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Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 11 replies
3 Mars 05 DELHI Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.

J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.

Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.

4 Mars  DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.

Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.

Mon voyage commence bien.

5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul

6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.

L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.

7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)

8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.

10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...

Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!

?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!

14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.

15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.

16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??

17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.

18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.

20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??

22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.

23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...

24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.

27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).

31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.

3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.

8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...

9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!

11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...

18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.

26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.

La suite au prochain épisode.
Racontez-moi l'Inde English translation pending
by Taratroyes · 2005-08-22 · 19 replies
Qui peut me raconter en quelques lignes sont voyage en Inde, ses impressions? Quelle est la meilleure formule pour vsister l'Inde?? circuit, séjour, autotour, rando.....??? Merci
Train Delhi Varanasi English translation pending
by Jossel · 2006-03-21 · 7 replies
bonjour, je pars pour delhi le 18/04 et souhaiterais prendre un train pour Varanasi le plus rapidement possible. Je suis preneuse de conseils pour éviter les galères de resa et files d'attente à la gare de Delhi. De plus j'emmène ma mère (65 ans en forme)avec moi pour son 1er voyage routard, que me conseillez vous comme classe, quelles galères à éviter? Pour ma part, je n'ai jamais pris le train en Inde non plus.. Je suis également interéssée par un hotel à delhi qui pourrait envoyer une voiture à l'aéroport. Merci et à bientot.
Inde: avion ou train pour faire Bénarès-Delhi en décembre 2009? English translation pending
by Gpacifik · 2009-11-05 · 14 replies
😉 Salut à tous, mon voyage delhi, agra, varanesi puis retour delhi pour aller a reshikesh.du 15dec au 02 janv 2010.

Est ce que vous pensez qu'il vaut mieux prendre le train ou l'avion pour varanesi/delhi (vers le 24, 25 dec)? Combien d'heures de voyage chacun?

Combien d'heures de trains delhi/agra? Idem pour agra/varanesi?

Savez vous combien coute un kilometre en taxi? (en moyenne)

Meci d'avance pour vos lumieres 😎 Carpe diem😉
Passages de la mousson en Inde English translation pending
by 57manon · 2009-01-12 · 5 replies
Bonjour,

Avec mon petit copain on prévoit de faire le tour du monde. On projette d'arriver en Inde pour début juin. On resterait dans le nord jusqu'à mi-juillet. On doit être à Varanasi pour le 22 juillet (jour de l'éclipse solaire). Mais je me pose beaucoup de question vis à vis de la mousson. Ca me fait un peu peur. Je n'ai jamais connu ça, et je n'arrive pas du tout à me l'imaginer. Peut-on rester un Inde jusqu'à fin octobre en évitant la mousson, car j'ai vu qu'elle se déplace... peut-être c'est possible de passer juste derrière? Aussi sur les sites ou dans les livres ils disent que c'est plus dangereux pour la transmission de maladie... Je pense que c'est vrai, mais est-ce vraiment tellement risqué?

Cela vaut-il le coup d'y aller pendant la mousson? peut-on quand même sortir ou est-ce que tout est inondé?

Sinon on a un plan B, qui serait de se rendre d'abord en Chine de juin à octobre, dans le Nord Est, peut etre que la mousson est beaucoup moins présente la bas? (mais comme le nivau de vie est plus cher, ça reste un plan B, voir un plan C 🤪 )

Si certains voyageurs peuvent me conseiller de part leur expérience, se serait super sympa.... hihi j'espère qu'il y aura quelqu'un qui pourra m'éclairer... Des infos sur le passage de la mousson, ou des endroits en Inde ou elle n'est quasiment pas présente... (si ça existe!!! 😉)

Merci à vous

et BONNE ANNEE 🙂
Papa, Maman enceinte et bébé dans le nord de l'Inde English translation pending
by Mingmen · 2007-08-31 · 13 replies
Nous partons enfin toute la famille, direction nord de l'Inde. Les billets sont achetés ... Sainte-bénite que c'est rendu cher!!! Nous voyagerons jusqu'à la limite du retour possib le d'une femme enceinte soit 36 semaines avec Air France. Nous y serons avec notre fils Tao qui a 1 an et demi. Évidemment, nous ne voulons pas trop bouger. Nos années de mouvement sont derrièere nous. Nous voulons plutot chAnger d'air. Être Ailleurs. Y at'il d'entre-vous qui ayez voyager avec un bébé et une femme enceinte de 8 mois!!!. Y a t'il des endroits particulièerement friendly? Nous avons 7 semaines j'ai envie de Plage-de montagnes- de désert-de marchébazar-de beauté- de pierres précieuses- et surtout de relaxer...

Nous pensons faire Delhi--Rishikesh--Rajasthan--Diu--retour à Montréal par bombayu Delhi Partagez moi vos coups de coeur Et vos amours

Merci J-f, bianka et tao et bébé de Shawinigan
Khajurâho dans le Madhya Pradesh (Inde) English translation pending
by Damidago · 2008-03-21 · 19 replies
Salut à tous, Nous continuons de preparer notre futur trip dans le Madhya Pradesh. Ceux qui y sont deja allé pourront me dire si il est faisable de visiter Khajuraho sur une journée. Et SURTOUT si ca vaut le coup. Apparement, il y a pas mal de chose à voir (cf Lonely Planet) et nous ne voulont pas visiter au pas de course ou faire l'impasse sur certains groupes de temples. Merci d'avance. Damien et Nicolas
Un mois à Bali et Lombok en juillet-août: avion et itinéraire? English translation pending
by Zebulon787 · 2012-04-04 · 24 replies
Bonjour,

Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.

Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?

Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.

J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.

Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?

Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?

Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...

Merci d'avance !🙂
Quelle période pour l'Inde du Nord, Rajasthan sur trente jours en octobre-novembre-décembre 2012? English translation pending
by Jonnow · 2012-04-02 · 29 replies
Bonjour,

J'ai en projet un premier voyage en Inde cet automne pour 1 mois. Je compte arriver et repartir de New Delhi et visiter le Rajasthan. Ayant le choix total sur les dates pour 30 jours sur place, entre début octobre et jusqu'au 10 décembre je ne sais pas lesquelles favoriser. Voila pourquoi j'aimerai avoir vos avis, vos expériences. Je voyagerai avec les transports publics, pour dormir, des guesthouses, pensions, dortoirs (si ça existe) ou petits hotels bon marché.

Pendant cette période j'ai repéré 2 festivals, le Marwar Festival de Jodhpur les 28 et 29 octobre et la très célèbre Pushkar Camel Fair du 18 au 27 novembre. A partir de cela j'ai étudié 3 voyages possibles.

1)Départ le 25 octobre, arrivée le 26 a New Delhi puis direction Jodhpur avec une étape s'il le faut. Après Jodhpur 28-29 visite des différentes villes/lieux à voir. Passage par Pushkar le 18-19-20 pour voir le début de la Camel Fair (moins de monde), puis selon ce que j'ai fait avant, direction Delhi ou Aggra. Départ le 25 novembre de Delhi. L'avantage :de pouvoir assister à 2 festivals sur 30 jours. Comme inconvénient l'itinéraire un peu "chamboulé" du fait que Jodhpur et Pushkar ne semble pas si éloignées (risque de faire des allers retours pour certains trajets...) mais peut-être que voyager de nuit peut me faire gagner du temps? Sinon j'ai aussi quelques "inquiétudes" concernant la période, ce sont les vacances de la Toussaint, avec des vacances et congés dans de nombreux pays, est il difficile de trouver des places dans les transports? mise à part Pour le début de la Camel Fair, est il nécessaire de tout réserver à l'avance pour dormir? J'ai souvent lu que c'est la haute voir très haute saison à cette période (groupes de touristes, tours organisés)...

