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Birmanie, Total: le scandale continue... English translation pending
by Farang61 · 2009-09-25 · 20 replies
Total est à nouveau rattrapé par ses liens troubles avec la junte birmane. Dans un rapport publié aujourd’hui, que Libération a pu lire en avant-première, l’ONG américano-thaïlandaise Earth Rights International (ERI) accuse le géant pétrolier français et son partenaire américain Chevron (ex-Unocal) d’être les principaux soutiens financiers de la junte, au pouvoir depuis 1962, ainsi que d’avoir «contribué à un haut niveau de corruption en Birmanie» et de se rendre indirectement complice de «travail forcé et d’exécutions» sur le site du gisement gazier de Yadana, dans le sud du pays (1). Contactée hier par Libération, la direction de Total n’a pas souhaité s’exprimer avant d’avoir lu ce rapport. Après deux ans d’enquête, ERI révèle que le gisement de Yadana a permis au régime birman d’engranger 4, 83 milliards de dollars (3, 31 milliards d’euros) entre 2000, début de l’exploitation du site, et 2008. Sur la même période, les enquêteurs avancent que «Total aurait perçu approximativement 483 millions de dollars [331 millions d’euros]et Chevron, 437 millions de dollars [299 millions d’euros] après avoir déduit 30% de taxes imposées par le régime et 10% de coûts de production». MANNE. Selon les enquêteurs «75% des revenus du projet Yadana vont directement au régime militaire». Loin d’être versée au budget national, cette manne détournée par les généraux «est localisée dans deux grandes banques offshore à Singapour, réputées pour abriter des fonds des gouvernements de la région et des diasporas». D’après ERI, il s’agit d’une part de la «Overseas Chinese Banking Corporation (OCBC), qui détient la plupart de ces revenus», d’autre part de «DBS Group». L’OCBC, précise ERI, est «une des plus grandes institutions financières du marché malaiso-singapourien» et DBS group «la plus grande banque du Singapour en terme d’avoirs». EarthRights International conclut que «Yadana a été un élément décisif permettant au régime militaire birman d’être financièrement solvable». Autrement dit, il a pu «à la fois ignorer la pression des gouvernements occidentaux et refuser au peuple birman toute demande démocratique». Régime autoritaire doté de solides et croissants moyens financiers, le Conseil d’Etat pour la paix et le développement (nom officiel du régime) a pu agir à sa guise dans la région de Tenasserim où est installé le gisement et le pipeline reliant la mer d’Andaman à la Thaïlande. Là, dans un corridor long de 60 km, vivent près de 50 000 personnes. Total et Chevron ont confié leur sécurité et celle de leurs installations à l’armée birmane. Selon ERI, «au moins 14 bataillons militaires interviennent dans la région pour assurer la sécurité du pipeline».C’est dans cette zone difficile d’accès qu’Earth Rights International enquête depuis une quinzaine d’années. Travaux forcés. Témoignages à l’appui (lire page suivante), elle évoque plusieurs cas récents de «travail forcé». Les militaires birmans obligent les villageois à construire des abris pour eux ou la police, à participer à des tours de garde, etc. Ces révélations contredisent les affirmations de Total selon lesquelles le travail obligatoire a été «éradiqué»dans la région. Par la voix de Jean-François Lassalle, directeur des relations extérieures, le groupe pétrolier dit pourtant «avoir toujours veillé à ce qu’il ne soit pas pratiqué dans la zone». L’Organisation internationale du travail (OIT) a précisé en août qu’il serait«injuste et inexact de dire que le travail forcé n’existe plus dans la zone du pipeline». En 2005, l’entreprise avait indemnisé huit plaignants birmans qui poursuivaient Total pour«séquestration arbitraire». Le rapport d’ERI illustre le décalage saisissant entre le respect des droits sociaux et des droits de l’homme, dont Total se revendique dans sa «charte éthique», et la réalité sur le terrain. Les entretiens menés auprès de villageois et de déserteurs rapportent des exécutions -notamment un enfant, en 2007-, des cas de tortures, de taxations arbitraires, d’expropriation… Face à de tels témoignages, les doutes d’ERI sur la réalité des programmes de santé et d’éducation subventionnés par Total passent largement au second plan.

(1) www.earthrights.org

(Libé, repris par le Jdd, le Canard, etc...)
Anecdotes (cocasses) de voyages English translation pending
by TDMsolo · 2009-09-12 · 72 replies
Bonjour à toutes et tous, j'espère que ce post aura du succès et qu'il trouvera des voyageurs voulant bien nous raconter leurs aventures ou mésaventures mais toujours souriantes, tendres, incroyables.... en deux mots des anecdotes cocasses et positives... Je vais commencer par une aventure "tendre" qui m'est arrivée dans un orphelinat au sud de Hanoï. Une amie de Marseille m'avait demandé d'apporter quelques affaires à une jeune fille qu'elle marraine (mais qu'elle n'a jamais vue) par l'intermédiaire d'une association. Je suis accompagné par un vieil homme parlant français (monsieur X), le contact de l'assos... je vous passe les détails de l'arrivée officielle et du protocole avec directrice, comptable et membre du gouvernement... On va chercher la jeune fille (12ans) que j'appellerai ici, Hoa... je vois arriver une demoiselle toute intimidée de la présence de tant d'adultes inconnus... je la salue et lui offre les cadeaux de sa marraine, elle en est rouge de plaisir et les larmes aux yeux, c'est idiot mais je ne suis pas loin de les avoir aussi... je la prends dans mes bras et la sers contre moi, monsieur X fait des photos... je dépose un baiser sur la joue de Hoa ce qui la gêne terriblement, je lui dis que c'est de la part de sa marraine, elle en est contente c'est sûr mais gênée quand même. Monsieur X me dit qu'au Vietnam les gens ne s'embrassent pas ou très peu. Je regarde Hoa et lui dis que si elle vient en France il faudra qu'elle s'habitue car dans mon pays tout le monde s'embrasse.... cette idée ne l'enchante guère çà se voit dans ses yeux mais à l'idée de venir en France son regard brille....

Voilà mon anecdote, elle n'est pas extraordinaire mais celà a été un moment fort de mon voyage... J'y retourne bientôt, j'ai d'autres cadeaux pour Hoa de la part de sa marraine.

A bientôt de vous lire René
3 semaines en Norvège – juillet 2009 English translation pending
by Tasssili · 2009-09-05 · 15 replies
Récit de 3 semaines en Norvège avec nos 2 enfants de 12 et 14 ans.

Nous sommes revenus enchantés de ce voyage – les paysages sont à la hauteur de leur réputation, avec beaucoup de fleurs … et quelques surprises comme des fruits délicieux (fraises notamment). L’ambiance est très détendue, le confort toujours à la hauteur…

Pas le moindre souci logistique….

Merci à tous les VFistes dont j’ai lu les récits, réponses et blogs ; qui m’ont aidé à préparer ce voyage.

Nous avons aussi utilisé le Guide bleu et le Lonely : j’ai trouvé les 2 très bien et complémentaires.

Tous les sites de l’office de tourisme sont également très pratiques (chaque région possède son site) -> site d’entrée : visitnorway.com. On peut également y commander des brochures qui sont envoyées gratuitement à domicile.

Quelques généralités ci-dessous, qui j’espère aideront de futurs voyageurs….

Le trajet :

La Norvège est un « grand » pays, enfin plus grand que je ne l’imaginais de prime abord et comme nous ne souhaitions pas « trop » rouler nous avons privilégié un trajet « sens unique » et pas une boucle.

Une de nos priorité étant de voir le soleil de minuit et comme nous ne pouvions partir en vacances que courant juillet nous avons commencé notre trajet au « Nord » pour descendre plein sud jusque Bergen.

Oslo a été écarté de notre voyage, étant tout de même assez éloigné de Bergen, ce sera l’occasion d’un autre voyage !!....

Voiture

Nous avons réservé une voiture via Avis – aucun souci. La conduite est très «détendue » ce qui est toujours agréable pour les parisiens que nous sommes….

Les routes sont évidemment en bon état, les pompes à essence fréquentes ….Les tunnels aussi !! Ces tunnels sont assez étroits et peu éclairés, ce qui surprend au début…

La vitesse est limitée à 80km/h, mais comme les routes sont sinueuses, on roule moins vite et avec les pauses photos (nombreuses) … notre vitesse moyenne à été de 55 km/h.

Ferry

Nous avons donc pris de nombreux ferry. J’avais imprimé par avance les horaires – ce qui a été assez confortable, ils sont en général néanmoins assez fréquents. Cf ces sites

On y trouve les prix et les horaires.

http://www.fjord1.no/en/default.asp?page=538

http://ruteinfo.ovds.no/no/velgrute.aspx

http://www.reiseinfo.no/...dex/rutetabeller.htm

Nous avons pré-réservé sur places 2 ferrys : celui de Moskenes à Bodo et de Kaupangar à Gudvangen. Ces ferrys sont assez fréquentés à cette époque de l’année et pour être sur d’avoir le départ souhaité il faut bien venir au moins 1h avant le départ si on n’a pas réservé.

Les ferrys possèdent tous une cafétéria ce qui permet de déguster glaces, gaufres (pour nous) ou saucisses (on n’a pas testé !).

Logement

Nous avions choisi de réserver nos hébergements à l’avance. J’avais réservé par échange de mails aucun acompte ne m’a été demandé, sauf 1 fois. Nous n’avons eu aucune mauvaise surprise. La seule contrainte étant d’arriver avant 18h au logement réservé, ou alors de prévenir par téléphone si nous arrivions plus tard.

Nous avons privilégie les hytter (chalets en bois) situés dans les campings. Ces chalets sont très confortables. Le prix détermine le standing : sans eau, avec eau , avec eau chaude ou la totale eau chaude + douche+WC. Dans ce cas ce sont souvent de vraies maisons, vraiment très bien…Ils sont tous équipés de frigo + plaque électrique.

Les équipements collectifs des campings sont très bien, les douches payantes avec des jetons souvent.(10NOK). On y trouve souvent une laverie bien équipée…internet est souvent disponible (1 NOK/min)

Dans les villes, nous avions réservé en auberge de jeunesse (pas de limite d’âge en Norvège !). Il existe parfois des chambres familiales (avec WC et douche privé) – confort plus basique – moins cher que l’hôtel évidemment, bien que je n’ai pas trouvé le rapport qualité / prix extraordinaire….

Les campings étaient globalement pleins – sans réservations il faut surement arriver « pas trop tard » pour avoir une place - ceci dit il y a vraiment beaucoup de campings , les Norvégiens semblent apprécier ce mode de vacances.

Le temps

Nous avons été plutôt gâtés, ensoleillé sauf 3 jours couverts et 1 jour franchement pas beau…ce qui est donc tout à fait correct. La température a tourné autour de 15°voire 20° avec le grand soleil – cela a été parfait pour nous.

Le détail des 3 semaines

10 juillet : Paris - Bodo

Départ pour Bodo via Oslo sur SAS. L’avion est parti en retard (comme toujours ?), nous avons donc loupé la correspondance à Oslo. Nous avons été transférés sur le vol suivant sans pb. Une remarque : toute nourriture (yc boisson) est payante sur les vols SAS (nous étions donc venus avec nos sandwichs)

Nous retrouvons avec plaisir la lumière du nord qui je trouve donne des nuances « pastels» du plus bel effet. L’arrivée sur Bodo entourée de sommets enneigés nous met tout de suite dans l’ambiance.

On a réservé dans un hôtel pour notre première nuit.

Nous achetons des sandwichs et nous nous promenons sur le port et dans la ville pour profiter de cette lumière si particulière. A 11h du soir, il fait encore grand jour… un vrai plaisir

Logement : Clarion hôtel

un peu luxe, mais le petit déjeuner sera à la hauteur, les enfants nous en re parlerons régulièrement.



ville de Bodo

11 juillet : Bodo – Ulvsvag ; 218km

Ce matin, visite du musée de l’aviation. Il ravit mes hommes. De nombreux avions (étrange non ?!!!) sont présents, des expériences intéressantes et une reconstitution d’une tour de contrôle qui permet de profiter d’un beau panorama sur la ville et ses environs. On a bien dû y passer pas loin de 2h.

Ensuite, nous faisons nos courses dans notre premier supermarché norvégien… découvrons les rayonnages de tubes divers… et commençons notre cure de saumon !! trop dur les vacances …

Puis direction plein nord…arrivée à Ulvsvag au bord d’un lac. La vue est très belle …

Nous avons une très jolie hytte, toute petite mais pleine de charme.

Et nous comprenons pourquoi toutes les constructions sont encore en bois, cette matière retient vraiment bien la chaleur …nous aurons souvent très chaud dans ces hytter.

Logement : Ulvsvag Gjestgiveri (qui fait camping + auberge)



12 juillet: Ulvsvag – Sto (Ile Vesteralen) ; 138 km

Aujourd’hui le voyage commence vraiment : nous allons prendre notre premier ferry !

Il y a 1h de ferry entre Bognes et Lodingen. Le temps est magnifique et nous admirons les sommets des Iles Vesteralen avant de débarquer.

Notre route se poursuit – nous pique niquons au bord d’un petit lac – les enfants en profitent pour se baigner, le temps est vraiment clément.

Nous arrivons au petit port de Sto.

Je pensais que notre hytte allait être rudimentaire mais en fait à la place d’une hytte nous avons tout le 1er étage d’une maison ; qui est habitée le reste de l’année mais libérée pour les touristes de juillet… c’est vrai que c’est un peu le rush (enfin en restant au niveau de la Norvège , donc assez relatif). Nous avons donc 3 chambres, des pièces immenses, une superbe télé…

Nous passons à l’artic whale tour pour s’assurer que notre sortie de demain (baleine) est bien réservée.

Nous partons ensuite en ballade sur le chemin de la Reine (départ juste avant le sto bobil camp) – après environ ½ h nous arrivons sur une belle plage (Skipssanden) , où il n’y a que nous…le chemin longe la cote, nous voyons qq moutons.

La flore est très belle aussi

Logement : au Sto Bobil camp



route au Vesteralen





plage Skipsanden

13 juillet : Sto

Sortie baleine toute la journée. Le départ est vers 10h et le retour vers 16h.

Elle s’effectue sur d’anciens bateaux de pêche qui sont maintenant utilisés pour ces sorties en mer. Plusieurs étudiants scientifiques servent de guides. Nous nous étions pas mal couverts pour cette excursion en mer, mais le temps est particulièrement clément (23° au départ !) nous aurons plutôt trop chaud. A bord le café est à volonté , et une soupe de poisson est servie sur le retour…

Nous longeons une colonie de macareux, de cormorans. Voyons quelques phoques.

Puis nous arrivons sur la zone ou se trouvent les cétacés : ce sont des cachalots que nous verrons. Ils sont très impressionnants et prennent la pose pour les photos …

C’était une des grandes attentes de ce voyage et nous ne sommes pas déçus !





Ce soir nous admirons le « vrai » soleil de minuit… c’est une vraie émotion. Le port est encore plein de vie, les mouettes crient , plusieurs personnes se promènent – tout le monde semble attiré par cette lumière qui ne se couche pas …c’est une ambiance vraiment particulière.



les belles couleurs du soleil de minuit



14 juillet : Sto – Reine (Iles Lofoten) ; 260km

Nous avons atteint le point le plus au nord de notre voyage et amorçons notre descente vers le sud.

Nous retraversons cette ile des Vesteralen dans des paysages toujours magnifiques, puis prenons le ferry Melbu- Fiskebol pour rejoindre les Lofoten.

Visite du musée viking du Lofotr Museum. Nous trouvons ce musée intéressant : reconstitution d’intérieur et panneaux explicatifs bien faits. Des guides sont prêts à répondre à toute question. Des bateaux vikings sont également reconstitués et trônent devant des montagnes superbes (ce qui donne l’occasion d’une petite ballade pour les rejoindre)… on y passe bien 1 h½ .

Dans la plupart des musées des tarifs Family existent (2adultes + 3 enfants) mais ils sont avantageux dès 2 enfants.





musée Viking



Après avoir longé des montagnes qui tombent de manière vertigineuse dans la mer ; on arrive au village d’Hamnoy, où nous rejoignons notre rorbu.. Les rorbu sont des maisons de pêcheurs … qui ont maintenant pour la plupart été transformées pour accueillir les touristes. Les Iles Lofoten ont pendant longtemps vécues uniquement de la pêche à la morue

Logement : Elliassen Rorbuer

Très confortable, avec une très belle vue sur le port…et ses mouettes. Accueil très sympathique



la vue depuis notre rorbu



15 juillet : Reine , 30km

Aujourd’hui c’est grasse mat’ pour les ados…

Néanmoins, le matin tour en barque (à rames mise à disposition gratuite, c’est payant avec un moteur) dans la baie ; nous regardons les oiseaux, méduses , …



goéland et ses petits

L’après-midi, nous allons jusque Å (prononcer o) dernière ville de l’archipel, charmant port… nous visitons le musée de la pêche, c’est en fait plusieurs maisons du village qui forment le musée… bien.

Nous marchons un peu le long d’un lac (chemin à droite juste avant le dernier tunnel de la ville avant le parking) – c’est sympa ; des campeurs s’installent pour le nuit. Avec plus de temps nous aurions pu faire le tour du lac ..

Depuis ce matin le temps s’est couvert et malheureusement, pendant 3 jours, nous ne reverrons plus vraiment le soleil… nous n’aurons vu les Lofoten sous le soleil que le soir de notre arrivée…

A l’auberge, internet est accessible (20 NOK la 1/2h, je crois) on en profite pour réserver l’heure du ferry de retour, il n’y a plus de place sur celui de 10h ; celui du 6h nous semble vraiment trop tôt ! on réserve donc sur celui de 14h ; il faudra donc se dépêcher pour rejoindre notre étape suivante.



séchoir à morue



16 juillet : Reine ; 57km

Aujourd’hui excursion à la plage de Bunes.

Nous prenons un petit bateau à Reine qui dépose les passagers de l’autre coté de la baie, où après environ 1h de marche on se trouve sur une superbe plage entourée de montagnes …

Ce petit bateau apporte aussi les courses pour les quelques maisons qui se trouvent là…quelle vie isolée de tout …

Une trentaine de touristes se trouvent à bord, mais l’espace est tellement grand que, une fois débarqués, on ne se gêne pas … nous pique niquons sur la plage – admirons les oiseaux…

Mais comme il ne fait pas bien chaud nous sommes contents de reprendre le bateau dans l’autre sens (il ne fait la navette que une fois par jour)

Notre fils ainé qui n’a pas voulu trop se couvrir (ah ! ces ados !!) toussera ensuite pendant 10 jours, ce qui nous permettra de visiter les pharmacies norvégiennes …

Nous déposons les enfants au rorbu et partons voir les plages un peu plus au nord : Ramberg et Fredvang. Le temps est vraiment couvert voir pluvieux, … avec le soleil cela doit être nettement plus joli. J’aurai souhaité voir le soleil de minuit et pique niquer sur cette plage mais le temps n’a pas été de la partie…

Nous retrouvons donc le cocon de notre rorbu avec plaisir.





17 juillet : Reine – Halsa ; 206 km

Journée de transfert.

Nous prenons donc le ferry de 14h pour rejoindre le continent (Moskenes – Bodo , 3, 5 h de traversée) – bateau sans grand charme.

Grande course de ravitaillement à Bodo , puis direction la RV17 – route touristique qui longe la cote.

Cette route est vraiment très belle – mais à faire par beau temps, sinon autant prendre la route E6.

En l’occurrence, le temps est assez mitigé – au début cela permet de faire de belles photos avec des effets de lumières (comme on dit) mais à l’arrivée c’est carrément le déluge et on ne voit pas à 20m…Ce sera une des 2 seules nuits où on mettra un léger chauffage.

.

