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Les Causses à vélo en juin 2011 English translation pending
650 km sur les Causses à vélo
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Points d'eau sur le Chemin de Stevenson (GR70)? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je vais parcourir le Chemin de Stevenson à la mi-septembre, et aimerais savoir si l'on y trouve beaucoup de points d'eau. Je compte sur eux pour m'abreuver bien-sûr, mais aussi pour la toilette car je vais bivouaquer (rencontre-t-on beaucoup de cours d'eau, voire de lacs ?)
Je vais parcourir le Chemin de Stevenson à la mi-septembre, et aimerais savoir si l'on y trouve beaucoup de points d'eau. Je compte sur eux pour m'abreuver bien-sûr, mais aussi pour la toilette car je vais bivouaquer (rencontre-t-on beaucoup de cours d'eau, voire de lacs ?)
Périple Ardèche - Lozère à pied fin avril English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai prévu de faire un circuit en boucle en autonomie totale au départ de Villefort via La bastide puylaurent, Montselgues, les Vans en suivant le GR 72, le Cévenol puis le GR 44.
Départ le 23 avril 2010 pour 5 à 6 jours de marche. Pouvez vous me donnez des infos sur les endroits à découvrir, le climat fin avril dans cette région... Bref je suis preneur pour tous renseignements 😉.
Merci d'avance.
J'ai prévu de faire un circuit en boucle en autonomie totale au départ de Villefort via La bastide puylaurent, Montselgues, les Vans en suivant le GR 72, le Cévenol puis le GR 44.
Départ le 23 avril 2010 pour 5 à 6 jours de marche. Pouvez vous me donnez des infos sur les endroits à découvrir, le climat fin avril dans cette région... Bref je suis preneur pour tous renseignements 😉.
Merci d'avance.
Randonnée en France sur le chemin de Stevenson (GR70) English translation pending
Bonjour
Une amie et moi même avons décidé de nous lancer dans les traces de M. Stevenson, mais sans la compagnie d'une descendance de Modestine.
Le départ est prévu le 8 mai 2010 .. Plus la date approche, plus nos jambes fourmillent !!
Voici les étapes que nous avons décidé : Puy en Velay => Le Monastier => Le Boucher Saint Nicolas => Pradelles => Cheylard l'Eveque => Bastide Puy Laurent => Le Bleymard => Pont de Montvers => Florac => Cassagnas => Pont de Burgen => Saint Jean du Gard => Ales. En ce qui concerne l'hébergement, nous optons pour des gites en autonomie pour la plupart. Les réservations sont en cours.
Cette Randonnée sera notre premiere longue randonnée, et nous serions preneuses de vos conseils concernant : - Un entrainement physique préalable. - Les Etapes choisies
- Les gîtes à éviter - La Pharmacie à prévoir - Les vêtements à emporter - Les choses indispensables diverses et variées, que bien entendu nous nous rendrons comptes une fois en route, que nous ne les avons pas ...
Enfin voilà , toutes vos remarques seront les bienvenues ..
Merci
Une amie et moi même avons décidé de nous lancer dans les traces de M. Stevenson, mais sans la compagnie d'une descendance de Modestine.
Le départ est prévu le 8 mai 2010 .. Plus la date approche, plus nos jambes fourmillent !!
Voici les étapes que nous avons décidé : Puy en Velay => Le Monastier => Le Boucher Saint Nicolas => Pradelles => Cheylard l'Eveque => Bastide Puy Laurent => Le Bleymard => Pont de Montvers => Florac => Cassagnas => Pont de Burgen => Saint Jean du Gard => Ales. En ce qui concerne l'hébergement, nous optons pour des gites en autonomie pour la plupart. Les réservations sont en cours.
Cette Randonnée sera notre premiere longue randonnée, et nous serions preneuses de vos conseils concernant : - Un entrainement physique préalable. - Les Etapes choisies
- Les gîtes à éviter - La Pharmacie à prévoir - Les vêtements à emporter - Les choses indispensables diverses et variées, que bien entendu nous nous rendrons comptes une fois en route, que nous ne les avons pas ...
Enfin voilà , toutes vos remarques seront les bienvenues ..
Merci
Eurovélo: état des pistes depuis Chalon/Saône à Budapest jusqu'à la Mer Noire? English translation pending
bonjour à toutes et tous,
j'aimerai avoir des informations sur létat des pistes depuis chalon/saône à budapest?et aussi depuis budapest jusque la mer noir?en préparation d'un tour du monde, nous aimerions faire cet itinéraire avec des enfants à base âges!j'aimerai savoir aussi, si le bivouac sauvage peut se pratiquer sans trop de problème ou dormir chez l'habitant? merçi pour les infos
ps:le lundi 25mai2009, je parts de toulouse ne train jusque millau.de là, je commence à raid vélo en passant par les gorge de la jonte jusque meyrues, ensuite je monte sur le causse mejean pour le longer par le sud pour me rendre à florac!ensuite de florac je me rends au pied du mont lozere!et d'ici remonte au pilat par le gr7! je suis suel pour le faire si cela tante des gens, vous serez les bien venu!bye et bonne route à tous😉
j'aimerai avoir des informations sur létat des pistes depuis chalon/saône à budapest?et aussi depuis budapest jusque la mer noir?en préparation d'un tour du monde, nous aimerions faire cet itinéraire avec des enfants à base âges!j'aimerai savoir aussi, si le bivouac sauvage peut se pratiquer sans trop de problème ou dormir chez l'habitant? merçi pour les infos
ps:le lundi 25mai2009, je parts de toulouse ne train jusque millau.de là, je commence à raid vélo en passant par les gorge de la jonte jusque meyrues, ensuite je monte sur le causse mejean pour le longer par le sud pour me rendre à florac!ensuite de florac je me rends au pied du mont lozere!et d'ici remonte au pilat par le gr7! je suis suel pour le faire si cela tante des gens, vous serez les bien venu!bye et bonne route à tous😉
Paris-Marseille à vélo: routes, itinéraire, endroits à ne pas manquer? English translation pending
Salut tout le monde !
Je me planifie un trip vélo cet été .. je ne suis jamais allée dans la région, mais j'ai déjà consulté quelques sites et forums sur lesquelles j'ai trouvé des routes intéressantes pour faire du cyclo. J'aimerais votre avis, pour ceux du coin ou ceux qui connaissent.
Je planifie 12 jours de vélo (70 à 90 km/jour puisque je suis chargée) Je passerais par Marseille-Remoulin-Florac-St-Cirgues en montagne-Yssingeaux-Montbrisson-Lucy-Lac des settons-Lézinne-Paris .. J'aimerais savoir si vous avez des attraits ou place à ne pas manquer dans ces villes, si vous avez des chemins secondaires ou routes plus calmes à me proposer et si vous avez un itinéraire détaillé du trajet à emprunter
Merci d'avance pour vos réponses !
Catherine
Je me planifie un trip vélo cet été .. je ne suis jamais allée dans la région, mais j'ai déjà consulté quelques sites et forums sur lesquelles j'ai trouvé des routes intéressantes pour faire du cyclo. J'aimerais votre avis, pour ceux du coin ou ceux qui connaissent.
Je planifie 12 jours de vélo (70 à 90 km/jour puisque je suis chargée) Je passerais par Marseille-Remoulin-Florac-St-Cirgues en montagne-Yssingeaux-Montbrisson-Lucy-Lac des settons-Lézinne-Paris .. J'aimerais savoir si vous avez des attraits ou place à ne pas manquer dans ces villes, si vous avez des chemins secondaires ou routes plus calmes à me proposer et si vous avez un itinéraire détaillé du trajet à emprunter
Merci d'avance pour vos réponses !
CatherinePériple Marseille-Paris à vélo seule English translation pending
Salut tout le monde !
Je me planifie un trip vélo cet été .. je ne suis jamais allée dans la région, mais j'ai déjà consulté quelques sites et forums sur lesquelles j'ai trouvé des routes intéressantes pour faire du cyclo. J'aimerais votre avis, pour ceux du coin ou ceux qui connaissent.
