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Circuit (différent) sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
by Matthieu13 · 2011-09-12 · 59 replies
Bonjour à tous,

j'ai besoin de votre aide pour préparer mon voyage de 3 semaine sur la cote ouest (environ 20 jours de mi mai à debut juin). Premierement je n'ai encore rien reservé, faut il que je m'active ou pas. J'ai lu sur certaine discussion que je pouvez reserver les hotels au jour le jour, cela vous parait il réalisable. Je vous lance en gros ce que je souhaite faire sachant que faire 3 ou 4h de route par jour ne me dérange pas plus que ça. Arrivé a san francisco (2 jours au moins de visite de la ville). Ensuite depart pour las vegas (vol interne) je zappe yosmite (erreur ou pas). Pour death valley je pensais la faire depuis las vegas. cela est il realisable selon vous. 2 nuits sur las vegas. ensuite grand canyon 1 nuit sur place je pense, ou plus si interet sachant que faire des rando meme pas tres longue nous plairait bien. ensuite page, bryce canyon et moab mais la je ne sais pas trop comment mi prendre ni combien de temps resté. et ensuite je compte repartir de denver. c'est la ou je pense faire un peu différent des autres. et je zappe los angeles car cette ville me semble sans interet. Je vous remercie par avance de votre aide.

Matthieu
Traverser le Canada en un mois (relier Vancouver à Montréal) English translation pending
by Clo84 · 2011-09-11 · 19 replies
Bonjour est ce que certains d'entre vous ont déjà relié Vancouver à Montréal ?

J'ai pour projet de traverser le Canada de Vancouver à montréal , en passant par Winnipeg et Calgary notamment.

Je voulais connaitre la durée aproximative, le budget que vous avez consacré, les facilites de transport (bus de nuit, train, ...)

Merci d'avance pour le partage de vos expériences!
Avis sur tarifs de billets tour du monde et itinéraire, départ en janvier 2012 English translation pending
by Ddhb · 2011-09-08 · 13 replies
Bonjour à tous et toutes,

Nous sommes un jeune couple qui avons décidé de réaliser un tour du monde en Janvier 2012 pour une durée d’un an. Nous sommes aujourd’hui dans la phase finale de notre itinéraire et avons consulté différentes agence de voyage pour comparer les tarifs. Les agences (Travel Nation, Around the World et Zip World) nous proposent pour l’itinéraire ci-dessous : +/-3500euros CC par personne. Qu’en pensez-vous ? Est –il possible de négocier avec les agences et si oui jusqu’à combien environ ? Nous allons bientôt acheter nos billets. Nous avons intégré des vols internes notamment en Australie et en Amérique du Sud. Pour l’Australie qui est un grand pays, que pensez-vous des durées prévues sur place ? La route entre Ayers Rock et Alice Springs vaut elle le coup qu’on la fasse en voiture ou pas ? Egalement , la traversée entre Punta Arenas jusqu’à El Cafate 10 jours est-ce suffisant?

Notre route et durée dans chaque pays: Paris-Bangkok/// (136 jours Bangkok à Bali) Bali-Sydney (4 jours à Sydney) Sydney-Brisbane /// (12 jours Brisbane à Cairns) Cairns-Ayers Rock (4 jours à Ayers Rock) Ayers Rock-Adelaide (6 jours à Adelaïde) Adelaide-Melbourne (4 jours à Melbourne) Melbourne-Christchurch/// (30 jours en NZ) Auckland – Quito /// (96 jours Quito à Santiago) Santiago - Punta Arenas (10 jours à Punta Arenas à El Cafete) El Cafete – Ushuaia (5 jours à Ushuaia) Ushuaia - Buenos Aires/// (30 jours Buenos Aires à Rio) Rio-Paris

les "-" = vols les "///"= voie terrestre

Aussi nous aurions aimé des avis, conseils sur notre trajet, si des voyageurs ont fait une route similaire à la notre ou ont traversé des les pays que nous envisageons de voir, nous serons heureux d’un retour d’expérience ! A bientôt.
Croisière sur Le Diamant dans les fjords en juin 2012 English translation pending
by Cajoline2 · 2011-09-06 · 35 replies
nous envisageons de faire une croisière sur ce bateau, qui peut me donner des informations sur ce bateau ? MERCI 😉
Ouest américain: troisième voyage English translation pending
by Mlefevre · 2011-09-04 · 126 replies
Hello, Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain.

Pour la version en images, cliquez ici :
https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!

Marie

USA 2011

INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.

ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !

GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.

ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3  jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !

MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.

SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)

Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...

Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.

Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !

POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)

Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.

HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!

Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :

YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !

Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !

YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf

http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS

http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html

TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !

Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !

YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.

DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.

Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html

La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !

Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)

MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.

Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !

ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.

DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.

Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...

GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !

Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...

Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.

Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.

Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !

RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)

On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...

Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !

DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !

DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...

De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.

Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !

ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !

SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !

Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !

En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.

Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)

GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !

ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !

L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...

ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !

Photo graphique

Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)

EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.

J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)

OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)

Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)

On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)

plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)

On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)

En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !

WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.

Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)

COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !

On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)

EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !

COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !

On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.

On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)

Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)

Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.

EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)

Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...

Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.

Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.

DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php

La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !

Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise

Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail  http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.

La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !

Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.

RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town

En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.

Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...

RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)

La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !

Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.

RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)

On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.

ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)

GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.

YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)

L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !

Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)

On a un ciel terrible, je jubile !

On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)

J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)

YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.

YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)

YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)

YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !

YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)

YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.

YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...

YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...

GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !

Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !

Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.

IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.

Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...

RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)

CONCLUSION

Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)

4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.

On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)

Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)

Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)

Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)

AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €

Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Hébergement familial sur une des plages de Phuket? English translation pending
by Tripmaman · 2011-09-01 · 18 replies
Bonjour à tous. J'avais déjà posté une annonce similaire il y a quelques temps mais n'ayant eu aucune réponse, je retente ma chance: Nous sommes une famille de 4 (2 enfants de 3 et 8 ans) et partons en Thaïlande passer une semaine à Phi Phi et une semaine à Phuket aux vacances de février. Nous avons une adresse de guesthouse sympa sur Phi Phi mais nous ne savons pas où résider à Phuket Nous recherchons une location ou guesthouse sympa, près d'une plage calme (Patong Surin et Karon sont si j'ai bien compris à proscrire pour différentes raisons...). Nous avons déjà séjourné à Nai Harn et aurions aimé voir d'autres coins. Alors j'en appelle à vos conseils avisés d'autant que Phuket n'est pas , a priori, notre villégiature de prédilection. Mais je suis sûre qu'il y a moyen d'y dénicher des plans sympathiques, non? ... Rassurez-moi sur ce point...
Cool-Concours n°6, Vos meilleurs photos de l'Eté 2011 English translation pending
by Cleastre · 2011-08-31 · 59 replies
Bonjour et bonne rentrée à tous 😎,

Pour cette 6ème édition du Cool-Concours VF, je vous propose un sujet permettant de prolonger encore un peu les vacances de cet été 2011...

Tous les sujets seront donc permis, à la seule condition qu'ils fassent bien sûr référence à "votre été 2011", vécu sous le soleil ou sous la pluie 😛

Rappel des règles du Cool-Concours,

1) Possibilité de poster jusqu'à 30 photos chacun, jusqu'au vendredi 30 Septembre.

2) Etablir un podium intermédiaire, Or, Argent et Bronze chaque fin de semaine, et ceci en prenant en compte à chacun des votes, l'ensemble des photos éditées depuis le début.

3) Le GPF (Grand Podium Final), sera calculé et révélé le 1er week-end d'Octobre, avec d'un côté celui de nos gentes Dames, et de l'autre, celui des non moins élégants Messieurs.

4) Une récompense sera offerte aux Grands Gagnants de ce 6ème Cool-Concours.

5) Trolls et râleurs de tout poil, sont aimablement invités à se tenir à l'écart. GRRR 😠

Que la fête commence !!!
De Buenos Aires à la Patagonie en trois semaines? English translation pending
by Cissber · 2011-08-30 · 19 replies
Salut à tous,

J'ai beau rechercher des discussions similaires dans le forum, je n'arrive pas à trouver mes réponses!!! Et puis des années ont passé depuis ces discussions, alors je reviens à la charge!!!😉 Nous nous apprêtons, ma femme, ma fille de 5 ans et moi, à partir en Argentine en Fevrier prochain. D'abord à Buenos Aires où nous sommes accueilli par un ami qui vit là bas et puis il nous reste environ 3 semaines pour aller se balader et découvrir le pays. Comme nous ne sommes pas des rapides et que nous n'aimons pas "speeder" en vacances, on a l'idée de se cantonner (si on peut dire) à la patagonie... Pensez vous qu'en 3 semaines on peut déscendre à Ushuaïa? Jusque là je pensais prendre le bus (dont on m'avait vanté les mérites), mais en lisant quelques discussions, j'ai cru comprendre que le location de voiture pouvait être une bonne solution. Qu'en pensez vous? A 3, les bus risquent de nous couter une fortune? Le gasoil est il cher? Si quelques uns d'entre vous ont tenté l'expérience récemment , je serais ravi qu'ils me donnent qq infos. Merci d'avance pour vos réponses et à bientôt pour de nouvelles questions
Partir avec ses chiens de traineau en Laponie finlandaise English translation pending
by Etifan · 2011-08-28 · 23 replies
Bonjour, Nous avons 6 huskys avec lesquels nous pratiquons le traineau et le kart (mushing) en France. nous aimerions aller en laponie finlandaise pour faire de la randonnée en traineau avec nos propres chiens. Quelqu'un a-t-il déjà effectué ce genre de voyage ? Pouvez vous nous renseigner sur les règles qui régissent cette pratique en Finlande (pistes spécifiques ??), sur des logements qui nous accepteraient avec nos chiens et sur les lieux les plus appropriés pour ce genre de voyage ? Merci
Voyage de trois semaines en Malaisie avec trois enfants (août 2011) English translation pending
by Wépionais · 2011-08-27 · 17 replies
Voyage de 3 semaines en Malaisie aout 2011. Nous sommes une famille avec 3 enfants de 16, 14 et 9 ans. Suite a un voyage en Thaïlande il y a 3 ans qui ne nous avait laissé que de bons souvenirs, nous voulions découvrir un autre pays d'Asie du sud-est et après réflexion, surtout d'ordre météo en fonction des congés scolaires, notre choix s'est porte sur la Malaisie plutôt que le Cambodge ou le Vietnam qui nous tentaient également. Une fois la destination choisie, restait a définir l'itinéraire et là aussi nous avons hésité à nous concentrer surtout sur Bornéo mais finalement, nous y avons renoncé de peur de passer énormément de temps dans les transports mais aussi pour permettre un voyage plus varié. Merci à Voyage Forum qui nous a beaucoup aidé dans la préparation et a contribué à en faire un voyage inoubliable! Voici notre contribution réciproque! N'hésitez pas à nous contacter si une question vous taraude...

2 aout départ de Francfort, escale à Doha puis vol vers KL. Mauvaise surprise, notre avion est détourné en raison d'un "sick pasenger" avec atterrissage d'urgence a Bombay. 4 heures sur place pour diverses formalités qui nous laissent supposer qu'il s'agissait de plus que cela... On n'en saura pas plus mais on a vite fait de comprendre que nous raterons notre avion pour Kuching prévu à Kuala Lumpur... Heureusement, ce vol a été annulé et nous avons été replacés sur le dernier vol Firefly du jour vers la capitale du Sarawak. On a pu contacter les gens du Permai Rainforest Resort où nous devions loger et ils ont pu également réarranger notre transfert. Nous arrivons vers 23:30 la bas après plus de 24h de voyage. Ouf, ca aurait pu se passer plus mal vu les circonstances...

3-5/8. Permai Rainforest Resort. Très sympa, logement dans les treehouses. C'est a quelques pas du Cultural Village Center (photo) que nous avons beaucoup aimé. Visite en deux temps car arrivés un peu tard le premier jour. Ce musée est fort intéressant et c'est surement le plus beau qu'on ai vu lors de notre périple! On a également fait la ballade du red-blue trail que vous verrez si vous séjournez la bas. Sympa pour une première approche de la forêt Malaisienne. Deux belles plages au resort. Attention on est assez isolés à cet endroit et donc à moins de vouloir s'y reposer ou de disposer d'un moyen de locomotion, ne pas vouloir y séjourner trop longtemps. Kuching est une meilleure base pour rayonner dans le Sarawak, mais pas de plage... Par ailleurs, si vous voulez vous reposer sur la plage à Santubong, il y a sans doute d'autres resorts offrant plus de confort dans le coin.

