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Témoignages récents de vols effectués avec des billets/passeport avec des noms différents? English translation pending
by Kumis · 2011-05-13 · 13 replies
bonjour,

j'ai déjà parcouru les discussions sur ce sujet - billet au nom d epouse et passeport avec nom de JF ep N d epouse, mais je souhaiterai que les personnes AYANT ENSUITE effectue leur vol avec succès ou non, reviennent témoigner.

En effet, sur le moment on pose la question aux grands voyageurs sur le forums, qui répondent tjs😉, c'est très appréciable, mais qu'en est il réellement ensuite ? Ces personnes soulagées de savoir que quelqu’un leur ai dit "je pense que c est bon " , ou "tu ne devrais pas avoir de problèmes " ont- elles reelement pu prendre leur avion ?

Je ne sais pas .....😕

Alors, qui peut venir témoigner après coup d'avoir volé avec un billet portant juste le nom d'épouse alors que sur le passeport figure Zezette épouse X !!! hihiihhi

Je suis treeeeeeeeeeeees inquiète quant à mon vol très prochainement. Pour info, si j'avais pu mettre les 2 je l aurai fait mais la base d AF ne permet pas de changer son nom quand on prend ses billets via flying blue et donc c est le nom (juste d epouse ) qui figure sur la carte qui est prise en compte, et quand on est appelle ensuite ( vu que les billets etaient en nombre limite je ne pouvais pas attendre ), ils hurlent a la catastrophe et qu il faut annuler les billets .... comme d hab.... mais je crois me souvenir que depuis mon mariage (6 ans ), j ai voyage avec mon nom d epouse plusieurs fois sans etre refoulee.... Quand la base accepte les 2 noms je le mets mais parfois c est impossible... et quand en plus on a 2 prenoms ... bref !

Cependant les mesures de sécurité devenant de plus en plus drastiques, je ne sais plus quoi penser et j'ai besoin de retours de personnes QUI ONT EFFECTUE LEUR VOL DANS CES CONDITIONS !

mille mercis pour votre aide🙂

Signe : une femme au bord de la crise de nerfs 🤪
Comment faire plaisir aux Birmans? English translation pending
by Fazen · 2011-05-08 · 49 replies
Je me posais la question pour savoir comment faire plaisir aux Birmans ? En achetant des crayons, des stylos, bonbons , ou autres ? si vous pouviez m'éclairer , je vous en remercie par avance. Je ne voudrai en aucun cas passer par des ONG ou des associations peu sérieuses, plus soucieuses de leur bien-être qu'à celui des autres !
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (3ème partie), (aventures pagéennes) English translation pending
by Jdakota · 2011-05-08 · 12 replies
1er septembre :

Une journée rapide à raconter. Je décolle au lever du jour, je termine la House Rock Valley road. Rapide passage sur l'asphalte de la US89, puis je m'engage sur la Cottonwood Canyon road afin de me rendre aux Wahweap Hoodoos. Le chemin est long et il y plusieurs embranchements à négocier pour rejoindre le parking ou ce qui en tient lieu.

Je suis scrupuleusement les indications de "Photographing the southwest". Absorbé par mon plan, je sors de la piste un court instant. Je donne un brusque coup de volant pour y revenir et j'entends un gros choc venant du dessous de caisse.

Oups...

Je stoppe vérifier qu'il n'y a pas de dégâts. Manque de bol, il y en a des dégâts. Le gros caisson de l'arrière qui protège le réservoir et prolonge le pot d'échappement est complètement remonté. Merde et remerde !

Je décide tout de même de poursuivre mon chemin – comme quoi la lucidité n’est pas une qualité susceptible de faire de sensibles progrès en l’espace de 24 heures quelles que soient les circonstances ! - mais je finis par buter sur un wash infranchissable. De l'autre côté se dresse un vrai mur de sable qu'il faut gravir pour retrouver la piste. Impossible avec ce véhicule. Je repars dans le sens inverse et rentre à Page.

Je file droit à l'aéroport en espérant trouver une agence de la bonne marque. Mauvaise pioche. Aie, il va falloir régler ça par téléphone… Par chance, je déniche un pilote désœuvré qui trompe l’ennui derrière son comptoir et je lui explique mon affaire. Il accepte de passer le coup de fil à ma place. Il négocie longuement avec mon loueur et m'annonce qu'on va me livrer une nouvelle voiture depuis Flagstaff dans 4 heures maximum. Il ne me reste plus qu'à patienter. En attendant, je nettoie ma Jeep pour en faire disparaitre les traces de terre rouge.

Quelques heures plus tard, on me livre une berline Chevrolet Impala. Plus de 4X4 à Flagstaff. Les nuits dans la voiture, on oublie. Et les pistes prévues pour cette deuxième partie de voyage aussi. Le moral est au plus bas. Je passe le reste de la journée à… à quoi au fait ? Quelques mois plus tard, j’ai du mal à me souvenir de ce que j’ai fait durant cette journée.

Je prends une chambre chez Lulu Sleep Ezze pour la nuit. C'est un endroit sympa. Le soir venu, Lulu réunit tous ses clients autour du barbecue. Je me retrouve avec un jeune canadien, son oncle américain, et deux allemands trentenaires. Plus tard nous rejoignent deux couples, également germaniques, d’une cinquantaine d’années. Très sympa, ceux là. Non que les autres ne le soient pas mais j’accroche mieux avec ces derniers.

2 septembre :

Le lendemain, je me pose la question de retourner à Vegas pour changer de véhicule. Je renonce à cette idée parce qu’elle me ferait perdre une journée entière pour laquelle j’ai un permis d’accès aux Coyote Butte South et parce que je sais la House Rock Valley road praticable avec une berline.

En avant pour Buckskin Gulch, le plus long slot canyon du monde. Près de 25 kilomètres de long, entre 1 et 5 mètres de large selon les endroits. Qui dit mieux ? On y accède en se garant au même parking que pour The Wave, à peu près à mi- chemin sur la House rock valley road que mon Impala a avalé sans problèmes.

Je croise d'autres visiteurs sur le parking. Les rangers les ont prévenus que certaines parties du canyon risquaient d'être inondées à hauteur de1m50. Cela va se révéler très exagéré car seul un court passage m'obligera à me mouiller et seulement jusqu'aux genoux. De la rigolage après mon aventure dans Sand Cove





N'empêche, l'endroit est bigrement impressionnant ! Agréablement frais, étrangement silencieux, avec des couleurs de feu qui dégringolent depuis le haut de la falaise jusqu'au fond du gouffre. Je regrette de ne pas avoir pris mon trépied car l'obscurité rend les prises de vue compliquées









Les contrastes aussi sont particulièrement violents. C'est un lieu grandiose et magnifique mais difficile à appréhender pour un photographe amateur. A ne pas conseiller aux claustrophobes, cependant. Et à surtout éviter en cas d'orage menaçant. On imagine alors quel piège fatal deviendrait cet interminable boyau.

Il faudrait une très longue journée pour parcourir Buckskin Gulch de bout en bout, et aussi un véhicule qui vous attende à l'autre extrémité, 25 kilomètres plus loin. Heureusement, 4 heures « round trip » suffisent pour en avoir un bon aperçu. Je croise les deux personnes avec qui j'avais échangé quelques mots sur le parking et qui m'avaient averti pour les inondations. Nous nous étonnons ensemble du peu de fiabilité des renseignements fournis par les rangers. Il semble que ceux-ci se montrent volontairement alarmistes afin de décourager d'éventuels imprudents.

Je décide de continuer à m'enfoncer encore un peu. On perd assez vite tous ses repères dans ce genre d'endroit.







Je rebrousse chemin afin de retrouver le parking vers midi. Je repasse par les mêmes endroits qu'à l'aller mais l'orientation différente du soleil donne l'impression de traverser des lieux inédits. Certains passages, sans reliefs une heure auparavant, prennent à présent des teintes fantastiques.





Puis je retrouve à la fois le wash et le soleil brulant de l'Arizona. Une demi heure de plus et je suis de retour près de ma voiture.

Après un repas à l'ombre et un peu de repos, je reprends la House Rock Valley road vers le sud. Cet après midi, j'ai prévu d'aller visiter Paw Hole, la partie la plus proche des sublimes Coyote Buttes south. C'est également une zone "à permis". J'ai acheté le mien sur internet 3 mois auparavant. Pas de loterie car les amateurs sont moins nombreux du fait de l’extrême difficulté d’accéder à ce site.

Si j'en crois mes souvenirs d'il y a deux ans, cette partie de la House rock valley road est relativement praticable. Mon Impala devrait pouvoir s'en sortir. Sur le chemin, je traverse avec précautions deux ou trois wash qui me tirent quelques frissons.

Finalement, j'arrive sans encombre au bas du chemin qui mène à Paw Hole et je me gare. Impossible de monter cette piste piégeuse de sable mou avec mon véhicule actuel. Je ne m'y serais sans doute pas risqué non plus en 4X4. D'autres que moi, plus expérimentés, s'y sont plantés.

Mon sac sur le dos, je me lance dans la montée. 5 kilomètres de montée dans le sable m'attendent. Mais bon, je m'y suis préparé psychologiquement. A mi chemin, j'ai la surprise de croiser un véhicule. C'est Steve, de Paria Outpost, qui revient avec des clients. Il me reconnait. "Good to see you !" me lance t-il. Il s'inquiète de savoir si j'ai assez d'eau et de nouriture sur moi, m'assure qu'il m'aurait pris à bord s'il avait été dans l'autre sens. Je le remercie et le rassure. Je sais où je vais et j'ai de quoi boire et manger.



J'arrive enfin à Paw Hole. Ca été moins pénible que je le pensais. Il faut maintenant que je gagne la partie nord du site, celle avec les couleurs et les striations les plus remarquables. C'est entre deux et trois kilomètres plus loin selon le chemin qu'on emprunte.





