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Séjour dans l'ouest des États-Unis: camping-car ou voiture et motels? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir à 4 (2 couples) dans l'Ouest des Etats-Unis au mois d'août prochain. Nous sommes en pleine ébullition pour organiser notre voyage et nous avons beaucoup de mal à faire des choix !
Nous hésitons pour tout ;-) mais, dans un premier temps, surtout pour le mode de transport et de logement. Sachant que nous aimerions faire quelque chose d'assez "classique" (quelques grandes villes, Las Vegas, grands parcs...), pensez-vous qu'il vaut mieux choisir l'option camping-car (mais il faut aussi payer les campings), ou bien l'option voiture + motels ?
Sur le site de Voyages SNCF, nous avons vu qu'il est très intéressant de prendre le billet d'avion et la location de voiture ensemble, et que certains motels proposent des chambres pour 4 personnes. Certes, le trip camping-car a l'air plus fun, mais dans la mesure où nous ne pouvons pas dépasser 2500 € par personne, nous choisirons la formule la plus économique.
Merci d'avance pour votre aide !
Egmond et ses compères
Préparation d'un voyage de 24 jours environ en Californie et alentours English translation pending
Bonjour,
je suis nouvelle sur ce forum que je viens de découvrir et je fais appel aux voyageurs confirmés pour m'aider un peu dans une préparation d'un voyage. Voilà, je souhaiterais réaliser le "voyage de ma vie" en compagnie de ma fille de 18 ans.
Toutes deux aimerions découvrir la Californie et ses environs (les sites à ne pas rater: Las Végas, les parcs, les villages fantômes...). J'envisage ce voyage pour l'été 2007 et pour une durée d'environ 3à4 semaines. Nous aimerions un voyage organisé, où les hotels seraient réservés et en groupe. Notre objectif est de pouvoir profiter des différents sites sans avoir à courir pour respecter un timing.Par exemple, pouvoir rester 2 ou 3 jours à San Francisco, idem à Los Angeles et à Las Végas, prendre le temps de se baigner à San Diego...Nous ne sommes pas trop"monuments et musées"mais plutôt paysages.Malgré les grandes distances qui séparent les sites interressant, je ne voudrais pas passer trop de temps sur la route.
Donc plutot un voyage cool et lucratif, où l'on prend le temps de vivre et non pas une course pour voir un maximum de choses en un temps restreint.
Je m'y prends de bonne heure car je ne voudrais pas rater ce voyage qui me tiens à coeur depuis très longtemps déjà. Je parts très peu en vacances mais cette fois là, je voudrais qu"elles soient réussies.
C'est pourqouoi je m'adresse à vous qui avez beaucoup d'experience et qui pourriez peut etre commencer à m'orienter vers tel ou tel organisme ou me donner une idée du circuit idéal correspondant à mes attentes.
Je vous remercie d'avance et suis impatiente de pouvoir commencer à donner forme à mon projet.🙂
Les îles Bazaruto au Mozambique English translation pending
salut
Petite question aux spécialistes du Mozambique: qui connait l'archipel des iles Bazaruto que j'ai découvert en photos dans le bouquin de Nicolas Hulot et qui me fait sérieusement tripper?
Des recherches sur le web n'aboutissent que sur des hôtels luxueux ou des clubs de plongée hyper cher...🏴☠️
Est-ce du genre Seychelles en moins connu? Ou bien un endroit qu'on peut réellement parcourir les Bazaruto en individuel?
merci !
Petite question aux spécialistes du Mozambique: qui connait l'archipel des iles Bazaruto que j'ai découvert en photos dans le bouquin de Nicolas Hulot et qui me fait sérieusement tripper?
Des recherches sur le web n'aboutissent que sur des hôtels luxueux ou des clubs de plongée hyper cher...🏴☠️
Est-ce du genre Seychelles en moins connu? Ou bien un endroit qu'on peut réellement parcourir les Bazaruto en individuel?
merci !
De Cape town aux Victoria falls English translation pending
Je suis en train de preparer un voyage pour juin 2005 en afrique Australe.
Apres de nombreuses heures de lecture et autres sources de renseignements, je penche vers un itineraire Cape town --> Chutes victoria, via la namibie et le botswana.
Pas mal d'agences propose ce trajet. Alors je souhaite avoir votre avis dessus.
En 4 semaine maxi, les budgets varient de 1500 a 3500 euros.
Je recherche l'aventure (camping et 1 ou 2 nuit de lodge ), en groupe limités ( moins de 12 personnes).
C'est une premiere pour ma femme et moi meme de voyager en Afrique meme si nous avons effectué il y a 2 ans un tour du monde.
Alors si vous avez des tuyaux, des itineraires, des adresses d'agence locales ou autres, je vous remercie d'avance de votre aide et suis impatient de vous lire.
A bientot.
Fred et Katia
Apres de nombreuses heures de lecture et autres sources de renseignements, je penche vers un itineraire Cape town --> Chutes victoria, via la namibie et le botswana.
Pas mal d'agences propose ce trajet. Alors je souhaite avoir votre avis dessus.
En 4 semaine maxi, les budgets varient de 1500 a 3500 euros.
Je recherche l'aventure (camping et 1 ou 2 nuit de lodge ), en groupe limités ( moins de 12 personnes).
C'est une premiere pour ma femme et moi meme de voyager en Afrique meme si nous avons effectué il y a 2 ans un tour du monde.
Alors si vous avez des tuyaux, des itineraires, des adresses d'agence locales ou autres, je vous remercie d'avance de votre aide et suis impatient de vous lire.
A bientot.
Fred et Katia
Summer trip to South Africa
Hello,
Happy 2025, filled with wonderful travels! 🙂
We’re traveling as a family to South Africa for the first time in July (two parents and our four young adult children). We’ve planned a loop starting from Port Elizabeth for 13 days, followed by another loop from Johannesburg with 2 days at Blyde River Canyon and 5 days in Kruger NP.
We’re wondering about the Port Elizabeth loop. Here’s our initial idea: Day 1: Early arrival in Port Elizabeth, morning walk in Tsitsikamma NP, night at Storm River Rest Camp. Day 2: Continue visiting Tsitsikamma NP early in the morning, then Robberg Nature Reserve, night at Ebb and Flow Rest Camp. Day 3: Visit the Wilderness area, night at Ebb and Flow Rest Camp. Day 4: Drive to Hermanus. Several options: Bontebok NP or The Hoop and Cape Agulhas; night in Hermanus. Day 5: Coastal trail, boat trip (?), night in Cape Town. Day 6: Table Mountain, Bo-Kaap, Waterfront; night in Cape Town. Day 7: Cape Peninsula, night in Cape Town. Day 8: Karoo Desert National Botanical Garden, Matjiesfontein; night in the area. Day 9: AM: Karoo NP; night in Beaufort West. Day 10: Karoo NP; night in Beaufort West. Day 11: AM: Camdeboo NP; night in Graaff-Reinet. Day 12: Morning: Camdeboo NP; drive to Addo Elephant NP; visit depending on arrival time; night at Addo Elephant Rest Camp. Day 13: Addo Elephant NP; night in Port Elizabeth. Day 14: Early flight.
Does this seem balanced and suitable for July? It’s quite packed, but we’ve already had to skip quite a bit. Initially, would it be better to spend 2 nights in Tsitsikamma and just one in Wilderness? Or just one night at each to free up a day for something else?
For the car, is a minivan enough, or should we plan at least an SUV for the parks given the season?
Thanks in advance for your feedback. Have a great evening
Happy 2025, filled with wonderful travels! 🙂
We’re traveling as a family to South Africa for the first time in July (two parents and our four young adult children). We’ve planned a loop starting from Port Elizabeth for 13 days, followed by another loop from Johannesburg with 2 days at Blyde River Canyon and 5 days in Kruger NP.
We’re wondering about the Port Elizabeth loop. Here’s our initial idea: Day 1: Early arrival in Port Elizabeth, morning walk in Tsitsikamma NP, night at Storm River Rest Camp. Day 2: Continue visiting Tsitsikamma NP early in the morning, then Robberg Nature Reserve, night at Ebb and Flow Rest Camp. Day 3: Visit the Wilderness area, night at Ebb and Flow Rest Camp. Day 4: Drive to Hermanus. Several options: Bontebok NP or The Hoop and Cape Agulhas; night in Hermanus. Day 5: Coastal trail, boat trip (?), night in Cape Town. Day 6: Table Mountain, Bo-Kaap, Waterfront; night in Cape Town. Day 7: Cape Peninsula, night in Cape Town. Day 8: Karoo Desert National Botanical Garden, Matjiesfontein; night in the area. Day 9: AM: Karoo NP; night in Beaufort West. Day 10: Karoo NP; night in Beaufort West. Day 11: AM: Camdeboo NP; night in Graaff-Reinet. Day 12: Morning: Camdeboo NP; drive to Addo Elephant NP; visit depending on arrival time; night at Addo Elephant Rest Camp. Day 13: Addo Elephant NP; night in Port Elizabeth. Day 14: Early flight.
Does this seem balanced and suitable for July? It’s quite packed, but we’ve already had to skip quite a bit. Initially, would it be better to spend 2 nights in Tsitsikamma and just one in Wilderness? Or just one night at each to free up a day for something else?
For the car, is a minivan enough, or should we plan at least an SUV for the parks given the season?
Thanks in advance for your feedback. Have a great evening
Traveling in South Africa: organized tour or DIY?
Hello,
I’m really interested in traveling to South Africa in September 2020. My question is whether I should go on an organized tour or plan my own itinerary. Organized trips are pretty expensive $$$$, but the security aspect reassures me. I’d love to hear your thoughts on safety in South Africa and whether it’s easy to arrange activities like visiting vineyards, Cape Town, and going on a safari on our own. Which is better in terms of cost—booking an organized trip or doing it ourselves? It’s definitely less exciting to follow a group for 10 days. We’re a couple in our 50s who love nature. 😊🦁
I’m really interested in traveling to South Africa in September 2020. My question is whether I should go on an organized tour or plan my own itinerary. Organized trips are pretty expensive $$$$, but the security aspect reassures me. I’d love to hear your thoughts on safety in South Africa and whether it’s easy to arrange activities like visiting vineyards, Cape Town, and going on a safari on our own. Which is better in terms of cost—booking an organized trip or doing it ourselves? It’s definitely less exciting to follow a group for 10 days. We’re a couple in our 50s who love nature. 😊🦁
À partir de Dakar, quels circuits pour faire des photos de sites naturels? English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de partir au Sénégal cet été, entre fin juillet et début août pour 15 jours environ. Mon point de chute sera Dakar, un ami peut m'héberger sur place. Amateur de photo, le but de ce voyage est de sillonner le Sénégal, de louer une voiture et de visiter des sites naturels pour prendre des photos. Je ne connais absolument pas le Sénégal et je ne sais ce qui est réalisable. Je n'ai aucune idée des distances, des sites à voir ni des contraintes liées au climat et au pays. Je pourrais faire des circuits de quelques jours, mon budget n'est pas illimité, dormir à "l'arrache" ne me dérange pas (c'est comme cela que l'on découvre un pays) mais je ne souhaite pas non plus passer des journées entières sur la route. Un premier tour sur des forums spécialisés en photo m'ont sensibilisé sur des contrôles de police fréquents et la nécessité d'avoir un peu de liquide sur soi. Désolé si je heurte la sensibilité de ceux qui connaissent et aiment ce pays mais ce sont les premiers retours que j'ai eu. Mon projet est il jouable et viable ? Quelles sont les pièges à éviter ?
Merci d'avance pour vos conseils.
David
J'envisage de partir au Sénégal cet été, entre fin juillet et début août pour 15 jours environ. Mon point de chute sera Dakar, un ami peut m'héberger sur place. Amateur de photo, le but de ce voyage est de sillonner le Sénégal, de louer une voiture et de visiter des sites naturels pour prendre des photos. Je ne connais absolument pas le Sénégal et je ne sais ce qui est réalisable. Je n'ai aucune idée des distances, des sites à voir ni des contraintes liées au climat et au pays. Je pourrais faire des circuits de quelques jours, mon budget n'est pas illimité, dormir à "l'arrache" ne me dérange pas (c'est comme cela que l'on découvre un pays) mais je ne souhaite pas non plus passer des journées entières sur la route. Un premier tour sur des forums spécialisés en photo m'ont sensibilisé sur des contrôles de police fréquents et la nécessité d'avoir un peu de liquide sur soi. Désolé si je heurte la sensibilité de ceux qui connaissent et aiment ce pays mais ce sont les premiers retours que j'ai eu. Mon projet est il jouable et viable ? Quelles sont les pièges à éviter ?
Merci d'avance pour vos conseils.
David
Vidéo de notre roadtrip d'un mois aux États-Unis, filmé avec un drone et un Nikon English translation pending
Voici une courte vidéo de notre roadtrip d'un mois sur la côte Ouest des Etats-Unis. La vidéo a été filmé avec un Nikon D5500 et un drone DJI Phantom 4. Qu'est-ce que vous en pensez?
Nous avons adoré notre voyage. Mes favoris sont le Yellowstone et Canyonland à Moab. N'hésitez pas à me poser des questions !
