Results for "Escalante+|+3+>+99"
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Randonnée "The Volcano" près d'Escalante (Utah) English translation pending
Bonjour a tous,
Dans 3 semaines, je serai dans la region d'Escalante et je souhaiterai faire la randonnée jusqu'au Volcano.
J'auai besoin des informations suivantes:
Combien de temps pour explorer le Volcano depuis le parking de la piste (acces nord)?
Pensez-vous qu'en partant de bonne heure, vers 7 heures du matin, que je puisse ensuite me rendre a Sunset Arch, tout en bas de la Hole on the Rock?
Je dors la veille et le soir meme a Escalante.
Merci d'avance
Jean-Pierre
Dans 3 semaines, je serai dans la region d'Escalante et je souhaiterai faire la randonnée jusqu'au Volcano.
J'auai besoin des informations suivantes:
Combien de temps pour explorer le Volcano depuis le parking de la piste (acces nord)?
Pensez-vous qu'en partant de bonne heure, vers 7 heures du matin, que je puisse ensuite me rendre a Sunset Arch, tout en bas de la Hole on the Rock?
Je dors la veille et le soir meme a Escalante.
Merci d'avance
Jean-Pierre
Escalante - Kanab et visite d'Edmaier's Secret (Utah) English translation pending
Bonjour à tous. Est ce réaliste de planifier en une journée en août la route Escalante-Kanab en passant par la Cottonwood Canyon Road et en incluant Edmaier's Secret ?
Je suis d'ores et déjà conscient que :
- Cette randonnée dure 4 heures, il y fait très chaud en août. - Je rate Kodachrome car je suppose que c'est irréaliste de l'ajouter à cette journée. - Je ne pourrai pas prendre mon temps sur la Cottonwood Canyon Road alors qu'il y a apparemment plusieurs coins à explorer. - En cas d'orage je devrai changer mes plans.
Nous aurons passé 3 nuits à Escalante et la nuit suivante sera passée à Kanab. Merci de vos conseils et suggestions de modifications.
Je suis d'ores et déjà conscient que :
- Cette randonnée dure 4 heures, il y fait très chaud en août. - Je rate Kodachrome car je suppose que c'est irréaliste de l'ajouter à cette journée. - Je ne pourrai pas prendre mon temps sur la Cottonwood Canyon Road alors qu'il y a apparemment plusieurs coins à explorer. - En cas d'orage je devrai changer mes plans.
Nous aurons passé 3 nuits à Escalante et la nuit suivante sera passée à Kanab. Merci de vos conseils et suggestions de modifications.
Utah: Escalante - Grand Staircase et? English translation pending
Mon fils et son épouse vont partir dans l'Ouest pour 6 semaines en mai.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Pistes Escalante et Capitol Reef English translation pending
Bonjour,
Cela fait une semaine que je suis aux USA. Voicila praticabilité de certaines pistes que j'ai faites et ce à la demande de certaines personnes.
Même si le temps n'est pas idéal, je n'ai pas eu une goutte de pluie ce qui veut dire que les pistes sont actuellement accessibles.😎 Perso je les ai faites avec un NIssan X TERRA (4X4 avec une bonne garde au sol).
Voici le détail avec quelques conseils
Cottonwood : accessible et même en voiture (j'en ai croisé) sur toute la longueur (en faisant attention évidemment en voiture - à vos risques) - attention, si vous ne voulez pas monter à pied à yellow rock, il est possible de monter sur la colinne d'en face de quelques dizaines ou centaines de mètre en prenant la Brigham Plain Road. Attention, pour prendre cette dernière, il faut 3 conditions: un 4X4 + garde au sol importante + expérience de conduite. Cette dernière condition est cruciale car il y a une épingle au bord du précipice avec une belle ornière au milieu: je l'ai fais mais c'est limite). Si vous avez un doute, montez à pied vous verrez vite le "yellow rock". La piste de Cottonwood est très jolie et variée et il ne faut pas s'en écarter pour voir des points intéressants
Hole in the rock: accessible et même en voiture mais attention à part Devil's Garden, tous les points d'intérêt sont à plusieurs miles en 4X4 ou à pied de la piste. Personnellement, j'ai fais dry fork / peek a Boo / Spooky et il y a une piste de 2 miles à faire en 4X4 (impossible en voiture). Perso je me suis arrêté à dry fork mais on peut aller jusqu'au lac Powell sachant que les derniers miles sont difficiles même en 4X4 apparemment. Attention aux vaches aussi. A part Devil's Garden qui est joli au coucher du soleil, les points d'intérêts sont peu accessibles et la piste pas spécialement la plus belle
Moqui hill: pour y arriver, il faut suivre la route 12 (SCENIC BYWAY 12) jusqu'au mile 70: prendre à droite juste après le panneau 70 et avant une grosse flèche jaune indiquant que la route tourne à gauche (si vous allez tout droit, vous êtes dans le précipice). Continuez cette piste (inacessible en voiture) pendant environ 7 miles: garez vous à droite un peu avant un angle droit à droite (vous aurez en face de vous à quelques centaines de mètres une espèce de Mesa). Sur la dorite vous verrez la zone ou commence les Moqui balls - attention, si vous prenez l'angle droit, vous arrivez dans une partie avec du sable mou - à vos risques et périls de vous y aventurer. Sinon la piste est aussi assez jolie. En ce qui concerne dry fork et les 3 slots canyon, ce n'est pas difficile à trouver car bien indiqué avec des cairns. A noter que rentrer dans Peek a Boo n'est pas facile - il y a moyen de monter la colinne à gauche pour rentrer par l'arrière (regarder bien où vous atterisser en haut pour retrouver votre chemin (il y a un cairn au bord du talus).
Cathedral Valley: pour moi, elle n'est pas accessible en voiture. La profondeur de la rivière FREMONT est de 15" (environ 40 cm) et tout le long de la piste, il y a des ornières (chaque fois qu'on traverse un wash et surtout, la côte qui va du fond de upper valley jusqu'à la corniche n'est pas facile). Sinon joli coin peu fréquenté (ça m'a étonné d'ailleurs) - j'ai le plus aimé les bentonites et temples du soleil et de la lune
Factory Butte: mon favori (pourquoi - je sais pas et apparemment je suis pas le seul). Depuis 3 ans le BLM a limité l'accès strictement aux pistes donc plus de hors piste même à pied pour protéger des cactus en voie de disparition (il y a une zone où on peu se défouler - suffit de voir les traces sur les collines en bentonite). La piste fait 9 miles et est accessible en voiture jusque là (après: non). Après, il y a une piste à gauche (N° 0090) qui permet de contourner factory butte par l'arrière. Attention cette partie est destinée au possesseurs de 4X4 avec garde au sol importante et expérience).
Pour ceux qui ne souhaitent pas s'aventurer sur les pistes, voici deux endroits avec des côtés superbes qui sortent des sentiers battus et qui sont des routes bien goudronnées.
Valley of fire: sur certains aspects ressemble à Moab/Arches mais avec la route qui va du visitor centre jusque white domes rappelle on se croirait un peu à Coyote Buttes South. Valley of fire se situe à une heure de route au nord de Las Vegas (sortie 75 sur la I15 - c'est indiqué).
Burr trail road : Elle démarre à Boulder à partir de la Scenic Byway 12 (à droite en venant de Bryce Canyon. Faites les 18 premiers miles à partir de Boulder - c'est superbe.
Maintenant, je vais rejoindre le Paria Outpost des Dodson pour entre autres deux jours à Coyote Buttes South et un à the Wave 😇😛🙂😮😏😎😊😉
Disclaimer: je vous donne mon point de vue en toute bonne foi - c'est votre responsabilité d'emprunter ou non les pistes avec le véhicule dont vous disposez
A bientôt
Paul
Cela fait une semaine que je suis aux USA. Voicila praticabilité de certaines pistes que j'ai faites et ce à la demande de certaines personnes.
Même si le temps n'est pas idéal, je n'ai pas eu une goutte de pluie ce qui veut dire que les pistes sont actuellement accessibles.😎 Perso je les ai faites avec un NIssan X TERRA (4X4 avec une bonne garde au sol).
Voici le détail avec quelques conseils
Cottonwood : accessible et même en voiture (j'en ai croisé) sur toute la longueur (en faisant attention évidemment en voiture - à vos risques) - attention, si vous ne voulez pas monter à pied à yellow rock, il est possible de monter sur la colinne d'en face de quelques dizaines ou centaines de mètre en prenant la Brigham Plain Road. Attention, pour prendre cette dernière, il faut 3 conditions: un 4X4 + garde au sol importante + expérience de conduite. Cette dernière condition est cruciale car il y a une épingle au bord du précipice avec une belle ornière au milieu: je l'ai fais mais c'est limite). Si vous avez un doute, montez à pied vous verrez vite le "yellow rock". La piste de Cottonwood est très jolie et variée et il ne faut pas s'en écarter pour voir des points intéressants
Hole in the rock: accessible et même en voiture mais attention à part Devil's Garden, tous les points d'intérêt sont à plusieurs miles en 4X4 ou à pied de la piste. Personnellement, j'ai fais dry fork / peek a Boo / Spooky et il y a une piste de 2 miles à faire en 4X4 (impossible en voiture). Perso je me suis arrêté à dry fork mais on peut aller jusqu'au lac Powell sachant que les derniers miles sont difficiles même en 4X4 apparemment. Attention aux vaches aussi. A part Devil's Garden qui est joli au coucher du soleil, les points d'intérêts sont peu accessibles et la piste pas spécialement la plus belle
Moqui hill: pour y arriver, il faut suivre la route 12 (SCENIC BYWAY 12) jusqu'au mile 70: prendre à droite juste après le panneau 70 et avant une grosse flèche jaune indiquant que la route tourne à gauche (si vous allez tout droit, vous êtes dans le précipice). Continuez cette piste (inacessible en voiture) pendant environ 7 miles: garez vous à droite un peu avant un angle droit à droite (vous aurez en face de vous à quelques centaines de mètres une espèce de Mesa). Sur la dorite vous verrez la zone ou commence les Moqui balls - attention, si vous prenez l'angle droit, vous arrivez dans une partie avec du sable mou - à vos risques et périls de vous y aventurer. Sinon la piste est aussi assez jolie. En ce qui concerne dry fork et les 3 slots canyon, ce n'est pas difficile à trouver car bien indiqué avec des cairns. A noter que rentrer dans Peek a Boo n'est pas facile - il y a moyen de monter la colinne à gauche pour rentrer par l'arrière (regarder bien où vous atterisser en haut pour retrouver votre chemin (il y a un cairn au bord du talus).
Cathedral Valley: pour moi, elle n'est pas accessible en voiture. La profondeur de la rivière FREMONT est de 15" (environ 40 cm) et tout le long de la piste, il y a des ornières (chaque fois qu'on traverse un wash et surtout, la côte qui va du fond de upper valley jusqu'à la corniche n'est pas facile). Sinon joli coin peu fréquenté (ça m'a étonné d'ailleurs) - j'ai le plus aimé les bentonites et temples du soleil et de la lune
Factory Butte: mon favori (pourquoi - je sais pas et apparemment je suis pas le seul). Depuis 3 ans le BLM a limité l'accès strictement aux pistes donc plus de hors piste même à pied pour protéger des cactus en voie de disparition (il y a une zone où on peu se défouler - suffit de voir les traces sur les collines en bentonite). La piste fait 9 miles et est accessible en voiture jusque là (après: non). Après, il y a une piste à gauche (N° 0090) qui permet de contourner factory butte par l'arrière. Attention cette partie est destinée au possesseurs de 4X4 avec garde au sol importante et expérience).
Pour ceux qui ne souhaitent pas s'aventurer sur les pistes, voici deux endroits avec des côtés superbes qui sortent des sentiers battus et qui sont des routes bien goudronnées.
Valley of fire: sur certains aspects ressemble à Moab/Arches mais avec la route qui va du visitor centre jusque white domes rappelle on se croirait un peu à Coyote Buttes South. Valley of fire se situe à une heure de route au nord de Las Vegas (sortie 75 sur la I15 - c'est indiqué).
Burr trail road : Elle démarre à Boulder à partir de la Scenic Byway 12 (à droite en venant de Bryce Canyon. Faites les 18 premiers miles à partir de Boulder - c'est superbe.
Maintenant, je vais rejoindre le Paria Outpost des Dodson pour entre autres deux jours à Coyote Buttes South et un à the Wave 😇😛🙂😮😏😎😊😉
Disclaimer: je vous donne mon point de vue en toute bonne foi - c'est votre responsabilité d'emprunter ou non les pistes avec le véhicule dont vous disposez
A bientôt
Paul
Grand Staircase-Escalante et accessibilité des canyons de Dry Fork (Utah) English translation pending
Voyageuses et voyageurs,
En passe de finaliser un prochain road trip, je souhaitais avoir vos avis: en quelques mot, les canyons dans le secteur de Dry Fork sont-ils envisageables pour des septuagénaires?
Merci et bonne journée
Séjour de trois semaines à North Rim, Page et Escalante English translation pending
deux petites questions, en vue d'un séjour de 3 semaines fin mai, North Rim, Page, Escalante, dans l'Utah et Arizona
1* La rando de la fin de Hole in the rock road jusqu'à Lake Powell est-elle fastidieuse ou sympa? Combien de kms et combien de temps?
2* Quelqu'un a-t-il des infos sur la rando qui va de Spencer flat ( Old Sheffield road) jusqu'à un point de vue au nord sur Escalante River et retour par un petit slot et champs de Moquis ?
Si un forumer ou une forumeuse a des infos, elles seront les bienvenues!
merci d'avance
MCD8
Navettes pour rando Yosemite, Zion, Escalante...? English translation pending
Merci aux modérateurs de ne pas déplacer ce post dans la rubrique randonnée ou -pire- compagnons de voyage... Mes chances d'avoir une réponse positive sont déjà infimes, mais je tente le coup tout de même...
Bonjour à tous,
Nous prévoyons (2 adultes+3 ados) de faire les balades suivantes: 23/07 Panorama Trail à Yosemite 31/07 Orderville Canyon à Zion 02 et 03/08 Coyote Gulch sur la Hole in the Rock Road près d'Escalante
Ces balades nécessitent une navette : si l'un d'entre vous a un projet identique au nôtre, on pourrait s'arranger pour éviter de recourir à un outfitter (économie et souplesse quant aux horaires mais temps "perdu" en aller-retours pour aller rechercher la voiture au départ de la balade)
Remarquez que j'évite soigneusement le mot "rando" (peur de me faire envoyer aux zoubliettes) mais ces "balades" ne sont pas des promenades de santé.
Merci!
Marie
Bonjour à tous,
Nous prévoyons (2 adultes+3 ados) de faire les balades suivantes: 23/07 Panorama Trail à Yosemite 31/07 Orderville Canyon à Zion 02 et 03/08 Coyote Gulch sur la Hole in the Rock Road près d'Escalante
Ces balades nécessitent une navette : si l'un d'entre vous a un projet identique au nôtre, on pourrait s'arranger pour éviter de recourir à un outfitter (économie et souplesse quant aux horaires mais temps "perdu" en aller-retours pour aller rechercher la voiture au départ de la balade)
Remarquez que j'évite soigneusement le mot "rando" (peur de me faire envoyer aux zoubliettes) mais ces "balades" ne sont pas des promenades de santé.
Merci!
Marie
Nuit à Escalante ou Boulder (Etats-Unis) English translation pending
Nous modifions notre itinéraire afin de mieux équilibrer le secteur Bryce - Escalante - Capitol Reef...
donc, nous allons coucher 1 nuit à Escalante ou Boulder... avez vous de bonnes adresses ??? principalement motel ou hotel... nous serions bien allé en chambre d'hote 1 fois pendant notre circuit.. mais j'ai remarqué que les chambres sont souvent prévues pour 2 personnes seulement et nous sommes avec nos enfants de 9 et 6 ans... J'ai remarqué le Prospector Inn - vous connaissez ? correct ? merci
donc, nous allons coucher 1 nuit à Escalante ou Boulder... avez vous de bonnes adresses ??? principalement motel ou hotel... nous serions bien allé en chambre d'hote 1 fois pendant notre circuit.. mais j'ai remarqué que les chambres sont souvent prévues pour 2 personnes seulement et nous sommes avec nos enfants de 9 et 6 ans... J'ai remarqué le Prospector Inn - vous connaissez ? correct ? merci
Quelques impressions entre Mexican Hat et Escalante (Utah) English translation pending
Cette portion d' itinéraire parcourue les 14 et 15 avril 2009 ( par routes 261, 95, 24 et 12, avec une nuitée à Hanksville ) constituait pour nous une région nouvelle à découvrir par rapport à notre voyage d' avril 2008 . Pour l' étape Hanksville-Escalante je comptais m' inspirer largement de l' expérience et des conseils de Sedonax ; les conditions météo ont sensiblement modifié ce projet .
Tout d' abord, peu après Mexican Hat nous avons effectué tout le parcours de Valley of the Gods ( sens E entrance - W entrance ), au lieu d' une courte incursion en 2008 . Et il est vrai que le plus beau et le + spectaculaire se situe au milieu du parcours, dans les parages du grand virage qui contourne Castle Butte . Il y avait 2 RV installés dans un décor fabuleux, qui valait celui du "View" à MV, et vraisemblablement à 0 $ la nuit au lieu de 330 !
Peu après, en filant vers le N par la 261, surprise par rapport à ma carte qui ne trahissait rien de tel : une attaque de falaise par une route étroite, très sinueuse et pentue, mais praticable par un véhicule de taille réduite . De beaux et lointains panoramas vers le S .
L' étape suivante : Natural Bridges, 3 grandes arches naturelles en pierre, plutôt blanche pour une fois, sur des séries de méandres parfois recoupés, et profondément encaissés . Assez spectaculaire, même si les couleurs paraissent un peu éteintes ( peut-être aussi parce que le pilote l' était un peu lui-même ce jour là ... ) .
Ensuite, long parcours comportant la traversée impressionnante au dessus du Colorado dans un décor de gigantesques paysages minéraux pratiquement inhabités, à la longue un peu écrasants à mon goût, pour nous dérisoires petits insectes humains . Je me suis dit que les premiers hommes qui avaient pu vivre ici, Indiens ou Mormons, devaient nécessairement être habités d' intenses convictions religieuses pour ne pas s' enfuir rapidement à la recherche de paysages + rassurants .
Hanksville et alentours : petite bourgade un peu sinistre et décatie, dans les nuages de poussière jaune des violentes bourrasques de vent de la soirée et de la nuit . L' attraction "proche" qui vaut le détour ( tout de même 100km AR ! ) : Goblin Valley et ses formes d' érosion arrondies formant de très étranges ensembles un peu fantomatiques .
Le lendemain, pas de lever de soleil programmé sur Factory Butte pour cause de ciel bouché, et en route pour Capitol Reef avec apparition de la neige . Parcours de la très belle Scenic Drive passant par Fruita fondé par les Mormons et excursion à pied dans les gorges jusqu' aux Tanks . Nous écourtons donc aussi le programme ici pour pouvoir passer le col à + de 2800m entre Torrey et Boulder ( qu' on nous dit enneigé ) avant le soir .Ces dernières villes sont beaucoup + pimpantes, avec de beaux pâturages à chevaux clôturés de belles barrières en bois . Le col passé sans encombres ( légères congères seulement dans les dernières courbes ), une belle éclaircie nous permet ensuite depuis Boulder de parcourir le début du Burr Trail et le superbe Long Canyon jusqu' à l' Overlook en vue de la longue ride rectiligne du Waterpocket Fold . Assez grandiose .
La neige est revenue en force dans la partie finale avant Escalante, où elle tombe de face à l' horizontale ! Peu avant cette arrivée hivernale nous avons pu un peu fugitivement admirer un paysage fantastique : de grands et profonds canyons, surtout du côté droit, de part et d' autre de la route de crête un peu acrobatique sur laquelle nous roulons ( parfois pas plus de 10m ou 15m de large entre les 2 vides ! ) . Je conseille fortement ce secteur exceptionnel à tous ceux qui auront la chance d' y passer par temps clément .
Tout d' abord, peu après Mexican Hat nous avons effectué tout le parcours de Valley of the Gods ( sens E entrance - W entrance ), au lieu d' une courte incursion en 2008 . Et il est vrai que le plus beau et le + spectaculaire se situe au milieu du parcours, dans les parages du grand virage qui contourne Castle Butte . Il y avait 2 RV installés dans un décor fabuleux, qui valait celui du "View" à MV, et vraisemblablement à 0 $ la nuit au lieu de 330 !
Peu après, en filant vers le N par la 261, surprise par rapport à ma carte qui ne trahissait rien de tel : une attaque de falaise par une route étroite, très sinueuse et pentue, mais praticable par un véhicule de taille réduite . De beaux et lointains panoramas vers le S .
L' étape suivante : Natural Bridges, 3 grandes arches naturelles en pierre, plutôt blanche pour une fois, sur des séries de méandres parfois recoupés, et profondément encaissés . Assez spectaculaire, même si les couleurs paraissent un peu éteintes ( peut-être aussi parce que le pilote l' était un peu lui-même ce jour là ... ) .
Ensuite, long parcours comportant la traversée impressionnante au dessus du Colorado dans un décor de gigantesques paysages minéraux pratiquement inhabités, à la longue un peu écrasants à mon goût, pour nous dérisoires petits insectes humains . Je me suis dit que les premiers hommes qui avaient pu vivre ici, Indiens ou Mormons, devaient nécessairement être habités d' intenses convictions religieuses pour ne pas s' enfuir rapidement à la recherche de paysages + rassurants .
Hanksville et alentours : petite bourgade un peu sinistre et décatie, dans les nuages de poussière jaune des violentes bourrasques de vent de la soirée et de la nuit . L' attraction "proche" qui vaut le détour ( tout de même 100km AR ! ) : Goblin Valley et ses formes d' érosion arrondies formant de très étranges ensembles un peu fantomatiques .
Le lendemain, pas de lever de soleil programmé sur Factory Butte pour cause de ciel bouché, et en route pour Capitol Reef avec apparition de la neige . Parcours de la très belle Scenic Drive passant par Fruita fondé par les Mormons et excursion à pied dans les gorges jusqu' aux Tanks . Nous écourtons donc aussi le programme ici pour pouvoir passer le col à + de 2800m entre Torrey et Boulder ( qu' on nous dit enneigé ) avant le soir .Ces dernières villes sont beaucoup + pimpantes, avec de beaux pâturages à chevaux clôturés de belles barrières en bois . Le col passé sans encombres ( légères congères seulement dans les dernières courbes ), une belle éclaircie nous permet ensuite depuis Boulder de parcourir le début du Burr Trail et le superbe Long Canyon jusqu' à l' Overlook en vue de la longue ride rectiligne du Waterpocket Fold . Assez grandiose .
