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Escale de huit heures à Pékin City: tour possible? English translation pending
by Funzi · 2012-07-25 · 44 replies
Tout est dans le titre!! Nous voudrions savoir si on peut sortir de l aeroport comme a singapour pour faire un city tour rapide a pekin?

Merci amis voyageurs
Vietnam - Cambodge trois semaines et quatre jours (couple 60 ans) avec guide et chauffeur English translation pending
by Chabert83 · 2012-03-22 · 10 replies
19 février au 16 mars 2012 : Nous revenons, mon mari et moi (60 ans) de trois semaines au Viet Nam et de 4 jours au Cambodge. Nous avions réservé avec une agence à Hanoi avant de partir, le plus était qu'ils parlent français. Ils nous ont étudié un parcours du Nord au Sud + Cambodge avec guide et chauffeur.

Nous avions réservé de notre côté un vol Marseille/Paris CDG/Hanoi avec Viet Nam Airlines à l'aller et Pnom Penh/Bangkok/Paris CDG/Marseille au retour. L'avion de Viet Nam Airlines était "pourri" et tous ceux qui ont pris cette compagnie nous l'ont confirmé. Avion de type B777 : fauteuils en mauvais état, défoncé, éclairage des sièges ne fonctionnait pas, 10 mn air froid, 10 mn air chaud, pas d'écran devant nous mais un écran commun (comme il y a 30 ans) où il était impossible de voir quelque chose (pas de film, pas de radio et pas d'écouteurs), service à bord nul, il était prévu sandwiches et soupes de nouilles entre les repas, le peu de sandwiches est parti tout de suite, il n'est resté que des soupes, aucun sourire du personnel (c'est quand même eux la vitrine de leur pays), mais nous sommes arrivés à l'heure et même 30 mn plus tôt. Rien à dire sur le vol de retour B777 avec Air France. A savoir, lors de stop comme à Bangkok par exemple, ne pas acheter en duty free car à Paris, il a fallu refaire un tour pour réenregistrer l'alcool/parfums, il faut prévoir du temps entre les correspondances.

Aucun problème pour les visas, l'agence d'Hanoi nous avait envoyé tous les papiers avant de partir que nous avons remplis, avions emmené les photos comme demandé et payé le tout par carte bancaire. A l'arrivée, tout s'est bien passé avec la PAF pour les visas, nous avons même payé en euros.

Notre agence nous avait demandé aussi d'apporter avec nous des friandises, du matériel scolaire et des vêtements pour les enfants que nous avons pu distribuer lors de rencontres avec les différentes etnies dans leur habitat.

Avons été accueilli à l'aéroport par notre guide d'Orient Travel Bridge et pris en charge, la voiture nous attendait avec le chauffeur. Direction notre hôtel, le Paramount Hotel (3*) dans la vieille ville, très bien situé et très propre. Puis après un petit repos, nous sommes allés rencontrer le personne d'Orient Travel Bridge qui nous avait organisé notre voyage. Personnel très professionnel et qui nous ont donné de bons conseils.

Avons déjeuné à côté de l'agence dans notre premier restaurant local : "A l'oiseau siffleur" (enseigne en français, même propriétaires). Très bon.

Puis les visites ont commencé :

- le lundi après-midi :Visite de la Vieille ville, avec ses 36 rues corporatives uniques au monde et la petite pagode de l'Épée restituée (Ngoc Son)

- le mardi : Hanoi - Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh, sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, Temple de Quan Thanh, Pagode de Tran Quoc. Déjeuner de poisson typique de Ha Noi (Cha ca), suivi de la visite du magnifique Musée d’ethnographie. Spectacle de marionnettes sur l’eau, balade en cyclo pousse

- le mercredi : départ en voiture pour la baie d'Halong, arrivée à Haiphong, embarquement sur un bateau rapide 45mn, bus jusque Cat Ba 45 mn, moto jusqu'à l'embarcadère. Nous avons donc embarqué sur notre jonque privée la "Oriental Sun" juste pour nous deux avec à bord, le capitaine, le mécanicien, le cuisinier et notre guide Chung. Balade vers la petite baie de Lan Ha, site protégé du Parc National de Cat Ba, rarement visitée par les bateaux de croisière de groupe. Nous entrons ensuite dans la célèbre baie d’Halong en direction des îles isolées, en croisant dans des passages inaccessibles aux grands bateaux de groupe. Possibilité de se baigner (trop froid en cette saison), de pêcher et de découvrir la baie en kayak. à bord. Visite du lagon de Hang Ca, accessible en traversant un tunnel en petite barque ou en kayak selon la jonque. Dîner de fruits de mer et nuit à bord dans la baie de Lan Ha

- le jeudi : Navigation dans la baie de Lan Ha, en s’approchant au plus près des plus beaux pics et rochers. Visite d’un village de pêcheurs, baignade, kayaking, etc. Déjeuner à bord. Débarquement à Cat Ba vers 12h00, puis retour à Ha Noi de la même façon qu'à l'aller

- le vendredi : départ pour le nord du pays - Bac Ha, la capitale des H'mongs Fleurs

- le samedi : Le matin, visite du petit marché des minorités ethniques de Can Cau, en pleine montagne au nord de Bac Ha. Retour à Bac Ha pour déjeuner, et nous prenons la route de Ha Giang, capitale de la région la plus époustouflante du Vietnam. Dîner et nuit dans un hôtel de bungalows sur la rivière

- le dimanche : Nous prenons une première route spectaculaire, celle de Ha Giang à Dong Van, une succession de cols et vallées qui remplit d’admiration, notamment en arrivant à Quanh Ba, la « Porte du Paradis ». Déjeuner dans une petite ville de montagne, Tam Son. 12 km avant Dong Van, visite de l’étonnant palais des rois H’mongs, en fait une forteresse d’opérette en bois avec 2 donjons carrés de pierre d’un chef local rallié aux français, Vuong Chin Duc, évacuée en 1950 (ses descendants habitent maintenant en France et au Canada). Arrivée à Dong Van

- le lundi : Une journée absolument inoubliable ! Elle commence par la visite du marché de Dong Van, où les locaux s’approvisionnent avant de regagner leurs nids d’aigle. Nous prenons ensuite la route la plus spectaculaire de tout le Vietnam, qui serpente sur 15 km jusqu’en haut du col de Ma Pi Leng, un capharnaüm de pitons désertiques et de canyons unique au monde. Nous redescendons ensuite sur Meo Vac et prenons une autre route spectaculaire pour arriver à Bao Lac

- le mardi : Nous partons de bonne heure et empruntons une très belle route de montagne qui rejoint la route de Cao Bang. Du fait de la pluie, la route en terre était complètement défoncée avec le passage des gros camions. Il a fallu toute la dextérité de notre chauffeur et le fait que nous étions en 4X4 pour passer.

- le mercredi : route spectaculaire, celle qui grimpe le col de Ma Phuc et vous amène aux magnifiques chutes de Bang Gioc, le plus près que vous puissiez de la frontière chinoise : elle passe au milieu des chutes et de la rivière. Délicieux déjeuner local face aux chutes. Au retour, visite des 36 lacs de Thang Hen (on ne peut voir que le plus grand, les autres n’étant visibles qu’en trekking d’un ou deux jours). Retour à Cao Bang.

- le jeudi : Nous prenons une petite route de montagne menant à Cho Ra, "capitale" de la région du lac Babe, et arrivons à Pac Ngoi, où nous avons couché dans une maison thaïe sur pilotis, au bord de la rivière. Un délicieux dîner vous attend, car la maitresse de maison est un véritable Cordon bleu !

- le vendredi : un bateau nous a emmené à travers les 3 branches (Ba Be – “les 3 bays”) du lac et remonte la rivière Nang dans des paysages somptueux pour arriver au petit village of Hua Nong. Aussi simple et authentique que l’on peut rêver ! Déjeuner dans une maison tenue par “Pirate”, réputée comme le meilleur chef de la région. Après le déjeuner, une courte marche (15 mn) à travers la jungle vous conduit aux chutes de Thac Dau Dang, une série de cascades entre les falaises calcaires. Retour à Pac Ngoi en bateau, pour prendre la route de Ha Noi.

- le samedi : Départ de notre hôtel en route pour Hoa Lu (1h30). Visite des deux temples de Hoa Lu construits pour honorer des rois du 10e-11e siècles. Nous conduisons ensuite sur 15 superbes kilomètres de petites routes à travers le labyrinthe des pics calcaires et des rizières, un de nos petits secrets. Arrivée à Tam Coc à l’hôtel Chez Loan, dans un calme absolu au beau milieu des rizières, établissement réputé pour sa cuisine exceptionnelle et l’hospitalité de Mme Loan : la meilleure adresse de la région !

Déjeuner chez Loan, suivi de la visite en bicyclette de la pagode de Bich Dong, construite en 3 étages sur une falaise et le temple Thaï Vi Temple En fin d’après-midi, lorsque la majorité des touristes est retournée à Ha Noi, nous faisons la promenade en bateau sur la rivière aux trois grottes.

- le dimanche : Pagode de Hang Mua, perchée sur un pic d’où on jouit d’une vue stupéfiante de toute la région. Ensuite, un autre court trajet (1h) à travers rizières et canaux du delta du Fleuve Rouge vous emmène à la cathédrale de Phat Diem (1891), un étonnant complexe d’architecture sino-gothique aux proportions énormes.Retour à Tam Coc dans la soirée pour un autre délicieux dîner chez Loan, et transfert pour la gare de Ninh Binh, où nous prenons le train de nuit pour Hué (départ de Nim Bin à 21h30, arrivée Hué : 10h00)

- le lundi : Un guide + chauffeur nous a accueilli à votre arrivée à la gare de Hué et nous a emmené à notre hôtel, le très élégant Asia Hotel avec sa piscine panoramique au 7e étage. Balade en cycle-pousse devant la spectaculaire Porte du Midi, entrée de la Cité impériale de Hué et de sa Cité pourpre, l’équivalent vietnamien de la Cité interdite de Beijing. Immense complexe de bâtiments pur XIXe : les Porte de l’Humanité et de la Vertu, la salle du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen, le palais de la Reine-Mère, etc. La visite guidée dure plus de 3 heures.

Nous embarquons ensuite sur un bateau qui vous remonte la rivière des Parfums jusqu’à la Pagode de Thien Mu (Pagode de la Dame céleste), devant laquelle nous déjeunons sur le bateau. Visite de la pagode. Nous retournons ensuite dans la ville moderne et visitons le Musée royal des Beaux-Arts, situé dans le palais Long An, résidence de l’empereur Bao Dai après son abdication en 1945. Retour à votre hôtel et dîner à l’excellent restaurant La Carambole.

- le mardi :Nous passons la journée à visiter les tombeaux de la grande dynastie des Nguyen (1802-1945), magnifiques mausolées avec pagodes, temples, petits lacs, etc. Certains ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur. Nous allons d’abord dans deux sites peu ou pas visités : l’arène aux tigres, où les empereurs organisaient des combats entre un tigre et un éléphant, et, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré, dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Nous continuons ensuite la petite route pour arriver au tombeau de Minh Mang, célèbre pour la beauté de son cadre. Nous traversons ensuite la Rivière des Parfums et visitons le tombeau de Khai Dinh, avec ses salles intérieures aux étonnantes mosaïques.

