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Heure différente en fonction des îles aux Maldives? English translation pending
by Groover255 · 2012-02-15 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je reviens d'un magnifique voyage Sri Lanka - Maldives. Aux Maldives, j'ai séjourné à l'hôtel Adaaran Select Meedhupparu dans l'atoll de Raa. Sur cette île il y a un décalage horaire d'une heure par rapport à Malé. En effet il y est une heure plus tard qu'à Malé. Or l'atoll de Raa me semblait être dans le même fuseau horaire que Malé et si on regarde sur une carte, cet atoll est même un peu plus à l'ouest par rapport à Malé...mais on y rajoute une heure de plus...ça semble bizarre.

Je cherche quelqu'un qui aurait une explication éventuelle sur ce sujet car celà m'intrigue beaucoup.

Merci d'avance :-)
Voyage aux Maldives en février 2011: choix de l'atoll? English translation pending
by Dubitch · 2010-12-29 · 1 reply
Bonjour ,

Nous comptons nous rendre au maldives en fev 2011 via dubai, j'aurais aimé avoir qques renseignements au niveau du choix de l'attol. Quelles attols me conseiller sachant que nous voulons etre loin de l'agitation touristique et aussi quelles attols propose de profiter un max de la faune aquatique genre raie manta?? Merci pour votre aide.
Que faire aux Maldives...? English translation pending
by Trotteuse · 2006-08-15 · 17 replies
Bonjour,

Bon pour ceux qui sont souvent sur le forum, me revoila, mon mari vx toujours aller encore et encore en Thailande, moi je veux aller aux Maldives, j'étais surtout attiré par le SRI Lanka mais dernièrement ya des conflits . Pour les Maldives, nous qui sommes des gens a bouger, apprendre, j'ai peur de m'ennuyer au Maldives a me retrouver sur une île de 10km². Quel est la plus grande île? a combien s'élevent le certificat de plongé pour les débutants? Merci Et y'a t'il des backpackers? enfin jveux dire des voyageurs sac a dos.
Vocabulaire thaï: quelques secrets English translation pending
by GeorgesOZ · 2010-12-25 · 45 replies
J’avais pensé au titre suivant : « Ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Thaï mais n’avez jamais osé demander……. » mais c’était trop long…

J’ai fait une compilation du vocabulaire de base que je connais en Thaï et je me propose de vous en livrer quelques extraits accompagnés de quelques commentaires. J’espère que cela aidera ou intéressera ceux parmi vous qui sont sérieusement intéressés par cette langue magnifique. Mais ma motivation première était tout à fait personnelle. Je vais vous l’articuler en quatre points ci-dessous.

Premièrement, je ne cesse de retomber dans la confusion et l'incertitude sur un bon nombre de mots, surtout dans les quelques semaines qui suivent mon départ de la Thaïlande. Comment se retrouver dans des séquences de mots aux sons si proches mais aux sens tellement différents que :

- Nord neu :aR

- Viande neu :aH

- Fatigué neu :ayB

- Beurre neu :y

- Sueur ngeu :aB

- Moustache nuaatB - Massage nuaatB

(voir jpeg ci-dessous, pour l'écriture complète, les caractères thaïs ne passant pas sur VF).

Cela semble facile quand on a les mots écrits devant son nez, mais quand on se retrouve au milieu d’une discussion et qu’on a besoin de l’un de ces mots, là, sans hésiter et sur le champ, c’est une autre affaire ! Avoir une liste bien faite du vocabulaire le plus usuel est d’un grand secours. Je peux imprimer les mots difficiles et les consulter à tout moment, les voir et revoir tels qu’ils sont écrits en Thaï, et avec une romanisation qui rend précisément compte de leur prononciation exacte. Ils finissent par rester gravés dans ma mémoire.

Vous me trouvez pointilleux ? Certes, je le suis. Mais à mon très humble avis, il faut l’être quand on s’affronte à cette langue, sinon on perd son temps. Savez-vous combien de Thaïs sont ébahis de ce que les farangs essayent de leur dire ? Voyez les exemples jpegs plus bas (pour passer les caractères thaïs). Exemples:

« - ….. je veux prendre le bateau pour « La Cheville » …..

- Quoi ? Qu’est-ce qu’il /elle raconte ? Il/elle a mal au pied ? »

ou encore:

« - ….. nous aimons beaucoup « le charpentier » …..

- Bizarres, ces touristes ! Pourquoi donc ont-ils besoin d’un charpentier ?»

(avec les mots thaïs par jpeg ci-dessous)

Ou encore cette remarque faite par une forumiste il y a quelques années, qu’elle n’arrivait pas à commander du riz dans un restaurant. Les gens pensaient sans doute qu’elle se trompait d’établissement et voulaient la rediriger vers une pharmacie ou un docteur, comprenant qu’elle avait un problème aux genoux !

Deuxièmement, la prononciation courante des mots cause beaucoup de confusion. Si on n’a que l’expérience « parlée », dans laquelle on escamote les « l » et les « r » entre autres, on aura beaucoup de difficulté à lire (car on n’escamote jamais rien dans la forme écrite) ou à écouter les gens parler à la télévision (où on parle souvent sur un registre plus formel). Mieux vaut commencer par la forme « correcte » des mots et passer si l’on veut à la forme parlée courante que de procéder dans le sens inverse, ce qui est à mon avis presqu’impossible. C’est un peu comme quand on conseille à quelqu’un de commencer à jouer de la clarinette avant de passer au saxophone, plutôt que dans l’autre sens !

Troisièmement, je suis toujours intéressé par l’affiliation des langues et par l’affiliation des groupes ethniques qui les parlent. J’ai déjà longuement écrit sur les peuples de la Chine et de l’Asie du Sud-Est (voir « Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est »

http://voyageforum.com/...ie%20du%20Sud-Est%20;

et aussi la suite :

http://voyageforum.com/...6amp%3B%23039%3BAsie;). Le Thaï appartient au groupe linguistique Taï-Kradaï dont la propagation en Asie du Sud-Est est relativement récente (à peine un peu plus de mille ans). Il est historiquement bien établi que les Taï de l’Asie du Sud-Est (cela inclut les Thaï, les Lao, les Shan, les Ahom de l’Assam et plusieurs groupes restés à l’état tribal un peu partout) se sont propagés à partir du sud de la Chine. Il y a d’ailleurs des groupes ethniques Taï importants dans le sud de la Chine d’aujourd’hui (les Zhuang du sud de la Chine sont numériquement le deuxième groupe ethnique de la Chine après les Han). Par contre, l’origine des langues Taï-Kradaï ne fait pas l’unanimité des experts. Je ne sais pas si cela servira à grand-chose, mais on peut toujours essayer d’y voir plus clair par l’intermédiaire de comparaisons lexicographiques. C’est là qu’intervient mon « vocabulaire de base ». Il y a d’autres méthodes, par exemple la morphogénèse, mais je ne suis qu’un dilettante et je me perds complètement dans le jargon des linguistes de métier. De plus, je crois qu’il est extrêmement difficile de poursuivre une analyse morphogénétique sérieuse vu que les langues Taï ne sont attestées par écrit que relativement récemment. Il existe, paraît-il, un document datant de la dynastie Han, écrit en caractères chinois mais dans une langue Taï, mais alors il ne doit pas y avoir une dizaine d’experts dans le monde qui pourraient en tirer quoi que ce soit.

Quatrièmement, je suis intrigué par la relation de proximité entre le thaï et le lao. Cet intérêt provient de mon petit vécu personnel en Isàán (voir autres postes que j’ai signés sur VF), où la grande majorité des gens sont ethniquement des lao et parlent un dialecte lao. Je ne connais pas le lao mais quelques heures passées sur le net à fouiller dans le vocabulaire lao ou à tourner les pages d’un manuel de lao m’ont suffi pour me convaincre que le lao est effectivement très proche du thaï. Dans la foulée, j’ai relevé le vocabulaire lao que j’ai rencontré et je l’ai mis en regard de l’équivalent thaï. Il en découle quelques observations qui pourraient être intéressantes pour certains.

Enfin, il y a une dernière raison, c’est que cette lubie m’offre une petite distraction bienvenue en fin de journée.

La suite au prochain numéro!
Transférer de l'argent en Thaïlande par un compte de la Bangkok Bank Company Limited? English translation pending
by Nophombem · 2010-02-08 · 93 replies
Bonjour,

cela fait plusieurs mois que je visite votre forum ( formidable) .. Finalement j'ai décider de m'y inscrire car la j'ai une question qui me préoccupe... Enfin peut etre qu'a force d'abuser des articles de VF je deviens para-no 😇..

L'intro est simple et super connue: Jeune Farang parti en vacances en thailande (Chalong Bay) et coup de foudre pour une Lady bar..😉 Rien d'exceptionnel non plus, quand elle m'envoie un sms pour me demander de l'argent..😉

Par contre se qui me préocupe c'est qu'elle m'a transmit un numéro de compte en banque à la Bangkok Bank Company Limited Hayaekchalong à Phuket... Moi qui m'attendais à faire avec Western😊... - -> Une lady Bar soit disant pauvre peut avoir un compte un banque? - -> Si elle vit maintenant du coté de Si Saget ( nord Est), pourquoi une banque à Phuket?

peut être que je me fais de fausses idées.. Et vous qu'en pensez-vous?
Itinéraire hors des grandes villes du Maroc à conseiller? English translation pending
by Mercilalune · 2008-08-09 · 5 replies
bonjour a tous!! je pars au maroc dans quelques jours, j'ai un mois pour visiter le pays, je vais donc passer par les grandes villes, les incontournables a visiter, mais je souhaiterais vraiment visiter des petits villages, aller hors des grandes routes et suivres les petits sentiers ;) Mais sur internet les sites conseillent bcp les routes touristiques, que je compte fuir assez rapidement :) c'est donc pas evident de faire le tri entre les endroits qu'il faut vmt voir et les pures villes a touristes J'appelle donc aux connaisseurs des lieux, si vous avez été mené, par le hasard ou pas, dans des petits coins de paradis, ou des endroits vous ayant marqué, hors des grandes villes, des petits villages typiques, des architechtures insoupçonnées, des bons plans simples et convivaux(pr les logements)..moi je suis preneuse!!! je fais de la photo aussi donc, si vous avez des endroits a conseiller c'est PaR iCi !!!.:).. bonne route a tous
Bons plans pour achat de blousons de ski à Bangkok English translation pending
by Soho · 2006-05-11 · 45 replies
Je confirme une discution passée (désolé je n'ai pas le lien) sur un bon plan pour l'achat de vetements d'hiver (vetements de grandes marques) à Bangkok. Le magasin s'appelle The Factory Outlet et est situé au rez de chaussé du magasin Big C situé en face de l'ancien World Trade Center qui est actuellement en rénovation. On y trouve des anoraks de ski de grandes marques Européenne à 1990 Bahts ansi que des combinaisons de ski (elles aussi de grandes marques) à moins de 500 Bahts. Il y a aussi pas mal de vétements de grandes marques à des prix dérisoirs (par rapport à chez nous). Pour le passage en douane il faut garder le ticket de caisse qui vous sera remis lors de votre achat. Pour ma part j'ai ramené un blouson de ski et comme j'ai été entierement fouillé à mon retour en France (vérification de tous mes sacs et de tout mes vétements un par un par les douanes) j'ai présenté le ticket de caisse pour ce blouson de marque et je n'ai pas eu de problèmes avec les douanes Françaises. Par contre lors de ma visite à ce magasin, il n'y avait pas tellement de choix pour les blousons de ski (seulement deux marques disponibles) donc il faut essayer de se renseigner quand les marques Européennes lancent les fabrications de vétements d'hiver en Thaïlande.
Recherche bon hôtel à Safi (Maroc) English translation pending
by Hannibal2006 · 2006-10-18 · 24 replies
bonjour je veux savoir s'il ya un bon hotel (qualité + prix ) à safi au maroc..pour dcembre 2006 merci
Histoire de création en bambara: l’œuf et le poussin (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2013-10-04 · 2 replies
Histoire de création : l’œuf et le poussin

SYÈFAN ANI SYÈDENNIN L’ŒUF ET LE POUSSIN

– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Nsiirinnin, nsiirinnin. Syèfan ani syèdennin o tun taara lenburukariyòrò. Syèdennin ko ko syèfan ka yèlèn lenburusun na ka lenburu kari. Syèfan ko ko ale tè yèlèn. Syèdennin yèlènna ka lenburusun yuguyugu. Lenburu binna, u ye o dun. Syèfan fana yèlènna ko syèdennin ka buguri cè ka a bila ale jukòrò ko ni ale binna ko ale tè ci. Syèdennin ye buguri cè ka a bila a kòrò ka bèlèdenninkisènin bila o cè ra. Syèfan ye a yuguyugu ka bò ka na kè bèlèdennin kan - poyi ! - ka a ci. Syèdennin ka yèlè ka yèle ka yèlè. Kala ye a kan tigè Kala ka yèlè ka yèle ka yèlè. Tasuma ye a minè. Tasuma ka yèlè ka yèle ka yèlè. Ji ye a faga. Ji ka yèlè ka yèle ka yèlè. Dugukolo ye a min. Dugukolo ka yèlè ka yèlè ka yèlè. A ni Ala kèlèla. Ala ye a ta ka bin. Kabini o bòra a la a bè o nò na. N ye nsiirinnin sòrò yòrò min, n ye a bila yen.

– Texte en français (masalabolo faransikan na) :

Petit conte, petit conte. L’œuf et le poussin voulaient cueillir des citrons. Le poussin dit à l’œuf de monter sur le citronnier et cueillir les citrons. L’œuf répondit qu’il ne monterait point. Le poussin grimpa et secoua le citronnier. Les citirons tombèrent, ils les mangèrent. L’œuf à son tour monta, disant au poussin de prendre de la poussière et de l’étaler sous lui. De cette façon, s’il tombait, il ne se casserait pas. Le poussin ramassa de la poussière, il l’étala sous l’arbre mais y cacha un caillou. L’œuf secoua le citronnier et tomba sur le petit caillou, poyi ! et il se brisa. Et le poussin de rire, de rire et de rire. Mais une branche lui coupa la tête. Et la branche de rire, de rire et de rire. Le feu la brûla. Et le feu de rire, de rire et de rire. L’eau l’éteignit. Et l’eau de rire, de rire et de rire. La terre l’absorba. Et la terra de rire, de rire et de rire. La terre et Dieu se querellèrent. Dieu l’attrapa et la fit tomber. C’est depuis ce jour-là qu’elle est à sa place. J’ai laissé ce petit conte là où je l’ai trouvé.

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Syèfan ani syèdennin syè-fan ani syè-den-nin poule-oeuf – et – poule-enfant-DIM L’œuf et le poussin.

Nsiirinnin, nsiirinnin. nsiirin-nin – nsiirin-nin conte-DIM – conte-DIM Petit conte, petit conte.

Syèfan ani syèdennin o tun taara lenburukariyòrò. syèfan – ani – syèdennin – o – tun – taa-ra – lenburu-kari-yòrò œuf – et – poussin – DET – PAS – partir-AC – citron-cueillir-lieu L’œuf et le poussin voulaient cueillir des citrons.

Syèdennin ko ko syèfan ka yèlèn lenburusun na syèdennin – ko – ko – syèfan – ka – yèlèn – lenburu-sun – na poussin – dire – que – œuf – ACC – monter – citron-tronc – à Le poussin dit à l’œuf de monter sur le citronnier ka lenburu kari. ka – lenburu – kari CONV – citron – cueillir et cueillir les citrons. Syèfan ko ko ale tè yèlèn. syèfan – ko – ko – ale – tè – yèlèn œuf – dire – que – lui – INACnég – monter L’œuf dit de ne pas monter. Syèdennin yèlènna ka lenburusun yuguyugu. syèdennin – yèlèn-na – ka – lenburusun – yuguyugu poussin – monter-AC – CONV – citronnier – secouer Le poussin monta et secoua le citronnier.

Lenburu binna, lenburu – bin-na citron – tomber-AC Les citrons tombèrent,

u ye o dun. u – ye – o – dun ils – AC – DET – manger ils les mangèrent.

Syèfan fana yèlènna syèfan – fana – yèlèn-na oeuf – aussi – monter-AC L’œuf aussi monta

ko syèdennin ka buguri cè ka a bila ale jukòrò ko – syèdennin – ka – buguri – cè – ka – a – bila – ale – jukòrò dire – poussin – ACC – poussière – ramasser – CONV – le – mettre – lui – sous disant que le poussin met de la poussière pour l’étaler sous lui.

ko ni ale binna ko ale tè ci. ko – ni – ale – bin-na – ko – ale – tè – ci ainsi – si – lui – tomber-AC – que – lui – INACnég – briser De cette façon, s’il tombait, in ne se casserait pas.

Syèdennin ye buguri cè ka a bila a kòrò syèdennin – ye – buguri – cè – ka – a – bila – a – kòrò poussin – AC – poussière – ramasser – CONV – la – mettre – lui (arbre) – sous Le poussin ramassa de la poussière, la mit sous lui,

ka bèlèdenninkisènin bila o cè ra. ka – bèlè-den-nin-kisè-nin – bila – o – cè – ra CONV – gravier-enfant-DIM-grain-DIM – laisser – DET – centre – à et y cacha un caillou.

Syèfan ye a yuguyugu ka bò syèfan – ye – a – yuguyugu – ka – bò poussin – AC – le – secouer – CONV – sortir L’œuf le secoua et tomba

ka na kè bèlèdennin kan - poyi ! - ka a ci. ka – na – kè – bèlè-den-nin – kan – poyi ! – ka – a – ci CONV – venir – faire – gravier-enfant-DIM – sur – poyi ! – CONV – le – briser sur le petit caillou - poyi ! - et il se brisa.

Syèdennin ka yèlè ka yèle ka yèlè. syèdennin – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè poussin – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et le poussin de rire, de rire et de rire.

Kala ye a kan tigè kala – ye – a – kan – tigè branche – AC – sa – tête – couper Une branche lui coupa la tête

Kala ka yèlè ka yèle ka yèlè. kala – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè branche – INF – rire – INF – rire – INF – rire La branche de rire, de rire et de rire. Tasuma ye a minè. tasuma – ye – a – minè feu – AC – la – attraper Le feu la brûla.

Tasuma ka yèlè ka yèle ka yèlè. tasuma – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè feu – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et le feu de rire, de rire et de rire.

Ji ye a faga. ji – ye – a – faga eau – AC – le – éteindre L’eau l’éteignit.

Ji ka yèlè ka yèle ka yèlè. ji – ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè eau – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et l’eau de rire, de rire et de rire.

Dugukolo ye a min. dugu-kolo – ye – a – min sol-noyau – AC – le – boire La terre l’absorba.

Dugukolo ka yèlè ka yèlè ka yèlè. dugukolo– ka – yèlè – ka – yèlè – ka – yèlè terre – INF – rire – INF – rire – INF – rire Et la terra de rire, de rire et de rire.

A ni Ala kèlèla. a – ni – Ala – kèlè-la elle – et – Dieu – se battre-AC La terre et Dieu se querellèrent

Ala ye a ta ka bin. Ala – ye – a – ta – ka – bin Dieu – AC – elle – prendre – CONV – faire tomber Dieu l’attrapa et la fit tomber.

Kabini o bòra a la kabini – o – bò-ra – a – la depuis – DET – sortir-AC – le – à Depuis ce jour-là

a bè o nò na. a – bè – o – nò – na elle – INAC – DEM – trace – à elle est à cette place.

N ye nsiirinnin sòrò yòrò min, n ye a bila yen. n – ye – nsiirin-nin – sòrò – yòrò – min – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte-DIM – gagner – lieu – REL – je – AC – le – laisser – là-bas J’ai laissé ce petit conte là où je l’ai trouvé.