Voici le lien :
https://youtu.be/V4egkJKPXuM
Merci d'avoir pris du temps de la regarder! 🙂
Nous avons adoré notre voyage. Mes favoris sont le Yellowstone et Canyonland à Moab. N'hésitez pas à me poser des questions !
Voici le lien :
https://youtu.be/V4egkJKPXuM
Merci d'avoir pris du temps de la regarder! 🙂
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Dur choix: boucle Afrique du Sud - Namibie - Botswana ou descente de Dar es Salam - AFS?? English translation pending
Bonjour,
En pleine réflexion sur notre itinéraire de tour du monde qui débutera en Afrique (juillet 2016), nous avons, après les discussions préliminaires avec notre agence de voyages et quelques loueurs de 4x4, deux options d'itinéraire.
Pour situer, nous allons avoir 3 mois à disposition pour visiter un bout d'Afrique australe, en 4x4 avec rooftents, en famille avec 3 enfants (entre 7 et 11 ans). L'idée n'est pas forcément de mettre à notre tableau de chasse tous les monuments et attractions touristiques, mais bien de prendre le temps de rencontrer les gens et d'essayer de montrer à nos enfants (et à nous aussi...) les différences entre ce lieu et ce que nous vivons chez nous...
A savoir aussi, pour l'instant, on a prévu de débuter notre voyage par une escale de 2 ou 3 semaines à Zanzibar (prévu dans l'itinéraire TDM proposé par notre agence)
Donc, je reprends... On a maintenant un choix à faire, à savoir :
1. Une fois le séjour de Zanzibar terminé, prendre un 4x4 et descendre jusqu'à Johannesburg (itinéraire à définir...)
2. Une fois le séjour de Zanzibar terminé, prendre un vol jusqu'à Johannesburg, puis là prendre le 4x4 et faire un tour (Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Afrique du Sud).
On aura a dispo environ 60 jours (qu'on pourrait éventuellement prolonger à 90 j. si on supprime Zanzibar mais c'est pas l'idée de base).
Sur 60 jours, et d'après ce que vous en connaissez, vous nous conseilleriez lequel de ces deux itinéraire ? Niveau prix c'est un peu la même chose (si on fait la boucle on doit payer un trajet d'avion de plus, si on fait le trajet de Dar es Salam on doit payer le transfer du 4x4 en Tanzanie... et les deux coûtent à peu près la même chose).
Comme on ne connais pas l'Afrique, ben c'est vraiment dur dur de savoir si un des trajet est plus "faisable", plus beau, plus sûr, plus cher et je ne sais quoi d'autre encore que l'autre...
Alors si vous avez des conseils, ça serait vraiment très très sympa de nous donner quelques infos.
Merci d'avance de votre aide précieuse.
A++
En pleine réflexion sur notre itinéraire de tour du monde qui débutera en Afrique (juillet 2016), nous avons, après les discussions préliminaires avec notre agence de voyages et quelques loueurs de 4x4, deux options d'itinéraire.
Pour situer, nous allons avoir 3 mois à disposition pour visiter un bout d'Afrique australe, en 4x4 avec rooftents, en famille avec 3 enfants (entre 7 et 11 ans). L'idée n'est pas forcément de mettre à notre tableau de chasse tous les monuments et attractions touristiques, mais bien de prendre le temps de rencontrer les gens et d'essayer de montrer à nos enfants (et à nous aussi...) les différences entre ce lieu et ce que nous vivons chez nous...
A savoir aussi, pour l'instant, on a prévu de débuter notre voyage par une escale de 2 ou 3 semaines à Zanzibar (prévu dans l'itinéraire TDM proposé par notre agence)
Donc, je reprends... On a maintenant un choix à faire, à savoir :
1. Une fois le séjour de Zanzibar terminé, prendre un 4x4 et descendre jusqu'à Johannesburg (itinéraire à définir...)
2. Une fois le séjour de Zanzibar terminé, prendre un vol jusqu'à Johannesburg, puis là prendre le 4x4 et faire un tour (Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Afrique du Sud).
On aura a dispo environ 60 jours (qu'on pourrait éventuellement prolonger à 90 j. si on supprime Zanzibar mais c'est pas l'idée de base).
Sur 60 jours, et d'après ce que vous en connaissez, vous nous conseilleriez lequel de ces deux itinéraire ? Niveau prix c'est un peu la même chose (si on fait la boucle on doit payer un trajet d'avion de plus, si on fait le trajet de Dar es Salam on doit payer le transfer du 4x4 en Tanzanie... et les deux coûtent à peu près la même chose).
Comme on ne connais pas l'Afrique, ben c'est vraiment dur dur de savoir si un des trajet est plus "faisable", plus beau, plus sûr, plus cher et je ne sais quoi d'autre encore que l'autre...
Alors si vous avez des conseils, ça serait vraiment très très sympa de nous donner quelques infos.
Merci d'avance de votre aide précieuse.
A++
Meilleur pays d'Amérique du Sud pour vivre en famille 6 mois par an (climat chaud) English translation pending
Bonjour, j'aimerais avoir vos suggestions a savoir quel est le meilleur pays d'amerique du sud pour vivre 6 mois par annee avec 1500$us par mois pour une famille. Le cout de la vie pas trop elever si possible vu notre budget limite. La securite est importante car nous avons deux jeunes enfants. Nous avons environ 65 000 $ pour l'achat d une petite maison pres de l'eau nous pouvons louer mais pas trop cher je prefere un village plutot que la ville nous aimerions peut etre aussi partir une activite touristique.Nous voulons aller explorer durant 4 mois mais nous ne pouvons les explorer tous donc vos conseils serais d'une aide precieuses Merci
Voyage en Afrique du Sud du 16 au 29 avril en famille English translation pending
Bonjour,
Je suis en train d'organiser notre voyage en AfdS. Nous sommes une famille de cinq dont 3 enfants (11,11 et 13), et arrirons à Johannesbourg vers 8h du mat le 16/04, et prenons l'avion du retour toujours depuis Johannebourg vers 20 h le 28/04. Soit 12 nuits, 13 jours, sur place.
Vu le temps limité, nous pensons nous concentrer sur l'est et faire une boucle de type : Jbg, kruger zawziland st lucie durban Jbg. Nous envisageons de louer un vélicule. A ce stade, nous nous nous posons pas mal de questiions, notamment les suivantes :
- Avez -vous des avis et/ou conseil sur le projet - Connaissez-vous des guides ou des réceptifs locaux à nous conseiller - quels sites conseillez vous dans les environs de cette boucle - quel type de véhicule est-il plus judicieux de louer (4x4, grande berline....) - les tempétaures permettent elles de se baigner sur la côte au Nord de Durban - De manière générale nous sommes preneurs de tout avis et renseignements
Nous vous remercions d'avance.
A bientôt.
Je suis en train d'organiser notre voyage en AfdS. Nous sommes une famille de cinq dont 3 enfants (11,11 et 13), et arrirons à Johannesbourg vers 8h du mat le 16/04, et prenons l'avion du retour toujours depuis Johannebourg vers 20 h le 28/04. Soit 12 nuits, 13 jours, sur place.
Vu le temps limité, nous pensons nous concentrer sur l'est et faire une boucle de type : Jbg, kruger zawziland st lucie durban Jbg. Nous envisageons de louer un vélicule. A ce stade, nous nous nous posons pas mal de questiions, notamment les suivantes :
- Avez -vous des avis et/ou conseil sur le projet - Connaissez-vous des guides ou des réceptifs locaux à nous conseiller - quels sites conseillez vous dans les environs de cette boucle - quel type de véhicule est-il plus judicieux de louer (4x4, grande berline....) - les tempétaures permettent elles de se baigner sur la côte au Nord de Durban - De manière générale nous sommes preneurs de tout avis et renseignements
Nous vous remercions d'avance.
A bientôt.
Choix de destination pour un safari English translation pending
Bonjour,
Nous hésitons sur prochaine destination pour faire un SAFARI
Voici comment nous voyons les choses et nos intérrogations , merci de nous dire si on se trompe:
KENYA: - pays à risque depuis attentats?? - pays à risque pour la fièvre jaune?? nous ne pouvons pas faire ce vaccin car contre indication médicale. Vaccin obligatoire pour autorités ET/OU par réel risque de maladie - possibilité d'avoir raner francophone?? - A voir: masai mara , amboseli, tsavo, mont kenya et meru
Le réel avantage que nous voyons pour ce pays (outre le safari en lui meme) c'est que c pas trop aussi contraignant au niveau nombre d'heure d'avion en comparaison par ex au Botswana et pareillement au niveau du prix si on le compare à ce dernier pays.
TANZANIE: - Vaccin fievre obligatoire pas obligatoire sauf si on vient d'un pays à risque ou si on va à zanzibar - possible d'avoir ranger francophone - A voir : serenheti, tarangire, ngonrongoro Arusha manyara
ca commence à se corser au niveau du prix 🤪
BOTSWANA + chutes - pas de vaccin fievre jaune obligatoire - diversité dans la façon de faire le safari: mokoro , bateau , 4x4 , petit avion dessus l'Okavango et helico au dessus des chute - beaucoup d'heures et de changements d'avion
TRES TRES CHER : au moins du 5000 euro par personne si on veut voir les principales choses, NON?? meilleure période : aout pour le delta et à partir de septembre les chutes se "tarissent "
MERCI DE NOUS DIRE SI ON EST DANS LE VRAI
Nous hésitons sur prochaine destination pour faire un SAFARI
Voici comment nous voyons les choses et nos intérrogations , merci de nous dire si on se trompe:
KENYA: - pays à risque depuis attentats?? - pays à risque pour la fièvre jaune?? nous ne pouvons pas faire ce vaccin car contre indication médicale. Vaccin obligatoire pour autorités ET/OU par réel risque de maladie - possibilité d'avoir raner francophone?? - A voir: masai mara , amboseli, tsavo, mont kenya et meru
Le réel avantage que nous voyons pour ce pays (outre le safari en lui meme) c'est que c pas trop aussi contraignant au niveau nombre d'heure d'avion en comparaison par ex au Botswana et pareillement au niveau du prix si on le compare à ce dernier pays.
TANZANIE: - Vaccin fievre obligatoire pas obligatoire sauf si on vient d'un pays à risque ou si on va à zanzibar - possible d'avoir ranger francophone - A voir : serenheti, tarangire, ngonrongoro Arusha manyara
ca commence à se corser au niveau du prix 🤪
BOTSWANA + chutes - pas de vaccin fievre jaune obligatoire - diversité dans la façon de faire le safari: mokoro , bateau , 4x4 , petit avion dessus l'Okavango et helico au dessus des chute - beaucoup d'heures et de changements d'avion
TRES TRES CHER : au moins du 5000 euro par personne si on veut voir les principales choses, NON?? meilleure période : aout pour le delta et à partir de septembre les chutes se "tarissent "
MERCI DE NOUS DIRE SI ON EST DANS LE VRAI
Namibie, Botswana, Victoria Falls: retour d'expérience pour la préparation English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir largement profité de ce forum pour préparer notre voyage, voici une modeste contribution relatant notre parcours estival de 29 jours en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Ce message sera plutôt accès conseils pratiques de préparation, en insistant sur les points qui nous ont posé le plus problème. Je laisse à d'autres le plaisir de décrire les belles choses que l'on peut voir dans la région.
Il s'agit évidemment d'un avis personnel et pas de la vérité absolue. C'est juste "notre" vérité.
1) Type de voyage Pour résumer, nous sommes un couple de trentenaires d'une grande ville de Province. Nous avons loué un 4x4 pour la durée du séjour et avons presque exclusivement campé. Nous avons organisé seuls notre parcours. Nous sommes partis 31 jours pour 29 jours/28 nuits sur place et ce au mois d'août.
2) Le parcours Un parcours assez classique qui comprend la Namibie (à l'exclusion du sud), le nord du Botswana (Panhandle, Moremi, Chobe) pour finir aux chutes Victoria. A noter que nous avons atterri à Windhoek (Namibie) mais avons choisi de repartir depuis Kasane (Botswana) afin de passer plus de temps sur place.
Pour situer un peu le type de voyage, les étapes les plus aventureuses ont été pour nous le parcours Puros-Opuwo par Orupembe et la traversée de Moremi et Chobe en passant par Savuti.
1 départ de France 2 Windhoek / Chameleon backpackers (300 N$) 3 Sesriem / camping NWR (260 N$) 4 Sesriem / camping NWR (260 N$) 5 Mirabib /camping NWR (170 N$) 6 Swakopmund / Lodge Desert Sky (430 N$) 7 Spitzkoppe / camping communautaire Spitzkoppe restcamp (350 N$) 8 Brandberg / Brandberg White Lady Lodge (185 N$) 9 Twyfelfontein / Aba-Huab community campsite (170 N$) 10 Warmquelle / camping Ongongo (140 N$) 11 Puros / camping communautaire (200 N$) 12 Puros / camping communautaire (200 N$) 13 Opuwo / camping du Opuwo Country Hotel (190 N$) 14 Epupa Falls / Epupa Falls Community Campsite (200 N$) 15 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 16 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 17 Parc d'Etosha / camping NWR Okaukuejo (420 N$) 18 Parc d'Etosha / camping NWR Halali (400 N$) 19 Parc d'Etosha / camping NWR Namutoni (420 N$) 20 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 21 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 22 Etsha 13 / Guma Lagoon (248 Pulas) 23 Maun / camping du Sedia hotel (100 Pulas) 24 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 25 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 26 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 27 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 28 Victoria Falls / Victoria falls restcamp & lodges (32 US$) 29 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 30 nuit dans l'avion 31 arrivée en France
3) La location du véhicule Pour un voyage en Namibie/Botswana en mode camping, la location du véhicule est évidemment un sujet à ne pas négliger.
