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Compte rendu: croisière "Perle de la mer Égée" (Costa Classica) du 17 au 24 juillet 2014 English translation pending
by Bibifrance · 2014-08-07 · 4 replies
Bonjour,

De retour de croisière « Perle de la mer Egée » sur le Costa Classica du 17 au 24 juillet, je vous livre mon compte–rendu de ce que j’ai fait à chaque escale. Désolée de ne pas avoir pu décrire avant notre parcours, mais je suis rentrée à la maison le 03/08 et ai repris mon travail lundi avec peu de temps le soir pour taper mon compte-rendu.

Pour cette croisière, nous avions décidé de faire surtout de la plage.

HERAKLION (Crète) = La ville en elle-même n’a rien d’extraordinaire, alors nous sommes allés à Rethymno passer toute la journée à la plage (sable fin). Il faut 1h30 de bus pour s’y rendre. Mais ça vaut le coup, la plage et la ville sont agréables. Pour s’y rendre il faut prendre un bus à la station de bus d’Héraklion. Pour aller à la station de bus = à la sortie du bateau, juste en face du terminal (au terminal, il y a un point information où vous pouvez récupérer un plan de la ville (gratuit), et une personne à qui vous pouvez demander des renseignements), nous avons pris un bus de ville qui était en stationnement, le chauffeur ne nous a rien fait payer, il nous a seulement déposer un peu plus loin à la station de bus, mais nous aurions très bien pu y aller à pied (environ 300-400m en prenant à droite à la sortie du bateau), vous verrez c’est inscrit en gros « bus station ». De là, vous pouvez aussi aller à « Agios Nikolaos » (il faut aussi 1h30 de bus, 7.10€ le trajet simple/personne), mais aussi Knossos et d’autres sites encore. Pour avoir les horaires et le prix des bus avec leurs différentes destinations, vous allez sur le site officiel des transports grecques KTEL et vous trouvez tous les horaires. Pour Rethymno, le trajet simple coûte 7,60€ (vous payez au guichet ou dans le bus si vous n’avez pas le temps d’attendre au guichet, ça été notre cas, car lorsque nous sommes arrivés, le bus allait partir dans 5 min, donc on a payé à l’intérieur du bus), il y a des départs toutes les heures (9h30, 10h30, 11h30…) et pour le retour idem (12h45, 13h45, 14h45…j’avais noté jusqu’à 21h45, mais attention il faut compter 1h30 de trajet). Pour le retour, nous avons pris le bus de 17h45. Sachez que sur les plages grecques, vous avez la plupart du temps des locations de transats et parasols très abordables et 3 fois moins chers qu’en France ! En règle générale, c’est 6 euros la journée complète pour 2 transats et un parasol. A Rethymno, c’était un peu plus cher : 9€/ 2 transats + parasol, mais très bien. Nous étions à BIO Hotel. Sur la plage, des serveuses prennent nos commandes de boissons et sandwiches si l’on a une petite faim. On s’est commandé du thé glacé et des Gyros pita (super copieux) qu’on nous a livrés directement sur la plage pour un total de 15.20€ pour 2 personnes, donc tout à fait correct. De retour à Héraklion, nous avons flâné dans les rues dans les rues de la ville assez tardivement puisqu’on devait être au plus tard à 23h30 sur le bateau. Ce qu’il y a à voir dans la ville d’Héraklion : la forteresse vénitienne avec le lion de Saint-Marc, les remparts qui encerclent la ville. Il y a une rue principale commerçante qui donne sur le port et qui s’appelle la rue du 25 août (Augoustou), vous ne pouvez pas la rater, vous longer le port à droite à la sortie du bateau et à un moment donné sur la gauche, vous aller voir cette rue. En prenant cette rue, vous passerez devant la mairie, l’église Aghios Titos et vous aboutirez sur la place Elefthéros Vénizélos où vous verrez la fameuse fontaine Morosini (franchement rien d’extraordinaire), en plus, la fontaine était à sec ! Tout près il y a la rue 1866 avec ses boutiques et qui débouche sur la place Kornarou où vous verrez un kafénio typique. Voilà ce que nous avons vu d’Héraklion.

Vous pouvez aussi visiter la ville avec le bus touristique pour 15€/personne et vous pouvez descendre quand vous voulez aux différents arrêts. Ce bus vous emmène jusqu’à Knossos.

En ce qui nous concerne, cette journée nous a coûté pour 2 personnes= Bus A/R Rethymno : 30.40€ Location transats + parasol = 9€ Boissons + sandwichs = 15€

MYKONOS = Nous avons accosté au port de Mykonos (et non au port de Tourlos comme les croisiéristes qui étaient partis avant nous), la descente se fait en chaloupe. Donc, du coup, on était déjà dans la ville de Mykonos. Pas besoin de prendre un bus Tourlos-Mykonos.

Nous sommes allés à la plage PARADISE par le bus. Pour se rendre à la station de bus : connaissant un peu Mykonos ville, pour se rendre au bus par le chemin le plus court, je vous conseille dès la descente de la chaloupe de prendre tout de suite à droite et longer le bord de mer afin d’arriver dans le quartier de la petite Venise (Alefkandra), là vous allez voir les moulins et vous montez la rue en laissant les moulins sur votre droite, vous aller tomber forcément sur la station de bus. Il y a un petit guichet pour acheter les billets : 1.60€/trajet/personne. Il faut compter environ 20 min de bus. A Paradise beach , 2 transats + 1 parasol coûtent 12 euros. La mer est chaude et transparente. La plage est de sable fin.

De retour à Mykonos ville, nous avons flâné dans les petites ruelles et sommes allés manger un Gyros pita (eh oui, encore ! on adore ça !) dans notre tout petit restaurant typique que nous avions découvert la dernière fois. 2 Gyros + 2 boissons = 7.50€, donc pas cher du tout. Ne me demandez pas où il se trouve, je suis incapable de vous expliquer l’emplacement, vu la quantité de petites ruelles de la ville, mais on la retrouvé en passant par hasard dans la rue. Un conseil que je peux vous donner pour éviter de vous faire arnaquer pour boire et manger, c’est de ne pas vous arrêter dans les cafés et restaurants donnant directement sur le port, c’est bien trop cher, il vaut mieux manger et boire à l’intérieur de la ville. Pour l’anecdote, lorsque nous sommes venus à Mykonos en 2011, des croisiéristes ont payé dans un bar au port un jus d’orange pressé à 20€ !!

