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Visiter la Gaspésie, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick avec ma fille de neuf ans en août 2010 English translation pending
by Louvette30 · 2010-06-04 · 8 replies
Bonsoir, Nous avons réservé 23 jours pour visiter la Gaspésie, l'île du Prince Edouard, la nouvelle Ecosse et le nouveau Brunswick avec ma fille de 9 ans. Connaissant la gaspésie, nous allons nous arrêter à Matane, puis aller à Percé, avec au programme la visite de l'île de Bonaventure et la croisière aux baleines. J'ai lu dans les forums que dans le parc du Forillon on pouvait admirer des ours. Je suppose qu'ils doivent vivre en liberté, y a t'il des points de vue particulier pour les admirer? Faut il prévoir quelque chose pour les voir?

Ensuite nous descendons sur bonaventure et nous allons dormir dans les arbres à Eco logis. Le principe nous plait bien. Puis nous irons à Caraquet , pour visiter entre autre le village reconstitué. Nous nous arrêteraons à Shédiac pour aller faire une croisière avec des contes sur les homards, et dégustation , et nous ferons un saut à Moncton pour admirer les grandes marées.

Nous devons enprunter le pont qui relie l'île du Prince Edouard au continent et nous devons passer deux jours sur l'île, à Charlottetown . Pour l'instant je n'ai rien noté à faire, mais vos propositions seront les bienvenues. Nous allons ensuite prendre le traversier, nous arrêter à Pictou , et filer à Sydney . Puis descente vers Halifax, Lunenburg Digby et traversier vers le nouveau Brunswick. Nous nous arrêterons à St John, St Andrew, Frédericton, Edmunston Québec .

SI vous avez des choses à faire, à voir absolument , sur ces trajets je veux bien que vous m'aidiez . je ne lis que trés mal l'anglais ( heureusement mon mari le parle bien)et j'ai un peu de mal à établir les priorités.

beau voyage, faisable mais avec beaucoup de kilomètres en voiture. Ceci dit nous sommes allés au Québec en 2007 , avec visite de montréal puis nous sommes allés aux chutes du niagara, visites de toronto ottawa puis survol de la mauricie, le lac st jean tadoussac, la gaspésie, et québec (4000km).

J'ai une question qui concerne la nourriture, peut être un québecois pourra me répondre: je suis un régime draconnien pour ma santé , sans gluten, maïs et lait de vache; Y a t'il tout de même des possibilités pour se sustenter facilement dans ces pays là?

Nous adorons ce pays .

Voilà, j'espère que vous pourrez m'aider à finaliser ce voyage. Nous devons dormir dans des Bed and Breakfast des hotels et l'eco logis...
Hôtel Gran Bahia Principe Tulum: plongée et transport? English translation pending
by CaptNemo · 2006-11-05 · 11 replies
Bonjour ami-e-s voyageurs,

Je pars pour le Gran Bahia Principe Tulum, pour 2 semaines, le 10 février prochain. Je compte les jours tellement j'ai hâte »:o))

Comme je suis un maniaque de plongée et d'apnée et que ce sera mon premier séjour au mexique, je recherche de l'information sur le centre de plongée de l'hôtel, le Bahia Dive Center, de même que des alternatives possibles pour faire de belles plongées, au meilleur prix possible. Je désire plonger en début de journée, puis profiter du complexe GBP après. Pour les alternatives au Bahia Dive Center, je dois composer avec le transport entre l'hôtel et tout autre centre de plongée, à Akumal par exemple.

Quelqu'un a le connait-il la Bahia Dive Center? Est-il beaucoup plus cher que d'autres centres de plongée. Ont-ils un bon service et te font-ils vivre de belles expériences?

