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Quelle ville choisir aux États-Unis pour y vivre pendant neuf mois? English translation pending
Salut à tous ! L'année prochaine je voudrais aller aux USA pendant 9 mois , afin d'améliorer mon anglais et de faire un break !
Mais j'hésite entre 5 villes qui sont : New York , Miami , San Francisco , San Diego et Los Angeles .
Laquelle me conseillez vous ?
Merci 🙂
Mais j'hésite entre 5 villes qui sont : New York , Miami , San Francisco , San Diego et Los Angeles .
Laquelle me conseillez vous ?
Merci 🙂
Ouest canadien + Glacier NP (USA): récit de 3 semaines de Calgary à Vancouver English translation pending
De retour depuis 2 semaines, je viens vous faire partager le récit de nos 3 semaines dans l’ouest canadien, du 17 août au 6 septembre 2012.
Préparatifs :
Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.
Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.
Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???
Itinéraire :
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
J2 : Calgary – Glacier NP (USA)
J3 : Glacier NP
J4 : Glacier NP – Waterton
J5 : Waterton
J6 : Waterton – Banff
J7 : Banff
J8 : Banff – Lake Louise
J9 : Lake Louise – Jasper
J10 : Jasper
J11 : Jasper
J12 : Jasper – Clearwater
J13 : Clearwater – North Vancouver
J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino
J15 : Tofino
J16 : Tofino – Victoria
J17 : Victoria
J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver
J19 : Vancouver
J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)
J21 : Arrivée
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.


RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).

Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !
Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.
Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.


J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)
Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.

Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.


Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).


Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.

Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).

J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)
Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.

Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.

Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.


Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.
Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !

De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !

Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).
L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.

Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.
J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)
Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.

Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).
On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)

Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.

Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.
Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …
Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.



Grinell lake :

Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).



Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)

Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.


MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !
Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.
Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.

La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.
Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.
Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)



J5 : Waterton


Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.




Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.

Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.

La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.
De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.

Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !
Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.
A bientôt pour la suite
Préparatifs :
Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.
Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.
Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???
Itinéraire :
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
J2 : Calgary – Glacier NP (USA)
J3 : Glacier NP
J4 : Glacier NP – Waterton
J5 : Waterton
J6 : Waterton – Banff
J7 : Banff
J8 : Banff – Lake Louise
J9 : Lake Louise – Jasper
J10 : Jasper
J11 : Jasper
J12 : Jasper – Clearwater
J13 : Clearwater – North Vancouver
J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino
J15 : Tofino
J16 : Tofino – Victoria
J17 : Victoria
J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver
J19 : Vancouver
J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)
J21 : Arrivée
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.


RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).

Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !
Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.
Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.


J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)
Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.

Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.


Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).


Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.

Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).

J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)
Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.

Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.

Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.


Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.
Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !

De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !

Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).
L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.

Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.
J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)
Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.

Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).
On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)

Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.

Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.
Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …
Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.



Grinell lake :

Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).



Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)

Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.


MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !
Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.
Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.

La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.
Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.
Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)



J5 : Waterton


Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.




Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.

Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.

La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.
De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.

Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !
Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.
A bientôt pour la suite
Avis sur itinéraire New York/Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous et bravo pour ce superbe forum. Je vis en Espagne ma et is je vous suis constemment.
Nous souhaitons voyager en famille (deux adultes et deux enfants de 8 et 14 ans) fin juin 2013 aux USA.
J´ai énormément de doutes dus au peut de temps dont nous disposons.
Notre point de départ sera New York. C´est ensuite où viennent tous les doutes. Canada ou l´Ouest des USA.
C´est le premier voyage que nous réalisons si loin de la maison et je ne sais pas si nous pourrons nous en permettre un segond donc je suis très nerveuse et désireuse que ce voyage soit innoubliable.
Voici ce que j´ai pensé:
S22/06 - Voyage Madrid à New-York
D23/06 - Visite de New-York
L24/06 - Visite de New-York
M25/06 - Avion New-York à Los Angeles
X26/06 - Disney World Californie
J 27/06 - Universal studios
V 28/06 - Visite de Los Angeles
S 29/06 - Visite de Los Angeles
D 30/06 - En route vers le Grand Canyon (arrêt à Calico, Sellingman...). Nuit à Kingman.
L 01/07 - On continue la route jusqu´au Grand Canyon. Après-midi visite du Grand Canyon (Nous ne savons pas si dormir dans le parc ou après le couché du soleil prendre la voiture direction Page)
M02/07 - Visite Antelope Canyon. Après-midi retour tranquille vers las Vegas.
X 03/07 - Visite de las Vegas
J 04/07 - Avion de las Vegas à San Francisco
V 05/07 - Visite San Francisco
S 06/07 - Visite San Francisco
D 07/07 - Retour San Francisco - Madrid
Nous souhaiterions voir Monument Valley mais je suis completement dépaysée et je ne sais pas où l´inclure sur notre route.
Je vous remercie par avance de votre aide car je suis un peu perdue.
Salutations
Nous souhaiterions voir Monument Valley mais je suis completement dépaysée et je ne sais pas où l´inclure sur notre route.
Je vous remercie par avance de votre aide car je suis un peu perdue.
Salutations
Recherche un travail où l'on doit savoir parler français English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir à l'étranger dans un pays où l'on parle anglais, en priorité au Royaume-Uni pour des facilités administratives et de possibilité de retour en France. Mais les Etats-Unis, l'Australie ou le Canada ne me déplairaient pas :D
Mon niveau en anglais est vraiment faible, c'est pourquoi cherche un travail où l'on demande de parler français, mais sans un bon niveau en anglais, et je n'ai que le bac et pas d'expérience professionnelle. Je compte prendre des cours d'anglais sur place pour m'améliorer.
Par exemple ce style de travail : http://voyageforum.com/v.f?post=3305790;search_string=stage%20remunere%20irlande%20angleterre%20D749467
La boite a fermée donc le travail n'est plus d'actualité
Avez-vous des idées où je pourrai chercher ce genre de boulot ?
Merci d'avance pour votre aide
Je souhaite partir à l'étranger dans un pays où l'on parle anglais, en priorité au Royaume-Uni pour des facilités administratives et de possibilité de retour en France. Mais les Etats-Unis, l'Australie ou le Canada ne me déplairaient pas :D
Mon niveau en anglais est vraiment faible, c'est pourquoi cherche un travail où l'on demande de parler français, mais sans un bon niveau en anglais, et je n'ai que le bac et pas d'expérience professionnelle. Je compte prendre des cours d'anglais sur place pour m'améliorer.
Par exemple ce style de travail : http://voyageforum.com/v.f?post=3305790;search_string=stage%20remunere%20irlande%20angleterre%20D749467
La boite a fermée donc le travail n'est plus d'actualité
Avez-vous des idées où je pourrai chercher ce genre de boulot ?
Merci d'avance pour votre aide
J'aime l'avion car... English translation pending
Bonjour à tous 🙂.
Je viens poster ici car j'aimerais savoir quelles sont les raisons pour lesquelles vous aimez prendre l'avion? (ou bien celles qui font que vous n'aimez pas ;) )
Je suis en train d'écrire un texte la dessus et aimerais bien y joindre quelques témoignages autres que le mien !
Merci :)
Je viens poster ici car j'aimerais savoir quelles sont les raisons pour lesquelles vous aimez prendre l'avion? (ou bien celles qui font que vous n'aimez pas ;) )
Je suis en train d'écrire un texte la dessus et aimerais bien y joindre quelques témoignages autres que le mien !
Merci :)
Où dormir le plus près possible de l'aéroport Ben Gourion? (Israël) English translation pending
Bonjour à vous tous
Notre avion arrive à 22hrs.30 à Ben Gourion ; nous recherchons où dormir le + près possible de l'aéroport ( pas trop coûteux de taxi ) pour terminer la nuit , afin de prendre un bus le lendemain matin pour Jérusalem et éviter de monter à Tel Aviv pour rien . ( un petit Hébergement pas cher ; genre auberge de jeunesse , nous suffirait .) Merci .
Bhoutan: vos impressions? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 6 à partir au Bhoutan le 24/09/2012. Pourriez vous me donner vos impression sur ce pays ?? Les cartes visa sont elles accéptées ?
J'ai lu que les journées étaient plutôt froides ????
Par ailleurs Y a t il des choses intéressantes à acheter dans ce pays.
Merci à vous tous pour les infos que vous me donnerai. Bibi
Nous sommes 6 à partir au Bhoutan le 24/09/2012. Pourriez vous me donner vos impression sur ce pays ?? Les cartes visa sont elles accéptées ?
J'ai lu que les journées étaient plutôt froides ????
Par ailleurs Y a t il des choses intéressantes à acheter dans ce pays.
Merci à vous tous pour les infos que vous me donnerai. Bibi
Service client Air France versus KLM? English translation pending
pour avoir posé la même question aux 2 compagnies pour un souci sur mon compte Flying Blue je suis effaré de constater les 2 réponses à l'opposé alors que les 2 compagnies appartiennent au même groupe !
pour faire court, l'une me répond par l'affirmative et me dit qu'elle va tout faire pour que le nécessaire soit fait pour que mon compte soit régularisé ... et l'autre me fait une réponse limite du genre "bon on s'en fout...allez next!"
je vous laisse deviner la nationalité de chacune des réponses
j'avais presque envie de twitter les captures d'ecran des 2 réponses face à face mais par crainte d'une cloture de mon compte FB en représaille je vais m'abstenir
pour faire court, l'une me répond par l'affirmative et me dit qu'elle va tout faire pour que le nécessaire soit fait pour que mon compte soit régularisé ... et l'autre me fait une réponse limite du genre "bon on s'en fout...allez next!"
je vous laisse deviner la nationalité de chacune des réponses
j'avais presque envie de twitter les captures d'ecran des 2 réponses face à face mais par crainte d'une cloture de mon compte FB en représaille je vais m'abstenir