Logement : Furoy camping

La hytte est très confortable avec une belle vue sur le fjord



le départ des Lofoten



la route Rv 17



notre hytte au Furoy camping

18 juillet : Halsa ; 31 km

Excursion sur le glacier Svartisen

On devait faire une excursion avec un guide pour marcher sur le glacier mais celle-ci a été annulée.

On ferra donc l’excursion tout seul – mais sans marche sur la glace (on restera prudent)

On prend un petit bateau à Holand qui nous dépose de l’autre coté du fjord. Puis marche jusqu’au pied du glacier (on peut aussi louer des vélos pour se rapprocher, mais bon – pas indispensable).

Le soleil s’est levé et est éclatant.

On pique nique en route , – l’eau du lac au pied des glaciers a une couleur merveilleuse , un bleu clair profond. La montée est assez raide, il y a même des chaines pour aider à monter.

Nous sommes contents d’être au pied du glacier – de voir le bleu intense de la glace.

Cette ballade nous prend toute la journée.



19 juillet : Halsa – Mo I Rana ; 153 km

La journée commence par le ferry au pied de notre camping – toujours un plaisir

Puis nous prenons un autre ferry (1h) qui nous permet de passer le cercle polaire (matérialisé par une construction sur la rive).

Nous longeons donc la Rv 17 – les pauses photos sont nombreuses.



Nous visitons les restes du fort allemand Gronsvika, il ne reste pas grand-chose mais la vue est superbe, c’est gratuit et intéressant . Le Nord de la Norvège a beaucoup souffert pendant la 2nde guerre – les villes ont été beaucoup détruites.

Arrivée à Mo I Rana , cette ville nous surprend – les rues sont très larges et bordées de belles maisons en bois avec petit jardinet …enfin loin de l’idée d’une ville à notre échelle ; on a un peu de mal à se repérer…

Sur les conseils de l’office de tourisme on va pique niquer le soir sur une petite plage au sud de la ville – vraiment sympa. Il y a mêmes des baigneurs …

Logement : Mo Hotel et Gjestegaard

L’hôtel est assez cosy (on a une grande chambre pour 4) ; mais le petit déjeuner sans plus.

20 juillet : Mo I Rana – Vesterbrukt ; 169 km

Ce matin, visite de la grotte Gronligrotta à 25 km au nord de la ville – vantées par nos guides 2* au guide bleu !. Une grande déception – sauf à n’avoir jamais vu une seule grotte de sa vie, cela ne mérite vraiment pas un détour.

Ravitaillement à Mo I Rana , on repique nique sur la plage de la veille au soir puis continuation vers le sud.

On quitte la E6 pour la rv 806 : un léger détour mais vraiment de beaux paysages.

La route se transforme en route gravillonnée – les indications sont plus sommaires et on devra faire demi tour s’étant trompé de route un moment (on a même sorti le GPS pour faire boussole !!) – comme on ne s’y attendait pas on a été surpris et jusque’au bout on se demandera si on était sur la bonne route …

Logement: Vesterbukt feriehytter

Notre hytte est située le long de cette route … en fait c’est une vraie maison (il y en a 4) au sein d’une ferme – très isolée … sauf des mouches !

On passe néanmoins une bonne nuit. Des barques sont à disposition…

21 juillet : Vesterbukt – Nammskogan ; 157 km

Nous souhaitions voir les animaux arctiques et pour cela le Parc de Nammskogan est parfait. C’est le principe d’un zoo – les enclos sont néanmoins très grands – nous avons été contents de cette visite

Et ainsi on a vu des élans !! (ainsi que des ours – renard – lynx et loups).

Le parc possède aussi quelques attractions mais plutôt pour des enfants de moins de 10 ans.

Logement : Nammskogan hotel

Faute d’avoir trouvé mieux, nous dormons au camping du parc, ce n’est pas très charmant (ni économique) mais c’est pratique !



22 juillet : Nammskogan – Trondheim ; 261 km

Sur la route, nous visitons le site de Bolarein : des gravures rupestres datant de 6 000 ans sont gravés sur des rochers, à même le sol. Cela donne l’occasion d’une belle ballade en forêt, nous faisons tout le tour du site, belle vue sur le lac…





belle vue de puis le site de Bolarein

Arrivée à Trondheim, 3° ville du pays certes mais qui reste encore très agréable – jolies maisons en bois, rues larges, boisées. Nous trouvons cette ville très agréable.

Quelques péages avant d’arriver dans la ville, il faut donc avoir de la monnaie (ce sont des automates)… on a du payer 2 fois 15 NOK.

Ce soir ce sera resto : « Pepes pizza » ; prêt du pont célèbre de la ville. Intérieur bien décoré et bonne pizza.

Logement : Trondheim Vandrerhjem Rosenborg (Auberge de jeunesse)

Confort assez spartiate (une chambre avec 2 lits superposés en fer) après nos hytter si confortables, cela change. Mais l’emplacement est pratique et nous permettra de visiter la ville à pied. Et internet est en accès libre.

23 juillet : Trondheim

Nous commençons la visite de la ville par le fort qui domine la ville – sans l’avoir fait exprès on se retrouve entrainé dans la visite guidée (on est 8 en tout !) qui est très intéressante sur l’histoire de la ville, ce fort du 17°s. fut construit pour protéger la ville des attaques suédoises.

Puis on redescend de la colline …on se promène … mes fils tombent sur une boutique qui vend des articles japonais (manga- en anglais ! et autres objets…) un vrai bonheur !! on ressort avec plusieurs articles !

Nous visitons aussi la cathédrale (gothique anglais)…personnellement on ne l’a pas trop appréciée …Elle est dédiée à St Olav (1er roi de Norvège).

Il fait très beau et chaud …nous dégustons des glaces au bord de l’eau…



le fort de Trondheim



24 juillet : Trondheim – Kristiansund ; 227 km

Route jusque Kristiansund . Petite ville sans beaucoup de charme.

Bon - pas la journée la plus marquante…

Logement : Atlanten Motell et camping

Un peu excentré et sans charme, sanitaires un peu vieillissants.





maisons à Kristiansund

25 juillet : Kristiansund – Andalnes ; 186 km

Nous quittons Kristiansund avec 20 min de ferry. Nous faisons un détour pour voir la Stavkirke (église en bois debout) – pas très jolie de l’extérieur mais l’intérieur est bien décoré. Nous sommes contents d’avoir vu notre 1ère église en bois de Norvège.

Nous poursuivons par la fameuse « route de l’Atlantique » - 8 km de route qui saute d’ilots en ilots…Le temps est très couvert, la vue est donc assez bouchée, cette route a du coup un coté lande écossaise dans la brune…nous nous arrêterons quand même à chaque parking pour profiter de la vue ( ?? est ce le bon terme ??) – sous le soleil cela doit être tout autre chose…

Il y a une certaine affluence sur cette route, on se rend compte que l’on se rapproche des lieux plus touristiques de la Norvège…

Nous ne prenons pas la route la plus directe pour aller vers Molde mais faisons un détour pour passer par le village de Bud. Au début de cette route, très belle plage de sable, où nous passons quelques temps, l’occasion de bataille « viriles » pour mes hommes…

Les paysages sont très beaux – sauvages…Au village de Bud, grande colonies de sternes arctiques, nous regardons leur ballet aérien un moment…

Un tunnel souterrain et une traversée en ferry plus tard, nous arrivons à notre camping. Le temps bien que menaçant nous permet de faire un minigolf puis ce sera grande pluie (ce sera la 2° et dernière nuit ou nous mettrons du chauffage). En plus, cette hytte n’a ni eau , ni douche , WC … ce n’était pas le meilleur jour pour avoir un confort plus spartiate …

Logement : Mjelva camping

Au pied des montagnes – bon confort



la route de l'Atlantique



sterne arctique

24 juillet : Andalnes – Geiranger ; 95 km

Ce matin, nous devons emprunter la route des trolls, fameuse route de montagne en lacets…impressionnante certes… mais le temps n’étant toujours pas très clément, arrivés au sommet nous aurons une superbe vue sur … une mer de nuage…

Bon c’est comme cela…

De l’autre coté de la vallée, le temps s’améliore et nous finirons la journée sur le soleil. Heureusement, car la descente sur le fjord Geiranger par la « route des aigles » est vraiment très belle.

Nous sommes dans la région des fraises et framboises, des échoppes au bord des routes permettent d’en acheter. Ces fruits sont absolument excellents, je n’ai jamais mangé d’aussi bonne fraises.

Nous déjeunons à l’auberge Jordbaersvona, une très bonne adresse, au bord de la route avant Linge. Les fraises y sont succulentes et je mange un plat de morue très bon aussi. C’est l’anniversaire de notre fils ainé aujourd’hui, nous avions prévu restaurant ce soir, mais finalement nous nous sommes arrêtés à cette adresse (enfin conseil du Lonely) et ce fut un bon moment.

Nous arrivons donc à Geiranger, petit port très touristique mais situé au fond d’un fjord vraiment majestueux (ceci explique cela !).

Les enfants souhaitent rester au camping et nous partons donc faire à 2 une croisière de 1h 1/2 sur le fjord , .. c’est bien

Nous avons une hytte qui offre une superbe vue sur le fjord.

Logement : Vinje camping

Bien – en retrait de la ville sur les hauteurs.



Geiranger fjord

27 juillet : Geiranger – Innvik ; 150 km

La route qui repart de Geiranger domine le fjord, c’est vraiment superbe. Nous prenons la route payante (80 NOK par voiture) qui monte au sommet Dalsnibba – 1 600 m. La vue est de plus en plus belle. Au sommet plusieurs plaques de neige, les enfants font des batailles de boules de neige …Cela vaut le coup.

Nous redescendons et empruntons la route la route Rv 258 – Gamle Strynefjellsvegen. Ce qui représente un certain détour mais tout à fait justifié. Cette route (non goudronnée) serpente dans des paysages très sauvages avec des lacs d’une couleur turquoise superbe. Nous pique niquons dans ce superbe décor avec plaisir …la température est à 11° …mais avec le soleil…c’est que du bonheur !

Nous redescendons dans la vallée vers Styrn , longeons le fjord jusque Innvik. Les montagnes se reflètent dans l’eau – paysage attendu , mais néanmoins très beau.

Logement : Vinking camping

Sans plus mais proche du fjord (route entre les deux) – un de nos fils se baigne dans le fjord.



Rv 258

28 juillet Innvik – Sogndal ; 120 km

Nous coupons au plus court pour rejoindre Sogndal.

Nous nous arrêtons visiter le musée des glaciers, on ne le trouve pas passionnant , les panneaux situés sur les points de vue au bord des routes en apprennent tout autant sur les glaciers. Seul intérêt, reconstitution d’une « marche » sous un glacier…

Cette route est payante (180 NOK) – on n’a pas le choix de toute façon…

Arrivée à la hytte réservée à Sogndal.

Comme ce n’est pas un camping, il n’y a pas de laverie, je demande au propriétaire s’il existe une laverie en ville … il me propose de laver mon linge chez lui, vraiment sympathique.

Nous faisons un tour dans la petite ville – peu de charme . Nous passons à l’office de tourisme et réservons notre ferry pour Kaupangar – Gudvangen.

Logement : Loftesnes Hytter

Groupe de 6 hytter situées au bord du fjord (mais aussi entre la route et ce même fjord) le cadre n’est donc pas top – même si le confort est bon.

29 juillet : Sogndal ; 191 km

Nous prenons le ferry à Fodnes et empruntons la route touristique dite « route des neiges » qui monte au sommet des montagnes…beaux paysages toujours (mais nous sommes moins emballés que par la Rv 258) – des plaques de neige sont bien présentes….

Nous arrivons à Aurland, très belle vue sur le fjord. Nous pique niquons sur la petite plage de la ville.

Pour retourner, nous empruntons le tunnel « le plus long du monde » 24, 5 km, soit 20 min de tunnel… pour déstresser les passagers tous les 6 km, le tunnel est élargi et éclairé en bleu (pour reconstituer l’intérieur d’un glacier ) …c’est rigolo, cela fonctionne bien…

Nous continuons après Laerdal pour aller voir l’église en bois de bout de Borgund, vantée par tous les guides, . Elle est à voir vraiment, elle date encore entièrement de 12°s…c’est émouvant.

Au retour nous prenons le temps de déambuler dans la ville de Laerdal , plein de maisons en bois parfois anciennes.

Puis retour à notre hytte …



Fjord Aurland



pause du tunnel "le plus long du monde "



église de Borgund



belle maison à Laerdal

30 juillet : Sogndal

Aujourd’hui ce sera break. En fait la journée d’hier a été plus longue que je ne croyais et les enfants souhaitent faire journée pyjama…

Ce sera donc jeux, et télé (série américaine en VO , on n'aura pas tout perdu…)

31 : juillet : Sogndal – Bergen ; 168 km

On va donc prendre le Ferry à Kaupangar, le trajet jusque Gudvangen ( 2 h ½ ) étant censé faire office de croisière via notamment le fjord « le plus étroit de Norvège» …

Le ferry (assez petit) est d’ailleurs bien aménagé pour cela.

Le temps se gâte rapidement et comment dire … la vue sera plus que bouchée…on ne voit même pas le sommet des montagnes.. il pleut …bon pas terrible !!

Heureusement à l’intérieur il fait chaud, on mange des gaufres avec de la confiture de fraise et de la crème …on se console comme on peut !



Arrivée à Gudvangen, le soleil se lève, on s’arrête voir une très belle cascade…puis direction Bergen, dernière étape de notre voyage.

A l’abord de la ville, il existe des péages « par radar » - pour les voitures de locations c’est compris dans le prix. pas besoin de s ‘inquiéter pour payer (ce qui est possible dans certaines stations services).

Logement : Montana Vandrerhjem (auberge de jeunesse)

Simple – excentré du centre ville mais très belle vue sur la ville, un bus permet d’aller en ville très facilement. (il n’ya vraiment rien autour, prévoir ses courses, l’auberge vend aussi de bonne pizza si besoin)

Accueil très sympathique

1 aout : Bergen

Nous prenons le bus pour rejoindre le centre ville.

Bergen est une assez grande ville, après nos 3 semaines assez nature , on a un peu de mal – Un peu trop de touristes à notre goût (dont nous aussi c’est sur !! mais bon…)

On visite le musée sur La ligue hanséatique sur le port qui permet de se rendre compte de l’intérieur des maisons à cette époque (ou La ligue , association de ports nordiques qui dominait tout le commerce du Nord du 12 au 17°s.) : très intéressant.

On déambule sur le fameux marché touristique, qui vend tous les souvenirs possibles dont différents poissons, crevettes… On achète quelques sandwichs pour le soir.

Nous décidons l’après midi d’aller à l’aquarium, assez vanté par les guides. Les installations sont vieillissantes, quelques pingouins et petits phoques tournent dans de petits bassins, pas mal de poissons évidemment aussi – ne mérite pas une visite.

Le chemin du retour jusqu’au centre nous permet de traverser des quartiers de maisons en bois, moins touristiques - assez joli.

Retour au calme de notre auberge de jeunesse pour notre dernière nuit.



2 aout : Bergen – Paris ; 30 km

Notre avion est seulement dans l’après midi. Nous passons visiter l’église en bois debout de Fanfoft. Cette église a brulé récemment et a été entièrement reconstruite en bois avec les techniques de l’époque, intéressant.

Nous visitons près de l’aéroport un jardin botanique, assez bucolique avant le retour sur Paris et l’occasion de voir un dernier petit port Norvégien avec ses maisons si typiques…

Retour sur Paris via Copenhague – pas de souci.

L’aéroport de Copenhague est immense et très luxueux, les prix y sont particulièrement élevés…

Au final, 2 850 km de parcourus

Budget :

De l’ordre de 6 000 € pour nous 4 pour 24 jours, « tout compris »

Ce n’est qu’un ordre d’idée ; le fait de ne pas faire une boucle augmente le prix (billet d’avion moins intéressant et frais de plus sur la voiture)

Nous avons plutôt pris des logements confortables, sur ce poste on peut faire moins cher…

Avion 1 350 €

Voiture : 1 500 €

Logement 2 500 €, une moyenne de 100 € par nuit

Ferry : 380 €

Bon voyage à tous !
Taux de change au Maroc English translation pending
by Fouadraiden · 2009-07-17 · 156 replies
salut

je viens de m'en apercevoir , en lisant à Agadir, j'etais tranquillment en vancance, je, une chronique economique sur la monnaie marocaine. stupéfacation, qu'y ai je appris:

les 11 dhirams et quelques cacahuètes contre lesquels le Maroc nous achète nous les marocains contraints à l'exil( je suis de bruxelles) euros sont en fait fixé, exclusivement , par la Banque du Maroc et sachant que dhiram ne vaux rien sur les marchés interantinoaux à cause du fait que le maroc n'exporte quasiment rien, c'est donc aupres des MRE, vous savez les marocains de l'etranger, que le régime marocain et ses économistes de pacotilles se chargent de remplir les caisses du royaume en devises européennes achetées à un prix défiant tte concurrence. du quasi vol d'autant que les Marocains de l'étranger n'y voient que du feux...la majorité croit meme gagné au change......

l'arnaque est gigantesque, bien que je ne sois pa économise je pense qu' il suffit pour se représenter les choses comparer le smic marocain avec celui pratiqué à Buxelles, à Francfort ou en France, cad à 1200 euros.

autrement dit, si 1000 EUROS VALENT grosso modo 10 000 dhiram, selon les taux actuels, comment se fait il que les salariés marocains eux en moyennent ne touchent que 2500 DH? dit autrement , combien de salariés pourrez- vous remunérer avec 1000 euros en contexte européen , aucun, n'est- ce pas?

vous comprenez , le ratio réel est de 1/4 et pour 400 EUROS nous devrions normalement du regime marocain à 10 000 DH et non les 4000 DH actuels. 1 euro pour 40 DH AU lieu de 1 euro pour 11 DH. vous comprenez l'arnaque et l'insitance avec laquelle le maroc tente de nous vendre des appartement à 70 000 EUROS que l'on devrait payé normalement quatre fois moins, cad plusou moins 15 000 euros

en sur-évaluant le dh le maroc achètent à très bas prix la monnaie des immigrés marocains d'autant plus que ce "pillage" ne profite guerre aux Marocains du Maroc vu que leur salaire est le meme , ainsi que l'infrastructure du Maroc en général, depuis des décennies.

que la vie serait agréable au bled si NOUS arrivions à vendre un euro 40 dh.
Logement à Varanasi, balade sur le fleuve, visites? English translation pending
by Sylphora · 2009-06-29 · 7 replies
Bonjour ,

J'ai regardé via "rechercher" mais je n'ai rien trouver de bien concluant. J'ai lu la brochure que vous conseillez tous pour Delhi, et qui est très très instructive, du coup quand on sera sur place on essayera de se trouver un hôtel là bas si on en ressent le besoin. Mais le gros point noir de mon voyage, c'est Varanasi. J'ai prévu d'y passer 2 ou 3 jours (si on supporte parce que si on ne supporte pas... on partira directement pour le Rajasthan... on verra bien, je sais que c'est quitte ou double). Du coup, je me dis que l"Inde est un choc pour deux jeunes européennes (on est 2 à faire le voyage, une amie 21 ans et moi 23 ans), et parmi tous les chocs, Varanasi est l'un des plus rudes. Alors autant ne pas trop abuser et la jouer un minimum secure...

Du coup je rechercherai des adresses sympas, hôtels ou guest house, on aura des draps de soie, mais je pense que les oreillers sont fournis et les éventuelles couvertures... pour un moi de juillet je ne suis pas sure que ça soit nécessaire. Pour Varanasi. Je pensais à un budjet pour 2 de 500 roupies (ou moins, ou plus si il faut mettre plus, mais bon on est étudiante). Voila si vous aviez des adresses sures, je pense qu'on aura peut être d'autres soucis en tête, que de gérer un hôtel qui craigne... Sachant que je suis ultra sensible et que je ne sais pas du tout comment je vais réagir à cette ville (même si je suis ultra impatiente d'y être !)

