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Combien peut coûter un hôtel tout-inclus sans l'avion? English translation pending
Nous voulons partir de qc jusqu'au Mexique en westfalia et peut-être se payer une semaine tout inclus dans un hotel.
Nous nous demandons combien ca peut couter
Nous nous demandons combien ca peut couter
Quel cadeau apporter à ma future belle famille au Burkina Faso? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je vais voir ma belle famille pour la toute première fois au Burkina (une partie habite à Ouaga et une autre partie habite à Gomboussougou) et je ne sais pas trop quoi apporter. Qu'est ce qui leur fera le plus plaisir? Peut-on leur demander de nous faire une liste (peut-être le plus simple)?
Par tradition, je sais que je dois apporter un pagne à ma Belle-mère, peut être y en a t'il d'autres?
Nous serons là-bas pour Noël et le nouvel an. S'échange t'on des cadeaux comme en France à cette date?
Par ailleurs, je compte ramener un Balafon du Burkina par avion (je suis passé par point Afrique), y a t'il un bon plan pour qu'il arrive en entier en France (genre saucissonné à mort avec du gros scotch dans du papier à bulles). Et surtout ou l'acheter et pour quel prix.
Merci de vos réponses 😛.
Je vais voir ma belle famille pour la toute première fois au Burkina (une partie habite à Ouaga et une autre partie habite à Gomboussougou) et je ne sais pas trop quoi apporter. Qu'est ce qui leur fera le plus plaisir? Peut-on leur demander de nous faire une liste (peut-être le plus simple)?
Par tradition, je sais que je dois apporter un pagne à ma Belle-mère, peut être y en a t'il d'autres?
Nous serons là-bas pour Noël et le nouvel an. S'échange t'on des cadeaux comme en France à cette date?
Par ailleurs, je compte ramener un Balafon du Burkina par avion (je suis passé par point Afrique), y a t'il un bon plan pour qu'il arrive en entier en France (genre saucissonné à mort avec du gros scotch dans du papier à bulles). Et surtout ou l'acheter et pour quel prix.
Merci de vos réponses 😛.
Recherche petites associations au Maroc English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche de toutes petites associations venant en aide aux orphelins du Maroc (si possible casablanca, rabat)
Nous sommes une association qui sommes prêts à donner de notre aide physique et matérielle aux orphelins du maroc
Pouvez-vous me communiquer quelques adresses et leurs besoins
Si pas sérieux s'abstenir
merci
Circuits au Vietnam et au Laos pour un voyage en décembre-janvier? English translation pending
Je pars pour le vietnam et le laos en décembre et janvier, est ce qu'il y a des circuits meiux que les autres et quoi ne pas manquer. je voyage en sac à dos et non organisé d, avance merci
Retour de trois semaines en famille à Java-Bali-Lombok English translation pending
Apres le sri lanka, la thailande et la malaisie-borneo l’an passé (CR sur le forum !), cap cet été sur l’indonesie (java-bali-lombok ) pour 3 semaines de decouvertes à 5 avec nos 3 ados (14-14-16)!
Fruit des experiences des uns et des autres recoltées notamment sur ce forum, voici donc pour info, le circuit effectué ; à mon tour donc de repondre bien modestement avec plaisir aux questions et commentaires que ce recit pourra susciter !! ( détails des couts, photos, en MP pour ceux qui le souhaiteraient )
J1 : geneve ->zurich--> singapour ->denpasar -nuit à kuta (bali) Vol avec singapore airlines booke des janvier pour beneficier du meilleur tarif ; comme prevu service irreprochable, B777-300 derniere generation avec le top de l’equipement video-audio Kuta : hotel adi dharma : au calme bien qu’ au centre de kuta, belle piscine, chambres correctes J2 -J3 : surf à kuta : nos fils voulaient absolument "essayer" le surf : kuta est le spot idéal pour les debutants ; etant completement novices, ils ont pris une leçon le premier jour, mais le second on a loué des surfs a prix derisoire sur la plage et ils se sont vraiment amusés et se sont debrouilles seuls sans difficulté ! Tanah lot : en taxi, pour arriver comme tout le monde pour le coucher du soleil ; d’accord c’est vraiment surpeuplé, mais le site est magnifique ! Bien qu’etant effectivement infesté d’australiens plus ou moins surfers et/ou buveurs de bintang, de boutiques billabong-rip curl occidentales et d’echoppes de souvenirs peudo-balinais ; kuta ne nous a pas deplu, contrairement aux avis "classiques" ; meme l’ambiance sur la plage pourtant assez bondée est sympa, avec un melange de touristes et d’indonesiens qui viennent vous prendre en photo, des vendeurs de tout et de rien pas trop agressifs, et des couchers de soleil magnifiques J4 : vol jogjakarta -prambanan - nuit borobudur Pour la partie java, on voulait abolument limiter au maximum les longs transferts en voiture et les aleas ; je suis donc passé par une agence locale (globalaventure) pour enchainer "rapidement" prambanan-borobudur-jogjakarta et bromo-kawaijen ; donc vol denpasar -jogjakarta à midi, visite de prambanan l’am, passage vers la coulee de lave du merapi et nuit à l’hotel manohara à borobudur ; le lendemain matin visite de borobudur, puis voiture jusque jogjakarta, vol jogjakarta ->surabaya, voiture pour finir jusqu’au lava view lodge au pied du bromo ; le lendemain matin bromo, puis route jusqu’a sempol au pied du kawa ijen ; le surlendemain matin kawa ijen, puis voiture+ferry -->bali -pemuteran ; rythme donc assez soutenu, 3 jours avec lever matinal mais finalement pas trop fatigant car tout s’est bien enchaine, avant une partie plus "cool " sur bali Les vols interieurs que l’on a empruntes (dps ->jog (garuda), jog ->surabaya (batavia), et plus tard dps --> mataram (merpati) se sont deroules sans problème bien que toutes les compagnies indonesiennes soient blacklistées ; l’ etat des appareils ne nous a pas specialement inquietes, et on a juste eu un peu de retard assez classique apparemment - pour les billets, utilisation de travelindo.com (avec paiement via paypal ) sans aucun souci Prambanan: un des candi vient juste d’etre rouvert au public, suite à la renovation consecutive au tremblement de terre de 2006; ne pas hesiter a prendre un des guides francophones à l’entree ; Merapi : la vue sur la "coulée de lave" est decevante (pas de lave, juste en fait les stygmates de la derniere eruption =coulée de boue) ;donc pas d’interet (sauf pour ceux qui veulent faire le sommet) Nuit à borobudur : le manohara est super bien situé (acces à pied au temple ) ; chambres "moyennes" (ça sent l’hotel impersonnel destiné plutot aux groupes), restaurant moyen idem - permet surtout d’arriver tres tot (= avant les groupes ) à borobudur J5 :borobudur- jogjakarta - vol surabaya- voiture --> semoro lawang (lava view) Comme tous les guides conseillent d’arriver tot à borobudur, c’est finalement beaucoup plus peuplé à 8h du matin qu’à 10 h ! ; en evitant les hordes de touristes, on parvient à prendre des photos magnifiques, car le site est quand meme "incontournable " Sur la route vers jogjakarta, visite possible d’ateliers de travail de l’argent -interessant - Jogjakarta: nous avons juste "traverse" le craton (batiments peu spectaculaires, beaucoup de parties non visitables), passé un peu de temps au marche aux oiseaux, et tenté le becak ; bien sur, c’est tres court et "superficiel", mais on n’ pas regrette d’avoir passé si peu de temps à jog, vs ce qu’on a pu voir plus tard Le vol jog-->surabaya permet d’eviter les 8h de voiture jusqu’a malang ; cela dit le trajet surabaya-->bromo (cemoro lawang ) est quand meme long (route cotiere bondée) ; on a fait un stop à sidoarjo ( = volcan de boue, voir reportage thalassa en juin ) et sommes arrives vers 21h au lava view hotel Lava view lodge : chambres ( ="suite " familale pour nous 5 ) propres, assez basiques; de toute maniere, c’est lever le lendemain matin vers 4h, donc on ne s’attarde pas à l’hotel!) J6 : bromo - voiture --> arabica home stay sempol Le lever du soleil sur le bromo depuis le mont penanjakan est vraiment à faire ; bien sur, on est environ 300 à y monter tous ensemble en 4*4 et à attendre ce moment, mais en se concentrant sur le panorama ... . Idem, la balade à dos de mulet dans la mer de cendres de la caldeira pour acceder ensuite au bromo, la montee des quelques q marches, et le spectacle du cratere fumant du bromo lui-meme sont incontournables ... En reprenanant la voiture dans la matinee, on arrive sans problème dans l’apres midi à sempol pour se rendre le lendemain au kawa ijen ;;; Arabica home stay à sempol : hotel vraiment basique ; principal atout = dans une plantation de cafe, ce qui permet de se balader dans le village associé a cette plantation, de faire le tour des plantations et de l’usine de traitement ..., apparemment l’autre hotel de sempol ( catimor ) a été recemment rénové et serait "mieux" (dixit notre guide ) ; mais idem, de toute maniere on ne fait qu’y dormir pour se lever le lendemain aux aurores ... J7 : kawa ijen - voiture+ferry--> bali -nuit jubawa home stay pemuteran Kawa ijen : la montee au cratere est facile (maxi 1h30 ) ; la faire absolument le plus tot possible, car permet des lors de descendre au fond du cratere sans trop de soucis avec les vapeurs de soufre ; on a croisé pas mal de personnes qui etaient parties plus tard et de ce fait n’ont pas pu ou voulu descendre (car trop enfumé), ce qui est pourtant "indispensable" ; tout ce qu’on peut lire sur le kawa ijen (le volcan lui -meme, le lac "d’acide", les conditions d’extraction du soufre hallucinantes avec les porteurs vehiculant des charges de 80kg ) on l’ a vraiment ressenti ; cela dit, le site est frequente au ¾ par des francais (merci nicolas hulot - ) et le contraste entre les nombreux frenchies parfois surequipes pour descendre dans le cratere et les porteurs indonesiens en tongues est quand meme saisissant ; prevoir des cigarettes et des bonbons pour les porteurs (de toute maniere ils vous le reclameront, que vous souhaitiez ou non les photographier ) En reprenant ensuite la route depuis sempol jusqu’au ferry de ketapang, on arrive sans problème à pemuteran dans l’apres mdi .... Pemuteran : bien qu’ayant tente de reserver plus de 2 mois avant le depart, j’ai eu beaucoup de difficultes pour trouver un hebergement à pemuteran ; on a finalement atterri au jubawa home stay qui est d’abord un resto + dive center proposant egalement des bungalows tres chouettes dans un petit jardin; detail : ne pas oublier les boules quies si on veut dormir un peu, car basse cour et "hotel " ne font qu’un ( chant des coqs toute la nuit ...) - J8 : snorkeling pulau menjangan Le but de notre stop a pemuteran etait le snorkeling à pulau menjangan : des sorties sont organisées sans problème quotidiennement, incluant transport- bateau-equimement -repas le mdi- permis pour la reserve ...) ; mon avis perso est que les fonds sous marins (snorkeling ) sont tres beaux (corail non abime), sans etre exceptionnels (c’est vrai qu’après sipadan en malaisie, on devient difficile !), les tarifs pratiques sont excessifs et les sorties "trop encadrées" ( on suit le guide, on fait demi tour sur ordre, le bateau repart à telle heure, ....) La plage de pemuteran (sable noir ) nous a bien plus plu, les possibilites d’hebergement restreintes font que la frequentation touristique y est faible ! - par hasard, on est tombe sur l’hotel adi assri qui vient d’ouvrir pres du "port" et du village de pecheurs : super resto pres de la plage, accueil excellent : allez y ! J9 : voiture -->ubud (via danau bratan) Avant de repartir de pemuteran, on est passe au reef seen aquatics (dive center + bungalows+ "turtle hatchery" ) - peu de tortues visibles, mais en arrivant tot le matin, on peut "participer" au relachement de jeunes tortues sur la plage ; à la sortie de pemuteran, le pura pulaki est à voir (macaques en bord de mer, pas de touristes, ...) Pour le transport pemuteran -->ubud, le jubawa nous avait trouve un transport au tarif "excessif", ils profitent sans doute de l’isolement de pemuteran (et du fait que les touristes n’y viennent que l’ete ) pour faire monter les prix ... Route jusqu’a ubud via lacs tamblingan, bedugul et danau bratan : le temple ulu danu dans son paysage de carte postale est bien entendu à voir, mais c’est quand meme un peu trop infeste de touristes ; juste avant bedugul, s’arreter au "strawberry stop" (c’est dans le LP ) si on veut se faire une orgie de fraises .... Ubud : vu le nombre "illimite" d’hebergements possibles à ubud, j’avais croise le classement du site tripadvisor (90 hotels à ubud !) avec notre budget pour lancer ma recherche : je suis "tombe " ainsi sur le saren indah, et là bingo !: l’hotel est situe juste au sud de monkey forest (donc au calme, mais pas loin du centre ), au milieu des rizieres, chambres magnifiques, belle piscine ... :que du bonheur ! - de plus il est juste à cote du resto lakaleke qui est egalement magnifique et qui propose certains soirs ( ca tombait bien pour nous) un spectacle de kecak dance remarquable J10 +J11 : ubud + VTT kintamani ->ubud ; yeh pulu + goa gadja La balade vtt (proposée par plusieurs agences ) est vraiment à faire : elle permet à la fois de traverser des villages à l’écart des "grands" axes, de parcourir les rizieres sur des chemins, le tout sur un parcours d’environ 35 km tres facile car tout en descente depuis les environs de kintamani; le seul côté un peu "technique" : slalomer entre les rizières à l’arrivée vers ubud - c’est une bonne alternative pour se balader pour nous 5 qui ne pouvions pas louer de scooters . On a pu s’arreter au temple gunung kawi Parmi les multiples spectacles de danses, nous avons assiste aux classiques "legong et barong" au palais royal ; bien arriver à l’avance pour avoir une place correcte si on veut voir quelque chose ... ; evidemment hyper - touristique, et à choisir kecak dance plus spectaculaire (car nombreux danseurs autour d’un feu) Parmi les restaurants testés : le repute wayan cafe : si on veut du smoked duck, il faut le commander avant - tester aussi pour changer de la bintang, le rose de bali plutot honnete ! J12 : ubud ->denpasar ; avion ->mataram (lombok ) -nuit sengiggi Pour notre partie sur lombok, voulant à la fois inclure le rinjani + quelques jours à kuta sans avoir a galerer à l’arrivee à mataram, je suis passé par l’agence locale rinjanitrekking qui a à la fois "organisé" le trek et fourni une voiture + chauffeur pour faire mataram -sengiggi-senaru, et qu’on a ensuite conserve pour faire senaru -> cemoro lawang-kuta, les balades autour de kuta, et qui nous a déposé a l’embarcadère des gilis (bangsal ) Nuit au puri saron : beaux bungalows, belle piscine J13 :voiture sengiggi ->senaru -trek rinjani ; nuit pos IV Pour le trek, nous n’avions ni le temps ni forcement le souhait de faire le sommet via donc le circuit "classique" 3j-2n (rappel : on a 3 ados ); on s’est donc contenté de l’aller retour senaru <-> cratere (2j-1n) ; le denivellé est assez important, mais finalement pas si difficile contrairement à nos craintes: en partant à 10h, on est montes jusqu’ au bord du cratere en environ 5h, ce qui fait qu’en comptant les arrets, on a eu le temps de voir le fabuleux coucher du soleil depuis le cratere, et de redescendre dormir au pos IV (200m sous le cratere) ; le lendemain matin, on est remonté voir le lever su soleil, et on avait tout redescendu pour midi ; le chemin est tres frequente par les indonesiens qui vont frequemment sejourner au bord du lac segara anak et est de ce fait bien "balisé;" ; des bonnes baskets suffisent pour la partie qu’on a faite ; d’ailleurs notre guide et les porteurs (et d’autres indonesiens croises) montent en tongues ... ; bien prevoir des vetements chauds ( on dort à 2600m ...) et profiter de la vue .( plus belle d’ailleurs au coucher qu’au lever du soleil selon nous) ... J14 : redescente rinjani -> senaru ; voiture -->kuta via cembalu lawang (route magnifique, paysages tres varies, pas un touriste) Kuta : novotel : hotel magnifique mais isolé ; ne surtout pas y rester le soir (resto hors de prix ...) Par contre le ptit déj ***; en cherchant un peu on arrive à trouver un transport jusque kuta ; parmi les restos testes, c’est le family cafe que nous avons prefere (pour le cadre, le poisson ...) J15 -J16 plages alentours de kuta ( tanjung aan, mawun, mawi, selong blanak) - combat sasak pres de praya Les plages à l’est et à l’ouest de kuta sont magnifiques, quasi desertes ... pour combien de temps encore ?.... on a en plus eu la chance de passer à selong blanak alors qu’ un mariage sasak etait celebré sur la plage et dans le village ... Notre chauffeur nous a également guidé vers un village ou se déroulait un "stickfight"(seulement en août) ; pas un seul touriste à la ronde, et notre presence a davantage intrigué les sasaks que les combats eux-memes ! J17 : kuta ->bangsal (via sasak village rembitan, labupi, mataram ), ; bateau ->gili trawangan Entre kuta et mataram, on s’est arretés (decrit dans le routard) au sasak village de rembitan et à lapubi (sculpture sur bois ) ; comme partout ailleurs à lombok, nous a semblé plus "authentique", moins "touristique" qu’a bali Arrivés à bangsal, vus les avertissemets du LP, on est directement alles negocier au bureau du port un bateau pour 5 jusqu’ a gili trawangan ( sans souci finalement) J18- J19 gili trawangan Hotel : beach house - meme en m’y prenant 2 mois à l’avance, j’ai un peu galéré pour trouver l’hebergement souhaite à gili trawangan ; finalement, on a atterri au beach house qui est d’abord un excellent resto, mais possède egalement des bungalows ; les plus eloignes de la plage permettent de dormir tranquillement malgre la chaude ambiance musicale nocturne en provenance du bar tir na nog tout proche, certains possedent même une petite piscine privee .... (bon, on ne s’est pas prives...) ; cela dit, par rapport à ce que j’avais pu lire voire craindre, trawangan c’est quand meme pas ibiza ou saint trop ! Le tour de l’ile à vélo (enfin en poussant le velo dans le sable ...) est a faire ; aucun risque de deshydratation : plusieurs haltes sympathiques avec sofas face à la mer ..... Pour le snorkeling, on a prefere, à 5, louer un bateau pour la journee plutot que de prendre un "snorkeling tour classique" (pas plus cher, et ca evite de se retrouver à 20 sur le meme spot ) ; le bateau est utile autour de trawangan, car pas mal de courant (donc pas evident de partir du bord ni revenir à la nage à cause du courant ) ; les coraux sont assez abimes, on n’a pas trouve (là ou le bateau a stoppé) une super-densite ni variété de poissons (ah, la malaisie!), mais on a vu des tortues ! J20 : speedboat gilicat -->padangbai ; voiture ->jimbaran ; surf kuta Le trajet en speedboat jusque padangbai via gilicat dure environ 1h30 (via bangsal) - ça secoue pas mal (donc se placer tout de suite à l’arriere du bateau !) Et eviter de prendre le blue water qui arrive a benoa ce qui rallonge d’une heure le trajet maritime; en partant à 11h de gili, on est arrives vers 15h à jimbaran, le temps de faire une derniere seance de surf à kuta (bali) !: Jimbaran : hotel puri bamboo : belle piscine, au calme, chambres spacieuses On a bien sur termine par un resto de poissons sur la plage de jimbaran (secteur proche du puri bambu ) ; bien touristique, carte identique pour tous les retos, mais quand meme bien agreable au bord de l’eau (ne pas hésiter à demander un "discount", ils le font tous ! ) ; J21 :denpasar- singapour-zurich -geneve
Voilà c’est terminé ...En resume, 3 semaines tres contrastées entre java, bali et lombok, avec en commun le sourire, la facilite pour tout organiser sur place, des paysages hors du commun ; meme si le "programme" était assez soutenu, on n’ a quand meme pas passé trop de temps dans les transports, et on a pu se "poser" regulierement " - aucune "mauvaise surprise" ni galère, aucun souci alimentaire, des super hotels : on est murs pour sumatra, flores, sulawesi, komodo, sumba, alor, ..... !!!
J1 : geneve ->zurich--> singapour ->denpasar -nuit à kuta (bali) Vol avec singapore airlines booke des janvier pour beneficier du meilleur tarif ; comme prevu service irreprochable, B777-300 derniere generation avec le top de l’equipement video-audio Kuta : hotel adi dharma : au calme bien qu’ au centre de kuta, belle piscine, chambres correctes J2 -J3 : surf à kuta : nos fils voulaient absolument "essayer" le surf : kuta est le spot idéal pour les debutants ; etant completement novices, ils ont pris une leçon le premier jour, mais le second on a loué des surfs a prix derisoire sur la plage et ils se sont vraiment amusés et se sont debrouilles seuls sans difficulté ! Tanah lot : en taxi, pour arriver comme tout le monde pour le coucher du soleil ; d’accord c’est vraiment surpeuplé, mais le site est magnifique ! Bien qu’etant effectivement infesté d’australiens plus ou moins surfers et/ou buveurs de bintang, de boutiques billabong-rip curl occidentales et d’echoppes de souvenirs peudo-balinais ; kuta ne nous a pas deplu, contrairement aux avis "classiques" ; meme l’ambiance sur la plage pourtant assez bondée est sympa, avec un melange de touristes et d’indonesiens qui viennent vous prendre en photo, des vendeurs de tout et de rien pas trop agressifs, et des couchers de soleil magnifiques J4 : vol jogjakarta -prambanan - nuit borobudur Pour la partie java, on voulait abolument limiter au maximum les longs transferts en voiture et les aleas ; je suis donc passé par une agence locale (globalaventure) pour enchainer "rapidement" prambanan-borobudur-jogjakarta et bromo-kawaijen ; donc vol denpasar -jogjakarta à midi, visite de prambanan l’am, passage vers la coulee de lave du merapi et nuit à l’hotel manohara à borobudur ; le lendemain matin visite de borobudur, puis voiture jusque jogjakarta, vol jogjakarta ->surabaya, voiture pour finir jusqu’au lava view lodge au pied du bromo ; le lendemain matin bromo, puis route jusqu’a sempol au pied du kawa ijen ; le surlendemain matin kawa ijen, puis voiture+ferry -->bali -pemuteran ; rythme donc assez soutenu, 3 jours avec lever matinal mais finalement pas trop fatigant car tout s’est bien enchaine, avant une partie plus "cool " sur bali Les vols interieurs que l’on a empruntes (dps ->jog (garuda), jog ->surabaya (batavia), et plus tard dps --> mataram (merpati) se sont deroules sans problème bien que toutes les compagnies indonesiennes soient blacklistées ; l’ etat des appareils ne nous a pas specialement inquietes, et on a juste eu un peu de retard assez classique apparemment - pour les billets, utilisation de travelindo.com (avec paiement via paypal ) sans aucun souci Prambanan: un des candi vient juste d’etre rouvert au public, suite à la renovation consecutive au tremblement de terre de 2006; ne pas hesiter a prendre un des guides francophones à l’entree ; Merapi : la vue sur la "coulée de lave" est decevante (pas de lave, juste en fait les stygmates de la derniere eruption =coulée de boue) ;donc pas d’interet (sauf pour ceux qui veulent faire le sommet) Nuit à borobudur : le manohara est super bien situé (acces à pied au temple ) ; chambres "moyennes" (ça sent l’hotel impersonnel destiné plutot aux groupes), restaurant moyen idem - permet surtout d’arriver tres tot (= avant les groupes ) à borobudur J5 :borobudur- jogjakarta - vol surabaya- voiture --> semoro lawang (lava view) Comme tous les guides conseillent d’arriver tot à borobudur, c’est finalement beaucoup plus peuplé à 8h du matin qu’à 10 h ! ; en evitant les hordes de touristes, on parvient à prendre des photos magnifiques, car le site est quand meme "incontournable " Sur la route vers jogjakarta, visite possible d’ateliers de travail de l’argent -interessant - Jogjakarta: nous avons juste "traverse" le craton (batiments peu spectaculaires, beaucoup de parties non visitables), passé un peu de temps au marche aux oiseaux, et tenté le becak ; bien sur, c’est tres court et "superficiel", mais on n’ pas regrette d’avoir passé si peu de temps à jog, vs ce qu’on a pu voir plus tard Le vol jog-->surabaya permet d’eviter les 8h de voiture jusqu’a malang ; cela dit le trajet surabaya-->bromo (cemoro lawang ) est quand meme long (route cotiere bondée) ; on a fait un stop à sidoarjo ( = volcan de boue, voir reportage thalassa en juin ) et sommes arrives vers 21h au lava view hotel Lava view lodge : chambres ( ="suite " familale pour nous 5 ) propres, assez basiques; de toute maniere, c’est lever le lendemain matin vers 4h, donc on ne s’attarde pas à l’hotel!) J6 : bromo - voiture --> arabica home stay sempol Le lever du soleil sur le bromo depuis le mont penanjakan est vraiment à faire ; bien sur, on est environ 300 à y monter tous ensemble en 4*4 et à attendre ce moment, mais en se concentrant sur le panorama ... . Idem, la balade à dos de mulet dans la mer de cendres de la caldeira pour acceder ensuite au bromo, la montee des quelques q marches, et le spectacle du cratere fumant du bromo lui-meme sont incontournables ... En reprenanant la voiture dans la matinee, on arrive sans problème dans l’apres midi à sempol pour se rendre le lendemain au kawa ijen ;;; Arabica home stay à sempol : hotel vraiment basique ; principal atout = dans une plantation de cafe, ce qui permet de se balader dans le village associé a cette plantation, de faire le tour des plantations et de l’usine de traitement ..., apparemment l’autre hotel de sempol ( catimor ) a été recemment rénové et serait "mieux" (dixit notre guide ) ; mais idem, de toute maniere on ne fait qu’y dormir pour se lever le lendemain aux aurores ... J7 : kawa ijen - voiture+ferry--> bali -nuit jubawa home stay pemuteran Kawa ijen : la montee au cratere est facile (maxi 1h30 ) ; la faire absolument le plus tot possible, car permet des lors de descendre au fond du cratere sans trop de soucis avec les vapeurs de soufre ; on a croisé pas mal de personnes qui etaient parties plus tard et de ce fait n’ont pas pu ou voulu descendre (car trop enfumé), ce qui est pourtant "indispensable" ; tout ce qu’on peut lire sur le kawa ijen (le volcan lui -meme, le lac "d’acide", les conditions d’extraction du soufre hallucinantes avec les porteurs vehiculant des charges de 80kg ) on l’ a vraiment ressenti ; cela dit, le site est frequente au ¾ par des francais (merci nicolas hulot - ) et le contraste entre les nombreux frenchies parfois surequipes pour descendre dans le cratere et les porteurs indonesiens en tongues est quand meme saisissant ; prevoir des cigarettes et des bonbons pour les porteurs (de toute maniere ils vous le reclameront, que vous souhaitiez ou non les photographier ) En reprenant ensuite la route depuis sempol jusqu’au ferry de ketapang, on arrive sans problème à pemuteran dans l’apres mdi .... Pemuteran : bien qu’ayant tente de reserver plus de 2 mois avant le depart, j’ai eu beaucoup de difficultes pour trouver un hebergement à pemuteran ; on a finalement atterri au jubawa home stay qui est d’abord un resto + dive center proposant egalement des bungalows tres chouettes dans un petit jardin; detail : ne pas oublier les boules quies si on veut dormir un peu, car basse cour et "hotel " ne font qu’un ( chant des coqs toute la nuit ...) - J8 : snorkeling pulau menjangan Le but de notre stop a pemuteran etait le snorkeling à pulau menjangan : des sorties sont organisées sans problème quotidiennement, incluant transport- bateau-equimement -repas le mdi- permis pour la reserve ...) ; mon avis perso est que les fonds sous marins (snorkeling ) sont tres beaux (corail non abime), sans etre exceptionnels (c’est vrai qu’après sipadan en malaisie, on devient difficile !), les tarifs pratiques sont excessifs et les sorties "trop encadrées" ( on suit le guide, on fait demi tour sur ordre, le bateau repart à telle heure, ....) La plage de pemuteran (sable noir ) nous a bien plus plu, les possibilites d’hebergement restreintes font que la frequentation touristique y est faible ! - par hasard, on est tombe sur l’hotel adi assri qui vient d’ouvrir pres du "port" et du village de pecheurs : super resto pres de la plage, accueil excellent : allez y ! J9 : voiture -->ubud (via danau bratan) Avant de repartir de pemuteran, on est passe au reef seen aquatics (dive center + bungalows+ "turtle hatchery" ) - peu de tortues visibles, mais en arrivant tot le matin, on peut "participer" au relachement de jeunes tortues sur la plage ; à la sortie de pemuteran, le pura pulaki est à voir (macaques en bord de mer, pas de touristes, ...) Pour le transport pemuteran -->ubud, le jubawa nous avait trouve un transport au tarif "excessif", ils profitent sans doute de l’isolement de pemuteran (et du fait que les touristes n’y viennent que l’ete ) pour faire monter les prix ... Route jusqu’a ubud via lacs tamblingan, bedugul et danau bratan : le temple ulu danu dans son paysage de carte postale est bien entendu à voir, mais c’est quand meme un peu trop infeste de touristes ; juste avant bedugul, s’arreter au "strawberry stop" (c’est dans le LP ) si on veut se faire une orgie de fraises .... Ubud : vu le nombre "illimite" d’hebergements possibles à ubud, j’avais croise le classement du site tripadvisor (90 hotels à ubud !) avec notre budget pour lancer ma recherche : je suis "tombe " ainsi sur le saren indah, et là bingo !: l’hotel est situe juste au sud de monkey forest (donc au calme, mais pas loin du centre ), au milieu des rizieres, chambres magnifiques, belle piscine ... :que du bonheur ! - de plus il est juste à cote du resto lakaleke qui est egalement magnifique et qui propose certains soirs ( ca tombait bien pour nous) un spectacle de kecak dance remarquable J10 +J11 : ubud + VTT kintamani ->ubud ; yeh pulu + goa gadja La balade vtt (proposée par plusieurs agences ) est vraiment à faire : elle permet à la fois de traverser des villages à l’écart des "grands" axes, de parcourir les rizieres sur des chemins, le tout sur un parcours d’environ 35 km tres facile car tout en descente depuis les environs de kintamani; le seul côté un peu "technique" : slalomer entre les rizières à l’arrivée vers ubud - c’est une bonne alternative pour se balader pour nous 5 qui ne pouvions pas louer de scooters . On a pu s’arreter au temple gunung kawi Parmi les multiples spectacles de danses, nous avons assiste aux classiques "legong et barong" au palais royal ; bien arriver à l’avance pour avoir une place correcte si on veut voir quelque chose ... ; evidemment hyper - touristique, et à choisir kecak dance plus spectaculaire (car nombreux danseurs autour d’un feu) Parmi les restaurants testés : le repute wayan cafe : si on veut du smoked duck, il faut le commander avant - tester aussi pour changer de la bintang, le rose de bali plutot honnete ! J12 : ubud ->denpasar ; avion ->mataram (lombok ) -nuit sengiggi Pour notre partie sur lombok, voulant à la fois inclure le rinjani + quelques jours à kuta sans avoir a galerer à l’arrivee à mataram, je suis passé par l’agence locale rinjanitrekking qui a à la fois "organisé" le trek et fourni une voiture + chauffeur pour faire mataram -sengiggi-senaru, et qu’on a ensuite conserve pour faire senaru -> cemoro lawang-kuta, les balades autour de kuta, et qui nous a déposé a l’embarcadère des gilis (bangsal ) Nuit au puri saron : beaux bungalows, belle piscine J13 :voiture sengiggi ->senaru -trek rinjani ; nuit pos IV Pour le trek, nous n’avions ni le temps ni forcement le souhait de faire le sommet via donc le circuit "classique" 3j-2n (rappel : on a 3 ados ); on s’est donc contenté de l’aller retour senaru <-> cratere (2j-1n) ; le denivellé est assez important, mais finalement pas si difficile contrairement à nos craintes: en partant à 10h, on est montes jusqu’ au bord du cratere en environ 5h, ce qui fait qu’en comptant les arrets, on a eu le temps de voir le fabuleux coucher du soleil depuis le cratere, et de redescendre dormir au pos IV (200m sous le cratere) ; le lendemain matin, on est remonté voir le lever su soleil, et on avait tout redescendu pour midi ; le chemin est tres frequente par les indonesiens qui vont frequemment sejourner au bord du lac segara anak et est de ce fait bien "balisé;" ; des bonnes baskets suffisent pour la partie qu’on a faite ; d’ailleurs notre guide et les porteurs (et d’autres indonesiens croises) montent en tongues ... ; bien prevoir des vetements chauds ( on dort à 2600m ...) et profiter de la vue .( plus belle d’ailleurs au coucher qu’au lever du soleil selon nous) ... J14 : redescente rinjani -> senaru ; voiture -->kuta via cembalu lawang (route magnifique, paysages tres varies, pas un touriste) Kuta : novotel : hotel magnifique mais isolé ; ne surtout pas y rester le soir (resto hors de prix ...) Par contre le ptit déj ***; en cherchant un peu on arrive à trouver un transport jusque kuta ; parmi les restos testes, c’est le family cafe que nous avons prefere (pour le cadre, le poisson ...) J15 -J16 plages alentours de kuta ( tanjung aan, mawun, mawi, selong blanak) - combat sasak pres de praya Les plages à l’est et à l’ouest de kuta sont magnifiques, quasi desertes ... pour combien de temps encore ?.... on a en plus eu la chance de passer à selong blanak alors qu’ un mariage sasak etait celebré sur la plage et dans le village ... Notre chauffeur nous a également guidé vers un village ou se déroulait un "stickfight"(seulement en août) ; pas un seul touriste à la ronde, et notre presence a davantage intrigué les sasaks que les combats eux-memes ! J17 : kuta ->bangsal (via sasak village rembitan, labupi, mataram ), ; bateau ->gili trawangan Entre kuta et mataram, on s’est arretés (decrit dans le routard) au sasak village de rembitan et à lapubi (sculpture sur bois ) ; comme partout ailleurs à lombok, nous a semblé plus "authentique", moins "touristique" qu’a bali Arrivés à bangsal, vus les avertissemets du LP, on est directement alles negocier au bureau du port un bateau pour 5 jusqu’ a gili trawangan ( sans souci finalement) J18- J19 gili trawangan Hotel : beach house - meme en m’y prenant 2 mois à l’avance, j’ai un peu galéré pour trouver l’hebergement souhaite à gili trawangan ; finalement, on a atterri au beach house qui est d’abord un excellent resto, mais possède egalement des bungalows ; les plus eloignes de la plage permettent de dormir tranquillement malgre la chaude ambiance musicale nocturne en provenance du bar tir na nog tout proche, certains possedent même une petite piscine privee .... (bon, on ne s’est pas prives...) ; cela dit, par rapport à ce que j’avais pu lire voire craindre, trawangan c’est quand meme pas ibiza ou saint trop ! Le tour de l’ile à vélo (enfin en poussant le velo dans le sable ...) est a faire ; aucun risque de deshydratation : plusieurs haltes sympathiques avec sofas face à la mer ..... Pour le snorkeling, on a prefere, à 5, louer un bateau pour la journee plutot que de prendre un "snorkeling tour classique" (pas plus cher, et ca evite de se retrouver à 20 sur le meme spot ) ; le bateau est utile autour de trawangan, car pas mal de courant (donc pas evident de partir du bord ni revenir à la nage à cause du courant ) ; les coraux sont assez abimes, on n’a pas trouve (là ou le bateau a stoppé) une super-densite ni variété de poissons (ah, la malaisie!), mais on a vu des tortues ! J20 : speedboat gilicat -->padangbai ; voiture ->jimbaran ; surf kuta Le trajet en speedboat jusque padangbai via gilicat dure environ 1h30 (via bangsal) - ça secoue pas mal (donc se placer tout de suite à l’arriere du bateau !) Et eviter de prendre le blue water qui arrive a benoa ce qui rallonge d’une heure le trajet maritime; en partant à 11h de gili, on est arrives vers 15h à jimbaran, le temps de faire une derniere seance de surf à kuta (bali) !: Jimbaran : hotel puri bamboo : belle piscine, au calme, chambres spacieuses On a bien sur termine par un resto de poissons sur la plage de jimbaran (secteur proche du puri bambu ) ; bien touristique, carte identique pour tous les retos, mais quand meme bien agreable au bord de l’eau (ne pas hésiter à demander un "discount", ils le font tous ! ) ; J21 :denpasar- singapour-zurich -geneve
Voilà c’est terminé ...En resume, 3 semaines tres contrastées entre java, bali et lombok, avec en commun le sourire, la facilite pour tout organiser sur place, des paysages hors du commun ; meme si le "programme" était assez soutenu, on n’ a quand meme pas passé trop de temps dans les transports, et on a pu se "poser" regulierement " - aucune "mauvaise surprise" ni galère, aucun souci alimentaire, des super hotels : on est murs pour sumatra, flores, sulawesi, komodo, sumba, alor, ..... !!!

Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie English translation pending
Ca y est !!!🙂
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.
J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪
PROLOGUE AU VOYAGE
Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.
Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.
Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.
Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.
Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.
L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.
D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.
Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.
Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.
Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)
LE PERIPLE
Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...
Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.
Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom
On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...
Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.
Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...
Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.
Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.
Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.
Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.
Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.
On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)
Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.
Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....
La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...
Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.
Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...
Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.
Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.
Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.
Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.
Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.
La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.
Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.
On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.
En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.
On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.
Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....
Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.
Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.
Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.
Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.
De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.
Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.
Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.
Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.
Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!
Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».
Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.
Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.
Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.
Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.
En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.
Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.
Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?
Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.
Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...
Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.
Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.
Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.
La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.
Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »
Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….
De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.
Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.
Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.
A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.
La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.
Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.
L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.
Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.
Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.
Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.
La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.
Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.
Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...
La suite est là : http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
Retour de 26 jours à Madagascar (Manakara - Morondava) English translation pending
Bonjour à tous 😉,
Voici un petit compte rendu de mon voyage sur l'ile rouge, principalement axé sur une ligne Est-Ouest "Manakara - Morondava".
Le séjour a duré 26 jours mais nous sommes restés une semaine à Fianar, donc le voyage décrit peut se faire sans courir en 20 jours à mon avis.
Je dois affirmer ici que nous nous sommes à aucun moment senti en insécurité, les malgaches sont toujours aussi courtois et paisibles. Nous avons bien évidemment respecté les règles de bases : ne pas afficher d'objets luxueux, mon Reflex numérique était la plupart du temps dans mon sac à dos, sauf le temps de prendre des photos évidemment !
Coté argent, il n'y a pas besoin d'emporter beaucoup de liquide, les DAB fleurissent partout à Mada, en tout cas sur notre chemin (sauf à Bélo sur Mer, faut pas déconner quand même !!! 🤪).
Orly - Tana (A330 Corsair)
A l'enregistrement grosse surprise : il n'y a pratiquement personne, je passe rapidement sans faire la queue😎. Aucun pb pendant le vol de nuit, personnel efficace, peut être moins cordial que d'habitude, je les ai trouvé un peu tendus (c'est mon 5eme A/R sur cette destination avec cette compagnie en 2 ans). Départ et arrivés à l'heure. Par contre avion rempli à 50%, j'ai une rangée de 3 fauteuils pour moi tout seul.
Tana - Antsirabe (Taxi Brousse)
Arrivée en taxi à la gare routière. Un des rabatteurs s'empare d'une de nos valises et cela déclenche une émeute avec ces collègues😠. J'ai maintenant compris la technique qu'il faudra appliquer à 2 par la suite à cette gare routière : un bloque le coffre du taxi et l'autre s'enquiert du taxi-brousse le mieux rempli pour un départ rapide. Nous montons dans un taxi-brousse pratiquement plein, je demande à des vazahas présents s'ils ont attendu longtemps, ils me répondent que non, et que de toutes façon ils ne s'ennuient pas vu le spectacle offert par les rabatteurs ! Nous partons en 30 minutes, le temps de faire le plein des derniers passagers.
A Anstirabe nous logons à la "maison de retraite" sous les conseils de Claude "Acer", très bon accueil, établissement très pittoresque et chambres confortables (Claude si tu me lis, aucun moyen de te contacter sur l’île avec le numéro de tel que tu m’as donné😐). On flâne dans Antsirabe qui est une ville que je trouve très agréable. Pas de visite particulière car nous connaissons déjà cette ville.
Nous mangeons à notre "cantine", une gargotte gasy pas loin de la cathédrale mais facilement reconnaissable car vers 16h00 ils préparent devant à l’extérieur de délicieux beignets et il y a toujours du monde pour en acheter. La nourriture est bonne et pas chère, peut être limite au niveau propreté.
Antsirabe - Fianarantsoa (Taxi Brousse)
Petite anecdote. Je remarque que sur notre passage, grand nombre de personnes, jeunes ou moins jeunes, ôtent leur chapeau pour nous saluer😮. Cela m'intrigue et nous aurons la réponse au prochain barrage de police. En fait, un des passagers fait transiter des ossements dans une caisse en bois sur le toit du taxi brousse, un petit drapeau gasy en berne accroché à la caisse. Il a attendu que tous les passagers soient montés dans le taxi brousse pour faire monter la caisse car ici les gens ne rigolent pas avec ce genre de choses, et certains auraient refusé de monter s'ils l'avait su ce que nous transportions. Les gens sur notre route saluaient donc les ossements. Il s'avère que le proprio de la caisse n'est pas tout à fait en règle au niveau papier pour le transit, et le policier laisse tomber l'affaire contre 5000Ar, ce qui ne doit pas être un mince somme pour notre paysan.
Arrivé à Fianar, on prend un taxi pour le Lac Hôtel où nous passerons une nuit. Malheureusement pas de bungalow sur pilotis sur le lac de dispo. Bon établissement, notre bungalow est un peu vieillot quand même. Pendant que les autres clients se pressent de déjeuner dans la salle pour partir au plus vite, nous prenons le notre tranquillement au soleil du matin devant le lac, avant de faire une petite ballade autour du lac. On vous a dit Mada c'est en mora mora, non ? 😇Pour rentrer, nous prendrons un taxi bâché à la station la plus proche, il faut marcher un km. C'est toujours marrant de monter dans ces vieilles 404, j'essaye de compter combien nous sommes à l'arrière, peut être une vingtaine avec les enfants ? L'ambiance, comme toujours dans les transports en commun de l'île, est plutôt bon enfant. Il y a même un "comique" qui se paye gentiment la tête du vazaha que je suis, ce qui fait rire tout le monde pendant le trajet, rien de méchant me confirme mon amie car je ne comprends rien bien entendu, donc je rigole avec tout le monde🙂. Contrôle de police à l’entrée de Fianar, le policier lui ne se marre pas et me demande même mon passeport, c'est bien la première fois que ça m'arrive !
A Fianar nous logerons à l'Hotel Soafia (confortable et piscine sympa, bon, les gasy ne restaient pas longtemps dans l'eau peut être un peu froide à leur goût mais pour ma part, après avoir vécu en Bretagne, je suis vacciné contre l’eau froide) et à l'hôtel Arinofy (très pratique pour les routards car à côté de la gare routière). Bon accueil et chambre propre.
Notre cantine devient rapidement la "Casa délice", gargotte gasy-chinoise près de la BFV dans le centre, très bon accueil, plats copieux😛. Pour manger plus rapidement le midi, il y a la gargotte " Aina", près du Zoma, très propre et aux prix défiant toute concurrence. On y mange le midi pour 3000Ar (entrée+Plat+dessert).
Fianarantsoa - Manakara (Train FCE)
Petit suspens la veille du départ au moment de réserver notre place à la gare : le train aurait subi une panne mais serait quand même rentré dans la nuit (alors qu'il arrive généralement vers 17h00). Sera-t-il capable de partir le lendemain ? 😕 Pas de pb, il partira bien le lendemain, juste avec une heure de retard.
Je dois dire que ce trajet a été le vrai coup de coeur pour moi de ce voyage, et je comprends maintenant pourquoi beaucoup en parlent ici. Les 8 heures de trajet passent sans s'en apercevoir, sous le charme des 17 gares où l'on s'arrête, avec à chaque fois un spectacle différent et aussi pour les gourmands des tas de choses à grignoter qui sont proposées par les villageois. Attention, les gens dans l'île parlent encore beaucoup en Francs malgaches, donc quand un prix est annoncé, faites préciser si c'est des Ariary ou des Francs. Par exemples, les beignets vendus par les marchands ambulants à chaque gare sont souvent à 1000FMG, soit 200Ar. Quelques vazahas "vaovao" se font avoir une fois au grand plaisir des vendeurs et payent leurs beignets 1000Ar.
A certain arrêts on trouve des enfants plus frondeurs que d'autres, qui font des pitreries et qui essayent désespérément de vous délester de tout ce qu'ils peuvent apercevoir depuis l'extérieur du train et qui se trouve sur votre porte bagages. J'avais lu ici une personne choquée qui avait vu des gens jeter des bouts de pain aux enfants. C'est vrai que sorti du contexte cela parait choquant, mais en fait ces petits chenapans jouent à chiner tout ce que vous avez, et si ils aperçoivent un bout de pain, ou toute autre nourriture ou encore une bouteille en plastic, ils vont s'égosiller pour que vous le leur donniez. Et comme toute distribution est impossible, j'ai donc moi aussi vu des touristes jeter des bouts de pains aux enfants ravis d'avoir gagné à leur petit jeu !!!
Les gares se succèdent donc aux grés des "Bonjour Vazaha" et "Bonbon Vazaha", etc etc Arrivée à Manakara vers 17h00, on n’a pas vu le temps passer.
A Manakara nous prenons un pouss pour descendre à l'hotel Parthenay. Nous sommes biens reçus par le staff malgache mais les (nouveaux) gérants nous ignorent superbement😐. Je ne suis pas non plus pour que les gérants des hôtels viennent me lécher la pomme à chaque fois que j'arrive dans un établissement, mais bon, un petit "vous avez fait un bon voyage" ça fait toujours plaisir. Là ils répondent à peine à mon bonjour. Peut être qu'avant de prendre l'hôtel ils avaient une chaîne de laveries automatiques en banlieue parisienne et qu'ils passaient après la fermeture pour vider les caisses, afin d’éviter de voir les clients ?
Le bungalow est très confortable, mais je suis déçu par la piscine de l'hôtel qui est une piscine d'eau de mer. En fait j'aime bien observer les bébés méduses mais pas quand ils sont dans mon bain. Comme la piscine avait été le critère principal de choix de cet hôtel, nous ne resterons qu'une nuit avant de nous installer aux "Flamboyants", petite pension très propre et très bon accueil de la part de la femme de Lionel. Les repas y sont très copieux.
Le soir nous mangerons "Au Fumoir" chez Loulou, comme conseillé ici par Tamerland et Jipi. Loulou est un personnage très sympa et haut en couleur. Très bonne table😉.
Le lendemain, je m'enquiers d'un guide pour nous emmener faire une ballade avec pique-nique au "trou" du commissaire. Nous n'avons pas le temps d'aller sous le pont comme conseillé ici par Jipi qu'un type a vélo nous aborde et nous propose la formule. Il se présente comme le guide le plus connu puisque présent dans plusieurs guides papiers, preuves à l’appui. Nous discutons un peu le prix et prenons RDV pour le lendemain matin avec lui.
A noter que Loulou nous avait indiqué un coin où on peut se baigner, c'est derrière le "Parthenay", à l'endroit ou le canal rejoint la mer. Nous y allons mais bizarrement personne ne s'y baigne. Pourquoi cet endroit n'avait jamais été évoqué ici ?
Mais je préfère quand même la plage et je fais un peu "joujou" dans les rouleaux en faisant attention. Le lendemain, nous retrouvons notre guide chez lui et partons en ballade sur le canal des Pangalanes. Le pont de Manakara a l'air encore plus en mauvais état vu depuis le dessous. Quand va-t-il finir par s'effondrer ? 🤪Il n'a pas du recevoir une goutte de peinture depuis plusieurs années !
Notre guide est très sympa et sa douce mégalomanie nous fait sourire😛. Nous commençons à le savoir que tous les guides papiers parle de lui ! Devant la beauté de cet endroit, il nous avoue que lui ne rêve que de partir s'installer à Paris. Nous rigolons bien avec lui sur le proverbe "l'herbe est toujours plus verte ailleurs". Arrivé au trou du commissaire nous nous baignons pendant qu'il nous prépare un délicieux repas de poissons. Nous rentrerons à Manakara juste après la tombée de la nuit. Quelle belle ballade ! Notre guide c’est quand même bien occupé de nous !
Nous voulons rentrer à Antsirabe en Taxi brousse et passons à la gare routière réserver un billet pour un départ de bon matin, j'essaye d'éviter de voyager la nuit à Mada quand c'est possible. Le lendemain matin nous arrivons à la gare routière et pas de taxi-brousse ! Merci au rabatteur indélicat de la société "Bande Bleue" 😠😠😠qui nous a vendu un billet pour un voyage qui n'existe pas puisque tous les départs pour Antsirabe se font le soir. Ils nous remboursent. Nous rentrerons donc par le train, mais il faudra attendre le surlendemain. Quand on vous dit ici que Mada c'est le pays du mora mora et que les transports c'est toujours compliqué quand on n’a pas de chauffeur guide !
Manakara - Fianar (Train FCE).
Cette fois ci nous avons pu prendre le bon côté du train (droit) car il y a beaucoup moins de voyageurs dans ce sens. Des vazahas ont pris un lecteur de DVD portable pour regarder un film pendant le trajet. Ils ne savent pas encore qu'ils n'auront pas le temps de s'ennuyer. Un groupe de touristes italiens met de l'ambiance, comme ils savent si bien le faire ! J'ai vu à ce propos pas mal de touristes Italiens dans l'île cette fois-ci !
Fianar - Antsirabe (Taxi Brousse).
Rien de spécial, si ce n'est un couple de touriste et leur guide gasy qui sont avec nous. Je pensais bêtement qu'il n'y avait que des chauffeurs guide et là non, le (la) guide est avec nous dans le taxi-brousse ! Ce couple a l'air de s'ennuyer ferme et n'ouvre pas la bouche pendant toute la durée du trajet. Pas une seule question au guide, pas une photo, rien. Bon sang, on les a forcé à venir ou quoi ? Peut être qu'ils ont gagné ce voyage ! On les croisera plus tard dans Antsirabe, ils font toujours la tête !😎
Antsirabe - Morondava (Taxi Brousse, si si !).
Bon là je dois vous dire que normalement on devait faire le circuit classique, descendre à Miandravazo pour poursuivre en pirogue sur la Tsiribihina. Mais ma chère moitié étant réticente à l'idée de passer trois jours en pirogue, ce projet avait été abandonné. Bon je vous le dit tout de go, ce trajet en taxi-brousse est un vrai calvaire. Nous avons mis 17h00 pour rejoindre Morondava🙁, et en plus le trajet se fait de nuit, donc on ne peut même pas profiter du paysage. Côté sécurité nous avions deux chauffeurs qui devaient se relayer. Je dis bien devaient, mais le chauffeur principal n'a laissé le volant à son collègue que sur les tronçons corrects, autant vous dire que l'autre n'a pratiquement pas conduit ! Heureusement, au milieu de la nuit, épuisé, il c'est arrêté pour faire un petit somme.
Arrivé à Morondava, on descend au Morondava Beach, bon accueil mais le bungalow qu'on nous donne est très vieillot, et en plus assez éloigné de la plage. On descendra donc ensuite aux "Bougainvilliers" dont les bungalows donnent directement sur la plage, par contre là l'accueil laisse à désirer.
Notre cantine devient rapidement "Couleur Café" dont Tamerlan à déjà parlé ici. Très bonne cuisine (hum le crabe au gingembre, les crêpes et le rhum arrangé !!!), Lionel le patron sait rester discret mais attentif aux clients, le staff est élégant et pro.😇😇😇
Nous louerons une petite moto au Mada Bar pour aller voir l’allée aux Baobabs. Le chemin du retour se fait avec le soleil couchant dans l’axe de la route, et la vie malgache se dessine alors en ombres chinoises avec la poussière. Je résiste à l’envie de m’arrêter pour prendre une photo tant ce tableau est magnifique, je préfère en prendre plein les mirettes en gravant ce moment dans ma mémoire.
Nous cherchons un moyen de nous rendre à Bélo sur Mer. Un soir, alors qu'on se promène sur la plage, on aperçoit une pirogue vézo qui dépose des vazahas sur la plage. Nous leurs demandons s'ils viennent de Bélo et c'est bien le cas. Rdv pris avec les piroguiers dont le chef se nomme "Guénolé" le soir même pour discuter du prix et du jour du départ. Nous aurons à faire à son équipe pour nous emmener à Bélo sur Mer, très sympa et très pro.
Morondava – Bélo sur Mer (pirogue Vézo)
Les dieux du vent étaient avec nous car nous avons mis 7 heures pour rallier Bélo. Nous n'avions pas pris de réservation, donc les piroguiers nous déposes chez "Ramaro", des bungalows qui donnent directement sur la plage, au Nord de Bélo. C’est pratique pour eux et en plus ils ne paient pas le gîte et le couvert lorsqu’ils emmènent des touristes. Les bungalows sont sommaires mais confortables, les sanitaires sont communs, l’eau chaude c’est le soleil qui s’en charge. Des Grenoblois sont coincés ici depuis plusieurs jours, ils viennent comme nous de Morondava mais avec une pirogue à moteur et ont fait étape ici il y a plusieurs jours. Depuis, leur piroguier n'a pas jugé la mer assez belle pour reprendre la mer vers Tuléar. En fait nous apprîmes par la suite que leur piroguier avait surtout une petite copine à Bélo et qu'il n'était pas pressé de la quitter😎.
Cet établissement est malheureusement délaissé par les gérants (gasy) qui n'ont laissé que leur nièce pour tout faire (accueil + ménage + cuisine)😠. Autant dire que la malheureuse ne s'en sort pas toute seule, et nos braves colocataires ont décidé de faire le ménage eux même dans les sanitaires communs ! Je les en remercie chaleureusement ! Nous resteront ici cependant car nous sympathisons avec Bakoli (la nièce) et aussi parce que la plage est magnifique par rapport aux autres hôtels de Bélo. Seul hic, à marée haute il faut avoir recours au piroguier de l'établissement pour se rendre au village.
Notre cantine s'établit au restaurant chez Lova, dont la patronne est fort sympathique et où la cuisine est très bonne. J'en profite pour faire une cure de crabe.😛
Bélo est vraiment magnifique mais il faut aimer le calme. Ici ont est au bout du monde.
Les fonds aux abords de Bélo n'étant pas très fournis pour faire du snorkelling, nous trouvons des piroguiers vézos prêts à nous organiser une sortie avec pique nique aux îlots qui se trouvent à une dizaine de km au large et dont les fonds sont plus peuplés. Nous partons le lendemain matin par une mer d'huile, et nos braves piroguiers doivent ramer pendant plus de quatre heures pour arriver à destination.
Cet endroit est vraiment incroyable, une petite dune au milieu de la mer. On ne voit plus la côte. Les fonds sont en effets plus peuplés mais cependant je ne vois que du corail mort. Est-ce que quelqu'un peut me dire s'il reste du corail vivant dans le coin ?
Nos piroguiers reviennent avec le fruit de leur pèche et nous organisent un repas succulent. Cependant, depuis que nous sommes arrivés, le vent c'est levé mais cela n'a pas l'air d'inquiéter nos marins. Je dois dire que le retour a été mouvementé, j'ai passé mon temps à écoper et nos piroguiers ont du plusieurs fois réduire la voilure de leur embarcation. Heureusement que la houle n'était pas un poil plus forte que ça.🤪🤪🤪
Je ne crois pas que je referai cette excursion car avec le recul, je me rends compte qu’aller aussi loin en mer sans aucun équipement, sans aucune prévision météo, ce n'était pas raisonnable. Heureusement nos piroguiers nous remmènent à bon port en une heure seulement, mais nous avons étés secoués, rincés et sommes transits de froid.
Le trajet Morondava Belo en pirogue est tout de même moins risqué car on reste toujours près de la côte et si le temps change, les piroguiers peuvent prendre la décision de revenir rapidement sur la terre ferme.
Belo/Mer – Morondava (4X4)
Pour le retour, les vents venant du Nord, l'aspect de passer plus de 10 heures dans la pirogue afin de rallier Morondava ne nous réjouit guère et nous partons à la recherche d'un 4X4 qui rentrerait à vide. C'est Lova qui nous trouve ça🙂.
Une équipe de Sudaf qui viennent souvent chez elle et qui travaille sur le nouvel émetteur de téléphone mobile de Bélo rentrent le lendemain matin sur Morondava et acceptent gentiment de nous transporter. Nous montons avec Gérald, un Sudaf très sympa qui nous raconte avec humour pendant le trajet tous les déboires qu'il a connu dans l’île depuis des mois qu'il y est pour installer des émetteurs.
Je dois dire que c'est la première fois que je monte dans un 4X4 et je suis impressionné par le confort et la puissance de cet engins qui avale les kms de la piste sans problème, nous faisons un bref arrêt à l'émetteur intermédiaire entre Morondava et Bélo pour récupérer une lourde remorque. Ce nouveau chargement ne ralentit pratiquement pas le monstre et nous sommes à Morondava en 4 heures, arrêt compris ! Maintenant je sais à quoi doit rêver un 4X4 bien propre coincé dans les embouteillages d'une grande ville : faire la piste Belo - Morondava !😏
Pour notre retour à Morondava, nous descendons au Zoom hôtel, plus proche du centre. Bon adresse si toutefois vous dormez avec des boules quies, le gardien de nuits étant assez bruyant.😕
Morondava - Tana (Avion)
A l'aéroport, nous avons la surprise de voir sur le tarmac "Air force One", l'avion de la présidence de la république, RA8 étant en visite à Morondava. Le gouvernement gasy a visiblement beaucoup d'argent😮, vu le superbe 737 (a confirmer) flambant neuf qui se trouve devant nous. En appercevant l’équipage de cet avion, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour mon père qui faisait également partie de l'équipage présidentiel dans les années 70 de l’ESCAMA basé à Ivato, et trimballait le président malgache de l'époque aux quatre coins de l’île. Qu'est-ce qu'on apprécie le retour en avion en une heure quand l'allé a duré 17 heures !!!!!😉
Tana - Orly (A330 Corsair)
A l'enregistrement c'est la cohue, on embarque juste après un vol d'air Madagascar, et l'aéroport d'Ivato est bondé. No problémo pendant le vol, en plus il s'agit comme à l'aller d'un vol de nuit, on arrive le matin à Orly. L'avion est rempli de gasy qui rentrent en France. Erick Manana, musicien très connu (selon les dires des passagers) est assis à coté de moi mais il n'est pas très bavard, il c'est gavé de tranquillisant pour dormir pendant le vol.😇 Nous arrivons à Orly sans pb et à l’heure, mais il fait froid 😕…….. Voilà, c’est fini ! Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout !😎😎
Le séjour a duré 26 jours mais nous sommes restés une semaine à Fianar, donc le voyage décrit peut se faire sans courir en 20 jours à mon avis.
Je dois affirmer ici que nous nous sommes à aucun moment senti en insécurité, les malgaches sont toujours aussi courtois et paisibles. Nous avons bien évidemment respecté les règles de bases : ne pas afficher d'objets luxueux, mon Reflex numérique était la plupart du temps dans mon sac à dos, sauf le temps de prendre des photos évidemment !
Coté argent, il n'y a pas besoin d'emporter beaucoup de liquide, les DAB fleurissent partout à Mada, en tout cas sur notre chemin (sauf à Bélo sur Mer, faut pas déconner quand même !!! 🤪).
Orly - Tana (A330 Corsair)
A l'enregistrement grosse surprise : il n'y a pratiquement personne, je passe rapidement sans faire la queue😎. Aucun pb pendant le vol de nuit, personnel efficace, peut être moins cordial que d'habitude, je les ai trouvé un peu tendus (c'est mon 5eme A/R sur cette destination avec cette compagnie en 2 ans). Départ et arrivés à l'heure. Par contre avion rempli à 50%, j'ai une rangée de 3 fauteuils pour moi tout seul.
Tana - Antsirabe (Taxi Brousse)
Arrivée en taxi à la gare routière. Un des rabatteurs s'empare d'une de nos valises et cela déclenche une émeute avec ces collègues😠. J'ai maintenant compris la technique qu'il faudra appliquer à 2 par la suite à cette gare routière : un bloque le coffre du taxi et l'autre s'enquiert du taxi-brousse le mieux rempli pour un départ rapide. Nous montons dans un taxi-brousse pratiquement plein, je demande à des vazahas présents s'ils ont attendu longtemps, ils me répondent que non, et que de toutes façon ils ne s'ennuient pas vu le spectacle offert par les rabatteurs ! Nous partons en 30 minutes, le temps de faire le plein des derniers passagers.
A Anstirabe nous logons à la "maison de retraite" sous les conseils de Claude "Acer", très bon accueil, établissement très pittoresque et chambres confortables (Claude si tu me lis, aucun moyen de te contacter sur l’île avec le numéro de tel que tu m’as donné😐). On flâne dans Antsirabe qui est une ville que je trouve très agréable. Pas de visite particulière car nous connaissons déjà cette ville.
Nous mangeons à notre "cantine", une gargotte gasy pas loin de la cathédrale mais facilement reconnaissable car vers 16h00 ils préparent devant à l’extérieur de délicieux beignets et il y a toujours du monde pour en acheter. La nourriture est bonne et pas chère, peut être limite au niveau propreté.
Antsirabe - Fianarantsoa (Taxi Brousse)
Petite anecdote. Je remarque que sur notre passage, grand nombre de personnes, jeunes ou moins jeunes, ôtent leur chapeau pour nous saluer😮. Cela m'intrigue et nous aurons la réponse au prochain barrage de police. En fait, un des passagers fait transiter des ossements dans une caisse en bois sur le toit du taxi brousse, un petit drapeau gasy en berne accroché à la caisse. Il a attendu que tous les passagers soient montés dans le taxi brousse pour faire monter la caisse car ici les gens ne rigolent pas avec ce genre de choses, et certains auraient refusé de monter s'ils l'avait su ce que nous transportions. Les gens sur notre route saluaient donc les ossements. Il s'avère que le proprio de la caisse n'est pas tout à fait en règle au niveau papier pour le transit, et le policier laisse tomber l'affaire contre 5000Ar, ce qui ne doit pas être un mince somme pour notre paysan.
Arrivé à Fianar, on prend un taxi pour le Lac Hôtel où nous passerons une nuit. Malheureusement pas de bungalow sur pilotis sur le lac de dispo. Bon établissement, notre bungalow est un peu vieillot quand même. Pendant que les autres clients se pressent de déjeuner dans la salle pour partir au plus vite, nous prenons le notre tranquillement au soleil du matin devant le lac, avant de faire une petite ballade autour du lac. On vous a dit Mada c'est en mora mora, non ? 😇Pour rentrer, nous prendrons un taxi bâché à la station la plus proche, il faut marcher un km. C'est toujours marrant de monter dans ces vieilles 404, j'essaye de compter combien nous sommes à l'arrière, peut être une vingtaine avec les enfants ? L'ambiance, comme toujours dans les transports en commun de l'île, est plutôt bon enfant. Il y a même un "comique" qui se paye gentiment la tête du vazaha que je suis, ce qui fait rire tout le monde pendant le trajet, rien de méchant me confirme mon amie car je ne comprends rien bien entendu, donc je rigole avec tout le monde🙂. Contrôle de police à l’entrée de Fianar, le policier lui ne se marre pas et me demande même mon passeport, c'est bien la première fois que ça m'arrive !
A Fianar nous logerons à l'Hotel Soafia (confortable et piscine sympa, bon, les gasy ne restaient pas longtemps dans l'eau peut être un peu froide à leur goût mais pour ma part, après avoir vécu en Bretagne, je suis vacciné contre l’eau froide) et à l'hôtel Arinofy (très pratique pour les routards car à côté de la gare routière). Bon accueil et chambre propre.
Notre cantine devient rapidement la "Casa délice", gargotte gasy-chinoise près de la BFV dans le centre, très bon accueil, plats copieux😛. Pour manger plus rapidement le midi, il y a la gargotte " Aina", près du Zoma, très propre et aux prix défiant toute concurrence. On y mange le midi pour 3000Ar (entrée+Plat+dessert).
Fianarantsoa - Manakara (Train FCE)
Petit suspens la veille du départ au moment de réserver notre place à la gare : le train aurait subi une panne mais serait quand même rentré dans la nuit (alors qu'il arrive généralement vers 17h00). Sera-t-il capable de partir le lendemain ? 😕 Pas de pb, il partira bien le lendemain, juste avec une heure de retard.
Je dois dire que ce trajet a été le vrai coup de coeur pour moi de ce voyage, et je comprends maintenant pourquoi beaucoup en parlent ici. Les 8 heures de trajet passent sans s'en apercevoir, sous le charme des 17 gares où l'on s'arrête, avec à chaque fois un spectacle différent et aussi pour les gourmands des tas de choses à grignoter qui sont proposées par les villageois. Attention, les gens dans l'île parlent encore beaucoup en Francs malgaches, donc quand un prix est annoncé, faites préciser si c'est des Ariary ou des Francs. Par exemples, les beignets vendus par les marchands ambulants à chaque gare sont souvent à 1000FMG, soit 200Ar. Quelques vazahas "vaovao" se font avoir une fois au grand plaisir des vendeurs et payent leurs beignets 1000Ar.
A certain arrêts on trouve des enfants plus frondeurs que d'autres, qui font des pitreries et qui essayent désespérément de vous délester de tout ce qu'ils peuvent apercevoir depuis l'extérieur du train et qui se trouve sur votre porte bagages. J'avais lu ici une personne choquée qui avait vu des gens jeter des bouts de pain aux enfants. C'est vrai que sorti du contexte cela parait choquant, mais en fait ces petits chenapans jouent à chiner tout ce que vous avez, et si ils aperçoivent un bout de pain, ou toute autre nourriture ou encore une bouteille en plastic, ils vont s'égosiller pour que vous le leur donniez. Et comme toute distribution est impossible, j'ai donc moi aussi vu des touristes jeter des bouts de pains aux enfants ravis d'avoir gagné à leur petit jeu !!!
Les gares se succèdent donc aux grés des "Bonjour Vazaha" et "Bonbon Vazaha", etc etc Arrivée à Manakara vers 17h00, on n’a pas vu le temps passer.
A Manakara nous prenons un pouss pour descendre à l'hotel Parthenay. Nous sommes biens reçus par le staff malgache mais les (nouveaux) gérants nous ignorent superbement😐. Je ne suis pas non plus pour que les gérants des hôtels viennent me lécher la pomme à chaque fois que j'arrive dans un établissement, mais bon, un petit "vous avez fait un bon voyage" ça fait toujours plaisir. Là ils répondent à peine à mon bonjour. Peut être qu'avant de prendre l'hôtel ils avaient une chaîne de laveries automatiques en banlieue parisienne et qu'ils passaient après la fermeture pour vider les caisses, afin d’éviter de voir les clients ?
Le bungalow est très confortable, mais je suis déçu par la piscine de l'hôtel qui est une piscine d'eau de mer. En fait j'aime bien observer les bébés méduses mais pas quand ils sont dans mon bain. Comme la piscine avait été le critère principal de choix de cet hôtel, nous ne resterons qu'une nuit avant de nous installer aux "Flamboyants", petite pension très propre et très bon accueil de la part de la femme de Lionel. Les repas y sont très copieux.
Le soir nous mangerons "Au Fumoir" chez Loulou, comme conseillé ici par Tamerland et Jipi. Loulou est un personnage très sympa et haut en couleur. Très bonne table😉.
Le lendemain, je m'enquiers d'un guide pour nous emmener faire une ballade avec pique-nique au "trou" du commissaire. Nous n'avons pas le temps d'aller sous le pont comme conseillé ici par Jipi qu'un type a vélo nous aborde et nous propose la formule. Il se présente comme le guide le plus connu puisque présent dans plusieurs guides papiers, preuves à l’appui. Nous discutons un peu le prix et prenons RDV pour le lendemain matin avec lui.
A noter que Loulou nous avait indiqué un coin où on peut se baigner, c'est derrière le "Parthenay", à l'endroit ou le canal rejoint la mer. Nous y allons mais bizarrement personne ne s'y baigne. Pourquoi cet endroit n'avait jamais été évoqué ici ?
Mais je préfère quand même la plage et je fais un peu "joujou" dans les rouleaux en faisant attention. Le lendemain, nous retrouvons notre guide chez lui et partons en ballade sur le canal des Pangalanes. Le pont de Manakara a l'air encore plus en mauvais état vu depuis le dessous. Quand va-t-il finir par s'effondrer ? 🤪Il n'a pas du recevoir une goutte de peinture depuis plusieurs années !
Notre guide est très sympa et sa douce mégalomanie nous fait sourire😛. Nous commençons à le savoir que tous les guides papiers parle de lui ! Devant la beauté de cet endroit, il nous avoue que lui ne rêve que de partir s'installer à Paris. Nous rigolons bien avec lui sur le proverbe "l'herbe est toujours plus verte ailleurs". Arrivé au trou du commissaire nous nous baignons pendant qu'il nous prépare un délicieux repas de poissons. Nous rentrerons à Manakara juste après la tombée de la nuit. Quelle belle ballade ! Notre guide c’est quand même bien occupé de nous !
Nous voulons rentrer à Antsirabe en Taxi brousse et passons à la gare routière réserver un billet pour un départ de bon matin, j'essaye d'éviter de voyager la nuit à Mada quand c'est possible. Le lendemain matin nous arrivons à la gare routière et pas de taxi-brousse ! Merci au rabatteur indélicat de la société "Bande Bleue" 😠😠😠qui nous a vendu un billet pour un voyage qui n'existe pas puisque tous les départs pour Antsirabe se font le soir. Ils nous remboursent. Nous rentrerons donc par le train, mais il faudra attendre le surlendemain. Quand on vous dit ici que Mada c'est le pays du mora mora et que les transports c'est toujours compliqué quand on n’a pas de chauffeur guide !
Manakara - Fianar (Train FCE).
Cette fois ci nous avons pu prendre le bon côté du train (droit) car il y a beaucoup moins de voyageurs dans ce sens. Des vazahas ont pris un lecteur de DVD portable pour regarder un film pendant le trajet. Ils ne savent pas encore qu'ils n'auront pas le temps de s'ennuyer. Un groupe de touristes italiens met de l'ambiance, comme ils savent si bien le faire ! J'ai vu à ce propos pas mal de touristes Italiens dans l'île cette fois-ci !
Fianar - Antsirabe (Taxi Brousse).
Rien de spécial, si ce n'est un couple de touriste et leur guide gasy qui sont avec nous. Je pensais bêtement qu'il n'y avait que des chauffeurs guide et là non, le (la) guide est avec nous dans le taxi-brousse ! Ce couple a l'air de s'ennuyer ferme et n'ouvre pas la bouche pendant toute la durée du trajet. Pas une seule question au guide, pas une photo, rien. Bon sang, on les a forcé à venir ou quoi ? Peut être qu'ils ont gagné ce voyage ! On les croisera plus tard dans Antsirabe, ils font toujours la tête !😎
Antsirabe - Morondava (Taxi Brousse, si si !).
Bon là je dois vous dire que normalement on devait faire le circuit classique, descendre à Miandravazo pour poursuivre en pirogue sur la Tsiribihina. Mais ma chère moitié étant réticente à l'idée de passer trois jours en pirogue, ce projet avait été abandonné. Bon je vous le dit tout de go, ce trajet en taxi-brousse est un vrai calvaire. Nous avons mis 17h00 pour rejoindre Morondava🙁, et en plus le trajet se fait de nuit, donc on ne peut même pas profiter du paysage. Côté sécurité nous avions deux chauffeurs qui devaient se relayer. Je dis bien devaient, mais le chauffeur principal n'a laissé le volant à son collègue que sur les tronçons corrects, autant vous dire que l'autre n'a pratiquement pas conduit ! Heureusement, au milieu de la nuit, épuisé, il c'est arrêté pour faire un petit somme.
Arrivé à Morondava, on descend au Morondava Beach, bon accueil mais le bungalow qu'on nous donne est très vieillot, et en plus assez éloigné de la plage. On descendra donc ensuite aux "Bougainvilliers" dont les bungalows donnent directement sur la plage, par contre là l'accueil laisse à désirer.
Notre cantine devient rapidement "Couleur Café" dont Tamerlan à déjà parlé ici. Très bonne cuisine (hum le crabe au gingembre, les crêpes et le rhum arrangé !!!), Lionel le patron sait rester discret mais attentif aux clients, le staff est élégant et pro.😇😇😇
Nous louerons une petite moto au Mada Bar pour aller voir l’allée aux Baobabs. Le chemin du retour se fait avec le soleil couchant dans l’axe de la route, et la vie malgache se dessine alors en ombres chinoises avec la poussière. Je résiste à l’envie de m’arrêter pour prendre une photo tant ce tableau est magnifique, je préfère en prendre plein les mirettes en gravant ce moment dans ma mémoire.
Nous cherchons un moyen de nous rendre à Bélo sur Mer. Un soir, alors qu'on se promène sur la plage, on aperçoit une pirogue vézo qui dépose des vazahas sur la plage. Nous leurs demandons s'ils viennent de Bélo et c'est bien le cas. Rdv pris avec les piroguiers dont le chef se nomme "Guénolé" le soir même pour discuter du prix et du jour du départ. Nous aurons à faire à son équipe pour nous emmener à Bélo sur Mer, très sympa et très pro.
Morondava – Bélo sur Mer (pirogue Vézo)
Les dieux du vent étaient avec nous car nous avons mis 7 heures pour rallier Bélo. Nous n'avions pas pris de réservation, donc les piroguiers nous déposes chez "Ramaro", des bungalows qui donnent directement sur la plage, au Nord de Bélo. C’est pratique pour eux et en plus ils ne paient pas le gîte et le couvert lorsqu’ils emmènent des touristes. Les bungalows sont sommaires mais confortables, les sanitaires sont communs, l’eau chaude c’est le soleil qui s’en charge. Des Grenoblois sont coincés ici depuis plusieurs jours, ils viennent comme nous de Morondava mais avec une pirogue à moteur et ont fait étape ici il y a plusieurs jours. Depuis, leur piroguier n'a pas jugé la mer assez belle pour reprendre la mer vers Tuléar. En fait nous apprîmes par la suite que leur piroguier avait surtout une petite copine à Bélo et qu'il n'était pas pressé de la quitter😎.
Cet établissement est malheureusement délaissé par les gérants (gasy) qui n'ont laissé que leur nièce pour tout faire (accueil + ménage + cuisine)😠. Autant dire que la malheureuse ne s'en sort pas toute seule, et nos braves colocataires ont décidé de faire le ménage eux même dans les sanitaires communs ! Je les en remercie chaleureusement ! Nous resteront ici cependant car nous sympathisons avec Bakoli (la nièce) et aussi parce que la plage est magnifique par rapport aux autres hôtels de Bélo. Seul hic, à marée haute il faut avoir recours au piroguier de l'établissement pour se rendre au village.
Notre cantine s'établit au restaurant chez Lova, dont la patronne est fort sympathique et où la cuisine est très bonne. J'en profite pour faire une cure de crabe.😛
Bélo est vraiment magnifique mais il faut aimer le calme. Ici ont est au bout du monde.
Les fonds aux abords de Bélo n'étant pas très fournis pour faire du snorkelling, nous trouvons des piroguiers vézos prêts à nous organiser une sortie avec pique nique aux îlots qui se trouvent à une dizaine de km au large et dont les fonds sont plus peuplés. Nous partons le lendemain matin par une mer d'huile, et nos braves piroguiers doivent ramer pendant plus de quatre heures pour arriver à destination.
Cet endroit est vraiment incroyable, une petite dune au milieu de la mer. On ne voit plus la côte. Les fonds sont en effets plus peuplés mais cependant je ne vois que du corail mort. Est-ce que quelqu'un peut me dire s'il reste du corail vivant dans le coin ?
Nos piroguiers reviennent avec le fruit de leur pèche et nous organisent un repas succulent. Cependant, depuis que nous sommes arrivés, le vent c'est levé mais cela n'a pas l'air d'inquiéter nos marins. Je dois dire que le retour a été mouvementé, j'ai passé mon temps à écoper et nos piroguiers ont du plusieurs fois réduire la voilure de leur embarcation. Heureusement que la houle n'était pas un poil plus forte que ça.🤪🤪🤪
Je ne crois pas que je referai cette excursion car avec le recul, je me rends compte qu’aller aussi loin en mer sans aucun équipement, sans aucune prévision météo, ce n'était pas raisonnable. Heureusement nos piroguiers nous remmènent à bon port en une heure seulement, mais nous avons étés secoués, rincés et sommes transits de froid.
Le trajet Morondava Belo en pirogue est tout de même moins risqué car on reste toujours près de la côte et si le temps change, les piroguiers peuvent prendre la décision de revenir rapidement sur la terre ferme.
Belo/Mer – Morondava (4X4)
Pour le retour, les vents venant du Nord, l'aspect de passer plus de 10 heures dans la pirogue afin de rallier Morondava ne nous réjouit guère et nous partons à la recherche d'un 4X4 qui rentrerait à vide. C'est Lova qui nous trouve ça🙂.
Une équipe de Sudaf qui viennent souvent chez elle et qui travaille sur le nouvel émetteur de téléphone mobile de Bélo rentrent le lendemain matin sur Morondava et acceptent gentiment de nous transporter. Nous montons avec Gérald, un Sudaf très sympa qui nous raconte avec humour pendant le trajet tous les déboires qu'il a connu dans l’île depuis des mois qu'il y est pour installer des émetteurs.
Je dois dire que c'est la première fois que je monte dans un 4X4 et je suis impressionné par le confort et la puissance de cet engins qui avale les kms de la piste sans problème, nous faisons un bref arrêt à l'émetteur intermédiaire entre Morondava et Bélo pour récupérer une lourde remorque. Ce nouveau chargement ne ralentit pratiquement pas le monstre et nous sommes à Morondava en 4 heures, arrêt compris ! Maintenant je sais à quoi doit rêver un 4X4 bien propre coincé dans les embouteillages d'une grande ville : faire la piste Belo - Morondava !😏
Pour notre retour à Morondava, nous descendons au Zoom hôtel, plus proche du centre. Bon adresse si toutefois vous dormez avec des boules quies, le gardien de nuits étant assez bruyant.😕
Morondava - Tana (Avion)
A l'aéroport, nous avons la surprise de voir sur le tarmac "Air force One", l'avion de la présidence de la république, RA8 étant en visite à Morondava. Le gouvernement gasy a visiblement beaucoup d'argent😮, vu le superbe 737 (a confirmer) flambant neuf qui se trouve devant nous. En appercevant l’équipage de cet avion, je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour mon père qui faisait également partie de l'équipage présidentiel dans les années 70 de l’ESCAMA basé à Ivato, et trimballait le président malgache de l'époque aux quatre coins de l’île. Qu'est-ce qu'on apprécie le retour en avion en une heure quand l'allé a duré 17 heures !!!!!😉
Tana - Orly (A330 Corsair)
A l'enregistrement c'est la cohue, on embarque juste après un vol d'air Madagascar, et l'aéroport d'Ivato est bondé. No problémo pendant le vol, en plus il s'agit comme à l'aller d'un vol de nuit, on arrive le matin à Orly. L'avion est rempli de gasy qui rentrent en France. Erick Manana, musicien très connu (selon les dires des passagers) est assis à coté de moi mais il n'est pas très bavard, il c'est gavé de tranquillisant pour dormir pendant le vol.😇 Nous arrivons à Orly sans pb et à l’heure, mais il fait froid 😕…….. Voilà, c’est fini ! Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout !😎😎
Trois semaines au Vietnam: comment les répartir au mieux? English translation pending
Bonjour à tous!
mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛
Merci à tous!
mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛
Merci à tous!
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Rajasthan: safari dans le parc national de Ranthambore et réserver deux places dans une jeep English translation pending
Bonjour,
Je planifie de faire un safari de 2 jours dans le parc de ranthambore mi-décembre. Je voudrais réserver deux places dans une jeep. Après recherche sur le web, il semblerait que l'on puisse réserver sur le site www.rajasthantourism.gov.in, mais je n'arrive pas à y accéder (je n'y suis pas authorisée erreur 403). Est-ce que quelqu'un a déjà réussi à réserver par ce moyen là ?
J'ai essayé une autre solution en passant par le regency hotel. Ils m'annoncent un prix de 1500 rps par "trip" donc pour 2 safaris par jour (1 le matin, 1 le soir), cela ferait 3000 rps par jour par personne...mais j'ai cru comprendre sur le forum que cela devrait plutôt tourner autour de 1500 RPS la journée. Pouvez-vous me comfirmer cela ?
Une dernière question: sur les forums, certains disent que les guides peuvent être plus ou moins bons. A-t-on un meilleur guide en réservant via un hotel ? Est-ce que cela explique la différence de prix ? Je sais que les routes sont tirées au sort, donc ce n'est pas vraiment de la faute du guide si on voit des tigres ou pas, cependant apparement certains prévoient mieux le comportement des animaux et arrivent mieux à s'en approcher...
Voilà tous mes pbs ! Je suis preneuse pour tous vos avis & conseils.
Merci beaucoup.
nanou.
Je planifie de faire un safari de 2 jours dans le parc de ranthambore mi-décembre. Je voudrais réserver deux places dans une jeep. Après recherche sur le web, il semblerait que l'on puisse réserver sur le site www.rajasthantourism.gov.in, mais je n'arrive pas à y accéder (je n'y suis pas authorisée erreur 403). Est-ce que quelqu'un a déjà réussi à réserver par ce moyen là ?
J'ai essayé une autre solution en passant par le regency hotel. Ils m'annoncent un prix de 1500 rps par "trip" donc pour 2 safaris par jour (1 le matin, 1 le soir), cela ferait 3000 rps par jour par personne...mais j'ai cru comprendre sur le forum que cela devrait plutôt tourner autour de 1500 RPS la journée. Pouvez-vous me comfirmer cela ?
Une dernière question: sur les forums, certains disent que les guides peuvent être plus ou moins bons. A-t-on un meilleur guide en réservant via un hotel ? Est-ce que cela explique la différence de prix ? Je sais que les routes sont tirées au sort, donc ce n'est pas vraiment de la faute du guide si on voit des tigres ou pas, cependant apparement certains prévoient mieux le comportement des animaux et arrivent mieux à s'en approcher...
Voilà tous mes pbs ! Je suis preneuse pour tous vos avis & conseils.
Merci beaucoup.
nanou.
Retour de treks "Un autre regard sur le Pérou" avec une agence English translation pending
Voyage de noces!
Fraichement mariés, direction la destination de nos rêves, le Pérou.
Avec Nomade Aventure, voyage PER100 « Un autre regard sur le Pérou » (coût: environ 3 000 € par personne)
Malgré les défauts évoqués dans les exposés ci-dessous (on insiste souvent sur le négatif ! les trains qui arrivent à l’heure, personne n’en parle…), l’impression générale concernant le voyage est très bonne, on en garde un superbe souvenir.
Nous le conseillons donc, en espérant que Nomade Aventure corrige quelques uns des défauts évoqués.
En résumé :
Points positifs : Qualité des guides Choix des visites et treks La taille du groupe Le niveau abordable des marches
Points à améliorer :
Communication de Nomade avec les voyageurs Réservations tardives d’hôtels ou vols par l’agence et donc 2nds choix. Certains hôtels à revoir.
Réservation :
Nous avions initialement réservé pour un départ le 24 juillet. Il nous a immédiatement été indiqué comme garanti (garanti à 4 inscrits au moins). Le site internet le marquait comme tel. Puis dans les tous derniers jours de juin, nous sommes informés qu’il n’y a qu’un seul inscrit en + de nous et que le départ va être annulé.
J’ai demandé pourquoi le voyage a été indiqué comme garanti (d’ailleurs le jour de l’annulation, il était encore marqué garanti sur le site Nomade), on m’a répondu : « non, en fait on met garanti sur le site dès que l’on a 3 inscrits, puisque pour celui qui y surfe et qui veut s’inscrire, cela veut dire qu’il va faire atteindre le seuil de 4 et donc qu’à partir de là le voyage sera garanti » Du garanti virtuel quoi ! Nous avons du décaler notre départ d’une semaine.
Par ailleurs, nous nous étions inscrits en ligne, le formulaire en ligne ne demandait pas nos références de passeport (contrairement au formulaire papier). 1 semaine avant le départ, l’agence nous appelle pour connaître nos n° de passeport. Nous étions en vacances en France, nos passeports étaient restés chez nous. Nous avons été obligés de contacter une voisine pour qu’elle récupère la clé de notre appartement chez le gardien et aille trouver les passeports…
Voyage aller-retour :
Paris-Caracas sur Air France Caracas-Lima sur Taca
Nomade Aventure doit réserver ses vols au dernier moment. Déjà, l’aéroport de Caracas n’est pas l’escale rêvée (par rapport aux correspondances classiques vers Lima à New York, Madrid ou Amsterdam). Au voyage retour, à l’aéroport de Caracas, nous avons été mis en 2 rangées, hommes d’un côté, femmes de l’autre. Au programme, fouille corporelle de tous les passagers, recherche de drogue, 2h de retard. Nos bagages ont aussi du y passer car ils n’ont jamais pris la correspondance, nous les avons reçu à Paris 2 jours plus tard… Le Boeing 747 d’Air France n’est pas du dernier cri (pas d’écran individuel – dur pour 10 h de vol, pour l’anecdote l’avion faisant la liaison est le fameux qui avait fini dans l’eau au bout de la piste à Tahiti). Mais bon… Non surtout, à l’aller, alors que tous les « aventuriers » des autres agences ont pris tout de suite un vol pour Lima, les 2 groupes de Nomade qui étaient là étaient bon pour une nuit à Caracas dans un hôtel très moyen (à part la piscine agréable face à l’océan et au pied des montagnes). Et réveil le lendemain à 2h pour repartir sur Lima… Cette nuit à Caracas nous a obligé à faire le vaccin fièvre jaune, obligatoire au Venezuela, pas au Pérou.
Du coup, entre l’arrivée au rendez vous de Roissy et l’atterrissage à l’aéroport d’Arequipa, notre 1ere vraie étape, environ 34h se sont écoulées !
Sur Taca, rien à signaler, très correct.
Le groupe :
6 personnes au total, très bonne taille, je pense que jusqu’à 8-9 cela va, mais au delà (Nomade va jusqu’à 15) c’est beaucoup (ce que nous a confirmé l’autre groupe Nomade qui a fait les vols aller retour France-Perou avec nous, ils étaient 15). Cela oblige à prendre plusieurs mini bus ou un grand bus, le campement en trek doit commencer à ressembler à un camping, il faut tendre l’oreille davantage pour entendre le guide.
Donc 6 très bien. En l’occurrence, 6 jeunes, très bonne ambiance.
Un de nos acolytes n’a pas récupéré son bagage à l’aller à l’escale de Caracas (problème Air France). Air France a correctement livré le sac à Taca le lendemain, Taca l’a correctement acheminé jusqu’à Lima le midi et il aurait pu être à Arequipa dès le soir. Terra Andina, l’agence correspondante de Nomade au Pérou devait ensuite s’en occuper, tous nos contacts ont été prévenus, rien n’a été fait, nous sommes partis au 1er trek sans ses bagages (heureusement l’agence a pu prêter un duvet). Il a pu récupérer son bagage 5 jours après, à l’occasion d’une correspondance annulée à Lima en allant lui même au bureau de Taca… Sans cette correspondance annulée, nous ne savons pas combien de temps il aurait attendu son bagage…
Les transports locaux :
Vols intérieurs sur Lan, très correct, par contre là encore Nomade a du chercher l’économie puisque nous nous sommes retrouvé 2 fois à prendre des vols avec correspondance alors qu’une heure avant ou après des vols directs vers nos destinations partaient du même aéroport (Juliaca-Lima via Arequipa & Arequipa-Cusco via Lima – c’est là que le vol Cusco Lima fut annulé d’ailleurs et reporté 3h après... d’ailleurs pour l’anecdote, ce vol Cusco Lima nous a donné quelques frayeurs puisque le pilote a remis les gaz (pour approche ratée !) à quelques mètres de l’atterrissage pour refaire son approche. Il faut dire que la ville de Cusco et donc son aéroport sont particulièrement enclavés entre les montagnes, la chose est parait il assez classique.). Par contre, nos guides avaient la fâcheuse pour les vols intérieurs de nous faire arriver beaucoup trop tôt à l’aéroport. Cette prudence se justifie certes pour les vols internationaux, mais pas sur un aéroport d’où 1 avion part tous les 3h seulement. Résultat entre 1h30 et 2h30 à poireauter (le 2h30 en question étant le matin très tôt, ce qui signifie 2h30 de sommeil perdues inutilement).
Concernant les mini-bus, état correct à bon selon les cas. Certains un peu petits pour 6 avec les sacs. Chauffeurs sympathiques, à la conduite civilisée (sauf 2 forcenés le dernier jour pour les petits trajets Puno-Juliaca et Aéroport Lima – Hôtel Lima).
Le train Cusco – Machu Picchu (seul moyen d’accès à part le chemin de l’inca à pied) même si ca fait un peu attraction touristique est une superbe expérience (places avec tables, petite collation servie + possibilité commander vin, toit panoramique, défilés de mode de produits en Alpaga, arrivée typique en zig zag à Cusco).
Le bateau était rien que pour nous sur le Lac Titicaca, parfait !
Les hôtels :
Arequipa (2 nuits) – Casa de Melgar : superbe cadre colonial, patios magnifiques, chambres sympas, mais de gros problèmes d’eau chaude.
Cusco (4 nuits) – Casa Escondido : cadre et quartier sympa à 5 mn de la place d’armes (mais ca grimpe sévère par contre). Solarium agréable. Certaines chambres sympas mais d’autres sont limites (quasiment pas de mobilier, pas de fenêtres (donnent seulement sur le patio couvert)). Problèmes d’eau chaude aussi. Propreté pas au top. Manager pas très agréable. S’il y a bien une ville sur le parcours où il y a un grand choix d’hôtel c’est Cusco, donc il y a sans doute mieux à choisir.
Urubamba – Casa del Campo: le programme indiquait la nuit à Ollantaytambo, notre dernière étape de la journée. La encore, Nomade avait du réserver trop tard, car ils ont été obligés de nous faire rebrousser chemin vers un hôtel perdu au milieu de nulle part, sans restaurant ! L’hôtel était absolument charmant, sans doute les chambres les + sympas du séjour, mais pas de restaurant. Heureusement, la demoiselle de l’hôtel était charmante et comme nous étions les seuls clients, elle nous a accompagné en taxi jusqu’au centre d’Urubamba au restaurant.
Aguascalientes (ville au pied du Machu Picchu) Apu Majestic. Pas Majestic du tout. Taille des chambres minimales. Assez bruyant. Eau chaude toutefois, agréable après 3 jours de trek.
Puno – Puno Inn : correct. Calme. Grandes chambres.
Lima (j’ai oublié le nom de l’hôtel) : 45 mn de bus pour cet hôtel là… Ca ne valait pas le coup. Aucun charme et chambres petites, petit déjeuner minimaliste. Bon le quartier est sympa et permet de sortir.
Guides :
6 guides pour des durées variant de 2 h à 4 jours. Peut être beaucoup mais cela permet de varier les points de vue. Guides de qualité sauf peut être celui nous ayant fait la visite Cusco-Pisac-Maras-Ollantaytambo, sympathique mais un peu pressé, un peu limite en Français et en explications.
Tous des guides locaux, de la région visitée.
Par contre les visites de Andahuyaillas et Raqchi (sur la route Cusco-Titicaca où nous n’avions qu’un chauffeur ne parlant qu’espagnol) mériteraient tout à fait un guide.
Les 2 guides des 2 treks étaient exceptionnels, agréables, passionnants et passionnés, des tonnes de commentaires historiques, des explications pour toute la faune, la flore, les coutumes locales, la vie des gens, le quechua… Ils nous mettaient en contact avec les habitants (passage à un mariage, visite d’un dispensaire de montagne, discussions avec les enfants…).
Les treks :
très bien organisés, on en prend plein les yeux, les équipes de muletiers/cuisiniers sont parfaites, tentes par couple, bon matériel, on a merveilleusement bien mangé.
Marches sommes toutes relativement courtes (pas plus de 3 ou 4h de marche dans la journée). Ce sont les dénivelés qui font la difficulté (+1000 m un matin. En général + ou – 500.) Rien d’insurmontable toutefois (nous n’avions pas véritablement fait de randonnée depuis 3 ans), même si la descente dans le canyon de Colca peut impressionner une personne qui a le vertige (prudence générale mais pas de vrai passage périlleux).
Dans notre groupe pas de problèmes relatifs à l’altitude, à l‘oxygène (rando jusqu‘à 4 200 m).
Les visites :
Programme pertinent, bien équilibré entre grands espaces et vieilles pierres. Certaines visites un peu bâclées comme à Pisac ou Ollantaytambo. Le Machu Picchu malgré 6 heures passées sur place mériterait une bonne heure de plus (mais il y a les contraintes du retour vers Cusco). Un conseil, pour ceux qui veulent grimper le Huayna Picchu, filer vers l’entrée pour récupérer les billets dès l’arrivée sur le site. A 7h30, en pleine saison, il n’y a plus de places.
2 petits bémols : la visite des iles artificielles Uros (visite d’ailleurs non inscrite sur notre programme initial) sur le lac Titicaca est un vrai piège à touristes. Déjà, la guide a plus ou moins admis que la plupart des gens vivait soit sur des iles artificielles avec des bâtisses un peu plus modernes, voire que d’autres habitent en fait sur la terre ferme et viennent seulement pour amuser les touristes. Ensuite, on vous prend individuellement pour venir visiter les maisons, ils essaient de créer de l’affectif et ensuite on ressort directement sur l’étal de notre nouvel ami qui nous reproche de ne rien lui acheter. Ensuite ils chantent « Sur le pont d’Avignon » et « Vamos a la playa », c’est kitsch au possible et ca sonne faux (au sens honnêteté du terme). Bon les iles et les roseaux, c’est à voir du bateau mais l’escale sur une ile est vraiment à déconseiller.
Enfin, nous avons du payer certains visites qui étaient pourtant indiquées comme comprises dans le programme (on va essayer de demander le remboursement). Au delà du coût, assez limité, c’est surtout qu’il serait plus simple de comprendre ces visites dans le prix du voyage et que l’agence paie tout (qu’est ce qui fait que les 4/5èmes des visites sont payées et pas le 1/5 restant ?).
Restauration:
Comme je l’ai écris, pour le trek, c’était parfait. Pour le reste c’était:
* soit repas libres: il y a vraiment de très bons resto dans toutes les villes (bon on n‘a pas pu trop compter sur le Routard qui conseille un peu trop des pizzerias, des crêperies, des restos indiens…), et de très bons plats à gouter, la gastronomie péruvienne (et le vin et la bière et le pisco sour!) que nous ne connaissions pas, nous a fort agréablement surpris. Les prix sont très corrects.
* soit repas de voyage, c’est-à-dire sur des trajets en bus, restaurants réservés et payés par l’agence. En général des buffets, assez variés. Plutôt des arrêts touristiques mais très corrects quand même.
Organisation générale :
Pas de gros accrocs. Cela dit c’est risqué puisqu’entre les chauffeurs de mini bus, les contacts d’aéroports, les guides, cela fait bien une quinzaine de personnes rencontrées pendant le voyage. Si une seule manquait à l’appel pour une raison ou une autre, le voyage s’enraillerait un peu. Nous n’avions au préalable ni leurs noms ni leurs coordonnées donc si une avait manquait à l’appel nous n’avions que le n° de Terra Andina et comme les rendez vous étaient une fois sur 2 à 6h du matin, nous étions bons pour attendre. Souvent on ne connaissait le programme précis du lendemain et notre contact que par messages écrits (ca fait un peu roman d’espionnage !) déposés à l’hôtel.
Donc si j’avais un conseil, ce serait d’améliorer la communication vis à vis des voyageurs.
Idem sur certains détails du type les vols intérieurs. On nous a donné à Lima à l’arrivée la liste des vols du voyage. Par exemple Arequipa-Cusco le 5ème jour (on nous a refait le coup à Juliaca) avec juste mention de l’heure de départ. A l’aéroport, quiproquos avec la demoiselle de l’enregistrement qui nous parle d’un vol pour Lima. Puis nous découvrons que nous aurons bien une correspondance à Lima (alors que 30 mn avant notre décollage, un vol direct décollait, comme indiqué dans la rubrique avion…). Alors que l’on s’imaginait à Cusco 1h plus tard, nous y serions arrivés en fait 4 h après (mais en réalité 7h si je compte l’annulation subie à Lima, mais mal pour un bien, cette annulation a permis de retrouver le bagage égaré !).
Fraichement mariés, direction la destination de nos rêves, le Pérou.
Avec Nomade Aventure, voyage PER100 « Un autre regard sur le Pérou » (coût: environ 3 000 € par personne)
Malgré les défauts évoqués dans les exposés ci-dessous (on insiste souvent sur le négatif ! les trains qui arrivent à l’heure, personne n’en parle…), l’impression générale concernant le voyage est très bonne, on en garde un superbe souvenir.
Nous le conseillons donc, en espérant que Nomade Aventure corrige quelques uns des défauts évoqués.
En résumé :
Points positifs : Qualité des guides Choix des visites et treks La taille du groupe Le niveau abordable des marches
Points à améliorer :
Communication de Nomade avec les voyageurs Réservations tardives d’hôtels ou vols par l’agence et donc 2nds choix. Certains hôtels à revoir.
Réservation :
Nous avions initialement réservé pour un départ le 24 juillet. Il nous a immédiatement été indiqué comme garanti (garanti à 4 inscrits au moins). Le site internet le marquait comme tel. Puis dans les tous derniers jours de juin, nous sommes informés qu’il n’y a qu’un seul inscrit en + de nous et que le départ va être annulé.
J’ai demandé pourquoi le voyage a été indiqué comme garanti (d’ailleurs le jour de l’annulation, il était encore marqué garanti sur le site Nomade), on m’a répondu : « non, en fait on met garanti sur le site dès que l’on a 3 inscrits, puisque pour celui qui y surfe et qui veut s’inscrire, cela veut dire qu’il va faire atteindre le seuil de 4 et donc qu’à partir de là le voyage sera garanti » Du garanti virtuel quoi ! Nous avons du décaler notre départ d’une semaine.
Par ailleurs, nous nous étions inscrits en ligne, le formulaire en ligne ne demandait pas nos références de passeport (contrairement au formulaire papier). 1 semaine avant le départ, l’agence nous appelle pour connaître nos n° de passeport. Nous étions en vacances en France, nos passeports étaient restés chez nous. Nous avons été obligés de contacter une voisine pour qu’elle récupère la clé de notre appartement chez le gardien et aille trouver les passeports…
Voyage aller-retour :
Paris-Caracas sur Air France Caracas-Lima sur Taca
Nomade Aventure doit réserver ses vols au dernier moment. Déjà, l’aéroport de Caracas n’est pas l’escale rêvée (par rapport aux correspondances classiques vers Lima à New York, Madrid ou Amsterdam). Au voyage retour, à l’aéroport de Caracas, nous avons été mis en 2 rangées, hommes d’un côté, femmes de l’autre. Au programme, fouille corporelle de tous les passagers, recherche de drogue, 2h de retard. Nos bagages ont aussi du y passer car ils n’ont jamais pris la correspondance, nous les avons reçu à Paris 2 jours plus tard… Le Boeing 747 d’Air France n’est pas du dernier cri (pas d’écran individuel – dur pour 10 h de vol, pour l’anecdote l’avion faisant la liaison est le fameux qui avait fini dans l’eau au bout de la piste à Tahiti). Mais bon… Non surtout, à l’aller, alors que tous les « aventuriers » des autres agences ont pris tout de suite un vol pour Lima, les 2 groupes de Nomade qui étaient là étaient bon pour une nuit à Caracas dans un hôtel très moyen (à part la piscine agréable face à l’océan et au pied des montagnes). Et réveil le lendemain à 2h pour repartir sur Lima… Cette nuit à Caracas nous a obligé à faire le vaccin fièvre jaune, obligatoire au Venezuela, pas au Pérou.
Du coup, entre l’arrivée au rendez vous de Roissy et l’atterrissage à l’aéroport d’Arequipa, notre 1ere vraie étape, environ 34h se sont écoulées !
Sur Taca, rien à signaler, très correct.
Le groupe :
6 personnes au total, très bonne taille, je pense que jusqu’à 8-9 cela va, mais au delà (Nomade va jusqu’à 15) c’est beaucoup (ce que nous a confirmé l’autre groupe Nomade qui a fait les vols aller retour France-Perou avec nous, ils étaient 15). Cela oblige à prendre plusieurs mini bus ou un grand bus, le campement en trek doit commencer à ressembler à un camping, il faut tendre l’oreille davantage pour entendre le guide.
Donc 6 très bien. En l’occurrence, 6 jeunes, très bonne ambiance.
Un de nos acolytes n’a pas récupéré son bagage à l’aller à l’escale de Caracas (problème Air France). Air France a correctement livré le sac à Taca le lendemain, Taca l’a correctement acheminé jusqu’à Lima le midi et il aurait pu être à Arequipa dès le soir. Terra Andina, l’agence correspondante de Nomade au Pérou devait ensuite s’en occuper, tous nos contacts ont été prévenus, rien n’a été fait, nous sommes partis au 1er trek sans ses bagages (heureusement l’agence a pu prêter un duvet). Il a pu récupérer son bagage 5 jours après, à l’occasion d’une correspondance annulée à Lima en allant lui même au bureau de Taca… Sans cette correspondance annulée, nous ne savons pas combien de temps il aurait attendu son bagage…
Les transports locaux :
Vols intérieurs sur Lan, très correct, par contre là encore Nomade a du chercher l’économie puisque nous nous sommes retrouvé 2 fois à prendre des vols avec correspondance alors qu’une heure avant ou après des vols directs vers nos destinations partaient du même aéroport (Juliaca-Lima via Arequipa & Arequipa-Cusco via Lima – c’est là que le vol Cusco Lima fut annulé d’ailleurs et reporté 3h après... d’ailleurs pour l’anecdote, ce vol Cusco Lima nous a donné quelques frayeurs puisque le pilote a remis les gaz (pour approche ratée !) à quelques mètres de l’atterrissage pour refaire son approche. Il faut dire que la ville de Cusco et donc son aéroport sont particulièrement enclavés entre les montagnes, la chose est parait il assez classique.). Par contre, nos guides avaient la fâcheuse pour les vols intérieurs de nous faire arriver beaucoup trop tôt à l’aéroport. Cette prudence se justifie certes pour les vols internationaux, mais pas sur un aéroport d’où 1 avion part tous les 3h seulement. Résultat entre 1h30 et 2h30 à poireauter (le 2h30 en question étant le matin très tôt, ce qui signifie 2h30 de sommeil perdues inutilement).
Concernant les mini-bus, état correct à bon selon les cas. Certains un peu petits pour 6 avec les sacs. Chauffeurs sympathiques, à la conduite civilisée (sauf 2 forcenés le dernier jour pour les petits trajets Puno-Juliaca et Aéroport Lima – Hôtel Lima).
Le train Cusco – Machu Picchu (seul moyen d’accès à part le chemin de l’inca à pied) même si ca fait un peu attraction touristique est une superbe expérience (places avec tables, petite collation servie + possibilité commander vin, toit panoramique, défilés de mode de produits en Alpaga, arrivée typique en zig zag à Cusco).
Le bateau était rien que pour nous sur le Lac Titicaca, parfait !
Les hôtels :
Arequipa (2 nuits) – Casa de Melgar : superbe cadre colonial, patios magnifiques, chambres sympas, mais de gros problèmes d’eau chaude.
Cusco (4 nuits) – Casa Escondido : cadre et quartier sympa à 5 mn de la place d’armes (mais ca grimpe sévère par contre). Solarium agréable. Certaines chambres sympas mais d’autres sont limites (quasiment pas de mobilier, pas de fenêtres (donnent seulement sur le patio couvert)). Problèmes d’eau chaude aussi. Propreté pas au top. Manager pas très agréable. S’il y a bien une ville sur le parcours où il y a un grand choix d’hôtel c’est Cusco, donc il y a sans doute mieux à choisir.
Urubamba – Casa del Campo: le programme indiquait la nuit à Ollantaytambo, notre dernière étape de la journée. La encore, Nomade avait du réserver trop tard, car ils ont été obligés de nous faire rebrousser chemin vers un hôtel perdu au milieu de nulle part, sans restaurant ! L’hôtel était absolument charmant, sans doute les chambres les + sympas du séjour, mais pas de restaurant. Heureusement, la demoiselle de l’hôtel était charmante et comme nous étions les seuls clients, elle nous a accompagné en taxi jusqu’au centre d’Urubamba au restaurant.
Aguascalientes (ville au pied du Machu Picchu) Apu Majestic. Pas Majestic du tout. Taille des chambres minimales. Assez bruyant. Eau chaude toutefois, agréable après 3 jours de trek.
Puno – Puno Inn : correct. Calme. Grandes chambres.
Lima (j’ai oublié le nom de l’hôtel) : 45 mn de bus pour cet hôtel là… Ca ne valait pas le coup. Aucun charme et chambres petites, petit déjeuner minimaliste. Bon le quartier est sympa et permet de sortir.
Guides :
6 guides pour des durées variant de 2 h à 4 jours. Peut être beaucoup mais cela permet de varier les points de vue. Guides de qualité sauf peut être celui nous ayant fait la visite Cusco-Pisac-Maras-Ollantaytambo, sympathique mais un peu pressé, un peu limite en Français et en explications.
Tous des guides locaux, de la région visitée.
Par contre les visites de Andahuyaillas et Raqchi (sur la route Cusco-Titicaca où nous n’avions qu’un chauffeur ne parlant qu’espagnol) mériteraient tout à fait un guide.
Les 2 guides des 2 treks étaient exceptionnels, agréables, passionnants et passionnés, des tonnes de commentaires historiques, des explications pour toute la faune, la flore, les coutumes locales, la vie des gens, le quechua… Ils nous mettaient en contact avec les habitants (passage à un mariage, visite d’un dispensaire de montagne, discussions avec les enfants…).
Les treks :
très bien organisés, on en prend plein les yeux, les équipes de muletiers/cuisiniers sont parfaites, tentes par couple, bon matériel, on a merveilleusement bien mangé.
Marches sommes toutes relativement courtes (pas plus de 3 ou 4h de marche dans la journée). Ce sont les dénivelés qui font la difficulté (+1000 m un matin. En général + ou – 500.) Rien d’insurmontable toutefois (nous n’avions pas véritablement fait de randonnée depuis 3 ans), même si la descente dans le canyon de Colca peut impressionner une personne qui a le vertige (prudence générale mais pas de vrai passage périlleux).
Dans notre groupe pas de problèmes relatifs à l’altitude, à l‘oxygène (rando jusqu‘à 4 200 m).
Les visites :
Programme pertinent, bien équilibré entre grands espaces et vieilles pierres. Certaines visites un peu bâclées comme à Pisac ou Ollantaytambo. Le Machu Picchu malgré 6 heures passées sur place mériterait une bonne heure de plus (mais il y a les contraintes du retour vers Cusco). Un conseil, pour ceux qui veulent grimper le Huayna Picchu, filer vers l’entrée pour récupérer les billets dès l’arrivée sur le site. A 7h30, en pleine saison, il n’y a plus de places.
2 petits bémols : la visite des iles artificielles Uros (visite d’ailleurs non inscrite sur notre programme initial) sur le lac Titicaca est un vrai piège à touristes. Déjà, la guide a plus ou moins admis que la plupart des gens vivait soit sur des iles artificielles avec des bâtisses un peu plus modernes, voire que d’autres habitent en fait sur la terre ferme et viennent seulement pour amuser les touristes. Ensuite, on vous prend individuellement pour venir visiter les maisons, ils essaient de créer de l’affectif et ensuite on ressort directement sur l’étal de notre nouvel ami qui nous reproche de ne rien lui acheter. Ensuite ils chantent « Sur le pont d’Avignon » et « Vamos a la playa », c’est kitsch au possible et ca sonne faux (au sens honnêteté du terme). Bon les iles et les roseaux, c’est à voir du bateau mais l’escale sur une ile est vraiment à déconseiller.
Enfin, nous avons du payer certains visites qui étaient pourtant indiquées comme comprises dans le programme (on va essayer de demander le remboursement). Au delà du coût, assez limité, c’est surtout qu’il serait plus simple de comprendre ces visites dans le prix du voyage et que l’agence paie tout (qu’est ce qui fait que les 4/5èmes des visites sont payées et pas le 1/5 restant ?).
Restauration:
Comme je l’ai écris, pour le trek, c’était parfait. Pour le reste c’était:
* soit repas libres: il y a vraiment de très bons resto dans toutes les villes (bon on n‘a pas pu trop compter sur le Routard qui conseille un peu trop des pizzerias, des crêperies, des restos indiens…), et de très bons plats à gouter, la gastronomie péruvienne (et le vin et la bière et le pisco sour!) que nous ne connaissions pas, nous a fort agréablement surpris. Les prix sont très corrects.
* soit repas de voyage, c’est-à-dire sur des trajets en bus, restaurants réservés et payés par l’agence. En général des buffets, assez variés. Plutôt des arrêts touristiques mais très corrects quand même.
Organisation générale :
Pas de gros accrocs. Cela dit c’est risqué puisqu’entre les chauffeurs de mini bus, les contacts d’aéroports, les guides, cela fait bien une quinzaine de personnes rencontrées pendant le voyage. Si une seule manquait à l’appel pour une raison ou une autre, le voyage s’enraillerait un peu. Nous n’avions au préalable ni leurs noms ni leurs coordonnées donc si une avait manquait à l’appel nous n’avions que le n° de Terra Andina et comme les rendez vous étaient une fois sur 2 à 6h du matin, nous étions bons pour attendre. Souvent on ne connaissait le programme précis du lendemain et notre contact que par messages écrits (ca fait un peu roman d’espionnage !) déposés à l’hôtel.
Donc si j’avais un conseil, ce serait d’améliorer la communication vis à vis des voyageurs.
Idem sur certains détails du type les vols intérieurs. On nous a donné à Lima à l’arrivée la liste des vols du voyage. Par exemple Arequipa-Cusco le 5ème jour (on nous a refait le coup à Juliaca) avec juste mention de l’heure de départ. A l’aéroport, quiproquos avec la demoiselle de l’enregistrement qui nous parle d’un vol pour Lima. Puis nous découvrons que nous aurons bien une correspondance à Lima (alors que 30 mn avant notre décollage, un vol direct décollait, comme indiqué dans la rubrique avion…). Alors que l’on s’imaginait à Cusco 1h plus tard, nous y serions arrivés en fait 4 h après (mais en réalité 7h si je compte l’annulation subie à Lima, mais mal pour un bien, cette annulation a permis de retrouver le bagage égaré !).
Idées pour un séjour authentique au Yucatan? English translation pending
Nous envisageons de passer une dizaine ou quinzaine de jours au yucatan vers la fin octobre, début novembre ou en février.
Quelle période vous parait la plus appropriée ?
Nous préférerions éviter les usines à touristes de plusieurs centaines de chambres et aimerions trouver un (ou plusieurs) hotel de charme bien situé et confortable près d'une plage ou avec piscine. Quels seraient vos conseils ?
De même, sur un séjour de cette durée quelles sont les visites ou curiosités incontournables (sites achéologiques, villes typiques, iles ou autres...) et comment les visiter (bus, taxi, location de voiture ?)
J'ai lu que certains avaient été rançonnés sur la route par des policiers mexicains. Est ce si fréquent ?
J'oubliai : nous ne parlons pas l'espagnol, maheureusement mais le français et l'anglais.
Nous avons hâte de lire vos recommandations, sachant que ce voyage sera celui de notre lune de miel (après 34 ans de vie commune : on aimerait donc en garder un souvenir inoubliable !...)
Nous préférerions éviter les usines à touristes de plusieurs centaines de chambres et aimerions trouver un (ou plusieurs) hotel de charme bien situé et confortable près d'une plage ou avec piscine. Quels seraient vos conseils ?
De même, sur un séjour de cette durée quelles sont les visites ou curiosités incontournables (sites achéologiques, villes typiques, iles ou autres...) et comment les visiter (bus, taxi, location de voiture ?)
J'ai lu que certains avaient été rançonnés sur la route par des policiers mexicains. Est ce si fréquent ?
J'oubliai : nous ne parlons pas l'espagnol, maheureusement mais le français et l'anglais.
Nous avons hâte de lire vos recommandations, sachant que ce voyage sera celui de notre lune de miel (après 34 ans de vie commune : on aimerait donc en garder un souvenir inoubliable !...)
P'tit carnet de route en espérant donner envie à ceux qui hésitent encore à aller en Inde English translation pending
Mon premier voyage en Inde (en espérant que ce ne sera pas le dernier)
1er jour en Inde, Le 12 octobre 2006 Bombay. Putain quel choc!! J’ai peur, j’appréhende, je suis tout excité, ouvert, fermé! Je ne sais plus du tout ce que je dois penser de tout ça. J’ai une crainte, si notre chambre se faisait dépouiller durant notre absence. Sérieusement je n’ai jamais ressenti la peur à ce point, c’est vraiment bizarre, loin de tout repère, ce qui peut se passer dans la tête de quelqu’un. C’est incroyable!! En fait ce qui se passe, c’est qu’à notre arrivée dans Bombay, nous avons prit le taxi avec une anglaise, de l’aéroport jusqu’à Colaba. Nous avons donc décider de suivre cette anglaise dans un hôtel où elle avait réservée une chambre, on arrive là-bas, pas de chambre pour Marion et moi, le mec affiche complet, bref on repart non sans avoir dit au revoir, adieu même à notre anglaise qui a vraiment été très apeuré à l’idée de rester seule, bon bref. À ce moment y’à un vieux qui arrive et qui nous montre une carte de visite d’un hôtel. Avec Marion on se concerte, et c’est bon on accepte. On prend un taxi et on arrive devant l’hôtel. Déjà c’est un quartier de merde, dans une petite rue encore plus merdique, vraiment!! Sans déconner tout le monde nous regarde l’air un peu mauvais, comme nous sommes avec un indien, les enfants des rues n’osent pas nous assaillir, car la plupart du temps, ils se font dégager à coup de pieds aux cul par les indiens. Donc, on arrive, et dans ces moments tu fermes ta gueule, tu baisses les yeux et tu traces!! On rentre dans l’hôtel. Donc on visite la chambre, elle nous va. On se concerte avec Marion pour savoir combien on donne de backshish au vieux. Nous n’avons aucune notion de la valeur de la roupie à ça moment, nous sommes en Inde depuis à peine deux heures. On décide de lui donner 20 roupies (l’expérience de notre voyage nous apprendras plus tard que 20 roupies, c’est pas mal, enfin! Avec 20 roupies tu fais pas grand chose mais c’est un backshish raisonnable pour des fauchés comme nous, mais çà nous ne le savons pas encore). Nous donnons donc 20 roupies au mec qui fait un peu la gueule en voyant la couleur du bifton qu’on lui donne. Il nous remercie quand même le regard un peu mauvais et va voir le gérant de l’hôtel derrière son comptoir, et là, il lui deux trois mots en hindi, le gérant ne dit rien et approuve juste de la tête. Le vieux se barre. Putain mais qu’est ce qui se passe là?!! Que lui a-t-il dit bordel!!! À ce moment précis je suis prit de la montée d’angoisse la plus puissante que j’ai ressenti de toute ma vie. Qu’est ce qu’il se passe?!! Je soupçonne les indiens présents dans le hall (ils squattent pour regarder la télé) de nous dépouiller notre chambre durant notre absence. Nous n’avons aucun repère culturel de ce pays, on est là que depuis deux heures!! Et là je flippe vraiment ma race comme jamais, Marion ne dit rien mais je la ressens tout aussi angoissé que moi. Dans la chambre c’est un peu la panique, au moment de bouger pour aller bouffer on planque tout sous le lit (à quoi bon?) et on prend le plus important, en gros pas grand chose, quelques médocs et surtout les thunes!! Et on part. En revenant le soir, je ne pense qu’à une chose, la chambre, comment va t-elle cette putain de chambre? En fait rien n’avait bougé, tout ça pour rien. Bref, Bombay!! Vraiment, j’hallucine. En taxi, j’ai cru mourir pleins de fois. Ils roulent comme des cinglés. Ville surpeuplée…poussière…pollution…et surtout la misère. J’ai l’impression de me retrouver dans un roman de Dominique Lapierre. Petit occidental qui débarque au pays de Gandhi avec ses euros et sa grande gueule. Sensations incroyables! Du monde de partout (à coté, Paris est une promenade de santé), des enfants qui dorment, se lavent, mendient sur les trottoirs. Les indiens nous voient arriver à 100 milles. Comment faire pour garder la face? Quand la pression est telle que tu n’a qu’une seule envie, c’est de repartir direct d’où tu viens, la queue entre les jambes et tes euros en poche. Comment faire confiance à des gens en manque de tout, enfin, surtout d’argent. Petite ballade à Colaba, le quartier hyper touristique de Bombay: C’est infernal, putain ça nous a pris le tête. Tous les dix mètres, un mendiant, un commerçant ou un dealer te sautent dessus pour te refourguer un truc, parfois sur deux cents mètres ils te suivent et te forcent à acheter. En même temps, c’est vraiment pénible mais ont-ils le choix? Quand un enfant de six ans te prends par la main et t’emmènes dans une épicerie pour que tu achètes du lait en poudre pour sa petite sœur en t’implorant, t’as juste à fermer ta gueule, être fort pour ne pas chialer et son lait en poudre tu lui achètes, si tu pouvais acheter le magasin entier tu le ferais dans ces moments. Son lait en poudre que je lui ai acheté, peut-être l’a-t-il vendu, mais peut être aussi que sa maman s’en sert encore à l’heure d’aujourd’hui pour nourrir sa petite fille. Alors? Que penser de tout ça? Quoiqu’il en soit Colaba est quand même un quartier de merde où tu es continuellement emmerdé, mais ça fait parti du jeu (si on peut appeler ça un jeu). Nous restons à Bombay deux jours puis ensuite nous filons à Goa plus au sud. Le jour du départ, on prend un taxi qui nous propose une ballade dans Bombay. Dans sa bagnole il a un petit prospectus avec les principales curiosités à voir, spécial routards pressés. Ça tombe bien on à un bus qui part dans 5 ou 6 heures. Et nous voilà partit dans Bombay. Temple jaïns ou nous restons à scotcher sur des chants splendides de femmes, vraiment magnifique…Ensuite un truc dédié au bouddha avec une sorte de petit lac crado (pour ne pas dire vraiment dégueulasse) où quelques enfants se baignent, se lavent et la boivent aussi. Ça paraît inconcevable pour moi, mais c’est comme ça, ils sont immunisés et beaucoup plus résistant que nous pauvres petits occidentaux aseptisés. Les enfants sont ravis de nous voir, en nous voyant, ils enchaînent saltos, sauts périlleux et autres acrobaties. Ils hurlent « photos!! Take photos!! », Marion prends deux ou trois clichés, ils exhibent fièrement leurs biscotos et sautent dans l’eau avec toute leur joie d’avoir été photographié. Moi, je prends la tête à Marion de peur qu’ils ne nous demandent un backshish pour les photos. Finalement, ils ne demandent rien et nous retournons au taxi pour continuer notre tour « spécial touristes ». Chauffeur de taxi à Bombay, c’est un truc de malade, ici pas de priorité à droite où je ne sais quelles règles à la française. Aucune règle de conduite (j’exagère mais c’est l’impression que ça donne), pas de cédez le passage, les voitures s’arrêtent en plein milieu de la route pour faire demi-tour. Il y en a de partout et pourtant tout se passe comme sur des roulettes, je ne sais pas comment c’est possible. Même les flics s’en contrefoutent, de toutes façon la plupart du temps où on les voit, c’est aux croisements surpeuplés où ils essayent de gérer le trafic et puis de toute façon, ils s’en foutent. Un exemple, à notre arrivée à Colaba le premier jour (avec l’anglaise), on était un peu (carrément) perdu, on dit au taxi de s’arrêter pour regarder tous ensemble le plan du quartier . Et là, le mec, il s’arrête, mais il s’arrête en plein milieu de la route, tout le monde gueule, klaxonne mais lui, il s’en fout, il attend qu’on est retrouvé notre chemin car lui aussi est perdu dans cette ville aux dimensions hallucinantes. Sur ce tu as un flic qui arrive, on croit qu’il va geuler, pas du tout, il prend notre plan et on se met à chercher tous ensemble. Il faudra un bus en colère pour que le taxi veuille bien se garer plus loin. Le flic lui, il s’en fout, il dit au chauffeur de bus de se calmer et on repart dans nos recherches. Hallucinant!! Comment gérer le trafic dans ce monstre?! Parfois sur ce que l’on pourrait appeler la périph de Bombay, t’as un mec qui tire une charrette! Mais qu’est ce qu’il fout là au beau milieu des innombrables voitures qui filent sans même le voir?!! Je suis perdu! Qu’est ce que c’est que ce pays de fous. Notre guide chauffeur de taxi nous emmène voir les Tours du Silence (tant convoitée par Charles Duchaussois dans son roman « Flash« ), c’est un sanctuaire où les parsis (une minorité religieuse ultra-riche) ont fait construire quatre tours auxquelles ils accrochent les dépouillent des cadavres pour les offrir aux vautours. Le site est extrêmement bien gardé et nous ne voyons qu’un petit bout de tour, cachés derrière de hauts murs. Bon nous prenons le bus ce soir pour Goa, l’épisode Bombay fut bref mais intense. Nous devons revenir ici pour notre départ le 19 décembre. C’est simple, plus jamais je ne prendrais un bus long trajet en Inde. C’est un truc de malade!! Le chauffeur est complètement taré, ils roulent à des vitesses, comment dire? C’est un malade! Leur conduite ressemble au trafic de Bombay, en gros ils font n’importe quoi mais ils savent ce qu’ils font. Ils doublent dans les virages à des vitesses vertigineuses en déboîtant la plupart du temps au dernier moment et se rabattent de la même façon, parfois si il y a dix cm d’écart entre nous et le camion qui arrive en face c’est le maximum. Marion, elle, elle s’en fout, elle est cool. Je ne sais pas comment elle fait, elle est toute tranquille. En même temps le chauffeur roule comme un fou mais il sait ce qu’il fait. Dans le siège à coté du notre, il y avait un indien qui était raide comme un piquet sur son siège et qui enchaînait les prières et les signes de croix, avec le recul, j’en rigole mais sur le moment je ne faisais pas le fier. 13h de route plu tard on est enfin à Goa. Les indiens sont en plein développement économique. Des maisons sont construites de partout pour accueillir le touriste. C’est bizarre mais, pour certains indiens, c’est comme si l’occident était un idéal. Le salaire moyen d’un indien est de 1100 roupie soit 20 euros. 20 euros… Parfois quand ils nous voient arriver, ils semblent dire « voilà! C’est à ça que je veux ressembler ». Alors toi, t’arrives de France où tu « galères » un peu et tu es confronté à ça, ben sérieusement ça fait bizarre. Comme si tu était un exemple en quelque sorte. À Bombay, notre ami guide chauffeur de taxi m’ouvrait et me fermait la porte, il était à notre entière disposition. C’est trop bizarre comme sensation. Ce sentiment d’être riche, très très riche même. Parfois aussi, leurs regards se ferment à nous (les anciens surtout), comme si ils pensaient que l’occident venait les pervertir, quelque part ils n’ont pas tort. La société de consommation, le capitalisme, l’argent. L’inde a trouvé son but et dans quelques décennies ce sera sûrement une des grandes puissances de ce monde. Peut-être leur niveau de vie sera plus confortable, comme cette famille qui vit à six ou sept dans cette petite hutte au dessous de mon balcon à l’heure où je suis en train d’écrire ces quelques lignes. L’inde trouvera sa voie, mais à quel prix? La perte de leur innocence? Leur regard est tellement pur, profond, beau. Comment peuvent-ils envier l’occident à ce point? L’inde est en plein apprentissage on dirait. Ne serait-ce que les vendeurs d’objets d’arts, de frous-frous, de colliers et autres. Putain, mais ils ne te lâchent pas d’une semelle, parfois t’aurais envie de les envoyer balader, mais c’est leur gagne pain mais leur technique n’est pas très lucrative, ils te prennent la tête plus qu’autre chose, mais comment doivent-ils faire? Où est la solution? Le tourisme en est une et pas des moindres. Elle va y arriver!! J’espère que l’inde va s’en sortir. Elle doit s’en sortir bordel!! Ah comme j’aime ce pays. Ça fait que quatre jours que l’on est ici mais je les aime ces indiens, leur vice me gêne, me prend la tête, leurs apriorie sur les occidentaux aussi mais je les aime. 4 jours, j’ai l’impression que c’est une éternité….c’est dans ces moments que l’on se rend compte que le temps n’est qu’une simple notion et qu’il n’existe pas. Aujourd’hui 4ème jour, on s’est baigné dans la mer d’Oman, l’eau était au moins à 30°, de supers vagues et le truc de fou, des transats, gratos en plus. On est la parfaite panoplie du couple d’occidentaux qui vient faire le beau au milieu de la misère. Des transats quoi!! Un peu plus et on croirait qu’on est milliardaire. C’est une sensation vraiment étrange que celle d’être riche. Sur la plage, toute la journée on croise des femmes indiennes: « hello, how are you? Where do you from.? Do you want massaze? No massaze? Are you sure? Really, no expensive. » Et c’est partit, toi tu décroches pas un mot mais elles, elles enchaînent. Toujours le même pitch, c’est leur gagne pain. Peut-être qu’il y a dix ans elles arrivaient à amadouer le touristes mais là, ça ne marche plus trop. Marion commence à être agacer de leurs méthodes un peu gênantes et assez encombrantes, c’est clair. Déjà Bombay nous avait prit la tête. Ah Bombay! C’est…c’est comment dire? J’en sais rien en fait. Des immeubles sans façades sur des dizaines d’étages, sans eau ni électricité sûrement. Des familles entières s’entassent la dedans. Aux alentours de Victoria Station, les trottoirs sont encombrés de tôles disposées de façon à faire des petites maisons, sur des dizaines et des dizaines de km, les familles vivent ici, les enfants se douchent là. Le plus frappant ce sont les bidon-villes, en arrivant à l’aéroport on les survole. C’est incroyables de voir ces toits de tôles s’étendrent sur des vingtaine de kilomètre (le plus grands bidon-villes d’Asie est à Bombay). C’est assez hallucinant! Les bidon-villes, qu’est ce qu’elle en fait l’ Inde de ses bidon-villes, elle les ignore, les rejette, les laisse crever . Vision d’horreur. Je connais mal l’Inde. J’aimerais apprendre à la connaître mieux, m’acceptera t-elle? Je les aime ces indiens, ils sont trop rigolos parfois. Notre premier soir à Goa, on a été bouffer dans un petit resto, on arrive et là il y a quatre indiens assis à une table, en nous voyant arriver ils se sont affolé d’un coup, tout les quatre à nos petits soins genre un qui nous installe, un autre qui part tout affolé chercher les menus, un autre qui nous observe et un autre qui file en cuisine. C’était vraiment très marrant comme scène de vie. Ensuite, quand on avait la carte en main, ils étaient plantés devant notre table droit comme des I, tout gêné et nous aussi avec Marion on ne savait pas quoi faire, on se sentait vraiment con. Je les aime ces indiens, tellement de touristes doivent les prendre pour de la merde, des moins que rien. Rien que d’y penser, ça me fout le bourdon. Putain ce sont des êtres humains bordel!! L’occident est grand, bon, très bon même mais alors qu’est ce qu’il est con, cet occident qui pète plus haut que son cul!
8ème jour, le 20 octobre 2006
C’est bien cool, on a vraiment l’impression d’être des vacanciers. Demain, nous partons pour Calicut pour deux ou trois jours. Si on veut rester un peu plus longtemps dans le nord, il nous faut pas trop nous attarder dans les villes du sud et faire des choix. Ahh le train en Inde! C’est simple je suis installé à l’endroit où on met les bagages normalement, tellement il y a de monde, pour un peu il doit y en avoir sur le toit. Je n’ai jamais vu un truc pareil, des gens partout, sur les portes bagages, à 8 ou 9 sur des sièges qui en tiennent normalement 4, la chaleur mais surtout les odeurs, il faut dire que les chiottes sont juste à coté. Marion comate en dessous de moi. Ça fait bientôt 20 minutes que l’on est arrêté, pourquoi? Pas la moindre idée. Parfois les trains s’arrêtent 1h pour laisser passer un autre train. Un voyage qui devait durer 4h, finalement on mettra 2h de plus. Quand je pense que je suis le premier à gueuler après la SNCF…Il faudrait que les gueulards comme moi prennent au moins une fois le train en Inde, je pense qu’après ça ils seraient plus calme. Putain j’ai chaud, il fait au moins 40° la dedans, sinon plus. Quand est-ce qu’on repart? Marion dort par à coups, la pauvre. Remarque sur mon perchoir, j’ai peut-être plus les odeurs de pisse que les autres en bas, mais au moins je suis à mon aise, vautré sur les sacs. Tiens? Les indiens me regardent bizarrement, de toute façon, ils nous regardent toujours bizarrement. L’autre fois on fumait une clope dehors avec Marion en train de discuter alors que le train était arrêter en pleine cambrousse, et là t’as un indien qui se met avec nous, alors on le regarde, croyant qu’il va nous parler, non non il se poste en face de nous les yeux grands ouverts et nous observe. On le regarde, on lui sourit et lui ne cille pas d’un poil, il nous regarde toujours. Trop bizarre, il y’en a des occidentaux par ici pourtant, bon il n’y en a pas beaucoup c’est vrai, mais il y’en a. Peut-être que c’est le fait de voir une femme fumer, ça choque les indiens, tu peux pas savoir à quel point, c’est hallucinant. Bon on repart? Oui ou merde!! Y’ en a marre là!! Tout ça pour dire qu’ils me regardent bizarrement. Merde j’ai compris, mes tatanes, j’ai pas enlevé mes tatanes avant de monter sur le porte bagages. Tiens? Marion se réveille, elle est un peu agacée. Qu’est ce que je suis bien là haut. Avachi, seul avec les valises. Bon c’est un peu inconfortable comme position car je suis un peu tordu dans tous les sens mais alors qu’est ce que je suis bien. Ça y est on repart! Normalement, nous arrivons dans 2h30. Marion est vraiment agacée. Moi je trouve ça cool, je suis en train d’écrire ces quelques lignes, c’est cool. Les indiens aussi commencent à s’agacer, tu m’étonnes, ils sont les uns contre les autres. Moi je boirais bien un thé. C’est vraiment excellent ça dans les trains indiens. Les vendeurs (de thé, de café, de frous-frous, de fruits…) naviguent dans les wagons, en faisant l’aller-retour et en psalmodiant toujours la même chose. Au début j’étais étonné et je me demandais ce qu’il se passait. En fait, ils vendent leurs produits. On dirait vraiment qu’ils récitent un mantra. Le train en Inde c’est un sacré bordel! D’ailleurs l’ Inde c’est un sacré bordel, mais c’est trop bon!! Le 26 octobre 2006 Cette différence social entre ce pays et le mien est incroyable, j’y comprend plus rien. Comment peut vivre plus d’un milliards d’êtres humains de cette façon? C’est dingue!!Les conditions sanitaires sont lamentables. La pollution dans les zones urbaines est hallucinante, les villes sont surpeuplées. Comment les indiens supportent ça? Le pire dans les villes, c’est le bruit. C’est un truc de malade. Les voitures klaxonnent continuellement, les rickshaws, les bus même les vélos klaxonnent. Le trafic est tellement dense! Et les règles de conduites inexistantes (j’exagère un peu) mais tout se mélange, il roule à des vitesses qui feraient démissionner sur le champ un CRS français. Pour annoncer leur arrivée, à un carrefour par exemple, ils klaxonnent, pour avertir les piétons qui leur tournent le dos ils klaxonnent aussi, ou pour…..et merde, ils n’arrêtent pas de Klaxonner. À Cochin, l ‘autre jour. On se baladait avec Marion. Pour se parler, il fallait littéralement gueuler, comme en boite de nuit, tellement la pollution sonore était grande. Même les trains klaxonnent. En fait les portes des trains restent ouvertes, ce qui est super agréable pour admirer le paysage, alors on peut s’asseoir et regarder. Le train pour t’avertir d’être vigilant parce qu’il y un poteau ou un tunnel ou je ne sais quoi, et bien le train klaxonne. Les voies sont truffées de poteaux!! Si tu veux dormir dans le train en Inde, mets toi le plus loin possible du wagon de tête!! Ce pays est super, mais putain qu’est ce qu’il est bruyant! C’est hallucinant! Autre truc qui me prends la tête: chercher quelque chose. Ça me fait péter les plombs! Hier, on a tourné une après midi pour trouver un centre d’information touristique, que l’on a même pas trouver même avec une boussole et un plan. C’est simple, depuis quelques jours, j’ai l’impression de faire que chercher. Alors tu cherches un hôtel bon marché qui soit pas trop crade, tu cherches un petit resto où dîner ce soir, tu cherches un site touristique, ou j’en sais rien moi, mais en tout cas tu perds une bonne partie de la journée à chercher. En gros tu prends une journée pour repérer l’endroit où tu veux aller et le lendemain tu y vas mais surtout très tôt!! Le plus rigolo là dedans, c’est que quand tu demandes à un indien un renseignement, la plupart du temps, soit il ne sait pas, soit il t’indique une mauvaise direction. La dernière fois à Margao, on a demandé à trois indiens différents où était la gare, on a eu trois réponses différentes, toutes opposées, ils se donnent le mot c’est pas possible!!!Je commence à me demander ce que je fais ici! Ça me prends la tête. Décidément ce pays n’est pas fait pour le tourisme, remarque c’est pas plus mal. Mais peut-être qu’une meilleure organisation serait la bienvenue. Le 29 octobre 2006 Comment ne pas aimer ce pays? C’est bizarre mais il suffit que je promène seul dans les rues, personne ne me calcule comme si j’étais un indien parmi les indiens, (je suis métisse indien et vietnamien à la peau assez mate), par contre il suffit qu’il y est Marion, alors là c’est la cata, tous les regards se tournent vers nous, enfin, surtout vers elle. Ils sont outrés de la voir habillées comme ça, alors que c’est pourtant assez simple comme tenue. Qu’est ce qu’ils penseraient en étant en France, les mini-jupes, les décolletés et tout, ils hallucineraient. Le pire, c’est quand ils voient Marion fumer, ça les choquent mais à un point. Au bout d’un moment on se sent obliger de se planquer pour fumer en paix. J’aime profondément ce pays, mais il y a un truc qui me chiffonne, c’est l’hygiène, les indiens n’ont aucune notion du danger que peut représenter la pollution. Dans les villes, on peut voir des déchetteries à ciel ouvert, c’est pourri, mais eux s’en contentent. Les indiens jettent tout par terre, un exemple, dans les trains les plateaux repas sont servies dans une grande barquette en plastique, le repas terminé, ils balancent ça par les fenêtres. Le long des voies est parsemée d’ordures en tout genre. Ils ne reçoivent aucune information sur le sujet, c’est pas possible, ou alors ils s’en foutent. Peut-être que dans quelques années les choses bougeront, mais en attendant c’est la merde et c’est vraiment dommage. Tiens! Marion dort les yeux ouverts, une photo vite!! Et merde, je ne trouve pas mon appareil! En plus elle se réveille! Ah non, elle se rendort aussitôt. On va attendre un peu. À titre informatif, nous sommes actuellement à la gare de Madras en train d’attendre notre train pour Bhubaneswar? On va se taper 22h de trajet, c’est chaud! Il aura fallu que je vienne ici pour me rendre compte à quel point j’aime la France. Ce pays je vais le respecter désormais. L’occident est grand, peut-être trop même et j’ai peur que cette grandeur le conduise à sa perte… J’ai plus l’impression de faire une étude sociologique que d’être en vacances. C’est bon j’ai pris 2 clichés de Marion en train de dormir les yeux ouverts. Cool!! Nous revoilà dans le train direction Calcutta. Nous quittons Bhubaneswar. On est posé entre les wagons par terre mais ce n’est pas inconfortable. Pour l’instant disons, on verra l’état de nos fesses demain matin, après 9h de trajet. Aujourd’hui le 5 novembre, je ne me sens pas de très bonne humeur, j’ai pas arrêté de bougonner toute la journée. Pauvre Marion, elle est patiente quand même. Quand je suis dans cet état, je suis chiant comme la mort. Avec Marion, on pense que ce sont mes pauses respiratoires qui me mettent dans ces états de chacal. Parfois le matin, quand je me réveille je suis épuisé, essoufflé. Ça commence à m’inquiéter, mon cœur se fatigue. Il faut absolument que je fasse quelque chose. Aller voir un spécialiste ne me tente pas trop, il va falloir que je me démerde tout seul. J’ai une solution! La sophrologie.
J’ai envie de pleurer, une profonde tristesse m’envahit. C’est pas possible de traiter des êtres humains comme ça!! La façon dont les parias sont traités me dégoûte. Le regard de ce petit garçon qui est en face de moi au moment où j’écris ceci parle pour tous ces opprimés. Karma, mon cul ouais!!! J’ai envie de chialer comme une madeleine. Je retiens mes larmes. Non seulement, les indiens se demanderaient ce qu’il m’arrive, et quant aux autres qui comprendront pourquoi, ben, j’ai tout simplement pas envie qu’ils sachent… Ma claque dans la gueule, je viens de me la ramasser de plein fouet, à toute berzingue. Ce petit garçon, qu’est ce qu’il va voir de son pays? Comment va t-il en sortir? Si il en sort vivant, ce serait déjà une très bonne chose. Il est né paria, il restera paria, point barre. Putain d’ Inde!! Ah elle est belle la classe moyenne, oh comme ils sont beaux les brahmanes avec leurs magnifiques colliers de brahmanes, quel mépris dans leurs regards à la vue de parias. Heureusement, il ne sont pas tous comme ça. Putain d’ Inde!!!! Je suis dégoûté, dégoûté… Mais à un point. Je n’oublierais jamais ce qu’il vient de se passer. Jamais! Je viens de me prendre une grande, très grande leçon de compassion en pleine gueule. Petit enfant esseulé dans la vie et laissé dans un océan de merde! Si encore il savait nager, à mon avis il va vite apprendre, de toute façon il n’a pas le choix. Aucun amour à son égard. Une chose? Un objet? Des bras pour porter? C’est ça cet enfant?!! Karma!! Mon cul!! Putain d’ Inde!!
