Results for "San+Pedro+Sula+|+46+>+94"
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Aller dans le Sud Lipez depuis Tupiza ou de San Pedro de Atacama? English translation pending
Bonjour à tous !
Quelqu'un pourrait il me donner son avis sur ces 2 options car j'hésite toujours ...
L'idée est de se rendre dans le sud Lipez depuis Arica et nous envisageons l'ascension du Licancabur .
Option nb 1 Arica, san Pedro, sud Lipez avec agence (laquelle, hormis Colque ??), arrivée à Uyuni, puis Potosi...
Option nb 2 Arica, Oruro, Tupiza, sud Lipez avec agence (plusieurs sont conseillées), Uyuni, Potosi...
Entre SPA et Tupiza, que choisir ? Pour le sud Lipez, quel est le plus beau trajet ?
J'imagine que le trajet entre Arica et Oruro est plus beau que celui d'Arica à SPA, non ?
Merci pour vos conseils !
Que privilégier entre les villes Potosí, Sucre (Bolivie) et San Pedro (Chili)? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis en train de peaufiner mon périple en Bolivie et au Pérou et je vais probablement avoir à l'écourter de quelques jours...
Si je devais faire un choix de "zapping", que me conseillerez-vous entre Potosi, Sucre et San Pedro au Chili ??
Merci pour vos conseils !
Mal de dos et état des routes pour l'excursion de San Pedro de Atacama vers Uyuni? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir au Chili bientôt (à vrai dire dans 3 jours), après de longs mois de préparation. Mais je me suis fais très mal au dos depuis 2 semaines. Je m'interroge alors de savoir si je pourrais supporter le trajet de l'excursion de 4 jours à Uyuni, depuis San Pedro. Je m'inquiète de ressortir trop de secousse pour mon dos : routes cabossées et chaotique, hors piste...
Est ce que ceux qui ont fait le trajet vers Uyuni peuvent me dire si leur trajet a été très secoué, ou est ce que la route est plutot plate et goudronée ? Pensez vous que ca peut être conséillé pour quelqu'un qui a très mal au dos ?
Je comptais également faire les excursion autours de SPA (vallée de la lune, minique et miscanti...).
Merci de votre aide.
Planetair
Je vais partir au Chili bientôt (à vrai dire dans 3 jours), après de longs mois de préparation. Mais je me suis fais très mal au dos depuis 2 semaines. Je m'interroge alors de savoir si je pourrais supporter le trajet de l'excursion de 4 jours à Uyuni, depuis San Pedro. Je m'inquiète de ressortir trop de secousse pour mon dos : routes cabossées et chaotique, hors piste...
Est ce que ceux qui ont fait le trajet vers Uyuni peuvent me dire si leur trajet a été très secoué, ou est ce que la route est plutot plate et goudronée ? Pensez vous que ca peut être conséillé pour quelqu'un qui a très mal au dos ?
Je comptais également faire les excursion autours de SPA (vallée de la lune, minique et miscanti...).
Merci de votre aide.
Planetair
Cherche orphelinat ou centre de santé au Guatemala près de San Pedro English translation pending
Salut je cherche un orpholinat au guatemala pres de San Pedro. Je voudrais faire du bénévolat. J'ai entendu dire qui en avait un avec un centre de santé. Si non je cherche, des communautés non-fanatique, créatif pour oeuvrer, avec des jardins, centre de santé... J'ai des connaissances en médecines alternatives. Si quelqu'un a une idee pour un projet ça serait super. Je ne cherche pas à être loger et nouris.
J'attends vos nouvelles
Cherche les coordonnées d'une agence de trek à San Pedro de Atacama ou Uyuni English translation pending
Bonjour à tous!
je suis à la recherche des coordonnées (mail de préférence) de l'agence Cordillera à Uyuni ou à San Pedro de Atacama en Bolivie et au Chili.
J'ai déjà utilisé cette agence pour faire le trek du sud lipez, et j'ai l intention d'y retourner l'an prochain... donc besoin de réserver et de revérifier certaines choses avec eux!
Mercii
Chili: trajet en bus de l'aéroport de Calama à San Pedro de Atacama? English translation pending
Bonjour ou bonsoir,
Après avoir bien fouillé le forum, je n'ai pas de réponse à une question en suspens sur mon prochain voyage au Chili, dans deux semaines. Je dois être le plus tôt possible après mon arrivée à Santiago à SPDA, j'ai donc chois de faire le trajet de la capitale vers le nord en avion. J'arriverai aux alentours de 17h à CAlama et j'ai lu dans un célèbre guide qu'il y avait possibilité de rejoindre directement San Pedro depuis l'aéroport sans passer par le centre de Calama. Quelqu'un aurait plus de détails à ce sujet? Bus ou taxi? Des informations sur les prix, horaires et durée?
D'avance merci beaucoup à ceux qui pourront me répondre!!🙂
Après avoir bien fouillé le forum, je n'ai pas de réponse à une question en suspens sur mon prochain voyage au Chili, dans deux semaines. Je dois être le plus tôt possible après mon arrivée à Santiago à SPDA, j'ai donc chois de faire le trajet de la capitale vers le nord en avion. J'arriverai aux alentours de 17h à CAlama et j'ai lu dans un célèbre guide qu'il y avait possibilité de rejoindre directement San Pedro depuis l'aéroport sans passer par le centre de Calama. Quelqu'un aurait plus de détails à ce sujet? Bus ou taxi? Des informations sur les prix, horaires et durée?
D'avance merci beaucoup à ceux qui pourront me répondre!!🙂
Carnet de route au Chili: cinq jours d'excursions autour de San Pedro de Atacama (2ème partie) English translation pending
Carnet de route: cinq jours d'excursions autour de San Pedro de Atacama (Chili)
(2ème partie)
Suite de notre carnet de voyages....
19-24 Janvier 2006 : en route pour le désert de l’Atacama.
3 ) Jour 3 : lagunes altiplaniques (lagunes miscanti, miniques et aguas calientes), village de Socaire et Toconao, Salar de Atacama (lagune Chaxa) et Canyon de Jerez. Excursion d’une journée.
22 Janvier au matin. Nous nous levons assez tôt pour une nouvelle journée de découvertes. L’excursion que nous avons prévue aujourd’hui fait partie des visites incontournables autour de San Pedro. La matinée est consacrée aux lagunes altiplaniques, principalement les lagunes Miniques et Miscanti. Ce matin, nous partageons notre pickup avec un jeune botaniste tchèque. Dans l’autre pickup se trouvent un couple de jeunes chiliens de Santiago ainsi que deux touristes néo-zélandaises. Evelyn nous accompagne comme d’habitude, ainsi que Juan-Carlos I et son épouse Lili dans l’autre voiture. La route est assez longue vers les lagunes, au sud-est de San Pedro. De ce fait, l’ascension est très progressive et nous ne ressentons aucun effet dû à l’altitude (San Pedro se situe à 2500m et les lagunes à plus de 4000m !). Le long du chemin, Juan-Carlos s’arrête de temps à autres pour nous laisser prendre quelques photos. Nous n’aurons d’ailleurs aucun problème à ce sujet tout au long de nos journées d’excursions. Si l’arrêt n’est pas spontané (et c’est rare), nous n’hésitons pas à leur demander une petite halte à certains endroits. Toute l’équipe est d’une extrême gentillesse et ne nous refusent rien (évidemment, nous restons dans la limite du raisonnable ! 😉 ). Mais revenons à notre parcours vers les lagunes. Nous engageons la conversation avec le botaniste qui est intarissable sur sa passion. Il est enseignant-chercheur à Prague et explore le monde pour ses recherches. Principalement, il prélève et photographie des plantes sud-américaines qu’il analysera plus tard de retour à son labo. Ce matin-là, il demande à de nombreuses reprises à Juan-Carlos de s’arrêter. L’endroit est souvent désert, mais il repère rapidement de la voiture des plantes, arbres ou simples buissons qui semblent d’un grand intérêt pour sa recherche. A vrai dire, à moins d’être expert dans le domaine, ces « curiosités végétales » n’ont d’intérêt que pour lui-même et tout le monde reste un peu dubitatif devant ses découvertes 😐. Le problème est que les arrêts deviennent vraiment fréquents et surtout longs 😕, ce qui commence visiblement à irriter Juan-Carlos et Evelyn, qui restent cependant patients, avec toujours un grand respect du client. Nous profiterons tout de même de ces arrêts pour une sympathique rencontre avec une vizcacha (non, ce n'est pas un lapin, c'est plus proche du chinchilla) ou pour découvrir, de loin, le très joli canyon de Jerez, que nous aurons l’occasion d’admirer de plus près en fin d’après-midi.
