USA Northwest: Un mois et demi de découverte en famille, durant l'été 2013.
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Aouh les amis Voyageforumers !

Avant de nous envoler, l'été dernier, à destination des Etats-Unis, nous avons passé de nombreuses heures à lire vos articles, vos remarques, vos conseils concernant ce quartier des Etats-Unis, sans oublier les messages privés envoyés aux uns et aux autres pour obtenir le renseignement qui tue sur tel ou tel motel, le dernier fast-food à la mode, le site naturel à ne pas manquer... La moindre des choses, maintenant que la boucle est bouclée et que les froidures se sont abattues sur la France, c'est évidemment de vous remercier, du fond du cœur !... Alors pourquoi ne pas le faire en quelques mots et photographies américaines, histoire de retrouver le goût fort de ce Northwest qu'on aime tant ?!...

Justement, le choix du Northwest pour ce voyage estival n'était pas le fruit du hasard : mon amoureuse et moi l'avions déjà effleuré en 1994 à vélo, pendant deux mois, et nous avions alors juré d'y emmener un jour nos (éventuels) enfants. En 2OO9, la fille et le fils n'étant plus éventuels, on leur a fait visiter les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, pour le plaisir des yeux, les couleurs du mythe western, le fun de Las Vegas. Sans oublier notre promesse passée : eh bien voilà, l'occasion s'est présentée l'été dernier. Nous sommes donc partis pour Seattle en famille, une maman, un papa, et deux Affreux de 17 et 14 ans qui ne demandaient qu'à replonger pour 44 jours dans le bain amerloc.

L'itinéraire indicatif était d'une simplicité absolue : atterrir à Seattle, longer un peu la Côte Pacifique, piquer vers l'est pour atteindre Yellowstone, avant de revenir à Seattle via les plaines du Washington. Ce qui fut dit fut fait. Hey friends, come on with us right now !...



Mercredi 10 juillet 2013 : Paris-Seattle.

Sur le conseil insistant de notre médecin de famille, qui visite chaque année son frère dans la banlieue de Seattle, nous avons choisi le vol direct assuré par Delta Airlines pour relier l'aéroport Charles de Gaulle à celui de Tacoma. Pour un surcoût finalement peu excessif au regard du prix total à régler (4100 euros pour la famille en vol direct, au lieu de 3800 euros avec escale, les billets ayant été achetés en décembre 2012), le confort est appréciable : on monte dans le zinc à 11h 40, on regarde le Groenland par la fenêtre, on mange trois fois dans la journée, on survole le Canada, et l'on touche à 12h 3O le tarmac de Seatac... presque à l'heure où l'on a décollé !...



On passe chez Alamo chercher le véhicule réservé en février. Sur le parking de la compagnie, le choix est assez restreint, mais on repère vite le Chevrolet Equinox AWD qui va bien, tout juste sorti d'usine avec 37 miles seulement au compteur.



Puis nous prenons la route en direction de l'océan pour rejoindre le motel auprès duquel notre fiston avait réservé une nuit, à Gig Harbor exactement. Wow, bien vu, la chambre est vaste, joliment décorée, presque luxueuse !... La fatigue se fait sentir, mais on décide d'aller prendre le pouls du petit port. Les méduses géantes chaloupent entre les pontons de bois. L'ambiance est calme au bord de l'eau, le soleil brille encore dans un ciel bleu étincelant, aucun touriste à l'horizon : rien à dire, c'est une journée lumineuse qui se termine, augurant du meilleur pour ce road trip tout en douceur !...

Du jeudi 11 juillet au dimanche 14 juillet : la Côte Pacifique - Etat du Washington.

La première semaine est réservée à la (re)découverte de l'ambiance maritime que nous avions tant aimée dix-neuf ans plus tôt. D'abord, revoir Port Angeles. On renoue avec la voierie démesurée, la circulation facile, la fraîcheur de l'air, même si le soleil est encore éclatant durant ces premiers jours de voyage. Les murals des petites villes américaines me fascinent toujours autant...



Port Angeles n'a pas beaucoup changé depuis notre dernier passage, du temps de Bill Clinton. Tout y est bleu, avec une thématique "poissons et crustacés" qui revient en boucle dans le décor urbain.



Jusque sur les escaliers des boutiques alignées face au fameux détroit Juan de Fuca, ce bras de mer qui s'incurve loin vers le sud pour atteindre les môles du port de Seattle. Partout le Pacifique est ici mis à l'honneur.



Le lendemain, nous partons pour Forks, l'épicentre de l'univers Twilight, en suivant la Highway US 101, une très belle route au milieu des conifères. Comme toujours, on se laisse porter par l'ambiance décalée des road cafés hors d'âge. Dans les Etats-Unis du fin fond, ça sent l'authentique, ça roucoule du graillon derrière et devant les fourneaux où rôtissent les blancs de poulets en attente d'une gargantuesque barquette de frites !...



Pour la première fois depuis un an (c'était en Corse en juillet 2012), ce soir nous allons camper. C'est un passage obligé. On adore le contact de la mère nourricière, surtout aux Etats-Unis, où les équipements sont rustiques, certes, mais avec l'attrait incomparable de la nature préservée, beaucoup d'espace pour piquer la toile, et l'occasion unique de rencontrer des Américains, des vrais. Bogachiel Campground, emplacement 27, superbe !



Voilà. Tout est prêt pour deux nuits. On file découvrir la plage de Rialto Beach. C'est un site exceptionnel, d'autant plus attrayant que le ciel ne veut pas quitter sa robe d'azur. Comme le vent frais nous fouette les sangs, on marche jusqu'au bout du bout de la baie pour se réchauffer. Notre fils, qui n'a rien du type conscient, veut se baigner. A 11°C la vague, il convient tout de même qu'un simple petit trempage de mollets fera l'affaire...



Quelques miles plus au sud, il y a le petit port de La Push, au cœur de la "réserve" des Quileutes. On gare le Chevy face aux quais de fortune et on parcourt les rues à pied, entre un amoncellement de baraques en plastique, encerclées de carcasses de voitures, de poubelles éventrées, de filets de pêcheurs et de jouets hors d'usage... On tente de nouer le contact mais les gens ici parlent peu, comme souvent chez les Amérindiens. La Push est une poche de pauvreté, étonnant mélange entre le modernisme des States et les traditions tribales.



Le lendemain est consacré à la découverte de deux sites de la Côte du Washington qui, à notre avis, méritent amplement le déplacement aux antipodes : la Hoh Forest et Ruby Beach. La forêt dense fait partie du Parc National Olympic. C'est une curiosité naturelle, une végétation à l'allure tropicale, quoique dépourvue des touffeurs, dominée par les conifères géants, les fougères arborescentes et de larges tapis d'herbe grasse. Nous avons sillonné les sentiers du parc pendant plusieurs heures, presque seuls, sous l'insolent soleil de juillet : sacré coup de bol, car habituellement il pleut deux jours sur trois dans cette partie du Washington, même en été !



Et des chevelures moussues pendent de toutes les branches...



Pour terminer la journée en splendeur, on va arpenter la plage de Ruby Beach. C'est samedi, et avec cette météo extraordinaire, de nombreux Américains ont eu la même idée que nous. Fracas des vagues. Lumière franche. Toujours la délicate fraîcheur de l'air. Les yeux grands ouverts, nous goûtons à plein poumons la beauté de cet ultime Farwest.



Avec les troncs ballotés sur le haut de la plage sous les gifles des tempêtes, bon sang, quelle puissance !...



Au petit matin, dimanche : c'est la Fête nationale ! Bastille prise ou Bastille défendue, on emprunte à nouveau notre US 101 fétiche pour longer la côte au plus près. Inutile de préciser que le soleil n'en finit pas de nous brûler la couenne !... On roule doucement jusqu'à la Columbia River, ce monstre descendu de la frontière canadienne. Un pont de plus de quatre kilomètres l'enjambe sans sourciller. On s'y engage, reprenant en chœur les refrains de Johnny Cash qui résonnent dans l'habitacle du Chevy. A l'arrière, notre fille me photographie de dos. Ayé, on vient de quitter le Washington pour entrer dans l'Oregon.



... Promis : dès que je trouve un peu de temps, je poursuis la route avec vous vers Cannon Beach, Portland, les montagnes des Cascades, puis le Grand Vide du Désert gris, jusqu'à Yellowstone. Allez, plus que trente-huit jours...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
IT Itat Globetrotter ·
Super début de carnet dans une région des USA où l'on en trouve peu, comparé à d'autres. Je vais vous suivre pas à pas dans votre périple. Quelle chance pour le temps! En juillet 2012 je n'avais pas eu aussi beau que vous dans le Northwest 😕
YE YeahMax Regular ·
Oh Thibaud !

C'est vrai, le Northwest n'a pas le succès phénoménal du Southwest, la fréquentation touristique étrangère y est quasi-nulle, les sites sont moins dépaysants et la météo n'est pas toujours de la partie, y compris au cœur de l'été (je me souviens très bien de tes déboires à ce propos). Mais pour celles et ceux qui cherchent à réaliser une plongée en Amérique profonde, voilà un ensemble de régions qui garantissent un voyage hors norme !...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
PA Panisse Globetrotter ·
Hello,

Quel plaisir de revoir ce coin des États-Unis ! C'est ma région préférée !!

