Results for "Cappadoce+et+vélo+|+123+>+233"
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Suggestions d'itinéraires pour un voyage de trois semaines Iran-Turquie? English translation pending
bonjour a tous !
je compte faire fin aoute un periple de 3 semaines de teheran à istanbul ! je compte passer par l'ouest iranien (kurdistan) pour 8 jours, le sud est turque et la cappadoce ! j'ai l'intention de prendre un aller simple paris teheran et un retour istanbul-paris.
Pouvez vous me confirmer que ca ne posera aucun soucis pour l'obtention du visa iranien à l'aeroport khomeny?
Merci par avance pour vos reponse et eventuellement suggestion d'itineraires !
Karim
je compte faire fin aoute un periple de 3 semaines de teheran à istanbul ! je compte passer par l'ouest iranien (kurdistan) pour 8 jours, le sud est turque et la cappadoce ! j'ai l'intention de prendre un aller simple paris teheran et un retour istanbul-paris.
Pouvez vous me confirmer que ca ne posera aucun soucis pour l'obtention du visa iranien à l'aeroport khomeny?
Merci par avance pour vos reponse et eventuellement suggestion d'itineraires !
Karim
Turquie à la Toussaint English translation pending
bonjour nous partons à 4 (2 adultes + 2 enfants) du 22/10/09 au 07/11/09 , plusieurs questions me viennent à l'esprit, quelqu'un pourrait-il y répondre ?
- puis je acheter une carte sim turque pour la mettre dans mon portable debloque ?
- quelle temperature à istanbul, ankara, cappadoce, goreme, izmir et retour istanbul sur la periode du sejour ?
- quels medicaments emportés ?
- les limitations de vitesse sont-elles les mêmes qu'en france ?
- est-il facile de trouver des hotels sans réservation du jour au lendemain ?
merci d'avance.
Itinéraire de deux semaines en Turquie English translation pending
Bonsoir à tous,
Aprés avoir pas mal épluché les discussions existantes voilà à ce que je pense aller voir en Turquie. Je pars deux semaines entre le 26 Juillet et le 09 Aout., j'aurais donc besoin de vos avis pour me dire si, selon vous, je rate des villes "essentielles":
Istanbul : 4 jours?? La Cappadoce Pamakulle Selcuz et Hephese Plages de Fethiye: 3 jours? (un peu de detente quand meme!) Olympos (Il y a des plages de tortue)
Je ne sais pas quelle durée pour chaque destination. Dans quel sens faire tout ca?
Merci d'avance a tous!!
Aprés avoir pas mal épluché les discussions existantes voilà à ce que je pense aller voir en Turquie. Je pars deux semaines entre le 26 Juillet et le 09 Aout., j'aurais donc besoin de vos avis pour me dire si, selon vous, je rate des villes "essentielles":
Istanbul : 4 jours?? La Cappadoce Pamakulle Selcuz et Hephese Plages de Fethiye: 3 jours? (un peu de detente quand meme!) Olympos (Il y a des plages de tortue)
Je ne sais pas quelle durée pour chaque destination. Dans quel sens faire tout ca?
Merci d'avance a tous!!
Périple Turquie-Syrie-Jordanie English translation pending
bonjour a tous..
j aurais besoin de quelques conseils pour mon voyage au depart de la turquie et se terminant a jerusalem
auriez des suggestions concernant les etapes a faire en turquie (lieux a visiter, en comptant 2 ou 3 arrets sur la route de la syrie..)en sachant que je compte la traverser en 3 jours pour arriver a antioche et continuer vers alep
n hesitez pas a me faire part de tousvos recommandantions
j aurais besoin de quelques conseils pour mon voyage au depart de la turquie et se terminant a jerusalem
auriez des suggestions concernant les etapes a faire en turquie (lieux a visiter, en comptant 2 ou 3 arrets sur la route de la syrie..)en sachant que je compte la traverser en 3 jours pour arriver a antioche et continuer vers alep
n hesitez pas a me faire part de tousvos recommandantions
Quels sont les plus beaux sites naturels en Europe? English translation pending
Selon vos expériences, quels sont les plus beaux sites naturels que vous ayez découverts en Europe et éventuellement pourquoi? Vous pouvez étendre l'Europe jusqu'à la Turquie et à la Russie...
Top 5 des meilleurs plans en camion English translation pending
Bonjour
j'entame une discussion sur vos pays préférés pour voyager en camion,
les meilleurs sites pour se poser
( pas de camping et pas de parking réservés de camping-caristes)
les endroits tranquilles,
les rencontres avec les populations locales,
l'absence de police!!!!!
On est resté un an sur la route, et voici nos pays préférés : 1-Turquie La population est trés accueillante, avec un réel sens de l'hospitalité. Des sites magnifiques ou se poser, notamment la côte turquoise et la Cappadoce. La cappadoce : un site féerique, peu habité, protégé, parfait pour poser le camion et faire des balades. Un bémol pour Istanbul, le seul endroit ou se poser est à l'extérieur des remparts, et des mecs on essayé d'ouvrir le camion 2 nuits de suite, pas méchant mais fatiguant... Des fontaines d'eau de partout et même des douches gratuites
2-Portugal La population est aussi trés accueillante Il y a aussi des sites magnifiques ou se poser, notamment l'alentejo. Pour les montagnards, ne passez pas à coté de la serra de estrella. A noter les douches municipales et les lavoirs dans chaque villages.
3-Sicile Un petit pays paisible et accueillant, à 1000 lieues de la réputation des siciliens et des italiens en général. Evitez tout de même l'été, il fait trés trés chaud!!!
4-Roumanie Un vrai voyage dans le temps, des campagnes délirantes, des gens intrigués Préparez vous à rouler à 50km/h, il faut éviter les poules, faire attention aux petit vieux avec leurs vaches, aux familles de rom sur les carioles, etc... Un bémol sur les chauffards et les flics corrompus.
5-Andalousie Le parc naturel de Cabo de Gata est trés agréable, mais à partir de mars, les flics dégage tout le monde. La côte Atlantique est plus tranquille, mais plus humide. Et pour les initiés, ne ratez pas le Dragon Festival!!!!!!!
Voila, Si vous voulez en savoir plus, contactez nous!!!!😄 Lors de nos périples, nous évitons autant que possible les villes, nous avons tout de même bien apprécié Berlin est, haut lieu de travellers.🤪 Et maintenant, à vos plumes, on attend vos réponses. Les freepouilles on the road.
On est resté un an sur la route, et voici nos pays préférés : 1-Turquie La population est trés accueillante, avec un réel sens de l'hospitalité. Des sites magnifiques ou se poser, notamment la côte turquoise et la Cappadoce. La cappadoce : un site féerique, peu habité, protégé, parfait pour poser le camion et faire des balades. Un bémol pour Istanbul, le seul endroit ou se poser est à l'extérieur des remparts, et des mecs on essayé d'ouvrir le camion 2 nuits de suite, pas méchant mais fatiguant... Des fontaines d'eau de partout et même des douches gratuites
2-Portugal La population est aussi trés accueillante Il y a aussi des sites magnifiques ou se poser, notamment l'alentejo. Pour les montagnards, ne passez pas à coté de la serra de estrella. A noter les douches municipales et les lavoirs dans chaque villages.
3-Sicile Un petit pays paisible et accueillant, à 1000 lieues de la réputation des siciliens et des italiens en général. Evitez tout de même l'été, il fait trés trés chaud!!!
4-Roumanie Un vrai voyage dans le temps, des campagnes délirantes, des gens intrigués Préparez vous à rouler à 50km/h, il faut éviter les poules, faire attention aux petit vieux avec leurs vaches, aux familles de rom sur les carioles, etc... Un bémol sur les chauffards et les flics corrompus.
5-Andalousie Le parc naturel de Cabo de Gata est trés agréable, mais à partir de mars, les flics dégage tout le monde. La côte Atlantique est plus tranquille, mais plus humide. Et pour les initiés, ne ratez pas le Dragon Festival!!!!!!!
Voila, Si vous voulez en savoir plus, contactez nous!!!!😄 Lors de nos périples, nous évitons autant que possible les villes, nous avons tout de même bien apprécié Berlin est, haut lieu de travellers.🤪 Et maintenant, à vos plumes, on attend vos réponses. Les freepouilles on the road.
Retour 15 jours en Turquie: hôtel Festival Kusadasi 4* English translation pending
bonjour, j'ai passé 15 jrs formidable en turquie :1 1ere semaine de circuit + 1 semaine de détente!! ce pays à des paysages tellemnts différents et superbes!!en +, il fait beau et chaud! pamukale, ephèse, la cappadoce : superbe, ankara et istanbul!! beaucoup de belles choses et des turcs vraiment sympas et accueillant!!
voilà
Circuit en Turquie pour Pâques English translation pending
Quel type de circuit me conseillez-vous pour ne pas avoir trop de km à avaler en autocar. J'aimerais en particulier découvrir Istambul et la Cappadoce. si vous avez des expériences à partager, je suis preneur.
Merci
Robert🙂
Voyage en Turquie English translation pending
Bijour tous le monde,
Voilà nous partons avec mon copain en Turquie dans 15 jours et nous y restons 2 semaines 1/2. nous avons décidé de voyager en bus.
J'avoue que ces derniers jours j'avè un peu la trouille de partir du fait des attentats car je suis allé sur le site du ministère et ils disent qu'il y a encore eu des attentats mais bon g lu vos discussions sur le forum et ça m'a un peu rassuré.
on envisage de faire un le "tour" c'est-à-dire Istanbul, Cappadoce, le sud et l'ouest (efes, Priene, une presqu'île en face de celle de Bodrum) et j'aimerais savoir dans quel sens il faut qu'on le face sachant qu'on arrive et qu'on repard d'Istanbul.
ensuite est-ce qu'il vaut mieux longer la côte dans le sud ou bifurquer dans le centre vers Konya ? Est-ce que ça vaut le coup de faire un détour sur Pamukale ??
A Istanbul parait-il que ça vaut le coup de voir Istanbul du Bosphore mais par quel organisme ou autre peut-on s'adresser là-bas ?
Merci désolé pour ces nombreuses questions. c déjà bien si vous répondé au moins à une.
Voilà nous partons avec mon copain en Turquie dans 15 jours et nous y restons 2 semaines 1/2. nous avons décidé de voyager en bus.
J'avoue que ces derniers jours j'avè un peu la trouille de partir du fait des attentats car je suis allé sur le site du ministère et ils disent qu'il y a encore eu des attentats mais bon g lu vos discussions sur le forum et ça m'a un peu rassuré.
on envisage de faire un le "tour" c'est-à-dire Istanbul, Cappadoce, le sud et l'ouest (efes, Priene, une presqu'île en face de celle de Bodrum) et j'aimerais savoir dans quel sens il faut qu'on le face sachant qu'on arrive et qu'on repard d'Istanbul.
ensuite est-ce qu'il vaut mieux longer la côte dans le sud ou bifurquer dans le centre vers Konya ? Est-ce que ça vaut le coup de faire un détour sur Pamukale ??
A Istanbul parait-il que ça vaut le coup de voir Istanbul du Bosphore mais par quel organisme ou autre peut-on s'adresser là-bas ?
Merci désolé pour ces nombreuses questions. c déjà bien si vous répondé au moins à une.
Dix jours en Turquie, novembre 2011 English translation pending
ANKARA 1 jour
Après un vol retardé de deux heures, suite à un épais brouillard à Munich, nous arrivons enfin à Ankara. Il est dix sept heures. En moins de vingt minutes nous effectuons toutes les démarches administratives liées à notre arrivée et quittons l'aéroport. Juste devant l'entré principale, un bus de la compagnie Havas est stationné. Il nous conduira à la gare routière d'ASTI en une heure de temps, suite à un trafic routier élevé.
A Asti, nous achetons directement notre billet de bus pour le lendemain 13h à destination d'Urgup en Cappadoce. Nous avons choisi la compagnie Nevşehir seyahat. Le billet nous a couté 30 YTL par personne.
Pas de problème pour rejoindre le centre ville, le métro passe par la gare routière et il nous conduit à Kisalay, à quelques minutes à pieds de notre hôtel. L'otel elite pour ne pas le citer est un hôtel de gamme moyenne, que je recommanderai pour une voir deux nuits max. Ca dépanne on va dire.
Le lendemain matin nous avons juste le temps d'aller admirer la mosquée de Kosatepe. L'une des plus grandes du monde, une mosquée moderne qui nous permettra d'avoir un point de comparaison avec les mosquées impériales d'Istanbul.