Coût de notre journée pour 2 personnes = Bus aller/retour paradise beach = 6.40€ Location transats/parasol : 12€ Boissons + sandwich = 7.50€

SANTORIN = Beaucoup de choses à faire à Santorin. En ce qui nous concerne, nous sommes allés à Oia. Ne prenez pas l’excursion proposée par Costa qui coûte 60€/personne alors que vous pouvez vous y rendre pour 3.20€/personne ! Et vous n’aurez pas plus d’explications puisque nous avons vu les excursionnistes de Costa avoir plus de quartier libre dans la ville que d’explications ! La descente se fait comme à Mykonos, en chaloupe. Il n’y avait personne au téléphérique, nous sommes arrivés les premiers. Le téléphérique coûte 5€/personne/trajet. Vous arrivez alors à Thira qui est la capitale de Santorin. Vous pouvez flâner dans les petites ruelles, mais je vous conseille, si vous voulez aller à Oia, de flâner à Thira plutôt à votre retour.

Donc dirigez-vous en direction de la station de bus. Le plus court pour s’y rendre : à la sortie du téléphérique, vous allez tout droit, il y a un palmier, puis il me semble après avoir passé le palmier, prenez à droite et 1ère à gauche (si ma mémoire est bonne), il faut rejoindre la rue principale où passent les voitures, dès que vous l’atteignez, vous allez à droite et vous verrez à un moment donné sur votre gauche « bus station ��. Demandez votre chemin aux commerçants, ils vous l’indiquent sans problème. Regardez sur google map où c’est localisé pour vous faire une idée. Du téléphérique à la station de bus, nous avons mis 15 min. Il y a des bus toutes les 20 minutes. Lorsque vous arrivez à la station de bus, prenez au guichet les horaires des différents départs pour toutes les destinations. Le ticket de bus se règle dans le bus.

Ensuite nous nous sommes balader dans les ruelles de Thira et sommes redescendus par les escaliers. Compter 30 min pour les descendre. Vous pouvez aussi les descendre à dos d’âne pour 5€/personne.

Coût de notre journée pour 2 personnes : Téléphérique = 10€ Bus pour OIA A/R= 6.40€

IZMIR = Comme nous ne voulions pas aller à Ephèse, nous sommes restés à Izmir et avons pris le bus touristique (10€/personne) juste en face du terminal du bateau. Avec le bus, vous pouvez descendre à tout moment et remonter quand vous voulez. Nous avons fait un arrêt au bazar. Rien d’extraordinaire à voir au bazar, c’est contrefaçon et compagnie… On peut aussi s’arrêter à l’agora, mais ça ne nous intéressait pas. Sinon à la sortie du port, vous allez être harcelés pas les taxis qui vous proposent de vous emmener à Ephèse. Je ne sais pas pour combien puisqu’on n’était pas intéressé. Il faisait extrêmement chaud, alors on a écourté notre balade dans Izmir (pas très intéressante) pour retourner au bateau nous reposer sur les transats.

Coût de la journée pour 2 personnes : Bus touristique = 20€

SAMOS =

La descente se fait en chaloupes. Quand vous descendez de la chaloupe, tout près sur le port, vous avez un point information où 2 personnes vous indiquent (en anglais) ce que vous pouvez visiter et par quels moyens et horaires fournis. En ce qui nous concerne, nous avons opté pour aller sur la plage de Lemoniaka (au nord de l’île) où nous avons passé un super journée, d’un calme divin. Attention, la plage est une plage de galets, mais vous avez une chaude super bonne et limpide…on dirait qu’on a mis de la « cristalline » ! Moi qui ait horreur des plages de galets, j’étais super déçue en les voyant à mon arrivée, mais finalement, on y est resté toute la journée. Comme toutes les plages grecques : locations de transats et parasols : à Lemoniaka, c’est 6€ pour 2 personnes la journée. Pour aller à Lemoniaka : prendre le bus. Au point information, on vous donne un plan pour rejoindre la station de bus (en longeant le port à droite sur environ 800m-1 km à pied (en 15 à 20 min vous y êtes). Attention les horaires des bus sont assez espacés, nous avons pris celui de 11h, sinon le suivant était à 12h20, puis 14h…(tous les horaires sont donnés au point information pour différentes destinations, il y a aussi possiblité d’aller à Kokkari, Tsamadou, Avlaki, Tsambou, Agios Kon/nos, Kalovasi, Pythagorion, la plage de Psili ammos….). Pour le retour, nous repris le bus de 17h15, ensuite il n’y avait plus qu’un seul bus à 19h. Au départ nous voulions aller à la plage de psili ammos, mais il n’y avait qu’1 bus pour le retour qui était à 16h20, donc c’était un peu risqué au cas où on loupait le bus. Le prix du ticket devait être à 1.50€/personne/trajet, je crois.

Ensuite, au retour, nous avons flâné dans les rues de Samos.

