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Argentine: voyage au coeur de la pampa English translation pending
Puisque mes histoires paraissent avoir fait un peu scandale, et que j'ai lu un peu tous les messages sur les differents posts de ce theme, je me rends compte le petit cercle d'une dizaine de personnes se connaissaient deja bien, et qu'un gars qui se ramene avec une histoire farfelue lancée a l'improviste est susceptible d'amener le lecteur dans le doute.
Alors puisque j'ai l'impression de faire un voyage un peu different, j'ai envie d'en faire profiter tout le monde, pour offrir de l'air, des elans de vie, de l'energie pour construire leur propre voyage (vie).
Je suis un peu feignant parfois pour ecrire des trucs, mais de tant en tant je m'y met et y prend plaisir. J'essaye de ne pas faire de mes voyages un ego trip de moi-je, et d'observer avec du recul ce petit homme que la vie emmene a droite a gauche suivant la direction et la force du vent (moi meme).
Tous les textes que j'ai ecrit jusque la (3), sont juste des mails envoyés sur le vif, pas reflechi du tout, ni vraiment relu, qui refletait donc l'etat d'esprit du moment.
Durant cette periode de voyage (2ans), des rencontres, méme parfois banales a premieres approches sont autant d'apprentissages de réflexions sur le chemin épineux de la vie, le seul qui vaillent aux yeux des fous de vie...
Lettre a Isabelle du 30 mars 2005.
Ya une semaine j'etait a Mendoza et la bas, j'etais avec des gens tout a fait ¨normaux¨ dans une guest house normale en dortoir, je me suis dis que je devais reprendre les choses en mains et que j'avais besoin d'un coup d'air frais. Je m'etais fait embarqué par la facilité des bons plans pourris d'autres voyageurs. J'ai alors chercher un billet de bus pour Buenos Aires, je suis alle a la gare routiere, et en marchant je vois une pub ¨´bus lit 1 ere classe´´ Mortel, pour la premiere fois de ma vie j'ai envie de luxe et de me la jouer voyageur aisé. Je vais a lagence. plus de place pour le mercredi, le jeudi etc jusqu'á Lundi prochain. "Vous comprenez c'est les fétes..."me dit il sur un air ahuri...Un type arrive en courant, il veut déplacer son voyage. C'est pour dans une heure...a 20h. le voyage dure 18 heures. Ok. Je lui paye 100 pesos. Je vais vite faire mon sac, dit au revoir au Chino qui voyageait specialement pour deguster des bonnes viandes et des bons vins dans les restos "Tenedor libre", le seul qui attirait ma sympathie dans ce réservoir á backpackers insipides qui recherche l'"aventure".
j'arrive au bus, prend maplace qui est trop mortel. Jamais vu ca de ma vie. Les bus argentins sont les meilleurs du monde (serveuse en mini jupe au petit soin, offrant du champagne(argentin) a volonté ou du whisky, ecran plat digital top design, casque sony de maison pour chacun, bref pour regarder un film hollywoodien avec will Smith comme hero, gentil noir, qui sauve la planete des robots, on s'endore vite). Tout le bus se remplit sauf pour lesiege dá cote de moi. Le car va partir, royal, en plus je vais avoir 2 places...mais ca sert a rien, ..., peut etre que l'hotesse va venir s'y reposer, au pire je lui proposerais. j'ai deja un lit pour moi tout seul. Alors que játtendais impatient la suite, voir arriver un ange qui deviendra ma femme ou bien tout simplement personne.... Et lá, un type se depéche de rentrer et bien sur cést mon voisin. Merde. J'ecouterais mon walkman toute lanuit alors. Le gars, la 46zaine, plus beaucoup de cheveux sur le crane, l'esprit alerte, un bouquin a la main: "Are you afraid f the dark?" dejesaisqui qu'il a sortit direct en s'installant histoire de jouer les hommes actifs et de paraitre intellectuel. Pour parler, je lui demande, d'une facon un peu espiegle histoire de faire l'intelligent erudit qui parle trop bien espagnol et qui essaye de rabaisser son interlocuteur d'entreé, si il a "peur du noir" ou si son bouquin l'aider á comprendre ses angoisses intérieures. Il me repond, en espagnol, mais continue en anglais. Soit. Alors on se met a parler en anglais. Le type est un businessman qui vend des solutions de decheteterie et recyclage dans le monde entier, en Chine a bangkok au chile et blablalba...apres iil me dit qu il est aventurier. Je lui demande pourquoi. j'adore ce genre d'ouverture, du genre " et je suis aussi un peu, ..., un aventurier..." en me regardant bien dans les yeux en insistant exagerement sur le mot "aventurier", pour voir si j'avais capter et pour me pousser á lui demander la suite. C'etait son accroche. Il me dit qu il a faillit mourir plusieur fois...blabla...quil s´est cassé le cou. "Ah bon...moi aussi". Lá direct, je savais qu'il m'etait envoyé. Le hasard n'a plus sa place pour moi, maintenant, il ose meme plus montrer le bout de son nez.
Et apres il s'est mis a s'ouvrir completement. Du genre j'ai gagné plein dargent, des millions de dollars, mais maintenant je m'emmerde alors je cherche autre chose. Et lemec dit quil connait des guerisseurs deca dela, a Santiago et chsais pas ou. Que lui meme il guerit les energies (?). Je me rend compte qu'il est partit sur le chemin Newage, mouvement de bourgeois blasés ayant fait un voyage "initiatique" en Inde, genre Reiki, encens et chakras. Mais sa jeunesse de gamin et ses elans de vie m'attirent, j'aime les gens qui se remette en question, qui vivent la vie toujours comme une aventure. Je lui demande ce qu il va faire a Buenos Aires. Il me ditqu il va chez son filleul qu'il a jamais vu, qui est argentin, qui vit seul dans la pampa a 10 heures de buenos Aires. Harry mon nouvel ami est Hollandais, et a de la famille par ici. Bref il veut aller voir quelqu'un qu il connait pas mais qui est de sa famille, trés eloigné pourtant. En arrivant a Buenos Aires, il me demande si je veux venir moi aussi la bas. J'accepte. On pars dans un voyage inconnu dans la pampa argentine en plein desert humain.
En arrivant dans le village, un type petit gros, le visage bouffi, sans prétention, viens nous chercher a la station de bus: Il s'appelle Bernardo . Il nous fait monter dans une voiture, un peu louche et qui pue dont le confort tranche completement avec le super luxe des cars dans lesquels je me vautrais, me goinfrant de petits fours et de mini pizzas apéro. Le paysan s'arrete a une epicerie, il veut faire des provisions dignes pour recevoir des invités. Dans l'histoire personne ne se connait plus que d'aujourd'hui, mais on va tous vivre ensemble sous le meme toit. La situation est completement incongrue et sans aucun rapport logique. El Russo, comme se moquait la dame qui tenait l'epicerie pour nous mettre a l'aise et en profitant qu'il y ai des etrangers pour se foutre gentiment de ce bon brave Bernardo (parce qu il est moitie hollandais donc blond-roux), qui n'a jamais eu de femme. "Et c'est plus simple comme ca, plus tranquille, moi." Il vit seul et a 48 ans, il en fait facilement la 60 aine. D'ailleur quand le Hollandais habillé sportwear et qui en jette un peu avec ses belles chaussures et sa ligne de sportif actif du genre a jouer au squash pour se relaxer, lui a dit son age, El Russo s'est plus ou moins renfermé dans une moue penseur, surement des années qui passent vite, de la vie monotone qui petit a petit s'etiole... Il porte un vieux pistolet attaché a sa ceinture. J'apprendrais par la suite, que pas plus tard que la semaine derniere, il s'est fait sequestré par des voleurs qui l'ont attaché dans sa cuisine a une chaise et qui pour le faire parler lui ont bruler les doigts de pieds et matraquer de coups pendant une heure et demi, c'est qu il voulait pas lacher le morceau le Russo, de ces 3000 pesos d'économie sous son lit. C'est donc un type méfiant qui nous accueille, sur le qui-vive, d'ailleurs il nous a pas caché ses doutes quant a la pertinence de nos motifs a venir le voir. Faut le comprendre il a jamais vu personne arriver d'autres que ses 3 potes du village chez depuis 10 ans, a part les bandits de la semaine derniere. Aujourd'hui, c'est 2 europeens qui semble avoir une idée derriere la tete qui debarquent chez lui.
Le soir méme, alors qu'il avait invité 2, 3 amis, du genre á arriver avec leur propre couteau pour la viande dans un etui en cuir estampillé de motifs style cowboy, Bernardo nous a cuisiner 4 gigantesques poulets, j'avais jamais vu des betes de cette taille, du chorizo au barbecue, des cotes de porcs. Mais rien pour accompagner. Ah si du vin en brique a 3 pesos qu'il mélange avec de l'eau gazeuse. J'aurais au moins manger les meilleurs poulets de ma vie, et meme apres 8 mois végétariens en Asie, j'ai dévoré. Alors, Bernardo il sait pas pourquoi ces 2 types debarquent chez lui et encore moins pourquoi son pretendu parenté de loin est accompagné d'un petit jeune effronté francais blondinet qui traverse le monde entier, "qu'est ce qui peut bien le pousser a traverser les oceans pour venir s'enterrer dans mon patelin"). le pauvre jamais il a vu ca, un millionnaire et un jeune étudiant europeen bien éduqué des villes chez lui, simple paysan, sous son toit. Il nous installe dans une chambre. "Excusez moi pour la poussiere, je n'y vais guére plus dans cette chambre, C'était la chambre de ma soeur, Elle est morte ya 3 ans, elle a été atteinte d'un épuisement général et s'est éteinte d'elle meme sans souffrances autres que la vie elle méme, qu'elle a laissé derriere, nous dit-il d'un air mélancolique trahissant son impuissance face a la vie. "Demain ne vous inquiétez pas si á 3 heures du matin, vous entendez la radio (la radio de sa chaine hifi 750w avec des autocollants flachys et mega bass de banlieusard) se mettre a chanter a tutete, c'est le seul reveil que j'ai et il est dans la cuisine, alors je le met a fond. Je me reveille tot, je dois preparer 60 poulets pour les vendre sur le marché demain". Moi: "putain..et moi qui fait rien...on pourrais peut etre l'aider." Tu parles!!! Puis il nous raconte en se marrant, que son plaisir, c'est de couper la tete aux poulets sans les mettre dans le vase special pour les tenir tranquille. Non ce qu'il aime c'est de les voir galoper encore quelques instants sans leurs tetes."
Tout á coup, je me mets á penser aux parisiens qui courent dans tous les sens sans reelement savoir oú, mais ils y courent. Ce qu'ils aiment le plus, c'est lisser les routes aux maximum pour avoir toujours plus de vitesse, mais pour aller oú? Ca on verrait aprés...Qu'on on sera arrivé. On a le temps.
Je dors dans la meme chambre que le businessman. Faut savoir biensur si le type soi disant business man n'est pas louche, surtout du point de vue interessement sexuel, il pourrait tres bien etre de ceux pour qui le voyage leur permet d'assouvir leur fantasmes sur des miséreux. Mais quand j'ai vu qu il avait la meme incertitide a mon sujet, en le voyant cacher en douce ses biffetons au dessus de l'armoire, je me suis dis qu'il avait encore plus de doute que moi. ALors je me suis detendu.
On range un peu nos affaires. Et le gars il se met a sortir un pendule. Il prend ma main( enfin le pouls) et se met a regarde son pendule . Il me dit ca et ca. Il me dit quil va ouvrir les canaux d'energie et balbla. Il a les mains brulante le gars. Il dit que l'energie passe bien. Il voit une guerison dans l'avenir. :) du blabla quoi. Apres pour chaque truc, il check avec son pendule, on dirait Jonny Depp dans l'homme á la tete sans téte. Il me dit faut que tu prennes telles vitamines ou telles breuvages qu'il concoctera specialement demain. Il demande a son pendule les doses, puis le "pourcentage" d'ouverture des chakras :). Bon, soit. En tout cas il me fait bien marrer.
Je me rend compte apres qu a 46 ans et un compte en banque enorme, il est un peu perdu, il a change sa vie alors quíl sentait qu'il s'embourbait. Il est allé voir des diseurs d'aventure, de vies passées, tout ca pour y comprendre quelque chose face a l'incompréhensible que chacun doit trouver tout seul sans aide ou presque, juste quelque petits tuyaux pas plus, histroire de remettre les gens dans la bonnes direction quand ils bloquent a un carrefour. Je tente de le remette dans le droit chemin, en lui annoncant tous les pieges du chemin qu'il était prét a prendre, tous les revers, toutes les claques pour epurer son esprit jusqu'á devenir plus que lui-meme. Un homme quoi. Qu'a travers de ce chemin, qu'est le chemin de la vie, il allait devoir eplucher son ego, comme on epluche un oignon, pour arriver a la fin au coeur meme, quand il ne reste plus que l'essence meme de l'esprit de chacun de nous.
Ca y est il pense deja qu il va travailler avec moi sur un projet de centre de méditations et danses cosmiques des chakras. T'emballe pas trop.
Il faut donc construire sa vie comme une pyramide en commencant par le bas pour monter en suite. Pas se précipiter dans son élan, la chute fais mal.
Alors puisque j'ai l'impression de faire un voyage un peu different, j'ai envie d'en faire profiter tout le monde, pour offrir de l'air, des elans de vie, de l'energie pour construire leur propre voyage (vie).
Je suis un peu feignant parfois pour ecrire des trucs, mais de tant en tant je m'y met et y prend plaisir. J'essaye de ne pas faire de mes voyages un ego trip de moi-je, et d'observer avec du recul ce petit homme que la vie emmene a droite a gauche suivant la direction et la force du vent (moi meme).
Tous les textes que j'ai ecrit jusque la (3), sont juste des mails envoyés sur le vif, pas reflechi du tout, ni vraiment relu, qui refletait donc l'etat d'esprit du moment.
Durant cette periode de voyage (2ans), des rencontres, méme parfois banales a premieres approches sont autant d'apprentissages de réflexions sur le chemin épineux de la vie, le seul qui vaillent aux yeux des fous de vie...
Lettre a Isabelle du 30 mars 2005.
Ya une semaine j'etait a Mendoza et la bas, j'etais avec des gens tout a fait ¨normaux¨ dans une guest house normale en dortoir, je me suis dis que je devais reprendre les choses en mains et que j'avais besoin d'un coup d'air frais. Je m'etais fait embarqué par la facilité des bons plans pourris d'autres voyageurs. J'ai alors chercher un billet de bus pour Buenos Aires, je suis alle a la gare routiere, et en marchant je vois une pub ¨´bus lit 1 ere classe´´ Mortel, pour la premiere fois de ma vie j'ai envie de luxe et de me la jouer voyageur aisé. Je vais a lagence. plus de place pour le mercredi, le jeudi etc jusqu'á Lundi prochain. "Vous comprenez c'est les fétes..."me dit il sur un air ahuri...Un type arrive en courant, il veut déplacer son voyage. C'est pour dans une heure...a 20h. le voyage dure 18 heures. Ok. Je lui paye 100 pesos. Je vais vite faire mon sac, dit au revoir au Chino qui voyageait specialement pour deguster des bonnes viandes et des bons vins dans les restos "Tenedor libre", le seul qui attirait ma sympathie dans ce réservoir á backpackers insipides qui recherche l'"aventure".
j'arrive au bus, prend maplace qui est trop mortel. Jamais vu ca de ma vie. Les bus argentins sont les meilleurs du monde (serveuse en mini jupe au petit soin, offrant du champagne(argentin) a volonté ou du whisky, ecran plat digital top design, casque sony de maison pour chacun, bref pour regarder un film hollywoodien avec will Smith comme hero, gentil noir, qui sauve la planete des robots, on s'endore vite). Tout le bus se remplit sauf pour lesiege dá cote de moi. Le car va partir, royal, en plus je vais avoir 2 places...mais ca sert a rien, ..., peut etre que l'hotesse va venir s'y reposer, au pire je lui proposerais. j'ai deja un lit pour moi tout seul. Alors que játtendais impatient la suite, voir arriver un ange qui deviendra ma femme ou bien tout simplement personne.... Et lá, un type se depéche de rentrer et bien sur cést mon voisin. Merde. J'ecouterais mon walkman toute lanuit alors. Le gars, la 46zaine, plus beaucoup de cheveux sur le crane, l'esprit alerte, un bouquin a la main: "Are you afraid f the dark?" dejesaisqui qu'il a sortit direct en s'installant histoire de jouer les hommes actifs et de paraitre intellectuel. Pour parler, je lui demande, d'une facon un peu espiegle histoire de faire l'intelligent erudit qui parle trop bien espagnol et qui essaye de rabaisser son interlocuteur d'entreé, si il a "peur du noir" ou si son bouquin l'aider á comprendre ses angoisses intérieures. Il me repond, en espagnol, mais continue en anglais. Soit. Alors on se met a parler en anglais. Le type est un businessman qui vend des solutions de decheteterie et recyclage dans le monde entier, en Chine a bangkok au chile et blablalba...apres iil me dit qu il est aventurier. Je lui demande pourquoi. j'adore ce genre d'ouverture, du genre " et je suis aussi un peu, ..., un aventurier..." en me regardant bien dans les yeux en insistant exagerement sur le mot "aventurier", pour voir si j'avais capter et pour me pousser á lui demander la suite. C'etait son accroche. Il me dit qu il a faillit mourir plusieur fois...blabla...quil s´est cassé le cou. "Ah bon...moi aussi". Lá direct, je savais qu'il m'etait envoyé. Le hasard n'a plus sa place pour moi, maintenant, il ose meme plus montrer le bout de son nez.
Et apres il s'est mis a s'ouvrir completement. Du genre j'ai gagné plein dargent, des millions de dollars, mais maintenant je m'emmerde alors je cherche autre chose. Et lemec dit quil connait des guerisseurs deca dela, a Santiago et chsais pas ou. Que lui meme il guerit les energies (?). Je me rend compte qu'il est partit sur le chemin Newage, mouvement de bourgeois blasés ayant fait un voyage "initiatique" en Inde, genre Reiki, encens et chakras. Mais sa jeunesse de gamin et ses elans de vie m'attirent, j'aime les gens qui se remette en question, qui vivent la vie toujours comme une aventure. Je lui demande ce qu il va faire a Buenos Aires. Il me ditqu il va chez son filleul qu'il a jamais vu, qui est argentin, qui vit seul dans la pampa a 10 heures de buenos Aires. Harry mon nouvel ami est Hollandais, et a de la famille par ici. Bref il veut aller voir quelqu'un qu il connait pas mais qui est de sa famille, trés eloigné pourtant. En arrivant a Buenos Aires, il me demande si je veux venir moi aussi la bas. J'accepte. On pars dans un voyage inconnu dans la pampa argentine en plein desert humain.