6-7/8: départ pour le parc de Bako en mini van puis bateau. Attention si vous ne séjournez qu'une nuit à Bako, les boatmen n'aiment pas transporter de grosses valises. Nous avons du sélectionner nos vêtements pour ne garder que deux bagages et laisser les autres au terminal de Bako village. Ca n'a pas pose problème mais c'est peut être bon à savoir. Le prix du transfert en bateau est fixe. A Bako, ballade l'après midi vers la plage de Kecil. Prévoir beaucoup d'eau! 2 bonnes heures sous une chaleur +++ mais au bout quelle récompense (photo)! Quel bonheur de se baigner dans cet endroit magnifique. Retour en bateau vers les infrastructures du parc. Le boatman prend son temps et nous fait découvrir les rochers calcaires sculptés par la mer. Très chouette. Le coucher de soleil à Bako vaut la peine, avec le mont Santubong en toile de fond. On participe à la night walk très chouette aussi. A faire. Cela implique aussi de loger a Bako et là c'est par contre franchement spartiate, et même pas très propre. Par contre on y mange correctement. Comment l'état du Sarawak qui gère le parc ne soigne-t-il pas mieux son image? Malgré tout cela il faut loger a Bako. Vous verrez bien entendu les nasiques mais surtout autour des infrastructures. La fatigue aidant, la chaleur faisant le reste, nous décidons de quitter Bako après le petit dej. A noter qu'il faut réserver tôt son logement à Bako (www.forestry.sarawak.gov.my/forweb/np/np/bako.htm voir le bas de la page). Ils ne répondent pas toujours très vite. J'avais demandé un forest lodge, mais nous avons été affecté dans un "hostel". Ils exigent en principe le payement dans leurs bureaux de Kuching du logement quelques jours avant l'arrivée mais quand ce n'est pas possible, si on le demande par mail, ils acceptent le payement à l'arrivée à l'embarcadère de Bako village (la aussi plusieurs renvois de mails nécessaires avant d'avoir une réponse m'en informant...).

7-8/8 Kuching. Ville assez sympa avec sa promenade en bord de fleuve. Logement au Wo Jia Lodge sur la waterfront. Visite le premier jour du musée du Sarawak. Gratuit et assez chouette avec les enfants avec en particulier les animaux de Borneo empaillés exposés. La partie moderne est plus ardue présentant les diverses provinces ou régions de l'état sur des panneaux à lire essentiellement ce qui décourage vite les enfants. Le lendemain, on décide sur les conseils de notre guesthouse de faire un trip avec un taximan vers le Sarakraft centre, les longhouses d'Annah Rais et Semenggoh. On a l'impression de s'être fait un peu avoir. Pour 300 RM, on fait tout ca en 4h30 donc au pas de course. Si vous avez été au Cultural village à Damai comme nous, ces longhouses là sont décevantes, visite payante qui plus est. Malheureusement, pas d'orang-outans cet après midi là au feeding. Nous revenons déçus a la guesthouse. Pour les longhouses, si on veut vraiment les appréhender hors circuit touristique, il faut probablement accepter d'y consacrer 48h pour y loger après avoir fait connaissance avec des locaux à Kuching qui ne manquerons pas de vous proposer de vous emmener dans leur ancien village. Ca semble assez facile (nous avons reçu des propositions) mais ca nécessite donc un peu de temps, que nous n'avions pas vu nos vols bookés à l'avance....

9/8. Départ pour Penang avec vol Airasia. Nous constatons a nouveau à l'aéroport de Kuching que plusieurs vols Firefly sont annulés (par manque de passagers?). Quoi qu'il en soit j'ai pu lire que cette filiale low cost de Malaysian Airlines allait disparaitre, cette dernière se rapprochant par ailleurs d'Airaisia. A l'aeroport de Penang, on nous signifie qu'à 5 nous devons prendre deux taxis ce qui revient fort cher (2x75 RM). Pas de mini van. On décide de prendre le bus, très bon marché mais lent car heure de sortie des écoles. Plus de 90 minutes pour rejoindre Batu Ferringhi.

9-13/8. Penang. Logement au Lone Pine Hotel a Batu Ferringhi. Un bijou! Très content de ce logement qui nous a permis de récupérer un peu après une première semaine assez fatigante. Visite de Georgetown et ses vestiges coloniaux, d'une nyonya house (Pinang Peranakan Mansion) avec une chouette guide (photo). Passage par little India à ne pas manquer pour l'ambiance. On est si bien au Lone Pine qu'on lézarde un peu. Les enfants font leurs premiers pas en jet ski sur la plage! On décide d'y rester un jour de plus pour supprimer une nuit aux Cameron Highlands. La voiture de location réservée a partir du 12/8 nous servira le premier jour à circuler sur l'ile de Penang. Visite du temple Kek Si Lo. Assez décevant quand on a visite la Thaïlande. A refaire on s'arrêterait plutôt au Tropical Fruit Farm, un peu cher mais qui nous aurait permis de mieux faire connaissance avec la multitude de fruits exotiques que l'on peut rencontrer dans le pays.

13-15/8 Cameron Highlands. Départ donc en voiture. Autoroute jusque Taiping ou nous faisons une pause. On espérait visiter les jardins mais nous n'y rentrerons pas car il pleut des seaux. Poursuite de la route vers les Cameron Highlands après pause lunch. Abord par la route nord qui d'après ce qu'on nous en a dit est beaucoup plus facile. Effectivement large route, dépassements dzes camions et cars régulièrement possibles malgré une boîte automatique et un moteur poussif. Arrivée aux highlands en fin d'après midi sous la pluie. Logement au Eight Mentigi Guesthouse. Très décevant! On décide pour le lendemain d'une excursion proposée par eux (mais organisée par Cameron Secrets) avec visite de plantation de the (Sungai Palas tea estate), mossy forest et mont Brinchang plus Butterfly farm. Très chouette excursion. A faire... On profite de deux heures de soleil pour visiter les magnifiques paysages des plantations de thé. Il y avait la possibilité de faire une excursion d'une matinée ou d'une journée. Ceux qui ont participé à la journée entière nous ont dit que seul le matin valait le coup. Malheureusement le temps s'est déjà couvert lorsque nous arrivons au sommet du Mt Brinchang. Petite ballade sympa dans la mossy forest. La pluie qui ne tarde pas ensuite à revenir va nous décourager de toute activité supplémentaire l'apres-midi. Au total, ne pas manquer les paysages des Cameron Highlands mais être bien conscient qu'il y pleut beaucoup. Il nous a semblé difficile dans ces conditions d'envisager une ballade sur un des nombreux trails par ailleurs réputes difficiles... De notre point de vue, l'ideal est d'arriver un soir aux Cameron, visiter les plantations de thé le matin et déjà partir PM vers la destination suivante d'autant que la route est souvent longue.

Le 15/8 départ vers Kota Bahru. Prévoir 5h de route. Celle-ci est très facile jusque Gusa Muang, souvent double bande. Ensuite une seule bande, plus difficile, déforestation désolante et beaucoup de trafic à l'approche de Kota Bharu.

15-17/8 Kota Bharu. Logement au Grand Riverview Hotel. Kota Bharu, c'est la déception de notre voyage pour une raison simple. Nous y sommes arrivés en plein Ramadan et dans THE islamic city comme elle aime à s'appeler, cela veut dire ville morte. Le centre culturel et ses spectacles: fermé. Fabrique de cerf-volants: fermée. Nous décidons de pousser en bus jusqu'à la plage PCB: pas âme qui y vive. Tous les buibuis du coin clos! Il est même quasi impossible de trouver un restaurant ouvert à midi en ville! Le marché, ouvert lui, vaut le détour (photo). Nous n'avons pas eu l'occasion de vérifier si les musées étaient eux ouverts mais on peut en douter. Même les restos de notre hôtel étaient fermés. Buffet de petit dej. servi dans une salle de réception interdite aux musulmans! De plus nous avons trouvé que Kota Bharu était une ville sale; ordures partout, jamais vu autant de rats dans un centre ville "moderne". En tout cas, un bon conseil: éviter Kota Bharu durant le ramadan. Par contre, les musulmans y sont très tolérants, comme partout en Malaisie. Notre fille s'est baladée en short court et T-shirt toute la journée et on ne l'a jamais regardée de travers, en tout cas ostensiblement...

17-21/8: iles Perhentian. Incontestablement le clou de notre voyage grâce aussi au Bubbles Dive resort ou nous avons séjourné. Apres avoir eu de mauvaises expériences dans les guesthouses nous avons hésité à venir au Bubbles, car nous imaginions des logements forts spartiates suite aux photos vues sur Tripadvisor! Il faut dire ici aussi qqs mots du Bubbles car ce petit resort a contribué à faire de notre séjour aux Perhentians un souvenir inoubliable. Au Bubbles, pas de luxe mais une ambiance familiale, entre guests et personnel. Un snorkeling 5 etoiles. De la plongée pour ceux qui le veulent mais les non plongeurs sont bienvenus. Deux d'entre nous s'y sont initiés. Un projet de conservation des tortues vertes. Nous avons pu assister à la ponte de deux tortues, malheureusement pas a l'éclosion d'un nid mais cela arrive fréquemment entre juin et septembre-octobre, la ponte ayant lieu deux mois plus tôt. Et puis la plage, qui suit celle de Flora Bay vers l'est sur Besar est uniquement occupée par le resort (photo). Tranquilité garantie! Excursion snorkeling organisée par le resort. Très bien surtout par le fait que nous nagerons avec une tortue verte durant 2-3 minutes. Magique! Le Bubbles est à conseiller vivement pour ceux qui veulent un endroit calme et préservé sur ces iles!

21/08: départ pour Kuala Lumpur. Nous quittons le Bubbles vers 8:10 pour Kuala Besut puis transfert minivan organisé par le Bubbles vers aéroport de Kota Bharu. Vol a 11:55 et nous arrivons bien a l'avance. Donc pas de souci pour quitter les Perhentians le matin d'un vol partant vers 12:00, surtout si le bateau est géré par votre hotel sur l'ile. Vol: Malaysian Airlines. à nouveau à L'aéroport, nous observons qu'un vol Firefly pour KL Subang est annulé.

21-23/08: Kuala Lumpur. Hotel Royale Chulan. A l'aéroport, nous décidons de prendre le taxi plutôt que l'express train car ce dernier suppose de prendre ensuite un taxi a KL Sentral ou le monorail + 700 m a pied avec nos grosses valises. C'était le bon choix. Surtout un dimanche ou il n'y a pas le moindre embouteillage. en 45 min, nous sommes a l'hôtel. A noter que pour 5 pers. Cela revenait moins cher de prendre un petit taxi et un taxi moyen qu'un mini van (compter 70RM pour un petit taxi-2 grosses valises, 100RM pour un taxi moyen-3 grosses valises et 190 RM pour un minivan; à noter que pour le retour, il y a moyen de négocier avec les taximen à KL; il existe des taxis monospaces bleus et nous avons payé 150RM pour le retour, à 1145 PM alors qu'en théorie, il y a une surcharge de 50% après minuit). Si vous voulez payer moins cher, il y a le bus. Lorsqu'on veut sortir de l'hôtel gros orage. On décide de prendre un taxi pour Barjayan Times Square, très gros centre commercial avec par d'attraction indoor. Impressionnant et démesuré...Incroyable le nombre de centres commerciaux géants; il en pousse de nouveaux comme des champignons. Visite de Little India, le Colonial district, Chinatown en soirée dans Petaling Jaya et le temple Sri Mahamariamman, très intéressants pour nous qui n'avons jamais visité de temples Hindous (photo). les Petronas bien sûr. Pour les déplacements à 5 à KL, préférer le taxi en s'assurant que le taximan accepte de mettre le taximètre, ce qui est le plus souvent possible.

Au total, ce que nous avons particulièrement aimé: - le parc de Bako malgre le logement en dessous de tout. Il nous a donné envie de visiter d'autres parcs a Bornéo. - le Lone Pine Hotel a Penang. Vaut le voyage a lui seul. - les paysages des Cameron Highlands. - les Perhentians et le Bubbles - la gentillesse des Malaisiens, toutes ethnies confondues. L'islam en Malaisie est très pratiquant mais pas du tout militant. Les Malais sont très tolérants et open minded. Ce que nous avons moins aimé: - les logements plus simples que nous avions choisis qui nous ont déçus. D'une manière générale et par opposition a la Thaïlande, difficile de trouver des logements vraiment bien a prix moyen ou bas. Problème de maintenance surtout. Sanitaires de propreté parfois déficiente, dans les restos aussi d'ailleurs. Mais rien de rédibitoire! - Kota Bharu mais cela nous semble lié au Ramadan. Ville assez sale malgré tout. - les longhouses d'Annah Rais a Bornéo.

Et si c'était a refaire? On repart! Vu l'objectif assigné d'un voyage varié et pas trop fatiguant du point de vue déplacements, on ne changerait pas grand chose si ce n'est peut être se donner 48-72h à Borneo pour "vivre" une expérience longhouse, une nuit de moins au Cameron Highlands et si nous avions su nous n'aurions pas séjourné a Kota Bharu pendant le ramadan.

Et si nous revenions en Malaisie? Sans aucun doute, nous nous concentrerions sur Borneo avec Mulu, le Mt Kota Kinabalu, rivière Kinabatangan, Mabul, que nous avions choisi sans regrets de ne pas visiter pour les raisons expliquées plus haut. Avec certainement également un saut pour visiter Malacca dont de nombreux voyageurs rencontrés en chemin nous ont dit beaucoup de bien. Autre endroit bien connu que nous n'avons pas visité: le Taman Negara. Mais nous n'en avons pas entendu que du bien, en particulier concernant l'accueil assez froid. Par ailleurs, quand on a visité les parcs de Bornéo, pas sur que le Taman Negara offre un gros plus.

