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Notre "Ruée vers l'Ouest" septembre 2008 English translation pending
Après avoir dévoré les carnets de voyages ouest USA avant notre départ et qui nous ont franchement bien servi a l' élaboration de notre propre voyage on avait envie de vous raconter également nos impressions sur notre road trip de Septembre 2008 !
(Désolée d'avance si vous trouvez que je rentre trop dans les détails mais c'est ma manière a moi aussi de conserver nos souvenirs !!!)
Nous tenions à remercier déja tous les membres de VF qui ont répondu à mes nombreuses sollicitations dans la rubrique Amerique du Nord et pour leur aide précieuse, désolée pour ceux que j' oublie mais un très grand merci à tous et en particulier à : Vnoa, Laurence49b, Sedonax, Aiassa, Tripusa, Wavemaster, Jadorry, Vazyvite, Nobody et bien d'autres... à tous les "Septembriens" du post de Patrick "LeTigre" ( en espérant que tu puisses réaliser ton rêve un jour aussi !!!)et également merci aux nombreuses personnes dont les carnets ont été hyper utiles et nous ont permis de rêver avant de partir !!! et bien sur merci au super site de OUESTUSA.FR : à consulter sans modération avant de partir !!!! ( oups ...on dirait presque une remise des Oscars là 😊... Bref un grand merci à tous 😉!!!!!)
Venons en au sujet principal de ce post..... notre voyage, qui a eu lieu du 02 au 19 septembre 2008...
Voici la liste des étapes effectuées : San Francisco , Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, région de Page, Monument Valley, Grand Canyon, Las Vegas (again), et Los Angeles. Bref... un parcours très classique avec quelques tous petits moments en dehors des "sentiers battus".
Nous en garderons un excellent souvenir, nous avons eu un temps magnifique tout le long du voyage mis a part quelques orages dans la région de Page qui ont malheureusement perturbé quelque peu notre programme...(😠grrrrrrrrr....mais nous ont apporté un petit souffle d' aventure sympa ! ).
Quant aux hotels, nous avions choisi des prix intermédiaires et n' avons jamais été deçus mis a part le tout dernier a Pasadena ( banlieue de LA) mais je noterai mes impressions au jour le jour .
Notre voiture etait un 4x4 Toyota 4runner bleu qui je l' avoues nous a fait bien peur par sa grosseur au début du séjour ( moi qui voulait un petit modèle genre toyota RAV4 mais pas plus ! ...) mais qui s'est avérée être une voiture excellente, spacieuse et hyper confortable et surtout hyper facile a conduire ! On a eu du mal à la quitter a la fin de notre trip 😕...

Commençons par le commencement :
Journée du 02/09/2008:
Départ pour San Francisco par le vol Air France de 10h15 arrivée en heure locale a 12h30 : on arrive un peu "décalqués" de ne pas avoir pu fermer l' oeil pendant le vol, trop excités a l' idée de réaliser enfin le voyage que l' on avait préparé pendant des mois !!!!
Nous avions réservé un tranfert vers le centre ville avec "supershuttle", nous sommes les derniers clients sur une petite dizaine a etre déposés devant notre hotel ce qui nous a permis de faire déja un bon petit tour d' orientation dans SFO !
Il est 15h30 lorsque nous arrivons a notre hotel : l' Adante situé sur Geary street dans le quartier des théâtres, très bien placé, un hotel sans charme spécial et un peu "kitch" mais qui reste très propre c' est le principal ! On dépose nos bagages, une petite douche salvatrice et on file direct a l' exterieur pour commencer a découvrir cette charmante ville de San francisco a pieds ( on tente d' oublier qu' il est déja plus de minuit en France mais l' excitation nous facilite bien la tâche!) .
Direction le FINANCIAL DISTRICT et ses buildings modernes ou plus anciens, premières sirènes de camions de pompiers et de voitures de flics noires et blanches qui impressionnent Cédric ( non non ce ne sont pas les jouets de ton enfance ! 😛).
Le soleil est bien au rendez-vous, il fait très chaud on décide alors d' aller voir la mer et nous poussons jusqu' au quartier de l' EMBARCADERO ou nous mangerons dans un petit fast food mexicain . Bien requinqués nous reprenons la direction du centre ville vers CHINATOWN sans se rendre compte qu'il est deja presque 18h00 et que cela fait 24h que nous sommes debout !!! Peut être est-ce la fatigue mais nous restons assez déçus par ce dernier quartier meme s'il est certes plus étendu et plus typique que le parisien on s' attendait peut etre a un peu mieux...

Nous decidons alors de nous donner un peu de repis et retournons a l'hotel apres quelques petites courses au Walgreen's du coin.
A 19h00 nous nous étalons sur le lit, 19h01 on est déja lovés dans les bras de Morphée....
Journée du 03/09/2008 :
"Tiens et si on allait voir le lever de soleil sur le Golden Gate " ??? me lance Ced, et oui il est 05h00 du mat' et malgré une nuit entrecoupée par le bruit de la machine à glace dans le couloir de l' hotel et des voisins a 01h00 du matin on est "frais comme des gardons", en meme temps il est déja 14h00 en France, logique !
Bon l' idée du lever de soleil étant difficilement réalisable a temps quand meme, on décide de sauter le petit dej' de l' hotel et on le quitte a 06h00.
Toujours à pieds, nous rejoignons la Coit Tower via Chinatown et Nob Hill ou les "lèves-tot" commencent leur "Tai-chi " sur le Hungtinton Park . Il est hyper agréable de se balader le matin dans un San Francisco a moitié encore endormi, on s' essaye aux longues avenues en montée pour atteindre le quartier de "Telegraph hills", quartier très mignon et un peu "Bo-Bo" avec vue sur Fishermann's Wharf, Alcatraz et le Oakland Bay Bridge. Le point culminant est la Coit Tower mais on ne le savait pas elle n' ouvre qu' a 10h00 et il n' est que 08h00...Tant pis on ne pourra pas y aller, mais les vues aux alentours sont tout de meme sympas !


On laisse notre petit groupe de retraités s' exercant au Tai-chi autour de la Coit pour se diriger vers Fishermann's Wharf et la Pier 39 pour un bon petit café et quelques donuts .
Ce fameux quai si touristique est vide a cette heure-ci, tant mieux nous allons pouvoir profiter de la colonie d'otaries quasi seuls ! On passe au moins 1/2 heure a observer ces "sealions" étonnement nombreux, d'apres ce qu' il etait noté ils sont plus de 300 individus à "squatter" la Pier 39 à ce jour et ne migrent plus ! Ils sont franchement marrants à regarder, à se battre pour un bout de ponton, à jouer ou à se grogner dessus !

10h00 : il est temps d' approcher ce fameux pont rouge ! Nous decidons de louer des vélos sur le quai 41 pour le traverser et rejoindre la charmante ville de Sausalito de l' autre coté de la baie et reprendre ensuite le ferry pour rendre les velos au meme endroit . Nous ne regrettons pas cette super solution pour découvrir le pont malgré les 13 kms parcourus, le soleil de plomb et les coups de soleils énormes que l' on a attrapé ( et oui on avait oublié la crème solaire on est devenus aussi rouges que le GGB 🤪... aie aie aie...) les photos que l' on a pu faire d'Alcatraz et de la baie de SFO pendant la traversée en ferry retour sont très sympas !!

13h00: Apres un petit burger au "In-n-out" bien mérité nous entamons l' ascension des Russian Hills, toujours a pieds, ça grimpe très dur mais les vues sur SFO valent le coup . Nous arrivons à la fameuse "Lombard Street" cette célèbre petite rue sinueuse et fleurie et aussi hyper touristique...

Il est environ 15h30, on est extenués, pas l' habitude de faire autant de sport mais on a déja bien rempli la journée, nous retournons a l' hotel toujours en marchant ( il existe pourtant bel et bien des bus et autres "cable-cars" à SFO pour bouger mais bon on est restés dans l' optique s' entrainer pour les petites randos qu' on fera plus tard dans les parcs ! 😛) . Nous decidons d' aller diner dans un resto indien près de l'hotel, beaucoup trop épicé mais ça change un peu des burgers !
dodo vers 21h00. Tiens ! On dirait bien qu'on commence a prendre le rythme et à s'adapter au décalage horaire ??!!
Journée du 04/09/2008:
Levés vers 07h00 et après un bon petit dej' a l' hotel nous partons toujours a pieds vers le CIVIC CENTER et ses bâtiments administratifs et son City Hall pour se diriger vers l' ouest de la ville et atteindre le très fameux parc d'Alamo Square: vraiment un des plus beaux clichés de SFO avec ses rangées de maisons victoriennes et en arrière plan le FINANCIAL DISTRICT ! (finalement la lumiere n' étant pas optimale nous y reviendons en après midi).

Direction le Golden Gate Park très mignon mais sommes un peu décus par la "petitesse" du jardin japonais que je tenais à voir, mais qui est quand meme sympa .

Nous retournons vers Alamo Square en passant par le quartier "Hippie-Trash" de Haight Ashbury avec ses boutiques bizarroïdes...

Une petite pause sur la pelouse d'Alamo Square et nous decidons finalement de prendre le bus pour la première fois pour rejoindre l' hotel, trop crevés pour marcher plus cette fois 😛.
Nous avons RDV a 19h00 en centre ville a cote de notre hotel sur O'Farell street pour recuperer notre "petite" voiture . Une mauvaise surprise nous y attend: la voiture ne nous attend pas ici comme réservé et payé a l avance et noté sur notre bon d' échange, mais a l'aéroport de SFO!!!! les boules !!! on est assez énervés car on l avait précisé 1000 fois au téléphone lors de la résa qu' on la voulait ici et pas sur la centrale de Bush Street ( car le temps d' attente pour recuperer le vehicule etait d'après ce que j' avais lu trop long là bas ) mais là, à l aéroport, c' était carrément du délire 😠 😠🏴☠️!!
Bref la femme au comptoir a été hyper sympa et nous a trouvé une solution en 5 minutes et nous a fait venir un SUV, sauf que là on a pas pu choisir notre propre vehicule et on s' est retrouvé avec un Toyota 4runner trop énorme a notre goût ... On grimpe dedans pour le garer sur le parking d' à coté (qui offre d' ailleurs de supers tarifs par rapport a d'autres beaucoup plus chers a SFO) et là c' est un peu la panique, meme pas de "owner's manual" et on ne trouve pas du premier coup la prise allume-cigares pour le GPS qu on avait acheté expres et bien sur des boutons de fonctions partout qu'on ne savait pas utiliser ..On est bien loin de la Fiat Punto là 🤪!!!!!!!
On se gare comme on peut dans le parking histoire de trifouiller toutes les commandes et voir a quoi ça sert, on trouve l' explication de la fonction 4x4 quand meme mais on flippe un peu de prendre la route avec ce "tank" dès le lendemain .. Mais pas folle la guèpe, c' est Cédric qui prendra les commandes demain pour nous sortir de SFO !!! 😉
Nous finissons la soirée dans un excellent petit resto Thai ( le "Thai Noodle") a 100 mètres de notre hotel a imaginer la suite de notre parcours, en effet demain nous prenons la route vers Yosemite !
Journée du 05/09/2008:
En route pour Yosemite !!!
On part de San Francisco vers 09h00, Ced conduit notre "tank" et moi je garde pour l' instant ma position de co-pilote mais finalement, il se sent très vite a l' aise dans les rues de SFO que nous quittons par le très grand pont du Oakland Bay Bridge .
Nous arrivons vers 13h00 a l entrée OUEST du State Parc et nous achetons notre american PASS, et là on en prend déja plein les yeux ! Nous nous arretons sur le premier point de vue a couper le souffle de TUNNEL VIEW puis on redescend doucement vers notre hotel au sud du parc : le Wawona .

Une petite mamie américaine râle derrière moi car trouve que le check-in est comme tous les ans pour elle trop long, franchement ça n' a pas pas duré plus de 10/15 minutes...
On s' appercoit tres vite, en effet, que la fréquentation de l' hotel est un mélange de cheveux blancs et de golfeurs mais le Wawona est un hotel très "cosy", plein de charme et aussi le plus ancien du parc .
Nous prenons possession de notre chambre dans un des plus grands batiments de style victorien tout en bois, une petite chambre coquette avec des photos d' époque en noir et blanc de l' hotel . Nous avions pris une chambre sans salle-de-bains mais il y a quand meme un petit cabinet de toilette, les douches et les WC sont communs a l' arriere du bâtiment et ils sont très propres .

Après quelques petites courses au grocery store juste a coté nous allons au visitor center de l' hotel pour prendre des renseignements sur le parc . Nous decidons d' aller voir les Sequoias géants de Mariposa Grove non loin de l' hotel puis remonter le parc jusque Glacier Point pour le coucher de soleil.
Les Sequoias sont exceptionnels à cet endroit, on avait le choix soit de prendre les shuttles pour la visite (mais d une part c' etait très cher et ils ne s' arretaient qu' a 1 ou 2 points de vue) ou bien de faire le petit trail à pieds et d' aller voir les premiers spécimens qui sont les plus impressionnants également.
On a choisi la marche evidemment et aucun regret pour cette jolie balade en foret, appercu de nos premiers écureuils et surtout de ces fameux patriarches impressionnants !!!

On s' appercoit alors qu' il est déja 17h30 et qu il faut vite remonter dans le parc pour aller a Glacier Point , le coucher du soleil etait vers 19h00 mais il fallait y etre vers 18h max pour voir le spectacle quand la roche prend une teinte rosée sur Glacier !
Le spectacle nous laisse sans voix, la Nature dans toute sa splendeur ...

Nous reprenons la route vers l hotel de nuit et croisons notre premiere biche sur la route qui la traverse avec une grâce et une élégance sereine ...aaahhhhh Bambi 🙂....
Le resto de l hotel est toujours ouvert vers 20h00 mais on a aucune envie d' aller s'attabler là bas après tant de douceur ( et surtout on ne sait pas comment jouer au "Bridge"... 😉). On decide de rester tranquiles sur la grande terrasse devant notre chambre au menu ce soir: Cookies, Pringles et une petite bière.. un vrai menu de sportifs dis donc!!!! 😛
Journée du 06/09/2008:
Il est a peu près 08h00, on prend un petit dej' toujours sur notre terrasse en regardant le paysage et tout a coup on apperçoit le papa de Bambi juste a coté de notre bâtiment qui vient nous rendre visite !!!!! 🙂
Ni une ni deux j' attrappe la caméra et court doucement vers lui, pas sauvage du tout il se laisse approcher pour le filmer, une dame me raconte la veille qu' elle en avait un juste sur sa terrasse ... ça parait presque surréaliste et tellement beau a regarder...
Nous quittons ensuite l' hotel avec pour programme d' aller voir les Yosemite Falls et Bridalveil Fall mais les rangers du visitor center nous confirment ce que nous pensions : les chutes sont à sec à cette periode de l' année.... Tant pis...Nous effectuons tout de meme une petite bifurcation vers ces chutes pour apercevoir El Capitan de la route et on entame direct la sortie vers la Tioga Road ...

La route est sublime, nous nous sommes arretés plein de fois et avons apperçu plein de biches et cerfs également mais aucun ours ... à mon grand regret 😕...
Les points de vues d' Olmstead Point et Tenaya Lake sont magnifiques. Je ne résiste pas a me tremper les pieds dans Tenaya, c' est quand meme idiot d' avoir oublié son maillot de bains à la maison, non ??? ... bon, l'eau est fraiche tout de meme mais c' est très agréable par cette chaleur !

La Tioga se termine trop rapidement a notre gout, on arrive à la fin du parc sur la toute petite bourgade de Lee Vinning en face de Mono Lake . On y mangera un bon gros burger dans un resto routier typique avec ses sièges en cuir .
Il n' est que 13h00 et comme notre plan est d' aller voir le coucher de soleil sur les South Tuffas de Mono Lake on décide de pousser jusque Bodie, la fameuse "ville fantôme" qui n' était pas prévue a notre programme . La visite est sympa cependant mais cela parait réellement surfait et très "faux", ça fait presque décor hollywoodien : meme le Père Noel y a trouvé un job d'été, c' est vous dire 😉😉😉!!! mais bon c' est marrant à voir !


On revient alors vers Lee Vinning en se trompant de route, rien à voir avec celle de l' aller on se retrouve sur une "cottonwood road" toute caillouteuse et sans grand interet point de vue paysages mais fun à emprunter quand meme !
Direction les South Tuffas, persuadés de pouvoir réaliser des clichés magnifiques au soleil couchant avec des teintes roses comme on en avait vu sur des photos, nous attendons jusqu'a ce qu' il fasse quasi noir mais la couleur n' est jamais venue...( peut etre est-ce comme ça au "sunrise" ? 😊) .Ces concrétions de sel et de calcaire sont impressionnantes quand même et très jolies .


Nous reprenons la route pour Mammoth Lakes situé a environ 40 minutes et ou nous avons réservé la nuit au "Quality Inn".
L' hotel est sympa la chambre est hyper grande et bien equipée ( micro-ondes, frigo etc...), la station de Mammoth est une station de ski assez cotée apparement il y a plein de restos et de boutiques mais il y fait vraiment frais le soir. On a vraiment pas faim de toutes facons, on s' achetera juste de quoi grignoter un petit truc et revenir le manger dans notre chambre et faire le plein d' eau pour traverser la Vallée de la Mort demain et rejoindre Las Vegas .
Journée du 07/09/2008:
Journée traversée de la Death Valley !!!
Nous quittons l' hotel vers 08h00 apres un bon petit dej' . Pour une fois je conduis et en effet on se sent vite à l'aise sur ces larges routes américaines : même pas peur !!! On est vite refroidis par un accident assez méchant aux alentours de Big Pine qui vient d' arriver j espère que les personnes impliquées s' en sont sorties ils avaient l' air en très sale état 😕...
Nous arrivons a DV vers 11h00 et sommes assez surpris par les paysages et surtout les reliefs montagneux !
On a failli louper le bureau des rangers pour passer notre American Pass qui est en fait un assez grand cabanon sur la gauche de la route, on s' attendait bêtement à la petite guérite habituelle au milieu de la route... On comprend vite l' utilité de leur espace plus grand et surtout CLIMATISE un peu a l' écart de la route : il fait plus de 40 degrés a l' ombre dehors et comme il n' y a pas d' ombre c' est évident....
Le ranger nous donne notre petit "sticker" à coller au pare-brise et on continue la route en passant devant les magnifiques "Sand Dunes" et on finit par "Zabriskie Point", ce dernier point de vue est sublime !

Mais on se demande comment et surtout pourquoi certains choisissent de passer plusieurs jours ici au milieu des cailloux il fait vraiment trop chaud pour faire quoi que ce soit dans cet enfer, mais bon chacun ses gouts 😉!...
Au bout de 2 heures de route tout en étant encore a 35 kms de "Sin City" on apperçoit déja les premiers hotels et la Tour de la Stratosphère, petit coup de "speed" sur les voies rapides, on est bien loin des petites routes de Yosemite ! Ca ressemble plus au periph' parisien avec 2 fois plus de voies ( Ced avait repris le volant entre temps heureusement! 😉).
Nous arrivons enfin au LUXOR et après 1 bonne heure de queue au check-in nous prenons possession de notre chambre au 9ème étage dans la pyramide, chambre assez "vieillotte" et plutôt sobre .. Nous décidons ensuite d' aller nous balader sur le Strip et passons devant tous les hotels les plus connus, le Paris, le New York, le Venetian, le Caesar Palace, le Bellagio ....
Bref on hallucine bien sur la folie de cette ville, un vrai "Disneyland pour adultes" qui porte bien son nom de "Sin City " : on peut en effet boire sa bière dans la rue ou fumer a l' interieur de presque tous les bâtiments, certaines serveuses ont des tenues ridicules parfois hyper vulgaires ( les pauvres...)
On te distribue dans la rue des petites cartes pour te faire livrer une call-girl dans les 10 minutes (plus rapide qu une pizza ! )..bref une ville de dingues mais amusante à voir 😏!...


Nous "filons" sur le vieux Las Vegas en prenant le bus " Deuce " qui s'avère être aussi lent qu' à pieds ou alors on est tombé sur un chauffeur endormi voire bourré ??!!! 😠
Nous arrivons ( enfin! ) sur Fremont street et ses vieux casinos mythiques (4 Queens, Golden Nuggets) et on décide quand meme de s'essayer un peu aux jeux, à nous deux on recoltera 35 dollars, pas mal, mais evidemment pas de quoi se rembourser le voyage faut pas rêver 😛!
Nous assistons au spectacle sons et lumières de "Fremont Experience" cela dure à peu près 5 a 6 minutes sur le thème du groupe "Queen" : sympa ! On dine dans le Steak House du Fremont Casino: plutôt correct ....
Il fait toujours 39 degrés dehors on est un peu "saoulés" par le bruit et la foule on décide de retourner a l' hotel toujours avec ce satané "Deuce" 😠 que l' on quitte devant le Bellagio car il n'avance rééllement pas ...

On assite au spectacle des fontaines qui est magnifique et on rentre faire dodo, il est 1 heure du matin.
Journée du 08/09/2008 :
Nous partons du Luxor vers 09h30 apres un bon petit café et des muffins au Nutella au "7eleven" du coin nous quittons LV pour rejoindre la petite bourgade de Glendale entre Zion et Bryce où nous allons passer 2 nuits.
La route est longue et sans grand interêt mais une fois arrivés aux abords du parc de Zion nous sommes époustoufflés par la beauté de la Scenic Drive et de ses couleurs ocres, rouges et blanches malgré quelques nuages qui assombrissent un peu le paysage...

De très beaux points de vue jallonnent la route assez montagneuse et nous donnent envie d' explorer le parc plus profondemment mais nous avions choisi de le traverser uniquement, faut bien faire des choix dans la vie ... qui sait on y reviendra peut etre ???
Nous arrivons a Glendale vers 17h00 en comptant le changement d' horaire + 1 heure, nous sommes en Utah . Glendale est un petit bourg complètement "paumé" en pleine nature, nous arrivons au Smith Hotel B&B le long de la route, contraste direct avec Las Vegas mais ça fait du bien de se retrouver au milieu de la verdure dans un petit hotel familial entouré d' un verger !!!
Rochelle, la maitresse de maison nous accueille avec le sourire nous parle un peu de la région et nous recommande la région de Grand Staircase Escalante puis nous accompagne à notre chambre, coquette quoique un bon brin "kitchouille", mais avec un VRAI lit king size on entend les grillons et les grenouilles chanter dehors, quel calme et quel bonheur !!!!Nous profitons de sa laverie pour faire un brin de lessive, pas grand chose a faire ici mais c' est tellement agréable ...
Nous allons manger vers 19h00 au "Buffalo Bistro" juste a coté qui ferme a 20h00 : le SEUL resto du coin ou nous avons passé la meilleure soirée de tout notre séjour !! Les patrons sont drôles et hyper chaleureux, le resto est décoré façon country western avec des panneaux a l' exterieur " hot beer and bad service, please come in ! "ou "don't go in there, they're crazy!". Voyant que nous "scotchons" sur les dizaines de petits colibris qui "volettent" au dessus de la terrasse, la patronne me file une petite brochure sur ces fameux " humming-birds" et me donne des explications sur les petits "mangeoirs" installés pour les attirer, pendant que Ced court chercher son appareil photo resté a l hotel.

On a super bien mangé, au menu barbecue de "buffalo ribs" et "boar ribs" ( cotelettes de bison et de sanglier) sur un lit de légumes du jardin ( enfin des légumes 😎 !!) on se régale !
Nous finissons la soirée a plaisanter avec le patron sur sa terrasse, aux fourneaux, devant son barbecue qui s'amuse à accueillir les nouveaux clients par des "tiens, encore de nouvelles victimes !!!", et à s' émerveiller de ses légumes "bios" aux formes "explicites", bref, une super soirée !!

Nous rentrons repus et très contents dans notre chambre malgré les nuages qui se profilent a l horizon et les goutelettes de pluies qui commencent à nous inquieter, c' est surtout pas dans cette région qu'il devait pleuvoir !!!! 🤪....on verra bien demain ...
Journée du 09/09/2008 :
J' etais persuadée qu' il avait plu toute la nuit avant de réaliser que c' était le bruit de la fontaine dehors .. Ouf !! Mais le ciel est quand meme assez chargé ce matin malheureusement 😕😕....
Oups.... On a oublié de changer l' heure de nos reveils et on descend pour le merveilleux petit dej' maison préparé par Rochelle vers 09h00 au lieu de 08h00 comme prévu, on enfile vite fait notre part de gateau aux blueberries fait maison et une bonne tasse de café pour filer a Bryce !!!
Rochelle nous previent heureusement qu' il peut faire froid là haut voire neiger parfois même en septembre ! On prevoit du coup des vêtements chauds, elle a bien fait en effet de nous prévenir il fait vraiment frisquet par temps de pluie !

Nous atteignons le premier point de vue : SUNRISE POINT vers 11h00, très joli puis nous décidons de rallier SUNSET POINT et commencer les deux petits trails de Navajo loop et Queen's Garden qui nous prendrons environ 2h30 bout à bout, on y croisera plein de petits "chipmunks" et de beaux corbeaux .

On a bien fait de le faire dans ce sens quand on voit les gens remonter Navajo loop pendant que nous le descendons, ça paraît plus dur quand même dans l' autre sens !!!...

Nous subissons nos premières gouttes de pluies en 1 semaine mais sommes de plus en plus enchantés au fur et a mesure de la beauté de cet amphithéatre naturel géant. Je me découvre d' ailleurs une phobie que je ne me connaissais pas dans ce parc : le vertige, qui va malheureusement bien m' handicaper tout au long du séjour et plutot m' énerver, mais il a fallu faire avec 😠....

Nous finissons le trail vers 14h30, un petit gôuter muffins-nutella plus tard et nous enchainons en voiture tous les points de vue ( à peu pres 7 en tout) sous une pluie désespérante...
C' est finalement vers 18h00 que le plein soleil revient !!! Pile au bon moment pour le sunset 😎😎😎!!! Ced fait crépiter l' appareil photo et s' approche dangereusement des falaises, "à l' aise blaise ", pendant que je reste en retrait derriére les barrières sécurisantes pour filmer .. des vrais "japonais" !!!

Nous profitons du spectacle jusqu' à la tombée de la nuit et nous arrêtons diner dans un resto sur le bord de la route assez "graillon" qui ne nous laissera pas le meme souvenir que la veille, ça c' est sur !
Il est 22h00 lorsque nous arrivons a l hotel Smith avec le sentiment d' avoir bien profité de cette superbe journée malgré la pluie.
Journée du 10/09/2008 :
Réveil à 07h00 ce matin, ce coup ci on prend le petit dej' à l' heure avec tous les hotes de l' hotel ce qui nous vaut une discussion très sympa avec un couple d' Australiens avec qui on échange nos impressions de voyage : ils nous racontent Zion et on leur parle de notre projet pour le surlendemain : Coyotte Buttes North ;on leur montre quelques images sur le guide "Photographing The Southwest" ce qui les fait bien rêver mais ils n' en avaient jamais entendu parler !!!
On attend que ça de notre coté avec impatience aussi mais on flippe un peu, la pluie ne se calme pas apparement 🤪 ...
Vu le temps, nous quittons Glendale (qui nous laissera un excellent souvenir) par le sud, notre projet étant d'emprunter la Cottonwood Canyon road et rejoindre Page et le Lac Powell et profiter de cette fameuse "dirt-road" ce jour là... On ne l' empruntera donc pas par le nord mais on s' y essayera par le sud si le temps s' arrange...
En arrivant vers Page, nous nous arrêtons à la Paria Contact Station pour voir si elle est "praticable", le Ranger nous la déconseille meme avec un 4x4 et nous dit qu' il n' envoit personne en ce moment là bas, trop boueuse et assez "défoncée" d' après lui... On suit donc ses recommendations malgré la déception mais on lui demande quand meme si on peut la prendre un peu pour bifurquer sur la BLM 431 pour les Whawheap Hoodoos, étonnement il n' a pas l' air contre ... On décide donc de tenter l'aventure malgré un ciel un peu "gris" !
Nous commençons à faire quelques miles et croisons une voiture "classique" qui sort de la Cottonwood... je décide de leur demander d'où ils viennent, ils abaissent leur vitre me répondant presque "nauséeux" et limite "verdâtres" qu'ils arrivent de Bryce et que la route est horrible a faire et nous recommandent de rebrousser chemin...

On décide quand meme tétus comme des mules de tenter les whawheap avec prudence ...Après 6 miles parcourus, un éclair ENORME suivi d' un coup de tonnerre tonitruant nous stoppe direct dans notre élan, on a que le mot "flash flood" a l' esprit et aucune envie de rester coincés dans la voiture ici !!!!!!!!!!
On rebrousse chemin tous "penauds" et on dévale les 6 miles déja parcourus a toute vitesse pour retrouver enfin le bitume: OUF !!!!! 😛
On s' accorde une petite consolation avec le trail des "Toadstools Hoodoos" juste en face de la Paria Contact Station là au moins ça se fait à pieds et le ciel nous offre de belles "éclaircies" !

Nous atteignons le site principal des hoodoos apres 3/4h de marche sympa, commencons l' exploration lorsqu' un orage de grèle nous tombe dessus à nouveau, on a rien vu venir cette fois!!!
On va vite s' abriter près des gros rochers au fond et on sort les ponchos pour protéger la caméra et l' appareil photo, la terre que l' on croyait dure sous nos pieds se disloque en boue rougeâtre 😮😮😮... gloupssss 🤪.....Je vous laisse imaginer la scène: on avait l' air de 2 "Télétubbies" verts roulés en boule près des rochers les pieds dans la gadoue !!!

On flippe un peu a nouveau car en 5 minutes à peine, 3 ou 4 cascades se forment en hauteur des falaises où nous étions abrités 🤪🤪🤪, bon pas énormes, mais suffisantes pour nous impressionner !!!!! La pluie se calme enfin, on recule doucement vers les hoodoos en glissant sur la terre boueuse, on se dit qu' il est grand temps de repartir a la voiture sans en demander plus !!!
Sur le chemin du retour on se retape encore des coups de flippe à glisser sur le sol boueux et on arrive enfin sur le parking content de retrouver le "cocon " rassurant de la voiture : re-OUF!!!! 😛....
Bon cette journée n'est décidement pas la notre, nous allons à Page pour le check-in a l hotel "Days-Inn".
Nous décidons d' aller du coup faire quelques petites courses au Wall-Mart juste à coté pendant un énormissime orage qui nous bloquera dans le centre commercial une petite heure ....🏴☠️
Vers 16h le temps revient au beau fixe et nous decidons de faire quelques points de vue sur le Lac Powell ( Scenic View, Lone Rock..).

Nous finissons par le magnifique et majestueux Horseshoe Bend sous quelques petits nuages mais qui offrent de beaux rayons de soleil. Evidemment je ne peux pas l' approcher mais reste en retrait à 5 mètres environ ( et oui on fait ce qu' on peut!!! 😊 ) en train de maugréer contre ce maudit vertige pendant que Ced réalise de beaux clichés au bord de la falaise...L' endroit est sublime !!!

Nous rentrons a l hotel vers 19h00 apres un petit "Burger King" et dodo en priant Mère Nature pour qu' il fasse beau demain, car demain c' est "THE WAVE" nous avions gagnés nos permis quelques mois avant sur internet on ne pouvait absolument pas louper ça !!!!!
Journée du 11/09/2008:
On a décidé de s'attaquer au point fort de notre séjour à la "fraiche", on se réveille vers 05h30 du matin, on engloutit un petit dej' guargantuesque à l' hotel pendant que la TV repasse des images des cérémonies du 11 septembre ...
Il nous faut prendre des forces pour ce trail de presque 10 kms A/R ! Heureusement dehors il fait super beau pas un seul nuage a l horizon: SUPER !!!!!! 😎😎😎
Nous arrivons au parking de Wire Pass vers 07h30 et entamons le chemin, plusieures personnes présentes sur le parking nous "larguent" très vite on ne les retrouvera qu'en haut....On décide quant a nous d' y aller doucement et prendre notre temps, c'est pas une course de vitesse !
On signe le registre, le début est dur, très dur, ça grimpe, c' est sableux et il commence a faire très chaud, nos sacs sont lourds car on a bien pris soin d'emmener nos 4 litres d' eau par personne ( hyper necessaires : on a fait que boire !!!) de temps en temps on croit entendre des petites maracasses, des rattlesnakes 🤪???

Mais les paysages aux alentours sont déja magnifiques presques surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail (à notre niveau de randonneurs "presque du dimanche" bien sûr 😛!... ). Les cartes du BLM sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable!
Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée ( une vraie tuerie celle-ci! 😉) nous atteignons enfin le St Graal....
Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain, surement un des plus beaux endroits du globe !!! Il n' y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site ....

Il est 10h00, la luminosité est excellente et nous sommes déja une dizaine sur les 20 personnes autorisées par jour, l' appareil photo et la caméra surchauffent, et on apprécie le calme et la grandeur de ce lieu presque secret et hors-normes ....

Nous explorons pendant 1h30 un peu autour du couloir principal de "The Wave" jusque Second Wave et son Hamburger Rock, les Brainrocks et ses rochers colorés et indescriptibles de par leur forme et leur beauté mais nous en resterons là uniquement ...

*
Ced commence a souffrir de son genou (fragilisé par une ancienne blessure) et je suis bien vannée aussi mine de rien, tant pis pour Top Rock et Sand Cove....On en a déja vu BEAUCOUP ! (avec mon vertige je ne serai pas allée bien loin de toutes façons....).D' autant plus que les nuages commencent à arriver et que nous tenons à retenter les Wahwheap après...
Nous reprenons doucement le chemin du retour en croisant les derniers "chanceux" du jour qui arrivent également exténués sur le site ! Le chemin retour est un peu plus facile on signe le registre à la sortie et nous atteignons notre 4x4 vers 13h00. Ced a trop mal au genou et se sent incapable de marcher à nouveau pour les fameux hoodoos en meme temps on est épuisés ...Tant pis va falloir les oublier ceux là 😕!....
Du coup on essaye de retenter de voir un peu de la Cottonwood quand meme mais elle est vraiment défoncée et le tour de "montagnes russes" 🤪 qu' on s' inflige nous "sâoule" direct nous n 'irons vraiment pas loin malheureusement avant de rebrousser chemin ....
Nous rentrons à l' hotel nous poser un peu et ressortons le soir venu au "Dambar grill" un petit resto en terrasse dans Page pour un bon plat de pastas, une fois n'est pas coutume...
Nous rentrons a l' hotel vers 21h00 completement HS... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!! 😛
Journée du 12/09/2008:
Aujourd'hui une autre merveille de la nature au programme : Antelope Canyons !
Nous nous rendons au parking d' Upper Antelope vers 8h00 pour réserver ce dernier pour le tour de 11h00 sans problème et ensuite aller juste en face de la route au Lower Antelope vers 08h30 .
Il n' y a pas pas trop de monde pour celui-ci surtout à cette heure et les couleurs sont sublimes, c' est un endroit vraiment magique. Nous nous retrouvons à un moment donné sans personne, on entend plus rien et on commence à se demander si on a pas loupé l' échelle de sortie finale du coup ?! Ben non elle est là, on aurait pu passer un peu plus de temps dedans comme notre jeune "accompagnateur" navajo était encore bien loin derrière ...


Tant pis il n' est qu' à peine 10h00 on patientra un peu au soleil dehors sur le parking d' Upper pour notre tour de 11h00 .
Les énormes 4x4 sont là et font l' aller retour entre le parking et le slot canyon . Nous patientons avec une quarantaine d' individus et sommes dispatchés avec nos guides respectifs, nous tombons avec une Navajo hyper sympa qui a l' air d' être un peu la "chef" de toute la petite troupe de guides et qui nous transporte ("transbahute" plutot😛) dans son énorme pick-up sur la piste de sable vers Upper c' est plutot fun mais mieux vaut bien s' accrocher quand meme !!!
Nous rentrons par le bas du canyon (contrairement a Lower qui se fait par le haut par des échelles ) il y a déja des tonnes de personnes 🤪 mais peu importe on le savait à l' avance de toutes façons ! Le site est également superbe et les rayons du soleil commencent à percer le canyon par endroits ...
Vers 11h45 le soleil est au zenith, tout le monde se marche presque dessus et c' est un peu la "guéguerre" entre les differents guides, ça frise parfois le ridicule entre les groupes des "photopraphes tours" et les autres mais on en rigole bien quand meme 😉, les plus belles images sont en hauteur de toutes façons!!

Pas un seul moment pour prendre un "beam light" en photo en entier sans personne dessus...Ces deux photographes là doivent avoir la même photo que nous en sens inverse 😏 !!! :

Mais on parvient à faire quelques clichés quand même, peut être un peu trop sombres dans Upper n' ayant pas de trépied 🙁....
La guide nous laisse à la fin du canyon le choix de patienter avec elle une quinzaine de minutes après nous avoir expliqué comment se produisaient les "flash floods" ou bien de retraverser par nous meme en sens inverse le canyon et de se retrouver devant . Nous optons pour la 2ème solution et avons tenté de reprendre quelques clichés en faisant attention de ne pas se prendre les pieds dans les centaines "tripods"....
Des deux canyons on aura quand meme préféré Lower pour sa quiétude, et il est aussi beau que Upper, sans les "beams", ça c'est certain ....mais les deux sont absolument fabuleux et à ne pas rater !!!!!
Nous partons vers 13h00 en direction de Kayenta, check- in a l hotel " Hampton Inn" après 1 heure et demi de route, un hotel très sympa et dans le style local "néo-mexicain", la chambre est spacieuse et bien décorée.
Départ pour Monument Valley vers 16h15 heure de l' Utah .
Monument Valley est LE cliché des westerns, John Wayne, Marlboro et Cie..... Encore une fois nous ne sommes pas décus mais la Vallée ne prendra réellement son ampleur qu' au coucher du soleil !!!
Nous empruntons la Valley Drive qui secoue quand même pas mal à certains endroits, j' imagine qu'avec une voiture classique ça doit pas être du gâteau parfois mais ça se fait 😛!

Nous nous arrêtons à tous les points de vues puis finissons au soleil couchant au Visitor Center en face des "Mitten Buttes", la vue est superbe on apperçoit en bas la trainée de poussière des voitures qui terminent la scenic drive ....Les buttes sont presque toutes dans l'ombre quand nous décidons de rentrer à l' hotel .

Un peu marre des "fast-food" on dinera ce soir là à l' hotel qui possède son propre resto mexicain qui vient de réouvrir après un mariage Navajo dans l' après midi : on opte pour des Fajitas au poulet servies sur des planchas encore toutes crépitantes remplies de poivrons grillés... hummmmm... trop bon !!! Et la serveuse en habit typique navajo ( et avec un strabisme déstabilisant!!😛) nous propose la spécialité locale Navajo pour le dessert : un "fry bread" à la poire confite, au miel et saupoudré de cannelle, un régal mais heureusement qu' on en a pris 1 seul pour 2, c' est énorme !! Pour la 3ème fois en 11 jours on se régale vraiment !
Journée du 13/09/2008 :
Nous quittons Kayenta vers 09h00 après un bon petit dej' a l' hotel très copieux, finalement ce bel hotel navajo nous laissera un bon souvenir contrairement à ce que nous avions lu dans les guides touristiques!
Direction le Grand Canyon rive sud !!
Nous arrivons là bas vers 14h00, bon, au début on a du mal avec l' organisation du parc, le systeme des shuttles parait en un premier coup d' oeil compliqué et surtout d'où vient toute cette foule tout d'un coup ???? On a rarement vu autant de monde dans un parc mais en meme temps on réalise qu' on est le WE !!
Le check-in se fait facilement au Best Western Grand Squire Inn de Tusayan au sud à la sortie du parc . L' hotel est grand, la chambre impeccable et tres grande elle aussi .
Nous partons faire un petit tour au bord du canyon après avoir compris les systèmes de navettes pour aller admirer le coucher de soleil a "Yaki point" qui ne se rejoint qu' en navette ( green line) .

On a la chance d'arriver parmi les premiers et on se pose a 50 cms du bord pour ne plus en bouger, bientôt rejoints par une trentaine de personnes, on a une place en or !
Tant que je ne bouge pas ça va, et le fond du canyon fait presque "carton-pâte" bizzarement ma sensation de vertige est moins puissante qu' à d'autres endroits ! "Va comprendre Charles"... enfin faut pas se leurrer quand meme... hey hey... je ne bouge pas les fesses de mon rocher!!!! 🤪
On profite du spectacle pendant presque 1 heure, la roche prend ses couleurs rouges magnifiques et le canyon disparait petit à petit dans l' ombre....
Marre aussi des "steakhouse", on dine dans un "pseudo" resto italien tenu par des sud-américains : on vous laisse deviner le résultat = mangeable mais vraiment bof ...mais une petite bouteille de vin australien nous permet d'égayer un peu la soirée ! Retour à l' hotel et dodo vers minuit...
Journée du 14/09/2008 :
Levés vers 09h00, d' ailleurs on a pas trop compris pourquoi car on était persuadés d' avoir mis nos reveils à l' heure du radio-reveil la veille et on se lève avec 1 heure de décalage par rapport à celui-ci .. Changement d'heure dans l'Etat ou effet perverse du vin australien de la veille ??? 😛....
Bref on file au petit dej' bien garni et surtout un large choix de fruits. ..ça fait du bien!!!
On prend la route vers 10h30 et nous garons la voiture à Pipecreek View pour entamer le Rim Trail sur le bord du canyon vers le Tovar Hotel, 7 bons kilometres de marche sous le soleil mais avec un léger vent frais et surtout un chemin plat et goudronné.
Jolie balade qui nous a enchantée et nous a permis d' admirer quelques fleurs sauvages et d' approcher de beaux écureuils tout du long et bien sur de magnifiques points de vue sur le canyon !