Coût de la journée pour 2 personnes = Bus A/R = 6€ Location transat plage = 6€

KOS =

Encore une journée à plage : nous sommes allés à la plage de Marmari en bus (2€ le ticket). Pour vous expliquer où est la station, c’est vraiment pas facile (il me semble que la rue s’appelle « christophloudou, mais je ne suis pas sûre), car il faut rentrer dans ville. Nous avons demandé plusieurs fois notre chemin. De plus, il y a des travaux à cet endroit-là, donc le chauffeur qui emmenait les passagers pour la plage de Paradise-Keffalo (on a trouvé qu’elle était trop loin, c’est pour ça qu’on pris la décision d’aller à celle de Marmari), nous a dit d’aller un peu plus loin au niveau d’un parking où plusieurs bus partaient pour différentes destinations comme Tigaki, Pili, Mastichari, Antimachia, Kardamena. Allez sur le site des transports en bus KTEL pour voir les plages horaires des bus et pour la station de bus allez sur google map, vous trouverez sur la carte le sigle du bus. Ne pas confondre les bus de ville et ceux qui en sortent pour les diverses destinations. Dire au chauffeur qu’ils vous arrêtent à la plage. Pour reprendre le bus l’arrêt est en face du super market. En revenant de Marmari, nous avons visité Kos, mangés une délicieuse glace à l’orange sur la place Elftherias, puis un gros baklava, délicieux aussi et sommes allés voir le fameux « arbre d’Hippocrate » qui se trouve tout près du port.

Coût de la journée pour 2 personnes = Bus A/R= 8€ Location de transats + parasol = 6€

Voilà en détail ce que nous avons fait lors des escales !

En ce qui concerne la question des boissons, c’est souvent une interrogation qu’on se pose : « all inclusive » ou pas ? Pour la première fois, nous ne l’avons pas pris, car on s’était dit que vu les horaires des escales, on n’allait pas profiter beaucoup du tout inclus, alors on a opté pour des packages boissons : on a pris 2 forfaits « boys and girls » (boissons sans alcool comme les sodas, jus de fruits et cocktails sans alcool) pour 54.99€ le forfait comprenant 20 boissons, on en a pris un chacun donc ça nous faisait 40 boissons au total, donc 20/personne (très largement suffisant) + un forfait eau minérale à 32,99€ comprenant 13 bouteilles d’eau (qu’on a eu du mal à boire, car quand on rentrait à 21h, voire 22h sur le bateau, on avait 2 litre d’eau à boire le soir si on voulait pas être trop décalés), alors je vous conseille pour l’eau (si vous ne buvez pas comme des trous) de ne pas prendre ce forfait, mais plutôt d’acheter au fur et à mesure de votre soif les bouteilles d’eau. On aurait certainement bu plutôt 8 à 9 bouteilles et non 13 si on n’avait pas pris ce forfait. Après vous faites comme vous voulez.

Pour ce qui est de la nourriture : c’était bon. Les petits déjeuners : impeccables. Comparé à MSC, on a trouvé qu’on avait bien mieux mangé sur le Costa.

Concernant le bateau en lui-même et la cabine (on avait une extérieure), ça nous a beaucoup plu et on ne l’a pas trouvé si défraîchi que ce que j’avais pu lire. Petite taille, comme on aime.

J’espère que mes explications aideront les prochains croisiéristes dans leur recherche de bons plans.

Bonne croisière dans la mer Egée pour les prochains qui partiront.

BIBIFRANCE
Croisière Costa néoRomantica du 24 août 2014 English translation pending
by StephaneWIer · 2014-08-07 · 2 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous partons (ma famille de 4) en croisière sur les Fjords Norvégien à bord du Costa néoRomantica le 24 aout prochain. Nous avons organisé quasiment toutes nos journées, sauf celle passé à Leknes, aux iles Lofoten.

D'autres voyageurs sur cette croisière pour partager quelques excursions?

@ bientôt
Recherche témoignages sur Mayotte aujourd'hui English translation pending
by Sissih83 · 2014-08-06 · 22 replies
Bonjour,

j'ai vécu quelques années à Mayotte dans mon enfance et les souvenirs que j'ai gardés de cette période sont inoubliables... seulement voilà, c'était à la fin des années 70 - début des 80 et tout ce que j'ai entendu ou vu dernièrement sur l'évolution de cette île à l'époque paradisiaque (même si tout y était très rudimentaire!) me fait plutôt penser que cette évolution a été négative... j'ai depuis longtemps le rêve de retourner dans ce berceau merveilleux de mon enfance mais j'ai très peur d'être déçue. Je recherche donc des témoignages de personnes y étant allées récemment: est-ce devenu si urbanisé qu'on le dit (j'ai connu l'époque où il n'y avait ni écoles ni hôpitaux ni centres commerciaux et les routes étaient des pistes)? Les gens sont-ils toujours accueillants ou ont-ils développé un attitude "anti-touriste" comme on le laisse entendre? Y a-t-il tant d'insécurité qu'on le dit (il paraît que maintenant on se fait voler comme au coin d'un bois et agresser sur les plages, alors que cela aurait été inimaginable à l'époque...)? Merci d'avance pour vos réponses, elles m'aideront à décider si je dois concrétiser ce rêve d'y retourner ou si, au contraire, il serait préférable de rester dans les beaux souvenirs du passé.
Trouver des cascades dans les alentours de Punta Cana? English translation pending
by Cel08 · 2014-08-06 · 5 replies
hola tout le monde, voila je vais en république dominicaine chaques années pour les vacances mais cette année pas envie de faire des kilomètres et de kilomètres comme on peut faire d'habitude.Avec quand même l'envie de voir des lieux magiques et un peu reculés, mais en logeant a punta cana pas facile de trouver sans faire des heures de route. Alors si quelqu'un a une idée....biensur je ne parle pas de saona, catalina et tout ce qui s en suit!!!! merci pour vos reponses
MSC Poesia, croisière "Couleurs d'automne et villes gorgées de soleil" English translation pending
by BrigiB · 2014-08-06 · 4 replies
bonjour, nous sommes 2 amies et nous partons le 20 octobre 2014 sur le MSC POESIA depuis Marseille vers Genes , Malaga , Casablanca , Lisbonne et Barcelone .

Nous voulons visiter par nous meme :ceci est notre 4è croisière et nous trouvons les excursions MSC fort chères et nous éloignant souvent de la ville portuaire souvent intéressante à visiter sans perdre de temps en car.Nous aimerions des renseignements pour Lisbonne et surtout Casablanca ou nous hésitons entre taxis et la marche...