En arrivant dans le village, un type petit gros, le visage bouffi, sans prétention, viens nous chercher a la station de bus: Il s'appelle Bernardo . Il nous fait monter dans une voiture, un peu louche et qui pue dont le confort tranche completement avec le super luxe des cars dans lesquels je me vautrais, me goinfrant de petits fours et de mini pizzas apéro. Le paysan s'arrete a une epicerie, il veut faire des provisions dignes pour recevoir des invités. Dans l'histoire personne ne se connait plus que d'aujourd'hui, mais on va tous vivre ensemble sous le meme toit. La situation est completement incongrue et sans aucun rapport logique. El Russo, comme se moquait la dame qui tenait l'epicerie pour nous mettre a l'aise et en profitant qu'il y ai des etrangers pour se foutre gentiment de ce bon brave Bernardo (parce qu il est moitie hollandais donc blond-roux), qui n'a jamais eu de femme. "Et c'est plus simple comme ca, plus tranquille, moi." Il vit seul et a 48 ans, il en fait facilement la 60 aine. D'ailleur quand le Hollandais habillé sportwear et qui en jette un peu avec ses belles chaussures et sa ligne de sportif actif du genre a jouer au squash pour se relaxer, lui a dit son age, El Russo s'est plus ou moins renfermé dans une moue penseur, surement des années qui passent vite, de la vie monotone qui petit a petit s'etiole... Il porte un vieux pistolet attaché a sa ceinture. J'apprendrais par la suite, que pas plus tard que la semaine derniere, il s'est fait sequestré par des voleurs qui l'ont attaché dans sa cuisine a une chaise et qui pour le faire parler lui ont bruler les doigts de pieds et matraquer de coups pendant une heure et demi, c'est qu il voulait pas lacher le morceau le Russo, de ces 3000 pesos d'économie sous son lit. C'est donc un type méfiant qui nous accueille, sur le qui-vive, d'ailleurs il nous a pas caché ses doutes quant a la pertinence de nos motifs a venir le voir. Faut le comprendre il a jamais vu personne arriver d'autres que ses 3 potes du village chez depuis 10 ans, a part les bandits de la semaine derniere. Aujourd'hui, c'est 2 europeens qui semble avoir une idée derriere la tete qui debarquent chez lui.
Le soir méme, alors qu'il avait invité 2, 3 amis, du genre á arriver avec leur propre couteau pour la viande dans un etui en cuir estampillé de motifs style cowboy, Bernardo nous a cuisiner 4 gigantesques poulets, j'avais jamais vu des betes de cette taille, du chorizo au barbecue, des cotes de porcs. Mais rien pour accompagner. Ah si du vin en brique a 3 pesos qu'il mélange avec de l'eau gazeuse. J'aurais au moins manger les meilleurs poulets de ma vie, et meme apres 8 mois végétariens en Asie, j'ai dévoré. Alors, Bernardo il sait pas pourquoi ces 2 types debarquent chez lui et encore moins pourquoi son pretendu parenté de loin est accompagné d'un petit jeune effronté francais blondinet qui traverse le monde entier, "qu'est ce qui peut bien le pousser a traverser les oceans pour venir s'enterrer dans mon patelin"). le pauvre jamais il a vu ca, un millionnaire et un jeune étudiant europeen bien éduqué des villes chez lui, simple paysan, sous son toit. Il nous installe dans une chambre. "Excusez moi pour la poussiere, je n'y vais guére plus dans cette chambre, C'était la chambre de ma soeur, Elle est morte ya 3 ans, elle a été atteinte d'un épuisement général et s'est éteinte d'elle meme sans souffrances autres que la vie elle méme, qu'elle a laissé derriere, nous dit-il d'un air mélancolique trahissant son impuissance face a la vie. "Demain ne vous inquiétez pas si á 3 heures du matin, vous entendez la radio (la radio de sa chaine hifi 750w avec des autocollants flachys et mega bass de banlieusard) se mettre a chanter a tutete, c'est le seul reveil que j'ai et il est dans la cuisine, alors je le met a fond. Je me reveille tot, je dois preparer 60 poulets pour les vendre sur le marché demain". Moi: "putain..et moi qui fait rien...on pourrais peut etre l'aider." Tu parles!!! Puis il nous raconte en se marrant, que son plaisir, c'est de couper la tete aux poulets sans les mettre dans le vase special pour les tenir tranquille. Non ce qu'il aime c'est de les voir galoper encore quelques instants sans leurs tetes."
Tout á coup, je me mets á penser aux parisiens qui courent dans tous les sens sans reelement savoir oú, mais ils y courent. Ce qu'ils aiment le plus, c'est lisser les routes aux maximum pour avoir toujours plus de vitesse, mais pour aller oú? Ca on verrait aprés...Qu'on on sera arrivé. On a le temps.
Je dors dans la meme chambre que le businessman. Faut savoir biensur si le type soi disant business man n'est pas louche, surtout du point de vue interessement sexuel, il pourrait tres bien etre de ceux pour qui le voyage leur permet d'assouvir leur fantasmes sur des miséreux. Mais quand j'ai vu qu il avait la meme incertitide a mon sujet, en le voyant cacher en douce ses biffetons au dessus de l'armoire, je me suis dis qu'il avait encore plus de doute que moi. ALors je me suis detendu.
On range un peu nos affaires. Et le gars il se met a sortir un pendule. Il prend ma main( enfin le pouls) et se met a regarde son pendule . Il me dit ca et ca. Il me dit quil va ouvrir les canaux d'energie et balbla. Il a les mains brulante le gars. Il dit que l'energie passe bien. Il voit une guerison dans l'avenir. :) du blabla quoi. Apres pour chaque truc, il check avec son pendule, on dirait Jonny Depp dans l'homme á la tete sans téte. Il me dit faut que tu prennes telles vitamines ou telles breuvages qu'il concoctera specialement demain. Il demande a son pendule les doses, puis le "pourcentage" d'ouverture des chakras :). Bon, soit. En tout cas il me fait bien marrer.
Je me rend compte apres qu a 46 ans et un compte en banque enorme, il est un peu perdu, il a change sa vie alors quíl sentait qu'il s'embourbait. Il est allé voir des diseurs d'aventure, de vies passées, tout ca pour y comprendre quelque chose face a l'incompréhensible que chacun doit trouver tout seul sans aide ou presque, juste quelque petits tuyaux pas plus, histroire de remettre les gens dans la bonnes direction quand ils bloquent a un carrefour. Je tente de le remette dans le droit chemin, en lui annoncant tous les pieges du chemin qu'il était prét a prendre, tous les revers, toutes les claques pour epurer son esprit jusqu'á devenir plus que lui-meme. Un homme quoi. Qu'a travers de ce chemin, qu'est le chemin de la vie, il allait devoir eplucher son ego, comme on epluche un oignon, pour arriver a la fin au coeur meme, quand il ne reste plus que l'essence meme de l'esprit de chacun de nous.
Ca y est il pense deja qu il va travailler avec moi sur un projet de centre de méditations et danses cosmiques des chakras. T'emballe pas trop.
Il faut donc construire sa vie comme une pyramide en commencant par le bas pour monter en suite. Pas se précipiter dans son élan, la chute fais mal.
Volontaires / association humanitaire au Pérou English translation pending
bonjour à tous
je viens apporter ma petite pierre à cette rubrique car c'est grace à ce forum que j'ai pu preparé mon voyage ! moi je suis partie en mars dernier 3 mois en amerique latine. 1 mois 1/2 à Arequipa au Perou où je travaillais avec des enfants type école maternelle -garderie. Sur place j'ai rencontré d'autres volontaires qui bossaient pour la meme asso que moi c'est une asso peruvienne tenue par des religieuses tres dynamiques sur Arequipa. Elles disposent de plusieurs garderies et ecoles primaire dans des quartiers defavorisés
j etais logé en famille et ça c'est le top! pouvoir vivre au sein de la culture peruvienne tout en progressant en espagnol c'est ce qu on fait de mieux com voyage culturel linguistique et profondement humain! c'est une experience que je vous conseille ! je me suis vraiment retrouvée dans une vraie famille, heureuse de faire decouvrir sa culture et tres fier d'accueillir des européens ! ma famille daccueil vivait dans un quartier plus favorisé. Elle m'a été proposée par l'association. c'est 150 €/par mois tu es logée avec ta propre chambre, nourrit blanchit ! mais si vous preferez vivre en auberge de jeunesse ou à l'hotel c'est possible aussi vous etes libres a ce niveau là. le travail avec les enfants est basé sur du bénévolat
par ailleurs l'asso accepte volontier les volontaires mais il faut bosser 1 mois minimum car c'est le temps necessaire pour s'attacher aux enfants et se sentir à l aise dans son taff !
Sur un long voyage je pense qu il est indispensable de se poser un minimum à un endroit. Vivre avec la population locale c'est ce qu il ya de plus enrichissant ! sinon c'est frustrant et votre voyage reviendra à de la simple consommation de paysages et vous passerez à coté de l'essentiel ! ensuite j'ai voyagé 1 mois 1/2 en bolivie avec une volontaire rencontrée sur place j ai fait les classiques mais inoubliables ile taquile, ile amantani, la isla del sol sur le lac titicaca, la paz, salar uyuni, potosi et surtout rurrenabaque dans la jungle au nord du pays à ne pas rater!
je reste à votre disposition si vous souhaitez plus d'infos
gwen
je viens apporter ma petite pierre à cette rubrique car c'est grace à ce forum que j'ai pu preparé mon voyage ! moi je suis partie en mars dernier 3 mois en amerique latine. 1 mois 1/2 à Arequipa au Perou où je travaillais avec des enfants type école maternelle -garderie. Sur place j'ai rencontré d'autres volontaires qui bossaient pour la meme asso que moi c'est une asso peruvienne tenue par des religieuses tres dynamiques sur Arequipa. Elles disposent de plusieurs garderies et ecoles primaire dans des quartiers defavorisés
j etais logé en famille et ça c'est le top! pouvoir vivre au sein de la culture peruvienne tout en progressant en espagnol c'est ce qu on fait de mieux com voyage culturel linguistique et profondement humain! c'est une experience que je vous conseille ! je me suis vraiment retrouvée dans une vraie famille, heureuse de faire decouvrir sa culture et tres fier d'accueillir des européens ! ma famille daccueil vivait dans un quartier plus favorisé. Elle m'a été proposée par l'association. c'est 150 €/par mois tu es logée avec ta propre chambre, nourrit blanchit ! mais si vous preferez vivre en auberge de jeunesse ou à l'hotel c'est possible aussi vous etes libres a ce niveau là. le travail avec les enfants est basé sur du bénévolat
par ailleurs l'asso accepte volontier les volontaires mais il faut bosser 1 mois minimum car c'est le temps necessaire pour s'attacher aux enfants et se sentir à l aise dans son taff !
Sur un long voyage je pense qu il est indispensable de se poser un minimum à un endroit. Vivre avec la population locale c'est ce qu il ya de plus enrichissant ! sinon c'est frustrant et votre voyage reviendra à de la simple consommation de paysages et vous passerez à coté de l'essentiel ! ensuite j'ai voyagé 1 mois 1/2 en bolivie avec une volontaire rencontrée sur place j ai fait les classiques mais inoubliables ile taquile, ile amantani, la isla del sol sur le lac titicaca, la paz, salar uyuni, potosi et surtout rurrenabaque dans la jungle au nord du pays à ne pas rater!
je reste à votre disposition si vous souhaitez plus d'infos
gwen
Circuit en Thaïlande: vos avis sur mon itinéraire English translation pending
Vous avez reussi a me convaincre de partir sans TO avec ma ptite famille ( CA c'est de la mauvaise foi parce que j'en crevais d'envie ! )
J'ai lu je ne sais combien de messages et maintenant je suis devant une feuille blanche, faut que je ponde ce que j'appel un squellette de circuit ( ce qui veut dire que même s'il est souple et modifiable j'établi les grandes lignes et je ne me retrouve pas chaque soir en train de me dire " Bon, kes kon va faire demain " )
Et ... J'y arrive pas !!!
J'ai lu je ne sais combien de circuit et a chaque fois j'ai pensé "trop chargé " et maintenant j'ai le même problème ... Mais a moins de faire venir l'Enterprise, Mr Spock et la cabine de téléportation va falloir faire des choix cornéliens ... Donc si vous voulez me donner votre avis sur ce qui suit ... On dira pour simplifier que les trajet se feront en voiture ..
Jour 1 : Départ
J2 : Arrivée BKK le matin . Journée Soir et nuit à Damnoen saddak
J3 : Lever avant l'aube Chantage quelconque sur ma fille pour faire cesser ses menaces de changer de parents (nous) contre des (je cite) "qui font des trucs normaux" Marché flottant avant l'arrivée des TO Trajet vers parc de Khao Yai.
J4 et J5 : Khao Yai
J6 : Vers Khorat/Phinai/Phitsanulok
J7 : Visite des temples des environs
J8 :Vers Sukhotai
J9 : Sukhotai
Jusque là je pense que ça doit à peu près tenir la route c'est après que ça se complique ... j'ai toujours pas décidé si on allais à Chiang Mai ou pas ... Je pense que on n'y trouvera rien de transcendant mais maintenant j'ai mon coté sombre du touriste moyen qui " si t'y va pas tu va louper qqchose et puis t'aura même pas vu le Nord ....
SI on y va ça donne :
J10 : Vers CM J11 : CM J12 : CM
J13 : Avion vers Kho Chang
J14 : Kho Chang J15 : Kho Chang
J16 : retour sur BKK
J17 : Journée BKK départ en fin de journée.
Si on va pas à CMai, ça aère le programme ... mais si j'y vais pas je vais louper qqchose et puis j'aurais même pas vu le Nord ....
Et je vous ai pas tout dit, parce que j'aurais quand même bien aimer aller voir les moines et leurs tigres vers Kanchanaburi et ça je sais pas ou le mettre ...
Voila, si vous voulez vous donner la peine ... Désolé ! 😊
J'ai lu je ne sais combien de messages et maintenant je suis devant une feuille blanche, faut que je ponde ce que j'appel un squellette de circuit ( ce qui veut dire que même s'il est souple et modifiable j'établi les grandes lignes et je ne me retrouve pas chaque soir en train de me dire " Bon, kes kon va faire demain " )
Et ... J'y arrive pas !!!
J'ai lu je ne sais combien de circuit et a chaque fois j'ai pensé "trop chargé " et maintenant j'ai le même problème ... Mais a moins de faire venir l'Enterprise, Mr Spock et la cabine de téléportation va falloir faire des choix cornéliens ... Donc si vous voulez me donner votre avis sur ce qui suit ... On dira pour simplifier que les trajet se feront en voiture ..
Jour 1 : Départ
J2 : Arrivée BKK le matin . Journée Soir et nuit à Damnoen saddak
J3 : Lever avant l'aube Chantage quelconque sur ma fille pour faire cesser ses menaces de changer de parents (nous) contre des (je cite) "qui font des trucs normaux" Marché flottant avant l'arrivée des TO Trajet vers parc de Khao Yai.
J4 et J5 : Khao Yai
J6 : Vers Khorat/Phinai/Phitsanulok
J7 : Visite des temples des environs
J8 :Vers Sukhotai
J9 : Sukhotai
Jusque là je pense que ça doit à peu près tenir la route c'est après que ça se complique ... j'ai toujours pas décidé si on allais à Chiang Mai ou pas ... Je pense que on n'y trouvera rien de transcendant mais maintenant j'ai mon coté sombre du touriste moyen qui " si t'y va pas tu va louper qqchose et puis t'aura même pas vu le Nord ....
SI on y va ça donne :
J10 : Vers CM J11 : CM J12 : CM
J13 : Avion vers Kho Chang
J14 : Kho Chang J15 : Kho Chang
J16 : retour sur BKK
J17 : Journée BKK départ en fin de journée.
Si on va pas à CMai, ça aère le programme ... mais si j'y vais pas je vais louper qqchose et puis j'aurais même pas vu le Nord ....
Et je vous ai pas tout dit, parce que j'aurais quand même bien aimer aller voir les moines et leurs tigres vers Kanchanaburi et ça je sais pas ou le mettre ...
Voila, si vous voulez vous donner la peine ... Désolé ! 😊
Turquie - Istanbul et rêveries ottomanes English translation pending
A la fois lointaine et proche, objet de mes nombreuses lectures et si riche en vestiges historiques, la Turquie* est, sauf erreur, le seul pays qui soit situé sur deux continents, l'Europe et l'Asie.
Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard. J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.
Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...
Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour. A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.
Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.
Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan. Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules. Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort. Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs. Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles. Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.
Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...
A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants... Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre. Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.
Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en mus��e. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures. L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde. Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.
* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard. J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.
Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...
Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour. A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.
Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.
Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan. Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules. Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort. Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs. Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles. Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.
Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...
A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants... Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre. Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.
Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en mus��e. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures. L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde. Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.
* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
3 semaines au Rajasthan... English translation pending
Déjà finies...🙁
Mais pour y repartir un peu je vais vous relater notre parcours dans les grandes lignes. On approfondira ensemble !
En 19 jours complets sur place (21 avec les trajets France - Inde AR):-- 1er jour Delhi (Arrivée 7h20) => Agra Taxi prépaid de l'aéroport à la gare de New Delhi (250 Rs) pour aller réserver nos billets de train au Tourist Office qui se trouve au 1er étage (c toujours ouvert et pas de commission, ne pas croire les embrouilleurs de tout poil).
Direction Namaskar Hôtel ds le Main Bazar, juste en face de la gare, pour se rafraîchir et poser les sacs (200 Rs). Train de la gare Nizamuddin (il y a 3 gares à New Delhi) à 14h50 pour arrivée à Agra cant vers 17h.
NUIT au Sheela Hôtel 🙂: à 50 mètres de la porte Est du Taj Mahal ce qui est très important puisqu'il faut y aller à 6 h pour éviter la foule, au fond d'un petit jardin, calme dans cette ville de fous (qui ne vaut vraiment que pour le Taj; le fort rouge ne vaut pas le détour si vous allez dans le Rajasthan vous verrez 10 x mieux, peut être juste pour la vue sur le Taj ?). Il est prudent de réserver car il est très demandé.
2ème jour Agra => Nawalgar Visite du Taj et du fort Rouge le matin dès 6h..😎
Départ après le repas pour Nawalgar dans le Shekawati avec un taxi (compter au moins 5 h. de route)
NUIT à l'écolo farm Apani Dhani 🙂🙂🙂 de Nawalgar (800 Rs chbre double avec sdb): génial, dans des petits bungalows en pisé à la déco sobre et agréable, très propre et fonctionnant écologiquement (chauffe-eau et lumière solaire, tri des déchets), repas maison végétariens pris avec le maître de maison, un brahmane qui a vécu en Europe et parle très couramment le français. Une adresse à ne pas louper !!! Y passer au moins 2 nuits pour en profiter.
