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Récit d'un voyage de cinq semaines en Équateur English translation pending
by Jacky49 · 2010-11-11 · 7 replies
Nous avions hésité à partir vers l’Amérique du Sud, nous qui sommes habitués à parcourir l’Asie et toujours avec le même plaisir mais après avoir lu maintes discussions sur le forum, nous sommes partis découvrir l’Equateur durant 5 semaines du Nord au Sud et d'Est en Ouest.

Tout d'abord merci à tous ceux qui nous ont aidés par leurs conseils et avis pour préparer notre voyage.

DEPART LE 26 SEPTEMBRE 2010 : Paris/Miami/Quito

QUITO 2 JOURS pour nous acclimater

La vieille ville mérite le détour pour ses très beaux monuments tout comme le petit musée près de La Mitad Del Mundo (à l’extérieur) pour tester les phénomènes de la gravité à cet endroit du globe. Pour ceux qui veulent, une très belle rando. peut se faire à partir du téléphérique en direction du sommet Pinchicha ( 4200 M). Déplacement en métro bus : 0,25$ le trajet ou le taxi : 4$ la course

Hébergement : Auberge Inn 21$ **** 2 pers. tenue par un Suisse très sympathique offrant en plus un excellent petit déjeuner !!

SAN CLEMENTE 2 JOURS

Nous prenons la route vers le nord, par le bus local, stop a San Antonio de Ibarra pour voir le petit village de sculpteurs sur bois puis continuation sur San Clemente, où une communauté Quichua nous héberge pour 2j, accueil exceptionnel. Nous profitons d'être là pour faire l'ascension du volcan Imbabura (4600 M) avec un guide local, 20$, La montée est un peu difficile mais les paysages sont fabuleux.

OTAVALO 2 JOURS

Sur la route de retour, arrêt à Otavalo pour l'incontournable marché du samedi rempli de couleurs où on peut trouver de très beaux articles, puis rando. à la lagune de Cuicocha, une boucle de 4-5h qui vaut le déplacement. Nous avions précédemment voulu faire la lagune de Mojanda mais le temps incertain nous a fait renoncer.

Près de Cuicocha, ne pas hésiter à faire du shopping a Cotacachi, la ville du cuir où l'on trouve de très beaux articles à des prix très, très abordables.

Nous revenons à Quito où nous filons directement à l'aéroport, direction Coca pour l'Amazonie.

AMAZONIE 5 JOURS

De là, 3h1/2 de pirogue sur le Rio Napo puis 1/2h de marche pour arriver au Sani Lodge**** en plein coeur de l'Amazonie, 5j exceptionnels dans une végétation luxuriante, à voir et écouter les oiseaux, des centaines de perroquets, les singes hurleurs, les iguanes, et quelques serpents. Marche en forêt, découverte des communautés indigènes etc ....

MISHUALLI 2 JOURS

De Coca, bus pour Tena puis Mishualli, où nous logeons chez des Français : Hotel France-Amazonia**** 36$ avec petit déj. D'ici, nous irons à l'AmazonicoZoo, refuge pour animaux abandonnés dont la visite faite par des bénévoles est passionnante. Au retour, arrêt pour découvrir un jardin botanique et le lendemain, matinée consacrée a la chasse aux papillons avec le père de notre hôte. Nous sommes ébahis par sa dextérité à capturer ces petites bêtes.

Nous terminons notre séjour ici par la visite des cascades Latas situées à 20mn de bus, très belle halte.

BANOS 3 JOURS

Nous partons en bus vers Banos, petite ville assez animée, à notre gout bcp trop de boutiques et restaurants. Nous préférons nous évader sur des sentiers pédestres, le fameux sentier des contrebandiers au-dessus des cascades : 10km, sur les conseils d'une agence, nous avons pris un guide 20$ mais peut se faire tout seul, en étant vigilant lorsqu'il y a des fourches. Il faut simplement quand vous avez fini le trek faire actionner la tarabita pour traverser la rivière et de la sur la route principale attendre un bus de Puyo ou Tena pour remonter a Banos.

Le lendemain, trek au-dessus de la ville vers le Mirador du Volcan Tungunruha tres beau point de vue sur la ville et les montages autour. Bien sur, vous pouvez profiter des bains thermaux tout comme vous lancer en vélo faire la route des cascades.

Hebergement : La Fioresta **** 45$/2 pers. avec petit dej. Nous recommandons aussi un très bon restaurant situé derrière la cathédrale, le Dulce Carbon qui sert d’excellents plats grillés, poulet, bœuf, porc, accompagné des légumes du jour pour un prix de 15$/2 pers.

LATACUNGA 2 JOURS + 3 JOURS TREK

Direction Latacunga par bus puis Saquisili pour le marché du jeudi , plus petit mais très local. Le lendemain, rando. Coté face sud du Cotopaxi jusqu’au glacier 5000m, pas de touristes, 4-5h de marche pour monter, paysage lunaire grandiose, guide : 50$/pers. avec lunch et transport.

Départ ensuite pour un trek de 3j, la boucle de Quilotoa, en passant par Zimbahua où le marché du samedi vaut le détour. Beaucoup de couleurs, de vendeurs locaux et toutes sortes de produits. Un pick-up nous amène à Quilotoa pour 4$ (4 pers.), nous cherchons notre guesthouse (2ème sur la droite en arrivant) 10$/pers. en demi-pension et partons faire le tour de la lagune à midi. Le temps est dégagé, le chemin facile à parcourir mais attention au brouillard qui peut surprendre ce qui nous est arrivé vers 15h et là incapable de retrouver la trace. Donc prudence sinon il y a toujours la possibilité de prendre les mules au bord du lac pour remonter sur le bord du cratère. 5$/pers.