Merci pour ce carnet et, comme Itat, je vais guetter la suite 😉
IT Itat Globetrotter ·
Entièrement d'accord! 😉
PA PapJ59 Globetrotter ·
Bonjour Max,

C'est vrai, le Northwest n'a pas le succès phénoménal du Southwest, la fréquentation touristique étrangère y est quasi-nulle, les sites sont moins dépaysants et la météo n'est pas toujours de la partie, y compris au cœur de l'été ..... Mais pour celles et ceux qui cherchent à réaliser une plongée en Amérique profonde, voilà un ensemble de régions qui garantissent un voyage hors norme !...

Même constat pour le Nouveau Mexique et les Etats du Sud (Mississipi/Tennesee et Cie) ! mais météo plus agréable.... et cet étonnement pour les locaux, de voir des "étrangers".

En tous cas un carnet intéressant qui démarre bien ! mise en page des textes/photos attractive, j'attends la suite.

à + Jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
YE YeahMax Regular ·
Du dimanche 14 juillet au jeudi 18 juillet : l'Oregon, côté fleuve et océan.

Le gigantesque Megler Bridge, réputé comme le pont le plus long d'Amérique du Nord, plonge à pic sur les quais d'Astoria. Il fait presque chaud en ce milieu d'après-midi lorsque nous nous installons dans notre suite au Motel Rivershore. Depuis la fenêtre de la chambre des enfants, le panorama sur la Columbia River est ravissant.



On décide de se laisser aller dans les rues de la petite ville. Comme toujours depuis notre arrivée à Seattle, les commerçants et les passants nous accueillent à bras ouverts. On parle de la France, on parle de leur région, oh, cela ne va pas bien loin, mais on sent un véritable goût de l'échange sous les mots anodins. Un antiquaire nous conseille de monter à pied jusqu'à la Colonne qui domine la vallée, monumental cylindre érigé à la mémoire des pionniers arrivés ici au XIXe siècle. Bonne idée, c'est haut, c'est raide, ça fusille un peu les papattes en raison du décalage qui n'est pas encore totalement aplani, mais quelle récompense lorsque nous écartons les mains, là-haut, dans le vent fou !



Depuis le petit observatoire circulaire installé au sommet de l'édifice, la vue s'évase sur les bouches de la Columbia, avec le Pacifique qui miroite en direction du couchant : la classe internationale !



La descente nous achève les mollets, mais on retrouve des forces au ras de l'eau. La promenade aménagée sur les berges du fleuve est une grande réussite. Autrefois, c'était l'emplacement des docks. La municipalité a ressuscité le lieu, mi-ponton, mi-chemin de planches, sur plusieurs miles en amont et en aval du centre-ville.



Le coucher de soleil prend des allures de carte postale. Au loin, de monstrueux cargos descendent le cours de la Columbia. Les mouettes crient au dessus de nos têtes, tandis que la Chevrolet déboule direct des années 50... Décidément, nous tombons sous le charme d'Astoria... Et déjà l'on se promet d'y revenir un jour pour en explorer les alentours !...



Lundi. Une nouvelle semaine voit le jour sous les rayons ardents du soleil. C'est devenu une habitude, les Kways restent au fond des sacs, mais qui s'en plaindrait au bout du compte ?... Nous reprenons la route de la Côte, qui serpente entre les sapins jusqu'à Ecola State Park. D'un coup, l'Océan s'offre à nous : le choc frontal, lieu magique et pourtant presque vide !...



Même si cela n'était pas prévu dans le programme du jour, nous passons la matinée entière à arpenter Indian Beach, sur le sable humide, entre les gros rochers couverts de moules et d'étoiles de mer orange. Le frère et la sœur s'en vont au loin, dans la brume salée.



Nous peinons à quitter le lieu. Nous discutons longuement avec un couple de cyclistes californiens qui a descendu ses deux biclounes sur la plage. Nous profitons encore, et encore, de la douce ambiance qui règne sur cet estran singulier.



Mais les estomacs ne voient pas la beauté du monde. Alors on pousse jusqu'à Cannon Beach, l'une des stations balnéaires les plus fréquentées de la Côte de l'Oregon. Le changement de décor est radical : des hordes de touristes américains se pressent autour des cabanes à burgers, ça crie, ça trépigne, les enceintes crachent la dance music à fond les ballons au coin des rues. Well, pas fait pour nous ce genre d'endroit !... Toutefois, le site est aguichant avec son bloc rocheux de 72 mètres qui surplombe le barnum multicolore...



Quatre heures de l'après-midi, les oreilles en compotillon, on décide de rallier Portland par l'US 26. L'arrivée est chargée, le centre-ville carrément embouteillé, et ce n'est que vers 19 heures que l'on atteint le Palms Motel, dont le propriétaire nous annonce avec fierté qu'il fut, en son temps, l'établissement où descendait régulièrement Roy Rogers lors de ses tournées dans cette partie du pays.



Nous avons consacré le mardi à la découverte de la capitale de l'Oregon. Cité ouverte, radieuse, dont les immeubles sont plutôt riquiquis du fait de la législation en vigueur qui, depuis toujours, interdit les constructions risquant de gêner la vue sur les montagnes alentour. On se sent bien dans les rues de cette ville, astucieux mélange de blocs commerciaux et résidentiels en briques ou en béton armé.



La fontaine, une institution urbaine aux Etats-Unis, reste le ravissement des gamins qui batifolent dans l'eau fraîche. Car s'il fait gris aujourd'hui, la chaleur est tout de même au rendez-vous. On les regarde s'amuser, on se prélasse, on déguste l'Amérique quoi...



Portaland est aussi la ville aux mille bières. Impossible d'échapper au déjeuner dans une brasserie. Celle-ci installée à même les alambics, ouverte sur la chaussée, avec un fond de rock'n'roll qui embellit le repas et la journée vagabonde !



Nous passons le reste de ce mardi à monter et descendre les artères de la Cité des Roses, traversant Chinatown, longeant le fleuve, traînant les boutiques, jusqu'au gigantesque Lloyd Center, un temple de la consommation agrémenté de la patinoire et des bars qui rameutent le chaland. Business, business, every hour is business !



Le lendemain sera la journée de l'eau. Sont inscrites au planning les Gorges de la Columbia et quelques-unes des cascades qui s'égrènent au fil de la rive gauche du fleuve. Il fait moite et grisouille en ce début de mercredi, mais toujours pas de pluie en vue.



Aucun regret, les vues qui se succèdent tout au long de cette route historique US 30 sont époustouflantes. Vers midi, le voile nuageux se déchire et Pépère Soleil recommence à nous carnager le têtiot. On s'approche de plusieurs chutes d'eau, parfois tout près, ou l'on se contente d'une vue d'ensemble. La star de la vallée s'appelle Multnomah Falls, une cascade double, dont les abords sont pourris de visiteurs, évidemment. Il faut dire que la dame est jolie.



Surtout les pieds dans l'eau, dans un poudroiement d'argent qui me fascine.



Pour le plaisir, on s'offre l'ascension par l'arrière qui conduit à Top of the Falls. Si la montée est un tantinet difficile, le panorama constitue une belle récompense. Oh, les humains sont tout petits sur le parking principal !...



Jeudi, rien de prévu. Enfin, rien de grandiose à priori : on va régler les affaires courantes, passer des messages en France, faire les courses pour la fin de la semaine, s'occuper du linge sale, acheter plein d'habits, plein, plein, plein... en attendant le concert du soir, à Happy Valley, dans la banlieue ouest de Portland (mais ça, je vous en toucherai quelques mots dans le prochain épisode). Cela m'amène à rappeler quatre ou cinq évidences concernant le côté pratique des voyages aux States, oh rien de neuf, d'autant plus que tous les guides touristiques en parlent, mais j'aime répéter combien il est facile de visiter ce pays de fond en comble.

🙂 Faire les courses pour préparer un pique-nique est un jeu d'enfant. Notre premier achat, en sortant de l'avion, est toujours celui d'une glacière. Partout, dans la dernière des épiceries perdues, dans chaque station-service, dans toutes les grandes surfaces, on trouve de la glace qui permet de conserver les viandes et les laitages et les bières au frais. Les produits alimentaires sont variés, des fruits et légumes aux plats préparés, en passant par toutes les nuances de l'arc-en-ciel, pour des prix en général inférieurs à ceux du marché français. Les hypermarchés sont accueillants, souvent ouverts très tôt le matin, fermés très tard le soir, voire en service 24-24 lorsque l'on se trouve dans une grande ville, comme par exemple ce centre que nous avons fréquenté plusieurs fois à Portland.



😉 Nous optons souvent pour une lessive générale par semaine. Là encore, aucune difficulté à trouver une laverie : elles trônent au coin des blocs, ouvertes jour et nuit pour certaines, il suffit de glisser dans la bécane des piécettes ou des jetons tombés de l'échangeur. C'est un peu long, lavage, essorage, séchage, mais on en profite pour discuter avec les gens du quartier. Dans cette laundry de Portland, on a regardé la télé. Tu peux boire un Coca. Tu peux brancher ton ordi, ça wifite à mort. Mais c'est écrit sur le panneau, tu n'as pas le droit de boire d'alcool ni de venir glandouiller entre les machines : il ne faut pas exagérer tout de même...



