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Grenoble/Grèce en voiture avec 2 enfants English translation pending
Bonjour. Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants(3 et 6 ans). Nous habitons la région de Grenoble et souhaitons nous rendre en Grèce en voiture via l'Italie au printemps 2005 (avril/mai). Que nous conseillez-vous comme trajet et pays à traverser. Peut-on traverser en bateau d'un des pays (autre que l'Italie), avez-vous des tarifs? Faut-il se rendre directement au port et attendre ou faut-il mieux réserver. Nous pensons également faire un tour en Turquie (éventuellement). Nous faut-il un passeport par enfants, ou pouvons nous les mettre sur nos passeports réspectifs. (en sachant que nous préparons également un tour du monde, nous nous posons beaucoup de questions sur cette histoire de passeport/enfant...)Quel budget faut-il prévoir. Nous serons en voiture et camperons ou irons en auberge de jeunesse, à moins que vous ayez d'autres tuyaux. Merci d'avance pour vos conseils Chris
Dix-neuf jours dans les Cyclades English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de retraités québécois et planifions un long séjour en Grèce en débutant par les Cyclades. L'arrivée n'est pas déterminée à 100 % et je me fie à un horaire hypothétique ; du 28 mars au 29 avril.
Arrivée à Athènes le 29 en matinée et vol vers 16 h pour Santorini. Je prévois me loger à Imerovigli (8 jours). Il me semble que c'est un beau petit village tranquille à lire les commentaires. Je figure que la 1ere journée sera la farniente pour se reposer du décalage et des transports de la veille.
Vu que nous partons au printemps, pas facile d'arrimer les ferrys afin d'éviter des séjours trop longs. Ensuite ferry vers 15 h pour Naxos (6) ... Une ile facile à rejoindre, pas trop long de ferry! Si vous avez des choix d'hotels ou de airbnb .... je prend tout!
Ensuite Paros (6) . On a vu des commentaires que l'hotel Billia était un bon rapport qualité -prix avec le petit-déjeuner. On fera une excursion à Antiparos. Si vous avez des choix d'hotels ou de airbnb pour Paros .... je prend tout!
En restant 6 jours par ile, cela va nous donner le temps de découvrir les iles. Les transports en commun offrent-ils de la flexibilité pour visiter ou on doit se rabattre sur une location d'auto?
Si vous avez des suggestions de villages "must" à voir... Je vous lirai avec plaisir.
À cette période de l'année est-il nécessaire de réserver à l'avance les ferries ?
Il y a l'ile d' iOS qui pourrait être une alternative de séjour entre Santorini et Naxos. Le ferry prend moins d'une heure. Pour l'instant, je n'ai pas accès à l'horaire des ferries puis que c'est trop tôt. Vaut-il le coût d'y passer 3 jours ? Quelles iles sacrifiées des journées?
Par la suite on prendra l'avion vers Athènes de Parikya afin de poursuivre en auto vers : Lamia, Kalambaka (les météores), Delphes, ensuite vers la côte autour de Pyrgos, Nauplie (3), Athènes (3).
Avez-vous des suggestions de villages entre Delphes et Nauplie ?? J'ai 3 nuits de dispos.
Pour Athènes, si vous avez des suggestions d'hotels...
Merci à l'avance de vos commentaires. 🙂
Arrivée à Athènes le 29 en matinée et vol vers 16 h pour Santorini. Je prévois me loger à Imerovigli (8 jours). Il me semble que c'est un beau petit village tranquille à lire les commentaires. Je figure que la 1ere journée sera la farniente pour se reposer du décalage et des transports de la veille.
Vu que nous partons au printemps, pas facile d'arrimer les ferrys afin d'éviter des séjours trop longs. Ensuite ferry vers 15 h pour Naxos (6) ... Une ile facile à rejoindre, pas trop long de ferry! Si vous avez des choix d'hotels ou de airbnb .... je prend tout!
Ensuite Paros (6) . On a vu des commentaires que l'hotel Billia était un bon rapport qualité -prix avec le petit-déjeuner. On fera une excursion à Antiparos. Si vous avez des choix d'hotels ou de airbnb pour Paros .... je prend tout!
En restant 6 jours par ile, cela va nous donner le temps de découvrir les iles. Les transports en commun offrent-ils de la flexibilité pour visiter ou on doit se rabattre sur une location d'auto?
Si vous avez des suggestions de villages "must" à voir... Je vous lirai avec plaisir.
À cette période de l'année est-il nécessaire de réserver à l'avance les ferries ?
Il y a l'ile d' iOS qui pourrait être une alternative de séjour entre Santorini et Naxos. Le ferry prend moins d'une heure. Pour l'instant, je n'ai pas accès à l'horaire des ferries puis que c'est trop tôt. Vaut-il le coût d'y passer 3 jours ? Quelles iles sacrifiées des journées?
Par la suite on prendra l'avion vers Athènes de Parikya afin de poursuivre en auto vers : Lamia, Kalambaka (les météores), Delphes, ensuite vers la côte autour de Pyrgos, Nauplie (3), Athènes (3).
Avez-vous des suggestions de villages entre Delphes et Nauplie ?? J'ai 3 nuits de dispos.
Pour Athènes, si vous avez des suggestions d'hotels...
Merci à l'avance de vos commentaires. 🙂
Grèce en 15 jours en sac à dos English translation pending
Bonjour,
Nous partons "sac à dos" mon conjoint et moi pour 15 jours en Grèce (15 au 29 juin 2018). Nous avons prévu 3 jours à notre arrivée à Athènes (hôtel déjà réservé) mais par la suite nous n'avons pas de plans précis. Nous aimerions visiter quelques Iles, mais pas d'itinéraire précise ni réservation.
Est-ce réaliste comme voyage ou si nous devons absolument faire toutes nos réservations à l'avance ?