Le lendemain, nous décidons de prendre le pick-up jusqu’à Chugchilan 25$ pour 4 pers.et nous nous installons à Cloud Forest**** 12$/pers. en demi-pension. L’après-midi, 3h de cheval dans les montagnes 10$/pers., très belle promenade avec vue sur les canyons.

Dernier jour, trek jusqu’à Islinvi (nécessité d’avoir la carte avec la description du chemin pour ne pas se perdre ….) prévoir 4-5h de marche entre canyons, villages et champs. A Islinvi, seul un hôtel Llulu lama mais l’endroit étant très isolé, nous décidons de demander à un jeune de nous emmener en moto. jusqu’à Sisghos (5$ le trajet) pour le bus local qui nous ramène en 2h a Latacunga.

RIOBAMBA 1 JOUR + GUYAMOTE 1 JOUR

Nous descendons la route des Andes pour aller a Riobamba, petite ville coloniale tranquille où nous posons nos sacs a l’Hostal Oasis, 20$ la chambre double, un petit havre de paix tout près du centre ville. Dès le lendemain, nous partons pour Guyamote petit village situé à 2h de bus ; le jeudi est exceptionnel en raison du marché local, vivant et coloré, toutes les communautés indigènes des villages voisins sont là avec les moutons, cochons, poulets, cochons d’inde…. Beaucoup d’animation et musique. Nous profitons de l’après-midi pour aller voir le Sunset au Chimborazo et réussissons avec le temps clair et dégagé à monter jusqu’au refuge Winpeer à 5000m, absolument magique. C’est Christian, bénévole à l’hôtel Inti Sisa, projet d’écotourisme, qui nous sert de guide 25$/pers,

CUENCA 3 JOURS

Le lendemain, bus ejectivo « rapide » jusqu’à Cuenca, la route est spectaculaire le long des canyons, nous hébergeons a l’hôtel Macundo *** 33$ la chambre double avec pt dej., cadre reposant avec un jardin intérieur, à 10mn à pieds du centre piéton. Nous profitons de notre après-midi pour prendre des repères dans la ville qui nous parait très agréable à découvrir.

Cuenca se visite très facilement à pieds et il fait bon flâner dans les différents quartiers qui ont tous de jolis monuments coloniaux ainsi que le Barrio près du fleuve avec ses petits restaurants et bars N’oublions pas aussi que nous sommes dans la ville du «panama » et qu’un détour vers une fabrique reste un incontournable.

A partir de Cuenca, nous avons décidé de partir pour la journée faire une rando dans le parc Cajas environ 2h de bus, la route est magnifique, le sentier en boucle dans le parc nous prend 3-4h, demandez la carte au poste des gardes avant de régler le droit d’entrée : 10$/pers. En suivant les chemins balisés, pas de risque de se perdre, les paysages de montagne sont somptueux.

Une autre sortie peut être envisagée pour une journée, faire les 3 villages en boucle par bus : Guanaco pour son marché, Chordelbeg pour ses bijouteries locales, on y trouve de l’or et l’argent, et finir par Sigsig pour son architecture. A savoir que le dimanche à Cuenca, la ville est vidée de ses habitants, difficile même de trouver des restaurants ouverts …

PUERTO LOPEZ 1 JOUR

Nous voulions terminer notre périple au bord de la mer à Puerto Lopez mais en ce mois d’Octobre, ce fut un mauvais choix : temps gris, très couvert, ville peu accueillante, seul l’hôtel Mandala ***où nous étions pouvait mériter une halte mais les prix n’y sont pas très abordables. Conclusion, juste une journée pour voir le petit village de pêcheurs a Salengo ( Isla de la Plata est réellement à nos yeux une arnaque) aussi nous rejoignons la capitale en 10h de bus.

QUITO 2 JOURS

Dernière journée de shopping dans Mariscal, visite du jardin botanique, balade dans le vieux Quito puis pour finir en beauté, nous nous évadons à Papalacta , un cadre majesteux, pour une détente dans les bains d’eau de source thermale à 3400m - 7$ /pers.,

En conclusion, ce fut un très, très beau voyage tant au point de vue de la diversité des paysages que de l’accueil de la population toujours prête à vous aider, des couleurs et un dépaysement au fil des jours. Notre périple s’est déroulé entièrement en bus local, pick-up, taxi ou a pieds, aucun souci de sécurité dans les bus dont le réseau routier est vraiment bien structuré, pas besoin d’être pro de l’espagnol pour avoir des contacts. Bref, l’Equateur nous a ravit.

Quelques chiffres : pour 2 pers. nous avons dépensé sur place tout compris – hébergement, repas, package Amazonie, transport, visites – 2300 euros sur 5 semaines et cela sans nous priver. Prévoir pour le bus : 1h transport= 1 dollar, une course en taxi dans la capitale : 4 à 6 dollars, un trajet en métro-bus à Quito : 0,25 $.
Circuit d'un mois en Équateur English translation pending
by Lacambuse31 · 2017-05-06 · 53 replies
Bonjour, Nous partirons cette année du 26 décembre 2017 à la mi mars 2018. Nous connaissons bien l'Asie du Sud est, et voulons à présent découvrir l'Amérique Latine. C'est un autre monde ! Et j'aurais bien besoin de votre aide. J'envisage de prendre un vol Toulouse-Lima, tourner au Pérou pendant 3 semaines ou un mois, puis passer en Equateur (comment ?) y rester un mois et finir au Nicaragua (vol Quito Managua , je suppose). De Managua , retour en France. Nous avons l'habitude voyager en transports en communs et de louer un scooter sur place. Est-ce faisable dans ces pays de louer un scooter ? Suivant qu'on arriverait à Quito en avion, ou par la frontière terrestre du sud de l'équateur, le circuit sera bien sur different. Nous pouvons aussi louer une voiture par ci par là. Comment est le passage de la frontière Perou/Equateur ? Y a t il des bateaux ? Nous aimons la plage, le bateau, le beau temps, les ballades faciles (une heure, ça me va bien), mais pas les randonnées ! (la soixantaine, et pas sportive !) Nous fuyons la foule et les grands hotels. Je veux passer 8 jours aux Galapagos. Pensez vous que mon circuit convienne ? Nous serions donc en Equateur vers le 25 janvier. Ne fera-t-il pas trop mauvais à l'intérieur du pays à cette époque ? les volcans sous la pluie... bof, bof. Si vous avez des idées de circuit, d'hebergement ou même de vols ! Je n'ai encore rien comme billets. Merci d'avance pour vos suggestions avisées.
Avis sur itinéraire 2 semaines en Equateur English translation pending
by Fifi2644 · 2014-01-14 · 2 replies
Bonjour,