Peu après 10h, nous arrivons à la lagune Miscanti, d’une superficie de 15km2 à 4200m d’altitude. Cette lagune, tout comme sa voisine, Miniques, est le refuge des flamands roses andins et des vigognes ("vicunas" en espagnol, cousines des lamas). Nous la surplombons dans un premier temps. Le spectacle est vraiment grandiose 🙂. Le contraste des couleurs entre l'eau de la lagune, la végétation alentour et les montagnes est saisissant. La terre est d’un brun/beige aux teintes rosées, parsemée de roches grises et de petits buissons à dominante jaune, tirant parfois vers le vert ou le rouge. J’en profite pour faire des photos et un essai de panorama en grand angle (attention, gros fichier !). Malheureusement, ce n’est pas le moment idéal et je ne pourrai pas obtenir l’ensemble de la lagune à cause d’un contre-jour très gênant. Au bout d’un moment, je commence à avoir froid et je retourne au pickup en courant pour chercher mon coupe-vent. Je ralentis rapidement, car à cette altitude, j’ai du mal à reprendre mon souffle ! A peine ai-je commencé à redescendre que j’aperçois mon appareil photo qui oscille sur son trépied (pourtant bien stable) et bascule. Quel idiot je fais
! J’ai eu la flemme de le transporter et une rafale vient de le mettre à terre. Miraculeusement (et c’est le mot car le trépied est haut et l’appareil se trouvait facilement à 1m40 du sol), l’objectif a plongé dans la poussière mais les rochers ont été évités. Je nettoie délicatement la lentille et je suis étonné de ne voir aucune rayure. L’appareil fonctionne et, visiblement, aucun défaut n’est à signaler. Vraiment un miracle ! 😎
Mais fermons cette petite parenthèse. Nous nous retrouvons au bord de la lagune que nous longeons pendant un long moment. De nouvelles teintes apparaissent, tantôt grises, tantôt brunes, mêlées à la blancheur des dépôts de sel. Plus loin, dans la brume, apparaissent plusieurs monts tel que le mont Miscanti dont le sommet dépasse 5600 m d’altitude ! Après une bonne marche, le pickup nous récupère pour nous amener à la lagune Miniques, très proche. Le soleil étant cette fois bien orienté, j’en profite pour réaliser un petit panorama assez sympathique (attention, gros fichier !). Nettement plus petite, cette lagune n’en est pas moins intéressante. Son bord présente des couleurs encore différentes de celles observées à Miniques. De nombreuses algues, jaunes ou verdâtres, viennent renforcer cette splendide palette aux milles teintes. En outre, nous observons différents oiseaux telle que cette gaviote andine, dont certains ont construit leur nid en bordure de lagune, voire même sur un rocher à fleur d’eau dans des eaux peu profondes (voir photo précédente, en haut à gauche, ou encore celle-ci). En arrière-plan se détache le splendide mont Miniques, culminant à plus de 5900 m d’altitude
! Il faut savoir que la plupart de ces montagnes sont d’anciens volcans. Très peu sont encore en activité !
Vers midi, nous regagnons notre pickup et reprenons la route. Nous nous dirigeons vers la lagune Agua Calientes, méconnue, mais que nous ne sommes pas près d’oublier. Là encore, le paysage change alors que le temps commence lentement à s’assombrir. En s’approchant du site (attention, gros fichier !), nous sommes surpris par les teintes grises et pastels des monts avoisinants, contrastant avec les teintes rougeâtres de la terre. Arrivés près de la lagune, nous observons un spectacle étonnant
: la couleur de l’eau tranche nettement avec le gris du ciel faisant ressortir nettement des îlots de sel sous l’eau peu profonde de la lagune. Tout le long d’ailleurs, d’épaisses croûtes de sel de potassium parsèment notre chemin. A proximité, nous observons un groupe de flamands roses (si vous avez de bons yeux, vous apercevrez peut-être quelques vigognes au loin !) qui prennent leur envol à notre approche (je regrette un téléobjectif ici…) Nous restons un long moment dans ce lieu magique et nous ne reprendrons la route que vers 14h30.
Nous sommes en retard sur le planning, mais c’est tout l’avantage des excursions en petits groupes où l’emploi du temps est finalement assez flexible. Nous redescendons petit à petit afin de nous rendre au village de Socaire pour une pause déjeuner. Jusqu’à présent, tout allait pour le mieux. Mais notre botaniste pousse le bouchon un peu loin en demandant avec insistance de nouvelles pauses le long de la route (toujours à la recherche de plantes à photographier). Notre guide anglophone, Evelyn, très patiente jusque là, lui explique que l’on ne pourra pas boucler le programme de la journée dans ces conditions et ajoute qu’il aurait dû prendre un tour privé. Notre « ami » s’indigne et commence à se mettre en colère avec comme seul argument qu’il paye son excursion et que l’agence se doit de combler ses exigences ( ! ) Là où la situation devient vraiment tendue, c’est lorsqu’il nous met dans le coup en affirmant que nous aussi nous souhaitons nous arrêter pour prendre des photos ! La coupe est vraiment pleine et nous essayons de le raisonner. En vain. Il s’enferme alors dans un mutisme complet et ne lâchera que quelques mots d’ici la fin de la soirée 😐. Dommage, car ce petit incident nous ennuie vraiment vis-à-vis de nos guides, vraiment sympathiques et serviables depuis le début. Vers 15h30, nous arrivons finalement à Socaire. Nous prenons notre repas dans un petit restaurant (le seul du village je crois !). Le repas est simple mais très bon (et nous commencions à avoir très faim !)
Après une petite visite du village, nous reprenons la route vers 17h. Vers 18h, nous arrivons près de la lagune Chaxa, pratiquement le seul endroit du Salar de l’Atacama visité par les agences. Il est vrai que l’accès est facile par autobus et que la route est excellente. Mais après… Nous devons préciser que le ciel était couvert lors de notre arrivée. Il ne faisait pas très chaud non plus. Evelyn nous avait dit que ce n’était pas le coin le plus intéressant du Salar et que nous verrions la partie la plus intéressante le lendemain. Pour elle, il valait mieux partir directement pour le canyon de Jerez. Cependant, nous avons insisté et nous voilà en train d’observer de curieuses concrétions de roches et de sel à perte de vue. C’est original, mais pas vraiment joli. Un parcours bien balisé est prévu pour les touristes, avec plusieurs panneaux explicatifs en espagnol. Ici et là, le paysage est parfaitement uniforme. Le mauvais temps lui donne un aspect plutôt terne, sans relief, que de brefs rayons de soleil ne parviennent pas à mettre en valeur. Près de la lagune, l’environnement change. De nombreux flamands roses se nourrissent dans une eau peu profonde, se mélangeant à une terre aux couleurs pastels que nous n’avions pas observée aux abords des lagunes altiplaniques. Nous ne restons en tout et pour tout que 20 minutes et nous poursuivons notre chemin vers le canyon de Jerez. Nous arrivons là-bas vers 19h et nous y resterons une bonne demi-heure. Ce qui nous laisse tout de même le temps de descendre au fond du canyon. Evelyn nous explique que ce dernier est divisé en plusieurs terrains, propriétés de familles d’indiens qui se les transmettent de génération en génération. Ces lopins de terre sont cultivés et irrigués. On trouve en particulier de nombreux arbres fruitiers tels que des poiriers. Quelques cavités sont aménagées dans la roche afin de conserver les aliments. Même en plein été, ces endroits sont à l’abri de la chaleur et la fraîcheur y est constante. Le week-end, les familles se réunissent pour organiser des barbecues et passer de bons moments de détente.
La dernière étape de la journée est le joli village de Toconao. Nous y resterons une demi-heure également et nous en profiterons pour acheter quelques souvenirs, dont un pull bien chaud (et pas cher…) en laine d’alpaga (encore un autre camélidé, cousin du lama) pour notre retour à Paris. Il est près de 20h lorsque nous prenons les dernières photos de la journée, notamment à l’intérieur de l’église du village. Son clocher, séparé du reste du bâtiment (c’est aussi le cas à Socaire) est particulièrement bien éclairé au soleil couchant. Sa porte principale est en bois de cactus, renforcée par des lanières en peau de lama séchée. Nous revenons finalement à San Pedro, il est déjà presque 21h
!
Ainsi s’achève notre seconde journée d’excursion (et troisième jour de voyage). Le lendemain, nous avons prévu de rester autour de San Pedro pour découvrir la fameuse vallée de l’arc-en-ciel et une partie très peu explorée du Salar d’Atacama : les lagunes Cejas et Tebinquinche.
A suivre…
The Tourists 😎
Suite de notre carnet de voyages....
19-24 Janvier 2006 : en route pour le désert de l’Atacama.
3 ) Jour 3 : lagunes altiplaniques (lagunes miscanti, miniques et aguas calientes), village de Socaire et Toconao, Salar de Atacama (lagune Chaxa) et Canyon de Jerez. Excursion d’une journée.
22 Janvier au matin. Nous nous levons assez tôt pour une nouvelle journée de découvertes. L’excursion que nous avons prévue aujourd’hui fait partie des visites incontournables autour de San Pedro. La matinée est consacrée aux lagunes altiplaniques, principalement les lagunes Miniques et Miscanti. Ce matin, nous partageons notre pickup avec un jeune botaniste tchèque. Dans l’autre pickup se trouvent un couple de jeunes chiliens de Santiago ainsi que deux touristes néo-zélandaises. Evelyn nous accompagne comme d’habitude, ainsi que Juan-Carlos I et son épouse Lili dans l’autre voiture. La route est assez longue vers les lagunes, au sud-est de San Pedro. De ce fait, l’ascension est très progressive et nous ne ressentons aucun effet dû à l’altitude (San Pedro se situe à 2500m et les lagunes à plus de 4000m !). Le long du chemin, Juan-Carlos s’arrête de temps à autres pour nous laisser prendre quelques photos. Nous n’aurons d’ailleurs aucun problème à ce sujet tout au long de nos journées d’excursions. Si l’arrêt n’est pas spontané (et c’est rare), nous n’hésitons pas à leur demander une petite halte à certains endroits. Toute l’équipe est d’une extrême gentillesse et ne nous refusent rien (évidemment, nous restons dans la limite du raisonnable ! 😉 ). Mais revenons à notre parcours vers les lagunes. Nous engageons la conversation avec le botaniste qui est intarissable sur sa passion. Il est enseignant-chercheur à Prague et explore le monde pour ses recherches. Principalement, il prélève et photographie des plantes sud-américaines qu’il analysera plus tard de retour à son labo. Ce matin-là, il demande à de nombreuses reprises à Juan-Carlos de s’arrêter. L’endroit est souvent désert, mais il repère rapidement de la voiture des plantes, arbres ou simples buissons qui semblent d’un grand intérêt pour sa recherche. A vrai dire, à moins d’être expert dans le domaine, ces « curiosités végétales » n’ont d’intérêt que pour lui-même et tout le monde reste un peu dubitatif devant ses découvertes 😐. Le problème est que les arrêts deviennent vraiment fréquents et surtout longs 😕, ce qui commence visiblement à irriter Juan-Carlos et Evelyn, qui restent cependant patients, avec toujours un grand respect du client. Nous profiterons tout de même de ces arrêts pour une sympathique rencontre avec une vizcacha (non, ce n'est pas un lapin, c'est plus proche du chinchilla) ou pour découvrir, de loin, le très joli canyon de Jerez, que nous aurons l’occasion d’admirer de plus près en fin d’après-midi.
