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Un bateau Costa à la dérive aux Seychelles! English translation pending
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/27/97001-20120227FILWWW00497-un-navire-costa-a-la-derive-aux-seychelles.php
Suite à un incendie, un bateau Costa est à la dérive. C'est vraiment pas de chance pour Costa et les croisiéristes et cela va encore leur faire du tord je pense !
J'espère qu'il n'y a pas de victimes.
Suite à un incendie, un bateau Costa est à la dérive. C'est vraiment pas de chance pour Costa et les croisiéristes et cela va encore leur faire du tord je pense !
J'espère qu'il n'y a pas de victimes.
Résumé croisière Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 "Civilisations Antiques" English translation pending
Ce compte rendu est d’abord pour mes archives personnel, c’est bien entendu notre propre vécu, il peut être ressenti différemment par d’autres, lors de la croisière je prends des notes et ensuite à la maison je l’écris définitivement, en le peaufinant, sur word avec l’ordinateur, puis je fais du copier coller pour le mettre sur le forum afin d’en faire profiter tous ceux qui veulent bien le lire et éventuellement le commenter.
Préambule : Etant à l’affut sur internet nous avons flasher sur cette croisière « Les Civilisations Antiques » du 21 novembre au 1er décembre 2011 sur le Costa Atlantica (10 nuits 11 jours) parce qu’il y a quatre escales que l’on ne connaît pas : Messine, Limassol, Marmaris er surtout Santorin, de plus il y a une belle promotion : cabine balcon « garantie » B1, 1er passager tarif prima 1150€, 2ème 190€, soit au total 1340€, alors le vendredi 14 octobre on fait mettre une option par l’intermédiaire de notre agence préférée « Bleue Croisière » de Lyon, puis le lundi 17 octobre nous confirmons définitivement en réglant la totalité, en même temps on apprends que nous somme surclasser en B5 cabine 7133 (10 jours plus tard les prix on encore baissés : cabine balcon quelque soit la catégorie 632€ X 2 = 1264€ en plus on peut choisir sa cabine…on perd seulement …76€ ! la prochaine fois on attendra plus longtemps avant de commander !!!) se sera notre 3ème fois sur l’Atlantica. Le soir même je commande par internet les billets TGV A/R : 146€ pour deux et l’hôtel « Best Western Riviera ***» 61,50€ TTC pour la nuit du 20 au 21 novembre, plus tard je réserve sur le site Costa une excursion à Santorin « Le village d’Oia » 59€ X 2 = 118€, je ne veux pas rater l’endroit alors je préfère payer plus cher pour être sûr de voir ce lieu exceptionnel, parce que en individuel cela me parait aléatoire.
Dimanche 20 novembre: beau temps, quelques nuages, pas de vent, température de 10 à 18°.
Départ en TGV de Lyon part dieu à 11h07, nous déjeunerons avec les sandwichs préparés auparavant à la maison, arrivée à Nice 15h28, beaucoup de place vides dans notre compartiment, train à l’heure au départ comme à l’arrivée. Avec nos deux grosses valises à roulettes plus deux bagages à main, nous faisons les 200m à pieds qui nous sépare de l’hôtel « Best Western Riviera ***» excellent accueil, dans les 61,50€ pour la nuit sont compris un boisson de bienvenue (en l’occurrence, nous avons choisi, jus d’orage), le petit déjeuner et un panier repas de départ, la chambre 306, avec un minuscule balcon donne sur l’avenue Thiers (un peu bruyant), propre, de superficie assez petite, lit de 180, pas de coffre fort, salle de bains avec baignoire, je signale que le chauffage ne marche pas il sera mis en route lors de notre balade jusqu'à la promenade des anglais, retour par l’avenue Jean Médecin, il est 19h, nous dinons à la cafétéria « fluch » juste à côté de la gare, au menu moules frites à volonté, nous n’en prenons qu’une part 7,50€ + 1€ la boisson, excellentes je retourne en chercher, après un bonne glace, vers 20h20, nous regagnions l’hôtel et regardons un film à la télé, je mets deux étiquettes autocollantes « Costa Priority » par valises (une autour de la poignée, l’autre collée directement sur la valise), un petit bain et puis dodo,
Lundi 21 novembre : beau temps à Nice, puis plus tard couvert en Italie, il pleuvra le soir à Savone, vent faible, température de 12 à 15°, mer agitée.
Lever 8h, bains, petit déjeuner copieux excellents petits pains aux chocolats, très bon petits croissants, jambon, fromage, etc. j’ai oublié ma carte-clef de la chambre dans celle-ci, le réceptionniste m’en fait une autre sans problème, nous quittons l’hôtel, dans les paniers repas nous ne prenons que les petites bouteilles d’eau, puisque nous allons déjeuner sur le bateau.
10h devant le gare SNCF, déjà un bus complet qui part sous nos yeux, nous prendrons le second qui est commun aux passagers Concordia et Atlantica, je laisse nos valises au chauffeur qui les rangent dans la soute, il me semble reconnaître Maureen68 mais pas sûr alors je m’abstiens, le bus démarre à 10h35, direct sans arrêt, embouteillage à Savone, nous arrivons au Palacrocière vers 12h50, trois bateaux sont amarrés dans le port, le Concordia, l’Atlantica et le Méditerranéa, 2 ou 3 bus sont devant le notre, donc un peu d’attente, puis, au début du bâtiment les valises et passagers du Concordia descendent, le bus avance jusqu’au bout du bâtiment les Costamen déchargent les valises pendant qu’un assistant Costa monte pour nous souhaiter la bienvenue et distribuer le n°17 à tous les couples ainsi que les questionnaires de santé H1N1 (encore !!! comme j’ai récupérer sur d’autres croisières des photocopies vierges je les ai tranquillement remplis à la maison !!!) 13h10 lorsque l’on entre dans le Palacrocière, je me rends au service clients pour changer mon n°17 par un n°1 (avantage gold pearl), l’embarquement est déjà commencé, nous prenons la file spécifique aux n°1, personne devant, contrôle des papiers, portiques, police et 1ère photo devant l’antique barre de bateau, un bus navette nous transfert du Palacrocière jusqu’au bateau qui est amarré tribord à 150m face au parking voitures, nouveau contrôle des papiers avant de monter sur le bateau, a l’entrée de l’atrium scannage du code barre de la fiche d’embarquement qu’ils conservent, puis avec ce scanner photo qui doit correspondre au code barre de la carte Costa de bord, on monte direct à notre cabine 7133 (à l’avant tribord), elle est prête, et là… oh stupeur ! il s’agit bien d’une cabine communicante comme indiqué sur le plan du catalogue (j’espérais que non…) bien entendu la porte entre les deux est fermée à clef, on avais déjà eu la mauvaise expérience sur le MSC Poésia où l’on entendait parfaitement les voisins parler, mais heureusement là se ne sera pas le cas pendant toute la croisière silence complet, peut être meilleure isolation et des voisins italiens très calme.. ouf !!! tous les documents sont sur le lit Today du jour, invitations restaurant club, cartes rouges émergy, ticket table n°348 pour le restaurant, les pantoufles (gold pearl) etc. sur la table la bouteille de prosecco ainsi que la corbeille de fruits, il est 13h30 environ, nous déposons nos bagages à main, entreposons tous ce qui craint dans le coffre, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self-service Botticelli pont 9, déjà du monde, nous rencontrons Maureen et son mari attablé en train de se restaurés, salutation, présentation, on s’installe à une table près des baies vitrées, un serveur passe je lui commande 1 pack de 13 bouteilles d’eau 26,50€ + 15% et 1 pack de 20 boissons non alcoolisées (Boys&Girls) 42€ +15% de surcharge, (de cette manière c’est crédités immédiatement sur la carte, en les commandant par internet se ne sera, au mieux, que le soir, c’est le même prix dans les deux cas et un plus en les achetant sur le bateau je fais bénéficier le serveur d’un bonus sur son compte) pas mal de choix sur les présentoirs nourritures, on se sert nous même, pas d’attente, après ce repas et le café américain (pas trop mauvais) nous redescendons à la cabine, on s’offre une petite flûte de prosecco, les valises arrivent en « priority » (toujours avantage gold pearl) portage spécial puisqu’il n’y en a aucune autre dans la coursive, petit pourboire au livreur, on déballe chaque chose a déjà sa place attribuée étant donné que sur tous les bateaux Costa les cabines ont la même disposition, notre cabinier Karl se presente, un philippin, très souriant, il nous ouvre le frigo, je lui signale qu’un des peignoirs est trop petit pour moi (encore avantage gold pearl), que le chauffage ne fonctionne pas bien, à peine 20° dans la pièce et en sortie de ventilation 16,5° (j’ai un petit thermomètre instantané, bien pratique pour connaître avec exactitude la température extérieure parce que celle affichée sur la TV est rarement juste) je lui glisse un petit billet et le soir tout sera en ordre, il a même changer les deux peignoirs de ce fait Florence flotte dans le sien !!! bof…on fera avec, nous n’allons pas le déranger à nouveau pour si peu ! mauvaise compréhension, sans doute, il ne parle pas un mot de français et nous si peu l’anglais.
16h30 réunion d’information au théâtre Caruso avec notre hôtesse francophone Caroline Chaillou, bien sympa et très à l’aise, rien de nouveau on connaît déjà tout, si ce n’est que nous sommes majoritaire, près de 800 francophones, pour une fois plus nombreux que les italiens, à propos de nombre, plus tard, lors d’une permanence Costa Club, Manuel Calamani le « Guest Relation Manager » m’apprends que nous sommes 34 gold pearl et seulement 1800 passagers mais après Naples et Messine nous serons encore moins nombreux étant donné que beaucoup d’italiens vont quitter le bateau et qu’ il n’en monteras pas autant pour les remplacer puisque c’est le dernier tour en Méditerrané, le terminus pour ces derniers sera Savone, après l’Atlantica part en transat pour rejoindre Miami.
17h20 il fait nuit, il pleut depuis un moment, le bateau quitte le port avec 20mn de retard, je n’ai pas entendu la corne de brume, le Concordia n’est plus là, le Méditerranéa je ne sais parce qu’il se trouve de l’autre côté.
17h30 exercice d’abandon du navire : tout le monde, avec les gilets et les cartes rouges, au théâtre Caruso et au salon madama Butterfly, parmi nos nombreuses croisières c’est la 2ème fois que cela nous arrive de le faire à l’intérieur (la 1ère c’était sur le MSC Splendida en février dernier) c’est moins pénible et plus agréable, dehors il pleut, il fait nuit noire, la température est fraîche, ceci expliquant peut être cela ?
19h30 spectacle au théâtre Caruso présenté par la directrice de croisière Pétra Malin: chanteur italien « Antonio Colamoréa » un peu lassant, que des chansons classiques d’autrefois, pas terrible, on l’a déjà vu sur une autre croisière. En sortant on prend des cocktails sans alcool B&G au café Florian.
21 diner au restaurant Tiziano pont 3 donc à l’étage, normalement table 348 mais elle occupé par 6 italiens, retour vers le maître d’hôtel qui semble dépassé parce que nous ne sommes pas seul dans ce cas, il tente de nous installer à une table ronde de 10 près de son pupitre (qui semble être de réserve) mais un français y a déjà pris place et prétend attendre d’autres convives, vérification impossible il n’a pas son ticket, finalement ses amis viennent le chercher il s’était tout simplement trompé, nous voila provisoirement installés à cette grande table avec un couple de Saint Brieux Francine et Richard (la soixantaine) plus un toulonnais, seul, qui devait être à la table 7. On bavarde un peu, comme tous les 1er soirs le service est un peu long, Richard pensait que pension complète c’était avec les boissons comprises, je lui dis qu’il peut choisir tous les plats de la carte s’il le veut, il en prend trop, au cours du repas il quitte la table pour aller aux toilettes afin de rendre le superflu !!! d’autant que le bateau bouge un peu, un gamin accompagné de sa mère, n’a pas eu le temps d’arrivé aux toilettes il fera dans l’entrée du restaurant, pas très ragoutant pour l’employé appelé pour nettoyer, sortie de table tardive nous faisons un petit tour dans les boutiques juste pour regarder !
23h40 direction cabine, Karl nous a fait une petite figure avec le dessus de lit, lecture du Today de demain, plan sommaire de Naples, billets d’excursions réservés par internet, publicité pour le SPA, une feuille nous indique que pour les descentes prioritaires des gold pearl aux excursions il faut se présenter 10mn avant l’horaire au salon Paparazzi, je rempli la fiche cravate du petit déjeuner et je l’accroche à la poignée extérieure de la porte (prévu pour 8h30/ 9h). On va se faire dormir les yeux.
La suite Naples au prochain numéro !!! @+
Préambule : Etant à l’affut sur internet nous avons flasher sur cette croisière « Les Civilisations Antiques » du 21 novembre au 1er décembre 2011 sur le Costa Atlantica (10 nuits 11 jours) parce qu’il y a quatre escales que l’on ne connaît pas : Messine, Limassol, Marmaris er surtout Santorin, de plus il y a une belle promotion : cabine balcon « garantie » B1, 1er passager tarif prima 1150€, 2ème 190€, soit au total 1340€, alors le vendredi 14 octobre on fait mettre une option par l’intermédiaire de notre agence préférée « Bleue Croisière » de Lyon, puis le lundi 17 octobre nous confirmons définitivement en réglant la totalité, en même temps on apprends que nous somme surclasser en B5 cabine 7133 (10 jours plus tard les prix on encore baissés : cabine balcon quelque soit la catégorie 632€ X 2 = 1264€ en plus on peut choisir sa cabine…on perd seulement …76€ ! la prochaine fois on attendra plus longtemps avant de commander !!!) se sera notre 3ème fois sur l’Atlantica. Le soir même je commande par internet les billets TGV A/R : 146€ pour deux et l’hôtel « Best Western Riviera ***» 61,50€ TTC pour la nuit du 20 au 21 novembre, plus tard je réserve sur le site Costa une excursion à Santorin « Le village d’Oia » 59€ X 2 = 118€, je ne veux pas rater l’endroit alors je préfère payer plus cher pour être sûr de voir ce lieu exceptionnel, parce que en individuel cela me parait aléatoire.
Dimanche 20 novembre: beau temps, quelques nuages, pas de vent, température de 10 à 18°.
Départ en TGV de Lyon part dieu à 11h07, nous déjeunerons avec les sandwichs préparés auparavant à la maison, arrivée à Nice 15h28, beaucoup de place vides dans notre compartiment, train à l’heure au départ comme à l’arrivée. Avec nos deux grosses valises à roulettes plus deux bagages à main, nous faisons les 200m à pieds qui nous sépare de l’hôtel « Best Western Riviera ***» excellent accueil, dans les 61,50€ pour la nuit sont compris un boisson de bienvenue (en l’occurrence, nous avons choisi, jus d’orage), le petit déjeuner et un panier repas de départ, la chambre 306, avec un minuscule balcon donne sur l’avenue Thiers (un peu bruyant), propre, de superficie assez petite, lit de 180, pas de coffre fort, salle de bains avec baignoire, je signale que le chauffage ne marche pas il sera mis en route lors de notre balade jusqu'à la promenade des anglais, retour par l’avenue Jean Médecin, il est 19h, nous dinons à la cafétéria « fluch » juste à côté de la gare, au menu moules frites à volonté, nous n’en prenons qu’une part 7,50€ + 1€ la boisson, excellentes je retourne en chercher, après un bonne glace, vers 20h20, nous regagnions l’hôtel et regardons un film à la télé, je mets deux étiquettes autocollantes « Costa Priority » par valises (une autour de la poignée, l’autre collée directement sur la valise), un petit bain et puis dodo,
Lundi 21 novembre : beau temps à Nice, puis plus tard couvert en Italie, il pleuvra le soir à Savone, vent faible, température de 12 à 15°, mer agitée.
Lever 8h, bains, petit déjeuner copieux excellents petits pains aux chocolats, très bon petits croissants, jambon, fromage, etc. j’ai oublié ma carte-clef de la chambre dans celle-ci, le réceptionniste m’en fait une autre sans problème, nous quittons l’hôtel, dans les paniers repas nous ne prenons que les petites bouteilles d’eau, puisque nous allons déjeuner sur le bateau.
10h devant le gare SNCF, déjà un bus complet qui part sous nos yeux, nous prendrons le second qui est commun aux passagers Concordia et Atlantica, je laisse nos valises au chauffeur qui les rangent dans la soute, il me semble reconnaître Maureen68 mais pas sûr alors je m’abstiens, le bus démarre à 10h35, direct sans arrêt, embouteillage à Savone, nous arrivons au Palacrocière vers 12h50, trois bateaux sont amarrés dans le port, le Concordia, l’Atlantica et le Méditerranéa, 2 ou 3 bus sont devant le notre, donc un peu d’attente, puis, au début du bâtiment les valises et passagers du Concordia descendent, le bus avance jusqu’au bout du bâtiment les Costamen déchargent les valises pendant qu’un assistant Costa monte pour nous souhaiter la bienvenue et distribuer le n°17 à tous les couples ainsi que les questionnaires de santé H1N1 (encore !!! comme j’ai récupérer sur d’autres croisières des photocopies vierges je les ai tranquillement remplis à la maison !!!) 13h10 lorsque l’on entre dans le Palacrocière, je me rends au service clients pour changer mon n°17 par un n°1 (avantage gold pearl), l’embarquement est déjà commencé, nous prenons la file spécifique aux n°1, personne devant, contrôle des papiers, portiques, police et 1ère photo devant l’antique barre de bateau, un bus navette nous transfert du Palacrocière jusqu’au bateau qui est amarré tribord à 150m face au parking voitures, nouveau contrôle des papiers avant de monter sur le bateau, a l’entrée de l’atrium scannage du code barre de la fiche d’embarquement qu’ils conservent, puis avec ce scanner photo qui doit correspondre au code barre de la carte Costa de bord, on monte direct à notre cabine 7133 (à l’avant tribord), elle est prête, et là… oh stupeur ! il s’agit bien d’une cabine communicante comme indiqué sur le plan du catalogue (j’espérais que non…) bien entendu la porte entre les deux est fermée à clef, on avais déjà eu la mauvaise expérience sur le MSC Poésia où l’on entendait parfaitement les voisins parler, mais heureusement là se ne sera pas le cas pendant toute la croisière silence complet, peut être meilleure isolation et des voisins italiens très calme.. ouf !!! tous les documents sont sur le lit Today du jour, invitations restaurant club, cartes rouges émergy, ticket table n°348 pour le restaurant, les pantoufles (gold pearl) etc. sur la table la bouteille de prosecco ainsi que la corbeille de fruits, il est 13h30 environ, nous déposons nos bagages à main, entreposons tous ce qui craint dans le coffre, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self-service Botticelli pont 9, déjà du monde, nous rencontrons Maureen et son mari attablé en train de se restaurés, salutation, présentation, on s’installe à une table près des baies vitrées, un serveur passe je lui commande 1 pack de 13 bouteilles d’eau 26,50€ + 15% et 1 pack de 20 boissons non alcoolisées (Boys&Girls) 42€ +15% de surcharge, (de cette manière c’est crédités immédiatement sur la carte, en les commandant par internet se ne sera, au mieux, que le soir, c’est le même prix dans les deux cas et un plus en les achetant sur le bateau je fais bénéficier le serveur d’un bonus sur son compte) pas mal de choix sur les présentoirs nourritures, on se sert nous même, pas d’attente, après ce repas et le café américain (pas trop mauvais) nous redescendons à la cabine, on s’offre une petite flûte de prosecco, les valises arrivent en « priority » (toujours avantage gold pearl) portage spécial puisqu’il n’y en a aucune autre dans la coursive, petit pourboire au livreur, on déballe chaque chose a déjà sa place attribuée étant donné que sur tous les bateaux Costa les cabines ont la même disposition, notre cabinier Karl se presente, un philippin, très souriant, il nous ouvre le frigo, je lui signale qu’un des peignoirs est trop petit pour moi (encore avantage gold pearl), que le chauffage ne fonctionne pas bien, à peine 20° dans la pièce et en sortie de ventilation 16,5° (j’ai un petit thermomètre instantané, bien pratique pour connaître avec exactitude la température extérieure parce que celle affichée sur la TV est rarement juste) je lui glisse un petit billet et le soir tout sera en ordre, il a même changer les deux peignoirs de ce fait Florence flotte dans le sien !!! bof…on fera avec, nous n’allons pas le déranger à nouveau pour si peu ! mauvaise compréhension, sans doute, il ne parle pas un mot de français et nous si peu l’anglais.
16h30 réunion d’information au théâtre Caruso avec notre hôtesse francophone Caroline Chaillou, bien sympa et très à l’aise, rien de nouveau on connaît déjà tout, si ce n’est que nous sommes majoritaire, près de 800 francophones, pour une fois plus nombreux que les italiens, à propos de nombre, plus tard, lors d’une permanence Costa Club, Manuel Calamani le « Guest Relation Manager » m’apprends que nous sommes 34 gold pearl et seulement 1800 passagers mais après Naples et Messine nous serons encore moins nombreux étant donné que beaucoup d’italiens vont quitter le bateau et qu’ il n’en monteras pas autant pour les remplacer puisque c’est le dernier tour en Méditerrané, le terminus pour ces derniers sera Savone, après l’Atlantica part en transat pour rejoindre Miami.
17h20 il fait nuit, il pleut depuis un moment, le bateau quitte le port avec 20mn de retard, je n’ai pas entendu la corne de brume, le Concordia n’est plus là, le Méditerranéa je ne sais parce qu’il se trouve de l’autre côté.
17h30 exercice d’abandon du navire : tout le monde, avec les gilets et les cartes rouges, au théâtre Caruso et au salon madama Butterfly, parmi nos nombreuses croisières c’est la 2ème fois que cela nous arrive de le faire à l’intérieur (la 1ère c’était sur le MSC Splendida en février dernier) c’est moins pénible et plus agréable, dehors il pleut, il fait nuit noire, la température est fraîche, ceci expliquant peut être cela ?
19h30 spectacle au théâtre Caruso présenté par la directrice de croisière Pétra Malin: chanteur italien « Antonio Colamoréa » un peu lassant, que des chansons classiques d’autrefois, pas terrible, on l’a déjà vu sur une autre croisière. En sortant on prend des cocktails sans alcool B&G au café Florian.
21 diner au restaurant Tiziano pont 3 donc à l’étage, normalement table 348 mais elle occupé par 6 italiens, retour vers le maître d’hôtel qui semble dépassé parce que nous ne sommes pas seul dans ce cas, il tente de nous installer à une table ronde de 10 près de son pupitre (qui semble être de réserve) mais un français y a déjà pris place et prétend attendre d’autres convives, vérification impossible il n’a pas son ticket, finalement ses amis viennent le chercher il s’était tout simplement trompé, nous voila provisoirement installés à cette grande table avec un couple de Saint Brieux Francine et Richard (la soixantaine) plus un toulonnais, seul, qui devait être à la table 7. On bavarde un peu, comme tous les 1er soirs le service est un peu long, Richard pensait que pension complète c’était avec les boissons comprises, je lui dis qu’il peut choisir tous les plats de la carte s’il le veut, il en prend trop, au cours du repas il quitte la table pour aller aux toilettes afin de rendre le superflu !!! d’autant que le bateau bouge un peu, un gamin accompagné de sa mère, n’a pas eu le temps d’arrivé aux toilettes il fera dans l’entrée du restaurant, pas très ragoutant pour l’employé appelé pour nettoyer, sortie de table tardive nous faisons un petit tour dans les boutiques juste pour regarder !
23h40 direction cabine, Karl nous a fait une petite figure avec le dessus de lit, lecture du Today de demain, plan sommaire de Naples, billets d’excursions réservés par internet, publicité pour le SPA, une feuille nous indique que pour les descentes prioritaires des gold pearl aux excursions il faut se présenter 10mn avant l’horaire au salon Paparazzi, je rempli la fiche cravate du petit déjeuner et je l’accroche à la poignée extérieure de la porte (prévu pour 8h30/ 9h). On va se faire dormir les yeux.
La suite Naples au prochain numéro !!! @+
Patagonie australe: El Fin del Mundo ou le Pays du vent English translation pending
Voyage en Patagonie australe, du 22 novembre 2010 au 31 décembre 2011.
La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):
www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html

Lundi 22 novembre
Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.
Mardi 23
Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.
Mercredi 24
La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?
Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...
En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.
Jeudi 25
J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...
Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.
En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:
www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html
Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!
Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!
16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.
Vendredi 26
A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le péage d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.
Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.
Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...
Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...
Samedi 27
Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.
Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...
A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...
145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.
Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...
Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.
Dimanche 28
Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.
Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.
16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.
19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...
Lundi 29
Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.
Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.
Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...
Mardi 30
En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.
Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.
La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.
Mercredi 1er décembre
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...
Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...
Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...
Jeudi 2
Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.
9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...
Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...
Vendredi 3
Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.
Samedi 4
Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.
Dimanche 5
Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...
El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.
Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.
Lundi 6
Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...
Mardi 7
Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissière en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).
Mercredi 8
J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.
Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!
Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.
Jeudi 9
5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!
7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.
12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).
(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)
Vendredi 10
5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits. Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.
Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...
Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.
Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.
Samedi 11
A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.
16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...
Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls à dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:
si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.
Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...
Dimanche 12
Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.
Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...
A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.
Lundi 13
Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.
Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.
Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.
Mardi 14
On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.
Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.
20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.
Mercredi 15
Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.
En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.
Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...
Jeudi 16
Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...
Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.
Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...
Vendredi 17
Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!
A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.
La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.
Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.
Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.
Samedi 18
Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.
Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.
Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!
Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...
Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...
Dimanche 19
La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...
Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!
Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.
Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…
Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!
Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk
Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!
A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.
Lundi 20
Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...
Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…
Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.
14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.
Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…
Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.
Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!
Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.
Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21
Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !
Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.
Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!
En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...
Mercredi 22
Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…
Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.
Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.
Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.
Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.
Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.
Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.
Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...
Jeudi 23
Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.
Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.
La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
La version définitive avec photos (il faut patienter un peu pendant le téléchargement, comme toujours 😊) et un texte plus complet se trouvent ici (carnet optimisé pour Google Chrome):
www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_90.html

Lundi 22 novembre
Décollage 23 h 20 sur Air France. Vol de nuit long, très long : treize heures ponctuées de turbulences plus ou moins fortes, plutôt plus que moins, d'ailleurs.
Mardi 23
Arrivée à Buenos Aires à 8 h 50, Herge est là, ce qui est bien agréable. Nous voyons défiler la campagne, verte, si verte après Paris, les arbres sont en fleurs et il fait 25°. Trois quarts d'heure plus tard nous entrons dans son appartement, sur Ayacucho, au croisement de Corrientes. Quatrième étage, baies vitrées, long balcon, salon, chambre et lit excellent, cuisine, salle de bains, c'est parfait. Au-dessous, le bruit est constant mais dans la chambre, sur la cour, nous n'entendons rien. Une douche, et une heure plus tard nous voici dehors, à crapahuter sur Corrientes jusqu'à l'obélisque et au-delà, pour prendre le pouls de la ville... qui bat très vite. La pollution est extrême, nous pique les yeux et nous prend à la gorge. A côté, l'air de Paris semble bien pur. Le soir, dans une pizzeria sur Corrientes, tout près, nous mangeons une tortilla et des lasagnes obtenues après une heure d'attente alors qu'il y a très peu de monde, puis nous rentrons nous coucher. Je n'ai pris aucune photo car Herge m'a déconseillé de me balader avec le Canon, trop voyant.
Mercredi 24
La journée a mal commencé: plus de batterie pour le netbook et les prises de l'appartement ne voulaient pas de la nôtre pour le recharger. Ensuite nous nous apercevons que le taxi commandé par le gardien de l'immeuble (via Herge qui est parti pour une semaine en Uruguay) pour vendredi matin est pour l'aéroport international (Ezeiza), à 35 km et non pour l'aéroport national (AEP), dans BsAs. Nous prévenons donc le gardien, il décommande le taxi pour EZE et le recommande pour AEP. Je passe un mail à Herge en lui disant qu'il s'est trompé et là il nous répond, heureusement rapidement, "AEP est fermé du 23 novembre au 1er décembre". Panique à bord, nous retournons voir le gardien qui redécommande et rerecommande... On le trouve vraiment très relax, il dit que une heure quarante avant c'est largement suffisant et n'en démord pas: quarante minutes de trajet + une heure avant le décollage. Oui, mais s'il y a un problème sur l'autoroute?
Peu après, je m'aperçois que le Canon est HS!!! Impossible de prendre des photos, erreur 99. Je farfouille comme à mon habitude sur Internet pour me dépanner et je finis par trouver. Je teste le boîtier, ce n'est pas lui, puis l'objectif (le 17-85mm) et c'est là que se trouve le problème. Je nettoie les contacts, rien à faire. Puis j'ai une idée; je fais un essai avec le Sigma 10-22 et ça fonctionne! Ensuite je fais un nouvel essai avec le 17-85 à 17 mm, rien, à 24, rien, à 35 et là, bingo, c'est bon! Bruit, bruit, bruit, circulation intense, foule, chaleur humide... On a été à la plaza de Mayo (ici, prononcé Majo) et ce ne sont pas les mères des disparus que nous avons trouvées mais des vétérans des Malouines! Quelques musiciens aux dreads jusqu'à la taille jouent du reggae, nous restons un moment à écouter le chanteur, vraiment très beau...
En repartant par l'avenida de Mayo, un arrêt pour goûter les glaces de Buenos Aires (au pomelo, moyennes, ce ne sont pas celles de Berthillon...), puis un autre au Café Tortoni, qui vaut vraiment le coup d'œil. Borges est partout, en photo, en mannequin grandeur nature... Beaux vitraux au plafond, hautes colonnes marron foncé, lithographies et photos alignées sur les murs, plus une flopée de serveurs. J'ai bu un très bon chocolat au goût fumé et mangé trois churros plus que moyens. Toujours pas de photos mais demain je prendrai quand même l'appareil, ne serait-ce que pour photographier ces arbres à floraison mauve magnifique qui tranche sur le noir de leur tronc: des jacarandas, ou flamboyants bleus.
Jeudi 25
J'ai été boulottée par un moustique invisible, durant la nuit, mais haut de gamme... J'ai l'avant-bras droit tout enflé...
Normalement, aujourd'hui on devait aller à Colonia, en Uruguay. Mais le prix de la traversée aller-retour du Rio de la Plata (170 euros), ajouté au nombre d'heures passées sur l'eau (plus de six heures) pour le peu de temps sur place (quatre heures), nous a découragés. Une autre fois, peut-être.
En face de l'appartement il y a un magasin de fruits et légumes. Entre les dragueurs (les Argentins ont l'air très dragueurs) et les pas aimables, on est servis... On est (je suis) accueillis par des clins d'œil appuyés ou par une mine de dix pieds de long. Les fruits eux non plus ne sont pas avenants mais hier on a quand même acheté quelques mandarines sucrées et bourrées de pépins. Ce matin, j'ai observé depuis le balcon des vendeurs entasser des dizaines et des dizaines de cagettes, la moitié vides et l'autre pleines de tomates, oignons, salades, et de tas d'autre légumes ou fruits. Et depuis une vingtaine de minutes, j'entendais un bruit incessant sous les fenêtres, je regarde et je vois que ce sont les éboueurs qui jettent dans le broyeur le contenu de toutes les cagettes. Quel gâchis! Il n'y a aucune récupération (et apparemment non plus aucun tri de poubelles dans les immeubles). Je n'ai vu personne venir récupérer ce qui était bon à manger... J'ai mis le Canon dans mon petit sac et nous sommes partis comme des voleurs faire des photos des flamboyants devant le Museo del Patrimonio de aguas argentinas, sur l'avenida Cordoba. Au retour nous avons croisé Gorge, le gardien de l'immeuble, qui nous a présentés au chauffeur de taxi qui nous amènera demain matin à l'aéroport. Un petit pépé bien sympa qui a “toute sa confiance”. C'est une sécurité parce que apparemment, chez les chauffeurs de taxi, on trouve de tout. Herge, sur son site, fait le rappel des réjouissances:
www.petitherge.com/...n-taxi-38132291.html
Par la même occasion, on lui a dit qu'on comptait aller au parque Lezama, au sud de Telmo et il a proposé de nous appeler un radio-taxi “Premium” (écrit sur la porte arrière), totalement sûrs d'après lui. Je lui ai demandé ce qu'il pensait d'emporter le Canon et il n'a pas hésité une seconde, il a ri et s'est écrié: No! No! NOOO!!! Vingt minutes plus tard on était arrivés, pour environ 6 euros. Le parc est petit mais avec de nombreuses essences d'arbres inconnues de moi, étranges et belles, l'une avec des racines comme celles des fromagers, une autre à pied d'éléphant géant, certaines, de drôles de conifères mi-séquoias mi-araucarias, le tout plutôt du genre pleureur, bourrées de perruches vertes (conures de Patagonie) en train de faire leur nid. De ses hauteurs on a une vue sur l'église orthodoxe russe et ses dômes bleu et or... qui sentent son Las Vegas. Puis nous avons déambulé dans les petites rues de San Telmo, ancien quartier des marins, ainsi nommé à cause du dominicain Pedro González Telmo, bordées d'anciennes demeures coloniales qui ont vécu leurs plus belles heures il y a bien longtemps. En 1871, les riches familles qui les habitaient les ont laissées derrière elles avec l'épidémie de fièvre jaune. Décrépitude, oui, mais avec un reste d'élégance. Aujourd'hui tous les établissements de tango se concentrent dans son périmètre. Un détail renseigne sur la sécurité du quartier qui n'est pas loin de la Boca, ce sont les épaisses barres de fer et grilles en tout genre qui protègent absolument toutes les ouvertures au moins jusqu'au premier étage!
Dans la rue en pente, trois antiques bus de la ligne 213 se suivent... N'étant apparemment même plus bons pour la casse, ils ont rempilé! Un tour à la Galeria de la Defensa, qui date des années 1880 et était la résidence de la famille Ezeiza, désormais remplie de vieilles choses à vendre, vêtements, gants, vaisselle, bric-à-brac..., un autre au Mercado San Telmo pour trouver un maillot de foot argentin à Loïc (bredouilles) et nous empruntons, à pied et toujours au pas de charge, le chemin du retour. L'envie nous prend soudain de faire un stop avant de mourir asphyxiés, aussi nous entrons manger une bricole dans un café-resto. Le serveur qui s'occupe de nous, la soixantaine très militaire, est absolument odieux! Bonjour l'hospitalité et la gentillesse argentines! Pour l'instant nous ne l'avons rencontrée que chez le portier du Café Tortoni et chez le gardien de l'immeuble d'Herge. Au moment de partir, je me lève et je sens un doigt qui s'enfonce dans mes côtes, c'est lui qui me pousse pour se précipiter devant nous et nous ouvrir la porte. Je n'en reviens pas et le gratifie d'un “Gracias!” étonné mais poli. Oui, sauf qu'Alain, qui me suivait et a tout vu, me fait remarquer que ces ronds-de-jambe étaient destinés au gros personnage suant et soufflant qui sortait derrière nous et que le serveur avait même l'air mécontent que nous soyons sortis les premiers. Mince, alors!! Et dire que je l'ai remercié!!
16 heures. Ouf, nous voilà “chez nous”, un nombre certain de kilomètres dans les jambes et quelques kilos d'oxyde de carbone en plus dans les poumons! Une bonne douche, quatre thés et des orangettes de la Maison du chocolat (achetées à prix d'or à Roissy, mais je ne résiste jamais devant mon chocolatier préféré) plus tard, je me sens mieux. Alain, lui, est reparti faire les librairies qu'il n'a pas encore visitées.