🙂 Nous avons réglé la quasi-totalité de nos achats par cartes bancaires. Là encore, aucun souci, jamais, quelle que soit la somme engagée, de la plus ridicule à la plus élevée. Attention toutefois aux frais appliqués par certains établissements sur chaque opération à l'étranger : il suffit de se renseigner auprès de son agence avant le départ pour éviter les surprises au retour...

🙂 Dans l'Oregon, aucune taxe n'est appliquée sur les opérations commerciales. Au final, tous les prix sont inférieurs à ceux des Etats voisins. Il y a donc des centres spécialisés dans chaque ville de quelque importance, les fameux Outlets, dans lesquels les prix des articles défient toute concurrence. L'habillement est une cible privilégiée pour les clients. J'ai par exemple refait mon stock de jeans (je ne porte que des Levis 501 depuis que j'ai la mémoire de mes habits) à Woodburn, pour 22 euros la paire. Good deal par les temps qui courent...

😎 Si vous n'êtes jamais allés au Etats-Unis et que vous craignez d'y prendre la route, laissez la sérénité couler en vous. Le code de bonne conduite est ici la règle. On y circule plus lentement qu'en France. Les panneaux et les pratiques deviennent rapidement familiers. La voirie est très large et sécurisante. Les autres conducteurs n'hésitent pas à s'arrêter et à vous demander ce qui se passe s'ils vous voient en difficulté au bord de la chaussée. On s'habitue à la boîte automatique en quelques heures, au point de ne plus supporter (enfin, c'est mon cas) de réenfourcher ma vieille bagnole avec laquelle passer les vitesses est un calvaire, surtout en ville. Et même si le différentiel n'est plus aussi intéressant que dans les années 1990, le carburant demeure nettement moins cher qu'en France. Enfin, last but not least, conduire dans l'Ouest, c'est comme s'offrir des heures de cinéma en technicolor : il suffit de regarder par la portière pour vivre un rêve, tant les paysages sont dévastateurs et perpétuellement changeants.

.../... Je poste la suite du voyage dès que je peux : on quittera Portland pour franchir la Chaînes des Cascades, avant de s'enfoncer vers l'Est de l'Oregon. Mais avant, je vous dirai deux mots sur la musique que j'aime...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
YE YeahMax Regular ·
Aouh Jean !

Voilà deux destinations qui nous tentent depuis très longtemps : le Nouveau-Mexique, que nous voulions inscrire à notre programme de 2009, repoussé faute de temps, et les Etats du Sud que l'on projetait de visiter à vélo dans les années 1990, repoussé faute d'argent. Comme tu le dis, l'étonnement des habitants devant les Frenchies et la joie de nous voir chez eux sont souvent émouvants.

En revanche, pour ce tour de l'été 2013 dans le Northwest, la météo fut extraordinaire : quatre heures de pluie cumulées sur 45 jours de voyages... Et presque toujours le soleil qui brillait...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
PA PapJ59 Globetrotter ·
La suite du récit est du même tonneau !

Et la petite bleue est une Chevrolet Bel Air 1958 encore fringante..

à ta dispo pour les destination exotiques.

Jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
IT Itat Globetrotter ·
Super la suite! Et les sites autour de Portland me rappellent des souvenirs! Et le ciel ressemble quand même un peu plus à ce que j'avais, mais sans doute pas la température 😛
LI Lilevis Veteran ·
Bonsoir

C'est avec beaucoup de plaisir que je découvre ton carnet qui me rappelle de bons souvenirs aussi bien dans l'Orégon que dans l'état de Washington. Nous aimons beaucoup le Northwest. Nous aussi nous avions eu un beau temps chaud. A Olympic NP la Hoh Forest était même plutôt sèche. Présente pour la suite.
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/ Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/
YE YeahMax Regular ·
Alors considérons que nous avons eu, toi et moi, beaucoup de chance : la majorité des visiteurs du Northwest sont obligés de composer avec les nuages, la pluie, la grande fraîcheur, voire pire !... Bonne soirée !
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
YE YeahMax Regular ·
Jeudi 18 juillet 2013 : le concert de Curtis Salgado à Happy Valley, OR.

Nous n'avons jamais conçu nos voyages sans l'être humain. C'est pourquoi ce parcours dans le Northwest fut jalonné de rendez-vous, pris parfois longtemps à l'avance, avec des Américains pur canne, pur brut d'Ouest, façon ville, façon désert, façon scène. Et dans cette optique, internet offre des possibilités phénoménales. Pour bien comprendre, il faut savoir que je suis fondu de blues, de rock'n'roll, de country music, ainsi que d'écriture. Mon agenda estival a donc aussi été organisé en fonction de ces passions. Ainsi, les rencontres suivantes étaient au rendez-vous :

- avec Curtis Salgado, l'un des princes du blues'n'soul de la Côte Ouest, originaire d'Everett, WA, mais basé à Portland depuis longtemps, qui donnait un concert à Happy Valley le 18 juillet,

- avec une famille de cowboys au cœur du High Desert de l'Oregon, du 27 au 30 juillet, suite à l'obtention d'un prix littéraire,

- avec une journaliste, le groupe de rock texan The Derailers et le folksinger John Pisano à Boise, Idaho, autour d'un concert le 31 juillet,

- avec le guitariste et chanteur de Blues Sammy Eubanks au festival "Taste of Music" de Snohomish, WA, le 16 août,

- avec Sherry, une habitante de Mukilteo, WA, que je connais uniquement par blog interposé depuis de très nombreuses années et qui m'a servi de "modèle" pour composer un personnage secondaire d'un de mes romans, le 18 août.

😎 Voilà comment nous nous sommes retrouvés le 18 juillet, en fin d'après-midi, dans une vaste esplanade de verdure pour assister à notre premier concert de l'été. Pendant cette période de l'année, la communauté de Happy Valley programme tous les jeudis des représentations gratuites, tendance blues et jazz, très prisées des habitants de Portland. Des familles entières s'installent sur l'herbe, déploient les sièges de camping, étalent les couvertures moumoutées, sortent les glacières, les sandwiches, les sodas, et leurs plus grands éclats de rire.



J'adore cette ambiance familiale. On partage un repas avec les inconnus de passage, le temps d'un accord mineur. C'est une conception du concert qui est totalement étrangère au public français, européen en général. C'est même troublant pour les musiciens du Vieux Monde qui n'y sont pas habitués lors de leurs tournées outre-Atlantique, car ils ont l'impression, plus ou moins réelle d'ailleurs, que les gens n'écoutent pas vraiment ce qu'ils jouent. L'avantage, c'est la formidable proximité entre le groupe et les spectateurs, qui permet presque de taper sur l'épaule du chanteur !



Et de se promener devant la scène, sur les côtés, même derrière.



Curtis Salgado et ses musiciens sont en forme éblouissante ce soir. Ils passent en revue les titres phares de leur dernier album, jouent quelques vieux standards de la soul music chère au patron, et, en faisant claquer les rythmes forts, mettent l'auditoire en ébullition. Le volume sonore augmente au cours de la prestation, réglée au millimètre - on va dire "à l'américaine" - , mais avec de la fantaisie dans la deuxième partie. Je retiens les prises de risque du guitariste : ça cogne, ça glisse, ça tire les larmes d'émotion, bravissimo maestro !



Puis il y a la discussion qui peut reprendre plusieurs fois au fil de la soirée, on se dit même que tout est fait pour ça. Curtis est heureux que j'aie pu venir l'écouter ici, chez lui, comme nous l'avions convenu depuis le mois de janvier. Et moi donc !... Pour la peine, on fait la photo, évidemment...



Nous sommes rentrés au motel tard dans la nuit, avec des poussières de blues plein les yeux. J'aime l'Amérique quand elle unit les cœurs.

.../... Au prochain épisode, on quitte Portland pour piquer la tente près de Bend, dans le centre de l'Oregon...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
CA Calisson94 Veteran ·
Super ton début de carnet !! Allez hop, j'embarque aussi, je profite et vais guetter la suite... C'est très bien conté et tes photos donnent envie.... Déjà merci pour ce début.
IT Itat Globetrotter ·
Bon courage pour la suite, Bend m'intéresse particulièrement puisque je ne connais pas encore.
CE Cendryon Globetrotter ·
Curieux, intéressant, insolite, et avec de très belles photos : Tout ce que j'aime dans un carnet de voyage. Vraiment bravo ! 😎 Voilà qui risque de me donner le gout de repartir peut-être pour un 5ème voyage aux States....🤪
" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry

Carnets de voyage avec photos : http://www.frontiereland.be
GE Genevois Veteran ·
Super, un carnet sur le Northwest. Je dis super, car cet été c'est dans cette région que nous allons faire notre "Motorcycle Roadtrip". Pas le même que Max, car nous partirons de Los Angeles, pour grimper vers Seattle via Portland et la région des Cascades. Avant de regagner la côte et de redescendre jusqu'à San Francisco. En moto, avec mon épouse de passagère. Par contre, pas 44 jours, mais juste la moitié... En espérant que votre météo sera la nôtre. Donc toutes les infos sont les bienvenues pour nos futurs itinéraires !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

Carnets de voyage : cliquez sur mon profil.
YE YeahMax Regular ·
Du vendredi 19 juillet au lundi 22 juillet : une semaine autour de Bend, dans l’Oregon Central (1ère partie)

En ce vendredi 19 juillet, nous quittons Portland sous un ciel plombé, vers 11 heures du matin seulement puisque personne n’a entendu le réveil sonner ! Bah, nous sommes en vacances après tout… Nous faisons à la hâte une brassée de courses dans l’hypermarché du quartier, puis nous filons au sud-est par l’US 26 qui gravit les contreforts de la Chaîne des Cascades en frôlant le Mount Hood, point culminant de l’Oregon

Le ciel se dégage en début d’après-midi pour laisser place à un soleil dantesque au moment où nous franchissons la ligne des crêtes. Au fur et à mesure de la descente vers Redmond, la végétation se rabougrit, les grands arbres disparaissent, le mercure s’affole : on gagne environ 20°C en deux heures de route : adieu Pacifique, adieu fraîcheur, voici le Désert qui s’avance en splendeur !...



