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Itinéraire Foz do Iguaçu (Brésil) - Asuncion (Paraguay) - Rio de Janeiro English translation pending
by Olivier99 · 2008-07-18 · 9 replies
Bonjour,

Je vais à Foz de Iguacu en août. J'aimerais aller faire un tour au Paraguay mais je ne trouve aucune information pratique sur ce pays ! J'y resterai que quelques jours (contrainte d'aller à Rio ensuite). Vaut-il mieux voyager en bus ou louer une voiture ? Des plans d'hôtel sympa ? ou resto à Ascuncion ? Des trucs à ne pas louper au Paraguay ? Est-ce que Salto Del Guaira vaut le coup (ca ferait un détour) ? Entre Ciudad Del Este et Asuncion, y'a t-il des villes sympas où s'arrêter ?

Ensuite je voudrais prendre un vol aller simple entre Ascuncion et Rio de Janeiro. Est-il préférable de prendre le billet ici avant de partir ou puis je le prendre 2 ou 3 jours avant à Ascuncion ? Les tarifs augmentent-ils lorsque la date du départ se rapprochent comme dans de nombreux pays ou pas ?

Tout ce que vous pourrez me dire sur le Paraguay (surtout Ciudad del Este et Asuncion, je n'aurais pas le temps d'aller bien plus loin), je suis preneur.

merci beaucoup !!!
Quatrième jour de tension à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge (18 juillet 2008) English translation pending
by Lili013 · 2008-07-18 · 83 replies
PREAH VIHEAR, Cambodge - Pour la quatrième journée consécutive, le Cambodge et la Thaïlande continuaient vendredi à renforcer leurs effectifs militaires autour d'un temple historique et d'une portion de territoire revendiquée par les deux pays. Cambodge et Thaïlande ont toutefois accepté de tenir des pourparlers à partir de lundi dans le but d'apaiser la tension et éviter une action militaire. Les Thaïlandais disposent à présent de plus de 400 soldats, contre 200 la veille, en territoire cambodgien près du temple Preah Vihear, un sanctuaire du XIe siècle, en violation de la souveraineté du pays. Côté cambodgien, le nombre de soldats a plus doublé pour s'établir à 800 soldats contre 380 la veille. Le Cambodge affirme qu'une quarantaine de soldats thaïlandais ont fait une intrusion sur son territoire alors que la tension monte entre les deux pays en raison d'un différend territorial portant sur un ancien temple, a annoncé un responsable cambodgien. Cette intrusion survenait après l'arrestation par les autorités cambodgiennes de trois ressortissants thaïlandais qui ont franchi la frontière à proximité du temple, récemment inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Thaïlande et Cambodge revendiquent ce territoire de 4, 6km2 entourant le sanctuaire. En 1962, la Cour internationale de Justice de La Haye avait accordé au Cambodge la souveraineté sur le temple de Preah Vihear et sur la terre qui l'entoure; une décision qui, près de 50 ans après, continue d'irriter bon nombre de Thaïlandais même si ce temple est culturellement cambodgien, partageant un style hindou avec le célèbre site d'Angkor-Vat dans le nord-ouest du Cambodge
Principaux endroits à visiter à Los Angeles? English translation pending
by Snoop13 · 2008-07-14 · 30 replies
Bonjour à tous,

Partant le 30 Juillet dans l'ouest américain et arrivant au soir à Los Angeles, J'aimerais connaitre votre avis sur les principaux endroits à visiter et leur temps, dans cette ville immense sachant que j'y arrive le soir, jusqu'au lendemain vers 17 heures . A la fin de mon voyage, je passerais néanmoins la dernière journée à Los Angeles .

Merci pour vos conseils =)
Emplois au Cameroun English translation pending
by HervéG · 2008-07-14 · 1 reply
Je voudrais ici relancer la discussion qu'avait lancé africainblan précédemment. Il y a eu des pour et des contres. Des développements intéressants et des fois complètement hors-sujet. J'aimerais (si c'est possible), aborder ce sujet dans la paix, le sujet et l'intelligence de chacun.

Ce sujet intéressera, je suis sûr, beaucoup de monde résidant au Cameroun, aussi bien les "expatriés" que les Camerounais eux-mêmes.

Ce Fil vous concerne :

1) Si vous êtes un recruteur, vous pouvez passer l'annonce du poste à pourvoir. 2) Si vous êtes un demandeur (ou demandeuse) d'emploi, vous pouvez passer l'annonce du poste qui vous intéresse. 3) Idées d'améliorations des conditions de travail au Cameroun. 4) Secteurs d'investissements au Cameroun, investisseurs locaux ou internationaux, mécénat... Etc... 5) Ethique du travail au Cameroun.

Cordialement
Partir trois mois ou plus pour Madagascar: prolonger le visa? English translation pending
by Gynalin · 2008-07-13 · 30 replies
j'ai passé 5 semaines inoubliables à mada, je suis revenue depuis plus d'1 mois, et je n'ai qu'un désir c'est de tt laisser (pour des raisons personnelles qui me "minent" la vie en France) et d'y retourner, j'ai fait la connaissance d'une petite fille de 4 ans (coup de foudre...) qui vit dans une cabane et dort sur des cartons avec ses parents et ses deux frères. Je vais la scolariser et leur acheter "une case" je ne peux pas faire mieux, (faute de moyens) je compte partir en septembre-octobre avec un visa de 3 mois, comment faut-il faire pour pouvoir le prolonger ... une fois à Mada, pensez-vous que je puisse trouver un petit travail qui me permettrait de payer un loyer (on m'a dit 20 euros sur Tana ?), me nourrir (ainsi que la famille) et payer l'école de la petite ? j'ai 53 ans pas de retraite (un petit revenu mensuel pour le moment!) et un petit peu d'argent en banque !

merci beaucoup pour vos réponses😄
Séjour de quinze jours à Gabès fin septembre (Tunisie) English translation pending
by Ardillon · 2008-07-12 · 12 replies
Bonjour, je souhaite avoir votre avis sur un séjour fin septembre à Gabés ( accueil, vie quotidienne, plage, location meublée pour 15 jours, voir hôtel) merci d'avance A+
Janvier, pic de la saison touristique en Thaïlande? English translation pending
by Pepifleuf · 2008-07-10 · 38 replies
Bonjour,

Je souhaite partir avec mon copain en Thaïlande en sac à dos, pour 3 semaines. Nous avons prévu de partir de fin décembre à mi-janvier (du 28/12 au 16/01 environ), cependant je viens de voir que c'était pile le pic de la saison touristique? 😕

Je n'ai pas encore d'itinéraire de tracé, cependant nous voulons pas mal bouger en terminant 2-3 jours sur une île...

Est-ce vraiment blindé de monde et les prix sont-ils si chers que ça à cette période? Vaut-il mieux reporter cette destination à une autre période de l'année? (mais je ne sais pas où partir en janvier!!!)

Merci d'avance pour vos réponses ! 🙂
Investisseurs à Madagascar English translation pending
by Sissi · 2008-07-09 · 64 replies
Avez-vous regardé l'émision "combien ça coûte " du 9 juillet ? ces français (très riches, bien sûr )qui vont acheter Madagascar pour une bouchée de pain, 2 euros le M2 et qui le revendent 400 euros le M2 mais équipé, précisent-ils. Et vous coyez que ce sont les Malgaches qui vont en profiter? On les fait bosser pour un salaire de misère...Mais le bon blanc est heureux de donner 4 sous à ces misérables! Comme chante Pierre Perret ..."ici rien n'a changé, chaque perle de pluie s'en va aux étrangers .....c'est aux messieurs blancs qui soulagent leur misère "
Onze jours en Iran pendant le Ramadan English translation pending
by Superkarim1 · 2008-07-03 · 14 replies
Bonsoir à tous !

Je compte partir 3 semaines du 01er au 24 septembre pour passer 11 jours en armenie et 11 jours en iran. DEs vols aller-retour sont disponible plusieurs fois par semaine de yerevan jusqu'à teheran.

En 10 jours, j'espere faire teheran, ispahan, yazd, shiraz et persepolis.

Je voulais savoir si cela vous semblait raisonnable en 10 jours et si cette periode de septembre sera supportable au niveau chaleur et si l'est possible de faire du tourisme pendant le ramandan .

