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Coins pour se poser au Cambodge et Vietnam English translation pending
by PaddyBxl · 2017-08-15 · 19 replies
Bonjour à toutes et tous !

Nous partons en Asie du Sud-est en février prochain, Cambodge et Vietnam.

Ce qui est vraiment à voir se retrouve sur les super infos qui sont données sur le site. Par contre, nous cherchons quelques coins super cool et calmes (loin de la foule déchaînée) pour se poser quelques jours.

Bien, nous sommes, aussi, des touristes (respectueux) ... mais idéalement si vous connaissez des paradis sans trop de touristes... 🙂

Merci d'avance, toute réponse sera appréciée, une petite aide est déjà si importante.

A vous lire

Paddy
Séjour photographique de 18 jours au Monténégro (moitié inférieure) English translation pending
by Jip26 · 2015-11-14 · 6 replies
Petit compte rendu d’un séjour photographique au Monténégro

But du jeu : visiter ce pays pour y réaliser des photographies de type artistique et rencontrer, si possible les gens de l’endroit.

Photographies réalisées entre 9 heures du matin et 18 heures (il faisait noir à cette heure !) dans toute la moitié inférieure (je pense avoir écumé quasiment toute cette partie !).

Pour être conquis, comme moi progressivement, je vous conseille surtout de louer une voiture à l’aéroport : RENTACAR-DELTA est un très bon choix, car cette société est locale (je préfère donner mon argent aux locaux), ne demande pas de franchise et offre des prix souvent inférieurs. En plus autant faire davantage plaisir aux services offerts par les sociétés du Monténégro qu’aux grosses machines internationales (et souvent moins avantageuses).

J’ai donc loué une voiture durant 18 jours en hors saison au mois d’octobre 2015 .



Je vous conseille de ne prendre que le logement et éventuellement le petit déjeuner, ce qui vous permettra de découvrir quelques bons petits restaurants.

Précisions :

- Les routes secondaires sont parfois dangereuses : la vigilance s’impose ! - La plupart des conducteurs du pays ne sont pas très bons : ils ne respectent pas le code de la route. Par contre, en montagne, ils sont meilleurs que vous ! - Certains monténégrins sont sympathiques mais nombre d’entre eux sont peu souriants, peu ouverts et assez rudes. Prenez le temps de les apprivoiser. On observe aussi une grande différence entre les gens des montagnes (bien plus accueillants) et les gens des villes. - Les monténégrins ne sont pas plus roublards que dans d’autres pays (ceci pour contrecarrer une idée reçue) : la plupart des monténégrins rencontrés étaient vraiment corrects et honnêtes. - Il faut toujours rouler les phares allumés et ne pas dépasser la vitesse prescrite (nombreux contrôles de police sur les routes !). - On observe, comme dans de nombreux pays du sud, un manque de respect de l’environnement : respectez, vous, la nature de ce pays et son environnement en général !

Revenons à l’essentiel ! Quels sont lieux intéressants à découvrir dans cette partie du Monténégro ?

1) LES LIEUX

Lac de Skadar (route entre Virpazar et Ostros : très belle et belle forêt de châtaigniers près d'Ostros).

Stari Bar (partie abandonnée et visitable de la petite ville de Bar).

Vieux Ulcinj.

Péninsule de Lustica (Rose) : un havre de paix au paysage méditerranéen.

Karuc : petit port de pêche au bout du monde !

Ryeka Crnojevica.

Godinje (village en partie abandonné).

Murici.

Forteresse de Kosmac.

Forteresse de Mamula (petite île de 200 mètres de long !).

Virpazar (mais gros travaux en 2015 : ils risquent de durer un certain temps !).

Petite crique de Przno.

Perast (coup de cœur).

Njegusi (village de montagne : fromage et jambon fumé !).

Cetinje : petite ville-coup de cœur avec un charme, un esprit, une ambiance très agréables (ville d’étudiants et d’artistes).

Monastère d’Ostrog.

Parc de Lovcen que l’on traverse pour une modique somme.

Porto Montenegro : univers pour les nantis mais sujets graphiques intéressants pour les photographes !

Danilovgrad : ville au charme désuet.

Lac près de Niksic : voir Ridani.

À éviter : Sutomore et Budva (tourisme de masse et destruction de l’environnement).

2) LES ROUTES

Route Virpazar-Petrovac (sans choisir le tunnel).

Route Bar-Virpazar (sans choisir le tunnel + tourner à gauche avant le trou dans la route !).

La route aux 32 lacets (dont 26 costauds et numérotés !) entre Njegusi et Kotor.

Petite route longeant la mer entre Dobrota et Kotor.

Route entre Risan et Nksic en passant par Grovoho au charme photogénique d’un autre monde.

Route Danilovrad-Cevo-Resna (ce dernier village offre une belle petite vallée).

Belle route le long de la mer entre Kotor et Tiva (voir le village Gornja Lastva).

Logements testés et de qualité (à prix modestes !) pour rayonner autour du Sud Est (Petrovac) et autour du Sud Ouest (Dobrota)

1) Petrovac : Apartments Fortunella 2) Dobrota : Apartments Nikcevic 3) Hôtel Laguna à Podgorica : hôtel de passage (pour une nuit) après l’aéroport avant d’aller plus loin

Restaurants testés et recommandés

SKOLJI à Perast.

AL POSTO JUSTO à Porto Montenegro (goûtez le carpaccio et les raviolis !).

POD VOLAT à Podgorica.
Agadir et la vallée du Paradis English translation pending
by Tomas3 · 2012-04-26 · 30 replies
Bruxelles 5° -AGADIR 30°:(1)

Quand l’hiver persiste en Europe, AGADIR est une destination à 3 heures 15 de BRUXELLES, faite pour nous rappeler que la vieille Europe n’est pas la mieux lotie à 50 ° de latitude NORD.

Quand vous avez franchi l’avenue Hassan II pour vous extraire du front de Mer, parcouru l’avenue du général Kettani pour rejoindre le nouveau Talborjt, un panneau de pharmacie vous rappelle qu’on est le I9 avril et qu’il fait 30° …

Le ciel est totalement bleu…il fait bleu dans nos cœurs, comme le bleu des berbères du Souk ou le bleu de Fès, au choix….

Agadir, comme Marrakech, comme Fès, est une ville bicéphale…

Le front de mer, la marina laissée aux touristes et aux pratiques consommatoires du tourisme de masse, une fois l’avenue Hassan II franchie, le Maroc reprend ses droits, nonchalamment certes, mais avec le dynamisme de la capitale économique du Grand Sud, ses entrepôts, son port, son grand souk et son petit souk, ses avenues marchandes, ses quartiers résidentiels bordés de bougainvillées, de frangipanier et d’hibiscus…

La note coloniale est encore présente, le français est parlé partout, même si les marocains se sont mis aussi à l’allemand, et l’autochtone déborde de gentillesse, on ne sent pas le souffle de l’économie en péril, les chantiers s’activent un peu partout, qui à rénover le grand souk, qui à donner à la nouvelle marina des airs de Port grimaud ou de Port Canto…

Ou de Miami pour la sécurisation des parcelles privatives et des appartements…Zara hommes, Zara femmes, La Madrague, ME EX, des enseignes de déjà vu sous l’ancienne Casbah qui prend des airs de colline hollywoodienne…

http://www.youtube.com/redirect?q=http%3A%2F%2Ftourisme.byethost13.com%2F&session_token=MIejBs3t8y6Ik8mLzzim2eCyleF8MTMzNjYzNzkxNEAxMzM2NTUxNTE0
Decouverte de Las Galeras et Rio San Juan (République Dominicaine) English translation pending
by Jpaulmama · 2010-10-04 · 7 replies
Bonjour ,

Je vais me rendre prochainement en RD . Nous avons reservé une villa sur LAS TERRENAS . Par contre nous voudrions faire egalement 2 extensions de 4 jours :

- Au depart de Las terrenas partir sur RIO SAN JUAN et decouvrir la region et les plages pendant 4 jours .Qu'elles sont les endroits à voir , ou s'arreter sur le chemin ? ou dormir ? hotel bahia blanca ?

- Ensuite revenir sur las terrenas , passer 1 semaine et partir du coté de LAS GALERAS . sur les 4 jours je pensais faire une journée sur playa fronton et repas a midi au resto el cabito .une autre journée en petit bateau pour visiter les plages inaccessibles avec repas sur la plage. Que me conseiller vous ? Pourriez vous me donner des adresses , une fourchette de prix pour le bateau a la journée , si c'est faisable ? nous sommes 4 adultes avec 4 enfants . Pour la nuit je pense reserver à la isleta . En tous les cas je ne veux pas aller a playa rincon , je connais deja . Pour le retour rentrer sur santo domingo , combien de temps ?