Nous projetons un voyage du 19 avril au 2 Mai inclus avec nos 2 enfants de 11 et 14 ans. J'aimerais votre avis sur 3 itinéraires que nous proposent des agences. Nous aimons voyager hors des entiers battus, pas de grandes structures hôtelières, aller à la rencontre des habitants. Il nous faut alterner les logements économiques et d'autres plus confortables (piscine, activités) pour les enfants.

Les prix annoncés sont au-dessus de nos moyens et nous hésitons à faire le voyage par nous-même, ou en partie, avec un chauffeur ou en bus. Je parle couramment espagnol mais mon mari non. J'ai un peu peur du bus avec les enfants (logistique, fatigue)

Quelles visites/ villes/ activités sont hors des sentiers battus et lesquelles me déconseillez-vous (inutiles/ trop chères)? Pour faire des activités nautiques: faut-il préférer Baños ou Mindo?

Voilà ce qu'on me propose:

Itinéraire1 Días 1 y 2: Quito visite guidée Días 3-4-5: Reserva Cuyabeno (Cuyabeno Lodge) Días 6-7-8 : Provincia de Imbaburra: baignade à Chachimbiro, randonnée, train entre Ibarra y Salinas Día 9: Hacienda en el Pasochoa y Otovalo Día 10: Cotopaxi. Balade à cheval de 3 heures Día11: Quilotoa Días 12 y 13: Riobamba y comunidad del Chimborazo. Marché de Guamote. Días 14 y 15: Retour à Quito.

Itinéraire 2: JOUR 1 Samedi Transfert d’arrivée à Quito JOUR 2 Dimanche Visite de Quito > Mitad del Mundo > Quito JOUR 3 Lundi Quito > San Clemente JOUR 4 Mardi San Clemente JOUR 5 Mercredi San Clemente > Otavalo (marché) > Mojanda > Lasso JOUR 6 Jeudi Lasso > Saquisili (marché) > Parc Cotopaxi JOUR 7 Vendredi Parc Cotopaxi JOUR 8 Samedi Parc Cotopaxi > Pintag (Réserve Antisana) JOUR 9 Dimanche Pintag > Quito (aéroport) > Coca > Amazonie (Yasuni > hébergement chez le guide, un Quichwa. Visite privatisée mais hébergement précaire) JOUR 10 Lundi Amazonie JOUR 11 Mardi Amazonie > Coca > Tena JOUR 12 Mercredi Tena (Lodge avec piscine, activités nautiques en sus) JOUR 13 Jeudi Tena > Puyo > Baños JOUR 14 Vendredi Baños > Quito JOUR 15 Samedi Transfert de départ

Itinéraire 3 19 avril:Arrivée à Quito 20 : Quito-Départ pour la Comunidad San Clemente 21 avril RANDONNEE A CHEVAL - LAC DE CUICOCHA – COTACACHI – OTAVALO 22 avril MARCHÉ D’OTAVALO – PARC CONDOR – QUITO 23 avril COTOPAXI - LASSO 24 avril SAQUISILI (mercado) - CHUGCILAN 25 avril QUILOTOA - CHUGCILAN 27 avril BAÑOS – LAGO AGRIO 28 avril- 1 Mai SEJOUR EN FORET AMAZONIENNE (Guacamayo Lodge) 1mai Retour à Quito 2 Mai Quito > Départ

Pas de visite guidée de Quito pour celui-ci.

Merci d'avance de votre aide!
Équateur en juillet/août 2011: transport, endroits à visiter...? English translation pending
by Mathieurena · 2011-01-09 · 17 replies
Bonjour,

Je pars trois semaines en Equateur et comme je l'ai déjà souvent fait je compte sur V.F. pour me conseiller au mieux. Alors si vous avez quelques minutes à me consacrer, je fais appel à vos souvenirs à votre mémoire. Soyez-en remerciés d'avance.

Ma recherche porte sur ces petits lieux à la marge, ces restaurants ordinaires, ces cafés d'un autre temps, ces hôtels modestes mais charmants, ces hôtels "luxueux" qui valent vraiment le coup une fois dans sa vie, ces balades étranges, ces activités insolites … Je suis preneur de vos idées.

Si l'approche demeure "classique", la Cordillière, la Forêt, la Mer - à l'exclusion des Galapagos (déraisonnable pour mon budget!)- je voudrais avoir des tuyaux en ce qui concerne:

1 - le meilleur moyen de déplacement : Bus ? Taxi individuel ou collectif ? Voiture individuelle avec chauffeur ?

2 - la rencontre avec des communautés en essayant d'éviter les "pièges du tourisme ethnique" (prestataires, contacts, associations …).

3 – le meilleur endroit sur la côte pour un temps de repos et de villégiature "balnéaire"

Merci encore de m'avoir lu jusqu'ici, j'espère vous lire en retour.