Fidèle à moi-même, je ne vais pas choisir le plus direct. L’idéal serait de prendre à gauche pour contourner la partie sud de Paw hole. Je choisis de bifurquer sur la droite ce qui m'amène à slalomer une bonne heure entre les Teepees avant d'apercevoir enfin la zone en question.





Je descends dans la petite vallée qui me sépare encore du Graal. Ca semble loin mais une dizaine de minutes de marche me suffiront. La encore ça tombe bien parce que je commence à être rincé. Mais comme à chaque fois que j'arrive sur un site magique, la fatigue s'envole miraculeusement. Ne reste plus que l'exitation de la découverte et le bonheur d'être là.

Les couleurs du slickrock sont éclatantes sous le soleil de cette fin d'après midi. Dire que j'ai failli abandonner il n'y a qu'un petit quart d'heure de ça, quand je désespérais de trouver mon chemin au milieu des Teepees.





C'est un régal de se promener dans ce lieu, l'un des plus beaux que j'aurais vu cette année. Peu de gens le connasisent du fait de sa situation, très éloigné des premiers contreforts de Paw Hole. Même les guides de Paria Outpost n'y viennent pas.





Je repars en fin d'après midi avec la conscience d'avoir vécu une journée extraordinaire, d'autant plus inespérée après le désastre du jour précédent. Néanmoins, plus de 7 kilomètres de marche dans le sable me séparent encore de ma voiture. J'emprunte le chemin que j'aurais du suivre à l'aller, en contournant les teepees par l'ouest. Mieux vaut tard que jamais...

Il me faut près de 2 heures pour rejoindre ma voiture. Je décide de revenir sur Page par le sud et l’US89A et c'est une bonne idée car cette partie de la House Rock valley road se révèle très roulante. Heureusement car la nuit ne tarde pas à tomber.

Je suis à Page vers 21h00 et je n'ai pas encore de chambre. Coup de bol, le jeune proprio du Daisy's n'a pas trouvé preneur pour son appart de trois chambres et me le laisse pour 50$ ! Puis, il m’invite à utiliser son portable qu’il laisse en permanence sur la table devant son logement pour envoyer quelques mails. Sympa. Enfin une journée qui finit bien...

3 septembre :

Je ne suis pas pressé ce matin. La débauche d'énergie de la veille m'a mis à plat. Je prévois donc de rester tranquille. De toute façon, les autres spots que j'avais prévus dans la région sont hors de portée sans un véhicule approprié. Adieu Yellow rock et Alstrom point. Pour une autre fois, j'espère...

Je me dirige vers ma énième visite à Horseshoe bend. C'est un point de vue dont on ne se lasse pas. L'un des endroits les plus vertigineux que je connaisse. Je tourne un peu autour du site en attendant que la lumière atteigne le fond du cirque.







Puis je file en direction d’Old Paria. La piste qui y conduit est, là encore, praticable avec une berline.

Il s'agit d'un paysage de badlands colorés aux pieds desquels se trouvaient les ruines d'un vieux décor de cinéma. Une ville de western qui a brulé voilà quelques années. L'endroit reste chouette. De toute façon, même si la ville avait encore été là, je ne me serais pas risqué pas à descendre au fond avec mon Impala.







Midi. Je rentre déjeuner à Page.

Pas grand chose à mettre au crédit cet après midi. Une ultime et vaine tentative pour trouver une location de véhicule tout terrain qui me permette de me rendre à Yellow rock.

Je passe la seconde partie de l'après midi à la plage. Il s'agit en fait d'une crique rocheuse proche du barrage. L'endroit m'a été indiqué par le proprio de mon dernier motel. Fantastique. La meilleure baignade de ma vie. L'eau est claire, douce et chaude. Voilà qui clôture mon séjour à Page pour cette année.

4 septembre :

C’est encore une journée bien remplie qui m'attend. La matinée sera consacrée à Cathedral Wash, dans la région du Marble Canyon qui prolonge le Grand Canyon vers le nord, et l'après midi au "White and Red canyon" dont je n'indiquerai pas la localisation.

Je commence par une courte pause au Navajo bridge (celui de droite) qui enjambe le Colorado sur la US89A en surplombant le Marble canyon.. Juste derrière, il y a un petit visitor center où à été tournée une scène du film "Restons groupés", avec Samuel Le Bihan, Emma De caunes et Bruno Solo.





Je poursuis ma route en direction de Lee's ferry ou on peut admirer quelques "mushroom rocks" et me gare sur le parking, près de l'accès au Wash.





Je ne suis pas seul puisqu'un gros trailer me rejoint. Un trio de randonneurs du dimanche en descend et se prépare à partir, tongs aux pieds. Peu probable de les voir aller au bout de la ballade avec ça.

Le début est simple. On se contente de progresser au fond d'un Wash aux parois déchiquetées.







Puis, vers le milieu de la ballade, les choses se compliquent à mesure que le canyon se resserre et il faut vraiment se donner du mal pour trouver le bon passage. D'autant qu'au fond du wash se prélassent ces petites piscines d'eau sale dont je connais à présent les effets fort peu relaxants.



Heureusement que de petits cairns savamment disposés facilitent la progression.





Puis le canyon s'élargit brusquement, comme si les murailles tombaient, et c'est la récompense : l'arrivée devant le Colorado.

Une petite plage cerclée de rochers permet de se délasser en regardant passer les rafts remplis d'apprentis aventuriers qui s'en vont descendre le fleuve, pour certains pendant plusieurs jours. Une bonne partie d'entre-eux se demandent certainement comment je suis arrivé là.







Puis c'est le retour, forcément plus rapide que l'aller.

Je ne donnerai aucune indication sur la route suivie pour gagner ma prochaine étape. Il s'agit de l'étonnant "White and Red canyon". Tous ceux qui l'ont trouvé s'engagent à ne pas dévoiler sa situation géographique, ceci afin d'éviter un déferlement de visiteurs qui risquerait de pousser les indiens à clôturer toute la zone.

Une piste de 15 miles à travers le désert mène au White and Red canyon. A la vitesse où l'on roule sur ce genre de surface, c'est une très longue distance. De plus, comme je n'en connaissais pas l'état, je craignais que le terrain ne soit trop rude pour mon Impala et que je me voie obligé de rebrousser chemin.

En fait, seule l'arrivée est délicate, lorsqu'il faut descendre au fond du canyon. La pente est vraiment raide, très sablonneuse, et j'ai un peu peur d'avoir du mal à la remonter. Alors je stoppe à mi-chemin, j'embranche la marche arrière et je retourne au sommet. Et ça passe !

Si je suis remonté en marche arrière, je devrais également pouvoir le faire en marche avant. Je repars donc avec l'esprit plus tranquille dans la descente.

Je ne vais tout de même pas tenter le diable en traversant le large et profond wash qui sépare le canyon. Je me gare un peu avant, en tachant de camoufler ma voiture du mieux possible derrière quelques fourrés. Il arrive que les indiens qui surprennent des visiteurs sur leurs terres s'en prennent aux véhicules et ça m'étonnerait que l'assurance fonctionne si je ramène une carrosserie criblée de plomb.

C'est un vrai four ce canyon. Je m'en rends compte mais ça ne me gène pas du tout tant je suis content d'avoir trouvé cet endroit qu'assez peu de non indiens ont eu le privilège d'admirer.



Il y a aussi l'appréhension de me faire surprendre et je ne peux m'empêcher de jeter de fréquents coups d'œil derrière moi, vers le sommet du canyon, m'attendant à tout instant à voir surgir un pick-up rempli de braves animés à mon égard des plus funestes intentions.

Je commence par arpenter la zone est dont la formation appelée "the Family" constitue la figure de proue





C'est aussi dans cette partie que se situent ces étonnants amas de rochers rouges striés de blanc.





Le site, très vaste, est disposé en cercle et forme un immense amphithéâtre au milieu duquel je déambule lentement à la recherche des plus curieuses formations. On jurerait parfois que Salvador Dali lui-même est venu ici puiser son inspiration.













Je quitte le site deux heures plus tard sans avoir été surpris par les autochtones. Soulagé mais content. J'aperçois au loin un pick-up qui roule sur la piste devant moi en laissant derrière lui une colonne de poussière. Je ralentis pour éviter de le rattraper. C'est plus prudent...

Flagstaff, ville étape sur la route du Grand Canyon, sera mon étape pour la nuit mais il me faut des heures avant d'y arriver.

Heureusement la route est large et belle.

La nuit est bien tombée lorsque j'arrive à destination. Il me faut choisir un motel. La fatigue de cette journée me fait faire le plus mauvais choix possible : un petit motel en bord de route tenu par des Pakistanais très souriants. Trop, sans doute. J'aurais dû demander à voir la chambre avant de payer comme l'ont fait juste avant moi un couple d'Américain fort avisés.

Odeurs écœurantes, moquette moisie, peinture écaillée, tuyaux qui sortent des murs et j'en passe. Heureusement, les draps sont propres, quoique rêches. Certainement le pire endroit de toute l'histoire de l'hôtellerie !

Suite et fin : http://voyageforum.com/v.f?post=4423088;#4423088 retour vers la 1ère partie :
http://voyageforum.com/...9;page=unread#unread

retour vers la 2ème aprtie : http://voyageforum.com/...6;page=unread#unread
Avez-vous une combine pour bien savoir marchander en Asie? English translation pending
by 1éthique · 2011-05-05 · 39 replies
Lors d'achat de vêtements ou autres, comment vous-y prenez-vous pour marchander un prix intéressant ? Comment négociez-vous ? Je marchande pas mal, mais il doit y avoir meilleur que moi. Pour les locaux, c'est souvent un jeu de marchander. C'est en même temps un jeu et en même temps leur gagne-pain. Ne pas vouloir marchander est parfois perçu comme un manque de respect envers les locaux, mais je dois avouer que je préfère les prix fixes.
Obligation d'avoir un billet retour pour aller à Hong Kong? English translation pending
by Youdanja · 2011-05-04 · 60 replies
Bonjour amis voyageurs !