Nous arrivons au Tovar et à la "Hopi House" situés dans la partie historique du GC où nous prenons la navette bleue pour revenir au visitor center, de là changement de navette et prenons la ligne verte jusque Pipecreek view pour reprendre la voiture.
Toute la partie EST de la rive sud était fermée pour constructions ....dommage apparement il y avait des cascades et de belles vues du Colorado là bas .....
Nous nous arrêtons à Grandview, la vue est sublime d' ici aussi, un peu en contrebas nous observons une floppée de vautours ( turkey vultur ou bien urubu) ( que j 'avais pris à tort pour des Condors 🙁..) prenant le soleil perchés sur un arbre mort, certains plannent au dessus de la vallée...moment de plénitude sur cette vue sublime....qui sera vite troublé par tout un groupe de "Hell's Angels" qui arrivent en parlant un peu trop fort à notre goût 🤪....

Continuation vers Desert View, sur la route nous croisons un coyotte qui pas farouche se laisse également photographier !!!

A Desert view nous grimpons en haut de la tour pour admirer la vue puis poussons ensuite jusque Lipan Point sans y attendre cette fois le coucher du soleil.
Sur le chemin du retour nous apercevons encore beaucoup de cerfs et de biches dont tout un groupe d'une quinzaine d' individus broutant tranquilement en bord de route pendant que presque autant de voitures s' arretent pour les photographier.
Au loin on entend et apperçoit un grand mâle en train de bramer pour rassembler son "harem" et défendre son territoire, le son est très spécial et ressemble presque bizarrement au cri des baleines!!!

Emerveillés a nouveau par cette belle journée nous rentrons à l'hotel pour nous poser, bye bye grands espaces ...demain c'est Vegas et ensuite LA ...fini la nature dans toute sa beauté 😕🙁.....
Nous ne regrettons pas de ne pas avoir fait de tour en hélico finalement, on avait un peu peur d' être un peu déçus par la brièveté du vol et on a bien profité au contraire de notre petite balade à pieds !!!
Journée du 15/09/2008:
Nous quittons l' hotel vers 09h30 pour arriver après 4h30 de route au PREMIUM OUTLETS de Las Vegas ou Cedric fera pas mal d' achats mais de mon côté je ne trouve ça pas bien folichon et je n' ai pas envie de faire du shopping...
Nous avons RDV ce soir a 19h00, avec une collègue de bureau qui était sur Vegas aussi à cette période, pour diner ensemble... C' est la course en sortant des Outlets, le "periph" est en travaux, des embouteillages monstrueux et surtout on se plante de route.... Bref on arrive au MGM par je ne sais quel miracle vers 18h00...
Il n'y a personne au check-in !! miracle 😎😎!! sauf que la personne au comptoir nous redirige vers une hotesse qui nous demande de patienter dans le hall pendant 15 minutes ... On est déja à la bourre et on se demande ce qui ce passe 😐....
On nous fait ensuite un transfert vers l' annexe du MGM qui n'est autre que le "MGM Signature"!!! Très belle surprise pour nous qui avions a l'origine changé nos plans à la dernière minute en prenant Las Vegas une fois encore au lieu d' une nuit étape a Lake Havasu !!!
Pour 79 euros la nuit on se retrouve dans une suite Deluxe superbe avec une très grande cuisine aménagée, un coin salon, un lit magnifiquement grand et surtout une salle de bains immense avec un jacuzzi 😎😎😎!!!!!! On s' attendait pas à ça !!!!!

Mais notre collègue nous attend au Bellagio, on court sur le Strip pour la rejoindre elle et son mari et nous passons la soirée dans une petit resto "steakhouse" du "Miracle Mall" très beau centre commercial qui a la particularité d' avoir un plafond vouté qui représente un grand ciel bleu et quelques nuages... C'est super bien fait on s' y croirait presque et les batiments ressemblent un peu a ceux de Disney!
Ca laisse quand meme une sensation bizarre, presque d' être sur une autre planète dans une "sphère" aménagée...Au milieu du repas le tonnerre se met a gronder et quelques éclairs zèbrent le plafond, puis le bruit de la pluie arrive.... c' est vraiment une ville de fous 😉!!!!.....
Nos deux amis filent ensuite pour le spectacle qu'ils avaient réservé et nous déambulons à nouveau sur le Strip, passons à travers quelques hotels notamment le Paris qui a le meme "ciel" au plafond avec les pieds de la tour Eiffel qui ressortent dans le casino: c' est très bien fait !
Puis nous décidons d' aller voir le spectacle du Treasure Island : très grosse déception, on dirait presque le début d'un "film X" avec ces nanas qui dansent à moité nues sur un bateau et ces "chippendales" dans un bateau de l'autre coté, entre deux explosions et deux feux d' artifices ....bref assez bidon....
Il fait encore super chaud et on commence à ressentir la fatigue, on ne pense qu' à une seule chose : notre jacuzzi qui nous attend sagement dans notre suite deluxe!!! et dont on profitera un bon moment!! 😎
Journée du 16/09/2008:
09h30: Le réveil est douloureux ce matin et on a pas envie de quitter le lit douillet de notre suite....
Mais il le faut nous sommes attendus a Pasadena par mes anciens " host parents" lorsque j' étais fille au pair il y a quasi 10 ans de cela et à qui nous tenions à rendre visite !
Nous mettons les voiles à 10h30, la route est longue et sans interêt entre LV et LA mis à part le grand barrage, le "Hoover Dam", encore en construction et d' aspect assez futuriste qui attire pas mal de monde . Assez impressionnant mais les grands espaces nous manquent déja !!! .....
Nous arrivons un peu avant 15h00 a Pasadena, check-in a l' hotel Best Western Pasadena Royale et prenons possession de notre "mini-suite", on nous a apparement encore surclassé d'après le réceptionniste...
Eh bien on se demande bien à quoi doit ressembler une chambre normale dans ce cas ???... La chambre est somme toute, petite et assez "cheap", ça fait un petit peu "négligé" et la ventilation sent les égouts dès qu' on l' allume ...mais on y est que pour dormir de toutes façons!!! C' est sûr que ça calme après le luxe de Las Vegas 🤪😕!!!!
On file vers mon ancienne maison rejoindre Rich et Mary ( mes anciens "parents"), ça fait tout bizarre de conduire dans mon Pasadena après tant d'années, où toutes les maisons et avenues ressemblent presque à celles de "Wisteria Lane" dans "Desperate Housewives" ... Mais rien n'a changé sauf ma "petite" Ashley que je gardais lorsqu'elle avait 4 ans et qui maintenant est une grande jeune fille de 14 ans !!! Nous assistons à son match de volleyball dans l' après-midi et dinons tous ensemble à la maison autour d'un barbecue au bord de la piscine en ressassant les vieux souvenirs et en regardant les photos de l' époque !!! Une tres bonne soirée ça m'a fait très plaisir de les revoir et de leur présenter Cédric, nous sommes de retour a l'hotel vers 23h00...
Journée du 17/09/2008:
Nous nous levons vers 08h00 pour le petit dèj de l'hotel, franchement dégeulasse lui aussi : beurre rance et café façon "pipi-de-chat" immonde, seule les gauffres sont bonnes ! ( j'ai vraiment pas l habitude de me plaindre mais là c' etait limite quand même 🙁...)
Nous prenons la route vers downtown LA qui me parait bien plus pollué qu'il y a 10 ans on apperçoit meme pas les buildings de la freeway !!
Un petit arrêt à El Pueblo qui me parraissait bien mieux a l'époque et nous marchons vers le quartier financier en s'arrêtant au Bradbury Building .

Nous passons dans l' hotel Westin Bonaventure juste pour le fun de prendre les ascenceurs extérieurs puis retournons à la voiture. On est assez crevés déja et assez déçus par LA ...

Nous poussons tout de même vers le "Hollywood Walk of Fame " via Sunset Boulevard. Un "nouveau" centre commercial a été érigé à coté du Mann's Chinese Theater et le boulevard me semble beaucoup plus propre et plus moderne qu' il y a 10 ans !! Tant mieux ça avait besoin d' un bon coup de "décrassage" !!

On s'arrête manger un petit burger au "Johnny Rockets" du centre commercial et nous repartons vers les hauteurs d' Hollywood pour approcher au plus près du SIGN, c' est près du réservoir d'eau qu'il est le plus facile de le photographier mais la petite balade en voiture dans les ruelles minuscules des colines de Hollywood nous fait plaisir, on admire ces jolies villas colorées, et parfois avec des terrasse qui défient les lois de la gravité ...

Apres un petit saut à UCLA, un petit tour sur Mulholland Drive et plus d' une heure de bouchons pour renter à Pasadena nous repassons à l' hotel et ressortons le soir sur Old Pasadena, toujours aussi charmant ce petit centre ville 🙂... Je reconnais les petites ruelles où j' avais l'habitude de venir, mon bar à billards "le Jake's" et mon café préféré "l'Equator" ( qui est malheureusement devenu un resto asiatique "branchouille" mince moi qui revait d' aller y prendre un petit café !!). Nous dinons au "Twin Palms" ( l' ancien resto de Kevin Costner qui l 'est peut être toujours d'ailleurs je ne sais pas..) et rentrons à l hotel...
Journée du 18/09/2008:
On quitte le Best western vers 10h30 après avoir fait l'inventaire des valises, en effet c' est le jour du grand départ !
Nous passons la journée à flâner sur la plage de Santa Monica et sa Pier et on se balade vers Venice Beach et son ambiance un peu "hippie-trash" . Un petit verre en terrasse et on décide de quitter Pamela qui scrute l'horizon avec sa bouée rouge, pour prendre la direction de l'aéroport ...