Déjeuner dans le célèbre restaurant-jardin Biet Phu Thai Nhi, suivi d’un petit détour dans un site jamais visité, le belvédère Van Canh, une colline d’où l’on a une belle vue de la rivière et des montagnes. Nous allons ensuite au tout proche tombeau de Tu Duc, un luxueux complexe dessiné par l’empereur lui-même. Avant de retourner à l’hôtel, nous nous arrêtons à la charmante pagode Tu Hieu, où vivent encore plus de 80 moines. Retour à l’hôtel, suivi d’un dîner de spécialités de Hué dans le somptueux jardin-restaurant Ancient Hué, situé dans l’ancien quartier aristocratique de Kim Long.

- le mercredi :

Route Mandarine et le célèbre Col des Nuages, arrivée à Danang, et visite du mondialement célèbre Musée Cham. Nous poursuivons ensuite notre route pour arriver à la vieille ville portugaise de Hoi An, visite de la vieille ville pendant laquelle on a pu admirer tous les trésors architecturaux de ce site classé : le Pont japonais, les maisons communes (hoi quan) et les vieilles maisons du du 19e siècle, les temples et pagodes.

- le jeudi : nous allons au site Cham de My Son, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Caché dans une vallée luxuriante à 55 km à l’ouest de Hoi An, il compte 20 tours sur les 68 originelles, dont on pense qu’elles étaient les sépultures des monarques du Royaume du Champa (IIe au XVe siècle). Redécouvert par les français à la fin du XIXe, il compte 4 grands groupes. Déjeuner à My Son et retour à Hoi An. avion du soir Danang-Saigon

- le vendredi : Journée de visite de la ville de Saigon, visite du fascinant quartier chinois de Cholon, visite des monuments de la ville : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, Ngoc Hoang.

- le samedi : traversée d’une partie du delta jusqu’à la jolie ville de Can Tho puis visite du très beau village de My Khanh, à 15km de Can Tho ; balade en vélo pour découvrir la campagne, la vie des habitants, la pagode, l’école, etc.. nuit dans une maison d’hôtes franco-vietnmien dans un village près de Can Tho.

- le dimanche : marché flottant, plus de 3 heures fascinantes. Retour sur la route pour Xeo Quyt où nous visitons un tunnel sous l’eau creusé par les soldats vietnamiens durant la Guerre du Vietnam. Promenade dans les luxuriants marécages. Retour à Saigon avec visite d'un temple caodaïste sur la route

CAMBODGE : avec l'agence de voyage MERU TOUR de SIEM REAP. Sochenda, notre guide en français est directrice de l'agence et son mari Jean-Georges, français, est le consultant commercial. Sochenda est passionnée par l’histoire de son pays et elle sait tout sur les temples.

le lundi : avion Saigon / Siem Reap. visite des monuments de l’ancienne ville d'Angkor Thom, capitale du roi Jayavarman VII de 1181 à 1209. Entrée dans la ville par la porte Sud et visite des temples du Bayon (1181), du Baphuon (1060) et du Phimenakas (944) et des terrasses des éléphants et du Roi lépreux, (fin du XIIème), visite du chef-d'oeuvre architectural qu'est le grand temple d’Angkor Wat, construit entre 1113 et 1150 par le roi Suriyavarman II. Retour à Siem Reap pour un dîner-spectacle de danses traditionnelles khmères données par des danseurs et danseuses professionnelles

- le mardi :

Matin : Départ pour le temple de Prasath Kravanh (921), construit en briques pleines. Une jolie route de campagne (25 km) vous emmène ensuite au temple de Banteay Srei (967), considéré par beaucoup comme le plus beau des temples d’Angkor. Il est également célèbre pour être celui “visité” par André Malraux, qui y vola un bas-relief en 1923. Sur le chemin du retour, vous avez un aperçu de la vie quotidienne des villages, des campagnes et de la fabrication de l’alcool et du sucre de palme.

Après-midi : Visite de trois grands temples et deux petits temples "jumeaux" : le Banteay Kdei (1181), qui débouche sur le Bassin royal de Srah Srang, le Ta Prohm (1186), mondialement célèbre pour avoir été laissé envahi par la jungle par les experts, donc enserré entres de gigantesques racines de fromagers, puis le Ta Keo (975), le premier à avoir été construit en grès, visites du Thommanon et du Chau Say Thedova (XIIe)

- le mercredi : Matin : Départ matinal pour le port de Chong Kneas et une promenade en bateau sur le Grand lac Tonle Sap, la vie des pêcheurs des villages flottants ou des maisons sur pilotis et musée national de Siem Reap

Après-midi : route Siem Reap Phnom Penh en voiture par une belle route jalonnée de villages. Vous traverserez d'abord les vastes plaines des rizières avant d'atteindre la ville de Kompong Thom, puis la petite ville de Skun, célèbre pour ses mygales frites. Après les nombreux palmiers à sucre plantés sur ordre du Roi Norodom à la fin du XIXème siècle et quelques collines, arrivée à Phnom Penh

- le jeudi : visite du Palais royal (1866) et de la Pagode d’argent (1892), dont le nom est dû aux presque 6000 plaques d'argent massif qui en recouvrent le sol puis le très beau Musée national des Beaux-Arts, le Musée du génocide, dans l’ancienne école Tuol Sieng, le fief du sinistre Duch pour comprendre l’atroce drame des Khmers rouges, avion pour la France
Traversée du Tibet à vélo (Chengdu - Lhassa- Katmandou) English translation pending
by Mickbl · 2012-03-07 · 24 replies
Bonjour à tous,

Après avoir parcouru le forum et lu pas mal de discussions au sujet de l'entrée au tibet, des questions restent en suspens!

Est-il toujours possible, depuis les évènements de mars 2008, d'entrer au Tibet via la Chine sans permis ou au moins sans guide? Connaissez vous des cyclotouristes l'ayant fait récemment?! Nous avons entendu parlé de quelques réussites en 2007 mais rien depuis! Le guide du routard 2011 annonce que cela est possible mais difficile de se faire une opinion à partir d'un livre!!

De plus, qu'en est-il de la route entre Lhassa et Katmandou? Faut-il un permis?!

Merci d'avance pour vos réponses!

Mick & Julie
Trois semaines en Chine septembre 2012: votre avis English translation pending
by Pumpkine · 2012-01-02 · 75 replies
Bonjour, J'envisage de partir 3 semaines en septembre, en couple, en Chine. Idéalement j'aimerais faire : le coin de Guilin, Xian et Pékin.

J'ai vu un vol multi : Paris-Guilian via Shangai (escale de 10h pour avoir un petit aperçu de la ville?) Pékin-Paris pour environ 750€ et deux vol internes : Guilin-Xian et Xian-Pékin à 150€ chacun environ. ça nous fait un budget avion d'environ 1050€ par personne donc.

Mes interrogations: 1) Combien de temps passer dans chaque coin ? je pensais une semaine à Guilin (pour faire Guilin -Longji-Ping'an-Yangshuo), une courte semaine à Xian compensée par une longue semaine à Pékin.

2) Quel budget prévoir ? compte tenu de la période (setpembre), que l'on reste essentiellement en ville, hors vol ? ( pas de grandes prétentions en terme de logement/nourriture, nous voulons juste un hotel correct, et nous pensons que la nourriture locale nous conviendra bien). Estimer pour 18 jours : le logement - le transport interne hors vols - la nourriture - les visites - les souvenirs - les imprévus

3) Des sites/livres particuliers où se renseigner ? Je pense acheter la panoplie routard/lonely planet et me constituer un dossier pour le départ pour ne pas partir trop chargée, toute documentation est la bienvenue

4) Toute expérience personnelle, mise en garde, conseil, avis, est la bienvenue.
Notes de voyage au Yunnan en solo (mai, juin, juillet 2010) English translation pending
by Naruwan · 2011-12-01 · 9 replies
.Notes de voyage au YUNNAN en solo. Mai, juin, juillet 2010

Le Yunnan, très montagneux, est, grosso modo aussi grand que la France. Et on ne peut s’y déplacer aussi vite. Par conséquent, il faut du temps. Venant de Taipei, j’ai atterri le soir à Kunming. Un bazar noir à la sortie pour prendre un taxi, une organisation digne de CDG…On n’est donc pas dépaysé…

C, de Kunming, m’avait trouvé ce que je cherchais. Résider dans une famille chinoise et prendre , en payant, deux heures de cours de Chinois chaque matin. J’ai donc posé mon sac chez une prof d’anglais qui communiquait avec moi en utilisant son dictionnaire… Pauvres élèves. Son appartement était situé dans la résidence universitaire de Kunming .Elle habitait avec sa mère…Ah vous prenez aussi une douche le matin ? Et pourquoi ? Et ceci, et cela. Atmosphère irrespirable. Je me suis enfui vite fait vers l’Hôtel Cloudlands Youth Hostel, (recommandé par le LP) personnel adorable et compétent. De plus on y mange très bien. Un havre de paix et une mine de services. A Kunming comme presque partout en Chine, ainsi qu’ à Taiwan, les fenêtres sont barricadées de grilles, avec une petite avancée, très souvent amplement fleurie et utilisée comme séchoir à linge. La municipalité a ordonné, ne me demandez pas pourquoi, de remplacer les grilles « avancées » d’environ 60 centimètres par des grilles « plaquées » aux fenêtres. Auparavant, les appartements ressemblaient à des prisons fleuries. Maintenant ce seront des pénitenciers, mais les serruriers se frottent les mains... En ville, un ou deux temples, mais rien d’extraordinaire. Le lac Dian en cours de dépollution et ses alentours. Bof. Mais, à une bonne heure de bus, le « Bamboo Temple » vaut largement le déplacement. Le grand musée des 25 minorités présentes au Yunnan est un passage indispensable à mon sens avant de voyager au Yunnan, si tant est que l‘on soit intéressé par ces dites minorités . Et la boutique de souvenirs à la sortie est remarquable. Ils ne vendent pas de « conneries » à 2 sous mais de très jolis et anciens vêtements, tissus, sacs etc. Et c’est assez bon marché. Allez-y. De plus la patronne est charmante, cultivée et connait très bien tous les différents habits des minorités qui peuplent le Yunnan.

En face, de l’autre côté de l’avenue, il y a un gigantesque village où ils ont reconstruit les maisons des 56 minorités chinoises. Des employés chinois Han, folkloriquements déguisés avec de moches vêtements « typiques » en synthétique se morfondent d’ennui dans le décor en jouant avec leur portable.

Franchement rester à Kunming c’est perdre son temps…pas grand-chose de particulier ou de pittoresque, mais il ne faut pas manquer de savourer les « nouilles qui traversent le pont » chez les frères Jiang .

Départ en car pour Shilin, la forêt de pierres, 300 hectares. Oui c’est un bon plan, mais l’entrée est très chère, de mémoire 150 ou 160 rmb. Nombreux panneaux d’informations rédigés en français sans aucune faute d’orthographe ni de grammaire. Rarissime.

Lac Jiangchang, au sud de Kunming, à 2 bonnes heures de car .C’est désuet et plaisant. Location de pédalos, baignade, jolies plages et bonne chère. Dix minutes à pied pour traverser ce gros bourg de bout en bout. J’y étais en weekend, et je présume qu’en semaine j’aurais été seul. Très beau lac, balade à cheval , aller-retour 2 heures, vers un temple caché, et intéressant. L’autre temple, lui, est accessible du village .

Départ en train de nuit couchettes pour Dali .Pas une bonne idée. Départ 22.00 heures arrivée vers 6 ou 7 h, alors que, de mémoire, le car n’en met que 4 ou 5. Et, naturellement, en train de nuit, on ne voit rien du paysage.