Je planifie 12 jours de vélo (70 à 90 km/jour puisque je suis chargée) Je passerais par Marseille-Remoulin-Florac-St-Cirgues en montagne-Yssingeaux-Montbrisson-Lucy-Lac des settons-Lézinne-Paris .. J'aimerais savoir si vous avez des attraits ou place à ne pas manquer dans ces villes, si vous avez des chemins secondaires ou routes plus calmes à me proposer et si vous avez un itinéraire détaillé du trajet à emprunter
J'aimerais pouvoir coucher dehors, dans ma petite tente.. est-ce que c'est faisable.. et surtout est-ce que c sécuritaire puisque je voyage seule..
Merci d'avance pour vos réponses ! Catherine
Je me planifie un trip vélo cet été .. je ne suis jamais allée dans la région, mais j'ai déjà consulté quelques sites et forums sur lesquelles j'ai trouvé des routes intéressantes pour faire du cyclo. J'aimerais votre avis, pour ceux du coin ou ceux qui connaissent.
Je planifie 12 jours de vélo (70 à 90 km/jour puisque je suis chargée) Je passerais par Marseille-Remoulin-Florac-St-Cirgues en montagne-Yssingeaux-Montbrisson-Lucy-Lac des settons-Lézinne-Paris .. J'aimerais savoir si vous avez des attraits ou place à ne pas manquer dans ces villes, si vous avez des chemins secondaires ou routes plus calmes à me proposer et si vous avez un itinéraire détaillé du trajet à emprunter
J'aimerais pouvoir coucher dehors, dans ma petite tente.. est-ce que c'est faisable.. et surtout est-ce que c sécuritaire puisque je voyage seule..
Merci d'avance pour vos réponses ! Catherine
Trajet Avignon-Bretagne: sites historiques et beaux petits villages? English translation pending
Nous allons en france du 22 septembre au 14 octobre 2008.Arrivée à Marseille et retour à Montréal par Nantes.Après avoir séjourné qq jours chez des amis à Avignon, nous nous proposons de gagner tranquillement en auto la Bretagne pour une semaine de visite.
Nous apprécierions toute information pour un trajet le plus intéressant possible.Nous sommes un couple dans la soixantaine et apprécions les paysages, les sites historiques, et les beaux petits villages.
P.SNous aimerions louer une maison ou appartement en Bretagne, est-il vraiment nécessaire de réserver d'avance pour le début octobre ou pouvons-nous trouver sur place?Ça semble une période creuse.
Merci.
Randonnée à VTT Lyon-Béziers du 7 au 11 juillet 2008 English translation pending
Lyon - Béziers par la Haute Loire, L'ardèche, la Lozère, le Gard, l'Hérault
Petit compte rendu de ma balade prévue l'année dernière et repoussée pour manque de matériel et de dispo n'ayant pas trouvé d'autres vttistes je suis parti seul le lundi 7 juillet, au départ je devais me lancer le samedi, mais au vu de la météo j'ai bien fait même si j'ai pas pu faire de journée de récup comme j'avais prévu au milieu
le parcours est assez vallonné, avec pas mal de changement de relief, passage de plateaux et de sections plus escarpées, les prairies fleuries en cette période sont magnifiques les chemins sont très difficiles, la partie vers LE BEZ, j'ai tout fait à pied pratiquement, et pas d'eau, heureusement que j'avais prévu dans une montée j'étais limite à tout décharger et recharger les sacoches en haut tellement la pente était raide je pense un bon 30% (dans ce cas le sac à dos fixé sur le porte bagages aurait été bien) sinon j'ai fait le restant principalement sur petites routes et qqs petits chemins vers le cirque de Navacelles c'est pareil en vtt chargé c'est trop raide vers le mont Aigoual les accès aux prés se font par des petites échelles, alors en vtt et sacoches c'est pas top début du parcours, la montée de saint rambert d'albon au col de saint bonnet le froid est assez longue de Florac au Mont Aigoual pareil, très long, une 30 de km, partir tôt en été car il fait vite chaud
côté ravitaillement on trouve assez facilement des épiceries ou boulangerie dans les petits villages traversés, jolies en passant et où on trouve facilement des gens pour faire la causette le temps de se restaurer pour l'eau cela dépend, dans les villages on trouve des fontaines, mais dans les partie hautes l'eau se fait plus rare à certains endroits, j'ai mis une fois des pastilles, l'eau sortait d'un prés avec des animaux
1ère étape beau temps frais couvert
Saint Rambert D’Albon – Croix de Peccata Départ le lundi 7 juillet à 6h22 en gare de la Part Dieu à LYON en TER Arrivée à Saint-Rambert d’Albon à 7h05 Montée jusqu’au col de Saint-Bonnet le Froid par Annonay et fin de la 1ère étape au col de la Croix de Peccata à 1559m entre le Mont d’Alambre et le Mont Mézenc non loin des Estables. Passage à Saint Bonnet le Froid 1120m, Devesset, St Agrève, Fay sur Lignon Couchage vers le mont d’Alambre. repas du midi et du soir sandwich préparés le matin plus une soupe et des fruits secs. 110km, temps de roulage 8h03, moyenne 13, 70 km/h
2ème étape beau temps frais couvert
Croix de Peccata – La Chaze La nuit fut fraîche 3° et du brouillard jusqu’à 8h00 départ 9h45 après le petit déj, café et gateaux pour la 2ème étape jusqu’à La Chaze Par le GR7 jusqu’à la croix de Montouse 1460m pour rejoindre le Mont Gerbier des Joncs 1551m par la route et le col de la Chavade 1266m, montée ensuite par le GR7 à le Bez (à éviter en VTT, montée impraticable et pas d’eau) Arrivée au camping de La Chaze pour le nuit. Achat de banane, boisson et gâteaux dans un village pour le repas du midi 73, 3 km, temps de roulage 5h48, moyenne 12, 61 km/h
3ème étape beau temps
La Chaze – Florac Départ vers 8h45 pour rejoindre Florac par un petit circuit un peu different du GR7 Chasserades – Montbel – Mende – passage par le causse de Sauveterre Ispagnac et Florac Achat de victuailles au casino de Florac ( banane, abricot, gâteau et salade de pâtes au thon) et direction le camping municipal de Florac 549m à 2, 5km sur la D907 107, 20 km, temps de roulage 5h37, moyenne 19, 05 km/h
4ème étape beau temps chaud
Florac – Hameau de Navacelles Départ à 8h00 par la D907 de Florac 549m jusqu’au col de Perjuret 1031m pour rejoindre le Mont Aigoual 1567m par la D18, repas au Mont Aigoual (saucisson pain, fruits secs, une banane) pour descendre ensuite au Vigan et au cirque de Navacelles 350m. Nuit et repas à l’auberge du hameau. 98, 27km, temps de roulage 6h17, moyenne 15, 62 km/h
5ème étape brouillard pluie
Hameau de Navacelles – Valras Départ du cirque de Navacelles à 8h30 en direction de St Maurice de Navacelles, La Vacquerie, le col des vents, Arboras, St Saturnin, Clermont l’Herault, Peret, Fontès, Caux, Alignan, Servian, Béziers, Valras Pluie jusqu’à Caux et ensuite beau temps Repas à la pizzeria de Valras et nuit chez des amis à Béziers. 122, 33 km, temps de roulage 6h56, moyenne 17, 61 km/h
Retour sur Lyon le samedi 12 juillet par le TER jusqu’à Avignon et Lyon (départ à 14h15 et arrivée à 20h15 à Lyon)
Total kilomètres 511 et temps total de roulage 32h43mn
Ma liste de matériel
Le vélo Rockrider décathlon 5.2 et porte bagages TUBUS - 14300 Compteur Sigma 906 -- 25 Sacoches Décathlon Bitwin avant -- 218 Sacoches arrières Décathlon Bitwin -- 1065 Sac poubelle -- 73 Feu arrière -- 18 Sangles (4) -- 197 Antivol alarme -- 183
TOTAL--16079
SACOCHES ARRIERES PLEINES--8900