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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACC = marque de prédication à valeur accomplie continuative ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PAS = passé ; REL = pronom relatif.

Référence : Görög-Karady, Veronika & Meyer, Gérard. Contes bambara : Mali et Sénégal Oriental. Coll. "Fleuve et Flamme". Paris : CILF & Edicef, 1985.

Bonne lecture !

Herbert

Conte bambara (en bambara/français): "Nsonsannin ani surukuba/Le petit lièvre et la grande hyène" English translation pending
by Taamaden · 2013-07-15 · 0 replies
Salut Assigué, tu as bien raison : on rencontre beaucoup d’hyènes dans les contes bambara (et dans les contes bozo également) : l’éternelle opposition de l’hyène. Et souvent en relation avec la nourriture, juste compte tenu du fait que cet animal est incroyablement vorace, une attitude qui ne se fait pas dans un pays comme le MALI où la faim, et encore plus la peur de la faim, sont encore des réalités présentes et oppressantes. Comme évoqué, la présence de la nourriture comme motif ou ressort essentiel de l’intrigue se retrouve dans les contes, mais aussi dans les récits, les proverbes et notamment dans l’histoire : p.ex. le "prix du miel" est le nom de l’impôt qu’on payait dans le Royaume de Ségou. Bon, dans beaucoup de sociétés traditionnelles où la certitude de manger n’est pas assurée pour chacun et pour chaque jour, la présence de la nourriture est (presque) obsessionnelle dans le quotidien – et avant tout dans celui des femmes –, ou quand même dans toutes les domaines de la vie sociale. Un autre sujet important dans les contes est l’amitié, pour dire que l’amitié est le meilleur des sentiments qui puissent lier les gens.

C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de trouver un conte qui relie l’opposition de l’hyène, la nourriture et l’amitié. Espérons que j’ai fait un excellent choix. Voici ...

(Petite remarque : par dérogation au texte original, j’ai préféré écrire nsonsan/nsonsannin auprès de sonsan/sonsannin puisque j’ai appris cette orthographe qui convient aussi à Dumestre 2011. Néanmoins, toutes les deux orthographes sont correctes)

NSONSANNIN ANI SURUKUBA LE PETIT LIÈVRE ET LA GRANDE HYÈNE

– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. San dò la, kòngòba donna jamana kònò. Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. Kungokònòsogow tun bè sa don o don. Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a wulila ka na se nsonsannin ma. A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, an bè taa jègèminè nyògòn fè !" Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : "Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : "Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn ka taa kò da la tugun. Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. A y’i kanto surukuba ma tugun: "Kòrò suruku, I bè taa ni bi jègè fila ye, wa i bè sinita naani de fisaya ?" Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. U sera ka jègè naani minè. O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna ko nsonsansu de tun don. A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila ka nsonsansu in ta. A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : "Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila yen ...

– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène. Ces deux animaux étaient voisins et amis. Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène, mais malgré tout, leur amitié se maintint: Une année, le pays connut une grande famine. Aussi bien les hommes que les animaux ne trouvaient rien à se mettre sous la dent. Les animaux de la forêt mouraient tous les jours. La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux et les dévorait. Mais il fut un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal. Elle maigrit et maigrit. Un jour, elle souffrit trop de la faim. Ce jour-là, elle se leva et vint voir le petit lièvre. Elle trouva que le petit lièvre avait la peau bien luisante. La grande hyène salua son voisin et ami et s’adressa ensuite à lui : "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as ! Moi en tout cas je me porte mal, tu vois, je n’arrive presque plus à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas, je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord. Grande sœur hyène, tâche d’être là demain matin de bonne heure, nous irons pêcher ensemble." L’aube trouva la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre. Dès que le petit lièvre ouvrit la porte, la grande hyène lui dit : "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour." Le petit lièvre se mit devant la grande hyène, ils partirent au bord d’une rivière. Ils y passèrent toute la journée, mais n’eurent qu’un seul poisson. Quand ce fut l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre demanda à la grande hyène : "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?" Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale. Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle répondit qu’elle voulait les deux poissons de demain. Le petit lièvre prit ce poisson et s’en alla avec à la maison. Le lendemain, nos deux animaux se rencontrèrent et partirent encore au bord de la rivière. Dieu fit qu’ils prirent cette fois-ci deux poissons. Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi. Il s’adressa encore à la grande hyène : "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui, ou tu préfères les quatre de demain ?" Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain. Le jour qui suivit, ils retournèrent encore au bord de la rivière. Ils purent prendre quatre poissons. Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante. Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges. Son ventre ne cessait de faire du bruit. Cette fois, la grande hyène n’écouta pas le petit lièvre. Une fois le soir arrivé, elle saisit les quatre poissons, les mit dans son gros sac et prit le chemin de la maison. Mais le petit lièvre n’avait pas renoncé à ces poissons. Il courut, devança l’hyène, se coucha sur le dos sur la route, les jambes en l’air, et fit sortir sa langue. Quand la grande hyène vit le lièvre couché, elle pensa que c’était un lièvre mort. Elle s’écria : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulut pas déposer ses poissons pour prendre ce lièvre mort. Elle continua son chemin. Dès que la grande hyène passa, le petit lièvre se leva, courut très vite et alla se coucher encore devant l’hyène sur la route. Ce lièvre mort n’échappa pas du tout à la vue de la grande hyène. Elle s’exclama : "Un autre lièvre mort !" Quand elle eut compté dix lièvres morts, elle pensa que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours. Elle déposa son gros sac près de ce dernier lièvre pour aller chercher les neuf autres. Mais elle ne vit pas un seul lièvre mort. Elle revint sur ses pas en courant, mais elle trouva que son sac aussi avait disparu. Le lièvre s’en était déjà emparé et avait pris la poudre d’escampette avec. La grande hyène retourna à la maison, affamée et le cœur serré. Je laisse ce conte où je l’ai pris ...

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Nsonsannin ani surukuba nsonsan-nin – ani – suruku-ba lièvre-DIM – et – hyène-AUG Le petit lièvre et la grande hyène.

Nsiirin ! N y’a ta k’a da nsonsannin ani surukuba la. nsiirin – n y’a ta k’a da – nsonsannin – ani – surukaba – la conte – il était une fois ... – pt. lièvre – et – gr. hyène – à Conte ! Il était une fois un petit lièvre et une grande hyène.

Sogo fila ninnu tun ye siginyògònw ni teriw de ye. sogo – fila – ninnu – tun – ye – sigi-nyògòn-w – ni – teri-w – de – ye animal – 2 – DEM – PAS – EQ – installer-réciproque-PL – et – ami-PL – FOC – EQ Ces deux animaux étaient voisins et amis.

Nsonsannin tun bè surukuba nègèn sinyè caman, nsonsannin – tun – bè – surukuba – nègèn – sinyè – caman pt. lièvre – PAS – INAC – gr. hyène – tromper – fois – beaucoup Le petit lièvre trompait souvent la grande hyène,

nka o bèè n’a ta, u ka teriya ma sa. nka – o bèè ni a ta – u – ka – teriya – ma – sa mais – malgré tout – leur – CONN – amitié – ACnég – mourir mais malgré tout, leur amitié s’est maintenue.

San dò la, kòngòba donna jamana kònò. san – dò – la – kòngò-ba – don-na – jamana – kònò année – une – à – famine-AUG – entrer-AC – pays – dans Une année, une grande famine s’est abattue sur le pays.

Mògòw wo, baganw wo, olu si tun tè fèn sòrò k’a don u da. mògò-w – wo – bagan-w – wo – olu – si – tun – tè – fèn – sòrò – ka – a – don – u – da homme-PL – EXP – animal-PL – EXP – eux – aucun – PAS – INACnég – chose – trouver – CONV – le – mettre – leur – bouche Les hommes commes les animaux ne trovaient rien à se mettre sous la dent.

Kungokònòsogow tun bè sa don o don. kungo-kònò-sogo-w – tun – bè – sa – don o don brousse-dans-animal-PL – PAS – INAC – mourir – jour par jour Les animaux sauvages mouraient tous les jours.

Surukuba tun bè sogosu olu de nyini tuma bèè k’u dun. surukuba – tun – bè – sogo-su – olu – de – nyini – tuma bèe – ka – u – dun gr. hyène – PAS – INAC – animal-cadavre – eux – FOC – chercher – toujours – CONV – les – manger La grande hyène cherchait toujours ces cadavres d’animaux pour les dévorer.

Nka tuma dò sera, surukuba tun tè hali sogosu sòrò bilen. nka – tuma – dò – se-ra – surukuba – tun – tè – hali – sogosu – sòrò – bilen mais – temps – un – arriver-AC – gr. hyène – PAS – INACnég – même – cadavre d’animal – trouver – ne...plus Mais il était un temps où la grande hyène même ne trouvait plus un cadavre d’animal.

A fasara ka fasa. Don dò la, kòngò digir’a la kojugu, a – fasa-ra – ka – fasa – don – dò – la – kòngò – digi-ra – a – la – kojugu elle – maigrir-AC – CONV – maigrir – jour – un – à – faim – faire mal-AC – elle – à – trop Elle a maigri et a maigri. Un jour, la faim lui a fait trop de mal,

a wulila ka na se nsonsannin ma. a – wuli-la – ka – na – se – nsonsannin – ma elle – se lever-AC – CONV – venir – arriver – pt. lièvre – à et elle s’est levée pour venir voir le petit lièvre.

A y’a sòrò nsonsannin fari tun nugulenba b’a kan. a – ye a sòrò – nsonsannin -. fari – tun – nugu-len-ba – bè – a – kan elle – trouver que – pt. lièvre – corps – PAS – polir-PART2-AUG – SIT – lui – à Elle a trouvé que le petit lièvre avait la peau bien luisante.

Sukuruba y’a siginyògòn n’a teri fo ka tila k’i kanto a ma : surukuba – ye – a – siginyògòn – ni – a – teri – fo – ka – tila – ka – i kanto – a – ma gr. hyène – AC – son – voisin – et – son – ami – saluer – CONV – ?? – CONV – s’adresser – lui – à La grande hyène a salué son voisin et ami et s’est adressé ensuite à lui :

"Dògò nsonsan, e dun tòlòlen don sa ! dògò – nsonsan – e – dun – tòlò-len – don – sa petit frère – lièvre – toi – PRE – engraisser-PART2 – PRES – PHRA "Petit frère lièvre, quel embonpoint tu as.

Cogoya fosi tè ne kòni bolo, i nyè tè n bèna dèsè cogoya – fosi – tè – ne – kòni – bolo – i – nyè – tè – n – bèna – dèsè méthode – rien – SITnég – moi – FOC – main – ta – vue – PRESnég – je – FUT – manquer Moi en tout cas je me porte mal, tu ne vois pas, je n’arrive presque plus

ka n jò n senw kan. N’i ma n dèmè, ka – n – jò – n – senw – kan – ni – i – ma – n – dèmè CONV – moi – mettre debout – mes – pieds – sur – si – tu – ACnég – me – aider à me tenir sur les jambes. Si tu ne m’aides pas,

kòngò bè n faga dè." Nsonsannin ko surukuba ma : "Baasi tè. kòngò – bè – n – faga – dè – nsonsannin – ko – surukuba – ma – baasi – tè faim – INAC – me – tuer – PHRA – pt. lièvre – dire – gr. hyène – à – problème – PRESnég je vais mourir de faim." Le petit lièvre dit à la grande hyène : "D’accord.

Kòrò suruku, i jita, sini sògòma joona k’i sòrò yan, kòrò – suruku – i jita – sini – sògòma – joona – ka – i – sòrò – yan grande sœur – hyène – s’efforcer – demain – matin – de bonne heure – CONV – te – recevoir – ici Grande sœur hyène, efforce-toi d’être là demain matin de bonne heure,

an bè taa jègèminè nyògòn fè !" an – bè – taa – jègè-minè – nyògòn – fè nous – INAC – partir – poisson-prendre – ensemble – avec nous irons pêcher ensemble."

Dugujè ye surukuba jòlen sòrò nsonsannin ka so da la. dugujè – ye – surukuba – jò-len – sòrò – nsonsannin – ka – so – da – la aube – AC – gr. hyène – arrêter-PART2 – trouver – pt. lièvre – CONN – maison – porte – à L’aube a trouvé la grande hyène arrêtée devant la maison du petit lièvre.

Nsonsannin ye da yèlè dòròn, surukuba y’i kanto a ma : nsonsannin – ye – da – yèlè – dòròn – surukuba – ye – i kanto – a – ma pt. lièvre – AC – porte – ouvrir – dès que – gr. hyène – AC – s’adresser – lui – à Dès que le petit lièvre a ouvert la porte, la grande hyène lui dit :

"Dògò nsonsan, an k’an teliya ka taa, tile ganna !" dògò – nsonsan – an – ka – an teliya – ka – taa – tile – gan-na petit frère – lièvre – nous – HORT – se dépêcher – CONV – partir – soleil – chauffer-AC "Petit frère lièvre, partons vite, il y a longtemps qu’il fait jour."

Nsonsannin bilala suruku nyè, u taara kò dò da la. nsonsannin – bila-la – suruku – nyè – u – taa-ra – kò – dò – da – la pt. lièvre – placer-AC – hyène – devant – ils – partir-AC – rivière – une – bord – à Le petit lièvre s’est mis devant la grande hyène, ils sont partis au bord d’une rivière.

U ye tile bèè kè yen, nka u ye jègè kelen pe de sòrò. u – ye – tile – bèè – kè – yen – nka – u – ye – jègè – kelen – pe – de – sòrò ils – AC – jour – tout – faire – là-bas – mais – ils – AC – poisson – 1 – PHRA – FOC – gagner Ils ont passé toute la journée là mais n’ont gagné qu’un seul poisson.

Sotaatuma selen, nsonsannin ye surukuba nyininka : so-taa-tuma – se-len – nsonsannin – ye – surukuba – nyininka maison-partir-heure – arriver-PART2 – pt. lièvre – AC – gr. hyène – demander Quand c’était l’heure de rentrer à la maison, le petit lièvre a demandé à la grande hyène :

"Kòrò suruku, n ka bi jègè d’i ma, wa i bè sinita fila kònò ?" kòrò – suruku – n – ka – bi – jègè – di – i – ma – wa – i – bè – sini-ta – fila – kònò grande sœur – hyène – je – HORT – ce jour – poisson – donner – toi – à – ou – tu – INAC – demain-part – 2 – attendre "Grande sœur hyène, que je te donne le poisson d’aujourd’hui, ou attends-tu les deux de demain ?"

Bèè b’a dòn ko surukuba nyògòn nataba tè. bèè – bè – a – dòn – ko – surukuba – nyògòn – nataba – tè tous – INAC – le – savoir – que – gr. hyène – pareil – cupide – SITnég Tout le monde sait que la grande hyène est une cupide sans égale.

Kòngò tun bè nyini k’a faga, nka o bèè la, a ko ko ale bè sini fila de fè. kòngò – tun – bè – nyini – ka – a – faga – nka – o bèè la – a – ko – ko – ale – sini- fila – de – fè faim – PAS – INAC – chercher – CONV – la – tuer – mais – malgré cela – elle – dire – que – elle – SIT – demain – 2 – FOC – SIT Elle mourait presque de faim, mais malgré cela, elle a répondu qu’elle voulait les deux poissons de demain.

Nsonsannin ye jègè in ta ka taa n’a ye so. nsonsannin .- ye – jègè – in – ta – ka – taa – ni a ye – so pt. lièvre – AC – poisson – DEM – prendre – CONV – partir – avec lui – maison Le petit lièvre a pris ce poisson et s’en est allé avec à la maison.

O dugusejè, an ka sogo fila ninnu ye nyògòn kunbèn o – dugusejè – an – ka – sogo – fila – ninnu – ye – nyògòn - kunbèn DET – aube – nos – CONN – animal – 2 – DEM – AC – ensemble – rencontrer Le lendemain, nos deux animaux se sont rencontrés

ka taa kò da la tugun. ka – taa – kò – da – la – tugun CONV – partir – rivière – bord – à – encore et sont partis encore au bord de la rivière.

Ala y’a kè u ye jègè fila minè nin sen. Ala – ye – a – kè – u – ye – jègè – fila – minè – nin – sen Dieu – AC – le – faire – ils – AC – poisson – 2 – pêcher – DEM – fois Dieu a fait qu’ils prenaient cette fois-ci deux poissons.

Nsonsannin tun b’a fè ka jègè fila ninnu fana dun. nsonsannin – tun – bè a fè – ka – jègè – fila – ninnu – fana – dun pt. lièvre – PAS – vouloir – CONV – poisson – 2 – DEM – aussi – manger Le petit lièvre voulait manger ces deux poissons aussi.

A y’i kanto surukuba ma tugun: a – ye – i kanto – surukuba – ma – tugun il – AC – s’adresser – gr. hyène – à – encore Il s’est adressé encore à la grande hyène :

"Kòrò suruku, i bè taa ni bi jègè fila ye, kòrò – suruku – i – bè – taa – ni – bi – jègè – fila – ye grande sœur – hyène – tu – INAC – partir – et – aujourd’hui – poisson – 2 – avec "Grande sœur hyène, tu pars avec les deux poissons d’aujourd’hui,

wa i bè sinita naani de fisaya ?" wa – i – bè – sini-ta – naani – de – fisaya ou – tu – INAC – demain-part – 4 – FOC – préférer ou tu préfères les quatre de demain ?"

Nin sen in na fana, suruku nalonmaba in ko ko ale bè sini kònò. nin – sen – in – na – fana – suruku – nalonma-ba – in – ko – ko – ale – bè – sini – kònò DEM – fois – DEM – à – aussi – hyène – sotte-AUG – DEM – dire – que – elle – INAC – demain – attendre Cette fois-ci aussi, la grande sotte d’hyène décida d’attendre demain.

Don min dara o don kan, u seginna kò da la tugun. don – min – da-ra – o – don – kan – u – segin-na – kò – da – la – tugun jour – REL – suivre-AC – DET – jour – à – ils – retourner-AC – rivière – bord – à – encore Le jour qui suivait, ils sont retournés de nouveau au bord de la rivière.

U sera ka jègè naani minè. u – se-ra – ka – jègè – naani – minè ils – pouvoir-AC – CONV – poisson – 4 – saisir Ils pouvaient prendre quatre poissons.

O don, kòngò tun gannen bè surukuba la kojugu. o – don – kòngò – tun – gan-nen – bè – surukuba – la – kojugu DET – jour – faim – PAS – chauffer-PART2 – SIT – gr. hyène �� SIT – trop Ce jour-là, la grande hyène avait une faim trop pressante.

O kòngò tun juguyara fo an ka sogo in tun bè nyènamini. o – kòngò – tun – juguya-ra – fo – an – ka – sogo – in – tun – bè nyènamini DET – faim – PAS – aggraver-AC – de telle sorte que – notre – CONN – animal – DEM – PAS – avoir un étourdissement Cette faim était si tenace que notre animal avait des vertiges.

A kònò tun bè mankan bò cogo min, a tun b’a bò ten. a – kònò – tun – bè – mankan – bò – cogo – min – a – tun – bè – a – bò – ten son – ventre – PAS – INAC – bruit – faire – manière – REL – il – PAS – INAC – le – faire – ainsi Son ventre ne cessait de faire du bruit.

Nin sen, surukuba ma nsonsannin lamèn. nin – sen – surukuba – ma – nsonsannin – lamèn DEM – fois – gr. hyène – ACnég – pt. lièvre – écouter Cette fois, la grande hyène n’a pas écouté le petit lièvre.