« I have lost my country »(j’ai perdu mon pays) À ces mots, l’émotion me submerge, mais je ne peux pas me permettre de pleurer devant cet homme qui a dut fuir son pays, sa nation, sa famille. Selon lui, sa maman l’a emmener quand il était encore enfant à la frontière indienne pour le mettre en sécurité. À ce que j’ai compris, sa maman serait retourner au pays, le laissant seul. Apparemment la révolution se fait discrètement dans le plus grand secret. Ce peuple a tout perdu, mais il se bat pour garder son identité. Ce peuple, c’est le peuple tibétain! Dans les monastères restants, les moines enseignent la langue tibétaine aux enfants. Les chinois ayant interdit aux tibétains de parler leur propre langue, ils sont obligés de s’organiser comme ils peuvent. Cet homme est professeur de tibétain en Inde. Selon lui, la situation à Lhassa est catastrophique. Les enfants tibétains préfèrent travailler que d’aller à l ’école, le manque d’argent les poussent à se prostituer dés le plus jeune âge. Ils préfèrent gagner des ronds que d’aller étudier. Voilà ce que la Chine a fait et tout ça dans l’indifférence générale. Il y a plus de chinois au Tibet que de tibétains dans leur propre pays! La plupart ont fuit. Ceux qui sont restés se sont lancés dans las affaires. L’économie de marché. La plupart des monastères ont été détruits, les lamas, emprisonnés illégalement, torturés, tués, massacrés!!! Les femmes tibétaines violées, avortées puis stérilisées….. L’homme que nous avons rencontré n’en veut pas aux chinois. Étant bouddhiste, il ne veut pas cultiver de haine envers son prochain. Il prend l’exemple de la Palestine et D’Israël. Quelque part il n’a pas tort. Selon lui, le Tibet ne perdra jamais son identité culturelle. La raison est que l’identité culturelle du Tibet est en majeure partie dût au bouddhisme. Si le bouddhisme disparaît, disparaîtra avec lui le peuple tibétain.
Le 19 novembre 2006 Nous sommes à Darjeeling depuis deux semaines. Entre temps nous sommes aller à Ganktok dans le Sikkim, puis sur la route du retour nous nous sommes arrêter à Kalimpong. Pour enfin revenir ici, à Darjeeling. Cet endroit est magique. Entourée des montagnes de l’ Himalaya, avec en toile de font le Kangchenjunga, le 3ème plus haut mont du monde qui culmine à 8500 et quelques mètres. Autant dire que la vue est hallucinante. Ici nous ne sommes plus en Inde, Darjeeling est un monde à part. Hormis le quartier des taxi-jeeps tout est plus calme, plus serein que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Les népalais et tibétains sont ici au grand complet. Le bouddhisme est très présent, nous avons été voir le temple où a été découvert le Bardô-thodôl, le livre des morts tibétains où nous avons rencontré un gentil moine qui nous a expliqué toutes les fresques ornant les murs, c’était vraiment très instructif. À Ghoom, un petit bled aux alentours de Darjeeling, on a rencontré un suisse qui vivait en monastère, un mec super, Michel. Sans déconner, il était génial, on a eu un super échange tous les trois. Normalement, nous devions nous revoir à Bodhgaya, mais on ne s’est pas revu. Marion était très déçue et moi aussi. Quoiqu’il en soit Darjeeling est un endroit vraiment bien, calme et serein, mais alors il caille la mort et ce n’est pas encore l’hiver. Dans notre chambre d’hôte on n’a pas le chauffage, les t°c descendent à 2 ou 3degrés la nuit et je me demande si il ne gèlerai pas, on se pelle le cul! Mais c’est une super expérience que d’être ici.
Le 2? Novembre 2006Dis, c’est quoi Bouddhiste?Est ce que tu vois cet arbre là?OuiQuel est son nom?C’est un châtaigner il me semble, mais je ne suis pas certain.Et bien? C’est quoi Bouddhiste?….(?)
Le 1er décembre 2006
Nous avons quitté Bodhgaya où nous sommes resté 5 jours. Nous sommes sur la route pour Bénarès. Ça va être fou!! C’est bizarre mais plus je me rapproche de cette ville et plus je sens son énergie. Nous sommes accompagné de Martine, une française, petite dame d’un certain âge très sympa. Nous l’avons rencontré à Bodhgaya, elle est ici pour remplacer la responsable d’une asso qui est tombée malade. Elle est en Inde depuis deux semaines mais elle s’ennuie un peu au centre, donc quand elle a su que nous partions à Bénarès, elle s’est proposée de venir avec nous deux ou trois jours pour lui changer un peu les idées. Elle en a bien besoin en plus. Elle était déjà venue deux fois en Inde, en voyage organisé, et cette fois elle est venue par ses propres moyens. Et franchement, elle est un peu déphasée, elle pensait connaître l’ Inde, étant déjà venue mais elle s’est vite rendue compte que les voyages organisés ne montraient pas vraiment la réalité du pays, du coup elle s’est prise une méchante claque dans la face, et elle est un peu désorientée. Enfin bon, on verra bien.
Le 05 décembre 2006
Bon, et bien plus que dix jours avant le retour à Bombay. Aujourd’hui, je suis fatigué. Les indiens me saoulent un peu, cette façon qu’ils ont de te dévisager est assez pénible et celle de te prendre pour un con est encore plus énervante! Nous avons quitté Bénarès ce matin. Bénarès…… Outre le tourisme de masse (je n’avais jamais vu autant de touristes dans une ville indienne) qui, à mon goût fausse parfois les relations, Bénarès reste une ville fascinante, follement hallucinante. Déjà en arrivant, le rickshaw qui nous a conduit de Mugalsarai jusqu’à Bénarès nous a sorti le grand jeu, du véritable pilote de circuit, slalomant entre les cycle-pousse, les piétons, les vaches, les voitures. C’était comme dans un jeu vidéo où tu dois éviter le monde et du monde il y en a!!. J’écoutais Marion et Martine se prendre des fous rires à l’arrière du rickshaw à chaque fois que nous rasions d’un peu trop près (et c‘est peu dire, sans déconner) un passant. Enfin bref, c’était un truc de malade; Les ablutions à l’aube sont démentielles, ces indiens qui viennent par milliers se bénir dans le Gange est un « spectacle » hallucinant! Après s’être lavés dans le Gange, les indiens doivent boire l’eau (sacrée) du fleuve, qui soit dit en passant est le fleuve le plus pollué au monde. Ce qui est rigolo, c’est que les femmes se lavent habillées, elles n’ont pas le droit d’ôter leur sari! Après ces cérémonies rythmées par les chants matinaux ainsi que les prières, la journée peut enfin commencer. Bénarès en ville, c’est de la folie pure. Du monde de partout, voitures, rickshaws, piétons, vélos, mais surtout les vaches!! Comment peuvent elles être aussi nombreuses, par troupeaux entiers elles se dandinent dans les rues, c’est dingue!! Il y a un monde fou dans Bénarès, j’ai vécu mon 1er bouchon de piétons ici!! Parfois tu te ballades dans la rues et là y’à une dizaine de mecs qui portent un cadavre sur une planche. Ils chantent, ils dansent, trompettes et tout le tintoin. À un moment, ils avaient carrément assis le corps recouvert d’une couverture, la tête dépassant à l’avant les yeux ouverts….. Ils emmènent le corps au bord du Gange pour le brûler. Ils immergent une première fois le corps dans l’eau pour le bénir puis ils l’installent sur le bûcher et lui mettent le feu. Il y a différents paliers, 3 ou 4 je ne sais plus exactement, en gros plus le corps brûlent haut plus sa caste était élevée. Ils ne brûlent pas tous les corps. Les enfants, les morts de morsures de serpents, les sâdhus ( je crois) et les….vaches!!! Quand ils ne brûlent pas les corps, ils les mettent directement dans le fleuve. C’est le symbole de la sortie du Sâmsara, ils sortent du cycles infernales des réincarnations. Si la vache est sacrée en Inde, c ‘est qu’elle symbolise la mère. Quand la mère ne peut allaiter son enfant, le lait de la vache nourri le nourrisson, la vache prend alors le rôle de mère. Le soir, au coucher du soleil se déroule le Puja, une offrande faite aux Dieux et au Gange, avec danse rituelle, musique et tout et tout. En fait la vie à Bénarès est assez concentrée au bord du Gange et de la religion. Bénarès est une ville absolument incroyable et ne pas s’y être arrêter aurait été une belle connerie de notre part. Enfin maintenant en route pour le Rajasthan!! Ah tiens! Aujourd’hui dans une gare, à même le quai sous une couverture à moitié déchirée, on a vu un cadavre! Sur le quai, comme ça. Comme à Patna, qui soit dit en passant est une grosse ville de merde où vraiment, ça craint pour les occidentaux. Donc à Patna, on se baladait vers un marché pour acheter des biddies et là par terre vers les étales de fruits et légumes, on voit un vieillard par terre, le type était mort et ils l’avaient laissé là, je ne pense pas pour longtemps mais on a trouvé ça assez hallucinant. Tu imagines un peu, tu va faire ton marché au milieu des cadavres qui jonchent le sol!! L’ Inde est vraiment bizarre parfois, c’est clair! Je me dois de m’arrêter un peu sur l’épisode de Bodhgaya. En fait, suis un peu déçu par tous les dogmes, religions et autres… à Bodhgaya, au stupa du Mahabodi, il y a des centaines de pèlerins qui viennent du monde entier pour y faire des…pèlerinages (forcément!). La façon dont ils vénèrent ce lieu, l’arbre où Bouddha a reçu l’illumination en particulier est vraiment bizarre. Je trouve ça curieux la notion de sacralisation. En fait non….je comprends tout à fait que l’homme croit, mais qu’il puisse vénérer à ce point, c’est assez hallucinant. Je crois de moins en moins aux dogmes, tout du moins à certaines pratiques que mettent en œuvre par exemple les bouddhistes tibétains qui tournent autour d’une statue de bouddha pendant je ne sais pas combien de temps…pour moi ces pratiques sont pour le moins bizarres même si je les comprends, je ne peux pas m’empêcher de penser que tout ceci ne sert à rien. En fait, depuis quelques temps je ne crois plus en grand chose. Rien n’est sacré! À part peut-être la nature. Je rêve d’emmener maman en Inde l’année prochaine. Il faut qu’elle vienne voir comment est la vie ici. J’aimerais tant qu’elle le voit de ses yeux, ce pays. Je compte lui payer le voyage. Je lui dois bien ça, car je trouve que je lui en ai quand même fait un peu baver et je ne l’ai pas toujours respecté. Je lui dois bien ça et puis c’est un des ses rêves. Le 15 décembre 2006 Plus que trois jours ici. Nous prenons pour l’avant dernière fois le train, direction Ahmedabad puis ensuite Bombay. Ce voyage m’aura marqué pour toujours! Mais pour être franc, je suis quand même content de rentrer en France. Ces derniers jours je suis un peu agacer de la façon dont beaucoup d’indiens se comportent. Au royaume des aveugles, le borgnes est roi. Les indiens ont parfois la fâcheuse tendance à prendre les occidentaux pour des cons. C’est bizarre mais sept fois sur dix, quand un indiens vient te parler ça va être pour te soutirer de l’argent. Négocier…Négocier���Toujours négocier. C’est un vrai jeu, à la longue un peu fatiguant. Putain, si ils savaient qu’en France je ne suis pas riche; enfin je vis bien quand même. Si ils savaient combien la vie est « difficile » en France peut-être nous prendraient-ils comme des êtres humains et non pas comme des billets de un dollar…certes, ils sont quand même vachement dans la merde. Désormais j’aurais un autre œil de la pauvreté en Francs, surtout chez les jeunes qui se la jouent « victimes de la société ». Certain n’ont pas eu de chance mais aussi beaucoup en profite et se laisse aller à taper la manche. Je ne leur jette pas la pierre, mais quand tu veux t’en sortir en France tu peux y arriver. Putain! Nous sommes dans un pays riche! Profitons de cette chance pour bénéficier du confort matériel et de tout ce qui va avec surtout de l’accès à la culture et de l’ouverture sur le monde que l’on a et qu’ici en Inde, la majorité ne connaisse pas, d’ailleurs en ont-ils besoin? Parfois je sens leur jugement, leurs pensées profondes et je suis sûr que si ils étaient un minimum instruits, mais jamais ils ne penseraient comme ça; ils sont vraiment emprisonnés pour beaucoup, c’est peut-être un peu dur ce que j’écris mais c’est la triste vérité. Parfois j’ai l’impression de me retrouver dans la France profonde, face à des gens qui n’ont jamais sortis leurs fesses de là où ils habitent; c’est incroyable comme sensation que celle d’être face à un ignorant qui te prend pour un con. Être ignorant parmi les ignorants peut-être… J’aime ce pays mais il m’use, me fatigue, me prend la tête. Il y’a un truc hallucinant aussi. C’est le décalage qu’il y a entre les médias (télé) et la réalité. Ce n’est pas un fossé qui sépare les deux mais un gouffre, un canyon, je ne sais pas comment dire tellement la différence est frappante. Dans les spots de pub, on voit une Inde moderne, propre, nickel, organisée, riche, très riche même, aseptisée; pour un peu on se croirait dans un pays nickel! L’ Inde de demain est en direct dans votre salon tous les soirs mesdames et messieurs!! Les médias véhiculent une image occidentalisée de l’Inde. Des femmes fatales qui assument leur sexualité, nous sommes dans un pays qui pratiquent encore l’avortement abusif quand il s’agit d’une fille. À la télé, des femmes qui ont leur mot à dire. Quand je vois les femmes en Inde, j’ai l’impression de voir un film des années 50-60. Femmes soumises qui parlent que dans le doute et une certaine soumission à l’homme. Attention ceci, ’est pas une généralité mais bon…. Quoiqu’il en soit demain après midi, nous serons à Bombay pour deux jours. J’ai hâte de rentrer. Je rêve d’un truc depuis plus d’un mois, c’est d’une tartiflette, bien grasse. La bouffe française me manque, je ne suis pas chauvin, loin de là mais la bouffe française est un festival de saveurs pour les papilles. Là, dans le même wagon que le mien, des indiens chantent depuis une heure au-moins, c’est vraiment très beau et enivrant. Marion, elle dort. Pour parler d’elle, ce voyage nous a beaucoup apporté je pense; pourtant, je ne compte pas les prises de tête et les remises en question, combien de fois on a failli se séparer? C’était parfois une épreuves et on l’a surmonté. Ma relation avec elle ressemble plus à une forte, très très forte amitié mais je l’aime de sentiments amoureux à la fois, c’est assez troublant. J’ai parfois plus l’impression de parler à ma sœur, ma pote, qu’à ma petite amie. C’est vraiment rigolo comme sentiment. Putain, j’en ai plein le cul. Bientôt 6 heures qu’on est entassé les uns sur les autres! Le train en Inde c’est infernal. Le bruit, je n’en parle même pas. Quand tu es en forme, de bonne humeur, ça passe mais il suffit que tu sois un peu fatigué, alors là c’est la cata’. Franchement, je ne comprend pas comment un train met dix heures pour faire 300 bornes… c’est vraiment bizarre. Tiens?! Il y a du mouvement, tout le monde descend ou quoi! Il suffit que j’écrive ces quelques lignes et il n’y aura bientôt plus personne dans le train, c’est peut-être ça l’ironie du sort. Tout simplement, que je me plains pour rien finalement. Je ne compte pas les gens qui font le voyage debout(!!), ils dorment littéralement debout!!! J’ai vraiment de la chance et je me plains. Bon allez plus que trois heures.
21 décembre 2006: le retour en France Il est beaucoup difficile que ce que j’aurai pu imaginer. Je me suis ramassé une putain de claque qui m’a fait très mal. J’ai perdu tout sens de communication avec les français. Mais alors qu’est ce qu’ils font la gueule, c’est incroyable! Et puis, tout va étrangement vite, un exemple, la route pour aller à Arcachon, j’ai trop flippé, les français roulent comme des malades, vite, trop vite même. À mon avis, c’est beaucoup plus dangereux ici qu’en Inde….. Bon, et bien à ceux et celle qui auront eu la patience de lire jusqu'au bout j’espère que vous aurez fait une bonne lecture. Et je vous souhaite à tous pleins de bonnes choses sur votre route.
1er jour en Inde, Le 12 octobre 2006 Bombay. Putain quel choc!! J’ai peur, j’appréhende, je suis tout excité, ouvert, fermé! Je ne sais plus du tout ce que je dois penser de tout ça. J’ai une crainte, si notre chambre se faisait dépouiller durant notre absence. Sérieusement je n’ai jamais ressenti la peur à ce point, c’est vraiment bizarre, loin de tout repère, ce qui peut se passer dans la tête de quelqu’un. C’est incroyable!! En fait ce qui se passe, c’est qu’à notre arrivée dans Bombay, nous avons prit le taxi avec une anglaise, de l’aéroport jusqu’à Colaba. Nous avons donc décider de suivre cette anglaise dans un hôtel où elle avait réservée une chambre, on arrive là-bas, pas de chambre pour Marion et moi, le mec affiche complet, bref on repart non sans avoir dit au revoir, adieu même à notre anglaise qui a vraiment été très apeuré à l’idée de rester seule, bon bref. À ce moment y’à un vieux qui arrive et qui nous montre une carte de visite d’un hôtel. Avec Marion on se concerte, et c’est bon on accepte. On prend un taxi et on arrive devant l’hôtel. Déjà c’est un quartier de merde, dans une petite rue encore plus merdique, vraiment!! Sans déconner tout le monde nous regarde l’air un peu mauvais, comme nous sommes avec un indien, les enfants des rues n’osent pas nous assaillir, car la plupart du temps, ils se font dégager à coup de pieds aux cul par les indiens. Donc, on arrive, et dans ces moments tu fermes ta gueule, tu baisses les yeux et tu traces!! On rentre dans l’hôtel. Donc on visite la chambre, elle nous va. On se concerte avec Marion pour savoir combien on donne de backshish au vieux. Nous n’avons aucune notion de la valeur de la roupie à ça moment, nous sommes en Inde depuis à peine deux heures. On décide de lui donner 20 roupies (l’expérience de notre voyage nous apprendras plus tard que 20 roupies, c’est pas mal, enfin! Avec 20 roupies tu fais pas grand chose mais c’est un backshish raisonnable pour des fauchés comme nous, mais çà nous ne le savons pas encore). Nous donnons donc 20 roupies au mec qui fait un peu la gueule en voyant la couleur du bifton qu’on lui donne. Il nous remercie quand même le regard un peu mauvais et va voir le gérant de l’hôtel derrière son comptoir, et là, il lui deux trois mots en hindi, le gérant ne dit rien et approuve juste de la tête. Le vieux se barre. Putain mais qu’est ce qui se passe là?!! Que lui a-t-il dit bordel!!! À ce moment précis je suis prit de la montée d’angoisse la plus puissante que j’ai ressenti de toute ma vie. Qu’est ce qu’il se passe?!! Je soupçonne les indiens présents dans le hall (ils squattent pour regarder la télé) de nous dépouiller notre chambre durant notre absence. Nous n’avons aucun repère culturel de ce pays, on est là que depuis deux heures!! Et là je flippe vraiment ma race comme jamais, Marion ne dit rien mais je la ressens tout aussi angoissé que moi. Dans la chambre c’est un peu la panique, au moment de bouger pour aller bouffer on planque tout sous le lit (à quoi bon?) et on prend le plus important, en gros pas grand chose, quelques médocs et surtout les thunes!! Et on part. En revenant le soir, je ne pense qu’à une chose, la chambre, comment va t-elle cette putain de chambre? En fait rien n’avait bougé, tout ça pour rien. Bref, Bombay!! Vraiment, j’hallucine. En taxi, j’ai cru mourir pleins de fois. Ils roulent comme des cinglés. Ville surpeuplée…poussière…pollution…et surtout la misère. J’ai l’impression de me retrouver dans un roman de Dominique Lapierre. Petit occidental qui débarque au pays de Gandhi avec ses euros et sa grande gueule. Sensations incroyables! Du monde de partout (à coté, Paris est une promenade de santé), des enfants qui dorment, se lavent, mendient sur les trottoirs. Les indiens nous voient arriver à 100 milles. Comment faire pour garder la face? Quand la pression est telle que tu n’a qu’une seule envie, c’est de repartir direct d’où tu viens, la queue entre les jambes et tes euros en poche. Comment faire confiance à des gens en manque de tout, enfin, surtout d’argent. Petite ballade à Colaba, le quartier hyper touristique de Bombay: C’est infernal, putain ça nous a pris le tête. Tous les dix mètres, un mendiant, un commerçant ou un dealer te sautent dessus pour te refourguer un truc, parfois sur deux cents mètres ils te suivent et te forcent à acheter. En même temps, c’est vraiment pénible mais ont-ils le choix? Quand un enfant de six ans te prends par la main et t’emmènes dans une épicerie pour que tu achètes du lait en poudre pour sa petite sœur en t’implorant, t’as juste à fermer ta gueule, être fort pour ne pas chialer et son lait en poudre tu lui achètes, si tu pouvais acheter le magasin entier tu le ferais dans ces moments. Son lait en poudre que je lui ai acheté, peut-être l’a-t-il vendu, mais peut être aussi que sa maman s’en sert encore à l’heure d’aujourd’hui pour nourrir sa petite fille. Alors? Que penser de tout ça? Quoiqu’il en soit Colaba est quand même un quartier de merde où tu es continuellement emmerdé, mais ça fait parti du jeu (si on peut appeler ça un jeu). Nous restons à Bombay deux jours puis ensuite nous filons à Goa plus au sud. Le jour du départ, on prend un taxi qui nous propose une ballade dans Bombay. Dans sa bagnole il a un petit prospectus avec les principales curiosités à voir, spécial routards pressés. Ça tombe bien on à un bus qui part dans 5 ou 6 heures. Et nous voilà partit dans Bombay. Temple jaïns ou nous restons à scotcher sur des chants splendides de femmes, vraiment magnifique…Ensuite un truc dédié au bouddha avec une sorte de petit lac crado (pour ne pas dire vraiment dégueulasse) où quelques enfants se baignent, se lavent et la boivent aussi. Ça paraît inconcevable pour moi, mais c’est comme ça, ils sont immunisés et beaucoup plus résistant que nous pauvres petits occidentaux aseptisés. Les enfants sont ravis de nous voir, en nous voyant, ils enchaînent saltos, sauts périlleux et autres acrobaties. Ils hurlent « photos!! Take photos!! », Marion prends deux ou trois clichés, ils exhibent fièrement leurs biscotos et sautent dans l’eau avec toute leur joie d’avoir été photographié. Moi, je prends la tête à Marion de peur qu’ils ne nous demandent un backshish pour les photos. Finalement, ils ne demandent rien et nous retournons au taxi pour continuer notre tour « spécial touristes ». Chauffeur de taxi à Bombay, c’est un truc de malade, ici pas de priorité à droite où je ne sais quelles règles à la française. Aucune règle de conduite (j’exagère mais c’est l’impression que ça donne), pas de cédez le passage, les voitures s’arrêtent en plein milieu de la route pour faire demi-tour. Il y en a de partout et pourtant tout se passe comme sur des roulettes, je ne sais pas comment c’est possible. Même les flics s’en contrefoutent, de toutes façon la plupart du temps où on les voit, c’est aux croisements surpeuplés où ils essayent de gérer le trafic et puis de toute façon, ils s’en foutent. Un exemple, à notre arrivée à Colaba le premier jour (avec l’anglaise), on était un peu (carrément) perdu, on dit au taxi de s’arrêter pour regarder tous ensemble le plan du quartier . Et là, le mec, il s’arrête, mais il s’arrête en plein milieu de la route, tout le monde gueule, klaxonne mais lui, il s’en fout, il attend qu’on est retrouvé notre chemin car lui aussi est perdu dans cette ville aux dimensions hallucinantes. Sur ce tu as un flic qui arrive, on croit qu’il va geuler, pas du tout, il prend notre plan et on se met à chercher tous ensemble. Il faudra un bus en colère pour que le taxi veuille bien se garer plus loin. Le flic lui, il s’en fout, il dit au chauffeur de bus de se calmer et on repart dans nos recherches. Hallucinant!! Comment gérer le trafic dans ce monstre?! Parfois sur ce que l’on pourrait appeler la périph de Bombay, t’as un mec qui tire une charrette! Mais qu’est ce qu’il fout là au beau milieu des innombrables voitures qui filent sans même le voir?!! Je suis perdu! Qu’est ce que c’est que ce pays de fous. Notre guide chauffeur de taxi nous emmène voir les Tours du Silence (tant convoitée par Charles Duchaussois dans son roman « Flash« ), c’est un sanctuaire où les parsis (une minorité religieuse ultra-riche) ont fait construire quatre tours auxquelles ils accrochent les dépouillent des cadavres pour les offrir aux vautours. Le site est extrêmement bien gardé et nous ne voyons qu’un petit bout de tour, cachés derrière de hauts murs. Bon nous prenons le bus ce soir pour Goa, l’épisode Bombay fut bref mais intense. Nous devons revenir ici pour notre départ le 19 décembre. C’est simple, plus jamais je ne prendrais un bus long trajet en Inde. C’est un truc de malade!! Le chauffeur est complètement taré, ils roulent à des vitesses, comment dire? C’est un malade! Leur conduite ressemble au trafic de Bombay, en gros ils font n’importe quoi mais ils savent ce qu’ils font. Ils doublent dans les virages à des vitesses vertigineuses en déboîtant la plupart du temps au dernier moment et se rabattent de la même façon, parfois si il y a dix cm d’écart entre nous et le camion qui arrive en face c’est le maximum. Marion, elle, elle s’en fout, elle est cool. Je ne sais pas comment elle fait, elle est toute tranquille. En même temps le chauffeur roule comme un fou mais il sait ce qu’il fait. Dans le siège à coté du notre, il y avait un indien qui était raide comme un piquet sur son siège et qui enchaînait les prières et les signes de croix, avec le recul, j’en rigole mais sur le moment je ne faisais pas le fier. 13h de route plu tard on est enfin à Goa. Les indiens sont en plein développement économique. Des maisons sont construites de partout pour accueillir le touriste. C’est bizarre mais, pour certains indiens, c’est comme si l’occident était un idéal. Le salaire moyen d’un indien est de 1100 roupie soit 20 euros. 20 euros… Parfois quand ils nous voient arriver, ils semblent dire « voilà! C’est à ça que je veux ressembler ». Alors toi, t’arrives de France où tu « galères » un peu et tu es confronté à ça, ben sérieusement ça fait bizarre. Comme si tu était un exemple en quelque sorte. À Bombay, notre ami guide chauffeur de taxi m’ouvrait et me fermait la porte, il était à notre entière disposition. C’est trop bizarre comme sensation. Ce sentiment d’être riche, très très riche même. Parfois aussi, leurs regards se ferment à nous (les anciens surtout), comme si ils pensaient que l’occident venait les pervertir, quelque part ils n’ont pas tort. La société de consommation, le capitalisme, l’argent. L’inde a trouvé son but et dans quelques décennies ce sera sûrement une des grandes puissances de ce monde. Peut-être leur niveau de vie sera plus confortable, comme cette famille qui vit à six ou sept dans cette petite hutte au dessous de mon balcon à l’heure où je suis en train d’écrire ces quelques lignes. L’inde trouvera sa voie, mais à quel prix? La perte de leur innocence? Leur regard est tellement pur, profond, beau. Comment peuvent-ils envier l’occident à ce point? L’inde est en plein apprentissage on dirait. Ne serait-ce que les vendeurs d’objets d’arts, de frous-frous, de colliers et autres. Putain, mais ils ne te lâchent pas d’une semelle, parfois t’aurais envie de les envoyer balader, mais c’est leur gagne pain mais leur technique n’est pas très lucrative, ils te prennent la tête plus qu’autre chose, mais comment doivent-ils faire? Où est la solution? Le tourisme en est une et pas des moindres. Elle va y arriver!! J’espère que l’inde va s’en sortir. Elle doit s’en sortir bordel!! Ah comme j’aime ce pays. Ça fait que quatre jours que l’on est ici mais je les aime ces indiens, leur vice me gêne, me prend la tête, leurs apriorie sur les occidentaux aussi mais je les aime. 4 jours, j’ai l’impression que c’est une éternité….c’est dans ces moments que l’on se rend compte que le temps n’est qu’une simple notion et qu’il n’existe pas. Aujourd’hui 4ème jour, on s’est baigné dans la mer d’Oman, l’eau était au moins à 30°, de supers vagues et le truc de fou, des transats, gratos en plus. On est la parfaite panoplie du couple d’occidentaux qui vient faire le beau au milieu de la misère. Des transats quoi!! Un peu plus et on croirait qu’on est milliardaire. C’est une sensation vraiment étrange que celle d’être riche. Sur la plage, toute la journée on croise des femmes indiennes: « hello, how are you? Where do you from.? Do you want massaze? No massaze? Are you sure? Really, no expensive. » Et c’est partit, toi tu décroches pas un mot mais elles, elles enchaînent. Toujours le même pitch, c’est leur gagne pain. Peut-être qu’il y a dix ans elles arrivaient à amadouer le touristes mais là, ça ne marche plus trop. Marion commence à être agacer de leurs méthodes un peu gênantes et assez encombrantes, c’est clair. Déjà Bombay nous avait prit la tête. Ah Bombay! C’est…c’est comment dire? J’en sais rien en fait. Des immeubles sans façades sur des dizaines d’étages, sans eau ni électricité sûrement. Des familles entières s’entassent la dedans. Aux alentours de Victoria Station, les trottoirs sont encombrés de tôles disposées de façon à faire des petites maisons, sur des dizaines et des dizaines de km, les familles vivent ici, les enfants se douchent là. Le plus frappant ce sont les bidon-villes, en arrivant à l’aéroport on les survole. C’est incroyables de voir ces toits de tôles s’étendrent sur des vingtaine de kilomètre (le plus grands bidon-villes d’Asie est à Bombay). C’est assez hallucinant! Les bidon-villes, qu’est ce qu’elle en fait l’ Inde de ses bidon-villes, elle les ignore, les rejette, les laisse crever . Vision d’horreur. Je connais mal l’Inde. J’aimerais apprendre à la connaître mieux, m’acceptera t-elle? Je les aime ces indiens, ils sont trop rigolos parfois. Notre premier soir à Goa, on a été bouffer dans un petit resto, on arrive et là il y a quatre indiens assis à une table, en nous voyant arriver ils se sont affolé d’un coup, tout les quatre à nos petits soins genre un qui nous installe, un autre qui part tout affolé chercher les menus, un autre qui nous observe et un autre qui file en cuisine. C’était vraiment très marrant comme scène de vie. Ensuite, quand on avait la carte en main, ils étaient plantés devant notre table droit comme des I, tout gêné et nous aussi avec Marion on ne savait pas quoi faire, on se sentait vraiment con. Je les aime ces indiens, tellement de touristes doivent les prendre pour de la merde, des moins que rien. Rien que d’y penser, ça me fout le bourdon. Putain ce sont des êtres humains bordel!! L’occident est grand, bon, très bon même mais alors qu’est ce qu’il est con, cet occident qui pète plus haut que son cul!
8ème jour, le 20 octobre 2006
C’est bien cool, on a vraiment l’impression d’être des vacanciers. Demain, nous partons pour Calicut pour deux ou trois jours. Si on veut rester un peu plus longtemps dans le nord, il nous faut pas trop nous attarder dans les villes du sud et faire des choix. Ahh le train en Inde! C’est simple je suis installé à l’endroit où on met les bagages normalement, tellement il y a de monde, pour un peu il doit y en avoir sur le toit. Je n’ai jamais vu un truc pareil, des gens partout, sur les portes bagages, à 8 ou 9 sur des sièges qui en tiennent normalement 4, la chaleur mais surtout les odeurs, il faut dire que les chiottes sont juste à coté. Marion comate en dessous de moi. Ça fait bientôt 20 minutes que l’on est arrêté, pourquoi? Pas la moindre idée. Parfois les trains s’arrêtent 1h pour laisser passer un autre train. Un voyage qui devait durer 4h, finalement on mettra 2h de plus. Quand je pense que je suis le premier à gueuler après la SNCF…Il faudrait que les gueulards comme moi prennent au moins une fois le train en Inde, je pense qu’après ça ils seraient plus calme. Putain j’ai chaud, il fait au moins 40° la dedans, sinon plus. Quand est-ce qu’on repart? Marion dort par à coups, la pauvre. Remarque sur mon perchoir, j’ai peut-être plus les odeurs de pisse que les autres en bas, mais au moins je suis à mon aise, vautré sur les sacs. Tiens? Les indiens me regardent bizarrement, de toute façon, ils nous regardent toujours bizarrement. L’autre fois on fumait une clope dehors avec Marion en train de discuter alors que le train était arrêter en pleine cambrousse, et là t’as un indien qui se met avec nous, alors on le regarde, croyant qu’il va nous parler, non non il se poste en face de nous les yeux grands ouverts et nous observe. On le regarde, on lui sourit et lui ne cille pas d’un poil, il nous regarde toujours. Trop bizarre, il y’en a des occidentaux par ici pourtant, bon il n’y en a pas beaucoup c’est vrai, mais il y’en a. Peut-être que c’est le fait de voir une femme fumer, ça choque les indiens, tu peux pas savoir à quel point, c’est hallucinant. Bon on repart? Oui ou merde!! Y’ en a marre là!! Tout ça pour dire qu’ils me regardent bizarrement. Merde j’ai compris, mes tatanes, j’ai pas enlevé mes tatanes avant de monter sur le porte bagages. Tiens? Marion se réveille, elle est un peu agacée. Qu’est ce que je suis bien là haut. Avachi, seul avec les valises. Bon c’est un peu inconfortable comme position car je suis un peu tordu dans tous les sens mais alors qu’est ce que je suis bien. Ça y est on repart! Normalement, nous arrivons dans 2h30. Marion est vraiment agacée. Moi je trouve ça cool, je suis en train d’écrire ces quelques lignes, c’est cool. Les indiens aussi commencent à s’agacer, tu m’étonnes, ils sont les uns contre les autres. Moi je boirais bien un thé. C’est vraiment excellent ça dans les trains indiens. Les vendeurs (de thé, de café, de frous-frous, de fruits…) naviguent dans les wagons, en faisant l’aller-retour et en psalmodiant toujours la même chose. Au début j’étais étonné et je me demandais ce qu’il se passait. En fait, ils vendent leurs produits. On dirait vraiment qu’ils récitent un mantra. Le train en Inde c’est un sacré bordel! D’ailleurs l’ Inde c’est un sacré bordel, mais c’est trop bon!! Le 26 octobre 2006 Cette différence social entre ce pays et le mien est incroyable, j’y comprend plus rien. Comment peut vivre plus d’un milliards d’êtres humains de cette façon? C’est dingue!!Les conditions sanitaires sont lamentables. La pollution dans les zones urbaines est hallucinante, les villes sont surpeuplées. Comment les indiens supportent ça? Le pire dans les villes, c’est le bruit. C’est un truc de malade. Les voitures klaxonnent continuellement, les rickshaws, les bus même les vélos klaxonnent. Le trafic est tellement dense! Et les règles de conduites inexistantes (j’exagère un peu) mais tout se mélange, il roule à des vitesses qui feraient démissionner sur le champ un CRS français. Pour annoncer leur arrivée, à un carrefour par exemple, ils klaxonnent, pour avertir les piétons qui leur tournent le dos ils klaxonnent aussi, ou pour…..et merde, ils n’arrêtent pas de Klaxonner. À Cochin, l ‘autre jour. On se baladait avec Marion. Pour se parler, il fallait littéralement gueuler, comme en boite de nuit, tellement la pollution sonore était grande. Même les trains klaxonnent. En fait les portes des trains restent ouvertes, ce qui est super agréable pour admirer le paysage, alors on peut s’asseoir et regarder. Le train pour t’avertir d’être vigilant parce qu’il y un poteau ou un tunnel ou je ne sais quoi, et bien le train klaxonne. Les voies sont truffées de poteaux!! Si tu veux dormir dans le train en Inde, mets toi le plus loin possible du wagon de tête!! Ce pays est super, mais putain qu’est ce qu’il est bruyant! C’est hallucinant! Autre truc qui me prends la tête: chercher quelque chose. Ça me fait péter les plombs! Hier, on a tourné une après midi pour trouver un centre d’information touristique, que l’on a même pas trouver même avec une boussole et un plan. C’est simple, depuis quelques jours, j’ai l’impression de faire que chercher. Alors tu cherches un hôtel bon marché qui soit pas trop crade, tu cherches un petit resto où dîner ce soir, tu cherches un site touristique, ou j’en sais rien moi, mais en tout cas tu perds une bonne partie de la journée à chercher. En gros tu prends une journée pour repérer l’endroit où tu veux aller et le lendemain tu y vas mais surtout très tôt!! Le plus rigolo là dedans, c’est que quand tu demandes à un indien un renseignement, la plupart du temps, soit il ne sait pas, soit il t’indique une mauvaise direction. La dernière fois à Margao, on a demandé à trois indiens différents où était la gare, on a eu trois réponses différentes, toutes opposées, ils se donnent le mot c’est pas possible!!!Je commence à me demander ce que je fais ici! Ça me prends la tête. Décidément ce pays n’est pas fait pour le tourisme, remarque c’est pas plus mal. Mais peut-être qu’une meilleure organisation serait la bienvenue. Le 29 octobre 2006 Comment ne pas aimer ce pays? C’est bizarre mais il suffit que je promène seul dans les rues, personne ne me calcule comme si j’étais un indien parmi les indiens, (je suis métisse indien et vietnamien à la peau assez mate), par contre il suffit qu’il y est Marion, alors là c’est la cata, tous les regards se tournent vers nous, enfin, surtout vers elle. Ils sont outrés de la voir habillées comme ça, alors que c’est pourtant assez simple comme tenue. Qu’est ce qu’ils penseraient en étant en France, les mini-jupes, les décolletés et tout, ils hallucineraient. Le pire, c’est quand ils voient Marion fumer, ça les choquent mais à un point. Au bout d’un moment on se sent obliger de se planquer pour fumer en paix. J’aime profondément ce pays, mais il y a un truc qui me chiffonne, c’est l’hygiène, les indiens n’ont aucune notion du danger que peut représenter la pollution. Dans les villes, on peut voir des déchetteries à ciel ouvert, c’est pourri, mais eux s’en contentent. Les indiens jettent tout par terre, un exemple, dans les trains les plateaux repas sont servies dans une grande barquette en plastique, le repas terminé, ils balancent ça par les fenêtres. Le long des voies est parsemée d’ordures en tout genre. Ils ne reçoivent aucune information sur le sujet, c’est pas possible, ou alors ils s’en foutent. Peut-être que dans quelques années les choses bougeront, mais en attendant c’est la merde et c’est vraiment dommage. Tiens! Marion dort les yeux ouverts, une photo vite!! Et merde, je ne trouve pas mon appareil! En plus elle se réveille! Ah non, elle se rendort aussitôt. On va attendre un peu. À titre informatif, nous sommes actuellement à la gare de Madras en train d’attendre notre train pour Bhubaneswar? On va se taper 22h de trajet, c’est chaud! Il aura fallu que je vienne ici pour me rendre compte à quel point j’aime la France. Ce pays je vais le respecter désormais. L’occident est grand, peut-être trop même et j’ai peur que cette grandeur le conduise à sa perte… J’ai plus l’impression de faire une étude sociologique que d’être en vacances. C’est bon j’ai pris 2 clichés de Marion en train de dormir les yeux ouverts. Cool!! Nous revoilà dans le train direction Calcutta. Nous quittons Bhubaneswar. On est posé entre les wagons par terre mais ce n’est pas inconfortable. Pour l’instant disons, on verra l’état de nos fesses demain matin, après 9h de trajet. Aujourd’hui le 5 novembre, je ne me sens pas de très bonne humeur, j’ai pas arrêté de bougonner toute la journée. Pauvre Marion, elle est patiente quand même. Quand je suis dans cet état, je suis chiant comme la mort. Avec Marion, on pense que ce sont mes pauses respiratoires qui me mettent dans ces états de chacal. Parfois le matin, quand je me réveille je suis épuisé, essoufflé. Ça commence à m’inquiéter, mon cœur se fatigue. Il faut absolument que je fasse quelque chose. Aller voir un spécialiste ne me tente pas trop, il va falloir que je me démerde tout seul. J’ai une solution! La sophrologie.
J’ai envie de pleurer, une profonde tristesse m’envahit. C’est pas possible de traiter des êtres humains comme ça!! La façon dont les parias sont traités me dégoûte. Le regard de ce petit garçon qui est en face de moi au moment où j’écris ceci parle pour tous ces opprimés. Karma, mon cul ouais!!! J’ai envie de chialer comme une madeleine. Je retiens mes larmes. Non seulement, les indiens se demanderaient ce qu’il m’arrive, et quant aux autres qui comprendront pourquoi, ben, j’ai tout simplement pas envie qu’ils sachent… Ma claque dans la gueule, je viens de me la ramasser de plein fouet, à toute berzingue. Ce petit garçon, qu’est ce qu’il va voir de son pays? Comment va t-il en sortir? Si il en sort vivant, ce serait déjà une très bonne chose. Il est né paria, il restera paria, point barre. Putain d’ Inde!! Ah elle est belle la classe moyenne, oh comme ils sont beaux les brahmanes avec leurs magnifiques colliers de brahmanes, quel mépris dans leurs regards à la vue de parias. Heureusement, il ne sont pas tous comme ça. Putain d’ Inde!!!! Je suis dégoûté, dégoûté… Mais à un point. Je n’oublierais jamais ce qu’il vient de se passer. Jamais! Je viens de me prendre une grande, très grande leçon de compassion en pleine gueule. Petit enfant esseulé dans la vie et laissé dans un océan de merde! Si encore il savait nager, à mon avis il va vite apprendre, de toute façon il n’a pas le choix. Aucun amour à son égard. Une chose? Un objet? Des bras pour porter? C’est ça cet enfant?!! Karma!! Mon cul!! Putain d’ Inde!!
« I have lost my country »(j’ai perdu mon pays) À ces mots, l’émotion me submerge, mais je ne peux pas me permettre de pleurer devant cet homme qui a dut fuir son pays, sa nation, sa famille. Selon lui, sa maman l’a emmener quand il était encore enfant à la frontière indienne pour le mettre en sécurité. À ce que j’ai compris, sa maman serait retourner au pays, le laissant seul. Apparemment la révolution se fait discrètement dans le plus grand secret. Ce peuple a tout perdu, mais il se bat pour garder son identité. Ce peuple, c’est le peuple tibétain! Dans les monastères restants, les moines enseignent la langue tibétaine aux enfants. Les chinois ayant interdit aux tibétains de parler leur propre langue, ils sont obligés de s’organiser comme ils peuvent. Cet homme est professeur de tibétain en Inde. Selon lui, la situation à Lhassa est catastrophique. Les enfants tibétains préfèrent travailler que d’aller à l ’école, le manque d’argent les poussent à se prostituer dés le plus jeune âge. Ils préfèrent gagner des ronds que d’aller étudier. Voilà ce que la Chine a fait et tout ça dans l’indifférence générale. Il y a plus de chinois au Tibet que de tibétains dans leur propre pays! La plupart ont fuit. Ceux qui sont restés se sont lancés dans las affaires. L’économie de marché. La plupart des monastères ont été détruits, les lamas, emprisonnés illégalement, torturés, tués, massacrés!!! Les femmes tibétaines violées, avortées puis stérilisées….. L’homme que nous avons rencontré n’en veut pas aux chinois. Étant bouddhiste, il ne veut pas cultiver de haine envers son prochain. Il prend l’exemple de la Palestine et D’Israël. Quelque part il n’a pas tort. Selon lui, le Tibet ne perdra jamais son identité culturelle. La raison est que l’identité culturelle du Tibet est en majeure partie dût au bouddhisme. Si le bouddhisme disparaît, disparaîtra avec lui le peuple tibétain.
Le 19 novembre 2006 Nous sommes à Darjeeling depuis deux semaines. Entre temps nous sommes aller à Ganktok dans le Sikkim, puis sur la route du retour nous nous sommes arrêter à Kalimpong. Pour enfin revenir ici, à Darjeeling. Cet endroit est magique. Entourée des montagnes de l’ Himalaya, avec en toile de font le Kangchenjunga, le 3ème plus haut mont du monde qui culmine à 8500 et quelques mètres. Autant dire que la vue est hallucinante. Ici nous ne sommes plus en Inde, Darjeeling est un monde à part. Hormis le quartier des taxi-jeeps tout est plus calme, plus serein que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Les népalais et tibétains sont ici au grand complet. Le bouddhisme est très présent, nous avons été voir le temple où a été découvert le Bardô-thodôl, le livre des morts tibétains où nous avons rencontré un gentil moine qui nous a expliqué toutes les fresques ornant les murs, c’était vraiment très instructif. À Ghoom, un petit bled aux alentours de Darjeeling, on a rencontré un suisse qui vivait en monastère, un mec super, Michel. Sans déconner, il était génial, on a eu un super échange tous les trois. Normalement, nous devions nous revoir à Bodhgaya, mais on ne s’est pas revu. Marion était très déçue et moi aussi. Quoiqu’il en soit Darjeeling est un endroit vraiment bien, calme et serein, mais alors il caille la mort et ce n’est pas encore l’hiver. Dans notre chambre d’hôte on n’a pas le chauffage, les t°c descendent à 2 ou 3degrés la nuit et je me demande si il ne gèlerai pas, on se pelle le cul! Mais c’est une super expérience que d’être ici.
Le 2? Novembre 2006Dis, c’est quoi Bouddhiste?Est ce que tu vois cet arbre là?OuiQuel est son nom?C’est un châtaigner il me semble, mais je ne suis pas certain.Et bien? C’est quoi Bouddhiste?….(?)
Le 1er décembre 2006
Nous avons quitté Bodhgaya où nous sommes resté 5 jours. Nous sommes sur la route pour Bénarès. Ça va être fou!! C’est bizarre mais plus je me rapproche de cette ville et plus je sens son énergie. Nous sommes accompagné de Martine, une française, petite dame d’un certain âge très sympa. Nous l’avons rencontré à Bodhgaya, elle est ici pour remplacer la responsable d’une asso qui est tombée malade. Elle est en Inde depuis deux semaines mais elle s’ennuie un peu au centre, donc quand elle a su que nous partions à Bénarès, elle s’est proposée de venir avec nous deux ou trois jours pour lui changer un peu les idées. Elle en a bien besoin en plus. Elle était déjà venue deux fois en Inde, en voyage organisé, et cette fois elle est venue par ses propres moyens. Et franchement, elle est un peu déphasée, elle pensait connaître l’ Inde, étant déjà venue mais elle s’est vite rendue compte que les voyages organisés ne montraient pas vraiment la réalité du pays, du coup elle s’est prise une méchante claque dans la face, et elle est un peu désorientée. Enfin bon, on verra bien.
Le 05 décembre 2006
Bon, et bien plus que dix jours avant le retour à Bombay. Aujourd’hui, je suis fatigué. Les indiens me saoulent un peu, cette façon qu’ils ont de te dévisager est assez pénible et celle de te prendre pour un con est encore plus énervante! Nous avons quitté Bénarès ce matin. Bénarès…… Outre le tourisme de masse (je n’avais jamais vu autant de touristes dans une ville indienne) qui, à mon goût fausse parfois les relations, Bénarès reste une ville fascinante, follement hallucinante. Déjà en arrivant, le rickshaw qui nous a conduit de Mugalsarai jusqu’à Bénarès nous a sorti le grand jeu, du véritable pilote de circuit, slalomant entre les cycle-pousse, les piétons, les vaches, les voitures. C’était comme dans un jeu vidéo où tu dois éviter le monde et du monde il y en a!!. J’écoutais Marion et Martine se prendre des fous rires à l’arrière du rickshaw à chaque fois que nous rasions d’un peu trop près (et c‘est peu dire, sans déconner) un passant. Enfin bref, c’était un truc de malade; Les ablutions à l’aube sont démentielles, ces indiens qui viennent par milliers se bénir dans le Gange est un « spectacle » hallucinant! Après s’être lavés dans le Gange, les indiens doivent boire l’eau (sacrée) du fleuve, qui soit dit en passant est le fleuve le plus pollué au monde. Ce qui est rigolo, c’est que les femmes se lavent habillées, elles n’ont pas le droit d’ôter leur sari! Après ces cérémonies rythmées par les chants matinaux ainsi que les prières, la journée peut enfin commencer. Bénarès en ville, c’est de la folie pure. Du monde de partout, voitures, rickshaws, piétons, vélos, mais surtout les vaches!! Comment peuvent elles être aussi nombreuses, par troupeaux entiers elles se dandinent dans les rues, c’est dingue!! Il y a un monde fou dans Bénarès, j’ai vécu mon 1er bouchon de piétons ici!! Parfois tu te ballades dans la rues et là y’à une dizaine de mecs qui portent un cadavre sur une planche. Ils chantent, ils dansent, trompettes et tout le tintoin. À un moment, ils avaient carrément assis le corps recouvert d’une couverture, la tête dépassant à l’avant les yeux ouverts….. Ils emmènent le corps au bord du Gange pour le brûler. Ils immergent une première fois le corps dans l’eau pour le bénir puis ils l’installent sur le bûcher et lui mettent le feu. Il y a différents paliers, 3 ou 4 je ne sais plus exactement, en gros plus le corps brûlent haut plus sa caste était élevée. Ils ne brûlent pas tous les corps. Les enfants, les morts de morsures de serpents, les sâdhus ( je crois) et les….vaches!!! Quand ils ne brûlent pas les corps, ils les mettent directement dans le fleuve. C’est le symbole de la sortie du Sâmsara, ils sortent du cycles infernales des réincarnations. Si la vache est sacrée en Inde, c ‘est qu’elle symbolise la mère. Quand la mère ne peut allaiter son enfant, le lait de la vache nourri le nourrisson, la vache prend alors le rôle de mère. Le soir, au coucher du soleil se déroule le Puja, une offrande faite aux Dieux et au Gange, avec danse rituelle, musique et tout et tout. En fait la vie à Bénarès est assez concentrée au bord du Gange et de la religion. Bénarès est une ville absolument incroyable et ne pas s’y être arrêter aurait été une belle connerie de notre part. Enfin maintenant en route pour le Rajasthan!! Ah tiens! Aujourd’hui dans une gare, à même le quai sous une couverture à moitié déchirée, on a vu un cadavre! Sur le quai, comme ça. Comme à Patna, qui soit dit en passant est une grosse ville de merde où vraiment, ça craint pour les occidentaux. Donc à Patna, on se baladait vers un marché pour acheter des biddies et là par terre vers les étales de fruits et légumes, on voit un vieillard par terre, le type était mort et ils l’avaient laissé là, je ne pense pas pour longtemps mais on a trouvé ça assez hallucinant. Tu imagines un peu, tu va faire ton marché au milieu des cadavres qui jonchent le sol!! L’ Inde est vraiment bizarre parfois, c’est clair! Je me dois de m’arrêter un peu sur l’épisode de Bodhgaya. En fait, suis un peu déçu par tous les dogmes, religions et autres… à Bodhgaya, au stupa du Mahabodi, il y a des centaines de pèlerins qui viennent du monde entier pour y faire des…pèlerinages (forcément!). La façon dont ils vénèrent ce lieu, l’arbre où Bouddha a reçu l’illumination en particulier est vraiment bizarre. Je trouve ça curieux la notion de sacralisation. En fait non….je comprends tout à fait que l’homme croit, mais qu’il puisse vénérer à ce point, c’est assez hallucinant. Je crois de moins en moins aux dogmes, tout du moins à certaines pratiques que mettent en œuvre par exemple les bouddhistes tibétains qui tournent autour d’une statue de bouddha pendant je ne sais pas combien de temps…pour moi ces pratiques sont pour le moins bizarres même si je les comprends, je ne peux pas m’empêcher de penser que tout ceci ne sert à rien. En fait, depuis quelques temps je ne crois plus en grand chose. Rien n’est sacré! À part peut-être la nature. Je rêve d’emmener maman en Inde l’année prochaine. Il faut qu’elle vienne voir comment est la vie ici. J’aimerais tant qu’elle le voit de ses yeux, ce pays. Je compte lui payer le voyage. Je lui dois bien ça, car je trouve que je lui en ai quand même fait un peu baver et je ne l’ai pas toujours respecté. Je lui dois bien ça et puis c’est un des ses rêves. Le 15 décembre 2006 Plus que trois jours ici. Nous prenons pour l’avant dernière fois le train, direction Ahmedabad puis ensuite Bombay. Ce voyage m’aura marqué pour toujours! Mais pour être franc, je suis quand même content de rentrer en France. Ces derniers jours je suis un peu agacer de la façon dont beaucoup d’indiens se comportent. Au royaume des aveugles, le borgnes est roi. Les indiens ont parfois la fâcheuse tendance à prendre les occidentaux pour des cons. C’est bizarre mais sept fois sur dix, quand un indiens vient te parler ça va être pour te soutirer de l’argent. Négocier…Négocier���Toujours négocier. C’est un vrai jeu, à la longue un peu fatiguant. Putain, si ils savaient qu’en France je ne suis pas riche; enfin je vis bien quand même. Si ils savaient combien la vie est « difficile » en France peut-être nous prendraient-ils comme des êtres humains et non pas comme des billets de un dollar…certes, ils sont quand même vachement dans la merde. Désormais j’aurais un autre œil de la pauvreté en Francs, surtout chez les jeunes qui se la jouent « victimes de la société ». Certain n’ont pas eu de chance mais aussi beaucoup en profite et se laisse aller à taper la manche. Je ne leur jette pas la pierre, mais quand tu veux t’en sortir en France tu peux y arriver. Putain! Nous sommes dans un pays riche! Profitons de cette chance pour bénéficier du confort matériel et de tout ce qui va avec surtout de l’accès à la culture et de l’ouverture sur le monde que l’on a et qu’ici en Inde, la majorité ne connaisse pas, d’ailleurs en ont-ils besoin? Parfois je sens leur jugement, leurs pensées profondes et je suis sûr que si ils étaient un minimum instruits, mais jamais ils ne penseraient comme ça; ils sont vraiment emprisonnés pour beaucoup, c’est peut-être un peu dur ce que j’écris mais c’est la triste vérité. Parfois j’ai l’impression de me retrouver dans la France profonde, face à des gens qui n’ont jamais sortis leurs fesses de là où ils habitent; c’est incroyable comme sensation que celle d’être face à un ignorant qui te prend pour un con. Être ignorant parmi les ignorants peut-être… J’aime ce pays mais il m’use, me fatigue, me prend la tête. Il y’a un truc hallucinant aussi. C’est le décalage qu’il y a entre les médias (télé) et la réalité. Ce n’est pas un fossé qui sépare les deux mais un gouffre, un canyon, je ne sais pas comment dire tellement la différence est frappante. Dans les spots de pub, on voit une Inde moderne, propre, nickel, organisée, riche, très riche même, aseptisée; pour un peu on se croirait dans un pays nickel! L’ Inde de demain est en direct dans votre salon tous les soirs mesdames et messieurs!! Les médias véhiculent une image occidentalisée de l’Inde. Des femmes fatales qui assument leur sexualité, nous sommes dans un pays qui pratiquent encore l’avortement abusif quand il s’agit d’une fille. À la télé, des femmes qui ont leur mot à dire. Quand je vois les femmes en Inde, j’ai l’impression de voir un film des années 50-60. Femmes soumises qui parlent que dans le doute et une certaine soumission à l’homme. Attention ceci, ’est pas une généralité mais bon…. Quoiqu’il en soit demain après midi, nous serons à Bombay pour deux jours. J’ai hâte de rentrer. Je rêve d’un truc depuis plus d’un mois, c’est d’une tartiflette, bien grasse. La bouffe française me manque, je ne suis pas chauvin, loin de là mais la bouffe française est un festival de saveurs pour les papilles. Là, dans le même wagon que le mien, des indiens chantent depuis une heure au-moins, c’est vraiment très beau et enivrant. Marion, elle dort. Pour parler d’elle, ce voyage nous a beaucoup apporté je pense; pourtant, je ne compte pas les prises de tête et les remises en question, combien de fois on a failli se séparer? C’était parfois une épreuves et on l’a surmonté. Ma relation avec elle ressemble plus à une forte, très très forte amitié mais je l’aime de sentiments amoureux à la fois, c’est assez troublant. J’ai parfois plus l’impression de parler à ma sœur, ma pote, qu’à ma petite amie. C’est vraiment rigolo comme sentiment. Putain, j’en ai plein le cul. Bientôt 6 heures qu’on est entassé les uns sur les autres! Le train en Inde c’est infernal. Le bruit, je n’en parle même pas. Quand tu es en forme, de bonne humeur, ça passe mais il suffit que tu sois un peu fatigué, alors là c’est la cata’. Franchement, je ne comprend pas comment un train met dix heures pour faire 300 bornes… c’est vraiment bizarre. Tiens?! Il y a du mouvement, tout le monde descend ou quoi! Il suffit que j’écrive ces quelques lignes et il n’y aura bientôt plus personne dans le train, c’est peut-être ça l’ironie du sort. Tout simplement, que je me plains pour rien finalement. Je ne compte pas les gens qui font le voyage debout(!!), ils dorment littéralement debout!!! J’ai vraiment de la chance et je me plains. Bon allez plus que trois heures.
21 décembre 2006: le retour en France Il est beaucoup difficile que ce que j’aurai pu imaginer. Je me suis ramassé une putain de claque qui m’a fait très mal. J’ai perdu tout sens de communication avec les français. Mais alors qu’est ce qu’ils font la gueule, c’est incroyable! Et puis, tout va étrangement vite, un exemple, la route pour aller à Arcachon, j’ai trop flippé, les français roulent comme des malades, vite, trop vite même. À mon avis, c’est beaucoup plus dangereux ici qu’en Inde….. Bon, et bien à ceux et celle qui auront eu la patience de lire jusqu'au bout j’espère que vous aurez fait une bonne lecture. Et je vous souhaite à tous pleins de bonnes choses sur votre route.
Tour des Annapurnas en octobre/novembre: quel duvet choisir? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
pour faire le tour des Annapurnas en octobre novembre, quel duvet dois-je choisir?! indice de température confort?! Puis quel sont les marques reconnues en matière de qualité, poids, confort, prix??
Je préfère attendre Katmandou pour investir mon matos, c à dire, polaire, veste imperméable, gant, duvet etc.. donc si vous avez des conseils?? n'hésiter pas!!
cordialement.
pour faire le tour des Annapurnas en octobre novembre, quel duvet dois-je choisir?! indice de température confort?! Puis quel sont les marques reconnues en matière de qualité, poids, confort, prix??
Je préfère attendre Katmandou pour investir mon matos, c à dire, polaire, veste imperméable, gant, duvet etc.. donc si vous avez des conseils?? n'hésiter pas!!
cordialement.
Quelques jours au Paraguay English translation pending
Cet été je retournais visiter ma "famille" en Uruguay. Etant donné que l'été dans l'hémisphère Sud correspond à l'hiver dans l'hémisphère Sud il me fallait trouver une destination proche de l'Uruguay me permettant d'avoir ma dose de températures au dessus de 15 degrés celsius. Le Paraguay me paraissait une destination parfait pour accomplir ce souhait. Je n'étais jamais allé au Paraguay, ma "famille" est d'origine paraguayenne et j'avoue que dire à mes amis que j'avais été dans un pays aussi bizarre que le Paraguay était pour moi une grande satisfaction.
Je me retrouve donc le premier juillet à l'aéroport de Montevideo à embarquer dans un avion pour Buenos Aires Aeroparque ou j'attendrais trois heures un autre avion pour Asunción. L'attente me permis d'avoir un premier contact avec la culture paraguayenne. Premièrement les passager ont des traits bien plus "sud américains" que les uruguayens ou les argentins. Ils sont plus mats de peau, ont les yeux très légèrement plissés et un physique bien plus bourru. En clair on note que les paraguayens ont des racines indiennes (guaranies pour être plus précis). Mais il y a aussi des drôles de passagers qui partagent l'étroite salle d'embarquement internationale d'Aeroparque. Parmi eux une dame d'un certain age et un monsieur du même age arborent des costumes qui paraissent tous droits sortis de la petite maison dans la prairie. Madame a une grande robe bleue à fleur et un chapeau qui ressemble à ceux que portaient les infirmières dans les années 1950, monsieur, quant à lui, porte une chemise en jean noire avec un jean tout aussi noir et un chapeau (lui aussi noir, ils doivent être super positifs dans la famille!) avec de large bords. Voilà à quoi ressemblent les mennonites, une communauté d'origine allemande qui s'est installé au Paraguay entre 1930 et 1950. Ce sont des gens très attachés à la tradition que l'on associe généralement aux Amish Nord-américains. Ils se sont installés dans une région peu accueillante à la base, le chaco, ou il fait très chaud en été (plus de 40 degrés) mais leur travail et leur savoir faire a permis de rendre ces terres très fertiles. Ils sont de ce fait des très grand producteurs agricoles et laitier et comptent parmi les communautés les plus riche de ce drôle de pays qu'est le Paraguay.
Après une heure et demi de vol me voilà donc à l'aéroport Silvio Pettirossi d'Asuncion. Les formalités administratives sont réglés en un rien de temps ce qui est très agréable. Je fais une étape au guichet automatique et sort 120 000 guaranies (taux de change 1 euro = 6000 guaranies). Pour la première fois de ma vie j'ai plus de 100 000 quelque chose en billet dans ma main! Direction le comptoir des taxis et j'engage la discussion avec le monsieur chargé de répartir les quelques passagers qui prennent un taxi.
"Bonjour! Comment ça va? Je veux aller à l'hotel Sagaro au centre ville.c'est 90 000 guaraniesOhhh tu ne pourrais pas me faire un prix? Je suis étudiantCombien tu as?60 000attends deux minutes"
Le monsieur se dirige donc vers un chauffeur de taxi qui accepte le deal. Me voilà dans une mercedes qui n'est plus toute jeune en direction du centre ville. Tout de suite je remarque que les paraguayens ont une manière très particulière de conduire. D'abord ils ont tendance à diriger leur véhicule vers la gauche en laissant la voie de droite complètement libre: résultat lorsqu'il faut dépasser c'est le mec de devant qui se rabat pour laisser passer la voiture... Bien sur pour que le mec de devant se rabatte il faut faire de grands appels de phares et mettre de gros coup de klaxon! Evidemment l'expression "limite de vitesse" est totalement saugrenue pour n'importe quel conducteur, si la voiture va jusqu'à 130 km/heure pourquoi rouler à 50 km/heure? Enfin le mot STOP doit signifier "ralentir puis accélérer" en guarani (le guarani c'est une langue en plus d'être une monnaie) car je n'ai jamais vu de gens s'arrêter lorsqu'il y avait marqué STOP.
J'arrive toutefois à bon port. L'hôtel est moche mais il ferra facilement l'affaire pour une nuit, demain j'irai en chercher un autre! La dame est assez surprise de voir un jeune homme parlant espagnol avec un accent uruguayen et donnant un passeport Français! Elle me donne la clé de la chambre et moi je fonce vers la chambre 111. Bizarrement je trouve que la clé est un peu dure pour la serrure mais en forçant un petit peu j'arrive à ouvrir la porte. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver une chambre avec des valises à l'intérieur et des lits pas faits! Je ré-observe ma clé et me rend compte que ma chambre n'est pas la 111 mais la 114... Je referme la porte et me dirige donc vers la chambre 114. Cette fois ci la chambre est propre mais je ne suis pas du tout rassuré pour ma sécurité! Demain je change!
Je me retrouve donc le premier juillet à l'aéroport de Montevideo à embarquer dans un avion pour Buenos Aires Aeroparque ou j'attendrais trois heures un autre avion pour Asunción. L'attente me permis d'avoir un premier contact avec la culture paraguayenne. Premièrement les passager ont des traits bien plus "sud américains" que les uruguayens ou les argentins. Ils sont plus mats de peau, ont les yeux très légèrement plissés et un physique bien plus bourru. En clair on note que les paraguayens ont des racines indiennes (guaranies pour être plus précis). Mais il y a aussi des drôles de passagers qui partagent l'étroite salle d'embarquement internationale d'Aeroparque. Parmi eux une dame d'un certain age et un monsieur du même age arborent des costumes qui paraissent tous droits sortis de la petite maison dans la prairie. Madame a une grande robe bleue à fleur et un chapeau qui ressemble à ceux que portaient les infirmières dans les années 1950, monsieur, quant à lui, porte une chemise en jean noire avec un jean tout aussi noir et un chapeau (lui aussi noir, ils doivent être super positifs dans la famille!) avec de large bords. Voilà à quoi ressemblent les mennonites, une communauté d'origine allemande qui s'est installé au Paraguay entre 1930 et 1950. Ce sont des gens très attachés à la tradition que l'on associe généralement aux Amish Nord-américains. Ils se sont installés dans une région peu accueillante à la base, le chaco, ou il fait très chaud en été (plus de 40 degrés) mais leur travail et leur savoir faire a permis de rendre ces terres très fertiles. Ils sont de ce fait des très grand producteurs agricoles et laitier et comptent parmi les communautés les plus riche de ce drôle de pays qu'est le Paraguay.
Après une heure et demi de vol me voilà donc à l'aéroport Silvio Pettirossi d'Asuncion. Les formalités administratives sont réglés en un rien de temps ce qui est très agréable. Je fais une étape au guichet automatique et sort 120 000 guaranies (taux de change 1 euro = 6000 guaranies). Pour la première fois de ma vie j'ai plus de 100 000 quelque chose en billet dans ma main! Direction le comptoir des taxis et j'engage la discussion avec le monsieur chargé de répartir les quelques passagers qui prennent un taxi.
"Bonjour! Comment ça va? Je veux aller à l'hotel Sagaro au centre ville.c'est 90 000 guaraniesOhhh tu ne pourrais pas me faire un prix? Je suis étudiantCombien tu as?60 000attends deux minutes"
Le monsieur se dirige donc vers un chauffeur de taxi qui accepte le deal. Me voilà dans une mercedes qui n'est plus toute jeune en direction du centre ville. Tout de suite je remarque que les paraguayens ont une manière très particulière de conduire. D'abord ils ont tendance à diriger leur véhicule vers la gauche en laissant la voie de droite complètement libre: résultat lorsqu'il faut dépasser c'est le mec de devant qui se rabat pour laisser passer la voiture... Bien sur pour que le mec de devant se rabatte il faut faire de grands appels de phares et mettre de gros coup de klaxon! Evidemment l'expression "limite de vitesse" est totalement saugrenue pour n'importe quel conducteur, si la voiture va jusqu'à 130 km/heure pourquoi rouler à 50 km/heure? Enfin le mot STOP doit signifier "ralentir puis accélérer" en guarani (le guarani c'est une langue en plus d'être une monnaie) car je n'ai jamais vu de gens s'arrêter lorsqu'il y avait marqué STOP.
J'arrive toutefois à bon port. L'hôtel est moche mais il ferra facilement l'affaire pour une nuit, demain j'irai en chercher un autre! La dame est assez surprise de voir un jeune homme parlant espagnol avec un accent uruguayen et donnant un passeport Français! Elle me donne la clé de la chambre et moi je fonce vers la chambre 111. Bizarrement je trouve que la clé est un peu dure pour la serrure mais en forçant un petit peu j'arrive à ouvrir la porte. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver une chambre avec des valises à l'intérieur et des lits pas faits! Je ré-observe ma clé et me rend compte que ma chambre n'est pas la 111 mais la 114... Je referme la porte et me dirige donc vers la chambre 114. Cette fois ci la chambre est propre mais je ne suis pas du tout rassuré pour ma sécurité! Demain je change!
Retour sur un itinéraire en Inde du Nord (2 au 22 août 2008) English translation pending
Bonjour à tous
Ayant usé et abusé du forum pour preparer mon voyage, je me sens un peu redevable et souhaite à mon tour apporter ma pierre à ce grand édifice qu'est l'entraide entre voyageurs. Ce message s'adresse plutôt aux voyageurs à petits budget qui compte se deplacer surtout en bus et train. Nous sommes partis du 2 au 22 aout et je dois dire que tout s'est super bien passé. Notre itineraire était le suivant:
Arrivée Delhi 23h 1nuit au Vivek Hotel (350rps) Faire attention à cet hotel qui a l'air de faire du surbooking, des italiens arrivés juste apres nous et qui avaient reservé se sont retrouvés sans chambre à 1h du mat'.Chambre pas top peut être parce que c'etait la derniere
Jour1:Matinée Delhi Train sleeper en debut d'apres midi vers Agra
Jour2: Agra 1 nuit à l'hotel Sheela (500 rps) J'avais reservé avant de partir une chambre à 400 mais ils ne m'ont pas donné le choix soit disant qu'il n'y en avait plus de libre, j'ai cedé du fait que l'hotel est super bien placé si on veut arriver tôt au Taj.Chambre pas mal, petit resto au calme au milieu du jardin tres agreable Allez manger chez Joney's Place, dans sa kitchenette il fait de supers plats tres bon marché
Visite avec un rick shaw pris pour la journée (200 rps) Bus local en fin d'apres midi
Jour3: Fathepur Sikri 1 nuit hotel Ajay Palace (200 rps) je vous conseille d'aller à FS et surtout d'y dormir.Ca permet de visiter le matin lorsque les bus de touristes ne sont pas encore là et c'est superbe La GH est bien son resto sur le toit tres agreable en fin de journée Visite le matin Bus l'apres midi
Jour4&5:Jaipur 2 nuits Hotel Keilan (600 rps) Hotel bien, mais pour manger allez plutôt au resto en terrasse de l'hotel en face, tres bien Bus le matin du j5 direction Bundi
Jour6&7:Bundi 2 nuits Lake View GH (400 rps) GH familiale tres acceuillante, on a eu droit à une visite guidée des portraits de famille tres interessante et instructive.Mefiez vous des singes, ils ont failli nous reduire notre lonely en charpie.Au palace laissez vous guider par Billou si il vient vous proposer ses services moyennant finance bien sûr, il est tres sympathique et vous emmenera peut être chez lui boire un lassi Depart en train le matin du j7 pour Chittogarh Visite de Chittor en rick shaw Pas difficile à trouver le rick shaw, ils vous sautent dessus dès la sortie de la gare, comme partout d'ailleurs.Mais pour la visite de Chittogarh ils sont indispensables, le site est trop grand Puis bus jusqu'à Udaipur
Jour8&9:Udaipur 2 nuits Shores blue GH (200 rps) Cette GH de 2 chambres est tenue par Sumita une veuve avec 2 enfants dont le rêve est d'avoir un toit sur sa terrasse afin d'ouvrir un restaurant, alors si vous voulez rendre quelqu'un heureux, en plus elle est aux petits soins pour vous et cuisine tres bien, sa Gh est tres bien placée au bord du lac (à sec).Joli vue du balcon de la chambre tres propre, la sdb est commune aux 2 chambres mais lorsque nous y etions nous etions seuls.Si vous y allez en rick shaw, evitez de vous faire deposer devant sinon ils prennent une com', demandez leur plutôt de vous deposer à Gangaur ghat et faite le reste à pied, c'est à côté Bus l'apres midi du j9 pour Ranakpur
Jour10:Ranakpur 1 nuit Hotel Shilvi (700 rps) Alors si vous avez aimé le film Shining avec Jack Nicholson vous aimerez cet hotel, c'est, comment dire... lugubre, mais quand on est à pied et qu'il pleut, on fait avec, en plus il est juste à côté du temple jain.En plus n'esperez pas discuter le prix c'est soit 400 soit 700 et pi c'est tout..L'avantage de dormir à Ranakpur c'est que vous pouvez assister à la ceremonie du soir au temple à 19h30, l'ambiance y est tout autre que lors de la visite en plein jour avec les tourites. Bus l'apres midi pour Jodphur
Jour11/12&13 3 nuits Hill view GH (300 rps) Notre hotel preferé de part l'ambiance qui y regne, dirigé par Zafran et managé par Raja on s'y sent comme chez soi.Les chambres sont tres propres.Le jour de notre depart elle n'avait toujours pas fait la note, du coup c'est moi qui lui est dit ce que je lui devais et elle a acquiessé sans chercher plus loin, si c'est pas de la confiance ça. La nourriture est bonne et la vue sur Jodphur et ses cerfs volants superbe.Si vous y allez dite lui bonjour de la part des francais qui lui ont donné le dictionnaire francais hindi. Depart le matin du j13 en taxi pour Pushkar Le seul luxe de notre voyage taxi aller retour sur 2 jours 2700 rps
Jour14:Pushkar 1 nuit Mayur GH (300 rps) Hotel simple, propre et correcte, pas de resto mais apparemment, ils servent les p'tit dej, nous nous sommes allés le prendre au Honey&Spice, tres bon gateau au chocolat et yahourt Retour sur Jodphur toujour en taxi dans la journée Le soir train de nuit pour Jaisalmer en 3AC, nickel
Jour15:Jaisalmer 1 nuit Hotel Renuka (350 rps) A l'exterieur du fort, belle vue sur le fort, nourriture bien, chambre propre.Nous nous sommes egalement adressés à eux pour le Camel Safari (1000 rps par pers) et pour la reservation de nos tickets de train(com' de 80 rps par pers)
Jour16:Nuit dans le desert à la belle etoile Alors si vous etes un peu maso, vous aimerez le Camel Safari. Depart le matin en jeep puis 2h de dromadaire, repas (vegetable noodles chapati et chapata), sieste 2h, re-dromadaire 2h30 voir 3 pour arriver à LA dune, repas (riz, patatoes, dal, chapati et sable tout ça agrementé d'eau chaude, histoire de pas s'etouffer) Déjà, là, je ne sais pas comment je vais pouvoir remonter sur ce foutu animal le lendemain matin, nuit courte, p'tit dej eeeetttttt DROMADAIRE!! j'en peux plus, je ne sais plus quelle position prendre pour ne plus souffrir, disons qu'à ce moment là, les paysages je m'en contre fou, tout ce que je veux c'est en finir et c'est chose faite 2h00 apres OUF!Heureusement la douche du retour est incluse dans le prix. Mais sinon....c'est pas mal. On profite de l'apres midi qui nous reste à Jaisalmer pour se faire faire un massage ayurvedic...LE PIED !!!
Jour17:Nuit dans le train qui nous ramene à Delhi en 3AC On dort super bien, tu m'etonnes on est creuvé de la veille
Jour18:Delhi 1 nuit Namaskar Hotel (350 rps) Trop confiant, on a perdu nos bonnes habitudes du début et on ne verifie pas la douche avant de prendre la chambre...grave erreur, celle ci malgré la presence d'une poire ne delivre que trois minces filets d'eau tous bien decidés à ne pas vouloir nous mouiller... Resto Malhotra sympa ainsi que le resto situé sur la terrasse de l'anoop hotel tres agreable apres les achats dans Panhar Ganj
Jour19:Nous quittons Delhi, le vol retour est prevu à 1h du mat...
Voilà, j'espere que ces renseignements vous seront utiles. Nous avons aimé ce voyage et son rythme. En tout, sur place nous avons depensé 820 euros souvenirs compris pour 3 semaines à 2. Je n'ai pas detaillé les visites vu que nous faisons tous à peu près les mêmes mais si vous voulez des renseignements supplémentaires, n'hesitez pas.Je suis dispo. C'etait pour nous un beau voyage et je vous le souhaite tout aussi agréable... Namasté
Ayant usé et abusé du forum pour preparer mon voyage, je me sens un peu redevable et souhaite à mon tour apporter ma pierre à ce grand édifice qu'est l'entraide entre voyageurs. Ce message s'adresse plutôt aux voyageurs à petits budget qui compte se deplacer surtout en bus et train. Nous sommes partis du 2 au 22 aout et je dois dire que tout s'est super bien passé. Notre itineraire était le suivant:
Arrivée Delhi 23h 1nuit au Vivek Hotel (350rps) Faire attention à cet hotel qui a l'air de faire du surbooking, des italiens arrivés juste apres nous et qui avaient reservé se sont retrouvés sans chambre à 1h du mat'.Chambre pas top peut être parce que c'etait la derniere
Jour1:Matinée Delhi Train sleeper en debut d'apres midi vers Agra
Jour2: Agra 1 nuit à l'hotel Sheela (500 rps) J'avais reservé avant de partir une chambre à 400 mais ils ne m'ont pas donné le choix soit disant qu'il n'y en avait plus de libre, j'ai cedé du fait que l'hotel est super bien placé si on veut arriver tôt au Taj.Chambre pas mal, petit resto au calme au milieu du jardin tres agreable Allez manger chez Joney's Place, dans sa kitchenette il fait de supers plats tres bon marché
Visite avec un rick shaw pris pour la journée (200 rps) Bus local en fin d'apres midi
Jour3: Fathepur Sikri 1 nuit hotel Ajay Palace (200 rps) je vous conseille d'aller à FS et surtout d'y dormir.Ca permet de visiter le matin lorsque les bus de touristes ne sont pas encore là et c'est superbe La GH est bien son resto sur le toit tres agreable en fin de journée Visite le matin Bus l'apres midi
Jour4&5:Jaipur 2 nuits Hotel Keilan (600 rps) Hotel bien, mais pour manger allez plutôt au resto en terrasse de l'hotel en face, tres bien Bus le matin du j5 direction Bundi
Jour6&7:Bundi 2 nuits Lake View GH (400 rps) GH familiale tres acceuillante, on a eu droit à une visite guidée des portraits de famille tres interessante et instructive.Mefiez vous des singes, ils ont failli nous reduire notre lonely en charpie.Au palace laissez vous guider par Billou si il vient vous proposer ses services moyennant finance bien sûr, il est tres sympathique et vous emmenera peut être chez lui boire un lassi Depart en train le matin du j7 pour Chittogarh Visite de Chittor en rick shaw Pas difficile à trouver le rick shaw, ils vous sautent dessus dès la sortie de la gare, comme partout d'ailleurs.Mais pour la visite de Chittogarh ils sont indispensables, le site est trop grand Puis bus jusqu'à Udaipur
Jour8&9:Udaipur 2 nuits Shores blue GH (200 rps) Cette GH de 2 chambres est tenue par Sumita une veuve avec 2 enfants dont le rêve est d'avoir un toit sur sa terrasse afin d'ouvrir un restaurant, alors si vous voulez rendre quelqu'un heureux, en plus elle est aux petits soins pour vous et cuisine tres bien, sa Gh est tres bien placée au bord du lac (à sec).Joli vue du balcon de la chambre tres propre, la sdb est commune aux 2 chambres mais lorsque nous y etions nous etions seuls.Si vous y allez en rick shaw, evitez de vous faire deposer devant sinon ils prennent une com', demandez leur plutôt de vous deposer à Gangaur ghat et faite le reste à pied, c'est à côté Bus l'apres midi du j9 pour Ranakpur
Jour10:Ranakpur 1 nuit Hotel Shilvi (700 rps) Alors si vous avez aimé le film Shining avec Jack Nicholson vous aimerez cet hotel, c'est, comment dire... lugubre, mais quand on est à pied et qu'il pleut, on fait avec, en plus il est juste à côté du temple jain.En plus n'esperez pas discuter le prix c'est soit 400 soit 700 et pi c'est tout..L'avantage de dormir à Ranakpur c'est que vous pouvez assister à la ceremonie du soir au temple à 19h30, l'ambiance y est tout autre que lors de la visite en plein jour avec les tourites. Bus l'apres midi pour Jodphur
Jour11/12&13 3 nuits Hill view GH (300 rps) Notre hotel preferé de part l'ambiance qui y regne, dirigé par Zafran et managé par Raja on s'y sent comme chez soi.Les chambres sont tres propres.Le jour de notre depart elle n'avait toujours pas fait la note, du coup c'est moi qui lui est dit ce que je lui devais et elle a acquiessé sans chercher plus loin, si c'est pas de la confiance ça. La nourriture est bonne et la vue sur Jodphur et ses cerfs volants superbe.Si vous y allez dite lui bonjour de la part des francais qui lui ont donné le dictionnaire francais hindi. Depart le matin du j13 en taxi pour Pushkar Le seul luxe de notre voyage taxi aller retour sur 2 jours 2700 rps
Jour14:Pushkar 1 nuit Mayur GH (300 rps) Hotel simple, propre et correcte, pas de resto mais apparemment, ils servent les p'tit dej, nous nous sommes allés le prendre au Honey&Spice, tres bon gateau au chocolat et yahourt Retour sur Jodphur toujour en taxi dans la journée Le soir train de nuit pour Jaisalmer en 3AC, nickel
Jour15:Jaisalmer 1 nuit Hotel Renuka (350 rps) A l'exterieur du fort, belle vue sur le fort, nourriture bien, chambre propre.Nous nous sommes egalement adressés à eux pour le Camel Safari (1000 rps par pers) et pour la reservation de nos tickets de train(com' de 80 rps par pers)
Jour16:Nuit dans le desert à la belle etoile Alors si vous etes un peu maso, vous aimerez le Camel Safari. Depart le matin en jeep puis 2h de dromadaire, repas (vegetable noodles chapati et chapata), sieste 2h, re-dromadaire 2h30 voir 3 pour arriver à LA dune, repas (riz, patatoes, dal, chapati et sable tout ça agrementé d'eau chaude, histoire de pas s'etouffer) Déjà, là, je ne sais pas comment je vais pouvoir remonter sur ce foutu animal le lendemain matin, nuit courte, p'tit dej eeeetttttt DROMADAIRE!! j'en peux plus, je ne sais plus quelle position prendre pour ne plus souffrir, disons qu'à ce moment là, les paysages je m'en contre fou, tout ce que je veux c'est en finir et c'est chose faite 2h00 apres OUF!Heureusement la douche du retour est incluse dans le prix. Mais sinon....c'est pas mal. On profite de l'apres midi qui nous reste à Jaisalmer pour se faire faire un massage ayurvedic...LE PIED !!!
Jour17:Nuit dans le train qui nous ramene à Delhi en 3AC On dort super bien, tu m'etonnes on est creuvé de la veille
Jour18:Delhi 1 nuit Namaskar Hotel (350 rps) Trop confiant, on a perdu nos bonnes habitudes du début et on ne verifie pas la douche avant de prendre la chambre...grave erreur, celle ci malgré la presence d'une poire ne delivre que trois minces filets d'eau tous bien decidés à ne pas vouloir nous mouiller... Resto Malhotra sympa ainsi que le resto situé sur la terrasse de l'anoop hotel tres agreable apres les achats dans Panhar Ganj
Jour19:Nous quittons Delhi, le vol retour est prevu à 1h du mat...
Voilà, j'espere que ces renseignements vous seront utiles. Nous avons aimé ce voyage et son rythme. En tout, sur place nous avons depensé 820 euros souvenirs compris pour 3 semaines à 2. Je n'ai pas detaillé les visites vu que nous faisons tous à peu près les mêmes mais si vous voulez des renseignements supplémentaires, n'hesitez pas.Je suis dispo. C'etait pour nous un beau voyage et je vous le souhaite tout aussi agréable... Namasté
Flashback sur mon tour américain de 2008 English translation pending
Hello les ami(e)s,
En premier lieu, merci à tous les forumeurs qui m'ont aidé à monter ce projet. 🙂
Et à nos amis américains, toujours aussi sympas et serviables ! 🙂
Voilà 8 jours déjà que mon US Tour 2008 est derrière moi. Je vais essayer de le résumer en quelques phrases, sans photos (encore en plein triage, plus de 8000 et 15h de films). 😎 Pour ce voyage, je l'ai réalisé avec mon fils, Kevin.
Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, pas trop chaud (surtout pour les parcs et Delicate Arche), des cieux teintés aux couleurs des nuages, bien plus beaux que s'ils avaient été bleus... Nous avons échappé au tremblement de terre de L.A. et aux inondations du Grand Canyon. 😎 Et à l'exception du Grand Canyon, la plupart des parcs étaient plus ou moins vides, sans trop de touristes.
Pour rappel, ce troisième voyage chez l'Oncle Sam traçait cet itinéraire initial. Je l'ai réservé avec l'aide d'une agence de voyages, Kuoni. Samedi 26 juillet - Départ avec un vol Swiss (Genève-NYC) 26 au 30 juillet - 4 nuits à l'hôtel Holiday Inn Midtown de NYC. Visites de Central Parc, Times Square, la 5th Avenue à pied, Ground Zero, Empire State Building, Rockfeller Building, le Marriott Marquis Hotel, Staten Island, Avatar, le plus fameux studio d'enregistrement encore en activité à NYC... 30 juillet - Train Amtrak NYC - Washington DC (Environ 2h30 de trajet) 30 - 31 juillet - 2 nuits à l'hôtel Hilton Washington situé à Georgetown 1er août - Vol intérieur - Washington DC - Las Vegas avec US Airways 2 août - Location pour 2 semaines d'un SUV 4x4 chez Dollar 1 - 3 août - 3 nuits au Flamingo 4 août - Las Vegas - Bryce Canyon NP, en passant par Zion NP (6h avec arrêts) Hôtel Best Western Ruby's Inn (1 nuit) 5 août - Bryce Canyon - Moab, en passant par Mossy Cave, Capitol Reef NP, route scénique US 12 (7h) Hôtel Best Western Greenwell (2 nuits) 6 août - Canyonlands NP (début de matinée), Dead Horse State Park (fin de matinée et début d'après-midi) et Arches NP (après-midi et début de soirée) 7 août - Moab - Monument Valley, en passant par Valley Of The Gods (4h) 1 nuit à l'hôtel Gouldings Lodge de Monument Valley 8 août - Monument Valley - Page (3h) 1 nuit au Lake Powell Resort 9 août - Page - Grand Canyon, en passant par Horseshoe Bend, Old Navajo Bridge et Lee's Ferry (5h) 10 août - Grand Canyon - Tucson avec détour sur la route 66 (6h) Deux nuits au Hilton El Conquistador 11 août - Sonora Desert Museum (matin), Saguaro NP (début d'après-midi) et Pima Air & Space Museum (après-midi). 12 août - Tucson - Los Angeles (7h) Quatre nuits au Hollywood Heights (ex Holiday Inn Hollywood - Situé à 10 minutes à pied du Chinese Theatre). Hollywood Blvd - Visite de deux studios d'enregistrements - Sunset Blvd - Rodeo Drive - Beverly Hills - Santa Monica - Manhattan Beach - Griffith Park -Capitol Records Tower... 16 août - Vol retour de Swiss (Los Angeles - Zurich - Genève)Voilà pour le programme réservé. On l'a plus ou moins bien réalisé.
Grosse déception, le vol annulé par US Airways (Washington DC - Las Vegas). L'avion est bloqué à Phoenix. Sur le moment, je n'étais pas du tout content et l'employé de US Airways devrait se souvenir de moi durant encore de nombreuses années. Par la suite, vu la catastrophe Spanair, je me dis qu'il vaut mieux annuler des vols si des problèmes techniques touchent des avions, ce qui semblait bien le cas pour nous ! US Airways nous a offert une nuit dans un bon hôtel, Best Western Airport et un vol de remplacement avec escale à Philadelphie. Nous avons bien failli louper le vol Philadelphie-Las Vegas, car le vol Washington DC-Philadelphie est parti avec près d'une heure de retard !!! 🤪
Si je peux vous donner un conseil, éviter à tout prix les vols avec escales. Préférez, même si ça peut être plus cher, les vols directs !
Et si possibilité, le train est un excellent moyen de transports. Dans notre cas, nous avons fait le trajet NYC - Washington DC en première classe. Peu de temps perdu car les trains respèctent bien leurs horaires et les gares sont situées en pleine ville. On évite ainsi les risques d'annulations que connaissent de plus en plus de vols aux Etats-Unis. Celui de Washington DC - Las Vegas me restera encore longtemps à travers la gorge. 😠
Grâce à mon contact chez Kuoni (il a bien mérité sa commission), la nuitée perdue au Flamingo me sera remboursée. Ce brave Monsieur s'est aussi donné beaucoup de peine pour me donner des renseignements complémentaires sur le vol de remplacement et pour modifier à distance la prise en charge de mon SUV à Vegas.
Sur mon itinéraire, peu de choses à redire. Certes, c'était un voyage actif et non passif. Avec mon fils, nous avons beaucoup bougé tout en profitant des hôtels. Ces derniers, je les ai choisi pour leurs qualités et leurs emplacements. Tous, sans exception, ont répondu à mes attentes, y compris le Hollywood Heights qui a racheté le Holiday Inn Hollywood ce printemps. Entièrement rénové, nous avons passé du bon temps dans cet hôtel et bien apprécié la piscine et le jacuzzi.
Comme j'ai une carte Miles & More, j'ai choisi en premier lieu des chaînes d'hôtels collaborant avec la Star Alliance (Hilton, Best Western, Holiday Inn). Toutes nous ont offertes de très belles chambres, deux lits, non fumeurs, avec jolies vues... Le Flamingo a aussi été une bonne surprise, 17ème étage, chambre rénovée, avec vue sur le Strip et la fontaine du Bellagio. Un vrai régal pour un prix correct. 😎
Lors de ce voyages, j'ai vérifié plusieurs infos glânées sur ce forum. Voici, selon moi, les plus intéressantes: Vue imprenable sur Ground Zero depuis le premier étage d'un Burger King ! Navette scénique pour photos et films qui relie Manhattan à Staten Island. La piscine située sur le toit du Holiday Inn Midtown est très appréciable. L'apéro au bar panoramique du Marriott Marquis Hotel (dernier étage du building) sur Times Square est inoubliable. Je l'avais découvert en 1988. La vue depuis le Rockfeller Building est plus intéressante que celle de l'Empire State Building, surtout pour le coucher de soleil. Et moins cher... Mossy Cave est une beauté à ne pas louper, surtout sa chute d'eau. Idem pour Dead Horse Point, Moky Dugway et Valley Of Gods. Moab et ses parcs nationaux méritent bien trois nuits au minimum. La marche qui nous amène à Delicate Arche mérite bien ses 45 minutes. Le Ken's Old West est bel et bien le resto country à découvrir sur Page. Le Stratosphere à Vegas est à faire, c'est là qu'on a rencontré Madseb (Sébastien) et sa charmante compagne ! On a passé une bonne soirée ensemble et fait un tour dans son Hummer... C'est un type très sympa. Tucson est bel et bien plus intéressant que Phoenix, il n'y a pas photo... Manhattan Beach est l'une des plus belles plages de Los Angeles. Santa Monica est vraiment agréable. C'est un lieu magnifique et très prisé. Le Griffith Park reste le must pour ce qui concerne la vue panoramique sur L.A. C'est gratuit, mais on peut donner quelques dollars pour le parking... (Voir ci-dessous pour mieux comprendre ma bonté).😉Voici quelques infos et conseils qui peuvent être utiles à ceux qui se rendront à Los Angeles. La circulation est toujours plus dense et ça roule très lentement en permanence. Eviter de prévoir des visites quelques heures avant un vol, ça peut être stressant au niveau du timing. Donner à manger à ces stupides bouffes sous qui ornent les trotoirs de L.A. Je me suis ramassé une première bûche au Guitar Center (un lieu culte pour tous les amateurs de grattes, situé sur Sunset Blvd). 45 dollars... 😕 Seconde bûche au Griffith Park où j'ai eu le culôt de parquer mon véhicule à contre-sens, près du parking principal. 40 dollars... 🏴☠️
Comme on peut contester nos amendes, mon gamin s'est fendu d'une tr��s jolie lettre pour exposer notre défense. On verra bien le résultat, mais étant partiellement en tort (pas vraiment coupable au Griffith Park), je paierai mes 85 dollars sur le site de la ville de L.A. sans le moindre regret. Trop content de pouvoir sponsorisé les salaires de ces braves agents qui font la chasse aux véhicules mal parqués... Quel beau job... 😛
Au niveau du véhicule, rien à redire, un superbe Dodge Nitro noir qui nous a permis de réaliser près de 3000 miles sans le moindre soucis. Et l'essence est tellement bon marchée aux States que je ne regrette pas de louer de tels engins; même si celui de Madseb était bien plus gros que le mien !
Les routes en Utah, Arizona, Nevada et Californie sont pour la plupart scéniques. La 12 et la 24 sont les cerises sur le gâteau. J'ai eu beaucoup de plaisir à rouler sur ces routes américaines, souvent désertes, même au début du mois d'août !
Pour les restos, on s'est fait plusieurs Hard Rock Cafe (NYC, Washington DC, Las Vegas), le Anna Maria (très bon restaurant italien situé à Georgetown), le Ken's Old West à Page, le resto du Gouldings Lodge à Monument Valley... Aussi quelques McDo, Burger King, Pizza Hut et Subway que mon fils vénérait... 😛
Pour les achats, les jeans Levi's sont 60% moins cher qu'en Suisse. Quelques disques (musique native american au Grand Canyon) et blues, country et rock aux Virgin Megastore de NYC et L.A. Mais je dois bien reconnaître que les magasins de la chaîne Towers Records me manquent terriblement...
En résumé pour les lieux en rapport à notre US Tour 2008: NYC: Excitante par ses buildings. Sale, mauvaises odeurs mais inoubliable ! Une ville où on ne dort jamais. Pas le temps de s'ennuyer à New York ! Washington DC: Belle architecture, propre et agréable à visiter. Le Musée Air & Space est une pure merveille ! Arlington est émouvant à souhait ! Las Vegas: Toujours aussi branché et kitch. Les Parcs: De nombreux points de vues à visiter. J'ai beaucoup plus apprécié Bryce Canyon et Zion que dans le passé. Ces deux NP remontent dans mon estime. J'ai adoré redécouvrir Monument Valley et le Grand Canyon. Et aussi découvrir Arches, Canyonlands, Dead Horse, Valley Of Gods, Mossy Cave, Horseshoe Bend, Lake Powell... Tucson: Faudra que j'y repasse en 2008, il y a tant de merveilles à voir ! Los Angeles: L.A. reste ma destination de prédilection. Toujours de nouveaux sites à découvrir et toujours autant de plaisir à me trouver sur place. L.A. est pour moi l'étape indispensable à tous mes US Tours.Pour mon prochain voyage, je repasserai à Tucson pour compléter ma visite (Tombstone, Old Tucson Studios, Site Titan); mais aussi à L.A. pour faire une escapade à Downtown, Venice Beach et d'autres studios d'enregistrements.
Nous prendrons aussi plus de temps, quatre semaines au lieu de trois, et pour l'instant, l'US Tour 2010 débutera à Miami pour se poursuivre par Orlando Nashville, Tucson, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, Yosemite NP, San Francisco, Yellowstone, Mount Rushmore et Seattle.
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas !
A + les ami(e)s 😎
En premier lieu, merci à tous les forumeurs qui m'ont aidé à monter ce projet. 🙂
Et à nos amis américains, toujours aussi sympas et serviables ! 🙂
Voilà 8 jours déjà que mon US Tour 2008 est derrière moi. Je vais essayer de le résumer en quelques phrases, sans photos (encore en plein triage, plus de 8000 et 15h de films). 😎 Pour ce voyage, je l'ai réalisé avec mon fils, Kevin.
Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo, pas trop chaud (surtout pour les parcs et Delicate Arche), des cieux teintés aux couleurs des nuages, bien plus beaux que s'ils avaient été bleus... Nous avons échappé au tremblement de terre de L.A. et aux inondations du Grand Canyon. 😎 Et à l'exception du Grand Canyon, la plupart des parcs étaient plus ou moins vides, sans trop de touristes.
Pour rappel, ce troisième voyage chez l'Oncle Sam traçait cet itinéraire initial. Je l'ai réservé avec l'aide d'une agence de voyages, Kuoni. Samedi 26 juillet - Départ avec un vol Swiss (Genève-NYC) 26 au 30 juillet - 4 nuits à l'hôtel Holiday Inn Midtown de NYC. Visites de Central Parc, Times Square, la 5th Avenue à pied, Ground Zero, Empire State Building, Rockfeller Building, le Marriott Marquis Hotel, Staten Island, Avatar, le plus fameux studio d'enregistrement encore en activité à NYC... 30 juillet - Train Amtrak NYC - Washington DC (Environ 2h30 de trajet) 30 - 31 juillet - 2 nuits à l'hôtel Hilton Washington situé à Georgetown 1er août - Vol intérieur - Washington DC - Las Vegas avec US Airways 2 août - Location pour 2 semaines d'un SUV 4x4 chez Dollar 1 - 3 août - 3 nuits au Flamingo 4 août - Las Vegas - Bryce Canyon NP, en passant par Zion NP (6h avec arrêts) Hôtel Best Western Ruby's Inn (1 nuit) 5 août - Bryce Canyon - Moab, en passant par Mossy Cave, Capitol Reef NP, route scénique US 12 (7h) Hôtel Best Western Greenwell (2 nuits) 6 août - Canyonlands NP (début de matinée), Dead Horse State Park (fin de matinée et début d'après-midi) et Arches NP (après-midi et début de soirée) 7 août - Moab - Monument Valley, en passant par Valley Of The Gods (4h) 1 nuit à l'hôtel Gouldings Lodge de Monument Valley 8 août - Monument Valley - Page (3h) 1 nuit au Lake Powell Resort 9 août - Page - Grand Canyon, en passant par Horseshoe Bend, Old Navajo Bridge et Lee's Ferry (5h) 10 août - Grand Canyon - Tucson avec détour sur la route 66 (6h) Deux nuits au Hilton El Conquistador 11 août - Sonora Desert Museum (matin), Saguaro NP (début d'après-midi) et Pima Air & Space Museum (après-midi). 12 août - Tucson - Los Angeles (7h) Quatre nuits au Hollywood Heights (ex Holiday Inn Hollywood - Situé à 10 minutes à pied du Chinese Theatre). Hollywood Blvd - Visite de deux studios d'enregistrements - Sunset Blvd - Rodeo Drive - Beverly Hills - Santa Monica - Manhattan Beach - Griffith Park -Capitol Records Tower... 16 août - Vol retour de Swiss (Los Angeles - Zurich - Genève)Voilà pour le programme réservé. On l'a plus ou moins bien réalisé.
Grosse déception, le vol annulé par US Airways (Washington DC - Las Vegas). L'avion est bloqué à Phoenix. Sur le moment, je n'étais pas du tout content et l'employé de US Airways devrait se souvenir de moi durant encore de nombreuses années. Par la suite, vu la catastrophe Spanair, je me dis qu'il vaut mieux annuler des vols si des problèmes techniques touchent des avions, ce qui semblait bien le cas pour nous ! US Airways nous a offert une nuit dans un bon hôtel, Best Western Airport et un vol de remplacement avec escale à Philadelphie. Nous avons bien failli louper le vol Philadelphie-Las Vegas, car le vol Washington DC-Philadelphie est parti avec près d'une heure de retard !!! 🤪
Si je peux vous donner un conseil, éviter à tout prix les vols avec escales. Préférez, même si ça peut être plus cher, les vols directs !
Et si possibilité, le train est un excellent moyen de transports. Dans notre cas, nous avons fait le trajet NYC - Washington DC en première classe. Peu de temps perdu car les trains respèctent bien leurs horaires et les gares sont situées en pleine ville. On évite ainsi les risques d'annulations que connaissent de plus en plus de vols aux Etats-Unis. Celui de Washington DC - Las Vegas me restera encore longtemps à travers la gorge. 😠
Grâce à mon contact chez Kuoni (il a bien mérité sa commission), la nuitée perdue au Flamingo me sera remboursée. Ce brave Monsieur s'est aussi donné beaucoup de peine pour me donner des renseignements complémentaires sur le vol de remplacement et pour modifier à distance la prise en charge de mon SUV à Vegas.
Sur mon itinéraire, peu de choses à redire. Certes, c'était un voyage actif et non passif. Avec mon fils, nous avons beaucoup bougé tout en profitant des hôtels. Ces derniers, je les ai choisi pour leurs qualités et leurs emplacements. Tous, sans exception, ont répondu à mes attentes, y compris le Hollywood Heights qui a racheté le Holiday Inn Hollywood ce printemps. Entièrement rénové, nous avons passé du bon temps dans cet hôtel et bien apprécié la piscine et le jacuzzi.
Comme j'ai une carte Miles & More, j'ai choisi en premier lieu des chaînes d'hôtels collaborant avec la Star Alliance (Hilton, Best Western, Holiday Inn). Toutes nous ont offertes de très belles chambres, deux lits, non fumeurs, avec jolies vues... Le Flamingo a aussi été une bonne surprise, 17ème étage, chambre rénovée, avec vue sur le Strip et la fontaine du Bellagio. Un vrai régal pour un prix correct. 😎
Lors de ce voyages, j'ai vérifié plusieurs infos glânées sur ce forum. Voici, selon moi, les plus intéressantes: Vue imprenable sur Ground Zero depuis le premier étage d'un Burger King ! Navette scénique pour photos et films qui relie Manhattan à Staten Island. La piscine située sur le toit du Holiday Inn Midtown est très appréciable. L'apéro au bar panoramique du Marriott Marquis Hotel (dernier étage du building) sur Times Square est inoubliable. Je l'avais découvert en 1988. La vue depuis le Rockfeller Building est plus intéressante que celle de l'Empire State Building, surtout pour le coucher de soleil. Et moins cher... Mossy Cave est une beauté à ne pas louper, surtout sa chute d'eau. Idem pour Dead Horse Point, Moky Dugway et Valley Of Gods. Moab et ses parcs nationaux méritent bien trois nuits au minimum. La marche qui nous amène à Delicate Arche mérite bien ses 45 minutes. Le Ken's Old West est bel et bien le resto country à découvrir sur Page. Le Stratosphere à Vegas est à faire, c'est là qu'on a rencontré Madseb (Sébastien) et sa charmante compagne ! On a passé une bonne soirée ensemble et fait un tour dans son Hummer... C'est un type très sympa. Tucson est bel et bien plus intéressant que Phoenix, il n'y a pas photo... Manhattan Beach est l'une des plus belles plages de Los Angeles. Santa Monica est vraiment agréable. C'est un lieu magnifique et très prisé. Le Griffith Park reste le must pour ce qui concerne la vue panoramique sur L.A. C'est gratuit, mais on peut donner quelques dollars pour le parking... (Voir ci-dessous pour mieux comprendre ma bonté).😉Voici quelques infos et conseils qui peuvent être utiles à ceux qui se rendront à Los Angeles. La circulation est toujours plus dense et ça roule très lentement en permanence. Eviter de prévoir des visites quelques heures avant un vol, ça peut être stressant au niveau du timing. Donner à manger à ces stupides bouffes sous qui ornent les trotoirs de L.A. Je me suis ramassé une première bûche au Guitar Center (un lieu culte pour tous les amateurs de grattes, situé sur Sunset Blvd). 45 dollars... 😕 Seconde bûche au Griffith Park où j'ai eu le culôt de parquer mon véhicule à contre-sens, près du parking principal. 40 dollars... 🏴☠️
Comme on peut contester nos amendes, mon gamin s'est fendu d'une tr��s jolie lettre pour exposer notre défense. On verra bien le résultat, mais étant partiellement en tort (pas vraiment coupable au Griffith Park), je paierai mes 85 dollars sur le site de la ville de L.A. sans le moindre regret. Trop content de pouvoir sponsorisé les salaires de ces braves agents qui font la chasse aux véhicules mal parqués... Quel beau job... 😛
Au niveau du véhicule, rien à redire, un superbe Dodge Nitro noir qui nous a permis de réaliser près de 3000 miles sans le moindre soucis. Et l'essence est tellement bon marchée aux States que je ne regrette pas de louer de tels engins; même si celui de Madseb était bien plus gros que le mien !
Les routes en Utah, Arizona, Nevada et Californie sont pour la plupart scéniques. La 12 et la 24 sont les cerises sur le gâteau. J'ai eu beaucoup de plaisir à rouler sur ces routes américaines, souvent désertes, même au début du mois d'août !
Pour les restos, on s'est fait plusieurs Hard Rock Cafe (NYC, Washington DC, Las Vegas), le Anna Maria (très bon restaurant italien situé à Georgetown), le Ken's Old West à Page, le resto du Gouldings Lodge à Monument Valley... Aussi quelques McDo, Burger King, Pizza Hut et Subway que mon fils vénérait... 😛
Pour les achats, les jeans Levi's sont 60% moins cher qu'en Suisse. Quelques disques (musique native american au Grand Canyon) et blues, country et rock aux Virgin Megastore de NYC et L.A. Mais je dois bien reconnaître que les magasins de la chaîne Towers Records me manquent terriblement...
En résumé pour les lieux en rapport à notre US Tour 2008: NYC: Excitante par ses buildings. Sale, mauvaises odeurs mais inoubliable ! Une ville où on ne dort jamais. Pas le temps de s'ennuyer à New York ! Washington DC: Belle architecture, propre et agréable à visiter. Le Musée Air & Space est une pure merveille ! Arlington est émouvant à souhait ! Las Vegas: Toujours aussi branché et kitch. Les Parcs: De nombreux points de vues à visiter. J'ai beaucoup plus apprécié Bryce Canyon et Zion que dans le passé. Ces deux NP remontent dans mon estime. J'ai adoré redécouvrir Monument Valley et le Grand Canyon. Et aussi découvrir Arches, Canyonlands, Dead Horse, Valley Of Gods, Mossy Cave, Horseshoe Bend, Lake Powell... Tucson: Faudra que j'y repasse en 2008, il y a tant de merveilles à voir ! Los Angeles: L.A. reste ma destination de prédilection. Toujours de nouveaux sites à découvrir et toujours autant de plaisir à me trouver sur place. L.A. est pour moi l'étape indispensable à tous mes US Tours.Pour mon prochain voyage, je repasserai à Tucson pour compléter ma visite (Tombstone, Old Tucson Studios, Site Titan); mais aussi à L.A. pour faire une escapade à Downtown, Venice Beach et d'autres studios d'enregistrements.
Nous prendrons aussi plus de temps, quatre semaines au lieu de trois, et pour l'instant, l'US Tour 2010 débutera à Miami pour se poursuivre par Orlando Nashville, Tucson, Los Angeles, Las Vegas, Death Valley, Sequoia NP, Yosemite NP, San Francisco, Yellowstone, Mount Rushmore et Seattle.
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas !
A + les ami(e)s 😎
Balade à sur la côte ouest (Californie et Las Vegas) English translation pending
Ayant beaucoup aimé lire vos récits de voyage avant de m’envoler moi-même, j’apporte aujourd’hui ma contribution. Voici donc le carnet de voyage de 16 jours de périple à deux à travers l'Ouest des Etats-Unis, avec le choix délibéré de se consacrer à la Californie dans sa diversité, ainsi que Las Vegas, Death Valley et Yosemite Park. Pas de grande boucle à travers les parcs nationaux donc, mais un circuit alternant grande ville, route côtière et découverte de la faune et la flore via quelques grands parcs animaliers. Un périple ayant aussi pur but de découvrir la Californie espagnole, latine, mexicaine, ses missions, ses maisons en adobe et ses taquerias. Au niveau de l’hébergement un choix d’hôtels et de B&B choisi avec soin pour leur cadre, leur rapport qualité/prix, leur emplacement t tous réservés à l’avance après des mois de préparatifs méticuleux (mais il faut dire qu’autant que le voyage lui-même, j'aime aussi tout particulièrement construire celui-ci essayant de déterminer le parcours idéal, dévorant les guides touristiques et les forums... Le voyage, pour moi c'est un peu comme une peinture après avoir crayonné l’esquisse...)
Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles
Et voici le récit :
Lundi 21 Juillet
Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...
Mardi 22 Juillet
Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...