merci pour vos retours d'experiences .
Récit de voyage en Inde du Nord et au Rajasthan English translation pending
by Jordanscam · 2011-11-03 · 19 replies
23/10/2011 8h25 Après une nuit courte, une escale à Mumbai, la rencontre fortuite d'un indien vivant aux USA, enfin Delhi... Le début de ce voyage va sûrement commencer par une bonne sieste réparatrice. 21h35 1ère journée dans Delhi bien remplie. Tout d'abord, arrivée à l’hôtel vers 10h30, je pense qu'à une chose : dormir ; petite sieste pour commencer la visite à 14h. Direction Old Delhi. Je constate qu'en effet, la circulation est digne de sa réputation : voitures, motos, vélos, piétons, Rickshaw se mélangent dans un vrai capharnaüm. Je serais bien incapable de conduire ici. Les odeurs... pour le moment, rien ne m'a vraiment paru différent que dans d'autres pays. Les couleurs : les saris sont magnifiques, les femmes et enfants très beaux. La pauvreté, oui, elle est là, mais pour l'instant, je 'en ai pas plus qu'en Jordanie et tant mieux ! Une chose me taquine : certains hommes se colorent les cheveux d'un roux orangé ridicule. Messieurs, gardez votre couleur naturelle, je vous assure ! Je suis arrivé le week-end juste avant Dilawi, c'est un peu comme notre noël. Les rues sont toutes illuminées et les « pétards » tonnent dans la ville déjà si bruyante. Mais c'est magnifique. Bon, retournons à Old Delhi : Visite de la mosquée Jama Masjib, très belle, mais je ne m'y attarde pas. Puis Rickshaw jusqu'au Fort Rouge. Cet endroit a été le 1er et j'espère pas le dernier à me faire ressentir le calme de l'Inde, et oui, c'est possible. En plain milieu de cette Inde fourmillante, un havre de paix, un lieu tranquille, chargé de culture. Je m'y attarde, passe devant chaque monument, m'extasie devant l'architecture, pour finir par une petite pause paisible de contemplation. Et là, des indiens, en visite dans leur pays eux aussi, sont venus tour à tour gentiment me demander s'ils pouvaient me photographier : une femme avec son bébé, un groupe d’hommes... ; comme si c’était moi l'attraction locale !!!;) Mais toujours polis et souriant, les indiens me paraissent très respectueux des femmes. Ensuite, détour vers la porte « India Gate » ou en plus d'être très belle, cette place est un rendez-vous des familles, comme le pique-nique du week-end. 1ere chose qui me frappe : les oiseaux, dans l'allée par laquelle j'arrive : on les voit à peine, mais vu le bruit, ils doivent être des milliers. Avant de rentrer à l’hôtel, je passe par un temple. Une 1ère pour moi, et j'ai adoré cette ambiance musicale, conviviale, ces prières joyeuses. Arrivée à l’hôtel, je rencontre deux couples d’italiens. Nous partons dans les rues animées et colorées des alentours, ses boutiques et ses airs de fête … repas indien, peu épicé, mais déjà trop pour moi, je rentre épuisée. Demain matin, départ pour Agra.

Où s'arrêter en Bretagne et en Normandie? English translation pending
by Neyiseka · 2009-08-10 · 13 replies
Bonjour à tous,

Nous partons la 2ème et 3ème de septembre pour faire un tour Bretagne puis Normandie, j'aimerai connaître les lieux qu'il ne faudrait pas manquer !

Pensez-vous que les hôtels et chambres d'hôtes sont souvent complets à cette date ?

Merci de vos conseils.

A bientôt
Train ou bus pour Bangkok => Bang Saphan et climat en décembre English translation pending
by Lavomar · 2006-10-04 · 16 replies
pour se rendre de Bangkok à Bang saphan vaut-il mieux prendre le train ou le bus ? Quel temps on trouve en décembre ?
Croisière "États-Unis et Canada" sur le Costa Atlantica English translation pending
by Klari · 2010-08-27 · 47 replies
J’ai réservée le 13 octobre croisières Etats-Unis et Canada, sur CostaAtlantica, quelqu’un a des renseignements sur les escales, merci d’avance Klari
Le paradis et l'enfer en Thaïlande English translation pending
by Jvkanmem · 2006-07-02 · 207 replies
LA THAILANDE, UNE MERVEILLE!SES HABITANTS TRES GENTILS ET HOSPITALIERS!MAIS, PARCE-QU'IL Y A UN MAIS!!! LA SECURITE? C'EST VRAI C'EST LA FAUTE A PAS DE CHANCE!MON FILS A ETE ASSASSINE A QUELQUES METRES DE MOI, A 8h30, LE 5 AVRIL 2006 SUR LA MERVEILLEUSE BAIE DE nAI hARN TOUT AU SUD DE L'ILE DE PUKHET! IL AVAIT 34 ANS ET JE DOIS PREVENIR TOUS CEUX QUI PARTENT. CA NE M'EMPECHE PAS DE PARTIR EN INDE EN JUILLET, MAIS MOI MAINTENANT JE N'AI PLUS RIEN A PERDRE.... JVKANMEM.
Dix jours en Italie du Nord: balades urbaines et culture... English translation pending
by Brigitte42 · 2017-10-05 · 40 replies
Bonjour tout le monde , un bonjour plus particulier et un grand merci à ceux et celles qui m'ont aidée à construire un petit itinéraire dans cette région peu atteinte par le tourisme !

Le but de l'excursion était, officiellement, de découvrir Palladio, l'architecte de renom, qui a conçu beaucoup de palais, villas et églises de sa région, au XVIème siècle . Faites un test autour de vous et dites "Palladio ?" : la plupart des amis vous diront : "ah oui, l'architecte" ... ou bien : " les Villas Palladiennes" ! De là à les situer, il y a un monde que nous avons essayé de découvrir .

En chemin, nous en avons profité pour visiter les villes du Nord qui nous étaient inconnues : Trévise, Padoue et Vicenza ... puis avons étendu le voyage à 150 kms au Sud, en passant par Ferrare et Ravenne : en voici le récit .

1er jour, le 12 septembre : Bruxelles - Venise pour nous et Nantes - Venise pour nos amis.

C'est là qu'on découvre l'intérêt d'habiter dans une capitale européenne : le trajet prendra une heure pour nous et coûtera 115 € par personne, aller - retour . Nos amis français devront prendre un vol avec escale à Lyon, ce qui leur prendra 5 heures en tout et leur coûtera plus du double ! Arrivée en fin de matinée, prise d'une voiture de location et trajet vers Preganziol, en dessous de Trévise, où nous nous installons pour 4 nuits .

Nous suivrons le planning que j'ai préparé à grande peine : il doit nous permettre de découvrir les villas les plus belles, pas trop éloignées d'un parcours logique et OUVERTES lors de notre passage ! ! !

J'avais hésité, demandé sur ce forum et lu beaucoup sur ce sujet : est-il opportun de passer du temps ( et de dépenser pas mal d'argent ) pour faire la croisière sur le canal de la Brenta, qui permet, dit-on, de découvrir en 1 fois LES fameuses villas et est très agréable ? La lecture consciencieuse de 2 très beaux livres d'art et la consultation de cartes m'a permis de faire un choix qui s'est avéré bon ... : encore faut-il disposer d'une voiture .

1/2 jour à Trévise .

De Preganziol, nous roulons 15 kms pour nous garer le long des remparts de la ville et marchons vers le centre . D'emblée, nous voyons que la ville est entourée et traversée de canaux ! Les rues sont bordées de palais alternant avec des commerces. Nous allons en direction du Duomo, bâtiment en briques, très massif, que nous visitons et descendons dans la crypte : forêt de colonnes et murs ornés de fresques .









Nous trouvons notre halte pour l'apéritif et le havre pour le repas du soir en nous dirigeant vers le vieux quartier de la Pescheria : le Prosecco et le Spritz seront un rituel de tous les jours, en fin de journée !



Ce sera le repas le plus 'gastronomique' du voyage : il fallait fêter nos retrouvailles agréablement . Adresse : le Becchiere cf guide du Routard, que je ne peux que vous recommander pour la gentillesse et l'accueil, et surtout pour la qualité des plats .



Après cette première demi-journée passée à prendre des repères, nous suivrons le thème prévu dès demain ...
Autotour en Afrique du Sud English translation pending
by Latitudes64 · 2016-08-01 · 32 replies
Bonjour, Nous pensons partir 2 semaines fin novembre, 1ere quinzaine de décembre pour l'Afrique du Sud. Nous essayons d'organiser le séjour par nous même. Vol, voiture et hébergement. Nous passerons la 1ère semaine à Captown et alentours (jusqu'à Hermanus). Nous pensons louer un appartement via airn'b. Peut être existe t il d'autres possibilités? Lesquelles et autant que ce faire avec des garanties sérieuses? L'organisation pour cette semaine parait assez simple. Y a t il des possibilités pour passer le cap de Bonne espérance en bateau? Concernant la sécurité, vol, agression, qu'en est il exactement? La lecture des guides n'est pas encourageante. Concernant la 2ème semaine, cela se complique un peu. Nous envisageons la région depuis Hermanus jusqu'à Port Elizabeth. (Willderness Garden, Addo elephant, Karoopark, Knysma, Outdthoorn. Nous voulons éviter trop d'hotels. Quel serez en 2 points de départ pour logement ou hôtel l'endroit idéal pour faire ces excursions? Concernant la visite d'un parc animalier, faut il la journée ou loger sur place. Pensez vous que cette 2 ème partie est valable ou bien vaut il mieux (hormis Kruger) une autre région ? (parc en frontière de la Namibie). Quelqu'un connait il l'agence "Trace directe"? Y a il une différence de prix si nous demandons à une agence locale d'organiser le séjour? pour la 2ème partie? d'autres adresses? Merci pour vos réponses et conseils. Christine
Trois semaines au Gujarat puis Rajasthan, Amritsar, Mac Leod Ganj et Haridwar English translation pending
by Yan55 · 2015-04-24 · 42 replies
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo! Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage AHMEDABAD :

-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?

Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!

-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.



Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.



dans les profondeurs du puits



derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée

Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.

En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense. Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.

PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.

Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !

Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.





Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...





comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !

-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...









les nonnes jaïnes



cricket dans la rue

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !



LITTLE RANN OF KUTCH :

-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.

A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).



-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.











Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.

La suite quelques articles plus loin...
USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013. English translation pending
by YeahMax · 2014-01-27 · 131 replies
Aouh les amis Voyageforumers !

Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...

Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.

L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...



Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.

Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...



On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.



Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...

Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.

La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...



Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.



Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.



Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...



Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !



Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...



Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.



Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !



Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...



Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.



Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...



Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.



... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Votre pays, ville préféré(e), et pourquoi? English translation pending
by Malaurie · 2012-06-24 · 132 replies
Un endroit vous attire de façon irrépressible...pouvez-vous décrire pourquoi ?
Différences entre les États-Unis et la France English translation pending
by LeTigre · 2011-07-13 · 492 replies
Bien sur ce topic reprend au bon la balle lancé par Dusty35 ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4375746#4375746

Mais depuis plusieurs jours que ce topic à été clos à cause de son succès, un truc me tracasse parce que je ne crois pas qu'il ait été relevé et CA c'est vraiment une grosse lacune francaise ...

Alors voila : pourquoi, alors qu'aux US il y a dans le moindre magasin d'alimentation, un mur entier de frigo, ce qui permet d'acheter de la boisson qu'on peut consommer fraiche TOUT DE SUITE, en France il n'y a aucun frigo même dans les supermarché RIEN ??? Ici, quand on a soif, il faut aller au magasin, acheter sa bouteille puis retourner chez soi, la mettre au frigo, attendre 4 ou 5 heures et A CE MOMENT LA seulement, boire frais !!!

Vraiment, ça sent la fin d'une civilisation ca !!!
Le Paris des Parisiens et Parisiennes! English translation pending
by FouDeParis · 2005-04-12 · 21 replies
Le Paris des Parisiens et Parisiennes!

J'adore Paris ! Je connais assez bien le Paris touristique. Toutefois, ce qui m'intéresse..., c'est le Paris des Parisiens et Parisiennes...J'aimerais bien connaître vos coups de coeur pour les arts, les restos, les parcs, les jardins, les musées, les randonnées, l'insolite... J'apprécierais beaucoup que vous puissiez partager votre Paris avec moi. En retour, si vous voulez ...je pourrais vous parler de mon coin de pays du Canada.

Au plaisir de vous lire !

FouDeParis
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
by Genevois · 2020-03-07 · 3 replies
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.

Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...

L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.

Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.

Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.

La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.

Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.

Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.

Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.

L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.

L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.

Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.

L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
De Montréal à Natashquan en passant par le Saguenay English translation pending
by Annebéné · 2019-03-16 · 47 replies
Nostalgie quand tu nous tiens.... Cette année je ne rejoins pas la belle province ..Hélas.. A défaut je vais partager avec vous notre voyage de 2012.. Il commence un peu à dater mais les sites ne changent pas ... ou presque... Je suis partie un mois avec mes enfants (22, 20 et 12 ans). Plus de 5000 kms à la découverte d'une partie du Québec.

23 juin 2012 : Les examens finis, nous embarquons à la gare de Bruxelles Midi vers Paris Charles de Gaule. Pratique, c'est un billet combiné et l'enregistrement se fait à la gare! Heureusement car suite à un vol de câbles, le TGV aura pas mal de retard et il nous faudra courir un peu pour ne pas rater le vol.. J'ai loué un petit appartement rue de Gaspé, près du métro Jarry. Nous visiteront Montréal jusqu'au 26 juin, le temps de bien se remettre du décalage horaire. Le vieux port, noir de monde en ce début d'été, le vieux Montréal , le marché Jean Talon, l le 24 c'est la fête du Québec! le mont royal, la biosphère, mais aussi le biodôme , la tour olympique et ...la Ronde pour mes jeunes fans!!! Trop heureux de faire les montagnes russes en bois les plus hautes du monde...



Nous avons eu l'occasion d'avoir un bel aperçu de la ville durant ces trois jours. Si moi je suis conquise par la ville depuis mon premier voyage, je constate que les jeunes le sont aussi!!!
Un long week-end au pays des moulins et des tulipes English translation pending
by Senmout · 2016-05-13 · 5 replies
LONG WEEK END AU PAYS DES MOULINS

Nous souhaitions depuis longtemps retourner à Amsterdam où nous n’étions pas allés depuis 35 ans . Nous étions partis pour 3 jours à Amsterdam en city-trip mais , au dernier moment , la météo exceptionnelle annoncée et le problème à trouver un hébergement , nous a fait changer de programme . Nous avons bien fait car il y a fait trop de monde à Amsterdam et une journée , c’était plus que suffisant pour les sauvages que nous sommes …

TRANSPORTS :

Avion : réservé en janvier . KLM . Lyon / Amsterdam 166€ / personne .

Location de voiture . Avec Autoescape . Loueur : Dollar . 55€ pour 3 jours .

Nous n'étions pas partis pour louer une voiture mais le fait de louer un appartement en dehors d'Amsterdam , d'avoir besoin de train pour rallier aussi bien Amsterdam, que l'aéroport de Schipol et train et bus pour les extérieurs d'Amsterdam , m'a rapidement donner à penser que le budget transports en commun et sa dépendance pouvait être plus coûteuse qu' une location de voiture . Bingo : un coût très peu élevé alors qu'un simple AR entre Amsterdam et Haarlem coûtait déjà par personne 14€ par jour .

Nouveau coups de gueule envers Autoescape qui loue soit disant à partir de l'aéroport alors que le bureau est à 5 km et nécessite de prendre une navette , ce qui en soit n'est absolument pas gênant à condition d'être prévenus !!! Nous avons perdu 45 mn à chercher le départ de la navette . Nous n'avons absolument pas regretté notre choix car c'était un long Week end et les vacances aux Pays bas donc circulation très fluide . Tous les autoroutes sont gratuits , on se déplace facilement et rapidement .

Carburant : 22 € . Prix identiques à la France .

Parking à Amsterdam . Autre sujet qui nous a questionné : cela valait il le coups d'y aller en voiture ( soit 30 mn ) ou rejoindre Amsterdam en train ( depuis Haarlem 20 mn et 14€ AR ) . Nous avons opté pour la voiture avec la réservation d'un parking à la gare centrale . Réservation sur www.p1.nl . Très simple . 20€ pour 24h au moment où vous arrivez . Attention , je pense que la réservation est indispensable car le parking était complet . Il y a peu de possibilité de stationnement donc ne vous lancez pas à l'aveugle .

Carte transport Amsterdam 24 h . 7€ accès tram , métro , bus . Pratique uniquement pour sortir des sentiers battus car sinon tout se fait facilement à pied , avec de bonnes chaussures , dans le centre .

HEBERGEMENT : Airbnb

- Chez Oscar et Zamarit : 68e la nuit + 25e de frais de ménage et 33e de frais Airbnb, soit : 263 e pour 3 nuits . Adresse : Schoterweg 29 , Haarlem

Quelle galére pour trouver un hébergement à un prix respectable sur Amsterdam à l’occasion de ce long week end … !!! Le moindre hôtel était à 170 e pour peu de choses …

Bref , on a fini par louer un appartement sur Airbnb et à Haarlem qui , dans le fond est un excellent choix car seulement à 20 mn de train , beaucoup plus calme, très joli et moins pris par la foule ce week end . Nous concluons en disant qu’avec la foule qu’il y avait sur Amsterdam , nous étions très content d’avoir opté pour la périphérie qui , de plus, nous a permis de ne pas tout miser sur Amsterdam .

Appartement tout confort , identique à la description , au centre d’Haarlem et à 15 mn à pied de la gare . C’était extrêmement propre et refait à neuf . Oscar a répondu à toutes mes questions avant le départ et sa soeur , qui nous a accueillie , était charmante . Stationnement dans la rue de l’appartement facile . Il y a sur place ce qu’il faut pour le petit déjeuner et les produits de première nécessité pour cuisiner : sel , epices … Machine à laver , lave vaisselle , TV, Wifi , une chambre . Pas d’extérieur . Situé au RDC . Calme et très bien isolé . Dernière nuit à l’hôtel Mercure proche de l’aéroport car vol à 7h50 le lendemain matin … 119e la nuit . Hôtel de chaîne . Un petit reproche : il était annoncé avec navette aéroport 24h sur 24 mais , en fait , elle ne se déplace que de 6h à 23H . Prix exorbitant pour dîner .

VISITES :

- Maison d’ Anne Franck à Amsterdam ( réservée par internet : indispensable vue la queue dés 9h le matin ) : 9,5 / personne .

- Bateau mouche à Amsterdam : Rederij Kooij rue Rokin . 10,5 e / personne pour une heure de visite . Bof … beaucoup de monde dans le bateau ( où évidemment nous sommes tombés à côté de la famille avec trois enfants intenables et des parents totalement désinvestis de leur rôle … ) . On fait le tour standard . A refaire , on essayerait de trouver un petit canot électrique et personnalisé . Commentaires en 4 langues , ce qui rend le parcours bruyant . Nous avons fait le parcours en fin de matinée et heureusement car l’après-midi , tous les ‘ croisiéristes ‘ affichaient plus d’une heure trente d’attente avant de partir …

- Keukenhoff : parc des tulipes : 16e / Personne . Parking 6e . Réservé par internet . Nous avons mis 6h pour le visiter et l’appareil photo à chauffer ! Ouvert de mi mars à mi mai et de 8h à 18h . Une merveille pour les yeux !!!! Je vous conseille d’arriver à 8h à l’ouverture , vous aurez alors deux heures pour en profiter car ensuite il y a une foule qu’on ne peut décrire et on se retrouve comme à Disney un 31 décembre à marcher les une derrière les autres . Public à 75 % de chinois donc très bruyant … De nombreux pavillons d’expos . Tout ce qu’il faut pour se restaurer sur place et à des prix corrects . Nous n’avons pas fait le tour sur les canaux environs au milieu des champs de tulipes car c’était pris d’assaut et on peut très bien le faire aussi à vélo ou en voiture .

- Ecomusée de Zaans Schans : gratuit mais parking cher : 9e . Mais , on peut très bien se stationner après le pont dans les ruelles .

RESTAURATION :

Nous avons pris nos petits déjeuners et dîners à l’appartement .

Le midi , nous avons vécu comme les Néerlandais , nous avons picoré de droite et de gauche .