Vendredi 26
A 7 heures moins dix, tandis qu'on attendait l'ascenseur, le gardien nous appela sur l'interphone pour nous dire que le taxi était déjà là. Quelle ne fut pas notre surprise de voir que le petit pépé sympa de la veille n'était pas du tout un chauffeur de taxi mais un particulier avec une voiture qui avait apparemment son âge... Le pare-brise portait huit estafilades, autrement dit il s'était pris un sacré gnon et était près de rendre l'âme. A l'arrière, les ceintures de sécurité devaient être là pour la décoration car elles ne fonctionnaient pas.... Bon, il n'était plus temps de dire quoi que ce soit et nous avions toute confiance dans le gardien d'Herge. En avant, donc, pour Ezeiza. Le pépé faisait des écarts à droite, à gauche, mais dans l'ensemble ça se passait bien jusqu'au moment où il entreprit de tirer un billet pour le péage d'une pochette posée à côté de lui. Il lâcha alors le volant et se battit d'abord avec la fermeture Eclair qui ne voulait pas s'ouvrir, puis avec le billet qui, lui, ne voulait pas sortir. Pendant ce temps je pensais qu'il ne devait pas avoir d'assurance, sinon il aurait fait réparer son pare-brise. Une fois le péage passé, rebelote, volant lâché pour rouvrir la pochette et y glisser la monnaie... Bref, j'avais hâte d'arriver. Je me disais qu'au moins on paierait moins cher qu'un taxi appartenant à une compagnie. Eh bien non, c'était encore plus cher, 150 pesos au lieu de 130.
Après avoir patienté dans une queue de un kilomètre de long, nous avons finalement embarqué pour Ushuaia via El Calafate sur un A 320, durée du vol : près de trois heures. Je n'ai pas dérogé à la règle et ai vu ma dernière heure arriver au moment du décollage, mains moites et respiration bloquée. Je ne sais pourquoi, le commandant de bord ne cessait de passer des messages – c'était apparemment un grand communicateur - et à chaque fois je me demandais ce qui allait arriver. Jusqu'à ce qu'il annonce qu'il y avait “un petit problème technique”. Là, je me suis décomposée... Le problème en question concernait la télévision mais il n'y avait pas de télévision. Vu que tout le monde était d'un calme olympien, ça m'a un peu rassurée. El Calafate, presque tout le monde descend mais peu après toutes les places sont à nouveau prises par les gens qui vont soit à Ushuaia, une minorité, soit sur BsAs.
Tierra del Fuego, Terre de Feu. Ainsi nommée à cause des feux que maintenaient allumés les Indiens Yaghans et Alakalufes, qui vivaient presque nus sur ces terres fouettées par le vent et la pluie. Nous prenons un taxi privé conduit par une femme (22 pesos) et nous voilà sur Gobernador Deloqui, au 271, à la Casa Familia de Zaprucki. Vraie petite maison en dur dans le jardin, à gauche cuisine salle à manger, au milieu salle de bains, à droite belle chambre, le tout nickel (60 euros). Nous sommes accueillis par une Mamie très aimable et qui a l'air d'adorer Paris. Peu après c'est sa fille ou sa belle-fille qui frappe à la porte. Elle nous apporte une bouteille de deux litres d'eau, un pain complet entier, un litre de lait, un paquet de fromage et un autre de jambon plus du beurre et un pot de dulce de leche. Ça fait très panier du Petit Chaperon rouge. Le tout pour le petit déjeuner. En fait on goûtera avec, et on en mangera aussi le soir...
Ushuaia, dans un autre genre, rappelle San Francisco : on monte ou on descend en permanence. Les photos que nous avions vues de la ville, qui compte quand même 60 000 habitants, étaient trompeuses, car elles ne donnent qu'un minuscule aperçu. C'est le centre-ville qui est constamment photographié, mais les constructions s'étendent loin de part et d'autre. Dès l'arrivée on a eu droit à une tempête de neige, au soleil, à la pluie, au grésil. Ici, au moins, c'est varié et à vitesse grand V. On a passé trois heures à arpenter San Martin et les rues adjacentes. Les numéros n'ont aucune logique; on passe de 238 à 270 par exemple. Ce qui fait que pour repérer l'agence de location de voitures, on a le plus grand mal à trouver le 245... Bon, on verra demain. Pour l'instant on est crevés, il fait grand jour (à 21 heures). Mais on va ressortir sur le canal de Beagle, dans le froid glacial. Quelle transition avec Buenos Aires!! Un ferry de croisière est à l'ancre, tous feux allumés, au milieu de la baie aux couleurs de mercure...
Samedi 27
Nuit glaciale, j'ai à peine fermé l'oeil... Ce matin après quelques allers-retours sur San Martin, à cause de ces sauts de numéros, nous allons chez Hertz récupérer la Chevrolet Sedan. Le coffre est grand et nous pouvons charger tous les bagages dedans.
Peu après être partis, sur la route n° 3 qui est donc bitumée, nous avons reçu une caillasse en plein pare-brise, ça commençait bien, suivi illico presto au croisement d'un camion, d'un appel d'air monumental qui a projeté avec une violence incroyable sur le haut du pare-brise un énorme truc noir. On a cru notre dernière heure arrivée, et tout ça en une fraction de seconde. C'était l'avant du capot qui avait été éjecté sous le choc. Un morceau de plastique/caoutchouc, pour faire joli sous le logo Chevrolet. Enfin on suppose vu qu'il ne reste que les rivets...
A San Sebastian, trois maisons et la douane argentine, nous passons un certain temps car nous arrivons en même temps qu'un car de passagers. Puis quelques kilomètres plus loin, rebelote, cette fois avec la douane chilienne. A chaque fois, nous avons droit au match de foot diffusé sur un écran de télévision au cas où policiers et douaniers s'ennuieraient...
145 kilomètres nous séparent maintenant de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne, 6000 habitants, par une piste de caillasse. La pampa fuégienne est gris-bronze sous le ciel chargé, éclairée çà et là par quelques touffes de fleurs jaune pâle et poussiéreuses. Nous espérons que nos enquiquinements vont s'arrêter là et que nous n'allons pas crever. Heureusement, il ne pleut pas et le vent a un peu faibli.
Tout à coup, on aperçoit au loin, devant nous, une silhouette. En arrivant sur elle, on voit que c'est un énorme malabar, avec une carrure de rugbyman, le bonnet enfoncé jusqu'aux yeux et la mine plutôt patibulaire, qui nous fait de grands gestes. A peine une seconde d'hésitation et nous passons sans nous arrêter, malgré un sentiment de culpabilité... Je dois dire que ni l'un ni l'autre n'avons voulu prendre de risque. On ne comprenait pas ce qu'il faisait là, à 65 kilomètres de Porvenir, alors qu' il n'y avait aucune voiture arrêtée nulle part. Et les 4X4 chiliens que nous avions croisés peu avant ne s'étaient donc pas arrêtés non plus. Moi j'ai repensé au couple de Français assassinés en Bolivie...
Une maison de tôles sur la gauche, un étang et, dessus, une centaine de flamants très très roses. Etrange, en un tel endroit... Depuis un moment ça sent fortement le brûlé et on se demande si ce n'est pas la voiture, de même que depuis longtemps on aperçoit la pluie qui tombe au loin, en avant de la piste et on ne la rattrape jamais. En fait, les deux sont liés puisqu'il s'agit d'un incendie apparemment important, dégageant une épaisse fumée qu'on prenait pour un nuage de pluie.. Bien sûr, le problème se pose de savoir s'il coupe la piste ou si on va y échapper... Le soleil fait maintenant quelques apparitions et colore l'herbe grise en vert acidulé. Je regrette d'autant plus que l'objectif soit esquinté car le 10-20 ne me sert pas à grand-chose ici. Nous longeons l'immense Bahia Inutil et ses eaux gris sombre, crêtées d'écume blanche. Le long de la côte de galets, les cabanons de tôle rouillée se font plus présents... Porvenir et ses maisons de toutes les couleurs, vertes et rose, jaunes, orange, bleues et mauves, aux toits de tôle rouillés pour la plupart. Beaucoup sont en fin de règne... Nous allons directement à l'hôtel Rosas (bien, 26 000 pesos la chambre double) et le temps de nous installer, le soleil a disparu, laissant place à une température glaciale. Bien au chaud dans la chambre, nous n'avons plus envie de ressortir et attendons en lisant et en écrivant le repas du soir, qui sera hors de prix et franchement pas bon.
Dimanche 28
Bonne nuit sous les épaisses couvertures. Dire qu'on est presque en été... A 16 heures on prend le bateau, j'espère du moins qu'on aura une place pour Punta Arenas car on n'a pas réservé (deux heures et demie de traversée). Mais en attendant, que faire? Nous projetions d'aller sur les pistes environnantes mais le risque de crevaison juste avant de prendre le ferry nous fait reculer. Un Coréen du Sud, “businessman” de centollas ou King Crabe comme il se décrit lui-même, habitué des lieux, négocie avec Alberto, l'hôtelier, de pouvoir rester dans la salle de restaurant et nous dit de faire de même, ce qui nous arrange bien.
Il est maintenant plus d'une heure et demie et nous allons “visiter” Porvenir en attendant l'ouverture de la compagnie maritime. Nos pas nous mènent droit au cimetière... Porvenir est une ville, curieusement dans cette partie du monde, à fort pourcentage croate. Ils se sont installés dans les années 1880, lorsqu'on a découvert de l'or dans la région. Sont venus ensuite des habitants de l'île de Chiloe et, même s'ils n'ont pas fait fortune, ils ont trouvé du travail dans les estancias. Aujourd'hui, la plupart des habitants sont des descendants de ces pionniers. Cette colonisation a malheureusement en peu de temps anéanti les premiers habitants des lieux, chasseurs cueilleurs ou pêcheurs. Le cimetière est extraordinaire, toutes les formes d'architecture sont représentées. Il y a même de curieuses petites cases vitrées entassées les unes sur les autres, avec photos, fleurs, etc., prolongées par les tombes.
16 heures, nous sommes à l'embarcadère. Pas de problème pour prendre les billets. A 17 heures, nous partons pour deux heures vingt de traversée du mythique détroit de Magellan. Le ferry se remplit très vite, essentiellement de jeunes qui rentrent à Punta Arenas pour le lycée. Un Chilien vient s'asseoir à côté de nous, très sympa. C'est un réfugié politique qui a fait ses études en France puis qui s'est installé en Suède. Thérapeute familial.
19 h 20. Le ferry est à l'heure. Nous sortons dans les premiers et trouvons assez rapidement l'hôtel Joshiken que nous avions repéré sur Internet mais où nous n'avions pas réservé car il fallait payer à l'avance. Jolie maison tout en bois clair, très propre, belles chambre ensoleillée (du moins par moments...) et salle de bains. Et en plus très bien placée, près de la plaza de Armas. Punta Arenas est une ville étendue, aux maisons colorées, avec beaucoup d'arbres torturés par le vent, magnifiques, et très plaisante malgré ce que nous avions lu. Le propriétaire nous indique plusieurs restaurants “tous très bons”, où l'on sert du poisson frais. Nous allons à “Jekus” et nous nous régalons d'une cuisine très fine et d'une excellente bouteille de vin rouge chilien, dans un cadre superbe, tout en bois. Avec de nombreuses références de toute sorte aux Indiens disparus...
Lundi 29
Ce matin, grand soleil. Ici, en cette saison, les nuits sont courtes, le soleil se couchant vers 22 heures et se levant vers 5 heures. C'est d'ailleurs lui qui nous a réveillés. Après un bon petit déjeuner qui fera aussi repas de midi, nous partons nous balader du côté de la plaza de Armas. Dans le parc qui en occupe le centre, un bel office du tourisme et de nombreuses roulottes, qui sont des stands où l'on vend beaucoup de vêtements de laine et d'alpaga, très colorés. Tandis que l'on se balade tranquillement, et que cinq minutes plus tôt il faisait chaud, une averse de neige se met à tomber. Et ce sera comme ça tout au long de la journée, une alternance de ciel bleu, de neige, voire de ciel tout bleu et de gouttes d'eau dont on se demande à chaque fois d'où elles viennent et si ce ne sont pas des “pipis d'oiseaux” ;-). Nous devions normalement aller à l'Isla Magdalena voir la colonie de manchots, mais le passage sur le ferry du détroit de Magellan a sérieusement refroidi Alain qui a généralement le mal de mer. Il faut dire que, par moments, on aurait pu croire que le ferry allait se briser en deux lorsqu'il prenait les vagues par le travers. Et la conversation avec le Chilien avait bien arrangé les choses, pour détourner son attention des bonds que faisait le bateau. Donc nous décidons d'aller au Seno Otway voir une autre petite colonie, à une heure de route dont une quarantaine de kilomètres de piste. A douze kilomètres de l'arrivée, nous devons payer d'abord 3000 pesos, une espèce de droit de passage, puis 10 000 pesos pour l'entrée de la pingüinera (ce qui fait au toatl une vingtaine d'euros). Il pleut par intermittence. Nous prenons le sentier de bois de 1500 mètres de long à la recherche des manchots (les pingouins, eux, sont en Arctique). Je n'arrête pas de pester après l'objectif 17-85 mm qui a définitivement rendu l'âme, je ne peux même pas m'en servir en automatique et suis cantonnée au grand angulaire. Tout ce qu'il faut, en effet, pour photographier des manchots seulement visibles des miradors, ou presque. Lorsque je mets l'œil au viseur, on dirait des crottes de mouche. Nous en voyons quelques-uns se dandiner à la queue leu leu, vraiment trop mignons, ce qui me fait pester encore une fois. Le pire, c'est que j'ai emporté les jumelles de Paris spécialement pour eux et que nous les avons oubliées à Punta Arenas!! Nous mettons cela sur le compte de l'extrême fatigue dans laquelle nous étions avant de partir. Et le voyage n'a rien arrangé... Finalement, nous trouvons que c'est bien cher payé pour un si long chemin et seulement quelques manchots de-ci de-là, faisant une bronzette sur la plage ou jouant à cache-cache avec nous.
Retour à Punta Arenas. La plaza de Armas, cet après-midi, a complètement changé d'atmosphère. On dirait le parc Montsouris (à Paris) après la sortie de l'école. Punta Arenas est une ville très jeune, bourrée de lycéens et d'étudiants.
Ce soir, nous retournons manger chez Jekus, pour fêter mon anniversaire le 1er décembre (à ce moment-là nous serons en refuge à Torres del Paine). Je n'ai jamais mangé d'agneau aussi bon... En sortant, il fait un froid glacial malgré toutes nos couches de Damart, laine et polaires, pas loin de celui de Sept-Iles (dans le nord du Québec) au mois de février...
Mardi 30
En partant pour Puerto Natales, nous retournons au bureau de change. L'argent file ici à vitesse grand V.
Nous quittons la province de l'Ultima Esperanza pour entrer dans celle des Magallanes.
La route est déserte, le ciel gris, le vent omniprésent. Nous dépassons soudain un Cristo del Camino à l'abri d'un bosquet, insolite dans ces espaces désolés. Le grand angle lui fait faire un bond en arrière, et le fait de le rapprocher sous Photoshop lui confère un flou... très peu artistique... Régulièrement, sur le bord de la route ou des pistes, on retrouve de ces petits hôtels mortuaires, avec photos, fleurs et souvenirs, et drapeau rouge claquant au vent, dont nous ignorons la signification. Mais en arrivant dans l'après-midi à Puerto Natales, au bord du Pacifique, après 250 km de steppe aride et hyper ventée (quel sport de conduire comme ça, accrochée au volant!!), la surprise est de taille! Là ce sont des centaines de bouteilles en plastique – remplies en partie d'eau à cause du vent – qui veillent les morts... La petite ville (ou le gros village, au choix) est très différente, toutes proportions gardées, de Punta Arenas. Les maisons sont basses et d'aspect plutôt délabré, toujours très colorées. Nous remarquons que les Chiliens, du moins dans le Sud, ne se préoccupent pas de l'aspect extérieur de leurs habitations. Tôles disjointes, peinture écaillée, le tout a souvent un aspect branlant et peu engageant, alors que l'intérieur est particulièrement pimpant et soigné. Les gens sont en général de petite taille, si l'on excepte certains Croates de Porvenir. Au Pléistocène (- 2000 000 d'années à - 10 000 ans), un animal fantastique arpentait ces terres du bout du monde, une espèce de grizzly herbivore à queue de kangourou, deux fois plus haut qu'un homme, appelé Milodon ou, plus simplement, Glossotherium robustus. La Cueva del Milodón en abrite un spécimen, mais en carton-pâte, c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas fait le détour lorsque nous avons quitté Puerto Natales pour rejoindre le parc Torres del Paine. Le milodón qui trône en bord de mer, à Puerto Natales... L'hôtel Chorrillos est basique mais très agréable, très bien tenu et la propriétaire est extrêmement aimable. Nous discutons avec un Français installé à l'ordinateur de l'accueil, barbe et cheveux blancs, parti avec sa compagne le 10 juillet en vélo du Pérou (c'est exactement le genre de voyage qui ne m'attire pas, pédaler comme un forcené en se battant constamment contre un vent déchaîné, mais je suis très admirative). Ils s'y sont fait attaquer et voler une première fois, puis une seconde fois on leur a dérobé appareil photo, caméra et argent. Ils avaient été repérés sur le marché, puis suivis en dehors de la ville en... taxi!! L'un des quatre agresseurs (quel courage!! à quatre contre deux!) a cassé une bouteille, jeté sa compagne à terre et lui a mis le tesson sur la gorge... Courses au supermarché – Unimarc, comme à Punta Arenas – où l'on finit par trouver un camping-gaz et les cartouches qui vont avec, puis retour à l'hôtel afin de préparer les sacs à dos pour les quatre jours à venir. La chambre est dans un état! On croirait qu'on part en expédition en autonomie pour six mois ;-)): nourriture d'un côté, vêtements de rechange, appareil photo, jumelles, GPS de l'autre. Le 17-85 mm est définitivement HS, ce qui fait que je n'ai plus que le grand angulaire. Plutôt catastrophique pour un voyage pareil... Adieu tous les gros plans, comme celui de notre premier nandou croisé aujourd'hui, ou de cet adorable renard argenté aux grands yeux noirs en amande qui s'est couché dans l'herbe quand il a vu qu'on s’arrêtait pour le regarder. Il est resté là, à nous surveiller du coin de l'œil, jusqu'à ce que la voiture redémarre. Puis il est reparti de son côté et nous du nôtre. Je l'ai quand même casé dans un petit coin de la carte-mémoire. Le voici, démesurément grossi sous Photoshop, disons... dans un flou gaussien... Dehors, une multitude de chiens se font la conversation d'une rue à l'autre.
Mercredi 1er décembre
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. La nuit a été courte mais je me suis endormie tout de suite, bercée par le plus doux bruit qui soit, celui de la pluie qui tambourinait sur le toit de tôle de l'hostal... Le problème, c'est que ce matin il tombe une pluie torrentielle, fouettée par un vent qui doit avoisiner les 120 km/h. Autrement dit des conditions idéales pour entamer une randonnée de huit heures. Excellent petit déjeuner avec du cake maison et des yaourts aux fruits, entre autres. Cet hostal est une excellente adresse, pas chère (20 000 pesos), et la propriétaire est très aimable. Nous discutons avec un jeune couple de Français qui nous annonce que la piste la plus longue, celle de Laguna Amarga, c'est-à-dire l'entrée Nord, est désormais bitumée. Plutôt que de prendre la nouvelle piste plus courte de moitié qui mène à l'entrée Sud, nous choisissons la facilité, puisque du ripio, nous en aurons à revendre dans les semaines à venir. Nous partons donc, seuls sur la route. Mais à Cerro Castillo, surprise, la route devient piste, et mauvaise piste puisqu'il s'agit d'une (très mauvaise) déviation. Quelques kilomètres plus loin, passé un gaucho plus vrai que nature sur son cheval, béret vissé sur la tête qui le protège mal de la neige qui tombe en abondance, et poussant son petit troupeau de vaches, nous retombons sur la route mais pour peu de temps. Les derniers 90 kilomètres seront de nouveau de la piste. Nous voyons encore une fois des guanacos, et encore une fois je peste de n'avoir que le grand angulaire. Une fois à l'entrée du parc, nous allons payer dans une minuscule cabane où les taches sont très compartimentées: trois personnes, dont une qui prend les passeports, une deuxième dans une cahute en verre qui nous déleste de 30 000 pesos de droits d'entrée, et enfin une troisième qui vérifie les billets d'entrée et nous donne le plan du parc. Les refuges des Torres se trouvent au bout d'une mauvaise piste de sept kilomètres, coupée en son milieu par un pont-surprise. Il ne peut supporter plus de 1500 kilos. Avec la Chevrolet Corsa pas de problème, mais les véhicules genre Renault Espace sont vraiment limites...
Arrivés au refuge des Torres, nouvelle surprise: nous ne sommes pas au Central mais au Norte, autrement pas dit pas au nouveau, paraît-il très bien, mais à l'ancien de mauvaise réputation. Il fait vraiment à l'abandon. Les chambres ne sont pas chauffées, sans lumière, il n'y a des lampes à gaz (dont une seule à chaque extrémité du couloir) que jusqu'à 23 heures, le lino du sol se décolle, les « banos » sentent horriblement mauvais, un mélange de désinfectant et d'urinoirs publiques. Sinon, la chambre est petite mais banale. En fait, nous n'adorons pas les dortoirs...
Nous montons aux Torres avec un temps complètement bouché, et en en plus il fait un froid sibérien, pas loin du Québec en hiver. Nous sommes pourtant extrêmement couverts, mais la neige qui passe à l'horizontal fou ettée par un vent violent nous glace le visage. Nous traversons d'abord des terres complètement désertes, couvertes d'une petite herbe rase, puis des massifs entiers d'arbustes à floraison rouge vif, des notros (Embothrium coccineum), comme ceux que nous avions vus à Venice, à Los Angeles. Passé le refuge Chileno, à mi-chemin, nous entrons dans un bois et le chemin devient complètement boueux. Le temps est toujours totalement bouché, les Torres enfouies dans une épaisse couche de nuages et de neige et nous ne pouvons espérer les apercevoir. Nous décidons alors de faire demi-tour. Au détour du sentier, un magnifique renard, un zorro colorado aux allures de coyote, croise notre route. Il hésite. Je crois qu'il va nous emboîter le pas mais, dommage, il change d'avis puis disparaît sous les arbres. Sept heures et demie après le début de la randonnée, nous voici à nouveau au refuge. Rien ne s'arrange: impossible de se faire à manger, d'une part parce qu'à Puerto Natales nous avons acheté un camping gaz et les cartouches vendues avec (camping gaz également), malheureusement une fois ici on se rend compte qu'elles ne sont pas adaptées; d'autre part parce qu'il n'y a même pas une cuisine pour se faire chauffer de l'eau. Nous « pouvons manger au restaurant » (à 20 euros par personne en plus des 96 euros par nuit pour nos deux lits superposés...), ou nous faire de la cuisine dehors (où? en plein vent et par terre puisqu'il n'y a ni table ni bancs?) et « rentrer la manger à l'intérieur « (merci de tant de générosité!). Nous sommes furieux, d'autant qu'à l'intérieur, justement, il n'y a que trois malheureuses tables et même pas suffisamment de chaises pour aller avec. Ca promet pour les deux nuits suivantes. Nous partons nous coucher avant que toute la chambrée ne fasse de même. Ah, zut, toute la chambrée est déjà au lit...
Jeudi 2
Nous avons eu froid toute la nuit, car en plus du fait que ça ne soit pas chauffé, la fenêtre était restée légèrement ouverte. Nous n'y avions pas touché, pensant que c'était une des personnes présentes qui l'avait fait pour éviter de la condensation. Sauf que nos deux lits étaient collés sur l'air glacial, et ce n'est pas la petite couverture qui nous a protégés. En plus du reste, le double rideau avait perdu trois de ses anneaux, que personne n'avait jugé utile de remplacer. Heureusement, Géo Trouvetout (autrement dit moi, comme je suis assez souvent surnommée) a trouvé une solution en coinçant le bout du rideau de gauche dans le premier anneau du rideau de droite. A peine réveillés, nous n'avons qu'une hâte : fuir ce refuge qui est un vrai scandale étant donné son prix. Nous remballons nos affaires et filons à la voiture. Une gorgée d'eau froide, une bouchée de cake “con frutas”, et nous voilà partis pour l'embarcadère, d'où le catamaran nous amènera à Paine Grande. En chemin, des guanacos peu craintifs broutent au bord de la piste.
9 h 30. Premier départ du bateau (il y en a un autre à 10 heures, puis à midi pour ce qui est du matin). Les billets s'achètent à bord, 38 000 pesos pour deux allers-retours (en fait c'est 36 000, on s'est fait rouler de 2000 pesos..., ce qu'on aurait jamais imaginé sur une navette, dans un parc national), soit environ une soixantaine d'euros. Café, thé ou chocolat et petits gâteaux sont offerts. Le lac est venté, ça remue pas mal et les eaux sont vert sombre. Impossible d'aller à l'arrière à cause du froid glacial et des paquets d'eau projetés sur le pont. De l'intérieur, impossible aussi de faire des photos à travers les vitres complètement trempées. Une demi-heure plus tard, tout le monde descend. Au premier abord, le gite de Paine Grande est pimpant, seul au bord du lac, dominé par les montagnes (du moins on le suppose car elles sont perdues dans les brumes). Au deuxième abord, il l'est encore plus. Des tons orangés aux murs auxquels sont accrochés masques, dessins et photos concernant les Indiens disparus; plusieurs petits salons ici ou là, avec un gros poêle à bois qui ronronne et d'épais canapés ou fauteuils en cuir. Ca monte et ça descend, ça tourne et ça retourne et c'est très chaleureux. Pour l'instant, par contre, nos lits ne sont pas prêts. Nous laissons une partie de nos affaires dans une eptite pièce en face du Mini Market, dont seuls les deux vendeurs ont la clef, et nous voilà partis à 11 heures pour le glacier Grey sous un temps à ne pas mettre un chien dehors (drôle d'expression, d'ailleurs... pourquoi mettrait-on un chien dehors?). Le sentier suit une étroite vallée dans laquelle le vent s'engouffre avec rage! Il faisait 2°, mais maintenant, avec le facteur vent, je n'ose imaginer la température ressentie... La pluie est de la partie, les nuages cherchent à toucher terre et nous n'arrivons même pas à avancer. J'ai l'impression que quelqu'un me pousse constamment avec force vers l'arrière. Nous faisons des embardées à droite, à gauche, à droite, à gauche et progressons avec peine. Il faut vraiment vouloir voir ce glacier! D'ailleurs nous ne croisons absolument personne pendant plusieurs heures. La vallée n'en finit pas, alors que d'après la carte je croyais longer le lac tout du long. La notion de ce qui est difficile ou modéré n'est pas la même chez les rangers américains et les employés des parcs chiliens. Celui-ci est classé en modéré alors qu'on dirait qu'on suit le lit d'un cours d'eau. Il est encombré de roches et de pierres presque tout du long, entrecoupé de passages bourbeux, inondés, etc. Le dénivelé est faible mais il monte et descend constamment. Bref, progresser dans ces conditions est particulièrement pénible...
Nous n'arrivons pas à nous poser pour manger un morceau, la pluie et maintenant la neige ne cessent de tomber, tout est trempé ou boueux et il n'y a pas un endroit où s'asseoir. Nous finissons par nous arrêter sous un arbre aux grosses racines apparentes. J'attrape l'onglée en moins de deux, nous sommes trempés de transpiration qui gèle quasi instantanément... Quel plaisir! Comme le dit un non-anglophone qui passe près de nous: “Bad time to lunch!” Enfin, nos efforts sont récompensés et nous apercevons, là devant nous, le glacier, géant bleu figé sur toute la largeur du lac. Nous ne pouvons distinguer son épaisseur, dissimulée dans les nuages. De petits icebergs bleutés dérivent vers l'aval sur les eaux grises du lac qui aujourd'hui porte bien son nom (Lago Grey). Nous ne savons toujours pas si nous sommes entourés ou non de montagnes, comme hier tout est bouché, gris, glacial et mouillé... Nous continuons sur le chemin mais le temps décidément empire et nous faisons demi-tour. Partis à 11 heures nous rentrons à 17 heures. Notre chambre, baptisée “Puma”, est pour six personnes. En cherchant la salle de bains, je vois par les portes ouvertes que certaines chambres sont pour quatre et d'autres..., que vois-je?? pour deux ! Nous redescendons illico presto à l'accueil et demandons si l'on peut changer pour une chambre à deux lits... En deux minutes, c'est chose faite et nous déménageons de “Puma” pour “El Calafate”. C'est royal et ça change tout!! Dans la grande salle de restaurants aux tables en bois ciré nous prenons Alain un thé et moi un chocolat avec un grand cooky aux amandes et chocolat (le tout pour 3000 pesos, soit 6 euros). Par la fenêtre, nous apercevons de splendides oiseaux noir et feu. Nous sommes vraiment contents d'avoir une chambre pour nous tout seuls! La promiscuité ne nous plaît décidément pas, nous sommes trop indépendants pour ça (et mes années de colonies de vacances, trois fois par an de sept à dix-huit ans, m'ont vaccinée à vie). D'autant que personne ne se parle. On pensait pouvoir échanger deux trois mots avec nos voisins de lit mais non, ils font comme s'ils étaient seuls... La chambre donne sur la montagne derrière et on aperçoit un bout du lac Paine Grande. Il y a l'électricité et le chauffage, le rêve, en somme. Seul hic mais qui cette fois passe comme une lettre à la poste, le radiateur ne sera allumé qu'à 22 heures... En attendant, on renfile pulls et polaires pour pique-niquer, assis sur le lit... A 22 heures, on entend les premières dilatations du métal qui chauffe mais je m'aperçois assez vite que c'est uniquement une petite moitié du radiateur qui est allumée. Par ailleurs, le vent à l'assaut de la fenêtre fait un bruit de 777 et soulève le double rideau. Nous nous fourrons au lit, mais moi, qui ne suis pourtant pas frileuse, je suis frigorifiée! Il n'y a sur le lit qu'une petite couette fine, d'été je suppose, puisque nous n'en sommes qu'à même pas trois semaines. Vers 4 heures, n'ayant toujours pas fermé l'oeil, je cherche à tâtons dans le noir mon gros Damart et les deux polaires que j'étale sur le lit et m'endors illico. La nuit, toutes les lumières du couloir sont éteintes...
Vendredi 3
Je me rends compte ce matin, en examinant la fenêtre de plus près, qu'elle n'est pas hermétiquement fermée. C'est une histoire de un centimètre maximum, mais ça a suffi, étant donné le temps qu'il fait dehors, à réfrigérer complètement la chambre et moi avec. Pourtant je ne suis pas frileuse... Alain, qui dort sur le lit supérieur, l'a moins senti. Une fois fermée, le bruit passe du 777 à l'avion de tourisme et le double rideau s'est calmé... Le vent est toujours aussi violent ce matin, et il pleut... Nous ne pouvons prendre un thé dans la salle du petit déjeuner car elle est déjà fermée et nous nous contentons encore une fois d'un peu d'eau glacée et de quelques tranches de Budin, autrement dit de cake aux fruits. Ensuite, départ à 10 h 30 pour la Vallée française. Les bourrasques, chaque jour plus violentes que la veille, si c'est possible, nous jettent sur les bas-côtés chacun à notre tour. Heureusement, le sentier est plus facile aujourd'hui, puisque de terre, et plus joli également car il suit le lac Sarmiento, du moins au début. Ce lac, contrairement au lago Paine sur la berge duquel est construit le lodge, est gris sombre, ce qui signifie donc qu'il n'est pas glaciaire. Les bosquets de fleurs rouge sang sont omniprésents; on trouve aussi une multitude de petites orchidées blanches, et toujours les pois mauves et blancs. Les couleurs sont un peu les mêmes que dans l'Ouest américain au printemps, rouge et mauve: Indian paintbrush et lupin bleus. Nous croisons des oiseaux magnifiques, jaune vif et vert fluo, d'autres aux yeux de rubis et aux pattes jaune safran. Les animaux, ici, ne sont absolument pas craintifs, et nous pouvons les approcher de très près. Les oiseaux, par exemple, ne s'envolent qu'au dernier moment. Au-dessus de nous, les montagnes acérées comme des lances percent quelquefois la couche nuageuse, laissant apparaître un glacier suspendu, d'où s'écoule une eau claire et potable. Toutes les eaux de ce parc sont bonnes à boire. Je l'avais lu mais j'ai profité du passage d'un garde du parc pour me le faire confirmer. A propos de garde, d'ailleurs, le seul qu'on ait vu, alors qu'il faisait un froid de canard, pluie, vent, etc., se baladait en casquette (sans doute avec dessous un tube de glu pour la faire tenir) et en T-shirt... Mais les Indiens Alakalufs étaient bien nus en été (et ne pas oublier que nous en sommes proches) et ne portaient leurs peaux de guanacos qu'en hiver... Nous voulons arriver au campamento italiano pour pique-niquer, espérant qu'il y aura une cahute où au moins se mettre à l'abri. It's a long way pour y arriver, et je doute un peu que les distances soient fiables. Sept kilomètres et demie ce n'est pas grand-chose, or nous marchons d'un bon pas malgré le vent et toujours rien en vue. Nous passons dans un bois, puis dans un autre, et un autre encore, le sentier devient roches et caillasse, boue et racines, voire ruisseau... Les Torres sont toujours invisibles, je vois venir le moment où nous partirons et où nous ne les aurons même pas aperçues. De temps en temps, un rayon de soleil perce tous ces nuages et donne à ces sommets glacés une atmosphère fantastique. Nous nous rapprochons de la jonction avec la Vallée française, mais nous avons un peu plus tôt croisé deux Français, entre cinquante et soixante ans, du genre guide de haute montagne avec l'accent savoyard, qui nous ont dit que tout était bouché au-dessus, et qu'ils renonçaient “à monter là-haut aujourd'hui”. Soudain, nous entendons un grondement de chutes d'eau qui ont l'air gigantesques. Nous longeons le lit d'un torrent furieux et apercevons enfin un premier panneau: pont à 500 mètres (chiliens). Le temps est sombre, la pluie glaciale, le vent devrait être débaptisé, il est trop violent, trop constant, trop rageur... Voici le pont de bois, donc, puis un second, suspendu celui-là, qui ne permet de passer qu'à deux personnes à la fois. De l'autre côté, le campamento Italiano. Nous passons au-dessus du torrent rugissant, ça se balance pas mal, et prenons pied sur l'autre rive. Eh bien on peut dire que les campings chiliens n'ont rien à voir avec les campings des parcs américains! Quelques tentes sous des arbres hauts et déplumés, du genre peupliers, une terre sableuse et grisâtre, des racines absolument partout, et surtout pas les moindres cahute, table ou bancs, rien. Rien de prévu pour les campeurs installés dans ces solitudes glacées. Aucun emplacement pour faire du feu. Une cabane couverte de tôle et un panneau avertissant que c'est “privado”, entrée interdite, pour le garde que nous avons croisé, certainement. Nous faisons le tour, trouvons une cabane de trois murs de planches dans laquelle il fait carrément nuit et devinons deux silhouettes dans la pénombre. L'une se fait cuire quelque chose sur son réchaud, posé sur une planche; l'autre a l'air morose et dubitative, mais surtout transie. Une autre cabane misérable pour les w-c, et c'est tout. Nous nous asseyons sur un tronc de dix centimètres de diamètre posé sur deux petits piquets et trouvons vraiment lamentable une si piètre installation. Dans ces conditions nous ne déballons ni pain ni poulet rôti pour moi (celui acheté à Puerto Natales pour 3 000 pesos et qui est inusable) et avalons vite fait une banane et moi un délicieux cooky acheté hier en fin d'après-midi. Il faut bien sûr emporter ses poubelles... Redescente au pas de charge sur le lodge, où nous arrivons à 16 h 30 pour prendre un chocolat et un thé. Par les grandes baies vitrées, nous observons quelque chose d'étrange: comme un vent de sable à la surface du lac, de longues écharpes d'embruns qui s'effilochent et se reforment. Par endroits des mini-tornades s'élèvent tout droit vers le ciel, tandis que de grosses vagues s'écrasent sur la rive en face qui est pourtant éloignée.