Sinon à Varanasi, j'avais prévue, en plus du matin sur les ghats, peut être une ballade sur le fleuve, je ne sais pas ce que vous en pensez ? Peut être aussi un court de Yoga ? Visitez les monuments bien sur. Si vous avez des conseils pour les 2 premières activités ou une idée d'un truc qu'il faut absolument faire là bas et à ne pas râter, je suis preneuse !

Merci d'avance pour vos réponses :)
Itinéraire en Turquie: questions en vrac English translation pending
by Kelessuf · 2009-06-23 · 70 replies
Bonjour,

bien...des billets d'avion, ça s'annule, mais faut y croire, et pour le moment, ils sont dans ma poche. J'atrappe donc ce rayon de soleil, et viens chercher quelques conseils.🙂

Questions en vrac, donc...

1) en matière de location de voiture, qui connaît l'agence Traveljigsaw*** ? Les prix me paraissent imbattables. Aubaine ou anguille sous roche ?

* ** Agence n'est pas le bon terme ; posons plutôt : quelle(s) agence(s) en Turquie travaille(nt) avec ce groupe, et est(sont)-elle(s) fiable(s) ? Les bas tarifs sont-ils uniquement le fait de la taille du groupe ?

2) Une étape, une simple nuit, juste dans un endroit pas trop glauque, entre Istanbul et Antakya ? En roulant bien, à deux conducteurs, c'est faisable en 2 jours (j'aimerais bien ne pas devoir y consacrer un 3e) ? Et de manière générale, est-il envisageable de faire 500 km dans une journée ?

3) Mardin : les prix des hôtels semblent proportionnels à la beauté de la ville... Des alternatives dans le coin ?

4) Je ne trouve pas d'hébergement à Ahlat, et je n'ai pas trop envie de séjourner à Tatvan (sais pas pourquoi, mais c'est comme ça). Entre les deux ? Dans les environs ? Éventuellement un peu plus au nord (Adilcevaz ?) ?

5) L'ascension du Süphan Dag : difficulté ? technicité ? durée ? Il me semblait avoir vu des sommets plus petits tout autour, qui feraient des randonnées plus raisonnables. Des idées, outre le Nemrut Dag, qui est au programme de toutes façons ?

5b) À propos de Nemrut Dag, et des nombreux lacs qui jalonnent la côte du Van Gölü, y a-t-il des sentiers ou faut-il emprunter routes et pistes ?

5c) Tant que je suis dans les randonnées, les kangals sont-ils un réel problème ou y a-t-il une part importante d'affabulation ? Elles ne donnent pas vraiment envie de s'arrêter faire causette, ces petites bêtes...

6) Malazgirt. Ça me paraîtrait un peu bizarre d'être dans les parages sans y faire un saut. Qu'avez-vous à en dire ?

7) Avez-vous de bonnes raisons de ne pas aller à Trabzon ?

8) Hopa > Istanbul, c'est faisable en 3 jours ? (tiens, ça m'a valu un fou rire, ça : un calculateur d'itinéraire me fait passer par... Moscou !😏 Je ne dis pas non, mais bon.)

Je crois avoir fait le tour. 😊 Merci d'avance.
Vieilles images d'Afrique... English translation pending
by Registoubkal · 2009-05-23 · 76 replies
Bonjour,

Ce matin, en prenant mon p'tit déj (un bon munster fermier), je repense au temps passé... A cette époque, il y avait sur la table la fameuse boîte en carton "Ya bon Banania"... Elle était belle, cette boîte ! Son illustration rétro, ses couleurs chaudes... Je m'imaginais un peu l'Afrique, des espaces exotiques, comme lorsque je prenais un "Tintin au Congo" ! J'étais petit et je voyageais déjà dans ma tête !

Récemment, "Ya bon Banania" a fait scandale car son image véhiculerait du racisme ou une apologie du colonialisme. Pour "Tintin au Congo", c'est la même chose !

Pourtant, ces images (d'Afrique) sont gravées dans nos mémoires, je dirais qu'elles font partie du patrimoine "artistique". Et, elles risquent d'être interdites !

Je crains finalement que cette future censure soit le début du politiquement correct, la régression vers une société de plus en plus lisse. Peut-être, des mots ou expressions de la vie quotidienne (humour noir, tête de nègre, p'tit noir, etc...) risquent de disparaître aussi.
Avis divergents sur le Vietnam English translation pending
by Nhaqué · 2009-05-14 · 81 replies
Je reviens sur ce forum après une longue absence, et je constate qu’il y a de l’ambiance ! Difficile de prendre le train en marche dans les discussions animées sur des sujets aussi divers, alors je me permets de donner mon point de vue sur deux thèmes qui me paraissent « sensibles », compte tenu de la quantité des réponses et de la passion qui les agitent. Sylvie n’a pas aimé le Vietnam, et elle le dit. Son avis est respectable, et je ne le mettrais pas en cause. Par contre, ce qui m’intéresse c’est de prendre un peu de hauteur par rapport aux critiques formulées, en essayant de comprendre comment le Vietnam peut donner une telle image de lui, alors que nous somme si nombreux à ne pas le voir ainsi ! Au fond, je pense que tout est question de perception culturelle et touristique. Dans les reproches émis par Sylvie je retrouve ceux des étrangers vis-à-vis des français, dont je le rappelle leur pays accueille le plus de tourisme au monde ! Dans les dernières enquêtes d’opinion réalisées à ce sujet, çà donne à peu près ceci : « la France est un des pays les moins accueillants du monde ! » J’imagine bien ce qu’un touriste venu visiter la France peut exprimer comme critiques dans un forum ! Je pourrais citer d’autres désillusions de touristes ayant voyagé dans de nombreux pays dans le monde : être touriste c’est courir le risque de la déconvenue, parce que on emporte dans ses bagages des rêves qui souvent ne correspondent pas à la réalité. Et ce n’est pas la lecture de guides, de conseils ou de reportages qui peuvent y faire quelque chose… Effectivement, rien ne pouvait préparer Sylvie au harcèlement incessant des loueurs de motos, de taxis, de vendeurs, de circuits, etc… Il faut être du pays, y vivre totalement pour comprendre le mode de fonctionnement des gens, surtout vis-à-vis des touristes. C’est vrai que tout étranger est à priori considéré comme riche. La faute à qui ? Sans doute aux premiers touristes qui se sont laissés aller à payer, sans discuter, cent fois les prix, considérant que de toute façon, même à ce prix là, ils payaient cent fois moins que chez eux…Sans doute à la propagande qui incite les autochtones à investir dans l’industrie sans fumée, en faisant miroiter des bénéfices mirobolant…Sans doute à la télévision qui ne montre de l’occident que les ors et les fastes… Songez que le moindre des vêtements que vous portez vaut près de la moitié du salaire d’un ouvrier, même si vous l’avez acheté dans une friperie ! Et que dire de votre montre, de votre téléphone portable, de vos bijoux, de vos valises, … ? Tous ce que nous montrons, même à notre corps défendant, confirme ce que pense les gens ici : nous avons plus d’argent qu’eux. Il est alors juste, dans la mentalité confucianisme, que l’équilibre soit assuré, en s’enrichissant aussi. D’où une démarche volontariste sur le plan commercial, que nous ne connaissons pas en occident. Petits conseils à tous les forumistes qui veulent comprendre le pays, avant, pendant et après : lire le livre de Tran Ngoc Them « Recherche sur l’identité de la culture vietnamienne » Bon, faut s’accrocher, car il y en a pour plus de 800 pages ! Lire aussi les Tranches de vie du Dimanche, dans le Courrier du Vietnam, dans la rubrique Société. Des anecdotes sur la vie au Vietnam vu par un français qui s’est installé là-bas. Sylvie, merci d’avoir remuées nos admirations béates, ce qui n’entament en rien les convictions des uns et des autres !

La discussion sur la prostitution au Vietnam m’agace un peu plus ! On peut dire tout et son contraire sur ce qu’on appelle le plus vieux métier du monde. Surtout quand on ne le connaît que comme voyeur ou comme client ! Mes premiers pas au Vietnam, je les ai fait en 1993, dans le cadre d’une mission de lutte contre le tourisme sexuel, notamment contre la pédophilie. Pendant 10 ans j’ai aidé des gosses, des femmes, à sortir de cette galère. Aujourd’hui encore, dans mes consultations de villages de montagnes, je trouve des gamines d’à peine vingt ans atteintes du Sida, que je vois mourir faute de moyens suffisants pour les soigner. Parmi mes étudiantes à Ha Noï, j’en ai plusieurs qui m’ont dit se livrer à la prostitution occasionnelle pour payer leurs études. Salons de massage, hôtels, karaoké, racolage, nha ngi, …je peux affirmer qu’aucune de celles que j’ai eu l’occasion de rencontrer ne fait çà par gaieté de cœur et par « amour du métier ! ». Seulement voilà, il y a les clients, qu’ils soient autochtones ou étrangers ! Un jour je me souviens avoir émis, lors d’une conférence pour la lutte contre la prostitution au Vietnam, une idée complètement hérétique : multiplier par vingt le tarif des « prestations ». Je suis certain que cela ralentirait brusquement le flux de clientèle, et pour continuer dans le cynisme, çà permettrait au moins aux victimes de ce commerce de gagner plus en risquant moins et en se fatiguant moins !!! J’en ai un peu assez des tartuffes qui jouent les pères la pudeur en plein jour et qui se précipitent dans les endroits ad hoc, la nuit venue. L’analyse d’Abalone sur la tradition de la prostitution est en partie juste, mais m’amène à y apporter quelques corrections. Le besoin hormonal du mâle, n’est pas unique au vietnamien, et je souligne que la femme à les mêmes besoins, simplement ils sont liés à des rythmes différents, plus mensuels que journaliers. Bizarre d’ailleurs qu’il n’y ait pas autant de bordels pour femmes que de bordels pour hommes !!! Ne parlons pas d’hypocrisie, car s’il y a bien hypocrisie, c’est plutôt dans un pays comme la France, où on se cache pour aller dans des endroits dont vous trouverez toutes les adresses en lisant les dernières pages de Pariscope, livre destiné je le souligne, aux touristes qui ont envie de sortir à Paris !! Au Vietnam la fréquentation des « claques » se fait presque au grand jour. Les gens y vont, entre copains, pour boire et pour tirer un coup. Sans doute une réminiscence de la polygamie vietnamienne, abolie il y a à peine un siècle. Qu’en pensent les femmes légitimes ? Elles en souffrent, mais le cachent … ou se vengent en trouvant des amants. Certes la fidélité de l’épouse vietnamienne est encore très forte, par rapport à ce que nous connaissons en Occident. Surtout par peur du voisinage. Mais les temps changent, et les mœurs évoluent. Quand à la virginité avant le mariage, je peux vous dire, en tant que médecin, qu’aujourd’hui, les fleurs s’envolent au vent comme au printemps ! Ce qui pose d’autres problèmes pour les mariages, surtout à la campagne… Tout çà pour dire, arrêtons de faire semblant de nous offusquer si des jeunes femmes nous abordent dans la rue, et pensons plutôt à tous les drames humains et les détresses que cachent les maquillages et les minijupes, et que nous alimentons à chaque fois que nous profitons de la misère de ces femmes pour payer leurs charmes ! Un jour, peut-être, je posterai un message qui recensera tout ce que ces femmes pensent de leurs clients, y compris des étrangers frimeurs qui s’imaginent que c’est grâce à « leurs talents » qu’elles poussent des cris d’extase ! Ca risque d’être la débandade…Et puis on pourrait aussi parler d’une prostitution légale : celle qui fait que des laissés pour compte dans leurs pays viennent au Vietnam « acheter » des gamines de 30 ou 40 plus jeunes qu’eux, pour se marier avec elles. Je suis peut-être un peu caustique dans ce post, mais c’est vrai que j’ai vu beaucoup de choses pas trop belles ces dernières semaines, là-haut dans les montagnes du Nord, tellement prisées par les touristes … et qui n’imaginent pas ce qu’ils laissent derrière eux apres leurs departs. Sans rancune !
Vie estudiantine à Beyrouth? English translation pending
by Elala · 2009-04-15 · 19 replies
bonjour

je considère de faire une année d'échange à l'USJ à beyrouth pour l'année academique 2009/2010.

les reactions dans mon entourage sont plutôt négative ce qui concerne la sécurtité et le niveau éducative.

comme je ne connais personne qui a séjourné au Liban pendant une durée assez considerable pour faire un jugement basé sur des porpres expériences et moi même je ne suis jamais y étais non plus je m'adresse à vous enfin d'avoir des information concètes ce qui concerne la vie quotitienne à beyrouth pour une jeune étudiante étranger.

est-ce qu'il y a quelqu'un qui a déjà fait un ou plusieurs semestres dans unde université a beyrouth ou même à l'USJ qui me pourrait raconter de son expérience avec le monde universitaire et surtout avec les gens et la vie quotitienne comme étudiant ou me donner des conseils?

est-ce que je peux bouger librement comme femme le jour/la nuit?

est-il conseiller d'habiter sur le campus de l'université ou y a-t-il des possibilités de trouver des colocations?

qu'est ce qui sont des possibles difficultés de s'adapter à la vie de beyrouth?

je suis vraiment courieuse de découvir cette ville qui parait être un endroit interessante et très riche en culture, je me rejouis sur tout partage et estimations...

meilleures salutations
Bolivie: coup de gueule! English translation pending
by Prisonbreak69 · 2009-04-11 · 49 replies
paysages de folie mais locaux pas sympa et malhonnetes et touristes tres cons

je suis arrive d argentine je passe la frontiere a villazon on m avait dit sur ce forum que je pourrais changer mes euros sans probleme en bolivie au taux normal c etait le cas en argentine et ca ne l est pas en bolivie a villazon le dollar est a 7 bol normal l euro a 8 bol au lieu de 9.40!!!! pa d atm bien sur je change les quelques pesos qui me restent et jarrive a tupiza

la bas rebelote taux de merde pour les euros et pas d ATM les agences ont tellement l habitude qu elles sont d accord pour qu on paye a la fin du circuit a uyuni assurant qu il y a un ATM la bas

a la fin du circuit a uyuni on nous depose devant le seul ATM de la ville qui bien sur ne marche pas et donc retrait au guichet avec 40 bol de com forfaitaire plus la com de ma banque a part la paz ou j ai vu un taux a 8.80 et encore tout le reste du pays oubliez l euro en cash c est 8 voir moins donc prenez des dollars pour aller en bolivie heureusement que j avais une carte mastercard sinon sans dollars et avec des euros en cash bonjour l arnaque

premier coup de gueule merci les faux conseils des autres voyageurs quand on ne sait pas on s abstient merci

deuxieme coup de gueule le fameux circuit du salar paysages rien a dire c est enorme mais aucun contact avec les locaux meme dans les petits villages le chauffeur faut lui tirer les vers du nez la derniere nuit au salar est meme pas reservee on a fait 4 hotels avant de trouver une piaule on a failli dormir dans la voiture le dernier jour panne d essence en plein salar 10mn apres l ile des pecheurs ou d autres groupes etaient la et donc evitable l agence etait tupiza tours consideree comme la meilleure!!!

troisieme coup de gueule partout a chaque etape des groupes de touristes israeliens qui ne respectent ni les gens (ca en amerique du sud tout le monde le sait) ni plus grave l environnement un seul exemple suffira a l arret de l arbol de piedra ils sont les seuls a faire de la varappe sur cette roche qui visiblement est tres fragile personne ne dit rien meme pa leur guide!!! a quand une amende pour ces connards?? dans le salar faut qu ils se foutent a poil dans les hotels ils empechent tout le monde de dormir etc....

sinon uyuni ville de merde ou y a rien a faire et ou tout le monde pense qu a vous arnaquer du jus de fruit 4 bol au lieu de 2.5 bol dans toute la bolivie a internet 5 bol pour une connection de merde au lieu de 2 bol a sucre ou la connection est top en passant par les restos locaux 15 bol un almuerzo qui doit etre a 8 max comme a la paz bien sur si on veut payer une pizza a 80 bol pa de probleme!!!

tupiza est beaucoup plus agreable notamment les alentours quoique.... oubliez internet la connection est nulle archi nulle 20 mn pour acceder a mon mail!!!!

quand je suis arrive mon rasoir electrique ne marchait plus je vais dans un atelier a 9h30 le gars me dit de revenir a 11h que ce sera bon je revien a 11h personne atelier ferme je demande a l atelier voisin le gars ne sait rien ou ne veut rien dire 13h personne 15h je vois le mec bourre devant l atelier je lui demande si c est repare il me dit qu il a rien fait je lui dis ok ca fait rien rend moi mon rasoir je vais voir ailleurs le gars me montre mon rasoir entierement demonte il est tellement bourre que c est moi qui le remonte

je lui dis ou sont les 4 vis? il fait semblant de pa les retrouver et voudrait des sous pour son travail...ca commence a me chauffer je lui dis rend moi mes vis et je m en vais rien a faire j appelle le voisin a l aide rien a foutre de ma gueule je vais donc a la police touristique j explique mon cas et 15mn apres avec une policiere ne voila de retour devant une porte close le mec s est barre et personne ne sait rien bien sur la police me dit de revenir demain 8h

en attendant j ai fait tout le marche impossible de trouver une vis qui correspond sinon bien sur je me serai pa embete pour autant le lendemain la fille de 14 ans du "technicien" est la on sait donc ou habite le gars et son nom mais c est trop loin pour la police pour aller verifier si il est la et la fille ne sait pa ou est son pere j hallucine!!! bref tout le monde cherche a noyer le poisson police en tete et tout le monde attend que le touriste se casse faire son circuit bref pa tres sympa pour une premiere appoche de la bolivie

quatrieme coup de gueule les transports de villazon a tupiza le prix normal est 10 bol j arrive au guichet on me dit 15 je dis 10 j ai du paye 12 rien eu a faire

de uyuni a sucre en bus de nuit de merde on me dit c est 50 bol pa moyen de discuter les locaux payent 40 bol on m affirme que c est direct bien sur a potosi a 1h30 du mat transfert vers un autre bus plein donc 3h debout jusqu a 4h30 du mat!!! et a l arrivee la controleuse dans le bus regarde mon ticket me dit que c est pa la bonne compagnie et a le toupet de me demander 15 bol pour le trajet j explose et je lui dis que c est elle qui devrait me payer le trajet vu que j ai meme pa eu de place !!!!

vous allez me dire c est des petites sommes encore heureux que c est pa le japon mais c est pour le principe mais c est sans arret et c est saoulant je suis desole sinon les gens combien de fois je m adresse a eux en disant en disant bonjour on me dit pa bonjour je suis super poli mais en retour pa un sourire rien

maintenant le perou j imagine qu on va me dire qu on peut changer les euros a un super taux partout en venant de bolivie???
Vols intérieurs en Iran English translation pending
by Vazyvite · 2009-04-06 · 28 replies
Bonjour,

J'étudie la possibilité d'un voyage en Iran le mois prochain et après avoir épluché les posts, je ne trouve pas d'indications sur la façon dont vous avez eu vos vols intérieurs ? Je pense à Téhéran - Shiraz par exemple.

Certains sont passés par une agence locale ( avec des aléas parfois 🤪 ) mais peut-on les réserver soi-même et sur quel site ? Iran Air ne le propose pas sur le sien, à part les horaires et certains sites ne trouve même pas Téhéran d'ailleurs 😕 J'ai cru comprendre aussi qu'il fallait reconfirmer ces vols pour ne pas se voir annoncer que les places ont été revendues. Vous confirmez ?