Ankara est une ville moderne qui vie à l'occidentale. On y retrouve des nombreuses enseignes américaine de fast food , mais aussi des fast food de kebab . On croise peu de femmes voilées, mais plutôt des filles coquètes en mini jupes.
CAPPADOCE 4 jours et demi
Notre voyage en bus s'est bien déroulé. Les personnels de bord étaient au petits soins pour nous. Pas besoin d'acheter à boire, ils sont passés au moins 6 fois pour nous proposer eau, café, thé jus de fruit et petits gâteaux. Après une halte de 10 minutes à Nevşehir, nous arrivons à Urgup à 17h35. La maison d'hôte de Romy, Razziya evi, où nous avons choisi de séjourner est tout à fait agréable. C'est propre, relativement spacieux, à 3 minutes à pieds des restos et de la gare routière. En plus notre hôte parle français et nous renseigne convenablement. Elle nous a servi de copieux petits déjeuners. Tout ca pour 50Euros par nuit.


Urgup était la ville ou nous avons séjourner. Elle présente d'être une vraie ville qui ne s'est pas construite pour le tourisme, même si ce dernier l'a un peu plus développé. Il y a hamam, un petit musée gratuit et sympa et de nombreux restos. On a été mangé au ziggy's, un resto un peu gastronomique, très bien noté sur trip advisor. Il propose notamment un assortiment de 12 mezze. EXCELLENT !
La région de la Cappadoce, qui serait schématisée par un triangle reliant les villes de Goreme, Avanos et Urgup et vraiment très intéressante.
Pour se déplacer depuis Urgup, il y a un bus qui relie la ville à Avanos toutes les 2 heures à compter de 10 heures. Le dernier bus arrive à Urgup en partant d'Avanos à 17h45 environ. Le bus fait donc une boucle Urgup- Avanos en passant par le musée en pleine air de Goreme, la ville de Goreme, Cavusin, Zelve, Avanos. Le prix varie en fonction de la destination, entre 2 et 3 YTL.
Finalement le stop marche relativement bien dans cette région. Sans le vouloir nous avons été pris à deux reprises par des personnes qui nous ont proposés de nous déposer à la ville suivante. TOTALEMENT charmant ces gens.
Il y a également possibilité d'emprunter le taxi, à tire d'info Urgup - Goreme 25 YTl , Urgup - vallée de Drevent 20 YTl. Les prix sont fixes et inscrit sur une pancarte à la station de taxi face à la gare routière.
Concernant nos visites, nous avons visité le musée de Goreme. Pour 15 YTl vous pourrez y admirer de nombreuses églises rupestres. La visite se fait en 2 heures environ.

Le village de Goreme est assez sympathique, mais vraiment touristique. On peut s'y arrêter entre deux visites pour une petite pause gourmande.
Du musée de Goreme, nous avons relié Cavusin en passant par la vallée des roses. Une petite rando d'environ 2h30 à travers de magnifiques cheminées de fées. Cette balade vaut le coup. Quelques églises rupestres sont dissimulées au travers du chemin.


Cavusin se divise en deux parties, la vieille ville et la nouvelle. L'intéret réside bien entendue dans la vieille ville, où il faut absolument visiter le vieux village, ainsi appelé, entièrement creusé dans la roche.

On peut y monter et avoir une vue sympathique sur les environs. En plus c'est gratuit.

Zelve, est un musée un pleine air tout comme Goreme. Le tarif est de 8 Tl. Ce fut notre visite préférée. Le site est un ancien village composé de maisons troglodytes, divisé en 4 vallées. C'est superbe, on y est resté environ 2h30.


Pour rejoindre Avanos à pieds, il faut alors passer par la vallée de Pasabag , un sentier sympa à travers de belles cheminées de fées. Au détour de cette balade nous avons rencontré un Monsieur Turc, très sympa qui nous a offert le thé dans son jardin. SYMPA ces gens ! À la fin du sentier la route pour Avanos est de 4 kilomètres.

Avanos, à mon sens, ne présente pas un très grand intérêt. Peut être pour voir les ateliers de poterie, que je n'ai pas visité. Mais c'est un point pour reprendre le bus, qui cela dit s'arrête n' importe où sur son chemin sur un simple signe de main.
Entre Avanos et Urgup, la vallée du Drevent est assez chouette, il y a de belles cheminées de fées. Ca m'a fait penser à Bryce canyon dans l'Utah.

La ville d'Ushisar sur la route d'Urgup à Nevşehir, à environ 5 kilomètres de Goreme vaut absolument la visite. Il faut voir le KALE, la forteresse taillé dans une petite montagne. C'est impressionnant tout comme la vue depuis le sommet. Le prix d'entrée est de 10 YTl.