Wula sera dòròn, a ye jègè naani ninnu ta wula – se-ra – dòròn – a – ye – jègè – naani – ninnu – ta soir – arriver-AC – dès que – elle – AC – poisson – 4 – DEM – prendre Une fois le soir arrivé, elle a pris les quatre poissons

k’u bil’a ka bòrèba kònò, ka sotaasira minè. ka – u – bila – a – ka – bòrè-ba – kònò – ka – so-taa-sira – minè CONV – les – mettre – son – CONN – sac-AUG – dans – CONV – maison-partir-route – prendre et les a mis dans son gros sac et a pris le chemin de la maison.

Nka nsonsannin tun ma dinyè jègè ninnu kò. nka – nsonsannin – tun – ma – dinyè – jègè – ninnu – kò mais – pt. lièvre – PAS – ACnég – vie? - poisson – DEM – renoncer Mais le petit lièvre n’a pas renoncé à ces poissons.

A bolila ka taa suruku nyè, k’i jan sira kan, a – boli-la – ka – taa – suruku – nyè – ka – i jan – sira – kan il – courir-AC – CONV – partir – hyène – devant – CONV – se tourner face au ciel – route – sur Il a couru devant l’hyène, s’est couché sur la route,

k’a senw kòròta san fè, k’a nèn bò. ka – a – sen-w – kòròta – san fè – ka – a – nen – bò CONV – ses – jambe-PL – soulever – au-dessus – CONV – sa – langue – faire sortir les jambes en l’air, et a fait sortir sa langue.

Surukuba ye nsonsannin dalen ye minkè, a kèr’a nyèna surukuba – ye – nsonsannin – da-len – ye – minkè – a – kè-ra a nyèna gr. hyène – AC – pt. lièvre – coucher-PART2 – voir – lorsque – elle – penser-AC Quand la grande hyène a vu le lièvre couché, elle pensait

ko nsonsansu de tun don. ko – nsonsan-su – de – tun – don que – lièvre-cadavre – FOC – PAS - PRES que c’était un lièvre mort.

A ko : "Nsonsansu !" Nka, a ma sòn k’a ka jègèw bila a – ko – nsonsansu – nka – a – ma – sòn – ka – a – ka – jègèw – bila elle – dire – lièvre mort – mais – elle – ACnég – accepter – CONV – ses – CONN – poissons - déposer Elle s’écriait : "Un lièvre mort !" Mais elle ne voulait pas déposer ses poissons

ka nsonsansu in ta. ka – nsonsansu – in – ta CONV – lièvre mort – DEM – prendre pour prendre ce lièvre mort.

A taara a ka sira fè. Surukuba tèmènna dòròn, nsonsannin wulila, a – taa-ra – a – ka – sira – fè – surukuba – tèmèn-na – dòròn – nsonsannin – wuli-la elle – partir-AC – son – CONN – chemin – sur – gr. hyène – passer-AC – dès que – pt. lièvre – se lever-AC Elle a continué son chemin. Dès que la grande hyène a surpassé, le petit lièvre s’est levé

k’i boli biribiri ka t’i da suruku nyè tugun, sira kan. ka – i – boli – biribiri – ka – tè – i da – suruku – nyè – tugun – sira – kan CONV – il (repr.) – courir – très vite – CONV – passer ? – se coucher – hyène – devant – encore – route – sur et a couru très vite pour aller se coucher encore devant l’hyène sur la route.

Suruku nyè ma tèmèn nsonsan in kan fewu. A ko : suruku – nyè – ma – tèmèn – nsonsan – in – kan – fewu – a – ko hyène – vue – ACnég – passer – lièvre – DEM – sur – PHRA – elle – dire Ce lièvre mort n’a pas échappé du tout à la vue de la grande hyène. Elle dit :

"Nsonsansu wèrè !" A ye nsonsansu tan dan tuma min na, a y’i miiri nsonsansu – wèrè – a – ye – nsonsansu – tan – dan – tuma – min – na – a – ye – i miiri lièvre mort – autre – elle – AC – lièvre mort – 10 – compter – moment – REL – à – elle – AC – penser "Un autre lièvre mort !" Quand elle a compté dix lièvres morts, elle pensait

ko olu bè se k’ale ka tile caman dumuni bò. ko – olu – bè – se – ka – ale – ka – tile – caman – dumuni – bò que – eux – INAC – pouvoir – CONV – lui – HORT – jour – beaucoup – repas – suffire que ceux-là pourraient lui servir de nourriture pendant plusieurs jours.

A y’a ka bòrèba bila nsonsan laban in kèrèfè a – ye – a – ka – bòrèba – bila – nsonsan – laban – in – kèrèfè elle – AC – son – CONN – gros sac – placer – lièvre – dernier – DEM – près de Elle a déposé son grand sac près du dernier lièvre

ko a bè taa a tò kònòntòn nòfè. ko – a – bè – taa – a – tò – kònòtòn – nòfè que – elle – INAC – partir – son – reste – 9 – à la suite de pour aller chercher les neuf autres.

Nka, a ma nsonsansu hali kelen ye tugun. A bolila ka segin nka – a – ma – nsonsansu – hali – kelen – ye – tugun – a – boli-la – ka – segin mais – elle – ACnég – lièvre mort – même – 1 – voir – encore – elle – courir-AC – CONV – retourner Mais elle n’a plus vu même un seul lièvre mort. Elle est revenue sur ses pas

a kò, nka a y’a sòrò a ka bòrè fana tun tununna. a – kò – nka – a – ye a sòrò – a – ka – bòrè – fana – tun – tunun-na lui – derrière? – mais – elle – trouver que – son – CONN – sac - aussi – PAS – perdre-AC en courant, mais elle trouvait que son sac aussi avait disparu.

Nsonsannin tun y’o ta kaban, ka finyè sògò n’a ye. nsonsannin – tun – ye – o – ta – kaban – ka – finyè sògò – ni a ye pt. lièvre – PAS – AC – DET – prendre – déjà – CONV – prendre la fuite – avec lui Le petit lièvre l’a déjà emparé et a pris la fuite avec.

Surukuba kòngòbagatò n’a sòn jalen seginna so. surukuba – kòngò-baga-tò – ni – a – sòn – ja-len – segin-na – so gr. hyène – faim-AG-PART1 – et – son – cœur – paralyser-PART2 – retourner-AC – maison La grande hyène est retournée à la maison, affamée et le cœur serré.

N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y’a bila ye ... ni – ye – nsiirin – in – ta – yòrò – min – na – n – ye – a – bila – yen je – AC – conte – DEM – prendre – lieu – REL – à – je – AC – le – laisser – là-bas Je laisse ce conte là où je l’ai pris ...

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Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; AUG = augmentatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; DIM = diminutif ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; PRE = particule de renforcement ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négatif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative.

Référence : Touré, Mohamed. Bambara-Lesebuch : Originaltexte mit deutscher und französischer Übersetzung. Chrestomathie Bambara : Textes originaux bambara avec traductions allemandes et françaises. Kalanjè Gafe. (Afrikawissenschaftliche Lehrbücher, Bd. 11). Köln : Köppe, 1996.

Bonne lecture !

Herbert

Rencontre sur Paris le 28 août 2005 English translation pending
by Seila · 2005-07-31 · 185 replies
Allo!!! 😉

Bon, je me lance!!!😄 Je sais que des rendoncontres ont déjà été organisées sur la capitale. Ca vous dirait une de plus? Bon, par rapport à d'autres, j'ai visité trés peu de pays, je connais bien bien bien les Etats-Unis où j'ai du y passer en cumulé plus d'un an et demi de ma vie, un tout petit peu le Canada, Londres, les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne, l'Irlande. C'est pas grand chose mais je serai content de rencontrer d'autres personnes ayant également eu un vécu à l'étranger. 😉

Avis aux intéressés!!!
Conte bambara: "Nuguma saba ka maana/Les trois gourmands" (en bambara/français) (Mali) English translation pending
by Taamaden · 2013-07-11 · 6 replies
NUGUMA SABA KA MAANA LES TROIS GOURMANDS

– Masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Hababan tun ye kamalennin ye, baara tun man di min ye. A tun tè foyi nyè dumuni kò. A tun bè to k’i dogo a ba la, ka taa barama yèlèm’a kun gabugu kònò. Ni dumuni tun sigira, mògò tòw tun tè foyi sòrò Hababan kòrò, barisa a tègè tun ka teli wa a lògòma tun ka bon. A fa nana dimi a kòrò, k’a gèn ka bò du kònò.

Hababan ye dinyè minè a kònòbaraba fadumuni nyinini na. A ka sira kan, a ye cè dò ye jirisun dò la, bulu kelenpe tun bè min na. Hababan kulela ka cè wele ko : n teri, e bè min nyini jiri in bala ? E tògò ye di ? Cè y’a jaabi k’ale tògò ye ko Awalon ; k’ale fa y’a gèn k’a bè dumuni kè kojugu ; ko a kelen ye nin jiri ninnu bulu bèè dun. A tò tora bulu kelenpe min ye ko a sirannen bè k’o dun, kòngò kana n’a minè tugun, k’a sòrò foyi t’a bolo. Hababan ko a ma k’a ka bulu laban in dun, u ka tèmèn ni nyògòn ye ; k’u kèra terimaw de ye, bawo ale fana fa y’a gèn i n’a fò Awalon ta nyògòn. Hababan ni Awalon ye sira minè. U selen nyèfè, u dabali banna cè dò la, min tun bè ka wo belebele dò sen n’a tègè ye. Dingè dunyara fò ka cè kun tunun a kònò.

Awalon ko a ma : e cè ! Munna e bè ka nin dingè sen n’i tègè ye tan ? E tògò ? Dunankè y’a jaabi k’ale tògò ko Abèdumu. Ka jigi tun ye tigakisènin kelen min ye, k’o de binna. N tè fara ko la bè bò ni wokònòfèn ye. Ko tigakisènin kelen in tè taa k’ale dan ! A y’a ka dingèsen dadon tuguni. Hababan ko a ma: i nugu ka bon i n’a fò ne ni Awalon. Tigakisènin in to yen, an ka taa nyògòn fè. An bè taa dumuni nyini k’a dun fò k’an bèlèhè !

Terima saba sera buguda dò la. U taara dugutigi bara. O y’u bisimila konyuman, ka dumuni d’u ma. Dumuni min dir’u ma, o bènna u bèè dakurunyè kelen kelen ma. U ma maloya ka girin ka da musow ni denmisènninw ka suman sigilen kan, k’o fiyè ka bò a la. O yòrònin bèè, dugutigi n’a ka dugudenw bèè wulila k’u wulukolon gèn.

Hababan ni Awalon ni Abèdumu sera dugu wèrè la kuluw sanfè, minnu yèlènni gèlèyar’u ma hali. U y’u kunda dugutigi ka so kan, k’a f’o ye : Anw ye dabanganaw de ye ; an bè foro sènèta nyini de la, walasa ka wari dòònin sòrò. Samiyè waati tun don. O diyara dugutigi ye, barisa foro belebele tun b’ale bolo ; a hakili la ko nuguma minnu k’u ye dabangana ye, k’olu na se k’a ka samiyè diy’a la. Dugutigi taara n’i u ye a ka shòforo la. Bèè taalen k’a tò u kelen ye, Hababan ni Awalon ni Abèdumu ye dugutigi ka shòkènè bèè dun. Yòrònin kelen, dugutigi ka foro bèè fara shòbulu la.

Dugumògòw bòra walejugu in kalama yòrò min, nyògòngèn dabòra. U ye kabakurufèlè wuli nuguma saba ninnu na. Hababan n’a teri fila y’u pan kuluwow ni nyògòn cè, ka tunun kungo kònò. A ma mèèn, u sera dugu wèrè la. Abèdumu ko fèèrè dò b’ale kònò, k’u ka tugu a kò. U taara baganmarala Pulò bara ; saga baaden tun bè min bolo, k’a f’o ye, k’olu ka baara ye bagangèn ye. Pulò y’a ka saga kulu kalifa u ma.

U janfalen dugu la ni sagaw ye, nuguma saba ye dòn ni dònkilida daminè, k’u nyagari bò Pulò la ; u ma fila kè, u sinna ka saga caman don dibi la, kò bèè dun ! Dugumògòw bè s’u ma tuma min, o y’a sòrò u ye saga mugan ka ko ban. U ye nuguma saba ninnu walon ni berekurunw ye, k’u wulukolon gèn !

U bòr’a la ka bala u yèrè la, n’u ka duloki faralenw ye ani kurukuruw falennen u kuncè ma. U taamana, ka taama n’u ka kònònafili ye, bawo fèèrè wèrè tun t’u kònò bilen k’u ka kòngò mada. Halisa an ka nuguma saba bè ka taa.

E min ye nin maana kalan, ni nuguma saba ninnu hinè b’i la, munna i t’u wele dumuni na i bara ?

– Texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Hababan était un jeune homme qui n’aimait pas travailler. Tout ce qu’il savait faire, c’était manger. Souvent, à l’insu de sa mère, il se cachait pour entrer dans la cuisine et vidait la marmite sur le feu. Parfois, quand toute la famille se retrouvait autour du plat, Hababan le dévorait tellement vite que les autres ne réussissaient même pas à prendre plus de deux tartines. C’est pourquoi son père se fâcha et le renvoya de sa maison.

Hababan s’en alla donc chercher ailleurs de quoi remplir son énorme estomac. Or, en chemin, il aperçut un homme sur un arbre qui ne portait qu’une seule feuille. – Hé, mon ami, lui cria Hababan, que fais-tu donc assis sur cet arbre ? Quel est ton nom ? – Je m’appelle Awalon, lui répondit l’homme. C’est mon père qui m’a chassé de chez lui parce que je mange trop. J’ai mangé toutes les feuilles des arbres que voici. Il n’en reste qu’une sur celui-ci et j’ai peur de la manger car je n’aurais plus rien à me mettre sous la dent. – Mange cette dernière feuille et viens avec moi, car nous sommes désormais des amis, parce que mon père m’a chassé pour la même raison, lui conseilla Hababan. Aussitôt dit, aussitôt fait. Hababan et Awalon se mirent donc en chemin. Quelle ne fut leur surprise d’apercevoir peu après un homme qui creusait un grand trou avec ses mains. Le trou était déjà tellement profond que notre homme y disparaissait complètement.

– Hé, toi, lui lança Awalon, pourquoi creuses-tu ce trou avec tes mains ? Comment t’appelles-tu ? – Mon nom est Abèdoumou, répondit l’inconnu. Je creuse ce trou parce qu’il me restait une graine d’arachide qui est tombée à cet endroit. J’espère la retrouver. Aussitôt, il se remit à la tâche. – Tu es aussi gourmand que Awalon et moi, lui dit Hababan. Laisse donc cette graine d’arachide et viens avec nous. Nous allons chercher de quoi manger à notre faim.

Les trois amis arrivèrent bientôt dans un village. Ils se rendirent chez le chef du village qui les reçut courtoisement et leur fit apporter à manger. Or, du plat qui leur fut offert, nos trois gourmands ne firent qu’une bouchée. Ensuite, sans honte, ils se précipitèrent sur ceux des femmes et des enfants et les dévorèrent. Aussitôt, la famille du chef et les autres villageois les chassèrent sans ménagement.

Hababan, Awalon et Abèdoumou arrivèrent dans un autre village situé sur les falaises qu’ils escaladèrent avec grand-peine. Là aussi, ils se rendirent chez le chef du village et lui déclarèrent : "Nous sommes des braves gens ; nous cherchons des champs à labourer contre un peu d’argent". C’était l’hivernage. Le chef du village en fut heureux car il possédait un grand champ et croyait que nos trois gourmands étaient vraiment de braves cultivateurs. Le chef les fit donc conduire dans son champ de haricots. Or, dès qu’ils furent seuls, Hababan, Awalon et Abèdoumou arrachèrent tous les haricots et les mangèrent crus. Bientôt, le champ du chef du village ne fut plus qu’un vaste terrain jonché de feuilles et de racines (voir photo01). Alertés, les villageois furieux se lancèrent aux trousses des trois gourmands en les bombardant de projectiles de toutes sortes. Hababan et ses deux amis dévalèrent les falaises et disparurent (voir photo02).

Ils ne tardèrent pas à arriver dans un autre village. "J’ai une idée ! Suivez-moi !", s’écria Abèdoumou. Ils se rendirent dare-dare chez Poulo-le-berger qui possédait un grand troupeau de moutons et lui dirent que leur métier était de faire paître les animaux. Poulo-le-berger leur confia donc son troupeau. Une fois qu’ils eurent éloigné les moutons du village, nos trois gourmands se mirent à danser et à chanter en se moquant de la naïveté de Poulo-le-berger. Sans tarder, ils allumèrent un grand feu et se mirent à rôtir les moutons et à les dévorer. Ils en avaient déjà englouti vingt quand les villageois tombèrent sur eux à bras raccourcis. Alors nos braves gourmands s’enfuirent, pourchassés par leurs hôtes.

Les trois gourmands réussirent péniblement à s’échapper. Leurs habits avaient été déchirés et ils avaient des bosses sur le crâne. Ils marchèrent, marchèrent, mais ils ne savaient plus quelle ruse employer pour assouvir leur faim. Jusqu’à ce jour, ils continuent de marcher (voir photo03).

Lecteur, si les trois gourmands te font pitié, pourquoi ne les inviterais-tu pas chez toi ?

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Nuguma saba ka maana nuguma – saba – ka – maana goinfre – 3 – CONN – histoire L’Histoire des Trois Goinfres

Hababan tun ye kamalennin ye, baara tun man di min ye. H. – tun – ye – kamalennin – ye – baara – tun – man – di – min – ye H. – PAS – EQ – jeune homme – EQ – travail – PAS – DESnég – bon – REL – pour Hababan était un jeune homme qui n’aimait pas le travail.

A tun tè foyi nyè dumuni kò. a – tun – tè – foyi – nyè – dumuni – kò il – PAS – INACnég – rien – être bon – manger – sauf Rien ne lui convenait sauf manger.

A tun bè to k’i dogo a ba la, a – tun – bè – to – ka – i dogo – a – ba – la il – PAS – INAC – rester – CONV – se cacher – sa – mère – à Souvent, il se cachait à sa mère

ka taa barama yèlèm’a kun gabugu kònò. ka – taa – barama – yèlèma a kun – gabugu – kònò CONV – partir – marmite – tourner au bout – cuisine – dans pour entrer dans la cuisine et vidait la marmite sur le feu.

Ni dumuni tun sigira, ni – dumuni – tun – sigi-ra quand – repas – PAS – déposer-AC Quand le repas était déposé,

mògò tòw tun tè foyi sòrò Hababan kòrò, mògò – tò-w – tun – tè – foyi – sòrò – H. - kòrò homme – reste-PL – PAS – INACnég – rien – recevoir – H. – contre les membres de la famille ne gagnaient qu’une poignée de nourriture

barisa a tègè tun ka teli wa a lògòma tun ka bon. barisa – a – tègè – tun – ka – teli – wa – a – lògòma – tun – ka – bon parce que – ses – mains – PAS – DES – vite – ?? – sa – poignée de nourriture – PAS – DES – grand parce que Hababan le dévorait à toute vitesse.

A fa nana dimi a kòrò, k’a gèn ka bò du kònò. a – fa – na-na – dimi – a – kòrò – ka – gèn ka bò – du – kònò son – père – venir-AC – se fâcher – lui – contre – CONV – chasser de – cour – dans Son père se fâchait avec lui et le chassait de sa cour.

