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Retour d'Inde du Nord English translation pending
by Lange11 · 2011-02-25 · 24 replies
de retour d'un mois d'Inde, voiture avec chauffeur circuit: Dehli, Mandawa, Bikaner, Jaisalmer, Khuri, Ranakpur, Jodhpur, Udaipur, Jaipur, Agra, Gwalior, Orchha, Khajuraho, Bénarès, Dehli.

A votre service pour tous renseignements suscetibles de vous aider dans la mesure de mes possibilités
Passer quelques jours à Moab? English translation pending
by LeTigre · 2011-02-24 · 166 replies
On parle de Moab dans beaucoup de topic mais peu sont dédié exclusivement à cette ville sympathique aussi, si on est pas un acharné du VTT ( on se comprends Leonidas ??? 😉) comment conseillez vous d"y passer deux ou trois jours ?

A l'aube on peut parcourir la randonnée de Devil's Garden tout au bout de Arches NP, en redescendant par l'ancien chemin ça occuppe une bonne partie de la matinée ...

En fin de journée on peut monter à Delicate Arch ... quoique plus je regarde les photos et plus je me dis qu'il vaut mieux être en seconde partie d'aprés midi plutot qu'en fin d'après midi/début de soirée ou il y a beaucoup d'ombres ...

Et sinon, que conseiller vous ?

EDIT : il y a CE TOPIC mais peut être y a t-il d'autre façon de voir les choses depuis ...
Région du Kalahari English translation pending
by Delphdeth · 2011-02-24 · 9 replies
Bonjour, Voici deux questions portant sur la vaste région du Kalahari: - Quels avis concernant le kgalagadi transfrontier park versus le central kalahari game reserve? (intérêt du site et de la faune? Accès? Coût?...) - Peut-on rejoindre la Namibie à partir du nord-ouest du KTP? Merci! Delphine
Pourquoi Sapa et pas une autre ville vietnamienne? English translation pending
by Granulet · 2011-02-17 · 64 replies
Bonjour Je tiens tout d'abord à préciser que je ne veux agresser personne en posant cette question, j'éspère ne pas avoir de réponse agressive 🙂. La question que je me pose est la suivante : Pourquoi tout le monde va a Sappa ? Je suppose que des rizières, on peut en voir ailleurs ? Je vois que tous les guides, tous les forums auguillent sur cette destination. Si je décide d'aller dans une autre ville de la région, est ce que je vais avoir du mal à trouver un hotel, ou peut être que je ne serai pas le bienvenue ? D'ailleurs, quelqu'un a-t-il une autre ville plus tranquille à me conseiller dans les environs ? Merci
Visite de Yosemite début août English translation pending
by Cl4irette · 2011-02-16 · 17 replies
Bonsoir à tous, je visiterai Yosemite début aout en un jour plein et deux demi-journées (deux nuits sur place, logée a Yosemite ouest), Bien que j'ai utilisé la fonction recherche il me reste quelques interrogations, voici mon programme de visites:

1ère demi journée: - arrivée de San Francisco vers 16h - Vue du bas de la vallée - check in location à 17h - visite en soirée et coucher de soleil ??? (là je ne sais pas quoi mettre) Aurai-je eventuellement le temps d'aller au visitor center pour les cartes, infos etc... ?

Journée complète: - Lever de soleil à Glacier Point puis: - partir à pierd de Glacier point jusqu'à Nevada Falls puis Vernal Falls (je n'arrive pas à trouver la distance et le temps pour descendre🤪; elle prendra plus de trois heures à votre avis ??) - pique nique Mirror Lake ou ??? - autres points de vue (lower Yosemite falls, horse tail Fall, sentinel fall, pause baignade à Sentinel beach??) - Coucher de soleil je sais toujours pas où, Glacier point ?

Pour la rando, je suis plutot sportive et je cherche surtout à m'éloigner des endroits plein de gens, celle-ci vaut-elle le coup, une autre serai mieux ? (à noter, des amis, bien moins sportifs, m'emmeneront là haut et me récuperront en bas...) Les chutes d'eau ne sont-elles pas complètement à sec au mois d'aout ?? Le programme de cette journée est-il réalisable ?

Le lendemain: - visite Marriposa Grove tot (départ vers 7h30) puis retour à la loc pour check out (prévu à 11h) Faisable dans ce créneau ou trop court?? d'après mes calculs nous sommes à environ 30km de Mariposa -Tioga pass: arrets à Olmsted point, Tenaya Lake, Tuolumne meadow (temps de faire une balade ?), Mono Lake (1h30 de visite pour visite, c'est ça??) -Route jusqu'à Mammoth Lake où nous dormons (visite de devil's postpile monument le lendemain matin) Cette journée est "faisable" ? ou ce sera speed ?

Voilà, si vous avez des réponses sur les points en gras, ou des conseils, remarques, critiques, n'hésitez pas !🙂
Laos du Nord au Sud English translation pending
by Oreille · 2011-02-15 · 7 replies
Bonjour,

Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !

Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).

Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.

Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.



Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...

Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.

La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.

Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.



En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...

Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.

Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.



Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)



L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.

Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !



L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.



Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Visa pour voyage en Thaïlande avec escapade au Vietnam? English translation pending
by Coudejarnac · 2011-01-31 · 6 replies
bonjour a tous, je pars pour la thailande en mai et juin prochain.j'aimerais savoir comment proceder avec le visa sachant que j'arrive a bangkok le 6 mai je repars le 10 a siem reap.je reviens sur phuket le 15 mai .puis escapade au vietnam 5 jours pour revenir a phuket jusqu'au 14 juin mon depart de bangkok etant le 15 juin a 2h50.est-ce que le fait de sortir me prolonge mon visa a chaque nouvelle entree ou est-ce limite en nombre.merci de m'eclairer michel
Séjour Vietnam-Cambodge-Laos seule: combien de temps et à quelle période partir? English translation pending
by Tidadidadoum · 2011-01-29 · 3 replies
Bonjour à tous,

J'ai depuis un moment l'envie d'aller découvrir ces 3 pays. Seulement, je pense le faire seule et je n'ai jamais vraiment tenté l'aventure d'un voyage itinérant en solitaire auparavant. Trouvez-vous ce programme trop ambitieux? Pensez-vous que je doive me concentrer sur un ou deux pays, pour pleinement en profiter? Avez-vous tenté l'expérience de ce voyage en solo? Et d'une façon plus pragmatique, quelle période est la plus adéquate pour partir selon vous?

Merci d'avance de vos réponses, M.
Martinique: où vivre quand on a son boulot à Plateau Roy Cluny ou ZAC de l'étang z'abricots? English translation pending
by Eaudecoco · 2011-01-28 · 6 replies
Bonjour, j'ai une demande de mutation en Martinique en cours qui a de fortes chances d'aboutir pour le 1er sept 2011, mon travail se situera à l'une ou l'autre adresse mentionnée dans le titre. J'ai beaucoup lu sur la Martinique et je me demande quel est l'endroit stratégique ou il faut s'installer sachant que : - ma femme me suit et ne travaillera probablement pas - j'ai deux enfants (6 ans et 3 ans et demi) - nous aimons plutôt la nature que la ville pour vivre - ce que j'ai lu sur les embouteillages m'effraie un peu... De toutes mes recherches, j'en ai conclu que j'avais 4 options possibles ou orienter mes recherches de logement : - le bourg des Trois Ilets en faisant les trajets en navettes bateaux me paraît une des meilleurs options car bien que trés touristique, le village n'en reste pas moins agréable, avec toutes les commodités, (d'aprés ce que j'ai lu) et aller tous les jours bosser en bateau... c'est quand même plus sympa que dans les bouchons. Est-ce qu'il y a des gens qui font ça sur ce forum qui peuvent m'en parler ? Du débarcadère, combien de temps faut-il pour rejoindre à pied la ZAC ou Roy Cluny ? Y'a t'il des bus ? - Scoelcher est apparemment la solution la plus rationnelle mais les loyers sont trés élevés (mon budget sera de 1200 - 1300 euros a peu prés mais on aurait aimé une maison) - La Trinité, Le Robert ou Le François m'ont l'air fort sympathiques, authentiques et moins chers. Pb : il y pleut plus souvent et le temps de trajet rique d'être long.. combien de temps faut-il aux heures de pointe ? - Enfin, il y a Le Carbet qui m'a l'air bien authentique mais qu'en est-il de la durée du trajet ? y'a t'il tout ce qu'il faut dans ce bourg ? Y'a t'il une offre de locations en maisons ? Bref, si vous avez des infos sur ces endroits, de meilleures pistes de recherches, je suis preneur de toute info. Merci d'avance à tous les Martiniquais (et aux autres...) qui auront la gentillesse de me répondre. Pascal.
Itinéraire Pekin-Shanghai + Sud Guangxi réalisable en été 2011? English translation pending
by Eloune · 2011-01-19 · 20 replies
Bonjour à tous, Fraîchement arrivée sur le forum j'en appelle aux voyageurs en Chine pour me conseiller sur l'itinéraire à privilégier pour mon premier voyage en Chine de cet été 🙂 J'ai lu beaucoup de conversations à ce sujet mais aucune n'abordait la possibilité de se concentrer sur Pékin / Shanghai et le Guangxi (guilin/yangshuo/longsheng). Je voudrais savoir ce que vous pensez de cet itinéraire et surtout savoir s'il est possible de le réaliser en 2 grosses semaines. A la base je pensais partir sur 2 semaines : arrivée à Pekin /grande muraille/ jardins à l'ouest quelques jours (voir une amie) puis Shanghai et ses alentours (suzhou/huzhou) et retour de Shanghai et puis envie de goûter aux campagnes et ses rizières en terrasse d'où l'envie d'étendre jusqu'au Guangxi Est-ce possible en deux semaines / deux semaines et demi et si oui dans quel ordre? je sais qu'il faut 22h de train pour faire shanghai/ guilin d'où deux jours de perdus A/R bref que me conseillez vous ?

Autre question : voyageant avec un petit budget, faut-il oser partir avec aeroflot? (les tarifs étant naturellement bien plus intéressants)

Merci d'avance pour vos conseils et à bientôt 😉
Où loger en Martinique pour le mois de mai? English translation pending
by Decaz · 2011-01-17 · 12 replies
Bonjour,

J'ai réserve mon billet pour la Martinique pour le moi de mai, et maintenant j'en suis a la recherche d'une loc.

Le truc, c'est que j'en ait trouvé pas mal sur le net (dans mes prix cad 250€/300€ la semaine) mais un peu partout sur la martinique : Et la je dois faire un choix et comme j'ai aucune notion des distances/temps la bas, je m'en remet a ceux qui connaissent.

Pour vous aider en ordre de priorité:

J'ai l'intention de louer un véhicule Je veux faire de la chasse sous marine J'ai un pote sur Fort de France, on va surement se voir, donc un endroit ou jpeux pas exemple aller le soir de temps en temps, sortir a fort de france et revenir. Jveux pas aller sur Fort de France :p Je rando aussi pas mal

Voila le principal.

Ensuite j'ai trouvé differents appart/bungalow sur :

St Anne Les Anses d Arlets St Pierre La Trinité Riviere Salée.

Voila si qqun peut me donner certains conseils ou info sur quel endroit reservé, ca serait CoOoL :o)

Merci
Se rendre aux chutes d'Erawan (Thaïlande) par le train de la mort English translation pending
by Natetmicka · 2010-12-31 · 45 replies
Bonjour,

Je pars en thailande fin février avec mon copain. Nous aimerions allez à Kanchanubari (2jours maxi), voir les chutes d'erawan, le pont de la rivière kwai (?) et faire une petite partie du train de la mort, la partie la plus intéressante si possible, est-ce que quelqu'un sait quelle partie est la plus spectaculaire (de quel station de train à quel station de train ?) est-il possible ensuite d'aller directement aux chutes d'erawan, est-ce loin de la gare où l'on descend ? J'ai du mal a savoir dans quel sens il faut que je fasse mon séjour à Kanchanubari pour optimiser le temps. Où dormir ? à Kanchanubari ou directement en bas des chutes d'erawan pour démarrer la balade tôt et ne pas avoir trop chaud...