Quelques prix : - The , café , bière en terrasse n’importe où y compris dans les centres : 2,5 e - Smorbrood : petit sandwichs farcis au hareng, crevettes, saumon … : 3 à 4 e - Frites medium : 3e la portion - Pofferchjes : mini crepes servis par 10 : 5e - Salade en terrasse à Amsterdam : 13e - Soupe d’asperges à Keukenhof : 3,8 e - Salade avec hareng fumé à Keukenhof : 8,75 e

ITINERAIRE :

J1 : Lyon / Amsterdam / Haarlem J2 : Zaanse Schans / Edam / Volendam / Marken : les villages de pêcheurs . J3 : Amsterdam J4 : Keukenhoff et Leyden J5 : retour

DIVERS :

- Guide : le routard Amsterdam et ses environs .

- Metéo : le REVE !!! Ciel bleu azur et 26 degrés . Le revers de la médaille fut la foule …

CARNET DE VOYAGE :

Journée : villages de pêcheurs .

Nous partons de bonne heure sous un ciel azur qui nous promet une belle journée . Notre premier arrêt sera pour Zaanse Schans qui est un écomusée où dés 1950 , des moulins , maisons etc datant du 17eme au 18eme siècle sont regroupés ici . Les plus belles pièces sont aussi les vedettes de ce lieu : les moulins : un moulin à farine , un à huile et une scierie . On ne peut y rentrer que si on paye 4e par personne et par moulin , ce que nous n’avons pas fait . Nous y restons presque deux heures à flâner dans ce village reconstitué et à profiter des dégustations de produits locaux . Très sympa mais beaucoup de monde …

Nous filons ensuite vers Edam . Un excellent exemple de village touristique sans que tout soit dénaturé . On y flane des heures , profitant aussi pour prendre un thé ou une bière en terrasse au bord de l’eau . On passe d’un canal à un autre . Toutes les habitations ont de jardins superbes, fleuris, tirés au cordeau . Village du fromage du même nom , il reste quelques galeries de présentation et fromagers .

Après avoir hésité à déjeuner à Edam , on finit par se décider à filer vers Volendam . Les immenses parkings à l’entrée , tous complets , nous laissent présager que l’ambiance sera bien différente , et , ce le fut … mais avec un peu d’initiative et en s’éloignant du bord de lac ( une vraie mer intérieure d’ailleurs … ) , on va y découvrir de merveilleuses ruelles . Ce village qui autrefois vivait de la pêche à l’anguille à donner son âme au Dieu tourisme avec ses boutiques kitch , ses terrasses … Pas question de manger car tous les restaurants sont pris d’assaut , les hollandais et touristes profitent du soleil et des 27 degrés ambiants . Cela tombe bien car nous décidons de manger ‘ local ‘ avec de délicieux Smorbrood , petits sandwichs farcis au hareng, ou saumon , ou crevettes , de quelques fritures de poissons et Dutch frites . Délicieux mais on ne ferait pas cela tous les jours car cela emporte la palme du repas gras par excellence , la digestion sera lente et difficile … Le village est envahi de touristes chinois tous plus bruyants les uns que les autres et jouant , comme d’habitude , des coudes .

Nous décidons de migrer vers marchant qui m’avait laissé , adolescente , d’excellents souvenirs . Et , je retrouve le Marken , petit bijou de village de pêche de mes 15 ans … On dirait que rien n’a changé , étrange sensation dans nos pays occidentaux et toujours emprunt aux pires changements . C’est sans doute son côté presqu’ilien qui nous place au top d entre classement du jour mais aussi par son peu de fréquentation . Ici, le saisons sont hautes car elles étaient sur pilotis . Le tour du village se fait assez rapidement mais on s’attarde à une terrasse de café observant le va et vient des bateaux sur le lac . Nous ferons ensuite une longue balade ( digestive toujours ) le long du lac entre le polders où paissent le moutons mais aussi habités par des centaines d’oiseaux . Le soleil couchant donne une vue magnifique sur le village .

C’est la fin de la journée , nous faisons un dernier arrêt à Monnickendam qui nous laissera de marbre car moins cossu , plus grande et où il y a une fête de village avec son lot d’alcooliques qui déambulent dans les rues .

Retour à l’appartement où un potage et une pomme nous suffiront bien .

Journée à Amsterdam :

Départ tôt car nous avons réservé par internet la visite de la maison d’Anne Franck et il ne restait plus qu’un créneau : 9h . En voiture , nous sommes à 30mn , c’est les vacances et le long week end car pas de circulation . Nous trouvons de suite le parking P1 . Nous avons rentré la plaque d’immatriculation à la réservation : cela affiche ‘ Welcome Eddy ‘ , on a l’impression d’être attendus . Stationnes , on récupère la carte transport à la journée, un plan des lignes , on monte dans le premier tram et hop à 8H30 , nous sommes devant la maison d’Anne Franck où il y a déjà une énorme file d’attente des moins prévoyants que nous … On se balade aux alentours , tout est extrêmement calme ; d’ailleurs l’après midi , nous aurons dû mal à reconnaître ce quartier si paisible le matin tant la foule est intense .

La visite s’effectue en environ 40 mn . J’avais lu comme tout à chacun le livre au collège mais relu avant de partir . La dimension n’est forcement plus la même qu’on le lise à 13 ans ou à 50 … Son père a écrit en 1970 : ‘ Nous ne pouvons pas changer ce qui s’est passé . La seule chose que nous puissions faire , c’est d étirer des leçons d passé et prendre conscience de ce que signifient la discrimination et la persécution d’innocents ‘ … Voilà , sans doute pourquoi , on a décidé de faire cette visite bien angoissante et dont on ne ressort pas indemne . On circule dans ce qui fut la maison . Elle n’est pas meublée à la demande du père d’Anne Franck . La première partie d la muséographie replace cette époque dans son contexte et présente les différents clandestins de la maison . Puis on monte à l’étage , leur lieu de vie d’où on ressent vite cette oppression qui devait être la leur d’être ainsi enfermés , cloitrés … La dernière partie parle de la Shoah , que j’ai fui ne voyant la video d’ Auschwitz ( dont la visite m’a traumatisée l’année dernière ) et enfin le précieux journal . Je suis sortie de là , brisée et il a fallu un moment avant de me reprendre .

Nous avons ensuite rejoint le centre avec un tour entre Bourse, place du Dam, la nouvelle église, le palais royal . Nous sommes remontés par la Rosmarijnsteeg jusqu’au Béguinage , véritable havre de paix . On poursuit sur la Spui , la place des bouquinistes , et enfin le marché aux fleurs … Trop de monde , beaucoup trop de monde …

C’est le moment que nous choisissons pour le bateau mouche . On s’installe , pas très confortable , bruyant , et une impression d’être sous une serre . Fuyez et soyez plus malin que nous , en trouvant le point de départ de ces charmants canots électriques pour 6 personnes …

Une heure plus tard , nous voilà de retour . C’est heure du déjeuner mais il y a foule et pas un restaurant à trouver . On se jette sur la derniére place libre dans une salle d’une pizzeria où on se contentera d’une salade .

On déambulera pendant deux heures dans le quartier Joordan , le long du canal des églantiers etc … Cela en est presque sportif entre les piétons à éviter et garder un oeil permanent sur les vélos par milliers … Bien nous en a pris de ne pas en louer car ils roulent au pas tant la foule est dense …

Nous abandonnons l’idée de visiter les musées dont le musée Van Gogh car un , il fait beau et nous n’avons pas envie de nous enfermer dans un musée et deux , la file d’attente est interminable … ( Nous ne voulions pas tout reserver les uns après les autres ) . Tant pis, cela nous fera une occasion de revenir mais pas sur un long week end !

Nous prenons le tram 10 qui nous emmène dans l’ Oostelijk Havengebied , le quartier des docks de l’Est qui englobe la presqu’île de Sporenburg et le îles de Java et Bornéo , reliées entre elles par un superbe pont futuriste , objet de notre déplacement pour mon photographe de mari . C’est un quartier réhabilité et d’architecture contemporaine : très sympa ! On y retrouve enfin le CALME !!!!

Nous sommes de retour à 17h à la gare centrale , ça grouille de monde , on décide de fuir !

Nous reprenons la route vers Haarlem où nous visitons le vieux centre , très sympa, très animé . De très beaux édifices comme l’hôtel de ville , l’église Grote, le moulin De Adriaan . Et d’après mon mari , de très bonnes bières de production locale .

Nous dînons à l’appartement . Une journée bien remplie …

Journée à Keukenhof

A nouveau départ tôt pour être à l’ouverture au parc floral de Keukenhof , crée en 1950 . Vu la foule rencontrée , les jours précédents , nous souhaitions y être tôt . Bien , nous en a pris car à partir de 10h c’était à la limite du supportable … Ce parc de 32 ha est une merveille pour les yeux . Tout y est grâce et volupté , à condition de faire abstraction de la foule composée à 75% de chinois . Il n’est ouvert que deux mois dans l’année ; Cela représente 7 millions de bulbes replantées chaque année par 40 jardiniers . SUPERBE ! Nous y passons 6 heures dont un long moment à nous reposer sous les arbres .

Nous quittons le parc à 14h sans programme particulier si ce n’est que d’errer sur les routes aux alentours , entourées des champs de tulipes , c’est magnifique .

Nous nous décidons finalement pour aller nous promener en bord de mer à la station de Noordwjk ann see … peine perdue car après avoir tourné pendant presqu’une heure pour se stationner ( rues et parkings compris) , aucune place disponible , on abandonne …

Nous irons passer la fin de journée à Leiden une ville bien sympathique , très animée et qui vit au milieu de ses canaux . Il y a un grand marché , les canaux bouchonnent de bateaux … Ici , on voit la vie d’un Hollandais , épicurien , marin , grand consommateur de bonnes choses et de fleurs … Un grand spectacle que nous dégusterons avec un thé , une glace et des fraises sur un café- péniche .