Peu après 10h, nous arrivons à la lagune Miscanti, d’une superficie de 15km2 à 4200m d’altitude. Cette lagune, tout comme sa voisine, Miniques, est le refuge des flamands roses andins et des vigognes ("vicunas" en espagnol, cousines des lamas). Nous la surplombons dans un premier temps. Le spectacle est vraiment grandiose 🙂. Le contraste des couleurs entre l'eau de la lagune, la végétation alentour et les montagnes est saisissant. La terre est d’un brun/beige aux teintes rosées, parsemée de roches grises et de petits buissons à dominante jaune, tirant parfois vers le vert ou le rouge. J’en profite pour faire des photos et un essai de panorama en grand angle (attention, gros fichier !). Malheureusement, ce n’est pas le moment idéal et je ne pourrai pas obtenir l’ensemble de la lagune à cause d’un contre-jour très gênant. Au bout d’un moment, je commence à avoir froid et je retourne au pickup en courant pour chercher mon coupe-vent. Je ralentis rapidement, car à cette altitude, j’ai du mal à reprendre mon souffle ! A peine ai-je commencé à redescendre que j’aperçois mon appareil photo qui oscille sur son trépied (pourtant bien stable) et bascule. Quel idiot je fais
! J’ai eu la flemme de le transporter et une rafale vient de le mettre à terre. Miraculeusement (et c’est le mot car le trépied est haut et l’appareil se trouvait facilement à 1m40 du sol), l’objectif a plongé dans la poussière mais les rochers ont été évités. Je nettoie délicatement la lentille et je suis étonné de ne voir aucune rayure. L’appareil fonctionne et, visiblement, aucun défaut n’est à signaler. Vraiment un miracle ! 😎Mais fermons cette petite parenthèse. Nous nous retrouvons au bord de la lagune que nous longeons pendant un long moment. De nouvelles teintes apparaissent, tantôt grises, tantôt brunes, mêlées à la blancheur des dépôts de sel. Plus loin, dans la brume, apparaissent plusieurs monts tel que le mont Miscanti dont le sommet dépasse 5600 m d’altitude ! Après une bonne marche, le pickup nous récupère pour nous amener à la lagune Miniques, très proche. Le soleil étant cette fois bien orienté, j’en profite pour réaliser un petit panorama assez sympathique (attention, gros fichier !). Nettement plus petite, cette lagune n’en est pas moins intéressante. Son bord présente des couleurs encore différentes de celles observées à Miniques. De nombreuses algues, jaunes ou verdâtres, viennent renforcer cette splendide palette aux milles teintes. En outre, nous observons différents oiseaux telle que cette gaviote andine, dont certains ont construit leur nid en bordure de lagune, voire même sur un rocher à fleur d’eau dans des eaux peu profondes (voir photo précédente, en haut à gauche, ou encore celle-ci). En arrière-plan se détache le splendide mont Miniques, culminant à plus de 5900 m d’altitude
! Il faut savoir que la plupart de ces montagnes sont d’anciens volcans. Très peu sont encore en activité !Vers midi, nous regagnons notre pickup et reprenons la route. Nous nous dirigeons vers la lagune Agua Calientes, méconnue, mais que nous ne sommes pas près d’oublier. Là encore, le paysage change alors que le temps commence lentement à s’assombrir. En s’approchant du site (attention, gros fichier !), nous sommes surpris par les teintes grises et pastels des monts avoisinants, contrastant avec les teintes rougeâtres de la terre. Arrivés près de la lagune, nous observons un spectacle étonnant
: la couleur de l’eau tranche nettement avec le gris du ciel faisant ressortir nettement des îlots de sel sous l’eau peu profonde de la lagune. Tout le long d’ailleurs, d’épaisses croûtes de sel de potassium parsèment notre chemin. A proximité, nous observons un groupe de flamands roses (si vous avez de bons yeux, vous apercevrez peut-être quelques vigognes au loin !) qui prennent leur envol à notre approche (je regrette un téléobjectif ici…) Nous restons un long moment dans ce lieu magique et nous ne reprendrons la route que vers 14h30.Nous sommes en retard sur le planning, mais c’est tout l’avantage des excursions en petits groupes où l’emploi du temps est finalement assez flexible. Nous redescendons petit à petit afin de nous rendre au village de Socaire pour une pause déjeuner. Jusqu’à présent, tout allait pour le mieux. Mais notre botaniste pousse le bouchon un peu loin en demandant avec insistance de nouvelles pauses le long de la route (toujours à la recherche de plantes à photographier). Notre guide anglophone, Evelyn, très patiente jusque là, lui explique que l’on ne pourra pas boucler le programme de la journée dans ces conditions et ajoute qu’il aurait dû prendre un tour privé. Notre « ami » s’indigne et commence à se mettre en colère avec comme seul argument qu’il paye son excursion et que l’agence se doit de combler ses exigences ( ! ) Là où la situation devient vraiment tendue, c’est lorsqu’il nous met dans le coup en affirmant que nous aussi nous souhaitons nous arrêter pour prendre des photos ! La coupe est vraiment pleine et nous essayons de le raisonner. En vain. Il s’enferme alors dans un mutisme complet et ne lâchera que quelques mots d’ici la fin de la soirée 😐. Dommage, car ce petit incident nous ennuie vraiment vis-à-vis de nos guides, vraiment sympathiques et serviables depuis le début. Vers 15h30, nous arrivons finalement à Socaire. Nous prenons notre repas dans un petit restaurant (le seul du village je crois !). Le repas est simple mais très bon (et nous commencions à avoir très faim !)
Après une petite visite du village, nous reprenons la route vers 17h. Vers 18h, nous arrivons près de la lagune Chaxa, pratiquement le seul endroit du Salar de l’Atacama visité par les agences. Il est vrai que l’accès est facile par autobus et que la route est excellente. Mais après… Nous devons préciser que le ciel était couvert lors de notre arrivée. Il ne faisait pas très chaud non plus. Evelyn nous avait dit que ce n’était pas le coin le plus intéressant du Salar et que nous verrions la partie la plus intéressante le lendemain. Pour elle, il valait mieux partir directement pour le canyon de Jerez. Cependant, nous avons insisté et nous voilà en train d’observer de curieuses concrétions de roches et de sel à perte de vue. C’est original, mais pas vraiment joli. Un parcours bien balisé est prévu pour les touristes, avec plusieurs panneaux explicatifs en espagnol. Ici et là, le paysage est parfaitement uniforme. Le mauvais temps lui donne un aspect plutôt terne, sans relief, que de brefs rayons de soleil ne parviennent pas à mettre en valeur. Près de la lagune, l’environnement change. De nombreux flamands roses se nourrissent dans une eau peu profonde, se mélangeant à une terre aux couleurs pastels que nous n’avions pas observée aux abords des lagunes altiplaniques. Nous ne restons en tout et pour tout que 20 minutes et nous poursuivons notre chemin vers le canyon de Jerez. Nous arrivons là-bas vers 19h et nous y resterons une bonne demi-heure. Ce qui nous laisse tout de même le temps de descendre au fond du canyon. Evelyn nous explique que ce dernier est divisé en plusieurs terrains, propriétés de familles d’indiens qui se les transmettent de génération en génération. Ces lopins de terre sont cultivés et irrigués. On trouve en particulier de nombreux arbres fruitiers tels que des poiriers. Quelques cavités sont aménagées dans la roche afin de conserver les aliments. Même en plein été, ces endroits sont à l’abri de la chaleur et la fraîcheur y est constante. Le week-end, les familles se réunissent pour organiser des barbecues et passer de bons moments de détente.
La dernière étape de la journée est le joli village de Toconao. Nous y resterons une demi-heure également et nous en profiterons pour acheter quelques souvenirs, dont un pull bien chaud (et pas cher…) en laine d’alpaga (encore un autre camélidé, cousin du lama) pour notre retour à Paris. Il est près de 20h lorsque nous prenons les dernières photos de la journée, notamment à l’intérieur de l’église du village. Son clocher, séparé du reste du bâtiment (c’est aussi le cas à Socaire) est particulièrement bien éclairé au soleil couchant. Sa porte principale est en bois de cactus, renforcée par des lanières en peau de lama séchée. Nous revenons finalement à San Pedro, il est déjà presque 21h
!Ainsi s’achève notre seconde journée d’excursion (et troisième jour de voyage). Le lendemain, nous avons prévu de rester autour de San Pedro pour découvrir la fameuse vallée de l’arc-en-ciel et une partie très peu explorée du Salar d’Atacama : les lagunes Cejas et Tebinquinche.