4x4 ou pas ? Nous avons loué un 4x4. En Namibie, il n'a été indispensable que du côté de Puros (lit de la rivière/canyon) et pour le trajet Puros-Opuwo en passant par Orupembe. Les "gravel roads" sont en général très bonnes mais un 4x4 reste à mon avis plus confortable et permet de rouler un peu plus vite. Si vous devez aller au Botswana, il n'y a pas trop à hésiter : un 4x4 est indispensable pour les parcs de Moremi et Chobe.
Double cabine ou simple cabine ? Là sans hésiter : double cabine (2 places avant, 3 places arrière + coffre) et non pas simple cabine (2 places avant seulement + coffre), et ce même à deux. La partie "coffre" du 4x4 n'est pas étanche et se remplit de kilos de sable à chaque étape. Accéder aux affaires dans le coffre est également peu pratique puisqu'il faut descendre du véhicule, ouvrir le coffre et en général faire de l'escalade pour attraper le sac qui a glissé tout au fond ! Un double cabine offre un espace protégé du sable et accessible en permanence pour y mettre appareils photo, bouteilles d'eau, pic-nic, pull, affaires de cuisine etc. Honnêtement la différence de prix ne justifie pas de s'embêter avec un simple cabine.
Tente sur le toit ou pas ? Pour des raisons d'économie, nous avons fait le choix de partir avec notre propre matériel de camping et donc notre propre tente "classique" se montant sur le sol. Tous les loueurs de 4x4 pourront vous proposer de louer un véhicule entièrement équipé "camping" avec notamment des tentes installées sur le toit. Les loueurs vous proposeront également en général des tentes classiques si vous le souhaitez. Les tentes sur le toit ne sont pas du tout indispensables pour se protéger des animaux et ce même au Botswana où les campings ne sont pas clôturés. Les animaux n'attaquent pas les tentes. Les campings sont d'ailleurs remplis de familles sud-africaines expérimentées qui ont des tentes classiques. En Namibie, les campings sont clôturés. A notre avis, les tentes sur le toit sont peu pratiques : pas très grandes, promiscuité si vous avez 2 tentes sur un même véhicule, voiture immobilisée quand les tentes sont dépliées, fermetures-éclair qui se grippent à cause du sable.
Quel équipement de camping ? Par économie, nous avons fait le choix d'emporter l'essentiel de notre matériel et de louer ce que ne nous ne pouvions pas transporter. Nous avons loué 1 table et 2 chaises qui se sont avérées très utiles : la plupart des emplacements de campings n'ont rien où s'asseoir et c'est bien pratique pour ne pas passer la soirée dans la poussière. Nous avons également loué un réchaud, un grill (indispensable : la Namibie/Botswana sont des terres de barbecue) et des matelas en mousse pour adoucir nos nuits. Il est aussi possible de louer un frigo qui se branche sur la batterie de la voiture. Nous ne l'avons pas fait mais cela nous aurait permis de manger bien plus de viande et de produits frais entre deux ravitaillements tous les 4/5 jours. Si c'est important pour vous, prenez-le.
Quel loueur ? Après avoir consulté pas mal d'agences, nous avons décidé de louer auprès de l'agence "Aloe Car Hire", et ce pour son tarif très compétitif. Nous n'avons eu aucun problème : bonne communication avant l'arrivée, le véhicule était propre, récent (62000 km en début de location) et en très bon état. Bref, nous pouvons vous les recommander.
Toutes les agences nous proposaient les mêmes véhicules et en particulier le "4x4 Toyota Hilux 2.5 Diesel Double cab". Il faut quand même savoir que si le véhicule de base est le même, sa "préparation" pour la piste/camping peut être différente. Chez notre loueur (pas cher), la préparation était minimale : il y avait juste une cabine arrière pour recouvrir le coffre, un compresseur était fourni et la deuxième roue de secours était directement posée dans le coffre. Le cric fourni était le cric de base du véhicule. Sur les loueurs plus chers, vous pouvez espérez mieux. Nous avons notamment été impressionné par le niveau d'équipement des véhicule du loueur (cher) "KEA" : parebuffle, snorkel (entrée d'air haute), réservoir d'essence additionnel, 2ème roue de secours fixée à l'extérieur et n'occupant pas de la place dans le coffre, grand cric, pelle et plaques de désensablement, jerrycans métalliques de carburant, réservoir de gaz du réchaud fixé à l'extérieur etc. Bref, ne croyez pas que tous les véhicules se valent même si la base est la même. Si vous êtes connaisseur et avez besoin d'un matériel précis, renseignez-vous bien. Pour notre parcours comprenant quelques sections de 4x4, aventureuses pour un européen citadin mais en fait pas très techniques ou engagées, le véhicule de base convenait parfaitement. Autre point sur les loueurs, de plus en plus de loueurs installent des "traceurs GPS" dans leur véhicule. C'est par exemple le cas du loueur "Advanced car hire". Ces traceurs leur permettent de suivre le véhicule à distance (position/vitesse) et donc de s'assurer que vous respectez bien leurs consignes de location. Aloe Car Hire n'avait pas de traceur. Pour nous, cela a été un plus. Cela ne veut pas dire que l'on voulait faire n'importe quoi avec le véhicule mais je trouve désagréable de se dire qu'au moindre écart, on peut recevoir un coup de fil du loueur...
Assurance réduction de franchise ? Nous n'avons pas pris de réduction de franchise auprès du loueur. Un mot sur les assurances voiture comprises dans les cartes de crédit. La carte Visa Premier ne couvre pas les 4x4. La Mastercard Gold ne couvre pas l'usage "tout-terrain" du véhicule, reste à savoir comment seraient considérées les pistes non goudronnées en cas d'accident. L'American Express Gold couvre bien les 4x4 sans exclusion mais le réseau American Express est peu développé en Namibie et il est difficile de payer sa location avec. Pour être vraiment couvert facilement, il faut une carte très haut de gamme : Visa Platinium par exemple. Un autre mot sur les exclusions à l'assurance du loueur. Les petites lignes du contrat excluent souvent les cas suivants : accident seul, accident avec un animal, accident la nuit, accident hors-piste, dégâts au dessous du véhicule (tout-terrain pas très bien maîtrisé) etc. En cas d'accident, on a vite fait de devoir payer pas mal à mon avis. Au final, nous avons souscrit une assurance rachat de franchise auprès du courtier français "Assurlocauto" (99 €). Autant que nous l'avons compris, les 4x4 sont couverts même hors routes goudronnées. Mais le bas de caisse et les pneus sont exclus.
Assurance pneus et bris de glace ? Nous avons choisi de prendre une assurance pneus et bris de glace, éléments qui ne sont jamais couverts par l'assurance de base du loueur. Au final, nous n'avons pas crevé et n'avons eu aucun bris de glace. Avec le recul, je crois que nous ne prendrions pas à nouveau cette assurance, et pas seulement parce que nous avons eu de la chance cette fois. Compte tenu de la durée de notre location (29 jours), le montant de l'assurance était élevé : 344 € (4350 N$). Nous avons appris sur place qu'un pneu neuf coûtait moins de 100 € (1300 N$). Pour une longue durée de location, cela doit être rarement rentable.
4) La navigation et les cartes Si vous ne devez emmenez qu'une seule chose, c'est un GPS avec la carte "Tracks4Africa", achetable sur Internet. Nous avons ajouté sans problème cette carte à notre GPS Garmin. C'est une référence dans la région : vous y trouverez absolument toutes les routes ou pistes utiles aussi petites soit-elles. Vous trouverez aussi tous les campings, hôtels, stations service, supermarchés etc. Bref, nous avons passé un mois sans aucun problème de navigation grâce à cette carte. Autre point remarquable : le temps de parcours est toujours très juste. Nous avons toujours été à +-10% du temps indiqué et ce à la fois pour des routes parcourues à 120km/h ou des pistes difficiles à 15km/h.
Si vous êtes vraiment allergique au GPS, il est quand même parfaitement possible de se débrouiller sans à l'exception peut-être du coeur du parc Moremi et Chobe Sud au Botswana. Mais globalement, un GPS est quand même très rassurant : il arrive de rouler des heures sans croiser personne et il est vraiment rassurant de savoir que l'on n'est pas perdus et que l'on arrivera bien avant la nuit.
Tracks4Africa existe aussi en version papier mais le niveau de détail est évidemment beaucoup moins bon. Nous n'avons jamais sorti les cartes papier mais il reste prudent d'avoir une solution de secours en cas de panne du GPS.
5) Le budget A deux, pour 29 jours / 28 nuits sur place, le budget total a été de 8150 €. Je donne une décomposition plus fine ci-dessous pour que chacun puisse se faire une idée.
Quelques remarques sur ce budget : - les billets d'avions sont évidemment un poste important. Nous avons fait le choix d'atterrir à Windhoek et de revenir depuis Kasane (Botswana) pour s'éviter de faire la longue route du retour et passer plus de temps sur place. Un billet aller/retour sur Windhoek est un peu moins cher, - si l'on repart de Windhoek, on économise également les frais d'abandon du véhicule à Kasane (474 € pour nous). Il faut alors compter 1,5 jour de route pour rentrer et 100 € de carburant, - les campings sont facturés par personne et non pas par emplacement. Les prix donnés correspondent à deux adultes, - niveau visites/activités, on peut faire un peu moins (pas de tour en avion sur le Delta de l'Okavango ou de tour en kayac à Walvis Bay) mais aussi beaucoup beaucoup plus : 4x4 dans les dunes à Walvis Bay, tour en hélicoptère aux chutes Victoria etc.
Dans l'ensemble, la Namibie et plus encore le Botswana restent des destinations coûteuses même en mode "routard" et exclusivement camping. Coût global du voyage (2 personnes / 29 jours et 28 nuits sur place) 8 142 €
Vols internationaux + bus aéroport 3 050 €
Voiture 3 160 € - location de voiture (29 jours) Toyota Hilux Diesel 2.5 Double Cab (63200 km). Franchise 32000 N$. 1 604 € - assurance pneus et vitres (29 jours) 344 € - frais d'abandon à Kasane du véhicule 474 € - assurance rachat de franchise "Assurlocauto" 99 € - carburant : 6355 km parcourus/consommation moyenne 8.5-9.5 L/100km, 11/12 dans sable profond. Environ 0,95 € du litre. 541 € - taxes entrée Botswana du véhicule + 1 réentrée depuis le Zimbabwe (140 Pulas + 40 Pulas) 16 € - taxes entrée véhicule au Zimbabwe (105 US$) 82 €
Hébergement 668 € - hôtel (2 nuits) 58 € soit 29 € par nuit et par chambre double - camping (26 nuits) 518 €, soit 10 € par nuit et par personne - location équipement "minimal" de camping : 1 table, 2 chaises, 2 matelas (29 jours) 92 €
Alimentation 364 € - pas de restau, uniquement nourriture supermarché
Entrées site / activités 703 € - permis parc de Sesriem (2 jours) 27 € - tour de kayak 1/2 journée à Walvis Bay (550 N$ p.p) 87 € - guide Spitzkoppe (1h) 12 € - guide Brandberg (2h30) 22 € - guide (1 journée) Puros (600 N$ + 100 N$ de pourboire) 55 € - entrée village Himba à côté de Puros (30 N$ p.p) 5 € - permis parc d'Etosha (4 jours) 54 € - permis réserve de Mahango (1 jour) 7 € - tour en bâteau de 2h dans le Panhandle à Shakawe (Drotsky's cabins) 52 € - "scenic flight" d'1h sur le Delta de l'Okavango depuis Maun avec la compagnie Mack Air (2200 Pulas + taxes 60 Pulas p.p) 208 € - permis parc de Moremi ou Chobe (5 jours / 2*120 p.p +50 voiture=290 Pulas par jour) 130 € - entrée chutes Victoria (1 jour / 30 US$ p.p) 45 €
Divers 198 € - visas Zimbabwe 47 € - divers (téléphone, cartes postales, petits souvenirs etc.) 150 €
2) Faut-il réserver ? et si oui quand réserver ? Nous avons préparé l'essentiel de notre voyage mi-mars pour un voyage se déroulant au mois d'août, soit 4 mois et demi avant. A cette date là : - un loueur de voiture sur deux n'avait plus le véhicule que nous souhaitions (4x4 Toyoto Hilux Double cab) disponible. Nous avons pu trouver sans trop de difficulté compte tenu du nombre de loueurs possibles (au moins une trentaine) mais j'imagine qu'il ne fallait pas trop tarder quand même surtout pour les loueurs pas chers, - nous avons pu réserver toutes nos nuits de camping dans les différents campings du NWR (parc de Sesriem et parc d'Etosha) aux dates souhaitées. Cela dit, nous avons souhaité réserver une nuit de plus mi-avril et c'était plein donc attention à ne pas s'y prendre trop tard pour réserver ces campings NWR d'autant plus qu'il est bien plus sympa de camper dans les parcs plutôt qu'à l'extérieur, - tous les campings bien situés à l'intérieur du parc de Moremi et de Chobe étaient pleins. En fait, renseignements pris, il faut réserver 1 an à l'avance (sans exagérer) pour espérer avoir une place dans ces campings bien situés de Moremi (Third Bridge et Xakanaxa) et Chobe (Savuti et Ihaha). Nous avons quand même pu visiter ces parcs mais il aurait été plus confortable de pouvoir dormir vraiment sur place donc si vous faites partie de ceux qui sont capables de programmer vos vacances un an à l'avance, n'hésitez pas à réserver très tôt. Il y a très peu de places disponibles.