3ème jour Nawalgar => Mandawa => Old Parsrampura (cénotaphe) Visite du Shekawati avec l'association Apani Dhani ie grâce au "salarié" de l'écolo farm qui nous a expliqué les fresques des havelis et la mythologie hindouiste dans un cénotaphe particulièrement intéressant (ça vaut le coup de prendre cette formule, c'est un très bon guide fort instructif, et puis il vaut mieux être accompagné pour pouvoir entrer dans les havelis).
NUIT à Apani Dhani
4ème jour Nawalgar => Fathepur => Bikaner Départ en taxi avec stop à Fathepur pour visiter de nouvelles havelis (un gamin nous propose ses services pour la visite). Trajet d'environ 4h.
NUIT au Bhairon Vilas 🙂 (1000 Rs pour les chambres doubles les + chères) : bâtisse de 120 ans décorée de bric à brac ancien et de vieilles photos, jardin agréable ds lequel on sirote une bière en regardant un spectacle de marionnettes et où l'on peut manger (pas mal). Notre chambre double était immense avec vieux fauteuils etc., un certain charme mais j'ai préféré celle de nos amis (avec un lit à baldaquin !), donc en visiter plusieurs. NB : ne pas acheter de miniatures dans la boutique d'artiste de l'hôtel, vous trouverez aussi bien après et moins cher.
5ème jour Bikaner => Jaisalmer Visite du fort de Bikaner le matin sous une chaleur écrasante, pas mal.
Départ en taxi après le repas (5 h de route). Le taxi nous quitte ici.
NUIT au Jawahar Niwas Palace 🤪 (3000 Rs) : belle architecture, belle vue sur le désert et la ville mais trop cher pour ce que c : déco à l'anglaise un peu décatie et froide, sans grand charme, belle piscine… avec des algues ! (bah, on prend une douche après !). Par contre, le resto est excellent.
6ème jour Jaisalmer Ballade dans le fort, visite des temples jaïns (intimistes, très agréables, et rigolo de regarder les centaines de chauve-souris faire leur toilette…attention ça ferme à 12h !), shopping (là vous pouvez vous lâcher ! à condition de bien négocier.. vous aurez l'embarras du choix : couvertures de lit, patchwork, sacs, cuir, boutons de porte en céramique, carnet de route / photos recouverts de cuir, objets de "bronze" reproduisant anciennes serrures, lampes à huile, etc.) Vous pouvez aussi vous faire faire des habits par Dungar Ram le tourist tailor du marché (Pansari Bazar): il est adorable, adore bavarder avec les étrangers et travaille très très bien (il a pleins de modèles issus des commandes des touristes divers et pleins de tissus en réserve même si ça boutique fait 2 m2 !!!).
NUIT au Paradise Hotel 🙂 (1000 Rs pour la + belle chambre mais ça démarre vers les 200Rs) dans la citadelle : très sympa et bon accueil malgré ce qu'en dit le GdR (bonne connexion internet), les chambres ont des fenêtres avec vue sur le désert, le vent s'y engouffre pour vous rafraîchir ! Toit-terrasse pas mal. Le seul pb mais ce n'est pas du à cet hôtel, ce sont les chiens qui aboient toute la nuit en bas de la citadelle et les klaxons qui déchirent la nuit…et votre sommeil !
7ème jour Jaisalmer Départ le matin pour un camel safari de ….18 km ! On est partis direct de Jaisalmer pour ne pas payer la jeep qui est svt proposée (et prise des chameaux + loin) et profiter plus de la ballade… Mauvaise pioche ! On a "balladé" pendant 5 km au milieu d'une décharge à ciel ouvert (en fait chacun vient vider son petit camion et fait son petit tas au lieu d'en faire un gros… résultat ça s'étale sur des kms…) et passage à forte proximité du vaste champ d'éoliennes (pas terrible dans le paysage… et pourtant j'aime les éoliennes). Arrêt au groupe de cénotaphes de Bada Bagh, sympa. Continuation vers Amar Sagar (petit village avec temple jaïn), là on était complètement morts de chaud et mal au cul (12 km ds les pattes), on a même pas eu le courage de visiter… Retour vers Jaisalmer… OUF !🤪 Je conseille donc de faire maxi 5km à chameaux et d'aller plutôt aux dunes de Khuri et d'y passer la nuit (même si c touristique et même si vous paierez la jeep pour y aller). C'est dommage d'être passés à côté des dunes, faute de temps… 🙁🙁🙁
NUIT au Paradise Hotel
8ème jour Jaisalmer On garde la chambre jusqu'au train de nuit pour Jodhpur (départ à 23h15, arrivée à 5h15 en 3ème AC, très confortable, propre et calme). Attention ! Il faut quitter les hôtesl vers 9/10h sinon il vous font payer un espèce de prorata temporis voire un nuit en plus ! (au Paradise ils nous ont fait payer ½ prix) Visite de deux havelis : Patwah-ki-haveli (à ne pas louper) et Salam Singh Haveli (sympa aussi si vous avez la chance d'avoir le bon guide qui vous raconte pleins de trucs…). Shopping
9ème jour Jodhpur Notre nouveau chauffeur vient nous récupérer à la gare (sincèrement on aurait pu le prendre qu'à partir du lendemain, pas très utile rétrospectivement et on aurait gagné des sous parce que si c'était compté au km il y a aussi le calcul de la journée…).
Repos dans un heritage hôtel 🤪 (cad les vieilles havelis soit disant de caractère) conseillé par des frenchies : un peu cher pour une déco pas terrible (il nous ont fait payer une demi-journée en + pour notre arrivée à 5h30 ! Le seul atout : tout près du fort.
Shopping le matin, visite du Sardar bazar (il y a pas mal de boutiques d'antiquaires mais bien ouvrir l'œil et marchander !), ballade dans la ville bleue. Visite de la forteresse de Mehrangarh avec l'audio-guide : extra !!! Avec l'audio-guide on est replongé à l'époque des maharadjahs, au temps du faste, un voyage dans le temps exceptionnel, le fort est très bien conservé, belles pièces et bcp de mobilier, objets d'époque. Si vous ne visitez qu'un fort, c'est celui là !
Repas au resto "On the Rocks" : trés bon, trés beau cadre (jardin, romantique), chouette deco (pas que touristes étrangers ms aussi indiens), reposant… et on peut même y guincher ! (un bon point pour le GdR). NUIT au Harassar Haveli (qque chose ds le genre)
10ème jour Jodhpur => Ranakpur => Narlai Visite du petit Taj, le Jaswant Tada, sur la route du départ (joli, ¾ d'heure grand maxi de visite). Route vers Ranakpur en passant par le territoire des villages vishnois où les animaux se baladent tranquilles puisqu'on ne les dérange pas, virée sympa et reposante (rien à visiter, juste le paysages et les daims, etc.) Visite du temple jaïn de Ranakpur : impressionnant surtout avec ses colonnades, un peu trop touristique à mon goût (accueil pas sympa et blasé).
NUIT à l'hôtel Rawla Narlai 🙂🙂🙂🙂🙂, dans le village de Narlai : féerique, notre coup de cœur (3000 Rs petit déj' compris, ce qui n'est jamais le cas : et petit déj' pantagruélique…vs me comprendrez une fois en Inde) –merci le GdR ce coup-ci même si le commentaire n'est pas à la hauteur du lieu : chambre des 1001 nuits magnifiquement décorée, hyper romantique, sdb de marbre, sofas devant les chambres pour siroter le tchai en regardant la colline de granit, accueil très gentil, personnel empressé ms sympa en habits traditionnels, jardin très agréable avec sofas… Le soir repas du maharadjah dans un thali en argent sur le toit de l'hôtel à la bougie… (on était 3 couples ds l'hôtel… 3 tables seulement !) En y arrivant, thé de bienvenue puis pèlerinage en haut de la colline de granit (570 marches) pour rejoindre l'éléphant blanc qui la surmonte et contempler le superbe panorama (jusqu'au fort de Kumbalgarh). Ce fut un moment d'une grande spiritualité et de bcp de sérénité : on est revenus sur un petit nuage à l'hôtel… Si vous cherchez un palace de charme à l'écart des touristes (qui pullulent à Ranakpur), n'hésitez pas à faire le détour, je suis persuadée que vous ne le regretterez pas (ns on a regretté de n'y passer qu'une nuit !!!)
11ème jour Narlai => Khumphalgarh => Udaipur Départ pour Udaipur et stop à Khumbalgarh : fort impressionnant et vide de visiteurs, assez étrange, perdu ds les montagnes, différent.
NUIT au Jagat Niwas Hotel 🙂🤪 à Udaipur en bordure du lac Pichola et ds la vieille ville : on a pris une chambre avec alcôve donnant sur le lac… ne vaut pas le prix tant la déco est kitsh et sans charme (bravo aux commentaires du GdR et du LP souvent bcp trop laudatifs !). Si vous n'êtes pas argentés, prenez un truc + simple, voire tout proche de la vieille ville, ds le même ordre de prix, essayer l'Udai Kothi (avec lequel ns avons hésité et qui, selon des frenchies, était pas mal du tout (avec piscine). Si vous avez du budget palace n'hésitez pas à aller au Shiv Niwas Palace (chambres splendides avec vue sur le lac, piscine réellement fabuleuse) : un couple de jeunes français a réussi à bien négocier le prix de la chambre à cette époque.
12ème jour Udaipur Ballade sur les bords du lacs pour voir les enfants se baigner, les lavandières… Visite de la ville et du City Palace (pas terrible, à moins d'avoir du temps et de l'argent à dépenser…). Ballade au coucher du soleil sur le lac : très sympa, ça ça vaut le coup d'autant qu'on traverse le parc du City palace (y aller pour le dernier bateau de 18h, c là que c vraiment bien). Shopping : c'est ici que vous aurez le + grand choix de bijoux en argent (à Jaipur c plutôt les pierres, après ce sera à Delhi… plutôt dans le Main Bazar à Pahar Ganj', ce que j'ai du faire car rien acheté à Udaipur… j'ai bien failli le regretter !).
NUIT au Jagat Niwas Hotel
13ème jour Udaipur => Bundi Départ à 9h pour 4 heures de trajet sur une route pourrie (vraiment !) Petite ville charmante, peu touristique. Visite du Garh Palace ouvert depuis 3 ans… très peu de touristes… si on demande (et moyennant un petit backchich) on vous amène dans une partie couverte de fresques murales magnifiques non encore ouverte au public… Un grand moment de découverte… seul au monde ! (avec les singes envahissant les lieux)
NUIT au Haveli Braj Bushanjee : assez de charme mais pas exceptionnel (pas "superbement aménagé" comme exagère encore le GdR)
14ème jour Bundi => Jaipur Départ à 13h, arrivée vers 16/17h à Jaipur par route pourrie.
NUIT au Diggi Palace 🙂🙂: sans conteste la meilleure adresse de Jaipur, pour toutes les bourses, resto très bon, grand jardin très agréable et calme dans cette ville de fous (internet).
15ème jour Jaipur Visite de la ville : palais des vents, observatoire, city palace : sympa ms on y passe pas la journée. Le reste de la journée, invités ds une famille, c pour ça qu'on est resté un jour de + : on peut aisément y passer un jour de moins que ns (en courant un peu +).
NUIT au Diggi Palace
16ème jour Jaipur Visite du fort d'Amber : on a fait la montée à dos d'éléphants : complètement toutous mais c'est sympa… pourquoi se priver ! Soir : ciné au Raj Mandir (le plus grand ciné de l'Inde : très kitsh !) pour voir la superprod. du moment "Mangal Pandey, the rising" (c'est l'histoire du début du soulèvement des indiens contre l'occupation britannique : très chouette fresque historique et compréhensible puisque qques passages en anglais –sinon en hindi- et histoire somme tout simple, même si ça dure 3heures avec entracte. Un grand moment que je vous conseille fortement ! Les séances sont à 21h30, prendre ses billets dans l'après-midi (ou demander à son chauffeur de s'en charger si on veut gagner du temps).
NUIT au Diggi Palace
17ème jour Jaipur => Barathpur Visite le matin du Monkey Temple aux environs de Jaipur, pour voir les indiens prendre leurs bains (les femmes d'un côté, les hommes de l'autre) et laisser les singes venir prendre les cacahouètes dans notre main… Sur le chemin, visite de la ville morte de Fatehpur Sikri : il y a un morceau payant et un gratuit. Si l'entrée n'est pas donnée, le site vaut la peine de le voir en entier. Lorsqu'on arrive dans la partie gratuite où se trouve la grande mosquée et un mausolée de marbre, on est assailli par des guides et vendeurs en tout genre extrémement collants et pénibles...ça ns a presque gaché la fin de la visite...la première partie est elle trés reposante, on ballade tranquillement dans la ville abandonnée.
Arrivée à Barathpur, ville de la réserve des oiseaux Keoladeo Ghana national Park. Couchés tôt car visite le lendemain à 6h (pour voir un max d'oiseaux).
NUIT à l'hôtel The Birder's Inn 🙂: pas mal
18ème jour Barathpur => Delhi Visite de la réserve en vélo avec un guide ( c mieux car il vous montre les oiseaux que l'on ne distingue pas en passant trop vite : il a l'œil quoi !, prix fixes). Y aller tôt le matin pour voir un max d'animaux (mammifères aussi) et éviter la foule. Plutôt en vélo qu'en pousse pousse pour prendre les petits chemins.
Retour à Delhi, arrivée vers 16h à la guesthouse Yatri House 🤪: chaudement recommandée par le GdR… encore une fois exagéré (plutôt cher pour ce que c'est et je ne sais pas où ils ont trouvé le "certain cachet"…!). Un avantage : internet gratuit ! (mais pour ce que ça coute là bas… environ 40 Rs l'heure).
Repas au resto "The Spice Route" de l'Imperial Hôtel 🤪: très cher pour l'Inde, assez bon mais ne vaut pas le prix d'après nous (encore un mauvais point pour le GdR). Par contre, si vs avez 5 mn, déambuler dans l'hôtel est assez surprenant pour des routards… le très très grand luxe, très très cher !
19ème jour : Delhi Dernier shopping dans le Main Bazar à Pahar Ganj, tout ce que vous n'aurez pas trouvé avant est là. Virée à Connaught Place : rien d'intéressant, + cher qu'ailleurs, sauf pour la boutique Levis où les jeans et pantalons Dockers sont très peu chers par rapport à l'Europe (environ 1700 Rs).
Retour à l'hôtel pour finir les sacs…. Départ en taxi à 23h pour décoller à 2h15 le 20ème jour… si si il faut y aller 3 heures avant… vous verrez il y a 36 queues à faire ! Attention, c ravitaillé par les corbeaux, il n'y a rien dans la salle d'embarquement à part qques pauvres sandwichs à 100 Rs ! Pour le duty free pensez y avant de passer les douanes (on s'est fait avoir !).🙁🙁🙁--
Voilà vous savez tout ! Quelques astuces au passage: prix de la bouteille d'eau : de 10 à 20 Rs grand maximum (on a trouvé 8 Rs à Jaisalmer !) taxi prepaid aéroport-Delhi : 250 Rs pour trouver le prix en euros : enlever deux 0 et multiplier par 2 (1000 Rs ça fait 20 € environ).
Nous avons fait ce circuit sans courir comme des dingues, que les temps de transport étaient fort corrects (je conseille ce qu'on a fait, ni plus ni moins ds la journée à moins que vous ayez bcp de temps). Nous avons bien pris le temps dans chaque ville et sur chaque lieu de visite. Nous avons eu le temps de rencontrer les indiens qui nous ont invités par 3 fois chez eux. Ils sont trés ouverts et curieux des autres, trés accueillants. Si ça vous intéresse je vous raconterai la rencontre avec la famille du tailleur Dungar, la fête de la naissance de Khrishna dans la famille Soni de Bundi, les répétitions de musique du groupe des gitans du Rajasthan, la Dhoad... On est encore émus de ces rencontres. Il y eu aussi la mission OO7 pour le compte de Mister Phil, les diverses visites, la bonne cuisine et la tourista !
Bref, tout ce qui a fait de ces 3 semaines un voyage formidable !😉 Il nous tarde de revenir en Inde...🙂
Il nous tarde d'y retourner !
Mais pour y repartir un peu je vais vous relater notre parcours dans les grandes lignes. On approfondira ensemble !
En 19 jours complets sur place (21 avec les trajets France - Inde AR):-- 1er jour Delhi (Arrivée 7h20) => Agra Taxi prépaid de l'aéroport à la gare de New Delhi (250 Rs) pour aller réserver nos billets de train au Tourist Office qui se trouve au 1er étage (c toujours ouvert et pas de commission, ne pas croire les embrouilleurs de tout poil).
Direction Namaskar Hôtel ds le Main Bazar, juste en face de la gare, pour se rafraîchir et poser les sacs (200 Rs). Train de la gare Nizamuddin (il y a 3 gares à New Delhi) à 14h50 pour arrivée à Agra cant vers 17h.
NUIT au Sheela Hôtel 🙂: à 50 mètres de la porte Est du Taj Mahal ce qui est très important puisqu'il faut y aller à 6 h pour éviter la foule, au fond d'un petit jardin, calme dans cette ville de fous (qui ne vaut vraiment que pour le Taj; le fort rouge ne vaut pas le détour si vous allez dans le Rajasthan vous verrez 10 x mieux, peut être juste pour la vue sur le Taj ?). Il est prudent de réserver car il est très demandé.
2ème jour Agra => Nawalgar Visite du Taj et du fort Rouge le matin dès 6h..😎
Départ après le repas pour Nawalgar dans le Shekawati avec un taxi (compter au moins 5 h. de route)
NUIT à l'écolo farm Apani Dhani 🙂🙂🙂 de Nawalgar (800 Rs chbre double avec sdb): génial, dans des petits bungalows en pisé à la déco sobre et agréable, très propre et fonctionnant écologiquement (chauffe-eau et lumière solaire, tri des déchets), repas maison végétariens pris avec le maître de maison, un brahmane qui a vécu en Europe et parle très couramment le français. Une adresse à ne pas louper !!! Y passer au moins 2 nuits pour en profiter.
3ème jour Nawalgar => Mandawa => Old Parsrampura (cénotaphe) Visite du Shekawati avec l'association Apani Dhani ie grâce au "salarié" de l'écolo farm qui nous a expliqué les fresques des havelis et la mythologie hindouiste dans un cénotaphe particulièrement intéressant (ça vaut le coup de prendre cette formule, c'est un très bon guide fort instructif, et puis il vaut mieux être accompagné pour pouvoir entrer dans les havelis).
NUIT à Apani Dhani
4ème jour Nawalgar => Fathepur => Bikaner Départ en taxi avec stop à Fathepur pour visiter de nouvelles havelis (un gamin nous propose ses services pour la visite). Trajet d'environ 4h.