A suivre…
The Tourists 😎
Carnet de route au Chili: cinq jours d'excursions autour de San Pedro de Atacama (1ère partie) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Après avoir créé récemment un site web de nos photos de voyages, nous avons décidé d’établir un compte-rendu détaillé de nos 6 jours (dont 5 jours d'excursions) dans le désert de l’Atacama. Voici la première partie, couvrant les deux premiers jours. Nous espérons que ce résumé pourra servir aux futurs explorateurs de l’Atacama ! 😉
19-24 Janvier 2006 : en route pour le désert de l’Atacama.
Profitant d’un séjour d’un mois à Santiago pour notre travail, nous avons décidé de partir quelques jours dans le nord, afin de visiter San Pedro de Atacama et ses environs. En premier lieu, nous sommes allés dans différentes agences de Santiago, mais nous trouvions les voyages « clés en main » un peu chers. Nous avons décidé, finalement, de ne réserver que le vol LanChile aller-retour pour Calama et l’hôtel El Tatio à San Pedro pour 5 nuits. A partir de là, nous nous sommes un peu renseignés sur San Pedro par Internet et également sur le sud bolivien qui nous intéressait.
1 ) Jour 1 : départ pour Calama et San Pedro.
Nous partons tôt le matin du 19 janvier 2006 pour prendre un vol pour Calama. Arrivés sur place, nous nous renseignons sur les navettes pour San Pedro. Les prix nous paraissent là aussi un peu élevés et nous décidons de prendre un taxi pour nous rendre à la gare routière de Calama, très proche de l’aéroport. De là, nous attendons près d’une heure et demi à Calama dans l’attente d’un bus. Ce dernier est tout à fait correct et confortable et au bout de deux heures, nous arrivons à San Pedro (se placer du côté droit dans le bus à l’aller afin d'admirer l’arrivée sur le village).
Une fois sur place, nous nous dirigeons vers l’hôtel qui est assez loin finalement de l’arrêt de bus. Heureusement, San Pedro est petit, et nous arrivons assez vite dans la ruelle Caracoles, une des principales artères du village. Nous nous installons puis allons manger en début d’après-midi. A la suite de ça, nous commençons à faire le tour des agences. Certaines sont accueillantes, d’autres absolument pas à tel point qu’il faut tirer les vers du nez des conseillers pour leur extirper des informations. Pour d’autres, nous n’avons même pas envie de le faire… La plupart proposent le trio « magique » (d’après eux) : vallée de la lune, lagunes altiplaniques et geysers El Tatio. De plus, les visites se font généralement en bus climatisé, par groupes de 20 personnes (voire davantage). Nous ne sommes pas des purs routards, mais nous cherchions quelque chose d’intérmédiaire pour profiter au maximum des 5 jours suivants. De ce fait, nous continuons à errer dans San Pedro, toujours pas vraiment convaincus. Pendant ce temps, le temps se couvre et nous commençons à désespérer. Entre deux averses, nous entrons chez « Colque » qui propose des excursions vers le sud bolivien. Le bolivien qui nous reçoit n’est pas très bavard mais honnête. Il avoue clairement que la météo n’est pas bonne dans le sud bolivien en ce moment (le fameux hiver bolivien). Nous renonçons donc à la Bolivie pour cette fois. 🙁
Un peu plus tard, en s’abritant sous un porche pendant une averse, nous remarquons une petite agence de l’autre côté de la rue. Nous décidons d’aller y faire un tour sans grand espoir. Le couple qui nous accueille, Lili et Juan, sont deux guides-chauffeurs qui ne parlent ni français, ni anglais. Me femme connaît quelques rudiments en espagnol et on essaye de discuter ensemble. De nombreuses photos sont accrochées au mur. Lili et Juan-Carlos nous décrivent des lieux dont nous n’avons pas entendu parler jusqu’à présent: vallée de l’arc-en-ciel, lagune Tebinquinche… Les photos sont très belles et, bien que toujours un peu méfiants, nous commençons à nous relaxer. L’ambiance paraît familiale (leur fille, adolescente en vacances, est présente à l’agence et accompagne ses parents pour certaines excursions) et un bon feeling passe entre nous. Puis arrive Evelyn, la guide anglophone qui nous présente les excursions en détail. Tous les tours se font en pickup, sauf le dernier jour où l’agence sous-traite avec « desert adventures » pour aller aux Geysers El Tatio et visiter les villages du nord. Après une longue discussion, nous décidons de prendre toutes nos excursions avec eux. Le pari était un peu risqué mais nous le regretterons pas au final !! 😎
Pour info, on vous laisse leurs coordonnées en espérant qu’ils ne soient tout de même pas envahis par les demandes : 😉
Maxim Experience Tours (ou Maximum experience) adresse : Caracoles 174 tel : (56)(55)851952
2 ) Jour 2 : vallée de la lune et canyon de Cari le matin + canyon de Guatin et thermes de Puritama l’après-midi (2 excursions d’une ½ journée chacune)
Une des originalités de Maxim Experience Tours est de proposer la visite de la vallée de la lune le matin. Nous partons donc très tôt ce jour là afin d’admirer le lever du soleil. Ce matin, notre groupe est composé d’un couple de chiliens expatriés en Australie, accompagnés de leur fille, ainsi que d’un autre couple de chiliens habitant à Calama. En arrivant vers le lieu, nous constatons qu’une seule voiture est garée, sans doute des personnes ayant campé dans la vallée car nous n’avons rencontré personne (le soir, ce lieu est plein de touristes). Nous commençons à parcourir une étroite crête. Au bout de celle-ci se dévoile un fabuleux paysage de sable gris, de sel et de roches aux teintes brunâtres, rougeoyantes sous les premiers rayons de soleil. Le nom de la vallée n’est pas usurpé. En effet, il s’agit d’un paysage lunaire tel que l’on peut se l’imaginer. Nous prenons notre temps pour cette promenade, mais je suis toujours un peu à la traîne afin de prendre plusieurs photos. Après avoir rebroussé chemin, nous entamons la traversée d’une dune de sable gris. Puis, nous grimpons un peu le long d’une paroi rocheuse pour nous retrouver à nouveau en haut d’une crête. Nous faisons une pause assez longue ici car la vue, de tous les côtés, est magnifique. On en profite pour faire quelques photos de groupe et échanger nos emails. De retour au « parking », nous apercevons Lili, une des guides, qui vient de dresser la table pour le petit-déjeuner. Nous nous attendions à quelque chose de frugale et nous sommes agréablement étonnés par ce premier repas. Après cette agréable pause, nous quittons la vallée de la lune.
Sur le chemin vers San Pedro, nous nous arrêtons à un endroit, non signalé me semble-t-il par un quelconque panneau : le canyon de Cari. Après avoir fait quelques mètres dans le canyon, nous observons d’étranges roches aux couleurs brunâtres, parfois teintées de reflets argentés, réflexion du soleil sur des dépôts de sel. Parmi ces roches, on trouve principalement de la pyrite et de la calcite. Les parois du canyon sont curieusement découpées, formant d’étranges cheminées de différentes formes, évoquant parfois de gigantesques orgues. Nous progressons à l’intérieur du canyon, en enjambant quelques éboulis (rares cependant) pour pouvoir progresser (mais sans réelle difficulté physique). Tout au long du canyon, nous entendons par moments de forts craquements, travail de la roche mêlée au sel. Au bout de notre parcours, nous atteignons une des cavités que les habitants de San Pedro appellent « grottes ». Ne vous attendez pas à découvrir une grotte de Lascaux ou de Peche-Merle chilienne ! Tout au plus une cavité peu profonde. Mais rien de bien excitant. Le lieu est surtout intéressant pour son canyon, pas pour ses « grottes » (Cari caves).
Après avoir quitté le canyon, nous revenons à San Pedro. L’excursion était plus longue que prévue et nous n’avons que peu de temps pour déjeuner. Nous revoilà repartis en début d’après-midi avec un autre groupe (nous sommes les seuls à avoir pris plus d’une excursion avec Maxim). Il s’agit d’un groupe d’amis de Santiago (4 personnes). En outre, cet après-midi, la fille de nos guides Lili et Juan-Carlos nous accompagne. Un autre guide andiniste se joint au groupe, Juan-Carlos II, avec qui nous partagerons des souvenirs inoubliables lors des excursions pour la vallée de l’arc-en-ciel et le Salar de Tara. Nous commençons par la visite du canyon de Guatin. Comme pour nos autres excursions, nous nous retrouvons systématiquement seuls. Tant mieux ! Dès notre arrivée sur le lieu, nous constatons que ce canyon ne ressemble en rien à celui de Cari. Ici, la végétation est omniprésente, avant même d’entrer dans le canyon. En particulier, nous trouvons du « rica-rica ». Une plante réputée au chili pour ses vertus médicinales. Préparée en infusion, elle est très prisée en phytothérapie pour les problèmes gastriques et de circulation sanguine. Nos guides chiliens en ramassent un peu. Nous avançons petit à petit vers l’entrée du canyon. Juan-Carlos (I) est amateur comme moi de photos et de vidéo. Nous restons un peu en arrière, en nous frayant un chemin parmi la végétation. Nous longeons une paroi rocheuse peuplée de cactus géants. L’endroit est magnifique et nous ne sommes même pas encore entrés dans le canyon. Nous découvrons alors une cours d'eau qui se faufile parmi la végétation. L’entrée dans le canyon est impressionnante, mélange de végétation et de roches. Tout au long du canyon se dressent des cactus aux allures de cierges ou de candélabres géants. Nous traversons le gué en faisant bien attention de ne pas glisser. Nous poursuivons notre chemin tant que ce dernier est praticable. Finalement, après une bonne marche, nous nous arrêtons pour une petite pause bien agréable. Ce lieu est vraiment bien préservé et très peu d’agences proposent de s’y rendre. Alors chut !!! On compte sur vous pour ne pas trop en parler autour de vous !! ;-) Après avoir rebroussé chemin, nous revenons à nos deux pickups. Malgré leur bonne expérience de la région, l’un des guides-chauffeurs s’est enlisé dans le sable. Les hommes sont mis à contribution pour essayer de sortir le véhicule (par une méthode, au départ, qui ne me paraissait pas très adaptée, mais bon… ;-) ). Au final, ce dernier s’enfonce de plus en plus. Nous laissons les dames s’installer dans le pickup restant et nous voyageons jusqu’aux thermes de Puritama à l’arrière du véhicule. En attendant, un des guides est resté sur place avec le pickup enlisé. Nous apprendrons plus tard qu’un agriculteur local l’aura aidé avec un treuil pour sortir le véhicule du sable. De notre côté, nous arrivons aux thermes de Puritama.
