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Adresses de logement à Ao Nang? (Thaïlande) English translation pending
by Fredo92 · 2006-12-04 · 11 replies
ptit endroit pas trop cher dans ce ptit coin!!vous avez des ptites adresses!!
Obtention d'un Working Holidays Visa japonais en Chine English translation pending
by Nooooomad · 2006-09-13 · 2 replies
salut a vous, voyageurs de tous bord. j ai besoin de votre aide. je crois etre dans une impasse. je pense aller au japon pour bosser et j ai la chance de remplir toutes les conditions pour un working-holidays-visas, ce qui me rendrais la vie 10000 fois plus simple la bas. je sais que le travail se trouve et j aurais des possibilitees de logement, bref j y cogite depuis deux mois...depuis que je suis entre en chine et je suis plus que prete MAIS, et la ca coince....: "on e delivre pas ce genre de visas de la chine, vous devais retourner dans votre pays" retourner dans mon pays?!?!🤪-pas possible- mais que faire???????? je pourrais aller au japon sans visas de travail mais la bas ca me semble bien plus difficile de me faire "vraiment " embocher pour obtenir un visas de travail... c etait trop beau quelle crotte je sort du consulat juste maintenant et j ai un peu l espoir dans les chausettes!!! que faire? dois je faire une croix sur ce trop beau visas travail-vacance? est ce que quelqu un a vecu cette situation? estce qu on peu faire une demande de visas travail-vacance par correspondance, ou plutot via mail ou fax, parceque ce separais de mon passeport ici ... non je crois pas que ce soit une bonne idee! voila ma demande-priere, j aimerais tellement que quelqu un me dise " mais oui c est pas compliquer t ecris la et hop!!!" mouais! trop beau! enfin je lache pas le morceau dans tout les cas mais j ai desesperement besoin d info! merci a tous et peut etre que ceux qui sont deja au japon avec un boulot ( les veinards!) pouront me filler des tuyaux😉. merci a tous
Cherche un emploi qui permet de voyager English translation pending
by Jackcaro1 · 2006-08-06 · 10 replies
bonjour a tous jai 24 ans je suis du quebec et je veux morienter vers le voyage (une passion pour moi)je me cherche des idee de boulot qui permette de voyager. jai deja pencer a vacance transat ou agente de bord ....avez vous des suggestions??????je ne sais pas trop vers quoi me tourner ni ou chercher pour des conseil et je crois que voyages forum est un bon moteur de recherche .je tente ma chance.. merci caroline
Vos impressions sur la Somone et Saly au Sénégal English translation pending
by Hanaé · 2004-06-04 · 31 replies
Pourriez vous me donner vos impressions sur le Sénégal, et surtout sur la somone et Saly? Merci d'avance
Règne immobile, muet... English translation pending
by José · 2003-09-10 · 0 replies
Bonjour à tous.

Je voulais vous dire que j'ai pris un immense plaisir à lire tous vos textes. Un tour du monde émotionnel sans que cela me coûte un radis et sans bouger le cul de mon bureau. Avouons que ce n'est pas commun!

Cependant ...si peu de textes pour autant de voyageurs?

Non ce n'est pas possible. Je sais, tout le monde ne tiens pas un carnet de bord quotidien et précis lors de ses virées, moi non plus, mais on trouve toujours sur quoi griffonner quelques mots un soir d'inspiration ou les notes de circonstances particulières que l'on reprend par la suite.

Alors? Fouillez dans vos cartons, ressortez vos notes, vos cartes griffonnées, revivez vos souvenirs, je suis sûr que vous trouverez de quoi nous faire rêver et nous donner envie, si ce n'est de faire le tour du monde, au moins de découvrir ce petit coin que chacun de vous, de nous, a un jour déniché à quelques encablures, ou dizaines d'heures de chez lui.

Avec toute ma sympathie, voici une nouvelle page.

José

Règne immobile, muet, de la terre enracinée dans un silence que seul vient troubler quelques fois le bruissement des ailes d’un insecte. Pas un cri, pas un chant d’oiseau tous semblent avoir fui cet espace nu de tout courant dans lequel se laisser porter. Seul le soleil loin dans les centigrades, et un nuage, blanc, accroché à l’immobilité de l’instant, fatigué peut-être par tant de terres survolées et résigné dans l’attente de l’ultime instant, le dernier souffle de vent qui le projettera vers son mektoub, ces dernières vapeurs s’étiolant dans un ciel pâli par la chaleur ou peut-être un dernier voyage à la rencontre de ses semblables au-dessus de terres plus reconnaissantes qu’ils gratifieront de leur eau bienfaisante .

Après … ? Tiens c’est bon signe, je commence à perdre la notion du temps. Depuis quand somme-nous partis ? Dans les cinq semaines ? Peu importe, « Ici le temps n’a de prise que sur les récoltes » aiment à dire les berbères et pour nous c’est un bonheur de ne pas avoir à nous soucier du calendrier, seulement de notre pitance. Après donc environ cinq semaines d’itinérance dans le Moyen-Atlas, nous revoilà à l’extrémité du plateau d’Imilchil, à une quinzaine de kilomètres de la piste Imilchil-Aghabala, loin des touristes motorisés qui commencent à hanter les parages. Le mulet, immobile et paisible, face au lac d’Isly ne semble pas s’émouvoir de la paix presque irréelle qui règne en ces lieux. Ici même, à l’aller, ce fidèle compagnon et porteur présentait une plus triste mine. Les fortes pluies de la nuit et l’orage de grêle qui suivit au petit matin, l’avaient fortement affecté. Ou était-ce le coup de blues causé par le départ vers des cieux plus cléments de la formation de flamants roses en migration qui nous avait émerveillés de son ballet sans fin toute la journée de la veille ? Mais je doute des sentiments que peut lier ce type de quadrupède avec ses voisins volatiles et opte plutôt pour l’hypothèse climatique.

Notre tente est dressée dans un décor grandiose d’austérité . Les montagnes pelées, plissées, dénudées par des siècles d’abattage d’un bois aussi indispensable que l’eau mais ici devenu plus rare, forment une barrière naturelle érodée qui enferme ce plateau d’altitude. Nous sommes à 2500 mètres, sur la terre de transhumance des Ayt Hadidou acquise de haute lutte en des temps anciens contre les Ayt Atta, une autre puissante confédération nomade et guerrière qui occupait la quasi totalité du Haut-Atlas oriental.

L’accès à ces pâturages est toujours régit par un ²conseil² qui décide des dates de transhumance selon les conditions météorologiques de l’année. J’espérais rencontrer à notre retour les familles en transhumance, mais pour l’heure l’endroit est encore désert. Nous sommes en avance sur la date d’ouverture des pâturages. Dans quelques jours les caravanes défileront en de longues files de mulets, ânes, dromadaires et éleveurs. Les khaïmas se dresseront sur le plateau, les flûtes des petits bergers disperseront leurs notes aiguës, et des milliers de dents ovines et caprines raseront jusqu’à la racine ce qui est encore une prairie.

Nous serons déjà partis, à regrets. Les impératifs du ravitaillement obligent, pour nous et notre asserdoun qui ne pourra assurer son rôle ingrat de porteur sans sa ration d’orge et de paille quotidienne.

La vallée d’Anergui, ²notre² belle terre d’accueil, doit commencer à prendre les douces teintes jaune et cuivre des céréales qui finissent de mûrir. Nous y passerons les quelques jours dans l’attente des premières moissons d’orge, et reprendrons une nouvelle ²errance². La boucle d’été, qui nous mènera cette fois vers l’Ouest, au cœur du Haut-Atlas central.