Merci à tous !
Itinéraire avec nos enfants dans l'Ouest américain English translation pending
by Willypattex · 2008-06-29 · 8 replies
Bonjour à tous, je suis à la recherche de critique positive et constructive pour mon futur voyage que nous faisons avec nos enfants de 12, 14 et 16 ans, les réservations vol, voiture et hotel sont faite : Arrivé a LV (3 nuits) temps d'adaptation (décalage horaire oblige) avec visite des hotels casinos, les animations du strip de nuit de préférence. Nous partons tot le matin pour le parc Valley of Fire Puis direction Tropic pour le parc Bryce Canyon (3 nuits) Puis Moab (4 nuits) avec la visite de Canyonlands et Arch puis petite visite des alentours avec Corona Arch, Negro Bill Canyon, Fisher Towers, Poinson Spider Mesa, et Lions Back. Puis nous ferons route par Monciello, Blanding et direction par la 95 et la 261 par Muley Pt, Gooseneck, Valley of the Gods, puis on remonte sur Bluff pour coucher (1 nuit) Et voir Monument Valley, j'ai pas pu reservé plus prêt OUPS !!! Puis Page (1 nuit) visite de Antelope pour 11h30 si je peux ! Profité pour voir le barrage, Horse Shoe, au départ c'était prévu de faire une nuit de plus pour Coyotte Buttes, mais avec ce fameux permis c'est pas facile Bref !!! Puis 2 nuits à Valle pour la visite du Grand Canyon. Puis retour a Las Vegas en passant par la route 66 entre Williams et Kingdman Puis (2 nuits) à Vegas et la c'est fini on rentre SNIFF !!!

Voila mon p'tit circuit maison. Merci d'avance pour vos suggestions, critique et autres. Et un spécial merci à tout c'est merveilleux site, comme VoyageForum, Vasyvite et Ouestusa, sans qui j'aurais pas pu organisé si bien ce voyage.
Cinq milles kilomètres entre Lyon, Tanger et Larache (Maroc) English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-29 · 5 replies
1er avril 2007 : en route pour un Compostelle sévillan : Tulle

On accède à une civilisation seulement par l’imaginaire » (Florence DUPONT) Il faut croire que mon imaginaire est grand, puisque j’avais envisagé mon quatrième Compostelle en partant du Sud de l’Espagne le Ier avril : c’est-à-dire remonter de Séville à Salamanque dans un premier temps, puis bifurquer vers Santiago à partir d’Orense en évitant le camino francese. Cette partie du camino francese, je la gardai pour un projet en juin (Burgos-Leon-Santiago) Parti de Tulle au petit matin, je ne désespérais pas d’atteindre SEVILLE à la nuit, tant on peut avoir foi en son véhicule et aux carretera espagnoles. En fait je comptais profiter de cet itinéraire pour reconnaître par la route les 1000 kilomètres de sentiers du chemin de la Plata ou chemin mozarabe, qui relie Séville à Santiago. Je mettrai seize heures à réaliser ce projet, dans des conditions météorologiques difficiles, orages violents en Espagne, neige sur les sommets et sur les bords de la route. C’est à partir de Salamanque, où la cathédrale émerge tel un récif de pierre d’un immobilier invasif, que le chemin peut s’imaginer à partir de la route, à la fois route et autoroute, que l’on suit en parallèle à la Via Augusta, construite il y a vingt siècles. Autant de régions traversées, Estrémadure, Andalousie, autant de paysages diversifiés : les longues plaines de Castille alternent avec les rugueuses sierras après Valladolid (la ville de la célèbre controverse) où l’on peut deviner que le marcheur sera mis à rude épreuve. A 100 kms de Séville, je fus plus attentif à repérer les trois premières étapes : Monasterio, Platen et Guillena, que je pensais reprendre à rebrousse-poil dans la foulée, dans la violence d’orages de type méditerranéen. A ma grande désillusion, ces villages que mon imaginaire avait construit comme de petits pueblos blancs où circulent des ânes se révélèrent comme de grosses bourgades mexicaines, polluées par leur rue principale, la route de Séville, hyper-chargée.

J + 2: SEVILLED AL HOCEIMA : LE COMPOSTELLE SE TRANSFORME EN ROAD MOVIE : Guillena (banlieue de Séville) est un Pueblo désespérant : vaste banlieue construite sans plan d’urbanisme, où les nouveaux quartiers chevauchent les anciens, cette agglomération se singularise par l’absence de panneaux de signalisation et d’orientation. Je cherchais en vain ce qui pourrait correspondre à l’hospitaleria décrite par les voyageurs de même que les marques de fléchage du camino. À la sortie de l’autoroute, j’ai traversé un village qui m’a paru accueillant et où j’espérais trouver un hôtel : les trois hôtels du village sont fermés. Je me réfugie dans un hôtel routier au bord de l’autoroute : demain est un autre jour… Au matin, je rentre dans Séville la belle, découvre la cathédrale et le tombeau de Christophe Colomb en attendant l’heure d’ouverture de l’office de tourisme pour faire tamponner mon credential. Je ne désespère pas encore de prendre le départ du camino : il me suffit de trouver un parking pour mon véhicule et de repérer les marques de fléchage du chemin autour de la cathédrale. Le temps est à l’orage : la température n’est pas clémente du tout. Non seulement, je ne trouve aucune marque de fléchage à partir de la cathédrale, malgré l’aide d’un pèlerin à vélo, mais le parking que m’a recommandé l’office de tourisme ne fait pas de location au mois. Il commence à pleuvoir : mon moral est en berne, je croise un couple de pélerins munis de longs bâtons de coudriers, je les trouve stéréotypés. Le soleil est certainement de l’autre côté du détroit de Gibraltar : je consulte ma carte : Algeciras n’est qu’à 200 kilomètres. Il est bien trop tôt dans la saison pour me lancer sur les sentiers boueux et sous les orages méditerranéens : je choisis le Rif marocain et la côte méditerranéenne du royaume alaouite. Je ne serai pas déçu : le voyage dirait Paul Bowles ne se mérite que par ses inattendus et son improvisation. Il n’est pas de pur bonheur que de se lever le matin sans connaître son destin du soir, les rencontres de la route et les inattendus. J + 3 : AL HOCEIMA – FES : par la côte marocaine et la frontière algérienne : Après la dureté du RIF et ses conditions climatiques difficiles, cette étape va être un bonheur de beauté : la mer longée sur 200 kilomètres entre AL HOCEIMA et SAIDIA, et de confort : une magnifique route côtière, qui n’est d’ailleurs pas sur les cartes routières, vient d’être ouverte avec les projets immobiliers « à la canarienne » que l’on sait. Pour le moment, le concepteur de la route a rendu les plus beaux sites accessibles : seuls les paysans dépossédés occupent encore les lieux. On se dit que l’âpreté au gain qui va bientôt défigurer ces splendides paysages a déjà fait des deux principales villes du parcours : AL HOCEIMA et MELLILA-NADOR de véritables villes poubelles. La route sinueuse le long de la côte va prendre un long aspect rectiligne entre le Massif du Rif au Nord et les contreforts de l’Atlas au Sud. Auparavant, tel le désert des Tartares, le long de fortins en béton armé, on aura suivi la frontière algéro-marocaine entre SAIDIA et OUJDA : on est un peu triste de constater que ce sont les hommes qui ont provoqué la partition de ces paysages et que c’est leur entêtement qui m’empêche de démarrer ce dont j’ai longtemps rêvé : une boucle autour de la Méditerranée antique en partant de VOLUBILIS. Peut-être, un jour, les hommes comprendront qu’il est de l’intérêt de leurs peuples d’ouvrir leurs frontières : Inch’Allah. OUJDA-FES n’a d’autre intérêt que de longer une voie ferrée pendant 250 Kilomètres. Le soleil couchant rose violet qui tombe à l’africaine dès 20 heures m’obligera à une longue course poursuite dans la nuit tombée à la recherche d’un improbable hôtel : la température extérieure est toujours de 7 ° : il n’est pas question de coucher dans ma Magiolina. À la quatrième tentative, je trouve à me loger dans l’hôtel d’un parc de loisirs à 7 kilomètres au Sud de FES : les pratiques nocturnes d’une clientèle spécialisée m’interdiront de trouver le sommeil avant l’appel du muezzin. J + 4: FES – VOLUBILIS : les Arabes au temps des Romains : 84 Kms : « Chaque culture est une autre altérité : cette altérité se voit, s’entend, se sent au premier geste, dans le silence, les rires incompréhensibles, une façon de regarder de côté, de dire sans dire, dans l’infinie complexité des règles de politesse qui déterminent la distance des corps, l’ampleur des gestes, la hauteur de la voix» (Florence DUPONT)

