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Retour en France depuis l'Australie sans prendre l'avion? English translation pending
Hello les voyageuses et voyageurs !
J'ai une idée dans la tête depuis un long moment qui est de rentrer en France par les terres/mers (donc sans prendre l'avion).
Le pays de départ serait l'Australie, mais j'ai pas encore trop planifier la façon dont j'atteins l'Eurasie.
Cependant je fais appel à votre expérience Oh ! Vous, mastodontes en péripéties surprenantes autant qu'aux maniac-organisé(e)s du calendrier (oui ce sont des nouveaux statuts, vous en entendrez bientôt parler), qui avez déjà accompli cette traversée, de bien vouloir me conseiller, m'aider en partageant votre itinéraire / idées, expériences, bref ce que vous voulez pour avoir une sorte de point de départ !
Je me dois de préciser que je souhaite quitter l'Australie début octobre pour rejoindre la France pour Noël 🤶 Niveau budget, sûrement serré... Hehe
Merci par avance ! Prenez soin de vous :)
Lucrece
Je me dois de préciser que je souhaite quitter l'Australie début octobre pour rejoindre la France pour Noël 🤶 Niveau budget, sûrement serré... Hehe
Merci par avance ! Prenez soin de vous :)
Lucrece
Croisière annulée sur le Mediterranea en mai 2020 English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je recherche des personnes qui seraient dans la même situation que moi avec une réservation annulée de la part de Costa. Ils m' ont dit que je n' était pas seule!! triste consolation 😠 J' ai reçu le 06/08/2020 un mail envoi automatique, donc impossible de répondre directement, me signifiant que la croisière au départ de Venise vers les îles grecques sur le "méditerranéa" est annulée sans aucun renseignements complémentaires. Je vais donc voir sur mon compte en ligne "My Costa" se qu' il s'y passe et je constate qu' ils m' ont mis d' office sur une croisière au départ de la Valette arrivée sur Marseille avec 2 passages du navire sur ce port, ça ne me convient pas du tout, je suis de la région PACA et je connais par coeur ce lieu!! Je leur ait fait savoir mon mécontentement de me mettre sur une croisière sans aucune attrait pour moi, personne ne réagit. Après de multiples appels, je ne suis pas plus avancée, les réponses au téléphone sont très évasives: c' est normal, le bureau de Gènes travaille sur mon dossier!! Chacun a sa façon de me dire d' attendre. Oui mais attendre quoi?? Si vous avez reçu des infos que je n' ai pas eu, je vous remercie de me tenir au courant.
Merci et bonne journée à tous
Je recherche des personnes qui seraient dans la même situation que moi avec une réservation annulée de la part de Costa. Ils m' ont dit que je n' était pas seule!! triste consolation 😠 J' ai reçu le 06/08/2020 un mail envoi automatique, donc impossible de répondre directement, me signifiant que la croisière au départ de Venise vers les îles grecques sur le "méditerranéa" est annulée sans aucun renseignements complémentaires. Je vais donc voir sur mon compte en ligne "My Costa" se qu' il s'y passe et je constate qu' ils m' ont mis d' office sur une croisière au départ de la Valette arrivée sur Marseille avec 2 passages du navire sur ce port, ça ne me convient pas du tout, je suis de la région PACA et je connais par coeur ce lieu!! Je leur ait fait savoir mon mécontentement de me mettre sur une croisière sans aucune attrait pour moi, personne ne réagit. Après de multiples appels, je ne suis pas plus avancée, les réponses au téléphone sont très évasives: c' est normal, le bureau de Gènes travaille sur mon dossier!! Chacun a sa façon de me dire d' attendre. Oui mais attendre quoi?? Si vous avez reçu des infos que je n' ai pas eu, je vous remercie de me tenir au courant.
Merci et bonne journée à tous
Ne pas réserver son hôtel en Thaïlande, est-ce un gros avantage financier? English translation pending
Oui, je tente le sujet qui a été posté 100 fois, et je m'attends aux remarques assassines.
Oui, j'ai déjà fait des recherches avant d'oser poster cette question, je passe des heures à lire posts et carnets de voyages sur la section Thaïlande pour ne pas déranger quand je parviens à trouver ma réponse seule.
Seulement voilà, à ce sujet, je trouve des réponses datant de plusieurs années et qui ne répondent pas vraiment à ma question.
J'aimerai savoir si certains d'entre vous ont déjà fait la comparaison, entre réserver à l'avance sur booking ou agoda (avec les tarifs plus bas que le prix indiqué sur le site de l'hôtel en direct) et ne rien réserver et négocier sur place un tarif.
Nous partons cette année en Octobre, donc à priori les hôtels ne seront pas pleins, et nous avions prévus de ne pas réserver pour être fixés une bonne fois pour toutes. Cependant, quand je regarde les hébergements que nous avons choisis, plus les semaines passent, plus les tarifs booking augmentent (mais sont toujours plus bas que sur le site des hébergements en direct) et certains établissements sont déjà complets (sur booking, il doit rester de la place en direct évidemment).
Nous n'arrivons pas à estimer (grossièrement) la réduction envisageable en négociant des nuits sur place, et je me demande si ça ne reviendra pas juste à retomber sur le tarif qu'on aurait eu sur booking avec les inconvénients en moins (risque de ne pas avoir de place et devoir changer d'endroit, plus d'espèces à emmener ou paiement cb sur place, etc...)
Alors j'en viens à vous poser la question, pour ceux qui ont déjà essayé les deux, est-ce que c'est réellement avantageux de ne pas réserver? Pour info, les hotels/GH que nous avons choisis sont à moins de 50€ la nuit, nous ne parlons pas thaï.
Merci à ceux qui prendront le temps de nous répondre.
Oui, j'ai déjà fait des recherches avant d'oser poster cette question, je passe des heures à lire posts et carnets de voyages sur la section Thaïlande pour ne pas déranger quand je parviens à trouver ma réponse seule.
Seulement voilà, à ce sujet, je trouve des réponses datant de plusieurs années et qui ne répondent pas vraiment à ma question.
J'aimerai savoir si certains d'entre vous ont déjà fait la comparaison, entre réserver à l'avance sur booking ou agoda (avec les tarifs plus bas que le prix indiqué sur le site de l'hôtel en direct) et ne rien réserver et négocier sur place un tarif.
Nous partons cette année en Octobre, donc à priori les hôtels ne seront pas pleins, et nous avions prévus de ne pas réserver pour être fixés une bonne fois pour toutes. Cependant, quand je regarde les hébergements que nous avons choisis, plus les semaines passent, plus les tarifs booking augmentent (mais sont toujours plus bas que sur le site des hébergements en direct) et certains établissements sont déjà complets (sur booking, il doit rester de la place en direct évidemment).
Nous n'arrivons pas à estimer (grossièrement) la réduction envisageable en négociant des nuits sur place, et je me demande si ça ne reviendra pas juste à retomber sur le tarif qu'on aurait eu sur booking avec les inconvénients en moins (risque de ne pas avoir de place et devoir changer d'endroit, plus d'espèces à emmener ou paiement cb sur place, etc...)
Alors j'en viens à vous poser la question, pour ceux qui ont déjà essayé les deux, est-ce que c'est réellement avantageux de ne pas réserver? Pour info, les hotels/GH que nous avons choisis sont à moins de 50€ la nuit, nous ne parlons pas thaï.
Merci à ceux qui prendront le temps de nous répondre.
Comment rentrer en Thaïlande après un refus de visa English translation pending
Bonjour
Je suis allé au cambodge pour me refaire un visa touristique, et celui-ci m'a été refusé avec un jolie tampon (pas le tampon rouge, mais un gris qui stipule "sans préjudice") .
Le problème étant qu'il faut absolument que je rentre en Thailand, pour récupérer mes affaires.
Voyageant lègé pour un visa run, j'ai garder mon bungalow et toutes mes affaires se trouve encore à l'interieur.
On m'a parlé de plusieurs solutions possibles , mais je n'ai pas le droit à l'erreur si je ne veux pas avoir le fameux tampon rouge. J'ai contacté l'ambassade thail sans succès c'est pourquoi je tente ma chance ici.
Première solution Je déclare mon passeport perdu et j'en refais un en urgence avec l'ambassade de France à phnom penh. Puis je rentre comme si rien n'étais en Thaïlande. Le possible problème est qu'il me semble que si on à pas un permis travail, l'ambassade française nous donne seulement un papier nous permettant de prendre l'avion une seul fois pour la france et faire un nouveau passeport là bas. De plus je ne sais pas encore si les service sont devenu automatisé ou pas, ce qui signifie qu'un nouveau passport ou pas ne changera surment rien (il y à 6 mois les services aux douanes n'étaient ait pas automatisé ça c'est sûr).
Deuxième solution Je prend lnavion comme prévu le 13 mai direction Bangkok, et essaye d'obtenir un visa 30 jours à l'arrivée (normalement posdible en temps que francais) . Normalement la douane verra mon visa refuser et s'ils refusent de me faire entrer je négocierai un visa 5 jours juste le temps de récupèrer mes affaires et partir.
Troisième solution Donné 2000 baths au douanier pour su'il ferme les yeux. Il y encore 6 mois de ça, ça marchait très bien mais depuis qu'ils ont mis les pancarted "tips forbiden" je suis plus très chaud de tenter le coup.
Es que quelqu'un à déjà été dans ma situation rescament et pourais me donné des informations à l'odre du jour qui me petmettrais de rentrer une dernière fois au pays du sourire ?
Je suis allé au cambodge pour me refaire un visa touristique, et celui-ci m'a été refusé avec un jolie tampon (pas le tampon rouge, mais un gris qui stipule "sans préjudice") .
Le problème étant qu'il faut absolument que je rentre en Thailand, pour récupérer mes affaires.
Voyageant lègé pour un visa run, j'ai garder mon bungalow et toutes mes affaires se trouve encore à l'interieur.
On m'a parlé de plusieurs solutions possibles , mais je n'ai pas le droit à l'erreur si je ne veux pas avoir le fameux tampon rouge. J'ai contacté l'ambassade thail sans succès c'est pourquoi je tente ma chance ici.
Première solution Je déclare mon passeport perdu et j'en refais un en urgence avec l'ambassade de France à phnom penh. Puis je rentre comme si rien n'étais en Thaïlande. Le possible problème est qu'il me semble que si on à pas un permis travail, l'ambassade française nous donne seulement un papier nous permettant de prendre l'avion une seul fois pour la france et faire un nouveau passeport là bas. De plus je ne sais pas encore si les service sont devenu automatisé ou pas, ce qui signifie qu'un nouveau passport ou pas ne changera surment rien (il y à 6 mois les services aux douanes n'étaient ait pas automatisé ça c'est sûr).
Deuxième solution Je prend lnavion comme prévu le 13 mai direction Bangkok, et essaye d'obtenir un visa 30 jours à l'arrivée (normalement posdible en temps que francais) . Normalement la douane verra mon visa refuser et s'ils refusent de me faire entrer je négocierai un visa 5 jours juste le temps de récupèrer mes affaires et partir.
Troisième solution Donné 2000 baths au douanier pour su'il ferme les yeux. Il y encore 6 mois de ça, ça marchait très bien mais depuis qu'ils ont mis les pancarted "tips forbiden" je suis plus très chaud de tenter le coup.
Es que quelqu'un à déjà été dans ma situation rescament et pourais me donné des informations à l'odre du jour qui me petmettrais de rentrer une dernière fois au pays du sourire ?
Southwest Acte #11 - Phototrip with le fiston... English translation pending
Préambule
En juillet dernier, en voyant que mon fils Tom, alors âgé de 14 ans suivait bien en montagne (alpinisme, premier 4000 , refuge, horaires..) je lui ai proposé de m’accompagner en avril pour mon 11ème trip dans le Southwest. Le programme est assez simple, mais assez chargé : marcher, faire des photos, marcher, rouler, faire des photos, sunrise, sunset, nocturnes, manger des pâtes 😉, etc… itinéraire à peu de choses près identique à celui de 2018 pour approfondir, retenter les lieux ratés à cause de la météo, et découvrir des choses nouvelles pour moi. De toute façon, tout sera nouveau pour Tom. L’idée était claire : s’entraîner au minimum 2-3 mois avant, pour être bien sur place. Deux backpackings prévus, des horaires à rallonge… X fois je lui ai dit « Ce ne sont pas des vacances »… Phrase à laquelle il répondait sans cesse « mais si, si je suis là-bas, je suis en vacances ! » On en reparlera… Nous nous sommes donc entraînés, gros sacs au dos, de plus en plus lourds, sur nos terrils, dans les ardennes, pour être bien en forme. 20 jours avant le départ, gros problème : Tom a une tendinite au tendon d’Achille…😕 Rien à voir avec nos « séances », mais avec sa croissance, son pied ayant pris 1,5 cm en 3,5 mois ! Tendon comprimé dans des chaussures devenues trop petites très rapidement. Deux semaines en béquilles pour aller à l’école, plus de cours de gym, plus d’escalade (nous grimpons 2x/semaine) … et 3 jours avant de partir, un gros test, chargé sur le dos, sur le plus gros terril de la région. Et Bingo, il n’a plus mal… Il était à deux doigts de ne pas m’accompagner… Alors, je vais mettre les choses au clair tout de suite avant de commencer le carnet : y aura beaucoup de texte, parce que pour moi un carnet, c’est un ressenti, et pas uniquement un portfolio. Sinon je balance le lien vers une galerie photos Google, et ça ne fera pas le même effet. Il y aura aussi beaucoup de photos, parce que c’est le but du trip. Quelques photos faites par Tom avec son téléphone, et quelques-unes par Laetitia que nous avons rencontré là-bas. Vous verrez plein de chiffres, parce que j’aime ça, les chiffres, j’aime me dépasser, mon fils aussi, et vous lirez aussi que (on vient encore de me le dire), que je ne suis pas un « épicurien » comme les autres. Ma façon à moi de profiter de la vie, c’est d’emmagasiner un maximum de tout : photos, kms, D+, etc, mais que de l’actif. Profiter d’un verre de vin autour d’un BBQ ne fait absolument pas partie de ce que j’aime, et (heureusement), c’est pareil pour ma famille… Chacun sa façon de profiter de son temps… Ma devise, c’est « j’aurai tout le temps de me reposer quand je serai mort »… Ou bien « jamais plus vite qu’à fond… » Trève de blabla (il y en aura encore), attaquons…
J0 - L'histoire démarre au début de nos "congés scolaires de Pâques". Lever 2h30. Navette vers l'aéroport, toujours cette inquiétude que nos bagages « cabine » et sacs à dos ne passent pas, mais sur les 3 hôtesses au Check In à Zaventem, on a eu la plus sympa. Celle à côté pesait tout, ça aurait été problématique... vu que je dépasse toujours le total des deux (cabine + sac à dos) de plus de 10 kgs kgs à cause du matos photo, du PC… normalement total 12kgs pour les deux, je suis à 24 Kgs… Et nos bagages de soute sont bien pleins à cause du matos de camping, des lyophilisés, trépieds, etc… Escale à Amsterdam, Vol sans souci, immigration à SLC en 35 minutes, assez rapide. Nos deux bagages de soute sont bien arrivés, ça aussi c'est toujours stressant. Je n’ose pas imaginer, sans trépied, sans matos de camping, sans lyophilisés… Et avec une première nuit prévue loin de l’aéroport. Rugged Rental chez qui je loue pour la 3ème fois nous donne un Wrangler Rubicon avec intérieur cuir beige atroce... Je démarre, branche le GPS Auto et en route vers Walmart. Et là je ressens un gros shimmy dans le volant, un balourd pneu avant gauche... Je retourne illico et on me l’échange pour un Rubicon rouge, intérieur noir, avec prise USB, Bluetooth pour la musique, et des pneus pas trop neufs, ce qui est bien mieux finalement sur l'autoroute que les neufs que j'avais l'an dernier. Les crampons font quand même encore 2 bons cm de haut, no souci dans le sable. Pneus « Mud Terrain » de chez BF Goodrich, donc de très très bons pneus pour les pistes qui nous attendent. Ah oui, il pleut et il fait 8°. L’horreur… mais cela ne durera pas longtemps. Courses au Walmart que je connais comme ma poche, la liste est prête dans le téléphone, 15 minutes chrono... puis en route vers Green River. D’année en année, je vais de plus en plus loin le jour où j’arrive. L’excitation fait que je ne suis pas fatigué. La route passe par un col à 2400m, de la neige partout, 5°. Waouh les nuits en tente risquent d'être fraîches... On arrive pas trop tard vers Green River, je propose à Tom d'aller faire un premier sunset à Goblin Valley, mais il est fatigué... Ben quoi, ça ne fait que 25 heures qu'on est debout ! Pfff, la jeunesse...😏 par contre un Subway ça le tente... Puis hop au lit. Bon hein j’espère qu’il ne va pas me faire le coup trop souvent. Au départ il était clair qu’il suivrait les horaires et randos prévus.
J1 Sunrise prévu à Goblin Valley, donc réveil calé à 5h20. Mais Tom est réveillé à 4h30 (décalage) et moi encore bien avant. 2 bols de Special K Almond and Vanilla (qui n'existent pas chez nous) en vitesse, et hop direction Goblin Valley. Les "towers" à l'entrée du parc et le ciel coloré sont d'enfer. Puis balade entre les Goblins. J’ai déjà fait énormément de photos l’an passé. J'essaye d'autres angles, mais il me faut du temps pour me mettre dans le bain de la photo. Tom va partout, il adore, il est aux anges... Perso je suis un peu « étonné » par mon manque de concentration sur la photo…😛Heureusement cela passera assez vite. Puis route vers Crack Canyon. Énormément de gens partout, c'est le Spring Break et beaucoup de familles sont en vacances. Des motocross, des ATV, des gamins, des camping cars géants partout. Jamais vu autant... ça campe dans tous les sens. Heureusement, le WE arrive, et ensuite leurs vacances seront terminées. La piste est assez chaotique sur la fin, mais le Wrangler passe super bien. Belle surprise que ce Crack Canyon. Le début entre le TH et le canyon est sans intérêt, mais ensuite, des murs gigantesque et du « Swiss Cheese » comme je n'en ai jamais vu. Quelques passages bien chouettes ou il fait bien s'aider des mains. Et nous sommes seuls. Un couple est juste arrivé quand nous partions.... Une belle petite mise en jambes. Et Tom n’a pas mal au pied, ce qui est d’autant plus génial ! Route vers Moab, arrêt chez Jay's pour les traditionnelles pastas "Meat Sauce", qu'on regrettera juste après en allant vers Jeep Arch, que je n'avais jamais faite. Marcher et digérer en même temps, ce n'est pas top. raison pour laquelle en général le midi je grignote du trail mix en marchant. Jeep Arch est une chouette Arche, mais nous avons droit à un ciel parfois laiteux pas terrible... On redescend en ayant enfilé les Gore Tex, le ciel est menaçant, le vent monte. Sunset foutu 😠... On prend la route vers Marlboro Point où j’ai prévu de bivouaquer. Le début de la piste est maintenant marqué par un panneau interdisant clairement le camping. Il va encore falloir faire l'innocent si un Ranger arrive... Mais franchement, les 2 derniers KMs, presque aussi difficiles que certains passages pour Eggshell Arch, dissuadent certainement les rangers de venir jusqu'ici. A part un Wrangler, un Defender ou un pickup chargé à l'arrière, rien d'autre ne doit passer. Plusieurs marches de 20-25 cm à passer, mais rien n'a frotté. On arrive et c'est absolument génial, il n’y a que nous, seuls, à 10m de la rim. D'abord je me gare à côté de la tente, puis je remarque qu'on voit la Jeep de la rim de Dead Horse Point, donc je la déplace. J'ai trouvé un emplacement très cool pour la tente, juste à l'abri du vent qui monte bien, derrière un Juniperus de belle taille. Explications à Tom pour le montage de la tente etc... On déballe les Therm A Rest et les duvets, les gants de toilette jetables et le savon sans eau, et je fais un lyophilisé. Ah oui Je me suis arrêté à Moab chez Gear Heads pour des cartouches de gaz, quand même le shop que je connais le mieux équipé pour le camping. Aucun équivalent chez nous je pense... même à Chamonix. Sunset foutu, ciel bouché presque noir. Mais pas de pluie annoncée. Juste un peu de vent, mais relativement calme. Aucune chance de pouvoir faire une photo nocturne. Evidemment plus calme que le mouvement perpétuel de l'asticot qui dort à côté de moi 😉
On passe au-dessus du Groënland... Glaciers gigantesques.

