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Réaliser une boulangerie-pâtisserie-chocolaterie à Oran English translation pending
boujour tout le monde
nous avons un couple d'amis algériens vivant en france et dont leur projet de partir y vivre (ils ont deja une maison pres d'oran) ils nous ont proposé de monter une entreprise sur Oran ou aux abord. J'aimerais avoir quelques infos concernant se projet par des algériens et algérienne et même expatriés. Le projet consiste en une association entre nos amis et nous pour réaliser une boulangerie patisserie chocolaterie glace confiserie le tout de fabrication artisanale française .(je serais seul a la tete de la fabrication et pour former le personnel mon ami amènerais la structure ( terrain et local)
J'ai eu dans mon parcours professionnel une expérience en Tunisie en 1998 extrêmement positive et j'en ai garder d'excellent souvenirs humains et professionnel j'avais détecter d'immense potentiel. Nous partons ma femme et moi un peu en éclaireur en septembre mais avant si je peux me renseigner au près de vous
il y a t'il un fort potentiel pour cette activité
merci pour vos réponse par avance
nous avons un couple d'amis algériens vivant en france et dont leur projet de partir y vivre (ils ont deja une maison pres d'oran) ils nous ont proposé de monter une entreprise sur Oran ou aux abord. J'aimerais avoir quelques infos concernant se projet par des algériens et algérienne et même expatriés. Le projet consiste en une association entre nos amis et nous pour réaliser une boulangerie patisserie chocolaterie glace confiserie le tout de fabrication artisanale française .(je serais seul a la tete de la fabrication et pour former le personnel mon ami amènerais la structure ( terrain et local)
J'ai eu dans mon parcours professionnel une expérience en Tunisie en 1998 extrêmement positive et j'en ai garder d'excellent souvenirs humains et professionnel j'avais détecter d'immense potentiel. Nous partons ma femme et moi un peu en éclaireur en septembre mais avant si je peux me renseigner au près de vous
il y a t'il un fort potentiel pour cette activité
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Réservation d'hôtel obligatoire pour Vancouver fin mai? English translation pending
Pas facile de reserver un hotel lorsqu on ne sait pas quel jour précis on sera dans la ville.😕 Nous debarquons à vancouver le 22 mai et nous prenons la loc de la voiture le 25 mai. Aucun soucis nous avons reserver depuis booking.com notre hotel à Vancouver mais la suite? Avec la voiture nous savons un peu près quel sera notre périple (île de vancouvert, remonter vers Prince Ruppert, un petit tour vers l'Alaska, puis route vers Jasper, Banff, Calgary, descente dans le Montana pour rejoindre Seattle et retour Vancouver mi juin).
Croyez vous qu'en ces dates, la résa soit nécessaire? Nous avons déjà fait l'expérience de dormir dans la voiture à Grand Canyon car tous les motels étaient pleins et nous étions en Octobre (plus en haute saison touristique!).
J'ai besoin de vos conseils, je m'inquiete un peu.
La solution du camping-car malgrés tous les devis obtenus est encore trop cher pour nous et nous préférons mettre l'argent dans les activites (kayak, rando, téléphérique, location vélo... et tant d'autres). Quant à embarquer une tente (même petite style igloo) et sacs de couchage, cela m'ennuie un peu car nous sommes tout le temps très "short" au niveau du poids des valises au retour de voyage alors avec une tente en plus....
Pourriez vous me dire si vous avez eu des difficultés à trouver un hotel dans un budget raisonnable (pas 250 dollars la nuit!) mais moins de 100 dollar?
Merci de vos réponses.......
Merci de vos réponses.......
Frais de douanes au retour des Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
J’aurais quelques questions concernant les droits de douanes, au retour en Belgique, après des achats aux États-Unis. J’ai lu qu’il ne fallait rien déclarer si la valeur des marchandises n’excédait pas 430€ par personne. Savez-vous comment est calculé ce montant maximum ?
- Faut-il tenir compte des taxes ajoutées à la caisse ou du prix sans taxes, tel qu’affiché dans les rayons ? - Les achats étant effectués en dollars, quel taux de change s’applique ? Probablement, celui du jour du retour mais je suppose que les douaniers ont une marge de tolérance. - Si on dépasse la somme de 430€ en achetant plusieurs articles, du genre vêtements divers à 50-60€/pièce, faut il payer les taxes sur l’ensemble des biens achetés ou uniquement sur la somme qui dépasse (ex : sur 70€ si on ramène pour 500€) ?
Je me prends la tête probablement pour rien car je suppose que je resterai sous les 430€ mais je voulais savoir quand même au cas où la chaleur de l’Ouest me provoque une frénésie acheteuse. 🤪
Merci d’avance pour vos réponses
J’aurais quelques questions concernant les droits de douanes, au retour en Belgique, après des achats aux États-Unis. J’ai lu qu’il ne fallait rien déclarer si la valeur des marchandises n’excédait pas 430€ par personne. Savez-vous comment est calculé ce montant maximum ?
- Faut-il tenir compte des taxes ajoutées à la caisse ou du prix sans taxes, tel qu’affiché dans les rayons ? - Les achats étant effectués en dollars, quel taux de change s’applique ? Probablement, celui du jour du retour mais je suppose que les douaniers ont une marge de tolérance. - Si on dépasse la somme de 430€ en achetant plusieurs articles, du genre vêtements divers à 50-60€/pièce, faut il payer les taxes sur l’ensemble des biens achetés ou uniquement sur la somme qui dépasse (ex : sur 70€ si on ramène pour 500€) ?
Je me prends la tête probablement pour rien car je suppose que je resterai sous les 430€ mais je voulais savoir quand même au cas où la chaleur de l’Ouest me provoque une frénésie acheteuse. 🤪
Merci d’avance pour vos réponses
Payer l'hébergement en Birmanie: kyats ou dollars? English translation pending
Bonjour,
le guide du routard conseille d'avoir des dollars sur soi pour payer l'hébergement en Birmanie.
Doit-on n'avoir sur soi que des dollars US ou bien aussi de la monnaie birmane ? dans quelle proportion ? Que conseillez-vous ? merci Camille
le guide du routard conseille d'avoir des dollars sur soi pour payer l'hébergement en Birmanie.
Doit-on n'avoir sur soi que des dollars US ou bien aussi de la monnaie birmane ? dans quelle proportion ? Que conseillez-vous ? merci Camille
Hébergements à Gili? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je pars à Bali ainsi que sur les îles Gili 3 semaines en juin.
Quelqu'un pourrait m'indiquer 2-3 adresses sympa du côté de Trawangan à 30-40 euros maxi la nuit. En ce qui concerne Bali et Gili Air j'ai déjà ma petite idée, mais toutes les bonnes adresses sont bonnes a prendre. Par ailleurs sachant que les îles Gili sont prises d'assaut faut-il réserver a l'avance pour le mois de juin ? Les prix grimpent-ils à cette période de l'année ? J'ai souvent entendus parler de prix abusifs. Merci d'avance.
Je pars à Bali ainsi que sur les îles Gili 3 semaines en juin.
Quelqu'un pourrait m'indiquer 2-3 adresses sympa du côté de Trawangan à 30-40 euros maxi la nuit. En ce qui concerne Bali et Gili Air j'ai déjà ma petite idée, mais toutes les bonnes adresses sont bonnes a prendre. Par ailleurs sachant que les îles Gili sont prises d'assaut faut-il réserver a l'avance pour le mois de juin ? Les prix grimpent-ils à cette période de l'année ? J'ai souvent entendus parler de prix abusifs. Merci d'avance.
Air France vs British Airways English translation pending
Moi j'ai prit Air France mais j'ai jamais prit British Airways et j'aimerais savoir c'est qui le meilleur entre Air France et British Airways. Oui en passant j'ai des vidéos de comparason entre Air France et British Airways au http://www.youtube.com/watch?v=J6Q81XIOknM, au http://www.youtube.com/watch?v=wxMgukukWxg et au http://www.youtube.com/watch?v=SrHmXgF0VBE regardez c'est vidéos pour déterminer c'est qui est le meilleur entre British Airways et Air France.
Modalités d'entrée et séjour en Chine? English translation pending
Bonjour,
On est actuellement en Nouvelle Zélande après on se dirige et en Asie et pour finir on prevoit la Chine. Seulement j'ai vu qu'il fallait avoir réserver tout les hébergements à l'avance donc anticiper tout l'itineraire de façon précise cela nous parait compliqué à anticiper ( surtout après un an à vivre le jour le jour)!
Avez vous des conseils?????
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, lég��rement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, lég��rement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Hôtel Paradisus Rio de Oro à Holguin English translation pending
ON EST AMATEUR DE BELLE PLAGE EST CE NECESSAIRE LES SOULIERS DE PLAGE
IL Y A T IL UN VILLAGE PRES DE L HOTEL QUE L ON PEUT VESITER
COMMENT EST LE SITE ON PART LE 20 MARS AVEC SUNWING ET ON D APPRENDRE QU IL AURA UN ESCALE A CAYA COCO
Maroc: état de la route entre Demnate et Ouarzazate? English translation pending
Bonjour a tous, nous allons loues une voiture de location (logan) durant une dizaine de jours a partir de marakesh, on aimerait prendre la route entre demnate et ouarzazate, je sais que la route est en bonne etat jusqu a toufrine(ou thifghine), mais qu en est t il par la suite jusqu a ouarzate, c est de la piste ou est ce goudrounee??
merci bcp
merci bcp
Carte téléphone prépayée depuis les États-Unis vers la France? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut il me dire quelle carte prépayée convient le mieux pour téléphoner depuis les États unis vers la France, et un numéro de téléphone est il inclus pour se faire appeler.
Merci.
Hébergements à Chongqing et Chishui (Chine) English translation pending
Bonjour
Chongqing
Je me rends à l'adresse donnée par le LonelyP le Sunrise Backpack Hostel, fermé, cependant ils renvoient les clients juste au-dessus le Sunrise Mingqing aussi recommandé par le LonelyP
Il est midi je m'apprête à laisser mes affaires dans un dortoir à l'allure décousue , petit , impersonnel et négligé Je suis attiré par un couple de chinois sur le départ dans une chambre en face
Sous mes yeux, la dame de service arrive, donne quelques tapettes sur le drap secoue le drap du dessus, une chiquenaude sur l'oreiller et fini voilà rien de changé
Je regarde le mien il y avait du monde pour partager le couchage, je lui montre tous les cheveux qui trainaient, je crois comprendre que le nécessaire sera fait
Retour le soir vers 20h, les draps sont dans le même état, à l'accueil la fille me dit qu'elle ne peut rien faire, froidement elle me propose de quitter les lieux et de me rembourser, à plus de 20h
Je fouille les chambres ouvertes, je trouve des draps qui me paraissent corrects et j'effectue l'échange
Le lendemain je vais à une autre adresse recommandée par le LonelyP, le Tina's hostel
Je peux vous dire que l'ensemble a vieilli, propreté médiocre et une sale odeur de moisi dans les chambres en contrebas
Je reste toutefois ici. Le lendemain matin j'assiste à un violent accrochage entre 4 policiers et les responsables de l'hôtel présents
Le soir du 16 février 2012 à 19H, on nous informe que le Tina's est fermé sur décision de la police, nous n'en saurons pas plus.