Est-ce que vous avez des suggestions d'Iles à visiter absolument ?
Nous sommes ouvert à tous vos trucs et conseils.
Merci à l'avance 🙂
Nous partons "sac à dos" mon conjoint et moi pour 15 jours en Grèce (15 au 29 juin 2018). Nous avons prévu 3 jours à notre arrivée à Athènes (hôtel déjà réservé) mais par la suite nous n'avons pas de plans précis. Nous aimerions visiter quelques Iles, mais pas d'itinéraire précise ni réservation.
Est-ce réaliste comme voyage ou si nous devons absolument faire toutes nos réservations à l'avance ?
Est-ce que vous avez des suggestions d'Iles à visiter absolument ?
Nous sommes ouvert à tous vos trucs et conseils.
Merci à l'avance 🙂
La Grèce en croisière ou en séjour? English translation pending
Bonjour à tous ´
Je ne connais pas la Grèce Et je voudrais y aller en décembre ou janvier
Que me conseillez Vous pour avoir une vue d'ensemble , découvrir Santorin , la Crête , Corfou. les principaux sites archeologiques , Choisir une croisière ou un séjour en plusieurs places ?.nous sommes un couple de 71et78 ans pas très sportifs
Je vous remercie d'avance pour vos conseils que j'ai pu déjà apprécier pour d'autres voyages
Voyager en camping-car en Grèce English translation pending
nous envisageons cet été un voyage en Grèce en camping-car et plus précisément Corfou; Zante et Leucade. Ces iles sont -elles praticables en camping-car ? Merci pour votre réponse
Athènes - Kalambaka en train ou voiture? English translation pending
Bonjour
Nous prévoyons une circuit en Grèce mais je reste bloqué pour aller voir les météores d'Athènes. Prendre le train ou louer une voiture? Si on prend le train une fois sur place comment peut on faire pour se déplacer pour aller d'un site à un autre ? Quelles sont les possibilités? Nous pensons arriver fin de matinée et repartir le surlendemain (donc passer deux nuits sur place) ou location d'une voiture au départ d'Athènes, mais j'ai l'impression que cela revient beaucoup plus cher. Merci à ceux qui connaissent bien et qui pourront me renseigner.
Location de voiture à Saranda (Albanie) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 4 personnes et nous arriverons de Corfou fin Juillet 2015 à Saranda. Nous allons visiter une partie de l'Albanie. J'ai 2 questions : Faut-il louer un 4x4 ? nous restons un peu plus de 2 semaines. Avez vous une adresse de confiance ? Merci
Patrick
Nous sommes une famille de 4 personnes et nous arriverons de Corfou fin Juillet 2015 à Saranda. Nous allons visiter une partie de l'Albanie. J'ai 2 questions : Faut-il louer un 4x4 ? nous restons un peu plus de 2 semaines. Avez vous une adresse de confiance ? Merci
Patrick
Tour d'Europe InterRail English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Jérôme, j'ai 22 ans et je suis étudiant en faculté de pharmacie. Cette été j'ai l'occasion de pouvoir faire un stage en Pologne (à Cracovie) durant un mois. Seulement ce stage ne durant pas suffisamment longtemps et n'étant pas obligatoire, je n'ai aucune bourse ou aide financière d'attribuée.
Mais ce n'est pas tout, je n'ai encore jamais pu voyager seul et loin de chez moi, alors j'ai vraiment envie de profiter de cette occasion pour me balader en Europe avec mon sac à dos. C'est pourquoi je compte utiliser des billets Interrail pour aller et revenir en Pologne en train, en faisant des détours dans de nombreux pays d'Europe. Ces billets permettent d'utiliser des trains partout en Europe pendant 5 jours sur une durée de 10 jours (et l'autre billet c'est 10 jours de train sur une durée de 22 jours). Cela me permettrait de passer 1-2 jours dans chaque ville que j'ai choisi sur mon trajet, pour les visiter un peu.
Concrètement voici mon projet: Aller (10 jours): Départ de Nantes -> Amsterdam -> Berlin -> Prague -> Vienne -> Cracovie (terminus) Je fais mon stage d'un mois, avec visite de Varsovie obligée un week-end. Retour (22 jours): Départ de Cracovie -> Budapest -> Bucarest -> Sofia -> Belgrade -> Sarajevo -> Zagreb -> Ljubljana -> Milan -> Berne -> Nantes (terminus).
Ce voyage me tiens vraiment à cœur, je n'ai jamais pu vraiment bouger de chez moi pour partir loin comme ça (je suis parti au mieux en Espagne, et une fois en Italie en séjour de centre de loisir). Je pense que c'est aussi un bon moyen d'apprendre à se débrouiller tout seul, dans des pays où l'on ne comprends pas le Français, se débrouiller avec l'Anglais. Ce voyage va forcément me changer, me rendre moins timide, plus confiant en moi-même.
Auriez vous de conseils à me donner? Sur les hébergements sur le chemin (auberge de jeunesse?), Interrail, des astuces, des lieux à éviter et d'autres à ne surtout pas louper?... La connaissance d'une possible aide financière? (sachant que je peux transformer ce voyage en reportage).
J'accepte vos conseils quels qu'ils soient avec joie, éclairez donc un pauvre néophyte de vos lanternes :) Merci d'avoir pris de votre temps à lire ces quelques lignes.
Mais ce n'est pas tout, je n'ai encore jamais pu voyager seul et loin de chez moi, alors j'ai vraiment envie de profiter de cette occasion pour me balader en Europe avec mon sac à dos. C'est pourquoi je compte utiliser des billets Interrail pour aller et revenir en Pologne en train, en faisant des détours dans de nombreux pays d'Europe. Ces billets permettent d'utiliser des trains partout en Europe pendant 5 jours sur une durée de 10 jours (et l'autre billet c'est 10 jours de train sur une durée de 22 jours). Cela me permettrait de passer 1-2 jours dans chaque ville que j'ai choisi sur mon trajet, pour les visiter un peu.