2)Départ le 10 novembre, arrivée le 11 à New Delhi. Voyage "libre" jusqu'au 18-19-20 Pushkar Camel Fair. Ensuite temps libre pour d'autres lieux jusqu'au 10 décembre départ de New Delhi. Avantage que j'y trouve, il fait plus froid chez nous, donc ça sera encore plus appréciable de voyager, mais fait il encore assez chaud au Rajasthan à cette période (y compris début décembre)? A part Pushkar est il aussi nécessaire de tout planifier/réserver en avance?

3)Départ le 4 octobre, arrivée le 5 à New Delhi. Itinéraire "libre" sauf être à Jodhpur les 28-29 octobre. Retour de New Delhi le 4 Novembre. Est-ce que cela vaut la peine de ne pas voir la Pushkar Camel Fair, pour ne pas tomber dans la haute saison?

Merci d'avance pour vos conseils :)
Est-ce que pour aimer l'Inde.....? English translation pending
by Pascal930000 · 2007-01-30 · 98 replies
Il faut forcement porter des vetements de couleurs, plutot larges, se mettre un point sur le front et manger avec les mains....A quand la baignade dans le Gange le matin?

C'est evidemment volontaire de lancer ce type de discussion sous cette forme tres provocante....Mais je souhaite reellement avoir vos differents avis sur la question...

Dans le cadre d'un tour du monde d'une annee, nous sommes, avec deux amis, en Inde pour deux mois...Nous voyons un tas de personnes, des occidentaux notamment, tels que decrit ci dessus. Et le comble, rare sont les indiens, a se comporter et a shabiller de la sorte....

Merci de m'eclairer un peu....
Avis sur une course de onze jours en Inde du Sud English translation pending
by JyEmdé · 2011-02-20 · 14 replies
Salut à tous, Bon voilà, après avoir lu, relu, pesé, un peu consulté les spécialistes de ce site etc... et (surtout) mis ma sensibilité dans le projet, j'en arrive à deux scénariis et ma décision finale dépendra de vos avis.... techniques et/ou pratiques. Après deux séjours récents en Inde, je commence à connaitre l'air, ( mais peut-être pas encore la chanson....) mais je vais quand même (peut-être) dans des contrées nouvelles, telle que les montagnes.... Alors, oui, oui, oui, je le confesse, c'est un tour qui va à l'encontre de l'esprit général Indien.... mais qui me va mieux que des jours de vie au ralenti, de nonchalance ( que je pratique avec mes enfants... une ou 2 fois l'an) et ce rytme correspond bien et à mon style de vie et au fait qu'à 50 berges, " difficile de changer":

Donc, a votre avis; ou cela peut-il coincer ? Jour 1 Arrivée Mumbai 23h45 - attente d'un vol intérieur pour Trivandrum, qui arrive jour 2 à 10H15 sur place Jour 2: Trivandrum et départ mi-pm pour Kollam (début "chauffeur") Jour 3 : Kollam ; préparer/réserver le jour 4 "Backwater" Jour 4 : Kollam/allepey ; backwater Jour 5 : Allepey-Cochin - pm : visite Cochin jour 6 : Journée Cochin ( loc. scooter si possible) jour 7 : Matin: Cochin-Munnar ( 130 km-4H) PM : visite munnar Jour 8 : Munnar Jour 9 :Munnar / mettupalayam ( 6 h de route) - ticket pour train vers Ooty Jour 10 : train vers Ooty : Pm : visite Ooty Jour 11 : Ooty-Mysore ( 127 km/ 4 h) jour 12: matinée à mysore puis vol Mysore/bangalore/mumbai jour 12 /13 Vol Mumbai/bruxelles Ceci serait la version "Montagnes", avec beaucoup de route/chauffeur (715/750 Km sur 11 jours - 23 à 25 h de voiture, un seul vol (Mysore/bangalore/mumbai)

VERSION " MER" Jour 1 Arrivée Mumbai 23h45 - attente d'un vol intérieur pour Trivandrum, qui arrive jour 2 à 10H15 sur place ( pas de modif) Jour 2: Trivandrum et départ mi-pm pour Kollam (début "chauffeur") ( pas de modif) Jour 3 : Kollam ; préparer/réserver le jour 4 "Backwater" ( pas de modif) Jour 4 : Kollam/allepey ; backwater ( pas de modif) Jour 5 : Allepey-Cochin - pm : visite Cochin ( pas de modif) Jour 6 : Journée Cochin ( pas de modif) Ici; Exit la montagne Jour 7 : Cochin-Mysore - Vol par Bangalore, arrivée Mysore 12h45 jour 8 : Journée Mysore ( scooter ?) Jour 9 :Journée Mysore Jour 10 : Train ou voiture vers bangalore pour prendre Vol sur Goa, pour rejoindre Panaji Arrivée Panajii 15/16H Jour 11 : Panajii jour 12: Panaji puis vers 18H, vol vers Mumbai jour 12 /13 Vol Mumbai/bruxelles Ceci serait la version "MER", avec peu de route/chauffeur (210 Km sur 11 jours - 6/8 h de voiture, mais un vol supplémentaire Cochin/Bangalore/ Mysore + Mysore/bangalore/mumbai donc une version "EXIT" la montagne. Donc, a votre avis; ou cela peut-il coincer ? Tous vos avis, vos réflexions sont les bien venue !!! Merci d'avance😉😉😉😉😉😉😉😉😉
Deux mois seul en Inde et au Népal: sécurité? English translation pending
by Antigma · 2008-05-24 · 21 replies
Bonjour à tous,

Je compte partir en Inde du nord et au Népal cet été pour une durée de 2 mois. J'adore voyager mais c'est en quelque sorte ma première expérien d'un voyage en solitaire dans un pays différent et lointain. Après beaucoup d'excitation je sens une petite pression monter. :) Pour information j'ai 21 ans.

J'aimerais tout d'abord écoute vos avis et conseils sur la sécurité de voyager seul en INDE ( Bombay, delhi, rajasthan, darhamsla, varanesi...... Katmandou....... ). Quels pratiques sont à éviter ? Quels particularités locales pensez-vous qu'il est indispensable de connaître ? et d'ainsi respecter..

J'ai entendu parler aussi parfois du choc culturel à l'arrivée en Inde. Quels ont été vos expérience ? 🙂🙂

Il vient d'y avoir une disparition d'un jeune touriste français a bombay. Cas isolé ? ou il faut vraiment faire attention à quelques mauvais plans ?

Je suis friand aussi de tous vos petits conseils sur la vie là bas. Astuces et autres...

en vous remerciant 🙂
Inde en été et vêtements? English translation pending
by Meeao · 2007-01-24 · 30 replies
L'été, en inde, on creve de chaud ... et là, cet été (2007, of course!!), j'ai prévu d'aller à dehli, rahjastan, varanesi, .... tout ca avec sac à dos, sandales (merci Mitch😉 http://voyageforum.com/v.f?post=281886; )...mais... que prendre comme fringues!!!????

Eviter les jambes nues il semble que ce soit le cas....