Il n'est que 17h00 a peine et notre avion ne décolle qu'à 23h00 mais on a envie de se poser ... Nous longeons la côte en passant par Marina Del Rey .
Contents d' avoir passé du temps sur la plage et repris quelques couleurs .. Ca nous a permis de nous réconcilier un peu avec LA que Ced avait trouvé "bof" hier.. Je suis de son avis! j' avais pris plaisir à y vivre pendant mon année au-pair, mais dans la banlieue "dorée" de Pasadena ....
Nous rendons notre "titine" chez Alamo avec un petit pincement au coeur et empruntons la navette gratuite vers l'aéroport avec la sensation bizarre d'avoir oublié quelque chose ...peut-être tout simplement un 4x4 bleu au fond d'un parking qui attend ses nouveaux "propriétaires" 😕 ....
Nous patientons à l'exterieur du Terminal 2 sur un banc avec un café "starbucks" à la main en fumant quelques clopes et en refaisant le bilan du voyage ...en espérant peut-étre un "dernier" coucher de soleil magnifique ....mais ce ne fût pas le cas, l' environnement ne s' y prêtant pas réellement cette fois 🙁....
Nous décollons comme prévu vers 23h00, on s' endort comme des masses après seulement 1 heure de vol pour se réveiller 2 heures avant l' atterrissage.....Le vol nous aura semblé très court cette fois!
Nous sommes arrivés vers 18h30 a Paris sous un beau soleil mais il fait déja largement plus frais....dur de se retaper le RER et le métro après tout ça et reprendre une vie "normale" ....
vivement le prochain voyage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà pour nos impressions de voyage qui nous laissera un excellent souvenir !!! En esperant que ce petit carnet pourra également aider certaines personnes à préparer leur voyage ...
Alex et Ced
(Désolée d'avance si vous trouvez que je rentre trop dans les détails mais c'est ma manière a moi aussi de conserver nos souvenirs !!!)
Nous tenions à remercier déja tous les membres de VF qui ont répondu à mes nombreuses sollicitations dans la rubrique Amerique du Nord et pour leur aide précieuse, désolée pour ceux que j' oublie mais un très grand merci à tous et en particulier à : Vnoa, Laurence49b, Sedonax, Aiassa, Tripusa, Wavemaster, Jadorry, Vazyvite, Nobody et bien d'autres... à tous les "Septembriens" du post de Patrick "LeTigre" ( en espérant que tu puisses réaliser ton rêve un jour aussi !!!)et également merci aux nombreuses personnes dont les carnets ont été hyper utiles et nous ont permis de rêver avant de partir !!! et bien sur merci au super site de OUESTUSA.FR : à consulter sans modération avant de partir !!!! ( oups ...on dirait presque une remise des Oscars là 😊... Bref un grand merci à tous 😉!!!!!)
Venons en au sujet principal de ce post..... notre voyage, qui a eu lieu du 02 au 19 septembre 2008...
Voici la liste des étapes effectuées : San Francisco , Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, région de Page, Monument Valley, Grand Canyon, Las Vegas (again), et Los Angeles. Bref... un parcours très classique avec quelques tous petits moments en dehors des "sentiers battus".
Nous en garderons un excellent souvenir, nous avons eu un temps magnifique tout le long du voyage mis a part quelques orages dans la région de Page qui ont malheureusement perturbé quelque peu notre programme...(😠grrrrrrrrr....mais nous ont apporté un petit souffle d' aventure sympa ! ).
Quant aux hotels, nous avions choisi des prix intermédiaires et n' avons jamais été deçus mis a part le tout dernier a Pasadena ( banlieue de LA) mais je noterai mes impressions au jour le jour .
Notre voiture etait un 4x4 Toyota 4runner bleu qui je l' avoues nous a fait bien peur par sa grosseur au début du séjour ( moi qui voulait un petit modèle genre toyota RAV4 mais pas plus ! ...) mais qui s'est avérée être une voiture excellente, spacieuse et hyper confortable et surtout hyper facile a conduire ! On a eu du mal à la quitter a la fin de notre trip 😕...
Commençons par le commencement :
Journée du 02/09/2008:
Départ pour San Francisco par le vol Air France de 10h15 arrivée en heure locale a 12h30 : on arrive un peu "décalqués" de ne pas avoir pu fermer l' oeil pendant le vol, trop excités a l' idée de réaliser enfin le voyage que l' on avait préparé pendant des mois !!!!
Nous avions réservé un tranfert vers le centre ville avec "supershuttle", nous sommes les derniers clients sur une petite dizaine a etre déposés devant notre hotel ce qui nous a permis de faire déja un bon petit tour d' orientation dans SFO !
Il est 15h30 lorsque nous arrivons a notre hotel : l' Adante situé sur Geary street dans le quartier des théâtres, très bien placé, un hotel sans charme spécial et un peu "kitch" mais qui reste très propre c' est le principal ! On dépose nos bagages, une petite douche salvatrice et on file direct a l' exterieur pour commencer a découvrir cette charmante ville de San francisco a pieds ( on tente d' oublier qu' il est déja plus de minuit en France mais l' excitation nous facilite bien la tâche!) .
Direction le FINANCIAL DISTRICT et ses buildings modernes ou plus anciens, premières sirènes de camions de pompiers et de voitures de flics noires et blanches qui impressionnent Cédric ( non non ce ne sont pas les jouets de ton enfance ! 😛).
Le soleil est bien au rendez-vous, il fait très chaud on décide alors d' aller voir la mer et nous poussons jusqu' au quartier de l' EMBARCADERO ou nous mangerons dans un petit fast food mexicain . Bien requinqués nous reprenons la direction du centre ville vers CHINATOWN sans se rendre compte qu'il est deja presque 18h00 et que cela fait 24h que nous sommes debout !!! Peut être est-ce la fatigue mais nous restons assez déçus par ce dernier quartier meme s'il est certes plus étendu et plus typique que le parisien on s' attendait peut etre a un peu mieux...
Nous decidons alors de nous donner un peu de repis et retournons a l'hotel apres quelques petites courses au Walgreen's du coin.
A 19h00 nous nous étalons sur le lit, 19h01 on est déja lovés dans les bras de Morphée....
Journée du 03/09/2008 :
"Tiens et si on allait voir le lever de soleil sur le Golden Gate " ??? me lance Ced, et oui il est 05h00 du mat' et malgré une nuit entrecoupée par le bruit de la machine à glace dans le couloir de l' hotel et des voisins a 01h00 du matin on est "frais comme des gardons", en meme temps il est déja 14h00 en France, logique !
Bon l' idée du lever de soleil étant difficilement réalisable a temps quand meme, on décide de sauter le petit dej' de l' hotel et on le quitte a 06h00.
Toujours à pieds, nous rejoignons la Coit Tower via Chinatown et Nob Hill ou les "lèves-tot" commencent leur "Tai-chi " sur le Hungtinton Park . Il est hyper agréable de se balader le matin dans un San Francisco a moitié encore endormi, on s' essaye aux longues avenues en montée pour atteindre le quartier de "Telegraph hills", quartier très mignon et un peu "Bo-Bo" avec vue sur Fishermann's Wharf, Alcatraz et le Oakland Bay Bridge. Le point culminant est la Coit Tower mais on ne le savait pas elle n' ouvre qu' a 10h00 et il n' est que 08h00...Tant pis on ne pourra pas y aller, mais les vues aux alentours sont tout de meme sympas !
On laisse notre petit groupe de retraités s' exercant au Tai-chi autour de la Coit pour se diriger vers Fishermann's Wharf et la Pier 39 pour un bon petit café et quelques donuts .
Ce fameux quai si touristique est vide a cette heure-ci, tant mieux nous allons pouvoir profiter de la colonie d'otaries quasi seuls ! On passe au moins 1/2 heure a observer ces "sealions" étonnement nombreux, d'apres ce qu' il etait noté ils sont plus de 300 individus à "squatter" la Pier 39 à ce jour et ne migrent plus ! Ils sont franchement marrants à regarder, à se battre pour un bout de ponton, à jouer ou à se grogner dessus !
10h00 : il est temps d' approcher ce fameux pont rouge ! Nous decidons de louer des vélos sur le quai 41 pour le traverser et rejoindre la charmante ville de Sausalito de l' autre coté de la baie et reprendre ensuite le ferry pour rendre les velos au meme endroit . Nous ne regrettons pas cette super solution pour découvrir le pont malgré les 13 kms parcourus, le soleil de plomb et les coups de soleils énormes que l' on a attrapé ( et oui on avait oublié la crème solaire on est devenus aussi rouges que le GGB 🤪... aie aie aie...) les photos que l' on a pu faire d'Alcatraz et de la baie de SFO pendant la traversée en ferry retour sont très sympas !!
13h00: Apres un petit burger au "In-n-out" bien mérité nous entamons l' ascension des Russian Hills, toujours a pieds, ça grimpe très dur mais les vues sur SFO valent le coup . Nous arrivons à la fameuse "Lombard Street" cette célèbre petite rue sinueuse et fleurie et aussi hyper touristique...
Il est environ 15h30, on est extenués, pas l' habitude de faire autant de sport mais on a déja bien rempli la journée, nous retournons a l' hotel toujours en marchant ( il existe pourtant bel et bien des bus et autres "cable-cars" à SFO pour bouger mais bon on est restés dans l' optique s' entrainer pour les petites randos qu' on fera plus tard dans les parcs ! 😛) . Nous decidons d' aller diner dans un resto indien près de l'hotel, beaucoup trop épicé mais ça change un peu des burgers !
dodo vers 21h00. Tiens ! On dirait bien qu'on commence a prendre le rythme et à s'adapter au décalage horaire ??!!
Journée du 04/09/2008:
Levés vers 07h00 et après un bon petit dej' a l' hotel nous partons toujours a pieds vers le CIVIC CENTER et ses bâtiments administratifs et son City Hall pour se diriger vers l' ouest de la ville et atteindre le très fameux parc d'Alamo Square: vraiment un des plus beaux clichés de SFO avec ses rangées de maisons victoriennes et en arrière plan le FINANCIAL DISTRICT ! (finalement la lumiere n' étant pas optimale nous y reviendons en après midi).
Direction le Golden Gate Park très mignon mais sommes un peu décus par la "petitesse" du jardin japonais que je tenais à voir, mais qui est quand meme sympa .
Nous retournons vers Alamo Square en passant par le quartier "Hippie-Trash" de Haight Ashbury avec ses boutiques bizarroïdes...
Une petite pause sur la pelouse d'Alamo Square et nous decidons finalement de prendre le bus pour la première fois pour rejoindre l' hotel, trop crevés pour marcher plus cette fois 😛.
Nous avons RDV a 19h00 en centre ville a cote de notre hotel sur O'Farell street pour recuperer notre "petite" voiture . Une mauvaise surprise nous y attend: la voiture ne nous attend pas ici comme réservé et payé a l avance et noté sur notre bon d' échange, mais a l'aéroport de SFO!!!! les boules !!! on est assez énervés car on l avait précisé 1000 fois au téléphone lors de la résa qu' on la voulait ici et pas sur la centrale de Bush Street ( car le temps d' attente pour recuperer le vehicule etait d'après ce que j' avais lu trop long là bas ) mais là, à l aéroport, c' était carrément du délire 😠 😠🏴☠️!!
Bref la femme au comptoir a été hyper sympa et nous a trouvé une solution en 5 minutes et nous a fait venir un SUV, sauf que là on a pas pu choisir notre propre vehicule et on s' est retrouvé avec un Toyota 4runner trop énorme a notre goût ... On grimpe dedans pour le garer sur le parking d' à coté (qui offre d' ailleurs de supers tarifs par rapport a d'autres beaucoup plus chers a SFO) et là c' est un peu la panique, meme pas de "owner's manual" et on ne trouve pas du premier coup la prise allume-cigares pour le GPS qu on avait acheté expres et bien sur des boutons de fonctions partout qu'on ne savait pas utiliser ..On est bien loin de la Fiat Punto là 🤪!!!!!!!
On se gare comme on peut dans le parking histoire de trifouiller toutes les commandes et voir a quoi ça sert, on trouve l' explication de la fonction 4x4 quand meme mais on flippe un peu de prendre la route avec ce "tank" dès le lendemain .. Mais pas folle la guèpe, c' est Cédric qui prendra les commandes demain pour nous sortir de SFO !!! 😉
Nous finissons la soirée dans un excellent petit resto Thai ( le "Thai Noodle") a 100 mètres de notre hotel a imaginer la suite de notre parcours, en effet demain nous prenons la route vers Yosemite !
Journée du 05/09/2008:
En route pour Yosemite !!!
On part de San Francisco vers 09h00, Ced conduit notre "tank" et moi je garde pour l' instant ma position de co-pilote mais finalement, il se sent très vite a l' aise dans les rues de SFO que nous quittons par le très grand pont du Oakland Bay Bridge .
Nous arrivons vers 13h00 a l entrée OUEST du State Parc et nous achetons notre american PASS, et là on en prend déja plein les yeux ! Nous nous arretons sur le premier point de vue a couper le souffle de TUNNEL VIEW puis on redescend doucement vers notre hotel au sud du parc : le Wawona .
Une petite mamie américaine râle derrière moi car trouve que le check-in est comme tous les ans pour elle trop long, franchement ça n' a pas pas duré plus de 10/15 minutes...
On s' appercoit tres vite, en effet, que la fréquentation de l' hotel est un mélange de cheveux blancs et de golfeurs mais le Wawona est un hotel très "cosy", plein de charme et aussi le plus ancien du parc .
Nous prenons possession de notre chambre dans un des plus grands batiments de style victorien tout en bois, une petite chambre coquette avec des photos d' époque en noir et blanc de l' hotel . Nous avions pris une chambre sans salle-de-bains mais il y a quand meme un petit cabinet de toilette, les douches et les WC sont communs a l' arriere du bâtiment et ils sont très propres .
Après quelques petites courses au grocery store juste a coté nous allons au visitor center de l' hotel pour prendre des renseignements sur le parc . Nous decidons d' aller voir les Sequoias géants de Mariposa Grove non loin de l' hotel puis remonter le parc jusque Glacier Point pour le coucher de soleil.
Les Sequoias sont exceptionnels à cet endroit, on avait le choix soit de prendre les shuttles pour la visite (mais d une part c' etait très cher et ils ne s' arretaient qu' a 1 ou 2 points de vue) ou bien de faire le petit trail à pieds et d' aller voir les premiers spécimens qui sont les plus impressionnants également.
On a choisi la marche evidemment et aucun regret pour cette jolie balade en foret, appercu de nos premiers écureuils et surtout de ces fameux patriarches impressionnants !!!
On s' appercoit alors qu' il est déja 17h30 et qu il faut vite remonter dans le parc pour aller a Glacier Point , le coucher du soleil etait vers 19h00 mais il fallait y etre vers 18h max pour voir le spectacle quand la roche prend une teinte rosée sur Glacier !
Le spectacle nous laisse sans voix, la Nature dans toute sa splendeur ...
Nous reprenons la route vers l hotel de nuit et croisons notre premiere biche sur la route qui la traverse avec une grâce et une élégance sereine ...aaahhhhh Bambi 🙂....
Le resto de l hotel est toujours ouvert vers 20h00 mais on a aucune envie d' aller s'attabler là bas après tant de douceur ( et surtout on ne sait pas comment jouer au "Bridge"... 😉). On decide de rester tranquiles sur la grande terrasse devant notre chambre au menu ce soir: Cookies, Pringles et une petite bière.. un vrai menu de sportifs dis donc!!!! 😛
Journée du 06/09/2008:
Il est a peu près 08h00, on prend un petit dej' toujours sur notre terrasse en regardant le paysage et tout a coup on apperçoit le papa de Bambi juste a coté de notre bâtiment qui vient nous rendre visite !!!!! 🙂
Ni une ni deux j' attrappe la caméra et court doucement vers lui, pas sauvage du tout il se laisse approcher pour le filmer, une dame me raconte la veille qu' elle en avait un juste sur sa terrasse ... ça parait presque surréaliste et tellement beau a regarder...
Nous quittons ensuite l' hotel avec pour programme d' aller voir les Yosemite Falls et Bridalveil Fall mais les rangers du visitor center nous confirment ce que nous pensions : les chutes sont à sec à cette periode de l' année.... Tant pis...Nous effectuons tout de meme une petite bifurcation vers ces chutes pour apercevoir El Capitan de la route et on entame direct la sortie vers la Tioga Road ...
La route est sublime, nous nous sommes arretés plein de fois et avons apperçu plein de biches et cerfs également mais aucun ours ... à mon grand regret 😕...
Les points de vues d' Olmstead Point et Tenaya Lake sont magnifiques. Je ne résiste pas a me tremper les pieds dans Tenaya, c' est quand meme idiot d' avoir oublié son maillot de bains à la maison, non ??? ... bon, l'eau est fraiche tout de meme mais c' est très agréable par cette chaleur !
La Tioga se termine trop rapidement a notre gout, on arrive à la fin du parc sur la toute petite bourgade de Lee Vinning en face de Mono Lake . On y mangera un bon gros burger dans un resto routier typique avec ses sièges en cuir .
Il n' est que 13h00 et comme notre plan est d' aller voir le coucher de soleil sur les South Tuffas de Mono Lake on décide de pousser jusque Bodie, la fameuse "ville fantôme" qui n' était pas prévue a notre programme . La visite est sympa cependant mais cela parait réellement surfait et très "faux", ça fait presque décor hollywoodien : meme le Père Noel y a trouvé un job d'été, c' est vous dire 😉😉😉!!! mais bon c' est marrant à voir !
On revient alors vers Lee Vinning en se trompant de route, rien à voir avec celle de l' aller on se retrouve sur une "cottonwood road" toute caillouteuse et sans grand interet point de vue paysages mais fun à emprunter quand meme !
Direction les South Tuffas, persuadés de pouvoir réaliser des clichés magnifiques au soleil couchant avec des teintes roses comme on en avait vu sur des photos, nous attendons jusqu'a ce qu' il fasse quasi noir mais la couleur n' est jamais venue...( peut etre est-ce comme ça au "sunrise" ? 😊) .Ces concrétions de sel et de calcaire sont impressionnantes quand même et très jolies .
Nous reprenons la route pour Mammoth Lakes situé a environ 40 minutes et ou nous avons réservé la nuit au "Quality Inn".
L' hotel est sympa la chambre est hyper grande et bien equipée ( micro-ondes, frigo etc...), la station de Mammoth est une station de ski assez cotée apparement il y a plein de restos et de boutiques mais il y fait vraiment frais le soir. On a vraiment pas faim de toutes facons, on s' achetera juste de quoi grignoter un petit truc et revenir le manger dans notre chambre et faire le plein d' eau pour traverser la Vallée de la Mort demain et rejoindre Las Vegas .
Journée du 07/09/2008:
Journée traversée de la Death Valley !!!
Nous quittons l' hotel vers 08h00 apres un bon petit dej' . Pour une fois je conduis et en effet on se sent vite à l'aise sur ces larges routes américaines : même pas peur !!! On est vite refroidis par un accident assez méchant aux alentours de Big Pine qui vient d' arriver j espère que les personnes impliquées s' en sont sorties ils avaient l' air en très sale état 😕...
Nous arrivons a DV vers 11h00 et sommes assez surpris par les paysages et surtout les reliefs montagneux !
On a failli louper le bureau des rangers pour passer notre American Pass qui est en fait un assez grand cabanon sur la gauche de la route, on s' attendait bêtement à la petite guérite habituelle au milieu de la route... On comprend vite l' utilité de leur espace plus grand et surtout CLIMATISE un peu a l' écart de la route : il fait plus de 40 degrés a l' ombre dehors et comme il n' y a pas d' ombre c' est évident....
Le ranger nous donne notre petit "sticker" à coller au pare-brise et on continue la route en passant devant les magnifiques "Sand Dunes" et on finit par "Zabriskie Point", ce dernier point de vue est sublime !
Mais on se demande comment et surtout pourquoi certains choisissent de passer plusieurs jours ici au milieu des cailloux il fait vraiment trop chaud pour faire quoi que ce soit dans cet enfer, mais bon chacun ses gouts 😉!...
Au bout de 2 heures de route tout en étant encore a 35 kms de "Sin City" on apperçoit déja les premiers hotels et la Tour de la Stratosphère, petit coup de "speed" sur les voies rapides, on est bien loin des petites routes de Yosemite ! Ca ressemble plus au periph' parisien avec 2 fois plus de voies ( Ced avait repris le volant entre temps heureusement! 😉).
Nous arrivons enfin au LUXOR et après 1 bonne heure de queue au check-in nous prenons possession de notre chambre au 9ème étage dans la pyramide, chambre assez "vieillotte" et plutôt sobre .. Nous décidons ensuite d' aller nous balader sur le Strip et passons devant tous les hotels les plus connus, le Paris, le New York, le Venetian, le Caesar Palace, le Bellagio ....
Bref on hallucine bien sur la folie de cette ville, un vrai "Disneyland pour adultes" qui porte bien son nom de "Sin City " : on peut en effet boire sa bière dans la rue ou fumer a l' interieur de presque tous les bâtiments, certaines serveuses ont des tenues ridicules parfois hyper vulgaires ( les pauvres...)
On te distribue dans la rue des petites cartes pour te faire livrer une call-girl dans les 10 minutes (plus rapide qu une pizza ! )..bref une ville de dingues mais amusante à voir 😏!...
Nous "filons" sur le vieux Las Vegas en prenant le bus " Deuce " qui s'avère être aussi lent qu' à pieds ou alors on est tombé sur un chauffeur endormi voire bourré ??!!! 😠
Nous arrivons ( enfin! ) sur Fremont street et ses vieux casinos mythiques (4 Queens, Golden Nuggets) et on décide quand meme de s'essayer un peu aux jeux, à nous deux on recoltera 35 dollars, pas mal, mais evidemment pas de quoi se rembourser le voyage faut pas rêver 😛!
Nous assistons au spectacle sons et lumières de "Fremont Experience" cela dure à peu près 5 a 6 minutes sur le thème du groupe "Queen" : sympa ! On dine dans le Steak House du Fremont Casino: plutôt correct ....
Il fait toujours 39 degrés dehors on est un peu "saoulés" par le bruit et la foule on décide de retourner a l' hotel toujours avec ce satané "Deuce" 😠 que l' on quitte devant le Bellagio car il n'avance rééllement pas ...
On assite au spectacle des fontaines qui est magnifique et on rentre faire dodo, il est 1 heure du matin.
Journée du 08/09/2008 :
Nous partons du Luxor vers 09h30 apres un bon petit café et des muffins au Nutella au "7eleven" du coin nous quittons LV pour rejoindre la petite bourgade de Glendale entre Zion et Bryce où nous allons passer 2 nuits.
La route est longue et sans grand interêt mais une fois arrivés aux abords du parc de Zion nous sommes époustoufflés par la beauté de la Scenic Drive et de ses couleurs ocres, rouges et blanches malgré quelques nuages qui assombrissent un peu le paysage...
De très beaux points de vue jallonnent la route assez montagneuse et nous donnent envie d' explorer le parc plus profondemment mais nous avions choisi de le traverser uniquement, faut bien faire des choix dans la vie ... qui sait on y reviendra peut etre ???
Nous arrivons a Glendale vers 17h00 en comptant le changement d' horaire + 1 heure, nous sommes en Utah . Glendale est un petit bourg complètement "paumé" en pleine nature, nous arrivons au Smith Hotel B&B le long de la route, contraste direct avec Las Vegas mais ça fait du bien de se retrouver au milieu de la verdure dans un petit hotel familial entouré d' un verger !!!
Rochelle, la maitresse de maison nous accueille avec le sourire nous parle un peu de la région et nous recommande la région de Grand Staircase Escalante puis nous accompagne à notre chambre, coquette quoique un bon brin "kitchouille", mais avec un VRAI lit king size on entend les grillons et les grenouilles chanter dehors, quel calme et quel bonheur !!!!Nous profitons de sa laverie pour faire un brin de lessive, pas grand chose a faire ici mais c' est tellement agréable ...
Nous allons manger vers 19h00 au "Buffalo Bistro" juste a coté qui ferme a 20h00 : le SEUL resto du coin ou nous avons passé la meilleure soirée de tout notre séjour !! Les patrons sont drôles et hyper chaleureux, le resto est décoré façon country western avec des panneaux a l' exterieur " hot beer and bad service, please come in ! "ou "don't go in there, they're crazy!". Voyant que nous "scotchons" sur les dizaines de petits colibris qui "volettent" au dessus de la terrasse, la patronne me file une petite brochure sur ces fameux " humming-birds" et me donne des explications sur les petits "mangeoirs" installés pour les attirer, pendant que Ced court chercher son appareil photo resté a l hotel.
On a super bien mangé, au menu barbecue de "buffalo ribs" et "boar ribs" ( cotelettes de bison et de sanglier) sur un lit de légumes du jardin ( enfin des légumes 😎 !!) on se régale !
Nous finissons la soirée a plaisanter avec le patron sur sa terrasse, aux fourneaux, devant son barbecue qui s'amuse à accueillir les nouveaux clients par des "tiens, encore de nouvelles victimes !!!", et à s' émerveiller de ses légumes "bios" aux formes "explicites", bref, une super soirée !!
Nous rentrons repus et très contents dans notre chambre malgré les nuages qui se profilent a l horizon et les goutelettes de pluies qui commencent à nous inquieter, c' est surtout pas dans cette région qu'il devait pleuvoir !!!! 🤪....on verra bien demain ...
Journée du 09/09/2008 :
J' etais persuadée qu' il avait plu toute la nuit avant de réaliser que c' était le bruit de la fontaine dehors .. Ouf !! Mais le ciel est quand meme assez chargé ce matin malheureusement 😕😕....
Oups.... On a oublié de changer l' heure de nos reveils et on descend pour le merveilleux petit dej' maison préparé par Rochelle vers 09h00 au lieu de 08h00 comme prévu, on enfile vite fait notre part de gateau aux blueberries fait maison et une bonne tasse de café pour filer a Bryce !!!
Rochelle nous previent heureusement qu' il peut faire froid là haut voire neiger parfois même en septembre ! On prevoit du coup des vêtements chauds, elle a bien fait en effet de nous prévenir il fait vraiment frisquet par temps de pluie !
Nous atteignons le premier point de vue : SUNRISE POINT vers 11h00, très joli puis nous décidons de rallier SUNSET POINT et commencer les deux petits trails de Navajo loop et Queen's Garden qui nous prendrons environ 2h30 bout à bout, on y croisera plein de petits "chipmunks" et de beaux corbeaux .
On a bien fait de le faire dans ce sens quand on voit les gens remonter Navajo loop pendant que nous le descendons, ça paraît plus dur quand même dans l' autre sens !!!...
Nous subissons nos premières gouttes de pluies en 1 semaine mais sommes de plus en plus enchantés au fur et a mesure de la beauté de cet amphithéatre naturel géant. Je me découvre d' ailleurs une phobie que je ne me connaissais pas dans ce parc : le vertige, qui va malheureusement bien m' handicaper tout au long du séjour et plutot m' énerver, mais il a fallu faire avec 😠....
Nous finissons le trail vers 14h30, un petit gôuter muffins-nutella plus tard et nous enchainons en voiture tous les points de vue ( à peu pres 7 en tout) sous une pluie désespérante...
C' est finalement vers 18h00 que le plein soleil revient !!! Pile au bon moment pour le sunset 😎😎😎!!! Ced fait crépiter l' appareil photo et s' approche dangereusement des falaises, "à l' aise blaise ", pendant que je reste en retrait derriére les barrières sécurisantes pour filmer .. des vrais "japonais" !!!
Nous profitons du spectacle jusqu' à la tombée de la nuit et nous arrêtons diner dans un resto sur le bord de la route assez "graillon" qui ne nous laissera pas le meme souvenir que la veille, ça c' est sur !
Il est 22h00 lorsque nous arrivons a l hotel Smith avec le sentiment d' avoir bien profité de cette superbe journée malgré la pluie.
Journée du 10/09/2008 :
Réveil à 07h00 ce matin, ce coup ci on prend le petit dej' à l' heure avec tous les hotes de l' hotel ce qui nous vaut une discussion très sympa avec un couple d' Australiens avec qui on échange nos impressions de voyage : ils nous racontent Zion et on leur parle de notre projet pour le surlendemain : Coyotte Buttes North ;on leur montre quelques images sur le guide "Photographing The Southwest" ce qui les fait bien rêver mais ils n' en avaient jamais entendu parler !!!
On attend que ça de notre coté avec impatience aussi mais on flippe un peu, la pluie ne se calme pas apparement 🤪 ...
Vu le temps, nous quittons Glendale (qui nous laissera un excellent souvenir) par le sud, notre projet étant d'emprunter la Cottonwood Canyon road et rejoindre Page et le Lac Powell et profiter de cette fameuse "dirt-road" ce jour là... On ne l' empruntera donc pas par le nord mais on s' y essayera par le sud si le temps s' arrange...
En arrivant vers Page, nous nous arrêtons à la Paria Contact Station pour voir si elle est "praticable", le Ranger nous la déconseille meme avec un 4x4 et nous dit qu' il n' envoit personne en ce moment là bas, trop boueuse et assez "défoncée" d' après lui... On suit donc ses recommendations malgré la déception mais on lui demande quand meme si on peut la prendre un peu pour bifurquer sur la BLM 431 pour les Whawheap Hoodoos, étonnement il n' a pas l' air contre ... On décide donc de tenter l'aventure malgré un ciel un peu "gris" !
Nous commençons à faire quelques miles et croisons une voiture "classique" qui sort de la Cottonwood... je décide de leur demander d'où ils viennent, ils abaissent leur vitre me répondant presque "nauséeux" et limite "verdâtres" qu'ils arrivent de Bryce et que la route est horrible a faire et nous recommandent de rebrousser chemin...
On décide quand meme tétus comme des mules de tenter les whawheap avec prudence ...Après 6 miles parcourus, un éclair ENORME suivi d' un coup de tonnerre tonitruant nous stoppe direct dans notre élan, on a que le mot "flash flood" a l' esprit et aucune envie de rester coincés dans la voiture ici !!!!!!!!!!
On rebrousse chemin tous "penauds" et on dévale les 6 miles déja parcourus a toute vitesse pour retrouver enfin le bitume: OUF !!!!! 😛
On s' accorde une petite consolation avec le trail des "Toadstools Hoodoos" juste en face de la Paria Contact Station là au moins ça se fait à pieds et le ciel nous offre de belles "éclaircies" !
Nous atteignons le site principal des hoodoos apres 3/4h de marche sympa, commencons l' exploration lorsqu' un orage de grèle nous tombe dessus à nouveau, on a rien vu venir cette fois!!!
On va vite s' abriter près des gros rochers au fond et on sort les ponchos pour protéger la caméra et l' appareil photo, la terre que l' on croyait dure sous nos pieds se disloque en boue rougeâtre 😮😮😮... gloupssss 🤪.....Je vous laisse imaginer la scène: on avait l' air de 2 "Télétubbies" verts roulés en boule près des rochers les pieds dans la gadoue !!!
On flippe un peu a nouveau car en 5 minutes à peine, 3 ou 4 cascades se forment en hauteur des falaises où nous étions abrités 🤪🤪🤪, bon pas énormes, mais suffisantes pour nous impressionner !!!!! La pluie se calme enfin, on recule doucement vers les hoodoos en glissant sur la terre boueuse, on se dit qu' il est grand temps de repartir a la voiture sans en demander plus !!!
Sur le chemin du retour on se retape encore des coups de flippe à glisser sur le sol boueux et on arrive enfin sur le parking content de retrouver le "cocon " rassurant de la voiture : re-OUF!!!! 😛....
Bon cette journée n'est décidement pas la notre, nous allons à Page pour le check-in a l hotel "Days-Inn".
Nous décidons d' aller du coup faire quelques petites courses au Wall-Mart juste à coté pendant un énormissime orage qui nous bloquera dans le centre commercial une petite heure ....🏴☠️
Vers 16h le temps revient au beau fixe et nous decidons de faire quelques points de vue sur le Lac Powell ( Scenic View, Lone Rock..).
Nous finissons par le magnifique et majestueux Horseshoe Bend sous quelques petits nuages mais qui offrent de beaux rayons de soleil. Evidemment je ne peux pas l' approcher mais reste en retrait à 5 mètres environ ( et oui on fait ce qu' on peut!!! 😊 ) en train de maugréer contre ce maudit vertige pendant que Ced réalise de beaux clichés au bord de la falaise...L' endroit est sublime !!!
Nous rentrons a l hotel vers 19h00 apres un petit "Burger King" et dodo en priant Mère Nature pour qu' il fasse beau demain, car demain c' est "THE WAVE" nous avions gagnés nos permis quelques mois avant sur internet on ne pouvait absolument pas louper ça !!!!!
Journée du 11/09/2008:
On a décidé de s'attaquer au point fort de notre séjour à la "fraiche", on se réveille vers 05h30 du matin, on engloutit un petit dej' guargantuesque à l' hotel pendant que la TV repasse des images des cérémonies du 11 septembre ...
Il nous faut prendre des forces pour ce trail de presque 10 kms A/R ! Heureusement dehors il fait super beau pas un seul nuage a l horizon: SUPER !!!!!! 😎😎😎
Nous arrivons au parking de Wire Pass vers 07h30 et entamons le chemin, plusieures personnes présentes sur le parking nous "larguent" très vite on ne les retrouvera qu'en haut....On décide quant a nous d' y aller doucement et prendre notre temps, c'est pas une course de vitesse !
On signe le registre, le début est dur, très dur, ça grimpe, c' est sableux et il commence a faire très chaud, nos sacs sont lourds car on a bien pris soin d'emmener nos 4 litres d' eau par personne ( hyper necessaires : on a fait que boire !!!) de temps en temps on croit entendre des petites maracasses, des rattlesnakes 🤪???
Mais les paysages aux alentours sont déja magnifiques presques surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail (à notre niveau de randonneurs "presque du dimanche" bien sûr 😛!... ). Les cartes du BLM sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable!
Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée ( une vraie tuerie celle-ci! 😉) nous atteignons enfin le St Graal....
Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain, surement un des plus beaux endroits du globe !!! Il n' y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site ....
Il est 10h00, la luminosité est excellente et nous sommes déja une dizaine sur les 20 personnes autorisées par jour, l' appareil photo et la caméra surchauffent, et on apprécie le calme et la grandeur de ce lieu presque secret et hors-normes ....
Nous explorons pendant 1h30 un peu autour du couloir principal de "The Wave" jusque Second Wave et son Hamburger Rock, les Brainrocks et ses rochers colorés et indescriptibles de par leur forme et leur beauté mais nous en resterons là uniquement ...
Ced commence a souffrir de son genou (fragilisé par une ancienne blessure) et je suis bien vannée aussi mine de rien, tant pis pour Top Rock et Sand Cove....On en a déja vu BEAUCOUP ! (avec mon vertige je ne serai pas allée bien loin de toutes façons....).D' autant plus que les nuages commencent à arriver et que nous tenons à retenter les Wahwheap après...
Nous reprenons doucement le chemin du retour en croisant les derniers "chanceux" du jour qui arrivent également exténués sur le site ! Le chemin retour est un peu plus facile on signe le registre à la sortie et nous atteignons notre 4x4 vers 13h00. Ced a trop mal au genou et se sent incapable de marcher à nouveau pour les fameux hoodoos en meme temps on est épuisés ...Tant pis va falloir les oublier ceux là 😕!....
Du coup on essaye de retenter de voir un peu de la Cottonwood quand meme mais elle est vraiment défoncée et le tour de "montagnes russes" 🤪 qu' on s' inflige nous "sâoule" direct nous n 'irons vraiment pas loin malheureusement avant de rebrousser chemin ....
Nous rentrons à l' hotel nous poser un peu et ressortons le soir venu au "Dambar grill" un petit resto en terrasse dans Page pour un bon plat de pastas, une fois n'est pas coutume...
Nous rentrons a l' hotel vers 21h00 completement HS... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!! 😛
Journée du 12/09/2008:
Aujourd'hui une autre merveille de la nature au programme : Antelope Canyons !
Nous nous rendons au parking d' Upper Antelope vers 8h00 pour réserver ce dernier pour le tour de 11h00 sans problème et ensuite aller juste en face de la route au Lower Antelope vers 08h30 .
Il n' y a pas pas trop de monde pour celui-ci surtout à cette heure et les couleurs sont sublimes, c' est un endroit vraiment magique. Nous nous retrouvons à un moment donné sans personne, on entend plus rien et on commence à se demander si on a pas loupé l' échelle de sortie finale du coup ?! Ben non elle est là, on aurait pu passer un peu plus de temps dedans comme notre jeune "accompagnateur" navajo était encore bien loin derrière ...
Tant pis il n' est qu' à peine 10h00 on patientra un peu au soleil dehors sur le parking d' Upper pour notre tour de 11h00 .
Les énormes 4x4 sont là et font l' aller retour entre le parking et le slot canyon . Nous patientons avec une quarantaine d' individus et sommes dispatchés avec nos guides respectifs, nous tombons avec une Navajo hyper sympa qui a l' air d' être un peu la "chef" de toute la petite troupe de guides et qui nous transporte ("transbahute" plutot😛) dans son énorme pick-up sur la piste de sable vers Upper c' est plutot fun mais mieux vaut bien s' accrocher quand meme !!!
Nous rentrons par le bas du canyon (contrairement a Lower qui se fait par le haut par des échelles ) il y a déja des tonnes de personnes 🤪 mais peu importe on le savait à l' avance de toutes façons ! Le site est également superbe et les rayons du soleil commencent à percer le canyon par endroits ...
Vers 11h45 le soleil est au zenith, tout le monde se marche presque dessus et c' est un peu la "guéguerre" entre les differents guides, ça frise parfois le ridicule entre les groupes des "photopraphes tours" et les autres mais on en rigole bien quand meme 😉, les plus belles images sont en hauteur de toutes façons!!
Pas un seul moment pour prendre un "beam light" en photo en entier sans personne dessus...Ces deux photographes là doivent avoir la même photo que nous en sens inverse 😏 !!! :
Mais on parvient à faire quelques clichés quand même, peut être un peu trop sombres dans Upper n' ayant pas de trépied 🙁....
La guide nous laisse à la fin du canyon le choix de patienter avec elle une quinzaine de minutes après nous avoir expliqué comment se produisaient les "flash floods" ou bien de retraverser par nous meme en sens inverse le canyon et de se retrouver devant . Nous optons pour la 2ème solution et avons tenté de reprendre quelques clichés en faisant attention de ne pas se prendre les pieds dans les centaines "tripods"....
Des deux canyons on aura quand meme préféré Lower pour sa quiétude, et il est aussi beau que Upper, sans les "beams", ça c'est certain ....mais les deux sont absolument fabuleux et à ne pas rater !!!!!
Nous partons vers 13h00 en direction de Kayenta, check- in a l hotel " Hampton Inn" après 1 heure et demi de route, un hotel très sympa et dans le style local "néo-mexicain", la chambre est spacieuse et bien décorée.
Départ pour Monument Valley vers 16h15 heure de l' Utah .
Monument Valley est LE cliché des westerns, John Wayne, Marlboro et Cie..... Encore une fois nous ne sommes pas décus mais la Vallée ne prendra réellement son ampleur qu' au coucher du soleil !!!
Nous empruntons la Valley Drive qui secoue quand même pas mal à certains endroits, j' imagine qu'avec une voiture classique ça doit pas être du gâteau parfois mais ça se fait 😛!
Nous nous arrêtons à tous les points de vues puis finissons au soleil couchant au Visitor Center en face des "Mitten Buttes", la vue est superbe on apperçoit en bas la trainée de poussière des voitures qui terminent la scenic drive ....Les buttes sont presque toutes dans l'ombre quand nous décidons de rentrer à l' hotel .
Un peu marre des "fast-food" on dinera ce soir là à l' hotel qui possède son propre resto mexicain qui vient de réouvrir après un mariage Navajo dans l' après midi : on opte pour des Fajitas au poulet servies sur des planchas encore toutes crépitantes remplies de poivrons grillés... hummmmm... trop bon !!! Et la serveuse en habit typique navajo ( et avec un strabisme déstabilisant!!😛) nous propose la spécialité locale Navajo pour le dessert : un "fry bread" à la poire confite, au miel et saupoudré de cannelle, un régal mais heureusement qu' on en a pris 1 seul pour 2, c' est énorme !! Pour la 3ème fois en 11 jours on se régale vraiment !
Journée du 13/09/2008 :
Nous quittons Kayenta vers 09h00 après un bon petit dej' a l' hotel très copieux, finalement ce bel hotel navajo nous laissera un bon souvenir contrairement à ce que nous avions lu dans les guides touristiques!
Direction le Grand Canyon rive sud !!
Nous arrivons là bas vers 14h00, bon, au début on a du mal avec l' organisation du parc, le systeme des shuttles parait en un premier coup d' oeil compliqué et surtout d'où vient toute cette foule tout d'un coup ???? On a rarement vu autant de monde dans un parc mais en meme temps on réalise qu' on est le WE !!
Le check-in se fait facilement au Best Western Grand Squire Inn de Tusayan au sud à la sortie du parc . L' hotel est grand, la chambre impeccable et tres grande elle aussi .
Nous partons faire un petit tour au bord du canyon après avoir compris les systèmes de navettes pour aller admirer le coucher de soleil a "Yaki point" qui ne se rejoint qu' en navette ( green line) .
On a la chance d'arriver parmi les premiers et on se pose a 50 cms du bord pour ne plus en bouger, bientôt rejoints par une trentaine de personnes, on a une place en or !
Tant que je ne bouge pas ça va, et le fond du canyon fait presque "carton-pâte" bizzarement ma sensation de vertige est moins puissante qu' à d'autres endroits ! "Va comprendre Charles"... enfin faut pas se leurrer quand meme... hey hey... je ne bouge pas les fesses de mon rocher!!!! 🤪
On profite du spectacle pendant presque 1 heure, la roche prend ses couleurs rouges magnifiques et le canyon disparait petit à petit dans l' ombre....
Marre aussi des "steakhouse", on dine dans un "pseudo" resto italien tenu par des sud-américains : on vous laisse deviner le résultat = mangeable mais vraiment bof ...mais une petite bouteille de vin australien nous permet d'égayer un peu la soirée ! Retour à l' hotel et dodo vers minuit...
Journée du 14/09/2008 :
Levés vers 09h00, d' ailleurs on a pas trop compris pourquoi car on était persuadés d' avoir mis nos reveils à l' heure du radio-reveil la veille et on se lève avec 1 heure de décalage par rapport à celui-ci .. Changement d'heure dans l'Etat ou effet perverse du vin australien de la veille ??? 😛....
Bref on file au petit dej' bien garni et surtout un large choix de fruits. ..ça fait du bien!!!
On prend la route vers 10h30 et nous garons la voiture à Pipecreek View pour entamer le Rim Trail sur le bord du canyon vers le Tovar Hotel, 7 bons kilometres de marche sous le soleil mais avec un léger vent frais et surtout un chemin plat et goudronné.
Jolie balade qui nous a enchantée et nous a permis d' admirer quelques fleurs sauvages et d' approcher de beaux écureuils tout du long et bien sur de magnifiques points de vue sur le canyon !
Nous arrivons au Tovar et à la "Hopi House" situés dans la partie historique du GC où nous prenons la navette bleue pour revenir au visitor center, de là changement de navette et prenons la ligne verte jusque Pipecreek view pour reprendre la voiture.
Toute la partie EST de la rive sud était fermée pour constructions ....dommage apparement il y avait des cascades et de belles vues du Colorado là bas .....
Nous nous arrêtons à Grandview, la vue est sublime d' ici aussi, un peu en contrebas nous observons une floppée de vautours ( turkey vultur ou bien urubu) ( que j 'avais pris à tort pour des Condors 🙁..) prenant le soleil perchés sur un arbre mort, certains plannent au dessus de la vallée...moment de plénitude sur cette vue sublime....qui sera vite troublé par tout un groupe de "Hell's Angels" qui arrivent en parlant un peu trop fort à notre goût 🤪....
Continuation vers Desert View, sur la route nous croisons un coyotte qui pas farouche se laisse également photographier !!!
A Desert view nous grimpons en haut de la tour pour admirer la vue puis poussons ensuite jusque Lipan Point sans y attendre cette fois le coucher du soleil.
Sur le chemin du retour nous apercevons encore beaucoup de cerfs et de biches dont tout un groupe d'une quinzaine d' individus broutant tranquilement en bord de route pendant que presque autant de voitures s' arretent pour les photographier.
Au loin on entend et apperçoit un grand mâle en train de bramer pour rassembler son "harem" et défendre son territoire, le son est très spécial et ressemble presque bizarrement au cri des baleines!!!
Emerveillés a nouveau par cette belle journée nous rentrons à l'hotel pour nous poser, bye bye grands espaces ...demain c'est Vegas et ensuite LA ...fini la nature dans toute sa beauté 😕🙁.....
Nous ne regrettons pas de ne pas avoir fait de tour en hélico finalement, on avait un peu peur d' être un peu déçus par la brièveté du vol et on a bien profité au contraire de notre petite balade à pieds !!!
Journée du 15/09/2008:
Nous quittons l' hotel vers 09h30 pour arriver après 4h30 de route au PREMIUM OUTLETS de Las Vegas ou Cedric fera pas mal d' achats mais de mon côté je ne trouve ça pas bien folichon et je n' ai pas envie de faire du shopping...
Nous avons RDV ce soir a 19h00, avec une collègue de bureau qui était sur Vegas aussi à cette période, pour diner ensemble... C' est la course en sortant des Outlets, le "periph" est en travaux, des embouteillages monstrueux et surtout on se plante de route.... Bref on arrive au MGM par je ne sais quel miracle vers 18h00...
Il n'y a personne au check-in !! miracle 😎😎!! sauf que la personne au comptoir nous redirige vers une hotesse qui nous demande de patienter dans le hall pendant 15 minutes ... On est déja à la bourre et on se demande ce qui ce passe 😐....
On nous fait ensuite un transfert vers l' annexe du MGM qui n'est autre que le "MGM Signature"!!! Très belle surprise pour nous qui avions a l'origine changé nos plans à la dernière minute en prenant Las Vegas une fois encore au lieu d' une nuit étape a Lake Havasu !!!
Pour 79 euros la nuit on se retrouve dans une suite Deluxe superbe avec une très grande cuisine aménagée, un coin salon, un lit magnifiquement grand et surtout une salle de bains immense avec un jacuzzi 😎😎😎!!!!!! On s' attendait pas à ça !!!!!
Mais notre collègue nous attend au Bellagio, on court sur le Strip pour la rejoindre elle et son mari et nous passons la soirée dans une petit resto "steakhouse" du "Miracle Mall" très beau centre commercial qui a la particularité d' avoir un plafond vouté qui représente un grand ciel bleu et quelques nuages... C'est super bien fait on s' y croirait presque et les batiments ressemblent un peu a ceux de Disney!
Ca laisse quand meme une sensation bizarre, presque d' être sur une autre planète dans une "sphère" aménagée...Au milieu du repas le tonnerre se met a gronder et quelques éclairs zèbrent le plafond, puis le bruit de la pluie arrive.... c' est vraiment une ville de fous 😉!!!!.....
Nos deux amis filent ensuite pour le spectacle qu'ils avaient réservé et nous déambulons à nouveau sur le Strip, passons à travers quelques hotels notamment le Paris qui a le meme "ciel" au plafond avec les pieds de la tour Eiffel qui ressortent dans le casino: c' est très bien fait !
Puis nous décidons d' aller voir le spectacle du Treasure Island : très grosse déception, on dirait presque le début d'un "film X" avec ces nanas qui dansent à moité nues sur un bateau et ces "chippendales" dans un bateau de l'autre coté, entre deux explosions et deux feux d' artifices ....bref assez bidon....
Il fait encore super chaud et on commence à ressentir la fatigue, on ne pense qu' à une seule chose : notre jacuzzi qui nous attend sagement dans notre suite deluxe!!! et dont on profitera un bon moment!! 😎
Journée du 16/09/2008:
09h30: Le réveil est douloureux ce matin et on a pas envie de quitter le lit douillet de notre suite....
Mais il le faut nous sommes attendus a Pasadena par mes anciens " host parents" lorsque j' étais fille au pair il y a quasi 10 ans de cela et à qui nous tenions à rendre visite !
Nous mettons les voiles à 10h30, la route est longue et sans interêt entre LV et LA mis à part le grand barrage, le "Hoover Dam", encore en construction et d' aspect assez futuriste qui attire pas mal de monde . Assez impressionnant mais les grands espaces nous manquent déja !!! .....
Nous arrivons un peu avant 15h00 a Pasadena, check-in a l' hotel Best Western Pasadena Royale et prenons possession de notre "mini-suite", on nous a apparement encore surclassé d'après le réceptionniste...
Eh bien on se demande bien à quoi doit ressembler une chambre normale dans ce cas ???... La chambre est somme toute, petite et assez "cheap", ça fait un petit peu "négligé" et la ventilation sent les égouts dès qu' on l' allume ...mais on y est que pour dormir de toutes façons!!! C' est sûr que ça calme après le luxe de Las Vegas 🤪😕!!!!
On file vers mon ancienne maison rejoindre Rich et Mary ( mes anciens "parents"), ça fait tout bizarre de conduire dans mon Pasadena après tant d'années, où toutes les maisons et avenues ressemblent presque à celles de "Wisteria Lane" dans "Desperate Housewives" ... Mais rien n'a changé sauf ma "petite" Ashley que je gardais lorsqu'elle avait 4 ans et qui maintenant est une grande jeune fille de 14 ans !!! Nous assistons à son match de volleyball dans l' après-midi et dinons tous ensemble à la maison autour d'un barbecue au bord de la piscine en ressassant les vieux souvenirs et en regardant les photos de l' époque !!! Une tres bonne soirée ça m'a fait très plaisir de les revoir et de leur présenter Cédric, nous sommes de retour a l'hotel vers 23h00...
Journée du 17/09/2008:
Nous nous levons vers 08h00 pour le petit dèj de l'hotel, franchement dégeulasse lui aussi : beurre rance et café façon "pipi-de-chat" immonde, seule les gauffres sont bonnes ! ( j'ai vraiment pas l habitude de me plaindre mais là c' etait limite quand même 🙁...)
Nous prenons la route vers downtown LA qui me parait bien plus pollué qu'il y a 10 ans on apperçoit meme pas les buildings de la freeway !!
Un petit arrêt à El Pueblo qui me parraissait bien mieux a l'époque et nous marchons vers le quartier financier en s'arrêtant au Bradbury Building .
Nous passons dans l' hotel Westin Bonaventure juste pour le fun de prendre les ascenceurs extérieurs puis retournons à la voiture. On est assez crevés déja et assez déçus par LA ...
Nous poussons tout de même vers le "Hollywood Walk of Fame " via Sunset Boulevard. Un "nouveau" centre commercial a été érigé à coté du Mann's Chinese Theater et le boulevard me semble beaucoup plus propre et plus moderne qu' il y a 10 ans !! Tant mieux ça avait besoin d' un bon coup de "décrassage" !!
On s'arrête manger un petit burger au "Johnny Rockets" du centre commercial et nous repartons vers les hauteurs d' Hollywood pour approcher au plus près du SIGN, c' est près du réservoir d'eau qu'il est le plus facile de le photographier mais la petite balade en voiture dans les ruelles minuscules des colines de Hollywood nous fait plaisir, on admire ces jolies villas colorées, et parfois avec des terrasse qui défient les lois de la gravité ...
Apres un petit saut à UCLA, un petit tour sur Mulholland Drive et plus d' une heure de bouchons pour renter à Pasadena nous repassons à l' hotel et ressortons le soir sur Old Pasadena, toujours aussi charmant ce petit centre ville 🙂... Je reconnais les petites ruelles où j' avais l'habitude de venir, mon bar à billards "le Jake's" et mon café préféré "l'Equator" ( qui est malheureusement devenu un resto asiatique "branchouille" mince moi qui revait d' aller y prendre un petit café !!). Nous dinons au "Twin Palms" ( l' ancien resto de Kevin Costner qui l 'est peut être toujours d'ailleurs je ne sais pas..) et rentrons à l hotel...
Journée du 18/09/2008:
On quitte le Best western vers 10h30 après avoir fait l'inventaire des valises, en effet c' est le jour du grand départ !
Nous passons la journée à flâner sur la plage de Santa Monica et sa Pier et on se balade vers Venice Beach et son ambiance un peu "hippie-trash" . Un petit verre en terrasse et on décide de quitter Pamela qui scrute l'horizon avec sa bouée rouge, pour prendre la direction de l'aéroport ...
Il n'est que 17h00 a peine et notre avion ne décolle qu'à 23h00 mais on a envie de se poser ... Nous longeons la côte en passant par Marina Del Rey .
Contents d' avoir passé du temps sur la plage et repris quelques couleurs .. Ca nous a permis de nous réconcilier un peu avec LA que Ced avait trouvé "bof" hier.. Je suis de son avis! j' avais pris plaisir à y vivre pendant mon année au-pair, mais dans la banlieue "dorée" de Pasadena ....
Nous rendons notre "titine" chez Alamo avec un petit pincement au coeur et empruntons la navette gratuite vers l'aéroport avec la sensation bizarre d'avoir oublié quelque chose ...peut-être tout simplement un 4x4 bleu au fond d'un parking qui attend ses nouveaux "propriétaires" 😕 ....
Nous patientons à l'exterieur du Terminal 2 sur un banc avec un café "starbucks" à la main en fumant quelques clopes et en refaisant le bilan du voyage ...en espérant peut-étre un "dernier" coucher de soleil magnifique ....mais ce ne fût pas le cas, l' environnement ne s' y prêtant pas réellement cette fois 🙁....
Nous décollons comme prévu vers 23h00, on s' endort comme des masses après seulement 1 heure de vol pour se réveiller 2 heures avant l' atterrissage.....Le vol nous aura semblé très court cette fois!
Nous sommes arrivés vers 18h30 a Paris sous un beau soleil mais il fait déja largement plus frais....dur de se retaper le RER et le métro après tout ça et reprendre une vie "normale" ....
vivement le prochain voyage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà pour nos impressions de voyage qui nous laissera un excellent souvenir !!! En esperant que ce petit carnet pourra également aider certaines personnes à préparer leur voyage ...
Alex et Ced
Avis sur circuit non traditionnel dans le nord-ouest des Etats-Unis English translation pending
Ma femme et moi partirons dans l'ouest des US en juillet prochain (camping). Nous avons décidé de ne pas nous éparpiller et de cibler sur une zone précise car nous avons prévu de revenir dans le grand ouest plusieurs fois. Nous ferons par exemple une boucle SF - LA - LV - SF, un autre circuit portera sur les grands parcs, ... Nous partons en janvier découvrir le sud de l'Arizona... Mais pour juillet, ce sera plus au nord et je vous soumets donc notre ébauche d'itinéraire afin de connaître vos avis sur la question :
Jour 1 : France - Jackson Hole Jour 2 : Jackson Hole et route vers les Grand Teton Jour 3 : Grand Teton Jour 4 : Yellowstone (Doit-on réserver nos campings ?) Jour 5 : Yellowstone Jour 6 : Yellowstone Jour 7 : Yellowstone Jour 8 : Yellowstone - Cody (Doit-on faire le rodéo de Cody sachant que nous ferons également les Frontier Days ?) Jour 9 : Bighorn Canyon Jour 10 : Devils Tower - Deadwood Jour 11 : Badlands (j'ai très peu d'info sur ce parc. Pouvez-vous m'en dire plus ? Quelle route emprunter, quelles rando, quels points de vues, ...) Jour 12 : Mount Rushmore, Custer national Park Jour 13 : Cheyenne pour les Frontier Days Jour 14 : Cheyenne pour les Frontier Days Jour 15 : Flaming Gorge Jour 16 : Dinosaure National Monument (Quarry si réouvert, Harper Corner's trail, Steamboat Rock, Yampa Bench Road) - Est-ce qu'un 4x4 est obligatoire ? Jour 17 : Mc Kee Springs, Rainbow Park Overlook, Fantasy Canyon Jour 18 : Salt Lake City pour le Pionner Day (est-ce que quelqu'un a déjà participé à cette célébration ?) Jour 19 : Retour
Est-ce que selon vous, je passe à côté de quelque chose d'essentiel ? Les billets d'avion ne sont pas réservés, je suis donc ouvert à toutes vos propositions... La seule obligation, c'est dêtre à Cheyenne entre le 17 et le 26 juillet (dates des Frontier Days).
D'un point de vue général, pensez-vous que nous trouverons des campings partout sur notre parcours ? Et si oui, est-il nécessaire de réserver ?
Merci d'avance pour vos réponses...
Jour 1 : France - Jackson Hole Jour 2 : Jackson Hole et route vers les Grand Teton Jour 3 : Grand Teton Jour 4 : Yellowstone (Doit-on réserver nos campings ?) Jour 5 : Yellowstone Jour 6 : Yellowstone Jour 7 : Yellowstone Jour 8 : Yellowstone - Cody (Doit-on faire le rodéo de Cody sachant que nous ferons également les Frontier Days ?) Jour 9 : Bighorn Canyon Jour 10 : Devils Tower - Deadwood Jour 11 : Badlands (j'ai très peu d'info sur ce parc. Pouvez-vous m'en dire plus ? Quelle route emprunter, quelles rando, quels points de vues, ...) Jour 12 : Mount Rushmore, Custer national Park Jour 13 : Cheyenne pour les Frontier Days Jour 14 : Cheyenne pour les Frontier Days Jour 15 : Flaming Gorge Jour 16 : Dinosaure National Monument (Quarry si réouvert, Harper Corner's trail, Steamboat Rock, Yampa Bench Road) - Est-ce qu'un 4x4 est obligatoire ? Jour 17 : Mc Kee Springs, Rainbow Park Overlook, Fantasy Canyon Jour 18 : Salt Lake City pour le Pionner Day (est-ce que quelqu'un a déjà participé à cette célébration ?) Jour 19 : Retour
Est-ce que selon vous, je passe à côté de quelque chose d'essentiel ? Les billets d'avion ne sont pas réservés, je suis donc ouvert à toutes vos propositions... La seule obligation, c'est dêtre à Cheyenne entre le 17 et le 26 juillet (dates des Frontier Days).
D'un point de vue général, pensez-vous que nous trouverons des campings partout sur notre parcours ? Et si oui, est-il nécessaire de réserver ?
Merci d'avance pour vos réponses...
Un carnet au Botswana (septembre 2008) English translation pending
Hello tous.
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.
Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...
Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.
On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.
Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...
On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)
On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !
Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?
Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...
C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...
La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?
Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?
Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !
On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !
Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??
Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !
On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !
On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idée
Le game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?
Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
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21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !
On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !
Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !
Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !
Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !
...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
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Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
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Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !
Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !
On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...
Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !
Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !
L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idéeLe game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
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21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
28Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
29
Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Hôtels Lookea Samana, Gran Bahia Principe El Portillo ou Gran Bahia Principe Samana? English translation pending
Voilà comme vous l'avez vu dans le titre de ce sujet je ne sais plus quel choix faire !! 🤪
Je cherche un bel établissement dans un beau parc arboré, pas trop d'animations et une belle plage qui n'aura pas trop de coraux dans l'eau pour la baignade !! 😉
Tous vos avis sont les bienvenus !! 🙂
Je cherche un bel établissement dans un beau parc arboré, pas trop d'animations et une belle plage qui n'aura pas trop de coraux dans l'eau pour la baignade !! 😉
Tous vos avis sont les bienvenus !! 🙂
A la rencontre des Rickshaw Wallahs English translation pending
Dans quelques jours, départ pour Dhaka pour un voyage de 6 à 7 mois, à la rencontre des Rickshaw Wallahs au Bangladesh et en Inde ...
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Comment passer le permis de conduire aux États-Unis? English translation pending
Bonjour, 😉
Je compte partir aux Etats Unis (à Chicago) Juillet-Août 2009 et j'aimerais y passer mon permis de conduire . J'aimerais juste savoir qu'elles sont toutes les conditions pour pouvoir le passer .
Je compte partir aux Etats Unis (à Chicago) Juillet-Août 2009 et j'aimerais y passer mon permis de conduire . J'aimerais juste savoir qu'elles sont toutes les conditions pour pouvoir le passer .
Transports en commun aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous.
A peine de retour de voyage et je commence déjà à chercher une nouvelle destination pour l'été prochain.
Appréçiant beaucoup les pays d'Asie du sud est, je serai intéressé cette fois par les Philippines, je sais qu'il y pleut beucoup en juillet et août mais ça devrait car même passer.
Mes interrogations portent surtout sur le confort des transports en commum. Quel type de bus pour sillonner les routes ? Bus normaux comme en Thaïlande par exemple avec un passager par siège ou comme en Indonésie, petits bémo et tous entassés comme des sardines.
Je pose cette question car je devrai partir cette année avec un ami qui approche la cinquante et qui n'a jamais voyagé en individuel.
Merci d'avance à tous ceux qui prendront la peine de me répondre
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Botswana et 1 zeste de Zambie): 2ème partie English translation pending
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Voyage au Pérou en juillet/août 2008 English translation pending
voici notre"journal " de voyage. En espérant qu'il peut rendre service. Nous avions les 2 guides incontournables Routard et Lonely planet. Pour moi ils ont un intérêt équivalent et se complètent finalement assez bien.
Généralités
Nous sommes un couple aux environs de 60 ans.
Toutes nos chambres sont « doble con bano » (sauf à Amantani…)
Il faut réclamer le menu qui est affiché à l’extérieur mais rarement proposé à l’intérieur
Routard les villes ne sont pas sales (à l’exception du Rio à sec de Nazca) et il y a dans la campagne comme partout dans le monde des sacs plastique envolés…il y a beaucoup de personnes faisant le ménage et pas seulement dans le centre de Cuzco et de Lima
Les conducteurs de Bus sont excellents et les bus en assez bon état. Une exception un conducteur entre Arequipa et le Canyon de Colca : là c’était n’importe quoi (compagnie Andalucia, mais celui du retour était excellent)
Les fiestas Patrias provoquent pas mal de fermetures (restaus, boutiques)
LP c’est quoi un backpacker (même le correcteur d’orthographe de word n’en veut pas !) : ne serait ce pas un routard (évidemment ça fait désordre de répéter le nom du guide concurrent tous le 10 mots mais cela ressemble à du français.
LP et Routard : une carte un peu « géographique » avec courbes de niveau et ou cultures serait la bienvenue.
Vol Paris Madrid (Iberia) Guayaquil (Lan) Lima (Lan) et retour c’est ce que nous avons trouvé de moins cher. Les enchainements de vols étaient très justes et nous avons eu des problèmes à Madrid à l’aller (on l’a eu de justesse) et au retour (vol parti, attente de 4h)
Lima 23 7
LP112 Le restau Acclahuasi remplace à mon avis Pachamanca au coin de la rue tout près de l’hôtel Espana. Il est bon et copieux (2 plats 2 bières 33S/)
Museo de la Nacion : expo temporaires dans les étages, il ne reste que la grande salle du rez de chaussée (entrée gratuite) avec des pièces superbes mais en tout on y passe 3/4h.
Hotel Espana : délicieusement désuet 50S/. Chambre dans le hall à éviter (bruit). Petit dèj (en sus ) sur la terrasse très sympa (5S/ par pers), mais il peut être trop tôt à 8h10 pour le prendre… !. Au retour la chambre au 1er est parfaitement calme de plus (LP 107) pas du tout défraichie ni rudimentaire Salle de bains presque neuve..
Bus Flores pour Pisco 12S/ par pers.
A Pisco (en reconstruction avec apparemment des rues à éviter surtout la nuit) le restau Eldorado sur la Plaza de armas en face de la cathédrale est à recommander : extrêmement copieux, bon, 2 plats 2 bières (65cl) 45S/
Pisco 24 7
Hôtel San Isidro : accueil très sympathique, cadre agréable : 80S/ petit dej en sus (7S/)
Les personnes qui y font la liaison avec leur « agence Ballestas » sont extrêmement charmants. 45S/ par pers (Ballestas sans Paracas), bus à l’hôtel, 2h de bateau, guide excellent (Anglo espagnol)
Bus Soyuz Pisco(San Clemente rejoint en taxi ) vers Ica 3.5S/ par pers, Ica- Nazca 8S/ par pers RAS
Routard : le désert entre Ica et Pisco ne ressemble guère au Sahara (sur la route), il y a de la végétation presque tout le temps.
à Nazca Hôtel Don Agucho (45$ la nuit) très chouette, jolie déco, personnel sympa, piscine,
pti dèj inclus TRES copieux.
Restau « Los Angeles » 26S : 2 menus entrée, plat, boisson, bon et sympathique.
Nazca 25 7
Routard il manque un plan de Nazca
Restau Nazca Lines 18S/ 2 menus entrée plat (avec peu de viande ) bien
Planétarium 20S/ par pers commentaire anglais très accentué et peu intelligible, très redondant, bof…
Bus Nazca Arequipa de nuit (avec un jour d’attente, fiestas patrias obligent) semi cama 130S/ par pers. Compagnie Ormeno, c’est le même tarif pour les péruviens.
Change dans la rue devant la banque à un taux correct (4S/ pour 1€) assez sûr.
Vol Nazca
Nous somme démarchés par une « proche de la famille » de l’hôtel pour le vol Nazca : 95$ par pers (rappel haute saison et fiestas patrias) en marchandant….
Pilote très pro, apparemment aeroparacas, mais on a eu l’impression que les avions partaient avec les passagers dont c’est le tour sans se soucier de la compagnie et si on râle ça va plus vite….
LP146 Musée Antonini : 15S/ par pers, bien, beaucoup de panneaux avec une traduction française sur une « photocopie ». taxi 2.5S/ depuis le centre
Restau El Porton Très bien, musique des andes (par un groupe local) à 19h30, ils jouent près de 10 morceaux, ce qui est rare ! Pisco sour 10S/, excellents Ceviche, camarones
Aqueducs de Cantallo prendre le micro bus (c’est écrit dessus) dans Arica, avant le pont vers le Sud (1S/ par pers) entrée 10S/ c’est spectaculaire
Le retour à pied ne fait que 3 ou 4 km (maximum) et est agréable
LP146 : on n’a pas compris où et comment on rentrait dans les aqueducs
LP148 restau Paulita menu à 5S/ mais cuisine très moyenne
Arequipa 27 7
Hotel Casa de Avila 400m de la place d’armes, jardin superbe où on peut descendre son plateau de petit déj(compris dan le prix) ou faire la sieste, 60S/ la nuit.
Balade à Yanahuara /Cayma : jolies rues, jolies églises, prendre à droite juste après le pont la rue qui monte et demander les églises. Presque toutes les rues sont agréables.
Crèperie Zig zag très bien, calme, cadre agréable, service impeccable.
Couvent Santa Catalina : génial, prendre une guide qui parle le français( la notre était très jolie). On a tellement aimé qu’on y est retournés le soir et là c’est très calme, éclairé à la bougie et à la lampe à pétrole, charme fou.
Restau Turko1 OK sans plus, petites portions, service impeccable.
Marché central très propre, très beau(présentation), très coloré, musique près du coin des restos, beaucoup de sourires.
Iglesia de la Compania : voir absolument la chapelle de Saint Ignace (entrée légèrement payante) déco superbe proche de la tapisserie. Los claustros sont superbes et il y a des boutiques avec articles en Alpaga de qualité supérieure (le prix aussi)
Restau la Canasta : cadre (et deux cours derrière) superbes, sandwich OK (3 sortes de pain)
Ne pas oublier de goûter les petits gâteaux sucrés d’Arequipa (antojitos) et les papillotes (chocolat autour d’un caramel autour d’un fruit)
LP176 le Ribs cafe n’est pas du bon côté de la rue.
Routard plan : le Zingaro est à côté du n° 80 (terrasse rétro, Forum), de plus les plats sont plutôt à 25- 30S/
Balade dans le quartier San Lazaro (quartier résidentiel) 3- 4 rues jolies au Nord derrière San Francisco.
Le pisco Sour sur la terrasse de « on the terrace » : il y a un piège : une terrasse au premier niveau des arcades ET une terrasse tout en haut de la maison où la vue est certainement superbe !
Restau le Mixto : sur la terrasse, très bien mais portions très légères pour un prix qui l’est moins.
29 7 Canyon de Colca
Bus Andalucia (40S/ à l’aller, 30 au retour !) pour Cabanaconde. Conducteur dingue.
Se mettre à droite à l’aller (et à gauche au retour) entre Chivay et Cabanaconde.
petite (cause altitude) balade à pied au mirador San Miguel. Vue superbe.
Hotel et restau Valle del fuego menu standard soupe et pollo ou alpaga. Bon. Cadre montagnard, bougies dans la salle commune. Frais. Chambre OK (50S/). Patron adorable, renseigne pour les balades et treks.
30-7 Bus à 6h45 pour Cruz del condor( Andalucia retardé, on a pris Reyna). La foule (200 à 400 personnes.. on dirait le mont saint Michel) reste agglutinée sur les 2 premiers miradors, descendre à droite vers d’autres miradors où il y a (un peu) moins de condors et beaucoup moins de monde mais on les entend voler…magique.
Le boletto turistico (35S/ par pers) qui fait polémique (LP) : il est facile de ne pas le payer dans le bus en sortant de Chivay (il suffit de refuser) mais à Cruz del condor il faut se barrer fissa de l’arrêt de bus et des balcons principaux.
Bus à 9h (Reyna) en arrivant à Yanque on était au moins 120 dans ce bus prévu pour 50 à 60.
LP
R250 le restau « tradicion Colca » n’est pas sur la carretera entre Yanque et Chivay, mais sans doute sur la déviation de Yanque : on a failli mourir de faim sur la route de Chivay….
Chivay le restau Casa Blanca est visiblement fermé.
Le Wipite est très bien, buffet à volonté en LS très bon, 20S/ par pers, et il y a même des lamas (vivants..) dans la cour
LP Les eaux chaudes de Calera (LP c’est mieux de mettre le nom) sont super . Cadre splendide, 10S/ par pers, on peut louer maillot de bain (2S/) et serviette (3S/). Taxi 5 S/ aller
Retour Chivay Arequipa par Andalucia (excellent conducteur !) place réservée à Cabanaconde.
Restau Antojitos de Arequipa 26S : 2 plats boisson, bien et copieux. Il y a une salle à gauche en entrant calme avec vue sur le portail de la compania (joli même le soir)
31 7 Arequipa
Casa Goyeneche : bon guide en espagnol (5S/)
Casa Moral (2*5S/) guide en français bien.
Covento la Recoleta 4 jolis cloitres, musée un peu poussiéreux (quelques jolies pièces : animaux empaillés, poteries)
4 empanadas 8S/ (Antojitos de Arequipa) menu pas cher et bon que l’on déguste dans un fauteuil dans le jardin de l’hôtel au soleil (avec l’eau et les mandarines 10S/ pour 2) !
1- 8 Arequipa Puno
Bus Julsa 25S/ par pers pour un bus 1ère classe tout confort(mais je crois qu’on a fait du remplissage dans un bus en retard). Durée 5h30
Nous étions à Puno à l'hôtel (residencial) Cricarlet: accueil très convivial, disponibilité permanente, conseils avisés, discussions passionnantes avec les patrons, cadre agréable, un seul bémol: pas de chauffage dans les chambres mais il y a un chauffage d'appoint que l'on peut emprunter avant de se coucher et de l'eau très chaude. prix 75S/ par nuit (ptit dej inclus).
Par ailleurs ils sont en relation avec Olga qui vous emmènera pour 2 jours aux Uros et dormir à Amantani chez sa maman avec visite de Taquile le lendemain: là aussi Olga répond à toutes les questions l'accueil est excellent et nous étions 4 (au lieu de plusieurs dizaines pour d'autres groupes). Le soleil couchant au sommet de l'ile est prévu et les deux repas du premier jour et le petit déjeuner sont compris. Pour 80S/ par pers il ne vous restera à payer que le repas du midi du 2ème jour (15S/). C'est vraiment une expérience intéressante.
Olga vient vous rencontrer la veille pour vous présenter le voyage et répondre aux questions.
Cricarlet 160 Calle Santiago Giraldo (à 2 pas du parque Pino) (051) 354 085
Olga (on peut passer par le Cricarlet) (051) 96 72 879
Nous y avons découvert le mate de muna qui aurait les mêmes vertus que le mate de coca.
R 214 Déjeuner au Chifa Shangai (en face du marché) menu (soupe, plat + bière) 8.75S/
R 214 El imperio del sol est détruit
Sillustani taxi 60S/ pour l’après midi. Site superbe et « rafraichissant » au soleil déclinant. Sur la route jolies maisons de pierre avec cour fermée et porte avec arc en plein cintre (on peut visiter si on aime ce genre de contact)
Diner au Ukuku’s (chauffé) très bon, très copieux, 66S/ pour 2 cuys rôtis et de l’eau.
2-8 la cathédrale n’est pas rouge (R216) mais un peu rose, beau portail, beau chevet de 3/4 avant avec porte latérale.
Musée Dreyer : très bien agencé (quelques cartels de plus seraient les bienvenus) et très intéressant.
Café au café casa del Coregidor au soleil à 10h ( et à 16h) dans un cadre reposant
Bateau Yavari (taxi 15S/ AR) visite en espagnol ou en anglais bien faite, intéressante et il y a un côté émouvant. La restauration continue…
Rico Pan 2 tartes salées et 2 empanadas excellents avec 2 bières 25S/
Musée de la coca intéressant : le film est un redite des panneaux, mais pourquoi les cartels sont en anglais uniquement.
Diner au Utumaru menu 20S/ soupe, plat, dessert, maté très bon, salle un peu fraîche.
3 et 4-8 Uros Amantani Taquile
Les villages flottants de Uros à une ½ h de Puno. Les indiens (ici ce sont des Aymaras) naissent, vivent et meures sur leurs iles. Halte intéressante même si elle est assez touristique mais avec Olga on était sur une ile calme.
3h pour Amantani, sur le pont supérieur du bateau (un peu venté) superbe navigation.
Repas chez la mère d’Olga, puis soleil couchant sur le sommet le plus calme de l’ile : à gauche en montant (le pachatata). Repas du soir puis dodo dans la maison assez fraiche (mais avec les 4 couvertures et un pull on supporte) petit dèj très complet ( jus de fruit, crêpe…). Il est conseillé d’apporter quelques aliments de base à la maman d’Olga (farine, bougies, sucre, allumettes, ….)
1h de bateau jusqu’à Taquile, on monte au sommet de l’ile où est le village par un chemin en pente « douce » (plus facile en tous cas que les 450 marches de montée par l’autre port !).Ce jour là il y avait des danses en l’honneur de San Santiago (plusieurs jours de suite en fait). Déjeuner dans un restau au dessus de la place avec une jolie vue et retour par l’autre port (450 marches en descente c’est mieux).
Retour en fin d’après midi à Puno.
LP et Routard : on n a pas trouvé le restau El Sol interior avec le plan (mais je n’ai pas vérifié avec l’adresse)
Les euros se changent assez facilement dans les lieux touristiques (bureaux de change ou dans la rue).
Le change est mauvais à Puno (4S/ pour 1 €): nous l’avons trouvé bon (4.2) à Lima, et à Arequipa (le taux y est affiché dans la rue !) mauvais partout ailleurs (3.95, 4)(écart de 5 à 7% quand même ). A l’aéroport de Lima il est acceptable (pour un aéroport) 4.05.
5-8 Puno Cuzco : avec Inka express. (2 bus affrétés, réservation 3 j à l’avance il ne restait pas beaucoup de place) 90S/ par pers (il faut payer en plus 3 entrées : Pucara, Raqchi, Andahuaylillas). C’est cher mais la prestation est correcte (des boissons sont comprises).
Arrêt à Pucara, visite guidée du musée intéressante sur la culture Pucara. mais il ya bcp de monde dans un tout petit musée.
R p44 : Hé les ptis loups il faut se mettre à jour : la civilisation de Caral (près deBaranca) n’est même pas citée alors qu’ils faisaient des pyramides il y a 5000 ans (come les Égyptiens en gros…)
Attention à l’arrêt à Sicuani ne buvez pas au restau : petite bière 8S/ petite eau 4S/….
Raqchi super intéressant
Andahuaylillas belles fresques mais visite un peu rapide (normal dans un voyage organisé)
Note globale 8/10 guide bien..
L’inconvénient c’est qu’on débarque dans la gare routière Inka et que là il faut négocier serré le taxi car il n’y a guère de concurrence.
6-8 Cuzco
On peut visiter les églises le matin avant la première messe gratuitement et c’est d ‘ailleurs beaucoup plus calme.
Gare Huanchac ( billet pour Macchu Picchu)
R149 mettez donc la gare sur votre plan, il y a la place dans la coin en bas à droite.
Il vaut mieux y arriver tôt, il y a la queue même si on a réservé par mail (sur le site on ne peut pas payer par carte mais en envoyant un courriel à l’avance on obtient une réservation à confirmer sur place au moins 24h avant).
En râlant auprès du gars qui distribue les tickets, après un peu d’attente, on devient prioritaire, et si on « insiste » auprès d’un garde ça marche aussi : on l’a vu faire !
Boletto turistico 130S/ (tout augmente) : pas d’église (fort chères, Cathédrale 25S/, compania 15S/), plusieurs sites (mais pas Qoricancha (seulement le musée y afférant)) et le spectacle de danses folkloriques. Je n’ai pas fait le calcul mais il faut visiter pas mal de sites pour l’amortir ( et surtout sortir de Cuzco).
Merced : entrée 6S/ (tout augmente) visite guidée intéressante en espagnol, il y a maintenant à voir la cellule du père Francisco Salamanca sorte de Fra Angelico qui est resté plusieurs dizaines d’années dans sa cellule en ne sortant que le vendredi saint, et qui y a réalisé des fresques de toute beauté et d’une fraicheur extra. Il confessait depuis sa cellule ; à notre sens elles méritent 3 *.
Ecole des beaux arts joli patio, œuvres exposées intéressantes : sur Marques Mantas en venant de la plaza de armas vers San Francisco à gauche avant San Francisco.
Maison Garcilaso de la Vega (museo historico regional) intéressant sans plus (Boleto turistico) quelques meubles
Qoricancha : très beau et noir de monde mais n’est pas dans le bolet T.
R 149 plan erreur de frappe Poricancha
Nous sommes tombés par hasard sur des ruines Inca : entrée par l’instituto cultural qui est dans Maruti presqu’en face d’Arequipa : gratuit, il s’agit des fondations de tout le quartier entre Maruti et piazza de Santo Domingo, avec quelques traces de vie dans les habitations, c’est fort intéressant.
Chocolat (très bon) au cafe cultural Manu dans Arequipa juste avant la petite place de Santa Catalina dans une cour habitée et calme. Il est lié à un projet écologico-humanitaire (à vérifier mon espagnol est hésitant) où on vous donne des livres et albums photo à feuilleter : excellent pour une pause.
Danses folkloriques (centro Qosqo de arte nativo) dans le BT. Bien, une petite heure, arriver en avance (une 1/2h si on veut être devant) c’est vite plein.
R162 le restau Tango Beef n’existe pas à l’adresse indiquée, Papillon (à gauche de la cathédrale sur la plaza de A. est très bien, il y a des tables pour 2 (ou 3 ?) dans le balcon fermé qui domine la place (jolie vue). 48S/ 2 plats 2 bières excellents avec musique assez bonne.
7-8 notre hôtel : Casa de Campesina chambre OK 76 S/ avec p’ti dej, bien situé au pied de San Blas et proche de presque tout.
Taxi 140 S/ peu négocié pour aller à Ollantaytambo via Chinchero, Moray, las Salineras.
Chinchero (B.T.) : marché croupion mais calme, église ouverte mais TRES mal éclairée d’où quasi impossibilité de voir les fresques. Terrasses superbes. Village mignon.
Moray (B.T.) saisissant, superbe
Las Salineras (hors B.T.) 5S/ magnifique, étonnant mais quelles conditions de travail !
Ollantaytambo
Restau sur la place Sonccolay pas cher et sympa
Ruines (dans B.T.) impressionnant et beaucoup de monde le soir (mais personne à 9h)
Restau KB (dans la rue qui va de la place aux ruines face à la rue qui descend à la gare) 14S/ le poulet riz très bon, chauffé.
Train pour M.P. 205, 75 S/ (par pers) aller backpacker retour vistadome (celui ci sans intérêt par rapport à l’autre un peu moins cher, il est plus inconfortable et en plus est arrivé en retard.)
Bus pour monter (et descendre) 40 S/
Entrée à M.P. 122 S/
L’arnaque est évidemment sur le train où il y a 30 km à faire en 1h30 (voir 2 h au retour) !
R193 Hostal El Inca pas très propre, mais pour 7h de dodo ça peut aller. Erreur sur le plan il est de l’autre côté de la rivière (et du pont) en face donc de Viracocha. Il manque au moins 2 passerelles sur le plan dont celle qui conduit à l’hôtel. (Le plan est tellement mal fait et incomplet qu’on a cherché l’hôtel pendant plus d’un ¼ d’heure).
Les premiers bus partent à 5h30, en étant à 5h à l’arrêt on était les 114è et 115è dans le 4è bus (il y en a une dizaine). Ouverture des ruines à 6h, à 6h10 on était dedans. En allant au bout (en passant par le mirador et la place sacrée et intihuatana) et en revenant tranquillement on a été tranquilles pendant environ 3h, après c’est le métro à certains endroits. Le soleil est arrivé vers 10h. La balade au pont de l’inca prend 20’ (aller) et est tranquille.
Aguas Calientes
Piscine chaude agréable entrée 10 S/ (tiens ça n’a pas augmenté) serviette dans la piscine 3S/.
Internet (3S/ la 1/2h négocié facile à 1S/), temps de réponse corrects (pour des opérations simples)
R195 Restau Indio Feliz : notre meilleur repas au Pérou, des saveurs originales, une fraicheur évidente, un accueil agréable tout cela a un prix : 44, 50S/ le menu. Le mélange tarte à l’orange, mousse au chocolat est à conseiller, l’avocat également.
Ollantaytambo
Hotel Munay Tika 85S/, très bien, décor agréable, jardin joli, excellent et copieux petit déjeuner
9-8 collectivo 1S/ pour Urubamba, le départ n’est pas (LP254) sur la plaza de armas, mais sur la placette devant le marché sur la rue du départ vers Urubamba.
LP254 la distance jusqu’à la gare sur le plan d’Ollantaytambo est archi fausse : les 300m de la calle Ventiderio à la gare sont en réalité 1 km (au moins) (dur dur après une journée à M.P.)
Bus d’Urubamba à Cuzco 3, 5S/ (gare proche de Coricancha)
On a mangé nos empanadas, (achetés au Buen Pastor dans cuesta San Blas) dans un petit jardin ombragé par des eucalyptus avec vue imprenable sur la ville tout en haut de San Blas derrière l’église à gauche non loin de la pension Alemana. Pour le café la Paccha dans Tandapata 676 B (à 2 pas de l’église de San Blas) offre un patio en plein soleil (on peut aussi y manger mais on n’a pas goûté) On est monté à San Cristobal où la vue sur Cuzco est superbe au soleil couchant. Dîner à Granja Heidi, cuesta San Blas en bas en face de l’hospedaje San Blas : excellent accueil, bonne cuisine, cadre agréable, bon vin péruvien, très bonnes pâtisseries. Dodo à l’hospedaje San Blas : bien, patio sympa avec cheminée pour le p’ti dèj, chambres impeccables, 105 S/ la nuit avec P.D. 10-8 Visite de la cathédrale à 7h Le bus pour Pisac se prend en bas de Tullumaya 4.4S/ pour 2. Les ruines sont extra : de 9h à 11h il n’y a personne surtout en haut où on s’est fait conduire en taxi (15S/ pour monter en haut, 11S/ pour descendre d’en bas des ruines. Ensuite c’est la cohue au temple du soleil. Marché du Dimanche sans grand intérêt, mêmes produits, même prix qu’à Cuzco à l’heure du repas il y avait plus de vendeurs de souvenirs que de touristes….. Qenqo : intéressant mais ne vaut pas le voyage à lui tout seul, mais Sacsayhuaman oui ! voir la colline du Rodadero et ses curieux reliefs et d’où on a la vue sur l’entièreté du mur. Pour revenir à Cuzco à pied il faut prendre le chemin qui part dans le ravin entre Sacsay. Et le Cristo blanco. Visite gratuite de la merced et de la compania après 18h. Inka Cafe : il y fait chaud, bon et copieux. 11-8 Taxi pour l’aéroport 10S/ à 6h. Vol TACA pour Lima impeccable (se mettre à droite pour voir les montagnes enneigées.) Taxi pour la plaza de armas 20S/ La visite guidée de San Francisco (5S/) est intéressante mais un peu rapide. Parque Muralla (LP97) Bof Repas à l’Eau Vive menu 15S/ très bon, cadre reposant, clientèle d’habitués, service impeccable, petites sœurs de toutes nationalités, toutes parlent le français(R118). On y retournera demain soir (difficile de trouver un troquet ouvert le soir dans le centre ) à la carte (plus cher ) c’est délicieux . L’accueil est très « accueillant », on échange avec la communauté « les travailleuses missionnaires », qui aident les familles en difficulté à reprendre pied. Balade architecturale dans le centre : maisons et églises Calle Lampa à Ucayall, Azangaro(San Pedro)à parque universitario, Panteon, Pachiteaà Plaza francia, Jiron de la unionà plaza de armas, Iglesias Merced, San Agustin, Recoleta. Un p’ti tour dans Ucayall mais à l’ouest après Rufino Torico on nous a conseillé de faire demi tour…On doit pouvoir améliorer l’itinéraire en y passant du temps mais il y a beaucoup à voir (fenêtres, portes, couleurs, bas reliefs). A l’évidence un effort de peinture multicolore est fait et beaucoup de maisons art nouveau matinées d’un peu d’ art déco sont remarquables. (tout cela nous a fait penser un peu à Prague) . R117 118 pour manger on est allés à Aires Peruvianas sympa mais très bruyant on est repartis, Heidi semble fermé le soir. LP112 On a atterri à Villa Natura excellents spaghettis (tallarines) al dente avec plein de légumes et une tortilla aux épinards tout aussi bonne 20S/ avec une eau (on boit pas que de la bière) 12-8 contrairement à Cuzco la cathédrale n’est pas ouverte avant les visites. Microbus sur Avancay vers le museo arqueologico de pueblo libre : très intéressant, calme, bien présenté par civilisation et par thème, quelques belles pièces, et on l’apprécie bien à la fin pour faire une révision. Micro bus pour la Punta (en fait pour la Perla mais à 200m de la Punta !) R130 La Punta (beaucoup de couleur sur les maisons à l’entrée) sur sa côte ouest ressemble plus à Menton ou à Nice avec villas et immeubles avec vue sur mer, le long d’une promenade piétonne aménagée, qu’a un village de pêcheurs (qu’on a guère vu …). Excellent restau Don Giuseppe tout au bout (Av Grau n°30) donnant sur la place : menu du jour 12S/ :copieux ceviche et plat de poisson sauté avec papas et bananes ou 15S/ pour des langoustines délicieuses. Accueil souriant, clientèle de retraités habitués. Microbus de La Punta à San Isidro : Huaca huallamarca étonnante pyramide d’adobe en pleine ville (il y a le même genre à Miraflores (Huaca pucllana). Microbus de San Isidro à Miraflores balade sur la falaise au bord de la mer et café dans le cafe cafe du centre com Larco Mar (terrasse avec vue sur mer) Tous les microbus sont à 1S/ par pers (environ) Le taxi de l’Hotel Espana pour l’aéroport est à 17S/ . A l’aller 25 ou 30 mais il nous attendait à la descente de l’avion (passage de la douane rapide).
On a mangé nos empanadas, (achetés au Buen Pastor dans cuesta San Blas) dans un petit jardin ombragé par des eucalyptus avec vue imprenable sur la ville tout en haut de San Blas derrière l’église à gauche non loin de la pension Alemana. Pour le café la Paccha dans Tandapata 676 B (à 2 pas de l’église de San Blas) offre un patio en plein soleil (on peut aussi y manger mais on n’a pas goûté) On est monté à San Cristobal où la vue sur Cuzco est superbe au soleil couchant. Dîner à Granja Heidi, cuesta San Blas en bas en face de l’hospedaje San Blas : excellent accueil, bonne cuisine, cadre agréable, bon vin péruvien, très bonnes pâtisseries. Dodo à l’hospedaje San Blas : bien, patio sympa avec cheminée pour le p’ti dèj, chambres impeccables, 105 S/ la nuit avec P.D. 10-8 Visite de la cathédrale à 7h Le bus pour Pisac se prend en bas de Tullumaya 4.4S/ pour 2. Les ruines sont extra : de 9h à 11h il n’y a personne surtout en haut où on s’est fait conduire en taxi (15S/ pour monter en haut, 11S/ pour descendre d’en bas des ruines. Ensuite c’est la cohue au temple du soleil. Marché du Dimanche sans grand intérêt, mêmes produits, même prix qu’à Cuzco à l’heure du repas il y avait plus de vendeurs de souvenirs que de touristes….. Qenqo : intéressant mais ne vaut pas le voyage à lui tout seul, mais Sacsayhuaman oui ! voir la colline du Rodadero et ses curieux reliefs et d’où on a la vue sur l’entièreté du mur. Pour revenir à Cuzco à pied il faut prendre le chemin qui part dans le ravin entre Sacsay. Et le Cristo blanco. Visite gratuite de la merced et de la compania après 18h. Inka Cafe : il y fait chaud, bon et copieux. 11-8 Taxi pour l’aéroport 10S/ à 6h. Vol TACA pour Lima impeccable (se mettre à droite pour voir les montagnes enneigées.) Taxi pour la plaza de armas 20S/ La visite guidée de San Francisco (5S/) est intéressante mais un peu rapide. Parque Muralla (LP97) Bof Repas à l’Eau Vive menu 15S/ très bon, cadre reposant, clientèle d’habitués, service impeccable, petites sœurs de toutes nationalités, toutes parlent le français(R118). On y retournera demain soir (difficile de trouver un troquet ouvert le soir dans le centre ) à la carte (plus cher ) c’est délicieux . L’accueil est très « accueillant », on échange avec la communauté « les travailleuses missionnaires », qui aident les familles en difficulté à reprendre pied. Balade architecturale dans le centre : maisons et églises Calle Lampa à Ucayall, Azangaro(San Pedro)à parque universitario, Panteon, Pachiteaà Plaza francia, Jiron de la unionà plaza de armas, Iglesias Merced, San Agustin, Recoleta. Un p’ti tour dans Ucayall mais à l’ouest après Rufino Torico on nous a conseillé de faire demi tour…On doit pouvoir améliorer l’itinéraire en y passant du temps mais il y a beaucoup à voir (fenêtres, portes, couleurs, bas reliefs). A l’évidence un effort de peinture multicolore est fait et beaucoup de maisons art nouveau matinées d’un peu d’ art déco sont remarquables. (tout cela nous a fait penser un peu à Prague) . R117 118 pour manger on est allés à Aires Peruvianas sympa mais très bruyant on est repartis, Heidi semble fermé le soir. LP112 On a atterri à Villa Natura excellents spaghettis (tallarines) al dente avec plein de légumes et une tortilla aux épinards tout aussi bonne 20S/ avec une eau (on boit pas que de la bière) 12-8 contrairement à Cuzco la cathédrale n’est pas ouverte avant les visites. Microbus sur Avancay vers le museo arqueologico de pueblo libre : très intéressant, calme, bien présenté par civilisation et par thème, quelques belles pièces, et on l’apprécie bien à la fin pour faire une révision. Micro bus pour la Punta (en fait pour la Perla mais à 200m de la Punta !) R130 La Punta (beaucoup de couleur sur les maisons à l’entrée) sur sa côte ouest ressemble plus à Menton ou à Nice avec villas et immeubles avec vue sur mer, le long d’une promenade piétonne aménagée, qu’a un village de pêcheurs (qu’on a guère vu …). Excellent restau Don Giuseppe tout au bout (Av Grau n°30) donnant sur la place : menu du jour 12S/ :copieux ceviche et plat de poisson sauté avec papas et bananes ou 15S/ pour des langoustines délicieuses. Accueil souriant, clientèle de retraités habitués. Microbus de La Punta à San Isidro : Huaca huallamarca étonnante pyramide d’adobe en pleine ville (il y a le même genre à Miraflores (Huaca pucllana). Microbus de San Isidro à Miraflores balade sur la falaise au bord de la mer et café dans le cafe cafe du centre com Larco Mar (terrasse avec vue sur mer) Tous les microbus sont à 1S/ par pers (environ) Le taxi de l’Hotel Espana pour l’aéroport est à 17S/ . A l’aller 25 ou 30 mais il nous attendait à la descente de l’avion (passage de la douane rapide).
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Idées pour un futur voyage sac à dos en Europe? English translation pending
Bonjour tout le monde,
En fait, mon copain et moi on planifie un voyage d'un moi et demi en Europe, à peu près dans 2 ans, soit en septembre 2010. Bon, je sais que je suis vraiment à l'avance, mais je prend le plus d'informations possibles car on n'a pas encore ciblé nos destinations. On a beaucoup d'idées mais on ne veux pas éxagérer dans le nombre de pays à visiter en 1 mois et demi, faut être réaliste.
Mon copain est passionné de la culture, de l'histoire, des châteaux... Bref, il a un penchant pour l'Allemagne et l'Autriche. Toutefois, les pays Scandinaves le rendent fou..il pensait peut-être à ça! Mais bon, d'après vous, ca se fait en voyage sac à dos??? Je travaille dans une agence spécialisé en voyages ''backpack'' mais j'ai rarement vu des voyageurs qui partaient dans ces pays... Alors, on sait pas.. Y en a qui l'ont déjà fait?? J'aimerais beaucoup avoir de vos commentaires, ce que vous avez vécu, le coût de la vie la-bas, si c'est facile de voyager, bref..tout!!
Moi, disons, que j'ai un rêve depuis longtemps..la Croatie! J'ai toujours été attiré par ce magnifique pays.
Est ce que ca pourrait se faire, par exemple, arrivé en Croatie (disons Split ou Dubrovnik), passer par la Slovénie, ensuite l'Autriche, l'Allemagne et finir en Pologne??? Est ce que c'est éxagéré pour 1 mois et demi??
Bien sur, nous voyagerons à petit budget tout au long du voyage. Dormir en auberge de jeunesse, voyager en train... Mais on ne veut pas non plus se priver, comme par exemple, aller manger dans un bon resto...On pensait peut être à un budget d'environ 4000$ par personne, sans compter le billet d'avion et la passe de train. Qu'en pensez vous?
J'ai besoin de votre aide parce que, même si je travaille dans ce domaine, y a tout pleins de choses que je ne sais pas, alors vous me serez d'une très grande utilité!!
J'éspère avoir de vos nouvelles très très bientôt, j'ai hâte de vous lire. Et surtout, si vous avez d'autres idées, on est partant. Mais bon, on aimerait rester dans ce coin de l'Europe. J'ai déja été en France (je viens de la France alors c'est facile pour moi d'y aller) et en Espagne. Alors on veut essayer quelque chose de nouveau, de ce qu'on rêve quoi!! 😉
Un gros merci à l'avance! 🙂
Oceane
En fait, mon copain et moi on planifie un voyage d'un moi et demi en Europe, à peu près dans 2 ans, soit en septembre 2010. Bon, je sais que je suis vraiment à l'avance, mais je prend le plus d'informations possibles car on n'a pas encore ciblé nos destinations. On a beaucoup d'idées mais on ne veux pas éxagérer dans le nombre de pays à visiter en 1 mois et demi, faut être réaliste.
Mon copain est passionné de la culture, de l'histoire, des châteaux... Bref, il a un penchant pour l'Allemagne et l'Autriche. Toutefois, les pays Scandinaves le rendent fou..il pensait peut-être à ça! Mais bon, d'après vous, ca se fait en voyage sac à dos??? Je travaille dans une agence spécialisé en voyages ''backpack'' mais j'ai rarement vu des voyageurs qui partaient dans ces pays... Alors, on sait pas.. Y en a qui l'ont déjà fait?? J'aimerais beaucoup avoir de vos commentaires, ce que vous avez vécu, le coût de la vie la-bas, si c'est facile de voyager, bref..tout!!
Moi, disons, que j'ai un rêve depuis longtemps..la Croatie! J'ai toujours été attiré par ce magnifique pays.
Est ce que ca pourrait se faire, par exemple, arrivé en Croatie (disons Split ou Dubrovnik), passer par la Slovénie, ensuite l'Autriche, l'Allemagne et finir en Pologne??? Est ce que c'est éxagéré pour 1 mois et demi??
Bien sur, nous voyagerons à petit budget tout au long du voyage. Dormir en auberge de jeunesse, voyager en train... Mais on ne veut pas non plus se priver, comme par exemple, aller manger dans un bon resto...On pensait peut être à un budget d'environ 4000$ par personne, sans compter le billet d'avion et la passe de train. Qu'en pensez vous?
J'ai besoin de votre aide parce que, même si je travaille dans ce domaine, y a tout pleins de choses que je ne sais pas, alors vous me serez d'une très grande utilité!!
J'éspère avoir de vos nouvelles très très bientôt, j'ai hâte de vous lire. Et surtout, si vous avez d'autres idées, on est partant. Mais bon, on aimerait rester dans ce coin de l'Europe. J'ai déja été en France (je viens de la France alors c'est facile pour moi d'y aller) et en Espagne. Alors on veut essayer quelque chose de nouveau, de ce qu'on rêve quoi!! 😉
Un gros merci à l'avance! 🙂
Oceane
Asie du Sud-Est: essai comparatif avec 20 euros par jour? English translation pending
Aller un post qui permettra je l’espère d’avoir une vision plus ou moins global du coût journalier de la vie d’un voyageur en ASE, type « budget » ou « backpacker ». L’objectif initial est de voir ce que l’on peut faire avec 20 € (28 US $) par jour dans ces différents pays…😉🤪
Bon, je n’ai pas tenu compte du transport d’une ville à une autre, que cela soit par car, minibus, train ou avions… le but étant d’estimer le cout d’une journée « sur place »…😛
Copiez le tableau, mettez-y vos données, corrigez si nécessaire, en espérant que cette étude comparative aidera les futurs voyageurs qui aiment « budgéter » leurs voyages :😊
désolé pour le VietNam, je n'ai pas de données perso (merci Abalone...😎)
[ AAARRRGHHH😠😠😠, on ne peut pas insérer un tableau, Bon, c'est dans l'ordre des pays😕] Thaïlande Cambodge Laos VietNam Chambre en GH (pas air-con) 10 € 5€ 4€ 😕 Les Repas (spicy) 4€ 5€ 4€ 😕 Boissons (hips) 5€ 3€ 3€ 😕 Bus local 0, 5€ 0, 5€ 😕 Musées 6€ 5€ 4€ 😕 Location de transat… 2€ Pas de mer ! 😕 mais le Mékong Total jour 27, 5€ 18, 5€ 15€
Le tout en tenant compte que ce ne sont que les dépenses courantes, journalières… les extras, restant les extras. Bien sur, à certains endroits on préférera louer un scooter (et son casque) pour ce déplacer (à koh chang) donc le budget change alors. Ou bien un super repas fruits de mer à 1000Thb à Samet…😛
[ AAARRRGHHH😠😠😠, on ne peut pas insérer un tableau, Bon, c'est dans l'ordre des pays😕] Thaïlande Cambodge Laos VietNam Chambre en GH (pas air-con) 10 € 5€ 4€ 😕 Les Repas (spicy) 4€ 5€ 4€ 😕 Boissons (hips) 5€ 3€ 3€ 😕 Bus local 0, 5€ 0, 5€ 😕 Musées 6€ 5€ 4€ 😕 Location de transat… 2€ Pas de mer ! 😕 mais le Mékong Total jour 27, 5€ 18, 5€ 15€
Le tout en tenant compte que ce ne sont que les dépenses courantes, journalières… les extras, restant les extras. Bien sur, à certains endroits on préférera louer un scooter (et son casque) pour ce déplacer (à koh chang) donc le budget change alors. Ou bien un super repas fruits de mer à 1000Thb à Samet…😛
Nicolas Sarkozy vient de faire acheter un A330 English translation pending
Avant, le président français se déplaçait en A319, un avion qui l'obligeait à faire
des escales dès qu'il partait de l'autre côté de la planète. Un peu loose, quand George Bush n'a besoin d'aucun arrêt pour faire le même trajet. La Dépêche du Midi vient de révéler que Nicolas Sarkozy vient donc de faire acheter un A330, qui a appartenu à Air Caraïbes ou Swissair.
Pourquoi pas en A380?
Je pensé que les caisse etaient vides😉................
Hôtel Club Seabel Rym Beach à Djerba fin octobre? English translation pending
Bonjour.
Nous sommes en train d'organiser ENFIN des vacances. Puisque nous n'avons pas eu de vacances cette été nous avons envie de soleil, mer, relax! L'agence aujourd'hui nous a proposé le Clube Seabel Rym de Djerba. Ca a l'air sympa et j'ai lu que les avis sont positifs.
En revanche, je me pose un question : sera-t-il assez chaud? Possible d'aller à la plage en maillot avec les enfants en bas age?
Pourriez vous me donner votre avis et me conseiller? Connaissez vous cet hotel? Merci à tous.
Pippi
Nous sommes en train d'organiser ENFIN des vacances. Puisque nous n'avons pas eu de vacances cette été nous avons envie de soleil, mer, relax! L'agence aujourd'hui nous a proposé le Clube Seabel Rym de Djerba. Ca a l'air sympa et j'ai lu que les avis sont positifs.
En revanche, je me pose un question : sera-t-il assez chaud? Possible d'aller à la plage en maillot avec les enfants en bas age?
Pourriez vous me donner votre avis et me conseiller? Connaissez vous cet hotel? Merci à tous.
Pippi
Intermède mexicain: douze jours de la plage à la capitale, en passant par la jungle English translation pending
J’adore lire les carnets de voyage sur les destinations que nous préparons ou celles qui me font rêver. J’y puise souvent de précieux conseils. A mon tour, j’espère que ce carnet permettra d’aider celles et ceux qui préparent leur futur voyage au Mexique et fera rêver les autres.
Nous avons parcouru une petite partie du Mexique pendant 12 jours. C’est peu pour visiter ce grand pays et il nous a fallu faire des choix. L’itinéraire que nous avions concocté grâce aux conseils de divers forums et guides de voyage est le suivant : Playa Del Carmen, Piste, Chichen Itza, Merida, Palenque, San Cristobal de La Casa, Mexico. Petite particularité du voyage : il s'est effectué entre deux séjours aux Etats Unis. Les vols aller et retour se sont donc fait depuis et vers les Etats Unis.
1er jour - 20 juillet 2008 : Vamos a Playa Del Carmen
Le vol pour Cancun de la Mexicana est prévu à 10h. Nous quittons l’auberge de jeunesse de Los Angeles à 6h, nous prenons le métro ligne rouge puis le Fly Away bus et nous arrivons à 7h20 à l’aéroport. En deux temps trois mouvements nous effectuons les formalités d’enregistrement, et nous avons donc plus de 2 heures à tuer avant d’embarquer dans l’avion. Peu avant l’embarquement, nous sommes appelées par une hôtesse : son débit en espagnol est très rapide et je crois comprendre que nous sommes surclassées. Nous n’y croyions pas vraiment, car il n’y aurait aucune raison mais sur notre nouvelle carte d’embarquement, nous avons les sièges 1D et 1F ! Et en effet, nous ne savons pas pourquoi, mais nous voyagons en classe affaire. Nous sommes devenues des executive women ! C’est tout simplement génial : le siège est un fauteuil, les hôtesses sont aux petits oignons, le repas est délicieux et nous avons un lecteur vidéo personnel. On s’habitue vite au luxe. Le retour à la réalité se fait au passage de la douane que nous mettons plus d’une heure à franchir. Une autre heure à attendre le bus pour Playa Del Carmen, c’est vers 20h, sous la pluie, dans le noir, que nous cherchons la Casa Tucan, calle 4. La cabana que nous avons réservé par mail est très chouette avec son toit en paille, petite terasse privée. Pour atteindre la cabana, il faut traverser le jardin de la Casa Tucan, dont la végétation est tropicale et luxuriante. Le matin, les oiseaux mexicains nous assureront un réveil très matinal !