Nous avons également réservé le tour en avion au dessus du Delta de l'Okavango un mois avant le départ. Si vous arrivez le jour même ou la veille, je pense que vous ne pourrez pas choisir l'horaire qui vous convient le mieux, typiquement lever ou coucher du soleil. Je conseillerais d'appeler quelques semaines à l'avance surtout qu'il n'y avait aucune avance à verser.
Pour le reste, nous n'avons rien réservé et nous sommes présentés directement aux campings. Nous n'avons jamais eu de problème.
Voilà pour ce premier compte-rendu. Evidemment, si vous avez des questions, je serais heureux de pouvoir y répondre pour aider d'autres à profiter au mieux de cette magnifique région.
Après avoir largement profité de ce forum pour préparer notre voyage, voici une modeste contribution relatant notre parcours estival de 29 jours en Namibie, Botswana et chutes Victoria. Ce message sera plutôt accès conseils pratiques de préparation, en insistant sur les points qui nous ont posé le plus problème. Je laisse à d'autres le plaisir de décrire les belles choses que l'on peut voir dans la région.
Il s'agit évidemment d'un avis personnel et pas de la vérité absolue. C'est juste "notre" vérité.
1) Type de voyage Pour résumer, nous sommes un couple de trentenaires d'une grande ville de Province. Nous avons loué un 4x4 pour la durée du séjour et avons presque exclusivement campé. Nous avons organisé seuls notre parcours. Nous sommes partis 31 jours pour 29 jours/28 nuits sur place et ce au mois d'août.
2) Le parcours Un parcours assez classique qui comprend la Namibie (à l'exclusion du sud), le nord du Botswana (Panhandle, Moremi, Chobe) pour finir aux chutes Victoria. A noter que nous avons atterri à Windhoek (Namibie) mais avons choisi de repartir depuis Kasane (Botswana) afin de passer plus de temps sur place.
Pour situer un peu le type de voyage, les étapes les plus aventureuses ont été pour nous le parcours Puros-Opuwo par Orupembe et la traversée de Moremi et Chobe en passant par Savuti.
1 départ de France 2 Windhoek / Chameleon backpackers (300 N$) 3 Sesriem / camping NWR (260 N$) 4 Sesriem / camping NWR (260 N$) 5 Mirabib /camping NWR (170 N$) 6 Swakopmund / Lodge Desert Sky (430 N$) 7 Spitzkoppe / camping communautaire Spitzkoppe restcamp (350 N$) 8 Brandberg / Brandberg White Lady Lodge (185 N$) 9 Twyfelfontein / Aba-Huab community campsite (170 N$) 10 Warmquelle / camping Ongongo (140 N$) 11 Puros / camping communautaire (200 N$) 12 Puros / camping communautaire (200 N$) 13 Opuwo / camping du Opuwo Country Hotel (190 N$) 14 Epupa Falls / Epupa Falls Community Campsite (200 N$) 15 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 16 Etosha / Etosha Safari Camp (300 N$) 17 Parc d'Etosha / camping NWR Okaukuejo (420 N$) 18 Parc d'Etosha / camping NWR Halali (400 N$) 19 Parc d'Etosha / camping NWR Namutoni (420 N$) 20 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 21 Divundu / Ngepi Camp (190 N$) 22 Etsha 13 / Guma Lagoon (248 Pulas) 23 Maun / camping du Sedia hotel (100 Pulas) 24 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 25 Maghoto (20km de North Gate) / camping communautaire Kwai (580 Pulas) 26 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 27 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 28 Victoria Falls / Victoria falls restcamp & lodges (32 US$) 29 Kasane / camping du TheBe River Lodge (190 Pulas) 30 nuit dans l'avion 31 arrivée en France
3) La location du véhicule Pour un voyage en Namibie/Botswana en mode camping, la location du véhicule est évidemment un sujet à ne pas négliger.
4x4 ou pas ? Nous avons loué un 4x4. En Namibie, il n'a été indispensable que du côté de Puros (lit de la rivière/canyon) et pour le trajet Puros-Opuwo en passant par Orupembe. Les "gravel roads" sont en général très bonnes mais un 4x4 reste à mon avis plus confortable et permet de rouler un peu plus vite. Si vous devez aller au Botswana, il n'y a pas trop à hésiter : un 4x4 est indispensable pour les parcs de Moremi et Chobe.
Double cabine ou simple cabine ? Là sans hésiter : double cabine (2 places avant, 3 places arrière + coffre) et non pas simple cabine (2 places avant seulement + coffre), et ce même à deux. La partie "coffre" du 4x4 n'est pas étanche et se remplit de kilos de sable à chaque étape. Accéder aux affaires dans le coffre est également peu pratique puisqu'il faut descendre du véhicule, ouvrir le coffre et en général faire de l'escalade pour attraper le sac qui a glissé tout au fond ! Un double cabine offre un espace protégé du sable et accessible en permanence pour y mettre appareils photo, bouteilles d'eau, pic-nic, pull, affaires de cuisine etc. Honnêtement la différence de prix ne justifie pas de s'embêter avec un simple cabine.
Tente sur le toit ou pas ? Pour des raisons d'économie, nous avons fait le choix de partir avec notre propre matériel de camping et donc notre propre tente "classique" se montant sur le sol. Tous les loueurs de 4x4 pourront vous proposer de louer un véhicule entièrement équipé "camping" avec notamment des tentes installées sur le toit. Les loueurs vous proposeront également en général des tentes classiques si vous le souhaitez. Les tentes sur le toit ne sont pas du tout indispensables pour se protéger des animaux et ce même au Botswana où les campings ne sont pas clôturés. Les animaux n'attaquent pas les tentes. Les campings sont d'ailleurs remplis de familles sud-africaines expérimentées qui ont des tentes classiques. En Namibie, les campings sont clôturés. A notre avis, les tentes sur le toit sont peu pratiques : pas très grandes, promiscuité si vous avez 2 tentes sur un même véhicule, voiture immobilisée quand les tentes sont dépliées, fermetures-éclair qui se grippent à cause du sable.
Quel équipement de camping ? Par économie, nous avons fait le choix d'emporter l'essentiel de notre matériel et de louer ce que ne nous ne pouvions pas transporter. Nous avons loué 1 table et 2 chaises qui se sont avérées très utiles : la plupart des emplacements de campings n'ont rien où s'asseoir et c'est bien pratique pour ne pas passer la soirée dans la poussière. Nous avons également loué un réchaud, un grill (indispensable : la Namibie/Botswana sont des terres de barbecue) et des matelas en mousse pour adoucir nos nuits. Il est aussi possible de louer un frigo qui se branche sur la batterie de la voiture. Nous ne l'avons pas fait mais cela nous aurait permis de manger bien plus de viande et de produits frais entre deux ravitaillements tous les 4/5 jours. Si c'est important pour vous, prenez-le.
Quel loueur ? Après avoir consulté pas mal d'agences, nous avons décidé de louer auprès de l'agence "Aloe Car Hire", et ce pour son tarif très compétitif. Nous n'avons eu aucun problème : bonne communication avant l'arrivée, le véhicule était propre, récent (62000 km en début de location) et en très bon état. Bref, nous pouvons vous les recommander.
Toutes les agences nous proposaient les mêmes véhicules et en particulier le "4x4 Toyota Hilux 2.5 Diesel Double cab". Il faut quand même savoir que si le véhicule de base est le même, sa "préparation" pour la piste/camping peut être différente. Chez notre loueur (pas cher), la préparation était minimale : il y avait juste une cabine arrière pour recouvrir le coffre, un compresseur était fourni et la deuxième roue de secours était directement posée dans le coffre. Le cric fourni était le cric de base du véhicule. Sur les loueurs plus chers, vous pouvez espérez mieux. Nous avons notamment été impressionné par le niveau d'équipement des véhicule du loueur (cher) "KEA" : parebuffle, snorkel (entrée d'air haute), réservoir d'essence additionnel, 2ème roue de secours fixée à l'extérieur et n'occupant pas de la place dans le coffre, grand cric, pelle et plaques de désensablement, jerrycans métalliques de carburant, réservoir de gaz du réchaud fixé à l'extérieur etc. Bref, ne croyez pas que tous les véhicules se valent même si la base est la même. Si vous êtes connaisseur et avez besoin d'un matériel précis, renseignez-vous bien. Pour notre parcours comprenant quelques sections de 4x4, aventureuses pour un européen citadin mais en fait pas très techniques ou engagées, le véhicule de base convenait parfaitement. Autre point sur les loueurs, de plus en plus de loueurs installent des "traceurs GPS" dans leur véhicule. C'est par exemple le cas du loueur "Advanced car hire". Ces traceurs leur permettent de suivre le véhicule à distance (position/vitesse) et donc de s'assurer que vous respectez bien leurs consignes de location. Aloe Car Hire n'avait pas de traceur. Pour nous, cela a été un plus. Cela ne veut pas dire que l'on voulait faire n'importe quoi avec le véhicule mais je trouve désagréable de se dire qu'au moindre écart, on peut recevoir un coup de fil du loueur...
Assurance réduction de franchise ? Nous n'avons pas pris de réduction de franchise auprès du loueur. Un mot sur les assurances voiture comprises dans les cartes de crédit. La carte Visa Premier ne couvre pas les 4x4. La Mastercard Gold ne couvre pas l'usage "tout-terrain" du véhicule, reste à savoir comment seraient considérées les pistes non goudronnées en cas d'accident. L'American Express Gold couvre bien les 4x4 sans exclusion mais le réseau American Express est peu développé en Namibie et il est difficile de payer sa location avec. Pour être vraiment couvert facilement, il faut une carte très haut de gamme : Visa Platinium par exemple. Un autre mot sur les exclusions à l'assurance du loueur. Les petites lignes du contrat excluent souvent les cas suivants : accident seul, accident avec un animal, accident la nuit, accident hors-piste, dégâts au dessous du véhicule (tout-terrain pas très bien maîtrisé) etc. En cas d'accident, on a vite fait de devoir payer pas mal à mon avis. Au final, nous avons souscrit une assurance rachat de franchise auprès du courtier français "Assurlocauto" (99 €). Autant que nous l'avons compris, les 4x4 sont couverts même hors routes goudronnées. Mais le bas de caisse et les pneus sont exclus.
Assurance pneus et bris de glace ? Nous avons choisi de prendre une assurance pneus et bris de glace, éléments qui ne sont jamais couverts par l'assurance de base du loueur. Au final, nous n'avons pas crevé et n'avons eu aucun bris de glace. Avec le recul, je crois que nous ne prendrions pas à nouveau cette assurance, et pas seulement parce que nous avons eu de la chance cette fois. Compte tenu de la durée de notre location (29 jours), le montant de l'assurance était élevé : 344 € (4350 N$). Nous avons appris sur place qu'un pneu neuf coûtait moins de 100 € (1300 N$). Pour une longue durée de location, cela doit être rarement rentable.
4) La navigation et les cartes Si vous ne devez emmenez qu'une seule chose, c'est un GPS avec la carte "Tracks4Africa", achetable sur Internet. Nous avons ajouté sans problème cette carte à notre GPS Garmin. C'est une référence dans la région : vous y trouverez absolument toutes les routes ou pistes utiles aussi petites soit-elles. Vous trouverez aussi tous les campings, hôtels, stations service, supermarchés etc. Bref, nous avons passé un mois sans aucun problème de navigation grâce à cette carte. Autre point remarquable : le temps de parcours est toujours très juste. Nous avons toujours été à +-10% du temps indiqué et ce à la fois pour des routes parcourues à 120km/h ou des pistes difficiles à 15km/h.
Si vous êtes vraiment allergique au GPS, il est quand même parfaitement possible de se débrouiller sans à l'exception peut-être du coeur du parc Moremi et Chobe Sud au Botswana. Mais globalement, un GPS est quand même très rassurant : il arrive de rouler des heures sans croiser personne et il est vraiment rassurant de savoir que l'on n'est pas perdus et que l'on arrivera bien avant la nuit.
Tracks4Africa existe aussi en version papier mais le niveau de détail est évidemment beaucoup moins bon. Nous n'avons jamais sorti les cartes papier mais il reste prudent d'avoir une solution de secours en cas de panne du GPS.
