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Trouver un travail au Mali? English translation pending
by Vofleury · 2010-06-23 · 2 replies
Bonjour à tous.

Je vais avoir besoin de votre aide et de vos conseils. Je suis actuellement employé dans une agence d'assurance en France. J'ai deux ans d'études à la fac de droit et un BTS assurance (niveau bac+2). Mon amie vivant à Bamako, je souhaite la rejoindre. Pour cela, je dois tout abandonner en France, et trouver un emploi convenable au Mali. Cela me fait assez peur et je veux etre sur de faire le bon choix avant de partir. J'ai déja contacté quelques compagnies d'assurances (3 ou 4 grace à des adresses e-mail) mais je n'ai pas encore toutes les informations nécessaires. Savez vous combien gagne un employé de mon niveau d'étude dans une entreprise privée d'assurance? Pouvez vous svp vous renseigner si vous etes sur place? Quels conseils ou autres informations pouvez vous me donner? Puis je foncer sans risque et rejoindre ma chérie? J'ai vraiment besoin de votre aide pour me décider. Merci d'avance.
Utiliser la piste entre Kayes et Diamou? (Mali) English translation pending
by Baisse · 2010-06-22 · 1 reply
je lis sur le net que la cimenterie de Diamou fermée en 90 serait réouverte ( entreprise indienne). quelqu'un a t'il utilisé le piste kayes diamou rive gauche passant par les chutes de felou et le fort de médine récemment? est ce que la réouverture de l'usine a entrainé des travaux sur la piste? en bref est ce que c'est devenu le grand chantier? (projet vtt janvier 2011 et pas envie de rouler dans un chantier!)
Voyage à Bamako en septembre 2010: vaccins, précautions et bons plans? English translation pending
by Vanessm · 2010-06-13 · 7 replies
Bonjour, je serai à Bamako en septembre 2010 dans le cadre d'une ONG . Aussi j'aimerais des infos sur les vaccins à faire, les précautions à prendre, les choses à ne pas manquer, les trucs ou lieux à éviter. Si vous avez des conseils à me donner, je suis intéressée! Merci bcp d'avance! Vanessa
"Bambara blues" (Lobi Traoré) English translation pending
by Assigué · 2010-06-10 · 6 replies
"Bambara blues" ( Lobi Traoré) nous a quittés. Il est allé rejoindre son ami, le grand Ali. Que la terre lui soit légère.
Recherche bénévolat dans le domaine de la santé au Mali English translation pending
by Timoho · 2010-06-09 · 1 reply
bonjour a tous! Actuellement sur la route entre le maroc et le burkina et diplomé aide soignant je souhaiterais passer par le mali durant un mois (vers juillet) pour travailler benevolement (nourri et logé ce serait top! mais je reve pas trop..) dans le domaine de la santé afin de decouvrir la medecine tropicale. J'ai fait un petit tour du net pour touver des ong ou hopitaux mais ca reste assez flou pour moi... Connaissez vous des ong? adresses? Je vous remercie d'avance pour vos reponses!
Agence sérieuse pour un circuit hors des sentiers battus au Mali? English translation pending
by Aichlo · 2010-06-08 · 12 replies
Quelqu'un est-il déjà parti avec l'agence "Saga Tours" à Bamako qui organise des circuits entre autres dans le Pays Dogon? Je suis à la recherche d'une agence sérieuse pour un circuit sympa et un peu en dehors des sentiers battus sans la contrainte de groupes organisés. Merci pour vos réponses.
Tarifs de Mopti-Tombouctou en ferries? English translation pending
by Eremelamela · 2010-06-04 · 14 replies
Bonjour,