C’est une ville très agréable, surtout si on s’écarte de la rue des étrangers…et des coins touristiques. On n’y mange pas très bien et c’est cher pour ce que c’est. L’architecture et la décoration des maisons est sobre, raffinée et très élégante. L’unique musée désert est à ne pas négliger, d’autant plus que les touristes n’y vont pas puisqu’ils consomment. Ne pas manquer l’église catholique en pure style Naxi. Un trésor d’architecture étonnant. Il y en a deux à Dali mais une seule en style naxi.

Le lac ERHAI est majestueux. Dommage qu’il n’y ait pas de chemin autour. Location de vélo facile, balade cool vers le lac. Puis cul de sac. A Dali, il y a un télécabine qui vous propulse sur un chemin de randonnée entièrement et joliment pavé. Belle balade, contrôle de sécurité en route, pas de soucis. On arrive au Temple Zhonghe Shan. Retour par un télésiège, non fermé , mais couvert, et donc appréciable vu qu’il crachinait. Autour du lac, belles promenades. Au nord, à 1 heure 30 de bus, des sources chaudes où nous sommes allés en petit groupe passer une nuit. Bon, l’eau est bonne, bien sûr, mais le cadre est moyen.

Au NE du lac ERHAI, il ne faut pas rater Shuanglang, et son petit hôtel, le SKYSEA (Chambres et dortoirs) .Les pieds dans l’eau, une vue imprenable sur le lac et les montagnes en arrière-plan. Tables d’hôtes midi et soir, pas de menu, on mange ce qu’ont cuisiné les femmes, très bonne ambiance. J’y ai rencontré un couple d’artistes Chiliens demeurant à Pékin qui venaient de Shangri la en vélo de course, oui, pas un VTT…Pour ceux qui connaissent un peu la géographie de cette province, chapeau !

Le village est hors du temps. Beaucoup d’anciennes maisons et pratiquement pas de touristes. Mais à la vitesse où ils rénovent d’anciennes maisons avec vue sur le lac, futures guest houses, ça ne va pas durer longtemps… Une maison « d’architecte » , ultra moderne, béton et verre, gigantesque, les pieds dans l’eau, où l’on peut prendre un excellent café du YUNNAN ; le café doit faire 8 m2, et la villa en fait probablement 1000m2…Le prix du café n’est pas proportionnel à la villa… Elle appartiendrait à une célèbre danseuse Chinoise... Huit jours avant mon arrivée un pâtissier français s’est installé dans ce village, au pied d’un arbre multi centenaire, mais les pâtisseries n’étaient pas encore sorties du labo. Dommage. Pleins de balades sur la petite presqu’île. Sympa. A l’hôtel, on peut louer des kayaks, (qui pèsent une tonne..) et faire le tour de l’île en face. Ile où est installé un 5 étoiles et des jardins publics.

Départ en car pour Li Jiang. La route ? Bon, c’est la campagne, et en arrivant près de Li Jiang, les monts sont pelés... Tout petit hôtel, 5 chambres de style tibétain, couple de gérants tibétains adorables. Disney Li Jiang…J’ai dû y rester 4 jours et ce n’est pas drôle. Une usine à touristes. La rue de la soif et ses chanteurs à la voix éraillée me tuent… Visite du Mu Family Mansion, mini cité interdite, très bien, et des jardins d‘où le soir on domine Lijiang, les montagnes en arrière plan, , sans voir les hordes de touristes et là, oui c‘est beau… Lijiang, c’est Business land. Des milliers de magasins où on trouve tout ce dont on n’a pas besoin. Mais les gens doivent vivre, donc, c’est comme cela.

Balade sympa à cheval dans les environs, en forêt, puis un tour de canot dans un immense lac de 30 centimètres de profondeur. Bof.

Baisha. Petit village assoupi. Rencontre fortuite avec le célèbre Docteur HO. Une vraie pipelette. Son « labo » est un vrai souk ! Jade dragon snow mountain. Une bonne demi-heure de téléphérique avec un temps gris en juin, (bien se couvrir), et on arrive à 3800 mètres. Belle vue. Un petit temple tibétain, quelques Yaks qui broutent paisiblement. Retour Kunming puis départ pour Jing Hong, Xishuangbanna. 9 heures de bus un dimanche, presque personne dans le car, sur une bonne route. Paysage, champs de thé à perte de vue, région du réputé thé PU ER, rien de spécial.

Jing Hong, petite ville assoupie. Sommes-nous en Chine ? Architecture matinée de Thaïlande, de Birmanie, vendeurs de jade Birmans en sarong, végétation tropicale. Premiers jours, un peu perplexe puis je me suis adapté au rythme lent et doux de cette agglomération. Centre de promotion du thé PU ER, dans un ravissant jardin, petits pavillons où l’on peut gracieusement déguster du thé, très agréable. Un lieu : Mékong café: La cuisine chinoise y est délicieuse, bon marché et le patron français et son épouse chinoise sont charmants + une mine d’informations. C’est à côté du MeiMei café que tout taxi connait. Ce sont eux qui m’ont présenté une guide qui ne parlait pas un mot d’anglais et avec laquelle j’ai randonné trois jours durant dans des villages reculés, région de Bada, après Menghai. Paysages magnifiques, aucun touriste, villages totalement en dehors du temps, où l’électricité n’est arrivée qu’en 2002 et où il n’y a qu’un ou deux chauffe eau solaires. Accueil chaleureux, hébergement et très bonne cuisine locale, un rêve. Et temps superbe pour ne rien gâcher... Au retour, ne pas hésiter si besoin est à se faire masser au centre réputé de massage par des non-voyants. (Blind Massage School)

Ne pas rater le plus grand jardin botanique de Chine, Tropical Plant Garden, 933 hectares, situé à Menglun à une bonne heure de car de Jinghong, ni le jardin botanique de Jinghong, si vous aimez la botanique.

Evitez d’aller au Sanchahe nature Reserve voir un spectacle d’éléphants affligeant.

Galamba Une heure de bus le long du fleuve Lancang Jiang qui s’appellera plus loin, au Vietnam, le Mékong. C’est une très belle route . Note : Au départ de Jing Hong on peut aussi descendre le fleuve sur des canots pneumatiques jusqu‘à Galamba, mais retour en bus, car le courant est trop fort pour les 15 CV du canot. Escale sur une petite plage de sable (il y en a de nombreuses) végétation exubérante, on croise des singes et l’on peut réellement apprécier la puissance du fleuve .Courants très forts.

Ticket racket de 100 rmb pour entrer dans un village DAI .(Mais c’est partout pareil en Chine) C’est un authentique village avec d’opulentes maisons en bois dont la conception favorise une ventilation naturelle. 250 m2+ plus le sous –sol…Certaines offrent le gîte et le couvert. Pas de restaurant. 1 ou 2 mini épiceries. J’ai eu le bonheur de « tomber » sur la maison d’une famille charmante. Merci la chance. Dans ce village, chaque jour des festivités sont organisées .  «  Reproduction » de la fête de l’eau (une centaine de figurants, essentiellement des figurantes) dans un immense bassin puis spectacle de danse à côté. Donc, chaque jour arrivée des touristes, mais pas des hordes. De l’entrée du village ils sont transférés par petits groupes de leurs gros autocars dans des minis bus électriques de 10 passagers. Donc pas de bruit et peu de nuisances. Ils sont parqués sur les gradins. Le spectacle peut commencer. La reproduction de la fête de l’eau, puis les danses durent environ 1 heure 30. Ensuite, ils disparaissent aussi discrètement qu’ils sont venus. Le présentateur du spectacle, « le Monsieur Loyal « , résidait chez mon hôte et j’étais donc invité chaque jour . La plupart des figurantes et danseuses sont des jeunes filles du village, et c’est leur job. Très peu de garçons. Spectacle bon enfant, coloré, de bonne tenue, pas trop kitch. Du village on peut marcher jusqu’au bord du Lancang Jiang (Mékong) en 10 mn à pied. Mon hôte m’a montré l’endroit où le lit du fleuve arrivait auparavant. Le fleuve s’assèche…L’écart est considérable. Mais non, mais non puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas de problème de changement de climat…Au loin, derrière les montagnes, la Birmanie. Beaucoup de plantations d’hévéas. Flâner dans ce village est un plaisir que l’on déguste. Une ou deux maisons en construction, ouvriers habiles qui manient un robot électrique de bricoleur du dimanche pour raboter des centaines de planches brutes de sciage. Merveille des charpentiers chinois qui maintiennent ces traditions et ce savoir-faire. Que du bois et des chevilles. Mon hôte ne parle pas le mandarin, ou plutôt c’est moi qui ne comprends pas son chinois. Mais toujours est-il que j’ai compris qu’il m’invitait, que demain matin je devrais être prêt à 7.00 h, et que nous irions voir un spectacle. On part en moto, sur une bonne route, en roulant tranquillement à 25 km /h à travers la campagne. Le soleil se lève. Il fait délicieusement bon. L’air est parfumé. On s’arrête dans un petit temple, pas entretenu, et envahi par les mauvaises herbes. Où sommes nous ? Dans un autre monde. On arrive. Il y a un grand lac, qui en fait se révèlera la scène, et un théâtre avec ses gradins. Il connait tout le monde et me présente. Les acteurs et les figurantes se maquillent attentivement, les touristes ne sont pas encore arrivés. Le spectacle de danse est nautique, les danseuses sont embarquées sur des radeaux de bambou. Des dizaines de paons atterrissent devant les gradins, puis repartent en volant très bas comme de vieux Catalina. La sono vous casse les tympans. L’arrière-plan est assez grandiose. Retour au village Je suis resté 4 jours dans ce village mais j’aurais pu tout aussi bien y rester un mois. Peu de boutiques pour touristes, le strict minimum lorsqu’ils sont là, calme, luxe non, mais le calme est un luxe en Chine.

Départ pour Mengla .Rien à voir, rien à vendre et c’est cela qui est intéressant. Par contre deux temples préservés, hors ville, découverts par hasard grâce à un chauffeur de taxi. Très beaux sites.

Damenlong. Idem RAS, mais le White Bamboo Shoot Pagoda, baigne dans la plénitude.

De Mengla, bus pour Bupan Aerial Skyway Park. On commence par remonter une belle rivière enchâssée dans les montagnes, sur un canot rapide. Des arbres géants de 70 mètres de haut. Parashorea ou encore appelés looking at the sky tree. Entre ces arbres, des ponts de singe où seulement deux personnes sont autorisées à passer en même temps. Hauteur au-dessus du sol, 50 mètres…Assez impressionnant. C’était un lundi. Heureusement, sinon, bonjour la queue. J’étais seul avec la guide du parc et j‘ai bien fait de prendre une guide en sus du billet d‘entrée. Le parc est si grand que l’on pourrait s’y perdre (un lundi quand on est seul, avec des pancartes rédigées en chinois…) .Elle même était quelquefois hésitante sur le chemin à prendre.

Menglian. RAS, mais il ne faut pas manquer le Menglian Dai People’s House Museum, en fait un petit palais rempli de trésors.

Allez au Wanderer cafe .C’est là que la patronne , une artiste, vous mitonnera éventuellement un circuit hors-piste.(ce café n’est pas une agence de voyage…). Au marché, selon ses conseils, j’ai affrété  une moto avec chauffeur et nous sommes allés dans des villages reculés, totalement hors du temps en suivant le plan qu’elle m‘avait griffonné. Le soir je n’avais plus de fesses…à cause des routes empierrées, mais c‘était une journée magnifique .