Les "Towers" à l'entrée de Giblin Valley State Park au Sunrise.

Quel poseur ! Nouveauté cette année : il y aura parfois un personnage sur mes photos...

Tom s'essaye au panoramique avec son téléphone...
.et me fait un "behind the scene"



Le début de Crack Canyon.


Evidemment l'envie de grimper ne manque pas ici...


En juillet dernier, en voyant que mon fils Tom, alors âgé de 14 ans suivait bien en montagne (alpinisme, premier 4000 , refuge, horaires..) je lui ai proposé de m’accompagner en avril pour mon 11ème trip dans le Southwest. Le programme est assez simple, mais assez chargé : marcher, faire des photos, marcher, rouler, faire des photos, sunrise, sunset, nocturnes, manger des pâtes 😉, etc… itinéraire à peu de choses près identique à celui de 2018 pour approfondir, retenter les lieux ratés à cause de la météo, et découvrir des choses nouvelles pour moi. De toute façon, tout sera nouveau pour Tom. L’idée était claire : s’entraîner au minimum 2-3 mois avant, pour être bien sur place. Deux backpackings prévus, des horaires à rallonge… X fois je lui ai dit « Ce ne sont pas des vacances »… Phrase à laquelle il répondait sans cesse « mais si, si je suis là-bas, je suis en vacances ! » On en reparlera… Nous nous sommes donc entraînés, gros sacs au dos, de plus en plus lourds, sur nos terrils, dans les ardennes, pour être bien en forme. 20 jours avant le départ, gros problème : Tom a une tendinite au tendon d’Achille…😕 Rien à voir avec nos « séances », mais avec sa croissance, son pied ayant pris 1,5 cm en 3,5 mois ! Tendon comprimé dans des chaussures devenues trop petites très rapidement. Deux semaines en béquilles pour aller à l’école, plus de cours de gym, plus d’escalade (nous grimpons 2x/semaine) … et 3 jours avant de partir, un gros test, chargé sur le dos, sur le plus gros terril de la région. Et Bingo, il n’a plus mal… Il était à deux doigts de ne pas m’accompagner… Alors, je vais mettre les choses au clair tout de suite avant de commencer le carnet : y aura beaucoup de texte, parce que pour moi un carnet, c’est un ressenti, et pas uniquement un portfolio. Sinon je balance le lien vers une galerie photos Google, et ça ne fera pas le même effet. Il y aura aussi beaucoup de photos, parce que c’est le but du trip. Quelques photos faites par Tom avec son téléphone, et quelques-unes par Laetitia que nous avons rencontré là-bas. Vous verrez plein de chiffres, parce que j’aime ça, les chiffres, j’aime me dépasser, mon fils aussi, et vous lirez aussi que (on vient encore de me le dire), que je ne suis pas un « épicurien » comme les autres. Ma façon à moi de profiter de la vie, c’est d’emmagasiner un maximum de tout : photos, kms, D+, etc, mais que de l’actif. Profiter d’un verre de vin autour d’un BBQ ne fait absolument pas partie de ce que j’aime, et (heureusement), c’est pareil pour ma famille… Chacun sa façon de profiter de son temps… Ma devise, c’est « j’aurai tout le temps de me reposer quand je serai mort »… Ou bien « jamais plus vite qu’à fond… » Trève de blabla (il y en aura encore), attaquons…
J0 - L'histoire démarre au début de nos "congés scolaires de Pâques". Lever 2h30. Navette vers l'aéroport, toujours cette inquiétude que nos bagages « cabine » et sacs à dos ne passent pas, mais sur les 3 hôtesses au Check In à Zaventem, on a eu la plus sympa. Celle à côté pesait tout, ça aurait été problématique... vu que je dépasse toujours le total des deux (cabine + sac à dos) de plus de 10 kgs kgs à cause du matos photo, du PC… normalement total 12kgs pour les deux, je suis à 24 Kgs… Et nos bagages de soute sont bien pleins à cause du matos de camping, des lyophilisés, trépieds, etc… Escale à Amsterdam, Vol sans souci, immigration à SLC en 35 minutes, assez rapide. Nos deux bagages de soute sont bien arrivés, ça aussi c'est toujours stressant. Je n’ose pas imaginer, sans trépied, sans matos de camping, sans lyophilisés… Et avec une première nuit prévue loin de l’aéroport. Rugged Rental chez qui je loue pour la 3ème fois nous donne un Wrangler Rubicon avec intérieur cuir beige atroce... Je démarre, branche le GPS Auto et en route vers Walmart. Et là je ressens un gros shimmy dans le volant, un balourd pneu avant gauche... Je retourne illico et on me l’échange pour un Rubicon rouge, intérieur noir, avec prise USB, Bluetooth pour la musique, et des pneus pas trop neufs, ce qui est bien mieux finalement sur l'autoroute que les neufs que j'avais l'an dernier. Les crampons font quand même encore 2 bons cm de haut, no souci dans le sable. Pneus « Mud Terrain » de chez BF Goodrich, donc de très très bons pneus pour les pistes qui nous attendent. Ah oui, il pleut et il fait 8°. L’horreur… mais cela ne durera pas longtemps. Courses au Walmart que je connais comme ma poche, la liste est prête dans le téléphone, 15 minutes chrono... puis en route vers Green River. D’année en année, je vais de plus en plus loin le jour où j’arrive. L’excitation fait que je ne suis pas fatigué. La route passe par un col à 2400m, de la neige partout, 5°. Waouh les nuits en tente risquent d'être fraîches... On arrive pas trop tard vers Green River, je propose à Tom d'aller faire un premier sunset à Goblin Valley, mais il est fatigué... Ben quoi, ça ne fait que 25 heures qu'on est debout ! Pfff, la jeunesse...😏 par contre un Subway ça le tente... Puis hop au lit. Bon hein j’espère qu’il ne va pas me faire le coup trop souvent. Au départ il était clair qu’il suivrait les horaires et randos prévus.
J1 Sunrise prévu à Goblin Valley, donc réveil calé à 5h20. Mais Tom est réveillé à 4h30 (décalage) et moi encore bien avant. 2 bols de Special K Almond and Vanilla (qui n'existent pas chez nous) en vitesse, et hop direction Goblin Valley. Les "towers" à l'entrée du parc et le ciel coloré sont d'enfer. Puis balade entre les Goblins. J’ai déjà fait énormément de photos l’an passé. J'essaye d'autres angles, mais il me faut du temps pour me mettre dans le bain de la photo. Tom va partout, il adore, il est aux anges... Perso je suis un peu « étonné » par mon manque de concentration sur la photo…😛Heureusement cela passera assez vite. Puis route vers Crack Canyon. Énormément de gens partout, c'est le Spring Break et beaucoup de familles sont en vacances. Des motocross, des ATV, des gamins, des camping cars géants partout. Jamais vu autant... ça campe dans tous les sens. Heureusement, le WE arrive, et ensuite leurs vacances seront terminées. La piste est assez chaotique sur la fin, mais le Wrangler passe super bien. Belle surprise que ce Crack Canyon. Le début entre le TH et le canyon est sans intérêt, mais ensuite, des murs gigantesque et du « Swiss Cheese » comme je n'en ai jamais vu. Quelques passages bien chouettes ou il fait bien s'aider des mains. Et nous sommes seuls. Un couple est juste arrivé quand nous partions.... Une belle petite mise en jambes. Et Tom n’a pas mal au pied, ce qui est d’autant plus génial ! Route vers Moab, arrêt chez Jay's pour les traditionnelles pastas "Meat Sauce", qu'on regrettera juste après en allant vers Jeep Arch, que je n'avais jamais faite. Marcher et digérer en même temps, ce n'est pas top. raison pour laquelle en général le midi je grignote du trail mix en marchant. Jeep Arch est une chouette Arche, mais nous avons droit à un ciel parfois laiteux pas terrible... On redescend en ayant enfilé les Gore Tex, le ciel est menaçant, le vent monte. Sunset foutu 😠... On prend la route vers Marlboro Point où j’ai prévu de bivouaquer. Le début de la piste est maintenant marqué par un panneau interdisant clairement le camping. Il va encore falloir faire l'innocent si un Ranger arrive... Mais franchement, les 2 derniers KMs, presque aussi difficiles que certains passages pour Eggshell Arch, dissuadent certainement les rangers de venir jusqu'ici. A part un Wrangler, un Defender ou un pickup chargé à l'arrière, rien d'autre ne doit passer. Plusieurs marches de 20-25 cm à passer, mais rien n'a frotté. On arrive et c'est absolument génial, il n’y a que nous, seuls, à 10m de la rim. D'abord je me gare à côté de la tente, puis je remarque qu'on voit la Jeep de la rim de Dead Horse Point, donc je la déplace. J'ai trouvé un emplacement très cool pour la tente, juste à l'abri du vent qui monte bien, derrière un Juniperus de belle taille. Explications à Tom pour le montage de la tente etc... On déballe les Therm A Rest et les duvets, les gants de toilette jetables et le savon sans eau, et je fais un lyophilisé. Ah oui Je me suis arrêté à Moab chez Gear Heads pour des cartouches de gaz, quand même le shop que je connais le mieux équipé pour le camping. Aucun équivalent chez nous je pense... même à Chamonix. Sunset foutu, ciel bouché presque noir. Mais pas de pluie annoncée. Juste un peu de vent, mais relativement calme. Aucune chance de pouvoir faire une photo nocturne. Evidemment plus calme que le mouvement perpétuel de l'asticot qui dort à côté de moi 😉
On passe au-dessus du Groënland... Glaciers gigantesques.
Les "Towers" à l'entrée de Giblin Valley State Park au Sunrise.

Quel poseur ! Nouveauté cette année : il y aura parfois un personnage sur mes photos...
Tom s'essaye au panoramique avec son téléphone...
.et me fait un "behind the scene"


Le début de Crack Canyon.

Evidemment l'envie de grimper ne manque pas ici...

Billets de train Tours - Paris sur Oui SNCF à partir du Canada English translation pending
Bonjour,
J’essaie d’acheter mes billets de train Tours - Paris sur le site de OUI.SNCF. On me demande de mettre mon numéro de mobile, qui est toujours en erreur bien sûr.
Est-qu’il y a une façon de réserver mes billets sans numéro de mobile?
Je sais que je pourrais passer par RailEurope, mais il y a des frais et j’ai lu de mauvais commentaires sur ce site.
Merci! :)
J’essaie d’acheter mes billets de train Tours - Paris sur le site de OUI.SNCF. On me demande de mettre mon numéro de mobile, qui est toujours en erreur bien sûr.
Est-qu’il y a une façon de réserver mes billets sans numéro de mobile?
Je sais que je pourrais passer par RailEurope, mais il y a des frais et j’ai lu de mauvais commentaires sur ce site.
Merci! :)
Retour de deux semaines en Oman en camping, février 2019 English translation pending
Bonjour
Tout d’abord, je remercie tous ceux qui, en postant des infos, m’ont aidé à construire notre circuit. A mon tour de faire un compte rendu sur nos 15 jours en Oman. Nous sommes 2 couples, la cinquantaine et avons choisi de louer un 4x4 et de camper. Notre parcours (2600 km) est le suivant : Mascat – Nakhal – Wadi Mistrall – Wadi Al Abyad – Wadi bani Awf – Al Hamra – Jabreen Castle- Nizwa – Misfat Al Abriyin – Jabal Shams – Wadi Damm – Plateau de Sayq – Wadi Bani Khalid – Sugar Dunes- Masirah Isand – Wadi Tiwi – White Beach – Wadi Shab – Seeb.
Nous avons choisi cet ordre pour pouvoir assister au marché aux bestiaux à Nizwa un vendredi et ne pas faire les wadi touristiques (bani khalid, wadiTiwi et wadi shab) pendant le weekend (vendredi et samedi).
Ce voyage nous a coûté 1021 euros par personne tout inclus (vol+visa+4x4+dépenses sur place)
L’essence est à environ 0,2 OMR le litre
Un plat dans un coffee shop entre 0,8 et 2 OMR.
Nous avons changé des euros : 1 OMR = 2,28 euros
J’indiquerai les prix plus spécifiques au fur et à mesure de mon récit.
Pour nous guider, l’application Mapsme qui fonctionne très bien et de partout, le guide « Oman off road » dont nous avons suivi les routes et le lonely planet qui ne nous a pratiquement pas servi. Voici le détail par jour : Avant le départ : Vols réservés sur Lufhtansa : 378 euros par personne. Visas pris sur le site officiel https://evisa.rop.gov.om/ : nécessite d’avoir une photo et son passeport scannés. Il faut rentrer dans le pays dans les 30 jours qui suivent l’obtention du visa. Nous avons fait la demande le soir, le lendemain matin nous avions un mail avec nos visas. Coût du visa pour 30 jours (pour 10 jours cela coute moins cher) : 20 OMR (soit 46 euros environ) 4x4 Prado : Réservé par internet chez Europcar (en passant par bsp-auto) : 1043 euros (remboursement franchise inclus – Kilométrage illimité). Attention les cartes visa premier n’assurent pas les 4x4 et il faut une carte de crédit au nom du conducteur principal au moment de la prise du véhicule (on peut payer sur internet avec n’importe quelle carte pas forcément au même nom).
Dimanche 3 février : Nous décollons de Lyon à 7h15 et faisons une escale à Francfort. A Lyon, nous n’avions pas pu obtenir nos cartes d’embarquement pour le vol Francfort-Mascat car il était assuré par Oman air et leur système informatique n’est, parait-il, pas connecté avec celui de la Lufhtansa. A l’arrivée à Francfort, nous demandons au premier agent que nous trouvons où aller pour récupérer nos cartes. Il nous envoie à un guichet. Là on nous renvoie à un autre guichet, puis un autre…Nous voyons l’heure avancer et tournons en rond. Personne n’a l’air de savoir. Finalement nous tombons sur le guichet Oman air. L’agent ne peut pas nous faire nos cartes d’embarquement et nous délivre un laisser-passer pour la douane. Munis de notre papier, nous repartons en direction de la porte de notre vol. A la douane, on a l’impression que nous sommes les premiers à avoir ce problème : la personne ne sait pas quoi faire et nous redirige vers une collègue. Heureusement celles-ci nous laisse passer et nous enchainons rapidement douane et sécurité. Arrivés à la porte d’embarquement, nous faisons la queue pour obtenir nos cartes et nous nous apercevons que nous ne sommes pas les seuls à être dans ce cas. On ne comprend toujours pas pourquoi personne dans le hall de l’aéroport ne semblait connaitre notre problème… Tout finit bien, nous arrivons à 19h50 à Mascat et avançons nos montres de 3h. Longue attente à la douane car peu de guichets sont ouverts. Nous récupérons notre 4x4 et payons sur place l’ajout d’un second conducteur. Nous retirons à un DAB un minimum d’argent histoire d’avoir un peu de monnaie (10 OMR pour 23,1 EUR) : pour voyager et ne pas avoir de frais bancaires lorsque nous payons en carte (frais mini lors des retraits), nous avons opté pour une carte N26, une banque en ligne (carte gratuite). Nous quittons l’aéroport sous la pluie (ce sera la seule fois des vacances). Il fait 23 degrés. La route est une deux voies très bien éclairée. Attention beaucoup de radars. Pour notre première nuit, nous avons choisi un hôtel proche de l’aéroport et aussi de la mosquée que nous voulons visiter le lendemain.
Second conducteur : 42,5 OMR pour 15 jours Hôtel : weekend hotel & apartments (sur booking.com) : 25,43 OMR avec petit déjeuner inclus.
Lundi 4 février : Après un copieux petit déjeuner, nous partons pour 10 minutes de marche jusqu’à la grande mosquée. Nous avons tous enfilés des pantalons et des chemises à manches longues. Foulards sur la tête obligatoires pour les femmes. Par contre, les pieds nus ne semblent pas poser de problème. La mosquée est ouverte aux visiteurs de 8h30 à 11h le matin. Nous visitons la salle de prières réservée aux femmes (mais les hommes peuvent y entrer), la grande salle de prière avec son magnifique lustre, la bibliothèque puis les extérieurs. Nous avons oublié d’aller voir le jardin de bougainvillées que nous découvrirons de la route à notre retour sur la capitale. L’architecture est très fine, influencée par plusieurs cultures. Nous finissons notre visite par une petite pause café et dattes vers l’entrée de la mosquée : Une bénévole vient discuter avec nous pour, dit-elle, répondre à toutes les questions que nous pouvons nous poser sur la vie des Omanais et le pays. En fait, son discours sur la religion (car toute la vie des musulmans est dictée par la religion et donc toutes ses réponses tournent autour du sujet) n’est pas vraiment objectif mais elle parle un français impeccable et est très sympathique. Nous repartons avec un petit livret sur les différences entre musulmans et chrétiens.