Réparation vélo chambre à air -- 206 pompe Zefal rock 850 XL5 -- 167 1 câble dérailleur et 1 frein - 45 huile - --54 outil Topeak -- 174 ductape petite largeur - --28
TOTAL--674
Sur moi chaussures Shimano M075 -- 800 chaussettes Nakamure coolmax - 26 cuissard décathlon -- 230 maillot Gore Bike Wear -- -190 casque Met Duello -- -292 buff Hawaii -- 28 montre Oregon scientific -- --61 veste Millet Goretex pluie - -417 veste Millet coupe vent -- -572 lunettes Orao Décathlon -- 21 guêtres pluies Décathlon -- -126
TOTAL--2763
Papiers Carte bleue, carte Vitale, chèques, tickets train, horaires train, argent poche TOTAL 75
Change et tenue soirée sac étanche 20 litres Sea to summit -- 118 Chaussons Tribord -- 166 Cuissard Santini -- 114 Maillot Scott -- 184 Pantalon long -- 209 Maillot Millet manches longues -- 178 Chaussettes laine longues -- 110 Maillot de bain -- 80 Collant -- 75 Buff -- 35
TOTAL--1269
Trousse toilette gant bactérien Vieux Campeur --33 demie serviette -- 46 miroir -- 21 bandana -- 27 lingettes Nivéa -- 65 mouchoirs Floralys (2) -- 56 rasoirs jetables Bic (4) -- 21 lavage sans eau sport Akileine -- 60 Anti tiques et moustiques Care Plus -- 59 Déo pierre d’Alun -- 24 Sac et bouchon -- 29 Crème solaire indice 50 -- 70 Brosse à dent -- 18 Crème Mitosyl -- 70 Savon d’Alep -- 50
TOTAL--649
Trousse médicale
Percutalgine, Tensoplast, Aquatabs, Micropure Forte, pansements, gaze, Smecta, solution antibactérienne, trousse couture, solution oculaire, pince à épiler, gants usage unique, Aspirine, bandage, Imodiumlingual, Di-antalvic, Solupred 20mg, Dacryoserum, Doliprane, épingles à nourrice TOTAL 274
Trousse urgence couteau Chaco -- 119 lampe Petzl Zipka avec piles -- 62 boite allumettes -- 6 sifflet Vieux Campeur -- 6 pastilles aquatabs et Micropur Forte -- 7 briquet magnésium -- 44 crayon papier Ikéa -- 1 ductape large -- 30 couverture survie Thuasne -- 63 bougie -- 44 bombe anti chien -- 38
TOTAL 420
Couchage duvet Yeti Q500 (confort -3) avec sac compression et sac étanche Sea to summit 13 litres -- 833 poncho tarp golite avec ficelles et housse -- 321 moustiquaire maison 3x2, 50 -- 290 Matelas Thermarest prolite 3 small avec sac -- 44O bâton Petzel Charlet compact composite 125 -- 205 Tapis de sol couverture survie McKinley --144 drap de soie -- 110 10 piquets et cordelette -- 155
TOTAL--2488
Repas et eau sac maison pour ranger la nourriture -- 101 quart -- 59 réchaud Esbit + tablettes -- 170 cuillère -- 2 éponge -- 12 2 briquets Bic mini -- 30 alu pare vent - --9 camel back 2 litres -- 203 tuyau bouteille -- 55 bouteille 1, 25 --40 20 pastilles Isostar -- 240 repas - --3000 eau - --3250
TOTAL--7171
Divers appareil photo + 2 batteries -- 142 téléphone portable Philips -- 99 boussole Silva - 19 cartes et porte carte -- 378
TOTAL--638
TOTAL SACOCHES SANS EAU ET REPAS 9187 TOTAL DES TOTAUX AVEC REPAS 5 JOURS 32500
Petit commentaire sur le matériel en vracvélo du côté du vélo, il s'agit d'un vtt de base à 400 euros environ qui m'a donné toutes satisfactions, maniable, agréable sur chemins et sur route, j'avais quand même changé la selle pour une plus confortable et pris de la crème mitosylporte bagages le porte bagages est parfait un tubus, bonne qualité très rigide, qui ne bouge pas avec le poids des sacochessacoches les moins chères de chez d4 (dans les 23euros) http://fr.decathlon.com/randonnee-2x15l_119_15543.htm j'avais des sacs étanches à l'intérieur ne connaissant pas leur qualité quant à l'absorption d'eau et j'ai ajouté une sangle sur chaque pour bien les fixer, car en position normale posées sur le porte bagages la chaussure touche au pédalagele poncho tarp golite est parfait pour moi, légers, solide, assez grand, belle couleur bleue, étanche...le réchaud esbit un peu limite pour les pâtes, j'ai fait cuire qqs pâtes mais en ajoutant du petit boisles pastilles isostar très bien tolérées et efficacesun petit bol pour la cuisson et pour manger suffisantla tapis de sol super confortableles piquets ultra light de chez d4 sont très bien et très résistants et pour le moment pas un de plié http://fr.decathlon.com/5-piquets-ultra … _36594.htmle gant anti bactérien et le produit sans eau Akileine c'est parfait et ça sent bon les huiles essentiellesle savon d'alep pour le lavage du corps ou des vêtements est très bien aussiles lingettes ça dépannent bien aussile duvet super chaud, bien pratique avec ça fermeture sur toute la longueur, se ferme bien au niveau de la tête, j'ai eu trop chaud à la croix de peccata 1550m, le matin 3° et ensuite j'ai dormi le duvet ouvert
les photos arrivent (qqs photos numériques et d'autres papiers en cours de développement, problème d'appareil, obligé d'acheter un jetable au mont Aigoual)
Thierry
Petit compte rendu de ma balade prévue l'année dernière et repoussée pour manque de matériel et de dispo n'ayant pas trouvé d'autres vttistes je suis parti seul le lundi 7 juillet, au départ je devais me lancer le samedi, mais au vu de la météo j'ai bien fait même si j'ai pas pu faire de journée de récup comme j'avais prévu au milieu
le parcours est assez vallonné, avec pas mal de changement de relief, passage de plateaux et de sections plus escarpées, les prairies fleuries en cette période sont magnifiques les chemins sont très difficiles, la partie vers LE BEZ, j'ai tout fait à pied pratiquement, et pas d'eau, heureusement que j'avais prévu dans une montée j'étais limite à tout décharger et recharger les sacoches en haut tellement la pente était raide je pense un bon 30% (dans ce cas le sac à dos fixé sur le porte bagages aurait été bien) sinon j'ai fait le restant principalement sur petites routes et qqs petits chemins vers le cirque de Navacelles c'est pareil en vtt chargé c'est trop raide vers le mont Aigoual les accès aux prés se font par des petites échelles, alors en vtt et sacoches c'est pas top début du parcours, la montée de saint rambert d'albon au col de saint bonnet le froid est assez longue de Florac au Mont Aigoual pareil, très long, une 30 de km, partir tôt en été car il fait vite chaud
côté ravitaillement on trouve assez facilement des épiceries ou boulangerie dans les petits villages traversés, jolies en passant et où on trouve facilement des gens pour faire la causette le temps de se restaurer pour l'eau cela dépend, dans les villages on trouve des fontaines, mais dans les partie hautes l'eau se fait plus rare à certains endroits, j'ai mis une fois des pastilles, l'eau sortait d'un prés avec des animaux
1ère étape beau temps frais couvert
Saint Rambert D’Albon – Croix de Peccata Départ le lundi 7 juillet à 6h22 en gare de la Part Dieu à LYON en TER Arrivée à Saint-Rambert d’Albon à 7h05 Montée jusqu’au col de Saint-Bonnet le Froid par Annonay et fin de la 1ère étape au col de la Croix de Peccata à 1559m entre le Mont d’Alambre et le Mont Mézenc non loin des Estables. Passage à Saint Bonnet le Froid 1120m, Devesset, St Agrève, Fay sur Lignon Couchage vers le mont d’Alambre. repas du midi et du soir sandwich préparés le matin plus une soupe et des fruits secs. 110km, temps de roulage 8h03, moyenne 13, 70 km/h
2ème étape beau temps frais couvert