NUIT au Bhairon Vilas 🙂 (1000 Rs pour les chambres doubles les + chères) : bâtisse de 120 ans décorée de bric à brac ancien et de vieilles photos, jardin agréable ds lequel on sirote une bière en regardant un spectacle de marionnettes et où l'on peut manger (pas mal). Notre chambre double était immense avec vieux fauteuils etc., un certain charme mais j'ai préféré celle de nos amis (avec un lit à baldaquin !), donc en visiter plusieurs. NB : ne pas acheter de miniatures dans la boutique d'artiste de l'hôtel, vous trouverez aussi bien après et moins cher.
5ème jour Bikaner => Jaisalmer Visite du fort de Bikaner le matin sous une chaleur écrasante, pas mal.
Départ en taxi après le repas (5 h de route). Le taxi nous quitte ici.
NUIT au Jawahar Niwas Palace 🤪 (3000 Rs) : belle architecture, belle vue sur le désert et la ville mais trop cher pour ce que c : déco à l'anglaise un peu décatie et froide, sans grand charme, belle piscine… avec des algues ! (bah, on prend une douche après !). Par contre, le resto est excellent.
6ème jour Jaisalmer Ballade dans le fort, visite des temples jaïns (intimistes, très agréables, et rigolo de regarder les centaines de chauve-souris faire leur toilette…attention ça ferme à 12h !), shopping (là vous pouvez vous lâcher ! à condition de bien négocier.. vous aurez l'embarras du choix : couvertures de lit, patchwork, sacs, cuir, boutons de porte en céramique, carnet de route / photos recouverts de cuir, objets de "bronze" reproduisant anciennes serrures, lampes à huile, etc.) Vous pouvez aussi vous faire faire des habits par Dungar Ram le tourist tailor du marché (Pansari Bazar): il est adorable, adore bavarder avec les étrangers et travaille très très bien (il a pleins de modèles issus des commandes des touristes divers et pleins de tissus en réserve même si ça boutique fait 2 m2 !!!).
NUIT au Paradise Hotel 🙂 (1000 Rs pour la + belle chambre mais ça démarre vers les 200Rs) dans la citadelle : très sympa et bon accueil malgré ce qu'en dit le GdR (bonne connexion internet), les chambres ont des fenêtres avec vue sur le désert, le vent s'y engouffre pour vous rafraîchir ! Toit-terrasse pas mal. Le seul pb mais ce n'est pas du à cet hôtel, ce sont les chiens qui aboient toute la nuit en bas de la citadelle et les klaxons qui déchirent la nuit…et votre sommeil !
7ème jour Jaisalmer Départ le matin pour un camel safari de ….18 km ! On est partis direct de Jaisalmer pour ne pas payer la jeep qui est svt proposée (et prise des chameaux + loin) et profiter plus de la ballade… Mauvaise pioche ! On a "balladé" pendant 5 km au milieu d'une décharge à ciel ouvert (en fait chacun vient vider son petit camion et fait son petit tas au lieu d'en faire un gros… résultat ça s'étale sur des kms…) et passage à forte proximité du vaste champ d'éoliennes (pas terrible dans le paysage… et pourtant j'aime les éoliennes). Arrêt au groupe de cénotaphes de Bada Bagh, sympa. Continuation vers Amar Sagar (petit village avec temple jaïn), là on était complètement morts de chaud et mal au cul (12 km ds les pattes), on a même pas eu le courage de visiter… Retour vers Jaisalmer… OUF !🤪 Je conseille donc de faire maxi 5km à chameaux et d'aller plutôt aux dunes de Khuri et d'y passer la nuit (même si c touristique et même si vous paierez la jeep pour y aller). C'est dommage d'être passés à côté des dunes, faute de temps… 🙁🙁🙁
NUIT au Paradise Hotel
8ème jour Jaisalmer On garde la chambre jusqu'au train de nuit pour Jodhpur (départ à 23h15, arrivée à 5h15 en 3ème AC, très confortable, propre et calme). Attention ! Il faut quitter les hôtesl vers 9/10h sinon il vous font payer un espèce de prorata temporis voire un nuit en plus ! (au Paradise ils nous ont fait payer ½ prix) Visite de deux havelis : Patwah-ki-haveli (à ne pas louper) et Salam Singh Haveli (sympa aussi si vous avez la chance d'avoir le bon guide qui vous raconte pleins de trucs…). Shopping
9ème jour Jodhpur Notre nouveau chauffeur vient nous récupérer à la gare (sincèrement on aurait pu le prendre qu'à partir du lendemain, pas très utile rétrospectivement et on aurait gagné des sous parce que si c'était compté au km il y a aussi le calcul de la journée…).
Repos dans un heritage hôtel 🤪 (cad les vieilles havelis soit disant de caractère) conseillé par des frenchies : un peu cher pour une déco pas terrible (il nous ont fait payer une demi-journée en + pour notre arrivée à 5h30 ! Le seul atout : tout près du fort.
Shopping le matin, visite du Sardar bazar (il y a pas mal de boutiques d'antiquaires mais bien ouvrir l'œil et marchander !), ballade dans la ville bleue. Visite de la forteresse de Mehrangarh avec l'audio-guide : extra !!! Avec l'audio-guide on est replongé à l'époque des maharadjahs, au temps du faste, un voyage dans le temps exceptionnel, le fort est très bien conservé, belles pièces et bcp de mobilier, objets d'époque. Si vous ne visitez qu'un fort, c'est celui là !
Repas au resto "On the Rocks" : trés bon, trés beau cadre (jardin, romantique), chouette deco (pas que touristes étrangers ms aussi indiens), reposant… et on peut même y guincher ! (un bon point pour le GdR). NUIT au Harassar Haveli (qque chose ds le genre)
10ème jour Jodhpur => Ranakpur => Narlai Visite du petit Taj, le Jaswant Tada, sur la route du départ (joli, ¾ d'heure grand maxi de visite). Route vers Ranakpur en passant par le territoire des villages vishnois où les animaux se baladent tranquilles puisqu'on ne les dérange pas, virée sympa et reposante (rien à visiter, juste le paysages et les daims, etc.) Visite du temple jaïn de Ranakpur : impressionnant surtout avec ses colonnades, un peu trop touristique à mon goût (accueil pas sympa et blasé).
NUIT à l'hôtel Rawla Narlai 🙂🙂🙂🙂🙂, dans le village de Narlai : féerique, notre coup de cœur (3000 Rs petit déj' compris, ce qui n'est jamais le cas : et petit déj' pantagruélique…vs me comprendrez une fois en Inde) –merci le GdR ce coup-ci même si le commentaire n'est pas à la hauteur du lieu : chambre des 1001 nuits magnifiquement décorée, hyper romantique, sdb de marbre, sofas devant les chambres pour siroter le tchai en regardant la colline de granit, accueil très gentil, personnel empressé ms sympa en habits traditionnels, jardin très agréable avec sofas… Le soir repas du maharadjah dans un thali en argent sur le toit de l'hôtel à la bougie… (on était 3 couples ds l'hôtel… 3 tables seulement !) En y arrivant, thé de bienvenue puis pèlerinage en haut de la colline de granit (570 marches) pour rejoindre l'éléphant blanc qui la surmonte et contempler le superbe panorama (jusqu'au fort de Kumbalgarh). Ce fut un moment d'une grande spiritualité et de bcp de sérénité : on est revenus sur un petit nuage à l'hôtel… Si vous cherchez un palace de charme à l'écart des touristes (qui pullulent à Ranakpur), n'hésitez pas à faire le détour, je suis persuadée que vous ne le regretterez pas (ns on a regretté de n'y passer qu'une nuit !!!)
11ème jour Narlai => Khumphalgarh => Udaipur Départ pour Udaipur et stop à Khumbalgarh : fort impressionnant et vide de visiteurs, assez étrange, perdu ds les montagnes, différent.
NUIT au Jagat Niwas Hotel 🙂🤪 à Udaipur en bordure du lac Pichola et ds la vieille ville : on a pris une chambre avec alcôve donnant sur le lac… ne vaut pas le prix tant la déco est kitsh et sans charme (bravo aux commentaires du GdR et du LP souvent bcp trop laudatifs !). Si vous n'êtes pas argentés, prenez un truc + simple, voire tout proche de la vieille ville, ds le même ordre de prix, essayer l'Udai Kothi (avec lequel ns avons hésité et qui, selon des frenchies, était pas mal du tout (avec piscine). Si vous avez du budget palace n'hésitez pas à aller au Shiv Niwas Palace (chambres splendides avec vue sur le lac, piscine réellement fabuleuse) : un couple de jeunes français a réussi à bien négocier le prix de la chambre à cette époque.
12ème jour Udaipur Ballade sur les bords du lacs pour voir les enfants se baigner, les lavandières… Visite de la ville et du City Palace (pas terrible, à moins d'avoir du temps et de l'argent à dépenser…). Ballade au coucher du soleil sur le lac : très sympa, ça ça vaut le coup d'autant qu'on traverse le parc du City palace (y aller pour le dernier bateau de 18h, c là que c vraiment bien). Shopping : c'est ici que vous aurez le + grand choix de bijoux en argent (à Jaipur c plutôt les pierres, après ce sera à Delhi… plutôt dans le Main Bazar à Pahar Ganj', ce que j'ai du faire car rien acheté à Udaipur… j'ai bien failli le regretter !).
NUIT au Jagat Niwas Hotel
13ème jour Udaipur => Bundi Départ à 9h pour 4 heures de trajet sur une route pourrie (vraiment !) Petite ville charmante, peu touristique. Visite du Garh Palace ouvert depuis 3 ans… très peu de touristes… si on demande (et moyennant un petit backchich) on vous amène dans une partie couverte de fresques murales magnifiques non encore ouverte au public… Un grand moment de découverte… seul au monde ! (avec les singes envahissant les lieux)
NUIT au Haveli Braj Bushanjee : assez de charme mais pas exceptionnel (pas "superbement aménagé" comme exagère encore le GdR)
14ème jour Bundi => Jaipur Départ à 13h, arrivée vers 16/17h à Jaipur par route pourrie.
NUIT au Diggi Palace 🙂🙂: sans conteste la meilleure adresse de Jaipur, pour toutes les bourses, resto très bon, grand jardin très agréable et calme dans cette ville de fous (internet).
15ème jour Jaipur Visite de la ville : palais des vents, observatoire, city palace : sympa ms on y passe pas la journée. Le reste de la journée, invités ds une famille, c pour ça qu'on est resté un jour de + : on peut aisément y passer un jour de moins que ns (en courant un peu +).
NUIT au Diggi Palace
16ème jour Jaipur Visite du fort d'Amber : on a fait la montée à dos d'éléphants : complètement toutous mais c'est sympa… pourquoi se priver ! Soir : ciné au Raj Mandir (le plus grand ciné de l'Inde : très kitsh !) pour voir la superprod. du moment "Mangal Pandey, the rising" (c'est l'histoire du début du soulèvement des indiens contre l'occupation britannique : très chouette fresque historique et compréhensible puisque qques passages en anglais –sinon en hindi- et histoire somme tout simple, même si ça dure 3heures avec entracte. Un grand moment que je vous conseille fortement ! Les séances sont à 21h30, prendre ses billets dans l'après-midi (ou demander à son chauffeur de s'en charger si on veut gagner du temps).
NUIT au Diggi Palace
17ème jour Jaipur => Barathpur Visite le matin du Monkey Temple aux environs de Jaipur, pour voir les indiens prendre leurs bains (les femmes d'un côté, les hommes de l'autre) et laisser les singes venir prendre les cacahouètes dans notre main… Sur le chemin, visite de la ville morte de Fatehpur Sikri : il y a un morceau payant et un gratuit. Si l'entrée n'est pas donnée, le site vaut la peine de le voir en entier. Lorsqu'on arrive dans la partie gratuite où se trouve la grande mosquée et un mausolée de marbre, on est assailli par des guides et vendeurs en tout genre extrémement collants et pénibles...ça ns a presque gaché la fin de la visite...la première partie est elle trés reposante, on ballade tranquillement dans la ville abandonnée.
Arrivée à Barathpur, ville de la réserve des oiseaux Keoladeo Ghana national Park. Couchés tôt car visite le lendemain à 6h (pour voir un max d'oiseaux).
NUIT à l'hôtel The Birder's Inn 🙂: pas mal
18ème jour Barathpur => Delhi Visite de la réserve en vélo avec un guide ( c mieux car il vous montre les oiseaux que l'on ne distingue pas en passant trop vite : il a l'œil quoi !, prix fixes). Y aller tôt le matin pour voir un max d'animaux (mammifères aussi) et éviter la foule. Plutôt en vélo qu'en pousse pousse pour prendre les petits chemins.
Retour à Delhi, arrivée vers 16h à la guesthouse Yatri House 🤪: chaudement recommandée par le GdR… encore une fois exagéré (plutôt cher pour ce que c'est et je ne sais pas où ils ont trouvé le "certain cachet"…!). Un avantage : internet gratuit ! (mais pour ce que ça coute là bas… environ 40 Rs l'heure).
Repas au resto "The Spice Route" de l'Imperial Hôtel 🤪: très cher pour l'Inde, assez bon mais ne vaut pas le prix d'après nous (encore un mauvais point pour le GdR). Par contre, si vs avez 5 mn, déambuler dans l'hôtel est assez surprenant pour des routards… le très très grand luxe, très très cher !
19ème jour : Delhi Dernier shopping dans le Main Bazar à Pahar Ganj, tout ce que vous n'aurez pas trouvé avant est là. Virée à Connaught Place : rien d'intéressant, + cher qu'ailleurs, sauf pour la boutique Levis où les jeans et pantalons Dockers sont très peu chers par rapport à l'Europe (environ 1700 Rs).
Retour à l'hôtel pour finir les sacs…. Départ en taxi à 23h pour décoller à 2h15 le 20ème jour… si si il faut y aller 3 heures avant… vous verrez il y a 36 queues à faire ! Attention, c ravitaillé par les corbeaux, il n'y a rien dans la salle d'embarquement à part qques pauvres sandwichs à 100 Rs ! Pour le duty free pensez y avant de passer les douanes (on s'est fait avoir !).🙁🙁🙁--
Voilà vous savez tout ! Quelques astuces au passage: prix de la bouteille d'eau : de 10 à 20 Rs grand maximum (on a trouvé 8 Rs à Jaisalmer !) taxi prepaid aéroport-Delhi : 250 Rs pour trouver le prix en euros : enlever deux 0 et multiplier par 2 (1000 Rs ça fait 20 € environ).
Nous avons fait ce circuit sans courir comme des dingues, que les temps de transport étaient fort corrects (je conseille ce qu'on a fait, ni plus ni moins ds la journée à moins que vous ayez bcp de temps). Nous avons bien pris le temps dans chaque ville et sur chaque lieu de visite. Nous avons eu le temps de rencontrer les indiens qui nous ont invités par 3 fois chez eux. Ils sont trés ouverts et curieux des autres, trés accueillants. Si ça vous intéresse je vous raconterai la rencontre avec la famille du tailleur Dungar, la fête de la naissance de Khrishna dans la famille Soni de Bundi, les répétitions de musique du groupe des gitans du Rajasthan, la Dhoad... On est encore émus de ces rencontres. Il y eu aussi la mission OO7 pour le compte de Mister Phil, les diverses visites, la bonne cuisine et la tourista !
Bref, tout ce qui a fait de ces 3 semaines un voyage formidable !😉 Il nous tarde de revenir en Inde...🙂
Il nous tarde d'y retourner !
Bahia Principe section Golden English translation pending
Voilà
Cest fait nous avons réservé au Bahia Principe Punta cana dans la section Golden et celà à partir du 4 mars 2006 pour 10 jours
Qui est déjà allé dans cette section et pourra nous donner des détails sur les chambres bien que nous ayons déjà recu pas mal d infos
QUESTIONS
Dans cette section combien d étages ont les ensembles ?
A quel étage est il préferable d etre ?
Pouvez me confirmer que toutes les chambres de cette section ont vue sur mer ?
Y a t il vraiment un jacuzzi dans ces chambres ?
Ce sera tout pour l instant
Merci de vos réponses
Les freins de vélo en voyage English translation pending
Salut à tous,
Je réfléchi pour le moment à changer les freins de Grimp'tout (c'est mon vélo).
Pour le moment il est équipé de VBrake Shimano XT, je suis très satisfait mais il se font vieux... J'hésite sur le nouveau système de freins à prendre.
Choix 1 : Remettre des Vbrakes à tranmission par cable. Avantage, facile à régler (quoi que pour moi ???). Inconvénient, frein sur la jante qui s'use beaucoup (la jante) et chauffe fort dans les grandes descentes en charge. Risque d'éclater un pneu 🏴☠️
Choix 2 : Mettre des freins magura à transmission hydrolique... Mon vélociste en qui j'ai toute confiance m'assure que c'est un bon plan. Quelques utilisateurs aussi. il semblerait que la jante chauffe et s'use moins. Inconvénient, j'y connais encore moins quand à l'entretient réparation.
Choix 3 : Disques... exclus, pas de possibilité d'installer sur Grimp'tout. Avantage, ne frein pas sur la jante mais le disque. Inconvénient ???
Choix 4 : Autre chose.
Usage prévu, voyages plutôt costaud par tous types de temps, toute l'année (ou presque) ?
Mezrci pour vos expériences
Arnaud
Je réfléchi pour le moment à changer les freins de Grimp'tout (c'est mon vélo).
Pour le moment il est équipé de VBrake Shimano XT, je suis très satisfait mais il se font vieux... J'hésite sur le nouveau système de freins à prendre.
Choix 1 : Remettre des Vbrakes à tranmission par cable. Avantage, facile à régler (quoi que pour moi ???). Inconvénient, frein sur la jante qui s'use beaucoup (la jante) et chauffe fort dans les grandes descentes en charge. Risque d'éclater un pneu 🏴☠️
Choix 2 : Mettre des freins magura à transmission hydrolique... Mon vélociste en qui j'ai toute confiance m'assure que c'est un bon plan. Quelques utilisateurs aussi. il semblerait que la jante chauffe et s'use moins. Inconvénient, j'y connais encore moins quand à l'entretient réparation.
Choix 3 : Disques... exclus, pas de possibilité d'installer sur Grimp'tout. Avantage, ne frein pas sur la jante mais le disque. Inconvénient ???
Choix 4 : Autre chose.
Usage prévu, voyages plutôt costaud par tous types de temps, toute l'année (ou presque) ?
Mezrci pour vos expériences
Arnaud
Vision personnelle de la place Jemaa el Fna à Marrakech English translation pending
Mois de Juillet, Guide du Routard en main, je commence à rêver de mon futur voyage au Maroc. Une émission de Télé (Des Racines et des Ailes spécial Maroc (qui est rediffusée ce soir)) me fascine. Un reportage est consacré à la plus belle place du Maroc ou tout au moins la plus connue.