Dans quatre ou cinq jours, du haut du Tizi n’ Darri, nous apercevrons la marqueterie dorée des parcelles au milieu des seguias, les douars et les maisons isolées de chaque coté de la rivière bordée de peupliers et d’arbres fruitiers sous l’ombre desquels Saadiya et ses cousines rêvent … de Casablanca.
A Brief A to Z of Peru
by Mathews · 2026-03-25 · 28 replies
Foreword This text has been proofread many times. Sorry if some points in this A to Z have already been covered on this forum. Text and drawings by the author.

Peru is still a very vast country, with so much to see, and obviously this text can't list all the attractions of the country.

*Abiseo (River) A national park that's very hard to access and doesn’t seem open to visitors. Includes the Gran Pajaten site (see below). Personally, it really sparks my imagination (not visited personally)

*Aguas Calientes the town next to Machu Picchu, more precisely below the archaeological site. As far as I know, you can only get there by train. Reminds me of the market where stalls line both sides of the tracks near Bangkok. I love it

*Altiplano: somewhere the "heart" of the Andes. I was able to trek across it on foot, starting from Caracollo in Bolivia, and of course, it’s vast plains to explore. This is where people live in a very rural way. Andean populations are quite austere compared to those in the lowlands or on the coast. You really have to appreciate the harshness of life to live there. Life is anything but superficial. I set a compass heading and found myself walking west toward the expanse of water near a place called La Joya. For pitching the tent, the nights were still chilly

*Canyon del Colca One of the deepest canyons in the world. Personally, I hiked down and back up on foot. The toughest stretch I’ve ever covered in my life.

*Ceviche More or less the national dish. A marinade of fish, shellfish, and lime. But you can find it in some restaurants in Europe, France, and certainly in Belgium or Switzerland. In the small restaurants of Pisco, you can eat excellent ceviche

*Cerro Sechín: Mostly bas-reliefs. A site little known to travelers in the Casma province. The first vestiges of a pre-Inca civilization with iconography similar to that of Chavín (not visited personally)

*Chan Chan A large city of the Chimú civilization and relatively vast to visit. You can see adobe walls with bas-reliefs. Visit from Trujillo, take a colectivo. Plan for the whole day

*Charango: a small guitar widely used in Andean music

*Chauchilla A necropolis near Nazca where you can see mummies exposed on the ground. YouTubers can do paranormal experiments there. And for anyone wondering about the fate of the soul and body after death, here’s the answer: the body remains after death. You can imagine your own flesh and body exposed to the winds of the Pampa and before eternity... (not visited personally)



*Chavín de Huántar (Lanzón) The site’s appeal lies in its mountainous surroundings, the Lanzón stela, and the sculpted heads on the façades. What few people know is that the Chavín civilization began its expansion centuries before the Incas. Unfortunately, you can’t get too close to see the Lanzón—the day I was there, it was protected by grilles. To get there: minibus from Huaraz or trek from Olleros. Then cross a high pass (over 5,000m). If you do it solo on foot, be careful—the path isn’t obvious from Olleros

*Chullpa: funerary tower, notably at Sillustani in the Lake Titicaca region

*Chimú: pre-Inca civilization whose center was Chan Chan.

*Chola/Cholitas (Bolivia): typical clothing style of women from the Andean plateaus



*Chompa: pronounce it *Chompaaa!* A common term for a wool sweater with vicuña patterns, often knitted from alpaca wool. If you dress like this, it’s a bit kitschy around the edges

*Cuy That one isn’t a guinea pig like in Guyana but an actual guinea pig. During a trip to Peru, I was hiking near a village north of Quillabamba (the terminus of the train line that passes through Aguas Calientes), and I was invited to stay in a house. The family raised a few of these pets. Apparently, the locals eat them. Since I’m not much of a meat-eater, it doesn’t really tempt me. How about you?

*Pacific Coast or how to talk about a place you haven’t visited? Except for the coast near Pisco and San Andrés, I haven’t visited any coastal cities. But that doesn’t mean these places lack interest or poetry. For fans of clichéd images, pelicans, seabirds, and fishing boats appear by the sea.

*Gran Pajaten: also closed to the public. Features anthropomorphic bas-reliefs. (not visited personally)

*Huaca. Visit the Huaca del Sol and Huaca de la Luna, especially near Trujillo. However, you can skip them—Chan Chan is still more interesting. Don’t forget to spend time visiting Chan Chan

*Huacachina A small oasis in the desert near Ica. Yes, we’re talking about an oasis because for those who’ve never traveled to Peru, the coastal strip along the Pacific is almost entirely desert, from north to south. Peru is territorially made up of three different regions: the desert coast, the Altiplano stretching north to south with mountain ranges (the Cordilleras), and the Amazon basin to the east. (not visited personally)

*Inca Kola It’s neither Coca-Cola nor Pepsi but a unique cola with a slightly orange color. Tastes like bubble gum

*Intiwatana: a carved rock shaped like a parallelepiped. Is it a sundial?

*Ballestas Islands: a highlight in Peru, though very touristy. You can only get there by boat from the port of San Andrés, a few kilometers from Pisco. It’s a surreal place to me—actually islets with cavities where sea lions and fur seals live. Since it’s a protected area, you’re not allowed to disembark. Guano is harvested there, which can be used as fertilizer.

*Kuelap: a fortress built by the Chachapoyas people. Rarely visited by travelers. (not visited personally)

*Larco Museum: an iconic museum in Lima with a large collection of pieces from archaeological and pre-Columbian sites. From what I remember, it has many pieces from the Moche civilization. As for the Moche statuettes, the prudish might look away. Probably a veneration of the god Priapus without knowing it.

*Nazca Lines Discovered by German archaeologist Maria Reiche, they stretch for kilometers. The designs in the desert around Nazca depict animals and cabalistic signs. The question I ask myself is why the creators of these lines represented a monkey and a hummingbird—species endemic to the tropical forest, not the desert plains around Nazca.

*Machu Picchu: means "old mountain" in Quechua. There’s also Wayna Picchu. The ruins of the site emerge from a sort of small plateau above Aguas Calientes. When the mist rises above the site and the bend of the Urubamba River, it’s truly magical... Also the starting point of the Inca Trail.



*Coca tea A decoction/infusion of the coca plant, meant to ease altitude sickness or *soroche*

*Chullo A rough translation would be a Peruvian wool hat.

*Moche: a civilization established in the Moche Valley, hence the term *Mochica*. What characterizes this civilization are the distinctive clay pieces representing faces and erotic statuettes

*Papa a la Huancaína A local potato dish

*Pisac: a typical market near Cusco

*Pisco Sour: perhaps the Peruvian equivalent of the *caipirinha* you drink in Brazil.

*Puya Raimondii A Bromeliaceae that still looks like a cactus, endemic to the Altiplano

*Quechua The language spoken by the indigenous people of the high plateaus (as well as Aymara in Bolivia)

*Quipu A knotted string used for counting. Widely used by the Inca administration.

*Sacsayhuamán (Q’enqo, Inca Bath) From Cusco’s Plaza de Armas, take the streets that climb above the city. Sacsayhuamán is called a fortress and is made up of large stone blocks. You wonder how the Incas could cut such huge blocks to assemble them—just like some streets in Cusco. The Q’enqo block is enigmatic; no one really knows what it represents.

*Savia Andina An Andean folk group.

*Tambo (=> Ollantaytambo) The Inca emperor (Atahualpa, Manco Capac) had the mission of controlling a vast empire. An empire that was still very extensive. Hence the importance of these *tambos* or relay stations. Napoleon created the civil code; the Incas invented the *tambos* and *quipus*.