J'ai compris qu'on pouvait voyager assez facilement en Iran donc j'aimerais m'organiser comme un grand 😎

Merci d'avance.
Choix d'hôtel et d'argent au Vietnam English translation pending
by Mifa01 · 2009-03-26 · 13 replies
Bonjour,

Nous arriverons tard le soir à Hanoi. Je voudrais réserver pour 3 jours un petit hôtel (20-25$) au centre de tout et quand même assez confortable, histoire de se remettre du voyage et du décalage horaire.. Est-ce que quelqu'un d'entre vous connaissez l'hôtel HOA LINH à Hanoi... avez-vous des commentaires, des recommandations, des restrictions à faire... Avez-vous autre chose à nous proposer... on aimerait qu'ils puissent aussi venir nous prendre à l'aéroport....

Autre question...

Les prix sont toujours affichés en US$... Il est sûrement être facile de vivre en US$.. Cependant, étant donné le taux élevé d'échange pour le US$... est-il possible de vivre surtout avec des dongs partout au Vietnam... et seulement un peu de US$ pour les aéroports (voyage aller-retour). Si oui, nous échangerons une bonne quantité de dongs ici avant de partir, pour faire les premiers jours... et utiliserons les guichets là-bas...

PS. Pour les dongs... je me suis renseigné et il semble possible de s'en procurer ici... (ex pour la journée d'aujourd'hui j'obtiendrais 14089 dongs pour un CA $)
Carnet de bord d'une infirmière en mission à Gaza English translation pending
by Mékong · 2009-01-31 · 9 replies
Je vous transmet le carnet de route de Sylvette en mission à Gaza la semaine dernière Eric

N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
Cherche ONG au Laos, Vietnam, Cambodge, pour une étude/conception d'un outil de coordination English translation pending
by Mysterho · 2009-01-28 · 4 replies
Bonjour,

Je m'appelle Ton-Trong est je suis d'origine vietnamienne ;) et je repars pour un voyage de 3 mois en Asie du Sud-est. J'aimerais joindre l'utile à l'agréable alors ... Après un voyage initiatique de plus d'un an l'an passé, on a décidé de monter avec ma compagne une association dans le but d'aider les ONG de terrain à trouver les ressources humaines et matérielles pour l'implémentation de leurs projets en Asie. Un détail sur notre site web ( bientôt fini ;) ) : www.host-ngo.org Voici un bref descriptif dans nos statuts et notre mission:

HOST (Humanitarian Open Source Touch’) est une association à but non lucratif qui a

pour mission de promouvoir les échanges de compétences et de ressources entre les différents protagonistes solidaires grâce à l’utilisation d’une plateforme de travail collaboratif Web grace à l'utilisation de logiciels open source ou libres.

D’une part, afin de permettre aux organisations à but non lucratif de trouver des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour l’implémentation de leurs projets.

D’autre part, en proposant ainsi à toute personne physique et morale l’opportunité de s’impliquer humainement et matériellement en mettant à contribution ses moyens et connaissances professionnelles au profit de projets sociaux et solidaires.

Enfin, de créer un outil communautaire moderne, interactif et intuitif pour une coordination pertinente et transparente des actions de solidarité et de développement.

De même, la passerelle HOST pourrait être amenée à servir de tremplin à d’autres actions solidaires sous toutes autres formes d’expressions (communication, TV, artistique, formation …) pour véhiculer l’esprit d’initiative et d’implication volontaire sur ce qui touche de près ou de loin aux valeurs universelles ainsi qu’aux droits de l’homme.

Elle a aussi pour objectif de présenter, diffuser, promouvoir et aider toutes autres initiatives solidaires sous toutes ses formes d’expressions, qui respectent les dispositions inscrites dans la charte éthique de l’association et qui ne sont pas contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs, (art. 6 du code civil) ...

Donc nous partons début Février 2009 à la rencontre d'ONG qui travaillent au Laos, Vietnam, Cambodge, Thaïlande pour essayer d'identifier leurs besoins et permettre d'envoyer à notre petite équipe de développement les informations sur leurs méthodes et outils de travail, leur besoin en ressource et compétence pour les traduire en tâches et fonctionnalités utiles à travers cette plate-forme de travail collaborative de coordination. Pour cela nous aimerions donc pouvoir rencontrer des ONG qui seraient volontaires et qui souhaiteraient participer à cette étude :).

Voilà si vous connaissez des personnes ou des contacts dans les ONG susceptibles de nous aider ce sera avec un grand plaisir et puis ce sera une grande aide pour les gens qui se battent aujourd'hui pour le bien d'autrui sans forcément avoir énormément les moyens.

N'hésitez pas à nous joindre par mail et puis si notre aventure vous intéresse, pourquoi pas nous rejoindre sur notre plate-forme de travail et nous aider à concrétiser ce projet grâce à vos compétences :)

Merci, c'est un peu long à lire alors encore merci de m'avoir lu :) (contact: program.host ( at ) gmail.com )

Bonne année du buffle ...
Compte rendu d'un voyage de trois semaines au Cameroun English translation pending
by Alexp79 · 2009-01-24 · 236 replies
Salut à tous

Ca y est suis rentré ce matin des 3 semaines au Cameroun; un beau voyage, plein de belles images en tête mais aussi beaucoup un sentiment mitigé. Tout d'abord le côté pratique; mon itinéraire; douala-yaoundé-train jusqu'a Ngaoundéré-parc de la bénoué-retour Yaoundé-kribi-Edéa-Limbé-Buéa et douala; le tout 3 semaines sac à dos

Douala; ville tentaculaire, polluée, assez dangereuse à certains égard; bref j'ai pas accroché; j'ai pris le sky hotel à bonapriso; bel hotel pas donné mais pratique pour l'invitation pour le visa.

Yaoundé; Ville plus agréable, plus aérée et plus verte; hôtel le grand moulin près de la gare; un peu cher au vu des prestations

Ngoundéré; ville assez agréable; bon point de départ pour le parc de la Bénoué ou le parc du faro aussi; j'ai logé à l'hôtel du lac; bien mais un peu cher au vu des prestations. Se méfier des moto taxis dans cette ville surtout de nuit; une grande partie sont drogués et agressifs.

Parc de la Bénoué; à 2h de route de Ngaoundéré; 4X4 obligatoire (non accessible en transports en commun); beau parc géré par des africains; on y voit des antilopes, hypoppotames, girafes, phacochères, diverses espèces de singes dont des baboins, crocodiles (apparemment on peut y voir des lions et éléphants mais je ne les ai pas vu). Logement au campement du buffle noir; très sympas.

Kribi: sympas, belles plages mais sans plus. Les chutes de la lobé n'ont rien d'exceptionnels et les excursions proposées au départ des chutes sont à des tarifs excessifs (nous y avons renoncés); une astuce; prendre un moto taxi jusqu'à tarar plage puis longer les plages à pied jusqu'à la lobé (30 minutes environ). Une bonne adresse; l'hôtel de la paix (chambres à 5000 CFA correctes, bien situées)

Limbé; rien d'exceptionnel à limbé même; hôtels chers au vu des prestations offertes; un bon plan; le SEM beach hotel à 20 mns de Limbé; hôtel un peu cher mais confortable et surtout longeant l'une des plus belles plages de sable noir du coin. Très bon accueil.

Buéa; ville brumeuse, froide sans grand intérêt mais présentant l'avantage d'être au pied du mont cameroun que l'on peut bien voir en fonction des heures de la journée. Hôtel Mermoz; bien et pas cher (6000FCA)

Les transports; le train; très bien et efficace mais pas donné (28000FCA la couchette); train de nuit yaoundé-Ngaoundéré et inverse. Aucun pbms. Très bon réseaux de bus et mini bus; ca fonctionne bien.

Le climat; très chaud et humide à douala et autour; chaud à kribi; nuits fraiches à yaoundé, ngaoundéré et limbé climat assez frais jour et nuit à Buéa.

Visa; 100 euros au consulat à Marseille plus taxe de sortie de 10000CFA à l'aéroport de douala.

Autres détails pratiques; difficulté à faire du change même ds les villes; les banques refusent; aucun bureau de change; reste le change au noir ou les grands hôtels (tx peu intéressant); à la différence d'autres pays d'Afrique, faire du change au Cameroun est peu simple à certains endroits.

Le gros point noir du séjour; un certain racisme surtout chez les jeunes; pas une journée sans se faire insulter de "sale blanc", "le blanc rentre chez toi", "et le white dégage", etc...A cela se rajoute les regards insistants et provocateurs à tous les coins de rue. c dommage car qd on a connu l'accueil exceptionnel des burkinabés, on est décu par l'accueil des étrangers au Cameroun. Autre chose, il est parfois difficile d'obtenir des infos; par exemple l'office du tourisme de ngaoundéré ne connaissait même pas le parc de la bénoué (pourtant le plus proche de cette ville). Pour finir de belles rencontres et un beau pays mais un accueil général assez déplorable et un racisme très présent chez une part non négligeable de la population qui gache l'impression générale du voyage. D'ailleurs ce qui ne trompe pas et se constate sur place; de l'avis même des camerounais et des résidents; le tourisme est en chute libre dans ce pays.

C dommage d'avoir du reporter la rencontre VF (qui s'est finallement annulée apparemment) mais je n'avais pas le choix au vu de l'itinéraire.

Voila je ne regrette pas ce voyage et d'avoir découvert le cameroun mais je n'y remettrai plus les pieds. a++
Dix jours à Casablanca: lieux historiques, balades à faire? English translation pending
by CanardQuasar · 2009-01-15 · 14 replies
Bonsoir à toutes et tous !

Je viens vous poser plusieurs questions, peut être pourrez vous y répondre :

Tout d'abord, je ne sais quoi voir et quoi faire dans cette ville que l'on m'a dit formidable... Auriez-vous des choses à me proposer ? Des lieux historiques, des particularités inconnues des guides traditionnels, des ballades à faire... Avec mon amie, nous sommes plutôt nature et histoire...

Dans un second temps, je souhaite savoir s'il est possible de faire une ballade dans le désert, si possible à dos de dromadaire, et dans des tarifs pas trop élevés ( nous ne sommes pas fortunés pour un sou !! ).

Enfin, peut être connaitriez vous un hôtel sympa à prix abordable ? J'avais trouvé un super hôtel très propre et joli à Marrakesh pour 10 euros par personne, je ne sais pas si c'est jouable dans ces prix là à Casablanca...

Nous sommes vraiment en recherche d'originalités et de beauté, alors si vous pouvez aider deux petits étudiants comme nous ce sera génial ! Merci d'avance.
Quelle ville pour rester une semaine en Andalousie? English translation pending
by Frisee61 · 2008-12-12 · 39 replies
Nous partons en Andalousie 2 semaines fin avril et début mai. But: voir Séville, Cordoue, Grenade, Ronda, Mijas. Dans quelle ville pourrions-nous rester durant une semaine afin de voir Cordoue etc pour ensuite se déplacer vers le Sud et demeurer une autre semaine dans une ville près de Malaga. Nous ne parlons pas espagnol alors nous apprécierions être prêts de l'office du tourisme et se promener en train ou en autobus. Merci de nous répondre🙂
La bande à Baader (film) English translation pending
by Eversmile · 2008-11-15 · 20 replies
La bande à Baader, un film de Uli Edel

J'ai trouvé le film bon et j'ai beaucoup appris. Sur le plan historique, mais aussi sur les ressorts psychologiques de chacun des personnages. Si le film semble au départ pêcher par sympathie envers les terroristes, c'est parce qu'il nous emmène au plus près d'eux, dans les coulisses de leurs activités comme de leurs vies personnelles. Les acteurs sont excellents, Martina Gedeck (La vie des autres) et Johanna Wokalek tenant la dragée haute aux monstres sacrés Bruno Ganz et Moritz Bleibtreu. Un film percutant qui confirme un nouveau souffle du cinéma allemand après "The edukators" et "La vie des autres" déjà cité. Un reproche peut-être: ils ont tous des belles gueules!
Voyage d'un mois en Californie et à New York (août 2009) English translation pending
by Jessie123 · 2008-11-15 · 19 replies
bonjour à tous,

mon amie et moi même voudrions aller en californie et new york en aout 2009 pour une durée de 1 mois. Mais nous avons besoin de conseils surtout pour savoir les sites à ne pas manquer et voir si la repartition des jours selon les villes est bonne !

questions : tout d'abord je voulais savoir si nous pouvions louer une voiture si nous n'avons que 7-8 mois de permis ? nous vondrions voir un match de NHL, basseball ou football est ce possible l'été ? où nous renseigner ?

le voyage :

nous allons d'abord aller à san francisco : quelles sont les choses à ne pas manquer ? total de jours là bas = 5 jours est ce assez ??

puis si on ne peut pas avoir de voiture on prend l'avion pour los angeles : nous voulons y rester une bonne semaine. Nous pensons visiter disney, universal studios, les plages, hollywood et le centre ville. coins à ne pas manquer ?

puis direction las vegas : 4-5 jours nous hesitons entre le car et l'avion qu'en pensez vous ? puis un petit tour sur le grand canyon avec le bus je pense !

ensuite avion las vegas san diego : on y reste à peu pres 1 semaine avec au programme le sea word, le zoo de san diego et les plages. avez vous d'autres endroit à ne pas manquer ??

et enfin nous reprennons l'avion pour New york : 1 semaine conseils leix ????

comme vous pouvez le voir on pense faire à peu pres ca mais il faut nous renseigner un peu plus sur ce que nous y ferons une fois arrivé ;)

nous pensons depenser à peu pres 3000 - 3500 € en comptant les billets d'avion : 1000 €

est ce assez ? quel est le budget nourriture selon vous ?

MERCI DE VOTRE AIDE ELLE EST PLUS QUE BIENVENUE ;)
Certificat d'hébergement et visa pour visiter l'Algérie en octobre 2009? English translation pending
by Satiribel · 2008-10-31 · 26 replies
bonsoir, je comptes partir en vacances en algérie avec 3 amies (donc 4 filles seules). nous souhaitons louer une voiture avec chauffeur : genre une personne privé qui saurait nous guider. notre arrivée se ferait à constantine, puis nous irions jusqu'à oran en passant par la grande kabilie, puis alger pour un retour en france. avez vous des contacts pour obtenir un visa (vertificat d'hebergement) ? de plus, 2 d'entre nous avons été en israël : ese ce que le tampon sur nos passeports pourrait être un frein à l'obtention du visa ? de plus le fait d'être un petit groupe de filles n'est pas sans problèmes : sachant que 2 d'entres parlons un peu l'arabe ?