Quelques points pratiques pour terminer: - Télécommunications: A l'arrivée a KL achat d'une carte SIM Cellcom. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, mon crédit est vide. Visiblement, l'employé Cellcom a activé la fonction internet et les multiples petits programmes installes sur mon smartphone doive recevoir des données. Apparemment pas moyen de désactiver cela plus tard chez un vendeur Cellcom... Probablement a préciser a l'achat... Il y a du wifi un peu partout, le plus souvent gratuit (hôtels, guesthouses, restaurants) mais attention, la bande passante est souvent "light" et une communication skype est parfois interrompue, même en audio seul. - Déplacements: A cinq avec des bagages, pas toujours facile de se déplacer si on veut éviter les bus publics, pas chers mais faisant perdre beaucoup de temps en déplacement. Il ya moyen le plus souvent de trouver des taxis monospaces ou minivans pour des distances moyennes ou plus longues. C'est relativement cher pour le contexte local (compter souvent autour de 150RM pour une déplacement d'une heure). Les vols locaux sont bons marches. Nous avions booké tous nos vols à l'avance mais il nous a semblé que ce n'était pas vraiment nécessaire. Encore assez bien de place dans les avions et à moins de ne pas s'y prendre à la dernière minute, pas de grosses différence de prix. Bilan de la location de voiture avec Hertz (tarifs avantageux si réservation à l'avance sur le web; www.simedarbycarrental.com). Aucun problème. Nous avions loué une Proton Exora H-Line 1.6, un monospace, avec un GPS pour ne pas se prendre la tête... Tres grand coffre pour les bagages. Moteur un peu poussif en reprise. Demander une automatique vu la conduite à gauche, ça facilite les choses. Bonnes routes dans l'ensemble. Attention surtout aux motos. J'éviterais KL en voiture.

- Hébergement: Même si cela reste nettement moins cher que chez nous, l'hébergement confortable (il faut le plus souvent aller dans le haut de gamme) est plus cher qu'en Thaïlande.Peu d'ébergement de charme en gamme moyenne, à l'inverse de la Thaïlande. Sauf aux Perhentians, la réservation à l'avance n'est pas non plus vraiment indispensable. Les réservations par internet permettent de grosses réductions. Voir nos critiques des hébergements sur Tripadvisor. - Restauration: On mange très bien en Malaisie comme a peu près partout en Asie du sud-est. Patchwork de cuisines locale, chinoise et indienne. Très bon marché, un peu moins à KL. Jus de fruits à chaque repas, délicieux! Attention, on est rarement servis simultanement lorsqu'on commande des repas differents. Les Malaisiens ont plutot l'habitude de partager plusieur plats ensembles et donc l'ordre et le timing du service importe peu. Il n'a pas ete exceptionnel pour nous 5 que l'un ai termine son plat avant que le dernier ne le recoive. l'occasion de prendre les habitudes locales...
S'installer à la Réunion English translation pending
by Fredavanture · 2011-08-26 · 7 replies
Bonjour,

Nous allons quitter la métropole en début d'année pour s'installer sur l’île de la Réunion avec notre chienne. Nous aurions voulu savoir quelques petites choses avant de partir.

1/ Est ce qu'il y a des plages où les chiens sont acceptés ? 2/ Que faut il apporter dans nos valises aux niveaux des vêtements ? 3/ Nous allons faire une rupture conventionnelle pour nos boulots est ce qu'il faut faire les papiers pour l'assedic directement à la réunion ou on les fais avant de partir ? 4/ Y'a t'il du boulot dans le secrétariat comptabilité et dans la vente ou l'animation ? 5/ Quelle partie de l'île vous nous conseiller ?

Merci d'avance.
Conseils pour voyage à vélo Perpignan-Marrakech English translation pending
by Cycloxav · 2011-08-26 · 53 replies
Salut à tous et toutes,

Ma demande est simple et sincère, et ma détermination, sans faille. Tout d'abord, je vous préviens tous que je ne suis plus de première fraîcheur, 50 balais au compteur. Pour fêter ça, j'ai décidé de réaliser l'un de mes rêves, le voyage à vélo. Seulement voilà, à un demi-siècle, on a perdu l’inconscience de la jeunesse et les questions afflues. Je pratique le vélo, bien sûr, mais j'ai besoin de conseils pour la route, le chargement, etc...

Départ de PERPIGNAN, destination MARRAKECH Date prévue, aux beaux jours 2012 Pour l'instant seul

Je pensais suivre la cote espagnole jusqu'à AGECIRAS, puis débarquement à La Ceuta, mais je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur choix. Pour ce qui est de mon matériel, j'ai un TRIBAN 7 de chez DECATHLON. Je l'utilise depuis 2 ans et j'en suis très content. je l'ai affublé d'une remorque mono roue (j'ai fais le canal du midi en famille)

Voilà, maintenant j'ai besoin de tous les renseignements possible pour un voyage de 2000 kilomètres.

Merci à tous.
Logement à 50 euros à New York pour huit personnes? English translation pending
by Messiah07 · 2011-08-24 · 39 replies
Bonjour à tous!

C'est mon 1er message sur le forum 😊 J'ai déjà lu beaucoup de choses qui concernent mon projet mais je n'arrive pas à me faire une idée précise ! Et comme j'ai remarqué que vous aviez l'air de très bon conseil, je me permets d'ouvrir mon topic en vous remerciant d'avance pour vos réponses!

Voilà, nous sommes plusieurs amis/membres de ma famille à prévoir un voyage aux Etats-Unis en octobre 2012. Nous y allons surtout pour les parcs d'attractions de la Floride ! Mais nous avons décidé de rallonger pour passer à NYC et Washington. Nous devrions être 7 ou 9 personnes (dont plusieurs personnes seules, ça a son importance dans le calcul des lits nécessaires...!) Notre planning est le suivant : New-York : 6 jours / 6 nuits Washington : 4 jours / 4 nuits Floride : 3 jours à Universal Studio / 7 jours à Disney World

Ma question principale (pour l'instant!!!) est la suivante : quel logement me conseillez-vous à New York, sachant que je ne veux pas y mettre énormément (environ 50 € par personne et par nuit), que je souhaiterai un certain confort mais que j'accepte de m'éloigner un peu de Manhattan? Pour l'instant, je m'étais arrêtée sur des hôtels dans le Queens. Est-ce un bon plan ? Je me suis dit que pour le nombre qu'on était, louer un appartement serait peut être une bonne idée ? Mais je me noie dans les annonces tout en doutant fortement de leur véracité (j'ai entendu parler de la loi de mai 2011 et je ne voudrais pas tomber dans une arnaque). Bref, pourriez-vous éclairer ma lanterne dans cet océan d'informations ! Un grand grand merci à vous!

Lucie
Initiation très difficile pour Cuba en tout-inclus du 30 juillet au 6 août 2011 English translation pending
by ManonQuirion · 2011-08-18 · 41 replies
🙁

Bonjour à tous,

Contrairement à plusieurs messages, nous n'avons pas été chanceux. Initiation très difficile pour Cuba.

Vacances du 30 juillet au 6 août 2011. En plein dans les vacances de la construction.

Le site est vraiment superbe. Nous étions dans le bloc 31 avec une chambre supérieure. Rien à redire, tout était parfait la-dessus.

Mon seul et énorme problème a été la nourriture. Toute la semaine aucune variété d'offerte dans les buffets, même dans les restaurants à la carte il manquait de la nourriture. Une malpropreté écoeurante dans les buffets, aires communes et on passe pour les toilettes, à se lever le coeur et je n'exagère pas. Les sièges au lobby sont tellement sale que nous ne savions plus ou s'asseoir.

Si ça n'aurait pas été la nourriture, j'aurais été satisfaite de mon voyage mais en conclusion, je vais retourner à Cuba, un jour, mais pas en saison basse car pour un 4 1/2 étoiles ça ne vallait pas 1200 $ chacun.
Double ration d’Ouest: 2-3 semaines aux Etats-Unis English translation pending
by Itat · 2011-08-17 · 551 replies
Acte I : Circuit en juin comprenant la Californie et un petit bout d’Oregon.

J1 : Départ de Paris Charles De Gaulle en direction de Los Angeles sur Air France. A cause d’une grève du personnel nettoyant nous aurons une heure de retard au décollage, retard qui ne sera pas rattrapé à l’arrivée. J’aurai l’occasion de discuter un moment avec freco9177 et sa copine qui prennent le même vol que nous. Pour eux c’est la première fois dans l’Ouest américain, pour nous déjà la 3ème mais avec des sites encore jamais visités, hormis Los Angeles.

Le vol se passe bien et nous survolons comme à l’accoutumée le Groenland



puis le Canada et ses milliers de lacs avant l’entrée aux Etats-Unis puis le survol des roches rouges, Las Vegas tout petit à 10000m d’altitude



et enfin la banlieue interminable de Los Angeles. Quand les gratte-ciel sont visibles, nous savons que l’atterrissage ne va plus tarder.





Une petite dose d’adrénaline s’empare de nous, ça y’est nous revoilà sur le sol américain !

Le passage de l’immigration est déjà extrêmement long (quel contraste avec Salt Lake City !), mais le bouquet ça sera le passage à la douane interminable ! Heureusement, au contraire d’il y a 2 ans, la récupération du véhicule à Alamo sera très rapide, nous héritons d’une Jeep Grand Cherokee qui s’avèrera très confortable durant notre circuit.

Après la prise de la chambre d’hôtel, un Travelodge du côté de Vermont/Sunset, choix qui se révèlera assez bruyant à cause des sirènes et hélicoptères de l’hôpital tout proche même si la chambre en elle-même était bien et le prix plutôt doux, nous irons manger du côté de Burbank chez Patty’s notre premier burger américain. Hummmm que c’est bon !!! Le bon goût de l'Amérique!!!!

J2 : Comme d’habitude, lever vers 4h du matin pour cause panne de sommeil. Aujourd’hui c’est Disney Anaheim qui est à l’ordre du jour. J’ai fait celui de Paris une fois, et même si quelques attractions sont les mêmes, il y a quand même pas mal de différences. Ce qui n’est pas différent, c’est le monde et l’attente avant chaque attraction qui peut être phénoménale ! J’avais prévu une journée éreintante, sans doute la plus fatigante de tout le voyage et ça a été le cas. Bon on s’est quand même bien amusé avec Indiana Jones, les pirates des Caraïbes etc…



Nous y serons de l’ouverture jusqu’au feu d’artifice.



C’est de nuit et bien fatigués que nous rentrons à l’hôtel 50km plus loin.

J3 : Aujourd’hui sera une journée un peu fourre-tout. Nous avons prévus de voir pas mal de choses dans Los Angeles que nous n’avions pas vus les dernières fois.

Pour commencer le musée de Madame Tussaud sur Hollywood Boulevard. Mais il est encore bien tôt, décalage horaire oblige, nous serons encore debout avant 5h du matin.



Eh oui il est même possible de faire un haut lieu du tourisme de masse en étant pratiquement tout seul ! Je sais qu’il y a une petite discussion à ce sujet en ce moment sur le forum, vous voyez qu’on peut toujours se débrouiller. Alors bien sûr à cette heure-ci, impossible de se faire photographier avec la fausse Marylin ou d’aller acheter son souvenir Hollywood Made In China, tout est fermé.

Après la visite du musée de cire de Madame Tussaud, très bien fait, nous reprenons la voiture et nous dirigeons vers Paramount Ranch.

Après quelques miles d’Interstates, quelle joie de retrouver un peu de Nature, un coin paisible et personne à part nous pour la visite !

Alors, Paramount Ranch, kesaco ? C’est un endroit libre d’accès où ont été tournés bon nombre de westerns surtout des années 20 aux années 50. Plus récemment, Docteur Quinn femme médecin y a été tournée ici de 1992 à 1997. Il y a aussi des chemins de randonnée pour marcher un peu dans les Santa Monica Mountains. Bref, c’est un endroit méconnu et très peu fréquenté que je conseille à tout le monde, il y en a pour tous les goûts !













Finalement, ce que j’aime bien dans cette ville de Los Angeles, c’est qu’il est facile d’y circuler (je parle d’orientation, pas de la manière de conduire des habitants lol), facile de s’y garer et qu’en faisant quelques miles, la nature est bien présente autour. J’aime aussi les maisons individuelles souvent très bien tenues et très fleuries !

Définitivement, je crois que je préfère Los Angeles à San Francisco, on s’y sent plus « libres », c’est peut-être parce que c’est plus l’image de l’Amérique que je me fais ! Oui, je sais, je suis en minorité ici… Mais j’y reviendrai plus tard quand j’attaquerai San Francisco à la fin de l’acte I.

Après cette petite escapade dans les Santa Monica Mountains, plutôt que de revenir à Los Angeles par les freeways, nous décidons de descendre et de loner la côte de Malibu à Santa Monica.

En effet, malgré déjà deux séjours dans cette ville, nous n’avons jamais vus le Pacifique d’autre part que de l’avion ! Sacrilège répondrons certains ! Eh bien ça y’est c’est chose faire, et je dois dire que la côte est plutôt un endroit sympa et très photogénique sous le beau ciel bleu que nous avons aujourd’hui.



La plage est pratiquement déserte, immense, bien plus grande que les plages de nos côtes méditerranéennes. Le hic c’est que pour se baigner il faut en vouloir, l’eau est très froide ! Le fond de l’air n’est pas très chaud non plus…

Nous remontons ensuite vers UCLA pour faire un petit tour dans cette université mythique. Le parking est payant mais ensuite la visite est entièrement gratuite, on nous donne juste un plan et on va où on veut. Ca fait bizarre de marcher en touristes avec son appareil photo à la main parmi les étudiants… Mais visiblement ils ont l’habitude puisque personne ne nous calcule.



L’intérieur de l’université est étonnant, rien à voir avec nos universités françaises vieillissantes. En fait c’est carrément une petite ville avec plein de magasins, une banque, un coiffeur etc… et bien sûr l’immanquable boutique souvenir aux couleurs de UCLA.