Nous repassons à l’hôtel pour nous changer (il fait 26 degrés) puis repartons vers le quartier de Mutrah. ½ heure après, nous nous garons près du palais du sultan. Petite remarque : nous n’avons jamais eu de problème pour nous garer où que nous allions : Il y a toujours beaucoup de place, toujours gratuit. L’architecture du palais (dans lequel le sultan habite très rarement) est étrange et on se croirait chez Disney, le monde en moins : larges avenues, tout est nickel, pas de graffitis, de publicités et manque un peu de vie.

Après quelques photos, nous repartons dans l’autre sens avec un arrêt au parc de Ryam : des familles locales y pique niquent. Malheureusement la montée au bruleur d’encens est fermée. Nous reprenons la voiture jusqu’au souk de Mutrah (grand parking gratuit devant le marché aux poissons). Des maisons aux jolis balcons en bois bordent la corniche. Il est trop tôt pour voir le souk qui n’ouvre qu’à 17h. Nous faisons rapidement le tour de la partie qui reste ouverte pour les touristes et repartons. Direction Carrefour. Il y a plusieurs supermarchés carrefour dans la ville, nous choisissons d’aller à celui qui se trouve dans le quartier de Qurum. C’est en fait un centre commercial. Les rayons des supermarchés ressemblent aux nôtres. On y retrouve tous nos produits. Nous sommes venus avec nos tentes, duvets et matelas, réchauds et popotes. Nous achetons quelques indispensables pour camper (bouteilles de gaz, matelas gonflable pour nos amis, papier WC, produit vaisselle, …), un peu de nourriture pour le lendemain et pour les petits déjeuners et de l’eau : l’inconvénient d’avoir un 4x4 pour 4 personnes est que les sièges arrières ne peuvent pas être rabattus et donc que l’on se retrouve avec un petit coffre : lorsque l’on a eu mis nos 4 sacs/valises, il ne restait plus guère de place : donc adieu table, chaises, matelas épais…nous nous sommes contentés d’une grande natte mais c’était parfait. Petit aparté pour l’eau : dans beaucoup d’endroits notamment des mosquées, l’eau était réfrigérée et filtrée donc je pense potable mais on n’a pas osé tester : nous avions une gourde avec un filtre et nous achetions des bouteilles d’eau pour boire en complément. Lorsque la bouteille était vide, nous enlevions l’étiquette et cela devenait une bouteille pour la vaisselle que nous remplissions à la première mosquée trouvée (et ça ne manque pas). Pour revenir à nos courses, le fameux livre Oman Off road n’était pas disponible à Carrefour mais à la librairie « Borders » qui se trouve dans le même centre commercial. Ensuite il nous fallait changer de l’argent. Nous avons trouvé un « money exchange » dans la galerie marchande qui se trouve face à Carrefour : à vol d’oiseau, il suffit de traverser la voie express. Le money exchange est caché tout au fond de la galerie. Nous avons eu un taux à 2,2857 alors que la veille à l‘aéroport, c’était du 2,31. Nous échangeons 400 euros contre 175 rials, ce n’est pas l’Asie ! Fatigués, nous repartons pour l’hôtel en passant par la grande mosquée: très jolie de nuit mais on ne nous laisse pas entrer.

Nous mangeons dans un restaurant indien juste à côté de l’hôtel, le Mumbai-Chienna restaurant, très bon et copieux. Nuit dans le même hôtel que la veille.
Repas (plat principal+thé) : 8,9 OMR (pour 4) Oman Off road : 18,5 OMR Nuit hôtel : 25,43 rials la double avec petit déjeuner.
Mardi 5 février : Ce matin, c’est le grand départ. Nous quittons Muscat. La route jusqu’à Nakhal est très bonne (1h30 de route environ). Le long de la route, nous apercevons des élevages de dromadaires. Ce qui nous frappe le plus est le côté désertique du paysage : que des cailloux, pratiquement pas de verdure et peu de maisons : les maisons, généralement très grandes, sont entourées de grands murs (surement pour que les femmes puissent aller et venir sans être vues) et sont à bonne distante les unes des autres. On sent qu’il n’y a pas de problème de densité dans ce pays. Nous décidons de visiter le fort de Nakhal : il permet d’avoir une jolie vue sur la palmeraie qui l’entoure.

Petit tour dans la palmeraie avant de reprendre la route et de grimper dans le wadi Mistall (route 21 de l’OOR = Oman Off Road). La route de ce wadi est bonne jusqu’aux 2,5 derniers kilomètres avant l’arrivée à Wukan : pour atteindre le village en voiture, la route n’est pas goudronnée et grimpe sévèrement, ce sera notre premier test de la fonction 4x4. Nous laissons la voiture au petit parking (toilettes publiques disponibles) et entamons la montée à travers les jardins et le long du falaj (canaux d’irrigation omanais). Les arbres commencent à peine à fleurir et c’est nuageux : l’avantage c’est que nous n’avons pas trop chaud pour faire la balade, l’inconvénient c’est que c’est moins joli que ce sera dans quelques semaines avec le soleil et les arbres tous fleuris. Mais la balade est très sympa. Nous ne croisons que peu de touristes. Attention, à l’entrée de tous les villages dits « touristiques » une pancarte indique qu’il faut être correctement vêtu, ni short ni de débardeur.

Lors de la montée dans le wadi, nous n’avons pas vu de coin sympa pour planter les tentes (que des cailloux !), nous décidons donc de tenter le wadi Al Abyad (route 20 de l’OOR). Nous roulons dans le lit du wadi jusqu’au point de campement indiqué par l’OOR (les points ne sont pas toujours faciles à trouver mais on sait qu’on est au bon endroit lorsque l’on voit un endroit à peu près plat où les cailloux ont été enlevés, avec, à côté, des pierres noircies par les feux de camps).

Il y a très peu d’eau dans le wadi mais infaisable sans 4x4 ! Nous installons notre campement et partons nous promener dans le wadi avant la tombée de la nuit (vers 18h). De retour, nous nous faisons cuire des pâtes et essayons de nous réchauffer avec un petit feu de bois. A 19h30 nous sommes dans nos duvets. Il fait 16 degrés et, malgré nos gros duvets, la nuit sera un peu fraîche.

Fort de Nakhal : 0,5 OMR / personne
Mercredi 6 février : Encore sous l’effet du décalage horaire, nous nous levons vers 7h30. Pain de mie et confiture, thé et café (petit luxe, nous avons apporté dans nos bagages une cafetière à l’italienne) au menu du petit déjeuner. Vers 9h, tout est plié et rangé dans le coffre et nous regagnons la grande route. Nous nous arrêtons à Al Awali pour se ravitailler en nourriture et eau puis entamons le fameux wadi bani Awf (route 17 de l’OOR). Rapidement la route laisse la place à une piste et le 4x4 devient indispensable. Nous nous arrêtons au « little snake canyon » pour randonner un peu. Après 500m de sentier, le canyon s’élargit, il faut crapahuter dans les gros rochers pour trouver un chemin. Ensuite le canyon se rétrécit à nouveau formant comme un serpent et là, pas le choix, il faut nager sur environ 50m : comme il n’y a pas de soleil et que l’eau est froide, seuls les hommes se jettent à l’eau.

D’après eux, ensuite le canyon s’élargit à nouveau et on peut continuer à marcher un peu mais nous n’irons pas plus loin et ferons demi-tour. De retour à la voiture vers 13h30, nous pique-niquons avant de reprendre la route. Certains passages sont très pentus mais le 4x4 et le chauffeur s’en sortent bien. Le paysage est de plus en plus grandiose.

Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous pour les photos ! A un embranchement, le village de Bilat Sayt est indiqué à droite. Ne prendre cette direction que si on veut aller directement au village sans marcher. Sinon suivre la direction Hat , Al Hamra qui est la route normale pour monter au col. Quelques kilomètres plus loin après avoir passé un stade verdoyant et un petit gué, on peut se garer pour monter au village par le canyon. Il y a environ 20 minutes de marche (chemin fléché) pour arriver à Bilat Sayt. Nous faisons le tour du village et montons jusqu’à la tour pour admirer la vue d’ensemble sur la palmeraie.

Quelques enfants nous suivent et nous demandent de l’argent que nous leur refusons. Au retour, les femmes reviennent des champs et nous pouvons admirer leurs jolis vêtements colorés qui changent de leurs tenues noires. Retour par le même chemin. Des touristes avec leur guide se sont installés pour la nuit sur la terrasse dominant le parking nous décidons de faire demi-tour et d’aller planter nos tentes quelques centaines de mètres plus haut, avant le petit gué, sur une autre petite terrasse. Nous réchauffons les Biryani chicken achetés à un coffee shop le matin même. C’est très copieux (1 pour 2 aurait suffit) et épicé. A 19h, nous sommes dans nos duvets !
Jeudi 7 février
Nous sommes en altitude et la nuit a été très fraîche. La température a dû descendre autour de 10 degrés et la tente est toute humide. Levés à 7h, nous déjeunons et attendons que le soleil arrive sur notre emplacement pour faire sécher nos toiles. A 9h, nous partons enfin. Aujourd’hui le ciel est bleu. Plus on monte et plus la vue sur la vallée et les montagnes est grandiose. On s’arrête régulièrement pour prendre des photos.

Enfin le col…et une belle route goudronnée. Nous sortons de la voiture le temps d’une photo souvenir car le vent souffle et il ne fait pas chaud. 1 heure après, nous sommes à Al Hamra. Depuis le parking en dessous de la tour, nous traversons la jolie palmeraie et arrivons dans l’ancien village aux maisons abandonnées construites en pisé. Certaines ont le style yéménite. Notre objectif est de visiter la maison musée de Bait al Safah. Elle est bien indiquée et, ne voyant personne à l’entrée, nous commençons la visite des étages. Les pièces ont été aménagées en fonction de leur utilité, certaines ont des poutres finement peintes au plafond. A la fin de notre visite, un jeune homme nous invite à boire le thé à la cardamone et manger des dattes. C’est au moment de repartir qu’il nous demande gentiment de payer la visite : 3 OMR par personne. Cher pour la visite surtout que personne ne nous a rien expliqué ! Il nous indique qu’il y a une seconde maison à visiter, nous nous précipitons. A l’entrée, une femme nous accueille et nous demande de payer. Nous lui montrons nos tickets et comprenons que nous n’avons peut-être pas fait la visite dans le bon sens. Elle nous invite à la suivre et nous emmène dans une salle où 2 vieilles femmes montrent aux touristes comment torréfier des grains de café, faire de l’huile, faire du pain. C’est très rapide et commercial la guide, seule à parler anglais est déjà repartie à l’accueil attendre de nouveaux touristes et les 2 vieilles femmes, qui ne parlent pas anglais, essayent uniquement de nous vendre l’huile qu’elles viennent de nous faire tester (ressemble à de l’huile d’argan). Re-dégustation de café et dattes. Nous sommes mitigés sur l’intérêt de cette visite. Ensuite nous nous promenons un peu dans les ruelles avant de regagner la voiture.


Nous roulons jusqu’au château de Jabreen. C’est un joli château mais les pièces sont vides et, comme nous n’avons pas pris l’audio guide, cela manque d’explications. Mais sympa à faire.

Finalement nous rejoignons notre hôtel à Nizwa. Ce soir, nous avons décidé de dormir à l’hôtel pour pouvoir aller au marché aux bestiaux de bonne heure le lendemain matin. Nous avons réservé un appartement avec 2 chambres. C’est tout neuf et grand. Pour nous accueillir le gérant veut nous montrer les restaurants de la ville. Sans plus d’explications, il nous demande les clefs de notre voiture pour nous conduire en ville. Quand il monte dans la voiture, une forte odeur se fait sentir. Il nous demande s’il y une poubelle dans la voiture mais comme on ne semble pas comprendre, il conclut que c’est l’odeur des pieds. Le soir on comprendra que c’est une paire de baskets mouillées qui puait ! Quelle réputation les français vont avoir !!
Après cet aperçu rapide, nous décidons de repartir se promener, seuls cette fois, dans Nizwa. La vieille ville avec ses remparts et son fort est très belle.