Merci d'avance pour vos conseils ils sont les bienvenus.
Trouve-t-on facilement du Wi-Fi au Laos? English translation pending
by Genevois · 2010-12-20 · 27 replies
petite question : cela vaut-il la peine que je prenne mon Notebook pour un voyage au Laos ?

Trouve-t-on facilement du Wi-Fi ?

Merci

laurent
Journal de voyage en famille (Inde, juillet 2008) English translation pending
by Danielbtz · 2010-12-19 · 13 replies
1 juillet 2008

Lorsque notre avion, air France, atterri sur le tarmac de New Delhi, ce premier juillet 2008, un nœud à l’estomac, comme une angoisse diffuse, m’étreint ; et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On n’aborde pas ce pays, comme n’importe quelles autres destinations. Le pays aux trois cents millions de Dieux, qui compte plus d’un milliard habitants, et dont la culture et l’histoire, plusieurs fois millénaires, a contribué à l’élévation spirituelle et scientifique de l’humanité, suscite crainte et humilité. Pays du paradoxe par excellence. Violence et douceur, beauté et laideur, richesse et pauvreté, plus que partout ailleurs, se mélangent, dans un gigantesque et extravagant maelström de vie. Certains détestent irrévocablement, et veulent immédiatement quitter ce pays monstrueux. D’autres, aiment viscéralement, et savent, qu’un jour ils y reviendront. On aime passionnément, ou l’on déteste, jamais d’entre deux. Je comprends les deux points de vue. Car dans une même journée, on passe plusieurs fois, en alternance, de l’amour à la haine, et de la haine à l’amour, etc. Combien de fois me suis-je entendu dire : mais, qu’est-ce que je fais ici, il faut être complètement timbré pour venir dans ce pays. On risque de finir comme l’inspecteur Dreyfus, dans un cabanon, avec la camisole de force, et les paupières clignotantes. Il n’y a pas plus exaspérant qu’un Indien, et pas plus gentil… Mais si à la fin de la journée, le positif l’emporte, et bien voilà, vous êtes conquis. Combien de générations sont venus ici ; en voyages initiatiques, se confronter à soi-même. D’ailleurs, curieusement, on rencontre beaucoup de jeunes femmes seules, plus que dans le sud-est Asiatique. Moi le premier, j’ai accompli ce voyage, et jamais je ne l’ai oublié. Un jour, je m’étais juré, de revenir avec les gens que j’aime. Et je l’ai fait. Lorsque la porte de l’avion s’ouvre, tout de suite l’odeur. Je l’avais senti, deux ans auparavant. Une odeur reconnaissable entre toutes. Une senteur d’un milliard d’âmes, un remugle d’un milliard de peaux. Odeur de poussière, de merde, une senteur d’épice, un soupçon d’encens, une bonne dose de pétrole, une pincée d’humidité, de pourriture. Le tout, touillé par les trois cents millions de divinités, et vous obtenez : l’odeur de l’Inde. Je sais c’est grandiloquent, mais quand on parle de ce pays, il est impossible de faire autrement. La chaleur est suffocante. Dans le sas d’entrée de l’aéroport un papier est affiché avec des noms, dont celui de Nicolas ! Son sac a été perdu. Voilà un voyage qui commence bien ! On nous le ramènera, si on le retrouve, à hôtel le « Namaskar ». Ah, le Namaskar (bonjour en Hindi) tout un poème. Quelqu’un qui vient en Inde pour la première fois, et arrive ici ; eh bien le lendemain, il appelle son ambassade, et demande son rapatriement psychiatrique d’urgence. Il faut oublier ses critères d���hygiènes, de savoir vivre. Car l’Indien est l’homme le plus bruyant et impoli qui soit. Le Chinois, je crois, n’est pas mal non plus, paraît-il. Rien ne peut y être comparé. Les routards (pas de troupeau en territoire conquis, ici) du monde entier choisissent ce quartier : « Paharganj » qui jouxte la gare de New Delhi, d’où son principal intérêt. D’abord le prix : 400 roupies une chambre pour deux, soit 7 euros. L’autre intérêt du lieu est le professionnalisme et la semi- gentillesse des hôteliers. Tout peut-être organisé, dans la minute ; train, avion, bus, taxi, pour toutes les destinations Indiennes. Que sais-je encore ? Tout est possible en Inde ! Ça commence ici. Nicolas est un peu inquiet, la vétusté du lieu pour ne pas dire la crasse, le met mal à l’aise, il veut qu’on prenne une chambre ensemble. Devant notre porte un homme est couché à même le sol, sur du carrelage, il doit travailler ici. Pas de carreau à la fenêtre sans rideau, promesse d’une nuit blanche. Les garçons sont à l’étage, les filles au ré de chaussée. Pas de drap, pas de meuble, peinture miteuse et sale, toilette à la turque (il vaut mieux). Bienvenu en Inde ! Nous sommes un peu masochistes, car nous reviendrons ici, encore deux fois, au cours de notre voyage. Pour être sincère, je préfère le Namaskar, au Hilton. Bon d’accord, le palais de Jaipur est mieux. Mais ça c’est pour plus tard ; une petite folie familiale.
Cambodge: suite de "Renseignements pratiques pour visiter Angkor" English translation pending
by Schnacke67 · 2010-12-14 · 24 replies
Bonjour

Après deux semaines passées à Siem Reap (Novembre 2010) voici un complément de mon post du 20/12/08 "Cambodge : renseignements pratiques pour visiter Angkor" :

http://voyageforum.com/v.f?post=2240305#2240305

Prix du pass : 1 jour 20 $ - 3 jours 40 $ - 7 jours 60 $.

- Pass de 3 jours : auparavant les jours étaient consécutifs, maintenant ces trois jours peuvent être répartis durant une semaine.

- Pass de 7 jours : répartis sur une période d'un mois.

J'ai constaté que les prix dans les petits restaurants sur le site d'Angkor sont plus élevés, c'est maintenant 3,5 à 4 $ pour un plat.

Le conducteur de tuktuk dépose ses clients devant les temples. 12 à 15 $ la journée (pour 1 à 3 personnes).

Le guide accompagne ses clients sur le site pour commenter les visites. Pour un guide francophone c'est 30 à 35 $ par jour pour le site d'Angkor et environs. Il faut dans ce cas ajouter le transport. Voici les coordonnées d'un excellent guide francophone Kosal : kosarito@yahoo.com

Les conducteurs de motodop, de tuktuk et les guides mangent généralement ensemble, ils ne payent pas leur repas, donc inutile de leur offrir, ils préfèrent avoir un pourboire si bien sûr celui-ci est mérité.

Pour la description des temples voici deux livres que l'on trouve en France et également sur place (Marché central de Siem Reap 4 à 6 $) :

- "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman. Description détaillée des temples avec de belles photos.

- "Angkor" de Marilia Albanese, aux éditions National Geographic.

Temples d'Angkor : exemple de programme de 3 jours

Toutes ces visites peuvent se faire en tuktuk : 50 à 55 $

1er jour

TA PROHM

THOMANNON

NEAK PEAN : Bassin avec "chapelles" déversoir

TA SOM

MEBON ORIENTAL : Temple "montagne"

PRE RUP : Egalement "temple montagne"

SRAH SRANG : c'est un grand bassin

PRASAT KRAVAN : 5 tours en briques avec sculptures en relief

GROUPE DE ROLUOS : à 13 Km de Siem Reap. Lolei, Prah Ko et BAKONG.

2ème jour

BANTEAY SREI : Pour y accéder en tuktuk il faut environ 1H30. Petit temple en grès rose, composé de plusieurs bâtiments avec de magnifiques sculptures. Un vrai "bijou". Le "préféré de Malraux"…

KBAL SPEAN : ou "Rivière aux Mille Linga". Situé après le Banteay Srei. Il s'agit de sculptures dans la rivière. 30 à 40' de marche pour accéder au site.

BANTEAY SAMRE : très bien restauré

PREAH KHAN

TAKEO : temple "montagne", inachevé, sans sculptures

TA NEI : pour y accéder il faut marcher une vingtaine de minutes.

BANTEAY KDEI

3ème jour

ANGKOR VAT : Visite générale et bas-reliefs.

ANGKOR THOM : par la Porte Sud avec balustrades complètes, reconstituées avec des éléments des autres portes

TERRASSE DES ELEPHANTS

TERRASSE DU ROI LEPREUX : au Nord de la Terrasse des Eléphants, prendre à gauche puis le passage à droite pour voir le mur intérieur avec de très belles sculptures.

BAYON : Visite générale et bas-reliefs.

"Petit plus" selon le temps disponible

BAPHUON : actuellement en restauration par l'E.F.E.O. Le grand Bouddha (situé à l'arrière) a été restauré, un peu décevant (à mon avis…).

Petite balade en forêt pour voir : Tep Pranam - Prah Palilay – Phimeanakas

La visite détaillée des bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon prend beaucoup de temps.

Pour ANGKOR VAT voir en particulier :

"La bataille du Kurukshetra"

"Le défilé de Sûryavarman II"

"Le Ciel et les Enfers"

"Le Barattage de la Mer de Lait"

"La bataille de Langka"

Voici quelques suggestions de visites en dehors des temples d'Angkor

Le Beng Mealea : n'est pas compris dans le pass, c'est 5 $. Ce temple est assez éloigné il faut 2h00 à 2h30 en tuktuk.

Le Preah Vihear : situé à la frontière thaïlandaise. 3 à 4h00 en voiture sur une très bonne route. Puis il faut prendre un 4x4 pour gravir la montagne : 30 $.

Voir "Cambodge Post" :
http://www.cambodge-post.com/ Dans "Balades" puis "Nord Ouest".

J'y suis allé le 25 Novembre, quelques jours plus tard ce temple était fermé (négociations entre thaïlandais et cambodgiens). Il faut se renseigner avant d'y aller, la situation change très vite.

Possibilité de visiter dans la même journée le Beng Mealea, le Preah Vihear et Koh Ker

Le Banteay Chmar : temple construit sous le règne de Jayavarman VII (1181 – 1215). En partie effondré mais avec de belles sculptures sur les murs d'enceinte. Accès difficile, en voiture il faut environ 1h30 jusqu'à Sisophon (très bonne route) puis deux heures sur une piste. Prix pour la voiture 80 à 100 $. Entrée 5 $ par personne.

Le Phnom Kulen : à une cinquantaine de km de Siem Reap. Environ 50 $ pour la voiture plus le péage 20 $ par personne. Il y a un restaurant prés de la rivière (avant les cascades) mais les plats sont d'une qualité médiocre et chers (5 $). Fréquenté par de nombreux cambodgiens (surtout le week-end)

Voir Cambodge Post : "Le Phnom Kulen au cœur de l’identité khmère"

http://www.cambodge-post.com/?page_id=1409

Le village sur pilotis Kompong Phhluk : Après Roluos. Accessible en tuktuk. Voir Cambodge Post : "Kompong Phhluk, au rythme des eaux du Tonlé Sap" http://www.cambodge-post.com/?page_id=1373

Musée de Siem Reap : en 2008 il n'y avait qu'un étage à visiter, maintenant il y a un second étage qui a été aménagé. De très beaux objets (en grande partie en provenance de la Conservation d'Angkor) sont exposés et bien mis en valeur. Ceux qui aiment les musées ne regretterons pas cette visite malgré le prix d'entrée élevé : 12 $. Compter 2 à 4h00 de visite. Site : www.angkornationalmuseum.com

Les Artisans d'Angkor (www.artisansdangkor.com) :

Il s'agit d'une association qui assure une formation professionnelle dans les spécialités suivantes : sculpture sur pierre et sur bois - laque et dorure sur bois - laque et dorure sur pierre - tissage de la soie. Le prix des articles sont plus élevés qu'ailleurs mais ils sont d'une excellente qualité.