Ma question, en fait est de savoir si en arrivant à dehli, on trouve facilement des fringues basiques (pantalons légers et confortables, t-shirts, .... à prix attrayant pour éviter de venir dans l'avion avec 50 kilos de fringues!!!) ce qui me permettrait : de faire vivre le commerce local, d'éviter de me trimballer des kilos de fringues dans mon sac (j'achèterai et laverai au fur et à mesure), voir de trouver des tenues plus adéquates (et moins chères qu'en france) en direct live...

Merci
Jaipur ou Udaipur? English translation pending
by Yanspace · 2011-06-29 · 14 replies
bonjour à tous,

Je suis en train de m'organiser mon ptit circuit en Inde pour Aout. Celà dit je me pose une question - je resterai a-priori le mm nombre de jours à Jaipur et Udaipur. Est ce que c'est le bon plan ou vaut il mieux privilégier l'une des 2 villes?

Ci dessous, mon circuit. Merci de votre aide par avance Yan 1 Arrivée Dehli à 4:30 2 Départ pour Jaipur 3 Jaipur 4 Jaipur 5 Départ pour Udaipur 6 Udaipur 7 Udaipur 8 Départ pour Benares 9 Benares 10 Benares 11 Départ pour Agra 12 Départ pour Delhi 13 Delhi 14 Delhi 15 Départ Dehli à 5:55
Partir en Inde maintenant en passant par Bombay: dangereux? English translation pending
by Dandydoux · 2008-11-28 · 29 replies
Bonjour à tous,

Je devais normalement prendre un avion jeudi 27 novembre à 7h15 direction Bombay....Contenu de la situation j'ai préféré repoussé mon voyage à Vendredi prochain 5 decembre... Je compte resté 1mois et demi..seul pendant 4 semaines puis avec ma copine les 15 derniers jours...le sud d abord et en suite le nord.... d après vous serai-ce une folie de le faire?? dois-je m inquiété? ou alors ne pas cédé à la psychose?? et finalement Partir???

Merci d avance pour votre avis...
Hôtel et voiture Rajasthan (Inde) English translation pending
by Sacha5555 · 2003-08-18 · 6 replies
Bonjour tout le monde,

Je pars visiter le Rajasthan et Varanassi du 31 août au 20 septembre 2003. Je n'ai pour l'instant réservé que mon billet d'avion.

1. J'ai selectionné dans les guides et sur internet les hotels dans lesquels j'aimerais descendre (Hotels Heritage plus d'autres plus luxueux mais pas forcément plus cher). En surfant sur des sites de réservation en ligne (notamment hoteltravel.com) et en lisant la brochure Voyageurs du monde, j'ai l'impression qu'il est moins cher de réserver ses hotels de France que sur place.

Qu'en pensez vous ? Avez vous fait l'exprérience de réserver vos hotels sur internet ?

2. Savez vous combien coute environ la location d'une ambassador pour une quinzaine de jours ? Si vous avez un chauffeur ou une agence à me conseiller, je suis preneur.

Merci à tous Sacha
Clothing in India: looking for a site with photos
by Nikicaillou · 2006-09-23 · 15 replies
Hi there,

I’m heading to India in April 2007 for a month (Delhi, Varanasi, Rajasthan). I’d love to know how Indian women dress. I’ve been searching but keep landing on sites without photos. I’ve read a lot, but I’d really like to see. I’m planning to travel light and buy clothes there, but I have no idea what to expect. My partner showed me some photos he took, but I’d like to know more.

Has anyone here done the same or brought their own clothes? I want to blend in as much as possible (disappear into the crowd), which is why I want to dress like them. Does anyone have a site to recommend?

Thanks a million!
Avis sur itinéraire de trois semaines en Inde? English translation pending
by Purplehaze · 2010-02-02 · 4 replies
Bonjour. Accompagnée d'une amie nous allons partir pour trois semaines en inde. nous comptons arriver à Bombay , puis Udaipur, Jaipur, Delhi, Agra, Gwalior, Shivpuri, orchha et revenir à Bombay j'aimerais surtout savoir si c'est réalisable en si peu de temps Si vous avez des conseils merci d'avance🙂
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
Itinéraire pour six mois de voyage en Inde? English translation pending
by Maya44000 · 2012-10-24 · 5 replies
Bonjour !

Je viens pour consulter vos lanternes ! Nous partons à deux pour 5 mois et 3 semaines en inde, de mi novembre à début mai. On atterri à Delhi, mais nous ne savons pas par ou commencer notre séjour... Nous voulons faire le tour de l'inde, vallée du gange, pointe sud, côte ouest et nord de l'inde. Auriez vous des conseils pour que nous adaptions ce projet d'itinéraire au climat ?

Merci !!!
Tour du monde Asie du Sud et Amérique du Sud English translation pending
by GlobeCK · 2014-06-18 · 2 replies
bonjour.

Nous somme les GlobeCooKœurs, nous prévoyons de faire un tour du monde de 11 mois a partir de janvier 2015 en Asie du Sud et en Amérique du Sud, à cette occasion nous avons créé une association " GlobeCooKœurs et Les Enfants à Table" afin de récolter des dons pour 3 associations venant en aide aux enfants du Népal, du Cambodge, et du Pérou. Le but est d'organiser un repas sur place (échanger les recettes) mais également d'être bénévoles pendant quelques jours.

Durant ce voyage nous avons prévu de traverser 13 pays, au travers de 4 Treks:

Trek 1: 2,5 mois: Nous arrivons à Bombay puis direction le Sud de l'Inde par Pune, Goa, Bangalore ou Hyderabad, Bangalore, (à vous de nous dire 😉) puis Chenaie, Pondycherie, et peut être Madurai Ensuite direction New Delhi en vol interne. de la direction Katmandu par Jaipur, Agra, Varnasi, et Patna ( là aussi vos suggestions sont les bienvenues). Une fois a Katmandu nous prévoyons de passer quelques jours avec l'assos et pourquoi pas un peu de trekking sur les traces de l'Himalaya.

Trek 2: 3,5 mois: Arrivée à Hanoi nous passons 1 mois au Vietnam jusqu'à Ho-chi-min et la frontière Cambodgienne. Au Cambodge où nous resterons 3 semaines, nous passerons par Phnom Penh, Siem-Reap et Angkor où nous avons notre 2eme Assos. Nous repartons directions la frontière Thaïlandaise ou nous irons voir Pattaya, Bangkok, direction ensuite Phuket avec surement une halte a Kho samui. De Phuket ensuite direction la frontière Malaisienne par la province de Krabi. Une fois en Malaisie où nous resterons 3 semaines direction Singapour par Kuala Lumpur. (Tous vos commentaires sur les trajets empruntés et les endroits à voir seront lus attentivement).

Trek 3: 4,5 mois: L'arrivée se fera à Santiago du Chili, là aucune prévision de temps passé dans la pays n'a été défini, nous avons juste 4,5 mois pour rallier Lima mais nous voulons passer par Buenos Aires, Montevideo, Iguazu, assuncion, salta, Uyuni, La Paz, Puno, Cuzco ou se trouve notre 3eme Assos, et Lima. (Encore une fois, Allez y de bon cœur pour nous conseiller des villes, des trajets, les choses à faire, à ne pas faire)

Trek 4: 0,5 mois: Pour finir en beauté le périple, Arrivée à Sao Paulo direction Rio par la côte.