Concrètement voici mon projet: Aller (10 jours): Départ de Nantes -> Amsterdam -> Berlin -> Prague -> Vienne -> Cracovie (terminus) Je fais mon stage d'un mois, avec visite de Varsovie obligée un week-end. Retour (22 jours): Départ de Cracovie -> Budapest -> Bucarest -> Sofia -> Belgrade -> Sarajevo -> Zagreb -> Ljubljana -> Milan -> Berne -> Nantes (terminus).
Ce voyage me tiens vraiment à cœur, je n'ai jamais pu vraiment bouger de chez moi pour partir loin comme ça (je suis parti au mieux en Espagne, et une fois en Italie en séjour de centre de loisir). Je pense que c'est aussi un bon moyen d'apprendre à se débrouiller tout seul, dans des pays où l'on ne comprends pas le Français, se débrouiller avec l'Anglais. Ce voyage va forcément me changer, me rendre moins timide, plus confiant en moi-même.
Auriez vous de conseils à me donner? Sur les hébergements sur le chemin (auberge de jeunesse?), Interrail, des astuces, des lieux à éviter et d'autres à ne surtout pas louper?... La connaissance d'une possible aide financière? (sachant que je peux transformer ce voyage en reportage).
J'accepte vos conseils quels qu'ils soient avec joie, éclairez donc un pauvre néophyte de vos lanternes :) Merci d'avoir pris de votre temps à lire ces quelques lignes.
Tour guidé en Péloponnèse English translation pending
Bonjour,
je pars seule en Grèce au mois de juillet et je recherche un Tour guidé de quelques jours en français pour visiter la région de la Péloponnèse. Avez-vous des suggestions?
À l'avance je vous remercie
Dominique
je pars seule en Grèce au mois de juillet et je recherche un Tour guidé de quelques jours en français pour visiter la région de la Péloponnèse. Avez-vous des suggestions?
À l'avance je vous remercie
Dominique
10 jours en Grèce avec enfants: que faut-il visiter (îles...)? English translation pending
Bonjour, j'envisage un voyage en grece de 10j, j'aimerai visiter les iles les plus typiques pour leur villages (blanc et bleus ;-) panorama, criques... et autres curiosités comme météores (si possible).
Je commence juste a me renseigner, je ne connais pas du tout la grece, il y a tellement d'iles a visiter, je ne sais pas les quelles faire.
je pars 10j avec mes 3 enfants: 8-10-12ans, le but serait de rester 2 a 3 jr sur places.
Quelles itinéraires me conseillez vous, j'arriverai a athene le vendredi 25 Avril, pour repartir vraisemblablement le 9mai.
Je n'ai pas envisager de louer de voiture, mais si c plus facile, pourquoi pas... MErci de vos conseils pour ce voyage: avion, bateau, hotel, camping, guest house (preferées)... Je compte sur vos experience! B.
Je n'ai pas envisager de louer de voiture, mais si c plus facile, pourquoi pas... MErci de vos conseils pour ce voyage: avion, bateau, hotel, camping, guest house (preferées)... Je compte sur vos experience! B.
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines) English translation pending
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador
Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L��arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L��arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Circuit pour 2 semaines en Grèce English translation pending
Bonjour tous le monde !
Ma femme et moi sommes en vacances VENDREDI PROCHAIN !! :D Et comme souvent encore une fois on s'y prend au dernier moment ...... Après de loooooooooooooongues discutions nous venons de nous mettre d'accord sur une destination, la Grèce ... ouf ! Nous ne sommes pas du tout adeptes du club et pas non plus de pur routards lol, ce qu'on prévoit de faire est de prendre les billets d'avion à part, louer une petite voiture éco et visiter ce pays qui à l'air magnifique ET énorme ... nous avons 2 semaines ! Ce que l'on cherche ? Des plages, des paysages, des plages et des plages :) et aussi visiter du monument quand même en 2 semaines on devrait avoir le temps de prendre le temps :) le but étant de décompresser de cette année de boulot ... Pour ce qui est de l’hébergement nous allons être mobiles et je pense que les petits hôtel gite b&b ce n'est pas ce qui manque ... ça dépendra des régions visitées ! La raison principale de mon poste, ce pays est assez énorme et ce que l'on recherche comme plages c'est du SABLE !! blanc jaune rose fin moins fin ..... et ce qu'on aime pas c'est les plages de gravier galets cailloux ..... bref se baigner en chaussure on aime pas =) déjà qu'un maillot de bain c'est gênant alors des chaussures ..... Il y a des milliers de km de côtes et si nous ne nous renseignons pas un minimum avant on risque de se retrouver a faire des milliers de km a la recherche du Graal .... nous n'avons pas envie de conduire 10h par jour. Donc voila la raison principale de notre poste sur ce forum :) Recherche destinations paradisiaques dans ce pays magnifique ... si vous avez des circuits type a nous conseiller nous sommes preneurs :))) J'ai deja fais la crete il y a une 12 ene d'années et elafonisi pour moi à été la plus belle plages jamais visité de ma vie, si des paysage du même type se trouve sur le continent nous sommes preneurs :) Également si des iles à visiter accessibles via fery si ca vaux le coup nous sommes preneurs également :) MERCI d'avance pour votre aide !!! :)
Eléonore & Elie.