Hababan ye dinyè minè a kònòbaraba fadumuni nyinini na. H. – ye – dinyè – minè – kònòbara-ba – fa-dumuni – nyini-ni – na H. – AC – monde – chercher – ventre-grand – remplir-manger – chercher-ACT – à Hababan s’en allait donc chercher de quoi remplir sa grande ventre.

A ka sira kan, a ye cè dò ye jirisun dò la, a – ka – sira – kan – a – ye – cè – dò – ye – jiri-sun – dò – là sa – CONN – route – sur – il – AC – homme – un – voir – arbre-branche – un – à Sur son chemin, il apercevait un homme sur un arbre

bulu kelenpe tun bè min na. bulu – kelenpe – tun – bè – min – na feuille – unique – PAS – SIT – REL – à qui ne portait qu’une seule feuille.

Hababan kulela ka cè wele ko : H. – kule-la – ka – cè – wele – dire H. – crier-AC – CONV – homme – appeler – dire Hababan criait après l’homme :

n teri, e bè min nyini jiri in bala ? E tògò ye di ? n – teri – e – bè – min – nyini – jiri – in – bala – e – tògò – ye – di mon – ami – tu – INAC – REL – chercher – arbre – DEM – sur – ton – nom – EQ – di Mon ami, qu’est-ce que tu cherches sur l’arbre ? Tu t’appelles comment ?

Cè y’a jaabi k’ale tògò ye ko Awalon ; cè – ye – a – jaabi – ka – ale – tògò – ye – ko – Aw. homme – AC – le – répondre – CONV – son – nom – EQ – dire – Aw. L’homme lui répondait : je m’appelle Awalon.

k’ale fa y’a gèn k’a bè dumuni kè kojugu ; ko – ale – fa – ye – a – gèn – ka – a – bè – dumuni kè – kojugu dire – son – père – AC – lui – chasser – CONV – il – INAC – manger – trop Et disait que son père l’a chassé de chez lui parce qu’il mange trop.

ko a kelen ye nin jiri ninnu bulu bèè dun. ko – a – kelen – ye – nin – jiri – ninnu – bulu – bèè – dun dire – il – 1 – AC – DEM – arbre – DEM – feuille – tous – manger J’ai mangé toutes les feuilles des arbres que voici.

A tò tora bulu kelenpe min ye ko a sirannen a – tò – to-ra – bulu – kelenpe – min – ye – ko – a – siran-nen il �� reste – rester-AC – feuille – unique – REL – à – dire – il – craindre-PART2 Il n’en reste qu’une seule feuille sur celui-ci

bè k’o dun, kòngò kana n’a minè tugun, bè – ka – o – dun – kòngò – kana – ni – a – minè – tugun INAC – CONV – DET – manger – faim – HORTnég - ?? – le – saisir - encore et j’ai peur de la manger,

k’a sòrò foyi t’a bolo. ka – a – sòrò – foyi – tè – a – bolo CONV – le – gagner – rien – SITnég – le – main car je n’en ai plus rien.

Hababan ko a ma k’a ka bulu laban in dun, H. – ko – a – ma – ka – a – ka – bulu – laban – in – dun H. – dire – lui – à – CONV – sa – CONN – feuille – achever – DEM - manger Hababan lui répondait de manger cette dernière feuille

u ka tèmèn ni nyògòn ye ; u – ka – tèmèn – ni – nyògòn – ye ils – HORT – passer – avec1 – ensemble – avec2 et de venir avec lui,

k’u kèra terimaw de ye, ka – u – kè-ra – terima-w – de – ye que – ils – faire-AC – ami-PL – FOC – à car ils sont devenus amis,

bawo ale fana fa y’a gèn i n’a fò Awalon ta nyògòn. bawo – ale – fana – fa – ye – a – gèn – i na fò – Aw. – ta – nyògòn car – son – aussi – père – AC – lui – chasser – jusquà – Aw. – part – les uns les autres parce que son père aussi l’a chassé pour la même raison qu’Awalon.

Hababan ni Awalon ye sira minè. H. – ni – Aw. – ye – sira – minè H. – et – Aw. – AC – route – prendre Hababan et Awalon se mettaient en route.

U selen nyèfè, u dabali banna cè dò la, u – se-len – nyèfè – u – dabali – ban-na – cè – dò – la eux – arriver-PART2 – plus loin – leur – sortilège – finir-AC – homme – un – à Plus loin et sans qu’on s’y attende, ils rencontraient un homme

min tun bè ka wo belebele dò sen n’a tègè ye. min – tun – bè – ka – wo – belebele – dò – sen – ni – a – tègè – ye REL – PAS – INAC – CONV – trou – grand – un – creuser – avec1 – sa – main – avec2 qui creusait un grand trou avec ses mains.

Dingè dunyara fò ka cè kun tunun a kònò. dingè – dunya-ra – fò – ka – cè – kun – kun – tunun – a – kònò trou – être profond-AC – jusque – CONV – homme – tête – perdre – le – dans Le trou était tellement profond que l’homme y disparaît complètement.

Awalon ko a ma : e cè ! Aw. – ko – a – ma – e – cè Aw. – dire – lui – à – eh! – homme Eh, toi, lui lançait Awalon.

Munna e bè ka nin dingè sen n’i tègè ye tan ? munna – e – bè – ka – nin – dingè – sen – ni – i – tègè – ye – tan pourquoi – tu – INAC – CONV – DEM – trou – creuser – avec1 – tes – mains – avec2 – ainsi Pourquoi creuses-tu ce trou avec tes mains ?

E tògò ? Dunankè y’a jaabi k’ale tògò ko Abèdumu. e – tògò – dunan-kè – ye – a – jaabi – ka – ale – tògò – ko – Ab. ton – nom – étranger-mâle – AC – le – répondre – CONV – son – nom – dire – Ab. Quel est ton nom ? L’étranger répondait par ‘Je m’appelle Abèdoumou’.

Ka jigi tun ye tigakisènin kelen min ye, ka – jigi – tun – ye – tiga-kisè-nin – kelen – min – ye CONV – arbre – PAS – SIT – arachide-graine-petit – 1 – REL – SIT Et cet arbre avait une seule petite graine d’arachide

k’o de binna. ka – o – de – bin-na CONV – DET – FOC – tomber-AC qui est tombée dedans.

N tè fara ko la bè bò ni wokònòfèn ye. n – tè – fara – ko – la – bè – bò – ni – wo-kònò-fèn - ye je – INACnég – ajouter – chose – à – INAC – sortir – avec1 – trou-dans-chose – avec2 Je creuse ce trou

Ko tigakisènin kelen in tè taa k’ale dan ! ko – tiga-kisè-nin – kelen – in – tè – taa – ka – ale – dan que – arachide-graine-petit – 1 – DEM – INACnég – partir – CONV – lui – compter parce qu’il me restait une graine d’arachide qui est tombée à cet endroit. J’espère la retrouver.

A y’a ka dingèsen dadon tuguni. a – ye – a – ka – dingè-sen – dadon – tuguni il – AC – son – CONN – trou-creuser – entamer – de nouveau Il commençait de nouveau à creuser le trou.

Hababan ko a ma: i nugu ka bon i n’a fò ne ni Awalon. H. – ko – a – ma – i – nugu – ka – bon – i n’a fò – ne – ni – Aw. H. – dire – lui – à – intestin – DES – grand – jusque – moi – et – Aw. Hababan lui répondait : ton intestin est aussi grand que le mien et celui d’Awalon.

Tigakisènin in to yen, an ka taa nyògòn fè. tiga-kisè-nin – in – to – yen – an – ka – taa – nyògòn fè arachide-graine-petit – DEM – laisser – là-bas – nous – HORT – partir – ensemble Laisse cette graine d’arachide et viens avec nous.

An bè taa dumuni nyini k’a dun fò k’an bèlèhè ! an – bè – taa – dumuni – nyini – ka – a – dun – fò – ka – an – bèlèhè nous – INAC – partir – repas – chercher – CONV – le – manger – jusqu’à – CONV – nous – gaver Nous allons chercher de quoi manger à notre faim.

Terima saba sera buguda dò la. terima – saba – se-ra – buguda – dò – la ami – 3 – arriver-AC – hameau – un – à Les trois arrivaient dans un petit village.

U taara dugutigi bara. u – taa-ra – dugutigi – bara ils – partir-AC – chef de village – chez Ils se rendaient chez le chef de village.

O y’u bisimila konyuman, ka dumuni d’u ma. o – ye – u – bisimila – konyuman – ka – dumuni – di – u – ma DET – AC – eux – accueillir – bien – CONV – repas – donner – eux – à Celui les recevait bien et leur donnaient à manger.

Dumuni min dir’u ma, o bènna u bèè dakurunyè kelen kelen ma. dumuni – min – di-ra – u – ma – o – bèn-na – u – bèè – dakurunyè – kelen – kelen – ma repas – REL – donner-AC – eux – à – DET – rencontrer-AC – eux – tous – bouchée – 1 – 1 – à Du repas qui leur était présenté, ils ne faisaient qu’une bouchée.

U ma maloya ka girin ka da musow ni denmisènninw u – ma – maloya – ka – girin – ka – da – muso-w – ni – denmisènnin-w ils – ACnég – avoir honte – CONV – se précipiter – CONV - ?? – femme-PL – et – enfant-PL Sans honte, ils se précipitaient sur la nourritures des femme et des enfants

ka suman sigilen kan, k’o fiyè ka bò a la. ka – suman – sigi-len – kan – ka – o – fiyè – ka – bò – a – la CONN – nourriture – poser-PART2 – sur – CONV – DET – vanner – CONV – sortir – le – à et la dévoraient.

O yòrònin bèè, dugutigi n’a ka dugudenw bèè wulila o yòrònin bèè – dugutigi – ni – a – ka – dugu-den-w – bèè – wuli-la aussitôt – chef de village – et – ses – CONN – village-enfant-PL – tous – se lever-AC Aussitôt, le chef de village et ses villageois se levaient

k’u wulukolon gèn. ka – u – wulukolon – gèn CONV – eux – ?? – chasser et les chassaient sans ménagement.

Hababan ni Awalon ni Abèdumu sera dugu wèrè la kuluw sanfè, H. – ni – Aw. – ni – Ab. se-ra – dugu –wèrè – la – kulu-w – sanfè H. – et – Aw. – et – Ab. – arriver-AC – village – autre – à – falaise-PL – sur Hababan, Awalon et Abèdoumou arrivaient dans un autre village situé sur les falaises

minnu yèlènni gèlèyar’u ma hali. minnu – yèlèn-ni – gèlèya-ra – u ma hali REL-PL – monte-ACT .- être pénible-AC – ?? qu’ils escaladaient avec peine.

U y’u kunda dugutigi ka so kan, k’a f’o ye : u – ye – u kunda – dugutigi – ka – so – kan – ka – a – fò – o – ye ils – AC – se diriger vers – chef de village – CONN – maison – à – CONV – le – dire – DET – à Là, ils se dirigeaient vers la maison du chef de village et lui annonçait :

Anw ye dabanganaw de ye ; anw – ye – dabangana-w – de – ye nous – EQ – champion de culture-PL – FOC – EQ Nous, nous sont d’excellents cultivateurs ;

an bè foro sènèta nyini de la, an – bè – foro – sènè-ta – nyini – de – la nous – INAC – champ – cultiver-PART1 – chercher – FOC – à nous cherchons un champ à cultiver

walasa ka wari dòònin sòrò. walasa – ka - wari – dòònin – sòrò afin que – HORT – argent – un peu – obtenir pour gagner un peu d’argent.

Samiyè waati tun don. samiyè – waati – tun – don hivernage – temps – PAS – PRES C‘était l’hivernage.

O diyara dugutigi ye, barisa foro belebele tun b’ale bolo ; o diya-ra – dugutigi – ye – barisa – foro – belebele – tun – bè – ale – bolo DET – plaire – chef de village – à – parce que – champ – grand – PAS – SIT – lui – SIT Ça faisait plaisir au chef de village, parce qu’il avait un grand champ

a hakili la ko nuguma minnu k’u ye dabangana ye, a – hakili – la – ko -. nuguma – minnu -. ka – u – ye – dabangana – ye son – esprit – à – que – goinfre – REL-PL – HORT – eux – EQ – champion de culture – EQ et il croyait que les goinfres étaient vraiment des braves cultivateurs

k’olu na se k’a ka samiyè diy’a la. ka – olu – na – se – ka – a – ka – samiyè – diya – a – la CONV – eux – FUT – arriver à – CONV – son – CONN – hivernage – faire réussir – lui – à qui arriveront à lui faire agréable l’hivernage.

Dugutigi taara ni u ye a ka shòforo la. dugutigi – taa-ra – ni – u – ye – a – ka – shò-foro – la chef de village – partir-AC – avec1 – eux – avec2 – son – CONN – haricot-champ – à Le chef de village partait avec eux dans son champ de haricots.

Bèè taalen k’a tò u kelen ye, bèè – taa-len – ka – a – tò – u – kelen – ye tous – partir-PART2 – CONV – le – rester – eux – 1 – avec Dès qu’ils restaient seuls,

Hababan ni Awalon ni Abèdumu ye dugutigi ka shòkènè bèè dun. H. – ni – Aw. – ni – Ab. – ye– dugutigi – ka – shò-kènè – bèè – dun H. – et – Aw. – et – Ab. – AC – chef de village – CONN – haricot-vert – tout – manger Hababan, Awalon et Abèdoumou mangeaient tous les haricots du chef de village, même crus.

Yòrònin kelen, dugutigi ka foro bèè fara shòbulu la. yòrò-nin – kelen – dugutigi – ka – foro – bèè – fa-ra – shò-bulu – la lieu-petit – 1 – chef de village – CONN – champ – tout – remplir-AC – haricot-feuille - de Bientôt, le champ du chef de village était jonché de feuilles de haricots.

Dugumògòw bòra walejugu in kalama yòrò min, dugu-mògò-w – bò-ra – wale-jugu – in – kalama – yòrò – min village-homme-PL – sortir-AC – acte-méchant – DEM – avec tige – lieu – REL Les villageois se lançaient, de fureur et armés de tiges aux trois goinfres

nyògòngèn dabòra. nyògòn-gèn – da-bò-ra ensemble-chasser – bouche-sortir-AC et la chasse commençait :

U ye kabakurufèlè wuli nuguma saba ninnu na. u – ye – kabakuru-fèlè – wuli – nuguma – saba – ninnu – na ils – AC – pierre-chasse collective – démarrer – goinfre – 3 – DEM – à la chasse collective aux trois goinfres, avec tiges et pierres.

Hababan n’a teri fila y’u pan kuluwow ni nyògòn cè, H. – ni – a – teri – fila – ye – u pan – kulu-wo-w – ni nyògòn cè H. – et – ses – ami – 2 – AC – sauter – colline-trou-PL – parmi Hababan et ses deux amis dévalaient les falaises et disparaissaient

ka tunun kungo kònò. A ma mèèn, u sera dugu wèrè la. ka – tunun – kungo – kònò – a ma mèèn – u – se-ra – dugu – wèrè - la CONV – disparaître – brousse – dans – peu de temps après – ils – arriver à-AC – village – autre – à dans la brousse. Peu de temps après, ils arrivaient à un autre village.

Abèdumu ko fèèrè dò b’ale kònò, k’u ka tugu a kò. Ab. – ko – fèèrè – dò – bè – ale – kònò – ka – u – ka – tugu – a – kò Ab. – dire – ruse – un – SIT – lui – SIT – CONV – ils – HORT – suivre – lui – à Abèdoumou déclarait d’avoir une autre méthode, qu’on lui suive.

U taara baganmarala Pulò bara ; u – taa-ra – bagan-mara-la – Pulò – bara ils – partir-AC – bétail-garder-AG – Peul – chez Ils se rendaient chez Poulo-le-berger

saga baaden tun bè min bolo, k’a f’o ye, k’olu ka baara ye bagangèn ye. saga – baaden – tun – bè – min – bolo – ka – ka – a – fò – o – ye mouton – troupeau – PAS – SIT – REL – main – CONV – le – dire .- DET – à qui possédait un grand troupeau de moutons et l’informaient

k’olu ka baara ye bagangèn ye. ka – olu – ka – baara – ye – bagan-gèn – ye CONV – eux – CONN – travai. – EQ – bétail-chasser – EQ d’être des pasteurs.

Pulò y’a ka saga kulu kalifa u ma. pulò – ye – a – ka – saga – kulu – kalifa – u – ma Peul – AC – son – CONN – mouton – bande – confier – eux – à Poulo-le-berger leur confiait donc son troupeau de moutons.

U janfalen dugu la ni sagaw ye, u – janfa-len – dugu – la – ni – saga-w – ye ils – s’éloigner-PART2 – village – à – avec1 – mouton-PL – avec2 Eloignés du village avec les moutons,

nuguma saba ye dòn ni dònkilida daminè, nuguma – saba – ye – dòn – ni – dònkili-da – daminè goinfre – 3 – AC – danse – et – chanter – commencer les trois goinfres commençaient à danser et chanter

k’u nyagari bò Pulò la ; ka – u – nyagari – bò – Pulò – la CONV – leur – moquerie – se rendre – Peul – à en se moquant du Peul ;

u ma fila kè, u sinna ka saga caman don dibi la, u ma fila kè – u – sin-na – ka – saga – caman – don –dibi – la sans tarder – ils – se diriger vers-AC – CONV – mouton – nombreux – mettre – gril – à Sans tarder, ils commençaient à rôtir les moutons

kò bèè dun ! kò – bèè – dun après – tous – manger et à les manger.

Dugumògòw bè s’u ma tuma min, dugu-mògò-w – bè – se – u ma – tuma – min village-homme-PL – INAC – arriver – eux – à – moment – REL Les villageois tombaient sur eux au moment où

o y’a sòrò u ye saga mugan ka ko ban. o y’a sòrò – u – ye – saga – mugan – ka – ko – ban il se trouvait que – ils – AC – mouton – 20 – CONN – affaire – achever ils ont déjà englouti vingt moutons.

U ye nuguma saba ninnu walon ni berekurunw ye, u – ye – nuguma – saba – ninnu – walon – ni – bere-kuru-w –ye ils – AC – goinfre – 3 – DEM – frapper – avec1 – bâton-morceau-PL – avec2 Les villageois ont frappé ces trois goinfres avec des gourdins,

k’a wulukolon gèn ! ka – a – wulukolon – gèn CONV – son – ?? – poursuivre et les ont pourchassé.

U bòr’a la ka bala u yèrè la, u – bò-ra – a – la – ka – bala – u – yèrè – la ils – sortir-AC – le – à – CONV – surprendre – eux – même – à Ils s’échappaient avec peine.

n’u ka duloki faralenw ye ani kurukuruw falennen ni – u – ka – duloki – fara-len – ye – ani – kurukuru-w – falen-nen – lorsque – leur – CONN – habit – déchirer-PART2 – à – et – bosse-PL – pousser-PART2 Leurs habits avaient été déchirés et ils avaient des bosses

u kuncè ma. u – kun-cè – ma leur – tête-milieu – à sur le crâne.

U taamana, ka taama n’u ka kònònafili ye, u – taama-na – ka – taama – ni – u – ka – kònònafili – ye ils – marcher-AC – CONV – marcher – avec1 – leur – CONN – inquiétude – avec2 Ils marchaient et marchaient et marchaient,

bawo fèèrè wèrè tun t’u kònò bilen k’u ka kòngò mada. bawo – fèèrè – wèrè – tun – tè – u – bolo – bilen – ka – u – ka kòngò – mada car – ruse – autre – PAS – INACnég – leur – ventre – encore – CONV – leur – CONN – faim – calmer parce qu’ils ne savaient plus quelle ruse employer pour assouvir leur faim.