En approchant des thermes, nous surplombons le site qui se situe au fond d’un large canyon. Il s’agit d’une succession de bassins naturels, en enfilade, plus ou moins grands, où la température de l’eau varie entre 24 et 28° en moyenne. Le tout au milieu d’une belle végétation. Au départ, nous sommes dubitatifs. Que va-t-on faire ici ? Rester une heure ou deux dans ces bassins ? Quel intérêt ? Et bien nous nous trompions ! Ces piscines naturelles sont vraiment très agréables et particulièrement relaxantes. Nous dénichons un bassin vide pour notre groupe. Et nous allons rester près de deux heures dans ce bassin ! C’est un peu surréaliste au départ, mais on s’habitue vite, et c’est surtout hyper relaxant. C’est un peu comme si l’on nous avait jeté un sort nous empêchant de ressortir. On en profite pour discuter avec les 5 chiliens, principalement en anglais. On sympathise rapidement avec eux. On parle de tout et n’importe quoi. Ils nous demandent de chanter la marseillaise (!!!!) qu’ils trouvent particulièrement belle. On s’exécute et ils nous chantent à leur tour leur hymne national avec une grande fierté. Bref, le temps passe vite et l’après-midi touche à sa fin. La sortie de l’eau est terrible ! Nous sommes vraiment frigorifiés car le temps s’est un peu couvert. Dur dur ! Le retour se passe sans problème. Les chiliens nous ont donné rendez-vous dans la cour de leur hôtel pour un barbecue. On se joint donc à eux vers 20h pour partager un moment très agréable. On ne restera cependant pas très longtemps car nous avons réservé dès notre arrivée un tour astronomique (en français) avec un ancien chercheur du CNRS, Alain, expatrié au Chili et continuant à faire ses recherches en planétologie. Alain vous reçoit chez lui, au sud de San Pedro, en compagnie de sa femme. Après une introduction intéressante et très pédagogique du tour astronomique, il nous emmène dans son jardin où sont installés plusieurs télescopes. L’observation des planètes et des différentes constellations est accompagnée d’explications très enrichissantes. On oberve en particulier à l'oeil nu les fameux nuages de Magellan, impossible à observer dans l'hémisphère nord. Nous vous recommandons vivement ce tour car le ciel chilien est d’une pureté extraordinaire (et les commentaires d’Alain sont passionnants). C’est d’ailleurs pour ça que de nombreux observatoires ont été construits tout au long de la cordillère des Andes, en particulier dans le cadre du projet européen Alma (+ documentation). Le Chili se situe d’ailleurs en première position mondiale au niveau de la recherche en astronomie et une grosse partie de son budget de recherche est d’ailleurs consacré à ce domaine. Après deux heures passées la tête dans les étoiles, nous rentrons après minuit à l’hôtel, un peu fatigués certes mais vraiment ravis de cette journée bien remplie, pleine d’émotions.
A suivre...
The Tourists
Après avoir créé récemment un site web de nos photos de voyages, nous avons décidé d’établir un compte-rendu détaillé de nos 6 jours (dont 5 jours d'excursions) dans le désert de l’Atacama. Voici la première partie, couvrant les deux premiers jours. Nous espérons que ce résumé pourra servir aux futurs explorateurs de l’Atacama ! 😉
19-24 Janvier 2006 : en route pour le désert de l’Atacama.
Profitant d’un séjour d’un mois à Santiago pour notre travail, nous avons décidé de partir quelques jours dans le nord, afin de visiter San Pedro de Atacama et ses environs. En premier lieu, nous sommes allés dans différentes agences de Santiago, mais nous trouvions les voyages « clés en main » un peu chers. Nous avons décidé, finalement, de ne réserver que le vol LanChile aller-retour pour Calama et l’hôtel El Tatio à San Pedro pour 5 nuits. A partir de là, nous nous sommes un peu renseignés sur San Pedro par Internet et également sur le sud bolivien qui nous intéressait.
1 ) Jour 1 : départ pour Calama et San Pedro.
Nous partons tôt le matin du 19 janvier 2006 pour prendre un vol pour Calama. Arrivés sur place, nous nous renseignons sur les navettes pour San Pedro. Les prix nous paraissent là aussi un peu élevés et nous décidons de prendre un taxi pour nous rendre à la gare routière de Calama, très proche de l’aéroport. De là, nous attendons près d’une heure et demi à Calama dans l’attente d’un bus. Ce dernier est tout à fait correct et confortable et au bout de deux heures, nous arrivons à San Pedro (se placer du côté droit dans le bus à l’aller afin d'admirer l’arrivée sur le village).
Une fois sur place, nous nous dirigeons vers l’hôtel qui est assez loin finalement de l’arrêt de bus. Heureusement, San Pedro est petit, et nous arrivons assez vite dans la ruelle Caracoles, une des principales artères du village. Nous nous installons puis allons manger en début d’après-midi. A la suite de ça, nous commençons à faire le tour des agences. Certaines sont accueillantes, d’autres absolument pas à tel point qu’il faut tirer les vers du nez des conseillers pour leur extirper des informations. Pour d’autres, nous n’avons même pas envie de le faire… La plupart proposent le trio « magique » (d’après eux) : vallée de la lune, lagunes altiplaniques et geysers El Tatio. De plus, les visites se font généralement en bus climatisé, par groupes de 20 personnes (voire davantage). Nous ne sommes pas des purs routards, mais nous cherchions quelque chose d’intérmédiaire pour profiter au maximum des 5 jours suivants. De ce fait, nous continuons à errer dans San Pedro, toujours pas vraiment convaincus. Pendant ce temps, le temps se couvre et nous commençons à désespérer. Entre deux averses, nous entrons chez « Colque » qui propose des excursions vers le sud bolivien. Le bolivien qui nous reçoit n’est pas très bavard mais honnête. Il avoue clairement que la météo n’est pas bonne dans le sud bolivien en ce moment (le fameux hiver bolivien). Nous renonçons donc à la Bolivie pour cette fois. 🙁
Un peu plus tard, en s’abritant sous un porche pendant une averse, nous remarquons une petite agence de l’autre côté de la rue. Nous décidons d’aller y faire un tour sans grand espoir. Le couple qui nous accueille, Lili et Juan, sont deux guides-chauffeurs qui ne parlent ni français, ni anglais. Me femme connaît quelques rudiments en espagnol et on essaye de discuter ensemble. De nombreuses photos sont accrochées au mur. Lili et Juan-Carlos nous décrivent des lieux dont nous n’avons pas entendu parler jusqu’à présent: vallée de l’arc-en-ciel, lagune Tebinquinche… Les photos sont très belles et, bien que toujours un peu méfiants, nous commençons à nous relaxer. L’ambiance paraît familiale (leur fille, adolescente en vacances, est présente à l’agence et accompagne ses parents pour certaines excursions) et un bon feeling passe entre nous. Puis arrive Evelyn, la guide anglophone qui nous présente les excursions en détail. Tous les tours se font en pickup, sauf le dernier jour où l’agence sous-traite avec « desert adventures » pour aller aux Geysers El Tatio et visiter les villages du nord. Après une longue discussion, nous décidons de prendre toutes nos excursions avec eux. Le pari était un peu risqué mais nous le regretterons pas au final !! 😎
Pour info, on vous laisse leurs coordonnées en espérant qu’ils ne soient tout de même pas envahis par les demandes : 😉
Maxim Experience Tours (ou Maximum experience) adresse : Caracoles 174 tel : (56)(55)851952
2 ) Jour 2 : vallée de la lune et canyon de Cari le matin + canyon de Guatin et thermes de Puritama l’après-midi (2 excursions d’une ½ journée chacune)
Une des originalités de Maxim Experience Tours est de proposer la visite de la vallée de la lune le matin. Nous partons donc très tôt ce jour là afin d’admirer le lever du soleil. Ce matin, notre groupe est composé d’un couple de chiliens expatriés en Australie, accompagnés de leur fille, ainsi que d’un autre couple de chiliens habitant à Calama. En arrivant vers le lieu, nous constatons qu’une seule voiture est garée, sans doute des personnes ayant campé dans la vallée car nous n’avons rencontré personne (le soir, ce lieu est plein de touristes). Nous commençons à parcourir une étroite crête. Au bout de celle-ci se dévoile un fabuleux paysage de sable gris, de sel et de roches aux teintes brunâtres, rougeoyantes sous les premiers rayons de soleil. Le nom de la vallée n’est pas usurpé. En effet, il s’agit d’un paysage lunaire tel que l’on peut se l’imaginer. Nous prenons notre temps pour cette promenade, mais je suis toujours un peu à la traîne afin de prendre plusieurs photos. Après avoir rebroussé chemin, nous entamons la traversée d’une dune de sable gris. Puis, nous grimpons un peu le long d’une paroi rocheuse pour nous retrouver à nouveau en haut d’une crête. Nous faisons une pause assez longue ici car la vue, de tous les côtés, est magnifique. On en profite pour faire quelques photos de groupe et échanger nos emails. De retour au « parking », nous apercevons Lili, une des guides, qui vient de dresser la table pour le petit-déjeuner. Nous nous attendions à quelque chose de frugale et nous sommes agréablement étonnés par ce premier repas. Après cette agréable pause, nous quittons la vallée de la lune.