Avec une chinoise et une brésilienne nous allons au Yangzi Rivers hostel qui est aussi une auberge de jeunesse non indiquée sur le LP, 80 Changiang Binjang Lu sur le front de la rivière près de la station de bus Chaotianmen et proche aussi de la sortie 4 (prendre la rue qui descend à 90° à droite de la sortie) du métro sur la ligne 1 je n'ai pas son nom mais c'est l'avant dernière, la dernière devant être la station de bus Chaotianmen
Rien à dire c'est une bonne adresse
Précision concernant les transports à Chongqing, le Lonely planet annonce une station de bus longue distance du coté de l'ancienne gare en réalité les longues distances ont été regroupées dans un immeuble neuf près (Lire la signalétique ce n'est pas intuitif) de la nouvelle gare de chemin de fer fonctionnelle North Railway Station, métro en prime.
Le métro, petite information, les plans à l'extérieur sont tous écrits en chinois pas de noms en anglais, mais une fois à l'intérieur tout est bien indiqué dans les deux langues avec aussi des annonces parlées en anglais
Hébergement à Chishui, je donne ces informations car ici pour communiquer c'est la danse signes
Le Lonely planet recommande le Chishui Kaiyue Bingan, vous pouvez y aller bonne adresse 100 yuans
Facile à trouver, en venant du nord les bus vous laissent à une station prés d'un pont d'une cinquantaine de mètres de longueur
Le traverser en restant à droite et continuer la rue dans le prolongement en restant sur le même coté. (La station principale de bus qui conduit au sud est le long du fleuve à 2km environs du pont, en sortant du terminal et en tournant à droite on arrive au pont et pour aller à l'hôtel pendre à droite au pont )
A quelques centaines de mètres du pont sur la gauche il y a un monument en forme de colonne puis un parc , après le parc, en remontant, au croisement avec la première rue à droite dans l'angle en face il y a un hôtel avec une façade en verre bleu, 30 m plus haut des socles avec des lions vous serez arrivés, l'hôtel est là à gauche des statues
Pour aller visiter les sites intéressants de Chishui il faut continuer toujours sur le trottoir de droite sur 500m et en faisant bien attention il y a une petite station de bus. D'ici on peut aller visiter tous les sites recommandés, ce n'est pas impersonnel et ces sites méritent un arrêt
J'ai continué en bus vers le sud depuis Chishui sur Guiyang, je ne sais pas quel est le trajet mais la route est de toute beauté, dommage que le temps n'était pas au mieux pour en profiter
Février 2012 je n'ai pas encore vu le soleil, si ce n'est le 01 et 02 au lac Lugu Hu, ciel bleu température basse mais altimètre à 2800m
Depuis fini, ce ne serait pas grave si on était le 3 ou 4 février le problème c'est que nous sommes le 03 mars
Du brouillard sans aucune retenue ( Sichuan, Chongqing, Hubei, Guizhou, Guangxi je suis à Guilin, pourri) les prévisions météo les plus optimistes renvoient au 15 mars pour espérer du mieux. Je ne suis pas habitué à cette brumasse vivement que je retrouve la tramontane qui ne fait pas de détails avec les nuages, tous à la poubelle fissa
Fini plus d'information, à moins que vous ne souhaitiez avoir des nouvelles des dragons chinois, une autre fois vous aurez mieux des news de nos dragons catalans dans le championnat anglais de Rugby ligue (Rugby à XIII):
Eux non plus ne font pas de détails
Bons(s) voyages(s)
Chongqing
Je me rends à l'adresse donnée par le LonelyP le Sunrise Backpack Hostel, fermé, cependant ils renvoient les clients juste au-dessus le Sunrise Mingqing aussi recommandé par le LonelyP
Il est midi je m'apprête à laisser mes affaires dans un dortoir à l'allure décousue , petit , impersonnel et négligé Je suis attiré par un couple de chinois sur le départ dans une chambre en face
Sous mes yeux, la dame de service arrive, donne quelques tapettes sur le drap secoue le drap du dessus, une chiquenaude sur l'oreiller et fini voilà rien de changé
Je regarde le mien il y avait du monde pour partager le couchage, je lui montre tous les cheveux qui trainaient, je crois comprendre que le nécessaire sera fait
Retour le soir vers 20h, les draps sont dans le même état, à l'accueil la fille me dit qu'elle ne peut rien faire, froidement elle me propose de quitter les lieux et de me rembourser, à plus de 20h
Je fouille les chambres ouvertes, je trouve des draps qui me paraissent corrects et j'effectue l'échange
Le lendemain je vais à une autre adresse recommandée par le LonelyP, le Tina's hostel
Je peux vous dire que l'ensemble a vieilli, propreté médiocre et une sale odeur de moisi dans les chambres en contrebas
Je reste toutefois ici. Le lendemain matin j'assiste à un violent accrochage entre 4 policiers et les responsables de l'hôtel présents
Le soir du 16 février 2012 à 19H, on nous informe que le Tina's est fermé sur décision de la police, nous n'en saurons pas plus.
Avec une chinoise et une brésilienne nous allons au Yangzi Rivers hostel qui est aussi une auberge de jeunesse non indiquée sur le LP, 80 Changiang Binjang Lu sur le front de la rivière près de la station de bus Chaotianmen et proche aussi de la sortie 4 (prendre la rue qui descend à 90° à droite de la sortie) du métro sur la ligne 1 je n'ai pas son nom mais c'est l'avant dernière, la dernière devant être la station de bus Chaotianmen
Rien à dire c'est une bonne adresse
Précision concernant les transports à Chongqing, le Lonely planet annonce une station de bus longue distance du coté de l'ancienne gare en réalité les longues distances ont été regroupées dans un immeuble neuf près (Lire la signalétique ce n'est pas intuitif) de la nouvelle gare de chemin de fer fonctionnelle North Railway Station, métro en prime.
Le métro, petite information, les plans à l'extérieur sont tous écrits en chinois pas de noms en anglais, mais une fois à l'intérieur tout est bien indiqué dans les deux langues avec aussi des annonces parlées en anglais
Hébergement à Chishui, je donne ces informations car ici pour communiquer c'est la danse signes
Le Lonely planet recommande le Chishui Kaiyue Bingan, vous pouvez y aller bonne adresse 100 yuans
Facile à trouver, en venant du nord les bus vous laissent à une station prés d'un pont d'une cinquantaine de mètres de longueur
Le traverser en restant à droite et continuer la rue dans le prolongement en restant sur le même coté. (La station principale de bus qui conduit au sud est le long du fleuve à 2km environs du pont, en sortant du terminal et en tournant à droite on arrive au pont et pour aller à l'hôtel pendre à droite au pont )
A quelques centaines de mètres du pont sur la gauche il y a un monument en forme de colonne puis un parc , après le parc, en remontant, au croisement avec la première rue à droite dans l'angle en face il y a un hôtel avec une façade en verre bleu, 30 m plus haut des socles avec des lions vous serez arrivés, l'hôtel est là à gauche des statues
Pour aller visiter les sites intéressants de Chishui il faut continuer toujours sur le trottoir de droite sur 500m et en faisant bien attention il y a une petite station de bus. D'ici on peut aller visiter tous les sites recommandés, ce n'est pas impersonnel et ces sites méritent un arrêt
J'ai continué en bus vers le sud depuis Chishui sur Guiyang, je ne sais pas quel est le trajet mais la route est de toute beauté, dommage que le temps n'était pas au mieux pour en profiter
Février 2012 je n'ai pas encore vu le soleil, si ce n'est le 01 et 02 au lac Lugu Hu, ciel bleu température basse mais altimètre à 2800m
Depuis fini, ce ne serait pas grave si on était le 3 ou 4 février le problème c'est que nous sommes le 03 mars
Du brouillard sans aucune retenue ( Sichuan, Chongqing, Hubei, Guizhou, Guangxi je suis à Guilin, pourri) les prévisions météo les plus optimistes renvoient au 15 mars pour espérer du mieux. Je ne suis pas habitué à cette brumasse vivement que je retrouve la tramontane qui ne fait pas de détails avec les nuages, tous à la poubelle fissa
Fini plus d'information, à moins que vous ne souhaitiez avoir des nouvelles des dragons chinois, une autre fois vous aurez mieux des news de nos dragons catalans dans le championnat anglais de Rugby ligue (Rugby à XIII):
Eux non plus ne font pas de détails
Bons(s) voyages(s)
Tour à vélo à travers l’Alsace et les Vosges: choix du vélo? English translation pending
Bonjour,
Cette été, je souhaite faire un "petit" tour en vélo avec un ami, ce tour fait environ 630 km à travers l’Alsace et les Vosges en camping ou bivouac donc tente, sac de couchage et tout quoi ! Le poids sera donc assez conséquent bien que je ne connaisse pas le poids que nous emporterons, ce sera bien trop pour nos dos et donc le choix c'est porté sur des sacoches (espérons que cela suffise !)
Seulement voilà, je suis en possession d'un vélo de route Peugeot, c'est un Peugeot compétition "record du monde" surement en acier de 11 kg environ. Je me pose plusieurs questions à son sujet, ce vélo est je crois assez vieux, 20 ans- 30 ans je ne trouve aucune documentation sur internet à son sujet, si vous trouvez je suis preneur ! bref est-ce que un vélo de cette age là est -il encore capable de porter 90-100 kg au total ? De plus je n'aime pas du tout les freins a tirage centrale qui plus est non réglable facilement (les ressorts sont très puissants) et je n'arrive pas a les régler moi-même bof pour un tour de 600km ! Il y a aussi un dé voilage de la roue arrière a faire
Donc je me demande si je dois garder ce vélo pour faire ce tour, si c'est le cas il faut que je change les freins, les poignées de freins (usés), les gaines (usés) et les fils a l’intérieur(usés), la roue arrière à dévoiler et pourquoi pas tant qu'on y est la peinture a refaire ! J'avoue que le défi me tente bien mais est-ce que cela vaut le coût ou vaut-il mieux acheter un neuf ? J'ai vraiment peur de mettre ce cadre (tout a changer autant l'appeler comme ça ^^) a dur épreuve.