Applications Google pour smartphone ou tablet en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Voici quelques appli sur Google Play qui peuvent être utiles aux voyageurs préparant leurs voyages ou se trouvant sur place en Thailand
Horaires de Thailand (Transport) https://play.google.com/store/apps/details?id=com.zvzz.android.timetable&hl=fr
Thailand travel guide https://play.google.com/store/apps/details?id=com.indigy.android&feature=also_installed_confirmation#?t=W251bGwsMSwyLDIwMCwiY29tLmluZGlneS5hbmRyb2lkIl0.
Guide Hotel Thailand https://play.google.com/store/apps/details?id=com.resatest2&feature=also_installed#?t=W251bGwsMSwxLDEwNCwiY29tLnJlc2F0ZXN0MiJd
Bangkok travel guide https://play.google.com/store/apps/details?id=com.triposo.droidguide.bangkok&feature=related_apps#?t=W251bGwsMSwxLDEwOSwiY29tLnRyaXBvc28uZHJvaWRndWlkZS5iYW5na29rIl0.
Bangkok city guide https://play.google.com/store/apps/details?id=com.guidepal.bangkok&feature=related_apps#?t=W251bGwsMSwxLDEwOSwiY29tLmd1aWRlcGFsLmJhbmdrb2siXQ..
et bien d'autres... 🙂
Voici quelques appli sur Google Play qui peuvent être utiles aux voyageurs préparant leurs voyages ou se trouvant sur place en Thailand
Horaires de Thailand (Transport) https://play.google.com/store/apps/details?id=com.zvzz.android.timetable&hl=fr
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Discussion autour du concours photo de septembre 2012 "la lecture dans le monde" English translation pending
Le concours photos de Septembre est lancé: La lecture dans le monde
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème! 😎
Pour participer au concours, c'est ici : Concours photo Septembre 2012 : La lecture dans le monde
Presque aussi dur de se décider sur un thème que de voter... 🤪
Vous pouvez débattre, questionner et partager ici vos impressions et commentaires autour du thème! 😎
Pour participer au concours, c'est ici : Concours photo Septembre 2012 : La lecture dans le monde
Presque aussi dur de se décider sur un thème que de voter... 🤪
Reconversion professionnelle en Isan English translation pending
bonjour a tous
je vaudrais avoir vos expérience, vos idées, votre avis sur une possible vie en isan apres deux ans sur samui🤪 j'ai fini par prendre un petit snack en face d'une boite 🏴☠️🏴☠️🤪🤪🏴☠️🤪🤪 apres deux semaines d'ouverture et une recette pourtant correcte j'ai tiré le rideau c'est IMPOSSIBLE de bosser dans ce milieu une horreur je sais toujours pas pourquoi j'ai monter ce truc bref ... j'aimerais repartir de cotes de korat , je viens donc prendre quelque infos sur ce qu on peu y faire, plutôt du cotes de la culture, ferme crevette, poisson pour un budget de 50.000 eu extensible si besoin je suis en couple depuis plus de 2 ans avec une thai , (la belle famille ne seras pas un problème ils habitent a bangkok et on une situation assez confortable)
merci
merci
États-Unis: quel visa avec un BTS et une année de licence? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai un BTS dans le domaine des énergies renouvelables et l'année dernière j'ai repris mes études en commençant une licence d'anglais à l'université. À terme je souhaite devenir professeur d'histoire et de français aux USA et dans le but d'augmenter mes chances d'obtenir ma licence sans repiquer une année (j'ai 30ans donc une année perdue ça compte dans mon cas) je souhaiterai aller travailler pour une année aux États-Unis.
Je suis passionné et pratiquant de vélo de montagne et j'ai tout naturellement contacté des magasins de vélos là bas et j'ai eu des réponses favorables, je parle français et cela est utile dans ce domaine, assez pour justifier l'embauche d'un français comme moi. J'ai déjà travailler dans ce domaine en France avec des CDD durant l'été entre 16 et 20ans.
Le problème c'est que je ne sais pas quel à quel VISA j'ai droit. Le visa J1 serait l'idéal mais on m'a fait comprendre que je dois impérativement trouvé un emploi dans le domaine de ma formation actuelle: traducteur. C'est un peu décourageant surtout quand un employeur est prêt à vous prendre mais que le type de visa auquel s'applique mon embauche est flou.
En cas de J1 c'est assez facile au niveau administratif, mais si je dois passer par un visa H1B c'est contraignant et avec seulement un bts cela ne donne pas l'équivalent du bachelor's degree pour être éligible au H1B.
En résumé j'ai besoin de conseils.
Cordialement
J'ai un BTS dans le domaine des énergies renouvelables et l'année dernière j'ai repris mes études en commençant une licence d'anglais à l'université. À terme je souhaite devenir professeur d'histoire et de français aux USA et dans le but d'augmenter mes chances d'obtenir ma licence sans repiquer une année (j'ai 30ans donc une année perdue ça compte dans mon cas) je souhaiterai aller travailler pour une année aux États-Unis.
Je suis passionné et pratiquant de vélo de montagne et j'ai tout naturellement contacté des magasins de vélos là bas et j'ai eu des réponses favorables, je parle français et cela est utile dans ce domaine, assez pour justifier l'embauche d'un français comme moi. J'ai déjà travailler dans ce domaine en France avec des CDD durant l'été entre 16 et 20ans.
Le problème c'est que je ne sais pas quel à quel VISA j'ai droit. Le visa J1 serait l'idéal mais on m'a fait comprendre que je dois impérativement trouvé un emploi dans le domaine de ma formation actuelle: traducteur. C'est un peu décourageant surtout quand un employeur est prêt à vous prendre mais que le type de visa auquel s'applique mon embauche est flou.
En cas de J1 c'est assez facile au niveau administratif, mais si je dois passer par un visa H1B c'est contraignant et avec seulement un bts cela ne donne pas l'équivalent du bachelor's degree pour être éligible au H1B.
En résumé j'ai besoin de conseils.
Cordialement
Meilleur croisiériste? English translation pending
Bonjour, j'ai fais jusqu'à maintenant 4 croisieres. 3 avec Carnival dans les caraibes et 1 avec Celebrity sur la mer baltique. J'aimerais avoir votre opinion sur les différentes compagnies de croisieres. Ce que je perçoit est que les européens voyagent beaucoup sur le Costa alors qu'ici en amérique on nous dit que c'est décevant, surtout pour la nourriture. Holland en amérique a tres bonne réputation. Msc moins bonne. Carnival est tres bon. A ma grande surprise sur le Celebrity Constellation lors de ma croisiere en mer baltique, il y avait assez peu d'europeens. Donc quelle est votre appréciation des compagnies de croisière?
Merci et au plaisir de vous lire
Merci et au plaisir de vous lire
Chine: cours de mandarin en juillet et août 2013 English translation pending
Bonjour,
Je dois faire 135 heures de cours de mandarin en Chine à l'été 2013 (juillet et août). Je vais déjà avoir faire 90h de cours au Canada à mon arrivée. Je veux apprendre le plus possible car je dois faire un semestre en Chine (pas nécessairement étudier en mandarin, je suis conscient que je n'aurai pas le niveau) à l'automne 2013.
Durant l'été ma copine devrait être avec moi.
Je n'ai aucun problème à aller vivre dans une petite ville. Le seul trop que je ne veux pas c'est me retrouver dans un endroit où la plupart des gens communique avec un dialecte. Il faut que ce soit une école ou université reconnue car je dois faire créditer ces cours au près de mon université. J'ai un budget assez limité, idéalement, je ne veux pas dépenser plus de 800$ par mois plus les frais de scolarité si cela est possible bien sûr. Sinon je mettrai plus d'argent ce n'est pas la fin du monde.
Est-ce que vous avez une ou des suggestions à me faire et est-ce que vous pouvez me donner une idée du coût de la vie et de la formation.
Merci à l'avance pour vos conseils.
Éric
Je dois faire 135 heures de cours de mandarin en Chine à l'été 2013 (juillet et août). Je vais déjà avoir faire 90h de cours au Canada à mon arrivée. Je veux apprendre le plus possible car je dois faire un semestre en Chine (pas nécessairement étudier en mandarin, je suis conscient que je n'aurai pas le niveau) à l'automne 2013.
Durant l'été ma copine devrait être avec moi.
Je n'ai aucun problème à aller vivre dans une petite ville. Le seul trop que je ne veux pas c'est me retrouver dans un endroit où la plupart des gens communique avec un dialecte. Il faut que ce soit une école ou université reconnue car je dois faire créditer ces cours au près de mon université. J'ai un budget assez limité, idéalement, je ne veux pas dépenser plus de 800$ par mois plus les frais de scolarité si cela est possible bien sûr. Sinon je mettrai plus d'argent ce n'est pas la fin du monde.
Est-ce que vous avez une ou des suggestions à me faire et est-ce que vous pouvez me donner une idée du coût de la vie et de la formation.
Merci à l'avance pour vos conseils.
Éric
Maroc en camping-car: changements entre 1998 et 2012? English translation pending
Bonjour
Mon premier pays hors de l'Europe visité avec mon camping car a été le Maroc... un enchantement !!!
Cette année, j'aimerais bien y retourner, mais beaucoup me disent que ce n'est plus le même Maroc. En presque 15 ans, ça a changé tant que ça ?
Nous nous garions sur des parkings gardés, les gens étaient extrêmement accueillants. De magnifiques souvenirs de paysages somptueux. Pas un instant nous nous sommes sentis en insécurité...
Merci aux habitués de me donner leur ressenti.
Cordialement
Travail pétrolier/minier sans qualifications English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant actuellement 17 ans, et obtenant la majorité dans quelques mois, je souhaiterai une fois celle ci atteinte partir travailler à l'étranger dans les secteurs de l'industrie pétrolière/minière. Je sais que le sujet a déjà été évoqué sur le forum auparavant, mais je préfère en créer un nouveau afin de me référer à la conjoncture actuelle.
Pour résumer en gros mon projet, je souhaite quitter les bancs de l'école sans aucunes qualifications pour partir travailler dans le pétrolier/minier. Je sais que certaines personnes tenteront de m'en dissuader, mais ceci est tout réfléchi et n'est pas qu'une "lubie" d'ado. J'ai une très forte motivation, je sais à quelles cadences, conditions de travail et de vie m'attendre, l'effort, la chaleur, le froid, l'éloignement avec les proches ne me font pas peur, et après tout, toutes expériences est bonne à prendre. J'ai un niveau d'anglais suffisant pour comprendre et me faire comprendre. Je souhaiterai donc partir dans les destinations telles que l'Afrique, le Moyen-Orient, l'Amérique du Nord, Russie, voir l'Australie (dans le secteur minier).
Tout d'abord, je voudrai savoir si actuellement, ces industries embauchent encore des personnes sans qualifications? Je sais qu'il fut un temps, où s'était le cas à Alberta dans le pétrolier ou en Australie dans le minier. J'ai discuté il y a peu de temps avec une personne qui travaillait dans le pétrolier sans qualifications qui était chargée d'isoler les oléoducs pour 4-5000€/mois. Ce genre de travail est-il faisable du point de vue de mon âge, et de mes compétences? Vers quels organismes/entreprises me tourner? A quels types de postes et de rémunérations puis-je m'attendre? Certaines de ses sociétés forment-elles leurs ouvriers?
Merci à vous, aurevoir 😉
Ayant actuellement 17 ans, et obtenant la majorité dans quelques mois, je souhaiterai une fois celle ci atteinte partir travailler à l'étranger dans les secteurs de l'industrie pétrolière/minière. Je sais que le sujet a déjà été évoqué sur le forum auparavant, mais je préfère en créer un nouveau afin de me référer à la conjoncture actuelle.
Pour résumer en gros mon projet, je souhaite quitter les bancs de l'école sans aucunes qualifications pour partir travailler dans le pétrolier/minier. Je sais que certaines personnes tenteront de m'en dissuader, mais ceci est tout réfléchi et n'est pas qu'une "lubie" d'ado. J'ai une très forte motivation, je sais à quelles cadences, conditions de travail et de vie m'attendre, l'effort, la chaleur, le froid, l'éloignement avec les proches ne me font pas peur, et après tout, toutes expériences est bonne à prendre. J'ai un niveau d'anglais suffisant pour comprendre et me faire comprendre. Je souhaiterai donc partir dans les destinations telles que l'Afrique, le Moyen-Orient, l'Amérique du Nord, Russie, voir l'Australie (dans le secteur minier).
Tout d'abord, je voudrai savoir si actuellement, ces industries embauchent encore des personnes sans qualifications? Je sais qu'il fut un temps, où s'était le cas à Alberta dans le pétrolier ou en Australie dans le minier. J'ai discuté il y a peu de temps avec une personne qui travaillait dans le pétrolier sans qualifications qui était chargée d'isoler les oléoducs pour 4-5000€/mois. Ce genre de travail est-il faisable du point de vue de mon âge, et de mes compétences? Vers quels organismes/entreprises me tourner? A quels types de postes et de rémunérations puis-je m'attendre? Certaines de ses sociétés forment-elles leurs ouvriers?
Merci à vous, aurevoir 😉
Travailler à Banff à l'été 2013 English translation pending
Bonjour !
Je ne suis pas la première et surement pas la dernière qui a comme projet l'été prochain d'aller travailler à Banff. J'ai plusieurs questions : Quel est le transport le plus économique pour s'y rende si je part de québec ? Est-ce encore facile de trouver un emploie où ils nous fournissent un endroit où loger ? Merci de prendre le temps de répondre à mes questions !!
Je ne suis pas la première et surement pas la dernière qui a comme projet l'été prochain d'aller travailler à Banff. J'ai plusieurs questions : Quel est le transport le plus économique pour s'y rende si je part de québec ? Est-ce encore facile de trouver un emploie où ils nous fournissent un endroit où loger ? Merci de prendre le temps de répondre à mes questions !!
Hautes Terres d'Islande English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le récit de notre voyage de juillet dernier en Islande.
Je remercie partculièrement David (bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/) pour ses récits enthousiastes et Yann Pichon pour son site épatant http://voyageenislande.free.fr/index.htm qui m'ont bien aidée dans la préparation de ce voyage, ainsi que tous les VFistes qui ont déjà publié leur voyage sur VF.
Le récit illustré est là :