A Siem Reap : au Sud-Ouest du vieux marché. Visites guidées (en français…) tous les jours de 7h à 17h.

A Puok : village de la soie, de la culture du mûrier au tissage (avec toutes les étapes intermédiaires : élevage des vers à soie…). Puok est à 16 km de Siem Reap (route de l'aéroport). Ouvert tous les jours de 7h à 17h.

Le Baray Occidental : prés de l'aéroport, peut se voir après la visite de Puok. Endroit fréquenté principalement par des cambodgiens, surtout le week-end. Possibilité de faire une promenade en bateau (il faut dans ce cas dévaler la berge).

Spectacle de théâtre d'ombres et de danses : le mercredi soir au restaurant la Noria à Siem Reap (http://www.lanoriaangkor.com/), il y a un spectacle organisé par les enfants et adolescents de l'association Krousar-Thmey (www.krousar-thmey.org ). Il faut réserver sa table, au prix du repas il faut ajouter 6 $ pour le spectacle (somme directement reversée à l'ONG).

Le Psar Leu : marché situé sur la RN 6. Beaucoup plus authentique que le vieux marché central de Siem Reap. On n'y trouve pas de marchands de souvenirs.

Renseignements divers

Transfert de l'aéroport de Siem Reap au centre ville : tuktuk 5 $, voiture 7 $

Visa à l'arrivée : une photo et 20 $

Taxe d'aéroport : 25 $

Site internet :"Cambodge Post" : http://www.cambodge-post.com/

Logement à Siem Reap : je conseille la Lovely Guesthouse http://visitangkor.net/lovelyfr.html (voir le blog) mail : jawina2002@yahoo.fr Excellent rapport qualité prix, chambres très propres (avec salle de bain). J'ai connu cette guesthouse en 2008. J'y suis retourné et j'ai beaucoup apprécié. Une excellente adresse. Cette guesthouse est tenue par deux sympathiques françaises qui ont un personnel très compétent et efficace. Très bonne ambiance, excellent endroit pour avoir des renseignements pratiques. Le centre de Siem Reap (vieux marché) est à 10 mn à pied. Située à une centaine de mètres de la N6 ce qui facilite l'accès rapide au site d'Angkor.

Jacques
Idées d'itinéraires pour la Thaïlande du 31 décembre au 3 janvier? English translation pending
by Fabéauré · 2010-12-09 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes un jeune couple, nous partons le 31 décembre pour Bangkok, puis nous souhaiterions arriver sur une belle plage le 3 janvier pour fêter notre anniversaire.

Ensuite nous aimerions faire un tour de la thailande, entre belle plage, temple et trekking.

Nous rentrons le 10 février et souhaiterions connaitre les incontournables et les bon plan, en essayant de faire le moins d’aller-retour possible.

Avez-vous des idées d’itinéraires a suivre pour faire un maximum de choses (plages de rêves, visites des temples, trekking, plongée, surf…)

Nous n’avons pas vraiment d’idées d’itinéraires, donc toutes vos propositions ou bon plan sont les bienvenus !!!

Merci d’avance
Avis sur itinéraire en Thaïlande du 9 au 25 février 2011? English translation pending
by Bonjourciao · 2010-11-27 · 4 replies
Me revoili me revoila après maintes et maintes réflexions pour vous soumettre cet ultime ébauche d'itinéraire. Il a l'air de me satisfaire plus que les autres, car j'ai l'impression qu'il ne me fera pas trop courir, avec mes 2 tits bouts (mais déjà presque grands ! 11 et 7 ans). Qu'en pensez-vous ? Validation avant réservations ?Mer. 09/02 : Arrivée à 14h25 à Bangkok. (on aura passé 3 jours à visiter quelques temples d’Angkor). Minibus pour Kanchanaburi. 2/3 heures de route. Arrivée à Kanchanaburi vers 17h30. Nuit à Kanchanaburi. Jeu. 10/02 : (1er jour avec Safarine) A 9h00 Safarine vient nous chercher à l’hôtel. Journée visite du Prasat Muang Sing, ruines d'un temple Khmer du style Bayon, ancienne frontière Ouest de l'Empire Khmer. Grotte de Krasae et pont de la Rivière Kwaï. Déjeuner aux cascades de Sayoke Noi. Puis VTT : promenade dans la jungle (1 heure). Puis baignade relaxante dans les sources d'eau chaude de Hindad. Dîner. Coucher de soleil sur le lac au GANESHAPARK. (1ère nuit au Ganeshapark).Ven. 11/02 : (2ème jour : Ganeshapark) : Départ de bonne heure pour aller "réveiller" les éléphants dans la forêt. Toilette et baignade avec les éléphants. Avec le mahout, apprentissage et approche de l'éléphant. Promenade dans une bananeraie pour ramener la nourriture aux éléphants. Nourriture et soins des éléphants. Déjeuner. Promenade en bateau sur le lac. Promenade avec les éléphants, puis baignade. Retour en forêt pour "coucher" les éléphants. Dîner sur les bords du lac, GANESHAPARK. (2ème nuit au Ganeshapark).Sam. 12/02 : (3ème jour : avec Safarine) Sangklaburi - les Trois Pagodes. Aller à Tong Pha Phum. Promenade d’environ une heure : visite de temple et du marché traditionnel. Route le long du lac vers Sangklaburi. Arrêt café aux chutes de Kuankavia. Déjeuner au col des trois pagodes. Visite du col des trois pagodes et du marché local. Sangklaburi : promenade sur le pont de bois. Dîner et nuit dans un hôtel flottant sur la Rivière Kwaï ). Dim. 13/02 : (4ème jour : avec Safarine) : Hell Fire Pass – Erawan. Petit déjeuner en regardant les éléphants se baigner. (il est prévu Hell Fire Pass, le musée, promenade sur l’ancien tracé de la voie de chemin de fer puis chutes d’Erawan : j’aimerai beaucoup en faire l’impasse justement, et passer la journée aux chutes d’Erawan). Promenade et baignade dans les 7 étages des chutes d’Erawan. Déjeuner dans un restaurant local. Possibilité d’aller au Temple aux tigres (prix d’entrée non compris). Canoë sur la Rivière Kwaï. Retour à Kanchanaburi et nuit à l’hôtel. Lun. 14/02 : je pense rester encore 1 jour aux environs de Kanchanaburi. Qu’en pensez-vous ?Mar. 15/02 : ? Mer. 16/02 : ? Jeu. 17/02 : Vol aussi tôt que possible le matin pour Krabi. Vend. 18 : Krabi.Sam. 19 : Ko Phi PhiDim. 20 : Ko Phi PhiLun. 21, Ko Lanta mar. 22 : Ko Lanta Mer. 23/02 : Bateau retour pour Krabi + vol retour pour Bangkok. Après-midi dans Bangkok.Jeu. 24/02 : Bangkok. Ven. 25/02 : Fin de matinée : avion du retour pour Paris.Je fais l'impasse sur Pai, sur Chiang Mai, pour profiter pleinement de la région centre (mais sans me dire que j'y retournerai un jour, hein ! 😕 )

J'attends de vous lire avec impatience ! Merci à tous ! (Et promis je ne vous enquiquinerais pas avec d'autres avis d'itinéraires.... 😛😉)
Lyngen - Les Alpes de l'Arctique English translation pending
by Simon · 2010-11-24 · 9 replies


La traversée des Alpes de Lyngen à pied en juillet 2010 www.lyngen.dubuis.net

La péninsule de Lyngen est située au-delà du cercle Arctique sur le parallèle 70° de latitude Nord. Elle renferme des montagnes, des glaciers et des fjords. Spectaculaire et périlleuse, cette chaîne ne se laisse pas dompter facilement. Bordée de villages sur ses cotes, son centre est quant à lui occupé par des montagnes abruptes et des glaciers impressionnants. Un massif qui réserve bien des surprises...

Notre traversée des Alpes de Lyngen a été une traversée que nous avons entièrement élaborée. Il n'existe pas de grand sentier de randonnée dans ce massif au relief abrupt, uniquement des balades sur un ou deux jours.

Après avoir étudié les cartes, les images satellites, ainsi que des sites de randonneurs Norvégiens, nous avons tracé notre itinéraire au plus prés possible du cœur des Alpes, à travers ses plus belles vallées. Un périple passant aussi bien en hors sentier que sur des chemins de randonnée, qui nous a réservé biens des obstacles mais sans manquer de nous surprendre et de nous éblouir.

Jour 1 - 05/07/10 : De Russelv au lac Pepparvatnet Départ : 18h00 - Arrivée : 21h50 | +595/-205m - 8km - 3h25

C’est en bus, qui devait être normalement direct, que nous quittons Tromsø pour rejoindre le massif de Lyngen. Après trois changements et un passage en ferry pour traverser le fjord Ullsfjorden, nous arrivons à Russelv, au bout du bout de la route du hameau le plus septentrional de la péninsule de Lyngen. Après il n’y a plus qu’une petite piste qui continue en direction d’une maison isolée, à un peu plus de deux kilomètres au Nord.

Notre marche débute à 18 heures sur les rives de la péninsule, nous longeons le fjord Ullsfjorden jusqu’à cette maison. La météo est clémente pour nos premiers pas et nous permet d’admirer le fjord dans toute sa perspective. Nous bifurquons pour grimper sur les hauteurs des Alpes de Lyngen, jusqu'à un petit col à 258 mètres d’altitude. Ce col marque la limite de la zone « paysage protégé ». Les Alpes de Lyngen sont l’une des deux principales régions naturelles protégées du Troms du Nord.

Nous passons devant un petit lac au pied du Russelvjellet et débouchons sur le versant opposé du massif, dominé le fjord Ivgovuotna. Ce lac marque notre passage le plus au Nord que nous irons, sur la latitude 69°57’ Nord. La pointe Nord de la péninsule se trouve à moins de deux kilomètres, mais nous n’irons pas plus haut.

La mer est toute autour de nous, un paysage de fjords nous encercle. Nous avons beau être en montagne, ca sent la mer ici…

Nous poursuivons, en contournant le Russelvjellet pour rejoindre son versant Est, et ainsi prendre la direction du Sud, notre trajectoire pour les dix prochains jours. Il n’y a pas de sentier, c’est à nous de trouver le meilleur passage pour rejoindre le Lille Peppartiden, sommet au pied duquel nous comptons poser la tente. Nous marchons sur la ligne des 300 mètres d’altitude qui nous semble être le meilleur itinéraire. Mais au fur et à mesure de notre avancement, la ligne des 400 mètres semble finalement être plus directe, elle nous aurait fait faire moins de détours.

Quelques gouttes et des moustiques nous tombent dessus. Heureusement nous avons prévu une lotion et une moustiquaire de tête pour nous protéger. Si ces insectes sont réputés dans les régions du Grand Nord, je ne pensais pas en trouver sur les hauteurs, surtout en étant aussi proche de la mer.

Après avoir franchi quelques dénivelés, une rivière, un petit marécage et deux ou trois névés, nous arrivons vers les 22 heures au lac Pepparvatnet, dominé par le Lille Peppartiden culminant à 660 mètres d’altitude.