Samedi 4
Le temps aujourd'hui, puisqu'on s'en va, est nettement plus beau, bien que les sommets soient toujours encapuchonnés. A 9 h 30, nous prenons le catamaran en compagnie d'un jeune Français très sympa, Loïc, avec qui nous avons échangé quelques mots en attendant. Lui est parti pour un tour du monde; arrivé en Equateur il y a trois mois, il prend l'avion après-demain à Punta Arenas pour la Nouvelle-Zélande. Comme il va aussi à Puerto Natales, nous lui proposons de l'y conduire. Et il se trouve qu'il va dans le même hostal que nous chercher ses affaires qu'il avait laissées le temps d'aller aux Torres del Paine. Dernière coïncidence, il connaît voyageforum et y a même un pseudo: karasamba. Nous prenons la nouvelle piste, celle de 85 kilomètres, qui démarre vraiment très bien, on la croirait bitumée. Mais, très vite, elle se transforme en un vrai poulailler! C'est une succession de nids-de-poules remplis d'eau boueuse qui éclaboussent la voiture. Vu deux huitriers-pie. Dans un des bureaux de change de Puerto Natales où nous changeons deux cents euros, la caissière, qui ne se prend pas pour rien, comme tous ceux à qui nous avons eu affaire jusqu'à présent dans ces endroits-là, commence à lorgner d'un oeil suspicieux le premier billet de cent euros, en direct de la Banque postale, essaie de voir à travers et le pose sur le coin de sa table avec un air à moitié dégoûté. Elle prend le second, l'examine, et repère une petite pliure plus prononcée d'environ un millimètre sur une des tranches au milieu du billet. Ca y est! Elle a ce qu'elle cherchait et nous le rend d'un air triomphant. Nous ne comprenons pas (ou faisons mine de ne pas comprendre). Je sors mes lunettes, fais comme elle, observe le billet et lui demande ce qu'il a de spécial. Je lui fais remarquer qu'en France un tel billet ne poserait pas de problème. D'un ton cassant elle nous réplique qu'ici, elle n'en veut pas!! Excédé, Alain lui demande de lui rendre le premier billet et nous ressortons furieux. Dans le deuxième bureau, tout se passe comme sur des roulettes... Le soir, dans une pizzeria (Mesita Grande), le serveur essaie de nous rouler avec une impudence incroyable! Il s'était carrément pris 100 % de pourboire! (Au Chili, le pourboire dans les restaurants est en principe de 10 %.) Nous voulions en fait dîner à Afrigonia, le meilleur restaurant de Puerto Natales, mais la salle, toute petite, était bondée et de toute façon il aurait fallu réserver.
Dimanche 5
Lit excellent mais l'isolation extérieure est déplorable (partout jusqu'à maintenant) et bien qu'à l'écart du centre, les voitures nous ont dérangés. L'adresse reste très bonne. Après le petit déjeuner composé cette fois-ci de jus d'orange, de quatre crêpes, de pains chauds, beurre et deux confitures, plus fromage, nous partons pour El Calafate en passant par le côté chilien, soit Cerro Castillo, sur la route des Torres del Paine. Ni la douane chilienne ni la douane argentine ne nous ont embêtés, et les Argentins ne nous ont même pas fouillés, ce qui fait que nous aurions pu garder tomates, beurre, œufs, poires, etc., au lieu de tout laisser à l'hostal Chorrillos. Nous prenons la piste d'une trentaine de kilomètres qui rejoint la route d'El Calafate. L'essence, ici en Argentine, est bien meilleur marché qu'au Chili (environ 0,60 euro contre plus de un euro) et nous regrettons d'avoir fait le plein à Puerto Natales. J'avais lu que plutôt que de faire le détour par La Esperanza, on pouvait couper par une piste très belle et très bonne. Nous n'hésitons donc pas une seconde sans avoir idée du kilométrage... C'est morne plaine... Pampa à droite, pampa à gauche, herbe rase et grise, horizon rectiligne. Mais la piste, assez bonne au commencement, se gâte vite et sérieusement. Ce n'est maintenant plus que de la caillasse, et il faut constamment faire attention où l'on met les roues, éviter les cailloux trop pointus et les zones trop dérapantes. Dans le ciel encombré de beaux nuages, le soleil brille et la température au thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 30°! Du jamais-vu depuis qu'on est arrivés en Patagonie. Le désert grisâtre s'étend à l'infini, de temps en temps on aperçoit le ruban de la piste comme un serpent qui filerait devant nous, dans l'infini de la pampa. Une heure passe, puis une deuxième... on n'en voit pas le bout... Les fortes pluies ont laissé par endroits sur des parcelles de sol probablement calcaires des mares plus ou moins étendues, immédiatement colonisées par tous les oiseaux de passage: flamants, cygnes à col noir, oies, canards, etc. En se rapprochant de la jonction avec la route 40, asphaltée sur cette portion, le sol se soulève en moutonnements de velours plus ou moins prononcés, dans des tons qui tirent maintenant sur le vert. Une quinzaine de kilomètres avant El Calafate, le paysage devient soudain magnifique, surplombant le lago Argentino, turquoise comme tous les lacs glaciaires sous les rayons du soleil. Le rio Santa Cruz serpente dans la vallée en une multitude de boucles serrées...
El Calafate. Albergue Lago Argentino. D'un côté de la route, le n° 1050 et l'albergue; de l'autre le 1061 et l'hostal. Nous avions réservé une petite maison dans le jardin. Il y en a deux rangées de trois, mitoyennes, de couleurs vives - carmin et beu – séparées par un gazon vert et dru. Tout est en fleurs, genêts, lupins, chèvrefeuille, arbustes de toute sorte, ça sent le printemps même si les chambres sont par là même un peu sombres. La nôtre est parfaite, la salle de bains aussi.
Le soir, nous allons manger des gnocchis de pommes de terre au safran et du gratin de potiron et maïs, arrosés d'une bonne bouteille de vin argentin dans un excellent restaurant, Pura Vida, avenida del Libertador, avec 10 % de réduction parce qu'on vient de l'albergue Lago Argentino. Le ciel est d'un bleu clair très pur, très lumineux, et la lumière transparente et rosée en cette fin de journée, comme on n'en a jamais vue ailleurs. Les Argentins, de même que les Chiliens, surchauffent leurs intérieurs et la chambre ne fait pas exception.
Lundi 6
Nous voulions être au Perito Moreno avant l'ouverture mais ça ne sera certainement pas possible. Aussi nous choisissons de prendre le petit déjeuner sur place et de partir ensuite. A 7 h 30 nous montons dans la voiture et en route pour les 70 km qui nous séparent du glacier géant. Nous doublons une flopée de cars de touristes vides, étrange..., et arrivons une demi-heure plus tard à l'entrée du parc. Les 40 pesos par personne annoncés par le Routard se sont transformés en 75 pesos... Il reste encore 28 km avant d'arriver. La route, relativement étroite et sinueuse, longe le lago Argentino, couleur menthe à l'eau, traverse des bois de résineux accrochés au pied des montagnes pelées. Le vent est toujours extrêmement violent et le sol jonché de petites branches entre lesquelles je dois zigzaguer en permanence. Jusqu'à 10 heures du matin il est possible de se garer au sommet (nous ne l'apprendrons que plus tard car rien ne l'indique), mais nous ne pourrons y retourner ensuite et il faudra rester sur l'immense parking un peu plus bas. Il y a toute une série de passerelles, à cette heure-ci totalement désertes, dont les plus proches sont celles dites « de la rupture ». D'autres s'enfoncent dans les bois, montent et descendent...Vu d'en face, le Perito Moreno, un des derniers glaciers à ne pas régresser et qui fait partie de la troisième calotte glaciaire au monde (après l'Antarctique et le Groenland, 360 km de long sue 40 km de large), ne donne pas l'ampleur de ses cinq kilomètres de large et de ses soixante mètres de hauteur... Lorsqu'il est bien disposé, il peut avancer de deux mètres par jour, aussi nous guettons ses plongées vertigineuses accompagnées de fracas de coups de canon (comme j'en entends tous les jours, je peux faire la comparaison ;-)), qui laissent derrière elles des cicatrices bleu intense. A l'avant, ce ne sont que flèches, lances et pieux prêts à faire le grand saut, à l'arrière des milliers de crêtes meringuées parcourues d'un réseau infini de crevasses. Nous décidons de prendre le bateau qui se trouve sous le restaurant - celui du dessous - pour aller voir de plus près de quoi il retourne. Cent pesos de moins dans les poches, nous montons sur le pont en compagnie d'une trentaine de personnes, très peu de monde, donc, puisque nous pourrions être trois cents! Le bateau reste à distance respectable des éventuels icebergs, tourne et vire, se rapproche de la zone de fracture, s'arrête lorsqu'une détonation se fait entendre, longe le glacier vers l'est, fait demi-tour, et trois quarts d'heure plus tard, rentre au bercail. Tout le monde descend. A cette heure-ci, midi, lorsque nous rejoignons les passerelles, c'est la cohue. Plus rien à voir avec l'atmosphère de début de matinée, où nous avions le glacier pour nous tout seuls. Deux heures plus tard nous sommes sur la très belle route d'El Calafate. Le ciel est bleu et le vent a encore forci. Pendant ces quelques heures, j'ai bien sûr eu tout loisir de pester (intérieurement ;-)) puisque je ne pouvais faire de photos qu'au grand angle. Les trois magasins de photos de la ville vendent uniquement des pellicules Kodak, ici ils n'ont pas encore fait faillite, et ma tentative de commande d'un 50 mm Canon sur Amazon.com n'a rien donné puisqu'ils ne livrent pas dans ces contrées lointaines. Il faut me faire une raison, mais c'est dur... Au supermercado nous achetons une salade de pommes de terre, carottes et petits pois, plus des œufs que je fais cuire discrètement dans la salle du petit déjeuner où « l'on ne doit pas cuisiner ». Lessive dans le lavabo miniature dont la bonde a été supprimée puisque l'hostal lave du linge contre 25 pesos, mais c'est sans compter sur Géo (Trouvetout). J'utilise une mousseline de notre propre thé que nous venons de faire infuser, la rince bien et bouche le lavabo avec. Très efficace! Eventuellement, on peut aussi d'une main appuyer sur la mousseline et de l'autre malaxer... A la guerre comme à la guerre!...
Mardi 7
Le soleil a disparu mais, par extraordinaire, il n'y a pas de vent! Nous commençons la journée, après le petit déjeuner avec des voisins de table allemands détestables et prétentieux, par le locutorio (petit local où l'on peut téléphoner). J'ai deux cartes de téléphone à 10 pesos, chacune permettant d'appeler une demi-heure en France (merci Herge pour l'info!). Ça marchait très bien de Buenos Aires avec la carte Hable Mas. A Ushuaia j'ai dû en acheter une d'une autre marque - en fait de carte, c'était un ticket de caisse avec les indications en caractères minuscules. Mais ici, plus rien ne va. « Les ondes », paraît-il, « c'est trop perdu » (celui qui nous dit ça se fiche carrément de nous, vu que toutes les cabines internationales avec paiement à la caisse sont occupées pour des coups de fil vers l'Europe!), il veut bien sûr qu'on range notre carte et qu’on lui paye directement la communication. Deuxième locutorio, même son de cloche... Ensuite passage par un supermarché pour acheter du jambon cru Lomsicar (?) en promotion. La caissière en profite pour essayer de nous rouler d'un billet de 2 pesos. Ce n'est pourtant pas compliqué: elle doit nous rendre 74,25 pesos et elle nous en rend 72,25, en se dépêchant de quitter sa caisse juste après. On récupère donc les deux pesos manquants en pestant, et on comprend pourquoi ce supermercado n’était pas indiqué sur le plan que l’on nous a donné à l'albergo Lago Argentino... A propos de monnaie, l'Argentine et apparemment avec elle le Chili manquent cruellement de pièces métalliques. Il est surprenant de voir comme les caisses sont vides et comme, à chaque fois, cela pose un problème. En général, les gens arrondissent au-dessous pour que le client ne soit pas perdant (c’est toujours le cas dans les stations-service), mais parfois c'est le contraire. Les plus généreux vous jettent une sucette sur la caisse et au suivant ! Le jambon Lomsicar est incroyablement acide, j'arrive à peine à le manger. Il va falloir que je me renseigne sur cette appellation: Lomsicar. Est-ce une recette au vinaigre, ou bien prendrais-je le Pirée pour un homme? Aujourd'hui, on avait prévu (sur la carte) de monter au cerro Calafate, 800 m de dénivelé, mais surprise on s'est aperçus que c'était une montagne complètement pelée, caillasse et poussière grise, ce qui nous a douchés d'un coup... On est restés écrire des cartes postales, faire quelques courses, laver du linge, lire et rédiger le carnet... Une journée de transition, quoi. Lomsicar, d'après Internet, ne renvoie à aucune recette, c’est une marque comme une autre. Ce jambon acide ne m'inspire plus du tout et je vais le donner à un des nombreux chiens qui, ici, comme dans chaque agglomération traversée, arpentent les rues poussiéreuses. Le conseil est de ne jamais les caresser, ils trimballent je ne sais plus quelle maladie et la rage est très courante. Mais c'est difficile, ils sont très sympa et ont tous de bonnes têtes. On se rabat sur les chats angoras et couverts de poussière de l'hostal, qui se prélassent dans le jardin et ont tout de suite senti à qui ils avaient affaire : ils nous font mille et un câlins (mais ils ne ronronnent pas... Est-ce que les chats argentins ne savent pas ronronner??).
Mercredi 8
J'ai passé une bonne nuit, heureusement car j'étais vraiment fatiguée. C'est Alain, cette fois, qui n'a pas fermé l'oeil et qui a eu droit : aux pétards et aux fusées que deux gamins lancent nuit et jour près du locutorio d'à côté (il ne manquait que Doisneau pour les photographier); au 4 x 4 au pot d'échappement percé que le voisin, assis derrière le volant au milieu de son jardin, fait rugir, lui aussi nuit et jour selon son humeur; à la musique de l'auto-radio...; et au chien de ce même voisin qui est insomniaque et s'en donne à coeur joie. Nous partons pour El Chalten après avoir fait quelques courses au supermercado La Anonima. Le ciel s'est couvert et nous craignons le pire pour la suite de la journée.
Le paysage est toujours aussi désertique, mais la proximité des Andes lui donne un peu de relief. A l'est, du côté de la pampa, longue traînée de cumulus blancs comme neige dans le ciel bleu, à l'ouest tout se mêle dans un horizon gris et cotonneux. Puis voici nos premières badlands, ressemblant fort à leurs cousines américaines de l'Utah, mais en moins colorées. Le dôme d'un ancien observatoire, fermé depuis 1943, émerge soudain dans une furtive vision. Nous longeons un temps le rio Santa Cruz aux eaux laiteuses, tout droit descendues de l'immense champ de glace qui couvre toute cette région de l'Amérique du Sud. Croisons quelques cyclistes chargés comme des baudets, le nez dans leur guidon, qui n'ont même pas l'air de nous voir passer. Je n'aimerais pas être à leur place... Le long de la ruta 23 qui laisse derrière elle la Ruta 40 pour filer plein ouest vers El Chaltén, village né en 1985 seulement, le paysage devient plus printanier, roche sombre et petite herbe rase vert tendre, désormais noyé de pluie. Une famille de condors fait la route avec nous, immenses ailes noires barrées de blanc pour les adultes, de marron pour les juvéniles, longues rémiges redressées dans le vent, tête rouge et cou rentré dans les épaules. Ils sont magnifiques!
Tout d'un coup, El Chaltén est là en contrebas, à un kilomètre environ, niché entre deux montagnes. La route serpente, bordée de touffes de fleurs jaunes et d'autres que je n'ai jamais vues, orange, ressemblant à de petits lys. Plus on se rapproche, plus le village s'étire dans la vallée en de multiples constructions inachevées, brique, aggloméré ou béton armé, tiges de métal rouillé dressées vers le ciel comme autant de doigts. Le tout a des allures de Canaries et est très inesthétique. Nous finissons par dénicher Infinito Sur dont nous avions vu la photo sur Internet et que nous croyions accroché à une pente. En fait l'hosteria est coincée sur trois côtés par de petites bâtisses toutes plus horribles les unes que les autres, béton brut laissant pointer l'armature alors que le rez-de-chaussée est déjà habité, abritant dans leur « jardin » carcasses de voiture et tout un bric-à-brac destiné, on peut le supposer, à construire un étage supplémentaire, voire le toit. Sinon, tout est très beau dans cet hôtel, bois et pierre mêlés. La chambre est grande et superbe, la salle de bains aussi, mais encore une fois surchauffées. Il fait au moins 30°!! Grand salon commun avec vue, paraît-il, sur le Fitz Roy (son nom tehuelche d'origine est El Chaltén, « la montagne qui fume »). Pour aujourd'hui, c'est vue sur les nuages, aucune montagne à l'horizon... L'Internet indiqué sur le site est « highspeed » mais en fait en download il y a 0,01 Mo, un record, et en upload... 0,00, avec un ping de 1414s!!! Nous déambulons dans les rues arpentées par une flopée de randonneurs de toute nationalité, sous une pluie persistante et un vent toujours aussi violent. Il fait un froid de canard, le vent rugit de plus belle, et je n'ai qu'une hâte: rentrer à l'abri et au chaud.
Jeudi 9
5 h 30. Est-ce que je rêve encore ou est-ce qu'il n'y a pas de vent? Je regarde derrière le rideau de la fenêtre, rien ne bouge, et la maison biscornue, sur la gauche, est rose bonbon, éclairée par le soleil levant!!
7 heures. Le vent s'est levé, en pleine forme après une bonne nuit de repos, et maintenant... il neige! On voit effectivement que dans douze jours c'est l'été. Au petit déjeuner – très bon: marbré au chocolat maison, plus deux autres gâteaux-pain tout juste sortis du four, dulce de leche, etc. -, on peut apercevoir à travers les baies vitrées le temps empirer de minute en minute. C'est une véritable tempête de neige qui à présent se déchaîne, de gros flocons serrés qui passent à cent à l'heure. Les premières montagnes, visibles il y a encore quelques heures, ont totalement disparu dans une blancheur cotonneuse. Quant à ce qu'il y a derrière elles, le Fitz Roy et ses voisins, je ne sais pas si on le verra avant de partir, après-demain matin. En tout cas, pour le moment, il est impensable de partir randonner dans ces conditions.
12 h 30. Il neige toujours mais moins abondamment et le vent est tombé, aussi nous décidons de sortir et d'aller au moins jusqu'au second mirador sur le chemin de la laguna Torre. Avenida Antonio Rojo, au bout un escalier qui escalade la colline, et là, c'est le côté cour d'El Chaltén. Des maisons posées sur la terre battue et boueuse, pour la plupart minuscules, les unes sur les autres et dans n'importe quel sens, construites de bric et de broc, la plupart en aggloméré avec des joints de goudron, de la tôle, de la brique, beaucoup de courants d'air. Tout au bout, une petite montée raide, et nous voici dans des « prairies d'herbe courte », des bois de langas (la feuille ressemble à celle du hêtre en miniature, mais pas l'écorce, qui se rapproche plus de celle d'un résineux, surtout lorsqu'ils sont âgés), puis au-dessus du rio fitz Roy. Un premier mirador, en face une chute qui dévale la montagne en ne prenant pas la voie la plus directe, puis le second mirador d'où l'on pourrait admirer, d'après la table d'orientation, une enfilade de cerros invisibles. Nous continuons, bien que la neige soit très mouillée et que ma veste soi-disant imperméable achetée à Moab ne me protège plus de grand-chose. Une mare, sur la droite, de très jolies orchidées jaunes, capachito ou topa-topa (Calceolaria uniflora), des anémones blanches (Anemona multifida). Le chemin n'est qu'un bourbier, il devient très difficile d'avancer et nous commençons à avoir froid, l'humidité s'insinuant partout. Nous faisons demi-tour et trois heures plus tard nous voici revenus à notre point de départ, à savoir la voiture qui nous attend au début du chemin, ce qui est bien agréable. Le soir nous allons dîner à El Muro, recommandée par la jeune fille de l'accueil, qui se trouve au départ du sentier du Fitz Roy. Excellent « bifteck argentin » - je prends la demi-part, sinon c'était cinq cents grammes -, mais servi seul. Je commande une purée de papas (pommes de terre) et Alain des espèces de petits pavés de pâtes fourrés au saumon, délicieux. La serveuse ressemble étonnamment, en châtain, à Brigitte Bardot. Je le lui dis, elle est confuse, « ne peut le croire », etc., mais à mon avis elle le savait parfaitement ;-).
(L'électricité, à El Chaltén, est toujours allumée: lampadaires dans les rues et lampes à l'intérieur. On ne voit aucune éolienne et on se demande d'où provient la source d'énergie.)
Vendredi 10
5 h 40. Je vais dans la salle de bains et quelque chose attire mon oeil, au-dehors. Le Fitz Roy est éclairé d'une lumière rose par le soleil levant!! C'est un vrai choc! La voici donc, cette mystérieuse aiguille de granit qui se fait tant désirer et que je désespérais d'apercevoir! Je m'habille en vitesse, prends la clef de la voiture et ouvre la porte qui ne veut pas bouger d'un millimètre, même avec la clef magnétique. Je me rabats sur le balcon du salon mais déjà la lumière n'est plus là, la « Montagne qui fume » (El Chaltén en langue indienne) est déjà grise, mais je la capture malgré tout, par-delà les toits. Comme le temps annoncé pour la journée est neige et pluie, je me recouche, persuadée qu'à mon réveil, c'est la grisaille qui nous attendra. 8 h 40. On ne s'est jamais réveillés si tard!! Et, chose extraordinaire, il fait toujours beau et il n'y a toujours pas un souffle de vent!! Le temps de nous préparer, douches, petit déjeuner, sacs à dos avec entre autres deux bananes, quelques barres et un demi-litre d'eau - inutile de nous charger, à Los Glaciares comme à Torres del Paine les eaux descendent en droite ligne des glaciers et sont potables (et délicieuses) -, et de rejoindre le départ du sentier du Fitz Roy, il est un peu plus de 10 h 15. Nous trouvons tous les deux qu'ici c'est plus beau qu'aux Torres del Paine, malgré les lacs glaciaires (moins turquoise néanmoins que dans les Rocheuses canadiennes). Si l'on compare par exemple au sentier du glacier Grey, ou à celui des Torres, celui d'aaujourd'hui est beaucoup plus varié, on a constamment une vue superbe, soit sur le rio Fitz Roy au-dessous qui se fraie un chemin dans un large lit de galets, soit sur les pics enneigés au-dessus. Même le sentier du cerro Torre caché dans les nuages laissait deviner des merveilles... Le chemin démarre raide par des marches de terre et de bois et grimpe pendant une heure et demie, jusqu'au mirador d'où l'on a une vue superbe sur toute la chaîne des pics. Fitz roy est entouré de Saint-Exupéry, Mermoz et Guillaumet entre autres. C'est le lieu de la photo souvenir, apparemment. Passé le premier émerveillement et de nombreux clics du grand angulaire, nous continuons en direction du campamento Poincenot. Nous avons remarqué que 80 % des gens croisés sur les sentiers ne disent pas bonjour, voire ne jettent pas un regard à la personne qu'ils frôlent. Cest insupportable, surtout pour moi qui dis facilement bonjour à tout le monde avec un sourire. Et dans ces coins complètement perdus c'est encore plus difficilement acceptable.
Le chemin, qu'on dirait taillé à la bêche, pas plus de quarante centimètres de largeur, est maintenant un vrai bourbier. Soit la neige commence à fondre, soit elle a fondu depuis longtemps, formant des mares d'eau et/ou de boue épaisse et grasse. Il faut sans cesse faire de l'acrobatie pour éviter de s'enfoncer jusqu'à la cheville. Les bois de langas (on dirait que c'est le seul arbre ou presque sous ces latitudes) succèdent aux prairies qui succèdent aux bois de langas. Avec toujours, en arrière-plan, le sublime massif du Fitz Roy. Les Chiliens ne soignent pas leurs campings. Et le campamento Poincenot ne fait pas exception. Seul un panneau avertit qu'il s'agit bien d'un camping car il n'y a absolument rien de prévu pour les campeurs. Le sous-bois est d'un binz incroyable! Branches cassées, troncs pourris jonchent le sol dans un enchevêtrement incroyable. Aucun emplacement particulier n'est prévu, aucune table ni bancs, aucun abri. Je me demande s'il y a même des toilettes et Alain me montre un petit machin en métal qui doit effectivement en faire office. Le détail qui tue est cet avertissement : Interdiction de se construire un abri. Lorsqu'on sait que les conditions atmosphériques y sont très difficiles, le vent par exemple s'y déchaîne avec violence, c'est à la limite du refus d'assistance à personne en danger. Le tout est en plus pourri d'humidité...
Nous hésitons à bifurquer sur les Piedras blancas, mais le temps se couvre et les espaces découverts où passe le sentier pourraient vite devenir invisibles. En redescendant, nous apercevons, perché sur une branche d'arbre mort, un magnifique aigle au bec jaune et à la poitrine cloutée d'argent. Au-dessus de lui, un couple de rapaces plus petits font des manoeuvres d'intimidation en poussant des cris stridents.
Sur le chemin du retour, je me tords trois fois la cheville gauche. Ce n'est pourtant absolument pas le moment d'être immobilisée si loin d'El Chaltén. Heureusement, avec un peu de Synthol, tout rentre dans l'ordre. A 17 h 30, nous sommes à la voiture.
Samedi 11
A 9 heures nous sommes prêts à partir pour la Ruta 40 et Bajo Caracoles, à 460 kilomètres de là, où nous comptons faire une étape. Nous passons d'abord par le distributeur... qui est vide (il ne nous reste que 350 pesos, soit 70 euros) puis par la poste car nous avons deux cartes à envoyer, mais elle n'est pas encore ouverte, bien qu'affichant 9 heures. Hier, nous avons demandé à quelqu'un où se trouvaient « los correos ». Visiblement, il ne voyait pas du tout de quoi on parlait, jusqu'à ce que je lui montre les cartes. « Ah! Los corre! » La prononciation argentine (et chilienne) nous surprendra toujours. Entre le « pocho » (pollo), la « cache » (calle), la « jave » (llave), et tous les s finaux manquants, il faut comprendre.... Le temps est encore magnifique et nous redécouvrons la route que nous avons faite à l'aller avec tout le massif derrière nous, étincelant de neige. Nous avalons les 140 kilomètres bitumés qui nous séparent de Tres Lagos où nous faisons le plein d'essence. Nous sommes par erreur d'abord passés par le village en faisant un détour de 4 kilomètres sur la droite sur une très mauvaise piste, alors que la pompe à essence est un grand bâtiment blanc en retrait à une centaine de mètres sur la gauche. A partir de là, c'est le ripio qui nous attend. La piste est mauvaise pendant cinq ou si kilomètres, puis dans l'ensemble bien roulante, avec des passages plus délicats. Il faut quand même faire attention aux éventuels trous ou aux pierres qui pointent parfois en plein milieu, et aux amas de graviers qui la transforment en planche savonnée. Le pompiste de Tres Lagos nous a annoncé six à sept heures jusqu'à Bajo Caracoles, ce qui nous mène à 18 heures. Le sol de la pampa est marron-gris et on se demande ce que peuvent bien brouter les quelques rares moutons ou chevaux étiques que nous croisons de-ci de-là. Soudain, un 4 x 4 nous double en trombe, pojetant une cascade de pierres sur la carrosserie et le pare-brise, décoré de deux nouveaux impacts! C'est un comportement particulièrement inqualifiable que nous ne retrouverons heureusement plus, bien au contraire. Les camions, en particulier, sont extrêmement prévenants, ralentissent, s'écartent ou font signe de dépasser. Les collines se font plus présentes et sont parfois marbrées comme un gâteau. La piste tourne, monte et descend, des chevaux broutent çà et là. A la jonction de la route de Gobernador Gregores nous avons l'heureuse surprise de retrouver le bitume pour une cinquantaine de kilomètres. Puis c'est à nouveau le ripio, parfois bon, parfois mauvais, presque toujours dérapant. Je suis agrippée au volant, mes yeux cherchent continuellement à l'avant de la piste les cailloux à éviter, je ralentis dans chaque virage car ce serait les tonneaux assurés (prévus au contrat et pour lesquels nous ne sommes pas assurés). Un arrêt pour manger une banane et quelques chips près d'une estancia, le long d'un cours d'eau. La piste est bordée d'une multitude de petites fleurs crème qui embaument à la fois la rose et la violette. Peu après, nous apercevons sur notre droite un troupeau de guanacos en train d'observer un cheval couché dans l'herbe, de l'autre côté de la route. Ils se regardent en chien de faïence, c'est très drôle. Plus loin, une baby-sitter nandou et sa marmaille de vingt-deux petits qui s'égaillent avec élégance à notre passage. L'arrivée sur Bajo Caracoles est meilleure que prévue. Mais il est rageant de voir que nous longeons la toute nouvelle route bitumée pendant des kilomètres alors que nous sommes dans la caillasse.
16 h 30. Arrivée à Bajo Caracoles avec une heure trente d'avance. Il faut dire que j'ai bien roulé. Ah, Bajo Caracoles... tout un poème... Au milieu de la plaine infinie dans laquelle le vent se rue avec délices, fermée à l'ouest par les lointains sommets enneigés des Andes, battue par les vents, poussiéreuse, une poignée de maisons difficilement abritées derrière quelques peupliers chétifs, des chiens qui vont et viennent d'un pas alerte, une pompe à essence, une gomeria (endroit où l'on répare les pneus), la « policia », un poste de secours, deux campings et... un tribunal administratif et « juge de paix », un ministère de l'Education culturelle... Tout cela paraît totalement incongru au premier abord - nous sommes à de nombreuses heures de piste du moindre village -, mais c'est sans compter avec les estancias parsemées sur ces millions d'hectares. La pompe à essence fait aussi hôtel. Une bâtisse plus jolie que les autres, en grosses pierres ocre-rose, de plain-pied. Les vitres des fenêtres en façade sont obscurcies d'autocollants publicitaires, un long comptoir en L, derrière lequel s'alignent, sur des étagères murales, des bouteilles, des canettes, un peu d'épicerie. Dans un coin, un home s'égosille au téléphone...
Nous prenons une chambre avec salle de bains partagée pour 140 pesos (environ 27 euros, mais nous n'avons plus que 138 pesos et de l'argent chilien. Ca fera l'affaire, seulement nous n'aurons plus un seul peso argentin lorsque nous repasserons la frontière). Nous demandons à la voir. L'hôtelier-pompiste - très aimable - nous précède dans un long couloir au sol recouvert d'une matière étrange : c'est à celui de nous trois qui fera en marchant les schlouks-schlouks les plus sonores. Il ouvre la porte n° 1 : minuscule, nous n'apercevons d'abord qu'un lit de 90 cm, puis le second. Une table de nuit entre les deux et un porte-manteau. Le bas des murs est tout cloqué, et des dégoulinures marron descendent du plafond. Il va maintenant nous montrer les salles de bains: une pour les femmes, l'autre pour les hommes. Nous repartons derrière lui, d'un pas toujours aussi discret. Les portes sont grandes ouvertes. « Aqui, damas! »... cra-cra au possible, la chasse d'eau pas tirée (et pourtant nous sommes les seuls à dormir ici ce soir), une serpillière sale en plein milieu, une odeur nauséabonde, un grand rideau de douche bien raide et collé de toute part... Pouah! « Aqui, caballeros! » Ce n'est pas mieux, la cuvette des w-c fuit par le bas et la douche est pleine d'une mousse grisâtre... Retour à la chambre. Affichée derrière la porte, une longue liste d'interdictions et d'avertissements:
si l'on quitte la chambre après 10 heures, on paie double tarif; il est interdit de cuisiner et/ou de manger dans la chambre; les animaux familiers sont interdits; il est interdit de laver du linge ou de la vaisselle dans la salle de bains; il est interdit de rentrer dans la chambre avec des vêtements et des chaussures sales (probablement pour les ouvriers du chantier de la Ruta 40); les éléments de la chambre volés ou dégradés seront facturés; la clef doit être laissée en sortant à la réception; consulter la réception pour de plus amples informations.
Nous voilà frais! 5 heures de l'après-midi, coincés ici, avec une seule envie, fuir au plus vite. Nous nous regardons et piquons un fou rire! Puis l'idée me vient de vérifier l'état des draps. Visiblement, un des lits a déjà servi puisque le drap du dessous est tout froissé et taché. Les oreillers, eux, sont très spéciaux : longs et un peu dur, genre traversin aplati entre deux portes ou récupération de canapés, d'une couleur indéfinissable, avec une taie trop courte de chaque côté. Si j'ajoute à cela qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on se gèle, c'est complet. Au plafond, une unique ampoule diffuse une lumière de veilleuse... De mieux en mieux. Mais à quoi sert donc ce grand néon au-dessus de la fenêtre, sans interrupteur, branché à une prise près du plafond? Nous aurons l'explication plus tard: c'est une lampe de secours qui s'allumera automatiquement en cas de panne de courant. Nous décidons de faire un tour dehors, et trouvons en ouvrant la porte un chauffage électrique au fil bizarrement rafistolé avec du chatterton que l'hôtelier a apporté et que nous nous empressons d'allumer. Vent et poussière, poussière et vent, et toujours les chiens, de grands chiens aux longs poils, qui passent et repassent d'un air affairé. Nous avons réussi à avoir une lampe de chevet, le moral remonte un peu...
Dimanche 12
Nous avons bien dormi, malgré le bruit du vent. Dans le couloir, Alain rencontre la fille de la maison qui lui demande à quelle heure on veut déjeuner. Bonne nouvelle, car nous nous attendions à boire un peu d'eau froide et à avaler une tranche de Budin con frutas. Mais tout n'est pas si simple... Alors que je suis dans la salle de bains depuis deux minutes, on frappe à la porte. J'ouvre et me trouve nez à nez avec une jeune femme, hagarde, en survêtement noir, l'air de sortir de son lit. Je lui souris et lui dis que je lui laisse la place. Mais elle est déjà repartie, titubante, et a disparu dans une chambre. Peu après on entend des cris, d'homme d'abord, puis une femme – certainement la femme de l'hôtelier - passe en courant dans le couloir en criant : « Maria Elena!! Maria Elena!! » Branle-bas de combat, tout le monde s'engouffre dans la même pièce, y compris les clients du bar. Nous attendons dans notre chambre, dubitatifs, que se passe-t-il au juste?, est-ce quelqu'un de la famille, une cliente de l'hôtel? (mais nous étions les seuls hier soir). Dix minutes plus tard, nous faisons une tentative de sortie pour le déjeuner et nous rendons dans le bar... qui est fermé! Nous passons par l'extérieur, là aussi la porte est fermée. Bon... Le temps passe, puis la fille de la maison nous invite à passer dans une pièce attenante et nous apporte une panière de rondelles de pain décongelé et grillé, une portion de beurre et une autre de confiture. On n'entend plus rien, mais peu après l'ambulance du centre de secours arrive et la jeune femme repart entre deux infirmiers. Au moment de payer, l'hôtelier, toujours très aimable mais qui ne perd pas le nord pour autant, est surpris de nous voir sortir nos derniers 138 pesos argentins complétés de 225 pesos chiliens, si nous le désirons, nous pouvons tout payer en pesos chiliens, pas de problème! D'accord mais combien cela ferait-il? Et là il nous montre sa calculette: 20 000 tout ronds. Ah, eh bien non, plus d'accord, car le prix de la chambre passerait de 27 euros à plus de 33.
Nous quittons sous le ciel bleu Bajo Caracoles et sa colline pelée à la grande inscription blanche : « Dios te amo », et retrouvons la Ruta 40 en direction de Perito Moreno (le village du même nom que le glacier). La piste démarre assez bien mais devient vite mauvaise, puis très mauvaise. On a nettement l'impression de rouler dans un champ de pierres, et on ne peut dépasser 25 km/h. En compensation, elle est très belle, avec les Andes à l'horizon et la plaine que nous surplombons de virage en virage. Une quarantaine de kilomètres, plus loin, ô surprise, nous retrouvons enfin le bitume. Le paysage, entre Bajo Caracoles et Chile Chico, via Perito Moreno et Los Antiguos, est constamment superbe, et le devient encore plus lorsqu'on longe les rives de l'immense lago Buenos Aires (côté argentin) qui s'appelle General Carrera côté chilien, deuxième plus grand lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca, nous avait dit le Chilien rencontré sur le ferry Porvenir - Punta Arenas. C'est une véritable mer intérieure bleu intense lacérée d'écume blanche, aux creux de plusieurs mètres. Autant Perito Moreno (dont les deux cajeteros - distributeurs - étaient à sec) que Los Antiguos sont de jolis villages, très verdoyants en cette fin de printemps, aux maisons basses et colorées. Douane argentine, puis douane chilienne avec fouille en règle des bagages pour voir si nous ne passons pas fruits et légumes frais, charcuteries et laitages; les douaniers confisqueront un petit rameau et une herbe séchés...