Pour le voyage nous avons prévu un billet tour du monde: Marseille-Bombay//Katmandu-Hanoi//Singapour-Santiago du Chili//Lima-Sao Paulo//Rio-Marseille. Départ le 15 Janvier 2015 (Mais quelle compagnie aérienne prendre? Quelle compagnie d'assurance?)

Merci par avance pour tous vos précieux commentaires, suggestions, remarques en tout genre.
Avis sur itinéraire de quarante-cinq jours en Inde? English translation pending
by Gazadonff · 2012-10-26 · 5 replies
Bonjour a tous les voyageurs

Je pars en inde avec ma maman arrivé a mumbai le 1 novembre et départ de Delhi le 18 decembre! Déplacement prévu en train et bus et autres moyen locaux! Je voudrai quelques conseil sur mon itineraire qui n est vraiment pas fixe!Quelle villes puis je enlever car je pense qu il y en a trop!! Aprés si vous avez des petits villages à me conseiller?

Itinéraire: mumbai, nasik, ellora, ajanta, ujjain, udaipur, mont abu ou ranakpur, jodhpur, jaisalmer, pushkar, jaipur, village d amber, gwalior, varanassi, agra, delhi.

J ai encore pas trop regarder si toute ces villes avaient une liaison entre elles en bus ou train? Si vous avez des conseils de lodges, de guides, ou touts autres je suis preneur! A bombay je pensais faire du couch surfing quelles quartiers me conseillez vous?

Merci par avance de vos réponses. Nico
Trois semaines dans le Rajasthan English translation pending
by DAN1509 · 2007-09-24 · 2 replies
Pourquoi l'Inde ? Cela commence par une discussion avec un de mes amis que je rencontre chaque semaine (fred de lille sur voyageforum). son projet est d'aller au rajasthan pendant 3 semaines courant octobre 2007. Nous sommes en mai 2007 et je ne suis pas partant pou effectuer un trek où l'on marche 8 heures par jour (n'ayez pas de jugement désagréables svp, joke!!!), car le marcheur de Fred a réalisé un trek au Népal l'an dernier en mangeant dalbat, c'est à dire riz et lentilles midi et soir.

Il me précise que ce ne sera pas un trek mais un voyage en train et bus (en partant en avion, of course); compte tenu du prix du billet 585 € aller retour, je me décide à l'accompagner. C'est le début de l'aventure. UN autre ami de Fred, Gizmo (pour les lecteurs de VF), souhaitait visiter l'Inde du sud, puis décide de se joindre à nous, je le rencontre pour la première fois en juin, et, le courant passe immédiatement. Nous voilà donc trois pour le Rajasthan. Après étude du cout de la vie, nous prolongeons notre périple de 3 à 4 semaines. Notre itinéraire est + ou moins fixé, mais nous nous laissons le soin de le modifier selon nos coups de coeur : Delhi, Chekawati, Jaisalmer, bikaner, Udaipur, Jodhpur, Ajmer/Pushkar et sa foire aux chameaux, et Agra puis Delhi. Peut etre Veranasi (benares) mais le temps sera certainement trop court. Nous partons de Paris le 21 octobre pour un retour le 18 novembre, avec seule consigne pour notre petit groupe, chacun va où bon lui semble et rien ne nous oblige à rester groupés... Un premier vent de liberté ?

Je m'attends à une remarque de votre part : hé les boys, ça vous ennuierait d'avoir une compagnie féminine, bande de machos? Il me faut établir la vérité, notre ami Gizmo nous avait déjà soufflé la possibilité d'adjoindre une copine avec nous, Fred était tout à fait open sur cette possibilité, pour ma part j'y étais opposé, tout en me résignant aux avis de mes collègues voyageurs, donc contre mais pas obtu. Et là, je sens une énorme pression de votre part, Mais dis donc DAN tu serais pas un peu rétrograde ? EXPLICATIONS : j'avais (tiens y aurait-il du changement dans l'air? Attendez un peu bandes d'impatient(es)s) un a priori sur le fait de laisser une femme se débrouiller seule en Inde, car nous pourrions etre amenés à nous séparer, mais en fait, une compagnie féminine dans notre trio masculin ne pourra être qu'enrichissante et nous ouvrir de nouveaux points de vue sur ce que nous allons découvrir.

ETAPE SUIVANTE : GIZMO nous apprend que BELEILA (de VF, décidément quelle grande famille), va se joindre à nous. Je me suis empressé de lui envoyer un message de bienvenue pour deux raisons principales, 1- tradition d'accueil des gens du Nord, 2- pour qu'elle ne stresse pas trop de partir avec deux inconnus (puisqu'elle connait le 3ème larron).

Alors pourquoi l'Inde ? Pour le dépaysement, pour connaitre l'Asie, pour vérifier l'accueil des Indiens et surtout POUR EN PRENDRE PLEIN LA VUE !!!!!!!!!!!!!!!!

Je vous raconterai prochainement nos préparatifs, si cela vous intéresse, n'hésitez pas à me faire des commentaires sur ma petite (tout est question d'échelle) bafouille.

Voyageur(es)s je vous embrasse,
Itinéraires pour trois mois en Inde English translation pending
by Tomlagomme · 2013-01-10 · 2 replies
Namaste à tous,

J'ai 21 ans et je pars dans quelques jours en solo pour un voyage de 3 mois et demi en Asie du Sud et j'aimerais vos conseils sur le(s) itinéraire(s). Tout d'abord je n'ai que deux contraintes. J'ai un vol allez le 13 janvier pour Chennai (Madras pour les intimes) et un retour le 02 Mai de Bangkok. Mon plan est de rester environ 3 mois en Inde et de passer les 2/3 semaines restantes en Thailande.

Du coup voila le topo concernant l'Inde:

13 janvier: Arrivé à Chennai Puis -> Mamallapuram -> Pondichery -> Oooty -> Madurai -> Munnar -> Kochi -> Blackwaters.. -> Varkala

J'aimerais donc faire le Sud (Tamil Nadu et Kerala) en un mois. Faisable ?

Projetons nous, nous sommes le 13 fevrier et voila le dilemme :

Itinéraire 1: je remonte vers le Nord en train pour atteindre Goa -> Hampi -> Bombay -> Ajanta -> Udaipur -> Jaisalmer -> Jaipur -> Agra -> Delhi -> Khajuraho -> Varansi -> Darjeeling -> kolkata (avion vers bangkok)

Itineraire 2: je prend l'avion pour Allahabad afin d'assister au "Kumph mela festival" (!!) -> darjeeling -> Kolkata -> Avion pour Goa -> récupération de l'itineraire 1 grossomodo mais train direct de Delhi à Kolkata

Itineraire x: Même que itineraire 2 mais après le festival, je me déplace en train en Inde/ nepal (mais je peux oublier Goa vu la distance)

L'itineraire 2 m'oblige à prendre deux avions mais ce rassemblement m'intrigue au plus haut point. Et comme je dois aller en thailande après, AirAsia ne propose sur mon trajet que des vols à partir de Kolkata ou Bangalore.

Pensez vous que l'itinéraire 1 est possible en 2 mois ? Que pensez vous du 2 ? et de la Kuph Mela, worth it ? Les billets d'avions pour un vol intérieur augmentent ils beaucoup ou je peux attendre ? Est ce que je peux rentrer en Inde sans avoir déjà un vol pour ressortir du pays (j'ai mon visa) Passer au Nepal pour 1 ou 2 semaines vaut il le coup ??