Dans l'attente de l'aide de ceux qui ont déjà fait ces escales ou qui serront sur cette croisière en meme temps...

merci d'avance
Permis spécial pour ces endroits en Inde? English translation pending
by Isabelita059 · 2014-08-05 · 4 replies
Bonjour, J'ai vu qu'il fallait un permis spécial en plus du visa pour certains endroits en Inde. Savez-vous si les villes suivantes nécessitent ce permis? Agra Amritsar Delhi Hoshiarpur

J'ai des doutes pour Amritsar et Hoshiarpur car proches des frontières avec les états listés pour le permis spécial. ça me stresse ce visa...

D'avance merci pour vos réponses
Transports en Birmanie English translation pending
by Louxor87 · 2014-08-05 · 11 replies
Bonjour,

Pour finaliser mon circuit en Birmanie en janvier prochain j'aurais besoin des infos suivantes :

-trajet Inle-Pindaya-Inle - AR en 1 j : possible en bus? horaires et tarif? tarif en taxi ? (une agence me demande $68 pour 2 personnes)

- trajet Inle-Bagan : possible en bus de jour? horaires, durée et tarif ? tarif en taxi ?

- trajet Bagan- Pakkoku-Monywa: d'un point de vue beauté des paysages vaut-il mieux faire bateau et bus ou tout le trajet par la route en bus (si ça existe ) ou taxi? tarifs? Si on fait bateau + bus: a-t-on le temps à Pakkoku de visiter en taxi entre l'arrivée du bateau et le départ du bus? tarifs et horaires? J'ai aussi lu qu'on peut louer un bateau privé: tarifs?

- visite de Mogok: est ce que certains y sont allés récemment? Une agence me dit qu'il faut obligatoirement un guide et surtout demander une autorisation un mois à l'avance? ce qui signifie qu'on ne peut pas décider d'aller à Mogok une fois dans le pays . Quelle est votre expérience et le coût?

Merci à celles et ceux qui pourront m'aider
Stations de ski alpin avec enfants et école de ski pour enfants English translation pending
by Lucao · 2014-08-05 · 18 replies
Bonjour J'ai des clients étrangers qui voudraient faire du ski aux alpes ces sont des enfants ayant 11-12 ans nous on a besoin un forfait complet soit le petit déjeuner dejeuner dîner résidence matériel et cours de ski aux enfants mes amis avez vous des conseil? Cordialement
Visiter les États-Unis English translation pending
by Mardes17 · 2014-08-05 · 8 replies
Bonjour à tous!

Je suis une passionnée des USA. Je rêve de les visiter, en passant par (presque) chaque état. J'ai déjà une liste bien précise des états que je désire visiter. Seulement, je n'ai que 20 ans et je suis dans mes ��tudes. Je désire donc les terminer (il me reste, si tout se passe bien 2ans), et ensuite partir aux USA. Durant ces 2 ans, je prendrai aussi des cours d'anglais. Étant donné que je m'y prends à l'avance, pouvez-vous me donner des explications si vous y êtes déjà allés? Est-ce intéressant de voyager en camping-car ou mieux vaut louer une auto et parcourir les hotels? Dois-je rester plus de 3 mois ou dois-je partir avec un billet d'avion aller et attendre d'être vers la fin pour acheter le billet retour? Et dois-je faire un passeport ou un autre visa du genre? Merci de vos réponses... Bonne journée! 🙂
Ouganda avec 3 enfants (5, 11 et 13 ans) English translation pending
by Poussin71 · 2014-08-04 · 14 replies
Bonjour amis voyageurs,

J'envisage pour l'an prochain un voyage en Afrique avec mes 3 garçons de 5-11-13 ans.

Nous avons l'habitude de voyager et nous aimons : - les pays peu fréquentés, - discuter avec les populations locales, - les animaux - les beaux paysages.

J'hésite entre plusieurs destinations (Madagascar, Bénin ...), mais l'Ouganda me tente bien (peu connu, mais qui mérite d'être découvert ?).

Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez si vous connaissez ce pays ? Pensez-vous que c'est suffisamment sécurisé ? Les parcs nationaux sont-ils intéressants et restent-ils sauvages ou s'agit-il de simples réserves animalières ? Peut-on se baigner dans les lacs ?

Merci ...
Hésitation voyage en janvier: Inde (Kerala, Tamil Nadu) ou Malaisie et Sumatra English translation pending
by Raphatravel · 2014-08-03 · 13 replies
Hello à tous,

Je reconnais que ma question peut sembler bête: on ne peut pas comparer deux pays, mais j'ai de la peine à me décider.

Ayant trouvé des billets assez abordables pour Kuala Lumpur d'un côté et Chennai de l'autre. Il s'agirait d'un voyage avec ma copine d'un peu plus de deux/trois semaines en janvier prochain. Voici un peu les éléments...

Inde: Nous sommes déjà allés en Inde (du nord) et avons eu un énorme coup de coeur. Nous faisons probablement partie de ceux qui voudront y retourner encore et encore, d'autant plus que le sud à l'air grandiose. Un peu plus cher que le Nord aussi, mais ça semble encore vraiment abordable. On reste vraiment énormément attirés par ce pays, même si on a peu d'être déçus par le sud peut-être moins mystique et intense que le nord?

Il y a des vols pour Kuala Lumpur, auquel cas on ferait quelques jours en Malaisie avant d'embrayer assez rapidement sur Sumatra (on exclut l'idée de voir la Thaïlande à priori...). A moins que quelqu'un pense que la Malaisie soit aussi spectaculaire que Sumatra? C'est une région qu'on a très très envie de voir depuis un bon moment aussi...

En bref, tous les avis sur quelle option reviendra + ou - cher, qu'est-ce qui semble plus approprié, etc sont les bienvenus. Est-ce qu'on peut se déplacer aussi indépendamment en Indonésie qu'en Inde, est-ce que c'est plus ou moins sûr (pas réussi à me faire un avis pour le moment), etc. Je suis sûr que beaucoup d'entre vous ont fait les deux...