5) Le budget A deux, pour 29 jours / 28 nuits sur place, le budget total a été de 8150 €. Je donne une décomposition plus fine ci-dessous pour que chacun puisse se faire une idée.
Quelques remarques sur ce budget : - les billets d'avions sont évidemment un poste important. Nous avons fait le choix d'atterrir à Windhoek et de revenir depuis Kasane (Botswana) pour s'éviter de faire la longue route du retour et passer plus de temps sur place. Un billet aller/retour sur Windhoek est un peu moins cher, - si l'on repart de Windhoek, on économise également les frais d'abandon du véhicule à Kasane (474 € pour nous). Il faut alors compter 1,5 jour de route pour rentrer et 100 € de carburant, - les campings sont facturés par personne et non pas par emplacement. Les prix donnés correspondent à deux adultes, - niveau visites/activités, on peut faire un peu moins (pas de tour en avion sur le Delta de l'Okavango ou de tour en kayac à Walvis Bay) mais aussi beaucoup beaucoup plus : 4x4 dans les dunes à Walvis Bay, tour en hélicoptère aux chutes Victoria etc.
Dans l'ensemble, la Namibie et plus encore le Botswana restent des destinations coûteuses même en mode "routard" et exclusivement camping. Coût global du voyage (2 personnes / 29 jours et 28 nuits sur place) 8 142 €
Vols internationaux + bus aéroport 3 050 €
Voiture 3 160 € - location de voiture (29 jours) Toyota Hilux Diesel 2.5 Double Cab (63200 km). Franchise 32000 N$. 1 604 € - assurance pneus et vitres (29 jours) 344 € - frais d'abandon à Kasane du véhicule 474 € - assurance rachat de franchise "Assurlocauto" 99 € - carburant : 6355 km parcourus/consommation moyenne 8.5-9.5 L/100km, 11/12 dans sable profond. Environ 0,95 € du litre. 541 € - taxes entrée Botswana du véhicule + 1 réentrée depuis le Zimbabwe (140 Pulas + 40 Pulas) 16 € - taxes entrée véhicule au Zimbabwe (105 US$) 82 €
Hébergement 668 € - hôtel (2 nuits) 58 € soit 29 € par nuit et par chambre double - camping (26 nuits) 518 €, soit 10 € par nuit et par personne - location équipement "minimal" de camping : 1 table, 2 chaises, 2 matelas (29 jours) 92 €
Alimentation 364 € - pas de restau, uniquement nourriture supermarché
Entrées site / activités 703 € - permis parc de Sesriem (2 jours) 27 € - tour de kayak 1/2 journée à Walvis Bay (550 N$ p.p) 87 € - guide Spitzkoppe (1h) 12 € - guide Brandberg (2h30) 22 € - guide (1 journée) Puros (600 N$ + 100 N$ de pourboire) 55 € - entrée village Himba à côté de Puros (30 N$ p.p) 5 € - permis parc d'Etosha (4 jours) 54 € - permis réserve de Mahango (1 jour) 7 € - tour en bâteau de 2h dans le Panhandle à Shakawe (Drotsky's cabins) 52 € - "scenic flight" d'1h sur le Delta de l'Okavango depuis Maun avec la compagnie Mack Air (2200 Pulas + taxes 60 Pulas p.p) 208 € - permis parc de Moremi ou Chobe (5 jours / 2*120 p.p +50 voiture=290 Pulas par jour) 130 € - entrée chutes Victoria (1 jour / 30 US$ p.p) 45 €
Divers 198 € - visas Zimbabwe 47 € - divers (téléphone, cartes postales, petits souvenirs etc.) 150 €
2) Faut-il réserver ? et si oui quand réserver ? Nous avons préparé l'essentiel de notre voyage mi-mars pour un voyage se déroulant au mois d'août, soit 4 mois et demi avant. A cette date là : - un loueur de voiture sur deux n'avait plus le véhicule que nous souhaitions (4x4 Toyoto Hilux Double cab) disponible. Nous avons pu trouver sans trop de difficulté compte tenu du nombre de loueurs possibles (au moins une trentaine) mais j'imagine qu'il ne fallait pas trop tarder quand même surtout pour les loueurs pas chers, - nous avons pu réserver toutes nos nuits de camping dans les différents campings du NWR (parc de Sesriem et parc d'Etosha) aux dates souhaitées. Cela dit, nous avons souhaité réserver une nuit de plus mi-avril et c'était plein donc attention à ne pas s'y prendre trop tard pour réserver ces campings NWR d'autant plus qu'il est bien plus sympa de camper dans les parcs plutôt qu'à l'extérieur, - tous les campings bien situés à l'intérieur du parc de Moremi et de Chobe étaient pleins. En fait, renseignements pris, il faut réserver 1 an à l'avance (sans exagérer) pour espérer avoir une place dans ces campings bien situés de Moremi (Third Bridge et Xakanaxa) et Chobe (Savuti et Ihaha). Nous avons quand même pu visiter ces parcs mais il aurait été plus confortable de pouvoir dormir vraiment sur place donc si vous faites partie de ceux qui sont capables de programmer vos vacances un an à l'avance, n'hésitez pas à réserver très tôt. Il y a très peu de places disponibles.
Nous avons également réservé le tour en avion au dessus du Delta de l'Okavango un mois avant le départ. Si vous arrivez le jour même ou la veille, je pense que vous ne pourrez pas choisir l'horaire qui vous convient le mieux, typiquement lever ou coucher du soleil. Je conseillerais d'appeler quelques semaines à l'avance surtout qu'il n'y avait aucune avance à verser.
Pour le reste, nous n'avons rien réservé et nous sommes présentés directement aux campings. Nous n'avons jamais eu de problème.
Voilà pour ce premier compte-rendu. Evidemment, si vous avez des questions, je serais heureux de pouvoir y répondre pour aider d'autres à profiter au mieux de cette magnifique région.
Danger d'utilisation de la carte bancaire en Namibie English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai posté un premier post sur mon itinéraire de trois semaines en Namibie en mai 2013 et je remercie tous ceux qui y ont contribué. Pour rappel, la Namibie me fait rêver depuis mon enfance et cette fois, j'y vais "vraiment". 🙂
Mon problème est aujourd'hui les arnaques à la carte bancaire ou plutôt le danger à laisser son numéro ou l'empreinte de sa carte pour une caution (chez un loueur de voiture par exemple).
J'ai réservé et payé mes billets d'avion sur le site d'Air Namibia au début de ce mois. Et depuis j'ai remarqué plusieurs prélèvements frauduleux sur ma CB. Hier, visite à ma banque, dépôt de plainte au commissariat et procédure de remboursement et changement de CB ! Avec mon banquier, nous avons vu que les prélèvements frauduleux ont commencé juste après mon achat chez Air Namibia (d'ailleurs je n'achète presque jamais rien sur Internet donc mes numéros ne sont pratiquement jamais communiqué). Par ailleurs, outre les prélèvements frauduleux qui ont été débités, le banquier a remarqué une multitude d'autres tentatives (environ 30) qui ont heureusement été bloquées par la banque.
Bref, pour mon premier contact "réel" avec le pays de mes rêves, j'avoue que ça refroidit. 😕
Mais bon, ce sont des choses qui arrivent et je ne suis pas d'un naturel parano. Je souhaiterais savoir s'il y a moyen pour les locations (location de voiture, hôtels, lodges etc.) de ne communiquer son numéro de CB qu'à son TO (Namibia Reservations, Tourmaline ou autres) ? Le TO communique-t-il notre CB aux louerus de voiture et hôtels ? J'ai vu qu'il y avait eu pas mal de vol de numéro de CB chez les loueurs (Avis, Europcar et d'autres) ? Si je réserve et je paie par le TO, le loueur va quand même me demander une caution par ma CB le jour de la location ? Comment faire ? Les hôtels et lodges demandent-ils aussi la CB en caution ? Aux USA, alors que tout avait été prépayé par Internet, tous les hôtels nous demandaient systématiquement la CB. Aux USA passe encore mais en Namibie ? Avez-vous eu ces problèmes et comment les contourner ?
Merci d'avance.
Mais bon, ce sont des choses qui arrivent et je ne suis pas d'un naturel parano. Je souhaiterais savoir s'il y a moyen pour les locations (location de voiture, hôtels, lodges etc.) de ne communiquer son numéro de CB qu'à son TO (Namibia Reservations, Tourmaline ou autres) ? Le TO communique-t-il notre CB aux louerus de voiture et hôtels ? J'ai vu qu'il y avait eu pas mal de vol de numéro de CB chez les loueurs (Avis, Europcar et d'autres) ? Si je réserve et je paie par le TO, le loueur va quand même me demander une caution par ma CB le jour de la location ? Comment faire ? Les hôtels et lodges demandent-ils aussi la CB en caution ? Aux USA, alors que tout avait été prépayé par Internet, tous les hôtels nous demandaient systématiquement la CB. Aux USA passe encore mais en Namibie ? Avez-vous eu ces problèmes et comment les contourner ?
Merci d'avance.
Parcs du nord de Tanzanie + Zanzibar avec agence English translation pending
Bonjour,
Nous partons 13 jours en Aout en Tanzanie pour 6 jours de safari (serengi, tarangire, ngorongoro) et 7 jours a Zanzibar (1 à Town Stone, 3 jours à Kendwa et 3 a Paje).
Connaissez-vous l'agence Hors Piste?
Quelles excursions pouvez-vous nous conseiller pour Zanzibar? Et les plages? Nous avons choisi 2 hébergements afin de pouvoir faire un tour plus complet de l'île, afin de varier plages, fonds marins et paysages...
Au niveau des vaccins, nous allons faire la fièvre jaune et le palu... Mais il y en a une dizaine d'autre "fortement conseillé"... Lesquels sont incontournables?
Merci beaucoup de nous aider à préparer au mieux notre voyage, et de partager votre voyage avec vos conseils, bon plans, et recommandations!!
Nous partons 13 jours en Aout en Tanzanie pour 6 jours de safari (serengi, tarangire, ngorongoro) et 7 jours a Zanzibar (1 à Town Stone, 3 jours à Kendwa et 3 a Paje).
Connaissez-vous l'agence Hors Piste?
Quelles excursions pouvez-vous nous conseiller pour Zanzibar? Et les plages? Nous avons choisi 2 hébergements afin de pouvoir faire un tour plus complet de l'île, afin de varier plages, fonds marins et paysages...
Au niveau des vaccins, nous allons faire la fièvre jaune et le palu... Mais il y en a une dizaine d'autre "fortement conseillé"... Lesquels sont incontournables?
Merci beaucoup de nous aider à préparer au mieux notre voyage, et de partager votre voyage avec vos conseils, bon plans, et recommandations!!
Location de voiture en Afrique du Sud à l'aéroport de Johannesburg? English translation pending
Bonjour a tous,
nous partons en juillet-août en afrique du sud avec notre bébé.
Nous voulons louer une voiture en arrivant à l'aéroport de johannesburg pour après aller du côté du kruger.
Les sites de loueur sont-ils tous fiable? Y a t-il des choses au niveau assurance à savoir? Faut-il prendre une assurance complémentaire? Où trouver le meilleur tarif? A quoi faut-il faire attention quand on loue?
Peut-on louer une petite voiture pour aller au kruger? Je ne sais pas comment sont les routes.
Merci a tous par avance.
greg
Quel pays choisir pour un premier voyage en Afrique noire? English translation pending
Salut à tous,
Je viens solliciter les connaisseurs de l'Afrique Noire.
Pour un premier voyage dans cette région du globe, quel pays pourriez vous conseiller?
Mes goûts s'orientent en général vers :
- Les villes bouillonnantes, vivantes où flâner et sortir un peu,
- Les campagnes et les marchés populaires,
- Les minorités ethniques,
- Les paysages,
- Les rencontres,
...
Merci de me faire partager vos passions.
Il pourrait être intéressant de préciser que je souhaiterais partir en Septembre/Octobre pour environ 3 semaines et seul. Je n'ai pas un énorme budget..Voyage en mode routard/Backpaker avec un minimum de confort et de sécurité.
Merci de me faire partager vos passions.
Il pourrait être intéressant de préciser que je souhaiterais partir en Septembre/Octobre pour environ 3 semaines et seul. Je n'ai pas un énorme budget..Voyage en mode routard/Backpaker avec un minimum de confort et de sécurité.
Voyage Afrique du Sud - Mozambique en quinze jours English translation pending
Bonjour,
Je pars le mois de Juillet prochain 15 Jours en Afrique du Sud et idealement au Mozambique (voyage de noces). J ai deja mes billets a/r sur Johannesbourg. Idealement, je voudrais visiter quelques spots en Afrique du Sud, faire quelques jours de safari et aller en suite passer 4 -5 jours au Mozambique au bord d une plage!
L Afrique du Sud etant enorme, j 'ai du mal a me decider sur un itineraire. Pouvez vous me conseiller? Quels sont les endroits a ne pas manquer? Et quel safari faire? Reserve privée ou pas?
Et pour le mozambique? Quelle plage/ile choisir?
Je compte prendre des vols interieurs afin de gagner du temps sur les trajets.