Halisa an ka nuguma saba bè ka taa. halisa – an – ka – nuguma – saba – bè – ka – taa jusque là – nous – CONN – goinfre – 3 – INAC – CONN – partir Jusqu’à ce jour, nos trois goinfres continuent de marcher.

E min ye nin maana kalan, ni nuguma saba ninnu hinè b’i la, e – min – ye – nin – maana – kalan – ni – nuguma – saba – ninnu – hinè – bè – i – la toi – REL – AC – DEM – histoire – lire – si – goinfre – 3 – DEM – pitié – SIT – tu – à Toi qui lis cette histoire, si tu as pitié pour ces trois goinfres,

munna i t’u wele dumuni na i bara ? munna – i – tè – u – wele – dumuni – na – i – bara pourquoi – tu – INACnég – les – appeler – repas – à – toi – chez pourquoi ne les invites-tu pas chez toi ?

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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACT = suffixe dérivatif verbal (de valeur d’action) ; AG = suffixe de dérivation nominale (agent, pour une action) ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative) ; HORTnég = marque de prédication (de valeur hortative négative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PART1 = participe (de valeur d’inaccompli) ; PART2 = participe (de valeur d’accompli) ; PAS = passé ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

Bonne lecture !

Herbert

Le mariage au Mali (en bambara) English translation pending
by Taamaden · 2012-03-02 · 1 reply
LE MARIAGE AU MALI FURUSIRI MALI LA

– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Furusiri Mali la

Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. An ka ko naani lajè : musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè ye, olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye.

1. Musonyini furu la

Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, a b’a fè ka min k’a muso ye, a ma daga ale ka wuli a yèrè ye ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. Musonyinina fa wala a baramògò dò de bè mògò ci sungurun somògòw ma. O ciden de bè wele furuboloma. Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò ka tèmèn jeliw kan, bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila ka t’u ka furuko nyènabò. Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la ka na se npogotigi fa wala a binaakè dò ma ni woroden tan (jèman duuru ani bilenman duuru) ye, ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. Olu bè nyògònye dama dòw kè, walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. N’u ma fosi juguman mèn a kan, fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – bè na ni woroden tan wèrèw ye. Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. N’olu m’u ban woro laban ninnu na, a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. O tuma, cè wèrè tè se ka sungurun in nyini furu la bilen, bawo woro bòr’a nòfè.

2. Maminèni

Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan ni dòròmè baa binaani de cè. Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw n’u siginyògònw n’u teriw cè. Muso ka woro mana tila dòròn, a bè fò k’a maminèna. O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya k’u denmuso dira cè ma. O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, furusiri bè se ka kè min na. Nka, sani o don ka se, cèlakaw ka kan ka furunafolo sara.

3. Furunafolo

Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. Nka, ni muso furuko fòlò tè, a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. N’o se tè cè min ye, o b’i sen bò musoko in na. Furuko caman bè dabila ten, muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye.

4. Furusiri yèrè

Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. Komi a bè fò ko : « Kòròbòlikèla si man jan », mògò si tè tulomagèlènya kè, k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. Maliden caman bè siran k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, bawo sibiri ye donmafila de ye. O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, o kosòn, o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. Nka, n’an ko furusa, an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. Ni cèlakaw ye furunafolo sara, furusiri bè se ka kè. Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri – o ye mèri furusiri ye –, a tò kelen bè kè misiri la (kerecènw ta bè kè egilisi de la) wala npogotigi fa ka du kònò. Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, o de bè wele silamè furusiri.

– Mèri furusiri

Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè ka furu nyògòn ma. O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. O kò, kònyòkè ni kònyòmuso n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso ka bò mèri kònò. N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ka taa u somògòw fo. O kò, mògòw bè dumuniba kè.

– Silamè furusiri

Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de bè konyè in nyèmògòya ta. Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. Woro bè di bèè ma. Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila hali dukènè na, k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, a bè yèlèma a cè bara.

– texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Le mariage au Mali

Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali, surtout de quatre choses qui sont : demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même, à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...

1. Demander une femme en mariage

Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille, dont il aimerait faire sa femme, il n’est pas indiqué qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire. Il doit faire part de ses aspirations à ses parents. Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux. C’est le père du prétendant ou un de ses proches qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille. C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages. On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages que les griots, car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots régler leur affaire de mariage. C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages va voir le père de la jeune fille ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola (cinq blanches et cinq rouges) afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme. Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme. Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés. Ils font quelques réunions pour voir s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant. Ils doivent savoir s’il est sérieux, s’il est noble, s’il a un bon caractère. Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages. S’ils n’apprennent rien de mal sur lui, le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola. Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages – apporte dix autres noix de cola. Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi, cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile. Mais il doit venir encore une fois dans cette famille. Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille. S’ils ne refusent pas ces dernières colas, on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance. Alors, aucun autre homme ne peut encore demander cette fille en mariage, car on a déjà pris des colas pour elle.

2. Les fiançailles

Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas, un mouton et de l’argent aux parents de la femme. Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille et deux cent mille francs CFA. Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs, leurs voisins et leurs amis. Dès que les colas pour la femme sont partagées, on dit qu’elle est fiancée. Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances que leur fille est fiancée. Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour, où on peut conclure le mariage. Mais avant que ce jour n’arrive, les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.

3. La dot

Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage s’élève à dix mille francs CFA. Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage, sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA. Mais souvent, on ne respecte pas cette loi. Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent qui dépasse parfois un million de francs CFA. L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme, renonce à cette affaire de femme. Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de la cupidité de certains parents de femmes.

4. La cérémonie de mariage elle-même

Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas célébrer de mariages. Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes. Comme on dit que « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie », personne ne s’entête à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées. Beaucoup de Maliens ont peur de célébrer leur mariage civil un samedi, parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent. Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois. Ceci nous fait penser au divorce. Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte, c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi. Mais quand on parle ici de divorce, on pense au mariage monogame. Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot, le mariage peut avoir lieu. Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie – c’est le mariage civil –, l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église) ou dans la concession du père de la jeune fille. Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille s’appelle mariage religieux.

– Le mariage civil

Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier. Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage religieux. Notre mariage civil et celui des pays européens se ressemblent. Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent à se marier l’un avec l’autre. De cette manière il leur épargne un mariage forcé. S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage. Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée et leurs témoins signent un papier. Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié. Avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée ne sortent de la mairie, les gens font beaucoup de photos. Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture et vont saluer leurs parents. Ensuite, il y a un repas de fête.

– Le mariage religieux (musulman)

Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme, tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée. Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée. C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans qui prend l’affaire en mains. Les marabouts lisent quelques versets du coran. Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée. On donne des colas à tous. Certains croquent tout de suite une cola et donnent leurs bénédictions au nouveau marié et à son épouse. La nuit du mariage religieux, on lave la mariée. Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches. Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale. Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale. L’homme peut sortir, mais la femme ne doit même pas mettre les pieds dans la cour, avant que cette semaine ne soit écoulée. Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire. Quand la mariée sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau et elle déménage chez son mari.

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Furusiri Mali la furu-siri/ Mali / la mariage-lier / M. / à Le mariage au Mali

Nin masalabolo kònò, an bèna kuma furusiri Mali la. nin / masalabolo / kònò / an / bèna / kuma / furu-siri / Mali / la ce / texte / dans / nous / FUT / parler / mariage-lier / M. / à Dans ce texte, nous allons parler du mariage au Mali.

An ka ko naani lajè : an / ka / ko / naani / lajè nous / INJ / chose / 4 / regarder Regardons quatre choses qui sont :

musonyini furu la, maminèni, furunafolo ani furusiri yèrè min ye, muso-nyini / furu / la / maminè-ni / furu-nafolo / ani / furu-siri / yèrè / min / ye femme-chercher / mariage / à / fiancer-ACT / mariage-fortune / et / mariage-lier / -même / EQ demander une femme en mariage, les finançailles, la dot, le mariage lui-même,

olu ye mèri furusiri ani silamè furusiri ye. olu / ye / mèri / furusiri / ani / silamè / furu-siri / ye eux / EQ / mairie / mariage / et / musulman / mariage-lier / EQ à savoir le mariage civil et le mariage religieux (musulman)...

Musonyini furu la muso-nyini / furu / la femme-demander / mariage / en Demander une femme en mariage

Mali la, ni kamalennin dò nyèbòra npogotigi dò fè, Mali / la / ni / kamalennin / dò / nyèbò-ra / npogotigi / dò / fè M. / à / si / jeune homme / un / désirer-AC / jeune fille / un /par Au Mali, quand un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille,

a b’a fè ka min k’a muso ye, a / bè a fè / ka / min / kè / a / muso / ye il / vouloir / CONV / REL / faire / sa / femme / à dont il aimerait faire sa femme,

a ma daga ale ka wuli a yèrè ye a / ma / daga / ale / ka / wuli / a / yèrè / ye il / ACnég / permettre / lui / INJ? / lever / lui / -même / voir? il n’est pas indiqué

ka taa npogotigi in somògòw sègèrè o konyè na. ka / taa / npogotigi / in / so-mògòw / sègèrè / o / konyè / na CONV / aller / jeune fille / cette / maison-gens / rejoindre / DEM / affaire / à qu’il aille voir de sa propre initiative les parents de la jeune fille au sujet de cette affaire.

Ale ka kan k’a haminanko nyèfò a bangebagaw de ye. ale / ka kan ka / a / haminan-ko / nyèfò / a / bangebagaw / de / ye lui / devoir / son / souci-chose / expliquer / ses / parents / FOC / à Il doit faire part de ses aspirations à ses parents.

Olu de ni npogotigi somògòw bè ko in bèè nyènabò u ni nyògòn cè. olu / de / ni / npogotigi / so-mògòw / bè / ko / in / bèè / nyènabò / u / ni / nyògòn / cè eux / FOC / et / jeune fille / maison-gens / chose / cette / toute / régler / ils / et / l’un l’autre / parmi Ce sont ces derniers et les parents de la jeune fille qui doivent régler toute cette affaire entre eux.

Musonyinina fa wala a baramògò dò de muso-nyinina / fa / wala / a / bara-mògò / dò / de femme-demandeur / père / ou / son / maison-homme / un / FOC C’est le père du prétendant ou un de ses proches

bè mògò ci sungurun somògòw ma. bè / mògò / ci / sungurun / so-mògòw / ma INAC / homme / envoyer / jeune fille / maison-gens / à qui envoie quelqu’un chez les parents de la jeune fille.

O ciden de bè wele furuboloma. o / ci-den / de / bè / wele / furu-boloma DEM / envoyer-enfant / FOC / INAC / appeler / mariage-intermédiaire C’est cet envoyé qu’on appelle entremetteur de mariages.

Furuboloma nyumanw tè se ka sòrò furu-boloma / nyumanw / tè / se / ka / sòrò mariage-intermédiaire / bons / INACnég / pouvoir / CONV / trouver On ne peut trouver de meilleurs entremetteurs de mariages

ka tèmèn jeliw kan, ka / tèmèn / jeliw / kan CONV / surpasser / griots / sur que les griots,

bawo olu ye kumatigiw de ye, u tè dèsè foyi fòcogo nyuman na. bawo / olu / ye / kuma-tigiw / de / ye / u / tè / dèsè / foyi / fò-cogo / nyuman / na car / eux / EQ / parole-maîtres / FOC / EQ / ils / INACnég / manquer / rien / dire-façon / bonne / à car ils sont les maîtres de la parole et arrivent à tout exprimer de la meilleure manière qui soit.

O kosòn, mògò caman bè jeliw de bila o kosòn / mògò / caman / bè jeliw / de / bila pour cela / gens / beaucoup / INAC / griots / FOC / entraîner C’est pour cette raison que beaucoup de personnes envoient des griots

ka t’u ka furuko nyènabò. ka / taa / u / ka / furu-ko / nyènabò CONV / aller / leur / CONN / mariage-affaire / régler régler leur affaire de mariage.

Furuboloma in bè wuli kamalennin fa de tògò la furu-boloma / in / bè / wuli / kamalennin / fa / de / tògò / la mariage-entremetteur / cet / INAC / se lever / jeune homme / père / FOC / nom / à C’est au nom du père du jeune homme que l’entremetteur de mariages

ka na se npogotigi fa ka / na / se / npogotigi / fa CONV / FUT / arriver / jeune fille / pére va voir le père de la jeune fille

wala a binaakè dò ma ni woroden tan wala / a / binaakè / dò / ma / ni / woro-den / tan ou / son / oncle / certain / à / avec / cola-pièce / 10 ou l’un de ses oncles avec dix noix de cola

(jèman duuru ani bilenman duuru) ye, jèman / duuru / ani / bilen-man / duuru / ye blanches / 5 / et / rouges / 5 / à (cinq blanches et cinq rouges)

ka sungurun in nyini furu la kamalennin in ye. ka / sungurun / in / nyini / furu / la / kamalennin / in / ye CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / jeune homme / cet / pour afin de demander cette jeune fille en mariage pour ce jeune homme.

Du caman kònò, npogotigi bangebagaw dòròn tè se du / caman / kònò / npogotigi / bangebagaw / dòròn / tè / se cour / beaucoup / dans / jeune fille / parents / seulement / INACnég / pouvoir Dans beaucoup de familles, les parents de la jeune fille ne peuvent pas

k’a latigè n’ale bè se ka di kamalennin in ma furu la. ka / a / latigè / ni / ale / bè / se / ka / di / kamalennin / in / ma / furu / la CONV / le / décider / si / elle / INAC / pouvoir / CONV / donner / jeune homme / ce / à / mariage / en décider seuls si elle peut être donnée en mariage à ce jeune homme.

U ka dukònòmògòw n’u balimaw fana sen bè don a la. u / ka / du-kònò-mògòw / ni / u / balimaw / fana / sen / bè / don / a / la ils / CONN / cour-dans-gens / et / leur / frères et sœurs / aussi / pied / INAC / mettre / la / à Les membres de leur famille et leurs frères et sœurs aussi y sont associés.

Olu bè nyògònye dama dòw kè, olu / bè / nyògònye / dama / dòw / kè eux / INAC / réunion / seulement / quelques / faire Ils font quelques réunions pour voir

walasa k’a lajè n’olu ni musonyinina in ye furunyògònw ye. walasa / ka / a / lajè / ni / olu / ni / muso-nyinina / in / ye / furu-nyògònw / ye afin que / INJ / le / regarder / si/ eux / et / femme-demandeur / ce / EQ / mariage-pareils / EQ s’il peut y avoir un mariage entre eux et ce prétendant.

Olu ka kan k’a dòn n’a ye mògò sèbè ye, olu / ka kan ka / a / dòn / ni / a / ye / mògò / sèbè / ye eux / devoir / le / savoir / si / il / EQ / homme / sérieux / EQ Ils doivent savoir s’il est sérieux,

ni hòròn don, n’a sòn ka nyi. ni / hòròn / don / ni / a / sòn / ka / nyi si / noble / PRES / si / sa / conduite / DES / bien s’il est noble, s’il a un bon caractère.

Nin bèè ka kan ka kè de sani furuboloma ka na. nin / bèè / ka kan ka / kè / de / sani / furu-boloma / ka / na ceci / tout / devoir / faire / FOC / avant que / mariage-entremetteur / CONN / venue Tout ceci doit se faire avant la visite de l’entremetteur de mariages.

N’u ma fosi juguman mèn a kan, ni / u / ma / fosi / juguman / mèn / a / kan si / ils / INACnég / rien / méchant / écouter / lui / sur S’ils n’apprennent rien de mal sur lui,

fa wala binaakè bè woroden tan ninnu minè. fa / wala / binaakè / bè / woro-den / tan / ninnu /minè père / ou / oncle / INAC / cola-pièce / 10 / ces / prendre le père ou l’oncle prend ces dix noix de cola.

Ni dògòkun fila tèmènna, jelikè – min bè furubolomaya la – ni / dògòkun / fila / tèmèn-na / jeli-kè / min / bè / furu-bolomaya / la quand / semaine / 2 / passer-AC / griot-homme / REL / SIT / mariage-entremetteur / SIT Deux semaines plus tard, le griot – qui fait office d’entremetteur de mariages –

bè na ni woroden tan wèrèw ye. bè / na / ni / woro-den / tan / wèrèw / ye INAC / venir / avec / cola-pièce / 10 / autres / avec apporte dix autres noix de cola.

Ni npogotigi somògòw sònna olu fana na, ni / npogotigi / so-mògòw / sòn-na / olu / fana / na si / jeune fille / maison-gens / accepter-AC / elles / aussi / à Si les parents de la jeune fille les acceptent elles aussi,

o kòrò ko jelikè ka baara nògòyara. o kòrò ko / jeli-kè / ka / baara / nògòya-ra cela veut dire que / griot-homme / CONN / travail / faciliter-AC cela veut dire que la tâche du griot est devenu facile.

Nka, a ka kan ka na du in kònò sinyè kelen wèrè. nka / a / ka kan ka / na / du / in / kònò / sinyè / kelen / wèrè mais / il / devoir / venir / concession / cette / dans / fois / 1 / autre Mais il doit venir encore une fois dans cette famille.

O sen fè, a bè woroden tan labanw don npogotigi somògòw bolo. o sen fè / a / bè / woro-den / tan / labanw / don / npogotigi / so-mògòw / bolo alors / il / INAC / cola-pièce / 10 / dernières / mettre / jeune fille / maison-gens / à Il doit alors remettre les dix dernières noix de cola aux parents de la jeune fille.

N’olu m’u ban woro laban ninnu na, ni / olu / ma / u / ban / woro / laban / ninnu / na si / eux / ACnég / leur / refuser / noix de cola / dernière / ces / à S’ils ne refusent pas ces dernières colas,

a bè se ka fò k’u sònna, u denmuso ka maminè. a / be / se / ka / fò / ko / u / sòn-na / u / den-muso / ka / maminè il / INAC / pouvoir / CONV / dire / que / ils / accepter-AC / leur / enfant-féminin / INJ / fiancer on peut dire qu’ils sont d’accord que leur fille se fiance.

O tuma, cè wèrè tè se o / tuma / cè / wèrè / tè / se DEM / moment / homme / autre / INACnég / pouvoir Alors, aucun autre homme ne peut encore

ka sungurun in nyini furu la bilen, ka / sungurun / in / nyini / furu / la / bilen CONV / jeune fille / cette / demander / mariage / à / encore demander cette fille en mariage,

bawo woro bòr’a nòfè. bawo / woro / bò-ra / a / nòfè car / cola / faire sortir-AC / elle / à la poursuite de car on a déjà pris des colas pour elle.

Maminèni maminè-ni fiancer-ACT Les fiançailles

Ni cè b’a fè ka muso maminè, a baramògòw ka kan ka woropanyè kelen, ni / cè / bè a fè / ka / muso / maminè / a / bara-mògòw / ka kan ka / woro-panyè / kelen quand / homme / vouloir / CONV / femme / fiancer / ses / maison-gens / devoir / cola-panier / 1 Quand un homme veut fiancer une femme, ses proches doivent envoyer un panier de colas,

saga kelen ani wari bila ka taa di muso somògòw ma. saga / kelen / ani / wari / bila / ka / taa / di / muso / so-mògòw / ma mouton / 1 / et / argent / mettre / CONV / aller / donner / femme / maison-gens / à un mouton et de l’argent aux parents de la femme.

Sinyè caman, o warihakè bè dòròmè baa mugan sinyè / caman / o / wari-hakè / bè / dòròmè / baa / mugan fois / beaucoup / DEM / argent-moyen / SIT / dorome / 1.000 / 20 Souvent, cette somme d’argent se situe entre cent mille

ni dòròmè baa binaani de cè. ni / dòròmè / baa / binaani / de / cè et / dorome / 1.000 / 40 / FOC / entre et deux cent mille francs CFA.

