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Suède en hiver (1ère partie) English translation pending
Têtue, je suis têtue...
Pour voir le carnet en images cliquez ici!
Un voyage en Norvège en avril dernier a fait germer dans ma petite tête toujours prête à s'enthousiasmer pour des idées saugrenues deux envies : faire du char à glace et voir des (ou même une!) aurores boréales.
Pour les aurores, il faut monter assez au nord et y être pas trop loin du solstice d'hiver. Mais: L'activité solaire n'est pas au mieux de sa forme actuellement (ça devrait aller mieux en 2012 parait-il...). De plus le début de notre voyage coïncidera avec la pleine lune, pas idéal car il faut une nuit bien noire. Enfin il faut un ciel dégagé, pas gagné en hiver sous ces latitudes...
Pour le char à glace, il faut un lac gelé sans neige : en Norvège l'année dernière ils étaient tous recouverts d'une épaisse couche de neige. Une brève incursion en Laponie suédoise nous avait permis de découvrir le lac d'Abisko, balayé par les vents, protégé de trop de précipitations par les montagnes norvégiennes, idéal pour faire du char.
D'où l'idée.... Fixe!
Après avoir consulté les statistiques météo j'en arrive à la conclusion qu'un voyage en camping-car ne sera pas possible, compte-tenu des températures possiblement glaciales en février et des difficultés d'approvisionnement en gaz pour se chauffer. Nous irons donc en voiture (difficile d'emmener tout le matos, char à voile, skis... en avion!), équipée de 4 pneus neige.
A défaut de camping car, il nous faut trouver un hébergement. Notre choix se porte sur la région du Jamtland et sur un chalet situé à 80 km au sud d'Ostersund au pied des monts Oviksfjällen, pas très loin de la Norvège. Assez loin au nord mais pas trop (ben oui, ça fait déjà une trotte) avec un peu de relief (pour skier c'est plus fun) et des lacs (bon ce n'est pas ce qui manque en Suède)

Je partirai seule avec les enfants (12, 14 et 15 ans) et Fred nous rejoindra en avion pour quelques jours seulement (en fait surtout pour m'aider pour la route du retour...) Déception de dernière minute : il a beaucoup neigé partout et tous les lacs de Suède sont recouverts de neige. On laisse le char à la maison! Grr!
Dim 08/02 : après une route d'une fluidité inhabituelle en Allemagne (et un bouchon de 30 mn seulement) nous embarquons à 17h00 sur le Stena Germanica, à Kiel, direction Göteborg. Appareillage à 19h00. Il neigeotte.
Lu 09/02 : à 9h03, la douane est passée, nous sommes prêts à découvrir la Suède.

Le temps est bouché. Un peu de neige sale dans les fossés, c'est tout. La faute au Gulf Stream qui influence la côte occidentale de la Suède. J'ai prévu de faire la route jusqu'au chalet en 2 jours, histoire de rouler de jour et de voir à quoi ressemble la Suède en hiver. J'aime bien l'idée d'entrer dans l'hiver progressivement, de se coltiner « physiquement » avec les distances (bon on n'est pas à pied ni en vélo quand même!) et de rendre palpable aux enfants la géographie, toutes choses impossibles en avion. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la côte vers le NE et le lac Vanern (plus grand lac de Suède), le temps s'éclaircit. La campagne est harmonieuse, maisons rouges, pâturages, fermes, chevaux, bosquets, forêts, lacs.

Le principal dépaysement vient de l'architecture des maisons: difficile d'en trouver une qui ne soit pas en bois. J'adore!

Le soleil fait une percée, vite il faut en profiter!
Nous faisons une belle petite balade sur les rives sud du lac Vanern.

Le petit port de Rackeby est encore gelé mais une tempête a brisé la glace sur le reste du lac.

La végétation est assez variée, pins, bruyères. Il y a plein de petites criques.

Je me verrais bien passer quelques jours ici en été!

Un peu plus loin, le Lacko Slott s'intègre parfaitement dans le paysage...

Nous arrivons enfin à l'auberge de jeunesse de Hallefors, très accueillante (on dirait une succursale d'Ikea) même si nous représentons à nous 4 plus de la moitié de l'effectif! C'est la 1ère expérience en AJ pour les enfants et ils ont trouvé ça super (billard, fléchettes et... wifi!)
Ma 10/02 : -7°C au réveil, on charge la voiture et en route plein nord cette fois! Longue route monotone entre 2 rangées d'arbres, sur des centaines de km. Gare aux claustrophobes! On arrive enfin à Mora,

coquette petite ville sur les rives du lac Siljan,

qui nous donne envie de nous dégourdir les jambes après tous ces ....arbres. On se précipite enthousiastes hors du cocon douillet de la voiture et on est tous pris de quintes de toux! On se regarde en rigolant : ben oui, il fait -18°C au plus chaud de la journée. Nos petits gosiers n'en reviennent pas... Ça ne dure que quelques minutes... Nous reprenons la route, entre les ... arbres... Rares sont les endroits où l'on peut avoir un horizon un peu dégagé.

Seules les zones un peu agricoles permettent un peu de variété dans le paysage, sinon c'est sapin à gogo!

Un peu frustrant ce manque de vue....

Enfin nous arrivons dans le Jamtland, plus que 45 km jusqu'au chalet. C'est d'ailleurs la distance qui nous séparera du 1er magasin ou de la première station service.
Entre 2 sapins, nous commençons à apercevoir au loin quelques montagnes au relief très doux. La forêt est partout, sauf sur ces montagnes, pas bien hautes (entre 1000 et 1500 m), mais à cette latitude le climat est trop rude.

Nous découvrons tout contents notre chalet,

tout en bois avec un bon feu qui crépite dans la cheminée. Les propriétaires ne sont pas là, ce sont nos voisins, des allemands, qui nous ont préparé le feu. Sympa!
Le temps de décharger les bagages et Christoph le propriétaire arrive, tout essouflé, tout excité, radieux, avec son fils de 2 jours -Hanes- dans un couffin. Myriam a accouché dimanche à Ostersund après un trajet épique sur les routes enneigées par une bonne tempête de neige quelques heures auparavant. Ça doit faire des souvenirs! Et voilà la petite famille de retour à la maison, au fond de la forêt! Les voisins allemands sont en fait des parents venus pour l'occasion. Bonne surprise, dans ce coin perdu, on a un peu de wifi. Le téléphone portable fonctionne sans problème : pas mal pour ce pays presque grand comme la France avec seulement 9 millions d'habitants!
Me 11/02 Il fait grand beau. -24°C dans la voiture... Va-t-elle démarrer? Je ne suis pas trop inquiète car je vois un chargeur de batterie devant le chalet voisin, les allemands ont du en avoir besoin. Pas de problème finalement pour la voiture. Pour nous non plus d'ailleurs car l'air est très sec et il n'y a pas un poil de vent : c'est donc très supportable d'autant plus que par cette température on n'hésite pas à s'habiller en conséquence, pas de souci d'élégance mal placée! Le soleil se lève vers 8h30 mais ne monte jamais bien haut dans le ciel ce qui donne des ombres interminables.