Texte seul :
ISLANDE 2012
C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...
Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!
Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !
Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !
Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)
On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !
Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.
Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journée de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.
Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !
Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/
Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau météo ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.
Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.
Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.
Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?
Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.
Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.
Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)
Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !
Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...
Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.
Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...
Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)
Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.
Bonne lecture! Marie
Le récit illustré est là :

Texte seul :
ISLANDE 2012
C'est notre 2ème voyage sur cette étonnante île volcanique. 9 ans nous séparent du premier, qui nous avait emballés ! Nous l'avions réalisé avec notre camping-car, via la Norvège et une traversée sur le Norona. Un seul regret en rentrant de ce voyage : ne pas avoir pu explorer les pistes des hauts-plateaux. Aussi nous étions nous promis d'y revenir en y louant un 4X4. Les enfants nous « harcelaient » depuis des années pour y retourner ! Ces vacances de l'été 2012, limitées à 2 semaines en raison d'impératifs scolaires, étaient l'occasion idéale de mettre notre projet à exécution. Le voyage est court (3h30 depuis Francfort), il n'y a qu'une heure de décalage horaire, et l'île n'est pas trop grande. Bref une destination idéale pour une quinzaine de jours, d'autant que nous avons fait le choix de ne pas retourner dans les endroits déjà visités la dernière fois (à quelques exceptions près). Vu le coût de la location du 4X4 (la moitié du prix global du voyage) nous étions décidés à bien en profiter en privilégiant les endroits « perdus ». Afin de profiter à fond de la liberté offerte par le 4X4, nous avons choisis de camper, « sauvagement » à chaque fois que possible. L'Islande se prête merveilleusement au camping sauvage : étendues désertes, population clairsemée, bivouac autorisé partout (sauf à proximité immédiate des habitations ou dans les parcs nationaux) Un bémol : le vent, quasi omniprésent, de direction très changeante. Notre parcours est donc un peu atypique, d'autant que nous avons du composer avec la météo...
Samedi 14/07/12, J1, Nancy-Francfort-Hvitarnes Une heure de retard au décollage pour l'avion d'Icelandair. J'ai réservé des places à droite de l'avion mais la couverture nuageuse ne nous autorise que de brefs aperçus de la terre islandaise : on aperçoit quelques montagnes encore enneigées, une ou deux langues glaciaires, l'embouchure d'une rivière glaciaire bien laiteuse puis l'avion traverse une épaisse couche nuageuse et se pose à 16h30 à Reykjavik. Il pleuviote... Nous retirons du liquide à l'aéroport (à ma grande surprise notre banque ne nous a pas compté de frais pour les paiements par CB?), puis récupérons la voiture chez Reykjavik Rent a Car : comme prévu le Ford Explorer est équipé d'un coffre de toit, d'un petit réservoir supplémentaire d'essence de 10 l, un peu moins de 80000 km au compteur, les pneus avant sont OK, les pneus arrière pas terribles du tout. Je me félicite d'avoir pris de quoi réparer et regonfler (nous avons quelques antécédents marquants en matière de crevaison) Nous faisons un gros ravitaillement au supermarché Bonus (à quelques km de l'aéroport), le plein d'eau à la station service attenante (eau -potable- et balai-brosse pour laver les voitures en accès libre dans quasi toutes les stations essence, c'est très pratique) et filons plein est en direction de Kerlingarfjöll, que nous voulons découvrir demain. Arrêt express à Geysir et Gullfoss (temps gris, on est pressé, pas de photo potable...) puis on attaque notre 1ère piste, la F35 (déjà parcourue avec le camping car, pas difficile mais interdite par les loueurs aux voitures non 4X4) Après le pont sur la Hvita (près du lac Hvitarvatn) nous prenons une piste qui part à G et longeons le lac vers le Nord. Les paysages sont magnifiés par un festival de nuages lenticulaires, il y a quelques éclaircies, c'est...beau. Tout ça nous fait oublier la fatigue du voyage, nous sommes ravis d'être de suite dans cette Islande sauvage qui nous avait tant marqués la dernière fois. Petite halte au bord du lac dans lequel se jettent 2 langues glaciaires du Langjökull. Alors que le soleil rejoint l'horizon, d'étonnantes lueurs rouges apparaissent au-dessus du glacier. On dépasse plusieurs endroits de bivouac possible, à la recherche du refuge de Hvitarnes. Le vent souffle de plus en plus fort et arrivés au refuge, nous renonçons à y dormir car le terrain de camping est très exposé. Nous trouvons quelques centaines de mètres plus loin un endroit mieux abrité et y dressons la tente que nous protégeons au mieux avec la voiture. Il est tard, pas loin de 23h, on mange rapidement et alors qu'on s'apprête à se coucher, une étrange lueur rosée colore les parois de la tente : incroyable spectacle d'apocalypse pour notre première nuit en Islande ! Nous sommes seuls avec le vent, loin de tout, au milieu des glaciers et la nature nous gratifie de cet époustouflant cadeau de bienvenue. On adore !!
Dimanche 15/07/12, J2, Kerlingarfjöll Temps bouché ce matin (je suis d'un coup moins copine avec les nuages...), 7°C au réveil. On décolle vers 8h00 (on profite du décalage horaire. Pas de douche donc en 1h on est prêts à partir), on rejoint la F35 et une petite vingtaine de km plus loin on tourne vers l'est en direction de Kerlingarfjöll. Cette piste n'offre à présent aucune difficulté mais à l'époque (en 2003) un gué pas facile (en camping-car) nous avait privé de cet endroit. Le ciel est toujours bien bas mais la rencontre avec cette horde de chevaux nous met du baume au cœur. Nous dépassons le camping de Kerlingarfjöll et poursuivons la piste (raide : 4X4 indispensable) jusqu'au parking « des fumerolles ». Petite déception : la neige est encore très présente et la randonnée envisagée sur les hauteurs (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll_sommets.htm) s'avère impossible. De toute façon les sommets sont dans les nuages... Nous choisissons donc de découvrir les fumerolles en parcourant les différents vallons du site (http://voyageenislande.free.fr/guide/centre/kerlingarfjoll.htm) Beaucoup d'entre eux sont encore enneigés si bien qu'en une paire d'heures nous avons fait le tour des endroits accessibles et nous arrivons à la voiture en même temps que la pluie : quelle synchronisation (les sentiers glaiseux deviennent très glissants sous la pluie, quasi impraticables) ! On reprend ensuite la voiture pour aller jusqu'à l'ancienne école de ski, point de départ éventuel pour les sommets surplombant le site mais la neige est trop présente. Ici comme en beaucoup d'endroits se trouve une petite station météo, à la portée de tous, intacte, et ça nous épate ! Pas époustouflés donc par Kerlingarfjöll, la faute à la météo pourrie je pense. Une bonne mise en bouche sans plus quoi... J'avais prévu 2 jours à cet endroit mais nous décidons d'écourter notre séjour (temps pourri + neige empêchant les randos). Fred propose d'aller faire trempette à Hveravellir, une quarantaine de km plus au nord sur la F35. Ce premier bain chaud nous fait un bien fou : on y trempe longuement en évoquant nos souvenirs (très flous pour les enfants) de notre dernier plouf en ce lieu il y a 9 ans (les enfants avaient à l'époque 7, 8 et 10 ans) Pas envie de camper là : On a repéré tout-à-l'heure sur la piste de Kerlingarfjöll un bon coin de bivouac, à l'abri du vent et on décide d'aller y dormir (juste avant la grosse cascade et la « tyrolienne ») Même si le fond de l'air reste frais, le vent permet de faire sécher les maillots de bain. Petite balade vespérale autour du bivouac, le soleil pointe enfin le bout de son nez et illumine les Kerlingarfjöll !
Lundi 16/07/12 J3 Gjain, Veidivötn Grand ciel bleu ce matin, ça nous booste et on décolle avant 8h ! On reprend la F35 vers le sud puis après un ravitaillement à Fludir (supérette+essence) sur la 30 (très jolie route champêtre avec un relief très original de vallons croquignolets, des fermes, des vaches, de la belle campagne, presque opulente) , prenons la 32 et - juste après le pont sur la Fossa, tournons vers le nord (panneau indicateur « Stong ») sur une piste (327), de plus en plus caillouteuse mais pas longue (praticable et autorisée par les loueurs sans 4X4) jusqu'à Gjain. On croirait l'endroit créé par un paysagiste facétieux, qui a placé de ci-de là de jolis ruisseaux qui nécessitent juste un peu d'audace pour les traverser et pouvoir profiter des cascades les plus éloignées mais aussi les plus jolies, comme celle-ci, que nous aurons pour nous seuls malgré le caractère (très) relativement fréquenté du lieu. Cette oasis est toute petite et il fait si bon, l'endroit est si mignon, que nous avons envie de prolonger notre plaisir : nous grimpons sur les hauteurs de la cascade et remontons la Fossa sur quelques centaines de mètres jusqu'à découvrir cette autre cascade. Il nous faut nous raisonner pour ne pas continuer encore plus en amont ! Nous traversons la rivière et par les hauteurs retrouvons rapidement la voiture. Balade classée number 1 par les enfants : excellent rapport effort/intérêt. Merci aussi à la météo !
Changement total d'ambiance quand nous approchons de Veidivötn (nous avons repris la 26 vers l'est puis la F228 vers le sud - 4X4 indispensable) Alors qu'on s'imagine sur la planète mars, apparaît soudain ce lac d'un bleu absolument irréel (Skiggnisvatn, accessible par une piste fléchée qui part de la F228 vers l'ouest) Un vrai décor de science-fiction ! Nous abandonnons la voiture aux enfants (le plus souvent, nous leur laissons le volant sur les pistes, vu leur peu de fréquentation) avec pour consigne de s'arrêter avant le lac (!) et Fred et moi continuons à pied la longue descente vers le lac (très difficile d'apprécier les distances, rien « d'humain ou de connu » pour donner l'échelle...c'est grand!) Ah, un signe de vie, quelle persévérance... 27°C au sein de ce désert noir ! On n'en revient pas, d'autant que le vent nous rafraîchit agréablement. Remarquez la consommation de la bête (12 l sur route, 16 l sur pistes roulantes, 20l/100 sur des pistes difficiles...alors qu'on roule hypercool. Réservoir de 80l, peu d'autonomie finalement. On apprécie d'avoir le petit réservoir supplémentaire, qui finalement ne nous servira pas...)
On abandonne le lac pour aller vers Veidivötn même : c'est un dédale de lacs aux contours étonnants (il s'agit d'anciens cratères) Quelques pistes (et gués, parfois profonds!) les sillonnent. L'endroit est prisé des islandais ...et des cygnes. Pas grand-monde en ce début de semaine... Impossible de dormir par ici, le vent souffle très fort et il n'y a aucune zone abritée. A l'unanimité nous décidons de retourner vers Stong, où nous avons repéré un super coin de bivouac. Petit arrêt poneys en route, un coup d'oeil sur l'Hekla (1491 m, dernière éruption en 2000) La piste vers Stong longe un curieux paysage de macarons brûlés. On profite de la rivière pour se shampouiner (à distance du cours d'eau hein!), ça fait du bien, d'autant que depuis notre arrivée, le vent n'a cessé de souffler et nous « bouffons » du sable quasiment du matin au soir. A tel point que nous avons acheté une nappe afin d'éviter le crissement des assiettes sur les tables en alu. Admirez ce camaïeu de rouges, hum !
Mardi 17/07/12, J4, Hrafntinnusker (Landmannalaugar) Fini le ciel bleu, ciel chargé ce matin... Tant pis on tente tout de même notre chance vers le Landmannalaugar, nous en sommes tout près. Nous y allons par la piste F225 (pas difficile mais interdite sans 4X4 par les loueurs) puis un peu après la bifurcation vers Landmannahellir prenons une piste vers le sud (indiquée je crois) vers Hrafntinnusker. Piste difficile avec de fortes pentes (boîte courte indispensable) et même un névé que nous allons contourner (la photo ne rend pas bien la raideur de la pente) On aperçoit au loin les fumerolles, il y a encore un bout de chemin (la distance indiquée par la pancarte du début est sous-estimée) Après avoir traversé ce gué on croise 2 gros 4X4 tout vides dont les chauffeurs nous regardent bizarrement (ça nous inquiète un peu...) Je pense (pas sûre) qu'ils ravitaillent le refuge de Hrafntinnusker. Intrigués par cette colline qui luit dans la faible lueur solaire, nous comprenons plus loin qu'il s'agit d'obsidienne. Étonnée de ne pas encore avoir crevé (vu le piètre état apparent de nos pneus arrière), je me liquéfie quand nous traversons sur une cinquantaine de mètres une coulée de pierres d'obsidiennes acérées comme des rasoirs. Ça passe ! Je n'en reviens pas... reste le retour. Arrivés aux premières grosses fumerolles du site, nous décidons d'abandonner là la voiture pour ne pas jouer plus longtemps avec la chance, et de continuer à pied. Quelques rayons de soleil nous font apprécier l'immensité du lieu. Aucun sentier, aucune empreinte de pas, personne ! On batifole de fumerolle en trou glougloutant. On s'amuse à trouver le trou de boue le plus acide (rien d'inférieur à 4) avec le papier pH glissé dans les bagages. On mesure ici et là différentes températures au moyen d'un petit thermomètre infra-rouge : c'est chaud-bouillant de partout. Tous ces points-chauds et fumerolles ont sculpté la neige en des formes improbables, jamais vues ailleurs. C'est un festival de couleurs ! Même la neige est teintée par la poussière (rouge, jaune ou noire) soufflée par les vents. Il faudrait au moins 2 jours pour explorer tout le site. Traversée d'une autre coulée d'obsidienne, à pied cette fois, ce qui nous permet d'apprécier la chance qu'on a eue à l'aller. On repère un énorme souffle de vapeur sur les flancs du Hrafntinnusker. Nous en sommes assez loin mais le bruit porté par le vent est très impressionnant. Nous cherchons le meilleur chemin pour y parvenir. Alors que nous franchissons ce petit vallon verdoyant (plusieurs sources chaudes y coulent et la végétation en profite), le soleil fait une brève apparition juste le temps d'une pause pic-nic. On approche ! Ça mouille un peu ! Toutes ces vapeurs réchauffent considérablement l'atmosphère...Une vraie fabrique de nuages ! Dernier rayon de soleil de la journée... Arnaud arrive au pied de l'énorme fumerolle super bruyante : un trou d'enfer dont il est impossible de trop s'approcher ! On pousse jusqu'au sommet du Hrafntinnusker tout proche. Le sentier du fameux trek Landmannalaugar-Thorsmork doit passer en contrebas. La pluie arrive aussi prenons-nous le plus court chemin vers la voiture : ici on trouve un vague sentier qui nous mène jusqu'à ce glacier, situé tout près de la fin de la piste. On croise un couple qui démarre courageusement la balade sous la pluie (tout petits sacs à dos, pas de voiture à l'horizon, mystère?) Piste de retour sans problème (pas de crevaison, je n'en reviens pas!) mais sous une pluie battante ! On s'arrête 2 secondes pour jeter un œil au Ljottipolur, on fait un saut jusqu'au camping du Landmannalaugar (il y a la foule, beaucoup plus de monde qu'il y a 9 ans. Nous nous ferons d'ailleurs cette réflexion dans tous les endroits revisités) Les sanitaires sont surchargés, il faut faire la queue même pour faire pipi (ne parlons pas des douches) aussi décidons-nous d'aller camper à Landmannahellir, bien plus agréable et moins fréquenté (3 tentes avec la nôtre), située à une vingtaine de km. (un peu plus de 5000ISK pour 5 et 400 ou 500 ISK pour 5 mn de douche chaude) Pas mal de monde dans les huts donc du monde à la douche, pffff.