Pour aller à Ushisar, un bus part d'Urgup pour Nevşehir toutes les 15 minutes. Il vous déposera à l'intersection des routes direction Nevşehir et Ushisar. Il reste alors une vingtaine de minutes de marche. Comme il y avait de la neige ce matin là, un gentil monsieur nous a pris dans voiture et nous a conduit en ville.
La route entre Ushisar et Goreme est sympa, de beaux point de vue, des belles randos, notamment la vallée blanche.
Le village de Mustafapasha est à environ 10 minutes de bus d'Urgup. Je ne l'ai pas trouvé super intéressante personnellement.
ISTANBUL 4 jours et demi
Pour rejoindre Istanbul, nous avons utilisé la même compagnie de bus, Nevşehir seyaht. Départ d'Urgup à 20H, arrivée à Istanbul à 6h30, pour un coût de 60 Tl.
Nous arrivons à la gare routière d'Istanbul côté européen. Une station de métro relie la gare routière à Aksaray où il faut descendre pour prendre le tramway pour Sultanahmet et descendre devant la mosquée bleue. Un jeton de métro ou de tram coute 2 Tl.
Nous avons choisi le side hôtel, je le conseille. Bien situé, à 5 minutes à pieds du tram, à 3 minutes de la mosquée bleue et de sainte Sophie. Une superbe terrasse avec une vue sympa sur la mer de Marmara et sur la mosquée bleue et sainte Sophie. Une petite chambre mais propre. Une connexion internet et un service de libre service de thé. Tout ca pour 40 Euros par nuit.


Istanbul....Que dire, une ville magnifique.
J'ai particulièrement aimé saint Sophie (20 YTL / 2h de visite environ). C'est grandiose, immense, IMANQUABLE !

Les nombreuses mosquées (bleu, Soliman la magnifique...) sont aussi très intéressantes. On peut entrer à l'intérieur à condition d'enlever ses chaussures et que les femmes couvrent leur cheveux. On peut éventuellement faire une donation financière.


Petit clin d'œil à la petite sainte Sophie, qui a été totalement restaurée et qui est vraiment magnifique.
Personnellement, je n'ai pas très apprécié le Palais de Topkapi (20tl) mais je pense qu'il faut quand même le visiter pour avoir une vision complète d'Istanbul et de son histoire.
La citerne basilique (10Tyl) vaut le coup d'œil. La visite dure environ 40 minutes.
Je conseille particulièrement de faire une croisière sur le Bosphore. Attention toutefois aux prix qui vont du simple au quadruple. Nous avons pris un bateau en face du pont de Galata, juste devant l'embarcadère d'Eminönü. Pour deux heures de balade ca nous a couté 10 Tl par personne. En fait le bateau longe la rive européenne jusqu'au 2eme pont, celui du Sultan Mehmet et rentre en longeant la rive asiatique.

L'Istanbul moderne, est semblable à ce que l'on connait chez nous. La rue , me fait penser à une rue piétonne d'une ville européenne...Ha mais oui cette partie d'Istanbul est en Europe! La place de Taksim au bout de la rue, est assez animée et pleine de petits resto sympathiques.
J'avais trouvé sympa de traverser le pont de Galata, d'observer tous les pêcheurs et de contempler les mosquées impériales de l'autre côté. Ensuite de monter au sommet de la Tour Galata (12THL). Du haut la vue en 360° est TOP. On peut admirer le Bosphore, la mer de Marmara, les mosquées impériales encore une fois....

Une petite balade le long des remparts, peut être agréable. Cependant il ne faut pas, à mon avis, y consacrer trop de temps.
Je n'ai pas eu l'occasion de me balader à travers le grand bazar, qui était fermé pendant le temps de mon séjour à Istanbul.
Le bazar égyptien, bof je n'ai pas était trop fan.... ca reste personnel !
Pour regagner l'aéroport rien de plus simple. De nombreux hôtel à sultanahmet proposent une liaison en bus pour 12. Sinon il faudra prendre le métro puis le tram, pour 4 TYL et environ 45 minutes.
Istanbul demeure donc une ville fortement touristique, mais très très intéressante. Cette ville tantôt moderne, tantôt historique vous séduira par sa culture aux travers de ses monuments et de ses musées.
La Turquie est un de mes pays préféré. La Cappadoce est une région à ne pas manqué pour les amoureux de la nature et des randos. Istanbul est à privilégié pour les poètes urbains.
La nourriture est très bonne, les gens sont super gentils, la vie n'est pas trop chère...Je conseille vivement ....
Après un vol retardé de deux heures, suite à un épais brouillard à Munich, nous arrivons enfin à Ankara. Il est dix sept heures. En moins de vingt minutes nous effectuons toutes les démarches administratives liées à notre arrivée et quittons l'aéroport. Juste devant l'entré principale, un bus de la compagnie Havas est stationné. Il nous conduira à la gare routière d'ASTI en une heure de temps, suite à un trafic routier élevé.
A Asti, nous achetons directement notre billet de bus pour le lendemain 13h à destination d'Urgup en Cappadoce. Nous avons choisi la compagnie Nevşehir seyahat. Le billet nous a couté 30 YTL par personne.
Pas de problème pour rejoindre le centre ville, le métro passe par la gare routière et il nous conduit à Kisalay, à quelques minutes à pieds de notre hôtel. L'otel elite pour ne pas le citer est un hôtel de gamme moyenne, que je recommanderai pour une voir deux nuits max. Ca dépanne on va dire.
Le lendemain matin nous avons juste le temps d'aller admirer la mosquée de Kosatepe. L'une des plus grandes du monde, une mosquée moderne qui nous permettra d'avoir un point de comparaison avec les mosquées impériales d'Istanbul.

Ankara est une ville moderne qui vie à l'occidentale. On y retrouve des nombreuses enseignes américaine de fast food , mais aussi des fast food de kebab . On croise peu de femmes voilées, mais plutôt des filles coquètes en mini jupes.
CAPPADOCE 4 jours et demi
Notre voyage en bus s'est bien déroulé. Les personnels de bord étaient au petits soins pour nous. Pas besoin d'acheter à boire, ils sont passés au moins 6 fois pour nous proposer eau, café, thé jus de fruit et petits gâteaux. Après une halte de 10 minutes à Nevşehir, nous arrivons à Urgup à 17h35. La maison d'hôte de Romy, Razziya evi, où nous avons choisi de séjourner est tout à fait agréable. C'est propre, relativement spacieux, à 3 minutes à pieds des restos et de la gare routière. En plus notre hôte parle français et nous renseigne convenablement. Elle nous a servi de copieux petits déjeuners. Tout ca pour 50Euros par nuit.


Urgup était la ville ou nous avons séjourner. Elle présente d'être une vraie ville qui ne s'est pas construite pour le tourisme, même si ce dernier l'a un peu plus développé. Il y a hamam, un petit musée gratuit et sympa et de nombreux restos. On a été mangé au ziggy's, un resto un peu gastronomique, très bien noté sur trip advisor. Il propose notamment un assortiment de 12 mezze. EXCELLENT !
La région de la Cappadoce, qui serait schématisée par un triangle reliant les villes de Goreme, Avanos et Urgup et vraiment très intéressante.
Pour se déplacer depuis Urgup, il y a un bus qui relie la ville à Avanos toutes les 2 heures à compter de 10 heures. Le dernier bus arrive à Urgup en partant d'Avanos à 17h45 environ. Le bus fait donc une boucle Urgup- Avanos en passant par le musée en pleine air de Goreme, la ville de Goreme, Cavusin, Zelve, Avanos. Le prix varie en fonction de la destination, entre 2 et 3 YTL.
Finalement le stop marche relativement bien dans cette région. Sans le vouloir nous avons été pris à deux reprises par des personnes qui nous ont proposés de nous déposer à la ville suivante. TOTALEMENT charmant ces gens.
Il y a également possibilité d'emprunter le taxi, à tire d'info Urgup - Goreme 25 YTl , Urgup - vallée de Drevent 20 YTl. Les prix sont fixes et inscrit sur une pancarte à la station de taxi face à la gare routière.
Concernant nos visites, nous avons visité le musée de Goreme. Pour 15 YTl vous pourrez y admirer de nombreuses églises rupestres. La visite se fait en 2 heures environ.

Le village de Goreme est assez sympathique, mais vraiment touristique. On peut s'y arrêter entre deux visites pour une petite pause gourmande.
Du musée de Goreme, nous avons relié Cavusin en passant par la vallée des roses. Une petite rando d'environ 2h30 à travers de magnifiques cheminées de fées. Cette balade vaut le coup. Quelques églises rupestres sont dissimulées au travers du chemin.


Cavusin se divise en deux parties, la vieille ville et la nouvelle. L'intéret réside bien entendue dans la vieille ville, où il faut absolument visiter le vieux village, ainsi appelé, entièrement creusé dans la roche.

On peut y monter et avoir une vue sympathique sur les environs. En plus c'est gratuit.

Zelve, est un musée un pleine air tout comme Goreme. Le tarif est de 8 Tl. Ce fut notre visite préférée. Le site est un ancien village composé de maisons troglodytes, divisé en 4 vallées. C'est superbe, on y est resté environ 2h30.


Pour rejoindre Avanos à pieds, il faut alors passer par la vallée de Pasabag , un sentier sympa à travers de belles cheminées de fées. Au détour de cette balade nous avons rencontré un Monsieur Turc, très sympa qui nous a offert le thé dans son jardin. SYMPA ces gens ! À la fin du sentier la route pour Avanos est de 4 kilomètres.

Avanos, à mon sens, ne présente pas un très grand intérêt. Peut être pour voir les ateliers de poterie, que je n'ai pas visité. Mais c'est un point pour reprendre le bus, qui cela dit s'arrête n' importe où sur son chemin sur un simple signe de main.
Entre Avanos et Urgup, la vallée du Drevent est assez chouette, il y a de belles cheminées de fées. Ca m'a fait penser à Bryce canyon dans l'Utah.