On décide monter sur le sommet, juste-là... Il y a une piste balisée pour les skidoo avec les croix rouges que l'on retrouve à travers toute la Suède.

Nous la quittons bientôt pour faire notre trace, c'est plus amusant d'autant que la neige est ferme.

Le relief est très doux

et le sommet n'est pas très pointu!

Sur un dôme en face, nous distinguons un troupeau de rennes, trop loin!

Nous remarquons de nombreuses traces de.... glouton??


C'est parti pour la « folle descente », tout schuss, au moins 20km/h dans les pointes, en poussant un peu sur les bâtons!

Demain, s'il fait beau, nous irons voir de plus près ces montagnes que nous apercevons vers l'est.
Je 12/02:

- 28°C ce matin, c'est notre record! En route vers Flatruet, près de la frontière norvégienne. Route dans les arbres (...), quelques lacs aperçus entre 2 sapins, puis nous grimpons vers Flatruet. L'étymologie de ce lieu-dit nous saute aussitôt aux yeux, c'est flat, très flat.

Un immense plateau battu par les vents aussi loin que porte le regard. La route dessert un gros village et pour garantir sa praticabilité 2 bulldozer énormes consolident d'impressionnants murs de neige de 5 ou 6 m de haut sur plusieurs km, destinés à empêcher le vent de souffler des congères sur la route. En tout cas, l'endroit ne se prête pas vraiment à la randonnée à ski, aussi redescendons-nous un peu plus bas pour partir vers un petit sommet pas trop éloigné. Comme il y a un peu de vent nous choisissons de passer par un sous-bois

et nous retrouvons dans une neige très profonde avec des bâtons qui nous paraissent 2 fois trop courts.

Finalement nous quittons les arbres pour arriver au sommet.


Belle balade mais qui ouvre l'appétit! A la demande pressante des enfants affamés, nous consultons la carte d'un petit restaurant sur la route du retour et découvrons que la chute de la couronne suédoise fait bien notre affaire. Les prix en deviennent vraiment très raisonnables : 35 euro pour 4 énormes pizzas+ crudités dans un joli restaurant bien décoré avec une charmante hôtesse qui même si elle ne parle qu'allemand, n'en est pas moins très prévenante. (Il faut dire qu'en Suède presque tout le monde parle anglais, du moins en-dessous de 35 ans)

En déjeunant nous voyons passer sous notre fenêtre


toutes sortes d'équipages exotiques pour nous Européens du (presque) sud.

Sur la route du retour, la lumière est si belle

que je force mes troupes en pleine digestion à aller faire un petit tour sur un lac avec vue sur les montagnes. Pas de chance, un nuage pile devant le soleil! Une vague dépression dans la surface enneigée nous intrigue...

Mais c'est bien un trou, gloups!

Nous suivons d'étranges traces,

sans doute celle d'un renne au galop?
Ve 13/02 Aujourd'hui nous décidons d'aller au bout de la petite route qui mène vraiment au pied des montagnes.

Nous y découvrons quelques maisons habitées par des lapons.


Ils vivent de l'élevage de rennes.

Quelques-uns sont là en captivité,

les autres dans la montagne. Nous faisons une balade pas très intéressante (voire très ch... selon les enfants ) le long d'une piste de skidoo qui nous mène à quelques infrastructures destinées apparemment au marquage des rennes. C'est difficile de varier les balades car certes il y a tout un massif montagneux mais il est inaccessible autrement que par une unique route. Sinon, il faut des jours de randonnée pour changer de paysage! Il faut dire que le réseau de routes existant est déjà gigantesque pour 9 millions d'habitants! Ici, tout le monde (ou presque) roule en volvo.

En témoigne ce parking!
La suite est ici: voyageforum.com/...ost=2424735;#2424735
Pour voir le carnet en images cliquez ici!
Un voyage en Norvège en avril dernier a fait germer dans ma petite tête toujours prête à s'enthousiasmer pour des idées saugrenues deux envies : faire du char à glace et voir des (ou même une!) aurores boréales.
Pour les aurores, il faut monter assez au nord et y être pas trop loin du solstice d'hiver. Mais: L'activité solaire n'est pas au mieux de sa forme actuellement (ça devrait aller mieux en 2012 parait-il...). De plus le début de notre voyage coïncidera avec la pleine lune, pas idéal car il faut une nuit bien noire. Enfin il faut un ciel dégagé, pas gagné en hiver sous ces latitudes...
Pour le char à glace, il faut un lac gelé sans neige : en Norvège l'année dernière ils étaient tous recouverts d'une épaisse couche de neige. Une brève incursion en Laponie suédoise nous avait permis de découvrir le lac d'Abisko, balayé par les vents, protégé de trop de précipitations par les montagnes norvégiennes, idéal pour faire du char.
D'où l'idée.... Fixe!
Après avoir consulté les statistiques météo j'en arrive à la conclusion qu'un voyage en camping-car ne sera pas possible, compte-tenu des températures possiblement glaciales en février et des difficultés d'approvisionnement en gaz pour se chauffer. Nous irons donc en voiture (difficile d'emmener tout le matos, char à voile, skis... en avion!), équipée de 4 pneus neige.
A défaut de camping car, il nous faut trouver un hébergement. Notre choix se porte sur la région du Jamtland et sur un chalet situé à 80 km au sud d'Ostersund au pied des monts Oviksfjällen, pas très loin de la Norvège. Assez loin au nord mais pas trop (ben oui, ça fait déjà une trotte) avec un peu de relief (pour skier c'est plus fun) et des lacs (bon ce n'est pas ce qui manque en Suède)

Je partirai seule avec les enfants (12, 14 et 15 ans) et Fred nous rejoindra en avion pour quelques jours seulement (en fait surtout pour m'aider pour la route du retour...) Déception de dernière minute : il a beaucoup neigé partout et tous les lacs de Suède sont recouverts de neige. On laisse le char à la maison! Grr!
Dim 08/02 : après une route d'une fluidité inhabituelle en Allemagne (et un bouchon de 30 mn seulement) nous embarquons à 17h00 sur le Stena Germanica, à Kiel, direction Göteborg. Appareillage à 19h00. Il neigeotte.
Lu 09/02 : à 9h03, la douane est passée, nous sommes prêts à découvrir la Suède.

Le temps est bouché. Un peu de neige sale dans les fossés, c'est tout. La faute au Gulf Stream qui influence la côte occidentale de la Suède. J'ai prévu de faire la route jusqu'au chalet en 2 jours, histoire de rouler de jour et de voir à quoi ressemble la Suède en hiver. J'aime bien l'idée d'entrer dans l'hiver progressivement, de se coltiner « physiquement » avec les distances (bon on n'est pas à pied ni en vélo quand même!) et de rendre palpable aux enfants la géographie, toutes choses impossibles en avion. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la côte vers le NE et le lac Vanern (plus grand lac de Suède), le temps s'éclaircit. La campagne est harmonieuse, maisons rouges, pâturages, fermes, chevaux, bosquets, forêts, lacs.