Merci de vos réponses, Julien
Ps : voici la photo de la bête
http://hpics.li/a9acd70
Ps2 : et les freins que je n'aime pas du tout
http://hpics.li/439a22c
Ps3 : et le parcours prévu
http://www.calculitineraires.fr/index.php?id=172682#map
Cette été, je souhaite faire un "petit" tour en vélo avec un ami, ce tour fait environ 630 km à travers l’Alsace et les Vosges en camping ou bivouac donc tente, sac de couchage et tout quoi ! Le poids sera donc assez conséquent bien que je ne connaisse pas le poids que nous emporterons, ce sera bien trop pour nos dos et donc le choix c'est porté sur des sacoches (espérons que cela suffise !)
Seulement voilà, je suis en possession d'un vélo de route Peugeot, c'est un Peugeot compétition "record du monde" surement en acier de 11 kg environ. Je me pose plusieurs questions à son sujet, ce vélo est je crois assez vieux, 20 ans- 30 ans je ne trouve aucune documentation sur internet à son sujet, si vous trouvez je suis preneur ! bref est-ce que un vélo de cette age là est -il encore capable de porter 90-100 kg au total ? De plus je n'aime pas du tout les freins a tirage centrale qui plus est non réglable facilement (les ressorts sont très puissants) et je n'arrive pas a les régler moi-même bof pour un tour de 600km ! Il y a aussi un dé voilage de la roue arrière a faire
Donc je me demande si je dois garder ce vélo pour faire ce tour, si c'est le cas il faut que je change les freins, les poignées de freins (usés), les gaines (usés) et les fils a l’intérieur(usés), la roue arrière à dévoiler et pourquoi pas tant qu'on y est la peinture a refaire ! J'avoue que le défi me tente bien mais est-ce que cela vaut le coût ou vaut-il mieux acheter un neuf ? J'ai vraiment peur de mettre ce cadre (tout a changer autant l'appeler comme ça ^^) a dur épreuve.
Merci de vos réponses, Julien
Ps : voici la photo de la bête
http://hpics.li/a9acd70
Ps2 : et les freins que je n'aime pas du tout
http://hpics.li/439a22c
Ps3 : et le parcours prévu
http://www.calculitineraires.fr/index.php?id=172682#map
Séjour à Oman English translation pending
Bonjour,
Nous désirons partir à Oman en septembre-octobre de cette année. J'ai contacté quelques agences locales trouvées sur le guide le petit Futé, mais à ce jour, je n'ai obtenu aucune réponse. Seule une agence trouvée par hasard sur le web doit me transmettre un devis (Evaneos).
Nous souhaitons faire un séjour découverte du nord au sud, en passant à l'île de Massirah et si possible voir la ponte des tortues. Nous apprécions d'aller chez l'habitant, mais je ne sais pas si cela se fait à Oman.
Comme ce séjour semble difficile à programmer, est-ce possible de réserver un vol sec et une nuit à Mascate et de programmer le séjour sur place, en louant un véhicule par exemple ? est-il possible de se déplacer par les transports locaux (bus, train) ? merci pour vos réponses🙂
Achat et revente d'ordinateur à Lima? English translation pending
Bonjour,
mon ordinateur a planté et je souhaiterais en racheter un nouveau...les ordinateurs sont-ils chers au Perou? est-il possible d'en trouver d'occasion (en bon etat) a Lima?
Et une personne m'a dit que c'etait tres facile de revendre des ordinateurs, est-ce vrai?et ou est-ce possible?
Magalie
Et une personne m'a dit que c'etait tres facile de revendre des ordinateurs, est-ce vrai?et ou est-ce possible?
Magalie
Utilisation d'une poussette-canne au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines ( du 20 avril au 13 mai 2012) au Vietnam avec notre fils qui aura 19 mois. Nous souhaitons partir de Hanoi pour monter dans la région de Sapa puis redescendre jusqu'à Saigon (vol retour pour la france). Nous nous demandons si il est inutile de prendre notre poussette canne ?? On se disait que c'était bien qu'il puisse effectuer ses siestes dans sa poussette, mais est-il possible de circuler dans le pays avec une poussette.
De plus, nous souhaitons faire du vélo, est-il possible de louer un siege bébé pour vélo ???
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Je suis également preneuse d'informations sur les différents endroits vraiment incontournables à voir ou pas connu des touristes Pour le moment, j'ai posé une option à l'hotel Especen www.especen.vn à Hanoi, connaissez vous cet hôtel où il y a d'autres hôtels ou guesthouse bcp plus sympa et peut-être également moins cher.
Nous partons 3 semaines ( du 20 avril au 13 mai 2012) au Vietnam avec notre fils qui aura 19 mois. Nous souhaitons partir de Hanoi pour monter dans la région de Sapa puis redescendre jusqu'à Saigon (vol retour pour la france). Nous nous demandons si il est inutile de prendre notre poussette canne ?? On se disait que c'était bien qu'il puisse effectuer ses siestes dans sa poussette, mais est-il possible de circuler dans le pays avec une poussette.
De plus, nous souhaitons faire du vélo, est-il possible de louer un siege bébé pour vélo ???
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Je suis également preneuse d'informations sur les différents endroits vraiment incontournables à voir ou pas connu des touristes Pour le moment, j'ai posé une option à l'hotel Especen www.especen.vn à Hanoi, connaissez vous cet hôtel où il y a d'autres hôtels ou guesthouse bcp plus sympa et peut-être également moins cher.
Rouen - Pékin en fourgon aménagé: Berlin - Varsovie - Moscou - Lac Baïkal - Oulan-Bator - Pékin... English translation pending
Voila,
Je projette lors de l'été 2013 de me rendre à Pékin en fourgon aménagé en passant par Moscou, le Baïkal et la Mongolie... Mes recherches internet mon totalement perdu en ce qui concerne les démarches administratives à réaliser, les droits, les interdits, les risques...Bref, j'aurai besoin d'informations fiables ou de sites internet fiables afin de pouvoir commencer à monter ce projet (si ce n'est pas tout simplement une utopie) et avoir mis le maximum de chance de mon coté pour ne pas rester bloqué aux douanes ou prendre des risques inutiles...
Merci d'avance pour vos retour d'expériences...
Guillaume
Guillaume
Où loger sur Krabi? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche d'un hébergement sur Krabi du 20 au 24 mars.
Y'en a tellement, que je m'y perd un peu, voire même beaucoup 🤪
Budget environ 40 €/nuit.
J'aimerais un endroit calme avec une jolie vue, 😇 pas trop loin de la mer, 😇 mais pas complètement paumé sur une plage pour pouvoir me déplacer un peu en scout ?
Ao Nang ? Noppharat Thara ? où autre ?
Merci à tous pour vos bons conseils 😉
Voyage de douze jours en Malaisie et huit jours en Thaïlande English translation pending
Bonsoir.
Nous souhaitons avec ma femme, partir du 2 au 21juin (arrivée et départ BKK) en thailande et/ ou malaisie.
Nous avons deja été deux fois en thailande et vu le mois, on voulais partir sur les iles tao, phan ang et samui. Je me demande si il serait réalisable de faire un tour en malaisie pour une douzaine de jours. Ce nous amenerait a 12jours en malaisie et 8 en thailande. Est ce raisonnable? Ou vaut il mieux se concentrer sur l'un ou l'autre des pays? Sachant qu on privilégira les transport en avion avec air asia pour gagner du temps. Concernant la malaisie j acheterai un guide papier demain.
Mais pour l instant j ai 2 idées en tête.
Penang-cameron highlands-pangkor-KL.
Ou
Iles perheitian-reding-kuala terengganu-KL- melaka.
Cela vous semble t il cohérent?
Je suis ouvert à toute remarque.
Merci beaucoup
Je suis ouvert à toute remarque.
Merci beaucoup
Hôtel dans le New Jersey ou Brookyn pour visiter Manhattan? English translation pending
Bonjour a tous.
Je m'appelle Lara et vais a NY avec mon frère du 15 au 22 mai pour la 1ere fois. (nous avons 30 et 32 ans et ferons ensuite un road trip au texas).
Notre budget maxi si nous n'avons pas le choix, pour 7 nuits est 1300$ ttc (soit grossomodo 175$/nuit, une chambre a 2 lits).
Mais si nous avons le choix, nous hesitons entre 2 options :
1) Un hotel moins cher dans manhattan, pres d'un metro (avec le risque d'une propreté qui laisse a désirer, de bruits la nuit et d'une chambre microscopique).
2) Un hotel hors manhattan de type confort inn, best western etc. à 100-120$/nuit, garantie de qualite mais avec les inconvenients de la distance de Manhattan.
Pense- vous qu'il soit possible de rejoindre manhattan en 20mn le matin, et rentrer le soir en toute sécurité ? Si vous avez déjà fais l'experience d'un hotel a jersey ou brooklyn, qu'en avez vous pensé ? Quels avantages et inconvénients y voyez-vous ?
Ps. J'avais repéré un hotel super a jersey qui offrait depuis les balcons une vue sublime sur la skyline. Je ne l'ai pas retrouvé :(
Merci !
Pense- vous qu'il soit possible de rejoindre manhattan en 20mn le matin, et rentrer le soir en toute sécurité ? Si vous avez déjà fais l'experience d'un hotel a jersey ou brooklyn, qu'en avez vous pensé ? Quels avantages et inconvénients y voyez-vous ?
Ps. J'avais repéré un hotel super a jersey qui offrait depuis les balcons une vue sublime sur la skyline. Je ne l'ai pas retrouvé :(
Merci !
Oman: route entre Sur (Sour) et Muscate, passant par Qurayyat terminée? English translation pending
Bonjour, qui pourrait me dire si la route du littoral, entre Sur (Sour) et Muscate, passant par Qurayyat est terminée ou s'il faut toujours rentrer dans les terres pour atteindre Muscat ?
J'ai repéré un hôtel : le Sifawy Boutique Hôtel sur la côte (Jebel Sifah, as sifah) mais depuis sûr (Sour), il ne semble pas possible de continuer de longer la côte : il faut quasiment remonter vers Muscat pour redescendre ensuite, sauf à prendre de la piste mais c'est encore plus long en temps.
Je ne trouve de route sur aucune carte, notamment sur Google earth (carte de juin 2009).
Merci
Conseils sur voyage aux Perhentian ou Tioman ou Langkawi avec deux enfants? English translation pending
Bonjour
Nous partons en avril avec nos deux enfants de 4 et 3 ans en malasie
Nous souhaitons une superbe plage et un logement les pieds dans l'eau
Mais nous hésitons sur notre destination
Nous y passerons 1 semaine
Que me conseillez vous avec es jeunes enfants entre Perhentians, kecif ou basa? Un hôtel sans être luxueux plutôt confortable, entre tioman et langwki?
Est ce qu aux Perhentians les enfants peuvent se baigner sans coraux dans la mer?
Je crois qu à tioman il y aurait plus de choses à faire comme ballade en forêt ou visite de village?