Actuellement aux Philippines, je m envole pour Hong Kong le 17 Mai prochain. Je n ai qu un vol aller dans la mesure ou je continuerai par la Chine par voie terrestre.

QUESTIONS :Est-il obligatoire de presenter un billet retour (ou de continuation) a l embarquement a Manille et/ou a l arrivee a Hong Kong ?Si oui, des astuces pour eviter de payer un billet donc je ne me servirai pas ?Merci a tous de l attention que vous voudrez bien porter a ce message.

A bientot.
Avis sur itinéraire en Inde du Sud du 19 juillet au 9 août? English translation pending
by Gouarf · 2011-05-04 · 11 replies
Salut à tous ! Alors voilà, ma femme et moi préparons notre premier voyage en Inde, et bon, tout cela demande un peu plus d'organisation que mes précédents voyages (USA ou Europe...). J'aurai donc aimé avoir votre avis sur mon itinéraire, que je troquerai bien entendu contre un retour d'expérience et bien entendu quelques photos !

Nous partons du 19 juillet au 9 août, avec deux sacs à dos, et n'avons pas trop peur des climats difficiles ni de l'eau (ça tombe bien car avec la mousson... 😄). Nous avons un budget que je considère moyen, c'est à dire que nous ne cherchons pas forcément le confort, mais plutôt le bon temps. Nous comptons nous diriger vers le Tamil Nadu en train depuis Mumbai, puis vers le Kerala et enfin revenir à Mumbai en prenant un avion depuis Kochi.

Le programme est donc :20/7 Arrivée à Mumbai, Visite de Mumbai Visite de la famille de notre ami indien23/7 direction Hampi : Train nuit pour Hubli24/7 une fois à Hubli changement de train pour Hospet. Arrivée à Hampi en fin d'après midi 25/7 Visite de Hampi26/7 Visite de Hampi Départ de Hampi (enfin Hospet) par train pour Tirupati

27/7 Arrivée à Tirupati -> Changement de train pour Chengalpattu Arrivée à Chengalpattu -> Rickshaw, Bus, Taxi pour faire les quelques km qui nous séparent de Mahabalipuram.Note : à partir de ce point, le planning est moins précis, car nous comptons prendre le bus, et donc nous pensons improviser un peu plus que avec le train.Autour du 29/7 direction Pondicherry/Auroville par bus

Autour du 1/8 direction Tanjore (peut être en train)Autour du 3/8 direction Madurai (bus ou train)Autour du 5/8 direction Munnar (bus)7/8 : départ de Munnar en bus le matin pour l'aéroport de Trichy (donc on ne passe pas par la ville) et on se débrouille pour chopper notre avion à 17h30 (je pense que ça va passer niveau délais !)8/8 : un dernier au revoir à notre ami indien / dernier shopping9/8 : Vol retour pour la FranceTout ça se résume par cette carte : Lien vers la carte

A partir de là, mes questions sont :Mon programme est il trop chargé ? J'ai essayé d'aérer un peut en voyageant tous les deux jours. Et à partir de Mahabalipuram tout est très modulable.Dois-je moins planifier ? Plus planifier ?Est-ce que Hampi vaut le coup d'y passer deux jours ? Si oui ça m'arrange à cause des trains.Si quelqu'un a déjà faire Munnar <-> aéroport de Trichy, vers quelle heure faudrait-il que je parte ? J'ai pas envie de manquer mon vol, mais pas plus envie de passer la journée à l'aéroport.Je ne suis pas trop attiré par Madurai, mais ça a l'air d'être un passage obligé pour enchaîner sur Munnar, Y a t il une alternative pour passer de Tanjore à Munnar ? (un coin plus sympa que Madurai ?)Voilà ! C'est déjà pas mal, un grand merci à tous ceux qui prendrons le temps de m'aider !
Bloqué en Thaïlande English translation pending
by Jee13 · 2011-05-04 · 82 replies
Salut a tout le monde , je voulait savoir quelle moyen j ai pour revenir en france sachant qu il me reste 3 semaine a tenir et que je n ai plus d argent car j ai ete victime d agression !!!
Quelles visites avez-vous regretté de faire dans l'Ouest américain? English translation pending
by Kristen1 · 2011-05-02 · 87 replies
J'aide des amis à préparer leur voyage dans l'ouest des USA. Ils veulent voir beaucoup de choses en peu de temps et il faut éliminer certaines étapes dans leur parcours.

Y-a-til des endroits que vous avez regretté d'y être allé ou peut-être vous êtes restés trop longtemps ? Merçi pour vos conseils. Kristen
GR11: point de départ et conseils? (Espagne) English translation pending
by Kervin · 2011-04-28 · 12 replies
Bonjour

Je souhaite faire le GR 11 (Espagne) l'été prochain. Je vais avoir 30 jours de congés, et je me demande d'où partir, sachant que je souhaite finir à Cabo Higuer. Espot me semble pas mal, car cela représente environ 22 étapes (cf. selon guide de Pierre Macia – La Senda), auxquelles je rajoute le temps de trajet aller + retour + un peu de RAB pour me poser / profiter. Qu'en dites-vous ?

Par ailleurs, je commence à avoir une bonne expérience de la rando et des treks, mais je n'ai pas réellement d'expérience de montagne. J'ai fait la Route de l'Everest l'an dernier mais, si cela m'a apporté de l'expérience concernant la marche en haute altitude, je ne peux pas dire que j'y ai acquis une expérience d'orientation (je l'ai faite en solo et sans porteur, mais la route étant assez "touristique", il n'y avait qu'à "suivre le chemin"). Je sais utiliser une boussole et un alti, et lire une carte topo, mais ça s'arrête là. Pensez-vous que cela soit suffisant ?

D'avance merci
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (1ère partie) English translation pending
by Jdakota · 2011-04-22 · 29 replies


23 AOUT :

Ca commence par un vol à étape. J'aime pas trop. Déjà parce que ça rallonge inévitablement la durée du voyage. Ensuite parce que, deux jours avant le départ, la durée du transfert a été sensiblement raccourcie par rapport à la date de prise du billet. Aussi, en débarquant à Minéapolis, je ne dispose plus que d'une heure et quart pour boucler les formalités d'entrée avant que mon vol suivant pour Vegas ne quitte le tarmac. C'est court quand doit passer l'immigration, la douane, puis récupérer ses bagages et les remettre sur le bon tapis.

Il y a foule au contrôle des passeports. J'avise une file qui me semble un peu moins longue que les autres et je m'y installe.

Mauvaise pioche. La petite dame en uniforme derrière le guichet fait preuve d'un zèle assez remarquable. Surtout avec les ressortissants asiatiques, particulièrement nombreux dans ma file d'attente, et qui patientent tous de longues minutes avant de se faire délivrer l'autorisation de poursuivre leur chemin. Plusieurs Français derrière moi, tous en partance pour Vegas sur le même avion, partagent mon inquiétude grandissante.

La salle se vide lentement à mesure que je me rapproche péniblement du guichet. Au final, j'abandonne ma file pour une des nombreuses autres qui se sont vidées entretemps. Puis je stationne approximativement 30 secondes devant l'officiel avant que celui ci ne tamponne mon passeport en me souhaitant bon voyage. De plusieurs centaines de personnes après le débarquement, on n'est plus qu'une dizaine dans la salle. Je fulmine. Elle leur demandait quoi aux japonais, la petite dame en uniforme ? De réciter la constitution américaine avec l'accent du middle west ?!

Le douanier qui garde l'entrée me fait signe de filer directement sans passer au contrôle. Sympa.

Un dernier contrôle avant de gagner la porte d'embarquement, suivi d'un bon sprint lacets défaits dans les couloirs et je me retrouve heureusement installé dans mon siège pour le décollage de l'avion qui se fera finalement avec une vingtaine de minutes de retard.

15h50, heure locale. Je quitte McQuaran Airport pour la zone des loueurs de voitures. C'est la misère chez National et Alamo, les frères jumeaux. La section « 4X4 Standard » ne comporte que Deux Dodge Nitro et deux Jeep Patriot. J'opte pour la Jeep, plus petite mais plus habitable et d'une hauteur de caisse un peu supérieure.

J''ai réservé une chambre à l'Imperial Palace, sur le Strip, juste en face du Caesar Palace mais beaucoup moins classe. Beaucoup moins cher aussi : 25 euros la nuit pour une chambre de la taille d'un étage entier de chez Ibis, ça laisse songeur.





Je termine la journée sur le Strip. J'explore le tout nouveau complexe tendance architecture moderne – une nouveauté pour cette ville davantage portée sur le kitch à thème. Je l'ai vu se construire petit à petit lors des trois années précédentes. Somptueux mais un peu décevant. Trop sage, trop classique. Pas assez Vegas, quoi !





Je rentre assez tôt, pour Vegas, bien sûr... La journée de demain promet d'être longue.

24 Août :

Je me lève aux aurores. Le buffet pour le petit déjeuner n'ouvrant qu'à 7h00, je patiente en errant dans un Caesar Palace presque désert à cette heure. Curieuse ambiance. Toutes ces machines esseulées et ces lumières qui ne clignotent pour personne. Ça sent la punition biblique, la peste brune descendue sur New Babylone pour la vider en un clin d'œil de tous ses habitants.





Je prends la route après m'être gavé de gaufres, pancakes au sirop d'érable et fruits en salades. Une longue journée m'attend. Mon hôtel du soir est réservé à Vernal, dans le nord de l'Utah. Ca fait de la route. Entre 8 et 10 heures selon Mapquest, mon site de prédilection. Ensuite, ce sera une longue descente étalée sur 15 jours jusqu'à Sedona, au centre de l'Arizona.