Je souhaiterais avoir des informations sur la COMANAV pour effectuer le trajet Mopti-Tombouctou le long du Niger (dates eventuelles de depart, tarifs approximatifs, ...). Je suis aussi preneur d'infos sur le transport par pinasse. Merci
Idées d'itinéraire pour cinq jours au Mali? English translation pending
by Abirato · 2010-05-25 · 4 replies
Oui, je sais, 5 jours ce n'est rien et ce sera difficile de sortir des sentiers battus... mais voilà, je serai à Bamako pour le boulot et j'ai prévu 5 jours de plus début juin pour découvrir au moins une petite partie de ce pays. Idéalement, j'aimerais pouvoir aller jusqu'au pays Dogon mais je ne pense pas que ce sera possible en 5 jours depuis Bamako... De plus, l'objectif n'est pas de courir mais plutôt de profiter de ce peu de temps au Mali pour gouter aux rythmes locaux...

Aussi, je suis preneur de vos conseils pour me contocter un petit itinéraire de 5 jours au départ de Bamako... Si possible, j'aimerais pouvoir partager des moments de vie, dans un village notamment, et pourquoi pas faire un petit trip en pirogue sur le fleuve...

Si vous avez des contacts sur place, notamment quelqu'un qui pourrait me conseiller des excursions sympathiques aux alentours de la capitale, je suis également preneur!

Merci d'avance pour vos précieux conseils...
Faire le circuit Bamako - Nara (Mali) - Néma (Mauritanie) en un seul jour? English translation pending
by Pappis · 2010-05-25 · 1 reply
Bonjour, Un ami de moi va faire le circuit de Mali – Mauritanie

Il me demande des informations concernant l’étape

Bamako – Nara – Nema (en Mauritanie)

Est-ce que ce faisable en 1 seul jour ?

J’ai trouvé que la distance ; Bamako-Nara est 377 km

Et Nara – NEMA 200KM donc 577 km en total

Quelle est la situation de piste Nara – Nema ?

Si Bamako – Nema ne pas possible en 1 jour

On peut faire Bamako – Adel BEGROU sur la frontière ?

Est-ce que on peut faire un bivouac à coté de la frontière ?

Par quelle poste de police on peut enter la Mauritanie ?

Je vu sur la carte Adel BEGROU ?

Merci pour votre assistance

Salutation

Voyage à Bamako 2010: bons plans, musée, sorties...? English translation pending
by Kishaa · 2010-05-23 · 3 replies
Bonjour, je vous sollite pour avoir des bons plans pour la ville de Bamako. Je pars mi-juin et reviens mi-juillet , je reste donc 1 mois. Je voudrai voir le maximun de trucs c'est-à-dire musée, sorties, restaurant, boites...

De plus, avoir certains contacts de français qui y sont installés ou de passage.

Je vous remercie d'avance.
Sécurité en Mauritanie et Mali? English translation pending
by Yobba · 2010-05-22 · 54 replies
bonjour à tous! on va partir pour 6 mois en Afrique de l'ouest, et en regardant un peu sur le site du ministere des affaires étrangères, il se trouve que la Mauritanie semble pas du coup sécuritaire pour voyager seuls.. qu'en pensez vous, pour tous ceux qui y sont aller recemment ou qui y sont en ce moment, faut-il vraiment changer de destination ??? ce serait vraiment dommage ! ce pays a l'air d'avoir tellement pleins de belles choses à offrir... sino c'est pareil ils mettent sur le site que tombouctou est en Zone rouge... du coup rejoindre la ville depuis Mopti en pinasse deviendrai un projet risqué ? avez vous des experiences récentes de cette descente magique ? magique ou dangereux ? merci d'avance pour vos réponses !
Voyage au Mali pour rencontrer mon filleul English translation pending
by Chris3691 · 2010-05-19 · 2 replies
Je souhaite partir en 2011 (pas de date fixée pour le moment mais ni juillet ni août) pour rencontrer mon filleul de 10 ans Dipa. Il vit dans le village de Baolé. C'est dans le sud du Mali. Je parraine cet enfant par VISION DU MONDE. J'ai du reste choisi cet organisme après avoir entamé une discussion sur ce forum pour avoir des renseignements sur cette association. Si quelqu'un est intéressé pour partir au Mali visiter son filleul en 2011, merci de me le faire savoir. A+ Chris
Qui est passé sur Kayes récemment? (Mali) English translation pending
by Roulepartout · 2010-05-15 · 2 replies
salut, j'aimerais parler avec des gens qui sont passés assez récement à l'auberge de jeunesse de kayes...c'est juste pour avoir deux, trois infos sur une 505 que j'ai du abandonné là bàs pour un souci de flics pourris en 2003.(longue histoire😉)..étant persuadé qu'elle serait déssosée ou revendu aussitôt, je l'ai vite zappé....mais j'ai pu voir avec surprise qu'elle était au même endroit mais plus propre et sans plaque en 2007 et 2009...