Beaucoup de questions je sais ! Mais bon, j'essaye de me dessiner de grandes lignes conductrices avant de partir car je sais d'avance que'on ne les respecte jamais ! ça va finir dans l'fossé tout ça :p

Je vous remercie d'avance mille fois pour vos précieux avis et conseils !

Thomas
Retour d'expérience d'un petit voyage de quinze jours en Inde English translation pending
by Elazhar · 2008-12-01 · 23 replies
Salut

Je reviens de mon petit voyage de 15 jours en Inde, je vais afin de faire profiter mon experience filer quelques tuyaux: Prevoyez l'anti-moustiqueUne nuit de Guest house 400 roupies en moyenne sauf a bombay c'est + vers les 1500 roupies (chambre double avec salle de bain, les draps ne sont pas toujours propres et il n'y a dans la majorite des cas, pas de couvertures). 60 roupies = 1€10 roupies de pourboires pour les ricksaws (et oui, c'est peu mais vous allez souvent en empruntez et a la fin ca coute). Si vous ne donnez pas de pourboire les conducteurs ne font pas specialement la tete). Pour les taxi ne vous sentez absolulment pas obliger sauf si bien surs il a ete serviable.Prevoir un peu de patience avec les mendiants, ils sont tres insistant. Le coup de la femme avec un bebe est un classique. Ou encore la jeune petite fille ou petit garcons qui vous suivent longtemps faisant mine de ne vouloir que discuter. A vous de reperez les vrais des faux. Les rabatteurs sont tres nombreux, c'est pareil ils sont insistant mais parfois utile. Prenez votre temps, consulter plusieur prix avant de suivre un conseil. Les taxi, ricksaws, cars sont nombreux et il n'y a pas lieu de suivre desesperement un rabatteur. Pour le train il faut se prendre au moins 1 jours a l'avance pour la majorite des lignes (dans agence de voyage qui se prenne une commision, ou dans le guichet des gares. Meme systeme pour les cars mais la c'est la gare routiere. Les agences de voyage privees se trouvent assez facilement).Pour les guest house, ils sont tres nombreux. Il y a l'embaras du choix en fait.Pour louer meme un scooter il faut le permis international, les flics n'hesite pas a verbaliser et c'est un tarif special pour les occidentaux !Si vous n'etes pas friands des transport et des epices; l'Inde n'est pas fait pour vous.Preparez vous a bien manger, la cuisne ummm.Pour dire oui, les Indien dodeline la tete.Peu de taxi, ricksaw parlent anglais. Mes villes preferez : Goa, trichy, pondy, cochinAuroville est a voir

Bref voici mon blog
http://neftien.uniterre.com/ consultez le liens SWADES une guest house a Pondycheri. Je m'y suis vraiment plus la bas, dailleur je m'y suis poser quelques jours.

Si vous avez des questions ... Ou des commentaires a faire sur mes remarque n'hesitez pas.
Inde: départ le 1er février 2008 English translation pending
by Josse1312 · 2008-01-08 · 29 replies
Bonsoir à tous.

Je n'ai aucune question à poser mais j'ai envie d'écrire à tous les amoureux de l'Inde, ou tout simplement parce que je ne connais pas encore ce pays mais que je l'aime déjà.J'ai appris à l'aimer en lisant et relisant vos carnets de voyage, vos post, et j'ai suivi vos conseils de lecture. Tant d'émotion se dégage de tous ces commentaires!De toutes ces lectures.

J'ai acheté mon billet le 24 aout 2007 avec un vol ALITALIA: Marseille-Milan-Delhi. AR

J'avais tout d'abord prévu de partir dans le Kérala et Tamil Nadu en solo mais en lisant les post sur ce forum, j'ai vu une annonce de FAB cherchant une coéqupiére pour le Rajasthan.Bing bang bing bang en 3 temps 3 mouvements nous avons acheté notre billet pour Delhi. Puis 2 autres personnes du forum se sont jointes à nous.BB ET CHRIS OK pour les visas.Qu'il est beau ce visa indien!

"Les 4 fantastiques" comme dit FAB.

Je commence à devenir intenable...la date de départ approche.Nous partons du 1er février au 24.Nous ne nous connaissons que par mail et messenger et phone mais le feeling passe......nous verrons bien.Nous habitons chacunes aux quatre coins de la France. Je retrouverai et ferai la connaissance de Fab et bb à Milan.L'avion de Chris fait une escale à Bombay, la pôvre toute une nuit, nous irons la chercher à l'aéroport de Delhi le lendemain et là le quatuor sera au complet.

Nous avons tout d'abord loué les services d'un chauffeur qui viendra nous chercher à l'aéroport et restera avec nous pendant ces 24 jours.Bien convenu que nous choisirons nous même nos GH ou hotel....je sais, faudra être ferme LOL😏 Puis nous avons réservé 2 nuits à la Wongdhen House dans Tibétan Colony à Delhi. Ensuite départ pour:Agra Fatehpur Sikri Bharatpur Jaipur Amber Pushkar Ajmer Bundi Chittor Udaipur Ranakpur Jodhpur Jaisalmer et le désert de Thar Bikaner Mandawa.Région du Shekawati Delhi direct aéroport le 23 février au soir, notre avion décolle le 24 entre 1h et 3h du matin.

Aucune réservation pour ces villes et villages, cela se fera au jour le jour.

Nous resterons plusieus nuits là où bon nous semblera .Il est vrai que les transports locaux permettent davantage une approche de la vie indienne et que cela m'aurait davantage intéressé mais à 4, voiture+ chauffeur c'est sympa aussi.Et surtout moins de perte de temps à attendre train et bus.Plus de temps pour bavarder dans les rues et aller vers le peuple indien. Nous ne bouclerons peut être pas ce circuit car nous voulons prendre le temps.Pas grave nous reviendrons.

J'aimerai continuer ce post et vous raconter mon voyage au fil des jours, ce voyage dont je rêve depuis longtemps mais les claviers quertzy me rebutent un peu.Mais j'essairai.

Cette année pour les voeux ma famille et mes amis m'ont souhaité la santé et un merveilleux voyage en Inde .A mon tour de vous souhaiter une excellent santé pour cette année 2008 et des voyages, encore des voyages et toujours des voyages et des carnets de voyage, plein de carnet de voyages.

A bientôt Jocelyne
Calcutta: dispensaire Mère Thérésa English translation pending
by Djids · 2005-06-14 · 23 replies
Salut à tous, Je serai en Inde du 15 juillet au 15 août pour me rendre utile. J'ai entendu dire que les dispensaires de mère theresa acceptaient les volontaires directement sur place, avez vous des infos complémentaires (logement, missions, ...) ou des adresses d'association recrutant à Delhi ou calcutta...? Toutes les infos seront les bienvenues... Merci d'avance!!
Itinéraire en Inde de mi-septembre à mi-décembre 2011 English translation pending
by Evivi · 2011-08-21 · 4 replies
Bonjour à tous,

Je me décide enfin à demander conseils auprès de vous, voyageurs, après plusieurs mois passé à parcourir le forum sur l'inde ..