Si nous choisissons les Perhentians à part la plage et le snork, il n à y rien a faire( ce qui nous déplait pas non plus)
Quels sont vos conseils, des noms d hôtels, des idées de budget
Je vous remercie pour vos reponses
Je vous remercie pour vos reponses
Hésitation entre le Playa Blanca et deux autres hôtels English translation pending
Bonjour!
Je fais des démarches pour mes parents, couple fin cinquantaine. Suite aux recherches, ils hésitent entre 3 choix d'hôtel: playa blanca a cayo largo, riu lupita a playa del Carmen, ou riu naiboa en république dominicaine. Je sais que chaque endroit a ses + et ses -, mes sachant qu'ils veulent un endroit propre, bien manger, une belle plage, et pas trop familial donc un environnement + adulte, j'aimerais avoir vos impressions.
Merci beaucoup!! Ju
Merci beaucoup!! Ju
Hôtel à Jérusalem? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un aurait l'adresse d'un hôtel plutôt sympa et pas excessivement cher à Jérusalem
Soit dans la vieille ville soit très proche.. L'idéal serait entre 40 et 50€ pour deux.
Période début Mai 2012
Merci infiniment pour vos infos
Bruno
Quelqu'un aurait l'adresse d'un hôtel plutôt sympa et pas excessivement cher à Jérusalem
Soit dans la vieille ville soit très proche.. L'idéal serait entre 40 et 50€ pour deux.
Période début Mai 2012
Merci infiniment pour vos infos
Bruno
Compte rendu de deux semaines de voyage à Oman English translation pending
Bonjour,
Quelques semaines après mon retour de Oman, ci-joint un « long » compte rendu de mon voyage , avec toutes mes impressions, commentaires et coup de cœur de cette très belle aventure Omanaise ! Voyage effectué en véhicule 4X4 , 2 filles seules ( mais arabisantes) et avec un budget voyage « moyen » de 1200 euros par personne (vol / hotels / nourriture/ location voiture) grace à un mélange de nuitées en hôtel de base et de camping !
A signaler : 1 / le voyage a été préparé comme un grand « 8 » autour de Mascate, car l’amie de la première semaine « changeait » pour une autre amie accompagnant la 2 ième semaine = il fallait prévoir repasser par l’aéroport de Mascate à mi parcours pour faire « l’échange de copine ». La première semaine étant organisée avec un parcours vers les montagnes de 3ouest de Mascate dans la zone de « BARKA / AL HAMRA / NIZWA alors que l’itinéraire de la deuxième semaine nous emmènerait découvrir l’EST dans la zone de « SUR / désert de WAHIBA et IBRA » Nous avons volontairement fait l’impasse vers le Sud du pays et Salaalah car bien trop éloigné géographiquement. ..À prévoir dans un deuxième voyage !!
2 / J’avais pu obtenir grâce à un ami vivant à Oman, la bible indispensable à ce voyage : le « Oman off road » pour préparer en détail tout l’itinéraire du voyage. Tout le parcours était donc bien établi à notre arrivée, surtout qu’un super forumeur « GILFOV » vivant à Mascate m’avait très gentiment «vérifié, conseillé et corrigé » le parcours établi !..ENCORE MERCI GILLES !!
3 / voyageant sur Egyptair régulièrement, j’ai la chance d’avoir droit à enregistrer 3 valises et mon amie à 2 (standard Egyptair = 2x23kg en vol international). Nous avions donc chacune un 1er sac avec nos effets personnels, un second sac avec « sac de couchage/ tente, matelas et couverture extra).et moi ayant droit à une « troisième valise » ai pris en réalité une glacière avec tout le petit matériel nécessaire au camping = ouvre boite, tire bouchon, briquet, casserole, assiettes et verres plastiques, nattes pour s’asseoir ….pour n’avoir à acheter sur place que le consommable.
4 / voyage effectué entre le 12 janvier et le 04 février 2012 ; Période idéale car « hiver à Oman », température moyenne « vivable » prévue, même si des nuitées en montagne probablement fraiches à très fraiches annoncées ! (alors même que Oman est en principe un pays désertique horriblement chaud la plupart de l’année !) Avions peur de voir la pluie et de ne pouvoir faire tous les Wadi espérés, nous aurons au final beaucoup de chance car 2 semaines de grand ciel bleu sans interruption !! et pas une goute de pluie !! .. 24 Degrés la journée en montagne et 28 le long des cotes … température idéale pour toute la durée du voyage, sachant que c’est l’hiver !! lol !! (Et entendrons à la TV que la vague de froid est arrivée en Europe avec des températures annoncées à moins 10 !!)
J1 : arrivée 4 heure du matin à l’aéroport de Mascate : files interminables pour l’obtention du visa, pas de grande vitesse d’exécution du personnel …cela ne me change pas beaucoup de l’Egypte où j’habite !! Grace à mon passeport européen, obtention du visa sur place, moyennant un change sur place a taux pas préférentiel du tout d’euros = 20 rials le visa (soit approx. 40 euros), cela calme de suite : Oman est un pays pour touristes riches !! … il parait que depuis mon retour le visa à par contre baissé, tant mieux pour les suivants !!
Prise du véhicule loué via le site « locationvoiture.fr » au comptoir de Europcar : Un Toyota PRADO / avec 2 ième chauffeur inclus et GPS inclus pour 767 euros les 2 semaines. Le représentant au comptoir ne sera pas du tout aidant, nous « balançant » le véhicule sans explication du système 4X4 ( vous n’avez qu’à lire les explications notées là ! ) , nous donnant un GPS qui ne fonctionne pas, puis après insistance pour le changer, nous donnant le second et seul restant, tout neuf MAIS en allemand … (vous n’avez qu’à lire le mode d’emploi pour le mettre en ce que vous voulez !! ) …
Bref, c’est un peu énervée, après 2 heures perdu à l’aéroport mais assise au volant d’un super véhicule tout beau, tout blanc et en parfait état que nous sommes parties vers Mascate. Objectif numéro 1 : trouver un café et un croissant : merci au GPS que nous avons pu changer en français, nous avons trouvé le COSTA CAFE et pris un bon petit déjeuner … probablement le plus chère de Mascate ! 18 rials pour 2 cafés et 2 croissants, mais bon, cela nous a bien aidées à nous réveiller vraiment après ce vol de nuit où nous n’avons de fait pas vraiment dormi ! Mon conseil : évitez les grandes chaines de fast food si vous êtes « petit budget » à Oman !!
Objectif numéro 2 : visite de la mosquée du sultan Quabos ce samedi matin car seul possibilité du voyage pour la voir, rentrant à Mascate vendredi prochain pour poser la copine à l’aéroport (elle ne peut voyager qu’une semaine) et la mosquée sera alors fermée car jour de prière !
QUI N’A PAS VU LA MOSQUEE DU SULTAN QUABOS N’A PAS VU DE MOSQUEE !! Elle est juste incroyable, grandiose, belle, … tous les adjectifs lui conviennent !!!… Et pourtant vivant en moyen orient depuis plus de 10 ans, j’en ai vu des mosquées !! Tous les meilleurs artisans d’art islamique et oriental ont été regroupés pour faire une merveille !
Après la mosquée, petit tour à la vieille ville historique de MUTRAH , petit tour sur la corniche, dans les souks, et direction carrefour pour faire le plein de nourriture pour la semaine… et déjeuner d’une pizza au food court (autre fast food à éviter pour les petits budgets : pizza super chère et pas plus terrible que ça !!)
Enfin, arrivée à notre lieu de résidence pour cette première nuit à Oman : la maison d’hôte « LANAVILLA » http://www.lanavilla-oman.com : Réservation par internet. 40 rials TTC la chambre double, petit déjeuner –gargantuesque - inclus. Mic le gérant m’avait recontactée par mail pour confirmer mon arrivée, m’envoyer les infos pour m’y rendre et nous y a fait un super accueil = une bonne adresse à recommander !!
Le soir, RDV avec GILFOV et son épouse pour enfin faire connaissance « en vrai » et partager un dîner dans un super resto indien (Gilles je t’attends au Caire pour t’amener dans le meilleur resto Egyptien de la capitale !). Hélas mon amie elle restera au lit à la villa car arrivée en vacances malade, elle préfère se reposer et se remettre du vol de nuit pour être en forme demain !
J2 : Grand ciel bleu et température extérieure affichée au compteur : 24 degrés ! Le top ! Route vers le fort de Nakhal (merci le GPS) et première visite. Fort très joli, vue impressionnante du haut des Terrace de la plaine et des montagnes que nous allons parcourir ! Direction Wadi Bani Kharus (route 14 du OOR) pour y découvrir les maisons de type Yéménite…que nous ne trouverons jamais !! On a dû les passer sans les voir car, moi trop occupée à conduire et regarder la piste et mon amie ne maitrisant pas trop bien l’art du co-pilotage et de la lecture et interprétation surtout des cartes de l’OOR !...de plus, elle est encore malade, donc les trekkings vont se transformer en ballades très accessibles. Premier arrêt au village de AS SUWAYH pour y voir les maisons de pierre abandonnées ; et première rencontre avec les enfants du village qui vont nous conduire chez eux pour y prendre le thé et nous offrir les dates avec leur mère et leur sœur … un beau moment de rencontre , facilité par l’égyptien que nous parlons et un réel plaisir de pouvoir communiquer avec les gens … et puis surtout première leçon de savoir faire et de diplomatie à l’omanaise avec le rituel du café car toute une gestuelle des mains à connaître pour exprimer si on en veux encore ou non … Nous nous arrêterons tôt pour cette première journée car mon amie fait son baptême de camping, ne connaît pas encore son matériel et je ne veux pas monter le camp dans le noir ! Nous poserons donc notre tente au point recommandé du OOR sur la piste rejoignant le au Awf que nous avons l’intention de visiter le lendemain ! Bois mort à volonté autour de nous pour notre premier feu de camp et première nuit sous un ciel super étoilé, au calme, et seules au bout du monde !!
NB/ ai appris aussi à la copine à bruler son papier toilette pour ne pas se retrouver comme en Egypte dans le désert blanc dans des sites pollués par le passage des trop nombreux campeurs … Car même si les besoins naturels doivent se faire, mieux vaux minimiser son impact sur la nature si on veut que Oman reste une magnifique destination de voyage aventure et de camping dans des lieux préservés!
AVIS AUX CAMPEURS : n’oubliez pas vos briquets ou allumettes en plus de votre papier toilette !!