merci de vos infos
État de la route ou piste pour faire de la moto entre Gao et Tombouctou? (Mali) English translation pending
by Zoojump · 2010-05-15 · 21 replies
Bonjour,

Quelqu'un connaîtrait-il l'état de la route ou piste de Gao pour Tombouctou en moto ? Merci
Trajet Toulouse - Bamako - Mopti et visa mauritanien? English translation pending
by Abdak2 · 2010-05-12 · 14 replies
Bonjour, Je prends cette route pour la première fois à partir du 1er juin. Je cherche des conseils sur l'un ou l'autre trajet et la façon de bichonner ma mercedes berline... En fait je dois me rendre à Mopti. Je comptais faire Toulouse-Bamako-Mopti. Peut être que le plus simple est Toulouse-Mopti???? Aussi je me demande si ce n'est pas mieux de prendre un visa mauritanien en France avant. Au fait je suis de nationalité malienne. Pour terminer vaut-il mieux de prendre le bateau de la France au Maroc ou de tracer par la route??? Je compte être à Bamako pour le 10 juin (en quittant le 1er à Toulouse). J'ai aussi une place pour une personne interressée à faire la route, par contre ne pas avoir trop de bagages...

Merci d'avance..
Prendre son visa malien à Dakar? English translation pending
by Nora31 · 2010-05-07 · 10 replies
Bonjour à tous les membres de Voyage Forum,

Je voyage cet été au Sénégal, au Mali et au Burkina et j'aimerais savoir s'il est possible de prendre son visa malien au Sénégal; et de même, de prendre son visa burkinabé au Mali?? Je viens de regarder le site internet du consulat du Burkina à Nice et le prix pour le visa de 90jours une entrée est de 85euros!!! ce qui ma paraît hyper cher..

Si qqun a une info là dessus, je suis preneuse!

Merci à tous! Nora
Vente de voiture au Mali: dédouanage? English translation pending
by Papaya05 · 2010-05-06 · 10 replies
Bonjour,

je souhaite acheter une voiture afin de la revendre au Mali. N'ayant jamais fait le voyage, je me pose encore quelques questions.

Quels sont les modèles qui partent bien et ceux à éviter? Combien peut-on espérer en tirer?

Comment se passe le dédouanage? La douane marocaine pose-t-elle problème au retour?