Quelle chance, me dis-je, dans la journée je vais admirer les charmeurs de serpents, pouvoir boire un jus d'oranges préssés, écouter les conteurs avant de m'y rendre à nouveau en soirée pour assister à de beaux spectacles, manger pour pas cher dans l'un des nombreux petits restos qui vers 18H00 envahissent la place.
Mois d'Aout Nous sommes au maroc, et passons à Marrakech. Nous prenons un hôtel proche de la célèbre place.
1er jour sur cette place dont j'ai entendu tellement de belles choses, un charmeur de serpent me met sans que je lui demande un de ces reptiles autour du cou. La pauvre bête à l'air morte depuis pas mal de temps. Le charmeur me raconte quelque chose en arabe que je ne comprend pas. (Je parle arabe mais le strict minimum pour se débrouiller) Enlève le serpent et me demande 5€!!! Il aura finalement 2 dirhams et c'est déja pas mal! Je suis pas radin mais faut pas pousser!
Même pour faire une photo d'un de leur serpent posé à terre il faut payer.
Et puisques nous sommes dans les animaux on va continuer.
Des touristes se font prendre en photos avec un singe qui à une chaine autour du cou, des vendeurs proposent sans aucun état d'âme des tortues, des caméléons qui essayent de bouger dans une cage plus petite qu'eux et même de gros lézards vivants ou mort (excuser moi je n'ai pas demandé exactement l'espèce) avec les 2 pattes avant arrachées!
De plus je n'ai pas eu la chance de voir de scorpions dans le desert mais malheuresement j'en ai vu des centaines, incrusté dans des portes clefs en plastique!
C'est vraiment une très belle place n'est ce pas?
Coté Nourriture, je consulte le GDR et nous nous rendons dans l'un de ces petits restos qui fleurissent le soir sur la place. Nous allons de préférence à celui qui à la meilleure côte dans notre guide.
Nous prenons des brochettes et des frites. Nous nous serrons avec d'autres clients à une table. On nous balance le pain sur la table! Les frites j'aurais pu les compter sur les doigts de la main et elles ne sont vraiment pas appétissantes. L'addition est plus salée que nos brochettes! Le GDR prévoit pour moins de 5€, nous nous en tirons pour 150DH soit 15€! Alors que nous n'avons vraiment rien pris d'extraordinaire. Mais il faut payer le pain en supplément, la sauce qui accompagne nos brochettes... Et j'ai beau recompter, je ne trouve pas la même chose que notre restaurateur. C'est la 1ere et dernière fois que nous mangerons sur cette place. J'ai un budget limité, je tiendrais pas jusqu'à la fin des vacances si je répète cela tous les soirs.
Côté animations, il y'en à sur cette place. Tous le monde afflue de la ville. Nous assistons à un match de boxe! Le match n'est pas encore commencé que je souhaite faire un photo non pas du match mais de la foule avec en arrière plan un minaret. Quelqu'un du spectacle me voit prendre la photo, cour vers moi et me réclame de l'argent.
Nous refusons et allons sur une autre animation où là, on pêche à la ligne des bouteilles de Coca-Cola. (On se demande d'ailleurs si ce n'est pas cette firme qui régie le pays!)
Coté Transport, les petits taxis de marrakech ont un compteur. Mais leurs chauffeurs refusent de les faire fonctionner. Obligé donc de faire plusieurs taxis avant que l'un accepte de mettre le compteur. Sinon c'est 20DH, une course qui en coute 8!
Ce qui devait être effectivement la plus belle place marocaine à aujourd'hui perdu toute son âme. J'aurais du y aller 20 ans plus tôt! Elle à été pourris par le tourisme de masse comme d'ailleurs tous endroits touristique dans ce pays.
Je ne me suis pas fait faire de tatouage au hénné et pourtant j'avais l'impression d'avoir un € tatoué sur le front.
Ce soir, je regarderais une nouvelle fois le reportage de Patrick de Carolis mais avec une autre vision et en me demandant comment, on peut encore trouver une âme à cette malheureuse place.
Jemaa el fna a disparue, elle laisse "place" aux dirhams constaments demandés et aux touristes trop souvent sollicités qui un jour éviteront cet endroit où on accueil plus le porte feuille du touriste que le voyageur lui même.
Je suis très content de mes 3 semaines dans ce pays, j'ai vu et vécu des choses magnifiques, désert, Toubkal, Fès... mais je resterais vraiment déçu par Jemaa El Fna.
Vous qui me lisez, vous avez peut être eu une autre expérience ou une autre vision de cette place, plus agréable je l'espère.
Martin.
Quelle chance, me dis-je, dans la journée je vais admirer les charmeurs de serpents, pouvoir boire un jus d'oranges préssés, écouter les conteurs avant de m'y rendre à nouveau en soirée pour assister à de beaux spectacles, manger pour pas cher dans l'un des nombreux petits restos qui vers 18H00 envahissent la place.
Mois d'Aout Nous sommes au maroc, et passons à Marrakech. Nous prenons un hôtel proche de la célèbre place.
1er jour sur cette place dont j'ai entendu tellement de belles choses, un charmeur de serpent me met sans que je lui demande un de ces reptiles autour du cou. La pauvre bête à l'air morte depuis pas mal de temps. Le charmeur me raconte quelque chose en arabe que je ne comprend pas. (Je parle arabe mais le strict minimum pour se débrouiller) Enlève le serpent et me demande 5€!!! Il aura finalement 2 dirhams et c'est déja pas mal! Je suis pas radin mais faut pas pousser!
Même pour faire une photo d'un de leur serpent posé à terre il faut payer.
Et puisques nous sommes dans les animaux on va continuer.
Des touristes se font prendre en photos avec un singe qui à une chaine autour du cou, des vendeurs proposent sans aucun état d'âme des tortues, des caméléons qui essayent de bouger dans une cage plus petite qu'eux et même de gros lézards vivants ou mort (excuser moi je n'ai pas demandé exactement l'espèce) avec les 2 pattes avant arrachées!
De plus je n'ai pas eu la chance de voir de scorpions dans le desert mais malheuresement j'en ai vu des centaines, incrusté dans des portes clefs en plastique!
C'est vraiment une très belle place n'est ce pas?
Coté Nourriture, je consulte le GDR et nous nous rendons dans l'un de ces petits restos qui fleurissent le soir sur la place. Nous allons de préférence à celui qui à la meilleure côte dans notre guide.
Nous prenons des brochettes et des frites. Nous nous serrons avec d'autres clients à une table. On nous balance le pain sur la table! Les frites j'aurais pu les compter sur les doigts de la main et elles ne sont vraiment pas appétissantes. L'addition est plus salée que nos brochettes! Le GDR prévoit pour moins de 5€, nous nous en tirons pour 150DH soit 15€! Alors que nous n'avons vraiment rien pris d'extraordinaire. Mais il faut payer le pain en supplément, la sauce qui accompagne nos brochettes... Et j'ai beau recompter, je ne trouve pas la même chose que notre restaurateur. C'est la 1ere et dernière fois que nous mangerons sur cette place. J'ai un budget limité, je tiendrais pas jusqu'à la fin des vacances si je répète cela tous les soirs.
Côté animations, il y'en à sur cette place. Tous le monde afflue de la ville. Nous assistons à un match de boxe! Le match n'est pas encore commencé que je souhaite faire un photo non pas du match mais de la foule avec en arrière plan un minaret. Quelqu'un du spectacle me voit prendre la photo, cour vers moi et me réclame de l'argent.
Nous refusons et allons sur une autre animation où là, on pêche à la ligne des bouteilles de Coca-Cola. (On se demande d'ailleurs si ce n'est pas cette firme qui régie le pays!)
Coté Transport, les petits taxis de marrakech ont un compteur. Mais leurs chauffeurs refusent de les faire fonctionner. Obligé donc de faire plusieurs taxis avant que l'un accepte de mettre le compteur. Sinon c'est 20DH, une course qui en coute 8!
Ce qui devait être effectivement la plus belle place marocaine à aujourd'hui perdu toute son âme. J'aurais du y aller 20 ans plus tôt! Elle à été pourris par le tourisme de masse comme d'ailleurs tous endroits touristique dans ce pays.
Je ne me suis pas fait faire de tatouage au hénné et pourtant j'avais l'impression d'avoir un € tatoué sur le front.
Ce soir, je regarderais une nouvelle fois le reportage de Patrick de Carolis mais avec une autre vision et en me demandant comment, on peut encore trouver une âme à cette malheureuse place.
Jemaa el fna a disparue, elle laisse "place" aux dirhams constaments demandés et aux touristes trop souvent sollicités qui un jour éviteront cet endroit où on accueil plus le porte feuille du touriste que le voyageur lui même.
Je suis très content de mes 3 semaines dans ce pays, j'ai vu et vécu des choses magnifiques, désert, Toubkal, Fès... mais je resterais vraiment déçu par Jemaa El Fna.
Vous qui me lisez, vous avez peut être eu une autre expérience ou une autre vision de cette place, plus agréable je l'espère.
Martin.
Indonésie - De Yogya à Bali English translation pending
Yogyakarta - Volcan Merapi (derniers jours à Java)
Depuis une semaine, le Novotel est devenu notre second chez-nous. Nous sommes traités avec beaucoup de gentillesse par tous les employés qui gravitent dans ce petit palace accueillant . Chaque matin, les jeunes femmes et les serveurs nous apportent nos petits déjeuners sans poser la moindre question, les plateaux sont servis selon nos goûts dès qu'ils nous aperçoivent à la sortie de l'ascenseur. Quelques jeunes femmes apportent des photos de leurs enfants et racontent leur vie familiale. Afin de pouvoir améliorer un peu leurs revenus, certains occupent deux emplois successifs et cumulent de longues heures laborieuses. Ils n'ont jamais entendu parler de nos 35 heures... leurs semaines de travail en comptent souvent le double.
C'est très agréable de flâner tranquillement dans cette ville et nous l'avons visitée à notre rythme, selon nos envies. Les matinées sont réservées aux sites environnants, afin d'être sur place de bonne heure pour éviter à la fois l'afflux des visiteurs et le soleil brûlant. Mais les jours passent très vite et il faut préparer la suite du voyage, une dizaine de jours sur l'île de Bali...
Avant de quitter Java, nous avons rendez-vous avec le volcan Merapi, dont le chapeau orné d'un panache blanc émerge des brumes matinales. Une route sinueuse mène au redoutable sommet dont les éruptions fréquentes ont souvent provoqué des désastres mortels. Et pourtant les habitants n'ont pas renoncé à cultiver ses pentes fertiles malgré les soubresauts imprévisibles... Ils reconstruisent inlassablement leurs maisons après chaque catastrophe avec un entêtement surprenant. Il a l'air si calme, vu du belvédère, mais les profondes ravines qui sculptent le cône donnent une idée de l'énorme coulée de lave qui s'est échappée du cratère lors de la récente éruption. Quelques photos exposées donnent un aperçu de ce spectacle terrifiant...
A quelques kilomètres, le paysage verdoyant s'étale à perte de vue, une immense étendue de gazon vert, savamment ordonnée, attire notre regard. C'est un magnifique terrain de golf dessiné par deux architectes australiens à l'intention de résidents fortunés qui s'éparpillent dans la nature avec leurs caddies. Le gardien est un vieux monsieur qui nous reçoit et nous propose de visiter l'espace. On se contente d'admirer le panorama infini bordé par les contreforts montagneux.
Ce soir, un dîner japonais a été concocté par le cuisinier de l'hôtel pour nous dépayser encore un peu plus.
Dernière journée à Yogya : on déambule dans le quartier de Malioboro, centre commercial qui ressemble, de très loin, à celui de la Part-Dieu (Lyon), avec ses escalators desservant trois niveaux regorgeant de marchandises diverses, de l'informatique aux fringues.
D'un coup d'aile, un avion Garuda Indonesia nous transporte sur l'île des Dieux, Bali, atterrissage à Denpasar.
Le décalage horaire avec la France est maintenant de + 7 heures.
Un taxi nous dépose à Sanur, sur la côte est de Bali, et notre chambre d'hôtel donne sur l'océan, surplombant la grande plage de sable qui s'étale sur quelques centaines de mètres. Ce gigantesque hôtel a été construit, il y a quelques dizaines d'années, à l'intention des américains, style béton qui choque au milieu des pinèdes alentour. C'est le seul édifice de dix étages parmi les jolies paillottes blotties sous les palmiers. Ce n'est qu'une brève halte car dans deux jours nous serons installés au coeur de l'île, dans la cité des arts d'Ubud.
Un grand tour vers le sud, pour flâner au bord de mer et découvrir ce joli port de pêche, Jimbaran, et ses barques pointues et multicolores échouées sur le sable gris.
La presqu'île de Benoa abrite les plus beaux hôtels de Bali, qui rivalisent de luxe et de confort, dans un décor de rêve. Parmi ces palaces, voici le Novotel Benoa-Bali, fleuron de la chaîne française, dont l'architecture s'est inspirée des palais indonésiens. Des salons s'ouvrent sur l'océan, au bord d'une plage privée, sous les palmiers et les buissons de bougainvillées pourpres.
Les chambres sont des bungalows dispersés dans le jardin, en terrasses successives qui descendent jusqu'au rivage. Les plus beaux matériaux ont été utilisés : bois de teck, céramiques, tuiles vernissées, rotin, bambou, cuir, soies et lumignons de cristal taillé.
Impossible de résister à la carte du restaurant sous la pergola... Au menu, saumon sauce crème et vanille-fines herbes (chef d'oeuvre du chef français) et dessert exquis. Aïe, la note est particulièrement salée... mais on n'a qu'une vie, au diable l'avarice !
Gavés et repus, on a tout juste la force de remonter dans le taxi qui nous ramène à notre hôtel pour une sieste indispensable.
Une visite à la galerie marchande du grand Hyatt où j'ai repéré un sarong de coton fabriqué selon la méthode artisanale aux motifs de coquillages marine et blanc. Et départ en voiture vers Ubud, où nous avons retenu une chambre à l'hôtel "Villa Bukit Ubud".
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005 English translation pending
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉
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Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n���arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Introduction:
29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.
Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...
26 juin 2005
Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.
27 Juin 2005
Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.
28 Juin 2005
Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.
29 Juin 2005
Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.
30 Juin 2005
Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.
1 Juillet 2005
Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.
2 Juillet 2005
Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?
3 Juillet 2005
Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.
4 Juillet 2005
La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.
5 Juillet 2005
Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n���arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.
6 Juillet 2005
Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.
7 Juillet 2005
Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !
8 Juillet 2005
La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d’oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.
9 Juillet 2005
Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !
10 Juillet 2005
Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.
11 Juillet 2005
Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...
12 Juillet 2005
La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.
13 Juillet 2005
Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.
14 Juillet 2005
Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.
15 Juillet 2005
Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.
16 Juillet 2005
Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas complètement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.
17 Juillet 2005
Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.
18 Juillet 2005
Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !
19 Juillet 2005
Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…
20 Juillet 2005
Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…
21 Juillet 2005
Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?
Remerciements :
- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
Retour d'Ouzbekistan / Kirghizstan: bons plans, infos, photos... (MAJ 2006) English translation pending
Salut
nous voila de retour après plus de 6 semaines passées dans ces 2 superbes pays.
Déjà, que tous les sceptiques soient rassurés... c'est un réel plaisir de les parcourir, sans contrainte ni galère, et ce sont des pays très faciles d'accès ! Pas de problème pour se déplacer, pour trouver un logement, pour se nourrir correctement.
Mais surtout, surtout... les gens rencontrés sont très très très accueillants. Nous avons été sans cesse invités pour boire un thé, partager un repas, ou passer une journée / une nuit avec eux ! De tous nos voyages, les invitations n'ont jamais été aussi fréquentes, et aussi chaleureuses (aucune embrouille derrière, aucune "vente" déguisée mais une réelle HOSPITALITE).
Bref, une excellente expérience !!!
Voici donc un petit compte rendu (sommaire), un détail des treks accomplis, et quelques trucs ou bons plans découverts sur place.
1) COUT DE LA VIE (Coût global incluant hôtels, repas, transports, entrées sur les sites, etc...).
Ouzbekistan : 359 € en 16 jours pour 2 personnes Soit 29 € par jour pour 2 / 14, 5 € par personne et par jour. Hôtels entre 16 et 20 $ la chambre double avec petit déjeuner (avec climatisation). Taxi pour la région du Kharezm partagé avec 2 autres touristes : 18 $ par couple
Taux de change ? Tashkent : 1 € = 1340 soms (banque) Khiva : 1 € = 1200 soms (hôtel) Boukhara : 1 € = 1250 soms (hôtel) Samarcande : 1 € = 1200 / 1250 soms (marché noir)
Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 400 soms Repas pour 2 personnes : 4000 / 8000 soms Cartes postales (10) = 1500 / 2000 soms Soda (Coca...) : 200 soms Minibus (course en ville) : 100 / 200 soms Pêches (5) au bazar : 300 soms Samsa : 100 soms Internet (1h.) : 500 / 600 soms
Kirghizstan : 596 € en 27 jours pour 2 personnes Soit 22 € par jour pour 2 / 11 € par personne et par jour. Hôtels entre 8 et 12 € la chambre pour 2 personnes avec petit déjeuner (sans climatisation). Prix comprenant deux treks effectués via le CBT : coût 126 $ + 88 $
Taux de change ? Frontière Ouz - Kirg : 1 $ = 40, 9 sums (bureau de change) Osh : 1 € = 48, 9 sums / 1 $ = 41 sums (bureau de change) Arslanbob : 1 € = 45 sums / 1 $ = 40, 50 sums (épicerie du village) Karakol : 1 € = 48, 50 sums / 1 $ = 40, 50 sums (banque)
Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 15 / 20 sums Repas pour 2 personnes : 60 / 120 sums (chaikhana) Diner (logement CBT) : 90 sums / personne Théière au bazar : 2 sums Pain : 3 / 5 sums Internet (1h.) : 30 sums Abricots secs (1 kg) : 35 sums Gauffrettes chocolat (1 kg) : 50 sums Plaque de chocolat : 20 sums Conserve de poissons : 18 sums
Bref, on ne se ruine pas ! Les hôtels sont assez chers en Ouzbékistan, en tout cas dans les villes les plus visitées. Il n'y a pas vraiment de guest house bon marché comme en Asie du Sud-Est par exemple. Mais, pour 15-20 $, on a accès à de très belles chambres, avec sanitaires, climatisation et petit déjeuner très copieux ! Avec des familles très attentionnées, aux petits soins. Le grand luxe... Au Kirghizstan, on peut trouver moins cher. Dans les petites villes, le prix tombe à 2 / 4 € par personne (à Chayek, Tamchy par exemple où l'on avait trouvé une chambre double à 1 € par personne), mais le confort chute également (sanitaires propres mais rudimentaires... pas de petit déjeuner compris).