De Menglian, cap au nord de bon matin pour Chongning …2 petites heures de car pour rejoindre Lancang. Une formalité. Puis départ pour Lincang… Route en construction, donc totalement défoncée. Auparavant, à chaque fois que je prenais le car, tout était disons « normal ». Mais là, c’était épuisant. Capable de dormir pratiquement partout, je n’ai jamais pu fermer l’œil. Les provinces entreprennent des travaux titanesques pour améliorer les transports, mais la route est rarement coupée. L’on s’est toutefois arrêté 4 heures au milieu de nulle part, avant que la route ne soit rouverte. Note: Dans certaines régions, suite à la construction/rénovation des routes, on peut être bloqué 1 heure, (1 heure, c’est 1 minute chez nous…) voir beaucoup plus. Il est donc sage de rentrer en ville, là où vous reprendrez votre avion de retour,3 jours minimum à l’avance. Ce qui veut dire, quand le temps est compté qu’il ne faut jamais visiter la ville d’arrivée à l’arrivée, mais sereinement à votre départ. Cinq contrôles d’identité de tous les passagers dans les cars. On est proche de la Birmanie d’où vient la drogue. A chaque fois avec une grande courtoisie et on me rendait toujours mon passeport avec le sourire.

Arrivé à Lancang à six heures du matin, j’attrape au vol la correspondance pour Chongning ou après 5 heures de route paisible, dans un environnement montagneux splendide, j’arrive enfin après 27 heures de car.

Escale à Chongning .Strictement rien à voir, mais un accueil indéfinissable de la part de la direction de l’hôtel et de ses employés. Première fois qu’un Européen débarquait dans leur hôtel. Un hôtel standard pour voyageur de commerce. C’est l’une des deux seules petites villes, avec Gongshan, où je ne fus pas admis dans l’internet café sous le prétexte que je n’avais pas de carte de membre. En fait une carte d’identité Chinoise…

Tenchong.Ah ! Tenchong. Une grande ville, rien de particulier, mais à portée de fusil, il y a Heshun. Un village où, au 19 ème des Chinois aisés prirent leur retraite en y construisant de splendides demeures, que l’on visite désormais. Il y a également quelques musées intéressants. On peut y passer une belle journée sans courir.

Puis le top, c’est d’aller aux sources chaudes de Cherry…(orthographe de mémoire…non référencées dans le LP).Dans le LP , c’est « Sea of Heat « qui est cité. Je ne suis pas allé à Sea of heat , car on me l’avait déconseillé .Pas de car. Il faut donc prendre un taxi, traverser la campagne, les villages puis la montagne majestueuse sur une route défoncée, pendant une bonne heure, pour y arriver. Le taxi vous attendra, et vous ramènera en ville . Pas de souci.

On descend un bon chemin pendant une bonne vingtaine de minutes dans  la forêt tropicale .Ce jour de semaine, personne, silence absolu. Un premier bassin, en pierres, occupé par un couple d’amoureux, je passe. Un peu plus bas un second avec semble-t-il une famille, je passe, puis un suivant, désert. Enfin un grand bassin et quelques rares baigneurs. Transparence et tiédeur des eaux, calme assourdissant, vision bucolique. Un rêve. Après le Japon, Taiwan est le pays au monde où il y a le plus de sources chaudes au monde, (et je ne les connais hélas pas toutes) mais ici, c’est tout simplement fabuleux. Après le bain, on descend 20 mn à pied jusqu’aux rives du Mékong, tumultueux, non « barragé » puis on remonte un sentier sauvage à dos de mulet pour un prix raisonnable pendant une petite heure. Remonter à pied après avoir mariné trois heures dans l’eau me semblait mission impossible... Le taxi m’attend. Je m’endors.

Nujiang Valley. Trois fleuves parallèles, pas de barrages, région classé par l’UNESCO. J’avais surestimé le temps pour  monter . J’ai fait escale en route à Liuku, où il n’y a strictement rien à voir ni à faire. Le paysage est à couper le souffle, et malheureusement le car taille sa route et ne s’arrête pas pour les photos. Il faisait un temps magnifique. Un nombre impressionnant de cascades et de centrales hydrauliques. Il me semble qu’il y a dans cette région de l’eau à ne plus savoir qu’en faire. Nombreux ponts de singe, et beaucoup de câbles pour franchir le fleuve en tyrolienne. J’ai vu quelques personnes traverser, suspendues en l’air. Impressionnant.

Gongshan. Bourgade, une seule grand rue, d’où en juillet, je pouvais encore apercevoir de grandes plaques de neige sur les sommets. RAS. Une petite église catholique d’architecture tibétaine, mais elle était fermée.

Bingzhongluo.90 mn de car. Là, on est nulle part. Belle vue sur les montagnes. Des marches en montagne, c’est tout. On sent le Tibet proche quoique Lhassa soit quand même à 2000 kilomètres.

Il n’y a pas de route pour « monter » à Deqin. Il y a trois ans, une amie avait emprunté une vraie caravane de thé à cheval et recommandé de la prendre. Cette fois, trop de neige, et je n’ai pas trouvé d’opportunité. De Deqin, l’on peut rejoindre Shangri la par la route. Mais ce que j’ai appris plus tard c’est que la route, en travaux, n’était ouverte qu’une journée tous les 10 jours…Et rester 10 jours à attendre à Deqin, il parait que c’est lassant... Donc pas de regrets. Redescente donc vers Baoshan. Par le car, de Bingzhongluo à Baoshan, ça se fait dans la journée. Hélas, retour sous une pluie battante sans interruption et passages à gué à cause des routes défoncées par les eaux. Direction Dali de façon à rejoindre Shangri la. Entre Baoshan et Dali, rien d’extraordinaire. Bonne autoroute. Pas loin de Lijiang, il y a SHAXI. Un bijou. Petit village, deux rues en T. Quelques guest houses dont Horse pen 46, ancienne maison, sobre mais très bien restaurée. Un excellent accueil et une mine d’infos. La tenancière parle couramment anglais. Horse pen 46 est en face du Temple Xinxiao, rare temple Bouddhiste de la dynastie Ming. A côté, dans un petit bistrot, un couple de retraité me préparait mon petit déjeuner , excellent café du Yunnan, pain maison (ils ont une machine à pain) avec du très bon miel, et non pas celui que la Chine exporte…en écoutant de vielles chansons françaises. A chacun son exotisme. Assez surréaliste. Chaque vendredi c’est le marché. Un important marché, bestiaux, légumes, gâteaux, tabac, outils, habits, étoffes etc... qui draine tous les villages des alentours. Un authentique spectacle dans la rue, où la plupart des femmes portent leurs costumes traditionnels avec une élégance rare. Zéro touriste chinois, pas de laowai. Quelques minutes de vélo et l’on peut visiter, en rénovation, un rarissime théâtre, le Three terraced Pavilion, en pleine campagne au milieu de nulle part. Plus loin, mais il faut un véhicule, un adorable temple taoïste préservé et entretenu par un vieux couple qui y veille comme sur la prunelle de ses yeux. Aux alentours, des parcs, forêts luxuriantes, temples, musées. Pas de bus. Il faut donc louer un taxi.

Randonnée vers un tout petit village reculé sur l’une des anciennes authentique route du thé. Cinq heures de montée, à pied, en partie à cheval assis sur un rouleau de cordage fixé sur une selle de bât, autant dire super inconfortable; paysages grandioses, des azalées sauvages partout. Si j’ai bonne mémoire il y a 800 variétés d’azalées au Yunnan. Retour à pied,5 heures. Très belle journée. Lac Lugu, au départ de Lijiang .Au bas mot, 9 heures de car. Un immense lac enchâssé dans les montagnes, exceptionnel. Eau limpide. Tout petit village au bord de l’eau, ciel cristallin. Rares hôtels. Pratiquement personne…les 9 heures de car doivent en dissuader plus d’un…On est donc tranquille pour un bon moment. C’est là que j’ai rencontré et sympathisé avec 5 voyageurs chinois. Le tour du lac que nous avons fait en voiture est un régal. On ne se lasse pas de ce lieu magique. Une partie de ce lac est au Sichuan. Par hasard, lors d’une pause, nous avons rencontré des cinéastes qui réalisaient un film promotionnel sur la région. Les acteurs villageois étaient magnifiquement habillés. Et redescente vers Lijiang pour remonter vers Shangri la.

Shangri la. C’est bien la première fois qu’il n’y a que des touristes dans le car. Arrivée difficile. Il faut marcher tout doucement, problème d’oxygène. Pas chaud en juin. Un temps breton, un coup de soleil, puis une averse, un rayon de soleil... On n’y mange pas bien et c’est cher.4 à 5 lamelles de yak séché sur une assiette de pommes de terres sautées… Heureusement j’avais trouvé un bon hôtel, au calme avec une couverture électrique. En juin ! La ville est un minuscule Lijiang assoupi, avec des échoppes de souvenirs gérées par de nonchalantes vendeuses. Les maisons en bois sont magnifiquement ouvragées par d’habiles et compétents charpentiers, et certaines ont des vérandas gigantesques, souvent plus grandes que la maison proprement dite, afin de protéger la cour durant l’hiver. -15… Un temple, on ne peut y monter que tout doucement… et un gigantesque moulin à prière. On sent le Tibet.

Musée Scripture chamber. Le directeur, ou qui se prétend tel, assure un peu la visite guidée en présentant les plantes médicinales Tibétaines, largement développées. Ensuite il se présente comme médecin, vous questionne, vous diagnostique oralement puis vous remet une ordonnance miracle et un traitement de trois mois .Prix 150 euros…Bah voyons… Chance. J’y étais lors du festival annuel de courses de chevaux. Un stade gigantesque, des courses de trot de petits chevaux, trois par trois, trois tours de piste, pas franchement intéressantes. Non, le spectacle est dans les gradins où les spectateurs ont revêtus leurs plus beaux atours. Des couleurs et motifs extraordinaires trois jours durant.

Ganden Sumtselling Gompa. Monastère Tibétain de 300 ans, en cours de rénovation. Ca suinte la bondieuserie à tous les coins de rue.

Napa lake. Bon ! D’immenses espaces, des lacs, des arbres, des fleurs, des chevaux en semi-liberté. Ce n’est pas un paysage exceptionnel. Autocar de nuit vers Kunming. Première fois que j’empruntais un car couchettes de nuit. Départ 19.00 h arrivée vers 6.00 h du matin. C’est nickel chrome et très confortable. Si l’on achète son billet à l’avance, on peut choisir sa couchette. Soit trois couchettes côte à côte soit individuelle. Les couchettes en bas sont moins sensibles au roulis.

Hei jing. Au départ de Kunming, pas de car. Trois heures de train poussif, et vous arrivez à Hei Jing. De la gare, des carrioles à cheval vous emmènent au village. Jolie promenade de 20 minutes. Tout simple, sympathique. Ancienne capitale du sel, autant dire un bagne. Le village assure sa promotion touristique avec son passé. C’est tout petit, une seule rue principale , marchands de sel sous différentes formes, et le petit syndicat d’initiative est très bien rodé. Ils vont même le matin de votre départ jusqu’à vous accompagner au minibus (on ne revient pas en carriole) pour reprendre le train. Et pourtant on ne peut s’y perdre…dans ce village. Il y a un paquet de communes en France qui pourraient en prendre de la graine.