Ma femme et moi sommes en vacances VENDREDI PROCHAIN !! :D Et comme souvent encore une fois on s'y prend au dernier moment ...... Après de loooooooooooooongues discutions nous venons de nous mettre d'accord sur une destination, la Grèce ... ouf ! Nous ne sommes pas du tout adeptes du club et pas non plus de pur routards lol, ce qu'on prévoit de faire est de prendre les billets d'avion à part, louer une petite voiture éco et visiter ce pays qui à l'air magnifique ET énorme ... nous avons 2 semaines ! Ce que l'on cherche ? Des plages, des paysages, des plages et des plages :) et aussi visiter du monument quand même en 2 semaines on devrait avoir le temps de prendre le temps :) le but étant de décompresser de cette année de boulot ... Pour ce qui est de l’hébergement nous allons être mobiles et je pense que les petits hôtel gite b&b ce n'est pas ce qui manque ... ça dépendra des régions visitées ! La raison principale de mon poste, ce pays est assez énorme et ce que l'on recherche comme plages c'est du SABLE !! blanc jaune rose fin moins fin ..... et ce qu'on aime pas c'est les plages de gravier galets cailloux ..... bref se baigner en chaussure on aime pas =) déjà qu'un maillot de bain c'est gênant alors des chaussures ..... Il y a des milliers de km de côtes et si nous ne nous renseignons pas un minimum avant on risque de se retrouver a faire des milliers de km a la recherche du Graal .... nous n'avons pas envie de conduire 10h par jour. Donc voila la raison principale de notre poste sur ce forum :) Recherche destinations paradisiaques dans ce pays magnifique ... si vous avez des circuits type a nous conseiller nous sommes preneurs :))) J'ai deja fais la crete il y a une 12 ene d'années et elafonisi pour moi à été la plus belle plages jamais visité de ma vie, si des paysage du même type se trouve sur le continent nous sommes preneurs :) Également si des iles à visiter accessibles via fery si ca vaux le coup nous sommes preneurs également :) MERCI d'avance pour votre aide !!! :)
Eléonore & Elie.
Deux filles à vélo de la Turquie à la France! English translation pending
Bonjours! alors voila j'ai 21 ans et ma sœur de 28 ans fait actuellement un tour du monde depuis maintenant... 3 ans! On a décider de se rejoindre en Turquie (ce sera un grand moment d'émotion après 3 ans de dure séparation!) le 5 août 2013 et de rentrer à Vélo jusqu'en France. Il y a tellement de chose à organiser que je sais pas trop par quoi commencer et j'aurais quelques questions à poser avec quelques prix, car je dois voir de combien sera environ mon budget mais je me doute que j'aurais pas réponse à toutes mes questions mais ce n'est pas grave!
- Je vais prendre l'avion à paris avec deux vélos pour aller jusqu’à Istanbul, c'est possible de prendre les vélos avec moi? j'ai peur de galérer toute seule avec deux vélos... et de combien serai le supplément pour prendre les vélos dans l'avion? - Sinon combien est le prix d'un VTT en Turquie? J'ai beau chercher je trouve pas le prix! - c'est possible d'acheter des casques de vélos à Istanbul? à quel prix? - y a t-il un bus ou un train pas cher qui vas de Istanbul jusqu'en Géorgie? A quel prix environ? - Est-ce facile de faire du stop et du camping sauvage en Turquie, Géorgie, Bulgarie, Grèce Macédoine, Albanie, Monténégro, Bosnie, Croatie et Slovénie? Oui rien que ça! :) - C'est pas trop dangereux d’être juste deux filles? - c'est possible de demander à des habitants de dormir chez eux ou de planter notre tante dans leur jardin ? - Le prix de la nourriture est t-il le même qu'en France ou moins cher? - A l'est de la Turquie, il y a des endroits qu'il faut absolument voir? - pensez vous qu'en faisant la Turquie jusqu’à la France en passant par tout les pays que j'ai citée plus haut c'est possible de boucler le voyage en 2 mois? sachant que de temps en temps on prendra le bus? Et sachant qu'on est pas non plus super sportive! - Connaissez vous un site ou bien un livre qui répertorie du vocabulaire afin de pouvoir se faire un minimum comprendre par les locaux, comme par exemple des phrases ou des mots souvent utiliser comme : ou est l’arrêt de bus? ou sont les toilettes? peut-on prendre les vélos dans le bus ect...
Merci d'avance pour ceux qui auront pris le temps de répondre à mes questions ! Si vous avez d'autre petites infos suite à vos expériences à me faire partager ce sera avec grand plaisir ! Laetitia.
- Je vais prendre l'avion à paris avec deux vélos pour aller jusqu’à Istanbul, c'est possible de prendre les vélos avec moi? j'ai peur de galérer toute seule avec deux vélos... et de combien serai le supplément pour prendre les vélos dans l'avion? - Sinon combien est le prix d'un VTT en Turquie? J'ai beau chercher je trouve pas le prix! - c'est possible d'acheter des casques de vélos à Istanbul? à quel prix? - y a t-il un bus ou un train pas cher qui vas de Istanbul jusqu'en Géorgie? A quel prix environ? - Est-ce facile de faire du stop et du camping sauvage en Turquie, Géorgie, Bulgarie, Grèce Macédoine, Albanie, Monténégro, Bosnie, Croatie et Slovénie? Oui rien que ça! :) - C'est pas trop dangereux d’être juste deux filles? - c'est possible de demander à des habitants de dormir chez eux ou de planter notre tante dans leur jardin ? - Le prix de la nourriture est t-il le même qu'en France ou moins cher? - A l'est de la Turquie, il y a des endroits qu'il faut absolument voir? - pensez vous qu'en faisant la Turquie jusqu’à la France en passant par tout les pays que j'ai citée plus haut c'est possible de boucler le voyage en 2 mois? sachant que de temps en temps on prendra le bus? Et sachant qu'on est pas non plus super sportive! - Connaissez vous un site ou bien un livre qui répertorie du vocabulaire afin de pouvoir se faire un minimum comprendre par les locaux, comme par exemple des phrases ou des mots souvent utiliser comme : ou est l’arrêt de bus? ou sont les toilettes? peut-on prendre les vélos dans le bus ect...