Je remonte le long de l'I15 North, puis je bifurque sur l'I70 East en fin de matinée. Ce n'est pas le chemin le plus direct mais c'est plus scénique que de remonter direct jusqu'à Provo. Ensuite, c'est trois heures sans rencontrer le moindre poste d'essence. Y a intérêt à être prévoyant.

Une courte pause pour admirer le spectaculaire « Spotted Wolf Canyon ».



Une autre à Green river pour refaire le plein.

Le reste, la remontée de la partie nord de l'Utah jusqu'à Vernal, est largement moins rapide. On n'est plus sur l'autoroute. Ça grimpe et ca tourne. Les vaches en oublient certaines notions élémentaires de survie comme de bien regarder à droite et à gauche avant de traverser. Ça fait baisser la moyenne.

J'arrive à Vernal entre 19 et 20h. Le temps de prendre mes quartiers au Sage Motel et c'est parti pour une balade délassante dans le centre ville. Assez charmant, ma foi. Des paniers de fleurs partout. Un vieux cinéma de quartier comme dans les films. Un club de karaté avec une façade vitrée et le signe « open » en néons clignotants. Vue directe sur les athlètes en kimonos. Complètement improbable sur le vieux continent. Chez nous, les artistes martiaux se cachent. Comme s'ils avaient honte...





25 AOUT.

Les choses sérieuses commencent enfin. Premier arrêt au Walmart. Dès l'ouverture. Quelques réserves s'imposent. De l'eau, d'abord. Trois gallons (1 gallon = 3,6 litres) et un gros sac de Trailmix. Une caesar salade pour le midi et un sandwiche à la dinde pour le soir.

Je commence ma visite du Dinosaur national monument par la partie la plus proche et la plus accessible. J'entame ma première rando de l'année. Ce sera « Sounds of silence ». Une mise en jambe d'une heure trente à peine. La ballade est jolie mais pas inoubliable. A moins que ce ne soient ces quatre étés consécutifs dans le southwest qui m'aient rendu un peu trop exigeant. C'est l'inévitable rançon que l'on paye à ces contrées sauvages. Elles ont vite fait de transformer leurs arpenteurs en enfants gâtés, tellement habitués à rencontrer de l'extraordinaire à chaque pas que ce qui l'est un peu moins semble fade.











Je ne m'attarde pas car la journée promet d'être chargée. Je me dirige vers la partie du parc qui se trouve dans le Colorado. L'entrée se trouve juste une trentaine de kilomètres plus loin, juste après le petit village de Dinosaur. C'est ensuite le début d'une longue route qui va me conduire à l'aplomb du magnifique point de vue de Harper's Corner. J'y déguste ma salade dans un silence de cathédrale. Ici, deux types de formations rocheuses se heurtent et s’entredéchirent littéralement. Le genre de truc qu'on ne voit pas tous les jours.





Je débute l'après midi par descendre l'Echo park Road. Assez facile et très belle. Le ciel lui est d'un bleu luminueux et parfait. Voilà une après midi qui s'annonce sous les meilleurs augures.





Je biffurque en arrivant à l'embranchement avec la Yampa bench road. C'est une longue piste de 30 miles, assez facile et sablonneuse au début mais qui devient rocailleuse et dure à mesure qu'elle s'élève. Je n'ai pas l'intention de la suivre jusqu'au bout, mais seulement sur les 12 premiers miles. Sur cette distance, la Yampa recèle trois magnifique points de vue dont le premier « Castle park Overlook », me semble le plus beau.





Je retourne ensuite en arrière pour gagner Echo park où je compte passer la nuit.

J'y arrive en milieu d'après midi. Mon dernier objectif de la journée est de gagner le sommet de ce cirque naturel. Ce qui n'a rien de simple. Le sentier, qui démarre du bord de la piste, quelques centaines de mètres avant l'entrée du parc et à droite de la formation conue sous le nom de picasso face, est à peine visible. Il me faut une bonne dizaine de minutes pour le dénicher.





Il s'ensuit une rude grimpette à flan de falaise durant laquelle je perds de vue le fameux sentier. Parvenu vaille que vaille au sommet, il me faut maintenant traverser un long plateau sablonneux en direction de la falaise. Le plateau, de forme bombée, est recouvert de petits arbres qui bouchent la vue et rendent vaine toute tentative d'orientation. En clair : je ne sais plus du tout où je vais. Ma boussole me serait fort utile si je ne l'avais pas laissée au fond de ma valise... Je me pose un instant pour réfléchir. Je me remémore une photo de l'endroit publiée sur « ouestusa.fr » et prise en fin de journée. La situation du soleil et l'orientation des ombres me permettent de définir une direction qui m'amène finalement à destination. Épuisé et soulagé. Heureusement que le panorama est à la hauteur.





Le retour s'avère aussi compliqué que l'aller. Voilà une ballade à ne conseiller qu'aux randonneurs pourvus d'un sérieux sens de l'orientation. Ou aux possesseurs de GPS.

Je retrouve ma voiture et je pars m'installer au fond d’Echo park pour la nuit. Comme prévu, les moustiques s'y révèlent plutôt agressifs. C'est ma première nuit dans la jeep. J'installe mon matelas à l'arrière après avoir baissé les sièges. Trop fatigué pour ingérer mon sandwiche, je me contente de picorer dans le sac de trailmix. La nuit tombe doucement sur Echo park



26 AOUT :



Réveil matinal. Cette première nuit dans la voiture a été plutôt bonne. Le matelas est confortable et il fait moins froid que sous la tente. Mon programme initial prévoyait une exploration de Mitten park le long de la Yampa mais les efforts déployés la veille dans l'ascension m'ont coupé les jambes. Un dernier clin d'oeil à Picasso face et je m'engage dans la montée d'Echo park road. Puis une courte pause dans la riante cité de Dinosaur, et je retourne sur Vernal.





Je passe le reste de la matinée sur la Jones Hole road qui se révèle un peu décevante. Pause déjeuner encore plus décevante dans un Diner de Vernal, puis je quitte le coin en début d'après midi.

Direction Flaming gorge, une cinquantaine de miles plus au nord où j'ai prévu de passer le reste de la journée. Juste un détour par Sheep creek road qui vaut surtout par quelques superbes points de vue délivrés sur la baie lorsqu'on retourne vers Flaming gorge. Je m'inquiète un peu des nuages qui s'amoncèlent à l'ouest et qui pourraient me priver d'un coucher se soleil sur la gorge.









J'arrive à Flaming Gorge recreation area et je gagne aussitôt l'emplacement n°10, le mieux situé du parc. Le premier promontoire est à deux pas. Splendide. Un de ces points de vue devant lesquels je pourrais rester des heures.









Puis je remonte le petit sentier d'un mile qui mène au visitor center. C'est un parc assez petit – selon les critères américains, bien sûr – ce qui participe à son charme tranquille. Un vrai petit paradis. Je remonte le sentier d'un mile qui conduit au visitor center où j'échange quelques mots avec le sympathique couple de rangers qui tiennent l'endroit.





Puis je retourne au camping en désespérant d'assister à un coucher de soleil digne de ce nom. Par chance, le soleil réussit à percer de temps en temps pour habiller le paysage de taches de lumières.

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Je termine la soirée au minuscule lodge du parc. L'adorable petite vendeuse de la boutique de souvenirs - une de ces ados américaines pleines de vie dont on a l'impression qu'elles s'adressent à vous comme si vous étiez leur meilleure copine – me demande de lui apprendre à dire « I love you » en français. C'est une assez charmante fin de journée, je trouve.



27 AOUT :



Je suis dedout aussi tôt que le jour précédent. Pas question de rater le lever de soleil sur Flaming gorge. Pour cela, il faut se rendre à l'autre bout du parc, près du visitor center.







Je remballe mon matériel au bout d'une heure trente environ. En passant près du lodge, je me laisse tenter par un petit déjeuner copieux. De la salle où j'avale mes pancakes, j'assiste fasciné au furieux combat entre volatiles et rongeurs qui se déroule autour d'un gros distributeur de graines, sur la pelouse d'en face

Les oiseaux jouent la carte du nombre pendant que les canards imposent leur masse (qu'on me pende si j'aurais pensé dire ça un jour !). Les écureuils eux font plutôt dans le raid éclair. Sitôt la précieuse graine capturée, ils filent au loin avec leur butin à la manière de Scrat, dans l'Age de glace.

Cinq heures de route sont nécessaires pour rejoindre Moab, ma prochaine étape. La première partie est désertique et rectiligne, la seconde montagneuse et tortueuse.

Pour effectuer la troisième, à nouveau désertique, je choisis de délaisser l'intersate 70 pour emprunter la route 124 qui longe le Colorado jusqu'aux portes de Moab. Et comme je ne suis pas en retard sur mon programme, je décide de suivre l'Onion Creek road pendant quelque miles. Cette piste nichée à l'ombre des immenses Fishers towers suit la trace d'une petite rivière qu'elle traverse une bonne vingtaine de fois. C'est le retour au pays des roches rouges.













Je suis à Moab. Je commence par prendre possession de ma chambre à l'Apache motel, celui où, parait-il, résidait John Wayne pendant ses nombreux séjours dans la région. Puis, le temps d'engloutir quelques hamburgers et je file sur Canyonland.

Je fais une pause devant Mesa arch que j'avais pu admirer au lever du jour en été 2007. Les teintes rougeoyantes du petit matin ne sont plus de mise en ce milieu d'après midi mais le point de vue n'en est pas moins exceptionnel. Je patiente pendant qu'une famille de français se prend longuement en photo, les uns après les autres et les uns avec les autres devant la merveille. L'un d'eux finit par me remarquer. « Hé, je crois que le mec attend qu'on se barre », lance discrètement le plus jeune qui m'a remarqué. « Merci », répond le mec quand ils se décident enfin à libérer la place.