Faut savoir qu'on est des backpackers aussi, pas compliqués, logement pas cher mais mignon/rencontres/nature/spiritualité/histoire/marchés et culture. Un peu plage si c'est possible, mais pas du tout prioritaire.

Merci d'avance, je me réjouis d'entendre vos avis.
Recherche d'hôtels/guest houses à Zanzibar à 70 USD en août English translation pending
by Travel49 · 2014-08-02 · 2 replies
Bonjour, Je pars le we prochain a Zanzibar pour faire le tour de l'ile en 2 semaines, relax. En pleine preparation, j'ai parcouru le site en long et en large pour récupérer des infos essentielles. Je cherche encore des infos sur des hotels pas trop chers, mais sympas bien entendu !! - bref, des bons plans avec des tarifs autour de 50 usd par nuit pour une double avc sdb, 70 max...!! -dans les villes suivantes: -Kendwa: je n'ai entendu parlé que du Kendwa Rocks: y a t'il d'autres alternatives? - Matemwe: on parle svt du Allykeys et du sunshine Hotel. Des avis ou d'autres propositions!??? - Paje: pas vu grand chose a part Ufakwe Bungalows... - Pongwe

Merci beaucoup à tous ceux qui connaissent les lieux et prennent le temps de repondre à des gens comme moi!! et merci à tous les contributeurs de nous faire rêver avant le départ grace à leurs récits de voyage. Ciao et au plaisir de vous lire
Bali Nord ou Sud? English translation pending
by Poissonk · 2014-07-31 · 5 replies
voila je suis allée il y a 10 ans à Bali, j'ai fait le sud, tanaloht, jimbaran, kuta etc et une visite rapide à Ubud on m'a dit que Bali avait bien changé, trop touristique, je pars au mois de novembre 15 jours et je pense à faire le nord cette année, qu'en pensez vous ??? le volcan etc mais est ce que le nord est aussi beau que le sud, est ce que je ne vais pas m'ennuyer, je souhaiterai avoir l'avis de personne qui sont allés dans le nord, merci je pense rester quelques jours à Ubud quand même.
La route des photographes en bus (Vietnam) English translation pending
by Stélène · 2014-07-30 · 16 replies
Bonjour à tous!

Voila, je pars très bientot au Vietnam et je suis en train de préciser mon itineraire. J'ai très envie de faire la "route des photographes" et donc de voir les belles rizières aux alentours de Mu Cang Chai. Je souhaite voyager par les transports locaux (même si je sais que bon nombre d'entre vous me dirons qu'il est preferable de louer une voiture + chauffeur.) Je ne veux pas rentrer dans ce débat et j'aimerai trouver quelques voyageurs qui ont fait cette experience et/ou qui y sont allés il n'ya a pas très longtemps pour avoir leur retour et quelques détails sur les possibilités de trajets...

Et je commence ma grosse série de questions.... (désolée d'avance!!😛)

- En partant d'Hanoi, vaut-il mieux que je commence par Sapa et Bac Ha puis aller sur cette fameuse route des photographes pour revenir sur Hanoi, ou vaut-il mieux faire la boucle dans l'autre sens? (je serai à Hanoi vers le 15 aout)

-Même si je sais qu'il est faisable de faire ça en transports, j'ai l'impression que les bus et possibilités changent. quelqu'un pourrait-il me renseigner sur les bus a prendre pour faire ce périple? Y'a t il par exemple toujours un bus couchette de nuit vers la région de Mù Cang Chai à partir de la gare de My Dinh à Hanoi?

- Est-ce que cel a vaut le coup de s'arreter à Nghia Lô? (marché, villages aux alentours, rizières...)

- De Hanoi, avec le bus, est-il possible de s'arreter à Tu Lê? est-ce bien de faire un trek sur le col de Tú Lê?

- et-ce une bonne idée de s'arreter à Nga Ba Kim afin de voir les rizières de La Pan Tan?

- à Mu Cang Chai, est-il facile de visiter les rizières aux alentours? (seule ou bien avec un guide trouvé sur place). Combien de temps me conseillez-vous d'y rester?

Comme vous le voyez, je suis un peu perdue et je serai recnnaissante envers tout ceux qui pourraient m'apporter leur aide!!

Un grand merci d'avance!! :)
Compte rendu "Capitales baltiques" sur le MSC Poesia du 30 mai au 7 juin 2014 English translation pending
by Pitouka · 2014-07-28 · 1 reply
Tout d’abord, merci à toutes les personnes qui m’ont permis de préparer notre croisière « Les Capitales Baltiques ». C’est à mon tour de faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC POESIA du 30 mai au 7 juin 2014. Nous étions avec nos deux enfants de 4 et 6 ans. Nous avons eu une semaine de beau temps avec + 30° à Tallinn et Saint-Pétersbourg

Le programme : - Copenhague - Warnemunde - Journée en mer - Stockholm - Tallinn - Saint-Pétersbourg

- Journée en mer

Nous somme partis la veille pour pouvoir visiter Copenhague qui est une ville agréables et sympas. Nous avons séjourné une nuit à l’hôtel Maritime dans le quartier Nyhan. Nous avions une chambre familiale spacieuse et propre. Nous avons visité Nyhan, c’est un quartier super branché. Il y a beaucoup de bar et restos sympas. Il faisait très beau et les gens étaient en terrasse et sur les bords des quais pour boire un verre. Nous avons visiter Amalienborg et vu la relève de la garde. Les enfants étaient ravis. Puis un petit tour autour du quartier Nyhan. Notre petit regret c’est de ne pas avoir pris un bateau pour visiter. Copenhague est une ville à refaire. Le lendemain, direction la gare pour prendre le train et rejoindre le port Nordhavn ou était amarré le MSC POESIA. Nous sommes allés à pied de la gare au bateau. Si c’était à refaire, nous aurions pris un taxi car c’est assez long, surtout avec deux jeunes enfants. La montée sur le bateau vers 13 h a été rapide. Nous sommes allés nous restaurer à la cafétéria puis ensuite direction notre cabine. La première fois que nous avions fait une croisière nous avions pris une cabine-balcon (c’était notre voyage de noce en amoureux), mais cette fois ci avec les enfants nous avions choisi une cabine intérieure. On avait un peu peur de la promiscuité mais là surprise, la cabine était bien, pas très grande mais fonctionnelle. On était au pont 15, près du mini club pour les enfants, on a eu aucuns bruits, rien. Puis visite, du bateau, inscription des enfants au club… l’après midi est passé très vite. Une fois le bateau en mer, nous avons participé à l'exercice de secours. Pour les repas du soir, nous étions au 2ème service à 20 h (le 1er était à 18h30), donc nous avions le spectacle à 19 h. Les spectacles étaient de bonne qualité. Au restaurant, nous avions une table pour nous 4. Les repas étaient très correct, les enfants avaient leur propre carte.