En carriole, on visite avec explications (en chinois) un temple, puis les ateliers de transformation du sel. Beaucoup de vergers de grenadiers, bon indicateur du climat doux. Il y a plusieurs hébergements, mais à mon avis un seul endroit où dormir .Wu family Courtyard.. Dans un passé disons récent, il y avait 99 chambres et 108 portes. Il en reste légèrement moins. Mais c’est une demeure magnifique, authentique et bien entretenue. Les chambres sont monacales et très bon marché. SdB sur le palier. On dort dans une page d’histoire.

BA MEI Ba mei se cache. Au départ de Kunming, une journée de car jusqu’à Wenshan. Nuit. De là il faut aller jusqu’à Guangnan et de là  pousser jusqu’à Ba Mei. Total aller et retour 27 heures chrono…soit 2 + 2 jours de voyage. De Guangnan à Bamei il n’y a que 45 kilomètres, mais la route étant en construction, j’ai mis 3 heures en roulant à 20 maxi. La route sera finie en 2011. Ba mei est un bijou, un tout petit village enchâssé dans un cirque montagneux. Accès ? En barque par une rivière souterraine. Temps de traversée 30 minutes. Nuit complète sauf au milieu, pendant quelques instants ou une cheminée naturelle éclaire la rivière. Hauteur sous plafond ? 100 mètres.

Mon guide, le LP, pourtant récent indiquait : Pas d’hébergement, ni d’électricité. C’est inexact. Et il y a maintenant une dizaine de chambres d’hôtes. (Des chambres chez l’habitant, pas des guest houses, nuance).Les villageois ont, depuis des siècles, construit un réseau hydraulique, et j’ai pu observer de nombreuses norias, roues à aubes en bois et bambou, qui permettent l’irrigation. C’est tout simplement remarquable. Il règne une paix magique dans ce lieu où j’aurais dû rester plus longtemps…

Mais tout a une fin. Ce fut un réel enchantement de voyager au Yunnan. J’ai probablement emprunté plus d’une quarantaine d‘autocars. A chaque fois les chauffeurs ont été très aimables, et coopérants, prenant bien soin de mon sac à dos qui tranche avec les hardes et balluchons des passagers, curieux de voir un étranger voyager seul et , ma foi, assez ouverts. Si vous fumez, ayez toujours sur vous deux paquets. Offrir une cigarette en Chine est une façon de dire bonjour, de socialiser mais personne ne s’offusquera si vous ne fumez pas. Bien que ne maîtrisant pas le Chinois, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Dans les diverses auberges ou hôtels où j’ai séjourné, je n’ai aucune remarque à formuler. Dans l’un, seul client, j’ai été couvert de cadeaux, et dégusté les meilleurs thés de PU ER.

Pour un problème de santé mineur, j’ai préféré anticiper et je suis allé à l’ hôpital de Tenchong où l’on m’a ausculté et bien soigné. J’ai attendu 1 minute avant d’être reçu ! Une petite pièce où trois médecins fumant comme des pompiers auscultaient leurs patients… qui fumaient tout autant. Restaurants. Pas de carte ni de menu comme le plus souvent. De toute façon je ne peux lire que les images…qui sont rares. On me dirigeait directement vers la cuisine où je faisais mon choix avec le sourire et les suggestions du chef.

Prix et arnaques. Jamais on n’a multiplié le prix. D’un autre côté, je n’encombre pas mon sac à dos de souvenirs, il est assez lourd comme ça, donc difficile de me faire arnaquer. Il m’est arrivé une ou deux fois de me tromper et de donner trop d’argent. On me l’a toujours signifié et rendu.(Je ne prétends surtout pas que ce soit le cas dans toute la Chine…) Si cela pouvait être le cas pour les touristes à Paris, cela s’appellerait le bonheur.

J’avais le LP et j’en suis satisfait. Je ne vais pas faire la liste de ce que l’on a besoin, mais seulement signaler ceci: La plupart du temps les taxis ne peuvent pas, et / ou ne savent pas lire l’adresse de l’hôtel en Chinois qui est très judicieusement ajoutée dans le LP. J’avais un portable très bon marché et une SIM rechargeable. Si le taxi ne connait pas, composez le numéro de l’hôtel, et le taxi téléphonera pour connaître la route à suivre. Indispensable à mon sens.

Cartes: Il faut une carte papier, solide, en chinois et anglais et en prendre grand soin. Ce n’est pas à la campagne que vous pourriez en racheter une... Indispensable pour acheter un billet d’autocar et arriver à bon port. Attention aux homonymies, sans même parler de la prononciation correcte… Villes de Lincang et Lancang, ce n’est pas pareil et pourtant dans la même région. Une bonne vieille carte papier, ça s’étale, ça ne tombe pas en panne, ça permet de s’expliquer et on voit tout, d‘un seul coup d‘œil. Une cartographie électronique de quelques centimètres carrés me semble inappropriée.

FIN
Premier voyage en Chine: quinze jours ou trois semaines selon mes envies et vos conseils! English translation pending
by Nounoupoun · 2011-11-27 · 43 replies
Bonjour,

je compte partir en Chine au mois de juin. Un ami habite à Shanghai et c'est l'occasion d'aller là bas et de visiter un peu ce qu'il y a autour. JE voudrais vos conseils, critiques et avis d'après ce que je compte faire.

- Shanghaï (arrivée) - Pékin - Honk Kong (en dernier pour repartir vers la France)

En plus de ces 3 villes, je souhaiterais savoir ce que je peux visiter "autour": campagnes, montagnes, Muraille bien sûr (qui me fait rêver)...

Bref je voudrais vos conseils, pour tenter de avoir combien de temps je dois partir (je pense que ce sera plutôt 3 semaines, non?) et surtout pour savoir ce que je dois faire autour de ces villes. Et bien sûr combien de temps rester dans chaque ville.

Merci d'avance énormément!
Kashgar (Xinjiang, Chine). Fin d'un rêve, début d'un autre? English translation pending
by Ragamuffin · 2011-11-08 · 13 replies
Kashgar, dernière ou première ville chinoise de la Route de la Soie.

Si vous arrivez en train et que de la gare vous prenez le bus local N°28 dont c'est le terminus il vous mènera (pour 1Y et environ 20'-30' de trajet) jusqu'au parvis de la mosquée Id Kah, en plein centre ville.

En passant par Renmin Donglu, au bas de la descente vers la rivière Tuman aménagée en pièces d'eau dans un parc, vous apercevrez sur une petite colline, la vieille ville de Kashgar. Et là c'est le choc ...



... car de la vieille ville il ne reste pratiquement que des ruines ...



... dans lesquelles vous aurez bien du mal à découvrir de ci de là quelques vestiges digne d'être photographiés.



Faut dire que la vieille ville de Kashgar a été sectionnée en plusieurs parties par des axes de circulation très larges et étroitement surveillés !



A l'Ouest subsiste encore des vestiges du vieux mur d'enceinte qui est aujourd'hui englobé par des bâtiments neufs qui abritent les fonctions administratives chinoises (le BSP entre autre)



L'extrémité Ouest est devenue une zone musée à entrée payante (30Y) mais pas de quoi émerveiller celui ou celle qui, de la poussière plein les yeux, se croit arriver au milieu d'un récit d'Ella Maillart



Quelques portes ...



... quelques enfants ...



... mais bien souvent, rien, le silence, l'absence de vie...



... car la vraie vie est à l'intérieur, cachée, à peine entr'aperçue au moment où une porte est restée entrebâillée ...



... mais la vie elle est surtout dans la rue, au marché local ...



... ou dans d'autres rues à l'heure de la sortie des écoles



La vie restera à Kashgar tant bien même la vieille ville ne sera plus ce qu'elle était car on "rénove", on rebâtit - pas toujours dans le styla d'antan, pas avec les mêmes matériaux mais en tout cas dans les mêmes gabarits - et je l'espère avec les mêmes fonctions c'est à dire : un peu de tout et surtout un bordel incroyablement vivant 😉



Ils ne s'y sont pas trompés ces touristes chinois qui à défaut de vieilles pierres sont venus photographier la vie



Et nous aussi, non ? 😎

Tour du monde, seule ou pas seule? English translation pending
by Fisoanne · 2011-11-05 · 46 replies
Bonjour à tous, Voilà maintenant plusieurs années que j'ai l'idée, l'envie, la nécessité... de voyager dans le monde, de découvrir d'autres manières de vivre et de penser. Le fil conducteur de mon voyage serait de voir quelle est la place de l'enfant dans différentes civilastions ainsi que les manières de concevoir les mariages et les enterrements. Bref, je sens que le moment est venu de passer à l'action. Je commence donc à me renseigner à lire vos témoignages, à élaborer mon projet. De nombreuses questions se posent à moi, j'imagine que c'est normal. Une revient plus souvent que les autres, est ce que je parle seule ou est ce que je cherche un compagnon de voyage. Je suis partagée car si j'ai envie de partir c'est aussi pour le plaisir d'organiser mon propre voyage, de me découvrir moi seule ailleurs, mais j'ai aussi l'envie de partager cette grande aventure avec quelqu'un. Peut être aussi pour m'aider à passer à l'action. Peut être que c'est une fausse question mais voilà où j'en suis pour l'instant. N'hésitez pas à me faire partager vos expèriences. merci d'avance.
Xian: transfert direct de l'aéroport jusqu'au site archéologique des statues? English translation pending
by Marinasellal · 2011-08-29 · 23 replies
Bonjour, Je me rends prochainement à xian en avion mais n'y restant qu'une seule journée je voulais savoir si pour gagner du temps on pouvait se rendre de l'aéroport directement au site archéologique des statues.

Merci pour vos réponses
Retour du Transsibérien 2011 English translation pending
by Baguette20 · 2011-08-29 · 10 replies
Bonjour à toutes et à tous. Voilà un premier résumé de mon transibérien 2011.

6/7 Août: Saint Pétersbourg - Hostal: Cuba Hostal. Bien situé (en face de l'Eglise Kazan) mais l'ambiance ne nous a pas convaincu et encore moins l'odeur de vomi dans notre chambre. Restaurants: Zoom Café (première à droite en sortant de l'hotel). Très bon! Et equilibré. Crème de champignon très bonne! Vino y Sopa (en face de l'hostal): très bon, ambiance intime. Et comme son nom l'indique, grande variété de vins et de soupes Visites: - L'Hermitage: indispensable! J'ai beaucoup aimé. - Eglise du sang versé: Même chose - très beau dehors et dedans. - Eglise de Kazan: allez-y à 18h00 pour la messe avec la chorale. Ça vaut la peine. - St Isaac: bof - Palace de Peterhof: allez-y en métro puis bus. Beaucoup plus économique qu'en bateau (800 roubles!!!). C'est plus long mais pas tant que ça. Le jardin en soit est sympa, surtout les fontaines sur la partie droite. Je n'ai pas visité le palace. - Nevski Prospekt: une grande avenue... rien de spécial en soit. Et malheureusement, pas eu le temps pour plus! Il faudra revenir.

8/9 Août: Moscou Hostal Godzilla: Très bien! Agréablement surpris après la mauvaise impression du Cuba Hostal. Apparemment, un des meilleurs hostals de Moscou après avoir discuté avec d'autres amis rencontrés au hasard là-bas qui dormaient ailleurs. Restaurant: Café Margarita. Très bien! Musique en direct (on paye un extra de 100r je crois). Les blinis de saumon sont excellents! Visites: que du classique: Kremlin, Mausolée de Lénine, Place Rouge, Saint Basile, ... et déjà départ pour Ekaterinbourg!

