse de la mer à la figure noire et des marins ; nous pensions nous trouver dans un endroit calme et espacé, mais, comme d'habitude, il est cerné par des hauts immeubles ; joli fronton représentant des petites figurines shek wan, en céramique de couleur : gens qui vont au temple ou sont devant leur maison. ; on retrouve le même genre de temple que l'on a vu hier avec les gardiens protecteurs devant l'autel et le dieu. De chaque côté du temple on voit deux portes rondes où l'on aperçoit d'un côté un tigre et de l'autre côté sûrement un dragon. Un escalier en colimaçon dans la cour du temple permet aux habitants de couper en passant par le temple.
Le jeune Mr.Lee nous fait sa propagande pour les prochaines élections électorales prévues le 22 novembre.
Nous allons voir le temple Lin Fa un peu plus loin, petit temple à la façade octogonale devant un gros rocher; le premier étage est fermé. Nous sommes pas très loin du Victoria Park qui aurait été construit en gagnant du terrain sur la mer. Nous essayons de prendre le tramway (d'abord à contresens !) pour rejoindre Wan Chai , c'était une grosse erreur : Le tramway était plein et n'avançait pas vite, on ne voyait rien, coincés entre les gens et c'était long ! au passage nous apercevons la dame qui bat dans un linge des papiers ou les figurines des gens auxquels on veut lancer un mauvais sort.
Happy valley (courses de chevaux) : les courses habituelles du mercredi soir 18 Nov n'ont pas eu lieu. Ils paraît qu'elles ont eu lieu à Sha Tin.
Nous voulons faire la promenade p.113 du LP et commençons par visiter le Southern playground : rien ne correspond à la description du LP, ce terrain est inactif, nous voyons seulement des gens assis sur les gradins.
Nous allons au temple Hung Shing, le LP est trop négatif dans ses impressions ; ensembles de statues disposées en escalier ; c'est un temple curieux construit autour des rochers (on les voit à l'intérieur du temple, derrière l'autel); là aussi des décorations en céramiques ornent le toit.
A proximité, je suis interpellée par les broderies d'une devanture et je rentre dans la boutique où nous voyons de belles broderies chinoises venant d'une région entre Nanjin Shanghaï ; un grand tableau représente de nombreux enfants entrain de jouer ainsi que des scènes agricoles et de vie .
Le Spring Garden n'a pas d'intérêt; nous passons devant la vieille poste et le marché Wan Chai.
La House of Stories, en décrépitude est fermée ; nous continuons jusqu'au joli et très riche Pak Tai temple, le plus grand de Hong Kong Island et le plus beau ; Pak Tai (taoïste) est le commandant des cieux qui a vaincu le démon king ; les céramiques chinoises du toit racontent des histoires de l'opéra cantonais ; dragons en pierre devant le temple ; dizaines de grandes statues à l'intérieur avec différentes positions des mains ; belles lanternes ; beaucoup d'abats-jour en forme de lotus ; cônes avec des petites statues ; quatre gardiens protecteurs devant l'autel ; petites scènes en relief sculptées à l'intérieur; grande statue de Pak Tai ; petit musée adjacent.
A part ce dernier temple, la promenade n'était pas vraiment intéressante. J'ai oublié de dire que les temples sont horriblement enfumés par l'encens, ce qui est contradictoire avec la politique anti-fumeurs de la ville ; on peut quand même fumer autour des poubelles rouges !
Nous reprenons le métro Wan Chai - Admiralty -YMT et nous nous reposons à l'hôtel vers 3h et je soigne ma cheville.
A 4h, nous traversons Temple St où le marché de nuit n'est pas encore installé, on entend de la musique et on jette un coup d’œil au café où jouent un petit orchestre et une chanteuse. On visite le temple Tin Hau de Kwoloon et on passe devant l'ancien commissariat de police avant de faire un bref passage au marché de Jade, car ils sont vraiment trop collants.
Puisque nous sommes au métro Jordan et que nous avons faim, nous allons chez Ho Ho Wan Noodles ( petit restaurant ) goûter des wontons et des dumplings servis avec des nouilles ; ce n'est pas très cher, enfin, si car nous savons les faire et cela coûte trois fois rien ! (32, 33 et 22 pour la grosse bière) ; un homme est entrain de les confectionner avec du porc bien gras ; heureusement, les nôtres sont aux crevettes !.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Mongkok ; quelle foule au Ladies Market ! achat d'un bon bao au lotus (6hk) chez Tong Kee Bao Dim autour du 36 Mongkok Road, puis visite du très beau et impressionnant marché aux fleurs. Aujourd'hui, on a vu de grandes files de gens qui attendaient le bus.
Nous rentrons à l'hôtel vers 8h et achetons de l'eau (9,8hk et des yaourts au Circle Market voisin 16,9hk les deux yaourts. On reçoit un petit message de notre fils "on va bien" et on comprend vite quand on regarde les infos à la TV : il y a eu d'horribles attentats à Paris.
Dimanche 15 : temple Won Tai Sin, Chin Nunnery, jardin Nan Lian, Kowloon Park
Réveil matinal. Nous prenons le métro ( aujourd'hui, c'est gratuit pour nous, toute la journée ! ) pour aller visiter au Nord, le temple Won Tai Sin ; ce dernier était réputé pour ses dons de guérisseurs et ses nombreux miracles, il est vénéré par les malades et par ceux qui veulent éviter la maladie ; il est déjà très animé quand nous y arrivons à 8h1/2.Il faut toucher les pattes du lion, cela porte bonheur ! Des hommes s'amusent en riant à tirer maladroitement une baguette de leur pot. Les femmes, à genoux sur leurs rangées de sièges secouent aussi leur pot pour tirer leur baguette et vont la faire lire à un préposé pour obtenir la prédiction associée au numéro de la baguette qu'elles ont tirée ! c'est un cliquetis de baguettes incessant . L'autel est trop loin pour que l'on puisse voir les statues dorées, car une barrière barre le passage ; on peut voir les quatre gardiens du temple qui sont juste derrière les barrières ; 9h : les groupes arrivent et font un brève passage en offrant des bâtons d'encens qu'un homme jette régulièrement à la poubelle.
Un petit groupe de prêtres, vêtus de leurs beaux vêtements et accompagnés de musique arrive et rentre dans le temple pour accomplir une petite cérémonie que nous pouvons apercevoir de loin et surtout entendre (litanies et chants); nous prenons une petite vidéo; ils repartent par le même chemin ; un homme frappe le gong ; on voit d'autres jolis petits pavillons qui ne sont pas plus accessibles ; derrière le temple, nous nous promenons dans un beau petit jardin "Good Wish Gardens"ponctué de pavillons, petits ponts, étangs et d'une belle cascade ; 11h : nous reprenons le métro pour une station Diamond Hill pour visiter le Chin Nunnery ou couvent des sœurs ; sa direction est bien indiquée à la sortie du métro ; il est entièrement en bois assemblé sans un seul clou, mais assez froid; les photos des dieux sont interdites.
Plus intéressant, est le jardin Nan Lian qui communique avec lui ; je suis obligée de prendre une gélule anti-douleur puissante, car j'ai mal au pied. Dans le jardin, petite pagode dorée et pont orange, un peu trop flash. L'orage gronde, mais nous avons le temps de faire le tour du jardin avant la pluie.
Quand nous rentrons, nous devons patienter un peu à la sortie de la station de métro YMT, car de grosses averses tombent et nous avons été optimistes et oublié les affaires de pluie ! la météo de HK est nulle.
Nous photographions une belle mosaïque avec des oiseaux, à la sortie du métro.
M. repart chercher un journal pour avoir des nouvelles de la France, car le China daily ne paraît pas le dimanche ; il achète le Sunday Morning qui présente en 1° page la photo de l'attentat qui a fait plus de 130 morts. Les chinois déconseillent d'aller en France. Nous lisons ces mauvaises nouvelles.
La pluie a cessé et nous allons déjeuner au Food Court au 30 Canton Road, mais, pas de chance il est fermé pour rénovation ! nous nous rabattons sur Coco (Ichibanya curry house; shop 302 silvercord)), un restaurant japonais situé au 3° étage de ce grand centre commercial Silvercord ; il n'est pas terrible non plus ! enfin, le curry de bœuf était meilleur que les quelques morceaux de viande que j'avais choisi ! bonne sauce néanmoins ; restaurant un peu cher pour nous (34e) avec une salade mixte, un nan mauvais et deux cocas. détail : salade mixte : 38hk, curry porc pané : 83, poulet curry : 63; un nan : 28 et deux cocas : 36 soit 272,80Hk.
Nous allons au Kowloon Park, sur le chemin, on rencontre des stands de pub et on nous offre un nescafé au lait, une petite bouteille de cidre Carlsberg et une canette de boisson hydratante NHO gold (ginger root extract, vit A, Ca, Iron, mg, Phosphorus, Zinc).
Il y a du monde partout ; dans le parc, les familles sont sorties et l'atmosphère est bon enfant ; elles admirent les flamants roses ; tout le monde traîne son ballon en forme de vache avec des pattes et un manteau avec une croix suisse; petit cornet de glace au McDonald du jardin, spectacle de taichi et de danse du lion (ils sont meilleurs à Paris), des étudiants en fin d'études, en robe noire et chapeau carré sur la tête se font photographier, exposants naturalistes pour les enfants qui repartent avec du terreau et du matériel, une fois qu'ils ont fini de remplir leur carte de recherches. Nous cherchons les statues géantes de Bd et finissons par les trouver (le jardin est plein de recoins). la visite est agréable et on oublie un moment que l'on est entouré de gratte-ciels ! des familles de musulmans pique-niquent par terre (la mosquée est à côté).
Il fait nuit, nous passons devant les somptueuses illuminations de Noël du 1881 Héritage Hotel pour aller sur la promenade près de la mer admirer les immeubles illuminés et changeant de couleur, les bateaux et jonques qui circulent ; c'est magnifique ; nous rentrons à l'hôtel, après être passés au Mark Shop à 7h : 1,5 l eau : 6,40; cheddar ; filet 8 oranges : 14,90 ; deux yaourts pack gâteaux /crackers 21,80 et pain de mie tranché 9,60 soit 101Hk.
Nous travaillons notre itinéraire de demain, un peu compliqué, avec la météo capricieuse ! Va t-on se risquer à monter au Victoria Peak ?
Lundi 16 Novembre : Aberdeen, Stanley
La météo annonce encore de la pluie, aussi nous n'irons pas au Victoria Peak ; nous décidons d'aller explorer Aberdeen et Stanley, au sud de l’île.
Nous prenons le bus 970X pour Aberdeen ; le départ se fait à l'arrêt Dundars 520 Nathan Road au Nord de YMT; en fait il se trouve en face de Park Shop ; il contourne l'île par l'ouest et arrive au terminal des bus : nous montons au 2° étage du bus (45mn de trajet).
Nous visitons le temple Tin Hau, tout proche, mais mal indiqué sur le LP ; il ressemble aux autres temples Tin Hau ; belles petites statues colorées, dans différentes attitudes, puis, nous faisons "la promenade" du bord de mer où l'on nous propose des promenades en bateau.; joli embarcadère pour aller au Jumbo Floating Resauranr, que nous n'avons pas vu. L’île, en face , est aussi recouverte de hauts buildings. Il fait très chaud et il ne pleut pas ! il fallait plutôt emmener casquette et crème solaire !
Nous allons jusqu"au bout de la promenade voir le marché aux poissons ; c'est un vrai dépaysement de se trouver dans cette partie de l'île ! Aberdeen est un important port de pêche et l'on voit de nombreux bateaux dans la baie.
Nous prenons maintenant le bus 973 (via chung hom hok) qui offre des aperçus sur la mer, vers Stanley après être passés à Repulse Bay ; Stanley est une petite station balnéaire, très fréquentée par les occidentaux ; ici, on a oublié de construire des gratte-ciels !
Nous rentrons en prenant la route intérieure qui passe par le tunnel d'Aberdeen ; nous avons des places de choix au 2° étage et à l'avant du bus. (vue sur le cimetière de Hong Kong en terrasses). Le bus s'arrête à Central.
C'est toujours un peu compliqué de trouver où est la station de métro Central. Nous allons à Scheun Wan repérer le ferry pour aller à Macau demain, et vérifier les prix (sortie du métro D); nous pénétrons dans un énorme centre commercial, et c'est au 3° ; prix 65 ans: (149 plus 174 Hk) x 2 , nous prenons l'aller à 9h et retour à 6h 1/4 au stand turbojet, et nous changeons 10 $hk contre des $Macau (change à peu près 1/1).
Nous allons dîner au Beef Brisket (boeuf curry, très très gras : 2 x 80 plus nouilles : 18 plus bière : 30), nous prenons un minisunday chez MacDo et retournons à l'hôtel étudier Macau.
Mardi 17 Novembre : Macau
Bonne nuit, nous nous réveillons tôt et avons le temps de prendre tranquillement notre petit déjeuner avant de partir à 8h-1/4. Il faut 40 minutes pour rejoindre le ferry; nous sommes en avance, mais on nous propose de prendre le ferry d'avant (celui encore avant avait été annulé) ; on nous colle un b n° de place sur notre billet et nous avons la chance d'être près de la fenêtre ; l'énorme ferry turbojet se remplit rapidement ; il est confortable .
Nous apercevons le port de HK et les îles et les piles d'un grand pont, peut-être de celui de Hong Kong/Lantau- Zhuhai -Macau dont on parle sur Internet ( ils vont aussi créer une île artificielle ); achat d'un paquet de cigarettes salem duty free pour 21HK ; en une heure, nous voilà à Macau ; le passage de frontière est rapide. Nous avons rempli une petite carte de départ / arrivée.
Nous allons visiter le patrimoine historique portugais d'époque coloniale. Nous prenons le bus n°3 jusqu'au Largo Senado, c'est un peu difficile de se repérer surtout qu'on nous donne de mauvais renseignements. Macau nous apparaît comme une petite ville à dimension plus humaine ou plus provinciale que HK, en dehors de quelques hauts buildings, notamment le gigantesque Hôtel Lisboa ! Le Largo Senado, piétonnier (sol en mosaïques dessinant des vagues et des symboles maritimes) est orné de bâtiments de belles couleurs jaunes et blanc.(malheureusement, ils sont entrain d'installer un podium pour Noël qui gâche la vue).
Nous visitons le Leal Senado : la jolie maison du sénat a des murs décorés d'azulejos et des escaliers fleuris ; belle salle à l'étage avec les portraits de tous les sénateurs ; la bibliothèque est fermée le matin, dommage !.
Nous visitons l'ancien crédit municipal "pawn shop museum" avec ses énormes armoires sur 8 étages où les marchandises étaient stockées puis nous allons voir un petit temple voisin. Nous continuons vers le Largo de Sao Domingos, au nord-est et visitons l'église Saint Dominique, église baroque, fraîchement repeinte en jaune et blanc (musée d'art sacré); c'est ici , en 1822, que le premier journal portugais a été publié sur le sol chinois. Les églises sont surveillées.
Nous visitons une belle maison chinoise ancienne Lou Kau Mansion, riche marchand chinois : hauts-reliefs et consoles ciselées (oiseaux en bois et feuillages) ; en haut, fenêtres avec gravures d'oiseaux ; dans la salle du fond où étaient reçus les plus éminents personnages, portique en bois sculpté, vitraux et tympans en relief au-dessus des portes ; belles fenêtres en fer forgé.
Devant une boutique, étalage de rectangles de viande séchée que l'on nous fait goûter. Nous arrivons devant un vaste escalier qui monte à la façade de l'église Saint Paul : quatre niveaux horizontaux et neuf sections verticales remplis de symboles ; la façade est en parfait état, mais derrière, il n'y a plus rien ! la Calcada de Sao Paulo est très encombrée par les nombreux visiteurs, mais le reste de la ville est calme ; tout petit temple Tin Hau, à côté.
Nous montons au Fort par de nombreux escaliers (remparts avec canons) et belles vues sur la ville , nous redescendons plus à l'est pour éviter la foule, mais nous finissons par nous perdre.
Nous rejoignons le Largo de St Agostino : l'église est jaune et le théâtre voisin, vert (fermé le mardi) ; Petite halte dans le jardin de style chinois de la bibliothèque Sir Robert Ho Tung situé dans un beau bâtiment colonial avec une façade avec des arches et des colonnes ioniques ; le séminaire St Joseph voisin est fermé aujourd'hui. Le café du LP est fermé ; nous avons faim et soif. Il fait très chaud aujourd'hui : nous avons sorti chapeau et mis de la crème solaire.
Nous continuons vers le sud-ouest et achetons une brioche au coco et une au jambon / petits pois dans une petite boulangerie (22 $ de Macau), puis nous visitons la jolie petite église St Laurent : jolis vitraux, aux dessins modernes, notamment au-dessus de l'hôtel et magnifique plafond voûté en berceau de bois bleu turquoise, avec poutres dentelées blanches et or .
Nous visitons ensuite Mandarin House, maison d'un marchand et écrivain célèbre dont les écrits ont influencé les empereurs, Dr. Sun Yatsen et même Mao ! elle a été très bien restaurée et est immense : nombreuses cours et multitude de belles pièces que nous n'avons pas eu le temps de tout découvrir.
Nous passons devant les Moorish Baracks, qui devaient être beaux (architecture mauresque pour les policiers musulmans indiens de Goa), mais sont en pleine restauration et recouverts par une bâche.
Nous arrivons au temple A-Ma situé au pied de gros rochers (deux salles, photos interdites) qui existait probablement déjà avant que les portugais arrivent (structure actuelle du 16°); Aka Tin Hau, déesse de la mer, d'où vient le nom Macau "A Ma Gau" est vénérée ici. Les bougies rose en forme de lotus sont énormes.