La neige est revenue en force dans la partie finale avant Escalante, où elle tombe de face à l' horizontale ! Peu avant cette arrivée hivernale nous avons pu un peu fugitivement admirer un paysage fantastique : de grands et profonds canyons, surtout du côté droit, de part et d' autre de la route de crête un peu acrobatique sur laquelle nous roulons ( parfois pas plus de 10m ou 15m de large entre les 2 vides ! ) . Je conseille fortement ce secteur exceptionnel à tous ceux qui auront la chance d' y passer par temps clément .
Louer un ATV / UTV à Escalante (Utah) English translation pending
bonjour,
nous allons a escalante au mois de mai.
nous voulons prendre la route hole in the rock, pourquoi pas jusqu'au bout (en fonction du temps bien sur)
je suis tombée sur un louer d'atv a escalante
vaut il mieux prendre sa voiture (nous avons loué un type santafe non 4*4) ou est il vraiment plus sympa de louer un atv ??
peut on sortir de la route, y a t il des pistes sympa ?? ou juste rester sur la route qui apparemment est praticable en voiture ??
merci d'avance
je suis tombée sur un louer d'atv a escalante
vaut il mieux prendre sa voiture (nous avons loué un type santafe non 4*4) ou est il vraiment plus sympa de louer un atv ??
peut on sortir de la route, y a t il des pistes sympa ?? ou juste rester sur la route qui apparemment est praticable en voiture ??
merci d'avance
Logique de mon itinéraire en Utah (Bryce, Escalante, Zion, Route 12) English translation pending
Bonjour, je suis à finaliser mon itinéraire en Utah et j'aurais besoin de vos avis concernant la logique. Nous arrivons et repartons de salt lake. Je pensais commencer par bryce canyon (2-3 jours pour randonner), ensuite prendre une journée pour faire la route 12 jusqu'à Escalante, 1-2 journées pour randonner (neon canyon et ?? À determiner), puis terminer par zion et filer ensuite dur salt lake pour le retour. Ça fait du sens? Le feriez-vous autrement? Merci!
Itinéraire de deux à trois jours sur la Hole-In-The-Rock-Road (HITRR) (Escalante, Utah) English translation pending
Hello,
On a repéré 2 ou 3 trucs à faire sur la HITRR. Selon les possibilités de voyage ce sera sur un mois d'avril / mai ou octobre.
Selon le classement de madame: Coyote Gulch, Reflection Canyon, Zebra Slot
Pour Coyote Gulch, possible de faire en une journée avec Jacob Hamblin sans escalade ? Ou quel itinéraire conseillez vous sur une journée pour profiter au mieux ?
Pour Reflection Canyon, 2 jours en backpack, pas impossible à mon sens même si jamais backpacké, c'est une question d'organisation et d'ici là on a le temps de s’entraîner et s'organiser. Visuellement est ce que le niveau d'eau est bas en octobre d'habitude ? Je dirai oui après les fortes chaleurs d'été ....
Sinon Zebra et Tunnel, puis Devils Garden au sunset sur le retour. Petite journée cool.
On a repéré 2 ou 3 trucs à faire sur la HITRR. Selon les possibilités de voyage ce sera sur un mois d'avril / mai ou octobre.
Selon le classement de madame: Coyote Gulch, Reflection Canyon, Zebra Slot
Pour Coyote Gulch, possible de faire en une journée avec Jacob Hamblin sans escalade ? Ou quel itinéraire conseillez vous sur une journée pour profiter au mieux ?
Pour Reflection Canyon, 2 jours en backpack, pas impossible à mon sens même si jamais backpacké, c'est une question d'organisation et d'ici là on a le temps de s’entraîner et s'organiser. Visuellement est ce que le niveau d'eau est bas en octobre d'habitude ? Je dirai oui après les fortes chaleurs d'été ....
Sinon Zebra et Tunnel, puis Devils Garden au sunset sur le retour. Petite journée cool.
Mammifère intrigant dans le Grand Staircase of the Escalante (Etats-Unis) English translation pending
bonjour a tous,
J`aimerais vos avis sur un mammifere que j`ai rencontre ds le Grand Staircase of the Escalante.
Cela ressemblait a un coyote en taille et en allure mais le pelage etait gris-noir et blanc et les oreilles etaient longues, un peu comme celles d`un lapin. Frappant aussi le fait qu`il etait tres maigre. J`en ai vu 3 specimens mais n`ai pas ete assez rapide pour les photographier. J`ai pose la question a un ranger rencontre ds un autre park ms il ne paraissait pas connaitre....
Qui peut m`aider a identifier cet animal?
En passant, pour ceux qui sont ds le coin, le slot canyon de "Spooky gulch" (Hole in the rock road)est une promenade geniale. Le slot est superbe et ce qui ne gache rien, il estgratuit, contrairement a Antilope canyon au lake Powell....
Merci a tous ceux qui me repondront
Localisation exacte du panneau "hundred handprints" à proximité d'Escalante? (Ouest américain) English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis toujours en train de préparer mon séjour dans l'ouest des US pour cet été.
J'ai du mal à trouver précisemment la localisation exacte du panneau de pictogrammes "hundred handprints", à proximité de Escalante.
Quelqu'un pourrait-il me renseigner ? (coordonnées GPS bienvenue)
D'avance Merci.
Jean Michel.
Trump menace la zones protégée de Grand Staircase-Escalante (pétition) English translation pending
Bonjour à Tous,
Voici une nouvelle qui me met de mauvaise humeur ce matin :
http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/05/01003-20171205ARTFIG00051-donald-trump-reduit-drastiquement-deux-zones-naturelles-protegees-en-utah.php
Verons-nous bientôt une usine affreuse sortir au milieu du désert comme à Page. Pour ceux qui connaissent Page, et ils sont nombreux, vous devez vous souvenir de la vue atroce de cette centrale à charbon (je crois) que l'on voit à Page.
Dans l'article ci-dessous, vous trouverez une représentation des deux zones anciennement protégées en 96 par Clinton pour GSC NM et en 2016 par Obama pour Bears Ears NM.
http://edition.cnn.com/2017/12/04/politics/utah-monuments-trump-weir/index.html
Le lien ci-dessous contient une pétition en ligne
https://www.change.org/p/united-states-department-of-the-interior-preserve-utah-s-grand-staircase-escalante-national-monument
Bonne journée,
Charline
Voici une nouvelle qui me met de mauvaise humeur ce matin :
http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/05/01003-20171205ARTFIG00051-donald-trump-reduit-drastiquement-deux-zones-naturelles-protegees-en-utah.php
Verons-nous bientôt une usine affreuse sortir au milieu du désert comme à Page. Pour ceux qui connaissent Page, et ils sont nombreux, vous devez vous souvenir de la vue atroce de cette centrale à charbon (je crois) que l'on voit à Page.
Dans l'article ci-dessous, vous trouverez une représentation des deux zones anciennement protégées en 96 par Clinton pour GSC NM et en 2016 par Obama pour Bears Ears NM.
http://edition.cnn.com/2017/12/04/politics/utah-monuments-trump-weir/index.html
Le lien ci-dessous contient une pétition en ligne
https://www.change.org/p/united-states-department-of-the-interior-preserve-utah-s-grand-staircase-escalante-national-monument
Bonne journée,
Charline
Combiner un voyage dans le nord-ouest des États-Unis et la visite de Escalante (Utah)? English translation pending
Bonjour,
J’ai visité les parcs de l’ouest classiques il y a deux ans. J’ai adoré ce voyage et je vais y retourner en juillet pour 4 semaines. Pour ce deuxième voyage j’aimerais visiter le nord ouest : Washington et Oregon (dont 4j à Olympic parc et 4 jours à hells canyon pour profiter de la nature et se détendre (il parait que c’est très beau et pas encore trop couru comparé à d’autres lieux…).
Mon « problème », c’est que lors de mon premier voyage j’ai fait la route 12 beaucoup trop vite et je n’ai rien visité de Escalante (j’étais complètement passé à côté de ça lors de la préparation du voyage…). J’ai donc très envie de retourner dans la région pour remédier à ma frustration…
Je dois acheter mes billets d’avion et je me demande si c’est raisonnable de vouloir faire les deux (Escalante + Nord Ouest)?? Si c’est faisable, pensez vous qu’il vaudrait mieux prendre un vol interne et donc faire deux boucles et deux locations de voiture? J’ai également testé sur googlemaps une boucle de 4 semaines au départ de Seattle, vers Hells, puis Escalante et retour vers Seattle par les nombreux parcs tout au long de la route… J’ai beaucoup de mal à me rendre compte si cette boucle est faisable ? Quelqu’un aurait-il des conseils d’après ses expériences ?
PS : J’ai oublié de préciser que j’aime voyager en prenant mon temps (pour bien visiter les parcs j’aime faire de la rando et je fais aussi assez bien de camping pour être le plus en contact possible avec la nature).
Je vous remercie d’avance pour vos conseils…
J’ai visité les parcs de l’ouest classiques il y a deux ans. J’ai adoré ce voyage et je vais y retourner en juillet pour 4 semaines. Pour ce deuxième voyage j’aimerais visiter le nord ouest : Washington et Oregon (dont 4j à Olympic parc et 4 jours à hells canyon pour profiter de la nature et se détendre (il parait que c’est très beau et pas encore trop couru comparé à d’autres lieux…).
Mon « problème », c’est que lors de mon premier voyage j’ai fait la route 12 beaucoup trop vite et je n’ai rien visité de Escalante (j’étais complètement passé à côté de ça lors de la préparation du voyage…). J’ai donc très envie de retourner dans la région pour remédier à ma frustration…
Je dois acheter mes billets d’avion et je me demande si c’est raisonnable de vouloir faire les deux (Escalante + Nord Ouest)?? Si c’est faisable, pensez vous qu’il vaudrait mieux prendre un vol interne et donc faire deux boucles et deux locations de voiture? J’ai également testé sur googlemaps une boucle de 4 semaines au départ de Seattle, vers Hells, puis Escalante et retour vers Seattle par les nombreux parcs tout au long de la route… J’ai beaucoup de mal à me rendre compte si cette boucle est faisable ? Quelqu’un aurait-il des conseils d’après ses expériences ?
PS : J’ai oublié de préciser que j’aime voyager en prenant mon temps (pour bien visiter les parcs j’aime faire de la rando et je fais aussi assez bien de camping pour être le plus en contact possible avec la nature).
Je vous remercie d’avance pour vos conseils…
Ouest Addict #3.2: Me, Myself et… la Mule English translation pending
« tu dors ? »
…
« dis, tu dors ? »
non, je suis juste profondément endormi. Les nuits d’octobre sont particulièrement chaudes cette année. Mais quelle est cette voix ?
« dis, on y retourne ? » …
J’entrouvre péniblement les paupières. A mes côtés madame dort paisiblement. C’est sans doute un de mes 3 enfants qui n’arrive pas à dormir. Je lance un scan 360° de la chambre avec mon radar visuel…
Rien.
« allez ! On y retourne ??? »
Je sursaute et me retrouve assis dans mon lit. La mule ! ça ne peut être qu’elle ! J’ai été tellement occupé à préparer notre voyage en Namibie pour l’été prochain que je l’avais oubliée – délaissée à l’étable. La mule, c’était juste un personnage que je m’étais inventé pour m’accompagner dans mes « Chroniques d’une folie solitaire ». A présent elle me parle. Comme une petite voix qui me chuchote à l’oreille interne… et dont je ne peux pas me débarrasser. Ca y est : d’addicted à fou, je vire définitivement schizo.
Je me rendors.
« et si tu tentais une nouvelle fois ta chance à la loterie de The Wave ? Si tu y vas le vendredi matin tu pourras participer à 3 tirages – début mars, le BLM est encore fermé le weekend… »
Nom di dju, elle me prend vraiment par les sentiments. Voilà que l’ouest-addiction se remet à bouillonner dans mes veines. Elle me prend par toutes les extrémités du corps, comme une sensation chaude qui se propage lentement d’abord, mais très vite elle explose dans ma poitrine… une longue inspiration haletante et puis je bloque ma respiration. Les souvenirs des périples précédents défilent et se bousculent :
Ouest Addict #3.1 : 2018 Chroniques d’une folie solitaire – ou le live sur le forum Ouest Addict #3 : 2017 Colorado, Utah, Wyoming et South Dakota: 4 états pour un roadtrip ! Ouest Addict #2.2 : 2017 Palm Springs et environs Ouest Addict #2.1 : 2016 quelques jours de plus dans l’Ouest Ouest Addict #2 : 2015 de San Diego à Las Vegas au travers de l’Arizona et l’Utah Ouest Addict #1 : 2014 la Californie
Je n’arrive plus à me rendormir. Allongé sur mon lit, à présent ce sont les lignes de ma West-Wish-List qui s’entrechoquent avec l’image difforme d’une carte sans échelle, dont les distances sont fortement altérées par mon ouest-aliénation.
Il faut que j’y retourne.
Et la mule qui assène dans ma tête « Charge-moi encore ! » … et oh ! je te rappelle que c’est toi qui porte, la mule ! Euh… non non non, la bête de somme c’est moi et uniquement moi. Je me suis de nouveau fait avoir…
…
« dis, tu dors ? »
non, je suis juste profondément endormi. Les nuits d’octobre sont particulièrement chaudes cette année. Mais quelle est cette voix ?
« dis, on y retourne ? » …
J’entrouvre péniblement les paupières. A mes côtés madame dort paisiblement. C’est sans doute un de mes 3 enfants qui n’arrive pas à dormir. Je lance un scan 360° de la chambre avec mon radar visuel…
Rien.
« allez ! On y retourne ??? »
Je sursaute et me retrouve assis dans mon lit. La mule ! ça ne peut être qu’elle ! J’ai été tellement occupé à préparer notre voyage en Namibie pour l’été prochain que je l’avais oubliée – délaissée à l’étable. La mule, c’était juste un personnage que je m’étais inventé pour m’accompagner dans mes « Chroniques d’une folie solitaire ». A présent elle me parle. Comme une petite voix qui me chuchote à l’oreille interne… et dont je ne peux pas me débarrasser. Ca y est : d’addicted à fou, je vire définitivement schizo.
Je me rendors.
« et si tu tentais une nouvelle fois ta chance à la loterie de The Wave ? Si tu y vas le vendredi matin tu pourras participer à 3 tirages – début mars, le BLM est encore fermé le weekend… »
Nom di dju, elle me prend vraiment par les sentiments. Voilà que l’ouest-addiction se remet à bouillonner dans mes veines. Elle me prend par toutes les extrémités du corps, comme une sensation chaude qui se propage lentement d’abord, mais très vite elle explose dans ma poitrine… une longue inspiration haletante et puis je bloque ma respiration. Les souvenirs des périples précédents défilent et se bousculent :
Ouest Addict #3.1 : 2018 Chroniques d’une folie solitaire – ou le live sur le forum Ouest Addict #3 : 2017 Colorado, Utah, Wyoming et South Dakota: 4 états pour un roadtrip ! Ouest Addict #2.2 : 2017 Palm Springs et environs Ouest Addict #2.1 : 2016 quelques jours de plus dans l’Ouest Ouest Addict #2 : 2015 de San Diego à Las Vegas au travers de l’Arizona et l’Utah Ouest Addict #1 : 2014 la Californie
Je n’arrive plus à me rendormir. Allongé sur mon lit, à présent ce sont les lignes de ma West-Wish-List qui s’entrechoquent avec l’image difforme d’une carte sans échelle, dont les distances sont fortement altérées par mon ouest-aliénation.
Il faut que j’y retourne.
Et la mule qui assène dans ma tête « Charge-moi encore ! » … et oh ! je te rappelle que c’est toi qui porte, la mule ! Euh… non non non, la bête de somme c’est moi et uniquement moi. Je me suis de nouveau fait avoir…
Concours photo septembre 2014:" Il était 3 fois..." English translation pending
« Il était TROIS fois….. »
Le 51è concours-photos de VF de septembre 2014 a pour thème : Le nombre 3
3 mâts (fameux ou non), 3 personnes (3 frères ou sœurs, hommes ou femmes, enfants, donc pas les Mousquetaires…), 3 lettres (ou chiffres, ou petites notes de musique, ou autres caractères..), 3 taxis (ou autres moyens de locomotion), 3 petits cochons (ou autres animaux, en liberté ou non), 3 maisons (ou toute autre habitation), 3 couleurs, 3 montagnes, 3 p’tits tours, etc….. Comme les 3 places sur le podium SEULEMENT.😛
Toutes les photos illustrant un trio, un triumvirat, une triplette, une triade, une trinité, de la même unité (personnes, animaux, objets, nature, .....) seront dans le thème.
Elles devront toutefois fortement inciter au voyage.
La qualité technique, l’originalité, ou l’insolite seront des critères de choix déterminants.
Bonnes recherches, à votre imagination photographique, et bonne chance à tous les participants.
Pas de changementdans le règlement du concours (rappel): Chaque participant peut envoyer 3 photos maximum (tiens, tiens !!!!), dans un message différent. Pensez à numéroter les photos (1, 2, 3 !!!) un commentaire d’accompagnement serait le bienvenu, surtout si les 3 unités ne sont pas très explicites, l’auteur pourra préciser la nature du trio !
Publications des images jusqu’au lundi 22 septembre 2014 à 00h00.
Les votes, ouverts à tous, auront lieu du 23/09/2014 à 00h01 au 28 septembre 2014 00h00. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt La photo gagnante sera celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’avantage d'organiser le concours du mois d’octobre 2014. En cas d'égalité de points, le vainqueursera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places. En cas de désistement du gagnant, lenuméro 2 pourra mener le concours suivant. (Et ainsi de suite…).
La discussion, échanges, polémiques ou autres autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/...ait-3-fois-d6688541/ Le diaporama d’Hériklès, INDISPENSABLE pour voter : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
En tant qu’ « organisateur », je ne posterai pas de photos dans le concours mais dans le fil discussion sûrement. Voici 3 😛) photos :
3 kayaks sur l'îlot de sable blanc (Mayotte)
3 enfants à la fenêtre à St Georges sur Oyapock (Guyane)
3 fenêtres du Pais Municipal de Volterra (Toscane)
Le 51è concours-photos de VF de septembre 2014 a pour thème : Le nombre 3
3 mâts (fameux ou non), 3 personnes (3 frères ou sœurs, hommes ou femmes, enfants, donc pas les Mousquetaires…), 3 lettres (ou chiffres, ou petites notes de musique, ou autres caractères..), 3 taxis (ou autres moyens de locomotion), 3 petits cochons (ou autres animaux, en liberté ou non), 3 maisons (ou toute autre habitation), 3 couleurs, 3 montagnes, 3 p’tits tours, etc….. Comme les 3 places sur le podium SEULEMENT.😛
Toutes les photos illustrant un trio, un triumvirat, une triplette, une triade, une trinité, de la même unité (personnes, animaux, objets, nature, .....) seront dans le thème.
Elles devront toutefois fortement inciter au voyage.
La qualité technique, l’originalité, ou l’insolite seront des critères de choix déterminants.
Bonnes recherches, à votre imagination photographique, et bonne chance à tous les participants.
Pas de changementdans le règlement du concours (rappel): Chaque participant peut envoyer 3 photos maximum (tiens, tiens !!!!), dans un message différent. Pensez à numéroter les photos (1, 2, 3 !!!) un commentaire d’accompagnement serait le bienvenu, surtout si les 3 unités ne sont pas très explicites, l’auteur pourra préciser la nature du trio !
Publications des images jusqu’au lundi 22 septembre 2014 à 00h00.
Les votes, ouverts à tous, auront lieu du 23/09/2014 à 00h01 au 28 septembre 2014 00h00. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt La photo gagnante sera celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’avantage d'organiser le concours du mois d’octobre 2014. En cas d'égalité de points, le vainqueursera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places. En cas de désistement du gagnant, lenuméro 2 pourra mener le concours suivant. (Et ainsi de suite…).
La discussion, échanges, polémiques ou autres autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/...ait-3-fois-d6688541/ Le diaporama d’Hériklès, INDISPENSABLE pour voter : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
En tant qu’ « organisateur », je ne posterai pas de photos dans le concours mais dans le fil discussion sûrement. Voici 3 😛) photos :
3 kayaks sur l'îlot de sable blanc (Mayotte)
3 enfants à la fenêtre à St Georges sur Oyapock (Guyane)
3 fenêtres du Pais Municipal de Volterra (Toscane)Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 English translation pending
La troisième partie de mon Carnet 2009 est consacrée à la visite de Kodachrome Basin, Grosvenor-Arch, Cottonwood Canyon Road ainsi qu'à 2 sites que j'avais ratés par manque de préparation en 2007, Lower Antelope Canyon et Horseshoe Bend.
En 2007 pour notre premier voyage nous nous étions appuyé sur quelques infos collectées dans le Guide du Routard, Lonely Planet et sur quelques pages Web cueillies en surfant au hasard et au petit bonheur la chance.
Ensuite sur une grande carte de l'ouest nous avions tracé, avec notre gros crayon deux couleurs rouge et bleu, un beau parcours de 32 jours et 6500 miles qui devaient nous conduire à travers 6 états du sud-ouest (CO, NM, AZ, UT, NV et CA) de Denver à Denver.
Habitués des voyages organisés par myself nous n'avions aucune angoisse avant de partir et nous sommes revenus enchantés par nos découvertes et notre séjour.
Sauf que…..quelques temps après notre retour nous parlions, mon épouse et moi, du 2ème voyage qui devenait une exigence et toujours au hasard des pages Internet je suis tombé sur une photo de Lower Antelope.
Je ne reconnaissais pas le canyon que nous avions visité, photographié et je ne comprenais rien à cette histoire d'échelles et de failles par lesquelles on accède audit canyon.
Je plongeais alors sur Google Hearth pour découvrir rapidement que de l'autre coté de la Hwy 98, à quelques dizaines de mètres seulement d'Upper Antelope se cachait un second canyon. Grand désarroi !!
Quelques minutes plus tard en glissant sur l'image Google je recevais le deuxième coup de marteau de la journée.
Nous étions passés au moins 3 fois en 2 jours sur la route 89 à la sortie sud de Page devant le Horseshoe Bend sans le voir et sans même en connaître l'existence.
De ce jour, mon approche en matière de préparation d'un voyage a totalement changée.
Si je ne réserve toujours rien à l'avance, je garde du mou dans le planning et surtout je fouille, croise et recroise les infos et me documente un maximum.
Je remercie infiniment Voyageforum, l'incontournable Ouestusa.fr ainsi que tous les aimables forumeuses et forumeurs qui sont venus à mon secours (ils se reconnaîtront) et qui sont une vraie mine de renseignements de première main.
22 juin, 9h00 le petit déjeuner est avalé et avant de quitter Escalante nous refaisons les pleins, essence, glace, provision d'eau et de sandwichs.
Encore un petit coup d'œil sur la Main Street, un peu triste de partir j'aimais bien cette petite ville.