C’est ce que je vérifie à tout instant au Maroc : le pompiste, le serveur, l’hôtelier, la petite marchande de journaux, le gardien de parking, l’épicier, toutes gens avec qui je partage me révèlent leur altérité et leur complexité, mais aussi leur gentillesse. Ils sont généralement intrigués par le fait que je voyage seul, c’est-à-dire pour eux, sans femme. Ils aiment manifestement la France comme leur seconde patrie. Ils souffrent du choc de la modernité mats n’en laissent rien paraître. Après VOLUBILIS, où je me suis recueilli devant l’arc de CARACALLA et contemplé les mêmes plaines fertiles qu’ont contemplées les Romains aux premiers siècles de notre ère, j’ai choisi de m’arrêter « en voyageur » dans une ville moyenne marocaine et vivre avec eux au cœur de la ville le soir : la foule est dense sur les trottoirs et dans les rues : hommes et femmes y jouent un jeu subtil de paraître et de séduction (pour les femmes) les hommes, à la terrasse des cafés, sirotent l’incontournable petit noir au lait, tandis que les femmes, mères, grand-mères, pucelles, « Gazelles » peu farouches mais sévèrement gardées parcourent souks et rue marchandes spécialisées : rues des tissus et des tailleurs, rue des bijoutiers, rue des ferrailleurs, rue de l’ameublement et des artisans ébénistes, rue des chinoiseries… Bicyclettes et motos chinoises rutilantes et pétaradantes, revendeurs de télé, d’écrans plats et de paraboles. Quelques mouktabs et quelques barbus à l’air farouche, tandis que les mosquées, portes grandes ouvertes sur leurs tapis de prière, vous appellent au recueillement. La fumée de la viande rôtie parfume l’air de la petite ville autant que les particules des moteurs à essence ou diesel mal réglés.

J + 5 : SIDI-KACEM – LARACHE : 130 KMS : LIXUS CAPITALE ROMAINE ET PHENICIENNE : Est-ce la tombe de Jean GENET au cimetière de LARACHE ou le site phénicien du VIIe siècle avant JC, spécialiste du garum tant prisé des Romains qui m’ont poussé vers Larache, nom de la colonie romaine de Lixus ? sans doute les deux, faisant pencher la balance au détriment de KENITRA, trop people et d’ASILAH(déjà visitée lors d’un voyage précédent) Je me souvenais des propos d’un marocain d’Asilah qui m’avait vanté les charmes de Larache, ancienne colonie espagnole à l’embouchure du Loukos, port de pêche au calme désuet. Je n’ai pas été déçu de mon choix : d’abord manger des poissons frais grillés sur le port, un de mes fantasmes marocains préférés : un vieux monsieur charmant, écrivain marocain en langue espagnol, prix Pablo Neruda, me proposa la formule de son restaurant sur le port : aller acheter le poisson que je désirais aux halles toutes proches, le ramener et le faire cuire dans les cuisines de son restaurant : aussitôt dit, aussitôt fait : calamars, crevettes, soles suppions, achetés au pêcheur local, frits avec délices, en écoutant la vie du vieil écrivain, évoquant le décès de DRISS CHAIBI, parlant de Tahar Ben Jelloun, autre farsi, à l’orgueil farsi, de son fils, cadre dirigeant de ZARA Espagne, polyglotte au huit langues. Le repas fut d’autant délicieux que la facture en fut ridicule. Je me laisserai reprendre au jeu. La ville de Larache détient le musée archéologique de LIXUS et mes pas m’y guidèrent sans y prendre garde : dans un ancien bastion sekkoujide, sur deux étages et des caves profondes, 300 pièces, deniers, drachmes, sesterces, as et autres monnaies phéniciennes et romaines, des amphores, des bijoux, des mosaiques, des fragments de statues attestent d’une présence romaine forte à l’embouchure de l’oued Loukos, où la population était encore latinisée au VI ème siècle, à l’orée des invasions arabes. Depuis, portugais, espagnols, français et bientôt capitaux et investisseurs étrangers auront raison de la vieille capitale endormie au bord de l’océan atlantique.
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-27 · 5 replies
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms

L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.

La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.

L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.

Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.

Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.

Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.

Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…

J + 2: TANA toujours :

J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…

Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.

Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?

Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.

J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS

Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.

Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.

Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.

C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…

Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…

Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.

De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.

Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.

J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :

Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.

Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.

Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.

Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.

Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.

Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…

J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :

On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.

Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.

Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.

Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)

Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.

Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...

J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :

Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.

Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.

En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.

Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.

Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.

Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.

Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?

J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :

Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.

Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.

STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.

On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?

J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :

Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.

Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…

La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.

Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.

Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?

J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :

L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.

Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.

Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.

Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.

La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.

J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :

4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.

Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.

Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.

Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.

Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.

Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.

J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :

En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.

60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.

Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.

Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.

J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :

Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.

Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?

En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.

Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?

Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.

J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :

5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.

J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.

Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.

Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.

Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.

Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.

Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.

Chic, mon portable capte à nouveau.

J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?

J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.

Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.

La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.

Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.

J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?

A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)

Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.

Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.

J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:

Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:

C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:

"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."

Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:

"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."

Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.

J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:

A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...

Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.

Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....

J + 18 : BLUES TROPICAL:

aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.

Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.

Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.

Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.

J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.

Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.

J + 19 :

Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..

Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...

Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...

J + 20

AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)

17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...

14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)

En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)

je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.

J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:

Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.

Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.

Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Avis sur itinéraire de deux mois en Thaïlande/Laos English translation pending
by Sawadi1190 · 2008-06-27 · 28 replies
Hello, amis voyageur !!

J'aimerais avoir votre avis sur mon itinéraire que je suis entrain de préparer tout doucement pour 2 mois en thailande. Je reste du 16/09 au 19/11 ( je sais ce sont pas les meilleurs dates). 16 au 19/09 BKK 20 au 30/09 Chiang Mai (bkk-c Mai en avion) 01/10 Chiang Rai 02/10 Chiang Kong: passage vers le laos 03/10 Huay Xai (laos) 04 au 05/10 Mékong: croisière 06 au 08/10 Luang Prabang 09 au 11/10 Vientiane 12/10 Nong Khai 13 au 14/10 Khon Kae 15 au 16/10 Nakhon Ratchasima 17/10 Retour su BKK 18 au 20/10 BKK 21/10 BKK-Kuala Lumpur en avion 22 au 24/10 Kuala Lumpur 25/10 Kuala Lumpur-phuket (train-avion ou bus??) 26/10 au 28/10 Phuket 29 au 31/10 Phang Nga ( le 31 c mon annif, bon endroit pour ça?) 01 au 03/11 ???? ( mystère) je sais pas encore 04 au 08/11 Ko Tao 09 au 13/11 Ko-Pha-Ngan (12/11 Full Moon Party, histoire de voir si c comme on dis) 14 au 16/11 Retour sur Bkk (probablement en train, je m'arreteraios si une ville m'intéresse en route) 17 au 19/11 Bkk départ pour paris à 00h05 le 19/11Voila vers quoi je me dirige pour l'instant, il me reste quelques jours à caser et ce sera bon 😛 Le 31 octobre c'est mon annif, si vus voulez faire la fête avec moi^^ Qu'en pensez vous? Combien d'argent faudrais t'il pour bien profiter (transport convenable, trek, 2 ou 3 bêtises en routes). Merci à ceux qui se pencherons sur cet itinéraire 😉 ps: bkk-kuala lumpur, je ferais ça en avion ainsi que bkk-chiang mai. Bye bye
Transit par Montréal avec Air Canada: faut-il récupérer les bagages? English translation pending
by Madbirder · 2008-06-24 · 19 replies
Bonsoir tout le monde

Je dois transiter bientôt par Montréal (CDG - YUL - YVR) avec Air Canada; apparemment cela nécessite un changement de terminal à YUL

== > faut-il récupérer les bagages enregistrés pour le transit ou pas?