Notre cabana (photographiée, sous le soleil, le jour de notre départ)
Nous déposons nos sacs et décidons d’aller à l’oasis, restau vivement recommandé par le lonely planet. Nous prenons un Ceviche de poisson et un plantillo Mexicano (sans guacamole, il n’y en a plus). Les plats sont pas mal, sans plus, nous sortons donc plutôt déçues.
Retour à la cabana, sous la pluie, les converses font floc floc ! Nous espérons que le temps sera meilleur demain, mais nous avons demandé à la réception et il semble que ce ne sera pas le cas !
Quelques chiffres : Billet avion Los Angeles à cancun : 117, 82 euros / personne Bus Cancun à Playa Del Carmen : 80 $ / personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
2ème jour - 21 juillet : Playa Del Carmen La cacophonie des oiseaux nous réveille dès potron-minet, ce sont des sons très inhabituels. Ca change des merles et des pigeons parisiens. Nous avalons un moca froid acheté la veille et partons prendre un petit déjeuner plus consistant à la Salta, sur la 5ème avenue. Pour cela, il nous faut affronter la pluie, le déluge tropical ! Nous arrivons trempées, engloutissons espresso, capuccino, muffin à la canelle, croissant au nutella. Les panses explosent, le budget aussi ! Après ce remontant, direction la plage pour mettre les pieds dans les Caraïbes, pour la première fois. La mer est super belle, transparente, chaude, j’en redemande ! La pluie en moins, le soleil en plus, ce serait parfait !
Les pieds dans les caraïbes pour la première fois
Nous cherchons ensuite l’office du tourisme, que nous ne trouvons pas, allons faire quelques courses pour le repas du midi, du soir et pour le petit déjeuner du lendemain (la chambre est équipée d’un frigo, autant en profiter) et rentrons à l’hôtel déposer les courses. Nous déjeunons dans la chambre, en regardant par la fenêtre notre terrasse sous des trombes d’eau.
Nous renonçons à aller à Akumal faire du snorkelling, le temps est trop pourri. J’ai vraiment les boules, puisque le passage par les Caraïbes avait pour but d’aller voir poissons et tortues. A la place, nous allons à . Aller en bus 2ème classe, retour en collectivo. A Tulum, il fait relativement beau, c'est-à-dire qu’il ne pleut pas. Le site Maya est vraiment bien situé, près de la mer, ce qui rend la visite très sympa car le site proprement dit est petit et on en fait vite le tour. A 17 heures, les gardiens nous rabbatent dehors.
Tulum
Retour à Playa Del Carmen, à la gare nous achetons nos billets de bus 2ème classe avec la compagnie Mayab pour Chichen Itza, départ prévu 11h10. Nous espérons pouvoir visiter le site puis prendre un bus pour Merida et y passer la nuit. Nous allons ensuite nous balader le long de la plage les pieds dans l’eau.

