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Jeu des mots- 5 ème édition English translation pending
La suite...
Itinéraire Italie du Nord et Toscane English translation pending
Bonjour à tous,
Je pense faire en juillet une quinzaine de jours en Italie du Nord et en Toscane. J'ai finalement opté pour un itinéraire et je souhaiterais avoir votre avis
Jour 1 : Départ Nice vers Camogli (3h40) puis visite Portofino ou de San Fruttuoso par bateau
Jour 2 : Cinque terre par train (aller) et bateau (retour)
Jour 3 : Visite de Pise puis Lucques (une seule journée est-elle suffisante pour visiter les 2?)
Jour 4 : Visite de San Gimignano et Volterra (même question)
Jour 5 : Visite de Sienne (une journée est-elle suffisante ?)
Jour 6 : Visite du chianti : Monterrigionni, Greve in chianti…que me conseillez-vous comme villages ?
Jour 7 : Val d'Orcia, Pienza
Jour 8 : Visite de Bologne (une journée est-elle suffisante sachant que je ne suis pas très "musées"?)
Jour 9 Visite de Ferrara-Padoue ? Est-ce que je peux faire l’impasse ou les villes valent le détour ?
Jour 10 : Visite de Parma et de Mantoue : est-ce que je peux faire l’impasse ou les villes valent le détour ?
Jour 11 : Visite de Vérone
Jour 12 : Lac de Garde : Sirmione …
Jour 13 : Visite de Bergame
Jour 14 et 15 : Lac de Côme
Jour 16 et 17 : Lac majeur + orta san giulio (ou Lac majeur uniquement
Jour 18 : Départ
Grand merci par avance pour vos remarques, avis et idées!
Bonne journée
Discussion autour du concours de mai: "Alignements" English translation pending
Bonjour à tous 😎
Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».
On peut débattre, questionner et partager ici nos commentaires autour du sujet 😉 On peut discuter photo 😇 On peut poster ses "rebuts" 😛
Pour participer au concours, c'est ici Pour le diaporama, c’est là
Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».
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Prépa d'un 15/18 jours - été 2014 - entre Tyrol, nord de l'Italie et Liechtenstein... English translation pending
Bonjour,
Nous voilà fin mars, au moment où chaque année, nous dessinons les grandes lignes de notre voyage d'été.
Diverses raisons font que cette année, il se structurera sur les mêmes bases que celui de l'an dernier en République Tchèque, savoir: - Un voyage en voiture de 15/18 jours sans réservation préalable d'hébergement - prévu deuxième quinzaine de juillet et tout début août - Avec le départ et l'arrivée de Metz ou Lyon/Grenoble ou Toulon - impossible à définir précisément avant juin - Sans arrêt ou passage en grandes villes (nous sommes peu villes) et le plus possible loin des foules (nous savons qu'il faudra envisager qqs spots avec foule, période oblige)
Devraient faire partie du programme: - La visite de 6/8 monuments types châteaux, églises, monastères, ruines... - La découverte de 2/3 musées - Des petits villages pittoresques - 2/3 marches d'une durée maximale de 3/4 heures sans forte déclivité - Un maximum d'admiration paysagesque - Eventuellement 1/2 activités type vélo, kayak... voire qqchose de nouveau et jamais fait. Quoi, c'est ???
Les pays et zones visées sont l'Autriche tyrolienne (l'an dernier nous sommes passés à Innsbruck et Salzburg) et le nord de l'Italie - au-dessus de Florence (sans passer par cette ville déjà visitée par le passé).
Nous nous disons aussi que n'ayant jamais franchi les frontières du Liechtenstein, il pourrait faire partie du programme... Je sais que certains vont trouver puéril cette envie de franchir les frontières d'un nouveau pays mais on ne se refait pas !
Dans nos tops envies actuelles, il y a: - Les Dolomites autrichiennes et/ou italiennes - Ortisei - Le parc des Cinque Terre - probablement notre point de passage le plus bas en Italie
En ce tout début de prépa, j'ai déjà parcouru diverses discussions, survolé des carnets, commencé à amasser des liens... Pour l'instant, bâtir une trame d'itinéraire est impossible et le restera jusqu'à qqs jours du voyage. Donc, plus nous avons d'options, plus nous pourrons nous adapter...