Nous finirons cette journée bien remplie du côté de Venice Beach. Je sais que beaucoup de personnes sur le forum déconseillent Venice Beach le soir venu… et ils ont raison ! L’avantage c’est qu’il n’y a plus personne ou presque, juste quelques marginaux. Mais du coup c’est un peu glauque…





et le ciel n’est plus bleu ! Le vent souffle fort de la mer et nous frigorifie. Sur la plage, quelques surfeurs sont encore là.



Après ce grand bol d’air vivifiant, direction l’hôtel car on est réveillés depuis 4h du matin et demain un autre parc d’attraction nous attend : Universal Studios ! Mais là ça sera moins crevant que Disney car nous avons les Front Of Line Pass !

J4 : réveil encore de bonne heure, ce qui fait que nous sommes à Universal Studios avant l’ouverture. Ce matin le ciel est très gris et il fait assez frais…



L’avantage du coupe-file, même s’il y a moins de monde qu’à Disney et que le parc est plus petit, c’est que l’on peut faire du coup les attractions plusieurs fois ! Résultat des courses je trouve qu’on s’y amuse mieux qu’à Disney… A Disney tu as en moyenne 45 minutes de queue pour 3 minutes d’attraction. Ici, tu n’as aucune attente, tu ne fais que t’amuser.



Par exemple nous aurons refait le tour des studios 3 fois ! Une fois à gauche, une fois à droite, une fois au fond.

Petite pensée à Desperate Housewives et sa célèbre Wisteria Lane dont la dernière saison a été annoncée récemment!



Donc certes c’est du coup plus cher qu’à Disney mais je trouve que si l’on fait le ratio temps d’amusement/prix, on y est largement gagnant… Là aussi beaucoup de gens diront que ce pass est inutile, mais c’est qu’ils ont une sacrée patience et un dos en bon état !

Après cette journée une fois de plus bien remplie, nous allons essayer de trouver les bras de Morphée dans notre hôtel « aux sirènes ». Demain, la vraie aventure commence, direction Death Valley !
Vivre ailleurs? English translation pending
by 0riGin · 2011-08-15 · 103 replies
Bonjour, je suis un français pur souche

(les +) - J'ai 32 ans - J'ai la santé - Je suis célibataire - Je suis libre - J'ai toutes mes facultés - Je n'ai pas d'enfant - Je n'ai pas de dettes/crédit - Je n'ai pas d'handicape - Je ne suis pas bloquer à mon domaine (y'a ke les vioks qui sont résolue a travailler dans un seul domaine toute leur life) - (ps : tout sauf compta/droit) - Je ne suis pas dans le system de consommation - Je suis disponible et motivé - Je peux partir du jour au lendemain (je n'ai pas de voiture a vendre, ni de fin de forfait mobile à attendre)

(les -) - Je ne suis pas riche (ni riche Héritié, ni Vieux, ni chanceux au Loto) - J'ai un niveau bac+2 informatique - Je n'ai pas trop d’expérience (avt gt dans un autre domaine "compta")

(Ce que je recherche) - Faire ma vie, (il serait temps) - Sortir de France - Un Climat Tropicale - Améliorer mon Anglais (endroit anglophone) - Pays peu cher (pour pouvoir m'installer)

(Ce que j'aime) - La nuit - La chaleur - Les plages tropicales et naturelles (je laisse volontier la croisette de nice aux vieux et aux richouses) - L'informatique - Les bonnes choses de la vie (plaisir simple et de bases)

(Ce que je veux/ne veux pas) - Je veux - Choisir ma destination par moi-même - Je ne veux pas - Ne pas être déposé à l'étrangé n'importe où tel un pantin au grès des courant d'une entreprise Française ! (autant allé en Alaska directement, je crois qu'il y a direct du taf la-bas)

(Mes Recherches) - Rien sur cette planète n'y correspond - Aucun pays de cette planète n'est Tropicale, a Faible coût de vie et Anglophone à la fois !!! - Il n'y a apparemment aucun travail nul part !, car le travail est partout privilégié aux locaux !!!

(Mes Conclusions) Je viens d'un pays développé avec un certain niveau, je suis jeune, je ne suis pas à la rue, je ne suis pas sans papier, je n'ai aucun casier judiciaire, je ne suis pas handicapé, je peux faire bcp de choses, et je ne sais pas pourquoi a en lire tous les témoignages sur les forums :

JE N'AI AUCUNE CHANCE NUL PART !!!

Quelqu'un peu m'expliquer ??? Je suis condamné a rester dans ce pays parce que j'y suis née et m'estimer encore heureux si l'entreprise Bonduelle m'y embauche !!!

Faut pas charrier, + des 3/4 quarts de la populations mondiales sont en-dessous de mon niveau, et ne sont pas aussi libre que moi, (vieillesse, enfants, crédit, etc etc)

Je ne sais pas ..., qu'en pensez-vous ?, des pistes ?

Merci
Retour de seize jours en Grèce: Corfou-Epire-Météores-Vergina English translation pending
by Soutil · 2011-08-13 · 2 replies
Nous sommes 3 , ma femme(60 ans), ma fille(30 ans ) et moi(65), coucherons dans une même chambre tout au long du voyage. Tous les hôteliers s’avèreront très accueillants, clamant leur disponibilité, et c’est vrai ! 21 Juillet 2011 Départ pour Corfou avec Easyjet via Milan : c’est le trajet le moins cher disponible quand nous avons réservé (2 mois avant) Arrivée (superbe) sur Corfou , une voiture (Budget, louée par autoescape) nous attend à l’aéroport. Nous partons ensuite pour notre location à Messonghi (dans la partie Sud de l’ile) quartier de Psara. Il s’agit d’un studio pour 3 dans la résidence Ionian Eye. La pièce est petite mais impeccable, nous aurons d’abord un balcon sur la mer pendant deux nuits puis un simple terrasse sans vue. Air conditionné, Wifi, kitchenette (équipement minimum), piscine. 48€ par nuit dans un quartier calme, à 400m du centre de Messonghi. L’agence qui gère les appart se trouve à 100m, ils sont extrêmement disponibles, efficaces et charmants. Cordonnées Erika, Next holidays, 30 2661075631, erika@corfunext.com 22 Juillet Nous faisons aujourd’hui le Sud de l’ile. D’une manière générale nous piqueniquons en achetant dans les supermarchés où les prix sont un peu( ?) inférieurs à ceux pratiqués en France. La route de bord de mer depuis Messonghi est charmante. A noter le village de Chlomos avec une très belle vue depuis la terrasse de la petite église. Nous trouvons pour nous baigner et piqueniquer la plage de Arkoudila (Première route à gauche en remontant de Kavos vers l’ouest) grande plage de sable quasi déserte où parait il on peut être à poil. En continuant la piste qui la longe vers le Sud un tout petit port et une autre plage très mignonne. Nous passons ensuite par les villages de Vitalades, Gardenas, Agios Matteos et découvrons des vues superbes. Petit tour dans les ruelles de Pentati, mignon. 23 Juillet Jogging sur la petite route de bord de mer avec bain rafraichissant, génial ! Cette fois nous partons à Corfou Nous nous garons sur l’esplanade (parking payant) faisons un tour dans le charmant jardin à droite du palais royal (où nous piqueniquerons plus tard) et passons deux heures dans les rues : beaucoup de monde, les maisons sont cachées derrière les étalages de souvenirs et de T shirts et nous arrivons à deviner malgré tout une belle architecture, assez frustrant. ( Nous avons suivi le circuit du guide vert d’il y a 15 ans avec toutes les arcades) Nous montons ensuite au mont Pantocrator en suivant la côte jusqu’à Ipsos (en s’arrêtant pour déguster un « frappé » (café glacé avec crème) dans une taverne (Agnadio) avec une vue superbe sur la baie d’Ipsos). Au sommet petit couvent et très belle vue quasi circulaire sur l’ile. Les routes dans l’ile sont tracées au milieu des oliviers superbes avec beaucoup de fleurs dans les villages, des lauriers roses, des odeurs (figuiers par exemple) et des cigales, comme on ne roule pas vite et les fenêtres ouvertes…. Nous nous baignerons à Agios Stefanos très jolies baie et plage plutôt tranquilles. 24 Juillet Nord Ouest de l’ile Nous partons pour Sidari (en passant par les mignons villages de Karoussades, Kavalouri, Livadi), très belle plage dans un site agréable mais où il y a pas mal de monde. Puis à Peroulades ou nous allons au Cap Drastis, nous piqueniquons au premier virage panoramique sur les rochers que l’on voit sur toutes les cartes postales puis descendons (en voiture normale c’est faisable) dans la minuscule crique au milieu des rochers pour prendre un délicieux bain (et un délicieux frappé) dans un site enchanteur. Un must ! Puis nous suivons au plus près la côte en passant par Agios Stephanos, Afionas avec des vues superbes sur la côte et descendons à Paleokastritsa ou le site superbe est un peu surpeuplé (en plus c’est Dimanche). Nous y montons au monastère joli sans plus et rentrons à Corfou en passant par Pélékas où la vue vaut surtout sur l’intérieur. Rendons la voiture à 19h après avoir vérifié que nous avions un greenbus pour Kavos (et donc pour Messonghi) à 20h45, mais celui-ci n’existe pas (le dimanche il y a très peu de bus), les taxis sont en rèvz depuis une semaine (et le seront encore dans 10 jurs) nous demandons donc une solution à « notre »agence budget (face au ferry, manager très désagréable, personnel charmant) qui nous a loué la voiture pendant 3 jours : 80€ pour nous ramener à Messonghi (tarif taxi 35 !), on n’a pas le choix. 25 Juillet Excursion à Paxos en Bateau (30€ via next holidays), prix normal 35 à 40€) Départ à 9h05 (de l’arrêt green bus, bateau(gros : 200 pers) à 10h à Lefkidi, on suit la côte est de Paxos en admirant au passage le port de Longos, puis arrêt baignade à Antipaxos (très joli) et 2h15 de temps libre dans le port de Gaia (ville principale de Paxos), très joli. Retour à 18h à Messonghi. Excellente journée. Que nous terminons au restaurant « The Fisherman’s Haunt » situé sur le bord de mer à 800m au sud de Messonghi. Excellent poisson. Plats de l’ordre de 7-8 €, dessert offert… 26 Juillet Nous attendons un « taxi » (pas un vrai car ils sont toujours en grève) pour 11h, il arrive à 11h25 et avec une conduite rapide nous arrivons à 11h50 pour le ferry de 12h à Lekfimi (traversée plus courte, donc plus rapide et moins chère), ouf…. 1h de traversée seulement 6€. Une voiture de loc (toujours budget via auto escape) nous attend juste en face de la gare ferry (bon accueil). 2h plus tard nous sommes à Ioannina (par la jolie ancienne route) où nous avons une grosse averse. Un hôtel (« Persa » à Perama, réservé comme les autres par Booking) 50€ la triple, sans p’ti dèj., air cond, frigo, grande, impeccable, nous attend. Nous allons ensuite passer le reste de la journée sur l’ile Nisi (bateau toutes les 1/2h au moins, plus souvent si plein) 2€, joli village en pierre et lauzes, jolies ruelles, monastère de Philantropinos avec de belles fresques (gratuit !). Nous mangeons ensuite de délicieuses cuisses de grenouille (spécialité locale vue dans « fourchette et sac à dos !!!)et poissons pour 6 à 8€ la portion, au premier resto sur la gauche en sortant du bateau, au bord de l’eau. Bien !