Merci d'avance pour ceux qui auront pris le temps de répondre à mes questions ! Si vous avez d'autre petites infos suite à vos expériences à me faire partager ce sera avec grand plaisir ! Laetitia.
Roumanie à moto English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voici de retour Nonox et moi après 8400 km et 18 jours d’un voyage pour découvrir ce magnifique pays : la Roumanie.
Tout d’abord, merci aux forumeurs qui m’auront permis de construire mon circuit grâce à leurs bons conseils.
Les petites infos importantes :
Tout au long de notre circuit et dans tous les pays traversés nous n’avons eu aucun problème à utiliser nos Euro, maintenant pour le change, il vaut mieux le faire dans les banques ou bureaux de change.
L’état des routes en général fut bon et en Roumanie tous les grand axes son nickel, dans le réseau secondaire la rénovation des voies est fréquente, bien sur il existe encore des routes rafistolé, mais nous n’avons eu de la route merdique que dans les Maramures, et souvent dans les villages c’est que de la terre ( poussière ).
Aucun problème d’indication, il y a des panneaux pour les endroits touristiques bien implantés.
Le sans plomb 95 est à 1€30. En Roumanie, une fois nous avons fait 80 km sans voir de station.
Et une fois passé l’Allemagne, l’Autriche, le prix de la bière 50 cl est d’environ 1€ ( j’ai du poids à perdre ).
Pour l’hébergement, nous avons utilisé les petits hôtels pas chers, les pensions et la toile de tente ( en Roumanie, ce fut l’horreur, entre les chiens qui aboient toute la nuit, les tourterelles, les corbeaux et la musique à fond en bord de mer etc etc.).
Comme Nonox est de Marseille et moi de Metz, le rdv fut Postojna en Slovénie. ( 1000 km chacun ).
Le parcourt était, Sarajevo en Bosnie, le fjord de Kotor au Monténégro, Ohrid en Macédoine, les Météores en Gréce, Istanbul en Turquie, les villages côtier de Nessebar et Sozopol en Bulgarie et 9 jours en Roumanie pour voir le delta du Danube, les volcans de boue de Berca, mines de sel de Slanic, les villes médiévales des Carpates et le château de Dracula, la mythique route Transfagarasan, les villages fortifiés de Transylvanie et les sources d’eau chaude et salée de Sovata, les gorges du Bicaz,
Les monastères de Moldova et Bucovine et la plus belle région à mon gout, les Maramures.
Fin du circuit Bratislava en Slovaquie.
La Roumanie se développe très vite, un conseil si vous voulez encore voir la Roumanie profonde, dépêchez-vous.
Evitez la côte, des hôtels des années 60 et partout en bord de mer des bars discothèque avec de la musique à fond.
Maintenant si quelqu’un à besoin de plus de détails, ce sera avec plaisir que je répondrais.
Laurent
Nous voici de retour Nonox et moi après 8400 km et 18 jours d’un voyage pour découvrir ce magnifique pays : la Roumanie.
Tout d’abord, merci aux forumeurs qui m’auront permis de construire mon circuit grâce à leurs bons conseils.
Les petites infos importantes :
Tout au long de notre circuit et dans tous les pays traversés nous n’avons eu aucun problème à utiliser nos Euro, maintenant pour le change, il vaut mieux le faire dans les banques ou bureaux de change.
L’état des routes en général fut bon et en Roumanie tous les grand axes son nickel, dans le réseau secondaire la rénovation des voies est fréquente, bien sur il existe encore des routes rafistolé, mais nous n’avons eu de la route merdique que dans les Maramures, et souvent dans les villages c’est que de la terre ( poussière ).
Aucun problème d’indication, il y a des panneaux pour les endroits touristiques bien implantés.
Le sans plomb 95 est à 1€30. En Roumanie, une fois nous avons fait 80 km sans voir de station.
Et une fois passé l’Allemagne, l’Autriche, le prix de la bière 50 cl est d’environ 1€ ( j’ai du poids à perdre ).
Pour l’hébergement, nous avons utilisé les petits hôtels pas chers, les pensions et la toile de tente ( en Roumanie, ce fut l’horreur, entre les chiens qui aboient toute la nuit, les tourterelles, les corbeaux et la musique à fond en bord de mer etc etc.).
Comme Nonox est de Marseille et moi de Metz, le rdv fut Postojna en Slovénie. ( 1000 km chacun ).
Le parcourt était, Sarajevo en Bosnie, le fjord de Kotor au Monténégro, Ohrid en Macédoine, les Météores en Gréce, Istanbul en Turquie, les villages côtier de Nessebar et Sozopol en Bulgarie et 9 jours en Roumanie pour voir le delta du Danube, les volcans de boue de Berca, mines de sel de Slanic, les villes médiévales des Carpates et le château de Dracula, la mythique route Transfagarasan, les villages fortifiés de Transylvanie et les sources d’eau chaude et salée de Sovata, les gorges du Bicaz,
Les monastères de Moldova et Bucovine et la plus belle région à mon gout, les Maramures.
Fin du circuit Bratislava en Slovaquie.
La Roumanie se développe très vite, un conseil si vous voulez encore voir la Roumanie profonde, dépêchez-vous.
Evitez la côte, des hôtels des années 60 et partout en bord de mer des bars discothèque avec de la musique à fond.
Maintenant si quelqu’un à besoin de plus de détails, ce sera avec plaisir que je répondrais.