Croix de Peccata – La Chaze La nuit fut fraîche 3° et du brouillard jusqu’à 8h00 départ 9h45 après le petit déj, café et gateaux pour la 2ème étape jusqu’à La Chaze Par le GR7 jusqu’à la croix de Montouse 1460m pour rejoindre le Mont Gerbier des Joncs 1551m par la route et le col de la Chavade 1266m, montée ensuite par le GR7 à le Bez (à éviter en VTT, montée impraticable et pas d’eau) Arrivée au camping de La Chaze pour le nuit. Achat de banane, boisson et gâteaux dans un village pour le repas du midi 73, 3 km, temps de roulage 5h48, moyenne 12, 61 km/h
3ème étape beau temps
La Chaze – Florac Départ vers 8h45 pour rejoindre Florac par un petit circuit un peu different du GR7 Chasserades – Montbel – Mende – passage par le causse de Sauveterre Ispagnac et Florac Achat de victuailles au casino de Florac ( banane, abricot, gâteau et salade de pâtes au thon) et direction le camping municipal de Florac 549m à 2, 5km sur la D907 107, 20 km, temps de roulage 5h37, moyenne 19, 05 km/h
4ème étape beau temps chaud
Florac – Hameau de Navacelles Départ à 8h00 par la D907 de Florac 549m jusqu’au col de Perjuret 1031m pour rejoindre le Mont Aigoual 1567m par la D18, repas au Mont Aigoual (saucisson pain, fruits secs, une banane) pour descendre ensuite au Vigan et au cirque de Navacelles 350m. Nuit et repas à l’auberge du hameau. 98, 27km, temps de roulage 6h17, moyenne 15, 62 km/h
5ème étape brouillard pluie
Hameau de Navacelles – Valras Départ du cirque de Navacelles à 8h30 en direction de St Maurice de Navacelles, La Vacquerie, le col des vents, Arboras, St Saturnin, Clermont l’Herault, Peret, Fontès, Caux, Alignan, Servian, Béziers, Valras Pluie jusqu’à Caux et ensuite beau temps Repas à la pizzeria de Valras et nuit chez des amis à Béziers. 122, 33 km, temps de roulage 6h56, moyenne 17, 61 km/h
Retour sur Lyon le samedi 12 juillet par le TER jusqu’à Avignon et Lyon (départ à 14h15 et arrivée à 20h15 à Lyon)
Total kilomètres 511 et temps total de roulage 32h43mn
Ma liste de matériel
Le vélo Rockrider décathlon 5.2 et porte bagages TUBUS - 14300 Compteur Sigma 906 -- 25 Sacoches Décathlon Bitwin avant -- 218 Sacoches arrières Décathlon Bitwin -- 1065 Sac poubelle -- 73 Feu arrière -- 18 Sangles (4) -- 197 Antivol alarme -- 183
TOTAL--16079
SACOCHES ARRIERES PLEINES--8900
Réparation vélo chambre à air -- 206 pompe Zefal rock 850 XL5 -- 167 1 câble dérailleur et 1 frein - 45 huile - --54 outil Topeak -- 174 ductape petite largeur - --28
TOTAL--674
Sur moi chaussures Shimano M075 -- 800 chaussettes Nakamure coolmax - 26 cuissard décathlon -- 230 maillot Gore Bike Wear -- -190 casque Met Duello -- -292 buff Hawaii -- 28 montre Oregon scientific -- --61 veste Millet Goretex pluie - -417 veste Millet coupe vent -- -572 lunettes Orao Décathlon -- 21 guêtres pluies Décathlon -- -126
TOTAL--2763
Papiers Carte bleue, carte Vitale, chèques, tickets train, horaires train, argent poche TOTAL 75
Change et tenue soirée sac étanche 20 litres Sea to summit -- 118 Chaussons Tribord -- 166 Cuissard Santini -- 114 Maillot Scott -- 184 Pantalon long -- 209 Maillot Millet manches longues -- 178 Chaussettes laine longues -- 110 Maillot de bain -- 80 Collant -- 75 Buff -- 35
TOTAL--1269
Trousse toilette gant bactérien Vieux Campeur --33 demie serviette -- 46 miroir -- 21 bandana -- 27 lingettes Nivéa -- 65 mouchoirs Floralys (2) -- 56 rasoirs jetables Bic (4) -- 21 lavage sans eau sport Akileine -- 60 Anti tiques et moustiques Care Plus -- 59 Déo pierre d’Alun -- 24 Sac et bouchon -- 29 Crème solaire indice 50 -- 70 Brosse à dent -- 18 Crème Mitosyl -- 70 Savon d’Alep -- 50
TOTAL--649
Trousse médicale
Percutalgine, Tensoplast, Aquatabs, Micropure Forte, pansements, gaze, Smecta, solution antibactérienne, trousse couture, solution oculaire, pince à épiler, gants usage unique, Aspirine, bandage, Imodiumlingual, Di-antalvic, Solupred 20mg, Dacryoserum, Doliprane, épingles à nourrice TOTAL 274
Trousse urgence couteau Chaco -- 119 lampe Petzl Zipka avec piles -- 62 boite allumettes -- 6 sifflet Vieux Campeur -- 6 pastilles aquatabs et Micropur Forte -- 7 briquet magnésium -- 44 crayon papier Ikéa -- 1 ductape large -- 30 couverture survie Thuasne -- 63 bougie -- 44 bombe anti chien -- 38
TOTAL 420
Couchage duvet Yeti Q500 (confort -3) avec sac compression et sac étanche Sea to summit 13 litres -- 833 poncho tarp golite avec ficelles et housse -- 321 moustiquaire maison 3x2, 50 -- 290 Matelas Thermarest prolite 3 small avec sac -- 44O bâton Petzel Charlet compact composite 125 -- 205 Tapis de sol couverture survie McKinley --144 drap de soie -- 110 10 piquets et cordelette -- 155
TOTAL--2488
Repas et eau sac maison pour ranger la nourriture -- 101 quart -- 59 réchaud Esbit + tablettes -- 170 cuillère -- 2 éponge -- 12 2 briquets Bic mini -- 30 alu pare vent - --9 camel back 2 litres -- 203 tuyau bouteille -- 55 bouteille 1, 25 --40 20 pastilles Isostar -- 240 repas - --3000 eau - --3250
TOTAL--7171
Divers appareil photo + 2 batteries -- 142 téléphone portable Philips -- 99 boussole Silva - 19 cartes et porte carte -- 378
TOTAL--638
TOTAL SACOCHES SANS EAU ET REPAS 9187 TOTAL DES TOTAUX AVEC REPAS 5 JOURS 32500
Petit commentaire sur le matériel en vracvélo du côté du vélo, il s'agit d'un vtt de base à 400 euros environ qui m'a donné toutes satisfactions, maniable, agréable sur chemins et sur route, j'avais quand même changé la selle pour une plus confortable et pris de la crème mitosylporte bagages le porte bagages est parfait un tubus, bonne qualité très rigide, qui ne bouge pas avec le poids des sacochessacoches les moins chères de chez d4 (dans les 23euros) http://fr.decathlon.com/randonnee-2x15l_119_15543.htm j'avais des sacs étanches à l'intérieur ne connaissant pas leur qualité quant à l'absorption d'eau et j'ai ajouté une sangle sur chaque pour bien les fixer, car en position normale posées sur le porte bagages la chaussure touche au pédalagele poncho tarp golite est parfait pour moi, légers, solide, assez grand, belle couleur bleue, étanche...le réchaud esbit un peu limite pour les pâtes, j'ai fait cuire qqs pâtes mais en ajoutant du petit boisles pastilles isostar très bien tolérées et efficacesun petit bol pour la cuisson et pour manger suffisantla tapis de sol super confortableles piquets ultra light de chez d4 sont très bien et très résistants et pour le moment pas un de plié http://fr.decathlon.com/5-piquets-ultra … _36594.htmle gant anti bactérien et le produit sans eau Akileine c'est parfait et ça sent bon les huiles essentiellesle savon d'alep pour le lavage du corps ou des vêtements est très bien aussiles lingettes ça dépannent bien aussile duvet super chaud, bien pratique avec ça fermeture sur toute la longueur, se ferme bien au niveau de la tête, j'ai eu trop chaud à la croix de peccata 1550m, le matin 3° et ensuite j'ai dormi le duvet ouvert
les photos arrivent (qqs photos numériques et d'autres papiers en cours de développement, problème d'appareil, obligé d'acheter un jetable au mont Aigoual)
Thierry
Cherche coin de nature pour voyage sauvage English translation pending
Avec des amis on cherche un coin de nature sauvage pour se faire un petit truc sympa, genre on dort dans les tentes on peche etc etc on se debrouille sans technologie si vous voyez ce que je veux dire.