Le principal dépaysement vient de l'architecture des maisons: difficile d'en trouver une qui ne soit pas en bois. J'adore!

Le soleil fait une percée, vite il faut en profiter!
Nous faisons une belle petite balade sur les rives sud du lac Vanern.

Le petit port de Rackeby est encore gelé mais une tempête a brisé la glace sur le reste du lac.

La végétation est assez variée, pins, bruyères. Il y a plein de petites criques.

Je me verrais bien passer quelques jours ici en été!

Un peu plus loin, le Lacko Slott s'intègre parfaitement dans le paysage...

Nous arrivons enfin à l'auberge de jeunesse de Hallefors, très accueillante (on dirait une succursale d'Ikea) même si nous représentons à nous 4 plus de la moitié de l'effectif! C'est la 1ère expérience en AJ pour les enfants et ils ont trouvé ça super (billard, fléchettes et... wifi!)
Ma 10/02 : -7°C au réveil, on charge la voiture et en route plein nord cette fois! Longue route monotone entre 2 rangées d'arbres, sur des centaines de km. Gare aux claustrophobes! On arrive enfin à Mora,

coquette petite ville sur les rives du lac Siljan,

qui nous donne envie de nous dégourdir les jambes après tous ces ....arbres. On se précipite enthousiastes hors du cocon douillet de la voiture et on est tous pris de quintes de toux! On se regarde en rigolant : ben oui, il fait -18°C au plus chaud de la journée. Nos petits gosiers n'en reviennent pas... Ça ne dure que quelques minutes... Nous reprenons la route, entre les ... arbres... Rares sont les endroits où l'on peut avoir un horizon un peu dégagé.

Seules les zones un peu agricoles permettent un peu de variété dans le paysage, sinon c'est sapin à gogo!

Un peu frustrant ce manque de vue....

Enfin nous arrivons dans le Jamtland, plus que 45 km jusqu'au chalet. C'est d'ailleurs la distance qui nous séparera du 1er magasin ou de la première station service.
Entre 2 sapins, nous commençons à apercevoir au loin quelques montagnes au relief très doux. La forêt est partout, sauf sur ces montagnes, pas bien hautes (entre 1000 et 1500 m), mais à cette latitude le climat est trop rude.

Nous découvrons tout contents notre chalet,

tout en bois avec un bon feu qui crépite dans la cheminée. Les propriétaires ne sont pas là, ce sont nos voisins, des allemands, qui nous ont préparé le feu. Sympa!
Le temps de décharger les bagages et Christoph le propriétaire arrive, tout essouflé, tout excité, radieux, avec son fils de 2 jours -Hanes- dans un couffin. Myriam a accouché dimanche à Ostersund après un trajet épique sur les routes enneigées par une bonne tempête de neige quelques heures auparavant. Ça doit faire des souvenirs! Et voilà la petite famille de retour à la maison, au fond de la forêt! Les voisins allemands sont en fait des parents venus pour l'occasion. Bonne surprise, dans ce coin perdu, on a un peu de wifi. Le téléphone portable fonctionne sans problème : pas mal pour ce pays presque grand comme la France avec seulement 9 millions d'habitants!
Me 11/02 Il fait grand beau. -24°C dans la voiture... Va-t-elle démarrer? Je ne suis pas trop inquiète car je vois un chargeur de batterie devant le chalet voisin, les allemands ont du en avoir besoin. Pas de problème finalement pour la voiture. Pour nous non plus d'ailleurs car l'air est très sec et il n'y a pas un poil de vent : c'est donc très supportable d'autant plus que par cette température on n'hésite pas à s'habiller en conséquence, pas de souci d'élégance mal placée! Le soleil se lève vers 8h30 mais ne monte jamais bien haut dans le ciel ce qui donne des ombres interminables.

On décide monter sur le sommet, juste-là... Il y a une piste balisée pour les skidoo avec les croix rouges que l'on retrouve à travers toute la Suède.

Nous la quittons bientôt pour faire notre trace, c'est plus amusant d'autant que la neige est ferme.

Le relief est très doux

et le sommet n'est pas très pointu!

Sur un dôme en face, nous distinguons un troupeau de rennes, trop loin!

Nous remarquons de nombreuses traces de.... glouton??


C'est parti pour la « folle descente », tout schuss, au moins 20km/h dans les pointes, en poussant un peu sur les bâtons!

Demain, s'il fait beau, nous irons voir de plus près ces montagnes que nous apercevons vers l'est.
Je 12/02:

- 28°C ce matin, c'est notre record! En route vers Flatruet, près de la frontière norvégienne. Route dans les arbres (...), quelques lacs aperçus entre 2 sapins, puis nous grimpons vers Flatruet. L'étymologie de ce lieu-dit nous saute aussitôt aux yeux, c'est flat, très flat.

Un immense plateau battu par les vents aussi loin que porte le regard. La route dessert un gros village et pour garantir sa praticabilité 2 bulldozer énormes consolident d'impressionnants murs de neige de 5 ou 6 m de haut sur plusieurs km, destinés à empêcher le vent de souffler des congères sur la route. En tout cas, l'endroit ne se prête pas vraiment à la randonnée à ski, aussi redescendons-nous un peu plus bas pour partir vers un petit sommet pas trop éloigné. Comme il y a un peu de vent nous choisissons de passer par un sous-bois

et nous retrouvons dans une neige très profonde avec des bâtons qui nous paraissent 2 fois trop courts.

Finalement nous quittons les arbres pour arriver au sommet.


Belle balade mais qui ouvre l'appétit! A la demande pressante des enfants affamés, nous consultons la carte d'un petit restaurant sur la route du retour et découvrons que la chute de la couronne suédoise fait bien notre affaire. Les prix en deviennent vraiment très raisonnables : 35 euro pour 4 énormes pizzas+ crudités dans un joli restaurant bien décoré avec une charmante hôtesse qui même si elle ne parle qu'allemand, n'en est pas moins très prévenante. (Il faut dire qu'en Suède presque tout le monde parle anglais, du moins en-dessous de 35 ans)

En déjeunant nous voyons passer sous notre fenêtre


toutes sortes d'équipages exotiques pour nous Européens du (presque) sud.

Sur la route du retour, la lumière est si belle

que je force mes troupes en pleine digestion à aller faire un petit tour sur un lac avec vue sur les montagnes. Pas de chance, un nuage pile devant le soleil! Une vague dépression dans la surface enneigée nous intrigue...

Mais c'est bien un trou, gloups!

Nous suivons d'étranges traces,

sans doute celle d'un renne au galop?
Ve 13/02 Aujourd'hui nous décidons d'aller au bout de la petite route qui mène vraiment au pied des montagnes.

Nous y découvrons quelques maisons habitées par des lapons.


Ils vivent de l'élevage de rennes.