Balade sur la plage
Retour à la Casa Toucan, on dîne dans la cabana, il pleut dehors, c’est le déluge. Nous rassemblons nos affaires, demain nous partons vers de nouvelles aventures.
Quelques chiffres : Petit Déjeuner à la Salta : 110 $ pour 2 Bus Playa à Tulum : 22 $ par personne Site Tulum = 48 $ par personne Collectivo tulum à Playa : 30 $ par personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
3ème jour - 22 juillet : Playa à Piste
L’aventure c’est l’aventure ! Le voyage est rempli de surprise et de contre-temps. Après 2 jours de pluie, nous partons sous un soleil éclatant et une chaleur écrasante (non, non, nous n’avons pas les boules). Sur la 5ème avenue, nous échangeons 150 euros en pesos et nous nous dirigeons vers la gare où nous attend notre bus pour Chichen Itza. Surprise : départ à 11h10, pile, c’est parfait. C’est ensuite que les choses se gâtent. Après une heure de route, peu avant le village de Tulum, la police arrête le bus, l’inspecte pendant 3 plombes, et nous escorte finalement jusqu’à la gare routière de Tulum. Après plusieurs minutes de tractation entre le chauffeur et les policiers, un policier nous demande de descendre du bus. Nous comprenons que celui-ci ne repartira pas. Nous nous retrouvons donc à la gare de Tulum, qui est bondée. Après une demi heure d’attente, nous savons enfin ce que la suite nous réserve : nous poursuivrons le voyage avec le bus ADO première classe qui part de Tulum à 14h30 (coup du sort, nous nous retrouvons sur notre planing initial si nous avions fait Akumal la veille et le site de Tulum ce matin). Nous attendons patiemment à la gare, profitons du spectacle : notre bus 2ème classe se fait embarquer par un camion remorqueur.
Notre bus arrêté par les flics et embarqué par un camion remorqueur
Le bus ADO arrive, nous embarque et nous largue à 17 heures, sous la pluie, à l’entrée du site de Chichen Itza … qui ferme à 17 heures … l’aventure continue ! Pour aller à piste, nous prenons à l’arrachée un bus Oriente, ça pue le chien mouillé là dedans, mais on ne va pas faire les difficile. Sous la pluie, nous allons voir s’il reste une chambre disponible à la posada Oldade, chaudement recommandée par le routard. La propriétaire nous laisse le choix entre la chambre située à l’entrée de la Posada près de la route ou la cabana dans le jardin, pour le même prix. Nous choisissons la chambre, plus spacieuse, moins roots, très défraichie quand même. Quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain midi, la visite de Piste by night (tant pis pour Chichen by night, nous avons eu notre quotat d’émotion pour aujourd’hui), le pique-nique 5 étoile dans la chambre, une bonne douche, un peu de lecture, nous mettons le réveil pour être sur le site demain matin dès l’ouverture.
Quelques chiffres : Bus 2ème classe Mayab de Playa à Chichen Itza : 110 $ par personne Bus Oriente de Chichen à Piste : 5 $ par personne Chambre à la posoda Oldade à Piste : 250 $
4ème jour - 23 juillet : Chichen Itza et Merida
Réveil à 7 heures pour être de bonne heure sur le site de Chichen Itza et éviter les flots de touristes. On range nos affaires, on s’arrête prendre un café à Oxo, on fait le bout de chemin à pieds avec au minimum sur le dos 10 kg chacune et nous pénétrons à Chichen Itza peu avant 9 heures. Avant d’attaquer la visite, nous nous débarrassons de nos sacs à dos à la consigne.
Le castillo s’offre à nous, spectaculaire. Comme il est impossible d’y monter, nous pouvons l’admirer « nu ».
Le Castillo, la pyramide rendant si célèbre Chichen Itza
Détail du Castillo
Nous continuons la visite, en enchaînant les édifices, certains sont très bien conservés ou restaurés, d’autres moins. Le jeu de pelote est imposant, le mur des morts sublime, j’aime aussi le palais aux mille colonnes.
Une tête de mort, une parmi les centaines sur le mur des morts
Un des Chac Mol croisé dans Chichen Itza
Le palais aux mille colonnes
Au fur et à mesure, la foule arrive et lorsque nous arrivons au point de départ, nous constatons avec horreur que le castillo est envahi de groupe de touristes. Le réveil à 7 heures est indispensable.
C’est la période de la mue
Après 2h30 de ballade à travers ce sublime site, nous prenons le bus 2ème classe Oriente qui part à 11h45 et qui, pour 55$, nous amène à Merida que nous atteignons 2 h30 plus tard. Malheureusement, il nous dépose au terminal 2ème classe et nous devons donc, sous un soleil de plomb, parcourir plusieurs centaines de mètres chargées de nos sac à dos pour rejoindre le terminal de bis 1er classe où nous prenons un bus de nuit ce soir. Le trajet à pieds semble durer une éternité. Nous arrivons en nage ! Nous nous débarrassons de nos sacs à la consigne (6$/heure et par bagage) et allons explorer la ville. Ce sera assez rapide, car le centre historique est concentré autour du zocalo. Il y a de très beaux bâtiments, les rues sont pittoresques, dépaysement assuré : la salle d’attente de la consultation médicale presque sur le trottoir, la salle de gym avec ses appareils préhistoriques et sa pub des années 50.
Une rue typique de Merida
Salle d’attente d'une consultation médicale
Le marché aussi vaut son pesant d’or : c’est la caverne d’Ali Baba au milieu des étals de fruits, de légumes, épices, viandes, etc.
Après une pause apéritive dans un bar très sympa, nous allons prendre un en cas dans un fast food mexicain. L’organisation est assez bizarre puisque la commande est prise lorsque nous sommes installées et nos plats nous sont servis à table. C’est à mi chemin entre un fast food et un restau. La patata est dégueu, la chair est reconstituée, le guacamole est très moyen. Bref, mauvaise pioche.
Retour à la gare des bus, récupération des sacs à dos, toilette de chat à la lingette dans les toilettes de la gare et c’est parti pour un voyage by night de 8 heures, jusqu’à Palenque.
On nous avait prévenu : il fait très froid dans les bus de nuit. C’est donc avec 2 pulls chacune, un Tshirt manche longue, chaussettes épaisses, et une couverture American Airlines à partager que nous nous allons passer la nuit.
Quelques chiffres : Entrée Chichen Itza : 98 $ / personne Bus 2ème classe Oriente Chichen Itza à Merida : 55 $ par personne Bus de nuit ADO 1ère classe Merida à Palenque : 360 $ par personne + 18 $ de frais de réservation (réservation faite par internet quelques semaines avant)
5ème jour - 24 juillet : Palenque
Mama mia, quelle nuit ! On ne nous y reprendra pas ! On a eu froid malgré nos 2 pulls (dont un polaire paraît-il, merci monsieur Go spoort !), on a peu dormi, pas très bien installées. En revanche, aucune mauvaise surprise, pas de contrôle imprévu, de racket, vol de sac, perte de bagages. C’est le point positif.
Dès la sortie du bus, la chaleur nous surprend, nous enlevons les 2 pulls. Il n’est que 6 heures et il fait déjà chaud, lourd, humide. Nous achetons un café à une guitoune située sur le trottoir à côté de la gare pour 5 $ (même pas malade), et hop nous voilà déjà dans un taxi pour le lieu dit El panchan où nous espérons trouver une chambre ou mieux une cabana au milieu de la jungle. Je veux voir des singes hurleurs ! Aucune réception n’ouvre avant 7 heures. A 7h30, tout est encore fermé. Nous finissons par trouver un hébergement chez Ed et Marguerita, une cabana pour 220$ qui doit se libérer dans la matinée. Nous nous changeons, laissons nos sacs à la réception et partons à la conquête de Las Ruinas, d’abord en collectivo puis à pieds.
D’emblée, nous sommes conquises, sous le charme, le lieu est sublime, les vieux édifices en pierre au milieu de la jungle, les fleurs, les bruits, les cris des singes, la paysage, tout est beau.
Bienvenue à Palenque Las Ruinas
Palenque encore
Palenque toujours
Palenque … une dernière
Au détour d’un chemin, on lève la tête et on aperçoit deux singes au sommet d’un arbre. L’un reste immobile, l’autre a bougé, sauté sur une autre branche puis est parti. Les photos ne rendront rien de ces scènes, malheureusement.
Nous déambulons à travers le site de Palenque, grimpons sur toutes les pyramides possibles, prenons de nombreuses photos.
Trois heures plus tard, la visite achevée, nous prenons un collectivo pour Palenque ville afin de faire quelques courses et de réserver l’excursion des cascades avec continuation jusqu’à San Cristobal, pour le lendemain. Comme le disent les guides de voyage, la ville de Palenque est moche, sans intérêt.
Palenque ville
Retour à El Panchan, nous récupérons nos sacs, prenons possession de la cabana et vers 13h30 faisons une pause déjeuner en routarde sous le ventilo de la cabana.
Notre cabana, chez Ed et Marguerita
Après une sieste récupératrice, nous allons nous balader autour des différents « hôtels », à travers la jungle et une végétation tropicale. Nous avions envisagé de faire une rando avec un guide dans la jungle, on est crevé, on laisse tomber cette idée.
Des bambous, il y en a partout, immenses
Ce soir, on va au restau. A Don Mucho, nous prenons une pizza et un plat « combinado » accompagnés de bière et nous récurons les assiettes. Ca fait du bien d’être bien installées et le décor est joli. Nous prenons notre temps, la soirée est belle, vive les vacances !
Quelques chiffres : Taxi pour El Panchan = 50 $ Entrée Palenque Ruinas : 68 $ / personne Prix d'un trajet en collectivo El Panchan à Palenque ville : 10 $ par personne Cabana à Ed et Marguerita : 220 $
6ème jour - 25 juillet : Misol Ha, Agua Clara, Agua Azul, San Cristobal
Journée balnéaire avec la visite des 3 cascades. Nous nous offrons le luxe d’un tour organisé (bien que le routard le déconseille, en précisant que la durée passée sur chaque site est trop courte) : le mini bus doit venir nous chercher à El Panchan et nous conduire à Misol Ha, Agua Clara et Agua Azul avec un arrêt respectif de de 30 minutes, 30 minutes et 3 heures. Royalement, le mini bus doit ensuite nous déposer à San Cristobal. Arrivée prévue à 17 heures.
Vers 9h20, le van arrive et nous prenons place parmi 12 autres touristes qui ne poursuivront pas la route avec nous jusqu’à San Cristobal.
Notre carrosse appartient à la compagnie Chambalu
Quelques dizaines de minutes plus tard, nous atteignons notre première destination. Le chauffeur nous précise que l’arrêt sera de trois quarts d’heure. Nous admirons la cascade et faisons le parcours pour passer derrière. La cascade est sublime mais si on ne se baigne pas, ce qui sera notre cas, une vingtaine de minutes suffisent pour en faire le tour.
La cascade de Misol Ha
A Agua Clara, dès la sortie du van, nous sommes « harcelées » par des gamins indiens vendant fruits, des galettes, des babioles. Ils nous collent aux basques, c’est gonflant. Agua Clara n’a de Clara que le nom : l’eau est marronnasse, bref déception.
Traversée par barque de la rivière
En voiture Simone, il est temps d’aller à Agua Azul. Des travaux sur la route nous bloquent plus d’une demie heur. Nous nous passerons qu’1h30 à Agua Azul au lieu des 3 heures prévue.
Pepsi est partout ... surtout au Mexique
Nouvelle déception, même si les cascades sont assez belles, l’eau n’est pas Azul mais Cafe con leche. Le parcours est infesté de restau, vendeurs de babioles, nous n’accrochons pas. Nous sommes contente de n’y rester que la moitié du temps prévu.
Vous avez dit Azul ?
Au moment de partir, on nous fait changer de van. Pas de quoi en faire un plat, nos bagages suivent, tout va bien. Et puis, un quart d’heure après être parti, le nouveau van s’arrête sur le bord de la route. Tout le monde comprend qu’il faut descendre, on récupère nos sacs. On attend, mais on ne sait pas trop quoi. Moins d’une demie heure plus tard, un bus ADO s’arrête, le chauffeur du van nous remet un billet de bus et nous fourgue dans ce bus qui va à San Cristobal. Nous voilà roulées dans la farine, la continuation (en Espagnol) jusqu’à San Cristobal en van « privé » n’est qu’une arnaque. On finit le voyage à l’arrière du bus, près des toilettes, et la clim qui fait du goutte à goutte sur ma tête !
Plusieurs heures sur une route super sinueuse, semée de topes dont chaque passage nous écrase au plafond : les paysages sont sublimes mais les villages que l’on traverse nous ouvrent les yeux sur la misère des indiens du Chiapas.
Vers 18h30, nous atteignons San Cristobal de Las casas. Coup de cœur dès le trajet de la gare du bus à notre auberge de jeunesse dans laquelle nous passerons 3 nuits. La ville est belle, et à l’AJ, l’accueil est charmant, la chambre double est grande, belle, propre. Cuisine et hamacs à disposition. Nous savons que nous allons nous plaire ici.
Notre maison pour 3 nuits : Los Camellos
Quelques chiffres : Excursion aux cascade + transfert jusqu’à San Cristobal : 300 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
7ème jour - 26 juillet : San cristobal
Plus de 30°C à Palenque, un taux d’humidité incroyable. A San Cristobal nous avons dormi sous 3 couvertures ! A 2200 m d’altitude, la température diminue rapidement dès que le soleil disparaît. L’avantage, c’est qu’il n’y a plus de moustiques !
Après le petit déjeuner composé de café, d’un croissant (un cuerno) et d’un pain au chocolat (une chocolatine, comme dans certaines régions françaises), nous réunissons nos affaires sales. L’heure de la lessive a sonné. Pour 10$ par kg, nous apportons plus de 5 kg de fringues crapoteuses à la lavenderia. Le linge sera lavé, séché, plié et disponible le jour même à partir de 14 heures. Bon, le service est efficace … trop même. Quelques couleurs des Tshirts ont disparu, mon pull a rétréci … il ne faut pas confier ses fringues chanel, ça tombe bien, nous n’en avons pas.
Nous consacrons la journée à l’exploration de la ville : le grand marché tout d’abord avec ses étals d‘épices, piments, fruits, légumes, etc.
On a acheté nos bananes ici
et nos piments là (il y a même du pepsi quelque part !)
Direction ensuite le couvent Santo Dominguo, puis une promenade dans les rues et ruelles de cette si belle ville.
Une façade très colorée
Une autre
Photo d’une rue typique
Nous achetons des bracelets à une indienne et sa fille, qui nous permettent de les prendre en photo.
Après le déjeuner pris à l’auberge de jeunesse, nous passons de l’église Guadalupe à celle située au sommet d’une colline, que l’on atteint en montant une quantité incroyable de marches.
La vue sur la ville depuis l’église
Nous décidons ensuite d’aller à pieds jusqu’au cimetière. Le trajet à pieds se fait en une demie heure environ. Le cimetière est très coloré, très kitch, c’est très surprenant, complètement différent de nos cimetières gris et ternes.
Non, nous ne sommes pas à Disney Paris
C’est bien un tombeau
Et encore un autre, coloré, fleuri
Repas du soir pris à l’AJ, un groupe de six français bruyants ont pris d’assaut la cuisine et la salle à manger. Ils pensent être seuls au monde, c’est pénible. Nous avons constaté depuis le début de nos vacances que le français est une espèce très bruyante et sans gène, surtout quand il est en groupe.
Ballade by night dans les rues faiblement éclairées. Le Zocalo fourmille de monde, les autres rues sont plus calmes. San Cristobal est un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Laverie : 10$ le kg de linge 8 cartes : 40 $ 8 timbres : 104 $ Chambre à Los Camellos : 240 $
8ème jour – 27 juillet : San cristobal
Nous prenons un collectivo pour aller à San Juan Chamulan voir de nos propres yeux les rites pratiqués dans l’église. Pour rentrer dans ce lieu sacro-saint (photos interdites), il faut demander une autorisation à l’office du tourisme, autrement dit, payer 20$ par personne ! Il faut vraiment le voir pour y croire. Nous sommes transportées dans une autre dimension ! A l’intérieur, il fait chaud et l’odeur de l’encens, des bougies est soutenue. Les indiens murmurent des incantations devant des rangées de petites bougies disposées à même le sol jonché d’aiguilles de pins. Les offrandes vont des œufs au poulet (encore vivant). Ils boivent du … pepsi pour roter, afin d’expulser le mal. Détail étonnant : certaines statues sont sous vitrine et habillées de vêtements, comme le seraient des poupées.
Devant l’église, le marché est animé et coloré. Devant nous passent quatre mexicains coiffés d’un chapeau et habillés d’une peau de « mouton ». J’arrive à les prendre en photo au passage.
Photo prise à la volée
Nous retournons en collectivo à San Cristobal pour l’heure du déjeuner. Sur le chemin de l’AJ, nous passons devant un stand où grille des volailles. Les poulets sont ouverts en deux et sont grillés « pates écartés ».
Barbecue mexicain
L’après midi, nous poursuivons l’exploration de la ville, en lorgnant les boutiques des bijouteries, où l’ambre se vend malheureusement à prix d’or. Nous visitons le musée de l’ambre, aménagé dans un ancien couvent restauré. Il est riquiqui malgré d’intéressantes explications. La visite est cependant décevante.
Sur les façades, nous remarquons de nombreux pochoirs.
Commando hippy
She is in love
Pour notre dernière soirée à San Cristobal, nous allons diner dans un bar restau, le Iskra. C’est l’heure de l’happy hour et nous nous retrouvons avec deux cocktails chacune, amenés en même temps. Au moment de la commande, nous précisons que nous souhaitons que les plats soient très peu épicés. Ce ne fut pas le cas, j’ai failli mourir dans ce restau mexicain. Les deux margaritas descendues cul sec n’ont pas été suffisantes pour éteindre le feu. Expérience inoubliable !
Lumière de fin de journée sur San Cristobal
Quelques chiffres : Trajet en collectivo San Cristobal à San Juan : 8 $ par personne Entrée de l’église à San Juan : 20 $ par personne Musée de l’ambre : 20 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
9ème jour – 28 juillet : en transit pour Mexico DF
Journée de merde ! Elle avait pourtant bien commencé : dernier petit dej à l’AJ que nous quittons avec un petit pincement au cœur. Nous nous sommes senties ici comme chez nous. Le bus pour Tuxtla Gutierrez est à l’heure et part à 10h50. Nous arrivons à 12h15 ce qui nous laisse largement le temps d’aller visiter le zoo, notre vol avec la compagnie Click Mexicana pour Mexico n’est qu’à 17h35.
Mais c’est ici que la galère commence !
Comme le conseille le routard, nous prenons un taxi pour aller au zoo. Une fois bien installées, le chauffeur nous fait comprendre que : 1 : le lundi, le zoo est fermé (pour le routard c’est ouvert tous les jours), 2 : l’aéroport n’est pas situé à 15 minutes de la ville (dixit le routard) mais au moins à 50 minutes dans la direction de San Cristobal. Le chauffeur nous précise qu’il n’y a pas de bus pour y aller et qu’il veut bien nous y conduire pour 200$ !
Nous changeons de couleurs au fur et à mesure que nous comprenons ces paroles mais nous tenons bon, nous voulons voir de nos propres yeux si le zoo est fermé ou non. Evidement, le chauffeur de taxi a raison et le zoo est fermé. Nous lui demandons de nous ramener à la gare routière pour soit trouver un bus pour l’aéroport, soit trouver d’autres voyageurs et partager un taxi. Mais il ne veut pas comprendre, il pense avoir trouvé deux pigeons et ne veut plus nous lâcher. Il nous fait faire le tour de Tuxtla, nous ballade dans la ville en long et en travers (on constate alors qu’elle est très laide), s’arrête à une station de taxis et demande à ses collègues de nous confirmer qu’il n’y a pas de bus pour l’aéroport, mais seulement des taxis. Après une demie heure de palabres, nous avons enfin le dernier mot et le chauffeur finit par nous déposer à la gare de bus. A la gare, nous nous précipitons au guichet et achetons deux places de bus pour l’aéroport … départ à 13h45, dans 15 minutes donc !
Au final, avec le trajet depuis San Cristobal, la ballade en taxi, le bus pour l’aéroport, cela nous reviendra à 252 $ alors que nous aurions pu prendre une navette directe depuis San Cristobal pour 100 $ par personne. C’est surtout l’impression d’avoir passé cette partie de la journée à galérer, à cause du guide du routard non mis à jour alors que c’est soi disant la dernière édition, à cause aussi d’un chauffeur de taxi peau de colle et malhonnête, qu’il nous en reste comme un goût amer.
Heureusement, la suite des événements est plus agréable. Arrivées à l’aéroport vers 14h30, on nous propose de prendre le vol précédent le notre. Nous acceptons bien volontiers d’arriver sur Mexico plus tôt que prévu. Vol sans histoire, nous atterrissons vers 18 heures et nous nous dirigeons alors vers les portes du métro bien que ce soit l’heure de pointe et que le routard précise qu’on peut nous refuser l’accès (mais nous avons compris que tout ce que dit le routard …). Nous les franchissons sans problèmes et moins d’une heure plus tard, nous arrivons dans le centre historique, station Allende puis quelques minutes après, nous atteignons l’hôtel Habana dans lequel nous allons séjourner 4 nuits. Bonne surprise, la chambre est immense, lit king size, tout semble très propre, des draps aux serviettes. En revanche, l’odeur dans la chambre est affreuse et un bruit de moteur venant de la minuscule cours intérieure se fait entendre en permanence. Qu’importe, pour 200 $ (13 euros), on s’attendait à pire. Petite virée vers 19h45 pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin. Avec horreur, nous constatons que le quartier se vide, toutes les boutiques ferment à 20h, ce n’est pas Rock and Roll ici le soir. Nous avons tout juste le temps d’acheter deux trois bricoles. Le tour du quartier nous laisse une mauvaise impression, c’est sale, gris, triste. Nous remontons dans notre chambre d’hôtel et espérons découvrir Mexico sous un autre angle demain.
Quelques chiffres : Bus pour Tuxtla Gutierrez à 36 $ par personne Taxi Gare routière de Tuxtla à zoo : 40 $ Bus Tuxtla gare routière à aéroport : 50 $ par personne Ticket de métro aéroport à centre historique : 2 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
10ème jour – 29 juillet : premier jour à Mexico DF
La première impression hier soir a été négative. Mexico est rongé par la pollution, ce qui lui donne un aspect sale. Après un petit déjeuner pris dans un assez beau café du côté de la Place Santo Domingo et un petit détour par le Centre Culturel du Mexique, nous passons la journée sur les traces de Frida Kahlo et de Diego Rivera.
Frida Kahlo
Diego Rivera
Au menu, le Secrétariat de l’Education Nationale (en fait le Ministère) et le Palacio National. Les fresques sont superbes. Nous ne connaissions pas ce peintre muraliste avant d’avoir vu au cinéma il y a quelques années le film « Frida » avec Salma Yalek que nous avions adoré. Ainsi, outre les célèbres fresques politiques à la gloire du communisme, nous découvrons les autres fresques décrivant l’histoire du Mexique, c’est sublime.
Au Secrétariat de l’Education Nationale
Au Palacio National
En sortant par les jardins du Palacio National, nous découvrons un petit chat tranquillement endormi dans un cactus.
Il est l’heure du déjeuner, nous sillonnons le quartier … sans succès. Impossible d'acheter quelque chose de végétarien pour se restaurer. On finit par échouer dans un centre commercial pour s’attabler devant un sandwich et une horchata.
L’après midi, nous prenons le métro en direction de Coyoacan pour visiter la maison de … Frida Kahlo, la belle Casa azul qui rappelle un peu le bleu Majorelle !
La Casa Azul
L’exposition (correspondances abondantes, livres dédicacés, photos, etc.) complète la visite proprement dîte.
Le quartier est agréable (et devenu très résidentiel) mais en pleine rénovation, la place est un vrai chantier, la chaussée est toute défoncée, c’est dommage ! Il faudrait revenir dans plusieurs mois !
C’est l’heure du goûter …avec une chocolatine
Retour dans le centre de Mexico. De la place, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre à pieds la station de métro. Nous passons devant un cabinet dentaire, l’enseigne m’amuse beaucoup … !
Chez le dentiste …
Nous attendons le métro plus de trois quarts d’heure, et oui il y a des problèmes sur la ligne. Nous laissons ensuite passer les trois premiers, complètement bondés. L’orage menace à la sortie, mais nous échappons tout de même à l’averse en accélérant le pas.
Nous retentons notre chance et parcourons à nouveau le quartier à la recherche d’une superette dans laquelle nous pourrions acheter des fruits. Nous échouons dans le mini magasin en face de l’hôtel, façon « mexicain du coin ». Pas l’ombre d’un fruit, nous achetons des boîtes … de haricots ! L’overdose nous guette !
Quelques chiffres :
Ticket de métro : 2$ Musée Frida : 45$ tarif plein et 20$ tarif réduit (pour les enseignants par exemple) Une chocolatine : 7$ Un cuerno : 7$ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
11ème jour –30 juillet : Mexico DF et les pyramides de Teotihuacan
Réveil à 7h45 ! Nous avons prévu d’aller visiter les pyramides de Teotihuacan, à 1 heure en bus du terminal Norte. Nous atteignons le terminal après deux changements de métro. Le métro aux heures de pointe, ici c’est Chatelet Les Halles à toutes les stations. Les Mexicains se serrent comme des sardines, les parisiens à côté sont des rigolos.
C’est un bus préhistorique qui nous amène aux pyramides.
Dès l’entrée, nous sommes surprise par l’étendu du site.
Il est déjà 11 heures alors nous décidons d’aller jusqu’à la pyramide del Sol avant qu’elle ne soit envahie complètement.
La pyramide del Sol
La montée est éprouvante mais heureusement, il y a une rambarde pour se tenir ce qui est plus rassurant. L’effort est récompensé, d’en haut, nous embrassons tout le site, c’est superbe.
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Vue de la pyramide de la Luna depuis la pyramide del Sol
La descente est rapide et se fait facilement. Nous allons ensuite jusqu’à la pyramide de la Lune, qui paraît beaucoup plus petite et la grimpette est très facile. Superbe panorama sur tout le site et la chaussée des Morts.
Panorama sur le site depuis le sommet de la pyramide de la Luna
Nous redescendons, visitons d’autres curiosités et allons ensuite visiter le très beau musée. Les objets sont merveilleusement mis en valeur, la visite de ce musée est à de pas rater !
A l’intérieur du musée
Nous faisons ensuite une rapide pause pique-nique à côté du musée, malheureusement en plein soleil, et poursuivons la visite en escaladant une autre pyramide derrière laquelle se cache une splendide pyramide ornée de masques en excellent état.
Pyramide cachée
Nous reprenons le bus vers 14h30 et au Terminal del Norte, nous nous engouffrons dans le métro, heureusement vide à cette heure-ci, jusquà la station Villa Basilica pour aller jeter un œil aux deux basiliques de Guadalupe.
L’intérieur de l’ancienne basilique est complètement en vrac, envahie d’échafaudages. Le guide du routard n’a pas menti : la nouvelle basique ressemble à un palais des congrès avec ses portes numérotés.
Le palais des congrés ?
On accède à la visite de la relique grâce à un tapis roulant, aller et retour. Je trouve que cela complètement délirant, et je fais l’aller retour plusieurs fois !
Non, nous ne sommes pas dans le métro !
En sortant, nous croisons deux femmes qui s’approchent de la basilique … à genoux !
Nous reprenons le métro pour le centre historique. Pause goûter au Starbuck, on l’a bien mérité. Puis nous repartons à la recherche du précieux dîner : des tomates, des fruits, ce n’est pas trop demandé. Il faut croire que si, pas une tomate, pas un avocat à l’horizon. Nous avons pourtant traversé le coin des robes de mariées, des bijoux, des tissus, des vêtements pour enfants, des chaussures, etc. Nous avons marché, marché, marché, pour finir par nous rabattre sur des … frigoles !
Arrivées à l’hôtel, je me précipite sur la grattoune que j’ai achetée 5$ à la sortie d’une bouche de métro. Je ne m’endormirai pas riche ce soir, juste remboursée de mes 5$.
Premios caguamas
Quelques chiffres :
Bus A/R pour les pyramides : 62 $ par personne Entrée Teotihucan : 48 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
12ème jour –31 juillet : Mexico DF
C’est notre dernier jour à Mexico puisque nous quittons ce pays demain. Avant d’aller petit déjeuner, nous faisons 30 minutes d’internet pour 6$, la ruine ! Puis nous allons prendre notre petit déj dans la calle Madero, à « Los Bisquetes Bisquetes Obregon » une pâtisserie – salon de thé – restaurant, devenue notre fournisseur officiel de viennoiseries. Nous prenons un café con leche et le service se fait en deux temps : la serveuse (un dragon constipé qui se croit chez Fauchon) nous sert le café dans le grand verre, puis le lait à la manière d’un touareg marocain ! Résumé : internet à des prix astronomiques, comme si nous étions dans le désert (nous avons même payé moins cher à Palenque dans la jungle), pas un seul supermarché dans tout le quartier : nous devons notre survie à quelques bricoles achetées dans l’unique épicerie trouvée, face à l’hôtel, pas une seule laverie ! C’est le monde à l’envers, il y a des affaires à monter ici !!
Après avoir flâné autour du Zocalo, nous allons au Palacio des Bellas Artes pour visiter le Gran Teatro National (c'est-à-dire l’Opéra) dont la visite est gratuite tous les jours de 13h à 13h30. La salle est très belle, notamment le rideau de cristal, réalisé par Tiffany (Ah, New York !).
Puis nous nous dirigeons vers le quartier de la Condesa et nous nous retrouvons finalement … à Zona Rosa, décrit par le routard comme le quartier gay de Mexico. C’est un quartier d’affaires et mis à part deux ou trois boutiques (des sex shops) et quelques frangins croisés, il ne vaut pas le détour. Peut-être est ce plus vivant la nuit, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.
Nous revenons vers le Zocalo, allons prendre un goûter dans un café situé dans une rue piétonne. On traînasse dans le quartier et cherchons en vain à échanger ma grattoune gagnante. Personne n’en veut, on me dit qu’il faut l’échanger là où je l’ai acheté, mais je ne sais plus où s’est. Au cours de notre flânerie, nous entrons même dans les « grands magasins » dans l’espoir de trouver de quoi manger convenablement. Retour à notre mexicain du coin, on achète … des chips et hop dîner, dodo, demain les States !
Quelques chiffres :
30 minutes d’internet : 6 $ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
13ème jour –1er août : Mexico DF - en transit pour Phoenix (Arizona)
Ce matin, grasse matinée. Nous n’avons rien de prévu, pas de visite et notre vol n’est qu’à 16h05. Nous allons prendre notre petit déjeuner à notre cantine, « Los bisquetes bisquetes obregon ». Vers 10h30, repues, nous faisons un dernier tour, autour du Zocalo.
Retour à l’hôtel où nous préparons les sacs … essentiellement du linge sale … puisque nous n’avons pas trouvé de laverie ici. Nous allons ensuite à l’aéroport en métro, en faisant le trajet inverse de celui que nous avons fait il y a 4 jours. Pour la 1ère fois, nous arrivons à trouver des places assises ! Notre vol, avec la compagnie US Aiways, n’a pas de retard, et c’est donc à 17h30 heure locale que nous atterrissons à Phoenix pour de nouvelles aventures !
Quelques chiffres :
Billet Mexico à Phoenix : 111, 36 euros (par personne)
En conclusion :
Ces quelques jours nous ont donné un bref aperçu du Mexique, de ses divers paysages, des différentes populations. Nous avons adoré Palenque et San Cristobal, les deux points forts du voyage. Nous avons également beaucoup aimé Chichen Itza et Teotihuacan. Pour Mexico, nous sommes plus contrastées : nous avons apprécié Coyoacan, beaucoup aimé marcher sur les traces de Frida Khalo et Diego Rivera (à notre retour, nous avons d’ailleurs acheté le DVD du film « Frida » que nous avons regardé avec beaucoup d’émotions en reconnaissant certains lieux où nous étions allées quelques jours auparavant). En revanche, nous n’avons pas aimé la ville, grise et sale, et la journée du 31 juillet était une journée de trop. Mais comment aurions nous pu le savoir, nous qui adorons les grandes villes, Paris, Rome, New York.
Question budget, sans compter les achats personnels, les cadeaux pour la famille, ce voyage nous est revenu à 600 euros par personne, avec 290 euros de billets d’avion, 84 euros de transport (bus, taxi, collectivo, métro), 22 euros de visites, 97 euros d’hébergement, 96 euros de repas (avec très peu de restau) et environ 10 euros de dépenses diverses (dame pipi, laverie, internet, etc.).
Nous avons parcouru une petite partie du Mexique pendant 12 jours. C’est peu pour visiter ce grand pays et il nous a fallu faire des choix. L’itinéraire que nous avions concocté grâce aux conseils de divers forums et guides de voyage est le suivant : Playa Del Carmen, Piste, Chichen Itza, Merida, Palenque, San Cristobal de La Casa, Mexico. Petite particularité du voyage : il s'est effectué entre deux séjours aux Etats Unis. Les vols aller et retour se sont donc fait depuis et vers les Etats Unis.
1er jour - 20 juillet 2008 : Vamos a Playa Del Carmen
Le vol pour Cancun de la Mexicana est prévu à 10h. Nous quittons l’auberge de jeunesse de Los Angeles à 6h, nous prenons le métro ligne rouge puis le Fly Away bus et nous arrivons à 7h20 à l’aéroport. En deux temps trois mouvements nous effectuons les formalités d’enregistrement, et nous avons donc plus de 2 heures à tuer avant d’embarquer dans l’avion. Peu avant l’embarquement, nous sommes appelées par une hôtesse : son débit en espagnol est très rapide et je crois comprendre que nous sommes surclassées. Nous n’y croyions pas vraiment, car il n’y aurait aucune raison mais sur notre nouvelle carte d’embarquement, nous avons les sièges 1D et 1F ! Et en effet, nous ne savons pas pourquoi, mais nous voyagons en classe affaire. Nous sommes devenues des executive women ! C’est tout simplement génial : le siège est un fauteuil, les hôtesses sont aux petits oignons, le repas est délicieux et nous avons un lecteur vidéo personnel. On s’habitue vite au luxe. Le retour à la réalité se fait au passage de la douane que nous mettons plus d’une heure à franchir. Une autre heure à attendre le bus pour Playa Del Carmen, c’est vers 20h, sous la pluie, dans le noir, que nous cherchons la Casa Tucan, calle 4. La cabana que nous avons réservé par mail est très chouette avec son toit en paille, petite terasse privée. Pour atteindre la cabana, il faut traverser le jardin de la Casa Tucan, dont la végétation est tropicale et luxuriante. Le matin, les oiseaux mexicains nous assureront un réveil très matinal !

Notre cabana (photographiée, sous le soleil, le jour de notre départ)
Nous déposons nos sacs et décidons d’aller à l’oasis, restau vivement recommandé par le lonely planet. Nous prenons un Ceviche de poisson et un plantillo Mexicano (sans guacamole, il n’y en a plus). Les plats sont pas mal, sans plus, nous sortons donc plutôt déçues.
Retour à la cabana, sous la pluie, les converses font floc floc ! Nous espérons que le temps sera meilleur demain, mais nous avons demandé à la réception et il semble que ce ne sera pas le cas !
Quelques chiffres : Billet avion Los Angeles à cancun : 117, 82 euros / personne Bus Cancun à Playa Del Carmen : 80 $ / personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
2ème jour - 21 juillet : Playa Del Carmen La cacophonie des oiseaux nous réveille dès potron-minet, ce sont des sons très inhabituels. Ca change des merles et des pigeons parisiens. Nous avalons un moca froid acheté la veille et partons prendre un petit déjeuner plus consistant à la Salta, sur la 5ème avenue. Pour cela, il nous faut affronter la pluie, le déluge tropical ! Nous arrivons trempées, engloutissons espresso, capuccino, muffin à la canelle, croissant au nutella. Les panses explosent, le budget aussi ! Après ce remontant, direction la plage pour mettre les pieds dans les Caraïbes, pour la première fois. La mer est super belle, transparente, chaude, j’en redemande ! La pluie en moins, le soleil en plus, ce serait parfait !
Les pieds dans les caraïbes pour la première foisNous cherchons ensuite l’office du tourisme, que nous ne trouvons pas, allons faire quelques courses pour le repas du midi, du soir et pour le petit déjeuner du lendemain (la chambre est équipée d’un frigo, autant en profiter) et rentrons à l’hôtel déposer les courses. Nous déjeunons dans la chambre, en regardant par la fenêtre notre terrasse sous des trombes d’eau.
Nous renonçons à aller à Akumal faire du snorkelling, le temps est trop pourri. J’ai vraiment les boules, puisque le passage par les Caraïbes avait pour but d’aller voir poissons et tortues. A la place, nous allons à . Aller en bus 2ème classe, retour en collectivo. A Tulum, il fait relativement beau, c'est-à-dire qu’il ne pleut pas. Le site Maya est vraiment bien situé, près de la mer, ce qui rend la visite très sympa car le site proprement dit est petit et on en fait vite le tour. A 17 heures, les gardiens nous rabbatent dehors.
TulumRetour à Playa Del Carmen, à la gare nous achetons nos billets de bus 2ème classe avec la compagnie Mayab pour Chichen Itza, départ prévu 11h10. Nous espérons pouvoir visiter le site puis prendre un bus pour Merida et y passer la nuit. Nous allons ensuite nous balader le long de la plage les pieds dans l’eau.