J'ai un billet pour new delhi le 14 septembre 2011 - retour prévu le 23 décembre A la base nous étions 3 à s'envoler pour le nord de l'inde. Mais la vie et ses imprévus à fait que nous ne sommes plus que 2 à y aller. Mon amie m'accompagnera pour le premier mois et par la suite, l'aventure en "solitaire" commencera pour moi ! Nous sommes deux filles - premier voyage en inde - pas trop de connaissances en Anglais 😊 - on ne cherche pas à courir après les monuments, les grands sites mais de profiter de chaque moments qui nous est offert (on s'interesse quand meme à l'histoire, la culture etc. - on voyage a petit budget (petit guesthouse, pas de chauffeurs, d'avion, de grands hotels, de grand restaurant .. juste de la simplicité..).

bref, Avec tous les changements qui ce sont opérés ces derniers mois, mon/ notre idée de voyage (itinéraire) a sans cesse évolué.

Mais toujours de vagues idées... pas encore programmées

Le premier mois (14/09 au 14/10)

15/09 Arrivée à New delhi 16 ou 17/09 départ pour * hésitation encore sur la/les région/s qu'ont veut privilégier

* l'Uttarakhand (Haridwar - Rishikesh - Mussorie - Le village de Mana - Valley of Flowers) * le Rajasthan (Jaipur - pushkar - jodhpur) * l'Uttar Pradesh (Agra - Varanassi puis descente vers * * Madhya Pradesh (Orchha- Khajuraho - Omkareshwar )

A partir de 14 octobre j'entreprends la suite du voyage toute seule cette fois-ci.

Du 14/10 à début novembre.. soit, * je fais les régions du nord que je n'aurai pas eu le temps de faire avec ma pote, * je descend dans le sud directement.

Je pense descendre en avion jusque Cochin. je vais surtout concentrer mon voyage sur le Kerala et le Karnataka et remonter ensuite sur Goa vers mi décembre. y rester deux jours maxi et ensuite remonter jusque delhi en train pour reprendre mon avion.

Je n'ai aucune idée du temps que prend les transports ni du cout réèl de la vie. Et encore moins des coups de coeur que je pourrais avoir pendant mon périple du coup j'ai vraiment du mal à établir un programme .. Si vous pensez pouvoir m'aider n'hésitez pas. Merci d'avance

Deux dernières questions:

- Comment font les gens qui voyagent plus de 3 mois en inde? Chez moi (en Belgique) il n'est plus possible de recevoir un visa touristique de plus de 3 mois. et une fois que tu sors du territoire, il faut attendre deux mois pour obtenir un nouveau visa d'entrée (3 mois max) en inde... ayant un aller- retour de 3 mois et 10 jours vont-ils refuser de me donner le visa. Et n'ayant aucune assurance pour le billet d'avion, aucune possibilité de changement de billet)

- L'inde du sud (kerala, tamil nadu, karnataka) craint-il les moussons, les intempéries ou autre durant les mois novembre et décembre? A quel genre de climat dois-je m'attendre?

Voilà, merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout et à ceux qui prendront le temps de répondre. Et si l'un d'entre vous est dans un meme petit coin de l'inde où je pourrai me rendre.. n'hésitez pas à prendre contact, un petit bout de chemin ensemble ?

bien à vous Evi
Inde: devises, déplacements et sécurité English translation pending
by Raphou66 · 2005-12-05 · 4 replies
Salut, j'ai pas mal de questions à poser, donc je vais essayer d'organiser ça en mettant des numeros🤪...

1 Les travellers cheque : je pense les prendre en euros, apparemment il vaut mieux prendre des american express (qu'en pensez vous?) est il facile de les changer?

2 Argent liquide : avec combien de liquide est il preferable de se deplacer (sans risques...)?

3 Trains ou voitures : quelle est le moyen de transport le plus interressant point de vue rapidité/securité...?

4 si Trains : nous pensons voyager surtout de nuit, est il facile de trouver des places dans un train en se présentant le jour meme du départ ou vaut il mieux reserver à l'avance (bien que le parcours ne soit pas definitivement arreté et respecté...)? En ce qui concerne les cabines couchettes, un couple non marié peut il voyager dans la meme cabine (il y a certains pays qui ne le permettrait pas...)? Combien coute en moyenne une couchette?

5 Securité: certains coins à éviter...?

Ce n'est qu'un echantillon du type de questions que l'on se pose... Si vous avez des conseils, ils sont attendus avec impatiente Merci de nous consacrer un peu de votre temps A bientot

P.S.: petite presentation, nous sommes deux jeunes de 23 et 21 ans, nous partons du 1er au 30 janvier nous aimerions surtout pouvoir visiter le rajasthan et le kerala (du moins ce qu'il sera possible de visiter dans le temps imparti...)Nous avons fait un voyage de 3 semains en equateur l'annee derniere.
Back to India, août 2010 English translation pending
by Nathindia · 2010-09-25 · 4 replies
Amis voyageurs !

Ceci est mon premier "Carnet de voyages" sur ce forum ! Je vais essayer de transmettre un peu de ma passion pour ce pays, de donner des infos pratiques et précises, bref de partager une expérience avec vous ! Merci d'avance pour votre indulgence si je m'égare trop !!!...

On ne choisit pas d'aimer l'Inde...cela arrive............ou pas !..... Dans ce pays où nos repères occidentaux se perdent, on se sent bien ou mal, on adore ou on déteste... Et il faut savoir l'accepter! J'ai rencontré l'Inde en fin 2006 presque par hasard (mais peut-on parler de hasard en Inde ???...), je m'y suis installée pour 1 année en été 2007.......et j'y suis (enfin ) retournée cet été.......L'été n'est vraiment pas la meilleure saison pour l'Inde, mais se confronter à la moiteur de la mousson est aussi une nouvelle façon d'appréhender toutes les facettes de ce pays si multiple........

J'ai vécu 1 année à Delhi, donc je connais mieux le Nord du pays (le Rajasthan, les villes sacrées du Gange et un passage dans les montagnes de l'Himachal), mais j'ai quand même fait des "sauts" dans le Sud, au Tamil Nadu et à Goa (là aussi, un aspect complètement différent de l'Inde...). Pour mon premier message sur le forum, j'ai choisi de cibler sur notre dernier séjour de cet été : Delhi+Kerala.... Et oui, c'est une drôle d'association ! Delhi va rarement avec le Kerala et pour la bonne cause puisqu'elle se trouve à 4h d'avion !!!! Quand même !!! Mais en Inde, rien n'est impossible ! Même traverser le pays lors d'un même voyage de 2 semaines !!! Isn't it ?!! 😎

Donc, retour en Inde après avoir vécu à Delhi pendant 1 année, il était exclu de ne pas repasser par Delhi ! Atterrissage le 8 août dernier à Delhi au petit matin à l'aéroport international flambant neuf aux kilomètres de moquettes immaculées (pour combien de temps ??) et au parking à étages avec places matérialisées au sol (incroyable !!!!). Si la porte d'entrée à Delhi a beaucoup changé en 2 ans, pour cause de Jeux du Commonwealth, et les formalités aux douanes sont effectivement beaucoup plus rapides, fort heureusement passée la sortie de l'aéroport, on retrouve l'odeur poussièreuse de Delhi et sa foule de chauffeurs déjà dense qui attendent les voyageurs...