Toutefois, je fais appel à vous pour obtenir vos coups de cœur en ces régions, vos tops recommandations d'après nos bases et critères... Nous avons besoin de rassembler de multiples possibles pour pouvoir choisir en dernière minute...
Vous pouvez également partager vos bonnes adresses gourmandes et dormantes (max 70/80 euros la nuit pour 2).
D'avance merci à toutes celles et tous ceux ayant la sympathie de nous apporter leur aide et leurs suggestions. 😉
Nous voilà fin mars, au moment où chaque année, nous dessinons les grandes lignes de notre voyage d'été.
Diverses raisons font que cette année, il se structurera sur les mêmes bases que celui de l'an dernier en République Tchèque, savoir: - Un voyage en voiture de 15/18 jours sans réservation préalable d'hébergement - prévu deuxième quinzaine de juillet et tout début août - Avec le départ et l'arrivée de Metz ou Lyon/Grenoble ou Toulon - impossible à définir précisément avant juin - Sans arrêt ou passage en grandes villes (nous sommes peu villes) et le plus possible loin des foules (nous savons qu'il faudra envisager qqs spots avec foule, période oblige)
Devraient faire partie du programme: - La visite de 6/8 monuments types châteaux, églises, monastères, ruines... - La découverte de 2/3 musées - Des petits villages pittoresques - 2/3 marches d'une durée maximale de 3/4 heures sans forte déclivité - Un maximum d'admiration paysagesque - Eventuellement 1/2 activités type vélo, kayak... voire qqchose de nouveau et jamais fait. Quoi, c'est ???
Les pays et zones visées sont l'Autriche tyrolienne (l'an dernier nous sommes passés à Innsbruck et Salzburg) et le nord de l'Italie - au-dessus de Florence (sans passer par cette ville déjà visitée par le passé).
Nous nous disons aussi que n'ayant jamais franchi les frontières du Liechtenstein, il pourrait faire partie du programme... Je sais que certains vont trouver puéril cette envie de franchir les frontières d'un nouveau pays mais on ne se refait pas !
Dans nos tops envies actuelles, il y a: - Les Dolomites autrichiennes et/ou italiennes - Ortisei - Le parc des Cinque Terre - probablement notre point de passage le plus bas en Italie
En ce tout début de prépa, j'ai déjà parcouru diverses discussions, survolé des carnets, commencé à amasser des liens... Pour l'instant, bâtir une trame d'itinéraire est impossible et le restera jusqu'à qqs jours du voyage. Donc, plus nous avons d'options, plus nous pourrons nous adapter...
Toutefois, je fais appel à vous pour obtenir vos coups de cœur en ces régions, vos tops recommandations d'après nos bases et critères... Nous avons besoin de rassembler de multiples possibles pour pouvoir choisir en dernière minute...
Vous pouvez également partager vos bonnes adresses gourmandes et dormantes (max 70/80 euros la nuit pour 2).
D'avance merci à toutes celles et tous ceux ayant la sympathie de nous apporter leur aide et leurs suggestions. 😉
Visite de Gibraltar, Tanger et Casablanca English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire une croisière avec Croisière de France, croisière Medina sur le Zenith du 3 au 10 mai 2014, . Habituellement, nous partons toujours avec Costa, mais cette fois-ci, les dates et le budget nous ont fait changer de compagnie. Aux vues de certains commentaires, j'arrive à me demander si j'ai bien fait de choisir cette compagnie... Bref. Nous faisons comme escales: Gibraltar, Tanger, Cassablanca, Alicante et Palamos au départ de Marseille.
Plusieurs questions se posent: J'aimerai avoir des conseils sur les visites à faire absolument et les pièges à éviter.(Hors de question de prendre les excursions qui sont un plume pigeon). J'ai lu sur le forum une description assez détaillée de cette même croisière l'an dernier certes, mais plusieurs avis seraient beaucoup mieux. Surtout, qu'il ne faut être nécessairement croisiériste pour connaître ces villes! Par contre, l'avis de passagers de cette compagnie me seraient aussi fort utiles!