Mercredi 18/07/12, J5. Piste F208, Langisjor, Jokulsarlon, Melrakkanes (après Höfn et avant Djupivogur) Temps bouché encore. J'essaie de demander la météo à la rangerette de Landmanahellir : elle me répond qu'il a fait beau pendant 2 semaines (essaierait-elle de ma faire bisquer?) mais ne connaît pas les prévisions, pfff... Les nuages ont l'air bien accrochés dans le coin, on décide donc d'aller à l'opposé de l'île : grande journée de route en perspective. Pour le moment, c'est de la piste...très belle malgré le temps. La F208 comporte quelques gués sans difficultés (4X4 préférable mais pas indispensable, quelques pentes trop raides pour un camping-car, piste interdite par les loueurs sans 4X4) Les sommets sont dans les nuages alors on s'attendrit sur les détails. On fait un détour d'un cinquantaine de km (A/R) pour aller jusqu'à Langisjor (http://www.nat.is/nateng/langisjor.htm) : le ciel est encore plus bas et nous devons renoncer à grimper sur le Sveinstindur (il y a un sentier qui part de la piste sur son versant SO, +500m, 3h environ A/R, http://www.nat.is/fjallaskalareng/skalar_utivistar_sveinstindur_eng.htm), dommage... Encore quelques gués et on rejoint la route N°1. Ravitaillement à Kirkjubaejarklaustur puis cap à l'est. Petit arrêt au Jokulsarlon dans la soupe (on ne voit que quelques glaçons et rien du glacier. On préfère rester sur les souvenirs ensoleillés de 2003) Bivouac au bord de la mer (histoire de changer un peu) après Höfn et avant Djupivogur sur une péninsule près de Melrakkanes. Pas de vent pour une fois, ce qui nous permet de camper au bord de l'eau. Accueillis par plein d'oiseaux, qui se calment assez vite.
Jeudi 19/07/12, J6. Djupivogur, 939, 938, 931, 910, Adalbol, Laugarvellir, Kverkfjöll Temps égal à lui-même, quelques fleurs égaient un peu l'atmosphère... On arrive enfin par les routes/pistes énumérées ci-dessus (la portion de F910 au sud de Adalbol est très pénible, grosses caillasses) à Adalbol (2 ou 3 maisons et une pompe à essence : ça c'est du service public, paiement/CB uniquement) Après Adalbol, on continue vers le nord, puis on tourne vers l'ouest après Bru puis après quelques km on reprend une piste (laborieuse, 4X4 indispensable) vers le sud (Landmannahellir indiqué je crois) On découvre d'abord un joli ruisseau couleur menthe à l'eau qui fume un peu... intéressant. Il reçoit encore quelques micro-affluents brûlants et donne quelques centaines de mètres plus bas cette incroyable cascade d'eau chaude (au moins 40°C, un régal) Trempette...ça creuse ! Pic-nic... En remontant nous croisons 4 petits suisses qui se partagent ces 3 énormes véhicules ??? A gauche, le « parking » A droite, la douche. On reprend la F910 vers l'ouest avec l'Herdubreid à l'horizon, chapeauté d'épais nuages (on abandonne l'idée d'y monter... accès possible par son flanc ouest, 1000 m de dénivelé, 1 pas en avant, 2 pas en arrière donc pas trop de regrets!) Le pont sur la Jokulsa a Fjollum est le bienvenu : en-dessous ça déménage ! On quitte enfin la F910 pour prendre la F903 vers Kverkfjöll via Hvannalindir (petite oasis au milieu de dizaines de km de caillasse. On y trouve de l'eau potable) La piste serpente durant de longs kilomètres au milieu des collines morainiques multicolores du Vatnajökull. On n'avance pas vite mais les paysages sont extra-terrestres ! On arrive enfin en vue du refuge, petite tache de couleur au milieu du gris ambiant. Ce site se trouve blotti (ou plutôt coincé car le milieu est franchement hostile) entre 2 langues glaciaires du Vatnajökull. Nous sommes dans le parc national aussi installons-nous la tente sur l'herbe bien grasse du camping (2 autres tentes à part la nôtre, personne au refuge la faute à la météo ?cool... on a presque des sanitaires privés, prix sensiblement identiques à ceux de Landmannahellir ) Envie de crudités après tous ces cailloux ! Glacier silencieux, aucun craquement pendant la nuit, juste le bruit du vent... Pas plus de succès ici auprès des rangerettes pour avoir des prévisions météo. Je crois que les islandais prennent le temps comme il vient, avec philosophie... Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de mauvais temps mais juste de mauvais équipements ? Mouais... on aimerait tout de même voir un peu les paysages !
Vendredi 20/07/12, J7. Rando sur le glacier http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/english/what-to-see/hiking-routes/kverkfjoll/
Il ne pleut pas et il y a même quelques coins de ciel bleu... Nous allons tenter notre chance pour cette rando qui nous fait bien envie en espérant ne pas être dans les nuages. Nous prenons d'abord la voiture pour faire les qq km qui nous séparent du parking des grottes de glace (très décevantes, et en plus interdites d'accès) Après avoir franchi une passerelle dont l'allure un peu bricolée incite à ne passer qu'un par un, nous suivons ensuite sur qq km les piquets rouges qui jalonnent un sentier slalomant dans les énormes moraines du glacier. Ce ruisselet anodin nous posera quelques problèmes au retour. C'est fou comme le niveau des rivières augmente au fil de la journée du fait de la fonte des glaciers. D'une manière générale je trouve le niveau des rivières assez haut. Du coup je juge plus prudent de renoncer à parcourir la F910 vers l'ouest en passant au plus près du versant nord du Vatnajökull (par Kistufell et Gaesavotn). Inutile de prendre ce risque avec ce temps bouché (et bien que nous n'ayons toujours pas crevé, nos pneus arrière ne m'inspirent pas confiance) Au fur et à mesure que l'on s'élève, la langue du Dyngjujökull se découvre. Les flancs du glacier sont hérissées d'impressionnants pics de glace noircis par la poussière de lave. Nous n'avons jamais vu ce type de paysage auparavant. Très impressionnant ! Après 2 heures de marche tranquille ponctuées de nombreux arrêts photos, nous arrivons dans le vif du sujet, au pied du glacier. Le tracé ne fait aucun doute, c'est tout droit, il suffit de suivre les traces. La pente est raide, aussi nous chaussons nos « crampounets » achetés pour l'occasion (Microspikes de Kahtoola) Heureusement, d'en bas on sous-estime la longueur de la grimpette car on n'en voit pas le bout ! Arnaud monte tout droit tandis que le reste de la famille profite des zig zag réguliers tracés par Fred dans la neige qui se ramollit peu à peu. En prenant son temps, ça va bien. Impossible de renoncer avec de tels paysages ! On aperçoit bientôt en contrebas 5 personnes qui marchent sur le glacier. Comment ont-il fait pour franchir les pics hérissant la berge du glacier ? Petite pause pic-nic en haut de la grimpette, ça fait du bien, d'autant qu'on peut en même temps plaindre les autres marcheurs qui montent « dré dans'l'pentu » ! Belle santé. Je prends les devants de ma petite troupe : « Je commence à avancer doucement ! » « Pléonasme » me répondent en cœur les enfants ! Ils me dépassent rapidement et je suis bien contente d'avoir des traces bien marquées car ça s'enfonce de plus en plus. On arrive bientôt à Hveragil, une large vallée ocre piquetée de fumerolles. Ça fume de partout alors que nous sommes en plein sur un glacier, quel contraste étonnant ! On continue de monter, la vallée aux fumerolles disparaît dans les nuages... Arrivées à une sorte de col, près d'un grand cairn, Marion et moi en avons plein les bottes, conscientes qu'il nous faut garder des forces pour le retour. Nous nous octroyons une petite sieste au soleil tandis que Fred, Caroline et Arnaud descendent courageusement dans le brouillard vers le but ultime de la rando. Une trouée dans les nuages leur permet de découvrir ce lac glaciaire, enchâssé entre glacier et fumerolles : étonnant mariage de l'eau, de la glace et du feu. Un peu à droite se trouve le refuge de Sigurdarskali, appartenant à la Société islandaise de Glaciologie mais ils n'iront pas jusque là. Nous refaisons de l'eau en recueillant de l'eau de fonte (pas vu d'autres possibilités sur le parcours donc prévoir des stocks suffisants) et prenons le chemin du retour. Nous croisons la rangerette et ses 4 clients qui se sont arrêtés aux fumerolles de Hveragil, descendons tout schuss la longue montée, arpentons à nouveau les moraines, hésitons un peu avant de trouver un passage pour franchir l'anodin ruisseau de l'aller et au terme de 7h30, 16,8 km et 1420 de dénivelée positive, arrivons au terme de notre balade. Superbe mais bien crevante ! On a eu un créneau inespéré au niveau météo ! On est bien content ! 2ème nuit au camping de Kverkfjöll. Un groupe de Français bien gentils débarque dans le refuge. Ils sont une douzaine en voyage organisé. Conséquence immédiate : la queue pour les douches, du bruit jusqu'à pas d'heure. Ces groupes sont très fréquents et nous les redoutons car bien que sans doute composés d'individualités tout-à-fait respectueuses d'autrui, le nombre les rend difficile à supporter. On a croisé sur les pistes des « foultitudes » de ces petites camionnettes 4X4, ce qui nous conforte dans l'idée d'éviter, chaque fois que possible, les campings.
Samedi 21/07/12, J8. Askja, Myvatn On avait adoré notre virée à l'Askja de 2003 : impossible donc de ne pas y faire un saut, d'autant qu'ayant renoncé à prendre la 910 vers l'ouest, nous allons passer tout près. A l'époque, quasi personne et grand soleil (on avait loué un RAV 4 à Myvatn) Aujourd'hui pas mal de monde et la flotte. Brève éclaircie pour pique-niquer près du monument à la mémoire de 2 géologistes allemands mystérieusement disparus en 1907 alors qu'ils exploraient le cratère, puis grosse averse pour rentrer à la voiture. Avec ce temps, la piste qui nous avait enchantés en 2003 nous semble quelconque. Nous sommes impressionnés par le niveau de la Jokulsa a Fjollum. Ce soir le vent souffle très fort aussi, après un ravitaillement dans la supérette de Reykjahlid, trouvons-nous refuge pour la nuit à l'abri d'une « forêt » sur les hauteurs du lac Myvatn. Nuit très calme, bien au calme.
Dimanche 22/07/12, J9, pistes de l'intérieur, Hvitulaug On zappe la visite des environs (arpentés en long en large et en travers sous le soleil la dernière fois) et on décide de retourner dans l'intérieur des terres via la piste F821. Curieusement les supermarchés d'Akureyri ouvrent le dimanche après-midi mais pas le matin (qu'on se le dise!). On trouve tout de même une supérette sur les hauteurs de la ville pour compléter un peu notre avitaillement (pas grand choix à Reykjahlid) La route 821 descend plein sud dans une vallée fertile : la vie semble douce dans ce coin d'Islande, en été du moins... Le leitmotiv des enfants : « Ça doit être beau quand même en été ! »(Je rappelle aux lecteurs étourdis ou endormis par ma prose que nous voyageons en juillet) Ils ont déjà oublié les 27°C de Veidivötn. Faut dire que le plus souvent bonnet et anorak sont de rigueur, car le vent est vivifiant ! Plus loin, la route devient piste, rapidement très caillouteuse, vitesse très réduite obligatoire pour ne pas tout casser. On se croirait en Ecosse (on n'a pas eu de chance non plus avec la météo en Ecosse mais c'était fin octobre...) Arrivés sur le plateau, ça s'améliore un peu en arrivant à Laugafell, à la jonction des pistes F881 et F752. Nous sommes chaleureusement accueillis par la rangerette (qui ne connaît pas non plus les prévisions météo) mais déchantons quand nous constatons que le bain chaud convoité est parasité par un bruyant compresseur (des travaux sont en cours dans les sanitaires attenant, baignade 400 ISK/personne avec usage de ceux-ci) Pas envie de faire trempette dans ces conditions, ça manque de charme... J'active le plan B : on repasse le volant à un enfant maintenant que la piste est plus facile. Piste F752 vers le sud, puis F26, puis F910 ou Fred reprend le volant (pas facile et pas mal de gués avec de grosses pierres invisibles dans ces rivières glaciaires) Nous franchissons le pont sur la Skajfjandafljot, tumultueuse. Un panneau indique que la piste qui longe le Vatnajökull au Nord est fermée au-delà de Gaesavotn : mon intuition était juste, il doit y avoir trop d'eau. L'autre piste par le nord (la F910 en fait) me semble moins intéressante. Pas de regrets donc. Le ciel reste menaçant, c'est un festival d'arcs-en-ciel. Très peu de temps après le pont, nous prenons une mauvaise piste vers le nord (elle est jalonnée de piquets jaunes) et nous arrivons après 4 km à l'endroit convoité : une sorte d'oasis miraculeuse au cœur de ce désert de caillasse. De l'herbe pour camper, une source chaude et une « piscine » pour faire trempette. Il n'y a personne à 80 km à la ronde mais...on a du réseau ! On en a d'ailleurs souvent eu dans des coins perdus : je pense que les Islandais considèrent que c'est un facteur de sécurité et équipent de plus en plus de zones très peu fréquentées, ce qui peut abréger bien des galères. Il pleut un peu partout mais nous sommes épargnés, du moins jusqu'au coucher.