Petit aparté technique sur le choix des hébergements.

Ce vendredi, nous prenons tout notre temps pour atteindre le check-point du soir : Tumalo State Park. Même si ce n’est pas notre habitude, nous y avons réservé un emplacement de camping pour une semaine, aucun affolement donc... D’ailleurs, on ne cède jamais à l’affolement en ce qui concerne l’hébergement, puisqu’il y aura forcément un carré de terre où passer la nuit, non ?... Aux Etats-Unis, nous préférons laisser l’instinct nous guider, quitte à élaguer le confort, dans le but aussi de ne jamais être gênés par une réservation qui nous clouerait sur un lieu désagréable, ou l’inverse, être obligé de quitter un endroit enchanteur pour rejoindre une chambre déjà réglée ailleurs. Sauf dans quelques cas particuliers, qui se sont présentés au cours de ce voyage :

- A l’arrivée, nous réservons toujours la première nuit dans un motel, sachant d’expérience que la fatigue du vol peut se faire sentir, surtout si l’atterrissage a lieu lorsque le soleil est déjà couché. Cette fois, c’est notre fils de 14 ans qui s’était chargé de ce travail via internet, et son choix fut excellent, dans un superbe établissement de Gig Harbor, au sud-ouest de Seattle, bien calé dans le créneau de prix que nous lui avions imposé. Ah oui, pas de délire princier tout de même !...



- Nous avions aussi réservé et payé par avance cette semaine de camping au Tumalo State Park. Lors de mes recherches préparatoires, j’avais remarqué que la liste des emplacements libres sur ce petit terrain, pour la période qui nous intéressait, rétrécissait dangereusement dès la fin du mois de janvier… Aie aie aie, vite, action, réaction, le casier numéro 16 était pour nous !



- Sachant que nous atteindrions Jackson Hole un week-end, les nuits du samedi 3 et du dimanche 4 août avaient été réglées dès février auprès du Motel 6 de la ville, moins cher que les autres, mais tellement trop cher quand même !

- Autre passage obligé par la case booking, sept mois avant le départ, sans quoi il est impossible de piquer les tentines à l’intérieur du parc : la semaine de camping dans Yellowstone.

- Enfin, pour honorer nos ultimes rendez-vous et le transfert jusqu’à l’aéroport en toute sérénité, nous avions réservé les six dernières nuits de ce voyage dans deux motels différents.

Ainsi, 18 nuitées sur 45 étaient déjà couchées sur le programme avant le décollage. Il nous restait 27 hébergements à l’aveuglette, sans stress ni sueurs froides puisque les motels et les campgrounds foisonnent le long des highways, surtout sur ce type de parcours à l’écart des grands circuits touristiques…

Bon, retour à Tumalo, cinq miles seulement au nord de Bend, en ce vendredi 19 juillet.

On est attendu. Sur la liste des invités du jour affichée sous le portique d’entrée, notre nom navigue dans un vortex de patronymes amerlocs. Des frenchies par ici, vous rigolez ou quoi ?... Cette absence de touristes étrangers nous étonne, car à la vérité quel superbe site !... En face, la rivière Deschutes roucoule de son limpide filet, encastrée dans un lit de verdure.



Notre emplacement est assez vaste, équipé du barbecue et de la grande table de bois réglementaires. Sanitaires impeccables, comme partout. Douches chaudes solaires. Accueil chaleureux, presque fraternel, de la part des Rangers du Parc. On adore déjà ce lieu connu des seuls Etats-Uniens.



L’amitié pointe le bout de son nez en quelques heures. Notre voisin se présente et nous offre une bouteille de vin de sa région, la Vallée de la Willamette, célèbre pour ses blancs charpentés et toniques. So many thanks !... Qui lui vaudront le retour d’un flacon de notre Vin de Pays, acheté le lendemain au rayon spécialisé d’un supermarché, pour un prix… n’ayant rien à cirer de toute concurrence !... Enfin, comme je vais me plaire à le lui répéter tout au long de la semaine, « Champagne is Champagne… King of Wines, Wine for Kings… »



Le samedi est une journée tranquille. On a décidé de traîner sans but dans les rues de Bend. Cette petite ville de l’Oregon offre deux avantages majeurs à nos yeux : d’une part elle se trouve idéalement située, au centre de tous les sites que nous voulions visiter, au contact de la Chaîne des Cascades, à l’Ouest, et du High Desert qui commence dès les derniers blocs vers l’Est, jouissant d’un temps estival invariablement chaud et sec ; d’autre part, il s’agit d’une cité de taille moyenne, 80 000 habitants, qui dispose de tous les services, notamment culture, commerces, loisirs, des tas de trucs que nous apprécions aussi durant nos séjours aux States. Tenez par exemple, j’ai passé deux heures à fouiner dans cette boutique à la recherche de Cds bon marché, et j’ai trouvé plus que mon bonheur !...



Bend est traversée par la rivière Deschutes, oui, à la française, sur laquelle des familles entières s’ébrouent en hurlant de rire. Leur passion, c’est la descente au fil de l’eau, dans le courant, sur des bouées de taille phénoménale, ou des canards gonflables, ou des chambres à air hors d'âge. On a passé la journée à sillonner la ville, boire des cafés en regardant l’existence s’écouler sous nos yeux. Nous avons longuement discuté avec un Californien installé ici depuis plusieurs années. Il nous a expliqué qu’il ne retournerait pour rien au monde dans la banlieue de Los Angeles : il a trouvé en Bend le « sommet de l’art de vivre ».



Je vous disais « Bend, position centrale ». Voici pourquoi.

Dimanche, on est parti vers le nord découvrir le petit parc de Smith Rock, sur conseil de Kimy91, une fidèle de ce forum. Eh bien c’est tout simplement une tuerie de la mort qui tue !... Dans une ambiance western, la Crooked River serpente entre des pitons gris orangés, tapissée par le fond d’un adorable velouté de graminées.



Nous avons suivi les chemins qui montent, qui descendent, sous un cagnard de feu, rencontré les grimpeurs pour qui le site est une référence mondiale, observé les ébats des cannetons dans l’eau claire.



On a aussi discuté serpent avec le Rangers qui tient son petit chéri dans la main…



Depuis le sommet, la vue s’élargit sur la vallée, puis tout au loin… si loin que le regard se brouille… les volcans enneigés de la Chaîne des Cascade. Ah oui, si vous êtes observateur, vous allez distinguer deux grimpeurs justement, sur le gros rocher qui se dresse vers le ciel, appelé Monkey Face… Si, si, regardez bien…



Les voici, vus de plus près…



A la fin de la journée, fourbus d'avoir tant monté et descendu sous une chaleur caniculaire, nous laissons nos pauvres corps au repos sous une tonnelle d'acier, face aux méandres de la rivière.



Rien à dire : Smith Rock est une révélation pour nous, disons même un vrai coup de cœur !...

Lundi, sur conseil de Maguiloma, une autre fidèle de ce forum, on visite la ville pionnière de Mitchell, enfin ce qu’il en reste, ainsi que les célèbres Painted Hills. Pour l’ambiance de la bourgade, on tape dans l’Ouest lointain, façon film hollywoodien, mais avec beaucoup d’authenticité. On peut même en parler avec une écrivaine de la Côte Est qui passe là par hasard, histoire de se ressourcer à la fontaine du mythe…



Les « collines peintes » sont pétrifiantes de beauté. Ceci dit, un bémol nous empêche de profiter à fond de l’originalité du lieu : la chaleur étouffante, qui noie l’horizon dans une brume jaunâtre.



Restent ces curieuses pattes de géant trempées dans le pot de peinture de Gulliver…



Des pontons de bois, parfaitement intégrés dans les pentes, permettent d’entrer au cœur des mamelons, sorte de tapis craquelés qui bruissent à notre passage… Seuls, nous sommes absolument seuls ce jour-là à visiter le parc !...



On attend que le soleil tombe un peu pour reprendre la route vers notre camp de base de Tumalo. Une fois de plus, c'est une journée exceptionnelle qui s'achève. Entre les discussions échevelées à Williams et le contact de ce sol buriné au mille visages, nous avons eu l'impression de ne plus être sur la Terre. Juste au fond de l'Amérique naissante, le Farwest des origines, où tout est possible, où rien n'est facile...



Demain, pour rompre avec la chaleur torride, on a décidé de piquer à l'Ouest vers Crater Lake : besoin d'eau, besoin d'altitude et d'un soupçon de fraîcheur...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
IT Itat Globetrotter ·
Je suis fan de ton carnet, fan de Smith Rock et fan de John Day et de ses Painted Hills 🙂
LI Lilevis Veteran ·
Bonsoir

C'est toujours avec plaisir que je continue ma lecture. Nous avons connu Smith Rock en 2008 et nous avions aimé se petit state park, , j'ai fait presque les mêmes photos.