(Note : le dòròmè est une pièce de 5 francs, donc dòròmè baa mugan = 5 x 1.000 x 20 = 100.000 CFA, dòròmè baa binaani = 5 x 1.000 x 40 = 200.000 CFA). Au fond, il faut toujours multiplier le nombre des dòròmè avec 5, p.ex. dòròmè fila = 2 dòròmè = 2 x 5 = 10 CFA. Même de nos jours, cette ancienne monnaie est bien en usage, surtout aux marchés).

Woro ni wari bè tila muso somògòw n’u balimaw woro / ni / wari / bè / tila / muso / so-mògòw / ni / u / balimaw noix de cola / et / argent / INAC / séparer / femme / maison-gens / et / leurs / frères et sœurs Les colas et l’argent sont partagés entre les parents de la femme, leurs frères et sœurs,

n’u siginyògònw n’u teriw cè. ni / u / siginyògònw / ni / u / teriw / cè et / leurs / voisins / et / leurs / amis / entre leurs voisins et leurs amis.

Muso ka woro mana tila dòròn, muso / ka / woro / mana / tila / dòròn femme / CONN / noix de cola / HYP / séparer / seulement Dès que les colas pour la femme sont partagées,

a bè fò k’a maminèna. a / bè / fò / ko / a / maminè-na il / INAC / dire / que / elle / fiancer-AC on dit qu’elle est fiancée.

O la sa, musolakaw b’u dònbaga bèè ladònniya o la sa / muso-la-kaw / bè / u / dòn-baga / bèè / ladònniya alors / femme-lieu-personnes / INAC / leurs / connaître-ceux qui / tous / informer Alors, les membres de la famille de la femme informent toutes leurs connaissances

k’u denmuso dira cè ma. ko / u / den-muso / di-ra / cè / ma que / leur / enfant-féminin / donner-AC / homme / à que leur fille est fiancée.

O kò, olu ni cèlakaw bè bèn don kan, o kò / olu / ni / cè-la-kaw / bè / bèn / don / kan et puis / eux / et / homme-lieu-personnes / INAC / être d’accord / jour / sur / Ensuite, les membres de la famille de l’homme et eux se mettent d’accord sur un jour,

furusiri bè se ka kè min na. furu-siri / bè / se / ka / kè / min / na mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire / REL / à où on peut conclure le mariage.

Nka, sani o don ka se, nka / sani / o / don / ka / se mais / avant que / DEM / jour / INJ? / arriver Mais avant que ce jour n’arrive,

cèlakaw ka kan ka furunafolo sara. cè-la-kaw / ka kan ka / furu-nafolo / sara homme-lieu-personnes / devoir / CONV / mariage-fortune / payer les membres de la famille de l’homme doivent payer la dot.

Furunafolo furu-nafolo mariage-fortune La dot

Mali furusariya la, muso min ma deli ka furu, Mali / furu-sariya / la / muso / min / ma / deli / ka / furu M. / mariage-loi / à / femme / REL / ACnég / habituer / CONV / marier Selon le code de mariage du Mali, la dot d’une femme qui n’a jamais contracté de mariage

o ka furunafolo ye dòròmè baa fila de ye. o / ka / furu-nafolo / ye / dòròmè / baa / fila / de / de DEM / CONN / mariage-fortune / EQ / dorome / 1.000 / 2 / FOC / EQ s’élève à dix mille francs CFA.

Nka, ni muso furuko fòlò tè, nka / ni / muso / furu-ko / fòlò / tè mais / quand / femme / mariage-affaire / première / SITnég / Mais si la femme n’en est pas à son premier mariage,

a ka furunafolo man kan ka tèmèn dòròmè baa kelen kan. a / ka / furu-nafolo / man kan ka / tèmèn / dòròmè / baa / kelen / kan sa / CONN / mariage-fortune / ne pas devoir / surpasser / dorome / 1.000 / 1 / sur sa dot ne doit pas dépasser cinq milles francs CFA.

Nka, sariya in tè bò a sira fè sinyè caman. nka / sariya / in / tè / bò / a / sira / fè / sinyè / caman mais / loi / cette / INACnég / sortir / sa / piste / par / fois / souvent Mais souvent, on ne respecte pas cette loi.

Muso somògò dòw bè warihakè min nyini cè fè, muso / so-mògò / dòw / bè / wari-hakè / min / nyini / cè / fè femme / maison-homme / certains / INAC / argent-moyen / REL / demander / homme / à Certains parents de femmes demandent aux hommes une somme d’argent

o bè tèmèn miliyòn kelen na tuma dò la. o / bè / tèmèn / miliyòn / kelen / na / tuma dò la DEM / INAC / surpasser / million / 1 / à / parfois qui dépasse parfois un million de francs CFA.

N’o se tè cè min ye, ni / o / se / tè / cè / min / ye quand / DEM / moyen / SITnég / homme / REL / SIT L’homme qui n’a pas les moyens de payer ladite somme,

o b’i sen bò musoko in na. o / bè / i / sen / bò / muso-ko / in / na celui / INAC / son / pied / faire sortir / femme-affaire / cette / de renonce à cette affaire de femme.

Furuko caman bè dabila ten, furu-ko / caman / bè / dabila / ten mariage-affaire / beaucoup / INAC / arrêter / ainsi Beaucoup de projets de mariages échouent à cause de

muso somògòw ka natabaya y’o sababu ye. muso / so-mògòw / ka / natabaya / ye / o / sababu / ye femme / maison-gens / CONN / cupidité / EQ / DEM / raison / EQ la cupidité de certains parents de femmes.

Furusiri yèrè furu-siri / yèrè mariage-lier / -même Le mariage lui-même

Mali la, waatiw bè yen furusiri man kan ka kè minw na. Mali / la / waatiw / bè / yen // furusiri / man kan ka / kè / minw / na M. / à / moments / SIT / là-bas / mariage / ne pas devoir / faire / REL / à Au Mali, il y a des périodes, où il ne faut pas se marier.

Sunkalo ni farafinkalo kònòntònnan y’o waati dòw ye. sun-kalo / ni / farafin-kalo / kònòntòn-nan / ye / o / waati / dòw / ye jeûne-mois / et / africain-mois / neuf-ORD / EQ / DEM / période / telles / EQ Le mois de carême et le 9ième mois du calendrier africain font partie de ces périodes.

Komi a bè fò ko : komi / a / bè / fò / ko comme / il / INAC / dire / que Comme on dit que

« Kòròbòlikèla si man jan », kòròbòlikèla / si / man / jan tentateur / aucun / DESnég / grand « celui qui met tout à l’épreuve n’a pas longue vie »,

mògò si tè tulomagèlènya kè, mògò / si / tè / tulomagèlènya / kè homme / aucun / INACnég / entêtement / faire personne ne s’entête

k’a ka furu siri waati kofòlen fila ninnu dò la kelen na. ka / a / ka / furu / siri / waati / kofò-len / fila / ninnu / dò / la / kelen / na CONV / son / CONN / mariage / lier / moment / parler de-PART / 2 / ces / certain / à / 1 / à à célébrer son mariage à l’une des deux périodes évoquées.

Maliden caman bè siran mali-den / caman / bè / siran M.-enfant / beaucoup / INAC / craindre Beaucoup de Maliens ont peur

k’u ka mèri furusiri kè sibiridon, ka / u / ka / mèri / furusiri / kè / sibiri-don CONV / leur / CONN / mairie / mariage / faire / samedi-jour de célébrer leur mariage civil un samedi,

bawo sibiri ye donmafila de ye. bawo / sibiri / ye /don-ma-fila / de / ye parce que / samedi / EQ / jour-qui a-double / FOC / EQ parce que le samedi est un jour de la semaine dont les événements se répètent.

O kòrò ko fèn min mana kè sibiridon, o bè kè tugun. o kòrò ko / fèn / min / mana / kè / sibiri-don / o / bè / kè / tugun cela veut dire / chose / REL / HYP / faire / samedi-jour / DEM / INAC / faire /encore Cela veut dire que ce qui se passe le samedi, a lieu une nouvelle fois.

Yan, mògò hakili bè jigin furusa de la. yan / mògò / hakili / bè / jigin / furu-sa / de / la ici / homme / esprit / INAC / rappeler / mariage-mourir / FOC / à Ceci fait penser au divorce.

Furusa dun ye maloya de ye mògò caman bolo, furu-sa / dun / ye / maloya / de / ye / mògò / caman / bolo mariage-mourir / cependant / EQ / honte / FOC / EQ / homme / beaucoup / à Pour beaucoup de personnes le divorce est une honte,

o kosòn, olu bè kaari sibiri furusiri kò. o kosòn / olu / bè / kaari / sibiri / furusiri / kò pour cela / eux / INAC / renoncer / samedi / mariage / à c’est pourquoi ils renoncent au mariage du samedi.

Nka, n’an ko furusa, nka / ni / an / ko / furu-sa mais / quand / nous / dire / mariage-mourir Mais quand on parle ici de divorce,

an hakili bè cè musokelentigi de ka furu la. an / hakili / bè / cè / muso-kelen-tigi / de / ka / furu / la notre / esprit / SIT / aspect? / femme-1-maître / FOC / CONN / mariage / SIT on pense au mariage monogame.

Ni cèlakaw ye furunafolo sara, ni / cè-la-kaw / ye / furu-nafolo / sara quand / homme-lieu-personnes / AC / mariage-fortune / payer Après que les membres de la famille de l’homme aient payé la dot,

furusiri bè se ka kè. furu-siri / bè / se / ka / kè mariage-lier / INAC / pouvoir / CONV / faire le mariage peut avoir lieu.

Furusiri fila de bè kè Mali la : kelen bè kè mèri furu-siri / fila / de / bè / kè / Mali / la / kelen / bè / kè / mèri mariage-lier / 2 / FOC / INAC / faire / Mali / la / 1 / INAC / faire / mairie Au Mali, on conclut deux mariages : l’un se fait à la mairie

– o ye mèri furusiri ye –, o / ye / mèri / furu-siri / ye DEM / EQ / mairie / furu-siri / EQ – c’est le mariage civil –,

a tò kelen bè kè misiri la (tubabu ta bè kè egilisi de la) a / tò / kelen / bè / kè / misiri / la / kerecènw / ta / bè / kè / egilisi / de / la son / reste / 1 / INAC / faire / mosquée / à / chrétiens / part / INAC / faire / église / FOC / à l’autre a lieu à la mosquée (celui des chrétiens est célébré à l’église)

wala npogotigi fa ka du kònò. wala / npogotigi / fa / ka / du / kònò ou / jeune fille / père / CONN / concession / dans ou dans la concession du père de la jeune fille.

Furu min bè siri misiri la wala npogotigi fa ka so, furu / min / bè / siri / misiri / la / wala / npogotigi / fa / ka / so mariage / REL / INAC / lier / mosquée / à / ou / jeune fille / père / CONN / maison Le mariage qui se fait à la mosquée ou chez le père de la jeune fille

o de bè wele silamè furusiri. o / de / bè / wele / silamè / furu-siri DEM / FOC / INAC / appeler / musulman / mariage-lier s’appelle mariage religieux (musulman).

Mèri furusiri mèri / furu-siri mairie / mariage-lier Le mariage civil

Furusiridon nyumanw ye alamisa ni kari de ye. furusiri-don /nyumanw / ye / alamisa / ni / kari / de / ye mariage-jour / bons / EQ / jeudi / et / dimanche / FOC / EQ Le jeudi et le dimanche sont des jours convenables pour se marier.

Mèri furusiri ka kan ka kè misiri ta nyè. mèri / furusiri / ka kan ka / kè / misiri / ta / nyè mairie / mariage / devoir / faire / mosquée / celui de / avant Le mariage civil doit avoir lieu avant le mariage musulman.

Anw ka mèri furusiri ni tubabu jamanaw ta bèè ye kelen ye. anw / ka / mèri / furusiri / ni / tubabu / jamanaw / ta / bèè / ye / kelen / ye notre / CONN / mairie / mariage / et / européen / pays / celui de / tous / EQ / 1 / EQ Notre mariage civil et celui de tous les pays européens sont le même.

Mèri bè cè ni muso nyininka n’u b’a fè mèri / bè / cè / ni / muso / nyininka / ni / u / bè a fè maire / INAC / homme / et / femme / interroger / si / ils / vouloir Le maire demande à l’homme et à la femme s’ils consentent

ka furu nyògòn ma. ka / furu / nyògòn / ma CONV / mariage / l’un l’autre / à à se marier l’un avec l’autre.

O cogo la, a b’u tanga diyagoyafuru ma. o / cogo / la / a / bè / u / tanga / diyagoya-furu / ma DEM / façon / à / il / INAC / les / protéger / obligation-mariage / contre De cette manière il leur épargne un mariage forcé.

N’u ko ònhòn, mèri b’u ka furu siri. ni / u / ko / ònhòn / mèri / bè / u / ka / furu / siri si / ils / dire / oui / maire / INAC / leur / CONN / mariage / lier S’ils disent oui, le maire conclut leur mariage.

O kò, kònyòkè ni kònyòmuso o kò / kònyò-kè / ni / kònyò-muso et puis / noce-homme / et / noce-femme Ensuite, le nouveau marié et la nouvelle mariée

n’u seerew b’u bolonò bila sèbèn na. ni / u / seerew / bè / u / bolo-nò / bila / sèbèn / na et / leurs / témoins / INAC / leur / main-trace / placer / papier / à et leurs témoins signent un papier.

Mèri bè furusèbèn don kònyòkè bolo. mèri / bè / furu-sèbèn / don / kònyò-kè / bolo maire / INAC / mariage-papier / mettre / noce-homme / main Le maire remet l’acte de mariage au nouveau marié.

Mògòw bè foto caman ta sani kònyòkè ni kònyòmuso mògòw / bè / foto / caman / ta / sani / kònyò-kè / ni / kònyò-muso gens / INAC / photo / beaucoup / prendre / avant que / noce-homme / et / noce-femme Les gens font beaucoup de fotos avant que le nouveau marié et la nouvelle mariée

ka bò mèri kònò. ka / bò / mèri / kònò CONV / sortir / mairie / dans ne sortent de la mairie.

N’u bòra yen, u bè don mòbili kònò, ni / u / bò-ra / yen / u / bè / don / mòbili / kònò quand / ils / sortir-AC / là-bas / ils / INAC / entrer / voiture / dans Quand ils quittent ce lieu, ils entrent dans une voiture

ka taa u somògòw fo. ka / taa / u / so-mògòw / fo CONV / aller / leurs / maison-gens / saluer et vont saluer leurs gens de la maison.

O kò, mògòw bè dumuniba kè. o kò / mògòw / bè / dumuni-ba / kè et puis / gens / INAC / repas-grand / faire Ensuite, il y a un repas de fête.

Silamè furusiri silamè / furu-siri musulman / mariage-lier Le mariage religieux (musulman)

Silamè furusiri bè se ka kè muso fa ka du kònò, silamè / furusiri / bè / se / ka / kè / muso / fa / ka / du / kònò musulman / mariage / INAC / pouvoir / CONV / faire / femme / père / CONN / concession / dans Le mariage religieux peut se faire dans la concession du père de la femme,

komi a bè se ka kè misiri dò fana kònò. komi / a / bè / se / ka / kè / misiri / dò / fana / kònò comme / il / INAC / pouvoir / CONV / faire / mosquée / une / aussi / dans tout comme il peut avoir lieu dans une mosquée.

Cèlakaw ni musolakaw n’u teriw n’u dònbagaw cè-la-kaw / ni / muso-la-kaw / ni / u / teriw / ni / u / dòn-bagaw homme-lieu-personnes / et / femme-lieu-personnes / et / leurs / amis / et / leurs / connaître-ceux qui Les membres de la famille de l’homme et ceux de la femme ainsi que leurs amis et connaissances

bè nyògòn dalajè du in wala misiri kònò. bè / nyògòn / dalajè / du / in / wala / misiri / kònò INAC / rassembler / concession / cette / ou / mosquée / dans se réunissent dans cette concession ou dans la mosquée.

Alimami wala silamèjama in bèè la kòròbalen de alimami / wala / silamè-jama / in / bèè / la / kòrò-ba-len / de imam / ou / musulman-foule / cette / tous / à / vieillir-grand-PART / FOC C’est l’imam ou le plus âgé du groupe de musulmans

bè konyè in nyèmògòya ta. bè / ko-nyè / in / nyèmògòya / ta INAC / affaire-aspect / cette / autorité / prendre qui prend l’affaire en mains.

Moriw bè kuranè suran dama dòw kalan. moriw / bè / kuranè / suran / dama / dòw / kalan marabouts / INAC / coran / sourate / seulement / quelques / lire Les marabouts lisent quelques versets du coran.

O kò, mògòw bè fatiya ta kònyòkè ni kònyòmuso ye. o kò / mògòw / bè / fatiya / ta / kònyò-kè / ni / kònyò-muso / ye et puis / gens / INAC / incantation collective / prendre / noce-homme / et / noce-femme / à Ensuite, les gens bénissent le nouveau marié et la nouvelle mariée.

Woro bè di bèè ma. woro / bè / di / bèè / ma noix de cola / INAC / donner / tous / à On donne des noix de cola à tous.

Dòw bè woro kelen nyimi o yòrò bèè la, dòw / bè / woro / kelen / nyimi / o / yòrò / bèè / la certains / INAC / noix de cola / 1 / croquer / DEM / lieu / tous / à Certains croquent sur-le-champ une cola

ka dugawu kè kònyòkè n’a furumuso ye. ka / dugawu / kè / kònyò-kè / ni / a / furu-muso / ye CONV / bénédiction / faire / noce-homme / et / sa / mariage-femme / à et donnent leurs bénédictions au marié et à son épouse.

Silamè furusiridon su fè, kònyòkoli bè kè. silamè / furusiri-don / su / fè / kònyò-ko-li / bè / kè musulman / mariage-jour / nuit / à / noce-laver-ACT / INAC / faire La nuit du mariage religieux, on lave la mariée.

Musow bè kònyòmuso kun n’a senw ko, musow / bè / kònyò-muso / kun / ni / a / senw / ko femmes / INAC / noce-femme / tête / et / ses / pieds / laver Des femmes lavent la tête et les pieds de la nouvelle mariée

ka taa n’a ye cè teri dò wala a baramògò dò ka so. ka / taa / ni / a / ye / cè / teri / dò / wala / a / bara-mògò / dò / ka / so CONV / aller / avec / elle / à / mari / ami / un / ou / son / maison-homme / un / CONN / maison et l’amènent chez un ami du mari ou chez un de ses proches.

Kònyòkè bè taa a sòrò yen. O y’u donnen ye kònyòso la. kònyò-kè / bè / taa / a / sòrò / yen / o / ye / u / don-nen / ye / kònyò-so / la noce-homme / INAC / aller / elle / trouver / là-bas / DEM /EQ / entrer-PART / noce-maison / à Le nouveau marié la rejoindra là-bas. Ainsi commence le séjour dans la chambre nuptiale.

U bè dògòkun kelen de kè kònyòso la. u / bè / dògòkun / kelen / de / kè / kònyò-so / la ils / INAC / semaine / 1 / FOC / faire / noce-maison / à Ils restent une semaine dans la chambre nuptiale.

Cè bè se ka bò, nka muso man kan k’a sen bila cè / bè / se / ka / bò / nka / muso / man kan ka / a / sen / bila homme / INAC / pouvoir / CONV / sortir / mais / femme / ne pas devoir / son / pied / mettre L’homme peut sortir, mais la femme ne doit mettre les pieds

hali dukènè na, hali / du-kènè / na même / cour-surface / à même pas dans la cour

k’a sòrò kunnyògòn in ma ban. ka / a / sòrò / kunnyògòn / in / ma / ban CONV / le / obtenir / semaine / cette / à / finir avant que la semaine ne soit finie.