2) BONS PLANS OUZBEKISTAN (En vrac...)
Khiva : Hôtel Méros, sympathique, propre, "calme" car excentré (mais toute la vieille ville de Khiva est calme), surtout 2 ou 3 chambres possèdent des balcons privatifs. S'endormir avec vue sur les remparts et les étoiles, c'est... comment dire... magique ?!?
Khiva : restaurants moyens et assez chers à l'intérieur de la vieille ville. Sortir par la porte Nord et tourner à droite, suivre la route, passage devant le jardin public. Il y a un grand resto autour d'un bassin avec jets d'eau. Sinon, au jardin public, prendre la rue principale le longeant par la gauche, il y a plusieurs petits resto vraiment pas chers (brochettes, salades, peu de choix par contre).
Khiva : absolument y rester une nuit (minimum)... Très belles lumières le soir et la nuit.
Kharezm : location de taxi onéreuse (35 $ la journée)... Forteresses dans un piteux état. La journée vaut davantage le coup pour la balade, les paysages que les Qala. A méditer.
Boukhara : les hôtels y ont poussé comme des petits pains autour de la place Lyabi-Hauz, tous autour de 18/20 $ la double (30/35 demandé au départ). Mais en s'enfonçant de peu dans la vieille ville (direction Sud-Ouest), on tombe sur des petites GH moins chères. Peu de monde car pas signalé sur les guides.
Boukhara : fuyez le grand restaurant sur la place Lyabi-Hauz, les prix sont exhorbitants et la nourriture très médiocre (une belle arnaque aux touristes...). Je vous conseille un excellent restaurant, excentré, en périphérie de la ville, où l'on mange très bien pour 2 fois rien ! Restaurant NIHOL, minibus n° 52 de la place (100 soms / personne). Impossible de le louper, les chauffeurs connaissent, situé sur un coin de route, grand panneau illuminé. Exemple : 6 brochettes boeuf, 2 salades, 2 pains, 2 bières 0, 5 l. : 3400 soms (< 3 €)
Boukhara : mausolée de Bakhaoutdin Naqchband en restauration actuellement (dallage), entrée interdite (on peut juste jeter un petit coup d'oeil).
Samarcande : hôtel Timur the Great (3 chambres, à 3 minutes du Registan - 18 $ la bouble), car la famille est très chaleureuse. Moins routard que Bahodir, mais beaucoup plus propre... pour pas beaucoup plus cher. Petit coup de pub : timurthegreat@mail.ru
Samarcande : peu de vrais restaurants une nouvelle fois ! Je vous en conseille deux, toujours excentrés vers l'ouest : Istiklol et Karimbek. Remonter la rue A. Timur pendant 20 / 30 minutes à pied (à partir de Net City Internet Café), ou prendre le minibus n°23. Restaurants branchés sur un grand croisement, larges terrasses. Excellentes grillades, choisies en vitrine au poids (!! prix pour 100 grs).
Vallée du Ferghana : aucun problème de circulation, de contrôle ou autre. Très peu de touristes, surtout dans les petites villes comme Margilan. Un étudiant nous disant en croiser un par mois en moyenne ! Population effectivement plus voilée, mais aussi accueillante que partout ailleurs... Par contre, hôtels moins bien tenus, moins de choix.
Passage Andijan-Osh (Ouzbekistan > Kirghizstan) : formalités rapides (45 minutes au total), aucun contrôle des bordereaux de change ou des enregistrements d'hébergement. Attention : les autres frontières terrestres sont moins facile selon les anecdotes de voyageurs rencontrés (100 $ demandés pour passer avec des vélos et 50 $ sans, au poste près de Namangan). Le poste en face de Ferghana est bien fermé aux touristes (les policiers ouzbeks autorisent la sortie passer mais les kirghizes refusent l'entrée).
Mise à jour avec les commentaires de Nicolaswww (août 2006) :
http://voyageforum.com/v.f?post=716722;
Taux de change : 1 EUR = 1.580 Soms 1 $ = 1.228 Soms
Prix des transports (je n’indique ici que les prix qui m’ont semblés avoir évolués suffisamment par rapport à ceux initialement donnés par Maxicool ou ceux de trajets différents) Tashkent – Boukhara : 5.000 / 10.000 / 15.000 soms / pers. en train selon la classe choisie. ourgentch - khiva : 250 soms / pers. en trolley bus (attention : 2h de trajet pour 25 km !!) ourgentch - boukhara : 6.000 soms / pers en minibus boukhara – ourgentch : 15.000 soms / pers en taxi collectif (Nexia) samarcande - tashkent : 3.000 soms / pers. en bus tashkent – Kokand : 8.000 soms en Nexia / personne ferghana - tashkent: 9.000 soms en Nexia / personne ferghana - margilan : 200 à 300 soms / pers. en mashroutnoe Kokand – Margilan : 800 sum / personne en bus
Déjà, que tous les sceptiques soient rassurés... c'est un réel plaisir de les parcourir, sans contrainte ni galère, et ce sont des pays très faciles d'accès ! Pas de problème pour se déplacer, pour trouver un logement, pour se nourrir correctement.
Mais surtout, surtout... les gens rencontrés sont très très très accueillants. Nous avons été sans cesse invités pour boire un thé, partager un repas, ou passer une journée / une nuit avec eux ! De tous nos voyages, les invitations n'ont jamais été aussi fréquentes, et aussi chaleureuses (aucune embrouille derrière, aucune "vente" déguisée mais une réelle HOSPITALITE).
Bref, une excellente expérience !!!
Voici donc un petit compte rendu (sommaire), un détail des treks accomplis, et quelques trucs ou bons plans découverts sur place.
1) COUT DE LA VIE (Coût global incluant hôtels, repas, transports, entrées sur les sites, etc...).
Ouzbekistan : 359 € en 16 jours pour 2 personnes Soit 29 € par jour pour 2 / 14, 5 € par personne et par jour. Hôtels entre 16 et 20 $ la chambre double avec petit déjeuner (avec climatisation). Taxi pour la région du Kharezm partagé avec 2 autres touristes : 18 $ par couple
Taux de change ? Tashkent : 1 € = 1340 soms (banque) Khiva : 1 € = 1200 soms (hôtel) Boukhara : 1 € = 1250 soms (hôtel) Samarcande : 1 € = 1200 / 1250 soms (marché noir)
Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 400 soms Repas pour 2 personnes : 4000 / 8000 soms Cartes postales (10) = 1500 / 2000 soms Soda (Coca...) : 200 soms Minibus (course en ville) : 100 / 200 soms Pêches (5) au bazar : 300 soms Samsa : 100 soms Internet (1h.) : 500 / 600 soms
Kirghizstan : 596 € en 27 jours pour 2 personnes Soit 22 € par jour pour 2 / 11 € par personne et par jour. Hôtels entre 8 et 12 € la chambre pour 2 personnes avec petit déjeuner (sans climatisation). Prix comprenant deux treks effectués via le CBT : coût 126 $ + 88 $
Taux de change ? Frontière Ouz - Kirg : 1 $ = 40, 9 sums (bureau de change) Osh : 1 € = 48, 9 sums / 1 $ = 41 sums (bureau de change) Arslanbob : 1 € = 45 sums / 1 $ = 40, 50 sums (épicerie du village) Karakol : 1 € = 48, 50 sums / 1 $ = 40, 50 sums (banque)
Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 15 / 20 sums Repas pour 2 personnes : 60 / 120 sums (chaikhana) Diner (logement CBT) : 90 sums / personne Théière au bazar : 2 sums Pain : 3 / 5 sums Internet (1h.) : 30 sums Abricots secs (1 kg) : 35 sums Gauffrettes chocolat (1 kg) : 50 sums Plaque de chocolat : 20 sums Conserve de poissons : 18 sums
Bref, on ne se ruine pas ! Les hôtels sont assez chers en Ouzbékistan, en tout cas dans les villes les plus visitées. Il n'y a pas vraiment de guest house bon marché comme en Asie du Sud-Est par exemple. Mais, pour 15-20 $, on a accès à de très belles chambres, avec sanitaires, climatisation et petit déjeuner très copieux ! Avec des familles très attentionnées, aux petits soins. Le grand luxe... Au Kirghizstan, on peut trouver moins cher. Dans les petites villes, le prix tombe à 2 / 4 € par personne (à Chayek, Tamchy par exemple où l'on avait trouvé une chambre double à 1 € par personne), mais le confort chute également (sanitaires propres mais rudimentaires... pas de petit déjeuner compris).
2) BONS PLANS OUZBEKISTAN (En vrac...)
Khiva : Hôtel Méros, sympathique, propre, "calme" car excentré (mais toute la vieille ville de Khiva est calme), surtout 2 ou 3 chambres possèdent des balcons privatifs. S'endormir avec vue sur les remparts et les étoiles, c'est... comment dire... magique ?!?
Khiva : restaurants moyens et assez chers à l'intérieur de la vieille ville. Sortir par la porte Nord et tourner à droite, suivre la route, passage devant le jardin public. Il y a un grand resto autour d'un bassin avec jets d'eau. Sinon, au jardin public, prendre la rue principale le longeant par la gauche, il y a plusieurs petits resto vraiment pas chers (brochettes, salades, peu de choix par contre).
Khiva : absolument y rester une nuit (minimum)... Très belles lumières le soir et la nuit.
Kharezm : location de taxi onéreuse (35 $ la journée)... Forteresses dans un piteux état. La journée vaut davantage le coup pour la balade, les paysages que les Qala. A méditer.
Boukhara : les hôtels y ont poussé comme des petits pains autour de la place Lyabi-Hauz, tous autour de 18/20 $ la double (30/35 demandé au départ). Mais en s'enfonçant de peu dans la vieille ville (direction Sud-Ouest), on tombe sur des petites GH moins chères. Peu de monde car pas signalé sur les guides.
Boukhara : fuyez le grand restaurant sur la place Lyabi-Hauz, les prix sont exhorbitants et la nourriture très médiocre (une belle arnaque aux touristes...). Je vous conseille un excellent restaurant, excentré, en périphérie de la ville, où l'on mange très bien pour 2 fois rien ! Restaurant NIHOL, minibus n° 52 de la place (100 soms / personne). Impossible de le louper, les chauffeurs connaissent, situé sur un coin de route, grand panneau illuminé. Exemple : 6 brochettes boeuf, 2 salades, 2 pains, 2 bières 0, 5 l. : 3400 soms (< 3 €)
Boukhara : mausolée de Bakhaoutdin Naqchband en restauration actuellement (dallage), entrée interdite (on peut juste jeter un petit coup d'oeil).
Samarcande : hôtel Timur the Great (3 chambres, à 3 minutes du Registan - 18 $ la bouble), car la famille est très chaleureuse. Moins routard que Bahodir, mais beaucoup plus propre... pour pas beaucoup plus cher. Petit coup de pub : timurthegreat@mail.ru
Samarcande : peu de vrais restaurants une nouvelle fois ! Je vous en conseille deux, toujours excentrés vers l'ouest : Istiklol et Karimbek. Remonter la rue A. Timur pendant 20 / 30 minutes à pied (à partir de Net City Internet Café), ou prendre le minibus n°23. Restaurants branchés sur un grand croisement, larges terrasses. Excellentes grillades, choisies en vitrine au poids (!! prix pour 100 grs).
Vallée du Ferghana : aucun problème de circulation, de contrôle ou autre. Très peu de touristes, surtout dans les petites villes comme Margilan. Un étudiant nous disant en croiser un par mois en moyenne ! Population effectivement plus voilée, mais aussi accueillante que partout ailleurs... Par contre, hôtels moins bien tenus, moins de choix.
Passage Andijan-Osh (Ouzbekistan > Kirghizstan) : formalités rapides (45 minutes au total), aucun contrôle des bordereaux de change ou des enregistrements d'hébergement. Attention : les autres frontières terrestres sont moins facile selon les anecdotes de voyageurs rencontrés (100 $ demandés pour passer avec des vélos et 50 $ sans, au poste près de Namangan). Le poste en face de Ferghana est bien fermé aux touristes (les policiers ouzbeks autorisent la sortie passer mais les kirghizes refusent l'entrée).
Mise à jour avec les commentaires de Nicolaswww (août 2006) :
http://voyageforum.com/v.f?post=716722;
Taux de change : 1 EUR = 1.580 Soms 1 $ = 1.228 Soms
Prix des transports (je n’indique ici que les prix qui m’ont semblés avoir évolués suffisamment par rapport à ceux initialement donnés par Maxicool ou ceux de trajets différents) Tashkent – Boukhara : 5.000 / 10.000 / 15.000 soms / pers. en train selon la classe choisie. ourgentch - khiva : 250 soms / pers. en trolley bus (attention : 2h de trajet pour 25 km !!) ourgentch - boukhara : 6.000 soms / pers en minibus boukhara – ourgentch : 15.000 soms / pers en taxi collectif (Nexia) samarcande - tashkent : 3.000 soms / pers. en bus tashkent – Kokand : 8.000 soms en Nexia / personne ferghana - tashkent: 9.000 soms en Nexia / personne ferghana - margilan : 200 à 300 soms / pers. en mashroutnoe Kokand – Margilan : 800 sum / personne en bus
La mongolie à cheval English translation pending
Bonjour a tous...
La mongolie etait jusqu'à aujourd'hui un rêve que mon ami a décidé de concrétisé et moi avec lui!🙂 Nous voudrions faire ce voyage l'été prochain. Mais plutôt que de le faire en 4x4 c'est a cheval que nous souhaiterions vivre cette aventure, sur une durée de 3-4 semaines.
J'ai lu avec attention la discussion de fabio02 et ca m'a permis d'apprendre deja certaines choses. Mais si quelqu'un pouvait nous donner des infos pour partir a cheval ce serait cool 🙂 : Nous voudrions arriver en avion à oulan bator et de la partir en randonnée sur un circuit (que nous devons etablir). Au cour de cette randonnée nous souhaiterions allez a la rencontre des mongoles et en meme temps découvrir ce pays.
voila c'est pas très précis, mais Le projet est tout neufs et encore assez vagues... Je vous remercie d'avance!!!! 😎
La mongolie etait jusqu'à aujourd'hui un rêve que mon ami a décidé de concrétisé et moi avec lui!🙂 Nous voudrions faire ce voyage l'été prochain. Mais plutôt que de le faire en 4x4 c'est a cheval que nous souhaiterions vivre cette aventure, sur une durée de 3-4 semaines.
J'ai lu avec attention la discussion de fabio02 et ca m'a permis d'apprendre deja certaines choses. Mais si quelqu'un pouvait nous donner des infos pour partir a cheval ce serait cool 🙂 : Nous voudrions arriver en avion à oulan bator et de la partir en randonnée sur un circuit (que nous devons etablir). Au cour de cette randonnée nous souhaiterions allez a la rencontre des mongoles et en meme temps découvrir ce pays.
voila c'est pas très précis, mais Le projet est tout neufs et encore assez vagues... Je vous remercie d'avance!!!! 😎
Panique à bord sur le Paris-Djerba English translation pending
Je viens d'apprendre que des gens ont une nouvelle fois refusé d'embarquer sur un vol Paris Djerba apres un pb technique sur l'avion pourtant reparé par la compagnie!! (je felicite la compagnie qui à payé le logement de tous ses passagers pour cette nuit avant qu'il ne redecolle ce soir).
Ca devient du n'importe quoi, une personne panique, plus personne ne veut partir!! Une paranoïa s'est installé dans l'aérien et des comportements non-adultes viennent accentuer la chose!! Soyons rationnels, soyons adultes!!! Le pilote et l'aeroport de Roissy n'auraient jamais autorisé l'avion à redecoller s'il n'etait pas en etat de marche!! Je pars le 03 septembre, et ma peur avant celle de l'avion vient de plus en plus du fait "est ce que nous allons decoller, ne va t'il pas y avoir de mouvement de panique" En 1 mois c'est la 3eme fois que cela se produit, les passagers paniques et mm les membres d'equipage affirment avoir des apprehensions, où va t'on??
Une petite pensée pour les passagers des vols Hélios, West Carribean et Tans. Puis pour les passagers du vol Bari-Tunis.
Malgré tous ces crash, l'avion reste de loin le moyen le plus de sur de voyager: 13 fosi plus quer le train et 39 fois plus que la voiture (chiffres LCI)
Vos reactions??
Voyager avec des enfants à Bali English translation pending
Bonjour,
Nous partons en famille (2 enfants de 3 et 4 ans) à Bali en Octobre. On cherche des plans pas cher pour le logement, genre bungalow (on n'a pas besoin de confort particulier, on veut surtout rencontrer les gens du coin). Si vous avez des idées je suis sure que nos petits bouts seront revis de les entendre! Une question au niveau des transports locaux : facile ou pas de se déplacer d'un point à un autre avec un budget réduit? et puis si vous avez un endroit qui vous a particulièrement marqué n'hésitez pas à nous en parler...
Merci à tous
Nous partons en famille (2 enfants de 3 et 4 ans) à Bali en Octobre. On cherche des plans pas cher pour le logement, genre bungalow (on n'a pas besoin de confort particulier, on veut surtout rencontrer les gens du coin). Si vous avez des idées je suis sure que nos petits bouts seront revis de les entendre! Une question au niveau des transports locaux : facile ou pas de se déplacer d'un point à un autre avec un budget réduit? et puis si vous avez un endroit qui vous a particulièrement marqué n'hésitez pas à nous en parler...
Merci à tous
Sécurité à Madagascar? English translation pending
Mon ami et moi même aimons voyager. Nous aimerions cette année découvrir MADAGASCAR en sac à dos pour une période de 4 semaines. Par contre je ne connais pas du tout ce pays et j'ai entendu dire qu'il n'était pas très sûr au niveau de la sécurité.
Pouvez-vous m'en dire plus à ce sujet ? et me dire les endroits de rêve à visiter (sites, plages merveilleuses etc....)? Faut-il prendre un guide sur place ou bien de la France ?
Merci pour tout vos renseignements et à bientôt.
Chrisphil
Pouvez-vous m'en dire plus à ce sujet ? et me dire les endroits de rêve à visiter (sites, plages merveilleuses etc....)? Faut-il prendre un guide sur place ou bien de la France ?
Merci pour tout vos renseignements et à bientôt.
Chrisphil
Retour du Club Marmara Hurghada English translation pending
bonjour a tous....
je suis rentré du club le 3 aout ...
contrairement a tout ce que j'ai lu ici le club n'est pas mal ... cependant il est vrai que les buffets sont pas tres varies toujour pates riz pdt courgette aubergine poulet boeuf et poisson... plusieurs snack un hamburger frites et l'autre kebab...
j'ai toutefois entendu des personnes pas satisfaites mais moi je trouver ma chambre tres bien j'etais ds le batimen principal au troisieme etage avec vu sur la rue ki est un petit peux bruyante car les taxis claxson des kil voyent une personne et ca meme apres minuit
si vous avez des questions je me ferrais un plaisir de vous repondre ........
eric....