A la tombée de la nuit, des petits vendeurs de brochettes s’installent sur le grand parking de l’entrée. Nous nous régalons. Les locaux (hommes uniquement) viennent manger ou acheter pour emporter : au volant de leur voiture, ils klaxonnent et attendent que le vendeur leur apporte leur commande. Et cela fonctionne ainsi dans tous les magasins du pays. Les omanais utilisent beaucoup leur voiture (l’essence n’est pas chère) qu’ils bichonnent. D’ailleurs une voiture sale est passible d’une amende.
Ce soir, douche et wifi !
A suivre...
Pour nous guider, l’application Mapsme qui fonctionne très bien et de partout, le guide « Oman off road » dont nous avons suivi les routes et le lonely planet qui ne nous a pratiquement pas servi. Voici le détail par jour : Avant le départ : Vols réservés sur Lufhtansa : 378 euros par personne. Visas pris sur le site officiel https://evisa.rop.gov.om/ : nécessite d’avoir une photo et son passeport scannés. Il faut rentrer dans le pays dans les 30 jours qui suivent l’obtention du visa. Nous avons fait la demande le soir, le lendemain matin nous avions un mail avec nos visas. Coût du visa pour 30 jours (pour 10 jours cela coute moins cher) : 20 OMR (soit 46 euros environ) 4x4 Prado : Réservé par internet chez Europcar (en passant par bsp-auto) : 1043 euros (remboursement franchise inclus – Kilométrage illimité). Attention les cartes visa premier n’assurent pas les 4x4 et il faut une carte de crédit au nom du conducteur principal au moment de la prise du véhicule (on peut payer sur internet avec n’importe quelle carte pas forcément au même nom).
Dimanche 3 février : Nous décollons de Lyon à 7h15 et faisons une escale à Francfort. A Lyon, nous n’avions pas pu obtenir nos cartes d’embarquement pour le vol Francfort-Mascat car il était assuré par Oman air et leur système informatique n’est, parait-il, pas connecté avec celui de la Lufhtansa. A l’arrivée à Francfort, nous demandons au premier agent que nous trouvons où aller pour récupérer nos cartes. Il nous envoie à un guichet. Là on nous renvoie à un autre guichet, puis un autre…Nous voyons l’heure avancer et tournons en rond. Personne n’a l’air de savoir. Finalement nous tombons sur le guichet Oman air. L’agent ne peut pas nous faire nos cartes d’embarquement et nous délivre un laisser-passer pour la douane. Munis de notre papier, nous repartons en direction de la porte de notre vol. A la douane, on a l’impression que nous sommes les premiers à avoir ce problème : la personne ne sait pas quoi faire et nous redirige vers une collègue. Heureusement celles-ci nous laisse passer et nous enchainons rapidement douane et sécurité. Arrivés à la porte d’embarquement, nous faisons la queue pour obtenir nos cartes et nous nous apercevons que nous ne sommes pas les seuls à être dans ce cas. On ne comprend toujours pas pourquoi personne dans le hall de l’aéroport ne semblait connaitre notre problème… Tout finit bien, nous arrivons à 19h50 à Mascat et avançons nos montres de 3h. Longue attente à la douane car peu de guichets sont ouverts. Nous récupérons notre 4x4 et payons sur place l’ajout d’un second conducteur. Nous retirons à un DAB un minimum d’argent histoire d’avoir un peu de monnaie (10 OMR pour 23,1 EUR) : pour voyager et ne pas avoir de frais bancaires lorsque nous payons en carte (frais mini lors des retraits), nous avons opté pour une carte N26, une banque en ligne (carte gratuite). Nous quittons l’aéroport sous la pluie (ce sera la seule fois des vacances). Il fait 23 degrés. La route est une deux voies très bien éclairée. Attention beaucoup de radars. Pour notre première nuit, nous avons choisi un hôtel proche de l’aéroport et aussi de la mosquée que nous voulons visiter le lendemain.
Second conducteur : 42,5 OMR pour 15 jours Hôtel : weekend hotel & apartments (sur booking.com) : 25,43 OMR avec petit déjeuner inclus.
Lundi 4 février : Après un copieux petit déjeuner, nous partons pour 10 minutes de marche jusqu’à la grande mosquée. Nous avons tous enfilés des pantalons et des chemises à manches longues. Foulards sur la tête obligatoires pour les femmes. Par contre, les pieds nus ne semblent pas poser de problème. La mosquée est ouverte aux visiteurs de 8h30 à 11h le matin. Nous visitons la salle de prières réservée aux femmes (mais les hommes peuvent y entrer), la grande salle de prière avec son magnifique lustre, la bibliothèque puis les extérieurs. Nous avons oublié d’aller voir le jardin de bougainvillées que nous découvrirons de la route à notre retour sur la capitale. L’architecture est très fine, influencée par plusieurs cultures. Nous finissons notre visite par une petite pause café et dattes vers l’entrée de la mosquée : Une bénévole vient discuter avec nous pour, dit-elle, répondre à toutes les questions que nous pouvons nous poser sur la vie des Omanais et le pays. En fait, son discours sur la religion (car toute la vie des musulmans est dictée par la religion et donc toutes ses réponses tournent autour du sujet) n’est pas vraiment objectif mais elle parle un français impeccable et est très sympathique. Nous repartons avec un petit livret sur les différences entre musulmans et chrétiens.

Nous repassons à l’hôtel pour nous changer (il fait 26 degrés) puis repartons vers le quartier de Mutrah. ½ heure après, nous nous garons près du palais du sultan. Petite remarque : nous n’avons jamais eu de problème pour nous garer où que nous allions : Il y a toujours beaucoup de place, toujours gratuit. L’architecture du palais (dans lequel le sultan habite très rarement) est étrange et on se croirait chez Disney, le monde en moins : larges avenues, tout est nickel, pas de graffitis, de publicités et manque un peu de vie.

Après quelques photos, nous repartons dans l’autre sens avec un arrêt au parc de Ryam : des familles locales y pique niquent. Malheureusement la montée au bruleur d’encens est fermée. Nous reprenons la voiture jusqu’au souk de Mutrah (grand parking gratuit devant le marché aux poissons). Des maisons aux jolis balcons en bois bordent la corniche. Il est trop tôt pour voir le souk qui n’ouvre qu’à 17h. Nous faisons rapidement le tour de la partie qui reste ouverte pour les touristes et repartons. Direction Carrefour. Il y a plusieurs supermarchés carrefour dans la ville, nous choisissons d’aller à celui qui se trouve dans le quartier de Qurum. C’est en fait un centre commercial. Les rayons des supermarchés ressemblent aux nôtres. On y retrouve tous nos produits. Nous sommes venus avec nos tentes, duvets et matelas, réchauds et popotes. Nous achetons quelques indispensables pour camper (bouteilles de gaz, matelas gonflable pour nos amis, papier WC, produit vaisselle, …), un peu de nourriture pour le lendemain et pour les petits déjeuners et de l’eau : l’inconvénient d’avoir un 4x4 pour 4 personnes est que les sièges arrières ne peuvent pas être rabattus et donc que l’on se retrouve avec un petit coffre : lorsque l’on a eu mis nos 4 sacs/valises, il ne restait plus guère de place : donc adieu table, chaises, matelas épais…nous nous sommes contentés d’une grande natte mais c’était parfait. Petit aparté pour l’eau : dans beaucoup d’endroits notamment des mosquées, l’eau était réfrigérée et filtrée donc je pense potable mais on n’a pas osé tester : nous avions une gourde avec un filtre et nous achetions des bouteilles d’eau pour boire en complément. Lorsque la bouteille était vide, nous enlevions l’étiquette et cela devenait une bouteille pour la vaisselle que nous remplissions à la première mosquée trouvée (et ça ne manque pas). Pour revenir à nos courses, le fameux livre Oman Off road n’était pas disponible à Carrefour mais à la librairie « Borders » qui se trouve dans le même centre commercial. Ensuite il nous fallait changer de l’argent. Nous avons trouvé un « money exchange » dans la galerie marchande qui se trouve face à Carrefour : à vol d’oiseau, il suffit de traverser la voie express. Le money exchange est caché tout au fond de la galerie. Nous avons eu un taux à 2,2857 alors que la veille à l‘aéroport, c’était du 2,31. Nous échangeons 400 euros contre 175 rials, ce n’est pas l’Asie ! Fatigués, nous repartons pour l’hôtel en passant par la grande mosquée: très jolie de nuit mais on ne nous laisse pas entrer.

Nous mangeons dans un restaurant indien juste à côté de l’hôtel, le Mumbai-Chienna restaurant, très bon et copieux. Nuit dans le même hôtel que la veille.
Repas (plat principal+thé) : 8,9 OMR (pour 4) Oman Off road : 18,5 OMR Nuit hôtel : 25,43 rials la double avec petit déjeuner.
Mardi 5 février : Ce matin, c’est le grand départ. Nous quittons Muscat. La route jusqu’à Nakhal est très bonne (1h30 de route environ). Le long de la route, nous apercevons des élevages de dromadaires. Ce qui nous frappe le plus est le côté désertique du paysage : que des cailloux, pratiquement pas de verdure et peu de maisons : les maisons, généralement très grandes, sont entourées de grands murs (surement pour que les femmes puissent aller et venir sans être vues) et sont à bonne distante les unes des autres. On sent qu’il n’y a pas de problème de densité dans ce pays. Nous décidons de visiter le fort de Nakhal : il permet d’avoir une jolie vue sur la palmeraie qui l’entoure.

Petit tour dans la palmeraie avant de reprendre la route et de grimper dans le wadi Mistall (route 21 de l’OOR = Oman Off Road). La route de ce wadi est bonne jusqu’aux 2,5 derniers kilomètres avant l’arrivée à Wukan : pour atteindre le village en voiture, la route n’est pas goudronnée et grimpe sévèrement, ce sera notre premier test de la fonction 4x4. Nous laissons la voiture au petit parking (toilettes publiques disponibles) et entamons la montée à travers les jardins et le long du falaj (canaux d’irrigation omanais). Les arbres commencent à peine à fleurir et c’est nuageux : l’avantage c’est que nous n’avons pas trop chaud pour faire la balade, l’inconvénient c’est que c’est moins joli que ce sera dans quelques semaines avec le soleil et les arbres tous fleuris. Mais la balade est très sympa. Nous ne croisons que peu de touristes. Attention, à l’entrée de tous les villages dits « touristiques » une pancarte indique qu’il faut être correctement vêtu, ni short ni de débardeur.

Lors de la montée dans le wadi, nous n’avons pas vu de coin sympa pour planter les tentes (que des cailloux !), nous décidons donc de tenter le wadi Al Abyad (route 20 de l’OOR). Nous roulons dans le lit du wadi jusqu’au point de campement indiqué par l’OOR (les points ne sont pas toujours faciles à trouver mais on sait qu’on est au bon endroit lorsque l’on voit un endroit à peu près plat où les cailloux ont été enlevés, avec, à côté, des pierres noircies par les feux de camps).

Il y a très peu d’eau dans le wadi mais infaisable sans 4x4 ! Nous installons notre campement et partons nous promener dans le wadi avant la tombée de la nuit (vers 18h). De retour, nous nous faisons cuire des pâtes et essayons de nous réchauffer avec un petit feu de bois. A 19h30 nous sommes dans nos duvets. Il fait 16 degrés et, malgré nos gros duvets, la nuit sera un peu fraîche.

Fort de Nakhal : 0,5 OMR / personne
Mercredi 6 février : Encore sous l’effet du décalage horaire, nous nous levons vers 7h30. Pain de mie et confiture, thé et café (petit luxe, nous avons apporté dans nos bagages une cafetière à l’italienne) au menu du petit déjeuner. Vers 9h, tout est plié et rangé dans le coffre et nous regagnons la grande route. Nous nous arrêtons à Al Awali pour se ravitailler en nourriture et eau puis entamons le fameux wadi bani Awf (route 17 de l’OOR). Rapidement la route laisse la place à une piste et le 4x4 devient indispensable. Nous nous arrêtons au « little snake canyon » pour randonner un peu. Après 500m de sentier, le canyon s’élargit, il faut crapahuter dans les gros rochers pour trouver un chemin. Ensuite le canyon se rétrécit à nouveau formant comme un serpent et là, pas le choix, il faut nager sur environ 50m : comme il n’y a pas de soleil et que l’eau est froide, seuls les hommes se jettent à l’eau.

D’après eux, ensuite le canyon s’élargit à nouveau et on peut continuer à marcher un peu mais nous n’irons pas plus loin et ferons demi-tour. De retour à la voiture vers 13h30, nous pique-niquons avant de reprendre la route. Certains passages sont très pentus mais le 4x4 et le chauffeur s’en sortent bien. Le paysage est de plus en plus grandiose.

Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous pour les photos ! A un embranchement, le village de Bilat Sayt est indiqué à droite. Ne prendre cette direction que si on veut aller directement au village sans marcher. Sinon suivre la direction Hat , Al Hamra qui est la route normale pour monter au col. Quelques kilomètres plus loin après avoir passé un stade verdoyant et un petit gué, on peut se garer pour monter au village par le canyon. Il y a environ 20 minutes de marche (chemin fléché) pour arriver à Bilat Sayt. Nous faisons le tour du village et montons jusqu’à la tour pour admirer la vue d’ensemble sur la palmeraie.

Quelques enfants nous suivent et nous demandent de l’argent que nous leur refusons. Au retour, les femmes reviennent des champs et nous pouvons admirer leurs jolis vêtements colorés qui changent de leurs tenues noires. Retour par le même chemin. Des touristes avec leur guide se sont installés pour la nuit sur la terrasse dominant le parking nous décidons de faire demi-tour et d’aller planter nos tentes quelques centaines de mètres plus haut, avant le petit gué, sur une autre petite terrasse. Nous réchauffons les Biryani chicken achetés à un coffee shop le matin même. C’est très copieux (1 pour 2 aurait suffit) et épicé. A 19h, nous sommes dans nos duvets !
Jeudi 7 février
Nous sommes en altitude et la nuit a été très fraîche. La température a dû descendre autour de 10 degrés et la tente est toute humide. Levés à 7h, nous déjeunons et attendons que le soleil arrive sur notre emplacement pour faire sécher nos toiles. A 9h, nous partons enfin. Aujourd’hui le ciel est bleu. Plus on monte et plus la vue sur la vallée et les montagnes est grandiose. On s’arrête régulièrement pour prendre des photos.

Enfin le col…et une belle route goudronnée. Nous sortons de la voiture le temps d’une photo souvenir car le vent souffle et il ne fait pas chaud. 1 heure après, nous sommes à Al Hamra. Depuis le parking en dessous de la tour, nous traversons la jolie palmeraie et arrivons dans l’ancien village aux maisons abandonnées construites en pisé. Certaines ont le style yéménite. Notre objectif est de visiter la maison musée de Bait al Safah. Elle est bien indiquée et, ne voyant personne à l’entrée, nous commençons la visite des étages. Les pièces ont été aménagées en fonction de leur utilité, certaines ont des poutres finement peintes au plafond. A la fin de notre visite, un jeune homme nous invite à boire le thé à la cardamone et manger des dattes. C’est au moment de repartir qu’il nous demande gentiment de payer la visite : 3 OMR par personne. Cher pour la visite surtout que personne ne nous a rien expliqué ! Il nous indique qu’il y a une seconde maison à visiter, nous nous précipitons. A l’entrée, une femme nous accueille et nous demande de payer. Nous lui montrons nos tickets et comprenons que nous n’avons peut-être pas fait la visite dans le bon sens. Elle nous invite à la suivre et nous emmène dans une salle où 2 vieilles femmes montrent aux touristes comment torréfier des grains de café, faire de l’huile, faire du pain. C’est très rapide et commercial la guide, seule à parler anglais est déjà repartie à l’accueil attendre de nouveaux touristes et les 2 vieilles femmes, qui ne parlent pas anglais, essayent uniquement de nous vendre l’huile qu’elles viennent de nous faire tester (ressemble à de l’huile d’argan). Re-dégustation de café et dattes. Nous sommes mitigés sur l’intérêt de cette visite. Ensuite nous nous promenons un peu dans les ruelles avant de regagner la voiture.


Nous roulons jusqu’au château de Jabreen. C’est un joli château mais les pièces sont vides et, comme nous n’avons pas pris l’audio guide, cela manque d’explications. Mais sympa à faire.

Finalement nous rejoignons notre hôtel à Nizwa. Ce soir, nous avons décidé de dormir à l’hôtel pour pouvoir aller au marché aux bestiaux de bonne heure le lendemain matin. Nous avons réservé un appartement avec 2 chambres. C’est tout neuf et grand. Pour nous accueillir le gérant veut nous montrer les restaurants de la ville. Sans plus d’explications, il nous demande les clefs de notre voiture pour nous conduire en ville. Quand il monte dans la voiture, une forte odeur se fait sentir. Il nous demande s’il y une poubelle dans la voiture mais comme on ne semble pas comprendre, il conclut que c’est l’odeur des pieds. Le soir on comprendra que c’est une paire de baskets mouillées qui puait ! Quelle réputation les français vont avoir !!
Après cet aperçu rapide, nous décidons de repartir se promener, seuls cette fois, dans Nizwa. La vieille ville avec ses remparts et son fort est très belle.