Restitution de la voiture et on rejoint l’hôtel Mercure à l’aéroport qui nous paraît bien fade . Les prix au restaurant sont hors de prix ! coups de gueule !!

CONCLUSION :

Un week end très sympa, bien rempli avec une météo exceptionnelle . Nous pensons sérieusement revoir au Pays Bas pour faire quelques perles comme Delf , Rotterdam , La Haye …

Nous avons adoré : - Le village de pêcheurs de Marken posé entre lac et polder . - Les Pofferchjes : mini crepes - Les prix doux pratiqués au terrasse des cafés - Le parc floral de Keukenhof , royaume des tulipes .

Nous avons aimé : - Alterner entre Amsterdam et ses environs - La bonne humeur des Néerlandais - Les canaux partout … , les polders , les oiseaux bref la Nature à quelque minutes des villes - Le petit village d’Edam - La ville de Leide - Les magnifiques jardins des maisons, partout fleuris

Nous n’avons pas aimé : - La foule !!!!!!!
Séjour de trois semaines au Sri Lanka et Maldives du 22 août au 4 septembre 2011 English translation pending
by Fanny1102 · 2011-09-18 · 20 replies
Bonjour à tous, Nous (couple trentenaire) avons beaucoup utilisé les forums et surtout celui ci pour préparer notre voyage, nous tenions donc à remercier l'ensemble des membres de la communauté et partager avec vous notre compte rendu de voyage afin à notre tour d'aider les futurs voyageurs.

Nous sommes parti 15 jours (du 22/08 au 4/09) au sri lanka et nous avons terminé notre séjour (du 4/09 au 8/09) aux Maldives.

Notre itinéraire initial était le suivant :

- triangle culturel 3 jours - kandy - haputale - ella - arugam bay - parc d'uda walawe - mirissa - unawatuna - negombo - maldives

22/08 Nous avons atterri à 5h du matin à l'aéroport de colombo, où nous attendais un chauffeur guide : j'ai nommé Mr VIPULA GAjENDRA. Nous souhaitions directement allé au triangle culturel sans vouloir visiter colombo. Les transports en commun étant un peu plus difficile à prendre dans le triangle culturel, Nous avons décidé de faire appel à un chauffeur par gain de temps. Nous l'avions contacté par internet avant de partir (nous en avions contacté plusieurs pour comparer les prix). Nous avions en tête ce que nous souhaitions faire et ce dernier était totalement ouvert à nos souhaits.

Nous avons donc pris la route sous une pluie battante, direction sigirya, pour s'arrêter au milieu du trajet à l'orphelinat des éléphants. C'est effectivement très touristique mais pouvoir évoluer au milieu des éléphants en liberté avec évidemment pleins de bébés, est assez sympa. Après 4/5h de trajet nous sommes arrivés à sigirya, assez épuisés (le trajet est long après 11h de vol), nous avions réservés au kassapa hôtel. Nous étions un peu inquiet pour notre guide car nous ne savions Pas comment il allait se loger, il nous a dit que l'hôtel avait des chambres pour les chauffeurs.Nous étions donc rassurés l'hôtel est joli, dans la campagne, avec piscine (vraiment bien après une journée de visite sous une chaleur de dingue), mais un peu ambiance tour opérateur, avec un buffet correct le soir.

23/08 Après discussion avec vipula nous avons décidé de visiter polonnaruwa (nous avons acheté le fameux ticket qui regroupe plusieurs sites + musée de kandy), et de laisser tombé la visite d'anuradhapura ( qui était quand même assez loin de sigirya), il nous conseillait polonnaruwa car il y avait selon lui beaucoup plus de vestige encore "debout". Le site nous a Beaucoup plu, les temples sont magnifiques. Puis vipula nous a proposé un petit tour en éléphant, chez un de ses amis. Bon c'est une activité bien touristique et un peu cher, mais quand même sympathique à faire, et puis nous voulions aussi accepté certaines activités proposées par Vipula pour qu'il puisse financièrement en profiter. Puis au retour nous nous sommes arrêté au rocher de sigirya. Le rocher est assez exceptionnel, et la montée très impressionnante (attention au Vertige!), une fois au sommet la vue est époustouflante et c'est assez fou de voir des vestiges d'un royaume d'un roi un peu dingue d'avoir construit à une telle hauteur! on a adoré.

24/08 Nous avons quitté l'hôtel et repris la route avec notre chauffeur, direction Kandy. Arrêt à dambulla : grottes abritant de magnifiques bouddhas, endroit exceptionnel, le site que j'ai vraiment préféré du triangle. Puis on a pris la route "des épices" Vipula nous a arrêté dans un magasin proposant du batik et des tissus...c'était un peu l'attrape touriste où on nous a déguisé" avec un sarong et pris en photo, j'étais très mal à l'aise...il nous a ensuite arrêté à un jardin d'épices où nous avons pu découvrir les plantes "produisant" les épices, bien sympa. Nous avons mangé un bon rice / curry au même jardin. Arrivé à Kandy, nous sommes vraiment surpris par l'effervescence de Cette ville, trafic de dingue, très bruyant, pollué. Nous Avions convenu avec vipula que nous allions visiter la ville Le lendemain par nos propres moyens, et qu'il viendrait nous récupérer, le surlendemain pour une dernière journée avec lui. Nous avons dormi au highest view puis changé le lendemain pour le freedom lodge (bien mieux, accueil vraiment chaleureux d'une famille sri lankaise, chambres très propres). Le premier soir nous avons assisté à une danse, c'est vraiment très beau à regarder.

25/08 Le lendemain nous décidons d'aller au très joli et calme jardin botanique, où une famille venue pic niquer nous propose de partager leur repas : première rencontre inoubliable et surtout désinteressée de toute question d'argent. Des gens adorables, souriants (comme de toute façon l'ensemble des Sri lankais). L'après midi, nous avons visité le temple de la dent à l'heure de la cérémonie, beaucoup de monde, et l'attitude de certains touristes aux côtés des sri Lankais venus pour se recueillir est parfois bien déplacé.

26/08 Départ avec vipula, pour nuwara eliya où nous prendrons un train. En chemin, vipula nous arrête à la manufacture de thé glennloch, visite très interessante où nous découvrons les différentes étapes de la fabrication du thé. La route pour arriver à nuwara eliya est magnifique, vallonnée, recouverte de plantations de thé. Arrivé à la gare de nanu oya (à coté de nuwara eliya), on fait nos adieux à vipula en le remerciant de sa gentillesse et de tous ses précieux conseils. Nous avons été vraiment supers contents de ses services, je vous le recommande (précision : il parle seulement l'anglais), vous pouvez entièrement lui faire confiance, je vous laisse au cas où ses coordonnées : 00 94 776262626 (ashiniduwa@hotmail.com)

On monte donc dans ce fameux train tant Attendu, et malgré tout assez content de pouvoir commencer à voyager par nos propres moyens (le guide est super pratique mais alourdi un peu le budget, et pour notre part nous trouvions un peu pesant d'avoir quelqu'un avec nous sans pouvoir avoir le plaisir de découvrir les choses par nous même. Le train est bondé et nous avons passés deux heures sans pouvoir s'assoir et sans pouvoir trop admirer le paysage, mais l'expérience est à faire, pour l'atmosphère qui y règne et le contact avec les sri lankais, qui se fait facilement (attention quand même dans la gare où de petits malins (pour ne pas dire escros) essaient de savoir dans quelle ville et dans quelle pension vous descendez). Bref nous arrivons à HAPUTALE, village de montagne perchée en Hauteur (attention il fait très froid), où de nombreuses balades magnifiques sont à Faire au milieu des plantations de thé.

27/08 Réveil difficile à 4h30 du matin où un tuk tuk nous attend pour allé au "lipton seat" au levé du soleil. Petit grimpette au sommet et nous voila dans la brume un peu déçu car aucune visibilité. On décide d'attendre un peu, la vue se dégage un petit peu, la visibilité n'est pas au top mais l'endroit est assez magique. Retour à l'hôtel où nous partons avec un tuk tuk pour Ella. Nous arrivons dans la jolie petite ville d'ella où nous retrouvons un climat vraiment agréable, la ville est très reposante il y règne une atmosphère vraiment paisible. Nous commençons par une petite randonnée au little adams peak, vue magnifique sur les montagnes, collines et cascades...et nous terminons la journée par un soin ayurvédique. le soin est vraiment spécial (huile chaude sur la tête, c'est assez bizarre), je n'ai pas vraiment apprécié ce moment (pourtant assez fan de massage et soins), car il fait très chaud et humide dans l'institut et nous nous sommes fait dévorés par les moustiques (pas top pour se détendre), puis la jeune fille qui s'occupait de moi s'est mise à beaucoup plaisanté avec ses copines en me regardant sans arrêt, j'ai eu un peu le sentiment qu'on se moquait de moi, bref j'étais pas très à l'aise. Et surtout bien prévoir de rentrer à votre pension juste après car on ne peut pas prendre de douche sur place (le soin doit agir 1 Heure sur vous) et vos cheveux sont huileux à souhait!!

28/08 On demande à un jeune chauffeur de tuk tuk que nous avions rencontré la veille si il lui était possible de nous emmener à arugam bay (aucune liaison simple et direct pour allé là bas), il accepte (nous avons payé 4000Rp au lieu de 6500rp en voiture), et nous voila parti pour 4h de trajet (très long et fatiguant en tuk tuk...j'imagine pour le chauffeur... ca doit être encore pire pour lui). Arrivé à arugam bay nous avions réservé une chambre car il y avait une compétition mondiale de surf féminin (nous avions bien choisi le moment!!!), l'hotel était super zen (le hiddeway = coup de coeur lonely), vraiment sympa et pas trop "surfeur". Arugam bay est plutot plaisante (détendue) mais l'activité principale est le surf, et si vous ne pratiqué pas (ce qui était le cas pour moi) ce sport, il est difficile de pouvoir se baigner car d'une part le courant et les vagues sont assez forts, et d'autre part je n'ai pas osé me mettre en maillot de bain car les seuls personnes qui se baignent sont des locaux et les femmes sont entièrement habillé pour se baigner, bref je ne voulais choqué personne en me mettant en tenue légère.