Question peut être un peu débile 😊 mais j'ai un peu été habitué à des choses pas logiques du tout ces derniers temps en termes de logistiques 🤪

merci

MB
Voyager à Madagascar avec 30 euros par jour? English translation pending
by Nousse · 2008-06-24 · 46 replies
Bonjour,

Je ne sais plus quoi faire, pourtant j’ai voyage dans les 4 coins du monde, mais jamais mon budget n’a était aussi élevé (budget routard). Même la Nouvelle-Zélande n’était pas aussi cher! Je suis certain que Madagascar est un très beau pays mais jamais je n’ai eu autant de doute sur une destination.

Je voudrais une réponse honnête et claire. Est-ce que 30€ par jour/personne suffit pour faire voyager à Madagascar ? Car si je dois l’élever à 50€, je vais être oblige de faire ceinture avant mon départ !

Je vous remercie d’avance de partager votre expérience.
Budget à prévoir pour passer une dizaine de jours au Japon? English translation pending
by Alexender · 2008-06-24 · 21 replies
Bonjour,

je souhaiterai avoir quelques informations concernant un budget à prévoir pour passer une dizaine de jours au Japon. Je dois parti debut Aout et j'ai deja reservé dans des auberges de jeunesse mais je n'ai aucune idée du cout de la vie la bas (nourritures, sorties etc..).

Pourriez-vous m'aider et me donner quelques infos qui me permettraient de prévoir un budget suffisant de facon a ne pas tomber en rade de Yens sur place. De même, est-il préférable de prendre de l'espèce ou vaut-il mieux utiliser une carte bleue malgré les différents frais bancaires.

Merci d'avance.

Alex.
Voyage en Asie: Thaïlande ou Vietnam? English translation pending
by Labene · 2008-06-23 · 28 replies
bonjour je voudrais aller en Asie au mois de fevrier 2009..l année derniere j ai fais l'Indonésie et pour 2009 j'hésite entre la Thailande et le Vietnam..que me conseillez vous? j imagine que la Thailande est beaucoup plus touristique et donc peut être moins depaysante que le Vietnam.mais au niveau structure ( hotel, trransport etc..) comment se situe le Vietnam? peut on plonger la bas? merci de toutes vos futures reponses benedicte
Trouver un job à Dublin! English translation pending
by Jeromelo · 2008-06-23 · 14 replies
Salut à tous.

J'ouvre cette discussion bien décidé à trouver un job à Dublin.

Je m'appelle Jérôme et je pars cet été, en Août je pense, et je suis actuellement en train de récolter le maximum d'infos pour trouver un travail à Dublin. Je voudrais y rester 6 mois minimum. J'ai déjà trouver pas mal de sites irlandais spécialisés mais ça reste trop général.

Je compte donc sur vous, sur tous ceux qui pourraient m'aider pour me donner des bons plans.

En fait l'idée serait de s'échanger ici de vrais bons plans, genre des adresses précises, des contacts avec des noms, des noms de sociétés qui embauchent des Français etc, etc... sur Dublin.

Bien sûr je compte surtout sur ceux qui ont déjà posé leurs valises depuis quelques temps à Dublin pour nous aider. Rien ne vaut l'expérience. Ayant moi-même déjà vécu pas mal de temps à l'étranger, je sais que c'est une fois sur place que l'on peut vraiment aider les petits nouveaux.

J'espère que cette discussion aura du succès et qu'on s'échangera plein de tuyaux !

Et puis après ce serait cool de tous se voir à Dublin autour d'un verre, avec un job en poche et un toit sur la tête 😉

Merci

Ciao
Le paradis c'est Bali? English translation pending
by Chubix · 2008-06-21 · 114 replies
je voudrais connaitre le ressenti des gens par rapport a Bali Bali évoqué un paradis pour mes oreilles et pour la plus part des êtres humains sur cette planéte mais quenini me concernant, c'est sympa mais jamais de la vie je ferais 15000 km pour passer 15 jours la-bas (a moins d etre surfeur) Bali c'est une immense machine a fric, les paysages sont magnifiques, les rencontres qu on y aura faite vont du meilleur au pire mais y a des coins tellement plus beau en asie et en indonesie aussi j'en suis sure.

j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main

bref, votre avis m interesse .

je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
République Dominicaine: deux jeunes filles en prison pour trafic de stupéfiants English translation pending
by Arrawak · 2008-06-20 · 95 replies
🙁aux infos, il y a deux jours, une famille Française est catastrophée. Deux jeunes filles de 18 et 19 ans, dont c'était le premier voyage viennent d'être incarcérées, pour trafic de stupéfiants, 5 kgs de cocaïne ont été trouvés dans les valises. Or, d'après la famille, elles auraient été baladées dans l'ile par un dominicain galant, et pendant ce temps, la drogue aurait été mise à leur insu dans la valise à leur hôtel (complicité certaine par un pmembre du personnel) L'avocat dominicain demande une somme astronomique pour elles 5000 euros pour les défendre. Elles risquent 20 ans de prison, et sont sans doute uniquement coupables d'avoir fait trop confiance, mais on peut les comprendre, contentes de pouvoir connaître l'ile avec un local. elles ont dit à la famille que leurs conditions de détention sont épouvantables; Et bien sûr, les vrais coupables courent toujours. Qui peut en dire plus?
Maroc: quel avenir pour la formation touristique? English translation pending
by Everespoir · 2008-06-20 · 15 replies
bonjour, je crois que chacun entre nous a entendu parler du pari du maroc :recevoir 10 millions de touristes chaque année dés 2010. mais pour arriver e ce but là, il faut réaliser un enorme travail tel que la construction de nouveaux complexes touristiques, la fedilisation des marchés emetteurs, non bradage du prix, avoir un métier professionnel, éviter l'informel, la création des entreprises touristiques... mais je crois que le vrai chemin vers la réalisation de cet but c'est la qualité des ressources humaines, et j'insiste sur la qualité de formation qu'ils ont obtenu. dans le domine touristique, on trouve que chaque personne qui travaille dans l'hotel ou dans l'agence de voyages ne voit dans le touriste que le coté benificiere, si un touriste peux donner un pourboire pour chacun de personnel qu'il rencontre, il va vivre comme un roi sinon il risque d'avoir la mauvaise qualité... est ce que ça revient au mauvais salaire qui ne dépasse pas au pire des cas 2000 dh ( 200 euros)?? ou à cause de la mauvaise formation ( la plupart des emplyés ont un niveau catastrophique; diplome technicien ou diplome qualifié )?? pourquoi les diplomés de grandes écoles ou les diplomés de bac+2 ne trouvent pas un emploi adequat au sein des entreprises touristiques?? malgré qu'ils ont un bon niveau que leurs permet de connaitre bien le travail. j'attend vos réponses
La Martinique: chic ou banane dans l'esprit VF? English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-18 · 25 replies
10 jours dans l'isle de Joséphine de Beauharnais, née Tascher de la Pagerie...(arrière petite nièce de Ronsard...)