Laurent
Horaires des monastères en Grèce au mois d'avril 2011? English translation pending
Bonjour,
je pars en Grèce les 2 dernières semaines d'Avril 2011; pour découvrir, entre autres, les monastères de la région des Météores. J'y serai lors des
fêtes religieuses de Pâques. Quelqu'un peut-il me communiquer les jours de fermeture et les horaires des monastères à cette période, s'il vous plait?
D'avance, je vous remercie pour toute réponse.
Bien à vous. Guiq
Grèce: où loger pour visiter les gorges du Vikos? English translation pending
Bonjour,
Me revoilà avec une question assez précise. Nous souhaitons randonner une journée dans les gorges de Vikos, et, pourquoi pas, en profiter pour flâner un peu dans les villages des Zagoria. Nous arriverons dans la journée 1 (départ des Météores le matin), dormirons deux nuits dans la région (au même endroit), et repartirons le matin de la journée 3. Je ne pensais pas réserver l'hébergement, mais voir sur place directement. Du coup, en regardant la carte, je me demande si nous devrons rouler vers Monodendri ou plutôt vers Megalo-Papinko/Mikro-Papinko pour trouver l'hébergement idéal pour une balade d'env. une journée dans les gorges. Mon guide est peu clair à ce sujet.
Merci pour vos réponses,
Karin
Me revoilà avec une question assez précise. Nous souhaitons randonner une journée dans les gorges de Vikos, et, pourquoi pas, en profiter pour flâner un peu dans les villages des Zagoria. Nous arriverons dans la journée 1 (départ des Météores le matin), dormirons deux nuits dans la région (au même endroit), et repartirons le matin de la journée 3. Je ne pensais pas réserver l'hébergement, mais voir sur place directement. Du coup, en regardant la carte, je me demande si nous devrons rouler vers Monodendri ou plutôt vers Megalo-Papinko/Mikro-Papinko pour trouver l'hébergement idéal pour une balade d'env. une journée dans les gorges. Mon guide est peu clair à ce sujet.
Merci pour vos réponses,
Karin
Traversée de l'Albanie en camping-car English translation pending
Bonjour, depuis 6 mois sur les routes d'Europe du sud, nous sommes actuellement dans les Météores, en Grèce. Nous allons prendre la direction de l'ouest pour rejoindre Dubrovnick, en Croatie. Nous comptons passer par la région de Zagoria, en Grèce, passer la frontière au niveau de Kakavia et prendre soit la route côtière en Albanie (en rejoignant Sarande), soit la plus grosse routre (d'apres la carte), qui rejoint le littoral au niveau de Vlore, soit, mais là ça nous fait un sacré détour, prendre la plus grosse route de Bitora pour rejoindre Tirana.
Comme on parle souvent du mauvais état des routes en Albanie, j'ai quelques hésitations.
Merci d'avance pour les informations.
Si vous voulez voir notre petit circuit...
http://les.gaub.trotteurs.over-blog.com
Hôtel Kinetta Beach Resort & Spa English translation pending
Bonjour,
Mon agente de voyage me propose une semaine pres d' Athènes, et de la diverses excursions payantes- un tous inclus pour repas-, 4 étoiles: hotel Kinetta Beach resort et spa -
est-ce un endroit renommé, est-ce que ca vaut $. Ce qui me pose probleme c'est que je serai 7 jours - sans bouger quand je prèfere voyager seule a l'aventure (je preferes eviter les excursions payantes) ...
J'irais pour les massages et spa... etc...
Est-ce qu'il y a des services (a la carte) de Thalasso et Massages a Corfou... si oui, je preferais m'y rendre pour relaxer et visiter tranquillement un site plus enchanteur que m'apparait la plage et environ de cet hotel (Kinetta)...
Merci ...
Est-ce qu'il y a des services (a la carte) de Thalasso et Massages a Corfou... si oui, je preferais m'y rendre pour relaxer et visiter tranquillement un site plus enchanteur que m'apparait la plage et environ de cet hotel (Kinetta)...
Merci ...
Tuyaux pour voyager les îles grecques quinze jours en hiver? (décembre) English translation pending
salut à tous,
je suis un petit nouveau (soyez cool avec moi!!) et je cherche des tuyaux sur les iles grecques en hiver.
on part à 2 samedi 6 décembre pour 15 jours.
l'ile de santorin me fascine depuis toujours donc je l'ai déja inscrite sur mes tablettes.
par contre pour la suite je suis open.
j'aime les coins sauvages, authentique sans pour autant renier l'apect culturel.
j'adore aussi randonner (pour découvrir les gens du cru c'est pas mal).
si vous avez des topos sur les iles grecques, ça m'intéresse aussi.
grosses bises à tous!!
Huit jours à Athènes English translation pending
quel hôtel pouvez-vous conseiller à Athènes (3 étoiles) et dans quel quartier pour pouvoir visiter la journée, se promener le soir et être dans un climat de sécurité.
Plutôt la Plaka ou le Pirée, ou autre?
Est-ce mieux de rester 6 nuits à Athènes ou voyager et loger ailleurs en plus?
merci de vos conseils.
Camping en Grèce English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau dans cet incroyable forum et m'adresse à vous tous pour qques réponse à mes questions pour un voyage en Grèce. Je voudrais partir en camping en Grèce en Juillet dans les îles. Est-ce un pays facile à visiter en sac à dos? Y-a-t-il beaucoup de camping et quels sont les prix? Faut-il réserver les camping ou est-ce possible de se laisser diriger par son envi et trouver un endroit où camper le soir (Camping prévu a cet effet ou camping sauvage si autorisé?)? Merci de vos réponses! A+
Vico
Je suis nouveau dans cet incroyable forum et m'adresse à vous tous pour qques réponse à mes questions pour un voyage en Grèce. Je voudrais partir en camping en Grèce en Juillet dans les îles. Est-ce un pays facile à visiter en sac à dos? Y-a-t-il beaucoup de camping et quels sont les prix? Faut-il réserver les camping ou est-ce possible de se laisser diriger par son envi et trouver un endroit où camper le soir (Camping prévu a cet effet ou camping sauvage si autorisé?)? Merci de vos réponses! A+
Vico
Conseils pour circuit de 10 jours en Grèce English translation pending
Bonjour,
Je pars en Grèce pour 10 jours entre le 28 décembre et le 8 janvier. Je ne connais pas du tout et les guides indiquent une multitudes de coins à visiter. que voir en priorité ??! Si vous pouviez m'aider à composer un petit circuit sachant que je compte passer 3 jours à athènes et louer une voiture le reste du temps et que j'aimerais bien éviter de trop longs trajets en ferry
Merci pour votre aide !!