Pourriez-vous nous indiquer un endroit sympa pour pas être embêter par la civilisation, être immerger dans la nature.
Merci d'avance pour les réponses.
PS : j'ai pas trouver une rubrique adapté à ce sujet là, désolé.
PS : j'ai pas trouver une rubrique adapté à ce sujet là, désolé.
France: parcours des Cévennes vers Toulouse English translation pending
Bonjour,
Voilà avec ma compagne et un ami, on prévois de faire un parcours des Cévennes vers Toulouse. Je voudrais savoir si quelqu'un à vécu ce parcours, pour avoir des conseils d'iténairére à suivre, les coins à ne pas éviter. Je ne sais pas ou exactement commencer le parcous, je penser à partir d'Alés ... Merci pour votre aide.
Voilà avec ma compagne et un ami, on prévois de faire un parcours des Cévennes vers Toulouse. Je voudrais savoir si quelqu'un à vécu ce parcours, pour avoir des conseils d'iténairére à suivre, les coins à ne pas éviter. Je ne sais pas ou exactement commencer le parcous, je penser à partir d'Alés ... Merci pour votre aide.
Chemin de Saint-Guilhem le Désert (randonnée) English translation pending
Bonjour, bonjour,
Je pense partir faire une partie du chemin de Saint Guilhem le Désert avec ma fille de 14 ans et demi cet été. Nous démarrerions de Le Rozier. Je l'ai déjà fait il y a quelques années seule. Il ne m'a pas semblé "dangereux"... J'avais fais très attention aux chaussures, à l'hydratation, à l'aspivenin, à une petite trousse pharmacie ... Qu'en pensez-vous ? Dois-je avoir peur des patous ? (j'en avais pas croisé du tout), des incendies dans l'Hérault ? de n'être "qu'à deux" ?
Merci pour vos réponses... J'aimerai vraiment lui faire découvrir cela parce que j'avais trouvé que c'était magnifique, très ressourçant et cela permettait de prendre beaucoup de recul ...
Je pense partir faire une partie du chemin de Saint Guilhem le Désert avec ma fille de 14 ans et demi cet été. Nous démarrerions de Le Rozier. Je l'ai déjà fait il y a quelques années seule. Il ne m'a pas semblé "dangereux"... J'avais fais très attention aux chaussures, à l'hydratation, à l'aspivenin, à une petite trousse pharmacie ... Qu'en pensez-vous ? Dois-je avoir peur des patous ? (j'en avais pas croisé du tout), des incendies dans l'Hérault ? de n'être "qu'à deux" ?
Merci pour vos réponses... J'aimerai vraiment lui faire découvrir cela parce que j'avais trouvé que c'était magnifique, très ressourçant et cela permettait de prendre beaucoup de recul ...
Voyager avec ma petite famille en août en Languedoc-Roussillon English translation pending
Bonjour,
J’aimerais partir cet été dans le Languedoc Roussillon (les 2 premières semaines d'aout 2019 avec ma petite famille (fils de 11 ans et fille de 3 ans, ma sœur de 18 ans et mon mari) pour deux semaines. Pour l'instant je suis en train de réfléchir sur la destination mais rien n'est encore acté :):).
Je suis preneuse de vos avis et des activités qu'on pourra faire sur place. Merci à tous
J’aimerais partir cet été dans le Languedoc Roussillon (les 2 premières semaines d'aout 2019 avec ma petite famille (fils de 11 ans et fille de 3 ans, ma sœur de 18 ans et mon mari) pour deux semaines. Pour l'instant je suis en train de réfléchir sur la destination mais rien n'est encore acté :):).
Je suis preneuse de vos avis et des activités qu'on pourra faire sur place. Merci à tous
Le chemin de Stevenson (GR 70) du Puy-en-Velay à Alès hors-saison février-mars 2019 English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous livrerai dans quelques jours, après la fin de mon périple, le récit de ma randonnée sur le chemin de Stevenson (GR 70), effectuée hors-saison (je n'ose pas vraiment dire en hiver vu les températures record relevées) du 24 février au 4 mars 2019. Seront détaillées en particulier les modalités pratiques (hébergement, ravito, enneigement), ce qui vous permettra de planifier votre propre itinéraire hivernal. Mais en un mot, allez-y c'est un vrai bonheur ! Quelques photos pour vous faire patienter...
Je vous livrerai dans quelques jours, après la fin de mon périple, le récit de ma randonnée sur le chemin de Stevenson (GR 70), effectuée hors-saison (je n'ose pas vraiment dire en hiver vu les températures record relevées) du 24 février au 4 mars 2019. Seront détaillées en particulier les modalités pratiques (hébergement, ravito, enneigement), ce qui vous permettra de planifier votre propre itinéraire hivernal. Mais en un mot, allez-y c'est un vrai bonheur ! Quelques photos pour vous faire patienter...
Parcours vélo en Midi-Pyrénées? English translation pending
Bonjour,
Le Concours de machine 2018 se tiendra dans le village de Bruniquel, à une trentaine de kilomètres à l'est de Montauban.
C'est l'occasion d'organiser un voyage dans la région 😛
Dans un carré Brive - Toulouse - Montpellier - Le Puy… que faut-il absolument visiter selon vous ?
Merci.

Le Concours de machine 2018 se tiendra dans le village de Bruniquel, à une trentaine de kilomètres à l'est de Montauban.
C'est l'occasion d'organiser un voyage dans la région 😛
Dans un carré Brive - Toulouse - Montpellier - Le Puy… que faut-il absolument visiter selon vous ?
Merci.

14ème Festival détour du monde en Lozère du 20 au 28 juillet 2016 English translation pending
14ème FESTIVAL DETOURS DU MONDE
Du 20 au 28 JUILLET 2017
FESTIVAL EN TRANSHUMANCE DES CIVILISATIONS VIVANTES & POPULAIRES
Un voyage au cœur des musiques populaires du monde en LOZERE (48)
Œuvres vivantes, métissées, hybrides et exigeantes, création d’ici et d’ailleurs, rencontres entre artistes, publics, voyageurs, militant, conférenciers, Détours du monde propose un échange avec une vision cosmopolite sans frontières sociales ou ethniques.
Chanac – Vallée du Lot (48) Jeudi 20 juillet Vendredi 21 juillet Samedi 22 juillet
Plateau de l’Aubrac (48) En collaboration avec le festival Radio France Montpellier Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées Lundi 24 juillet Mercredi 25 juillet Jeudi 26 juillet Vendredi 28 juillet
Programmation et réservation dévoilée le 3 mai 2017 sur Festival Détours du Monde
DETAILS DE PROGRAMMATION
Chanac – Vallée du Lot (48) Jeudi 20 juillet Détours Réflexion – PROJECTION EN PLEIN AIR Les yes men refont le monde - Un film de Andy Bichlbaum & Mike Bonanno suivi d’un débat avec l’association Les Désobéissants Vendredi 15 juillet Chinese Man, BCUC, ainsi que les créations du +SiLO+ : Orient Express Samedi 16 juillet Fatoumata Diawara & Hindi Zahra, Super Parquet, Peemaïainsi que les créations du +SiLO+ : Todo Mundo Et en accès libre des moments d’échange, de partage autour de réflexion, de musique, de projection, de découverte… Tout au long de ces deux journées.