A Chile Chico, nous prenons une chambre à la Hospederia de la Patagonia, conseillée par le Lonely Planet, juste en face de l'hospederia No me olvides, avec laquelle nous avions hésité. Les deux se trouvent dans la très longue allée de peupliers d'Italie, avant l'entrée du village quand on vient de l'Argentine. (Les Patagons adorent les peupliers, qui se plient avec grâce dans le vent violent, ils sautent apparemment sur la moindre occasion pour en planter.) L'hospederia est une belle maison basse des années cinquante au toit de tôle jaune d'or, croulant sous la végétation, appartenant, toujours selon le Lonely Planet, à des descendants de colons belges. A l'entrée, sous les arbres, un très grand bateau, dans lequel jouent des enfants. Nous ne voyons personne excepté une jeune Indienne assise sur une chaise devant la porte, qui ne nous prête absolument pas attention. Nous lui demandons s'il y a des chambres à louer, visiblement elle n'a pas l'air très claire mais nous répond quand même que « la signora est sur l'arrière ». Effectivement, elle est là (puisqu'elle se lève aussitôt en nous voyant), mais en compagnie d'une tablée de bien trente personnes, plus une vingtaine d'enfants qui jouent par petits groupes sur la pelouse et sous les arbres. On est tombé en pleine fête d'anniversaire. Par contre, de descendants de colons belges, point... Elle est avenante et nous conduit à notre chambre que nous choisissons « avec salle de bains partagée », donc moins chère (25 000 pesos, soit plus de 40 euros), mais très vite nous nous apercevons qu'elle est pressée et souhaite nous laisser au plus vite . La chambre est en partie en bois, comme toute la maison, il y a une atmosphère particulière, tout est fait à la main, chaque étagère est garnie de crânes d'animaux (pumas, cerfs, renards), ou de peaux, de nids d'oiseaux, d'outils anciens de métal, de frondes pour chasser le guanaco. Des selles de cheval sont rangées dans l'entrée. La « signora » allume vite fait un feu dans le poêle à quelques mètres de notre chambre. Mais je déchante assez vite en voyant la salle de bains, plus que limite. La douche a bien soixante ans, comme la maison, et la pomme de douche a autant de trous dessus que dessous. Le lavabo a un unique robinet d'eau froide et il n'y a pas de savon. Si le prix était deux fois moins élevé, pas de problème. Mais là, il y a de l'abus. Petit déjeuner prévu à 8 h 30 demain matin, dans la belle salle à manger, remplie, elle aussi de souvenirs.
Lundi 13
Temps superbe aujourd'hui encore. Le « desayuno », comme je m'y attendais, est limite lui aussi. Nous l'avalons vite fait, je feuillette avant de partir les livres de photos de la très grande famille nombreuse des colons belges (mais où sont donc les descendants? La maison aurait-elle été rachetée par des Chiliens?), puis nous plions bagage, direction le départ du ferry afin de réserver notre passage au départ de Puerto Ingeniero Ibanez, sur l'autre rive. Or nous apprenons que le ferry circule bien tous les jours, sauf par grand vent. Hier, par exemple, il est resté à quai. Voilà qui remet en cause tout notre programme, car nous prévoyons de redescendre sur Ushuaia en trois jours pour y être le 23. Or si le ferry reste à quai un jour, voire deux, nous raterons Noël avec Françoise et Gérard ainsi que deux jours réservés à l'avance aux cabanas del Beagle. De plus, le bureau des réservations est fermé. Nous repartons donc pour Cochrane à 188 kilomètres de là, par une piste secondaire. Le départ est royal puisque la piste, bien qu'étroite, est tellement damée qu'on la dirait bitumée sur une quarantaine de kilomètres. La suite est moins réjouissante, mais le paysage est constamment époustouflant de beauté et fait passer les difficultés au sol. La conduite reste néanmoins éprouvante, d'autant que virages serrés, montées et descentes « peligrosas » se succèdent, la plupart au-dessus de ravins sans protection aucune, ainsi que nids-de-poule (comme dit Alain il vaut mieux ne pas porter de dentiers...) et trous de toute sorte. C'est une version chilienne de la Moky Dugway, en Utah, en bien plus longue et dangereuse. Mais si l'on conduit prudemment, ce que je fais, on ne risque pas grand-chose. Il nous faudra quand même six heures pour faire les 188 kilomètres, arrêts photos - nombreux - compris.
Le lac General Carrera, d'un bleu outremer profond aussi beau que le plus turquoise des lacs glaciaires, est surplombé par les Andes enneigées et bordé d'une multitude d'églantiers en fleurs qui dégagent un parfum délicieux. Chaque kilomètre parcouru est une pure merveille et je suis tentée constamment de prendre des photos, malheureusement toujours cantonnée au 10-22 mm... Chevaux, moutons ou guanacos broutent le long de la piste. On aperçoit dans une étendue herbeuse une dizaine de gros oiseaux sombres à la tête jaune et au très long bec recourbé, des « bandurias ». Fechudal, puis Puerto Guadal où nous faisons le plein à prix d'or, 885 pesos (mais avec un pompiste extrêmement sympathique), soit le même prix qu'en France, enfin Cochrane, bourgade toute de verdure et de fleurs, notamment des rosiers. Là comme ailleurs les peupliers sont présents en nombre, mais la grande plaza, elle, est plantée de pins. Le long des rues aux maisons basses protégées souvent par des barrières de bois on retrouve les mêmes arbres taillés bas et peints en blanc jusqu'à un mètre du sol.
Toujours le Lonely Planet sous le bras, nous passons d'abord devant l'hosteria Rubio, puis devant l'hosteria Cerro al Cerro que nous choisissons, tout en bois et en plein soleil. 20 000 pesos pour une chambre avec salle de bains privée et même, pour la première fois, la télévision (que nous ne regardons jamais). Le plancher craque à chaque pas à réveiller un mort mais elle est bien agréable, au premier étage, avec une vue sur la montagne enneigée et les gouttières les plus originales qu'on ait jamais vues: un chapelet vertical de bouteilles d'eau en plastique. En bas, de même qu'à Chile Chico, un bégonia gigantea comme celui que nous avons à Paris (en bien meilleure santé que ses frères chiliens...). Ici non plus, ni savon ni serviette, on commence à se dire que pour le savon ça doit être normal, mais on demande des serviettes. Il n'y a pas d'eau chaude mais il y en aura demain matin). Le chauffage n'est pas allumé - c'est l'été - même si les soirées sont fraîches, mais nous avons quatre épaisses couvertures sur le lit plus une couette! Nous regardons le soir tomber sur la montagne qui domine Cochrane, et monter un croissant de lune dans le ciel.
Mardi 14
On est soignés aux petits oignons dans cette hosteria. Après un délicieux petit déjeuner, entre autres gâteau et confitures maison – même le lait est « maison » puisqu'il provient de vaches élevées à deux kilomètres de là - et une adresse dans la poche chez une amie de la « signora » à Caleta Tortel, nous voici repartis sur la Carreterra australe. La piste est complètement différente de celle que nous avons faite hier, d'autant que le ciel ce matin est très encombré. Le lac est gris sombre, et plus nous avançons, plus les pentes se couvrent de forêts. Nous ne comptons plus les panneaux « peligroso », à 300 mètres, à 200 mètres, à 100 mètres, etc. En fait ce sont soit des montées ou descentes vertigineuses au-dessus des ravins, or la piste est très étroite et sans parapet, soit des virages serrés, soit des travaux avec engins qui prennent la largeur du passage. Nous longeons le rio Baker, qui ne dévoile sa couleur désormais vert céladon que sous les rayons du soleil. Mais alors, quel enchantement!! Nous passons de nombreux rios, plus ou moins importants, plus ou moins furieux, entendons ici ou là chanter un coq, signe d'une présence humaine invisible, les cèdres remplacent peu à peu les langas, les églantiers ont cédé la place aux notros d'El Chaltén et la végétation commence étonnamment (du moins pour nous) à avoir des airs de végétation tropicale, y compris sur les rives du rio Baker, qui s'élargit jusqu'à ressembler au rio Usumacinto, fleuve frontière entre le Guatemala et le Mexique: même courant, même largeur, mêmes rives... Il y a des descentes et des virages qui ne doivent pas être mieux que la Shafer Trail en Utah, d'autant que les gravillons amassés ici ou là sont extrêmement dérapants. Nous croisons un peu plus de 4 x 4 qu'hier, et rares sont ceux qui freinent à notre passage. A nous de faire attention au pare-brise qui, ne l'oublions pas, a déjà trois impacts! Deux heures et demie plus tard et encore une fois de nombreux arrêts photos, nous prenons la déviation pour le village de Tortel, vingt kilomètres plus loin, ouverte seulement en 2005, dernière limite nord-sud du Chili par la route! Auparavant, tout se passait par la mer. La végétation est devenue carrément luxuriante, bambous à profusion, cascades de fuchsias à petites fleurs comme en Bretagne, immenses feuilles ressemblant mais en plus joli aux feuilles de rhubarbe et qui poussent là où il y a de l'eau. La piste est plutôt meilleure que la Carreterra australe, avec par moments de longues lignes droites qui traversent des champs de lances dressées vers le ciel.
Caleta Tortel, 512 habitants, au bout du bout, dernier poste avancé sur la mer, et le royaume du cèdre. Les voitures ne rentrent pas dans le village puisqu'il n'y a pas de route, seulement des passerelles de bois comme à Harrington Harbour, sur la Basse Côte Nord du Québec, mais ici il faut une bonne heure pour se rendre du secteur nord au secteur sud, en prenant le chemin le plus direct. Nous garons donc la voiture au milieu des nombreux 4 x 4 de toute sorte, prenons le nécessaire pour vingt-quatre heures, et passons par le petit bureau de l'office de tourisme pour savoir où se trouve la Residencia Estilo. Elle est à vingt-cinq minutes à pied. Tortel est un vrai labyrinthe, les passerelles sont doubles, voire triples, avec de multiples embranchements, et s'accrochent aux pentes abruptes qui plongent dans la mer. Au-dessous poussent de délicates petites orchidées blanches, sur de longues tiges frêles. Les oiseaux se chamaillent dans les arbres, les enfants courent d'un bout à l'autre du village et les petits bateaux rentrent de la pêche. Les maisons, souvent minuscules, sont toutes sur pilotis, nombreuses sont celles qui ont des façades et des toits en bardeaux, et sont entièrement couvertes de grosses écailles de cèdre. Un bateau-taxi fait le va-et-vient, les chiens ici encore vont et viennent, toujours sympa et câlins, et en se baladant on aperçoit même... un petit veau devant une maison! Ca alors! Mais qu'est-ce qu'il fait donc ici, où il n'y a pas d'herbe pour le nourrir??? Alain se demande s'il n'est là pour être boulotté... (En fait, nous aurons l'explication plus tard: les propriétaires de la maison l'ont ramené du « campo » parce que sa mère est morte, et le nourrissent au lait avant de la ramener au « campo ».) Tout au bout des passerelles on arrive sur une plage, déserte et froide, plutôt du genre marécageuse, qui n'engage pas à mettre le pied dans l'eau. D'ailleurs un écriteau précise bien qu'il n'est pas conseillé de se baigner. Tiens donc, on aurait cru le contraire! Le temps se couvre de plus en plus et se découvre de moins en moins souvent... Trois heures plus tard nous rentrons nous chauffer mais la maison est maintenant vide et le poêle éteint. Nous nous installons à une petite table de la salle à manger, avec vue sur la mer, en contrebas, du même beau vert céladon que le rio Baker. Des oiseaux volent d'arbre en arbre, des espèces de gros merles bruns à bec jaune, aux grands yeux ronds étonnés. Tortel n'a pas le téléphone mais la radio. Régulièrement on entend des messages passés depuis l'autre bout du village. L'électricité, elle, est capricieuse; il n'y en avait pas depuis ce matin paraît-il, mais elle est revenue vers les 18 heures. La « signora » est rentrée de la bibliothèque où elle avait été consulter Internet et a mis un premier chauffage au gaz en route, puis s'est occupée de rallumer le poêle à bois. Elle s'occupe maintenant de faire le repas (6 000 pesos par personne): salade de coquillages et saumon puisque Alain ne mange pas de viande. Il y a deux Chiliens arrivés en fin d'après-midi qui dîneront aussi ici.
20 heures. Le repas est prêt. La salade de coquillages (grosses moules et churros) me degoûte pas mal; pas les moules, mais les churros, qui sont de gros machins tarabiscotés hyper caoutchouteux, avec une grosse poche marron... Je rajoute de l'huile, du citron, du sel, je mâche et remâche ça comme du chewing_gum. Un passe, puis deux, puis trois et Alain me sauve du désastre en finissant mon assiette! Les Chiliens, eux, plus prudents, n'en ont pas pris. Le saumon est bien meilleur, accompagné d'un peu de purée et d'une salade.
Mercredi 15
Apparemment, les Chiliens ont changé de chambre en cours de nuit. Il faut dire que les matelas ne sont pas de la première jeunesse. Mais Javier Pinella est tellement gentille que pour nous, ça passe. Dans la salle de bains une fermeture originale pour la fenêtre: un petit tube de métal récupéré sur un ancien verrou et un gros clou rouillé et tordu. Si on enlève le clou du tube, la fenêtre se relève toute seule. Ensuite on se débrouille comme on peut pour réenfiler le clou... Petit déjeuner avec vue sur le fjord ensoleillé et les passerelles au-dessous. Nous n'avons pas eu de chance les quinze premiers jours, mais depuis El Calafate c'est vraiment l'inverse, car nous traversons des régions où il pleut normalement tout le temps. Je me posais la question de savoir où les jeunes allaient au lycée et comment ils faisaient avant l'ouverture de la piste (pardon, de la Carreterra! Javier Pinella ne comprenait pas de quoi on parlait en disant « la piste »). En fait, contrairement à ce qu'écrit le Lonely Planet, elle a été ouverte en 2002. Il y a à deux kilomètres du village un centre d'école primaire, mais les jeunes lycéens vont à Cochrane (à 122 km) ou plus au nord. Auparavant, un bateau faisait la navette entre Vagabundo, à de nombreux kilomètres au nord, et Tortel. Tout devait être terriblement compliqué.
En une demi-heure nous sommes au parking (il faut une bonne heure pour parcourir le village d'un bout à l'autre) où nous rangeons à nouveau les sacs et quittons Tortel vers les 10 heures.
Cochrane. Il fait beau et carrément chaud. Nous changeons des euros, faisons quelques courses et prenons de l'essence, puis repartons pour Puerto Tranquillo. Les rios succèdent aux arroyos, le rio en contrebas est d'un bleu extraordinaire, une couleur que nous n'avons jamais vue, même au Canada. A la jonction sud du lac General Carrera, nous prenons cette fois à gauche en direction de Coiyaque. Les paysages sont tout aussi époustouflants que sur l'autre rive, une pure merveille! Nous croisons, comme chaque jour, un ou deux gauchos, béret rouge sur la tête et deux ou trois petits chiens aux trousses du cheval, voire une gauchotte. Le lac bleu indigo est bordé de montagnes enneigées, parsemé d'îlots plus ou moins grands, les massifs de lupins jaunes ont remplacés les églantiers et recouvrent la moindre parcelle de terre, dégageant un parfum entêtant. Nous ne regrettons pas les nids-de-poule, les trous et la caillasse qui pourtant nous secouent comme des noix. Au loin, du côté de Puerto Tranquillo, le temps se gâte, il pleut. Nous avons beaucoup hésité à faire une halte dans ce village, à cause de ce qu'en disait le Lonely Planet, mais la distance supplémentaire pour atteindre Villa Cerro Castillo était beaucoup trop importante. Des heures de piste supplémentaire, aussi mauvaise, était pour moi insurmontable. En fait, Puerto Tranquillo s'étend le long de la berge, envahie lui aussi par les grands lupins jaunes odorants. Le cadre est magnifique!! Et l'hôtel, qui était si mal décrit dans le Lonely Planet, se révèle pas du tout vieillot et idéalement situé. Notre chambre est grande et belle, en rotonde, avec une avancée, et donne de tous les côtés sur le lac agité et les montagnes. Mais malgré le prix (30 000 pesos, soit 50 euros la nuit), ici comme ailleurs, il faut réclamer les « toallas » (serviettes) et, vu le prix, nous réclamons aussi le « jabon » (savon). Quelle n'est pas notre surprise, tout à coup, de voir par les baies vitrées le pompiste de Puerto Guadal servir l'essence aux pompes au-dessous! Et ça ne désemplit pas, on ne dirait pas qu'on est si isolés. En attendant, il fait celui qui ne nous reconnaît pas...
Jeudi 16
Nous qui croyions bien dormir, dans le lit moelleux à souhait et bercés par le bruit de la pluie sur la tôle, c'était sans compter avec les multiples gouttières qui tombaient de pan de toit en pan de toit. On aurait dit vingt personnes tapant avec de petits marteaux sur le métal. J'ai été réveillée au moins dix fois. Dommage, parce qu'on était vraiment bien en s'endormant, sous la couette si douce et avec la vue sur le lac... Bon petit déjeuner très attentionné, avec entre autres du pain de Pâques que l'on voit partout depuis qu'on est au Chili mais que nous n'avons jamais goûté. C'est un gros pain-gâteau sucré avec de nombreux fruits secs et confits. Avant de partir, nous refaisons le plein, je dis au pompiste qu'on l'a vu à Puerto Guadal et il me répond laconiquement: « Oui, et aujourd'hui c'est ici. » Bon...
Il pleut, donc. Au revoir ciel bleu et soleil, montagnes étincelantes et eaux bleu pétrole. Un voile blanc recouvre l'horizon proche, on ne sait où sont les sommets ni même s'il y en a. La Carreterra australe est mauvaise et glissante à souhait, une vraie planche savonnée, et ça ne fait qu'empirer au fil des kilomètres. Il est impossible d'éviter les innombrables trous, de plus en plus gros, de plus en plus profonds, la pluie qui redouble transforme certains passages en vrai bourbier. Quelquefois, on se croirait sur les pistes de bentonite de l'Ouest américain lorsqu'elles sont détrempées. Je conduis lentement, et ne dépasse pas les 40 km/h. Mais cela ne nous empêche pas d'admirer les lupins qui de jaunes sont passés au bleu profond. De grands lupins magnifiques, qu'encore une fois on croirait semés, mêlés par endroits de rose et de blanc, qui tapissent les bas-côtés ou envahissent des prairies entières et les berges des rios. Les bambous sont de retour, un arbuste aux fleurs orange vif a fait son apparition, on retrouve les arbres immenses de la piste de Tortel, des descendants de la forêt primaire et d'autres aux moignons noircis qui pointent au milieu de l'herbe vert tendre. Un petit air de végétation tropicale alors qu'à quelques jours de l'été il ne fait que 10°, et que la neige est là, tout près.
Nous faisons le détour par Puerto Ingeniero Ibanez afin de réserver notre passage sur le bateau pour le 18. Le village de 3 000 habitants a été rayé de la carte en 1991 suite à l'éruption du volcan Hudson, mais s'est reconstruit depuis. Les réservations se font à la Residencial Marcial, qui rouvre à 15 heures. Et là, tuile des tuiles, nous apprenons qu'il n'y a aucune place disponible pour la voiture avant le 23 décembre, jour de notre arrivée à Ushuaia à 1800 kilomètres d'ici! Nous voilà coincés au Chili! Nous demandons à l'homme qui fait les réservations si la piste d'une centaine de kilomètres qui passe par la montagne, marquée d'un seul trait vert (donc moins bonne que la Carreterra australe, verte doublée de blanc) avec à son sommet un passage en jaune, donc franchement pas bon, est passable avec une Corsa. Il nous répond d'aller demander l'avis des carabinieros. Eux font la grimace et nous déconseillent fortement de passer le col avec une petite voiture, un 4 x 4 d'après eux étant indispensable. Ils ont une solution: faire tout le tour du lac General Carrera, ce que nous venons justement de faire depuis plusieurs jours... Le moral est en berne. Mais lorsqu'ils apprennent par où nous sommes passés et que nous avons derrière nous 1500 kilomètres de ripio dont une grande partie mauvaise, voire très mauvaise, ils changent d'avis et pensent que c'est jouable. Quant à l'idée d'Alain, passer par les pistes du nord à partir de la ville de Coyhaique, ce serait des centaines de kilomètres supplémentaires... Nous décidons de tenter la montagne samedi et en attendant filons sur Coyhaique, à 116 kilomètres au nord. Le paysage a changé du tout au tout. Il est maintenant volcanique, avec de longs cônes basaltiques qui accrochent les nuages, luisants et noirs sous la pluie ininterrompue. Tout est très vert et a un petit air de pays Basque, il y a même des moutons dodus, tout ronds avec leur épaisse toison laineuse sur le dos. Plus on se rapproche de Coyhaique (45 000 habitants), plus la circulation augmente, et pour nous qui n'avons croisé depuis plus de trois semaines que quelques rares voitures, c'est l'overdose. Nous faisons confiance au Lonely Planet et prenons une chambre à la residencial Monica. L'accueil est aimable, la maison pleine de coins et de recoins pas vraiment enthousiasmants, et la chambre sent le renfermé à tomber. Nous nous empressons d'ouvrir les fenêtres même si le fond de l'air est plus que frais. Toujours pas de serviette dans la salle de bains, ni de savon bien sûr. Je me demande pourquoi est toujours accroché dans la douche des residenciales le même antique porte-savons pour famille nombreuse, d'au moins trente centimètres de haut et rouillé de la tête aux pieds. La chambre est triste à souhait, bleu foncé et marron, avec tout un tas de vieilleries, une ampoule de 10 watts au plafond et une lampe de chevet de 5. Alain prend un morceau de Sopalin, grimpe sur le lit et enlève les fils d'araignée qui pendent ici et là. D'ailleurs, ça sent son araignée à plein nez, ici... En attendant je vais chercher des serviettes que s'empressent de me fournir le propriétaire, très aimable lui aussi. Je remonte avec deux grandes serviettes blanches trouées et déchirées, mais elles feront l'affaire. Un tour au supermercado Unimarc, où je retrouve enfin mes pralines aux amandes (appelées « Garrapinadas almendras » dans le sud du Chili et « Almendras confitas » ici, ce qui explique que personne ne connaisse depuis un moment le mot « Garrapinadas »). Nos repas du soir ne sont pas variés (quant à ceux du midi ils sont inexistants): avocats, tomates, maïs, coeur de palmiers, thon, olives noires, citron, mayonnaise Lesieur rapportée de Paris. Je commence à sérieusement saturer...
Vendredi 17
Nuit blanche ou quasi. A 4 heures je ne dormais toujours pas, tournant et retournant dans ce mauvais lit. Le matelas devait avoir l'âge des propriétaires qui, eux, étaient à la retraite. En plus le sommier était trop court, j'avais les doigts de pied recroquevillés dans le fond. Les couvertures m'arrivaient sous les bras, mais dès que je tirais dessus pour les remonter, mes orteils se pliaient en huit. On avait vingt kilos sur le dos – trois grosses couvertures plus une couette – et moi qui n'aime pas ça... Mais le froid dans la chambre était vif. Bref, si on ajoute l'odeur entêtante de moisi et de renfermé, le cocktail était prêt pour une nuit totalement blanche. Un chien s'est égosillé toute la nuit et a fini par réveillé le coq juste au-dessous de nos fenêtres, à 4 heures tapantes, qui lui-même a réveillé ses potes du voisinage! C'était complet!!
A 8 heures, j'ouvre un œil... Je prends une douche dans la salle de bains glaciale, puis nous descendons pour le petit déjeuner qu'au moins nous espérons bon. Eh bien c'est complètement raté! La salle à manger est encore plus triste que le reste, si c 'est possible, sans fenêtre, avec toujours la collection de vieilleries. Un homme seul est en train de boire son café. C'est sinistre... Trois petits pains infects, un peu de beurre, jambon et fromage mais pas de confiture ni de lait. Moi j'ai toujours du mal à démarrer la journée avec des sandwichs... et la confiture (que je ne mange qu'en voyage) me manque. Nous expédions notre thé en moins de deux et nous précipitons à la voiture.
La situation risquant de se reproduire à Puerto Ingeniero Ibáñez où il n'y a rien, nous décidons de rester à Coihaique et d'aller à l'hôtel Espagnol, hors de pris (plus de 60 euros), mais où il y a chauffage, bon lit, WiFi et le reste. Si les residenciales étaient à 10 euros, pas de problème, mais à 33, ça ne passe pas.
Nous retenons la chambre, montons nos bagages et repartons pour Puerto Aysén. La route est, là encore, superbe. Les grands lupins bleus ont tout envahi: les prairies, les berges du río, les pans de montagne. L'espèce, comme la jaune, est invasive, mais quel bonheur pour les yeux, et les rayons d'un soleil capricieux en avivent encore les couleurs!! Nous traversons un véritable jardin. L'herbe vert tendre est rase. De chaque côté de la route, d'immenses parois verticales noires recouvertes en partie de feuillus, d'énormes cônes cylindriques qui sont autant d'anciennes cheminées de volcans. On se croirait à Zion.
Retour à Coihaique et à la plaza des Armas (les zocalos mexicains). Depuis Porvenir, on sent au Chili l'omniprésence de l'armée y compris dans le moindre petit village. Les rues sont toutes dédiées au sergent Untel ou au colonel Machin, il y a toujours la statue d'un général qui trône en bonne place, les casernes occupent le terrain, les militaires vont et viennent d'un air affairé. L'hôtel Espagnol change du tout au tout par rapport à hier soir, même si la fenêtre donne sur le couloir, que le tissu de la chaise de style est complètement déchiré et qu'il y a une grosse tache d'humidité noirâtre à l'aplomb de la tête de lit. Mais le reste est parfait, notamment le lit qui est excellent. Il y a des salons partout avec de profonds et beaux canapés et tout ce qui va avec. Je prends une douche, lave un peu de linge dans le lavabo dont le bruit de la tuyauterie alerte tout le monde de la cave au grenier et poursuis le carnet. Demain matin il faudra partir de bonne heure pour avaler les 116 km qui nous séparent de Puerto Ingeniero Ibáñez et emprunter la piste de montagne de 100 km pour passer la frontière.
Samedi 18
Enfin une bonne nuit, veillés par le petit Père Noël... En ouvrant l'œil, je vois par un fenestrou près du plafond que le ciel est gris et qu'il pleuviote. Déjeuner avec œufs brouillés, miel, yaourts, jus de fruits, etc., dans un décor cent pour cent décoration de Noël. Nous réglons la chambre (dont le prix est assez original en plus d'être élevé: 42 650 pesos...) et chargeons les bagages dans la Corsa recouverte de terre marron-rouge, qui est restée en exposition devant l’hôtel… Nous n’avions pas vu qu’il y avait un parking sur l’arrière, encombré de 4 x 4 rutilants.
Route de Puerto Ingeniero Ibáñez. Les couleurs sont devenues ternes sous le ciel chargé et les sommets se cachent dans les nuages, mais nous pouvons encore admirer les longues aiguilles de lave qui dominent Coihaique. La route suit longtemps un río et se glisse entre des flancs escarpés sur lesquels s'accrochent des forêts de langas. Un gaucho chevauche tranquillement, emmitouflé dans son poncho de laine, accompagné de ses chiens. Plus on descend vers le sud plus la végétation se fait rare, et les reliefs se couvrent d'éboulis qui descendent jusqu'au milieu de la chaussée. Heureusement qu'il y a peu de circulation car il faut naviguer d'un côté à l'autre pour les éviter. La pluie maintenant se transforme en neige, il fait 4,5 °. Régulièrement aussi le bitume est remplacé par des pavés autobloquants, dans les endroits où les déformations sont trop importantes et continuelles.
Puerto Ingeniero Ibáñez, casa des carabineros. Les formalités sont vite expédiées. Le douanier/carabinero rit quand je lui demande si la piste est bonne... Effectivement, pendant une bonne vingtaine de kilomètres, soit jusqu'à la frontière, ce ne sont que caillasse, trous, rochers affleurants, pentes raides avec virages serrés, piste étroite et dérapante. Mais il y a aussi des portions de pavés autobloquants, bien agréables pour reposer les mandibules! Et puis on aperçoit le lac en contrebas, turquoise lorsqu’un fugitif rayon de soleil se pose à la surface, et les Andes enneigées en arrière-plan. La piste continue de dominer le lac… Les montagnes chiliennes faisant barrage à la pluie, on se retrouve peu à peu en plein désert. Les collines arides moutonnent à l'infini, de temps en temps, le long d'un arroyo, des peupliers d'Italie signalent la présence d'une estancia. A la fin d'une longue descente sablonneuse, nous arrivons enfin à la douane argentine qui a des allures de désert des Tartares. Perdue au milieu de nulle part, les douaniers attendent la prise qui les sortira de l'ennui. Nous avons droit à une fouille en règle de la voiture, tout y passe: la batterie du Canon et le second objectif sont secoués consciencieusement, la carte-mémoire est sortie de son étui et regardée sous toutes les coutures, les jumelles et le petit disque dur nomade également. La lessive est reniflée avec application, et tout à l'avenant. Le Canon semble intéresser grandement un des deux douaniers qui n'arrête pas de répéter « Canon, Canon », et finit par retourner à l'intérieur - où se trouve Alain - pour signaler à ses collègues la présence d' « un appareil photo Canon ». Mais ils s'en fichent royalement et lui disent de laisser tomber. Tout est OK, la prise du siècle ne sera pas encore pour cette fois. Un douanier lève la barrière: à une de ses extrémités, une grosse pierre, à l'autre une corde. Le douanier décroche la corde, la pierre touche le sol, la barrière est verticale. Lorsqu'on est passés, il tire sur la corde, la barrière revient à l'horizontale, il raccroche la corde et le tour est joué. En attendant ils ne cherchaient pas de fruits et de légumes, car j'avais oublié de finir le lait, ils l'ont vu, j'ai fait l'innocente et leur ai demandé si c'était « prohibido », et ils m'ont répondu que je n'avais qu'à le terminer en route. Ça alors! A un précedent passage de frontière un douanier avait hésité à confisquer le lait en boîte! Heureusement que sa collègue était un peu moins stupide! Côté argentin la piste a des allures de Ruta 40. Toujours le désert, toujours les rares estancias. Depuis très longtemps, la voiture a perdu sa couleur blanche, elle est marron foncé jusqu'en haut des vitres. Comme on ne voit jamais de station de lavage, on a acheté deux éponges en prévision du cours d'eau providentiellement accessible. Eh bien il est là, juste au-dessous du remblai, sur la gauche de la piste. Nous sortons les deux Tupperware, achetés en arrivant (toujours très utiles en voyage), qui vont nous servir de bassine et lavons la voiture. On se dit que le premier qui passera nous prendra pour des fous, et tiens, quand on parle du loup..., voilà un camion qui arrive! Deux petits coups de klaxon pour nous dire bonjour et il s'éloigne dans un panache de poussière. Vingt minutes plus tard, on ne reconnaît plus la Corsa!!
Perito Moreno. A l'aller, un dimanche matin sous le soleil, le gros village était animé et pimpant. Aujourd'hui, samedi en fin d'après-midi sous le ciel gris, il est mortissime. Nous allons à l'office du tourisme chercher une liste de l'alojamiento (des logements) et partons pour l'Americano puisqu'il y a apparemment une chambre de libre. Curieusement, lorsque nous arrivons, un jeune a l'air un peu débile, sans même nous rendre notre bonjour nous dit d'un air désagréable que tout est complet... Bon... retour à l'office de tourisme; nous voilà ensuite repartis pour le Belgrano, cette fois; la chambre y coûte 240 pesos, soit 50 euros, pour un hôtel très très moyen. Le village compte un nombre certain d'hôtels restaurants dus à la proximité de la « Cueva de las Manos », la grotte des mains. Il nous aurait fallu un jour supplémentaire ici - seize kilomètres d'une mauvaise piste plus deux heures de marche aller - et nous n'avons plus le temps. C'est un peu dommage car les peintures datent pour le premier groupe dit « Stylistique A » de treize mille ans – elles se distinguent par la chasse aux guanacos – alors que le second groupe date de neuf mille cinq cents ans et comporte un très grand nombre de mains, au milieu desquelles se sont égarées des empreintes de pattes de nandus. Nous prenons un chocolat et un thé dans la salle de restaurant. Tout est calme et tranquille lorsque du fond de la salle arrive une espèce d'énorme type qui allume la télévision, le son au maximum, puis s'affale sur une chaise. Il fallait s'y attendre, il regarde une émission de variétés de la pire espèce. C'est le mari de l'hôtelière, pas étonnant qu'elle ait l'air si triste avec un gus pareil...
Nous pensions manger une pizza dans un petit restaurant mais il est fermé ce soir. Je me contenterai d'une boîte de thon et de maïs et Alain de chips et de mandarines...
Dimanche 19
La salle de bains est très particulière: elle est tellement petite qu'il faut s'asseoir en travers sur les w-c, qui s'avancent dans la douche. Le problème, c'est que la douche fait exactement quarante-cinq centimètres de côté, que le rideau est trop court et que se laver là-dedans relève de l'exploit. Le rideau se colle au corps et l'eau inonde le sol. Mais c'est apparemment prévu pour, puisqu'il y a un écoulement. Ajouté à cela que les robinets du lavabo fuient et que la minuscule fenêtre, de métal peint en gris, est rouillée... La moquette est sale dans le renfoncement de la fenêtre qui laisse passer tout le vent d'Ouest, et le papier déchiré. On n'avait rien vu, hier...
Pain rassis et grillé au petit déjeuner et le thé au lait est à l'espagnol, c'est-à-dire du lait au thé. Nous ne nous éternisons pas, prenons nos sacs et allons payer. Au comptoir, le gros tas d'hier est en train de feuilleter un magazine en léchant consciencieusement son gros doigt à chaque page. Nous lui disons bonjour, il ne nous regarde pas et ne nous répond pas. Sourd et muet, probablement. A côté de lui, sa belle-mère, cent ans minimum et totalement handicapée, ne nous voit pas non plus. Une minute passe, puis deux. Alain me dit : « Apparemment, la chambre est gratuite. » On est sur le point de partir quand la vieille dame a l'air de se réveiller. Elle a toutes les peines du monde à se mouvoir, mais son gendre se contente de lui jeter un regard de travers, excédé et méprisant, de temps en temps, tout en continuant à lécher son doigt. C'est un véritable rustre!!!
Quatre cent cinquante kilomètres avant destination, sur l'Atlantique, à Puerto Deseado. Passer du Chili verdoyant et splendide à la steppe grise et poussiéreuse de l'Argentine est ardu. Nous nous retrouvons au point de départ: steppe à droite, steppe à gauche, horizon rectiligne. Entre Las Heras et Pico Truncado, des puits de pétrole – les gros criquets de métal qui, ici, comme au Nouveau-Mexique, picorent le sol poussiéreux –, des forêts de poteaux électriques et piquets en tout genre, et surtout, autour de ces deux villes, des dizaines de milliers de sac en plastique qui se sont accrochés au moindre brin d'herbe de la steppe, à perte de vue, recouvrant absolument tout, du moins pour ceux qui ont réussi à sauter les clôtures. C'est inimaginable! Nous faisons un tour dans Las Heras, « histoire de voir ». Des graphs, beaucoup de graphs qui courent sur les murs, sautent d'une maison à l'autre... Pas de merveilles, mais une explosion de couleurs dans cet environnement désolé que le vent fouille dans ses moindres recoins. Du soleil et du ciel bleu sur le béton.