Ale bè waati in bèè kè, a dalen bè sange kòrò. ale / bè / waati / in / bèè / kè / a / da-len / bè / sange / kòrò elle / INAC / temps / ce / tout / faire / elle / poser-PART / INAC / moustiquaire / sous Elle reste tout ce temps couchée sous une moustiquaire.

Ni muso bòra kònyòso la, a ka minènsiri bè kè, ni / muso / bò-ra / kònyò-so / la / a / ka / minèn-siri / bè / kè quand / femme / sortir-AC / noce-maison / à / il / CONN / outil-lier / INAC / faire Quand la femme (mariée) sort de la chambre nuptiale, on fait son trousseau

a bè yèlèma a cè bara. a / bè / yèlèma / a / cè / bara elle / INAC / déménager / son / mari / chez et elle déménage chez son mari.

(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; FUT = marque de prédication du futur ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; ORD = suffixe d’ordinal ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)

Bonne lecture !

Herbert
Train de luxe de Nagpur entre Jabalpur et le parc national de Kanha? (Inde) English translation pending
by Debeugny · 2009-01-02 · 4 replies
Le train de luxe de Nagpur qui dessert Jabalpur et le parc National de Kanha (voyage de trois nuits) existe-t-il ? Merci
Cinq-six jours dans le Nord Vietnam (Sapa et Bac Ha) ou dans le Delta du Mékong English translation pending
by Chuquimaa · 2010-08-23 · 37 replies
Bonjour,

Nous avons une idée bien précise de notre itinéraire pour notre séjour au Vietnam en novembre prochain (du 1er au 23) mais nous hésitons sur un point.... nous avons une disponibilité de 5-6 jours consécutifs dans notre parcours avec 2 options possible :

- Le Delta du Mékong (itinéraire à construire au départ de Saigon) - Le Nord du Vietnam (Hanoi -> Lao Cai -> Sapa -> Lao Cai -> Bac Ha -> Lao Cai -> Hanoi) avec deux trek d'une journée chacun (1 à Sapa et 1 à Bac Ha).

Nous ne parlons pas Vietnamiens et ce sera notre premier voyage dans ce pays qui nous donne tant envie de le découvrir ... nous hésitons le nord a l'air très beau, plus accessible mais plus "semblable" aux paysages européens (relativement!) tandis que le sud a l'air moins accessible, peut-être moins attrayant à première vue mais toujours plus authentique et simple, proche des gens, ... et beaucoup plus dépaysant. Nous voyageons en couple et en "routard", hotel petits budgets ci possible (10-20 dollars). Nous ne voulons pas faire de moto. Nous ne voulons pas prendre un tour organisé en bus ou via une agence, ni pour le nord, ni pour le sud, et nous préférons galérer, perdre un jour mais être seuls et partager une expérience unique tous les 2.

Nous cherchons des témoignages de voyageurs qui connaissent les deux coins ou un seul et qui pourraient nous donner leurs ressenti sur les régions pour nous aider à trancher et à faire un choix ... c'est difficile un choix de "riche" comme celui-ci 😄

Merci par avance pour apporter votre pierre à l'édifice si vous le souhaitez. Amicalement.
Voyage deux semaines dans le nord du Vietnam début juin English translation pending
by Gougourd · 2014-05-25 · 8 replies
Bonjour à tous et à toutes,

Je prévois avec ma conjointe de partir 2 semaines début juin au nord du Vietnam en mode backpacker, petit budget. Après plusieurs recherches sur internet, voilà où nous en sommes:

1er jour: Arrivée HANOI 2ème jour: Visite de HANOI 3ème jour: Visite de HANOI 4ème jour: direction SEPA 5ème jour: visite des alentours de SEPA 6ème jour: visite des alentours de SEPA

Nous aimerions également partir à Dong Van et Ba Be. Cependant, il semble que ces lieux ne soient seulement atteignables que par 4x4 + chauffeur. Pour finir, nous souhaiterions aller à la baie d'Halong.

Voilà grosso modo le projet. C'est pourquoi j'ai plusieurs questions:

- Que pensez vous de ce début d'itinéraire et comment le compléteriez vous ? - Connaissez vous le prix d'un 4x4 + chauffeur ? - Pensez vous que nous devrions prendre un guide ?

Nous souhaitons vivre au plus près possible des locaux avec un petit budget.

Merci d'avance 🙂
Îles au sud de Split en bateau (Hvar ou Korcula) English translation pending
by FOB69 · 2019-11-27 · 8 replies
Bonjour,

Je vais en Croatie l'été prochain et j'emmène mon bateau. Je pense passer une semaine sur les îles au sud de split.

J'hésite à me poser à hvar ou Korcula, pour rayonner ensuite sur les îles autour (je ne dors pas sur mon bateau et je n'ai que le permis côtier).

Donc j'ai ma voiture et mon bateau pour l'ile où je vais loger, et mon bateau pour visiter les autres iles et la région.

Merci pour vos conseils

B.
Passage en voiture de Faro à Huelva English translation pending
by Eze · 2018-03-02 · 19 replies
Bonjour,

Ai trouvé un logement à Tavira et une auto. Je paierai un supplément de "carte verte" (?) pour aller en Espagne, je ne peux y échapper.

Comme je n'ai pas l'intention de parcourir les autoroutes portugaises mais faire de brèves promenades en auto, je me demandais s'il fallait louer l'appareil de comptage pour les péages portugais. J'étais prêt à ne pas le faire quand j'ai voulu vérifier comment on peut franchir la frontière sur une carte google maps. Je ne vois qu'un pont autoroutier. Dans le doute, je viens vers les connaisseurs du coin pour savoir si ce pont est "à péage" ? Dans ce cas, je louerai l'appareil de comptage.

Merci.
Où faire une belle randonnée en un jour massif de Faragas (Roumanie) English translation pending
by Mastred · 2016-05-27 · 7 replies
Bonjour,

Nous sommes 4 jeunes gars, Français, Belges, et Suisses (comme ça, pas de jaloux dans la francophonie!), et nous souhaitons faire une belle rando autour du massif de Faragas, nous n'avons malheureusement qu'un jour. Nous devrions dormir autour de Brasov, mais nous pourrions éventuellement aller jusqu'à Sibiu si c'est préférable pour avoir plus de choix. Nous aurons bien sûr la voiture pour nous déplacer.

J'ai remarqué qu'il y avait le lac Balea qui avait l'air très joli. Y a t'il quelque chose d'autre à faire que j'aurais pu manquer, malgré ma lecture très attentive de tous vos messages ?

Toute suggestion est donc la bienvenue !

Merci d'avance à tous ceux qui prendront le temps de nous aider, en nous proposant différentes alternatives dans l'organisation de notre voyage, dans ce beau pays.

Mastred
Aller au lac de Ba Be en partant d'Hanoï? English translation pending
by Cravoisier · 2010-07-31 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous serons à 4 au Vietnam du Nord entre le 4/11 et 1/12/2010. Nous avons déjà réservé un petit séjour chez Loan, à Tam Coc, grâce aux infos éclairées de Larsay. Merci Jacques ! Nous suivons également avec grande attention les messages et conseils d'Abalone. Vers le 16 novembre, nous aimerions nous rendre au Lac de Babe par nos propres moyens. Nous savons que cela va être compliqué, mais quelqu'un pourrait-il m'en dire plus au niveau des bus à prendre, soit en partant de Hanoi, soit en partant de la région de Sapa. Merci à tous de votre aide. Jacques et Abalone, au secours !!!
Lac Powell: Antelope Point Marina... c'est nouveau? English translation pending
by Frozenmad · 2008-05-07 · 5 replies
Je prépare notre itinéraire dans l'ouest depuis plus de 1 an, et je tombe aujourd'hui, par hasard, sur un site : http://www.antelopepointlakepowell.com/ Je n'avais jamais entendu parler de cette marina à Antelope Point près de Page... c'est nouveau ?? A votre avis, est-ce un bon endroit pour louer un bateau ou tout simplement pour avoir un bon aperçu du lac ou vaut-il mieux aller à Wawheap Marina ??? Nous aurons une demi-journée de libre à Page pour se consacrer au lac Powel et nous ne savons pas où aller exactement et que faire... (on a déjà prévu le temps nécessaire pour Horseshoe Bend et Antelope Canyon) et on hésite entre demi-journée de farniente sur une "plage" du lac avec belle vue ou location d'un petit bateau (à priori il faut compter environ 300 usd TTC la demi journée)... quel conseil pouvez-vous nous donner ? connaissez vous cette marina de Antelope Point ? Est-ce mieux que Wawheap ??

merci de votre aide
Itinéraire pour passer du Laos au Vietnam English translation pending
by Wantahavefun · 2007-03-12 · 10 replies
Salut,

je serai à Vientiane le 8 juin et repars de Hanoi le 21. l'idée est de passer du laos au Nord Vietnam. Qqun peut il m'indiquer le meilleur itinéraire dans les temps qui me sont données, sachant que je me contenterai du coup du nord vietnam.

je pensais à Vientiane Phonsavan Luang Prabang puis Laichau Sapa Hanoi, ou Laichau Son La Maichau Hanoi Along mais il me manque les étapes intermédiaires

l'important est que je sache surtout où passer la frontière pour la demande de Visa.

merci d'avance Guillaume
Pour voyageur solo: bonne agence de voyage pour les montagnes du nord du Vietnam? English translation pending
by Locosurf34 · 2013-04-28 · 15 replies
Bonjour,

je part à compter du 8 mai au Vietnam pour 1 mois.

Je souhaite visiter les montagnes du nord Vietnam via une agence pour en profiter au maximum. Mais voyageant seul je ne peux pas assumer une voiture avec un chauffeur et éventuellement un guide.

J'aimerais savoir quelles agences accepte de faire des tours non privatif mais de qualité ?

J'aimerais un tour qui passerait par le lac babe, les chutes de ban gioc, puis la province de ha giang, le marché de ban ha, etc ... J'ai environ 8 - 10 jours à consacrer à ce tour.

J'arrive à Hanoi jeudi 9 mai. Je pense essayer de partir dans le nord le 10 ou sinon la semaine d'après vers le 17.

Merci de vos conseils. 🙂
Voyage dans le nord-est du Vietnam English translation pending
by Joyeux15 · 2012-04-13 · 9 replies
bonjour, Nous souhaitons faire un trip dans le nord est au depart de cairong avec un passage en bateau jusqu' a Mon cai puis en bus jusqu'a Lang son, puis bus jusqu'a Cao bang puis on veut aller a Ba be... est-t-il facile et conseille de louer une moto de Cao bang pour aller a Ba be... SINON COMMEMT FAIRE POUR ALLER A Ba be. J'ai pu voir que quelques personnes sur ce site etait de supers bons conseils. Merci beaucoup, Noelle PS Nous sommes au Vietnam depuis un mois et l'idee et de fuir un peu le tourisme de masse.
Nord du Vietnam: aller depuis Ba Be à Sapa? English translation pending
by Manelvici · 2010-07-30 · 22 replies
Je suis en train d'organiser mon prochain voyage à Vietnam. Je parte le prochain 4 d'août et je serai là jusqu'au le 31 d'août. J'ai utilisé beaucoup les informations du Forum, merci a tous! Quelques personnes comme Larsay et Abalone sont déjà mes copains de voyage virtuels.

J'aime voyager en vélo ou par les transports publics du pays. Ce fois sera per transports publics, peut-être la deuxième sera en vélo, on verra!

J'ai une question très concrète :

Je sais que c'est pas facile aller depuis la Ba Be vers la région de Sapa - Bac Ha (Lao Cai) . Mais je n'ai pas peur des difficultés. Alors c'est possible aller avec des transport publiques? En cas contraire, est-ce que il y a des gens du pays qui font, à peu, près ce parcours?

Peut-être il y a la possibilité d'aller depuis Ba be à la région du lac de Thac Ba et après aller a Lao Cai ou il sera encore plus compliqué?

Salut et pardonnez-moi mon français d'écolier
Retour de trois semaines au Chili - Île de Pâques English translation pending
by Sevy81 · 2010-07-04 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je suis partie 3 semaines au Chili en mai dernier et je voulais vous faire partager mes diverses expériences là bas. A chaque préparation de voyage, je me sers beaucoup des informations contenues sur ce site, donc à mon tour de faire un retour !

Je suis partie avec mon compagnon du 14 mai au 2 juin (départ prévu le 13 mai mais décalé à cause du volcan :(). Nous avions réservé les vols (internationaux et intérieurs) avant de partir et repéré certains hôtels sans les réserver.

14 mai : départ Le vol international a été opéré par Iberia, via Madrid. Je ne suis pas fan de cette compagnie (les avions sont assiez vieux, pas d'écrans individuels et le service n'est pas toujours top) mais les prix étaient les plus bas avec elle. Le vol Paris-Santiago, nous a couté 800€ par personne (réservé fin décembre).

15 mai : Santiago Nous somme arrivés à Santiago en début de matinée. Nous avions prévu d'y passer deux jours avant de partir vers la région des lacs, mais compte tenu du retard du vol, nous y avons passé qu'une journée. Pour nous rendre à Santiago, nous avons pris un bus de la compagnie Turbus (prix 1700 $ par personne), départ devant la sortie de l'aéroport. Nous nous sommes arretés à la gare routière Alameda pour réserver nos billets pour le trajet vers Pucon le soir même. Nous en avons profité pour réserver le retour vers Valparaiso. Le billet pour Pucon nous a couté 19 000 $ chacun et celui pour Valparaiso 21 500 $. Le départ pour Pucon était fixé à 22h50, nous avons laissé nos bagages à la consigne et nous sommes partis visiter la ville. Nous avons commencé la visite par le quartier historique qui n'est pas exceptionnel. Par contre, nous avons passé l'après midi dans le quartier de Bellavista qui est très sympa, animé et coloré. On y trouve plusieurs petits marchands et de nombreux bars. Nous avons visité la Chascona😄, la maison de Pablo Néruda ( 2 500 $ par personne), visite très intéressante. Pour les restos, nous avons déjeuné le midi chez Don Augusto 🙁dans le marché central (recommandé par le routard). Nous avons été assez déçus. C'était plutôt cher et pas terrible (tous les plats aux premiers prix étaient indisponibles, bizarre...). Le soir, nous avons pris des empanadas dans un bar du centre historique. Comme les trajets en bus étaient de nuit, nous avons réservé des places en salon-cama avec la compagnie Turbus😄. C'est une très bonne compagnie. Les bus étaient à l'heure, très confortables, on a vraiment pu dormir pendant le trajet sans soucis !

16 mai-17 mai : région de Pucon Comme ce n'était pas la période touristique, la ville était assez déserte. La gare routière est située tout près du centre, on est donc partis à pied. Nous avons fait un stop à la bicicleta pour demander une chambre, mais ils n'en avaient pas avec salle de bain privée, la Tetera était fermée, nous avons donc atteri à l'auberge Ecole🙂. La chambre était correcte, la salle de bain propre et le petit déjeuner inclus (prix : 25 000 $). Nous sommes allés prendre un bus pour los ojos del caburga🙂. L'endroit est joli mais pas très grand, on en fait vite le tour. Nous avons ensuite pris un bus pour les thermes. Nous n'avions pas vérifié la régularité des bus, si bien que nous avons du attendre un bon bout de temps sur le bord de la route. Nous avons choisi les thermes de Chimey-Co🙂. Ils étaient très bien : deux piscines extérieures dont une très chaude et un bassin intérieur avec des jacuzzi. L'entrée était à 10 000$ avec prêt de serviette. Sur le site, on avait possibilité de se faire faire des soins, j'ai opté pour un massage et un masque, aucun regret ! Le lendemain, nous sommes allés au parc de huerquehue😄. Il y a 3 départs par jour. Nous avons pris celui de 8h30. Le trajet dure 1h et coute 6 800$ l'aller retour. L'entrée du parc coute 4 000$. Le parc est immense. On était très peu nombreux (il me semble qu'on devait être 8 en tout). Il y a plusieurs randonées possibles. Nous avons choisi "le sentier des lacs" et avons mis 6h. Il y a une ascension au début un peu rude et longue sutout que l'air était humide mais une fois arrivés au niveau des lacs c'est magnifique ! Nous avons pique niqué sur le bord de l'un deux (seuls au monde !). Le chemin retour est plus tranquille et on peut voir quelques cascades (auxquelles nous ne nous étions pas arrétés à l'aller). Nous avons pris le dernier bus, à 17h. Pour les restos, pour les midis, nous achetions des empanadas et des biscuits dans une boulangerie avenue O Higgins. Le premier soir, nous avons diné dans un petit resto sympa (diner pour 2 à 5 600$), dans la même rue de la bicicleta, juste à côté il me semble (désolée, je ne me rappelle plus du nom). Le deuxième soir, nous avons diné dans un resto italien Chef Pato🙂, très bien (8 000$ pour deux). Le soir, nous avons pris le bus pour Valparaiso, toujours en salon cama avec Turbus.

18 mai : Valparaiso Nous sommes arrivés à Valparaiso vers 8h. Nous avons trouvé un hôtel à la gare routière : Rincon de Valparaiso😐. Une voiture vient nous chercher et nous emmenène à l'hôtel. La chambre est correcte, pas très lumineuse cependant, mais propre. Le petit déjeuner (avec jolie vue sur la ville) et internet sont inclus (prix : 20 000$). L'hôtel est bien situé, si bien que toutes les visites se font à pied. Nous prenons un bon petit déjeuner au Café del Poeta (prix pour 2 : 5 500$). La ville-basse est par contre bruyante, il y a pas mal de circulation et un nombre de chiens errants impressionnant ! Au contraire, les maisons situées sur les cerros sont colorées, les ascenseurs bien utiles (sauf si on veut se muscler les cuisses), c'est agréable de s'y balader. Nous avons visité la Sebastiana😄 (entrée : 3 000$), une des 3 maisons de Neruda, la visite était très bien et la vue magnifique. Pour les restos : le midi, nous avons déjeuné dans un petit resto dans la même rue que la Sebastiana, à 200m. Il s'appelle Donde Lukas😄 et je le conseille vivement. La gérante était super gentille (nous a donné des infos sur San Pedro) et la nourriture était très bonne. Le soir, nous avons diné chez Cinzano😠 et quelle déception. C'est très cher, la qualité n'y est pas du tout et le service pas très sympa. Bref, à fuir !