Petite précision: nous sommes 2 adultes et 2 adolescents. (Et si toutefois des personnes font la même croisière que nous, ce serait sympa de se faire signe).
Merci de vos précieux conseils.
Nous allons faire une croisière avec Croisière de France, croisière Medina sur le Zenith du 3 au 10 mai 2014, . Habituellement, nous partons toujours avec Costa, mais cette fois-ci, les dates et le budget nous ont fait changer de compagnie. Aux vues de certains commentaires, j'arrive à me demander si j'ai bien fait de choisir cette compagnie... Bref. Nous faisons comme escales: Gibraltar, Tanger, Cassablanca, Alicante et Palamos au départ de Marseille.
Plusieurs questions se posent: J'aimerai avoir des conseils sur les visites à faire absolument et les pièges à éviter.(Hors de question de prendre les excursions qui sont un plume pigeon). J'ai lu sur le forum une description assez détaillée de cette même croisière l'an dernier certes, mais plusieurs avis seraient beaucoup mieux. Surtout, qu'il ne faut être nécessairement croisiériste pour connaître ces villes! Par contre, l'avis de passagers de cette compagnie me seraient aussi fort utiles!
Petite précision: nous sommes 2 adultes et 2 adolescents. (Et si toutefois des personnes font la même croisière que nous, ce serait sympa de se faire signe).
Merci de vos précieux conseils.
Film de notre voyage à tandem entre Grenoble et Athènes à travers les Balkans English translation pending
Bonjour!
Sans prétention je vous présente le montage que j'ai réalisé après notre trip à tandem à l'automne 2013 entre Grenoble et Athènes. Le voyage aura duré 2 mois et 3000 km à travers les balkans.
J'espère que vous allez passer un bon moment, soyez indulgents c'est notre premier film.
Kevin et Juliette
http://www.youtube.com/watch?v=K3V9ZPq33as
ps: n'hésitez pas si vous avez des questions
http://www.youtube.com/watch?v=K3V9ZPq33as
ps: n'hésitez pas si vous avez des questions
Autour de Golasecca... (Italie) English translation pending
Bonjour!
Je remets ici mon tout premier carnet de voyage que je n'ai d'ailleurs jamais posté. Il date d'avril 2012 et avait été écrit 'en live'.
Le voici:
Nord de l’Italie Pâques 2012
Dimanche 1er avril. Départ ce matin à 4H30, levés depuis 4H. Nous arriverons à l’agriturismo à 16H07. Nous sommes une famille de 4 personnes ; 2 adultes et 2 adolescents de 15-16 (anniversaire durant le voyage) et de 12 ans. Voyage décidé un beau samedi matin de février sur « un coup de tête », en fait le père a proposé de retourner au même endroit que l’année précédente et tout le monde a acquiescé ! Partis depuis notre petite ville à 45 km au sud de Bruxelles, en Belgique ; nous arrivons vers 9H en Alsace dans une petite ville dont le nom m’échappe, pause petit-déjeuner dans une boulangerie-pâtisserie-salon de thé, ce sera tortillon au chocolat pour toute la famille sauf pour le Père qui prend un pain au chocolat nappé de glaçage au sucre. Puis nous passons en Suisse dans le coin de Bâle, achat de la vignette, blagues avec le douanier et c’est reparti. Vers 12H30 (je crois, je me souviens plus de l’heure exacte) arrêt à la station-service avant le tunnel du Saint-Gothard pour manger, ce sera sandwich pour le Père, spaghetti bolognaise (avant-goût de l’Italie mais en suisse!!) pour la Mère et Schenkschnitzel (c’est comme ça que ça s’écrit ?!) pour les ‘enfants’. On passe en Italie, on décide de rejoindre notre agriturismo se trouvant à Golasecca par la nationale, pour voir du paysage. On fait un petit arrêt pour manger une bonne glace italienne un peu après notre passage en Italie depuis Lugano. Après une pause de 25 minutes, on repart et on arrivera à l’agriturismo à 16H07. Accueil assez chaleureux, c’est la 2ème fois que nous