Nous installons notre bivouac à proximité du lac. Pendant que Célia déballe nos matelas et sac-de-couchages dans la tente, je m’occupe de trouver du combustible pour notre réchaud à bois. Mais les petites gouttes de pluie qui tombaient depuis en moment se transforment en déluge, nous finissons la soirée dans la tente.

Il est 0h20 lorsque nous allons nous coucher. Dehors, il fait jour, c’est la magie du Grand Nord !

Jour 2 - 06/07/10 : Du lac Pepparvatnet à la rivière Botnelva Départ : 10h20 - Arrivée : 19h00 | +990/-1275m - 15km - 7h00

Notre lever est un peu tardif ce matin, du coup nous ne ferons pas l’ascension du Lille Peppartiden que nous avions éventuellement prévue. En plus le ciel étant partiellement nuageux, il n’est pas certain que nous pourrions profiter du panorama une fois en haut. De toute façon, je préfère mettre la priorité sur le passage du col qui nous attend.

Nous contournons les lacs Lomvatnan. Une tente y est installée, mais nous n’apercevons personne. Nous n’étions pas les seuls à camper par ici cette nuit !

Notre itinéraire remonte la rivière Kalddalen pour rejoindre le lac Kalddaisvatnet qui se trouve au pied du col. C’est un petit lac bleu ciel issu des névés qui descendent des pentes du Storgalten. Il est encore sur une grande partie recouvert de glace. D’ici, nous pouvons contempler le col de près. Malheureusement, nous avons la confirmation de ce que je craignais hier en l’observant depuis le bivouac, il n’est pas franchissable ! Il est beaucoup trop enneigé dans une pente raide pour tenter de le gravir. De plus, il semble que son sommet soit recouvert de séracs. Il serait beaucoup trop dangereux de tenter son ascension.

Il y a bien un autre col juste à côté, mais je ne sais pas s’il est possible d’en descendre sur son autre versant. Contrairement à celui-ci que j’avais observé lors de notre passage en bus pour rejoindre Russelv. Non seulement il peut se franchir, mais je sais qu’il n’est pas enneigé sur son versant Ouest.

Nous décidons donc de monter entre les deux cols, sur le Lille Galten Sud culminant à 833 mètres d’altitude. Qui, contrairement aux deux cols, n’est pas du tout recouvert par la neige. De son sommet, nous devrions pouvoir atteindre notre col.

La montée s’effectue dans de gros éboulis, qui ont une tendance à dégringoler lorsque nous y posons le pied. Alors que moi je m’éclate, Célia ne fait pas amie-amie avec les pierres. De ce fait, elle n’apprécie pas vraiment le passage qui lui demande une certaine concentration et effort physique supplémentaire. A partir des 750 mètres d’altitude, nous arrêtons la grimpette en direction du sommet qui ne nous intéresse pas afin de poursuive en dévers en direction du col. Cela nous prend un certain temps, car le passage demande une attention particulière, le petit lac glacier se trouvant 270 mètres en dessous de nous.

Nous prenons notre pause déjeuner au col qui culmine à 731 mètres d’altitude. Comme il fait beau, je laisse Célia s’y reposer pour continuer vers le Storgalten. Pendant la montée, j’ai un beau point de vue sur l’itinéraire que nous avons emprunté pour rejoindre le col. Le passage en devers est bien plus impressionnant vu d’ici, c’était finalement une sacrée traversée !

Il me faut 1h35 de grimpette dans les éboulis pour atteindre le sommet qui culminant à 1219 mètres d’altitude, le plus haut point de notre parcours. Le panorama depuis le sommet est magnifique à 360 degrés. D’un côté, je domine le fjord Nordlenangen et de l’autre, le glacier Gammvikblåisen dans une cuvette entourée de hauts sommets.

De retour au col, nous descendons sur l’autre versant pour rejoindre la mer. De là, nous longeons le fjord Nordlenangen où se trouvent quelques cabanes de pécheurs sur ses rives. Puis la rivière Botnelva jusqu’à ce que nous trouvions un coin non marécageux pour installer notre bivouac.

Nous passons la soirée autour du feu, que j’ai pu allumer ce soir. Heureusement car la fumée nous protège des moustiques et des midges qui ne se gênent pas pour venir nous déranger.

Jour 3 - 07/07/10 : De la rivière Botnelva au lac Lakselvatnet Départ : 10h00 - Arrivée : 19h40 | +750/-730m - 20km - 7h25

Nous nous levons en compagnie de moustiques et de midges. Je ne compte même plus le nombre de piqures que j’ai eues en seulement deux jours. Ma cheville en est toute gonflée de se voir piquer.

Nous continuons de remonter la Botnelva que nous cherchons à franchir. Comme il n’y a pas de pont, nous allons devoir la traverser à gué. Pour cela, il nous faut trouver un passage qui s’y prête. Nous en trouvons un où la rivière s’élargi, ce qui permet d’avoir une eau moins profonde, avec un petit îlot au milieu permettant de la franchir en deux fois. L’eau est ici bien évidement glaciale, je me mets comme à chaque fois à crier des injures… Si au premier passage l’eau nous arrive qu’à mi-mollet, au deuxième, Célia s’enfonce jusqu’aux hanches… Il est notre premier gué, mais loin d’être le dernier dans cette traversée improvisée. Nous en avons d’ailleurs un nouveau dix minutes plus tard.

Nous poursuivons notre chemin en direction d’un nouveau col. Nous remontons une petite vallée, qui si sur les cartes et les images satellites ne semblait pas terrible, est en réalité toute autre. Cette vallée partiellement enneigée est magnifique. Aussi bien en terme de couleur, que de panorama sur les sommets aux alentours et sur les lacs Mellavatnet et Vassdalsvatnan qu’elle abrite. En plus, elle se laisse parcourir facilement malgré la neige.

De l’autre coté du col qui culmine à 623 mètres d’altitude, nous apercevons nos premiers rennes, deux adultes et deux petits. Nous poursuivons en descendant vers le fjord Sørlenangen. De là le tronçon qui suit est certainement le moins plaisant de notre périple, 6 kilomètres de bitume. Nous n’avons malheureusement pas eu le choix, je n’ai trouvé aucun autre chemin possible pour rejoindre la prochaine vallée que nous souhaitions absolument traverser. Heureusement sur le bord de la route se trouvent des maisons typiques de la région, souvent rouges, parfois blanches ou vertes. Quelques unes, des granges plus généralement, ont encore un toit recouvert d’herbe.

Ce soir nous avons le plaisir d’avoir un beau bivouac sous le soleil avec une vue sur le glacier Lenangsbreen, sans moustique !

Jour 4 - 08/07/10 : Du lac Lakselvatnet à la gorge Strupen Départ : 9h20 - Arrivée : 22h00 | +1010/-1030m - 16km - 10h40

Ce matin nous prenons le départ avec le beau temps, puis même un grand soleil. C’est une chance car aujourd’hui est une étape clé de notre voyage, une journée qui devrait être de toute beauté.

Nous pénétrons dans la vallée Strupskardet qui doit nous faire traverser la péninsule dans sa largeur, afin de déboucher sur sa rive Est. Nous atteignons le premier lac d’une longue série, le Blavanet. D’un bleu foncé brillant, avec le glacier Lenangsbreen qui vient s’y jeter, il nous offre un avant goût de cette journée très prometteuse.

Toute la vallée n’est qu’un énorme éboulis, un énorme champ rocailleux. Il n’y a pas de sentier, nous marchons sur un véritable champ de pierres.

Nous poursuivons sur les quatre lacs de Strupskardvatnan, tout aussi beaux les uns que les autres. Nous nous arrêtons à l’un d’eux pour manger. Le soleil cogne fort, mon thermomètre affiche 26 degrés. Le lac est partiellement recouvert de plaques de glace, le paysage rocailleux qui nous entoure est celui de la haute montagne. Pourtant nous ne sommes qu’à 500 mètres d’altitude. Tout est minéral ici, il n’y a quasi pas la moindre trace de végétation.

Nous continuons en passant un col culminant à 588 mètres d’altitude pour arriver sur le lac Strupvatnet. De là, nous commençons à apercevoir le glacier Strupbreen. Il est impressionnant ! Je commence à me poser quelques questions : « Mais par où allons nous passer ! » « Est-ce que le passage que j’avais repéré est bien franchissable ? »

J’ai passé beaucoup de temps à étudier le passage qui nous attend, cartes, images satellites en 3D, photos… Tout y est passé ! Mais l’incertitude demeure.

Nous sommes arrivés quasiment au bout de la vallée, il ne reste plus que trois kilomètres à vol d’oiseau. Mais c’est ici que vient s’échouer le glacier Strupbreen dans un petit lagon glacé qui s’écoule en cascade jusqu’à la mer 500 mètres plus bas. C’est là que se trouve la gorge Strupen que nous souhaitons atteindre.

Théoriquement, il n’y a que deux possibilités pour rejoindre la gorge Strupen. Toutes les deux en provenance du hameau Koppangen. Soit en bateau par la mer, soit en traversant les glaciers Koppangsbreen et Strupbreen. J’espère trouver un troisième passage sans à avoir à franchir le glacier Strupbreen…

Un petit belvédère domine le petit lagon et nous offre un point de vue sur le glacier. Le panorama est grandiose, mais toute l’ampleur de la difficulté de trouver un passage se dévoile ! Il est 17 heures et je me demande sérieusement si nous allons pouvoir franchir tout cela pour rejoindre de l’autre côté le belvédère de Strupen. Où de là, je sais qu’un sentier descend en direction de la crique.

Le stress commence à monter pour moi, comment vais-je nous faire passer ces obstacles… Glacier, lagon glacé, torrent, névé, éboulis…

Nous nous rapprochons au plus prés du glacier, sur la rive du petit lagon glacé. C’est impressionnant d’être aussi proche du front du Strupbreen ! Nous allons jusqu'à l’embouchure du lagon, d’où l’eau s’écoule jusqu'à la mer. C’est là que j’espère pouvoir passer, en enjambant le cours d’eau. Mais c’est un véritable torrent qui se fracasse contre la roche dans un brouhaha assourdissant, sur une largeur bien trop grande pour l’enjamber ! Quant à la solution de le passer à gué, ca ne serait qu’une pure folie d’essayer ! Nous nous ferions emporter par le torrent dès le premier pas dans l’eau, pour nous voir finir chuter dans la cascade toute proche.

Nous n’avons pas d’autre choix que celui de longer ce cours d’eau en espérant trouver un passage plus loin. Le souci, c’est qu’il s’écoule en cascade, il n’est pas des plus facile à suivre et il n’y a aucun autre passage possible, la vallée étant très étroite. Nous avançons avec prudence en examinant chaque passage susceptible d’être traversé… Malheureusement, c’est sans espoir, l’eau étant vraiment déchaînée. Quand j’aperçois, environ 200 mètres plus bas, un replat suffisamment long, pour calmer les turbulences du courant et ainsi espérer pouvoir tenter une traversée à gué. Il nous faut aller voir, il est peut être notre seule solution pour atteindre Strupen.

Le tout maintenant est de pouvoir l’atteindre. Alors sans le savoir, c’est un véritable parcours du combattant que nous entamons ! En plus la météo se met à changer, le ciel se couvre, le brouillard fait son apparition et la pluie arrive petit à petit…

Nous commençons la descente, collés au plus prés de la paroi de la montagne, sur un passage large d’environ 60 à 80 centimètres, avec le torrent qui se trouve en contre bas. Puis nous nous retrouvons bloqués, face à notre première épreuve de la descente. Le passage ne fait plus que quelques centimètres de large sur les trois prochains mètres, ne laissant la possibilité de n’y poser que la pointe des pieds, en dessous, c’est un vide de quatre mètres. Je sors alors ma cordelette de 10 mètres pour descendre nos sacs sur le replat quatre mètres plus bas. Puis j’attache Célia par les hanches afin de l’assurer un minimum pour cette traversée. La roche étant en plus rendue glissante par la pluie. Elle passe doucement, mais sûrement, sans problème. Mon tour suit et nous poursuivons la descente après avoir récupérés nos sacs.