19 mai : journée transit Valparaiso-San Pedro de Atacama Nous sommes partis à la gare routière en taxi et avons pris un bus pour Santiago-terminus Pajaritos avec la compagnie turbus (3 800$ chacun). Le trajet dure 1h30. De là bas, nous avons pris un bus pour l'aéroport de la compagnie centropuerto (1 400$), 20 minutes environ. Notre vol pour Calama est avec la compagnie Sky Airlines (470€ aller retour par personne). La compagnie est très bien, repas servi à bord. Le vol dure 2h. Arrivés à Calama, on prend un transfert vers San Pedro avec Licancabur (18 000$ par personne l'aller-retour). Le trajet dure 1h30. Quand nous sommes arrivés à San Pedro, il faisait déjà nuit. Nous sommes allés à l'hôtel Elim qui était complet. Ils ont appelé Quina Adela pour voir s'ils avaient une chambre mais personne ne répondait. Ils nous ont conseillé un hôtel où il y avait de la place mais celui-ci était très excentré et de l'autre côté du cimetière, je n'avais pas très envie d'y aller. On nous a appris que c'était le we de la fete nationale, c'est pour ça que de nombreux hôtels étaient complets, nous qui pensions pouvoir négocier le prix de la nuit étant donné qu'on restait plusieurs jours, c'était loupé ! Nous avons fini par trouver une chambre disponible à l'hôtel La Ruca🙂 mais juste pour une nuit, ils étaient complets les autres nuits. Notre chambre était spacieuse, propre. Le petit déjeuner était inclus (prix : 35 000$). Nous sommes ensuite allés voir les agences. Il y en a beaucoup situées sur caracoles. Nous avons fait affaire avec Cosmo Andinos🙂 : 3 excursions (60 000$ chacun): Vallée de Mars et de la lune ; geyser del Tatio ; lagunes altiplaniques. C'était plus cher que ce que proposaient d'autres agences mais les échos étaient très bons pour cette agence donc on a voulu assurer la qualité. Le vendeur a été super sympa. Nous lui avions dit que nous avions des problèmes d'hôtels. Il a appelé une dizaine d'hôtels mais ils étaient tous complets. Il a appelé l'hôtel situé juste à côté de son agence et il y avait des disponibilités, on a donc réservé la bas les 3 nuits suivantes. Le soir, on a diné dans un petit resto très correct : Algarrobal🙂.

20 mai : San Pedro de Atacama - vallée de la lune Nous avons transféré nos bagages à l'hôtel réservé la veille : Lomas Sanchez😐. La chambre est très jolie, très propre. La propriétaire est super sympa, internet est inclus. Le point négatif de cet hôtel est le bruit. Notre chambre donnait sur Caracoles et la nuit, c'était extrêmement bruyant ! C'était également assez cher (40 000$ la nuit, petit déjeuner inclus mais comme on est souvent partis tôt on en a peu profité). San Pedro est une ville très touristique, sur la rue principale, on y trouve des restos, des agences et des boutiques à touristes principalement. La place de l'eglise est cependant jolie. Nous sommes allés faire le tour des agences qui proposaient des excursions en Bolivie. Nous avons choisi Cordillera😏. Le tour de 4 jours (avec retour sur San Pedro) était à 80 000$ par personne. Le midi, on a acheté des empanades au Delicias de Carmen🙂 qu'on a mangées sur la place de l'église. Très mauvaise idée, San Pedro compte plein de chiens errants, qui essayaient de voir s'ils pouvaient attraper quelque chose ! L'après midi, nous avons visité la vallée de Mars😄 et celle de la Lune😄. Notre guide était très bien. Nous étions un groupe de 6. J'ai beaucoup aimé la vallée de Mars, notamment la Dune qu'on a descendue pieds nus ! Il y avait peu de monde. Il y en avait plus à la vallé de la lune lors du coucher du soleil, qui valait bien le coup ! Le soir nous avons diné dans un resto sur Caracoles Sairi. C'était bon, le cadre agréable mais le service était super lent...

21 mai : Geyser el Tatio Réveil à 3h30 pour partir à 4h, assez rude ! Nous sommes un groupe de 10. Le trajet dure 1h30. Il fait très très froid, c'était dur ! Nous avons pris le petit déjeuner à l'extérieur puis avons eu le temps de nous balader autour des geysers😐. J'en ai peu profité car l'altitude m'a rendue malade. Il y avait un bassin où les personnes pouvaient se baigner. Sur le chemin du retour nous avons traversé des paysages magnifiques et nous nous sommes arretés sur un lieu avec de nombreux cactus. Nous étions de retour à San Pedro à 12h30. Nous avons pris des omelettes dans un petit café-internet sur caracoles et le dessert au salon de thé O2🙂. Le soir, nous avons diné dans un très bon resto: Etnico😏, situé sur Tocopilla (juste après desert adventure qui fait l'angle avec caracoles). Les prix ne sont pas chers et c'est très bon.

22 mai : Lagunes altiplaniques Départ à 7h avec un groupe composé de 10 personnes environ. Le premier arret a été au Salar d'Atacama, c'était magnifique. Il y avait plusieurs flamands roses. Nous y avons pris notre petit déjeuner, très bon. Nous avons continué notre route vers les lagunes. Le ciel était très couvert si bien que les couleurs n'étaient pas aussi jolies qu'elles auraient du l'être et il faisait extrêmement froid !! Nous nous sommes arretés aux lagunes miscanti et minique où nous avons pu faire une balade mais il faisait trop froid (il grelait même !), je l'ai donc écourtée pour aller me réfugier dans le bus, ce qui est bien dommage. Le chauffeur et le guide nous installé un repas sur une table à l'extérieur mais nous avons été plusieurs à manger dans le bus, tellement nous ne sentions pas nos doigts à cause du froid. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arretés dans deux villages Toconao et Socaire, pas extraordinaires. J'ai été assez déçue par cette journée, la beauté des paysages a été gachée par le ciel couvert et je ne m'attendais pas à ce qu'ils nous servent à manger à l'extérieur compte tenue des températures ! Le soir, nous sommes retournés à Etnico.

23 mai - 26 mai : Excursion en Bolivie Départ à 8h devant l'agence. Nous allons jusqu'à la frontière en minibus. Une fois les formalités faites (passeport + changement de monnaie), on nous répartit dans des 4*4. Nous sommes un groupe de 15 personnes et il y a 3 véhicules. Nous montons en voiture avec un jeune couple de canadien-australienne et un français qui fait le tour du monde en vélo. Notre chauffeur Jonal est super, sympa et super prudent. La voiture est en très bon état, comme les 2 autres d'ailleurs. C'est une raison qui nous a poussé à choisir Cordillera, c'est qu'ils ont leurs propres voitures et leurs propres chauffeurs. On nous sert un petit déjeuner à côté du poste de frontière et nous commencons l'excursion. Les paysages étaient fantastiques, j'en ai rarement vu d'aussi beaux ! Lors de notre première journée, nous sommes passés par : la laguna blanca, la laguna verde, des thermes où on pouvait se baigner et le désert de Dali. Nous sommes arrivés à notre refuge à 15h. Nous y avons déjeuné et avons passé le reste de la journée. Les chambres de 6 lits sont attribuées par voiture. Il faisait très froid, nous avons du dormir à 2 dans un même lit. Il est vivement conseillé d'avoir un sac de couchage (que nous n'avions pas !!). Pour la toilette, il y a deux lavabos avec de l'eau froide uniquement, heureusement, nous avions prévu les lingettes !

Le lendemain, nous sommes partis vers 8h. Nous sommes passés par la laguna colorada, l'arbre de pierre, les geysers et plusieurs lagunes altiplaniques. Tout était encore magnifique ! Nous sommes arrivés à 17h à San Juan où nous avons passé la nuit dans un hôtel de sable. C'était des chambres doubles et il y avait 2 douches d'eau chaude. La température dans la chambre était plus acceptable que la veille.

Le troisième jour, nous sommes arrivés sur le salar d'Uyuni. C'était magique ! Nous nous sommes arretés sur l'ile aux cactus puis avons pique niqué en plein milieu du salar, inoubliable ! Nous avons poursuivi la route jusqu'à Uyuni, en nous arretant au cimetière des locomotives. Sur le groupe de 15, nous étions les seuls à retourner à San Pedro. Nous avons eu 1h pour nous balader dans la ville puis sommes repartis avec un chauffeur, Ruben. Contrairement à Jonal, il conduit plus rapidement mais il a l'air de connaitre parfaitement la route donc pas de soucis. Nous avons redormi dans le refuge de la première nuit, mais cette fois comme nous étions seuls dans la chambre, nous avons pris toutes les couvertures !

Le 4ème jour, nous sommes repartis vers 7h. Il fallait 2h pour atteindre la frontière. On y a pris notre petit déjeuner et avons pris un minibus pour San Pedro. A la frontière, les douaniers ont essayé de nous avoir. Ils nous ont demandé de payer 15 bolivianos de taxe, hors cette taxe était payée par l'agence, on leur a dit et ont alors fait les étonnés (alors qu'ils savaient qu'on était avec le guide) en nous disant qu'en effet on ne devait pas payer. Pour le taux de change, pareil, ils nous ont annoncé un taux de change très défavorable en notre faveur, bien différent de celui demandé à l'aller. On le leur a dit et alors ils nous ont appliqué le même taux de change qu'à l'aller. Ce n'est pas bien grave, surtout qu'il ne faut pas insister longtemps pour qu'ils reviennent sur leurs dires, ils essaient c'est tout, mais venant d'agents de l'état c'est pas terrible.

Nous avons adoré cette excursion en Bolivie, vraiment le point fort de notre voyage. Les paysages étaient à couper le souffle. Si c'était à refaire, je pense que je n'aurais pas visité le geyser el Tatio et les lagunes altiplaniques côté Chilien. Néanmoins, ces visites permettent de s'acclimater à l'altitude.

De retour à San Pedro, nous avons transféré nos bagages à l'hôtel Elim😄. San Pedro était devenu bien plus calme, quasi méconnaissable avec tous ces touristes en moins. L'hôtel Elim (35 000$ petit déjeuner inclus) est situé à 5 minutes du centre. Nous avons beaucoup aimé cet hôtel, les chambres sont spacieuses, le personnel sympathique, la cour agréable avec les hamacs et balancelle.

27 mai : retour à Santiago Après un bon petit déjeuner, nous nous sommes baladés une dernière fois dans San Pedro (très calme !). Nous avons déjeuné dans un petit resto de poulet-frites, très bien. L'agence Licancabur devait venir nous chercher à l'hôtel à 15h pour nous amener à l'aéroport. A 15h15, ils n'étaient toujours pas là. La gérante de l'hôtel les a appelés, ils ont dit qu'ils arrivaient mais finalement, ne sont arrivés qu'à 16h !! Nous étions très stressés à l'idée de louper l'avion. Le conducteur a roulé très très rapidement, ce n'était pas très rassurant. Nous avons pu nous enregistrer de justesse, heureusement que l'aéroport de Calama était petit. Arrivés à Santiago, nous avons pris le bus centropuerto jusqu'au centre. Nous avions réservé une chambre à Casa Bonita😄 (prix : 44 000$), près du métro Republica. Les gérants étaient très charmants, la chambre vraiment très spacieuse et jolie. Seul petit bémol, l'insonorisation avec la rue mais ce n'était pas très génant. Nous avons diné dans un resto du quartier recommandé par l'hôtel : Tales. La cadre était joli, nous avons diné sur un balcon avec vue sur une petite place.

28 mai : Départ Ile de Paques Notre vol était à 8h20, nous avions récupéré nos cartes d'embarquement la veille à l'aéroport et avions laissé nos gros sac à Casa Bonita, si bien que nous n'avons pas eu besoin de partir aux aurores ! Nous avons pris un bus centropuerto pour l'aéroport et avons pris notre petit déjeuner là-bas. Notre vol était opéré par la compagnie Lan (prix de l'aller retour : 395€ par personne, réservé fin décembre). C'est une très bonne compagnie. Le vol de 5h est passé vite. Nous avions réservé une chambre à Atavai😄 (prix : 44 000$, petit déjeuner inclus), chez Antoine et Lolita. Nous sommes partis de l'aéroport à l'hôtel à pied (15 minutes) et avons donc loupé Antoine qui était venu nous chercher. La pension était très bien. Un peu éloignée du centre mais au calme et on y était en 20 minutes, ce qui ne posait pas de problème. Notre chambre et la salle de bain étaient spacieuses. Antoine nous a donné des indications sur ce qu'il y avait à faire sur l'ile, a téléphoné pour nous réserver une visite guide à la journée pour le lendemain et une location de voiture pour le dernier jour. Nous sommes ensuite partis vers le centre. Je ne m'attendais pas à ce que l'influence polynésienne soit si forte. C'était très dépaysant et après les basses températures de l'altiplano, ca faisait du bien ! C'était la saison peu touristique, c'était très calme. Nous avons mangé de délicieuses glaces sur le port et avons vu le coucher de soleil à l'Ahu Tahai. Nous avions prévu d'aller voir le film Rapa Nui projeté dans un hôtel du centre, mais à cause du décalage horaire, nous avons renoncé. Le soir, nous avons diné à la Tinita, correct.

29 mai : Ile de Paques- visite guidée Après un petit déjeuner très copieux et délicieux, nous sommes partis en excursion (27 000$ par personne sans déjeuner). Nous étions un groupe de 15 environ. Nous avons visité les principaux sites et la guide était très bien. Ca nous a permis d'avoir un bon aperçu de l'ile et d'avoir les commentaires d'un guide. Le droit d'entrée des parcs de l'ile est de 30 000$ par personne, il a été augmenté au 1er mai. Il est valable pour l'ensemble du séjour. Le soir, nous avons récupéré notre voiture de location (30 000$ pour 24h), sommes retournés voir le coucher de soleil à l'Ahu Tahai. Nous avons diné à Tavaké🙂, sur Atamu Tekena, bien.

30 mai : Ile de Paques Nous sommes partis tôt pour être à Ahu Tongariki (lieu des 15 moais, à l'opposé de l'ile) pour le lever du soleil😄. Antoine nous avait préparé une glacière pour le petit déjeuner, que nous avons pris sur le site. C'était magique. Nous étions quasiment seuls (il y avait 3 voitures), c'était calme et quelle atmosphère mystérieuse quand le soleil se lève derrière ses statues... Nous sommes ensuite retournés au centre pour assister à la messe car nous étions dimanche. Nous ne sommes pas pratiquants mais aussi bien Antoine que la guide de la veille nous ont conseillé d'y aller. Il y avait beaucoup de monde (des pascuans, pas des touristes) et les chants étaient en pascuans, c'était très festif. Nous avons visité le musée (un peu décevant) et sommes partis à Rano Kau, où nous n'étions pas allés la veille. Nous avons continué notre visite à Ahu Atavai (7 moais tournés vers la mer) où nous avons pique niqué. Pour les pique niques, nous achetions de quoi manger dans les épiceries du centre. Nous avons passé l'après midi sur la plage d'Anakena🙂, où nous avons pu nous baigner. Le soir, nous avons diné dans un resto italien sur Atamu Tekena, Ra'a🙁, cher et pas terrible.

1er juin : retour à Santiago Après le petit déjeuner, Antoine et Lolita nous ont conduit à l'aéroport. Nous sommes arrivés à Santiago en fin d'après midi, avons pris le bus centropuerto et nous sommes retournés à Casa Bonita. Nous avons fait quelques courses (notamment acheté plusieurs pots de Majar 🙂) puis, nous avons diné à Platibus😏, notre resto coup de coeur du voyage. Ils servent d'excellents sushis et les desserts étaient à tomber (notamment un brownie au Manjar !). L'adresse : Agustinas, 2099. Entre les métro Cumming et Republica.

2 juin : retour Pour retourner à l'aéroport nous avons pris à nouveau la compagnie Centropuerto. Elle est un peu moins chere que Turbus mais par contre, il s'agit d'un bus et non d'un car, ils ne prennent donc pas en charge les bagages, il faut se débrouiller pour les monter dans le bus.

Voilà, un rapide récit. J'ai beaucoup aimé ce voyage; c'était très varié. Il était peut être un peu trop dense, si bien qu'un peu fatiguant mais au moins nous avons pu voir tout ce qu'on souhaitait. J'ai particulièrement aimé l'excursion en Bolivie et le séjour à l'Ile de Paques était fantatistique.

Si je peux vous aider à préparer votre prochain voyage, n'hésitez pas à me poser des questions, je me ferai un plaisir de vous répondre !

Bonnes préparations et bons voyages à tous,

Séverine
Tour du nord-est du Vietnam English translation pending
by Larsay · 2008-09-25 · 6 replies
LE NORD-EST DU VIETNAM

Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van

On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).

Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.

LE LAC BABE

Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :

- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.

- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.

En bus public, c’est compliqué.

- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).

- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !

OU DORMIR ET MANGER

Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !

Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :

- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;

- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.

Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !

POUR LES AVENTURIERS

Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :

1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée

2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.

3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !

LA RÉGION DE CAO BANG

HANOÏ - CAO BANG

La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :

Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.

LES ACTEURS:

Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE

Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.

LES PREMICES

Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME

Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.

LA HONTE

Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.

BABE – CAO BANG

A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).

CAO BANG

DORMIR

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :

- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on

pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :

d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).

La légende des 36 lacs

La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.

La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC

LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.

POUR ALLER A HA GIANG

- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.

- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.

- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.

HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.

Office du Tourisme

103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.

On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).

DORMIR

Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.

Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :

MANGER

Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.

BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.

L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.

Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !

Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.

UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE

Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :

- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).

- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).

En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.

Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
3 semaines dans le nord du Vietnam English translation pending
by Moumoude88 · 2014-06-24 · 13 replies
Bonjour, bonsoir a tous ! Rien d'original mais j'aimerais prendre connaissance de vos experiences au Vietnam et plus particulièrement le nord. Apres un choix cornelien pour une destination de voyage (il y a tellement de pays a decouvrir !!) nous partons à 2 de la mi aout a debut septembre (environ 18 jours sur place je pense) au Vietnam. On aimerait se concentrer sur le nord du Vietnam voire pousser vers le centre si le temps le permet. Dans l'idée on aimerait atterir et repartir de Hanoi, faire un trek et des balades dans les montagnes du nord environ 1 semaine, baie d halong, et aller jusqu'à Hué car il parrait que c'est à ne pas manquer. Plusieurs interrogations nous viennent a force de surfer sur le web :) - dans quel sens prendre le voyage ? en prenant en compte le climat, quand ce serait plus propice a une rando ? donc trek plutot debut ou fin de sejour ? (car je pense qu'on va organiser notre voyage autour de ça) - Y a t'il des "ptis coins à pas louper" dans le nord ? des astuces pour les transports ? - Nous comptions prendre une agence locale pour ce qui est du trek et se debrouiller par nous meme pour la reste, est ce possible ?

Merci pour tout vos conseils :) Maud
Le douloureux problème des mines au Cambodge English translation pending
by Rogerbarthas · 2006-11-21 · 42 replies
Le gouvernement américain a l'intention d'offrir huit millions de dollars au Centre cambodgien de déminage (CMAC) entre 2006 et 2009, en vue d'aider le pays à mettre en oeuvre ses opérations de déminage, a annoncé mercredi à Phnom Penh, le dirigeant du centre Khem Sophan à l'agence de presse Xinhua.

Par ailleurs, M. Sophan a indiqué que le gouvernement américain voulait également aider le Cambodge à construire une école de déminage dans la province de Kampong Chhnang en vue de former les membres du centre et des forces armées cambodgiennes.

Le Cambodge organisera un séminaire sur le déminage en mars 2007 et le gouvernement américain devrait envoyer des participants pour présenter la nouvelle technologie de déminage, a-t-il ajouté.

Le gouvernement américain a déjà fourni 1, 8 million de dollars au CMAC en 2006, et depuis 1993, les Etats-Unis ont déjà accordé une aide d'une valeur totale d'environ 40 millions de dollars pour le déminage, a ajouté M. Sophan.

Depuis 1993, le CMAC a déminé environ 166 km2 de terre, retrouvant 340 000 mines régulières et 600 mines anti-tank, a-t-il déclaré.

Selon des estimations, il y aurait encore quatre millions de mines au Cambodge.

Source: xinhua

Au rythme actuel, il faudrait plus de 100 ans pour deminer totalement le pays.Actuellement on denombre 800 victimes par an dont un tiers decedent chaque annee.Il y a dejà 40 000 personnes handicapees www.handicap.international .ch pour ceux qui souhaiteraient voir l'emission sur leur action a kompong cham le 26/11/06 (reintegration en milieu scolaire d'enfants victimes handicapees ou plus simplement) pour en savoir plus.

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