Avant d'aborder l'une des iles des caraibes les plus chargées de clichés, énumérer les clichés, leur tordre ou non le cou:

cliché NR1 : la Martinique est une destination éculée, (vrai - faux)

cliché NR 2 : le tourisme n'est pas la préoccupation des autochtones, (vrai - faux)

cliché NR 3 : l'ile est un confetti au milieu des caraibes (vrai - faux)

cliché NR 4 : elle a perdu son aspect sauvage qui fait le charme de la Dominique ou de Sainte Lucie (vrai - faux)

cliché NR 5 : c'est une société métissée qui n'est pas accueillante (vrai - faux) cliché NR 6 : le voyage en Martinique doit privilégier la saison sèche (janvier à mai) et non l'hivernage ( juin à décembre ( vrai - faux) cliché NR 7 : les randonnées tropicales sont humides et glissantes, l'hydrométrie provoque une hausse des palpitations cardiaques ( vrai - faux) cliché NR 8 : louer une voiture, louer une moto, louer un bateau, hors de prix et pas adapté, (vrai - faux) cliché NR 9 : le coût de la vie en Martinique est élevé. (vrai - faux) cliché NR 10 : le patrimoine est nul : escalavagisme, société des plantations, békés, créoles, milatres, quarterons, nègres marrons et blancs matignon) (vrai - faux) cliché NR 11 : le racisme en Martinique : apartheid blanc ou apartheid noir ? (vrai - faux) cliché NR 12 : le zouk, jour et nuit ? (vrai - faux) cliché NR 13 : le rhume, au décollage ou à l'atterrissage ? cliché NR 14: ethnologie, botaniste, étude de la faune, nul et ridicule en Martinique, car trop civilisée (vrai - faux) cliché NR 15 : all inclusive pas adapté aux iles tropicales ? (vrai - faux) cliché NR 16 : la gastronomie caribéenne: limitée, pimentée, rudimentaire : (vrai - faux)

cliché NR 17 : le RHUM : ti-punch ou planteur: le whisky fait moins mal à la tête. (vrai - faux) cliché NR 18 : les jus de fruits frais: goyave, corossol, prune de cythère, fruits de la passion, jus de canne, favorisent la culotte de cheval. (vrai- faux) cliché NR 19 : le jus de gingembre est l'apanage des hommes en Martinique (vrai - faux) cliché NR 20: les plages martiniquaises: requins sur le sable ou requins dans les coraux ? (vrai - faux) cliché NR 21 : le tourisme américain, vendu clef en main, est une pollution en Martinique ( vrai - faux ) cliché NR 22 : les variétés de poissons locaux ; vivaneau, vivaneau, et encore vivaneau ( vrai- faux) cliché NR 23 : La martinique, paradis des voyagistes, paradis des routards ? ( vrai - faux) cliché NR 24 : ganga ? roungoune ? horse blanc ? au paradis des rastas, que privilégier ? ( vai - faux) cliché NR 25 : la côte sud est plus belle que la côte ouest, qui est plus belle que la côte est, qui est plus belle que la côte NORD ; ( vrai - faux) cliché NR 26 : la Martinique est trop urbanisée et la pollution automobile y atteind des sommets ( vrai - faux)

si vous avez répondu correctement à toutes ces interrogations, cette rubrique n'est pas pour vous, si, par contre, vous avez des interrogations sur cette suite d'idées reçues, tapez suite sur votre PC favori et encourager le rédacteur à faire tomber vos tabous, vous serez surpris des réponses.
Montant de la dot pour un mariage en Thaïlande? English translation pending
by Dilom · 2008-06-18 · 224 replies
Bonjour,

Pouvez vous m'éclairer sur le prix de la dote que le marié doit donner lors d'un mariage Thai, je pense que c'est par rapport au statut social de la famille... qui pourrais m'en dire plus sur un forchette de prix.

Merci à ceux qui ce sont déjà marié en Thailande de me dire qu'elle est le montant de la dote qu'il ont donné.
Vols pour l'Inde: prix en hausses? English translation pending
by Marcomarco · 2008-06-16 · 21 replies
je viens de parcourir plusieurs moteurs de recherche de vol, depuis toulouse vers delhi (via bruxelles) au moins 720 euros...Payons nous deja des nouvelles prix ???!! 250 euros de taxes, c'est du ...vol !
Achat de vêtements de marque en Thaïlande English translation pending
by Sebongaro · 2008-06-16 · 24 replies
Bonjour, je voudrais savoir le prix des vetements de marques en Thailande (du genre Nike, Adidas, g-star, Ralph Lauren, ...) A plus ou moins combien de pourcent de moins dois-je m attendre? si vous pouviez me donner qlq prix a titre d exemple... Est-ce mieux de les acheter a Bangkok ou d autres villes sont elles moins chere?

Merci
Recherche contact à Chennai pour importer des mèches de cheveux indiens English translation pending
by Taloua · 2008-06-16 · 145 replies
Bonjour,

Je souhaite importer des mèches de cheveux indiens. Je compte me rendre moi même à Chennai au mois de septembre et j'aimerais bien avoir un contact sur place pour m'aider dans mes démarches. Merci pour votre aide.

Taloua.
Madagascar: parcours Tananarive - Sainte Marie - Majunga? English translation pending
by Cocoliico · 2008-06-16 · 33 replies
Bonjour, je pars cet été à Mada et je voudrais vous dire plus ou moins le parcours que j'aimerais faire (je pars 1 mois et je serais 2 semaines à Tana sûr) j'aimerais faire: Tana - Andasibe - Manambato/ankany nofy (désolée pour l'orthographe) - Tamatave (en allant un peu à Foulpointe) Tamatave - Sainte marie - Tamatave (bateau) Ce circuit c'est quasiment certain que je le ferais. et Tamatave - majunga => est ce possible en taxi brousse/minibus? combien de temps cela mettrait il? et le coût éventuellement? et enfin Majunga-Tana (pourquoi pas en avion à ce moment là) pour 2 semaines est ce faisable? ou trop ambitieux? vaut il mieux rester sur la côte Est pour prendre le temps de bien profiter?

Merci pour vos précieuses réponses ! j'ai tellement hâte d'y être !
Compte rendu d'un voyage en Égypte English translation pending
by Shinozu · 2008-06-15 · 21 replies
Circuit combiné acheté sur voyages-sncf Croisière une semaine sur le Nil + 3 jours Hurghada + 4 jours au Caire hébergement 5 étoiles.

Bilan : Très bien, un bémol: la bouffe, qualité très moyenne et organisation cahotique des transports.

Alors, le voyage en Égypte a été absolument super, plein de très beaux sites à visiter. Nous avons eu la chance d'avoir une guide égyptienne francophone qui a été fabuleuse et très à l'écoute de ce que nous souhaitions apprendre. C'est vraiment une chance extraordinaire car les guides, c'est comme la loterie... On en a entendu d'autres sur les sites et on se disait qu'on avait eu de la chance avec la notre.

L'arrivée le dimanche matin c'est fait un peu à l'arrache... Nous avions un vol de nuit fatiguant et aucune explication quant à la longue attente dans le bus à l'éoroport. Comme accueil, ça n'a pas laissé une bonne impression sur le départ. Le représentant local était à la ramasse, plus pressé d'en finir que de nous livrer les informations. Mauvais point pour lui. De plus c'etait la pagaille à l'arrivée au niveau du controle des passeports. Jusqu'à l'arrivée sur le bateau et la prise en charge par notre guide, on se posait tous beaucoup de questions, il y a eu de longues attentes pénibles sans explications ni informations... Bref. Ensuite, dès que nous avons été sur le bateau, avec notre guide, ça a été vraiment extra ! Mention d'excellence pour notre guide, son accueil, ses explications nombreuses et permanentes. Elle s'est montrée disponible, agréable, prévenante et a plus que répondu à nos attentes ! J'espère que beaucoup d'entre vous qui iront en egypte auront la chance de l'avoir. Elle a été aux petits soins pour nous durant toute la croisière.

Nous avons fait les visites le matin à la fraiche, car après midi le soleil cogne à plus de 40 degrés en haute-Égypte et il y a beaucoup moins de monde le matin sur les sites. Alors, parmi les sites les plus impressionnants, il y à le temple de la reine Hatchetsoup dans la vallée des reines, le temple de Philae, reconstruit pierre après pierre sur une ile au milieu du Nil, les énormes pyramides de Gizeh en périphérie du Caire sur un plateau désetique à la sortie de la ville, le temple de Karnak à Louxor, très étendu juste sur la rive du Nil et quasiment au milieu de la ville de Louxor. Notre guide est égyptologue (Bac +5, elle a fait ses études d'égyptologie en France) et elle fait ce métier depuis 28 ans, elle nous a donc abondamment livré des anecdotes et des explications très précises sur les hiéroglyphes, et le mode des vie des égyptiens des ancien, moyen et nouvel empires. Elle a su vraiment nous accrocher avec des explications bien choisies. Nous quittions donc le bateau le matin, pour une première visite après un solide petit déjeuner, nous prenions soit le bus, soit une autre embarcation pour nous rendre sur le site à visiter. Le groupe de français avec lequel nous étions a été également vraiment génial, avec des gens très sympathiques, on a rapidement accroché tous ensemble. Après la visite, c'est retour au bateau pour le déjeuner, et une petite sieste avant la visite de l'après midi. On profite de la piscine du bord pour se rafraichir, boire (il faut boire beaucoup d'eau..), papoter, etc...