J'ai prévu de passer la fin de journée à chercher « False Kiva », le site découvert par Michael Fatali, célèbre photographe de l'ouest dont j'avais visité la galerie à Springdale il y a deux ans. Il s'agit d'une ruine indienne posée devant un fabuleux panorama.

Je commence par me tromper sur le départ de sentier. Ma faute. Complètement. Il y a écrit sur PTS que la piste démarre 200 « yards » avant le parking d'Alcove spring, Je lis 200 « feet ». C'est pas pareil. Pas du tout. Résultat, je m'engage sur un embryon de sentier qui ne tarde pas à disparaître et finis par me retrouver à l'aplomb de la falaise au creux de laquelle se trouve le site convoité mais sans aucun moyen de descendre. En me penchant, j'aperçois le bon sentier en contrebas sur la gauche mais une arête rocheuse m'en sépare et pour le récupérer je vais devoir retourner en arrière, pas loin de mon point de départ en fait. Et le soleil, lui, ne m'attend pas...





Je croise trois randonneurs sur le chemin du retour. Ils me donnent quelques précieuses informations qui vont me faciliter la tâche. Car l'endroit n'est pas facile à dénicher. Il est entièrement caché dans une petite grotte nichée au creux de la falaise. Une fois parvenu au bas du sentier, il faut grimper à nouveau le long d'un éboulis plutôt casse-gueule. Je tomberai d'ailleurs deux fois : la première en montant, assez douloureusement, l'autre en descendant. L'appareil photo est intact, c'est le principal. L'endroit, lui, est aussi magique que prévu.





Le retour est plus rapide et me permet de découvrir mon erreur initiale. Un coucher de soleil somptueux m'accompagne vers la sortie du parc. Comme une pluie rouge qui tombe sur Canyonland.





FIN DE LA PREMIERE PARTIE.. Ci dessous, lien vers la seconde partie

http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=4242976;#4242976
Questions techniques, visa pour la Chine (voyage itinérant) English translation pending
by Eliphas · 2011-04-22 · 11 replies
Bonjour,

Le sujet a déjà été traité (comme j'ai pu le constater en faisant des recherches sur ce forum) mais je n'ai pas trouvé certaines réponses à mon problème. Mon voyage en Chine est un peu particulier et me pose des soucis au niveau de la constitution du dossier de demande de Visas. Je m'explique.

Je vais entrer en Chine par voie terrestre via Hong Kong et vais voyager de façon itinérante jusqu'au Vietnam. Ainsi, ces deux points me posent problème :

"Réservation billet d'avion aller et retour ou attestation de voyage détaillée précisant noms des passagers, n° de vol, compagnie aérienne et date du séjour pour la chine."

J'ai bien sur l'intention de quitter le territoire Chinois (par voie terrestre à nouveau, à la frontière Vietnamienne), puis de retourner en France. Cependant, mon billet d'avion retour étant un Bangkok/Paris, cela est-il suffisant pour prouver ma volonté de quitter leur territoire ou faut-il un billet d'avion ou de train au départ de la Chine ?

"réservation d'hôtel (mentionnant nom et adresse de l'hôtel même si cette réservation ne couvre qu'une petite partie de votre séjour: vous aurez 30 à 90 jours de séjour autorisé dans tous les cas et sur l'ensemble de la Chine même avec une réservation de un jour) ou certificat d'hébergement de l'invitant fait par lui même et signé (mentionnant nom, adresse et téléphone de l'invitant) avec copie du passeport de l'invitant et copie de son visa chinois ou carte d'identité si il s'agit d'un ressortissant chinois."

Je ne comptais rien réserver pour ce voyage et tout voir sur place. Cependant, il semble indispensable de réserver au moins une chambre d'hôtel. Si je réserve une seule chambre d'hôtel paumée au fin fond de la Chine, le moins cher que je trouve bien sur (avec pour seul but de remplir mon dossier), est-ce que ce sera perçu comme du foutage de gueule, ou bien les Chinois s'en tiennent aux formalités et appliquent à la lettre ce qu'il est demandé ? (il est bien écrit, après tout : "vous aurez 30 à 90 jours de séjour autorisé dans tous les cas et sur l'ensemble de la Chine même avec une réservation de un jour" )

Merci d'avance pour vos explications et bonne journée! 😉
Accident responsable avec une voiture de location à Las Vegas: démarches? English translation pending
by Essomba83 · 2011-04-16 · 109 replies
Bonjour à tous,

je vous écris car je n'arrive pas à trouver de réponse... J'ai eu un accident hier en voiture de location où j'ai été déclaré responsable (et je l'étais).

J'ai souscrit l'assurance SLI (la liability) et j'ai payé avec une visa premier.

Quelles sont maintenant les démarches ? Je pense que les deux voitures sont très abîmées... elles sont toutes les deux reparties sur un plateau.

Merci d'avance,

Laurent
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
by Ninou98 · 2011-04-15 · 750 replies
Hello, Hello,

Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.

Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !

Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Fermeture des parcs nationaux américains! English translation pending
by FredCagou · 2011-04-08 · 250 replies
Salut à tous,

Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça :
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴‍☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Mariage franco-algérien: visa de conjoint court ou long séjour? English translation pending
by Ummutasnim · 2011-04-07 · 109 replies
Bonjour à tous!

Désolée de poser une question qui a sans doute eu sa réponse ici mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je voulais juste savoir si un conjoint ALGERIEN de français devait déposer une demande de visa COURT ou LONG séjour?

Je lis beaucoup de choses contradictoires. Je pensais que c'était LONG séjour, puis finalement j'apprends qu'on peut faire une demande COURT séjour et solliciter une carte de séjour à l'arrivée. Et voilà que maintenant sur le site du consulat d'Alger il est dit LONG séjour, mais en pratique tout le monde me dit que ça marche avec le court séjour, bref, aidez-moi SVP car je suis perdue! Merci d'avance
Quels sont vos bateaux de croisière favoris? English translation pending
by Mel2melmars · 2011-04-05 · 457 replies
bonjour, je viens démarrer une discussion pour la 1er fois. j aimerais avec votre concoure établir un classement de vos bateaux de croisière favoris, pour cela je voudrais établir quelques règle 3 bateaux par personne avec un petit commentaire,10 point pour le premier,7 pour le second et 4 pour le troisième tous le monde peut y participer meme ceux qui n'ont jamais fait de croisière. je vous demanderais de l'indulgence chacun a des gouts différents, merci

mon classement a moi est: 1 le msc splendida : très beaux intérieurs, yacht club et le fait qu'il soit fabriqué à Saint-nazaire 2 le Ncl Epic : original, le courtyard et le fait qu'il soit fabriqué à Saint-nazaire 3 le liberty of the seas : la démesure, les loisirs originaux (patinoire, mur escalade et simulateur de surf.
Voyage en avion avec un bébé: biberons, lait, petit pot...? English translation pending
by Elojolie45 · 2011-04-03 · 118 replies
Bonjour à tous ! je vais partir en avion avec mon fils pour la première fois, il a 8 mois, et je me pose quelques questions sur l organisation de ce séjour. C'est par rapport a mon bagage a main enfaite, je voudrai savoir si dans mon bagage a main je peux transporter ses affaires? exemple : biberon d eau, son lait, petit pot, lingette... parceque vu que je sais que le bagage a main est très contrôler j'ai peur qu il ne me laisse pas emmener sa nourriture et du liquide dans l avion... comment faire alors? merci de vos reponses
Option sur la croisière inaugurale du MSC Divina English translation pending
by Desbell83 · 2011-04-01 · 200 replies
Ce matin nous avons pris une option sur la croisière inaugurale de la Divina

Sortie des Chantiers de St Nazaire -- > Marseille

Baptême a Marseille

Puis Départ Marseille --> Venise ( option prise sur ce trajet après le Baptême qui dure une journée et sur invitation.

et d'ici là pourquoi pas St Nazaire --Marseille --> Venise 😏
Concours photos avril 2011: "Ombres et lumières à travers le monde" English translation pending
by Gunst · 2011-03-31 · 204 replies
Concours photo du mois d’avril 2011 sur le thème: « Ombres et lumières à travers le monde »

Je déclare ouvert le 10ème concours photos VF !

Vous qui avez parcouru le monde, vous avez sans doute apprécié des luminosités différentes, en fonction des moments de la journée, des saisons, mais aussi en fonction des latitudes, des altitudes. Ces différentes lumières révèlent et magnifient les lieux, les personnes, les objets et confèrent au voyage une part de mystère, de magie qui ne manquent pas de nourrir notre imaginaire… Aussi je vous propose pour ce nouveau concours photos de traiter le thème suivant : « Ombres et lumières à travers le monde »

Règlement :

- 1 seule photo par candidat. - On envoie les photos jusqu'au vendredi 22 Avril minuit.

Kistal prend en charge le diaporama. Encore un grand merci à lui pour cet outil très utile pour accéder aux photos. Vous pourrez le consulter, après l’avoir mis dans votre navigateur de façon à ne pas obligatoirement vous connecter sous FV pour consulter les nouvelles photos rapidement. Le diaporama sera mis régulièrement à jour pour le matin suivant dans le pire des cas.

Vous pouvez y accéder par ce lien :
http://s.joomeo.fr/4d94a6468ee4e

- On vote sur ce post du 23 au 30 avril pour une seule photo. - Tout le monde, participant ou non, peut voter et expliquer son choix s'il le désire. Chaque votant propose un podium en classant ses trois photos préférées. - Résultat des votes : le dimanche 1er mai . - Le gagnant aura la lourde tache d'organiser le concours suivant ! (En cas d'ex aequo, les vainqueurs s'arrangeront entre eux.) (Petit rappel des thèmes précédents: transports, métiers, bleu, prières, scènes de rue, on vous mène en bateau, musique, regards et expressions, femmes du monde.)