Mercredi 23 Juillet
Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués).
Après cette pause musicale, nous prenons le chemin de Las Vegas. Les premiers paysages arides, qui deviendront familier durant les 4 heures de route qui suivront, apparaissent. Des montagnes ocres ou terre de sienne, parsemées de végétation vert sombre puis des collines de cailloux jaune pâle, totalement nues... C'est là que nous trouvons Calico, la ville fantôme écrasée de soleil.
La plupart des bâtiments ne sont pas, c'est vrai, authentiques ici mais l'atmosphère du Far West est bien présente et nous jouons les touristes jusqu'au bout en faisant une photo d'époque en costume, un souvenir décalé et amusant de notre visite... Et puis, après deux longues heures de route Las Vegas apparaît enfin. Il fait encore jour, la ville est incontestablement moins impressionnante au soleil et c'est véritablement la nuit qu'elle se révèle. Le Luxor, notre hotel, est à son image: grandiose, grandiloquent, excessif. Le parterre de machines à sous, de tables de black jack ou de roulettes crépite continuellement et ce n'est que dans notre suite (avec jacuzzi, un petit luxe que nous avons voulu nous offrir, relativement abordable en semaine à L.V) que nous trouvons un peu de calme. A la nuit tombée, Las Vegas se révèle au travers de sa parure de néons clignotants, le laser de la pyramide du Luxor illumine la ville, la foule se presse sur les passerelles qui mènent d'un casino à l'autre. L'Excalibur, le New York New York et sa statue de la liberté, le MGM et son lion gigantesque... L'émerveillement est partout. Les distances sont grandes d'un casino à l'autre même si passerelles, bus et métro les relient et on se retrouve parfois dans un autre établissement sans même s'en rendre compte, perdu au milieu des machines à sous... Nous dînons dans un des multiples petits restaurants d'un faux quartier de New York reconstitué, avec le vrombissement du grand huit passant au dessus de nos têtes par intermittence et après une dernière baignade dans le jacuzzi nous allons dormir, vaincus.