Au Mont Hood il y a le très beau petit Trillium Lac, l'as tu vu?

J'ai bien aimé aussi John Day Fossil Bed National Monument (Sheep Rock Unit, ) (John Day Painted Hills) qui sont 2 endroits totalement différents c'était en 2012 et il n'y avait pas grand monde non plus.

Dans la région de Bend il y a de quoi faire, nous étions restés plusieurs jours. Liliane
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/ Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/
LI Lilevis Veteran ·
Bonsoir Thibaud

Nous aussi on aime vraiment Smith Rocks et John Day. Dans le secteur de Bend, et de Sisters il y a pas mal de balades à faire. Liliane
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/ Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/
YE YeahMax Regular ·
Yep Thibaud !... Apparemment, tous ceux qui visitent Smith Rock et John Day les apprécient : je n'entends et ne lis que des retours positifs concernant ces deux "petits" parcs...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
YE YeahMax Regular ·
Non, Liliane, nous n'avons pas vu Trillium Lake. Mais nous n'avons pas eu le temps de parcourir les abords du Mt Hood. Nous reviendrons sans doute un jour à Bend afin de sillonner la région plus en profondeur car, comme tu le dis, il y a beaucoup, beaucoup à voir et à faire dans cette partie de l'Oregon !...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
CH Chrispopof Veteran ·
1 mois et demi, ca doit vraiment être une bonne durée pour faire un tel road trip sans trop se presser. Je vois tellement de road trips de trois semaines avec à peine une demi-journée ou un nuit par lieu...
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
CA Candyone Regular ·
En effet mais tout le monde n'a pas la chance d'être enseignant ou autres fonctionnaires pour prendre de tels congés.😕
https://www.facebook.com/profile.php?id=100011188170768
YE YeahMax Regular ·
Oui, Christopher, un mois et demi est une très bonne durée pour prendre vraiment le pouls de la région qu'on veut explorer. Mais en même temps c'est l'engrenage : une fois sur place, on s'immerge, on s'y plaît, et l'on trouve toujours que le 45ème jour arrive trop vite !...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
YE YeahMax Regular ·
Etre fonctionnaire ou enseignant n'est pas une "chance", Nathalie, mais un choix. En revanche, exceptés les enseignants, les autres fonctionnaires n'ont pas non plus cette chance d'avoir deux mois de congés !...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
CH Chrispopof Veteran ·
Et les employés du secteur privé peuvent demander des congés sans soldes, congés sabbatiques, voir carrément quitter leur entreprise ;) Encore une fois ce sont des choix. Il faut travailler 42 ans ou plus pour sa retraite, rien n'oblige à le faire d'une traite !
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
YE YeahMax Regular ·
Du mardi 23 juillet au jeudi 26 juillet : une semaine autour de Bend, dans l’Oregon Central (2ème partie)

Oh oh oh... Privé, public, enseignant, fonctionnaire, tout cela était bien loin de moi lors de ce voyage américain... J'y venais en simple découvreur, vous savez, certes aussi en chroniqueur de blues'n'roll, impossible de faire autrement, et en bricoleur de mots sur le chemin d'un nouveau roman, mais je garde en tête l'essentiel : se fondre dans l'Ouest de cette façon-là est effectivement une chance exceptionnelle, sans oublier qu'elle fut tout de même choisie et programmée et (douloureusement) budgétisée pendant plus de quatre ans... Alors autant mettre le paquet sur le compte de jours...

Well now Retour au vif du sujet...

Mardi, nous mettons un coup de projecteur sur un monument de l’Ouest : Crater Lake. Tout a déjà été dit sur ce parc national unique au monde, gigantesque cratère empli d’un lac aux eaux d’azur, doublé d’un mini-cône, Wizard Island, qui sort la tête de l’onde… Au départ de Bend le soleil tape fort, mais quelques langues de nuages le voilent à mesure que nous avançons vers le sud. Après une longue montée qui jette le bitume vers le ciel, la vue plonge d’un coup dans le creux de l’ancien volcan !...



D’un bout à l’autre, la route suit les lèvres du colosse. On décide de parcourir la boucle dans le sens des aiguilles d’une montre. Il y a des points de vue partout, avec des changements constants de perspectives qui nous renversent les sens.



Vers le sud, c’est tout sec, avec des remontées alpines dans les couleurs et la végétation…



Un peu à l’écart des sentiers, à l'extrémité d'une vallée forestière, la horde des Pinnacles gris hérisse ses pointes vers l’astre. Un petit étonnement supplémentaire en somme…



Le bleu reprend partout du galon au moment où nous allons quitter l’enceinte.



Sur le chemin du retour, le Chevy ronronne souple et nous gardons le silence. Largeur. Du vert et de l’eau. Démesuré. Crater Lake nous laisse pantois. Quel incroyable engin…

Mercredi, on bulle dans la matinée, arpentant à nouveau les rues de Bend pour sentir l’ambiance, faire des courses également afin de préparer les spaghettis aux boulettes de viandes : déjeuner gastronomique au camping ce midi… Micro-sieste, et hop, en avant pour le désert. Notre objectif s’appelle Fort Rock, une petite ville fantôme situé à une centaine de miles de Tumalo. Un photographe américain que j’avais contacté avant notre départ m’a conseillé de visiter le site en fin de journée : lumineuse idée !... Le lieu nous a bouleversés. Encore à l’écart de tout. Pas un visiteur, hormis nous.



La base des pionniers est restée intacte. On a l’impression que les chevaux vont débouler au coin de l’église. Le calme absolu. L’histoire du Farwest grandeur nature.



A quelques miles de là, au milieu d’un océan de boules de sauge, un cratère volcanique s’est effondré, à-demi rongé par les vents fous soufflants du sud.



On en parcourt l’intérieur, les narines gorgées de senteurs poivrées.



Nous sommes happés par le vide, sans défense, pour toujours.



Et nous attendons la disparition du soleil, incapables de quitter le lieu avant que la nuit noire ne se soit abattue sur l'horizon.



On rentre à Tumalo sans se presser. Le dernier album de Brad Paisley, un de mes guitaristes country fétiches, tourne à fond les ballons dans l’habitacle. N’ayons pas peur des mots : Fort Rock nous a fascinés.

Jeudi, on va prendre un bain de fraîcheur sur la route qui relie les lacs, à l’Ouest de Bend. Cascade Lakes Scenic Byway, qu’ils disent ici. La métamorphose du décor est radicale. Les volcans surgissent de toutes parts, couronnés de neige, aux versants parsemés de grands pins.



Ce mini-circuit nous enchante. On a l’impression d’être dans un nouveau pays, plus au nord du monde, plus haut dans les airs, entre le rêve et la réalité…



On y retrouve un peu les fragrances canadiennes de la Colombie Britannique. Tout est calme, voluptueux, avec Maître Soleil qui ne veut plus abandonner la partie.



Autant le dire tout de suite, nous avons a-do-ré cette semaine qui s’achève, définitivement trop courte. Il y a tant et tant de lieux que nous n’avons pas pu voir, de choses que nous n’avons pas pu faire !... Il règne ici un parfum de liberté.



Il fait beau et chaud. Le contact avec les gens est naturel. Désert et volcans se tiennent par la main.



Bend et sa région auront été une révélation pour nous. A coup sûr, nous y reviendrons un jour.



… Dès que mon planning le permet, je vous emmène vers l’Est de l’Oregon : nous avons pour la suite un rendez-vous important à Jordan Valley, tout contre la frontière de l’Idaho, en plein cœur du Grand Vide…
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
CA Calisson94 Veteran ·
Hello, moi aussi j'ai trouvé ta semaine autour de Bend bien trop courte !
IT Itat Globetrotter ·
L'Oregon est vraiment un état magnifique et varié. Tes photos lui rendent vraiment justice.
GR Gregworldny ·
Très beau carnet. Très bien écrit et très bien illustré! Vivement la suite!
YE YeahMax Regular ·
Vendredi 26 et samedi 27 juillet 2013 : De Bend à Jordan Valley, dans l’est de l’Oregon.

Cette fois, il nous faut quitter l’Oregon central, piquer tout à l’est afin d’atteindre notre lieu de rendez-vous à la frontière de l’Idaho voisin. En soi, il ne s’agit que d’un trajet de 300 miles, mais nous avons opté pour la solution de confort, en deux jours, avec une étape dans la petite ville de Burns. On veut à tout prix s’imprégner du Grand Vide, du « désert gris » comme ils disent ici, quand bien même le décor s’habille plutôt de vert olive et de reflets argentés.

En ce vendredi matin ensoleillé, nous plions les tentines sans forcer, prenant presque trois heures pour ficeler le paquetage et dire au revoir au couple de gérants qui entretient le camping en collaboration avec les Rangers. On passe en ville boire un café, prendre un dernier gallon d’ambiance sportive, sans omettre d’acheter les deux bouteilles de Vouvray, un blanc qu’on connaît bien (nous avons habité la Touraine dans une première vie) et qui fera la belle affaire dans l’échange des cadeaux prévu samedi soir avec les cowgirls et les cowboys que nous allons rencontrer.