Un quadrillage, comme toujours, des rues larges, et une alternance de maisons misérables, véritables taudis pour certaines, et de maisons pimpantes et colorées, avec de gros bergers allemands, pas vraiment sympathiques, derrière de hauts grillages. Ici ou là une « carniceria » (boucherie), un minimercado, une « gomeria » (endroit où l’on répare les pneus), une ancienne (?) « panificadora » (une boulangerie)…
Un dinosaure très kitsch à l’entrée de Pico Truncado, la jumelle pétrolière de Las Heras que nous éviterons cette fois, puis ensuite tout disparaît, et les choses reprennent leur aspect normal à Fitz Roy (ciudad), où nous prenons de l'essence. Je ne sais pas pourquoi, je sens qu'ici encore, on va essayer de nous rouler. Et ça ne manque pas. A peine le pompiste a-t-il la clef du réservoir en main qu'il y a déjà enfourné la pompe du « podium XXL » (l'essence la plus chère, bien sûr), qui est à 3,90 pesos au lieu de 3,26, tandis qu'un gros type qui a l'air d'être le patron se colle devant la pompe pour qu'on ne puisse rien voir. En une fraction de seconde je suis dehors et lui dis que nous voulons du super. « Mais pourquoi? Ca c'est bien meilleur! » Le temps que je m'énerve et que je lui dise que non, pour cette voiture le super est très bien, qu'il fasse celui qui ne comprend pas pourquoi je n'en veux pas, etc., le pompiste, lui, a rempli le réservoir... Il faut toujours faire très attention quand on prend de l'essence, car apparemment le touriste est un mets de choix!
Puerto Deseado. Je croyais que la route qui y mène, de 126 km, était bordée de falaises rouges, du moins c'est ce que j'avais lu sur un carnet de voyage trouvé sur Internet. En fait c'est une ligne droite de 120 km, qui traverse un paysage aussi plat que la main. Le plus beau, dans la steppe, ce n'est pas le sol, mais le ciel. Un ciel immense, avec des nuages moins variés qu'au-dessus des Andes, mais tout de même fascinants. Les derniers kilomètres escaladent de petites collines, tournent et virent. Un peu avant d’arriver, sur la hauteur, l'armée, encore et toujours, omniprésente au Chili et en Argentine. Un régiment et tous les baraquements – très pimpants – pour l'abriter. Puis, en descendant vers la mer, le bourg et le port, où se serrent les uns contre les autres cinq gros bateaux rouges. Il y a la fête foraine, manège et karaoké, et une foule incroyable de jeunes, dont beaucoup d'Indiens, qui déambulent dans les rues par petits groupes. Certains partagent du maté à la paille dans leur timbale, assis sur le trottoir. Ici et là, des affiches rappellent qu'il y a trois ans un jeune boxeur, Jesús López, a été assassiné et que ce meurtre est à ce jour resté impuni. www.youtube.com/watch?v=IDhsQ-S34Nk
Nous finissons par atterrir à Los Acantalidos, avec balcon et vue sur la mer. Nous sommes les seuls clients de l'hôtel, à deux jours de l'été. Et nous avons fait le tour de tous les autres, pas de clients non plus. Mais ici c'est très bien, des gens très aimables, et dans la chambre (pour trois personnes) téléphone (pour la première fois), télévision, Internet; dans la salle de bains, serviette, savon, shampooing et sèche-cheveux. Plus chauffage, chose rarissime!
A la confiteria de l'hôtel, je mange de l'excellente viande. Coucher de soleil magnifique, orangé, avec, sur fond de nuage noir, des draperies de pluie rose qui ne touchaient pas terre, balayées par la force du vent.
Lundi 20
Impossible d'enrouler le store, Alain a apparemment mis trop d'entrain hier soir à le dérouler, mais nous devinons qu'il fait beau. Le petit déjeuner buffet est royal, avec de délicieux gâteaux maison et la vue sur la mer en prime. Apparemment, la confiteria est le matin le rendez-vous de tous les notables du coin, des « Don » ceci et cela, dans les soixante-dix ans. C'est à celui qui aura le plus gros 4 x 4, avec le plus gros pare-chocs... Comme nous avons décidé de rester une nuit supplémentaire et que la chambre que nous occupons était réservée, on nous propose à la place une chambre de deux, juste à côté. Nous passons à la banque de Patagonie changer des euros (à 5,17). Un vigile armé le long d'un mur et à côté de lui une espèce de haute guérite blindée en métal gris mais extrêmement étroite, à laquelle on accède par deux hautes marches, avec une minuscule vitre, certainement blindée. A l'intérieur, un homme est assis et rit au téléphone. Il a l'air parfaitement à l'aise, prisonnier de ce coffre-fort de trois mètres de haut qui ferait tourner de l'œil rien qu'en le regardant n'importe quel claustrophobe...
Nous allons au port nous renseigner pour une sortie en zodiac l'après-midi, de deux heures et demie, afin de voir une pingüinera, aux « Darwin expediciones », installées dans un chalet de bois. Nous n’avons pas pris la sortie en mer d’une journée (350 pesos par personne) pour aller chez ces très étonnants manchots punks aux sourcils jaunes et à la huppe noire, les gorfous sauteurs (Eudyptes chrysocome), car la mer est très agitée et passer trois heures aller-retour à faire du trempoline en zodiac, éclaboussés par les vagues, ne nous a pas tentés plus que ça…
Aux « Darwin expediciones », nous rencontrons un couple italo-argentin qui vit à Paris, avec leur fiston de neuf ans. Tout le monde est très sympa. Le prix de la sortie est passé en vingt-quatre heures de 150 pesos à 180... Il faut être six pour partir et nous ne sommes que cinq, donc ils ont trouvé l'astuce pour rentrer dans leurs frais. En attendant 15 heures, nous suivons le TrailBlazer des gens que nous venons de rencontrer sur une piste qui mène au « cañon » de Costa Negra. Petite balade d'une heure, chacun de son côté, dans un décor aride malgré la proximité de la mer, mosaïque de terre ocre sur laquelle blanchissent les os de quelques animaux malchanceux, lagune bleu-vert, soleil de plomb.
14 h 30, retour à l’embarcadère pour le départ à 15 heures. A 15 h 30, on est toujours à quai. Nous apprenons que désormais nous ne serons plus cinq mais onze, un groupe ayant téléphoné pour réserver. 15 h 45, ils arrivent, en short, tongues et T-shirt, alors que le vent est toujours violent et que sur l’eau la température ressentie est souvent glaciale. Mais alors, quid de l’augmentation de 30 € qui nous a été demandée pour compenser la personne manquante ? Eh bien ça ne change rien. Empochés c’est gagné ! Bienvenue au pigeon étranger, espèce fort répandue en Argentine et au Chili.
Par chance il fait étonnamment chaud aujourd'hui, que se passe-t-il? Près de 30 °C! Le temps idéal pour passer quelques heures sur l’eau. Le pilote guide est très sympa, il n’en fait pas des tonnes comme cela arrive malheureusement souvent (j’ai le souvenir d’une sortie en zodiac dans le magnifique archipel de Mingan, au Québec, complètement gâchée par des commentaires stupides et ininterrompus). Nous longeons la côte et allons d'île en île: celle des cormorans gris aux grands yeux orange vif (cormoran de Gaimard – Phalacrocorax gaimardi), qui voisinent avec les cormorans noirs (cormoran impérial – Phalacrocorax atriceps). Il va sans dire combien je suis to-ta-le-ment frustrée de n'avoir que le grand angulaire!!! Le zodiac bouge dans tous les sens et les embruns éclaboussent les objectifs…
Nous laissons les falaises cuivrées aux longs stalactites de guano et continuons à remonter le bras de mer à l’abri du gros des vagues, vers les lions de mer, de tous les âges et de toutes les couleurs. Deux dauphins, joueurs et surtout farceurs, s’amusent avec le zodiac. Ils arrivent droit sous le bateau, tout le monde se précipitent sur le bord opposé pour les voir passer, et il n'y a jamais personne..., ils ont fait demi-tour ! Mais je finis par les prendre dans les filets de l’objectif.
Le clou de cette sortie en mer est le débarquement à la pingüinera, une petite île où nidifient une foule de manchots de Magellan (en espagnol on dit pingüino, mais ce sont en réalité des manchots, les pingouins étant en Arctique). Ils sont vraiment trop mignons! Dans les quarante centimètres de haut, là encore il y a beaucoup de juvéniles, voire de gros bébés de six mois, petites boules de peluche grise. Ils sont très drôles lorsqu'ils marchent d'un air pressé en file indienne, en se dandinant, droits comme des « i ». Je réussis à les approcher à deux mètres, très lentement, avec des ruses de sioux, assise par terre ou à genoux. La lumière est très belle à cette heure de la journée, l'air est tiède et le silence troublé simplement par un appel de loin en loin. Les algues vert intense recouvrent la grève par endroits et contrastent avec l'eau turquoise. Au bout d'une heure tout le monde remonte dans le zodiac. Le vent qui s'est levé nous jette à plusieurs reprises des paquets d'embruns au visage et n'épargne pas les appareils. C'est la catastrophe, le mien est couvert de sel!
Les sternes, ces si gracieuses hirondelles de mer, nous accompagnent un temps, sans perdre de vue que le garde-manger se trouve au-dessous d'elles. Elles ont presque toutes un petit poisson dans le bec. Lorsque nous rejoignons le quai, le temps a complètement changé, on ne distingue plus la ligne d'horizon, tout est mêlé, ciel et terre, dans une même brume gris orangé, très spectaculaire, mi-vent de sable mi-fumée rugeoyante d’incendie. Le temps de faire un tour en « ville » acheter des garapinadas (pralines aux amandes), les rafales ont encore forci et se sont chargées de sable. Nous nous engouffrons dans l'hôtel, enfin à l'abri, la peau brûlée et desséchée. Repas comme hier soir à la confiteria. Pendant ce temps le ciel reprend peu à peu des couleurs, et plus tard nous assistons encore une fois à un coucher de soleil somptueux sous les altocumulus.
Nous sommes en contact quotidiennement avec Françoise et Gérard depuis qu'ils ont débarqué (au sens propre) à Buenos Aires, il y a seulement quelques jours, après plus d'un mois en mer. Ce soir, ils nous disent que les rafales de vent les ont empêchés de rouler normalement et qu'ils ont failli se renverser. La semaine dernière, un Allemand s'est retourné avec sa cellule par une rafale à 200 kilomètre/heure! On espère quand même les voir demain sur la route, car on se rapproche de plus en plus. J'ai l'impression que la baie vitrée va être arrachée, quant au circuit d'aération de la salle de bains et de la chambre, le vent qui s'engouffre à l'intérieur fait un bruit de réacteur de 747! Il paraît que la spécialité de Puerto Deseado est le très très grand vent... Mardi 21
Le vent s'est déchaîné toute la nuit et a chassé les nuages. Grand beau temps donc, et température très douce. Avant de partir, je n’oublie pas de photographier le Père Noël ! Autant au Chili qu’en Argentine, ils sont souvent beaucoup plus beaux que celui qu’on connaît en France, avec sa robe de chambre rouge… Aujourd'hui, nous espérons bien voir sur la route Françoise et Gérard. D'après nos calculs nous devrions arriver à peu près en même temps à la jonction de la Ruta 3. Nous prenons de l'essence à Petrobras, qui comprend un locutorio, où je tente une énième fois de téléphoner en France avec la carte Hable Mas achetée à Buenos Aires et... qui ne fonctionne apparemment que là-bas. La route de 126 km est toujours aussi rectiligne que l'horizon. Pas une herbe dans la steppe, pas un animal non plus. Dans le ciel, de beaux nuages de type Ouest américain. Le vent chahute la voiture et je suis cramponnée au volant comme depuis le début du voyage. Arrivés à la Ruta 3, personne en provenance de Comodoro Rivadavia. Nous tournons à gauche pour Puerto San Julián à environ 260 km plus au sud. Pendant longtemps, alors qu'aucun virage ne vient briser la monotonie de la ligne droite (et sur toute une partie en ligne continue, ce qui est un comble!), le paysage est plat et gris au plus loin que porte le regard, balayé par un vent d'ouest qui souffle en violentes rafales, très déstabilisantes pour la voiture. Puis peu à peu, à une centaine de kilomètres de Puerto San Julián, les couleurs apparaissent sous la toison de petites touffes épineuses que broutent des guanacos de plus en plus nombreux. Une harde traverse la route dans un virage et s'envole par-dessus la clôture au passage de la voiture. (Ces clôtures qui, depuis notre arrivée, nous surprennent par leur longueur. Un piquet tous les dix mètres, un plus fin tous les mètres sur quatre rangées de fil de fer. Et cela sur des millions d'hectares... Un ennui mortel nous assaille rien que de penser au travail que cela représente.) Mais ces guanacos imprudents, voire casse-cou, ne passent pas tous entre les mailles du filet, car c'est le quatrième que nous voyons en peu de temps, couché sur le bas-côté. Mortellement touché. Subitement, nous apercevons tout une tripotée de nandous, un adulte avec une quinzaine d’adolescents. Nous avons appris que les mœurs de ce très gros oiseau – qui ne vole pas mais court comme tous les membres de la même famille, autruche, émeus, casoars etc. –, étaient très particulières. Au moment de la reproduction, le mâle séduit jusqu’à une quinzaine de femelles, les fait pondre à la queue-leu-leu dans le même nid, puis s’installe à leur place pour couver tous ces gros œufs. Une fois éclos, il ne se défile pas, non, il prend au contraire leur éducation complète en charge ! Et voilà comment on avait confondu un « nouveau père » avec une baby-sitter !
Les petites collines se font plus nombreuses, les ocres pâles et les roses carmin aussi. Je ne peux pas m'arrêter pour photographier sur cette route où les voitures, néanmoins peu nombreuses, passent en trombe, et de toute façon c'est le type même de paysage qui ne donne rien au grand angulaire.
Puerto San Julián. Nous retrouvons ici encore les topes mexicains, ces dos-d'âne mortels pour les voitures qui s'aviseraient de passer autrement qu'au pas. Je desserre enfin les mains du volant et m'aperçois que j'ai de nouveau attrapé une ampoule!! Passage obligé par l'Information touristique pour avoir la liste des hôtels, puis nous jetons notre dévolu sur le petit hôtel Miramar. Tout neuf, en front de mer (je devrais dire de baie), une très jolie chambre décorée avec goût, personnalisée, une grande et belle salle de bains, du chauffage, un accueil très aimable (240 pesos avec vue sur la mer, au premier étage). Le bourg, lui, est totalement impersonnel, traversé par une avenue à l'américaine, c'est-à-dire de cent mètres de large. La côte est elle aussi quelconque, rien pour accrocher le regard, du gravier gris, des algues vertes, du sable noir... Le gallion de Magellan, ou du moins sa réplique, trône en bord de mer, tout près de l’hôtel. C'est un musée que peuvent visiter pour 8 pesos les nationaux, mais pour 12 les étrangers. Décidément, en Argentine comme au Chili, le voyageur étranger est une espèce que l'on adore plumer, mais il se trouve que nous tenons à nos plumes!
En allant jusqu’au bout de la route de bord de mer, nous passons devant un mirage français rescapé de la guerre des Malouines, dont le pilote a paraît-il coulé trois navires. Beaucoup de jeunes du village ne sont jamais revenus...
Mercredi 22
Toujours aucune nouvelle de Françoise et Gérard. Nous n’avons aucune idée de l'endroit où ils ont passé la nuit, en tout cas ils n'avaient pas d'Internet (et à Puerto San Julián, les coupures ont été nombreuses jusqu'à la panne finale). La première pompe à essence est à sec, la seconde aussi. La journée débute bien. Il nous faut faire 120 kilomètres jusqu'à la pompe suivante, à Commandante Luis Piedrabuena, avec ce qu'il reste dans le réservoir. Je conduis pépère, à 90 km/h, en surveillant le compte-tours. Pendant un moment je suis de près un camion pour faire tirer la voiture. Les camionneurs argentins (et chiliens), je l’ai déjà dit, sont toujours extrêmement aimables! Ils disent bonjour quand ils nous croisent, font signe lorsqu'on peut les doubler sans risque, c'est un vrai plaisir. Les routiers français feraient bien d'en prendre de la graine. La route est terriblement monotone, le ciel triste, la steppe terne et plate. Des moutons broutent avec application les petites touffes grisâtres. De temps en temps, çà et là, une piscine pour oiseaux de passage…
Piedrabuena. Nous craignions que la pompe ne soit aussi à sec, mais l'agitation qui y règne et le monde nous rassurent tout de suite. Nous faisons le plein dans une ambiance de fête foraine, les haut-parleurs diffusant de la musique à pleine puissance.
Les kilomètres défilent en direction de Río Gallegos, grande ville rurale qui « ne présente aucun intérêt » d'après le Routard, « mais où le voyageur échoue parfois ». Les voyageurs que nous sommes comptent pourtant y passer la nuit et partir tôt demain matin pour prendre le ferry, 68 kilomètres plus au sud, si possible à 8 h 30. Il faut compter qu'avec l'heure d'été chilienne nous perdons une heure. De plus il nous faudra passer une première fois la frontière à environ 35 kilomètres, puis une seconde fois en Terre de Feu, à San Sebastián. La pluie s'est maintenant mise à tomber. Les guanacos se font de plus en plus nombreux de chaque côté de la route, ils sautent les clôtures pour améliorer leur ordinaire avec les grandes herbes aux fleurs jaune pâle qui poussent consciencieusement sur les bords... et le payent très cher. C'est même une véritable hécatombe. Nous ne comptons plus leurs dépouilles et leurs squelettes.
Enfin des virages, enfin des collines. Puis tout retombe comme un soufflé, et la banlieue de Río Gallegos se profile à l'horizon. Plus nous approchons plus je me dis que le Routard est bien au-dessous de la réalité. Sous le ciel gris, les abords de la ville sont tristes à mourir, mais probablement aussi sous le ciel bleu. Cabanes de tôle clairsemées, grillages, détritus, amas de tout ce qu'on veut un peu partout... Nous prenons la direction du centre qui n'en finit pas, encore 7 km, apercevons un Carrefour sur la droite, et hop, virage à quatre-vingt-dix degrés. Il est immense mais nous ne trouvons rien, d'autant que fruits et légumes, laitages et charcuteries sont interdits à l'entrée au Chili. Tandis que nous déambulons dans les allées, Alain a une excellente idée: partir de là illico et filer sur le terminal pour être sûrs, demain matin, d'être à l'heure pour le premier ferry. Il reste 578 kilomètres jusqu'à Ushuaia, deux frontières et un ferry où l'on peut parfois attendre paraît-il jusqu'à une demi-journée. Nous dormirons dans la Corsa, les sièges s'inclinent, et après tout nous serons plus à l’aise que dans l’avion. Adjugé! Nous sommes subitement plus légers et filons sous la pluie qui redouble, en oubliant de faire le plein d'essence en Argentine, moins chère qu'au Chili, alors qu'il ne nous reste en pesos chiliens que de quoi payer la traversée.
Le passage à la frontière est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde, des cars, surtout. C'est la plus importante de toutes celles que nous avons vues depuis un mois. Encore une trentaine de kilomètres jusqu'à Punta Delgada, l'embarcadère et la pompe à essence. En cours de route nous vient une autre idée. Pourquoi attendre le lendemain pour passer le détroit de Magellan? Nous allons plutôt essayer de prendre le bateau aujourd’hui et nous dormirons à Bahia Azul, sur l'autre rive, au terminal de la Terre de Feu.
Punta Delgada. Nous demandons où est la station-service et on nous répond qu'il n'y en a pas..., il faut aller jusqu'à Cerro Sombrero, de l'autre côté du détroit, au bout de la route goudronnée de quarante kilomètres. Notre carte est donc erronée! Il n'y a pour l'instant qu'un camion et un 4 x 4 brésilien. Nous prenons la file, d'autres camions arrivent peu à peu, quelques pick-up également, mais ce n'est pas la foule des grands jours. Il y a deux ferrys qui font la traversée en alternance, tous les trois quarts d'heure jusqu'à minuit 15.
Les dauphins nous accompagnent pendant le passage du détroit de Magellan qui est à cet endroit bien plus resserré qu'entre Porvenir et Punta Arenas. Le ciel s'est dégagé derrière nous et s'est chargé de plus en plus devant... Il est maintenant 19 h 30, nous nous sommes évité trois heures et demie sur la journée de demain, et alors que nous sommes au milieu du détroit, il nous vient la troisième idée de la journée: pourquoi ne pas poursuivre jusqu'à la pompe à essence de Cerro Sombrero? En débarquant en Terre de Feu, nous nous apercevons qu'il n'y aurait pas eu le moindre endroit pour garer la voiture au terminal. De Bahia Azul, totalement différent de celui de Punta Delgada. Ici, seule une rampe bétonnée bordée de deux murs mène de la sortie du ferry à la steppe au-dessus.
Les quarante kilomètres sous la pluie battante sont vite avalés. Il faut faire un détour de dix kilomètres pour Cerro Sombrero par rapport à la piste que nous comptons prendre demain, et qui passe par Onaisin. En arrivant dans le village, nous avons la très bonne surprise de voir qu'il y a une hosteria à l'entrée – l’hosteria Tunkelen –, qui n'est indiquée nulle part et que nous n'avons pas vue non plus sur Internet. Elle est pimpante et n'a aucune concurrente, ce qui n'augure rien de bon pour les prix. Effectivement, la chambre double est à plus de 80 euros! Nous décidons alors de prendre une chambre dans l'annexe, qui a dû connaître des jours meilleurs, à deux lits jumeaux avec salle de bains partagée, type refuge, pour l'équivalent d'une trentaine d'euros, petit déjeuner inclus, que nous payons en dollars. Puisque nous devions normalement dormir dans la Corsa, ce sera toujours beaucoup mieux. C’est très calme, ici, à l’écart de la piste et loin de tout . Les petits moutons frisés de la steppe patagonne broutent infatigablement dans la lumière dorée du soir qui tombe. La journée est terminée, nous nous sommes bien avancés sur notre route pour Ushuaia, et nous dormons finalement au chaud et dans un vrai lit, ce qui était inespéré...
Jeudi 23
Après le petit déjeuner dans l’annexe salle de restaurant de l’hôtel, sur l’arrière, en compagnie de Brésiliens qui avaient pris le ferry avec nous à Punta Delagada, nous nous dépêchons de partir avant que le premier ferry ne débarque àBahía Azul et que les camions n'envahissent la piste. Tout le long des 400 km qui nous séparent d'Ushuaia, nous constaterons pour la énième fois combien tous les routiers sans exception sont courtois, attentifs et prévenants. Quelle différence avec les particuliers qui nous croisent sur la piste à toute allure, sans ralentir ni se pousser d'un poil, en sachant qu'ils risquent de faire éclater notre pare-brise... Et certains me font même des appels de phare répétés parce que je ne mets pas les codes, comme la loi l'exige, quel excès de zèle! Je me demande bien à quoi ils peuvent servir sur des routes rectilignes à l'infini, alors que la voiture est blanche, sinon à dépenser un peu plus d'essence. La Terre de Feu est incomparablement plus belle que toute la route que nous venons de faire depuis Perito Moreno (ciudad). C’est un archipel dont l'île la plus grande, la isla Grande, est assimilée à toute la Terre de Feu. Le sol se soulève en collines sur le dos desquelles on dirait qu'est jetée une épaisse toison végétale qui ne descend pas tout à fait jusqu'en bas. Moutons ou petites vaches broutent un peu partout l'herbe blonde, souvent accompagnés de toute sorte d'oiseaux pourvu qu'il y ait un peu d'eau: flamants, canards, cygnes à col noir, poules d'eau, oies. La longue chevelure gris clair des lichens envahit de nouveau des bosquets entiers. Puis les collines laissent la place aux montagnes couvertes de forêts de langas et aux sommets encore enneigés, aux lacs et aux rivières.
Ushuaia, plus de 60 000 habitants. La ville est étendue le long de la baie mais ses maisons basses et ses jardins donnent l'impression d'une petite agglomération. D'après nos calculs, Françoise et Gérard doivent déjà être là. Nous allons directement aux cabañas del Beagle, sur les hauteurs, et faisons la connaissance d'Alejandro, le jeune propriétaire qui les a entièrement construites de ses mains. Elles sont grandes (50 m2) et magnifiques, avec d'immenses baies vitrées en angle jusqu'au plafond, très haut, ce qui donne l'impression d'être à la fois dehors et dedans. Au-dessous, par-delà les toits, on aperçoit la baie.
La suite (la semaine à Ushuaia) arrive très bientôt. Et grâce à Gérard (Vilcanota) qui m'a prêté son objectif Canon 70-200 f/2,8 et que je remercie encore une fois ici, les photos seront enfin de bien meilleure qualité!
Compte rendu « perles méditerranée » sur Costa Magica (février 2011) English translation pending
Bonjour à tous,
Suite à l’annulation de la croisière mer rouge sur le marina nous sommes partis le 18 février de Nice/Savone pour une croisière sur le Magica, troizième fois sur le même bateau.
Réservé sur internet, vente direct de Costa, 8 jours avant le départ, cabine extérieure 2242 au pont 2 pour trois personnes deux adultes et un enfant de 11ans.
Tous les documents reçus en 24h par e mail, convocation à Nice aéroport à 12h20. En fait nous avons pris le premier bus arrivant de Savone à 11h15. Arrivée à Savone 13h30, sur le bateau à 13h40. Echange du numéro 16 remis dans le bus pour le numéro 3 (au guichet acceuil Costa, présenter sa carte costa club)
Dîner au premier service 18h30, mais tout les soirs nous étions au resto à 19h sans aucun problème, tolérance jusqu’à 19h15. Le spectacle du premier jour très bien un ventriloque René Luden.
Premier jour : CIVITAVECCHIA - 8h00 – 19h00 (tous à bord 18h30 !)
J’ai cette année suivi les conseils du forum pour Rome par le train. Nickel et très facile merci à tous. Nous sommes descendus du bateau à 8h45, nous avons pris le train intercity de 9h17, direct Roma termini en 50 minutes, pour 25,50€ pour trois réservé sur internet avant le départ.
Voulant visiter le château Saint Ange lors de notre dernier passage à Rome, avons pris le taxi de Roam termini pour celui-ci 10€ pour trois. Visite (château 8€ par adulte, enfant gratuit) puis marche à pied pour déjeuner en terrasse sur la place Navona. Soleil et chaleur au rendez-vous.
Puis balade dans Rome en passant part les bords du Tibre, le cirque maximus, le colissé, puis retour à la gare Roma Termini en prenant le métro au colissé (1€ par personne, borne automatique).
Retour par le train, type RER avec beaucoup d’arrêt, départ de 16h37, durée 1h15, prix 11,30€ pour nous trois, billet acheté sur une borne automatique à la gare, paiement en carte visa)
Nota : le plan de Rome nous l’avons pris à un kiosque à la sortie du bateau dans la gare maritine.
Deuxième jour : PALERME - 12h00 – 19h00 (tous à bord 18h30 !)
Nouveauté, du moins pour nous, Costa fait deux propositions d’excursion qui ne sont pas sur internet ni annoncés au départ du bateau. Juste la vieille sur le Today il s’agit de :
1 – PALERME A MON RYTHME (prix 22€ par personne aller et retour)
Bus aux alentours de Palerme, avec arrêt à la cathédrale, piazza Del Cavalluccio, Piazza Verdi. Premier départ du terminal : 12h15 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : cathédrale 16h15 – piazza del cavallucio marino 16h45 – piazza verdi 17h15
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Palerme en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Départ directement au Quai à 13h00 , durée de 4 heures Réservation le matin même de l’escale avant 10h30, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Nous avions reservé sur internet l’excursion DELICES DE CEFALU, rendez-vous 12h45 pour le départ de cette excursion. Le village de Cefalu n’a rien de particulier, hormis la cathédrale, qui mérite de faire deux heures de bus aller et retour. Guide bien, temps ensoleillé et douceur au rendez-vous de cet après midi. Personnellement je ne conseille pas cette excursion.
Le soir très beau spectacle d’accrobaties chinoise à ne pas louper….
Troisième jour : GAGLIARI -8h00– 17h00 (tous à bord 16h30 !)
Le bateau accostant en plein centre ville très facile de faire à pied. Des plans à disposition dans le terminal du port. Notre fils restant au club toute la journée, nous sommes descendu à terre en couple pour la journée. Avec d’abord une montée à la tour du château pour découvrir le panoramma de la ville, puis grosse journée de shopping en cette fin de soldes, avec des prix très intéressant, résultats quelques kilo de plus dans les valises à l’aéroport….
Ce soir là c’est le dîner de Gala.
Quatrième jour : PALMA DE MAJORQUE -13h00– 19h00 (tous à bord 18h30 !)
J’avais prévu sur internet l’achat d’un billet pour les bus rouge à deux étages. Nous sommes sortis du bateau le plus tôt possible, mais déjà il y avait une bousculade devant le seul bus rouge présent, heureusement avec mon billet internet nous sommes montés, même si le bus était complet. (fréquence 35 minutes) prix adultes 15€ enfant 6,5€ Il faut dire que le bateau accoste très loin du centre ville, et vu la durée de l’escale pas faisable à pied.
Nous avons fait le tour avec arrêt au Château de Bellver (adultes 2,5€ enfant 1€)
Et pour finir l’après midi arrêt au centre commercial Porto Pi (5 minutes à pied du bateau) pour 1 heure de Soldes, nous avons rencontré beaucoup de personnel du bateau faisant leur achat dans ce centre. Retour au bateau à pied.
1 – PALMA A MON RYTHME (prix 19€ par personne aller et retour)
Bus aux alentours de Palma, avec arrêt à la cathédrale, place d’Espagne. Premier départ du terminal : 13h00 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : cathédrale 16h50– place d’Espagne 17h15
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Palma en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Départ directement au Quai à 13h15 , durée de 3 heures Réservation le matin même de l’escale avant 10h30, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Le soir soirée italienne, spectacle de Flamenco, très bien également
Cinquième jour : BARCELONE - 8h00 – 18h00 (tous à bord 17h30 !)
Après plusieures escales dans cette ville nous avions pris sur internet l’excursion Costa pour Monserat. Mais elle fut annullée la vieille surement faute de participant.
Notre fils est resté sur le bateau et nous sommes descendu à terre en prenant la navette Costa. (12€)
1 – BARCELONE A MON RYTHME (prix 6€ par personne aller et retour)
Arrêt devant le World Trade Centre Premier départ du terminal : 18h15 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : 16h45
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Barcelone en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Rendez vous au théatre pont 3 à 9h30 , durée de 3,5 heures Réservation le matin même de l’escale avant 9h30, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Balade sur la Rambla, avec déjeuner dans un restaurant typique Catalan.
Sixième jour : MARSEILLE - 8h00 – 17h00 (tous à bord 16h30 !)
ATTENTION quai à 4km du centre ville, trés difficile à pied, peu de taxi au quai ce matin là, de plus ils prèfèrent prendre des personnes avec valises pour l’aéroport, nous l’avons constaté.
Conseil : navette Costa presque incontournable. Plan de la ville dispo dans le terminal du port.
Notre fils est resté sur le bateau et nous sommes descendu à terre en prenant la navette Costa. (14€)
1 – MARSEILLE A MON RYTHME (prix 7€ par personne aller et retour)
Arrêt sur le vieux port Premier départ du terminal : 8h30 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : 16h45
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Barcelone en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Rendez vous au grand bar salento pont 5 à 9h15 , durée de 3 heures Réservation le matin même de l’escale avant 9h00, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Arrivée sur le vieux port nous avons pris le bateau pour l’ile d’If. Départ 10h30 prix 10€ par personne. Visite de l’île et du château, prix 5€ par personne, 30 minutes d’explications avec guide en francais sur place. Retour au vieux port par le bateau de 12h30. Déjeuner sur le vieux port en terrasse, soleil et chaleur au rendez-vous, puis Taxi jusqu’à Notre Dame de la Garde ( prix 6,80€ pour nous deux) Visite de la Cathédrale puis redescente à pied jusqu’au vieux port.
Voilà retour à Savone, étiquette blanche deuxième groupe à descendre du bateau, rendez-vous 8h45, départ du bus vers 9h20 pour Nice, arrivée à l’aéroport à 11h40, avion à 13h15 direction CDG à Paris…..
Bateau complet, beaucoup d’enfant francais, mon fils était ravi, il a passé une grande partie de son temps au club, un vrai courant d’air, mais c’est aussi les vacances pour lui. Service Costa toujours de très bon niveau, je n’ai pas constaté de baisse sur la qualité et la quantité au niveau du resto ou des buffets.
Pour info, bar 140 € la semaine à trois, avec un forfait eau, un forfait boys and girls, deux bouteilles de vin. Frais de service à bord deux fois 49€ soit 98€ pour la semaine.
Espérant que ce compte rendu vous sera utile, autant que l’ensemble des messages du forum me sont utiles. Prochaine croisière en octobre sur l’Adventure OTS pour 7 jours aux Canaries.
Suite à l’annulation de la croisière mer rouge sur le marina nous sommes partis le 18 février de Nice/Savone pour une croisière sur le Magica, troizième fois sur le même bateau.
Réservé sur internet, vente direct de Costa, 8 jours avant le départ, cabine extérieure 2242 au pont 2 pour trois personnes deux adultes et un enfant de 11ans.
Tous les documents reçus en 24h par e mail, convocation à Nice aéroport à 12h20. En fait nous avons pris le premier bus arrivant de Savone à 11h15. Arrivée à Savone 13h30, sur le bateau à 13h40. Echange du numéro 16 remis dans le bus pour le numéro 3 (au guichet acceuil Costa, présenter sa carte costa club)
Dîner au premier service 18h30, mais tout les soirs nous étions au resto à 19h sans aucun problème, tolérance jusqu’à 19h15. Le spectacle du premier jour très bien un ventriloque René Luden.
Premier jour : CIVITAVECCHIA - 8h00 – 19h00 (tous à bord 18h30 !)
J’ai cette année suivi les conseils du forum pour Rome par le train. Nickel et très facile merci à tous. Nous sommes descendus du bateau à 8h45, nous avons pris le train intercity de 9h17, direct Roma termini en 50 minutes, pour 25,50€ pour trois réservé sur internet avant le départ.
Voulant visiter le château Saint Ange lors de notre dernier passage à Rome, avons pris le taxi de Roam termini pour celui-ci 10€ pour trois. Visite (château 8€ par adulte, enfant gratuit) puis marche à pied pour déjeuner en terrasse sur la place Navona. Soleil et chaleur au rendez-vous.
Puis balade dans Rome en passant part les bords du Tibre, le cirque maximus, le colissé, puis retour à la gare Roma Termini en prenant le métro au colissé (1€ par personne, borne automatique).
Retour par le train, type RER avec beaucoup d’arrêt, départ de 16h37, durée 1h15, prix 11,30€ pour nous trois, billet acheté sur une borne automatique à la gare, paiement en carte visa)
Nota : le plan de Rome nous l’avons pris à un kiosque à la sortie du bateau dans la gare maritine.
Deuxième jour : PALERME - 12h00 – 19h00 (tous à bord 18h30 !)
Nouveauté, du moins pour nous, Costa fait deux propositions d’excursion qui ne sont pas sur internet ni annoncés au départ du bateau. Juste la vieille sur le Today il s’agit de :
1 – PALERME A MON RYTHME (prix 22€ par personne aller et retour)
Bus aux alentours de Palerme, avec arrêt à la cathédrale, piazza Del Cavalluccio, Piazza Verdi. Premier départ du terminal : 12h15 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : cathédrale 16h15 – piazza del cavallucio marino 16h45 – piazza verdi 17h15
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Palerme en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Départ directement au Quai à 13h00 , durée de 4 heures Réservation le matin même de l’escale avant 10h30, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Nous avions reservé sur internet l’excursion DELICES DE CEFALU, rendez-vous 12h45 pour le départ de cette excursion. Le village de Cefalu n’a rien de particulier, hormis la cathédrale, qui mérite de faire deux heures de bus aller et retour. Guide bien, temps ensoleillé et douceur au rendez-vous de cet après midi. Personnellement je ne conseille pas cette excursion.