Sur le chemin vers San Pedro, nous nous arrêtons à un endroit, non signalé me semble-t-il par un quelconque panneau : le canyon de Cari. Après avoir fait quelques mètres dans le canyon, nous observons d’étranges roches aux couleurs brunâtres, parfois teintées de reflets argentés, réflexion du soleil sur des dépôts de sel. Parmi ces roches, on trouve principalement de la pyrite et de la calcite. Les parois du canyon sont curieusement découpées, formant d’étranges cheminées de différentes formes, évoquant parfois de gigantesques orgues. Nous progressons à l’intérieur du canyon, en enjambant quelques éboulis (rares cependant) pour pouvoir progresser (mais sans réelle difficulté physique). Tout au long du canyon, nous entendons par moments de forts craquements, travail de la roche mêlée au sel. Au bout de notre parcours, nous atteignons une des cavités que les habitants de San Pedro appellent « grottes ». Ne vous attendez pas à découvrir une grotte de Lascaux ou de Peche-Merle chilienne ! Tout au plus une cavité peu profonde. Mais rien de bien excitant. Le lieu est surtout intéressant pour son canyon, pas pour ses « grottes » (Cari caves).
Après avoir quitté le canyon, nous revenons à San Pedro. L’excursion était plus longue que prévue et nous n’avons que peu de temps pour déjeuner. Nous revoilà repartis en début d’après-midi avec un autre groupe (nous sommes les seuls à avoir pris plus d’une excursion avec Maxim). Il s’agit d’un groupe d’amis de Santiago (4 personnes). En outre, cet après-midi, la fille de nos guides Lili et Juan-Carlos nous accompagne. Un autre guide andiniste se joint au groupe, Juan-Carlos II, avec qui nous partagerons des souvenirs inoubliables lors des excursions pour la vallée de l’arc-en-ciel et le Salar de Tara. Nous commençons par la visite du canyon de Guatin. Comme pour nos autres excursions, nous nous retrouvons systématiquement seuls. Tant mieux ! Dès notre arrivée sur le lieu, nous constatons que ce canyon ne ressemble en rien à celui de Cari. Ici, la végétation est omniprésente, avant même d’entrer dans le canyon. En particulier, nous trouvons du « rica-rica ». Une plante réputée au chili pour ses vertus médicinales. Préparée en infusion, elle est très prisée en phytothérapie pour les problèmes gastriques et de circulation sanguine. Nos guides chiliens en ramassent un peu. Nous avançons petit à petit vers l’entrée du canyon. Juan-Carlos (I) est amateur comme moi de photos et de vidéo. Nous restons un peu en arrière, en nous frayant un chemin parmi la végétation. Nous longeons une paroi rocheuse peuplée de cactus géants. L’endroit est magnifique et nous ne sommes même pas encore entrés dans le canyon. Nous découvrons alors une cours d'eau qui se faufile parmi la végétation. L’entrée dans le canyon est impressionnante, mélange de végétation et de roches. Tout au long du canyon se dressent des cactus aux allures de cierges ou de candélabres géants. Nous traversons le gué en faisant bien attention de ne pas glisser. Nous poursuivons notre chemin tant que ce dernier est praticable. Finalement, après une bonne marche, nous nous arrêtons pour une petite pause bien agréable. Ce lieu est vraiment bien préservé et très peu d’agences proposent de s’y rendre. Alors chut !!! On compte sur vous pour ne pas trop en parler autour de vous !! ;-) Après avoir rebroussé chemin, nous revenons à nos deux pickups. Malgré leur bonne expérience de la région, l’un des guides-chauffeurs s’est enlisé dans le sable. Les hommes sont mis à contribution pour essayer de sortir le véhicule (par une méthode, au départ, qui ne me paraissait pas très adaptée, mais bon… ;-) ). Au final, ce dernier s’enfonce de plus en plus. Nous laissons les dames s’installer dans le pickup restant et nous voyageons jusqu’aux thermes de Puritama à l’arrière du véhicule. En attendant, un des guides est resté sur place avec le pickup enlisé. Nous apprendrons plus tard qu’un agriculteur local l’aura aidé avec un treuil pour sortir le véhicule du sable. De notre côté, nous arrivons aux thermes de Puritama.
En approchant des thermes, nous surplombons le site qui se situe au fond d’un large canyon. Il s’agit d’une succession de bassins naturels, en enfilade, plus ou moins grands, où la température de l’eau varie entre 24 et 28° en moyenne. Le tout au milieu d’une belle végétation. Au départ, nous sommes dubitatifs. Que va-t-on faire ici ? Rester une heure ou deux dans ces bassins ? Quel intérêt ? Et bien nous nous trompions ! Ces piscines naturelles sont vraiment très agréables et particulièrement relaxantes. Nous dénichons un bassin vide pour notre groupe. Et nous allons rester près de deux heures dans ce bassin ! C’est un peu surréaliste au départ, mais on s’habitue vite, et c’est surtout hyper relaxant. C’est un peu comme si l’on nous avait jeté un sort nous empêchant de ressortir. On en profite pour discuter avec les 5 chiliens, principalement en anglais. On sympathise rapidement avec eux. On parle de tout et n’importe quoi. Ils nous demandent de chanter la marseillaise (!!!!) qu’ils trouvent particulièrement belle. On s’exécute et ils nous chantent à leur tour leur hymne national avec une grande fierté. Bref, le temps passe vite et l’après-midi touche à sa fin. La sortie de l’eau est terrible ! Nous sommes vraiment frigorifiés car le temps s’est un peu couvert. Dur dur ! Le retour se passe sans problème. Les chiliens nous ont donné rendez-vous dans la cour de leur hôtel pour un barbecue. On se joint donc à eux vers 20h pour partager un moment très agréable. On ne restera cependant pas très longtemps car nous avons réservé dès notre arrivée un tour astronomique (en français) avec un ancien chercheur du CNRS, Alain, expatrié au Chili et continuant à faire ses recherches en planétologie. Alain vous reçoit chez lui, au sud de San Pedro, en compagnie de sa femme. Après une introduction intéressante et très pédagogique du tour astronomique, il nous emmène dans son jardin où sont installés plusieurs télescopes. L’observation des planètes et des différentes constellations est accompagnée d’explications très enrichissantes. On oberve en particulier à l'oeil nu les fameux nuages de Magellan, impossible à observer dans l'hémisphère nord. Nous vous recommandons vivement ce tour car le ciel chilien est d’une pureté extraordinaire (et les commentaires d’Alain sont passionnants). C’est d’ailleurs pour ça que de nombreux observatoires ont été construits tout au long de la cordillère des Andes, en particulier dans le cadre du projet européen Alma (+ documentation). Le Chili se situe d’ailleurs en première position mondiale au niveau de la recherche en astronomie et une grosse partie de son budget de recherche est d’ailleurs consacré à ce domaine. Après deux heures passées la tête dans les étoiles, nous rentrons après minuit à l’hôtel, un peu fatigués certes mais vraiment ravis de cette journée bien remplie, pleine d’émotions.
A suivre...
The Tourists
Visite du Sud Lipez, Salar de Uyuni au départ de San Pedro (Bolivie) English translation pending
Quelqu'un a-t-il effectué la visite Sud Lipez, Salar de Uyuni au départ de San Pedro avec dépose à Uyuni?
Ascension d'un petit 5000m dans la région de San Pédro au Chili English translation pending
Bonjour,
L'ascension d'un sommet andins me tenterai bien, pas un truc d'alpinistes mais plutôt un petit volcan flirtant avec les 5000m à faire en rando en une journée avec une approche en 4x2 et si possible faisable sans guide(je ne pars pas seul pour autant). Je sais qu'on peut monter à 5200m en 4X4, mais c'est pas pareil que de faire l'effort à pied sur un sommet. On m'a déja parlé du Toco un 5600m à faire dans la région de SP, mais c'est peut-être un peu trop haut pour la saison (Août). Avez-vous déjà grimpé à pied😉, un sommet(lequel?) "facile" (sans gros dénivellé max 700m) dans ce coin du Chili, merci pour pour vos infos, avec guide(prix) ou sans, recommandations, aclimatation, condition, froid...... Merci d'avance PS J'ai une petite expérience(Mt Blanc, Barre des Ecrins, Teide .....)
L'ascension d'un sommet andins me tenterai bien, pas un truc d'alpinistes mais plutôt un petit volcan flirtant avec les 5000m à faire en rando en une journée avec une approche en 4x2 et si possible faisable sans guide(je ne pars pas seul pour autant). Je sais qu'on peut monter à 5200m en 4X4, mais c'est pas pareil que de faire l'effort à pied sur un sommet. On m'a déja parlé du Toco un 5600m à faire dans la région de SP, mais c'est peut-être un peu trop haut pour la saison (Août). Avez-vous déjà grimpé à pied😉, un sommet(lequel?) "facile" (sans gros dénivellé max 700m) dans ce coin du Chili, merci pour pour vos infos, avec guide(prix) ou sans, recommandations, aclimatation, condition, froid...... Merci d'avance PS J'ai une petite expérience(Mt Blanc, Barre des Ecrins, Teide .....)