Train: 2 jours et 1 nuit. Très bon confort. On a eu la chance d'être en bonne compagnie (un père et sa fille). Il y avait même du papier dans les toilettes!

Ekaterinbourg: Ville vraiment très agréable. Pas grand chose à voir en soit, mais bonne ambiance. Le seul et unique bar où nous sommes sortis durant ces 3 semaines, ce fut là-bas. Le New Bar est un peu caché dans une rue derrière le TGI Friday (près du canal). Une fois passés les 2 molosses de la sécurité, on aterrit dans un bar dans le style berlinois... De bons cocktails et de bons prix... Hostal: Meeting point - Bien situé (mais il faut le trouver - il est à côté de la pharmacie!), il ne faut pas être un accroc de la propreté. Les draps sont propres et c'est finalement pas si mal quand on voit le reste... Mais la bonne ambiance et le sourire de notre hôtesse compense les défauts. Pour une nuit, c'est bon... Pour plus, je ne sais pas!

Et là, on commence les grands trajets! Direction Irkutsk, soit 3 nuits et deux jours de train! Heureusement, je suis tombé sur une famille de russes super sympas. Sans parler un mot de russe (parce que merci et bonjour ne suffisent pas!), on a réussi à établir un fort contact et on s'est finalement bien marrés durant tout le trajet. La bière et la vodka aident. En revanche, prrévoir du papier toilette. Et attention, 15 minutes avant et après les grands arrêts, les toilettes sont fermées! Tout est bien indiqué en ce qui concerne les temps d'arrêts donc pas de panique. On a même le temps de sortir de la gare pour prendre quelques photos (Novosibirsk et Omsk notamment). Sur ce train, 3 repas étaient inclus ce qui est bien car ça change des noodles instantanés... Et ce qu'ils vendent sur les quais ne m'inspiraient pas trop confiance!

Irkutsk: Direction la gare routière, ou ce qu'ils appellent ainsi. À la sortie de la gare, prendre le tram 4 (qui se dirige vers la droite). Une fois arrivés, on a pris un minibus pour 100 roubles par personne jusqu'à Listvianka. On a dormi chez Olga. Chambre double normale mais le mur n'allait pas jusqu'en haut... donc pour l'intimité on repassera. Le repas proposé (et accepté) était à un prix abusif pour ce qui était proposé. Mais c'était bon... Listvianka en soit n'a rien d'extraordinaire. Mais pour se reposer et ne rien faire et profiter du lac Baikal, c'était parfait. Une nuit était suffisante. Le lendemain, retour dès le matin à Irkutsk car il pleuvait. La ville n'a rien d'extraordinaire mais les maisons en bois valent le coup d'oeil. Retour à la gare pour passer en Mongolie!

Train vers UB: La frontière russe est terrible. 5h d'attente avant qu'ils vérifient les passeports. Pour info, je ne m'étais pas enregistré en Russie et il n'y a eu aucun problème. C'est le premier train où nous ne sommes que des touristes. Ca change... Finalement, on discute, on trinque et on mange pour passer le temps. La frontière mongole est plus rapide et plus sympa.

Mongolie - Oulan Bator: Hostal: Petite Marmotte - C'est un hostal apparemment recommandé par le Petit Futé que j'ai trouvé par hasard sur Wikitravel. Il n'y a que des français!! C'est impressionnant car c'est le premier hostal où on ne m'a pas salué en anglais!! L'endroit en soit est sympa et bien monté MAIS: je n'ai pas été accueilli par notre hôte ni par personne. C'est "débrouille toi"! Heureusement, les occupants m'ont donné une carte et m'ont expliqué où j'étais. J'aurais pu partir sans payer et personne ne s'en serait rendu compte. La seule personne qui était là ne parle pas anglais et bredouille 3 mots de français. Autre détail: la mezzanine est sympa mais on ne peut pas fermer à clef (rideaux!). Et UB n'est pas la ville la plus sûre (on nous le rappelle dans tous les magasins!), donc on ne sait pas trop si laisser ses affaires ou pas... Conseil: choisissez la chambre double qui coûte le même prix (15€ - pas de dollars!!). Mais l'endroit est sympa et l'ambiance aussi.

Visite: on avait 7 jours en Mongolie. Le premier jour, on a cherché un tour (trouvé avec GOlden Gobi) et on a visité les deux musées, histoire de la Mongolie et histoire naturelle. L'un comme l'autre valent le détour. Le squelette de dinosaure est vraiment bien. Oulan Bator en soit n'a rien d'attrayant. La Peace Avenue est la seule rue plus ou moins praticable pour les voitures. Le State Department Store est à des prix exhorbitants. La Mongolie, c'est cher.

Tour avec Golden Gobi: 6 jours en Mongolie centrale: - Little Gobi: on voit quelques dunes et on est montés à chameau. - Vallée d'Orkhon (2j): Le meilleur du voyage - randonnée à cheval jusqu'à la cascade. Des paysages à couper le souffle. Un ciel étoilé impressionnant. - Hot springs: mise à part la douche à disposition dans le camp de touriste ainsi que la mini piscine, ça ne vaut pas le coup. La source est dans un cube en béton horrible avec toute la tuyauterie qui va jusqu'au camp... On aurait pu s'en passer... Mais la douche est bienvenue (et les toilettes à l'occidentale aussi!). - Little Gobi (encore): l'organisation commence à se dérégler... On retourne dans le mini Gobi, mais de l'autre côté. C'était pas prévu! Mais bon, c'est joli. - Hustai National Park: Très beau et surtout, énormément d'animaux et notamment les chevaux sauvages qui font sa renommée. On a pu les approcher de très près. Mais encore des soucis avec la guide et on repart très tôt... pour rien!

Résumé: La Mongolie, c'est très beau et les paysages sont époustouflants. Si vous prenez un tour, ne vous attendez pas à un contact avec les nomades qui soit très chaleureux. On est des touristes parmi d'autre. Si vous voulez vraiment avoir un meilleur contact, partez seuls et n'allez pas dans ces Guest Houses dans la steppe. Les gers: il fait froid (c'est ouvert) donc prévoyez le sac de couchage. Et soyez prêts à expérimenter les toilettes avec une odeur fortes et accroupis... :-) Ça en fait toout le charme! Les camps de touristes sont plus adaptés au "Luxe occidental" mais bon, tout est relatif. Golden Gobi: les 4 premiers jours, bien. Les deux derniers ont été perdus pour des malentendus... Donc organisation à revoir. Je n'ai pas d'info sur les autres tours. On est passé par UB Guest House: l'ambiance et le lieu ne nous ont vraiment pas inspiré. Le personnel est vraiment insistant.. bref, content de ne pas avoir dormi là-bas. Khongor: bonne impression mais ils n'avaient pas le tour qu'on cherchait. La Guest House avait l'air propre. Oulan Bator: on n'a eu aucun problème mais les avertissements contre les pickpockets sont constants... Pas vraiment un endroit où j'aimerais retourner. Et c'est cher. Timbre pour carte postale, 1100 MNT, soit près d'1€.

Direction aéroport pour arriver à Pékin.

CHINE - Pékin

Contraste avec la Mongolie: ville très sûre et agréable. Mais on ne voit pas le soleil!! Taxi aéroport - Hostal: 67 yuans Billet de métro: 2 yuans Repas dans un bon restau (canard laqué): 160 yuans pour deux Repas dans un bouiboui dans la rue: 40 yuans pour deux Repas dans un restau normal: 50 yuans pour deux On n'y est resté que 3 jours. Hostal: Pineapple. Bien mais pas de fenêtre. Demandez à voirr la chambre avant. Zone: Dongzhimen. Bien desservi par le métro. Visites: temple du ciel (bof), cité interdite (bof)... Tout est neuf. Mon impression: un restau chinois! Le meilleur du séjour? La nourriture. Et ce n'est pas si différent de ce qui se fait en Europe. C'est seulement plus épicé.

Et les achats? Pas cher mais pas non plus l'affaire du siècle comme on pourrait le penser. Il faut négocier durement.

Retour avec Aéroflot à Madrid...

N'hésitez pas à poser vos questions...

Ciao
Votre "Top 5" des choses à voir ou qui vous ont déçues au Vietnam? English translation pending
by IzzabelleM · 2011-08-04 · 75 replies
Bonjour!!

Pour ceux qui sont déjà allés au Vietnam, je voudrais savoir votre top 5 des choses à voir ET je vous invite a faire aussi le top 5 des choses qui vous ont déçu.

Merci beaucoup, ça va m'aider pour mon itinéraire
Vol Ryanair refuse de décoller après deux heures de retard English translation pending
by PFD · 2011-07-27 · 67 replies
Il y avait de la tension dans l’air hier soir à l’aéroport international de Fès-Saïss. Des altercations ont opposé le personnel de bord d’un avion de Ryanair à ses passagers. Ces derniers n’ont pas du tout digéré le retard de plus de deux heures de leur vol, puis l’annonce du changement de destination. Face à cela, le pilote de la compagnie low-cost a tout bonnement refusé de décoller, laissant des passagers en rade, devant l’impuissance des autorités aéroportuaires.

Ils devaient décoller de l’aéroport Fès-Saïss à 17h15, mais les passagers du vol de la Ryanair à destination de Paris-Beauvais n’ont pas pu quitter la capitale spirituelle hier soir. L’avion de la compagnie irlandaise à bas coûts au bord duquel près de 200 passagers devaient embarquer a accusé un retard de plus de deux heures. Au lieu de 17h15, l’appareil, en provenance de Gérone en Espagne, ne s’est pointé qu’aux environs de 19h50. Pire, le retard n’avait même pas été signalé aux voyageurs alors qu'ils avaient déjà enregistré leur bagages et avaient été convoqués à la salle d’embarquement.

Le calvaire se poursuit. Vers 20h30, les passagers qui n’ont bénéficé d’aucune assistance, excepté des bouteilles d’eau, commencent à embarquer. Une fois à bord, on leur informe qu’ils n’allaient plus atterrir à Paris Beauvais sinon à Lille car l’aéroport de Paris Beauvais était déjà fermé. Ce qui a provoqué l’ire des voyageurs qui ont refusé et exigé de se diriger vers Beauvais. Les échanges deviennent alors très houleux avec les membres de l’équipage à tel point que ceux-ci, dépassés par la fureur des passagers et incapables de maitriser la situation, se refugient dans le cockpit de l’avion.

Vol annulé

Les autorités de l’aéroport de Fès-Saïss, avec en tête leur directrice, entrent alors dans la danse pour tenter de calmer la situation, en vain. Le pilote, qui s’exprimait en anglais lance « je laisserai ici ces Arabes ». Une « insulte » aux yeux de Rachid, un MRE de 37 ans qui rentrait de ses vacances au Maroc avec son épouse et leurs deux enfants. Dans cet imbroglio, certains des passagers ont cèdé à la menace du pilote de faire intervenir la police tandis que d’autres ont refusé de descendre de l’avion, il était alors minuit passée.

Finalement, le vol a été annulé. Les passagers, dont la plupart étaient des vacanciers et des ressortissants français, ne savaient plus à quel saint se vouer. Tandis que les enfants, des personnes âgées ainsi que des femmes enceintes tombaient de fatigue. « Certains voyageurs ne pouvaient même pas joindre leurs familles, car n’ayant plus aucun sous avec eux », témoigne Rachid.