Comme la veille nous reprenons la route n° 12 jusqu'à Cannonville où nous faisons halte au Visitor Center pour prendre connaissance de l'état des routes.
C'est bon, pas de recommandations particulières affichées et nous filons (30mph) sur la Cottonwood Canyon Road vers Kodachrome Basin.
Nous sillonnerons les belles routes de ce petit parc et ferons une première halte à Chimney Rock / Cochise Rock, impressionnant monolithe dressé au milieu du désert.

Nous empruntons les Shakespeare Arch et Sentinel Trails pour une ballade de 1, 5 mile, il fait déjà chaud et il n'est que 11h00.



Après cette promenade nous nous rendrons à l'intérieur même du parc que nous sillonnerons en voiture le temps d'admirer le paysage et de photographier quelques curieuses roches bien dressées vers le ciel bleu.



Nous retournons sur le Cottonwood CR et poursuivons notre route jusqu'à Grosvenor Arch.
Du parking les premières images sont agréables et il n'y a que deux autres voitures.
798
Arrivés au pied de l'arche nous pouvons en apprécier toute sa splendeur, c'est grand et c'est beau. C'est très chaud également.



13h30, nous avons avalé notre pique-nique et il est temps de reprendre le Cottonwood CR car il nous reste encore une bonne trentaine de miles à parcourir avant de retrouver la route 89.
Nous avons maintenant quitté la route goudronnée et la piste est sans surprise, quelques traces d'humidité persistent de temps à autres, mais rien de bien inquiétant.
Le Cottonwood CR est conforme à ce que j'attendais après de nombreux visionnage sur le Net. Très agréable à parcourir et l'on pourrait s'arrêter presque à chaque sortie de virage.
Pourtant nous poursuivons notre route jusqu'à ce que nous arrivions à un endroit précis.

En abordant cette déclivité nous savons déjà que nous allons basculer sur la partie la plus célèbre et photogénique du CCR, les Narrows.
En tout cas, la bascule s'avérera être totalement à la hauteur de mes espérances.
La vue est si saisissante que je me sens obligé de m'arrêter en espérant qu'une autre voiture ne viendra pas trop vite (nous n'avons croisé personne jusqu'à maintenant).

Nous parcourons la cuvette sur toute sa longueur et trouvons un parking sur l'autre versant.
Pfffff….c'est encore "plus mieux" que sur You tube hein ???





Allez hop, pour les besoins de la vidéo je refais la route seul et à l'envers pour la redescendre lentement en savourant cette ambiance si particulière. Bon j'ai oublié d'allumer les feux de route on me l'avait pourtant bien recommandé !

Nous prendrons tout notre temps pour profiter pleinement de ce site et finalement le grondement lointain d'un orage nous ramène à la réalité. Le ciel est plus couvert maintenant et il est plus prudent de repartir car nous ne sommes à peu près qu'à mis chemin sur le CCR.
Direction la Cockscomb
Tout de suite cela fait penser à une épine dorsale, une colonne vertébrale.
Les couleurs sont totalement différentes des Narrows que nous venons de quitter.
Les gris dominent et les nuages trainent leurs ombres sur la piste et les contreforts.


Nous renonçons à Yellow rock pourtant tout à coté et filons maintenant vers la sortie.
La piste sera plus tourmentée sur ses 7 ou 8 derniers miles, de grosses ornières sont présentes sur des centaines de mètres et je suis heureux d'être ici avec ce 4X4.
Pas de photo….tout le monde regarde attentivement la piste ou le ciel et quelques gouttes viennent s'écraser sur le pare-brise.
C'est triste et gris sur la fin et l'on se croirait sur une énorme carrière de sable gris ou sur un terril.
L'ambiance à l'intérieur de la voiture s'en ressent et c'est sans trop d'espoir que je propose d'aller faire un tour à White Rocks.
Page, hôtel, douche, une bière………….c'est le résultat du sondage L
Avant Page nous ferons un arrêt au Glen Canyon Dam que nous connaissons déjà.
Nous choisissons de retourner au Quality Inn sur le N. Lake Powell Bd. où nous sommes passés il y a deux ans.
Bof !! Chambre sinistre au rez-de-chaussée sur l'arrière, baie vitrée coulissante qui ne s'ouvre que difficilement et propreté aléatoire A fuir !!
Le soir nous dinerons au Dam Plazza Bar & Grill, endroit assez agréable et les steaks y sont excellents.
23 juin, Pas de stress ce matin car nous voulons partir pour Lower Antelope vers 10h30. Notre petit déjeuner est pris tout tranquillement et nous allons faire un peu de shopping dans le coin du Dam Plazza.
Nous arrivons à l'heure prévue sur le parking de Lower Antelope et nous sommes heureux de constater qu'il n'y a pas trop de monde.
Et puis commence une longue attente sous le soleil, il n'y a pas de guide pour nous accompagner et nous devrons donc patienter, impossible de descendre seuls.
L'organisateur a été sympa puisqu'il a prévu un intermède musical pour nous faire passer le temps. Nous aurons droit à la répétition de deux pauvres accords pendant une bonne vingtaine de minutes !
Finalement notre guide arrive et c'est un petit groupe de 8 personnes qu'elle prend en charge.
Un couple de retraités de la région parisienne s'est joint à nous ainsi que deux japonais qui n'ont pas d'appareil photo (bizarre ça !).

Dans le Canyon, surprise, il y a déjà du monde, des gens font la visite dans l'autre sens et c'est un peu gênant. Nous croisons quelques personnes qui exhibent le fameux badge "photographe".
Il y a aussi un resquilleur qui n'a pas de badge ou de billet d'entrée. Il essaie de se fondre dans l'environnement mais c'est sans compter sur mon oeil exercé !

Nous aurons tout le temps que nous souhaitons pour faire la visite et prendre nos clichés.
Par contre, notre guide, une charmante jeune femme au demeurant, restera muette d'un bout à l'autre.
Cry.

Un peu déconcertant cette visite, mais le Canyon en lui-même est intéressant, tout comme son frère jumeau que nous avions visité en 2007.

Délicat la prise de vue dans ce Canyon.
Je mitraille, je mitraille en me souvenant qu'il y a deux ans à Upper Canyon j'avais ramené un butin bien maigre 😕.







Retour à Page et direction Flagstaff pour le prochain arrêt, Horseshoe Bend.
Nous arrivons au parking qui se trouve au pied de la butte conduisant au point de vue.
Vraiment pas très bien indiqué cet endroit, pas étonnant que nous soyons passé à coté sans rien savoir de son existence il y a deux ans.
En grimpant je peux admirer l'étendue désertique et constater que des gens y vivent dans des conditions quelque peu limites. Vivre dans un mobil home sous ce soleil et dans la poussière ne doit pas être très réjouissant.

Nous approchons du but et il fait vraiment très, très chaud et il est 13h00 ou pas loin.
Le paysage et vraiment écrasé sous la chaleur et une brume bouche l'horizon.

Pourtant lorsque nous arriverons au bord du Canyon nous serons épatés de la vue qui se déploie à nos pieds.
D'abord personne ne dit rien et chacun profite de quelques moments de pur plaisir, c'est beau, impressionnant et de plus les personnes sujettes au vertige doivent ressentir de drôles de sensations en s'approchant du vide.

Vertigineux et sublime !!

D'accord avec vous, un 18mm numérique ce n'est pas un vrai grand angle!
Je ne le croyais pas avec cet instant précis, incurable optimiste !!!
Il ne reste que le recours au Panorama…..sauf que le trépied est bien planqué au fond du coffre de la voiture.

Emballé par le paysage nous passons une bonne demi-heure dans notre contemplation, vraiment heureux d'être là et en plus avec très peu de monde autour de nous.
Le retour à la réalité sera beaucoup moins sympa.
Monika est devenue rouge écarlate alors que quelques instant auparavant elle posait tranquillement pour l'ultime photo souvenir de Horseshoe Bend.
Il me faudra de l'aide pour réussir à la ramener au parking, à tel point que j'ai pensé à un moment monter la butte avec le 4X4.
Elle se reposera longuement sous une ombrelle, boira abondamment et se rafraichira le visage, les avant-bras et nous arriverons finalement à la voiture dont la climatisation a été mise en route. Repos, compresses préparées avec des glaçons emballés dans une serviette de toilette et encore réhydratation.
Nous hésitons un instant sur la marche à suivre, consulter à Page ou poursuivre notre route ?
Monika nous rassure après une demi-heure de repos au frais et nous demande de ne rien changer au programme pour elle.
Bien entendu elle évitera à partir de cet instant de trop s'exposer au soleil.
Pour ma part j'ai pris conscience que nous ne sommes pas tous égaux face aux chaleurs importantes et que de plus, ce qui était vrai il y a deux ans ne l'est plus forcément aujourd'hui.
En 2007 mon épouse supportait bien mieux que moi ces températures là.
Nous finirons cette journée à Flagstaff après un détour sympa dans une réserve indienne.
Belle route que la 89 qui nous dévoile au loin les San Francisco Mountains et sur lesquelles subsiste encore de belles traces de neige.
Nous retournons au Quality Inn de la Milton rd où nous sommes passés il y a deux ans.
Motel sympa et à 5 minutes de voiture du centre ville.
Flagstaff constitue à mon sens une agréable ville étape, les petits restos sympas, italiens ou Mexicains ne manquent pas autour d'Aspen Avenue.
Pour finir la soirée nous prendrons un excellent Capuccino sur une terrasse donnant sur l'Heritage square et comme il y a deux ans, le spectacle que donne en plein air une école de danse nous fera passer un agréable moment.
Le jour suivant nous mettrons résolument le cap à l'Ouest en reprenant la 66 à partir de Williams.
En 2007 pour notre premier voyage nous nous étions appuyé sur quelques infos collectées dans le Guide du Routard, Lonely Planet et sur quelques pages Web cueillies en surfant au hasard et au petit bonheur la chance.
Ensuite sur une grande carte de l'ouest nous avions tracé, avec notre gros crayon deux couleurs rouge et bleu, un beau parcours de 32 jours et 6500 miles qui devaient nous conduire à travers 6 états du sud-ouest (CO, NM, AZ, UT, NV et CA) de Denver à Denver.
Habitués des voyages organisés par myself nous n'avions aucune angoisse avant de partir et nous sommes revenus enchantés par nos découvertes et notre séjour.
Sauf que…..quelques temps après notre retour nous parlions, mon épouse et moi, du 2ème voyage qui devenait une exigence et toujours au hasard des pages Internet je suis tombé sur une photo de Lower Antelope.
Je ne reconnaissais pas le canyon que nous avions visité, photographié et je ne comprenais rien à cette histoire d'échelles et de failles par lesquelles on accède audit canyon.
Je plongeais alors sur Google Hearth pour découvrir rapidement que de l'autre coté de la Hwy 98, à quelques dizaines de mètres seulement d'Upper Antelope se cachait un second canyon. Grand désarroi !!
Quelques minutes plus tard en glissant sur l'image Google je recevais le deuxième coup de marteau de la journée.
Nous étions passés au moins 3 fois en 2 jours sur la route 89 à la sortie sud de Page devant le Horseshoe Bend sans le voir et sans même en connaître l'existence.
De ce jour, mon approche en matière de préparation d'un voyage a totalement changée.
Si je ne réserve toujours rien à l'avance, je garde du mou dans le planning et surtout je fouille, croise et recroise les infos et me documente un maximum.
Je remercie infiniment Voyageforum, l'incontournable Ouestusa.fr ainsi que tous les aimables forumeuses et forumeurs qui sont venus à mon secours (ils se reconnaîtront) et qui sont une vraie mine de renseignements de première main.
22 juin, 9h00 le petit déjeuner est avalé et avant de quitter Escalante nous refaisons les pleins, essence, glace, provision d'eau et de sandwichs.
Encore un petit coup d'œil sur la Main Street, un peu triste de partir j'aimais bien cette petite ville.

Comme la veille nous reprenons la route n° 12 jusqu'à Cannonville où nous faisons halte au Visitor Center pour prendre connaissance de l'état des routes.
C'est bon, pas de recommandations particulières affichées et nous filons (30mph) sur la Cottonwood Canyon Road vers Kodachrome Basin.
Nous sillonnerons les belles routes de ce petit parc et ferons une première halte à Chimney Rock / Cochise Rock, impressionnant monolithe dressé au milieu du désert.

Nous empruntons les Shakespeare Arch et Sentinel Trails pour une ballade de 1, 5 mile, il fait déjà chaud et il n'est que 11h00.



Après cette promenade nous nous rendrons à l'intérieur même du parc que nous sillonnerons en voiture le temps d'admirer le paysage et de photographier quelques curieuses roches bien dressées vers le ciel bleu.



Nous retournons sur le Cottonwood CR et poursuivons notre route jusqu'à Grosvenor Arch.
Du parking les premières images sont agréables et il n'y a que deux autres voitures.
798
Arrivés au pied de l'arche nous pouvons en apprécier toute sa splendeur, c'est grand et c'est beau. C'est très chaud également.



13h30, nous avons avalé notre pique-nique et il est temps de reprendre le Cottonwood CR car il nous reste encore une bonne trentaine de miles à parcourir avant de retrouver la route 89.
Nous avons maintenant quitté la route goudronnée et la piste est sans surprise, quelques traces d'humidité persistent de temps à autres, mais rien de bien inquiétant.
Le Cottonwood CR est conforme à ce que j'attendais après de nombreux visionnage sur le Net. Très agréable à parcourir et l'on pourrait s'arrêter presque à chaque sortie de virage.
Pourtant nous poursuivons notre route jusqu'à ce que nous arrivions à un endroit précis.

En abordant cette déclivité nous savons déjà que nous allons basculer sur la partie la plus célèbre et photogénique du CCR, les Narrows.
En tout cas, la bascule s'avérera être totalement à la hauteur de mes espérances.
La vue est si saisissante que je me sens obligé de m'arrêter en espérant qu'une autre voiture ne viendra pas trop vite (nous n'avons croisé personne jusqu'à maintenant).

Nous parcourons la cuvette sur toute sa longueur et trouvons un parking sur l'autre versant.
Pfffff….c'est encore "plus mieux" que sur You tube hein ???





Allez hop, pour les besoins de la vidéo je refais la route seul et à l'envers pour la redescendre lentement en savourant cette ambiance si particulière. Bon j'ai oublié d'allumer les feux de route on me l'avait pourtant bien recommandé !

Nous prendrons tout notre temps pour profiter pleinement de ce site et finalement le grondement lointain d'un orage nous ramène à la réalité. Le ciel est plus couvert maintenant et il est plus prudent de repartir car nous ne sommes à peu près qu'à mis chemin sur le CCR.
Direction la Cockscomb
Tout de suite cela fait penser à une épine dorsale, une colonne vertébrale.
Les couleurs sont totalement différentes des Narrows que nous venons de quitter.
Les gris dominent et les nuages trainent leurs ombres sur la piste et les contreforts.


Nous renonçons à Yellow rock pourtant tout à coté et filons maintenant vers la sortie.
La piste sera plus tourmentée sur ses 7 ou 8 derniers miles, de grosses ornières sont présentes sur des centaines de mètres et je suis heureux d'être ici avec ce 4X4.
Pas de photo….tout le monde regarde attentivement la piste ou le ciel et quelques gouttes viennent s'écraser sur le pare-brise.
C'est triste et gris sur la fin et l'on se croirait sur une énorme carrière de sable gris ou sur un terril.
L'ambiance à l'intérieur de la voiture s'en ressent et c'est sans trop d'espoir que je propose d'aller faire un tour à White Rocks.
Page, hôtel, douche, une bière………….c'est le résultat du sondage L
Avant Page nous ferons un arrêt au Glen Canyon Dam que nous connaissons déjà.
Nous choisissons de retourner au Quality Inn sur le N. Lake Powell Bd. où nous sommes passés il y a deux ans.
Bof !! Chambre sinistre au rez-de-chaussée sur l'arrière, baie vitrée coulissante qui ne s'ouvre que difficilement et propreté aléatoire A fuir !!
Le soir nous dinerons au Dam Plazza Bar & Grill, endroit assez agréable et les steaks y sont excellents.
23 juin, Pas de stress ce matin car nous voulons partir pour Lower Antelope vers 10h30. Notre petit déjeuner est pris tout tranquillement et nous allons faire un peu de shopping dans le coin du Dam Plazza.
Nous arrivons à l'heure prévue sur le parking de Lower Antelope et nous sommes heureux de constater qu'il n'y a pas trop de monde.
Et puis commence une longue attente sous le soleil, il n'y a pas de guide pour nous accompagner et nous devrons donc patienter, impossible de descendre seuls.
L'organisateur a été sympa puisqu'il a prévu un intermède musical pour nous faire passer le temps. Nous aurons droit à la répétition de deux pauvres accords pendant une bonne vingtaine de minutes !
Finalement notre guide arrive et c'est un petit groupe de 8 personnes qu'elle prend en charge.
Un couple de retraités de la région parisienne s'est joint à nous ainsi que deux japonais qui n'ont pas d'appareil photo (bizarre ça !).

Dans le Canyon, surprise, il y a déjà du monde, des gens font la visite dans l'autre sens et c'est un peu gênant. Nous croisons quelques personnes qui exhibent le fameux badge "photographe".
Il y a aussi un resquilleur qui n'a pas de badge ou de billet d'entrée. Il essaie de se fondre dans l'environnement mais c'est sans compter sur mon oeil exercé !

Nous aurons tout le temps que nous souhaitons pour faire la visite et prendre nos clichés.
Par contre, notre guide, une charmante jeune femme au demeurant, restera muette d'un bout à l'autre.
Cry.

Un peu déconcertant cette visite, mais le Canyon en lui-même est intéressant, tout comme son frère jumeau que nous avions visité en 2007.

Délicat la prise de vue dans ce Canyon.
Je mitraille, je mitraille en me souvenant qu'il y a deux ans à Upper Canyon j'avais ramené un butin bien maigre 😕.







Retour à Page et direction Flagstaff pour le prochain arrêt, Horseshoe Bend.
Nous arrivons au parking qui se trouve au pied de la butte conduisant au point de vue.
Vraiment pas très bien indiqué cet endroit, pas étonnant que nous soyons passé à coté sans rien savoir de son existence il y a deux ans.
En grimpant je peux admirer l'étendue désertique et constater que des gens y vivent dans des conditions quelque peu limites. Vivre dans un mobil home sous ce soleil et dans la poussière ne doit pas être très réjouissant.

Nous approchons du but et il fait vraiment très, très chaud et il est 13h00 ou pas loin.
Le paysage et vraiment écrasé sous la chaleur et une brume bouche l'horizon.

Pourtant lorsque nous arriverons au bord du Canyon nous serons épatés de la vue qui se déploie à nos pieds.
D'abord personne ne dit rien et chacun profite de quelques moments de pur plaisir, c'est beau, impressionnant et de plus les personnes sujettes au vertige doivent ressentir de drôles de sensations en s'approchant du vide.

Vertigineux et sublime !!

D'accord avec vous, un 18mm numérique ce n'est pas un vrai grand angle!
Je ne le croyais pas avec cet instant précis, incurable optimiste !!!
Il ne reste que le recours au Panorama…..sauf que le trépied est bien planqué au fond du coffre de la voiture.