Jeudi 24 Juillet
Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.
Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre.
Nous dînons ensuite au buffet de Treasure Island et nous jouons un peu aux machines à sou quelques dollars, jamais plus, histoire de s'amuser un peu. On ne gagne pas grand chose mis à part des souvenirs, c'est déjà ça. Le spectacle de pirates et de sirènes sexy de Treasure Island commence, avec jeux d'eau, feu d'artifice et chorégraphies étudiées, tout cela est assez jubilatoire, très conforme à l'esprit de cette ville de paillettes où des danseuses en bikini dansent sur les machines à sous pour attirer les clients. 
Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...
Vendredi 25 Juillet
Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.
J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.
Arrêt à Stovepipe Wells, paysage de dunes de sable blanc brûlant et magnifiques, lumière aveuglante...

On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...
Samedi 26 Juillet
La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.
Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉
C'est ici que nous faisons connaissance avec des geais noirs au plumage bleuté, pas très farouches, qui viennent guetter la nourriture (que nous n'avons techniquement pas le droit de leur donner d'ailleurs mais ils ne semblent guère s'en soucier). Les points de vue le long du parcours sont tous plus beaux les uns que les autres, depuis Tunnel View on domine l'ensemble du parc et on peut admirer la performance de tout ceux qui escaladent El Capitan...

Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils.
C'est là aussi que nous croisons (enfin!) des écureuils, pas non plus très gênés par notre présence. J'ai eu mon quota d'émotion nature pour aujourd'hui, je suis rassasiée, on peut rejoindre Mariposa où j'ai réservé avec soin une chambre dans un joli B&B...
Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.
Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.
Dimanche 27 Juillet
San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.
Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.

Lundi 28 Juillet
Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.
Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.


Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...
Mardi 29 Juillet
Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus...
Et puis, passé le pont et quelques kilomètres après celui-ci, le soleil apparaît comme s'il avait toujours été là, à nous attendre juste de l'autre côté du pont. Nous découvrons Sausalito et ses mignonnes maisons flottantes puis nous prenons la route côtière. Une route aux points de vue vraiment magnifique (notamment Muir Beach Overlook, chemin comme suspendu au dessus de l'océan, serpentant sur une falaise en à pic) mais route abominable avec ses 12 miles de virages en épingles, à l'aller comme au retour... Nous nous rendons à Bolinas et sa lagune peuplée d'oiseaux, petit village étrange, dernier village hippie où l'on croise des enfants peignant une glisière de sécurité à l'entrée de la ville. Bolinas c'est une nature préservée et splendide, quelques personnages hauts en couleur, des marchands de miel bio, des artistes, des oeuvres d'art décalées un peu partout... Un endroit où on a un peu le sentiment de déranger et où il doit faire bon se retirer du monde et vivre en harmonie avec la nature.


Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe.
En ce jour particulier, nous nous offrons un enveloppement de boue aux herbes, typique de la région. Je ressors perplexe de ce rituel étrange où se retrouve plongé dans le noir, recouvert de boue et enveloppé par des tonnes de couvertures. Un saut ensuite à l'outlet de Napa et le soir, dîner sur Cow Hollow, quartier chic de San Francisco, dans un élégant et renommé resto italien où on m'apporte ma part de gâteau avec une petite bougie... C'est une belle journée, même si j'apprends le soir que la terre a tremblé à Los Angeles, ce qui m'angoisse un peu même si je sais qu'il n'y a eu aucun dommage. Je m'endors en rêvant de tremblements de terre...
Mercredi 30 Juillet
Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue.
Le quartier regorge de maisons typiquement victoriennes de toutes les couleurs, rappelant la vie d'un autre temps. A Haigth Ashbury, celles-ci se mêlent aux boutiques new age peintes de dessins psychédéliques, aux boutiques de pipes en verres, de vêtements d'occasion, de tie and dye et de tatouages. L'ambiance y est vraiment décalée et les gens qui s'y promènent cultivent eux aussi ce décalage. 
C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens
Dommage qu'il fasse si froid...
Jeudi 31 Juillet
Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.
Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...
Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...
Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...
Vendredi 1er Août
Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.
J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.
Samedi 2 Août
Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…
Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite…
Les rues sont envahies d’étals d’artisanat, de stand de tacos ou de margaritas, un orchestre joue en live sur la place… tout cela colle parfaitement au décor de cette ville élégante, hispanique et pleine de charme où j’aurais aimé m’attarder plus longtemps… mais notre prochaine étape nous attend et en harmonie avec le thème de cette journée, j’ai réservé un merveilleux B&B (Vintage Sol), une casita rien que pour nous décorée à merveille par une mexicaine cordon bleu et antiquaire, une sorte de modèle féminin pour moi ! Ici deux parts de lemon pie maison nous attendent dans le frigo, on écoute du jazz à la lueur des bougies et on prend le petit déjeuner dans le patio, un régal…
Dimanche 3 Août
Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.
Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…
Lundi 4 Août
J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable.
On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.

Mardi 5 Août
C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…
Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles
Et voici le récit :
Lundi 21 Juillet
Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...
Mardi 22 Juillet
Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...
Mercredi 23 Juillet
Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués).
Jeudi 24 Juillet
Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.
Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre.
Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...
Vendredi 25 Juillet
Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.
J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.
On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...
Samedi 26 Juillet
La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.
Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉
Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils.
Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.
Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.
Dimanche 27 Juillet
San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.
Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.
Lundi 28 Juillet
Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.
Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.
Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...
Mardi 29 Juillet
Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus...
Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe.
Mercredi 30 Juillet
Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue.
C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens
Dommage qu'il fasse si froid...
Jeudi 31 Juillet
Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.
Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...
Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...
Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...
Vendredi 1er Août
Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.
J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.

Samedi 2 Août
Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…

Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite…
Dimanche 3 Août
Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.
Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…
Lundi 4 Août
J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable.
On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.
Mardi 5 Août
C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…
Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Carnet de voyage juin 2008: Utah et Colorado en dehors des sentiers battus (2ème partie) English translation pending
Jour 14 : Autour de Grand Junction
Pas de lever de soleil aujourd’hui et au programme de la matinée, Rough canyon situé à quelques miles de Grand Junction. Un petit passage par le BLM pour prendre une carte de Rattlesnake canyon pour l’après midi et nous voila partis lorsque le témoin de perte de pression des pneus s’allume sur le tableau de bord. Direction la première station service pour vérifier la pression et effectivement, le pneu arrière droit accuse 1 bar de moins que la normale. A ce stade, je ne sais pas s’il s’agit d’une crevaison lente ou si le pneu était déjà sous gonflé depuis le départ. Je me contente de remettre de la pression et direction Rough Canyon qui est, avec Mica Mine Canyon, une rando prisée des locaux. A partir du parking, on hésite sur le chemin à suivre et nous prenons la mauvaise direction mais un coup d’œil sur le GPS nous remet vite dans le droit chemin. La balade est sympa sans plus

et la progression devient plus compliquée après environ 1H de marche car le sentier escarpé à flan de colline devient glissant. Retour vers le trailhead. L’heure est déjà avancée et il est trop tard pour combiner Mica Mine canyon annoncée pour 2 miles A/R sans compromettre le point fort de la journée : Rattlesnake canyon. Direction donc Colorado Nat Monument d’où part la piste de 13 miles. Nous progressons prudemment sans excès de zèle dans les premiers miles roulant. Les 4 derniers miles sont les plus rudes avec une forte descente et des passages de slickrock en escalier à franchir avec de nombreux cailloux aiguisés : le risque de crevaison est élevé. Au bout d’environ 1H15, nous sommes arrivés au trailhead. Comme souvent nous y sommes seuls et c’est parti pour aller découvrir la plus grande concentration d’arches naturelles des Etats-Unis après Arches. Dès le début, c’est la descente vers le fond du canyon et ensuite nous longeons la rim sous de bonnes odeurs de pins. Nous levons souvent les yeux pour ne pas manquer les arches car on ne sait pas, sauf pour Rainbow arch, à quoi elles ressemblent, ni où elles sont situées précisément. Environ 1H15 après le départ, la première est en vue, puis la deuxième très originale car double et un mix entre arche horizontale et verticale.

Les deux suivantes ne sont pas très photogéniques contrairement à la dernière, Rainbow Arch, qui est la plus impressionnante et dont les belles couleurs de la roche ajoutent un petit plus. Je la shoote sur tous les angles et fait même un panoramique regroupant deux arches sur la même photo, ce qui n’est pas si courant.


Nous continuerons un peu plus loin dans le canyon pour faire une petite pause à l’ombre avant de revenir sur nos pas. De retour au trailhead après environ 3H de rando, c’est l’heure de vérité : en effet, descendre des escaliers de Slickrock, en général ça passe mais le problème c’est souvent pour remonter, comme ce fut le cas en septembre 2005 avec Philippe où nous avions été incapables de franchir un rocher d’apparence anodine….Lysiane me guide au millimètre et c’est là que la boîte courte prouve cette efficacité car au final, les slickrocks sont avalés sans problème mais pas sans sueurs froides car j’ai la hantise de crever vu l’absence de vraie roue de secours. 1H10 après le trailhead, c’est enfin la fin de cette piste plus rude que je ne le pensais. Encore une journée bien remplie avec une météo parfaite, pourvu que ça dure….
Jour 15 : Fruita -> Ouray
De nouveau lever aux aurores pour aller apprécier le lever de soleil dans Colorado National Monument. Comme toujours, ce sont des moments magiques que je vis (Lysiane est restée se reposer) dans un silence absolu devant ces canyons qui s’éveillent peu à peu sous les rayons du soleil.


Quelques miles parcourus sur la scenic road + quelques moments passés proche du visitor center suffiront à mon bonheur. De retour à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner et aller chercher Lysiane, nous retournons vers le trailhead de Mica Mine Canyon que nous n’avions pas fait la veille. Donnée pour 2 miles A/R sur mon ouvrage de référence, la rando ne devrait pas nous prendre plus d’une heure. C’est la bonne surprise du jour car contrairement à Rough Canyon la veille, cette rando est très agréable et variée avec des Red Rocks,

Une mine naturelle de Mica très colorée et une cascade à la fin de la rando ce qui nous semblait impossible au départ tant le ruisseau ressemblait plutôt à un filet d’eau mais comme on le dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières….L’endroit est très prisé des locaux, un peu comme Negro bill canyon à côté de Moab. Au final, nous y resterons 2 bonnes heures car la rando ne fait pas 1 mais au moins 2 miles. De retour à la voiture, il faut faire un choix sur la suite de la journée entre Grand Mesa et Black Canyon of The Gunnison. Comme nous n’avons pas envie de passer trop de temps en voiture sur de la route de montagne, Ce sera donc Black Canyon of the Gunnison en deuxième partie d’après midi mais avant cela, il faut trouver un endroit pour le pique nique. Un coup d’œil sur la recreational map et avec cette forte chaleur, un lac serait bienvenu et par chance, il y a Schweitzer state park qui sera l’endroit idéal pour manger. Il fait vraiment très chaud et j’ai un coup de pompe après manger. Comme Lysiane réclame depuis plusieurs jours un peu de repos, c’est l’occasion pour moi de sortir le matelas gonflable pour faire une sieste sous un arbre et de se baigner pour Lysiane qui n’en aura cependant plus très envie après que 2 enfants aient sortis de l’eau un gros serpent…. Après une bonne heure de repos, les batteries sont rechargées et direction Black Canyon of the Gunisson où 3 heures devraient suffire pour avoir un bon aperçu de la south Rim. Les premiers points de vue sont très impressionnants, vertigineux et il est agréable de découvrir également autre chose que des red rocks.

Après quelques points de vue le long de la route dont l’impressionnant Painted Wall,

il serait dommage de partir du parc sans faire une petite rando, question de principe. Ce sera Walter trail au bout de la route qui permet d’avoir des points de vue panoramiques à la fois sur la vallée et les San Juan Mountains que l’on aperçoit au loin et sur le canyon.


Nous emprunterons également un bout de la rim rock trail qui part du visitor center et qui rejoint le camping pour quelques vues spectaculaires. Ce parc a vraiment été une bonne surprise et mérite largement la visite d’autant plus qu’il n’engendre qu’un tout petit détour. Route vers Ouray, notre ville étape pour les 2 prochains jours au pied des San Juan Mountains. La petite ville est très agréable et a beaucoup de charme même si son surnom de « little switzerland of America » est usurpé. Ceux qui ont donné ce surnom n’ont jamais du mettre les pieds en Suisse….On sent tout de suite que nous sommes passés d’un climat désertique à un climat montagnard car en cette fin de journée, le Gore tex ou le polaire sont les bienvenus. Lors du check in au Chalet Inn, je remarque une pub pour un outfitter local (c’est un vrai business à Ouray) qui propose un tour de ½ journée dans Yankee boy Basin à des tarifs très intéressant (55$ par personne). Ce sera une bonne occasion de découvrir cet endroit qui était sur ma wish list de ce voyage 2008, sans risquer la crevaison. Après un bon repas dans un bar avec un chanteur local de Country, c’est sous les couvertures que nous tomberons dans les bras de Morphée car pour la première fois, nul besoin de clim…

J16 : Autour de Ouray
On retrouve ce matin la fraîcheur du climat montagnard et pour la première fois, je sors le polaire pour aller faire le plein quand de nouveau le témoin de pression des pneus s’allume. Là ça sent la crevaison lente. Par chance, il y a un garage adossé à la seule station essence d’Ouray. Il est cependant encore un peu tôt et ils me demandent de revenir ½ heure plus tard. Le planning risque d’être tendu pour aller à Yankee girl mine, Silverton et revenir pour 13H30, heure du départ pour Yankee boy basin. Après démontage du pneu, c’est bien une crevaison lente mais la bande de roulement n’est pas touchée et la réparation est possible. 16$ et 30 minutes plus tard, le pneu est réparé et nous pouvons enfin partir Vers Silverton.

Après quelques miles, en cherchant la piste qui mène à Yankee girl mine, je prends un semblant de piste que je pense être la bonne mais rapidement la neige est profonde et je manque de justesse de rester planté. Eh oui, un 4X4 c’est bien mais lorsque l’adhérence est quasi nulle, rien ne vaut des chaines ou des pneus avec des sculptures profondes. Nous laissons alors la voiture et prenons le chemin à pied pour voir rapidement que ce n’est pas le bon mais finalement je ne regrette pas de m’être trompé puisque la vue est grandiose.

De retour sur la route, nous revenons sur nos pas pour prendre cette fois ci la bonne piste qui s’avère rugueuse par endroit et très glissante avec la fonte des neiges. Nous ferons le reste à pied pour aller jusqu’à Yankee girl mine, une des plus belles mine abandonnée de la région.

Route maintenant vers Silverton et il y a pas mal de travaux sur la route ce qui tend un peu plus le planning du jour. 3 stops plus tard et 1 heure de route, nous arrivons enfin à Silverton mais à priori trop tard pour voir le train à vapeur qui vient de Durango. Petite balade dans cette ancienne ville minière très colorée et au pied de ces montagnes aurifères. Avant de repartir, pause repas dans un snack lorsque nous entendons un bruit de locomotive à vapeur et là surprise, le train de Durango arrive et nous sommes sans le savoir placés juste au bout de la voie de chemin de fer.


Ce train est très beau et nul doute que nous tenterons l’expérience un jour. 12H30, il est temps de repartir vers Ouray où nous arrivons pile poil à l’heure pour notre excursion de l’après midi. On prend place dans le pick up et c’est parti pour un bon bol d’air au soleil. Notre guide du jour, un ancien de Tag a long avec qui j’évoque des souvenirs de The maze bien ancrés dans sa mémoire, est un passionné de fleurs sauvages et nous ferons de nombreux stops pour observer la flore ce qui est très agréable. Il est trop tôt pour la saison des Wildflowers vu la couche de neige qu’il reste mais ce spectacle de montagnes aurifères parsemées de neige et de cascades sous un ciel d’un bleu profond est fantastique.



La fin de notre excursion se situera peu après les impressionnantes twin falls

lorsque nous serons bloqués par la neige qui atteint plus de 3 mètres par endroit….


Au retour quelques stops photos mais il y a trop de lumière pour que cela soit intéressant. Un peu de repos à Ouray pour Lysiane et quant à moi, j’ai envie de voir à quoi ressemble Box Canyon et je vais être rapidement fixé : cela ne ressemble à rien, quasiment aucun intérêt visuel. Je décide donc de retourner vers Yankee Boy Basin où l’absence de soleil devrait être un avantage pour faire quelques clichés. C’est effectivement plus photogénique surtout pour les nombreuses petites cascades et jardins suspendus le long de la piste.

Après cette journée bien remplie, rien de tel qu’un bon plat de spare ribs et une bière avant une bonne nuit
J17 : Ouray -> Monticello
J’avais initialement prévu un lever de soleil sur Crystal Lake mais j’ai un peu la flemme ce matin et décide finalement de ne pas y aller. Direction donc les chutes d’eau dans la ville

avant de rejoindre la Last Dollar Road pour descendre vers Telluride. La piste présente peu de difficultés sauf dans quelques sous bois avec des passages cassants et distille de nombreux panoramas

plus ou moins fleuris même si nous ne sommes pas à l’optimum de la Wildflowers season.

Nous arrivons après environ 1H30 à Telluride et là surprise, il est impossible de se garer plus de 2 heures dans la ville à cause du blue grass festival. On se gare donc à la sortie de la ville et direction Bridalveil Falls.

Nous longeons la route pendant un peu moins d’une heure avant de se rendre compte qu’il y a un parking à la fin de la route….le problème est que nous n’avons pas mangé et il est trop tard pour monter au somment de la cascade sans risque de prendre un PV. Retour donc à la voiture pour venir se garer sur le parking où il reste juste une place. Ce sera donc pique nique sur le parking avec une belle vue sur la ville avant la montée vers les chutes. J’ai toujours mal aux genoux donc ce sera bâtons obligatoires aujourd’hui pour espérer aller à Druid arch le lendemain qui promet d’être traumatisant pour les articulations. La montée est rude mais c’est un régal pour les yeux car outre Bridalveil falls, il y a d’autres cascades et également de très belles vues sur la vallée.
Arrivés au pied des chutes, c’est un brumisateur géant qui nous attend

et encore une longue montée pour atteindre le sommet qui n’est pas spécialement spectaculaire car sans possibilité de vue dégagée sur les cascades. Durant la descente, les bâtons sont d’une grande utilité et à l’arrivée, les genoux n’ont pas trop souffert mais j’ignore si je serai capable d’aller à Druid arch le lendemain. La rando ayant été plus longue que prévu et les possibilités de parking réduites, nous faisons une croix sur Jude wiebe loop et direction Monticello avec quelques belles vues sur les San Juan Mountains. Au départ, j’avais prévu une nuit au camping de Needles outpost pour gagner du temps le lendemain matin et être sûr de démarrer la randonnée de bonne heure mais j’avoue ne pas avoir envie de remballer tout le matériel de camping le lendemain matin et ce sera donc plutôt un motel à Monticello et lever plus matinal le lendemain matin.
J18 : Monticello -> Blanding
Lever à 6H aujourd’hui pour démarrer la rando pour Druid arch à 8H. Premier objectif atteint mais le plus dur est à venir en cette matinée couverte où le soleil est pour la première fois quasi absent.

Nous prenons le chemin le plus court par Elephant canyon même si celui-ci n’est pas très photogénique. Il ne fait pas trop chaud donc la progression est assez rapide et par chance, le soleil perce avant notre arrivée à Druid arch ce qui laisse augurer un superbe panorama. Environ 2H30 après le départ et une dernière montée dans les éboulis, Druid Arch nous saute à la figure et les superlatifs ne manquent pas pour la décrire: majestueuse, imposante, gracieuse.



Elle rentre direct dans le Top3 de nos arches préférées car contrairement à Arches Nat park, ici point de foule et c’est dans un silence quasi absolu que seul une brise vient rompre, que nous profitons du spectacle et entamons notre pique nique à l’ombre. Pour le retour, je convaincs Lysiane, non sans réticence, de revenir par Chesler park car elle a peur de manquer d’eau vu la chaleur ambiante. Le premier kilomètre est très lent ce qui fait regretter à Lysiane mon choix. Heureusement, une fois arrivés dans Chesler Park,


nous reprenons un rythme normal et économisons les réserves d’eau. Il reste 2 miles à parcourir et de nouveau la plante de mon pied gauche me brule à cause de nerfs en boule je suppose. La fin sera un calvaire accentué par le relief du parcours et en arrivant à la voiture après 12, 5 miles et 8h après le départ, je n’ai envie que d’une chose, tremper le pied dans la glacière pour le détendre. A force de trop économiser l’eau, nous n’en avons pas bu assez et on s’est un peu déshydratés comme le montre les nombreuses traces de sel autour nos bouches. Tout y passera ; eau, gatorade, coca pour épancher notre soif.

J19 : Blanding -> Hanksville
Aujourd’hui c’est la journée ruines indiennes avec au programme Butler wash ruins, House on fire dans south fork of Mule Canyon et pour finir Kane gulch to junction ruins. Première étape, Butler wash ruins qui sont de belles ruines mais avec une vue lointaine et en oubliant la panasonic zoom 18X dans la voiture, je ne me simplifie pas la tâche.

Sur la route nous doublons un cyclo-touriste qui se dirige vers l’US95. Nous le plaignons car vu la solitude extrême de cette route j’imagine le calvaire à vélo. Deuxième étape, South fork of Mule Canyon pour aller voir House on Fire qui est située à environ 1 mile du trailhead. Les Granaries sont très photogéniques mais je me rends compte à quel point les photos habituellement diffusées sur ce lieu sont boostées car OK les teintes sont chaudes mais en aucun cas rouges comme de la braise.


Après ces deux mises en bouche, il est temps de passer au plat principal à savoir Kane Gulch to junction ruins qui nous avions zappé en 2007 à cause de la chaleur. En route vers le trailhead, nous doublons à nouveau le cyclo touriste qui continue sa route. Dés le début nous savons que cela ne sera pas une rando comme une autre car nous sommes dans un enclos de bétail et les vaches sont présentes sur le sentier en nombre. Au fur et à mesure de notre progression, elles fuient devant nous car elles ont peur mais l’une d’elle nous regarde dans les yeux et commence à gratter le sol comme si elle allait charger avec ses grandes cornes mais par chance elle tourne les sabots et fuit comme les autres. Nous faisons fuir les vaches pendant environ 1h en prenant soin d’éviter les bouses jusqu’à ce que les vaches soient dans un cul de sac et repartent finalement dans l’autre sens et nous laissent tranquilles tout du moins jusqu’au retour….pause pique nique sous une alcôve avant de reprendre notre progression qui se fait plus lente car le terrain devient accidenté. Le paysage n’est pas spécialement extraordinaire

et après environ 2H15 nous arrivons à la jonction avec Grand Gulch et junction ruins qui sont des ruines situées en hauteur et qui nécessitent un zoom important que j’ai encore oublié dans la voiture…

Le camping est situé au pied des ruines et doit constituer une étape agréable pour les backpakers. Au retour, nous faisons à nouveau fuir nos amies les vaches et au bout d’environ 5H et 8 miles, nous en avons fini avec cette rando qui ne sera pas inoubliable mais il fallait le faire pour le savoir. Route vers Hanksville et l’US95 qui est ma route goudronnée préférée dans le Southwest avec ses vues nombreuses sur White Canyon, Grand Gulch, Dark Canyon et Glen Canyon. Nous doublons le cyclo touriste pour la 3ème fois qui va je pense comme nous à Hanksville. Un petit stop pour prendre Hog Spring canyon Petroglyph en photo
et nuit à Hanksville où on ne perd pas de temps à choisir le resto, puisqu’il n’y en a qu’un…
J20 : Hanksville -> Torrey
Aujourd’hui nous arrivons dans un de mes parcs préférés, Capitol reef pour des canyons en dehors des sentiers battus : Red Canyon, Surprise Canyon et Headquarters Canyon. Nous empruntons donc la Nottom road, piste roulante qui mène à Bullfrog, jusqu’à Red Canyon campground. C’est infesté de petits moucherons qui rentrent dans le nez et les oreilles et je sors donc la moustiquaire de tête pour la première fois. J’attendais beaucoup de cette rando qui renferme 9 des 14 types de roches que compte Capitol reef, et nous ne sommes pas déçus avec un paysage très varié, torturé et coloré et qui plus est, la randonnée est facile.



Très bonne surprise donc pour Red Canyon et environ 3H de marche. Après le pique nique au camping, nous reprenons la route vers Surprise Canyon. Il fait très chaud puisque les 40°c sont atteints et heureusement que la randonnée ne fait que 2 miles A/R. Les Narrows du canyon sont sans intérêt et finalement ce sont plutôt les quelques roches colorées qui jalonnent la rando qui valent le détour. Vu la chaleur, et la déception de Surprise Canyon, je tire un trait sur Headquarters canyon et préfère aller dans la Fremont river pour se rafraichir et terminer la journée à Hickman bridge. Comme l’année dernière, petit bain dans la rivière en contrebas de la route. C’est la foule mais l’essentiel c’est de se rafraichir et le contrat est rempli. Le temps d’apprécier une peinture naturelle au bord de la route qui représente une tête d'ours

avant d’attaquer la dernière rando du jour vers Hickman bridge que nous n’avions jamais vu. Bien que le soleil commence à se cacher, l’atmosphère est spéciale mêlant subtilement ombre et lumière,

ce que j’apprécie en général.


J21 : Torrey -> Escalante
La vague de chaleur est bien installée et c’est donc avec bonheur que l’on attend la rando dans la rivière Escalante avec comme objectif d’aller jusqu’à sand creek soit 9 miles A/R. Après avoir doublé pour la quatrième fois notre cyclo touriste préféré qui semble suivre le même itinéraire que nous, nous sommes en 1H environ au trailhead de l’Escalante river où nous croisons un groupe d’américains qui reviennent de 2 jours de rando dans la rivière. Comme je le pensais, les deer flies sont omni présentes donc ce sera pantalon obligatoire et marche intégrale dans l’eau pour se rafraichir.

Le premier centre d’intérêt est Escalante Natural Bridge qui est très beau avec les cottonwood au premier plan bien que difficile à photographier dans la mesure où il ne se détache pas beaucoup de la falaise.

Par la suite on trouve une petite arche en hauteur


et plus grand-chose d’exceptionnel jusqu’au terme de notre parcours puisque l’incursion dans Sand Creek sera de courte durée car bloqués par un barrage naturel difficilement franchissable dans une végétation dense. De retour au trailhead après 6H environ (la progression dans l’eau est toujours lente), je termine la journée en allant observer de loin le panel de handprints que je n’aurai sans doute par trouvé sans le zoom 18x de l’appareil photo.

En arrivant à Escalante, nous doublons pour la cinquième fois le cyclo touriste qui ne nous quitte décidément pas…Un bon diner au cowboy blues avec des spare ribs désossés et une bonne bière locale terminera de manière idéale la journée avant une bonne nuit de repos pour attaquer Neon Canyon le lendemain, un gros morceaux surtout vu la forte chaleur.
J22 : Escalante
Départ à 7H en ce matin ensoleillé car il est impératif que nous soyons à Golden Cathedral entre 11H et 14H pour profiter de conditions idéales. Dès que je pose le pied sur le parking de l’hôtel, je sais que cette journée sera spéciale. Je fais rouler la glacière sur le parking et avec l’inertie de celle-ci, je renverse tout son contenu sur le parking. La journée commence bien. Je monte dans la voiture et impossible de mettre la main sur mes lunettes de soleil. Je fais le tour de la ville (heureusement qu’on n’est pas à LA….) dans tous les endroits où j’ai mis les pieds la veille mais pas moyen de mettre la main sur ces lunettes et comme on ne peut se passer de lunettes de soleil, j’en achète une paire basique à l’Escalante outpost. Nous partons enfin vers la Hole In the rock road et 3 miles après le début de la piste qui est comme toujours très roulante au début, nous entendons un sifflement à l’arrière gauche. A peine le temps de s’arrêter et de descendre de la voiture que le pneu est complètement à plat. Une fois la roue démontée, la bande de roulement est complètement déchirée, conséquence je pense de Rattlesnake canyon car je ne crois pas une seconde avoir déchiré un pneu qui plus est sur la bande de roulement dans les 3 premiers miles de la Hole In the rock road….Comme nous n’avons qu’une roue galette de merde, impossible de continuer sur la piste mais par chance nous n’avons fait que 3 miles. Retour donc au pas vers Escalante en espérant pouvoir changer le pneu et ne pas rester bloqués pendant plusieurs jours. Par chance, le garage à un pneu de même taille et qui plus est de bien meilleure qualité mais pas de la même marque. Il faudra que je bataille au téléphone avec le loueur (Dollar) pour qu’ils acceptent de mettre un pneu d’une autre marque. Nous avons perdus 2 heures ce qui est peu dans l’absolu mais suffit à ruiner nos espoirs de visite dans Neon Canyon car il est désormais trop tard pour s’y rendre dans de bonnes conditions. Il faut donc un plan B et par cette chaleur, Calf creek s’impose naturellement

même si je crains un peu que l’endroit soit bondé vu le souvenir que j’en ai lors de notre dernière visite en 2004 (seuls à la chute mais croisant au moins 100 personnes au retour). Tant qu’on y est, Lysiane prend le matelas autogonflant pour y faire la sieste et nous atteignons la chute d’eau en 1H20 environ. Effectivement il y a foule mais comme l’ombre arrive finalement assez vite l’après midi, les gens partent assez vite au fur et à mesure que le soleil disparait, si bien qu’on se retrouve quasiment seuls en milieu d’après midi. Pour terminer la journée, rien de tel qu’un bon plat mexicain dans notre cantine attitrée, le Cow Boy blues
J23 : Escalante -> Kodachrome Basin
J’avais initialement prévu de passer 3 ou 4 nuits à Escalante et aller notamment voir le Volcano au-delà de Harris Wash mais la chaleur ne nous incite pas vraiment à la longue randonnée en plein cagnard. J’écourte donc le séjour pour ajouter une étape à Kanab et aller notamment voir les Toadstool hoodoos et Water Canyon. Mais il reste tout de même à découvrir Zebra slot avant de partir. Cette fois ci pas de problème sur la Hole in the Rock road et nous entamons la rando dans le wash en essayant au maximum de couper au plus court. Le paysage est très sympa et rappelle parfois Coyote buttes en moins spectaculaire et coloré.

Après environ 1H20 de marche, nous devinons le slot canyon qui nous tend les bras. Vu les tonnes de buissons entassés à l’entrée, je n’ai aucun mal à imaginer que l’endroit était inaccessible trois semaines auparavant. Ce n’est plus le cas et le canyon est sec sans une trace de boue, ce qui est plutôt rare. C’est extrêmement étroit et je manque même de rester le pied coincé dans un passage qu’il vaut mieux passé en opposition. Il est environ 10h ce qui est l’heure idéale pour profiter de la belle lumière réfléchie qui colore les parois du canyon qui mérite bien son nom.


Après cette séance photo, retour vers la voiture avec, une fois n’est pas coutume, les deer flies dont on se demande bien à quoi elles peuvent servir dans l’écosystème…Le retour sera plus rapide que l’aller en optimisant les raccourcis. En repassant par Escalante, pause casse croute au Golden Loop café. Si vous voulez voir à quoi ressemble un vieux snack avec des sièges rafistolés de partout comme on peut en voir dans les films, allez au golden loop café. La nourriture est sans fioriture mais correcte et avec un rapport qualité prix imbattable car je n’ai jamais vu un endroit si bon marché dans tout l’ouest. Après ce repas, il fait un peu chaud pour faire une rando donc c’est l’occasion d’aller faire trempette dans le lac de Escalante petrified forest state park. Je sors carrément le matelas gonflable pour faire une petite sieste les pieds dans l’eau. Après cette pause bien sympathique, route vers Kodachrome basin où nous doublons pour la dernière fois notre fameux cyclo touriste. Nous referons la rando de Panorama trail effectuée en 2004 qui offre, comme son nom l’indique, de beaux panoramas sur le parc.


La prochaine fois, ce sera camping car il a l’air vraiment sympa et qui plus est avec douches chaudes. Le soleil commence à tendre vers l’horizon et nous assistons à son coucher en buvant l’apéro sur une table de camping aux première loges et dans un silence absolu.




Jour 24 : Tropic -> Kanab
Il est impensable de venir à Bryce sans un petit lever de soleil à Sunrise point mais cette fois ci j’ai décidé d’innover un peu et d’enchainer sur Queen’s garden et Navajo loop à la fraiche. Pendant que Lysiane dort, nouveau réveil (façon de parler puisque je n’utilise jamais de réveil) à l’aube et route vers Bryce. Comme toujours à Sunrise point, il y a un monde fou et l’instant n’est pas propice à la méditation dans le calme. Je préfère donc m’excentrer pour vivre le lever de soleil qui est magique comme toujours et 15 minutes après, tout le monde est reparti se coucher et j’ai le canyon quasiment pour moi tout seul.


Malgré le froid du matin, je ne tarde pas à tomber le polaire puis le gore tex car j’ai décidé de faire une marche sportive pour me mettre en appétit. C’est ma première rando dans Bryce juste après le lever de soleil et c’est vraiment le bon moment pour profiter du canyon, sans la foule et en profitant des teintes chaudes qui embrasent peu à peu les hoodoos. Les cuisses chauffent lors de la dernière montée dans Wall street et en 1 heure je boucle ma mise en jambe.




Le temps de prendre un petit dej à l’hôtel à Tropic et retour avec Lysiane dans Bryce pour refaire la même rando mais dans l’autre sens cette fois ci. Le timing est serré car il faut descendre vers le sud par la Cottonwood road, aller à Yellow rock et terminer par les Toadstool Hoodoos. Nous nous mettons en route donc vers la Cottonwood road après un Pique Nique dans Kodachrome et nous filons vers la Brigham plain road. C’est la première fois que nous faisons cette piste dans le sens Nord -> Sud et cela va m’être fatal. Persuadé que je suis arrivé à la jonction avec la Brigham plain road, je me gare et bien que ne reconnaissant pas les lieux arpentés 2 ans avant, je pars confiant vers Yellow rock GPS éteint pendant que Lysiane se repose dans le transat pliable. J’arrive à ce que je crois être la montée pour gravir la colline mais quelque chose me dit que je ne suis pas sur le bon chemin. La montée me parait beaucoup plus dure et dangereuse qu’avant et c’est avec difficulté que j’arrive au sommet et aperçoit Yellow rock au loin mais je me rends vite compte de mon erreur : je suis de l’autre côté de Hackberry canyon qui constitue un gouffre infranchissable. C’est bien fait pour moi, la prochaine fois, je relirai mes notes et j’ouvrirai mon GPS avant de partir. La descente est encore pire que la montée car c’est très instable et les rochers se dérobent sous moi jusqu’à provoquer une chute heureusement sans gravité. Une fois à la voiture, je vois que la Brigham plain road est en fait 300m plus loin et qu’il aurait suffit de suivre la paria river pour arriver à la bonne montée. Je n’ai plus le temps d’y retourner et ce sera pour une prochaine fois. Suite de la piste sans problème avant d’arriver sur le parking pour la rando de Toadstool hoodoos que nous n’avons jamais fait malgré 5 visites à Page. A peine une demi heure après le départ les premiers hoodoos

sont en vue et il n’y a plus qu’à laisser fonctionner l’imagination pour trouver des cadrages sympa.


Après ce dernier centre d’intérêt de la journée, nous filons vers Kanab où nous arrivons pile poil à la fermeture du liquor store pour le réappro du stock de bière. Après un repas succulent (sans conteste le meilleur resto du southwest que l’on ait fait) au Rocking 5 café, avant dernière nuit au treasure trail motel
J25 : Kanab -> Las Vegas
Pour une fois, nul besoin de se lever aux aurores aujourd’hui et c’est tranquillement que nous quittons Kanab

pour se diriger vers Water Canyon, notre destination du jour via Coral Pink sand dunes où nous ne ferons pas de stop cette fois ci. Après coup je le regrette un peu car les fleurs semblaient très abondantes et formaient un joli contraste avec la couleur des dunes. Arrivés au bout de la piste que l’on emprunte à la sortie de la ville de Hildale,

c’est parti pour aller jusqu’aux Narrows de Water Canyon ; Je m’attendais à une balade tranquille et finalement ça monte pas mal et ce n’est pas si reposant que cela d’autant plus qu’il fait très chaud. En moins d’une heure, j’atteins la section des Narrows avec de petites cascades. L’endroit est sympa, frais mais pas facile à photographier si on ne veut pas bruler le ciel.


Il aurait été parfait pour un pique nique mais il est encore un peu tôt et nous décidons de passer dire au revoir à notre ami steeve à Hurricane que nous promettons de revoir dès que possible. Depuis que nous nous sommes quittés en début de voyage, il en a profité pour aller explorer Kanara creek et nous annonce d’ailleurs qu’une barrière à été construite à la sortie du village et rend désormais l’accès à la rivière beaucoup plus difficile puisqu’il est nécessaire de marcher quelques miles pour atteindre l’endroit où on se garait auparavant. J’ai tout de même envie d’y retourner avec Lysiane cette fois mais un orage menaçant nous en dissuadera une fois sur place. Direction donc plein sud vers Las Vegas car la rando, ce ne sera pas pour aujourd’hui vu les 46° à Saint George. Durant le trajet la température ne baisse pas et c’est la clim de la voiture qui n’arrive plus à suivre et se coupe fréquemment. Comme d’habitude en cette saison, Las Vegas est un four et on ne se sent bien que dans les endroits climatisés. Pendant que Lysiane profite de la piscine, c’est séance valise pour moi pour ne pas avoir à le faire le lendemain. Pour le diner, nous décidons d’aller au Wynn’s qui propose un excellent buffet, sans doute le meilleur de Vegas, que l’on apprécie après quasiment une heure de queue. On est loin du silence de Cathédrale de The Maze et décidément, je n’aime pas cet endroit et nous terminerons la soirée comme le premier soir, c'est-à-dire près des vieux casinos qui ont encore une âme mais plus pour bien longtemps puisqu’ils sont promis à la destruction pour y reconstruire des hôtels tous plus moches les uns que les autres….
J26 : Las Vegas -> LA
Nous quittons de bon matin la fournaise de Las Vegas pour être au plus tôt à LA et enfin offrir à Lysiane un peu d’océan sur Venice Beach car elle l’a bien mérité. Nous resterons donc environ 2 heures sur la plage avant de reprendre l’avion, le temps de respirer l’air iodé avec une température enfin supportable, d’observer le bal des mouettes


et d’apercevoir Pamela Anderson dans son maillot de bain rouge prête à secourir les nageurs en détresse….

En conclusion, ce fut un voyage bien rempli avec une météo top niveau, près de 5500 kilomètres parcourus en voiture, 310 à pied, 2 survols sur l’Utah et quelques péripéties qui font aussi l’attrait de ce genre de voyage. Il me reste maintenant à trouver de nouveaux sites pour de nouvelles aventures dans le southwest….
Pas de lever de soleil aujourd’hui et au programme de la matinée, Rough canyon situé à quelques miles de Grand Junction. Un petit passage par le BLM pour prendre une carte de Rattlesnake canyon pour l’après midi et nous voila partis lorsque le témoin de perte de pression des pneus s’allume sur le tableau de bord. Direction la première station service pour vérifier la pression et effectivement, le pneu arrière droit accuse 1 bar de moins que la normale. A ce stade, je ne sais pas s’il s’agit d’une crevaison lente ou si le pneu était déjà sous gonflé depuis le départ. Je me contente de remettre de la pression et direction Rough Canyon qui est, avec Mica Mine Canyon, une rando prisée des locaux. A partir du parking, on hésite sur le chemin à suivre et nous prenons la mauvaise direction mais un coup d’œil sur le GPS nous remet vite dans le droit chemin. La balade est sympa sans plus

et la progression devient plus compliquée après environ 1H de marche car le sentier escarpé à flan de colline devient glissant. Retour vers le trailhead. L’heure est déjà avancée et il est trop tard pour combiner Mica Mine canyon annoncée pour 2 miles A/R sans compromettre le point fort de la journée : Rattlesnake canyon. Direction donc Colorado Nat Monument d’où part la piste de 13 miles. Nous progressons prudemment sans excès de zèle dans les premiers miles roulant. Les 4 derniers miles sont les plus rudes avec une forte descente et des passages de slickrock en escalier à franchir avec de nombreux cailloux aiguisés : le risque de crevaison est élevé. Au bout d’environ 1H15, nous sommes arrivés au trailhead. Comme souvent nous y sommes seuls et c’est parti pour aller découvrir la plus grande concentration d’arches naturelles des Etats-Unis après Arches. Dès le début, c’est la descente vers le fond du canyon et ensuite nous longeons la rim sous de bonnes odeurs de pins. Nous levons souvent les yeux pour ne pas manquer les arches car on ne sait pas, sauf pour Rainbow arch, à quoi elles ressemblent, ni où elles sont situées précisément. Environ 1H15 après le départ, la première est en vue, puis la deuxième très originale car double et un mix entre arche horizontale et verticale.

Les deux suivantes ne sont pas très photogéniques contrairement à la dernière, Rainbow Arch, qui est la plus impressionnante et dont les belles couleurs de la roche ajoutent un petit plus. Je la shoote sur tous les angles et fait même un panoramique regroupant deux arches sur la même photo, ce qui n’est pas si courant.


Nous continuerons un peu plus loin dans le canyon pour faire une petite pause à l’ombre avant de revenir sur nos pas. De retour au trailhead après environ 3H de rando, c’est l’heure de vérité : en effet, descendre des escaliers de Slickrock, en général ça passe mais le problème c’est souvent pour remonter, comme ce fut le cas en septembre 2005 avec Philippe où nous avions été incapables de franchir un rocher d’apparence anodine….Lysiane me guide au millimètre et c’est là que la boîte courte prouve cette efficacité car au final, les slickrocks sont avalés sans problème mais pas sans sueurs froides car j’ai la hantise de crever vu l’absence de vraie roue de secours. 1H10 après le trailhead, c’est enfin la fin de cette piste plus rude que je ne le pensais. Encore une journée bien remplie avec une météo parfaite, pourvu que ça dure….
Jour 15 : Fruita -> Ouray
De nouveau lever aux aurores pour aller apprécier le lever de soleil dans Colorado National Monument. Comme toujours, ce sont des moments magiques que je vis (Lysiane est restée se reposer) dans un silence absolu devant ces canyons qui s’éveillent peu à peu sous les rayons du soleil.


Quelques miles parcourus sur la scenic road + quelques moments passés proche du visitor center suffiront à mon bonheur. De retour à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner et aller chercher Lysiane, nous retournons vers le trailhead de Mica Mine Canyon que nous n’avions pas fait la veille. Donnée pour 2 miles A/R sur mon ouvrage de référence, la rando ne devrait pas nous prendre plus d’une heure. C’est la bonne surprise du jour car contrairement à Rough Canyon la veille, cette rando est très agréable et variée avec des Red Rocks,

Une mine naturelle de Mica très colorée et une cascade à la fin de la rando ce qui nous semblait impossible au départ tant le ruisseau ressemblait plutôt à un filet d’eau mais comme on le dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières….L’endroit est très prisé des locaux, un peu comme Negro bill canyon à côté de Moab. Au final, nous y resterons 2 bonnes heures car la rando ne fait pas 1 mais au moins 2 miles. De retour à la voiture, il faut faire un choix sur la suite de la journée entre Grand Mesa et Black Canyon of The Gunnison. Comme nous n’avons pas envie de passer trop de temps en voiture sur de la route de montagne, Ce sera donc Black Canyon of the Gunnison en deuxième partie d’après midi mais avant cela, il faut trouver un endroit pour le pique nique. Un coup d’œil sur la recreational map et avec cette forte chaleur, un lac serait bienvenu et par chance, il y a Schweitzer state park qui sera l’endroit idéal pour manger. Il fait vraiment très chaud et j’ai un coup de pompe après manger. Comme Lysiane réclame depuis plusieurs jours un peu de repos, c’est l’occasion pour moi de sortir le matelas gonflable pour faire une sieste sous un arbre et de se baigner pour Lysiane qui n’en aura cependant plus très envie après que 2 enfants aient sortis de l’eau un gros serpent…. Après une bonne heure de repos, les batteries sont rechargées et direction Black Canyon of the Gunisson où 3 heures devraient suffire pour avoir un bon aperçu de la south Rim. Les premiers points de vue sont très impressionnants, vertigineux et il est agréable de découvrir également autre chose que des red rocks.

Après quelques points de vue le long de la route dont l’impressionnant Painted Wall,

il serait dommage de partir du parc sans faire une petite rando, question de principe. Ce sera Walter trail au bout de la route qui permet d’avoir des points de vue panoramiques à la fois sur la vallée et les San Juan Mountains que l’on aperçoit au loin et sur le canyon.


Nous emprunterons également un bout de la rim rock trail qui part du visitor center et qui rejoint le camping pour quelques vues spectaculaires. Ce parc a vraiment été une bonne surprise et mérite largement la visite d’autant plus qu’il n’engendre qu’un tout petit détour. Route vers Ouray, notre ville étape pour les 2 prochains jours au pied des San Juan Mountains. La petite ville est très agréable et a beaucoup de charme même si son surnom de « little switzerland of America » est usurpé. Ceux qui ont donné ce surnom n’ont jamais du mettre les pieds en Suisse….On sent tout de suite que nous sommes passés d’un climat désertique à un climat montagnard car en cette fin de journée, le Gore tex ou le polaire sont les bienvenus. Lors du check in au Chalet Inn, je remarque une pub pour un outfitter local (c’est un vrai business à Ouray) qui propose un tour de ½ journée dans Yankee boy Basin à des tarifs très intéressant (55$ par personne). Ce sera une bonne occasion de découvrir cet endroit qui était sur ma wish list de ce voyage 2008, sans risquer la crevaison. Après un bon repas dans un bar avec un chanteur local de Country, c’est sous les couvertures que nous tomberons dans les bras de Morphée car pour la première fois, nul besoin de clim…

J16 : Autour de Ouray
On retrouve ce matin la fraîcheur du climat montagnard et pour la première fois, je sors le polaire pour aller faire le plein quand de nouveau le témoin de pression des pneus s’allume. Là ça sent la crevaison lente. Par chance, il y a un garage adossé à la seule station essence d’Ouray. Il est cependant encore un peu tôt et ils me demandent de revenir ½ heure plus tard. Le planning risque d’être tendu pour aller à Yankee girl mine, Silverton et revenir pour 13H30, heure du départ pour Yankee boy basin. Après démontage du pneu, c’est bien une crevaison lente mais la bande de roulement n’est pas touchée et la réparation est possible. 16$ et 30 minutes plus tard, le pneu est réparé et nous pouvons enfin partir Vers Silverton.

Après quelques miles, en cherchant la piste qui mène à Yankee girl mine, je prends un semblant de piste que je pense être la bonne mais rapidement la neige est profonde et je manque de justesse de rester planté. Eh oui, un 4X4 c’est bien mais lorsque l’adhérence est quasi nulle, rien ne vaut des chaines ou des pneus avec des sculptures profondes. Nous laissons alors la voiture et prenons le chemin à pied pour voir rapidement que ce n’est pas le bon mais finalement je ne regrette pas de m’être trompé puisque la vue est grandiose.