*Tawantinsuyu: the Inca Empire

*Tinku: a warrior dance practiced mainly in Bolivia

*Golden Tumi: a sacrificial weapon. Often featured in Peru travel guides. See illustration



*Terra X: a documentary series from the German TV channel that aired on Arte. Some episodes focused on pre-Inca and Inca Peru. I must have some old recording tapes. In memory of Gottfried Kirchner as a source of inspiration.

*Uros: I checked—it actually refers to the people who live on these floating islands. Even if it’s touristy, it’s a must-visit because it’s incredible how people can live on islets made from nothing. Take the boat from Puno

*Vicuña, llama, guanaco: camelids characteristic of the Altiplano



*Wayna Picchu The young Picchu mountain. In the first minutes of *Aguirre, the Wrath of God*, you see Klaus Kinski—well, Aguirre—making his way along the Inca Trail. Werner Herzog must have broken his back filming those sequences.

*Zampoña: pan flute
Biking and Beer in Belgium
by Alol · 2025-01-22 · 21 replies
"The Most Refreshing Way to Travel Around Belgium" This is the title of the guide published by Pierre Pauquay at Éditions HELVETIQ Sàrl, Lausanne, Switzerland, 2023. I set off for Belgium with my camper van and my electric-assist bike, eager to deepen both my theoretical and practical knowledge of this country’s emblematic beverage while exploring the land. This guide became my trusted companion throughout the journey, which took place from June 4 to July 4, 2024. Out of the 40 routes presented, I chose 21, covering a broad swath of Belgium—both Wallonia (14 routes) and Flanders (6 routes), plus one route around the Brussels-Capital region with a visit to the famous Grimbergen brewery. Every route included a stop at a brewery, whether lesser-known or famous, artisanal or industrial, family-run or Trappist. In total, I logged 1,111.2 km of biking over 58 hours and 42 minutes of pedaling, averaging 3 hours of cycling per ride of 55.6 km. I visited 21 breweries, toured a few, and had just one flat tire (I didn’t count the number of beers, but I tasted them all...). I wasn’t always able to park my camper van near the brewery planned for that day’s route, but I made sure to enjoy the famous nectar only after completing the physical exercise required by the loops. Traveling by camper van, I needed routes that formed a loop, starting and ending in the same place. Except in Brussels, I never had to rely on campsites for a safe night’s stay. I always found a welcoming public or private parking spot, secure enough to prepare for the next day’s ride. I discovered Belgium from top to bottom, through hills (not very high) and valleys (very flat and often windy), at my own pace. I stopped whenever a photo caught my eye, grabbed a bite or a drink in the villages I passed through, and often felt like I was truly part of the landscape, in sync with the country’s rhythm and curious to see how people lived... More to come, with photos in a future post... Thanks for reading...
Traversée de la Chartreuse en solo English translation pending
by Triztana · 2020-08-22 · 16 replies
Trek solo n°6

On admettra que cette année fut spéciale. Je devais faire la traversée de Majorque en avril et puis... SALUE JE M'APPELLE COVID 19 ET JE VIENS VOUS FAIRE CHIER. Du coup, peu de projets pour cet été, difficile d'estimer les possibilités de voyage à l'étranger, pas très envie non plus de faire circuler cette merde... Alors je me rabats sur mes chères Alpes, ma foi de très bonne qualité. Début juillet, je consulte mon pote David, un normand exilé au pays des montagnes, pour savoir quand il sera chez lui, à Chambéry. Je cale donc un périple fin juillet, de Grenoble à Chambéry, via le massif de la Chartreuse, et en profiterai pour lui rendre visite.

Trajet réservé : départ le 25 juillet en train vers Grenoble, retour le 2 août en bus depuis Chambéry.

Je m'attends pas à quelque chose d'exceptionnel, je sais pas pourquoi. Ça a l'air très joli, mais pas très haut, et pas très sauvage. Mais après ces derniers mois bizarres, ce confinement éprouvant et les longs mois sans nature, un peu de montagne ne peut me faire que du bien. Et au moins, même si la météo n'est pas avec moi, je vais pas crever de froid, pour une fois (les plus hauts sommets sont à 2000m environ).

Après un petit séjour en Normandie natale et quelques trips de Caen, me voici en halte en région parisienne pour faire mon sac, la veille du départ. Ce qui m'inquiète le plus, c'est l'accès à l'eau. Il n'y a pas beaucoup de neige l'hiver (voire pas du tout certaines années), donc très peu de rivières en altitude. Les sources sont pour abreuver les troupeaux et bergers, mais souvent, l'été, elles sont à sec... Je checke quand même les dernières mises à jour des randonneurs sur refuge.info, qui recense tous les abris et les sources, pour voir un peu l'état des lieux. Ça devrait le faire. Je prends quand même 3 gourdes de 75 ml au lieu de 2 habituellement, ce qui me fait au maximum 2,25L d'eau en réserve.

Je blinde mon sac de 50L : 13 kg sans eau. Mh. Je sais pas comment je me démerde pour me retrouver avec autant de poids. Je lis pas mal de carnets de randonneurs qui portent 8 kg. Pourtant, j'ai pas prévu beaucoup de bouffe, peu d'habits, le strict minimum pour l'autonomie... Je comprends pas comment ça peut monter aussi haut pour seulement une semaine, d'ailleurs je me pose la question tous les ans.
Vous interdisez-vous de voyager dans certains pays pour des raisons morales ou politiques? English translation pending
by Claudebach · 2020-08-16 · 73 replies
Hallo les voyageurs !

J'ai une question pour vous qui vous baladez de par le vaste monde.

Est-ce que vous prenez en considération le régime politique d'un pays lorsque vous choisissez une destination ? En d'autres termes, est-ce que vous décidez de ne pas vous rendre dans certains pays pour ne pas légitimer en quelque sorte le régime en place ?

Dans le LP sur la Birmanie, ils posent la question : "should you go there ?" et ensuite ils essaient de peser le pour et le contre dans un passage dédié. Faites-vous de même ?

Par exemple, iriez-vous en Corée du Nord, en Chine, en Biélorussie ou en Iran pour ne citer que quelques charmants pays amis des droits de l'Homme ? Si oui, vous sentez-vous le besoin de vous justifier, et comment ? Sinon, quels sont vos raisons qui vous font reculer ?

J'ai parlé de morale dans mon titre, est-ce que ce terme vous semble approprié ?

A vous lire,

Claude
Caraïbes: escales aux Îles Vierges English translation pending
by Jemaflor · 2020-06-08 · 23 replies
Place au rêve, à l'évasion et au dépaysement … ce sont trois escales dans les Îles des Caraïbes que je vous propose de découvrir avec ce récit de voyage. Des îles éparpillées dans le nord de l'arc antillais qui finalement ne sont pas totalement vierges, elles possèdent toutes un charme fou. Des îles diverses, par leurs paysages mais aussi par leur histoire ou leur nationalités.

A « Grand Turk », nous serons en territoire britannique au milieu d'un camaïeu de bleu. Quant à « Saint Thomas », la seconde escale, l'île à tout d'un petit paradis … des USA ! après avoir été à une époque, terre d'un royaume scandinave . Et enfin, nous terminerons le périple à « Virgin Gorda », un île de la Grande Bretagne d'outremer dont on ne peut oublier les plages de rêve parsemées d'impressionnants rochers. Que d'agréables souvenirs !

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Grand Turk, entre bleu lagon et or blanc



Voilà la vision tant attendue lorsqu'on débarque sur une île des Caraïbes ... A Grand Turk, ce décor de rêve est bien au rendez-vous : des plages de sable blanc et un horizon marin aux fascinantes nuances de bleu, et il y en a tout autour de l'île. Certes, la photo est un peu cliché mais avouons que contempler un tel paysage fait du bien, surtout en cette période où la moindre idée de voyage à l'étranger est à oublier … du moins pour un certain temps ! Sur votre écran, vous avez l'image, à vous de la compléter en imaginant l'environnement sonore. Entendez-vous maintenant le doux bruit des vaguelettes venant lécher ce rivage ?