venons et la dame nous fait la bise !! Elle nous montre la chambre, l’année passée nous avons pris 2 chambres avec un grand lit car « l’appartement » était toujours en construction, cette année, nous avons décidé de prendre l’appartement ! Nous demandons si c’est possible de manger le soir, elle nous répond que c’est OK, nous demande l’heure à laquelle nous souhaitons dîner (souper pour les belges) et, ayant un vague souvenir que nous allions manger à 19H30, lui soumettons cette heure, qu’elle accepta aussitôt malgré qu’elle eut une grosse journée avec une grosse réception qui eut lieu. Après s’être installé, nous faisons le tour de la propriété de 1 KM, 2 photos faites durant celui-ci. Rencontre avec les vaches du coin, le chien assez joueur et les coqs qui se battent… pour des poules. Après ce tour, on joue un peu avec le chien ; le chien se jette sur nous avec un ballon dès qu’il nous voit revenir de notre petit tour. On se repose un peu dans la chambre et l’on se prépare pour aller dîner. Nous sommes 2 familles et un couple de jeunes retraités à manger au restaurant mais il y a seulement nous qui logeons à l’agriturismo dans la salle. Elle nous demande quels plats nous voulons manger, on répond « tout ! ». En antipasti on reçoit un beau plat de charcuterie, du pain, un petit pot de boursin et des oignons à l’huile. En primi piatti on reçoit 2 plats, l’un contenant des gnocchis aux orties, l’autre des tagliatelles bolognaise. En secondi piatti, pour la Mère et le plus jeune fils ce sera du poulet grillé avec des pommes de terre en dés, rissolées. Pour le Père et le ‘grand’ fils ce sera steak de bœuf grille, coupé en tranches, nappé d’un filet d’huile d’olive et accompagné de fenouil cru (pas la peine de vous dire que le bœuf était exceptionnel !). En dessert on a le choix entre tarte aux carottes/noix de coco ou tarte aux pommes. Tout le monde prend la tarte aux pommes redoutant un peu le mélange carottes/cocos. Nous rentrons directement à la chambre, fatigués par le voyage. Nous sommes partis manger à 19H30 et nous rentrons à la chambre à 21H10. On regarde ‘A prendre ou à laisser’ version italienne jusqu’à 21H30 et on part dormir. Demain sera notre première ‘vraie’ journée de vacances, il faut être prêts !
Lundi 2 avril. Après une très bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons vers 7H20, la veille on a dit que nous allions aller au petit-déjeuner à 8H, il ne faut pas que l’on soit en retard ! Nous nous lavons, habillons et partons pour le petit-déjeuner ! Au petit-déjeuner nous retrouvons la fameuse tarte carottes/coco que nous n’avons pas osé essayer la veille, on la teste donc au petit-déjeuner et … mais c’est super bon !! Le buffet du petit-déjeuner comprend aussi les traditionnels croissants fourrés à toutes sortes de confiture et autre pâtes à tartiner, de biscuits, d’un mélange de Corn Flakes et All Bran nature, de yaourts de toutes sortes et de tarte aux pommes ! Super petit-déjeuner, personnellement, tout ce qu’il me faut ! Après ça, on part pour le programme de la journée qui comprend, normalement, Vigevano – Vercelli – Orta – Omegna. On arrive à Vigevano vers 11H46. On va voir la place Ducale, il paraîtrait que c’est l’une des plus belles places d’Italie, je ne contredirais pas ce dire mais …à part ça, aucun intérêt, peut-être ne sommes-nous pas allé où il fallait ? Je ne sais pas mais même pour trouver à manger, on a eu du mal … Finalement par désespoir de cause nous sommes rentré vers 12H40 dans une pizzeria déserte ayant une déco kitsch des années 90. Pizzas pas très bonnes, malheureusement. Déçu par cette ville et par ce repas nous décidons de ne pas aller à Vercelli et de ne ni faire Orta ni Omegna que nous avions déjà