Le soir très beau spectacle d’accrobaties chinoise à ne pas louper….
Troisième jour : GAGLIARI -8h00– 17h00 (tous à bord 16h30 !)
Le bateau accostant en plein centre ville très facile de faire à pied. Des plans à disposition dans le terminal du port. Notre fils restant au club toute la journée, nous sommes descendu à terre en couple pour la journée. Avec d’abord une montée à la tour du château pour découvrir le panoramma de la ville, puis grosse journée de shopping en cette fin de soldes, avec des prix très intéressant, résultats quelques kilo de plus dans les valises à l’aéroport….
Ce soir là c’est le dîner de Gala.
Quatrième jour : PALMA DE MAJORQUE -13h00– 19h00 (tous à bord 18h30 !)
J’avais prévu sur internet l’achat d’un billet pour les bus rouge à deux étages. Nous sommes sortis du bateau le plus tôt possible, mais déjà il y avait une bousculade devant le seul bus rouge présent, heureusement avec mon billet internet nous sommes montés, même si le bus était complet. (fréquence 35 minutes) prix adultes 15€ enfant 6,5€ Il faut dire que le bateau accoste très loin du centre ville, et vu la durée de l’escale pas faisable à pied.
Nous avons fait le tour avec arrêt au Château de Bellver (adultes 2,5€ enfant 1€)
Et pour finir l’après midi arrêt au centre commercial Porto Pi (5 minutes à pied du bateau) pour 1 heure de Soldes, nous avons rencontré beaucoup de personnel du bateau faisant leur achat dans ce centre. Retour au bateau à pied.
1 – PALMA A MON RYTHME (prix 19€ par personne aller et retour)
Bus aux alentours de Palma, avec arrêt à la cathédrale, place d’Espagne. Premier départ du terminal : 13h00 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : cathédrale 16h50– place d’Espagne 17h15
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Palma en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Départ directement au Quai à 13h15 , durée de 3 heures Réservation le matin même de l’escale avant 10h30, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Le soir soirée italienne, spectacle de Flamenco, très bien également
Cinquième jour : BARCELONE - 8h00 – 18h00 (tous à bord 17h30 !)
Après plusieures escales dans cette ville nous avions pris sur internet l’excursion Costa pour Monserat. Mais elle fut annullée la vieille surement faute de participant.
Notre fils est resté sur le bateau et nous sommes descendu à terre en prenant la navette Costa. (12€)
1 – BARCELONE A MON RYTHME (prix 6€ par personne aller et retour)
Arrêt devant le World Trade Centre Premier départ du terminal : 18h15 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : 16h45
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Barcelone en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Rendez vous au théatre pont 3 à 9h30 , durée de 3,5 heures Réservation le matin même de l’escale avant 9h30, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Balade sur la Rambla, avec déjeuner dans un restaurant typique Catalan.
Sixième jour : MARSEILLE - 8h00 – 17h00 (tous à bord 16h30 !)
ATTENTION quai à 4km du centre ville, trés difficile à pied, peu de taxi au quai ce matin là, de plus ils prèfèrent prendre des personnes avec valises pour l’aéroport, nous l’avons constaté.
Conseil : navette Costa presque incontournable. Plan de la ville dispo dans le terminal du port.
Notre fils est resté sur le bateau et nous sommes descendu à terre en prenant la navette Costa. (14€)
1 – MARSEILLE A MON RYTHME (prix 7€ par personne aller et retour)
Arrêt sur le vieux port Premier départ du terminal : 8h30 (fréquence des bus toutes les 30 minutes) Dernière navette de la ville au navire : 16h45
2 – EASY TOUR, LE PLAISIR DE LA DECOUVERTE (29€ par personne, 20€30 enfant de moins de 14 ans)
Cette promotion est dédiée à tous les passagers qui aimeraient découvrir Barcelone en toute liberté. Une excursion avec beaucoup de temps libre et un guide pour connaître au mieux la ville. Rendez vous au grand bar salento pont 5 à 9h15 , durée de 3 heures Réservation le matin même de l’escale avant 9h00, au bureau des excursions ou directement aux bornes interactives pont 3
Arrivée sur le vieux port nous avons pris le bateau pour l’ile d’If. Départ 10h30 prix 10€ par personne. Visite de l’île et du château, prix 5€ par personne, 30 minutes d’explications avec guide en francais sur place. Retour au vieux port par le bateau de 12h30. Déjeuner sur le vieux port en terrasse, soleil et chaleur au rendez-vous, puis Taxi jusqu’à Notre Dame de la Garde ( prix 6,80€ pour nous deux) Visite de la Cathédrale puis redescente à pied jusqu’au vieux port.
Voilà retour à Savone, étiquette blanche deuxième groupe à descendre du bateau, rendez-vous 8h45, départ du bus vers 9h20 pour Nice, arrivée à l’aéroport à 11h40, avion à 13h15 direction CDG à Paris…..
Bateau complet, beaucoup d’enfant francais, mon fils était ravi, il a passé une grande partie de son temps au club, un vrai courant d’air, mais c’est aussi les vacances pour lui. Service Costa toujours de très bon niveau, je n’ai pas constaté de baisse sur la qualité et la quantité au niveau du resto ou des buffets.
Pour info, bar 140 € la semaine à trois, avec un forfait eau, un forfait boys and girls, deux bouteilles de vin. Frais de service à bord deux fois 49€ soit 98€ pour la semaine.
Espérant que ce compte rendu vous sera utile, autant que l’ensemble des messages du forum me sont utiles. Prochaine croisière en octobre sur l’Adventure OTS pour 7 jours aux Canaries.
S'installer à Playa del Carmen English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis un instructeur de plongée padi et apres avoir travaillé un peu partout pendant 3 ans, je souhaite m'installer a playa del carmen.Je ne pense pas que cela sera difficile pour moi de trouver du travail, j'ai deja eut des propositions de centre intéressantes.
Je pense arriver la bas fin octobre 2011, juste avant le debut de la haute saison.
Je voudrai savoir le prix d'un loyer pour un petit studio a playa, avec l'eau, l'elec, le gaz, internet...
combien dépense t'on par mois quand on est tout seul pour la nourriture les sorties....
Les salaires que m'ont proposé les centres varient entre 1300 et 1800$.
Est ce que cela vous parait suffisant pour une ville comme playa del carmen?
S'il y a des instructeurs de plongée installés la bas, j'aimerai partager leurs experiences.
Je vous remercie, et vous souhaite une tres bonne année à tous.
Manu
Résumé photos de mon voyage à l'hôtel Marea Del Portillo, Manzanillo, Cuba English translation pending
Il s’agissait de mon 18e voyage à Cuba et mon deuxième séjour à Marea Del Portillo mais mon premier séjour à la section hôtel Marea Del Portillo du 8 au 22 décembre 2008. J’étais allé au Farallon en 1994 qui était un autre hôtel à l’époque.
D’entrée de jeu, si vos préférences vont vers une plage avec sable blanc et une mer turquoise et transparente, n’allez pas à cet endroit, vous allez être déçus. Le sable est foncé et la mer, bien que très propre avec un fond propice à la baignade, est de couleur foncée également. Il n’en demeure pas moins que c’est un bel endroit, un bon 3 étoiles. J’accorde une note de 8, 5 sur 10, donc pas grand-chose à reprocher. L’objectif recherché était de la chaleur et de l’eau chaude pour la baignade et les deux ont été au rendez-vous pendant les 14 jours de mon séjour. Alors, quoi demander de mieux.
Alors, bon voyage à tous ceux et celles qui partent pour Cuba prochainement. Voici l’adresse de mon diaporama qui contient 125 photos :
http://www.francisdionne.qc.ca/.../flash_detected.html
Bonne Année 2009 à toutes et tous😉
Francis de Québec.
D’entrée de jeu, si vos préférences vont vers une plage avec sable blanc et une mer turquoise et transparente, n’allez pas à cet endroit, vous allez être déçus. Le sable est foncé et la mer, bien que très propre avec un fond propice à la baignade, est de couleur foncée également. Il n’en demeure pas moins que c’est un bel endroit, un bon 3 étoiles. J’accorde une note de 8, 5 sur 10, donc pas grand-chose à reprocher. L’objectif recherché était de la chaleur et de l’eau chaude pour la baignade et les deux ont été au rendez-vous pendant les 14 jours de mon séjour. Alors, quoi demander de mieux.
Alors, bon voyage à tous ceux et celles qui partent pour Cuba prochainement. Voici l’adresse de mon diaporama qui contient 125 photos :
http://www.francisdionne.qc.ca/.../flash_detected.html
Bonne Année 2009 à toutes et tous😉
Francis de Québec.
Hôtel Breeze Bella Costa ou Playa Alameda à Varadero? English translation pending
Avis a tous!!
j'aimerais savoir sils y a des gens qui ont sejourné dans un des deux hotel, dont je suis hesitante. Soit le breeze bella costa ou playa alameda iberostar varadero.
l'an passer je suis aller au melia las antillas et ce fut un voyage de reve, donc j'aimerais avoir d'aussi belle vacace cette année, etant donner qu'ont y va avec un couple d'amis qui na jamais quitter trois-rivieres. nous sommes dans la fin vingtaine.
enfin, si quelqu'un pourrais m'éclairer, . me donner des infos
j'en serais tres reconnaissante
grosmerci d'avance
clodi
Croisière "magie des Caraïbes" sur le Costa Fortuna le 17 février 2008 English translation pending
en general, les ports sont ils bien situés pour aller aux plages par nos propres moyens ? SINON? est ce bien le 220 v dans les cabines ou bien faut il un adaptateur
Review of a Costa Smeralda cruise from March 1 to 8, 2020
Hello,
Here’s my review of a pleasant cruise on the Costa Smeralda with a very classic itinerary on a ship that’s anything but!
I’ll share my observations and thoughts with minimal commentary to avoid "judgment," so it’ll be factual—something everyone can "adapt" to their own tastes.
A special thought goes out to those currently on board who won’t be able to disembark at the Italian ports, as well as to all those disappointed by cruises canceled up to April 3, some of whom had already faced a cancellation at the end of last year due to the ship’s delivery delay of over 2 months. I also had to deal with a postponement and had to fight with Costa, eventually getting a round-trip ticket to keep the exceptional conditions I’d managed to secure!!!
To make this easier to read, I’ll split it into two parts: text and photos. First up: What we enjoyed:
The LNG-powered engines, which are more eco-friendly. The availability of antibacterial gel in front of elevators on every deck, as well as in various spots around the ship, plus numerous handwashing stations at the entrance of all restaurants, with staff gently reminding forgetful guests. The staff’s consistently great kindness and helpfulness. No mall-like atmosphere, thanks to the smart layout and quality of the shops and bars. The quality of the meals and the speed of service. The well-organized reception area with ticketing and a comfortable waiting lounge. The outdoor decks were very pleasant, even though it wasn’t very warm. Smooth embarkation (including in Marseille) and disembarkation. Numerous bars and spots with or without music, both indoors and outdoors. The many automatic door systems that open just by waving your hand. Our extended cabin (I’d chosen it), which made up for the narrower width. There are indeed fewer shelves and drawers, but the closet is large. By bringing (as always) plenty of dry-cleaning-style hangers and storing life jackets under the beds, we had more than enough space for two. Finally, a sliding door to access the balcony! An electrical outlet under the bedside table and USB ports on the desk. The bathroom layout with a nice shower and plenty of shelves. The spa staff’s quick response in removing someone who thought they "owned" a lounge bed. The pleasant presentation of the daily newsletter, which didn’t look like an obituary notice like those on the Mediterranea in January. The ship’s decor—though that’s subjective, so take it with a grain of salt.
Have a great day!
https://photos.app.goo.gl/Vvuv1WSKGQ69Ac9i9
A special thought goes out to those currently on board who won’t be able to disembark at the Italian ports, as well as to all those disappointed by cruises canceled up to April 3, some of whom had already faced a cancellation at the end of last year due to the ship’s delivery delay of over 2 months. I also had to deal with a postponement and had to fight with Costa, eventually getting a round-trip ticket to keep the exceptional conditions I’d managed to secure!!!
To make this easier to read, I’ll split it into two parts: text and photos. First up: What we enjoyed:
The LNG-powered engines, which are more eco-friendly. The availability of antibacterial gel in front of elevators on every deck, as well as in various spots around the ship, plus numerous handwashing stations at the entrance of all restaurants, with staff gently reminding forgetful guests. The staff’s consistently great kindness and helpfulness. No mall-like atmosphere, thanks to the smart layout and quality of the shops and bars. The quality of the meals and the speed of service. The well-organized reception area with ticketing and a comfortable waiting lounge. The outdoor decks were very pleasant, even though it wasn’t very warm. Smooth embarkation (including in Marseille) and disembarkation. Numerous bars and spots with or without music, both indoors and outdoors. The many automatic door systems that open just by waving your hand. Our extended cabin (I’d chosen it), which made up for the narrower width. There are indeed fewer shelves and drawers, but the closet is large. By bringing (as always) plenty of dry-cleaning-style hangers and storing life jackets under the beds, we had more than enough space for two. Finally, a sliding door to access the balcony! An electrical outlet under the bedside table and USB ports on the desk. The bathroom layout with a nice shower and plenty of shelves. The spa staff’s quick response in removing someone who thought they "owned" a lounge bed. The pleasant presentation of the daily newsletter, which didn’t look like an obituary notice like those on the Mediterranea in January. The ship’s decor—though that’s subjective, so take it with a grain of salt.
Have a great day!
https://photos.app.goo.gl/Vvuv1WSKGQ69Ac9i9
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Escale à Olbia et excursions sur les rivages du soleil Costa Serena? English translation pending
BONJOUR
j'ai bien lu tout ce qui concerne la croisière rivages du soleil sur le costa serena sur ce forum mais j'aimerai avoir plus de détails et d'informations sur l'escale à OLBIA en sardaigne car je pars le 22 juin et je n'ai toujours pas trouvé vraiment l'excursion qui me plait vraiment !! toutes vos informations seront les bienvenues!!! dans l'attente merci
j'ai bien lu tout ce qui concerne la croisière rivages du soleil sur le costa serena sur ce forum mais j'aimerai avoir plus de détails et d'informations sur l'escale à OLBIA en sardaigne car je pars le 22 juin et je n'ai toujours pas trouvé vraiment l'excursion qui me plait vraiment !! toutes vos informations seront les bienvenues!!! dans l'attente merci
Préparation transat Brésil Europe sur Costa Fortuna 14 mars/3 avril 2013 English translation pending
😛bonjour
j'ouvre ce post pour (voir le titre)
nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎 vous pouvez venir nous y retrouver et discuter vos conseils et remarques sont les bienvenues
sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil
voici les escales
arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale RIO le vendredi 15 .................... > 11H en mer le samedi 16 Ihleus le dimanche 17 .................> 11H Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H Récife le Mercredi 20................... > 5H Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H en mer 5J du 22 au 26 Las palmas le mercredi 27 .............> 8H Funchal le jeudi 28 ......................> 9H en mer le 29 Lisbonne le samedi 30...................> 9H Cadix le dimanche 31...................> 10H en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉 Barcelone le mardi 2 ...................> 5H Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪
soit 20 jours de croisières
les temps d'escales sont assez long ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent
bienvenue à tous sur ce post
cordialement
j'ouvre ce post pour (voir le titre)
nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎 vous pouvez venir nous y retrouver et discuter vos conseils et remarques sont les bienvenues
sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil
voici les escales
arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale RIO le vendredi 15 .................... > 11H en mer le samedi 16 Ihleus le dimanche 17 .................> 11H Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H Récife le Mercredi 20................... > 5H Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H en mer 5J du 22 au 26 Las palmas le mercredi 27 .............> 8H Funchal le jeudi 28 ......................> 9H en mer le 29 Lisbonne le samedi 30...................> 9H Cadix le dimanche 31...................> 10H en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉 Barcelone le mardi 2 ...................> 5H Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪
soit 20 jours de croisières
les temps d'escales sont assez long ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent
bienvenue à tous sur ce post
cordialement
Compte rendu d'une croisière en fauteuil roulant électrique avec Costa English translation pending
Nous revenons d'une croisière sur le COSTA Serena avec trois de nos petit-fils et un de leurs amis de 11 à 13 ans et souhaitons vous faire partager notre expérience de grands-parents gérant tant bien que mal des "garnements" dont l'un (Louis) est myopathe (Duchenne), et déjà incapable de se mouvoir (d'où fauteuil électrique) et à la limite de porter à ses lèvres un verre ou une fourchette.
La Méditerranée occidentale était notre champ d'action, le sens initial prévu était inverse aux aiguilles d'une montre, la date : vacances de février 2012 communes à Paris et à Tours, le bateau : le Costa Concordia !
Hélas, dans la nuit du 13 au 14 janvier 2012, notre rêve "tombait à l'eau", Louis jurait (et nous nous sommes bien demandés ce que nous aurions pu faire avec lui ce soir-là, car 45 Kg à porter à deux) de ne jamais monter sur un bateau, et on en profitait pour qu'il se fasse opérer (opération très douloureuse et longue convalescence) des tendons des deux pieds pendant ces "vacances".
Frère, ami et cousin par contre restaient enthousiastes, tant et si bien que Louis finissait par se laisser convaincre de "réessayer" une croisière pour les vacances de Pâques communes. Parents et grands-parents se disant qu'un Commandant aussi C.N que celui du Concordia, ça ne devait plus exister !!
Contrainte : Acheminement à un port avec accès facilement accessible.
En février il avait été prévu a/r en TGV de CDG sur Marseille suivi d'un transfert par véhicule spécial (accès fauteuil électrique) au port. En avril, compte-tenu de la dispersion des enfants, il fallait utiliser le véhicule "spécial" des parents de Louis pour les regrouper tous en un même lieu avant de rejoindre directement le port d'embarquement.
C'est ainsi que Marseille, puis le Costa Serena furent retenus, alors qu'il n'y avait plus beaucoup de places disponibles à bord (à cause de la défaillance du Concordia ?)
Partis de Marseille le 21 avril au soir, nous sommes rentrés samedi 28 avril (débarquement à 13H15 ses premiers)
La Méditerranée occidentale était notre champ d'action, le sens initial prévu était inverse aux aiguilles d'une montre, la date : vacances de février 2012 communes à Paris et à Tours, le bateau : le Costa Concordia !
Hélas, dans la nuit du 13 au 14 janvier 2012, notre rêve "tombait à l'eau", Louis jurait (et nous nous sommes bien demandés ce que nous aurions pu faire avec lui ce soir-là, car 45 Kg à porter à deux) de ne jamais monter sur un bateau, et on en profitait pour qu'il se fasse opérer (opération très douloureuse et longue convalescence) des tendons des deux pieds pendant ces "vacances".
Frère, ami et cousin par contre restaient enthousiastes, tant et si bien que Louis finissait par se laisser convaincre de "réessayer" une croisière pour les vacances de Pâques communes. Parents et grands-parents se disant qu'un Commandant aussi C.N que celui du Concordia, ça ne devait plus exister !!
Contrainte : Acheminement à un port avec accès facilement accessible.
En février il avait été prévu a/r en TGV de CDG sur Marseille suivi d'un transfert par véhicule spécial (accès fauteuil électrique) au port. En avril, compte-tenu de la dispersion des enfants, il fallait utiliser le véhicule "spécial" des parents de Louis pour les regrouper tous en un même lieu avant de rejoindre directement le port d'embarquement.
C'est ainsi que Marseille, puis le Costa Serena furent retenus, alors qu'il n'y avait plus beaucoup de places disponibles à bord (à cause de la défaillance du Concordia ?)
Partis de Marseille le 21 avril au soir, nous sommes rentrés samedi 28 avril (débarquement à 13H15 ses premiers)
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
Bonjour,
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.
Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.
Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.
Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!
Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.
Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.
Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.
Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.
Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.
Bien à vous tous,
Christian
Croisière Perles de la Mediterranée sur le Costa Magica English translation pending
Bonjour, nous allons faire notre 1ere croisière en octobre 2011 sur le Costa Magica, j'aimerai bien avoir des infos .Nos escales sont :Savone Rome Naples Palma de Majorque Valence et Marseille.
Merci pour vos infos utiles aussi concernant le bateau, les escales et tout ce qu'il est bon de savoir avant de partir.....
Croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa le 2 mars 2012 English translation pending
Nous avons réservé la croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa du 2 au 10 mars 2012 avec vol à départ de Paris et embarcation en Guadeloupe. Nous recherchons les expériences d'anciens croisièristes sur ce bateau ou ce circuit pour conseils mais aussi des contacts avec de futurs passagers du Costa Luminosa aux même dates. Nous serons en couple (33 et 35 ans) accompagnés de nos deux enfants de 5 et 8 ans.
Compte rendu de croisière sur le Costa Luminosa: Dubaï-Savone du 10 au 28 avril 2010 English translation pending
Bonjour,
Je me lance dans un C/R de cette magnifique croisière sur ce magnifique bateau, avec un peu de retard, Alexandre867 et Minouche10 en avais déjà fait un, celui-ci sera un peu différent puisque nous n'avons pris aucunes excursions Costa.
Mon épouse Florence en avais envie depuis longtemps de Dubaï et du canal de Suez, alors je surveillais sur le site Costa le remplissage du bateau et juste après l'accident de l'Europa (qui faisait le même trajet) ça c'est rempli à vitesse grand V, alors vite nous avons commandée à notre agence préférée le 1 mars, en promo : 3027,50€ pour 2 en cabine B1 avec balcon "garantie" du port de Dubaï à Nice, nous avons bien fait, le soir même il n'y avait plus de promo et en consultant le site "déja réservé" je m'aperçois que nous sommes surclasser en mini-suite à la poupe du bateau pont 8. Nous avons commandé l'avion par internet chez "Go Voyage" nous partirons 2 jours avant soit le 8 avril par la compagnie Austrian = Lyon Vienne Dubaï pour 920€ A/R pour 2, le retour nous ne l'utiliserons pas car de prendre juste l'aller revenais 2 fois plus cher ( ça se sont les mystères commerciaux de l'aviation !!! ) nous recevrons le billet électronique par e-mail le soir même, pas besoin de monter à Paris d'ou économie TGV, hôtel et stress!. Sur le site Français "accor" nous réservons l'hôtel "Ibis All Rigga" dans le vieux Dubaï 106€ TTC pour 2 nuits frais bancaire internationnaux compris. Nous voilà parrer plus que 5 semaines et demie à attendre !
jeudi 8 avril Départ de l'avion 10h30 nous nous présentons 1h30 avant, choix des places jusqu'a Dubaï sur une borne interactive, enregistrement des bagages, arrivé a Vienne 12h20transfert facile, départ de Vienne 13h55 dans un 747, arrivé a Dubaï 21h20 ( 2h de décalage en plus ) dans une immense salle, passage de la police, avec beaucoup de guichets mais aussi beaucoup de monde pendant les 3/4h d'attente nous nous apercevons que le horloges de l'aéroport sont de marque Rollex !, petit coup de tampon sur le passeport aucune fiche à remplir ça se fait tout par scanner et ordinateur, nous récupérons nos valises, faisons un peu de change : 1€ = 4,75AED, à la sortie une bonne centaine de taxis de couleur beige avec toit rouge, jaune, bleu, vert etc.. tous équipés de compteurs bien visibles ( en théorie pas d'arnaques possibles), un "régulateur" nous indique celui que l'on doit prendre, la prise en charge à l'aéroport et au port 20AED le jour, 25AED la nuit, ailleurs dans la ville c'est 3AED, en plus évidemment les kms, il est 22h30, donc tarif de nuit, pour aller jusqu'a notre hôtel 15/20mn de trajet 40,50AED (pas cher 8,50€). Très bel hôtel Ibis tout neuf, réception immense, chambre meublée identique à la France mais un peu plus grande, le directeur parlant Français nous indique qu'ils peuvent garder nos bagages le dernier jour puisque l'embarquement est prévu à 20h et que nous devons libérer la chambre à midi au plus tard, journée pas trop pénible : Bonne nuit.
vendredi 9 avril Après un petit déj. continental abondant (un peu cher 55AEDpp 11,60€) nous prenons un taxi 10AED 2,10€ (ils sont très nombreux à circuler comme à New York) pour aller au "center City" pour prendre le "Big Bus" à impérial 220AEDpp (46€) pour 24h ou 285AEDpp (60€) pour 48h circulant de 9 à 17h dans ce prix il y le tour rouge (vieux Dubaï), le tour bleu (plages et centres commerciaux), visite du musée,1h de bateau Arabe sur le canal Creek et bien d'autres choses indiquées sur le dépliant carte que l'on vous donne en langue Française et vous avez des écouteurs qui vous traduisent dans toutes les langues, il y en à toutes les 20mn, on descends et on peut reprendre le prochain. Nous prenons 48h, on fait les 2 tours (5h) pour voir l'emsemble en descendant seulement à "Atlantis on the palm" les fameuses îles en forme de palmier avec l'hôtel Atlantis grand luxe de 1000 chambres (il y en a 3 identiques au monde : Bahamas et Afrique du sud), dans le centre commercial immense aquarium, "adventure park" (entrée payante) avec plage, attractions aquatiques diverses, on peut nager avec les dauphins mais il faudrait y rester la journée donc on a juste regardé, à côté il y a le métro aérien nous sommes montés à la station par les escalateurs juste pour voir aussi, reprenons le bus et rentrons en taxi, le soir diner dans un des nombreux fast food, il y a beaucoup d'anination sur les boulevards et même une fête foraine, un peu fatigués par la chaleur de la journée (30/35°) retour à l'hôtel.
la suite plus tard...peut être quelques photos si j'y arrive !!
jeudi 8 avril Départ de l'avion 10h30 nous nous présentons 1h30 avant, choix des places jusqu'a Dubaï sur une borne interactive, enregistrement des bagages, arrivé a Vienne 12h20transfert facile, départ de Vienne 13h55 dans un 747, arrivé a Dubaï 21h20 ( 2h de décalage en plus ) dans une immense salle, passage de la police, avec beaucoup de guichets mais aussi beaucoup de monde pendant les 3/4h d'attente nous nous apercevons que le horloges de l'aéroport sont de marque Rollex !, petit coup de tampon sur le passeport aucune fiche à remplir ça se fait tout par scanner et ordinateur, nous récupérons nos valises, faisons un peu de change : 1€ = 4,75AED, à la sortie une bonne centaine de taxis de couleur beige avec toit rouge, jaune, bleu, vert etc.. tous équipés de compteurs bien visibles ( en théorie pas d'arnaques possibles), un "régulateur" nous indique celui que l'on doit prendre, la prise en charge à l'aéroport et au port 20AED le jour, 25AED la nuit, ailleurs dans la ville c'est 3AED, en plus évidemment les kms, il est 22h30, donc tarif de nuit, pour aller jusqu'a notre hôtel 15/20mn de trajet 40,50AED (pas cher 8,50€). Très bel hôtel Ibis tout neuf, réception immense, chambre meublée identique à la France mais un peu plus grande, le directeur parlant Français nous indique qu'ils peuvent garder nos bagages le dernier jour puisque l'embarquement est prévu à 20h et que nous devons libérer la chambre à midi au plus tard, journée pas trop pénible : Bonne nuit.
vendredi 9 avril Après un petit déj. continental abondant (un peu cher 55AEDpp 11,60€) nous prenons un taxi 10AED 2,10€ (ils sont très nombreux à circuler comme à New York) pour aller au "center City" pour prendre le "Big Bus" à impérial 220AEDpp (46€) pour 24h ou 285AEDpp (60€) pour 48h circulant de 9 à 17h dans ce prix il y le tour rouge (vieux Dubaï), le tour bleu (plages et centres commerciaux), visite du musée,1h de bateau Arabe sur le canal Creek et bien d'autres choses indiquées sur le dépliant carte que l'on vous donne en langue Française et vous avez des écouteurs qui vous traduisent dans toutes les langues, il y en à toutes les 20mn, on descends et on peut reprendre le prochain. Nous prenons 48h, on fait les 2 tours (5h) pour voir l'emsemble en descendant seulement à "Atlantis on the palm" les fameuses îles en forme de palmier avec l'hôtel Atlantis grand luxe de 1000 chambres (il y en a 3 identiques au monde : Bahamas et Afrique du sud), dans le centre commercial immense aquarium, "adventure park" (entrée payante) avec plage, attractions aquatiques diverses, on peut nager avec les dauphins mais il faudrait y rester la journée donc on a juste regardé, à côté il y a le métro aérien nous sommes montés à la station par les escalateurs juste pour voir aussi, reprenons le bus et rentrons en taxi, le soir diner dans un des nombreux fast food, il y a beaucoup d'anination sur les boulevards et même une fête foraine, un peu fatigués par la chaleur de la journée (30/35°) retour à l'hôtel.
la suite plus tard...peut être quelques photos si j'y arrive !!
Hôtel Playa de Oro, Playa Caleta ou Sol Sirenas Coral à Varadero? English translation pending
Bonjour,
je compte aller à Varadero, possiblement durant les vacances de noël. Nous nous questionnons à propos de ces 3 hôtels (Playa de oro, Playa Caleta ou Sol Sirenas Coral). Nous serons 4 (deux adultes et des enfants, un de 4 ans et l'autre de 1 an).
Avez-vous des commentaires sur ces 3 hôtels (ou un seul des trois). Nous prévoyons aller pour faire de la plage, un peu de promenade à Varadero et prendre cela relax (bon ok nous serons avec des enfants, mais je voulais dire pas de party jusqu'à 3h du matin).
Merci de vos commentaires.
Michel
Avez-vous des commentaires sur ces 3 hôtels (ou un seul des trois). Nous prévoyons aller pour faire de la plage, un peu de promenade à Varadero et prendre cela relax (bon ok nous serons avec des enfants, mais je voulais dire pas de party jusqu'à 3h du matin).
Merci de vos commentaires.
Michel
Croisière "Trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia du 17 au 28 mars 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
je débarque sur voyageforum, section croisière, n'y voyez pas un vilain jeux de mots
Ma compagne et moi même, comme le titre l'indique, partons voguer à bord du concordia, à la découverte des "Trésors de l'histoire", à partir du 17 Mars 2009 nous somme un couple de 28 et 27 ans et ce sera notre première croisière
si je viens ici c'est évidemment pour assouvir ma soif de curiosité quand à ce voyage, afin de le préparer au mieux
voici les excursions que nous avons choisis pour ce périple en méditerranée orientale (leurs dénominations sont de costa bien entendu): Katakolon/Olympie: OLYMPIA, ENTRE LEGENDE ET MODERNITE Le Pirée/Athènes: SOUVENIR DE L'ACROPOLE Izmir: EPHESE Rhodes: pas d'excursion, visite libre, seuls avec nos baskets Limassol: ? Alexandrie: PYRAMIDES DE GIZEH, SAQQARAH ET ADVENTURE EN 4X4 ET DROMADAIRE Civitavecchia/Rome: ROME EN TOUTE LIBERTE
voilà je suis ouvert à tout vos avis concernant cette croisière et ces excursions, les détails, les ptits trucs à savoir etc...
en attendant je continue de parcourir le forum, en faisant une recherche par mots clés j'ai vu de nombreux sujets sur cette croisière, fort bien détaillés, on y apprend beaucoup de choses, et je vous en remercie
je pense notamment au sujet de bruno06220, merci pour ton "rapport" de voyage très intéressant, grace à ce site j'ai également découvert le blog suivant: http://olinath2007.skyrock.com/1.html
je vais pas tous les citer, je n'ai pas encore eu le temps de tout dévorer
de même, peut être y a t il des autres participants à cette croisière du 17 mars ici
à bientôt
je débarque sur voyageforum, section croisière, n'y voyez pas un vilain jeux de mots
Ma compagne et moi même, comme le titre l'indique, partons voguer à bord du concordia, à la découverte des "Trésors de l'histoire", à partir du 17 Mars 2009 nous somme un couple de 28 et 27 ans et ce sera notre première croisière
si je viens ici c'est évidemment pour assouvir ma soif de curiosité quand à ce voyage, afin de le préparer au mieux
voici les excursions que nous avons choisis pour ce périple en méditerranée orientale (leurs dénominations sont de costa bien entendu): Katakolon/Olympie: OLYMPIA, ENTRE LEGENDE ET MODERNITE Le Pirée/Athènes: SOUVENIR DE L'ACROPOLE Izmir: EPHESE Rhodes: pas d'excursion, visite libre, seuls avec nos baskets Limassol: ? Alexandrie: PYRAMIDES DE GIZEH, SAQQARAH ET ADVENTURE EN 4X4 ET DROMADAIRE Civitavecchia/Rome: ROME EN TOUTE LIBERTE
voilà je suis ouvert à tout vos avis concernant cette croisière et ces excursions, les détails, les ptits trucs à savoir etc...
en attendant je continue de parcourir le forum, en faisant une recherche par mots clés j'ai vu de nombreux sujets sur cette croisière, fort bien détaillés, on y apprend beaucoup de choses, et je vous en remercie
je pense notamment au sujet de bruno06220, merci pour ton "rapport" de voyage très intéressant, grace à ce site j'ai également découvert le blog suivant: http://olinath2007.skyrock.com/1.html
je vais pas tous les citer, je n'ai pas encore eu le temps de tout dévorer
de même, peut être y a t il des autres participants à cette croisière du 17 mars ici
à bientôt
Du nouveau sur ma plainte sur l'hôtel Oasis Brisas del Caribe English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je tenais à informer tous les voyageurs(e) comme moi qui sont allés à l'hôtel l'oasis brisas del caribe la semaine du 27 Septembre au 4 Octobre passé .
Nous nous sommes plaints au sujet de notre voyage à cette hôtel où nous n'avons pas eux de service et nous n'avons pas mangés à notre faim .
Nous avons faits une plainte écrite à notre agence et notre agence à remis cette plaitne à SUNWING et après 1 mois et 14 jours nous avons reçus un courriel nous avisant que nous allons recevoir un bon voyage de $ 75 par personne qui veut dire $ 300.00 de rabais pour un prochain voyage .
Nous n'avons jamais eux de problème en voyage surtout avec la compagnie Sunwing mais la catégorie de cette hôtel nécessite d'être reviser .
Alors si il y des voyageurs qui ont véçus la même situation je les encourages à ce plaindre .
voyageuse01
Je tenais à informer tous les voyageurs(e) comme moi qui sont allés à l'hôtel l'oasis brisas del caribe la semaine du 27 Septembre au 4 Octobre passé .
Nous nous sommes plaints au sujet de notre voyage à cette hôtel où nous n'avons pas eux de service et nous n'avons pas mangés à notre faim .
Nous avons faits une plainte écrite à notre agence et notre agence à remis cette plaitne à SUNWING et après 1 mois et 14 jours nous avons reçus un courriel nous avisant que nous allons recevoir un bon voyage de $ 75 par personne qui veut dire $ 300.00 de rabais pour un prochain voyage .
Nous n'avons jamais eux de problème en voyage surtout avec la compagnie Sunwing mais la catégorie de cette hôtel nécessite d'être reviser .
Alors si il y des voyageurs qui ont véçus la même situation je les encourages à ce plaindre .
voyageuse01
Hôtel à Bayahibe? (Sunscape, Casa Del Mar, Iberostar) English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais avoir vos commentaires sur ces hotels.
J'avais vu l'hotel Oasis Canoa à la Romana, cependant je n'ai eu que des commentaires négatifs conernant la plage, beaucoup de coraux...
Or, toujours sur ce côté de la République, j'aimerais avoir des commentaires sur ces hotels.
Je sais très bien que le Iberostar est plus dispendieux, cependant, au Québec, est-ce qu'il vient quand même en spécial à un moment donné. Nous prévoyons partir pour le mois d'avril 2008, qui est loin encore.
J'apprécierais avoir vos commentaire sur ces hotels, si la bouffe est variée, propreté dans les hotesl et belle plage dans des forfaits tout inclus.