Le métro reliera bientôt l'aéroport au centre de la ville. La rame est "presque" finie....enfin bientôt........un jour, sûrement !!! Néanmoins, le métro est un bon moyen de transport à Delhi (pour les tronçons existants !). Il est incroyablement propre, climatisé et automatique. C'est un moyen de transport rapide et pas cher (On paye 1 jeton par voyage selon sa destination...Par ex : 6 Rs pour rejoindre Old Delhi (Chandni chowk) de Connaught place (Rajiv chowk)), et pas plus surchargé que le métro parisien ! De plus, la sortie à Old Delhi (Chandni chowk) est assez exceptionnelle de contrastes : en quelques secondes on passe d'un espace aux carrelages impeccables, aux couloirs climatisés et au calme "relatif" à la fournaise moite, assourdissante et odorante de la ville...Une vraie plongée au coeur de Delhi ! Donc en attendant de prendre le métro pour se rendre "en ville", le voyageur peut prendre les "pre-paid taxis". C'est plus cher, mais les prix sont garantis, donc pas d'énergie à perdre en négociation...surtout après les heures de vols...

Delhi en août, c'est très chaud (quoi que......moins qu'en Mai et Juin, les mois les plus rudes, pour cause de pré-mousson), et très moite. Concrètement, on transpire, on dégouline...La poussière s'y colle ! On y ajoute "un peu" de pollution et on se retrouve bien crasseux en fin de journée !!! Mais bon, l'Inde se vit par les sens !!! Delhi est une ville grouillante, bruyante, polluée et poussièreuse, mais que personnellement j'adore !!! Sûrement parce qu'y ayant vécu 1 année, j'ai eu le temps de passer par toutes les émotions (plaisir, énervement, fatalisme...), mais la plupart des voyageurs qui n'y font que passer, voire l'évitent s'ils le peuvent, ne l'aiment guère... Pourtant à Delhi, il y a des coins magnifiques : Humayum Thomb, aussi beau pour moi que le Taj Mahal, et beaucoup moins fréquenté, Lodhi garden, un très beau jardin avec des monunents moghols dans le centre de la ville où se retrouvent les familles indiennes autour d'un pique-nique le dimanche (petit bémol.............on retrouve les restes du pique-nique le dimanche soir !!! Mais la protection de l'environnement n'est pas la priorité en Inde...), le Bangla Sahib Gurudwara (temple sikh moins connu que celui de Old Delhi, mais pour moi, plus beau avec son grand bassin aux ablutions).....et plein d'autres adresses encore qui méritent d'inscrire Delhi en étape dans son voyage ! L'Inde est une terre de contrastes et les grosses villes bruyantes font partie de ses paysages....

Donc 2 jours à Delhi en début et en fin de voyage, avant d'embarquer pour le Kerala. En avion bien sûr, quoiqu'il est possible d'y aller en train !!!! Si on dispose de plusieurs jours à tuer ! 😉

Nous avions acheté tous nos vols intérieurs sur le net en France, de même que le premier billet de train ! Ce qui est assez pratique car on peut ainsi imprimer nos e-tickets...Nous avons voyagé surtout en low-cost (Jetlite, Spicejet)...Les avions sont impeccables, à l'heure... seule la nourriture est absente, comme toujours en low cost !

- Delhi / Cochin / Munnar (2 nuits) : (escale de 30 min à Hyderabad - vol de 4h), puis route vers Munnar (130 km, environ 5h en voiture individuelle). Changement complet de paysages : la végétation est luxuriante, les cascades d'eau surgissent ici ou là, les montagnes se dessinent dans la brume le long de la "snake road" (l'estomac gigote un peu au gré des virages !). Munnar est une ville de montagne (1600 m), à la végétation tropicale et aux plantations de thé. L'air y est frais (une petite vingtaine de degrés...), les fruits y sont gigantesques, la vie y est paisible... Les amateurs de nature et de calme s'y régaleront...Un bon endroit pour se ressourcer... (enfin pour mes compagnons de voyage....Mes intestins sont en vrac ! Bienvenue en Inde ! Et oui, c'est un rituel pour moi !!!! Choc thermique entre le Nord et le Sud ? Air glacé des clims dans les restaus de Delhi ? Ou jus de fruits frais pressés à Old Delhi ??? Je ne saurai jamais ! Mais une chose est sûre, comme toujours, je m'en remets aux médecines locales, toujours plus efficaces (pour moi..... je ne m'avance pas pour les autres .....), riz blanc, "curd" (yahourt) et fruits frais (et oui, en Inde, on soigne les problèmes intestinaux avec yaourth et fruits ??? Etonnant, non ??!!), et me voici sur pied quelques jours plus tard.......) 🙂 A Munnar, nous vous recommandons particulièrement de séjourner à "The Shade homestay" (contacter Santhosh, le propriétaire, www.theshade.in ou info@theshade.in). C'est un logement chez l'habitant dans une maison à flanc de montagne à 2/3 kms de Munnar. Il y a 3 chambres doubles (impeccables ! et avec salle de bain) à 1000 Rs, avec possiblité de prendre le diner (absolument délicieux...) avec la famille pour 150 Rs de plus... Le petit déjeuner est à la mode keralaise (puttu ! mélange de riz et de coco). La famille est adorable et Santhosh se fera un plaisir de vous faire visiter son "spice garden" de 1 hectare (quand même !) où poussent en abondance cardamomes, café, clous de girofle et autres épices.....

- Munnar / Cochin (2 nuits) : Retour vers Cochin par la même route de montagne ! Cochin est une très jolie ville portuaire : l'air sent l'iode et le poisson (la pêche du jour s'étale au bord des routes), la mer est saumâtre, et les "Chinese fishing nets" dressent leurs élégantes silhouettes dans la lumière crépusculaire. Nous résidons à Fort Cochin, malheureusement envahi de nombreux touristes (beaucoup de français d'ailleurs !), mais nous ne pouvons garder l'Inde pour nous ! Il faut partager aussi !!!! Nous logeons à "Sonnetta residency" (www.sonnettaresidency.com ou mail@sonnettaresidency.com ). Au premier abord, nous sommes un peu déçus, car nous espérions une guesthouse et cela s'apparente davantage à un petit hôtel (6 chambres environ), mais les chambres sont nickels (700 Rs avec salle de bain, mais sans petit déjeuner !), et le propriétaire, un vieil homme, est charmant et propose des services (réservation de spectacles de Kathakali, excursions, etc...)... A Fort Cochin prendre le temps de déambuler dans les ruelles, où se succèdent temples hindous, églises catholiques, mosquées et synagogue (bel exemple d'ouverture...), et aussi de traverser la baie en ferry boat (vieux bateau bringuebalant et surchargé avec femmes et hommes séparés, pour 2 Rs !) pour se rendre à Cherai Beach sur l'île de Vypeen (ajouter 45 min de bus local à 11 Rs). Le site est de toute beauté avec les silhouettes de cocotiers qui se détachent le long de la lagune... Le soir, nous nous rendons à un spectacle de Kathakali...100% de touristes sur les bancs et beaucoup de Français reconnaissables entre tous : ils tentent de s'assoir aux premiers rangs (les places sont numérotées !), râlent à voix haute et prennent des photos au flash quand c'est interdit !!!!! Chers compatriotes ! Du coup, on oublie de parler de français, pour ne pas se faire mal voir !!!! No, I am not French !!!! Why ??? 😎 Mis à part le côté très touristique de la chose, le kathakali s'ancre dans une tradition hindoue et le spectacle est de qualité (un peu long peut-être quand même !!!! 200 Rs)