29/08 Au petit déjeuner, un couple d'italien nous propose de partager le trajet de retour en deux, le départ est à 23h le soir (ils veulent rouler de nuit pour arriver tot à colombo). Nous acceptons par économie et parce que toutes les chambres sont complètent, le chauffeur devra nous arrêté à pelmadulla. Le trajet a été un vrai calvaire, le chauffeur en sortant du village percute et tue un chien sur la route, il roule très vite et au bout de 10 mn laisse le volant à son collègue car il s'endort au volant. Le deuxième chauffeur n'est pas mieux, nous n'arrêtons pas de le surveiller et règulièrement j'ai l'impression qu'il pique du nez, bref l'horreur. nous arrivons finalement entier à pelmadulla à 2h du matin, où nous avions décidé de prendre un tuk tuk pour embilipitya (ville la plus proche du parc d'uda walawe). le chauffeur nous dit que nous sommes passé par embilipitya;...on est dégouté (incomprehension dès le départ sur le trajet emprunté), bon tant pis, on refait une partie du trajet en sens inverse avec un tuk tuk et surtout soulagé de quitté cette voiture de malheur. Après 1h30 du tuk tuk (on est vraiment épuisé), on arrive à trouver la pension perdue dans la jungle (un énorme hommage au chauffeur qui a réussi à la trouver ce qui n'était vraiment pas gagné), on se repose 1h puis réveil pour attaquer le parc à la fraicheur du matin. 30/08 Le parc est une sorte de savane africaine, après quelques heures nous arrivons enfin à voir des éléphants. La ballade est vraiment sympa, nous avons vu : éléphants, 2 crocodiles, aigles, paons, sangliers...mais attention bien y allé le matin ou le soir car l'après midi il fait vraiment très chaud et les animaux s'abritent. Retour à l'hotel (le plus calme que l'on ait eu du séjour - selara river eco resort, un vrai havre de paix), et bonne sieste pour récupérer de notre nuit blanche (pas vraiment une bonne idée de partir de nuit car très dangereux et fatiguant le lendemain), puis repas succulent du soir dans la pension : rice/curry maison, le meilleur que l'on ait mangé.

31/08 - 1/09 On part avec un tuk tuk (notre moyen de transport favori!!) pour mirissa (bien 2h30 /3h), on se pose au paradise beach hotel (en bord de plage, cadre vraiment joli mais accueil absolument épouvantable, et ambiance très tour opérateur, et assez cher), on décide de se reposer un peu pendant deux jours, au programme : bouquin, bronzette, plage (magnifique bordée de cocotiers), et visite du port de pêche, les bateaux sont très colorés, c'était l'occasion de faire de belles photos!!attention sensible du nez s'abstenir!!!

2/09 On quitte mirissa en tuk tuk pour unawatuna, en arrivant à l'hôtel on pose nos sacs à dos et on repart directement à GALLE. Visite des remparts, de la vieille ville, on a pu trouver de petits magasins pour ramener des souvenirs. Gallé est vraiment joli, avec ces vieux bâtiments hollandais défraichis. On a également pu regarder une partie d'un match de cricket du haut des remparts qui donne sur l'énorme stade. Une fois notre petite visite terminée nous retournons à unawatuna pour un petit bain en mer. Le soir nous avons mangé de délicieuses crevettes grillées dans un petit restaurant (plutot une petite cabane avec quatre tables) sur la plage.

3/09 On part en tuk tuk (et oui on ne s'en lasse pas!!) pour négombo, le trajet a duré 5h, et la traversée de colombo est assez stressante, il y a énormément de circulation, et la pollution est hallucinante. Après une 1er visite au topaz hotel (hotel glauque, cher, ressemblant à une prison!), notre choix se porte sur le ice bear guesthouse. L'hotel est vraiment sympa, il y a un petit jardin et les chambres sont très chaleureuses avec beaucoup de caractère. En fin d'après midi, le gérant de l'hotel nous prête des vélos pour qu'on aille retirer de l'argent, il commence à faire nuit et après 15 litres de sueur, pas mal de frayeur sur la route et de galère pour trouver la banque, nous abandonnons pour prendre....un tuk tuk!! Le soir nous avons mangé à L'hotel de succulentes jumbo prawns péchées directement dans le lagon.

4/09 au 08/09 Nous partons à l'aéroport (trajet 20mn) pour prendre notre vol pour MALE capitale des maldives, pour ensuite rejoindre l'ile que nous avions choisie : mirihi. Le vol dure 1 heure et la vue du hublot en arrivant est magique, on découvre les atolls au milieu de cet océan immense, c'est assez fou de voir ça. En arrivant on nous prend en charge, nous attendons dans une très jolie salle où on nous propose des rafraichissements, et le balcon donne directement sur l'aéroport des hydravions que nous devons prendre pour rejoindre mirihi. Le vol en hydravion est aussi hallucinant. Puis un bateau vient nous chercher pour rejoindre l'île, et le gérant de l'hotel nous accueille avec une noix de coco pour se désaltérer, on nous demande de quitter nos chaussures, et nous ne les remettrons plus de tout le séjour (il y a du sable blanc de partout). Après un tour de l'île avec une charmante hotesse (rapide car ile très petite), nous découvrons notre chambre, après quelques hésitations nous avions opté pour un bungalow sur pilotis et nous n'avons pas regretté, la chambre est magnifique, il y a une terrasse en tek devant qui donne sur..rien, juste l'océan, et le soir on pouvait éclairé la mer sous le bungalow. Nous avions choisi cette ile car elle est réputée pour le snorkelling, et en effet les fonds marins sont magnifiques, il y a une multitudes de poissons et de coraux, nous avons également vu des tortues et requins (inoffensifs). Toute l'équipe était vraiment sympa, toujours disponibles en cas de question mais toujours discrets. Ce qui était également bien c'est que l'ile avait une capacité d'accueil de 60 personnes seulement (30 chambres), ce qui avait pour effet de se sentir constamment seul sur l'ile, nous croisions les gens seulement aux repas. Nous avions le petit déjeuner et le repas du soir compris, c'était largement suffisant car les buffet du matin et du soir (buffets très bien) sont très copieux. Bref pour résumer, ces 4 jours ont été magiques, lîle est un vrai petit paradis.

Voila, j'espère que le récit vous à apporter quelques réponses, n'hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d'infos.

Fanny & Philippe
Couple avec goût différent niveau climat, où aller? English translation pending
by Grntk · 2019-01-27 · 28 replies
Bonjour tout le monde,

Je n'ai pas trouvé autre forum où mettre ma question donc je viens la poser ici,

avec ma copine on part en vacance 5 à 8 jours par ans seulement cela fait 4 ans qu'on est ensemble et chaque année c'est la même chose l'un de nous reviens déçu, non pas par l'expérience de l'endroit visité, mais plutôt par les conditions météo :D.

Je m'explique :

1 - Son Profil : - Aime la chaleur - Aime les plages, mers et océans, mais ne s'y baigne pas, juste le décor. - Rêve de passer sa retraite en Espagne depuis toute petite -Elle est née à Liège et n'a jamais voyager étant jeune SAUF un voyage scolaire à Narbonne Plage et dis qu'en Belgique il n'y a aucun paysage qui lui donne envie.

2 - Mon Profil - Ne supporte pas la chaleur au dessus de 25-26°C ça deviens insupportable autant que mon caractère le deviens -Aime les paysage montagneux ou rocheux, ( Alpes ou falaise cote Angleterre par exemple ) -Rêve de passer ma retraite au Quebec ^^ ( c'est pour ça si je peux la quitter avant ça faciliteras la retraite :p ) -Je suis née à Menton et j'ai grandi dans entre les Alpes et la Provence pendant 25 ans, je trouve les paysages Français magnifique SAUF le Rhone Alpes qui ne m'attire pas.

Nous avons 40 ans et habitons en Belgique à la frontière Allemande nous avons un budget de 1200€ MAX pour deux. ( c'est ce qui fait varier le nombre de jour que l'on part ) donc on évite de partir trop loin on part systèmatique début juin.. alors on a fait dans l'ordre

1 - Normandie ( France ) -> il y'a eu quelques averse, elle a ralé 2 - Alicante ( Espagne )-> il a fais trop chaud j'ai ralé 3 - Thun ( Suisse ) -> c'était parfait pour moi, mais c'était un LAC et non la mer donc OK pour elle niveau température mais pas parfait 4 - Berlin ( Allemagne )-> Habitant à la frontière Allemande à part la ville et pas rentrez chez soi le soir on avais l'impression de pas être partie.

Donc je me demande si il y'a un endroit dans le monde qui pourrais convenir ? on est prêt à ne pas partir cette année afin de doubler le budget pour partir plus loin ou plus longtemps en 2020. Merci
Bienvenue au Maroc: découvrez mon pays en photos! English translation pending
by Sally23 · 2015-04-24 · 201 replies
Je veux partager avec vous , chers voyageurs , quelques merveilles de mon pays. Question de vous aider à mieux découvrir ce que vous ignorez de ce Joli pays dont je suis fière d'appartenir . BONNE VISITE . Chaque commentaire sera consacré à une ville ou région particulière. Je publierai , chaque fois que j'aurai le temps , quelques photos pour le plaisir de vos yeux.

N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe (Grèce) English translation pending
by Tomas3 · 2011-04-09 · 99 replies
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe

Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…

Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…

Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….

En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...

Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…

Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…

Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
Cape Verde island duo: which to choose based on my criteria?
by Attila · 2026-05-17 · 61 replies
Hi there,

I’ve been looking for a destination for a 2-week trip early next spring, and Cape Verde has been growing on me. (The flight isn’t too long, the temperatures are more than pleasant, and it’s an unknown country for me.)

The thing is, Cape Verde is pretty complicated when it comes to inter-island transfers, and I don’t want to spend my time in airports or on ferries—especially since those transfers aren’t exactly known for their reliability...

So, I’d like to limit internal flights to just 2, meaning the island I arrive on plus one other.

I’ve ruled out the all-inclusive islands: Sal and Boa Vista.

I’m torn between combining Santo Antão + São Vicente or Fogo + Santiago.

The goal of the trip is to see beautiful landscapes, go on day hikes (nothing multi-day), swim a little—though I prefer quiet spots—and enjoy 1 or 2 days in a city, but not much more than that!

In your opinion, which option would be the best, and why?

Thanks! :)
Compte rendu Redescente depuis Amsterdam avec le Magica English translation pending
by Pyllou · 2017-10-12 · 1 reply
Rome et les grandes capitales du Nord. JEUDI 6 septembre Nous partons de Toulouse direction Amsterdam, nous avons pris les vols par nous-même ce qui revient beaucoup moins cher : Costa proposait environ 1000€ nous avons eu nos deux vols pour 110€ avec un bagage en soute sur AIR FRANCE (astuce prenez l’abonnement flying blue le bagage est à 10€ au lieu de 25€). Arrivés à l’aéroport d’Amsterdam nous récupérons notre pass 1-day donnant accès à l’ensemble des transports pour 24 heures (16€) composé d’une carte d’accès + un plan. C’est parti !! Nous prenons le train pour rejoindre la gare central puis le tramway pour aller à l’hôtel, le réseau de transport est très bien fait et facile à utiliser. Notre hôtel : Budget Hotel Hortus Je dirais que c’est plutôt une auberge mais nous l’avions choisi surtout pour sa situation non loin du centre et accessible par le tramway. La chambre est petite avec salle de douche privative, les toilettes sont sur le palier ; nous avons un lit double en 120cm donc pas très large et le matelas est terriblement mou !! Bref c’est propre et l’accueil est bon, notre hôte est agréable et disponible pour nos demandes. Le petit déjeuner du lendemain est sous forme de buffet avec du salé et du sucré, la qualité n’est pas extraordinaire mais correct. Nous avons payé chambre petit dej compris 110€, ce n’est pas donné mais les hébergements sur Amsterdam sont assez chers surtout proche du centre, pour une soirée ça va nous n’aurions pas fait plus. Une fois les affaires posés, nous repartons vers le centre, 7 mn de tram et à nous la découvertes de cette architecture si spécifique et les magnifiques canaux. Nous nous laissons tenter par une balade en bateau http://www.rederijkooij.nl/fr/nos-croisieres pour 12€ par personne, visite commentée en français durant 1h30, le moyen idéal de découvrir la ville et d’en apprendre plus lorsque l’on a peu de temps. Nous continuons notre tour dans le quartier ROKIN et au détour d’une petite rue un restaurant nous attire. Nous mangeons donc au KAPITEIN ZEPPOS et là je dois dire vous pouvez y aller les yeux fermés, accueil et ambiance au top, nourriture délicieuse, un bien belle adresse http://www.zeppos.nl/ Petit tour dans le centre ancien avant de regagner notre chambre. À savoir : le jeudi soir les magasins restent ouverts jusque 21h00. Vendredi 7 septembre Réveil, petit déj, il pleut fort nous décidons de ne pas poursuivre notre découverte du centre … nous reviendrons !! 10h00 notre taxi est là pour nous emmener au terminal Cruise, 8€ le trajet. Après quelques heures d’attente, enfin…. Embarquement et découverte du Costa Magica vers 15h00. C’est pour ma part ma seconde croisière avec Costa et le baptême du feu pour monsieur J., il adhère à l’ambiance. .. oufff je sens qu’il va vite devenir accro !! Première belle surprise, la chambre : effectivement sur le papier nous avions réservé une chambre vue mer mais sur le Magica en pont 11 les fenêtres sont très grandes (façon baie vitrée mais que l’on ne peut pas ouvrir) la vue est donc dégagée et superbe, à nous les nuits étoilées et les réveils époustouflants (à noter quand même le bruit durant 15/20mn lorsque le pont 12 est nettoyé au petit matin). Nous faisons le tour du bateau, allons manger un bout au snack, agréablement surprise par la qualité de la nourriture, et retour en chambre où nos bagages nous attendent déjà. Installation, détente… Il est l’heure du repas, nous découvrons notre restaurant le Portofino, et le couple avec qui nous partagerons nos diners, nos rires et nos souvenirs durant toute la croisière. (Bisous, bisous si vous nous lisez !!) Première nuit sur le bateau, ça y est on y est, on réalise à peine, notre voyage de noce enfin ! Samedi 8 septembre : DOUVRES Nous découvrons les falaises blanches de Douvres c’est vraiment très beau, le soleil est au rendez-vous. Au pied du bateau des bus touristiques attendent (bus bleu compagnie YMS) et pour 7€/5 livres vous pouvez aller jusqu’aux falaises blanches, au château et au centre, en montant et descendant du bus comme vous le souhaitez, conduite sportive, accrochez-vous !! Nous décidons de visiter le château (19.40 livres par personnes), il est composé d’une partie médiévale et d’une partie militaire, prévoir 3 à 4 heures pour le tour, et même plus, si vous allez dans les souterrains de la seconde guerre mondial (hôpital visite en 30mn et galerie de vie 1h30), prévoir de commencer par là car l’attente peut être longue vu que le nombre de personne est limité. Les visites ne se font qu’en anglais, les panneaux explicatifs ne sont pas traduits. Dimanche 9 septembre : LE HAVRE Nous nous sommes beaucoup interrogé sur cette escale, qu’allons-nous faire… et bien la réponse a été simple RIEN !! nous aurions voulu aller voir HONFLEUR mais l’offre COSTA est relativement onéreuse pour le peu de trajet à faire et 2h sur place.. Oui mais voilà par vos propres moyens c’est bien compliqué de s’y rendre surtout un dimanche !! Un seul bus part à 10h45 de la gare routière, pour sortir du port il faut déjà 20mn de marche puis environ 30mn pour rejoindre la gare routière et arrivé là-bas : plus de place !! Nous avons donc pris le parti de trouver un coin tranquille sur le bateau et de prendre le soleil… si si nous avons pris nos premières couleurs au HAVRE !! Nous avons profité du jacuzzi extérieur, à savoir que nous nous sommes rendus au sauna (accès libre sur le Magica), il y a un côté homme et un coté femme, seulement certaines nationalités pratiquent le sauna nus… à vous de voir donc. Lundi 10 septembre : EN MER Et là c’est le drame !! Ça bouge beaucoup beaucoup beaucoup !! Depuis la nuit la mer est très agitée, assise au pont 3 je peux voir les vagues monter au niveau des fenêtres. Le matin, sur les conseils de J., je me force à aller au petit dej mais ma voisine de table et son assiette de hareng aura raison de moi !! Retour en chambre que je ne quitterais pas avant le soir pour aller grignoter, ce n’est pas encore le top ni pour l’un ni pour l’autre malgré les médicaments donnés à bord ! Les gens errent sur le bateau, vivement de retrouver la terre ferme !!