Je pense aussi (en fait, surtout) utiliser les services de locaux, tels le Akumal Dive Shop et Akumal Dive Center. Je ne lis que de bons commentaires sur eux et leurs tarifs semble intéressant. Toutefois, je devrai me rendre à Akumal, tôt le matin. J'aimerais faire les plongées de 9h00 et 11h00 puis, rejoindre ma femme à l'hôtel après. Ça devient un peu plus compliqué mais si c'est moins cher et qu'ils ont une meilleure expérience, le coût journalier du taxi (aller/retour) devient rentable. Peut-être que je peux aussi utiliser le collectivo, même pour quelques kilomètres seulement (j'sais pas 2 ou 3 seulement ??) et si tel est le cas, quelle distance devrai-je marcher entre la 307 et la plage. Le tout se ferait-il simplement à pied. Toutefois, je crains que ce soit une assez bonne marche.

J'ai hâte de tripper comme plusieurs d'entre vous l'avez fait sur la Riviera Maya. Merci d'avance pour tous commentaires, suggestions et bons conseils.
Promotion sur la Singapore Airlines et nouveau produit à bord English translation pending
by Tyrolien · 2006-10-16 · 209 replies
Bonjour à tous,

Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...

J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....

Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?

Merci pour vos lumières

Tyrolien
Espace Affaires et Espace Première sur Air France English translation pending
by Poseidon · 2006-09-09 · 714 replies
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.
Récit (long) de croisière - Celebrity Infinity en Amérique du Sud et sur le canal de Panama English translation pending
by MissMC · 2013-04-30 · 18 replies
Compte-rendu de notre croisière sur le Celebrity Infinity - Amérique du Sud et Canal de Panama - 15 mars au 1 avril 2013

Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.

15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures… un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!

J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.

Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!

Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!

Pour les photos de Santiago :
https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866

17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili

Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…

Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!

Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!

Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!

Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.

Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :

18 mars – La Serena, Chili

Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!

Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.

Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!

Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.

Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!

La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?

Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).

Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626

Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant

19 mars – En mer

20 mars – Arica, Chili

Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.

Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.

Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.

Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!

Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!

Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!

Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!

Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!

Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!

Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.

La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.

Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!

Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.

Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.

Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354

21 mars – En mer

22 mars – Lima, Pérou

Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.

Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.

Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!

Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!

Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.

De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.

Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!

Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.

Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)

De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!

Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178

23-24 mars – En mer

25 mars – Manta, Équateur

Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.

Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.

Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.

Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.

Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!

Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.

Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!

L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!

De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!

Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554

26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!

Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!

Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802

27 mars – Transit du Canal de Panama

Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.

Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.

Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!

Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…

Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!

Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522

28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.

Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…

Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.

Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.

Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.

Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!

Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!

On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!

Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).

29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!

Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.

Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d’épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!

Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.

Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!

Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.

Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954

30-31 mars – En mer

1 avril – Retour

Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière

L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.

Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.

La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.

La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n���avons plus eu de problème.

Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.

Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!

La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.

L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.

Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!

Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.

Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!

Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.

Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!

Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.

Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.

Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.

Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.

La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.

Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préfér��!

Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!

En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.

Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Température actuelle à Riviera Maya? (mars 2008) English translation pending
by Sylboi · 2009-03-11 · 12 replies
Bonjour tout le monde,

J'aimerais savoir s'il y a des gens qui reviennent de Riviera Maya. Cela fait quelque fois que j'entends dire qu'il ne fait pas tres chaud là-bas de ce temps-là et ça m'inquiète vraiment car nous on part le 24 mars et on veut de la chaleur.

Merci à l'avance pour vos informations; j'ai besoin d'être rassurée un peu.
Bons plans pour un voyage d'un mois et demi en Argentine? English translation pending
by Jeanly · 2008-12-27 · 22 replies
Nous partons avec mon mari pour l Argentine pour une première fois du 15 mars au 30 avril 2009. nous aimerions des conseils pour le pass intérieur en avion pour les destination B.A terre de feu ushuaia 2j et el calafate 2j, et retour à B.A période du 20 mars 26 mars comment organisé nos visites donnez nous vos ideès nous aimons la nature et les beaux paysages mais vite fatigué problème de santé donc a notre rhytme conseil d ébergement et lieu de visite après nous ferons les chutes d 'uguacu 2j, en avion de B.A dois on prendre le pass avion intérieur avec notre billet LYON /BUENOS AIRES allez retour et le billet le moins cher pour voyager.