A la tombée de la nuit, des petits vendeurs de brochettes s’installent sur le grand parking de l’entrée. Nous nous régalons. Les locaux (hommes uniquement) viennent manger ou acheter pour emporter : au volant de leur voiture, ils klaxonnent et attendent que le vendeur leur apporte leur commande. Et cela fonctionne ainsi dans tous les magasins du pays. Les omanais utilisent beaucoup leur voiture (l’essence n’est pas chère) qu’ils bichonnent. D’ailleurs une voiture sale est passible d’une amende.
Ce soir, douche et wifi !
A suivre...
Comment inscrire un numéro de téléphone dans une réservation Mather Campground? (Grand Canyon) English translation pending
Bonjour
Je tente désespérement de faire une resa pour le Mather campground de Grand Canyon et le formulaire m'impose de rentrer un numéro de téléphone mais me le refuse obstinément pour format incorrect. J'ai pourtant précisé que j'étais français dans mon compte.
Quelqu'un sait comment faire ?
Merci d'avance
Patrice
En passant par la Lorraine English translation pending
Nos échanges e-pistolaires sur VF sont des rencontres dématérialisées par nature: ainsi celle avec Jeanne. J’ai été touché par son attachement à sa Lorraine et à la fidélité aux Siens. Pour moi, à l’instar de beaucoup de Français, la Lorraine est transparente; mais si j’y pense, elle est pour moi l’image, de façon caricaturale certes, de la vieille industrie, de la mine de fer, du gâchis des investissements industriels sans logique, de la désindustrialisation, des friches industrielles, du désespoir des ouvriers, des guerres aux frontières….. Une sorte de Ruhr ou de Silésie dans mon imaginaire. C’est une province que je traverse en A4 l’autoroute procure des œillères, tant il fait ignorer le paysage traversé en tous lieux.
Pourtant en invoquant la Lorraine, notre Sainte Patronne se rappelle à mon souvenir et à mon affection. Une des plus belles figures de France est lorraine. Cette Province ne m’est peut être pas si indifférente. Et puis, il y a chez nous Lothaire, l’oncle lorrain.
(Ces e-pistolaires, échanges entre âmes suite à des rencontres improbables sont une remise en question bénéfique. Je dis bien des « âmes », car nous sommes dans un quasi Paradis, puisque sur l’ensemble appelé VF, nous sommes dématérialisés : Notre enveloppe charnelle n’entre pas en ligne de compte pour nous jauger et influencer notre rapport à l’Autre. En plus nous ne nous rencontrerons sans doute jamais. La différence avec la représentation du Paradis, où tout le monde s’aime, est qu’un tout petit nombre, profitant de l’anonymat, se livre à l’invective, comportement qu’ils ne se permettraient sans doute pas s’ils se rencontraient réellement.
Cette remise en question pour moi, c’est mon rapport à la Lorraine, province oubliée que Jeanne implicitement me demande de ne pas oublier. Je me remémore mes belles visites, en particulier celle d’un des plus beaux sites de France et la rencontre avec quelques Lorrains. Ceux que j’ai pu identifier comme tels, étaient des personnes de belle tenue, affichant une certaine densité des personnes avec lesquelles j’aurais aimé partager une amitié. Plus j’avance dans mon récit, plus je sens que la Lorraine commence à prendre des couleurs et à se parer de beauté et de noblesse dans mes pensées; l’image des damnés de la Terre s’estompe.
Jeanne m’avait mis au défi d’écrire sur la Lorraine, puis m’a délié de ce défi. Trop tard, j’avais rassemblé tous mes arguments, mes séquences, mes souvenirs pour lui répondre. Surtout je voudrais vous parler de l’Oncle Lothaire que ma famille a eu le bonheur de recevoir en son sein. Allais-je jeter tous ces matériaux ? Non, car outre raconter Oncle Lothaire, je suis souhaite me faire pardonner des pensées si médiocres envers une province de si grande qualité.
Voici ma Lorraine en deux récits :
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»
« Rencontre avec Maxim »
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? »
Chère Jeanne,
Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain
Carlin
Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !
Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.
Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :
1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?
Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.
Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !
Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».
D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».
Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».
L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.
A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.
Un des plus beaux endroits de France
Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.
Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.
Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.
(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)
La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !
Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !
Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !
Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.
RENCONTRE AVEC MAXIM
Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »
Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.
En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !
En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)
Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.
Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.
Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.
Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….
Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.
Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.
A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.
Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »
- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »
- « ………………………….. »
- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »
- « ………………………………. »
- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »
- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »
- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!
C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.
A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».
Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».
Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !
Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.
Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !
Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.
Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif
Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :
-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.
-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….
-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……
-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.
Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.
Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.
Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.
Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »
En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !
Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.
La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :
« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».
Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».
L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.
La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.
Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.
Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).
-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.
-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »
-« C’est pas mal, envoyez le !»
La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.
Le record de bêtise chez les Français
Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !
Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.
Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.
La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.
Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.
Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.
Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !
Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.
Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.
La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.
Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.
Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.
Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.
L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.
Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.
J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.
Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»
« Rencontre avec Maxim »
« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? »
Chère Jeanne,
Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain
Carlin
Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !
Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.
Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :
1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?
Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.
Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !
Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».
D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».
Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».
L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.
A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.
Un des plus beaux endroits de France
Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.
Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.
Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.
(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)
La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !
Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !
Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !
Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.
RENCONTRE AVEC MAXIM
Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »
Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.
En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !
En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)
Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.
Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.
Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.
Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….
Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.
Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.
A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.
Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »
- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »
- « ………………………….. »
- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »
- « ………………………………. »
- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »
- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »
- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!
C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.
A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».
Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».
Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !
Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.
Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !
Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.
Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif
Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :
-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.
-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….
-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……
-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.
Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.
Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.
Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.
Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »
En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !
Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.
La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :
« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».
Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».
L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.
La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.
Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.
Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).
-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.
-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »
-« C’est pas mal, envoyez le !»
La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.
Le record de bêtise chez les Français
Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !
Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.
Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.
La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.
Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.
Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.
Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !
Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.
Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.
La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.
Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.
Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.
Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.
L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.
Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.
J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.
Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
Thaïlande: visa O non migrant pour regroupement familial English translation pending
Bonjour, je suis novice en la matière donc je vous prie de m'excuser pour les quelques choses qui m'échappe encore.
J'ai un enfant qui a la double nationalité Fr / Thai et qui reside en Thaïlande.
J'ai entendu parlé du visa O non migrant pour regroupement familiale.
Ai-je le droit à ce Visa en tant que Père ?
J'aurai voulu savoir si, dans les pièces demandés le ta bien bam qu'il faut présenter est le bleu (voir photo jointe) ou le jaune "yellow book". J'ai eu jusqu'ici plusieurs réponses differentes et c'est très confu.
Ensuite, si j'ai le droit à ce visa, combien de fois puis-je le demander sur une année civile ?
Par avance je vous remercie de vos réponse et de votre précieuse aide
J'ai un enfant qui a la double nationalité Fr / Thai et qui reside en Thaïlande.
J'ai entendu parlé du visa O non migrant pour regroupement familiale.
Ai-je le droit à ce Visa en tant que Père ?
J'aurai voulu savoir si, dans les pièces demandés le ta bien bam qu'il faut présenter est le bleu (voir photo jointe) ou le jaune "yellow book". J'ai eu jusqu'ici plusieurs réponses differentes et c'est très confu.
Ensuite, si j'ai le droit à ce visa, combien de fois puis-je le demander sur une année civile ?
Par avance je vous remercie de vos réponse et de votre précieuse aide
Douane à Saint-Pétersbourg et Moscou English translation pending
Bonjour,
Nous partons lundi le 16 pour St-Pétersburg et ensuite Moscou (avion et train). Nous nous sommes fait dire que les douanes sont particulièrement difficile en Russie, de façon générale. Certains n’hésitent pas à fouiller nos téléphones et ipad et prennent les données (certains travailleurs que nous connaissons amènent un ordi vide qu’ils remplissent une fois à leur hotel grâce à un VPN d’affaires car ils ne veulent pas qu’il y ait le moindre fichier ou info personnels). Aussi, je crains un peu que l’immigration au sortir de l’avion soit une personne à la fois, auquel cas je risque de ne pas trop comprendre leur anglais avec accent (à ce qu’il parait terrible à comprendre). La plupart des pays nous passons en famille puisque la carte d’immigration est « par famille ».
Doit-on avoir sur soi son passeport en tout temps ou au contraire le laisser en lieu sûr à l’hotel ? Il parait qu’il y a une tendance policière à nous demander nos papiers pour essayer de trouver une faille afin de nous faire payer une amande quelconque...?
J’aimerais aussi votre avis sur des choses qui m’étonnent d’un pays tout de même évolué...parait que l’eau n’est pas potale à St-Pétersburg, on nous conseille vivement de prendre des bouteilles. ? Les hopitaux, à ce qu’on nous a dit, sont dans un piètre état et n’offre guerre de qualité de services. (Espérons ne pas en avoir besoin)...
Qu’en est-il de votre expérience si vous y êtes allés, ambiance, sécurité générale ?
Merci !
Nous partons lundi le 16 pour St-Pétersburg et ensuite Moscou (avion et train). Nous nous sommes fait dire que les douanes sont particulièrement difficile en Russie, de façon générale. Certains n’hésitent pas à fouiller nos téléphones et ipad et prennent les données (certains travailleurs que nous connaissons amènent un ordi vide qu’ils remplissent une fois à leur hotel grâce à un VPN d’affaires car ils ne veulent pas qu’il y ait le moindre fichier ou info personnels). Aussi, je crains un peu que l’immigration au sortir de l’avion soit une personne à la fois, auquel cas je risque de ne pas trop comprendre leur anglais avec accent (à ce qu’il parait terrible à comprendre). La plupart des pays nous passons en famille puisque la carte d’immigration est « par famille ».
Doit-on avoir sur soi son passeport en tout temps ou au contraire le laisser en lieu sûr à l’hotel ? Il parait qu’il y a une tendance policière à nous demander nos papiers pour essayer de trouver une faille afin de nous faire payer une amande quelconque...?
J’aimerais aussi votre avis sur des choses qui m’étonnent d’un pays tout de même évolué...parait que l’eau n’est pas potale à St-Pétersburg, on nous conseille vivement de prendre des bouteilles. ? Les hopitaux, à ce qu’on nous a dit, sont dans un piètre état et n’offre guerre de qualité de services. (Espérons ne pas en avoir besoin)...
Qu’en est-il de votre expérience si vous y êtes allés, ambiance, sécurité générale ?
Merci !
Surdose du voyageur English translation pending
Bonjour à toutes zé tous,
J'aimerais partager ici quelques pensées en vrac qui concerne ma façon de voyager.
Voilà, j'ai 46 ans et je n'ai quasi pas voyagé pendant 20 ans en dehors de la Suisse et de la France en raison de troubles anxieux.
Maintenant que j'ai réglé ça, je voyage, et même beaucoup: l'an dernier je démarrais en douceur avec Porto , la côte Dalmate et quelques séjours dans le Grand Sud.
Cette années, j'ai commencé par 15 jours au Costa Rica fin janvier, 1 semaine à La Palma et La Gomera en avril, 2 semaines dans le Sud en juin dont une d'escalade de falaises.
Et avant de partir à Lanzarote cet hiver j'aimerais bien partir randonner aux Dolomites 1 semaine car un tourop' propose tout prochainement un séjour qui me branche...
Je me demande parfois si je ne risque pas d'arriver à saturation (en me posant la question j'y répond un peu, bref). Mais certaines personnes font des tours du Monde et ne ressentent pas celà: faut-il rester constamment dans la même énergie /état d'esprit du voyage pour éviter de souffrir de ces changements intempestifs?
Merci de vos réflexions et au plaisir de vous lire
Martin
J'aimerais partager ici quelques pensées en vrac qui concerne ma façon de voyager.
Voilà, j'ai 46 ans et je n'ai quasi pas voyagé pendant 20 ans en dehors de la Suisse et de la France en raison de troubles anxieux.
Maintenant que j'ai réglé ça, je voyage, et même beaucoup: l'an dernier je démarrais en douceur avec Porto , la côte Dalmate et quelques séjours dans le Grand Sud.
Cette années, j'ai commencé par 15 jours au Costa Rica fin janvier, 1 semaine à La Palma et La Gomera en avril, 2 semaines dans le Sud en juin dont une d'escalade de falaises.
Et avant de partir à Lanzarote cet hiver j'aimerais bien partir randonner aux Dolomites 1 semaine car un tourop' propose tout prochainement un séjour qui me branche...
Je me demande parfois si je ne risque pas d'arriver à saturation (en me posant la question j'y répond un peu, bref). Mais certaines personnes font des tours du Monde et ne ressentent pas celà: faut-il rester constamment dans la même énergie /état d'esprit du voyage pour éviter de souffrir de ces changements intempestifs?
Merci de vos réflexions et au plaisir de vous lire
Martin
Traverser l'Inde du Sud de l'ouest à l'est... English translation pending
je pars avec une amie en janvier/février. C est son premier voyage et l'on a préparé une descente classique (15 jours) de mumbay a cochin. Pour moi, c la 3è fois, et j'aimerais découvrir une nouvelle région, pondichery, madras, auroville,
la question posée est : quelle est la facon la plus facile (et confortable) de "traverser d'un coté a l'autre, il me restera 15 jours et je repartirai de mumbai, toutes les propositions sont les bienvenues, (train de nuit, avion, éventuellement voiture avec chauffeur) pour le moment, je "patauge" mais j'ai encore du temps (nous partons sur janvier/février,
un grand merci a tous ceux qui m'apporteront une solution, jeanne
la question posée est : quelle est la facon la plus facile (et confortable) de "traverser d'un coté a l'autre, il me restera 15 jours et je repartirai de mumbai, toutes les propositions sont les bienvenues, (train de nuit, avion, éventuellement voiture avec chauffeur) pour le moment, je "patauge" mais j'ai encore du temps (nous partons sur janvier/février,
un grand merci a tous ceux qui m'apporteront une solution, jeanne
Transport de lamas au Pérou / Bolivie English translation pending
Bonjour,
Alors que j'étais en train de regarder des photographies d'un voyage que j'ai réalisé en 2015, je suis tombé sur quelques unes qui m'ont rappelé un fait qui m'avait fort frappé à l'époque, le transport de lamas en voiture, aux environs de Puno, à proximité de la frontière bolivienne, sur les hauts plateaux andins.
Au Chili, les rares fois où j'ai vu des lamas transportés, ils étaient dans des petits camions mais jamais DANS ni SUR les voitures.
Je me demandais donc si au Pérou et/ou en Bolivie, c'était fréquent, toléré, autorisé ou interdit. Je tiens à préciser que les animaux n'avaient pas l'air de souffrir et ils n'étaient apparement pas drogués pour le transport.
Comme une image vaut 1000 mots, en voici deux.


Merci pour vos retours et impressions.
Thierry
Alors que j'étais en train de regarder des photographies d'un voyage que j'ai réalisé en 2015, je suis tombé sur quelques unes qui m'ont rappelé un fait qui m'avait fort frappé à l'époque, le transport de lamas en voiture, aux environs de Puno, à proximité de la frontière bolivienne, sur les hauts plateaux andins.
Au Chili, les rares fois où j'ai vu des lamas transportés, ils étaient dans des petits camions mais jamais DANS ni SUR les voitures.
Je me demandais donc si au Pérou et/ou en Bolivie, c'était fréquent, toléré, autorisé ou interdit. Je tiens à préciser que les animaux n'avaient pas l'air de souffrir et ils n'étaient apparement pas drogués pour le transport.
Comme une image vaut 1000 mots, en voici deux.