A vous de poster !
Être malade à bord d'une croisière sur le Costa Concordia: histoire vécue English translation pending
by Michel911 · 2011-03-29 · 33 replies
Acte I

Nous ne partons jamais en voyage sans assurance ni assistance : entre Cartes bancaires, assurance voiture, assurance habitation et autres multirisques familiales, nous sommes plutôt trop assuré que pas assez. Comme beaucoup, sans doute. Bref, nous partons l’esprit tranquille, et c’était le cas en décembre dernier lorsque nous embarquons sur le Costa Concordia. Compte rendu…

Nous avions choisi de nous rendre à Savone en voiture, avec un couple d’amis, non sans avoir réservé un parking (Parking Costa, 10 euros par jour, prix raisonnable), mais avec une petite inquiétude au cœur car impossible d’obtenir une confirmation écrite de la réservation. Le cœur déjà ! Arrive le 2ème jour, journée en mer. Je me sens patraque, de plus en plus patraque. J’avais eu un infarctus en 2002, parfaitement guéri depuis longtemps, mais il apparaît plus prudent d’aller demander l’avis du médecin de bord. Donc, en route pour l’hôpital de bord. Je ne parle pas Italien, les deux médecins que j’y ai trouvés ne parlent ni Français ni Anglais : c’est un infirmier qui fait la traduction.

Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs. Pas de raison de s’en plaindre, bien au contraire puisqu’au matin, à l’arrivée à Casablanca je me sentais tout à fait bien, tous les paramètres étant redevenus à peu près au beau fixe. Bravo.

Le « chef » me fait dire par son infirmier qu’il m’envoie chez un cardiologue pour décider de la suite du voyage. En même temps, on propose de l’aide à ma femme pour faire les valises « pour le cas où » et on nous fait signer un relevé de compte avec une nuit d’hôpital (réanimation) à plus de 1000 euros, débitée sur le champ. On signe également un accord de débarquement … Une ambulance est prévue par Costa pour nous emmener aux urgences.

En effet, à chaque escale, Costa, comme la plupart des cies de croisière, travaille avec une agence locale qui s’occupe des passagers « en souffrance ». Bonne organisation, c’est la vision optimiste, machine rôdée par l’expérience, vision plus réaliste …A bon entendeur.

Je vous passe les détails du transfert, mais c’est du grand art : Hollywood en plus rigolo. Les ambulanciers me trouvent en bonne forme. Ils me demandent de quitter mon lit pour passer sur leur brancard, l’infirmier de bord n’y trouve rien à redire, mais le « chef » y met vite bon ordre et me voilà dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement pour passer du lit au brancard (les secouristes connaissent). Globalement débranché à l’exception de la perfusion de base, mille précautions plus tard, choyé, pouponné, je suis redevenu un peu inquiet devant tant de prévenance et nous quittons le bateau par une petite passerelle « spéciale pestiférés ». Arrêt devant l’ambulance au pied du bateau.

Au bout d’une demi-heure de discussions entre Costa (le compte est « fermé »), l’agent local Costa, et l’ambulancier, tout le monde tombe d’accord : ma femme doit trouver 90 euros en liquide. Cette petite formalité remplie (sans jeu de mot qui me concernerait), me voilà enfin hissé dans l’ambulance, toujours flanqué de mon petit goutte-à-goutte de base qui me rappelle le sérieux de la situation. Heureusement la porte reste grande ouverte, et je continue d’admirer le ciel uniformément bleu. Un petit vent frisquet s’était levé pour nous rappeler que Noël approchait à grands pas et j’ai commencé à apprécier la couverture.

Une autre demi-heure se passe encore, l’agent local (voir plus haut) ayant besoin de tout ce temps pour discuter avec les autorités locales.

Pause : dans beaucoup de pays il suffit d’une carte d’identité pour descendre en escale au cours d’une croisière. C’est le cas du Maroc. De plus, le Maroc était le seul pays de notre voyage à être en dehors de l’union Européenne. Nous étions donc partis avec nos seules cartes d’identité. Malheureusement un transfert en clinique n’est plus une escale et les formalités d’un voyageur individuel deviennent alors, et c’est tout à fait normal, exigibles. Dans ce cas forcément courant, une procédure existe pour délivrer ce qui, je crois, s’appelle un permis d’escale, élément indispensable pour sortir du pays. On découvrira par la suite que le détail de cette procédure peut donner lieu à des interprétations, disons cocasses ! Bref, leçon à retenir : ne pas se contenter des papiers a minima, mais en fonction du pays visité, prévoir le nécessaire en cas de pépin (remarque valable également pour ceux qui ratent un départ de bateau !)

Retour à l’ambulance : je suis à bord depuis une demi-heure et cela fait une heure que j’ai quitté le bateau dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement. La porte est ouverte, je peux admirer le ciel, il est toujours bleu ; le vent reste frisquet, j’utilise chaque cm² de la couverture. L’agent local (il nous expliquera qu’il travaille pour toutes les grosses compagnies de croisière) arrive enfin, après avoir obtenu l’autorisation de sortir du port, mais sans le permis d’escale … car le permis d’escale ne peut plus être délivré tant que l’on ne connaît pas la date exacte de sortie du territoire. Kafka ne va pas tarder à jeter son ombre sur mon voyage, je devrais le pressentir, mais le départ en trombe de l’ambulance détourne mon attention sur des préoccupations beaucoup plus concrètes : comment rester sur le brancard alors que la camionnette saute de bosse en nid de poule, dans un tourbillon alimenté par les tentatives du conducteur pour les éviter – enfin, je suppose !

Me femme est trop occupée à rattraper les sacs qui veulent se faire la malle, mais moi je me dis que je me sens bien, vraiment bien et que si les chocs m’étaient vraiment interdits, le problème serait déjà réglé.

Soyons honnêtes, une fois sorti du port, les routes sont bien plus confortables. Du coup, plus rien d’intéressant à raconter jusqu’à ce que nous passions sous un pont, à côté de la grande mosquée. La grande mosquée est un monument incontournable de la visite de Casablanca.

Flash back : il me faut mentionner ici le geste commercial de Costa qui avait retiré l’excursion de Casablanca de notre « compte » au moment où nous quittions le navire. Certes, le geste n’était pas forcément spontané et on peut penser que sans l’amicale vigilance de nos copains de voyage pendant cette période évidemment un peu anxiogène pour mon épouse, ces petits détails seraient peut-être passés à la trappe. Il n’empêche que je dois reconnaître que nous n’avions plus droit à la grande mosquée et pourtant, juste après le pont, lorsque l’ambulancier nous a signalé sa présence, je n’ai pas hésité à me soulever de mon brancard pour y jeter un coup d’œil. La vue que j’en ai eue pendant une toute petite seconde m’a donné l’impression d’une vue volée. Faute avouée, faute à moitié pardonnée. A moitié seulement : j’aurais dû me méfier et deviner que Kafka allait s’allier à la justice divine pour me concocter une punition méritée.

Je n’ai pas eu à attendre bien longtemps.

Pourtant, nous finissons notre voyage sous un panneau rassurant « Urgences 24/24 7/7. C’était un dimanche, un peu frisquet, mais toujours pas le moindre nuage dans le ciel. Il était plus de 10 heures et demie, nous avions quittés le bateau depuis longtemps mais à part les 90 euros, l’excursion était gratuite, le goutte-à-goutte aussi.

On descend mon brancard et tous les bagages. Une rampe assez dure permet d’accéder à la porte d’entrée. Je pense surtout au pauvre brancardier qui devait m’y pousser, ainsi qu’à ma femme qui faisait ce voyage pour se reposer d’une grave opération et qui devait s’occuper des bagages (L’optimiste dira qu’il y a des périodes comme ça où les choses ne peuvent que s’améliorer)

On sonne et re-sonne, mais la porte reste fermée. Le ciel était bleu, le vent frisquet, la couverture tirée au maximum, mais la porte restait fermée parce que le gardien de nuit était parti en oubliant de rendre les clés et que personne à l’intérieur ne pouvait nous ouvrir. Les ambulanciers ne voulaient pas redescendre la rampe pour nous faire passer par l’entrée principale et j’ai donc continué à admirer le ciel bleu.

Au bout d’une demi-heure, les Dieux ont estimé que la seconde de vue volée était suffisamment punie et la porte du Paradis des urgences s’est ouverte. Les Dieux n’ont pas la même notion du temps que nous, forcément. De toutes façons, il n’existe aucun recours ni assurance contre les erreurs divines. Alors, on est entré dans cette clinique, superbe au demeurant, mais un peu surprenante quand on découvre qu’elle fait tout, absolument tout, mais pas les interventions cardiaques. Mais il n’y avait pas de raison de s’inquiéter car un cardiologue était prévenu et n’allait pas tarder à venir nous voir en consultation.

En attendant son arrivée, on me fait un électro pour vérifier celui du bateau. L’appareil est mignon, du genre de ces petites machines que l’on achète aux enfants pour jouer au médecin et qu’ils utilisent pour proposer un examen médical un peu plus poussé à leur petite copine.

Pour moi qui ne suis plus un enfant, mais qui commence un peu à connaître ce genre de gadgets, je suis beaucoup moins attiré par l’esthétique de la machine que par son fonctionnement. Et ça me chagrine un peu car elle n’arrive pas à se caler sur ma modeste personne. Un, deux, cinq essais et chaque fois, elle se met en erreur dès que l’infirmière déclenche l’enregistrement. On appelle une deuxième infirmière à la rescousse. Elle change les contacts, modifie un peu le câblage, remet du papier car il n’y en avait plus dans la machine mais il est vrai que la question métaphysique de savoir si oui ou non je suis toujours en vie commence à me traverser l’esprit car la machine refuse toujours de me déclarer vivant, ne fût-ce qu’un petit peu.