Merci d'avance...
Les animaux (chats et chinchillas) du Canada sont permis au Mali? English translation pending
by Maggiemaggie · 2010-05-03 · 2 replies
Je veux aller au Malie et je voudrais aporter mon chat et mes chinchillas, c'est possible ? Si c'est possible ont doit faire quoi au juste ?
Retour d'un circuit à Bamako vers le pays dogon par Massina English translation pending
by Docteurcoco · 2010-05-03 · 15 replies
pour notre voyage au Mali 2010, toujours trop court, vers le Pays Dogon, nous avons tenté un autre itinéraire depuis Bamako. la grande route nationale du Sud et le trajet depuis Ouagadougou sont déjà dans nos mémoires. et cette route qui longe le fleuve est moins connue même de nos fervents voyageurs. une semaine sur place, avec deux jours de plus cette fois-ci, c'est notre rythme habituel. reste que la densité des paysages rencontrés nous suffit presque, avant de pouvoir partir pour un vrai road trip un de ces jours. Jour 1 le vol: samedi matin, les pelouses d'Orly sont sous la neige une fois de plus, de cet hiver qui n'en finit pas. nous avions expérimenté la fin d'Air Sénégal l'été 2008, pour notre première expérience du Mali. ils ont déposé le bilan en Avril 2009. le retour avec 36 heures d'attente à Dakar fort heureusement dans un hôtel très correct ne nous a pas découragé d'essayer les compagnies nationales. pour cette fois, billets achetés chez Air Mali, anciennement ou je ne sais pas trop quel est le nom le plus récent, Compagnie Aérienne du Mali. et franchement rien à dire, hormis le retard tout à fait limité d'une heure. dommage pour ceux qui nous attendaient sur place. pour un tarif tout à fait concurrentiel de 500 euro par personne, le service, la propreté, la nourriture, rien à envier aux autres compagnies supra-sahariennes. escale technique pour faire le plein à Madrid, l'arrivée sur la capitale castellane est magnifique, de même que le survol des Pyrénées. à Madrid, il ne fait pas plus chaud qu'à Paris. nous ne sortons pas de l'aéronef et c'est tant mieux.

Bamako : nous sommes en Février et surprise à la sortie de l'avion, il fait encore 31° à 19h, alors que le soleil est déjà bien couché. 7° de plus que l'année passée à la même époque nous dit-on partout. l'information doit venir de la météo officielle pour qu'elle soit aussi consensuelle. résultat des comptes : 26° au moins dans la vue après seulement 8 heures de voyage... il nous faudra bien 24h pour s'y habituer. nos amis sont au rendez-vous, ils ont tenu le coup malgré la foule et la chaleur. la voiture aussi est là, qui va nous porter pendant notre voyage. un vieux Cherokee, sans les plumes, datant de l'époque de mes premières amours. nous n'avions de toute façon pas opté pour le séjour grand confort. Patrick, rencontré sur VF et Abdou, son voisin et propriétaire du 4x4, nous font un accueil digne de la tradition malienne. transfert direct vers l'hôtel, dans la nuit qui ne fraîchit pas et les embouteillages encore présents de Bamako la fiévreuse et poussiéreuse.

l'hôtel : pour faire un bonne surprise à ma chérie, j'ai choisi un lieu unique à Bamako, la Villa Soudan. entre les deux ponts sur la route du Palais de la Culture, l'hôtel, qui préfère qu'on l'appelle chambres d'hôtes, à les pieds dans l'eau. la terrasse donne sur le fleuve rive droite, avec vue sur l'autre rive beaucoup plus construite de la cap'tale comme on dit là-bas. le cadre est superbe, la déco irréprochable, la piscine à température. nous avions testé le restaurant en 2008, alors que l'ouverture était toute récente. et honnêtement, pour une nuit à 49000 CFA pour deux, on est sorti de la déçus et soulagés d'une bonne partie de notre budget. ce qui pèche souvent ne fait pas exception ici : l'entretien. la lunette se fait la malle, la pomme de douche arrose là où bon lui semble, le ménage pourrait être plus minutieux. rajouter à cela les tarifs prohibitifs pour les boissons, le restaurant, qui ne se démarque en rien de ce que l'on connais déjà, et un accueil qui a perdu de sa gentillesse et de ses attentions. pensez qu'ils proposent de venir vous chercher à l'aéroport pour 15000 CFA ? après deux nuits passées là-bas, nous n'y retournerons pas pour dormir, tout juste pour y boire un coup.
http://www.villasoudan.com/frenchindex.htm
Trouver un vol retour du Mali ou du Burkina Faso à un prix intéressant? English translation pending
by Clandestine1 · 2010-05-02 · 6 replies
Bonjour, est-il possible de prendre un vol retour de Ouaga à des prix intéressants. J'envisage faire le voyage aller via terre. merci
Voyage Rennes - Bamako (Mali) en voiture English translation pending
by Rom35 · 2010-05-02 · 4 replies
Bonjour à tous Apres avoir parcouru ce super Forum Je vous presente mon projet pour cette été merci pour tout vos conseil et point de vu Je part avec un ami avec qui nous avons deja qq voyages de ce type a notre actif!! En route pour Bamako nous pensons prendre le bateau à séte puis Maroc Mauritanie et Mali nous avons une 405 break notre problème et que nous disposons de 3 semaines donc nous comptons vendre la voiture sur place et retour en avion, notre but est completement non luctratif avez vous deja effectué ce genre de voyage?problème pour revendre la voiture? ect Merci d'avance à tous et bonne route
Mopti - Lac Débo en pinasse English translation pending
by Stl976 · 2010-04-27 · 3 replies
Bonjour,