1er jour : Warnemunde

La bateau arrive au pied de la gare. Nous avons pris le train pour aller visiter Rostock à environ 20 min, tarif 1.90 euros. C'est une petite ville sympas. Puis nous avons visiter Warnemunde. C'est une jolie petite station balnéaire avec des petites rues. Très agréablement surpris.

2ème jour : Journée en mer

On a pas vu les enfants de la journée. Ils étaient au mini club ou ils ont fait plein d'activité (dessins, travaux manuels, cours de cuisine - pizza) La journée est passée super vite. Durant la journée, les animateurs ont proposés plusieurs activités (cours de danse, cours de cuisine - sushis, jeux divers ...) Personnellement, nous avons participé aux cours de cuisine avec le chef du restaurant Kaito Sushi Bar et ses cuisiniers. Ils nous a appris à faire des sushis. C'était très sympas. Il faisait beau ce jour là, nous nous sommes pas baignés, mais les piscines et jacuzzi n'ont pas désemplie. Nous avons passés notre journée à rien faire (transat / lecture pour moi et sieste pour mon mari).

3ème jour : Stockholm L’arrivée à Stockholm est magique, le bateau navigue entre les iles. C’est une jolie ville. Nous avons pris une excursion pour la matinée avec le bateau pour pouvoir visiter l'Ice Bar car j'avais vu sur internet que pour le visiter il fallait réserver à l'avance. Nous avions une guide superbe, elle nous a emmené visiter le quartier Gamla Stan et le fameux Ice Bar. Nous avons pas mal rigolé à l'Ice Bar car ils nous ont donné des manteaux et gants, la température était à -5° (contraste avec les 30° a l'extérieur !). Ils nous ont servis un verre alcoolisé mais nous n’avons pas sentie grand chose... Retour sur le bateau à 13 h ou nous avons déjeuner au restaurant. Nous sommes restés à bord pour profiter du bateau. Il a commencé à pleuvoir au départ du bateau à 16 h et ce toute la nuit. Nous étions dans le brouillard total. Le bateau a sonné le cor la moitié de la nuit… mais cela ne nous a pas empêché de dormir.

4ème jour : Tallinn

Nous sommes arrivés à Tallinn sous un soleil de plomb. Au pied du bateau, il y avait bus, taxi … Nous avons pris la navette MSC pour 5.5 euros aller/retour. Le chauffeur nous a donné un plan de la vieille ville. Le bus nous a emmené au pied de la vieille ville que nous avons beaucoup apprécié. Les rues sont en pavés. Les enfants ont beaucoup marché sans râler … pour dire que la visite était sympas. Pour info : vous trouvez les mêmes souvenirs qu’à Saint-Pétersbourg pour moins cher. Nous avons acheté des poupées russes dans un petit magasin au fin fond d’une ruelle.

5ème jour : Saint-Pétersbourg

Très belle escale. Nous avions pris une excursion MSC avec visite de la ville en bus, puis visite de l’église Pierre et Paul et le musée de l’Hermitage. Le repas était inclus. Nous sommes descendu du bateau et avons passé la douane (un peu long car il y avait beaucoup de monde). Nous avons commencé par visiter l’Eglise Pierre et Paul qui est très riche (tombeau de nombreux empereur et Tsar, notamment la famille Romanov). Puis direction, le centre ville pour un petit tour en bus avec quelques arrêts : au bord de la Neva, église du Saint Sauveur sur le sang versé – très belle -, Opéra – nous avons croisé des petites filles en ballerine etc). Puis déjeuner dans un restaurant russe (seul le nom était russe …), puis visite de l’Hermitage. Fabuleux, splendide. C’est vraiment à faire. Puis dernier arrêt dans un magasin pour les souvenirs. Paiement en euros.

6ème jour : Journée en mer

Beaucoup d’activité, et réunion pour le débarquement.

Nous somme rentrés ravis de notre croisière. Les repas étaient très corrects et copieux. Les enfants avaient leur propre menus. Pour le gouter, il y avait thé/Café (léger) et biscuits et gâteaux (contrairement au Costa en 2008). Les spectacles étaient de bonne qualité. Notre hôtesse francophone était disponible (nous avons eu droit à une projection privé sur l’envers du décor du bateau). Le bateau était propre. L’embarquement et le débarquement s’est déroulé sans encombre et rapidement. Nous avons reçu notre note dans notre cabine pendant la nuit et si tout est ok, on signe la facture et on la remet à la réception avec le questionnaire de satisfaction, sinon il faut aller voir le bureau d’accueil (pour nous c ‘était Ok). Lors des escales, nous avons réglé nos achats en euros. Nous sommes prêts à repartir ! Si vous avez des questions, nous y répondrons.
Vos impressions sur la croisière Horizon "Soleil de Minuit" English translation pending
by Lacosta · 2014-07-28 · 2 replies
Bonjour

Y aurait il parmi les nombreux lecteurs de ce forum, des personnes ayant participé à la croisière ci-dessus dénommée et nous faire part de leurs impressions sur les points positifs et négatifs. Par ailleurs nous indiquer si possible les excursions à faire où ne pas faire, leurs bons plans. Faut ‘il prendre des couronnes avant de partir.