merci à vous

satiribel
Vietnam 2004 English translation pending
by Dju · 2008-10-30 · 3 replies
Vendredi 23 Janvier 2004. Le voyage commence par mon réveil à 5h03. Je me lève, me traîne jusqu'à la douche. Sous l'eau mon cerveau est déjà en ébullition. « Que vais je faire? Que va t’il m'arriver? Qui vais je rencontrer? Comment vais je m'en sortir? » Je me sèche, retourne dans ma chambre. Sur mon fauteuil sont posés comme dans la vitrine d'un grand magasin les seules fringues que je vais emporter sur mon dos. Un pantalon d'été clair, un t shirt de la JC, une vieille chemise grise à rayure et une veste de costume « Alain Manoukian » celle que j'avais acheté et porté pour le mariage de ma cousine. Une fois habillé, je porte mon sac à dos à l'épaule et ça y est! Je suis près à partir! Ma mère sous son masque de sérénité me conduit à la gare. Pendant le trajet qui à cette heure ne dure jamais plus de 10 minutes, elle me fait mille recommandations de maman poule. Sur le quai, surprise! Ce grand Dadet de Damien est venu pour me souhaiter un bon voyage. La vérité est sans doute qu'il a son bus à prendre pour monter sur Aix et qu'il en a profité pour passer me faire la bise. On s'embrasse, j'embarque dans mon TGV. Les portes se ferment, ça y est je suis parti pour la deuxième fois de la journée. Le trajet de quatre heures s'écoule trop lentement à mon goût. Le contrôleur est antipathique au possible et m'ôte l'envie de lui demander si je peux voyager en première classe. Je n'arrive donc pas à somnoler confortablement. Paris Charles de Gaules, bus jusqu'au terminal 2A; L'enregistrement se fait très rapidement, n'ayant pas de bagages en soutes le personnel de l'aéroport m'invite à emprunter la file d'attente des first class. Pour passer dans la zone internationale, dans la zone magique du duty free, je dois passer les portiques de sécurité, lever mes baskets encore pourries de boue de la fête de l'huma et mourir d'ennui dans une queue d'une demi heure. Je me promène dans les différents halls pour rejoindre celui de mon embarquement. En chemin j'achète une cartouche de mes chères Lucky strike, un litre d'eau. Je fume quelques cigarettes en attendant d'embarquer. L'écran scintille « boarding », je m'avance, traverse la passerelle, m'engouffre dans la bête d'acier. C'est un vol de la Cathay Pacific, une compagnie basé à Hong Kong. J'y ferais donc une escale avant de me r envoler pour Hanoï. Les charmantes hôtesses me désignent ma place : 46G. Je m'assoit et ai l'agréable surprise de découvrir que nous ne sommes que deux passagers à nous partager une rangée de quatre places. Nous pourrons ainsi somnoler plus confortablement même si j'appréhende l'inconfort que vont me faire subir mes grandes jambes. Durant le voyage je ne pense à rien. Je suis hors de mes contraintes habituelles : c'est sûrement ça être en vacance, ne penser à rien, regarder tout avec émerveillement. Chose étonnante, malgré la splendeur de la chinoise à mon coté, je ne pense à rien de sexuel. Le vol se déroule relativement vite pour un trajet de 14 heures. J'y abuse de « noodle soop », ces soupes en plastiques japonaises tout en regardant des films asiatiques sur l'écran incrusté dans le siège de devant. Nous arrivons finalement avec une heure de retard ce qui me fait rater ma correspondance et je me retrouve à devoir attendre cinq heures avant le prochain vol pour Hanoï. Pour nous faire patienter le service clientèle et non le « service public des usagers » installe les voyageurs en correspondances dans la loge du Plaza. Je sympathise avec un couple de Français qui commencent eux par le Saigon. Val est secrétaire trilingue dans une boite de maquettiste et Fred est commercial. Je profite des douches avant de faire une razzia sur le buffet. Ne jamais laisser passer une occase de se baffrer gratuitement; cela me semble être une devise d'aventurier que j'ai lu quelque part. Je fais un tour dans l'immensité de l'aéroport de Hong Kong, je magasine un petit peu, une montre comme lors de mon réveillon du millénaire à Londres, un cahier et un stylo dont je me servirais pour rédiger mes impressions en live. De retour au Plaza je m'enfile quelques bières. J'embarque finalement sur Vietnam Airlines, l'avion est 4 à 6 fois plus petit mais je reste d'humeur heureuse et rien ne peut me déplaire. Tu vois Maman, même dans une épave volante, je me régale! Épave n'est pas vraiment le bon mot: les hôtesses en tenue traditionnelle sont vraiment excitantes. D'ailleurs l'une d'elles vient de me donner une serviette pas plus grande qu'un mouchoir de poche. C'est chaud et humide comme un gant qui sort du bain et qui a été essoré. On voit la différence entre une grande compagnie mondiale (Cathay pacific) et une nationale en voie de développement (Vietnam airlines): les moyens ne sont pas les même. En tous cas vaut mieux pas que l'avion ait un problème car les consignes n'ont été données qu'en vietnamien et le matériel présenté semble vétuste voir obsolète. Ça y est je suis sur la dernière ligne de départ. Si l'avion décolle et ne s'écrase pas j'arrive à Hanoï dans à peu près une heure (tout est relatif). L'avion entame son décollage sur un air de jazz, c'est du saxo des années 50/60. C'est a ce moment que la fatigue et toute l'excitation me rattrape sous la forme d'un énorme coup de barre. C'est grâce au repas et au remplissage des papier d'entré sur le territoire que je retrouve un peu de pep's. C'est bizarre mais lors du vol de la « Cathay » les hôtesses étaient des employées effectuant une tache pour laquelle elles étaient payées. Dans l'avion pour Hanoï, je développe un sentiment de compagnonnerie, de camaraderie et je suis mal à l'aise lorsqu'elles me servent. Alors que l'avion amorce la descente et que l'on se situe entre mer de nuage et ciel, je suis envahis par un sentiment de béatitude, d'accomplissement de soi. Pourtant je n'ai encore rien fait, ce n'est que le début. Une fois passé les nuages, ma première vision du Vietnam est très vide; des champs et des exploitations agricoles à perte de vue. Le sol assombri par les nuages semble divisé en une infinité de pièces de puzzle aux couleurs ternes. Ce doit être des rizières. Voilà les premiers villages. Du ciel je ne voie qu'une route goudronnée. Le reste n'est que chemin de terre jusqu'à l'intérieur des villages. Je vois des étendus de terres ocre, qu'est ce? Un fleuve. Il a plus le panache d'une couleuvre que celui d'un dragon! Mon camarade l'avion me glisse de brusques mots à l'oreille et me caresse vigoureusement de ses tremblements et de ses secousses pour m'indiquer que nous attaquons l'atterrissage. Je débarque enfin, CA Y EST!!!! Les formalités douanières sont vite expédiées. Je me retrouve entouré de petits bonshommes jaunes qui me parlent tous en même temps dans un vietnamien magnifique. Oups, c'était de l'anglais à la senteur Hanoïenne. L'équipe de gentil rabatteur/racketteur m’agresse agréablement pour me trouver un taxi. Ils tiennent à leur commission et au pourboire que je ne leur donnerai pas. Je me cherche une contenance, j'arrive à esquiver la glu des rabatteurs en m'enfuyant dans les toilettes ou à l'abri d'une cuvette je sors de mon pantalon ma sacoche ventrale ou sont cachés tous mes trésors : Carte bleue, billet retour, traveller's check, passeport, argent liquide... Je ressors des WC en ayant transvasé dans ma poche quelques dollars, de quoi payé le taxi et me débrouillé pour ce soir. Seul, on se sent très seul face aux taxis men. Une fois qu'on a compris qu'ils parlaient anglais, leurs propos deviennent de suite plus accessibles. J'allume la première cigarette sur le sol vietnamien et bois une Tiger attablé devant le guide du routard dans l'aéroport. Un jeune viet vient me taper la tchatche. Il connaît les meilleurs hôtels de la ville, les meilleurs taxis et les meilleurs restaurants... Il faut que je donne l'impression de n'être pas un touriste pour ne pas me faire arnaquer. Il faut que je sois sur de moi et que je donne l'impression de savoir ce que je fais. Je ne sais absolument pas ce que je fais ni ou je vais. Je trouve le nom d'un hôtel dans le guide et je lui montre. Il connaît, bien sur, comme c'est entonnant!! Il me trouve un taxi pour 10 dollars. Direction Hanoï! La conduite est impressionnante. Que de coup de klaxon! Priorité au plus gros véhicule. Ça passe ou ça casse. On a déjà failli écraser deux jeunes en scooter et embrasser un bus. Les alentours de l'aéroport ressemble à une zone industrielle ou commerciale, chaque bâtiment espacé par un terrain vide. En fin une vu d'Hanoï derrière le fleuve. Les maisons avant de rentrer dans la ville étaient très typiques. Dans la ville elles paraissent plus coloniales. J'apprendrais plus tard qu'une loi sur l'urbanisme impose la largeur de tous les immeubles. Les appartements nous donnent tous l'impression de n'être que sur leurs longueurs déjà qu'ils n'ont pas l'air bien grand. Klaxons, Klaxons, Klaxons, lignes continues, je me demande comment ils font pour ne pas se tuer ou tuer les autres. Ici lorsque le jeune est en age de passer le permis, je suis sur que le grand parti communiste du Vietnam le lui offre afin de collectiviser au maximum les moyens de conduite. Le gouvernement a simplement du oublier de rédiger un code de la route. Nous arrivons finalement au milieu des feux d'artifices, des cris devant un hôtel qui n'est pas celui demandé. La rue, les rues, la ville, les gens sont en liesse. C'est le « Tet », le nouvel an vietnamien, la fin de l'année lunaire. Adieux vieille mère, bienvenue jeune mère. J'arrive le dernier soir du réveillon de trois jours. Le taxi essaye de me convaincre sans trop de mal que cet hôtel est équivalent a celui demandé. Le réceptionniste me fait visiter une chambre climatisée avec un grand lit, une baignoire, de l'eau chaude et des toilettes incluses pour la somme me paraissant modique de 10 $. Ça y est j'ai fait mon choix ou plutôt je me suis laisser porter par mon euphorie, je prends donc cette chambre dans cet hôtel qui s'appelle le « Sinh café ». J'exulte d'arriver à me débrouiller seul, comme un grand voyageur, comme un grand aventurier. C'est le COEUR, je me régale, les gens sont géniaux et trop gentils. Je suis parcouru d'un bonheur unique, de joie j'en ai les larmes aux yeux et je ne sais même pas pourquoi. Une fois mon petit sac à dos jeté dans la chambre je redescend à la réception et me fait offrir un thé. Moi qui n'en suis pas grand amateur, sur le moment je le trouve presque meilleur que le thé arabe. Je le qualifie même de meilleur thé du monde. J'apprendrais le lendemain que c'est du Lipton avec du citron et beaucoup de sucre. Juste après j'enchaîne mes expériences gastronomiques avec un café. Mon nouvel meilleur ami : le réceptionniste me le garantit trop fort pour moi. Que nenni, il s'avère doux avec un léger goût de chocolat. Je prends finalement mon courage à deux mains et me jette dans une ballade au milieu des gamins hurleurs. En pleine nuit noire les festivités sont à leurs combles, feu d'artifices, pétards.... Ce sont les premiers pas du nouveau né, je titube ne sachant pas ou aller et n'ayant pas encore trouver le rythme pour marcher au même flot que les passant. Je chemine au ralenti soutenu par mon excitation affrontant l'épuisement des trajets. Je tourne en rond en gardant pour épicentre mon hôtel. Les rues me paraissent petites encombrées par les étaux de fruits de viandes et de phô. Sur un étal j'achète deux pommes et une grappe de raisin pour 50 000 Dongs sans marchander. Explosé de fatigue je rentre me coucher de ce pas il me semble être 18h30. C'est épuisant de voyager. Je me réveille à minuit en pleine forme, putain de décalage horaire! Toujours ce sentiment d'allégresse au cœur. Je lutte pour me rendormir bercer par les hurlements de festivités, les coups de sifflets, les explosions des pétards et des feux d'artifices. Tout à l'heure quand je me lèverais ce sera ma première journée au Vietnam, je vais tout faire pour me régaler.

Plus de bruit mis à part la clim et un klaxon ou deux. Que se passe t'il? Il est 7h20. La douche sous laquelle je me jette me rappelle Cuba. Ici le problème n'est pas l'eau chaude mais d'avoir de la pression. Je descends à la réception boire un thé et j'enchaîne derrière sur une bière « Hanoï ». Mon meilleur ami de service me rend service en me changeant cent euros pour un million huit cent mille Dong. Malgré nos liens d'amitiés fraternel il refuse mon billet de cent car un minuscule coin est manquant. J'apprendrais qu'ici la valeur de l'argent occidental prend en compte l'état des billets. Il me propose aussi de me vendre un billet d'avion lorsque je lui demande comment et ou en acheter un pour Saigon ce soir. En quittant l'hôtel mon pote du jour m'a fait régler « l'expensive » prix de 11 $ pour la nuit, 2 bières et un café. Il a aussi conseillé de visiter la ville à pied puis de rentrer en taxi une fois que je serais perdu. Je lui laisse mon sac et mon passeport que je reviendrais chercher en même temps que mon billet d'avion. Je suis assis sur un banc (c'est con comme phrase si elle s'arrête là), en face d'un lac à Hanoï. Pour arriver jusqu'à ce banc il m'a fallut traverser une rue puis une ruelle puis une autre rue. Tout ça pour dire que ces quelques traversées en dehors des passages cloutés inexistants m'ont énormément appris sur le risque de traverser une autoroute à pied. Mais maintenant je peux le faire les yeux fermés et a cloche pied. Je marche, je me promène, je traîne au long des odeurs, des couleurs des gens. Mes papilles gustatives salivent lorsque je passe devant une bonne femme qui vends de la bouffe. Au long de ma promenade j'ai le déplaisir de croiser pas mal de touriste. Je passe même devant un Sofitel ou un car charge des hollandais. Le bruit ambiant de la rue n'est pas agressif et pour l'heure je ne me suis pas encore confronté à la mendicité que j'appréhende. Par contre les hommes qui passent à mobylette, eux m'interpellent comme si j'étais une grande blonde d'1mètre 80 mais heureusement ce n'est que pour me proposer de m'emmener. J'aimerais pouvoir décrire au pixel près ce que je vois; mais c'est ce que je ressent qui va au delà de toute pixellisation. J'essaie d'être ouvert à tout mais c'est dur. Il faut rester ferme face aux gens qui me suivent sur 50 mètres pour changer un euro. Après une heure ou deux de marche, ce banc a l'air attirant comme un aimant. Je fais l'erreur de m'asseoir. La cible est automatiquement repérée par tous les colporteurs, par tous les marchands... Je rêve d'avoir tatouer sur le front les écriteaux en cuivre qu'on trouve dans les anciennes copropriétés : INTERDIT aux quêteurs, colporteur etc... Celui ci m'aborde en anglais pour me vendre des livres en anglais « of course ». Son argument de vente est : « c'est pas cher!! ». Ce qui est magnifique c'est malgré mes refus, il partira en souriant et en me disant au revoir. Le ciel bien que dégagé est assombri par un semblant de pollution. Lorsque je demande du thé on me fait comprendre que j'aurais de la soupe. Entre le ciel et la soupe il s'est passé un pantalon « Pierre Cardin ». On ne peut que se demander ce que cette phrase veut dire : tout simplement qu'entre le moment ou j'écrivais la première et la deuxième j'ai oublié de noter dans mon carnet de route que je me suis acheter un pantalon. Ça été une expérience assez déconcertante. Les vendeurs essayaient de me convaincre que la coupe était normale et que la taille et le prix correspondait. Je me suis bien sur laissé emporter par le délicieux bagou de mes escroqueurs. Mais revenons au thé à la soupe. En passant devant une délicieuse mémé, je me lance à prendre le risque de retenter une seconde fois l'expérience improbable de boire et surtout d'apprécier du thé. Dans la rue, à même le sol je m'assoie pour commander à la mamie un thé qu'elle me semble faire bouillir dans une marmite. Il s'avère donc que c'est de la soupe. Aventurier jusqu'au bout de mes baskets Nike je me lance. Attablé à une planche supportée par des cagettes je suis assis sur les traditionnels tabourets pour nain en plastiques fluorescents. La marmite posé sur deux quairons est alimentée non pas au gaz mais par quelques braises qu'un ventilo lui alimenté par une rallonge électrique entretien. La soupe m'est enfin servie. Ou plutôt le bouillon m'est enfin servi. Si je pouvais définir ce que je viens de manger vous pèteriez un plomb surtout pour ceux qui savent à quel point je suis difficile et capricieux. De fines tranches de viandes (du moins ça y ressemble), des sortes de vermicelles blanchâtres, les mouches (pas dedans autours), du gazon (des herbes), des brindilles blanches. Tout ça dans un liquide dont la seule définition pourrait être vaseux. Je n'ose même pas évoquer la chose qui ressemble à un mini ver de terre (mais en France comme pour les moucherons en camping ma mère me dirait que c'est plein de protéines). Les baguettes et les cuillères sont entreposées dans un pot, j'en sort deux et une et mange. Au final c'est très bon! Là ou je suis dégoutté c'est quand deux vieux viennent s'asseoir à mes cotés et essuient leurs baguettes et cuillères avant de manger. Je n'y avais pas pensé. Ici on fait sa vaisselle avant d e manger, pas après. Le service est à revoir. Je suis sur que c'est pour ça que « chez mémé » n'est pas dans le guide du routard. Ça magnifique met appelé « phô » mais prononcé « feu »ne m'a coûté que la modique somme de 10 000 Dongs sans doute le prix touristique vu que la mamie ne parlait pas anglais. Je souris en voyant les femmes conduisant les vélos leurs hommes à l'arrière qui pousse avec leur pieds au démarrage. Au fur et à mesure des mes errances je suis interloqué par les logos des marques de fringues, le @ est ici plus à la mode que le Nike ou le coq sportif sur les gilets et les bonnets. De rue en rue, de bières en café je m'interroge sur la nécessité de servir le kawa dans une tasse elle même servit dans un bol. Remarque culturelle : la cagole c'est international. Ici aussi des magasins leurs sont réservés. Bon d'accord ce n'est pas « Pimkie » ou « Jennifer » mais quand même... Un jeune du café précédent ma accompagné jusqu'à internet. (C’est gentil et gratuit) Les cantonniers ne balaient que d'une seule main. (Faut dire vu la taille de leur balai...) It's fun because, les repose pieds sur les mobylettes ne servent qu'aux femmes, elles y posent leurs talons. Je suis maintenant dans le taxi qui me mène à l'aéroport. Je n'affronte que 10 000 risques de mort avant d'y arriver. Elles ont un putain de sourire et un putain de cul. Quand elles sourient leur visage s'illumine. Quand elles bougent du cul ma queue se relève. Dans le fumoir je tape la discute avec un très agréable et très gentil mec en costume. Il m'explique la vie à Ho Chi Minh city, il me donne aussi sa carte et me propose de l'appeler une fois sur place (on verra). Il me dit aussi qu'on écrit Ho Chi Minh mais que ça se prononce Saigon. En attendant dans la salle d'embarquement je déguste une bière Halida et mange un bol de noodle. Soudain je me réveille, je me suis assoupi au dessus de ma soupe et c'est le dernier appel pour mon vol qui me fait sursauter. En levant la tête l'horloge indique 20h06 et mon avion décolle soit disant à 20h10. Une fois à bord, c'est bondé de monde. Une fois décollé, sur l'écran principal, ce n'est pas un film mais la retransmission de la vue depuis la caméra placé à l'avant du cockpit ainsi on pourra voir comment on va mourir en s'écrasant ou en heurtant un dragon volant. Nous commençons à survoler Saigon. Vu de nuit et d'ici c'est une immense araignée fluorescente. C'est impressionnant, la ville semble ne pas avoir de fin, des lumières jusqu'à l'horizon. A la sortie de l'avion je suis de retour à la Havane; la chaleur est étouffante et je retrouve le plaisir de suer au contact de l'air. Pour 50 000 Dongs je me fais trimballer jusqu'à un hôtel en motorbike, je suis très fier de moi sur l'instant par le prix que j'ai obtenue et d'avoir oser me faire chaler à travers la ville. Le road trip est délectant vu la chaleur et le paysage (les filles) qui n’à rien avoir avec Hanoï. Je me fais déposer dans le quartier routard ou je trouve une grande chambre dans un hôtel indiqué par le routard dans le quartier routard. Une fois mon sac à dos jeter sur le lit, je pars à pied faire le tour de gringolandia. Au premier coup d'œil si je devais faire une comparaison entre les deux capitales ennemies, je dirais que H est honorable et S paraît dévergondée. L'air est électrique et le peu de gens non européens sont occidentalisés. Il faut que je m'éloigne dès demain de ce quartier bobo. Si dieu avait un nom ce serait « Saigon Beer Fresh », c'est jouissif sous ce climat de se désaltérer. Ma première impression de S restera quand même très contrasté, ça à l'air beaucoup plus festif et vivant la nuit (mais je suis sur que c'est le coté fictif donné par les touristes). Jusqu'ici je n'ai pas vu un seul truc de repas au sol alors qu'il était plus rare de trouver un resto à H qu'un bol de phô à manger par terre. J'ai l'impression qu'on se fait plus brancher par les vendeurs (mendiant dans le sens qu'ils n'arrêtent pas) qu'à H. C'est quand même fort de se dire: je me descends une bière à Saigon avec de la musique qui tue en arrière fond. J'admire les petits seins qui pointent assis en terrasse du « Allez boo ». Lors d'une pause boisson à H, le barman avait essayé de me convaincre du Metalica. Ici c'est Blues et Soul. L'électricité ambiante se matérialise sous mes yeux sous la forme d'une filade comme on dit au collège. Sauf qu'ici il n'y a pas de pions pour arrêter les collégiens qui se battent. Une fois l'homme à terre le vainqueur continue à lui écraser le tête sur le sol. Comme à l'école une foule fait un cercle au tour de la baston. Mon regard s'égare sur les gens qui passent. Un vieux blanc de 40 ans qui se promène avec un bloc de 18 ans. Le mafieux local qui vient relever les compteurs de ses vendeurs/mendiants. Une engueulade entre deux chicas, elles crient presque aussi fort que les nôtres au milieu de la rue. Lorsque je me rejette un œil vers la baston, le perdant s'est relevé, mais l'attroupement continu. IL a la tête en sang et est près de tomber. Il titube, court au milieu de la rue puis trop loin je le perds de vue. Il revient et monte dans un taxi. Ses collègues essuient le sang. Le taxi refuse de partir tant que son arcade pisse le sang. Toujours attablé et écrivant sur mon carnet de route, je sirote une énième bière lorsqu'un mec vient me brancher. Me voyant seul il m'invite à me joindre à sa table avec son pote. Paul est américain de Seattle et Ryan est canadien de Toronto. La discussion bien sur s'est faite en anglais. Nous éclusons quelques pintes de plus et je les écoute parler du pays. Nous traversons la rue pour rejoindre le bar d'en face ou sur une terrasse au milieu du trottoir nous éclusons de nombreuses autres bières. C'est le dernier soir de Ryan à S. Il a décidé de fêter ça et je n'y vois aucun inconvénient. Nous branchons des espagnols et ils nous rejoignent pour écluser. J'apprendrais plus tard qu'il est normal d'inviter les gens seuls à boire un verre ou à faire la fête. C'est la solidarité des routards entre guillemets. Du moins j'apprendrais aussi plus tard que c'est normal pour les citizen of the world sauf pour les français apparemment. Certainement un peu trop imbibé, je suis mes lascars jusqu'au « Sahara » pour jouer au billard en continuant à tiser. A peine accouder au comptoir les filles commencent à me déclarer leurs flammes, elles me crient par dessus la musique assourdissante « I love you ». L'une d'elle récupère ma carte d'embarquement dans la poche de ma chemise et y écrit « I love you ». A la fin de la nuit je suis le seul homme du bar à ne pas être parti avec une fille/pute. Je sors donc de ce lieu de débauche et à un mètre de là un vietnamien accroupi sur le trottoir m'invite à boire un café traditionnel. Nous discutons un peu, il veut savoir pourquoi je ne ramène pas de fille. En fait c'est le grand frère de ces filles. Il me propose aussi de monter à l'hôtel avec lui. Le café est très fort et très bon mais le filtre en métal laisse passé beaucoup de grains. Je finis par rentrer seul vers 6h30.