Ayant prévu de faire un aller-retour de Mopti au lac Débo en pinasse + route dans quelques jours, je suis preneuse de vos conseils concernant : - les possibilités d'hébergement bon marché et leurs tarifs à Mopti et au lac Débo - le tarif raisonnable pour un aller-retour Mopti - lac Débo en pinasse d'une part et par la route d'autre part (pour 7 personnes). A cette période, faut-il mixer pinasse et route ? Est-il possible de négocier des prix directement avec des pinassiers ? Les tarifs proposés par les guides nous paraissent très élevés... par rapport à ce qui est pratiqué habituellement pour la clientèle locale... "lapirogue" parle de 50 000 CFA par jour en voiture et 300 000 CFA en pinasse ?? Alors qu'un Mopti - Tombouctou (3 jours) en pinasse doit coûter environ 12 000 CFA par personne sur une pinasse "locale", d'après ce qu'on m'a indiqué ? Je me dis qu'on doit donc pouvoir trouver des pinasses bien moins chères ?

Merci beaucoup pour les infos que vous pourrez me donner, tirées de vos expériences de voyages dans la région ! Estelle
Partir aider les orphelins à Bamako? English translation pending
by Didi78 · 2010-04-22 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je recherche toutes les informations possibles et inimaginables sur les orphelinats au mali et plus particulièrement à bamako.

Je souhaite partir dans moins d'un mois pour les aider de mon mieux!! en sachant que je n'ai pas grande expérience en ce domaine.

Merci d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me donner...

A bientôt!😄
Aller vers Gossi, Gao au Mali? English translation pending
by Dinosaures · 2010-04-21 · 14 replies
je vais au mali par bamako je voudrais aller vers gossi gao peut etre prendre une pinasse a mopti pour gao je pars tout le mois de novembre seule queque renseignements merci d avance yves
Meilleure manière pour aller au pays dogon? (Mali) English translation pending
by Vivi33africa · 2010-04-20 · 17 replies
Bonjour!

Je pars avec un ami en Afrique en Juin et je serai au Mali les deux dernières semaines. J'y suis déjà allé mais jamais au pays Dogon. Je sais qu'il est facile de se faire avoir car c'est un lieu assez touristique. J'aimerais des infos pour m'y rendre voire des contacts sur place si vous avez.

Merci beaucoup

vivi
Etudiante en droit recherche stage au Mali cet été 2010 ou 2011 English translation pending
by Lalil1 · 2010-04-20 · 4 replies
Bonjour,

Etant nouvelle sur ce forum je ne sais pas si je poste bien mon message au bon endroit, je vous prie cependant de m'en excuser si ce n'est pas le cas.

Je suis une étudiante Suisse et Colombienne en troisième année de droit en France (Lyon) et parallèlement en première année d'économie. Je vais commencer mon premier master (de droit international) en Suisse cette année et espère ensuite (en 2011) intégrer une école de Genève des droits de l'homme.

Je m'adresse alors à vous car je suis à la recherche d'un stage au Mali pour cet été ou pour l'été 2011 si possible à Bamako.