La ville d'Ushisar sur la route d'Urgup à Nevşehir, à environ 5 kilomètres de Goreme vaut absolument la visite. Il faut voir le KALE, la forteresse taillé dans une petite montagne. C'est impressionnant tout comme la vue depuis le sommet. Le prix d'entrée est de 10 YTl.

Pour aller à Ushisar, un bus part d'Urgup pour Nevşehir toutes les 15 minutes. Il vous déposera à l'intersection des routes direction Nevşehir et Ushisar. Il reste alors une vingtaine de minutes de marche. Comme il y avait de la neige ce matin là, un gentil monsieur nous a pris dans voiture et nous a conduit en ville.
La route entre Ushisar et Goreme est sympa, de beaux point de vue, des belles randos, notamment la vallée blanche.
Le village de Mustafapasha est à environ 10 minutes de bus d'Urgup. Je ne l'ai pas trouvé super intéressante personnellement.
ISTANBUL 4 jours et demi
Pour rejoindre Istanbul, nous avons utilisé la même compagnie de bus, Nevşehir seyaht. Départ d'Urgup à 20H, arrivée à Istanbul à 6h30, pour un coût de 60 Tl.
Nous arrivons à la gare routière d'Istanbul côté européen. Une station de métro relie la gare routière à Aksaray où il faut descendre pour prendre le tramway pour Sultanahmet et descendre devant la mosquée bleue. Un jeton de métro ou de tram coute 2 Tl.
Nous avons choisi le side hôtel, je le conseille. Bien situé, à 5 minutes à pieds du tram, à 3 minutes de la mosquée bleue et de sainte Sophie. Une superbe terrasse avec une vue sympa sur la mer de Marmara et sur la mosquée bleue et sainte Sophie. Une petite chambre mais propre. Une connexion internet et un service de libre service de thé. Tout ca pour 40 Euros par nuit.


Istanbul....Que dire, une ville magnifique.
J'ai particulièrement aimé saint Sophie (20 YTL / 2h de visite environ). C'est grandiose, immense, IMANQUABLE !

Les nombreuses mosquées (bleu, Soliman la magnifique...) sont aussi très intéressantes. On peut entrer à l'intérieur à condition d'enlever ses chaussures et que les femmes couvrent leur cheveux. On peut éventuellement faire une donation financière.


Petit clin d'œil à la petite sainte Sophie, qui a été totalement restaurée et qui est vraiment magnifique.
Personnellement, je n'ai pas très apprécié le Palais de Topkapi (20tl) mais je pense qu'il faut quand même le visiter pour avoir une vision complète d'Istanbul et de son histoire.
La citerne basilique (10Tyl) vaut le coup d'œil. La visite dure environ 40 minutes.
Je conseille particulièrement de faire une croisière sur le Bosphore. Attention toutefois aux prix qui vont du simple au quadruple. Nous avons pris un bateau en face du pont de Galata, juste devant l'embarcadère d'Eminönü. Pour deux heures de balade ca nous a couté 10 Tl par personne. En fait le bateau longe la rive européenne jusqu'au 2eme pont, celui du Sultan Mehmet et rentre en longeant la rive asiatique.

L'Istanbul moderne, est semblable à ce que l'on connait chez nous. La rue , me fait penser à une rue piétonne d'une ville européenne...Ha mais oui cette partie d'Istanbul est en Europe! La place de Taksim au bout de la rue, est assez animée et pleine de petits resto sympathiques.
J'avais trouvé sympa de traverser le pont de Galata, d'observer tous les pêcheurs et de contempler les mosquées impériales de l'autre côté. Ensuite de monter au sommet de la Tour Galata (12THL). Du haut la vue en 360° est TOP. On peut admirer le Bosphore, la mer de Marmara, les mosquées impériales encore une fois....

Une petite balade le long des remparts, peut être agréable. Cependant il ne faut pas, à mon avis, y consacrer trop de temps.
Je n'ai pas eu l'occasion de me balader à travers le grand bazar, qui était fermé pendant le temps de mon séjour à Istanbul.
Le bazar égyptien, bof je n'ai pas était trop fan.... ca reste personnel !
Pour regagner l'aéroport rien de plus simple. De nombreux hôtel à sultanahmet proposent une liaison en bus pour 12. Sinon il faudra prendre le métro puis le tram, pour 4 TYL et environ 45 minutes.
Istanbul demeure donc une ville fortement touristique, mais très très intéressante. Cette ville tantôt moderne, tantôt historique vous séduira par sa culture aux travers de ses monuments et de ses musées.
La Turquie est un de mes pays préféré. La Cappadoce est une région à ne pas manqué pour les amoureux de la nature et des randos. Istanbul est à privilégié pour les poètes urbains.
La nourriture est très bonne, les gens sont super gentils, la vie n'est pas trop chère...Je conseille vivement ....
Turquie à moto en juillet 2013 English translation pending
Bonjour,
J’ai pour projet de réaliser un vieux rêve, la Turquie à moto, du 30 juin au 28 juillet 2013. Le but : faire une boucle en Turquie, un peu de bord de mer, la Cappadoce, mais pas trop attiré par les grandes villes. Hébergement en camping prioritairement, mais cuisine locale privilégiée ! J’envisage de descendre prendre un ferry à Anconne, vers la Grèce, et de passer en Turquie soit par le nord de la Grèce, soit en reprenant un ferry au Pirée. Circuit et itinéraire retour à définir, mais j’aime bien garder une part d’improvisation ! Je suis preneur de bonnes adresses et de sites sympas, si possible en dehors des circuits trop touristiques. J’hésite à partir seul, donc si un ou des motard(e)s sont interessé(e)s par le projet, en gardant la possibilité de reprendre son autonomie au besoin, n’hésitez pas à me répondre.
Au plaisir de vous lire.
J’ai pour projet de réaliser un vieux rêve, la Turquie à moto, du 30 juin au 28 juillet 2013. Le but : faire une boucle en Turquie, un peu de bord de mer, la Cappadoce, mais pas trop attiré par les grandes villes. Hébergement en camping prioritairement, mais cuisine locale privilégiée ! J’envisage de descendre prendre un ferry à Anconne, vers la Grèce, et de passer en Turquie soit par le nord de la Grèce, soit en reprenant un ferry au Pirée. Circuit et itinéraire retour à définir, mais j’aime bien garder une part d’improvisation ! Je suis preneur de bonnes adresses et de sites sympas, si possible en dehors des circuits trop touristiques. J’hésite à partir seul, donc si un ou des motard(e)s sont interessé(e)s par le projet, en gardant la possibilité de reprendre son autonomie au besoin, n’hésitez pas à me répondre.
Au plaisir de vous lire.
Deux mois en vw California en Slovénie, Croatie , Grèce , sud de la Turquie, Istanbul English translation pending
Donc voilà Je vais donc partir seule avec mon petit vw california pendant deux mois ( Mai- Juin ) et alterner bivouac , camping , et peut être même hotel ou chambre d'hotes !
Je ne veux pas non plus d'un itinéraire trop chronométré car j'aime bien parfois la spontanéité du voyage ( c'est beau , je suis bien , je reste un peu... ça me plait pas , je continue )
Les pays que je voudrais visiter sont la slovenie , la Coatie , la Gréce , le sud de la Turquie en remontant vers Istambul !
Donc ma 1ere question : Je fais tout par la route : depart Lyon - Italie - Slovenie ( visite) - Croatie ( visite) - Grèce ( visite)- Turquie ( Istambul )( visite ) et retour par la Roumanie - Hongrie - Autriche - Allemagne - France ( sachant que le retour sera plus rapide car j'ai l'intention de revenir pour visiter ses pays de retour ) mais je trouve qu'en 2 mois ça fait beaucoup et que je n'aurai pas le temps d'approfondir mes visites
Je pense que je vais plutot choisir cette deuxieme solution : Lyon - Italie ( Ancome )- Ferry jusqu'en Grece ( Visite ) - Puis Ferry jusqu 'au sud de la Turquie ( visite ) puis remonter vers Istambul ( visite) et retour par la cote croatie ( visite) - Solenie (visite ) - Italle - France
Qu'en pensez vous ? Avez vous des infos quand aux compagnies de Ferry ( Itallie - Grece ) ( Grece - Turquie ) Je ne pense pas qu'il y ai une liaison : Italie - Turquie ? Merci pour vos conseils !
Les pays que je voudrais visiter sont la slovenie , la Coatie , la Gréce , le sud de la Turquie en remontant vers Istambul !
Donc ma 1ere question : Je fais tout par la route : depart Lyon - Italie - Slovenie ( visite) - Croatie ( visite) - Grèce ( visite)- Turquie ( Istambul )( visite ) et retour par la Roumanie - Hongrie - Autriche - Allemagne - France ( sachant que le retour sera plus rapide car j'ai l'intention de revenir pour visiter ses pays de retour ) mais je trouve qu'en 2 mois ça fait beaucoup et que je n'aurai pas le temps d'approfondir mes visites
Je pense que je vais plutot choisir cette deuxieme solution : Lyon - Italie ( Ancome )- Ferry jusqu'en Grece ( Visite ) - Puis Ferry jusqu 'au sud de la Turquie ( visite ) puis remonter vers Istambul ( visite) et retour par la cote croatie ( visite) - Solenie (visite ) - Italle - France
Qu'en pensez vous ? Avez vous des infos quand aux compagnies de Ferry ( Itallie - Grece ) ( Grece - Turquie ) Je ne pense pas qu'il y ai une liaison : Italie - Turquie ? Merci pour vos conseils !
Toilettes dans les autobus de nuit en Turquie? English translation pending
Bonjour
J'aurais besoin de savoir si les autobus de nuit en Turquie possède des toilettes? Bien entendu je parle de compagnie comme métropar exemple.Merci a l'avance.
J'aurais besoin de savoir si les autobus de nuit en Turquie possède des toilettes? Bien entendu je parle de compagnie comme métropar exemple.Merci a l'avance.
Petit voyage seule en Turquie au mois d'août prochain English translation pending
bonjour à tous,
je souhaite me faire un petit voyage en turquie en aout prochain!! je cherche des infos, des recommandations... j'ai l'habitude de voyager seule, mais voila si vous avez des conseils, des destinations conseillées...
et aussi la vie coute -t-elle chere la bas?je pense que non mais j'aimerais me faire une idée!!
voili voilou,
merci de me répondre, ça pourra me donner un petit coup de pouce!!
a bientot,
manou.
je souhaite me faire un petit voyage en turquie en aout prochain!! je cherche des infos, des recommandations... j'ai l'habitude de voyager seule, mais voila si vous avez des conseils, des destinations conseillées...
et aussi la vie coute -t-elle chere la bas?je pense que non mais j'aimerais me faire une idée!!
voili voilou,
merci de me répondre, ça pourra me donner un petit coup de pouce!!
a bientot,
manou.
Circuit en Turquie avec un tour opérateur English translation pending
Bonjour, je cherche des avis sur la destination Turquie avec le club aventure... quel type de personnes s'y inscrit ? est ce assez mixte niveau âge et sexe?
Il existe 2 circuits (niveau difficulté: l'un 2 étoiles l'autre 3 ), lequel conseillez vous?
J'ai lu quelques mauvais avis sur le circuit Turquie avec Nomade aventure, c'est pourquoi je m'oriente vers club aventure qui semble plus sérieux...
J'ai lu quelques mauvais avis sur le circuit Turquie avec Nomade aventure, c'est pourquoi je m'oriente vers club aventure qui semble plus sérieux...
Istanbul: une semaine en mai 2008 ( 1ère partie ) English translation pending
Après un 1er séjour à Istanbul en Février 2006, ( récit complet et détails = http://www.vazyvite.com/...stanbul/istanbul.htm ) nous sommes tombés sous le charme de cette ville fantastique. Par contre, sous la neige et avec 5°, il nous manquait une ambiance qu'on sentait + riche avec un peu + de chaleur. On ne sera pas déçus effectivement !
Cette fois, ce sera juste avec Môman, alias Mauricette 😛
Vendredi 9 Mai 2008 :
Arrivés la veille à Minuit, le temps est gris donc ce sera la ville "moderne" et ses centres commerciaux. On veut voir tous les aspects de cette ville cette fois. On prend l'AKBIL ( Pass électronique qu'on charge à 50 YTL ) et on prend le métro vers le Nord.
1er centre commercial étonnant, le Kanyon :
Boutiques branchées et design. Une architecture splendide !
2 stations + bas, c'est le Cevahir ou le + grand centre commercial d'Europe, mine de rien. 8 étages, des cinémas, bureaux, appartements; restaurants ... Rien à envier à n'importe quelle capitale !
Nous continuons à revenir vers le centre de Taksim et nous arpentons Nisantasi. Là aussi, c'est l'équivalent des Champs-Elysées et tout le beau monde vient y faire son shopping Top Fashion.
Pour contrebalancer, on se dirige vers Dolapdere. C'est le quartier des garages en tout genre mais plutôt la bricole quoi.