Notre guide nous a invité pour une ballade en dromadaire dans la campagne qui a été extra. On a traversé des petits villages égyptiens, au contact avec la population, ce qui était vraiment intéressant. En haute-Égypte, ils suivent beaucoup les traditions : les femmes restent chez elles, elles sortent le soir, toute de noirs vêtues de la tête aux pieds, je n'ai pas vu de femme conduire en haute-Égypte (alors qu'au Caire, basse-Égypte, le mode de vie est bien plus libéré). Après la ballade nous avons été invité à prendre le thé chez l'habitant et déguster quelques spécialités avec de la pita et avoir des explications sur leur mode vie. Elle nous a également emmenée dans un coin de désert pour une baignade dans le Nil. C'est en un endroit auquel on accède avec une petite embarcation. Alors, l'eau du Nil est glacée... Avec la forte température, c'est encore plus froid ! Le truc amusant, c'est qu'il y a des enfants qui viennent dans des toutes petites barques s'accrocher à notre embarcation pour venir nous chanter, et en français. Ce sont des chansons qu'ils apprennent à l'école: alouette, gentille alouette, chérie je t'aime chérie je t'adore, etc... En échange ils reçoivent des cahiers et des stylos pour l'école. Ils sont très contents, nous a expliqué notre guide, quand ils retournent en classe et avec leur potes, ils montrent ce qu'ils ont reçus des touristes.

La croisière sur le Nil a duré une semaine, ensuite nous avons pris le bus (4 heures avec escorte militaire en plain cagnard... avec une pause pipi room et des chiottes dans un état encore jamais vu à ce jour...) pour Hurghada sur la mer rouge, pour une break bien mérité de trois jours. Nous avons été logé dans un hôtel (desert rose) plein de russes... Alors, les russes en goguette c'est pire que les allemands en short au camping des flots bleus.Ils sont vraiment graves les russkofs... bref. On s'est fait un resto avec crabe, gambas, calamars, et poissons, vraiment excellent, accompagné de petits légumes et des frites. Un régal pour seulement 160 livres (un euro = 8 livres environ) Sinon, Hurghada, il n'y a rien à voir, c'est une station balnéaire qui se construit toujours depuis 30 ans... 3 jours ça suffit amplement pour faire un break. On a pas fait de plongée, mais dans notre groupe certains y sont allés et en sont revenus ravis ! Nous avons donc profité des trois piscines, et de la piscine d'eau de mer, très salée, dans une petite anse. L'eau est tellement salée, qu'on flotte à la surface. A Hurgadha les hotels sont de qualités très très variable : à éviter l'Hotel Charm Life (la cata parait-il selon certaines personnes que nous avons connues et qui y ont été logées). Nous étions au desert rose qui est relativement bien, bonne qualité, bouffe moyenne certes mais en abondance (ah, le café est infecte ... mais bon c'est bien connu, seuls les français et les italiens savent faire un bon café :) ) 3 jours à Hurghada, c'est vraiment suffisant, alors sauf pour les adeptes de la plongée... qui peuvent commander 4 jours de plongée, voire plus.

Ensuite, de nouveau 6 heures de bus à 2 heures du mat sous escorte militaire direction le Caire. Alors le Caire, je crois que c'est la ville la plus sale que j'ai jamais vu. Un peu comme Naples lors de la grève des éboueurs, une ville qu'on croirait construite sur une immense décharge publique. La crise du logement est telle que beaucoup de gens vivent des des sortes de bidonvilles dans les cimetières de la ville. Les détritus jonchent tous les lieux, sauf certains sites touristiques, plus "propres" avec un semblant d'entretien. Les quartiers propres, à peu près, c'est celui des ambassades et des grands hôtels occidentaux. Notre guide (un autre pour cette visite du Caire) nous a expliqué la raison de cette situation qui vient d'une loi sur le logement décidée par le gouvernement et qui impose la location d'appartements à 20 livres par mois (soit 2 euros par mois pour 100 m²...) et de ce fait, personne ne veut louer, tous les appartements doivent être vendus. Conséquence, comme peu d'égyptiens peuvent acheter, il y a des milliers d'appartements vides, et les gens s'exilent en périphérie dans des quartiers très pauvres. Curieusement, il n'y a pas d'odeurs... cela étant, et passé la première impression, c'est une ville très vivante et grouillante d'activité. Nous avons trouvé au dans le souk du Caire des épices : gingembre, piments, les 5 épices pour le coucous, safran, des gousses de vanille et des bâtons de cannelle pour la modique somme de 190 livres égyptiennes, soit 24 euros... Chez nous c'est même pas le prix de la vanille. Le souk est en deux parties : un pour les touristes et un pour les locaux... Celui des touristes est invivable : les marchands vous sautent dessus constamment, plutôt "agressifs" sans être méchants bien sur, mais bon, à la longue c'est vraiment très pénible. On a donc tracé dans le souk des touristes pour atterrir dans le souk des locaux, bien plus tranquille pour visiter les échoppes, regarder les chalands, les marchandises sans avoir sur notre dos des gens qui nous cri : un euro, un euro, regarde ! un euro, gratuit pas cher... Le seul vendeur qui nous a pas sauté dessus, c'est à lui que nous avons acheté. Il a été vraiment très bien, extra, nous a fait sentir plein d'épices et nous a bien guidé dans le choix. Quand vous êtes dans leur boutique, ils sont très aimables, attentifs, et se plient en quatre à votre moindre demande. C'est appréciable, car vous pouvez prendre le temps de tester, d'essayer et de voir si la marchandise vous convient, sans être pressé. C'est un bon point.

Un conseil : filez directement dans le souk des locaux, c'est plus tranquille, et vous êtes pas constamment harcelés par les vendeurs de rue. Vous pouvez faire tranquillement vos choix et étudier les marchandise. N'hésitez pas à vous faire conseiller pour les épices ! ça vaut le coup !

Dans les souks, que ce soit au Caire ou à Louxor, les marchands dans la rue sont relativement pénibles. Bon au début c'est rigolo, mais à la longue... c'est chiant. L'avantage, bien entendu, c'est de négocier les prix. C'est une sorte de sport, mais il faut être vigilant à tous les niveaux. Au souk, d'Assouan, en revanche, c'était plutôt calme. Sur les sites aussi, les marchands vous sautent littéralement dessus pour vendre statuettes, papyrus, djellabas, eau, souvenirs etc... Au bout d'un moment, qu'une seule envie: filer au plus vite. Il faut être fermes pour négocier et pas hésiter à faire comprendre que non c'est non. Notre guide nous a expliqué quelques ficelles pour négocier et nous indiquer les bases de prix pour pas se faire rouler. Les prix démarrent souvent haut, genre 30 ou 40 euros pour des statuettes made in China, il est aisé de les laisser faire baisser le prix jusque 3 ou 4 euros pour 3 statuettes. Il suffit d'être ferme quoiqu'il disent.

A Assouan, nous avons visité l'Institut du papyrus. Nous nous sommes fait expliqué la fabrication du papyrus, depuis la plante jusqu'au produit fini. L'avantage, c'est que ce sont des papyrus authentiques (alors qu'il y a énormément de faux faits en feuilles de bananiers vendus pour des vrais dans les souks et les sites touristiques). Nous avons acheté un grand papyrus avec le dieu Horus et la reine Néfertari, et dans les cartouches nous avons fait mettre nos noms en hiéroglyphes. (site de l'institut :
http://www.anipapyrus.net/1khartosh/larg/doble/enlargPicture107.htm le papyrus que nous avons choisi, les cartouches sont vides, et des artistes vous écrivent vos noms pour 10 livres en hiéroglyphes - un peu plus de un euro) Ces papyrus sont un peu plus chers, mais ils sont authentiques. Dehors, il y a plein de vendeurs qui vous sautent dessus pour vous vendre des marques pages soi-disant en papyrus, pour un euro la douzaine...