après nous devons rejoindre la famille lointaine que nous connaissons pas on comunique par internet et passerons le reste du temps avec la famille 5 j chez l un 5j chez l autre nous avons 5 a 6 cousins éloignés à voir et ferons le 100 eme anniversaire de VILLA FRANCIA le 25 avril dont nous sommes invités et peut être ferons nous avec la famille Mendoza Salta merci de vos conseils et bonne année 2009 a tous
Combien de jours à Mexico (DF) sur 45 jours au total entre Mexique et Guatemala English translation pending
by Fred2015 · 2014-04-13 · 14 replies
Bonjour à tous,

J'arrive à Mexico en solo et sac à dos le 19 avril 2014... et 6 semaines plus tard, le 31 mai 2014, je repartirai vers l'Europe à partir de Guatemala City.

Je vais donc descendre de Mexico, vers Oaxaca, chiapas, Palenque, Yucatan ... puis descendre vers le Guatemala, tikal, peut-être un crochet à Coban au Honduras avant de revenir vers Guatemala city.

Sur ce trajet encore en "mode brouillon" ... je serais très intéressé par vos suggestions sur les étapes "à faire" vraiment à ne pas manquer ... le temps à y consacrer ...

Le trajet est long ... et à priori, je vais le faire beaucoup en bus ...

Je ne connais pas Mexico ... le DF ...

Quel temps me conseilleriez-vous de passer dans Mexico ... dans le DF ... Je sais que c'est personnel à chacun mais sur un voyage de 45 jours, quelle part mériterait selon vous la capitale ???

Je sais qu'il y a Teotihuacan (1 journée) ... La découverte du quartier historique ... Le marché de Coyoacan ... Le musée d'anthropologie et celui de Tenochtitlan ... et surement plein d'autres choses ... mais d'un autre coté, je me dis qu'il ne faut pas que je m'enlise dans la capitale non plus.

Quel est votre sentiment là-dessus ?

Merci vraiment pour vos réponses,

Fred
Voyage en Namibie prévu 15 jours fin septembre English translation pending
by Randocham · 2018-05-08 · 21 replies
Salut à tous!

Passionnés par les voyages, nous avons lancés mon compagnon et moi même un nouveau projet de voyage... La Namibie! Nous partons 15 jours la dernière semaine de Septembre et la première d'Octobre 2018. Nous avons commencé à établir un itinéraire que je vais vous partager afin que vous puissiez donner votre avis et nous aider dans cette préparation. Nous avons décidé de louer un 4*4 avec tente de toit et passer nos nuits dans les campings. Nous adorons la nature, les paysages exceptionnels, les animaux, la randonnée...

Samedi: Départ de Paris CDG

Dimanche: Arrivé à Windhoek, départ pour le parc de Waterberg.

Lundi: Découverte du parc le matin, puis route pour le parc Etosha.

Mardi: journée safari dans le parc entre Namutoni et Halali.

Mercredi: Journée safari dans le parc entre Halali et Okaukuejo.

Jeudi: Départ pour Kamanjab, visite du Otjitotongwe Cheetah Guestfarm.

Vendredi: Départ pour Spitzkoppe. En passant par Twyfelfontein.

Samedi: Découverte de Spitzkoppe le matin, puis route vers Walvis bay et Shakopmund.

Dimanche: Tour en kayak avec les Otaries, départ pour Sesriem.

Lundi: Découverte de Sesriem, Sossulvei.

Mardi: Départ pour Namibrand nature reserve.

Mercredi: Découverte de la reserve.

Jeudi: Départ pour Windhoek.

Vendredi:......