Le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez depuis Tupiza: comment aller à San Pedro de Atacama ensuite? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je pars cet été en Bolivie.
Je souhaite visiter le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez en 4x4 au départ de Tupiza plutôt que depuis Uyuni (il y a un peu moins de monde et c'est plus agréable, paraît-il).
Comme je compte ensuite traverser vers le désert d'Atacama au Chili, je me pose la question de la faisabilité de la chose, étant donné qu'on va, j'imagine, dans l'autre sens que depuis Uyuni ? Se faire déposer à la Laguna Blanca y Verde est-il possible ou non ?
Ou est-il préférable de faire le circuit en traversée Tupiza-Uyuni et de partir ensuite à partir de là vers le Chili, quitte à passer aux mêmes endroits que lors du circuit en 4x4 ?
Sinon, ne vaudrait-il pas mieux visiter uniquement le Salar d'Uyuni depuis Uyuni, d'aller ensuite à Tupiza et visiter le Sud Lipez à partir de cette ville, et se faire déposer aux lagunes afin de rejoindre le Chili ?
Ou y a-t-il encore d'autres possibilités plus avantageuses ?
Merci d'avance !
Je pars cet été en Bolivie.
Je souhaite visiter le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez en 4x4 au départ de Tupiza plutôt que depuis Uyuni (il y a un peu moins de monde et c'est plus agréable, paraît-il).
Comme je compte ensuite traverser vers le désert d'Atacama au Chili, je me pose la question de la faisabilité de la chose, étant donné qu'on va, j'imagine, dans l'autre sens que depuis Uyuni ? Se faire déposer à la Laguna Blanca y Verde est-il possible ou non ?
Ou est-il préférable de faire le circuit en traversée Tupiza-Uyuni et de partir ensuite à partir de là vers le Chili, quitte à passer aux mêmes endroits que lors du circuit en 4x4 ?
Sinon, ne vaudrait-il pas mieux visiter uniquement le Salar d'Uyuni depuis Uyuni, d'aller ensuite à Tupiza et visiter le Sud Lipez à partir de cette ville, et se faire déposer aux lagunes afin de rejoindre le Chili ?
Ou y a-t-il encore d'autres possibilités plus avantageuses ?
Merci d'avance !
Est-il possible de faire un trek dans le Sud Lipez dans le sens San-Pedro-de-Atacama vers Uyuni? English translation pending
Bonjour, 🙂
Ma famille et moi nous nous rendons en Bolivie au mois d'août et nous souhaiterions faire un trek de trois jours en 4x4 dans le Sud Lipez. A partir de Arequipa nous descendons avec une compagnie de bus à San Pedro de Atacama au Chili. De là, nous voudrions commencer le trek pour terminer à Uyuni (où nous resterons)
Beaucoup de compagnies propose des circuits mais nous ne trouvons aucun qui veulent le faire dans le sens San Pedro de Atacama vers Uyuni. 😕
Connaissez vous des compagnies fiable qui pourrait le faire ?
Merci d'avance...
Ma famille et moi nous nous rendons en Bolivie au mois d'août et nous souhaiterions faire un trek de trois jours en 4x4 dans le Sud Lipez. A partir de Arequipa nous descendons avec une compagnie de bus à San Pedro de Atacama au Chili. De là, nous voudrions commencer le trek pour terminer à Uyuni (où nous resterons)
Beaucoup de compagnies propose des circuits mais nous ne trouvons aucun qui veulent le faire dans le sens San Pedro de Atacama vers Uyuni. 😕
Connaissez vous des compagnies fiable qui pourrait le faire ?
Merci d'avance...
Bonne agence pour un tour au Salar de Uyuni à partir de San Pedro de Atacama? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire le trek du Salar de Uyuni à partir de San Pedro de Atacama. Je sais que c'est possible (je suis passée à San Pedro en janvier dernier), mais ce ne sont pas toutes les agences qui le font, et elles ne se valent pas forcément toutes non plus !
Je sais, vous allez me dire que c'est mieux de le faire à partir de la Bolivie (et en plus, c'est sans doute moins cher)... mais bref, c'est plus pratique pour moi de le faire à partir de San Pedro.
Quelqu'un aurait-il l'adresse d'une bonne agence ?
Un grand merci
Odile
Boucle de trois mois en Argentine et au Chili (Buenos Aires - Terre de feu - San Pedro de Atacama - Iguazu - Buenos Aires) English translation pending
Nous allons parir en sac à dos.
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.
Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?
Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011
Merci beaucoup pour vos réponses.
Paul
Traverser la région d'Atacama à vélo du Paso del Cajón vers le Paso de Sico sans passer par San Pedro? (Chili) English translation pending
Bonjour,
Je cherche un passage pour traverser la région d'Atacama entre le Paso del Cajón et le Paso de Sico sans passer par San Pedro Atacama pour ne pas perdre d'altitude (et du coup à avoir à remonter après)
Est ce possible ? Y a t il un passage ou faut il couper ?
Merci.
Je cherche un passage pour traverser la région d'Atacama entre le Paso del Cajón et le Paso de Sico sans passer par San Pedro Atacama pour ne pas perdre d'altitude (et du coup à avoir à remonter après)
Est ce possible ? Y a t il un passage ou faut il couper ?
Merci.
Circuit Pedro De Atacama - Uyuni (Bolivie) English translation pending
Bonjour
Nous serons en Bolivie mi-mai en commençant notre voyage à San Pedro de Atacama. Nous allons bien sûr au Salar de Uyuni et voici la question : on lit pas mal de choses désagréables concernant un grand nombre "d'agences" organisant les circuits de 3/4 jours au Salar au départ d'Uyuni. Ne serait-il pas préférable de passer par une agence à San Pedro (peut-être plus fiable?)et se faire déposer à Uyuni à l'issue du circuit ou est-ce la même chose de chaque côté de la frontière
San Perdro de Atacama: ordre des visites pour bonne acclimatation? (randonnée) English translation pending
Bonjour à tous,
Si tout va bien, je décolle pour le Chili fin Mars pour 14 jours sur place uniquement à San Pedro de Atacama.
J'ai prévu de faire un tour de 4jours dans le Salar/sud lipez en Bolivie en milieu de séjour et les ascensions des volcans Toco et Lascar en fin de séjour.
J''aimerais m'acclimater en douceur avant le sud lipez donc organiser les 1eres visites par ordre croissant d'altitude et/ou difficultés (efforts physique :marche/ vélo)
Avez vous des conseils pour m'aiguiller?
Merci d'avance pour vos retours.
Stéphane
Si tout va bien, je décolle pour le Chili fin Mars pour 14 jours sur place uniquement à San Pedro de Atacama.
J'ai prévu de faire un tour de 4jours dans le Salar/sud lipez en Bolivie en milieu de séjour et les ascensions des volcans Toco et Lascar en fin de séjour.
J''aimerais m'acclimater en douceur avant le sud lipez donc organiser les 1eres visites par ordre croissant d'altitude et/ou difficultés (efforts physique :marche/ vélo)
Avez vous des conseils pour m'aiguiller?
Merci d'avance pour vos retours.
Stéphane
San Predo au Guatemala English translation pending
Bonjour chers amis!
Comme beaucoup d'entre vous, j'aimerais aller au Guatemala afin d'apprendre l'espagnol. J'aimerais partir en mai et ce, pour une durée d'un mois. L'idée d'aller à San Pedro m'intéresse énormément... De plus, de ce que j'ai entendu dire, San Marcos (petit village voisin) est très sympa aussi.
Alors mes questions sont les suivantes: est-ce qu'il y aurait des gens qui sont déjà allés apprendre l'espagnol à San Pedro? ou qui sont déjà allé visiter cette région? Est-ce si paradisique qu'on le prétend? Connaissez-vous un transport sécuritaire entre Guatemala City et cette région? Voyager seule, est-ce que c'est dangereux? J'aimerais bien partir avec quelqu'un, mais si je n'ai aucun choix, je partirai seule... Vos conseils seront appréciés!
Merci infiniment!
Comme beaucoup d'entre vous, j'aimerais aller au Guatemala afin d'apprendre l'espagnol. J'aimerais partir en mai et ce, pour une durée d'un mois. L'idée d'aller à San Pedro m'intéresse énormément... De plus, de ce que j'ai entendu dire, San Marcos (petit village voisin) est très sympa aussi.
Alors mes questions sont les suivantes: est-ce qu'il y aurait des gens qui sont déjà allés apprendre l'espagnol à San Pedro? ou qui sont déjà allé visiter cette région? Est-ce si paradisique qu'on le prétend? Connaissez-vous un transport sécuritaire entre Guatemala City et cette région? Voyager seule, est-ce que c'est dangereux? J'aimerais bien partir avec quelqu'un, mais si je n'ai aucun choix, je partirai seule... Vos conseils seront appréciés!
Merci infiniment!
Liaison St Pedro de Atacama-Uyuni et Uyuni-La Paz English translation pending
Bonjour, je voudrais savoir comment sont les liaisons actuellement de St Pedro d'Atacama à Uyuni ( pour juillet) puis d'uyuni à La Paz, si qqn a des adresses d'agence ou d'hotel à Uyuni, ainsi qu'à La Paz, je suis preneuse, merci d'avance, aichatou
Route 40 entre Susques et San José de Jachal (Argentine) English translation pending
Salut, Est ce que qq'un aurait fait la Route 40 en velo entre Susques et San José de jachal depuis San Pedro Atacama?