J3 : réveil, petit déj, plier le camps et départ sous un beau ciel bleu direction Wadi Bani AWF (OOR route 13). Premier arrêt pour une promenade au « little snake canyon » : Un passage plutôt « gymnastique » au milieu de gros éboulis au début du canyon, puis une magnifique promenade dans le canyon jusqu’au fameux « scoop » et découverte de très jolies petites piscines naturelles d’eau douce, translucide …avec même les petits poissons dedans !! GROS regret d’avoir oublié de mettre le maillot de bain sous nos habits, ce ne sera du coup qu’un bain de pied !! Continuation de la piste vers le village de BALAD SAYT : et ENOOOOOOOOOORME coup de cœur pour ce village magnifique et ses cultures en Terrace, situé au cœur d’une vallée perdue. Très belle promenade dans le village, les champs le long d’un sentier puis d’un falaj (en fait nous en suivrons ensuite pas mal, car très souvent les plus belles promenades !) accompagné par quelques ado tout contents de nous montrer leur village. L’après midi du coup est déjà bien avancée et nous ne souhaitons pas faire le remontée de la montagne dans la pénombre car cette partie de la route semble bien « challenging », nous poserons donc nos tentes le soir tôt juste à coté du terrain de foot proche du village. Nous demanderons aux ados pour acheter du bois et en recevrons plus que nécessaire pour le feu du soir sans jamais vouloir accepter notre argent !!
DE FAIT ; la piste de WADI BANI AWF est à postiori LA PLUS TECHNIQUE, car est une vrai piste, très étroite par moment (surtout la partie passage au fond du), à la remontée très impressionnante et surtout TRES LONGUE = plus de 10km de lacets et piste étroite par endroit réellement posée entre falaise et ravin. = très contente de l’avoir fait dans ce sens « Al Awabi VERS Al Hamra » car ai rencontré des autres voyageurs au fond du wadi totalement stressés de l’avoir descendu la partie la plus difficile car dans l'autre sens la vue est permanente sur le ravin !! … moi au moins je regardais vers le haut en grimpant la montagne pour le passeage le plus impressionnant !!
MON AVIS : En partant tôt le premier jour pour le Wadi Bani Kharus puis le Wadi Bani Awf, et avec une partenaire de route plus aguerrie à la lecture de carte et au camping ; nous aurions pu les faire les 2 Wadi en 2 jours et une seule nuit de camping ; en posant le camps du coté du little snake canyon ou en bas du Wadi Awf (2 points de camping recommandés dans le OOR) …
MAIS : dans ce cas, à surtout ne pas faire ces canyons en premières journée de voyage car nécessite d’avoir bien en main le véhicule et la maitrise de ses dimensions … pour nous, comme c’était nos premiers jours de voyage avec la prise en main de la voiture … je ne suis pas mécontente d’avoir « trainé » sur cette route très technique car du coup je n’étais pas stressée par le temps et le risque de nous retrouver au milieu de la piste de montagne dans la pénombre du soir qui arrive très tôt et très vite à cette période de l’année !
suite du voyage dans un prochain post, a dispo pour vous donner des infos complémentaires à propos de ce MAGNIFIIIIIIIIIQUE PAYS... pour ce que j'en ai découvert en fait !
Quelques semaines après mon retour de Oman, ci-joint un « long » compte rendu de mon voyage , avec toutes mes impressions, commentaires et coup de cœur de cette très belle aventure Omanaise ! Voyage effectué en véhicule 4X4 , 2 filles seules ( mais arabisantes) et avec un budget voyage « moyen » de 1200 euros par personne (vol / hotels / nourriture/ location voiture) grace à un mélange de nuitées en hôtel de base et de camping !
A signaler : 1 / le voyage a été préparé comme un grand « 8 » autour de Mascate, car l’amie de la première semaine « changeait » pour une autre amie accompagnant la 2 ième semaine = il fallait prévoir repasser par l’aéroport de Mascate à mi parcours pour faire « l’échange de copine ». La première semaine étant organisée avec un parcours vers les montagnes de 3ouest de Mascate dans la zone de « BARKA / AL HAMRA / NIZWA alors que l’itinéraire de la deuxième semaine nous emmènerait découvrir l’EST dans la zone de « SUR / désert de WAHIBA et IBRA » Nous avons volontairement fait l’impasse vers le Sud du pays et Salaalah car bien trop éloigné géographiquement. ..À prévoir dans un deuxième voyage !!
2 / J’avais pu obtenir grâce à un ami vivant à Oman, la bible indispensable à ce voyage : le « Oman off road » pour préparer en détail tout l’itinéraire du voyage. Tout le parcours était donc bien établi à notre arrivée, surtout qu’un super forumeur « GILFOV » vivant à Mascate m’avait très gentiment «vérifié, conseillé et corrigé » le parcours établi !..ENCORE MERCI GILLES !!
3 / voyageant sur Egyptair régulièrement, j’ai la chance d’avoir droit à enregistrer 3 valises et mon amie à 2 (standard Egyptair = 2x23kg en vol international). Nous avions donc chacune un 1er sac avec nos effets personnels, un second sac avec « sac de couchage/ tente, matelas et couverture extra).et moi ayant droit à une « troisième valise » ai pris en réalité une glacière avec tout le petit matériel nécessaire au camping = ouvre boite, tire bouchon, briquet, casserole, assiettes et verres plastiques, nattes pour s’asseoir ….pour n’avoir à acheter sur place que le consommable.
4 / voyage effectué entre le 12 janvier et le 04 février 2012 ; Période idéale car « hiver à Oman », température moyenne « vivable » prévue, même si des nuitées en montagne probablement fraiches à très fraiches annoncées ! (alors même que Oman est en principe un pays désertique horriblement chaud la plupart de l’année !) Avions peur de voir la pluie et de ne pouvoir faire tous les Wadi espérés, nous aurons au final beaucoup de chance car 2 semaines de grand ciel bleu sans interruption !! et pas une goute de pluie !! .. 24 Degrés la journée en montagne et 28 le long des cotes … température idéale pour toute la durée du voyage, sachant que c’est l’hiver !! lol !! (Et entendrons à la TV que la vague de froid est arrivée en Europe avec des températures annoncées à moins 10 !!)
J1 : arrivée 4 heure du matin à l’aéroport de Mascate : files interminables pour l’obtention du visa, pas de grande vitesse d’exécution du personnel …cela ne me change pas beaucoup de l’Egypte où j’habite !! Grace à mon passeport européen, obtention du visa sur place, moyennant un change sur place a taux pas préférentiel du tout d’euros = 20 rials le visa (soit approx. 40 euros), cela calme de suite : Oman est un pays pour touristes riches !! … il parait que depuis mon retour le visa à par contre baissé, tant mieux pour les suivants !!
Prise du véhicule loué via le site « locationvoiture.fr » au comptoir de Europcar : Un Toyota PRADO / avec 2 ième chauffeur inclus et GPS inclus pour 767 euros les 2 semaines. Le représentant au comptoir ne sera pas du tout aidant, nous « balançant » le véhicule sans explication du système 4X4 ( vous n’avez qu’à lire les explications notées là ! ) , nous donnant un GPS qui ne fonctionne pas, puis après insistance pour le changer, nous donnant le second et seul restant, tout neuf MAIS en allemand … (vous n’avez qu’à lire le mode d’emploi pour le mettre en ce que vous voulez !! ) …
Bref, c’est un peu énervée, après 2 heures perdu à l’aéroport mais assise au volant d’un super véhicule tout beau, tout blanc et en parfait état que nous sommes parties vers Mascate. Objectif numéro 1 : trouver un café et un croissant : merci au GPS que nous avons pu changer en français, nous avons trouvé le COSTA CAFE et pris un bon petit déjeuner … probablement le plus chère de Mascate ! 18 rials pour 2 cafés et 2 croissants, mais bon, cela nous a bien aidées à nous réveiller vraiment après ce vol de nuit où nous n’avons de fait pas vraiment dormi ! Mon conseil : évitez les grandes chaines de fast food si vous êtes « petit budget » à Oman !!
Objectif numéro 2 : visite de la mosquée du sultan Quabos ce samedi matin car seul possibilité du voyage pour la voir, rentrant à Mascate vendredi prochain pour poser la copine à l’aéroport (elle ne peut voyager qu’une semaine) et la mosquée sera alors fermée car jour de prière !
QUI N’A PAS VU LA MOSQUEE DU SULTAN QUABOS N’A PAS VU DE MOSQUEE !! Elle est juste incroyable, grandiose, belle, … tous les adjectifs lui conviennent !!!… Et pourtant vivant en moyen orient depuis plus de 10 ans, j’en ai vu des mosquées !! Tous les meilleurs artisans d’art islamique et oriental ont été regroupés pour faire une merveille !
Après la mosquée, petit tour à la vieille ville historique de MUTRAH , petit tour sur la corniche, dans les souks, et direction carrefour pour faire le plein de nourriture pour la semaine… et déjeuner d’une pizza au food court (autre fast food à éviter pour les petits budgets : pizza super chère et pas plus terrible que ça !!)
Enfin, arrivée à notre lieu de résidence pour cette première nuit à Oman : la maison d’hôte « LANAVILLA » http://www.lanavilla-oman.com : Réservation par internet. 40 rials TTC la chambre double, petit déjeuner –gargantuesque - inclus. Mic le gérant m’avait recontactée par mail pour confirmer mon arrivée, m’envoyer les infos pour m’y rendre et nous y a fait un super accueil = une bonne adresse à recommander !!
Le soir, RDV avec GILFOV et son épouse pour enfin faire connaissance « en vrai » et partager un dîner dans un super resto indien (Gilles je t’attends au Caire pour t’amener dans le meilleur resto Egyptien de la capitale !). Hélas mon amie elle restera au lit à la villa car arrivée en vacances malade, elle préfère se reposer et se remettre du vol de nuit pour être en forme demain !
J2 : Grand ciel bleu et température extérieure affichée au compteur : 24 degrés ! Le top ! Route vers le fort de Nakhal (merci le GPS) et première visite. Fort très joli, vue impressionnante du haut des Terrace de la plaine et des montagnes que nous allons parcourir ! Direction Wadi Bani Kharus (route 14 du OOR) pour y découvrir les maisons de type Yéménite…que nous ne trouverons jamais !! On a dû les passer sans les voir car, moi trop occupée à conduire et regarder la piste et mon amie ne maitrisant pas trop bien l’art du co-pilotage et de la lecture et interprétation surtout des cartes de l’OOR !...de plus, elle est encore malade, donc les trekkings vont se transformer en ballades très accessibles. Premier arrêt au village de AS SUWAYH pour y voir les maisons de pierre abandonnées ; et première rencontre avec les enfants du village qui vont nous conduire chez eux pour y prendre le thé et nous offrir les dates avec leur mère et leur sœur … un beau moment de rencontre , facilité par l’égyptien que nous parlons et un réel plaisir de pouvoir communiquer avec les gens … et puis surtout première leçon de savoir faire et de diplomatie à l’omanaise avec le rituel du café car toute une gestuelle des mains à connaître pour exprimer si on en veux encore ou non … Nous nous arrêterons tôt pour cette première journée car mon amie fait son baptême de camping, ne connaît pas encore son matériel et je ne veux pas monter le camp dans le noir ! Nous poserons donc notre tente au point recommandé du OOR sur la piste rejoignant le au Awf que nous avons l’intention de visiter le lendemain ! Bois mort à volonté autour de nous pour notre premier feu de camp et première nuit sous un ciel super étoilé, au calme, et seules au bout du monde !!