Balade sur la plage
Retour à la Casa Toucan, on dîne dans la cabana, il pleut dehors, c’est le déluge. Nous rassemblons nos affaires, demain nous partons vers de nouvelles aventures.
Quelques chiffres : Petit Déjeuner à la Salta : 110 $ pour 2 Bus Playa à Tulum : 22 $ par personne Site Tulum = 48 $ par personne Collectivo tulum à Playa : 30 $ par personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $
3ème jour - 22 juillet : Playa à Piste
L’aventure c’est l’aventure ! Le voyage est rempli de surprise et de contre-temps. Après 2 jours de pluie, nous partons sous un soleil éclatant et une chaleur écrasante (non, non, nous n’avons pas les boules). Sur la 5ème avenue, nous échangeons 150 euros en pesos et nous nous dirigeons vers la gare où nous attend notre bus pour Chichen Itza. Surprise : départ à 11h10, pile, c’est parfait. C’est ensuite que les choses se gâtent. Après une heure de route, peu avant le village de Tulum, la police arrête le bus, l’inspecte pendant 3 plombes, et nous escorte finalement jusqu’à la gare routière de Tulum. Après plusieurs minutes de tractation entre le chauffeur et les policiers, un policier nous demande de descendre du bus. Nous comprenons que celui-ci ne repartira pas. Nous nous retrouvons donc à la gare de Tulum, qui est bondée. Après une demi heure d’attente, nous savons enfin ce que la suite nous réserve : nous poursuivrons le voyage avec le bus ADO première classe qui part de Tulum à 14h30 (coup du sort, nous nous retrouvons sur notre planing initial si nous avions fait Akumal la veille et le site de Tulum ce matin). Nous attendons patiemment à la gare, profitons du spectacle : notre bus 2ème classe se fait embarquer par un camion remorqueur.
Notre bus arrêté par les flics et embarqué par un camion remorqueurLe bus ADO arrive, nous embarque et nous largue à 17 heures, sous la pluie, à l’entrée du site de Chichen Itza … qui ferme à 17 heures … l’aventure continue ! Pour aller à piste, nous prenons à l’arrachée un bus Oriente, ça pue le chien mouillé là dedans, mais on ne va pas faire les difficile. Sous la pluie, nous allons voir s’il reste une chambre disponible à la posada Oldade, chaudement recommandée par le routard. La propriétaire nous laisse le choix entre la chambre située à l’entrée de la Posada près de la route ou la cabana dans le jardin, pour le même prix. Nous choisissons la chambre, plus spacieuse, moins roots, très défraichie quand même. Quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain midi, la visite de Piste by night (tant pis pour Chichen by night, nous avons eu notre quotat d’émotion pour aujourd’hui), le pique-nique 5 étoile dans la chambre, une bonne douche, un peu de lecture, nous mettons le réveil pour être sur le site demain matin dès l’ouverture.
Quelques chiffres : Bus 2ème classe Mayab de Playa à Chichen Itza : 110 $ par personne Bus Oriente de Chichen à Piste : 5 $ par personne Chambre à la posoda Oldade à Piste : 250 $
4ème jour - 23 juillet : Chichen Itza et Merida
Réveil à 7 heures pour être de bonne heure sur le site de Chichen Itza et éviter les flots de touristes. On range nos affaires, on s’arrête prendre un café à Oxo, on fait le bout de chemin à pieds avec au minimum sur le dos 10 kg chacune et nous pénétrons à Chichen Itza peu avant 9 heures. Avant d’attaquer la visite, nous nous débarrassons de nos sacs à dos à la consigne.
Le castillo s’offre à nous, spectaculaire. Comme il est impossible d’y monter, nous pouvons l’admirer « nu ».
Le Castillo, la pyramide rendant si célèbre Chichen Itza
Détail du CastilloNous continuons la visite, en enchaînant les édifices, certains sont très bien conservés ou restaurés, d’autres moins. Le jeu de pelote est imposant, le mur des morts sublime, j’aime aussi le palais aux mille colonnes.
Une tête de mort, une parmi les centaines sur le mur des morts
Un des Chac Mol croisé dans Chichen Itza
Le palais aux mille colonnesAu fur et à mesure, la foule arrive et lorsque nous arrivons au point de départ, nous constatons avec horreur que le castillo est envahi de groupe de touristes. Le réveil à 7 heures est indispensable.
C’est la période de la mueAprès 2h30 de ballade à travers ce sublime site, nous prenons le bus 2ème classe Oriente qui part à 11h45 et qui, pour 55$, nous amène à Merida que nous atteignons 2 h30 plus tard. Malheureusement, il nous dépose au terminal 2ème classe et nous devons donc, sous un soleil de plomb, parcourir plusieurs centaines de mètres chargées de nos sac à dos pour rejoindre le terminal de bis 1er classe où nous prenons un bus de nuit ce soir. Le trajet à pieds semble durer une éternité. Nous arrivons en nage ! Nous nous débarrassons de nos sacs à la consigne (6$/heure et par bagage) et allons explorer la ville. Ce sera assez rapide, car le centre historique est concentré autour du zocalo. Il y a de très beaux bâtiments, les rues sont pittoresques, dépaysement assuré : la salle d’attente de la consultation médicale presque sur le trottoir, la salle de gym avec ses appareils préhistoriques et sa pub des années 50.
Une rue typique de Merida
Salle d’attente d'une consultation médicaleLe marché aussi vaut son pesant d’or : c’est la caverne d’Ali Baba au milieu des étals de fruits, de légumes, épices, viandes, etc.
Après une pause apéritive dans un bar très sympa, nous allons prendre un en cas dans un fast food mexicain. L’organisation est assez bizarre puisque la commande est prise lorsque nous sommes installées et nos plats nous sont servis à table. C’est à mi chemin entre un fast food et un restau. La patata est dégueu, la chair est reconstituée, le guacamole est très moyen. Bref, mauvaise pioche.
Retour à la gare des bus, récupération des sacs à dos, toilette de chat à la lingette dans les toilettes de la gare et c’est parti pour un voyage by night de 8 heures, jusqu’à Palenque.
On nous avait prévenu : il fait très froid dans les bus de nuit. C’est donc avec 2 pulls chacune, un Tshirt manche longue, chaussettes épaisses, et une couverture American Airlines à partager que nous nous allons passer la nuit.
Quelques chiffres : Entrée Chichen Itza : 98 $ / personne Bus 2ème classe Oriente Chichen Itza à Merida : 55 $ par personne Bus de nuit ADO 1ère classe Merida à Palenque : 360 $ par personne + 18 $ de frais de réservation (réservation faite par internet quelques semaines avant)
5ème jour - 24 juillet : Palenque
Mama mia, quelle nuit ! On ne nous y reprendra pas ! On a eu froid malgré nos 2 pulls (dont un polaire paraît-il, merci monsieur Go spoort !), on a peu dormi, pas très bien installées. En revanche, aucune mauvaise surprise, pas de contrôle imprévu, de racket, vol de sac, perte de bagages. C’est le point positif.
Dès la sortie du bus, la chaleur nous surprend, nous enlevons les 2 pulls. Il n’est que 6 heures et il fait déjà chaud, lourd, humide. Nous achetons un café à une guitoune située sur le trottoir à côté de la gare pour 5 $ (même pas malade), et hop nous voilà déjà dans un taxi pour le lieu dit El panchan où nous espérons trouver une chambre ou mieux une cabana au milieu de la jungle. Je veux voir des singes hurleurs ! Aucune réception n’ouvre avant 7 heures. A 7h30, tout est encore fermé. Nous finissons par trouver un hébergement chez Ed et Marguerita, une cabana pour 220$ qui doit se libérer dans la matinée. Nous nous changeons, laissons nos sacs à la réception et partons à la conquête de Las Ruinas, d’abord en collectivo puis à pieds.
D’emblée, nous sommes conquises, sous le charme, le lieu est sublime, les vieux édifices en pierre au milieu de la jungle, les fleurs, les bruits, les cris des singes, la paysage, tout est beau.
Bienvenue à Palenque Las Ruinas
Palenque encore
Palenque toujours
Palenque … une dernièreAu détour d’un chemin, on lève la tête et on aperçoit deux singes au sommet d’un arbre. L’un reste immobile, l’autre a bougé, sauté sur une autre branche puis est parti. Les photos ne rendront rien de ces scènes, malheureusement.
Nous déambulons à travers le site de Palenque, grimpons sur toutes les pyramides possibles, prenons de nombreuses photos.
Trois heures plus tard, la visite achevée, nous prenons un collectivo pour Palenque ville afin de faire quelques courses et de réserver l’excursion des cascades avec continuation jusqu’à San Cristobal, pour le lendemain. Comme le disent les guides de voyage, la ville de Palenque est moche, sans intérêt.
Palenque villeRetour à El Panchan, nous récupérons nos sacs, prenons possession de la cabana et vers 13h30 faisons une pause déjeuner en routarde sous le ventilo de la cabana.
Notre cabana, chez Ed et MargueritaAprès une sieste récupératrice, nous allons nous balader autour des différents « hôtels », à travers la jungle et une végétation tropicale. Nous avions envisagé de faire une rando avec un guide dans la jungle, on est crevé, on laisse tomber cette idée.
Des bambous, il y en a partout, immensesCe soir, on va au restau. A Don Mucho, nous prenons une pizza et un plat « combinado » accompagnés de bière et nous récurons les assiettes. Ca fait du bien d’être bien installées et le décor est joli. Nous prenons notre temps, la soirée est belle, vive les vacances !
Quelques chiffres : Taxi pour El Panchan = 50 $ Entrée Palenque Ruinas : 68 $ / personne Prix d'un trajet en collectivo El Panchan à Palenque ville : 10 $ par personne Cabana à Ed et Marguerita : 220 $
6ème jour - 25 juillet : Misol Ha, Agua Clara, Agua Azul, San Cristobal
Journée balnéaire avec la visite des 3 cascades. Nous nous offrons le luxe d’un tour organisé (bien que le routard le déconseille, en précisant que la durée passée sur chaque site est trop courte) : le mini bus doit venir nous chercher à El Panchan et nous conduire à Misol Ha, Agua Clara et Agua Azul avec un arrêt respectif de de 30 minutes, 30 minutes et 3 heures. Royalement, le mini bus doit ensuite nous déposer à San Cristobal. Arrivée prévue à 17 heures.
Vers 9h20, le van arrive et nous prenons place parmi 12 autres touristes qui ne poursuivront pas la route avec nous jusqu’à San Cristobal.
Notre carrosse appartient à la compagnie ChambaluQuelques dizaines de minutes plus tard, nous atteignons notre première destination. Le chauffeur nous précise que l’arrêt sera de trois quarts d’heure. Nous admirons la cascade et faisons le parcours pour passer derrière. La cascade est sublime mais si on ne se baigne pas, ce qui sera notre cas, une vingtaine de minutes suffisent pour en faire le tour.
La cascade de Misol HaA Agua Clara, dès la sortie du van, nous sommes « harcelées » par des gamins indiens vendant fruits, des galettes, des babioles. Ils nous collent aux basques, c’est gonflant. Agua Clara n’a de Clara que le nom : l’eau est marronnasse, bref déception.
Traversée par barque de la rivièreEn voiture Simone, il est temps d’aller à Agua Azul. Des travaux sur la route nous bloquent plus d’une demie heur. Nous nous passerons qu’1h30 à Agua Azul au lieu des 3 heures prévue.
Pepsi est partout ... surtout au MexiqueNouvelle déception, même si les cascades sont assez belles, l’eau n’est pas Azul mais Cafe con leche. Le parcours est infesté de restau, vendeurs de babioles, nous n’accrochons pas. Nous sommes contente de n’y rester que la moitié du temps prévu.
Vous avez dit Azul ?Au moment de partir, on nous fait changer de van. Pas de quoi en faire un plat, nos bagages suivent, tout va bien. Et puis, un quart d’heure après être parti, le nouveau van s’arrête sur le bord de la route. Tout le monde comprend qu’il faut descendre, on récupère nos sacs. On attend, mais on ne sait pas trop quoi. Moins d’une demie heure plus tard, un bus ADO s’arrête, le chauffeur du van nous remet un billet de bus et nous fourgue dans ce bus qui va à San Cristobal. Nous voilà roulées dans la farine, la continuation (en Espagnol) jusqu’à San Cristobal en van « privé » n’est qu’une arnaque. On finit le voyage à l’arrière du bus, près des toilettes, et la clim qui fait du goutte à goutte sur ma tête !
Plusieurs heures sur une route super sinueuse, semée de topes dont chaque passage nous écrase au plafond : les paysages sont sublimes mais les villages que l’on traverse nous ouvrent les yeux sur la misère des indiens du Chiapas.
Vers 18h30, nous atteignons San Cristobal de Las casas. Coup de cœur dès le trajet de la gare du bus à notre auberge de jeunesse dans laquelle nous passerons 3 nuits. La ville est belle, et à l’AJ, l’accueil est charmant, la chambre double est grande, belle, propre. Cuisine et hamacs à disposition. Nous savons que nous allons nous plaire ici.
Notre maison pour 3 nuits : Los CamellosQuelques chiffres : Excursion aux cascade + transfert jusqu’à San Cristobal : 300 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
7ème jour - 26 juillet : San cristobal
Plus de 30°C à Palenque, un taux d’humidité incroyable. A San Cristobal nous avons dormi sous 3 couvertures ! A 2200 m d’altitude, la température diminue rapidement dès que le soleil disparaît. L’avantage, c’est qu’il n’y a plus de moustiques !
Après le petit déjeuner composé de café, d’un croissant (un cuerno) et d’un pain au chocolat (une chocolatine, comme dans certaines régions françaises), nous réunissons nos affaires sales. L’heure de la lessive a sonné. Pour 10$ par kg, nous apportons plus de 5 kg de fringues crapoteuses à la lavenderia. Le linge sera lavé, séché, plié et disponible le jour même à partir de 14 heures. Bon, le service est efficace … trop même. Quelques couleurs des Tshirts ont disparu, mon pull a rétréci … il ne faut pas confier ses fringues chanel, ça tombe bien, nous n’en avons pas.
Nous consacrons la journée à l’exploration de la ville : le grand marché tout d’abord avec ses étals d‘épices, piments, fruits, légumes, etc.
On a acheté nos bananes ici
et nos piments là (il y a même du pepsi quelque part !)Direction ensuite le couvent Santo Dominguo, puis une promenade dans les rues et ruelles de cette si belle ville.
Une façade très colorée
Une autre
Photo d’une rue typique
Nous achetons des bracelets à une indienne et sa fille, qui nous permettent de les prendre en photo.Après le déjeuner pris à l’auberge de jeunesse, nous passons de l’église Guadalupe à celle située au sommet d’une colline, que l’on atteint en montant une quantité incroyable de marches.
La vue sur la ville depuis l’égliseNous décidons ensuite d’aller à pieds jusqu’au cimetière. Le trajet à pieds se fait en une demie heure environ. Le cimetière est très coloré, très kitch, c’est très surprenant, complètement différent de nos cimetières gris et ternes.
Non, nous ne sommes pas à Disney Paris
C’est bien un tombeau
Et encore un autre, coloré, fleuriRepas du soir pris à l’AJ, un groupe de six français bruyants ont pris d’assaut la cuisine et la salle à manger. Ils pensent être seuls au monde, c’est pénible. Nous avons constaté depuis le début de nos vacances que le français est une espèce très bruyante et sans gène, surtout quand il est en groupe.
Ballade by night dans les rues faiblement éclairées. Le Zocalo fourmille de monde, les autres rues sont plus calmes. San Cristobal est un vrai coup de cœur.
Quelques chiffres : Laverie : 10$ le kg de linge 8 cartes : 40 $ 8 timbres : 104 $ Chambre à Los Camellos : 240 $
8ème jour – 27 juillet : San cristobal
Nous prenons un collectivo pour aller à San Juan Chamulan voir de nos propres yeux les rites pratiqués dans l’église. Pour rentrer dans ce lieu sacro-saint (photos interdites), il faut demander une autorisation à l’office du tourisme, autrement dit, payer 20$ par personne ! Il faut vraiment le voir pour y croire. Nous sommes transportées dans une autre dimension ! A l’intérieur, il fait chaud et l’odeur de l’encens, des bougies est soutenue. Les indiens murmurent des incantations devant des rangées de petites bougies disposées à même le sol jonché d’aiguilles de pins. Les offrandes vont des œufs au poulet (encore vivant). Ils boivent du … pepsi pour roter, afin d’expulser le mal. Détail étonnant : certaines statues sont sous vitrine et habillées de vêtements, comme le seraient des poupées.
Devant l’église, le marché est animé et coloré. Devant nous passent quatre mexicains coiffés d’un chapeau et habillés d’une peau de « mouton ». J’arrive à les prendre en photo au passage.
Photo prise à la voléeNous retournons en collectivo à San Cristobal pour l’heure du déjeuner. Sur le chemin de l’AJ, nous passons devant un stand où grille des volailles. Les poulets sont ouverts en deux et sont grillés « pates écartés ».
Barbecue mexicainL’après midi, nous poursuivons l’exploration de la ville, en lorgnant les boutiques des bijouteries, où l’ambre se vend malheureusement à prix d’or. Nous visitons le musée de l’ambre, aménagé dans un ancien couvent restauré. Il est riquiqui malgré d’intéressantes explications. La visite est cependant décevante.
Sur les façades, nous remarquons de nombreux pochoirs.
Commando hippy
She is in lovePour notre dernière soirée à San Cristobal, nous allons diner dans un bar restau, le Iskra. C’est l’heure de l’happy hour et nous nous retrouvons avec deux cocktails chacune, amenés en même temps. Au moment de la commande, nous précisons que nous souhaitons que les plats soient très peu épicés. Ce ne fut pas le cas, j’ai failli mourir dans ce restau mexicain. Les deux margaritas descendues cul sec n’ont pas été suffisantes pour éteindre le feu. Expérience inoubliable !
Lumière de fin de journée sur San CristobalQuelques chiffres : Trajet en collectivo San Cristobal à San Juan : 8 $ par personne Entrée de l’église à San Juan : 20 $ par personne Musée de l’ambre : 20 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $
9ème jour – 28 juillet : en transit pour Mexico DF
Journée de merde ! Elle avait pourtant bien commencé : dernier petit dej à l’AJ que nous quittons avec un petit pincement au cœur. Nous nous sommes senties ici comme chez nous. Le bus pour Tuxtla Gutierrez est à l’heure et part à 10h50. Nous arrivons à 12h15 ce qui nous laisse largement le temps d’aller visiter le zoo, notre vol avec la compagnie Click Mexicana pour Mexico n’est qu’à 17h35.
Mais c’est ici que la galère commence !
Comme le conseille le routard, nous prenons un taxi pour aller au zoo. Une fois bien installées, le chauffeur nous fait comprendre que : 1 : le lundi, le zoo est fermé (pour le routard c’est ouvert tous les jours), 2 : l’aéroport n’est pas situé à 15 minutes de la ville (dixit le routard) mais au moins à 50 minutes dans la direction de San Cristobal. Le chauffeur nous précise qu’il n’y a pas de bus pour y aller et qu’il veut bien nous y conduire pour 200$ !
Nous changeons de couleurs au fur et à mesure que nous comprenons ces paroles mais nous tenons bon, nous voulons voir de nos propres yeux si le zoo est fermé ou non. Evidement, le chauffeur de taxi a raison et le zoo est fermé. Nous lui demandons de nous ramener à la gare routière pour soit trouver un bus pour l’aéroport, soit trouver d’autres voyageurs et partager un taxi. Mais il ne veut pas comprendre, il pense avoir trouvé deux pigeons et ne veut plus nous lâcher. Il nous fait faire le tour de Tuxtla, nous ballade dans la ville en long et en travers (on constate alors qu’elle est très laide), s’arrête à une station de taxis et demande à ses collègues de nous confirmer qu’il n’y a pas de bus pour l’aéroport, mais seulement des taxis. Après une demie heure de palabres, nous avons enfin le dernier mot et le chauffeur finit par nous déposer à la gare de bus. A la gare, nous nous précipitons au guichet et achetons deux places de bus pour l’aéroport … départ à 13h45, dans 15 minutes donc !
Au final, avec le trajet depuis San Cristobal, la ballade en taxi, le bus pour l’aéroport, cela nous reviendra à 252 $ alors que nous aurions pu prendre une navette directe depuis San Cristobal pour 100 $ par personne. C’est surtout l’impression d’avoir passé cette partie de la journée à galérer, à cause du guide du routard non mis à jour alors que c’est soi disant la dernière édition, à cause aussi d’un chauffeur de taxi peau de colle et malhonnête, qu’il nous en reste comme un goût amer.
Heureusement, la suite des événements est plus agréable. Arrivées à l’aéroport vers 14h30, on nous propose de prendre le vol précédent le notre. Nous acceptons bien volontiers d’arriver sur Mexico plus tôt que prévu. Vol sans histoire, nous atterrissons vers 18 heures et nous nous dirigeons alors vers les portes du métro bien que ce soit l’heure de pointe et que le routard précise qu’on peut nous refuser l’accès (mais nous avons compris que tout ce que dit le routard …). Nous les franchissons sans problèmes et moins d’une heure plus tard, nous arrivons dans le centre historique, station Allende puis quelques minutes après, nous atteignons l’hôtel Habana dans lequel nous allons séjourner 4 nuits. Bonne surprise, la chambre est immense, lit king size, tout semble très propre, des draps aux serviettes. En revanche, l’odeur dans la chambre est affreuse et un bruit de moteur venant de la minuscule cours intérieure se fait entendre en permanence. Qu’importe, pour 200 $ (13 euros), on s’attendait à pire. Petite virée vers 19h45 pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin. Avec horreur, nous constatons que le quartier se vide, toutes les boutiques ferment à 20h, ce n’est pas Rock and Roll ici le soir. Nous avons tout juste le temps d’acheter deux trois bricoles. Le tour du quartier nous laisse une mauvaise impression, c’est sale, gris, triste. Nous remontons dans notre chambre d’hôtel et espérons découvrir Mexico sous un autre angle demain.
Quelques chiffres : Bus pour Tuxtla Gutierrez à 36 $ par personne Taxi Gare routière de Tuxtla à zoo : 40 $ Bus Tuxtla gare routière à aéroport : 50 $ par personne Ticket de métro aéroport à centre historique : 2 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
10ème jour – 29 juillet : premier jour à Mexico DF
La première impression hier soir a été négative. Mexico est rongé par la pollution, ce qui lui donne un aspect sale. Après un petit déjeuner pris dans un assez beau café du côté de la Place Santo Domingo et un petit détour par le Centre Culturel du Mexique, nous passons la journée sur les traces de Frida Kahlo et de Diego Rivera.
Frida Kahlo
Diego RiveraAu menu, le Secrétariat de l’Education Nationale (en fait le Ministère) et le Palacio National. Les fresques sont superbes. Nous ne connaissions pas ce peintre muraliste avant d’avoir vu au cinéma il y a quelques années le film « Frida » avec Salma Yalek que nous avions adoré. Ainsi, outre les célèbres fresques politiques à la gloire du communisme, nous découvrons les autres fresques décrivant l’histoire du Mexique, c’est sublime.
Au Secrétariat de l’Education Nationale
Au Palacio National
En sortant par les jardins du Palacio National, nous découvrons un petit chat tranquillement endormi dans un cactus.Il est l’heure du déjeuner, nous sillonnons le quartier … sans succès. Impossible d'acheter quelque chose de végétarien pour se restaurer. On finit par échouer dans un centre commercial pour s’attabler devant un sandwich et une horchata.
L’après midi, nous prenons le métro en direction de Coyoacan pour visiter la maison de … Frida Kahlo, la belle Casa azul qui rappelle un peu le bleu Majorelle !
La Casa AzulL’exposition (correspondances abondantes, livres dédicacés, photos, etc.) complète la visite proprement dîte.
Le quartier est agréable (et devenu très résidentiel) mais en pleine rénovation, la place est un vrai chantier, la chaussée est toute défoncée, c’est dommage ! Il faudrait revenir dans plusieurs mois !
C’est l’heure du goûter …avec une chocolatineRetour dans le centre de Mexico. De la place, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre à pieds la station de métro. Nous passons devant un cabinet dentaire, l’enseigne m’amuse beaucoup … !
Chez le dentiste …Nous attendons le métro plus de trois quarts d’heure, et oui il y a des problèmes sur la ligne. Nous laissons ensuite passer les trois premiers, complètement bondés. L’orage menace à la sortie, mais nous échappons tout de même à l’averse en accélérant le pas.
Nous retentons notre chance et parcourons à nouveau le quartier à la recherche d’une superette dans laquelle nous pourrions acheter des fruits. Nous échouons dans le mini magasin en face de l’hôtel, façon « mexicain du coin ». Pas l’ombre d’un fruit, nous achetons des boîtes … de haricots ! L’overdose nous guette !
Quelques chiffres :
Ticket de métro : 2$ Musée Frida : 45$ tarif plein et 20$ tarif réduit (pour les enseignants par exemple) Une chocolatine : 7$ Un cuerno : 7$ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
11ème jour –30 juillet : Mexico DF et les pyramides de Teotihuacan
Réveil à 7h45 ! Nous avons prévu d’aller visiter les pyramides de Teotihuacan, à 1 heure en bus du terminal Norte. Nous atteignons le terminal après deux changements de métro. Le métro aux heures de pointe, ici c’est Chatelet Les Halles à toutes les stations. Les Mexicains se serrent comme des sardines, les parisiens à côté sont des rigolos.
C’est un bus préhistorique qui nous amène aux pyramides.
Dès l’entrée, nous sommes surprise par l’étendu du site.Il est déjà 11 heures alors nous décidons d’aller jusqu’à la pyramide del Sol avant qu’elle ne soit envahie complètement.
La pyramide del SolLa montée est éprouvante mais heureusement, il y a une rambarde pour se tenir ce qui est plus rassurant. L’effort est récompensé, d’en haut, nous embrassons tout le site, c’est superbe.
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Vue de la pyramide de la Luna depuis la pyramide del SolLa descente est rapide et se fait facilement. Nous allons ensuite jusqu’à la pyramide de la Lune, qui paraît beaucoup plus petite et la grimpette est très facile. Superbe panorama sur tout le site et la chaussée des Morts.
Panorama sur le site depuis le sommet de la pyramide de la LunaNous redescendons, visitons d’autres curiosités et allons ensuite visiter le très beau musée. Les objets sont merveilleusement mis en valeur, la visite de ce musée est à de pas rater !
A l’intérieur du muséeNous faisons ensuite une rapide pause pique-nique à côté du musée, malheureusement en plein soleil, et poursuivons la visite en escaladant une autre pyramide derrière laquelle se cache une splendide pyramide ornée de masques en excellent état.
Pyramide cachéeNous reprenons le bus vers 14h30 et au Terminal del Norte, nous nous engouffrons dans le métro, heureusement vide à cette heure-ci, jusquà la station Villa Basilica pour aller jeter un œil aux deux basiliques de Guadalupe.
L’intérieur de l’ancienne basilique est complètement en vrac, envahie d’échafaudages. Le guide du routard n’a pas menti : la nouvelle basique ressemble à un palais des congrès avec ses portes numérotés.
Le palais des congrés ?On accède à la visite de la relique grâce à un tapis roulant, aller et retour. Je trouve que cela complètement délirant, et je fais l’aller retour plusieurs fois !
Non, nous ne sommes pas dans le métro !En sortant, nous croisons deux femmes qui s’approchent de la basilique … à genoux !
Nous reprenons le métro pour le centre historique. Pause goûter au Starbuck, on l’a bien mérité. Puis nous repartons à la recherche du précieux dîner : des tomates, des fruits, ce n’est pas trop demandé. Il faut croire que si, pas une tomate, pas un avocat à l’horizon. Nous avons pourtant traversé le coin des robes de mariées, des bijoux, des tissus, des vêtements pour enfants, des chaussures, etc. Nous avons marché, marché, marché, pour finir par nous rabattre sur des … frigoles !
Arrivées à l’hôtel, je me précipite sur la grattoune que j’ai achetée 5$ à la sortie d’une bouche de métro. Je ne m’endormirai pas riche ce soir, juste remboursée de mes 5$.
Premios caguamasQuelques chiffres :
Bus A/R pour les pyramides : 62 $ par personne Entrée Teotihucan : 48 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
12ème jour –31 juillet : Mexico DF
C’est notre dernier jour à Mexico puisque nous quittons ce pays demain. Avant d’aller petit déjeuner, nous faisons 30 minutes d’internet pour 6$, la ruine ! Puis nous allons prendre notre petit déj dans la calle Madero, à « Los Bisquetes Bisquetes Obregon » une pâtisserie – salon de thé – restaurant, devenue notre fournisseur officiel de viennoiseries. Nous prenons un café con leche et le service se fait en deux temps : la serveuse (un dragon constipé qui se croit chez Fauchon) nous sert le café dans le grand verre, puis le lait à la manière d’un touareg marocain ! Résumé : internet à des prix astronomiques, comme si nous étions dans le désert (nous avons même payé moins cher à Palenque dans la jungle), pas un seul supermarché dans tout le quartier : nous devons notre survie à quelques bricoles achetées dans l’unique épicerie trouvée, face à l’hôtel, pas une seule laverie ! C’est le monde à l’envers, il y a des affaires à monter ici !!
Après avoir flâné autour du Zocalo, nous allons au Palacio des Bellas Artes pour visiter le Gran Teatro National (c'est-à-dire l’Opéra) dont la visite est gratuite tous les jours de 13h à 13h30. La salle est très belle, notamment le rideau de cristal, réalisé par Tiffany (Ah, New York !).
Puis nous nous dirigeons vers le quartier de la Condesa et nous nous retrouvons finalement … à Zona Rosa, décrit par le routard comme le quartier gay de Mexico. C’est un quartier d’affaires et mis à part deux ou trois boutiques (des sex shops) et quelques frangins croisés, il ne vaut pas le détour. Peut-être est ce plus vivant la nuit, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.
Nous revenons vers le Zocalo, allons prendre un goûter dans un café situé dans une rue piétonne. On traînasse dans le quartier et cherchons en vain à échanger ma grattoune gagnante. Personne n’en veut, on me dit qu’il faut l’échanger là où je l’ai acheté, mais je ne sais plus où s’est. Au cours de notre flânerie, nous entrons même dans les « grands magasins » dans l’espoir de trouver de quoi manger convenablement. Retour à notre mexicain du coin, on achète … des chips et hop dîner, dodo, demain les States !
Quelques chiffres :
30 minutes d’internet : 6 $ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $
13ème jour –1er août : Mexico DF - en transit pour Phoenix (Arizona)
Ce matin, grasse matinée. Nous n’avons rien de prévu, pas de visite et notre vol n’est qu’à 16h05. Nous allons prendre notre petit déjeuner à notre cantine, « Los bisquetes bisquetes obregon ». Vers 10h30, repues, nous faisons un dernier tour, autour du Zocalo.
Retour à l’hôtel où nous préparons les sacs … essentiellement du linge sale … puisque nous n’avons pas trouvé de laverie ici. Nous allons ensuite à l’aéroport en métro, en faisant le trajet inverse de celui que nous avons fait il y a 4 jours. Pour la 1ère fois, nous arrivons à trouver des places assises ! Notre vol, avec la compagnie US Aiways, n’a pas de retard, et c’est donc à 17h30 heure locale que nous atterrissons à Phoenix pour de nouvelles aventures !
Quelques chiffres :
Billet Mexico à Phoenix : 111, 36 euros (par personne)
En conclusion :
Ces quelques jours nous ont donné un bref aperçu du Mexique, de ses divers paysages, des différentes populations. Nous avons adoré Palenque et San Cristobal, les deux points forts du voyage. Nous avons également beaucoup aimé Chichen Itza et Teotihuacan. Pour Mexico, nous sommes plus contrastées : nous avons apprécié Coyoacan, beaucoup aimé marcher sur les traces de Frida Khalo et Diego Rivera (à notre retour, nous avons d’ailleurs acheté le DVD du film « Frida » que nous avons regardé avec beaucoup d’émotions en reconnaissant certains lieux où nous étions allées quelques jours auparavant). En revanche, nous n’avons pas aimé la ville, grise et sale, et la journée du 31 juillet était une journée de trop. Mais comment aurions nous pu le savoir, nous qui adorons les grandes villes, Paris, Rome, New York.
Question budget, sans compter les achats personnels, les cadeaux pour la famille, ce voyage nous est revenu à 600 euros par personne, avec 290 euros de billets d’avion, 84 euros de transport (bus, taxi, collectivo, métro), 22 euros de visites, 97 euros d’hébergement, 96 euros de repas (avec très peu de restau) et environ 10 euros de dépenses diverses (dame pipi, laverie, internet, etc.).
Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.
Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).

Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.
A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).
Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Reflex numérique pour un voyage à vélo en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour, je m'apprête à partir 4 mois en Amérique du sud, pour un voyage à vélo. J'ai un petit compact numérique canon40, qui a déjà bien voyagé et je voulais prendre mon reflex numérique EOS 330 avec objecti 28/80 et 75/300.
Comment bien protéger le matériel ? Est ce vraiment risqué ? Nous allons traverser beaucoup de pistes.
Vos avis ?!
Ca fait du poids en plus, mais ça vaut le coup de s'y risquer ou bien ?
sand
Visites et activités pour une semaine à Istanbul fin octobre? English translation pending
ma femme et moi allons prendre une semaine de vacances a istanbul !
nous prenons uniquement nos billets d avions et voyons le reste sur place !
donc nous recherchons un logement, un petit hotel sympa, un quartier sympa, des ballades, des infos sur cette ville ??
des endroits a ne pas rater, des restaurants ( surtout les restos )?
si il y a la possibilité de louer un scooter ? son prix ?
nous avons un budget pour le logement d environ 40 euros /nuits
je vous pose toutes ces questions car toujours je prepare mes vacances sur ce site, donc je vous remercie d avance !!!!
Ancien passeport valable pour les États-Unis? English translation pending
Au vue du volontaire labyrinthe administratif américain quant à l'entrée de leur territoire, je n'ai pas envie de me retrouver le moment venu face à de "gentils" douaniers moustachus et aux machoires carrées me disant le doigt tendu sans autre forme de procès : "Go back in your country !"
Bref, je vais essayer de faire simple : mon passeport est-il valable ???
Sachant que :
C'est un ancien passeport valable 10ans que je pense à lecture optique délivré en mars 2004.
Je pense qu'il est dans la bonne tranche, mais c'est "tellement clair" sur tel site ou tel autre, et "si peu contradictoire" que j'aimerais ici plusieurs confirmations de mon espérance.
Si dans la foulée vous pouvez me dire si j'ai besoin d'autre chose (genre une preuve de solvabilité, etc.), n'hésitez pas.
Un grand merci d'avance ! Ornicar
Si dans la foulée vous pouvez me dire si j'ai besoin d'autre chose (genre une preuve de solvabilité, etc.), n'hésitez pas.
Un grand merci d'avance ! Ornicar
Quinze jours à Cuba début novembre: loger en tout-inclus ou chez l'habitant? English translation pending
Bonjour,
On est deux couples et on voudrait partir a cuba 15 jours début novembre. On ne sait pas si on doit partir en tout inclus ou loger chez l'habitant comme certains nous l'ont conseillé. 🙁 On nous a parlé de cayo coco, La havane, Varadero....Que faire pour en profiter un maximun, se reposer un petit peu 😎
Merci de vos réponses
On est deux couples et on voudrait partir a cuba 15 jours début novembre. On ne sait pas si on doit partir en tout inclus ou loger chez l'habitant comme certains nous l'ont conseillé. 🙁 On nous a parlé de cayo coco, La havane, Varadero....Que faire pour en profiter un maximun, se reposer un petit peu 😎
Merci de vos réponses
Palmarès des plus mauvais conducteurs européens English translation pending
Bonjour à tous,
A tout ceux qui ont un peu bourlingué motorisé en Europe, je vous invite à établir un classement des 4 pays ayant les plus mauvais conducteurs. Il s'agit de parler de généralités, de récurrences, pas d'un ou deux chauffards, mais de dizaines voire de centaines de mauvais conducteurs croisés sur les routes d'un même pays.
Tout peux y passer : franchissement de lignes continues permanents, dépassements ultra dangereux voire criminels, dépassements de vitesse insensés, manque total de civisme au volant, agressivité courante voire généralisée, etc.
J'ai traversé une vingtaine de pays européens de 2005 à 2OO8. Voici mon classement : 1) Monténégro 2) Albanie et Roumanie (à égalité) 4) Bulgarie
A l'opposé, mentions positives pour les Slovènes, les grecs, les slovaques, les tchèques, les allemands, les autrichiens, les macedoniens, les serbes, les croates et meme les bosniaques....entre autres. Quant aux français ? A l'échelle européenne, ils conduisent bien. Même en région parisienne ça s'est amélioré. Toutefois nombre de parigos conduisent encore dangereusement et sans respecter aucun usager de la route. Seuls au monde, seuls sur la route, arborant fièrement leurs audi, leurs mercedes 190 ou leurs 4x4 tout neufs...pus rarement des épaves ambulantes.
A vous de jouer...
A tout ceux qui ont un peu bourlingué motorisé en Europe, je vous invite à établir un classement des 4 pays ayant les plus mauvais conducteurs. Il s'agit de parler de généralités, de récurrences, pas d'un ou deux chauffards, mais de dizaines voire de centaines de mauvais conducteurs croisés sur les routes d'un même pays.
Tout peux y passer : franchissement de lignes continues permanents, dépassements ultra dangereux voire criminels, dépassements de vitesse insensés, manque total de civisme au volant, agressivité courante voire généralisée, etc.
J'ai traversé une vingtaine de pays européens de 2005 à 2OO8. Voici mon classement : 1) Monténégro 2) Albanie et Roumanie (à égalité) 4) Bulgarie
A l'opposé, mentions positives pour les Slovènes, les grecs, les slovaques, les tchèques, les allemands, les autrichiens, les macedoniens, les serbes, les croates et meme les bosniaques....entre autres. Quant aux français ? A l'échelle européenne, ils conduisent bien. Même en région parisienne ça s'est amélioré. Toutefois nombre de parigos conduisent encore dangereusement et sans respecter aucun usager de la route. Seuls au monde, seuls sur la route, arborant fièrement leurs audi, leurs mercedes 190 ou leurs 4x4 tout neufs...pus rarement des épaves ambulantes.
A vous de jouer...
Retour de croisière à bord du Coral (suite) English translation pending
Bonjour a tous,
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Ce matin j'ai la désagréable surprise de constater que le lien concernant le "Retour de croisiere a bord du coral " est inactif, avec dicsussion fermee sur tous les messages.
Je viens de mettre un message dans la rubrique adequate afin de savoir le pourquoi et comment réactiver celui ci.
Je pense que vous etes nombreux a revenir de croisiere, et que beaucoup doivent egalement etre sur le point d'embarquer donc en attendant que notre lien fonctionne a nouveau nous allons continuer ici.
En souhaitant bon courage a tous ceux qui reprennent le travail (merci a eux qui contribuent a payer nos retraites😄) bon courage a nos cheres petites tetes blondes pour demain egalement, c'est le jour des preparatifs de cartables, le meilleur jour de l'annee scolaire en quelque sorte, avec le 30 juin.
Voici le lien du Coral dont les discussions ont ete fermees :
http://voyageforum.com/voyage/retour_croisiere_bord_coral_D529183-120/
Bien amicalement a tous
Kayak en famille au Groenland, août 2008 (2ème partie) English translation pending
Suite de la première partie qui est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1976578;#1976578
21/08 (7 miles)

Le soleil perce la brume.

Stephensen's haven nous avait tellement ravis au départ que nous décidons d'en faire notre dernière escale avant Narsaq.

Nous finissons de longer la côte sud de l'île de Tugtutoq puis retrouvons les nombreux icebergs du Narsaq Sund.




Nous retrouvons la charmante petite baie, bien moins encombrée d'icebergs qu'une dizaine de jours plus tôt.

Les enfants et mon père flemmardent au soleil tandis que je grimpe un peu sur les hauteurs avec Fred.


Un village inuit s'était établi ici il y a des centaines d'années...

Le ciel se couvre en fin de journée...

22/08 (5 miles) Nous sommes à 4 ou 5 miles de Narsaq et Fred téléphone à Jacky pour caler notre transfert en bateau de Narsaq à Itelleq. 19H ce soir. On a le temps... Traversée du Sund sans histoire,



pas de vent, pas de courant perceptible, quelques phoques quand soudain Fred s'écrie : une baleine à tribord (euh non il a dit ... à droite!) Elle a soufflé 3 fois avant de plonger gracieusement SOUS nos kayaks, impression étrange mais surtout très fugace. Nous ne la reverrons pas, malgré notre patience. Les Groenlandais pratiquent encore la chasse et les animaux sont très farouches : les rennes aperçus à des centaines de mètres au sommet d'une montagne se sont aussitôt enfuis, les phoques plongent dès qu'ils nous aperçoivent. On n'a vu que des traces de renard. Pas de lièvre. Très peu d'oiseaux et en particulier d'oiseaux marins (sauf dans les falaises près des glaciers) : rien à voir par exemple avec l'Islande où on ne sait pas où donner de la tête.
Nous arrivons à Narsaq vers midi et décidons de nous offrir un resto.



L'office du tourisme nous en indique 2 : "A danish and a greenlandic", nous choisissons ce dernier et nous retrouvons dans la cafeteria de la salle des sports, effectivement fréquentée par des Groenlandais mais il s'agit d'un snack! Bof, c'est correct, le patron se met en 4 et ce n'est pas cher.





On trouve à Narsaq quelques maisons très soignées mais pas "que"...

Dès le milieu de la journée on croise des gens fortement alcoolisés dans les rues. Les enfants ont été frappés de voir les parents se saouler dans la rue devant leurs enfants à l'heure du goûter. Même si les Danois ont fait preuve de bien plus d'empathie avec les groenlandais que les nord américains dans le Nunavut, le changement de mode de vie en un siècle reste brutal. Pourtant quel plaisir de se voir saluer par tous ces gens heureux et fiers de voir que l'on apprécie leur pays : pas un pêcheur qui ne fasse un signe de la main depuis son bateau; pas un badaud croisé qui ne dise bonjour. Je ris encore en pensant à ce vieil homme perché sur son échelle qui nous faisait de grands signes avec son pinceau, projetant en rythme de fines gouttelettes de la belle peinture rouge destinée à sa maison....
Il y a beaucoup d'enfants au Groenland et des écoles dans les moindres villages.

On croise un peu partout des poussettes dernier cri.

Jardin d'enfants.


C'est la sortie de l'école!
En fin de journée, le bateau de Blue Ice

nous emmène comme convenu à Itelleq.


La lumière de fin de journée est ... magique.
La région est propice à l'agriculture : pommes de terre, betteraves mais surtout herbe pour les moutons. Quelques dizaines de milliers sont abattus tous les ans en automne à Narsaq.
Nous plantons la tente à Itelleq

car demain nous voulons visiter Igaliko.
23/08 (4, 5 miles) Igaliko se situe à environ 4 km d'Itelleq sur la rive sud de la péninsule. Un chemin de terre y mène facilement.

Le paysage est champêtre...

Alors que nous y arrivons, un rayon de soleil apparaît : tous les espoirs sont permis.

Le village est mignon, assez touristique puisqu'il y a 2 auberges de jeunesse et un magasin (qui n'ouvre qu'à 10h)

Les pierres rouges de quelques maisons proviennent de la cathédrale (!) bâtie ici il y a des centaines d'années.

Nous folâtrons dans le village en attendant l'ouverture du magasin mais finalement il n'y a que du pain congelé...

Après une bonne sieste au soleil,

nous repartons en kayak vers le NE pour quelques miles seulement car nous voulons passer une nuit à l'embouchure du Qoroq.

Nous longeons d'abord les roches rouges caractéristiques d'Itelleq puis croisons de + en + d'icebergs.

Nous découvrons le site du Blue Ice Camp : on aperçoit le refuge au pied de la falaise


ce refuge solidement amarré laisse augurer de drôles de phénomènes météorologiques dans le coin! Hum! Nous préférons bivouaquer un peu plus loin, plus près de la mer, juste après une rivière tout droit descendue du glacier.


Au fil des heures, la lumière s'adoucit.


Avec le soleil de cette fin de journée, le débit de la rivière est puissant.

Le vent vient de l'ouest et forcit au cours de l'après-midi : les icebergs dérivent tous ensemble comme sur un tapis roulant.

Seuls les plus gros, échoués, restent immobiles. Le spectacle est fascinant. C'est assurément le plus beau bivouac du voyage! On se couche sous les rafales d'ouest.




24/08 (6 miles) La nuit a été agitée, et on se lève sous les rafales ... d'est! Le vent a tourné pendant la nuit et on ne s'en est même pas rendu compte sauf mon père qui a une tente asymétrique et qui a du la tourner à 5 h du matin (on n'a rien entendu, je ne sais pas comment il a pu se débrouiller tout seul!) L'écume virevolte autour des icebergs, il doit y avoir au moins 40 noeuds de vent, c'est magnifique! Mon père n'ose pas sortir de sa tente de peur qu'elle s'envole! La nôtre tient bon, on est bien content!
D'un seul coup, vers 10h, le vent tombe, totalement, en 10 mn!
Alors que nous pensions être bloqués ici pour une nuit supplémentaire (ce qui n'aurait pas été dramatique vu le charme de l'endroit car nous avions prévu un jour de sécurité pour le retour), nous décidons de traverser l'Eriksfjord pour Qagssiarssuk.
L'endroit libre de glace où nous avions abordé hier est maintenant un peu... encombré!


Nous slalomons entre les glaçons, jouant au brise-glace...



Nous devons d'abord croiser l'embouchure du Qoroq, très encombrée d'icebergs de toutes tailles.


La renverse du courant, combinée au changement de vent pendant la nuit, lève un clapot désordonné assez désagréable. Je finis par remettre prudemment mon appareil (que je porte quand il fait beau autour du cou, coincé dans le gilet de sauvetage) dans son sac étanche. Le vent d'ouest se relève doucement et nous nous dépêchons de traverser vers la rive nord de l'Eriksfjord avant qu'il ne forcisse afin de l'avoir dans le dos et pas par le travers.

Nous arrivons enfin à Qagssiarssuk et trouvons un coin pour les tentes au bout du village (pas d'eau)
Une fois le camp installé, nous nous rendons à l'auberge de jeunesse pour que leur voiture nous emmène voir la baie de Tasiusaq. C'est le taxi le plus cher du monde : 450 DK pour 8 km (pas faciles c'est vrai, on a mis 30 mn) soit 60 euro!! On n'a pas discuté le prix pensant que ça ne se faisait pas en terrain nordique mais bon avec des espagnols, peut-être qu'on aurait du essayer!
La baie de Tasiusaq, très découpée, doit être amusante à explorer en kayak. Elle est encombrée de glace provenant des 2 glaciers se déversant au nord de l'Isafjord.

Le contre-jour est éblouissant avec tous ces icebergs!
Nous rentrons à pied à Qagssiarssuq, croisant encore quelques fermes et moutons.

Au loin, on aperçoit l'embouchure du Qoroq, encombrée de glaces.

Nous sommes juste en face de Narsarsuaq, à 4 km à vol d'oiseau.

25/08 (2 miles) Qagssiarssuk est le site où les vikings débarquèrent pour la première fois il y a environ 1000 ans. Leif Erikson, bani de Norvège, puis d'Islande (un charmant garçon apparemment) fut émerveillé de voir des terres aussi fertiles (n'oublions pas qu'il venait d'Islande.... tout est relatif) et décida de s'y établir. 500 ans plus tard, les vikings disparurent pour une raison inconnue.





Après avoir visité le village en long en large et en travers, nous embarquons pour la dernière fois dans les kayaks vers Narsarsuaq. Notre dernière étape dure 40 mn. Nous rangeons les kayaks puis une voiture de Blue Ice vient nous chercher et nous indique un coin proche de l'aéroport où nous allons camper 2 nuits. L'endroit manque de charme mais ne coûte rien. De toute façon tout Narsarsuaq est moche alors... Nous allons racheter quelques produits frais au magasin, plus cher que dans les autres villages (Narsaq et Qagssiarssuk du moins) avec moins de choix.
26/08 Cette journée de sécurité, prévue en cas de mauvais temps, va nous permettre de faire une très belle randonnée jusqu'au glacier de Kuusuup. C'est le glacier qui surplombe la vallée de Narsarsuaq. Une voiture de Blue Ice nous en rapproche sur les qq km de moche route asphaltée pour 25 DK/personne. Nous remontons d'abord le long de la rivière issue du glacier.
Au fond de la vallée apparaît un bout du glacier...

Elle se jette dans le fjord où nous pagayions hier.

S'ensuit une bonne grimpette de presque 300 m, bien raide. Les autres sont hilares en voyant ma mine écarlate en haut de ladite grimpette.

Nous faufilant entre plusieurs petits lacs, nous approchons du glacier.

Contemplation...

Toujours plus près...

Dessous!

Dessus!
Bref, LA rando du coin à ne pas manquer, surtout s'il fait beau évidemment. (environ 15 km, on n'a pas pris de voiture pour rentrer, 700 M +, 700 M -)
On se couche bien crevés pour notre dernière nuit au Groenland.
27/08 Chouette, il pleut! Égoïstement, j'aime bien quitter le lieu de mes vacances quand il pleut, c'est plus facile, nan? On glandouille toute la matinée pour finalement décoller dans les nuages vers 14h.
EN CONCLUSION On a aimé: -les paysages grandioses, préservés -les icebergs: je craignais de rester sur ma faim, ayant lu qu'ils étaient plus gros en baie de Disko ...Ils sont déjà très très gros, surtout quand il faut passer à côté en kayak -la liberté offerte par le kayak. Pas de risque de panne! 78 miles soit 144 km, tranquillement avec juste qq douleurs tendineuses aux poignets mais rien d'atroce. -la météo. Eh oui! Qui l'eût dit? 4 jours de pluie en tout en juillet août parait-il! Il a tout de même gelé les dernières nuits. -l'amabilité de la population -la sécurité : tout le monde laisse traîner ses affaires partout, pas de vols apparemment -les services de Blue Ice, très efficace.l'absence TOTALE de moustiques, sans doute due à la sécheresse mais persistant après l'épisode pluvieux.
On n'a pas aimé: Pas grand chose! Un peu déçu quand même par la rareté de la faune, mais on n'est pas dans un parc naturel mais chez un peuple de chasseurs. Fred m'avoue qu'il n'a pas aimé faire à manger à 4 pattes pendant 2 semaines...
Pour ceux qui seraient tentés et qui -comme moi auparavant- se disent que le Groenland est un rêve inaccessible, voici le BUDGET Nous avons pris l'avion de Greenland Air au départ de Copenhague où nous sommes allés en camping car (prix des hôtels exhorbitants au DK) Essence 440 euro Ferry Puttgarden-Rodby A/R : 128 euro Avion Copenhague Narsarsuaq 688 euro/pers X6= 4128 euro Parking Aéroport pour 2 semaines réservé/net 85 euro location 3 kayaks2 semaines 1474 euro transferts en bateau rapide724 euro loc téléphone satellite en GB avec frais de poste (1 mois en tout)250 euro cartes100 euro sur place270 euro TOTAL SANS LE MATERIEL PERSOPar personne 1266 euro
Achat matériel spécifiquement pour ce voyage Combinaisons sèches 250 euroX51250 euro tente1000 euro réchaud primus omnifuel180 euro divers100 euro sacs étanches200 euro TOTAL MATOSPar personne 455 euro
Bien que j'ai essayé d'être aussi précise et complète que possible dans la rédaction de ce carnet (ce qui le rendra sans doute un peu longuet pour ceux qui le liront comme un simple divertissement), je suis sûre d'avoir oublié certains détails qui pourraient intéresser ceux qui seraient tentés de découvrir à leur tour ce superbe coin de notre planète. N'hésitez donc pas à me questionner, je répondrai avec plaisir!
Marie

Le soleil perce la brume.

Stephensen's haven nous avait tellement ravis au départ que nous décidons d'en faire notre dernière escale avant Narsaq.

Nous finissons de longer la côte sud de l'île de Tugtutoq puis retrouvons les nombreux icebergs du Narsaq Sund.




Nous retrouvons la charmante petite baie, bien moins encombrée d'icebergs qu'une dizaine de jours plus tôt.

Les enfants et mon père flemmardent au soleil tandis que je grimpe un peu sur les hauteurs avec Fred.


Un village inuit s'était établi ici il y a des centaines d'années...