Alors, mot clé en Égypte : bakchich... Partout où vous allez, on vous demande de l'argent, et ça commence dès l'arrivée à l'aéroport lors de la prise en charge des bagages. Bon au début, comme toujours, c'est amusant, mais à la longue ça saoule. Même la Police peut vous demander un bakchich pour un renseignement ou pour vous montrer quelque chose. Parfois on donne, parfois, on ne donne pas. Ils sont relativement insistants et parfois pas contents quand vous ne donnez pas assez selon eux. Bref. Cela fait parti des quelques désagréments du voyage dans ce pays. Mais bon, cela dit, il est relativement facile de se débarrasser des colleurs, surtout quand dans le groupe il y a des arabophones. On les envoyait faire le ménage devant nous. Sinon, en cas de soucis, la formule magique : si vous continuez, j'appelle la Police, et là, ils se calment tout de suite, je dis ça surtout pour les femmes qui visitent les souks. Et la Police, ça ne rigole pas ! La Police est omniprésente dans toutes les zones ou se trouvent les touristes occidentaux. Uniformes blancs et noirs à tous les carrefours, en patrouillent dans les rues, en général, les locaux risquent gros s'ils sont agressifs avec des touristes qui sont une manne monétaire en devise pour le pays. Tireurs d'élite sur les sites, police à dromadaires, militaires sur les bateaux de croisière avec la 12, 7 russe montée sur affut à l'arrière du bateau... On ne peut pas dire que la sécurité soit négligée. Mais comme je le disais, il suffit de bien graisser quelques pattes pour que... La corruption est érigée en art de vivre. Même sur les sites où il est interdit de prendre des photos, si vous glissez un billet, vous pouvez vous arranger (mais bon, c'est pas conseillé...).

On a eu la chance d'avoir deux arabophones dans le groupe de français, ce qui était plus facile pour négocier et se faire comprendre. Bien que la plupart des égyptiens parlent aussi français et anglais. En tout cas, ils le comprennent bien, surtout quand il s'agit d'argent. N'achetez jamais des produits exposés dehors, au soleil, ou sur les étales devant la boutique. Demandez de vous faire montrer les produits qui sont à l'intérieur de la boutique, dans leur emballage. Cela vaut pour tout : les piles, les textiles, les boissons, les épices... Il suffit de le demander :qu'avez-vous dans votre boutique, dedans, inside. S'il veut pas, vous allez à la suivante. Vérifiez scrupuleusement l'état de la marchandise. Les prix ne sont jamais affiché dans les souks, il faut donc palabrer longuement pour se mettre d'accord sur un prix d'achat. Notre guide nous a bien expliqué dès le début d'être prudents lors de la transaction : on se met d'accord sur la marchandise, son état, sur le prix, et on se fait d'abord donné le produit et la monnaie correspondante à compter devant le vendeur avant de payer.

Les arnaques sont parait-il nombreuses, mais il suffit de suivre des règles bien établies et tout se passe très bien. Les vendeurs le comprennent et ne vont pas s'offusquer que vous recomptiez la monnaie devant lui. Le soucis existe avec les billets de 50 piastres et 50 livres qui sont semblables. Il y a quand même des tentatives, pour nous, c'est arrivée à l'hôtel au Caire (cataract pyramids), où il a fallut que j'insiste par deux fois au caissier pour la monnaie à rendre sur le paiement de nos extras de consommation tandis qu'il faisait mine de pas comprendre. Sans s'énerver donc, je lui ai bien fait comprendre qu'il avait "oublié" le cash back sur la somme. Il a dit c'est OK, j'ai fais : non, vous avez oublié le cash back... Il a fait mine de pas comprendre, et a fait l'occupé pendant un moment en espèrant qu'on s'en aille. Ne lâchez pas le morceau et faite lui bien comprendre. Ne payez jamais vos extras juste avant le départ : faites le la veille de votre départ, en fin d'après midi, comme ça si vous avez des soucis, vous pouvez en appeler à la direction et régler le problème.

De manière générale, les hôtels sont de tenues correcte que ça soit 4 ou 5 étoiles. Les standards sont loin de ceux de la Tunisie et du Maroc que j'ai déjà visité, là encore, la propreté peut être aléatoire. Comme je le faisais remarquer, il y a peu de femmes dans les équipes, de ce fait, le travail est moins contentieux, et souvent même bâclé. Quand il y avait des femmes, le service était bien mieux assuré. A l'exception du bateau, ou les choses sont un peu différentes. Les hommes sont bien moins minutieux et constants dans leur travail que les femmes. De ce fait, la qualité de service s'en ressent, plutôt fortement. Cela étant ça n'a rien de catastrophique, je trouve juste que ça pénalise vraiment la qualité d'accueil du pays. On s'en accommode facilement, mais il faut le savoir avant d'y mettre les pieds.

Au Caire nous étions logée au Cataract Pyramids. Le cadre de l'hotel est très bien, les jardins très agréables. La qualité de la bouffe, toujours très moyenne, le dernier jours nous avons mangé dans un restau dans l'hotel, de bien meilleure qualité. Le service de l'hotel est aussi, moyen, voir médiocre par moment, notamment sur le service de nettoyage des chambres, et c'est très variable selon les chambres... Un peu loterie pour le coup. Le service de petit dej est bien assurée lorsque des femmes sont dans l'équipe... quand c'est que des hommes, c'est négligent, très limite, voir service mal assurré. Mention bien pour le représentant francophone, bien à l'écoute, qui donne les bonnes informations, il s'assure bien que nous avons compris et est disponible pour des remarques et des questions etc...

Les taxis : que ça soit au Caire ou ailleurs, la course doit se négocier autour de 50/60 livres. Vous devez proposer 50 livres, pas plus, que vous soyez seul, à deux, ou plus. le mieux c'est d'être à plusieurs et de s'arranger avec le taxi. A 5 personnes, 10 livres par personnes (un peu plus de un euro) c'est impec. Négociez avec votre chauffeur pour qu'ils viennent vous reprendre à une heure fixe dans un endroit convennu à l'avance. Vous lui dites : ok, à 17H tu reviens nous prendre à cet endroit. En general il sera content de venir vous reprendre, ça lui fait une nouvelle course d'assurrée. Dans notre cas, il a même accepté d'être payé à notre retour au bateau, soit deux courses, 20 livres par personnes. En général, la négo se passe très bien, à 50/60 livres il accepte la course quelque soit le nombre de passagers. Il faut simplement être clair. Ah, vous pouvez même lui demander de négocier pour vous une ballade en calèche, vous lui dites combien vous voulez mettre, et il va négocier avec une personne qui fait les ballade en calèche. Vous pouvez marchander à 10 livres par personne la ballade en calèche, vous glissez un petit billet en suplément à votre chauffeur, il sera content. Par contre, ne dites pas au taxi de vous attendre, il vous comptera le temps passer à attendre... Donnez rendez-vous à une heure précise et un endroit précis, soyez surs qu'ils sera là à votre retour.

Au Caire nous avons visité la grande moquée Mohammed Ali, qui est vraiment d'une architecture très travaillée, sans, cependant, être aussi finement exécutée que celle de Marrakech. On y entre en se déchaussant, et djellaba verte pour les femmes... Nous avons pu voir des églises coopte aussi (notre guide est de confession chrétienne coopte) avec des explications sur la période romaine ou les chrétiens étaient pourchassés et devaient se cacher dans les ruelles du Caire. Nous avons passé un moment dans les souks, puis pris un rafraichissement sur une place très animée avec notre guide. Au Caire nous avons un guide pour 4 personnes, et un chauffeur particulier dans un van. Nous avons déjeuner dans une petite gargote au bord du Nil, le repas était succulent et le cadre très agréable. Et bien sur au Caire, le clou du spectacle, ce sont les grandes pyramides. C'est absolument somptueux, même si l'entretien du site laisse à désirer. C'est impressionnant de se dire qu'elles sont toujours debout après des milliers d'années, notamment la pyramide à degrés (des marches) de Saqqarrah qui est l'une des plus vieille (2600 avant JC....). La mythologie égyptienne est complexe, mais certains éléments permettent de s'y retrouver plus facilement quand on voit certains signes sur les cartouches. Les symboles de haute et basse Égypte, les rois, les reines, les dieux ont tous des symboliques distinctes, mais le soucis c'est qu'il y en a tellement que c'est compliqué de tout retenir.