NB/ ai appris aussi à la copine à bruler son papier toilette pour ne pas se retrouver comme en Egypte dans le désert blanc dans des sites pollués par le passage des trop nombreux campeurs … Car même si les besoins naturels doivent se faire, mieux vaux minimiser son impact sur la nature si on veut que Oman reste une magnifique destination de voyage aventure et de camping dans des lieux préservés!
AVIS AUX CAMPEURS : n’oubliez pas vos briquets ou allumettes en plus de votre papier toilette !!
J3 : réveil, petit déj, plier le camps et départ sous un beau ciel bleu direction Wadi Bani AWF (OOR route 13). Premier arrêt pour une promenade au « little snake canyon » : Un passage plutôt « gymnastique » au milieu de gros éboulis au début du canyon, puis une magnifique promenade dans le canyon jusqu’au fameux « scoop » et découverte de très jolies petites piscines naturelles d’eau douce, translucide …avec même les petits poissons dedans !! GROS regret d’avoir oublié de mettre le maillot de bain sous nos habits, ce ne sera du coup qu’un bain de pied !! Continuation de la piste vers le village de BALAD SAYT : et ENOOOOOOOOOORME coup de cœur pour ce village magnifique et ses cultures en Terrace, situé au cœur d’une vallée perdue. Très belle promenade dans le village, les champs le long d’un sentier puis d’un falaj (en fait nous en suivrons ensuite pas mal, car très souvent les plus belles promenades !) accompagné par quelques ado tout contents de nous montrer leur village. L’après midi du coup est déjà bien avancée et nous ne souhaitons pas faire le remontée de la montagne dans la pénombre car cette partie de la route semble bien « challenging », nous poserons donc nos tentes le soir tôt juste à coté du terrain de foot proche du village. Nous demanderons aux ados pour acheter du bois et en recevrons plus que nécessaire pour le feu du soir sans jamais vouloir accepter notre argent !!
DE FAIT ; la piste de WADI BANI AWF est à postiori LA PLUS TECHNIQUE, car est une vrai piste, très étroite par moment (surtout la partie passage au fond du), à la remontée très impressionnante et surtout TRES LONGUE = plus de 10km de lacets et piste étroite par endroit réellement posée entre falaise et ravin. = très contente de l’avoir fait dans ce sens « Al Awabi VERS Al Hamra » car ai rencontré des autres voyageurs au fond du wadi totalement stressés de l’avoir descendu la partie la plus difficile car dans l'autre sens la vue est permanente sur le ravin !! … moi au moins je regardais vers le haut en grimpant la montagne pour le passeage le plus impressionnant !!
MON AVIS : En partant tôt le premier jour pour le Wadi Bani Kharus puis le Wadi Bani Awf, et avec une partenaire de route plus aguerrie à la lecture de carte et au camping ; nous aurions pu les faire les 2 Wadi en 2 jours et une seule nuit de camping ; en posant le camps du coté du little snake canyon ou en bas du Wadi Awf (2 points de camping recommandés dans le OOR) …
MAIS : dans ce cas, à surtout ne pas faire ces canyons en premières journée de voyage car nécessite d’avoir bien en main le véhicule et la maitrise de ses dimensions … pour nous, comme c’était nos premiers jours de voyage avec la prise en main de la voiture … je ne suis pas mécontente d’avoir « trainé » sur cette route très technique car du coup je n’étais pas stressée par le temps et le risque de nous retrouver au milieu de la piste de montagne dans la pénombre du soir qui arrive très tôt et très vite à cette période de l’année !
suite du voyage dans un prochain post, a dispo pour vous donner des infos complémentaires à propos de ce MAGNIFIIIIIIIIIQUE PAYS... pour ce que j'en ai découvert en fait !
Presque un mois en Australie: retour d'expérience English translation pending
Bonjour à tout le monde !
Nous voila de retour d'Australie. Un grand merci aux membres du forum qui nous ont aidé dans la préparation de notre voyage et surtout un GRAND merci à ceux qui nous ont recommandé la Tasmanie.
Je vous soumets donc mon feedback global sur ce séjour et espère que cela répondra aux futures questions de voyageurs.
Pour plus d'info, les titres sont cliquables et renvoient sur mon blog, avec photo et commentaires...
Itinéraire : Arrivée à Sydney - 3 jours Tasmanie - 9 jours Port Arthur Parc naturel de Freycinet Bay of Fires Tamar Valley Strahan Hobart De Melbourne à Sydney - 9 jours Melbourne Great Ocean Road Twelves Apostles Phillip Island Wilson Promontory Jervis Bay Encore Sydney 2 jours
Période : De mi Janvier à début Février 2012
1. Arrivée à Sydney Après une nuit d'avion Qantas très confortable, nous arrivons en fin de matinée à Sydney avec le ciel bleu et la chaleur. Nous avons dormi dans un hotel de Kings Cross. Censé être le quartier chaud de Sydney, ça reste très mignon par rapport à d'autres quartiers rouges dans le monde, pas de problèmes particuliers. 3 Nuits à 100AUD. Premier jour, ballade autour de l'opéra, the rocks, circular quay et le parc de Macquarie à côté de l'opéra. Début de soirée, cinéma en plein air face au CBD et à l'opéra. Deuxième jour, journée à Bondi et ballade jusqu'à Bronte par la corniche, superbe. Fin de journée sur la plage à regarder les surfeurs. Troisième jour, ferry pour Manly et journée à la plage encore mais le temps n'est pas terrible.
2. Tasmanie Vol pour Hobart par Jetstar parfait. Arrivés à Hobart, on récupère le van chez Tasmania Camper Van. Un mercedes quasi neuf, tout équipé en électronique, diesel (plus cher qu'essence), avec toilettes, douche, kitchenette. Total pour 9 jours : 1400AUD avec l'assurance stress free (pas de deposit et pris en charge 100%). Avec cela, on est paré pour le tour de l'île.
Port Arthur : on fait la croisière autour de la péninsule de Tasman. Super journée ! Parc naturel de Freycinet : Magnifique parc, un de nos meilleurs souvenirs. Surtout s'arreter à la honeymoon bay. Bicheno : on voulait aller aux pingouins, mais cher et pas beaucoup de petits oiseaux, donc on a filé à l'étape suivante. Bay of Fires : superbe plage et très belles couleurs. Vallée de Tamar : coupure sur la route de Strahan. Mais les activités ornithorynques et hypocampes ne valent pas le coup de s'arreter, on a été un peu déçu. Strahan : jetboat à la poursuite du train, très bien. croisière sur la rivière gordon, très joli aussi mais domage que l'on ne marche pas plus longtemps dans la foret primaire. Lac St Clair : on s'y est arreté mais pas longtemps.
3. De Melbourne à Sydney Vol pour Melbourne par Jetstar, retard de 2 heures. A Melbourne hotel vers Victoria Street pour 90AUD propre. Le tramway est direct vers le CBD et St Kilda. On a pas trop aimé Melbourne, peut etre à cause du temps. Par contre pouvoir voir les pingouins sans sortir un dollar et face au CBD c'est génial ! Location d'un van chez Jucy pour 800AUD pour 9 jours mais avec une kitchenette de base, on va l'utiliser pour dormir seulement. Cette voiture roule plutot vite cela change du mercedes. On a pu dormir dans des campings gratuits pendant la totalité de ce trajet sauf à Jervis Bay une nuit (parc naturel) et twelves apostles (camping municipal). Torquay : ville des surfeurs, bells beach. Pas mal mais sans plus. Par contre il y a pleins de kangourous dans les champs. Great Ocean Road : une journée entière sur la route pour s'arreter dans les points de vues et surtout à Kennett River en remontant la route dans la foret pour voir pleins de koala (on était tout seul). Twelves apostes : impressionnant, surtout faire toute la marche la ou il y a moins de monde pour avoir un autre point de vue sur les falaises. Phillip Island : grosse attraction de touristes on nous avait dit. C'est le cas. On a pas vraiment de soucis à se meler à la foule en général mais je comprends que cela gène beaucoup de voyageurs. Après 30 minutes et le froid, il n'y a quasiment plus personne, si on va vers la passerelle VIP sur le côté, il y a pleins de pingouins qui remontent tranquillement de la plage en groupe (parade). Super soirée, on a adoré on est parti les derniers (les rangers nous ont dit qu'ils éteignaient la lumière). Wilson Prom : superbes plages, beaucoup de chemins fermés par les inondations, mais quelle beauté ! On a pas dormi au camping mais on a bien utilisé les installations, c'est très propre. Jervis Bay : endroit cher par rapport aux autres, mais le parc naturel est très beau avec une grande diversité d'oiseaux (pleins de perroquets dans les arbres on s'entend pas) et des kangourous pas farouches.
Au final, on a adoré ce premier voyage en australie. Premier, car on y a pris gout et on espère la prochaine pouvoir faire un itinéraire de Darwin à Uluru. On avait nos billets pour Uluru mais un problème administratif nous a obligé à rentrer en urgence en Chine. Quelle frustration de ne pas avoir vu le désert, de s'etre cantonné aux cotes...
Le cout de la vie, la qualité inférieure des restaurants moyenne gamme en général (de l'industriel dans l'assiette) nous ont un peu déçu. Mais la gentillesse des australiens, la faible densité de population, la sensation de LIBERTE sur les routes australiennes, la nature unique et partout, le respect de celle-ci, la propreté, etc. tout cela nous fera revenir vite.
Quelques photo en bonus !
Nous voila de retour d'Australie. Un grand merci aux membres du forum qui nous ont aidé dans la préparation de notre voyage et surtout un GRAND merci à ceux qui nous ont recommandé la Tasmanie.
Je vous soumets donc mon feedback global sur ce séjour et espère que cela répondra aux futures questions de voyageurs.
Pour plus d'info, les titres sont cliquables et renvoient sur mon blog, avec photo et commentaires...
Itinéraire : Arrivée à Sydney - 3 jours Tasmanie - 9 jours Port Arthur Parc naturel de Freycinet Bay of Fires Tamar Valley Strahan Hobart De Melbourne à Sydney - 9 jours Melbourne Great Ocean Road Twelves Apostles Phillip Island Wilson Promontory Jervis Bay Encore Sydney 2 jours
Période : De mi Janvier à début Février 2012
1. Arrivée à Sydney Après une nuit d'avion Qantas très confortable, nous arrivons en fin de matinée à Sydney avec le ciel bleu et la chaleur. Nous avons dormi dans un hotel de Kings Cross. Censé être le quartier chaud de Sydney, ça reste très mignon par rapport à d'autres quartiers rouges dans le monde, pas de problèmes particuliers. 3 Nuits à 100AUD. Premier jour, ballade autour de l'opéra, the rocks, circular quay et le parc de Macquarie à côté de l'opéra. Début de soirée, cinéma en plein air face au CBD et à l'opéra. Deuxième jour, journée à Bondi et ballade jusqu'à Bronte par la corniche, superbe. Fin de journée sur la plage à regarder les surfeurs. Troisième jour, ferry pour Manly et journée à la plage encore mais le temps n'est pas terrible.