Emballé par le paysage nous passons une bonne demi-heure dans notre contemplation, vraiment heureux d'être là et en plus avec très peu de monde autour de nous.
Le retour à la réalité sera beaucoup moins sympa.
Monika est devenue rouge écarlate alors que quelques instant auparavant elle posait tranquillement pour l'ultime photo souvenir de Horseshoe Bend.
Il me faudra de l'aide pour réussir à la ramener au parking, à tel point que j'ai pensé à un moment monter la butte avec le 4X4.
Elle se reposera longuement sous une ombrelle, boira abondamment et se rafraichira le visage, les avant-bras et nous arriverons finalement à la voiture dont la climatisation a été mise en route. Repos, compresses préparées avec des glaçons emballés dans une serviette de toilette et encore réhydratation.
Nous hésitons un instant sur la marche à suivre, consulter à Page ou poursuivre notre route ?
Monika nous rassure après une demi-heure de repos au frais et nous demande de ne rien changer au programme pour elle.
Bien entendu elle évitera à partir de cet instant de trop s'exposer au soleil.
Pour ma part j'ai pris conscience que nous ne sommes pas tous égaux face aux chaleurs importantes et que de plus, ce qui était vrai il y a deux ans ne l'est plus forcément aujourd'hui.
En 2007 mon épouse supportait bien mieux que moi ces températures là.
Nous finirons cette journée à Flagstaff après un détour sympa dans une réserve indienne.
Belle route que la 89 qui nous dévoile au loin les San Francisco Mountains et sur lesquelles subsiste encore de belles traces de neige.
Nous retournons au Quality Inn de la Milton rd où nous sommes passés il y a deux ans.
Motel sympa et à 5 minutes de voiture du centre ville.
Flagstaff constitue à mon sens une agréable ville étape, les petits restos sympas, italiens ou Mexicains ne manquent pas autour d'Aspen Avenue.
Pour finir la soirée nous prendrons un excellent Capuccino sur une terrasse donnant sur l'Heritage square et comme il y a deux ans, le spectacle que donne en plein air une école de danse nous fera passer un agréable moment.
Le jour suivant nous mettrons résolument le cap à l'Ouest en reprenant la 66 à partir de Williams.
Itinéraire dans l'Ouest américain, vingt-sept jours en prenant son temps - version n° 3 English translation pending
Bonjour,
De retour pour ma 3ème version pour juillet 2012, j'ai essayé de prendre en compte les nombreux conseils donnés sur le site (pas facile 🤪).
Est ce un parcours "jouable" pour la petite famille (journée chargé, distances entre 2 sites, choix des hôtels, activités...) ?
Toujours la même priorité pour ce périple : prendre son temps avec nos 2 enfants de 5 et 8 ans.
Samedi 30 juin
Arrivée San Francisco (fin de soirée)
4 nuits au BALDWIN HOTEL
Dimanche 1er juillet
mess gospel - tour de la ville (bus touristique) - cable cars - Time square - Chinatown
Lundi 2 juillet
Alcatraz (1er départ matin) – Fisherman's
Mardi 3 juillet
SF
Golden Gate - Sausalito Récupération SUV en matinée (Aéroport SFO)
Mercredi 4 juillet
Route pour YOSEMITE (étapes ?)
Visite Mariposa Grove en fin de journée ou lendemain matin
Nuit à OAKHURST (Oakhurst Lodge ou Shilo Inn)
Jeudi 5 juillet
Divers arrêts YOSEMITE (pas de rando)
Nuit à BRIDGEPORT (Virginia Creek Settlement)
Vendredi 6 juillet
BODIE (matin) puis MONO LAKE
Balade fin de journée Alabama Hills (Picture Rock Circle) piste movie road
Nuit à LONE PINE (Dow villa motel)
Samedi 7 juillet
Death Valley (Points de vue fin de journée / lendemain matin)
Nuit Furnace creek ranch
Dimanche 8 juillet
Passage par Valley of Fire
Nuit à MESQUITE (Virgin River Hotel & Casino)
Lundi 9 juillet
ZION (découverte en navette + Canyon Overlook Trail)
Fin d'après-midi BRYCE CANYON (coucher de soleil)
2 nuits au Bryce Canyon lodge
Mardi 10 juillet
Bryce point
Courte rando dans l'amphithéâtre (Queen's Garden Trail / Navajo Loop)
Willis creek (Grand Staircase) à Cannonville et/ou Mossy Cave
Mercredi 11 juillet - Scenic Drive 12
Escalante (Arrêt Petrified Porest et Painted Desert)
Capitol Reef (visitor center + Waterfall along highway 24 et/ou Sulplur Creek)
Nuit à Torrey (Austin's Chuckwagon Lodge)
Jeudi 12 juillet
Capitol Reef (Bentonite Hills + Lower Desert Overlook et/ou Waterfall along highway 24)
Goblin Valley (Little wild horse canyon à pieds)
3 nuits à MOAB (Red Cliffs Lodge)
Vendredi 13 juillet
MOAB
Arches National Park ( Sand Dune Arch / Devil's garden) + Mill Creek canyon
Samedi 14 juillet
MOAB
Canyonlands National Park (Island in the sky) - White rim trail, dead horse point, grand view point, Shafer trail
Dimanche 15 juillet
Goosenek state park – Valley of the Gods
MONUMENT VALLEY
Nuit The View
Lundi 16 juillet
PAGE
Horse shoe bend
3 nuits à PAGE (COURTYARD HOTEL)
Mardi 17 juillet
PAGE
Antelope canyon (LOWER matin)
Wire Pass (Buckskin Gulch)
Mercredi 18 juillet
PAGE
Journée Lac Powell (rando jet ski)
Jeudi 19 juillet
Grand Canyon
Nuit RED FEATHER MOTEL (TUSAYAN)
Vendredi 20 juillet
Journée Grand Canyon
Nuit FLAGSTAFF (hôtel ?)
Samedi 21 juillet - ROUTE 66
WILLIAMS - SELIGMAN – KINGMAN – OATMANN
Nuit à KINGMANN (hôtel ?)
Dimanche 22 juillet
BARRAGE HOOVER DAM
Après-midi LAS VEGAS
4 nuits (2 nuits Golden Nugget – 2 nuits Bellagio)
Jeudi 26 juillet
LAS VEGAS – VOL FIN DE JOURNEE
Samedi 30 juin
Arrivée San Francisco (fin de soirée)
4 nuits au BALDWIN HOTEL
Dimanche 1er juillet
mess gospel - tour de la ville (bus touristique) - cable cars - Time square - Chinatown
Lundi 2 juillet
Alcatraz (1er départ matin) – Fisherman's
Mardi 3 juillet
SF
Golden Gate - Sausalito Récupération SUV en matinée (Aéroport SFO)
Mercredi 4 juillet
Route pour YOSEMITE (étapes ?)
Visite Mariposa Grove en fin de journée ou lendemain matin
Nuit à OAKHURST (Oakhurst Lodge ou Shilo Inn)
Jeudi 5 juillet
Divers arrêts YOSEMITE (pas de rando)
Nuit à BRIDGEPORT (Virginia Creek Settlement)
Vendredi 6 juillet
BODIE (matin) puis MONO LAKE
Balade fin de journée Alabama Hills (Picture Rock Circle) piste movie road
Nuit à LONE PINE (Dow villa motel)
Samedi 7 juillet
Death Valley (Points de vue fin de journée / lendemain matin)
Nuit Furnace creek ranch
Dimanche 8 juillet
Passage par Valley of Fire
Nuit à MESQUITE (Virgin River Hotel & Casino)
Lundi 9 juillet
ZION (découverte en navette + Canyon Overlook Trail)
Fin d'après-midi BRYCE CANYON (coucher de soleil)
2 nuits au Bryce Canyon lodge
Mardi 10 juillet
Bryce point
Courte rando dans l'amphithéâtre (Queen's Garden Trail / Navajo Loop)
Willis creek (Grand Staircase) à Cannonville et/ou Mossy Cave
Mercredi 11 juillet - Scenic Drive 12
Escalante (Arrêt Petrified Porest et Painted Desert)
Capitol Reef (visitor center + Waterfall along highway 24 et/ou Sulplur Creek)
Nuit à Torrey (Austin's Chuckwagon Lodge)
Jeudi 12 juillet
Capitol Reef (Bentonite Hills + Lower Desert Overlook et/ou Waterfall along highway 24)
Goblin Valley (Little wild horse canyon à pieds)
3 nuits à MOAB (Red Cliffs Lodge)
Vendredi 13 juillet
MOAB
Arches National Park ( Sand Dune Arch / Devil's garden) + Mill Creek canyon
Samedi 14 juillet
MOAB
Canyonlands National Park (Island in the sky) - White rim trail, dead horse point, grand view point, Shafer trail
Dimanche 15 juillet
Goosenek state park – Valley of the Gods
MONUMENT VALLEY
Nuit The View
Lundi 16 juillet
PAGE
Horse shoe bend
3 nuits à PAGE (COURTYARD HOTEL)
Mardi 17 juillet
PAGE
Antelope canyon (LOWER matin)
Wire Pass (Buckskin Gulch)
Mercredi 18 juillet
PAGE
Journée Lac Powell (rando jet ski)
Jeudi 19 juillet
Grand Canyon
Nuit RED FEATHER MOTEL (TUSAYAN)
Vendredi 20 juillet
Journée Grand Canyon
Nuit FLAGSTAFF (hôtel ?)
Samedi 21 juillet - ROUTE 66
WILLIAMS - SELIGMAN – KINGMAN – OATMANN
Nuit à KINGMANN (hôtel ?)
Dimanche 22 juillet
BARRAGE HOOVER DAM
Après-midi LAS VEGAS
4 nuits (2 nuits Golden Nugget – 2 nuits Bellagio)
Jeudi 26 juillet
LAS VEGAS – VOL FIN DE JOURNEE
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.
Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.
Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !
J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.
Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 3 English translation pending
La partie 1 se trouve ici :
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_1_D5756521/
La partie 2 se trouve ici :
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_2_D5756534/
Vendredi 11 Mai Ce matin nous allons faire la petite ballade de Negro Bill Canyon pendant que mes parents partent faire Onion Creek. Il nous faudra 2H30 pour faire l’aller-retour jusqu’à Morning Glory Bridge. Le pont naturel n’est pas facile à photographier car il est dans l’ombre et collé à la falaise. Il y a beaucoup de monde sur le chemin car la ballade est facile.




Vers 11H nous quittons définitivement Moab pour prendre la direction du Nord et du Wyoming. Sur le chemin nous allons à Crystal Geyser qui est très surprenant !



Puis nous traversons la San Rafael Swell afin de rejoindre la piste de Buckhorn Wash qui se transforme vite en route. Nous passons près de Bottleneck peak, faisons un arrêt aux pétroglyphes et pétrographes de BuckHorn et enfin allons au très joli point de vue de Little Grand Canyon. Bon c’est vrai qu’il n’y a pas de comparaison possible avec son TRES grand cousin de l’Arizona mais il a son charme quand même !






Nous rejoignons l’Interstate 15 qui nous conduit à Salt Lake City où nous passons la nuit.
Samedi 12 Mai :
Nous quittons Salt Lake City pour nous diriger vers Yellowstone. La route du sud de Yellowstone est ouverte. Les kilomètres défilent, nous avançons bien. Nous nous arrêtons à Jackson pour déjeuner. Le temps est radieux mais un peu frais pour manger en terrasse.
Nous entrons dans le parc de Grand Teton, petite halte pour prendre quelques photos, les sommets sont enneigés, changement complet de décors par rapport à notre début de voyage.



Nous empruntons la scenic road avec un arrêt à Jenny Lake. Les montagnes se reflètent sur le lac, l’eau est limpide, c’est très joli.


Nous atteignons l’entrée sud de Yellowstone et sommes impressionnés par la hauteur de la neige (plus d’ 1 m) et il faut dire que j’étais un peu inquiète (changement de rédacteur) sur la faisabilité du programme au vue de toute cette neige.
Lewis River enneigée
Duke Lake avec le Yellowstone Lake au fond
Kepler Cascades
Il n’est pas très tard donc nous commençons les réjouissances, après un arrêt à Kepler cascades (26 m), direction Old Faithful (vieux fidèle). Nous avons de la chance, l’irruption est prévue dans quelques minutes (à 18h20). L’irruption se fait environ toutes les 90 min, dure environ 5 min, et peut cracher jusqu’à 40m de haut. Nous prenons place sur les bancs autour du geyser. Nous sommes encerclés de touristes, on se croirait à Eurodisney :-( L’irruption n’est pas très impressionnante mais le spectacle est quand même sympa et c’est notre 1er geyser.

Une balade autour d’Old Faithful est prévue pour le lendemain.
Nous avons le temps de faire Black Sand Basin : Pas de geysers ici, mais de grandes piscines d'eau claire. Les couleurs sont magnifiques : bleu vert turquoise, blanc, orange, jaune. Ce sont les bactéries et les algues qui donnent ces couleurs. Beaucoup de fumée se dégage des bassins et une odeur d’œuf pourri envahie notre nez.
Emerald Pool, Black Sand Basin
Black Sand Basin
Cliff Geyser, Black Sand Basin
Black Sand Basin
Nous nous dirigeons vers West Yellowstone, en chemin nous constatons que toutes les routes adjacentes à la route principale sont fermées, il ne sera donc pas possible de faire toutes les choses prévues comme prendre la Firehole Lake Drive et toutes les autres visites hors des sentiers battus. Il est interdit de s’aventurer en dehors des zones touristiques à cause des Ours. Il faudra malheureusement revoir le programme. La route est très agréable le long de la Firehole River, nous voyons un animal au loin. Qu’est-ce que c’est ? Un bison ! Nous nous arrêtons, prenons les appareils photos et tentons une approche en douceur. Bien que son pelage ne soit pas très beau nous le prenons en photo sous toutes les coutures. Nous ne savions pas qu’en repartant nous allions en croiser plein d’autres déambuler sur la route parmi les voitures et que les photos de bisons ne manqueraient pas.
Notre 1e bison !
Nous regardons aussi aux alentours et nous pouvons voir des wapitis et divers oiseaux.
Nous arrivons à West Yellowstone. Cette ville est située juste à côté de l’entrée ouest du parc. Nous séjournerons pendant 2 nuits au Yellowstone Park Hotel (bon hôtel). Nous dinons dans un restaurant chinois ‘Chinatown restaurant’ parmi une horde de touristes chinois : nourriture correct mais sans plus, ça ressemble plus à une cantine qu’à un restaurant. Le service est inexistant. Si vous voulez manger dans un restaurant chinois, allez plutôt au Red Lotus.
Dimanche 13 Mai :
Ce matin, nous retournons à Old Faithful afin d’explorer le site jusqu’à Morning Glory Pool (balade d’environ 3h30).
Nous assistons encore une fois à l’éruption d’Old Faithful (ce n’est pas tous les jours que nous pouvons voir des geysers en irruption donc nous en profitons au maximum) Il est tôt, pas beaucoup de monde, tant mieux ! La balade se fait sous un ciel bleu, le chemin est plat, nous croisons des marmottes et écureuils. Nous admirons chaque geyser et bassin, surtout Morning Geyser Pool (bassin multicolore dont l'eau est d'une transparence incroyable et le fond va du bleu turquoise au centre au orange vif sur le bord). Oliv nous contraint même d’attendre qu’il n’y ait plus aucune ombre sur le bassin pour prendre une photo. Nous attendons bien 45 min et une ombre grignote toujours le bassin, nous finissons par continuer la visite. Mais 5 min plus tard, Oliv commence à avoir des regrets, il retourne au bassin pour ‘LA’ photo tandis que ses parents et moi continuons la visite.
Lion Geyser
Doublet Pool

Spasmodic Geyser














Après avoir déjeuné au lodge d’Old faithful, nous allons à Biscuit Bassin. Nous faisons la boucle sur le chemin en bois, présence de geysers et de belles piscines. L’eau chaude des bassins s’écoule dans la Firehole River.





Nous nous rendons au Midway Geyser Bassin avec le fameux Grand Prismatic Spring. Les couleurs sont resplendissantes et c’est tellement grand (90m de large) que nous n’arrivons pas à le prendre en photo en entier.

Avec Oliv nous nous regardons avec un grand sourire qui en dit long…Pas besoin de se parler pour savoir que nous pensons à la même chose : il ne sera pas possible de quitter cet endroit sans avoir gravi la montagne en face pour voir le Grand Prismatic d’en haut malgré toutes les pancartes qui interdisent de marcher hors du circuit touristique sous peine d’amende ainsi que les réticences de ses parents. Nous laissons les parents sur le site et nous sautons dans le 4*4 pour rejoindre le début de la randonnée. Pour ne pas être trop visible de la route j’enfile un K-way noir, on se croirait en mission commando. Après 30 min d’une course effrénée, de grimpette entre les sapins, troncs d’arbres, neige, boue, cailloux et bisons, nous voilà au sommet ! Quelle merveille ! C’est encore plus beau qu’en bas ! Nous mitraillons de photos, pire que des touristes japonais et attaquons la redescente. Nous nous félicitons et sommes contents de n’avoir pas croisé de rangers et comme dit mon chéri : les interdictions sont faites pour ne pas être respectées -)


Nous rejoignons Lower Geyser Basin après avoir récupéré ses parents et les rassurer sur le fait que nous ne nous sommes pas retrouvés nez à nez avec un ours. Dîner : Hamburger frites pour tout le monde sauf son père qui essaie une sorte de corned beef (à déconseiller) et nuit au Yellowstone Park Hotel
Lundi 14 Mai :
Aujourd’hui nous ferons la partie entre Madison et Mammoth Hot Spring. Départ à 8h50 après avoir demandé des informations au visitor center de West Yellowstone. Il va faire beau encore aujourd’hui, nous avons de la chance. Les blousons de ski et bonnets resteront à l’hôtel.
Nous faisons un 1er arrêt à Terrace Spring : intérêt limité mais la visite est rapide, suivi par un point de vue sur Gibbon Falls (chute d’eau d’environ 26m).

Gibbon Falls
Puis nous faisons une petite randonnée à Monument Geyser Basin (3.5 miles). Encore un panneau qui indique la présence d’ours mais nous n’en croiserons pas (dommage pour la photo). Le début de la randonnée est plat et longe la Gibbon river puis le chemin monte jusqu’à Monument Geyser Basin (180 m de dénivelé). Nous marchons parmi les sapins et la vue est agréable : canyon de Gibbon, prairie, montagnes enneigées. Avec la présence de neige, la randonnée est vite devenue périlleuse dans la montée, ses parents ont rebroussé chemin et nous continuons au pas de course pour ne pas trop les faire attendre. Il n’y a personne sur le site. Nous avons pu approcher des grands cônes de geyser, des fumerolles, des cratères, de boue en ébullition. Le sol est mou, ça fait bizarre sous les pieds comme si le sol était à 2 doigts de s’effondrer.


Nous enchainons avec Artist Paint Pot (0.6 miles, rando facile donc beaucoup de monde) : bassins de boue en ébullition.


Arrêt ensuite à Norris Geyser Bassin, divisée en 2 bassins : Porcelain Basin et Back Basin pour une ballade d’environ 1h sur les passerelles. Nous nous promenons parmi les geysers, fumerolles, bassins, squelettes d’arbres. Le site est vaste, pas très photogénique mais il y a une ambiance particulière : un paysage de fin du monde.





L’heure avance, nos ventres commencent à crier famine. Malheureusement il n’y a rien pour déjeuner à Norris (en tout cas d’ouvert à cette période). Nous faisons route vers Mammoth Hot Springs et déjeunons à 15h20 au lodge (il était temps !). Nous faisons la promenade de Mammoth (1h), ça grimpe assez raide. Comme tous les autres sites de Yellowstone, il est interdit de quitter les passerelles ce qui n’est pas terrible pour les photos car trop loin. Nous enfreindrons encore une fois cette interdiction pour se rapprocher des terrasses mais toujours en faisant attention de ne rien abimer bien sûr ! L’eau ruisselle petit à petit, de la vapeur d’eau se dégage. Le contraste des terrasses aux couleurs blanches, oranges, jaunes avec le ciel bleu et les montagnes est très beau.












Une petite glace pour reprendre des forces et 4*4 pour faire la loop d’Upper Terrace Drive avec quelques arrêts mais le soleil est trop bas pour apprécier pleinement les couleurs. Donc nous y reviendrons demain matin.





Nous quittons le parc pour notre hôtel à Gardiner. Nous logerons au Yellowstone Park North Travelodge (chambre très propre et pas très cher : à recommander).
En sortant du parc par le Nord
Nous dinons chez Rosie’s : la viande est excellente et les portions sont énormes, en tout cas pour mon estomac et pour celui de la mère d’Oliv.
Mardi 15 Mai :
Nous retournons à Mammoth Hot Springs, spécialement pour Canary Springs. On fraude de nouveau pour faire des photos de plus près et plus sympas.


Puis on refait la loop d’Upper Terrace Drive pour revoir White Elephant Back Terrace et Angels Terrace avec une meilleure lumière.
La route entre Tower Roosevelt et Canyon village est fermée. Dommage nous ne pourrons pas faire la grande loop complète. Pour rejoindre le canyon de Yellowstone nous repassons par Norris avec un arrêt à Roaring Montain (c’est une montagne qui fume).

Toute une journée avait été prévue au départ pour le Canyon de Yellowstone mais avec la présence de la neige la randonnée de 4h incluant Uncle’s Tom trail n’a pu être faite. Nous commençons par North Rim et ses différents points de vue. Une ballade permet de descendre jusqu’à Lower Falls (chute d’eau de 94m). Le débit est impressionnant. Les couleurs du canyon sont magnifiques, on dirait un tableau.

Un autre point de vue ‘Grand View’ permet de voir la chute d’eau en face, il est possible de descendre sur une autre plate-forme qui se trouve plus bas. D’une manière générale les points de vue sont obstrués par des arbres.


Puis nous allons sur l’autre Rim pour pique-niquer. Des tables de pique-nique sont aménagées parmi les arbres. Sur beaucoup d’arbres, l’écorce manque à leur base, serait-ce un signe de présence d’ours ? Un énorme corbeau nous tient compagnie et se régale des aliments qu’on peut lui lancer. Nous faisons un point de vue qui permet de voir Upper Falls (33m), un bout d’Uncle Tom trail malheureusement fermé. Nous réussissons malgré la neige à atteindre un point de vue.


On termine par Artist Point avec tous les touristes.

Sur la route menant au lac de Yellowstone, nous faisons un arrêt à Sulfur Caldron. L’odeur est nauséabonde, presque insupportable. Il n’y a pas de marche à faire, c’est un point de vue sur des bassins d'eau dont le pH est en moyenne de 1.3. Ensuite arrêt à Mud Volcano avec une ballade d’environ 45 min. Le site est moyennement intéressant par rapport à ce qu’on a pu voir les jours précédents. Points d’intérêt : Dragon's Mouth (une espèce de grotte d'où sort un bruit étrange, rappelant celui d'un dragon) et the Black Dragon's Caldron (énorme bain bouillonnant).

Nous traversons Hayden Valley avec toujours le nez collé à la vitre ou aux jumelles pour voir s’il n’y aurait pas un grizzli à photographier. Une petite randonnée tranquille au bord du lac de Yellowstone est prévue mais les parents d’Oliv préfèrent aller siroter un jus de pomme. Ils en ont plein les pattes ! Nous faisons donc sans eux Storm Point Trail pendant 1h15. Le lac est encore bien gelé. On s’est fait pas mal de copines chez les marmottes -)






Les parents nous récupèrent, nous rentrons à West Yellowstone au même hôtel et nous dinons au Red Lotus (chinois).
Mercredi 16 Mai :
Ce matin nous avons du mal à décoller, nous quittons l’hôtel vers 9h15. Pour notre dernière matinée à Yellowstone nous allons à West Thumb de 10h15 à 11h15. Ce site est au bord du lac de Yellowstone. Les bassins sont de taille et de couleurs différentes. Il y a même des petits geysers dans le Lac (Fishing Cone).
Sur le trajet quelques bisons occupent la route




Nous reprenons la route et quittons le parc de Yellowstone par le sud.

Halte rapide au Mac Do de Jackson. Une longue route nous attend pour atteindre Vernal. Nous n’aurons pas le temps de faire Flaming George.