Lundi 23/07/12, J10, vers les fjords du Nord-Ouest Horrible temps ce matin, on bat tous les records ! Décision est prise de filer vers les fjords du Nord-Ouest. Longue journée de transition : F26 vers le sud, Reykjavik, Bogarnes, Budardalur. Ça souffle encore plus fort que d'habitude et la recherche d'un lieu de bivouac s'avère délicate. En reprenant de l'essence à Bjarkalundur, nous décidons d'y louer un petit chalet (135 € pour 2 personnes, kitchenette, salle de bains, les enfants ont dormi par terre, agréable, vue sur le fjord, alentours immédiats un peu bordéliques) Le peu que nous avons vu de la région nous plaît déjà beaucoup : multitude d'îlots et de récifs, oiseaux de mer, falaises toutes vertes et ciel...gris. Notre option sera-t-elle payante ?
Mardi 24/07/12, J11 Bildudalur, piste 619, Gardar, Raudisandur, Latrabjarg, refuge perdu Oui ! On voit quelques coins de ciel bleu, tous les espoirs sont permis ! Nous longeons les fjords, très différents de ceux de la Norvège : les falaises sont moins hautes, il y a très très peu d'arbres et les falaises sont striées de strates un peu comme celles des Féroés. Il y a très peu de maisons, celles-ci sont le plus souvent modestes voire carrément décrépies. La vie est dure dans ce coin d'Islande. Les conditions météo peuvent l'être aussi comme en témoignent ces petits refuges d'urgence qu'on trouve parfois en montagne ou le long de la côte. Le temps se met au beau, à tel point qu'on peut apercevoir le Snaefellsjokull (1446 m) situé 100 km plus au sud ! Ce fjord abrité nous donne des envies de kayak mais nous changeons d'avis dès le fjord suivant, dans l'axe du vent ! Sur la 63, nous faisons un arrêt près de cette étonnante piscine d'eau chaude aux allures de lagon polynésien. Nous nous sommes douchés il y a quelques heures, aussi ne sommes-nous pas tentés par un plouf (on ne peut pas rater cette piscine, elle est juste au bord de la route et il y a un parking) Il y a souvent quelques maisons près de ces bains chauds : les Islandais devaient s'établir de préférence en ces endroits, on les comprend ! Ici les gens vivent de la pêche ou sont fermiers : les épouvantails en témoignent ! Les moutons islandais sont super malins : ils évitent systématiquement les voitures et sont capables de varier leur alimentation ! Ce petit aérodrome permet aux plus aisés de s'affranchir des distances, la route est longue depuis la capitale ! On découvre Bildudalur sous le soleil, coquet village de pêcheurs, équipé d'une pompe à essence et d'une toute petite épicerie. Ces enfants de Patreksfjordur sont en vacances ici. Ils sont ravis d'entendre les touristes étrangers écorcher le nom de leur fameux volcan qui a paralysé le ciel européen il y a 2 ans. Morts de rire les affreux ! Pas mal de bateaux ont l'air plus ou moins désarmés : je crois que la surpêche a fait des ravages sur la ressource. Nous poursuivons par la piste 619 dans l'espoir de voir des phoques. Espoir déçu mais cette piste est très belle, pas de regret ! Pause pic-nic à l'abri du vent. Au bout de la piste on trouve quelques maisons, une chapelle très baroque et d'anciens décors de film. On se balade un peu le long du fjord, ça souffle ! Il y a pas mal d'oiseaux de mer. Les moutons vont souvent par 3 : la mère et ses 2 petits, on les aime ! C'est décidément très différent de la Norvège ! Nous passons rapidement à Patreksfjordur et sur la piste 62 faisons un arrêt dans ce curieux endroit. Il s'agit d'une « ferme d'eiders » Quelques familles islandaises vivent en symbiose avec ces canards réputés pour leur précieux duvet. Elles les protègent des prédateurs (renards, autres oiseaux), leur offrent des endroits confortables pour nicher (en l'occurrence souvent des pneus!) et en fin de nidification récupèrent le précieux duvet. Il faut environ 60 nids pour produire 1 kg de duvet et l'Islande produit environ 4000 kg/an. Petit arrêt grimpette sur le Gardar, échoué là il y a une trentaine d'années et amoureusement entretenu par ? (il est tout pimpant, fraîchement repeint) On tourne ensuite vers le sud par la 614 vers les sables rouges de Raudisandur, repérés sur Google Earth. Je croyais l'endroit perdu mais en fait nous croisons pas mal de voitures de locaux. Les gens viennent ici manger une glace (il y a un petit café) et marcher sur la plage. On adore les endroits ou l'eau douce se marie avec la mer. La couleur de ce sable est un mystère car la rivière en amont semble tout-à-fait quelconque et insignifiante. Pour ceux que cela intéresse il y a un petit camping à Melanes (un champ et des toilettes, sans doute pas de douche, je ne sais pas s'il y a de l'eau) Mignonne petite église toute noire (hélas fermée) avec vue sur le Snaefellsjökull. Nous croisons encore quelques beaux estuaires et arrivons (avec un ciel voilé, grr) à Latrabjarg, falaise réputée pour ses macareux. Ils sont très peu nombreux mais très facilement accessibles et pas farouches ! On y trouve aussi des goélands et guillemots de Brünnich. Un bon moment même si nous sommes étonnés par le petit nombre d'oiseaux et de macareux en particulier (on en avait vu des dizaines la dernière fois à Vik et sur la falaise d'Ingolshofdi, à la même période) Nous allons passer la nuit près d'une petite crique repérée sur Google Earth, tout près de Latrabjarg La piste qui y mène part de la 612 entre Latrabjarg et Breidavik (indiquée par un panneau « Reykjavik » il me semble, mauvaise à la fin, 4X4 indispensable) Nous manquons sur cette piste d'écraser un petit renard arctique qui détale sous nos roues alors qu'il dormait sur le côté de la piste. Il nous observe un court moment avant de disparaître derrière une colline. Ouf, quelle frayeur ! Le refuge est assez avenant. Il y a là un couple de randonneurs que nous laissons tranquilles en allant camper un peu plus haut dans le vallon. Nous « blindons » la tente contre le vent qui descend de la falaise.
Mercredi 25/07/12, J12, retour vers le sud, Hraunfossar, grottes de Surtshellir, piste 550, Gjain On quitte ce matin sous les nuages cette belle région des fjords du Nord-Ouest, ravis d'en avoir découvert une partie, cap au sud ! Pause pic-nic au milieu des oiseaux. On adore le cri mélodieux des courlis. Miam ! Nous rejoignons la route N°1 puis, après une vingtaine de km, prenons vers l'est la route 50 qui parcourt la mignonne vallée de Reykholt : c'est très agricole, il y a de gentilles fumerolles par-ci par-là, plein de chevaux partout. Ensuite nous poursuivons sur la route 518 et comme nous passons devant nous jetons un œil à la cascade de Hraunfossar qui nous surprend agréablement : des petites cascades jaillissent sur plusieurs dizaines de mètres de long d'une coulée de lave. L'eau est bleu turquoise, c'est joli (mais à classer dans la catégorie des « Ah oui c'est beau, bon on y va ?.... » car pas de possibilité de rando alentour) La route 518 devient ensuite piste F518 (non interdite par les loueurs aux véhicules non 4X4), qui chemine le long d'une gigantesque coulée de lave d'une cinquantaine de km de long (la même que celle des cascades de Hraunfossar) A main droite les flancs verdoyants du Strutur. Camping interdit le long de la très belle rivière qui court dans cette belle vallée (1ère et unique fois où nous verrons une telle interdiction) Nous arrivons aux grottes de lave de Surtshellir, dominées par l'Eiriksjökull. Je m'attendais à de petites grottes du style de Grjotagja, près du lac Myvatn mais en fait le réseau est énorme et les dimensions gigantesques. On jette un œil distrait au panneau explicatif du parking : il y a une dizaine d'entrées sur plusieurs centaines de mètres de long. Celles-ci sont bien balisées. Attention au fait que toutes ne sont pas utilisables : si on descend par l'entrée 1, on ne peut sortir qu'à la N°4 (les 2 et 3 sont impraticables sans matériel d'escalade) Lampe indispensable, on n'y voit goutte, tout est noir et glissant. On profite de l'abri de l'entrée N°4 pour goûter à l'abri des intempéries. La piste 550 que nous prenons ensuite vers le sud est une bonne surprise, elle est facile (interdite cependant par les loueurs aux voitures non 4X4, faisable en camping car) et très belle. Elle longe le flanc ouest du glacier Langjökull et nous y avons eu des lumières magiques que seul une météo très perturbée autorise (on se console ainsi du mauvais temps qui nous poursuit...) On longe ensuite le lac Thingvallavatn aux allures norvégiennes et on décide d'aller dormir à Gjain comme il y a quelques jours. Surprise en arrivant, « notre coin » est occupé ! Il y a même 3 ou 4 voitures d'Islandais qui semblent apprécier le spot (on les comprend) On trouve de la place un peu plus loin, sans problème. Le choix de cet endroit est stratégique : en fonction de la météo de demain nous irons soit vers l'est et le Landmannalaugar soit vers le sud.
Jeudi 26/07/12, J13, Landmannalaugar (Sveinsgil) Trouées de ciel bleu ! Direction donc le Landmannalaugar ! On se gare au camping, à peine moins bondé que la dernière fois.... En route donc pour une randonnée non balisée sans sentier, qu'une panne internet quelques jours avant de partir m'a empêchée de bien préparer. J'ai le point GPS du but de la rando, c'est déjà ça ! Celui-ci a été repéré sur Google Earth...surprise... Voir ici le récit de bigfoot : http://bigfoot.over-blog.org/article-10-08-landmannalaugar-sveinsgil-rengsli-57228109.html ainsi que cet autre récit : http://islande.mbnet.fr/2010/09/jour-8-hattver-strutslaug-14-aout/ Nous prenons en compagnie de quelques autres randonneurs le sentier qui mène à Skali, puis nous les quittons pour descendre dans la vallée de la Jokulsgil. Dorénavant c'est du hors piste mais nous ne sommes pas gênés par la végétation ! La traversée de la rivière ne pose pas de difficulté, en dehors de la température de l'eau : regardez le visage épanoui de Marion qui vient de faire trempette. Nous avons pris 2 paires de chaussures d'eau que nous nous balançons à tour de rôle au-dessus de l'eau, ça aide vraiment bien ! Ensuite gros cafouillage qui nous a fait découvrir des endroits superbes (on n'a pensé à regarder le GPS que quand on s'est rendus compte que quelque chose ne collait pas, bref on a fait un bon détour!) Ce sentier n'est en fait qu'un sentier de moutons ! On a des ciels superbes, quelques averses brèves, de beaux rayons de soleil, si bien qu'on ne sent pas trop la fatigue. On rectifie le tir et on arrive au débouché du vallon de Sveinsgil (au centre de l'image) Le but de la rando n'est plus qu'à 800 m -à vol d'oiseau ! Vu le relief du coin, il va nous falloir déployer encore pas mal d'efforts... Le ciel se couvre vraiment cette fois. Nous allons passer le long de ces pentes improbables (à droite de la photo) : heureusement le sol est très meuble ce qui facilite la progression le long de ces versants abrupts. On a quelques scrupules à laisser nos traces dans ce territoire pratiquement vierge mais on compte sur les prochaines fortes pluies pour les effacer. La voici justement qui arrive, drue, au moment où enfin nous découvrons ces incroyables collines bleu roi, but de la rando. Les paysages se noient dans les nuages, on fait 2 ou 3 photos et d'un coup la fatigue s'abat sur nous ! Il est temps de prendre le chemin du retour : il nous reste à retraverser la Jokulsgil, ce qui en après-midi et avec cette forte pluie risque de ne pas être une mince affaire. Il y a pas mal de petits affluents à traverser : avec ce temps, pas envie de répéter le cérémonial du déchaussage-rechaussage à chaque fois. Pour éviter d'avoir froid et aller plus vite, nous ne gardons que les pantalons de pluie avec les chaussures de marche : ainsi on ne sent presque pas la fraîcheur de l'eau. Arnaud choisit quant à lui l'option caleçon, brrr ! Après une dizaine de traversées sans trop de problème, nous arrivons au gros morceau : il nous faut absolument passer sur la rive gauche de la Jokulsgil. On passe à 2 +3 : le plus lourd en amont. On défait les ceintures ventrales des sacs histoire de pouvoir se libérer en cas de faux pas. Ça passe mais c'était limite : plus tard dans la journée, nous ne serions pas passés (il est tout de même 17h30) On envisage un moment de regagner le camp en suivant le cours de la rivière mais les méandres de celle-ci passent systématiquement au ras des falaises et sont très profonds. La sagesse nous fait choisir l'option grimpette, ce qui nous permettra d'arriver quasi secs à la voiture, super crevés. 21 km, 1600 m de dénivelé, 10h30 de rando. Nous retournons dormir au camping de Landmanahellir, beaucoup plus fréquenté et bruyant que la dernière fois. Coucher de soleil superbe (photo floue, la fatigue...)
Vendredi 27/07, J14 F208 sous le soleil, Lakagigar Grand beau ce matin, on décide de reprendre la belle piste F208 pour aller vers le sud. Un coup d'oeil vers le camp du Landmannalaugar au pied de sa coulée de lave, et nous tournons vers le sud. On se régale une nouvelle fois avec les nombreux gués (faciles) de la piste. Pause pic-nic après le dernier d'entre eux. Ravitaillement à Kirkju (on commence à y avoir nos habitudes) puis nous prenons la piste F206 vers le Lakagigar. Celle-ci s'avère assez quelconque, et laborieuse... Nous grimpons sur le Laki (1 km aller, +180 m) et là c'est la révélation : un cordon de minicratères s'étire du nord au sud le long d'une faille éruptive. Vue vers le nord et le Vatnajökull. Ça souffle ! On se trouve un coin plus abrité pour profiter de la vue vers le sud et le Larnbavatn. Tout au fond le Myrdalsjökull. Plus près le sable soulevé par le vent... Fred pointe du doigt le Sveinstidur, qui surplombe Langisjor (nous avions renoncé à son ascension quelques jours plus tôt à cause du temps) Beau temps sur le Vatnajökull : c'est souvent le cas sur les glaciers qui doivent générer une sorte de microclimat. De l'autre côté, c'est moins sympathique, impossible de dire s'il s'agit d'une averse, d'une tempête de sable, ou des deux ! Nos chaussures sont presque sèches ! On reprend ensuite la piste qui décrit une sorte de boucle au sud du Laki : celle-ci est superbe. On longe brièvement la Skafta, surplombé par l'étrange Uxatindar aux allures de Devil's Tower. On se trouve un bel endroit de bivouac abrité du vent (pas facile) Pour la première fois, il fait trop chaud dans la tente, en plein soleil !