Merci pour vos retours et impressions.
Thierry
Retour d'expérience: voyage de 15 jours en Iran English translation pending
Bonjour,
Après avoir glané pas mal d'informations sur ce forum, lesquelles m'ont aidé à préparer au mieux ma vadrouille en Iran, j'en profite enfin pour renvoyer l'ascenseur et partager mes impressions sur cette (belle) destination que ma femme et moi avons parcouru en Avril 2018. Je m excuse par avance pour ce poste assez long !
1/ Dates et billets d'avion. Nous sommes partis du 13 au 29 avril 2018. Nous nous sommes décidés à la derniere minute et avons pris nos billets deux semaines avant avec comapgnie Alitalia (une escale à Rome). Prix du billet AR pour deux : 826 eur. Clairement en s'y prenant à l avance, nous aurions pu obtenir un prix plus interessant.
2/ Finance/herbergement/transport. A la mi avril, 1EUR s'échangeait entre 52000 et 62000 RIALS. Le taux variait tous les jours et avons principalement changés nos euros dans les hotels. Coté hebergement, nous nous sommes appuyés sur nos guides papiers pour choisir nos points de chutes. Mais bien souvent, il a fallu improviser et se débrouiller au piti bonheur la chance pour dénicher une guesthouse. L'offre d hotelerie est assez large, de l auberge de jeunesse aux chambre hauts de gamme, il y en a pour toute les bourses (en moyenne, nous avons déboursé 30 eur par nuits à deux, avec une économie non négligeable avec les variations de taux de change). Pour ce qui est des transports, ils sont fiables et efficaces. Nous avons privilégiés les bus de nuit pour effectuer notre circuit, les bus sont assez confortables et très peu cher ( entre 5 et 10 euros max). Les trains ne sont pas en reste, nous avons juste été surpris d'arriver une heure plus tot à destination lorsque nous avions quitté Kashan pour Yazd. Je conseille cela dit de prendre votre billet la veille de votre départ et directement en gare.
3/ Démarches administratives (Visa) S'agissant du visa, il est possible de l'obtenir depuis l'ambassade d'Iran à Paris (visa à 50 eur) ou directement à l'arrivée à l'aéroport à Téhéran (75 eur). Dans les deux cas, il est nécessaire de faire une demande préalable, en ligne sur le site internet de l'ambassade. Les justificatifs à apporter y sont référencés. Nous avions opté ma femme et moi pour un retrait à l'ambassade vu que nous habitons Paris et que cela nous apparaissait a priori plus commaode. Le hic est qu'il faut fournir les justificatifs de réservation de toutes les nuits d'hotel sur l'ensemble du séjour. Ce qui est clairement impossible si on souhaite imporviser son parcours ou si on n a pas l intention de tout réserver à l avance. J'ai contacté l ambassade afin de verifier si une résa pour les deux premiers jours sur place était suffisante, la réponse a été négative... Il faut s avoir que si la demande de visa se fait à l arrivée (VOA), alors là ca sa passe sans probleme, vous n aurez qu'à fournir la preuve de reservation de la premiere nuit d hotel. Ayant déjà fait en ligne la demande pour un retrait à Paris, il n était plus possible de faire marche arrière et demander un visa à l arrivée. Nous avons donc pris le risque de partir en ayant juste le justificatif d enregistrement en ligne... Cela nous a valu quelques frayeurs (la peur de se faire refouler à l'arrivée ) et une longue attente, une très longue attente à Téhéran (près de 3h !!!) pour obtenir notre visa. Mais nous l avons finalement eu. Avec du recul, le conseil que je donne est de privilégier le visa à l'arrivée qui requiert des justificatifs beaucoup moins contraignants et une procédure rapide (en moyenne les autres voyageurs qui avait fait une demande de visa à l arrivée sont passés en 20 mn max). Coté documents, outre la nuit d hebergement, il faut bien prévoir l attestation d assurance qui est systématiquement vérifiés. Billets d avion, photos, réservation d hotel font l objet de moins de vérification.
4/ Circuit et visites En 15 jours, nous avons eu la possibilité de visiter l'essentiel des villes que nous avions prévues et ce, sans se presser. Avec une semaine en plus et un ou deux vols intérieurs, Tabriz, Mashad et la cote du Golfe persique auraient pu être rajouté dans le programme.
- Jour 1 -samedi 14 avril - Téhéran : arrivée à 1h15 du matin à Téhéran. Après les 3 heures d attente à l'aéroport, on a filé en centre ville en taxi pour nous rendre à notre hotel (le chauffeur de taxi a eu la gentillesse de nous attendre 2h durant !). Un petit dodo de 4 heures, nous avons ensuite profité de cette premiere journée pour s'impregner de l'ambiance. Au programme, visite du Golestan, du parc e sharh (jardins/parc public) des environs du Grand Bazar et du Pont Tabiat (lieu de promenade très prisé des habitants de Téhéran avec une vue majestueuse sur les monts enneigés de l'Alborz dominant la capitale).
- Jour 2 - dimanche 15 avril - Kashan : départ de Téhéran pour Kashan en bus (environ 3h30 de trajet. A Kashan, visites des maisons traditionnelles (Bouroujerdi/Tabatabei/Abbassian), du hamman (montez en terrasse pour apercevoir les nombreuses tours du vent), de la mosquée Agha Borzog et du Bazar. 1 journée complete suffit à visiter Kashan, en prenant son temps.
-Jours 3 et 4 - lundi 16, mardi 17 avril - Yazd : trajet Kashan/Yazd en train (environ 3h45). Journée du lundi consacrée à la visite de la vieille ville, du Bazar, de la mosquée du vendredi. Journée du mardi : visite du village abandonné de Kharanaq, de Chak Chak (lieu de pelerinage zoroastrien) et de la forteresse de Meybod. Ces sites sont à environ 50/75 km de Yazd, d'ou la nécessité de faire cela avec un chauffeur (guide pas forcément nécessaire). Une fois rentré sur Yazd (en début d aprem) possibilité d aller visiter le temple du feu zoroastrien (Ateshkadeh).
- Jours 5 et 6 - mercredi 18, jeudi 19 avril - Kerman et Desert du Lut : départ très tot le matin de Yazd pour Kerman. Trajet en bus (environ 5h). Kerman est le point d entrée pour qui veut se rendre dans les Kaluts, ce joli desert dominé par des formations rocheuses et son desert de sel qui sont sans rappeler les paysages du Colorado. De Kerman, nous avons loué les services d'un chauffeur/guide qui nous conduit au coeur des Kaluts et fait découvrir des paysages d'exception, notamment au coucher du soleil. Nuit dans un campement, près de Shafiabad. Journée du jeudi consacrée à continuer à vadrouiller dans le désert puis retour vers Kerman en faisant un crochet par la forteresse de Rayen, le mausolée soufi de Mahan et du jardinShah zadeh. Rentré sur Kerman vers 14h, en attendant notre bus de nuit, nous avons profité de notre temps libre pour visiter le joli et animé bazar de Kerman.
- Jours 7, 8 et 9 - vendredi 20, samedi 21, dimanche 22 avril - Shiraz : bus de nuit au départ de Kerman pour rallier Shiraz. Environ 7h de trajet. 3 jours pleins et largement suffisant pour flaner et prendre son temps dans cette ville agréable. Visites des sites principaux : Mosquée rose, tombeau de Hafez, Bazar e Vakil et la mosquée du même nom, jardin du Naranjestan. Possibilité de visiter les 2 mausolées shah e Cheragh et de Sayyed Mir Mohammed qui se situent au coeur de la vieille ville. Enfin, nous avons bloqué une journée pour l'incontournable Persepolis, les sites de Pasagardes et Naqsh e Rostam/Rajab.
- Jours 10, 11, 12 et 13 - lundi 23, mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 avril - Ispahan : bus de nuit au départ de Shiraz pour Ispahan. Environ 6.30h de trajet. Là encore 4 jours pleins -amplement suffisant pour déambuler à son rythme et entamer des discussions improvisées avec les habitants de cette ville. Là encore, visite des classiques : Bazar, place Naqsh e Jahan, Mosquée du Vendredi, quartier arménien. A noter qu'il y a de nombreux parcs et jardins à Ispahan (comme un peu partout ailleurs dans les villes que nous avons parcourues ) : de familles, des couples, des groupes d amis y vont pour y picniquer, siroter un thé ou fumer un narguilé. Moments agréables en somme.
- jours 14 et 15 - vendredi 27 et samedi 28 avril - retour à Téhéran : en bus de nuit depuis Ispahan (comptez entre 6/7 h de route). Téhéran mérite vraiment de s'y attarder. la circulation peut intimider mais le métro facilite grandement la visite de la ville. On y trouve de nombreux musées, nous avons jeté notre dévolu sur celui de la défense sacrée qui retrace avec force détails et photos/témoignages l'épisode de la guerre Iran/Irak. Ce musée assez récent vaut vraiment le détour. Le même jour, visite de l'ambassade des Etas Unis qui nous plonge au coeur d'un véritable film d'espionnage. Le lendemain et dernier jour (samedi 28 avril), nous nous sommes autorisés une randionnée à Darband dont les contreforts et sommets dominent Téhéran. Lieu très touristique et aytpique, quasi exclusivement fréquenté par les Iraniens qui s'y rendent assez nombreux le week end pour déjeuner le long (voire sur ) le torrent de montagne. L'expérience est assez unique et pour les plus entrainés, des sentiers de randonnés permettent de grimper bien plus haut.
5/ Conclusion Par les temps qui courent, évoquer l'Iran provoque presque toujours un froncement de sourcils et des interrogations. Ces 15 jours nous ont permi de découvrir un pays magnifique, à l histoire tres riche et loin des clichés qu'on nous sert depuis nos écrans. Certes, la religion y est très présente et les standards de libertés individuelles ne sont pas comparables à ceux d'ici mais ce qui frappe au delà de ces questions qui ont leur importance, c'est surtout la quiétude, la gentilesse et l hospitalité des Iraniens que nous avons pu croiser. Spontanément, les gens viennent à votre rencontre, qui pour discuter, qui pour partager un gateau ou offrir un verre de thé. Loin de moi l'idée de creer la polémique sur ce qui va suivre, mais étant d'origine sénégalaise, j ai parfois cette petite appréhension, avant de voyager, sur le fait que ma couleur de peau puisse etre source de complications dans des pays ou la présence de Noirs et peu ou pas visibles. Il est clair que je ne suis pas passé inaperçu en Iran mais hormis une (saine) curiosité de leur part, je n ai ressenti aucune hostilité. Au contraire, de grands sourires et de gentilles sollicitations lorsque les regards se croisent. Le pays est clairement sécurisé, nous avons rencontré des femmes ou des groupes de filles voyageant seules. Il émane des Iraniens un grand respect vis à vis des touristes et les attentions dont nous avons été témoin n'ont exigées aucune contrepartie. Mon propos ici n'est pas d'enjoliver les choses mais ayant vadrouillé dans pas mal de coins sur cette planete, ce pays reste à part dans la façon d'être des individus qui le compose. Pour conclure, c'est une destination à faire de toute urgence avant qu'il ne soit davantage pris d'assaut par les touristes mais surtout compte tenu de la situation géopolitique au Moyen Orient et de la récente décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire et fait planer moult incertitudes.
Pour le reste, je suis à votre disposition si questions. Mamoudou
Après avoir glané pas mal d'informations sur ce forum, lesquelles m'ont aidé à préparer au mieux ma vadrouille en Iran, j'en profite enfin pour renvoyer l'ascenseur et partager mes impressions sur cette (belle) destination que ma femme et moi avons parcouru en Avril 2018. Je m excuse par avance pour ce poste assez long !
1/ Dates et billets d'avion. Nous sommes partis du 13 au 29 avril 2018. Nous nous sommes décidés à la derniere minute et avons pris nos billets deux semaines avant avec comapgnie Alitalia (une escale à Rome). Prix du billet AR pour deux : 826 eur. Clairement en s'y prenant à l avance, nous aurions pu obtenir un prix plus interessant.
2/ Finance/herbergement/transport. A la mi avril, 1EUR s'échangeait entre 52000 et 62000 RIALS. Le taux variait tous les jours et avons principalement changés nos euros dans les hotels. Coté hebergement, nous nous sommes appuyés sur nos guides papiers pour choisir nos points de chutes. Mais bien souvent, il a fallu improviser et se débrouiller au piti bonheur la chance pour dénicher une guesthouse. L'offre d hotelerie est assez large, de l auberge de jeunesse aux chambre hauts de gamme, il y en a pour toute les bourses (en moyenne, nous avons déboursé 30 eur par nuits à deux, avec une économie non négligeable avec les variations de taux de change). Pour ce qui est des transports, ils sont fiables et efficaces. Nous avons privilégiés les bus de nuit pour effectuer notre circuit, les bus sont assez confortables et très peu cher ( entre 5 et 10 euros max). Les trains ne sont pas en reste, nous avons juste été surpris d'arriver une heure plus tot à destination lorsque nous avions quitté Kashan pour Yazd. Je conseille cela dit de prendre votre billet la veille de votre départ et directement en gare.
3/ Démarches administratives (Visa) S'agissant du visa, il est possible de l'obtenir depuis l'ambassade d'Iran à Paris (visa à 50 eur) ou directement à l'arrivée à l'aéroport à Téhéran (75 eur). Dans les deux cas, il est nécessaire de faire une demande préalable, en ligne sur le site internet de l'ambassade. Les justificatifs à apporter y sont référencés. Nous avions opté ma femme et moi pour un retrait à l'ambassade vu que nous habitons Paris et que cela nous apparaissait a priori plus commaode. Le hic est qu'il faut fournir les justificatifs de réservation de toutes les nuits d'hotel sur l'ensemble du séjour. Ce qui est clairement impossible si on souhaite imporviser son parcours ou si on n a pas l intention de tout réserver à l avance. J'ai contacté l ambassade afin de verifier si une résa pour les deux premiers jours sur place était suffisante, la réponse a été négative... Il faut s avoir que si la demande de visa se fait à l arrivée (VOA), alors là ca sa passe sans probleme, vous n aurez qu'à fournir la preuve de reservation de la premiere nuit d hotel. Ayant déjà fait en ligne la demande pour un retrait à Paris, il n était plus possible de faire marche arrière et demander un visa à l arrivée. Nous avons donc pris le risque de partir en ayant juste le justificatif d enregistrement en ligne... Cela nous a valu quelques frayeurs (la peur de se faire refouler à l'arrivée ) et une longue attente, une très longue attente à Téhéran (près de 3h !!!) pour obtenir notre visa. Mais nous l avons finalement eu. Avec du recul, le conseil que je donne est de privilégier le visa à l'arrivée qui requiert des justificatifs beaucoup moins contraignants et une procédure rapide (en moyenne les autres voyageurs qui avait fait une demande de visa à l arrivée sont passés en 20 mn max). Coté documents, outre la nuit d hebergement, il faut bien prévoir l attestation d assurance qui est systématiquement vérifiés. Billets d avion, photos, réservation d hotel font l objet de moins de vérification.
4/ Circuit et visites En 15 jours, nous avons eu la possibilité de visiter l'essentiel des villes que nous avions prévues et ce, sans se presser. Avec une semaine en plus et un ou deux vols intérieurs, Tabriz, Mashad et la cote du Golfe persique auraient pu être rajouté dans le programme.
- Jour 1 -samedi 14 avril - Téhéran : arrivée à 1h15 du matin à Téhéran. Après les 3 heures d attente à l'aéroport, on a filé en centre ville en taxi pour nous rendre à notre hotel (le chauffeur de taxi a eu la gentillesse de nous attendre 2h durant !). Un petit dodo de 4 heures, nous avons ensuite profité de cette premiere journée pour s'impregner de l'ambiance. Au programme, visite du Golestan, du parc e sharh (jardins/parc public) des environs du Grand Bazar et du Pont Tabiat (lieu de promenade très prisé des habitants de Téhéran avec une vue majestueuse sur les monts enneigés de l'Alborz dominant la capitale).
- Jour 2 - dimanche 15 avril - Kashan : départ de Téhéran pour Kashan en bus (environ 3h30 de trajet. A Kashan, visites des maisons traditionnelles (Bouroujerdi/Tabatabei/Abbassian), du hamman (montez en terrasse pour apercevoir les nombreuses tours du vent), de la mosquée Agha Borzog et du Bazar. 1 journée complete suffit à visiter Kashan, en prenant son temps.
-Jours 3 et 4 - lundi 16, mardi 17 avril - Yazd : trajet Kashan/Yazd en train (environ 3h45). Journée du lundi consacrée à la visite de la vieille ville, du Bazar, de la mosquée du vendredi. Journée du mardi : visite du village abandonné de Kharanaq, de Chak Chak (lieu de pelerinage zoroastrien) et de la forteresse de Meybod. Ces sites sont à environ 50/75 km de Yazd, d'ou la nécessité de faire cela avec un chauffeur (guide pas forcément nécessaire). Une fois rentré sur Yazd (en début d aprem) possibilité d aller visiter le temple du feu zoroastrien (Ateshkadeh).
- Jours 5 et 6 - mercredi 18, jeudi 19 avril - Kerman et Desert du Lut : départ très tot le matin de Yazd pour Kerman. Trajet en bus (environ 5h). Kerman est le point d entrée pour qui veut se rendre dans les Kaluts, ce joli desert dominé par des formations rocheuses et son desert de sel qui sont sans rappeler les paysages du Colorado. De Kerman, nous avons loué les services d'un chauffeur/guide qui nous conduit au coeur des Kaluts et fait découvrir des paysages d'exception, notamment au coucher du soleil. Nuit dans un campement, près de Shafiabad. Journée du jeudi consacrée à continuer à vadrouiller dans le désert puis retour vers Kerman en faisant un crochet par la forteresse de Rayen, le mausolée soufi de Mahan et du jardinShah zadeh. Rentré sur Kerman vers 14h, en attendant notre bus de nuit, nous avons profité de notre temps libre pour visiter le joli et animé bazar de Kerman.
- Jours 7, 8 et 9 - vendredi 20, samedi 21, dimanche 22 avril - Shiraz : bus de nuit au départ de Kerman pour rallier Shiraz. Environ 7h de trajet. 3 jours pleins et largement suffisant pour flaner et prendre son temps dans cette ville agréable. Visites des sites principaux : Mosquée rose, tombeau de Hafez, Bazar e Vakil et la mosquée du même nom, jardin du Naranjestan. Possibilité de visiter les 2 mausolées shah e Cheragh et de Sayyed Mir Mohammed qui se situent au coeur de la vieille ville. Enfin, nous avons bloqué une journée pour l'incontournable Persepolis, les sites de Pasagardes et Naqsh e Rostam/Rajab.