Comme lors de tout voyage, il y a un temps pour des moments de contemplation et d'autres consacrés à la découverte … à nous à présent, la balade sur Grand Turk.

L'archipel de Grand Turk et Caïcos est situé au nord des Antilles, c'est un chapelet d'îles et d'îlots dans le prolongement des Bahamas et séparé de quelques 160 kilomètres, à vol d'oiseau (marin), du nord de Haïti.



Cette carte apposée sur un mur du port de débarquement permet de mieux localiser l'archipel au milieu d'une myriade d'îles caribéennes. Donc nous voici « Here », facile à repérer notre situation avec ce cercle et cette patine bistre : que de doigts de visiteurs ont du pointer l'archipel ! Une trentaine d'îles dont huit seulement sont habitées constitue Grand Turk & Caïcos. Quant à Grand Turk, l'île n'a de grand que le nom. L'île ne mesure qu'une dizaine de kilomètres pour à peine deux/trois de large, mais c'est sur son territoire qu'est située la capitale du petit État : Cockburn Town.

En bonne place sur cette carte ainsi que sur les drapeaux flottants au vent, on le constate, le cactus est mis en avant. Cette plante a été choisie comme emblème de l'archipel.



Avec toutes ses épines, on ne peut pas dire que l'aspect de ce cactus local soit particulièrement accueillant ... mais si ! il a quand même belle allure avec son drôle de pompon rouge.



Nommé melocactus, ça fait savant, ou plus simplement Turk 's head in english, cette « Tête de Turc » végétale serait à l'origine du nom de l'archipel des Turks & Caïcos, enfin paraît-il ! Au sujet du drapeau, bien sûr on retrouve l'Union Jack, mère patrie oblige mais à côté figure aussi des armoiries aux couleurs plus locales : une conque, une langouste ainsi que l'incontournable cactus.

Quitté les environs du port, c'est à dire le sud de l'île, la route nous fait passer près de l'aéroport international de Grand Turk, il relie le territoire au reste du monde. Un aéroport à la taille modeste, on pouvait s'en douter, dont la piste est tracée sur une des seules parties parfaitement planes de l'île.



Mc Cartney Airport ? Non, ce n'est pas un hommage au célèbre Paul … des Beatles. JJAGS Mc Carney était un homme politique qui a marqué les T&C. Élu à la tête du territoire insulaire à l'âge de 31 ans, il a enthousiasmé les habitants par son charisme et son souhait d'autonomie pour l’administration de ses îles … mais le destin en a voulu autrement. En 1981 et à seulement 34 ans, l'homme trouva la mort lors d'un crash aérien.

Restons dans le domaine aérien et même bien au-delà … Au carrefour de l'aéroport, trône une ancienne capsule spatiale.



Sur l'île, on est très fier d'évoquer ce souvenir des débuts de la conquête spatiale. En 1962, c'est au large de Grand Turk que l'astronaute John Glenn a effectué son «splashdown », c'est à dire son amerrissage. A bord de Mercury, il venait de faire trois révolutions autour de la terre devenant ainsi le premier américain a effectué un vol en orbite. A l'époque, sur Grand Turk, il y avait une base militaire transformée pour l'occasion en mini NASA. Ainsi les Américains avec cette première avaient rattrapé les Russes dans la course à l'espace … des Russes qui avec Youri Gagarine les avaient devancé dans l'espace dix mois plutôt.

Bienvenue à Cockburn Town, la capitale officielle depuis 1766 des Turks & Caïcos Une capitale de poche avec seulement 3700 habitants sur les quelques 5000 que compte l'ensemble de l'île. Dans la ville, qui s'étire le long du littoral, on y trouve bien entendu quelques bâtiments administratifs. Celui-ci, sur la photo ci-dessous, regroupe dans une même construction la plupart des services administratifs : financiers, juridiques et sans doute encore quelques autres ...



Dans cette capitale-bourgade, on voit surtout des résidences individuelles, un peu dans le style d'un lotissement balnéaire. De simples maisons toutes parées de couleurs aux infinies nuances, les tonalités vont du rose au bleu en passant par le vert …



Sur le front de mer, quelques coquettes villas coloniales semblent particulièrement accueillantes. Leur style architectural est le plus souvent inspiré des maisons bahaméennes.



Si plusieurs ont été rénovées et sont ornées d'une profusion de bougainvilliers d'autres semblent presque à l'abandon, celle-ci par exemple.



Cette ancienne bâtisse Miramar, autrefois le siège de bureaux est proposée à la vente. A bon entendeur, sachez qu'elle est idéalement située en face de la plage cependant, côté remise en état, bon courage pour le budget des travaux à prévoir !
Un voyage... une étape inattendue! English translation pending
by Evajules · 2020-04-16 · 214 replies
Bonjour à tous,

Le voyage - pour ne pas trop sortir de VF - c'est bien sur la vie. L'étape inattendue, elle nous vient de l'orient et sans doute d' un Pangolin.

J'ai 72 ans, un peu d’hypertension, pas grand chose d'autre, alors, au delà du 11 mai je suis bon !

Bon pour continuer à voir mes petits enfants sur Skype, bon pour voir mes enfants masqués qui viennent nous voir de temps à autres à distance respectable, bon pour oublier les embrassades, les câlins, les gestes de tendresse, bon pour....un temps indéterminé à subir ces frustrations que portant je respecterait. Peu en parlent dans les médias, mais c'est une contrainte autre que de simplement porter un masque !!

Merci de m'avoir lu et belle journée confinée
Tahiti - Croisière aux Iles Marquises et Huahine English translation pending
by Lilevis · 2020-01-26 · 96 replies
Bonjour tout le monde

Je viens partager avec vous le magnifique voyage que nous avons fait en Polynésie Française du 3 au 23 Novembre 2019

Depuis de très nombreuses années nous avions envie d’aller en Polynésie Française, mais le nombre d’heures de voyage pour y arriver ainsi que le décalage horaire nous rebutait un peu, voir beaucoup. L’an passé nous avons fait 18 heures de voyage ça c’est très bien passé, alors pourquoi pas aller en Polynésie.

Des personnes rencontrées au cours de nos différents voyages, nous parlaient d’une croisière qu’ils avaient faite aux Iles Marquises sur un cargo mixte L’Aranui et qu’ils en étaient revenus enchantés. Une croisière sur ce bateau nous tentait bien. Régulièrement on reparlait de ce voyage, donc courant 2018 je ressors donc les guides, me renseigne sur le trajet du bateau, sa durée, etc.. Nous aimerions aussi passer 4 nuits et 3 jours pleins à Papeete pour nous remettre du voyage, du décallage horaire, visiter l’île tranquillement, ensuite nous ferions la croisière aux Iles Marquises et finirions par 2 nuits et une journée complète à Huahine. Yapuka à articuler tout ça.

Début Octobre 2018 je me renseigne auprès de Voyageurs du Monde pour avoir un devis. nous pensions faire ce voyage en Septembre 2019 mais il n’y avait plus de place dans la catégorie de cabine que je voulais, ce sera donc pour début Novembre 2019. Bon nous allons casser la tirelire, mais c’est maintenant où jamais.

Voilà notre trajet

Paris – Papeete (Tahiti) Iles de la Société Papeete Vallée de la Papenoo Tour de l’ile Embarquement sur l’Aranui Fakarava Iles des Tuamotu En mer Hiva Oa – Tahuata Iles Marquises Fatu Hiva (Omoa-Hananave) Hiva Oa – (Tahuata (plage) Ua Huka (Vaipaee – Hokatu) Nuku-Hiva Ua Pou En mer Rangiroa Iles Tuamotu Bora-Bora Iles de la Société Papeete – Huahine Huahine Huhaine – Papeete Papeete - Paris

Pour plus de photos c'est ici.