Merci à l'avance,
Bonne journée à tous
Manon🙂
Croisière Iles et Terres du Soleil sur le Costa Victoria English translation pending
bonjour à tous
je viens de découvrir ce forum ......génial!!!!!😉
nous en serons pour notre part à la 3ème ...avec costa ...1 sur le victoria (offert par nos enfants pour nos 30 ans de mariage ...1er essai superbe..
1 sur le romantica avec un nos amis ....inoubliable
et on en redemande 😎toujours avec costa 😉 a ce jour aucune deception
nous allons avec des amis partir en croisière sur le costa victoira le 17 avril et ce pendant 10 jours Iles et terres du soleil
qui a fait la même ?? et nous en parler les excursions ...qu'elles sont valables enfin bref tout ce que vous pouvaient nous en dire nous ferait plaisir
amis voyageurs...bonnes routes ...et bons vents 😉
nous allons avec des amis partir en croisière sur le costa victoira le 17 avril et ce pendant 10 jours Iles et terres du soleil
qui a fait la même ?? et nous en parler les excursions ...qu'elles sont valables enfin bref tout ce que vous pouvaient nous en dire nous ferait plaisir
amis voyageurs...bonnes routes ...et bons vents 😉
Retour sur 158 jours: Mexique - Guatemala - Honduras - Salvador - Nicaragua - Costa Rica - Colombie English translation pending
Bonjour à tous
Je reviens d’un voyage de 158 jours, entre les 11 janvier et 16 juin 2016. Je suis passé dans ces pays : le Mexique, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et la Colombie. Objectif du voyage : m’ouvrir aux cultures de ces pays en rencontrant des locaux intéressants et améliorer mon espagnol. Je souhaite donc partager mon retour d’expérience avec vous, en espérant que cela aide certains et donne envie à d’autres !
J’opte pour couchsurfing dans la mesure du possible (pour loger et pour découvrir la ville avec des locaux acceptant de donner un peu de leur temps pour moi). Je passe les 6 premières et les 6 dernières semaines seul, pour le reste (2,5 mois), une amie me rejoint et voyage avec moi.
Concernant mes choix, il faut savoir que j’étais déjà venu 2 fois au Mexique et 1 fois en Colombie.
Partie 1 : Mexique
Mon voyage au Mexique s’est déroulé en deux étapes. Le premier mois et les deux dernières semaines du voyage (6 semaines en tout).
À voir et à faire dans la ville de México (CDMX), en vrac : le quartier de la Condesa (pour sortir), le Paseo de la Reforma (grande avenue), el Angel de la Independencia (monument commémorant… L’indépendance), Zocalo (et sa cathédrale), Palacio Nacional (on y entre et c’est à peu près tout), Torre LatinoAmerica (avec une vue impressionnante du 45e étage), Palacio de Bellas Artes (monter au 8e étage du magasin Sears en face, vous pourrez y déguster un café en surplombant et admirant le superbe édifice), musée d’anthropologie (très intéressant mais très long, j’ai préféré le musée Amparo de Puebla plus agréable, moderne et ludique), musée Soumaya (musée de Carlos Slim, très beau bâtiment (de l’extérieur comme de l’intérieur) avec des sculptures originales et reproductions de Rodin, expo temporaires, un étage consacré aux arts orientaux… À voir !), Castillo (avec une belle vue de la haut et le musée qui est intéressant) et Bosque (pour y faire du sport pour les motivés) de Chapultepec, Polanco (quartier chic), spectacle de Lucha Libre à l’Arena México (à faire : pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu comme du catch, belles chorégraphies, un public en dé-li-re qui saura vous porter dans l’ambiance, un prix attractif (40 pesos tout en haut), j’ai trouvé ça vraiment drôle), Coyoacan (c’était un village indépendant de la CDMX mais suite au développement de la ville celui-ci a été englouti : très sympa, pittoresque, une belle place - église – fontaine, touristique, joli et agréable, beaucoup de resto, bars, cafés).
Non loin, Teotihuacan est incontournable. À 1h00 de bus depuis le terminal. J’hésitais mais finalement c’est superbe. À faire absolument. Grosse chaleur et coups de soleil en revenant. Petit musée sans grand intérêt. Deux pyramides principales ou on peut monter et tout plein de ruines. On fait le tour en 4-5 heures (en prenant son temps). On visite également el Museo de los Murales, à 15 minutes à pied à l’extérieur du site. Bien mais pas fou. Mais tant qu’à être là-bas…!
Je quitte CDMX pour faire une boucle des villes coloniales (Querétaro, San Miguel de Allende, Guanajuato) Je commence par Tepotzotlán. C’est un pueblo a 50 km de la CDMX ou les Chilangos (habitants de la CDMX) viennent passer leur fin de semaine. C’est dimanche justement et il y a beaucoup de monde! Plutôt agréable, très familial, des vendeurs en tous genre, un musée, une église… Bref un pueblo mexicain! De Tepotzotlán, Querétaro est à 1h45. Le centre ville est colonial, joli et agréable. C’est néanmoins assez petit considérant la taille de la ville. Une journée m’a suffit. À 60 km de là se dresse la Peña de Bernal, le 3e plus grand monolithe du monde. Le village de Bernal s’est développé grâce au tourisme engendré par le monolithe. On peut y grimper. De la haut, la vue est imprenable… Le village ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (en semaine, hors saison, c’était un peu tristounet) mais cela reste agréable d’y déambuler… À 1h00 (en bus) de Querétaro se trouve San Miguel de Allende. Ville très propre, calme, pas trop de monde (sûrement parce que c’est la basse saison), très coloré, typique, des belles églises un peu partout. Le relief est escarpé. Pas mal de gringos et de touristes en général, mais vu le cadre on comprend pourquoi. À ne pas manquer, le coucher de soleil vu depuis le Mirador, superbe panorama. En poussant 1h30 de plus vers l’ouest on arrive à Guanajuato. Très joli, escarpé également, très ramassé. Des belles places, beaucoup de lieux de culte. Les collines environnantes sont occupèes par des maisons de toutes les couleurs. On peut monter au Pipila pour y apprécier un superbe point de vue. Original : le musée des momies, petit, un peu spécial avec des momies d’enfants notamment. Surprenant.
De l’autre côté de la CDMX, Puebla. La ville recense un nombre incalculable de lieux de culte (église, cathédrale, ancien couvent…). Le centre ville est agréable. Visite du musée Amparo, à ne pas manquer. C’est un musée privé qui permet de comprendre l’histoire du Mexique, entre autres choses. Belle terrasse la haut. Non loin de Puebla se trouve Cholula. On y trouve un site archéologique, une pyramide, des ruines… Forçément bien moins impressionnant que ce que le Mexique propose par ailleurs et moins bien mis en valeur. On y entre par la pyramide via un dédale de tunnels. On est entourés de volcans et il y a 250 mètres de collines au dessus de la tête… Mauvaise idée? Finalement à bien y penser, ça fait des centaines d’années que c’est la et ça n’a pas bougé…! En haut de la colline se trouve l’église; de là-haut, beau panorama (volcan). Pas loin, Tonantzintla et San Francisco Acatepec. Chacun de ces pueblos propose une superbe et originale église, à voir!
État d’Oaxaca. La ville d’Oaxaca se trouve à 6h de route en voiture depuis la CDMX. Superbe ville coloniale, j’invite tout le monde à y aller (bien qu’en ce moment ce soit un peu chaud). Une superbe cathédrale. Dans la région : l’incontournable Monte Alban, Mitla (ruines – pas fou), Hierve El Agua : j’en avais lu de toutes les couleurs et personnellement je n’ai pas regretté d’y être allé. Ce n’est peut être pas la “grande cosa” mais ça vaut le détour selon moi. À 6h de route au sud (en voiture) se trouve les villages côtiers et les plages. J’élis domicile à Puerto Angel, petit port de pêche sympa. À quelques km de là je recommande la plage de San Agustinillo. Si vous souhaitez dépenser un peu de cash le restaurant La Ola est parfait : transat, cocktails, bons petits plats (mais pas donné). Très joli cadre pour relaxer et passer 2-3 jours de plage. À 1h30 de voiture de Puerto Angel, la laguna de Manialtepec vous donne la possibilité de vous jeter à l’eau en pleine nuit pour vivre une expérience étonnante, les microalgues peuplant la lagune s’illuminent au contact de votre corps… Vraiment magique! A priori en janvier ce n’est pas la période ou il y a le plus d’algues mais c’était déjà fun.
Chiapas. J’ai un peu le sentiment d’être passé à côté de pas mal de choses concernant cet état. Je ne l’avais pas préparé et avec le recul je regrette un peu. San Cristobal de las Casas : super joli, des rues pavées, beaucoup de touristes. Un plaisir de se promemer dans la ville. Dans les environs Chiapa de Corzo est le point de départ pour visiter le canyon de Sumidero. C’est beau. Je prends le tour en lancha de 1h, franchement déçu. Il existe un tour de 2h en bateau rapide qui va beaucoup plus loin dans le canyon, je vous conseillerai donc j’essayer celui la… Il est également possible d’admirer le canyon de la haut. Une route vous mènera aux 5 points de vue, superbe. À part ça à Chiapa de Corzo je n’aurai rien vu de fou, même si le pueblo n’est pas désagréable.
Ce qui m’a marqué au Mexique : - très grand pays offrant une diversité incroyable - une histoire très dense - bon marché et plein de choix - les plus belles églises que j’ai vu - la gastronomie (incroyable – chaque région a ses spécialités) et la bouffe de rue - les mexicains : j’ai pu rencontrer via couchsurfing plein de gens, de sympas à extraordinaires. Notamment une personne avec qui je me suis vraiment bien entendu et qui m’a invité à revenir, ce que j’ai fais (mes deux dernières semaines à la CDMX). J’ai pu partager avec elle et sa famille concernant le Mexique, leur culture, etc… C’était ce que j’étais venu chercher donc génial. Les latinos ouvrent vite leur porte et ils ont vite fait de vous inviter chez eux, leurs amis, leur famille…
Deux dernières semaines : Week end à Otumba (État de México) assez surréaliste, ou le frère de mon amie nous invite à son anniversaire. Allons-y! Sa maison en campagne est entourée de champs de nopales. On y passera la soirée puis le lendemain sera consacré à la visite du pueblo (place, église, musée) et ensuite ce qui restera comme l’attraction de la journée : burrolandia. Un endroit insolite qui a pour vocation de sauvegarder l’âne. C’est un musée / parc franchement kitsch. On apprend tout de même des choses sur l’animal et on partage un peu de temps avec eux dans l’enclos! Le petit train touristique de Burrolandia peut venir vous chercher / ramener en centre ville. Voila. Je déguste à Otumba le pulque, boisson du centre du Mexique. Alcool fermenté blanc (issue de l’agave) de consistance visqueuse. Le prendre de préférence de saveur (exemple fraise). J’ai aimé même si c’est un peu écoeurant. Mais les pulqueria “locales” sont de vrais endroits authentiques...! On passe une journée à Xochimilco. Là-bas, les trajineras (bateaux à fond plat pouvant acceuillir jusqu’à 18 personnes, typiques de ce village) vont permettront de naviguer sur les canaux de la ville (compter 700 pesos pour deux heures, quelque soit le nombre de participants). C’est sympa, a priori les dimanche c’est très achalandé! L’avantage de ce système est que vous pouvez ramener ce que vous voulez (bouffe, picole, système de son…). C’est idéal pour un groupe. J’ai même croisé 2 bateaux accrochés l’un à l’autre, je vous laisse imaginer l’ambiance (18x2=36). La bas vous pouvez vous arrêter dans certains points d’intérêts, des vendeurs vous proposent de la bouffe, de la bière, des mariachis peuvent pousser la chansonnette pour vous. De quoi s’amuser. Le village est sympa, un grand marché et la place principale couverte vous permettra de trouver / goûter tout un tas de choses.
Je reviens d’un voyage de 158 jours, entre les 11 janvier et 16 juin 2016. Je suis passé dans ces pays : le Mexique, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et la Colombie. Objectif du voyage : m’ouvrir aux cultures de ces pays en rencontrant des locaux intéressants et améliorer mon espagnol. Je souhaite donc partager mon retour d’expérience avec vous, en espérant que cela aide certains et donne envie à d’autres !
J’opte pour couchsurfing dans la mesure du possible (pour loger et pour découvrir la ville avec des locaux acceptant de donner un peu de leur temps pour moi). Je passe les 6 premières et les 6 dernières semaines seul, pour le reste (2,5 mois), une amie me rejoint et voyage avec moi.
Concernant mes choix, il faut savoir que j’étais déjà venu 2 fois au Mexique et 1 fois en Colombie.
Partie 1 : Mexique
Mon voyage au Mexique s’est déroulé en deux étapes. Le premier mois et les deux dernières semaines du voyage (6 semaines en tout).
À voir et à faire dans la ville de México (CDMX), en vrac : le quartier de la Condesa (pour sortir), le Paseo de la Reforma (grande avenue), el Angel de la Independencia (monument commémorant… L’indépendance), Zocalo (et sa cathédrale), Palacio Nacional (on y entre et c’est à peu près tout), Torre LatinoAmerica (avec une vue impressionnante du 45e étage), Palacio de Bellas Artes (monter au 8e étage du magasin Sears en face, vous pourrez y déguster un café en surplombant et admirant le superbe édifice), musée d’anthropologie (très intéressant mais très long, j’ai préféré le musée Amparo de Puebla plus agréable, moderne et ludique), musée Soumaya (musée de Carlos Slim, très beau bâtiment (de l’extérieur comme de l’intérieur) avec des sculptures originales et reproductions de Rodin, expo temporaires, un étage consacré aux arts orientaux… À voir !), Castillo (avec une belle vue de la haut et le musée qui est intéressant) et Bosque (pour y faire du sport pour les motivés) de Chapultepec, Polanco (quartier chic), spectacle de Lucha Libre à l’Arena México (à faire : pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu comme du catch, belles chorégraphies, un public en dé-li-re qui saura vous porter dans l’ambiance, un prix attractif (40 pesos tout en haut), j’ai trouvé ça vraiment drôle), Coyoacan (c’était un village indépendant de la CDMX mais suite au développement de la ville celui-ci a été englouti : très sympa, pittoresque, une belle place - église – fontaine, touristique, joli et agréable, beaucoup de resto, bars, cafés).
Non loin, Teotihuacan est incontournable. À 1h00 de bus depuis le terminal. J’hésitais mais finalement c’est superbe. À faire absolument. Grosse chaleur et coups de soleil en revenant. Petit musée sans grand intérêt. Deux pyramides principales ou on peut monter et tout plein de ruines. On fait le tour en 4-5 heures (en prenant son temps). On visite également el Museo de los Murales, à 15 minutes à pied à l’extérieur du site. Bien mais pas fou. Mais tant qu’à être là-bas…!
Je quitte CDMX pour faire une boucle des villes coloniales (Querétaro, San Miguel de Allende, Guanajuato) Je commence par Tepotzotlán. C’est un pueblo a 50 km de la CDMX ou les Chilangos (habitants de la CDMX) viennent passer leur fin de semaine. C’est dimanche justement et il y a beaucoup de monde! Plutôt agréable, très familial, des vendeurs en tous genre, un musée, une église… Bref un pueblo mexicain! De Tepotzotlán, Querétaro est à 1h45. Le centre ville est colonial, joli et agréable. C’est néanmoins assez petit considérant la taille de la ville. Une journée m’a suffit. À 60 km de là se dresse la Peña de Bernal, le 3e plus grand monolithe du monde. Le village de Bernal s’est développé grâce au tourisme engendré par le monolithe. On peut y grimper. De la haut, la vue est imprenable… Le village ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (en semaine, hors saison, c’était un peu tristounet) mais cela reste agréable d’y déambuler… À 1h00 (en bus) de Querétaro se trouve San Miguel de Allende. Ville très propre, calme, pas trop de monde (sûrement parce que c’est la basse saison), très coloré, typique, des belles églises un peu partout. Le relief est escarpé. Pas mal de gringos et de touristes en général, mais vu le cadre on comprend pourquoi. À ne pas manquer, le coucher de soleil vu depuis le Mirador, superbe panorama. En poussant 1h30 de plus vers l’ouest on arrive à Guanajuato. Très joli, escarpé également, très ramassé. Des belles places, beaucoup de lieux de culte. Les collines environnantes sont occupèes par des maisons de toutes les couleurs. On peut monter au Pipila pour y apprécier un superbe point de vue. Original : le musée des momies, petit, un peu spécial avec des momies d’enfants notamment. Surprenant.
De l’autre côté de la CDMX, Puebla. La ville recense un nombre incalculable de lieux de culte (église, cathédrale, ancien couvent…). Le centre ville est agréable. Visite du musée Amparo, à ne pas manquer. C’est un musée privé qui permet de comprendre l’histoire du Mexique, entre autres choses. Belle terrasse la haut. Non loin de Puebla se trouve Cholula. On y trouve un site archéologique, une pyramide, des ruines… Forçément bien moins impressionnant que ce que le Mexique propose par ailleurs et moins bien mis en valeur. On y entre par la pyramide via un dédale de tunnels. On est entourés de volcans et il y a 250 mètres de collines au dessus de la tête… Mauvaise idée? Finalement à bien y penser, ça fait des centaines d’années que c’est la et ça n’a pas bougé…! En haut de la colline se trouve l’église; de là-haut, beau panorama (volcan). Pas loin, Tonantzintla et San Francisco Acatepec. Chacun de ces pueblos propose une superbe et originale église, à voir!
État d’Oaxaca. La ville d’Oaxaca se trouve à 6h de route en voiture depuis la CDMX. Superbe ville coloniale, j’invite tout le monde à y aller (bien qu’en ce moment ce soit un peu chaud). Une superbe cathédrale. Dans la région : l’incontournable Monte Alban, Mitla (ruines – pas fou), Hierve El Agua : j’en avais lu de toutes les couleurs et personnellement je n’ai pas regretté d’y être allé. Ce n’est peut être pas la “grande cosa” mais ça vaut le détour selon moi. À 6h de route au sud (en voiture) se trouve les villages côtiers et les plages. J’élis domicile à Puerto Angel, petit port de pêche sympa. À quelques km de là je recommande la plage de San Agustinillo. Si vous souhaitez dépenser un peu de cash le restaurant La Ola est parfait : transat, cocktails, bons petits plats (mais pas donné). Très joli cadre pour relaxer et passer 2-3 jours de plage. À 1h30 de voiture de Puerto Angel, la laguna de Manialtepec vous donne la possibilité de vous jeter à l’eau en pleine nuit pour vivre une expérience étonnante, les microalgues peuplant la lagune s’illuminent au contact de votre corps… Vraiment magique! A priori en janvier ce n’est pas la période ou il y a le plus d’algues mais c’était déjà fun.
Chiapas. J’ai un peu le sentiment d’être passé à côté de pas mal de choses concernant cet état. Je ne l’avais pas préparé et avec le recul je regrette un peu. San Cristobal de las Casas : super joli, des rues pavées, beaucoup de touristes. Un plaisir de se promemer dans la ville. Dans les environs Chiapa de Corzo est le point de départ pour visiter le canyon de Sumidero. C’est beau. Je prends le tour en lancha de 1h, franchement déçu. Il existe un tour de 2h en bateau rapide qui va beaucoup plus loin dans le canyon, je vous conseillerai donc j’essayer celui la… Il est également possible d’admirer le canyon de la haut. Une route vous mènera aux 5 points de vue, superbe. À part ça à Chiapa de Corzo je n’aurai rien vu de fou, même si le pueblo n’est pas désagréable.
Ce qui m’a marqué au Mexique : - très grand pays offrant une diversité incroyable - une histoire très dense - bon marché et plein de choix - les plus belles églises que j’ai vu - la gastronomie (incroyable – chaque région a ses spécialités) et la bouffe de rue - les mexicains : j’ai pu rencontrer via couchsurfing plein de gens, de sympas à extraordinaires. Notamment une personne avec qui je me suis vraiment bien entendu et qui m’a invité à revenir, ce que j’ai fais (mes deux dernières semaines à la CDMX). J’ai pu partager avec elle et sa famille concernant le Mexique, leur culture, etc… C’était ce que j’étais venu chercher donc génial. Les latinos ouvrent vite leur porte et ils ont vite fait de vous inviter chez eux, leurs amis, leur famille…
Deux dernières semaines : Week end à Otumba (État de México) assez surréaliste, ou le frère de mon amie nous invite à son anniversaire. Allons-y! Sa maison en campagne est entourée de champs de nopales. On y passera la soirée puis le lendemain sera consacré à la visite du pueblo (place, église, musée) et ensuite ce qui restera comme l’attraction de la journée : burrolandia. Un endroit insolite qui a pour vocation de sauvegarder l’âne. C’est un musée / parc franchement kitsch. On apprend tout de même des choses sur l’animal et on partage un peu de temps avec eux dans l’enclos! Le petit train touristique de Burrolandia peut venir vous chercher / ramener en centre ville. Voila. Je déguste à Otumba le pulque, boisson du centre du Mexique. Alcool fermenté blanc (issue de l’agave) de consistance visqueuse. Le prendre de préférence de saveur (exemple fraise). J’ai aimé même si c’est un peu écoeurant. Mais les pulqueria “locales” sont de vrais endroits authentiques...! On passe une journée à Xochimilco. Là-bas, les trajineras (bateaux à fond plat pouvant acceuillir jusqu’à 18 personnes, typiques de ce village) vont permettront de naviguer sur les canaux de la ville (compter 700 pesos pour deux heures, quelque soit le nombre de participants). C’est sympa, a priori les dimanche c’est très achalandé! L’avantage de ce système est que vous pouvez ramener ce que vous voulez (bouffe, picole, système de son…). C’est idéal pour un groupe. J’ai même croisé 2 bateaux accrochés l’un à l’autre, je vous laisse imaginer l’ambiance (18x2=36). La bas vous pouvez vous arrêter dans certains points d’intérêts, des vendeurs vous proposent de la bouffe, de la bière, des mariachis peuvent pousser la chansonnette pour vous. De quoi s’amuser. Le village est sympa, un grand marché et la place principale couverte vous permettra de trouver / goûter tout un tas de choses.
Ma liste des plus belles plages et criques de la Costa Azul à la Costa Algarvia - Portugal English translation pending
Me rendant souvent à Lisbonne et privilégiant la route côtière beaucoup plus agréable, de la péninsule de setubal (de sessimbra à troia à costa alentejana à costa vicentina à costa algarvia) jusqu'à la frontière espagnole, j'ai établie un liste des plus belles plages et criques découvertes , que je partage avec les futurs visiteurs de ces belles régions.
QUELQUES LIENS UTILES: http://www.visitalgarve.pt/?idioma=en http://voyage-algarve.blogspot.com/ http://www.villascopic.com/FR/Locations-saisonnieres-vues-du-ciel#!i=61&l=2 (algarve vue du ciel) http://www.atlanticferries.pt/
1.COSTA AZUL-NORD. La région touristique de Costa Azul comporte la péninsule de Setúbal et déborde aussi sur l’Alentejo côtier jusqu’à Vila Nova de Milfontes.
1.1-costa da caparica Une succession sur 11 km d'une quarantaine de magnifiques plages bien aménagées, bien desservies et très prisées par les lisboetes.En été un petit train relie caparica à une vingtaine de plages dont entre autres-praia do norte, praia de mata, praia do castelo, praia do rei, praia da sereia, praia da bella vista-jusqu'à fonte da telha. tarif:environ 7€ aller et retour. Une manière agréable pour rejoindre la costa est de prendre le ferry à lisbonne "cais sodre" pour cacillas et de là, la ville de caparica et ses plages. (un ferry env.toutes les 15 mn:tarif environ :passager,1.15€-voiture tourisme,4.70€).
1.2cavo de vapor: Pittoresque et authentique village de pêcheur situé sur la pointe extrême de la costa caparica à l'embouchure du rio tage et de l'océan atlantique. A la limite du village se trouve une belle plage sauvage. http://www.casadovapor.org/en/ http://strabic.fr/Casa-do-vapor Pour y aller: Il existe plusieurs modes de transport pour y aller depuis lisbonne: +Par train(camboio) puis bus: Train fertagus pour pragal depuis les stations:roma ou ente campos ou sete rios
ou campolide, ensuite bus TST 125 (en 25 mn) pour trafaria et enfin bus TST171(en 10 mn) pour cavo do vapor. +par ferry depuis "estaçao fluviale de belem" à trafaria puis bus TST 171(en 10 mn) pour cavo do vapor. +par ferry depuis "estaçao fluviale cais do sodre" jusqu'à cacilhas
puis Bus TST 125(en 35 mn) pour trafaria et enfin bus TST 171 pour cavo do vapor. +par bus depuis la gare de bus" lisbonne-praça de espanha":bus TST 158(en 45 mn) pour trafaria puis bus TST 171(en 10 mn) pour cavo do vapor. Admirez au loin au milieu de l'océan la forteresse et son phare "Torre de São Lourenço" plus connue sous le nom de"Torre do Bugio":
1.3-de lagoa albufeira à cabo espichel à sesimbra. Zone moins fréquentée pourvues de superbes plages sauvages et domaine des adeptes de surf et planche voile: De fonte de telha;un route permet de rejoindre lagoa de albufeira, alfarim, aldeia do mecco et les très belles plages de la région: +praia do meco:superbe et sauvage plage bordée de falaises ocres. +Praia das Bicas:grande plage bordée de dunes prisée par les adeptes de surfs. +praia do forno:belle plage. Ensuite la route reliant cabo espichel à sesimbra permet d'accéder à: +praia lagosteiro:village animé doté d'une belle plage. +Praia do Ribeiro do Cavalo:belle crique toutefois difficile d'accès.
1.4- sesimbra -adossée au superbe parc naturel de la serra d'arrabida, c'est un petit port de pêche et charmante ville pourvue de très de belles plages. Son bord de mer est doté de bons restaurants de fruits de mer et de poissons. +plage de sesimbra:belle plage au pied de la ville.
1.5- de sesimbra à portinho da arrabida à setubal -magnifique corniche de portinho à setubal parsemée de magnifiques plages arborées sur fond de mer turquoise. +portinhao da arrabida:tranquille petit village de pêcheurs avec une belle et grande plage. +praia da cova:belle plage. +praia de galapos:minuscule et tranquille plage +figuerinha:merveilleuse plage, accessible également depuis setubal dont elle est proche.
1.6- setubal: Grand port de pêche et cité-dortoir proche de Lisbonne.Très bons restos de poissons et de fruits de mer sur le port et dans la vieille ville à l'atmosphère agréable. De setubal partent et arrivent les ferrys assurant la traversée du rio sado jusqu'à Troia et retour. Jolie balade à faire pour rejoindre l'algarve par les costas alentejana et vicentina avec ses falaises sauvages et ses belles plages: (porto covo-vila nova de milefontes-arrifana.... ). Information sur la traversée:http://www.atlanticferries.pt/: coût:env.12.50€ la voiture et le conducteur.tarif du billet pour passager supplémentaire: environ 5.50€ aller et retour. De setubal, départ environ toutes les 45 mn de 6.45h à 22.30h et de Troia de 7.20h à 23.05. Durée de la traversée environ 40 mn.
2.COSTA AZUL-SUD ET COSTA ALENTEJANA
2.1-presqu'île de Troia:belle station balnéaire point d'arrivée et de départ des ferrys traversant le rio sado et disposant d'immenses et sauvages plages bordées de pinèdes. 2.2-praia bicos das luca:jolie plage 2.3-praia de camporta:immense plage 2.4-praia decarvalhal:immense plage 2.5-lagoa de santo andré:beau site naturel protégé. De sines une route côtière réputée pour ses très bons restaurants de poissons est parsemée de belles plages jusqu'à: 2.6-porto covo:ancien et charmant village de pêcheur avec sa belle plage "somouqueira" 2.7-vila nova de milfontes:ravissante ville du littoral alentejan à l'embouchure du rio mira dotée d'une charmante vieille ville et de superbes plages: .praia do farol entre autres. .praia malhao à 7 km au nord de vila nova:très belle plage sauvage de sable blanc préservée du béton. 2.8-praia almograve:belle et tranquille plage de sable fin. 2.9-zambujeira do mar:très beau village accroché à sa falaise dominant deux belles plages. 2.10-praia carvalha:immense et très belle plage sauvage.
3.COSTA VICENTINA. Région située du nord de sagres à odeceixe, dotée de paysages sauvages, préservée du tourisme de masse , de prolifération de béton et pourvue de très belles falaises agrémentées de superbes plages sauvages.
3.1-odeceixe:jolie village doté d'une très belle plage blottie aux pieds des falaises à l'embouchure de la rivière odeceixe.
3.2-aljezur:très jolie village avec ses maisons blanchies entouré d'une végétation luxuriante et doté de plusieurs plages: +amoreira:très belle et immense plage entourée de dunettes et de falaises
à l'embouchure de la rivière amoreira +monte clerigo:jolie petite station balnéaire pourvue d'une très belle plage. +arrifana:superbe petit port de pêche et immense plage prisée par les surfeurs.
3.3-à partir de cartepeira, une petite route serpente la colline dominant la mer avec une côte déchiquetée d'où émergent: +bordeira:superbe et sauvage large plage bordée de dunettes à l'embouchure de la rivière bordeira. + amado:superbe plage domaine des surfeurs. 3.4-accessible à partir de villa o bispo par une côte déchiquetée équipée de plusieurs miradors: +praia castelejo: belle plage abritée entre deux falaises. +praia cordoama:belle plage sauvage
3.5-entre cabo sao vicente et sagres près de fortaleza de beliche: +praia de beliche:très belle crique, peu fréquentée. +praia tonel:très belle crique, peu fréquentée.
4-PLAGES ET CRIQUES DE L'ALGARVE 4.1-de sagres à lagos: +praia de salema:très jolie plage. +burgau:pittoresque village de pêcheur plein de charme avec une jolie plage protégée par deux falaises. +praia da luz:jolie station balnéaire et plage(en hors saison touristique). Après salema, une route côtière peu fréquentée dessert des plages isolées
jusqu'à praia da luz.
4.2-criques entre ponte da piedade et lagos: +camilo:très belle crique +de camilo vers ponte da piedade:une belle crique pour nudistes (sentier situé près d'une maison abandonnée). +donna ana:superbe-une des plus belle crique de l'algarve: Des travaux importants d'aménagement et d'élargissement de la plage ont été effectués durant 2015.c'est dommage que les 2 restos avec terrasses accrochées à la falaise aient été détruits. +pinhâo:jolie crique proche de lagos. +estudiantes:jolie crique proche de lagos +batata:jolie crique la plus proche de lagos.
4.3-lagos: -station balnéaire pleine charme avec une belle marina et un agréable centre ville très animé en haute saison.La région de lagos présente l'avantage de ne pas être très excentré et bénéficie des plus belles criques et plages de l'algarve. Outre les criques de batata, estudiantes et pinhaâo, elle dispose, de l'autre côté
de la marina, d'une immense plage de plusieurs kms qui part de l'embouchure de la rivière bensafrimvers la rivière odiaxere.
4.4-de lagos à portimao: +alvor:charmant village de pêcheurs avec une jolie plage. +3 irmaos:superbe crique. +prainha:une merveille, ma préférée;pour y accéder: A partir de 3 irmaos et ses 3 restaurants:o candeeri-o luis- et atlantico, traverser la petite crique "bahia", passer devant le resto "sol et sombra", emprunter ensuite un labyrinthe de rochers
pour découvrir la plage de prainha avec son resto"caniço" accroché à flan de falaise. .ou prendre la route côtière qui va d' alvor à praia da rocha, dépasser, l'hôtel "alvor pestana", au panneau "restaurante caniço", traverser le complexe touristique, se rendre jusqu'au resto "caniço" auquel on accède par un ascenseur et de là descendre à la plage par les escaliers. Prainha est constituée de plusieurs criques dont les 2 dernières ne sont accessibles
qu'à marrée basse.
+praia da vau:superbe crique (en hors saison touristique). +praia da rocha:très belle et immense plage proche de portimao située au pied des falaises.
Très animée en haute saison touristique.
4.5-de portimao à albufeira: +carvoeiro:belle crique dans le centre ville.Ne pas manquer de visiter à côté "l'algar seco", étonnant site marin creusé dans les rochers de couleur ocre. +cavalho:très belle crique. +marinha:magnifique crique, une des plus belles de la région avec prainha et dona ana. +armaçao da pera:immense et belle plage au pied de la ville avec son village de pêcheur(hors saison touristique). +galé:jolie crique. +castelo:jolie petite crique. +sao rafael:belle petite crique. +Albufeira:autre belle station balnéaire avec marina et un charmant vieux quartier les 2 donnant accès à 2 belles plages.Très animée durant la haute saison touristique.
4.6-d'albufeira à faro: +olhos d'agua:jolie crique. +praia da falaisa:superbe étendue de plage. +vale do lobo et quinta do lago:belles plages à la limite du "parque naturel da ria formosa", longeant ces deux villages dotées de résidences luxueuses, ces 2 stations étant pourvues de toutes les commodités qui s'attachent à ce type de complexe.
4.7- de faro à tavira à cacelha velha: -Olhao:pittoresque port de pêche avec une vieille ville aux maisons blanchies, bordée au niveau de sa ria d'un immense cordon littoral, Ses belles plages sauvages ne sont accessibles que par par ferry ou par taxi maritime (aqua taxi): +sur l'ihla da baretta: .praia farol .praia culatra +sur l'ihla da armona: .praia da armona .praia da fuzeta
-Tavira:ravissante petite ville avec ses vieux quartiers, d'où se dégage un charme unique, située aux abords de rio gilao qui traverse la ville et qui débouche sur la ria formosa. Elle est pourvue de belles et sauvages plages accessibles depuis l'embarcadère de "quatro agua"par ferry (env.1.50€ aller/retour) et également en haute saison depuis l'embarcadère situé près de l'ancien marché.tarif environ 2€ aller et retour. lien: http://www.silnido.com/ +sur l'ihla tavira dotée de bons restos de fruits de mer et poissons: immense plage encadrée de dunettes.
-à partir de pedras del rei, un petit train traverse les marécages jusqu'à: +praia do barril:belle plage sauvage -à partir du pittoresque village "cacelha velha": +très jolie plage accessible à pied depuis ce village.
5-PROMENADES EN BATEAU DANS L'ALGARVE: les plus belles promenades à faire en embarcation à moteur longeant des falaises et rochers sculptés par l'érosion, des grottes marines, sont celles: -qui part du village de pêcheurs de armaçao da pera vers bengil et retour(la plus belle). -de la marina de lagos vers sagres et retour via ponte da piedade.
Bon séjour dans ce beau pays.
QUELQUES LIENS UTILES: http://www.visitalgarve.pt/?idioma=en http://voyage-algarve.blogspot.com/ http://www.villascopic.com/FR/Locations-saisonnieres-vues-du-ciel#!i=61&l=2 (algarve vue du ciel) http://www.atlanticferries.pt/
1.COSTA AZUL-NORD. La région touristique de Costa Azul comporte la péninsule de Setúbal et déborde aussi sur l’Alentejo côtier jusqu’à Vila Nova de Milfontes.
1.1-costa da caparica Une succession sur 11 km d'une quarantaine de magnifiques plages bien aménagées, bien desservies et très prisées par les lisboetes.En été un petit train relie caparica à une vingtaine de plages dont entre autres-praia do norte, praia de mata, praia do castelo, praia do rei, praia da sereia, praia da bella vista-jusqu'à fonte da telha. tarif:environ 7€ aller et retour. Une manière agréable pour rejoindre la costa est de prendre le ferry à lisbonne "cais sodre" pour cacillas et de là, la ville de caparica et ses plages. (un ferry env.toutes les 15 mn:tarif environ :passager,1.15€-voiture tourisme,4.70€).