fait l’année passée. A la place nous irons passer notre après-midi (et notre soirée, mais nous ne le savions pas encore !) à Milan. Nous partons donc à Milan alors qu’il est 13H30. Arrivée vers 14H10 à notre parking ‘habituel’ (Celui sur Corso Giacomo Matteotti, il y a toujours de la place à chaque fois que nous nous y rendons). Nous sortons sur une place et nous dirigeons directement vers Abercrombie, visite habituelle, visite du magasin de déco à côté puis petite balade sur la Via Vittorio Emmanuel II, une rue piétonne commerçante qui va jusqu’à la Piazza Duomo. Dans cette rue, nous trouvons un bon petit glacier pour manger la glace du jour. Nous décidons de nous balader dans la ville sans voir d’endroits touristiques spécialement. Le soir, nous nous rendons dans un petit restaurant très sympathique, conseillé par notre guide ‘Top 10 Milan’ et très très bon !! Heureusement que nous sommes arrivés à l’ouverture (19H00) sinon nous n’aurions pas eu de place tellement les réservations et les personnes arrivaient rapidement. Nous avons fini de manger un repas complet en 50 minutes ! Service très efficace et serveur très aimable (il parlait même français !). Le restaurant se trouve au numéro 11 de la Via Santa Marta mais je n’arrive plus à remettre le nom dessus et je n’ai ni internet ni mon guide à portée de main en ce moment … Nous sortons donc de ce restaurant vers 19H50, décidons de faire une balade nocturne jusqu’au parking où est garé la voiture et nous repartons vers notre agriturismo vers 20H30. Nous arriverons vers 21H45 à l’agriturismo et dormirons vers 22H30 mais aujourd’hui pas de TV, seulement de la lecture et des jeux (mais pas vidéos !!).
Mardi 3 avril. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Et oui, je deviens grand, j’ai 16 ans aujourd’hui ! Petit déjeuner comme hier sauf qu’à la place de la tarte nous trouvons des croissants fourrés à plusieurs choses mais cette fois-ci, frais (la journée avant, ils étaient pré-emballés…). Aujourd’hui, on part pour Turin. Nous faisons 1H30 de route, et arrivons vers 11H25. On se gare dans un parking que notre guide nous disait « très central », mais enfaite pas du tout mais bon, un peu de marche dans les petites ruelles de Turin n’est pas sans me déplaire, personnellement, mais c’est pas l’avis de mon petit frère… Nous rejoignons le Duomo, rentrons dedans, mais ne voyons le Saint-Suaire que 2 secondes, le temps que le rideau se referme dessus… Nous ressortons et allons juste voir la cour intérieure et la façade du Pallazzo Reale. Ayant un peu faim, nous décidons d’aller trouver un restaurant dans les arcades entourant la place et nous en trouvons un qui a l’air pas mal du tout, il fait ‘petit restaurant’ et restaurant normal mais, vu l’heure (14H00), nous décidons d’aller dans la partie ‘petit restaurant’. Nous allons donc manger un panini chez ‘Baratti & Milano’. Très bon mais petit, nous en prendrons deux chacun. L’après-midi, on décide de se balader sur la Via Po et d’aller voir certains monuments jusqu’à la place San Carlo. Nous errons donc une grande partie de l’après-midi dans ce quartier. Au passage, beaucoup d’artisans de chaussures sur cette Via Po (j’en ai même achetées !). On rejoint la place San Carlo, faisons demi-tour, prenons quelques petites ruelles et nous retrouvons dans une rue piétonne commerçante qui nous mènera jusqu’à 2/3 rues avant notre parking. Dans cette rue, nous mangeons une glace chez Venchi. Très bonne glace malgré le fait qu’elle soit petite (je n’aurais jamais cru dire ça d’une glace italienne). On retrouve notre voiture dans le parking et partons. Il est 16H15. Nous décidons de nous rendre au musée de l’histoire de Fiat, nous y arrivons mais … il est fermé, dommage… Nous