Nous ne pouvons pas rejoindre la baie sans passer par la colline Penha, aussi nous longeons l'Avenue de la Republica, qui longe la baie et ses tours, route paisible, sans beaucoup de circulation, pour chercher le bus 28b qui permet de rejoindre le ferry ; nous en prendrons un autre indiqué sur le plan de Macau que nous avons eu à l'hôtel, mais nous sommes perdus, car quelqu'un nous dit qu'il n'y va pas et le conducteur ne comprend pas le mot ferry ! Nous discutons difficilement avec les voyageurs, qui, comme souvent ne connaissent pas un mot d'anglais, ou qui ont l'habitude de nous envoyer sur de mauvaises pistes ; nous sommes inquiets, car nous ne voulons pas manquer le ferry, et le bus continue sa route, il est plein et nous ne pouvons pas voir le nom des rues !
Un jeune homme nous fait descendre à une station, nous sommes à Gonzagua Gomes et nous mène gentiment sur le chemin du ferry, nous sommes sauvés ! (le grand prix de Macau qui a lieu ce week end est en pleine installation). L'embarquement se fait dans la foire ; une énorme queue s'est formée pour obtenir les places sur le bateau et l'attente est interminable ! M. décide d'aller voir... et il revient avec nos deux places; on ne sait pas pourquoi les gens restaient à attendre (une autre file arrivait aussi d'un autre côté).
La sortie pour la police se fait facilement, car le panneau "file pour les plus de 65 ans s'est allumé", bien qu'un surveillant essaie d'abord de nous mettre dans la queue ordinaire ! La sortie du ferry fut très difficile aussi : nous avons mis un temps fou pour trouver la station de métro Scheung Wan ; nous avons traversé des centres commerciaux climatisés ; peut-être que le ferry s'est arrêté à un endroit différent de l'aller ?. Nous posons nos sacs à l'hôtel et il faut retourner à Park Shop faire quelques courses pour le petit déjeuner. Affamés, nous allons dîner au Macdonald voisin pour un prix et une qualité record ! (38,5 / p le menu Big Mac) ; nous prenons ensuite une petite cigarette dans le jardin situé en face de l'hôtel, qui est autorisé aux fumeurs ! Nous n'avons pas eu le temps de visiter le quartier chinois situé plus au Nord des ruines de l'église St Paul.
Mercredi 18 Novembre : Victoria Peak
Bonne nuit ! le soleil est annoncé : c'est le bon moment pour monter au Victoria Peak !
Nous prenons le métro jusqu'à la station Central ; le chemin est bien indiqué pour la station de funiculaire ; il n'y a presque personne et nous passons avec la carte Octopus et nous payons beaucoup moins, avec notre âge avancé !. Cela monte raide et les tours apparaissent penchées.
Il est 8h1/2 ; le tram arrive dans un centre commercial encore fermé (il ouvre à 10h) ; nous montons dans un autre centre commercial qui possède une terrasse offrant une belle vue sur la centrale électrique Lanna Tower, les îles.de Cheung Chau et de Lantau.
Nous cherchons à repérer les chemins pour descendre ; on parcourt sur Harlech Road une partie plane de la route qui fait le tour du Victoria Peak) puis Hatton Road, et des escaliers pour rejoindre le bas de la ville : c'est une bonne petite route ombragée avec quelques panneaux botaniques, des exercices à faire (nous sommes sur le Fitness Trail) et parfois des toilettes aménagées ; quelques personnes se promènent avec leur couple de chien, d'autres, plus sportifs, sont essoufflés et suent à grosses gouttes en faisant le chemin dans le sens de la montée.
Nous arrivons sur le campus de Hong Kong université (les étudiants ont manifesté les jours derniers) et avons du mal à trouver le métro, nous devons demander de l'aide et j'ai très mal aux pieds.
Nous prenons le métro jusqu'à la station Prince Edward pour chercher la boulangerie de dim-sum que nous ne trouvons pas ; un monsieur bien aimable, nous voyant chercher, nous conduit à un restaurant qui en propose, mais ce n'est pas ce que nous voulons ; nous le laissons s'éloigner et repartons ; en fait nous cherchions trop près du Marché aux Fleurs, mais les brioches étaient brûlantes et nous les avions acheté plus loin ; après tout un périple dans les rues, nous le localisons (36 Mongkok road) : bouchée au porc rôti (6,5) et meilleure aux haricots rouges (6). Puis nous revenons au joli Marché aux Fleurs qui commence par une grande boutique fort pourvue de décorations de Noël ; nous le longeons jusqu'à atteindre le Marché des Oiseaux, fermé l'autre soir. les murs sont décorés de tableaux de mosaïque colorée représentant des oiseaux ; on entend souvent les oiseaux chanter à Hong Kong et j'ai vu l'oiseau avec la petite crête sur la tête. C'est touchant de voir les hommes se promener, une petite cage dans la main ; les cages renferment un ou deux oiseaux ; un homme prend une cage et organise une rencontre avec une autre cage. Nous entendrons souvent les oiseaux à Hong Kong.
Nous rentrons à l'hôtel (café, écriture du CR, et change de monnaie).
Il est 4h, nous repartons dîner (en métro , c'est bon marché, pratique et évite de longues marches) au King's Lodge, restaurant cher, d'un certain standing, mais aussi familial (familles avec enfant), nous partageons un demi canard laqué, découpé en morceaux (sans gras), servi avec sa peau, ses crêpes de riz (nous avons aussi mangé, au début le papier qui les séparait !) et sa bonne sauce, type sauce Hoisin. (198 plus un bol de riz 12 et la théière sur la table 2 x 11 plus 10% = 255 hk ou 16e / p). C'était délicieux, mais moins fourni que nous ne le pensions.
Nous allons voir le spectacle "symphonie de lumières" qui permet d'admirer en musique les illuminations des tours qui changent de couleur : quelques jets de lumière jaillissent ou se croisent en suivant la musique, mais cela n'a pas d'intérêt !), les jonques illuminées passent ainsi qu'un gros bateau , sûrement un bateau de croisière.
Retour en métro de TST vers YMT et passage au Park Shop pour les courses habituelles 72,50 hk.
Jeudi 19 Novembre : Ngong Ping, Po Lin, Tai Po
Lever à 7h et départ en métro à 8h pour Tung Chung ; nous avons réservé depuis Paris deux places pour le téléphérique de Ngong Ping à 10h15 qui se trouve sur l'île de Lantau ; nous arrivons à 8 h 45, et repérons la station qui n'ouvre qu'à 10h, puis nous allons voir le bord de mer, accessible par une passerelle.
Quand nous revenons à la station, une foule importante fait la queue, mais nous avons nos réservations auxquelles il faut ajouter un supplément car nous nous sommes trompés à la réservation en demandant des places pour les plus de 65 ans qui sont réservés aux Hong Kongais ! nous payons le supplément de 70hk / p., mais il n'y a pas eu de problème. Une fois les caisses ouvertes et nos tickets en main, on attend et on fait la queue pour entrer dans une cabine du téléphérique. Il y a beaucoup de monde : les jardiniers, les groupes et les "cabine cristal" au fond transparent sont servis en premier.
Superbe trajet : le téléphérique monte et descend, offre de beaux points de vue pendant ces 25 minutes de trajet. Nous voici à Ngong Ping , nous arrivons dans un centre commercial (j'essaie des Tsh mais ils ne vont pas). Le village, à l'entrée, est sans intérêt (succession de boutiques). Nous voyons de belles fleurs colorées. Le paysage est verdoyant. Nous allons d'abord voir le temple bouddhiste de Po Lin, que nous jugeons "très synthétique"; c'est un temple moderne . Le petit temple qui sert de porte d'entrée est gardée par un beau garde musicien; nous voyons d'abord un hall entièrement décoré ( peintures au plafond, lustres en fleurs de lotus ) et trois statues de bouddha dorés . l'extérieur est aussi très beau avec ses sculptures figuratives, colonne en forme de dragon .
Nous visitons ensuite le grand Hall des 10 000 bouddhas qui est très récent: bouddhas sur les murs dans des petits carreaux; grands bouddhas dorés, scènes peintes au plafond et décors géométriques mais- rien d'émouvant - L'extérieur est très coloré.
Il est 11h1/2 et le fameux restaurant végétarien est ouvert ; nous décidons de le tester, ayant entendu beaucoup de bien à son sujet ; les prix ont augmenté ; maintenant c'est 98 hk pour le menu standard et 138 pour le menu de luxe ; nous choisissons le menu standard ; nous avons les tickets, on nous conduit à notre table, belle nappe jaune et on ous apporte assez rapidement tous nos plats, un fait-tout de riz et une théière en métal : soupe aux légumes (?), tofu japonais = steamed bean curd au maïs, petits pois, carottes émincées et sauce chili, sauté mixed capsicum, celery and firm tofu, plat de chou et champignons noirs des bois, petits rouleaux de printemps frits. C'était très bon ; le thé a un goût spécial ; le restaurant se remplit et les convives sont rapidement servis ; une salle spéciale est réservée pour ceux qui ont pris le menu de luxe. observation : il n'y a jamais de serviette en papier sur les tables.
Nous continuons notre repas par une visite au stand des bons desserts : à la datte, au lotus, un entremets au riz pas très bon, et une boule au sésame remplie de sésame noir 5hk pièce soit 20 hk. Il est midi, mais toutes les places dehors sont pleines (on peut commander d'autres plats).
Nous allons maintenant monter toutes les marches - 268 -qui conduisent au grand Bouddha haut de 26,40 m plus le trône de lotus (1993)qui est assis sur un lotus en haut de la colline et que l'on aperçoit pendant le trajet en téléphérique. Belle vue sur l'île de Lantau. Il y a beaucoup de monde. En bas, un homme donne à boire à une vache : elles se promènent en liberté. Nous redescendons et empruntons le sentier de la sagesse qui reproduit en extérieur le sutra du cœur, l'une des prières les plus célèbres du monde (confucianisme, bouddhisme, taoïsme): la prière est gravée sur des colonnes en bois disposées en forme de signe de l'infini.
Nous prenons le bus 21qui nous mène à Tai Po, nous sommes assis à l'avant du bus ; le chauffeur conduit vite (30 ou 40) et il y a de sérieux tournants. A Tai Po, nous traversons d'abord un long marché ; il y a foule ; la rue est jalonnée de nombreuses échoppes de poissons séchés plus ou moins puants (il paraît que la majorité des habitants sont des tankas, les descendants des premiers occupants de HK) ; il n'y a pas de voitures ici, mais des vélos qui klaxonnent à tour de bras ; une échappée nous permet de voir les fameuses maisons sur pilotis très pauvres qui longent l'isthme et quelques bateaux stationnés. On est très déçus, après avoir vu à la maison un reportage plus attirant. On retrouve la passerelle qui conduit, de l'autre côté de l'isthme à un autre marché puis la rue bifurque vers la droite ou la gauche ; nous prenons la rue à droite et croisons deux petits temples ( le kwain tai temple qui honore le dieu de la guerre du même nom ) et un autre en travaux ; une femme fait cuire des aliments dans du sable ; les maisons en fer-blanc sont étonnantes, enfin, ce sont plutôt des cases ou des containers, très pauvres ; le bout de la route mène à la mer (aigrettes) ; il n'y a pas de touristes qui se promènent de ce côté ; nous prenons dans une maison un coca froid à 5 hk.
Nous rebroussons chemin et empruntons le côté gauche : c'est une route sans fin, bordée d'habitations très pauvres, mais qui se prolonge par de belles maisons en dur ; certaines sont bordées par des petits jardins fleuris. Nous allons jusqu'à un temple, puis jusqu'au nouvel Héritage Inn qui est caché par les arbres ; un curieux ascenseur aérien mène en haut . Ce côté gauche de la route est plus coquet. La T est de 28°.
Nous retournons à la station de bus ; une queue interminable en zigzag s'est formée pour prendre le bus 11 pour Tung Chung : nous devons laisser passer au moins deux bus ; heureusement ils ont mis des bus supplémentaires! 35 minutes d'attente, les pieds en compote ; un routard anglais goûte les célèbres boulettes de poisson, mais n'a pas l'air de les apprécier! Le bus tourne et tourne, nous mettrons 50 minutes pour atteindre Tung Chung et il faut encore prendre le métro jusqu'à l'hôtel (avec un changement); une femme me laisse gentiment sa place ; pourtant elle est plus âgée que d'autres!
Passage obligé au Park Shop minisundae à l'ovomaltine 13hk chez Macdo. Il est 8h20. dépenses : métro 2, téléphérique 230 pour 2, bus 2 bus 2 et métro 1,8 ; le bus et le métro atteignent des prix records ! et le retour en métro est souvent moins cher, s'il on fait l'aller sur la même ligne ; parfois "une" station comme YMT - Jordan coûte aussi 2hk.
Vendredi 20 Novembre : Ile de Cheung Chau
Nous prenons le métro, puis le ferry à l'embarcadère n°5 en présence de groupes scolaires ; il ne coûte que 2hk pour 3/4 h et un trajet de 10 km ; Il n'y a pas de hauts buildings sur l'île, ni de voitures, mais énormément de vélos qui stationnent sur les quais , quelques kaidos (vélos tirant une petite charrette conçue pour une personne), quelques engins de transport bruyant. Ce qui nous frappe, à notre arrivée, c'est le grand nombre de bateaux de pêche colorés du port.
Les groupes scolaires circulent, venus sans doute ici pour une excursion, comme me l'a dit ma voisine dans le ferry ; on l'a vu, à plusieurs reprises, s'amuser avec son groupe (sans accompagnateur) mais pas faire du shopping ! Nous longeons le port, sur la droite (en sortant du ferry), visitons le marché : poissons, coquillages, boucherie (surtout du poulet), quelques fruits et légumes. Il y a aussi des toilettes, notons qu'on en trouve facilement (et gratuitement), en général, très propres.
Nous longeons la route, puis passons vers l'intérieur, avec l'espoir de pouvoir passer de l'autre côté de l'île ; c'est un labyrinthe de ruelles bordées de maisons et de quelques rares échoppes; ces ruelles sans fin se terminent par des escaliers ou des pentes raides qui montent vers la colline.
Nous n'avons plus qu'une solution : trouver l'unique petite rue qui traverse l'île dans sa partie la plus étroite en cinq minutes ! Les jeunes achètent des boulettes de poisson (comme hier) : ce sont des fish balls et d'autres aliments . Nous arrivons à une belle plage de sable doré (un seul baigneur!) les groupes scolaires sont là, mais sont restés habillés ! un groupe, habillé de Tsh décoré des éléments de la classification des éléments, est pris en photo. Nous longeons la plage sur la droite, cad vers le sud, jusqu'à un petit temple , mais, en passant, nous sommes interpellés par le bruit d'un hélicoptère qui se pose pour emmener un malade.
Nous n'avons pas rencontré de serpent venimeux ! Il n'y a pas grand monde qui va voir ce temple !
Nous retraversons la fameuse rue centrale et parcourons maintenant la partie ouest, vers le nord, bordée de restaurants et recherchons la boulangerie qui vend des buns : ici, tous les ans a lieu un festival des buns, et on les trouve en porte-clé ou coussin. Nous avons du mal à la trouver ; nous tentons de communiquer avec la vendeuse, (elle est étonnée d'être dans notre guide !) mais nous avons compris à temps qu'elle nous servait des buns froids ; je vois la petite étuve et nous choisissons deux buns chou / porc (10), un bun haricots rouge (8hk)et un au lotus (8hk) (il n'y en a pas plus qu'un !); le pain de ces derniers est épais et sec et n'arrive pas à la cheville de la Pâtisserie de Choisy ou les buns surgelés de chez Tang ! celui au porc est plus tendre, mais ce n'est pas très bon! c'est une déception ! comment peuvent-ils faire un festival des buns sur cette île ?
Nous visitons le temple Pak Tai qui est à côté : le personnel et leur chien mangent, et elle aura le toupet de me demander une donation. La tête du dieu est , encore ici, toute petite et il est engoncé dans sa robe brodée ; ouvertures de chaque côté avec le tigre et des petits personnages en relief (en partie cassés), faits avec des petits morceaux de carreaux de couleur ; quelques belles lanternes et pas de dieux menaçants devant l'hôtel, bref, un temple banal.
Devant le temple, ils passent du liquide vert et puant pour faire le revêtement de sol du terrain de sports.
Nous prenons un coca (6hk) et retournons au ferry, accompagné des groupes qui ont une entrée spéciale. Aujourd'hui, le temps est très brumeux, contrairement aux prévisions et nous avons même craint la pluie ! Cela gâche un peu la promenade en bateau ; nous revenons à l'embarcadère n°5 et allons grimper au 55° étage de la tour IFC : belle vue sur les buildings et les taxis miniatures !
Retour à l'hôtel et écriture du CR ; lecture du journal : ils ont arrêté le cerveau belge - 28 ans - responsable des attentats dans le Nord de Paris, à la suite d'un raid de la police. Nous allons dîner au restaurant sino-végétarien où nous sommes déjà allés 131 Parkes St : le thé est tiède ; le porc aigre-doux est bon mais les meatballs aux légumes mélangés sont seulement accompagnés de chou presque cru (bof !)et de quelques champignons avec un petit bol de riz (10hk) soit 196hk avec les 10%.
Nous rentrons par Temple St , je vois quelques Tsh, mais pas à ma taille et plutôt moches. Demain, c'est la dernière journée avant le retour à Paris dans la soirée.
Petit passage à Park Shop On fait imprimer nos cartes d'embarquement et on nous demande 10hk : ils sont vraiment rapiats, ces chinois!
Samedi 21 Novembre : Sha Tin et HK Heritage Museum
Nous nous levons vers 7h et laissons nos bagages dans une petite salle fermée (gratuite) et prenons le métro pour aller visiter le temple des 10 000 Bouddhas de Sha Tin. Ils annoncent la pluie et nous prenons notre pépin (encore pour rien !) Nous montons un escalier bordé de nombreux bouddhas dorés, de taille humaine, aux allures différentes et parfois amusantes. Nous sommes presque les seuls à faire cette visite !