27 Juillet Départ pour Dodone entrée 2€ Joli théâtre en bon état, il est difficile d’y monter, mais c’est faisable par derrière par un petit sentier à droite derrière la maison sacrée. Le reste du site (y compris le stade) est pour le moins succinct et ne mérite certainement pas d’y passer la journée comme le prétend le guide bleu (et pourtant on l’a déjà fait dans d’autres sites). La route pour y aller passant par Perdini est très jolie et il y a un petit kiosque dominant la vallée de Dodone où il fait bon piqueniquer. On fait le plein au passage à 1,69 le litre (au lieu de 1,77 à Corfou) Nous allons ensuite à la grotte de Pérama (dans la rue principale du village) entrée 7€, 45’, beaucoup de belles salles et de belles stalac (tites, mites), comparable à de belles grottes françaises. Puis visite du Kastro de Ioannina, très intéressante citadelle du SE, balade dans les rues . On termine par un Ouzo copieux (3.50€) dans un bar du bord de lac place Mavili avec wifi, puis une pita à 2€ et une excellente glace double à 2,60€ 28 Juillet On part pour les météores. La route (l’ancienne, pas l’autoroute) s’élève le long du lac et offre de superbes vues sur celui-ci. Il n’y a personne sur la route (c’était déjà le cas entre Igoumenitsa et Ionnina) et nous arrivons assez vite à Metsovo (en croisant malgré tout l’autoroute qui gâche un peu le paysage). On a adoré Metsovo, la grand place avec les énormes platanes, et les ruelles (il ne faut pas hésiter à monter) avec de très belles maisons en pierre avec balcons et beaucoup de fleurs. Pas de pot ! la maison –musée est fermée le Jeudi ! L’Eglise est également intéressante (fresques et iconostase avec hauts reliefs en bois) mais se munir d’une lampe… Pique nique sur la place où on acheté un excellent metsovone (fromage de brebis) fumé. Ensuite route superbe pour les météores (ça ressemble à l’Auvergne), 3 stations de ski, et tout à coup au loin on voit le massif des météores, émotion, ça a l’air bien… En s’approchant c’est de plus en plus beau, nous trouvons sans peine Zozas Rooms (réservée via booking) à l’entrée de Kastraki 45€ la chambre triple impeccable, air cond, Wifi, calme accueil plus que sympa du patron toujours disponible. Nous montons aussitôt vers Agios Stefanos la route est superbe, le monastère très bien entretenu, entrée 2€, très belle iconostase avec des hauts reliefs en bois tout autour des icônes de la même veine que l’église de Metsovo. Redescente au pas en s’arrêtant à chaque virage pour admirer et photographier. Ouzo (Pilavas excellent) dans la chambre avec verres et glaçons fournis par le patron de l’hôtel. Repas au (juste avant l’Eglise à droite) Kosmiki. Dolmades, Feta grillée, souvlaki, moussaka, retsina (1 de chaque) pour 29€, dessert (pastèque et gâteau) offert ! le tout sur une terrasse au pied des enrochements au soleil couchant… excellent ! 29 Juillet On se lève à l’aube pour voir le lever de soleil sur les météores depuis un rocher proche du monastère des triades. Calme et beauté.. Petit dèj (compris dans le prix) très copieux à l’hôtel Ensuite Grand météore à 8h45 il y a déjà 3 autocars, montée plutôt facile, visite agréable et assez riche. En sortant beaucoup d’autocars…. Varlaam doit toujours avoir ses horaires d’hiver car il est fermé aujourd’hui. La montée à la Triade est un peu plus dure mais bien exposée (ombre et vent). Le monastère est petit mais très beau dans sa simplicité (assez et bien restauré). Très peu de monde. Toutes les entrées sont à 2€. Nous allons ensuite visiter la vieille métropole de Kalambata, surcôtée 2* dans le guide bleu, entrée 1.5€, seul l’ambon en marbre présente un intérêt, les fresques sont très abimées, la mosaïque du paon montre 40 tesselles environ….. L’extérieur a été joliment restauré. Nous mangeons pour 2€ la (belle) portion, des pizza et tartes aux épinards (vers la grand place) . Le frappé à l’hôtel est à 2.5€. Après midi farniente, piscine au camping à droite à la sortie du village, 5€ pour la journée, jolie vue sur les météores. Diner à Gardenia, à gauche avant l’église. Excellent plats à 6-8€, dessert offert.. 30 Juillet Route pour Vergina tombeau de Philippe II de Macédoine, dans la plaine un peu avant Thessalonique. L’ autoroute nous coûte 2, 80€ ; mais le péage sur la descente vers Athènes ne fonctionne pas. Entrée 8€ (4 pour les seniors). Le Tumulus reconstitué est un musée remarquable, muséographie parfaite, les pièces exposées sont très belles, un must 4* ? Le fléchage pour y arriver est un peu léger mais on y arrive et ça vaut le voyage. Ce qui n’est pas le cas du site de Dion (au pied de l’Olympe) qui, s’il est intéressant par ses temples pieds dans l’eau de Zeus et Isis, est totalement anti touriste et ridicule pour la mosaïque de Dionysos, poussiéreuse et quasi invisible avec un aménagement où on peut l’entrapercevoir sous un toit trop bas, à travers un grillage dont on est à 3m. J’ai vu beaucoup de mosaïques en Europe, en Asie et en Afrique et celle-ci est de très loin la plus mal exposée (si l’on peut employer ce terme pour un objet quasi invisible). Nous avons zappé le musée. Nous dormons à Agios Nikolaos (Au dessus de Naousa au nord de Vergina). Une station de ski avec un environnement enchanteur. L’hôtel Nisis Margarita (appelé idiotement Margaret island par Booking) à 55€ sans petit-déjeuner, est au bord de la rivière sans doute très calme, mais pas le samedi soir où il y a une fiesta (Anniversaire ?). La température y est délicieuse. La chambre assez propre. Nous dormirons fenêtre fermée avec les boules Quiés. La fête a duré jusqu’à 2h, et a été relayée par une autre jusqu’à 4h….Zone à déconseiller pour dormir, mais le parc est très agréable et plutôt frais). 31 Juillet Nous allons voir les tombes macédoniennes de Lefkadia sur la route en bas de Naousa. Celles-ci sont indiquées sous le nom de site de « Mieza ». Il faut s’arrêter à la première et se montrer à la maison juste après, une personne (qui donne quelques explications en Anglais) vous ouvrira l’une (du jugement) puis l’autre (de la palmette) aux peintures remarquables et dans laquelle on peut entrer. L’accès est gratuit. Nous retournons à Ioannina puis montons aux Zagorias tous proches. Nous avons réservé dans le très beau village traditionnel de Dilofo à l’hôtel Gaïa (via booking) pour 67.5€ avec petit dèj buffet très copieux dans une maison remarquablement restaurée, accueil parfait. Calme total puisque le village est inaccessible aux voitures. Allons admirer les différents vieux ponts du coin (superbes d’élégance). Nous mangeons à la taverne du village, sur la place, une excellente nourriture plats de 6 à 8 €, ouzo+ mezze 2.5€, très convivial. 1er août Après un jogging dans les chemins au dessus du village nous partons pour Monodendri via Vitsa (église à voir mais fermée comme toutes les églises des Zagoria). Monodendri est un peu plus léchée que Dilofo et perd de ce fait un peu de charme (Eglise fermée). Nous allons au monastère (gratuit et l’église y est ouverte avec des fresques intéressantes) admirer la vue sur le canyon de Vikos. 15’ à pied on peut continuer un chemin assez vertigineux. Nous mangeons sur la place au débouché du chemin du monastère des plats à 6-8€ très bons, bière grecque à 2.5€ Ensuite nous montons (route avec des vues superbes, et une « forêt « de pierres intéressante) au point de vue d’Oxia atteignable en voiture sauf les 100 derniers mètres. Superbe. Nous allons ensuite à Vikos au débouché des gorges, joli village, jolie église, vue westernienne impressionnante sur les gorges. Nous finirons par le très mignon village de Micropapigo. Toutes la journée les paysages ont été superbes, les routes en excellent état. Une très très belle région. Repas à la taverne de Dilofo de qualité égale à la veille dans une ambiance un peu villageoise (lieu de rencontre des habitants et des chiens). Nuit très calme 2 Aout Après l’excellent petit déjeuner sur la terrasse, nous partons pour Koukouli, joli village où il y a un remarquable ensemble architectural au bout du village. Puis nous enchainons sur Kapesovo, mignon ; Dans les 2 cas les églises sont fermées, il y a parait il de belles fresques. Route jusqu’à Ioannina où nous mangeons de très bonnes pitas à 2.2€ et des glaces délicieuses (double à 2.4€) au glacier en face de la muraille du Kastro (rue commerçante) . AutoRoute jusqu’à Igoumenitsa (0 péage !) et route de bord de mer jusqu’à Parga (très belle). Nous avons loué (Booking) 2 nuits à la villa Agapi (70€ la nuit) un studio avec kitchenette, air cond, parking, wifi. Au calme, propre, jolie vue sur les oliviers. Accueil OK. 500m de la mer et du centre. Nous faisons des courses au supermarché Ginis (au centre au carrefour principal) : 4 repas et 2 petits dèj pour 65€ (pour3) Balade sur le port vers 21h au milieu d’une foule compacte ! 3 Août Journée glandouille. Je monte jusqu’à la citadelle (après avoir admiré les premiers rayons du soleil sur la plus joile partie de Perga), celle-ci est à peu près à l’abandon et on peut aller partout sans aucune sécurité apparente, ça repose de la France. Jolie vue depuis le haut sur Perga. A 9h du matin il n’y a personne dans l’eau, ni sur le port, et celle-ci est délicieuse. Sinon, balcon le matin et plage l’après midi à Sarakiniko (au nord de Perga, route partant à gauche près de 2 hangars et un toit rouge (merci le routard)), petite plage très sympa, pas très peuplée, ambiance familiale, site et route jolis, parking en bas (s’il n’y a pas trop de monde), restau, à 3€ la chaise longue et 1€ le parasol. 4 Aout Nous rendons la voiture à 11h à Igouménitsa, traversons vers Corfou (1h45, 9.5€ par personne et 38 la voiture). Là nous mettons nos valises à la consigne (près du duty free) 2€ par bagage, partons dans les toutes petites rues de Corfou, très jolies, pas de touristes, et atterrissons à la plage Agios Nicolaos Juste au nord de la vieille forteresse et du jardin public. Entrée 1.5€, cadre superbe, eau fraiche, douche, cabine, fauteuils de jardin, pas de conso obligatoire, sympa. Puis retour à pied à la consigne (les taxis sont toujours en grève) et prenons le bus 2 puis le bus 19 (qui n’existe peut être qu’à cause de la grève) pour aller à l’aéroport. Notre avion part à l’heure et nous dépose à Milan, et comme la correspondance est demain matin, nous dormons à l’hôtel « villa delle rose » (booking) 90€ (mais au total c’était bien moins cher que les autres solutions avion ou avion plus bateau), impeccable, navette très efficace (et gratuite), petit dèj buffet plantureux. Vol Milan Paris RAS. Easy jet aura tenu tous ses horaires.
Voyage à Las Vegas du 15 au 22 août English translation pending
by Bossdupad · 2011-08-10 · 20 replies
Bonjour,

Le lundi 15 aout nous partons à trois pour Las Vegas, nous allons séjourner à l’hôtel Excalibur par soucis d’économie. Voila pour le décors :).

Nous restons jusqu'au 22 Aout sur Las Vegas. Outre les balades habituelles sur le strip, nous pensons louer une voiture pour une journée afin d'aller nous balader hors de la ville.

Le Grand Canyon paraissant lointain, nous pensons opter pour une escapade au parc national Death Valley puis former une boucle en passant par la ville de Rachel avant de revenir sur Las Vegas.

Ma première question est de savoir si ce parc national vaut les 4 heure de route pour le rejoindre et si il n'y aurait pas de beaux site à voir plus près de Las Vegas.

Ma deuxième question concerne les hôtels à Las Vegas et plus particulièrement les piscines, à savoir si il est possible dans certains hôtels du strip de profiter de leur piscine, moyennant peut être une consommation, sans être résident de l’hôtel ( je pense au MGM en particulier ).

Si vous avez d'autres suggestions n’hésitez pas ;).

Merci d'avance pour vos réponses.
Indonésie: vos meilleurs souvenirs? English translation pending
by Typhounette · 2011-08-05 · 52 replies
bonjour a tous! je suis entrain de préparer mon voyage en Indonesie pour 2 semaines en Octobre On arrive a Jakarta et nous repartons de Bali, donc on a 2 semaines pour traverser et profiter de ce pays! je suis entrain de bucher sur les choses a voir mais j'aurai aimé avoir vos impressions pour ceux qui connaissent , quels sont les endroits que vous avez aimés? vos plus belles impressions! merci a tous😛 Typhaine
Bons plans pour deux à trois semaines au Portugal? English translation pending
by Raspa · 2011-08-04 · 12 replies
Bonjour,

Je vais partir avec mon ami au mois d'octobre pour 2 ou 3 semaines (cela n'est pas encore fixé) pour visiter le Portugal et je suis à la recherche de conseil ne connaissant pas du tout le pays (et ni elle ni moi ne parlons portugais) :

- Est ce que ça vaut le coup de descendre en voiture ou avec avion et bus on s'en sort très bien? (peut être que la voiture sur 2 semaines c'est chaud?) - On souhaite voir un peu tout le pays, à côté de quoi faut il ne pas passer? des bons plans? des adresses? - Quel budget compter, sachant qu'on essaiera de camper ou de trouver des solutions pas cher en mode routard...? - On peut dormir chez l'habitant? Pour combien? - Le camping sauvage? - Où faire de belles randonnées? - Et l'éternelle question!!!! Routard ou Lonely ? ;)

Bon j'ai dix mille autres questions, mais commençons déjà par celles-là. Je sais, ça fait un peu pelle mêle, mais une âme charitable me renseignera peut être ?

Merci d'avance,

Raspa
Tour du monde et "vouloir tout faire" English translation pending
by Mllegazou · 2011-08-04 · 21 replies
Bonjour à tous !

Je suis pas mal de blogs de tour du monde, et j'ai l'impression que beaucoup de voyageurs ont un rythme extrêmement intensif, enchaînant les villes et les "hot spots". En un an de voyage, on pourrait se dire qu'on a le temps... et pourtant j'ai l'impression que pour beaucoup, cela devient vite la course.

Cela fait pusieurs années maintenant que mon homme et moi préparons un tour du monde pour novembre 2011 (durée 11 mois) et je me rends compte qu'il est facile de tomber dans ce piège du "vouloir tout voir". Au début, 11 mois, cela nous paraissait large, large, mais large ! Et puis, en potassant les guides de voyage, en parcourant les blogs, on s'est dit qu'il fallait absolument qu'on rajoute cet endroit, et aussi cet endroit... Or, je pense que c'est sans fin !