Nous n’allons guère plus loin avant de nous retrouver face à un nouvel obstacle. Cette fois-ci, nous avons huit mètres de parois à descendre ! J’assure à nouveau Célia qui descend jusqu’à un petit perchoir à 2,50 mètres plus bas. La paroi n’étant pas verticale, cela ne pose pas trop de souci, il nous faut juste être prudent et éviter de glisser sur la roche mouillée. Après lui avoir descendu les sacs à la corde, je la rejoins, sur ce petit bout de rocher où nous sommes à l’étroit. Puis je fais descendre les sacs jusqu’au pied de la paroi. Lorsqu’ils touchent le sol, j’arrive au bout de ma corde de 10 mètres, ce qui veut dire qu’il y a encore cinq mètres de vide sous nos pieds !

Je fais passer une nouvelle fois Célia en premier afin de pouvoir l’assurer. Elle descend de quelques mètres, mais elle reste bloquée à environ 2,50 mètres du sol… A partir de là, la paroi devient concave, donc impossible à descendre ! Elle tente de trouver un autre passage, mais en appui sur la pointe des pieds, son champ d’investigation est limité, elle n’a pas d’autre choix que de sauter. Sauter sur un rocher d’un mètre carré qui se trouve en contre bas, afin de gagner 80 centimètres de chute en moins…

Je la vois hésitante, cherchant encore à droite à gauche une autre solution, soufflant un gros soupir, puis crier : « J’y vais ! ». Là, elle s’élance dans le vide, je donne alors du mou à la corde. Elle atteint le rocher, je resserre la corde pour la freiner dans son élan, elle rebondit sur le rocher, puis touche terre ! Yahouuuuu ! Elle a réussi !

Oh putain… C’est à mon tour maintenant ! J’essai de descendre le plus bas possible comme Célia, mais sans assurage, ce n’est pas évident… La chute signifierait la fin du voyage ! Puis je me retrouve moi aussi, dos à la paroi, prêt à sauter sur ce rocher. La vache, que c’est haut ! J’en ai des sueurs froides. Je prends une bonne inspiration… Puis je fais le grand saut à mon tour… Je rebondis sur le rocher et touche terre. Yahouuuuuuuuuuu victoire !

Nous sommes passés, quel soulagement ! Mais cela signifie surtout que nous ne pouvons plus qu’aller de l’avant, impossible dès à présent pour nous de faire demi-tour.

Plus loin, dans un passage étroit, c’est une grande plaque de roche bien lisse, pentue et glissante comme une patinoire avec l’eau qui ruissèle dessus qui nous fait barrage. Pour ma part, je n’ai pas d’hésitation sur comment passer cette nouvelle épreuve. En luge ! La plaque fait environ trois mètres de long, je me laisse glisser dessus, atterris pieds devant dans la caillasse sur laquelle je continue de glisser avec ma vitesse pour aller m’écraser sous un névé…

Célia luge à son tour, je la rattrape comme je peux pour la freiner, mais elle part faire un strike dans nos sacs-à-dos que j’avais posés non loin de là.

Nous finissons par arriver au replat que j’avais aperçu du haut. La météo s’est depuis bien dégradée, pluie, vent et brouillard nous refroidissent alors que nous devons nous mettre à l’eau. Le plateau fait environ 250 mètres de long. En amont, une cascade, en aval, une autre cascade de 350 mètres ! Et nous devons traverser au milieu des deux ! Nous avons environ huit mètres de gué à passer. Il y a un peu de courant, mais l’eau est calme, sans remous. Par contre, elle est blanche comme du lait, nous n’avons du coup aucune idée de la profondeur, cinquante centimètres, un mètre, un mètre cinquante ? Nous essayons de trouver le meilleur passage, mais il n’y en a pas des masses. En plus, nous ne pouvons pas trop tarder, avec ce qu’il flotte, nous commençons à être frigorifiés à rester là sans marcher. Je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas trop de profondeur…

Nous décidons de traverser le gué tout habillé, il fait trop froid pour retirer le bas de nos vêtements. Nous garderons notre sur-pantalon et nos chaussures. N’ayant aucun idée de la profondeur et de ce qui se trouve au fond de l’eau, il nous faut assurer un bon maintient au sol, nous n’avons pas le droit de tomber à l’eau ! De plus nous sommes déjà bien trempés, cela ne changera pas grand-chose. J’utilise également la cordelette pour nous encorder, à une distance de quatre mètres, ce qui me permet de la doubler.

Goooo ! Nous passons rapidement, sans nous arrêter, légèrement en diagonal pour suivre le courant, l’eau est heureusement peu profonde, juste au-dessus des genoux. Arrivés de l’autre côté, l’eau accumulée dans les chaussures me glace bien évidement les pieds. Mais le plus important c’est que nous sommes passés ! En plus j’aperçois un petit cairn un peu plus haut. Nous sommes sauvés ! Cela signifie que des personnes ont pu arriver jusqu’ici depuis Strupen, nous devrions donc ne plus avoir de surprise.

Nous finissons par arriver au belvédère de Strupen vers 21 heures, après trois heures de descente infernale depuis celui du petit lagon glacé qui se trouve seulement 150 mètres plus haut ! Le panorama sur la crique est de toute beauté, l’eau blanche du glacier qui s’écoule par la cascade va se jeter dans la mer bleue, eau douce et eau salée se rejoignent dans un mélange de couleur. En plus un renne solitaire passe non loin de nous, le spectacle est digne des difficultés que nous venons de rencontrer.

Il nous faut encore une heure de descente dans un éboulis recouvert de verdure, rendu glissante par la pluie, pour rejoindre le bord de mer. Heureusement, l’un des avantages de randonnée l’été à une latitude au-dessus de celle du cercle Arctique, c’est qu’il fait jour en permanence ! Nous ne sommes du coup pas pressés par le temps pour arriver avant la nuit.

Nous passons la soirée au calme, au bord de l’eau, épuisés… La journée a vraiment été difficile, mais si nous sommes passés sans encombre, je sais que cela n’a pas été qu’une question de chance. Malgré les conditions météo, le stress, nous n’avons à aucun moment cédé à la panique. Nous avons toujours pris chaque obstacle au cas par cas, analysant la situation. Célia m’a fait en plus confiance jusqu’au bout sur les choix de l’itinéraire malgré les difficultés et surtout elle a assuré, une vraie warrior.

Jour 5 - 09/07/10 : De la gorge Strupen au refuge Fastdalsytta Départ : 9h00 - Arrivée : 11h25 | +215/-65m - 4km - 1h15

Le seul moyen d’arriver dans la gorge Stupen, en dehors d’une traversée glacière, est le bateau. Nous avions donc organisé un rendez-vous pour qu’un petit bateau vienne nous chercher ce matin afin de poursuivre notre marche. Pour 500 NOK (environ 65€), il va nous amener au hameau Koppangen situé cinq kilomètres plus au Sud.

Neuf heures, le bateau est pile à l’heure, par contre moi, je suis à poil en train de me laver dans un cours d’eau… Branlebas de combat pour me rincer, sécher et rhabiller en moins de deux minutes.

Nous arrivons à Koppangen après une balade maritime d’une vingtaine de minutes. C’est un petit hameau de pécheurs fort joli, avec une très belle lodge en bois rouge sur pilotis juste en bord de mer.

Nous profitons du soleil et des galets chauds de la petite plage pour prendre notre petit déjeuner ainsi que laver et sécher nos affaires avant de poursuivre la route.

A la sortie de Koppangen, nous empruntons un sentier, ce qui n’a pas été souvent le cas depuis notre départ, qui nous amène jusqu’au refuge Fastdalsytta.

Nous décidons finalement après avoir pris notre déjeuner et examiné notre stock de nourriture restant, de nous y installer pour le reste de la journée. Nous n’avons fait certes que quatre kilomètres, mais nous avons besoin de repos après la journée d’hier, aussi bien physiquement que mentalement. Nous ne manquons pas d’occupation, entre la sieste où je trouverai le moyen pour me réveiller avec un œil gonflé suite à une piqure de moustique et le récit de cette fameuse journée à écrire (un récit qui va me demander un bon moment vu tout ce qu’il y a à raconter). En plus si nous poursuivons, nous avons peur d’arriver trop tard au village Lyngseidet, notre point de ravitaillement pendant cette traversée. Les magasins risqueraient d’être fermés et nous ne souhaitons pas non plus y passer la nuit.

Le refuge qui est non gardé coûte 50 NOK (environ 6,50€) par personne et il est très confortable. Il dispose d’un vrai séjour et de canapés bien moelleux pour la sieste…

Jour 6 - 10/07/10 : Du refuge Fastdalsytta au refuge Sjollihytta Départ : 7h30 - Arrivée : 15h40 | +910/-780m - 20km - 6h20

Je me sens un peu patraque ce matin, peut-être est ce dû aux piqures de moustiques que je compte maintenant par dizaines. Je dois en avoir quatre, peut être cinq !

Nous commençons la journée en empruntant un sentier sur un plateau qui domine le carrefour de trois fjords, le Ivgovuotna, le Storfjorden et le Kåfjorden. Ce grand plateau abrite des pâturages pour les moutons, des blancs surtout et quelques noirs.

Nous arrivons au lac Rotenvikvatnet où nous poursuivons toujours vers le Sud, pour rejoindre le village Lyngseidet en contrebas. C’est ici que se trouve la séparation entre les Alpes de Lyngen Nord et Sud, une séparation naturelle marquée par le fjord Kjosen.

Nous faisons une halte au supermarché afin de faire le plein de provisions pour la suite de notre périple. Nous y trouvons de tout, y compris du matériel de randonnée comme des cartouches de gaz. Un produit habituellement banal, mais souvent indispensable et difficile à trouver lors de randonnée. Mais cette fois-ci nous n’en avons nullement besoin, notre réchaud fonctionnant au bois.

Nos profitons de la sandwicherie pour prendre un déjeuner à table et au chaud. Si les Scandinaves sont connus pour tous parler correctement anglais, ici au fin fond de nulle part, ce n’est pas le cas. Nous devons jouer des mains pour passer notre commande.

Nous sortons de Lyngseidet en empruntant un sentier en forêt, avec notre premier véritable balisage depuis nos débuts. Enfin si le fait d’accrocher des bouts de sac-plastiques aux arbres peut s’appeler du balisage…

Après être passés au niveau du petit abri Stelen, très sommaire, nous quittons la côte pour pénétrer dans la vallée Kvalvikdalen. Il se met à pleuvoir lorsque nous arrivons au niveau du refuge Sjollihytta. Nous décidons du coup d’y rester pour le reste de l’après-midi. Il est tout autant confortable que celui d’hier pour un tarif un peu plus cher, 100 NOK (environ 13€).

Quatre randonneurs y font une halte pendant leur descente. Mais nous serons les seuls à passer la nuit dans ce refuge non-gardé.

Jour 7 - 11/07/10 : Du refuge Sjollihytta au glacier Sydbreen Départ : 8h50 - Arrivée : 20h00 | +1230/-1110m - 20km - 9h35

Aujourd’hui, nous nous levons sous un ciel gris mais non pluvieux. La météo n’est guère optimiste.

Il nous faut deux heures de montée pour atteindre le lac Dalvatnet par un sentier broussailleux, dans lequel il faut souvent chercher son chemin. Puis au niveau du lac, nous passons sur l���autre versant de la vallée Kvalvidalen. Nous changeons de rive pour continuer à flanc de montagne en direction d’un belvédère indiqué par un petit cairn. Il offre une magnifique vue sur le fjord Storfjorden. Le ciel se dégage.