Cordialement

Mathieu R.
Aller voir la lagune de Quilotoa en une journée? (Équateur) English translation pending
by Marta2010 · 2012-04-20 · 16 replies
salut!!!!

Je voudrais aller voir la lagune de quilotoa en une journée. C'est-à-dire partir le matin de Latacunga, aller en bus jusqu'à Zumbahua et puis prendre le un voiture jusqu'a la lagune. et le soir faire le chemin inverse pour dormir à latacunga pour partir le lendemain a Banos.

Est-ce faisable en une journée??

Merci :)
De la sierra à la selva English translation pending
by Mjp · 2014-11-12 · 0 replies
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur. Les photos sont visibles sur le site: http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html

2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...

3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...

4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.

5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.

06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.

07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.

08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.

09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.

10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.

11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.

12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.

13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.

14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.

15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.

16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.

17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.

18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.

19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.

20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.

21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.

22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.

23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.

24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.

25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.

En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Rejoindre la Côte: Parc Machachila, Isla de la Plata (Equateur) English translation pending
by Cerfvolant1 · 2012-06-02 · 8 replies
Bonjour,

J'irai en juillet en Équateur pour 1 mois. Je compte me diriger vers le sud jusqu'à Vilcabamba en passant par Banos pour un séjour 4 jours en Amazonie dans un lodge près de Tena. , boucle de Quilotoa. J'aimerais bien rejoindre la Côte pour 3-4 jours (Parc Machachila, Isla de la plats). Par où devrais-je passer? Est-ce que j'aurai le temps?

J'aime profiter du temps qui passe et je comptais voyager en bus et revenir en avion de Loja, terminer et passer 2-3 jours dans la région d'Otavalo (j'y ai fait un trek il y a quelques années et j'ai beaucoup apprécié la région.

Le train Nariz del Diablo, est-il toujours hors fonction?

Si je ne vais pas sur la Côte dans la région de Machachila, est-ce réaliste d'aller faire un tour à Costa Bahia pour une pause de travail à l'arrivée?

Un lodge à proposer pour la région de Tena? À quel prix dois-je m'attendre.

Garcia por todos.
Faisabilité d'un voyage de dix/onze semaines en Amérique du Sud? English translation pending
by LoAloha · 2010-06-11 · 4 replies
Bonjour à tous.

Je pars en Juillet pour un échange universitaire d'un an à Santiago, au Chili. Comme je me suis pas trop mal débrouillée... J'aurai les vacances d'été de là bas, soit environ 3 mois, de mi décembre à mi mars. Je compte lâcher mon appart à Santiago pendant ces 3 mois pour pouvoir voyager dans les pays alentours (disons un peu de moins de 3 mois, genre 10 ou 11 semaines car j'imagine que je reviendrai à Santiago la semaine avant la rentrée pour m'installer tranquillement).

C'est là que j'ai besoin de vos conseils, car même si je suis depuis quelques semaines les discussions sur le forum, j'ai un peu du mal à me rendre compte de ce qui est réaliste ou non en fonction de tout ce que j'ai envie de voir. Je n'ai pas trop la notion des distances là-bas.

D'une part, j'aimerais descendre au sud. Voir la Patagonie, le bout du monde, le glacier Perrito Moreno.

D'autre part, j'aimerais voir les chutes d'Iguazu, aller au Pérou (Cuzco, le Macchu Pichu, le lac Titicaca) J'aimerais aller en Bolivie, voir le Salar d'Uyuni. Je n'ai vu que des commentaires ultra positifs dur l'Equateur, j'aimerais donc éventuellement y faire un tour, mais je ne sais pas exactement où aller... J'aimerais aussi voir à quoi ressemble la forêt amazonienne, et j'avais noté sur le forum le site ecoiwia.com, près de Puyo en Equateur qui me semblait pas trop mal... Ceci dit, peut-être qu'y aller depuis le Pérou serait plus simple (Iquitos?).

Je ne compte pas dans ce voyage Buenos Aires, où je pense que j'irai de toutes façons avant Noël car j'ai 2 amies qui y seront. Je ne prévois pas trop non plus d'Argentine car je préfère privilégier le Pérou et la Bolivie qui sont moins chers. Je ne compte à priori pas le Nord du Chili non plus car mes parents viennent me voir en Novembre, et on pensait aller à Arica 1 semaine, je monterai donc à Putre et au lac Chungara à ce moment là.

A partir de tout ça... que me conseillez-vous? Je n'attends pas de vous de me faire un itinéraire détaillé bien sûr..

Pendant le laps de temps dont je dispose, vous me conseillez de rester au Pérou et en Bolivie? J'ai le temps de "pousser" jusqu'en Equateur? Est-ce que c'est facile d'y "rajouter" Igazu? Ou c'est galère, et je ferais mieux d'y aller depuis Buenos Aires, quand j'irai (quitte à louper plus de cours, du coup...)

Pensez-vous que je ferais mieux de supprimer le sud du continent, que j'essaierai de visiter à un autre moment pendant l'année, au risque d'y aller à une période moins agréable? Est-ce que ce serait fou et stupide d'y aller en fin de parcours par exemple, en y allant en avion, et en rentrant à Santiago ensuite? Je pensais aussi peut-être à y aller au moment de Noël pour profiter du solstice d'été et des nuits blanches, mais il est possible que mon frère me rejoigne pour les 2 dernières semaines de décembre, et lui avait plus envie de visiter le Pérou... Dans ce cas, je commencerais par le Macchu Pichu etc, avec lui, avant de continuer seule.

Enfin, y a-t-il, selon vous, un "indispensable" que j'ai zappé, à proximité des lieux que j'ai cités? Des idées de choses à voir? Des adresses?

Voilà, désolée de ne pas être plus précise dans mes demandes, mais je suis un petit peu paumée!