Quelques-uns sont là en captivité,

les autres dans la montagne. Nous faisons une balade pas très intéressante (voire très ch... selon les enfants ) le long d'une piste de skidoo qui nous mène à quelques infrastructures destinées apparemment au marquage des rennes. C'est difficile de varier les balades car certes il y a tout un massif montagneux mais il est inaccessible autrement que par une unique route. Sinon, il faut des jours de randonnée pour changer de paysage! Il faut dire que le réseau de routes existant est déjà gigantesque pour 9 millions d'habitants! Ici, tout le monde (ou presque) roule en volvo.

En témoigne ce parking!
La suite est ici: voyageforum.com/...ost=2424735;#2424735
Bamboo Island: ça vaut le détour ou pas? English translation pending
Bonjour,
j'ai lu plein de discutions autour du Cambodge sur ce site et j'ai glané quelques infos sur Bamboo island mais pas suffisemment pour savoir si ca vaut le detour ou pas ! auriez-vous quelques impressions à me faire partager sur cette ile qui parait quand meme assez tentante ! merci
j'ai lu plein de discutions autour du Cambodge sur ce site et j'ai glané quelques infos sur Bamboo island mais pas suffisemment pour savoir si ca vaut le detour ou pas ! auriez-vous quelques impressions à me faire partager sur cette ile qui parait quand meme assez tentante ! merci
Roatán: se protéger contre la malaria et loger à moindre prix? (Honduras) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement au Guatemale et partons pour Roatan la semaine prochaine. Devons-nous nous protéger contre la malaria (ici on nous propose du Aralen) ? Quelqu'un connait-il les horaires du ferry entre La Ceiba et Roatan ? Quels sont les meilleurs plans pour se loger à moindre prix à West-End (hotel - appartement...)?
Merci á tout le monde
Nous sommes actuellement au Guatemale et partons pour Roatan la semaine prochaine. Devons-nous nous protéger contre la malaria (ici on nous propose du Aralen) ? Quelqu'un connait-il les horaires du ferry entre La Ceiba et Roatan ? Quels sont les meilleurs plans pour se loger à moindre prix à West-End (hotel - appartement...)?
Merci á tout le monde
Traversée de Yosemite aux États-Unis English translation pending
Salut tout le monde,
un matin de juin je vais quitter Monterey et partir vers l'Est puis bifurquer vers le Nord pour arriver à l'entrée Sud de Yosemite disons ... en début d'aprem'.
Le soir je dormirai au Wawona puis le soir suivant à Lee Vining.
J'ai donc disons une grosse journée pour traverser Iosémitii ... Je sais, j'ai honte, ce n'est pas assez mais je reviendrais ... Probablement un jour 😉
Je n'ai donc pas franchement le temps de faire de randonnée ( je sais c'est mal aussi 😉 ) mais malgré tout, comment me conseilleriez vous d'organiser ma traversée du parc ?
J'ai donc disons une grosse journée pour traverser Iosémitii ... Je sais, j'ai honte, ce n'est pas assez mais je reviendrais ... Probablement un jour 😉
Je n'ai donc pas franchement le temps de faire de randonnée ( je sais c'est mal aussi 😉 ) mais malgré tout, comment me conseilleriez vous d'organiser ma traversée du parc ?
Qui sera dans l'ouest des Etats-Unis en juillet? English translation pending
Sur la suggestion du Tigre, je me lance et ouvre ce topic pour ceux qui découvriront les merveilles de l'Ouest cet été... sous le cagnard de juillet et pendant l'affluence des congés scolaires... mais qui sont bien contents quand même 😉 Yeehaa !
Mon speedo-circuit (non finalisé, d'où les "?"). J'ai laissé tomber Page et Zion, où nous sommes déjà allés, mais je voulais absolument refaire Bryce, Monument Valley et le Grand Canyon, et panacher le circuit des "nouveautés" que sont pour moi Moab et Capitol Reef. Cette découverte sera malheureusement bien trop brève, mais j'ai dû tenir compte de certaines contraintes familiales 😇
J1 - 29 juin : Arrivée LA 18h45 – Nuit près aéroport J2 - 30 juin : Départ tôt pour le Grand Canyon – Arrêt à Kingman etc. Nuit au Grand Canyon Lodge J3 - 1er juillet : Grand Canyon le matin et route pour Monument Valley – Nuit à MV - The View – J4 - 2 juillet : Valley of the gods ? - Goosenecks State Park ? - Needles Overlook ? – Dead Horse Point ? - Nuit à Moab - Red Cliffs 272 km J5 - 3 juillet : Vol Canyonlands ? Arches ? – Gobblins? - Traversée Capitol Reef – Nuit à Torrey, Best Western J6 - 4 juillet : Scenic BW 12 - Bryce – Nuit au Ruby’s Inn – 182 km J7 - 5 juillet : Départ pour Las Vegas – Visite l'aprem. Nuit à LV, Planet Hollywood J8 - 6 juillet : Visite LV – Déjeuner Stratosphère ? Attraction ? Fin d’aprem : départ pour LA. Nuit à LA - Hilton Santa Monica J9 - 7 juillet : LA Universal ? Getty ? Pasadena ? Nuit Santa Monica J10 - 8 juillet : LA – Santa Barbara ? Nuit Santa Monica J11 - 9 juillet : LA - Hollywood – Chinese theatre etc. ? Vol retour à 20h55 J12 - 10 juillet : Londres
Mon speedo-circuit (non finalisé, d'où les "?"). J'ai laissé tomber Page et Zion, où nous sommes déjà allés, mais je voulais absolument refaire Bryce, Monument Valley et le Grand Canyon, et panacher le circuit des "nouveautés" que sont pour moi Moab et Capitol Reef. Cette découverte sera malheureusement bien trop brève, mais j'ai dû tenir compte de certaines contraintes familiales 😇
J1 - 29 juin : Arrivée LA 18h45 – Nuit près aéroport J2 - 30 juin : Départ tôt pour le Grand Canyon – Arrêt à Kingman etc. Nuit au Grand Canyon Lodge J3 - 1er juillet : Grand Canyon le matin et route pour Monument Valley – Nuit à MV - The View – J4 - 2 juillet : Valley of the gods ? - Goosenecks State Park ? - Needles Overlook ? – Dead Horse Point ? - Nuit à Moab - Red Cliffs 272 km J5 - 3 juillet : Vol Canyonlands ? Arches ? – Gobblins? - Traversée Capitol Reef – Nuit à Torrey, Best Western J6 - 4 juillet : Scenic BW 12 - Bryce – Nuit au Ruby’s Inn – 182 km J7 - 5 juillet : Départ pour Las Vegas – Visite l'aprem. Nuit à LV, Planet Hollywood J8 - 6 juillet : Visite LV – Déjeuner Stratosphère ? Attraction ? Fin d’aprem : départ pour LA. Nuit à LA - Hilton Santa Monica J9 - 7 juillet : LA Universal ? Getty ? Pasadena ? Nuit Santa Monica J10 - 8 juillet : LA – Santa Barbara ? Nuit Santa Monica J11 - 9 juillet : LA - Hollywood – Chinese theatre etc. ? Vol retour à 20h55 J12 - 10 juillet : Londres