Merci pour vos conseils,
Florent
Je pars le mois de Juillet prochain 15 Jours en Afrique du Sud et idealement au Mozambique (voyage de noces). J ai deja mes billets a/r sur Johannesbourg. Idealement, je voudrais visiter quelques spots en Afrique du Sud, faire quelques jours de safari et aller en suite passer 4 -5 jours au Mozambique au bord d une plage!
L Afrique du Sud etant enorme, j 'ai du mal a me decider sur un itineraire. Pouvez vous me conseiller? Quels sont les endroits a ne pas manquer? Et quel safari faire? Reserve privée ou pas?
Et pour le mozambique? Quelle plage/ile choisir?
Je compte prendre des vols interieurs afin de gagner du temps sur les trajets.
Merci pour vos conseils,
Florent
Avis sur périple en Afrique du Sud, Namibie, Botswana English translation pending
Bonjour à tous,
M'étant déjà manifesté sur ce sympathique forum, je vous soumets mon projet de voyage qui n'est pas encore définitif. Le manque de temps (ce périple étant déjà assez dense) m'oblige à faire des impasses : Kaokoland et Delta Okanvango notamment qui seront peut être un jour comblées 😉. Je remercie encore toutes celles et ceux qui font vivre ce forum et qui permettent via vos carnets de route de préparer un tel voyage.
Nous arriverons le 1er Aout 2008 à Johannesburg à 16H15. Vol par qatar airways (paris-Qatar-Jo'burg) : 3 personnes : 2300 euros Location 4x4 tout équipé tentes sur le toit pour 25 jours : 20000 Rands (sans excess, avec GPS, frigo freezer, sans aucun autre supplément, moteur turbo diesel) véhicule entre 55 et 65000 kilometres
Première nuit sur place pour un départ aux aurores : y a de la route !!
2 Aout : Jo'burg --> Upington (grosse etape roulante) 3 : Upington --> Fish river Canyon 4 : Fish river Canyon 5 : Fish river canyon -->Aus 6 : Aus --> Sesriem (via route 707) 7 : Sesriem (sossusvlei) 8 : Sesriem (promenade dans le désert) 9 : Sesriem --> Walvis Bay (à travers le desert ?) Quelqu'un connait ? 10 : Walvis Bay (ballade en bateau : Mola Mola ?) 11 : Walvis Bay -->Cape Cross ( camping à Miles 108 ? ) 12 : Cape Cross --> ? Damaraland 13 : ?? Damaraland (pas encore fixé pour où exactement ) 14 : ?? Damaraland --> Etosha (nuit au park) 15 : Etosha (nuit au Park) 16 : Etosha (nuit au Park) 17 : Etosha -->Rundu or Bagani (étape roulante ) 18 : Rundu or Bagani -->Chobe Park (étape roulante) 19 : Chobe Park (nuit au Park) 20 : Chobe Park (nuit au park) 21 : Vic Falls (nuit sur place) 22 : Vic falls (nuit sur place) 23 ??????????? journée non encore planifiée qui peut se mettre partout 😎 24 : Vic Fall --> Kasane--> retour vers l'Afrique du Sud le plus près possible de la frontière (Palapye ?) (journée roulante) . Ou Vic falls -->Matetsi -->Mpandametanga (Zimbabwe) -->Nata--> retour vers l'Afrique du Sud le plus près possible de la frontière S.A (si cette route est possible et fait gagner du temps par rapport à Kasane. 25 : Retour à Jo burg ( restitution de la voiture et nuit sur place) 26 : décollage à 13:10 retour en France ...
Voilà... Je suis bien sûr preneur de toutes vos remarques et conseils, notamment sur les camping (avec ou sans lodge) qui vous ont laissé de bons souvenirs ainsi que vos coups de coeur resto
Je ne manquerai pas de me manifester pour vous solliciter.
Je pense réserver longtemps à l'avance les sites de Sesriem Etosha Chobe et Victoria falls.
A bientôt
M'étant déjà manifesté sur ce sympathique forum, je vous soumets mon projet de voyage qui n'est pas encore définitif. Le manque de temps (ce périple étant déjà assez dense) m'oblige à faire des impasses : Kaokoland et Delta Okanvango notamment qui seront peut être un jour comblées 😉. Je remercie encore toutes celles et ceux qui font vivre ce forum et qui permettent via vos carnets de route de préparer un tel voyage.
Nous arriverons le 1er Aout 2008 à Johannesburg à 16H15. Vol par qatar airways (paris-Qatar-Jo'burg) : 3 personnes : 2300 euros Location 4x4 tout équipé tentes sur le toit pour 25 jours : 20000 Rands (sans excess, avec GPS, frigo freezer, sans aucun autre supplément, moteur turbo diesel) véhicule entre 55 et 65000 kilometres
Première nuit sur place pour un départ aux aurores : y a de la route !!
2 Aout : Jo'burg --> Upington (grosse etape roulante) 3 : Upington --> Fish river Canyon 4 : Fish river Canyon 5 : Fish river canyon -->Aus 6 : Aus --> Sesriem (via route 707) 7 : Sesriem (sossusvlei) 8 : Sesriem (promenade dans le désert) 9 : Sesriem --> Walvis Bay (à travers le desert ?) Quelqu'un connait ? 10 : Walvis Bay (ballade en bateau : Mola Mola ?) 11 : Walvis Bay -->Cape Cross ( camping à Miles 108 ? ) 12 : Cape Cross --> ? Damaraland 13 : ?? Damaraland (pas encore fixé pour où exactement ) 14 : ?? Damaraland --> Etosha (nuit au park) 15 : Etosha (nuit au Park) 16 : Etosha (nuit au Park) 17 : Etosha -->Rundu or Bagani (étape roulante ) 18 : Rundu or Bagani -->Chobe Park (étape roulante) 19 : Chobe Park (nuit au Park) 20 : Chobe Park (nuit au park) 21 : Vic Falls (nuit sur place) 22 : Vic falls (nuit sur place) 23 ??????????? journée non encore planifiée qui peut se mettre partout 😎 24 : Vic Fall --> Kasane--> retour vers l'Afrique du Sud le plus près possible de la frontière (Palapye ?) (journée roulante) . Ou Vic falls -->Matetsi -->Mpandametanga (Zimbabwe) -->Nata--> retour vers l'Afrique du Sud le plus près possible de la frontière S.A (si cette route est possible et fait gagner du temps par rapport à Kasane. 25 : Retour à Jo burg ( restitution de la voiture et nuit sur place) 26 : décollage à 13:10 retour en France ...
Voilà... Je suis bien sûr preneur de toutes vos remarques et conseils, notamment sur les camping (avec ou sans lodge) qui vous ont laissé de bons souvenirs ainsi que vos coups de coeur resto
Je ne manquerai pas de me manifester pour vous solliciter.
Je pense réserver longtemps à l'avance les sites de Sesriem Etosha Chobe et Victoria falls.
A bientôt
Voyage en Afrique du Sud en février/mars 2008 English translation pending
Bonjour,
Nous pensons aller en AFS entre 15 jours (ou 3 semaines max) et nous nous demandons bien vers quel TO nous diriger ?
D'habitude nous voyageons seuls. Là nous partirions en groupe car je ne me vois pas faire les balades tout seul au milieu de la brousse. Il faut bien un guide !
Mais quitte à payer le prix je cherche un voyage de qualité avec un petit groupe (ça c'est important), de bons rangers et un hébergment de qualité ! Est ce possible à votre avis ?
Quels parcs privilégier ? J'ai entendu dire qu'il valait mieux aller dans des parcs privés qu'à Kruger ? Si vrai pourquoi ?
A tou ceux qui connaissent et qui aurait la gentillesse de me répondre, d'avance Merci.
Nous pensons aller en AFS entre 15 jours (ou 3 semaines max) et nous nous demandons bien vers quel TO nous diriger ?
D'habitude nous voyageons seuls. Là nous partirions en groupe car je ne me vois pas faire les balades tout seul au milieu de la brousse. Il faut bien un guide !
Mais quitte à payer le prix je cherche un voyage de qualité avec un petit groupe (ça c'est important), de bons rangers et un hébergment de qualité ! Est ce possible à votre avis ?
Quels parcs privilégier ? J'ai entendu dire qu'il valait mieux aller dans des parcs privés qu'à Kruger ? Si vrai pourquoi ?
A tou ceux qui connaissent et qui aurait la gentillesse de me répondre, d'avance Merci.
Un mois en Afrique beaucoup pour la faune: Botswana, Namibie, Zambie ou Tanzanie? English translation pending
Coucou! Je désire partir en 2008 avec une amie en Afrique. Nous penchions d'abord pour Madagascar, mais je crois comprendre que nous ne verrons pas tellement d'espèces sauvages, et c'est principalement un aspect de la destination très important. Quelle destination regrouperait culture, paysages, et faune et serait la meilleur choix selon vous? Pour la faune, je sais que le Kenya est trèsprisé, mais j'ai peur que ce soit un endroit trop "touristique" vus le nombre de safaris organisés. Impatiente d'attendre vos réponses et commentaires. Merci!
Préparation d'une boucle Le Cap-Namibie en novembre/décembre 2006 English translation pending
Bonjour à tous !
J'essaie de préparer un voyage de début novembre à mi décembre (38 jours): boucle Le cap - namibie à 2, en 2 roues motrices et logement en BB, hotels ou lodges ou jour le jour (pas de camping). J'ai déjà visité l'Afrique du sud en 2000 dans ces conditions, mais pas de ce coté là, et votre aide me serait fort utile !
D'ores et déjà un grand merci, dans le désordre, à Simba, jpw, bbirdy, smouchy, nancy, senmout, phil4x4, mlefevre, norbertmgt, boyer, eurekalap...et tous ceux que j'oublie sans doute ! Question préalable : quel guide pour la namibie ? les lonely planet ne sont pas d'actualité sur ce secteur, je peux lire l'anglais ou le français et j'hésite entre le footprint (05/2006), le globe trotter road atlas of namibia (02/2004, je n'ai pu le feuilleter nuelle part mais l'un d'entre vous le recommandais), l'insight guide à paraitre en 09/06 : je ne connais pas ces guides et n'ai pas non plus eu l'occasion d'en feuilleter... Et voici le parcours que je projète, les questions que je me pose sur certaines zones, tous vos commentaires seront bienvenus (bons plans, pb potentiels en 2x4 roues, route recommandée ou non, étape pour dormir plutôt à tel endroit qu'à tel autre etc...) Le cap - 2 jours en essayant de retrouver le monkey valley resort : ? quelqu'un y a t'il séjourné récemment... ?Hermanus, histoire de voir si les baleines nous aurons attendu début novembrepaarl, bloubergstrand, yzerfontein (hotel)Langebann et parc West coast, paternoster (hotel)elands bay, lambert's bay, doring bay -strandfontein ? là aussi il y aurait des baleines en novembre ? où loger ? - Etat de la route cotière au nord du cap pour une 2x4 en novembre ?Varhynsdorp-calvinia-niewoudtville (hotel) pour la route qui semble superbe et que nous n'aurons pas l'occasion de prendre au retourkamieskroon (hotel) ? intéret du namaqua Nat Parc à cette époque (après la saison des fleurs) ???springbok (hotel) ? même question que précédemment pour goegap Nat parc - Là aussi dilemme : la route entre steinkopft et vioolsdrif a l'air belle, mais me conseillez-vous aussi -ou plutôt- de faire un détour par la cote : port noloth, alexander bay et surtout le richtersveld parc qui semble beau mais peu accessible en 2X 4 ???Fish river canyon, ais ais, (hotel à proximité ou dans le parc ??), j'ai vu des commentaires disant qu'il ne vallait mieux pas arriver le soir à fish river pour des pb de contrejour, confirmez-vous, ou faut il privilégier un circuit plutot qu'un autre ??? - Aus et nuit à klein aus vista... réservation indispensable ou y a t'il d'autres lodges équivalents dans le coin, les tarifs indiqués sur leur site (glurp...) sont ils négociables ????luderitz (hotel) ou étape luderitz avant aus pour avoir ensuite moins de km jusqu'à sessriem ???sessriem et/ou sossusvlei : bon plans, le lodge à sossluvei à l'air Top, cher aussi je suppose et avec réservation obligatoire ??? y en a t'il d'autres sur place ? dans quel ordre vaut il mieux visiter les dunes ? le camping de sessriem propose t'il aussi des bungalows, ou y en a t'il a proximité ? (nous n'aurons pas de matériel de camping), par ailleurs, j'ai vui qu'il était possible de rejoindre les dunes à pied et d'éviter ainsi les navettes 4x4 : est-ce long ? une nuit sur chaque site ou une seule pour les 2 ? Bref, tous les bons plans sur ce coin me seront particulièrement utiles...solitaire, tsaobis leopard nat parc, swakopmund (hotel)...ou si vous avez des bons plans logement avant swakopmund, dites-le moi !Walvis bay (hotel à walvis ou à nouveau swakop?), welwitchia drivecape cross ? possible par la cote en 2x4 ??? logement sur place ?brandberg west (ok en 2x4 depuis cape cross ???), khorixas (bambatsi holiday ranch si nous pouvons et si c'est abordable...glurp aussi sur leur site !)twylfontein, petrified forest, palmwag (hotel si pas trop cher -budget de 50 euros en b and B environ- et de la place...) ??? Ou me conseillez vous de continuer sur la cote depuis cape cross jusqu'à torra bay et de rejoindre khorixas et les environs ensuite ???sesfontein, opuwo ? une seule ou 2 étapes conseillées, ok en 2x4 ?etosha (par le nord ou le sud depuis opuwo ??? j'ai vu qu'il y a hobatere en route par le sud ??? quequ'un connait ?) Plusieurs questions sur etosha : .d'abord j'ai lu dans un seul guide qu'ils fermaient de novembre à mars (comme fish river d'ailleurs) : me confirmez vous que c'est faut ? .ensuite la réservation...est elle quasi obligatoire pour les bungalows, meme en novembre ? (à cette époque au kruger et autres parcs nous n'aviosn pas eu de pb en afs en 2000...) si oui, est ce suffisant qq jours ou une semaine à l'avance ? et sinon, au pire, y a t'il d'autres hébergements autour, en conseillez vous ?Rundu (hotel)mahango : j'ai vu les chaudes recommandations concernant le ngepi camp dans ce secteur pour la ballade en canoe, font ils aussi bungalows, ou y en a t'il dans le coin, quelqu'un recommandait aussi le mahango safari lodge, est ce à coté ? Puis Caprivi si nous avons le temps :Katima mulilo, caprivi natural parc, caprivi cabin river lodge si possibleKasane ? comment se passe le passage de la frontière ? hébergements recommandés ? - journée A/R victoria falls par un tour operator depuis kasane, depuis katima mulilo? - tour à Chobe à priori moins cher si réservé depuis victoria falls ? impossible en 2x4 si j'ai bien compris de toutes façons ? où laisser la voiture ??Whindoek (avec étapes selon d'où nous partirons précédemment) - hotelmariental et nuit à la lapa farm recommandée si possiblekeetmanshop (hotel) ? faut il plutot prévoir twee river et kalahari game lodge pour leur intérêt ou ne sont elles que des étapes lorsqu'on entre en namibie via le kalahari gemsbok parc ASF ???rietfontein, nuit sur place ou suffisamment de temps pour étape vers nat parc kalahari gemsbok depuis kettmanshop ? (au moins 2 nuits dans le parc, là aussi preneuse d'infos sur l'hébergement et les réservations)Upington (hotel)augrabies falls (nuit sur le secteur, à kakamas, ou kendhart ???)je pensais ensuite prendre la r27 par kendhardt et brandvlei, connaissez vous la route (2x4) ? les choses à voir ? les hébergements ?Calvinia (hotel)rte 364 clanwillams, algeria, cedarberg (hébergement dans ce secteur ?)citrusdal, ceres, tulbagh, piketberg, groot winterhoek wilderness, piketberg (impasse sur cette dernière ?) ? là aussi, toute suggestion d'hébergement ou d'itinéraire est bienvenueCape town (au moins la dernière nuit)
Voilà ! Beaucoup d'interrogations mais rien n'est figé sauf le vol pour l'instant, ce ne sont que des préparatifs sur lectures, nous voulons prendre le temps de visiter et éviter les trop grandes étapes dans la mesure du possible mais j'ai bien peur d'etre obligée de devoir raccourcir la partie nord (chobe, victoria falls et peut être même caprivi...). Toutes vos remarques, conseils ou commentaires seront les bienvenus. J'attends vos réponses avec impatience ! Merci par avance !