Merci en tout cas par avance pour vos réponses!
Discussion autour du thème du mois d'avril 2018: "Le plus bel arbre du monde" English translation pending
by Rawe · 2018-03-31 · 264 replies
C'est ici qu'on discute, qu'on débat, qu'on partage les photos qui n'ont pas eu leur place dans le concours...

Je ne serai pas beaucoup présent cette première semaine du mois d'avril (j'ai des amis en vacances chez moi😎). Donc ne vous inquiétez pas si le diaporama n'est pas mis à jour tout de suite, ou que je n'interviens pas. Je me rattraperez dès la 2ème semaine, promis😉
Equateur: conseils quartiers et hébergements + transports English translation pending
by Liru · 2013-04-09 · 1 reply
Bonjour,

Je pars deux mois en Equateur (Juin/Juillet 2013), une partie (2 semaines) en tourisme (avec mon conjoint) et le reste seule sur des missions de bénévolat.

Lors de mes déplacements d'une structure à l'autre pour les missions de bénévolat, je vais "couper" mes trajets et donc je vais chercher des endroits pas chers et sympas pour dormir.

Pourriez-vous me donner des conseils sur les quartiers à éviter (et à privilégier) pour Quito (j'arriverai de Puyo et le lendemain matin je devrais prendre le bus pour Otavalo-Cuellaje), Guayaquil (le matin je devrais prendre un bus pour Banos). Pour Banos, apparemment, c'est plus simple car plus petit (et j'ai déjà de bons plans en hébergement).

Je prends aussi tous les bons conseils pour les terminaux de bus (se répérer par exemple).

Merci beaucoup.

Liru
questions Equateur et trajet equateur/amérique centrale? English translation pending
by 66Tom · 2005-04-19 · 8 replies
Bonjour,

Petite question à ceux qui ont bourlingué entre Amérique centrale et latine sur le trajet suivant.

Je souhaite aller en Equateur (mi-juin 05), y rester environ 2 mois, puis me rendre en Amérique centrale (visite d’un ami au Salvador, peut être si ça vaut le coup, m’arrêter qlq jours au Costa Rica au passage), puis me rendre au Mexique où j’ai peut être une opportunité de boulo.

Pouvez –vous me conseiller sur le trajet : Equateur / Amérique Centrale. (Salvador, Costa Rica ou direct Mexique).

Je préfère ne pas faire trop de pays quitte à rester plus longtemps dans ceux choisis (surtout Equateur et Mexique).

- Donc comment fait-on pour rejoindre directement le Mexique ?

- Ou directement le Costa Rica (ou Salvador) ?

- Faut-il prendre l’avion ? Avez-vous une idée (estimation) d’un prix ? c’est direct sur place la réservation ? Ou puis-je me renseigner ?

- Ou, on peut quand même tenter traversée Colombie puis Panama ? et comment alors ? pour quel temps et argent ??

Merci pour vos contributions !……

D’ailleurs, petite questions subsidiaires ! :

En fait, je voudrais commencer par l’équateur, parce que ce pays m’attire (diversité, politiquement, petit pays, contrastes naturels….) et deuxièmement pour apprendre l’espagnol avant de me rendre au Mexique pour travailler ! (ça serait mieux !) J’ai qlq base de 2 ans d’espagnol il y a 10 ans ! mais motivé ! Est –ce que vous connaissez des combines, lieux, systèmes, organismes, pas trop cher, pour me remettre à flot en arrivant et avant de poursuivre mon voyage dans e pays ???

Deuxième question subsidiaire : en Equateur, le deuxième mois, je voudrais partir découvrir et vivre un ptit bout de temps près d’un peuple de la forêt amazonienne. Ce monde naturel inconnu, ces sociétés/cultures liées à la nature m’intéresse. (Dans un autre registre, je suis aussi les mouvements des communautés face à la pensée du développement économique/marchandisation et les relations internationales qui pèsent sur ce pays, FMI etc…).

Mais là, ça serait pour vivre cette expérience de rencontre simple avec ce milieu naturel et une de ses sociétés.

Pouvez-vous me conseillez déjà comment me renseigner ?, Ou il est possible d’aller ? Quelles possibilités existent-ils de se rendre dans un lieu préservé ?, Quels sont les moyens ou façon de réaliser ce souhait sans pour autant dépenser fortune pour récolter un voyage organisé ? (Précision : j’ai déjà un peu voyagé, travailler (en france) sur les méfaits à la fois écologique et culturel du tourisme, travaille depuis qlq années dans un asso d’échanges interculturel… bref, je suis sensible aux différences et respectueux… tout ça pour vous dire que j’essaye de faire un peu attention ! par ailleurs, je suis prêt à un peu de démerde, peut échanger mes mains s’il faut fournir un peu de travail pour la communauté en échange d’un toit ….. ) Voilà, donc peut être est-il possible d’échanger un peu sur des endroits accessibles, intéressant que vous connaissez.

Voili, voilà, en vous remerciant pour votre temps passé à l’échange, a bientôt,

Tom
Quelques adresses pour faire du bénévolat en Équateur? English translation pending
by Ashakiran · 2009-09-25 · 6 replies
bonjour,

on est deux jeunes filles qui partent la semaine prochaine du paraguay direction bolivie perou equateur... IL NOUS RESTE 5 MOIS et l ideal serait en equateur ds un projet ecotourisme.. on souhaiterais s investir ds un projet de benevolat..

auriez vous quelque bon plan si vous plait?

merci d avance pour vos precieuses reponses🙂
Faire un voyage de trois semaines sur l'Amérique Latine en novembre-décembre? English translation pending
by Mifa01 · 2010-08-31 · 9 replies
Nous devons choisir 3 semaines entre la fin d'octobre et le début de décembre....les dates restent à déterminer... Ce sera notre premier voyage en autonome dans ces pays... mais nous espérons en faire plusieurs. Nous avons fait le Vietnam (au complet en 33 jours) l'an dernier et nous avons adoré...