Être représentante à destination dans les Caraïbes English translation pending
bonjour,
je sais, le sujet a deja ete aborde mais j'ai d'autres questions.
je voudrais aller essayer une saison en tant que representante a destination dans les caraibes(peu importe ou...).
il y juste un truc qui m'intrigue... on dit etre loge-nourri, voila, cest une chambre a l'hotel meme et nourri aussi par l'hotel pour lequel tu travail ou quoi??
j'aimerais qu'on m'explique cette petite partie du (nourri-loge)! en passant, ce n'es pas pour juger ou critiquer quoi que ce soit, cest surtout pour savoir concretement a quoi m'attendre rendue la-bas... a voir quel genre de logement et de bouffe on y retrouve? par exemple: chambre partagee avec 2-3 autres rep et manger du buffet tout les jours... lol!😮
aussi un peu les conditions de travail en general... ( une breve description d'une rep. d'une journee, par exemple? )
quel est le meilleur mois pour postuler et le meilleur T.O. ... si vous avez des conseils a me donner a ce sujet....?
bonne journee a tous!!!
a bientot!!
Change d'argent en Tunisie: dollars américains ou canadiens? English translation pending
Est-il préférable d'avoir de l'argent U.S.A. pour échanger ?
Est-ce que l'argent canadien est bienvenu (accepté) ?
Inde du Sud: plages et maillots de bain? English translation pending
😇bonjour,
question qui me préoccupe ..peut on facilement se mettre en maillot de bain sur la plage et sur quelle plage ...y a t'il des hotels avec piscine pas trop cher...ns partons dans le sud: Kerala et remontons la cote est pour rejoindre bangalore
merci
Mamallapuram: hôtel pas cher avec piscine? (Inde) English translation pending
Bonjour,
Je serai dans le Tamil Nadu à partir du 19 février. Nous arriverons en direct de l'aéroport de Chennai... Donc nous serons un peu dans le gaz et cherchons à nous poser dans le village de Mamallapuram quelques jours. Une piscine est la bienvenue.
J'hésite entre le Mamalla Heritage et le Mahabs Inn. Pour ce dernier, impossible de trouver une photo de la piscine (si vous en avez une, elle est la bienvenue;-)... Apparemment, même gamme de prix.
Merci de me conseiller le meilleur choix.
J'exclus le Sea Breeze, trop cher et pas terrible apparemment.
Merci d'avance,
Phil
Je serai dans le Tamil Nadu à partir du 19 février. Nous arriverons en direct de l'aéroport de Chennai... Donc nous serons un peu dans le gaz et cherchons à nous poser dans le village de Mamallapuram quelques jours. Une piscine est la bienvenue.
J'hésite entre le Mamalla Heritage et le Mahabs Inn. Pour ce dernier, impossible de trouver une photo de la piscine (si vous en avez une, elle est la bienvenue;-)... Apparemment, même gamme de prix.
Merci de me conseiller le meilleur choix.
J'exclus le Sea Breeze, trop cher et pas terrible apparemment.
Merci d'avance,
Phil
"Book" photos en ligne sur la Sologne English translation pending
...
Bonjour,
La surprise est au coin du bois, bien loin des hecto-kilomètres souvent parcourus pour brandir fièrement le cliché original...
J'ai découvert un site pour la réalisation de books en ligne. Très interessant.
Ca me permet de rassembler quelques images de mon voyage perpetuel en Sologne, et de faire partager ma passion pour ce petit coin de forêt où j'ai depuis quelques temps élu domicile.
Voyez plutôt : http://www.en-sologne.book.fr
Bonne visite, Sam 🙂
Bonjour,
La surprise est au coin du bois, bien loin des hecto-kilomètres souvent parcourus pour brandir fièrement le cliché original...
J'ai découvert un site pour la réalisation de books en ligne. Très interessant.
Ca me permet de rassembler quelques images de mon voyage perpetuel en Sologne, et de faire partager ma passion pour ce petit coin de forêt où j'ai depuis quelques temps élu domicile.
Voyez plutôt : http://www.en-sologne.book.fr
Bonne visite, Sam 🙂
Royal Air Maroc pour l'Egypte? English translation pending
Bonjour,
on part, j'espère, mai 2009 en egypte le caire, louxor...
je cherche des rsgts sur la cie royal air maroc
pour le moment c'est le prix le plus bas que je trouve (départ bordeaux !)
merci de me donner vos avis, je dois réserver
après j'organiserai le sejour là bas sur 2- 3 semaines
bonnes fêtes
PM33
Durée de trajet entre Chennai et Mahabalipuram en voiture? English translation pending
Bonjour.
J'ai plusieurs questions :
1) Combien de temps faut-il en voiture entre l'aéroport de Chennai et Mahabalipuram ?
2) Quel est le climat (je pars ce jeudi 18 décembre) ?
3) Faut-il prévoir un anti-moustiques ?
Merci. Biz.
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Voyage de sept semaines au Brésil: les immanquables? English translation pending
Bonjour,
je vis à Buenos Aires et je compte partir au bresil 7 semaines du 15 decembre à fin janvier. Nous avons choisi de faire la region du nordest car on aimerai s'eloigner un peu de la ville. On aimerait qd meme passer par RIo mais comme on est 2 petites nanas on a un peu peur que ce soit dangereux, en meme tps on vit à Buenos AIres. Bref quel conseils Rio est ce à ne pas rater surtout n cette periode de fete. Ou est ce que 7 semaines dans le nordest c deja bien? Quels sont les immanquables du bresil. Est ce possible de voyager buenos aires rio en avion et rio salvador en bus?
Voila bcp de questions Merci de vos reponses et n hesitez pas à fre circuler les bons plans. Besos
Voila bcp de questions Merci de vos reponses et n hesitez pas à fre circuler les bons plans. Besos
Social, environnement ou autre, et quel que soit le pays, cherchons bénévolat pour 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Je profite de ce forum pour passer mon annonce !
Nous sommes deux amies qui cherchons à faire du bénévolat, que se soit dans le domaine scientifique (projet de conservation de la faune et la flore), social (éducation, formation) ou plus « technique » (main d’œuvre diverse).
Nous n’avons pas de pays préféré, nous irons là où notre aide peut s’avérer utile ! (que se soit en France ou à l’Etranger) Nous pouvons nous libérer au cours de l’année 2009, mais à quelle date et pendant combien de temps ??? Nous n’avons encore rien décidé ! Cela dépendra de l’association que nous trouverons et de ses besoins.