Le ciel se couvre en fin de journée...

22/08 (5 miles) Nous sommes à 4 ou 5 miles de Narsaq et Fred téléphone à Jacky pour caler notre transfert en bateau de Narsaq à Itelleq. 19H ce soir. On a le temps... Traversée du Sund sans histoire,



pas de vent, pas de courant perceptible, quelques phoques quand soudain Fred s'écrie : une baleine à tribord (euh non il a dit ... à droite!) Elle a soufflé 3 fois avant de plonger gracieusement SOUS nos kayaks, impression étrange mais surtout très fugace. Nous ne la reverrons pas, malgré notre patience. Les Groenlandais pratiquent encore la chasse et les animaux sont très farouches : les rennes aperçus à des centaines de mètres au sommet d'une montagne se sont aussitôt enfuis, les phoques plongent dès qu'ils nous aperçoivent. On n'a vu que des traces de renard. Pas de lièvre. Très peu d'oiseaux et en particulier d'oiseaux marins (sauf dans les falaises près des glaciers) : rien à voir par exemple avec l'Islande où on ne sait pas où donner de la tête.
Nous arrivons à Narsaq vers midi et décidons de nous offrir un resto.



L'office du tourisme nous en indique 2 : "A danish and a greenlandic", nous choisissons ce dernier et nous retrouvons dans la cafeteria de la salle des sports, effectivement fréquentée par des Groenlandais mais il s'agit d'un snack! Bof, c'est correct, le patron se met en 4 et ce n'est pas cher.





On trouve à Narsaq quelques maisons très soignées mais pas "que"...

Dès le milieu de la journée on croise des gens fortement alcoolisés dans les rues. Les enfants ont été frappés de voir les parents se saouler dans la rue devant leurs enfants à l'heure du goûter. Même si les Danois ont fait preuve de bien plus d'empathie avec les groenlandais que les nord américains dans le Nunavut, le changement de mode de vie en un siècle reste brutal. Pourtant quel plaisir de se voir saluer par tous ces gens heureux et fiers de voir que l'on apprécie leur pays : pas un pêcheur qui ne fasse un signe de la main depuis son bateau; pas un badaud croisé qui ne dise bonjour. Je ris encore en pensant à ce vieil homme perché sur son échelle qui nous faisait de grands signes avec son pinceau, projetant en rythme de fines gouttelettes de la belle peinture rouge destinée à sa maison....
Il y a beaucoup d'enfants au Groenland et des écoles dans les moindres villages.

On croise un peu partout des poussettes dernier cri.

Jardin d'enfants.


C'est la sortie de l'école!
En fin de journée, le bateau de Blue Ice

nous emmène comme convenu à Itelleq.


La lumière de fin de journée est ... magique.
La région est propice à l'agriculture : pommes de terre, betteraves mais surtout herbe pour les moutons. Quelques dizaines de milliers sont abattus tous les ans en automne à Narsaq.
Nous plantons la tente à Itelleq

car demain nous voulons visiter Igaliko.
23/08 (4, 5 miles) Igaliko se situe à environ 4 km d'Itelleq sur la rive sud de la péninsule. Un chemin de terre y mène facilement.

Le paysage est champêtre...

Alors que nous y arrivons, un rayon de soleil apparaît : tous les espoirs sont permis.

Le village est mignon, assez touristique puisqu'il y a 2 auberges de jeunesse et un magasin (qui n'ouvre qu'à 10h)

Les pierres rouges de quelques maisons proviennent de la cathédrale (!) bâtie ici il y a des centaines d'années.

Nous folâtrons dans le village en attendant l'ouverture du magasin mais finalement il n'y a que du pain congelé...

Après une bonne sieste au soleil,

nous repartons en kayak vers le NE pour quelques miles seulement car nous voulons passer une nuit à l'embouchure du Qoroq.

Nous longeons d'abord les roches rouges caractéristiques d'Itelleq puis croisons de + en + d'icebergs.

Nous découvrons le site du Blue Ice Camp : on aperçoit le refuge au pied de la falaise


ce refuge solidement amarré laisse augurer de drôles de phénomènes météorologiques dans le coin! Hum! Nous préférons bivouaquer un peu plus loin, plus près de la mer, juste après une rivière tout droit descendue du glacier.


Au fil des heures, la lumière s'adoucit.


Avec le soleil de cette fin de journée, le débit de la rivière est puissant.

Le vent vient de l'ouest et forcit au cours de l'après-midi : les icebergs dérivent tous ensemble comme sur un tapis roulant.

Seuls les plus gros, échoués, restent immobiles. Le spectacle est fascinant. C'est assurément le plus beau bivouac du voyage! On se couche sous les rafales d'ouest.




24/08 (6 miles) La nuit a été agitée, et on se lève sous les rafales ... d'est! Le vent a tourné pendant la nuit et on ne s'en est même pas rendu compte sauf mon père qui a une tente asymétrique et qui a du la tourner à 5 h du matin (on n'a rien entendu, je ne sais pas comment il a pu se débrouiller tout seul!) L'écume virevolte autour des icebergs, il doit y avoir au moins 40 noeuds de vent, c'est magnifique! Mon père n'ose pas sortir de sa tente de peur qu'elle s'envole! La nôtre tient bon, on est bien content!
D'un seul coup, vers 10h, le vent tombe, totalement, en 10 mn!
Alors que nous pensions être bloqués ici pour une nuit supplémentaire (ce qui n'aurait pas été dramatique vu le charme de l'endroit car nous avions prévu un jour de sécurité pour le retour), nous décidons de traverser l'Eriksfjord pour Qagssiarssuk.
L'endroit libre de glace où nous avions abordé hier est maintenant un peu... encombré!


Nous slalomons entre les glaçons, jouant au brise-glace...



Nous devons d'abord croiser l'embouchure du Qoroq, très encombrée d'icebergs de toutes tailles.


La renverse du courant, combinée au changement de vent pendant la nuit, lève un clapot désordonné assez désagréable. Je finis par remettre prudemment mon appareil (que je porte quand il fait beau autour du cou, coincé dans le gilet de sauvetage) dans son sac étanche. Le vent d'ouest se relève doucement et nous nous dépêchons de traverser vers la rive nord de l'Eriksfjord avant qu'il ne forcisse afin de l'avoir dans le dos et pas par le travers.

Nous arrivons enfin à Qagssiarssuk et trouvons un coin pour les tentes au bout du village (pas d'eau)
Une fois le camp installé, nous nous rendons à l'auberge de jeunesse pour que leur voiture nous emmène voir la baie de Tasiusaq. C'est le taxi le plus cher du monde : 450 DK pour 8 km (pas faciles c'est vrai, on a mis 30 mn) soit 60 euro!! On n'a pas discuté le prix pensant que ça ne se faisait pas en terrain nordique mais bon avec des espagnols, peut-être qu'on aurait du essayer!
La baie de Tasiusaq, très découpée, doit être amusante à explorer en kayak. Elle est encombrée de glace provenant des 2 glaciers se déversant au nord de l'Isafjord.

Le contre-jour est éblouissant avec tous ces icebergs!
Nous rentrons à pied à Qagssiarssuq, croisant encore quelques fermes et moutons.

Au loin, on aperçoit l'embouchure du Qoroq, encombrée de glaces.

Nous sommes juste en face de Narsarsuaq, à 4 km à vol d'oiseau.

25/08 (2 miles) Qagssiarssuk est le site où les vikings débarquèrent pour la première fois il y a environ 1000 ans. Leif Erikson, bani de Norvège, puis d'Islande (un charmant garçon apparemment) fut émerveillé de voir des terres aussi fertiles (n'oublions pas qu'il venait d'Islande.... tout est relatif) et décida de s'y établir. 500 ans plus tard, les vikings disparurent pour une raison inconnue.





Après avoir visité le village en long en large et en travers, nous embarquons pour la dernière fois dans les kayaks vers Narsarsuaq. Notre dernière étape dure 40 mn. Nous rangeons les kayaks puis une voiture de Blue Ice vient nous chercher et nous indique un coin proche de l'aéroport où nous allons camper 2 nuits. L'endroit manque de charme mais ne coûte rien. De toute façon tout Narsarsuaq est moche alors... Nous allons racheter quelques produits frais au magasin, plus cher que dans les autres villages (Narsaq et Qagssiarssuk du moins) avec moins de choix.
26/08 Cette journée de sécurité, prévue en cas de mauvais temps, va nous permettre de faire une très belle randonnée jusqu'au glacier de Kuusuup. C'est le glacier qui surplombe la vallée de Narsarsuaq. Une voiture de Blue Ice nous en rapproche sur les qq km de moche route asphaltée pour 25 DK/personne. Nous remontons d'abord le long de la rivière issue du glacier.
Au fond de la vallée apparaît un bout du glacier...

Elle se jette dans le fjord où nous pagayions hier.

S'ensuit une bonne grimpette de presque 300 m, bien raide. Les autres sont hilares en voyant ma mine écarlate en haut de ladite grimpette.

Nous faufilant entre plusieurs petits lacs, nous approchons du glacier.

Contemplation...

Toujours plus près...

Dessous!

Dessus!
Bref, LA rando du coin à ne pas manquer, surtout s'il fait beau évidemment. (environ 15 km, on n'a pas pris de voiture pour rentrer, 700 M +, 700 M -)
On se couche bien crevés pour notre dernière nuit au Groenland.
27/08 Chouette, il pleut! Égoïstement, j'aime bien quitter le lieu de mes vacances quand il pleut, c'est plus facile, nan? On glandouille toute la matinée pour finalement décoller dans les nuages vers 14h.
EN CONCLUSION On a aimé: -les paysages grandioses, préservés -les icebergs: je craignais de rester sur ma faim, ayant lu qu'ils étaient plus gros en baie de Disko ...Ils sont déjà très très gros, surtout quand il faut passer à côté en kayak -la liberté offerte par le kayak. Pas de risque de panne! 78 miles soit 144 km, tranquillement avec juste qq douleurs tendineuses aux poignets mais rien d'atroce. -la météo. Eh oui! Qui l'eût dit? 4 jours de pluie en tout en juillet août parait-il! Il a tout de même gelé les dernières nuits. -l'amabilité de la population -la sécurité : tout le monde laisse traîner ses affaires partout, pas de vols apparemment -les services de Blue Ice, très efficace.l'absence TOTALE de moustiques, sans doute due à la sécheresse mais persistant après l'épisode pluvieux.
On n'a pas aimé: Pas grand chose! Un peu déçu quand même par la rareté de la faune, mais on n'est pas dans un parc naturel mais chez un peuple de chasseurs. Fred m'avoue qu'il n'a pas aimé faire à manger à 4 pattes pendant 2 semaines...
Pour ceux qui seraient tentés et qui -comme moi auparavant- se disent que le Groenland est un rêve inaccessible, voici le BUDGET Nous avons pris l'avion de Greenland Air au départ de Copenhague où nous sommes allés en camping car (prix des hôtels exhorbitants au DK) Essence 440 euro Ferry Puttgarden-Rodby A/R : 128 euro Avion Copenhague Narsarsuaq 688 euro/pers X6= 4128 euro Parking Aéroport pour 2 semaines réservé/net 85 euro location 3 kayaks2 semaines 1474 euro transferts en bateau rapide724 euro loc téléphone satellite en GB avec frais de poste (1 mois en tout)250 euro cartes100 euro sur place270 euro TOTAL SANS LE MATERIEL PERSOPar personne 1266 euro
Achat matériel spécifiquement pour ce voyage Combinaisons sèches 250 euroX51250 euro tente1000 euro réchaud primus omnifuel180 euro divers100 euro sacs étanches200 euro TOTAL MATOSPar personne 455 euro
Bien que j'ai essayé d'être aussi précise et complète que possible dans la rédaction de ce carnet (ce qui le rendra sans doute un peu longuet pour ceux qui le liront comme un simple divertissement), je suis sûre d'avoir oublié certains détails qui pourraient intéresser ceux qui seraient tentés de découvrir à leur tour ce superbe coin de notre planète. N'hésitez donc pas à me questionner, je répondrai avec plaisir!
Marie
Architectures et habitations du monde English translation pending
Bonjours !!!😉!!!
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc
🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.





......etc🙂Matériaux utilisés
🤪Modes de construction
😊Modes de chauffage et d'isolations
😇Modes de vie sociale
😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...
Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....
See you la Terre
Premier voyage au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir au vietnam prochainement, mais nous n'avons aucune idée de comment organiser votre voyage
Nous voudrions juste quelques renseignements généraux, par exemple quand y aller pour un circuit classique que proposent les agences de voyage, quelle région privilégiée (c'est tellement vaste), nous sommes au début de notre réflexion c'est pour cela que ma question va vous sembler très vague ! mais tous les tuyaux sont bons à prendre !! Merci d'avance
Pologne et les trois pays baltes (2ème partie) English translation pending
Suite de mon circuit débuté ici : http://voyageforum.com/...ere_partie_D1959433/
Nous somme toujours à Riga ( Lettonie )
Jeudi 10 Juillet :
Ce matin, on fait dans l'exhaustif et on décide de faire toutes les rues du quartier Art Nouveau ( entre les rues Elizabetes et Alberta )

A chaque fois quelque chose de différent, une autre influence ou un délire de l'architecte. Ci-dessous, de la science-fiction avant l'heure ?

Autre style et tendance aussi :

Nous arrivons vers le parc et la cathèdrale de la Nativité. Pendant l'occupation russe, ils en avaient fait un planétarium 🤪 Photos interdites donc pas d'intérieur mais c'est splendide !

12h00 : Nous traversons donc le parc où continue le festival folklorique. On se balade au hasard et avec une dizaine de petites scènes, cela permet d'avoir plusieurs spectacles en simultané. C'est une bonne idée et varié. Si on a des doutes sur l'influence russe ?

Après déjeuner, nous allons de l'autre côté de la gare pour rejoindre le marché. Il se tient tous les jours dans les anciens hangars à Zeppelin 😇


Alors ici pratiquement tous les marchands parlent russe ! Si tu veux ramener des boites de poissons fumés, c'est ici qu'il faut venir.
Retour au centre pour la Cathédrale ( Doma Baznica ) avec un très joli cloître.

Belle journée donc je double toutes mes photos prises hier sous un ciel menaçant. Ici le haut de la Maison des Têtes Noires

Dans le centre-ville, on alterne vraiment le Médiéval et l'Art Nouveau. C'est très intéressant. Ici la Porte Suédoise :

Fin d'après-midi et les pieds commencent à fumer 😮 On le voit de partout et on décide donc d'aller au bar panoramique de l'hôtel Reval. Super vue du 26ème étage et même pas cher !

On redescend au bout d'1h00 et nous continuons l'exploration des rues alentours. Encore des surprises :


Encore dîner dans une caféteria Lido pour 5€ par personne ( entrée - plat - dessert ). C'est vraiment incontournable à Riga !
Vendredi 11 Juillet :
Soleil en forme ce matin et ça tombe bien car on va faire le "Air Museum" ou ethnographique à 10 kms qui conservent toutes les anciennes fermes et moulins du pays depuis 1924.

Alors c'est en pleine forêt donc mieux vaut avoir beau temps quand même !

C'est vraiment bien fait avec même un plan en français ! Les maisons sont ouvertes et meublées. Des moulins, granges, églises. La balade est sympa et facile. Nous y étions en voiture car nous dormons ce soir au St-Tropez local, la station balnéaire de Jurmala, juste à côté de Riga. Nous avons déjeuné dans le parc éthnographique où il y a un snack basique sur l'aire de pique-nique.
15h00 : Péage obligatoire pour rentrer dans la zone de Jurmala. Sorte de taxe de séjour ? Rien sur Internet hier, donc comme d'hab, direct à l'office du tourisme. Bon c'est Vendredi donc début de week-end et je vois à sa tête que ça va pas être gagné en tarif ou dispo 😕 Les Guesthouse sont vachement chères à + de 100€, certains hôtels 3 ou 4* sont complets ou encore + chers. Mes 2 guides me citent le Baltic Spa comme le Top et bien situé sur la plage. Elle téléphone et OK, il y a de la place mais à 120€. Bon je regarde la photo, la plage et on peut accèder au Spa gratuitement + petit-déj inclus. Allez soyons fous, on va tremper avec les Mammy 😎
Effectivement on arrive et une rafale de 4x4 noirs sur le parking donne l'ambiance et le niveau. On a notre clé et on est dans l'aile gauche. On cherche, on cherche. Ah l'ascenseur ... non ça doit être le monte-charge pour le service ! Non, non, c'est bien pour nous ! La porte en contreplaqué nous inspire pas + que ça et les lits sont même pas faits en plus 🤪 C'est du grand n'importe quoi. 2 petits lits, des fenêtres rouillées, des placards de dortoirs.
En fait je sais pas d'où vient cette partie qui ne ressemble en rien à la partie moderne à 200 ou 300€ la nuit et où sont bien nos 4x4 reluisants eux. Ca devait être les chambres du personnel avant ? Bref, c'est une grosse arnaque car t'es absolument pas dans le 4* mais bien un autre monde. Je l'ai dans los, j'ai payé d'avance avec la Visa et on va pas refaire le tour de la ville.
Pendant qu'on fait la chambre, on va in town !

Bon alors, le St-Tropez letton, c'est pas encore ça hein !!!! LA rue principale piétonne alterne des cafés encore en assez bon état et des commerces un peu décrêpis 😕 Mais bon c'est ni la foule ni la folie estivale ! On te fait aussi tout un cirque sur les centaines de maisons en bois d'époque. Faut être réaliste, c'est pas parce qu'une maison est en bois qu'elle mérite l'Unesco 😛 La plupart sont banales, en mauvais état et parfois franchement tartes ! Plus proches de la cabane ... Bref, tu sens qu'on va finir par se faire bien ch.... ici 😇

Fin d'après-midi et peu de monde à la plage. Il n'y a pas de marée en Baltique et ici aucune vague. C'est d'un calme hallucinant. Les gens ont pied sur au moins 1 km. Etonnant ! Mauricette trempe les pieds. Tu sais quoi ? C'est un peu froid 😊
Bon la chambre est faite et on re-retourne en ville pour dîner. Quelle ambiance ! Peu de monde pour un Vendredi et 2 ou 3 restaus dans la rue piétonne. Jurmala est maudite donc c'est bien évident qu'on attendra 30mn pour notre commande. Quand ça veut pas hein 😮 Par contre, on est au bon endroit pour voir défiler les pét....... blondes décolorées avec leur talons de 10cm, le chihuahua sous le coude et le sac le + voyant et cher possible. Elles vont où ? Avec Mauricette, on donne des notes de maintien de chevilles sur pavé. On passe le temps quoi 😇
Beaucoup viennent aussi de Riga en train en 30mn juste pour la soirée ou la journée. On aurait dû faire ça.
Retour à l'hôtel en refaisant le tour. On sait jamais. Une fête foraine pour enfants à s'ouvrir les veines. 2 gamins en tout et pour tout. Le pire ? Une terrasse d'un restaurant avec un DJ et sa platine devant 15 tables vides. J'ai eu pitié pour lui 😐
Alors en Août, un autre jour, une autre année ? ... J'en sais rien mais qu'est qu'on c'est em...... Rien à voir et un hôtel pourri 🏴☠️
Samedi 12 Juillet :
Ce matin, on va tenté d'amortir notre nuit ici. Alors petit-déj moyen mais vue sur la mer quand même. Et si tu aimes le poisson fumé le matin, tu peux essayer de manger pour 100€ de saumon 😛 Il est donc prévu l'accès gratuit au Spa de 7h à 11h00. Bon déjà, tu vois le super deal 😠
Alors on y va et voici la piscine. Et ..... c'est où le hammam, le sauna, tout ça ? - C'est ici et c'est xxxxx les 10mn ! Ah bon c'est pas gratuit ? Nan, c'est la piscine, c'est tout ! Ah bon j'avais une autre définition de l'espace Spa ... et vous pouvez tous aller vous faire .... ( cette dernière partie restera entre nous OK ? ) En plus, la flotte est à 19° maxi . Pour une piscine intérieure, ça fait léger, non ? Bon allez on se casse d'ici, j'en ai ras les tongues de ce coin minable. Plus ça va et plus on s'enfonce 🏴☠️
Direction Ouest vers la côte et Kudilga car on couche ce soir à Ventspils pour prendre un ferry demain matin.
En traversant un village, des mannequins de chiffons en plein air 😇

On n'a pas compris le concept !
12h00 : Kudilga après 140 kms. Dans le Michelin : 2* et "agréable cité provinciale échappée du temps ..." On commence déjà par se faire peur car on trouve rien et Samedi = désert de Gobi. Pas un chat !
Après avoir essayé à gauche, on va vers la droite et on tombe enfin sur LE centre-ville et LA rue principale :

Rues défoncées, immeubles pas reluisants. Bon ... 🤪 On va à l'office du tourisme. Z'avez un plan avec ce qu'il y à voir ? Yes, mais c'est payant ! Super. Ben vous pouvez le garder, M'sieur ! Gonglés les gars !
Alors, moi, c'est pas parce que les maisons en bois sont pourries et en mauvais état que je trouve ça charmant, tu vois. C'est assez triste dans l'ensemble et sans vraiment d'intérêt architectural. Faudra peut-être revenir dans 4 ou 5 ans, quand tout sera rénové, repeint et mis en valeur mais ça vaut juste un arrêt déjeuner quoi.
L'autre "attraction" ce sont les chutes d'eau de la Venta les + larges d'Europe. Ouhhhhh là là voyons vite :

Alors si ça fait 250m de large, on arrive péniblement à 1m de haut .... et y'a du monde en effet mais bon, Niagara n'a pas à trembler !
14h30 : 1h00 de route et nous voici à Ventspils. C'est le grand port pétrolier et chimique du pays. Nous allons au port pour réserver le ferry de demain pour l'île de Saaremaa en Estonie. Fermé ! Faudra donc serrer les fesses jusqu'à demain pour celui prévu à 10h00 que je compte prendre.
A l'office du tourisme, dans les bureaux du port, on cherche notre chambre. A ce moment, passe la patronne du Raibie Logi qui apporte de la doc.
- Vous cherchez quoi ? L'Amour, la Paix dans le monde et accessoirement un lit pour 2... Il me reste une chambre Famille pour 4 à 65€. Il est bien noté dans nos guides et on nous annonce que c'est le Festival of Ze Sea donc, on fait pas la fine bouche et on prend. Il pleut et on la joue sécurité. C'est une jolie maison verte en bois et nous avons un studio avec 2 chambres. Bois clair, propre c'est tout bon !
16h00 : Nous repartons vers les quais pour le "fameux" festival. Nous suivons le circuit et les rues décrites dans les guides mais rien de traumatisant, loin de là. Bof ! On abandonne et on bifurque dans des rues perpendiculaires beaucoup + intéressantes. Des rues pavées, avec des arbres et des maisons en bois. Tout n'est pas en bon état, certaines sont restaurées mais on sent un potentiel énorme, contrairement à ce matin. Là aussi, dans quelques années et qq travaux, ça vaudra sans doute une fortune. Donc y aller au hasard sans suivre les guides.
Un groupe est sur une scène sur le quai en face du terminal des cargos. Ca crachine, ça crachine, ça pleut, ça déluge .... puis ça dégringole sévère quoi. Tels des moineaux, tout le monde s'éparpille, se planque et au bout de 20mn, faut se rendre à l'évidence, c'est foutu pour plusieurs heures ! Chacun rentre et nulle part où aller autrement, ben on rentre aussi 😕
19h30 : Enfin, ça s'est calmé et on y retourne. Même pas peur ! Par contre, le Festival, c'est fini à c't'heure. Personne sur les quais 😕

Nous dînons dans un restau médiéval dans une cave. Ouf, 3 ou 4 tables occupées, on n'est pas tous seuls.
En rentrant par le centre, y'a un peu monde et des jeunes surtout. Ils sont tous devant les superettes ouvertes jusqu'à 22 ou 23h00 et se biturent tranquillement à la Vodka et packs de bière achetés sur place. Ils vont même pas + loin pour refaire le plein rapidement 😐 Quelques-uns dans le parc sur les bancs ou qui tournent en bagnole. Et après ils font quoi ? Les filles d'un côté et les mecs de l'autre. Ca chante, ça titube
"Dans le port d'Amsterdam, y'a des ...." tu connais la chanson.
Dimanche 13 Juillet :
8h00 : Petit-déj et on va rapidos au ferry pour choper une place. Départ à 10h00 et c'est 1 fois par jour ! OK c'est ouvert. Non, pas de souci, jeune homme, y'a de la place ! Puis-je vous baiser les pieds ? Si vous voulez mais c'est plutôt 90€ pour la voiture et 2 passagers .
Nous sommes la 3ème voiture donc pas la grosse foule qu'on nous promet dans les guides à chaque fois. Faites gaffe l'été, etc .... Au final, y'a du monde quand même mais ça passe quoi.
4h00 de traversée donc vers l'île de Saaremaa et nous passons de Lettonie en Estonie. D'ailleurs dans le bateau, on bascule déjà sur la couronne estonienne. Allez notre 4ème monnaie. Change possible sur place heureusement. Il fait super beau ce matin et incroyable, nous pouvons bronzer sur le Sundeck 😎 Déjeuner sur place également .
14h00 : Arrivée au port de Montu au sud de l'île. Alors grosso-modo, ce sont 2 caravanes et une jetée de 30m. Nous montons donc sur Kuressaare, la "capitale" de l'île où nous avons prévu de passer la nuit. En Estonie, on arrive vraiment en Scandinavie par rapport aux pays précédents. La langue est différente et tu doubles au moins 1 ou 2 lettres dans tous les noms 😏
Bon je me doutais que ça serait pas grand mais là c'est vraiment petit ... Le centre-ville c'est une place de 30m et on a vu tout en 10mn chrono. C'est Dimanche et l'hôtel avec Spa comme beaucoup ici, que je visais, ne propose plus que des suites à 170€ 😇

On a vu le château, on a pris une glace et voilà, voilà ... on fait quoi maintenant ? J'avais prévu de visiter le reste de l'île demain matin en repartant vers Tallinn. Entre les prix du week-end et je sais pas trop quoi faire d'ici ce soir dans le coin. Bon, on va monter vers le Nord, conseillé dans les guides, et on fera au feeling pour ce soir.
Nous allons vers le trou de météorite et constatation, c'est un trou .....

Puis ce sont les moulins, encore présents par dizaine sur l'île

Alors comme ça c'est pas franchement passionnant 😛 Par contre, ce qui nous a bien plu ce sont les fermes. Après avoir visité le musée ethnographique de Riga, nous retrouvons ici la même chose mais pour de vrai. Les mêmes ensembles de maison avec granges et dépendances entourées d'arbres. Tout est propre, repeint et coloré. Des moulins abandonnés au milieu des champs. Rien de spectaculaire mais une ambiance quoi.
Mine de rien, on se rapproche de la sortie de l'île vers le continent. Il est 18h00 et on décide de traverser avec l'autre ferry ( ben oui c'est une île tiens ) mais aucune info par contre. On sait juste qu'il y en a pour 30mn à peine. Dernier village avant le port et alors qu'on voit un panneau annonçant 2 kms ... THE bouchon !
Comme partout le Dimanche soir, on rentre à la maison et une file de bagnoles moteur coupé que j'estime à 2kms. Futé le gars, non ? Le souci c'est qu'on sait pas la fréquence du ferry mais on est sûr par contre qu'il n'y a rien de l'autre côté en hôtel etc .... Bon on va pas traîner 1h00 ou plus ici quand même ! Avec la doc récoltée sur le ferry de ce matin, j'ai des adresses d'hôtels et B&B dans ce coin. 3 ou 4 coups de fil et aucune réponse ou faux numéro. Yeeeees 🏴☠️ Le seul B&B qui répond est complet et le seul hôtel est un manoir Spa et il lui reste une suite à 370€ ... Euh, je réfléchis et je vous rappelle, hein !
On a vu un camping tout à l'heure, non ? Et nous avons acheté une tente pour ce genre de situation qu'on nous promettait en cette "folle" période estivale. 😉 Demi-tour au frein à main et 10mn + tard, y'a bien un camping. Par contre je prends un bungalow car j'ai pas envie de remballer sous la flotte. On va dire qu'on se méfie un peu du climat depuis 3 ou 4 jours.
On n'est pas bien là pour 20€ ?
On s'installe et on décide quand même d'aller au fameux manoir de toute à l'heure pour dépenser ce qu'on vient d'économiser cette nuit. 6 kms de chemin poussièreux. Pas terrible comme arrivée. Le truc est bien classe. Pierres, pelouses anglaises, tout y est ! - Salut les jeunes ! Au revoir les vieux, c'est complet ce soir !
Bon, on va sucer des pommes de pin ou quoi car on n'a rien vu d'autre ! La route est toujours à la même situation et bouchon. Y'a un petit futé qui a installé une remorque le long de la route avec un programme d'enfer : Hot-Dog + Chips + Coca ou Eau Les gens bloqués viennent donc en toute tranquillité acheter à manger ou à boire. La bonne petite affaire. Nous voilà assis au bord de la route avec un festin à 5€ pour 2. Bref, une étape pas chère aujourd'hui 😮
Lundi 14 Juillet :
Tiens ça crachine ce matin. Héhéhéhé ... Plus de bouchon ... quand même et on paye 12€ sans trop savoir à quelle heure. Encore pas mal de monde d'ailleurs qui arrive .
10h00 : Traversée de 30mn et on peut enfin prendre un café et un gâteau car on n'a rien pu prendre ce matin. Le ferry est plein !
12h00 : Nous voici à Tallinn, capitale de l'Estonie. J'avais une adresse conseillée vers Pirita, un quartier en bord de mer en dehors de la ville. Un ancien truc thalasso russe et effectivement ça n'a pas trop changé. Pas engageant. Ils ont le WiFi donc je m'installe dans le hall pour voir si je peux choper un prix avant d'aller négocier. C'est mieux !
Je trouve rien en promo sur leur site ( 80€ en gros ) et ça nous enchante pas vraiment en plus. Comme d'hab, je cherche sur RatesToGo et je vois le Meriton 4* à 77€ avec petit-déj inclus ( Il y en a 2, celui-ci est le + cher près de Toompea ). Je valide et on va au centre-ville. J'arrive 15mn + tard et ils n'ont même pas encore ma réservation. 😎 OK 5mn + tard. Amusant car j'avais téléphoné avant pour savoir si on pouvait traiter en direct au même prix et eux ne pouvaient rien faire en-dessous de 90€.
Au fait, il pleut toujours !
On déjeune à la pâtisserie de l'hôtel, on sort les Kways et z'y va !

On passe à l'office du tourisme pour les plans, etc ... Vu le temps merd...... on se fait le Musée de l'Estonie à la Grande Guilde. Bon 3 salles et tout s'arrête au 19ème siècle 😕 C'est un peu ballot parce que sinon, c'est toujours un peu la même chose partout dans ces 3 pays. La grande époque florissante de la Ligue Hanséatique avec le commerce entre ces ports du Nord, allemands, hollandais d'où datent la plupart des maisons typiques. Alors à chaque fois t'as droit au même costume du Moyen-Age, à la même carte de la Baltique, les mêmes coffres embarqués dans les navires, les mêmes parchemins des routes commerciales, la même occupation russe du temps des tsars ..... Cela ne vaut la plupart du temps que pour visiter le bâtiment où ça se trouve. Guilde, hôtel de ville ou ancienne maison de marchand ... sinon 🤪
17h30 : Le Musée de la Ville est fermé et il pleut maintenant des cordes. L'eau dévale "gaiement" les rues pavées, on a les pieds trempés et 15° au mieux. On commence à bien sentir le temps désormais et là c'est parti pour un bout. C'est Noir et bouché 😐
Bon on se fait du mal pour rien, on rentre et on laisse passer. Ben c'est jamais passé, il a plu ainsi toute la nuit. Honte suprême : on dîne à l'hôtel et on met un cierge pour demain !
A suivre ....
Nous somme toujours à Riga ( Lettonie )
Jeudi 10 Juillet :
Ce matin, on fait dans l'exhaustif et on décide de faire toutes les rues du quartier Art Nouveau ( entre les rues Elizabetes et Alberta )

A chaque fois quelque chose de différent, une autre influence ou un délire de l'architecte. Ci-dessous, de la science-fiction avant l'heure ?

Autre style et tendance aussi :

Nous arrivons vers le parc et la cathèdrale de la Nativité. Pendant l'occupation russe, ils en avaient fait un planétarium 🤪 Photos interdites donc pas d'intérieur mais c'est splendide !

12h00 : Nous traversons donc le parc où continue le festival folklorique. On se balade au hasard et avec une dizaine de petites scènes, cela permet d'avoir plusieurs spectacles en simultané. C'est une bonne idée et varié. Si on a des doutes sur l'influence russe ?

Après déjeuner, nous allons de l'autre côté de la gare pour rejoindre le marché. Il se tient tous les jours dans les anciens hangars à Zeppelin 😇


Alors ici pratiquement tous les marchands parlent russe ! Si tu veux ramener des boites de poissons fumés, c'est ici qu'il faut venir.
Retour au centre pour la Cathédrale ( Doma Baznica ) avec un très joli cloître.

Belle journée donc je double toutes mes photos prises hier sous un ciel menaçant. Ici le haut de la Maison des Têtes Noires

Dans le centre-ville, on alterne vraiment le Médiéval et l'Art Nouveau. C'est très intéressant. Ici la Porte Suédoise :

Fin d'après-midi et les pieds commencent à fumer 😮 On le voit de partout et on décide donc d'aller au bar panoramique de l'hôtel Reval. Super vue du 26ème étage et même pas cher !

On redescend au bout d'1h00 et nous continuons l'exploration des rues alentours. Encore des surprises :


Encore dîner dans une caféteria Lido pour 5€ par personne ( entrée - plat - dessert ). C'est vraiment incontournable à Riga !
Vendredi 11 Juillet :
Soleil en forme ce matin et ça tombe bien car on va faire le "Air Museum" ou ethnographique à 10 kms qui conservent toutes les anciennes fermes et moulins du pays depuis 1924.

Alors c'est en pleine forêt donc mieux vaut avoir beau temps quand même !

C'est vraiment bien fait avec même un plan en français ! Les maisons sont ouvertes et meublées. Des moulins, granges, églises. La balade est sympa et facile. Nous y étions en voiture car nous dormons ce soir au St-Tropez local, la station balnéaire de Jurmala, juste à côté de Riga. Nous avons déjeuné dans le parc éthnographique où il y a un snack basique sur l'aire de pique-nique.
15h00 : Péage obligatoire pour rentrer dans la zone de Jurmala. Sorte de taxe de séjour ? Rien sur Internet hier, donc comme d'hab, direct à l'office du tourisme. Bon c'est Vendredi donc début de week-end et je vois à sa tête que ça va pas être gagné en tarif ou dispo 😕 Les Guesthouse sont vachement chères à + de 100€, certains hôtels 3 ou 4* sont complets ou encore + chers. Mes 2 guides me citent le Baltic Spa comme le Top et bien situé sur la plage. Elle téléphone et OK, il y a de la place mais à 120€. Bon je regarde la photo, la plage et on peut accèder au Spa gratuitement + petit-déj inclus. Allez soyons fous, on va tremper avec les Mammy 😎
Effectivement on arrive et une rafale de 4x4 noirs sur le parking donne l'ambiance et le niveau. On a notre clé et on est dans l'aile gauche. On cherche, on cherche. Ah l'ascenseur ... non ça doit être le monte-charge pour le service ! Non, non, c'est bien pour nous ! La porte en contreplaqué nous inspire pas + que ça et les lits sont même pas faits en plus 🤪 C'est du grand n'importe quoi. 2 petits lits, des fenêtres rouillées, des placards de dortoirs.
En fait je sais pas d'où vient cette partie qui ne ressemble en rien à la partie moderne à 200 ou 300€ la nuit et où sont bien nos 4x4 reluisants eux. Ca devait être les chambres du personnel avant ? Bref, c'est une grosse arnaque car t'es absolument pas dans le 4* mais bien un autre monde. Je l'ai dans los, j'ai payé d'avance avec la Visa et on va pas refaire le tour de la ville.
Pendant qu'on fait la chambre, on va in town !

Bon alors, le St-Tropez letton, c'est pas encore ça hein !!!! LA rue principale piétonne alterne des cafés encore en assez bon état et des commerces un peu décrêpis 😕 Mais bon c'est ni la foule ni la folie estivale ! On te fait aussi tout un cirque sur les centaines de maisons en bois d'époque. Faut être réaliste, c'est pas parce qu'une maison est en bois qu'elle mérite l'Unesco 😛 La plupart sont banales, en mauvais état et parfois franchement tartes ! Plus proches de la cabane ... Bref, tu sens qu'on va finir par se faire bien ch.... ici 😇

Fin d'après-midi et peu de monde à la plage. Il n'y a pas de marée en Baltique et ici aucune vague. C'est d'un calme hallucinant. Les gens ont pied sur au moins 1 km. Etonnant ! Mauricette trempe les pieds. Tu sais quoi ? C'est un peu froid 😊
Bon la chambre est faite et on re-retourne en ville pour dîner. Quelle ambiance ! Peu de monde pour un Vendredi et 2 ou 3 restaus dans la rue piétonne. Jurmala est maudite donc c'est bien évident qu'on attendra 30mn pour notre commande. Quand ça veut pas hein 😮 Par contre, on est au bon endroit pour voir défiler les pét....... blondes décolorées avec leur talons de 10cm, le chihuahua sous le coude et le sac le + voyant et cher possible. Elles vont où ? Avec Mauricette, on donne des notes de maintien de chevilles sur pavé. On passe le temps quoi 😇
Beaucoup viennent aussi de Riga en train en 30mn juste pour la soirée ou la journée. On aurait dû faire ça.
Retour à l'hôtel en refaisant le tour. On sait jamais. Une fête foraine pour enfants à s'ouvrir les veines. 2 gamins en tout et pour tout. Le pire ? Une terrasse d'un restaurant avec un DJ et sa platine devant 15 tables vides. J'ai eu pitié pour lui 😐
Alors en Août, un autre jour, une autre année ? ... J'en sais rien mais qu'est qu'on c'est em...... Rien à voir et un hôtel pourri 🏴☠️
Samedi 12 Juillet :
Ce matin, on va tenté d'amortir notre nuit ici. Alors petit-déj moyen mais vue sur la mer quand même. Et si tu aimes le poisson fumé le matin, tu peux essayer de manger pour 100€ de saumon 😛 Il est donc prévu l'accès gratuit au Spa de 7h à 11h00. Bon déjà, tu vois le super deal 😠
Alors on y va et voici la piscine. Et ..... c'est où le hammam, le sauna, tout ça ? - C'est ici et c'est xxxxx les 10mn ! Ah bon c'est pas gratuit ? Nan, c'est la piscine, c'est tout ! Ah bon j'avais une autre définition de l'espace Spa ... et vous pouvez tous aller vous faire .... ( cette dernière partie restera entre nous OK ? ) En plus, la flotte est à 19° maxi . Pour une piscine intérieure, ça fait léger, non ? Bon allez on se casse d'ici, j'en ai ras les tongues de ce coin minable. Plus ça va et plus on s'enfonce 🏴☠️
Direction Ouest vers la côte et Kudilga car on couche ce soir à Ventspils pour prendre un ferry demain matin.
En traversant un village, des mannequins de chiffons en plein air 😇

On n'a pas compris le concept !
12h00 : Kudilga après 140 kms. Dans le Michelin : 2* et "agréable cité provinciale échappée du temps ..." On commence déjà par se faire peur car on trouve rien et Samedi = désert de Gobi. Pas un chat !
Après avoir essayé à gauche, on va vers la droite et on tombe enfin sur LE centre-ville et LA rue principale :

Rues défoncées, immeubles pas reluisants. Bon ... 🤪 On va à l'office du tourisme. Z'avez un plan avec ce qu'il y à voir ? Yes, mais c'est payant ! Super. Ben vous pouvez le garder, M'sieur ! Gonglés les gars !
Alors, moi, c'est pas parce que les maisons en bois sont pourries et en mauvais état que je trouve ça charmant, tu vois. C'est assez triste dans l'ensemble et sans vraiment d'intérêt architectural. Faudra peut-être revenir dans 4 ou 5 ans, quand tout sera rénové, repeint et mis en valeur mais ça vaut juste un arrêt déjeuner quoi.
L'autre "attraction" ce sont les chutes d'eau de la Venta les + larges d'Europe. Ouhhhhh là là voyons vite :

Alors si ça fait 250m de large, on arrive péniblement à 1m de haut .... et y'a du monde en effet mais bon, Niagara n'a pas à trembler !
14h30 : 1h00 de route et nous voici à Ventspils. C'est le grand port pétrolier et chimique du pays. Nous allons au port pour réserver le ferry de demain pour l'île de Saaremaa en Estonie. Fermé ! Faudra donc serrer les fesses jusqu'à demain pour celui prévu à 10h00 que je compte prendre.
A l'office du tourisme, dans les bureaux du port, on cherche notre chambre. A ce moment, passe la patronne du Raibie Logi qui apporte de la doc.
- Vous cherchez quoi ? L'Amour, la Paix dans le monde et accessoirement un lit pour 2... Il me reste une chambre Famille pour 4 à 65€. Il est bien noté dans nos guides et on nous annonce que c'est le Festival of Ze Sea donc, on fait pas la fine bouche et on prend. Il pleut et on la joue sécurité. C'est une jolie maison verte en bois et nous avons un studio avec 2 chambres. Bois clair, propre c'est tout bon !
16h00 : Nous repartons vers les quais pour le "fameux" festival. Nous suivons le circuit et les rues décrites dans les guides mais rien de traumatisant, loin de là. Bof ! On abandonne et on bifurque dans des rues perpendiculaires beaucoup + intéressantes. Des rues pavées, avec des arbres et des maisons en bois. Tout n'est pas en bon état, certaines sont restaurées mais on sent un potentiel énorme, contrairement à ce matin. Là aussi, dans quelques années et qq travaux, ça vaudra sans doute une fortune. Donc y aller au hasard sans suivre les guides.
Un groupe est sur une scène sur le quai en face du terminal des cargos. Ca crachine, ça crachine, ça pleut, ça déluge .... puis ça dégringole sévère quoi. Tels des moineaux, tout le monde s'éparpille, se planque et au bout de 20mn, faut se rendre à l'évidence, c'est foutu pour plusieurs heures ! Chacun rentre et nulle part où aller autrement, ben on rentre aussi 😕
19h30 : Enfin, ça s'est calmé et on y retourne. Même pas peur ! Par contre, le Festival, c'est fini à c't'heure. Personne sur les quais 😕

Nous dînons dans un restau médiéval dans une cave. Ouf, 3 ou 4 tables occupées, on n'est pas tous seuls.
En rentrant par le centre, y'a un peu monde et des jeunes surtout. Ils sont tous devant les superettes ouvertes jusqu'à 22 ou 23h00 et se biturent tranquillement à la Vodka et packs de bière achetés sur place. Ils vont même pas + loin pour refaire le plein rapidement 😐 Quelques-uns dans le parc sur les bancs ou qui tournent en bagnole. Et après ils font quoi ? Les filles d'un côté et les mecs de l'autre. Ca chante, ça titube
"Dans le port d'Amsterdam, y'a des ...." tu connais la chanson.
Dimanche 13 Juillet :
8h00 : Petit-déj et on va rapidos au ferry pour choper une place. Départ à 10h00 et c'est 1 fois par jour ! OK c'est ouvert. Non, pas de souci, jeune homme, y'a de la place ! Puis-je vous baiser les pieds ? Si vous voulez mais c'est plutôt 90€ pour la voiture et 2 passagers .
Nous sommes la 3ème voiture donc pas la grosse foule qu'on nous promet dans les guides à chaque fois. Faites gaffe l'été, etc .... Au final, y'a du monde quand même mais ça passe quoi.
4h00 de traversée donc vers l'île de Saaremaa et nous passons de Lettonie en Estonie. D'ailleurs dans le bateau, on bascule déjà sur la couronne estonienne. Allez notre 4ème monnaie. Change possible sur place heureusement. Il fait super beau ce matin et incroyable, nous pouvons bronzer sur le Sundeck 😎 Déjeuner sur place également .
14h00 : Arrivée au port de Montu au sud de l'île. Alors grosso-modo, ce sont 2 caravanes et une jetée de 30m. Nous montons donc sur Kuressaare, la "capitale" de l'île où nous avons prévu de passer la nuit. En Estonie, on arrive vraiment en Scandinavie par rapport aux pays précédents. La langue est différente et tu doubles au moins 1 ou 2 lettres dans tous les noms 😏
Bon je me doutais que ça serait pas grand mais là c'est vraiment petit ... Le centre-ville c'est une place de 30m et on a vu tout en 10mn chrono. C'est Dimanche et l'hôtel avec Spa comme beaucoup ici, que je visais, ne propose plus que des suites à 170€ 😇

On a vu le château, on a pris une glace et voilà, voilà ... on fait quoi maintenant ? J'avais prévu de visiter le reste de l'île demain matin en repartant vers Tallinn. Entre les prix du week-end et je sais pas trop quoi faire d'ici ce soir dans le coin. Bon, on va monter vers le Nord, conseillé dans les guides, et on fera au feeling pour ce soir.
Nous allons vers le trou de météorite et constatation, c'est un trou .....