Belle salle principale, murs décorés de très nombreuses petites statuettes de bouddha avec de plus gros bouddhas dorés, dans la partie inférieure ; devant l'autel un corps exhumé, intact, est laqué et doré dans une cage de verre :c'est celui de Reverend Yuet Kai (1940-1970) philosophe et poète, qui a fondé le monastère (bouddhiste); il est un peu fou, il s'est coupé les doigts et s'est arraché un morceau de poitrine pour en faire des lampes qu'il a brûlé devant Bouddha ; derrière lui, autel avec trois bouddhas entourés par des centaines de petites statues de bouddha ; autres halls, genre vitrines avec des arhants colorés, hall avec des chapelets de pétards ! dieu ou déesse sur un lion ou un éléphant blanc ; funérarium (petites cases dorées, abonnement pour 40 ans), nous explique une femme et une belle pagode à 9 étages.
Un homme nettoie une statue de bouddha au jet d'eau.
Nous montons l'escalier derrière le temple jusqu'à différents petits autels ; temple avec un bouddha debout ; drôle de bouddha dont les bras / mains sortent des yeux ! et un autre funérarium où une femme est occupée à passer un pinceau sur les inscriptions situées, dans la petite case, sous la photo de son père ( peut-être ? ). Elle a déposé sur une petite table, son plat et sa boisson préférée, un bon gâteau et un petit bouquet de fleurs. Plus loin, nous dominons une mare où nagent de grosses tortues et, encore plus haut, nous voyons un gros bouddha couché en pierre; nous montons à son niveau et arrivons à une cascade qui sort de la falaise par un tuyau ; mare aussi, avec des poissons.
Nous quittons le temple et passons devant les quelques maisons du village de Pai Tau, le reste de la ville étant occupé par de hauts buildings. Nous longeons l'estuaire (piste cyclable) , partiellement comblé, pour gagner du terrain (alors, adieu, les plages !), nous prenons le pont piétonnier et reprenons le métro à Sha Tin pour une station : Che Kung Temple (pose gâteaux secs devant le musée).
Nous allons visiter le Hong Kong Heritage Museum : c'est un musée avec de grands couloirs vides, nous visitons la section retraçant la vie des ethnies Pautis et Aka (leurs esclaves, en quelque sorte), grand sampan en bois, M.fait une vidéo du mariage du bateau-dragon ( les femmes balancent leurs bras en avançant pour imiter le mouvement du bateau-dragon ) qui vient du musée historique que nous avons visité l'autre jour ; ce musée était beaucoup plus ludique et on pouvait s'asseoir !
Nous visitons une salle très intéressante retraçant l'évolution de Hong Kong, depuis les temps anciens (avec quelques petites maisons !), la population s'étant agrandi de façon exponentielle ! maintenant, il y a des milliers de tours ! L'aéroport de Lantau a été construit sur une île artificielle ( avant, il était à kowloon, mais c'était trop dangereux : les avions rasaient le toit des buildings ), et d'autres parties de la mer ont été comblées pour gagner de la place ; plusieurs tunnels passent sous la mer et de grands travaux sont encore prévus : des lignes de métro sont poursuivis, des lignes de train créées, c'est incroyable ; ils vont faire un autre tunnel sous la mer pour faire passer une ligne de train entre Central et le sud de l'île. Beau musée d'art chinois avec des pièces très anciennes impeccables, on se demande si elles sont d'origine.
Le temple Che Kung Temple est fermé pour rénovation.
Nous perdons un peu de temps en retournant au métro Sha Tin pour chercher un Macdonald, mais la foule est bruyante et irrespirable ! Nous rentrons dans nos quartiers et prenons un menu Alpine chez Macdonald, près de Park Shop (38 hk/p) et un friand aux pommes (5hk) ( quatre jeunes occupent une table sans consommer) et nous allons lire le journal dans un petit square du quartier. Nous lisons un reportage sur un voyage de quatre chinois en Iran : ils ont ressenti les mêmes choses que nous.
Pas de pluie, aujourd'hui : ils encore eu tout faux ! (Nous avons dépensé 150 hk plus 10,3 pris sur les 50e de caution, soit 160,3 soit 20e pour 10 jours métro et ferry par personne sauf ferry Macau) ; et encore c'est l'airport express qui est très cher ! (60hk); bus du premier jour 13hk ; on nous retient 9hk si on rend la carte dans un délai inférieur à trois mois.
En gros, nous avons dépensé 55e/jour (non compris l'avion et l'hôtel, sans souvenir) pour deux personnes , pour 10 jours. (donc avec petit déjeuner dans la chambre et un repas par jour). Si vous faites Ocean Park ou Disney, c'est beaucoup plus cher.
La Dalmatie en mode routard (septembre 2015) English translation pending
Voici mon retour d’expérience sur mes 16 jours en Croatie.
Circuit - Dubrovnik *** - Korcula - Hvar - Bol (Brac) - Split *** - Korenica : Plitvice *** - Zadar + Paklenica - Sibenik + Krka + Kornati NP - Trogir - Split - Dubrovnik + Montenegro (Kotor, Budva)
Budget par jour - Logement : 145 Kn - Nourriture : 67 Kn - Transport : 85 Kn - Visite : 82 Kn Les prix en Croatie sont assez semblables à ce qu’on trouve chez nous, donc assez chère par rapport aux autres pays de l’Est.
Considérations générales Même si c’est joli, il n’y a généralement pas énormément à voir dans chaque ville, il faut donc se déplacer tous les 1 ou 2 jours. A part Split et Zadar, les villes se ressemblent fort. Càd, une vielle ville style médiéval composée de petites ruelles, avec parfois un fort qui la surplombe.
A cette période de l’année, il n’y pas trop de touriste. A Split et Dubrovnik il y avait pas mal de monde, mais c’était gérable, et cela n’a rien à voir avec la foule des mois de juillet et août. La température était elle aussi agréable, à part 3 jours où il a fait un peu trop chaud et lourd. Je n’ai pas eu de pluie.
Lors de la préparation de mon voyage j’avais envisagé de louer une voiture. Heureusement je n’ai pas choisi cette option. Cela aurait été plus une contrainte qu’un avantage (Surtout pour visiter les îles). Les transports en commun sont très développés (bus, bateau), et dans le cas contraire il y a toujours une agence qui exploite les quelques destinations qui ne sont pas couvertes.
Argent J’ai principalement retiré de l’argent aux ATM, sauf en fin de séjour pour des plus petits montants où je suis passé par un bureau de change. Remarque concernant les ATM : Dans un des écrans de choix vous devrez choisir d’accepter ou non le taux de conversion proposé par la banque. Il faut choisir l’option ne pas accepter le taux proposé. Dans ce cas c’est le taux de votre carte de crédit qui sera d’application. Ce taux sera bien meilleur que celui proposé. Il n’y pas beaucoup d’endroit où on pouvait payer par carte de crédit.
Nourriture Pratiquement toutes les supérettes ont un comptoir boulangerie. C’est un peu moins cher que dans une vrai boulangerie, mais le choix est plus limité.
Plage C’est soit du gravier, soit des rochers. Il faut donc prévoir des sandales ou des chaussures pour aller dans l’eau. Je n’ai vu aucune plage de sable. Ce que eux appel plage de sable c’est généralement du petit gravier. L’avantage c’est que l’eau est translucide. Dans certains petits ports on peut voir le fond et les poissons nager.
Faire la fête En juillet et août il y a énormément de festivals de musique électronique un peu partout en Croatie. En septembre c’est plus calme. Dans les villes où je suis passé c’est Hvar mais surtout Split qui sont les plus intéressantes pour faire la fête. A Zadar, il y a pas mal de petits concerts. C’est pas la frénésie de Split, mais certain préfèrerons ce type d’ambiance. A Dubrovnik, le club où tout le monde va, c’est le Reveline qui se trouve près de la porte Polce. A partir de 11h, il y a des filles qui donnent des entrées gratuites dans la rue principale. Sinon c’est 100Kn.
Détail Korcula (prononcez Kortchoula) Transport Les ferries arrivent à l’embarcadère qui se trouve à 3km de la ville. L’embarcadère pour les catamarans se trouve en ville. Il y en a en fait deux, un a droite et un à gauche de la ville. Suivant les conditions météo il accoste d’un côté ou de l’autre. Ce n’est que le jour même que cela se décide. Les bus qui viennent de Dubrovnik vous déposent à l’entrée de la vielle ville.
Visite - Vielle ville de korcula. En 1h vous avez fait le tour. C’est très joli, mais très petit. La route qui surplombe la ville offre un beau point de vue. - Louer un scooter, ou une voiture pour visité l’île, et se trouver une petite crique pour soit tout seul (Ce qui est assez facile). - Faire une excursion à la journée au PN de Mljet (Mièt). Je ne l’ai pas fait, et les avis que j’ai eus sont très partagés. Soit c’est super, soit c’est surfait. Ce qui est certain c’est que c’est depuis Korcula que c’est le plus facile à organiser. Les agences sur place proposent des transferts en speed boat, vous perdez donc pas trop de temps en transfert.
Hvar (var) Transport Des catamarans relient Hvar à Korcula, Dubrovnik, et Split. Pour aller à Bol, il faut prendre le bus pour Jelsa (35min). Et à Jelsa prendre un aller simple dans un bateau de tourisme (Départ à 9h30 – 40Kn). J’ai pris Adiana, mais il y a 2 compagnies. 1h10 pour la traversé, mais ça peu-être plus en fonction des conditions météo.
Visite Hvar (1/2 jour) : Petites ruelles, quelques églises, et le point de vue depuis le fort.
Bol sur l’île de Brac (Bratch) Transport Si vous venez juste pour la plage de Bol (C’est vrai qu’il n’y pas grand-chose d’autre à voir), il y a des excursions depuis Hvar qui se font avec un ancien bateau de pêche et qui fait office de discothèque durant la traversée. Depuis le port il y a des bateaux taxis qui peuvent vous amenez jusqu’à la plage de bol. Ils annoncent 3 km pour faire peur aux touristes. Mais c’est moins loin (2km), et le sentier qui longe la côte est vraiment agréable. Pour Split il y a un catamaran à 6h30 ou 7h30. Sinon prendre le bus jusqu’à Supetar (1h), et ensuite le ferry pour Split.
Visite Une après-midi pour la plage de bol. La plage de bol est plus jolie vue depuis la falaise que du bas. Il s’agit d’une plage de gravier.
Split Dans la vielle ville, à de nombreux endroit accroché aux murs, vous trouvez des plans à emporter. Ils sont très bien faits et mentionnent entre autre l’emplacement des hostels.
Ville : 1j. La vielle vilMÒTst différente des autres, il s’agit en fait d’un ancien palais romain qui s’est transformé au fil du temps en petite ville. C’est ce qui en fait son intérêt et la rend différente. Amusez-vous à retrouver les morceaux du palais romain dans les constructions actuelles. Le deuxième centre d’intérêt est le parc Marjan, qui offre de belles vues sur la ville.
Plitvice NP : 1j Il s’agit d’une enfilade de lacs parsemés de chutes d’eau. Il y a deux entrées, une au milieu (c’est là que vous arriverez si vous venez de Korenica) et une en haut. Un petit train fait le trajet entre le haut le bas. Au milieu des bateaux vous permettent de changer de côté et d’aller vers le bas (C’est compris dans le prix du ticket d’entrée). Mais rien de vous empêche de tout faire à pieds, descendre par un côté des lacs et remonter par l’autre. Sur la journée, vous aurez largement le temps. N’oublié pas de prévoir votre pique-nique et de l’eau.
Si vous prévoyez de rester plus longtemps dans la région, il y a des ballades à faire à pied et en VTT dans les collines de la région. Pour ma part, j’ai repris le bus pour Zadar le jour même à 17h30 (à Korenica). Bizarrement ce bus n’était pas repris sur les sites internet. Sinon le suivant était à 17h50.
Zadar ½ j pour le centre-ville.
Paklenica NP : 1j (50Kn) Une excursion intéressante à faire depuis Zadar, est d’aller se balader dans le parc national de Paklenica. Il y a vraiment des randonnés pour tous les niveaux. Le parc se trouve à 45min de bus de Zadar. Pour s’y rendre, il faut prendre un bus local ou un bus de ligne, et descendre à Starigrad ou Seline. Bus au départ de Zadar à 7h30 (bus local platform 13), 8h. Retour vers 16h, 16h50, et 19h. Horaires non exhaustif. Il y a deux entrées distantes de 3,5 km, une première à Seline qui donne sur le Mala Paklenica (Petit canyon), et une deuxième à Starigrad qui donne sur le Velika Paklenica (Grand Canyon). Le grand cayon est facile, c’est un sentier qui monte en pente faible. Je vous conseille d’aller au moins jusqu’au refuge. Il y règne d’habitude une bonne ambiance. En cours de route vous pouvez monter jusqu’à la grotte de Manita Pec. 40 min de monté assez raide. Des visites guidés de la grotte sont possible jusqu’ à 13h (20Kn). Prévoyez un vêtement bien chaud car dans la grotte il fait 10°, et une lampe de poche est la bienvenue mais pas indispensable. Si vous prévoyez de faire le tour complet, je vous conseille de commencer par le Mala cayon. Car celui-ci est assez dur. Il n’y pas de sentier, c’est le torrent à sec qui fait office de sentier. C’est plus facile à faire en monté et moins dangereux. Et au moins si vous voyez que c’est trop difficile, vous pourrez toujours faire demi-tour.
Sibenik (Chibenik) 1/2j pour la vielle ville. Le seul intérêt du fort est son point de vue sur la ville.
Excursions Krka (Keurka) : 2h pour la visite des chutes de Skradinski buk. Plus si vous voulez vous baigner, ou si vous voulez faire une des excursions sur le lac qui se trouve en amont des chutes. Une petite déception pour moi, moins joli que Plitvice et beaucoup de monde. Comme c’est assez petit, on est vite un peu les uns sur les autres. A partir de 15h, il y a déjà beaucoup moins de monde. Le parc se trouve à environ 15km de Sibenik (15Kn et 25 min en bus). Les 2 accès pour les chutes sont Lozovac et Skradin. Il y a plus de bus qui font arrêt à Skradin qu’a Lozovac. Si vous arriver à Skradin vous devrez prendre un bateau jusqu’au chutes, tandis qu’à Lozovac c’est un bus qui vous descend jusqu’au chutes. Dans les 2 cas le transport est compris dans le prix d’entrée, et vous pouvez bien sur faire le trajet à pied.
Kornati NP : J’ai fait l’excursion avec www.destina-vodice.hr/en/destina qui pars de Vodice (300Kn : 9h-17h45). Vodice se trouve à 20 min de bus de Sibenik (16Kn). C’est une petite ville agréable, même s’il n’y a rien à visiter. La croisière était très bien. La croisière consiste en une balade entre les îles du PN jusqu’à Dugi Otok, où on avait 2h30 de temps libre pour la visite du lac et de ces environs. En cours de route on a eu droit un repas. On avait le choix entre du poisson ou un blanc de poulet, le tout accompagné de vin ou d’eau. C’était copieux et on pouvait se resservir. Il y avait aussi un petit orchestre à bord pour rendre la traversé jusqu'au parc moins longue.
Primosten Rien à voir et pas de consigne bagage (Garderoba). Passez votre chemin.
Trogir 2 à 3h. Très joli. Juste à certain endroit dans la ville, un peu trop de parasol. On avait du mal à encore voir les bâtiments. C’est une excursion qui peut se faire depuis Split. 40 min de bus.
Dubrovnik A Dubrovnik tout est plus chère. Si vous voulez un logement à moins de 30€, il faudra vous écarté un peu de la vielle ville. C’est la même chose pour les restaurants. Le snack le plus proche et pas trop chère que j’ai trouvé, se situe en face du téléphérique. Il y a une boulangerie et une supérette juste après la porte Polce.
Visite - Les remparts (100Kn). A faire le matin avant 10h ou le soir pour éviter la foule. Il y a 3 entrées. Seul celle près de la porte Pile accepte les cartes de crédit. - Le fort. 30Kn, mais gratuit si même jour que les remparts. Je trouvais la vue plus intéressante que depuis les remparts. - Téléphérique (108Kn pour un aller-retour). Il y a aussi un sentier qui permet de monté à pied (45min). Je trouvais qu’en haut ce n’était pas terrible pour faire des photos à cause des câbles qui entravaient la vue. Depuis la route sur le haut de la ville (celle qu’on prend lorsqu’on vient de l’aéroport), on a aussi de très beaux points de vue sur la vielle ville. - Musées : Pour le palais du Recteur ou le musée maritime (Fermé le lundi) il faut acheter un pass (100Kn) qui donne accès à 9 musées. Donc si vous ne voulez en visité que un cela revient assez chère. - Kayak : Pas fait, mais visiblement c’est une activité qui à beaucoup de succès. - Excursion en bateau vers les îles les plus proches.
- Monténégro J’ai fait une excursion au Monténégro avec l’agence Deus Tour (270Kn : 7h30-18h). Les déplacements se faisaient à bord d’un van de 9 places. Donc pas de perte de temps à la frontière (30s maximum) par rapport à un bus. Cette excursion faisait arrêt à Kotor et Budva, où l’on avait respectivement 2h45 et 1h30 de temps libre. Kotor est une petite ville dans le style des villes Croate. L’intérêt ici est de monté le sentier qui va jusqu’au fort pour profiter de la vue sur les bouches de Kotor. Budva était une déception pour moi. La vielle ville est vraiment minuscule et n’en vaut pas la peine. La plage n’était pas mieux que celle de Dubrovnik et je la trouvais un peu sale. Sinon il y a plusieurs centres commerciaux pour ceux qui veulent faire les boutiques.