Onur Air, est-ce bien sérieux? English translation pending
Bonjour,
Je dois partir en Turquie avec M*****A en octobre (vol ONUR AIR). J'ai lu çà et là que cette compagnie n'était pas sérieuse du point de vue sécurité. Y compris citée ces derniers jours sur France2 aux infos par un spécialiste. Cette compagnie a été interdite de vols dans plusieurs pays d'Europe au mois de mai.
Quelqu'un a t-il d'autres informations sur cette compagnie? Est ce que les choses se sont améliorées? Merci
Quelqu'un a t-il d'autres informations sur cette compagnie? Est ce que les choses se sont améliorées? Merci
En quête du Golden Gate English translation pending
Cher Lecteur,
Avant de finalement atteindre mon but ultime, voici les etapes de mon parcours :
1) VENICE BEACH - LOS ANGELES
Samedi 06 aout 2005 :
Me voila repartie pour de nouvelles aventures : leve 6h pour attraper le bus de 7H qui va jusqu'a l'aeroport. L'avionn doit decoller a 13h15 mais on prend 45mn de retard. Heureusement, mon transit a Roissy est tres bien ce qui fait que j arrive la bas serainement.
A la douane a Roissy, qui je vois pas derriere moi....l'actrice Julie Delpie, et figurez vous qu'on prend le meme vol pour Los Angeles. Mieux encore elle se retrouve derriere moi a 2 rangs a peine et nous meme fait une petite crise de panique au decollage !! A cote de moi, un couple americain qui l'avait reconnue du fait d'un article qu'on pouvait trouver a bord dans le magazine d'Air France, un truc de fou ! 🤪
Bref, l'arrivee a l'aeroport de LA, je crains d'attendre des lustres le passage a la douane...et bien non c'est passe comme une lettre a la poste...super rapide 15mn top chrono avec un douanier joyeux et a qui je plaisais visiblement puisqu'il m'a propose d aller boire un verre ! je me croyai dans la 4eme dimension. Un truc pareil ca m'etais jamais arrive auparavant car d'habitude a la douane les douaniers sont hyper froid et strict.
Revenons aux choses serieuses, nouveaute pour moi : on me prend l'empreinte des 2 index + une photo. Je sors donc de l'aeroport ravie de cette petite experience sympa et me sens revivre, apres ce long trajet, a la vue de la fameuse tour de controle en forme de...bah de quoi d ailleurs ? je sais meme pas ! d'araignee ?
Je prends une navette qui m'amene direct a l'hostel a Venice car j'ai qu'une seule envie, prendre une douche et faire deja un petit tour du fameux Ocean Front Walk.
Dans ma chambre d'ou l'on peut voir l'ocean pacifique, je rencontre Nathalie, une anglaise tres sympa de 22 ans qui est la depuis 5 semaines. Je fais un premier tour du Front walk seule et ensuite Nathalie me rejoind pour aller sur la plage ou se sont reunis des gens pour jouer de la musique et danser... c est commun a Venice pendant les week end et ca s appelle le "Drums Circle". C est ca Venice...bonne ambiance avec des gens de divers niveau social, qui se melangent pour partager un moment unique autour d'un tas d instruments et tout y est improvise. J'ai juste un peu de mal car en plein decallage horaire mais bon c'est pas grave, je suis enfin en vacances, et c'est ca l'essentiel 😏
Grace a Nathalie je fais la connaissance d'un Chilien Gustavo et d'un colombien Jorge. Je pouvais pas mieux terminer cette journee qu'en parlant un peu espagnol avec eux.
Dimanche 07 Aout :
Je me leve a 6h30 du mat car impossible de dormir plus ! J' en profite pour faire un peu de lecture et des qu'il est une heure raisonnable, continuer a explorer Venice et redecouvrir certains endroits que j ai connu en 1999. Une fois Nathalie prete je pars avec elle sur Santa Monica. On y va a pied car c'est une belle ballade d environ 3km je crois, a faire a pied a partir du Front Walk. Santa Monica est une ville tres agreable, tout y est beau, propre, nickel. On y reste une bonne partie de la journee. Il y a une belle zone pietonne, tres agreable a parcourir. Le retour se fera en Bus car la j' en peux plus, toujours a cause du decallage horaire.
Le soir on retourne au Drums circle ou la il y a beaucoup plus de monde que la veille. L ambiance y est exceptionnelle mais apperemment pas du gout de la police. En effet, des voitures de police ont entoure le groupe et mis les pleins phares, aveuglant ainsi la foule et les forcant a s en aller purement et simplement, il etait a peine 21H. Bizarre cette reaction, car la veille il n y avait eu aucune intervention de la police. Va comprendre...😐
Lundi 08 aout :
Nathalie part pour Toronto et moi je me retrouve seule dans la chambre. C est cool je la garde que pour moi. Aujourd'hui, j ai decide de faire de l'exercice et pour cela j'ai loue un velo. C est super cool, je vais jusqu'a Marina del Rey ou il y a un port. J en fait le tour puis revient sur Venice pour aller Santa Monica faire du shoping.
Avant de finalement atteindre mon but ultime, voici les etapes de mon parcours :
1) VENICE BEACH - LOS ANGELES
Samedi 06 aout 2005 :
Me voila repartie pour de nouvelles aventures : leve 6h pour attraper le bus de 7H qui va jusqu'a l'aeroport. L'avionn doit decoller a 13h15 mais on prend 45mn de retard. Heureusement, mon transit a Roissy est tres bien ce qui fait que j arrive la bas serainement.
A la douane a Roissy, qui je vois pas derriere moi....l'actrice Julie Delpie, et figurez vous qu'on prend le meme vol pour Los Angeles. Mieux encore elle se retrouve derriere moi a 2 rangs a peine et nous meme fait une petite crise de panique au decollage !! A cote de moi, un couple americain qui l'avait reconnue du fait d'un article qu'on pouvait trouver a bord dans le magazine d'Air France, un truc de fou ! 🤪
Bref, l'arrivee a l'aeroport de LA, je crains d'attendre des lustres le passage a la douane...et bien non c'est passe comme une lettre a la poste...super rapide 15mn top chrono avec un douanier joyeux et a qui je plaisais visiblement puisqu'il m'a propose d aller boire un verre ! je me croyai dans la 4eme dimension. Un truc pareil ca m'etais jamais arrive auparavant car d'habitude a la douane les douaniers sont hyper froid et strict.
Revenons aux choses serieuses, nouveaute pour moi : on me prend l'empreinte des 2 index + une photo. Je sors donc de l'aeroport ravie de cette petite experience sympa et me sens revivre, apres ce long trajet, a la vue de la fameuse tour de controle en forme de...bah de quoi d ailleurs ? je sais meme pas ! d'araignee ?
Je prends une navette qui m'amene direct a l'hostel a Venice car j'ai qu'une seule envie, prendre une douche et faire deja un petit tour du fameux Ocean Front Walk.
Dans ma chambre d'ou l'on peut voir l'ocean pacifique, je rencontre Nathalie, une anglaise tres sympa de 22 ans qui est la depuis 5 semaines. Je fais un premier tour du Front walk seule et ensuite Nathalie me rejoind pour aller sur la plage ou se sont reunis des gens pour jouer de la musique et danser... c est commun a Venice pendant les week end et ca s appelle le "Drums Circle". C est ca Venice...bonne ambiance avec des gens de divers niveau social, qui se melangent pour partager un moment unique autour d'un tas d instruments et tout y est improvise. J'ai juste un peu de mal car en plein decallage horaire mais bon c'est pas grave, je suis enfin en vacances, et c'est ca l'essentiel 😏
Grace a Nathalie je fais la connaissance d'un Chilien Gustavo et d'un colombien Jorge. Je pouvais pas mieux terminer cette journee qu'en parlant un peu espagnol avec eux.
Dimanche 07 Aout :
Je me leve a 6h30 du mat car impossible de dormir plus ! J' en profite pour faire un peu de lecture et des qu'il est une heure raisonnable, continuer a explorer Venice et redecouvrir certains endroits que j ai connu en 1999. Une fois Nathalie prete je pars avec elle sur Santa Monica. On y va a pied car c'est une belle ballade d environ 3km je crois, a faire a pied a partir du Front Walk. Santa Monica est une ville tres agreable, tout y est beau, propre, nickel. On y reste une bonne partie de la journee. Il y a une belle zone pietonne, tres agreable a parcourir. Le retour se fera en Bus car la j' en peux plus, toujours a cause du decallage horaire.
Le soir on retourne au Drums circle ou la il y a beaucoup plus de monde que la veille. L ambiance y est exceptionnelle mais apperemment pas du gout de la police. En effet, des voitures de police ont entoure le groupe et mis les pleins phares, aveuglant ainsi la foule et les forcant a s en aller purement et simplement, il etait a peine 21H. Bizarre cette reaction, car la veille il n y avait eu aucune intervention de la police. Va comprendre...😐
Lundi 08 aout :
Nathalie part pour Toronto et moi je me retrouve seule dans la chambre. C est cool je la garde que pour moi. Aujourd'hui, j ai decide de faire de l'exercice et pour cela j'ai loue un velo. C est super cool, je vais jusqu'a Marina del Rey ou il y a un port. J en fait le tour puis revient sur Venice pour aller Santa Monica faire du shoping.
Grand Playa Turquesa by Occidental English translation pending
Bonjour! Nous partons finalement au Grand Playa Turquesa by Occidental du 27 décembre au 3 janvier 2006. 🙂
Est-ce qu'il y en a qui seront à cet hôtel dans les alentours de ces dates? Et s'il y en a qui sont allés, comment avez-vous trouvez cet hotel??? J'ai lu beaucoup de commentaires positifs!
Merci!
Est-ce qu'il y en a qui seront à cet hôtel dans les alentours de ces dates? Et s'il y en a qui sont allés, comment avez-vous trouvez cet hotel??? J'ai lu beaucoup de commentaires positifs!
Merci!
Rencontre-rando 3/4 septembre 2005 dans le Mercantour (alpes maritimes) English translation pending
Salut,
une rencontre au bord d'un lac du Mercantour avec un peu de marche sur un week end. Un truc accesssible à tous, même au débutant. Un tente, un duvet et un réchaud et voila vous êtes prêts. Soit le we du 3/4 septembre ou celui d'apres. a bientot, fabio
une rencontre au bord d'un lac du Mercantour avec un peu de marche sur un week end. Un truc accesssible à tous, même au débutant. Un tente, un duvet et un réchaud et voila vous êtes prêts. Soit le we du 3/4 septembre ou celui d'apres. a bientot, fabio
Rencontre sur Paris le 28 août 2005 English translation pending
Allo!!! 😉
Bon, je me lance!!!😄 Je sais que des rendoncontres ont déjà été organisées sur la capitale. Ca vous dirait une de plus? Bon, par rapport à d'autres, j'ai visité trés peu de pays, je connais bien bien bien les Etats-Unis où j'ai du y passer en cumulé plus d'un an et demi de ma vie, un tout petit peu le Canada, Londres, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, l'Irlande. C'est pas grand chose mais je serai content de rencontrer d'autres personnes ayant également eu un vécu à l'étranger. 😉
Avis aux intéressés!!!
Bon, je me lance!!!😄 Je sais que des rendoncontres ont déjà été organisées sur la capitale. Ca vous dirait une de plus? Bon, par rapport à d'autres, j'ai visité trés peu de pays, je connais bien bien bien les Etats-Unis où j'ai du y passer en cumulé plus d'un an et demi de ma vie, un tout petit peu le Canada, Londres, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, l'Irlande. C'est pas grand chose mais je serai content de rencontrer d'autres personnes ayant également eu un vécu à l'étranger. 😉
Avis aux intéressés!!!
La plus belle région de France! English translation pending
J'ai eu la chance d'aller en Bretagne et de visiter Saint-Goustan à AURAY .. merveilleux petit port de pêche, extrêmentent charmant ... je me demandais s'il y avais beaucoup de ces petits coins cachés en France ... parce que j'aimerai bien y aller ... S.V.P. Faites moi des suggestions ... comme quel village ou quel endroit en particulier ... merci à tous ...
Bébé au Blau Costa Verde? English translation pending
Bonjour Communauté Voyageuse !
On a décidé aujourd'hui de partir dimanche pour Holguin au Blau Costa Verde, pour 2 semaines, avec notre bébé de 9 mois.😮
Est-ce qu'il y en a parmi vous qui on déjà voyagé avec un bébé à cet hôtel? Avez-vous des commentaires, recommandations? Elle est encore aux petits pots/purées maison pour la bouffe. Est-ce que je dois apporter 40 petits pots (provision pour 2 semaines) !?!?!
Savez-vous s'ils louent/prêtent des poussettes?
Merci !
Chanson gitanes English translation pending
bonjour a tous je recherche le nom ou le titre d'une chanson gitane ou un garcon francais et une fille espagnole je croit chante ensemble (peut etre la chanteuse s'appelle negrita)dans les parole d'une chanson ils dise laisse moi t'oublier j'arriverai a t'oublier et pour sa je me battrai pour ne plus jamais t'aimai encore tu ma menti aujourd'hui et ma vie tu a detruit ensuite c'est en espagnol svp aidez moi merci😐
Les Andes à vélo (et un peu à pied) English translation pending
- 5e jour : Lima – Kilomètre 97 : 1er coup de pedale 1er jour de vélo / 98 km / 6h50 / +220 m / -395 m
Voila quatre jours que j´étais a Lima, le ciel était complètement dans le brouillard. Ce matin, le ciel est bleu et le soleil est présent pour mon départ (mais il ne durera pas). Après avoir réussi l´exploit de faire tenir l´ensemble de mes bagages sur mon vélo, soit 25 kgs avec l´eau et la nourriture, je prends la route. Pas facile de garder son équilibre avec cette charge à l´arrière du vélo. Les dix premiers kilomètres sont consacrés à sortir de Lima par la route que j´ai repérée hier, puis j´arrive sur la mythique “Panaméricaine”. La circulation est dense, beaucoup de bus et de camion circulent sur cette 2x3 voies. Je roule sur la bande d´arrêt d´urgence avec d´autres vélos (Péruvien), des triporteurs et des piétons. Certain me regardent étrangement, d´autres me saluent ou m´encouragent et un me fera un signe du pouce pour que je le prenne en stop. Un grand sourire sera échangé.
La Panam commence par longer pendant une bonne vingtaine de kilomètres la banlieue pauvre de Lima et des bidonvilles. Puis tout le restant de la journée, des villages, hameaux ou de simples maisons tousses plus pauvre les unes que les autres se succéderont a ma droite, cote Pacifique. Et par moment je passe a cote de plages ou de champs cultives. A ma gauche, cote continent, c´est un grand désert aride, avec un aperçu des montagnes. Les kilomètres se suivent et se ressemblent dans le brouhaha de la circulation.
Certains camions me klaxonnent pour me saluer. J´avance avec un petit vent de face, et j´ai beau longer la côte, la route est vallonnée. Avec mon chargement, les montées sont pénibles et les descentes un plaisir.
Le temps passe, et ma vitesse diminue, commencant à 20km/h, je terminais a 10 km/h . Je finis par arriver en début d´après midi au niveau de Chicla au bout de 70 kms. Là ou mon premier jour devait se terminer. Ne trouvant rien pour me loger et ne voulant pas planter ma tente le long de la Panam. Je décidais de continuer.
Je repousse comme ça, de kilomètre en kilomètre la fin de mon étape. J´ai en tête le “kilomètre 97”, ou se trouve un grand complexe de boite de nuits perdu au milieu de nulle part, fermé en cette saison. J´espère y trouver un hôtel ouvert.
Par chance j´en trouve un. Fatigué, avec de belles douleurs aux jambes, après 98 kms (beaucoup trop pour un premier jour !). Je vais m´écrouler sur le lit pour une longue nuit, bien méritée.
Voila quatre jours que j´étais a Lima, le ciel était complètement dans le brouillard. Ce matin, le ciel est bleu et le soleil est présent pour mon départ (mais il ne durera pas). Après avoir réussi l´exploit de faire tenir l´ensemble de mes bagages sur mon vélo, soit 25 kgs avec l´eau et la nourriture, je prends la route. Pas facile de garder son équilibre avec cette charge à l´arrière du vélo. Les dix premiers kilomètres sont consacrés à sortir de Lima par la route que j´ai repérée hier, puis j´arrive sur la mythique “Panaméricaine”. La circulation est dense, beaucoup de bus et de camion circulent sur cette 2x3 voies. Je roule sur la bande d´arrêt d´urgence avec d´autres vélos (Péruvien), des triporteurs et des piétons. Certain me regardent étrangement, d´autres me saluent ou m´encouragent et un me fera un signe du pouce pour que je le prenne en stop. Un grand sourire sera échangé.
La Panam commence par longer pendant une bonne vingtaine de kilomètres la banlieue pauvre de Lima et des bidonvilles. Puis tout le restant de la journée, des villages, hameaux ou de simples maisons tousses plus pauvre les unes que les autres se succéderont a ma droite, cote Pacifique. Et par moment je passe a cote de plages ou de champs cultives. A ma gauche, cote continent, c´est un grand désert aride, avec un aperçu des montagnes. Les kilomètres se suivent et se ressemblent dans le brouhaha de la circulation.
Certains camions me klaxonnent pour me saluer. J´avance avec un petit vent de face, et j´ai beau longer la côte, la route est vallonnée. Avec mon chargement, les montées sont pénibles et les descentes un plaisir.
Le temps passe, et ma vitesse diminue, commencant à 20km/h, je terminais a 10 km/h . Je finis par arriver en début d´après midi au niveau de Chicla au bout de 70 kms. Là ou mon premier jour devait se terminer. Ne trouvant rien pour me loger et ne voulant pas planter ma tente le long de la Panam. Je décidais de continuer.
Je repousse comme ça, de kilomètre en kilomètre la fin de mon étape. J´ai en tête le “kilomètre 97”, ou se trouve un grand complexe de boite de nuits perdu au milieu de nulle part, fermé en cette saison. J´espère y trouver un hôtel ouvert.
Par chance j´en trouve un. Fatigué, avec de belles douleurs aux jambes, après 98 kms (beaucoup trop pour un premier jour !). Je vais m´écrouler sur le lit pour une longue nuit, bien méritée.
Transports, hôtels et circuit en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord je dois dire merci à tous les participants de ce forum qui nous font partager leurs découvertes et conseils, j'y apprends + que dans n'importe quel guide, et c'est interactif en + !!