Et vous, comment avez-vous vécu le rythme de votre tour du monde, pour ceux qui sont déjà partis ? Aujourd'hui, feriez-vous différemment ? Comment l'envisagez-vous, pour ceux qui préparent ?
Vos impressions sur le Royal Caribbean, Adventure of the Seas? English translation pending
by Jeff2009 · 2011-08-03 · 18 replies
Bonjour,

Nous partons le 18 mars 2012 de San Juan Porto Rico pour 1 semaine sur l'Adventure of the seas. Nous avons cabine avec balcon. J'aimerais connaître vos impressions de ce bateau (bouffe, personnel, clientèle, rapport qualité-prix etc....ou tout autre sujet que vous jugez à propos). Nous ferons escale à Aruba, Curcacao etc... Si il y a des Québécois qui seront du voyage, faites-le savoir.😏
Kenya: Diani, île sur une journée? English translation pending
by BénédicteRaf · 2011-08-03 · 27 replies
Bonjour, Je pars deux semaines au Kenya fin septembre et je vais passer 4 jours à Diani. Je voulais savoir s'il est possible de se rendre sur une journée sur une île "paradisiaque" pour voir de belles plages, faire du snorkelling et de la plongée. Zanzibar, est-ce envisageable ? Si oui, comment ? Si non, Pemba ? Que penser de Wasini ? Merci de vos conseils, Bénédicte.
Escapade d'une semaine en Grèce (Athènes et Santorin), juin 2011 English translation pending
by Perfectday · 2011-08-02 · 3 replies
Bonjour à tous,

Merci à tous les membres très actifs de ce forum. J'ai principalement préparé notre voyage avec vf.

Je suis au final partie avec 2 guides de voyage: le routard et Geoguide pour la première fois.(Très bien pour la visite de l'acropole et des sites il y a aussi pas mal d'infos et adresses de tavernes sympas.... (souvent recoupées avec le routard)).

J'ai ouvert les guides seulement en Grèce en fait!!!

Voici un petit bilan de notre semaine passée à Athènes et Santorin.

Départ le samedi 18 Juin à 6h30 de nantes.

Vol Charter acheté début février (dès qu'ils ont été disponibles ou presque) sur le site de nouvelles frontières 304 € AR par personne

Vol effectué par air méditerranée, rien à dire très bien, le personnel donne beaucoup d'informations sur le vol et ce qu'il y a à voir.... en survolant la grèce ça faisait un peu visite guidée vue du ciel. Nickel....

En sortant de l'aéroport d'Athènes, Bus X96 pour le pirée (5 € par pers).

Il fait 28°C et grand soleil, ça change de nantes où il pleuvait à torrent avant de partir.🙂

On arrive à notre hôtel.

Je n’ai pas beaucoup préparé ce que nous allions faire avant de partir, alors le matin dans l'avion, j'ai regardé un peu et j'étais assez tentée par le musée national d'archéologie.

Malheureusement on a démarré assez tard, (on est allés chercher nos billets de bateau + on a mangé (pique-nique) + On a pris le métro et là on voulait s'arrêter à la station victoria. Problème à Omonia notre métro repart dans le sens inverse. On descend donc à Monastiraki, mais là la station est en travaux, donc pas possible de reprendre le métro. Bon ben on y va à pied....)

Au final on arrive à 15h45 et là évidemment grosse boulette de débutant 😊, le musée est sur le point de fermer. Dommage.🏴‍☠️ La prochaine fois je lirai mieux le guide avant de me précipiter !

Retour vers l'acropole on décide d'aller dans plaka, on passe surtout sur les hauteurs dans Anafiotika.... ça nous donne envie des cyclades et on a hâte d'y être. On contourne l'acropole et passons la fin de journée entre la colline de filopapou et le pnyx. La ballade est agréable et offre de jolis points de vue.

Repas le soir dans une taverne dans psiri. Très bon premier contact avec la cuisine grecque....

Retour au pirée.

Budget

Ticket journée métro : 4€ par pers

Taverne : 20 € pour 2

Dimanche 19 Juin 2011

Bateau pour santorin, départ à 7h, trajet en bateau rapide arrivée à 11h40 (56 € pas personne)

Au port le manager de notre hotel nous attend. On s'installe et partons manger. Puis ballade dans imerovigli.

On profite un peu de la petite piscine de l'hotel et vers 16h partons à pied pour rejoindre Oia. Là la ballade est sublime, pas trop difficile.

C'est super agréable. On est sous le charme de ces paysages envoutants.

Soirée à Oia et retour en bus (1,6€ par pers).

Budget

Repas midi à 19 € pour 2

Restaurant skala Oia 32 € pour 2

Lundi 20 Juin 2011

Copieux petit dej à l'hotel. Notre proprio nous dépose à Fira. On prend le bus pour Pyrgos (1,6€).

Arrivés à 11h, on se ballade dans la ville, elle est très agréable. On y reste un long moment. Puis départ à pied pour profit llias, là haut on fait un tour dans les jardins du monastère…

On s'engage ensuite sur le chemin descendant à l'ancienne Théra et Périssa. On cherche un peu notre chemin et on se heurte à des à pics impressionnants. On remonte sur la crète et finissons par retrouver notre chemin. Il n’y a quasiment pas d’arbre alors on voyait bien où on voulait aller. La vue est sublime. Un délice. Cette marche est très dure, mais si belle. On arrive à 14h40 à l’ancienne Thera c’est lundi et passé 14h donc dans tous les cas fermé, mais c’est pas très grave on n’en avait pas fait une priorité là on a envie de se reposer et se baigner.

Arrivés à Périssa vers 15h30, on s'installe sur un bain de soleil. Baignade et repos bien mérité. 😎

On repart sur Fira (2,2€ ) et mangeons à te akteion (firostefani). Retour à pied à Imerovigli

Budget

Midi pique nique (fruits) : 5 €

Parasol 5€

Te akteion : 36 euros (hum la moussaka)

Mardi 21 Juin 2011

On loue un scooter (18€ peut être pas une affaire, ça avait l’air réglo on n’a pas trop cherché) et partons à Fira. On fait un peu de logistique (résa billets bateau, excursion volcan). Ensuite on va vers akrotiri, visite du village, on va jusqu'à la red beach et pique niquons là bas. On part ensuite au bout de l'île, au niveau du phare. On passe le reste de la journée sur la plage de mésa pigasia. Le soir taverne Zafora à akrotiri et retour en scooter le soir. Le meltem s’est levé et il fait froid sur le scooter.

Midi pique nique (fruits) : 3,6€

Akrotiri : 26€ (on peut manger pour très peu cher plat sans viande dès 4€)

Essence : 10€ (on ne savait pas trop, on a mis 10 € au final 7 aurait été amplement suffisant pour notre voyage de la journée)

Mercredi 22 Juin 2011

On va à pied à Fira, la vue est très sympa de jour aussi. On fait un peu les boutiques de souvenir. C'est un peu le mauvais plan au début car tous les croisiéristes sont agglutinés à Fira sur 2 rues. Mais en s'éloignant un peu on peut flâner tranquillement. On descend ensuite pour notre excursion sur le volcan (départ 14h). Les paysages y sont très beaux, lunaires, malheureusement pas de fumerolles.

Les sources d'eau chaude c'était sympa. On n’en gardera pas un souvenir mémorable malgrè tout. On a tellement été enthousiasmés par les paysages vus lors des 2 premières randos…que c’était divertissant (source) intéressant mais pas impressionnés. Joli vue sur l’ensemble de la caldeira : de quoi faire une jolie photo panoramique.

Budget

Tour bateau : 20€ par pers (soit disant visite volcan guidé en fait pas du tout (je me demande si même ça existe en fait) + 2€ par pers pour entrer sur Néa Kameni

Remontée en télécabine : 4€ par personne

Pique nique : 3,6 € pour 2

Te akteion : 32€ pour 2

Jeudi 23 Juin 2011

On fait les sacs et les laissons à l'Hôtel. On part pour megalohori (1,6€). Gros coup de coeur pour ce village et sa place sympathique. On erre dans ses ruelles étroites.... bref une dernière journée magnifique on aurait pu y rester des heures.

Le midi on mange à la taverne raki sur la place. Ils font beaucoup de choses pour promouvoir megalohori, leur objectif est d’enterrer les fils électriques…Taverne succulente et personnel très sympathique. Quelques autres tables prises, beaucoup de français… Malgrè tout très peu de monde… On croise la mamie en noir le papi qui répare sa porte et nous salue… très chouette.

On rentre à l’hotel et en profite pour se baigner.

Départ à 18h30 (mais en réel à 19h40) pour le pirée (seajets 49€ par pers)

Il y a beaucoup de meltem et je suis déjà contente que notre bateau parte, l'arrêt à Milos est annulé

Le problème avec le retard c'est qu'on arrive vers 00h30 au pirée. Donc taxi pour aller à notre hotel dans syngrou fix. (20€, en fait 16€ affiché au compteur, de là il nous demande combien il y a de bagages dans le coffre et dit au final que c’est 20 € dès que c’est le port ou l’aéroport c’est un forfait, bref ça sent l’arnaque d’autant plus qu’il nous avait dit qu’il fallait qu’on se méfie pour aller à l’aéroport en métro car il y a des travaux et qu’en gros en taxi ce serait mieux ! ouai ouai (on l’a fait aucun problème), bon sinon il était très sympa et on était naze alors on a accepté de se faire arnaquer de 4€ max)

Budget

Taverne raki : 32€

Pique nique soir : 3,2€

Vendredi 24 Juin 2011

Journée consacrée à l'acropole&co, on débute par l'agora, puis la bibliothèque d'adrien, l'agora romaine, le théatre de dionysos pour terminer à l'acropole.

On a bien aimé notre visite de l’agora où on a appris beaucoup de choses.

Repas midi :21 euros (dans monastiraki, gyros et kebab on n’a pas du bien se débrouiller…)

Budget

Acropole : 12€ par pers

Taverne klimataria : 32€

Samedi 25 Juin 2011

Décollage à 11h30 d'athènes on a pris le métro cette fois ci. C’est très simple (14€ de mémoire le billet groupé pour 2)

Budget

Petit dej à l'aéroport (mauvais plan): au moins 11 euros
C'est quoi pour vous un beau petit village en Amérique? English translation pending
by Mousseliine · 2011-08-01 · 52 replies
Question qui peut paraître bizarre... mais je remarque que les critères diffèrent énormément d'une personne à l'autre. Et souvent je lis des trucs du genre... ce village est pas beau trop touristique ou encore ce village est pas beau car c'est un trou perdu...

alors c'est quoi un beau petit village en Amérique ? On pourrait même en répertorier quelques-uns.
Carnet de voyage en Norvège (juillet 2011) English translation pending
by Titi77310 · 2011-07-29 · 33 replies
Information sur programme : le site des DKP

Parcours en Norvège de Kristiansand à Trondheim Transport = voiture Hébergement = camping (emplacement tente) Monnaie : couronne norvégienne, écrit "NOK" ou "kr" (1€=7,60 kr)

JOUR 1 : 09/07 : Paris/Osnabrück (Allemagne) – 16° à 23° – pluie – 680 kms

C’est le départ depuis Paris en voiture par l’autoroute du nord jusqu’à Cambrai, puis direction Valenciennes. On passe en Belgique vers 12h30, il pleut pas mal depuis le départ. Nous passons à proximité de Mons, Namur et Liège, à 14h30, on entre en Allemagne à hauteur de Aix la Chapelle, le temps s’améliore, puis vers 17h, il est temps de chercher un camping. On est à côté de la ville de Osnabrück. Le camping s’appelle "Niedersachsenhof". On s’installe avec des hollandais et allemands en camping-car. C’est parfait pour passer la nuit, tente montée en 5 minutes. (emplacement 5€ et 4,50€ par personne, douches gratuites)
Escalades du bout du monde, l'Ubaye English translation pending
by Lucbertrand · 2011-07-29 · 0 replies
Escalades du bout du monde en France, l’Ubaye

Au mois de juillet, où peut-on partir grimper durant une semaine et ne trouver que des parois désertes se développant sur une belle ampleur entre deux cents et quatre cents mètres de hauteur et présentant un rocher d’une excellente qualité en plus d’une grande variété, calcaire, grès, quartzite ou granite ? Cela ressemble à la quadrature du cercle, sans doute, faut-il envisager un long voyage dans des contrées éloignées, loin des masses grimpantes qui courent les hauts lieux de grimpe français, qu’il s’agisse de Chamonix, la Bérarde ou Vallouise ? Eh bien non, pas très loin de ces sites mythiques, à la réputation universelle, un bijou de belle envergure, se cache un peu plus au sud, entre les cols de Vars et de Restefond la Bonnette, il s’agit de la vallée et du massif de l’Ubaye.

Effectivement il y quelques années nous y avions fait une excursion de la journée et nous avions perçu la très faible fréquentation des parois de cette vallée, plus connue des randonneurs car le GR5 entre autres chemins de randonnée y passe. Mais la plupart des montagnes aux faces verticales de cette région retirée n’attirent pas grand monde, même si quelques sommets connaissent une notoriété certaine, par exemple le Brec de Chambéron par sa voie normale.

Forts de cette impression nous partons à trois pour une semaine de grimpe début juillet dans ce massif de l’Ubaye. Comme nous en avons pris l’habitude depuis maintenant quatre ans, nous allons Robert et moi à Orpierre faire une voie d’escalade dans cette splendide falaise calcaire de quelques deux cents mètres, le Quiquillon, avant de partir retrouver notre guide Christophe pour une semaine d’escalade intensive. Cette première paroi que nous gravissons à deux est certes bien équipée mais de difficulté assez soutenue, et il y fait une chaleur caniculaire dans cette face orientée au sud. Nous y sommes seuls. Ceci explique peut-être cela ? Il est toujours bon pour le moral avant de partir gravir des faces de grande difficulté en second de cordée, d’avoir effectué quelques exercices préparatoires en premier.