Merci d’avance de vos points de vue.
Climat/température à Flores en août? English translation pending
by Sweety55 · 2014-07-24 · 6 replies
Bonjour,

Nous partons en août à Flores, avec un itinéraire qui passe par Labjuanbajo, bajawa, riung, moni et maumere.

Sur internet je n'ai pas trouvé d'informations selon les endroits concernant la météo et les températures, savez-vous quel à quel climat il faut s'attendre en août dans ces régions ??

merci d'avance :)
Premières traces atlastiques English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-24 · 7 replies
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J��y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Vallée d'Aspe ou d'Ossau? English translation pending
by Shalero · 2014-07-23 · 4 replies
Bonjour, Le débat est peut-être un peu idiot, ça semble équivalent dans la variété et la richesse des paysages mais je pose tout de même la question pour orienter le début de nos vacances : je vais me poser dans une de ces deux vallées pour randonner en attendant que ma copine me rejoigne, et je me dis qu'il serait temps de réserver un camping pour ma petite tente, ce sera début août. Me recommandez-vous plutôt la vallée d'Aspe ou la vallée d'Ossau ? Sachant que je ferai des randos moyennes à la journée, et que je préfère éviter la foule. Quelle vallée serait la plus conseillée, si toutefois la question a du sens ? 😮
Où séjourner à Malte? English translation pending
by Pepe331 · 2014-07-21 · 6 replies
bonjour à tous Nous avons l'intention de partir à Malte fin Aout ou vaut il mieux séjourner pour visiter l'ile plus facilement dans un endroit calme car nous avons passé l'age des boites de nuit. Si vous connaissez des bons hotels merci de m'aider.
Se loger à Phimai English translation pending
by Sylam · 2014-07-17 · 6 replies
Bonjour, Je souhaite passer trois nuits à Phimai du 02 au 05 Août mais j'ai des difficultés pour trouver un logement. Avez vous des plans? Nous sommes un couple avec un enfant. A l'avance, merci.
Résumé de notre voyage de 3 semaines en Bolivie English translation pending
by Michèle38450 · 2014-07-17 · 3 replies
Bonsoir à tous,

Départ le 13 juin et arrivée le 4 juillet. Nous étions 6 et nous avons loué un 4X4 chez Biz Rent a car : Toyota Landcruiser GX V6 4.01. 10 000 kms...en très bon état et aucun souci pendant le voyage. Une très bonne adresse de location et, de plus, toute l'équipe est sympa ! J'ai traité par mail avec Alejandra qui parle français : très pratique !! Après la prise en charge du 4X4, nous sommes partis directement à Samaipata : une petite ville agréable et le site El Fuerte à voir à quelques kms.Nuit à "la Posada del Sol": 17€ par personne en demi-pension.Chambres correctes, repas et petit déj TB Dimanche 15 juin : départ pour la Higuera sur le conseil d'un français connu à l'hôtel.C'est la route du Che enfin la piste....environ7h avec arrêt à Villagrande pour manger dans le marché. Nous devions dormir à "la casa del telegrafista" mais Aude, la proprio était absente. Nous sommes allés chez "Nanou et Christian", des ardéchois installés depuis 7 ans ici. Sur les guides, seul le bar est indiqué. Mais ils ont 3 chambres très mignonnes autour d'un jardin.1/2 pension pour environ 13 € Une très bonne adresse et un accueil super !Christian est incollable sur la vie du Che ! Lundi 16 juin : direction Sucre : encore des pistes. très beaux paysages. Nous devions dormir à Sucre mais 15 kms avant d'arriver : blocage par des camions : grève des cimenteries ! Depuis 6 jours......Après avoir trouvé de l'essence au black, nous sommes allés à Tarabucco. Pas le choix pour loger : nous sommes allés à l'auberge de jeunesse. Simple mais propre et le personnel est agréable. Mardi 17 juin : nous allons aux nouvelles car la suite de notre itinéraire est bien compromis ! Coup de chance : la grève s'est terminée dans la matinée ! Nous prenons la piste pour Potolo : village de la communauté jalq'a. A voir ! Nous dormons dans une "pension cabanas": sortes de bungalows très mignons avec salon, cuisine, douches chaudes...et nous sommes seuls ! Pour 4 € par personne : encore une très bonne adresse. Nous devions aller aussi à Maragua mais nous décidons de partir pour Potosi le lendemain 18 juin. Nous le regrettons un peu..... Donc mercredi 18 juin : piste pour retourner à Sucre et route goudronnée pour Potosi. Notre 1er 4000 mètres ! Un peu essoufflés mais rien de grave ! Balade ds la ville très sympa. Nuit à l'hôtel " Carlos 5 impérial" : petites chambres mais propres et douches chaudes communes : 7€ environ. Jolie terrasse avec vue sur la ville. Jeudi 19 juin : Direction Tarija avec arrêt à Camargo pour manger. Journée de route et nuit à "l'hôtel Carmen" : 9 € avec petit déj par personne. Hôtel correct Une super adresse non mentionnée sur les guides(Lonely, Routard et Futé) : le restaurant "El Marques" sur la place principale!! Resto dans une magnifique bâtisse et repas super classe avec filets de boeuf....vins, dessert pour 10€ par personne ! De plus, le proprio nous a fait visiter toutes les pièces de sa maison! Vendredi 20 juin : matinée sur la route des vins et visite + dégustation au milieu des vignes : à faire ! Nous prenons la route en début d'AM en direction de Tupiza. Arrivée vers 18h30. Hôtel "Mitru anexo" : 11 € la nuit par personne avec petit déj : correct sans plus ! repas dans une pizzeria Samedi 21 juin : journée à Tupiza et balade dans les canyons. Courses et plein d'essence pour le Sud Lipez. Nous avons un peu de difficultés pour remplir nos 2 bidons d'essence car interdit pour éviter le marché noir. Repas au resto "Alamo"...indiqué sur les guides avec bonnes critiques.....et pourtant à éviter absolument. Bouffe dégueulasse et attente 1 heure !! Dimanche 22 juin Direction San Pablo de Lipez : paysages magnifiques, premiers lamas et vigognes. Beau temps mais froid.... Comme nous n'avons pas trouvé de réchaud et que nous ne savons pas si nous pouvons manger dans les refuges, nous décidons de tester ces fameux hôtels Tayka. Il y en a un à San Pablo. Quelle déception ! Soi disant chauffés, ce qui est un plus par rapport aux refuges, et bien ce n'était pas le cas ! Et bonjour le prix ! Nous avons pris 2 chambres triples à 140 dollars la chambre soit 34 €par personne. Et c'est loin d'être luxueux ! Il n'y avait personne ....sauf nous ! Bref, nous passerons les autres nuits dans les refuges. Lundi 23 juin Direction la Laguna Verde par Quetena Chico et paiement de l'entrée au parc : 15 € par personne. Paysages splendides.....comme sur les photos que nous avions eu l'occasion de voir. Arrivée dans un refuge tout près de la frontière chilienne.Et possible d'avoir un repas chaud servi à 18h : soupe + pâtes: simple mais bon. Dortoir tout à fat correct à un prix dérisoire : 4 € pour la nuit et le repas ! Pour le petit déj, nous avions amené des trucs et nous avons eu droit à un thermos d'eau chaude. Mardi 24 juin : Bien sûr, balade autour de la laguna avant de prendre la route pour la Colorada. Arrêt aux thermes de Polques et baignade dans une eau à 30°c......l'air extérieur est au environ de 5°c Arrivée à la laguna Colorada en début d'AM....bien sûr, splendide ! Nous trouvons un refuge : même principe : dortoir et repas "soupe + pâtes". Mais bien appréciable de manger chaud. Dans les 2 refuges, il n'y avait pas d'eau car les canalisations avaient gelé....tant pis, il y a les lingettes !