Transport - Terminal de bus se trouve à Gruz, à 3km de la vielle ville. - Terminal des ferries, 100m avant le terminal de bus. Du port de la vieille ville ne partent que des petits bateaux vers l’île de Lokrum et vers Cavtat. - Aéroport de Dubrovnik (A 20 km de la vielle ville) Navette Atlas (40Kn ou 6€). Les horaires ne sont définit qu’un jour à l’avance et dépendent des départs et des arrivées. Donc si votre avion est en retard pas d’inquiétude la navette attend. (Il y a aussi des bus régulier, mais beaucoup plus rare.) Votre ticket vous devez l’acheter dans le hall ou se trouvent les bureaux de changes et les ATM. A Dubrovnik le bus fait arrêt à la porte Pile et au terminal de bus. Pour les trajets vers l’aéroport il est possible de monter dans le bus au terminal de bus et devant le téléphérique. Dans ce sens si vous montez à l’arrêt du téléphérique vous pouvez payer directement dans le bus.
Hébergement Les hostels (=hébergement possédant des dortoirs) sont très nombreux. Les seules exception sont Korcula, Plitvice (seulement 2 hostels) et Mljet (Aucun). Au mois de septembre il n’est pas nécessaire de réserver, sauf si vous arrivez en soirée et que vous ne voulez pas devoir faire plusieurs hostels. Dans certain cas, si c’est plein et que vous arrivé le soir il vous proposerons, soit de dormir sur le canapé de la pièce commune, soit de vous loger dans un Sobe pour le même prix. Sinon il reste le camping, ou les Sobe. A cette période de l’année il est possible de trouver un Sobe au même prix qu’un lit dans un dortoir. La clientèle des hostels est composé de 80% d’Australiens, 5% Américains, et 15% pour le reste du monde. Donc si vous ne voulez pas vous retrouvez trop seul, il faut avoir quelques bases en Anglais. Dans certains hostels lorsque vous arrivez, ils vous font une petite présentation de la ville, mais ce n’est pas toujours le cas. Mais dans tous les cas il ne faut pas hésiter à leur demander des conseils, des infos, car ils ont souvent des très bons plans. N’oublier pas de noter le numéro, et si vous en avez l’occasion vérifier sur un plan où se trouve l’hostel, car sur place (si vous n’avez que le nom de la rue) vous risquez de passer devant l’hostel sans vous en rendre compte. En effet il est très rare qu’il y ai une pancarte, de temps en temps une petite plaque à côté du numéro avec le nom de l’hostel, mais parfois il n’y a aucune indication sur la façade.
Même si je n’ai pas eu de mauvais hostel, il y en a où vous avez envie de revenir.
Mes coups de cœur Sibenik - Hostel Splendido (Eugena Kvaternika 11) Idéalement situé, à 30 mètres du terminal de bus et à 3 min de la veille ville. Les chambre sont très bien, et semblaient être neuves. L’hostel possède une terrasse et une cuisine dans une annexe à côté de la terrasse. La patronne se coupe vraiment en 4 pour vous. En plus de ces bons conseils, elle vous aidera à organiser vos excursions. En plus des dortoirs, l’hostel possède aussi une chambre double. Une adresse à recommander.
Plitvice - Falling Lakes Hostel (Korenica, Vaganacka 14) Cet hostel se trouve à Korenica qui est à 17 km de Plitvice. Vraiment très bien, les dortoirs sont vraiment spacieux, c’est propre, et c’est tout neuf. Il y règne une ambiance backpakers que je n’ai pas retrouvé dans les autres hostels. L’hostel se trouve à 5 min de l’arrêt de bus et du supermarché. Pour vous rendre au parc vous pouvez soit prendre un des bus de ligne qui passe à Korenica, soit plus facile utiliser une des 2 navettes qu’organise l’hostel (35 Kn). L’autre hostel dans les environs de Plitvice est le Plitvice Backpackers. Si vous ne voulez pas cuisiné, il y a un restaurant bon et pas chère à Korenica. Il s’agit du Bistro Marina, qui se trouve dans la rue principale à 2min de l’hostel.
Dubrovnik - Hostel & Rooms Ana (Kovacka 4) Cet hostel est un ovni dans le monde des hostels, il ne conviendra pas à tout le monde. C’est d’abord un des mieux situé, il occupe les deux derniers étages d’une maison dans le bas de la veille ville. Ensuite, c’est là sa force et sa faiblesse, tout est très petit, les chambres, la cuisine, la salle de séjour. Mais il possède malgré tout le confort nécessaire, air-conditionné et placard dans les chambres, lave-vaisselle dans la cuisine. Comme les chambres ne sont pas très grande, personne ne reste dans la chambre, mais se réunit dans la salle de séjour qui est le prolongement de la cuisine. Dans cette pièce il y une seul grande table qui prend toute la place. Donc vous ne pouvez pas faire autrement que de discuter avec les autres voyageurs. Il ne faut que quelques minutes pour faire connaissance avec l’ensemble des autres clients. Donc une super ambiance, où vraiment tout le monde discute ensemble et échange ces bons plans de voyage. Surtout que Ana la patronne (un phénomène), en plus de ces précieux conseils, n’est pas à cours d’idée pour réunir tout le monde. Le matin elle offre le café et le soir l’apéro. L’hostel possède aussi deux appartements à quelques mètres de là, cela vous permet d’avoir un peu plus de place et d’intimité, mais en profitant malgré tout de l’ambiance de l’hostel. Donc si pour vous voyager c’est aussi échanger avec les autres voyageurs, vous devez faire un séjour dans cet hostel, sinon allez voir ailleurs. Ceux qui n’aime pas cet hostel lui reproche généralement que c’est trop petit et que certaines pièces communes ne sont pas toujours très bien rangées, mais tout le monde est d’accord sur un point, on se sent comme chez soi.
Hvar – Green Lizard (Domovinskog rata 13) Très bien, très propre. Juste en dehors de la vielle ville sur les hauteurs. Ce qui permet d’avoir une belle vue, et plus d’espace avec un petit jardin autour de la maison et une cuisine à l’extérieur.
Les autres Bol - Hostel Kiki Sur le haut de la ville. Le point fort de cet hostel est le petit jardin sur lequel donne les 2 dortoirs. Chaque dortoir à sa cuisine et sa salle de bain qui est vraiment grande. Ce qui est dommage c’est qu’il n’y pas vraiment de séparation entre la cuisine et la partie avec les lits. Mais avec le jardin ou on se retrouve le soir, il règne une ambiance vraiment sympas dans cet hostel. Le Funky Donky dont j’avais entendu du bien sur internet n’est ouvert qu’en haute saison. Il ferme fin août.
Korcula - Hostel Caenazzo C’est le seul hostel dans la ville. Il est situé à côté de la cathédrale, juste au-dessus de la pizzeria du même nom. La chambre que j’avais au dernier étage sous la toiture était un peu chaude. Il y en a un deuxième hostel, le Dragan's Den, qui se trouve à 2 km de la ville. Il semble plus spacieux.
Zadar - House Hostel Zadar Très bien situé, entre le terminal de bus et la vielle ville. La patronne est très sympa.
Split Old Town Hostel Split et l’Adriatic Hostel.
Transport 9h : Bus Dubrovnik – Korcula (3h – 99Kn+10Kn pour le bagage en soute). 6h : Catamaran pour Hvar (1h45 – 70Kn). 8h30 : Bus Hvar – Jelsa (35min – 33Kn) + 9h30 : Bateau Jelsa – Bol (1h10 – 40Kn) 10h45 : Bus Bol – Supetar (1h – 40Kn) + 12h30 : Ferries Supetar - Split (1h – 33Kn) 12h : Bus Split – Korenica (5h30 – 144Kn+7Kn) 17h30 : Korenica – Zadar (1h30 – 90Kn) 12h45 : Zadar – Sibenik (1h30 – 51Kn+7Kn) 8h Sibenik – 8h35 Primosten 9h50 – 10h35 Trogir 15h – 15h40 Split (27kn+7Kn, ?, 15Kn) 9h15 : Split – Dubrovnik (4h15 – 125Kn+12Kn)
Rem: Je n’ai jamais acheté mes titres de transports à l’avance.
Quelques liens Hébergement - Auberge de jeunesse (hostel) : http://www.french.hostelworld.com/Auberges-de-Jeunesse/Croatie - Camping : http://www.camping.hr/
Bus - http://www.autobusni-kolodvor.com/en/default.aspx - https://www.autotrans.hr/en-us/home - http://www.buscroatia.com/ - Dubrovnik : http://libertasdubrovnik.com/ - Split : http://www.ak-split.hr/EN/vozni.red/index.html - Zadar : http://www.liburnija-zadar.hr/index.php?lang=en - Zagreb : http://voznired.akz.hr/voznired.aspx?lang=en - Sibenik : http://www.atpsi.hr
Train - http://www.hznet.hr/
Ferries - http://www.croatiaferries.com/ - Jadrolinija : http://www.jadrolinija.hr/en/ferry-croatia - G&V Line : http://www.gv-line.hr/index.php?lang=E - Krilo : http://krilo.hr/en/sailing_schedule.html - Linijska Nacionalna Plovidba : http://lnp.hr/en/
Parcs nationaux - Plitvice : http://www.np-plitvicka-jezera.hr/ - Krka : http://www.npkrka.hr/ - Paklenica : http://www.np-paklenica.hr/fr/ - Biokovo : http://www.pp-biokovo.hr/en/20/home - Mljet : http://www.mljet.hr/?l=fra - Telascica : http://www.telascica.hr/
Guide de voyage - IDEOZ : http://voyages.ideoz.fr/ - Korcula Info (En) : http://www.korculainfo.com/
Voilà, n’hésitez pas à me corriger, ou à compléter ce post avec votre propre expérience.
Circuit - Dubrovnik *** - Korcula - Hvar - Bol (Brac) - Split *** - Korenica : Plitvice *** - Zadar + Paklenica - Sibenik + Krka + Kornati NP - Trogir - Split - Dubrovnik + Montenegro (Kotor, Budva)
Budget par jour - Logement : 145 Kn - Nourriture : 67 Kn - Transport : 85 Kn - Visite : 82 Kn Les prix en Croatie sont assez semblables à ce qu’on trouve chez nous, donc assez chère par rapport aux autres pays de l’Est.
Considérations générales Même si c’est joli, il n’y a généralement pas énormément à voir dans chaque ville, il faut donc se déplacer tous les 1 ou 2 jours. A part Split et Zadar, les villes se ressemblent fort. Càd, une vielle ville style médiéval composée de petites ruelles, avec parfois un fort qui la surplombe.
A cette période de l’année, il n’y pas trop de touriste. A Split et Dubrovnik il y avait pas mal de monde, mais c’était gérable, et cela n’a rien à voir avec la foule des mois de juillet et août. La température était elle aussi agréable, à part 3 jours où il a fait un peu trop chaud et lourd. Je n’ai pas eu de pluie.
Lors de la préparation de mon voyage j’avais envisagé de louer une voiture. Heureusement je n’ai pas choisi cette option. Cela aurait été plus une contrainte qu’un avantage (Surtout pour visiter les îles). Les transports en commun sont très développés (bus, bateau), et dans le cas contraire il y a toujours une agence qui exploite les quelques destinations qui ne sont pas couvertes.
Argent J’ai principalement retiré de l’argent aux ATM, sauf en fin de séjour pour des plus petits montants où je suis passé par un bureau de change. Remarque concernant les ATM : Dans un des écrans de choix vous devrez choisir d’accepter ou non le taux de conversion proposé par la banque. Il faut choisir l’option ne pas accepter le taux proposé. Dans ce cas c’est le taux de votre carte de crédit qui sera d’application. Ce taux sera bien meilleur que celui proposé. Il n’y pas beaucoup d’endroit où on pouvait payer par carte de crédit.
Nourriture Pratiquement toutes les supérettes ont un comptoir boulangerie. C’est un peu moins cher que dans une vrai boulangerie, mais le choix est plus limité.
Plage C’est soit du gravier, soit des rochers. Il faut donc prévoir des sandales ou des chaussures pour aller dans l’eau. Je n’ai vu aucune plage de sable. Ce que eux appel plage de sable c’est généralement du petit gravier. L’avantage c’est que l’eau est translucide. Dans certains petits ports on peut voir le fond et les poissons nager.
Faire la fête En juillet et août il y a énormément de festivals de musique électronique un peu partout en Croatie. En septembre c’est plus calme. Dans les villes où je suis passé c’est Hvar mais surtout Split qui sont les plus intéressantes pour faire la fête. A Zadar, il y a pas mal de petits concerts. C’est pas la frénésie de Split, mais certain préfèrerons ce type d’ambiance. A Dubrovnik, le club où tout le monde va, c’est le Reveline qui se trouve près de la porte Polce. A partir de 11h, il y a des filles qui donnent des entrées gratuites dans la rue principale. Sinon c’est 100Kn.
Détail Korcula (prononcez Kortchoula) Transport Les ferries arrivent à l’embarcadère qui se trouve à 3km de la ville. L’embarcadère pour les catamarans se trouve en ville. Il y en a en fait deux, un a droite et un à gauche de la ville. Suivant les conditions météo il accoste d’un côté ou de l’autre. Ce n’est que le jour même que cela se décide. Les bus qui viennent de Dubrovnik vous déposent à l’entrée de la vielle ville.
Visite - Vielle ville de korcula. En 1h vous avez fait le tour. C’est très joli, mais très petit. La route qui surplombe la ville offre un beau point de vue. - Louer un scooter, ou une voiture pour visité l’île, et se trouver une petite crique pour soit tout seul (Ce qui est assez facile). - Faire une excursion à la journée au PN de Mljet (Mièt). Je ne l’ai pas fait, et les avis que j’ai eus sont très partagés. Soit c’est super, soit c’est surfait. Ce qui est certain c’est que c’est depuis Korcula que c’est le plus facile à organiser. Les agences sur place proposent des transferts en speed boat, vous perdez donc pas trop de temps en transfert.
Hvar (var) Transport Des catamarans relient Hvar à Korcula, Dubrovnik, et Split. Pour aller à Bol, il faut prendre le bus pour Jelsa (35min). Et à Jelsa prendre un aller simple dans un bateau de tourisme (Départ à 9h30 – 40Kn). J’ai pris Adiana, mais il y a 2 compagnies. 1h10 pour la traversé, mais ça peu-être plus en fonction des conditions météo.
Visite Hvar (1/2 jour) : Petites ruelles, quelques églises, et le point de vue depuis le fort.
Bol sur l’île de Brac (Bratch) Transport Si vous venez juste pour la plage de Bol (C’est vrai qu’il n’y pas grand-chose d’autre à voir), il y a des excursions depuis Hvar qui se font avec un ancien bateau de pêche et qui fait office de discothèque durant la traversée. Depuis le port il y a des bateaux taxis qui peuvent vous amenez jusqu’à la plage de bol. Ils annoncent 3 km pour faire peur aux touristes. Mais c’est moins loin (2km), et le sentier qui longe la côte est vraiment agréable. Pour Split il y a un catamaran à 6h30 ou 7h30. Sinon prendre le bus jusqu’à Supetar (1h), et ensuite le ferry pour Split.
Visite Une après-midi pour la plage de bol. La plage de bol est plus jolie vue depuis la falaise que du bas. Il s’agit d’une plage de gravier.
Split Dans la vielle ville, à de nombreux endroit accroché aux murs, vous trouvez des plans à emporter. Ils sont très bien faits et mentionnent entre autre l’emplacement des hostels.
Ville : 1j. La vielle vilMÒTst différente des autres, il s’agit en fait d’un ancien palais romain qui s’est transformé au fil du temps en petite ville. C’est ce qui en fait son intérêt et la rend différente. Amusez-vous à retrouver les morceaux du palais romain dans les constructions actuelles. Le deuxième centre d’intérêt est le parc Marjan, qui offre de belles vues sur la ville.
Plitvice NP : 1j Il s’agit d’une enfilade de lacs parsemés de chutes d’eau. Il y a deux entrées, une au milieu (c’est là que vous arriverez si vous venez de Korenica) et une en haut. Un petit train fait le trajet entre le haut le bas. Au milieu des bateaux vous permettent de changer de côté et d’aller vers le bas (C’est compris dans le prix du ticket d’entrée). Mais rien de vous empêche de tout faire à pieds, descendre par un côté des lacs et remonter par l’autre. Sur la journée, vous aurez largement le temps. N’oublié pas de prévoir votre pique-nique et de l’eau.
Si vous prévoyez de rester plus longtemps dans la région, il y a des ballades à faire à pied et en VTT dans les collines de la région. Pour ma part, j’ai repris le bus pour Zadar le jour même à 17h30 (à Korenica). Bizarrement ce bus n’était pas repris sur les sites internet. Sinon le suivant était à 17h50.
Zadar ½ j pour le centre-ville.
Paklenica NP : 1j (50Kn) Une excursion intéressante à faire depuis Zadar, est d’aller se balader dans le parc national de Paklenica. Il y a vraiment des randonnés pour tous les niveaux. Le parc se trouve à 45min de bus de Zadar. Pour s’y rendre, il faut prendre un bus local ou un bus de ligne, et descendre à Starigrad ou Seline. Bus au départ de Zadar à 7h30 (bus local platform 13), 8h. Retour vers 16h, 16h50, et 19h. Horaires non exhaustif. Il y a deux entrées distantes de 3,5 km, une première à Seline qui donne sur le Mala Paklenica (Petit canyon), et une deuxième à Starigrad qui donne sur le Velika Paklenica (Grand Canyon). Le grand cayon est facile, c’est un sentier qui monte en pente faible. Je vous conseille d’aller au moins jusqu’au refuge. Il y règne d’habitude une bonne ambiance. En cours de route vous pouvez monter jusqu’à la grotte de Manita Pec. 40 min de monté assez raide. Des visites guidés de la grotte sont possible jusqu’ à 13h (20Kn). Prévoyez un vêtement bien chaud car dans la grotte il fait 10°, et une lampe de poche est la bienvenue mais pas indispensable. Si vous prévoyez de faire le tour complet, je vous conseille de commencer par le Mala cayon. Car celui-ci est assez dur. Il n’y pas de sentier, c’est le torrent à sec qui fait office de sentier. C’est plus facile à faire en monté et moins dangereux. Et au moins si vous voyez que c’est trop difficile, vous pourrez toujours faire demi-tour.