Plateau de l’Aubrac (48) En collaboration avec le festival Radio France Montpellier Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées Mardi 25 juillet 20h30 - Saint Germain du Teil / Wald Bouhassoun Mercredi 26 juillet 16h-22h - Marchastel Nasbinal / Lo Barrut Jeudi 21 juillet 10h30 - Aumont Abrac / Florian Baron Samedi 23 juillet 19h30 - Saint Alban sur Limagnole / Piers Faccini
Réservation à partir du 1er Juin 2017 sur www.detoursdumonde.org, ou dans nos différents points de vente (Office du Tourisme de Chanac, Office du Tourisme de Florac, Discopathie Marvejols, Hyper U de Mende)
FESTIVAL EN TRANSHUMANCE DES CIVILISATIONS VIVANTES & POPULAIRES
Un voyage au cœur des musiques populaires du monde en LOZERE (48)
Œuvres vivantes, métissées, hybrides et exigeantes, création d’ici et d’ailleurs, rencontres entre artistes, publics, voyageurs, militant, conférenciers, Détours du monde propose un échange avec une vision cosmopolite sans frontières sociales ou ethniques.
Chanac – Vallée du Lot (48) Jeudi 20 juillet Vendredi 21 juillet Samedi 22 juillet
Plateau de l’Aubrac (48) En collaboration avec le festival Radio France Montpellier Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées Lundi 24 juillet Mercredi 25 juillet Jeudi 26 juillet Vendredi 28 juillet
Programmation et réservation dévoilée le 3 mai 2017 sur Festival Détours du Monde
DETAILS DE PROGRAMMATION
Chanac – Vallée du Lot (48) Jeudi 20 juillet Détours Réflexion – PROJECTION EN PLEIN AIR Les yes men refont le monde - Un film de Andy Bichlbaum & Mike Bonanno suivi d’un débat avec l’association Les Désobéissants Vendredi 15 juillet Chinese Man, BCUC, ainsi que les créations du +SiLO+ : Orient Express Samedi 16 juillet Fatoumata Diawara & Hindi Zahra, Super Parquet, Peemaïainsi que les créations du +SiLO+ : Todo Mundo Et en accès libre des moments d’échange, de partage autour de réflexion, de musique, de projection, de découverte… Tout au long de ces deux journées.
Plateau de l’Aubrac (48) En collaboration avec le festival Radio France Montpellier Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées Mardi 25 juillet 20h30 - Saint Germain du Teil / Wald Bouhassoun Mercredi 26 juillet 16h-22h - Marchastel Nasbinal / Lo Barrut Jeudi 21 juillet 10h30 - Aumont Abrac / Florian Baron Samedi 23 juillet 19h30 - Saint Alban sur Limagnole / Piers Faccini
Réservation à partir du 1er Juin 2017 sur www.detoursdumonde.org, ou dans nos différents points de vente (Office du Tourisme de Chanac, Office du Tourisme de Florac, Discopathie Marvejols, Hyper U de Mende)
Ma première longue marche (Stevenson en juin) English translation pending
Bonjour,
Après avoir consulté quelques sites et fils de discussion (et bien sûr le topoguide), j'aimerais avoir vos avis de connaisseurs sur mon projet de rando sur le chemin de Stevenson du 19 juin au... juillet prochains. Pas encore de date d'arrivée ! J'ai décidé de le faire il y a seulement quelques jours, je pensais d'abord le faire en septembre et puis pour diverses raisons j'ai (beaucoup) avancé mon départ. Je pars avec un sac le plus léger possible (je préciserai peut-être le contenu plus tard pour avoir vos avis), donc pas de bivouac.
Voici mes questions : - L'itinéraire que je poste ci-dessous vous paraît-il adapté ? J'ai 32 ans, je suis relativement active (nage, course, mais tranquillement ; marche quotidienne, vélo pour me déplacer dans la ville ; et quelques marches sur une journée mais très ponctuellement).
- Pensez-vous qu'il soit indispensable de réserver l'hébergement sur certaines étapes et lesquelles ? Je lis çà et là qu'à une ou deux exceptions près, il n'est pas nécessaire de réserver (ou alors la veille pour le lendemain) ; mais j'ai vraiment peur de me retrouver en rade ! Je pars un lundi du Puy, il me semble que cela devrait m'éviter la foule.
Voici l'itinéraire : - Le Puy-en-Velay - Coubon (7.8 km) (car je vais visiter le Puy le matin, j'arrive tard la veille) - Coubon - Goudet (22.3 km) - Goudet - Landos (19.3 km) - Landos - Langogne (20.2 km) - Langogne - Luc (27.4 km) - Luc - La Bastide-Puylaurent (15 km par la variante) - La Bastide-Puylaurent - Chasseradès (12.3km) - Chasseradès - Le Bleymard (17 km) - Le Bleymard - Le Pont-de-Montvert (19.3 km) - Le Pont-de-Montvert - Cocurès (24.5 km) - Cocurès - ancienne gare de Cassagnas (23.4 km) - Ancienne gare de Cassagnas - Saint-Germain-de-Calberte (15 km) - Saint-Germain-de-Calberte - Saint-Jean-du-Gard (21.6 km) - Saint-Jean-du-Gard - Alès (24 km).
N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, ça me sera vraiment (vraiment) utile ! Merci d'avance ! 🙂
Gabrielle
Après avoir consulté quelques sites et fils de discussion (et bien sûr le topoguide), j'aimerais avoir vos avis de connaisseurs sur mon projet de rando sur le chemin de Stevenson du 19 juin au... juillet prochains. Pas encore de date d'arrivée ! J'ai décidé de le faire il y a seulement quelques jours, je pensais d'abord le faire en septembre et puis pour diverses raisons j'ai (beaucoup) avancé mon départ. Je pars avec un sac le plus léger possible (je préciserai peut-être le contenu plus tard pour avoir vos avis), donc pas de bivouac.
Voici mes questions : - L'itinéraire que je poste ci-dessous vous paraît-il adapté ? J'ai 32 ans, je suis relativement active (nage, course, mais tranquillement ; marche quotidienne, vélo pour me déplacer dans la ville ; et quelques marches sur une journée mais très ponctuellement).
- Pensez-vous qu'il soit indispensable de réserver l'hébergement sur certaines étapes et lesquelles ? Je lis çà et là qu'à une ou deux exceptions près, il n'est pas nécessaire de réserver (ou alors la veille pour le lendemain) ; mais j'ai vraiment peur de me retrouver en rade ! Je pars un lundi du Puy, il me semble que cela devrait m'éviter la foule.
Voici l'itinéraire : - Le Puy-en-Velay - Coubon (7.8 km) (car je vais visiter le Puy le matin, j'arrive tard la veille) - Coubon - Goudet (22.3 km) - Goudet - Landos (19.3 km) - Landos - Langogne (20.2 km) - Langogne - Luc (27.4 km) - Luc - La Bastide-Puylaurent (15 km par la variante) - La Bastide-Puylaurent - Chasseradès (12.3km) - Chasseradès - Le Bleymard (17 km) - Le Bleymard - Le Pont-de-Montvert (19.3 km) - Le Pont-de-Montvert - Cocurès (24.5 km) - Cocurès - ancienne gare de Cassagnas (23.4 km) - Ancienne gare de Cassagnas - Saint-Germain-de-Calberte (15 km) - Saint-Germain-de-Calberte - Saint-Jean-du-Gard (21.6 km) - Saint-Jean-du-Gard - Alès (24 km).
N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, ça me sera vraiment (vraiment) utile ! Merci d'avance ! 🙂
Gabrielle
Que pensez-vous de ce trajet à vélo dans le Massif Central? English translation pending
Bonjour !
Après quelques hésitations et une discussion dans ce forum (ma douce et moi avons laissé tomber l’idée du Massif l’été dernier), cette fois-ci est la bonne. Les billets d'avion sont achetés, nous serons en voyage à vélo dans le Massif central pour une ballade qui durera un peu moins d’un mois.