Le cardiologue arrive. Il fait venir une nouvelle infirmière et pendant qu’elle tente de soigner l’électrobidule, il ouvre le dossier que j’avais demandé au médecin du bord.

Sans doute un peu jaloux de la débauche de moyens qui avaient été déployés sur le bateau, il déclare qu’il n’a jamais vu un dossier aussi inexploitable avec ses myriades d’examens (prises de sang toutes les heures, multiples électro, Tension toutes les 20 minutes, liste des médicaments passés par les diverses perfusions etc), mais sans la moindre lettre d’accompagnement et donc sans diagnostic initial ni commentaire.

La bonne nouvelle, c’est qu’il me parle comme si j’étais vivant. Aux infirmières aussi d’ailleurs, puisqu’il les renvoie assez rudement après avoir découvert qu’il suffisait de mettre le papier à l’endroit pour que la machine veuille bien cracher son électro.

Cinq minutes plus tard, le diagnostic tombe : « je ne sais pas ce que vous avez eu, à part une poussée manifeste de tension, mais en tous cas, il n’y a aucune raison d’arrêter votre voyage. Doublez vos pilules rouges, forcez un peu sur les vertes si les symptômes reviennent, reposez vous un peu plus jusqu’à ce que tout ça se stabilise, mais je n’ai aucune raison de vous hospitaliser. » Quant à la tension, toujours un peu forte malgré les traitements de choc, il la trouve normale « Vous savez, sur un bateau tout le monde fait de la tension. S’il fallait débarquer tous ceux qui font trop de tension en croisière, il n’y aurait plus guère de croisières !» Et pour me convaincre définitivement, il ajoute « Et j’ai fait toutes mes études aux hôpitaux de Paris ».

Puis, il se retourne vers l’agent Costa qui venait de nous rejoindre sans avoir réglé le problème de notre entrée sur le territoire Marocain. Il aurait dû être content, l’agent Costa, puisque nous allions pouvoir remonter sur le bateau : au lieu de cela, il était gêné aux entournures « ben, c’est que le médecin chef n’est plus à bord et que sans son accord, je ne peux pas … »

Quinze minutes plus tard, je suis dans une chambre, avec les bagages. Le monsieur Costa local était reparti négocier mon retour à bord : sans doute étais-je le seul à n’avoir pas compris que le médecin chef avait déjà décidé que je ne remonterais pas à bord. L’avis du cardiologue n’était pas pour prendre une décision qui était déjà prise : le principe de précaution, n’est-ce-pas ? D’ailleurs, et pour le défendre, un agent Costa dira à nos amis restés à bord que la semaine précédente, c’est un cadavre qu’il avait dû débarquer…Je contemple mon goutte-à-goutte que l’on venait de changer. Il est plus de midi, une heure peut-être. Je n’ai pas faim.

Ma femme un peu plus, forcément.

Mais, au fond, nous sommes très chanceux car une aide-soignante à qui on n’avait pas expliqué que je n’étais pas vraiment là a cru, vu la qualité de la chambre, que j’étais un malade important et m’a apporté un repas tout à fait sympa … que nous nous sommes partagé.

Fin du premier acte

Deuxième acte, le pitch en avant-première : Nous sommes à Casablanca, sans autorisation de Police, dans une chambre d’hôpital, mais sans être officiellement hospitalisé. Que va faire mon assistance ? Va-t-elle considérer que je suis malade ? Va-t-elle me conseiller d’entamer une procédure contre Costa ? me dire d’appeler mon agence ? Et d’abord, quelle assistance contacter : l’assistance Macif (Inter-mutuelle assistance) ou l’assistance carte premier, ou l’assistance Renault pour la voiture qui est restée à Savone ?

Quant au remboursement de la croisière interrompue, cela relève de l’assurance et non pas de l’assistance : à quelle assurance faudra t’il s’adresser, étant entendu qu’il faut choisir ? Comment font elles pour vous décourager de demander le remboursement auquel vous avez droit ? : c’est le pitch du 3ème acte à venir, toujours en cours d’ailleurs, trois mois plus tard.
Retour de Birmanie: Yangon, Mandalay, Bagan et Inlé English translation pending
by Routard14 · 2011-03-29 · 16 replies
bonjour je rentre de birmanie ou je suis resté 19 jours soit: arrivée yagon, bagan, mont popa, amarapura, mandalay , hsipaw (sibon), lac inlé, kyatiyo (rocher d'or) hpa an, moulmein, bago, retour yangon le tout a été réalisé en bus de nuit , pick-up, motobicke, bateau, train de jour ordinary class, vélo, j'ai fait la plupart des visite a pied yangon swedagon le lake la sulé pagoda a partir de l'hotel, a mandalay; mandalay hill a pied a partir du nylon hotel 12 km ar; pour amarapura j'ai pris une motobicke taxi, hsipaw visite a pied des alentour 20 km, a inlé location d'un vélo, au rocher d'or montée en camion ensuite les deux sommet celui du rocher et l'autre en face a pied, hpa an moulmein en bateau local, et bagon yangon en train de jour ,2éme classe, j'ai emporté 1000 euros par sécurité de maladie ou autre désagrément j'ai changé 200euros a paris en dollards neuf( 5et 1 dollards) a la fin du voyage il me resté 640 euros a l'aéroport j'ai donc dépensé 360 euros en tout y compris 2 coups de téléphones par skype sur un poste fixe en france et 2 cartouches de cigarettes, j'ai commencé a mettre les photos de ce circuit avec des cartes pour l'instant il y a 140 photos je vais en mettre environ 400 sur les 2000 que j'ai faite cela sera terminé dans une dizaine de jours si il y a des personnes qui partent prochainement qu'ils posent des questions si ils le désirent www.jpaventure.com
Filmer à Paris et en Espagne: interdit? English translation pending
by Stephyshok · 2011-03-27 · 20 replies
Bonjour,

certaines personnes m'on dit qu'il était interdit de filmer avec un trépied à Paris et en Espagne. J'ai un Canon 7D, pour ceux qui connaisse l'appareil, il est imposible de filmer sans trépied, sinon l'image n'est vraiment pas stable. La plupart du tant heureusement, lorsque je film, je ne met pas mon trépied par terre, je le tiens et c'est assez pour stabiliser l'image. Je me demande aussi si il n'y a pas de fausse police qui pourrait m'arrêter et partir avec mon stock, j'ai entendu dire que surtout en Espagne, de faux policiers volaient les touristes de cette façon. Merci de bien vouloir m'aider!

Stéphanie
Colombie: vos conseils de sécurité? English translation pending
by Petoria · 2011-03-26 · 17 replies
Bonjour à tous !

Je sais que la sécurité en Colombie est un sujet épineux, j'ai lu beaucoup de sujet sur le forum à cet effet et il semblerait que l'oppinion sur l'aspect de la ''sécurité'' soit très partagé. Donc ma question porte plus sur le ''comment faire pour ne pas avoir l'air d'un gringos et être sécuritaire''. J'ai déjà visité l'Égypte (du temps où c'était plus calme qu'aujourd'hui), mais c'est le plus grand dépaysement que j'ai vu en tant que Canadien jusqu'à maintenant. Donc, en tant que jeune de 21 ans, j'ai définitivement besoin de conseil pour ne pas y laisser ma peau, mais ne pas rester enfoui sous les couvertes de ma chambre d'hotel.

J'aimerais aussi connaître vos suggestion pour les villes à visiter entre Quito et Bogota. J'ai environ 8 jours pour faire le trajet. Ainsi que sur les précautions/choses requises pour les Douanes.

Merci d'avance!
Voyage du Maroc à la Côte d'Ivoire par la côte en transport en commun? English translation pending
by Jontravels · 2011-03-26 · 25 replies
Bonjour,

Je suis en train de prévoir un petit voyage d'un mois en Afrique de l'Ouest. Mon objectif est de faire le trajet Agadir - Abidgan, en longeant l'océan, et en transport en commun (ou tout ce qui sera y ressembler ou me véhiculer).

Mes deux questions sont les suivantes: Pensez-vous que cela est faisable, en un mois? En Afrique, tout est possible, mais rien n'est certain... Connaissez-vous des pistes de recherches, personnes ayant déjà réalisé ce type de trajet, visas aux entrées des pays etc. En somme, tout bon conseil est la bienvenue (ou plusieurs!).

Merci, Jonathan
Boubacar Traoré: une légende est de retour... (Mali) English translation pending
by Hery · 2011-03-23 · 12 replies
"He may be in his late 60s, but he's still one of Mali's finest musicians." (The Guardian)

"Mali Denhou" ou Chanter pour les Enfants du Mali

Au milieu des années 60, Boubacar Traoré est déjà une star. Tailleur-coupeur chez un couturier le jour, guitariste le soir, il fait la fête dans le Bamako fraîchement indépendant, alors rempli d’espoir. Ses tubes, surtout Mali Twist (1963) et Kayeba, font danser la génération éprise de liberté. En 1968, le régime socialiste de Modibo Keita est balayé par un putsch militaire. De suite, les chansons de Boubacar disparaissent des ondes. Revenu sans un sou dans sa ville natale, Kayes, en pays khassonké, près de la frontière avec le Sénégal, Boubacar exerce plusieurs métiers, dont travailleur agricole et commerçant, avec son frère aîné. A la fin des années 80, le destin le frappe à nouveau avec la mort de Pierrette, sa femme. Il s’exile alors à Paris : veuf inconsolable, il y travaillera deux ans sur le chantier. Au Mali, il tombe entièrement dans l’oubli. Andy Kershaw, producteur de musique anglais le redécouvre. Ils enregistrent "Mariama" (1990). La carrière décolle. A intervalles réguliers, Kar Kar ("le dribbleur", en hommage à ses talents de footballeur à l‘époque) enregistre d‘autres albums. Six ans après son dernier, "Kongo Magni" (2005), la légende de la musique malienne, Boubacar Traoré revient avec son huitième, "Mali Denhou"* (Les enfants du Mali), un album éblouissant ...