- Cochin / Alleypey (2 nuits ) : Voyage en bus local (55 km, environ 2h, 37 Rs). Le brushing en prend un coup, mais le voyage en bus est une expérience à vivre en Inde ! Les démonstrateurs en tout genre qui vendent leurs gadgets au départ (Stylo multicolore à paillettes ?? why not ! et les affaires marchent ! Les Indiens adorent les gadgets !), les villes qui défilent, les passagers qui montent et descendent sans arrêt (presqu'au sens littéral du terme ! Parfois le bus ralentit sans vraiment s'arrêter !), le bus permet de prendre le pouls de la circulation à l'indienne ! Nous sommes arrivés à Alleypey le 14 août, ce qui était une très mauvaise idée. Journée du "Nerhu trophy courses" (courses annuelles de bateaux sur les canaux du centre d'Alleypey). Non seulement, nous n'avons pas aperçu un bout des bateaux en courses (si ce n'est sur une télé dans un magasin de la ville) tellement la masse compacte (très compacte !) des Indiens nous empêchait même d'apercevoir l'eau, mais en plus nous n'avons pas pû faire de promenade sur les "backwaters" car tout était stoppé à cause des fameuses courses...C'est cela aussi d'arriver à l'improviste sans avoir acheté de billets à l'avance ! Le lendemain par contre, nous avons fait une très belle balade de 3h sur les "backwaters" (bateau public 11 Rs) d'Alleypey à Changanassery...Le bateau public est un peu rafistolé, sa peinture écaillée mais le spectacle à bord est animé. C'est en fait une sorte de "ferry boat" qui permet aux villageois de se rendre de villages en villages... Les familles se succèdent...Rares sont ceux qui font tout le parcours. Le long des backwaters, la vie villageoise se déroule : les femmes battent le linge, les hommes pêchent, les enfants jouent au football (incroyable ! La mode du foot a supplanté (pour un temps !) celle du cricket..) et les silhouettes des villageois se dessinent le long des étroits chemins entre rizières et fleuve..... C'est beau, c'est paisible...La vie se déroule doucement de même que la vitesse de croisière du bateau !!! Retour à Alleypey en soirée en bus local (1h, 30 Rs) A Alleypey nous séjournons dans un joli petit hôtel en bord de mer "White saand beach resort" (www.whitesaandresort@gmail.com), 5 chambres en tout, 1250 Rs avec petit déj en terrasse et salle de bain. On peut même y diner le soir en commandant à l'avance. Par contre, le service est "un peu" (trrrrrrrrès !!!) lent ! Plat par plat, soit d'abord une omelette, puis la suivante, puis le thé, etc !!!! Par contre, la vue sur la mer est très belle et on dort au bruit du ressac des vagues....

- Alleypey / Varkala (1 nuit) : Départ au petit matin en train (100 km, environ 3h, 150 Rs). Petit souci de réservation : plus de places assises...et en Inde les trains sont bondés, donc inutile d'espérer trouver une place à la dernière minute.........sauf en demandant au contrôleur moyennant quelques roupies rapidement disparues dans sa poche.... Il faut donc penser à réserver ses billets de train quelques jours à l'avance....ou alors s'incrire sur la liste d'attente (waiting list)... Varkala n'a pas grand intérêt...beaucoup de touristes... La vue est belle du haut des falaises...mais la mer est assez agitée...De toute façon, je ne recommande pas la baignade en Inde...Ce n'est vraiment pas une habitude culturelle de se baigner (du moins pour les femmes...) et à fortiori, c'est la tenue dénudée du maillot de bain qui rend cette pratique désagréâble... Autant vous promener nue à Paris, vous aurez la même impression ! (Enfin, c'est un avis perso !) Par contre ce qui est spécifique à Varkala, ce sont les massages ayurvédiques...et là les centres fleurissent partout, donc difficiles de faire un choix et à priori le bon ! A l'instinct, nous en avons choisi un que nous vous recommandons ! C'est le "Mother ayurvédic medicines" MAM (www.mamayurvedics.8k.com ou bindhuajay@rediffmail.com). Le docteur Bindu vous reçoit chez elle (apparemment c'est aussi un petit hopital ayurvédique), où se déroulent les massages. Nous avons choisi la formule complète "full body massage + dhara" (écoulement régulier d'huile tiède sur le front), soit 600 Rs pour 2h (après négociation)... Je suis adepte des massages ayurvédiques (que j'ai pas mal testé dans le nord aussi) et je dois dire que celui-là était de très bonne qualité ! Les gestes sont précis et la sensation très relaxante....Certes on ressort "un peu" huileux (!!!), mais l'accueil est très sympathique....même si les locaux restent sommaires....mais ce n'est pas le plus important dans un massage !

Notre séjour dans le Kerala s'achève donc sur un massage, avant de nous envoler pour Delhi via un stop à Bangalore (des amis à visiter !)....Quelques jours à Delhi pour faire des derniers shoppings, (je recommande pour ceux qui aiment les vêtements Indiens "Lajpat Nagar Market" (encore appelé "Center Market"), ou alors "Dilli haat" (où tous les états indiens sont représentés avec leur artisanat...marge de négociation plus étroite, mais belle qualité en général, entrée payante 15 Rs env)...

Nous avons passé une journée à Agra, départ en train par le "Bhopal Shatabdi express" à New Delhi Railway station à 6h15 (env 400 Rs). L'avantage de l'express est qu'il est rapide (2 heures pour aller à Agra) et permet donc l'aller retour dans la journée (retour en soirée vers 20h45). Agra n'est pas une ville agréâble, peut-être même la moins agréâble d'Inde....ultra-touristique, et donc les marchands sont ultra pressants.... Il faut filer dès la sortie de la gare (surtout prendre un rickshaw pre-paid....sinon les prix deviennent vite délirants...) et suivre le conseil du Routard à savoir ne RIEN acheter !!! Tout est hors de prix ! A titre d'exemple, on m'a proposé à l'entrée du fort rouge, une paire de bracelets de cheville à 10......euros !!!! 😠.............qui est descendu à la sortie à 20 Rs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Du grand n'importe quoi ! Et puis souvent ce sont des choses de mauvaise qualité..... Il faut donc se limiter aux visites....Néanmoins le Taj Mahal reste magnifique, même si certains voyageurs se refusent à le visiter, car étant trop touristique...........(c'est leur choix....). Pour moi, le Taj reste le Taj, et son marbre prend les teintes des humeurs du ciel et varie constamment. Cette fois, nous l'avons visité sous un ciel de mousson incroyable bleu marine, le blanc du marbre devenait phosphorescent! Pour ceux qui veulent éviter la foule, et le prix élevé du Taj (750 Rs quand même...), on peut aller "back side" de l'autre côté de la Yamuna river et admirer la vue sur le Taj pour 100 Rs dans les "Mumtal Bargh" gardens....Et en plus on a ainsi une photo du Taj très différente ! 😉

Voilà ! Mon premier "Carnet de voyages" est finalement plus long que prévu ! C'est vrai que je suis intarissable sur le sujet....J'ai essayé d'être pratique et j'espère avoir donné envie d'aller ou de retourner en Inde.... Généralement, quand on aime l'Inde, on y va encore, et encore, et encore............C'est un pays qui rend fidèle où l'on reçoit beaucoup... Merci à ceux qui auront lu jusqu'au bout sans s'endormir ! 🙂 Bonnes préparations de voyage à tous ! En Inde ou ailleurs !

Nath

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