Voici le trajet proposé. Il a été élaboré grâce aux précieux conseils de Wegg qui m’a donné tout un coup de main, merci ! J’ai élaboré le trajet dans Openrunner, et il a été divisé en 5 sections, vous n’avez qu’à cliquer sur les liens plus bas pour voir le parcours détaillé. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l’itinéraire et à faire des suggestions.
On prend l’avion Montréal-Toulouse fin juin. S’il nous reste encore un peu d’énergie une fois que les vélos seront remontés et que nous serons sortis de l’aéroport, on se rendra à Cahors en TER le jour de l’arrivée. Sinon on prendra le train le lendemain, après un dodo dans un camping.
Comme vous tous, on préfère de loin les routes tranquilles, mais on a l’expérience qu’il faut pour rouler « dans le trafic » sans être trop stressés, lorsqu’il le faut ou pour voir de belles choses. On aime les beaux paysages plus que les vieilles pierres, bien qu’il nous arrive de faire des visites lorsqu’on prend une journée d’arrêt ou au hasard de la route. Nous avons fait trois voyages dans les Alpes et on aime bien les montées, sauf lorsque de fortes inclinaisons (plus que 12%) se prolongent.
Voici le trajet plus détaillé : La première section (Cahors-Aurillac) longe le Lot puis se dirige vers le nord-est jusqu’à Aurillac.
Pour la seconde section, j’ai encore deux version du trajet, je me demande encore s’il vaut la peine de pousser jusqu’à Issoire (Aurillac-Issoire) puis de se balader un peu dans le parc de Livradois-Forez jusqu’à La-Chaise-Dieu, ou si on coupe plus au sud en passant à Brioude (Aurillac-Brioude) puis on remonte vers La-Chaise-Dieu ?
La troisième section (Brioude-Langogne) part de Brioude en passant par la Chaise-Dieu, Puy-Mary, fait un détour vers l’est par Les Estables et le lac d’Issarlès pour redescendre vers Langogne.
La quatrième section (Langogne-Florac) part de Langogne vers puis longe La Borne puis l’Altier pour ensuite grimper au Mont-Lozère et ensuite longer le Tarn jusqu’à Florac.
La cinquième section part de Florac pour se terminer à Rodez. Wegg connaissait moins bien ce coin de pays alors n’hésitez pas à me faire part de vos suggestions sur cette section. On prendra ensuite un TER pour retourner à Toulouse.
Au plaisir de vous lire!
Après quelques hésitations et une discussion dans ce forum (ma douce et moi avons laissé tomber l’idée du Massif l’été dernier), cette fois-ci est la bonne. Les billets d'avion sont achetés, nous serons en voyage à vélo dans le Massif central pour une ballade qui durera un peu moins d’un mois.
Voici le trajet proposé. Il a été élaboré grâce aux précieux conseils de Wegg qui m’a donné tout un coup de main, merci ! J’ai élaboré le trajet dans Openrunner, et il a été divisé en 5 sections, vous n’avez qu’à cliquer sur les liens plus bas pour voir le parcours détaillé. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l’itinéraire et à faire des suggestions.
On prend l’avion Montréal-Toulouse fin juin. S’il nous reste encore un peu d’énergie une fois que les vélos seront remontés et que nous serons sortis de l’aéroport, on se rendra à Cahors en TER le jour de l’arrivée. Sinon on prendra le train le lendemain, après un dodo dans un camping.
Comme vous tous, on préfère de loin les routes tranquilles, mais on a l’expérience qu’il faut pour rouler « dans le trafic » sans être trop stressés, lorsqu’il le faut ou pour voir de belles choses. On aime les beaux paysages plus que les vieilles pierres, bien qu’il nous arrive de faire des visites lorsqu’on prend une journée d’arrêt ou au hasard de la route. Nous avons fait trois voyages dans les Alpes et on aime bien les montées, sauf lorsque de fortes inclinaisons (plus que 12%) se prolongent.
Voici le trajet plus détaillé : La première section (Cahors-Aurillac) longe le Lot puis se dirige vers le nord-est jusqu’à Aurillac.
Pour la seconde section, j’ai encore deux version du trajet, je me demande encore s’il vaut la peine de pousser jusqu’à Issoire (Aurillac-Issoire) puis de se balader un peu dans le parc de Livradois-Forez jusqu’à La-Chaise-Dieu, ou si on coupe plus au sud en passant à Brioude (Aurillac-Brioude) puis on remonte vers La-Chaise-Dieu ?
La troisième section (Brioude-Langogne) part de Brioude en passant par la Chaise-Dieu, Puy-Mary, fait un détour vers l’est par Les Estables et le lac d’Issarlès pour redescendre vers Langogne.
La quatrième section (Langogne-Florac) part de Langogne vers puis longe La Borne puis l’Altier pour ensuite grimper au Mont-Lozère et ensuite longer le Tarn jusqu’à Florac.
La cinquième section part de Florac pour se terminer à Rodez. Wegg connaissait moins bien ce coin de pays alors n’hésitez pas à me faire part de vos suggestions sur cette section. On prendra ensuite un TER pour retourner à Toulouse.
Au plaisir de vous lire!
Quelles routes à moto dans le Limousin, Cévennes et Auvergne? English translation pending
Nous partons à moto cet été pour trois semaines et passerons par le Limousin pour rejoindre le sud des Cévennes et ensuite remonter par Aubusson pour rentrer.
Quelles routes sont pittoresques à emprunter dans ces régions ? il y a beaucoup de beaux villages d'après ce que j'ai pu lire mais je ne trouve rien sur les routes.
Si quelqu'un peut nous conseiller ce serait très sympa.
Preneurs aussi pour des conseils d'hébergements et de sites à ne pas rater.
Un grand merci d'avance
😏
Notre séjour en France (avec transport en train) English translation pending
Salut , nous partons avec mon épouse en septembre, dans un premier temps a Paris ( 5 jours ) puis ensuite j'ais trouvé un séjour tout organisé ou ont pourra partir en train dans une région de France qui s'appelle la Lozère dans le massif Central notre but étant de découvrir la montagne ( ont aime randonnée ) mais aussi des petits villages typique voila le lien du séjour www.gite-le-petit-lozerien.net/...jour-de-8-jou...
Pourriez vous me dire si la région indiquée dans ce site est vraiment aussi jolie que ça car j'avoue que cela est plutôt tentant pour nous autres , car ça correspond un peut a ce que l'ont cherche
et puis on aurait pas a louer de voiture quand pensez vous ?
Puisque j'y suis je suis aussi preneur d'un bon hébergement sur Paris pas trop cher quand même
Merci de votre aide
Bleck
Merci de votre aide
Bleck
Chemin de Stevenson, dernière étape English translation pending
Bonjour,
Mon épouse et moi avons prévu de faire le chemin de Stevenson au mois d’août 2016.
Je remarque que beaucoup de randonneurs arrêtent leur parcours à St Jean du Gard et ne vont pas jusqu'Alès. Il y a-t-il une raison ? Cette dernière étape est-elle sans intérêt ?
Merci d'avance
A little walk in Lozère: the Gorges de la Jonte and the Grands Causses
Hello everyone,
Lozère seems like a department that’s been forgotten on this forum—just like in real life, actually.
So if you love strolling through peaceful, exotic places, landscapes that remind you of Mongolia in some spots and of ruiniform shapes in others, and watching the flight of large griffon vultures in the Gorges de la Jonte and the Tarn, I’d like to share a few photos of these places I love. I’ve been exploring here for about thirty years, and I recently took a walk in mid-April with a few detours to the Larzac plateau, which straddles Aveyron and Lozère.
.
We head straight to the start of the Gorges de la Jonte. Our accommodation is right in the middle of these gorges, between Le Rozier and Meyrueis.
Le Rozier, a small village where the Jonte meets the Gorges du Tarn:

The village has three campsites side by side, with a beautiful view:

The Gorges de la Jonte at a spot called Les Douzes:



Lozère seems like a department that’s been forgotten on this forum—just like in real life, actually.