Brève description : Française et néerlandaise, 26 et 27 ans. Nous avons déjà voyagé (Sénégal, Costa Rica, Madagascar) et participer à divers projets (gestion de la biodiversité, éducation et sensibilisation des populations à la protection de l’environnement…). A deux, nous nous complétons : l’une est plus « scientifique » (master en gestion de l’environnement, assistante pédagogique, réalisation de rapports scientifiques…) et l’autre « manuelle » (soigneuse animalière, manipulation d’outils et appareils divers, trilingue – français, anglais, néerlandais…)
Je ne vais pas plus détailler nos profils, si des associations sont intéressées, je leur enverrai nos CV afin qu’elles puissent juger de nos compétences.
Par contre, nous ne pouvons nous permettre de dépenser des sommes folles pour ce bénévolat (je ne parle pas ici de tourisme humanitaire comme le désignent certaines grandes associations qui en profitent alors pour « saler l’addition » !) Bien entendu, nous payons le billet d’avion et participons aux frais d’hébergement et de nourriture.
Si vous connaissez des associations (ou en faites partie), n’hésitez pas à nous répondre sur ce forum ou en message privé pour nous faire partager vos expériences !
Merci beaucoup !
Je profite de ce forum pour passer mon annonce !
Nous sommes deux amies qui cherchons à faire du bénévolat, que se soit dans le domaine scientifique (projet de conservation de la faune et la flore), social (éducation, formation) ou plus « technique » (main d’œuvre diverse).
Nous n’avons pas de pays préféré, nous irons là où notre aide peut s’avérer utile ! (que se soit en France ou à l’Etranger) Nous pouvons nous libérer au cours de l’année 2009, mais à quelle date et pendant combien de temps ??? Nous n’avons encore rien décidé ! Cela dépendra de l’association que nous trouverons et de ses besoins.
Brève description : Française et néerlandaise, 26 et 27 ans. Nous avons déjà voyagé (Sénégal, Costa Rica, Madagascar) et participer à divers projets (gestion de la biodiversité, éducation et sensibilisation des populations à la protection de l’environnement…). A deux, nous nous complétons : l’une est plus « scientifique » (master en gestion de l’environnement, assistante pédagogique, réalisation de rapports scientifiques…) et l’autre « manuelle » (soigneuse animalière, manipulation d’outils et appareils divers, trilingue – français, anglais, néerlandais…)
Je ne vais pas plus détailler nos profils, si des associations sont intéressées, je leur enverrai nos CV afin qu’elles puissent juger de nos compétences.
Par contre, nous ne pouvons nous permettre de dépenser des sommes folles pour ce bénévolat (je ne parle pas ici de tourisme humanitaire comme le désignent certaines grandes associations qui en profitent alors pour « saler l’addition » !) Bien entendu, nous payons le billet d’avion et participons aux frais d’hébergement et de nourriture.
Si vous connaissez des associations (ou en faites partie), n’hésitez pas à nous répondre sur ce forum ou en message privé pour nous faire partager vos expériences !
Merci beaucoup !
Partir à Itacare Bahia au Brésil English translation pending
Je serais au Bresil a partir du 15 janvier. je souhait aller a Itacare Bahia. Quelq un pourrais me donner des infos sur les transports Salvador-Itacare ? Pour le hebergement niveau qualite pris qq connais l auberge de jeunesse la bas?? Merci pour les infos
Température au Brésil en janvier et février? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir quel température il fait au Brésil en janv et fév?
je ne suis pas fixé sur l'endroit... y a -t-il de grosse variation du nord au sud?
merci! Peter
J'aimerais savoir quel température il fait au Brésil en janv et fév?
je ne suis pas fixé sur l'endroit... y a -t-il de grosse variation du nord au sud?
merci! Peter
Tarif Slim Air France English translation pending
Air France vient de lancer ses tarifs slim sur la majorité de ses destinations (hors domestique), à partir de 99 EUR TTC aller retour. Reservable jusqu'au 2 décembre pour des voyages de janvier à mars :
99 EUR AMSTERDAM / BARCELONE / BERLIN / BILBAO / BIRMINGHAM / BUDAPEST / COPENHAGUE / DUBLIN / DUSSELDORF / FRANCFORT / GENEVE / HAMBOURG / HANOVRE / LISBONNE / MADRID / MANCHESTER / MUNICH / MUNSTER / NAPLES / SOUTHAMPTON / STOCKHOLM / STUTTGART / TRIESTE / VALENCE / VIENNE
149 EUR BELGRADE / BOLOGNE / BREME / BRISTOL / CASABLANCA / EDIMBOURG / FLORENCE / LEIPZIG / LJUBLJANA / LUXEMBOURG / MALAGA / NEWCASTLE / NUREMBERG / SHANNON / OSLO / OVIEDO / PISE / PRAGUE / VARSOVIE / ZAGREB / ZURICH
199 EUR ABERDEEN / ALGER / ATHENES / BUCAREST / GENES / GOTEBORG / HELSINKI / ISTANBUL / RABAT / SOFIA / TUNIS / VALLADOLID / VERONE / VIGO
299 EUR MOSCOU / ST PETERSBOURG
439 EUR FORT DE FRANCE / POINT A PITRE
449 EUR BEYROUTH / NEW YORK (JFK & EWR) / PHILADELPHIE
459 EUR CHICAGO
479 EUR MONTREAL / TORONTO / WASHINGTON
499 EUR BOSTON
529 EUR MIAMI
539 EUR CAYENNE / DUBAI
559 EUR LOS ANGELES
579 EUR ATLANTA / DETROIT / SAN FRANSISCO
599 EUR CHENNAI
609 EUR CINCINNATI
629 EUR DAKAR / HOUSTON / SEATTLE
639 EUR BAMAKO / ST DOMINGUE / ST MARTIN
649 EUR CARACAS / PEKIN / DEHLI / MUMBAI / SHANGHAI / HONG KONG
679 EUR SALT LAKE CITY
718 EUR COTONOU / LOME
739 EUR DOUALA / YAOUNDE
749 EUR BANGALORE / NAIROBI
759 EUR SAINT DENIS
779 EUR SEYCHELLES
799 EUR NAGOYA / OSAKA / SEOUL / SINGAPOUR / TOKYO
811 EUR CONAKRY
829 EUR LIBREVILLE
849 EUR ANTANANARIVO / MAURICE
899 EUR JOHANNESBOURG
929 EUR KINSHASA
1061 EUR MALABO
1379 EUR
PAPEETE
99 EUR AMSTERDAM / BARCELONE / BERLIN / BILBAO / BIRMINGHAM / BUDAPEST / COPENHAGUE / DUBLIN / DUSSELDORF / FRANCFORT / GENEVE / HAMBOURG / HANOVRE / LISBONNE / MADRID / MANCHESTER / MUNICH / MUNSTER / NAPLES / SOUTHAMPTON / STOCKHOLM / STUTTGART / TRIESTE / VALENCE / VIENNE
149 EUR BELGRADE / BOLOGNE / BREME / BRISTOL / CASABLANCA / EDIMBOURG / FLORENCE / LEIPZIG / LJUBLJANA / LUXEMBOURG / MALAGA / NEWCASTLE / NUREMBERG / SHANNON / OSLO / OVIEDO / PISE / PRAGUE / VARSOVIE / ZAGREB / ZURICH
199 EUR ABERDEEN / ALGER / ATHENES / BUCAREST / GENES / GOTEBORG / HELSINKI / ISTANBUL / RABAT / SOFIA / TUNIS / VALLADOLID / VERONE / VIGO