1.2cavo de vapor: Pittoresque et authentique village de pêcheur situé sur la pointe extrême de la costa caparica à l'embouchure du rio tage et de l'océan atlantique. A la limite du village se trouve une belle plage sauvage. http://www.casadovapor.org/en/ http://strabic.fr/Casa-do-vapor Pour y aller: Il existe plusieurs modes de transport pour y aller depuis lisbonne: +Par train(camboio) puis bus: Train fertagus pour pragal depuis les stations:roma ou ente campos ou sete rios
ou campolide, ensuite bus TST 125 (en 25 mn) pour trafaria et enfin bus TST171(en 10 mn) pour cavo do vapor. +par ferry depuis "estaçao fluviale de belem" à trafaria puis bus TST 171(en 10 mn) pour cavo do vapor. +par ferry depuis "estaçao fluviale cais do sodre" jusqu'à cacilhas
puis Bus TST 125(en 35 mn) pour trafaria et enfin bus TST 171 pour cavo do vapor. +par bus depuis la gare de bus" lisbonne-praça de espanha":bus TST 158(en 45 mn) pour trafaria puis bus TST 171(en 10 mn) pour cavo do vapor. Admirez au loin au milieu de l'océan la forteresse et son phare "Torre de São Lourenço" plus connue sous le nom de"Torre do Bugio":
1.3-de lagoa albufeira à cabo espichel à sesimbra. Zone moins fréquentée pourvues de superbes plages sauvages et domaine des adeptes de surf et planche voile: De fonte de telha;un route permet de rejoindre lagoa de albufeira, alfarim, aldeia do mecco et les très belles plages de la région: +praia do meco:superbe et sauvage plage bordée de falaises ocres. +Praia das Bicas:grande plage bordée de dunes prisée par les adeptes de surfs. +praia do forno:belle plage. Ensuite la route reliant cabo espichel à sesimbra permet d'accéder à: +praia lagosteiro:village animé doté d'une belle plage. +Praia do Ribeiro do Cavalo:belle crique toutefois difficile d'accès.
1.4- sesimbra -adossée au superbe parc naturel de la serra d'arrabida, c'est un petit port de pêche et charmante ville pourvue de très de belles plages. Son bord de mer est doté de bons restaurants de fruits de mer et de poissons. +plage de sesimbra:belle plage au pied de la ville.
1.5- de sesimbra à portinho da arrabida à setubal -magnifique corniche de portinho à setubal parsemée de magnifiques plages arborées sur fond de mer turquoise. +portinhao da arrabida:tranquille petit village de pêcheurs avec une belle et grande plage. +praia da cova:belle plage. +praia de galapos:minuscule et tranquille plage +figuerinha:merveilleuse plage, accessible également depuis setubal dont elle est proche.
1.6- setubal: Grand port de pêche et cité-dortoir proche de Lisbonne.Très bons restos de poissons et de fruits de mer sur le port et dans la vieille ville à l'atmosphère agréable. De setubal partent et arrivent les ferrys assurant la traversée du rio sado jusqu'à Troia et retour. Jolie balade à faire pour rejoindre l'algarve par les costas alentejana et vicentina avec ses falaises sauvages et ses belles plages: (porto covo-vila nova de milefontes-arrifana.... ). Information sur la traversée:http://www.atlanticferries.pt/: coût:env.12.50€ la voiture et le conducteur.tarif du billet pour passager supplémentaire: environ 5.50€ aller et retour. De setubal, départ environ toutes les 45 mn de 6.45h à 22.30h et de Troia de 7.20h à 23.05. Durée de la traversée environ 40 mn.
2.COSTA AZUL-SUD ET COSTA ALENTEJANA
2.1-presqu'île de Troia:belle station balnéaire point d'arrivée et de départ des ferrys traversant le rio sado et disposant d'immenses et sauvages plages bordées de pinèdes. 2.2-praia bicos das luca:jolie plage 2.3-praia de camporta:immense plage 2.4-praia decarvalhal:immense plage 2.5-lagoa de santo andré:beau site naturel protégé. De sines une route côtière réputée pour ses très bons restaurants de poissons est parsemée de belles plages jusqu'à: 2.6-porto covo:ancien et charmant village de pêcheur avec sa belle plage "somouqueira" 2.7-vila nova de milfontes:ravissante ville du littoral alentejan à l'embouchure du rio mira dotée d'une charmante vieille ville et de superbes plages: .praia do farol entre autres. .praia malhao à 7 km au nord de vila nova:très belle plage sauvage de sable blanc préservée du béton. 2.8-praia almograve:belle et tranquille plage de sable fin. 2.9-zambujeira do mar:très beau village accroché à sa falaise dominant deux belles plages. 2.10-praia carvalha:immense et très belle plage sauvage.
3.COSTA VICENTINA. Région située du nord de sagres à odeceixe, dotée de paysages sauvages, préservée du tourisme de masse , de prolifération de béton et pourvue de très belles falaises agrémentées de superbes plages sauvages.
3.1-odeceixe:jolie village doté d'une très belle plage blottie aux pieds des falaises à l'embouchure de la rivière odeceixe.
3.2-aljezur:très jolie village avec ses maisons blanchies entouré d'une végétation luxuriante et doté de plusieurs plages: +amoreira:très belle et immense plage entourée de dunettes et de falaises
à l'embouchure de la rivière amoreira +monte clerigo:jolie petite station balnéaire pourvue d'une très belle plage. +arrifana:superbe petit port de pêche et immense plage prisée par les surfeurs.
3.3-à partir de cartepeira, une petite route serpente la colline dominant la mer avec une côte déchiquetée d'où émergent: +bordeira:superbe et sauvage large plage bordée de dunettes à l'embouchure de la rivière bordeira. + amado:superbe plage domaine des surfeurs. 3.4-accessible à partir de villa o bispo par une côte déchiquetée équipée de plusieurs miradors: +praia castelejo: belle plage abritée entre deux falaises. +praia cordoama:belle plage sauvage
3.5-entre cabo sao vicente et sagres près de fortaleza de beliche: +praia de beliche:très belle crique, peu fréquentée. +praia tonel:très belle crique, peu fréquentée.
4-PLAGES ET CRIQUES DE L'ALGARVE 4.1-de sagres à lagos: +praia de salema:très jolie plage. +burgau:pittoresque village de pêcheur plein de charme avec une jolie plage protégée par deux falaises. +praia da luz:jolie station balnéaire et plage(en hors saison touristique). Après salema, une route côtière peu fréquentée dessert des plages isolées
jusqu'à praia da luz.
4.2-criques entre ponte da piedade et lagos: +camilo:très belle crique +de camilo vers ponte da piedade:une belle crique pour nudistes (sentier situé près d'une maison abandonnée). +donna ana:superbe-une des plus belle crique de l'algarve: Des travaux importants d'aménagement et d'élargissement de la plage ont été effectués durant 2015.c'est dommage que les 2 restos avec terrasses accrochées à la falaise aient été détruits. +pinhâo:jolie crique proche de lagos. +estudiantes:jolie crique proche de lagos +batata:jolie crique la plus proche de lagos.
4.3-lagos: -station balnéaire pleine charme avec une belle marina et un agréable centre ville très animé en haute saison.La région de lagos présente l'avantage de ne pas être très excentré et bénéficie des plus belles criques et plages de l'algarve. Outre les criques de batata, estudiantes et pinhaâo, elle dispose, de l'autre côté
de la marina, d'une immense plage de plusieurs kms qui part de l'embouchure de la rivière bensafrimvers la rivière odiaxere.
4.4-de lagos à portimao: +alvor:charmant village de pêcheurs avec une jolie plage. +3 irmaos:superbe crique. +prainha:une merveille, ma préférée;pour y accéder: A partir de 3 irmaos et ses 3 restaurants:o candeeri-o luis- et atlantico, traverser la petite crique "bahia", passer devant le resto "sol et sombra", emprunter ensuite un labyrinthe de rochers
pour découvrir la plage de prainha avec son resto"caniço" accroché à flan de falaise. .ou prendre la route côtière qui va d' alvor à praia da rocha, dépasser, l'hôtel "alvor pestana", au panneau "restaurante caniço", traverser le complexe touristique, se rendre jusqu'au resto "caniço" auquel on accède par un ascenseur et de là descendre à la plage par les escaliers. Prainha est constituée de plusieurs criques dont les 2 dernières ne sont accessibles
qu'à marrée basse.
+praia da vau:superbe crique (en hors saison touristique). +praia da rocha:très belle et immense plage proche de portimao située au pied des falaises.
Très animée en haute saison touristique.
4.5-de portimao à albufeira: +carvoeiro:belle crique dans le centre ville.Ne pas manquer de visiter à côté "l'algar seco", étonnant site marin creusé dans les rochers de couleur ocre. +cavalho:très belle crique. +marinha:magnifique crique, une des plus belles de la région avec prainha et dona ana. +armaçao da pera:immense et belle plage au pied de la ville avec son village de pêcheur(hors saison touristique). +galé:jolie crique. +castelo:jolie petite crique. +sao rafael:belle petite crique. +Albufeira:autre belle station balnéaire avec marina et un charmant vieux quartier les 2 donnant accès à 2 belles plages.Très animée durant la haute saison touristique.
4.6-d'albufeira à faro: +olhos d'agua:jolie crique. +praia da falaisa:superbe étendue de plage. +vale do lobo et quinta do lago:belles plages à la limite du "parque naturel da ria formosa", longeant ces deux villages dotées de résidences luxueuses, ces 2 stations étant pourvues de toutes les commodités qui s'attachent à ce type de complexe.
4.7- de faro à tavira à cacelha velha: -Olhao:pittoresque port de pêche avec une vieille ville aux maisons blanchies, bordée au niveau de sa ria d'un immense cordon littoral, Ses belles plages sauvages ne sont accessibles que par par ferry ou par taxi maritime (aqua taxi): +sur l'ihla da baretta: .praia farol .praia culatra +sur l'ihla da armona: .praia da armona .praia da fuzeta
-Tavira:ravissante petite ville avec ses vieux quartiers, d'où se dégage un charme unique, située aux abords de rio gilao qui traverse la ville et qui débouche sur la ria formosa. Elle est pourvue de belles et sauvages plages accessibles depuis l'embarcadère de "quatro agua"par ferry (env.1.50€ aller/retour) et également en haute saison depuis l'embarcadère situé près de l'ancien marché.tarif environ 2€ aller et retour. lien: http://www.silnido.com/ +sur l'ihla tavira dotée de bons restos de fruits de mer et poissons: immense plage encadrée de dunettes.
-à partir de pedras del rei, un petit train traverse les marécages jusqu'à: +praia do barril:belle plage sauvage -à partir du pittoresque village "cacelha velha": +très jolie plage accessible à pied depuis ce village.
5-PROMENADES EN BATEAU DANS L'ALGARVE: les plus belles promenades à faire en embarcation à moteur longeant des falaises et rochers sculptés par l'érosion, des grottes marines, sont celles: -qui part du village de pêcheurs de armaçao da pera vers bengil et retour(la plus belle). -de la marina de lagos vers sagres et retour via ponte da piedade.
Bon séjour dans ce beau pays.
Retour des E.A.U / Émirats Arabes Unis sur le Costa Classica en mars 2013 de Dubaï à Marseille (vingt-deux jours) English translation pending
Voila le compte rendu est lancé!
Je commence par situer le contexte:l'année passée nous avions fait la transat retour des Caraîbes en mars avec une joyeuse équipe rencontrée "d'abord" sur VF et ensuite" à bord"(n'est ce pas roucoucou et Cie) La même équipe, plus des adeptes rajoutés , avait réservé le retour du Brésil pour cette année, nous l'avions déjà fait en 2011 et avions envie de découvrir les Emirats.D'autant plus que mon mari qui adore faire des surprises avait décidé d'en faire une à Patjojo, rencontré avec son épouse lors de la précédente équipée!
Nous voilà à Charles de Gaulle occupés à guetter l'arrivée de nos copains. Sacrée surprise pour eux , d'autant plus que mon mari leur avait envoyé des souhaits de bonnes vacances alors qu'ils étaient dans le Thallys direction Paris.
Bref, un super début. Voyage en avion Air France très agréable et descente vers Dubaï 6h plus tard dans le soleil couchant.
Ceux qui le peuvent coincent leur nez contre le hublot et essayent de deviner les tours qui s'illuminent et la fameuse île en forme de palmier...
Spectaculaire! Nous voilà dirigés par les premiers hommes en blanc vers les files de l'immigration et comme d'habitude au supermarché, nous tombons dans la meilleure, celle ou( à gauche et à droite )on est dépassés par des chanceux qui avancent eux!!
C'est mon tour et le préposé ( qui louche)après avoir compulsé mon passeport dans tous les sens, m'ordonne de regarder vers un objectif de caméra: ne souriez pas vous êtes filmés. Enfin le sésame , on peut récupérer ses valises de 23 kg et se diriger vers l'autocar.
Il est 10h du soir et il fait 25° cela change du matin ou on avait 4° tout rond!!!
Arrivée au pied de ce "vieux Classica" comité d'accueil habituel:on donne son passeport, on pose échevelé devant les paparazis qui insistent et nous voilà presqu'à bord. J'oublie nous avons fait connaissance du seul Hollandais de l'équipe d'animation: Pepijn (en français Pépin comme le mérovingien bien connu) le roi des danses de salon, maladroit mais tellement impliqué dans son rôle.Je crois qu'il vient de commencer son job.
Croisière "Tour du monde austral 2015" sur le Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous.
Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir.
Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa.
Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé.
En voici un autre que nous réaliserons.
Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013.
Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière.
Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012.
Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud.
Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa.
Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014.
Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement.
Bien cordialement.
CIBC
CIBC
Compte rendu de la croisière "Douce Méditerranée" sur le Costa Pacifica du 27 janvier au 3 février 2013 English translation pending
Cr croisière douce méditerranée
Du 27 janvier 2013 au 3 février 2013
Croisière prévu pour les 80 ans de ma mère Pour elle la première, pour moi déjà deux 1) en 2009 avec MSC la méditerranée, 2) en mai 2012 la mer baltique toujours avec MSC Nous étions donc toutes les deux. Cabine avec Balcon au pont 6 au centre du bateau Réservée sur le site « logitravel » en novembre 2012 1 er jour Marseille Embarquement à 14h Cabine 6275 L’embarquement se passe ainsi, lors de votre arrivée, vous allez vous inscrire, on vous donne un numéro ( 1 à 6) , votre carte costa, où se trouve votre nom , votre cabine, le nom de votre restaurant, ainsi que l’heure de vos repas et le numéro de votre table , une carte rouge ( taille identique à celle de costa) ainsi qu’ une fiche de votre état de santé à remplir et à rapporter au même endroit , vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas rendu la fiche de votre état de santé . Lorsque l’on appelle votre numéro, vous passez la porte d’embarquement, on vous prend en photo avec du personnels habillés en marin et la photo de la mer à l’arrière (cela commence) puis vous embarquez sur le bateau, au personnel d’embarquement vous présentez votre ticket d’embarquement et la carte costa , ils vous prennent en photo cette fois pour que vous soyez identifié sur la carte costa. Puis du personnel vous aide à trouver votre étage et votre cabine. Vous arrivez, bien sûr nos valises n’étaient pas encore arrivées, mais comme il est déjà 15h30. Nous sommes allées prendre une collation au self « la paloma ».pont 9. Selon son étage et la situation de la cabine dans le bateau, il faudra se repérer, car la Paloma se trouve au pont 9 arriére. Un petit bémol (par rapport à MSC), pour manger au self, pas de plateau , mais des assiettes certes grandes, mais vous ne pouvez pas tout mettre sur une assiette surtout les liquides, donc vous trouverez une place et vous serez certainement obligé de vous relever pour aller chercher un verre d’eau ou de jus d’orange, ou un café ou du thé. Regardez, au centre du self, il y a un escalier vous aurez la possibilité de manger votre collation à cet endroit, il y a beaucoup moins de monde, mais cela oblige de monter avec l’assiette et redescendre pour les boissons, nous, nous avons trouvé cela plus agréable tout au loin de notre séjour. (de plus vous vous trouvez au pont 10 avec des ascenseurs moins occupés). Donc retour à la cabine où nous avons trouvé nos valises, nous avons défaits celle-ci, il y a beaucoup de place dans la penderie, donc pas de soucis. Nous avons lu le « Today » qui était posé sur le lit, ce petit journal, est bien utilise pour tous les renseignements qu’il fournit, nous avons vu que nous avions un exercice de sauvetage à 16h30. Nous avons été à l’accueil qui se trouve au pont 3 au centre du bateau (ascenseurs panoramiques). Nous avions vu que notre repas était prévu au 2 ème service, vu l’âge de ma mère qui m’accompagnait, j’ai préféré être au 1 er service, donc il a fallu aller voir le maitre d’hôtel qui se trouvait au pont 3 devant le restaurant le my way et attendre notre tour pour changer l’ heure, éventuellement la place et le nombre de personne que vous souhaitez être à table ( nous étions nombreux à vouloir changer dans un sens ou l’autre) . Nous avions pris notre gilet de sauvetage, qui se trouve dans la cabine, dans la penderie, pour aller au point de rassemblement (écrit sur le « Today ») et rappeler au hautparleur. Nous il s’agissait du théâtre, nous avons donc écouté notre interprète française (Rachel) nous expliquer comme se déroulera notre séjour, puis nous avons été invités à rejoindre nos points de rassemblement pour le sauvetage, les points sont différents dépendants de l’emplacement dans le bateau. Avant de partir nous avons remis nos cartes rouges, indiquant de cette façon que nous avions participée à cette simulation. L’heure du premier repas à sonner et nous sommes donc allées rejoindre notre restaurant, le New York pont trois à l’arrière du bateau. Nous étions au centre du restaurant, donc bien dégagé, ce qui nous a permis pendant toute la traversée de profiter des animations du restaurant, Gala avec le capitaine avec l’équipage, la soirée italien, sans nous déplacer. Nous avons aussi découvert nos voisins 2 couples qui ne se connaissaient pas, nous sommes restées toute la traversée avec eux a table et nous nous sommes réellement apprécié (En principe à moins d’une demande express, nous sommes installées à table avec des personnes qui parlent la même langue que nous).Nous étions donc 6, un couple venant de Nice, et un venant de la région parisienne. Tous les repas ont été bon, il y a largement de quoi satisfaire les plus exigeant, nous avons commandé à tour de rôle du vin que nous avons partagé avec nos compagnons, nous avons demandé des carafes d’eau (servi gratuitement) vraiment de bons moments de partage avec nos compagnons (Valérie, Maryse, Jean Luc, Jean) qui étaient charmants. Après quelques repas, nous avons pu faire mieux connaissance avec nos serveurs, charmants et attentifs comme toujours des philippins bien agréables (en fin de séjour, j’ai glissé dans la main de chaque serveur un petit billet, pour leur témoigner nos remerciements.)Petit remarque sur les philippins, je trouve presque normal qui ne soient pas toujours au top avec les croisiéristes, car vraiment, il y a des croisiéristes qui les traitent vraiment comme leurs larbins…et je pèse mes mots, genre, je laisse tomber ma serviette, j’attends qu’ils me la ramassent….ou, je fais tomber ma fourchette et hop un petit signe pour en avoir une autre…mais surtout on ne se baisserai pas pour la ramasser…et je ne vous raconte pas tout ce que j’ai pu voir au cours de mes différentes croisières… Après ce premier repas, nous sommes allées au théâtre donc à l’avant du bateau, le théâtre est sur deux niveaux, le premier on voit bien, mais on est au ras de la scène, le niveau au-dessus le pupitre de commande est juste en face de la scène, du coup on n’est pas si bien. Premier spectacle, pas terrible. (mais déjà sur les deux autres traversées, je n’avais que moyennement aimé), nous y sommes retournée pour la première soirée de Gala, où nous avons eu droit à une coupe de champagne.( enfin vin blanc pétillant….bof) et des petits fours (uniquement pour ceux qui sont en bas….), suivi d’un discours du commandant, et de la présentation de ses lieutenants puis un spectacle « fungo », un peu redondant à mon gout, mais les changements de costumes étaient remarquables, je n’y suis pas retourné au théâtre, je n’aime pas trop leur spectacle. Puis l’heure de la première nuit a sonnée, nous sommes donc allées la cabine, demain, nous avons une dure journée de ballade dans Barcelone. ( Bon nous sommes au pont 6 mais au centre, donc à côté de l’escalier d’apparat et des ascenseurs panoramiques montant du 3 au 9 , ce qui fait que la musique émanant du pont 3 avec le bruit qui monte , impossible de fermer l’œil jusqu’à 1 h du matin car la musique s’arrête à 1 h, pas grave j’avais emporté mes boules Quies , je les ai mis tous les soirs .(ma mère dort bien et n’a rien entendu). En rentrant dans la cabine, nous trouvons le « Today » pour Barcelone, Costa nous propose une navette pour aller du port à la ville pour 6 € par personne, comme nous pouvons aller prendre les billets facilement dans des bornes appeler « Totem Multimédia » qui grâce à la carte Costa on peut prendre les tickets sans faire la queue au centre de réservations où il y a toujours une grande file d’attente ( c’est bien pratique) je les prendrais le lendemain matin.
Croisière prévu pour les 80 ans de ma mère Pour elle la première, pour moi déjà deux 1) en 2009 avec MSC la méditerranée, 2) en mai 2012 la mer baltique toujours avec MSC Nous étions donc toutes les deux. Cabine avec Balcon au pont 6 au centre du bateau Réservée sur le site « logitravel » en novembre 2012 1 er jour Marseille Embarquement à 14h Cabine 6275 L’embarquement se passe ainsi, lors de votre arrivée, vous allez vous inscrire, on vous donne un numéro ( 1 à 6) , votre carte costa, où se trouve votre nom , votre cabine, le nom de votre restaurant, ainsi que l’heure de vos repas et le numéro de votre table , une carte rouge ( taille identique à celle de costa) ainsi qu’ une fiche de votre état de santé à remplir et à rapporter au même endroit , vous ne pourrez pas embarquer si vous n’avez pas rendu la fiche de votre état de santé . Lorsque l’on appelle votre numéro, vous passez la porte d’embarquement, on vous prend en photo avec du personnels habillés en marin et la photo de la mer à l’arrière (cela commence) puis vous embarquez sur le bateau, au personnel d’embarquement vous présentez votre ticket d’embarquement et la carte costa , ils vous prennent en photo cette fois pour que vous soyez identifié sur la carte costa. Puis du personnel vous aide à trouver votre étage et votre cabine. Vous arrivez, bien sûr nos valises n’étaient pas encore arrivées, mais comme il est déjà 15h30. Nous sommes allées prendre une collation au self « la paloma ».pont 9. Selon son étage et la situation de la cabine dans le bateau, il faudra se repérer, car la Paloma se trouve au pont 9 arriére. Un petit bémol (par rapport à MSC), pour manger au self, pas de plateau , mais des assiettes certes grandes, mais vous ne pouvez pas tout mettre sur une assiette surtout les liquides, donc vous trouverez une place et vous serez certainement obligé de vous relever pour aller chercher un verre d’eau ou de jus d’orange, ou un café ou du thé. Regardez, au centre du self, il y a un escalier vous aurez la possibilité de manger votre collation à cet endroit, il y a beaucoup moins de monde, mais cela oblige de monter avec l’assiette et redescendre pour les boissons, nous, nous avons trouvé cela plus agréable tout au loin de notre séjour. (de plus vous vous trouvez au pont 10 avec des ascenseurs moins occupés). Donc retour à la cabine où nous avons trouvé nos valises, nous avons défaits celle-ci, il y a beaucoup de place dans la penderie, donc pas de soucis. Nous avons lu le « Today » qui était posé sur le lit, ce petit journal, est bien utilise pour tous les renseignements qu’il fournit, nous avons vu que nous avions un exercice de sauvetage à 16h30. Nous avons été à l’accueil qui se trouve au pont 3 au centre du bateau (ascenseurs panoramiques). Nous avions vu que notre repas était prévu au 2 ème service, vu l’âge de ma mère qui m’accompagnait, j’ai préféré être au 1 er service, donc il a fallu aller voir le maitre d’hôtel qui se trouvait au pont 3 devant le restaurant le my way et attendre notre tour pour changer l’ heure, éventuellement la place et le nombre de personne que vous souhaitez être à table ( nous étions nombreux à vouloir changer dans un sens ou l’autre) . Nous avions pris notre gilet de sauvetage, qui se trouve dans la cabine, dans la penderie, pour aller au point de rassemblement (écrit sur le « Today ») et rappeler au hautparleur. Nous il s’agissait du théâtre, nous avons donc écouté notre interprète française (Rachel) nous expliquer comme se déroulera notre séjour, puis nous avons été invités à rejoindre nos points de rassemblement pour le sauvetage, les points sont différents dépendants de l’emplacement dans le bateau. Avant de partir nous avons remis nos cartes rouges, indiquant de cette façon que nous avions participée à cette simulation. L’heure du premier repas à sonner et nous sommes donc allées rejoindre notre restaurant, le New York pont trois à l’arrière du bateau. Nous étions au centre du restaurant, donc bien dégagé, ce qui nous a permis pendant toute la traversée de profiter des animations du restaurant, Gala avec le capitaine avec l’équipage, la soirée italien, sans nous déplacer. Nous avons aussi découvert nos voisins 2 couples qui ne se connaissaient pas, nous sommes restées toute la traversée avec eux a table et nous nous sommes réellement apprécié (En principe à moins d’une demande express, nous sommes installées à table avec des personnes qui parlent la même langue que nous).Nous étions donc 6, un couple venant de Nice, et un venant de la région parisienne. Tous les repas ont été bon, il y a largement de quoi satisfaire les plus exigeant, nous avons commandé à tour de rôle du vin que nous avons partagé avec nos compagnons, nous avons demandé des carafes d’eau (servi gratuitement) vraiment de bons moments de partage avec nos compagnons (Valérie, Maryse, Jean Luc, Jean) qui étaient charmants. Après quelques repas, nous avons pu faire mieux connaissance avec nos serveurs, charmants et attentifs comme toujours des philippins bien agréables (en fin de séjour, j’ai glissé dans la main de chaque serveur un petit billet, pour leur témoigner nos remerciements.)Petit remarque sur les philippins, je trouve presque normal qui ne soient pas toujours au top avec les croisiéristes, car vraiment, il y a des croisiéristes qui les traitent vraiment comme leurs larbins…et je pèse mes mots, genre, je laisse tomber ma serviette, j’attends qu’ils me la ramassent….ou, je fais tomber ma fourchette et hop un petit signe pour en avoir une autre…mais surtout on ne se baisserai pas pour la ramasser…et je ne vous raconte pas tout ce que j’ai pu voir au cours de mes différentes croisières… Après ce premier repas, nous sommes allées au théâtre donc à l’avant du bateau, le théâtre est sur deux niveaux, le premier on voit bien, mais on est au ras de la scène, le niveau au-dessus le pupitre de commande est juste en face de la scène, du coup on n’est pas si bien. Premier spectacle, pas terrible. (mais déjà sur les deux autres traversées, je n’avais que moyennement aimé), nous y sommes retournée pour la première soirée de Gala, où nous avons eu droit à une coupe de champagne.( enfin vin blanc pétillant….bof) et des petits fours (uniquement pour ceux qui sont en bas….), suivi d’un discours du commandant, et de la présentation de ses lieutenants puis un spectacle « fungo », un peu redondant à mon gout, mais les changements de costumes étaient remarquables, je n’y suis pas retourné au théâtre, je n’aime pas trop leur spectacle. Puis l’heure de la première nuit a sonnée, nous sommes donc allées la cabine, demain, nous avons une dure journée de ballade dans Barcelone. ( Bon nous sommes au pont 6 mais au centre, donc à côté de l’escalier d’apparat et des ascenseurs panoramiques montant du 3 au 9 , ce qui fait que la musique émanant du pont 3 avec le bruit qui monte , impossible de fermer l’œil jusqu’à 1 h du matin car la musique s’arrête à 1 h, pas grave j’avais emporté mes boules Quies , je les ai mis tous les soirs .(ma mère dort bien et n’a rien entendu). En rentrant dans la cabine, nous trouvons le « Today » pour Barcelone, Costa nous propose une navette pour aller du port à la ville pour 6 € par personne, comme nous pouvons aller prendre les billets facilement dans des bornes appeler « Totem Multimédia » qui grâce à la carte Costa on peut prendre les tickets sans faire la queue au centre de réservations où il y a toujours une grande file d’attente ( c’est bien pratique) je les prendrais le lendemain matin.
Navigation vers "Les Civilisations Antiques" à bord du Costa Atlantica du 21 novembre au 1er décembre 2011 English translation pending
Bonsoir,
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Voilà Capucine qui "démarre" son récit de sa croisière sur le Costa Atlantica vers "les Civilisations Antiques".
Nous étions "un mini groupe de 6 pax". Je vais vous les présenter pour ceux qui n'auraient pas lu la préparation de cette croisière dans une autre discussion.
Christelle (Choco 67) notre fille et son mari Bernard qui arrivent d'Alsace Denise, une amie de longue date qui elle vient de Lamballe en Bretagne Janine et ses 85 printemps qui "débute" dans le ...monde de la croisière et qui habite dans mon petit village au doux nom de Chanteloup Bernard ( Mr ...Capucine !!!!) que beaucoup d'entre vous connaissent Capucine 18 ..... et bien c'est moi !!!!! dingue de voyages, pas spécialement de croisières mais de tous les "moyens" qui me permettent de faire des découvertes.
Allez c'est partie 😎😎😎😎 en espérant le soleil et des compagnons de voyage agréable .
DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011
Aujourd'hui 20 novembre, le Picasso est chargé depuis hier soir. Nous sommes "prêts à partir"!
Nous avons une passagère, non pas clandestine, notre cousine Janine pour qui ce seras sa première croisière à 85 ans ! Un petit bout de femme d'une vivacité extraordinaire.
Nous avons décidé de passer par l'A71 suite aux conseils donnés par l'ami Michel de VF. Bernard prends les commandes et en route ! Il est 7 h et le temps est correct .
Direction St Amand Montrond et l'autoroute pour Clermont Ferrand. Peu de circulation, l'autoroute est à nous. Bientôt le Puy de Dôme se dessine dans le lointain. Clermont est là, le péage puis direction l'autoroute A75 avec Issoire et plein d'autres noms d'endroits qui nous rappellent des souvenirs de voyages avec nos clients.
Fugitivement nous appercevons le Viaduc de Garabit et son tablier rouge qui enjambe la Truyère, puis c'est la Margeride qui défile sous nos yeux. Le paysage est agréable. Nous faisons un arrêt "pipi" de courte durée car le temps est frais et les WC autoroutiers très peu ...clos, juste ce qu'il faut .............
Et nous revoilà repartis. Tout vas bien et le Picasso assure !
Ah ! voilà la direction "Millau" Aire du Larzac ! Il est là tout à côté, mon pont préféré "Le Pont de Millau" ! STOP , péage, 6,40 euros pour avoir le droit d'empreinter ce superbe ouvrage . A préciser que l'autoroute est gratuite jusqu'à Montpellier.
Notre ami "Jacquot", pour tout dire le GPS, nous signale souvent les petites boites disposées le long de notre parcours ... et il y en a un bon nombre. Nous voilà au plus célébre , celui du Tunnel de l'Escalette, panneau de signalisation bien avant le Tunnel, 850 m de tunnel puis il est là avec le panneau indiquant "Rappel 70 kms /h" en pleine descente et aujourd'hui et bien ...il pleut depuis notre entrée dans le Larzac. Sacré radar, il a du en faire gagner des sous à l'Etat !!!!!!
Lodève, St Guilhem du Désert, tous les grands sites régionaux sont signalés sur l'autoroute. Midi est proche mais nous décidons de passer Montpellier et de déjeuner après avoir pris la direction Nimes, Arles, etc....
Montpellier est en vue et la pluie est terminée. La circulation est nettement plus importante. Nous apercevons le Stade de la Mosson et oui tout m'intéresse même les stades de foot !!
Nous stoppons dans un resto autoroutier flambant neuf mais pas terrible en qualité, juste de quoi se nourrir ... on fera mieux durant la semaine à venir !
Nimes, Arles, Salon de Provence, nous récupérons l'A7, "l'autoroute du Soleil" qui devient ensuite "La Provençale".
AH ! voyant orange ... Mr Picasso a soif !!!! Nous sortons de l'autoroute et à Vidhauban nous trouvons de quoi satisfaire l'appétit de notre véhicule .
Allez hop ! dernière ligne droite pour aujourd'hui, nous longeons la Grande Bleue, avec ses villes prestigieuses telles St Raphael, Cannes, Antibes et voilà le panneau Villeneuve Loubet.
J'ai réservé sur le net une chambre pour nous 3 à l'hôtel B & B, tarif WE. L'hôtel est en hauteur le long du Loup, petit fleuve côtier, qui voilà peu de temps est devenu un torrent furieux !!!!! Nature reprends tes droits !!!
L'accueil est sympathique et notre chambre avec 1 grand lit et un lit d'une personne est fonctionnelle.
Nous devons retrouver Christelle à Nice pour aller dîner. Il fait beau Nice est toujours agréable mais je ne reconnais plus le centre ville. Nous allons faire simple, une pizza dans le Vieux Nice au milieu d'Italiens en goguette nous mets en "jambes" pour la semaine !
La fatigue commence à se faire sentir et nous avons tous qu'une envie aller dormir. Rendez vous est pris pour demain, sur l'autoroute menant à Savone, à l'aire de La Turbie vers 10 h . Christelle aura pris en charge notre dernière passagère.
Bonne nuit à demain pour le grand jour !
Capucine 18
Préparation de croisière aux Caraïbes sur le MSC Fantasia en 2018 English translation pending
bonjour
Costa nous ayant fait faux bond en reportant notre transat de 21jours en 2018
nous l'avons remplacé par une croisière de 14 jours aux caraïbes avec MSC
Départ pour nous et nos 4 amis le 28 janvier 2018 de Point à Pitre en Guadeloupe ci joint le parcours du Fantasia Dim 28 janv depart de Point à pitre à 19H lun 29 janv Castrie st Lucie 9H 18H mar 30 janv Bridgetown La barbade 8H 20H Mer 31 janv Port of Spain Trinidad tobag 9H 18H jeu 1 fev St Georges Grenade 8H 17H en rade ven 2 fev St Kitts 11H 19H sam 3 fev Fort de France Martinique 8H 23H dim 4 fev Point a pitre Guadeloupe 8H 19H lun 5 fev Saint John Antigua 7H 17H mar 6 fev Kingstone Grenadines 8H 18H en Rade ? mer 7 fev en mer jeu 8 fev La Romana 7H 15H ven 9 fev st Kitts 12H 19H sam 10 fev Fort de France Martinique 8H 23H dim 11 fev Pointe a pitre 8h retour France
en fonction de ce programme je vous solliciterai pour quelques escales nous en connaissons quelques une que je décrirai ici avec nos bons plans 😉
à bientôt
Costa nous ayant fait faux bond en reportant notre transat de 21jours en 2018
nous l'avons remplacé par une croisière de 14 jours aux caraïbes avec MSC
Départ pour nous et nos 4 amis le 28 janvier 2018 de Point à Pitre en Guadeloupe ci joint le parcours du Fantasia Dim 28 janv depart de Point à pitre à 19H lun 29 janv Castrie st Lucie 9H 18H mar 30 janv Bridgetown La barbade 8H 20H Mer 31 janv Port of Spain Trinidad tobag 9H 18H jeu 1 fev St Georges Grenade 8H 17H en rade ven 2 fev St Kitts 11H 19H sam 3 fev Fort de France Martinique 8H 23H dim 4 fev Point a pitre Guadeloupe 8H 19H lun 5 fev Saint John Antigua 7H 17H mar 6 fev Kingstone Grenadines 8H 18H en Rade ? mer 7 fev en mer jeu 8 fev La Romana 7H 15H ven 9 fev st Kitts 12H 19H sam 10 fev Fort de France Martinique 8H 23H dim 11 fev Pointe a pitre 8h retour France
en fonction de ce programme je vous solliciterai pour quelques escales nous en connaissons quelques une que je décrirai ici avec nos bons plans 😉
à bientôt
Excursions depuis Naples: Vésuve, Pompei ou Herculanum? English translation pending
lors d'une croisière costa nous faisons une escale à naples, nous hésitons entre 3 excursions : le vésuve pompei ou herculanum? qu'en pensez vous ?
merci pour vos conseils sachant que nous y allons avec notre fille de 7 ans