- Jours 10, 11, 12 et 13 - lundi 23, mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 avril - Ispahan : bus de nuit au départ de Shiraz pour Ispahan. Environ 6.30h de trajet. Là encore 4 jours pleins -amplement suffisant pour déambuler à son rythme et entamer des discussions improvisées avec les habitants de cette ville. Là encore, visite des classiques : Bazar, place Naqsh e Jahan, Mosquée du Vendredi, quartier arménien. A noter qu'il y a de nombreux parcs et jardins à Ispahan (comme un peu partout ailleurs dans les villes que nous avons parcourues ) : de familles, des couples, des groupes d amis y vont pour y picniquer, siroter un thé ou fumer un narguilé. Moments agréables en somme.
- jours 14 et 15 - vendredi 27 et samedi 28 avril - retour à Téhéran : en bus de nuit depuis Ispahan (comptez entre 6/7 h de route). Téhéran mérite vraiment de s'y attarder. la circulation peut intimider mais le métro facilite grandement la visite de la ville. On y trouve de nombreux musées, nous avons jeté notre dévolu sur celui de la défense sacrée qui retrace avec force détails et photos/témoignages l'épisode de la guerre Iran/Irak. Ce musée assez récent vaut vraiment le détour. Le même jour, visite de l'ambassade des Etas Unis qui nous plonge au coeur d'un véritable film d'espionnage. Le lendemain et dernier jour (samedi 28 avril), nous nous sommes autorisés une randionnée à Darband dont les contreforts et sommets dominent Téhéran. Lieu très touristique et aytpique, quasi exclusivement fréquenté par les Iraniens qui s'y rendent assez nombreux le week end pour déjeuner le long (voire sur ) le torrent de montagne. L'expérience est assez unique et pour les plus entrainés, des sentiers de randonnés permettent de grimper bien plus haut.
5/ Conclusion Par les temps qui courent, évoquer l'Iran provoque presque toujours un froncement de sourcils et des interrogations. Ces 15 jours nous ont permi de découvrir un pays magnifique, à l histoire tres riche et loin des clichés qu'on nous sert depuis nos écrans. Certes, la religion y est très présente et les standards de libertés individuelles ne sont pas comparables à ceux d'ici mais ce qui frappe au delà de ces questions qui ont leur importance, c'est surtout la quiétude, la gentilesse et l hospitalité des Iraniens que nous avons pu croiser. Spontanément, les gens viennent à votre rencontre, qui pour discuter, qui pour partager un gateau ou offrir un verre de thé. Loin de moi l'idée de creer la polémique sur ce qui va suivre, mais étant d'origine sénégalaise, j ai parfois cette petite appréhension, avant de voyager, sur le fait que ma couleur de peau puisse etre source de complications dans des pays ou la présence de Noirs et peu ou pas visibles. Il est clair que je ne suis pas passé inaperçu en Iran mais hormis une (saine) curiosité de leur part, je n ai ressenti aucune hostilité. Au contraire, de grands sourires et de gentilles sollicitations lorsque les regards se croisent. Le pays est clairement sécurisé, nous avons rencontré des femmes ou des groupes de filles voyageant seules. Il émane des Iraniens un grand respect vis à vis des touristes et les attentions dont nous avons été témoin n'ont exigées aucune contrepartie. Mon propos ici n'est pas d'enjoliver les choses mais ayant vadrouillé dans pas mal de coins sur cette planete, ce pays reste à part dans la façon d'être des individus qui le compose. Pour conclure, c'est une destination à faire de toute urgence avant qu'il ne soit davantage pris d'assaut par les touristes mais surtout compte tenu de la situation géopolitique au Moyen Orient et de la récente décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire et fait planer moult incertitudes.
Pour le reste, je suis à votre disposition si questions. Mamoudou
Escale d'une heure à Londres English translation pending
bonjour, j'ai un vol lyon denver avec une escale a londre de 1h05. Est-ce sufisant, en sachant que j arrive et part du terminal 3.
Merci
Billet électronique Alitalia émis mais carte bancaire non débitée English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé un billet de Casablanca à Miami (aller/retour) avec Alitalia, depuis 2 semaines, mais mon compte n'a toujours pas été débité. J'ai contacté la compagnie pour avoir des éclaircissements, ils m'ont confirmé que la réservation a été bien effectuée.. ils m'ont même envoyé mon billet électronique. Mais la somme n'est toujours pas prélevée !!
A votre avis, que dois-je faire de plus ??
J'ai réservé un billet de Casablanca à Miami (aller/retour) avec Alitalia, depuis 2 semaines, mais mon compte n'a toujours pas été débité. J'ai contacté la compagnie pour avoir des éclaircissements, ils m'ont confirmé que la réservation a été bien effectuée.. ils m'ont même envoyé mon billet électronique. Mais la somme n'est toujours pas prélevée !!
A votre avis, que dois-je faire de plus ??
Petit tour dans le Sud-Ouest américain au printemps English translation pending
Hi
A l'automne dernier, les parcs de l'ouest canadien ne m'ont pas laissé que des bons souvenirs.
D’où une envie de retourner dans le SW, Arizona principalement.
Je vous soumets ce projet de planning, pas tout à fait complet,
J1 - Arrivée Lax à 12h50 - Route vers Palm Desert (137mi) J2 - Visite Palm Canyon et Téléphérique Palm Spring – nuit à Palm Desert J3 - Visite Anza Borrego – Nuit à Palm Desert J4 - Visite Salton Sea et Cavation Mountain - Route vers Yuma (159mi) J5 - Visite Kofa NWR – Route vers Cottonwood (264mi) J6 - Visite Sedona – nuit Cottonwood J7 - Visite Sedona (circuit 4x4) – nuit Cottonwood J8 - Route vers Phoenix est par Apache Trail, arrêt Goldfield (170mi) J9 - Visite Boyce Arboretum + ? - nuit à Tucson (120mi) J10 - Visite Sagaro NP est + Tumacacori – nuit à Tombstone (181mi) J11 - Visite Bisbee et route vers Willcox – (100mi) J12 - Visite Chiricahua NM – nuit à Willcox J13 - Visite City of Rock - nuit à Silver City (197mi) J14 - Visite Gila Cliff NM – route vers Springerville (236mi) J15 - Route vers Durango par Ship Rock (290mi) J16 - Tour train - nui Durango J17 - Canyon of the Ancients – nuit à Monument Valley (178mi) J18 - Circuit 4x4 puis route vers centre culturel Hopi (153 mi) J19 - Visite avec guide Blue Canyon + - nuit centre culturel Hopi J20 - Route vers Laughtin – par route 66 J21 - Las Vegas ou Mojave ou Joshua ? J22 - Départ Lax 18h
Ce ne sont pas les lieux les plus classiques.
Je rappelle que je ne randonne pas, ou très peu
J'ai pas trouvé de pow wow ni de rodéo.
Il y a peut-être sur mon parcours des sites que j'ai oublié ...
A votre avis Bern
J1 - Arrivée Lax à 12h50 - Route vers Palm Desert (137mi) J2 - Visite Palm Canyon et Téléphérique Palm Spring – nuit à Palm Desert J3 - Visite Anza Borrego – Nuit à Palm Desert J4 - Visite Salton Sea et Cavation Mountain - Route vers Yuma (159mi) J5 - Visite Kofa NWR – Route vers Cottonwood (264mi) J6 - Visite Sedona – nuit Cottonwood J7 - Visite Sedona (circuit 4x4) – nuit Cottonwood J8 - Route vers Phoenix est par Apache Trail, arrêt Goldfield (170mi) J9 - Visite Boyce Arboretum + ? - nuit à Tucson (120mi) J10 - Visite Sagaro NP est + Tumacacori – nuit à Tombstone (181mi) J11 - Visite Bisbee et route vers Willcox – (100mi) J12 - Visite Chiricahua NM – nuit à Willcox J13 - Visite City of Rock - nuit à Silver City (197mi) J14 - Visite Gila Cliff NM – route vers Springerville (236mi) J15 - Route vers Durango par Ship Rock (290mi) J16 - Tour train - nui Durango J17 - Canyon of the Ancients – nuit à Monument Valley (178mi) J18 - Circuit 4x4 puis route vers centre culturel Hopi (153 mi) J19 - Visite avec guide Blue Canyon + - nuit centre culturel Hopi J20 - Route vers Laughtin – par route 66 J21 - Las Vegas ou Mojave ou Joshua ? J22 - Départ Lax 18h
Ce ne sont pas les lieux les plus classiques.
Je rappelle que je ne randonne pas, ou très peu
J'ai pas trouvé de pow wow ni de rodéo.
Il y a peut-être sur mon parcours des sites que j'ai oublié ...
A votre avis Bern
Une heure de correspondance à CDG vers et au retour des États-Unis: qui l'a déjà fait? English translation pending
Bonjour,
Billets pris sur le site Air France après avoir appelé l'assistance qui m'a confirmé que c'était réaliste, mais j'ai quand même un doute !
Habitant en province, nous arriverons et repartirons du Terminal 2F. Les billets donnent 1h de correspondance entre les 2 vols à l'aller comme au retour. Je n'ai jamais eu des correspondances aussi courtes aussi je ne me suis jamais posé la question, ni n'ai jamais fait trop attention au temps passé entre l'arrivée du premier vol et l'installation en zone d'embarquement pour le second. Aussi : qui l'aurait déjà vécu et comment ça s'est passé, svp ?
Je sais qu'en cas de pb je serai rerouté. Je ne suis pas trop inquiet pour le retour. Par contre pour l'aller, c'est le we du chassé-croisé juillet/août et sachant qu'il n'y a qu'un vol par jour pour Miami, ça me laisse quand même une petite inquiétude ...
Cordialement, Caussat
Billets pris sur le site Air France après avoir appelé l'assistance qui m'a confirmé que c'était réaliste, mais j'ai quand même un doute !
Habitant en province, nous arriverons et repartirons du Terminal 2F. Les billets donnent 1h de correspondance entre les 2 vols à l'aller comme au retour. Je n'ai jamais eu des correspondances aussi courtes aussi je ne me suis jamais posé la question, ni n'ai jamais fait trop attention au temps passé entre l'arrivée du premier vol et l'installation en zone d'embarquement pour le second. Aussi : qui l'aurait déjà vécu et comment ça s'est passé, svp ?
Je sais qu'en cas de pb je serai rerouté. Je ne suis pas trop inquiet pour le retour. Par contre pour l'aller, c'est le we du chassé-croisé juillet/août et sachant qu'il n'y a qu'un vol par jour pour Miami, ça me laisse quand même une petite inquiétude ...
Cordialement, Caussat
Gros problèmes avec les croisiéristes MSC et Cruise English translation pending
Bonjour,
Dans la continuité d'un avis récemment déposé sur plusieurs sites de croisiéristes, je souhaite apporter de nouvelles précisions.
Mon sac à main contenant mon passeport m'a été volé à la veille d'un départ en croisière avec MSC et CRUISE à DUBAI pour une durée de 15 jours. Plainte est déposée au commissariat.
L'assurance multirisques EVASAN du croisiériste a refusé de m'indemniser au prétexte que mes papiers ont été volés à la veille du départ et non pas le jour du départ. Conditions d'indemnisation draconiennes..
Le président de CRUISE a consenti par écrit à m'accorder 50 % de réduction sur ma cabine lors d'une prochaine croisière jusqu'au 31.01.2019 et le président de MSC 10 % de réduction. Cela représente une toute petite remise au vue du coût des billets d'avion, du tout-inclus boissons, de l'assurance et des 14 excursions préalablement payées pour 2 personnes. Ma croisière initiale coûtait 10 600 euros. La réduction consentie est de l'ordre de 1 000 euros.
Malgré cela, j'accepte ces conditions et souhaite partir pour Noël 2018. MSC me répond une semaine plus tard qu'il n'est pas possible de partir pour Noël prochain ... Une façon commode de ne pas appliquer la remise qu'il m'ont gracieusement consentie par écrit.
Pourtant, le président de CRUISE par 4 mails signés s'est engagé, sans condition particulière, à une remise consentie jusqu'à la date du 31.01.2019.
Je vous donc saisir à nouveau le médiateur du tourisme et je sollicite ceux d'entre vous qui ont rencontré des difficultés similaires avec les croisiéristes MSC et CRUISE pour que nous envisagions de déposer une plainte commune. J'ai déjà reçu plusieurs messages pour des problèmes semblables avec ces deux mêmes compagnies.
Merci et bonne journée !
T. 06 25 22 86 34
Voyage au Mexique avec cette agence? English translation pending
Bonjour,
Je veux me rendre au Mexique cet hiver (fév-mars 2018).
L'agence Tours by locals propose des itinéraires et des guides dans différentes villes du Mexique.
Si certains d'entre vous ont utilisé cette agence au Mexique, j'aimerais que vous me fassiez part de votre expérience.
Plus particulièrement:
1) les itinéraires et les guides;
2) les prix et la façon de procéder au paiement;
3) Tout autre renseignement pertinent.
Navettes gratuites à Marseille pour les bateaux de croisière English translation pending
Bonjour
Le 20 Novembre 2019, en quittant la croisière COSTA en taxi, j' ai vu a 500 m du bateau une navette marquée: "Free shuttle to city center". (😠 ! curieux que cela soit en anglais n' est ce pas!!) Je suis allé à l' office du tourisme de Marseille pour demander comment rejoindre les bateaux de croisières. Ils m' ont d'abord dit qu' il fallait prendre un taxi puis en demandant comment éviter les taxis, que je pouvais prendre le bus 3? à Joliette qui me déposerait porte 4 mais que je devrais marcher plusieurs kilomètres (c'est vrai, d' après G.... MAP 2,2 km) Quand je leur ai dit que j' avais vu une navette gratuite, iIs m'ont dit qu' effectivement une navette existait au départ de joliette, mais qu'elle n' allait pas jusqu'au bateau, qu'il fallait peut être attendre et que c' était mieux de prendre un taxi à cause des valises. 😠 Curieux cette difficulté à obtenir les infos !... Lobby des taxi marseillais?? Bref vous avez le choix: Free Shuttle: 0 euro + environ 500 m à pied Bus Marseille: 1,7 euro + environ 2,2 km Taxi depuis Marseille ~ 20 euros (avec coût des bagages) mais vous serez déposé au "pieds du bateau"
Dommage que l' info ne soit pas mieux relayer car n aimerait avoir le choix.
Le 20 Novembre 2019, en quittant la croisière COSTA en taxi, j' ai vu a 500 m du bateau une navette marquée: "Free shuttle to city center". (😠 ! curieux que cela soit en anglais n' est ce pas!!) Je suis allé à l' office du tourisme de Marseille pour demander comment rejoindre les bateaux de croisières. Ils m' ont d'abord dit qu' il fallait prendre un taxi puis en demandant comment éviter les taxis, que je pouvais prendre le bus 3? à Joliette qui me déposerait porte 4 mais que je devrais marcher plusieurs kilomètres (c'est vrai, d' après G.... MAP 2,2 km) Quand je leur ai dit que j' avais vu une navette gratuite, iIs m'ont dit qu' effectivement une navette existait au départ de joliette, mais qu'elle n' allait pas jusqu'au bateau, qu'il fallait peut être attendre et que c' était mieux de prendre un taxi à cause des valises. 😠 Curieux cette difficulté à obtenir les infos !... Lobby des taxi marseillais?? Bref vous avez le choix: Free Shuttle: 0 euro + environ 500 m à pied Bus Marseille: 1,7 euro + environ 2,2 km Taxi depuis Marseille ~ 20 euros (avec coût des bagages) mais vous serez déposé au "pieds du bateau"
Dommage que l' info ne soit pas mieux relayer car n aimerait avoir le choix.
Égypte en circuit organisé ou par ses propres moyens? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai obtenir vos conseils et avis sur la destination qu’est l’egypte Je souhaiterai m’y rendre avec ma conjointe (nous avons 30 ans) au mois de mars 2018, étant visiblement le plus propice d’un point de vue météo. Je suis à la recherche d’un circuit nous permettant de prendre notre temps et de voir toutes les merveilles (les plus grandioses a visiter) durant une période de trois semaines. La plupart des agences de voyages vous organisent un circuit de deux semaines avec la fin du séjour en farniente sur un plage. Nous hésitons également à partir en sac à dos, étant habitués à ce genre de périple mais dans des zones et pays plus sure en terme de sécurité. Connaissez vous une agence de voyage permettant de longs circuits et visites pour une période de 3 semaines sans forcément cette fin de séjour quasiment obligatoire en mode farniente sur la plage. Je recherche vraiment de l’authenticité dans ce voyage. Ou bien nous conseilleriez vous de nous y rendre en sac à dos tout en respectant les zones dites conseillées par le ministère. Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite à tous une excellente journée. Cordialement. Thibault
Je souhaiterai obtenir vos conseils et avis sur la destination qu’est l’egypte Je souhaiterai m’y rendre avec ma conjointe (nous avons 30 ans) au mois de mars 2018, étant visiblement le plus propice d’un point de vue météo. Je suis à la recherche d’un circuit nous permettant de prendre notre temps et de voir toutes les merveilles (les plus grandioses a visiter) durant une période de trois semaines. La plupart des agences de voyages vous organisent un circuit de deux semaines avec la fin du séjour en farniente sur un plage. Nous hésitons également à partir en sac à dos, étant habitués à ce genre de périple mais dans des zones et pays plus sure en terme de sécurité. Connaissez vous une agence de voyage permettant de longs circuits et visites pour une période de 3 semaines sans forcément cette fin de séjour quasiment obligatoire en mode farniente sur la plage. Je recherche vraiment de l’authenticité dans ce voyage. Ou bien nous conseilleriez vous de nous y rendre en sac à dos tout en respectant les zones dites conseillées par le ministère. Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite à tous une excellente journée. Cordialement. Thibault
Demande de eVisa pour l'Inde English translation pending
Bonjour
Pour la première fois je fais une demande de visa en ligne.
Ayant lu de nombreux messages sur le sujet je m'attendais à des difficultés de saisie mais pas à ce point là.
Hier soir, munie du précieux mode d'emploi de Bijolaine (grand merci à toi) j'ai passé 3h infructueuses quel que soit le navigateur. J'avais bien suivi les conseils de Fanzi, je restais bien sur le formulaire en anglais mais à chaque fois error au moment de finaliser. Bref un bug
Ce matin, miracle ça marche. ça ne prend qu'1 heure...
Mais j'aurais 2 questions à poser.
Désolée si ça a déjà été traité mais j'ai quasiment tout lu sur le sujet (sur 1 an) et pas trouvé de réponse.