Nous arrivons en fin d’après-midi / début de soirée à Vernal, nous nous mettons en quête d’un hôtel mais à notre grande stupeur tous les hôtels sont pleins (nous avons bien fait plus d’une dizaine d’hôtels à tous les prix). Nous ne comprenons pas ce qui se passe, une réceptionniste nous informe que les ouvriers viennent travailler à Vernal et logent à l’hôtel la semaine et rentre chez eux le week-end. Nous essayons donc la ville de Roosevelt qui se trouve à 30 min de Vernal mais même constat : tout est plein ! Que faire ? Nous y réfléchirons au Pizza Hut, qui est le seul ‘restaurant’ à encore servir à l’heure qu’il est. Nous commençons à réfléchir aux différents choix de couchage pour la nuit et des idées farfelues nous viennent en tête : faire comme Antoine de Maximi dans ‘J’irai dormir chez vous’ ou encore agresser des rangers pour trouver un lit en prison. Nous sommes pris de fou rire à cette idée. Plus sérieusement, nous avons le choix entre dormir dans la voiture sur un parking ou aller au camping de Vernal : un choix cornélien ! Nous penchons sur le camping donc retour à Vernal, il est 22h15. Personne à la réception, pas de lumière dans le camping, tout est calme. Nous montons la tente sous les lumières de la voiture. Les parents préfèrent dormir dans la voiture malgré nos conseils de prendre la tente car ils seront allongés et non assis. Nous entendons le bruit des camions donc pas facile de s’endormir.
Jeudi 17 Mai :
Nous serons tous réveillés vers 5h30 à cause du froid, nous arrivons à nous rendormir un peu jusqu’à 7h30. Nous quittons le camping tôt pour aller prendre un bon petit déjeuner pour nous remettre de cette ‘super’ nuit mais nous ne trouvons rien d’autre que le petit déjeuner du Mac Do.
A 9h15, nous prenons Island Park Road. Ce n’est pas très bien indiqué, heureusement que mon chéri à un très bon sens de l’orientation. La piste est bonne. Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les pétroglyphes de McKee Springs qui sont très bien conservés. Il y a une petite montée pour les trouver. Ce sont des pétroglyphes d’indiens Frémont qui datent de plus de 1000 ans.


Nous continuons la piste qui nous mène à Island Park Overlook quelques miles plus loin : magnifique vue sur la Green River et les montagnes de couleurs rouge, orange, blanc et le vert des arbres.

On coupe à travers le plateau de Diamond Mountain pour retrouver la Jones Hole Road. La piste est très rocailleuse, vraiment pas agréable. Oliv passe le volant du 4*4 à son père pour qu’il profite des joies de la conduite sur piste. La route monte raide, les cailloux sont de plus en plus nombreux et les vaches qui restent sur la piste ne facilitent pas notre avancée. Et ce qui devait arriver arriva : on crève ! Nous nous étonnions qu’avec toutes les pistes que nous avions faites depuis le départ de notre voyage, nous n’avions toujours pas crevé. Nous décidons de continuer avec la roue crevée jusqu’en haut de la piste ne voulant pas risquer de crever la roue de secours. Oliv se met devant le 4*4 et déblaye le plus possible le chemin. Une fois arrivée au croisement avec la Jones Hole Road, il faut changer la roue. Mais où est-elle ? Comment faut-il faire ? 2 cowboys (Karl et Chance) s’arrêtent et prennent les choses en main. C’est la seule voiture que nous avons croisé sur cette route. Nous n’avons pas d’autres choses à leur offrir que du coca bien frais. Nous les remercions et reprenons la route. J’entends encore Oliv me dire « On aurait réussi sans eux et plus vite ! » et moi : « Mais bien sûr mon chéri ! » LOL

Nous rejoignons le début de Jone Hole Trail (environ 4 miles), c’est la fin de la Jones Hole Road. Nous déjeunons à l’ombre des arbres sur les tables de piquenique. Nous commençons la randonnée vers 14h30. Nous longeons les bassins de truites pour se trouver nez à nez avec un serpent, frayeur ! La randonnée se fait dans le canyon et longue une petite rivière pour arriver à la Green river. En chemin nous pouvons admirer les pictogrammes indiens et faisons un détour par la cascade d’Ely Creek (30 min en plus). Les parents sont fatigués dès le départ de la randonnée, ça va être dur de les motiver jusqu’au bout. Petit stratagème : Oliv ne leur dit pas tout à fait la vérité sur la distance à parcourir. Nous arrivons à la Green River vers 17h10, nous prenons le temps de regarder le paysage et repartons vers 17h30.Nous pensons être seuls, Oliv prend ses aises pour un petit arrêt technique et lorsqu’il se retourne, se retrouve devant une dizaine de personnes. Ce sont des jeunes qui descendent la Green River. Encore un serpent sur le chemin du retour, je suis tétanisée et Oliv ne trouve rien de mieux que de rigoler et de me prendre en photo au lieu de jouer les gentlemans et m’aider. Nous arrivons à la voiture à 19h.










Nous faisons route vers Vernal où nous avions réservé au Econo Lodge Downtown (hôtel simple, pas cher). Ce soir ce sera restaurant mexicain.
Vendredi 18 Mai :
Ce matin, réveil tôt pour changer dès l’ouverture le pneu crevé. Il faudra ¾ heure d’attente, nous en profitons pour filer au Walmart faire des courses en prévision du camping à Echo Park de ce soir. Nous décollons vers 9h45, au programme la partie Utah de Dinosaur National Monument. Le temps est couvert, nous espérons que ça se lèvera en cours de journée.

Nous commençons par la visite des fossiles au Quarry Exhibit Hall, située juste au-dessus du visitor center. Les fossiles sont à flanc de colline. Au départ, c’était un ancien lit de rivière qui s’est soulevé.

Ensuite, nous faisons Sounds of Silence trail (5 km). Nous mettrons environ 2h pour faire la randonnée entourés d’orages avec quelques pluies légères. Il n’y a pas beaucoup de lumière, dommage pour les photos. Avec le soleil le panel des couleurs doit être plus joli. Nous rencontrerons un dindon qui semble être perdu ainsi qu’un super cerf qui court au loin.
Nous ne combinerons pas cette randonnée avec Desert Voices Nature trail, vu le temps.







Nous allons au Spilt Montain Overlook et décidons de pique-niquer. Mais….Vite dans la voiture ! Il pleut ! Et des grosses gouttes ! Nous finissons le déjeuner dans la voiture, pas très confortable. Nous allons ensuite voir Josie’s Cabin. Elle s’est installé en 1914 ici et a vécu en autarcie jusqu’à sa mort à 90 ans.

La pluie n’arrête pas de tomber, nous attendons au pied des pétroglyphes de lézards une éclaircie. Ils sont très bien conservés et très beaux. Nous pouvons les voir de la voiture, ce que font les parents avec les jumelles mais il est quand même préférable de grimper pour les voir de plus près.


Nous reprenons la route pour faire la partie Colorado du parc. Nous passons par la ville de Dinosaur pour voir s’il n’y aurait pas un hôtel pour la nuit. On dirait une ville fantôme, pas du tout accueillante. Arrivée au parc, nous ferons quelques arrêts à Escalante Overlook, Canyon Overlook et aux pétroglyphes horizontaux (on s’interroge sur la véracité de certains pétroglyphes, surtout 1 qui ressemble à un extra-terrestre).



Le temps ne s’est toujours pas levé, plus nous approchons des différents points de vue à faire, plus le ciel est bas ! Les nuages mangent les sommets des montagnes. Mais n’insisterons pas, on ne voit pas grand-chose.
Nous décidons aussi d’annuler le camping à Echo Park et retournons à Vernal pour essayer de trouver un hôtel en espérant ne pas revivre la même péripétie d’il y a 2 jours. Nous sommes vendredi donc les ouvriers ont dû rentrer chez eux. Nous nous arrêtons au Studio 6 mais le tarif ne nous convient pas trop et il n’y a pas de petit déjeuner. Ce sont des petits studios avec une cuisine. Nous essayons un autre motel, pas cher mais lorsque nous découvrons l’état des chambres : une horreur ! vieillot, une odeur de cigarette et de chien mouillé. Nous ne sommes pas très difficiles mais ce ne sera vraiment pas possible de rester là. Nous avions déjà payé mais nous allons récupérer notre argent auprès du réceptionniste et changer d’hôtel. Nous décidons de retourner au Studio 6, Oliv a un peu la honte de retourner à cet hôtel après avoir dit à la réceptionniste qu’on ne prendrait pas la chambre, mais tant pis ! Nous avons le diner qui aurait dû être pour le camping, donc ce soir nous recevrons ses parents dans notre studio.
Samedi 19 Mai :
Aujourd’hui, le temps est meilleur, pas de pluie mais ça aurait pu être mieux. Nous décollons assez tôt car un programme chargé nous attend. Nous retournons dans la partie Colorado du parc et enchainons tous les points de vue, il n’y a personne : Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island Park Overlook, Iron springs Bench Overlook, Echo Park Overlook. Vue grandiose sur les environs du Parc.
Nous rejoignons Harpers Corner Trail (2 miles) pour arriver à l’un des points de vue les plus impressionnants et les plus beaux de l’ouest américain. La randonnée est très facile. Tout au bout, une barrière que nous enjambons pour aller à la pointe et apprécier pleinement la vue sur les méandres de la Green River et sur la formation de la roche qui s’est soulevée à la verticale.




Nous descendons dans Echo Park par Echo Park Road. La piste est praticable, sans encombre, même sans 4*4 cela serait faisable. Nous faisons des arrêts à Historic Chew Ranch, aux Pool Creek pétroglyphes (il faut lever la tête pour pouvoir les voir. Ils sont assez hauts, le sol s’est érodé d’environ 20m), à Whispering Cave (Oliv tente de faire la même photo qu’on a pu voir sur un livre et je dois dire que le rendu n’est pas mal du tout) et à Picasso Face. Nous débouchons sur une prairie entourée de falaise et devant nous se dresse Steamboat Rock entouré par la Green River et la Yampa River qui se rejoignent à cet endroit. Nous trouvons une table de pique-nique pour déjeuner.





Les parents nous emmènent au pied de Picasso Face en 4*4 pour attaquer la grimpette et voir Steamboat Rock d’en haut. Nous leur donnons rdv dans 1h15. Il n’y a pas vraiment de chemin, nous nous dirigeons en faisant appel à notre sens de l’orientation. Nous arrivons au bord de la falaise avec la vue sur Steamboat. Nous longeons la falaise pour le voir sous différents angles.




Sur le chemin de retour nous apercevons une empreinte qui pourrait ressembler à celle d’un ours. Pile poil à l’heure du rdv ! Nous reprenons la route pour sortir de Dinosaur NM par la Yampa Bench Road. La route est longue, plus longue que ce que nous avions prévu et certains passages ne sont pas faciles (présence de cailloux), un 4*4 est fortement conseillé. Nous ferons tous les points de vue le long de cette piste : Castle Park Overlook, Harding Hole Overlook et Wagon Wheel Point Overlook.


Nous rejoignons la route 40 à Elk Springs. Nous avançons en direction de Denver. Il faudra trouver un hôtel sur le chemin. Nous nous arrêtons dans la ville de Craig au Traveller Inn (pas terrible mais ça fera l’affaire, il se fait tard). Nous avons envie d’un restaurant mexicain avec ses fajitas et une bonne sangria (sangria qui ressemblera plus à un sirop au final).
Dimanche 20 Mai :
C’est le jour du départ. Déjà ? :-( Nous rejoignons Denver pour rendre la voiture et prendre l’avion pour un retour à Paris après 1 mois d’un sublime voyage à travers l’ouest américain. Nous serions bien restés encore quelques semaines de plus. Ce voyage aura été pour moi une vraie découverte, un émerveillement et surtout un moment de partage inoubliable, le plus beau de mes voyages :-)
That’s the end !
Virginie et Olivier.
Les parents
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_1_D5756521/
La partie 2 se trouve ici :
http://voyageforum.com/forum/mois_dans_ouest_americain_en_route_yellowstone_partie_2_D5756534/
Vendredi 11 Mai Ce matin nous allons faire la petite ballade de Negro Bill Canyon pendant que mes parents partent faire Onion Creek. Il nous faudra 2H30 pour faire l’aller-retour jusqu’à Morning Glory Bridge. Le pont naturel n’est pas facile à photographier car il est dans l’ombre et collé à la falaise. Il y a beaucoup de monde sur le chemin car la ballade est facile.




Vers 11H nous quittons définitivement Moab pour prendre la direction du Nord et du Wyoming. Sur le chemin nous allons à Crystal Geyser qui est très surprenant !



Puis nous traversons la San Rafael Swell afin de rejoindre la piste de Buckhorn Wash qui se transforme vite en route. Nous passons près de Bottleneck peak, faisons un arrêt aux pétroglyphes et pétrographes de BuckHorn et enfin allons au très joli point de vue de Little Grand Canyon. Bon c’est vrai qu’il n’y a pas de comparaison possible avec son TRES grand cousin de l’Arizona mais il a son charme quand même !






Nous rejoignons l’Interstate 15 qui nous conduit à Salt Lake City où nous passons la nuit.
Samedi 12 Mai :
Nous quittons Salt Lake City pour nous diriger vers Yellowstone. La route du sud de Yellowstone est ouverte. Les kilomètres défilent, nous avançons bien. Nous nous arrêtons à Jackson pour déjeuner. Le temps est radieux mais un peu frais pour manger en terrasse.
Nous entrons dans le parc de Grand Teton, petite halte pour prendre quelques photos, les sommets sont enneigés, changement complet de décors par rapport à notre début de voyage.



Nous empruntons la scenic road avec un arrêt à Jenny Lake. Les montagnes se reflètent sur le lac, l’eau est limpide, c’est très joli.


Nous atteignons l’entrée sud de Yellowstone et sommes impressionnés par la hauteur de la neige (plus d’ 1 m) et il faut dire que j’étais un peu inquiète (changement de rédacteur) sur la faisabilité du programme au vue de toute cette neige.
Lewis River enneigée
Duke Lake avec le Yellowstone Lake au fond
Kepler CascadesIl n’est pas très tard donc nous commençons les réjouissances, après un arrêt à Kepler cascades (26 m), direction Old Faithful (vieux fidèle). Nous avons de la chance, l’irruption est prévue dans quelques minutes (à 18h20). L’irruption se fait environ toutes les 90 min, dure environ 5 min, et peut cracher jusqu’à 40m de haut. Nous prenons place sur les bancs autour du geyser. Nous sommes encerclés de touristes, on se croirait à Eurodisney :-( L’irruption n’est pas très impressionnante mais le spectacle est quand même sympa et c’est notre 1er geyser.

Une balade autour d’Old Faithful est prévue pour le lendemain.
Nous avons le temps de faire Black Sand Basin : Pas de geysers ici, mais de grandes piscines d'eau claire. Les couleurs sont magnifiques : bleu vert turquoise, blanc, orange, jaune. Ce sont les bactéries et les algues qui donnent ces couleurs. Beaucoup de fumée se dégage des bassins et une odeur d’œuf pourri envahie notre nez.
Emerald Pool, Black Sand Basin
Black Sand Basin
Cliff Geyser, Black Sand Basin
Black Sand BasinNous nous dirigeons vers West Yellowstone, en chemin nous constatons que toutes les routes adjacentes à la route principale sont fermées, il ne sera donc pas possible de faire toutes les choses prévues comme prendre la Firehole Lake Drive et toutes les autres visites hors des sentiers battus. Il est interdit de s’aventurer en dehors des zones touristiques à cause des Ours. Il faudra malheureusement revoir le programme. La route est très agréable le long de la Firehole River, nous voyons un animal au loin. Qu’est-ce que c’est ? Un bison ! Nous nous arrêtons, prenons les appareils photos et tentons une approche en douceur. Bien que son pelage ne soit pas très beau nous le prenons en photo sous toutes les coutures. Nous ne savions pas qu’en repartant nous allions en croiser plein d’autres déambuler sur la route parmi les voitures et que les photos de bisons ne manqueraient pas.
Notre 1e bison !Nous regardons aussi aux alentours et nous pouvons voir des wapitis et divers oiseaux.
Nous arrivons à West Yellowstone. Cette ville est située juste à côté de l’entrée ouest du parc. Nous séjournerons pendant 2 nuits au Yellowstone Park Hotel (bon hôtel). Nous dinons dans un restaurant chinois ‘Chinatown restaurant’ parmi une horde de touristes chinois : nourriture correct mais sans plus, ça ressemble plus à une cantine qu’à un restaurant. Le service est inexistant. Si vous voulez manger dans un restaurant chinois, allez plutôt au Red Lotus.
Dimanche 13 Mai :
Ce matin, nous retournons à Old Faithful afin d’explorer le site jusqu’à Morning Glory Pool (balade d’environ 3h30).
Nous assistons encore une fois à l’éruption d’Old Faithful (ce n’est pas tous les jours que nous pouvons voir des geysers en irruption donc nous en profitons au maximum) Il est tôt, pas beaucoup de monde, tant mieux ! La balade se fait sous un ciel bleu, le chemin est plat, nous croisons des marmottes et écureuils. Nous admirons chaque geyser et bassin, surtout Morning Geyser Pool (bassin multicolore dont l'eau est d'une transparence incroyable et le fond va du bleu turquoise au centre au orange vif sur le bord). Oliv nous contraint même d’attendre qu’il n’y ait plus aucune ombre sur le bassin pour prendre une photo. Nous attendons bien 45 min et une ombre grignote toujours le bassin, nous finissons par continuer la visite. Mais 5 min plus tard, Oliv commence à avoir des regrets, il retourne au bassin pour ‘LA’ photo tandis que ses parents et moi continuons la visite.
Lion Geyser
Doublet Pool
Spasmodic Geyser













Après avoir déjeuné au lodge d’Old faithful, nous allons à Biscuit Bassin. Nous faisons la boucle sur le chemin en bois, présence de geysers et de belles piscines. L’eau chaude des bassins s’écoule dans la Firehole River.





Nous nous rendons au Midway Geyser Bassin avec le fameux Grand Prismatic Spring. Les couleurs sont resplendissantes et c’est tellement grand (90m de large) que nous n’arrivons pas à le prendre en photo en entier.

Avec Oliv nous nous regardons avec un grand sourire qui en dit long…Pas besoin de se parler pour savoir que nous pensons à la même chose : il ne sera pas possible de quitter cet endroit sans avoir gravi la montagne en face pour voir le Grand Prismatic d’en haut malgré toutes les pancartes qui interdisent de marcher hors du circuit touristique sous peine d’amende ainsi que les réticences de ses parents. Nous laissons les parents sur le site et nous sautons dans le 4*4 pour rejoindre le début de la randonnée. Pour ne pas être trop visible de la route j’enfile un K-way noir, on se croirait en mission commando. Après 30 min d’une course effrénée, de grimpette entre les sapins, troncs d’arbres, neige, boue, cailloux et bisons, nous voilà au sommet ! Quelle merveille ! C’est encore plus beau qu’en bas ! Nous mitraillons de photos, pire que des touristes japonais et attaquons la redescente. Nous nous félicitons et sommes contents de n’avoir pas croisé de rangers et comme dit mon chéri : les interdictions sont faites pour ne pas être respectées -)


Nous rejoignons Lower Geyser Basin après avoir récupéré ses parents et les rassurer sur le fait que nous ne nous sommes pas retrouvés nez à nez avec un ours. Dîner : Hamburger frites pour tout le monde sauf son père qui essaie une sorte de corned beef (à déconseiller) et nuit au Yellowstone Park Hotel
Lundi 14 Mai :
Aujourd’hui nous ferons la partie entre Madison et Mammoth Hot Spring. Départ à 8h50 après avoir demandé des informations au visitor center de West Yellowstone. Il va faire beau encore aujourd’hui, nous avons de la chance. Les blousons de ski et bonnets resteront à l’hôtel.
Nous faisons un 1er arrêt à Terrace Spring : intérêt limité mais la visite est rapide, suivi par un point de vue sur Gibbon Falls (chute d’eau d’environ 26m).

Gibbon FallsPuis nous faisons une petite randonnée à Monument Geyser Basin (3.5 miles). Encore un panneau qui indique la présence d’ours mais nous n’en croiserons pas (dommage pour la photo). Le début de la randonnée est plat et longe la Gibbon river puis le chemin monte jusqu’à Monument Geyser Basin (180 m de dénivelé). Nous marchons parmi les sapins et la vue est agréable : canyon de Gibbon, prairie, montagnes enneigées. Avec la présence de neige, la randonnée est vite devenue périlleuse dans la montée, ses parents ont rebroussé chemin et nous continuons au pas de course pour ne pas trop les faire attendre. Il n’y a personne sur le site. Nous avons pu approcher des grands cônes de geyser, des fumerolles, des cratères, de boue en ébullition. Le sol est mou, ça fait bizarre sous les pieds comme si le sol était à 2 doigts de s’effondrer.


Nous enchainons avec Artist Paint Pot (0.6 miles, rando facile donc beaucoup de monde) : bassins de boue en ébullition.


Arrêt ensuite à Norris Geyser Bassin, divisée en 2 bassins : Porcelain Basin et Back Basin pour une ballade d’environ 1h sur les passerelles. Nous nous promenons parmi les geysers, fumerolles, bassins, squelettes d’arbres. Le site est vaste, pas très photogénique mais il y a une ambiance particulière : un paysage de fin du monde.





L’heure avance, nos ventres commencent à crier famine. Malheureusement il n’y a rien pour déjeuner à Norris (en tout cas d’ouvert à cette période). Nous faisons route vers Mammoth Hot Springs et déjeunons à 15h20 au lodge (il était temps !). Nous faisons la promenade de Mammoth (1h), ça grimpe assez raide. Comme tous les autres sites de Yellowstone, il est interdit de quitter les passerelles ce qui n’est pas terrible pour les photos car trop loin. Nous enfreindrons encore une fois cette interdiction pour se rapprocher des terrasses mais toujours en faisant attention de ne rien abimer bien sûr ! L’eau ruisselle petit à petit, de la vapeur d’eau se dégage. Le contraste des terrasses aux couleurs blanches, oranges, jaunes avec le ciel bleu et les montagnes est très beau.












Une petite glace pour reprendre des forces et 4*4 pour faire la loop d’Upper Terrace Drive avec quelques arrêts mais le soleil est trop bas pour apprécier pleinement les couleurs. Donc nous y reviendrons demain matin.





Nous quittons le parc pour notre hôtel à Gardiner. Nous logerons au Yellowstone Park North Travelodge (chambre très propre et pas très cher : à recommander).
En sortant du parc par le NordNous dinons chez Rosie’s : la viande est excellente et les portions sont énormes, en tout cas pour mon estomac et pour celui de la mère d’Oliv.
Mardi 15 Mai :
Nous retournons à Mammoth Hot Springs, spécialement pour Canary Springs. On fraude de nouveau pour faire des photos de plus près et plus sympas.