La compagnie propose alors de rediriger les passagers vers d’autres aéroports du royaume ou de rembourser les billets. Certains des passagers ont accepté, d'autres se son adressé aux compagnies concurrentes, et une vingtaine d’entre eux ont même refusé de quitter l’avion jusque tard dans la nuit.
Itinéraire d'un voyage classique de quinze jours en Chine en ajoutant Datong English translation pending
by France72 · 2011-06-13 · 16 replies
Bonjour, Nous comptons partir en Chine mi-août ou début septembre et faire un circuit à deux en faisant appel à un tour opérateur. - Pékin+ les différentes excursions proposées. - Chengde - Datong - Pingyao-Jiuguangwu - Shuanglin - Xian - Guilin - Yangshuo - Shanghai - Zhujiajiao + les différentes excursions proposées.

Avant de constituer vraiment le programme, j'aimerais savoir : - si Chengde mérite vraiment le déplacement ? - si Datong est un incontournable ? J'ai vu des photos magnifiques de ce site mais les agences ne le proposent qu'en option. Qu'en est-il ? - j'ai lu que certains des membres du forum faisaient l'impasse sur Guilin ? Qu'en pensez-vous ?

Merci de bien vouloir me répondre et si vous avez des conseils à me donner, je suis preneuse.
Prix du transsibérien Moscou - Pekin (via Oulan Bator)? English translation pending
by Violette14 · 2011-05-11 · 18 replies
Bonjour à tous

J'aimerais partir en russie, et je voudrais prendre le transsiberien. Mais j'ai du mal a trouver des infos : surtout sur le prix actuel du trajet Moscou -Pekin. Je voudrais me rendre a St Petersbourg, puis faire Moscou et prendre le transsiberien jusqua Pekin ou au moins jusqu'à Oulan Bator.

J'aimerais connaitre les prix actuels donc si vous avez des infos, dites moi!

Merci

Violette
Itinéraire au Vietnam avec deux enfants (4 et 8 ans) English translation pending
by Nemo75 · 2011-05-01 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons au Vietnam 3 semaines en juillet-août avec deux enfants de 4 et 8 ans. Voici l'itinéraire que nous envisageons.

Mercredi 27 juillet : arrivée à Hanoï le matin J'ai lu que l'hôtel Especen sembait très correct avec des de grandes chambres au centre, est-ce toujours conseillé ? Avez-vous d'autres recommandations d'hôtels avec les contacts pour réserver à l'avance ? Nous restons seulement 2 jours car nous reviendrons à la fin de notre séjour. Que nous conseillez vous de visiter à Hanoï ?

Vendredi 29 juillet : départ en bus pour la baie d'Along terrestre Nous allons rester jusqu'au dimanche pour nous laisser le temps de visiter Tam Coc, Hang Mua et Van long et pourquoi pas la forêt de singes. Je ne sais pas où il est idéal de loger dans le coin ni s'il est nécessaire de louer une voiture pour naviguer entre ces sites. Auriez-vous de conseils et suggestions ? Vaut-il mieux être à Ninh Bin ou Tam Coc ?

Dimanche 31 juillet : train de nuit de Ninh Binh vers Hue Comment réserver ce voyage ? Devons-nous le faire avant d'arriver au Vietnam ?

Lundi 1er août au mercredi 3 août : 3 jours à Hue Nous n'avons pas encore repéré d'hébergement idéal à Hue ni programmé de visite encore, nous sommes preneurs de vos tuyaux ! Est-ce intéressant de passer 3 jours dans cette ville ?

Jeudi 4 août au samedi 6 août : Hoi An Nous partirons pour Hoi An mais vu l'âge des enfants, je cherche me moyen au meilleur rapport coût/rapidité ? Avez-vous une idée du tarif de location d'une voiture avec chauffeur pour faire le trajet en passant par le col des nuages et éventuellement faire une halte à Lang Co à d'autres points éventuellement intéressants ? Si cela n'est pas bon marché, quel est le moyen le plus approprié ? Le bus, le train ? A Hoi An, avez-vous des conseils d'hébergement ? Est-il possible louer des vélos dont 1 avec un siège enfant pour porter le petit ? Des ballades intéressantes à vélo ?

Ensuite, nous voulons orienter notre voyage pour des destinations balnéaire en particulier pour plonger en alternance pour garder les enfants (comme nous l'avons fait à Oh Tao lors de notre dernier voyage) voire initier le plus grand si un club le propose dans de bonnes conditions. Il nous restera 9 jours pour rejoindre Nah Trang où nous avons un avion pour repartir vers Hanoï le 15 août. Nous envisageons seulement 2 étapes entre les deux pour pouvoir profiter et nous reposer.

Cu Lao Cham a l'air super pour la plongée ! Mais est-il possible d'y loger 3 jours avec les enfants ? Comment aller là bas ? Merci d'avance pour vos conseils....

Doc Let et Jungle Beach ont l'air très chouettes aussi, mais je ne vois pas comment y aller le plus simplement avec les enfants ? Ni où dormir sur ces sites ? Avez-vous là aussi des clubs de plongée recommandables ?

Est-ce que Nah Trang mérite d'y passer quelques jours sachant que nous recherchons plutôt des petits coins de paradis plutôt que des spots touristiques...

Merci d'avance pour vos conseils... Cordialement
Auberge de jeunesse à la grande muraille de Chine à Mu Tian Yi? English translation pending
by Mahalo31 · 2011-03-09 · 20 replies
Bonjour,

j ai une escale d un jour et demi a Pekin la semaine prochaine, j aimerais aller passer la nuit a la grande muraille a MU TIAN YI, mais je ne sais pas s il y a une auberge de jeunesse dans le coin ou pas....

si vous connaissez, pensez vous qu il est possible d y aller en fin de journee et de revenir directement a l aeroport le lendemain matin et quel moyen de transport me conseillez vous?

je vous remercie par avance!

Laurie
Parcours en Chine pendant vingt-deux jours English translation pending
by Tisya · 2011-02-23 · 10 replies
Bonjour tout le monde,

Je suis nouvelle sur ce forum et j'ai besoin d'aide de globe trotters comme vous!

Avec mon amoureux, nous avons décidé de parcourir la Chine pendant 22 jours. Le ponit de départ est Pékin, et on aimerait visiter d'autres villes (de grandes métropoles comme de petits villages bouddhiste, et de belles plages). Malgré nos recherches, beaucoup de questions restent sans réponse.

Avez-vous des informations sur les trains de bonne fortune en chine? Sur quelques sites que j'ai consulté, le prix du billet aller tourne autour de 100 euros et on pensait pouvoir se débrouiller pour moins de 10 euros (comme en Italie) avec des trains régionaux... ( à titre indicatif: en destination de Huanghan, Yalong Wan, Lanshan, Shangai et Hong-Kong).

Par ailleurs, avez-vous des propositions de villages, temples et paysage qui valent le détour?

N'Hésitez pas à me faire part de vos propositions diverses, ça nous aiderait vachement dans nos recherches d'avoirs quelques propositions, témoignages, bon plans et infos.

Merci les amoureux du voyage!
Ébauche d'itinéraire de trois semaines au Vietnam English translation pending
by Zynoxidable · 2011-02-13 · 7 replies
Bonjour !

Voilà je suis navrée je vais vous proposer un énième itinéraire au Vietnam... Je suis actuellement en Inde pour un an jusqu'à mi-juin, d'où je partirai pour passer un mois en Indonésie puis de là, 3 semaines (21 jours environ) au Vietnam avec ma petite soeur qui me rejoint (mon arrière-grand père a épousé deux vietnamiennes dont on est issues donc on va marcher sur les pas de nos ancêtres !). Etant donné qu'elle n'aura même pas encore 17 ans et que mes parents ne sont pas totalement rassurés à l'idée qu'on voyage seules toutes les deux, je me dis que je vais essayer de construire un petit itinéraire pour les rassurer même si je suis plutôt adepte des voyages improvisés... Quoiqu'en 3 semaines l'impro c'est un peu difficile.

Voilà donc notre idée : Partir de Hanoi et descendre en train/bus jusqu'à Ho Chi Minh City (ou faut-il dire Saigon ?), puis retour en avion sur Hanoi pour rentrer en France (argh). L'itinéraire "grossier" (pour l'instant, mais j'attends avec impatience vos avis !) que j'ai prévu serait donc celui-ci : Hanoi : 2 ou 3 jours Halong Bay : 2 jours (d'ailleurs j'ai entendu je ne sais plus où que c'était chouette de voir la Baie d'Halong depuis la mer mais que c'était aussi très chouette de la visiter depuis la terre ferme en marchant, vos avis ?) Vinh Moc Tunnels : 1 jour (est-ce que ça vaut le coup ?) Hue : 1 jour Hoi An : 1 jour Quy Nhon : 1 jour Nha Trang : 2 ou 3 jours Dalat : 3 jours Ho chi Minh City : 2 ou 3 jours Et si possible enchaîner le vol intérieur Hoh Chi Minh - Hanoi et le vol international Vietnam-France dans la même journée (c'est le même aéroport à Hanoi d'ailleurs ?) Cet itinéraire c'est sans compter les contraintes de transport. Je ne sais pas vraiment à quel point ça peut être long, j'ai l'habitude de l'Inde où tout prend un temps fou mais c'est parce que le pays est gigantesque, alors que le Vietnam c'est quand même plus petit...

Alors les questions maintenant : Est-ce que j'ai sélectionné des étapes intéressantes ou certaines vous semblent dénuées d'intérêt et vous avez des idées pour d'autres bien mieux ? Sachant qu'il faut mieux éviter que ça nous détourne trop de notre itinéraire nord-sud. Est-ce que vous pensez qu'on va passer un temps monstre dans les transports ou ça va ? (Notamment pour la série des étapes de seulement 1 jour) A mon avis on n'aura pas trop le temps d'aller faire un tour dans le delta du Mekong, hélas... vous en pensez quoi ? Annulez une étape et quand même aller faire un saut là bas ? Sinon je flippe un peu, après l'Inde et l'Indonésie, le Vietnam c'est genre mille fois plus cher (guest houses, restau) ou ça va ? Pour ceux qui connaissent un peu ces 3 pays et qui peuvent comparer ?

Voilà voilà bon en gros j'attends vos avis et propositions ! Merci !
54ème jeu des photos English translation pending
by Colysee · 2011-01-18 · 510 replies
Bonsoir, Reprenons ce jeu avec nos rituelles questions

Alors: Où est ce? Quel est leur nom?
Un mois (et demi?) en Chine en mai 2011 English translation pending
by Albaniess · 2011-01-14 · 40 replies
Bonjour ;) J'ai déjà posté, mais dans la rubrique "tour du monde" ^^. Celui-ci étant reporté à 2012-2013, je m'organise un petit voyage en Chine, si tout se passe bien (comprendre : si mon patron est d'accord) du 24 avril au 7 juin (sinon, ce sera du 24 avril au 31 mai). Là, c’est un projet pour un mois et une semaine uniquement, le reste sera du plus je pense. J'ai pensé à mon itinéraire, et j'aimerais vous le soumettre, pour savoir : Si je ne fais pas trop de détours ? Si je peux éviter des endroits, ou au contraire en ajouter d'autres ?Je voyagerais surtout en train (le bus est plus cher d'après mon guide), mais si certaines fois sont plus avantageuses en avion, je suis preneuse de conseils.A savoir également que je suis surtout "paysages, architecture et locaux" que "lieux touristiques et connus". J’ai deux grosses envies ; je couds beaucoup, alors acheter de la soie ? Ou en trouver de bonne qualité et pas trop chère ? Et j’aimerais également gaver ma mère de souvenirs, dois-je attendre une ville précise, un marché particulier, ou est-ce aussi rentable d’en acheter au fur et à mesure ?Ah oui, et je suis sportive, connaissez-vous des randonnées intéressantes, ou des endroits où je pourrais faire des footings dont je me souviendrais toute ma vie ? (oui je sais mais vous m’avez comprise =D).Dernière chose, pensez-vous que je vais courir ? Je ne suis pas contre me lever à 6h du matin (je pars vraiment en mode découverte et sports que vacances et tourisme…) et dormir dans les trains de nuit ne me dérange pas si je peux gagner du temps pour voir plus de choses… Je sais qu’au Vietnam ou au Cambodge, on peut passer une journée avec des éléphants, est-ce faisable en Chine ?Ah, et j'aimerais passer deux jours à Tokyo voir une amie, savez-vous de quelle ville il est le moins cher de décoller ? J'ai regardé sur internet, ils me disent que c'est moins cher de Shanghai, mais avec une escale à Beijing, et en direct de Beijing, c'est plus cher... Allez comprendre...