Sibenik (Chibenik) 1/2j pour la vielle ville. Le seul intérêt du fort est son point de vue sur la ville.
Excursions Krka (Keurka) : 2h pour la visite des chutes de Skradinski buk. Plus si vous voulez vous baigner, ou si vous voulez faire une des excursions sur le lac qui se trouve en amont des chutes. Une petite déception pour moi, moins joli que Plitvice et beaucoup de monde. Comme c’est assez petit, on est vite un peu les uns sur les autres. A partir de 15h, il y a déjà beaucoup moins de monde. Le parc se trouve à environ 15km de Sibenik (15Kn et 25 min en bus). Les 2 accès pour les chutes sont Lozovac et Skradin. Il y a plus de bus qui font arrêt à Skradin qu’a Lozovac. Si vous arriver à Skradin vous devrez prendre un bateau jusqu’au chutes, tandis qu’à Lozovac c’est un bus qui vous descend jusqu’au chutes. Dans les 2 cas le transport est compris dans le prix d’entrée, et vous pouvez bien sur faire le trajet à pied.
Kornati NP : J’ai fait l’excursion avec www.destina-vodice.hr/en/destina qui pars de Vodice (300Kn : 9h-17h45). Vodice se trouve à 20 min de bus de Sibenik (16Kn). C’est une petite ville agréable, même s’il n’y a rien à visiter. La croisière était très bien. La croisière consiste en une balade entre les îles du PN jusqu’à Dugi Otok, où on avait 2h30 de temps libre pour la visite du lac et de ces environs. En cours de route on a eu droit un repas. On avait le choix entre du poisson ou un blanc de poulet, le tout accompagné de vin ou d’eau. C’était copieux et on pouvait se resservir. Il y avait aussi un petit orchestre à bord pour rendre la traversé jusqu'au parc moins longue.
Primosten Rien à voir et pas de consigne bagage (Garderoba). Passez votre chemin.
Trogir 2 à 3h. Très joli. Juste à certain endroit dans la ville, un peu trop de parasol. On avait du mal à encore voir les bâtiments. C’est une excursion qui peut se faire depuis Split. 40 min de bus.
Dubrovnik A Dubrovnik tout est plus chère. Si vous voulez un logement à moins de 30€, il faudra vous écarté un peu de la vielle ville. C’est la même chose pour les restaurants. Le snack le plus proche et pas trop chère que j’ai trouvé, se situe en face du téléphérique. Il y a une boulangerie et une supérette juste après la porte Polce.
Visite - Les remparts (100Kn). A faire le matin avant 10h ou le soir pour éviter la foule. Il y a 3 entrées. Seul celle près de la porte Pile accepte les cartes de crédit. - Le fort. 30Kn, mais gratuit si même jour que les remparts. Je trouvais la vue plus intéressante que depuis les remparts. - Téléphérique (108Kn pour un aller-retour). Il y a aussi un sentier qui permet de monté à pied (45min). Je trouvais qu’en haut ce n’était pas terrible pour faire des photos à cause des câbles qui entravaient la vue. Depuis la route sur le haut de la ville (celle qu’on prend lorsqu’on vient de l’aéroport), on a aussi de très beaux points de vue sur la vielle ville. - Musées : Pour le palais du Recteur ou le musée maritime (Fermé le lundi) il faut acheter un pass (100Kn) qui donne accès à 9 musées. Donc si vous ne voulez en visité que un cela revient assez chère. - Kayak : Pas fait, mais visiblement c’est une activité qui à beaucoup de succès. - Excursion en bateau vers les îles les plus proches.
- Monténégro J’ai fait une excursion au Monténégro avec l’agence Deus Tour (270Kn : 7h30-18h). Les déplacements se faisaient à bord d’un van de 9 places. Donc pas de perte de temps à la frontière (30s maximum) par rapport à un bus. Cette excursion faisait arrêt à Kotor et Budva, où l’on avait respectivement 2h45 et 1h30 de temps libre. Kotor est une petite ville dans le style des villes Croate. L’intérêt ici est de monté le sentier qui va jusqu’au fort pour profiter de la vue sur les bouches de Kotor. Budva était une déception pour moi. La vielle ville est vraiment minuscule et n’en vaut pas la peine. La plage n’était pas mieux que celle de Dubrovnik et je la trouvais un peu sale. Sinon il y a plusieurs centres commerciaux pour ceux qui veulent faire les boutiques.
Transport - Terminal de bus se trouve à Gruz, à 3km de la vielle ville. - Terminal des ferries, 100m avant le terminal de bus. Du port de la vieille ville ne partent que des petits bateaux vers l’île de Lokrum et vers Cavtat. - Aéroport de Dubrovnik (A 20 km de la vielle ville) Navette Atlas (40Kn ou 6€). Les horaires ne sont définit qu’un jour à l’avance et dépendent des départs et des arrivées. Donc si votre avion est en retard pas d’inquiétude la navette attend. (Il y a aussi des bus régulier, mais beaucoup plus rare.) Votre ticket vous devez l’acheter dans le hall ou se trouvent les bureaux de changes et les ATM. A Dubrovnik le bus fait arrêt à la porte Pile et au terminal de bus. Pour les trajets vers l’aéroport il est possible de monter dans le bus au terminal de bus et devant le téléphérique. Dans ce sens si vous montez à l’arrêt du téléphérique vous pouvez payer directement dans le bus.
Hébergement Les hostels (=hébergement possédant des dortoirs) sont très nombreux. Les seules exception sont Korcula, Plitvice (seulement 2 hostels) et Mljet (Aucun). Au mois de septembre il n’est pas nécessaire de réserver, sauf si vous arrivez en soirée et que vous ne voulez pas devoir faire plusieurs hostels. Dans certain cas, si c’est plein et que vous arrivé le soir il vous proposerons, soit de dormir sur le canapé de la pièce commune, soit de vous loger dans un Sobe pour le même prix. Sinon il reste le camping, ou les Sobe. A cette période de l’année il est possible de trouver un Sobe au même prix qu’un lit dans un dortoir. La clientèle des hostels est composé de 80% d’Australiens, 5% Américains, et 15% pour le reste du monde. Donc si vous ne voulez pas vous retrouvez trop seul, il faut avoir quelques bases en Anglais. Dans certains hostels lorsque vous arrivez, ils vous font une petite présentation de la ville, mais ce n’est pas toujours le cas. Mais dans tous les cas il ne faut pas hésiter à leur demander des conseils, des infos, car ils ont souvent des très bons plans. N’oublier pas de noter le numéro, et si vous en avez l’occasion vérifier sur un plan où se trouve l’hostel, car sur place (si vous n’avez que le nom de la rue) vous risquez de passer devant l’hostel sans vous en rendre compte. En effet il est très rare qu’il y ai une pancarte, de temps en temps une petite plaque à côté du numéro avec le nom de l’hostel, mais parfois il n’y a aucune indication sur la façade.
Même si je n’ai pas eu de mauvais hostel, il y en a où vous avez envie de revenir.
Mes coups de cœur Sibenik - Hostel Splendido (Eugena Kvaternika 11) Idéalement situé, à 30 mètres du terminal de bus et à 3 min de la veille ville. Les chambre sont très bien, et semblaient être neuves. L’hostel possède une terrasse et une cuisine dans une annexe à côté de la terrasse. La patronne se coupe vraiment en 4 pour vous. En plus de ces bons conseils, elle vous aidera à organiser vos excursions. En plus des dortoirs, l’hostel possède aussi une chambre double. Une adresse à recommander.
Plitvice - Falling Lakes Hostel (Korenica, Vaganacka 14) Cet hostel se trouve à Korenica qui est à 17 km de Plitvice. Vraiment très bien, les dortoirs sont vraiment spacieux, c’est propre, et c’est tout neuf. Il y règne une ambiance backpakers que je n’ai pas retrouvé dans les autres hostels. L’hostel se trouve à 5 min de l’arrêt de bus et du supermarché. Pour vous rendre au parc vous pouvez soit prendre un des bus de ligne qui passe à Korenica, soit plus facile utiliser une des 2 navettes qu’organise l’hostel (35 Kn). L’autre hostel dans les environs de Plitvice est le Plitvice Backpackers. Si vous ne voulez pas cuisiné, il y a un restaurant bon et pas chère à Korenica. Il s’agit du Bistro Marina, qui se trouve dans la rue principale à 2min de l’hostel.
Dubrovnik - Hostel & Rooms Ana (Kovacka 4) Cet hostel est un ovni dans le monde des hostels, il ne conviendra pas à tout le monde. C’est d’abord un des mieux situé, il occupe les deux derniers étages d’une maison dans le bas de la veille ville. Ensuite, c’est là sa force et sa faiblesse, tout est très petit, les chambres, la cuisine, la salle de séjour. Mais il possède malgré tout le confort nécessaire, air-conditionné et placard dans les chambres, lave-vaisselle dans la cuisine. Comme les chambres ne sont pas très grande, personne ne reste dans la chambre, mais se réunit dans la salle de séjour qui est le prolongement de la cuisine. Dans cette pièce il y une seul grande table qui prend toute la place. Donc vous ne pouvez pas faire autrement que de discuter avec les autres voyageurs. Il ne faut que quelques minutes pour faire connaissance avec l’ensemble des autres clients. Donc une super ambiance, où vraiment tout le monde discute ensemble et échange ces bons plans de voyage. Surtout que Ana la patronne (un phénomène), en plus de ces précieux conseils, n’est pas à cours d’idée pour réunir tout le monde. Le matin elle offre le café et le soir l’apéro. L’hostel possède aussi deux appartements à quelques mètres de là, cela vous permet d’avoir un peu plus de place et d’intimité, mais en profitant malgré tout de l’ambiance de l’hostel. Donc si pour vous voyager c’est aussi échanger avec les autres voyageurs, vous devez faire un séjour dans cet hostel, sinon allez voir ailleurs. Ceux qui n’aime pas cet hostel lui reproche généralement que c’est trop petit et que certaines pièces communes ne sont pas toujours très bien rangées, mais tout le monde est d’accord sur un point, on se sent comme chez soi.
Hvar – Green Lizard (Domovinskog rata 13) Très bien, très propre. Juste en dehors de la vielle ville sur les hauteurs. Ce qui permet d’avoir une belle vue, et plus d’espace avec un petit jardin autour de la maison et une cuisine à l’extérieur.
Les autres Bol - Hostel Kiki Sur le haut de la ville. Le point fort de cet hostel est le petit jardin sur lequel donne les 2 dortoirs. Chaque dortoir à sa cuisine et sa salle de bain qui est vraiment grande. Ce qui est dommage c’est qu’il n’y pas vraiment de séparation entre la cuisine et la partie avec les lits. Mais avec le jardin ou on se retrouve le soir, il règne une ambiance vraiment sympas dans cet hostel. Le Funky Donky dont j’avais entendu du bien sur internet n’est ouvert qu’en haute saison. Il ferme fin août.
Korcula - Hostel Caenazzo C’est le seul hostel dans la ville. Il est situé à côté de la cathédrale, juste au-dessus de la pizzeria du même nom. La chambre que j’avais au dernier étage sous la toiture était un peu chaude. Il y en a un deuxième hostel, le Dragan's Den, qui se trouve à 2 km de la ville. Il semble plus spacieux.
Zadar - House Hostel Zadar Très bien situé, entre le terminal de bus et la vielle ville. La patronne est très sympa.
Split Old Town Hostel Split et l’Adriatic Hostel.
Transport 9h : Bus Dubrovnik – Korcula (3h – 99Kn+10Kn pour le bagage en soute). 6h : Catamaran pour Hvar (1h45 – 70Kn). 8h30 : Bus Hvar – Jelsa (35min – 33Kn) + 9h30 : Bateau Jelsa – Bol (1h10 – 40Kn) 10h45 : Bus Bol – Supetar (1h – 40Kn) + 12h30 : Ferries Supetar - Split (1h – 33Kn) 12h : Bus Split – Korenica (5h30 – 144Kn+7Kn) 17h30 : Korenica – Zadar (1h30 – 90Kn) 12h45 : Zadar – Sibenik (1h30 – 51Kn+7Kn) 8h Sibenik – 8h35 Primosten 9h50 – 10h35 Trogir 15h – 15h40 Split (27kn+7Kn, ?, 15Kn) 9h15 : Split – Dubrovnik (4h15 – 125Kn+12Kn)
Rem: Je n’ai jamais acheté mes titres de transports à l’avance.
Quelques liens Hébergement - Auberge de jeunesse (hostel) : http://www.french.hostelworld.com/Auberges-de-Jeunesse/Croatie - Camping : http://www.camping.hr/
Bus - http://www.autobusni-kolodvor.com/en/default.aspx - https://www.autotrans.hr/en-us/home - http://www.buscroatia.com/ - Dubrovnik : http://libertasdubrovnik.com/ - Split : http://www.ak-split.hr/EN/vozni.red/index.html - Zadar : http://www.liburnija-zadar.hr/index.php?lang=en - Zagreb : http://voznired.akz.hr/voznired.aspx?lang=en - Sibenik : http://www.atpsi.hr
Train - http://www.hznet.hr/
Ferries - http://www.croatiaferries.com/ - Jadrolinija : http://www.jadrolinija.hr/en/ferry-croatia - G&V Line : http://www.gv-line.hr/index.php?lang=E - Krilo : http://krilo.hr/en/sailing_schedule.html - Linijska Nacionalna Plovidba : http://lnp.hr/en/
Parcs nationaux - Plitvice : http://www.np-plitvicka-jezera.hr/ - Krka : http://www.npkrka.hr/ - Paklenica : http://www.np-paklenica.hr/fr/ - Biokovo : http://www.pp-biokovo.hr/en/20/home - Mljet : http://www.mljet.hr/?l=fra - Telascica : http://www.telascica.hr/
Guide de voyage - IDEOZ : http://voyages.ideoz.fr/ - Korcula Info (En) : http://www.korculainfo.com/
Voilà, n’hésitez pas à me corriger, ou à compléter ce post avec votre propre expérience.
Californie (de SF à LA par la côte) - Novembre 2015 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
Depuis que j’ai lu les polars de Michael Connelly, je rêve de parcourir Mulholland Drive …. Pour d’autres, c’est Rodeo Drive et l’espoir d’y voir Julia Roberts sortir de sa boutique. A chacun ses fantasmes !... 10 jours pour découvrir San Francisco, la côte Pacifique et Los Angeles. C’est jouable ! Mais comme toujours, des choix s’imposent. Nous décidons de privilégier SF à LA. Et malheureusement, pas possible de trop flâner sur la côte.
NOTRE PERIPLE EN 10 JOURS :
Mer 11 Nov – Vol Air France : Paris CDG / SFO – Arrivée du vol à 13h00 – Cable Car Powell-Hyde – Fisherman’s Wharf – North Beach – 4 nuits à SFO Jeu – Mission – Haight-Ashbury – Alamo Square – Russian Hills – Coït Tower Ven – En vélo : traversée du GG Bridge – Sausalito – GG Parc Sam – California Academy of Sciences in GG Park – Financial District – Chinatown - Musée du Cable Car – North Beach Dim – En voiture : quelques rues (dont Lombard St !) - Route vers Monterey – Carmel by the Sea - 2 nuits à Monterey Lun – Aquarium – Fisherman’s Wharf - Carmel Mar – La Côte Pacifique et ses Parcs - 1 nuit à San Luis Obispo Mer – Santa Barbara – Santa Monica de nuit - Mulholland Drive de nuit - 3 nuits à Santa Monica Jeu – Hollywood – Griffith Observatory – Bel Air - Beverly Hills – Mulholland Drive de jour Ven – Venice – Santa Monica – Downtown – Civic Center – Financial District – Hollywood Blvd Sam 21 Nov – Vol Delta Airlines : LAX / Detroit / Paris – Départ à 11h45
BUDGET : Cours du dollar : 1 US$ = 0,96 € environ
Dépenses préalables : Vols réguliers sur Air France et Delta Airlines : 910 € l’AR/p ESTA : 14 $ (13,31 €) sur le site officiel. Attention aux sites arnaques. Site officiel : esta.cbp.dhs.gov/....html?execution=e1s1
Dépenses sur place : Location voiture Alamo : 195 € Essence : 60 € (888 km parcourus) Hébergements : 1 134 € Autres : (repas, transports, parkings, entrées des sites) : 1 400 €
Budget total tout compris : 4 636 € (hors achats perso)
GUIDES : Guide Lonely Planet – L’essentiel de la Californie 3rd Edition Beau papier, belle présentation, belles photos mais … sans intérêt … Grosse déception. Guide du Routard 2015 Excellent ! Très précis, très détaillé. Mais pas de belles photos … Je préfère.
TRANSPORTS : 1 – Vols Réservés sur GoVoyage. On part le mercredi matin, on arrive le mercredi matin ! YES ! Vive le décalage horaire ! On rejoint le centre de SF par le BART. 8,65$ pour Powell St. 30 min environ de trajet.
2 – Transports publics à SF Nous avons tout de suite acheté le Muni Passport chez Walgreens nous donnant accès à tous les transports, sauf le BART. Super pratique, vite rentabilisé. Nous avons choisi la version longue : 7j consécutifs, 35$ (il existe aussi des versions de 3j et 1j). Toutes les infos ici : www.sfmta.com/ Ce pass permet aussi de profiter du Cable Car (7$ le trajet autrement !). On ne s’en est pas privé. La carte des bus (ici : www.sfmta.com/maps/muni-system-map ) permet de bien préparer ses visites.