Puis on refait la loop d’Upper Terrace Drive pour revoir White Elephant Back Terrace et Angels Terrace avec une meilleure lumière.
La route entre Tower Roosevelt et Canyon village est fermée. Dommage nous ne pourrons pas faire la grande loop complète. Pour rejoindre le canyon de Yellowstone nous repassons par Norris avec un arrêt à Roaring Montain (c’est une montagne qui fume).

Toute une journée avait été prévue au départ pour le Canyon de Yellowstone mais avec la présence de la neige la randonnée de 4h incluant Uncle’s Tom trail n’a pu être faite. Nous commençons par North Rim et ses différents points de vue. Une ballade permet de descendre jusqu’à Lower Falls (chute d’eau de 94m). Le débit est impressionnant. Les couleurs du canyon sont magnifiques, on dirait un tableau.

Un autre point de vue ‘Grand View’ permet de voir la chute d’eau en face, il est possible de descendre sur une autre plate-forme qui se trouve plus bas. D’une manière générale les points de vue sont obstrués par des arbres.


Puis nous allons sur l’autre Rim pour pique-niquer. Des tables de pique-nique sont aménagées parmi les arbres. Sur beaucoup d’arbres, l’écorce manque à leur base, serait-ce un signe de présence d’ours ? Un énorme corbeau nous tient compagnie et se régale des aliments qu’on peut lui lancer. Nous faisons un point de vue qui permet de voir Upper Falls (33m), un bout d’Uncle Tom trail malheureusement fermé. Nous réussissons malgré la neige à atteindre un point de vue.


On termine par Artist Point avec tous les touristes.

Sur la route menant au lac de Yellowstone, nous faisons un arrêt à Sulfur Caldron. L’odeur est nauséabonde, presque insupportable. Il n’y a pas de marche à faire, c’est un point de vue sur des bassins d'eau dont le pH est en moyenne de 1.3. Ensuite arrêt à Mud Volcano avec une ballade d’environ 45 min. Le site est moyennement intéressant par rapport à ce qu’on a pu voir les jours précédents. Points d’intérêt : Dragon's Mouth (une espèce de grotte d'où sort un bruit étrange, rappelant celui d'un dragon) et the Black Dragon's Caldron (énorme bain bouillonnant).

Nous traversons Hayden Valley avec toujours le nez collé à la vitre ou aux jumelles pour voir s’il n’y aurait pas un grizzli à photographier. Une petite randonnée tranquille au bord du lac de Yellowstone est prévue mais les parents d’Oliv préfèrent aller siroter un jus de pomme. Ils en ont plein les pattes ! Nous faisons donc sans eux Storm Point Trail pendant 1h15. Le lac est encore bien gelé. On s’est fait pas mal de copines chez les marmottes -)






Les parents nous récupèrent, nous rentrons à West Yellowstone au même hôtel et nous dinons au Red Lotus (chinois).
Mercredi 16 Mai :
Ce matin nous avons du mal à décoller, nous quittons l’hôtel vers 9h15. Pour notre dernière matinée à Yellowstone nous allons à West Thumb de 10h15 à 11h15. Ce site est au bord du lac de Yellowstone. Les bassins sont de taille et de couleurs différentes. Il y a même des petits geysers dans le Lac (Fishing Cone).
Sur le trajet quelques bisons occupent la route




Nous reprenons la route et quittons le parc de Yellowstone par le sud.

Halte rapide au Mac Do de Jackson. Une longue route nous attend pour atteindre Vernal. Nous n’aurons pas le temps de faire Flaming George.

Nous arrivons en fin d’après-midi / début de soirée à Vernal, nous nous mettons en quête d’un hôtel mais à notre grande stupeur tous les hôtels sont pleins (nous avons bien fait plus d’une dizaine d’hôtels à tous les prix). Nous ne comprenons pas ce qui se passe, une réceptionniste nous informe que les ouvriers viennent travailler à Vernal et logent à l’hôtel la semaine et rentre chez eux le week-end. Nous essayons donc la ville de Roosevelt qui se trouve à 30 min de Vernal mais même constat : tout est plein ! Que faire ? Nous y réfléchirons au Pizza Hut, qui est le seul ‘restaurant’ à encore servir à l’heure qu’il est. Nous commençons à réfléchir aux différents choix de couchage pour la nuit et des idées farfelues nous viennent en tête : faire comme Antoine de Maximi dans ‘J’irai dormir chez vous’ ou encore agresser des rangers pour trouver un lit en prison. Nous sommes pris de fou rire à cette idée. Plus sérieusement, nous avons le choix entre dormir dans la voiture sur un parking ou aller au camping de Vernal : un choix cornélien ! Nous penchons sur le camping donc retour à Vernal, il est 22h15. Personne à la réception, pas de lumière dans le camping, tout est calme. Nous montons la tente sous les lumières de la voiture. Les parents préfèrent dormir dans la voiture malgré nos conseils de prendre la tente car ils seront allongés et non assis. Nous entendons le bruit des camions donc pas facile de s’endormir.
Jeudi 17 Mai :
Nous serons tous réveillés vers 5h30 à cause du froid, nous arrivons à nous rendormir un peu jusqu’à 7h30. Nous quittons le camping tôt pour aller prendre un bon petit déjeuner pour nous remettre de cette ‘super’ nuit mais nous ne trouvons rien d’autre que le petit déjeuner du Mac Do.
A 9h15, nous prenons Island Park Road. Ce n’est pas très bien indiqué, heureusement que mon chéri à un très bon sens de l’orientation. La piste est bonne. Sur la route nous nous arrêtons pour admirer les pétroglyphes de McKee Springs qui sont très bien conservés. Il y a une petite montée pour les trouver. Ce sont des pétroglyphes d’indiens Frémont qui datent de plus de 1000 ans.



Nous continuons la piste qui nous mène à Island Park Overlook quelques miles plus loin : magnifique vue sur la Green River et les montagnes de couleurs rouge, orange, blanc et le vert des arbres.

On coupe à travers le plateau de Diamond Mountain pour retrouver la Jones Hole Road. La piste est très rocailleuse, vraiment pas agréable. Oliv passe le volant du 4*4 à son père pour qu’il profite des joies de la conduite sur piste. La route monte raide, les cailloux sont de plus en plus nombreux et les vaches qui restent sur la piste ne facilitent pas notre avancée. Et ce qui devait arriver arriva : on crève ! Nous nous étonnions qu’avec toutes les pistes que nous avions faites depuis le départ de notre voyage, nous n’avions toujours pas crevé. Nous décidons de continuer avec la roue crevée jusqu’en haut de la piste ne voulant pas risquer de crever la roue de secours. Oliv se met devant le 4*4 et déblaye le plus possible le chemin. Une fois arrivée au croisement avec la Jones Hole Road, il faut changer la roue. Mais où est-elle ? Comment faut-il faire ? 2 cowboys (Karl et Chance) s’arrêtent et prennent les choses en main. C’est la seule voiture que nous avons croisé sur cette route. Nous n’avons pas d’autres choses à leur offrir que du coca bien frais. Nous les remercions et reprenons la route. J’entends encore Oliv me dire « On aurait réussi sans eux et plus vite ! » et moi : « Mais bien sûr mon chéri ! » LOL

Nous rejoignons le début de Jone Hole Trail (environ 4 miles), c’est la fin de la Jones Hole Road. Nous déjeunons à l’ombre des arbres sur les tables de piquenique. Nous commençons la randonnée vers 14h30. Nous longeons les bassins de truites pour se trouver nez à nez avec un serpent, frayeur ! La randonnée se fait dans le canyon et longue une petite rivière pour arriver à la Green river. En chemin nous pouvons admirer les pictogrammes indiens et faisons un détour par la cascade d’Ely Creek (30 min en plus). Les parents sont fatigués dès le départ de la randonnée, ça va être dur de les motiver jusqu’au bout. Petit stratagème : Oliv ne leur dit pas tout à fait la vérité sur la distance à parcourir. Nous arrivons à la Green River vers 17h10, nous prenons le temps de regarder le paysage et repartons vers 17h30.Nous pensons être seuls, Oliv prend ses aises pour un petit arrêt technique et lorsqu’il se retourne, se retrouve devant une dizaine de personnes. Ce sont des jeunes qui descendent la Green River. Encore un serpent sur le chemin du retour, je suis tétanisée et Oliv ne trouve rien de mieux que de rigoler et de me prendre en photo au lieu de jouer les gentlemans et m’aider. Nous arrivons à la voiture à 19h.










Nous faisons route vers Vernal où nous avions réservé au Econo Lodge Downtown (hôtel simple, pas cher). Ce soir ce sera restaurant mexicain.
Vendredi 18 Mai :
Ce matin, réveil tôt pour changer dès l’ouverture le pneu crevé. Il faudra ¾ heure d’attente, nous en profitons pour filer au Walmart faire des courses en prévision du camping à Echo Park de ce soir. Nous décollons vers 9h45, au programme la partie Utah de Dinosaur National Monument. Le temps est couvert, nous espérons que ça se lèvera en cours de journée.

Nous commençons par la visite des fossiles au Quarry Exhibit Hall, située juste au-dessus du visitor center. Les fossiles sont à flanc de colline. Au départ, c’était un ancien lit de rivière qui s’est soulevé.

Ensuite, nous faisons Sounds of Silence trail (5 km). Nous mettrons environ 2h pour faire la randonnée entourés d’orages avec quelques pluies légères. Il n’y a pas beaucoup de lumière, dommage pour les photos. Avec le soleil le panel des couleurs doit être plus joli. Nous rencontrerons un dindon qui semble être perdu ainsi qu’un super cerf qui court au loin.
Nous ne combinerons pas cette randonnée avec Desert Voices Nature trail, vu le temps.






Nous allons au Spilt Montain Overlook et décidons de pique-niquer. Mais….Vite dans la voiture ! Il pleut ! Et des grosses gouttes ! Nous finissons le déjeuner dans la voiture, pas très confortable. Nous allons ensuite voir Josie’s Cabin. Elle s’est installé en 1914 ici et a vécu en autarcie jusqu’à sa mort à 90 ans.

La pluie n’arrête pas de tomber, nous attendons au pied des pétroglyphes de lézards une éclaircie. Ils sont très bien conservés et très beaux. Nous pouvons les voir de la voiture, ce que font les parents avec les jumelles mais il est quand même préférable de grimper pour les voir de plus près.


Nous reprenons la route pour faire la partie Colorado du parc. Nous passons par la ville de Dinosaur pour voir s’il n’y aurait pas un hôtel pour la nuit. On dirait une ville fantôme, pas du tout accueillante. Arrivée au parc, nous ferons quelques arrêts à Escalante Overlook, Canyon Overlook et aux pétroglyphes horizontaux (on s’interroge sur la véracité de certains pétroglyphes, surtout 1 qui ressemble à un extra-terrestre).



Le temps ne s’est toujours pas levé, plus nous approchons des différents points de vue à faire, plus le ciel est bas ! Les nuages mangent les sommets des montagnes. Mais n’insisterons pas, on ne voit pas grand-chose.
Nous décidons aussi d’annuler le camping à Echo Park et retournons à Vernal pour essayer de trouver un hôtel en espérant ne pas revivre la même péripétie d’il y a 2 jours. Nous sommes vendredi donc les ouvriers ont dû rentrer chez eux. Nous nous arrêtons au Studio 6 mais le tarif ne nous convient pas trop et il n’y a pas de petit déjeuner. Ce sont des petits studios avec une cuisine. Nous essayons un autre motel, pas cher mais lorsque nous découvrons l’état des chambres : une horreur ! vieillot, une odeur de cigarette et de chien mouillé. Nous ne sommes pas très difficiles mais ce ne sera vraiment pas possible de rester là. Nous avions déjà payé mais nous allons récupérer notre argent auprès du réceptionniste et changer d’hôtel. Nous décidons de retourner au Studio 6, Oliv a un peu la honte de retourner à cet hôtel après avoir dit à la réceptionniste qu’on ne prendrait pas la chambre, mais tant pis ! Nous avons le diner qui aurait dû être pour le camping, donc ce soir nous recevrons ses parents dans notre studio.
Samedi 19 Mai :
Aujourd’hui, le temps est meilleur, pas de pluie mais ça aurait pu être mieux. Nous décollons assez tôt car un programme chargé nous attend. Nous retournons dans la partie Colorado du parc et enchainons tous les points de vue, il n’y a personne : Escalante Overlook, Canyon Overlook, Island Park Overlook, Iron springs Bench Overlook, Echo Park Overlook. Vue grandiose sur les environs du Parc.
Nous rejoignons Harpers Corner Trail (2 miles) pour arriver à l’un des points de vue les plus impressionnants et les plus beaux de l’ouest américain. La randonnée est très facile. Tout au bout, une barrière que nous enjambons pour aller à la pointe et apprécier pleinement la vue sur les méandres de la Green River et sur la formation de la roche qui s’est soulevée à la verticale.




Nous descendons dans Echo Park par Echo Park Road. La piste est praticable, sans encombre, même sans 4*4 cela serait faisable. Nous faisons des arrêts à Historic Chew Ranch, aux Pool Creek pétroglyphes (il faut lever la tête pour pouvoir les voir. Ils sont assez hauts, le sol s’est érodé d’environ 20m), à Whispering Cave (Oliv tente de faire la même photo qu’on a pu voir sur un livre et je dois dire que le rendu n’est pas mal du tout) et à Picasso Face. Nous débouchons sur une prairie entourée de falaise et devant nous se dresse Steamboat Rock entouré par la Green River et la Yampa River qui se rejoignent à cet endroit. Nous trouvons une table de pique-nique pour déjeuner.





Les parents nous emmènent au pied de Picasso Face en 4*4 pour attaquer la grimpette et voir Steamboat Rock d’en haut. Nous leur donnons rdv dans 1h15. Il n’y a pas vraiment de chemin, nous nous dirigeons en faisant appel à notre sens de l’orientation. Nous arrivons au bord de la falaise avec la vue sur Steamboat. Nous longeons la falaise pour le voir sous différents angles.




Sur le chemin de retour nous apercevons une empreinte qui pourrait ressembler à celle d’un ours. Pile poil à l’heure du rdv ! Nous reprenons la route pour sortir de Dinosaur NM par la Yampa Bench Road. La route est longue, plus longue que ce que nous avions prévu et certains passages ne sont pas faciles (présence de cailloux), un 4*4 est fortement conseillé. Nous ferons tous les points de vue le long de cette piste : Castle Park Overlook, Harding Hole Overlook et Wagon Wheel Point Overlook.


Nous rejoignons la route 40 à Elk Springs. Nous avançons en direction de Denver. Il faudra trouver un hôtel sur le chemin. Nous nous arrêtons dans la ville de Craig au Traveller Inn (pas terrible mais ça fera l’affaire, il se fait tard). Nous avons envie d’un restaurant mexicain avec ses fajitas et une bonne sangria (sangria qui ressemblera plus à un sirop au final).
Dimanche 20 Mai :
C’est le jour du départ. Déjà ? :-( Nous rejoignons Denver pour rendre la voiture et prendre l’avion pour un retour à Paris après 1 mois d’un sublime voyage à travers l’ouest américain. Nous serions bien restés encore quelques semaines de plus. Ce voyage aura été pour moi une vraie découverte, un émerveillement et surtout un moment de partage inoubliable, le plus beau de mes voyages :-)
That’s the end !
Virginie et Olivier.
Les parentsRetour de notre voyage Arizona, New Mexico, Utah English translation pending
Hi everybody,
Déjà 3 semaines que nous sommes de retour d'un nouveau beau voyage dans l'Ouest et nous remercions tous ceux qui par leurs posts, carnets, MP nous ont fait rêver pendant les mois de préparation.
Cette année nous avons fait un circuit de 4 semaines Phoenix/Phoenix avec les étapes suivantes: Tucson, White Sands (Alamogordo), Santa Fe, Farmington, Chinle, Monticello, Moab, Hanksville, Escalante, Springdale, Page, Grand Canyon, Sedona.
Pendant tout le trip j’ai tenu un blog pour la famille, avec l'intention de le convertir un jour en carnet pour le forum. En attendant j’ai simplement adapté un petit peu le blog (lien en signature) pour ceux que notre périple peut intéresser, et surtout pour les amis forumeurs que nous avons eu le bonheur de rencontrer en chemin🙂.
Anne
PS Désolée, je n’arrive pas à corriger l’inversion des jours 2 et 3 😠
Déjà 3 semaines que nous sommes de retour d'un nouveau beau voyage dans l'Ouest et nous remercions tous ceux qui par leurs posts, carnets, MP nous ont fait rêver pendant les mois de préparation.
Cette année nous avons fait un circuit de 4 semaines Phoenix/Phoenix avec les étapes suivantes: Tucson, White Sands (Alamogordo), Santa Fe, Farmington, Chinle, Monticello, Moab, Hanksville, Escalante, Springdale, Page, Grand Canyon, Sedona.
Pendant tout le trip j’ai tenu un blog pour la famille, avec l'intention de le convertir un jour en carnet pour le forum. En attendant j’ai simplement adapté un petit peu le blog (lien en signature) pour ceux que notre périple peut intéresser, et surtout pour les amis forumeurs que nous avons eu le bonheur de rencontrer en chemin🙂.
Anne
PS Désolée, je n’arrive pas à corriger l’inversion des jours 2 et 3 😠
Vingt jours dans l'Ouest américain en 2010 English translation pending
Je vous relate notre trip Américain à 3: moi 50 ans avec mes 2 garçons (19 et 21 ans).
J1: 27 juillet 2010: Bruxelles- San Francisco
J2: San Francisco
J3: San Francisco- Oakhurst
J4: Oakhurst- Yosemite
J5: Yosemite- Bishop
J6: Bishop- Las Vegas
J7: Las vegas
J8: Las Vegas- Bryce canyon
J9: Bryce canyon- Escalante
J10: Escalante- Moab
J11: Moab
J13: Moab- Cortez
J14: Cortez- Monument valley
J15: Monument Valley- Grand canyon
J16: grand canyon- Needles
J17: Needles- Los Angeles
J18: Los Angeles
J19: Los Angeles- ventura beach
J20: Ventura beach- San Francisco
J21: départ
J22: arrivée
Partie 1: San Francisco à Las Vegas
J1: Départ: Bruxelles- San Francisco Départ du vol American airlines à 11h (sans retard) pour Chicago. 2 films + 2 repas (très bon d’ailleurs) font que ça passe vite et on arrive à 19h30 à Chicago (pour nous) mais ici il n’est que 12h30 heure locale. Sortie d’avion, passage douane où mon fils Laurent se fait contrôler les papiers à part (pourtant il n'a pas de tête de terroriste! On change de terminal via un petit train et à nouveau contrôle. Cette fois fouille corporelle pour nous 3 car j’ai oublié une bouteille d’eau dans un sac du vol transatrantique. La fille de la douane papote avec nous et nous a dit que sa mère avait séjourné à Gand.Le monde est petit finalement.
Ensuite 2h à tuer dans l’aéroport bourré. On sent que c'est un busy airport. On mange chinois mais pas terrible. C’est de l’industriel (7 $ par personne).
Décollage à 16h35. Arrivée à San Francisco à 19h10 heure locale. Il y a du soleil mais un peu frais (19° annonçé). On sort vite puis on prend le « air train » nous amenant au car rental center pour prendre notre voiture chez Alamo. On n’a plus beaucoup de choix de voiture (seulement 3) car il est tard. Et de plus on arrive en même temps qu'un autre couple qui veut la même auto que nous. Désolé les mecs mais on était les premiers.
On avait pourtant prévu une « full car » mais j’ai l’impression qu’il ne leur en reste plus alors ils nous refilent une « intermediate ». Le problème est qu’on a du mal a mettre nos 2 grandes valises dans le coffre. Après qq essais Quentin parvient à les caser en poussant pas mal dans la Dodge.
Je roule lentement pour m’habituer. Very easy. Le motel 6 n’est qu’à 5 minutes de l’aéroport (68 $ la nuit) On va encore manger un double cheesburger (absolument géant 10$) au Dennys tout proche. Quand on se met au lit vers 22h15, bien fatigué, une alarme d'incendie se met en route dans notre couloir et ce sans raison durant 30 longues minutes. zut nous on veut dormir !
J2: San Francisco Lever de bonne heure (décalage horaire oblige) à 6h bien que j'ai ouvert un oeil à 4h -sans doute l'excitation. Un pt dej au Dennys proche (35 $). On y compose notre menu (scrambled eggs, bacon and sausage- pas de pancake cette fois-ci). a la caisse il faut toujours ajouter la taxe au prix affichés et le "tip" d'environ 12%. Puis on prend le métro station "san bruno" (moyen très pratique pour rejoindre downtown - on y est en 25 minutes). Un logement loin du centre évite les prix excessifs des hôtels du centre et 1 trajet est à 3$90 par pers). Le temps est couvert; dommage. Mon petit pull ne me semble pas suffisant. On prend le cable car(5$) vers Lombard street . a cette heure matinale (il est 8h45) il n'y a pas encore de queue pour le prendre.
On va vers telegraph hill pour une vue (avec nuages) sur la ville. Les rues sont fort pentues ici et les autos doivent bien se garer perpendiculaire au trottoir. En route on traverse un parc où des chinois font du tai chi chuan. La vue est dégagée malgré les nuages et on peut apercevoir le golden gate bridge.

On quitte à 10.30 pour descendre vers le pier 39. Arrivé là le ciel se dégage. Il fera ciel bleu tout le reste de la journée. On va faire quelques achats au hard rock café (1 pull et 2 t-shirt pour 102$) et on se balade sur le pier 39 très touristique mais fort joli.
A 12h15 début du tour en bateau dans la baie d’1h30 vers le golden gate et autour de l’ile d’Alcatraz. On prend bcp de photos. Moi qui croyait qu’il allait faire fort froid. Et bien on a plutôt chaud et Laurent a même un coup de soleil.
On va ensuite chercher pour manger qq chose. On tourne un peu et finalement on va manger un sandwich composé nous même au subway (19$). Il y en a qui en mangent de plus énormes que les nôtres. On va le manger dehors à fishermans warf en écoutant un musicien de rue.