2. Tasmanie Vol pour Hobart par Jetstar parfait. Arrivés à Hobart, on récupère le van chez Tasmania Camper Van. Un mercedes quasi neuf, tout équipé en électronique, diesel (plus cher qu'essence), avec toilettes, douche, kitchenette. Total pour 9 jours : 1400AUD avec l'assurance stress free (pas de deposit et pris en charge 100%). Avec cela, on est paré pour le tour de l'île.
Port Arthur : on fait la croisière autour de la péninsule de Tasman. Super journée ! Parc naturel de Freycinet : Magnifique parc, un de nos meilleurs souvenirs. Surtout s'arreter à la honeymoon bay. Bicheno : on voulait aller aux pingouins, mais cher et pas beaucoup de petits oiseaux, donc on a filé à l'étape suivante. Bay of Fires : superbe plage et très belles couleurs. Vallée de Tamar : coupure sur la route de Strahan. Mais les activités ornithorynques et hypocampes ne valent pas le coup de s'arreter, on a été un peu déçu. Strahan : jetboat à la poursuite du train, très bien. croisière sur la rivière gordon, très joli aussi mais domage que l'on ne marche pas plus longtemps dans la foret primaire. Lac St Clair : on s'y est arreté mais pas longtemps.
3. De Melbourne à Sydney Vol pour Melbourne par Jetstar, retard de 2 heures. A Melbourne hotel vers Victoria Street pour 90AUD propre. Le tramway est direct vers le CBD et St Kilda. On a pas trop aimé Melbourne, peut etre à cause du temps. Par contre pouvoir voir les pingouins sans sortir un dollar et face au CBD c'est génial ! Location d'un van chez Jucy pour 800AUD pour 9 jours mais avec une kitchenette de base, on va l'utiliser pour dormir seulement. Cette voiture roule plutot vite cela change du mercedes. On a pu dormir dans des campings gratuits pendant la totalité de ce trajet sauf à Jervis Bay une nuit (parc naturel) et twelves apostles (camping municipal). Torquay : ville des surfeurs, bells beach. Pas mal mais sans plus. Par contre il y a pleins de kangourous dans les champs. Great Ocean Road : une journée entière sur la route pour s'arreter dans les points de vues et surtout à Kennett River en remontant la route dans la foret pour voir pleins de koala (on était tout seul). Twelves apostes : impressionnant, surtout faire toute la marche la ou il y a moins de monde pour avoir un autre point de vue sur les falaises. Phillip Island : grosse attraction de touristes on nous avait dit. C'est le cas. On a pas vraiment de soucis à se meler à la foule en général mais je comprends que cela gène beaucoup de voyageurs. Après 30 minutes et le froid, il n'y a quasiment plus personne, si on va vers la passerelle VIP sur le côté, il y a pleins de pingouins qui remontent tranquillement de la plage en groupe (parade). Super soirée, on a adoré on est parti les derniers (les rangers nous ont dit qu'ils éteignaient la lumière). Wilson Prom : superbes plages, beaucoup de chemins fermés par les inondations, mais quelle beauté ! On a pas dormi au camping mais on a bien utilisé les installations, c'est très propre. Jervis Bay : endroit cher par rapport aux autres, mais le parc naturel est très beau avec une grande diversité d'oiseaux (pleins de perroquets dans les arbres on s'entend pas) et des kangourous pas farouches.
Au final, on a adoré ce premier voyage en australie. Premier, car on y a pris gout et on espère la prochaine pouvoir faire un itinéraire de Darwin à Uluru. On avait nos billets pour Uluru mais un problème administratif nous a obligé à rentrer en urgence en Chine. Quelle frustration de ne pas avoir vu le désert, de s'etre cantonné aux cotes...
Le cout de la vie, la qualité inférieure des restaurants moyenne gamme en général (de l'industriel dans l'assiette) nous ont un peu déçu. Mais la gentillesse des australiens, la faible densité de population, la sensation de LIBERTE sur les routes australiennes, la nature unique et partout, le respect de celle-ci, la propreté, etc. tout cela nous fera revenir vite.
Quelques photo en bonus !
Hôtel Kawama à Varadero? English translation pending
Je serai a l’hôtel Kawama a Varadero a la fin du mois de mars ya t-il quelqu’un qui et aller dernièrement
J'ai vu toutes toutes sortes de commentaires soit bons ou négatif sur d'autres sites,
je ne m'attend pas a de la haute gastronomie ayant payer 650$ pour 1 semaine si il
ya des personnes qui arrive de cet hôtel dites moi ce que vous avez aimer ou détester...😛
merci
merci
Hôtel pour une nuit à Hat Yai? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si qqun aurait un hôtel à me recommander pour une nuit à Hat Yai. Sinon, est-ce que quelqu'un aurait une idée d'un endroit où je pourrais fixer rendez-vous à ma mère pour ensuite chercher un hôtel? Elle arrive de Chiang Mai par avion à 12h45 à l'aéroport et moi j'y vais par minivan et je devrais arriver vers 12h. Est-ce que les taxis sont chers pour aller du centre (je sais pas où le minivan s'arrête) jusqu'à l'aéroport? On reste à hat yai qu'une nuit, ensuite on va sur koh lipe (est-ce que qqun a une agence de voyage à recommander ou autre concernant le transport)
Merci
J'aimerais savoir si qqun aurait un hôtel à me recommander pour une nuit à Hat Yai. Sinon, est-ce que quelqu'un aurait une idée d'un endroit où je pourrais fixer rendez-vous à ma mère pour ensuite chercher un hôtel? Elle arrive de Chiang Mai par avion à 12h45 à l'aéroport et moi j'y vais par minivan et je devrais arriver vers 12h. Est-ce que les taxis sont chers pour aller du centre (je sais pas où le minivan s'arrête) jusqu'à l'aéroport? On reste à hat yai qu'une nuit, ensuite on va sur koh lipe (est-ce que qqun a une agence de voyage à recommander ou autre concernant le transport)
Merci
Air France aura trois rotations en Airbus A380 sur Montréal English translation pending
Bonjour!
Je viens de trouver un article au http://www.tourmag.com/France-Canada-les-compagnies-serrent-la-ceinture-sur-les-sieges-l-ete-prochain-_a50042.html#last_comment qui dit que l'Airbus a 380 d'Air France désservira Montréal 3 fois par semaine au lieu de 4. Est-ce-que quelqu'un sait pourquoi? De plus j'aimerais aussi connaitre les journées où l'Airbus a 380 se posera à Montréal.
Ski Pulka en Vercors English translation pending
Voici encore un petit carnet hivernal...
Cliquez pour le récit en images
Bonne lecture! Marie

Quelques photos et vidéos d'une randonnée de 3 jours réalisée en février 2012 avec mon fils Arnaud. Nous étions équipés de skis de randonnée nordique+peaux de phoque et d'une pulka. Le but n'était pas de faire de la distance mais de profiter d'un massif que j'apprécie de plus en plus au fil des saisons : j'ai d'abord découvert le Vercors en Eté, y suis retournée l'Automne dernier. Ne manque que le Printemps...
Vu les conditions un peu "rustiques" de la randonnée, j'ai troqué mon reflex pour un compact aussi la qualité des photos s'en ressent-elle un peu.
Du Vallon de Combeau à la cabane de Chaumailloux
Jeudi 16/02/12 Il a neigé un peu la veille et il nous faut mettre les chaînes pour atteindre le parking du Vallon de Combeau : cette route située au sud du massif du Vercors (au-dessus du village de Benevise) permet de monter sans effort à près de 1400m. Les paysages sont de suite magnifiques, point de grands parkings ou de remontées mécaniques. On est de suite dans le vif du sujet!
Ça souffle sur les Hauts Plateaux du Vercors! Heureusement il ne fait pas froid, à peine quelques degrés au-dessous de zéro. Le vent de face combiné à un assez long passage en dévers ne nous facilitent pas la tâche! Le dévers est l'ennemi de la pulka: je maintiens celle-ci par l'arrière afin de l'empêcher de filer dans la pente... Nous arrivons finalement en vue de la jolie cabane de l'Essaure. Nous y sommes chaleureusement accueillis par mad et PHP du forum Carnet d'aventures, y faisons une petite pause à l'abri du vent, avant de poursuivre vers le nord et le col du Creuson. Trop sûre de moi, je néglige le GPS si bien qu'on part un peu trop vers l'ouest. Nous passons près d'un des nombreux gouffres qui abondent dans ce massif calcaire. Le vent a tourné et nous l'avons maintenant de 3/4 arrière. Dans les rafales sur cette neige croûtée et verglacée, le contrôle de la trajectoire est moyen mais le spectacle est ébouriffant et magnifique! Nous loupons donc la bergerie de Chamousset (nous sommes sans doute passés entre la tête des Baumiers et la tête des Chanaux) et après avoir enfin sorti le GPS corrigeons le tir vers la cabane de Chamousset.
Il y a quelques pentes assez raides qu'Arnaud choisit d'aborder en version luge! Les heures passent, la lumière s'adoucit et les ombres s'allongent... Nous tombons par hasard sur un igloo, d'abord confondu avec un cairn. Heureusement que nous avons le GPS car la chute de neige récente et le vent ont effacé toute trace et l'endroit est un dédale de vallons entrecroisés. Avec ce vent, nous choisissons de ne pas camper mais de dormir dans la cabane de Chaumailloux. Le ciel est magnifique! Alors que le soleil est près de se coucher, nous arrivons enfin au Pas de l'Aiguille, et découvrons -sous des allures de volcan en éruption- le fameux Mont Aiguille. Alors qu'Arnaud file vers la cabane, je fais encore quelques photos avec cette lumière irréelle. En approchant de la cabane, je perçois une bonne odeur de feu de bois : nous ne serons pas seuls, quatre autres randonneurs, à raquettes, ont déjà un peu réchauffé l'atmosphère (0° au sol, 2°C à la hauteur des "couchettes, -4°C dehors le soir, -8°C le matin)
Opération fonte des neiges pour produire de l'eau, pâtes... Et à 20h30, chacun se réfugie dans son duvet...