3 – Location de voiture Via Alamo, de bonne réputation. Catégorie compacte éco. Km illimités. Aucune assurance complémentaire. Pas de forcing. 202 $ pour 6 jours. Le prix annoncé à la réservation sur internet sera facturé sur place sans mauvaise surprise. Nous avions apporté notre propre GPS, la location est assez onéreuse. Le permis national a suffi. Voiture en très bon état. Nous la récupérons à la fin de notre séjour à SF, en ville (Bush Street, à quelques blocks de notre hôtel). Nous la rendons à l’aéroport de LA. Navette régulière entre le parking et les terminaux. La restitution de la voiture se passe en quelques courtes minutes, le trajet en navette est un peu plus long (env 10-15 min). Ce n’est pas loin, mais beaucoup de trafic, même à 7h du matin. Prévoyez un peu de marge.
4 – Circulation et parking à LA Le GPS, c’est très pratique. Et très fiable. Cela dit, il privilégie les voies rapides, les freeways. Alors, un bon conseil : récupérer aussi vite que possible un bon plan de LA pour pouvoir parcourir la ville par les voies de surface et éviter les freeways (plus rapides mais sans intérêt. Car est-on vraiment là pour gagner du temps ?). Des plans gratuits sont dispo à l’entrée de la gare Union Station (entre autres). Malgré la densité du trafic, la circulation se fait bien. La conduite des Américains est assez cool, les rues sont larges. Peu de chausse-trappe. Pour se garer. 2 solutions : soit la rue, soit les parkings. Le long des rues : la plupart sont bordées d’horodateurs. Paiement en pièces ou par carte. Assez souvent, ça tourne autour de 1 ou 2$ de l’heure. Durée de stationnement limitée, il donc faut revenir nourrir le parcmètre si la durée est trop courte … En plus, il faut tenir compte des restrictions affichées sur les panneaux (s’il y en a). Des infos ici : voyages-babillages.com/...tit-guide-de-survie/ Un trottoir gris, sans horodateur et sans panneau indique un stationnement gratuit. On en a trouvé à Santa Barbara (sur Cabrillo Blvd, à l’Est du Visitor Center), à Venice (une petite perpendiculaire à Dell Av). Ca se trouve. Les parkings : beaucoup de parkings publics à LA. Parfois assez petits mais bien pratiques. Pas toujours facile de savoir combien il en coûte. D’après ce que j’ai compris, il n’y a pas toujours de tarif horaire. C’est alors un coût forfaitaire "à la journée" ou tout au moins jusqu’à l’heure de fermeture du parking. Nous en avons utilisé un derrière Union Station, dont le tarif est de 6$ jusque 19h00. C’était idéal pour nous. On a toujours trouvé à se garer facilement. Globalement, le coût du parking nous est revenu à 20€ (de Monterey à LA).
HEBERGEMENTS : Réservés sur Booking.com en choisissant, comme toujours, des hôtels avec annulation gratuite. Paiement sur place par Amex. Partout l’accueil est au mini courtois au mieux très chaleureux. Wifi gratuit. J’indique ici le prix par nuit, toutes taxes comprises.
San Francisco – Super 8 Union Square 130 €/nuit – Petit déj buffet inclus Réception un peu glauque … mais chambre tout à fait convenable bien qu’un peu petite. Bien situé (c’était mon critère de choix), proche de nombreux transports et d’Alamo (rental car).
Monterey – Quality Inn 74 €/nuit – Petit déj buffet inclus - Parking gratuit Motel à l’américaine. Spacieux, ultra propre, bien confortable.
San Luis Obispo – Avenue Inn Downtown 97 €/nuit – Petit déj buffet inclus – Parking gratuit Motel – Idem
Santa Monica – Ocean Park Inn 124 €/nuit – Petit déj NON inclus – Parking gratuit Vraiment rien de trop ici : ni nécessaire à thé, ni sèche-cheveux, ni mouchoirs en papier, mini-coffre ko, clim ko … Mais les draps et les serviettes sont propres et, surtout, le parking est gratuit. Essentiel ici ! A défaut de mieux …
REPAS :
En moyenne (hors taxes) : -un burger (en restaurant, pas fast food) : autour de 12 $ -un bon plat de pâtes : autour de 18$ -un diet coke, en refill : 2,75 $ -un verre de vin : 6-10 $
Souvent le diet coke est servi en refill gratuit. On vous apporte un verre et on vous le remplit dès qu’il est vide. Jusqu’à plus soif. Dommage, ça ne marchait pas pour le vin … Le service (tip) n’est jamais compris. On a toujours payé par Amex, en rayant le tip sur la facturette et en le laissant en cash (autour de 15%).
Quelques bonnes adresses : (presque toutes issues du GdR).
Sotto Mare 552 Green St, North Beach, SF Notre premier restau, en arrivant à SF. Une belle réussite. Déjà la queue, pourtant il n’est pas 7h ! On nous donne un pager en forme de grosse langouste rouge (heu … bon … le ridicule ne tue pas😊) pour nous prévenir quand une table sera libre. C’est dire le succès ! On prend la spécialité de la maison, un cioppino (une espèce de soupe aux crustacés et crabe, pour 2) et 2 verres de vin blanc. On se régale en s’en mettant plein les doigts ! Heureusement, c’est prévu, nous sommes protégés d’une grande serviette nouée d’office autour du cou par la serveuse. Ca nous a rajeunis ! 63$ (pour nous 2, taxes incluses, hors pourboire)
1428 Haight 1428 Haight St, SF Les meilleurs burgers qu’on ait mangés. Loin, très loin du MacDo …
Brophy’s Tavern San Carlos St, à l’angle de la 4th Av, Carmel by the Sea Ambiance sympa, locale (un peu à l’écart des rues très touristiques), sportive … Clams chowder, petite ou grande version, nachos de poulet … Belle carte variée.
Abalonetti Fisherman’s wharf, Monterey Superbe restau, sur le joli quai de Monterey. Excellent plat de Seafood Pasta à 20$
Ripplewood Resort Big Sur Petite taverne cosy et sympathique sur la route, entre Andrew Molera SP et Pfeiffer Big Sur SP. La cuisine est assez quelconque mais le cadre agréable. Pause sympathique entre 2 parcs sur cette merveilleuse route.
Urth Caffe 2327 Main St, Santa Monica Restau de chaîne (mais on ne le dirait pas). On y a pris notre petit déj et notre déjeuner (attention, la queue commence dès midi). Carte longue et variée. Bio. Plein de belles salades et de beaux fruits frais.
Farfalla Trattoria 1978 Hillhurst Av, quartier Los Feliz, LA Musique douce, pas d’écrans de télé, éclairage tamisé. Voilà pourquoi on est venu 2 fois ici. Parking facile, dans la rue (gratuit après 20h00) ou parking dédié à côté du restau (gratuit, avec valet). De bons vins au verre (10$), plats de pâtes copieux et goûteux (20$). C’est un poil plus cher qu’ailleurs. Le calme se paie on dirait …
SAN FRANCISCO : Que cette ville est agréable à vivre et à visiter. Les transports urbains sont nombreux et faciles (surtout avec le pass). Les maisons, joliment peintes de couleurs douces, sont charmantes. Les rues sont calmes, assez peu de circulation, bus électriques ou mythiquement tirés par des câbles … On a l’impression que la vie s’y écoule paisiblement. Malheureusement sans doute pas pour tous, les homeless sont nombreux, notamment dans le quartier de Tenderloin. Le soir, l’ambiance y est sinistre …
Nous avions envie de traverser le Golden Gate Bridge. A pied ? En bus ? En voiture ? On opte finalement pour le vélo que nous avons loué, pour la journée, auprès de Blazing Saddles. Impossible de les rater, ils sont omniprésents autour de pier 39. www.blazingsaddles.com/...ge-sausalito-tiburon Réservation inutile. Super pro ! 36$ la journée de location moins 5$ de réduc grâce à un coupon sur un plan de ville commerçant (on en trouve partout). 11,50$ pour le ferry. Total = 85 $ pour nous 2. Ils fournissent les tickets de ferry (qu’on paie au retour seulement si utilisés). Une petite vidéo pour expliquer le chemin (mais rien de bien compliqué) pour "bike the bridge" comme ils disent. Retour en vélo ou par ferry. On a choisi le ferry pour gagner du temps (et de l’énergie) et pouvoir ensuite sillonner SF en vélo. Nous quittons le centre de location vers 9h00. Retour en ferry à Embarcadero vers 11h30. Nous passerons l’apm au Golden Gate Park. Retour à l’agence vers 16h30. La traversée du pont en vélo (ou à pied) est absolument sans danger. Une voie protégée est réservée pour les piétons et les cyclistes. Pas de péage. J’ai adoré traverser le pont le matin, et l’apm flâner dans les rues en essayant d’éviter les collines. Le peu de circulation rend cette entreprise très agréable. Et les collines lui donnent toute sa valeur … Une belle journée, que je conseille vivement mais … si je peux me permettre : fucking hills !
La description dithyrambique du GdR du California Academy of Sciences (à l’intérieur du Golden Gate Park) nous incite à entreprendre cette visite. On nous y parle d’un aquarium et d’un planétarium … L’entrée est chère : 36$/p. Puisque nous sommes venus en bus, nous avons droit à une réduc de 4$ chacun (juste en présentant nos pass) ! La visite est intéressante mais décevante. Le planétarium se révèle être un bête cinéma 360°, l’aquarium est bien modeste, la simulation d’un tremblement de terre bien peu convaincante, la rainforest bien pauvre … Bref, on a été déçu. Zappez si votre temps est compté.
Quelques coins qu’on a particulièrement aimés : Haight-Ashbury et ses magnifiques maisons victoriennes. Filbert Steps en descendant de Coït Tower. Le Golden Gate Bridge depuis … le Golden Gate Bridge : magnifiques vues, sur le pont, sur la baie, sur SF. Sausalito vaut le coup d’œil également. Jolie banlieue !
MONTEREY : L’aquarium. 40 $/p Ca vaut le coup de tourner un peu pour trouver le parking idéal. Nous voulions 3 heures de parking mini. Nous avons trouvé, juste au-dessus de l’aquarium, une rue où les horodateurs proposaient 4 heures maxi pour 1,5$/h. On paye pour 4 heures. On récupèrera la voiture 4 minutes avant l’échéance ! Sans courir. Cette fois, nous n’avons pas été déçus, loin de là !! du grandiose, du spectaculaire, du magique, du jamais vu. Je n’ai pas envie de déflorer le sujet. Courez-y et prévoyez au moins 3 heures. Carmel by the Sea. A quelques kms de Monterey. Charmante bourgade pimpante et chique.
LA COTE PACIFIQUE : Partout, nous avions lu qu’il vaut mieux faire la Highway 1 ou PCH (Pacific Coast Highway) dans le sens Nord-Sud pour profiter des paysages sur la droite et s’arrêter plus facilement. C’est indiscutable. Par contre, petit inconvénient, on a le soleil dans la figure … Peut-on s’en plaindre ? Les petits parkings-point de vue sont nombreux tant cette côte est belle. Un océan bleu profond, agité de vagues qui explosent sur les rochers, une écume crémeuse bien blanche, des plages de sable fin, sauvages, préservées, une côte couverte de grandes herbes de pampa ou de végétation rase tropicale qui, à cette époque, virait au rouge, des arbres tordus, une belle route agrémentée de ponts impressionnants … Rien n’est surfait.
Le GdR est un peu alarmiste sur les stations-service. Nous suivons ses conseils et faisons le plein à Carmel pensant traverser un véritable désert jusqu’à San Luis Obispo. C’est alarmiste. Il y a quelques stations sur la route, quelques petits restau aussi bien sympa … Peut-être l’essence est-elle effectivement plus chère (puisqu’ils le disent, je n’ai pas vérifié) mais personne ne tombera en panne sèche sur cette route !
Nous allons passer notre journée du mardi à admirer ce paysage unique et à enchainer les parcs, tout le long de cette côte Pacifique. A l’entrée du 1er parc, on paie 10$ pour le parking. Cet acquittement est valable toute la journée pour tous les parcs. Conservez bien le reçu pour le présenter à l’entrée des parcs suivants.
Point Lobos State Natural Reserve Notre préféré. De loin. Plusieurs jolies boucles. Nous ferons Sea Lion Point Trail, Cypress Grove Trail et Bird Island Trail. Pas plus d’1/2h chacun. Si vous le pouvez, privilégiez ce parc et faites d’autres randonnées.
Andrew Molera State Parc On s’y arrête pour suivre le Beach Trail. On traverse tout de suite une petite rivière à gué. Fraichoux … On traverse un paysage assez quelconque pour arriver au bout de 20 bonnes minutes sur une plage … quelconque. Argh ! On aurait mieux fait de traîner davantage à Point Lobos. Zappez sans hésitation !
Pfeiffer Big Sur SP L’endroit où l’on peut admirer des séquoias. Hauts. Droits. Fiers. Le Nature Trail + River Path Trail permettent en 1/2h de s’en approcher. Tout près. Encore plus impressionnants ! Nous pousserons jusqu’au fond du parc en voiture pour voir le boss du coin : General Sequoia. Respect.
Julia Pfeiffer Burns SP Un sentier nous conduit en 10 minutes à un paysage idyllique, paradisiaque, rare … On domine une cascade se jetant dans la mer. Unique et merveilleux. Crique de sable fin, blanc. Rochers percés. Palmiers et herbes de pampa. Et cette cascade qui tombe sur la plage à 1 mètre de la mer … Magnifique. Beaucoup de monde, mais incontournable. En fin de journée, la lumière sur la cascade est splendide.
Piedras Blancas colony C’est vers 17h que nous arrivons à ce coin de plage où une colonie d’éléphants de mer se prélasse. La nuit tombe. Coucher de soleil flamboyant sur le Pacifique, sans doute le plus beau coucher de soleil qu’il nous ait été donné de voir. Beaucoup d’animation dans la colonie. Ca ronfle, ça renifle, ça se racle la gorge, ça grogne … bref, ça manque d’élégance mais ça vit !! 45 minutes à les regarder profiter, comme nous, des derniers rayons.
Journée chargée mais qui s’enchaîne bien, sans courir, à condition de démarrer tôt, au mieux dès l’ouverture de Point Lobos (8h00). On a même pris le temps de s’arrêter vers midi dans une petite taverne sur la route à Big Sur. Nous arriverons à San Luis Obispo vers 18h15. L’hôtel étant réservé, c’est sans souci …
Par choix, on a écarté Hearst Castle. Pas notre truc.
SANTA BARBARA : Seule étape entre San Luis Obispo et LA (dans notre programme !). Nous y arrivons vers 10h30, avec l’intention d’y passer quelques heures. On se gare sur Cabrillo Blvd, gratuitement. Au Visitor Center, un charmant monsieur m’explique comment optimiser notre temps puisqu’il est compté. Et ses conseils sont avisés ! D’abord le Wharf, tout en bois, patiné. A l’Est, l’immense plage de sable blond bordée de hauts cocotiers, à l’Ouest, le port de plaisance couvert de yachts et de voiliers, au Nord les maisons basses qui grimpent dans les collines et se fondent dans une belle végétation tropicale. Enfin au Sud, le Pacifique. Pas à dire, c’est beau. C’est bâti avec intelligence et goût. C’est un peu moins vrai quand on remonte State Street, tout au moins sur son début. Pas super joli. Et puis, ça s’arrange. Le bon plan de Mr VC : prendre la petite navette bleue qui parcourt toute la longueur de State Street depuis le wharf. 50 cents. Et redescendre à pied. Nous suivrons encore les bons conseils de Mr VC en visitant le Court House. Gratuit en plus ! Jolie vue depuis la tour. Et salles intéressantes. Ne ratez pas non plus les malls de State Street. Super chicos ! Nous quittons Santa Barbara vers 14h30 après 4 heures de visite. Juste un léger aperçu …
LOS ANGELES : J’étais un peu inquiète quant à l’arrivée sur LA. De nombreuses autoroutes aux multiples voies, une circulation dense à l’allure soutenue (ils savent où ils vont, eux !) … Bien sûr, TomTom était là pour nous aider mais bon … les sorties s’enchaînent vite. Nous sommes attentifs, prudents. Ca se passe bien. Et quand le panneau de sortie vers Mulholland Drive apparait, j’ai la gorge qui se noue ! J’y suis ! Harry, me voici ! Plus tard … il faut d’abord aller à Santa Monica déposer nos bagages à l’hôtel. Calmement, on y arrive. Une fois sortis de la freeway, on retrouve des avenues très larges et une structure en damier où il est facile de rouler. On s’installe rapidement à l’hôtel avant d’aller découvrir de nuit Santa Monica, sa plage et sa fête foraine. Et Mulholland Drive (pas pu attendre !).
Je ne détaillerai pas notre visite de LA. Je n’aurai aucune valeur ajoutée par rapport aux guides. Chacun fera selon ses goûts, ses lectures, ses films, ses fantasmes. A la fois par choix et par manque de temps, nous avons écarté la visite des Studios et de Disneyland. Partant de là, 2 jours bien remplis nous ont suffi pour avoir un aperçu des différents visages de LA : Hollywood, Griffith Parc et son observatoire, Bel Air, Beverly Hills et Rodeo Drive (!), Downtown, Venice … et Mulholland Drive bien sûr, de nuit et de jour. Trivialité : disposer d’une voiture me semble quasiment indispensable … Nous n’avons utilisé le métro qu’une seule fois pour rejoindre le parking où nous avions laissé la voiture. En dehors de cette exception, on a tout fait en voiture.