Lignes maritimes Le Pirée-Istanbul-Kusadasi English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voudrions voyager en Juin vers la Grèce et la Turquie. Nous l'avons déja fait lors d'une croisière, mais tout était trop rapide. Nous voudrions le refaire à notre rythme, d'abord en allant jusqu'en Grèce par la route, puis au départ du Pirée je pense qu'il existe des lignes maritimes régulières pour Istambul.
Mais après, existe t-il des lignes maritimes d'Istambul vers Kusadasi (Ephèse), puis de Kusadasi pour un retour direct vers Le Pirée?
Merci de vos réponses.
Michel
Grèce: quels sont vos coins préférés? English translation pending
Salut à tous,
Je connais assez bien la Grèce et je pense que beaucoup d'entre vous y sont également allé. Quels sont les coins que vous avez préféré ???
En ce qui me concerne, en dehors des endroits magnifiques mais très célébres, voici mes endroits préférés : L'Ile de Samothrace, au nord-est de l'Egée, près de la frontière turque, île montagneuse sauvage, assez verte, sans touristes occidentaux, aux charmants villages typiques et aux nombreux monuments anciens (dont le magnifique sanctuaire antique où la Victoire de Samothrace fut trouvée. La magnifique et vaste plage de sable fin de Neohrion, sur la cote ouest du pelopponèse, au sud-ouest d'olympie. En 1985-1988, il n'y avait aucun hotels et peu de touristes. L'île de Rhénée, en face de délos, dans les cyclades, île classée historique et interdite aux touristes. Mais moi je l'ai visité, à pieds 🙂. La Magne, pointe sud du Pelopponèse.
Je connais assez bien la Grèce et je pense que beaucoup d'entre vous y sont également allé. Quels sont les coins que vous avez préféré ???
En ce qui me concerne, en dehors des endroits magnifiques mais très célébres, voici mes endroits préférés : L'Ile de Samothrace, au nord-est de l'Egée, près de la frontière turque, île montagneuse sauvage, assez verte, sans touristes occidentaux, aux charmants villages typiques et aux nombreux monuments anciens (dont le magnifique sanctuaire antique où la Victoire de Samothrace fut trouvée. La magnifique et vaste plage de sable fin de Neohrion, sur la cote ouest du pelopponèse, au sud-ouest d'olympie. En 1985-1988, il n'y avait aucun hotels et peu de touristes. L'île de Rhénée, en face de délos, dans les cyclades, île classée historique et interdite aux touristes. Mais moi je l'ai visité, à pieds 🙂. La Magne, pointe sud du Pelopponèse.
Italie - Grèce - Turquie... English translation pending
Bonjour 🙂
En février, je pars pour l'Inde par la route, et je me pose plein de questions bien sur.
Je n'ai pas envie de louper Istambul, je n'y ai jamais été. Ainsi qu'en Grèce d'ailleurs, mais je suis bien impatiente de visiter l'Iran à mon aise... Et bien sur, soit je n'ai pas des mois devant moi et le budget est bon, soit j'ai le temps et le budget est petit... Et dans ce cas, j'ai le temps...
J'hésite sur le parcours...
Le ferry Italie- Cesme (Turquie) et louper la Grèce?🤪
Le ferry Italie - Corfou, puis Istambul en passant par Thessalonique en train et bus? Ce qui me tente bien, j'ai des amis près d'Evia en Grèce, mais le budget? 🤪
Si j'arrive à Cesme, aucun problème pour visiter un peu la Cappadoce (c'est pas loin je crois?), ensuite Istambul??? Et Ankara? La route de ce côté là me semble bizarre, un détour, non? Et en Turquie, je dois faire mes visas pour l'Iran, le Pakistan et l'Inde.
Des avis? Des conseils? Merci tout plein!
Une douce fin de journée à tous! 🙂
En février, je pars pour l'Inde par la route, et je me pose plein de questions bien sur.
Je n'ai pas envie de louper Istambul, je n'y ai jamais été. Ainsi qu'en Grèce d'ailleurs, mais je suis bien impatiente de visiter l'Iran à mon aise... Et bien sur, soit je n'ai pas des mois devant moi et le budget est bon, soit j'ai le temps et le budget est petit... Et dans ce cas, j'ai le temps...
J'hésite sur le parcours...
Le ferry Italie- Cesme (Turquie) et louper la Grèce?🤪
Le ferry Italie - Corfou, puis Istambul en passant par Thessalonique en train et bus? Ce qui me tente bien, j'ai des amis près d'Evia en Grèce, mais le budget? 🤪
Si j'arrive à Cesme, aucun problème pour visiter un peu la Cappadoce (c'est pas loin je crois?), ensuite Istambul??? Et Ankara? La route de ce côté là me semble bizarre, un détour, non? Et en Turquie, je dois faire mes visas pour l'Iran, le Pakistan et l'Inde.
Des avis? Des conseils? Merci tout plein!