Je souhaite ainsi avoir l'opportunité d'en apprendre d'avantage sur le domaine dans lequel je souhaite me spécialiser (droit international humanitaire)et bien entendu mettre mes compétences à votre disposition.

En espérant avec impatience une réponse de votre part, veuillez tous recevoir mes plus cordiales salutations.

Lina
New Wave touareg: Tamikrest (Mali) English translation pending
by Hery · 2010-04-16 · 8 replies
Chanter le désert: Tamikrest (Kidal, Mali)

Si la zone semi-désertique du Sahel est marquée par une extrême sécheresse, cette caractéristique ne s’applique pas à son output musical du tout : A partir de TINARIWEN, ensemble de nomades, formé dans les camps de réfugiés libyens durant les années 80 qui mêle guitares électriques et poésie traditionnelle, au groupe de femmes, TARTIT, en passant par le « blues » sahélien du grand ALI FARKA TOURÉ, le nord du Mali ne cesse de regorger des artistes talentueux dont la musique enrichit tant les oreilles occidentales. Le plus nouveau régal : TAMIKREST, groupe post-tinariwen dont le premier album, Adagh, un coup de maître vraiment, rend hommage à l’Adagh des Ifoghas, une des plus belles régions du Sahara et patrie du jeune septuor ...

L'histoire de Tamikrest (« nœud ; union » en langue tamasheq) commence à Kidal, capitale de la 8ème région du Mali, autour d’un thé, comme il se doit. Les jeunes membres du groupe représentent la nouvelle vague des ishumar, ceux qui étaient enfants pendant la dernière grande rébellion et sont aujourd’hui en âge de faire de la musique. Leur musique est enracinée dans la lignée du rock ishumar (musique des rebelles touaregs), emprunté d’infuences diverses (dont le rap, la pop maghrebine, le métal, l'afro-pop du Côte d'Ivoire) ; Ousmane Ag Mossa, le leader et compositeur de Tamikrest, a entendu nombreux styles de musique, Bob Marley, Dire Straits, Led Zeppelin, Neil Young, et notamment la guitare rebelle de sa grande idole, le charismatique guitariste de Tinariwen, Ibrahim Ag Alhabib. Leurs guitares se teintent de sonorités rock, la batterie remplace la percussion, et des influences arabes sont perceptibles et tonitruantes.

Les sept musiciens de Kidal, cinq hommes et deux femmes, tous dans les vingt-cinq ans, conduisent – au moyen d‘un groove hypnotique (p.ex. dans « Amidini » et « Tamiditin »), d’un jeu de guitare magique (écoutez l'intro dans « Aratane N’Adagh » !!!), et de leurs chansons intenses – la tradition dans un nouvel avenir ; les chansons de l‘album respirent la magie et la fascination du désert, et, en particulier, rendent témoignage de la dure réalité politique au nord du Mali et de la lutte interminable pour la liberté et l’autonomie du peuple touareg : les Touaregs ou, à proprement parler, les Kel Tamasheq (« qui parlent le tamasheq ») ne sont qu’un des nombreux peuples africains oubliés après les désastres de la colonisation. Leur territoire divisé entre le Mali, le Niger, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso, leur identité niée, leur communauté discriminée, sont autant d'agressions qui ont poussé les nomades à régulièrement se révolter. Des sécheresses, du racisme, le manque de l’éducation scolaire et les guerres ne sont que les quelques problèmes, avec qui leur peuple doit mener un dur combat. Ousmane Ag Mossa traite ces thèmes, les met en musique et les chante, puis proteste doucement sans se transformer en rebelle. « Notre but est de faire entendre au monde entier à travers nos chansons révolutionnaires, les conditions de vie que subit le peuple touareg. La musique de TAMIKREST chante aussi le désert, auquel les Touaregs tiennent tant, elle chante l’amour, parle de la bonté et de la beauté du monde nomade » (Ousmane Ag Mossa).