Samedi: Retour en France

Il reste une journée à placer quelque part.... Votre avis nous intéresse. Je trouve que la Namibie est plus difficile à préparer que les autres pays que l'on a pu faire... Mais les paysages vont valoir le coup.
Lalee au Japon: les découvertes d'une gaijin entre gastronomie, technologie et traditions English translation pending
by LaLee · 2013-11-01 · 129 replies
Il y a 10 ans, mon frère est parti vivre et travailler au Japon. Au fil des ans, de ses récits et photos, de ses courts retours au pays et de nos longues discussions sur Skype, j'ai appris à mieux connaître son pays d'accueil. J'ai toujours eu envie de découvrir son Japon, de comprendre son attachement à ce pays, de voir le décor de ses récits pour de vrai. L'âge de mes enfants me permettant enfin de les laisser pour plus de 2 semaines tirer leur plan, je décide de réaliser ce projet cette année.

J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.

Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!

Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais! Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances ! De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.

1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo

Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion. Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte. Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.

2 octobre - L'arrivée au Japon

C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut... Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉 Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges. Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil. Voici, la petite maison.





Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.



Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉



On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!



A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela. Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.

Partir étudier au ITESM de Guadalajara en 2011 (Mexique) English translation pending
by Brunodu974 · 2011-05-26 · 95 replies
Bonjour à tous,

S'il y a des étudiants qui étudieront au Tec de Guadalajara à partir d'aout/septembre 2011, pourquoi pas discuter ici et éventuellement s'échanger des conseils.

Moi j'y vais pour une année, je n'ai pas encore pris de billet d'avion mais je compte en prendre un avec open retour. Je réserverai une auberge de jeunesse au départ pour ensuite trouver une colloc à la rentrée.

A bientôt

Bruno
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
by Jacou0109 · 2015-12-26 · 1 reply
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).

Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires

28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.

29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !

30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.

31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.

A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.

04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.

9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.

10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.

11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.

17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.

21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »

24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.

25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.

02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !

05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !

06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841

Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !

Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !

Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.

Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !

Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.

Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay

Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt

Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.

PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.

Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink

lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Vacances en Suisse confinée English translation pending
by Dérupe · 2020-04-28 · 18 replies
Bonjour, J'ai 3 semaines de vacances dès la semaine prochain et, privée de voyage, je réfléchis à m'occuper un peu dans cette suisse encore bien confinée. Je la connais finalement si peu, c'est l'occasion de mieux la connaître, mais il n'y a pas grand chose d'accessible. Avez-vous des idées de jolies balades qui ne sont pas interdites au public ni trop enneigées. Des lieux où on peut planter une tente pour une nuit (campings fermés). Des idées de lieux normlement blindés de touristes étrangers et qui sont accessibles (par exemple, j'avais pensé profiter du lac d'oeschinen, mais l'accès est interdit) des restaurants fameux qui servent des plats à l'emporté? Merci d'avance
Hôtel Gran Palladium Kantenah 5* English translation pending
by Coon · 2006-10-16 · 8 replies
Je pars dans 15j avec mes 3 enfants au gran palladium kantenah. Je voudrais savoir comment est l'hôtel et quelles sont les excursions interressantes à faire. Merci pour toutes vos réponses.
Hôtel à Riviera Maya? English translation pending
by Destiny001 · 2012-01-05 · 18 replies
Bonjour,

Mon copain et moi (30 et 28 ans) cherchons un hôtel à Riviera Maya pour la semaine du 13 février 2012. J'ai fais plusieurs recherches sur Internet et je n'arrive pas à choisir un endroit, j'ai peur de me tromper!

Par le passé, nous sommes allés à San Andres au Decameron Aquarium et à Punta Cana au NH Real Arena. Nous avons beaucoup aimé notre voyage à San Andres, moins celui à Punta Cana, principalement à cause de la nourriture qui nous a rendu malade...

Nous rechercons un hôtel avec de belles chambres, une belle plage ainsi que de la bonne nourriture (buffet et restaurants à la carte).

On nous a suggéré 3 Bahia Principe (Tulum, Coba, Akumal). Lequel est le meilleur?

Avez-vous d'autres suggestions?