Une douce fin de journée à tous! 🙂
Où randonner en Grèce continentale en famille? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir quels sont les meilleurs endroits pour randonner en Grèce continentale ? Nous avons deux enfants de 8 et 10 ans qui marchent bien, nous souhaiterions effectuer des randonnées en montagne de quelques heures dans des jolis coins. Merci 🙂
J'aimerais savoir quels sont les meilleurs endroits pour randonner en Grèce continentale ? Nous avons deux enfants de 8 et 10 ans qui marchent bien, nous souhaiterions effectuer des randonnées en montagne de quelques heures dans des jolis coins. Merci 🙂
Voyage 15 jours en Grèce du Nord en septembre English translation pending
😎Bonjour à tous
Nous partons à deux pour un voyage de 15 jours en Grèce du nord. Arrivée à Thessalonique où nous passerons quatre jours puis location de véhicule et départ vers les météores, trois nuits, puis Edessa, Pozar Pella ou Vergina (deux nuits) On continue par Ouranopoli, Sithonia et croisière vers l'Athos, retour vers thessalonique.😊
si vous avez des conseils nous sommes preneurs!
Efharisto poli!
Nous partons à deux pour un voyage de 15 jours en Grèce du nord. Arrivée à Thessalonique où nous passerons quatre jours puis location de véhicule et départ vers les météores, trois nuits, puis Edessa, Pozar Pella ou Vergina (deux nuits) On continue par Ouranopoli, Sithonia et croisière vers l'Athos, retour vers thessalonique.😊
si vous avez des conseils nous sommes preneurs!
Efharisto poli!
Circuit Grèce en famille à Pâques au départ de Thessalonique English translation pending
bonjour amis voyageurs,
nous avons prévu de partir une dizaine de jours pour découvrir la Grèce. Au vu des tarifs, nous arriverons et repartirons de Thessalonique . Ce sera l'occasion de découvrir le nord de la Grèce. je me permets de vous solliciter pour avoir un avis sur une 1ere ébauche du circuit établi: arrivée en soiré à Thessalonique jour 1: 1 jour à théssalonique + location d'une voiture jour 2: Départ et visite Vergina, puis route pour Igoumenitsa, prendre le ferry pour Corfou jour 3 - 4 - 5 : Corfou question , est il possible d'embarquer la voiture sur le ferry ou est il préférable de la laisser à Igoumenista et d'en relouer une pour visiter l' ile de Corfou ? jour 6: retour ferry , route Météores Jour 7: météores jour 8: route Volos et visite les villages et plages de Pelion jour 9 - Pélion retour Thessalonique jour 10: départ
je vous remercie pour votre retour
nous avons prévu de partir une dizaine de jours pour découvrir la Grèce. Au vu des tarifs, nous arriverons et repartirons de Thessalonique . Ce sera l'occasion de découvrir le nord de la Grèce. je me permets de vous solliciter pour avoir un avis sur une 1ere ébauche du circuit établi: arrivée en soiré à Thessalonique jour 1: 1 jour à théssalonique + location d'une voiture jour 2: Départ et visite Vergina, puis route pour Igoumenitsa, prendre le ferry pour Corfou jour 3 - 4 - 5 : Corfou question , est il possible d'embarquer la voiture sur le ferry ou est il préférable de la laisser à Igoumenista et d'en relouer une pour visiter l' ile de Corfou ? jour 6: retour ferry , route Météores Jour 7: météores jour 8: route Volos et visite les villages et plages de Pelion jour 9 - Pélion retour Thessalonique jour 10: départ
je vous remercie pour votre retour
Combien d'îles faire en deux semaines en Grèce en aôut 2019? English translation pending
Bonjour, nous aimerions partir en Grèce pour 2 semaines moi mon conjoint et notre fils de 8 ans. Nous aimerions passer 3 jours à Athènes mais pour les îles je n’ai aucune idée ! Nous aimerions faire un maximum de 3 - 4 places en comptant Athènes. Avez-vous des suggestions d’itinéraire ? Aussi, je sais que Santorini est un incontournable mais on me dit qu’en août c’est l’enfer au niveau tourisme. Est-ce un péché de ne pas y aller ?
D’avance merci pour vos réponses
Karine
D’avance merci pour vos réponses
Karine
Une semaine à Corfou ou à Leucade en août? English translation pending
Bonsoir,
pour notre deuxième voyage en Grèce cet été, ( le premier il y a deux ans était consacré au Péloponnèse), nous partons pour 3 semaines sur l'itinéraire suivant : Patras/ Delphes/Athènes/ Pelion/Meteores pour les 12 premiers jours ( environ) et nous souhaitons finir notre séjour sur une ile ionienne. Corfou a l'air magnifique mais je crains que début aout ( entre le 3 et le 10) ce ne soit bondé de touristes. Je n'ai pas trouvé de retour sur cet aspect? quelqu'un pourrait il me conseiller? sinon Leucade serait elle plus apprprié? Je précise que nous voyageons en famille ( 2 grands Ados) et en camping ou chambres d'hôtes. Merci d'avance à tous ceux qui pourront éclairer ma chandelle!!
pour notre deuxième voyage en Grèce cet été, ( le premier il y a deux ans était consacré au Péloponnèse), nous partons pour 3 semaines sur l'itinéraire suivant : Patras/ Delphes/Athènes/ Pelion/Meteores pour les 12 premiers jours ( environ) et nous souhaitons finir notre séjour sur une ile ionienne. Corfou a l'air magnifique mais je crains que début aout ( entre le 3 et le 10) ce ne soit bondé de touristes. Je n'ai pas trouvé de retour sur cet aspect? quelqu'un pourrait il me conseiller? sinon Leucade serait elle plus apprprié? Je précise que nous voyageons en famille ( 2 grands Ados) et en camping ou chambres d'hôtes. Merci d'avance à tous ceux qui pourront éclairer ma chandelle!!