Je me réveille avec une barre en acier entre mon front et mon cerveau. Première cuite au Vietnam et elle ne m'a pas coûté plus de 100 000 Dongs. Les 3 paquets et demies de clopes dans la journée n'ont rien fait pour aider à prévenir le mal au crâne. Je tente d'invalider la gueule de bois avec deux aspirines. Je pais la chambre 235 000 Dongs sans rechigner vu le mal à la tête qui me poursuit. Mais je sors mon sac à dos de ma chambre et cherche un autre hôtel. Celui mitoyen s'appelle « Hoang Linh » il fera l'affaire. Ça y est je commence en lançant ma première expédition. Objectif, partir à la recherche de je ne sais pas quoi et le trouver ou tout simplement flâner le nez en l'air sans prêter attention à ma destination. Voler des clichés, des instantanées de vie. Je pars donc et commence en longeant une rivière asséchée, je ne vous raconte pas l'odeur du miasme marécageux. Je ne vous le raconte pas tout simplement parce que je ne connais pas d'adjectif assez fort et que sinon, ça ferait trop marseillais. Des jeunes hommes torses nus travaillent sous le cagnard à couper de longues tiges de cannes à sucres ou de bambou, je ne fais pas encore clairement la différence. Leurs corps brillent de transpiration, pas un pet de graisse et des muscles taillés au couteau. Sur le trottoir je traverse le pont par dessus la pseudo rivière enfumé par le bruit des klaxons et assourdit par les gaz d'échappement. Il fait vraiment chaud et pas un brin d'air. Je m'enfonce dans de petites ruelles les yeux explosés par le spectacle de la vie et de la misère. Les immeubles de bétons sont de moins en moins haut et la peinture de moins en mois présente plus je m'avance dans mon expédition. On peut sentir qu'on est dans les quartiers pauvres. Un je ne sais quoi dans l'attitude des gens ou plutôt un je sais quoi. Je suis de retour à la maison. Marseille me revoilà, les racailles, les yeux qui brillent, les coups d'œil suspicieux. « Mais qui c'est celui là, qu'est ce qu'il fout là? T'es pas chez toi! Oh gringo rentre dépenser tes dollars chez les ploutocrates! » Vu l'état des trottoirs que j'apprendrais à adorer plus tard, il vaut mieux marcher au milieu de la route. Le walkman sur les oreilles je dois vraiment avoir la dégaine d'un américain à Noailles. A même le sol, de grandes et larges plaques de bois noir sur lesquelles on fait cuire la viande à la chaleur du soleil. Je pense, je ne sais pas pourquoi que je ne mangerais pas ici. Sur ma droite, un élevage de coq. J'apprendrais plus tard que le mec leurs peignait les pattes pour les faire combattre. On me dira aussi que certaines fois des lames de rasoirs leurs sont attachées pour accentuer le sang lors des combats. Je me sens tellement à ma place ici que je décide d'étancher ma soif. Sur ma gauche je vois une baraque de type brésilien, le typique bidonville surmonté d'une pancarte Coca cola. Je traverse les débris de trottoir et passe le petit chemin de terre. Ça à l'air d'être un café. Je m'assois sur une sorte de tabouret. Je commande la boisson universelle, surtout celle qui dans toutes les langues est comprise dans le monde entier, d'Éthiopie jusqu'au Bhoutan : le Coca. Les gens sont très accueillants mais le peu de communication est très difficile. Apparemment c'est le vieux style de café ou l'on vous tient compagnie pendant que vous consommez. J'en suis excessivement surpris, croyant qu'ils avaient disparus. J'avais lu leur existence dans le guide du routard de mes grands parents, il y a plus de15 ans. Mais ils n'étaient plus indiqués sur celui qui m'accompagne comme une bible sacrée. La serveuse me demande mon nom et le prononce « Sulé ». Elle trouve mon stylo « number one », c'est rigolo, c'est vrai qu'il brille (mon stylo). 6 femmes jouent à un jeu. Les cartes font la taille de mon pouce voir plus petites. Soudain choc! Nous tentons toujours de communiquer et je commence à comprendre qu'elle est en train d'essayer de se vendre. C'est une charmante jeune fille de 17 ans. Les mots, l'accent, le doute reste possible. Je peux avoir mal compris. Maintenant ils me demandent si je suis gay parce que je refuse de coucher avec elle. Bon ben aucun doute j'ai bien compris. C'est vraiment un autre monde. Je me cherche une contenance en allumant une clope et commandant un autre coca. Eux changent de sujet comme on le fait lors d'un apéro avec une bande de collègue. Voyant ma cicatrice au poignet (causé par un accident de baie vitrée lors de mon adolescence), ils me demandent si j'ai voulu me pendre. Puis retour à un sujet plus lucratif sans doute mais en tout cas leur préféré.. Les signes qu'elle me fait sont très évocateurs : l'index de chaque main se rapprochant plusieurs fois. Une Harley Davidson passe. C'est en les voyant mettre dans une sorte de sac postal de la glace pour la briser à coup de marteau que je commence à me poser des questions sur la propreté des morceaux de glaces dans mon verre. Je me rends compte qu'avec la chaleur, le coca est traître. Trop doux il n'assouvit pas la soif. Pas mal de mouches (mais c'est normal vu la « propreté »ambiante). Le deuxième choc arrive lorsque la serveuse essaie de me refiler sa petite sœur. Et lorsque je refuse, ils me demandent si je suis impuissant parce que je refuse de niquer une gamine de treize ans. Là je n'en peux plus, je me dresse d'un bond, jette 40 000 Dongs sur la tablettes et part en ne me retournant pas sous leurs cris moqueurs. Encore sous le choc de leurs propositions et surtout du naturel de celle ci, je marche vite à travers le quartier désolé par la misère. La chaleur est étouffante. En marchant je me fais brancher par un gars à moto qui insiste pour me chaler. Mourant d'envie de sortir vite de ce lieu, j'accepte et lui montre la carte de mon nouvel hôtel pour qu'il m'y conduise. Il m'expliquera plus tard qu'il s'est inquiété pour moi me voyant seul perdu dans le quartier des drogués shooté à la colle. Eh bé, heureusement que je n'y suis pas passé en pleine nuit, avec le cul que j'ai... Mon nouvel ami baragouine l'anglais, il s'appelle Hué et a une fille de mon age qui fait des études. Une fois passé par le bonheur d'utiliser de vraie toilette, il m'emmène dans un resto ou au troisième étage surplombant la ville je mange les yeux fixés sur la grandeur de la ville. Il faudrait peut être leur dire que le Pepsi ce n'est pas sensé être bleue fluo. 30 000 Dongs les nouilles sautées, c'est cher. Mais, manger en plein air, avec cette ambiance, cette vue et cette magie, ça vaut largement le coup. J'essaie les trois et que ce soit baguettes, cuillères ou fourchette la bouffe est tellement glissante qu'il ne reste rien au moment ou je porte l'instrument à ma bouche. NB : ne jamais essayer la force avec les baguettes. Ce sont elles qui gagnent toujours dans ce cas là car on s'en met partout. Hué me traduit baguette en vietnamien, ça donne quelque chose comme « dûa ». Après cette légère dégustation, je me fais ramener jusqu'à l'hôtel ou je décide de lutter contre la chaleur par une douche suivit d'une sieste. C'était une très mauvaise idée, mouillé et sous cette chaleur je ressors de mon repos abrutisseur encore plus moite et pégueux. Il est temps de me faire raser! Ça fait trois jours que je suis parti de France et à l'époque je ne m'étais pas occupé de mes poils depuis une bonne semaine. Le réception man m'indique un « barber shop » ou plutôt une direction. J'acquiesce et fait semblant d'avoir compris. Je pars donc à pied et bien sur une fois sur l'avenue principale, ne trouve pas le Graal promis. Je fume clopes sur clopes pour compenser les gaz d'échappement des mobylettes. Je finis par me décider et fait signe à un mec sur un scooter. Nous entamons la négociation et je suis étonnement surpris par l'acceptation immédiate des 5 000 Dongs. En moins de 5 minutes nous y sommes. Ce n'est absolument pas kitch. Les murs eux même brillent ou reflètent de lumière. Les sièges sont douillets et peint de fluorescence. Les raseuses/barbières sont 8 et bonnes à se damner. Je ne me rappelle plus le prix, mais ça ne m'a pas semblé excessif pour la France. Ma sublime raseuse m'a proposé plusieurs fois d'aller visiter l'arrière boutique et je cachais mon désarroi sous de grands éclats de rire. D'autres se sont proposées pour me satisfaire ensuite. Malgré ces propositions, le rasage a été ultra professionnel et j'en suis sorti lisse comme un bébé et ravi. On m'expliqua plus tard que les prix des moto-taxi était si bas car ils recevaient une commission des salons en général pour leurs avoir amener un client. De retour à mon QG le « Allez Bo », je mange des nouilles et me réhydrate à grand renfort de « Saigon Beer ». Je ressasse en boucle l'après midi et bloque sur la pédophilie. Quand on en entend parler à la TV ou dans les journaux, on se dit de nombreuse chose sur ce qu'on ferait aux pervers qui viennent ici pour abuser de la misère du monde. Mais ici après coup, je ne sais quoi penser, ces gens n’avaient pas l'air mauvais. Ils ne me semblaient pas vils. Ils ne faisaient qu'essayer de survivre au malheur que leur impose leur classe, leur caste, le système. Mais changeons de sujet et passons à la partie intéressante de la soirée, la bringue. Un jeune est en train d'écrire à la table d'à coté dans un style de journal intime. Je m'invite à ses cotés et nous nous présentons. Kris est très sympa, il est anglais et viens de finir ses études de chirurgien dentiste. Il fait un break de plusieurs mois autour de l'Asie du sud est, avant d'attaquer la vie active. Il me parle de son expérience du Vietnam, d'une somptueuse ville qu'il me conseille de visiter au centre du pays. Il encense le pays par rapport à la Thaïlande. Nous éclusons quelques bières tel les deux gentlemen anglais que nous sommes puis décidons de partir à l'aventure, à la recherche d'un autre endroit ou boire et manger. Nos recherches fort peu fructueuses nous portent finalement dans des petites truelles éclairé par beaucoup d'ombres et un ou deux lampadaires. Nous prenons plaisir à explorer ces ruelles la nuit. Comme les explorateurs que dis je les aventuriers que nous sommes nous prenons plaisir à vagabonder, à cheminer, à errer. Absolument inconscient que les vrais aventuriers avaient un objectif : l'argent et faisaient tout pour y arriver le plus vite possible. Ils ne flânaient pas au clair de lune pour le plaisir de traîner. Finalement nous arrivons dans une gargote, que dis: je un bar! Que dis je: un club! Situé en face de quatre cours de tennis. Nous nous asseyons et j'allume l'une de mes chère cigarette si peu chère ici. Mais le manager du lieue nous invite à déguerpir et fissa. Étonné par son accueil si froid Kris lui en fait expliquer la raison. En fait sans le savoir nous avons pénétré sur un terrain militaire et c'est le club de sport des officiers. Avec notre bagou de jeunes brigands nous arrivons à convaincre le maître d'hôtel de nous servir deux bières. Mais il y met une condition, dès que les nobles capitaines de police auront fini leurs entraînement il faudra déguerpir avant leur venu ici. Effectivement à peine nos canettes entamées et réglées nous nous retrouvons à courir poursuivis par les cris des officiers mécontents que nous ayons osé posé nos fesses sur leurs nobles chaises en plastiques. Un peu plus loin, mon nouveau buddy m'annonce qu'il est affamé. Nos canettes à la mains comme deux clochards des grandes villes ou comme deux étudiants en pharmacie me dit il, nous commençons à trouver un spot ou nous asseoir pour grignoter un petit quelque chose. Nous retournons donc à nos errances. De trottoirs en macadam, de gargotes en barbecue et toujours en pleine rue nous hésitons devant chaque potentiel festins jamais rassurés par l'hygiène, la propreté ou le contenu de ces hypothétiques festins. Notre dévolu se fixe enfin sur une vieille mémé qui porte à ébullition de l'eau sur un feu et s'en sert pour bouillir des œufs. Bof, je ne suis pas un grands amateurs de cette préparation mais mon estomac commençant à me textoter sa présence, je me laisse convaincre par Kris. Nous posons nos délicats arrières trains sur de traditionnels tabourets en plastique pour nain. Les œufs nous sont présentés et mon buddy, avec une cuillère commence à casser la coquille du sien. Là, horreur, damnation, une odeur de souffre nous entoure! Nous cherchons en tournant la tête quel est l'abruti qui nous a jeté une bombe puante dessus mais ne le trouvons pas. L'odeur infecte ne semble pas déranger la mamie qui nous a servi. Après réflexion nous nous rendons compte que ce doux fumet provient de l'œuf. Kris a écopé d'un qui a moisi. J'ouvre le mien et aussitôt nos sinus sont ré attaqués par une odeur digne d'un électeur du front national. Nous signalons bien sur ce fait répétitif à notre cuisinière qui croit que nos exclamations et nos gestes vifs sont des signes de contentement. Heureuse que nous apprécions ses talents gastronomiques, elle nous ressert. Pour ne pas l'offenser, nous retentons l'expérience..... Et, oh surprise, bis repetita! Ce coup ci mon brave compagnon anglais prend même le risque de goûter le contenu noirâtre de l'œuf. Moi révulsé, le cœur au bord des lèvres, je le prends en photo. J'apprendrais plus tard que l'on appelle cela des œufs couvés. Ici ils laissent incubés les œufs puis les font bouillir avant l'éclosion. De nombreux Vietnamiens, Thaïlandais, Cambodgiens, Bamars... encenseront ce mets à mes oreilles. Je ne me laisserais toute fois jamais tenter. On me dira même que c'est comme un bonbon. Il m'est souvent arrivé de manger toutes sortes de douceurs, mais jamais une qui sente la merde. Pour nous remettre, nous courrons vers le quartier touristique et soulageons nos estomacs avec une pizza et des pâtes. Le reste de la soirée est assez flou. En bref je bois, je bois et je bois. Je fume aussi beaucoup de cigarette pour que mes poumons ne soient pas jaloux de mon foie. Lorsque Kris va se coucher. Je passe à un nouvel ami à usage unique. Un hollandais qui est prof d'anglais au Vietnam. D'éclusions en éclusions, je le saoule lui aussi. Je fini ma nuit avec Eddi, un allemand. Très sympa nous enchaînons les pintes de bières jusqu'à 5h du mat en nous promettant de nous retrouver sur la même terrasse le lendemain.

La journée suivante passe vite, trop vite. Avec ma gueule de bois de toute façon, je ne me lève déjà pas vite, ça c'est sur. Je fais un peu de shopping en m'achetant une sacoche. Hier dans un magasin à coté le mec avait essayé de me la vendre pour 450 000, aujourd'hui je la touche à 60 000, comme quoi les prix ici sont ultras volatile. Je traîne ma gueule de bois toute la journée, donc les notes de mon carnet de route sont plutôt confuses, floues et excessivement dans le désordre. Le guide à moto de hier revient pour m'emmener visiter la ville mais je l'envoi chier. Je mes suis rendu compte qu'il m'avait extorqué le prix des pigeons japonais. Je me mets donc à la recherche d'un nouveau chauffeur. Et sous le cagnard, supportant ma tête qui se plait à cogner pour me rappeler sa présence, je jette mon dévolu sur le premier qui baragouine assez bien l'anglais. Tout d'abord je lui demande de me conduire chez un coiffeur. Après de nombreux mimes, beaucoup de gestes qui me semble clair et l'utilisation de tout le dialecte à ma disposition pour expliquer: coiffeur, couper les cheveux, cut the hair, barber, barber shop, il semble comprendre ce que je veux. Il démarre donc et nous voilà en route au milieu d'un embouteillage de scooter. Il me dépose finalement chez un coiffeur. Pas un salon de massage, un vrai coiffeur pour vietnamien (génial!). Dans un taudis en bois ouvert sur la rue. Je m'installe sur le siège en bois inconfortable comme une chaise de torture. Il me met de la poudre blanche sur toute là tête, sûrement du talc. L'intégralité de mes cheveux sont blancs. Il se sert de la poudre comme repaire pour couper, dès qu'il n'y en a plus il est à la bonne longueur de coupe. Bien que assez peu usité comme méthode, ma coupe au final n'est pas complètement ridicule. Je lui règle la somme de 15 000 Dongs. Le nouveau bikerman m'a l'air plus honnête que le précédent. Celui d'hier me convenait jusqu'à ce que mes potes expérimentés de la night me donne les différents tarifs. Jamais plus de 10 000 Dongs pour une course dans la ville et si le trajet est court jamais plus de 5 000. Mon vaillant chauffard me déposera ensuite dans le quartier chinois de « Cholon ». J'y visiterais un temple bouddhiste chinois. Très beau! Mais c'est surtout de traîner dans ces ruelles de terres, aux couleurs invraisemblables. Les odeurs de la villes sont très variés, sometime ça sent l'essence, le vomit, le moisi, la pisse au soleil, la fumée de voiture. Puis on passe dans une rue ou les odeurs sont tellement diverses que l'on est surpris par ce mélange. Les murs des bâtiments sont dans un état de délabrement tel qu'ils paraissent avoir subit un bombardement il y a peu. Puis soudain au milieu de cette déchetterie à la Calcutta on verra pousser une magnifique rose, un splendide immeuble mitoyen avec celui aux murs déchiquetés. Les hommes autours de bières m'invitent à me joindre à eux pour me reposer à l'ombre d'un parasol. Ils boivent de la bière en jouant aux dés. Je refuse en riant leur propositions et demande à mon bikerman de me rentrer. Un peu ça va, mais la misère à l'état brut en plein milieu d'une ville, ça fait un choc assez suffisant pour la journée. Je me fais ramener au « Allez Boo » ou je commande une bière. Un mec passe torse nu dans la rue avec plein de marques dans le dos et sur le torse comme des suçons géants. On m'expliquera plus tard que ces marques hallucinantes sont provoquées par des verres posés sur le corps qu'on fait chauffer. L'air ainsi dilaté aspire la peau à l'intérieur du verre. C'est une vielle médecine ancestrale pour soigner je ne sais toujours pas quoi. Je quitte le bar à la recherche d'un autre hôtel. Je longes la rue principale, remonte l'avenue centrale sur la droite et retourne sur ma droite. Puis je me perds. Au final je me fais brancher par un Vietnamien en costume. Il parle un anglais sans défaut teinté d'un sale accent yankee. Il m'interpelle dans la rue depuis son salon qui est ouvert en grand sur le trottoir. Il m'invite à le rejoindre pour déguster une bière. Ayant dit les mots magiques, je m'assieds avec lui pour partager ce breuvage. Ça première question est en quoi peut il m'être utile? Je le remercie mais lui explique juste ma recherche d'un hôtel pour demain. Il est Américain d'origine vietnamienne propriétaire de quelques biens immobiliers sur Saigon. Il se propose donc automatiquement de me louer une chambre dans l'immeuble ou nous sommes qui est un de ses « Room for rent ». Sa femme me fait visiter la chambre du dernier étages qui me semble ultra convenable même si la douche est sur le palier. J'adore les vieilles tapisseries qui étaient déjà kitch en 70. Je redescends annoncer à mon businessman que je prends sa chambre à partir de demain. Nous marchandons le prix quelques minutes et tombons d'accord pour 8$. Pour célébrer ça il m'offre une phô. Je retourne ensuite dans le quartier routard. Je rentre dans une agence de voyage et en moins de temps qu'il n'en faut pour le taper à la machine, je réserve et paie ma place pour aller visiter le delta du Mékong demain. Ça me coûte 7$ et j'ai rendez vous pour un départ à 8h15. Je n'ai pas intérêt à trop faire la bringue ce soir sinon je vais sans doute le regretter. L'ordre logique des choses se profile. Je retourne m'asseoir à la terrasse de mon antre à alcool préféré. Comme espéré, je sympathise avec Ian un écossais. Nous buvons donc jusqu'à 1h du matin. puis lorsque terrassé par l'alcool il décide d'aller se coucher, je lève l'ancre vers d'autre territoire. Je traverse la rue et m'installe sur la terrasse du « Saï Gon café ». J'y retrouve mon pote de la veille Eddi l'allemand. Il est attablé à l'une de ces tables en aluminium dont l'apparente fragilité ne donne pas confiance pour s'y accouder quand l'on est pas à jeun. Je le rejoins donc et il me présente son guide de la journée, un minot de 10 ans qui ne comprends pas grand chose à l'anglais mais à l'air vif. Le kid déguste un pseudo coca pendant que nous tchatchons comme les gainsbouriens que nous sommes. De clope en clope et de bières en bière, nos discussions sur la vie égrènent le temps. Alors que je finis une pinte et fais signe à la serveuse de nous resservir, je vois que le minot a fini sa bouteille de coca. Je lui en commande donc une autre. Et là, un grand blanc... Eddi et moi restons ébahis. Nous nous regardons certain d'avoir bien compris mais cherchant une dénégation dans le regard de l'autre. Il finit par ouvrir la bouche qu'il a déjà béante d'étonnement et me demande si j'ai bien compris là même chose que lui. Le gamin par signe nous a fait comprendre qu'il voulait bien que l'un d'entre nous aille l'enculer. Nous ignorons immédiatement le pitchounet et nous demandons quelle attitude prendre. Moi je suis d'avis de lui coller deux gifles pour qu'il dégage. Eddi est lui partisan d'ignorer tout simplement le gosse. Nous sommes vraiment mal, notre conversation n'a plus rien de gaie. Nous ne parlons plus que de ça, nous demandant comment nous en sortir pour que l'on ne nous accuse pas de quoique ce soit. Nous commençons donc à psychoter comme des malades. Nous ignorons clairement le môme qui ne trouve rien de mieux à faire que de me tirer par la manche et de recommencer ses gestes cette fois clairement à mon intention. Apparemment le peu d'attention que j'ai eu pour lui en lui offrant un coca l'a convaincu que je devais l'enculer. Là je n'en peu plus, je le repousse sans ménagement et apparemment il comprend et fuit. A 3h30 je rentre me coucher.