Au final, on quitte Bend tardivement par l’US 20, et l’atmosphère prend de l’ampleur sans tarder.



En fait, je suis tombé amoureux du désert de sauge en le parcourant à vélo, il y a une vingtaine d’années, un peu plus au nord dans l’Etat du Washington. Le souvenir de ces buissons ardents me hante, boules de verdure odorante amoncelées à l’infini, jusqu’à l’horizon, pour le plaisir des cinq sens. Aujourd’hui, en prenant la route de Burns, je ne peux m’empêcher de multiplier les arrêts. Ici, l’entrée d’un ranch nous surprend au détour d’un virage.



Plus loin, un quarteron de boîtes à lettres monte la garde à la croisée des chemins. Des hommes, des femmes et des enfants ont donc décidé de vivre dans cette poussière grise, à l’envers des lignes connues, écrasés de chaleur et ne faisant confiance qu’à eux-mêmes…



L’arrêt pique-nique a lieu sous un arbre, à côté du road café de Hampton. Vue de l’extérieur, la bâtisse n’offre rien de bien pimpant. On pousse la porte pour boire un soda avant de remonter dans le Chevy. Toutes les mêmes, ces gargotes de bords de routes, menu standard, couleurs qui claquent, ici dans le rouge sang et le vert pomme, cependant jamais pareilles, une myriade de détails les rendant uniques et attachantes.



S’enfonçant en direction du levant, on gravit quelques mamelons pelés. Un épineux a réussi à se tailler un royaume au milieu de la fournaise.



On atteint Burns au moment du goûter, l'horaire idéal pour chercher une chambre de motel. Il y a le choix. Les établissements sont presque vides. Pour nous, ce sera le Days Inn ce soir. La chambre 225 est vaste, bien réfrigérée, et l’on pousse même l’insolence jusqu’à s’offrir un plongeon dans la piscine sous les bourrasques d’un orage naissant… Puis, comme il ne veut pas pleuvoir, on s’adonne à notre passion : parcourir les rues de la ville en essayant de rencontrer des gens. Ici, c’est facile. Comme les touristes ne sont pas légion, comme le centre de la bourgade est plutôt ramassé, on est servi en matière d’authenticité. La plupart des boutiques sont fermées. On croise pourtant des jeunes, des vieux, des travailleurs qui habitent ici et bossent ailleurs, ou l’inverse. Ils nous disent tous qu’ils prennent leur temps. Qu’ils chérissent leur cité perdue. Que le désert est un puits de lumière.

Si vous avez quatre minutes devant vous, voici un petit diaporama réalisé dans les rues de Burns ce soir-là, en attendant de dîner au steak-house Meat Hook, une référence dans la région…

http://youtu.be/bvbbx2l3YiA

Se lever à 7 heures du matin un samedi, ce n’est guère raisonnable. Il faut dire que la climatisation nous a soufflé l’air frais dans le visage tout au long de la nuit, dans un ronflement d’enfer, alors se réveiller si tôt ne veut rien dire puisqu’on n’a presque pas dormi… On prend le breakfast à la réception du motel en compagnie d’une famille d’obèses, tous, le père, la mère, les trois enfants, qui tartinent leur pain de mie au beurre de cacahuète comme des humains qui auraient perdu tout jugement. Brrrr, ça fait froid dans le dos, enfin, plutôt chaud dans la panse !...

On passe au Safeway chercher le grignoti du midi, on fait le plein de regular, et le désert s’offre à nouveau à nos regards ébaubis.



Les entrées des ranches sont parfois très sobres, parfois ouvragées, mais toujours en accord avec l’esprit pionnier. Du soleil. Des chevaux. Un lasso.



L’US 78 traverse les vagues de sauge sans fin, avec seulement quelques traces de settlements ici et là. Puisque nous avons du temps devant nous, nous faisons un crochet d’une quarantaine de miles pour visiter l’incroyable Pete French Round Barn, dont le superbe visitor center est tenu par Richard « Dick » Jenkins, un type hors du commun originaire du site, où il réside toujours. Professeur de musique à la retraite, il a tenu à revenir au berceau afin d'informer les visiteurs sur la richesse de son Vide. On discute très longtemps avec lui. Il me dégote un cd rare, des tubes des Beatles repris par des maîtres du Bluegrass. On lui achète plusieurs livres, alors il nous en offre un. Et l’on découvre l’édifice.



Il fait frais à l’intérieur de la ferme, où l’ombre épaisse amortit tous les sons.



La charpente inextricable est restée intacte, cent trente ans plus tard…



On reprend la route. Même si la lassitude peut se concevoir après tant de miles avalés sous les couleurs neutres, les courbes et les odeurs m’envoûtent. Le rien, à ce stade, devient abandon symbolique, ou beauté palpable.



Le relief est plus marqué au passage des Steens Mountains.



On mange à l’ombre, sous les plots épars d’une station service désaffectée, à la jonction de l’US 78 et de l’US 95. Deux bikers du Washington s’arrêtent aussi pour se dégourdir les jambes et discutent un moment avec nous. Ensemble, on aide une pauvre Californienne complètement désorientée à trouver la route de Vale, OR, où elle doit rejoindre des amis pour assister à un rodéo. Elle nous confie haïr le désert, mais le haïr à un point !… Comme quoi les égouts et les douleurs…



Nous entrons dans Jordan Valley à 15h 30.



Nous avions envisagé camper mais le terrain et les sites sont gigadéglingués, taillés en plein cagnard à la sortie de la bourgade. Tope-là, ce sera le Jim’s Motel. Le gérant nous demande ce que l’on vient faire à Jordan Valley, avec la question rituelle que l’on nous pose depuis notre arrivée dans le Northwest : «Vous venez rendre visite à la famille ?». Pour une fois, c’est presque ça : « Non, mais nous avons rendez-vous avec des cowboys ». Etonnement. « Des cowboys de Jordan Valley ?!... Mais qui donc ? ». Je prononce comme je peux, en faisant de mon mieux. « John and Bobbi ». Alors là, les bras sont brandis vers le ciel, on rit, on chante, et je dois tout expliquer depuis le début…

En fait, Jim tient la station-service, mais le motel en dépend.



Jim peut aussi réparer tous les véhicules qui tombent en rade dans ce repli caché de la planète. Décor américain.



En face, il y a le mini-vend-tout de Mrs Z’S. On y croise dans la journée la population entière du coin, enfin, quelques dizaines de personnes au total, du sheriff aux camionneurs, en passant par la postière, le tenancier du restaurant, l’électricien, les cowboys et tout le toutime…



Pour le reste, Jordan Valley est un petit paradis au milieu de l’enfer, ou le contraire, selon la perception qu’on a du Big Empty. Certaines façades sentent le début de la fin.



Quant au Sahara motel, il est fermé pour de bon. Mais les transfos fonctionnent à merveille. Remarquez, tant mieux !...



J’aime le côté graphique des bourgades américaines. Celle-ci n’échappe pas à la règle.



Ceci dit, il est bientôt dix-neuf heures mine de rien. On s’affaire dans la chambre. Toute la famille à la douche, habits de sortie, check-up des cadeaux officiels et personnels rapportés de France. En un saut de Chevrolet, nous voici arrivés sur le parking du Old Basque Inn, le seul vrai restaurant de Jordan Valley, sans réelle concurrence à moins de 100 miles à la ronde. C’est ici que doit avoir lieu la rencontre avec les cowboys. Nous arrivons un peu en avance et nous nous installons sur un banc, sous le portique, à l’abri des rayons du soleil encore haut dans le ciel. Tension. Bien-être. C’est toujours la même chose lorsqu’on voit des gens pour la première fois…

… Dès que possible, je vous raconterai cette étonnante soirée avec John et Bobbi. Car au moment où la porte du restaurant s’ouvre en ce samedi 27 juillet, nous ne savons pas encore que trois journées exceptionnelles vont marquer notre existence à jamais…
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
PA PapJ59 Globetrotter ·
Hello Max !

CONTINUE....

Magique et impressionnant ce récit, j'adore ces "déserts", qu'ils soient d'Arizona ou d'Oregon (ou autres).

Ces bleds dits pommés, et leur population chaleureuse et colorée, qui réservent de grands moments.

à bientôt. Jean.

PS: nos coups de coeur dans d'autres régions, ces rencontres fortuites qui devraient te plaire !!! voir ici:

http://blogs.crespel.me/usa2011/annexes/endroits-insolites/

http://blogs.crespel.me/usa2012/annexes/endroits-insolites/

http://blogs.crespel.me/usa2013/annexes/endroits-insolites/
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
IT Itat Globetrotter ·
Moi aussi j'adore le désert! 🙂
PA PapJ59 Globetrotter ·
Bonjour mon Ami !

Moi aussi j'adore le désert!

Surtout celui qui est un peu plus "vert".... et" yellow"...

à + Jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
IT Itat Globetrotter ·
Salut Jean

En fait, j'aime tout! Du moment qu'il fait beau et pas froid 😛 L'Oregon c'est superbe, mais délicat niveau météo.