Voilà, promis c’est fini les questions ;)

Alors voici (entre les > … >, ce sont les tarifs du train et la durée du dit-train jusqu'à la ville suivante) : Pékin (6 jours) : le traditionnel, avec un trek sur la grande muraille de 6 à 8h je pense, j'aimerais tester la luge d'été ;) est-ce facile de se déplacer en vélo dans la ville ? Je suis assez peureuse des voitures, alors si c'est comme Delhi, no way ^^ > 11h (170 Y) > Pingyao (2 jours) : visite du château de Zhangbi Cun, et grosses balades dans la ville qui, apparemment, est une des mieux conservée de la Chine d’antan ? > 11h (93Y) > Xi’an (3 jours) : Visites traditionnelles et petites ballades, à ce qu’il parait, au niveau architectural, c’est une ville magnifique… > 16h (113Y) > Chendgu (2 jours) : j’aimerais voir la réserve de Panda, évidemment, et les nombreux parcs de la ville. > 24h (375Y) j’hésites avec l’avion à 1130Y > Guilin (4 jours) : hormis des visites, j’aimerais faire une bonne ballade près des rizières en terrasses du dos du dragon. > 1h (14Y) > Yangshuo (2 jours) : au programme, la ballade entre Dazhai et Ping’an et un peu partout dans les environs > 1h (14Y) retour à Guilin pour attraper la correspondance vers Nanchang en 15h (200Y) tout ça pour aller à Huangshan en 8h (120Y) C’est là que je bloque… Comment rejoindre cette ville sans ce grand (et long) détour ? C’est malheureusement le seul détail qui bloque et me faire perdre beaucoup de temps et sûrement de fatigue. > Huangshan (4 jours) : l’escalade évidente de la montagne, avec couchage au sommet et lever de soleil mémorable, puis visite des environs. > 6h (60Y) > Hangzhou (4 jours) : randonnée dans les collines et visite du lac (sûrement bateau)… 4 jours est un peu beaucoup non ? > 6h30 (62Y) > Wenzhou (2 jours) : visite des environs de Wenzhou (je pense notamment aux campagnes du Nanxijiang) > 6h30 (62Y) pour rallier Hangzhou puis 1h18 (et 40Y) > Shanghai (2 jours) : visite évidente de la ville, mais ce n’est pas les buildings ni les magasins qui m’intéressent, alors je me contente du minimum parce que je suis à coté et que ce serait bête de ne pas aller y faire un tour !!) > 8 à 14h (207Y) > Tai’an (2 jours) : J’aimerais gravir la montagne Tai Shan, tant pour son histoire que pour la vision qu’en ont les chinois. OPTION > 5h30 (100Y) > Quindao (2 jours) : J’aimerais prendre un peu l’air de la mer, des plages et des parcs… Je ne pense pas que le détour vaille le coup ?? > 7 à 10h (150Y) > Pékin : Retour à la base !

Merci beaucoup à ceux qui me répondront =)

PS (EDIT) : j'ai calculé, rien que les trains, j'en ai pour environ 1800Y, soit à peu près 200E. A cela je rajoute à peu près 700e pour les dépenses de nourriture, logements et souvenirs, sachant que comme précisé, je préfèrerai dormir dans les trains. Est-ce suffisant niveau budget ? Niveau confort, un matelas, peu importe où me convient tant qu'il n'a pas de puces, alors je prendrais sans doute les hôtels pas trop trop chers... Et je mangerais sans aucun doute sur les marchés, les ptits bouibouis et tout...
Etre touriste soi-même et fuir les touristes English translation pending
by Carthago47 · 2010-12-15 · 131 replies
bonjour, on lit souvent : que certains voyageurs, veulent aller à un endroit, mais en évitant les touristes, ils veulent un endroit "touristique sans touristes" on lit aussi qu'ils ne veulent pas se mélanger avec le flot de touristes moutons disent-ils. qu'en pensez vous ?
Y en a marre du «vrai»! English translation pending
by Alainqc · 2010-11-16 · 394 replies
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!

Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.

Et voilà, ma montée de lait est finie!

🤪
Voyage Chine-Tibet-Mongolie en mars 2011: visa, vols, bons plans...? English translation pending
by Nicolas · 2010-11-14 · 36 replies
Bonjour je souhaite me rendre en asie centrale en mars 2011, le clou de mon voyage doit être le tibet, mais en passant par la mongolie et un chouilla par la chine. Donc en fait je me pose plein de question sur la meilleure solution... Soit j'arrive à Kathmandu, puis en groupe 4x4 pour lhassa, mais est il possible de me trouver un vol lhassa-pekin pas trop cher ? et les voyages "organisés" en tre kathmandou et lhassa possible de ne prendre qu'un aller ???

ou alors j'arrive à pékin, mais comment obtenir le permis pour entrer au tibet, est ce cher, et quid du prix du vol car là ça fait un sacré chemin donc ça doit douiller ... =)

Sinon j'ai vu que le visa pour la mongolie était à 60€, les vols sont ils aussi cher genre lhassa-oulan bator ou pekin-oulan bator ou kathmandou - oulan bator ..si vous avez des bons plans pour les vols ce sera avec plaisir ...

Merci d'avance, (et si c'est pour me dire qu'il y a un moteur de recherche pour trouver des infos c'est inutile de poster qq chose, car je rappelle que dans voyage forum il y a forum, donc partager des bons plans et en discuter, sinon y a google 😉

merci et à bientôt
Tour du monde en famille English translation pending
by Familletdm · 2010-10-15 · 212 replies
Bonjour à tous

Voilà je cherche des infos qui concerne notre projet de tour du monde avec ma femme et mes 2 filles ( 3 ans et 6 ans ). Voici notre projet en état actuel, départ le 15 septembre 2011 pour environ 8 mois. Les destinations dans l'ordre de départ : - Amérique central et sud : Costa Rica, Pérou et Chili - Océanie : îles Fidji, Nouvelle-calédonie, Nouvelle Zélande et Australie - Asie : Malaisie, Bali, Vietnam

Et ensuite retour à la maison, je cherche tout d'abort des infos sur le climat pour la premier destination qui s'effectura de mi-septembre à fin Octobre. Et bien sur d'autre infos seront le bien venu en sachant que nous partons avec 2 enfants.

Merci d'avance à tous
Visiter les temples D'Angkor en Tuk-tuk English translation pending
by LilouJun · 2010-09-19 · 16 replies
Bonjour, Je reviens de Angkor, ou j'ai pu visiter les fabuleux temples. Si vous cherchez un moyen pas trop cher et efficace, je vous recommande de prendre un tuk-tuk sur plusieurs jours. Pour ma part, j'ai fait la connaissance d'un super chauffeur de tuk-tuk avec qui nous nous sommes lies d'amitie et je ne epux que vous le recommander chaudement : Prak Sineth (Contact sur Facebook), par tel au ( 855) 092 262 576 097 673 0636 ou par mail praksineth@yahoo.com

A bientot PS : n'hesitez pas a me contacter pour plus de renseignements par voyage forum ou sur mon blog
Retour de quatre semaines en Chine avec nos cinq enfants English translation pending
by Clairmatine · 2010-08-08 · 46 replies
Nous rentrons de 4 semaines en Chine avec nos 5 enfants (4 à 19 ans) : Shanghai, Suzhou, Hangzhou, Tunxi, Luoyang, Pekin. Tout s'est déroulé au mieux, de belles découvertes, un dépaysement total, en somme une très belle aventure familiale dans l'empire du milieu. Si d'autres "aventuriers" sont interessés par des infos concernant : budget, visites, transports, logements, la Chine quand on a 4 ans et qu'on est européen, que sais je encore...Je peux donner quelques infos et partage d'expériences !
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
by Simplybrice · 2010-08-05 · 1 reply
Chères électrices, chers électeurs,

Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.

Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.

Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.

J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...

L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.

Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???

En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.

Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.

Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...

On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.

Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.

Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!

On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!

Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.

Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)

Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.

Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?

On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :

- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.

Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.

- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.

Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.

- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.

- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!

On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.

- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!

Dara assène le coup de grâce.

- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!

Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.

A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.

La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!

Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.

Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...

Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!

C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.

La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.

A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!

Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!

Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).

De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.

Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!

Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!

En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, m��me à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.

Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.

Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...

La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!

En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.

Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.

Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...

On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.

Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...

Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...

Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.

En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.

Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!

Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.

Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!

Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.

L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?

A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!

Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!

A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.

Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.

Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.

Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.

Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.

Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.

D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.

- Excuse me, excuse me?

Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.

- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!

Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.

A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Retour de Main Bazaar, quartier de Delhi English translation pending
by Sochtahai · 2010-08-04 · 63 replies
Je reviens de Main Bazaar, et meme si je n'aime pas trop cette rue, ni ce quartier, je dois dire que je suis consternee. Main Bazaar git sous les decombes. Telle une ville frappee par un seisme de magnitude 6, il ne reste pratiquement plus rien.Les bulldozers ont envahis la rue vendredi dernier en emportant avec eux "tout ce qui depassait", les marteaux sont en train d'achever le travail. Il ne reste que gravas, vitres brisees, marchandises gisant au sol et les regards hagards des residents et commercants.Le Khosla Caffee n'est plus, le Shelton est eventre.Demain c'est au tour de l'Hare Krishna, Vivek Hotel, tout ce cote la.Les touristes sont en train de fuir le quartier car hier l'immeuble du soap wallah (a cote du Kosla) s'est effondre.Les commercants essayent de resiter avec ce qui leur reste de magasin(sans devanture), on se demande pourquoi, on se croirait a Beyrouth! Je n'ai pas ete capable de retrouver mon incense wallah (c'est pour lui que je viens dans ce quartier), il n'y a plus de reperes. On vient de tourner une page, ils vont faire une ligne de tram qui reliera la gare a la station de metro Rama Krishna Marg et en 2020, il y surgira le plus moderne centre commercial de Delhi.L'Inde va de l'avant, pour le meilleur et pour le pire.
Je préfère voyager en groupe! English translation pending
by Bougonnette · 2010-07-25 · 143 replies
Voyager seul, ce n'est pas facile, surtout si on ne connaît pas la langue du pays, je préfère le groupe, c'est plus vivant ! Par contre, le contact avec les habitants n'est pas au rendez-vous. C'est le paradoxe.
Meilleur restaurant à Shanghai et Pékin? English translation pending
by Enyalou · 2010-07-10 · 25 replies
si vous deviez conseiller une seul resto..... le meilleur ???? à shanghai et à beijing , juste Un nom , l'adresse et la raison de votre choix .... ce serait où ???

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