Une chanson extraordinaire, accusante et lyrique à la fois, est « Aratane N’Adagh » dans laquelle Ousmane chante la plus grande peur des enfants de l’Adagh : leur manque de connaissance. Du feedback discret, de la percussion molle, du subtil picking de guitare accompagnent la triste voix d’Ousmane, voix toujours portée d’une mélodique orientale :

Oh! Qu’ils font pitié les enfants de l’Adagh, Qu’ils font pitié ces enfants. Depuis qu’ils sont nés, ils souffrent Et ne vivent que dans la sécheresse. Les villes étrangères les soutiennent, Lyon et Les Ulis leur donnent de l’aide. Luttons contre l’ignorance qui accable les Enfants de l'Adagh Car leur plus grand souci est le manque de Connaissance.

Malgré toutes les plaintes dans les chansons, la résignation ne prend jamais le dessus. La musique, tout en poésie, est remplie plutôt d’une aure de « Yes. We can », le plus fort dans la chanson « Alhorya » :

On a toujours di et on le dira encore : On obtiendra la liberté même si on laisse des orphelins. On ne vend pas et on n’achête pas nos terres. La liberté sera l’héritage. Chacun de vous entend ce que je dis. Vous savez bien que c’est la liberté, La liberté de voir mon peuple trouver son Indépendance.

« Adagh » est, pour un début, un album assez parfait d’un si jeune groupe. Malgré la « proximité » stylistique de Tinariwen, ces jeunes n’ont pas créé une copie, mais un ouvrage qui continue et développe les pensées de leurs idoles, Tinariwen. Bilan : un groupe prometteur a produit un grandios! album qui est à recommander inconditionnellement.

Assurez-vous de cette musique hypnotique et poétique, elle mérite une écoute plus qu’attentive !

Tamikrest sont : Ousmane Ag Mossa (lead guitare, chant), Aghaly Ag Mohamadine (batterie, percussions, chant), Cheicke Ag Tigly aka Pino (basse, chant), Mossa Ag Borayba (guitare, chant), Mossa Ag Ahmed (guitare, chant), Fatma Walette Cheicke & Bassa Walette Abdamou (chants, claquement de mains).

CD : Tamikrest, Adagh (Glitterhouse/Differ-Ant Distribution), 2010

MySpace :
http://www.myspace.com/tamikrest

hgb
Faire le trajet Ouagadougou - Bamako en car? English translation pending
by Marge456 · 2010-04-14 · 3 replies
Bonjour,

j'aimerais savoir quel est le meilleur plan pour faire OUaga-Bamako. Je préfère le car (question de sécurité), mais j'ai cru comprendre sur le site de TCV que je devrai passer une nuit à Bobo. Y-a-t'il un hébergement que vous me conseillez (pas cher)??? De plus, sachant que je voyage seule, est-ce le meilleur moyen de m'y rendre? (je ne veux pas prendre l'avion)? Quels sont vos conseils et suggestions?
Obtention du visa à la frontière malienne? English translation pending
by Gus35 · 2010-04-14 · 4 replies
Bonjour,

Je serai au burkina en août prochain et j'ai pour projet de passer une semaine au Mali. Je me demande s'il est possible d'acheter le visa à la frontière (son prix?). Le consulat du Mali à Paris ne savait pas et je pense qu'ici je trouverais des gens qui auront ma réponse.

Merci d'avance

Jean Marie
The Art of Jenbe Drumming (Mali) English translation pending
by Hery · 2010-04-14 · 6 replies
Musique de fête traditionnelle à Bamako : l’art du tambour jenbe

Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !

The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2

Instruments et ensembles :

Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).

Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...

Occasions de la culture de fête urbaine :

Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...

Déroulement et interaction musique/danse :

Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.

Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.

Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.

Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.

Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...

Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.

L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.

C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.

Les musiciens :

Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.

Le répertoire :

... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.

... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.

Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.

L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...

Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli

VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !

hgb

P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.

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