@++ 😉
TR Trois14 Globetrotter ·
Bonjour la Max Family

Je viens de découvrir votre carnet, sur une région qui habituellement n'a pas énormément de fans, et vraiment j'aime bien. D'abord les photos sont très belles, et traduisent bien l'ambiance de l'endroit. Ensuite votre compte rendu est toujours instructif, car c'est amusant de découvrir en détail comment les autres s'y prennent dans la vie itinérante de tous les jours. Encore que nous fassions tous sensiblement pareil 😉 . Et puis Bend ! Je pensais que ce n'était qu'une ville étape, après avoir passé une bonne journée à Crater Lake. Mais non, c'est une semaine qu'il faut prévoir à Bend, et vous avez manifestement bien fait.

Bon courage pour la suite de votre carnet. Je vous suivrai avec plaisir.

JP 3.14
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533

Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
YE YeahMax Regular ·
Oh Thibaud !

Des fois, pendant un long voyage, il fait froid et pas beau : tant pis, on peut toujours trouver de quoi apprécier le fait d'être à l'autre bout de la planète !... En revanche, nous avons eu beaucoup de chance l'été dernier puisqu'il n'est pas tombé une seule goutte d'eau au cours de nos trois semaines dans l'Oregon...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
YE YeahMax Regular ·
Aouh Jean !

Je suis entièrement d'accord avec toi : les bleds perdus offrent souvent de belles occasions de croiser l'inoubliable. Je suis allé feuilleter tes liens vers les rencontres insolites. Très très intéressant en effet !... J'ai été particulièrement touché par ta visite du Rock-a-Billy Hall of Fame de Jackson et ta rencontre avec Henry Harrison. La classe, un truc pareil !...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
YE YeahMax Regular ·
Yep Jean-Pierre !

Oui, voilà un intérêt majeur des carnets publiés sur ce forum : voir comment les gens font ici et là dans la vie quotidienne, ne serait-ce que pour attraper un conseil ou éviter une grossière erreur. Puis aussi reprendre ou travailler des idées d'itinéraires, de découvertes, de visites. Nous avions beaucoup fréquenté ce site et contacté certains membres en privé pour obtenir tel ou tel renseignement particulier avant notre départ. Et puis mettre en forme un petit carnet de voyage est toujours un plaisir, une façon de ressentir le parfum du périple quelques mois après le retour dans les grisouilleries hexagonales...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
PA PapJ59 Globetrotter ·
Hello Max,

Ce plaisir de la découverte est encore plus intense, car fortuit ! non préparé, c'est un simple nom ou lieu sur le programme de visite, voire un arrêt au hasard ? pourquoi ?

C'est le cas avec "Henri" ... sacré bonhomme (j'y repense avec émotion !). nous serions arrivés 10mn plus tôt (porte encore fermée) cette rencontre n'aurait pas eu lieu ! je me suis garé à droite (avec le camping-car), lui, en même temps à gauche devant "sa boutique"... et Boum ! retour en 1953/55 et +.

Bonne continuation à toi. Cordialement. jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
CA Calisson94 Veteran ·
Ton carnet est un pur bonheur. Super l'idée du diaporama.

Et j'avoue que j'attends avec impatience le récit de votre rencontre avec John et Bobbi...
GE Genevois Veteran ·
Je confirme ma première impression : impec ce carnet de route. Même si les endroits sont bien différents, cela me rappelle notre Coast to Coast de 2012 et notre tour dans le sud-est de 2013. Les endroits changent, mais les impressions, l'ambiance, l'accueil des Américains, la musique, les bikers, les belles voitures, tout y est ... Vivement cet été qu'on s'y replonge.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

Carnets de voyage : cliquez sur mon profil.
YE YeahMax Regular ·
Samedi 27 et dimanche 28 juillet 2013 : chez les cowboys de Jordan Valley, Oregon (1ère partie)

Rien à dire, nous sommes arrivés à l’heure à ce rendez-vous fixé depuis plus d’un mois. A travers les courriers électroniques échangés avant notre départ, nous avons compris que les cowboys de l’Oregon nous attendent de pied ferme. Ils sont très fiers, surpris en même temps, qu’une famille française s’intéresse à eux, à leur vie, à leur bout du fond du monde. Mais au fait, je ne vous ai pas encore dit comment cette affaire a été organisée… Eh bien voilà : suite à l’obtention d’un prix littéraire pour mon premier roman, dont l‘intrigue se déroulait autour du fleuve Colorado, et à une longue discussion avec les membres du jury, on m’a fourni les coordonnées postales d’un couple de cowboys résidant dans les parages de Jordan Valley. Je leur ai envoyé une lettre au début du mois de mai 2013. La réponse, que nous attendions impatiemment, est arrivée par mail dans les premiers jours de juin. Après un instant de stupeur, ponctué des inévitables « Qui êtes-vous ? », «Pourquoi venir nous voir, nous, humbles cowboys perdus au milieu du Désert gris ?», John et Bobbi ont semblé préparer cette entrevue avec une énergie et un enthousiasme étonnants. De mon côté, je suis arrivé aux Etats-Unis les valises chargées de cadeaux symboliques de la part de différents clubs du grand nord de la France, à l’attention de nos hôtes du soir, des fanions, des missives d’amitié, des petites Tour Eiffel pour les enfants… et nos deux bouteilles de Vouvray achetée au supermarché de Bend !... Nous devenions un peu des « ambassadeurs » qui représentaient l’Hexagone auprès de l’Amérique du Lointain…



Les aiguilles trottinent autour du cadran. Rien ne bouge dans le Old Basque Inn, personne ne pointe le bout de son nez, c’est à croire qu’on s’est trompé de date... On regarde le soleil décliner en étirant les ombres des arbustes sur les barrières en bois du restaurant. Soudain, à 19h 20, la porte grince et un homme sort sur le patio ombragé. Il est assez petit, genre ma taille, porte une belle chemise vert d’eau, la barbe élégante, des boots élimées, un jean basique retenu par un ceinturon dont l’énorme boucle met en scène la danse échevelée de deux broncos au milieu des cactus. Il marche en chaloupant, comme Wayne dans les films de ma jeunesse. On a soudain l’impression d’être au cinéma, mais pour de vrai. Sa bouche s’élargit, majestueux sourire, ses bras s’ouvrent en grand pour m’accueillir d’une accolade western : « Hey you, Max from France ! ». 'Tain, l’émotion nous renverse dès la première seconde…

A l’intérieur, alors que tout semblait endormi, une dizaine de personnes nous attendent. Il y a Bobbi, l’épouse de John, la trésorière de leur association, des enfants, Stephanie, Michaela, Kaylee, Kaithlyn, les gérants de l’établissement. Les présentations sont bruyantes, dans les éclats de rire et les cris de bienvenue. Très vite la commande est passée. Nous sommes les seuls clients de la soirée, évidemment. On boit un godet de bière à l’amitié naissante, on mange la soupe à la tomate, la salade, le Chorizo Special, une vieille recette Euskadi, dans un décor familial du plus bel effet, blanc, vert, rouge, les couleurs des ancêtres débarqués des contreforts pyrénéens en 1889. Puis vient le temps de l’échange des cadeaux.



Nous recevons des pin’s, un superbe porte-photo western, des bijoux pour les filles, des stylos, un habille-bouteille taillé et cousu à la main, une casquette pour le garçon, un lasso à l’ancienne pour moi ! On alterne la remise des présents sous les cris de joie. Le calme revient. On commence à parler de la vie au désert. Des surprises que réserve le ranching. Des malheurs aussi. De la beauté de la région. Des incendies, la hantise de Bobbi. Du bonheur de nous rencontrer, nous qui sommes inverses, eux les gens du Grand Vide, les Frenchies ceux de la Ville européenne…



Il fait nuit noire lorsque nous quittons le restaurant. Embrassades et dernières rigolades autour des 4X4. Bobbi m’a dessiné un petit plan sur un bout de nappe en papier : ce sont les indications qui nous permettrons d’atteindre le ranch sans encombres demain matin, puisqu’il est convenu que nous allons passer la journée de dimanche ensemble. Electrisés par l’accueil, nous rentrons au motel en souriant. Jim, le gérant de la station-service, est seul sur sa chaise en plastique, occupé à observer les étoiles. Il nous fait un signe de la main. Have a good night !... Après une telle soirée, comment pourrait-il en être autrement ?...

Dimanche 28 juillet 2013. Lever, déjeuner, Donuts au chocolat, douche rapide, tout le monde est prêt pour 9 heures. Il fait un peu frais ce matin. Un chapelet de nuages d’altitude s’allonge en direction du sud. Peut-être va-t-il pleuvoir cette fois ?... On suit à la lettre les instructions de Bobbi. Une quinzaine de miles vers le nord, sur la route bitumée, puis on oblique à gauche pour emprunter une piste de poussière grise. On roule longtemps, longtemps, on tourne au carrefour du gros rocher, on continue à tressauter sur les cailloux, avant d’apercevoir enfin le réservoir. C’est le point de repère. Il s’agit en fait du propre « lac artificiel » de John et Bobbi, qui permet d’abreuver les bêtes en période estivale, comme en ce mois de juillet terriblement sec.



Le ranch surgit brutalement dans le retour d’un virage. John a monté les couleurs de l’Union pour accueillir les Frenchies en splendeur.



Nous visitons leur petite maison, qu’ils ont construite eux-mêmes, tout comme la deuxième bâtisse, celle de leur fille, de leur gendre et du petit-fils Joey, 14 ans, qui s’occupe du ranch avec son père, tout comme les hangars et les corrals attenants. Le domaine est gigantesque, on n’en distingue pas les limites.