Juste quelques remarques :
L’ambiance sur Hollywood Blvd à 8h du matin n’a rien à voir avec celle de 18h. A 8h, trottoirs quasi déserts et étoiles pour vous tout seuls. A 18h, beaucoup de monde et d’animation, des tas de gens déguisés en quête intéressée d’une photo. Entre amusant et pathétique … C’est tout le paradoxe de ce boulevard où le misérable transpire de plus en plus sous les étoiles ….
Hollywood Museum. 15$/p Sur 4 niveaux. On n’y passe qu’une seule heure (à cause de notre satané mange fric de parcmètre …). Ca mérite plus. Si vous êtes pressés, gardez le rez-de-chaussée pour la fin (le moins intéressant), allez directement au sous-sol ou au 2ème.
J’ai été au bout de mes fantasmes en allant voir le nouveau bâtiment du HQ du LAPD (dans Civic Center). Je scrute les fenêtres en espérant voir flotter l’ombre de Harry Bosch … Finalement, c’est un peu décevant, je m’attendais à un parking couvert de voitures noires et blanches, à des policiers partout avec leur plaque épinglée sur leur chemise à manches courtes et leurs lunettes noires, … rien, juste des bureaux. Administratif.
Faut-il préciser que Philippe n’a pas vu non plus Julia Roberts ni au Beverly Wilshire Hotel ni dans Rodeo Drive ? Cette rue mythique n’a d’intérêt que celui d’approcher un monde et une vie qui ne sont pas les nôtres. Intéressant, sans plus.
A Downtown, la gare centrale Union Station mérite un petit détour. La majesté, la beauté et la propreté du lieu ainsi que les énormes fauteuils de cuir à disposition des voyageurs laissent rêveurs …
On déchante vite lors de notre visite de Santa Monica de nuit. Il est 18h et il fait déjà nuit. Est-il trop tard ? ou trop tôt ? Pas la bonne période de l’année ? Pas la bonne période de la semaine ?... C’est mort, ou quasi. Bon, on reviendra en journée. Mais même le surlendemain, en pleine journée, assez peu d’ambiance. Ou en tout cas pas celle qu’on aime. On passe vite. Affaire de goût.
A Venice, garez-vous gratuitement vers Dell Av et allez découvrir les canaux à pied. Quel coin merveilleux. Hors du temps. Une douceur de vivre incomparable. Loin de l’ambiance décalée du bord de mer. Notre meilleur souvenir et notre plus belle balade à LA.
Un dernier petit conseil. Los Angeles est immense. Acceptez de visiter la ville en voiture en arpentant les rues (hors freeways bien sûr). Coupez le GPS et tricotez, sillonnez, perdez-vous. A gauche, à droite, au gré des envies. C’est un bon moyen de découvrir les différentes facettes de la ville. Vous serez surpris de voir autant de différences architecturales et culturelles à quelques km d’écart. Le plan en damier, le peu de circulation, les rues bien larges, la conduite tranquille permettent ce genre d’escapade et le conducteur en profitera aussi. Facile aussi de s’arrêter le temps de parcourir à pied telle rue qu’on trouve si jolie pour y prendre quelques photos.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Ni regret, ni remords sur notre planning pour un voyage de 10 jours. Pas moins de temps à SF, pas plus à LA. Mais là, c’est encore affaire de goût. L’étape à San Luis Obispo coupe parfaitement la longue descente. Les 650 km entre SF et LA sont passés sans problème, entrecoupés de belles visites. Et avec 1 jour de plus ? Je l’ajouterais à Monterey pour pouvoir passer plus de temps dans le Point Lobos State Natural Reserve et peut-être parcourir la 17-Mile Drive. Et du coup, alléger la journée suivante. On aurait dû monter au sommet de l’hôtel Bonaventure à Downtown, LA. On l’a vu, il est splendide, tout en rondeurs. On a oublié d’y entrer … les nouilles !
DIVERS : L’accueil : très chaleureux partout. Les Américains sont très avenants, très serviables, très courtois. La carte bancaire : c’est son royaume ! Même pour les plus petites sommes. Paiement des parcmètres par Visa ou Amex. Le climat à cette époque : un vrai bonheur. Aucune goutte de pluie, un ciel bleu pétant, un grand soleil, aucun filament de brume. Des températures très agréables, un peu fraîches parfois le matin et en soirée à SF (autour de 12°C). Il fait nuit noire à 17h30, mais grand jour à 6h45. Vêtements : rien de particulier. De bonnes chaussures de marche pour arpenter les villes et les parcs. L’affluence touristique à cette époque : rien d’insupportable Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : n/a Les photos : voyage varié qui permet une belle diversité de photos Les achats perso : rien de particulier ou de typique. Les lectures : tous les polars de Michael Connelly …
On a beaucoup aimé : 🙂 Le climat de cette période. Quasi idéal. Les magnifiques couleurs d’automne dans certaines rues de LA ou dans les vignes sur les coteaux de la Highway 1. Traverser le Golden Gate Bridge à vélo, sous un soleil radieux, sans une trace de brume. Sillonner les rues de SF puis de LA, en voiture. Les canaux de Venice. Le vin au verre dans la plupart des restaus. Se la péter sur Rodeo Drive !
On a moins aimé : 😕 Les prix des hôtels, des restaurants, des entrées … on est loin de l’Asie. La gastronomie américaine. Là aussi, on est loin de l’Asie …
En conclusion : 2 villes, une côte et un océan mythiques. Voyage facile et varié qui permet d’admirer différentes architectures urbaines, des paysages grandioses, une faune marine inhabituelle, des musées intéressants … En 10 jours, c’était un bon programme. Au final : SF est un endroit où nous retournerions volontiers ; la côte Pacifique a la réputation qu’elle mérite : elle est splendide ; quant à LA, c’est une ville mythique, nous avons eu le privilège de l’approcher et de nous faire notre propre opinion.
Depuis que j’ai lu les polars de Michael Connelly, je rêve de parcourir Mulholland Drive …. Pour d’autres, c’est Rodeo Drive et l’espoir d’y voir Julia Roberts sortir de sa boutique. A chacun ses fantasmes !... 10 jours pour découvrir San Francisco, la côte Pacifique et Los Angeles. C’est jouable ! Mais comme toujours, des choix s’imposent. Nous décidons de privilégier SF à LA. Et malheureusement, pas possible de trop flâner sur la côte.
NOTRE PERIPLE EN 10 JOURS :
Mer 11 Nov – Vol Air France : Paris CDG / SFO – Arrivée du vol à 13h00 – Cable Car Powell-Hyde – Fisherman’s Wharf – North Beach – 4 nuits à SFO Jeu – Mission – Haight-Ashbury – Alamo Square – Russian Hills – Coït Tower Ven – En vélo : traversée du GG Bridge – Sausalito – GG Parc Sam – California Academy of Sciences in GG Park – Financial District – Chinatown - Musée du Cable Car – North Beach Dim – En voiture : quelques rues (dont Lombard St !) - Route vers Monterey – Carmel by the Sea - 2 nuits à Monterey Lun – Aquarium – Fisherman’s Wharf - Carmel Mar – La Côte Pacifique et ses Parcs - 1 nuit à San Luis Obispo Mer – Santa Barbara – Santa Monica de nuit - Mulholland Drive de nuit - 3 nuits à Santa Monica Jeu – Hollywood – Griffith Observatory – Bel Air - Beverly Hills – Mulholland Drive de jour Ven – Venice – Santa Monica – Downtown – Civic Center – Financial District – Hollywood Blvd Sam 21 Nov – Vol Delta Airlines : LAX / Detroit / Paris – Départ à 11h45
BUDGET : Cours du dollar : 1 US$ = 0,96 € environ
Dépenses préalables : Vols réguliers sur Air France et Delta Airlines : 910 € l’AR/p ESTA : 14 $ (13,31 €) sur le site officiel. Attention aux sites arnaques. Site officiel : esta.cbp.dhs.gov/....html?execution=e1s1
Dépenses sur place : Location voiture Alamo : 195 € Essence : 60 € (888 km parcourus) Hébergements : 1 134 € Autres : (repas, transports, parkings, entrées des sites) : 1 400 €
Budget total tout compris : 4 636 € (hors achats perso)
GUIDES : Guide Lonely Planet – L’essentiel de la Californie 3rd Edition Beau papier, belle présentation, belles photos mais … sans intérêt … Grosse déception. Guide du Routard 2015 Excellent ! Très précis, très détaillé. Mais pas de belles photos … Je préfère.
TRANSPORTS : 1 – Vols Réservés sur GoVoyage. On part le mercredi matin, on arrive le mercredi matin ! YES ! Vive le décalage horaire ! On rejoint le centre de SF par le BART. 8,65$ pour Powell St. 30 min environ de trajet.
2 – Transports publics à SF Nous avons tout de suite acheté le Muni Passport chez Walgreens nous donnant accès à tous les transports, sauf le BART. Super pratique, vite rentabilisé. Nous avons choisi la version longue : 7j consécutifs, 35$ (il existe aussi des versions de 3j et 1j). Toutes les infos ici : www.sfmta.com/ Ce pass permet aussi de profiter du Cable Car (7$ le trajet autrement !). On ne s’en est pas privé. La carte des bus (ici : www.sfmta.com/maps/muni-system-map ) permet de bien préparer ses visites.
3 – Location de voiture Via Alamo, de bonne réputation. Catégorie compacte éco. Km illimités. Aucune assurance complémentaire. Pas de forcing. 202 $ pour 6 jours. Le prix annoncé à la réservation sur internet sera facturé sur place sans mauvaise surprise. Nous avions apporté notre propre GPS, la location est assez onéreuse. Le permis national a suffi. Voiture en très bon état. Nous la récupérons à la fin de notre séjour à SF, en ville (Bush Street, à quelques blocks de notre hôtel). Nous la rendons à l’aéroport de LA. Navette régulière entre le parking et les terminaux. La restitution de la voiture se passe en quelques courtes minutes, le trajet en navette est un peu plus long (env 10-15 min). Ce n’est pas loin, mais beaucoup de trafic, même à 7h du matin. Prévoyez un peu de marge.
4 – Circulation et parking à LA Le GPS, c’est très pratique. Et très fiable. Cela dit, il privilégie les voies rapides, les freeways. Alors, un bon conseil : récupérer aussi vite que possible un bon plan de LA pour pouvoir parcourir la ville par les voies de surface et éviter les freeways (plus rapides mais sans intérêt. Car est-on vraiment là pour gagner du temps ?). Des plans gratuits sont dispo à l’entrée de la gare Union Station (entre autres). Malgré la densité du trafic, la circulation se fait bien. La conduite des Américains est assez cool, les rues sont larges. Peu de chausse-trappe. Pour se garer. 2 solutions : soit la rue, soit les parkings. Le long des rues : la plupart sont bordées d’horodateurs. Paiement en pièces ou par carte. Assez souvent, ça tourne autour de 1 ou 2$ de l’heure. Durée de stationnement limitée, il donc faut revenir nourrir le parcmètre si la durée est trop courte … En plus, il faut tenir compte des restrictions affichées sur les panneaux (s’il y en a). Des infos ici : voyages-babillages.com/...tit-guide-de-survie/ Un trottoir gris, sans horodateur et sans panneau indique un stationnement gratuit. On en a trouvé à Santa Barbara (sur Cabrillo Blvd, à l’Est du Visitor Center), à Venice (une petite perpendiculaire à Dell Av). Ca se trouve. Les parkings : beaucoup de parkings publics à LA. Parfois assez petits mais bien pratiques. Pas toujours facile de savoir combien il en coûte. D’après ce que j’ai compris, il n’y a pas toujours de tarif horaire. C’est alors un coût forfaitaire "à la journée" ou tout au moins jusqu’à l’heure de fermeture du parking. Nous en avons utilisé un derrière Union Station, dont le tarif est de 6$ jusque 19h00. C’était idéal pour nous. On a toujours trouvé à se garer facilement. Globalement, le coût du parking nous est revenu à 20€ (de Monterey à LA).
HEBERGEMENTS : Réservés sur Booking.com en choisissant, comme toujours, des hôtels avec annulation gratuite. Paiement sur place par Amex. Partout l’accueil est au mini courtois au mieux très chaleureux. Wifi gratuit. J’indique ici le prix par nuit, toutes taxes comprises.
San Francisco – Super 8 Union Square 130 €/nuit – Petit déj buffet inclus Réception un peu glauque … mais chambre tout à fait convenable bien qu’un peu petite. Bien situé (c’était mon critère de choix), proche de nombreux transports et d’Alamo (rental car).
Monterey – Quality Inn 74 €/nuit – Petit déj buffet inclus - Parking gratuit Motel à l’américaine. Spacieux, ultra propre, bien confortable.
San Luis Obispo – Avenue Inn Downtown 97 €/nuit – Petit déj buffet inclus – Parking gratuit Motel – Idem
Santa Monica – Ocean Park Inn 124 €/nuit – Petit déj NON inclus – Parking gratuit Vraiment rien de trop ici : ni nécessaire à thé, ni sèche-cheveux, ni mouchoirs en papier, mini-coffre ko, clim ko … Mais les draps et les serviettes sont propres et, surtout, le parking est gratuit. Essentiel ici ! A défaut de mieux …
REPAS :
En moyenne (hors taxes) : -un burger (en restaurant, pas fast food) : autour de 12 $ -un bon plat de pâtes : autour de 18$ -un diet coke, en refill : 2,75 $ -un verre de vin : 6-10 $
Souvent le diet coke est servi en refill gratuit. On vous apporte un verre et on vous le remplit dès qu’il est vide. Jusqu’à plus soif. Dommage, ça ne marchait pas pour le vin … Le service (tip) n’est jamais compris. On a toujours payé par Amex, en rayant le tip sur la facturette et en le laissant en cash (autour de 15%).
Quelques bonnes adresses : (presque toutes issues du GdR).
Sotto Mare 552 Green St, North Beach, SF Notre premier restau, en arrivant à SF. Une belle réussite. Déjà la queue, pourtant il n’est pas 7h ! On nous donne un pager en forme de grosse langouste rouge (heu … bon … le ridicule ne tue pas😊) pour nous prévenir quand une table sera libre. C’est dire le succès ! On prend la spécialité de la maison, un cioppino (une espèce de soupe aux crustacés et crabe, pour 2) et 2 verres de vin blanc. On se régale en s’en mettant plein les doigts ! Heureusement, c’est prévu, nous sommes protégés d’une grande serviette nouée d’office autour du cou par la serveuse. Ca nous a rajeunis ! 63$ (pour nous 2, taxes incluses, hors pourboire)
1428 Haight 1428 Haight St, SF Les meilleurs burgers qu’on ait mangés. Loin, très loin du MacDo …
Brophy’s Tavern San Carlos St, à l’angle de la 4th Av, Carmel by the Sea Ambiance sympa, locale (un peu à l’écart des rues très touristiques), sportive … Clams chowder, petite ou grande version, nachos de poulet … Belle carte variée.
Abalonetti Fisherman’s wharf, Monterey Superbe restau, sur le joli quai de Monterey. Excellent plat de Seafood Pasta à 20$
Ripplewood Resort Big Sur Petite taverne cosy et sympathique sur la route, entre Andrew Molera SP et Pfeiffer Big Sur SP. La cuisine est assez quelconque mais le cadre agréable. Pause sympathique entre 2 parcs sur cette merveilleuse route.
Urth Caffe 2327 Main St, Santa Monica Restau de chaîne (mais on ne le dirait pas). On y a pris notre petit déj et notre déjeuner (attention, la queue commence dès midi). Carte longue et variée. Bio. Plein de belles salades et de beaux fruits frais.
Farfalla Trattoria 1978 Hillhurst Av, quartier Los Feliz, LA Musique douce, pas d’écrans de télé, éclairage tamisé. Voilà pourquoi on est venu 2 fois ici. Parking facile, dans la rue (gratuit après 20h00) ou parking dédié à côté du restau (gratuit, avec valet). De bons vins au verre (10$), plats de pâtes copieux et goûteux (20$). C’est un poil plus cher qu’ailleurs. Le calme se paie on dirait …
SAN FRANCISCO : Que cette ville est agréable à vivre et à visiter. Les transports urbains sont nombreux et faciles (surtout avec le pass). Les maisons, joliment peintes de couleurs douces, sont charmantes. Les rues sont calmes, assez peu de circulation, bus électriques ou mythiquement tirés par des câbles … On a l’impression que la vie s’y écoule paisiblement. Malheureusement sans doute pas pour tous, les homeless sont nombreux, notamment dans le quartier de Tenderloin. Le soir, l’ambiance y est sinistre …
Nous avions envie de traverser le Golden Gate Bridge. A pied ? En bus ? En voiture ? On opte finalement pour le vélo que nous avons loué, pour la journée, auprès de Blazing Saddles. Impossible de les rater, ils sont omniprésents autour de pier 39. www.blazingsaddles.com/...ge-sausalito-tiburon Réservation inutile. Super pro ! 36$ la journée de location moins 5$ de réduc grâce à un coupon sur un plan de ville commerçant (on en trouve partout). 11,50$ pour le ferry. Total = 85 $ pour nous 2. Ils fournissent les tickets de ferry (qu’on paie au retour seulement si utilisés). Une petite vidéo pour expliquer le chemin (mais rien de bien compliqué) pour "bike the bridge" comme ils disent. Retour en vélo ou par ferry. On a choisi le ferry pour gagner du temps (et de l’énergie) et pouvoir ensuite sillonner SF en vélo. Nous quittons le centre de location vers 9h00. Retour en ferry à Embarcadero vers 11h30. Nous passerons l’apm au Golden Gate Park. Retour à l’agence vers 16h30. La traversée du pont en vélo (ou à pied) est absolument sans danger. Une voie protégée est réservée pour les piétons et les cyclistes. Pas de péage. J’ai adoré traverser le pont le matin, et l’apm flâner dans les rues en essayant d’éviter les collines. Le peu de circulation rend cette entreprise très agréable. Et les collines lui donnent toute sa valeur … Une belle journée, que je conseille vivement mais … si je peux me permettre : fucking hills !