Le musée du Caire est vraiment à voir, je le conseille vivement. Le style vieillot lui donne un air charmant, un certain cachet, bien différents de nos musées ou tout est sous cloche, barricadé, alors que là on peut vraiment s'approcher et voir de près les pièces de l'impressionnante collection d'œuvres (plus de 300 000 pièces exposées). C'est un musée très visité, il y beaucoup beaucoup de monde. Nous avons pu voir en détails l'impressionnant étage consacré à Toutankhamon et son fabuleux trésor, exposé dans une salle à part. Vraiment extraordinaire. Imaginez un cercueil en or massif de 110 kilos.... un masque en or de 11 kgs, des colliers en or massif, etc... La tombe de Toutankhamon découverte par Carter en 1924 recélait des trésors incroyables. J'avais posé la question de la malédiction de la momie à notre guide lors de la visite des tombeaux de la vallée de la nécropole thébène, elle nous a assuré que ça n'existe pas. Elle a rigolé et nous a expliqué que Carter est mort de façon naturelle. Impressionnant aussi, la salle annexe ou sont exposées les outils utilisés en médecine. Nous nous sommes fait expliqué les étapes de la momification (je vous passe les détails comme l'arrachage du cerveau avec des crochets par les narines...) les instruments sont exposés au musée du Caire. Nous avons vu aussi des crocodiles momifiés au temple de Kom'obo, mais il reste peu ou pas de momies en égypte, elles sont presque toutes à l'étranger à Londres au British Muséum ou au Louvre à Paris. Cependant, nous avons pu voir un squelette de fœtus à la nécropole thébène, dans des tombeaux creusés dans la montagne.

La navigation sur le Nil était très agréable. Le bateau glisse sur l'eau, tranquillement, on se voit adressé des bonjour et des signes de la main de la part des égyptiens sur les rives. C'est un peu folklo lors des escales où, souvent, les bateaux se mettent à couple. Il faut donc en traverser plusieurs avant d'atteindre l'embarcadère. Pas trop de moustiques, sauf au Caire, où la proximité des ordures et des canaux en font de véritables nurseries pour ces bestioles. Prévoyez de quoi vous protéger, car ils sont coriaces quand ils vous choppent !

Nous avons la chance d'avoir un bateau de croisière de taille modeste, environ 50 cabines, donc pas trop de monde. Alors qu'il y a de véritables usines à touristes de plus de 100 cabines sur les autres bateaux. Comme nous étions dans un groupe très sympas avec des gens très communicants, c'était comme un petit club de joyeux lurons.

La vie sur la bateau possède certaines contraintes, mais c'est assez peu de choses : repas à heures fixes, ils facturent les consommations, eau, sodas, etc.. Sur ce point, allez au souk lors des escales, et achetez des bouteilles d'eau et sodas dans les boutiques (veillez à ce que chaque bouteille possède sa petite capscule en plastique autour du bouchon). Vous pouvez négocier les grandes bouteilles d'eau de 2 à 3 livres dans les souks (ils vous les facturent de 8 à 9 livres sur le bateau). Négociez en groupe, c'est plus facile de faire baisser les prix. On consomme beaucoup d'eau en égypte du fait de la chaleur, comptez au moins une bouteille d'un litre et demi par jour et par personne. Quand vous avez achetez vos bouteilles, mettez les dans un sac à dos et rentrez tranquillement au bateau. Ils n'aiment pas trop quand on amène les bouteilles comme ça sur le bateau. Au repas, prenez votre bouteille avec vous tout simplement.Ils vont essayé de vous la facturer (mine de rien...) mais dites simplement que non, vous n'avez pas commandez cette bouteille lors du repas, tout simplement. Si vous restez discrets, ça se passe très bien, sans problème. Les spectacles proposés étaient vraiment bien, danse nubienne, danseuse du ventre, jeux, etc .. ils ont assurés une animation sympa, c'est un bon point de la vie à bord. C'est bien de participer aussi ! On rigole bien et ça fait un bon souvenir. C'est aussi bien mieux sur un petit bateau, car il y a pas trop de monde, c'est plus convivial et sympa.

Notre guide nous a déclaré que nous étions un groupe vraiment très bien et qu'elle était ravi de nous servir de guide, et comme elle le dit : un bon guide ça va avec un bon groupe de touristes, comme nous étions attentifs, ça lui donnait envie de nous expliquer plein de choses. Elle était contente de terminer sa saison (elle prends des vacances bien méritées en ce moment) avec nous. Nous nous sommes cotisé pour lui faire une enveloppe en guise de remerciement pour ses nombreux conseils et explications, mais elle a dit : en 28 ans de service, je n'ai jamais accepté d'enveloppe, et elle a été touchée par le geste, mais qu'elle décline notre offre. Une guide vraiment exceptionnelle. Elle reprends le service en octobre.. Ceux qui auront le plaisir de l'avoir comme guide seront vraiment ravis !

Côté options : Les sons et lumières, nous avons fait celui de Karnak, première partie : très bien ! c'est sympa de se ballader sur le site avec des explications en français (les spectacles sont pas groupes linguistiques), les monuments éclairés et tout ça .. Deuxième partie en revanche, lorsqu'on va s'asseoir c'est limite chiant, et très mollasson. Donc, c'est moyen moyen au final. Les autres sons et lumière je ne saurais dire. On a pas fait abou-simbel, du fait du temps pour y aller en bus. C'est plus de 3 heures de bus aller et 3 heures retour, départ en pleine nuit (ma compagne étant enceinte, nous sommes restés sur le bateau). Ceux qui y sont allés on dit que le site était vraiment fabuleux. Cependant, vous ne pourrez en photographier que les extérieurs. Notre guide a déconseillé de le faire en avion, parce que c'est la pagaille à l'arrivée, elle considère que c'est une arnaque totale vu le prix. Le jardin botanique à Assouan, tres joli à voir, sympa, et si votre guide le propose avec baignade dans le Nil un peu plus loin, allez pour la baignade ! mais gla gla, l'eau est glacée ! Ballade à dromadaire : voyez avec votre guide car les prestations sont variables. C'est proposé à l'arrache aussi sur le site des pyramides de Gizeh, vous négociez directement avec le chamelier. Nous avons choisi un tour en dromadaire dans la campagne égyptienne avec collation chez l'habitant. C'est notre guide qui a organisé la sortie.

Nous sommes donc revenus en France, via un crochet au duty free de l'aéroport du Caire : les cartouches de clopes à 11 euros... etc.

Voilà, à tous ceux qui envisagent de visiter l'Egypte, allez-y sans craintes, c'est vraiment génial une fois qu'on comprends comment fonctionne ce pays. C'est un pays avec des sites exceptionnels, et comme je le dis, un fois qu'on en saisit les règles de fonctionnement, on passe un très bon séjour. Soyez quand même avertis que coté transport, c'est un peu le bordel (avec les convoi, les attentes, etc...), que la bouffe reste moyenne, et que le service hotelier reste passable. Mais bon, ce sont quelques désagrément, mais très honnêtement, c'est une très bonne destination pour ceux qui veulent y aller, un moment agréable, plein de surprises. Préférrez les circuits ou séjours dont les visites sont incluses (ça vous évite de faire la queue pour les tickets, les guides s'en chargent pour vous...). Hurghada ne vaut pas une semaine (sauf plongée) et 3 jours suffisent. Le Caire, ça vaut le détour, la ville est crade certes, mais elle se révèle pleine de bonnes surprises avec un guide pour vous la faire découvrir.

Voilà, en espérant avoir apporté nombre d'info à tous ceux qui veulent y aller !
Voyage de dix-huit jours au Maroc en août English translation pending
by LesCocano · 2008-06-14 · 19 replies
Coucou, y'a qq'1... Je prévoie faire un voyage de 18 j. en août avec mon mari et 1 enf. de 5 ans. Nous voudrions visiter les endroits sympas, se poser qq jours au même endroit pour relaxer et repartir vers une autre destination... Nous envisageons attérir à Casablanca et louer une voiture pour tout notre séjour. Est-il facile de circuler et se repérer ? Trouver des endroits sympas, propres pour loger avec un enfant de 5 ans ? Toutes infos seront appréciées. Merci et asta luego !

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