Vers la plaine de la Queyrie Vendredi 17/02/12 Le vent a soufflé en rafales puis s'est calmé en milieu de nuit. La météo prévoit du beau temps, aussi sommes-nous étonnés de nous retrouver au sortir de la cabane dans cette purée de poix! En remontant de quelques centaines de mètres, nous laissons le nuage derrière nous et découvrons le Mont Aiguille dans toute sa splendeur: Je le trouve vraiment fascinant! Nous arrivons bientôt à la bergerie du Jas Neuf, puis partons vers le nord et la bergerie de Peyre-Rouge (pas une sinécure ce trajet très vallonné)
On aperçoit à présent simultanément les principaux emblèmes du Vercors : le Grand Veymont et le Mont Aiguille. Il n'y a plus de vent et toute la neige qui décorait hier les sapins a fondu... A l'est se découvre l'imposant massif des Ecrins. Pause pique-nique un peu avant la bergerie de Peyre-Rouge, il fait très bon... Nous arrivons en début d'après-midi dans la très belle plaine de la Queyrie.
Je suis ravie, il n'y a pas de vent, la météo prévoit du beau temps pour demain, je vais pouvoir réaliser ma lubie : camper au pied du fameux Arbre Taillé!
On fait une bonne pause, Arnaud fait l'inventaire de ses ampoules (je le bats à plate couture, mais j'ai un don particulier!) Il se rafraîchit un peu... Tandis que je me mets à la popote (faire fondre de la neige... ça prend du temps), Arnaud encore fringant monte vers le Pas des Bachassons.
Vue vers le sud et l'Arbre Taillé (le point à G de l'arbre, c'est moi!) Vue vers le Nord avec le Grand et le Petit Veymont. De plus près! Vers les Alpes... Puis il me rejoint. Le vent se lève un peu si bien que je préfère commencer à monter la tente avant qu'il ne forcisse. Vue imprenable! Le vent forcit si bien qu'on dîne rapidement. Il y a toujours des nuages vers Chaumailloux, c'est beau! Le soleil descend sur l'horizon et la tente se retrouve dans l'ombre vers 17h30. On se couche à 18h, record battu! A part les randonneurs rencontrés à la cabane de l'Essaure et celle de Chaumailloux, ça fait 2 jours que nous n'avons vu personne! Peu après nous être couchés, nous entendons tout de même passer 1 ou 2 skieurs.
Retour vers Combeau Samedi 18/02/12 Grand beau encore ce matin, quelle chance! On se remet en route, ça tire un peu dans les mollets! On trace directement vers Chaumailloux, cela permet de profiter encore du Mont Aiguille. Arrivés à Chaumailloux, on retrouve du monde... On reprend des forces et on refait de l'eau avant d'attaquer la montée en dévers au-dessus de Chaumailloux (finalement une bonne idée de m'être "perdue à l'aller", nous n'avons pas eu ce genre de difficulté) Parvenus en haut, nous jetons un dernier regard vers le Mont Aiguille et le Grand Veymont. Nous croisons une famille avec 3 enfants d'environ 5 à 10 ans, en raquettes+sacs à dos sauf pour la petite dernière! Visiblement ils vont bivouaquer. Courageux! Je fais remarquer à Arnaud qu'on n'a jamais fait ça avec lui et ses soeurs... Il me dit qu'ils auraient râlé!
Nous arrivons à la bergerie de Chamousset (loupée à l'aller donc). Nous descendons ensuite vers le col du Creuson. La belle Montagnette apparaît. Arnaud contemplatif... Ensuite ce n'est que de la descente... Dernière photo vers le col du Creuson, plus bas vers la cabane de l'Essaure, c'est la foule! On décide donc de ne pas camper mais de poursuivre jusqu'à la voiture, d'autant que la météo du lendemain semble assez incertaine. Superbe balade avec des conditions météo quasi-idéales!
Marie
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Bonne lecture! Marie

Quelques photos et vidéos d'une randonnée de 3 jours réalisée en février 2012 avec mon fils Arnaud. Nous étions équipés de skis de randonnée nordique+peaux de phoque et d'une pulka. Le but n'était pas de faire de la distance mais de profiter d'un massif que j'apprécie de plus en plus au fil des saisons : j'ai d'abord découvert le Vercors en Eté, y suis retournée l'Automne dernier. Ne manque que le Printemps...
Vu les conditions un peu "rustiques" de la randonnée, j'ai troqué mon reflex pour un compact aussi la qualité des photos s'en ressent-elle un peu.
Du Vallon de Combeau à la cabane de Chaumailloux
Jeudi 16/02/12 Il a neigé un peu la veille et il nous faut mettre les chaînes pour atteindre le parking du Vallon de Combeau : cette route située au sud du massif du Vercors (au-dessus du village de Benevise) permet de monter sans effort à près de 1400m. Les paysages sont de suite magnifiques, point de grands parkings ou de remontées mécaniques. On est de suite dans le vif du sujet!
Ça souffle sur les Hauts Plateaux du Vercors! Heureusement il ne fait pas froid, à peine quelques degrés au-dessous de zéro. Le vent de face combiné à un assez long passage en dévers ne nous facilitent pas la tâche! Le dévers est l'ennemi de la pulka: je maintiens celle-ci par l'arrière afin de l'empêcher de filer dans la pente... Nous arrivons finalement en vue de la jolie cabane de l'Essaure. Nous y sommes chaleureusement accueillis par mad et PHP du forum Carnet d'aventures, y faisons une petite pause à l'abri du vent, avant de poursuivre vers le nord et le col du Creuson. Trop sûre de moi, je néglige le GPS si bien qu'on part un peu trop vers l'ouest. Nous passons près d'un des nombreux gouffres qui abondent dans ce massif calcaire. Le vent a tourné et nous l'avons maintenant de 3/4 arrière. Dans les rafales sur cette neige croûtée et verglacée, le contrôle de la trajectoire est moyen mais le spectacle est ébouriffant et magnifique! Nous loupons donc la bergerie de Chamousset (nous sommes sans doute passés entre la tête des Baumiers et la tête des Chanaux) et après avoir enfin sorti le GPS corrigeons le tir vers la cabane de Chamousset.
Il y a quelques pentes assez raides qu'Arnaud choisit d'aborder en version luge! Les heures passent, la lumière s'adoucit et les ombres s'allongent... Nous tombons par hasard sur un igloo, d'abord confondu avec un cairn. Heureusement que nous avons le GPS car la chute de neige récente et le vent ont effacé toute trace et l'endroit est un dédale de vallons entrecroisés. Avec ce vent, nous choisissons de ne pas camper mais de dormir dans la cabane de Chaumailloux. Le ciel est magnifique! Alors que le soleil est près de se coucher, nous arrivons enfin au Pas de l'Aiguille, et découvrons -sous des allures de volcan en éruption- le fameux Mont Aiguille. Alors qu'Arnaud file vers la cabane, je fais encore quelques photos avec cette lumière irréelle. En approchant de la cabane, je perçois une bonne odeur de feu de bois : nous ne serons pas seuls, quatre autres randonneurs, à raquettes, ont déjà un peu réchauffé l'atmosphère (0° au sol, 2°C à la hauteur des "couchettes, -4°C dehors le soir, -8°C le matin)
Opération fonte des neiges pour produire de l'eau, pâtes... Et à 20h30, chacun se réfugie dans son duvet...
Vers la plaine de la Queyrie Vendredi 17/02/12 Le vent a soufflé en rafales puis s'est calmé en milieu de nuit. La météo prévoit du beau temps, aussi sommes-nous étonnés de nous retrouver au sortir de la cabane dans cette purée de poix! En remontant de quelques centaines de mètres, nous laissons le nuage derrière nous et découvrons le Mont Aiguille dans toute sa splendeur: Je le trouve vraiment fascinant! Nous arrivons bientôt à la bergerie du Jas Neuf, puis partons vers le nord et la bergerie de Peyre-Rouge (pas une sinécure ce trajet très vallonné)
On aperçoit à présent simultanément les principaux emblèmes du Vercors : le Grand Veymont et le Mont Aiguille. Il n'y a plus de vent et toute la neige qui décorait hier les sapins a fondu... A l'est se découvre l'imposant massif des Ecrins. Pause pique-nique un peu avant la bergerie de Peyre-Rouge, il fait très bon... Nous arrivons en début d'après-midi dans la très belle plaine de la Queyrie.
Je suis ravie, il n'y a pas de vent, la météo prévoit du beau temps pour demain, je vais pouvoir réaliser ma lubie : camper au pied du fameux Arbre Taillé!
On fait une bonne pause, Arnaud fait l'inventaire de ses ampoules (je le bats à plate couture, mais j'ai un don particulier!) Il se rafraîchit un peu... Tandis que je me mets à la popote (faire fondre de la neige... ça prend du temps), Arnaud encore fringant monte vers le Pas des Bachassons.
Vue vers le sud et l'Arbre Taillé (le point à G de l'arbre, c'est moi!) Vue vers le Nord avec le Grand et le Petit Veymont. De plus près! Vers les Alpes... Puis il me rejoint. Le vent se lève un peu si bien que je préfère commencer à monter la tente avant qu'il ne forcisse. Vue imprenable! Le vent forcit si bien qu'on dîne rapidement. Il y a toujours des nuages vers Chaumailloux, c'est beau! Le soleil descend sur l'horizon et la tente se retrouve dans l'ombre vers 17h30. On se couche à 18h, record battu! A part les randonneurs rencontrés à la cabane de l'Essaure et celle de Chaumailloux, ça fait 2 jours que nous n'avons vu personne! Peu après nous être couchés, nous entendons tout de même passer 1 ou 2 skieurs.
Retour vers Combeau Samedi 18/02/12 Grand beau encore ce matin, quelle chance! On se remet en route, ça tire un peu dans les mollets! On trace directement vers Chaumailloux, cela permet de profiter encore du Mont Aiguille. Arrivés à Chaumailloux, on retrouve du monde... On reprend des forces et on refait de l'eau avant d'attaquer la montée en dévers au-dessus de Chaumailloux (finalement une bonne idée de m'être "perdue à l'aller", nous n'avons pas eu ce genre de difficulté) Parvenus en haut, nous jetons un dernier regard vers le Mont Aiguille et le Grand Veymont. Nous croisons une famille avec 3 enfants d'environ 5 à 10 ans, en raquettes+sacs à dos sauf pour la petite dernière! Visiblement ils vont bivouaquer. Courageux! Je fais remarquer à Arnaud qu'on n'a jamais fait ça avec lui et ses soeurs... Il me dit qu'ils auraient râlé!
Nous arrivons à la bergerie de Chamousset (loupée à l'aller donc). Nous descendons ensuite vers le col du Creuson. La belle Montagnette apparaît. Arnaud contemplatif... Ensuite ce n'est que de la descente... Dernière photo vers le col du Creuson, plus bas vers la cabane de l'Essaure, c'est la foule! On décide donc de ne pas camper mais de poursuivre jusqu'à la voiture, d'autant que la météo du lendemain semble assez incertaine. Superbe balade avec des conditions météo quasi-idéales!
Marie