De retour sur la route, nous revenons sur nos pas pour prendre cette fois ci la bonne piste qui s’avère rugueuse par endroit et très glissante avec la fonte des neiges. Nous ferons le reste à pied pour aller jusqu’à Yankee girl mine, une des plus belles mine abandonnée de la région.

Route maintenant vers Silverton et il y a pas mal de travaux sur la route ce qui tend un peu plus le planning du jour. 3 stops plus tard et 1 heure de route, nous arrivons enfin à Silverton mais à priori trop tard pour voir le train à vapeur qui vient de Durango. Petite balade dans cette ancienne ville minière très colorée et au pied de ces montagnes aurifères. Avant de repartir, pause repas dans un snack lorsque nous entendons un bruit de locomotive à vapeur et là surprise, le train de Durango arrive et nous sommes sans le savoir placés juste au bout de la voie de chemin de fer.


Ce train est très beau et nul doute que nous tenterons l’expérience un jour. 12H30, il est temps de repartir vers Ouray où nous arrivons pile poil à l’heure pour notre excursion de l’après midi. On prend place dans le pick up et c’est parti pour un bon bol d’air au soleil. Notre guide du jour, un ancien de Tag a long avec qui j’évoque des souvenirs de The maze bien ancrés dans sa mémoire, est un passionné de fleurs sauvages et nous ferons de nombreux stops pour observer la flore ce qui est très agréable. Il est trop tôt pour la saison des Wildflowers vu la couche de neige qu’il reste mais ce spectacle de montagnes aurifères parsemées de neige et de cascades sous un ciel d’un bleu profond est fantastique.



La fin de notre excursion se situera peu après les impressionnantes twin falls


lorsque nous serons bloqués par la neige qui atteint plus de 3 mètres par endroit….


Au retour quelques stops photos mais il y a trop de lumière pour que cela soit intéressant. Un peu de repos à Ouray pour Lysiane et quant à moi, j’ai envie de voir à quoi ressemble Box Canyon et je vais être rapidement fixé : cela ne ressemble à rien, quasiment aucun intérêt visuel. Je décide donc de retourner vers Yankee Boy Basin où l’absence de soleil devrait être un avantage pour faire quelques clichés. C’est effectivement plus photogénique surtout pour les nombreuses petites cascades et jardins suspendus le long de la piste.

Après cette journée bien remplie, rien de tel qu’un bon plat de spare ribs et une bière avant une bonne nuit
J17 : Ouray -> Monticello
J’avais initialement prévu un lever de soleil sur Crystal Lake mais j’ai un peu la flemme ce matin et décide finalement de ne pas y aller. Direction donc les chutes d’eau dans la ville

avant de rejoindre la Last Dollar Road pour descendre vers Telluride. La piste présente peu de difficultés sauf dans quelques sous bois avec des passages cassants et distille de nombreux panoramas

plus ou moins fleuris même si nous ne sommes pas à l’optimum de la Wildflowers season.

Nous arrivons après environ 1H30 à Telluride et là surprise, il est impossible de se garer plus de 2 heures dans la ville à cause du blue grass festival. On se gare donc à la sortie de la ville et direction Bridalveil Falls.

Nous longeons la route pendant un peu moins d’une heure avant de se rendre compte qu’il y a un parking à la fin de la route….le problème est que nous n’avons pas mangé et il est trop tard pour monter au somment de la cascade sans risque de prendre un PV. Retour donc à la voiture pour venir se garer sur le parking où il reste juste une place. Ce sera donc pique nique sur le parking avec une belle vue sur la ville avant la montée vers les chutes. J’ai toujours mal aux genoux donc ce sera bâtons obligatoires aujourd’hui pour espérer aller à Druid arch le lendemain qui promet d’être traumatisant pour les articulations. La montée est rude mais c’est un régal pour les yeux car outre Bridalveil falls, il y a d’autres cascades et également de très belles vues sur la vallée.
Arrivés au pied des chutes, c’est un brumisateur géant qui nous attend

et encore une longue montée pour atteindre le sommet qui n’est pas spécialement spectaculaire car sans possibilité de vue dégagée sur les cascades. Durant la descente, les bâtons sont d’une grande utilité et à l’arrivée, les genoux n’ont pas trop souffert mais j’ignore si je serai capable d’aller à Druid arch le lendemain. La rando ayant été plus longue que prévu et les possibilités de parking réduites, nous faisons une croix sur Jude wiebe loop et direction Monticello avec quelques belles vues sur les San Juan Mountains. Au départ, j’avais prévu une nuit au camping de Needles outpost pour gagner du temps le lendemain matin et être sûr de démarrer la randonnée de bonne heure mais j’avoue ne pas avoir envie de remballer tout le matériel de camping le lendemain matin et ce sera donc plutôt un motel à Monticello et lever plus matinal le lendemain matin.
J18 : Monticello -> Blanding
Lever à 6H aujourd’hui pour démarrer la rando pour Druid arch à 8H. Premier objectif atteint mais le plus dur est à venir en cette matinée couverte où le soleil est pour la première fois quasi absent.

Nous prenons le chemin le plus court par Elephant canyon même si celui-ci n’est pas très photogénique. Il ne fait pas trop chaud donc la progression est assez rapide et par chance, le soleil perce avant notre arrivée à Druid arch ce qui laisse augurer un superbe panorama. Environ 2H30 après le départ et une dernière montée dans les éboulis, Druid Arch nous saute à la figure et les superlatifs ne manquent pas pour la décrire: majestueuse, imposante, gracieuse.



Elle rentre direct dans le Top3 de nos arches préférées car contrairement à Arches Nat park, ici point de foule et c’est dans un silence quasi absolu que seul une brise vient rompre, que nous profitons du spectacle et entamons notre pique nique à l’ombre. Pour le retour, je convaincs Lysiane, non sans réticence, de revenir par Chesler park car elle a peur de manquer d’eau vu la chaleur ambiante. Le premier kilomètre est très lent ce qui fait regretter à Lysiane mon choix. Heureusement, une fois arrivés dans Chesler Park,


nous reprenons un rythme normal et économisons les réserves d’eau. Il reste 2 miles à parcourir et de nouveau la plante de mon pied gauche me brule à cause de nerfs en boule je suppose. La fin sera un calvaire accentué par le relief du parcours et en arrivant à la voiture après 12, 5 miles et 8h après le départ, je n’ai envie que d’une chose, tremper le pied dans la glacière pour le détendre. A force de trop économiser l’eau, nous n’en avons pas bu assez et on s’est un peu déshydratés comme le montre les nombreuses traces de sel autour nos bouches. Tout y passera ; eau, gatorade, coca pour épancher notre soif.

J19 : Blanding -> Hanksville
Aujourd’hui c’est la journée ruines indiennes avec au programme Butler wash ruins, House on fire dans south fork of Mule Canyon et pour finir Kane gulch to junction ruins. Première étape, Butler wash ruins qui sont de belles ruines mais avec une vue lointaine et en oubliant la panasonic zoom 18X dans la voiture, je ne me simplifie pas la tâche.

Sur la route nous doublons un cyclo-touriste qui se dirige vers l’US95. Nous le plaignons car vu la solitude extrême de cette route j’imagine le calvaire à vélo. Deuxième étape, South fork of Mule Canyon pour aller voir House on Fire qui est située à environ 1 mile du trailhead. Les Granaries sont très photogéniques mais je me rends compte à quel point les photos habituellement diffusées sur ce lieu sont boostées car OK les teintes sont chaudes mais en aucun cas rouges comme de la braise.


Après ces deux mises en bouche, il est temps de passer au plat principal à savoir Kane Gulch to junction ruins qui nous avions zappé en 2007 à cause de la chaleur. En route vers le trailhead, nous doublons à nouveau le cyclo touriste qui continue sa route. Dés le début nous savons que cela ne sera pas une rando comme une autre car nous sommes dans un enclos de bétail et les vaches sont présentes sur le sentier en nombre. Au fur et à mesure de notre progression, elles fuient devant nous car elles ont peur mais l’une d’elle nous regarde dans les yeux et commence à gratter le sol comme si elle allait charger avec ses grandes cornes mais par chance elle tourne les sabots et fuit comme les autres. Nous faisons fuir les vaches pendant environ 1h en prenant soin d’éviter les bouses jusqu’à ce que les vaches soient dans un cul de sac et repartent finalement dans l’autre sens et nous laissent tranquilles tout du moins jusqu’au retour….pause pique nique sous une alcôve avant de reprendre notre progression qui se fait plus lente car le terrain devient accidenté. Le paysage n’est pas spécialement extraordinaire

et après environ 2H15 nous arrivons à la jonction avec Grand Gulch et junction ruins qui sont des ruines situées en hauteur et qui nécessitent un zoom important que j’ai encore oublié dans la voiture…

Le camping est situé au pied des ruines et doit constituer une étape agréable pour les backpakers. Au retour, nous faisons à nouveau fuir nos amies les vaches et au bout d’environ 5H et 8 miles, nous en avons fini avec cette rando qui ne sera pas inoubliable mais il fallait le faire pour le savoir. Route vers Hanksville et l’US95 qui est ma route goudronnée préférée dans le Southwest avec ses vues nombreuses sur White Canyon, Grand Gulch, Dark Canyon et Glen Canyon. Nous doublons le cyclo touriste pour la 3ème fois qui va je pense comme nous à Hanksville. Un petit stop pour prendre Hog Spring canyon Petroglyph en photo
et nuit à Hanksville où on ne perd pas de temps à choisir le resto, puisqu’il n’y en a qu’un…J20 : Hanksville -> Torrey
Aujourd’hui nous arrivons dans un de mes parcs préférés, Capitol reef pour des canyons en dehors des sentiers battus : Red Canyon, Surprise Canyon et Headquarters Canyon. Nous empruntons donc la Nottom road, piste roulante qui mène à Bullfrog, jusqu’à Red Canyon campground. C’est infesté de petits moucherons qui rentrent dans le nez et les oreilles et je sors donc la moustiquaire de tête pour la première fois. J’attendais beaucoup de cette rando qui renferme 9 des 14 types de roches que compte Capitol reef, et nous ne sommes pas déçus avec un paysage très varié, torturé et coloré et qui plus est, la randonnée est facile.



Très bonne surprise donc pour Red Canyon et environ 3H de marche. Après le pique nique au camping, nous reprenons la route vers Surprise Canyon. Il fait très chaud puisque les 40°c sont atteints et heureusement que la randonnée ne fait que 2 miles A/R. Les Narrows du canyon sont sans intérêt et finalement ce sont plutôt les quelques roches colorées qui jalonnent la rando qui valent le détour. Vu la chaleur, et la déception de Surprise Canyon, je tire un trait sur Headquarters canyon et préfère aller dans la Fremont river pour se rafraichir et terminer la journée à Hickman bridge. Comme l’année dernière, petit bain dans la rivière en contrebas de la route. C’est la foule mais l’essentiel c’est de se rafraichir et le contrat est rempli. Le temps d’apprécier une peinture naturelle au bord de la route qui représente une tête d'ours

avant d’attaquer la dernière rando du jour vers Hickman bridge que nous n’avions jamais vu. Bien que le soleil commence à se cacher, l’atmosphère est spéciale mêlant subtilement ombre et lumière,

ce que j’apprécie en général.


J21 : Torrey -> Escalante
La vague de chaleur est bien installée et c’est donc avec bonheur que l’on attend la rando dans la rivière Escalante avec comme objectif d’aller jusqu’à sand creek soit 9 miles A/R. Après avoir doublé pour la quatrième fois notre cyclo touriste préféré qui semble suivre le même itinéraire que nous, nous sommes en 1H environ au trailhead de l’Escalante river où nous croisons un groupe d’américains qui reviennent de 2 jours de rando dans la rivière. Comme je le pensais, les deer flies sont omni présentes donc ce sera pantalon obligatoire et marche intégrale dans l’eau pour se rafraichir.

Le premier centre d’intérêt est Escalante Natural Bridge qui est très beau avec les cottonwood au premier plan bien que difficile à photographier dans la mesure où il ne se détache pas beaucoup de la falaise.

Par la suite on trouve une petite arche en hauteur


et plus grand-chose d’exceptionnel jusqu’au terme de notre parcours puisque l’incursion dans Sand Creek sera de courte durée car bloqués par un barrage naturel difficilement franchissable dans une végétation dense. De retour au trailhead après 6H environ (la progression dans l’eau est toujours lente), je termine la journée en allant observer de loin le panel de handprints que je n’aurai sans doute par trouvé sans le zoom 18x de l’appareil photo.

En arrivant à Escalante, nous doublons pour la cinquième fois le cyclo touriste qui ne nous quitte décidément pas…Un bon diner au cowboy blues avec des spare ribs désossés et une bonne bière locale terminera de manière idéale la journée avant une bonne nuit de repos pour attaquer Neon Canyon le lendemain, un gros morceaux surtout vu la forte chaleur.
J22 : Escalante
Départ à 7H en ce matin ensoleillé car il est impératif que nous soyons à Golden Cathedral entre 11H et 14H pour profiter de conditions idéales. Dès que je pose le pied sur le parking de l’hôtel, je sais que cette journée sera spéciale. Je fais rouler la glacière sur le parking et avec l’inertie de celle-ci, je renverse tout son contenu sur le parking. La journée commence bien. Je monte dans la voiture et impossible de mettre la main sur mes lunettes de soleil. Je fais le tour de la ville (heureusement qu’on n’est pas à LA….) dans tous les endroits où j’ai mis les pieds la veille mais pas moyen de mettre la main sur ces lunettes et comme on ne peut se passer de lunettes de soleil, j’en achète une paire basique à l’Escalante outpost. Nous partons enfin vers la Hole In the rock road et 3 miles après le début de la piste qui est comme toujours très roulante au début, nous entendons un sifflement à l’arrière gauche. A peine le temps de s’arrêter et de descendre de la voiture que le pneu est complètement à plat. Une fois la roue démontée, la bande de roulement est complètement déchirée, conséquence je pense de Rattlesnake canyon car je ne crois pas une seconde avoir déchiré un pneu qui plus est sur la bande de roulement dans les 3 premiers miles de la Hole In the rock road….Comme nous n’avons qu’une roue galette de merde, impossible de continuer sur la piste mais par chance nous n’avons fait que 3 miles. Retour donc au pas vers Escalante en espérant pouvoir changer le pneu et ne pas rester bloqués pendant plusieurs jours. Par chance, le garage à un pneu de même taille et qui plus est de bien meilleure qualité mais pas de la même marque. Il faudra que je bataille au téléphone avec le loueur (Dollar) pour qu’ils acceptent de mettre un pneu d’une autre marque. Nous avons perdus 2 heures ce qui est peu dans l’absolu mais suffit à ruiner nos espoirs de visite dans Neon Canyon car il est désormais trop tard pour s’y rendre dans de bonnes conditions. Il faut donc un plan B et par cette chaleur, Calf creek s’impose naturellement

même si je crains un peu que l’endroit soit bondé vu le souvenir que j’en ai lors de notre dernière visite en 2004 (seuls à la chute mais croisant au moins 100 personnes au retour). Tant qu’on y est, Lysiane prend le matelas autogonflant pour y faire la sieste et nous atteignons la chute d’eau en 1H20 environ. Effectivement il y a foule mais comme l’ombre arrive finalement assez vite l’après midi, les gens partent assez vite au fur et à mesure que le soleil disparait, si bien qu’on se retrouve quasiment seuls en milieu d’après midi. Pour terminer la journée, rien de tel qu’un bon plat mexicain dans notre cantine attitrée, le Cow Boy blues
J23 : Escalante -> Kodachrome Basin
J’avais initialement prévu de passer 3 ou 4 nuits à Escalante et aller notamment voir le Volcano au-delà de Harris Wash mais la chaleur ne nous incite pas vraiment à la longue randonnée en plein cagnard. J’écourte donc le séjour pour ajouter une étape à Kanab et aller notamment voir les Toadstool hoodoos et Water Canyon. Mais il reste tout de même à découvrir Zebra slot avant de partir. Cette fois ci pas de problème sur la Hole in the Rock road et nous entamons la rando dans le wash en essayant au maximum de couper au plus court. Le paysage est très sympa et rappelle parfois Coyote buttes en moins spectaculaire et coloré.

Après environ 1H20 de marche, nous devinons le slot canyon qui nous tend les bras. Vu les tonnes de buissons entassés à l’entrée, je n’ai aucun mal à imaginer que l’endroit était inaccessible trois semaines auparavant. Ce n’est plus le cas et le canyon est sec sans une trace de boue, ce qui est plutôt rare. C’est extrêmement étroit et je manque même de rester le pied coincé dans un passage qu’il vaut mieux passé en opposition. Il est environ 10h ce qui est l’heure idéale pour profiter de la belle lumière réfléchie qui colore les parois du canyon qui mérite bien son nom.


Après cette séance photo, retour vers la voiture avec, une fois n’est pas coutume, les deer flies dont on se demande bien à quoi elles peuvent servir dans l’écosystème…Le retour sera plus rapide que l’aller en optimisant les raccourcis. En repassant par Escalante, pause casse croute au Golden Loop café. Si vous voulez voir à quoi ressemble un vieux snack avec des sièges rafistolés de partout comme on peut en voir dans les films, allez au golden loop café. La nourriture est sans fioriture mais correcte et avec un rapport qualité prix imbattable car je n’ai jamais vu un endroit si bon marché dans tout l’ouest. Après ce repas, il fait un peu chaud pour faire une rando donc c’est l’occasion d’aller faire trempette dans le lac de Escalante petrified forest state park. Je sors carrément le matelas gonflable pour faire une petite sieste les pieds dans l’eau. Après cette pause bien sympathique, route vers Kodachrome basin où nous doublons pour la dernière fois notre fameux cyclo touriste. Nous referons la rando de Panorama trail effectuée en 2004 qui offre, comme son nom l’indique, de beaux panoramas sur le parc.


La prochaine fois, ce sera camping car il a l’air vraiment sympa et qui plus est avec douches chaudes. Le soleil commence à tendre vers l’horizon et nous assistons à son coucher en buvant l’apéro sur une table de camping aux première loges et dans un silence absolu.



Jour 24 : Tropic -> Kanab
Il est impensable de venir à Bryce sans un petit lever de soleil à Sunrise point mais cette fois ci j’ai décidé d’innover un peu et d’enchainer sur Queen’s garden et Navajo loop à la fraiche. Pendant que Lysiane dort, nouveau réveil (façon de parler puisque je n’utilise jamais de réveil) à l’aube et route vers Bryce. Comme toujours à Sunrise point, il y a un monde fou et l’instant n’est pas propice à la méditation dans le calme. Je préfère donc m’excentrer pour vivre le lever de soleil qui est magique comme toujours et 15 minutes après, tout le monde est reparti se coucher et j’ai le canyon quasiment pour moi tout seul.


Malgré le froid du matin, je ne tarde pas à tomber le polaire puis le gore tex car j’ai décidé de faire une marche sportive pour me mettre en appétit. C’est ma première rando dans Bryce juste après le lever de soleil et c’est vraiment le bon moment pour profiter du canyon, sans la foule et en profitant des teintes chaudes qui embrasent peu à peu les hoodoos. Les cuisses chauffent lors de la dernière montée dans Wall street et en 1 heure je boucle ma mise en jambe.




Le temps de prendre un petit dej à l’hôtel à Tropic et retour avec Lysiane dans Bryce pour refaire la même rando mais dans l’autre sens cette fois ci. Le timing est serré car il faut descendre vers le sud par la Cottonwood road, aller à Yellow rock et terminer par les Toadstool Hoodoos. Nous nous mettons en route donc vers la Cottonwood road après un Pique Nique dans Kodachrome et nous filons vers la Brigham plain road. C’est la première fois que nous faisons cette piste dans le sens Nord -> Sud et cela va m’être fatal. Persuadé que je suis arrivé à la jonction avec la Brigham plain road, je me gare et bien que ne reconnaissant pas les lieux arpentés 2 ans avant, je pars confiant vers Yellow rock GPS éteint pendant que Lysiane se repose dans le transat pliable. J’arrive à ce que je crois être la montée pour gravir la colline mais quelque chose me dit que je ne suis pas sur le bon chemin. La montée me parait beaucoup plus dure et dangereuse qu’avant et c’est avec difficulté que j’arrive au sommet et aperçoit Yellow rock au loin mais je me rends vite compte de mon erreur : je suis de l’autre côté de Hackberry canyon qui constitue un gouffre infranchissable. C’est bien fait pour moi, la prochaine fois, je relirai mes notes et j’ouvrirai mon GPS avant de partir. La descente est encore pire que la montée car c’est très instable et les rochers se dérobent sous moi jusqu’à provoquer une chute heureusement sans gravité. Une fois à la voiture, je vois que la Brigham plain road est en fait 300m plus loin et qu’il aurait suffit de suivre la paria river pour arriver à la bonne montée. Je n’ai plus le temps d’y retourner et ce sera pour une prochaine fois. Suite de la piste sans problème avant d’arriver sur le parking pour la rando de Toadstool hoodoos que nous n’avons jamais fait malgré 5 visites à Page. A peine une demi heure après le départ les premiers hoodoos

sont en vue et il n’y a plus qu’à laisser fonctionner l’imagination pour trouver des cadrages sympa.

Après ce dernier centre d’intérêt de la journée, nous filons vers Kanab où nous arrivons pile poil à la fermeture du liquor store pour le réappro du stock de bière. Après un repas succulent (sans conteste le meilleur resto du southwest que l’on ait fait) au Rocking 5 café, avant dernière nuit au treasure trail motel
J25 : Kanab -> Las Vegas
Pour une fois, nul besoin de se lever aux aurores aujourd’hui et c’est tranquillement que nous quittons Kanab

pour se diriger vers Water Canyon, notre destination du jour via Coral Pink sand dunes où nous ne ferons pas de stop cette fois ci. Après coup je le regrette un peu car les fleurs semblaient très abondantes et formaient un joli contraste avec la couleur des dunes. Arrivés au bout de la piste que l’on emprunte à la sortie de la ville de Hildale,

c’est parti pour aller jusqu’aux Narrows de Water Canyon ; Je m’attendais à une balade tranquille et finalement ça monte pas mal et ce n’est pas si reposant que cela d’autant plus qu’il fait très chaud. En moins d’une heure, j’atteins la section des Narrows avec de petites cascades. L’endroit est sympa, frais mais pas facile à photographier si on ne veut pas bruler le ciel.


Il aurait été parfait pour un pique nique mais il est encore un peu tôt et nous décidons de passer dire au revoir à notre ami steeve à Hurricane que nous promettons de revoir dès que possible. Depuis que nous nous sommes quittés en début de voyage, il en a profité pour aller explorer Kanara creek et nous annonce d’ailleurs qu’une barrière à été construite à la sortie du village et rend désormais l’accès à la rivière beaucoup plus difficile puisqu’il est nécessaire de marcher quelques miles pour atteindre l’endroit où on se garait auparavant. J’ai tout de même envie d’y retourner avec Lysiane cette fois mais un orage menaçant nous en dissuadera une fois sur place. Direction donc plein sud vers Las Vegas car la rando, ce ne sera pas pour aujourd’hui vu les 46° à Saint George. Durant le trajet la température ne baisse pas et c’est la clim de la voiture qui n’arrive plus à suivre et se coupe fréquemment. Comme d’habitude en cette saison, Las Vegas est un four et on ne se sent bien que dans les endroits climatisés. Pendant que Lysiane profite de la piscine, c’est séance valise pour moi pour ne pas avoir à le faire le lendemain. Pour le diner, nous décidons d’aller au Wynn’s qui propose un excellent buffet, sans doute le meilleur de Vegas, que l’on apprécie après quasiment une heure de queue. On est loin du silence de Cathédrale de The Maze et décidément, je n’aime pas cet endroit et nous terminerons la soirée comme le premier soir, c'est-à-dire près des vieux casinos qui ont encore une âme mais plus pour bien longtemps puisqu’ils sont promis à la destruction pour y reconstruire des hôtels tous plus moches les uns que les autres….
J26 : Las Vegas -> LA
Nous quittons de bon matin la fournaise de Las Vegas pour être au plus tôt à LA et enfin offrir à Lysiane un peu d’océan sur Venice Beach car elle l’a bien mérité. Nous resterons donc environ 2 heures sur la plage avant de reprendre l’avion, le temps de respirer l’air iodé avec une température enfin supportable, d’observer le bal des mouettes


et d’apercevoir Pamela Anderson dans son maillot de bain rouge prête à secourir les nageurs en détresse….

En conclusion, ce fut un voyage bien rempli avec une météo top niveau, près de 5500 kilomètres parcourus en voiture, 310 à pied, 2 survols sur l’Utah et quelques péripéties qui font aussi l’attrait de ce genre de voyage. Il me reste maintenant à trouver de nouveaux sites pour de nouvelles aventures dans le southwest….
Avis sur le Tour des Combins (Suisse) English translation pending
Bonjour,
Avec un ami, nous avons décidé de nous lancer ce petit défi : partir la 2ème semaine de septembre pour une randonnée de +/- 6 jours. Ca serait une première pour nous.
Tout d'abord, un périple de plusieurs jours est-il accessible à de nouveaux comme nous, sachant qu'on a dans les 22 ans et qu'on sait mordre sur notre chique ?
Ensuite, on a cherché quelques circuits sur le web, et je suis tombé sur celui-ci : le Tour des Combins (http://www.tourdescombins.ch/). J'aurais voulu savoir si certains d'entre vous avez déjà suivi ce circuit, et si ils avaient des avis à partager, des conseils, etc. Et surtout, si ils pouvaient nous dire si ce circuit est accessible ou pas ! Peut-être avez vous une idée d'un autre circuit, de préférence près de Vevey/Montreux, notre point de départ.
Merci d'avance, et bonne marche !
Avec un ami, nous avons décidé de nous lancer ce petit défi : partir la 2ème semaine de septembre pour une randonnée de +/- 6 jours. Ca serait une première pour nous.
Tout d'abord, un périple de plusieurs jours est-il accessible à de nouveaux comme nous, sachant qu'on a dans les 22 ans et qu'on sait mordre sur notre chique ?
Ensuite, on a cherché quelques circuits sur le web, et je suis tombé sur celui-ci : le Tour des Combins (http://www.tourdescombins.ch/). J'aurais voulu savoir si certains d'entre vous avez déjà suivi ce circuit, et si ils avaient des avis à partager, des conseils, etc. Et surtout, si ils pouvaient nous dire si ce circuit est accessible ou pas ! Peut-être avez vous une idée d'un autre circuit, de préférence près de Vevey/Montreux, notre point de départ.
Merci d'avance, et bonne marche !
Argent pour le Pérou et souvenirs à rapporter? English translation pending
bonjour à tous,
nous partons du 11 au 23 octobre en voyage organisé au sud du Pérou... je voulais savoir combien d'argent il fallait prendre sachant que ce sera uniquement pour les souvenirs, les boissons, et éventuellement les lignes de Nazca qui sont en option ainsi que la taxe de sortie j'ai bien lu les articles de ce forum, nous prendrons des euros et j'ai une carte matercard. quels sont les souvenirs que l'on peut rapporter du Pérou ? et quels sont leurs couts ? une dernière chose quels sont les vétements que nous devons prendre, et quelle est le poid maximum par personne d'un bagage ?
merci pour vos infos😊
nous partons du 11 au 23 octobre en voyage organisé au sud du Pérou... je voulais savoir combien d'argent il fallait prendre sachant que ce sera uniquement pour les souvenirs, les boissons, et éventuellement les lignes de Nazca qui sont en option ainsi que la taxe de sortie j'ai bien lu les articles de ce forum, nous prendrons des euros et j'ai une carte matercard. quels sont les souvenirs que l'on peut rapporter du Pérou ? et quels sont leurs couts ? une dernière chose quels sont les vétements que nous devons prendre, et quelle est le poid maximum par personne d'un bagage ?
merci pour vos infos😊
Bali, l'ascenseur pour le paradis English translation pending
Je reviens juste d'un sejour merveilleux a Bali.
Nous avons fait le tour de l'ile, gili Trawangan et Gili Meno.
Et voici ce qui nous a le plus frappe.
Le climat ideal et pas d'humidite lourde comme en Thailande ou aux Philippines. Le rapport qualite prix des restaus, hotels en general et particulierement a Ubud. La grande gentillesse et le sourire permanant des balinais. La beaute et la grande diversite de l'ile. La spiritualite indienne et boudhiste qui impregne la vie quotidienne.
Le seul endroit a eviter pour moi, c'est Kuta-Legian, cet espece de supermarche a touristes principalement australiens. L'atmosphere de racollage permanent y est presque agressive. Rien a voir avec le reste de l'ile. Des boutiques cheres par rapport au reste de l'ile et des restaus populeux a souhait, mais vraiment zero culture ni exotisme. Pour le reste, que du bonheur avec un coup de coeur particulier pour :
les villages traditionnels de Mas et de Batubolan entre kuta et Ubud, avec les visites d'atelier des scuplteurs dur bois, et des artisants du Batik (les visites sont gratuites et c'est passionant).
Ubud, pour la beaute des monuments royaux et religieux tous concentres dans le centre (c'est pratique), les restaus de reve a 6 E/pers, le camps des elephants en banlieue (28 E la ballade c'est un peu cher) mais on peut aussi simplement les admirer en train de prendre leur bain. Spectacle inoubiable ! et c'est gratuit. la Monkey forest ou l'on peut vraiment approcher des dizaines de singes en liberte. Ne surtout pas leur donner a manger, ca les rend agressifs, et au centre de la foret, le temple de la mort (ambiance Indiana John garantie comme ditait un guide papier bien connu). Les spectacles de danse balinaises plusieurs fois par semaine. La plus belle etant a mon avis, la danse Bolong.
Le Mont Agun pour la beaute une fois en haut.
Les 2 lacs du centre, en altitude. Prevoir un pull et l'appareil photo. Et le temple Ulu Danu pose sur l'un des 2 lacs qui sont eux meme cote a cote.
Ahmed, pour la qualite de la plongee et le cote sauvage des villages de pecheurs.
Le temple Besikih, majestueux, le plus grand de l'ile.
Les alentours de Lovina pour la plongee, avec dans les environs, la chute de Gitgit et surtout les sources d'eau chaudes dans lesquelles on se baigne dans des bassins en pierres sculptees. Le temple Taman Ayan aussi qui est de toute beaute. Dans cette regions, les cultures de riz, de cafe, de tabac, de vanille, de cacao et de clous de girofle.
Au nord ouest, le village super authentique de permaturan et ses plages de sable noir.
Les 2 temples de mer de Tanath Lot et Ulu watu qui date du 9 eme siecle, a tomber. Le temple Petitenget entre les 2, et ses parcs magnifiquement entretenus.
Sanur pour la grandeur de la plage et le musee du peintre le Mayer, ce genie qui s'est installe sur l'ile en 32 et s'est marie a une balinaise de 15 ans a l'epoque. Ses oeuvres exposees dans sa maison au bord de la plage sont d'une beaute boulversante. La maison en elle meme est deja un vrai bijoux.
Pour ce qui est des Gili, nous avons ete a Gili Trawangan et a Gili Meno. Ambiance paradisiaque et paisible pour Meno (300 Hab) un parc aux oiseaux tropicaux interessant avec un varan de Comodo, un peu plus d'agitation sur Trawangan, mais ca reste tranquille quand on s'eloigne du port et les repas sur la plage sont divins. Sur les Gili, on est en terre musulmane donc pas de temples ni de culture Hindoue, Rien du charme balinais, mais du calme plage de reve et la possibilite de voir des tortues, des raies manta et des requins en pagaille pour les plongeurs. Un bemol cependant pour le speed boat qui relie Trawangan de Benoa (bali) en 2 h 30, ca secoue vraiment trop fort, on a assiste a un grand defile devant les toilettes (vomissements) et a de belles crises de panique.
Pour les guides a Bali, on est passe par une societe locale qui emploie 12 guides, un peu plus cher que les guides independants mais prestations royales et aucune mauvaises surprises, Ils ont adaptes les ballades a notre convenance on a pu avoir des explications passionnantes sur les cremations, le mode de vie, les danses et leurs signification, et la philosophie balinaise qui nous en a apprit plus que les 2 bouquins lus avant de partir. Notre guide (que je peux recommander en Mp) etait extremement chaleureux, cultive et plein d'humour, ce qui n'a rien gache.
Pour les achats, sans reflechir, Ubud, pour les bijoux en argent, les fringues, les objets de deco et la peinture. J'y ai fait tous mes cadeaux de Noel, et pour le prix, j'aurais pas eu le quart en France. Une astuce pour celles qui souhaiteraient refaire leur garde robe a moindre frais, amener des vetements auxquels vous ne tenez plus et distribuez les (les tee shirts aupres des enfants auront un grand succes), puis sur place achetez vous des fringues pour les remplacer, vu les prix et la beaute de ce que vous trouverez, ya vraiment de quoi craquer.
Je peux par ailleurs donner de bonnes adresses d'Hotels ou de restaus sur demande.
Amities balinaises et un grand merci a tous, qui sur l'ile ou sur ce forum ont contribue a la realisation du plus beau voyage de notre vie.
Sunhae
Et voici ce qui nous a le plus frappe.
Le climat ideal et pas d'humidite lourde comme en Thailande ou aux Philippines. Le rapport qualite prix des restaus, hotels en general et particulierement a Ubud. La grande gentillesse et le sourire permanant des balinais. La beaute et la grande diversite de l'ile. La spiritualite indienne et boudhiste qui impregne la vie quotidienne.
Le seul endroit a eviter pour moi, c'est Kuta-Legian, cet espece de supermarche a touristes principalement australiens. L'atmosphere de racollage permanent y est presque agressive. Rien a voir avec le reste de l'ile. Des boutiques cheres par rapport au reste de l'ile et des restaus populeux a souhait, mais vraiment zero culture ni exotisme. Pour le reste, que du bonheur avec un coup de coeur particulier pour :
les villages traditionnels de Mas et de Batubolan entre kuta et Ubud, avec les visites d'atelier des scuplteurs dur bois, et des artisants du Batik (les visites sont gratuites et c'est passionant).
Ubud, pour la beaute des monuments royaux et religieux tous concentres dans le centre (c'est pratique), les restaus de reve a 6 E/pers, le camps des elephants en banlieue (28 E la ballade c'est un peu cher) mais on peut aussi simplement les admirer en train de prendre leur bain. Spectacle inoubiable ! et c'est gratuit. la Monkey forest ou l'on peut vraiment approcher des dizaines de singes en liberte. Ne surtout pas leur donner a manger, ca les rend agressifs, et au centre de la foret, le temple de la mort (ambiance Indiana John garantie comme ditait un guide papier bien connu). Les spectacles de danse balinaises plusieurs fois par semaine. La plus belle etant a mon avis, la danse Bolong.
Le Mont Agun pour la beaute une fois en haut.
Les 2 lacs du centre, en altitude. Prevoir un pull et l'appareil photo. Et le temple Ulu Danu pose sur l'un des 2 lacs qui sont eux meme cote a cote.
Ahmed, pour la qualite de la plongee et le cote sauvage des villages de pecheurs.
Le temple Besikih, majestueux, le plus grand de l'ile.
Les alentours de Lovina pour la plongee, avec dans les environs, la chute de Gitgit et surtout les sources d'eau chaudes dans lesquelles on se baigne dans des bassins en pierres sculptees. Le temple Taman Ayan aussi qui est de toute beaute. Dans cette regions, les cultures de riz, de cafe, de tabac, de vanille, de cacao et de clous de girofle.
Au nord ouest, le village super authentique de permaturan et ses plages de sable noir.
Les 2 temples de mer de Tanath Lot et Ulu watu qui date du 9 eme siecle, a tomber. Le temple Petitenget entre les 2, et ses parcs magnifiquement entretenus.
Sanur pour la grandeur de la plage et le musee du peintre le Mayer, ce genie qui s'est installe sur l'ile en 32 et s'est marie a une balinaise de 15 ans a l'epoque. Ses oeuvres exposees dans sa maison au bord de la plage sont d'une beaute boulversante. La maison en elle meme est deja un vrai bijoux.
Pour ce qui est des Gili, nous avons ete a Gili Trawangan et a Gili Meno. Ambiance paradisiaque et paisible pour Meno (300 Hab) un parc aux oiseaux tropicaux interessant avec un varan de Comodo, un peu plus d'agitation sur Trawangan, mais ca reste tranquille quand on s'eloigne du port et les repas sur la plage sont divins. Sur les Gili, on est en terre musulmane donc pas de temples ni de culture Hindoue, Rien du charme balinais, mais du calme plage de reve et la possibilite de voir des tortues, des raies manta et des requins en pagaille pour les plongeurs. Un bemol cependant pour le speed boat qui relie Trawangan de Benoa (bali) en 2 h 30, ca secoue vraiment trop fort, on a assiste a un grand defile devant les toilettes (vomissements) et a de belles crises de panique.
Pour les guides a Bali, on est passe par une societe locale qui emploie 12 guides, un peu plus cher que les guides independants mais prestations royales et aucune mauvaises surprises, Ils ont adaptes les ballades a notre convenance on a pu avoir des explications passionnantes sur les cremations, le mode de vie, les danses et leurs signification, et la philosophie balinaise qui nous en a apprit plus que les 2 bouquins lus avant de partir. Notre guide (que je peux recommander en Mp) etait extremement chaleureux, cultive et plein d'humour, ce qui n'a rien gache.
Pour les achats, sans reflechir, Ubud, pour les bijoux en argent, les fringues, les objets de deco et la peinture. J'y ai fait tous mes cadeaux de Noel, et pour le prix, j'aurais pas eu le quart en France. Une astuce pour celles qui souhaiteraient refaire leur garde robe a moindre frais, amener des vetements auxquels vous ne tenez plus et distribuez les (les tee shirts aupres des enfants auront un grand succes), puis sur place achetez vous des fringues pour les remplacer, vu les prix et la beaute de ce que vous trouverez, ya vraiment de quoi craquer.
Je peux par ailleurs donner de bonnes adresses d'Hotels ou de restaus sur demande.
Amities balinaises et un grand merci a tous, qui sur l'ile ou sur ce forum ont contribue a la realisation du plus beau voyage de notre vie.
Sunhae
Voyage de Sète à Bordeaux à vélo English translation pending
Bonjour à vous
l'un ou l'une d'entres vous aurait il déjà effectué ce trajet en longeant les canaux?
( expérience perso allez/retour de narbonne au seuil de naurouze et retour )
merci et @+🙂
vélo Giant, cadre femme suite problêmes aux lombaires...🙁
l'un ou l'une d'entres vous aurait il déjà effectué ce trajet en longeant les canaux?
( expérience perso allez/retour de narbonne au seuil de naurouze et retour )
merci et @+🙂
vélo Giant, cadre femme suite problêmes aux lombaires...🙁
Parking à Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Voilà nous allons nous arrêter à Las Vegas pour 3 nuits à L^Hôtel Luxor je pense.
Je me rends pas bien compte comment faire pour le parking...
Est-ce que ces gigantesques hôtels ont chacun leur parking ? je ne trouve rien là -dessus. De plus, nous avons regardé les prix et ça me semble vraiment pas cher en semaine 55$...
Voilà nous allons nous arrêter à Las Vegas pour 3 nuits à L^Hôtel Luxor je pense.
Je me rends pas bien compte comment faire pour le parking...
Est-ce que ces gigantesques hôtels ont chacun leur parking ? je ne trouve rien là -dessus. De plus, nous avons regardé les prix et ça me semble vraiment pas cher en semaine 55$...
Tempête tropicale Kammuri dans le nord du Vietnam English translation pending
La tempête tropicale Kammuri a fait plus de 100 morts et disparus au Vietnam
Plus de cent personnes ont été tuées ou sont portées disparues à la suite des inondations, glissements de terrain et trombes d'eau provoquées par la tempête tropicale Kammuri qui s'est abattue sur les régions montagneuses du nord du Vietnam.
Au moins 272 personnes ont trouvé la mort et 37 sont portées disparues depuis que la tempête a balayé vendredi cette zone pauvre et en grande partie déforestée. Kammuri avait d'abord frappé Hong Kong et le sud-est de la Chine. La province la plus touchée est celle de Lao Cai à proximité de la frontière chinoise où 36 personnes ont été tuées et 32 sont portées disparues tandis que des centaines de maisons ont été détruites ou endommagées et que les voies de communication ont été coupées isolant des régions entières. (CYA)
Je viens de lire ceci sur les news belges. Ceux du Nord pourraient-ils confirmer l'info ?
Si c'est vrai, j'espere que vous etes tous en bonne sante. Amicalement, Pat
Je viens de lire ceci sur les news belges. Ceux du Nord pourraient-ils confirmer l'info ?
Si c'est vrai, j'espere que vous etes tous en bonne sante. Amicalement, Pat
Bazar à Fergana et mer d'Aral en Ouzbékistan English translation pending
bonjour à tous
Désolée pour ceux avec qui j'avais établi un premier contact, je n'ai plus pu me remanifester ces derniers temps...
Est ce que qqu'un d'entre vous a déjà été au bazar Kuntepa Bazaar situé à Margilon, près de Fergana? Je sais qu'il a lieu le dimanche, mais j'ai lu qu'a priori il avait lieu également le jeudi. Est ce vrai? Et si oui, est ce que ce bazaar est aussi beau et intéressant le jeudi??
D'autre part, je me pose la question à savoir si nous allons à la mer d'Aral ou non. Cela vaut il vraiment le coup? Qu'avez-vous vu et fait? Comment avez vous organisé votre périple? combien de temps (transport + séjour) par quel biais (agence, guide privé, ...) À partir d'où (départ de Nukus??) à quel tarif ?? En étiez-vous contents et emballés? Est ce que vous conseillez de le faire?
Je vous remercie pour vos réponses! Bonne soirée !
Désolée pour ceux avec qui j'avais établi un premier contact, je n'ai plus pu me remanifester ces derniers temps...
Est ce que qqu'un d'entre vous a déjà été au bazar Kuntepa Bazaar situé à Margilon, près de Fergana? Je sais qu'il a lieu le dimanche, mais j'ai lu qu'a priori il avait lieu également le jeudi. Est ce vrai? Et si oui, est ce que ce bazaar est aussi beau et intéressant le jeudi??
D'autre part, je me pose la question à savoir si nous allons à la mer d'Aral ou non. Cela vaut il vraiment le coup? Qu'avez-vous vu et fait? Comment avez vous organisé votre périple? combien de temps (transport + séjour) par quel biais (agence, guide privé, ...) À partir d'où (départ de Nukus??) à quel tarif ?? En étiez-vous contents et emballés? Est ce que vous conseillez de le faire?
Je vous remercie pour vos réponses! Bonne soirée !
Voyager à vélo: remorque fermée pour chien? English translation pending
Bonjour
J'ai un petit problème qui se pose et pour lequel j'ai déjà fait plusieurs recherches dans le forum sans vraiment trouver de réponses adéquate. Mon message s'adresse aux utilisateurs de remorques 2 roues car il me semble bien que c'est le choix qui va s'imposer dans ma situation.
Dans quelques semaines, je partirai pour l'est de la France. Normalement j'aurais agit "normalement" et je ne vous aurais pas embêté. Sauf que là, mon départ met dans la panade une relation qui comptait sur moi pour garder sa chienne durant son absence à la même période. Comme je ne suis pas à un kilo près, je lui ai dit que si j'arrivais à me dégoter une remorque à très peu de frais, j'allais l'amener avec moi.
Parqué dans le sud-ouest en attendant, je vais vais faire le tour des "zibé", "praillsministeur" et autre vide-grenier réels ou virtuels pour voir si je ne trouverais pas mon compte. Le hic c'est que comme en technique je ne développe mes compétences et connaissances que lorsque ça devient nécessaire, j'y connais pour l'heure, que plouc en matière de cariole à bestiau.
J'ai regardé ce qui se fait dansd les grandes surfaces. Prenons Decathlon par exemple qui en vend une dans les 200 euros. Je prend ça comme repère.
Je me soucie de la solidité du bazar car la "chiotte", c'est quand même à peu près deux milles bornes qu'elle va faire en remorque avant de retrouver la stabilité de son coussin de salon. Mon impression est que peu importe le prix, je me dis que les fabricants ne peuvent pas vraiment déconner avec la qualité des remorques enfants. Ce qui n'est peut-être pas autant le cas pour les remorques cargo ou les remorques faites expressément pour les animaux. Ais-je tord de raisonner ainsi ?
Est-ce que les remorques dans cet ordre de prix se valent à peu près toutes point de vue qualité? Faut-il que je "ferions gaffe" à ne surtout pas acheter tel ou tel modèle facilement dispo dans les grandes surfaces?
Second problème, c'est que de toute façon, je ne vais pas pouvoir l'acheter dans ces grandes surfaces car je n'en aurai pas les moyens. Ce sera d'occasion et mieux encore, si je pouvais trouver quelqu'un pour m'en prêter une, je serais aux anges.
Donc si vous avez des bons plans "remorque" vraiment pas chères ou prêtées dans un rayon de 200 km autour de Toulouse, ou de simple conseil d'utilisateurs avisés, je vous en serais très reconnaissant.
L'expérience ajoutera certainement ses 30 kilos (la remorque plus le kleb qui en fait une petite vingtaine plus sa bouffe et son doudou) aux 50 que je traîne déjà mais en réalité, je me réjoui beaucoup de cette idée de voyager avec un chien.
Pour l'heure ma remorque idéale serait, "fermable" et imperméable, sur deux roues (rondes de préférence). Elle servirait au transport et aussi évidemment de niche pour que je puisse y dormir pendant qu'elle squatte mon duvet et mon autogonflant (c'est ce que je laisse croire au maître pour le rassurer sur le confort de son chien pendant le trajet).
Voilou et comme d'hab merci d'avance!
Amitiés, tout ça, ...
Darryl
J'ai un petit problème qui se pose et pour lequel j'ai déjà fait plusieurs recherches dans le forum sans vraiment trouver de réponses adéquate. Mon message s'adresse aux utilisateurs de remorques 2 roues car il me semble bien que c'est le choix qui va s'imposer dans ma situation.
Dans quelques semaines, je partirai pour l'est de la France. Normalement j'aurais agit "normalement" et je ne vous aurais pas embêté. Sauf que là, mon départ met dans la panade une relation qui comptait sur moi pour garder sa chienne durant son absence à la même période. Comme je ne suis pas à un kilo près, je lui ai dit que si j'arrivais à me dégoter une remorque à très peu de frais, j'allais l'amener avec moi.
Parqué dans le sud-ouest en attendant, je vais vais faire le tour des "zibé", "praillsministeur" et autre vide-grenier réels ou virtuels pour voir si je ne trouverais pas mon compte. Le hic c'est que comme en technique je ne développe mes compétences et connaissances que lorsque ça devient nécessaire, j'y connais pour l'heure, que plouc en matière de cariole à bestiau.
J'ai regardé ce qui se fait dansd les grandes surfaces. Prenons Decathlon par exemple qui en vend une dans les 200 euros. Je prend ça comme repère.
Je me soucie de la solidité du bazar car la "chiotte", c'est quand même à peu près deux milles bornes qu'elle va faire en remorque avant de retrouver la stabilité de son coussin de salon. Mon impression est que peu importe le prix, je me dis que les fabricants ne peuvent pas vraiment déconner avec la qualité des remorques enfants. Ce qui n'est peut-être pas autant le cas pour les remorques cargo ou les remorques faites expressément pour les animaux. Ais-je tord de raisonner ainsi ?
Est-ce que les remorques dans cet ordre de prix se valent à peu près toutes point de vue qualité? Faut-il que je "ferions gaffe" à ne surtout pas acheter tel ou tel modèle facilement dispo dans les grandes surfaces?
Second problème, c'est que de toute façon, je ne vais pas pouvoir l'acheter dans ces grandes surfaces car je n'en aurai pas les moyens. Ce sera d'occasion et mieux encore, si je pouvais trouver quelqu'un pour m'en prêter une, je serais aux anges.
Donc si vous avez des bons plans "remorque" vraiment pas chères ou prêtées dans un rayon de 200 km autour de Toulouse, ou de simple conseil d'utilisateurs avisés, je vous en serais très reconnaissant.
L'expérience ajoutera certainement ses 30 kilos (la remorque plus le kleb qui en fait une petite vingtaine plus sa bouffe et son doudou) aux 50 que je traîne déjà mais en réalité, je me réjoui beaucoup de cette idée de voyager avec un chien.
Pour l'heure ma remorque idéale serait, "fermable" et imperméable, sur deux roues (rondes de préférence). Elle servirait au transport et aussi évidemment de niche pour que je puisse y dormir pendant qu'elle squatte mon duvet et mon autogonflant (c'est ce que je laisse croire au maître pour le rassurer sur le confort de son chien pendant le trajet).
Voilou et comme d'hab merci d'avance!
Amitiés, tout ça, ...
Darryl
Les parcs de l'Ouest américain en Harley Davidson English translation pending
Voici le récit d' une aventure dont la préparation a débuté début 2007. Nous sommes deux couples d' amis, passionnés des US, de Country Music et de motos Harley Davidson.
Nous sommes tous les 4 dans la cinquantaine, membres d' un petit Club Breton de Motos Harley Davidson, nous avons fait déjà un voyage ensemble en 2000 sur San Francisco, Yosemite et Death Valley, mais en voiture.
Depuis nous ne parlions que de revenir un jour, mais cette fois de rouler sur nos montures préférées, des Harleys. Maryse et Francis : Nous
Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair.
Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage
Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.
Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.
Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...
Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.
Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.
Jeudi 17 avril :
Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!

Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !

Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes ..
C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.
On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.
Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.


Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....
Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres).
EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !
Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements.
Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ?
Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va !
C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊
Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !!
Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠
Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum.
Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..
Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..
Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !
J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"
Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début !
Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.
Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.
Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road..
Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !
Quand je vous parlais de rencontres !!
Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu.
Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.
C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.
Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . :
Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry:
Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra !
Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal !
Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique.
On roule vers Seligman ..
Même le ptit coin est très convivial !!
L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman.
Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits.
Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite.
Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle.
Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!
Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique.
😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville.
Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC.
The Chapel of the Holy Cross
Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable.
Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course!
Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition...
A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo"
Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse !
Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant !
Super soirée. Promis, on reviendra !
Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.
Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.
Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...
Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..
Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.
Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo.
Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs.
Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo.
White House
Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage !
Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley.
La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's.
Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue
Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!
L' endroit est rêvé !!
Elle est pas belle la vie ? !
Pour dormir .. Et pour se laver .
Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !!
Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠
Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi .
Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉
Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !
Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !
Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley.
Mexican Hat
Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.
DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..
Vendredi 25 Avril :
Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière.
Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo
Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..
Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB
Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.
A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW
Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!
Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎
Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.
Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock
Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch
Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128
Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !
Direction Torrey par le parc de Capitol Reef
Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!
Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!
Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.
Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes
Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎

Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?
Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.
Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!

Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.
Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!
Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.
ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.
Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !
Vue de nuit de la Stratosphère.
ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!
Vendredi 2 Mai :
Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !
Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))
Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕
Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !
Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.
Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair.
Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage
Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.
Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...
Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.
Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.

Jeudi 17 avril :
Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!

Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !

Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes ..
C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.
Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.


Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....
Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres).
EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements.
Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ?
Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va !
C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊
Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !!
Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠
Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum.
Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..

Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !
J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"
Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début !
Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.
Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road..
Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !Quand je vous parlais de rencontres !!

Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu.
Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.

Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . :
Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry:
Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra !
Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal !
Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique.
On roule vers Seligman ..
Même le ptit coin est très convivial !!
L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman.
Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits.
Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite.
Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle.
Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique.
😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville.
Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC.
The Chapel of the Holy Cross
Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable.
Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course!
Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition...
A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo"
Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse !
Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant !
Super soirée. Promis, on reviendra !Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.
Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.
Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...
Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..
Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.
Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo.
Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs.
Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo.
White House
Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage !
Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley.
La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's.
Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue
Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!L' endroit est rêvé !!

Elle est pas belle la vie ? !
Pour dormir .. Et pour se laver .
Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !!
Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠
Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi .
Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉
Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !

Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !

Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley.
Mexican Hat
Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.

DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..
Vendredi 25 Avril :
Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière.
Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo
Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..

Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB
Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.
A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW
Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎

Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.
Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock
Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch

Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128

Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !
Direction Torrey par le parc de Capitol Reef

Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!

Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!

Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.
Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes

Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎

Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?

Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.

Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!

Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.
Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!
Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.
ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.

Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !

Vue de nuit de la Stratosphère.

ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!

Vendredi 2 Mai :
Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !

Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))

Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕

Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !

Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.
Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
Citations et philosophies du monde et de ses habitants English translation pending
Bonjour a tous,
je vois et lis plein de citations pleine de bon sens sur ce forum. Beaucoup sont utilisées en tant que signature. J'aimerais utiliser ce sujet pour que chacun mette une réflexion, une citation ou une discussion qui lui tiens a coeur. Une ou plusieurs c'est mieux encore 🙂
L'idée m'est venue en lisant cette discussion du Dalai Lama, on lui a demande :
"qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?", il a répondu: "Les hommes....parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.
Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir.....Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu."
je vois et lis plein de citations pleine de bon sens sur ce forum. Beaucoup sont utilisées en tant que signature. J'aimerais utiliser ce sujet pour que chacun mette une réflexion, une citation ou une discussion qui lui tiens a coeur. Une ou plusieurs c'est mieux encore 🙂
L'idée m'est venue en lisant cette discussion du Dalai Lama, on lui a demande :
"qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?", il a répondu: "Les hommes....parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur.
Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir.....Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu."
Carnets de voyage - Namibie 2008 English translation pending
Voyage en Namibie du 21 juin au 15 juillet 2008
3 semaines superbes en famille ! J’ai grandement préparé ce voyage grâce à ce forum en lisant et les carnets de route et les posts. Un grand merci à tous les contributeurs pour le détail des infos et le bon esprit qui président aux échanges. Je souhaite ainsi pouvoir contribuer à ce site et j’espère être utile à d’autres voyageurs...
Nous sommes donc une famille de quatre (enfants de 11 et 13 ans). Nous sommes rentrés enchantés, émerveillés, ... de ce voyage, ce pays se prête vraiment très bien à un voyage familial : pas de pb coté sanitaire, des infrastructures très bonnes, ... plein de choses à voir et un dépaysement garanti. Nous rêvions de ce voyage depuis longtemps, et il fut à la hauteur de nos attentes !!
Coté organisation : Nous avons contacté, en suivant les conseils trouvés sur ce site, l’agence locale Tourmaline pour réserver la voiture et un certains nb d’hébergements. Aucun problème à signaler : tout a été parfaitement réservé ; sur place remise d’un road book complet, d’une carte détaillée du pays et de quelques documents d’information (histoire, géo, ...) Hormis ce site 🙂, l’autre grande aide fut le guide Bradt (en anglais certes) mais vraiment un must : très détaillé pour les routards, beaucoup d’explications, jamais pris en défaut sur 3 semaines de voyages. J’ai trouvé ce guide sans pb à la Fnac.
Coté voiture Nous avons choisi (vu de notre point de vue) le confort et la sécurité, donc un 4x4. J’ai trouvé que c’était effectivement utile (pour certaines routes, pour le confort sur les pistes et aussi pour la meilleure vue ! ) L’agence fut African Tracks : très bien : voiture en très bon état, 4 pneus parfaits. Aucune crevaison à signaler 🙂 . Nous avions loué aussi le «set camping » (vaisselle, chaise, table, gaz, ...) : je l’ai trouvé très complet, rien ne manquait. Nous avions apportés nos duvets pour plus de sécurité (coté chaleur) je ne peux donc rien dire sur la qualité des leurs. Nous avions aussi pris le frigo ; je suis plus mitigée car en fait il ne fonctionnait que lorsque la voiture roulait :-( (heureusement on a beaucoup roulé !! et il fait froid la nuit) mais globalement il était entre 10 et 15 ° je ne lui ait donc pas vraiment fait confiance pour garder des choses périssables ; c’était plus un appoint pour avoir des jus frais 😉 On avait aussi deux tentes sur le toit, très bien. On a fait au final 4 500 km.😇
Coté hébergement On a fait un mixte lodge (6 nuits) et campings (16 nuits) : sympa ; les enfants ont apprécié de retrouver un lit et un resto de temps en temps. Les campings sont bien : toujours une place pour le bbq, propres et quasi toujours de l’eau chaude au moins pour la douche, car pour la vaisselle ce fut plus souvent à l’eau froide. On avait réservé les lodges, qq campings et bien sur Etosha, Sesriem.
Coté Budget Pour nous quatre, TOUT compris (yc resto, cadeaux ....) : un peu moins de 10 000 €. Il faut noter que nous avons un fils de moins de 12 ans (dons souvent moins cher avion, resto, ...) et que l’autre a 13 ans (une autre limite existe à 16 ans pour les entrées sur certains sites) Les gros postes : - l’avion 4 100 € (achat Opodo, en janvier ) - la voiture 1 900 € (on a aussi pris les assurances pneu, vitre sur place pour en gros 500 € de plus) - l’hébergement 1 000 € - l’essence 400 € et pour le reste je n’ai pas compté !... Nous avons eu parfois du mal à utiliser la carte Mastercard pour retirer de l’argent; mais la CB visa est passée.
Quelques conseils ... - les polaires, bonnets, gants n’ont pas été superflus à cette époque de l’année - les sticks pour les lèvres et crèmes hydratantes non plus 😎 ; l’air est vraiment très sec (on n’en avait pas pris et au bout de 2 jours un de mes fils avait la peau du corps complètement desséchée... heureusement les magasins sont bien achalandés.) - les allumes feu aussi sont utiles, pour le feu le soir (enfin, nous, on n’est pas très expert en allumage de feu) Je tiens à rassurer, une fois bien équipés, on n’a pas eu froid. L’amplitude thermique est très forte : 25-30 le jour et 5-10 la nuit. On s’habitue très bien !! et le soleil toujours présent est un vrai bonheur.
Le détail :
21 juin : le départ Le voyage commence un peu dans la précipitation : envol de France pour Francfort, 1h ½ de correspondance est prévue, l’avion part évidemment avec du retard. Arrivés à Francfort (dans les 22h) aucun agent pour nous orienter, on découvre que pour changer d’aérogare il faut prendre une navette ferrée ...c’est la course dans les aérogares, pour finalement arriver au terminal d’embarquement et découvrir que notre vol est retardé de plusieurs heures ! ouf on n’a pas raté l’avion...
22 juin : Windhoek Après une bonne nuit de sommeil, arrivée au matin à Windhoek. On retrouve sans pb le loueur de voiture, on retire de l’argent au DAB. Le loueur nous amène dans son local en ville pour récupérer notre 4x4. Une bonne heure d’explication s’en suit... Puis, le responsable de la guest house où nous dormons est venu nous chercher pour nous guider jusque chez lui, il faut avouer un confort appréciable, car la conduite à gauche au début surprend un peu... (personnellement je ne peux pas trop dire car c’est mon conjoint qui a tjs conduit 🙂 .). On arrive donc à l’auberge Londiningi, tenue par une française – accueil très chaleureux. On lézarde un peu tout le reste de la journée... et on fait le plein à un supermarché juste à coté. On y trouve de tout (même du Nutella !!) on fait le choix de dîner à l’auberge, très bien et convivial. On ne tarde pas à s’endormir, pour être d’attaque dès le lendemain.
23 juin : Windhoek – Mariental – 3 h – 300 km J’essaie de mettre des temps de parcours qui correspondent plus ou moins au temps de conduite, mais c’est une estimation, car on s’est beaucoup arrêté en route (pique nique, photos - nombreuses !!!, admiration des animaux.😛..). On passe par le centre ville pour qq formalités : achat de timbres, d’une carte téléphonique et passage au NWR pour acheter le pass pour la Welwitschia Drive. Enfin, vers 11h, on est prêts à partir ....on est tous impatients de quitter la ville ... La route est goudronnée, pas la plus belle que l’on ferra est un peu monotone... on arrive à l’Anib Lodge à 14h30, juste à temps pour le « sundowner drive » qui part à 15h en hiver. On pose le 4x4 sur l’emplacement de camping et on part. Il faut avouer vraiment idéal sur un début de voyage : on voit nos premiers animaux : oryx, bubale, outarde, zèbre, gnou, évidemment springbok ... un vrai festival !! les appareils photos commencent à crépiter...puis on attend le coucher de soleil sur une (petite) dune du Kalahari... magnifique ... les enfants font leur première roulade sur le sable rouge ...le paysage est magique !! on retourne à notre camping ... conquis. On fait donc notre premier montage de tente la nuit ! (à 18 h il fait nuit noire) – mais ce camping est bien équipé il y a une lumière électrique – même si ce ne serra pas le record de vitesse des hommes, cela se passe bien. Je me lance aussi dans notre premier repas à la nuit (ce sera pate !) mais tout le monde est ravi. Les emplacements sont vraiment bien (Wc et douche privée !!) et personne dans les 100 m autour, que la savane... Il n’y a que 3 emplacements de camping donc je conseillerai peut être de réserver ...
24 juin : Mariental - Sesriem – 4h1/2 – 320 km Départ pour ce qui nous fait tous rêver, les dunes de Sesriem....Sur la route, on aperçoit des autruches, chacals et les gracieux springboks, nos fils veulent qu’on s’arrête à chaque fois pour les admirer... Arrivée au camping de Sesriem – on a la chance d’avoir un bon emplacement, au bord de la savane, vue sur Elim Dune, ...le rêve. On part escalader Elim dune pour le coucher du soleil, on n’a pas le temps de monter très haut, mais les enfants en profitent bien encore 😄.
25 juin – Sesriem Après moult réflexion, on a fait le choix de partir entre l’ouverture des portes du parc pour les campeurs (5h45) et l’ouverture générale (6h45) ; on quitte donc notre place vers 6h15, direction Dead Vlei... on voit le soleil se lever tout le long de la route (60km), magnifique - il n’y a que nous ... on arrive sur Dead Vlei (toujours personne !!) et on se lance sur les fameux derniers 5km réservés au 4x4 .... tout se passe bien jusque vers la fin ..où une partie de sable trop molle ... nous ensable ... la voiture s’enfonce irrémédiablement .🤪.. au bout d’un quart d’heure ( ?) de pelletage intensif 😕, on finit par s’en sortir ... et on arrive au parking final !! On fait un petit encas bien mérité 😏 puis on part vers Dead Vlei ....le plus beau du voyage pour moi 😊...escalade des dunes autour ... on admire ces paysages un bon moment... Il faut bien repartir, chemin inverse, sans encombre ... puis Sossusvlei... re-ballade (mais il est proche de midi et là il fait vraiment chaud). On pique nique à l’ombre sur le parking ...très agréable Puis route du retour, on s’arrête à la Dune 45 que les hommes ont encore le courage d’escalader, moi j’attends à l’ombre 😉 Fin de journée au camping, devant ce paysage superbe - piscine pour les enfants...
26 juin : Sesriem – Naukluft – 1h1/2 – 130 km Détour par le canyon de Sesriem, petite ballade, évidemment sans comparaison avec les merveilles de la veille ...Puis on reprend la route vers les montagnes...on voit nos premiers kudu : superbes animaux, aux cornes magnifiques et au grands yeux attendrissants. Arrivée au camping NWR du Naukluft, pas beaucoup de charme... on part faire une petite marche à pied à la rencontre des fameux dassie. Au grand plaisir des enfants on en voit pas mal, le chemin est assez mal balisé, on se perd assez vite...mais c’est bien quand même. Retour au camp, où le froid descend vite (on est à 1 500 m d’altitude !) dès 17h on commence à avoir froid, ce serra la seule nuit ou on aura vraiment eu froid, je pense que le thermomètre a du frôler les 0°...on se couche tôt.
27 juin – Naukluft – Walwis Bay – 4h – 360 km Et on se lève tôt !! Départ pour la mer 😎 ... les paysages sont très beaux tout le long de la route. Ce sera une constante – Les pistes sont toutes en très bon état et tous les croisements sont toujours très bien indiqués – vraiment on ne peut pas se perdre dans ce pays ! Une troupe de babouins traversent la route devant nous, long arrêt... Puis passage à Solitaire avec arrêt pour déguster les fameux apple pie, je confirme : il faut absolument les goûter (+ un café chaud ce qui est bien agréable 😉). La boutique est bien équipée, on y achète même le guide des pistes d’Etosha, ce qui sera pratique pour démarrer tout de suite le safari une fois sur place. On repart plein d’énergie ...arrivée sur Walwis Bay ...où il n’y a aucun flamand rose !! (ils sont tous dans le nord ??!!...) aucun oiseau sur la baie !...on va jusqu’au bout de la lagune sur la gauche pour y admirer le coucher de soleil sur l’eau, très beau. On dort au Lagoon Lodge – tenu par un français. Le soir, repas au Raft, sur la baie, vraiment très bien, très bon poisson ...les enfants sont contents d’être au resto ...
28 juin : Walwis Bay – Swakop – 1/2h Le lendemain, nous avions réservé via Tourmaline l’excursion Mola Mola. Donc ballade en mer, avec les otaries (on apercevra quelques dauphins et baleines) – cela dure toute la matinée – dégustation d’huîtres à la fin. Je sais que ce n’est pas l’avis de tous, mais nous personnellement on n’a pas été très emballés ...en plus, je n’ai pas digéré les huîtres et j’ai été malade jusqu’au lendemain (ceci explique peut être cela 🏴☠️ ?). Détour par la Dune 7, pour les dernières roulades ( !!) puis arrivée à Swakop. Visite par les hommes du musée Cristal (qui est fermé le lendemain, dimanche) – mon fils passionné de minéralogie, fait des folies dans la boutique ... On dort à la pension Rapmund – on avait quasi un appart : 2 chambres (avec chacune salle de bain !), une petite cuisine, une salle à manger (bon pas la télé pour les hommes ! c’est l’euro de foot) mais très bien.
29 juin – Swakop Le matin, on part pour la Welwitshia Drive : très beaux paysages (encore !) très désertique et à la fin, champs des ces fameuses plantes ... très étonnant. Retour en ville – c’est dimanche donc assez surréaliste, quasi tout est fermé – ville déserte ... On s’y promène quand même... et on fait un grand ravitaillement au supermarché car on repart le lendemain plein nord pour 8 jours de camping. On dîne au Kuchi restaurant, assez déçu, bon c’était la finale de l’euro (avec l’Allemagne en finale) on a beaucoup attendu, viande trop cuite ...on n’a pas dû avoir de chance ce soir là.😕
30 juin – Swakop – Brandberg (via Cape Cross ) – 330 km – 4h Départ vers la colonie d’otaries - l’odeur est à la hauteur de sa réputation, on passe quand même un grand moment à les admirer puis demi tour vers le Brandberg. On aperçoit une colonie de suricates sur la route, mais ils sont trop rapides pour les photos ! Camping au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lodge, il y a un springbok et un suricate apprivoisés, pour le plus grand plaisir de tous. Très bel emplacement au bord de la savane boisée.
1er juillet : Brandberg – Twylfonteim – 150 km – 2h Le matin, visite du site de la White Lady – cela vaut surtout pour la ballade (2h en tout AR) pour atteindre le site – les montagnes sont superbes, j’adore cette roche rouge. Un guide accompagne chaque visiteur, il est très sympathique et expert de toutes les plantes rencontrées – il nous dit quelques mots en damara (langue à clic, très surprenant). Pour info, les guides sont payés au pourboire... Arrivée au camping du Mowani Mountain Camp, un camping superbe : 😇 emplacement très sauvage avec la savane devant nous, les rochers derrière et pas la moindre personne à l’horizon ....mon fils le plus jeune aurait bien voulu y rester plusieurs nuits, le temps d’escalader tous les rochers !
2 juillet : Twylfontein – Palmwag – 140 km – 2h Visite de Twylfontein le matin, beaucoup plus organisé et balisé que la White Lady. Cela frôle le tourisme de masse (bon j’exagère ...) ceci dit, les gravures valent le coup, mais en ¾ h c’est bouclé. Arrivé au camping du Palmwag Lodge – très civilisé. On fait le game drive, dans l’espoir d’apercevoir les éléphants. On est assez déçu, la moitié du tour est sur la piste normale ( !), et on voit les animaux habituels le long des routes (oryx, zèbres, ...) certes c’est superbe – mais cela ne valait pas le coup de payer (assez cher en plus). Enfin c’est pas bien grave. On dîne au lodge – très bien.
3 juillet : Palmwag – Warmquelle – 90 km – 1h½ Arrivée pour midi au Ongongo camping – très sauvage aussi, je recommande le 4x4. On passe une superbe après midi 😄– baignade au pied des chutes. Attention, l’adresse est connue, à la fin de la journée, le camping était complet, et comme il est assez difficile à atteindre, ce ne doit pas être agréable de faire demi tour le soir.
4 juillet : Warquelle – Opuwo – 160 km – 2h ½ On quitte à regret ce site enchanteur et ses nombreux oiseaux, ...route vers Opuwo. Ravitaillement au supermarché, et promenade dans cette ville surprenante qui mélange toute une population hétérogène. Camping au Opuwo Country Lodge, le camping domine la montagne, très beau coucher de soleil ! baignade à la piscine du lodge, très photogénique ....
5 juillet : Opuwo – Epupa – 3h ½ - 180 km Très belle route dans les montagnes et la savane boisée. On voit notamment un superbe baobab, arbre que je rêvais de voir depuis .... ? Arrivée sur les rives luxuriantes du Kunene. Le camping est assez plein ... on a la chance de trouver un emplacement au bord de l’eau. Des dames se proposent pour faire la lessive et j’avoue que l’on se décharge de tout notre linge sans pb 😏 ! Farniente au bord de l’eau .... On fait notre feu comme tous les soirs, un vrai plaisir ... on est devenu experts en cuissons de pomme de terre et gemquash près des braises ! (les premières étaient complètement carbonisées 🤪😊)
6 juillet : Epupa Après avoir beaucoup discuté entre nous, on décide quand même d’aller voir un village himba. On trouve délicat d’aller voir des personnes chez elles, les prendre en photos, ... Finalement on ne le regrette pas, nous étions juste nous quatre avec un guide himba qui parle anglais, c’était assez chaleureux, je pense que les enfants aident à établir le contact... on passe une matinée agréable et intéressante. Après midi, rafting sur le Kunene, on s’est bien amusé. Attention à ne pas tomber à l’eau, car on a vu plusieurs crocodiles 🤪!! je plaisante l’eau est très calme... 😄
7 juillet : Epupa – Opuwo Retour à la ville - on choisit d’aller au camping Oreness, en pleine ville, tenu par un français ; qui es bien content de parler avec nous. La partie la plus sauvage de notre parcours s’achève.
8 juillet : Opuwo – Kamanjab – 3h ½ - 290 km Départ pour ce que nous attendons tous avec impatience : la rencontre avec les guépards. La route est goudronnée quasi sur tout le parcours (seuls 60 km sont encore en piste, mais les travaux seront bientôt finis) – arrivée pour le « Cheetah Tour » à la ferme d’Otjitotongwe. Un grand moment de plaisir, on caresse les 3 guépards qui sont apprivoisés 😉 - puis tour en voiture dans l’enclos où sont nourris qq guépards plus « sauvages ». Les appareils photos marchent à plein !!... même si c’est un peu « organisé », c’est une bonne occasion d’approcher ces animaux que l’on voit très peu dans la nature. Nous étions juste qq touristes. L’accueil de la ferme est sympathique – on passe la nuit dans les bungalow et on dîne à l’auberge, cuisine très familiale. J’avais réservé cette partie directement via leur site sur internet.
9 juillet : Kamanjab – Etosha – 3h – 300 km A notre départ, une jeune girafe est près de l’enclos ; elle se laisse caresser !! encore un moyen incroyable. Arrivée au parc vers 11 h, pour 3 jours de safari. L’heure d’arrivée conditionne l’heure de sortie, il faudra donc être ressorti d’ici 3 jours avant 11 h du matin. Dès l’entrée, on aperçoit des impalas, des troupeaux de zèbre ... le parc tient toutes ses promesses !!....Emerveillement non stop !! On s’installe au camping Okaukuejo – refait à neuf – emplacement sans aucun charme, mais on n’est pas venu pour cela ....Le soir, au trou d’eau éclairé, c’est un festival de rhino qui défile, on a vraiment de la chance !...
10 juillet : Etosha 2° camping à Hahali, le plus sympa des 3 – le moins fréquenté aussi je pense. On raccourcit un peu notre parcours sur les pistes – car il faut avouer que au bout de 6 heures sans sortir de la voiture, les garçons commencent un peu à saturer ... (la veille on avait passé 8 heures en voiture 😮😊) C'est vraiment agréable de faire un safari en autonome, et il n’y a pas trop de monde, on est souvent seuls aux divers trous d’eau ... On aura la chance de voir un léopard venant boire le soir au trou d’eau éclairé du camping, on y revoit quelques rhino, une troupe de hyènes...
11 juillet : Etosha Dernier camping à Namutoni – tout est très aménagé, on sent que le tourisme se développe – ceci dit la partie camping et très bien et les emplacements vastes (il y a même des emplacements prévus pour faire sécher le linge (à quatre, il y a pas mal de lessive aussi 😕). C’est toujours un grand défilé d’animaux, beaucoup de girafes, zèbres, kudu, quelques éléphants, oiseaux aussi (merveilleux rollier au couleurs extraordinaires)...un émerveillement de plus : on aperçoit un léopard accompagnée de ses deux petits ....
12 juillet : Etosha – Otjiwarongo – 5 h – 450 km Une étape un peu longue à faire aujourd’hui, mais on veut profiter au maximum et on sillonne le parc jusque l’heure limite de sortie. Et pour clôturer ce superbe safari, deux lionnes sont au bord de la route ....encore qq dizaines de photos de plus !! ... On quitte donc Etosha comblés. Direction la météorite Hoba, passage obligé pour notre fils aîné. On voit donc la « plus grosse météorite du monde »... On dort au camping Weawers rock, au pied des montagnes, on y arrive en pleine nuit ; un peu fatigués il faut dire....
13 juillet : Otjiwarongo – Okahandja – 330km On fait le détour pour aller voir les traces de dinosaures. On est contents de voir ces traces datant de millions et millions d’années, dans des paysages toujours grandioses...C’est aussi l’occasion de rouler sur nos dernières pistes (bien plus agréables que le goudron 😏 - on roule moins vite, on profite mieux du paysage et des animaux : de loin on avait cru apercevoir un branche, puis un écureuil et en fait c’est un énorme varan qui s’enfuit sous nos roues ..). Arrivée à Grooss Barmen, resort peu touristique dont l’attrait est des sources d’eau chaude (elles sortent à 65°) heureusement la piscine n’est pas aussi chaude !! mais très chaude quand même (37°)...dehors une grande piscine donne l’occasion aux enfants de bien s’amuser. Les bungalows sont de vraies maisons (chambre, salle de bain, cuisine ...) mais pour notre dernier soir ce sera restaurant. C’est un peu vieillot, et assez vide en pleine semaine - mais comme dernière étape cela nous a bien plu.
14 juillet : Okahandja- Windhoek – 60km – 1h Le dernier jour est arrivé, il faut rendre la voiture avant midi. Retour donc sur Windhoek – on rend rapidement la voiture. Comme notre vol est le soir, le loueur nous dépose en ville pour le reste de la journée. On se promène dans Windhoek, l’occasion de faire les boutiques ... et aussi un détour par la « House of Gems » où notre fils dépense ses derniers crédits en pierre ...Le loueur nous reprend en ville pour nous déposer à l’aéroport.
15 juillet : Francfort puis Paris Retour brutal à la civilisation – encore la course dans l’aéroport de Francfort (1h de correspondance !!) à 6h du matin ...mais on revient tellement émerveillé que rien ne peut nous atteindre 😎.
Voilà, je crois que j’ai été assez longue mais ce voyage a été un grand must ...j’espère pouvoir aider quelques futurs voyageurs ...
Les plus : les dunes, Dead Vlei les animaux le dépaysement, les espaces grandioses la gentillesse des habitants
et s’il y avait une chose à changer dans notre circuit ? moins de temps à Swakop pour passer par le Spitkoppe
3 semaines superbes en famille ! J’ai grandement préparé ce voyage grâce à ce forum en lisant et les carnets de route et les posts. Un grand merci à tous les contributeurs pour le détail des infos et le bon esprit qui président aux échanges. Je souhaite ainsi pouvoir contribuer à ce site et j’espère être utile à d’autres voyageurs...
Nous sommes donc une famille de quatre (enfants de 11 et 13 ans). Nous sommes rentrés enchantés, émerveillés, ... de ce voyage, ce pays se prête vraiment très bien à un voyage familial : pas de pb coté sanitaire, des infrastructures très bonnes, ... plein de choses à voir et un dépaysement garanti. Nous rêvions de ce voyage depuis longtemps, et il fut à la hauteur de nos attentes !!
Coté organisation : Nous avons contacté, en suivant les conseils trouvés sur ce site, l’agence locale Tourmaline pour réserver la voiture et un certains nb d’hébergements. Aucun problème à signaler : tout a été parfaitement réservé ; sur place remise d’un road book complet, d’une carte détaillée du pays et de quelques documents d’information (histoire, géo, ...) Hormis ce site 🙂, l’autre grande aide fut le guide Bradt (en anglais certes) mais vraiment un must : très détaillé pour les routards, beaucoup d’explications, jamais pris en défaut sur 3 semaines de voyages. J’ai trouvé ce guide sans pb à la Fnac.
Coté voiture Nous avons choisi (vu de notre point de vue) le confort et la sécurité, donc un 4x4. J’ai trouvé que c’était effectivement utile (pour certaines routes, pour le confort sur les pistes et aussi pour la meilleure vue ! ) L’agence fut African Tracks : très bien : voiture en très bon état, 4 pneus parfaits. Aucune crevaison à signaler 🙂 . Nous avions loué aussi le «set camping » (vaisselle, chaise, table, gaz, ...) : je l’ai trouvé très complet, rien ne manquait. Nous avions apportés nos duvets pour plus de sécurité (coté chaleur) je ne peux donc rien dire sur la qualité des leurs. Nous avions aussi pris le frigo ; je suis plus mitigée car en fait il ne fonctionnait que lorsque la voiture roulait :-( (heureusement on a beaucoup roulé !! et il fait froid la nuit) mais globalement il était entre 10 et 15 ° je ne lui ait donc pas vraiment fait confiance pour garder des choses périssables ; c’était plus un appoint pour avoir des jus frais 😉 On avait aussi deux tentes sur le toit, très bien. On a fait au final 4 500 km.😇
Coté hébergement On a fait un mixte lodge (6 nuits) et campings (16 nuits) : sympa ; les enfants ont apprécié de retrouver un lit et un resto de temps en temps. Les campings sont bien : toujours une place pour le bbq, propres et quasi toujours de l’eau chaude au moins pour la douche, car pour la vaisselle ce fut plus souvent à l’eau froide. On avait réservé les lodges, qq campings et bien sur Etosha, Sesriem.
Coté Budget Pour nous quatre, TOUT compris (yc resto, cadeaux ....) : un peu moins de 10 000 €. Il faut noter que nous avons un fils de moins de 12 ans (dons souvent moins cher avion, resto, ...) et que l’autre a 13 ans (une autre limite existe à 16 ans pour les entrées sur certains sites) Les gros postes : - l’avion 4 100 € (achat Opodo, en janvier ) - la voiture 1 900 € (on a aussi pris les assurances pneu, vitre sur place pour en gros 500 € de plus) - l’hébergement 1 000 € - l’essence 400 € et pour le reste je n’ai pas compté !... Nous avons eu parfois du mal à utiliser la carte Mastercard pour retirer de l’argent; mais la CB visa est passée.
Quelques conseils ... - les polaires, bonnets, gants n’ont pas été superflus à cette époque de l’année - les sticks pour les lèvres et crèmes hydratantes non plus 😎 ; l’air est vraiment très sec (on n’en avait pas pris et au bout de 2 jours un de mes fils avait la peau du corps complètement desséchée... heureusement les magasins sont bien achalandés.) - les allumes feu aussi sont utiles, pour le feu le soir (enfin, nous, on n’est pas très expert en allumage de feu) Je tiens à rassurer, une fois bien équipés, on n’a pas eu froid. L’amplitude thermique est très forte : 25-30 le jour et 5-10 la nuit. On s’habitue très bien !! et le soleil toujours présent est un vrai bonheur.
Le détail :
21 juin : le départ Le voyage commence un peu dans la précipitation : envol de France pour Francfort, 1h ½ de correspondance est prévue, l’avion part évidemment avec du retard. Arrivés à Francfort (dans les 22h) aucun agent pour nous orienter, on découvre que pour changer d’aérogare il faut prendre une navette ferrée ...c’est la course dans les aérogares, pour finalement arriver au terminal d’embarquement et découvrir que notre vol est retardé de plusieurs heures ! ouf on n’a pas raté l’avion...
22 juin : Windhoek Après une bonne nuit de sommeil, arrivée au matin à Windhoek. On retrouve sans pb le loueur de voiture, on retire de l’argent au DAB. Le loueur nous amène dans son local en ville pour récupérer notre 4x4. Une bonne heure d’explication s’en suit... Puis, le responsable de la guest house où nous dormons est venu nous chercher pour nous guider jusque chez lui, il faut avouer un confort appréciable, car la conduite à gauche au début surprend un peu... (personnellement je ne peux pas trop dire car c’est mon conjoint qui a tjs conduit 🙂 .). On arrive donc à l’auberge Londiningi, tenue par une française – accueil très chaleureux. On lézarde un peu tout le reste de la journée... et on fait le plein à un supermarché juste à coté. On y trouve de tout (même du Nutella !!) on fait le choix de dîner à l’auberge, très bien et convivial. On ne tarde pas à s’endormir, pour être d’attaque dès le lendemain.
23 juin : Windhoek – Mariental – 3 h – 300 km J’essaie de mettre des temps de parcours qui correspondent plus ou moins au temps de conduite, mais c’est une estimation, car on s’est beaucoup arrêté en route (pique nique, photos - nombreuses !!!, admiration des animaux.😛..). On passe par le centre ville pour qq formalités : achat de timbres, d’une carte téléphonique et passage au NWR pour acheter le pass pour la Welwitschia Drive. Enfin, vers 11h, on est prêts à partir ....on est tous impatients de quitter la ville ... La route est goudronnée, pas la plus belle que l’on ferra est un peu monotone... on arrive à l’Anib Lodge à 14h30, juste à temps pour le « sundowner drive » qui part à 15h en hiver. On pose le 4x4 sur l’emplacement de camping et on part. Il faut avouer vraiment idéal sur un début de voyage : on voit nos premiers animaux : oryx, bubale, outarde, zèbre, gnou, évidemment springbok ... un vrai festival !! les appareils photos commencent à crépiter...puis on attend le coucher de soleil sur une (petite) dune du Kalahari... magnifique ... les enfants font leur première roulade sur le sable rouge ...le paysage est magique !! on retourne à notre camping ... conquis. On fait donc notre premier montage de tente la nuit ! (à 18 h il fait nuit noire) – mais ce camping est bien équipé il y a une lumière électrique – même si ce ne serra pas le record de vitesse des hommes, cela se passe bien. Je me lance aussi dans notre premier repas à la nuit (ce sera pate !) mais tout le monde est ravi. Les emplacements sont vraiment bien (Wc et douche privée !!) et personne dans les 100 m autour, que la savane... Il n’y a que 3 emplacements de camping donc je conseillerai peut être de réserver ...
24 juin : Mariental - Sesriem – 4h1/2 – 320 km Départ pour ce qui nous fait tous rêver, les dunes de Sesriem....Sur la route, on aperçoit des autruches, chacals et les gracieux springboks, nos fils veulent qu’on s’arrête à chaque fois pour les admirer... Arrivée au camping de Sesriem – on a la chance d’avoir un bon emplacement, au bord de la savane, vue sur Elim Dune, ...le rêve. On part escalader Elim dune pour le coucher du soleil, on n’a pas le temps de monter très haut, mais les enfants en profitent bien encore 😄.
25 juin – Sesriem Après moult réflexion, on a fait le choix de partir entre l’ouverture des portes du parc pour les campeurs (5h45) et l’ouverture générale (6h45) ; on quitte donc notre place vers 6h15, direction Dead Vlei... on voit le soleil se lever tout le long de la route (60km), magnifique - il n’y a que nous ... on arrive sur Dead Vlei (toujours personne !!) et on se lance sur les fameux derniers 5km réservés au 4x4 .... tout se passe bien jusque vers la fin ..où une partie de sable trop molle ... nous ensable ... la voiture s’enfonce irrémédiablement .🤪.. au bout d’un quart d’heure ( ?) de pelletage intensif 😕, on finit par s’en sortir ... et on arrive au parking final !! On fait un petit encas bien mérité 😏 puis on part vers Dead Vlei ....le plus beau du voyage pour moi 😊...escalade des dunes autour ... on admire ces paysages un bon moment... Il faut bien repartir, chemin inverse, sans encombre ... puis Sossusvlei... re-ballade (mais il est proche de midi et là il fait vraiment chaud). On pique nique à l’ombre sur le parking ...très agréable Puis route du retour, on s’arrête à la Dune 45 que les hommes ont encore le courage d’escalader, moi j’attends à l’ombre 😉 Fin de journée au camping, devant ce paysage superbe - piscine pour les enfants...
26 juin : Sesriem – Naukluft – 1h1/2 – 130 km Détour par le canyon de Sesriem, petite ballade, évidemment sans comparaison avec les merveilles de la veille ...Puis on reprend la route vers les montagnes...on voit nos premiers kudu : superbes animaux, aux cornes magnifiques et au grands yeux attendrissants. Arrivée au camping NWR du Naukluft, pas beaucoup de charme... on part faire une petite marche à pied à la rencontre des fameux dassie. Au grand plaisir des enfants on en voit pas mal, le chemin est assez mal balisé, on se perd assez vite...mais c’est bien quand même. Retour au camp, où le froid descend vite (on est à 1 500 m d’altitude !) dès 17h on commence à avoir froid, ce serra la seule nuit ou on aura vraiment eu froid, je pense que le thermomètre a du frôler les 0°...on se couche tôt.
27 juin – Naukluft – Walwis Bay – 4h – 360 km Et on se lève tôt !! Départ pour la mer 😎 ... les paysages sont très beaux tout le long de la route. Ce sera une constante – Les pistes sont toutes en très bon état et tous les croisements sont toujours très bien indiqués – vraiment on ne peut pas se perdre dans ce pays ! Une troupe de babouins traversent la route devant nous, long arrêt... Puis passage à Solitaire avec arrêt pour déguster les fameux apple pie, je confirme : il faut absolument les goûter (+ un café chaud ce qui est bien agréable 😉). La boutique est bien équipée, on y achète même le guide des pistes d’Etosha, ce qui sera pratique pour démarrer tout de suite le safari une fois sur place. On repart plein d’énergie ...arrivée sur Walwis Bay ...où il n’y a aucun flamand rose !! (ils sont tous dans le nord ??!!...) aucun oiseau sur la baie !...on va jusqu’au bout de la lagune sur la gauche pour y admirer le coucher de soleil sur l’eau, très beau. On dort au Lagoon Lodge – tenu par un français. Le soir, repas au Raft, sur la baie, vraiment très bien, très bon poisson ...les enfants sont contents d’être au resto ...
28 juin : Walwis Bay – Swakop – 1/2h Le lendemain, nous avions réservé via Tourmaline l’excursion Mola Mola. Donc ballade en mer, avec les otaries (on apercevra quelques dauphins et baleines) – cela dure toute la matinée – dégustation d’huîtres à la fin. Je sais que ce n’est pas l’avis de tous, mais nous personnellement on n’a pas été très emballés ...en plus, je n’ai pas digéré les huîtres et j’ai été malade jusqu’au lendemain (ceci explique peut être cela 🏴☠️ ?). Détour par la Dune 7, pour les dernières roulades ( !!) puis arrivée à Swakop. Visite par les hommes du musée Cristal (qui est fermé le lendemain, dimanche) – mon fils passionné de minéralogie, fait des folies dans la boutique ... On dort à la pension Rapmund – on avait quasi un appart : 2 chambres (avec chacune salle de bain !), une petite cuisine, une salle à manger (bon pas la télé pour les hommes ! c’est l’euro de foot) mais très bien.
29 juin – Swakop Le matin, on part pour la Welwitshia Drive : très beaux paysages (encore !) très désertique et à la fin, champs des ces fameuses plantes ... très étonnant. Retour en ville – c’est dimanche donc assez surréaliste, quasi tout est fermé – ville déserte ... On s’y promène quand même... et on fait un grand ravitaillement au supermarché car on repart le lendemain plein nord pour 8 jours de camping. On dîne au Kuchi restaurant, assez déçu, bon c’était la finale de l’euro (avec l’Allemagne en finale) on a beaucoup attendu, viande trop cuite ...on n’a pas dû avoir de chance ce soir là.😕
30 juin – Swakop – Brandberg (via Cape Cross ) – 330 km – 4h Départ vers la colonie d’otaries - l’odeur est à la hauteur de sa réputation, on passe quand même un grand moment à les admirer puis demi tour vers le Brandberg. On aperçoit une colonie de suricates sur la route, mais ils sont trop rapides pour les photos ! Camping au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lodge, il y a un springbok et un suricate apprivoisés, pour le plus grand plaisir de tous. Très bel emplacement au bord de la savane boisée.
1er juillet : Brandberg – Twylfonteim – 150 km – 2h Le matin, visite du site de la White Lady – cela vaut surtout pour la ballade (2h en tout AR) pour atteindre le site – les montagnes sont superbes, j’adore cette roche rouge. Un guide accompagne chaque visiteur, il est très sympathique et expert de toutes les plantes rencontrées – il nous dit quelques mots en damara (langue à clic, très surprenant). Pour info, les guides sont payés au pourboire... Arrivée au camping du Mowani Mountain Camp, un camping superbe : 😇 emplacement très sauvage avec la savane devant nous, les rochers derrière et pas la moindre personne à l’horizon ....mon fils le plus jeune aurait bien voulu y rester plusieurs nuits, le temps d’escalader tous les rochers !
2 juillet : Twylfontein – Palmwag – 140 km – 2h Visite de Twylfontein le matin, beaucoup plus organisé et balisé que la White Lady. Cela frôle le tourisme de masse (bon j’exagère ...) ceci dit, les gravures valent le coup, mais en ¾ h c’est bouclé. Arrivé au camping du Palmwag Lodge – très civilisé. On fait le game drive, dans l’espoir d’apercevoir les éléphants. On est assez déçu, la moitié du tour est sur la piste normale ( !), et on voit les animaux habituels le long des routes (oryx, zèbres, ...) certes c’est superbe – mais cela ne valait pas le coup de payer (assez cher en plus). Enfin c’est pas bien grave. On dîne au lodge – très bien.
3 juillet : Palmwag – Warmquelle – 90 km – 1h½ Arrivée pour midi au Ongongo camping – très sauvage aussi, je recommande le 4x4. On passe une superbe après midi 😄– baignade au pied des chutes. Attention, l’adresse est connue, à la fin de la journée, le camping était complet, et comme il est assez difficile à atteindre, ce ne doit pas être agréable de faire demi tour le soir.
4 juillet : Warquelle – Opuwo – 160 km – 2h ½ On quitte à regret ce site enchanteur et ses nombreux oiseaux, ...route vers Opuwo. Ravitaillement au supermarché, et promenade dans cette ville surprenante qui mélange toute une population hétérogène. Camping au Opuwo Country Lodge, le camping domine la montagne, très beau coucher de soleil ! baignade à la piscine du lodge, très photogénique ....
5 juillet : Opuwo – Epupa – 3h ½ - 180 km Très belle route dans les montagnes et la savane boisée. On voit notamment un superbe baobab, arbre que je rêvais de voir depuis .... ? Arrivée sur les rives luxuriantes du Kunene. Le camping est assez plein ... on a la chance de trouver un emplacement au bord de l’eau. Des dames se proposent pour faire la lessive et j’avoue que l’on se décharge de tout notre linge sans pb 😏 ! Farniente au bord de l’eau .... On fait notre feu comme tous les soirs, un vrai plaisir ... on est devenu experts en cuissons de pomme de terre et gemquash près des braises ! (les premières étaient complètement carbonisées 🤪😊)
6 juillet : Epupa Après avoir beaucoup discuté entre nous, on décide quand même d’aller voir un village himba. On trouve délicat d’aller voir des personnes chez elles, les prendre en photos, ... Finalement on ne le regrette pas, nous étions juste nous quatre avec un guide himba qui parle anglais, c’était assez chaleureux, je pense que les enfants aident à établir le contact... on passe une matinée agréable et intéressante. Après midi, rafting sur le Kunene, on s’est bien amusé. Attention à ne pas tomber à l’eau, car on a vu plusieurs crocodiles 🤪!! je plaisante l’eau est très calme... 😄
7 juillet : Epupa – Opuwo Retour à la ville - on choisit d’aller au camping Oreness, en pleine ville, tenu par un français ; qui es bien content de parler avec nous. La partie la plus sauvage de notre parcours s’achève.
8 juillet : Opuwo – Kamanjab – 3h ½ - 290 km Départ pour ce que nous attendons tous avec impatience : la rencontre avec les guépards. La route est goudronnée quasi sur tout le parcours (seuls 60 km sont encore en piste, mais les travaux seront bientôt finis) – arrivée pour le « Cheetah Tour » à la ferme d’Otjitotongwe. Un grand moment de plaisir, on caresse les 3 guépards qui sont apprivoisés 😉 - puis tour en voiture dans l’enclos où sont nourris qq guépards plus « sauvages ». Les appareils photos marchent à plein !!... même si c’est un peu « organisé », c’est une bonne occasion d’approcher ces animaux que l’on voit très peu dans la nature. Nous étions juste qq touristes. L’accueil de la ferme est sympathique – on passe la nuit dans les bungalow et on dîne à l’auberge, cuisine très familiale. J’avais réservé cette partie directement via leur site sur internet.
9 juillet : Kamanjab – Etosha – 3h – 300 km A notre départ, une jeune girafe est près de l’enclos ; elle se laisse caresser !! encore un moyen incroyable. Arrivée au parc vers 11 h, pour 3 jours de safari. L’heure d’arrivée conditionne l’heure de sortie, il faudra donc être ressorti d’ici 3 jours avant 11 h du matin. Dès l’entrée, on aperçoit des impalas, des troupeaux de zèbre ... le parc tient toutes ses promesses !!....Emerveillement non stop !! On s’installe au camping Okaukuejo – refait à neuf – emplacement sans aucun charme, mais on n’est pas venu pour cela ....Le soir, au trou d’eau éclairé, c’est un festival de rhino qui défile, on a vraiment de la chance !...
10 juillet : Etosha 2° camping à Hahali, le plus sympa des 3 – le moins fréquenté aussi je pense. On raccourcit un peu notre parcours sur les pistes – car il faut avouer que au bout de 6 heures sans sortir de la voiture, les garçons commencent un peu à saturer ... (la veille on avait passé 8 heures en voiture 😮😊) C'est vraiment agréable de faire un safari en autonome, et il n’y a pas trop de monde, on est souvent seuls aux divers trous d’eau ... On aura la chance de voir un léopard venant boire le soir au trou d’eau éclairé du camping, on y revoit quelques rhino, une troupe de hyènes...
11 juillet : Etosha Dernier camping à Namutoni – tout est très aménagé, on sent que le tourisme se développe – ceci dit la partie camping et très bien et les emplacements vastes (il y a même des emplacements prévus pour faire sécher le linge (à quatre, il y a pas mal de lessive aussi 😕). C’est toujours un grand défilé d’animaux, beaucoup de girafes, zèbres, kudu, quelques éléphants, oiseaux aussi (merveilleux rollier au couleurs extraordinaires)...un émerveillement de plus : on aperçoit un léopard accompagnée de ses deux petits ....
12 juillet : Etosha – Otjiwarongo – 5 h – 450 km Une étape un peu longue à faire aujourd’hui, mais on veut profiter au maximum et on sillonne le parc jusque l’heure limite de sortie. Et pour clôturer ce superbe safari, deux lionnes sont au bord de la route ....encore qq dizaines de photos de plus !! ... On quitte donc Etosha comblés. Direction la météorite Hoba, passage obligé pour notre fils aîné. On voit donc la « plus grosse météorite du monde »... On dort au camping Weawers rock, au pied des montagnes, on y arrive en pleine nuit ; un peu fatigués il faut dire....
13 juillet : Otjiwarongo – Okahandja – 330km On fait le détour pour aller voir les traces de dinosaures. On est contents de voir ces traces datant de millions et millions d’années, dans des paysages toujours grandioses...C’est aussi l’occasion de rouler sur nos dernières pistes (bien plus agréables que le goudron 😏 - on roule moins vite, on profite mieux du paysage et des animaux : de loin on avait cru apercevoir un branche, puis un écureuil et en fait c’est un énorme varan qui s’enfuit sous nos roues ..). Arrivée à Grooss Barmen, resort peu touristique dont l’attrait est des sources d’eau chaude (elles sortent à 65°) heureusement la piscine n’est pas aussi chaude !! mais très chaude quand même (37°)...dehors une grande piscine donne l’occasion aux enfants de bien s’amuser. Les bungalows sont de vraies maisons (chambre, salle de bain, cuisine ...) mais pour notre dernier soir ce sera restaurant. C’est un peu vieillot, et assez vide en pleine semaine - mais comme dernière étape cela nous a bien plu.
14 juillet : Okahandja- Windhoek – 60km – 1h Le dernier jour est arrivé, il faut rendre la voiture avant midi. Retour donc sur Windhoek – on rend rapidement la voiture. Comme notre vol est le soir, le loueur nous dépose en ville pour le reste de la journée. On se promène dans Windhoek, l’occasion de faire les boutiques ... et aussi un détour par la « House of Gems » où notre fils dépense ses derniers crédits en pierre ...Le loueur nous reprend en ville pour nous déposer à l’aéroport.
15 juillet : Francfort puis Paris Retour brutal à la civilisation – encore la course dans l’aéroport de Francfort (1h de correspondance !!) à 6h du matin ...mais on revient tellement émerveillé que rien ne peut nous atteindre 😎.
Voilà, je crois que j’ai été assez longue mais ce voyage a été un grand must ...j’espère pouvoir aider quelques futurs voyageurs ...
Les plus : les dunes, Dead Vlei les animaux le dépaysement, les espaces grandioses la gentillesse des habitants
et s’il y avait une chose à changer dans notre circuit ? moins de temps à Swakop pour passer par le Spitkoppe