Samedi 28/07/12, J15 Skaftafell (Kristinartindar sans le sommet) Réveil express avec le soleil : on a trop chaud, 28°C dans la tente ! 2°C dehors à l'ombre ! Après avoir hésité à aller dans la vallée de Thorsmork (les gués y sont réputés difficiles et avec ce temps splendide je crains qu'ils ne soient très profonds en fin de journée...et nous reprenons l'avion demain) nous décidons de retourner à Skaftafell, comme il y a 9 ans. Les conditions climatiques sont idéales, comme la dernière fois et nous allons y refaire la même rando, mais dans l'autre sens. Ravito à Kirkju, nettoyage de la voiture (partie de rigolade garantie si on fait ça à 2!) Le parc de Skaftafell se situe sur le flanc sud du Vatnajökull, le plus grand glacier d'Islande...et d'Europe. La randonnée démarre en forêt, qui offre une ombre bienvenue par cette chaleur. A l'horizon, on aperçoit l'île-falaise de Ingolshofdi. Le sentier est balisé, il y a un peu de monde. Randonnée tout en contrastes : vertes prairies fleuries, ocres volcaniques et blancheur immaculée du glacier. Pic-nic puis sieste au soleil sur une mousse bien moelleuse. D'où provient se sable blanc qui sort d'une vallée ocre, mystère ? Un beau sentier en balcon nous mène vers une autre langue glaciaire. Pas de volontaires pour aller au sommet ! Belle balade : 6h30, +800 m, 16 km Le vent souffle toujours très fort (je me répète) et à l'aide de la carte j'essaie de trouver un coin abrité pour la nuit. On tourne sur la route 214, quelques km à l'est de Vik. La piste est superbe. Je me rends compte que nous allons vers le camping de Thaksgil, que les Grisemote avaient adoré et on envisage d'y dormir (et de s'y doucher avant l'avion de demain). On croise encre un renard polaire, quelle chance ! (pas de photo, ces bestioles sont timides...) Horreur en arrivant au camping ! Il est bondé et la dimension du bloc sanitaire ne laisse aucun doute sur sa saturation évidente. Demi-tour immédiat pour trouver un coin de bivouac quelques centaines de mètres plus loin à côté d'un joli ruisseau qui nous permettra de nous laver tranquillement. Très bonne nuit à l'abri du vent, au son de l'eau qui gazouille...
Dimanche 29/07, J16, retour Nous reprenons la si jolie piste en admirant au passage l'Eyjafjallajokull. L'éruption remonte à 2 ans mais la cendre grise est encore bien présente. Nous repassons au milieu de ces étranges cabanes construites parmi des roches aux formes « trollesques ». Ce curieux « camenbert » m'intrigue et nous décidons d'aller le voir de plus près (il doit s'agir de Hjörleifshöfdi) Juste avant de rejoindre la route N°1 nous longeons cette belle ferme protégée par les falaises de l'influence atlantique. Une piste mène à l' « île » et permet d'en faire le tour (4X4 nécessaire). Côté océan se trouve une vaste grotte (où il est possible de dormir à l'abri des intempéries, information qui peut intéresser ceux qui passent par là à vélo car les abris sont rares) Un énorme pare-battage a échoué là, sans doute un jour de tempête car la mer est à plusieurs centaines de mètres. Paysage étrange avec la brume de mer. Pas mal d'oiseaux dans les falaises (pas de macareux) La fin du tour de « l'île » se solde par un plantage dans un gué d'apparence anodine mais au fond de sable mou. Grmbl ! Seul plantage le jour où on doit prendre l'avion du retour! Fred et les enfants sortent par les fenêtres et cela suffit à nous libérer, ouf! Encore quelques heures de route jusqu'à l'aéroport. On dépose la voiture sur le parking, on jette les clés dans la boite aux lettres du loueur. Décollage à 16h30, vol sans histoire (ponctuel cette fois) , on arrive à Nancy à 1h du matin.
Epilogue : Beaucoup de km parcourus (plus de 4000) à la recherche d'un ciel un peu dégagé mais ça se fait bien car les paysages sont intéressants partout. On a le plus souvent passé le volant aux enfants (sur les pistes) si bien que les km ne leur ont pas pesé. Une sensation de liberté incroyable avec cette formule 4X4 + camping sauvage. Je ne connais pas d'autre pays aussi propice (camping sauvage autorisé quasi-partout, population clairsemée et discrète, ravitaillement en eau très facile, coins de bivouac magnifique partout -mais gare au vent!On a fait quelques randonnées inoubliables dans des paysages uniques. On aurait aimé plus de beau temps mais c'est aussi ce temps « variable » qui fait le charme de l'Islande...
Bref, des vacances pas compliquées à organiser, mais pas données (cf le budget)
Budget : Avion Icelandair Francfort-Reykjavik A/R 378 €/personne (X5) 4X4 Ford Explorer assurance maxi, coffre de toit, 2ème conducteur, pour 2 semaines 3418 € (!!!) Chalet à Bjarkalundur 132 € Resto à Hrauneyjar 70 € Essence 988 € Camping 4 nuits (2 à Landmannahellir, 2 à Kverkfjöll) 140 € + 20 douches 50 € Bouffe 930 € (à 5 pour 2 semaines. Gros budget mais ravitaillement le plus souvent dans de petites épiceries, sans se priver de rien.) Total pour 2 semaines à 5 : 7660 € Soit 1532 €/personne.
Bonne lecture! Marie
Séjour linguistique de deux mois à Malte: hébergement, école? English translation pending
Bonjour,
A la mi- septembre je projette de faire un séjour linguistique à MALTE de 2 mois, histoire d'améliorer mon anglais ( j'ai 28 ans et au boulot j'en ai bien besoin). Je prends un congé de quelques mois.
Je suis à la recherche de " tuyaux " pour ce qui concerne mon hébergement et l'école. Pensez-vous qu'il serait préférable de passer directement par un organisateur de séjours. La vie y est-t-elle chere ? Combien me faudra-t-il pour y passer 2 mois + cours ?
Je sollicite votre expérience.
Merci de votre aide.
Billets d'entrées touristiques à Barcelone English translation pending
bonjour,
nous partons 4 jours à Barcelone et je voudrais savoir s'il est possible d'acheter directement ses billets d'entrée à la Sagrada Familia , parc Guëll, etc aux bornes Caixa du jour pour le lendemain ou faut-il impérativement les pré réserver sur internet? Nous prévoyons en effet de prendre le bus touristique le premier jour et ensuite de choisir notre programme pour ne pas perdre de temps avec 3 enfants
Merci d'avance
NB: y a t-il des visites en français avec le bus touristique?
Voyage étudiant de quarante jours en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
Je fais appel aux plus passionnés mais également aux personnes ayant déjà voyagé en sac à dos en Chine. J'ai beau lire le Routard chinois et tout autre livre à vocation d'aider les voyageurs, je préfère m'en remettre aux expériences.
Décision a été prise pour moi de voyager durant 40 jours au mois d'octobre et septembre. Mon atterrissage se fait à Pékin, et par la suite je n'ai pas réellement de circuit en tête. Je pars avec un budget de 1200€ environ, pensez-vous que cela suffit pour la durée de mon voyage, ou bien devrais-je apprendre à modérer mes dépenses? J'ai également de nombreux doutes quant aux vêtements à emmener avec moi. Vous me direz que cela dépendra de mes destinations, mais j'aimerais trouver un bon compromis entre des températures plutôt élevées ou basses.
J'en arrive aux questions plus importantes. Je n'ai pas d'expérience asiatique en matière de voyage, j'ai déjà traversé quelques pays d'Afrique de l'Ouest (Togo, Bénin, Burkina, Ghana), je ne connais de ce fait pas la norme pour se déplacer et dormir. Je cherche en priorité à sortir des sentiers battus, en province au maximum, je n'ai aucun goût pour tout chemin bonnement touristique. Est-il alors facile de trouver des hôtels bon marché dans n'importe quelle ville ou même dans un village? Les Chinois sont-ils accueillants au point de nous proposer de nous loger le temps d'une nuit? En ce qui concerne les transports, lequel du train ou du bus est le plus avantageux financièrement? Est-il difficile de se faire comprendre pour acheter un billet? Est-il nécessaire de réserver à l'avance? Est-il possible de monter à bord d'un train sans billet, ou les contrôles sont systématiques?
Une autre interrogation me taraude l'esprit. Dois-je penser à emmener avec moi un dictionnaire de traduction sino-français ou anglo-chinois? Par là, j'aimerais savoir si les Chinois sont comme nous, Français, fâchés avec les langues, ou bien l'anglais se développe même dans les campagnes? Dois-je me préparer à sourire bêtement après 10 minutes de non-compréhension mutuelle?
Enfin, une dernière question. Je suis un grand amateur de photographies, et ainsi, les Chinois sont-ils ouverts aux clichés à l'improviste ou devrais-je demander une autorisation au préalable? Est-ce que je risque de devoir donner une pièce à chaque personne photographiée?
Un grand merci d'avance à toutes les personnes qui oseront répondre à l'ensemble de mes questions, vous me donnerez un premier aspect de ce pays.
Je fais appel aux plus passionnés mais également aux personnes ayant déjà voyagé en sac à dos en Chine. J'ai beau lire le Routard chinois et tout autre livre à vocation d'aider les voyageurs, je préfère m'en remettre aux expériences.
Décision a été prise pour moi de voyager durant 40 jours au mois d'octobre et septembre. Mon atterrissage se fait à Pékin, et par la suite je n'ai pas réellement de circuit en tête. Je pars avec un budget de 1200€ environ, pensez-vous que cela suffit pour la durée de mon voyage, ou bien devrais-je apprendre à modérer mes dépenses? J'ai également de nombreux doutes quant aux vêtements à emmener avec moi. Vous me direz que cela dépendra de mes destinations, mais j'aimerais trouver un bon compromis entre des températures plutôt élevées ou basses.
J'en arrive aux questions plus importantes. Je n'ai pas d'expérience asiatique en matière de voyage, j'ai déjà traversé quelques pays d'Afrique de l'Ouest (Togo, Bénin, Burkina, Ghana), je ne connais de ce fait pas la norme pour se déplacer et dormir. Je cherche en priorité à sortir des sentiers battus, en province au maximum, je n'ai aucun goût pour tout chemin bonnement touristique. Est-il alors facile de trouver des hôtels bon marché dans n'importe quelle ville ou même dans un village? Les Chinois sont-ils accueillants au point de nous proposer de nous loger le temps d'une nuit? En ce qui concerne les transports, lequel du train ou du bus est le plus avantageux financièrement? Est-il difficile de se faire comprendre pour acheter un billet? Est-il nécessaire de réserver à l'avance? Est-il possible de monter à bord d'un train sans billet, ou les contrôles sont systématiques?
Une autre interrogation me taraude l'esprit. Dois-je penser à emmener avec moi un dictionnaire de traduction sino-français ou anglo-chinois? Par là, j'aimerais savoir si les Chinois sont comme nous, Français, fâchés avec les langues, ou bien l'anglais se développe même dans les campagnes? Dois-je me préparer à sourire bêtement après 10 minutes de non-compréhension mutuelle?
Enfin, une dernière question. Je suis un grand amateur de photographies, et ainsi, les Chinois sont-ils ouverts aux clichés à l'improviste ou devrais-je demander une autorisation au préalable? Est-ce que je risque de devoir donner une pièce à chaque personne photographiée?
Un grand merci d'avance à toutes les personnes qui oseront répondre à l'ensemble de mes questions, vous me donnerez un premier aspect de ce pays.
Partir vivre à Gran Canaria English translation pending
bonjour, 😉
j'ai pris la décision (bien réfléchie) de partir vivre à Gran Canaria (san augustin ptr, ingles, feliz) mais partir cela se prépare : comment faire pour trouver un logement une fois sur place trouver du travail que faut-il faire pour les papiers ça existe une mutuelle là-bas si vous avez franchis le pas ce serait génial de votre part de me donner des renseignements ou des liens pour que je puisse prendre le plus de renseignements possible je compte également me rendre à l'Ambassade d'Espagne ici à Bruxelles
voila grand MERCI si vous me répondez sue😄
j'ai pris la décision (bien réfléchie) de partir vivre à Gran Canaria (san augustin ptr, ingles, feliz) mais partir cela se prépare : comment faire pour trouver un logement une fois sur place trouver du travail que faut-il faire pour les papiers ça existe une mutuelle là-bas si vous avez franchis le pas ce serait génial de votre part de me donner des renseignements ou des liens pour que je puisse prendre le plus de renseignements possible je compte également me rendre à l'Ambassade d'Espagne ici à Bruxelles
voila grand MERCI si vous me répondez sue😄
Etudier en Espagne (location, nourriture, santé) English translation pending
salut , je suis marocaine je souhaite etudier en espagne mais perso je trouve que c un peu chere labas car meme si on a les moyens , mes parents on deja des problemes financiers .. jme demande quel pourait le minimum pr une colocation et le minimum pr se nourrire labas .. et jvoudrais savoir si je pourais travaillé et etudié en meme temps et a cmb jpourais etre payé
Circuit dans le sud de la France pour deux semaines? English translation pending
J'écris pour un jeune couple allemand qui ne manipule pas assez l'écrit de la langue française.
Ils souhaitent passer 2 semaines en France et souhaitent aller dans le sud de la France en septembre.
ils auront une voiture, souhaitent camper et faire des étapes de 3 jours dans des coins authentiques, pas de foule et allier mer et montagne: leur goûts, patrimoine, petite randos, repos, baignade en mer et en rivière
2 organisations possibles
1) partir de Genève en voiture et se diriger vers le sud donc se diriger vers la zone méditerranéenne
2) prendre un vol pour Bilbao, y louer une voiture et se diriger vers le pays basque français
Si quelqu'un a des idées de circuit sympa à cette période là?...
Si quelqu'un a des idées de circuit sympa à cette période là?...
Les endroits sympas à visiter à Taïwan? English translation pending
Bonjour;
j'aimerais passer une semaines a taiwan est ce que c'est assez ou c'est trop pour y séjour la bas? Est ce que vous pouvez me donner des endroits sympas pour visiter shooping manger etc. merci
j'aimerais passer une semaines a taiwan est ce que c'est assez ou c'est trop pour y séjour la bas? Est ce que vous pouvez me donner des endroits sympas pour visiter shooping manger etc. merci
En voilier aux San Blas (Panama) English translation pending
J'ai passé cinq jours sur un petit voilier dans les San Blas.
J'ai partagé l'habitacle avec les propriétaires (pas de cabine privée).
Le propriétaire est marié à une femme Kuna et ils connaissent très bien les îles. Ils peuvent donc vous parler de la culture Kuna en connaissance de cause et vous emmener sur des îles pas ou peu fréquentées (îles-villages ou îles-cocoteraies-plage). Ils sont également ouverts à vos souhaits personnels.