Les mosquées ne sont pas toujours aussi flamboyantes et magnifiques qu'on l'imagine :

Le quartier est un peu peu destroy et les anciens bâtiments perdent un peu de la splendeur d'antan :

Direction les quais d'Eminonu pour se renseigner sur les horaires de bateaux pour les prochains jours. Une odeur de friture de maquereaux envahit tous les quais avec des grills un peu partout et des tables de fortune.

Impossible de résister, ce sera notre dîner à 4 YTL le sandwich avec un maquereau grillé. Super qualité/prix !
Nous remontons vers Taksim par la rue incontournable d'Istanbul by night, Istiklal Cadessi. C'est Vendredi et noir de monde.

Samedi 10 Mai :
Aujourd'hui, nous prenons le bateau pour Eyüp, un haut lieu religieux d'Istanbul.
Dès le débarcadère, on se croirait comme à Lourdes. Des dizaines de bus remplis de turcs, des boutiques partout ...

Cimetière ottoman :

Beaucoup de gamins "déguisés" en sultan. Comme la 1ère communion ? On n'a pas trop compris le concept !

Nous montons vers le fameux café Pierre Loti ... et maintenant, y'a même un téléphérique :

On déjeune ici et on prend un taxi pour rejoindre les murailles terrestres à la porte d'Edirne.

Malheureusement, la Mosquée Mihrimah est en pleine rénovation et fermée pour de longs mois à priori. Nous longeons les murailles vers le quartier de Fener. C'est populaire et l'ancien quartier grec.

Arrivés sur la Corne d'Or, on prend un taxi pour revenir sur Eminonu et le bazar aux Epices. Nous revisitons la petite mosquée de Rustem Pasa, une merveille :

AVant de rentrer dans le "cirque" du Bazar Egyptien, nous faisons le tour par les rues adjacentes, + authentiques bien évidemment :



Nous remontons ensuite vers le Grand Bazar juste pour la plaisir des rues commerçantes avec ces miliiers de magasins de vêtements en tout genre.
19h00 : Tout commence à fermer donc nous cherchons déséspèrement un endroit pour boire une bière réconfortante après ces kms de promenade. Aucune boutique à kebab en propose et on se retrouve en terrasse dans un TexMex . Bah, la soif est la + forte !
Un petit coup d'oeil à la Mosquée Bleue à la tombée de la nuit :

20h00 : Appel de la prière. C'est toujours aussi magique lorsque toutes les mosquées se répondent au même moment. On craque et on y va ! Il faudra juste attendre 20mn car elle est fermée aux touristes pendant ce temps.


C'est toujours aussi grand, aussi beau, aussi bleu, aussi ..... et à cette heure tardive, on en profite + tranquillement !
Dimanche 11 Mai :
Allez on est parti pour notre série de croisières, ratées pour cause de mauvais temps en Février 2006. Aujourd'hui, c'est la fameuse croisière sur le Bosphore. Nous allons donc remonter vers la Mer Noire. 12, 5 YTL l'AR donc vraiment pas cher. Départ à 10h30 pour 1h30 jusqu'au Terminus ci-dessous :

C'est ici que les navires attendent les pilotes qui vont les guider tout au long de ce couloir embouteillé.

Bon déjà c'est le grand foutoir sur la bateau avec les gens qui vont d'un bord à l'autre pour prendre des photos, qui restent debout devant ta figure sans se soucier de bloquer la vue à l'autre moitiè du bateau. Tu ne vois que des fesses au final 😠 J'abandonne l'idée de prendre des photos devant tant d'hystérie. On verra au retour !
Il n'y a pas bien sûr que des palais !

J'ai donc pris toutes les photos que j'ai voulu au retour . Tout le monde ronfle à l'intérieur en fait. Au final, ça nous a pas enchanté le Bosphore ! Peu de ces fameux Yalis historiques ou trop loin.
Au retour, nous descendons avant Eminonu à Ortakoy :

Le Dimanche, c'est la promenade de beaucoup de monde. Un petit marché avec des stands de bijoux, foulards et autres pièges à fille 😕 Beau temps donc grosse foule ! 17h00 : C'est l'heure du goûter et tout le monde mange . On craque pour des crêpes qu'on garnit à la demande, sucré ou salé. Ce sera fromage et herbes pour nous.

Magnifique petite mosquée comme une bonbonnière :

Ici les pommes de terre fourrées de légumes, épices, etc .... Gros succès en tout cas. 1 personne sur 2 en a une. On ne testera pas !