299 EUR MOSCOU / ST PETERSBOURG
439 EUR FORT DE FRANCE / POINT A PITRE
449 EUR BEYROUTH / NEW YORK (JFK & EWR) / PHILADELPHIE
459 EUR CHICAGO
479 EUR MONTREAL / TORONTO / WASHINGTON
499 EUR BOSTON
529 EUR MIAMI
539 EUR CAYENNE / DUBAI
559 EUR LOS ANGELES
579 EUR ATLANTA / DETROIT / SAN FRANSISCO
599 EUR CHENNAI
609 EUR CINCINNATI
629 EUR DAKAR / HOUSTON / SEATTLE
639 EUR BAMAKO / ST DOMINGUE / ST MARTIN
649 EUR CARACAS / PEKIN / DEHLI / MUMBAI / SHANGHAI / HONG KONG
679 EUR SALT LAKE CITY
718 EUR COTONOU / LOME
739 EUR DOUALA / YAOUNDE
749 EUR BANGALORE / NAIROBI
759 EUR SAINT DENIS
779 EUR SEYCHELLES
799 EUR NAGOYA / OSAKA / SEOUL / SINGAPOUR / TOKYO
811 EUR CONAKRY
829 EUR LIBREVILLE
849 EUR ANTANANARIVO / MAURICE
899 EUR JOHANNESBOURG
929 EUR KINSHASA
1061 EUR MALABO
1379 EUR
PAPEETE
Itinéraire en Normandie pour ce week-end du 11 novembre 2008? English translation pending
Au vu du nombre de post qu'il y a sur les lieux à visiter, je fais le chemin inverse: avoir votre avis sur un itinéraire que je prevois pour ce week end du 11 novembre: depart de paris
_Vendredi soir hotel Trouville pour visite samedi cote fleurie (trouville, Deauville, Honfleur, Etretat... D'autres conseils? en une journée.. _Samedi soir direction Mont saint michel pour y passer le dimanche _Dimanche soir: Saint malo et visite le lundi _et lundi soir retour vers le Cotentin pour y dormir passer le mardi _Retour vers paris par les plages du débarquement. Meme si je connais pas du tout je pense que c'est pas mal, ca permis aussi de faire un retour sur paris en 2 étapes...???
votre avis? meme si votre reponse est breve j aimerai avoir l'avis de personnes qui connaissent le coin. Merci d'avance!
_Vendredi soir hotel Trouville pour visite samedi cote fleurie (trouville, Deauville, Honfleur, Etretat... D'autres conseils? en une journée.. _Samedi soir direction Mont saint michel pour y passer le dimanche _Dimanche soir: Saint malo et visite le lundi _et lundi soir retour vers le Cotentin pour y dormir passer le mardi _Retour vers paris par les plages du débarquement. Meme si je connais pas du tout je pense que c'est pas mal, ca permis aussi de faire un retour sur paris en 2 étapes...???
votre avis? meme si votre reponse est breve j aimerai avoir l'avis de personnes qui connaissent le coin. Merci d'avance!
Petit tour d'Europe cet été (Italie du Nord, Slovénie, Croatie, Monténégro, Autriche et Allemagne) English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai avoir vos avis sur des destinations concernant les pays que je compte traverser cet été avec un ami. Vraiment des choses à ne surtout pas louper, qu'il s'agisse d'un lieu, d'un monument, d'un musée, d'une fête locale, d'un restaurant, etc...
Ca serait vraiment sympa à vous !!!
Cordialement
Ca serait vraiment sympa à vous !!!
Cordialement
Passeport à la nouvelle norme pour les États-Unis? English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir pendant les grandes vacances d'été aux Etats-Unis. J'ai déjà un passeport délivré en février 2006 qui fait 36 pages donc je pense que c'est un passeport Delphine. C'est le nouveau passeport biométrique ? Pas besoin de visa donc ? En fait j'ai demandé à la mairie mais certaines personnes de mon entourage me dise que j'ai un ancien passeport 😠
Merci.
je souhaite partir pendant les grandes vacances d'été aux Etats-Unis. J'ai déjà un passeport délivré en février 2006 qui fait 36 pages donc je pense que c'est un passeport Delphine. C'est le nouveau passeport biométrique ? Pas besoin de visa donc ? En fait j'ai demandé à la mairie mais certaines personnes de mon entourage me dise que j'ai un ancien passeport 😠
Merci.
Trois semaines au Vietnam en janvier 2009 English translation pending
Hello tout le monde,
Premièrement merci à tous pour votre implication dans le forum. J'ai eu le loisir de parcourir de nombreux sujets, ce qui m'a permis d'affiner mes choix et d'avoir un (bref) premier aperçu de ce qui m'attend au Vietnam.
Le but de ce post est d'avoir votre avis sur un itinéraire qu'il m'a été conseillé en accord avec mon timing et nos envies.
En résumé:
Voyage de 3 semaines de fin Décembre 2008 à mi Janvier 2009.
4 personnes.
Départ Bxl, arrivée Hanoi.
Entre 10 et 15 jours dans le nord du vietnam: Hanoi, Baie d'Halong, Ninh Binh et Sapa. (En gros).
Ensuite vol Hanoi - Saigon.
Brève visite de Saigon.
Départ en bateau sur le mékong pour rejoindre le Cambodge. (Réalisable? Niveau de l'eau assez haut?)
Brève visite de Phnom Penh et visite d'Angkor (prévu de louer une voiture pour ne pas perdre trop de temps sur ce trajet);
Ensuite nous souhaiterions trouver un endroit sympa pour profiter tranquillement des derniers jours. Soit au Cambodge, soit au Vietnam.
Retour à partir de Saigon ou Bangkok.
Voilà si vous avez des conseils, des adresses ou retour d'expériences similaires, je suis preneur.
Merci d'avance.
Premièrement merci à tous pour votre implication dans le forum. J'ai eu le loisir de parcourir de nombreux sujets, ce qui m'a permis d'affiner mes choix et d'avoir un (bref) premier aperçu de ce qui m'attend au Vietnam.
Le but de ce post est d'avoir votre avis sur un itinéraire qu'il m'a été conseillé en accord avec mon timing et nos envies.
En résumé:
Voyage de 3 semaines de fin Décembre 2008 à mi Janvier 2009.
4 personnes.
Départ Bxl, arrivée Hanoi.
Entre 10 et 15 jours dans le nord du vietnam: Hanoi, Baie d'Halong, Ninh Binh et Sapa. (En gros).
Ensuite vol Hanoi - Saigon.
Brève visite de Saigon.
Départ en bateau sur le mékong pour rejoindre le Cambodge. (Réalisable? Niveau de l'eau assez haut?)
Brève visite de Phnom Penh et visite d'Angkor (prévu de louer une voiture pour ne pas perdre trop de temps sur ce trajet);
Ensuite nous souhaiterions trouver un endroit sympa pour profiter tranquillement des derniers jours. Soit au Cambodge, soit au Vietnam.
Retour à partir de Saigon ou Bangkok.
Voilà si vous avez des conseils, des adresses ou retour d'expériences similaires, je suis preneur.
Merci d'avance.
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Atlantica English translation pending
Bonsoir,
je vais faire une croisière à bord du COSTA ATLANTICA avec escale à ST MARTIN;j'ai choisi l'excursion en quad.