Les repas sont fonction du marché du jour : les kunas viennent en pirogues vous proposer bananes, ananas, mangues, langoustes (en saison autorisée), crabes ou poisson....
Une bonne adresse.......
Leur mail : okeanos64@hotmail.com
Taftan - Quetta, informations récentes (août 2012)? English translation pending
Hello,
Là je suis en Iran, dans une dizaine de jours je serai vers Kerman. Après j'avais prévu d'aller vers le sud (détroit d'Ormuz), mais ca me tente d'aller vers l'est... pour toutes les raisons cités par Mekong dans ses posts (http://voyageforum.com/...ar_route_D1341490-6/).
Je voyage seul, assez "sobre" et poli (pas l'occidental qui parle fort sur le ton "le client est roi") mais bon, le voyage au Pakistan c'est quand même une marche au dessus de l'Iran, qui, comparativement, a des airs de voyage en Suisse.
Je voyage en bus jusque là, j'ai l'impression que pour le trajet Taftan-Quetta le mieux est de savoir un peu lire les situations et de se laisser un peu porter par le mouvement puisqu'on ne peut pas décider de grand chose. Le voyage de Mekong est assez récent, en même temps là bas tout change rapidement, quelqu'un a-t-il des infos récentes sur ce qu'il est possible / pas possible de faire en ce moment ?
A Quetta, est-ce plus que conseillé d'avoir des rudiments de pachtoune ? Car dans un coin pareil "do you speak english" semble etre le moyen de s'attirer des ennuis, en même temps faut bien se débrouiller.
Merci,
Là je suis en Iran, dans une dizaine de jours je serai vers Kerman. Après j'avais prévu d'aller vers le sud (détroit d'Ormuz), mais ca me tente d'aller vers l'est... pour toutes les raisons cités par Mekong dans ses posts (http://voyageforum.com/...ar_route_D1341490-6/).
Je voyage seul, assez "sobre" et poli (pas l'occidental qui parle fort sur le ton "le client est roi") mais bon, le voyage au Pakistan c'est quand même une marche au dessus de l'Iran, qui, comparativement, a des airs de voyage en Suisse.
Je voyage en bus jusque là, j'ai l'impression que pour le trajet Taftan-Quetta le mieux est de savoir un peu lire les situations et de se laisser un peu porter par le mouvement puisqu'on ne peut pas décider de grand chose. Le voyage de Mekong est assez récent, en même temps là bas tout change rapidement, quelqu'un a-t-il des infos récentes sur ce qu'il est possible / pas possible de faire en ce moment ?
A Quetta, est-ce plus que conseillé d'avoir des rudiments de pachtoune ? Car dans un coin pareil "do you speak english" semble etre le moyen de s'attirer des ennuis, en même temps faut bien se débrouiller.
Merci,
Premier voyage au Japon: bilan et impressions English translation pending
Revenu hier d'un premier voyage au Japon (seulement 2 semaines 🙁), je tenais à remercier tous ceux d'entre vous qui m'ont aidé, conseillé pour préparer le voyage et aussi pendant.
Je connaissais déjà très bien l'Asie, pour des dizaines de voyages et aussi pour y avoir travaillé et vécu, mais il me manquait le Japon, un pays qui me fascinait sans que je connaisse, une envie presque vitale d'y aller, une curiosité pour ce mélange de modernité et de traditions.
Bilan et Impressions...
2 semaines, bah c'était court, vraiment trop court !! la faute à des congés imposés cette année par mon boulot par rapport aux dates (ce qui me fait rater les matsuris) et qui a fait que ce voyage était presque improvisé...
si le guide papier (j'ai comparé plusieurs guides et ai opté pour le guide Evasion) était plutôt utile pour se renseigner et préparer le voyage en amont, finalement sur place, le guide était totalement inutile:
- d'abord, parce qu'aucun guide n'est vraiment à jour, mais alors là pour les ratages, y a eu des ratages (je dis pas bravo aux éditeurs) - parce que les bonnes adresses, on se dit qu'on va y aller, et finalement on va toujours manger dans un lieu qu'on découvre sur le moment - l'imprécision des cartes et des infos dites pratiques sont hallucinantes, vous préférerez acheter un plan de la ville sur place, plus actuel et plus pratique, ou vous procurer des plans généralement offerts dans les hôtels (souvent dans les 2 langues: japonais/anglais - et avec des points d'intérêt)
Même si je ne le fais pas trop, la première impression c'est de comparer la France au Japon, et ça commence dès l'aéroport (le mauvais souvenir de la galère à Roissy pour partir, contraste fortement avec la facilité avec laquelle on se dirige et on sort de Narita: si vous voyagez avec un bagage cabine et avez la chance de sortir parmi les premiers de l'avion, c'est environ 15-20 minutes jusqu'au moment de prendre le Narita Express).
Ensuite la 2e impression, c'est la propreté (les couloirs, les batiments, et voir les gens nettoyer le Narita Express avant son départ), vraiment y a de quoi se dire qu'on vit dans une porcherie...
Les gens: disciplinés, résilients, humbles, gentils, discrets, je crois que les adjectifs positifs n'ont pas manqué dans ma tête pour décrire les Japonais. Ce qui est incroyable, c'est que l'individu s'efface devant l'intérêt collectif, je ne connais pas assez la culture pour en afficher la certitude, mais mes observations me donnent cette idée rapide. Bien que pudiques et parlant peu anglais, les Japonais sont toujours entrain à essayer de vous aider.
Le budget: avec un billet pleine saison à 1200 euros (même si ensuite j'ai payé un peu plus en miles et en argent pour un surclassement), une moyenne de 90-100 euros la nuit pour de bons hôtels hors pdj, le JR Pass pour 7 jours, une dépense moyenne d'environ 500-700 Yen en transports communs, 1200-1500 Yen pour des repas complets hors pdj, quasiment 1000 Yen par jour pour étancher la soif (j'ai d'ailleurs été étonné de boire entre 3 et 4 litres de liquides par jour là où je bois à peine 1 litre en France). Bref, j'ai compté avoir dépensé environ 400-500 euros en nourriture sur 12 jours (cela comprend les petits excès 😛: petite glace au macha par ci, daifuku par là, sans oublier mon pêché mignon: le cream puff - chou à la crème soit custard soit thé vert) Je suis facilement arrivé à environ 3300 euros pour presque 2 semaines de voyage C'était on va dire dans ce que j'avais pensé que ça représenterait, c'est un budget confortable sans privation.
Là où j'ai vraiment négligé et sous-estimé le budget c'est le shopping. Résister au shopping est inutile dans un tel pays (mais comparé à des endroits comme Singapour, Bangkok ou HK), je dirais que c'etait un shopping plaisir et souvenir. Il y a des millions de choses que j'aurai voulu ramener et je crois que la prochaine fois, je dédierai un budget conséquent et exclusivement dédié au shopping. Je me suis limité à 2 chats porte bonheur (Maneki Nako), 1 tenue japonaise (que je ne reporterai sans doute jamais mais au moins je n'ai pas de regret), une paire de tabi, une paire de tongues traditionnelles, bref cela a représenté une petite somme déjà, mais que j'ai trouvé insuffisant, presque frustrant
La langue: je crois que c'est assez déconcertant, non pas de ne pas savoir parler, mais de ne pas savoir lire. D'ailleurs on dit souvent que l'écrit est essentiel et qu'un étranger qui sait parler le Japonais sans l'écrire ou le lire est en quelque sorte un analphabète, surtout quand on doit lire des adresses, ou tout simplement lire le nom ou le descriptif de certains produits...
L'argent: je crois qu'en 20 ans de voyage, je n'ai pas le souvenir d'avoir été dans un autre pays où l'argent n'a été si nécessaire. Car la chose gratuite au Japon... bah c'est les toilettes 😛 y en a partout (et heureusement d'ailleurs !!!!), et si ce sont sans doute les toilettes les plus propres et les meilleurs au monde, elles sont gratuites. A part ça chaque visite c'est en moyenne 500 Yen et comme on enchaine les visites tous les jours, 500Y x X, ça va vite. Comme indiqué dans un autre topic, le minimum à avoir sur soi en cas de nécessité, c'est 20 000 Yen, tirables au distributeur à l'aéroport, vous pouvez éviter le bureau de change, qui sera au final plus cher que le distributeur. Pour ceux qui ont la chance d'être chez HSBC, sachez que retirer ne vous coûte aucune commission. Pour toutes les autres dépenses au dessus de 1000 Yen, c'est simple, je ne me suis pas embêté, j'ai tout payé en Amex et ça ne coûte quasiment rien (à titre d'exemple j'ai payé quasiment tous mes repas et pour 1500 Yen, j'en ai eu pour 10 centimes d'euros de frais !)
Les hôtels: j'ai entendu dire que c'était petit. Ca l'est peut être comparé à l'occident, mais faut pas abuser, pour un endroit pour dormir et se doucher, c'est petit mais pas au point de s'en plaindre. L'important, ce n'est pas la taille de la chambre, c'est la localisation de l'hôtel par rapport au métro et son isolation accoustique au bruit (c'est sûr qu'un hôtel qui donne sur une grande artère routière n'est pas un bon choix - mais cette régle est valable partout dans le monde). Se loger à petit, je n'y crois pas trop à Tokyo (surtout moi qui ai travaillé dans l'hôtellerie), je pense qu'il y a un plancher minimum et qu'en dessous il ne faut pas s'attendre à un miracle et au-dessus, ça devient inutile. A la louche, sans faire de sacrifice de qualité ou de distance ou autre, je dirais qu'il est raisonnable de se loger pour 50 à 100 euros selon le standing recherché.
Transports: déroutant la 1ère semaine, on se repère ensuite facilement une fois qu'on a compris comment étaient organisées les grandes gares (genre Tokyo, Shibuya ou Shinjuku). Le fait d'avoir les 2 sens de circulation sur le même quai est d'une logique obligatoire, à se demander pourquoi on doit encore traverser la moitié de la station à Paris pour aller d'un sens à l'autre... La régularité, j'ai trouvé ça extraordinaire et surtout, la communication, la transparence de la communication ! Vous aurez toujours un écran pour expliquer pourquoi le train a 2 minutes de retard plutôt que d'attendre et deviner si le train arrivera au pifomètre comme beaucoup ailleurs. Puis les trains ont vraiment une jolie tête je trouve. Le N'Ex est vraiment très sympa. Le Shinkansen est impressionnant, moins rapide en pointe que le TGV, son accélération n'en est pas moins impressionnante, on sent vraiment que ça va vite comparé au TGV.
Quelques regrets et frustrations:
- devoir réserver assez longtemps à l'avance pour entrer dans le quota de personnes qui peuvent visiter les palais impériaux - ne pas avoir été au marché aux poissons à 5h du mat - certains temples en rénovation qui vous font payer l'entrée sans rechigner et sans vous dire qu'il n'y aura pas grand chose à voir - ne pas pouvoir prendre des photos au Sanjusangendo, qui est à mes yeux l'un des plus beaux lieux du Japon, moi qui adore prendre des photos (parce que ça reste un souvenir qui perdure au delà de notre mémoire), j'ai été frustré de ne pas pouvoir en prendre dans ce lieu empreint d'histoire et d'une aura religieuse)
La bouffe: Pour bien apprécier la cuisine nippone, je crois qu'il est important de s'imposer une alternance des plats (même comme chouchou si vous adoooooorez les sushis 😛) d'une part pour contrer la lassitude, mais aussi pour habituer votre palais à toutes sortes de saveur. Un conseil: faire fi de ses apriori gustatifs et tout manger (après ce n'est pas comme certains stands de bangkok où vous êtes rebutés de manger une brochette de scorpion frit), certains plats même crus, sont succulents. Et puis après tout, on peut pas dire qu'on n'aime pas si on a pas goûté 😉
Sur 12 jours, j'ai donc fait 5 jours et demi à Tokyo et 5 jours et demi à Kyoto (dont presque une journée à Nara) et un dernier après midi et nuit à Tokyo avant le retour. Ca a été un bon équilibre, presque insuffisant pour tout voir, tant il y a de choses et de lieux à visiter et donc il ne faut pas faire le touriste chinois qui enchaine les visites comme un marathon, et plutôt prendre le temps d'apprécier, quitte à refaire un ou plusieurs voyages au Japon pour voir ce que vous n'avez pas vu (même un voyage au Japon est pour vous le voyage d'une vie). Donc à moins d'être parti 1 mois pour un premier voyage, 2 semaines, c'est peu mais c'est déjà bien.
J'ai rentabilisé mon JR Pass d'une semaine de la façon suivante: - 1 A/R Tokyo-Kyoto (en partant et arrivant de Shinagawa, puisque je logeais à Shinjuku, donc plus pratique d'aller à Shingawa que de partir de la gare centrale de Tokyo, vu que de toute façon, le Shinkansen part de Tokyo et s'arrête à Shinagawa) - déplacements dans Tokyo entre Shinjuku, Shibuya et Shinagawa en utilisant la JR line Yamanote, pour aller à Shimbashi et Ueno aussi, toujours avec cette ligne, plus rapide et plus pratique que le métro conventionnel - un A/R à Nara depuis Kyoto - une résa de Narita Express pour le retour en sachant qu'à lui seul quasiment l'AR pour Kyoto rentabilisait déjà le pass
d'ailleurs, ce n'est pas si grave si on ne peut pas utiliser le pass pour prendre le Shinkansen Nozomi puisqu'auparavant le Nozomi était un série N700 et que désormais ce dernier a été mis à jour vers une nouvelle version, ils ont donc remplacé les anciens Shinkansen Hakari par le N700. En allant à Kyoto on profite donc de ces nouveaux anciens trains (si vous m'avez compris)
voilà, je crois que c'est tout (pour cette fois), ce que j'avais à chaud 24h après être rentré, un peu dégôuté d'être revenu en France, tant le Japon m'a plu je suis convaincu qu'il y en aura plein de nombreux voyages pour revoir le Japon et pourquoi pas dès l'an prochain 🙂 la reprise demain parmi la meute à St Lazare dans nos prochains taggés et viellots sera difficile, je la redoute...
Plus de 10 ans que je me disais que j'allais au Japon et j'ai toujours fait d'autres pays avant, j'espère ne pas attendre autant pour commencer à apprendre la langue 😛
Je connaissais déjà très bien l'Asie, pour des dizaines de voyages et aussi pour y avoir travaillé et vécu, mais il me manquait le Japon, un pays qui me fascinait sans que je connaisse, une envie presque vitale d'y aller, une curiosité pour ce mélange de modernité et de traditions.
Bilan et Impressions...
2 semaines, bah c'était court, vraiment trop court !! la faute à des congés imposés cette année par mon boulot par rapport aux dates (ce qui me fait rater les matsuris) et qui a fait que ce voyage était presque improvisé...
si le guide papier (j'ai comparé plusieurs guides et ai opté pour le guide Evasion) était plutôt utile pour se renseigner et préparer le voyage en amont, finalement sur place, le guide était totalement inutile:
- d'abord, parce qu'aucun guide n'est vraiment à jour, mais alors là pour les ratages, y a eu des ratages (je dis pas bravo aux éditeurs) - parce que les bonnes adresses, on se dit qu'on va y aller, et finalement on va toujours manger dans un lieu qu'on découvre sur le moment - l'imprécision des cartes et des infos dites pratiques sont hallucinantes, vous préférerez acheter un plan de la ville sur place, plus actuel et plus pratique, ou vous procurer des plans généralement offerts dans les hôtels (souvent dans les 2 langues: japonais/anglais - et avec des points d'intérêt)
Même si je ne le fais pas trop, la première impression c'est de comparer la France au Japon, et ça commence dès l'aéroport (le mauvais souvenir de la galère à Roissy pour partir, contraste fortement avec la facilité avec laquelle on se dirige et on sort de Narita: si vous voyagez avec un bagage cabine et avez la chance de sortir parmi les premiers de l'avion, c'est environ 15-20 minutes jusqu'au moment de prendre le Narita Express).
Ensuite la 2e impression, c'est la propreté (les couloirs, les batiments, et voir les gens nettoyer le Narita Express avant son départ), vraiment y a de quoi se dire qu'on vit dans une porcherie...
Les gens: disciplinés, résilients, humbles, gentils, discrets, je crois que les adjectifs positifs n'ont pas manqué dans ma tête pour décrire les Japonais. Ce qui est incroyable, c'est que l'individu s'efface devant l'intérêt collectif, je ne connais pas assez la culture pour en afficher la certitude, mais mes observations me donnent cette idée rapide. Bien que pudiques et parlant peu anglais, les Japonais sont toujours entrain à essayer de vous aider.
Le budget: avec un billet pleine saison à 1200 euros (même si ensuite j'ai payé un peu plus en miles et en argent pour un surclassement), une moyenne de 90-100 euros la nuit pour de bons hôtels hors pdj, le JR Pass pour 7 jours, une dépense moyenne d'environ 500-700 Yen en transports communs, 1200-1500 Yen pour des repas complets hors pdj, quasiment 1000 Yen par jour pour étancher la soif (j'ai d'ailleurs été étonné de boire entre 3 et 4 litres de liquides par jour là où je bois à peine 1 litre en France). Bref, j'ai compté avoir dépensé environ 400-500 euros en nourriture sur 12 jours (cela comprend les petits excès 😛: petite glace au macha par ci, daifuku par là, sans oublier mon pêché mignon: le cream puff - chou à la crème soit custard soit thé vert) Je suis facilement arrivé à environ 3300 euros pour presque 2 semaines de voyage C'était on va dire dans ce que j'avais pensé que ça représenterait, c'est un budget confortable sans privation.
Là où j'ai vraiment négligé et sous-estimé le budget c'est le shopping. Résister au shopping est inutile dans un tel pays (mais comparé à des endroits comme Singapour, Bangkok ou HK), je dirais que c'etait un shopping plaisir et souvenir. Il y a des millions de choses que j'aurai voulu ramener et je crois que la prochaine fois, je dédierai un budget conséquent et exclusivement dédié au shopping. Je me suis limité à 2 chats porte bonheur (Maneki Nako), 1 tenue japonaise (que je ne reporterai sans doute jamais mais au moins je n'ai pas de regret), une paire de tabi, une paire de tongues traditionnelles, bref cela a représenté une petite somme déjà, mais que j'ai trouvé insuffisant, presque frustrant
La langue: je crois que c'est assez déconcertant, non pas de ne pas savoir parler, mais de ne pas savoir lire. D'ailleurs on dit souvent que l'écrit est essentiel et qu'un étranger qui sait parler le Japonais sans l'écrire ou le lire est en quelque sorte un analphabète, surtout quand on doit lire des adresses, ou tout simplement lire le nom ou le descriptif de certains produits...
L'argent: je crois qu'en 20 ans de voyage, je n'ai pas le souvenir d'avoir été dans un autre pays où l'argent n'a été si nécessaire. Car la chose gratuite au Japon... bah c'est les toilettes 😛 y en a partout (et heureusement d'ailleurs !!!!), et si ce sont sans doute les toilettes les plus propres et les meilleurs au monde, elles sont gratuites. A part ça chaque visite c'est en moyenne 500 Yen et comme on enchaine les visites tous les jours, 500Y x X, ça va vite. Comme indiqué dans un autre topic, le minimum à avoir sur soi en cas de nécessité, c'est 20 000 Yen, tirables au distributeur à l'aéroport, vous pouvez éviter le bureau de change, qui sera au final plus cher que le distributeur. Pour ceux qui ont la chance d'être chez HSBC, sachez que retirer ne vous coûte aucune commission. Pour toutes les autres dépenses au dessus de 1000 Yen, c'est simple, je ne me suis pas embêté, j'ai tout payé en Amex et ça ne coûte quasiment rien (à titre d'exemple j'ai payé quasiment tous mes repas et pour 1500 Yen, j'en ai eu pour 10 centimes d'euros de frais !)
Les hôtels: j'ai entendu dire que c'était petit. Ca l'est peut être comparé à l'occident, mais faut pas abuser, pour un endroit pour dormir et se doucher, c'est petit mais pas au point de s'en plaindre. L'important, ce n'est pas la taille de la chambre, c'est la localisation de l'hôtel par rapport au métro et son isolation accoustique au bruit (c'est sûr qu'un hôtel qui donne sur une grande artère routière n'est pas un bon choix - mais cette régle est valable partout dans le monde). Se loger à petit, je n'y crois pas trop à Tokyo (surtout moi qui ai travaillé dans l'hôtellerie), je pense qu'il y a un plancher minimum et qu'en dessous il ne faut pas s'attendre à un miracle et au-dessus, ça devient inutile. A la louche, sans faire de sacrifice de qualité ou de distance ou autre, je dirais qu'il est raisonnable de se loger pour 50 à 100 euros selon le standing recherché.
Transports: déroutant la 1ère semaine, on se repère ensuite facilement une fois qu'on a compris comment étaient organisées les grandes gares (genre Tokyo, Shibuya ou Shinjuku). Le fait d'avoir les 2 sens de circulation sur le même quai est d'une logique obligatoire, à se demander pourquoi on doit encore traverser la moitié de la station à Paris pour aller d'un sens à l'autre... La régularité, j'ai trouvé ça extraordinaire et surtout, la communication, la transparence de la communication ! Vous aurez toujours un écran pour expliquer pourquoi le train a 2 minutes de retard plutôt que d'attendre et deviner si le train arrivera au pifomètre comme beaucoup ailleurs. Puis les trains ont vraiment une jolie tête je trouve. Le N'Ex est vraiment très sympa. Le Shinkansen est impressionnant, moins rapide en pointe que le TGV, son accélération n'en est pas moins impressionnante, on sent vraiment que ça va vite comparé au TGV.
Quelques regrets et frustrations:
- devoir réserver assez longtemps à l'avance pour entrer dans le quota de personnes qui peuvent visiter les palais impériaux - ne pas avoir été au marché aux poissons à 5h du mat - certains temples en rénovation qui vous font payer l'entrée sans rechigner et sans vous dire qu'il n'y aura pas grand chose à voir - ne pas pouvoir prendre des photos au Sanjusangendo, qui est à mes yeux l'un des plus beaux lieux du Japon, moi qui adore prendre des photos (parce que ça reste un souvenir qui perdure au delà de notre mémoire), j'ai été frustré de ne pas pouvoir en prendre dans ce lieu empreint d'histoire et d'une aura religieuse)
La bouffe: Pour bien apprécier la cuisine nippone, je crois qu'il est important de s'imposer une alternance des plats (même comme chouchou si vous adoooooorez les sushis 😛) d'une part pour contrer la lassitude, mais aussi pour habituer votre palais à toutes sortes de saveur. Un conseil: faire fi de ses apriori gustatifs et tout manger (après ce n'est pas comme certains stands de bangkok où vous êtes rebutés de manger une brochette de scorpion frit), certains plats même crus, sont succulents. Et puis après tout, on peut pas dire qu'on n'aime pas si on a pas goûté 😉
Sur 12 jours, j'ai donc fait 5 jours et demi à Tokyo et 5 jours et demi à Kyoto (dont presque une journée à Nara) et un dernier après midi et nuit à Tokyo avant le retour. Ca a été un bon équilibre, presque insuffisant pour tout voir, tant il y a de choses et de lieux à visiter et donc il ne faut pas faire le touriste chinois qui enchaine les visites comme un marathon, et plutôt prendre le temps d'apprécier, quitte à refaire un ou plusieurs voyages au Japon pour voir ce que vous n'avez pas vu (même un voyage au Japon est pour vous le voyage d'une vie). Donc à moins d'être parti 1 mois pour un premier voyage, 2 semaines, c'est peu mais c'est déjà bien.
J'ai rentabilisé mon JR Pass d'une semaine de la façon suivante: - 1 A/R Tokyo-Kyoto (en partant et arrivant de Shinagawa, puisque je logeais à Shinjuku, donc plus pratique d'aller à Shingawa que de partir de la gare centrale de Tokyo, vu que de toute façon, le Shinkansen part de Tokyo et s'arrête à Shinagawa) - déplacements dans Tokyo entre Shinjuku, Shibuya et Shinagawa en utilisant la JR line Yamanote, pour aller à Shimbashi et Ueno aussi, toujours avec cette ligne, plus rapide et plus pratique que le métro conventionnel - un A/R à Nara depuis Kyoto - une résa de Narita Express pour le retour en sachant qu'à lui seul quasiment l'AR pour Kyoto rentabilisait déjà le pass
d'ailleurs, ce n'est pas si grave si on ne peut pas utiliser le pass pour prendre le Shinkansen Nozomi puisqu'auparavant le Nozomi était un série N700 et que désormais ce dernier a été mis à jour vers une nouvelle version, ils ont donc remplacé les anciens Shinkansen Hakari par le N700. En allant à Kyoto on profite donc de ces nouveaux anciens trains (si vous m'avez compris)
voilà, je crois que c'est tout (pour cette fois), ce que j'avais à chaud 24h après être rentré, un peu dégôuté d'être revenu en France, tant le Japon m'a plu je suis convaincu qu'il y en aura plein de nombreux voyages pour revoir le Japon et pourquoi pas dès l'an prochain 🙂 la reprise demain parmi la meute à St Lazare dans nos prochains taggés et viellots sera difficile, je la redoute...
Plus de 10 ans que je me disais que j'allais au Japon et j'ai toujours fait d'autres pays avant, j'espère ne pas attendre autant pour commencer à apprendre la langue 😛
Avis sur notre itinéraire Route des jardins et Kruger? English translation pending
Bonjour,
Dans un mois et demi je viendrai avec mon ami passer une quinzaine de jours en Afrique du Sud. Autant vous dire que je suis impatiente, c'est un voyage que je rêve de faire depuis de nombreuses anné. Nous sommes passé par une agence qui je crois s’est contentée de nous faire suivre les sentiers touristiques habituels… Bien que cela ne soit pas grave, j’ai la sensation d’être très mal renseignée (pour exemple j’avais demandé s’il y avait d’autres endroits que Hermanus pour voir les baleines, on m’a répondu que non… Il semblerait pourtant que De Hoop soit aussi un point d’observation), alors je me tourne vers vous, avec l’espoir que vous répondrez à mes questions. Nous arrivons à Cape Town le 17 septembre à 16h30, je crois que nous n’aurons le temps de rien faire cette journée. Nous avons donc 2 jours au Cap dont une dédiée au Cap Bonne Espérance (en passant par simon’s town et voir le coucher de soleil sur table mountain ?). Mais l’autre journée que choisir : Jardin botanique national Kirstenbosch ? Robben Island ? Visite de la ville ? Et maintenant je découvre Postberg… Aurons-nous l’occasion de voir des « champs » de fleurs ailleurs qu’à cet endroit ? Ensuite nous dormons à Hermanus et la nuit suivante à Oudtshoorn… Pensez-vous qu’il soit possible de passer au cap d’Agulhas puis visiter De hoop et finir à Oudtshoorn dans la journée ? Ensuite knysna, port Elisabeth (où nous prenons l’avion pour Durban) Hluhluwe, Manzini. Et enfin nous finissons notre séjour au kruger park au camp Shawu. Le matin de notre départ nous avons un safari en 4x4. L’agence m’affirme qu’il nous sera possible de partir vers 10h30 du matin faire la route panoramique de la Blyde River Canyon et de visiter un peu la ville de Pretoria. Sachant que notre vol décolle de Johannesburg à 19h15, est-ce réellement réalisable ?
Sur cet itinéraire y a-t-il des lieux à ne pas rater ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Dans un mois et demi je viendrai avec mon ami passer une quinzaine de jours en Afrique du Sud. Autant vous dire que je suis impatiente, c'est un voyage que je rêve de faire depuis de nombreuses anné. Nous sommes passé par une agence qui je crois s’est contentée de nous faire suivre les sentiers touristiques habituels… Bien que cela ne soit pas grave, j’ai la sensation d’être très mal renseignée (pour exemple j’avais demandé s’il y avait d’autres endroits que Hermanus pour voir les baleines, on m’a répondu que non… Il semblerait pourtant que De Hoop soit aussi un point d’observation), alors je me tourne vers vous, avec l’espoir que vous répondrez à mes questions. Nous arrivons à Cape Town le 17 septembre à 16h30, je crois que nous n’aurons le temps de rien faire cette journée. Nous avons donc 2 jours au Cap dont une dédiée au Cap Bonne Espérance (en passant par simon’s town et voir le coucher de soleil sur table mountain ?). Mais l’autre journée que choisir : Jardin botanique national Kirstenbosch ? Robben Island ? Visite de la ville ? Et maintenant je découvre Postberg… Aurons-nous l’occasion de voir des « champs » de fleurs ailleurs qu’à cet endroit ? Ensuite nous dormons à Hermanus et la nuit suivante à Oudtshoorn… Pensez-vous qu’il soit possible de passer au cap d’Agulhas puis visiter De hoop et finir à Oudtshoorn dans la journée ? Ensuite knysna, port Elisabeth (où nous prenons l’avion pour Durban) Hluhluwe, Manzini. Et enfin nous finissons notre séjour au kruger park au camp Shawu. Le matin de notre départ nous avons un safari en 4x4. L’agence m’affirme qu’il nous sera possible de partir vers 10h30 du matin faire la route panoramique de la Blyde River Canyon et de visiter un peu la ville de Pretoria. Sachant que notre vol décolle de Johannesburg à 19h15, est-ce réellement réalisable ?
Sur cet itinéraire y a-t-il des lieux à ne pas rater ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Où aller à l'étranger pour devenir bilingue (Anglais)? English translation pending
Bonsoir,
Je suis actuellement en BTS Assistant de manager. Après mon BTS j'aimerai partir 1 ans à l'étranger pour pouvoir parler l'anglais couramment.
Mais le problème est que je ne sais pas où partir (USA ? Angleterre ? Australie ? ) je ne sais pas quoi y faire (étude ? travail ? ...). Connaissez vous des organismes ? Avez vous des expériences ?
Je ne sais vraiment quoi faire, je ne sais pas ce qui est bien ou à éviter.
Merci d'avance