On se balade encore du côté de ghirardelli square. Ensuite essai de prendre le cable mais la file est gigantesque et on décide d’avancer un peu sur le trajet du tram afin de monter à l'arrêt suivant. Pas de bol il ne s'arrête pas. Finalement on montera la rue abrupte à pied jusqu’à Lombard street où on parviendra à sauter dans un cable car jusqu’au terminus.
Le centre ville est plus animé que ce matin. On pénètre dans un grand magasin (american eagle outfitter) qu'on dévalise quasi (2 jeans, 2 chemises, 4 t shirt et 2 short pour 280$. On a eu 20% de réduction pcq on achetait les jeans). NB: 1 jeans à32$; 1 t shirt à 13$, 1 short à 24$ pour donner une idée des prix. Les vendeurs sont très aimables (normal vu la somme qu'on leur a laissé). Le gars du vestiaire communique avec un autre du magasin avec un petit portable local, ceci pour que le client ne bouge pas des cabines d’essayages et qu’il puisse recevoir la taille désirée sans devoir retourner chaque fois chercher soi même.
Et c'est pas fini. Mes fils adorent les marques donc on se tappe encore le magasin Hollister pour y acheter un (seul) pull (ouf mon portefeuille a dit stop les gars). Fin des courses à 17.30, chargé de paquets.
Petit passage ensuite à l’apple store où Quentin achète des nouveaux écouteurs (30$ tout de même !) et j’écris un petit mail vers l'europe.
A 18h, en passant par union square, on va à Chinatown. sympa mais déjà des magasins ferment. Je trouve une plaque "massage" mais c'est fermé aussi (j'aurais bien essayé car je suis kiné). On va aussi à la recherche d’un resto que j’avais repéré dans le guide du routard. Le 1e est bondé (et il n’est que 18h45) et pour le second il est occupé par un mariage. On atterrit donc dans un petit resto où la serveuse tire la geule. On ne comprend pas le cuistot et la soupe est trop spicy mais le reste du repas est copieux et très bon (50$).
Il est temps de reprendre le métro puis notre auto. Je remarque qu’à 20h30 il fait quasi noir (le coucher de soleil était à 20h 15 normalement).
J3: San Francisco- oakhurst Je me lève à 6h. Déjà une petite lessive. Les gars se lèvent à 6.30 (sans trop de mal aujourd'hui- plus dur sur la fin du séjour). Zut à nouveau il fait couvert (et bien plus que hier matin). Pas chaud aussi 52°. Après notre petit dej chez Dennys (26,9$) on part en auto cette fois vers San Francisco par une freeway où il y a un petit embouteillage, puis on se perd un peu dans toutes les rues à sens unique mais on arrive tout de même à trouver l’ancienne mission Dolores. On ne compte pas aller voir les « twin peaks » pour la vue sur la ville à cause du brouillard. On passe encore par une maison aux beaux murs peints avant d’aller au quartier Height Hashbury.
Quartier agréable. Pas beaucoup de monde car les magas n’ouvrent qu’à 11h. Belles façades de maisons colorées. La rue principale est bordée de boutiques de fringues un peu glauques ou gothiques ou de tatoueurs. On y reste 1h. On achète aussi nos pic nics dans une épicerie bio pour manger ce midi et demain.





Il faut se faire à l’idée : avec ce brouillard on ne verra pas la vue du golden gate sur la ville. Tant pis. Avant de quitter la ville, on fait tout de même un arrêt au célèbre Alamo square et sa belle rangée de 5 maisons. On quitte finalement San Francisco vers midi au lieu de 14h.

On traverse la baie par le « bay bridge » on s’en serait douté ! et hop de l’autre côté le soleil est là. Rageant. Arrêt dans un grand magasin Walmart pour acheter notre cooler (20$) et de l’eau.
A 13h15 on part trouver un endroit pour pique niquer. On s’arrête dans le parking de l’hotel Marriot pour ça. Là Laurent remarque un beau 4X4 garé à côté de nous. "On aurait dû louer ça". C'est vrai que la bête en jette plus.

La route après Oakland et avant Mariposa est tracée dans des collines ocres. On voit même des éoliennes. La plaine centrale de Californie est plate et ça circule bien sur l’autoroute.
2h de route (facile) vers Mariposa. Belle petite cité western sympa.


Encore ½ h de route de montagne avant d’arriver à Oakhurst à 17.30. Bel hotel best western (124$ tout de même). Chambre extra avec 2 grands lits (Queen size bed). Beau cadre de verdure. On va à la piscine. Les gars vont encore aussi dans le jacuzzi (il y a une fille déjà dedans- ça attire fatalement). Un peu de relax qui fait du bien.
au bout de qq temps je doit tirer mes gars de l'eau. Ils ont même parvenu à décider la fille de venir manger avec nous ce soir. Font vite les mecs!
A 20.15 on va manger dans le resto d’à côté (old Kettler) un très bon New York steak 18$50. Total 70$. La serveuse a un terrible accent du nez. Quentin a même pensé l'enregistré. Dans notre chambre on repassera 10 fois l'enregistrement en boucle tellement c'est tordant.
Coucher du soleil 20h.
J4: Oakhurst- Yosemite
J’ouvre l’œil à 4h30 malgré une bonne nuit. Tiens je n’avais pas précisé que comme il n’y a que 2 lits, on fait la loi de l’alternance pour dormir seul dans 1 lit. Précision: on fait tous les 3 plus d'1m80. Quentin a dormi seul la première nuit et Laurent et moi avons partagé l’autre lit. Parfois comme on reste 2 nuits au même endroit, il y a des privilégiés. Idem pour la voiture, il y a alternance au siège passager. A 5h30 je me lève. Petite lessive et douche + ambre solaire car dehors beau ciel bleu et 72°.YES. Reveil des 2 à 6h30. On va pt dej au resto de l’hotel. Pas grand monde. Les 3 pancakes sont gigantesques. Laurent réussi a se faire photographier avec la serveuse. Il a envie d’une photo d’une girl dans chaque état. A l'entrée on achète notre pass valable pour tous les national parks (80$). Premier arrêt aux séquoias juste à l'entrée du parc. Nous ferons une belle balade de 2h. Il n'y a personne car on est bien avant la masse.
80$ pour le pass de tous les national parks.

1h de route ensuite pour aller vers le glacier point.quelques ralentissements faute à la construction de la route.Mais avant arrêt glacier point, balade de 1h30 vers Taft point. c'est moins connu que glacier point (il n'y a d'ailleurs quasi personne sur le trail) mais tout aussi beau. A recommander. Faut juste pas trop avoir le vertige.

Le glacier point plus loin amène son énorme lot de touristes (plein de français) mais la vue est un must. On continue vers la vallée pour arriver à 17h au camp curry (logement en tent cabin dans un grand "camp romain". Notre logement le plus cher 126$ mais on avait envie de loger dans le parc. On reçoit des consignes strictes: pas de nourriture ni boisson dans la tente ni la voiture. tout doit être enfermé dans un coffre devant la tente. elle aura raison la fifille car un ours se baladera dans le camp cette nuit (des rangers courant derrière pour le faire déguerpir)
L’intérieur de la tente est composé de 2 lits de camp et d’une petite étagère. On a quand même 1 lampe. Cette fois ci je dors seul dans le petit lit. Chance car l’autre est un « petit » double bed seulement.


On va ensuite prendre le petit bus vers le trail de Vernal falls faire une balade d’1h30 vers cette superbe chute d’eau. Le chemin monte, à l’ombre car c’est la fin d’aprem, donc aussi quasi plus personne à débuter la promenade. Arrivé en haut, superbe chute avec un beau soleil. Il y a même un beau arc en ciel. Notre diner du soir consiste en une pizza au camp curry, mangée à l'extérieur dans le noir car il est 21h.

J5: Yosemite- Bishop
Lever habituel à 6h30. On a eu un peu froid cette nuit pcq le parc est finalement en altitude. Menu du breakfast : nos tartines choco qu’on va manger à la cafétaria du camp curry un peu vide à cette heure matinale.
A nouveau plein soleil. Quelques aller retour tente – auto pour nos affaires avant de prendre le minibus à 8h30 pour mirror lake. Quentin voit un ours qq instants avant de démarrer le trail. On est les seuls sur le chemin car il est encore tôt. D’ailleurs le soleil est encore derrière la montagne. On a de la chance car arrivé près du lac on voit 4 biches et cerfs près d’une rivière. Un trail très relaxant.


Retour via le bus vers l’auto et petit trajet vers le trail de Yosemite falls (1/2h). Environ 70°. La chute est quasi à sec surtout la upper falls.
On quitte la vallée pour emprunter la route de montagne de la tioga pass. Quelques arrêts et qq films pris de l’auto. Stop à Olmstead point puis à Tenaya lake pour le lunch. comme Laurent revoit la fille du jacuzzi d'hier soir qui nage dans le lac (l'eau n'était pas trop froide parait il pcq moi je "gardais les affaires"). Ni 1 ni 2, v'la mes gars dans l'eau aussi. 67° à cette heure (14h).






On passe la tioga pass puis on descend de la montagne vers le versant est de la sierra nevada. Beau paysage du mono lake. La route vers Bodie est belle aussi, déjà on voit une région un peu plus désertique. Les 3 derniers miles sont sur des graviers. L’auto se salit et devient encore plus rouge (mais on verra plus loin que ce ne sera pas la dernière fois).
De 16 à 17h30 on visite la ville fantôme de Bodie. Très sympa. Cette ancienne cité de la ruée vers l’or garde encore pas mal de chouettes batiments d’époque, certains même avec du mobilier comme l’école , le saloon ou l’hotel.



Encore une belle route très roulante (2x2 bandes 65 miles/h) pour arriver à Bishop au motel 6 (70$) à 19h30. De la route, on voit sur notre droite la chaine de la sierra nevada par un beau soleil couchant. La piscine fait du bien.
A 20h30 on part manger dans un resto que j’avais repéré sur internet. On est les derniers à manger avant la fermeture. Au self service on commande des spare ribs et poulet barbecue très bon. C’est un petit resto local sympa. La bière fut également bien appréciée (mais bue en catimini par mes gars car ils n'ont pas 21 ans.

J6: Bishop- Las Vegas Lever à 7h. Pt dej (toast et jelly pcq on commence en avoir marre des oeufs) au Dennys en face du motel 6 (8,50$). Essence (30$ pour un ¾ de plein) + achat d’eau chez K- mart car je pense qu’on va beaucoup boire. On trouve même du nutella (les 2 ont poussé un grand YES). Il est 9h. 1 heure de route à peine vers Lone pine. On loupe la rue menant vers les Alabama hills, région peu connue, mais pourtant on y a tourné beaucoup de westerns. Personne dans cet endroit. C'est peu connu mais photogénique à souhait. Il commence à faire chaud (85° soit 30°c). On va aussi voir à pied une petite arche « moebius arch » avec en fond la sierra. Nice first arch!
sauvés!!
ça manque d'eau dans le coin...
Ensuite direction death valley. Les gars prennent à tour de rôle le volant (bon si on se fait arrêter on est mal car ils ont leur permis mais pas 21 ans pour quentin et normalement je suis le seul chauffeur pour Alamo).
Beaux paysages sur panamint springs. A un moment une vallée avec la route rectiligne et au fond on s’arrête sur une surface lisse désertique. On ose sortir de l'auto. Quentin fait même des pompes par 100° (donc 37°c). Ca commence à bien chauffer. La région est assez montagneuse. Ca monte et descend bien. Le moteur pompe de l’essence et de l’air co à fond. Le temps devient malheureusement nuageux.
je ne savais pas que mon fils était dingue !

On s’arrête à Stovepipe wells pour voir les dunes. Quand on ouvre la porte c’est le four (112° soit 44°c). C’est l’endroit le plus chaud des USA. Un vent chaud en plus, donc on reste 6 minutes 30 dehors top chrono. On va encore voir le devils golf course et zabriskie point, avant d’entamer 2h30 de route (assez monotone) vers Las Vegas.

Vers 18h30 on entre à Las Vegas. Un super must pour mes gars (et pour moi aussi). Les 2 font déjà 50 photos des casinos vus de l’autoroute. On s’arrête au signe « welcome Las Vegas » (il y a des gens qui font des photos de mariage avec Elvis) avant d’aller au motel 6 (46$ à peine). Toujours du vent chaud et encore 95°à cette heure. Le motel est gigantesque (le plus grand de la chaine), mais curieusement pas beaucoup de monde. C’est dimanche et les gens viennent surtout à Vegas les vendredi et samedi soir.
Coucher de soleil à 19.45. Douche bien méritée avant de partir à pied à 20h pour une nuit de folie sur le strip. On va d’abord manger chez Hooters, célèbre pour ses serveuses « hot ». Comme pour tous les intérieurs d’hotels casinos, on s’y perd un peu car aucune fenêtre et pas trop d’indications à l’intérieur. On repère tout de même le resto tout au fond, en passant par les salles de jeux. Les chicken wings sont fort crispy et très spicy; je suppose pour mieux "apprécier" les serveuses. On est placé dans la zone moins de 21 ans car dans l’autre partie du resto il y a des jeux à table.
On fait le strip ensuite de l’excalibur au Wynns. Extraordinaire toutes ces lumières. On assiste au show des fontaines du Bellagio (2 fois d’ailleurs) sur musique de Frank Sinatra. Superbe ! Un peu plus loin, malgré la foule, on voit la fin du show des sirènes en face du treasure island. Il fait encore bien chaud sur le strip à cette heure. Plein de vendeurs d’eau (à 1$) sont là au cas où. On n’entre dans aucun hôtel car ce sera pour demain quand il fera hot. Devant le caesar palace, Mes 2 se font photographier avec 2 jolies Américaines. What happens in Vegas stays in Vegas. Retour à l’hôtel en monorail (5$) en traversant l’hotel imperial palace. Il est 1h45 quand on est de retour au motel. On ne met que 2 minutes pour s'endormir.

A suivre... Partie 2: Las Vegas à Moab
Partie 1: San Francisco à Las Vegas
J1: Départ: Bruxelles- San Francisco Départ du vol American airlines à 11h (sans retard) pour Chicago. 2 films + 2 repas (très bon d’ailleurs) font que ça passe vite et on arrive à 19h30 à Chicago (pour nous) mais ici il n’est que 12h30 heure locale. Sortie d’avion, passage douane où mon fils Laurent se fait contrôler les papiers à part (pourtant il n'a pas de tête de terroriste! On change de terminal via un petit train et à nouveau contrôle. Cette fois fouille corporelle pour nous 3 car j’ai oublié une bouteille d’eau dans un sac du vol transatrantique. La fille de la douane papote avec nous et nous a dit que sa mère avait séjourné à Gand.Le monde est petit finalement.
Ensuite 2h à tuer dans l’aéroport bourré. On sent que c'est un busy airport. On mange chinois mais pas terrible. C’est de l’industriel (7 $ par personne).
Décollage à 16h35. Arrivée à San Francisco à 19h10 heure locale. Il y a du soleil mais un peu frais (19° annonçé). On sort vite puis on prend le « air train » nous amenant au car rental center pour prendre notre voiture chez Alamo. On n’a plus beaucoup de choix de voiture (seulement 3) car il est tard. Et de plus on arrive en même temps qu'un autre couple qui veut la même auto que nous. Désolé les mecs mais on était les premiers.
On avait pourtant prévu une « full car » mais j’ai l’impression qu’il ne leur en reste plus alors ils nous refilent une « intermediate ». Le problème est qu’on a du mal a mettre nos 2 grandes valises dans le coffre. Après qq essais Quentin parvient à les caser en poussant pas mal dans la Dodge.Je roule lentement pour m’habituer. Very easy. Le motel 6 n’est qu’à 5 minutes de l’aéroport (68 $ la nuit) On va encore manger un double cheesburger (absolument géant 10$) au Dennys tout proche. Quand on se met au lit vers 22h15, bien fatigué, une alarme d'incendie se met en route dans notre couloir et ce sans raison durant 30 longues minutes. zut nous on veut dormir !
J2: San Francisco Lever de bonne heure (décalage horaire oblige) à 6h bien que j'ai ouvert un oeil à 4h -sans doute l'excitation. Un pt dej au Dennys proche (35 $). On y compose notre menu (scrambled eggs, bacon and sausage- pas de pancake cette fois-ci). a la caisse il faut toujours ajouter la taxe au prix affichés et le "tip" d'environ 12%. Puis on prend le métro station "san bruno" (moyen très pratique pour rejoindre downtown - on y est en 25 minutes). Un logement loin du centre évite les prix excessifs des hôtels du centre et 1 trajet est à 3$90 par pers). Le temps est couvert; dommage. Mon petit pull ne me semble pas suffisant. On prend le cable car(5$) vers Lombard street . a cette heure matinale (il est 8h45) il n'y a pas encore de queue pour le prendre.

On va vers telegraph hill pour une vue (avec nuages) sur la ville. Les rues sont fort pentues ici et les autos doivent bien se garer perpendiculaire au trottoir. En route on traverse un parc où des chinois font du tai chi chuan. La vue est dégagée malgré les nuages et on peut apercevoir le golden gate bridge.

On quitte à 10.30 pour descendre vers le pier 39. Arrivé là le ciel se dégage. Il fera ciel bleu tout le reste de la journée. On va faire quelques achats au hard rock café (1 pull et 2 t-shirt pour 102$) et on se balade sur le pier 39 très touristique mais fort joli.
A 12h15 début du tour en bateau dans la baie d’1h30 vers le golden gate et autour de l’ile d’Alcatraz. On prend bcp de photos. Moi qui croyait qu’il allait faire fort froid. Et bien on a plutôt chaud et Laurent a même un coup de soleil.
On va ensuite chercher pour manger qq chose. On tourne un peu et finalement on va manger un sandwich composé nous même au subway (19$). Il y en a qui en mangent de plus énormes que les nôtres. On va le manger dehors à fishermans warf en écoutant un musicien de rue.

On se balade encore du côté de ghirardelli square. Ensuite essai de prendre le cable mais la file est gigantesque et on décide d’avancer un peu sur le trajet du tram afin de monter à l'arrêt suivant. Pas de bol il ne s'arrête pas. Finalement on montera la rue abrupte à pied jusqu’à Lombard street où on parviendra à sauter dans un cable car jusqu’au terminus.

Le centre ville est plus animé que ce matin. On pénètre dans un grand magasin (american eagle outfitter) qu'on dévalise quasi (2 jeans, 2 chemises, 4 t shirt et 2 short pour 280$. On a eu 20% de réduction pcq on achetait les jeans). NB: 1 jeans à32$; 1 t shirt à 13$, 1 short à 24$ pour donner une idée des prix. Les vendeurs sont très aimables (normal vu la somme qu'on leur a laissé). Le gars du vestiaire communique avec un autre du magasin avec un petit portable local, ceci pour que le client ne bouge pas des cabines d’essayages et qu’il puisse recevoir la taille désirée sans devoir retourner chaque fois chercher soi même.
Et c'est pas fini. Mes fils adorent les marques donc on se tappe encore le magasin Hollister pour y acheter un (seul) pull (ouf mon portefeuille a dit stop les gars). Fin des courses à 17.30, chargé de paquets.
Petit passage ensuite à l’apple store où Quentin achète des nouveaux écouteurs (30$ tout de même !) et j’écris un petit mail vers l'europe.
A 18h, en passant par union square, on va à Chinatown. sympa mais déjà des magasins ferment. Je trouve une plaque "massage" mais c'est fermé aussi (j'aurais bien essayé car je suis kiné). On va aussi à la recherche d’un resto que j’avais repéré dans le guide du routard. Le 1e est bondé (et il n’est que 18h45) et pour le second il est occupé par un mariage. On atterrit donc dans un petit resto où la serveuse tire la geule. On ne comprend pas le cuistot et la soupe est trop spicy mais le reste du repas est copieux et très bon (50$).
Il est temps de reprendre le métro puis notre auto. Je remarque qu’à 20h30 il fait quasi noir (le coucher de soleil était à 20h 15 normalement).J3: San Francisco- oakhurst Je me lève à 6h. Déjà une petite lessive. Les gars se lèvent à 6.30 (sans trop de mal aujourd'hui- plus dur sur la fin du séjour). Zut à nouveau il fait couvert (et bien plus que hier matin). Pas chaud aussi 52°. Après notre petit dej chez Dennys (26,9$) on part en auto cette fois vers San Francisco par une freeway où il y a un petit embouteillage, puis on se perd un peu dans toutes les rues à sens unique mais on arrive tout de même à trouver l’ancienne mission Dolores. On ne compte pas aller voir les « twin peaks » pour la vue sur la ville à cause du brouillard. On passe encore par une maison aux beaux murs peints avant d’aller au quartier Height Hashbury.
Quartier agréable. Pas beaucoup de monde car les magas n’ouvrent qu’à 11h. Belles façades de maisons colorées. La rue principale est bordée de boutiques de fringues un peu glauques ou gothiques ou de tatoueurs. On y reste 1h. On achète aussi nos pic nics dans une épicerie bio pour manger ce midi et demain.






Il faut se faire à l’idée : avec ce brouillard on ne verra pas la vue du golden gate sur la ville. Tant pis. Avant de quitter la ville, on fait tout de même un arrêt au célèbre Alamo square et sa belle rangée de 5 maisons. On quitte finalement San Francisco vers midi au lieu de 14h.

On traverse la baie par le « bay bridge » on s’en serait douté ! et hop de l’autre côté le soleil est là. Rageant. Arrêt dans un grand magasin Walmart pour acheter notre cooler (20$) et de l’eau.
A 13h15 on part trouver un endroit pour pique niquer. On s’arrête dans le parking de l’hotel Marriot pour ça. Là Laurent remarque un beau 4X4 garé à côté de nous. "On aurait dû louer ça". C'est vrai que la bête en jette plus.

La route après Oakland et avant Mariposa est tracée dans des collines ocres. On voit même des éoliennes. La plaine centrale de Californie est plate et ça circule bien sur l’autoroute.
2h de route (facile) vers Mariposa. Belle petite cité western sympa.


Encore ½ h de route de montagne avant d’arriver à Oakhurst à 17.30. Bel hotel best western (124$ tout de même). Chambre extra avec 2 grands lits (Queen size bed). Beau cadre de verdure. On va à la piscine. Les gars vont encore aussi dans le jacuzzi (il y a une fille déjà dedans- ça attire fatalement). Un peu de relax qui fait du bien.
au bout de qq temps je doit tirer mes gars de l'eau. Ils ont même parvenu à décider la fille de venir manger avec nous ce soir. Font vite les mecs!
A 20.15 on va manger dans le resto d’à côté (old Kettler) un très bon New York steak 18$50. Total 70$. La serveuse a un terrible accent du nez. Quentin a même pensé l'enregistré. Dans notre chambre on repassera 10 fois l'enregistrement en boucle tellement c'est tordant.
Coucher du soleil 20h.