Qui l a déjà fait et cela en vaut-il le coup?
Merci
Différences marquantes entre les cadres vélo "Long Haul Trucker" et "Cross-Check" de Surly? English translation pending
J'ai l'intention de m'acheter un cadre surly, sachant que je veux un vélo à tout faire : vélo taf et rando.
quelles différences marquantes y a t il entre le LHT dont beaucoup font l'éloge ici et l CROSSCHECK ???
A premieres vue je n'en vois pas beaucoup...
merci d'avance pour vos réponses
A premieres vue je n'en vois pas beaucoup...
merci d'avance pour vos réponses
Vols avec Air France à l'aéroport Charles-de-Gaulle terminal T2G? English translation pending
J'ai lu sur un site web qu'ADP ouvrait demain son Terminal 2G.
Apparement, ce nouveau terminal sera amménagé pour les vols courts et moyens courriers. J'ai 3 vols sur la France avec AF d'ici la fin de l'année ( un MXP-CDG, VIE-CDG et AMS-CDG ), et je me demandai si j'avais une chance de voir à quoi ce nouveau terminal ressemblera.
Est ce que qqn connait un site pour savoir quels vols partiront de ce terminal ? ( sur le site d'AF ce n'est visiblement pas mis à jour )
Est ce que qqn connait un site pour savoir quels vols partiront de ce terminal ? ( sur le site d'AF ce n'est visiblement pas mis à jour )
Choix entre quatre hôtels à Varadero English translation pending
Bonjour nous partons a Cubas semaine 13 octobre de Toronto car partir de Montreal coute trop cher..
Nous serons 2 adultes. 2 filles 18 ans et ma fille de 9ans.
J'hésite entre le Mercure Cuatro Palma pres de la ville ou nous pourrons aller nous prommener le soir (prix 596$) mais aimerais savoir si cet hotel on mange quand meme bien.. et si pour les filles ca du bon sens.
Breeze Bella Costa. un peu plus cher.. mais je crois plus loin
Club Amigo Varadero.. au meme prix.
Arena Blanca.. pas cher mais sur Trip Advisor.. les critique semblent so so.. J'ai deja été au Barcelo Solymar.. et c'était pres de la ville.. alors je recherche hotel.. pres de la ville.. avec belle plage.. et nourriture potable.. et chambre potable..
ps.. Le barcelo était super.. mais j'ai aussi été dans des 3* 1/2
Je veux surtout faire decouvrir Cuba a mes filles.. et leur donner le gout d'y retourner.
Merci Martine
Nous serons 2 adultes. 2 filles 18 ans et ma fille de 9ans.
J'hésite entre le Mercure Cuatro Palma pres de la ville ou nous pourrons aller nous prommener le soir (prix 596$) mais aimerais savoir si cet hotel on mange quand meme bien.. et si pour les filles ca du bon sens.
Breeze Bella Costa. un peu plus cher.. mais je crois plus loin
Club Amigo Varadero.. au meme prix.
Arena Blanca.. pas cher mais sur Trip Advisor.. les critique semblent so so.. J'ai deja été au Barcelo Solymar.. et c'était pres de la ville.. alors je recherche hotel.. pres de la ville.. avec belle plage.. et nourriture potable.. et chambre potable..
ps.. Le barcelo était super.. mais j'ai aussi été dans des 3* 1/2
Je veux surtout faire decouvrir Cuba a mes filles.. et leur donner le gout d'y retourner.
Merci Martine
Prix du vol Paris-Antalya en octobre? English translation pending
Salut honorables Voyageurs et Voyageuses,
J'ai décidé de me faire une petite incursion dans le sud de la Turquie du 11 au 18 octobre en espérant y retrouver là-bas d'anciens amis (ça fait plus de 10 ans que je n'y suis pas allée) et faire un repérage pour un ou 2 mois l'année prochaine mais j'ai beau chercher un AR pas cher sur Antalya (ou même Dalaman) mais je ne trouve rien à moins de 770 euros pour 2 AR (nous sommes 2 à partir). J'ai biaisé en regardant si je pouvais faire un Paris/Istanbul pas cher puis prendre un vol intérieur Istanbul/Antalya ou en partant de Londres ou Bruxelles mais cela me revient plus cher ou alors au même ! Peut-être n'ai-je pas les yeux en face des trous...Si parmi vous quelques uns ou quelques unes ont des idées, elles seront les bienvenues.
Louer une voiture à Paracuru (près de Fortaleza)? English translation pending
je part du 1/08 au 24/08 a paracuru a coté de fortaleza
dans le nord du brazil
je part dans le cadre d'un trip kite autour de paracuru je cherche a louer une voiture pas chere ( pas un bugy... ) et une poussada pas chère sympa et bien placé
et rencontrer des gens cool sur place serait un plus !!!!
si qq peux me renseigner c nikel
je part dans le cadre d'un trip kite autour de paracuru je cherche a louer une voiture pas chere ( pas un bugy... ) et une poussada pas chère sympa et bien placé
et rencontrer des gens cool sur place serait un plus !!!!
si qq peux me renseigner c nikel
Aller à la Réunion en bateau-stop? English translation pending
Salut à tous,
Je projette de partir bientôt à la Réunion mais ne désire pas prendre l'avion pour de nombreuses raisons : coût élevé, trop polluant, sans compter le fait que l'on passe au dessus d'une multitude de choses à découvrir.
J'ai une bonne expérience du stop en Europe, j'aime l'aventure et surtout j'ai le temps !
Ce qui m'intéresse surtout, ça serait des vécus de bateau-stoppeurs. Car si je projette de partir ainsi, il se pose de questions essentielles : _Opter pour le passage à l'ouest de l'Afrique ou par la Mer Rouge ? _Dans quel port partir ? En France, en Italie, en Espagne ...
Je préférerais en fait passer par l'Egypte que je traverserai en stop pour rejoindre une station balnéaire sur la Mer Rouge et ensuite trouver qqn qui m'emmènerait loin au sud en évitant toute la Corne africaine...
Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
merci d'avance, sébastien
Ce qui m'intéresse surtout, ça serait des vécus de bateau-stoppeurs. Car si je projette de partir ainsi, il se pose de questions essentielles : _Opter pour le passage à l'ouest de l'Afrique ou par la Mer Rouge ? _Dans quel port partir ? En France, en Italie, en Espagne ...
Je préférerais en fait passer par l'Egypte que je traverserai en stop pour rejoindre une station balnéaire sur la Mer Rouge et ensuite trouver qqn qui m'emmènerait loin au sud en évitant toute la Corne africaine...
Quelqu'un peut-il m'éclairer ?
merci d'avance, sébastien
Hôtel Sol Sirenas Coral à proximité de quels hôtels? English translation pending
Près de quel hotels se trouve le Sol Sirenas Coral est-ce Villa Cuba?