Le téléphone sonne à 7h du matin pour me réveiller. Je me lève relativement facilement comparé à la veille et à l'avant veille. Dans les toilettes je commence à me rendre compte que je ne vais vraiment pas bien. Impossible de caguer! Ce n'est pas la mort. J'ai mal au ventre. Je prends deux aspirines pour lutter contre la douleur et descends à l'agence « Kim travel ». J'y poireaute en attendant les différents membres de mon groupe pour la journée. Une fois que tout le monde est là, nous sommes une dizaine. Nous attendons ensuite le guide et le mini bus. Pendant tout ce temps je me meurs de mal au ventre et je fais la queue dans les toilettes de l'agence pour me soulager. A chaque fois que j'en sors sans réussir à chier, je reprends place derrière la porte pour y retourner. Enfin, nous partons. Dans le mini bus, je meurs de mal au ventre. Je transpire, je passe par de nombreuses couleurs comprises entre blanc, vert, jaune... Je tente de lire mais ma position est inconfortable. Je déboucle ma ceinture puis ouvre le premier bouton de mon jean. Après une heure de trajet, nous nous arrêtons pour faire le plein d'essence. Le guide nous invite à nous dégourdir les jambes et je m'auto invite aux toilettes. C'est une petite cabane en bois et au toit en plaque métallique, pour offrir l'option sauna. Le trou creuser à même le sol me semble être un semblant de chiottes et j'ai tellement envie que je me jette dessus. ET là, oh bonheur!! J'y arrive, c'est une libération, c'est mieux que de jouir. Je me vide de liquide. Une nouvelle problématique m'apparaîtra en un manque de papier flagrant.. Un tonneau remplie d'eau croupie avec une casserole qui flotte sur le dessus sert à se nettoyer et à tirer symboliquement la chasse. Je profite de cet espace encore une fois pour remercier le guide du routard d'avoir penser à mettre a la fin de chaque volume quelques pages pour noter ses pensée. Nous reprenons le trajet et arrivons sur un port posé le long du bras d'un fleuve. L'eau est grise, marron, trouble. Nous embarquons sur un bateau et attaquons la traversée. Sur ce bateau, nous sommes des animaux en cages; les autochtones sur les autres bateaux nous regardent alors que nous les prenons en photo. Ils s'amusent à nous voir les photographier en pleine activité commune et normale. Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont beaux et folkloriques pour nous. Dans le groupe, il y a pas mal de japonais. Le paysage est splendide, féerique. Je reste rêveur à le contempler. C'est très beau mais l'ambiance est trop touristique. Je pense que je ne ferais plus jamais ce genre d'excursion, je me débrouillerais tout seul. La chose qui me marque sur les japonais est leur manque de pilosité. Leurs jambes sont imberbes et ridiculement blanches sous ce soleil. On accoste une île au milieu du delta pour changer de bateau. Le nouveau est plus petit. Il nous permettra d'accéder aux petites îles plus facilement. Nous entamons maintenant la visite de Venise. Des petits canaux entourent les îlots. Nous débarquons finalement et passons d'îles en îles par des ponts pour rejoindre une usine que dis je un complexe! C'est donc une fabrique de sucre, de bonbon à base de noix de coco et de vin de riz. J'y bois un thé avec du miel récolté sur place. Un peu plus loin, dans des cages nous découvrons des dizaines de serpents. Cobra, anaconda, boa.... Le guide sort de sa cage une belle bête de plus d'un mètre. IL nous propose de le porter. Je suis ici fière d'annoncer que je suis le seul à avoir osé le faire. Ces peureux de japonais prennent mon appareil pour me prendre en photo. Sur mes épaules, la bestiasse ne bouge pas trop, mais à chacun de ses mouvements, je peux sentir la puissance de ses muscles. Pas vraiment rassuré, je le rends au guide. Nous embarquons sur de minuscules barques très instables pour traverser les canaux qui divisent l'une des 4 grandes îles du Mékong. Pris dans les embouteillages des touristes, nous avançons au ralenti. Ces barques sont propulsées par de jeunes femmes en habits traditionnels qui manient de grandes perches pour nous faire avancer. Je remarque que chaque bateau, du plus petit aux gros porte peint sur sa prou des yeux. On m'explique que c'est pour effrayer les crocodiles avec en plus une connotation religieuse. Je prends un moment avec le guide pour qu'il réponde à quelques de mes questions. _ Bouddha a vécu 800 000 vie. _ Le cercle de vie, ou le cercle de réincarnation, ou la roue. _ 1, 5, 2, 6 sont de bons numéros. _ 9, 4, 8, 3, 7 sont les mauvais numéros. _ Quand on construit, fabrique quoique ce soit au Vietnam, il faut toujours que l'on retrouve à l'intérieur de ce que l'on a battit les bons numéros. _ Les trois couleurs bénéfiques sont le rouge, jaune et le bleu. Nous nous rendons finalement dans un vrai temple bouddhiste. C'est génial parce que les moines ne veulent pas de notre argent. La pagode est magnifique. En sortant de ce lieu sacré, les deux japonais sont en train d'essayer d'attraper un fruit dans un arbre. Mais l'objet de leur désir est trop haut. Les dominants du haut de mon mètre quatre vingt huit je tente moi aussi de sauter pour attraper ce fruit. Mais il s'avère au dessus de mes possibilités. A ce moment là je remarque trois minots. Les orphelins recueillis par le temple sont en train de regarder ces stupides touristes a qui il ne vient même pas à l'idée d'escalader l'arbre pour atteindre leur but. Sans les avertir, ni leurs demander, j'en chope un par la taille et le jette en direction du fruit. Cela n'a du duré qu'une ou deux secondes mais le minot passe de la peur à l'extase aussi vite qu'il retombe dans mes bras. Aussitôt je suis assaillit par une dizaine de gamins qui veulent essayer. Ici dans ce temple ils n'ont pas vraiment l'habitude de jouer avec des adultes. C'est un moment merveilleux, Le sourire de ces enfants me comble d'allégresse. Je suis vraiment heureux de leur faire plaisir en leur faisant faire un truc inhabituel. Après ça nous rentrons en mini bus jusqu'à S. Emboucanage avec le réceptionniste qui m'interdit de rendre ma chambre d'hôtel. Il me dit que j'ai dépassé le check out qui a lieue à 13h au plus tard. Il est 19h. Au final après de très longues négociations et un ton qui monte largement au dessus de la normale marseillaise nous trouvons un accord. Je paie mes six heures dépassées au prix exorbitant de 1$ de l'heure. La fin de la journée et de la soirée est très rapide, je me rends dans la chambre de « Tuan Thâo », la « room for rent » que j'ai découvert hier. J'y bataille avec la clim pendant une sieste de 3 heures. Je vais vite boire et manger et me couche à l'heure scandaleuse de 23h.

J'entame cette nouvelle journée à 10h30. J'ai presque fait le tour du cadran, comme quoi quand le corps réclame on obéit. Je passe ensuite la matinée à essayer de changer mon billet de Cent euros, celui au coin déchiré. Toutes les banques le refusent ainsi que les agences de voyages qui font du change. Je commence un peu à baliser de ne pas pouvoir le changer. Je tente l'expérience du cyclo pouss qui s'avère horrible, trop lent et toute la poussière dan la tête. Je me fais raser dans un boui boui pour 10 000 Dongs. Au final j'arrive à changer mon billet contre 1, 9 millions de Dongs dans une bijouterie au 15A Lê Lôi street. Conseil pour tout le monde allez dans le quartier routard plutôt que dan le quartier français. Je ne sais pas pourquoi mais je suis heureux. Je ne pense jamais à rien, c'est vraiment agréable. Je pars me perdre dans les ruelles. Épuisé par la chaleur je prends quelques minutes pour fumer une clope sur un banc. Là un vieil homme sort de sa boutique pour me taper la discute. C'est un pépé de soixante dix ans. Il me raconte sa vie. C'est un ancien viet cong qui a combattu contre la Corée ou le Japon puis a été traducteur pour la CIA. Il a été condamné à cinq ans de prisons puis s'est échappé à travers le cambodge. Sur un pétrolier il a émigré aux USA ou il a été enseignant. Il me raconte que les tunnels creuser pendant la guerre ne sont pas ceux visité par les touristes car le gabarit des occidentaux ne passait pas. Il me parle en français et j'ai énormément de mal à lui répondre tellement j'ai pris le coup de parler shakespearien. Il me pose ensuite une question bizarre. « Combien d'argent avez vous sur vous pour votre voyage? ». La le peu d'instinct marseillais qu'il me reste se réveille. J'invente, je dis que je suis dan la merde et qu'il ne me reste que 200$ pour finir mon séjour. Et là à l'inverse de ce que j' m'étais imaginé, il se met à ma disposition. Il m'invite à dormir chez lui et me propose que son fils me fasse visité la ville sur son scoot pour que je fasse des économies. Lorsque j'ai la vulgarité de lui demandé combien ça me coûtera, il ne se vexe pas et me dit que je serais son invité. La seule contrainte sera qu'il devra me déclaré au poste de police pour ne pas être ennuyé par les condés locaux. Je refuse finalement son invitation le vague à l'âme. De retour dans ma chambre, je demande au proprio s’il connaît des salons de massages sérieux et pas cher. Il me dit qu'il s'occupe de tout. Il m'appelle une moto taxi, lui donne l'adresse, négocie le prix de l'aller retour et de l'attente sur place et lui dit d'expliquer au patron du salon que je viens de sa part. En route donc... Sur place je laisse mes fringues, mon pognon et mes effets personnels dans un petit coffre en bois dont on me donne la clé. Puis je asse au sauna avant de rentrer dan la chambre de massage. Les espaces de massages sont délimités par de fines cloisons de placo. Au plafond une barre en métal pour que les masseuse puissent se tenir pour masser avec leurs pieds et genoux. Vêtu d'une simple serviette je me fait masser tout le corps par une magnifique jeune fille. Elle s'attaque à tout mon corps, les pieds, les genoux, les jambes, l'aine, les bras, le dos, le torse, le visage, les cheveux, elle me fait craquer tous les os. Elle me masse avec les pieds, les genoux et les mains. C'est tout bonnement génial, même si j'ai énormément de mal à cacher mon érection. De retour dans le quartier animé près de mon QG, je déambule dans les rues en regardant les différents artistes peindre des Jocondes. Je passe la soirée jusqu'à 3h du mat avec un Irlandais, deux hollandais et six anglaises. On finit dans la chambre des hollandais pour fumer de l'herbe.

Je me réveille à une heure de l'après midi. J'achète un billet d'avion pour le lendemain à destination de Da Nang. Lors de mon petit déjeuner qui ressemble beaucoup à un repas, je me fais brancher par un mec en pouss pouss. Il me veut comme client pour me faire visiter la ville. Il me montre un cahier ou tous les touristes qu'il a trimballés se sont exprimés sur son professionnalisme et ses compétences de guide. Je craque et négocie 3 heures avec lui. Il me montrera pas mal de choses intéressantes de Saigon que je ne serais pas allé voir de moi même. La pagode de l'empereur du ciel : CHUA NGOC HOAN ainsi qu'un temple ou une centaine de vietnamiens son en train de faire brûler de l'encens pour prier. Je rentre ensuite faire une sieste avant d'attaquer ma last night in S. Comme à l'accoutumée, ma soirée commence sur la terrasse de mon QG avec une bière et des nouilles au poulet. Ce soir mon premier compagnon de beuverie est un Monsieur. Un vrai routard de l'ancien temps. La tenue à la Indiana Jones, le vieux feutre...etc. C'est un anglais de soixante sept ans. Notre conversation est très enrichissante. Son expérience paraît sans fin. Il a un avis sur tout et a fait pas mal de chose. Ses conseils sur le marchandage sont géniaux. Son opinion sur les gens que l'on rencontre en voyages, qu'ils soient autochtones ou touristes me fait beaucoup réfléchir sur mon sectarisme et mon élitisme. Il vit donc six mois d'été et printemps au royaume uni et le reste du temps il abandonne sa femme et sa famille pour fuir de pays en pays. Il profite au maximum de sa retraite. Je ne sais plus comment, mais sur le moment ses paroles me paraissent prophétiques et il me convint de me laisser tenter, de me laisser séduire par les filles de bar. Après cette rencontre hors du temps, je rentre dans ma « room for rent » ou je règle d'avance ma facture pour pouvoir partir en coup de vent demain. L'addition pour les trois nuits ne me coûte que 24$, ils ne me comptent même pas les quelques bières et coca que j'ai bu. Trop fort! Puis je retourne au « Allez Boo », j'y retrouve les jeunes de la veille et on commence à picoler. Alors qu'ils sont partis, une bagarre éclate entre les serveurs de mon QG et deux blacks. Malgré moi, mes mauvaises habitudes de gentil garçon se matérialisent sous la forme de mon intervention dans la baston. Je n'essais surtout pas de maîtriser l'un d'entre eux, ce serait prendre part au conflit, mais je me place entre deux protagonistes pour empêcher le serveur de tuer le black à coup de bambou. Une fois la baston finit, je sers de médiateur entre le manager du bar et les deux camerounais qui ne parlent pas bien anglais. Au moment ou je quitte le bar, Bertrand( l'un de deux blacks) qui est entraîneur de foot pour l'équipe de Saigon me donne sa carte en m'invitant à venir le voir dans son pays l'an prochain lorsqu'il aura fini son contrat. Tous les serveurs me remercient. Une serveuse me dit même qu'elle me reconnaîtra lors de ma prochaine visite. Et me remercie encore. Je bouge au Sahara ou je rencontre Thao(avec un point d'interrogation sur le o). Je lui paie un ou deux verre et lorsque je quitte le billard vers 1h30 pour rentrer, elle me convainc de la laisser me suivre. Nous faisons l'amour comme si s'était la dernière fois (c'est pas faux soit dit en passant). Nous nous endormons vers 4h30 épuisés.

Les femmes sont toujours moins belles au réveil. Lorsqu'elle me quitte elle ne me demande que mon adresse email et me donne la sienne. Presque la larme à l'œil, je quitte ma chambre, heureux de l'accueil que j'y ais reçu. Je file avec mon sac à dos au « Allez Boo » pour grignoter un morceau et déguster un efferalgan. Là bas je me fais brancher par Kan l'un des serveurs de hier soir qui me remercie encore pour hier soir. Il se propose ensuite de me conduire à l'aéroport sur son scooter pour me faire économiser une course de taxi. J'accepte volontiers séduit par sa prévenance. Le temps passe trop vite, les journées filent entre mes doigts comme de l'eau. Direction Da Nang puis Hoi An sur les conseils de plusieurs routards. J'embarque dans un ridiculement petit avion qui ne sert sans doute qu'aux vols domestiques. Je suis assis à coté d'une très séduisante vietnamienne mais aux traits trop typiques. C'est absofuckintly( comme le dirait Mr Big), depuis le ciel, la vue des alentours de Da Nang est magnifique; les mêmes couleurs qu'Oliver Stone. Le vert des rizières est magnifiquement indescriptible. A l'arrivée, lorsque je récupère mon sac, il est ouvert. Je m'inquiète un peu, le fouille pour voir si quelque chose a disparu ou a été rajouté mais ce n'est pas le cas. Je prends un taxi direct jusqu'à Hoi An. La route en travaux est dans un état lamentable. Des crevasses que nous contournons, des troues énormes en plein milieu, c'est hallucinant. J'arrive finalement à l'hôtel que m'a conseillé un des mes pote de beuverie. Pour 10$ la nuit je m'installe dans un cadre magnifique. L'hôtel est traversé par un petit ruisseau synthétique et je dois passer par un petit pont pour rejoindre ma chambre. L'architecture de nuit est impressionnante et se révélera sublime de jour. La ville, le village a été épargné par les bombardements lors de la guerre. Ce qui lui a permis de conserver une architecture fantastique. Les vieilles maisons, le vieux pont japonais, les rizières et une lumière qui se reflète dans une rivière embellie encore plus l'ensemble que mes yeux essaient de saisir. Maintenant je suis au « Bamboo » bar restaurant (reggae en arrière fond), décoration, cadre magnifique et le must c'est e menue en papier de soie. Quelques spécialités culinaires de la ville et de prix ridicules pour ce niveau de qualité (même au Vietnam). Je suis explosé mais cette ville a l'ai reposante. Ça ressemble à un petit village. Je pense que même les gens les plus réfractaires trouveraient ce lieu magnifique. La serveuse me fait un compliment mi figue mi raisin. Elle vint de me dire que je n'ai pas la dégaine d'un français mais celle d'un anglais. La bouffe est excellente, je déguste du « Cau Lao », une spécialité locale en disant à voix haute « Putain, ce que j'aime la Saigon beer ». Je ne sais pas si en rentrant je me sentirais aussi à l'aise, autant libéré. Je ne sais pas si c'est le pays ou le fait d'avoir l'impression de n'avoir quasiment pas de problème financier. Ici on ne ressent aucune contrainte. Le retour va être difficile! Ce qui est sur c'est que je ne reviendrais qu'avec plus de temps et plus d'argent pour pouvoir me faire encore plus plaisir. Je me lance dans une expérience innovante! Je tente une nouvelle bière : la « Larue » qui se révèle correcte. Les murs de la ville sont envahis par des lézards, des Geckos, des salamandres. Une fois couché je passe la soirée à regarder la chaîne américaine HBO.