Merci!
Retour du Mexique English translation pending
by Jilda · 2006-08-12 · 10 replies
bonjour, je reviens du mexique yucatan et riviera maya cancun/ playa del carmen/ valladolid/ isla holbox /isla mujeres/ cozumel j'aurai aimé sans aucun doute continuer sur le chiapas plus authentique surement et plus frais ... si vous avez des questions a bientôt jilda
Vacances au Mexique: comment communiquer avec la France? English translation pending
by Emilie1297 · 2018-06-07 · 4 replies
Bonjour,

Est-ce que quelqu'un pourrai m'aider.

Je vais passer une dizaine de jours à Playa Del Carmen et je voudrai savoir les moyens de communications qui sont les plus avantageux avec la France ?

Le forfait que j'ai actuellement est un forfait bloqué 2h avec sms et mms illimités.

Dans l'attente de vos conseils
Seize jours sur la Gaspésie en septembre English translation pending
by Gerard81 · 2013-01-11 · 24 replies
lBonjour à toutes et tous,

je suis entrain de programmer mon voyage en Gaspésie pour ce mois de septembre. Il y à deux ans nous avons passés 10 jours au Québec, nous nous sommes régalés donc nous y retournons. Je vous donne mon projet de circuit pour me le commenter et me donner quelques conseils, merci d'avance. jour 1: arrivée à Montréal jour 2: Montréal jour 3: Montréal - Sainte Flavie jour 3: Sainte Flavie jour 4: Sainte Flavie - Bonnaventure jour 5: Bonnaventure -Percé jour 6: Percé Jour 7: Percé - Gaspé jour 8: Gaspé - Le Cap Chat jour 9: Le Cap chat Jour 10:Le Cap Chat - Tadoussac (ferry à Matane - Godbout) Jour 11: Tadoussac Jour 12: Tadoussac Jour 13: Tadoussac Jour 14: Taddoussac - Québec (par Saguenay) Jour 15: Québec - Montréal Jour 16: Montréal (retour à 22h30)
Qui va au Laguna Azul Varadero bientôt? English translation pending
by Clairabelle · 2010-09-04 · 7 replies
Bonjour les poussinots et les poussinettes! 🙂

Je cherche un bon samaritain ou une bonne samaritaine pour transmettre un petit cadeau (cadeau bébé) à une amiga qui travaille au Ibérostar Laguna Azul, Varadero.

Vous pouvez m'envoyer un MP pour en discuter, merci! 🙂
Hôtel Catalonia Playa Maroma English translation pending
by Allen123 · 2010-01-06 · 18 replies
Est-ce que quelqu'un revient de cet hôtel ? Doit-on réserver à tous les jours pour les restaurants à la carte ? Est-ce que la nouritture est bonne. Avez-vous utiliser les services de taxi pour aller sur les différents sites. Nous cherchons un chauffeur de taxi qui pourrait nous déplacer pendant toute une journée et qui nous transporterait d'un site à l'autre.

Merci de me répondre
Hôtel Iberostar Paraiso Beach English translation pending
by Tasse · 2007-11-26 · 8 replies
nous devons aller en avril au paraiso beach et j'aurais voulu avoir des commentaires merci
Promenade en bord de mer aux Canaries English translation pending
by Lumenled · 2016-08-18 · 16 replies
Bonjour à tous

Moi et ma femme regardons pour choisir 2 îles pour nos prochaines vacances aux Canaries. Nous cherchons une destination ou notre appartement ou condo d'attache serait à distance de marche d'une longue promenade sur le bord de la mer (style boardwalk) comme il en existent à Palma ou à Malaga.

Connaissez vous des endroits similaires aux Canaries ?

Merci à l'avance
Gran Bahia Principe Tulum ou Sandos Playacar Beach Resort? English translation pending
by Sylou28875 · 2006-10-20 · 28 replies
Je suis en train de potaser les docs de voyager, et j'hésite entre les 2 hôtels Gran Bahia Principe Tulum et le Sandos Playacar Beach Resort, j'ai besoin de votre aide....
Tour du monde 2018 sur le Costa Luminosa English translation pending
by Taranger · 2016-03-28 · 221 replies
Jacques et Nicole NIJA qui ont effectués le TDM "austral" en 2015 sur le Costa Deliziosa ont l'intention de réaliser le TDM "des grands canaux" en 2018 sur le Costa Luminosa. Ils voudraient entrer en contact avec ceux qui sont intéressés et qui ont déjà fait au moins un TDM !
Chicago début février 2016 English translation pending
by Diamina · 2015-10-30 · 51 replies
Salut!!!!