En tenant compte du climat et de la température (pluie et périodes plus fraîches) ...où nous suggérez-vous d'aller ? quel pays ou partie de pays... itinéraires... Nous sommes ouverts à toutes les suggestions... quoi voir... quoi faire... à ne pas manquer... à éviter...

Nous voyageons de façon autonome et pouvons utiliser les transports communs (trains, autobus...) ou même louer un véhicule au besoin... Nous parlons un peu l'espagnol et nous désirons l'améliorer. Nous voulons connaître les gens, leur façon de vivre, leurs coutumes tout en profitant de la nature, et en découvrant les merveilles de ces pays.

Nous aimons des petits hotels typiques... hors des zones touristiques... pour vraiment goûter la culture du pays... mais aussi les «vieux quartiers» des grandes villes... pour vraiment plonger dans la vie du pays...

On nous a dit que c'était encore la saison des pluies en octobre mais que la haute saison commence en novembre-décembre...(prix élevés). Nous aimerions pouvoir profiter des prix raisonnables mais aussi du beau temps de pouvoir admirer les paysages et ne pas voir seulement des nuages.... Quelle serait la meilleure période?... J'imagine que cela peut-être différent d'un pays ou d'une partie de pays à une autre. Nous voulons quand même rester sécuritaires, surtout pour une première expérience... Nous désirons malgré tout faire un voyage «relax» sans toujours avoir à courir... raison pour laquelle nous détestons les voyages organisés... Nous voulons pouvoir adapter l'horaire à nos goûts et nos besoins... aux expériences que nous vivons, aux gens que nous rencontrons...

Si cette période n'est pas un moment favorable... il faudrait aussi nous le dire... nous pourrions remettre cela à plus tard...

Si vous avez déjà vécu une expérience dans ces pays... pouvez-vous nous la faire partager....

Nous vous remercions à l'avance...

Ginette et Michel
Voyage "aventure" en Amazonie: Pérou ou Équateur? English translation pending
by Syyll · 2009-01-14 · 9 replies
Nous voullons faire un trip en Amazonie, mais nous hesitons sur le pays. Nous cherchons quelque chose de vraiment "aventure", bien profond dans la jungle, loin de la civilisation. Est ce que quelqu'un aurrait quelque chose a nous conseiller au Perou ou en Equateur ? Le nom d'un parc, comment y aller, une agence a nous recommender... Tous les conseils sont les bienvenus ! Merci d'avance !
Un mois en Équateur, au Pérou ou en Argentine? (mi-juillet - mi-août) English translation pending
by Alphodele · 2018-01-02 · 13 replies
Bonjour, Voilà trois ans que nous sommes partis 1 mois au japon et l'envie de refaire un grand voyage ce fait sentir !

Nous avons décidé de partir un mois en Amérique du Sud avec un couple d'ami. Au départ nous voulions plutôt partir en Equateur afin de pouvoir faire les îles galapagos. Mais il s'avère que, même sans prendre de croisière, en faisant tout en indépendant, entre le prix des vols, le prix d'entrée, les trajets sur place, et les hôtels "cher" cela revienne à plus de 1000/pers pour une semaine.

Les billets d'avion pour l'équateur semble aussi plus cher que ceux pour le Pérou et l'Argentine. Cependant, si nous faisons le choix de ne plus aller aux îles galapagos, plus rien ne nous retiens en Equateur, nous pouvons choisir de visiter un autre pays.

Qu'est-ce qui est le moins cher ? Pérou ou Argentine ? En terme de vol, et une fois sur place ?

Nous partirions de mi-juiller à mi-août : je sais déjà que le moment que nous choisissons pour partir est le plus cher mais avec trois profs dans le groupe, pas le choix.

Nous sommes plutôt baroudeur (tout en étant assez organisé) Nous envisageons de soit faire une boucle, soit faire un trajet en arrivant et partant d'un aéroport différent.

Nous pouvons voyager à la journée et changer chaque nuit de lieu, ou alors se poser dans une région et faire l'étoile à partir de ce point pendant plusieurs jours puis changer de région.

Nous aimerions dormir chez l'habitant, dormir en auberge de jeunesse, dormir n'importe où sauf dans des hôtels de luxe.

Nos centres d'intérêt sont : l'environnement/l'écologie de la région, l'histoire récente (politique du pays) et plus ancienne (anciennes civilisations), et la danse (en mode "bal" et pas "spectacle folklorique").

Nous envisageons aussi de passer du temps dans une association pour y faire du bénévolat (aide environnemental, humanitaire ?...).

Merci de vos conseils, j'épluche le forum qui est très étoffé !
Equateur: hébergement chez les Shuars? English translation pending
by Constance · 2009-05-23 · 3 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage pour l'Équateur et je souhaite vivement sortir un peu du circuit très touristique et séjourner quelques jours dans une communauté d'indiens. Ayant été fortement impressionnée par la lecture de "Un viejo que lia novelas de amor", j'aurais une préférence pour les Shuars mais je suis certaine que la rencontre de membres de communautés shuars ou achuars ou autres saura se révéler très enrichissante. Est-ce que vous avez des suggestions?

merci à l'avance

Constance
Budget pour deux mois au Pérou et en Equateur? English translation pending
by Muriel01 · 2008-11-14 · 7 replies
Bonjour, mon ami et moi prévoyons de partir au mois d'avril pour La Paz et de visiter le Pérou pour finir en Equateur (Quito) nous prévoyons de voyager petit budget (hotel pas cher etc) pouvez vous me donner une ordre d'idée pour le budget à prévoir sans le billet d'avions et éventuellement un itinéraire merci d'avance !!😉
Voyage de 3 semaines en Équateur: conseils et bons plans English translation pending
by Galaxia59 · 2015-07-24 · 8 replies
Bonjour à tous'