- Est-ce normal d'avoir sur applicant name, mes 2 prénoms et non mon prénom et nom de famille. Ma saisie est pourtant exacte. Cela peut il poser un problème?
- voici le texte de la dernière page avant paiement qui me soucie.
I, the applicant, hereby certify that I have read and understood all the statements/questions in this application. The answers and information furnished in this application are true and correct to the best of my knowledge and belief. I understand that the Visa fee once paid is non-refundable irrespective of the outcome of my application and doesn't in any way guarantee issuance of e-Visa by the Government of India. I agree that I cannot cancel or amend this transaction.
Cela veut il dire que le visa est refusé uniquement s'il y a une erreur de saisie ou que même si tout ce formulaire est rigoureusement rempli avec photo et scan passeport pile poil aux normes , il peut y avoir un refus de visa après paiement. Mille merci d'avance enrick
I, the applicant, hereby certify that I have read and understood all the statements/questions in this application. The answers and information furnished in this application are true and correct to the best of my knowledge and belief. I understand that the Visa fee once paid is non-refundable irrespective of the outcome of my application and doesn't in any way guarantee issuance of e-Visa by the Government of India. I agree that I cannot cancel or amend this transaction.
Cela veut il dire que le visa est refusé uniquement s'il y a une erreur de saisie ou que même si tout ce formulaire est rigoureusement rempli avec photo et scan passeport pile poil aux normes , il peut y avoir un refus de visa après paiement. Mille merci d'avance enrick
Aller au Togo cet hiver English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un est-il au Togo en ce moment où y partira cet hiver?
La situation politique est complexe actuellement et des amis locaux m'ont conseillé d'attendre un peu.. mais ça peut durer
Françoise
Expatriés français: devenir "greeters" dans votre pays English translation pending
Bonjour,
Pourriez-vous répondre svp :
- Seriez-vous intéressés pour devenir Greeters dans votre pays ? (oui, non, pourquoi ?)
Il s'agit d'accueillir des touristes français types routards, bourlingueurs pour une rencontre authentique. Vous montrerez et parlerez de façon insolite, originale et personnelle de votre pays de résidence, de votre métier, etc. dont vous êtes passionnés. À l'occasion d'une balade en ville ou dans la région, vous allez non seulement souligner les lieux intéressant ou inconnus, mais vous allez aussi parler de la vie de tous les jours et de vos coups de cœur.
Merci.
Pourriez-vous répondre svp :
- Seriez-vous intéressés pour devenir Greeters dans votre pays ? (oui, non, pourquoi ?)
Il s'agit d'accueillir des touristes français types routards, bourlingueurs pour une rencontre authentique. Vous montrerez et parlerez de façon insolite, originale et personnelle de votre pays de résidence, de votre métier, etc. dont vous êtes passionnés. À l'occasion d'une balade en ville ou dans la région, vous allez non seulement souligner les lieux intéressant ou inconnus, mais vous allez aussi parler de la vie de tous les jours et de vos coups de cœur.
Merci.
Avant d'embarquer pour le Népal… English translation pending
Namasté !
Je suis un membre pas tout à fait nouveau, plutôt silencieux mais toujours curieux, lecteur assidu de ce forum. Voici peut-être pour moi le temps de m'y exprimer.
Actuellement au Népal, j'aimerais trouver quelqu'un qui prévoie de s'y rendre d'ici la mi-mai, en passant par Paris, et qui soit disposé à me rendre un simple, mais grand service.
En effet, en quittant la France pour voyager il y a six mois, j'ai dû choisir le matériel que j'emporterais. Arrivé hier au Népal, je réalise combien peu stratégique il était de ne pas embarquer ma veste de montagne, moi qui compte bien aller m'y balader à une saison réputée pluvieuse ! J'ai bien pensé à en racheter une à Katmandou, mais mon budget me suggère d'éviter le gaspillage, étant donné que je possède une veste adaptée.
Mon vœu est donc de trouver un voyageur coopérant, préparant son voyage au Népal et disposant d'une (petite) demi-heure à perdre à Paris. À ce point-là, charger mon petit frère de joindre cette personne et la charger de ma veste (légère et peu encombrante 😇), que je récupérerais sitôt votre arrivée à Katmandou ; finalement, m'assurer de vous y faire découvrir un sympathique restaurant que j'aurai déniché spécialement pour vous y inviter à dîner 😉
Enfin et surtout, votre générosité saura mériter ma gratitude et mon support, si d'une quelque façon je peux vous être utile en retour.
En espérant avoir de vos réponses, je vous souhaite une bonne préparation – et bon voyage ! 🙂
Benjamin
Je suis un membre pas tout à fait nouveau, plutôt silencieux mais toujours curieux, lecteur assidu de ce forum. Voici peut-être pour moi le temps de m'y exprimer.
Actuellement au Népal, j'aimerais trouver quelqu'un qui prévoie de s'y rendre d'ici la mi-mai, en passant par Paris, et qui soit disposé à me rendre un simple, mais grand service.
En effet, en quittant la France pour voyager il y a six mois, j'ai dû choisir le matériel que j'emporterais. Arrivé hier au Népal, je réalise combien peu stratégique il était de ne pas embarquer ma veste de montagne, moi qui compte bien aller m'y balader à une saison réputée pluvieuse ! J'ai bien pensé à en racheter une à Katmandou, mais mon budget me suggère d'éviter le gaspillage, étant donné que je possède une veste adaptée.
Mon vœu est donc de trouver un voyageur coopérant, préparant son voyage au Népal et disposant d'une (petite) demi-heure à perdre à Paris. À ce point-là, charger mon petit frère de joindre cette personne et la charger de ma veste (légère et peu encombrante 😇), que je récupérerais sitôt votre arrivée à Katmandou ; finalement, m'assurer de vous y faire découvrir un sympathique restaurant que j'aurai déniché spécialement pour vous y inviter à dîner 😉
Enfin et surtout, votre générosité saura mériter ma gratitude et mon support, si d'une quelque façon je peux vous être utile en retour.
En espérant avoir de vos réponses, je vous souhaite une bonne préparation – et bon voyage ! 🙂
Benjamin
Images de voyages au Cambodge English translation pending
Bonjour,
Après un premier voyage réalisé au Cambodge en 2012 et qui m'avait bien plu, l'idée de retourner un jour dans ce pays était certes présente dans mon esprit mais rien de très concret ne se dessinait vraiment. Finalement, ce retour au Cambodge a eu lieu cette année, au mois de mars précisément.
Le fil de discussion que j'avais initié à l'issue de mon premier voyage a été retiré à ma demande pour éviter les doublons et je repars cette fois avec un nouveau fil qui tente une synthèse en images, un bien grand mot à vrai dire.
Par manque de courage et surtout de temps, je renonce à l'écriture d'un carnet. Les images présentées successivement dans ce fil, sont de deux sortes : noir et blanc argentique, puis couleur numérique. Cela va faire jaser les puristes ; je les vois déjà hors des gonds...🏴☠️
Les images sont associées à des légendes et/ou des commentaires sobres et factuels. Néanmoins, je serai un peu plus bavard tout à la fin pour mes impressions et mon ressenti sur ce voyage 2017.
Il est facile de voyager au Cambodge. En particulier, il est aisé de s'y déplacer et d'y trouver un logement à sa convenance. Aussi, je n'ai pas prévu de communiquer sur des détails pratiques en matière de logistique, de transport et d'hébergement. De nombreuses discussions existent déjà sur ces sujets sur VF, récentes, étayées, et qu'on peut retrouver par une brève recherche par mots-clés.
En 2012, venant du sud Laos par un poste frontière terrestre, j'ai débuté la visite du Cambodge par Stung Treng. L'itinéraire a été ensuite le suivant : Stung Treng (ville d'arrivée dans le pays), Ban Lung et environs, Kompong Cham et environs, Phnom Penh, Kep et Kampot, Retour à Phnom Penh, Kompong Chnnang et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs, Kompong Thom et environs, Retour à Phnom Penh.
Ce séjour a duré huit semaines.
En 2017, l'itinéraire a été le suivant : Phnom Penh (arrivée par l'aéroport), Kep et Kampot, Chi Pat et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs (départ par l'aéroport).
Ce séjour a duré trois semaines.
Au plan photographique, j'ai utilisé uniquement des objectifs courts, un pour le noir et blanc, un pour la couleur. Ce fut un choix qui limita forcément mais je finis par m'y habituer. Comme je l'ai évoqué précédemment, je suis revenu un peu au noir et blanc après l'avoir délaissé pendant plusieurs années. Un verre de visée japonais d'une grande clarté et une paire de lunettes pour vision de près sont les deux éléments déterminants qui m'ont donné envie de revenir au noir et blanc argentique.
Au cours de ce voyage et surtout au retour après l'examen des négatifs, je suis arrivé à la même conclusion pour le N&B que s'il se fut agi d'images numériques en couleur : on n'a jamais cessé d'en apprendre sur son appareil photo, même lorsque celui-ci paraît simple d'utilisation. Pour être plus exact, on n'a jamais fini d'en apprendre sur l'objectif qui est vissé dessus. D'où l'intérêt de bien (voire très bien) connaître le comportement de son objectif avant de se lancer dans la photo pour de bon, je veux dire pour des images auxquelles on tient.
Indépendamment de ce constat, je regrette que sur certains sites d'Angkor, il ne m'ait pas été autorisé l'usage du trépied. Mon objectif d'appareil chargé en N&B aurait alors pu donner le meilleur de lui-même. Cela n'a pas été le cas mais je comprends la position des gardiens des sites. Pour les images en couleur, le fait d'avoir été "empêché" d'utiliser le trépied a été moins perturbant qu'en N&B.
Il me semble avoir lu ici-même, venant de voyageurs photographes éclairés, qu'un voyage d'une durée normale (que je suppose de l'ordre de deux à trois semaines) doit déboucher sur un maximum de trente à quarante images à présenter après une sélection rigoureuse, ceci pour être raisonnable et pour épargner au lecteur, la médiocrité.
Je crois avoir procédé à une sélection rigoureuse de mes images, mais sans avoir pu respecter cette borne haute d'une quarantaine d'images. Il y en aura un peu plus. Il faut dire que les deux séjours cumulés totalisent onze semaines, avec , je le concède, des sites visités deux fois à cinq ans d'intervalle. Il n'empêche, à cet égard, je ne serai pas du tout raisonnable. Mais on s'éloigne déjà du sujet qui est le Cambodge. Place donc aux images et à quelques N&B, pour commencer. A suivre
Après un premier voyage réalisé au Cambodge en 2012 et qui m'avait bien plu, l'idée de retourner un jour dans ce pays était certes présente dans mon esprit mais rien de très concret ne se dessinait vraiment. Finalement, ce retour au Cambodge a eu lieu cette année, au mois de mars précisément.
Le fil de discussion que j'avais initié à l'issue de mon premier voyage a été retiré à ma demande pour éviter les doublons et je repars cette fois avec un nouveau fil qui tente une synthèse en images, un bien grand mot à vrai dire.
Par manque de courage et surtout de temps, je renonce à l'écriture d'un carnet. Les images présentées successivement dans ce fil, sont de deux sortes : noir et blanc argentique, puis couleur numérique. Cela va faire jaser les puristes ; je les vois déjà hors des gonds...🏴☠️
Les images sont associées à des légendes et/ou des commentaires sobres et factuels. Néanmoins, je serai un peu plus bavard tout à la fin pour mes impressions et mon ressenti sur ce voyage 2017.
Il est facile de voyager au Cambodge. En particulier, il est aisé de s'y déplacer et d'y trouver un logement à sa convenance. Aussi, je n'ai pas prévu de communiquer sur des détails pratiques en matière de logistique, de transport et d'hébergement. De nombreuses discussions existent déjà sur ces sujets sur VF, récentes, étayées, et qu'on peut retrouver par une brève recherche par mots-clés.
En 2012, venant du sud Laos par un poste frontière terrestre, j'ai débuté la visite du Cambodge par Stung Treng. L'itinéraire a été ensuite le suivant : Stung Treng (ville d'arrivée dans le pays), Ban Lung et environs, Kompong Cham et environs, Phnom Penh, Kep et Kampot, Retour à Phnom Penh, Kompong Chnnang et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs, Kompong Thom et environs, Retour à Phnom Penh.
Ce séjour a duré huit semaines.
En 2017, l'itinéraire a été le suivant : Phnom Penh (arrivée par l'aéroport), Kep et Kampot, Chi Pat et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs (départ par l'aéroport).
Ce séjour a duré trois semaines.
Au plan photographique, j'ai utilisé uniquement des objectifs courts, un pour le noir et blanc, un pour la couleur. Ce fut un choix qui limita forcément mais je finis par m'y habituer. Comme je l'ai évoqué précédemment, je suis revenu un peu au noir et blanc après l'avoir délaissé pendant plusieurs années. Un verre de visée japonais d'une grande clarté et une paire de lunettes pour vision de près sont les deux éléments déterminants qui m'ont donné envie de revenir au noir et blanc argentique.
Au cours de ce voyage et surtout au retour après l'examen des négatifs, je suis arrivé à la même conclusion pour le N&B que s'il se fut agi d'images numériques en couleur : on n'a jamais cessé d'en apprendre sur son appareil photo, même lorsque celui-ci paraît simple d'utilisation. Pour être plus exact, on n'a jamais fini d'en apprendre sur l'objectif qui est vissé dessus. D'où l'intérêt de bien (voire très bien) connaître le comportement de son objectif avant de se lancer dans la photo pour de bon, je veux dire pour des images auxquelles on tient.
Indépendamment de ce constat, je regrette que sur certains sites d'Angkor, il ne m'ait pas été autorisé l'usage du trépied. Mon objectif d'appareil chargé en N&B aurait alors pu donner le meilleur de lui-même. Cela n'a pas été le cas mais je comprends la position des gardiens des sites. Pour les images en couleur, le fait d'avoir été "empêché" d'utiliser le trépied a été moins perturbant qu'en N&B.
Il me semble avoir lu ici-même, venant de voyageurs photographes éclairés, qu'un voyage d'une durée normale (que je suppose de l'ordre de deux à trois semaines) doit déboucher sur un maximum de trente à quarante images à présenter après une sélection rigoureuse, ceci pour être raisonnable et pour épargner au lecteur, la médiocrité.
Je crois avoir procédé à une sélection rigoureuse de mes images, mais sans avoir pu respecter cette borne haute d'une quarantaine d'images. Il y en aura un peu plus. Il faut dire que les deux séjours cumulés totalisent onze semaines, avec , je le concède, des sites visités deux fois à cinq ans d'intervalle. Il n'empêche, à cet égard, je ne serai pas du tout raisonnable. Mais on s'éloigne déjà du sujet qui est le Cambodge. Place donc aux images et à quelques N&B, pour commencer. A suivre
Trajet Guyana - Surinam - Guyane - Brésil (retour) English translation pending
Hola a todo,
Je viens de faire le trajet mentionner en transport en commun de la façon la moins cher possible, bus et bateau (ferry) j'ai pas fait d'auto stop, dans les prochains jours je vais decrire les etapes et les pièges à eviter. Pour ceux qui veulent avoir des renseignements n'hesitez pas à poser vos quedtions.🙂
Je viens de faire le trajet mentionner en transport en commun de la façon la moins cher possible, bus et bateau (ferry) j'ai pas fait d'auto stop, dans les prochains jours je vais decrire les etapes et les pièges à eviter. Pour ceux qui veulent avoir des renseignements n'hesitez pas à poser vos quedtions.🙂
Se poser la question du voyage en 2017 English translation pending
J'ai voyagé au très long cours dans des époques où rien n'était prévu et où il fallait improviser sans cesse et vivre à 100% dans les mêmes conditions que les habitants des pays visités., très difficile parfois mais extrêmement riche en rencontres et en humanité.
Les derniers voyages effectués m'ont interpellée tant j'y ai vu et croisé un maximum de personnes consommatrices de fun et de photos...en dépit de tout intêret réel avec les cultures des pays.
Electro choc tant l'élan qui m'envoyait sur ces chemeins du monde était la rencontre "avec mes soeurs et frêres de la planète"
Ecolo depuis la fin des années 60, j'ai toujours fait très attention à mon impact carbonique et environnemental et ai privilégié les très longs séjours au voyages à durée limité ( moins de 3 mois) et j'ai plutôt choisi de 6 mois à 1 an en utilisant en priorité les moyens de transport locaux en banissant l'avion des vols intérieurs!!!
Alors dans l'urgence de ces enjeux climatiques qui tuent et détruisent déja tant de population dans le monde (en ce moment 3 ans de sêcheresse et 20 millions de personnes dont la survie n'est pas garanti ... sans parler des souffrances insupportables) .
Loin de moi l'idée de pointer le voyage comme cause mais plutôt d'interpeler la conscience des occidentaux qui ont accès à ces possibles afin qu'il y ait une vraie réflexion sur la façon de voyager et la responsabilisation qui doit en découler.
A u dela des changements de paradigme que la réalité va nous imposer si nous voulons encore avoir l'espoir d'un monde viable pour nos enfants..; il y a aussi des gestes possibles : le scharters et vols low cost poussant "au crime" à nous de reverser la compassation carbone de la pollution que notre déplacement a généré ? il y a un site sérieux et reconnu :
https://co2solidaire.org/
En espèrant que vos décisions futures seront éco responsables... je vous souhaite un beau printemps à pied, cheval, vélo ou autre transport .. en commun !! Amitiés Michèle
En espèrant que vos décisions futures seront éco responsables... je vous souhaite un beau printemps à pied, cheval, vélo ou autre transport .. en commun !! Amitiés Michèle