Nous nous dirigeons ensuite vers l’enceinte où travaille Dwayne, le cowboy qui dompte les chevaux, les entretient, les soigne, apprend aux jeunes à monter et à survivre dans le désert. La musique country résonne dans la grange, et tous reprennent en chœur les refrains à la gloire du ciel ouvert.



Plus loin, une discussion s’engage sur le rude métier de cowboy. Elever cinq cents bêtes et une vingtaine de chevaux ne s’improvise pas, dans un univers où les températures oscillent de 40°C en été, comme aujourd’hui, à – 30°C au plus fort de l’hiver… Il faut savoir TOUT faire, de la soudure sous argon aux gestes de premiers secours face à une attaque cardiaque. Ici, à 100 miles de la première ville, on ne badine pas avec la vie.



Nous grimpons dans le Dodge familial. Sept place, un 4X4 d’enfer paré pour traverser le brush par tous les temps. John nous montre d’abord « sa fierté » : le petit avion biplace abrité sous un large hangar de tôle qu’il a monté avec des amis. Et oui, lorsqu’un yerling (un cheval de l’année) s’est égaré, pas d’autre moyen : il faut survoler les montagnes et les collines si l’on veut le repérer. Le vieux cowboy a taillé une piste d’atterrissage au milieu des boules de sauge !...



Après une heure de piste poussiéreuse en diable, on arrive devant le volcan qui bordure le ranch, appelé Jordan Crater. Le dôme aujourd’hui effondré a craché un champ de lave il y a 2500 ans, une longue flaque d’une dizaine de miles, jusqu’à l’horizon, noire comme le charbon.



L’intérieur du cratère explose de couleurs vives. Ignoré de tous, la terre à cœur ouvert, ce lieu magique écrasé de chaleur nous bouleverse. Chacun trouve une place pour se recueillir face à l’immensité, sans prononcer un mot. Comme en communion avec les forces de la nature.



John veut ensuite nous faire découvrir la rivière dans laquelle il aime pêcher. Elle se trouve à une trentaine de kilomètres de là, accessible par la piste uniquement, cela va de soi. Il s’agit de la Rivière Owyhee, qui coule au fond d’un canyon d’une incroyable profondeur. Nous ne pouvions imaginer l’existence d’un tel monstre à l’écart des routes. Le cowboy lève un peu le pied, la piste n’est pas très bonne à l’amorce de la descente.

http://youtu.be/TWq4sJfpS5I

Au fur et à mesure de la plongée dans le vide, c’est un festival de couleurs qui nous prend à la gorge. On passe quelques gués dans des gerbes d’eau claire. On écoute attentivement les anecdotes de John, qui connaît le moindre repli du terrain.

Du vert, de l’orange, de la rouille, des chèvres des montagnes, le canyon est un enchantement.



Au fond, des poteaux de bois sont encore debout, reliquat de la présence d’un ancien pionnier.



Nous atteignons les boucles du cours d’eau, à l’ombre fraîche des grands arbres. Là encore, Bobbi et John nous invitent à écouter parler l’eau et la pierre.



Suspendus hors du temps, nous nous laissons happer par la majesté de la place. L’instant est exceptionnel, tout simplement…



Les conversations sont relancées. Nous apprenons comment, jeune vacher, John conduisait les bêtes à dos de cheval et leur faisait passer les rivières en crue. Les trucs pour ne pas mourir. Et comment lui-même, forcément, a failli mourir tant de fois !



La lumière, de façon insensible, commence à faiblir. On décide de remonter sur la mesa pour explorer les rives nord du domaine. Sur la piste, on croise le voisin, qui habite à… 25 kilomètres de distance…



Nous avançons à petite vitesse en direction de la maison, avec de nouveaux arrêts choisis. John tient à nous conter la croissance des plantes dans ce milieu hostile. Au loin brillent les murs de son monde. De jolis cumulus neige surplombent les corrals, il ne pleuvra pas encore aujourd’hui.



Nous arrivons au ranch pour voir tomber le soleil derrière les monts Mahogany. Nous sommes fourbus après tant de miles parcourus, bien secoués, poussiéreux, mais la sensation de bien-être dépasse l’entendement. Nous venons de vivre une journée hors des cadres, portés par l’enthousiasme, la gentillesse et l'amour de nos hôtes envers leur région inconnue des hommes.



John et moi allons nous accouder à la barrière. Il scrute en silence les limites de sa terre. Il baisse les yeux pour repérer l’éventuel serpent à sonnette assoupi entre les buissons de sauges. Je sens qu’il est fier de nous avoir présenté SON désert. Invivable. Et pourtant il y vit, depuis presque toujours. Il est dix-neuf heures, les rayons sont bas, mais c’est encore la fournaise.

- Pourquoi restes-tu dans un enfer pareil, John ?

Son œil est clair, sa voix ferme et rocailleuse.

- Because here is Freedom.

La liberté ?... La liberté dans la souffrance ? La liberté tout court ?...

Regarder le ciel, accorder son pas et son souffle au rythme du bétail, avancer, comme tu veux, comme tu peux. Que tu sois libre ou non, John, j’admire la façon dont tu nous as parlé de la vie. Et s’il me reste un rêve, c’est celui de revenir un jour vers toi pour que nous goûtions à nouveau ensemble le vertige des instants au ranch, cowboys, cowgirls et canyons mêlés dans la poussière, les rires, les confidences, et le respect du chant de la Terre.

Pour ceux qui aiment ça, j’ai réalisé ce petit diaporama de cinq minutes qui retrace en musique notre incroyable première journée au ranch de John et Bobbi (mieux vaut régler la molette en HD 1080p pour améliorer la qualité des images) :

http://youtu.be/54CXU933bno

… Dès que possible, je vous raconterai la suite de cette rencontre avec les cowboys de l’Oregon. Car le lendemain nous avons retrouvé John, Bobbi, Dwayne et les autres pour continuer à creuser notre sillon franco-américain…
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
AL Alasombra Regular ·
Magnifique Carnet !

J'attends la suite avec impatience !
MA Maguiloma Regular ·
Ah mais ça mais !!!! Qui m'a dit il y a quelques temps

non je ne vais pas faire de carnet

😇 Et que découvré-je aujourd'hui.... un sublime carnet de voyage, à la mesure de ton talent, exactement ce à quoi je me serai attendu !

Les images sont magnifiques, le diaporama est à voir absolument avec un merveilleux choix de musique et que dire du texte, superbement écrit. Tu nous fais bien ressentir tes impressions et émotions, c'est comme si on avait fait le voyage avec vous !!! Que celui ou celle qui n'a toujours pas envie de découvrir le nord ouest américain lève le doigt ! Le fait de prendre son temps me parait important aussi pour s'imprégner totalement de ce que l'on vit.

Ah la Côte Pacifique sous le soleil, quel bonheur et quelle chance ! Un petit rectificatif il me semble : tu parles de Williams

on visite la ville pionnière de Williams, enfin ce qu’il en reste, ainsi que les célèbres Painted Hills. Pour l’ambiance de la bourgade, on tape dans l’Ouest lointain

ne serait-ce pas plutôt Mitchell ?

Comme les autres, j'attends la suite avec impatience !
"De la France vers l'Allemagne en passant par les USA" http://maguiloma.blog4ever.com

L'Ouest américain autrement: de Seattle à San Diego : https://voyageforum.com/v.f?post=4511252;page=unread#unread
YE YeahMax Regular ·
Oh Marie-Laure !

Never say never... Tu as raison, je n'ai pas tenu parole, j'ai craqué, je me suis lancé...

MERCI BEAUCOUP POUR TA RECTIFICATION !... Bien sûr, la petite ville pionnière dont je parle est celle de MITCHELL. Je sais pourquoi j'ai fait la confusion : le jour où j'ai écrit ce passage du carnet, j'ai longuement évoqué Williams dans un mail envoyé à des amis qui vont partir bientôt pour l'Arizona... Le m, le i, les deux l m'ont troublé je crois...

Et tout cas, par chance tu es là, Marie-Laure !... Mais que ferai-je sans toi, bon sang, que ferai-je sans toi ???...
Max, depuis le Pays Du Vin Qui Bulle.
MA Maguiloma Regular ·
Mais que ferai-je sans toi, bon sang, que ferai-je sans toi ???...

C'est ce que mon mari me dit tous les jours 😇
"De la France vers l'Allemagne en passant par les USA" http://maguiloma.blog4ever.com

L'Ouest américain autrement: de Seattle à San Diego : https://voyageforum.com/v.f?post=4511252;page=unread#unread
LI Lilevis Veteran ·
Ah Crater Lake c'est sublime!

Sur la route de Cascade Lakes Scenic Byway nous nous sommes arrêtés à tous points de vue et à tous les lacs pour y faire de petites balades mais nous avons dû faire souvent demi-tour à cause de la neige, J'ai bien aimé entre autres Todd lake beau petit lac encore partiellement gelé. Nous avions passé super journée à faire cette route.

Nous aussi on aime les paysages désertiques petits villages perdus. Mitchell c'est un village d'un autre temps.

Sympa cette soirée chez John et Bobbi et quelle journée exceptionnelle vous avez eue . Bonne idée d'avoir mis un petit diaporama sur cette journée passée au ranch.

Un grand merci pour le partage. J'attends la suite avec impatience !
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/ Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/

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