à suivre
L'archipel des Tuamotu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-10-19 · 22 replies
ANA'A , L'ÎLE FABULEUSE

INTRODUCTION AUX TUAMOTU

Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.

DE L'USAGE DU COCOTIER

Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.

Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.

INTRODUCTION A ANA'A

UN PEU DE GEOGRAPHIE

L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.

A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.

Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.

Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.

LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.

La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.

Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.

Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.

La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.

L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.

Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.

On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.

L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.

UN PEU D HISTOIRE

Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.

L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.

C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.

ANA'A AUJOURD'HUI

L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.





Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.

DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...

NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.

Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !

17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.

















Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.







Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.



Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.

18 octobre

Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.

19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.









La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.



Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.

Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !





On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.

Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.



Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...



Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.

Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.

Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.

20 octobre ( dimanche )

Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.

On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.

Suivez moi en page 2...
De Onomichi à Kyoto... ma balade de juin English translation pending
by Fuchan69 · 2019-06-30 · 87 replies
"Il faut battre le fer tant qu'il est chaud..." Ma très modeste expérience de rédacteur voyage forum m'ayant enseigné qu'à terme le temps ne fera rien à l'affaire, c'est donc à peine plus d'une semaine après mon retour du Japon que je débute ce carnet... Je n'en suis pas à mon premier voyage au pays du Soleil Levant, d'ailleurs je ne les compte plus depuis quelques années... mais celui-ci a la particularité d'avoir été effectué en solo, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... le siècle dernier. Ma situation de néo-retraité me procurant plus de temps libre que je ne saurais en occuper, c'est au début du printemps que je me suis décidé à préparer ce voyage court mais dense, comme vous pourrez vous en rendre compte par la suite. C'est donc le 10 juin que j'ai décollé de Lyon pour une courte escale à Amsterdam suivie d'une nuit de vol vers Osaka... mais pas une nuit de sommeil car je n'ai jamais réussi à fermer l’œil dans un avion et ce n'est pas encore cette fois que cela va changer.



Ce temps interminable m'aura au moins permis de « réviser » mon itinéraire et les enchaînements de trains et bus minutieusement préparés en amont. J'ai horreur de laisser la moindre place au hasard pour mes déplacements, je lui laisse assez d'occasions de se manifester lors des visites. J'avais préparé une carte montrant les principaux endroits que je vais essayer de découvrir ou d'approfondir : -1 : Onomichi, Fukuyama et leurs environs en trois jours -2 : La région de Kurashiki en deux journées -3 : Kyoto pour quatre jours.



C'est de bon matin que notre Boeing 777 est sorti des nuages pour atterrir sur l'île artificielle ou est construit l'aéroport du Kansai. Il est 8 heures 45, température agréable, pas de pluie prévue les prochains jours... le séjour commence bien.



Autre très bonne surprise : il n'y avait personne à l'aéroport, aucune attente ni au contrôle d'immigration ni à la douane. Sorti parmi les premiers de l'avion et n'ayant pas de bagage enregistré à récupérer, c'est en moins de 10 minutes que j'ai accompli toutes les formalités. J'ai même dû attendre quelques minutes l'ouverture du bureau de poste pour pouvoir récupérer mon Pocket Wifi. Aucune attente non plus au bureau JR pour échanger mon voucher contre le ticket « Kansai-Hiroshima-area-pass » qui me permettra de voyager sur tous les trains du réseau JR pendant 5 jours. Le « Haruka Express » délicieusement décoré Hello Kitty n'attendait que moi pour s'ébranler vers Kyoto. Descendu à Shin-Osaka, je l'ai laissé continuer sa voie vers l'ancienne capitale ou je serai en fin de séjour.



C'est avec deux heures d'avance sur ma meilleure prévision que je me suis retrouvé confortablement installé dans un Shinkansen à destination de Okayama, ville étape dans laquelle je reviendrai dans quelques jours. Le château de Himeji m'a bien fait de l’œil au passage, mais pas d'arrêt prévu aujourd'hui, je l'ai déjà visité deux fois...



C'est après deux changements de train que je suis sorti vers midi de la gare de Onomichi. A quelques pas, l'hôtel Green Hill dans lequel je vais passer deux nuits avait déjà préparé ma chambre... mais pas question de prendre du repos, cet après-midi est consacré à la découverte des ruelles, des escaliers et de quelques édifices du « Temple walk »...
Apartheid (Afrique du Sud) English translation pending
by Gallup · 2019-04-27 · 98 replies
Bonjour,

Voilà un vrai article de fond paru aujourd'hui dans le monde qui élève le débat et qui va au-delà du simple "ça me débecte" et qui donne réellement à réfléchir.

afrique-du-sud-les-secrets-de-l-apartheid-peu-a-peu-devoiles_5455521_3212.html
Concours Photo du mois d'avril 2019: "Chapeau!" English translation pending
by Marifb · 2019-03-31 · 129 replies
Et voilà donc le 105ème concours photos de Voyage forum. Pas facile de trouver de nouveaux thèmes. J'espère que celui là vous inspirera.

Chapeau!

Mon mari ramène sans arrêt des chapeaux de partout, soi disant pour les mettre sur scène (il est guitariste), ce qu'il ne fait presque jamais. On a donc une très belle collection de couvre chefs dans tous les coins de la maison... Pas besoin de développer, vous aurez tous compris ce qui est attendu. La notion de voyage devra bien sur garder toute son importance.

Chaque photo aura son titre et au minimum le lieu de prise de vue. Un texte racontant une anecdote, une situation sera apprécié.Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos prises par vous, chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3).

Vous avez jusqu'au samedi 20 avril minuit (heure de Paris et de Florence où je serais à ce moment là) pour présenter vos œuvres. Le vote aura lieu à partir du lendemain, dimanche 21 avril 2018, zéro heure au vendredi 29 avril, 23h59. J'essaierais de tenir tout cela à jour mais comme je serais en voyage, ne m'en voulez pas trop si ce n'est pas parfait. Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo (1, 2 ou 3) et le nom du participant.

Il serait sympa de reposter les photos que vous aurez choisies afin de les remettre en valeur. Citer les photos non choisies mais appréciées, fait plaisir aux gens qui les ont postées, ne vous en privez pas.

Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter et bien entendu, on ne vote pas pour soi même. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex æquo, le vainqueur qui aura été choisi par le plus grand nombre de votant quelques soient les points attribués. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Aucun demi-point ne sera attribué en cas d’hésitation, il faudra trancher. Les ex-æquo à une autre place que la première ne seront pas départagés. Le vainqueur aura alors la lourde tâche et l’honneur de choisir un thème à son tour pour le concours de mai qu'il organisera. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 20 avril, seulement les votes.

Un fil discussions a été ouvert ici: voyageforum.com/...4167;live=1;#9604167

Le diaporama est ici:
https://photos.app.goo.gl/JndPJeDriCpBicxu6https://photos.app.goo.gl/JndPJeDriCpBicxu6"] Herikles, je te laisserais récupérer ce diaporama et le mettre à ta sauce. Voilà le lien d'Herikles: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html Bon concours ! Marifb
Les contes d'Oman (off road) English translation pending
by AirOne · 2019-02-06 · 62 replies
Un petit teaser avant de commencer le carnet : www.youtube.com/watch?v=EkyOcGi2d30
Acceptation du risque en voyage English translation pending
by Lucbertrand · 2019-02-02 · 222 replies
Risque et voyage

Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.

Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.

Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.

Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.

D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?

Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ? Luc
Les Australes: un archipel singulier et méconnu English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-01-24 · 53 replies
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion

INTRO

Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.

Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.

Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !

Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.

UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.

UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.

RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.

NOTRE ESCAPADE

Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.



Vendredi 18 janvier

Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !



Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.

Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.

La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.

Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.







Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.

Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !

La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.

Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.

Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.

Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.

Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !

L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.

Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.

Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.

Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.

On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.

Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.

Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.

Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.

Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.

ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.

On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.

Moana

PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
A Magnificent Loop in the Southern Rainbow Nation
by Rouquine38 · 2019-01-23 · 270 replies
Hello everyone, It’s been a little over a year and a half since we first set foot in South Africa, and ever since, we’ve been dreaming of returning to explore Southern Africa.

First of all, a big thank you to all the forum members—there are so many on this VoyageForum section, some of whom are unconditional and indispensable experts on the destination—for the amazing travel journals that only make you want one thing: to go and discover these stunning lands. The first journal I read was Bruno’s (Montagnard74), and I was completely captivated by the face in the colors of the rainbow nation.



Now it’s my turn to add my small contribution by recounting our two-week trip during the Christmas period in South Africa.

Even though Attila strongly advised against visiting South Africa during the South African summer holidays, we still gave it a try since my husband doesn’t have the option to choose his vacation dates.

So we went during the peak tourist season, with all its drawbacks: difficulties finding accommodations, crowds at certain sites... But on the bright side, it’s the beautiful season in South Africa while it’s gray and cold back home.

For this trip, we wanted to explore Cape Town and its surroundings, which are already packed with things to see. As a result, we didn’t have time to head north without rushing too much. So we planned the following itinerary, staying in the south:

J1: Lyon/Dubai J2: Dubai/Cape Town J3: Table Mountain – Cape Town J4: Botanic Garden - Robben Island J5: Cape Peninsula J6: Cape Agulhas - Gansbaai J7: De Hoop - Swellendam J8: Garden Route - Knysna J9: Garden Route - Addo NP J10: Addo NP J11: Oudtshoorn J12: Little Karoo J13: Wine Route - Cape Town/Dubai J14: Dubai/Lyon



To give you a taste of what we experienced on the South African roads, here’s a little preview of the wildlife and flora we encountered, as well as the beaches and mountains we glimpsed.











The rest here
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam English translation pending
by Cover2 · 2018-12-09 · 196 replies
Bonjour a tous,

Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.

Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.

Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄

Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.

Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.

Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.

Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.

Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)

Alors, en image cela donne ça :



Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Boucle Rabat - Merzouga - Ouzina - N'kob - Skoura - Rabat English translation pending
by Darzel · 2018-12-01 · 74 replies
Bonjour,

Je débute un carnet de voyage de ma dernière virée dans le sud , en fin octobre et début novembre 2018 . Ce petit voyage à duré 10 jours . J'ai déjà mis en ligne quelques photos de celui-ci, en réponse aux demandes d'autres Forumeurs .

Nous étions 4 pour ce voyage : mon frère ainé et mes 2 filles de 15 et 18 ans . C'est le 4ème séjour de mon frère . Je lui concocte des séjours qui l'on rendu accro au Maroc qu'il a découvert à la retraite . Maintenant , c'est tous les ans .. Quant à mes filles, elles sont moitié marocaines et moitié françaises ( bretonnes ) . Elles connaissent très bien le Maroc atlantique pour y avoir passé toutes leurs vacances d'été depuis leur naissance . Elles parlent aussi Darija ( surtout la plus âgée ) et me servent d'interprète . Mais elles ignorent tout du Sud : j'ai donc cédé et leur ai préparé un séjour avec l'espoir de les rendre à leur tour accro …. Donc, cette année, les vacances de Toussaint, c'est dans le désert ….

J'ai donc récupéré ce petit monde à Fez . Nous passons les 2 premiers jours près de Rabat, avec une promenade que je fais souvent dans la médina et la kasbah . La médina de Rabat fait l'objet d'un important programme de rénovation des principales voies et de tous ses monuments . 2 de ses principaux axes sont terminés ( bd Mohamed V et rue Souika ), les travaux débutent rue des Consuls . Le marché central est fermé ( en rénovation ) . Tous les monuments historique sont en cours de rénovation ( mosquées, zaouias , Foundouks, …) . Nous mangeons dans un petit resto de rue, bd Med. V , où j'ai mes habitudes depuis quelques années: copieux, bon et bon marché ( 30 dhs boisson comprise ) . Beaucoup de Rbatis, surtout les étudiants, viennent manger dans cette rues qui est très animée en début d'après midi . On fait du chouffing, activité qui consiste à regarder l'animation de la rue .

La rue Souika est magnifiquement refaite . C'est un bon endroit pour faire quelques emplettes . J'achète des ceintures de cuir et des souliers, à prix marocain . Puis nous remontons la rue des consuls et nous allons aux Oudayas prendre un thé au café maure .

Ici, les nouvelles boiseries qui couvrent la rue Souika, dans la médina . C'est du très beau travail .





Un regret : la disparition des bois peints dans la médina ( trop cher ? , perte du savoir faire ? ) . Le bois peint est une tradition à Rabat .



Bois peint rue des consuls et à proximité .

Il ne reste qu'un foundouk ( anciens hôtels / caravansérail ) d'accessible rue des consuls . Les autres sont en cours de rénovation .



Pour la première fois depuis bien longtemps, la kasbah des oudayas est visible sans échafaudage . La rénovation des murailles extérieures est enfin terminée .



Au café maure



Aux Oudayas, il faut se laisser aller et prendre un peu toutes les ruelles qui se présentent . Il y a beaucoup de belles choses à découvrir, comme cette porte peinte .





On se croirait à Chefchaouen , n'est-ce pas ..

Rabat est pour moi une ville très belle, pleine de sites, monuments, musées, points de vue, sans parler de la mer . C'est une erreur d'ignorer la capitale . Je la préfère à Marrakech et suis toujours surpris du peu de touristes qu'on y croise .

Le second jour, nous allons à Casa rendre visite à Mina, la grand mère . Je l'appelle " Moui " , Ma mère , comme toute la famille . Cà l'a toujours fait rigoler . Elle règne sur sa cuisine et sur sa nombreuse descendance ( quelques dizaines d'individus ! ) . Elle n'est jamais allé à l'école et fut mariée à l'âge de 12 ans . C'est la patronne . Je l'adore.

Retrouvailles après plus d'un an . Séquence émotion .

Trois semaines en Bolivie par Breizhdub English translation pending
by Breizhdub · 2017-09-26 · 92 replies
EN ROUTE... Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.

POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...

DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:

Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?

Exact

Et donc vous partez seul, style routard?

Exact

C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?

Je suis développeur Web

Tres bien, cela consiste en quoi?

Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.

Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?

Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.

Je travaille pour XXX.

Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?

J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...

Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?

Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne

Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.

Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!

Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:

Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??

Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...

Ok

Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
Clopin clopant sur les sentiers battus d'Utah - mai 2017 English translation pending
by Lol64 · 2017-07-09 · 292 replies
L'heure des vacances a sonné. Voici un ixième carnet de voyage, pour ceux qui ne partent pas, partiront plus tard ou, comme nous, sont partis plus tôt.

Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.

Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.

L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.

Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂

Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :

J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour

Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.