Retour vers Taksim et par Istiklal Cadessi. Nous dînons dans une petite rue parallèle, la Nevizade, avec à gauche, les bars et à droite les restaus. On fait les 2 côtés 😎

Lundi 12 Mai :
2ème croisière au programme et aujourd'hui ce seront les îles des Princes. Départ de l'embarcadère de Kabatas. 2, 60YTL jusqu'au Terminus ... pas de quoi s'affoler, hein !
4 arrêts avant la + grande île de Büyükada.
Dès l'arrivée, tout le monde se précipite sur les loueurs de vélos ou des calèches pour aller ... ben on sait pas trop où et pourquoi en fait.
J'ai 3 guides et on te parle des îles mais personne ne te dit quoi voir et où. Bref, on reste à pied et on suit tout ce beau monde au pif.
Les trottoirs sont en travaux et des palettes en peu partout. On est loin du buccolique tu vois. En plus, ça pue le crottin de cheval dans toute l'île. Je plains ceux qui résident ici pour le calme et le grand air 😠
Ci-dessous, un exemple flagrant du souci local. Une maison double avec 1 partie nickel et restaurée à prix d'or sans doute et l'autre moitiè en épave :

Celle-ci appartient à l'état ... Pas vraiment exemplaire 😕

Le parking à calèches. Impressionnant et une puanteur infernale !
On déjeune rapidement et on reprend le bateau de 15h00. On a vite fait le tour sauf ceux qui vont effectivement + loin pour les plages ... mais on n'est ni équipé ni venu pour ça ! Franchement, vu du bateau, les autres îles n'offrent pas beaucoup d'intérêt et surtout t'es coincé 2h00 avant le prochain bateau et ça nous a pas paru nécessaire !
Nous sommes revenus du côté de Beyoglu. Visite de la Mosquée Ali Pasa encore de Sinan ! La fontaine et les arcades pour les ablutions des fidèles :


Nous remontons vers la Tour de Galata par des ruelles. C'est toujours un peu au flair pour y arriver :

Vue depuis le sommet :

Une fois de + et encore et encore, nous revenons par Istiklal Cadessi. L'animation y est permanente et la foule impressionnante. Quel changement par rapport à Février et au quartier pour touristes de Sultanahmet. C'est vrai que lorsque l'on est, comme nous il y a 2 ans, à Sultanahmet, on n'imagine pas cette ambiance juste de l'autre côté du pont.
En dessous du lycée de Galatasaray au milieu de cette fameuse rue, il y a, ce qu'on appelle ici, la rue des Français, la Cezayir Sokak. C'est mignon comme tout, tout en escalier et bar à tous les étages

C'est vraiment sympa et original.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Suite sur la 2ème partie = http://voyageforum.com/...ost=1728247;#1728247
Vendredi 9 Mai 2008 :
Arrivés la veille à Minuit, le temps est gris donc ce sera la ville "moderne" et ses centres commerciaux. On veut voir tous les aspects de cette ville cette fois. On prend l'AKBIL ( Pass électronique qu'on charge à 50 YTL ) et on prend le métro vers le Nord.
1er centre commercial étonnant, le Kanyon :

Boutiques branchées et design. Une architecture splendide !
2 stations + bas, c'est le Cevahir ou le + grand centre commercial d'Europe, mine de rien. 8 étages, des cinémas, bureaux, appartements; restaurants ... Rien à envier à n'importe quelle capitale !
Nous continuons à revenir vers le centre de Taksim et nous arpentons Nisantasi. Là aussi, c'est l'équivalent des Champs-Elysées et tout le beau monde vient y faire son shopping Top Fashion.
Pour contrebalancer, on se dirige vers Dolapdere. C'est le quartier des garages en tout genre mais plutôt la bricole quoi.

Les mosquées ne sont pas toujours aussi flamboyantes et magnifiques qu'on l'imagine :

Le quartier est un peu peu destroy et les anciens bâtiments perdent un peu de la splendeur d'antan :

Direction les quais d'Eminonu pour se renseigner sur les horaires de bateaux pour les prochains jours. Une odeur de friture de maquereaux envahit tous les quais avec des grills un peu partout et des tables de fortune.

Impossible de résister, ce sera notre dîner à 4 YTL le sandwich avec un maquereau grillé. Super qualité/prix !
Nous remontons vers Taksim par la rue incontournable d'Istanbul by night, Istiklal Cadessi. C'est Vendredi et noir de monde.

Samedi 10 Mai :
Aujourd'hui, nous prenons le bateau pour Eyüp, un haut lieu religieux d'Istanbul.
Dès le débarcadère, on se croirait comme à Lourdes. Des dizaines de bus remplis de turcs, des boutiques partout ...

Cimetière ottoman :

Beaucoup de gamins "déguisés" en sultan. Comme la 1ère communion ? On n'a pas trop compris le concept !

Nous montons vers le fameux café Pierre Loti ... et maintenant, y'a même un téléphérique :

On déjeune ici et on prend un taxi pour rejoindre les murailles terrestres à la porte d'Edirne.

Malheureusement, la Mosquée Mihrimah est en pleine rénovation et fermée pour de longs mois à priori. Nous longeons les murailles vers le quartier de Fener. C'est populaire et l'ancien quartier grec.

Arrivés sur la Corne d'Or, on prend un taxi pour revenir sur Eminonu et le bazar aux Epices. Nous revisitons la petite mosquée de Rustem Pasa, une merveille :

AVant de rentrer dans le "cirque" du Bazar Egyptien, nous faisons le tour par les rues adjacentes, + authentiques bien évidemment :



Nous remontons ensuite vers le Grand Bazar juste pour la plaisir des rues commerçantes avec ces miliiers de magasins de vêtements en tout genre.
19h00 : Tout commence à fermer donc nous cherchons déséspèrement un endroit pour boire une bière réconfortante après ces kms de promenade. Aucune boutique à kebab en propose et on se retrouve en terrasse dans un TexMex . Bah, la soif est la + forte !
Un petit coup d'oeil à la Mosquée Bleue à la tombée de la nuit :

20h00 : Appel de la prière. C'est toujours aussi magique lorsque toutes les mosquées se répondent au même moment. On craque et on y va ! Il faudra juste attendre 20mn car elle est fermée aux touristes pendant ce temps.


C'est toujours aussi grand, aussi beau, aussi bleu, aussi ..... et à cette heure tardive, on en profite + tranquillement !
Dimanche 11 Mai :
Allez on est parti pour notre série de croisières, ratées pour cause de mauvais temps en Février 2006. Aujourd'hui, c'est la fameuse croisière sur le Bosphore. Nous allons donc remonter vers la Mer Noire. 12, 5 YTL l'AR donc vraiment pas cher. Départ à 10h30 pour 1h30 jusqu'au Terminus ci-dessous :

C'est ici que les navires attendent les pilotes qui vont les guider tout au long de ce couloir embouteillé.

Bon déjà c'est le grand foutoir sur la bateau avec les gens qui vont d'un bord à l'autre pour prendre des photos, qui restent debout devant ta figure sans se soucier de bloquer la vue à l'autre moitiè du bateau. Tu ne vois que des fesses au final 😠 J'abandonne l'idée de prendre des photos devant tant d'hystérie. On verra au retour !
Il n'y a pas bien sûr que des palais !
J'ai donc pris toutes les photos que j'ai voulu au retour . Tout le monde ronfle à l'intérieur en fait. Au final, ça nous a pas enchanté le Bosphore ! Peu de ces fameux Yalis historiques ou trop loin.
Au retour, nous descendons avant Eminonu à Ortakoy :

Le Dimanche, c'est la promenade de beaucoup de monde. Un petit marché avec des stands de bijoux, foulards et autres pièges à fille 😕 Beau temps donc grosse foule ! 17h00 : C'est l'heure du goûter et tout le monde mange . On craque pour des crêpes qu'on garnit à la demande, sucré ou salé. Ce sera fromage et herbes pour nous.

Magnifique petite mosquée comme une bonbonnière :

Ici les pommes de terre fourrées de légumes, épices, etc .... Gros succès en tout cas. 1 personne sur 2 en a une. On ne testera pas !

Retour vers Taksim et par Istiklal Cadessi. Nous dînons dans une petite rue parallèle, la Nevizade, avec à gauche, les bars et à droite les restaus. On fait les 2 côtés 😎

Lundi 12 Mai :
2ème croisière au programme et aujourd'hui ce seront les îles des Princes. Départ de l'embarcadère de Kabatas. 2, 60YTL jusqu'au Terminus ... pas de quoi s'affoler, hein !
4 arrêts avant la + grande île de Büyükada.

Dès l'arrivée, tout le monde se précipite sur les loueurs de vélos ou des calèches pour aller ... ben on sait pas trop où et pourquoi en fait.
J'ai 3 guides et on te parle des îles mais personne ne te dit quoi voir et où. Bref, on reste à pied et on suit tout ce beau monde au pif.Les trottoirs sont en travaux et des palettes en peu partout. On est loin du buccolique tu vois. En plus, ça pue le crottin de cheval dans toute l'île. Je plains ceux qui résident ici pour le calme et le grand air 😠

Ci-dessous, un exemple flagrant du souci local. Une maison double avec 1 partie nickel et restaurée à prix d'or sans doute et l'autre moitiè en épave :

Celle-ci appartient à l'état ... Pas vraiment exemplaire 😕

Le parking à calèches. Impressionnant et une puanteur infernale !