Nous poursuivons sur les hauteurs pour rejoindre le lac Onkevatnet. Nous avançons un peu au hasard en direction du Sud, en suivant des yeux le Pollfjellet qui se dresse devant nous dans un panorama superbe. Après avoir passé un petit col, nous apercevons une tente sur la rive du Onkevatnet en contre bas. En s’approchant d’un peu plus près, nous voyons qu’elle est occupée par deux gamins ! Par où sont-ils passés pour venir jusqu’ici seuls ? C’est fou !

Nous rejoignons un peu plus loin le col qui débouche sur la vallée Lyngsdalen, la prochaine que nous souhaitons gagner. Deux possibilités s’offrent à nous. Soit nous effectuons l’ascension du Pollfjellet culminant à 1213 mètres d’altitude, ce que nous avions éventuellement prévu de faire, soit nous essayons de descendre de suite dans la vallée, par un itinéraire qui n’en est pas un, pour tenter de rejoindre les glaciers, ce soir.

Je sais que les deux sont faisables car j’avais pu lire lors de nos préparatifs un récit d’un groupe de Norvégiens qui était passé par ici. Cela dit, le sommet qui est encore une fois tout en éboulis, nous prendrait pas mal de temps pour en faire l’aller-retour. Cela risque de faire juste pour aujourd’hui. Nous préférons également profiter du soleil pour entreprendre la descente dans la vallée et rejoindre les glaciers ce soir afin d’y bivouaquer à leurs pieds. Nous renonçons donc au sommet.

Nous entamons cette descente bien raide de 700 mètres de dénivelé. Le début se passe sans encombre, nous suivons un cours d’eau. Le tout est de bien anticiper la suite afin de ne pas se retrouver dans des pentes trop raides, ou pire, en surplomb d’une barre rocheuse. Nous poursuivons dans le lit de la rivière, les rives étant maintenant inaccessibles, jusqu’à ce que nous nous retrouvions bloqués par une petite cascade. Un deuxième cours d’eau non loin de là, vient rejoindre celui-ci. Il semble plus fréquentable. Après un peu de désescalade à travers une végétation dense, nous le rejoignons. Nous le suivons également dans son lit, c’est encore la façon la plus simple de continuer notre chemin et ainsi de perdre de l’altitude, jusqu’à des terrains moins pentus. De là, nous poursuivons en forêt dans le fond de vallée à la recherche du sentier en provenance du village de Furuflaten sur la côte Est.

Le sentier qui parcourt la vallée Lyngsdalen, du village de Furuflaten aux glaciers Bálggesváhjiehkki, Sydbreen et Vestbreen, est certainement la balade la plus courue des Alpes de Lyngen. Car elle est l’une des plus accessibles tout en ayant un panorama spectaculaire. Cela dit, nous ne croiserons personne, ce massif est vraiment peu fréquenté...

Nous remontons la vallée en passant devant le chalet Lyngsdalshytta qui semble être neuf. Celui-ci, contrairement aux autres que nous avons passés, est fermé. La clé se récupérant à Furuflaten pour 100 NOK (environ 13€).

Après avoir traversé un bout d’une forêt luxuriante, nous débouchons sur les glaciers.

Nous laissons le glacier Vestbreen, qui se trouve un peu à l’écart, de côté. Il ne reste que très peu de temps avec que le soleil ne se cache derrière les montagnes, nous préférons rejoindre les deux autres pour profiter des dernières rayons.

Nous déposons nos sacs-à-dos un peu en aval et nous nous approchons au plus prés des glaciers Bálggesváhjiehkki et Sydbreen. Deux superbes mastodontes qui descendent jusqu’à 500 mètres d’altitude. Derrière eux se cache le Jiehkkevarri culminant à 1834 mètres d’altitude. Il est le plus haut sommet des Alpes de Lyngen.

Notre deuxième bivouac tant attendu, après celui dans la gorge Strupen et celui-ci. Nous comptons planter notre tente face au glacier Bálggesváhjiehkki. Pour cela, nous avons à franchir les deux torrents qui s’écoulent des glaciers. Si ce n’est ce soir, ce sera demain matin, afin de poursuivre notre itinéraire.

Le premier gué se traverse sans soucis malgré quelques remous. L’eau bien évidement glaciale, nous monte à peine au dessus des genoux. Quant au deuxième, il est beaucoup plus tumultueux, mais nous n’avons pas trop le choix, à moins de redescendre beaucoup plus bas en aval. Célia n’étant pas très rassurée, nous passons donc en même temps.

Elle est à ma droite, légèrement devant moi et en amont de la rivière, je la tiens fermement par la bretelle du sac-à-dos. Nous mettons pied à l’eau qui ne nous arrive pas plus haut que le premier, et nous faisons quelques pas. Je sens que Célia a du mal à garder son équilibre et à avancer. Elle glisse et tombe à l’eau. Emportée par le courant, elle passe de ma droite à ma gauche. La tenant fermement, je me retrouve à pivoter sur moi-même, me faisant ainsi perdre l’équilibre et chuter à l’eau à mon tour.

Nous voilà emportés par le courant, Célia sur le dos, moi à moitié de coté sur la droite. Mon genou droit raclant la caillasse au fond du torrent afin de garder mon équilibre, la jambe gauche tendue avec le pied poussant sur le sol pour nous freiner. Tout en même temps je tire le sac-à-dos de Célia, que je n’ai pas lâchée, pour la ralentir.

Je vois deux objet s’enfuirent loin devant nous, emportés eux aussi par le courant, je croise les doigts pour que ca ne soit pas nos chaussures accrochées sur le dessus de nos sacs… Tout se passe très vite en quelques dizaines de secondes, nous glissons sur quatre ou cinq mètres avant que je n’arrive à nous stopper à mi-parcours du gué, dans une eau plus calme et peu profonde. Je me lève et sors Célia de l’eau.

Elle reste là, figée, sans bouger, complètement tétanisée. Je lui cris alors : « Vite, avances, ca caille ! ». Arrivés sur l’autre rive, nous sommes bien entendu trempés et frigorifiés. Il nous faut vite nous déshabiller pour nous sécher. Il est 19 heures passées.

Nos affaires étant bien protégées, tout ce qui était à l’intérieur des sacs-à-dos est resté au sec. Nous avons ce qu’il faut en change, une paire de chaussettes, un sous-vêtement et un t-shirt. Comme nous avons traversé le gué jambes nues, nos pantalons et sur-pantalons sont restés au sec. Célia qui avait sa veste au moment de traverser, a du coup gardé sa polaire sèche. Par contre pour moi, c’est la polaire que je portais. Elle est trempée, il ne me reste que ma veste… Nos chaussures, quant à elles, sont inondées. Mais heureusement, nous ne les avons pas perdues, contrairement à nos tongs…

Mes pieds sont violets et complètement frigorifiés. Il faudra les frictionner avec délicatesse pendant un bon moment pour qu’ils retrouvent leur couleur d’origine… Enfin blanc, ça ne sera déjà pas si mal…

Nous sortons de là avec deux égratignures, une belle frayeur pour Célia qui en tremble encore et un genou bien cabossé pour moi. J’hériterai évidemment de beaux hématomes qui mettront plus de six semaines à disparaitre.

Après ce petit bain du soir, nous profitons de notre bivouac de rêve aux pieds de ces majestueux glaciers. Une soirée frisquette mais de toute beauté.

Jour 8 - 12/07/10 : Du glacier Sydbreen au lac Andervatnet Départ : 10h10 - Arrivée : 21h15 | +590/-885m - 18km - 10h50

Le ciel est un peu gris, dommage pour la vue sur les glaciers au petit matin. En tout cas, il ne fait pas chaud, nous ne tardons pas à replier le camp une fois levé.

Heureusement nos affaires principales sont sèches, nous n’aurons pas à les transporter mouillées.

Une fois que nous avons tourné le dos au Bálggesváhjiehkki et au Sydbreen, nous pénétrons dans la vallée Bálggesvággi. Une longue vallée en serpentin qui va nous faire rejoindre la côte Ouest de la péninsule. Le premier lac que nous longeons, le Forstevatnet, est paisible et reposant. D’une eau transparente et calme sans remous, entouré de verdure où des oiseaux viennent s’y poser. Cela nous change de la bousculade d’hier au pied des glaciers.

Mais la vallée est très étroite et nous nous retrouvons vite dans les éboulis issus des sommets voisins hauts perchés. J’ai l’impression de remonter une longue gorge, dans laquelle nous alternons entre les champs de pierres et les névés. La neige est bien présente et des petits glaciers sur les pentes de la vallée commencent à faire leur apparition. Nous sommes de plus en plus pessimistes sur la météo des prochaines heures, nous préférons donc ne pas nous arrêter pour manger et ainsi tenter de passer le col avant que le ciel ne se dégrade d’avantage. Nous contournons les lacs Bálggesvátnet et Veidalsvatnet où a chaque fois l’espace entre l’eau et les parois de la gorge se rétrécit.

Une fois passé un petit pas culminant à 790 mètres d’altitude dans des conditions météo qui deviennent hivernales, nous débouchons face au lac Nàllangavatnet. A l’instant même où je pose les yeux dessus, je sens qu’il va devenir notre nouveau cauchemar !

Je m’assois sur un rocher, accablé par ce panorama à la fois magnifique et angoissant, afin de souffler un coup avant d’évoquer un possible demi-tour à Célia. Mais nous venons de si loin… Il nous faudrait retourner jusqu’au village de Furuflaten à l’entrée de la vallée Lyngsdalen pour contourner ce massif.

Le lac a un peu l’apparence d’une tête vue de profil, avec un nez de sorcière où nous serions situés sur son bout. Plongé dans un ciel bien gris, le décor est parfaitement planté. Sur sa rive Sud, son cou, un glacier infranchissable vient se jeter à l’eau. Sur sa rive Nord, son crâne, c’est un dévers bien raide de 500 mètres de long qu’il nous faudrait traverser. Un dévers tout en éboulis sur le quel se trouvent des névés et une petite cascade ! Quant au col que nous devions rejoindre, il se trouverait au niveau de la nuque.

Observer un passage au loin peut être souvent trompeur en montagne. Il peut tout aussi bien apparaitre comme plus difficile, comme plus facile. Nous décidons donc d’y aller étape par étape et de commencer par s’approcher du devers pour voir ce qu’il en est.

De près, il est toujours aussi pentu que de loin, mais il semble traversable, notamment sur la partie en éboulis. Nous allons donc avancer au moins jusqu’au premier névé. Si la marche en dévers sur un éboulis ne me pose aucun souci, même avec un lac en contre bas, ce n’est pas trop le cas de Célia. Les pierres qui roulent sous ses pieds ne la rassurent pas trop. Nous marchons l’un à côté de l’autre pour que je puisse l’assurer en la tenant par le sac-à-dos, lentement, un pied à la fois afin de bien l’ancrer. Arrivés au premier névé, nous avons deux langues de neiges à passer de cinq et dix mètres. Heureusement la neige est bonne, il n’y a pas de plaque de glace. Nous creusons des marches à chacun de nos pas, les bâtons sont bien plantés à chaque fois afin de prévenir d’un éventuel faux pas.

Car j’ai toujours cette image en tête d’un incident survenu lorsque j’étais petit. Pendant d’une randonnée en famille dans les Alpes, nous avions eu un névé à traverser. Un ami qui nous accompagnait a glissé et s’est retrouvé à luger jusqu’en bas du névé pour finir sa course sous un énorme rocher. Une glissade sans gravité.