La suite ici
Vol dans les autobus de nuit en Thaïlande English translation pending
by Spiritvoyage · 2017-04-02 · 138 replies
Bonjour, Considérant qu'il y a de plus en plus de vol dans les bus de nuit en Thaïlande, je voulais faire le point en ce mois d'avril 2017 afin d'informer les voyageurs qui comme moi sont inquiets. Alors, je viens régulièrement en Thaïlande, et depuis quelques années, il y a de pkus en plus de vol dans les bus de nuit. Un ami policier m'a aidé à comprendre. Il y a belle et bien une mafia surtout concernant les agences de Khao San Road, à éviter à tout prix, même si c'est tentanpour sauver quelques baths. Si c'est moins cher qu'ailleur alors vaut mieux se méfier. Les groupes organisés vols dans la soute à bagages lors du trajet, ils ont tout le temps pour bien fouiller, voler et tout remettre en ordre sans se rendre compte, sauf en arrivant à l'hôtel. Ne rien laisser de valeurs dans les sacs en soute. Il y a une seconde mode plus efficace ou certain groupe organisé font entrer un léger gaz dans la climatisation pour endormir les gens et les dépouiller de l'argent, Iphone, appareil photo, etc., toujoyrs à partir des agences sur Khao San Road.

Nous avons fait beaucoup de recherche pour éviter d'avoir des ennuies et avons trouvé des solutions à transmettre.

1. Prendre les bus gouvernementaux à partir de la station Monchit. 2. Prendre le train, plus lent mais plus sûr car présence policière dans les wagons. 3. Prendre des compagnies plus éloignées de Khao San Road qui ont pignon sur rue. 4. Mettre passeport et argent dans une ceinture soys les pantalons lors des déplacements en bus de nuit. 5. Nous, afin de dissuader les voleurs en soute, nous avons utilisé le fameux duck tape pour mettre sur tout nos attaches de sac, et nous mettons une housse sur notre sac que nous mettons ensuite dans un sac de plastique que nous attachons à nouveau avec le duck tape. Arrivé à destination, il est facile de savour si quelqu'un a fouillé nos affaire puisqu'il est difficile de recoller parfaitement le sac de plastique sans laisser de trace. De plus, cela rend la tâche difficile pour les gros méchants.

Suggestion: Pour une compagnie près de Khao San Road, nous avons utilisé la compagnie de transport ( Thaisriram transport, 18, Chakrabongse Rd, 086-351-9290). Se sont des bus de couleur blanc, et le propriétaire est un ancien policier. Nous avons été assuré qu'il n'y aurait aucun problème avec cette compagnie, et de fait. Nous sommes partie à l'heure, avons reçu un service parfait, confort à bord, et surtout l'assurance de piuvoir dormir tranquille sans crainte. Nous svons été très satisfait.

Voilà pour se partage entre voyageur du monde

Bon voyage en Thaïlande dans ce pays merveilleux
Le Maroc et le bonheur d'être accueillie! English translation pending
by Diamina · 2017-03-11 · 282 replies
Bonjour à tous,

Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs

Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!

Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.

Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.

Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.

Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!

A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.

Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.

A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.

Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.



De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!

C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!

A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.



Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.

Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.



Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.

Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.

Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.

Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.

D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.



Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.

Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.

Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.



Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.

A 21h, dodo.
Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014 English translation pending
by Mimimicha · 2016-03-02 · 233 replies
Bonjour à tous ! C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !). Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous ! Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours. - Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs : 1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie), 2) Un pow wow en Ontario, 3) Les Chutes du Niagara. Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉 - Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé. - Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ? -Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.

Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Heurs et malheurs de la première icône de l'Amérique  English translation pending
by Cochize · 2015-08-10 · 11 replies
Bonjour,

Le thème du serpent à sonnettes est un ''classique'' sur les forums... mais derrière l'intérêt immédiat du voyageur il y a une histoire…. une histoire qui se confond à l'origine avec celle du pays lui-même, qui a généré un nouveau symbole politique lequel crée parfois des frictions internes…

Si le rattlesnake , à l'instar du tumbleweed est généralement perçu comme une icône de l'Ouest par la grâce du cinéma et en particulier des Westerns, son image va bien au-delà et c'est à mon avis plutôt intéressant..

A leur arrivée dans le Nouveau Monde les colons européens découvrirent un serpent propre à ce nouveau continent, plus dangereux et plus terrifiant que tout ce qu'ils avaient pu connaître antérieurement. Faute de références il semble qu'il aient été tenté, dans un premier temps, de le rapprocher du fabuleux ''basilisk'' du Moyen Age et de lui attribuer certaines de ses capacités…. lui qui pouvait tuer par son haleine, son regard en hypnotisant sa proie...

Avant d'avoir reçu '' l'enseignement '' des tribus amies on n'avait aucune idée de ce qu'il fallait faire pour traiter les morsures subies et donc rapidement on rétribua des ''chasseurs'' pour réduire le risque à proximité des communautés..

Une sorte de ''rattlesnake roundup'' avant la lettre mais alors plus justifié et qui fait penser aux ''chasseurs de vipères'', ces personnages un peu bizarres, parfois également rebouteux qui dans la France rurale de la première moitié du XX ème siècle opéraient dans chaque canton habité par le reptile. A la différence près que le chasseur de vipères alimentait avant tout les laboratoires fabriquant l'anti venin avant que celui ne devint synthétique, ainsi bien sûr que les nombreux particuliers désirant concocter une Thériaque ou une simple liqueur vipérine faisant macérer un(e) vipère introduit(e) vivante dans une bouteille de gnôle…. Comme il y en avait une chez nos aieux et, par exemple, mon propre grand-père qui la tenait de son père, … à côté de la cave à vins.



bref…. !

Pour rester dans le Nouveau Monde ….

dans les traditions orales amérindiennes le reptile est également associé à des forces occultes, parfois malévolentes, rarement bénéfiques, en même temps qu'il sert à confectionner nombre de potions ou onguents censés avoir des vertus curatives ou des amulettes protectrices

chez les Européens il faut commencer , par lire ce qu'en écrit au milieu du XVIII ème siècle le grand Buffon qui le décrit sous le nom de boiquira .

Le serpent y est en effet l'objet de quelques paragraphes délectables, oû le merveilleux et le démon ne sont pas loin :

'' tranquilles habitans de nos contrées tempérées, que nous sommes heureux, loin de ces plages oû la chaleur et l'humidité règnent avec tant de force ! Nous ne voyons point un serpent infecter l'eau, au milieu de laquelle il nage avec facilité, les arbres dont il parcourt les rameaux avec vitesse, la terre dont il peuple les cavernes les bois solitaires oû il exerce le même empire que le tigre dans ses déserts brûlants, et dont l'obscurité livre plus sûrement sa proie à sa morsure. Ne regrettons point les beautés naturelles de ces climats plus chauds que les nôtres, leurs arbres plus touffus, leurs feuillages plus agréables, leurs fleurs plus suaves, plus belles : ces fleurs, ces feuillages, ces arbres cachent la demeure du serpent à sonnette.''

et un autre:

''On a écrit que la pluie augmentoit la fureur du boiquira, mais il faut que ce soit une pluie d'orage, car il ne craint point d 'aller à l'eau. C'est lorsque le tonnerre gronde qu'il est le plus redoutable, on frémit lorsqu'on pense à l'état affreux et aux angoisses mortelles qu'éprouve celui qui, poursuivi par un orage terrible, au milieu des ténèbres épaisses qui lui dérobent sa route, cherche un asile sous quelque roche avancée, contre les flots d'eau qui tombent des nues, aperçoit au milieu de l'obscurité les yeux étincelants du serpent à sonnette, et le découvre à la clarté des éclairs, agitant sa queue et faisant entendre son sifflement funeste''

à cette époque, quand Nouvelle France et Colonies Britanniques étaient rivales, le serpent est plutôt mal vu.

1. Amérique coloniale : naissance de l'icône

En 1751 lorsque Benjamin Franklin, qui ne manquait pas d'humour, s'en prend dans le Pennsylvania Gazette à la pratique britannique d'envoyer les condamnés dans les 13 colonies. Il suggère que les colons retournent la politesse en envoyant à Londres un bateau plein de rattlesnakes pour être distribués à Saint James Park, Spring Garden et d'autres lieux bien fréquentés par le beau monde ainsi que… dans les jardins de la noblesse.