J'essaie de préparer un voyage de début novembre à mi décembre (38 jours): boucle Le cap - namibie à 2, en 2 roues motrices et logement en BB, hotels ou lodges ou jour le jour (pas de camping). J'ai déjà visité l'Afrique du sud en 2000 dans ces conditions, mais pas de ce coté là, et votre aide me serait fort utile !
D'ores et déjà un grand merci, dans le désordre, à Simba, jpw, bbirdy, smouchy, nancy, senmout, phil4x4, mlefevre, norbertmgt, boyer, eurekalap...et tous ceux que j'oublie sans doute ! Question préalable : quel guide pour la namibie ? les lonely planet ne sont pas d'actualité sur ce secteur, je peux lire l'anglais ou le français et j'hésite entre le footprint (05/2006), le globe trotter road atlas of namibia (02/2004, je n'ai pu le feuilleter nuelle part mais l'un d'entre vous le recommandais), l'insight guide à paraitre en 09/06 : je ne connais pas ces guides et n'ai pas non plus eu l'occasion d'en feuilleter... Et voici le parcours que je projète, les questions que je me pose sur certaines zones, tous vos commentaires seront bienvenus (bons plans, pb potentiels en 2x4 roues, route recommandée ou non, étape pour dormir plutôt à tel endroit qu'à tel autre etc...) Le cap - 2 jours en essayant de retrouver le monkey valley resort : ? quelqu'un y a t'il séjourné récemment... ?Hermanus, histoire de voir si les baleines nous aurons attendu début novembrepaarl, bloubergstrand, yzerfontein (hotel)Langebann et parc West coast, paternoster (hotel)elands bay, lambert's bay, doring bay -strandfontein ? là aussi il y aurait des baleines en novembre ? où loger ? - Etat de la route cotière au nord du cap pour une 2x4 en novembre ?Varhynsdorp-calvinia-niewoudtville (hotel) pour la route qui semble superbe et que nous n'aurons pas l'occasion de prendre au retourkamieskroon (hotel) ? intéret du namaqua Nat Parc à cette époque (après la saison des fleurs) ???springbok (hotel) ? même question que précédemment pour goegap Nat parc - Là aussi dilemme : la route entre steinkopft et vioolsdrif a l'air belle, mais me conseillez-vous aussi -ou plutôt- de faire un détour par la cote : port noloth, alexander bay et surtout le richtersveld parc qui semble beau mais peu accessible en 2X 4 ???Fish river canyon, ais ais, (hotel à proximité ou dans le parc ??), j'ai vu des commentaires disant qu'il ne vallait mieux pas arriver le soir à fish river pour des pb de contrejour, confirmez-vous, ou faut il privilégier un circuit plutot qu'un autre ??? - Aus et nuit à klein aus vista... réservation indispensable ou y a t'il d'autres lodges équivalents dans le coin, les tarifs indiqués sur leur site (glurp...) sont ils négociables ????luderitz (hotel) ou étape luderitz avant aus pour avoir ensuite moins de km jusqu'à sessriem ???sessriem et/ou sossusvlei : bon plans, le lodge à sossluvei à l'air Top, cher aussi je suppose et avec réservation obligatoire ??? y en a t'il d'autres sur place ? dans quel ordre vaut il mieux visiter les dunes ? le camping de sessriem propose t'il aussi des bungalows, ou y en a t'il a proximité ? (nous n'aurons pas de matériel de camping), par ailleurs, j'ai vui qu'il était possible de rejoindre les dunes à pied et d'éviter ainsi les navettes 4x4 : est-ce long ? une nuit sur chaque site ou une seule pour les 2 ? Bref, tous les bons plans sur ce coin me seront particulièrement utiles...solitaire, tsaobis leopard nat parc, swakopmund (hotel)...ou si vous avez des bons plans logement avant swakopmund, dites-le moi !Walvis bay (hotel à walvis ou à nouveau swakop?), welwitchia drivecape cross ? possible par la cote en 2x4 ??? logement sur place ?brandberg west (ok en 2x4 depuis cape cross ???), khorixas (bambatsi holiday ranch si nous pouvons et si c'est abordable...glurp aussi sur leur site !)twylfontein, petrified forest, palmwag (hotel si pas trop cher -budget de 50 euros en b and B environ- et de la place...) ??? Ou me conseillez vous de continuer sur la cote depuis cape cross jusqu'à torra bay et de rejoindre khorixas et les environs ensuite ???sesfontein, opuwo ? une seule ou 2 étapes conseillées, ok en 2x4 ?etosha (par le nord ou le sud depuis opuwo ??? j'ai vu qu'il y a hobatere en route par le sud ??? quequ'un connait ?) Plusieurs questions sur etosha : .d'abord j'ai lu dans un seul guide qu'ils fermaient de novembre à mars (comme fish river d'ailleurs) : me confirmez vous que c'est faut ? .ensuite la réservation...est elle quasi obligatoire pour les bungalows, meme en novembre ? (à cette époque au kruger et autres parcs nous n'aviosn pas eu de pb en afs en 2000...) si oui, est ce suffisant qq jours ou une semaine à l'avance ? et sinon, au pire, y a t'il d'autres hébergements autour, en conseillez vous ?Rundu (hotel)mahango : j'ai vu les chaudes recommandations concernant le ngepi camp dans ce secteur pour la ballade en canoe, font ils aussi bungalows, ou y en a t'il dans le coin, quelqu'un recommandait aussi le mahango safari lodge, est ce à coté ? Puis Caprivi si nous avons le temps :Katima mulilo, caprivi natural parc, caprivi cabin river lodge si possibleKasane ? comment se passe le passage de la frontière ? hébergements recommandés ? - journée A/R victoria falls par un tour operator depuis kasane, depuis katima mulilo? - tour à Chobe à priori moins cher si réservé depuis victoria falls ? impossible en 2x4 si j'ai bien compris de toutes façons ? où laisser la voiture ??Whindoek (avec étapes selon d'où nous partirons précédemment) - hotelmariental et nuit à la lapa farm recommandée si possiblekeetmanshop (hotel) ? faut il plutot prévoir twee river et kalahari game lodge pour leur intérêt ou ne sont elles que des étapes lorsqu'on entre en namibie via le kalahari gemsbok parc ASF ???rietfontein, nuit sur place ou suffisamment de temps pour étape vers nat parc kalahari gemsbok depuis kettmanshop ? (au moins 2 nuits dans le parc, là aussi preneuse d'infos sur l'hébergement et les réservations)Upington (hotel)augrabies falls (nuit sur le secteur, à kakamas, ou kendhart ???)je pensais ensuite prendre la r27 par kendhardt et brandvlei, connaissez vous la route (2x4) ? les choses à voir ? les hébergements ?Calvinia (hotel)rte 364 clanwillams, algeria, cedarberg (hébergement dans ce secteur ?)citrusdal, ceres, tulbagh, piketberg, groot winterhoek wilderness, piketberg (impasse sur cette dernière ?) ? là aussi, toute suggestion d'hébergement ou d'itinéraire est bienvenueCape town (au moins la dernière nuit)
Voilà ! Beaucoup d'interrogations mais rien n'est figé sauf le vol pour l'instant, ce ne sont que des préparatifs sur lectures, nous voulons prendre le temps de visiter et éviter les trop grandes étapes dans la mesure du possible mais j'ai bien peur d'etre obligée de devoir raccourcir la partie nord (chobe, victoria falls et peut être même caprivi...). Toutes vos remarques, conseils ou commentaires seront les bienvenus. J'attends vos réponses avec impatience ! Merci par avance !
Trajet aéroport international de Johannesburg - N14 direction Upington via Kuruman English translation pending
Si quelqu un connait bien jo'burg peut il m aider j'arrive a l'aéroport internationnal de jo'burg et je veux récupérer la N14 en direction de UPINGTON via KURUMAN en voiture la premiere fois j'ai tellement galléré pour sortir de jo'burg que toute aide sera précieuse
d'avance merci
gil
Feedback on Cape Town to Johannesburg itinerary (2nd trip) in 3 weeks
Hello everyone!
It's been a year since I've been longing for South Africa. Our first trip in August 2025 amazed us, and—rarely—it was a unanimous hit with our little family! We were touched to the core, and from the moment we got home, we couldn’t stop talking about going back. 😄
I’d like to take this opportunity to thank everyone who gave me advice on the itinerary for that first trip (Johannesburg loop: Blyde, Kruger, Eswatini, St. Lucia, Durban, Drakensberg)! Thanks to you, our trip went like a dream!
Since then, I haven’t stopped reading articles and discussions on VoyageForum to keep my head in South Africa a little longer!
So, we finally caved and just booked our tickets for January 2027 (from the 3rd to the 26th), with a plan to do a road trip from Cape Town to Johannesburg in about 3 weeks.
I’ve got a rough itinerary that seems great based on what I’ve read on various forums, but there are still some uncertain points, and that’s where I could use your advice.
3/01: Arrival in Johannesburg at 11:45 PM 4/01: Flight to Cape Town, pick up rental car. Afternoon sightseeing 5,6,7/01: Cape Town to visit the big classics in the area (any tips for finding accommodation: which neighborhood, a specific place?) 8/01: Overnight stop before Oudtshoorn—but where??? (Is it essential, or is the CT-Oudtshoorn drive manageable? If so, I’d gain a day in Oudtshoorn. Google Maps shows over 5 hours of driving...) 9,10/01: Oudtshoorn (or would 3 nights be better to really enjoy the area?) 11,12/01: Knysna, Plettenberg Bay (to have time for hiking—if you’ve got hiking tips, I’m all ears!) 13,14/01: Tsitsikamma (still to have time for hiking—who knows the must-do hikes in the area? But maybe 4 nights in the Knysna-Tsitsikamma area is too much—I’m not sure) 16,17/01: Addo Elephant (I’m torn between 3 nights at Addo or 3 nights at Mountain Zebra. Based on travel journals, especially Michel’s on MZ, I’ve scheduled 3 nights at MZ 😄...) 18,19,20/01: Mountain Zebra NP 21/01: Camdeboo NP (because it looks so beautiful!) 22/01: Overnight stop (where?) before wrapping up the trip with either 2 or 3 nights at Golden Gate NP or the Lesotho option, which appeals to me, but I don’t know if it’s doable in 3 days to be back in Johannesburg by the afternoon of the 26th.