So if you love strolling through peaceful, exotic places, landscapes that remind you of Mongolia in some spots and of ruiniform shapes in others, and watching the flight of large griffon vultures in the Gorges de la Jonte and the Tarn, I’d like to share a few photos of these places I love. I’ve been exploring here for about thirty years, and I recently took a walk in mid-April with a few detours to the Larzac plateau, which straddles Aveyron and Lozère.
.
We head straight to the start of the Gorges de la Jonte. Our accommodation is right in the middle of these gorges, between Le Rozier and Meyrueis.
Le Rozier, a small village where the Jonte meets the Gorges du Tarn:

The village has three campsites side by side, with a beautiful view:

The Gorges de la Jonte at a spot called Les Douzes:



GR70 le Chemin de Stevenson English translation pending
Bonjour
Je souhaite faire le GR70 chemin de Stevenson en 10 a 12 jours a la mi juin, en autonomie et je recherche 2 a 3 équipiers ières pour m'accompagner
Au plaisir de vous lire
Charly😉
Je souhaite faire le GR70 chemin de Stevenson en 10 a 12 jours a la mi juin, en autonomie et je recherche 2 a 3 équipiers ières pour m'accompagner
Au plaisir de vous lire
Charly😉
Randonnée dans le Larzac dans les causses du Larzac sud de Millau English translation pending
Bonjour,
Je compte aller randonner 4/5 jours dans le larzac au départ de la Cavalerie ou de Nant et faire une boucle en direction de La Couvertoirade, Cornus, Viala du Pas de Jaux et la Cavalerie. J'aimerais savoir si cet itinéraire est joli et si les étapes entre les villages mentionnés ne sont pas trop longues. Je pense camper si je ne trouve aucun hébergement bon marché.Auriez vous des adresses de gîtes d'étape ou chambres chez l'habitant à me recommander ? S'il y a des difficultés particulières ou un circuit à éviter sur cette itinéraire, pourriez vous me le faire savoir. Merci pour votre aide.
nad
Chemin de Stevenson, 10 jours en août 2014: hébergement English translation pending
Bonjour, nous venons de parcourir à deux durant 10 jours le chemin de Stevenson (GR70) depuis le Puy en Velay jusqu'à St Jean du Gard. J'aimerai vous faire part de quelques renseignements utiles sur les différents hébergements que nous avons utilisés tout au long de ce parcours. Bien sûr, la grande majorité de ceux-ci sont mentionnés sur le site officiel du chemin de Stevenson, ce qui permet de planifier assez facilement ses étapes et de réserver à l'avance son hébergement.
En ce qui nous concerne, nos démarches ont été faites courant mars et l'un d'entre eux était déjà complet au Boucher St Nicolas (gîte 3 épis la retirade). A Cheylard l'évêque, un seul hébergement est disponible : refuge du Moure en 1/2 pension en chambre d'hôtes ou en dortoir avec une différence de prix assez minime entre ces deux formules. Un très bon accueil et des prestations de très bonne qualité pour une 1/2 pension proche des 50€ par personnes en chambre.
Par contre à la Bastide Puylaurent, notre grand regret aura été de ne pas avoir pris l'hébergement à l'abbaye de Notre Dame des neiges proposant le gîte et le couvert à la maison de Zachée (Donativo), 3km avant la Bastide. A la place, nous avons dormi dans un hôtel sordide (Le Gévaudan). Seule consolation, les draps étaient propres...Les avis reçus par d'autres randonneurs sur les deux autres hôtels mentionnés quant à eux sur le site ne sont pas non plus flatteurs. Il existe une dernière possibilité à la Bastide, c'est le gîte l'étoile non mentionné et que l'on peut trouver sur internet.
Pour le reste, nous avions réservé pour d'autres étapes en gîte communal (Le Monastier sur Gazeille, Pont de Montvert et Florac) et n'avons pas été déçus dans ces choix.
Pour ce qui est du gîte d'étape les Capucins au Puy en Velay, un petit déjeuner très copieux mais
un supplément. A deux, le coût approche malheureusement le prix d'une chambre d'hôtes.
En espérant que ces quelques commentaires pourront vous aider.
Bonne randonnée.
Voyage à vélo dans les gorges du Tarn English translation pending
Bonjour
Voyage à Vélo sacoches dans les gorges du Tarn et Jonte en mai , est -il vrai qu'il y a bcp de tunnels , dans quel sens le faire ?
nous pensons faire un tour sur le Causse Méjean ;Que faut il voir?
merci pour vos réponses
Chemin Stevenson: Le Puy-en-Velay - Alès en combien de temps? English translation pending
bonjour,
Assez urgent :
-j'aimerais savoir svp combien de jours à pied marche normale 4km/h pour rejoindre le Puy à Alès (chemin stevenson) environ 11 kgs sur le dos 2 de plus environ en comptant la nourriture
- si je peux trouver des épiceries et boulangeries + eau potable facilement sur le parcours (je marche en utilisant ma tente pas de gites d'étapes)
-la meilleure saison pour effectuer ce parcours (juillet ? août ? septembre ? octobre?)
- s'il peut exister des problèmes de sécurité (chiens de bergers agressifs ou en errance autres animaux, insécurité provenant des hommes ?)
- s'il n'y a pas trop de monde sur le chemin ...
Remerciements par avance.
Remerciements par avance.
Grande Traversée du Massif Central, juillet 2013 (à vélo) English translation pending
Je prévois de faire le GTMC en solo à la fin Juillet et j'aurais quelques questions
- Température le jour / la nuit pendant cette période? Je prévois d'improviser toutes les nuitées donc éventuellement je ferais du camping sauvage
- Est'il possible d'acheter du matos sur le chemin si besoin? Je pense ici à des grosses casses genre dérailleur
- Quelle répartition conseillée entre sacoches et sac à dos? Je prévois 10kg au total, 5-5 est'il raisonnable?
- J'ai télécharger un fichier GPX de tout le parcours et je prévois d'utiliser mon iphone pour suivre l'itinéraire. Commentaires?
À part cela j'ai quand même fait pas mal de recherches donc si vous prévoyez de faire le GTMC et avez d'autres questions, n'hésitez pas à me demander.
Merci! /Olivier
À part cela j'ai quand même fait pas mal de recherches donc si vous prévoyez de faire le GTMC et avez d'autres questions, n'hésitez pas à me demander.
Merci! /Olivier
Meilleures routes pour voyager à vélo en France? English translation pending
Bonjour à tous ! Voila avec mon amie on a décidé de faire des vacances vélos cet été ! On a 2 semaines, voire 3 si elle tient !
Mon amie n'aime pas trop les routes avec beaucoup de circulation. Du coup je cherche les plus belles routes et plutôt tranquilles. J'ai déjà repéré la Loire à vélo. Je pense que c'est faisable en moins d'une semaine. Ensuite on aimerait bien aller voir la mer dans le sud-ouest, ya des bonnes routes/chemins dans ce coin ? Voilà et n hésitez pas à me proposer d'autres endroits, je ne connais pas très bien la france...
Merci !
Mon amie n'aime pas trop les routes avec beaucoup de circulation. Du coup je cherche les plus belles routes et plutôt tranquilles. J'ai déjà repéré la Loire à vélo. Je pense que c'est faisable en moins d'une semaine. Ensuite on aimerait bien aller voir la mer dans le sud-ouest, ya des bonnes routes/chemins dans ce coin ? Voilà et n hésitez pas à me proposer d'autres endroits, je ne connais pas très bien la france...
Merci !
Voyage avec mes enfants dans le Massif Central: où s'installer pour visiter la région? English translation pending
Bonjour, je souhaite séjourner dans le Massif central environ une semaine en juillet avec mon conjoint et deux enfants (4 et 10 ans). Je suis à la recherche d'un lieu qui me permettra de "faire l'étoile", c'est-à-dire un lieu où m'installer et dormir, lieu suffisamment central pour me permettre de graviter autour et visiter des coins différents d'une journée à l'autre, tout en revenant à mon même port d'attache tous les soirs. Avez-vous des suggestions pour moi?