J4: Oakhurst- Yosemite
J’ouvre l’œil à 4h30 malgré une bonne nuit. Tiens je n’avais pas précisé que comme il n’y a que 2 lits, on fait la loi de l’alternance pour dormir seul dans 1 lit. Précision: on fait tous les 3 plus d'1m80. Quentin a dormi seul la première nuit et Laurent et moi avons partagé l’autre lit. Parfois comme on reste 2 nuits au même endroit, il y a des privilégiés. Idem pour la voiture, il y a alternance au siège passager. A 5h30 je me lève. Petite lessive et douche + ambre solaire car dehors beau ciel bleu et 72°.YES. Reveil des 2 à 6h30. On va pt dej au resto de l’hotel. Pas grand monde. Les 3 pancakes sont gigantesques. Laurent réussi a se faire photographier avec la serveuse. Il a envie d’une photo d’une girl dans chaque état. A l'entrée on achète notre pass valable pour tous les national parks (80$). Premier arrêt aux séquoias juste à l'entrée du parc. Nous ferons une belle balade de 2h. Il n'y a personne car on est bien avant la masse.
80$ pour le pass de tous les national parks.

1h de route ensuite pour aller vers le glacier point.quelques ralentissements faute à la construction de la route.Mais avant arrêt glacier point, balade de 1h30 vers Taft point. c'est moins connu que glacier point (il n'y a d'ailleurs quasi personne sur le trail) mais tout aussi beau. A recommander. Faut juste pas trop avoir le vertige.

Le glacier point plus loin amène son énorme lot de touristes (plein de français) mais la vue est un must. On continue vers la vallée pour arriver à 17h au camp curry (logement en tent cabin dans un grand "camp romain". Notre logement le plus cher 126$ mais on avait envie de loger dans le parc. On reçoit des consignes strictes: pas de nourriture ni boisson dans la tente ni la voiture. tout doit être enfermé dans un coffre devant la tente. elle aura raison la fifille car un ours se baladera dans le camp cette nuit (des rangers courant derrière pour le faire déguerpir)
L’intérieur de la tente est composé de 2 lits de camp et d’une petite étagère. On a quand même 1 lampe. Cette fois ci je dors seul dans le petit lit. Chance car l’autre est un « petit » double bed seulement.


On va ensuite prendre le petit bus vers le trail de Vernal falls faire une balade d’1h30 vers cette superbe chute d’eau. Le chemin monte, à l’ombre car c’est la fin d’aprem, donc aussi quasi plus personne à débuter la promenade. Arrivé en haut, superbe chute avec un beau soleil. Il y a même un beau arc en ciel. Notre diner du soir consiste en une pizza au camp curry, mangée à l'extérieur dans le noir car il est 21h.

J5: Yosemite- Bishop
Lever habituel à 6h30. On a eu un peu froid cette nuit pcq le parc est finalement en altitude. Menu du breakfast : nos tartines choco qu’on va manger à la cafétaria du camp curry un peu vide à cette heure matinale.
A nouveau plein soleil. Quelques aller retour tente – auto pour nos affaires avant de prendre le minibus à 8h30 pour mirror lake. Quentin voit un ours qq instants avant de démarrer le trail. On est les seuls sur le chemin car il est encore tôt. D’ailleurs le soleil est encore derrière la montagne. On a de la chance car arrivé près du lac on voit 4 biches et cerfs près d’une rivière. Un trail très relaxant.


Retour via le bus vers l’auto et petit trajet vers le trail de Yosemite falls (1/2h). Environ 70°. La chute est quasi à sec surtout la upper falls.
On quitte la vallée pour emprunter la route de montagne de la tioga pass. Quelques arrêts et qq films pris de l’auto. Stop à Olmstead point puis à Tenaya lake pour le lunch. comme Laurent revoit la fille du jacuzzi d'hier soir qui nage dans le lac (l'eau n'était pas trop froide parait il pcq moi je "gardais les affaires"). Ni 1 ni 2, v'la mes gars dans l'eau aussi. 67° à cette heure (14h).






On passe la tioga pass puis on descend de la montagne vers le versant est de la sierra nevada. Beau paysage du mono lake. La route vers Bodie est belle aussi, déjà on voit une région un peu plus désertique. Les 3 derniers miles sont sur des graviers. L’auto se salit et devient encore plus rouge (mais on verra plus loin que ce ne sera pas la dernière fois).
De 16 à 17h30 on visite la ville fantôme de Bodie. Très sympa. Cette ancienne cité de la ruée vers l’or garde encore pas mal de chouettes batiments d’époque, certains même avec du mobilier comme l’école , le saloon ou l’hotel.



Encore une belle route très roulante (2x2 bandes 65 miles/h) pour arriver à Bishop au motel 6 (70$) à 19h30. De la route, on voit sur notre droite la chaine de la sierra nevada par un beau soleil couchant. La piscine fait du bien.
A 20h30 on part manger dans un resto que j’avais repéré sur internet. On est les derniers à manger avant la fermeture. Au self service on commande des spare ribs et poulet barbecue très bon. C’est un petit resto local sympa. La bière fut également bien appréciée (mais bue en catimini par mes gars car ils n'ont pas 21 ans.

J6: Bishop- Las Vegas Lever à 7h. Pt dej (toast et jelly pcq on commence en avoir marre des oeufs) au Dennys en face du motel 6 (8,50$). Essence (30$ pour un ¾ de plein) + achat d’eau chez K- mart car je pense qu’on va beaucoup boire. On trouve même du nutella (les 2 ont poussé un grand YES). Il est 9h. 1 heure de route à peine vers Lone pine. On loupe la rue menant vers les Alabama hills, région peu connue, mais pourtant on y a tourné beaucoup de westerns. Personne dans cet endroit. C'est peu connu mais photogénique à souhait. Il commence à faire chaud (85° soit 30°c). On va aussi voir à pied une petite arche « moebius arch » avec en fond la sierra. Nice first arch!
sauvés!!
ça manque d'eau dans le coin...Ensuite direction death valley. Les gars prennent à tour de rôle le volant (bon si on se fait arrêter on est mal car ils ont leur permis mais pas 21 ans pour quentin et normalement je suis le seul chauffeur pour Alamo).
Beaux paysages sur panamint springs. A un moment une vallée avec la route rectiligne et au fond on s’arrête sur une surface lisse désertique. On ose sortir de l'auto. Quentin fait même des pompes par 100° (donc 37°c). Ca commence à bien chauffer. La région est assez montagneuse. Ca monte et descend bien. Le moteur pompe de l’essence et de l’air co à fond. Le temps devient malheureusement nuageux.
je ne savais pas que mon fils était dingue !

On s’arrête à Stovepipe wells pour voir les dunes. Quand on ouvre la porte c’est le four (112° soit 44°c). C’est l’endroit le plus chaud des USA. Un vent chaud en plus, donc on reste 6 minutes 30 dehors top chrono. On va encore voir le devils golf course et zabriskie point, avant d’entamer 2h30 de route (assez monotone) vers Las Vegas.

Vers 18h30 on entre à Las Vegas. Un super must pour mes gars (et pour moi aussi). Les 2 font déjà 50 photos des casinos vus de l’autoroute. On s’arrête au signe « welcome Las Vegas » (il y a des gens qui font des photos de mariage avec Elvis) avant d’aller au motel 6 (46$ à peine). Toujours du vent chaud et encore 95°à cette heure. Le motel est gigantesque (le plus grand de la chaine), mais curieusement pas beaucoup de monde. C’est dimanche et les gens viennent surtout à Vegas les vendredi et samedi soir.
Coucher de soleil à 19.45. Douche bien méritée avant de partir à pied à 20h pour une nuit de folie sur le strip. On va d’abord manger chez Hooters, célèbre pour ses serveuses « hot ». Comme pour tous les intérieurs d’hotels casinos, on s’y perd un peu car aucune fenêtre et pas trop d’indications à l’intérieur. On repère tout de même le resto tout au fond, en passant par les salles de jeux. Les chicken wings sont fort crispy et très spicy; je suppose pour mieux "apprécier" les serveuses. On est placé dans la zone moins de 21 ans car dans l’autre partie du resto il y a des jeux à table.
On fait le strip ensuite de l’excalibur au Wynns. Extraordinaire toutes ces lumières. On assiste au show des fontaines du Bellagio (2 fois d’ailleurs) sur musique de Frank Sinatra. Superbe ! Un peu plus loin, malgré la foule, on voit la fin du show des sirènes en face du treasure island. Il fait encore bien chaud sur le strip à cette heure. Plein de vendeurs d’eau (à 1$) sont là au cas où. On n’entre dans aucun hôtel car ce sera pour demain quand il fera hot. Devant le caesar palace, Mes 2 se font photographier avec 2 jolies Américaines. What happens in Vegas stays in Vegas. Retour à l’hôtel en monorail (5$) en traversant l’hotel imperial palace. Il est 1h45 quand on est de retour au motel. On ne met que 2 minutes pour s'endormir.

A suivre... Partie 2: Las Vegas à Moab
Itinéraire de quinze jours à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Nous(2 adultes +3 enfants) allons partir du 6 au 21 aout à Las vegas.
MERCI de me faire part de vos conseils avisés.
6 AOUT Vol Londres-Las Vegas Nuit à Las Vegas.
7 AOUT Trajet Las Vegas-Zion Nuit à Hurricane ou Springdale.
8 AOUT Visite Zion Nuit à Mount Carmel.
9 AOUT Visite de Bryce Canyon. Nuit à Tropic ou Escalante.
10 AOUT Visite de Capitol Reef Nuit à Torrey ou Hanksville
11 AOUT Visite de Arches. Nuit à Moab.
12 AOUT Visite de Dead horse point et Canyonland Nuit à Moab.
13 AOUT Visite région Moab. Nuit à Mexican Hat
14 AOUT Visite de Monument Valley. Nuit à Page.
15 AOUT Antelope Canyon Lake Powell Nuit à Page.
16 AOUT Visite Page et environ. Nuit Grand Canyon ou environ.
17 AOUT Visite Grand Canyon Nuit Kingman
18 AOUT Route 66 Nuit Las vegas
19 AOUT Vallée de la mort Nuit Las vegas .
20 AOUT Visite Las vegas Nuit Las vegas
21 Aout Vol Las vegas-Londres
6 AOUT Vol Londres-Las Vegas Nuit à Las Vegas.
7 AOUT Trajet Las Vegas-Zion Nuit à Hurricane ou Springdale.
8 AOUT Visite Zion Nuit à Mount Carmel.
9 AOUT Visite de Bryce Canyon. Nuit à Tropic ou Escalante.
10 AOUT Visite de Capitol Reef Nuit à Torrey ou Hanksville
11 AOUT Visite de Arches. Nuit à Moab.
12 AOUT Visite de Dead horse point et Canyonland Nuit à Moab.
13 AOUT Visite région Moab. Nuit à Mexican Hat
14 AOUT Visite de Monument Valley. Nuit à Page.
15 AOUT Antelope Canyon Lake Powell Nuit à Page.
16 AOUT Visite Page et environ. Nuit Grand Canyon ou environ.
17 AOUT Visite Grand Canyon Nuit Kingman
18 AOUT Route 66 Nuit Las vegas
19 AOUT Vallée de la mort Nuit Las vegas .
20 AOUT Visite Las vegas Nuit Las vegas
21 Aout Vol Las vegas-Londres
Réservation d'hôtel aux USA pour 5 filles English translation pending
Bonjour,
Je vais aux États-Unis pour 3 semaines et j'ai pu réserver une chambre d'hôtel pour 5 personnes dans chaque ville ou je m'arrête, sur hotel.com et ebookers.
Les chambres sont composées de 2 lits queen size, donc je pense que cela suffira pour nous 5.
Y-a-t' il des personnes qui ont déjà réservé à plusieurs dans ce type de chambre?
Mon souci est qu'a l'arrivée le personnel de l'hôtel nous oblige à régler pour une seconde chambre bien que sur toute les réservations que j'ai faite j'ai toujours précisé le bon nombre de personne.
Je vais aux États-Unis pour 3 semaines et j'ai pu réserver une chambre d'hôtel pour 5 personnes dans chaque ville ou je m'arrête, sur hotel.com et ebookers.
Les chambres sont composées de 2 lits queen size, donc je pense que cela suffira pour nous 5.
Y-a-t' il des personnes qui ont déjà réservé à plusieurs dans ce type de chambre?
Mon souci est qu'a l'arrivée le personnel de l'hôtel nous oblige à régler pour une seconde chambre bien que sur toute les réservations que j'ai faite j'ai toujours précisé le bon nombre de personne.
Boucle Denver - Denver 18 jours en Utah English translation pending
Bonjour à tous,
Après 3 road trip aux Usa, nous préparons notre 4ème, avec cette fois ci, une petite princesse de 3 ans :) Ce qui change la donne niveau rando/temps de trajet et probablement d autres choses dont on ne se rend pas encore compte.
Il s agira d'une boucle Denver/Denver. Arrivée dans cette ville car bon prix avec Norwegian. Nous partirons du 20 Sept jusqu'au 09 Octobre.
Au départ, nous voulions arrivés sur SFO et faire la CA du Nord ainsi que l Oregon, que nous ne connaissons pas. L itinéraire était bien ficelé grâce aux bons conseils d un ami, mais je suis irrépressiblement attirée par les couleurs de l ouest, ces orangés ne quittent pas mon esprit... Le prix du billet d avion sur SFO ayant pas mal augmenté et le retour Paris/Ajaccio pas le même jour on t fini de me convaincre que l univers m envoyait un signe. On y croit, hein?
Ce dont je me souviens sur mes précédents voyages aux USA est que je disais à mon mari que ce serait super que nous puissions faire un road trip seulement en Utah, et c'est exactement ce que nous comptons faire!
L'idée est d approfondir les coins qui nous avaient particulièrement plu, et découvrir ceux que nous n avions pas pu faire faute de temps. Aussi, de rester plusieurs nuits aux mêmes endroits, 2/3 nuits, pour éviter de trop longs trajets avec la miss. Les randos seront aussi bien plus courtes, cette fois pas de Chesler Park, d' Angel's Landing, ou de Devil's garden aux Arches. Plutôt des randos de 2/3 heures max. On se dit qu'avec une puce dans le dos, mieux vaut ne pas tenter le diable.
Je lance mes idées à la volée et aimerais vos conseils quand à la faisabilité et tous les conseils/idées sont la bienvenue. L'itinéraire est décousu, ce n'est pas du tout encore au point. Ai je compté suffisamment large ou à l'inverse pas assez?
*Atteinte de Zionite aiguë, j'aimerais y rester 1 nuit et faire des petites randos ( en fait je crois qu'on a jamais fait les petites randos à Zion). Je me demande si Observation POint est faisable avec une puce dans le dos? Je vais bien évidemment me renseigner sur le site du nps. A voir pour les 2 nuits... *Peut être rester 2 nuits vers St George pour faire Yan Flat et Snow Canyon SP. *3 nuits à Bryce, Cedar Breaks, Mossy cave, Kodachrome Bassin. *2 nuits sur EScalante (là aussi Escalantite aiguë). *Qui connaît Moonscape overlook près d'Hanksville? Wedge overlook? *Idem pour la Nebo loop vers Payson? Vaut elle le coup? *Of course, 2/3 nuits à Capitol Reef, 1 jour pour Cathedral Valley que nous n'avons encore jamais fait, avec l'espoir de trouver une place au camping. Puis 1 journée vers la FRuita. Pensez vous qu'il faille faire les 2 parties du parc d'affilé ou 1 à l'aller et l'autre au retour? * 3 nuits sur Moab. Mon mari avait repéré un camping avec cabines dans la Sal mountain qu'il souhaite faire. Des avis? Ah oui, 2 nuits vers Gleenwood Spring, une à l aller pour descendre faire les Maroon Bells, l autre au retour car l avion est vers 20h. A voir. Oui alors en 2016, nous avons fait le Colorado, d’où le zap total de cet état. A part les Maroon Bells impossible à faire en 2016. Le regret sera Crystal Mills. Trop de temps de marche annoncé.
Vos avis sont vraiment la bienvenue. Merci d'avance, Marie.
Après 3 road trip aux Usa, nous préparons notre 4ème, avec cette fois ci, une petite princesse de 3 ans :) Ce qui change la donne niveau rando/temps de trajet et probablement d autres choses dont on ne se rend pas encore compte.
Il s agira d'une boucle Denver/Denver. Arrivée dans cette ville car bon prix avec Norwegian. Nous partirons du 20 Sept jusqu'au 09 Octobre.
Au départ, nous voulions arrivés sur SFO et faire la CA du Nord ainsi que l Oregon, que nous ne connaissons pas. L itinéraire était bien ficelé grâce aux bons conseils d un ami, mais je suis irrépressiblement attirée par les couleurs de l ouest, ces orangés ne quittent pas mon esprit... Le prix du billet d avion sur SFO ayant pas mal augmenté et le retour Paris/Ajaccio pas le même jour on t fini de me convaincre que l univers m envoyait un signe. On y croit, hein?
Ce dont je me souviens sur mes précédents voyages aux USA est que je disais à mon mari que ce serait super que nous puissions faire un road trip seulement en Utah, et c'est exactement ce que nous comptons faire!
L'idée est d approfondir les coins qui nous avaient particulièrement plu, et découvrir ceux que nous n avions pas pu faire faute de temps. Aussi, de rester plusieurs nuits aux mêmes endroits, 2/3 nuits, pour éviter de trop longs trajets avec la miss. Les randos seront aussi bien plus courtes, cette fois pas de Chesler Park, d' Angel's Landing, ou de Devil's garden aux Arches. Plutôt des randos de 2/3 heures max. On se dit qu'avec une puce dans le dos, mieux vaut ne pas tenter le diable.
Je lance mes idées à la volée et aimerais vos conseils quand à la faisabilité et tous les conseils/idées sont la bienvenue. L'itinéraire est décousu, ce n'est pas du tout encore au point. Ai je compté suffisamment large ou à l'inverse pas assez?
*Atteinte de Zionite aiguë, j'aimerais y rester 1 nuit et faire des petites randos ( en fait je crois qu'on a jamais fait les petites randos à Zion). Je me demande si Observation POint est faisable avec une puce dans le dos? Je vais bien évidemment me renseigner sur le site du nps. A voir pour les 2 nuits... *Peut être rester 2 nuits vers St George pour faire Yan Flat et Snow Canyon SP. *3 nuits à Bryce, Cedar Breaks, Mossy cave, Kodachrome Bassin. *2 nuits sur EScalante (là aussi Escalantite aiguë). *Qui connaît Moonscape overlook près d'Hanksville? Wedge overlook? *Idem pour la Nebo loop vers Payson? Vaut elle le coup? *Of course, 2/3 nuits à Capitol Reef, 1 jour pour Cathedral Valley que nous n'avons encore jamais fait, avec l'espoir de trouver une place au camping. Puis 1 journée vers la FRuita. Pensez vous qu'il faille faire les 2 parties du parc d'affilé ou 1 à l'aller et l'autre au retour? * 3 nuits sur Moab. Mon mari avait repéré un camping avec cabines dans la Sal mountain qu'il souhaite faire. Des avis? Ah oui, 2 nuits vers Gleenwood Spring, une à l aller pour descendre faire les Maroon Bells, l autre au retour car l avion est vers 20h. A voir. Oui alors en 2016, nous avons fait le Colorado, d’où le zap total de cet état. A part les Maroon Bells impossible à faire en 2016. Le regret sera Crystal Mills. Trop de temps de marche annoncé.
Vos avis sont vraiment la bienvenue. Merci d'avance, Marie.
Informations sur la Cottonwood Canyon Road English translation pending
Bonjour,
J'apporte les derniers ajustements à notre périple de 3 semaines dans l'ouest USA et j'aimerais avoir des infos sur la Cottonwood Canyon Road.
En effet après une étape à Page (AZ) au bord du lac Powel, j'aimerais me rendre à Tropic (Utah) notre étape suivante pour visiter Bryce Canyon, en empruntant cette piste. Nous voudrions en profiter pour voir "Yellowrock".
Est-ce réalisable avec un véhicule de location genre " Toyota Rav4" ?
Quel kilométrage ?
Où bifurquer pour prendre la piste ?
Y a t'il d'autres points intéressants à voir dans cette partie du Grand Staircase Escalante National Monument ?
Ou puis je trouver un plan ?
D'avance, merci de votre précieuse collaboration.
Deux jours à caser dans un parcours de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons un séjour de 3 semaines dans l'Ouest américain l'été prochain.
Nous pensons faire :
J1 : San Francisco, J2 : San Francisco, J3 : Yosemite, J4 : Yosemite, J5 : Mammoth Lake, J6 : Death Valley, J7 : Las Vegas, J8 : Zion, J9 : Brycce canyon, J10 : Capitol reef, J11 : Salt Lake City, J12 à J16 : Yellowstone, J17 : Grand teton, J18 : Jackson, J19 à J21 : Moab, J22 : Monument valley, J23 : Grand canyon, J24 : Grand Canyon, J25 : Las Vegas et retour maison.
Or, bonne nouvelle (pour nous), puisque nous pouvons disposer de deux jours supplémentaires😉.
Où les emploieriez-vous ? Nous avons deux enfants de 8 et 10 ans qui marchent relativement bien et nous pratiquons l'équitation.
Volontairement, nous ne souhaitons pas aller à Page et Lake Powell 😕.
Merci de vos avis.
Nous prévoyons un séjour de 3 semaines dans l'Ouest américain l'été prochain.
Nous pensons faire :
J1 : San Francisco, J2 : San Francisco, J3 : Yosemite, J4 : Yosemite, J5 : Mammoth Lake, J6 : Death Valley, J7 : Las Vegas, J8 : Zion, J9 : Brycce canyon, J10 : Capitol reef, J11 : Salt Lake City, J12 à J16 : Yellowstone, J17 : Grand teton, J18 : Jackson, J19 à J21 : Moab, J22 : Monument valley, J23 : Grand canyon, J24 : Grand Canyon, J25 : Las Vegas et retour maison.
Or, bonne nouvelle (pour nous), puisque nous pouvons disposer de deux jours supplémentaires😉.
Où les emploieriez-vous ? Nous avons deux enfants de 8 et 10 ans qui marchent relativement bien et nous pratiquons l'équitation.
Volontairement, nous ne souhaitons pas aller à Page et Lake Powell 😕.
Merci de vos avis.