Je suis a san Pedro et je voudrais avoir des infos car, les pistes en Bolivie etaient un cauchemar et je ne voudrais pas continuer si C'est aussi Dur sur la 40 . Merci .
Hébergement sur San Jose au Costa Rica pour juillet? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 adultes et un ado qui partons au Costa Rica en juillet. Nous cherchons un hôtel dans San Jose, si possible dans le secteur de San Pedro, pour assister au départ de la fête de la "Nuestra Senora de los Angeles" (1 août). Durant le séjour, vous partirons 3 jours à Tortuguero, donc on doit laisser les bagages dans un endroit sécurisé.
Quelqu'un a-t-il une proposition?
Merci d'avance.
Nous sommes 2 adultes et un ado qui partons au Costa Rica en juillet. Nous cherchons un hôtel dans San Jose, si possible dans le secteur de San Pedro, pour assister au départ de la fête de la "Nuestra Senora de los Angeles" (1 août). Durant le séjour, vous partirons 3 jours à Tortuguero, donc on doit laisser les bagages dans un endroit sécurisé.
Quelqu'un a-t-il une proposition?
Merci d'avance.
Argentine: climat sur Paso de Sico et San Francisco entre juin et septembre? English translation pending
Bonjour,
Je compte réaliser un voyage à vélo en Bolivie/ Chili/ Argentine cette année. J'aimerais mieux connaitre la Puna que j'avais eu l'occasion de découvrir en traversant entre SS de Jujuy et San Pedro Atacama par le Paso de Jama (à velo). Nous avions fait cette traversée mi-fin avril, où il faisait froid mais sec.
J'aurais aimé faire cette fois les Paso de Sico et surtout San Francisco. La période n'est pas encore fixée mais serait vraisemblablement entre Juin et Septembre (donc en hiver si je ne m'abuse). Y'a t il des périodes à proscrire complètement (en particulier fermeture des cols, risques de blocages par la neige ou autre...)
Cordialement, Alexandre
Je compte réaliser un voyage à vélo en Bolivie/ Chili/ Argentine cette année. J'aimerais mieux connaitre la Puna que j'avais eu l'occasion de découvrir en traversant entre SS de Jujuy et San Pedro Atacama par le Paso de Jama (à velo). Nous avions fait cette traversée mi-fin avril, où il faisait froid mais sec.
J'aurais aimé faire cette fois les Paso de Sico et surtout San Francisco. La période n'est pas encore fixée mais serait vraisemblablement entre Juin et Septembre (donc en hiver si je ne m'abuse). Y'a t il des périodes à proscrire complètement (en particulier fermeture des cols, risques de blocages par la neige ou autre...)
Cordialement, Alexandre
Pantanal brésilien depuis San Matias en Bolivie English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement a buena vista (cote de Santa Cruz) en bolivie et aimerais rejoindre le pantanal par Caceres, c'est a dire, san ignacio- San matias puis passer la frontiere pour caceres au bresil et descendre sur le pantanal par la transpanareia.
J'ai une fiat fiorino (tite voiture traction) mais ai fait le salar de Uyuni et le sud lipez (jusqu'a san pedro d'atacama) sans trop de problemes.
Ce qui me donne qq inquietudes est le risque de pluis en cette periode et l'etat des routes jusqu'a caceres.
qq'un connait-il cette route?
Merci de votre aide
Guillaume
Liaison La Serena (Chili) - San Juan (Argentine) par Le Col? English translation pending
Bonjour a vous tous.
Nous avons besoin de vos lumieres car nous sommes actuellement a Mendoza et nous nous grattons la tete!! Nous souhaitons aller au Chili et ensuite passer Le col ( PASO DEL AGUA NEGRA) entre la Serena (chili) afin de rejoindre San Juan (Argentine).
Voici notre question.
Y a t il des bus pour qui relient ces deux villes par ce col? Nous souhaitons vraiment faire cette itineraire qui nous fait faire une belle boucle a travers ces deux pays.
Merci pour vos conseils
Hasta Luego chicos!!!
Nous avons besoin de vos lumieres car nous sommes actuellement a Mendoza et nous nous grattons la tete!! Nous souhaitons aller au Chili et ensuite passer Le col ( PASO DEL AGUA NEGRA) entre la Serena (chili) afin de rejoindre San Juan (Argentine).
Voici notre question.
Y a t il des bus pour qui relient ces deux villes par ce col? Nous souhaitons vraiment faire cette itineraire qui nous fait faire une belle boucle a travers ces deux pays.
Merci pour vos conseils
Hasta Luego chicos!!!
Trajet San Agustin del Valle - Catamarca? (Argentine) English translation pending
je passe 2 nuits à San Agustin del valle pour visiter les parcs de talampaya et ischigualasto;pour éviter de dormir à La Rioja je pense à m'arrêter à Catamarca, j'ai vu qu'il y avait environ 400 Kms , donc faisable .
.Que voir sur la route ?
.ou dormir à Catamarca? le Routard propose :Hosteria Achay Sacat .
Comme leur site semble ne plus fonctionner:
Existe-t' il toujours ?
Comment est-il ?
Quelqu'un y a t' il dormi il y a peu ?
Merci vos remarques
Christian
Merci vos remarques
Christian
Hébergement au village de San Juan La Laguna? (Guatemala) English translation pending
Bonjour,
Je compte visiter le lac Atitlan (3 jours) avec hébergement au village de San Juan La Laguna. Est-ce une bonne idée et connaissez-vous des hôtels sympas dans ce village?
Merci
Je compte visiter le lac Atitlan (3 jours) avec hébergement au village de San Juan La Laguna. Est-ce une bonne idée et connaissez-vous des hôtels sympas dans ce village?
Merci
Salta à San Antonio de los Cobres à vélo par N 9, 52 et 40 English translation pending
L’Amérique du Sud m’a toujours fait rêver, et me fera toujours rêver, tout particulièrement sa zone de grands déserts qui s’étend sur 4 pays, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine, vaste zone que l’on dénomme Atacama.
Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.
Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.
Notre itinéraire
27 septembre arrivée à Salta
Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !
Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.
Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.
Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne.
Enfin les vélos à l'hôtel
Nous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.
Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.
Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir.
Mon Saint préféré San Pedro de Atacama
En particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.
Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.
Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.
Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.
D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.
D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.
Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.
« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...
Niña del Rayo
29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36
Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.
mon vélo prêt
La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.
Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.
Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.

La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines.
Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.
30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10
Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».
Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".
Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.

Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.
Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.
Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près.
paradoxe on est en sécurité sur une autoroute
En Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.
L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.
Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.
Revenons en Argentine. Après le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien.
Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.
1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude
Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.
Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures.
Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.
La suite plus tard
Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.
Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.
Notre itinéraire27 septembre arrivée à Salta
Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !
Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.
Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.
Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne.
Enfin les vélos à l'hôtelNous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.
Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.
Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir.
Mon Saint préféré San Pedro de AtacamaEn particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.
Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.
Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.
Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.
D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.
D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.
Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.
« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...
Niña del Rayo
29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.
mon vélo prêt
La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.
Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.


La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines.
Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10
Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».
Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".

Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.


Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.

Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près.
paradoxe on est en sécurité sur une autorouteEn Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.
L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.
Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.
Revenons en Argentine. Après le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien.
Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.
1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude
Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.

Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures.
Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.La suite plus tard
Où dormir près de San José (Costa Rica) English translation pending
Bonjour!
Nous allons atterrir à l'aéroport de San José vers 17h, en février prochain. Comme la nuit tombe tôt, nous préférons dormir près de l'aéroport. Par contre, on aimerait trouver un hôtel qui nous permettra tout de même d'aller prendre un verre et de manger dans une resto, histoire de profiter de notre première soirée!
Je me demandais donc quelle ville choisir: San José? Alajuela? Heredia? Le lendemain, nous partons vers Arénal... J'aimerais donc un hôtel avec un peu d'ambiance et, qui sait, une piscine pour se plonger dans l'atmosphère du Sud en commençant.
Des idées et suggestions pour moi?
Merci!
Je me demandais donc quelle ville choisir: San José? Alajuela? Heredia? Le lendemain, nous partons vers Arénal... J'aimerais donc un hôtel avec un peu d'ambiance et, qui sait, une piscine pour se plonger dans l'atmosphère du Sud en commençant.
Des idées et suggestions pour moi?
Merci!
Trajet San Antonio de los Cobres - Salinas Grandes en 4x4? (Argentine) English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais louer une voiture de tourisme en février pour faire les boucles nord et sud de Salta. J'avais prévu de prendre la route 51 direction San Antonio puis d’enchaîner sur Salinas Grandes dans la même journée. J'ai néanmoins un doute car les guides informent que le trajet entre les 2 doit être effectué en 4x4.
Avez-vous des infos à ce sujet?
Sinon y a t-il d'autres trajets impossible à parcourir avec une voiture de tourisme???
Merci à tous!!!
Je vais louer une voiture de tourisme en février pour faire les boucles nord et sud de Salta. J'avais prévu de prendre la route 51 direction San Antonio puis d’enchaîner sur Salinas Grandes dans la même journée. J'ai néanmoins un doute car les guides informent que le trajet entre les 2 doit être effectué en 4x4.
Avez-vous des infos à ce sujet?
Sinon y a t-il d'autres trajets impossible à parcourir avec une voiture de tourisme???
Merci à tous!!!
Hôtel abordable à San Antonio de los Cobres? (Salta, Argentine) English translation pending
Bonjour,
A part l'Hostéria de los nubes, quelqu'un connait il un autre hotel plus abordable en prix?
Merci d'avance.