Boubacar Traoré est un artiste discret et rare. Dans les onze chansons du lumineux "Mali Denhou", réalisées en une seule journée dans les conditions du live au Studio Moffou de Salif Keita, situé à la périphérie de Bamako, Boubacar exprime sa voix au timbre si particulier, nimbée de nostalgie et de poésie, d’une merveilleuse clarté, à la fois forte et fragile. Bref, une voix qui touche à l’âme et parle aux trippes, qui apporte la paix et la sérénité. Accompagnée par son jeu de guitare autodidacte et unique, dont les sons cristallins rappellent souvent à la kora dont il s'est inspiré (faut écouter l’intro de Mali Tchebaou !). Le casting musical regroupe son groupe de tournées depuis plusieurs années : on retrouve son vieux complice Madieye Niang à la calebasse, et le Français Vincent Bucher à l'harmonica complète la touche bluesy. Cet instrumentiste figure au palmarès des meilleurs harmonicistes actuels dans le monde. Inspiré par Sonny Boy Williamson, Bucher a déjà accompagné de nombreux artistes africains, dont le défunt Lobi Traoré (avec qui il a enregistré les albums "Duga" et "Bambara Blues"). Technicien hors pair au jeu intense, l'harmonica ajoute émotion et fluidité au discours musical. A ne pas oublier deux musiciens de la scène bamakoise dont la virtuosité instrumentale enthousiasme, tout simplement : Fassery Diabaté (au balafon) et Mamadou Kamissoko (au ngoni) apportant une couleur mandingue et des notes parfumées du Sahel à la musique universelle et sans âge de Boubacar. Ces deux virtuoses font partie du groupe du grand maître koraiste Ballaké Sissoko.

Des mélodies saisissantes, toutes inspirées de la musique traditionnelle khassonké dans laquelle il a toujours baigné. Un style quasi inimitable, à la fois chaleureux et mélancolique. Une musique qui distille des émotions et des rêves avec simplicité et précision. Les textes de Boubacar, homme si modeste, restent comme toujours dans le registre de la morale et de bons sentiments, glorifiant la famille (M’Badehou*, Ma Famille, et Mondeou*, Les Petits-enfants), célébrant l'unité africaine, invitant au respect de l'autre (Djougouya Niagnini*, Chercher la cause de la Méchancheté). Il chante l’histoire de son pays en rendant hommage aux grands hommes du Mali, aux empereurs et chefs d’Etat qui se sont succédés pour construire ce pays unique, à partir de Soundiata Keita jusqu'à Alpha Oumar Konaré (Mali Tchebaou*, Les Grands Hommes du Mali), enfin les espoirs et les déceptions des Maliens, l’amour et l’espérance, le monde qui l’entoure : dans Dundôbesse M’Bedouniato* (Un jour, je vais quitter le monde), il va jusqu’à évoquer sa propre mort, en chantant "La mort n’épargne personne, tout le monde quitte la terre. Un jour, l’homme connaît la gloire, le jour suivant, il n’est plus. Tout le monde finit par partir, tout comme moi." ...

Boubacar, ce maître de la mélancolie, nous livre encore une fois son étrange mélange de blues, chanson et musique khassonké pluriséculaire. Doux et tellement profond. Un album tout simplement du Kar Kar : inoxydable. Aujourd’hui, il figure parmi les grands, non, les plus grands musiciens du Mali, avec son défunt ami et compagnon de guitare Ali Farka Touré, qui habitait à trois maisons de chez lui à Bamako, et le joueur de kora Toumani Diabaté. Une légende de la musique malienne est de retour ... Et comment !

Cd : Boubacar Traoré : Mali Denhou. Lusafrica (2011)

(
http://www.amazon.fr/Mali-Denhou-Boubacar-Traore/dp/B004GBP4HS/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1300873121&sr=8-1)

hgb

* L’orthographe bambara même sur cet album est encore une fois horrifiante ! Donc, en correct bambara, les titres cités s’écrivent comme suit : Mali denw / N badenw / Mòdenw / Juguya nyènyini / Mali cèbaw / Don dò bè se, n bè duniya to ...
Voyage en Ukraine en voiture et Tchernobyl English translation pending
by Quebeclibre1 · 2011-03-23 · 38 replies
Bonjour !

J'aimerais bien faire un voyage en Ukraine et me louer une voiture sur place. J'aimerais savoir quelle est l'age requise pour conduire en Ukraine et aussi si il est possible de franchir les frontières des autres pays en voiture. (Russie, Moldavie, Roumanie, Pologne, Slovaquie, Hongrie). J'aimerais aussi savoir si il existe des agences qui offrent des voyages vers Prypiat et Tchernobyl, car c'est mon rêve de visiter cette endroit !

Merci beaucoup ! 🙂
Voyageuse au Liban English translation pending
by Manis · 2011-03-19 · 27 replies
Bonjour à tous et toutes,

J'ai très envie de découvrir le Liban pour une dizaine de jours et suis en train d'hésiter entre une formule voyage rando "organisée" ou billet d'avion / sac à dos. Ce qui me retient c'est la perception des filles voyageant seules sur place : J'avais eu une expérience très moyenne en Turquie il y a assez longtemps où les rapports s'étaient résumés à soit de la drague soit une indifférence totale, voire un grand mépris pour ma condition de femme, sachant qu'en quelques jours il est difficile d'approfondir et d'aller au delà des premières impressions.

En gros, est-ce que ca peut être agréable de se promener seule dans les souks, de déjeuner seule, ect ? (bien sur pas en mini jupe en terrasse mais les précautions à prendre sont elles très contraignantes ou dans la norme ?)

Avez vous fait l'expérience ?

Si oui vos réponses m'éclaireraient ;-)

A vous lire, merci !
La Birmanie commence à devenir chère... mais allez-y English translation pending
by Parker77 · 2011-03-18 · 80 replies
Bonjour a tous.

Ceci n'est pas un message polemique, loin de la ! J'adore ce magnifique pays qu'est la Birmanie, j'y ai passe a trois reprises 1 mois ces 5 dernieres annees et ai toujours apprecie ce son si chaleureux accueil.

Cependant, j'ai ete en decembre dernier confronte a une forte contrainte que je n'attendais pas, celle de l'argent : le pays subit 2 gros problemes majeurs : l'inflation, de plus de 100 pourcents en 5 ans, et la chute de l'euro et du dollar au marche noir face au kyat... Delirant ce dernier point, mais je l'ai vecu jour apres jour pendant les fetes. En 4 semaines, le dollar est passe de 860 kyats a 800kyats... Hallucinant, le taux etait de 1250 en 2007 et egalement en 2008 selon les dires d'autres routards rencontres en fevrier dernier.

Ce qui fait aujourd'hui la Birmanie un des pays les plus chers d'Asie du Sud Est, tres malheureusement. Manger dans la rue ne coute plus 1 dollar pour 2 comme en 2005, mais au moins un euro par personne pour un simple plat de nouilles sautees... Les hotels suivent la meme logique surtout a Mandalay et Yangon (12 USD la double sdb commune au Mother Land Inn 2 de Yangon, on croit rever quand c'etait le prix d'une double avec sdb privee et clim en 2005 - aujourd'hui a 18 dollars), et 17 doll la chambre pas tres clean de l'ET hotel de Mandalay (tout en s'excusant au telephone lors de la reservation d'augmenter les prix de 2 dollars suite a la chute du dollar...), avec ventil et sdb privee (12 doll en 2007).

Bref, attention a votre budget quand vous rentrez dans le pays, ne prevoyez pas trop court, on ne peut, je vous le rappele, pas retirer du cash dans le pays (sauf magouille qui vous coutera assez cher). Me concernant, avec ma femme, nous avons depenses 20 dollars par jour et par personne sur 4 semaines, mais le voyage fut tres fatiguant (transports de pire en pire). Nous nous sommes malheureusement prives de pas mal de choses sur ce pays (nous avons un budget a respecte car voyageons 6 mois), tel qu'un deplacement a Mrauk U, Ngpali et Chaungta, beaucoup trop cher a rejoindre (+ de 20 dollars pour Pyay - Ngpali...)

Pour information, niveau transport, compter 17 ou 8 dollars le Yangon-Inle ou le Yangon-Mandalay (a comparer avec 4,5 dollars en 2005, 7,5 en 2007...)

Cette fois-ci, j'ai decouvert Hpa-An, c'est une magnifique ville, allez-y. Louez-y un velo pour vous promener dans la campagne, c'est magnifique.

Concernant Malamyne (Moulmein), 2nd voyage en ce lieu et gros choc, la misere prend vraiment le dessus sur l'enrichissement de la population : beaucoup de "vraie" mendicite, c'est a dire sans raison touristique (dans le sens concentration de mendicite car il y a des touristes, ce qui n'est pas le cas dans cette ville). En fait, c'est le cas un peu dans toutes les villes maintenant. J'ai vraiment un sentiment de peine pour ce pays.

Derniere info, ma prediction personnelle a eu quelques brins de confirmation : nous avons rencontres deux couples qui aussitot arrives en Birmanie on achete un vol Air Asia pour le quitter... 3 jours plus tard... Pays trop cher pour eux (C'est sur qu'en restant a Yangon, Bago ou au Rocher d'Or, on n'a d'une part vraiment pas le meilleur de la Birmanie et d'autre part un gros trou au portefeuille). Peut etre trop rapide comme decision (de quitter le pays en 3 jours), mais cela peut se comprendre quand on routarde en Thailande, Cambodge ou Laos, et meme Vietnam ou Philippines, finalement moins cher que la Birmanie.

Voila les nouvelles financieres que je peux donner sur ce pays visite du 20 decembre 2010 au 16 janvier 2011.

Si vous souhaitez + de details sur les prix et sites a visites, n'hesitez pas a me contacter.

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