Dans un mois mon compagnon et moi même décollerons de Paris pour arriver à Quito et commencer un périple de 3 semaines en Équateur. Nous partons uniquement avec nos sacs à dos et notre guide du routard ; sans itinéraire précis et aucune réservation à l'avance. J'ai beaucoup parcouru ce forum et cela m'a permis de retenir quelques points que vous avez conseillé à d'autres voyageurs :

- Quito : où nous dormirons dans le quartier mariscal sucre. Avez vous un hôtel peu onéreux et sympathique à nous conseiller ? (Type guesthouse). La journée visite du centre historique et le soir profiter des bars/restaurants de mariscal. - Latacunga : j'hésite également entre faire la lagune du quilotoa ou le parc national du cotopaxi...de la même façon avez vous un hôtel à nous conseiller? - Banos : pour ses cascades.. - Puyo : si nous avons le temps et pour découvrir un petit bout d'Amazonie... - Riobamba pour nous diriger vers Cuenca et faire la réserve naturelle Cajas - Terminer avec la côte en faisant montanita et puerto lopez pour faire l isla de la plata étant donné que nous n'aurons pas le budget suffisant pour aller aux galapagos. - Revenir vers Quito et faire otavalo ainsi que Mindo

Cette esquisse est-elle réalisable ? Nous pouvons bien sûr supprimer ou ajouter des points de passage au fil du séjour... Y a-t-il des endroits incontournables que je n'ai pas pensé à inclure ?

Nous sommes un couple jeune (25 et 33ans) donc nous voulons visiter bien sûr mais aussi faire la fête, faire des activités sportives et profiter en prenant quelques jours de farniente... :)

Merci d'avance pour vos conseils!

Audrey.
Voyage en Équateur: meilleures villes et régions à visiter? English translation pending
by Lilchadin · 2008-12-28 · 9 replies
Bonjour Je pars avec deux amies en Equateur pour le mois de juillet. Pouvez-vous nous indiquer les meilleurs villes, régions à visiter ? Pour ce balader dans le pays pensez-vous qu'il soit préférable de prendre le train où le car ? Au niveaux de la sécurité que faut-il savoir pour être préparé ?
Itinéraire et bons plans pour deux mois dans le nord du Pérou? English translation pending
by Babaobab · 2009-10-20 · 15 replies
salut a tous,

voila, je souhaitais vivement avoir des avis et des retours d experience quant a un intineraire de deux mois depuis Lima jusqu en Equateur, en passant de preference par les montagnes ( Cerro de Pasco, Huanuco, Cajamarca, Chachapoyas...)

Je mise egalement sur un petit budget, pourquoi pas dormir chez l habitant..? Autrement, il me semble important de preciser que je n ai pas beaucoup d experience de grands voyages, d autant plus que le climat ne m est pas familier.

Que dois-je absolument eviter, absolument voir, avez-vous des bons plans?

que pensez-vous des vaccins pour ces regions? vous semblent-ils indispensables?

merci d avance pour vos eclairages

jean-philippe
Amazonie équatorienne English translation pending
by Magicieuse · 2008-09-08 · 1 reply
Bonjour,

nous souhaiterions passer qq jours en Amazonie. j'ai vu qu'il y avait des hebergements du type : cabanes ecoiwia ou wampi. que pensez vous de ces hebergements. je pense que nous serons assez encadrés mais quelles sotn les choses à ne pas oublier à part les antimoustiques, la crème solaire, pantalon et T-shirt longs. faut il des lampes de poches, des reserves d'eau...

merci pour vos renseignemts
Choix entre le Cotopaxi ou le Chimborazo? (Equateur) English translation pending
by Valyly · 2011-09-05 · 20 replies
Bonjour a tous!

Je suis en plein préparatifs pour mon voyage. Je crains de manquer de temps pour tout faire ce que je voudrais. 🙁 Je ne veux pas être trop pressée et je veux profiter du moment présent. Si j'avais a faire un choix entre le cotopaxi et le chimborazo, lequel me conseilleriez-vous? Autant pour le paysage, l'hébergement (je n'ai pas besoin d'un 5étoiles, quelque chose d'acceuillant et pas trop cher) et les activités.

Merci a l'avance
Avis sur notre itinéraire en Equateur English translation pending
by Marieloin · 2006-07-11 · 3 replies
Bonjour, nous partons en Equateur le 17 août prochain. Voici les routes envisagées . Toutes vos remarques et suggestions sont les bienvenues, concernant notamment l'état des routes (type de revêtement, dénivelé), la possibilité de se ravitailler en eau et en nourriture, de voyager en bus en mettant les vélos dans les soutes, les endroits merveilleux que nous aurions négligés, les bonnes adresses pour loger, les gens indispensables à rencontrer... Deux questions en plus : pour ce type de voyage, conseilleriez-vous plus un VTT ou un VTC ? pensez-vous possible de camper ? Merci ! Marie-Hélène

Au nord de Quito : Otavalo Lac de Cuicocha Lagunes de Mojanda

Ibarra (possibilité de prendre l'Autoferro )

Au sud de Quito :

Route Quito-Latacunga très belle (mais à vélo quid ?) Saquisili (à 20 km avant Latacunga)

région de la lagune Quilatoa

Zumbahua (73 km de Latacunga) lagunes à 12 km

Au sud-est : comment rejoindre Banos ? Banos – Puyo (80 km)

Route Puyo-Macas Macas- Cuenca (12 à 14 heures de bus)