Puis ce sont les moulins, encore présents par dizaine sur l'île

Alors comme ça c'est pas franchement passionnant 😛 Par contre, ce qui nous a bien plu ce sont les fermes. Après avoir visité le musée ethnographique de Riga, nous retrouvons ici la même chose mais pour de vrai. Les mêmes ensembles de maison avec granges et dépendances entourées d'arbres. Tout est propre, repeint et coloré. Des moulins abandonnés au milieu des champs. Rien de spectaculaire mais une ambiance quoi.
Mine de rien, on se rapproche de la sortie de l'île vers le continent. Il est 18h00 et on décide de traverser avec l'autre ferry ( ben oui c'est une île tiens ) mais aucune info par contre. On sait juste qu'il y en a pour 30mn à peine. Dernier village avant le port et alors qu'on voit un panneau annonçant 2 kms ... THE bouchon !
Comme partout le Dimanche soir, on rentre à la maison et une file de bagnoles moteur coupé que j'estime à 2kms. Futé le gars, non ? Le souci c'est qu'on sait pas la fréquence du ferry mais on est sûr par contre qu'il n'y a rien de l'autre côté en hôtel etc .... Bon on va pas traîner 1h00 ou plus ici quand même ! Avec la doc récoltée sur le ferry de ce matin, j'ai des adresses d'hôtels et B&B dans ce coin. 3 ou 4 coups de fil et aucune réponse ou faux numéro. Yeeeees 🏴☠️ Le seul B&B qui répond est complet et le seul hôtel est un manoir Spa et il lui reste une suite à 370€ ... Euh, je réfléchis et je vous rappelle, hein !
On a vu un camping tout à l'heure, non ? Et nous avons acheté une tente pour ce genre de situation qu'on nous promettait en cette "folle" période estivale. 😉 Demi-tour au frein à main et 10mn + tard, y'a bien un camping. Par contre je prends un bungalow car j'ai pas envie de remballer sous la flotte. On va dire qu'on se méfie un peu du climat depuis 3 ou 4 jours.

On n'est pas bien là pour 20€ ?
On s'installe et on décide quand même d'aller au fameux manoir de toute à l'heure pour dépenser ce qu'on vient d'économiser cette nuit. 6 kms de chemin poussièreux. Pas terrible comme arrivée. Le truc est bien classe. Pierres, pelouses anglaises, tout y est ! - Salut les jeunes ! Au revoir les vieux, c'est complet ce soir !
Bon, on va sucer des pommes de pin ou quoi car on n'a rien vu d'autre ! La route est toujours à la même situation et bouchon. Y'a un petit futé qui a installé une remorque le long de la route avec un programme d'enfer : Hot-Dog + Chips + Coca ou Eau Les gens bloqués viennent donc en toute tranquillité acheter à manger ou à boire. La bonne petite affaire. Nous voilà assis au bord de la route avec un festin à 5€ pour 2. Bref, une étape pas chère aujourd'hui 😮
Lundi 14 Juillet :
Tiens ça crachine ce matin. Héhéhéhé ... Plus de bouchon ... quand même et on paye 12€ sans trop savoir à quelle heure. Encore pas mal de monde d'ailleurs qui arrive .
10h00 : Traversée de 30mn et on peut enfin prendre un café et un gâteau car on n'a rien pu prendre ce matin. Le ferry est plein !
12h00 : Nous voici à Tallinn, capitale de l'Estonie. J'avais une adresse conseillée vers Pirita, un quartier en bord de mer en dehors de la ville. Un ancien truc thalasso russe et effectivement ça n'a pas trop changé. Pas engageant. Ils ont le WiFi donc je m'installe dans le hall pour voir si je peux choper un prix avant d'aller négocier. C'est mieux !
Je trouve rien en promo sur leur site ( 80€ en gros ) et ça nous enchante pas vraiment en plus. Comme d'hab, je cherche sur RatesToGo et je vois le Meriton 4* à 77€ avec petit-déj inclus ( Il y en a 2, celui-ci est le + cher près de Toompea ). Je valide et on va au centre-ville. J'arrive 15mn + tard et ils n'ont même pas encore ma réservation. 😎 OK 5mn + tard. Amusant car j'avais téléphoné avant pour savoir si on pouvait traiter en direct au même prix et eux ne pouvaient rien faire en-dessous de 90€.
Au fait, il pleut toujours !
On déjeune à la pâtisserie de l'hôtel, on sort les Kways et z'y va !

On passe à l'office du tourisme pour les plans, etc ... Vu le temps merd...... on se fait le Musée de l'Estonie à la Grande Guilde. Bon 3 salles et tout s'arrête au 19ème siècle 😕 C'est un peu ballot parce que sinon, c'est toujours un peu la même chose partout dans ces 3 pays. La grande époque florissante de la Ligue Hanséatique avec le commerce entre ces ports du Nord, allemands, hollandais d'où datent la plupart des maisons typiques. Alors à chaque fois t'as droit au même costume du Moyen-Age, à la même carte de la Baltique, les mêmes coffres embarqués dans les navires, les mêmes parchemins des routes commerciales, la même occupation russe du temps des tsars ..... Cela ne vaut la plupart du temps que pour visiter le bâtiment où ça se trouve. Guilde, hôtel de ville ou ancienne maison de marchand ... sinon 🤪
17h30 : Le Musée de la Ville est fermé et il pleut maintenant des cordes. L'eau dévale "gaiement" les rues pavées, on a les pieds trempés et 15° au mieux. On commence à bien sentir le temps désormais et là c'est parti pour un bout. C'est Noir et bouché 😐
Bon on se fait du mal pour rien, on rentre et on laisse passer. Ben c'est jamais passé, il a plu ainsi toute la nuit. Honte suprême : on dîne à l'hôtel et on met un cierge pour demain !
A suivre ....
Retour de quatre semaines en Bulgarie English translation pending
Nous voilà rentrées de Bulgarie. Moi et mes filles y avons passé presque 4 semaines et sommes très décues, voire écoeurées. Nous en avons fait un voyage utile à défaut d'être un voyage intéressant. Les bulgares sont des gens rustres, des portes blindées qui prennent le touriste pour une vache à lait juste bonne à payer. Des arnaques à toute occasion, des gens qui ne voient de vous que l'argent que vous êtes susceptible de leur laisser. Où est l'âme bulgare ? Je croyais trouver une culture, une foi, une histoire, une âme, une sensibilité ... Je n'ai trouvé que du racisme, du matérialisme, du mépris et de la grossièreté. Ils ont tout à apprendre de l'amour et du respect des gens. Quelques rencontres tout de même, mais qui semblent être l'exception. Les 5% sur lesquels on se console en attendant la date de retour. Voyage utile, je disais plus haut pour les leçons de vie que nous avons reçues par contraste ... un gros zoom sur la bêtise humaine. Une porte blindée que je ne chercherai plus à ouvrir
Pologne - Lituanie - Lettonie - Estonie (1ère partie) English translation pending
Bonjour,
Cette année, j'ai décidé d'aller voir nos nouveaux membres de la Communauté Européenne et voir ce qu'on faisait de mes impôts sous forme de subventions diverses et variées 😎 Alors en partant de Bordeaux, c'est pas franchement la porte à côté, on va dire 🤪
>>>> Carte sur Google, ici
Pour l'organisation, je n'ai rien réservé et j'ai apporté mon portable pour se connecter et aviser au jour le jour. J'ai une ébauche de circuit mais pas vraiment idée de sa réalisation. L'objectif était de traverser la Pologne mais sans y consacrer + de temps que cela car avec 3 semaines, le pays est trop grand sans devoir sacrifier les pays baltes, cible privilégiée au départ.

En jaune, les étapes Dodo et en rouge les lieux visités entre 2. 0 : Bordeaux - 1/2 Allemagne 1 : Après-midi = Pologne = Lubiaz - Jawor - Wroclaw 2 : Pologne = Wroclaw 3 : Pologne = Route + Cracovie 4 : Pologne = Mine de Sel Wieliczka - Cracovie 5 : Pologne = Jura - Jasna Gora - route Varsovie 6 : Pologne = Varsovie - Augustow - Monastère Wigry 7 : Lituanie = Trakai - Vilnius 8 : Lituanie = Vilnius 9 : Lituanie = Colline Croix - Lettonie = Château Rundale - Riga 10 : Lettonie = Riga 11 : Lettonie = Riga 12 : Lettonie = Riga - Jurmala 13 : Lettonie = Kaudilga - Ventpils 14 : Estonie = Ile de Saaremaa 15 : Estonie = Route + Tallinn 16 : Estonie = Tallinn 17 : Estonie = Tallinn + route vers Tartu 18 : Estonie = Tartu + traversée Lettonie + Lituanie = Kaunas 19 : Lituanie = Kaunas + Pologne = route vers Gdansk 20 : Pologne = Gdansk 21 : Pologne = Gdansk + Château de Malbork 22 : Traversée Pologne + 1/2 Allemagne 23 : Allemagne + Strasbourg - Bordeaux
Nous partons Dimanche matin et après une nuit dans un hôtel sur l'autoroute en Allemagne, on est en Pologne le Lundi midi.
Lundi 30 Juin : Nous passons la frontière à 11h00 et comme partout, ce n'est plus qu'un lieu désert et on passe sans même ralentir. Direction Legnica pour visiter le monastère de Lubiaz. Bon, pour le dépaysement, c'est pas vraiment ça ! Nous ne voyons que des Auchan, Carrefour, Castorama et autres Leroy Merlin aux abords des villes. Par contre, les routes sont encore parfois pavées ou franchement défoncées. Des portions de nationales flambant neuves et tu retombes sur de la cantonale. Des chantiers un peu partout d'ailleurs ! On m'avait dit qu'il fallait pas compter sur des moyennes élevées, je confirme.

La salle baroque du monastère est magnifique. Il y a aussi l'ancien réfectoire dans le même style. Le reste est encore en travaux mais la visite vaut largement le détour.
On cavale jusqu'à Jawor un peu au Sud car l'église de la Liberté ferme à 17h00. Ouf, 16h45 et pépére rouvre la porte pour nous. Il nous demande d'où on vient et balance une cassette avec des commentaires en français. On est seuls et c'est une superbe surprise que cette église entièremment en bois que les protestants avaient eu le droit de construire avec certaines contraintes. Pas de pierre, pas de clocher ou signe extérieur religieux et à portée de canon du centre-ville !

Il y en une 2ème à Swidnica pas très loin, mais elle sera fermée donc tant pis !
Arrivée à Wroclaw en fin d'après-midi. Grâce à l'office du tourisme, on trouve une chambre au Campanile ( quand je te disais pour le dépaysement ..... )

La place d'Hôtel de Ville est splendide. Il fait beau, les terrasses débordent et les Polonaises sont pas frileuses. C'est mini-short de rigueur !
Mardi 1er Juillet :
Visite de l'université fondée en 1702. Salle Aula Leopoldina.

Ca change des amphis en béton ! Il y a aussi un observatoire et une salle de concert baroque. A faire !

On ne se lasse pas de la place centrale, colorée et animée. Nous découvrons aussi sur place, le petit jeu qui consiste à chasser les dizaines de gnomes qui ont été posés en 2005 par un artiste local.

Aucun guide papier n'en parle donc se renseigner à l'office du tourisme.
Visite des différentes églises, rues du centre. Une bonne journée pour faire l'essentiel donc.
Mercredi 2 Juillet :
Direction Cracovie. Bon là c'est de l'autoroute donc nickel.
Même système, direct à l'office du tourisme et nous on veut du centre-ville 3* et moins de 100€. Bon la madame me regarde en souriant, genre, mon p'tit bonhomme t'es à Cracovie en plein été ! On peut trouver du moins cher aussi entre les B&B, etc ... mais on veut se faire plaisir cette année, na ! Entre ce qui est complet et pas dans le budget, elle nous conseille le Old Time à 5mn à pied du centre historique. C'est super mignon, avec des peignoirs brodés, un canapé avec coussins et dentelle, salle de bains moderne et des bibelots anciens. Bref, une chambre bonbonnière vraiment agréable. Les femmes doivent craquer à chaque fois 😎
Le temps de déjeuner dans un "bar à lait", tradition de l'époque communiste où l'on pouvait manger pour pas cher. Il en existe encore plusieurs et nous testons la spécialité polonaise, les Pierogli. Des raviolis en fait. Nous commençons par le Château de Wawel.

Il a été le siège des autorités pendant + de 6 siècles et fait partie de la conscience polonaise, ce qui anime les débats avec Varsovie, fausse capitale pour les gens d'ici 😛 Ensuite, dans le même site on continue par la Cathèdrale où sont enterrés et ont été couronnés les Rois ... donc tu vois, Cracovie se considère comme l'identité polonaise.

Retour à la grande place du Rynek. Si c'est une des + grandes d'Europe, elle est moins typée que celle de Wroclaw.
17h45 : Eglise Notre Dame. Quelle splendeur ! On reste abasourdi par la décoration intérieure. Tout est peint ou décoré du sol au plafond !

C'est sans doute une des + belles que j'ai jamais visité.
La Halle aux Draps au centre de la place ne ressemble plus à rien, je trouve. Elle a été reconstruite et modifiée par 2 ou 3 architectes au fil des siècles et chacun y a caché ce que l'autre avait fait. C'est une sorte d'empilement de styles différents . Bof quoi !

On se promène dans toutes les rues du centre. Mais le charme opère moins qu'à Wroclaw. Et puis le genre Neo-Classique, je trouve ça moche. C'est pour faire pompeux sans originalité 😕
Jeudi 3 Juillet :
Basilique des Franciscains : Etonnants vitraux Art Nouveau
Collegium Maius :

L'Université. On prend la 1ère visite guidée qui vient et c'est en Allemand. On s'en fout, on a nos guides 😛 C'est une des + vieilles universités d'Europe, fondée en 1364. Le petit Copernic y fera ses études. On y trouve le fameux globe avec juste l'indication des Amériques découvertes cette année. Ils attendaient les photos satellites ! Visite sympa même en Deutsch et salles d'époques comme à Wroclaw.
Cette après-midi, on va visiter les Mines de Sel de WIELICZKA à 10 kms au Sud. Il suffit de prendre un minibus et on y est en 20mn.

La salle creusée dans la mine pour une immense chapelle. Tout est en sel y compris les lustres !

La mine atteint 9 niveaux et était exploitée depuis le 10ème siècle. Tu descends 300 marches, tu visites des galeries, chapelles, etc ... puis tu remontes par le même ascenseur que les mineurs. Ca décoiffe !
Retour à Cracovie pour aller au ghetto quand même. Alors depuis la Liste de Schindler tournée ici, le quartier est devenu branché maintenant. Des bars, des auberges de jeunesse par dizaines ! Cimetière de la synagogue Remu :

18h00 : On tourne dans toutes les rues un peu au hasard.
Soyons francs, Cracovie ne nous a pas émerveillé. Si on la présente comme la petite soeur de Prague, je trouve qu'on en est loin tout de même. Pas vraiment de bâtiments originaux ou extraordinaires. C'est sympa mais sans plus et Wroclaw nous a beaucoup + étonné et surpris, y compris l'Université. Seule Notre Dame sort vraiment du lot et de loin 😎 Une merveille !
Vendredi 4 Juillet :
Bon faut grimper maintenant vers le Nord. J'avais prévu de faire la route du Jura polonais mais ce matin c'est le déluge. Les rues sont inondées et c'est pas mieux en dehors de la ville. On y va donc mais au + vite. Passage par la route des nids d'aigle avec quelques ruines de château. Mais quand on dit ruine, c'est vraiment 2 ou 3 murs et c'est tout 🤪
Petite visite à Jasna Gora à Czestochowa, le Lourdes polonais.

Il y a ici la Vierge Noire et la basilique est remplie de pélerins à genoux un peu partout. Si on doute de la foi des Polonais, faut venir ici !
On recupère l'autoroute ou nationale plutôt vers Varsovie et tu vas faire connaissance avec les radars fixes polonais. Y'en a dans chaque village traversé sans exception. Ceux qui se plaignent de la France 🤪 Faut dire que le Polonais roule comme un dingue ! Le principe est le suivant : T'as que 2 voies la plupart du temps, donc quand la voiture ou camion devant toi sent que tu pousses, il s'écarte poliment sur la bande d'arrêt pour que tu doubles + facilement. Tu te retrouves donc au milieu de la route en sachant qu'en face, le gars qui arrive à fond les manettes ne ralentit pas mais s'écarte aussi. Bref, ça fonctionne plutôt bien sauf que toi, la 1ère fois, tu fais des appels de phare comme un dingue car en face, tu vois les mecs qui t'arrivent sans se rabattre. Ben oui, ils pensent et attendent que tu t'écartes toi aussi. Donc serre bien les fesses au début, c'est un coup à prendre. Là où ça charrie un peu, c'est que les lignes continues, doubler dans les virages ou en haut des côtes ne leur font pas peur non plus. Chacun pense que Dieu est dans chaque voiture et que ça passera tout le temps 😮 Résultat, la Pologne est le pays le + meurtrier d'Europe en terme d'accidents de la route ( en % de véhicules roulants )
On traverse juste Varsovie, non prévu au programme et on couche en route dans un motel le long de la route. Il y en a beaucoup et assez facile de trouver un peu comme aux USA en fait !
Samedi 5 Juillet :
12h00 : Alors qu'on arrive à Augustow pour faire une pause et déjeuner. On tombe sur une sorte de fête locale avec orchestres et majorettes intégrées 😛
Whaouuuu : Ben dis donc, si on avait les mêmes, je pense que ça relancerait drôlement les vocations et la fréquentation des messieurs

Mauricette a du insister + d'une fois pour que je daigne m'arracher au spectacle. Moi, tu sais, la culture ça me passionne et je suis pour une approche du folklore sous toutes ces formes 😊
Ce soir, je l'avais prévu mais sans réserver, nous dormons au monastère de Wigry, pas très loin de la frontière lituanienne.

Nous n'aurons pas une petite maison mais juste une cellule car il y a un mariage qui a réservé presque tout. Dommage ! Jean-Paul II a dormi ici aussi ! Nous faisons le tour en bateau sur le lac à 16h00. Petites balades à pied. Il y a des campings un peu partout et c'est assez touristique.
Demain, c'est Vilnius et la Lituanie.
Cette année, j'ai décidé d'aller voir nos nouveaux membres de la Communauté Européenne et voir ce qu'on faisait de mes impôts sous forme de subventions diverses et variées 😎 Alors en partant de Bordeaux, c'est pas franchement la porte à côté, on va dire 🤪
>>>> Carte sur Google, ici
Pour l'organisation, je n'ai rien réservé et j'ai apporté mon portable pour se connecter et aviser au jour le jour. J'ai une ébauche de circuit mais pas vraiment idée de sa réalisation. L'objectif était de traverser la Pologne mais sans y consacrer + de temps que cela car avec 3 semaines, le pays est trop grand sans devoir sacrifier les pays baltes, cible privilégiée au départ.

En jaune, les étapes Dodo et en rouge les lieux visités entre 2. 0 : Bordeaux - 1/2 Allemagne 1 : Après-midi = Pologne = Lubiaz - Jawor - Wroclaw 2 : Pologne = Wroclaw 3 : Pologne = Route + Cracovie 4 : Pologne = Mine de Sel Wieliczka - Cracovie 5 : Pologne = Jura - Jasna Gora - route Varsovie 6 : Pologne = Varsovie - Augustow - Monastère Wigry 7 : Lituanie = Trakai - Vilnius 8 : Lituanie = Vilnius 9 : Lituanie = Colline Croix - Lettonie = Château Rundale - Riga 10 : Lettonie = Riga 11 : Lettonie = Riga 12 : Lettonie = Riga - Jurmala 13 : Lettonie = Kaudilga - Ventpils 14 : Estonie = Ile de Saaremaa 15 : Estonie = Route + Tallinn 16 : Estonie = Tallinn 17 : Estonie = Tallinn + route vers Tartu 18 : Estonie = Tartu + traversée Lettonie + Lituanie = Kaunas 19 : Lituanie = Kaunas + Pologne = route vers Gdansk 20 : Pologne = Gdansk 21 : Pologne = Gdansk + Château de Malbork 22 : Traversée Pologne + 1/2 Allemagne 23 : Allemagne + Strasbourg - Bordeaux
Nous partons Dimanche matin et après une nuit dans un hôtel sur l'autoroute en Allemagne, on est en Pologne le Lundi midi.
Lundi 30 Juin : Nous passons la frontière à 11h00 et comme partout, ce n'est plus qu'un lieu désert et on passe sans même ralentir. Direction Legnica pour visiter le monastère de Lubiaz. Bon, pour le dépaysement, c'est pas vraiment ça ! Nous ne voyons que des Auchan, Carrefour, Castorama et autres Leroy Merlin aux abords des villes. Par contre, les routes sont encore parfois pavées ou franchement défoncées. Des portions de nationales flambant neuves et tu retombes sur de la cantonale. Des chantiers un peu partout d'ailleurs ! On m'avait dit qu'il fallait pas compter sur des moyennes élevées, je confirme.

La salle baroque du monastère est magnifique. Il y a aussi l'ancien réfectoire dans le même style. Le reste est encore en travaux mais la visite vaut largement le détour.
On cavale jusqu'à Jawor un peu au Sud car l'église de la Liberté ferme à 17h00. Ouf, 16h45 et pépére rouvre la porte pour nous. Il nous demande d'où on vient et balance une cassette avec des commentaires en français. On est seuls et c'est une superbe surprise que cette église entièremment en bois que les protestants avaient eu le droit de construire avec certaines contraintes. Pas de pierre, pas de clocher ou signe extérieur religieux et à portée de canon du centre-ville !

Il y en une 2ème à Swidnica pas très loin, mais elle sera fermée donc tant pis !
Arrivée à Wroclaw en fin d'après-midi. Grâce à l'office du tourisme, on trouve une chambre au Campanile ( quand je te disais pour le dépaysement ..... )

La place d'Hôtel de Ville est splendide. Il fait beau, les terrasses débordent et les Polonaises sont pas frileuses. C'est mini-short de rigueur !
Mardi 1er Juillet :
Visite de l'université fondée en 1702. Salle Aula Leopoldina.

Ca change des amphis en béton ! Il y a aussi un observatoire et une salle de concert baroque. A faire !

On ne se lasse pas de la place centrale, colorée et animée. Nous découvrons aussi sur place, le petit jeu qui consiste à chasser les dizaines de gnomes qui ont été posés en 2005 par un artiste local.

Aucun guide papier n'en parle donc se renseigner à l'office du tourisme.
Visite des différentes églises, rues du centre. Une bonne journée pour faire l'essentiel donc.
Mercredi 2 Juillet :
Direction Cracovie. Bon là c'est de l'autoroute donc nickel.
Même système, direct à l'office du tourisme et nous on veut du centre-ville 3* et moins de 100€. Bon la madame me regarde en souriant, genre, mon p'tit bonhomme t'es à Cracovie en plein été ! On peut trouver du moins cher aussi entre les B&B, etc ... mais on veut se faire plaisir cette année, na ! Entre ce qui est complet et pas dans le budget, elle nous conseille le Old Time à 5mn à pied du centre historique. C'est super mignon, avec des peignoirs brodés, un canapé avec coussins et dentelle, salle de bains moderne et des bibelots anciens. Bref, une chambre bonbonnière vraiment agréable. Les femmes doivent craquer à chaque fois 😎
Le temps de déjeuner dans un "bar à lait", tradition de l'époque communiste où l'on pouvait manger pour pas cher. Il en existe encore plusieurs et nous testons la spécialité polonaise, les Pierogli. Des raviolis en fait. Nous commençons par le Château de Wawel.

Il a été le siège des autorités pendant + de 6 siècles et fait partie de la conscience polonaise, ce qui anime les débats avec Varsovie, fausse capitale pour les gens d'ici 😛 Ensuite, dans le même site on continue par la Cathèdrale où sont enterrés et ont été couronnés les Rois ... donc tu vois, Cracovie se considère comme l'identité polonaise.

Retour à la grande place du Rynek. Si c'est une des + grandes d'Europe, elle est moins typée que celle de Wroclaw.
17h45 : Eglise Notre Dame. Quelle splendeur ! On reste abasourdi par la décoration intérieure. Tout est peint ou décoré du sol au plafond !

C'est sans doute une des + belles que j'ai jamais visité.
La Halle aux Draps au centre de la place ne ressemble plus à rien, je trouve. Elle a été reconstruite et modifiée par 2 ou 3 architectes au fil des siècles et chacun y a caché ce que l'autre avait fait. C'est une sorte d'empilement de styles différents . Bof quoi !

On se promène dans toutes les rues du centre. Mais le charme opère moins qu'à Wroclaw. Et puis le genre Neo-Classique, je trouve ça moche. C'est pour faire pompeux sans originalité 😕
Jeudi 3 Juillet :
Basilique des Franciscains : Etonnants vitraux Art Nouveau
Collegium Maius :

L'Université. On prend la 1ère visite guidée qui vient et c'est en Allemand. On s'en fout, on a nos guides 😛 C'est une des + vieilles universités d'Europe, fondée en 1364. Le petit Copernic y fera ses études. On y trouve le fameux globe avec juste l'indication des Amériques découvertes cette année. Ils attendaient les photos satellites ! Visite sympa même en Deutsch et salles d'époques comme à Wroclaw.
Cette après-midi, on va visiter les Mines de Sel de WIELICZKA à 10 kms au Sud. Il suffit de prendre un minibus et on y est en 20mn.

La salle creusée dans la mine pour une immense chapelle. Tout est en sel y compris les lustres !

La mine atteint 9 niveaux et était exploitée depuis le 10ème siècle. Tu descends 300 marches, tu visites des galeries, chapelles, etc ... puis tu remontes par le même ascenseur que les mineurs. Ca décoiffe !
Retour à Cracovie pour aller au ghetto quand même. Alors depuis la Liste de Schindler tournée ici, le quartier est devenu branché maintenant. Des bars, des auberges de jeunesse par dizaines ! Cimetière de la synagogue Remu :

18h00 : On tourne dans toutes les rues un peu au hasard.
Soyons francs, Cracovie ne nous a pas émerveillé. Si on la présente comme la petite soeur de Prague, je trouve qu'on en est loin tout de même. Pas vraiment de bâtiments originaux ou extraordinaires. C'est sympa mais sans plus et Wroclaw nous a beaucoup + étonné et surpris, y compris l'Université. Seule Notre Dame sort vraiment du lot et de loin 😎 Une merveille !
Vendredi 4 Juillet :
Bon faut grimper maintenant vers le Nord. J'avais prévu de faire la route du Jura polonais mais ce matin c'est le déluge. Les rues sont inondées et c'est pas mieux en dehors de la ville. On y va donc mais au + vite. Passage par la route des nids d'aigle avec quelques ruines de château. Mais quand on dit ruine, c'est vraiment 2 ou 3 murs et c'est tout 🤪
Petite visite à Jasna Gora à Czestochowa, le Lourdes polonais.

Il y a ici la Vierge Noire et la basilique est remplie de pélerins à genoux un peu partout. Si on doute de la foi des Polonais, faut venir ici !
On recupère l'autoroute ou nationale plutôt vers Varsovie et tu vas faire connaissance avec les radars fixes polonais. Y'en a dans chaque village traversé sans exception. Ceux qui se plaignent de la France 🤪 Faut dire que le Polonais roule comme un dingue ! Le principe est le suivant : T'as que 2 voies la plupart du temps, donc quand la voiture ou camion devant toi sent que tu pousses, il s'écarte poliment sur la bande d'arrêt pour que tu doubles + facilement. Tu te retrouves donc au milieu de la route en sachant qu'en face, le gars qui arrive à fond les manettes ne ralentit pas mais s'écarte aussi. Bref, ça fonctionne plutôt bien sauf que toi, la 1ère fois, tu fais des appels de phare comme un dingue car en face, tu vois les mecs qui t'arrivent sans se rabattre. Ben oui, ils pensent et attendent que tu t'écartes toi aussi. Donc serre bien les fesses au début, c'est un coup à prendre. Là où ça charrie un peu, c'est que les lignes continues, doubler dans les virages ou en haut des côtes ne leur font pas peur non plus. Chacun pense que Dieu est dans chaque voiture et que ça passera tout le temps 😮 Résultat, la Pologne est le pays le + meurtrier d'Europe en terme d'accidents de la route ( en % de véhicules roulants )
On traverse juste Varsovie, non prévu au programme et on couche en route dans un motel le long de la route. Il y en a beaucoup et assez facile de trouver un peu comme aux USA en fait !
Samedi 5 Juillet :
12h00 : Alors qu'on arrive à Augustow pour faire une pause et déjeuner. On tombe sur une sorte de fête locale avec orchestres et majorettes intégrées 😛
Whaouuuu : Ben dis donc, si on avait les mêmes, je pense que ça relancerait drôlement les vocations et la fréquentation des messieurs

Mauricette a du insister + d'une fois pour que je daigne m'arracher au spectacle. Moi, tu sais, la culture ça me passionne et je suis pour une approche du folklore sous toutes ces formes 😊
Ce soir, je l'avais prévu mais sans réserver, nous dormons au monastère de Wigry, pas très loin de la frontière lituanienne.

Nous n'aurons pas une petite maison mais juste une cellule car il y a un mariage qui a réservé presque tout. Dommage ! Jean-Paul II a dormi ici aussi ! Nous faisons le tour en bateau sur le lac à 16h00. Petites balades à pied. Il y a des campings un peu partout et c'est assez touristique.
Demain, c'est Vilnius et la Lituanie.
Géorgie: pourquoi Saakachvili a-t-il attaqué? English translation pending
Bonjour de Érévan (Arménie)
La plaisanterie ici c’est « demain le Luxembourg attaque la Chine ». Comment Saakachvili a-t-il pu penser qu’il pouvait attaquer la Russie ? Un chauffeur de taxi me disait : « même Napoléon, même Hitler n’ont pas pu vaincre la Russie. » C’est vrai. Il n’y a que dans la Bible que David vainc Goliath. Il était évident qu’une occupation de l’Ossétie du Sud provoquerait immédiatement une violente riposte de Moscou.
Essayons de comprendre. Saakachvili a pris le pouvoir en 2004 suite à la révolution de la Rose contre le pouvoir corrompu du gouvernement Chevarnadzé. Il est vrai que la corruption régnait à l’époque. En 1999 sur un voyage de 5 jours j’avais été arrêté 68 fois par les flics. Ce n’est pas le fait qu’il fallait raquer 1 ou 2 dollars à chaque fois, c’est le fait qu’on n’avançait pas. Donc Saakachvili prend le pouvoir et au début fait du bon boulot. La corruption, du moins la petite corruption mesquine, celle qui empoisonne la vie des gens, disparaît, ce qui donne confiance aux investisseurs. Le pays se développe. Mais Saakachvili est aveuglé par sa haine de la Russie : tout ce qui est américain est bien et tout ce qui est russe est mauvais. Il n’a qu’une idée fixe : faire de son pays un pays d’Europe occidentale, membre de l’OTAN et de la CEE faisant totalement abstraction des réalités géo-politiques et du poids de l’histoire. Un exemple : au niveau linguistique il voudrait remplacer le russe par l’anglais. Comme si Tolstoï et Dostoïevski étaient responsables des crimes de Staline ! Les Algériens qui ont tant souffert du colonialisme français n’ont pas pour autant refusé de parler français après l’indépendance. Ils savent très bien que des écrivains de langue française comme Camus les ont soutenus. Ils ne font pas l’amalgame. Saakachvili si. Alors on enlève les panneaux en russe partout et on met des panneaux en anglais. Résultat tout le monde sait le russe (car presque tout le monde en Géorgie le sait) et l’affichage est dans une langue que presque personne ne connaît (en plus du géorgien, Dieu merci, mais 20 % de la population ne lit pas le géorgien et ne peut lire aucun panneau). Et les Russes ont réagi : arrêt des importations d’eau minérales et de vins géorgiens. Les chais tournent à 30 % de leur capacité. Suspension les liaisons aériennes et postales alors qu’il y a un million de Géorgiens en Russie. Mais peut importait à notre parano anti-russe, même si cela coulait l’économie du pays. (Et il vient de porter un coup fatal à un tourisme en plein développement). Alors a-t-il bêtement attaqué aveuglé par sa haine ?
Une autre hypothèse est qu’il aurait reçu le feu vert des USA. Je ne crois pas trop à cette hypothèse. Je n’aime pas trop les Américains mais de là à les prendre pour plus bêtes qu’ils ne sont. Il ne faut jamais sous estimer l’ennemi. Quand on voit l’efficacité dont ils ont fait preuve dans cette histoire depuis !
Moi j’ai une autre hypothèse. Le pouvoir de Saakachvili était usé. Il y a presque un an de violentes manifestations avaient éclaté contre lui. Il avait fini par céder acceptant des présidentielles et des législatives anticipées. Les présidentielles ont eu lieu en janvier : il les a gagnées avec 53 % des voix. Dans ce pays c’est peu, d’autant plus que les résultats ont été contestés. Et les législatives devaient venir. Il fallait faire quelque chose pour redorer son blason.
Vous vous rappelez il y a plus de 20 ans le pouvoir des généraux était à bout de souffle en Argentine. Alors ils ont attaqué les Malouines. Et d’un seul coup toute la population était derrière eux même les gauchistes qu’ils avaient torturés. Et aujourd’hui 100 000 personnes acclament Saakachvili place de la Liberté à Tbilissi et le parlement vote à l’unanimité la sortie de la CEI. Mais rappelez-vous comment cela s’est terminé en Argentine. Saakachvili n’en a plus pour longtemps. Certains de mes amis géorgiens pensent que les Américains vont intervenir. Ils risquent d’attendre longtemps.
La plaisanterie ici c’est « demain le Luxembourg attaque la Chine ». Comment Saakachvili a-t-il pu penser qu’il pouvait attaquer la Russie ? Un chauffeur de taxi me disait : « même Napoléon, même Hitler n’ont pas pu vaincre la Russie. » C’est vrai. Il n’y a que dans la Bible que David vainc Goliath. Il était évident qu’une occupation de l’Ossétie du Sud provoquerait immédiatement une violente riposte de Moscou.
Essayons de comprendre. Saakachvili a pris le pouvoir en 2004 suite à la révolution de la Rose contre le pouvoir corrompu du gouvernement Chevarnadzé. Il est vrai que la corruption régnait à l’époque. En 1999 sur un voyage de 5 jours j’avais été arrêté 68 fois par les flics. Ce n’est pas le fait qu’il fallait raquer 1 ou 2 dollars à chaque fois, c’est le fait qu’on n’avançait pas. Donc Saakachvili prend le pouvoir et au début fait du bon boulot. La corruption, du moins la petite corruption mesquine, celle qui empoisonne la vie des gens, disparaît, ce qui donne confiance aux investisseurs. Le pays se développe. Mais Saakachvili est aveuglé par sa haine de la Russie : tout ce qui est américain est bien et tout ce qui est russe est mauvais. Il n’a qu’une idée fixe : faire de son pays un pays d’Europe occidentale, membre de l’OTAN et de la CEE faisant totalement abstraction des réalités géo-politiques et du poids de l’histoire. Un exemple : au niveau linguistique il voudrait remplacer le russe par l’anglais. Comme si Tolstoï et Dostoïevski étaient responsables des crimes de Staline ! Les Algériens qui ont tant souffert du colonialisme français n’ont pas pour autant refusé de parler français après l’indépendance. Ils savent très bien que des écrivains de langue française comme Camus les ont soutenus. Ils ne font pas l’amalgame. Saakachvili si. Alors on enlève les panneaux en russe partout et on met des panneaux en anglais. Résultat tout le monde sait le russe (car presque tout le monde en Géorgie le sait) et l’affichage est dans une langue que presque personne ne connaît (en plus du géorgien, Dieu merci, mais 20 % de la population ne lit pas le géorgien et ne peut lire aucun panneau). Et les Russes ont réagi : arrêt des importations d’eau minérales et de vins géorgiens. Les chais tournent à 30 % de leur capacité. Suspension les liaisons aériennes et postales alors qu’il y a un million de Géorgiens en Russie. Mais peut importait à notre parano anti-russe, même si cela coulait l’économie du pays. (Et il vient de porter un coup fatal à un tourisme en plein développement). Alors a-t-il bêtement attaqué aveuglé par sa haine ?
Une autre hypothèse est qu’il aurait reçu le feu vert des USA. Je ne crois pas trop à cette hypothèse. Je n’aime pas trop les Américains mais de là à les prendre pour plus bêtes qu’ils ne sont. Il ne faut jamais sous estimer l’ennemi. Quand on voit l’efficacité dont ils ont fait preuve dans cette histoire depuis !
Moi j’ai une autre hypothèse. Le pouvoir de Saakachvili était usé. Il y a presque un an de violentes manifestations avaient éclaté contre lui. Il avait fini par céder acceptant des présidentielles et des législatives anticipées. Les présidentielles ont eu lieu en janvier : il les a gagnées avec 53 % des voix. Dans ce pays c’est peu, d’autant plus que les résultats ont été contestés. Et les législatives devaient venir. Il fallait faire quelque chose pour redorer son blason.
Vous vous rappelez il y a plus de 20 ans le pouvoir des généraux était à bout de souffle en Argentine. Alors ils ont attaqué les Malouines. Et d’un seul coup toute la population était derrière eux même les gauchistes qu’ils avaient torturés. Et aujourd’hui 100 000 personnes acclament Saakachvili place de la Liberté à Tbilissi et le parlement vote à l’unanimité la sortie de la CEI. Mais rappelez-vous comment cela s’est terminé en Argentine. Saakachvili n’en a plus pour longtemps. Certains de mes amis géorgiens pensent que les Américains vont intervenir. Ils risquent d’attendre longtemps.