On déjeune rapidement et on reprend le bateau de 15h00. On a vite fait le tour sauf ceux qui vont effectivement + loin pour les plages ... mais on n'est ni équipé ni venu pour ça ! Franchement, vu du bateau, les autres îles n'offrent pas beaucoup d'intérêt et surtout t'es coincé 2h00 avant le prochain bateau et ça nous a pas paru nécessaire !
Nous sommes revenus du côté de Beyoglu. Visite de la Mosquée Ali Pasa encore de Sinan ! La fontaine et les arcades pour les ablutions des fidèles :


Nous remontons vers la Tour de Galata par des ruelles. C'est toujours un peu au flair pour y arriver :

Vue depuis le sommet :

Une fois de + et encore et encore, nous revenons par Istiklal Cadessi. L'animation y est permanente et la foule impressionnante. Quel changement par rapport à Février et au quartier pour touristes de Sultanahmet. C'est vrai que lorsque l'on est, comme nous il y a 2 ans, à Sultanahmet, on n'imagine pas cette ambiance juste de l'autre côté du pont.
En dessous du lycée de Galatasaray au milieu de cette fameuse rue, il y a, ce qu'on appelle ici, la rue des Français, la Cezayir Sokak. C'est mignon comme tout, tout en escalier et bar à tous les étages

C'est vraiment sympa et original.
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Suite sur la 2ème partie = http://voyageforum.com/...ost=1728247;#1728247
Quel circuit quand on arrive à Antalya (Turquie) pour 1 semaine? English translation pending
Quand on a une semaine, faut faire des choix si on veut pas cumuler les kms de voiture, donc j'hesite:
1) Faire une boucle antalya, termessos, fethiye, patara, kalkan, kas, cirali, antalya
2) Aller du cote de pamukkale, aphrodisias, efes, redescendre vers bodrum, fethiye, patara, kalkan, kas, cirali
3) Aller en cappadoce, par quelle route ?, jusqu'a nevsehir, goreme
L'avantage du 1), c'est qu'il n'y a pas accumulation de kms, la possibilite aussi de faire des tours apres vers perge, aspendos, side. Par contre, c'est peut etre un peu trop plage, non ? est-ce qu'on peut faire des randos ?
2) est plus long, est-ce que ca vaut le coup d'aller jusqu'a Efes, bodrum ?
3) est encore plus long, je me demande si ca fait pas trop de kms en 1 semaine ?? Est-ce que la cappadoce, ca vaut vraiment le detour ? Apparement, la cappadoce c'est mieux au niveau rando, paysage, non ?
Vu que je prefere la rando, les balades, la beaute, les paysages, le depaysement par rapport a la plage, je serai plus tente par 3) que par 1) ou 2), mais j'ai un peu peur de faire trop de kms en allant en Cappadoce.
Est-ce que 1), 2), c'est essentiellement plage ou y a des balades et randos sympas a faire ? Est-ce que la Cappadoce c'est vraiment genial et ca vaut le coup de faire des kms en voiture ?
Merci pour vos reponses
L'avantage du 1), c'est qu'il n'y a pas accumulation de kms, la possibilite aussi de faire des tours apres vers perge, aspendos, side. Par contre, c'est peut etre un peu trop plage, non ? est-ce qu'on peut faire des randos ?
2) est plus long, est-ce que ca vaut le coup d'aller jusqu'a Efes, bodrum ?
3) est encore plus long, je me demande si ca fait pas trop de kms en 1 semaine ?? Est-ce que la cappadoce, ca vaut vraiment le detour ? Apparement, la cappadoce c'est mieux au niveau rando, paysage, non ?
Vu que je prefere la rando, les balades, la beaute, les paysages, le depaysement par rapport a la plage, je serai plus tente par 3) que par 1) ou 2), mais j'ai un peu peur de faire trop de kms en allant en Cappadoce.
Est-ce que 1), 2), c'est essentiellement plage ou y a des balades et randos sympas a faire ? Est-ce que la Cappadoce c'est vraiment genial et ca vaut le coup de faire des kms en voiture ?
Merci pour vos reponses
Qui est allé en Turquie (Anatolie) avec sa voiture? English translation pending
Bonjour à tous,
Connaissant (un peu ) la Turquie, nous envisageons d'y repartir pour environs 4 à 5 semaines.
Partant de notre nouvelle "Occitanie", le trajet se ferait soit par l'ex. Yougoslavie, la Macédoine puis la Grèce, soit par Ancône ou Brindisi puis la Grèce.
En Turquie, ce serait un périple en boucle. D'abord au Nord, puis côté Arménie/Iran.
Retour par le Sud (en évitant les zônes côté Syrie), puis les côtes de la mer Egée. Le tout inspiré par des programmes de T.O., sans doute très compétents mais aux prix dissuasifs
Sachant que:
-Véhicule perso (Toy Kdj120); donc l'état des rtes n'est pas un pb.
- Nous connaissons la conduite façon "Ottomane".
-Hébergement en Pansyon/Hôtel, voire camping.
-Sans chercher de l'"Authentique", un confort mini est appréciable.
-Si Crésus n'est pas notre ami, tout à un prix.
Vos retours d'expériences seront donc les bienvenus, et d'avance un grand merci!
A +, voyageurs intrépides?
Razul
10 jours en Turquie: que faire? English translation pending
Bonjour chers voyageurs,
Je compte voyager en Septembre en Turquie pour une période de 10 jours pour principal destination Istanbul, en même temps je ne sais pas je m’ennuierais si je reste a Istanbul tout au long de ces 10 jours, j'ai pensé du coup qu'il vaut mieux aller visiter d'autres villes.. Que feriez-vous a ma place? Y a t'il d'autres villes intéressantes en Turquie a part Istanbul à voir? Quel moyen de transport prendre?
PS: Je dispose d'un budget moyennement limité.
Merci d'avance.
Je compte voyager en Septembre en Turquie pour une période de 10 jours pour principal destination Istanbul, en même temps je ne sais pas je m’ennuierais si je reste a Istanbul tout au long de ces 10 jours, j'ai pensé du coup qu'il vaut mieux aller visiter d'autres villes.. Que feriez-vous a ma place? Y a t'il d'autres villes intéressantes en Turquie a part Istanbul à voir? Quel moyen de transport prendre?
PS: Je dispose d'un budget moyennement limité.
Merci d'avance.
Destinations été 2014 English translation pending
Bonjour :-)
Je suis à préparer nos vacances pour l'été prochain. Nous serons en vacances du 17 juillet au 8 août. Nous voyageons avec nos 3 enfants qui auront alors presque 7 ans, 4 ans et demi et presque 2 ans. Nous aimons les visites de villes, de monuments, la plage, les marchés, les petites randonnées, prendre le temps de vivre au rythme du pays visité.. L'an dernier nous avons passé 1 mois en Thaïlande en famille et ce fut extraordinaire. Avoir plus de vacances j'aimerais bien aller à Bali, mais l'Asie c'est trop loin pour 3 semaines (nous sommes du Québec). Évidemment, je recherche une destination ou le prix des billets d'avions et le coût de la vie sur place seront raisonnable, la facture monte vite à 5. Pour l'instant, les pays auxquels je pense sont : Espagne, Portugal, Grèce, Turquie (j'aimerais dont visiter Istanbul), Hawaii. Je connais très peu l'Europe et j'ai beaucoup de difficulté à figurer les budgets et à voir si l'intérêt y serait.
Donc la fameuse question, quelqu'un aurait une idée de voyage à me proposer ? Que ce soit dans les choix que j'ai donné ou autres ?
Au plaisir d'échanger sur vos coups de cœur!!
Isabelle
Je suis à préparer nos vacances pour l'été prochain. Nous serons en vacances du 17 juillet au 8 août. Nous voyageons avec nos 3 enfants qui auront alors presque 7 ans, 4 ans et demi et presque 2 ans. Nous aimons les visites de villes, de monuments, la plage, les marchés, les petites randonnées, prendre le temps de vivre au rythme du pays visité.. L'an dernier nous avons passé 1 mois en Thaïlande en famille et ce fut extraordinaire. Avoir plus de vacances j'aimerais bien aller à Bali, mais l'Asie c'est trop loin pour 3 semaines (nous sommes du Québec). Évidemment, je recherche une destination ou le prix des billets d'avions et le coût de la vie sur place seront raisonnable, la facture monte vite à 5. Pour l'instant, les pays auxquels je pense sont : Espagne, Portugal, Grèce, Turquie (j'aimerais dont visiter Istanbul), Hawaii. Je connais très peu l'Europe et j'ai beaucoup de difficulté à figurer les budgets et à voir si l'intérêt y serait.
Donc la fameuse question, quelqu'un aurait une idée de voyage à me proposer ? Que ce soit dans les choix que j'ai donné ou autres ?
Au plaisir d'échanger sur vos coups de cœur!!
Isabelle
Transfert de l'aéroport de Denizli à Pamukkale (Turquie) English translation pending
Bonjour les Baroudeurs !
J'ai besoin de quelques conseils pour mon prochain voyage en Turquie, le mois prochain. Voici mon itinéraire : Pamukkale - Dalyan - Fethiye - Cappadoce - Istanbul. Je commence mon RoadTrip en atterrissant à l'aéroport de Denizli à 1h00 du matin ! Après de longues recherches, je n'ai trouvé aucun hôtel à proximité de l'aéroport, est-on obligé de prévoir le transfert d'une heure jusqu'à Pamukkale au milieu de la nuit ? Quel transfert est le plus judicieux ? Nous avons prévu de louer une voiture pour notre séjour, alors doit-on la louer directement à l'APT de Denizli ou ferait-on mieux de programmer le transfert Aéroport/Pamukkale avec un hôtel ou un taxi ?
Ensuite, de Fethiye à la Cappadoce : Quel transfert prévoir ? Il parait que des bus de nuit font le trajet, mais je ne sais pas où réserver les billets... Doit-on plutôt aller à Antalya pour prendre le bus de nuit jusqu'à Gorëme ? Ou avez-vous réserver vos billets ?
Merci d'avance de votre aide !
Baroudeuse *
J'ai besoin de quelques conseils pour mon prochain voyage en Turquie, le mois prochain. Voici mon itinéraire : Pamukkale - Dalyan - Fethiye - Cappadoce - Istanbul. Je commence mon RoadTrip en atterrissant à l'aéroport de Denizli à 1h00 du matin ! Après de longues recherches, je n'ai trouvé aucun hôtel à proximité de l'aéroport, est-on obligé de prévoir le transfert d'une heure jusqu'à Pamukkale au milieu de la nuit ? Quel transfert est le plus judicieux ? Nous avons prévu de louer une voiture pour notre séjour, alors doit-on la louer directement à l'APT de Denizli ou ferait-on mieux de programmer le transfert Aéroport/Pamukkale avec un hôtel ou un taxi ?
Ensuite, de Fethiye à la Cappadoce : Quel transfert prévoir ? Il parait que des bus de nuit font le trajet, mais je ne sais pas où réserver les billets... Doit-on plutôt aller à Antalya pour prendre le bus de nuit jusqu'à Gorëme ? Ou avez-vous réserver vos billets ?
Merci d'avance de votre aide !
Baroudeuse *
Conduite automobile en Turquie? English translation pending
bonjour je souhaiterais louer une voiture en truquie pour visiter bodrum /pammukale/kusudasi aisin que la cote ...bodrum/fethiye/kas/antalya...nous avons parcourru plus de 400 km en grece ..est ce que la conduite des turcs est comparable a celle des greques... merci de l info et pour ceux qui connaissent ... j ai lu trajet bodrum a fethiye 6 heures en autobus .. est ce aussi long en voiture .... merci a l avance😉
Visites incontournables en Turquie durant le Nouvel An? English translation pending
Bonjour,
Pour le nouvel an, j'hésite à aller en Turquie pour une semaine (ou quelques jours à Oslo... 🙂 ).
Est-ce une bonne période pour s'y rendre ? A quel temps doit-on s'attendre ? Frais ? froid ? Humide ?
Quels sont les incontournables à visiter ? peut-on envisager une autre étape ? On ira directement par nous même, sans passer par une agence ou un circuit.
Avez-vous des idées, des conseils des adresses ou bons plans pour cette destination ?
Merci.
Quels sont les incontournables à visiter ? peut-on envisager une autre étape ? On ira directement par nous même, sans passer par une agence ou un circuit.
Avez-vous des idées, des conseils des adresses ou bons plans pour cette destination ?
Merci.
Profiter des invitations en Turquie par cet organisme? English translation pending
bonjour,
je voulais savoir si l'un ou l'une d'entre vous avez profité des invitations en turquie par 1961 voyage ou d'autre organisme, je sais que ETAM et GEO le propose aussi par un autre organisme et pas gratuit comme mon invitation. Alors attention ce qui est gratuit c'est l'hotel*****en petit dej, le cocktail bienvenue un guide francophone et le transports sur les sites en autocar. la pension complete et les entrées dans les sites c'est un forfait de 149€/pers et les billets de 99€ a 199€ /pers.mais cela me semble quand meme interressant si le depliant n'est pas mensongé!!!!!!!😉😉
donc si quelqu'un a deja profiter de ces offres, merci de me donner vos impressions🙂
Nenette8572
Randonnée en Turquie sans agence? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions bénéficier de l'expérience de voyageurs à pieds s'étant aventurés sur la voie Lycienne ou sur le sentier de Saint Paul. Est ce que cela peut se faire sans agence, est-ce suffisament bien fléché, peut-on trouver un hébergement le soir, quelle est la durée des étapes, quid du ravitaillement en eau-nourriture, quel itinéraire privilégié, etc, etc...? Merci d'avance pour toutes vos réponses,
Véro
Nous souhaiterions bénéficier de l'expérience de voyageurs à pieds s'étant aventurés sur la voie Lycienne ou sur le sentier de Saint Paul. Est ce que cela peut se faire sans agence, est-ce suffisament bien fléché, peut-on trouver un hébergement le soir, quelle est la durée des étapes, quid du ravitaillement en eau-nourriture, quel itinéraire privilégié, etc, etc...? Merci d'avance pour toutes vos réponses,
Véro
Bons plans pour quinze jours de liberté à Istanbul? English translation pending
bonjour!
je pars deux semaines à istanbul du 25 octobre au 10 novembre, normalement pour y rejoindre un homme mais...plus de nouvelles.tant pis, je voyagerais seule!tous vos conseils sont les bienvenus pour ce voyage, à ceux ou celles qui ont déjà fait un voyage similaire j'aurais quelques questions : deux semaines à istanbul même, est-ce que je risque de m'ennuyer, sachant que j'y ai déjà passé une semaine complète ou j'ai vu pas mal de choses certes magnifiques...?si oui, direction le cappadoce?quel prix compter pour l'aller retour en bus?est-ce qu'en stop pour une fille seule c'est risqué?
à cette période ci de l'année, est-il nécessaire de réserver dans les auberges ou y a-t-il souvent de la place?
et pour les habitués, quel moyen le moins cher d'aller de l'aéroport atatürk à sultanahmet à 1h du matin?
Ceux et celles qui voudraient me rejoindre pour cette escapade sont les bienvenu(e)s!
n'hésitez pas à m'éclairer!
Pauline
Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.
Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).

Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.
A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).
Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Les lieux qui vous ont marqué en Turquie? English translation pending
Bonjour,
Quels sont vos coups de coeur en Turquie, les lieux qui vous ont le plus marqué (que ce soit question paysage, accueil, histoire...)? Et s'il devait n'y avoir un lieu, un moment à garder en mémoire en Turquie...
Parmi ces beaux moments, une Turque m'a un jour parlé de la Vallée des papillons, quelqu'un l'a-t-il visité?
Merci de partager ces impressions magiques.
Emilie
Quels sont vos coups de coeur en Turquie, les lieux qui vous ont le plus marqué (que ce soit question paysage, accueil, histoire...)? Et s'il devait n'y avoir un lieu, un moment à garder en mémoire en Turquie...
Parmi ces beaux moments, une Turque m'a un jour parlé de la Vallée des papillons, quelqu'un l'a-t-il visité?
Merci de partager ces impressions magiques.
Emilie
Circuit en Turquie par agence English translation pending
Bonjour tout le monde
je vais faire bientot un circuit de 12 jours avec Marmara "circuit Turquie sans fatigue", est ce qu'il y a quelqu'1 qui a deja fais circuit ; comment vous l'avez trouver .???!!!
Mille merci
Karim
Transit à Istanbul: descendre en ville depuis l'aéroport? English translation pending
Bonjour à tous,
En octobre prochain, j'aurai quelques heures de transit à Istanbul en attente d'un vol pour Amman.
Ma question est la suivante :
Est-il possible de descendre en ville depuis l'aéroport, histoire d'aller manger un morceau, autrement que par la route afin d'éviter les incontournables bouchons ? J'ai vu qu'il y avait un métro, quelqu'un a-t-il déjà testé ? Conduit-il directement dans le centre et si oui en combien de temps ? Le site internet de ce métro est uniquement en turc ...
Si en plus de cela, quelqu'un a un bon tuyau pour un petit resto sympa, merci d'avance.
Laurent
En octobre prochain, j'aurai quelques heures de transit à Istanbul en attente d'un vol pour Amman.
Ma question est la suivante :
Est-il possible de descendre en ville depuis l'aéroport, histoire d'aller manger un morceau, autrement que par la route afin d'éviter les incontournables bouchons ? J'ai vu qu'il y avait un métro, quelqu'un a-t-il déjà testé ? Conduit-il directement dans le centre et si oui en combien de temps ? Le site internet de ce métro est uniquement en turc ...
Si en plus de cela, quelqu'un a un bon tuyau pour un petit resto sympa, merci d'avance.
Laurent