Cuenca bus possible pour Huaquillas (frontière de l’Equateur, la passer à pieds, puis Tumbes –25 km- puis Tumbes-Lima : 24 heures de bus). Arrivée au Perou, suite du voyage...
Circuit de trois semaines en Équateur au mois de novembre English translation pending
by Papaludo · 2010-02-03 · 18 replies
Bonjour, Nous partons à 6 adultes le 25 nov pour 3 semaines le départ se fera de Guayaquil, tout comme le retour Nous aimons particulièrement la nature, paysages et nous délaissons un peu le culturel, sans doute un petit tour en Amazonie Quels sont les trucs à ne pas manquer ( nous ne ferons pas les Galapagos )

Merci de vos réponses
Tour de l'Amérique du Sud à partir de mai 2009 English translation pending
by Gegevivi · 2009-03-17 · 13 replies
bonjour a tous nous sommes un jeune couple de 26 et 30 ans et on arrive au venezuela le 8 mai 2009 nous comptons donc faire sur un an le tour de l'amerique du sud dans le sens inverse des aiguilles de la montre donc en gros venez, colombie, equateur, perou, bolivie, chili, argentine, bresil (on zappe le paraguay et l'uruguay...enfin normalement mais certains nous diront surement qu'on loupe quelque chose... persuadez nous!!!!) puis donc la guyane le surinam, guyana voila a peu prés ce qu'on veut faire.

nous sommes actuellement en train de travailler (saison d'hiver a vars 05) pour financer tout ce periple mais le depart approche et on commence a s'organiser un peu...

donc j'en viens au but de ce message, si vous avez des suggestions des conseils des infos pratiques des propositions, vous etes les bienvenus. nous comptons voyager leger sans imperatifs de dates fixes car nous voulons vivre une vraie experience d'echange et de découverte sur ce continent. nous voyagerons en mode routard c'est a dire sac a dos de facon simple et respectueuse. nous comptons aussi participer autant que faire se peut a des actions associatives humanitaires ou culturelles sous n'importe quelle forme tant qu'elle nous paraissent vraiment utiles et qu'elles nous permettent de vivre une experience "vraie" . nous preferons vivre un mois ou plus dans un endroit pas forcement touristique plutot que de courrir aprés tous les incontournables ... voila en gros l'esprit du voyage . donc n'hesitez pas si notre projet vous interesse, si vous avez besoin d'info, ou si vous pouvez nous proposer quelque chose en lien avec ce que je viens de vous ecrire ... on est dispo!!!! merci d'avance et vive les voyages !!!!!! gege et vivi
Cherche lodge en Amazonie équatorienne (province du Napo) pour la mi-août English translation pending
by Lameric00 · 2009-05-15 · 9 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche d'un lodge en Amazonie équatorienne pour la mi-août, dans la province Napo (près de Tena/Misahualli). En fait, j'en ai déniché quelques uns mais j'aimerais savoir si vous en avez d'autres à me suggérer. J'aimerais aussi connaître les avis des gens ayant séjournés à l'un de ces endroits : Cotococha lodge Jungle lodge (de l'Auberge espagnole) Liana lodge Napo Wildlife Center

Merci d'avance!
Cours d'espagnol pour adultes à Quito English translation pending
by Monop56 · 2016-05-29 · 14 replies
Bonjour amis voyageurs,

d'ici quelques mois, je pars pour un périple de plus de six en Amérique du Sud. Je commence par l'Equateur. Mon but est non seulement de découvrir les cultures mais aussi de très bien maîtriser la langue. Ayant un niveau intermédiaire, je veux commencer par prendre 15 jours de cours à Quito (si possible)

Je suis donc à la recherche d'une école, ou autre pour avoir de solides connaissances. Devant la multitude d'écoles je suis plutôt perdu et en appelle à vos connaissances.

Sachant que j'ai 44 ans, je souhaiterais éviter d'être le seul de mon âge. En plus, je souhaite être en immersion donc si possible loger chez l'habitant et éviter au maximum le contact avec des personnes parlant anglais ou français.

Pouvez vous me guider? Merci
Un mois en Équateur English translation pending
by Valiliva · 2012-03-23 · 7 replies
hello toutti, je suis dans un tour du monde, et je devrais arriver en Equateur début mai après avoir passé la frontière péruvienne. J'y resterai un mois. N'ayant aucun guide pour ce pays, je ne sais ABSOLUMENT pas où me diriger, que voir, les bus, le coût de la vie, les hôtel. Enfin tout quoi.... j'attends votre aide avec impatience!!!!!😉😉😉😉
Distance en voiture et carte routière Équateur English translation pending
by Zega · 2014-05-18 · 4 replies
Bonjour,

Nous partons en Equateur cet été et louerons un véhicule sur place. J'ai deux questions : - Existe-t-il une carte routière fiable de l'Equateur ou vaut-il mieux recourir à un GPS? - Durant notre voyage un jour est consacré pour le trajet entre Puyo et Puerto Lopez. Nous souhaterions en profiter pour faire la route qui passe devant le Chimborazo, qui passe par Guaranda. Est-ce que vous savez s'il est possible d'aller jusqu'à Puerto Lopez via cette route? J'ai lu quelque part qu'il y avait des travaux l'année dernière qui rendait la traversé impossible via cette route. Et combien de temps faut-il pour rallier Puerto Lopez via cette route? Sinon quel est la route la plus rapide entre Puyo et Puerto Lopez?

Merci!!
Banos à Puyo ou descente du Chimborazo à vélo? (Équateur) English translation pending
by Papaludo · 2010-03-29 · 10 replies
Pour les personnes qui ont fait les deux trajets à vélo, lequel est le plus joli Si il n'y en a qu'un à faire lequel choisir ?

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