Ici, il n’y a pas de rocher pour nous stopper en contre bas, c’est un lac qui nous attend. Un lac recouvert d’une plaque de glace sur ses bords qui nous ferait continuer notre glissage jusqu’en son milieu avant de nous couler !

Les deux langues passées, nous continuons dans les éboulis jusqu’au prochain obstacle, la petite cascade. Heureusement, celle là était plus impressionnante de loin que de prés, ce n’est qu’un petit cours d’eau à enjamber.

Nous poursuivons notre traversée périlleuse sur une bonne longueur d’éboulis, nous arrêtant de temps en temps afin d’admirer le panorama. Car en dehors de la difficulté, il faut avouer que nous sommes dans un cadre splendide. Encore une fois le paysage est à la hauteur de la difficulté. Ces petites pauses nous permettent également de souffler un peu, car toute cette longueur nous demande une concentration épuisante à chacun de nos pas.

Maintenant, il nous reste plus qu’à franchir un long névé qui nous mènera jusqu’au col. Nous prenons une nouvelle fois toutes les précautions pour avancer prudemment et ainsi atteindre l’autre extrémité. Nous débouchons après de deux heures de prudence, sur le col culminant à 810 mètres d’altitude dans un brouillard gris. Il n’est pas celui que j’avais repéré depuis l’autre rive, mais il nous évite d’avoir à continuer à longer d’avantage le lac. J’espère juste qu’il ne nous réservera pas de nouvelle surprise.

Sur l’autre versant, nous avons à présent 330 mètres de dénivelé à descendre dans un pierrier pour rejoindre les lacs Rundvatnet. Deux beaux lacs, un turquoise et un bleu foncé, qui marquent la fin des épreuves. Car de là, nous apercevons le fjord Moskavuotna qui se trouve au fond de la vallée Goverdalen que nous venons de rejoindre. Mais ce n’est pas pour tout de suite, nous ne sommes pas encore arrivés.

Une longue route lente à parcourir. Après les nombreux éboulis de pierres que nous avons traversés dans ce massif, c’est maintenant dans un éboulis de blocs rocheux pouvant atteindre les quatre mètres de haut, que nous devons slalomer. Où il parfois plus facile de passer sous les rochers que de les contourner.

Après dix heures de marche, dont une bonne majorité dans les éboulis et à tailler des marches dans la neige, mon genou commence à me faire souffrir à cause des hématomes qu’il s’est pris hier. Un anti-douleur me permettra de tenir le coup afin de terminer notre dernière longueur. La traversée d’une forêt dense et parfois marécageuse pour rejoindre le lac Andervatnet où de là nous retrouvons un sentier.

Nous installons près du lac notre campement du soir, offrant un panorama sur le fjord Moskavuotna, après une longue étape qui nous a pris deux à trois fois plus de temps que ce que nous avions estimé…

Jour 9 - 13/07/10 : Du lac Andervatnet à la rivière Ellenelva Départ : 10h50 - Arrivée : 17h15 | +180/-310m - 18km - 4h10

Le vent a bien soufflé cette nuit, la tente a été un peu secouée. Nous levons le camp une fois seulement que la pluie a cessé.

Nous rejoignons rapidement le bout de la vallée Goverdalen en suivant un sentier, cette fois-ci. Arrivés sur la rive du fjord Moskavuotna, nous poursuivons les quelques kilomètres suivants sur du bitume jusqu’au village Laksekvnes. A notre grande surprise, nous trouvons une épicerie qui nous permet d’offrir un petit bonus à notre stock de nourriture. Ainsi que de faire un repas avec des produits frais.

Nous profitons également pour déjeuner juste devant l’établissement, tout en observant le va-et-vient des locaux. Nous sommes au-fin fond de la Norvège ici…

Nous continuons encore un bout sur le bitume, avant de quitter le bord du fjord pour suivre une piste en direction du village Djupen. Et à dire vrai, je ne suis pas trop mécontent de cette journée de plat sur un chemin facile. Cela permet à mon genou de récupérer des dernières étapes. Il n’aurait pas pu enchaîner sur une journée comme celle d’hier.

Sur la piste, nous apercevons un renardeau peu farouche. Il nous précède sur le sentier, se glissant de temps en temps dans les buissons pour chercher une proie, puis revenant sur le sentier comme si de rien n’était, faisant ainsi semblant de ne pas nous voir.

Nous installons notre tente de bonne heure, aujourd’hui. Nous profitons d’un coin sympa sur la rive de la rivière Ellenelva. Après un brin de toilette dans le torrent, nous allumons un gros feu afin de passer une soirée bien au chaud.

Notre carte dépliée, nous étudions les différentes possibilités qui s’offrent à nous pour la suite de la traversée. Soit nous continuons vers le Sud en traversant la rivière Ellenelva, pour suivre une piste, puis une route jusqu'au village Heimdal. De là, nous nous engagerons à nouveau dans les montagnes. Soit nous entrons dans la vallée Ellendalen qui est juste devant nous, pour poursuivre au travers de montagnes avec un risque que demain ou après-demain nous nous retrouvions face à un nouvel obstacle.

La nuit portant conseil, nous ferons notre choix demain.

Jour 10 - 14/07/10 : De rivière Ellenelva à la rivière Storelva Départ : 15h05 - Arrivée : 20h35 | +550/-315m - 15km - 6h00

Nous sommes bloqués sous la tente ce matin, il pleut des cordes ! Nous nous occupons avec le seul jeu que nous ayons, le jeu des cochons, une sorte de jeu de dés.

A 14 heures nous pouvons enfin pointer le nez dehors. Mais nous sommes plongés dans un gros brouillard, nous ne voyons rien du tout. Dans ces conditions, nous ne pouvons suivre l’itinéraire par la vallée Ellendalen…

Il nous faut passer de l’autre côté de la rivière Ellenelva pour continuer notre chemin vers le Sud. Le courant étant beaucoup trop important pour un passage à gué, nous devons la remonter afin de prendre une succession de deux ponts et de quelques marécages pour la traverser. Au bout d’une heure de marche, nous nous retrouvons face à notre bivouac, mais sur l’autre rive de la Ellenelva.

Il fait froid, gris et humide. Nous marchons sur du bitume. Ce n’est pas vraiment une bonne journée, il n’y a rien d’enthousiasmant là-dedans. J’aurais aimé pouvoir passer par les montagnes plutôt que cette route.

Quand d’un coup, nous apercevons une harde de rennes, de plus d’une centaine de têtes derrière une maison. Nous pouvons ainsi nous en approcher discrètement. Ils sont juste là, devant nous, à portée de main. Un spectacle qui fait oublier la morosité de la journée. Nous reprenons du coup la route grise gaiement, il nous en faut peu…

Arrivés au niveau du village Heimdal, une piste, puis un sentier nous fait entrer dans une zone d’élevage de rennes. A partir de là nous en croisons de partout ! Il en sort de tous les côtés ! Je les sens même avant de les voir, ce qui permet de les approcher discrètement. Ils sont faciles à reconnaitre, ils ont la même odeur que notre saucisson. Par contre, Célia avec sa veste orange vif a tendance à les faire fuir.

La météo est toujours grise, mais avec une lumière qui offre de très belles couleurs sur la vallée Piggtindsvatnet où nous installons notre bivouac.

Jour 11 - 15/07/10 : De la rivière Storelva à Nordjosbotn Départ : 9h20 - Arrivée : 17h00 | +410/-725m - 15km - 6h10

Nous poursuivons la douce montée dans la vallée Piggtindsvatnet, toujours sous un ciel gris aux nuages bas, afin de rejoindre le col culminant à 638 mètres d’altitude. Nous passons le petit lac Piggtindsvatnet au milieu d’éboulis, nous avons maintenant compris qu’il ne peut en être autrement dans ce massif. Mais celui-ci est tout petit comparé à ceux que nous avons eu l’occasion de traverser. Célia a maintenant bien attrapé le coup et maîtrise les pierres qui roulent.

Une longue descente dans la vallée Lysvassdalen nous amène, après avoir quelque peu erré dans une forêt, au lac Storvatnet. Le ciel commence à se lever et nous faisons une pause au soleil à l’une des cabanes de pêcheur qui bordent la rive. Ce lac marque pour nous la dernière étape de notre périple. Il nous ne reste plus qu’une descente de 300 mètres de dénivelé pour boucler notre marche.

Nous atteignons le point méridional de la péninsule, le village Nordjosbotn, après une magnifique traversée des Alpes de Lyngen. Une chaîne montagneuse spectaculaire et périlleuse qui ne se laisse pas dompter facilement.

Au village, nous trouvons tout ce qu’il faut pour nous ressourcer avant de poursuivre notre séjour dans le Parc National de Øvre Dividal situé à 80 kilomètres de là.

Pour la suite, le récit, les photos, l'itinéraire... C'est sur www.lyngen.dubuis.net 🙂

Bonne lecture, Simon
Quatre jours à Bali suffisant? English translation pending
by Kaiser · 2010-11-23 · 32 replies
salut

bon alors tout est dans le titre !

j'ai réussi par chance à avoir les vol airasia a 100e et je viens de voire que depuis kuala lumpur que les vols sont peu cher vers bali !😎

je veux pas trop retourner en thailande vue que je l'ai déjà faite plusieurs fois alors pourquoi pas bali 😛

mais question en quatre jours est ce que j'aurai le temps de faire plusieurs plage et voire leur magnifique champ de thé ? si vous avez une idée d'un petit itinéraire je suis preneur

merci
Circuit de cinq jours au nord de Luang Prabang en janvier English translation pending
by Sfhkm · 2010-11-19 · 16 replies
nous projetns un voyage au Asie en janvier et disposons de 5 jours pour un circuit au nord de luang prabang nous recherchons quelques conseils sur ce qu'il serait préférable de visiter, ainsi que les moyens de locomotion associés (bateau, est ce possible en janvier, bus, voiture avec chauffeur (ns sommes 6)) et éventuellement des avis sur ds agences qui pourraient ns aider à organiser ce tour merci sfhkm
Circuit pour dix jours au Maroc début mars 2011 English translation pending
by Serge49 · 2010-11-10 · 8 replies
bonjour a tous et toutes voila c'est parti , nous avons notre résa avion ( ma femme, moi et ma fille de 15 ans ) ( 460 euros A/R easyjet entre nous qu'en pensez vous ???? ) pour le maroc début mars 2011 , maintenant reste tout a faire ou presque , j'ai lut pas mal de discussions sur les hôtels et les restau au moins sur marrakech , je pense que ca ira. nous aimerions faire une petite ballade ou excursion ( pour un premier voyage) de deux trois jours en désert du côte de M'hamid et du Draa , en dromadaire et 4X4 pour 125 euros/pers trois jours deux nuits ( site: desert et mode de vie ) qu'en pensez vous ?? si vous connaissez mieux et plus beau pour le meme prix, voire moins evidement 😉 , suis partant , c'est cette rando qui sera le centre de notre voyage , mais ya peu etre mieux , nous irons donc surement a ourazazatte . donc trois jours ds le desert un jour d'arrivée , un de départ , reste 4 jours en gros, j'ai oublié les trajets internes marrakech ourazazatte , il m'en reste deux , que voir ou visiter ??? éventuellement louer une caisse !!!!! merci de vos conseils et d'infos genre restau , hôtels ou riad , qd meme 😎. je pense notamment aux personnes du coin si ils y en a ici , mais tous les conseils seront bienvenus , c'est notre premier voyage alors évidemment , nous sommes peu être à cote de la plaque 🏴‍☠️
"L'effondrement - journal de Paris à Nice" livre de Zoltan Szabo English translation pending
by Geob · 2010-11-05 · 0 replies
Il est Hongrois, il a 28 ans, il aime la France. Et il arrive dans notre pays au mauvais moment : quelques semaines avant l'invasion des troupes allemandes en 1940.