Je suis réveillé par l'horrible nuisance sonore des anglais de l'hôtel en train de prendre leur petit déjeuner. Je me lève donc et super motivé, je pars à l'assaut des rues environnantes. Je me fais automatiquement accosté par plusieurs gars qui me gavent vite. Je les ignores superbement concentré sur la musique de mon walkman. Je me laisse finalement convaincre par le moins lourd, le plus sociable de m'accompagner comme guide pour la journée. Et là, oh surprise! En fait je n'avais rien compris à ce qu'il me proposait. En fait pour 50 000 Dongs il m'a loué une motorbike pour la journée. C'est une 110 cm3. Les vitesses se passent au pied sans embrayage. On peut donc démarrer en première comme en quatrième. Pour le repas de midi que je prends vers 14h, je ma laisse séduire par un charmant petit bar restaurant en face de la rivière, c'est magnifique. Derrière le comptoir je peux voir une Vodka locale pour la modique somme de 1Euro70 soit exactement 11 francs. Avant de passer la commande, je rêvasse au soleil. Je regarde passer les cyclo pouss dont la position assise est beaucoup plus basse ici qu'à S. La vie a l'air tellement paisible ici. Sans doute car c'est un paradis pour les touristes. Sur les Zippos qui ont sont soit disant de véritables reliques volés sur les cadavres des soldats yankees sur les champs de bataille je trouve des devises telles que : _ Live by chance _ Love by choice _ Kill by profession Sans rentrer dans une critique immédiate de la stupidité de ces abrutis d'américains, je me demande quelle serait la mienne à l'heure actuelle. _ Profiter de chaque moment au maximum _ Prendre le plus possible de chaque personne que l'on rencontre _ Donner tout ce que l'on peut apporter aux autres Ou plutôt lorsque je suis bourré : _ Boire _ Manger _ Baiser Au choix... Je commande un Cau Lao. Il s'avère correct mais infiniment moins bon que celui de hier soir. Sauf une fois manger qu'il reste au fond du bol un jus qui est excellent. Derrière mois, la cuisine est accessible par tout le monde et le chef cuistot fait des démonstrations culinaires. Je lui demande de me montrer comment faire des rouleaux de printemps. Je me fais donc le mien mais ici la recette est uniquement végétarienne. C'est sympa mais ça ne vaut pas de la viande. Finalement avec la bonne sauce, ils sont excellents. Même pour 1 million d'euros je ne mangerais jamais ce qu'il y a dans mon assiette. Ils appellent ça une salade. C'est vrai qu'il y a quatre tranches de tomates mais le reste ressemble à de la merde d'oiseau. Ça me décide donc à abréger mon repas. Et eux croyant que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passe et que je suis en retard me propose d'emballer la merde d'oiseau pour que je la mange plus tard. J'accepte, démarre et jette mon doggy bag dès que je suis hors de vue. Je fais un tour en moto le long de la rivière et des rizières. Je croise des gens qui promènent leurs énormes buffles d'eau comme nous nos chiens. Une baraque en bambou posé sur l'eau m'attire comme un aimant. Je passe la passerelle et m'assieds dans le plus bel endroit du monde. Dans ce cadre fabuleux je suis ému par la beauté du site. En plus j'arrive lors du coucher du soleil, c'est éblouissant, j'en perd mon français. Je tente un beefsteak vietnamien. C'est de fines lamelles de viande frites puis trempées dans des sauces divines accompagné par de fraîches bières. Sur le petit livre d'or du resto, j'écris : Au coucher du soleil, sur la rivière, quand on est assis dans ce restaurant sublime, on est éblouie par l'image qui restera au fond de notre coeur pour l'éternité. C'est bizarre car plus je passe de temps au Vietnam et moins je pense à moi en tant qu'entité. Je me sens esprit vagabondeur et non pas corps physique. Alors que je souhaite régler ce que je dois, je tombe sur les trois femmes jouant aux cartes. L'accueil ayant été des plus convivial je leur demande de m'apprendre les règles et joue avec elle pendant une heure et demi. Je gagne même de l'argent qu'au final j'oublierais volontairement. Pour ne rien gâcher, l'une d'elle en plus d'avoir mon age et d'être très belle semble s'intéresser à moi. Je crois que je viens de passer l'heure et demie la plus géniale de mon voyage. Impossible de redémarrer la moto. Je donne le numéro que m'a laissé le loueur à mes joueuses de cartes qui l'appelle pour moi. Une demi heure plus tard il est là et répare ce qui ne va pas. Le service après vente est de qualité. Je rentre jusqu'au centre ville ou je me laisse tenter par les magasins qui se proposent de faire des vêtements sur mesure en moins de 12 heures. Je commande deux costumes et deux chemises et me fait même faire des chaussures. La femme serpent avec qui je marchande s'avère dure en négociation. Mais au final le prix est ridicule comparait à ce que cela m'aurait coûté en France. La soirée se déroulera en deux parties. Premièrement je jouerais au billard jusqu'à la fermeture légale du bar avec une australienne, une anglaise et une allemande. Dans ces zones exemptes de mafia pour payer les bakchichs aux autorités locales, il est impossible de maintenir un bar ouvert après minuit. A la sortie du billard je me retrouve donc face au rabatteur qui me proposent de me chaler jusqu'à un bar clandestin. Avec Ecki, un allemand nous nous laissons tenter. Nous montons donc tout les deux à l'arrière d'une moto et nus faisons chaler à travers champs ou plutôt à travers rizière jusqu’à une gargotte perdue dans la nuit noire à 5 kms de la ville en pleine campagne. Les murs sont en placo métallique et le bar à l'intérieur est une table sur laquelle sont posés en vrac des bouteilles. Ce lieu très spécial s'appelle le « Fulll moon ». L’ambiance est celle des bars que l'on peut voir dans « El Mariachi ». Nous sympathisons avec Sharon une Islandaise. Puis nous attaquons un jeu qui s'appelle « Rhum Coca » qui s'avèrera pas du tout stratégique au réveil bien que délicieux sur le moment.

Au matin, le mal au crâne, le regard vide et le cœur au bord des lèvres je me traine jusqu'au loueur de scooter, lui emprunte un et file au restau de la veille pour déjeuner les mêmes filets de bœuf qui s'avèrent meilleurs hier. Mais le cadre en plein jour, en fin de matinée avec cette luminosité s'avère magnifique. On ressent d'autres sensations, émerveillement, quiétude... De retour à l'hôtel, la femme serpent avec qui j'ai négocié pendant au moins une heure la veille m'emmène les fringues taillés sur mesure, elles tombent pile poil. Je saute dans un taxi pour Danang et cinq minutes après le départ ordonne au chauffeur ahuri de faire demi tour. Un abruti d'allemand avait posé un sac identique au mien dans le hall de l'hôtel et bien sur attentif comme je le suis, je n'ai pas pris le mien. Ça y est tout est bon. A la vitesse de « Snatch », je remonte dans le taxi, roule en descend, m'enregistre, embarque, décolle, vole, atterris. Et là me revoilà, une grosse semaine plus tard. Hanoï, à nous deux! Cette fois ci je suis expérimenté, tu ne m'auras pas, tu ne m'arnaqueras pas. Je suis près, je suis expérimenté! Dans un taxi pour l'hôtel ou j'avais séjourné en arrivant la première fois. Celui ci s'avère complet. Et là je me fait sans aucun doute roulé par le taxi qu me jettent pour une somme exorbitante dans un autre hôtel. Pour manger, je me décide pour revenir à de la bouffe française. Je suis les conseil de mon guide du routard préféré et me retrouve dans un restau sympa à l'accueil fantastique. Le patron français n'est pas là mais lorsque je raconte mes malheurs au manager, celui ci me donne l'adresse de sa mère. Elle tient une petite guest house pas chère et très familiale. Elle y loue des chambres aux travailleurs asiatiques étrangers. Je rentre dormir dans mon hôtel trop high tech à mon goût.

Je règle ma chambre dès mon réveil et traverse les rues mal imbriquées pour rejoindre ma nouvelle demeure qui d'ailleurs le restera jusqu'à la fin de mon voyage. L'accueil est incompréhensible vu le niveau d'anglais, mais je sens que je vais être à ma place ici. Il n'y a pas de touriste et juste des philippins, des indiens etc... Je décide de m'ouvrir les veines et de manger de la vraie bouffe. En taxi je me rends au « Beaulieu », le restaurant le plus cossu de Hanoi. Couvert « Guy Degrenne », trois serveurs pour moi tout seul. Je commande du foie gras et un médaillon de bœuf argentin en plat de résistance. 7 $ le verre de vin blanc, il a intérêt a être bon. Il l'est(château Rotschild). Je dois reconnaître que dans un restau de ce type, le goût et la saveur des aliments, des plats, des mets est nettement supérieure à la majorité de ce que j'ai goutté en France mis à part les boulettes de ma mémé. Pour le dessert se sera un nom pompeux à base de framboise de Dalat. Le service est irréprochable. Les framboises sont excellentes, le crème et le reste ne me séduisent pas. C'est trop fort avec le café j'ai le choix entre sucre blanc, brun ou sucrette. « Que demande le peuple? », sans doute de pouvoir manger tout simplement. Je passe mon après midi dans le marché de « Dong xuan » J'y marchande longtemps pour six cravates et deux ceinture pour un prix final de 175 000 dongs. De retour à la guest house j'y rencontre un philippin qui enseigne l'anglais dans une école privée. Il gagne 600 $ par mois plus le logement, la nourriture, et les transports en commun offert. Je me lance pour la nuit à l'attaque des bouges Hanoïens. Je passe la soirée dans un karaoké pseudo familial le « son-long ». Autant des biznessmen locaux accompagnés par leurs collaborateurs lèches culs que des familles patriarcales bourgeoise qui chantent a grand renfort de whiskys de luxe. Les trois serveuses sont automatiquement folles de moi et me forcent à chanter Titanic avec elle. Je bois en tapant la tchatche avec un chanteur vietnamien apparemment très célèbre.

Le jour suivant je décide de continuer mes découvertes culinaires et me lance à l'abordage du « café des arts ». Julien Clerc en ambiance, un décor impeccable et des photos de grands jazzmen au mur. Le prix est deux foins inférieurs au « Beaulieu ». Les serveuses sont belles à se damner, pas une beauté de magazine, elles expriment la vie, la joie, le bonheur. Si je les comparais à de la nourriture, ce serait du fois gras. Pour le vin faudra revoir ça. Il est bouchonné, mais ils me le changent vite alors rien à redire. La viande servie copieusement n'est quand même pas aussi goûteuse qu'au « Beaulieu ». La crêpe au chocolat est agrémentée de fines lamelles de noix de coco. Le service n'est pas comparable avec la celui de la veille mais reste d'excellente qualité. Une des serveuses me donne par écrit l'adresse de l'université et j'emprunte un taxi pour m'y rendre. J'y rentre sans difficultés aucune. Au départ mon souhait est juste de rencontrer les étudiants de français pour qu'il me raconte leurs vies. De direction en rencontre je fini par arriver dans le bureau des vices présidents de l'université qui m'offrent un café et me redirige vers le bâtiment des langues. Dans ce grand bâtiment, une longue barre sur trois étages je rencontre le chef de service qui est impressionné par le fait que je sois soit disant envoyé par les vice présidents. Mais il reste rétif à m'introduire auprès des étudiants. Ce sera une professeur qui interviendra dans le couloir et prendra la décision de m'inviter dans son cour. Je participe à deux classes différentes et donne mon avis sur ce que disent les étudiants. Je leurs fait aussi faire des mini sketchs dans lequel je joue le touriste dans plusieurs situations différentes. Le soir je vais manger au »Nam Phuong » 19 Phan Chu Trinh, un luxueux restaurant traditionnel. Le cadre est très agréable mais le bœuf à la noix de coco laisse à désirer.

Le lendemain matin je m'occupe de confirmer mon billet d'avion retour. Je remange au café des arts. De retour à l'université, cette fois on me propose de m'occuper seul d'un cour. Les professeurs restent bien sur pour regarder et m'assister. A la fin du cour des élèves proposent en réponse à ma demande de me faire visiter le vieux centre historique. Je passe le début de soirée à déambuler dans les rues à la recherche d'une borne de retrait. Je fais ainsi la connaissance de deux italiens et d'une croate. Nous allons manger au Say me pub ou nous avons droit à la salle privée. Le repas bien qu'épicé est excellent et nous buvons du bon vin comme il se doit. Mes nouveaux amis m'entraînent ensuite au « Jazz club » ou l'ambiance enfumé et la musique de très grande qualité nous séduit.

Réveil à 8 heures, j'attends les élèves qui arrivent au grand complet. On part dans Hanoï. Parmi eux les six filles sont excitées comme des puces. Ils me font visiter les diverses rues à métier, les pagodes, le lac de l'épée restitué, le pont du soleil levant. Je les invite ensuite à boire un café des croissants. L'une des fille me fait un cadeau : des étrennes, 22 000 dongs pour mes 22 ans et me souhaiter bonheur et santé. Ils ont des centaines de question et j'essaie tant bien que mal d'y répondre. Quand nous nous séparons deux d'entre eux m'accompagne en bus à l'université et m'invite à manger un gâteau à base de farine de riz et de porc. Les enseignants me réinvitent à participer à deux cours. Je quitte finalement l'université sous la pluie. Une élève « Van » me suit en scooter et me demande où je vais. Elle me propose de l'accompagner. Elle me châle donc et me voyant trempé, elle profite de faire le plein pour m'acheter un K-way. Elle finit par m'inviter chez elle ou je lui fait pratiquer pendant deux heures le Français. Je ne m'en rappelais pas mais c'est elle que j'avais rencontrée lors de mon arrivé à l'université et elle m'avait donné à ce moment là son numéro de téléphone. Sous la pluie torrentielle elle me raccompagne finalement à mon taxi. Je l'invite à se joindre à moi et mes trois nouveaux amis pour dîner ce soir. Le soir je rejoins donc les italiens à leur hôtel qui semble très sympa dans le genre bag packer. Nous nous décidons pour un restau chic vietnamiens et somme rejoins par ma petite étudiante. A la sortie de table nous décidons de nous finir au Jazz club et Van rentre chez elle car elle doit se coucher tôt pour aller prier le lendemain matin avec une amie.

Le lendemain je rejoins Van chez elle et elle me fait visiter un de principal lieu historique de la capitale mais c'est fermé. On va donc boire un café. Je la remmène chez elle. Pour ma dernière soirée je rejoins mes acolytes dans un fast food avant d'aller en boite à l'apocalypse now. Nous perdons Linus qui s'en va avec une fille. Puis mes deux dernier compère m'emmène dans une ancienne usine Citroën retaper en boite de nuit.

D'avoir trop jouer à la vodka avec mon compagnon italien je me lève avec une jolie gueule de bois. Dans cinq heures je quitte le Vietnam, un sentiment étrange s'installe en moi. Je n'arrive pas à penser au retour ni à la vie que je vais devoir reprendre. Ça me semble si loin... Même si je ne l'exprime pas comme tout le monde, je suis dégoûté de partir. Ca aura été deux semaines sublimes. Allez Zou maï!

Arrivé à Paris je prends un TGV pour Lyon. C'est étrange de voir à travers la baie vitrée du train un paysage français, ça a quelque chose d'irréel. Je me suis trop habitué au Vietnam.
Que faire pendant quatre jours à Chiang Mai? English translation pending
by Laprovence · 2008-10-26 · 24 replies
Je compte rester 4 jours a chiang mai .quelles sont les possibilites d'excurtions ? Est il possible d aller dans le triangle d or en si peu de temps? MCI
Birmanie: Suu Kyi est détenue depuis 13 ans English translation pending
by Eliade · 2008-10-24 · 17 replies
Washington -- Les États-Unis ont marqué hier les 13 ans que la dirigeante l'opposition birmane Aung San Suu Kyi a passés assignée à résidence, appelant le régime de Rangoon à la libérer «immédiatement et sans condition».

«Le 24 octobre 2008, Aung San Suu Kyi aura passé au total 13 ans assignée à résidence», a indiqué un porte-parole du département d'État, Robert Wood. «Pendant toutes ces années qu'Aung San Suu Kyi a endurées en détention illégale, elle est restée un symbole d'espoir et une inspiration pour tous ceux qui souhaitent une Birmanie pacifique et démocratique.»
Sujets de reportages en Inde? English translation pending
by Rafolive · 2008-10-18 · 21 replies
bonjour je fais actuellement une ecole de cadreur monteur en vidéo a pondicherry est je suis a la recheche de sujets pour mes cours pratiques si vous connaissez des endroits ou des histoires insolites ou des personnages qui peuvent convenir a ma recherche merci d'avance codialement olivier[
Cherche mission humanitaire en informatique pour janvier 2009 English translation pending
by Pld72 · 2008-10-08 · 5 replies
Bonjour à tous, je cherche une association humanitaire très sérieuse ayant un projet informatique. Je peux organiser des stages d'initiation à l'informatique sur windows, linux mandriva, la bureautique, internet, la messagerie..) Mais aussi des stages plus technique sur l'installation la maintenance et le dépannage informatique. Par contre je ne possède pas de compétences en matière de développement informatique. A bientôt dans l'attente de vos proposition. Patrice. 😉
Nouvelle tension politique en Thaïlande English translation pending
by Boumbastic · 2008-10-07 · 140 replies
Qu'en-est-il réellement sur place?

Voir les articles: la tension politique remonte à Bangkok, 85 blessés près du Parlement Heurts à Bangkok, démission d'un vice-Premier ministre

Une influence sur le cours du Baht? 😉 (ca c'est pour détendre l'atmosphère 😛😄😏😏)
Premier séjour au Vietnam du Sud English translation pending
by Tanila · 2008-10-04 · 28 replies
bonjour, je me rends pour la première fois au vietnam j'arrive dans le sud, pour le moment je lis, me renseigne, j'essaye d'envisager des options.

comme je serais seule avec ma fille de 14 ans, tout repose sur mes épaules, organiser les déplacements sur place, trouver des hôtels,

j'aime voyager, en rencontrant des gens du pays et agrémenter ces visites citadines ou campagnardes avec des petits marché locaux, puis passer 2, 3 jours à la plage regarder les petits poissons puis à nouveau se balader.

mais il semblerait que vu les déplacements au vietnam, il faut que je me modère :

pour le moment je me demandais si en arrivant à ho chi ming, je n'enchaînerais pas directement par un vol sur Da nang, pour visiter hué et hoi an (les photos que j'ai trouvées sur le net sont magnifiques patrimoine de l'Unesco sans être l'autoroute d'Angkor au cambodge qui offre le désavantage du visa qui passe de 62 à 120 euros, qui semble être la seule possibilité si on veut retourner au vietnam, puis le visa cambodgien, 25dollars sur place, plus les trajets qui parait ils sont un peu "abusifs" du fait que c'est l'endroit ou les gens veulent aller, si tu as une info contraire heureuse de l’entendre.) mais donc si je choisi Hué et Hoi an, je cherche à savoir s'il y a des trains couchette, qui descendent sur Nha trang qui semble touristique mais mieux desservi en transports que Qui Nhon et Dalat, cela a l'air magnifique Dalat et les montagnes, mais difficile d'avoir des infos sur le réseau ferroviaire descendre par phan thiet Phu quock si je me souviens bien c'est près de Phan thiet. ca a l'air agréable! revenir à Ho chi ming aller voir can tho et retour dans la froideur de l'europe,

mais je suis consciente que cela risque d'être un peu stress, il faut que je me modère mais vu sous cet angle là as-tu des suggestions, conseils, tout plans déplacements, adresse, petits retos, hotels sur la plage, est la bienvenue, si tu as encore du temps bien sur.

D’avance merci
Quel est le "bon" prix pour la malarone? English translation pending
by Envallis · 2008-09-13 · 108 replies
Bonjour,

je dois acheter de la malarone (4 boites de 12) pour un prochain voyage.

je sais que le prix de ce médoc est libre (et élevé !!), et qu'il peut y avoir des écrats significatifs entre les pharmacies...

Donc ma question est le suivante : quel prix est raisonnable ? si une pharmacie m'annonce 60 euros, dois-je partir en courant ? si elle me dit 20 euros, dois-je la dénoncer aux flics car c'est une arnaque ?

Mes a priori sont : 40 euros : bon marché 50 euros : ok 60 euros : cher Mais je peux me tromper...

si vous avez déjà fait le tour des pharmacies à ce sujet, votre expérience m'intéresse 😉

Merci

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