That’s my trip idea for now... I’m eagerly waiting for your advice, ideas, and comments... Can’t wait to be back there again!
3/01: Arrival in Johannesburg at 11:45 PM 4/01: Flight to Cape Town, pick up rental car. Afternoon sightseeing 5,6,7/01: Cape Town to visit the big classics in the area (any tips for finding accommodation: which neighborhood, a specific place?) 8/01: Overnight stop before Oudtshoorn—but where??? (Is it essential, or is the CT-Oudtshoorn drive manageable? If so, I’d gain a day in Oudtshoorn. Google Maps shows over 5 hours of driving...) 9,10/01: Oudtshoorn (or would 3 nights be better to really enjoy the area?) 11,12/01: Knysna, Plettenberg Bay (to have time for hiking—if you’ve got hiking tips, I’m all ears!) 13,14/01: Tsitsikamma (still to have time for hiking—who knows the must-do hikes in the area? But maybe 4 nights in the Knysna-Tsitsikamma area is too much—I’m not sure) 16,17/01: Addo Elephant (I’m torn between 3 nights at Addo or 3 nights at Mountain Zebra. Based on travel journals, especially Michel’s on MZ, I’ve scheduled 3 nights at MZ 😄...) 18,19,20/01: Mountain Zebra NP 21/01: Camdeboo NP (because it looks so beautiful!) 22/01: Overnight stop (where?) before wrapping up the trip with either 2 or 3 nights at Golden Gate NP or the Lesotho option, which appeals to me, but I don’t know if it’s doable in 3 days to be back in Johannesburg by the afternoon of the 26th.
That’s my trip idea for now... I’m eagerly waiting for your advice, ideas, and comments... Can’t wait to be back there again!
Itinéraire par les grandes réserves d'Afrique du Sud du Kruger à Cape Town English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs !
Je viens à vous car j'aimerai effectuer un road-trip en Afrique du Sud, en passant par les plus grandes réserves du pays, du Kruger à Cape Town. J'aimerai savoir si parmi vous certains on envisagé un circuit similaire au mien, et si des réserves devaient être ajouter au programme. Je ne sais pas encore sur combien de jours je vais me baser, sûrement 3 semaines. Je vous dresse maintenant une short-list des lieux que je considère immanquables :
Pilanesberg (près de Pretoria, la capitale de l'Afrique du Sud) - beaucoup de rhinos et présence d'hippotragues noirs nuit au Black Rhino Lodge, réservation sur place de montgolfière, présence de genettes aux alentours du lodge Blyde River Canyon (à faire avant ou après le Kruger park) & Tree Rondavels Kruger, safari à pied dans réserve privée Sabi Sand et Timbavati (réserves privées) Swaziland Cape Vidal Hluhluwe-Umfolzi, forte présence et actions pour sauvegarde des rhinos Saint Lucia Wetland Park KwaZulu-Natal Drakensberg
Schotia safaris private game reserve à Port Elisabeth Plettenberg Bay ? Balade dans réserve de Tsitsikamma (montagne) ? Mossel Bay, Pinnacle point Gansbaai, plongée en cage grand requin blanc et nuit au Cliff Lodge (De Kelders) vue sur l'océan atlantique Hermanus et excursion en mer pour observation de baleines Simon's Town et sa plage Boulders et vue avec manchots du Cap Seal Island au départ de Hout Bay (otaries) Manger une assiette de fruits de mer avec un verre de vin blanc face à l'Océan Cape point et réserve du Cap de Bonne-Espérance
Connaissez-vous aussi des excursions sympathiques, ou des activités à ne pas rater ? Des lieux où dormir et des endroits où se restaurer où il ferait bon de s'arrêter ?
Dans l'attente de vous lire
Je viens à vous car j'aimerai effectuer un road-trip en Afrique du Sud, en passant par les plus grandes réserves du pays, du Kruger à Cape Town. J'aimerai savoir si parmi vous certains on envisagé un circuit similaire au mien, et si des réserves devaient être ajouter au programme. Je ne sais pas encore sur combien de jours je vais me baser, sûrement 3 semaines. Je vous dresse maintenant une short-list des lieux que je considère immanquables :
Pilanesberg (près de Pretoria, la capitale de l'Afrique du Sud) - beaucoup de rhinos et présence d'hippotragues noirs nuit au Black Rhino Lodge, réservation sur place de montgolfière, présence de genettes aux alentours du lodge Blyde River Canyon (à faire avant ou après le Kruger park) & Tree Rondavels Kruger, safari à pied dans réserve privée Sabi Sand et Timbavati (réserves privées) Swaziland Cape Vidal Hluhluwe-Umfolzi, forte présence et actions pour sauvegarde des rhinos Saint Lucia Wetland Park KwaZulu-Natal Drakensberg
Schotia safaris private game reserve à Port Elisabeth Plettenberg Bay ? Balade dans réserve de Tsitsikamma (montagne) ? Mossel Bay, Pinnacle point Gansbaai, plongée en cage grand requin blanc et nuit au Cliff Lodge (De Kelders) vue sur l'océan atlantique Hermanus et excursion en mer pour observation de baleines Simon's Town et sa plage Boulders et vue avec manchots du Cap Seal Island au départ de Hout Bay (otaries) Manger une assiette de fruits de mer avec un verre de vin blanc face à l'Océan Cape point et réserve du Cap de Bonne-Espérance
Connaissez-vous aussi des excursions sympathiques, ou des activités à ne pas rater ? Des lieux où dormir et des endroits où se restaurer où il ferait bon de s'arrêter ?
Dans l'attente de vous lire
Projet Afrique du Sud + Swaziland ou Botswana? English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir minutieusement programmé - grâce à votre aide - un circuit en Namibie pour l'été prochain, je reviens sur le forum car je dois revoir mes plans. En effet, je n'ai pas pu réserver mes vols tant que mes dates de congés n'étaient pas confirmées, et maintenant, les prix des vols atteignent des sommets 🏴☠️🤪 !! Je rappelle que nous sommes 5 et que l'aérien pèse beaucoup dans le budget voyage !
Comme la destination Afrique Australe nous fait vraiment envie, je réfléchis à un circuit au départ de Johannesbourg pour laquelle les vols restent très abordables, mais en hésitant entre ces 2 possibilités :
1. Johannesbourg - Hluluwe Imfolozi - St Lucia - Isimangaliso Wetland Park - Swaziland - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - Marakele - Johannesbourg
2. Johannesbourg - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - puis le Botswana : Makgadigkadi - Kasane (+ Vic Falls) - Chobe - Maun et retour vers Jo'burg en traversant le Kalahari (mais avec quelles étapes ?)
Quelques questions : - Pour des raisons d'ambiance, et aussi pour le porte-monnaie, l'option 4x4 et camping nous plait bien. Le Botswana est-il conseillé dans ce cas ? Les campings n'y sont pas, je crois, cloturés (danger, qui plus est avec des enfants ?) - Le climat dans la partie sud du circuit en AFS ne risque-t-il pas d'être un peu frais ? C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai mis de côté le Drakensberg et le Lesotho.
@ vous lire,
Xavier
Après avoir minutieusement programmé - grâce à votre aide - un circuit en Namibie pour l'été prochain, je reviens sur le forum car je dois revoir mes plans. En effet, je n'ai pas pu réserver mes vols tant que mes dates de congés n'étaient pas confirmées, et maintenant, les prix des vols atteignent des sommets 🏴☠️🤪 !! Je rappelle que nous sommes 5 et que l'aérien pèse beaucoup dans le budget voyage !
Comme la destination Afrique Australe nous fait vraiment envie, je réfléchis à un circuit au départ de Johannesbourg pour laquelle les vols restent très abordables, mais en hésitant entre ces 2 possibilités :
1. Johannesbourg - Hluluwe Imfolozi - St Lucia - Isimangaliso Wetland Park - Swaziland - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - Marakele - Johannesbourg
2. Johannesbourg - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - puis le Botswana : Makgadigkadi - Kasane (+ Vic Falls) - Chobe - Maun et retour vers Jo'burg en traversant le Kalahari (mais avec quelles étapes ?)
Quelques questions : - Pour des raisons d'ambiance, et aussi pour le porte-monnaie, l'option 4x4 et camping nous plait bien. Le Botswana est-il conseillé dans ce cas ? Les campings n'y sont pas, je crois, cloturés (danger, qui plus est avec des enfants ?) - Le climat dans la partie sud du circuit en AFS ne risque-t-il pas d'être un peu frais ? C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai mis de côté le Drakensberg et le Lesotho.
@ vous lire,
Xavier
Choisir le Mali ou le Burkina Faso pour un mois du 15 octobre au 15 novembre? English translation pending
Bonjour,
Je m'apprête à partir pour un mois (du 15 octobre au 15 novembre environ) en Afrique, mais mon choix n'est pas arrêté quant à ma destination, j'hésite encore entre le Mali et le Burkina Faso...
Pour ceux qui auraient déja parcouru les 2 pays, je suis preneur de tout retour d'expérience (même si j'en ai déjà lu qq uns sur ce forum...), adresses utiles, bons plans, etc.
Je pars uniquement avec mon sac à dos, mes vaccins en règle et mon billet d'avion pour Bamako ou Ouaga. Une fois sur place, j'ai juste envie de "vivre" le pays choisi, rencontrer maliens ou burkinabé, m'éloigner un peu des grandes villes, apporter mon aide à des projets pourquoi pas (alphabétisation, travaux agricoles...).
Merci d'avance pour votre aide et vos futurs conseils.
Seb
Près de 1,700 policiers seront recrutés début 2009 au Cameroun English translation pending
CAMEROUN - 4 décembre 2008 - APANEWS
Le Cameroun entend augmenter les effectifs de sa police dès l'année prochaine avec le recrutement de 1.690 agents dont 45 nouveaux commissaires de police, 115 officiers, 330 inspecteurs et 1200 gardiens de la paix, a appris APA auprès de la Délégation générale à la sûreté nationale (DGNS).
Les concours directs et spéciaux ouverts « sur autorisation du chef de l'Etat », se dérouleront entre février et avril 2009, a dit le patron de la police camerounaise Egard Alain Mebe Ngo'o.
Il a dit que cette initiative participe du « renforcement des effectifs pour lutter contre l'insécurité et entre en droite ligne des préoccupations des autorités camerounaises à assurer la sécurité des hommes et de leurs biens ».
Le recrutement des nouveaux éléments dans la police intervient dans un contexte marqué par la recrudescence du banditisme, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.
Ces dernières semaines, la police camerounaise, en collaboration avec Interpol, a mis la main sur 35 véhicules de luxes volés en Europe et en Afrique, tandis que des trafiquants de tout ordre ont été mis hors d'état de nuire.
Les concours directs et spéciaux ouverts « sur autorisation du chef de l'Etat », se dérouleront entre février et avril 2009, a dit le patron de la police camerounaise Egard Alain Mebe Ngo'o.
Il a dit que cette initiative participe du « renforcement des effectifs pour lutter contre l'insécurité et entre en droite ligne des préoccupations des autorités camerounaises à assurer la sécurité des hommes et de leurs biens ».
Le recrutement des nouveaux éléments dans la police intervient dans un contexte marqué par la recrudescence du banditisme, aussi bien dans les zones urbaines que rurales.
Ces dernières semaines, la police camerounaise, en collaboration avec Interpol, a mis la main sur 35 véhicules de luxes volés en Europe et en Afrique, tandis que des trafiquants de tout ordre ont été mis hors d'état de nuire.
Une semaine à Cap Town en mars ou avril (Afrique du Sud) English translation pending
Slt tt le monde
Voila, j'envisage de partir 1 semaine en mars ou avril a Cap town en toursite.
Mes questions sont les suivantes:
1. Est-ce suffisant 1 semaine pour faire la cote ( ou peut etre que je resterais qu'a Cap town-- a voir)
2. Quel temps fera t-il ?
3. Le budget a prevoir pour l'hotel + food ( d'ailleurs je cherche des ptits hotels pas cher securitaire)
4. J'ai vu que Cap Town ressemble bcp a Cannes ...donc ce qui est de l'authenticité c'est pas ça :)
5. Quoi visiter a Cap? Port Elizabeth c'est bien?
6. Je sais qu'a Johannesbourg il y a pas mal de violence, est ce que ca craint lasbas? y'a des choses en particulier a voir?
7. faut il un visa toursite?
Un grd merci a ce qui pourront repondre a mes questions.
Thx in advance
Un grd merci a ce qui pourront repondre a mes questions.
Thx in advance