Rendez-vous est pris pour dimanche après-midi à Gap. Dès nos retrouvailles, nous mettons immédiatement le cap sur le village de Fouillouse, auquel on accède par un incroyable pont qui enjambe une très profonde et très étroite gorge. Le village est de toute beauté. Le Brec de Chambéron, point culminant de la région le domine. Sa silhouette massive est caractéristique, et malgré une lourdeur apparente, il s’agit d’une belle aiguille tronquée qui s’élève à plus de 3300 mètres. Elle règne aussi sur le petit cimetière du lieu, tout en pente et très pittoresque. Il héberge un homme connu de tous, l’Abbé Pierre. Rapidement installés, nous profitons de deux heures de disponibilité pour aller affûter nos chaussons d’escalade sur une falaise de faible ampleur en bordure de l’Ubaye. Après deux voies d’une trentaine de mètres, nous remontons pour ne pas être en retard, car à sept heures la cloche sonne, signal du repas dans ce gîte sympathique.

Nous allons passer quatre nuits en ce lieu. Chaque matin, dans les environs nous partirons faire une paroi différente. Nous commencerons par une belle dalle de deux cents mètres qui domine la route un peu avant Maljasset, et qui se situe sur la Tête de Sanglier, grosse montagne de quartzite. A cet endroit la rivière est enserrée entre deux montagnes aux parois austères du fait de leur couleur sombre et de leur ampleur, celle vers laquelle nous avons l’intention de nous diriger et en rive gauche donc au sud, l’impressionnante flamme de pierre que constitue le Grand Bec de la Blachière.

La marche d’approche s’effectue au plus court à travers prairies, forêts, restes morainiques. Il ne nous faut pas très longtemps pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade malgré les six cents mètres de dénivelé. Notre itinéraire emprunte une immense dalle incurvée. L’aspect du rocher est particulier, poli comme du marbre mais pourvu de petites aspérités qui permettent un bon positionnement des doigts. Pour les pieds, des variations d’inclinaison de petits pans de rocher permettent généralement un bon appui, mais ces prises de pied ne se repèrent pas du premier coup d’œil, elles font preuve d’une sorte de mimétisme, cependant on apprend rapidement à les repérer avec un peu d’accoutumance à la texture de ce rocher particulier. C’est cela le plaisir de l’escalade, les différents types de rochers impliquent pour chacun d’entre eux une stratégie d’escalade appropriée, donc le jeu varie à l’infini d’une montagne ou d’une falaise à l’autre. Les variations sont de taille. L’utilisation des mains en fonction de la forme des prises, du grain du rocher, de la découverte plus ou moins évidente du point d’accroche des doigts, ce point d’ancrage permet ou non le blocage, ou alors faut-il appuyer fortement pour faire friction, de façon directe ou indirecte. Pour les pieds, il en est de même. Le point de poser peut prendre tous les aspects, petite réglette horizontale, gratton minuscule qu’il faudra charger en pression, dalle très inclinée qui nécessitera aussi une forte pression pour tenir, les prises pourront aussi être indirectes, donc nécessiter des pressions en opposition des mains et des pieds.

Cette première escalade dans l’Ubaye nous enthousiasme. Mais le temps n’est pas très beau et le risque d’orage bien réel pour le début de l’après-midi. Vers les 12h30 nous en terminons avec cette belle dalle, qui en finale s’est bien redressée offrant une dernière longueur difficile, passage côté 6a. Nous débouchons sur une vire occupée par deux mélèzes, bien visibles du bas. Sans doute y-a-il un lien avec le nom de la voie « à l’ombre du mélèze en fleur ». Après avoir mangé une rondelle de saucisson et une tranche de pain d’épice nous rejoignons sans perdre de temps la ligne de rappels qui nous conduira au pied de la paroi. En effet, le temps se dégrade et nous recevons quelques gouttes. Heureusement les précipitations ne s’aggravent pas à court terme et cela nous permet de rejoindre le point de départ sans être mouillés. Il est toujours très désagréable de se trouver trempés dans une paroi alors que l’on doit effectuer de nombreuses manœuvres, en particulier des rappels.

Pour notre deuxième journée, nous jetons notre dévolu sur une voie de la face est du Sommet Rouge. Il s’agit d’une vaste montagne calcaire de mille mètres de large et de 450 mètres de haut, se situant juste à côté de la Tête de Sanglier, que nous avons gravie hier. La différence géologique des terrains est extraordinaire en Ubaye. En effet, ces deux montagnes qui se font face, l’une est en quartzite, roche qui s’apparente au granite, et la seconde est constituée de calcaire.

La marche d’approche présente un dénivelé de 750 mètres. Ils sont vite effectués, car le chemin est raide et la progression rapide. De plus en ce début de juillet les vallons des Alpes sont constellés de fleurs de tous types, aux couleurs variées, ce qui rend la marche particulièrement plaisante. L’edelweiss est aussi présent, et parfois des touffes d’une dizaine d’étoiles blanches veloutées de belle taille se laissent admirer.

L’escalade au nom bien choisie « les potes âgés » se révèle d’emblée difficile. Comme généralement en rocher calcaire la paroi est verticale. Mais l’adhérence est extrême et les pieds peuvent venir se bloquer sur les moindres aspérités. Je suis toujours étonné de constater la petitesse des prises sur lesquelles on arrive à faire porter son poids. Il est très important lorsqu’on n’a pas un gros entraînement de compenser par la technique. En effet, cette dernière en escalade, comme à vélo elle reste. Par contre la force dans les avant-bras et les doigts, si on ne l’entretient pas très régulièrement, il ne faut pas compter se tirer bien longtemps sur de minuscules prises dans une paroi verticale voire surplombante. Avec Robert nous faisons bien attention de solliciter nos pieds plus que nos bras, si nous voulons gravir les 350 mètres de cette belle voie d’escalade. Cette journée sera la plus belle de la semaine, pas de pluie menaçante, ciel bleu jusqu’au soir. Nous en profitons pleinement. Les longueurs ne sont pas toutes très difficiles, vers le centre de la paroi une zone de faiblesse permet une avance plus rapide, mais le corollaire, une qualité du rocher moindre, d’où risque de chute de pierres. Dans ces passages plus faciles, nous redoublons de prudence. La dernière longueur consiste en un long dièdre de 45 mètres très athlétique, côté v+, mais les pieds trouvent de quoi se positionner alternativement de part et d’autre sur les deux pans de rocher qui constituent cet immense dièdre.

Vers les quinze heures le sommet est atteint. Une vue magnifique s’étend sur toute la région. Tout en bas, nous distinguons la vallée qui conduit à Maljasset, avec le village de la Barge un peu en aval, qui recèle un joyau, une vieille église au nom évocateur « notre Dame des Neiges ». Une multitude de sommets pointent fièrement parmi lesquels le Brec de Chambéron tient la place centrale.

Cet instant où l’escalade prend fin, le but étant atteint, on reste à contempler un immense panorama, avec en dessous ce grand vide que l’on a creusé à la force de notre corps. Cela procure une réelle sensation de bonheur, exacerbée par une douce fatigue des muscles qui ont été largement sollicités. Cependant, nous ne relâchons pas notre vigilance, car une descente acrobatique de 350 mètres en rappel dans cette paroi verticale nous attend. Bien souvent au cours de ces descentes des incidents, voire plus, peuvent survenir, généralement du fait d’une faute d’inattention facilitée par la fatigue. Nous gardons donc toute notre attention pour cet exercice, qui malgré l’habitude reste un moment intense en sensations. En effet, descendre plus que la Tour Eiffel pendu à une corde reste toujours un exercice impressionnant. 2H15 plus tard nous sommes au pied de cette magnifique paroi. Par une descente à travers un pierrier constellé d’édelweiss nous retrouvons le chemin qui nous ramène à la voiture. Aujourd’hui comme hier nous n’avons vu personne à proximité durant la journée. Christophe a repéré un grimpeur très loin de l’autre côté de la face, que Robert et moi n’avons pas réussi à distinguer. On a du mal à s’imaginer que nous sommes en été dans les Alpes françaises, si loin de tout et pourtant pas très loin. Nous arriverons à temps au gîte de Fouillouse pour entendre retentir la cloche annonçant le début du dîner.

Ce matin du troisième jour, le temps s’annonce assez beau, fort de notre belle journée d’hier nous partons sans inquiétude pour l’aiguille Large, magnifique jaillissement de quartzite sombre, qui se situe au-dessus du lac du Marinet. Pour y accéder, nous remontons à partir de Maljasset, le merveilleux vallon du Marinet. En ce début de matinée, c’est un enchantement, comme si toutes les fleurs et tous les animaux des environs s’étaient donné rendez-vous pour nous faire une vaste haie d’honneur.

La marche d’approche commence sous de bons augures. En effet, dès la sortie du village de Maljasset deux gros patous, ces fameux gardiens de troupeaux de moutons nous ont regardés passer. Lorsque nous nous sommes engagés sur le chemin pour rejoindre le pied de notre voie d’escalade, ils se sont faits plus pressants et se sont rapprochés en aboyant, l’un d’entre eux grondant même. Tiens mais pourquoi ? Nous avons vite compris, face à nous sur le chemin un immense troupeau de moutons arrivait dans notre direction. Les patous nous demandaient simplement de prendre une autre direction. Mais notre chemin passait par là. Attendre que cette masse d’ovins nous ait dépassés aurait pris un quart d’heure. Ne comptant pas attendre, nous décidons de quitter le chemin et de passer dans le champ en contrebas. Manifestement, cette décision convenait aux patous, qui dès que nous nous sommes mis à descendre se sont détournés de nous. Ces chiens m’étonneront toujours !

Le chemin remontant vers le lac Marinet, dans la direction du col Mary est un enchantement. D’abord il passe en sous-bois dans une forêt de mélèzes, puis il se perd dans de grandes prairies, dominées de magnifiques pointes rocheuses, dont la plus caractéristique est la Pierre Andrée, monolithe granitique de deux cent cinquante mètres. D’autre part, les fleurs rivalisent de forme, de grosseur et de couleur. Pour n’en citer que quelques-unes, le myosotis et son bleu tendre, les différentes espèces de gentianes, la printanière d’un bleu couleur ciel, celle à feuilles larges qui présente une grosse fleur bleu profond presque nuit et la gentiane ponctuée, grande tige de plus de cinquante centimètres qui se charge de nombreuses grosses fleurs jaunes étagées, l’aster des alpes qui se regroupe en colonie avec ses corolles bleu pâle faisant penser à des touffes de marguerites colorées, et encore dans les bleus la valériane qui n’hésite pas à lancer au sommet de ses tiges une multitude de fleurs, dans les teintes tirant sur le mauve la globulaire et sa grosse tête perchée bien haut sur sa tige frêle, et aussi le bleuet vivace, quelques trolles ponctuent de jaune ce tableau, et d’une teinte orangée l’épervière orangée. Je pourrais donner encore une multitude de noms, car m’a-t-on dit, la flore alpine recèle de l’ordre de mille variétés de fleurs ! Je ne sais plus où regarder, au sol vers cette multitude de points de couleur ou vers les hauteurs en direction de ces parois qui se dressent toujours plus proches et imposantes. Mais pour donner une dimension encore supérieure à la féerie de cette marche d’approche, les marmottes et les chamois s’y mettent. Les premières, pas farouches du tout viennent à proximité et mangent de l’herbe en se souciant à peine de nous. Un peu plus loin, en arrière plan, les chamois nombreux nous donnent une belle leçon d’escalade et d’équilibre sur terrain instable. Cependant, l’un d’entre eux dérape et repart dans la pente en contrôlant sa descente plus que sa chute. Au deuxième essai, il passe sans problème. Une des raisons pour lesquelles les parois que nous gravissons en Ubaye sont peu fréquentées, consiste en la longueur des marches d’approche. Mais ces marches constituent à elles seules un motif de balade. Pouvoir associer ce genre de randonnée à l’escalade qui va suivre permet de vivre des journées très diversifiées par les émotions et les sensations.

De toute évidence ces deux heures de marche préparatoire à l’escalade nous enchantent, et encore aujourd’hui même sur le chemin nous sommes seuls. Sommes-nous en France en juillet ? Devant nous l’aiguille Large prend de l’ampleur, elle culmine à 2857 mètres. Grande lame granitique à la couleur sombre, que nous allons rejoindre par un pierrier raide et pénible. Que ces bases de montagnes sont austères et incitent à l’aventure ! Nous nous équipons tout excités à l’idée des belles sensations qui nous attendent le long de ces grandes dalles sombres. Christophe attaque la première longueur, qui s’avère difficile, jamais de prises très franches, des oppositions latérales pour tenir sur le rocher. Le temps s’assombrit rapidement. Va-t-on prendre la pluie en pleine paroi ? Nous allons grimper avec ce souci de nous dépêcher et prendre de vitesse le mauvais temps. L’ambiance devient austère même si la face ne fait que deux cents mètres de hauteur. Les dernières dalles à la couleur presque noire, sous ce ciel très sombre donnent vraiment une impression de haute montagne, l’escalade y est difficile, 6a soutenu. Mais le plaisir n’en n’est que renforcé, lorsque la pression augmente, mais que le rocher reste sec et que les mouvements permettent une escalade aérienne de toute beauté. Chapeau pour l’initiateur de cette voie, car il faut avoir l’intuition qu’il est possible de forcer en escalade libre ce bouclier de dalles verticales, qui semble ne présenter qu’une face lisse sans prise.