Venant de Martinique où il fait très chaud, nous partons en famille (3 adultes, 2 adolescentes et 1enfant de 10 ans) à Chicago début février pour une semaine, histoire de : - voir la neige et profiter du vrai froid - assister à des concerts de musique symphonique et lyrique (j'en ai déjà repéré 3 dont 2 au chicago symphony orchestra et Nabucco au lyric opera of Chicago) - diner dans de bons clubs de jazz (je me suis renseignée et les moins de 21 ans peuvent venir avec nous puisqu'accompagnés d'un parent). J'ai trouvé la house of blues pour le gospel brunch, Andy's jazz club, le jazz showcase. D'autres suggestions?

- découvrir Chicago en hiver alors que nous y avons fait 15 jours, il y a 4 ans en automne et nous avons vraiment adoré les couleurs chatoyantes des arbres et des plantes (notamment le jardin japonais de Chicago).

Questions: Niveau équipement d'hiver: où vaut-il mieux aller le premier jour pour acheter des chaussures pour la neige? (en Martinique, nous n'en avons pas besoin!!!) Peut-on louer des tenues?

Niveau hôtel, en hiver je pense qu'il vaut mieux éviter d'avoir des taxis à prendre, et privilégier des hôtels dans le loop. Des recommandations ou des hôtels à éviter en sachant que nous tenons à notre confort (nous avons séjourné au drake hotel la dernière fois), donc pas d'hotel budget.

Pour les 5 premières nuits de notre séjour de 8 nuits, j'ai pensé au hyatt centric the loop chicago plutôt qu'au palmer house hilton dont les commentaires sont plutôt négatifs sur l'accueil et l'impression de hall de gare au check inn. Votre avis? D'autres suggestions pour les 3 dernières nuits ou pour les 5 premières d'ailleurs?

Niveau restaurant: des restaurants à recommander? De tout genre (indien, italien, mexicain, ..... tout sauf martiniquais!!!!) J'ai trouvé ce site mais comment choisir? j'ai aussi lu les infos données par JPG 13.

Niveau activités diurnes, à part le navy pier où nous retournerons et le chicago museum of science and technology où je pense retourner, le chinatown de Chicago mérite combien de temps minimum et peut-il être visité sans voiture? J'ai vu qu'il y avait 2 stations de métro la-bas: Cermack chinatown et Cermack Mc cormick place. Laquelle vaut-il mieux prendre?

Pour être certaine d'avoir des activités autour de la neige, où vaut-il mieux aller?

Voilà, c'est tout ce à quoi j'ai pensé pour le moment. Nos billets d'avion sont déjà pris.

Merci d'avance pour toute info ou critique constructive. 😛
Hôtel à Riviera Maya avec trois enfants English translation pending
by Phil212 · 2015-07-30 · 3 replies
Bonjour,

Nous prévoyons un voyage à Riviera Maya avec nos trois enfants au mois de juin 2016. Nous recherchons un hôtel avec une belle plage et des activités intéressantes pour les enfants (ils auront 14 ans, 11 ans et 6 ans). Nous aimerions que l'hôtel offre des suites qui peuvent accueillir 2 adultes et 3 enfants.

Si vous avez des commentaires ou suggestions, ils sont bienvenus. Pour l'instant, j'ai vu le Sandos Caracol (Playa del Carmen)et le Grand Sirenis Mayan beach qui répondent à nos critères. Ce dernier, par contre, semble avoir une plage très ordinaire...