Et il ajoute que ces serpents apprendraient à la dite noblesse à ramper, se faufiler, baver, se tortiller dans tous les sens

…. une plutôt mauvaise image !

En 1754 en Europe c'est la Guerre de Sept Ans.

Sur le continent Nord Américain c'est, pour les Français, la Guerre de la Conquête connue depuis par les Américains sous le nom de French and Indian War. Les colons (les futurs Américains) se battent aux cotés des Britanniques et avec leurs alliés Indiens contre les Français de la Nouvelle France soutenus par d'autres nations Indiennes. C'est à cette occasion que George Washington livre bataille contre une petite force française qu'il avait embusquée

ironie de l'histoire... !

En 1754 donc, dans le même journal Benjamin Franklin publie le dessin d'un rattlesnake découpé en huit tronçons représentant les colonies de l'époque, dans l'ordre géographique, la tête pour l' ensemble de la Nouvelle Angleterre et la queue pour la Caroline du Sud. Ce dessin est souvent considéré comme le premier political cartoon publié en Amérique

pourquoi découpé en tronçons … ?

une légende Indienne disait que si l'on coupe un rattlesnake en plusieurs morceaux et que l'on ''recolle'' les morceaux avant la tombée de la nuit.... le serpent revient à la vie...

oû quelque chose comme çà..

A ce moment la devise qui accompagne le serpent "Join, or Die" appelle les colons à l'unité dans la lutte contre les Français et leurs alliés Indiens

et le serpent change d'image, il devient le symbole d'un pays qui se cherche

Toujours dans le Pennsylvania Journal , sous le pseudo de American Guesser, Benjamin Franklin écrit en 1975 que le rattlesnake lui semblait un bon symbole de l'esprit de l'Amérique :

'' j'ai en tête la brillance de ses yeux qui dépasse celle de tout autre animal.

Il n'a pas de paupières, ce que l'on peut considérer comme un emblème de la vigilance.

Il n'attaque jamais le premier mais, si on l'engage, il ne s'avouera jamais vaincu, ce que l'on peut considérer comme un signe de magnanimité et de grand courage.

Si on prend garde de ne pas le provoquer il n'exhibera pas ses crochets de sorte que ceux qui ne le connaissent pas bien le prendront pour un animal sans défense. Et même quand il les exhibe en position de défense ils semblent peu de chose et négligeables et cependant leurs blessures sont décisives et fatales. Conscient qu'il en est, il ne mord jamais son ennemi sans avertissement préalable sur le risque encouru par ceux qui lui marchent dessus.

N'ai-je pas raison de dire, Sir, qu'il est une image forte du tempérament et du comportement de l'Amérique ?''

2. Amérique Révolutionnaire : la force du symbole

En 1774 les choses ont encore changé, les Britanniques ne sont plus les protecteurs contre la Nouvelle France et depuis le Stamp Act 1765 les choses ne vont plus trop bien entre les colonies et Londres. Paul Revere insère dans la manchette du Massachusetts Spy un rattlesnake '' recollé'' représentant l'Amérique affrontant le dragon Britannique

En 1775 le symbole déjà repris par d'autres journaux apparaît un peu partout, sous sa forme enroulée, prêt à frapper : - sur les accessoires de certains militaires - sur les billets de banque - sur les boutons d'uniforme ou autres, - sur les bannières et drapeaux divers avec l'apparition du Gadsden flag

3. Vu du côté Britannique

Les Britanniques , après leur défaite, ont aussi rapidement assimilé le rattlesnake à leurs colonies émancipées. comme en témoignent les caricatures politiques de l' époque

British cartoons on Britain's defeat in the war - America in ...

dans un dessin le rattlesnake américain apporte un panier de grenouilles à son allié français dans un autre , à Yorktown, l'armée britannique est complètement encerclée par le serpent américain dans un autre encore le lion britannique s'adresse au coq gaulois, au rattlesnake américain et aux chiens représentant Espagne et Hollande en France Voltaire lui-même légende une caricature oû l'on voit le léopard britannique assailli par le rattlesnake américain, le coq français et le lion espagnol

sur le sujet : une toute nouvelle revue historique en ligne lancée en 2012 et qui commence à sortir, en 2015, en version papier :

“The Rattlesnake tells the Story” | Journal of the American ...

à suivre… Amérique moderne IYWS
Le Maroc est-il encore une destination touristique? English translation pending
by Khotao · 2015-06-22 · 208 replies
Bonsoir à tous, J ai lu dans les journaux récemment : -Deux jeunes femmes arrêtées pour tenue indécente a Agadir. -Deux jeunes hommes accusés d homosexualite condamnés à 4 mois de prison à Rabat . -Concert d un rappeur (Mourad belghouat dit "El 7a9ed") annule à Casablanca pour .... -des surfeurs ne veulent pas de bikini sur les plages le mois de Ramadan a Agadir. Je ne suis pas homo, je ne me baigne pas en bikini, j aime pas trop le rap ...mais j ai peur pour mes prochains Vacances au Maroc. Rassurez moi svp!
L’Arabie heureuse English translation pending
by Citronate · 2015-03-09 · 71 replies
Emir d’Abu Dhabi et Président des Emirats arabes unis depuis leur création en 1971 et jusqu’à sa mort le 2 novembre 2004, Cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyan a su porter le pays sur la voie de la modernisation et en faire un Etat stable sur le plan social et ouvert sur le monde sur le plan politique. Surnommé le Père de la nation, il est à l’origine de l’unification des Emirats Arabes Unis, regroupant Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaïwain, Fujaïrah et Ras al-Khaïmah.

Cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyan

Depuis, le nouvel État connait une véritable explosion économique, exploitant ses ressources pétrolières, et investissant dans de gigantesques infrastructures. Ce dynamisme attire de nombreux étrangers, qui apportent main d’œuvre et savoir-faire. Mais l’instabilité du Golfe contraint les émirs à s’adapter en permanence à un environnement explosif.

Cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum actuel émir de Dubaï

La famille royale l’a bien compris, et pour pallier les ressources naturelles qui feront bientôt défaut, tout est mis en œuvre pour transformer la ville en une gigantesque plaque tournante du commerce international.



La ville d'Abu Dhabi a longtemps été peu intéressée par le tourisme. Mais les choses changent. Et aux Émirats arabes unis, lorsque les choses changent, elles changent très vite. Abu Dhabi se développe donc à une vitesse impressionnante, et les sites touristiques se multiplient. Parmi les principales attractions :

Emirates palace



Pas besoin d’être riche ou d’être une star connue pour mettre les pieds dans un palais. Pour le pur plaisir des yeux, le luxueux hôtel Emirates Palaceà Abu Dhabi est accessible à tous, vous devrez cependant porter une tenue "décente", c'est à dire, pantalon, chemise ou polo et chaussures fermées pour les hommes, tenue classe et pas trop courte pour les femmes. Seuls les résidents de l'hôtel ont le droit de porter la tenue qu'ils souhaitent.









À votre arrivée, vous traverserez les magnifiques jardins et les fontaines virevoltantes avant de gravir les marches du Emirates Palace. À cet instant précis, vous aurez l’impression d’être transportés au coeur des contes des «Mille et Une Nuits» tellement le décor est féérique.









Pour le reste, l'Emirates Palace, c'est : 1 kilomètre entre l'aile ouest et l'aile est, 400 chambres et suites, dont les moins chères sont autour de 700€ la nuit, 2000 employés permanents (environ 5 par chambre, quand même), 1000 lustres Swarovski, 8000 palmiers dans les jardins et sur la plage privée.

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