Mardi 11 septembre : LA CORROGNE Le matin nous nous promenons dans les rues, l’architecture de bord de mer est jolie mais la plupart des boutiques sont fermées, retour sur le bateau pour manger et à 13h00 nous prenons un bus touristique pour faire le tour complet de la ville. Nous avons choisi la compagnie TOUR4CRUISERS pour 15€ par personne. Le bus nous attend à 5mn à pied de la sortie du port (les bus vous y amènent gratuitement). Le guide est top et parle un bon français : http://tours4cruisers.com/en/a-coruna-tour/ réservation possible à l’avance pour 1€. Si vous n’avez pas réservé vous aurez dans tous les cas le choix, un grand nombre de guides se trouve à la sortie du port. MERCREDI 12 septembre : PORTO Seule excursion prise avec COSTA : visite de la ville de Porto et croisière sur le DOURO Nous partons en bus moitié français, moitié italien, direction Porto (le port se situe à 12km environ). Nous recevons durant le trajet de nombreuses informations permettant de découvrir l’histoire de la ville et des alentours, le tour du centre se fait uniquement en bus, nous n’avons qu’une halte au niveau de la cathédrale. La visite de celle-ci et du cloitre est prévue mais le décès la veille de l’évêque ne nous permettra pas d’y accéder, cependant aucune visite n’est proposée en échange, nous restons 25mn au pied de la cathédrale avec une guide qui se montre de plus en plus désagréable (ne veut pas répéter, marche trop vite pour les personnes âgées…). Direction la cave de porto, de par la configuration (italien/français) du groupe qui visiblement n’était pas prévu, les explications sont données par la guide du site sont traduites par l’accompagnatrice Costa, nous pouvons ensuite déguster et acheter. Balade sur le DOURO, alors grosse déception, nous ne voyons et n’apprenons rien de plus que ce que l’on a pu découvrir en bus. Au final nous sommes très frustrés de ne pas avoir pu profiter de ce centre qui parait si beau, nous prévenons la guide Costa que nous rentrerons par nos propres moyens. Petite halte gourmande (on mange facilement des spécialités pour moins de 20€ à deux) puis découverte à pieds de quelques ruelles, prévoyez de bonnes chaussures, ça grimpe !! Nous avons vraiment eu un coup de cœur pour cette ville et reviendrons sans aucun doute. Nous prenons un taxi au niveau de la gare (que nous n’avons pas vu faute de temps mais qu’il ne faut pas louper dixit nos compagnons de repas, raison de plus pour revenir !!!). Attention le trafic pour quitter Porto est dense, prévoir 1 heure pour ne pas se faire prendre par le temps et stresser comme nous l’avons fait !! Le trajet de ¾ ‘ d’heure nous coute 13€. Si nous avons un conseil taxi jusqu’au centre et après soit le bus à arrêts multiples 17€50/personne, soit tuk-tuk (environ 20€ par personne). Spectacle du soir : DUO MAJESTIK, splendide spectacle d’acrobatie, à voir. JEUDI 13 septembre : LISBONNE Le bateau est au pied du centre, et une horde de guides vous attend (attention les prix flambent). Nous avions réservé depuis la France pour un tour en bus avec la société CARAVEL ON WHEELS, le bus se trouve de l’autre côté de la rue, le guide nous accueille chaleureusement et nous installe, le bus dispose d’une bande son en plusieurs langues ainsi qu’une vidéo sur tablette individuelle qui vous permet de découvrir la ville dans le passé et d’en comprendre l’histoire. LISBONNE est très étendue et ce système nous a permis de faire le tour de l’ensemble des quartiers en 2heures, nous avons eu un arrêt de 20mn au niveau du couvent des Carmes. Notre guide nous dépose au centre (nous lui avons demandé) afin de poursuivre notre tour à pieds. Pour manger, nous nous sommes rendus aux halles TIME OUT MARKET le principe est simple, multitude de stands propose divers plats, vous en faites le tour, prenez ce que vous voulez et ensuite tout le monde mange ensemble au centre (prévoir 20€ pour deux pour 3 beignets de morue, un fromage entier préparé avec de la pâte de fruits et des fruits secs, des olives, deux boissons, et deux pasteis). Tenue du soir conseillée : colorée/années 70 VENDREDI 14 septembre : GIBRALTAR Nous arrivons à 14h00, au départ nous voulions aller au rocher des singes et à la grotte saint Michel mais nous avons trouvé les tarifs trop élevés donc direction MAIN STREET et ses boutiques. Pour nous qui habitons proche du Pas de la Case les tarifs ne sont pas intéressants cependant la promenade est agréable et nous nous laissons tenter par quelques souvenirs. Si vous sortez un peu de la rue commerçante vous découvrirez de jolies maisons mêlant l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal. Pour le retour au bateau nous utilisons nos derniers livres pour rentrer avec la navette (2 livres par personnes). Tenue du soir de ville / rouge et noir SAMEDI 15 septembre : MALAGA Nous prenons le bus Hop on/Hop off situé à 10mn à pied du bateau au niveau du phare de Malaga (Paseo de la Farola) pour 29€ par personne. Sur le plan il y a la ligne rouge et verte, sur le temps d’escale nous n’avons utilisé que la rouge. Nous sommes allés directement au château d’où la vue est superbe et panoramique, l’endroit est reposant, prévoir ¾ d’heure pour faire le tour. Nous reprenons le bus et y restons jusqu’au centre afin de visiter l’extérieur de la ville (pas terrible), le centre est beaucoup plus joli, nous nous promenons au grès des ruelles et découvrons la cathédrale, le bâtiment est imposant et impressionnant de détail, non loin de là l’ancien théatre romain est visible également. Nous revenons au bateau en longeant la côte via Paseo de Espana. Tenue du soir : blanche

DIMANCHE 16 septembre + LUNDI 17 septembre Deux jours en mer pour rallier ROME, lecture, bronzette, jacuzzi, casino, conférence sur les coulisses du bateau (très sympa)… on profite de chaque instant avec plus ou moins de soleil. Le dimanche soir c’est la soirée de Gala, robes de soirée et costumes sont appréciés, c’est le moment de se faire beau. Le lundi c’est soirée italienne et tenue rouge, blanche et verte, l’équipe d’animation est à fond et s’accapare les ascenseurs en verre où ils jouent des scénettes : le centurion et son lion, les mammas italiennes, et les pizzaiolos. Au restaurant c’est la fête !! Les serveurs nous offrent un petit spectacle plein de sourires mais également plein d’émotion… ça sent la fin. Les membres de l’équipage nous ont proposé un spectacle au théâtre, nous avons beaucoup aimé les découvrir dans leurs univers créatifs. MARDI 19 septembre : CIVITAVECCHIA. Renseignements pris sur de nombreux forums, nous avions réservé un tour avec Carole Faude http://www.chauffeur-francais.com/ Carole est une chti’mi passionnée par ROME, elle vous la racontera comme personne (c’était ma 4ème visite de Rome) et vous emmènera faire un tour complet à bord de son minibus. (À sa demande je ne diffuse pas le tarif mais je vous assure que cela vaut vraiment le coup). Elle nous dépose au pied des monuments et nous laisse le temps nécessaire pour en profiter en individuel, le midi elle nous a proposé un petit restaurant de spécialités bien sympathique proche de l’ambassade de France CAMPO DE FIORI (compter 50€ vin compris pour 2). Au retour nous cherchons notre garçon de chambre CHRISTOPHER pour le remercier comme il se doit il a été au top tout au long du séjour, ayant chaque jour des petites attentions et en étant disponible en permanence. Dernière soirée, dernier repas, dernière nuit (un poil remuante)….les valises sont devant la porte… MERCREDI 20 septembre : SAVONE Cette fois ci c’est terminé, un dernier au revoir à Christopher, nous retrouvons nos compagnons de repas qui repartent également en navette vers l’aéroport de Nice, ça nous permettra de prolonger un peu plus le voyage, retour en douceur… La navette est à l’heure, l’organisation pour le chargement des valises impeccable, 1h30 de bus et nous sommes à l’aéroport, notre avion est dans 4heures nous avons donc le temps de grignoter, d’enregistrer nos bagages, d’être évacué pour cause de colis suspect… et de prendre enfin l’avion… un tout petit à hélices, oups je ne suis pas rassurée pour le coup, heureusement mon chéri est là. Le vol est magnifique nous longeons les cotes méditerranéennes. (Tarif 136€ pour deux avec 1 bagage en soute - AIR FRANCE). Nous arrivons à TOULOUSE… mais c’est quoi ce temps !!!!!! On veut repartir… vivement la prochaine… et oui J. est devenu accro et mini demande à venir la prochaine fois… alors c’est décidé ça sera en famille.
Endroits tranquilles aux environs de Marrakech? English translation pending
by AKrol · 2008-06-23 · 7 replies
Bonjour à tous et à toutes!

Nous voudrions vous demander, à quelqu'un qui connait bien la ville Marrakech et ses environs, de nous proposer des places calmes, car à Marrakech pendant l'été il fait très chaud, la pollution, beaucoup de monde...

Merci de vos réponses!

Amadeusz et Aabirette Krol
Hôtel à Udaipur (Inde) English translation pending
by Millie51 · 2007-07-26 · 11 replies
Namaste a tous !

Je suis actuellement a Udaipur et je voulais vous donner une bonne adresse d'hotel

HOTEL GANGAUR PALACE 339, Ashoka Haveli Gangaur Ghat Rd Udaipur

Le gerant est adorable, les chambres sont spacieuses avec toilettes et douches separees. Le restaurant qui est sur la terrasse est tres bon et surtout bon marche ! Le directeur s'appelle Ashok Mehta ... un ange ! Prix d'une double 350Rs.

Par contre, nous sommes alles manger au Jigat Niwas hier soir et la c'esr CHER !!! Si vous voulez bien manger c'est une bonne adresse mais le prix va avec.

Nous poursuivons notre voyage en partant en bus ce soir pour Jaisalmer.

L'hotel que nous avons reserve la-bas est plus cher mais c'est pour se faire plaisir au moins une fois dans le voyage !
Expérience hongroise English translation pending
by Caramia · 2006-08-22 · 6 replies
Bonjour bonjour... De retour de Hongrie, je vous poste quelques informations et impressions glanées au cours de ma semaine. J'ai passé 4 jours à Budapest (une ville superbe, grandiose, majestueuse...) et 3 jours au bord du Lac Balaton, sur la rive nord (gros coup de coeur ! magique...).

Budapest tout d'abord : La ville est TRES grande... On peut vite partir pour des heures de marche à pied (mes pieds s'en souviennent encore d'ailleurs). A voir absolument, en dehors des monuments obligatoires (Eglise St Matthias, Château, Parlement, Pont des Chaînes, Marché couvert... ) : les bains (j'ai testé ceux de Szecheny, magnifiques et démodés), le zoo délicieusement Art Nouveau, la grande Synagogue, l'Ile Marguerite, un véritable havre de paix... Les restaurants ferment très tôt par rapport à la France (22h), donc attention à ne pas s'y présenter trop tard.

Le Lac Balaton : Eviter la rive sud (plate et encombrée d'hôtels) et préférer la rive nord, un peu plus sauvage Le lac est magique et immense, les prix y sont encore meilleur marché qu'à Budapest, par contre il est plus facile de s'y exprimer en allemand Compter 3h de train pour faire Budapest / Balaton environ (voyage très économique et "typique"), sachant que les trains partent de la Gare Deli.

J'ajouterai également les quelques super restos trouvés au hasard de nos pérégrinations... En espérant vous avoir alléchés pour ce très joli pays 😉
À ne pas manquer dans les îles de la Croatie (croisière) English translation pending
by Patpco · 2016-11-17 · 6 replies
Bonjour Nous partons en croisière sur l'Agape Rose croiseur de 18 cabines du 3 au 11 juin 2017 de Dubrovnick à Split voyage inaugural, nous aimerions avoir des renseignements sur les îles Croate (Slano, Mljet, Korcula, Hvar, Vis, Sibenik, Skradin, Trojir, Puscice et arrivée à Split ou nous passerons 24H) qui seront nos points de chutes, visite à ne pas manquer, restaurants, etc....

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