La description dithyrambique du GdR du California Academy of Sciences (à l’intérieur du Golden Gate Park) nous incite à entreprendre cette visite. On nous y parle d’un aquarium et d’un planétarium … L’entrée est chère : 36$/p. Puisque nous sommes venus en bus, nous avons droit à une réduc de 4$ chacun (juste en présentant nos pass) ! La visite est intéressante mais décevante. Le planétarium se révèle être un bête cinéma 360°, l’aquarium est bien modeste, la simulation d’un tremblement de terre bien peu convaincante, la rainforest bien pauvre … Bref, on a été déçu. Zappez si votre temps est compté.
Quelques coins qu’on a particulièrement aimés : Haight-Ashbury et ses magnifiques maisons victoriennes. Filbert Steps en descendant de Coït Tower. Le Golden Gate Bridge depuis … le Golden Gate Bridge : magnifiques vues, sur le pont, sur la baie, sur SF. Sausalito vaut le coup d’œil également. Jolie banlieue !
MONTEREY : L’aquarium. 40 $/p Ca vaut le coup de tourner un peu pour trouver le parking idéal. Nous voulions 3 heures de parking mini. Nous avons trouvé, juste au-dessus de l’aquarium, une rue où les horodateurs proposaient 4 heures maxi pour 1,5$/h. On paye pour 4 heures. On récupèrera la voiture 4 minutes avant l’échéance ! Sans courir. Cette fois, nous n’avons pas été déçus, loin de là !! du grandiose, du spectaculaire, du magique, du jamais vu. Je n’ai pas envie de déflorer le sujet. Courez-y et prévoyez au moins 3 heures. Carmel by the Sea. A quelques kms de Monterey. Charmante bourgade pimpante et chique.
LA COTE PACIFIQUE : Partout, nous avions lu qu’il vaut mieux faire la Highway 1 ou PCH (Pacific Coast Highway) dans le sens Nord-Sud pour profiter des paysages sur la droite et s’arrêter plus facilement. C’est indiscutable. Par contre, petit inconvénient, on a le soleil dans la figure … Peut-on s’en plaindre ? Les petits parkings-point de vue sont nombreux tant cette côte est belle. Un océan bleu profond, agité de vagues qui explosent sur les rochers, une écume crémeuse bien blanche, des plages de sable fin, sauvages, préservées, une côte couverte de grandes herbes de pampa ou de végétation rase tropicale qui, à cette époque, virait au rouge, des arbres tordus, une belle route agrémentée de ponts impressionnants … Rien n’est surfait.
Le GdR est un peu alarmiste sur les stations-service. Nous suivons ses conseils et faisons le plein à Carmel pensant traverser un véritable désert jusqu’à San Luis Obispo. C’est alarmiste. Il y a quelques stations sur la route, quelques petits restau aussi bien sympa … Peut-être l’essence est-elle effectivement plus chère (puisqu’ils le disent, je n’ai pas vérifié) mais personne ne tombera en panne sèche sur cette route !
Nous allons passer notre journée du mardi à admirer ce paysage unique et à enchainer les parcs, tout le long de cette côte Pacifique. A l’entrée du 1er parc, on paie 10$ pour le parking. Cet acquittement est valable toute la journée pour tous les parcs. Conservez bien le reçu pour le présenter à l’entrée des parcs suivants.
Point Lobos State Natural Reserve Notre préféré. De loin. Plusieurs jolies boucles. Nous ferons Sea Lion Point Trail, Cypress Grove Trail et Bird Island Trail. Pas plus d’1/2h chacun. Si vous le pouvez, privilégiez ce parc et faites d’autres randonnées.
Andrew Molera State Parc On s’y arrête pour suivre le Beach Trail. On traverse tout de suite une petite rivière à gué. Fraichoux … On traverse un paysage assez quelconque pour arriver au bout de 20 bonnes minutes sur une plage … quelconque. Argh ! On aurait mieux fait de traîner davantage à Point Lobos. Zappez sans hésitation !
Pfeiffer Big Sur SP L’endroit où l’on peut admirer des séquoias. Hauts. Droits. Fiers. Le Nature Trail + River Path Trail permettent en 1/2h de s’en approcher. Tout près. Encore plus impressionnants ! Nous pousserons jusqu’au fond du parc en voiture pour voir le boss du coin : General Sequoia. Respect.
Julia Pfeiffer Burns SP Un sentier nous conduit en 10 minutes à un paysage idyllique, paradisiaque, rare … On domine une cascade se jetant dans la mer. Unique et merveilleux. Crique de sable fin, blanc. Rochers percés. Palmiers et herbes de pampa. Et cette cascade qui tombe sur la plage à 1 mètre de la mer … Magnifique. Beaucoup de monde, mais incontournable. En fin de journée, la lumière sur la cascade est splendide.
Piedras Blancas colony C’est vers 17h que nous arrivons à ce coin de plage où une colonie d’éléphants de mer se prélasse. La nuit tombe. Coucher de soleil flamboyant sur le Pacifique, sans doute le plus beau coucher de soleil qu’il nous ait été donné de voir. Beaucoup d’animation dans la colonie. Ca ronfle, ça renifle, ça se racle la gorge, ça grogne … bref, ça manque d’élégance mais ça vit !! 45 minutes à les regarder profiter, comme nous, des derniers rayons.
Journée chargée mais qui s’enchaîne bien, sans courir, à condition de démarrer tôt, au mieux dès l’ouverture de Point Lobos (8h00). On a même pris le temps de s’arrêter vers midi dans une petite taverne sur la route à Big Sur. Nous arriverons à San Luis Obispo vers 18h15. L’hôtel étant réservé, c’est sans souci …
Par choix, on a écarté Hearst Castle. Pas notre truc.
SANTA BARBARA : Seule étape entre San Luis Obispo et LA (dans notre programme !). Nous y arrivons vers 10h30, avec l’intention d’y passer quelques heures. On se gare sur Cabrillo Blvd, gratuitement. Au Visitor Center, un charmant monsieur m’explique comment optimiser notre temps puisqu’il est compté. Et ses conseils sont avisés ! D’abord le Wharf, tout en bois, patiné. A l’Est, l’immense plage de sable blond bordée de hauts cocotiers, à l’Ouest, le port de plaisance couvert de yachts et de voiliers, au Nord les maisons basses qui grimpent dans les collines et se fondent dans une belle végétation tropicale. Enfin au Sud, le Pacifique. Pas à dire, c’est beau. C’est bâti avec intelligence et goût. C’est un peu moins vrai quand on remonte State Street, tout au moins sur son début. Pas super joli. Et puis, ça s’arrange. Le bon plan de Mr VC : prendre la petite navette bleue qui parcourt toute la longueur de State Street depuis le wharf. 50 cents. Et redescendre à pied. Nous suivrons encore les bons conseils de Mr VC en visitant le Court House. Gratuit en plus ! Jolie vue depuis la tour. Et salles intéressantes. Ne ratez pas non plus les malls de State Street. Super chicos ! Nous quittons Santa Barbara vers 14h30 après 4 heures de visite. Juste un léger aperçu …
LOS ANGELES : J’étais un peu inquiète quant à l’arrivée sur LA. De nombreuses autoroutes aux multiples voies, une circulation dense à l’allure soutenue (ils savent où ils vont, eux !) … Bien sûr, TomTom était là pour nous aider mais bon … les sorties s’enchaînent vite. Nous sommes attentifs, prudents. Ca se passe bien. Et quand le panneau de sortie vers Mulholland Drive apparait, j’ai la gorge qui se noue ! J’y suis ! Harry, me voici ! Plus tard … il faut d’abord aller à Santa Monica déposer nos bagages à l’hôtel. Calmement, on y arrive. Une fois sortis de la freeway, on retrouve des avenues très larges et une structure en damier où il est facile de rouler. On s’installe rapidement à l’hôtel avant d’aller découvrir de nuit Santa Monica, sa plage et sa fête foraine. Et Mulholland Drive (pas pu attendre !).
Je ne détaillerai pas notre visite de LA. Je n’aurai aucune valeur ajoutée par rapport aux guides. Chacun fera selon ses goûts, ses lectures, ses films, ses fantasmes. A la fois par choix et par manque de temps, nous avons écarté la visite des Studios et de Disneyland. Partant de là, 2 jours bien remplis nous ont suffi pour avoir un aperçu des différents visages de LA : Hollywood, Griffith Parc et son observatoire, Bel Air, Beverly Hills et Rodeo Drive (!), Downtown, Venice … et Mulholland Drive bien sûr, de nuit et de jour. Trivialité : disposer d’une voiture me semble quasiment indispensable … Nous n’avons utilisé le métro qu’une seule fois pour rejoindre le parking où nous avions laissé la voiture. En dehors de cette exception, on a tout fait en voiture.
Juste quelques remarques :
L’ambiance sur Hollywood Blvd à 8h du matin n’a rien à voir avec celle de 18h. A 8h, trottoirs quasi déserts et étoiles pour vous tout seuls. A 18h, beaucoup de monde et d’animation, des tas de gens déguisés en quête intéressée d’une photo. Entre amusant et pathétique … C’est tout le paradoxe de ce boulevard où le misérable transpire de plus en plus sous les étoiles ….
Hollywood Museum. 15$/p Sur 4 niveaux. On n’y passe qu’une seule heure (à cause de notre satané mange fric de parcmètre …). Ca mérite plus. Si vous êtes pressés, gardez le rez-de-chaussée pour la fin (le moins intéressant), allez directement au sous-sol ou au 2ème.
J’ai été au bout de mes fantasmes en allant voir le nouveau bâtiment du HQ du LAPD (dans Civic Center). Je scrute les fenêtres en espérant voir flotter l’ombre de Harry Bosch … Finalement, c’est un peu décevant, je m’attendais à un parking couvert de voitures noires et blanches, à des policiers partout avec leur plaque épinglée sur leur chemise à manches courtes et leurs lunettes noires, … rien, juste des bureaux. Administratif.
Faut-il préciser que Philippe n’a pas vu non plus Julia Roberts ni au Beverly Wilshire Hotel ni dans Rodeo Drive ? Cette rue mythique n’a d’intérêt que celui d’approcher un monde et une vie qui ne sont pas les nôtres. Intéressant, sans plus.
A Downtown, la gare centrale Union Station mérite un petit détour. La majesté, la beauté et la propreté du lieu ainsi que les énormes fauteuils de cuir à disposition des voyageurs laissent rêveurs …
On déchante vite lors de notre visite de Santa Monica de nuit. Il est 18h et il fait déjà nuit. Est-il trop tard ? ou trop tôt ? Pas la bonne période de l’année ? Pas la bonne période de la semaine ?... C’est mort, ou quasi. Bon, on reviendra en journée. Mais même le surlendemain, en pleine journée, assez peu d’ambiance. Ou en tout cas pas celle qu’on aime. On passe vite. Affaire de goût.
A Venice, garez-vous gratuitement vers Dell Av et allez découvrir les canaux à pied. Quel coin merveilleux. Hors du temps. Une douceur de vivre incomparable. Loin de l’ambiance décalée du bord de mer. Notre meilleur souvenir et notre plus belle balade à LA.
Un dernier petit conseil. Los Angeles est immense. Acceptez de visiter la ville en voiture en arpentant les rues (hors freeways bien sûr). Coupez le GPS et tricotez, sillonnez, perdez-vous. A gauche, à droite, au gré des envies. C’est un bon moyen de découvrir les différentes facettes de la ville. Vous serez surpris de voir autant de différences architecturales et culturelles à quelques km d’écart. Le plan en damier, le peu de circulation, les rues bien larges, la conduite tranquille permettent ce genre d’escapade et le conducteur en profitera aussi. Facile aussi de s’arrêter le temps de parcourir à pied telle rue qu’on trouve si jolie pour y prendre quelques photos.
SI C’ETAIT A REFAIRE : Ni regret, ni remords sur notre planning pour un voyage de 10 jours. Pas moins de temps à SF, pas plus à LA. Mais là, c’est encore affaire de goût. L’étape à San Luis Obispo coupe parfaitement la longue descente. Les 650 km entre SF et LA sont passés sans problème, entrecoupés de belles visites. Et avec 1 jour de plus ? Je l’ajouterais à Monterey pour pouvoir passer plus de temps dans le Point Lobos State Natural Reserve et peut-être parcourir la 17-Mile Drive. Et du coup, alléger la journée suivante. On aurait dû monter au sommet de l’hôtel Bonaventure à Downtown, LA. On l’a vu, il est splendide, tout en rondeurs. On a oublié d’y entrer … les nouilles !
DIVERS : L’accueil : très chaleureux partout. Les Américains sont très avenants, très serviables, très courtois. La carte bancaire : c’est son royaume ! Même pour les plus petites sommes. Paiement des parcmètres par Visa ou Amex. Le climat à cette époque : un vrai bonheur. Aucune goutte de pluie, un ciel bleu pétant, un grand soleil, aucun filament de brume. Des températures très agréables, un peu fraîches parfois le matin et en soirée à SF (autour de 12°C). Il fait nuit noire à 17h30, mais grand jour à 6h45. Vêtements : rien de particulier. De bonnes chaussures de marche pour arpenter les villes et les parcs. L’affluence touristique à cette époque : rien d’insupportable Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : n/a Les photos : voyage varié qui permet une belle diversité de photos Les achats perso : rien de particulier ou de typique. Les lectures : tous les polars de Michael Connelly …
On a beaucoup aimé : 🙂 Le climat de cette période. Quasi idéal. Les magnifiques couleurs d’automne dans certaines rues de LA ou dans les vignes sur les coteaux de la Highway 1. Traverser le Golden Gate Bridge à vélo, sous un soleil radieux, sans une trace de brume. Sillonner les rues de SF puis de LA, en voiture. Les canaux de Venice. Le vin au verre dans la plupart des restaus. Se la péter sur Rodeo Drive !
On a moins aimé : 😕 Les prix des hôtels, des restaurants, des entrées … on est loin de l’Asie. La gastronomie américaine. Là aussi, on est loin de l’Asie …
En conclusion : 2 villes, une côte et un océan mythiques. Voyage facile et varié qui permet d’admirer différentes architectures urbaines, des paysages grandioses, une faune marine inhabituelle, des musées intéressants … En 10 jours, c’était un bon programme. Au final : SF est un endroit où nous retournerions volontiers ; la côte Pacifique a la réputation qu’elle mérite : elle est splendide ; quant à LA, c’est une ville mythique, nous avons eu le privilège de l’approcher et de nous faire notre propre opinion.
Circuit de 6 jours en Alberta English translation pending
Bonjour,
En octobre dernier, mon mari et moi avons fait un voyage en Alberta. À la base, je fais le récit pour moi, pour me rappeler plus en détails de mon voyage, mais également pour partager, afin de donner envie aux gens de visiter cette destination, d'autant plus que j'ai rarement lu des récits sur celle-ci. Vous y trouverez plusieurs photos, je n'ai pas le meilleur appareil, mais les paysages sont magnifiques, donc ça compense! J'espère que vous apprécierez :)
Ça faisait déjà un moment qu’on disait qu’on aimerait bien aller dans l’ouest canadien, je lisais les commentaires divers sur internet et ça revenait souvent que les routes dans les rocheuses pouvaient être enneigées, voir barrées, à ce temps de l’année… ça nous faisait beaucoup hésiter, puis je me suis souvenue que j’ai un cousin qui habite Calgary. Je l’ai donc contacté pour avoir son avis. Selon lui, si on ne monte pas trop au nord (Jasper), ça devrait bien aller. Il nous offre également de dormir chez lui durant notre séjour. On regarde un peu ce qu’on voudrait faire puis on achète finalement nos billets pour un séjour du 9 au 14 octobre.
L’itinéraire est le suivant : J1 : Visite de Calgary J2 : Dinosaur Provincial Park J3 : randonnée à cheval, route vers Banff, croisière Lake Minnewanka J4 : Peyto Lake, Bow Lake, Lake Louise, Moraine Lake J5 : Banff, Bow Valley Parkway, Silverton Falls, retour à Calgary J6 : retour au Québec
Bonne lecture :)
En octobre dernier, mon mari et moi avons fait un voyage en Alberta. À la base, je fais le récit pour moi, pour me rappeler plus en détails de mon voyage, mais également pour partager, afin de donner envie aux gens de visiter cette destination, d'autant plus que j'ai rarement lu des récits sur celle-ci. Vous y trouverez plusieurs photos, je n'ai pas le meilleur appareil, mais les paysages sont magnifiques, donc ça compense! J'espère que vous apprécierez :)
Ça faisait déjà un moment qu’on disait qu’on aimerait bien aller dans l’ouest canadien, je lisais les commentaires divers sur internet et ça revenait souvent que les routes dans les rocheuses pouvaient être enneigées, voir barrées, à ce temps de l’année… ça nous faisait beaucoup hésiter, puis je me suis souvenue que j’ai un cousin qui habite Calgary. Je l’ai donc contacté pour avoir son avis. Selon lui, si on ne monte pas trop au nord (Jasper), ça devrait bien aller. Il nous offre également de dormir chez lui durant notre séjour. On regarde un peu ce qu’on voudrait faire puis on achète finalement nos billets pour un séjour du 9 au 14 octobre.
L’itinéraire est le suivant : J1 : Visite de Calgary J2 : Dinosaur Provincial Park J3 : randonnée à cheval, route vers Banff, croisière Lake Minnewanka J4 : Peyto Lake, Bow Lake, Lake Louise, Moraine Lake J5 : Banff, Bow Valley Parkway, Silverton Falls, retour à Calgary J6 : retour au Québec
Bonne lecture :)