J'arrête pour ce soir....demain boulot ! Je finirai demain

Michèle
Amérique du Sud: voyager en van, problème avec plaque d'immatriculation English translation pending
by Mitihana · 2014-07-17 · 5 replies
Bonjour, Nous partons en amérique du sud en décembre 2014. Nous cherchons un van pour voyager. Des amis m'ont parlé de soucis au niveau des plaques d'immatriculation . "Si le van est immatriculé dans un pays (genre colombie), il ne peut pas aller dans d'autres pays..." Pareil au niveau des cartes grises... dsl de ne pas être très précise ! Si quelqu'un à des infos , je les veux bien !!!!!!! merci
Sevice Prestige en cabine balcon chez Croisière de France? English translation pending
by Balou71 · 2014-07-14 · 7 replies
Bonjour Sur la nouvelle brochure de Croisière de France 2014/2015 il est indiqué que les cabines balcons bénéficient du service Prestige (embarquement/débarquement prioritaire, peignoir et chaussons dans la cabine....). Auparavant il me semble que cet avantage était réservé uniquement aux occupants des suites! Est ce valable également pour les croisières de cette année? Je pars au mois de septembre sur l'Horizon (cabine balcon pont 11). Merci de m'apporter quelques précisions... Balou
Costa Serena: sortie à Rome English translation pending
by Geranium12 · 2014-07-13 · 8 replies
Bonjour, Nous désirons partir sur le costa serena le 27/09/2014, nous ne sommes pas trés "dégourdis" pour se débrouiller en ville et pensons prendre une sortie Costa du moins pour Rome à moins que nous ne trouvions des croisièristes pour faire équipe? Avez vous une sortie Costa pour Rome à nous conseiller car il ya plusieurs choix ?ou bien faites vous partie de la croisière et voulez vous faire équipe ? nous sommes des quiqua qui voyageons beaucoup mais plutôt loin des foules et des grandes villes. Tous vos conseils sont bons à prendre , est ce facile de se rendre dans le centre historique depuis le port avons nous assez de temps en taxi car la circulation doit être dense je suppose ?MERCI
Costa Luminosa "Capitales de la Baltique" 2 août 2014 English translation pending
by Voyagerfun · 2014-07-12 · 5 replies
Bonjour,

Nous avons réservé une croisière du 2 août 2014 au 9 août 2014, avec un vol inclus au départ de Paris. Je recherche des personnes qui sont parti ou qui vont partir en Croisière avec Costa pour les Capitales de la Baltique Escales suivantes : Copenhague - Tallinn - St Petersbourg ( 1 jour) - Stockholm - Copenhague Pour conseils de visites ou échanges d'informations. Nous souhaitons faire des économies en organisant des visites sans passer par le Croisiériste. Si vous avez quelques expériences en solo et que vous voulez partager votre expérience, je serais ravie de recevoir vos conseils et avis.

Merci !
Pho Quoc ou Nha Trang pendant la fête de Têt English translation pending
by Viking95 · 2014-07-11 · 8 replies
Bonjour,

Nous allons visiter le Vietnam du Sud et le Centre en février 2015. Nous envisageons actuellement de profiter de la Fete de Tet pour se reposer quelques jours, profiter d'une belle plage et faire de la plongé. Que conseilleriez vous - Phu Quoc ou Nha Trang?

Merci d'avance pour vos conseils.
Laos/Vietnam/Cambodge en juillet août: vêtements? English translation pending
by Robert498 · 2014-07-11 · 5 replies
Bonjour,

Je pars demain pour un périple de 5 semaines entre le Laos/Vietnam/Cambodge. Je suis en train de faire ma valise, a votre avis, je dois prévoir quoi ?

Plutôt des shorts ? des pantalons ? Un seul pull uniquement ?

Merci d'avance pour vos conseils.
Mexique: hôtels pour adultes...seulement English translation pending
by Berny40 · 2014-07-10 · 4 replies
Bonjour quelqu'un peut-il me nommer des noms d'hôtels juste pour adultes au Mexique ou ailleurs...nous voulions retourner au Bahia Principe Cayacoa à Samana mais cette année ile ont un forfait familial alors on doit changer d'hôtel car ce N'est pas très reposant avec des kids. Merci Berny

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