Dans son livre, Zoltan Szabo nous décrit l'attente des Parisiens qui ne semblent guère réaliser ce qui va leur tomber dessus, ou alors feignent de l'ignorer. Szabo ne sait trop exactement, mais il s'inquiète, il ne comprend pas, doit-il louer l'attitude des habitants de cette ville qu'il adore parcourir, qu'il magnifie tel un peintre impressionniste? Ce semblant de tranquillité instaure une atmosphère étrange, et pourtant l'ennemi est dans le nord de la France. Les Parisiens espèrent un "remake" de la bataille de la Marne, tant leur confiance dans les élites civiles et militaires est grande.

Au fur et à mesure que les Allemands approchent, Szabo note des départs, des appartements dont les volets restent clos. Ce compte-gouttes finit par devenir un ruisseau, une rivière, et puis...un fleuve en cru.

Szabo décide bientôt de partir, trop de gens partent. Il achète une bicyclette, des provisions pour une longue équipée. Il arrive à Denfert Rochereau qui est devenu un gigantesque entonnoir : tout le monde veut en même temps passer par le lion de Belfort et prendre l'avenue d'Orléans ( avenue du Général Leclerc ), et se sauver par la porte d'Orléans. Une coulée fabuleuse, un enchevêtrement inoui de véhicules de toutes sortes, d'êtres humains compressés, hagards, hallucinés, pas le moindre interstice pour laisser passé un vélo : Szabo mettra trois heures pour faire Denfert-Rochereau-Porte d'Orléans. Trois heures !

Avec Szabo, nous vivons cet exode éhonté, physiquement, psychologiquement ; son livre est donc un document exceptionnel, indispensable, et sa tentative d'analyse pour trouver une explication à la déroute de la société française de 1940, la société dans sa globalité, est plus que remarquable.

"...Quel exode ! C'est fou ! Quelle bousculade démente et sauvage où les participants n'obéissent pas à la raison, mais à un instinct primitif et impérieux, et ils avancent, ils avancent, peu importe où, n'importe où ! Sans argent et sans but. Ils ne se demandent même pas s'ils vont pourvoir dormir quelque part ni ce qu'ils vont manger. Ils marchent inexorablement, comme les somnambules ou les forcenés, le regard fixe, le visage fermé, exténués, à la chasse de l'essence ou du pain à chaque arrêt, Dieu sait où. C'est une chose insensée et féroce, cette fuite résolue et obstinée, les derniers efforts du corps, quand le cerveau fonctionne à peine mais les muscles et les nerfs continuent à bouger et à sentir. A quoi ça sert, cette course vertigineuse à travers la France. J'ai l'impression de ne pas être en Europe, ou bien d'être en Europe, mais mille cinq cents plus tôt. Ce spectacle rappelle plutôt les rites africains - courir jusqu'à l'exténuation - puisqu'il est régi par de terribles instincts archaïques. C'est Attila que les peuples et les familles devaient fuir de la sorte, ou les Turcs sur les Balkans, ou les séismes sous le Vésuve et l'Etna, ou l'invasion des sauterelles à l'Orient lointain...."

L'EFFONDREMENT Journal de Paris à Nice ( 10 mai 1940-23 août 1940 ) Zoltan Szabo EXILS EDITEUR- 2002

( 1er édition hongroise : Nyugat, 1940 )
Voyage Paris-Delhi-Goa en dix jours: c'est juste? English translation pending
by Celma · 2010-10-04 · 4 replies
hello🙂 esque d aller en INDE a GOA ou KERALA pour 10jours sa fait juste..?? je sais , je ne pourrais pas TOUT visiter ou TOUT voir ou TOUT faire...mais juste m imprégner un peu de ce pays "magique" Avec mon mari, ont ne connais pas du tout, mais ont à fait d autres pays d Asie.. j ai regardé sur le forum des tas de discussions... Mais pour 10 jours en tout avec le vol... Quesque vous en pensez?? sa en vaut la peine ou c est vraiment trop juste...🤪 Ont est pas fixé sur ce pays...mais bon...😐 merci😏😄
Avis sur itinéraire de douze jours au départ/retour à Darwin? English translation pending
by Pablo67 · 2010-09-14 · 7 replies
salut,

on part pour 12 jours a darwin fin septembre 2010 on a loué un camping car pour 11 jours

on veut faire - darwin 1 jour - kakadu 5 jours - katherine 3 jours - litchfield 2 jours - retour sur darwin

Si qqn a des tuyaux sur des incontournables, merci !
Forum Birmanie: l'argent ne fait pas le bonheur! English translation pending
by Michou56 · 2010-09-10 · 15 replies
Juste une parenthèse:le forum sur la Birmanie se résume de plus en plus au matérialisme.On a vraiment l'impression de voir débarquer le petit capitaliste qui, pour se donner bonne conscience, distribue l'argent à tout va, que "leur vacance" se résument aux hotels, aux guides, aux taxis(pour faire quelques kilométres).Dans l'un des pays les plus pauvres du monde, il serait plus approprié de partager un repas, quelques mots, quelques instants que de jeter l'argent aux pieds des mendiants par la fenètre des taxis!!En trois ou quatre semaines, vous voulez tout voir mais sans apprendre à connaitre les gens;en fait vous voyagez les yeux bandés.En voyage, quelque soit le pays, il y a un mot d'ordre:NE PAS DONNER D'ARGENT.Ne devenons pas, en Birmanie, "les Marmara" du Maroc qui jettent l'argent par les fenètres des bus.Prenons notre temps et en cherchant bien, nous trouverons un moment de bonheur et de partage dans ce pays sans pour cela dépenser des sommes extravagantes et créer la surenchère.Et si le temps nous manque pour tout voir, nous en ferons plus la prochaine fois.Bon voyage dans la simplicité!!
Retour d'un périple à VTT sur le Karakoram Highway (Pakistan-Chine) en août 2010 English translation pending
by Skydivefred · 2010-08-26 · 9 replies
Salut le voyageur,

Je viens de terminer un periple a VTT et je viens de terminer ma traversee du Karakoram highway ( kkh) Voici donc des nouvelles tres fraiches. Prends une carte et lis !!! Si tu comptes passer par le kkh A pied, il te faudra du temps et tu dois aimer les loooongues marches. Le KKH a ete totalement detruit en divers point entre la frontiere Pak et Chilas. Ponts exploses, route avalee par la riviere , glissements de terrain plus ou moins importants ( dont un de 10 km de long) Ainsi, le ravitaillement exterieur en particulier en essence est limite voire nul, si bien que j ai vu des emeutes avec l armee a gilgit. Consequences: il y a tres peu de transport d un glissement de terrain a l autre voire aucun car pas d essence. les locaux marchent des 10aines d heures parfois pour atteindre leur destination.

Entre la frontiere Pak et Sost multiples blocages, route inondee, pont effondre mais les chinois travaillent efficacement et compense par des reparations temporaires. 12 km apres Sost un pont a ete detruit et la route emportee sur 1.5 km mais on peut passe par un cable tendu par les habitants. Route laisse un trou beant 4 km apres Bunji, passage a pied possible. Glissement de terrain 4km apres raikot bridge, passage a pied possible environ 6 km apres gunner farm un long blocage de 10 km, passage a pied possible. Les vehicules sont rares voire inexistant donc prends beaucoup d eau avec toi pour de longues marches et / ou de longue attente de transport sans savoir si il y en a. Biensur il y a le glissement de terrain enorme qui a eu lieu en Janvier et qui a forme un immense lac en faisant barrage a la riviere mais la il y a un service de bateau regulier embarcadere avant gulmit et debarquement environ 10 km avant karimabad. Tu dois avoir en tete que : la situation que je decris peu changer d une heure a l autre, les glissements de terrain sont frequents car le kkh est construit sur des sediments sablonneux qui ne demandent qu a s ecrouler avec l aide de la riviere et de la pluie. iL TE FAUDRA DONC DU TEMPS DE LA PATIENCE ET DU COURAGE. MAis c est possible je l ai passe a VTT ( qui s avere la meilleure solution car j ai mon moyen de transport et je peux porter sur les eboulis !!!) Apres Chilas c est termine plus de route, foutu MAIS tu peux passer par Babusar Pass en jeep pour atteindre Islamabad. LA route est ouverte et les paysages magnifiques. Voila j espere que ca aide un peu nos amis voyageurs Bonne aventure le pakistan est fantastique mais il se merite !!! Skydivefred PS un dernier conseil. personne ne sais reellement la situation sur la route tu dois voir par toi meme. il y a beaucoup de rumeurs souvent fausses. il faut aller de l avant meme si on te dis que c est bloque. generalement il y a toujours une solution a pied. N hesitez pas a m ecrire pour de plus amples infos.
Où aller en Asie du Sud-Est? English translation pending
by Marcom64 · 2010-08-26 · 9 replies
Je suis en Australie depuis 9 mois et aux environ du 6 novembre avec ma petite amis je compte partir 1mois et demi en asie du sud est avant de partir le 20 decembre au Japon pour 3 semaines puis rentrer en France. Alors ma question est qu elle ville ou pays vous conseiller en Asie du Sud est? Pour l instant on compte passez 5 jours à Singapour, 1 semaine à Phuket en thailand puis 1 mois à Bangkok et c est alentoure (vu que la thailand est pas trop cher et on a pas un gros budjet non plus) Mais voila je voudrais pas passé a coté de quelque choses Est ce que ca vaut le coup d inclure Kuala Lumpur, Jakarta, Bali, Ho chin my (vietname) ou autres? je décolle de Perht et je compte voyager avec tigier Airways parce que ils ont des prix vraiment interressant Voila alors j aimerais avoir l avis de personne qui sont allez en asie du sud est ou autres pour me donner des conseille et des idées

je vous remerci d avance de l aide que vous pourrez m apporter

ps dsl pour l orthographe
Trekking de cinq jours autour de La Paz? (Pérou) English translation pending
by Yomguipaname · 2010-08-19 · 3 replies
Salut,

Je suis a la recherche d'un trek de 5 jours autour de La Paz. Nous sommes en bonne condition physique, ms ne sommes pas alpinistes. Nous sommes actuellement au LacTiticaca depuis une semaine, donc en cours d'acclimatation avec l'altitude.

Merci de vos conseils !!!

Guillaume
Parcours en Espagne du Nord? English translation pending
by Wenn · 2010-08-17 · 22 replies
bonjour,

je voudrais organiser mon futur voyage en espagne et je pensais réaliser un parcours dans toute l'espagne mais je pense qu'il vaut mieux couper en deux voir trois fois ce voyage pour pourvoir en profiter un maximum

je voudrais donc faire un parcours assez interessant sur le nord de l'Espagne en allant jusqu'à St Jacques et peut etre le haut du portugal.

j'ai commencé a lire un guide mais peut etre certains d'entres vous ont déja réalisé un parcours similaire

faut il suivre les chemins de compostelle ? faut t'il s'éloigner ? (j'ai vu qu'il avait deux routes principales pour se rendre à St Jacques (cotiere et un peu plus dans les terre)

j'aimerai visiter un maximum de choses et réaliser des beaux clichés de cette partie de l'Espagne.

j'avais l'intention d'acheter une tente afin de se loger a moindre cout et dans le guide que je suis a lire je vois souvent des hotels vers 30 euros et des camping vers 20 pour deux avec tente, quelle est la méthode la plus avantageuse ?

je voudrai aussi si possible envoyer mon chien mais j'ai lu sur internet qu'il faut qu'il voyage dans une caisse ? et dans certains endroits avec une musolière ?

merci de ses renseignements :)

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