Nous arrivons au sommet avant la pluie, d’ailleurs qui en définitive ne viendra pas. Le ciel finira même par s’éclaircir. Une fois de plus nous savourons le plaisir de nous trouver sur un joli sommet et pour le troisième jour consécutif nous sommes seuls. Par une descente facile entre de petites barres rocheuses nous rejoignons le lac Marinet, au-dessus duquel nous faisons une petite pause casse-croûte, avec le traditionnel morceau de saucisson. On le trouve vraiment bon ! J’ai l’impression de faire un festin digne de Pic à Valence ou de Bocuse à Collonges ! Sacrilège diront certains !

En reprenant le chemin de descente en direction de Maljasset nous rencontrons quatre randonneurs et deux gendarmes. Ces derniers nous disent que les deux jours à venir ne seront pas très favorables, des orages étant attendus en milieu de journée. Bon, nous faudra-t-il nous adapter et envisager des voies de moyenne ampleur nous permettant de devancer le mauvais temps ? Nous verrons bien. Pour le moment nous descendons à Jausiers à la recherche d’une pharmacie car je me suis fait piquer au bras par une bête, et l’une des plaies semble s’infecter. On dirait un peu une piqûre de vipère constituée de trois trous, avec une zone qui commence à se nécroser en périphérie. Cependant, je ne ressens aucune douleur, pourtant la plaie n’est pas très belle et elle suppure. Mais tout rentrera dans l’ordre avec un désinfectant et une pommade à la cortisone. Jausiers est un joli petit village et nous y passons un moment agréable, malgré une chaleur étouffante. Nous rejoignons notre gîte à Fouillouse. Nous arrivons après le fatidique signal de la cloche. Le cuisinier qui prend l’air sur le balcon en nous voyant passer après l’heure imposée de 19h nous demande, le sourire aux lèvres de nous presser !

Pour ce quatrième jour, en effet les prévisions météorologiques sont pessimistes, orages dès midi. Nous décidons de partir pour une escalade de deux cents mètres au-dessus de Fouillouse sur les contreforts de Massour, joli bastion calcaire à mi-distance du col de Mallemort sur le GR5. Les arpenteurs de ce fameux chemin qui traverse, entre autre les Alpes françaises, ne sont pas très matinaux car nous sommes seuls. Je me souviens l’avoir parcouru il y a déjà quatre ans entre Briançon et Nice. J’en garde un excellent souvenir et au col précédemment cité, j’avais rencontré un solitaire qui remontait et qui avait subi des intempéries assez conséquentes. Aujourd’hui même pas un solitaire avec qui discuter. D’ailleurs je ne sais pas si nous avons trop l’esprit à la discussion. Nous pressons le pas, car dès le matin le temps n’est pas très beau et les montagnes restent enveloppées de volutes nébuleuses de mauvais augure. Cependant la marche est toujours aussi jolie, des fleurs partout, qui dans ce temps gris ressortent à la manière de luminions multicolores. Alors que nous approchons du pied de la paroi dans les cailloux, où l’herbe se fait rare, apparaissent les magnifiques corolles blanches veloutées des édelweiss. Un peu plus haut une harde de chamois détale, et l’un d’entre eux se découpe sur une arête rocheuse, ce qui permet une photographie du meilleur effet.

Rapidement équipés, nous partons dans l’escalade à vive allure, malgré la difficulté de ces magnifiques dalles sculptées. Le rocher est de la qualité de celui que l’on rencontre dans des parois mythiques, mondialement connues, l’Escalèse au Verdon, ou les deux Aiguilles à la montagne Sainte Victoire. Encore une fois nous goûtons un immense plaisir en équilibre sur ces grandes dalles, où l’adhérence des pieds joue un rôle prépondérant. Mais nous aurons moins de chance qu’hier, alors que Christophe vient de conclure la dernière longueur, et qu’avec Robert nous nous y engageons, la grêle sans préavis se met à tomber. Adieu pour nous cette dernière partie d’escalade. Nous rejoignons sagement le relais que nous venons juste de quitter et en un rappel notre guide nous rejoint. En quatre rappels rapides nous atteignons le pied de la paroi. Quelques petites averses intermittentes se manifestent, mais nous ne pouvons pas dire qu’elles nous mettent en péril.

Nous allons après quatre jours dans cette haute vallée de l’Ubaye, pour notre dernière journée d’escalade quitter le coin et nous rendre dans la vallée du Bachelard, petite gorge profonde et secrète qui conduit au col de la Cayolle. Le gîte de Bayasse nous accueille pour la nuit. Le lieu est sympathique et le propriétaire nous confectionne une grosse platée de pâtes, qu’il a fabriquées lui-même. Un délice !

Pour notre dernière journée d’escalade, eh oui une semaine ça passe trop vite, nous envisageons de gravir la fière face sud du Chapeau de Gendarme, magnifique aiguille calcaire qui culmine presque à 2600 mètres, et qui sur son versant nord donne sur la station de ski du Sauze. La marche d’approche est raide et pénible, terrain instable dans les pierriers et parfois au-dessus d’à-pics, vers lesquels il est préférable de ne pas glisser. Tous les ingrédients de la montagne sont réunis. Une fois équipé, Christophe enlève rapidement la première longueur, de difficulté moyenne, V. A mon tour je démarre, que c’est difficile, suite à cette marche interminable et du fait que c’est le septième jour consécutif que nous grimpons. Je ressens plutôt de la douleur que du plaisir dans ce début de voie. Je me demande ce qui va se passer plus haut lorsque les difficultés vont devenir sérieuses. Ce qui m’inquiète, ce sont mes mollets qui ne répondent pas vraiment, ce qui rend mes prises de pied très imprécises dans cette paroi verticale, alors qu’il ne me faudra pas compter sur des doigts d’acier pour palier cette défaillance des membres inférieurs. Mais voilà, le corps est un vrai miracle, à chaque longueur, la difficulté s’accroît, mais les muscles se chauffent et la précision et le plaisir reprennent le dessus. Dans cette paroi de deux cent cinquante à trois cents mètres, la sensation de vide est impressionnante, car nous avons louvoyé entre des barres rocheuses dans des pentes très raides pour en atteindre le pied. On a l’impression de dominer d’un seul jet le torrent du Bachelard quelques mille mètres plus bas. Nous profitons intensément de cette dernière escalade, qui sur les trois dernières longueurs nous gratifie en premier d’un grand dièdre surplombant, cependant relativement pourvu de prises, et pour finir d’une extraordinaire dalle de 70 mètres de haut, permettant une escalade très aérienne d’une beauté incroyable. On aimerait que cela ne s’arrête pas tout de suite, bien que les muscles soient soumis à rude épreuve. Ces derniers moments vont s’incruster durablement en nous et susciter l’envie de revenir rapidement se confronter à ces horribles abîmes qui nous attirent tant.

Mais une fois au sommet, la redescente nécessite de l’attention. En effet, par des pentes très raides et pas très stables, nous progressons sans nous assurer et tout faux pas s’avérerait fatal. Le terrain fait penser à la haute montagne, l’itinéraire n’est pas toujours évident, et il nous faut serpenter au milieu d’à-pics pas très sympathiques sur des terrains qui ressemblent un peu à des roulements à billes. Dans les dernières pentes raides en caillasse instable, nous tombons sur une harde de bouquetins qui se laisse approcher. Que ces animaux à l’allure massive sont agiles ! Ils acceptent que nous les photographions complaisamment dans les positions les plus esthétiques. Jusqu’au bout l’Ubaye nous aura prodigué ses merveilles.

Mais tout a une fin, nous voilà presque en finale de notre pérégrination. Nous nous retrouvons sur un chemin bien tracé, où les fleurs sont plus nombreuses que jamais, un véritable paradis. Nous croisons un Anglais qui monte avec un vélo de course sur le dos. Où va-t-il ? En effet, quelque soit sa direction, et le choix n’est pas très diversifié, le vélo devra rester sur son dos à la descente. Il y a vraiment de drôles de gens ! Peu après la route goudronnée est atteinte, puis la voiture, nous rangeons notre matériel de montagne. Je remonte le torrent les pieds dans l’eau pour me rafraîchir et profiter encore de cette merveilleuse nature de l’Ubaye et ne pas partir tout de suite. Puis avec regret nous quittons cette contrée, avec l’intention d’y revenir, il nous reste tant à faire dans ces magnifiques faces difficiles et secrètes.

Voilà notre semaine est terminée. Je me sens un peu fatigué, surtout les avant-bras, mais quel plaisir en me remémorant ces grands espaces peuplés de fleurs, d’animaux et de grandes parois. De plus, ces merveilles ne semblant pas attirer nos semblables, l’impression de monde vierge que cela suscite renforce le bonheur que nous y avons connu durant cette trop courte semaine. Je ne peux que conseiller cette région, l’Ubaye, aussi bien aux randonneurs qu’aux grimpeurs, éperdus de solitude. Bien souvent vous aurez l’impression d’être seuls au monde dans des coins reculés, cependant pas très loin de la civilisation.
Partir en Italie à vélo, à pignon fixe English translation pending
by Elcazzador · 2011-07-29 · 71 replies
Bonjour à tous ! j'ai actuellement 17ans et je me prépare à partir en Italie durant les prochaines grandes vacances (2011-2012). Bien sûr je partirai en vélo mais comme j'aime bien les défis, j'ai décidé de faire ce voyage en pignon fixe ! (je suis très sportif ça devrait aller ! ) J'ai donc un cadre de piste LEJEUNE des années 90 en très bon état avec des pattes horizontales, sans oeillets... juste le strict minimum. Je ne trouve donc aucun portes bagages (types tubus cargo) que je puisse fixer à mon vélo, auriez-vous des idées ou connaissez-vous des produits qui sont adaptables? J'ai déjà un système pour fixer le porte bagage sur le hauban en dessous de la selle mais au niveau de la roue, rien trouvé ! J'ai pensé aussi à une remorque AEVON se fixant sur la tige de selle, plus pratique que fixer au niveau de la roue dû au pignon fixe, l'avez vous testé? vous convient-elle ? et niveau vol? Êtes-vous plutôt remorques ou portes bagages? Je ne compte pas m'arrêter là en terme de voyage, j'ai l'objectif de faire le tour du monde, un peu plus tard... donc je suis prêt à investir pour de la bonne qualité Je suis preneur sur toutes sortes d'anecdotes et conseils concernant vos voyages ! merci à tous pour vos précieux conseils !!
"Road trip" de deux semaines et demie dans l'Ouest américain English translation pending
by Rockingusa · 2011-07-29 · 31 replies
Bonjour à tous,

Mon mari et moi nous sommes décidés il y a seulement une grosse semaine de repartir dans l'Ouest américain... nous avons donc rapidement bouclé notre itinéraire. Notre dernier voyage aux States date de 2009 et nous avions traversé le pays sur une période de 3 mois. Il y a donc des parcs nationaux que nous allons ignorer cette fois (Bryce, Death Valley, ...) pour nous concentrer sur d'autres. Je dois également préciser que, contrairement à beaucoup de personnes sur ce forum, nous sommes de gros fans de Las Vegas... raison pour laquelle nous souhaitons impérativement y passer au moins 4 nuits :)

J'aurais besoin de vos avis concernant notre périple, notamment en ce qui concerne les questions que j'ai mises en gras.

12/9 Bruxelles-Las Vegas Nuit dans un hôtel-casino du Strip (check bonne affaire sur hotels.com)

13/9 Las Vegas Prise en charge du véhicule Farniente Nuit dans un hôtel-casino du Strip

14/9 Las Vegas Farniente Nuit dans un hôtel-casino du Strip

15/9 Départ de Las Vegas vers le Grand Canyon (South Rim) Petite balade et coucher de soleil à un point de vue => quel serait le meilleur point de vue selon vous? Nuit à Williams (AZ)

16/9 Grand Canyon (South Rim) Descente et remontée du Bright Angel trail (idéalement jusque Plateau Point) => Est-ce trop optimiste compte tenu que nous ne sommes pas sportifs, non fumeurs et que nous avons 30 ans? A titre de comparaison, j'ai relativement peiné pour faire la Pick-A-Boo loop à Bryce :/ Nuit à Page (AZ) au Budget Inn (réservé)

17/9 Antelope Canyon & Canyon X avec Overland Tour Nuit à Page (AZ) au Budget Inn (réservé)

18/9 Prise en charge d'un houseboat sur le lake Powell Nuit sur le lac

19/9 Lake Powell Nuit sur le lac

20/9 Drop off du bateau vers 15:30 Visite du Horseshoe Bend Route et nuit vers Monument Valley

21/9 Monument Valley : boucle en voiture Route vers Monticello Visite du Gooseneck State Park => nous aimerions visiter "Valley of the Gods" mais j'ai cru comprendre que la route n'est pas fiable pour un véhicule classique. Pourriez-vous m'éclairer à ce sujet? Nuit à Monticello

22/9 The Needles : randonnée sur la Chesler Park Loop => est-ce que quelqu'un aurait une carte détaillée de cette randonnée? Nuit à Moab au Rodeway Inn

23/9 The Maze avec Tag-A-Long expedition Nuit à Moab au Rodeway Inn

24/9 Arches NP Coucher de soleil à la Delicate Arch Nuit à Moab au Rodeway Inn (réservé)

25/9 Capitol Reef NP : randonnée Sulphur Creek => idem: pas trop ambitieux? Nuit à Torrey

26/9 Descente vers Las Vegas ou deuxième nuit à Torrey

27/9 Drop off du véhicule vers 11:30 Nuit à Las Vegas dans un hôtel-casino su Strip

28/9 Retour Belgique 🙁

Voilà :) merci d'avoir pris le temps de lire :)

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