Je pars le 31 octobre pour 3 semaines en Thailande, j'ai pris un vol sec donc je dois un peu m'organiser d'ici là, c'est mon premier voyage en avion alors désolé si certaines questions peuvent sembler bêtes 😛
Mon programme est assez simple, arrivée à Bangkok, départ immédiat pour Chiang Mai et y rester 5-6 jours, puis décollage pour Phuket pour farniente, et pour finir 4-5 jours à Bangkok (+Ayuthaya) pour shopping avant mon départ 🙂
1) Mon arrivée à Bangkok est prévue le 1 novembre à 16h25, je compte redécoller aussi vite que possible pour Chiang Mai, et me reposer là bas, dois-je réserver le vol domestique à l'avance (à priori avec la Thai airways) pour cette date là ? (Peur d'un retard dans mon vol Air France qui me ferait rater la correspondance...).
2) Y a-t-il beaucoup de moustiques à Bkk, Chiang Mai et Phuket en novembre ?
3) Je compte descendre dans de bons hôtels confortables, étant donné les prix très intéressants de la Thailande, pour Chiang-Mai j'hésite entre le Pornping Tower, l'Empress et le Chiang Mai Plaza, avez-vous des conseils et des recommandations parmi ces 3 choix ?
4) Jusqu'à quelle heure peut-on s'enregistrer dans un hôtel de ce type ? Je risque d'arriver en soirée à Chiang Mai.
5) Des conseils d'activités à Chiang Mai et environs ? Des trucs paisibles, oubliez les treks ce n'est pas fait pour moi 😊 Par exemple j'ai envie de passer un bon moment de relaxation dans un centre SPA (massages, saunas, bains de boues etc...) en avez-vous un en particulier à conseiller ?
6) bcp d'amis me demandent de ramener des pendentifs de Thailande (Bouddha, éléphant...), j'ai lu dernièrement un post sur le marché aux amulettes de Bangkok, est-ce un lieu intéressant pour ce genre d'achat ? quelles sont les matières utilisées ? y en a t il en jade ? est-ce que je risque des problèmes à la douane en en ramenant 5 ou 6 ?
7) Je compte partir avec un minimum de vêtements pour acheter ce dont j'ai besoin en Thaïlande, en arrivant à Bangkok je redécolle immédiatement pour Chiang Mai, trouverai-je toutes sortes de fringues et en toutes tailles à Chiang Mai (je taille XL à XXL européen d’après les vêtements) ? Des conseils d'endroits où faire le plein dans cette ville ? Le nightbazar dont on parle dans les guides est-il le + fourni ?
Voilà, c'est tout pour ma première série de questions, qui m'aideront à cloturer mon organisation pour Chiang Mai 😛 J'en aurai bientôt pour Phuket, mais moins nombreuses 😇
Tout d'abord je dois dire merci à tous les participants de ce forum qui nous font partager leurs découvertes et conseils, j'y apprends + que dans n'importe quel guide, et c'est interactif en + !!
Je pars le 31 octobre pour 3 semaines en Thailande, j'ai pris un vol sec donc je dois un peu m'organiser d'ici là, c'est mon premier voyage en avion alors désolé si certaines questions peuvent sembler bêtes 😛
Mon programme est assez simple, arrivée à Bangkok, départ immédiat pour Chiang Mai et y rester 5-6 jours, puis décollage pour Phuket pour farniente, et pour finir 4-5 jours à Bangkok (+Ayuthaya) pour shopping avant mon départ 🙂
1) Mon arrivée à Bangkok est prévue le 1 novembre à 16h25, je compte redécoller aussi vite que possible pour Chiang Mai, et me reposer là bas, dois-je réserver le vol domestique à l'avance (à priori avec la Thai airways) pour cette date là ? (Peur d'un retard dans mon vol Air France qui me ferait rater la correspondance...).
2) Y a-t-il beaucoup de moustiques à Bkk, Chiang Mai et Phuket en novembre ?
3) Je compte descendre dans de bons hôtels confortables, étant donné les prix très intéressants de la Thailande, pour Chiang-Mai j'hésite entre le Pornping Tower, l'Empress et le Chiang Mai Plaza, avez-vous des conseils et des recommandations parmi ces 3 choix ?
4) Jusqu'à quelle heure peut-on s'enregistrer dans un hôtel de ce type ? Je risque d'arriver en soirée à Chiang Mai.
5) Des conseils d'activités à Chiang Mai et environs ? Des trucs paisibles, oubliez les treks ce n'est pas fait pour moi 😊 Par exemple j'ai envie de passer un bon moment de relaxation dans un centre SPA (massages, saunas, bains de boues etc...) en avez-vous un en particulier à conseiller ?
6) bcp d'amis me demandent de ramener des pendentifs de Thailande (Bouddha, éléphant...), j'ai lu dernièrement un post sur le marché aux amulettes de Bangkok, est-ce un lieu intéressant pour ce genre d'achat ? quelles sont les matières utilisées ? y en a t il en jade ? est-ce que je risque des problèmes à la douane en en ramenant 5 ou 6 ?
7) Je compte partir avec un minimum de vêtements pour acheter ce dont j'ai besoin en Thaïlande, en arrivant à Bangkok je redécolle immédiatement pour Chiang Mai, trouverai-je toutes sortes de fringues et en toutes tailles à Chiang Mai (je taille XL à XXL européen d’après les vêtements) ? Des conseils d'endroits où faire le plein dans cette ville ? Le nightbazar dont on parle dans les guides est-il le + fourni ?
Voilà, c'est tout pour ma première série de questions, qui m'aideront à cloturer mon organisation pour Chiang Mai 😛 J'en aurai bientôt pour Phuket, mais moins nombreuses 😇
Restaurants insolites à Paris English translation pending
Salut,
Je cherche pour des futures soirées à thèmes à Paris des restaurants insolites ou du moins qui présentent un concept original.
Ex : un resto où on commencerait par le dessert, un resto où on mange avec les doigts, des ambiances particulières, des restos où il se passe des trucs en plus...
Merci d'avance si vous avez des idées.
Ailleursland
Je cherche pour des futures soirées à thèmes à Paris des restaurants insolites ou du moins qui présentent un concept original.
Ex : un resto où on commencerait par le dessert, un resto où on mange avec les doigts, des ambiances particulières, des restos où il se passe des trucs en plus...
Merci d'avance si vous avez des idées.
Ailleursland
Idées reçues et caricatures English translation pending
Salut à tous...
Voila, j'ai lu attentivement le message sur les "a-prioris" en voyage. Ce sujet m'interresse particulièrement car je fais beaucoup de peinture naive et j'essaie de représenter les a-prioris des français sur tous les pays du monde (vision des peuples, clichés, cuisine, lieux sur-touristiques...) avec humour bien sur. Et plus ces a prioris sont grotesques et farfelus, et plus ça me plait.
Toutes vos idées sont les bien venues (meme si vous n'y croyez pas, bien sur...)
Merci à tous
Merci à tous
Bénévolat dans les camps au Québec English translation pending
Bonjour à tous les amoureux du Québec, de ses paysages et de la nature,
De nouveaux champs sont en voie d'ouverture dans le domaine du bénévolat dans les camps au Québec. Des camps en loisir, en éducation, en arts, etc. Il s'agit de bénévoles pour aider à la vie de camps, au Québec, nous les appelons les aide de camp. Ces personnes sont logés et nourris en échange de leur services. Ce que vous pouvez en retirer? Beaucoup d'expérience, l'immersion totale dans une culture nouvelles, un contact privilégié avec la population, l'accès à des sites vraiment enchanteurs et... la chance d'agrandir votre toile de contacts pour vos prochain voyage.
Contactez-moi pour plus de détail.
Si vous désirez faire du bnévolat dans d'autre région du Canada et également dans d'autres pays, il m'est également possible de vous aider dans votre recherche et dans vos démarches. Pour le moment, je travaille plutôt avec le Bénin, le Sénégal et le Burkina Faso.
François Leblanc-Rioux
De nouveaux champs sont en voie d'ouverture dans le domaine du bénévolat dans les camps au Québec. Des camps en loisir, en éducation, en arts, etc. Il s'agit de bénévoles pour aider à la vie de camps, au Québec, nous les appelons les aide de camp. Ces personnes sont logés et nourris en échange de leur services. Ce que vous pouvez en retirer? Beaucoup d'expérience, l'immersion totale dans une culture nouvelles, un contact privilégié avec la population, l'accès à des sites vraiment enchanteurs et... la chance d'agrandir votre toile de contacts pour vos prochain voyage.
Contactez-moi pour plus de détail.
Si vous désirez faire du bnévolat dans d'autre région du Canada et également dans d'autres pays, il m'est également possible de vous aider dans votre recherche et dans vos démarches. Pour le moment, je travaille plutôt avec le Bénin, le Sénégal et le Burkina Faso.
François Leblanc-Rioux
Tibet mode d'emploi English translation pending
bon alors vu qu il y a un certain nombre de questions recurrentes sur le tibet et vu que c est la saison ou la plupart des gens y vont voici un petit topo, en esperant qu il vous sera utile...
1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...
1-tibet or not tibet? ce a quoi nous referons en tant que tibet est la province chinoise appelle xizang et qui a ete "liberee" dans les annees 50 mais qui en fait ne couvre que la partie centrale et occidentale du tibet car l ancien royaume du tibet etait bien plus vaste et englobait aussi la province moderne du qinghai et une partie du ganzu(c est l amdo), ainsi que les parties nord du yunnan et ouest du sichuan(kham tibet). il y a aussi des tibetains en inde du nord, au nepal et au buthan mais nul n est besoin d en parler ici car ces pays(a part le buthan qui est la chasse gardee des milliardaires)ne necessitent pas de permis ou visas speciaux pour etre visites. il en va de meme pour amdo et le kham ou l on jouit d une totale liberte de manoeuvre et peut aller ou bon nous semble. 2-comment y aller? il y a 6 routes pour acceder a lhassa: une qui monte depuis le nepal mais nous n en parlerons pas car il faut payer le racket exige par les chinois pour l emprunter et il est clair que pour des motifs facilement comprehensibles il faut eviter a tout prix de leur filer ne serait ce qu un centime pour les remercier de nous octoyer le droit de visiter un pays qu ils ont envahi et completement ravage...; il y a les 2 "autoroutes" tibet-sichuan(la nord et la sud, qui partent toutes les 2 de cheng du et se divisent a kangding, la sud etant rejointe a un moment par la route qui vient de zhongdian et deqin au yunnan); il y a aussi les 2 routes du qinghai, l une partant de xining et l autre de golmud; et enfin celle qui part du xinjiang, passe par yecheng et ali, c est la plus longue.elle se divise en 2 apres ali et traverse tout le plateau tibetain. on peut aussi y aller en avion depuis chengdu et d autres capitales provinciales mais on est oblige de payer le permis pour ca et nous n en parlerons donc pas pour les raisons evoquees plus haut. 3-t as le permis? pour ceux qui veulent le prendre et que ca ne derange pas de payer des fonctionnares corrompus pour un chiffon de papier sans valeur il est assez facile de passer au tibet en car a partir des routes qui viennent du qinghai et du sichuan, mais c est pas donne! juste un exemple: depuis golmud ca coute dans les 1300 yuans pour le bus et le permis, alors que les locaux payent dans les 300... 4-bon alors comment on fait pour passer sans payer? y a pas 36 solutions, il faut faire du stop et trouver un camion, les chauffeurs sont au courrant de la combine et vous feront descendre avant les points de controle. mais attention, ce sont de vrais vampires et ils vont essayer de vous racketter le maximum, evitez donc de payer la totalite avant d etre arrives a lhassa, ne serait ce que pour etre sur qu ils vous attendront a l endroit convenu apres le check point. la route la plus facile pour ce trip c est celle qui part de golmud car le revetement est en bonne etat, par contre c est pas la plus belle car c est tres monotone, plateau tibetain oblige. celle qui descend de xining et passe par yushu a l air impraticable car quand j y etais il n y avait pas de traffic, meme pas un car qui descende a lhassa alors qu on n en est plus loin, meme les locaux devaient monter a xining et ensuite de la prendre un bus via golmud, mais la situation pourrait evoluer dans les prochaines annees. les routes qui partent de chengdu sont magnifiques, c est montagneux et a mon avis ce sont les plus belles, mais pas celles en meilleur etat, bien que ca bosse dur et que d ici quelques annees elles devraient etre ok. celle qui passe par yecheng et ali est la pire, il n y a plus de route apres kudi(c est a dire juste apres yecheng), le trip de yecheng a ali prend dans les 35-40 heures et de ali a lhassa dans les 70-95 heures par la route nord. cette route n est pas a prendre a la legere car on part de yecheng qui est a environ 1000 m d altitude et grimpe des le 1 er jour un col a 4800 et ensuite attaque des montagnes plus hautes encore et ne descendra plus en dessous de 4000 qui est l altitude ou se trouve ali(apres ali l altitude moyenne est largement au dessus des 4000) en plus, la route n est ouverte que 3 jours par mois a cause des travaux qui se font vers kudi donc quand on a l a commencee on ne peut plus revenir en arriere et on est tres loin du 1 er aeroport... le bon point c est qu il y a des bus couchettes qui font le trajet, ca coute dans les 400-600 yuans suivant votre habilete a marchander. il n y en a donc qu un tous les 10 jours(le 10, le 20 et le 30 approximativement), soyez a yecheng 2-3 jours avant histoire d etre sur. a yecheng, prendre le bus local 2 et descendre a xi zang ali zang ling yang(la compagnie qui va a ali)et acheter son billet. essayer imperativement d avoir une place au debut du bus car ca secoue derriere. ne surtout pas se faire trop remarquer quand on va acheter son billet car c est a ce moment la que ca craint le plus, bien demander a descendre a xi zang ali zang ling yang(qui est en fait une toute petite station de bus qui a l air a moitie desaffectee et ou il n y a personne), et pas a la station de bus plus grande qui se trouve avant. arrive a ali on peut ensuite choisir de prendre la route sud mais ca sera tout en stop, ou la route nord en bus avec la meme compagnie pour de 400 a 500 yuans suivant ou on est dans le bus(un bus tous les 2 ou 3 jours). a ali il est possible de faire une extension de visa mais comme vous y serez arrives sans permis il se peut que vous ayez a le faire, ca coute 50 yuans plus 300 d amende mais les flics sont tibetains et sympas. pour aller a darchen et au mont kailash il n y a pas besoin de permis, aucun controle. pareil si on prend la route nord en bus, les chauffeurs ont la combine et ca le fait facile. par contre il y a pas mal de controles sur la route sud. sachez bien que la plupart des chauffeurs de camions sont assoiffes d argent, surtout sur la route sud car ils savent bien que vous n avez pas le choix et ils vous demanderont donc des sommes astronomiques, mais peut etre serez vous chanceux? 5-et toi naps, qu est ce que tu en as pense de tout ca? pour etre honnete j ai trouve la route qui passe par ali tres monotone et meme ennuyante parce que le plateau tibetain est ma foi plat, et meme si on est a une atitude moyenne de 4500 m et passe des cols a plus de 5000 on ne s en apercoit pas. la bouffe et l hebergement sont assez chers ce qui est normal vu l endroit... y a pas grand chose avoir en chemin a part la region autour du mont kailash... personnellement j ai prefere le kham et l amdo car il n y a pas besoin de permis, que c est moins cher, qu il y a pas mal de trucs a voir, qu il n y a pas de touristes, que les paysages sont beaucoup plus beaux et qu il n y regne pas le mercantilisme que tout le monde deplore au tibet central ou il faut payer pour voir le moindre monastere et ou, surtout a lhassa qui de toute facon est une ville majoritairement chinoise, on voit deja l impact negatif du tourisme de masse sur la population locale... ceci dit lhassa vaut le coup d oeil quand meme, car meme si une fois arrive on retrouve ces bon vieux toutous(dont la plupart sont fraichement debarques de khatmandou ou de cheng du)la ville symbolise toujours la meque pour les tibetains et il y a donc de nombreux pelerins(surtout autour du jokhang), donc certains sont venus de tres loin en se prosternant pendant tout le chemin(j en ai vu, c est kek' chose!!). il y a aussi le sky burial(enterrement tibetain avec les vautours qui depecent des corps humains en direct!), shigatze qui est beaucoup plus tibetaine que sa grande soeur et s enorgueillit d un tres beau monastere(essayez d y etre pendant le festival des thangkas fin juillet), de nombreux monasteres environnants, mais si vous ne voulez pas payer un permis special a chaque fois(et oui, les noiches ont vite compris que les long nez sont prets a payer tres cher)il vous faudra jouer au chat et a la souris et faire du stop tout le temps. pour voir le jokhang gratos(sinon c est 75 yuans)il faut y aller en fin de journee et se meler a la foule des pelerins; pour sera gompa, passe a gauche, longe le mur d enceinte puis en haut de la colline tu verras une entree derobee sur ta droite, va s y a 3 heures car les moines sont occupes et ca maximisera tes chances de succes!; pour drepung va s y en fin de journee, pas de problemes!! par contre le potala j ai essaye, c est mieux garde que la banque de france et a part sortir le matos d escalade je vois pas comment faire!! 6-comment repartir de lhassa? faciiiiile!!! y a plein de bus pour golmud, xining, chengdu et d autres grandes villes et la vous payerez le prix local. il y a aussi l avion, meme histoire. si vous allez sur khatmandou vous pouvez vous mettre avec d autres touristes et prendre une jeep qui vous emmenera a la frontiere en s arretant en chemin la ou vous voudrez(shigatze, monasteres, everest base camp etc)et dont le prix sera en fonction de la duree du trip. allez faire le tour des agences de lhassa qui sont dans les hotels a toutous(banakcho, snowland, kirey pour n en citer que quelques uns), ca coute de 2500 yuans pour un trip direct a plus de 4000 pour plusieurs arrets et le camp de base de l everest. attention, ne croyez pas economiser des sous en prennant un bus local jusqu a shigatze car une fois la il n y plus guere le choix au niveau des agences et ca vous coutera plus cher au final!!! lhaze y a pas grand chose et ce n est pas la peine de s y arreter... c est pas facile pour faire ce trip autrement car il n y a pas de bus locaux jusqu a la frontiere et qu il faut un permis et donc que meme en faisant du stop il ne sera pas facile voire impossible de passer le poste de controle qui est pas loin de tingri car il est situe en rase campagne et je ne vois pas comment on pourrait se faufiler de jour sans se faire voir vu qu il n y pas de vegetation. par contre d apres un gars y a possibilite de trouver des bus depuis lhaze jusqu a zhangmu(la frontiere)mais quand j y etais il n y en avait pas alors c est a vous de voir... la frontiere avec l inde est toujours fermee aux dernieres nouvelles mais recemment les 2 freres ennemis avait l air de vouloir faire la paix et ca pourrait donner une fin heureuse...