Merci à tous!😎
Dormir à Tulum (Mexique) English translation pending
by Lyndalyon · 2013-04-27 · 10 replies
Bonjour a tous ! Lors de notre séjour au Mexique au mois de juin nous aimerions visiter tulum mais nous nous demandons si cela vaut le coup de dormir sur place Existe t'il des chambres pour 3? Nous sommes 3 amies et avons peur de nous ennuyer le soir dans une petite cabane en bord de plage même si l'idée nous plait bien. Quelles sont vos expériences? Y'a t'il des bars et restaurants à proximités de ces cabanes en bord de plage ? Merci a vous
Visite des ruines de Coba à partir de l'Iberostar Lindo English translation pending
by Familledabi · 2012-08-12 · 8 replies
Nous partons en famille avec notre fille de 5 ans pour le Iberostar Lindo et nous envisageons de visiter les ruines de Tulum et de Coba par nous-mêmes en utilisant le collectivo. En lisant sur le forum j'en comprends que nous devons prendre le collectivo sur la route près de notre hôtel et se rendre à Playa del Carmen pour ensuite prendre un autre collectivo pour Tulum. Dans le cas de Coba est-ce pareil ou je peux partir de Tulum vers Coba? Et combien de temps prévoir pour se rendre à Tulum et Coba. Je ne sais pas si c'est réaliste de faire les deux endroits dans la même journée. Nous ne ferons pas de visites guidées et nous comptons arriver tôt à Tulum selon les recommandations des gens sur le Forum pour y passer une demie journée. Avez-vous des conseils et infos à ce sujet?
Avis sur programme de quinze jours au Mexique fin août 2011? English translation pending
by Titpaul · 2011-05-09 · 3 replies
Bonjour à tous !

Ma copine et moi-même nous nous appretons à partir 15/16 jours au Mexique sur la second moitié d'Aout. La durée du voyage n'est pas énorme et que nous voulions quand même faire un mix découverte et plage. Nous avons fait le programme suivant :

Jeudi 08/18/11 : vol Paris-Mexico (nuit à Mexico) Vendredi 08/19/11 : Mexico (nuit à Mexico) Samedi 08/20/11 : Mexico (nuit à Mexico) Dimanche 08/21/11 : Mexico (nuit à Mexico) Lundi 08/22/11 : Taxco (nuit à Taxco) Mardi 08/23/11 : Teotihuacán (nuit à Mexico) Mercredi 08/24/11 : vol Mexico-Merida (nuit à Merida) Jeudi 08/25/11 : cratère de Chicxulub et Merida (nuit à Merida) Vendredi 08/26/11 : Chichen Itza et Ek-Balam (nuit à Tulum) Samedi 08/27/11 Coba et Tulum (nuit à Tulum) Dimanche 08/28/11 : Playa del Carmen (nuit à Playa Del Carmen) Lundi 08/29/11 : Playa del Carmen (nuit à Playa Del Carmen) Mardi 08/30/11 : Isla Mujeres (nuit à Isal Mujeres) Mercredi 08/31/11 : Isla Mujeres (nuit à Isal Mujeres) Jeudi 09/01/11 : Cancun (nuit à Cancun) Vendredi 09/02/11 : vol Cancun-Mexico Samedi 09/03/11 : Vol Mexique-Paris

Petite précision : nous avons prévu de louer une voiture à Mexico pour faire Mexico-Taxco-Teotihucan-Mexico et à Merida pour tout notre sejour au Yukatan.

Qu'en pensez-vous ?
Hôtel Gran Bahia Principe Akumal à Riviera Maya English translation pending
by Décembre07 · 2010-11-15 · 7 replies
Bonjour ! Je viens de réserver pour le Gran Bahia Principe Akumal à Riviera Maya pour une semaine en décembre...

J'aimerais avoir vos commentaires et suggestions sur l'hotel, la plage (beaucoup de roches? besoin de souliers dans l'eau?), les restaurants (vos suggestions des meilleurs), les excursions à faire, etc.

Utilisez-vous des pesos ou des $US à Riviera Maya? L'hotel est à combien de temps de l'aéroport?

Si vous pensez à des commentaires, des suggestions, des conseils... n'hésitez pas à écrire !

Merci beaucoup! 🙂

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