repartons donc vers l’agriturismo pour trouver un restaurant où passer la soirée (et manger bien sûr !). Nous sortons de l’autoroute pour aller dans le village de Varallo Pombia, le GPS disait qu’il y avait 3-4 restaurants dans ce village, dans la rue principale où il devrait y en avoir 2, il n’y a rien… On décide de sortir du centre où se trouve encore deux restaurants, un a l’air abandonné, l’autre est fermé … En désespoir de cause et aussi de fatigue, on se rabat sur le Il Gigante et achetons de quoi manger un bon sandwich avec des produits italiens … On regarde Super Nanny version italienne à la TV et allons dormir. A demain…
Mercredi 4 avril Comme d’habitude, on commence la journée par un bon petit déjeuner, à la place des croissants frais de la matinée précédente, notre hôte nous a préparé un délicieux cake noix, coco et vanille…saupoudré de sucre glace. Un délice. Aujourd’hui, on part pour Monza, voir le circuit, la ville et faire un centre commercial, Centro Commerciale Carosello. On part vers 9H30 du matin, on arrivé là-bas à 11H40… Trois accidents et des bouchons sur l’autoroute. Pas de chance. Arrivé là-bas on se gare au parking ‘Centro’ qui n’est pas au centre (pourtant avec un nom pareil, on l’aurait cru !). On marche donc jusqu’au centre, essayons de trouver un restaurant assez sympathique en vain. Mais on trouve Dori. Un restaurant qui propose des morceaux de focaccias façon pizza, sandwich à l’italienne, salades et pâtes. Pas de service à table, on commande au comptoir on reçoit le tout dans des (belles) assiettes en plastique ‘dur’ mais on dirait vraiment de vrais assiettes, on boit dans des gobelets transparents et on mange avec des couverts en bois. Après avoir reçu sa commande sur le plateau, la serveuse remet un ticket et il faut aller le donner à une caissière afin de payer l’addition. Un concept très sympa, endroit super, très beau. Après un bon plat de pâte, focaccia et tiramisu, on hésite entre aller au circuit de Monza ou directement aller au centre commercial. Finalement on ne fera pas le circuit, je suis un peu déçu mais bon, pas grave, je m’en remettrai. Dans le centre commercial, on se balade, on regarde les magasins, on rentre dans l’Apple Store qui est vraiment grand dans ce centre commercial, et on achète quelques affaires chez Hollister. On quitte cet endroit vers 16H15. On va retourner à la chambre se reposer, le centre commercial nous a épuisés. En rentrant on cherche un restaurant proche de notre agriturismo pour y manger le soir, nous en trouvons plusieurs (nous qui avons du mal à en trouver les jours précédents !!) à Somma Lombardo. De 17H30 à 18H45 nous nous reposerons dans la chambre, ferons quelques recherches de restaurant (et oui, encore !) sur internet et regarderons un peu la TV italienne, rien d’exceptionnel. J’en profite aussi pour écrire mon premier carnet de voyage. Ce soir nous comptons aller à ‘La Quercia’ aux vues de ces nombreux commentaires positifs sur TripAdvisor. Très bon restaurant, le propriétaire nous a accueilli, j’ai vraiment bien aimé, la cuisine était très bonne. On regarde ‘A prendre ou à laisser’ version italienne et on va se coucher.
Jeudi 5 avril. Aujourd’hui d’après la météo, jour de pluie. Nous décidons donc, malgré la pluie, de nous rendre à Pavie. Nous mangeons d’abord notre traditionnel petit-déjeuner, aujourd’hui la ‘surprise’ du jour fut des morceaux de deux tartes différentes ; l’une à la confiture de fraises, l’autre pommes/citron. On part pour Pavie vers 9H30 et arrivons sur place vers 11H15. Nous avons été pris dans les bouchons du ring de Milan, pas grave, on s’y habitue… On fait un petit tour de la ville, et trouvons un petit restaurant-librairie s’appelant Loft10, restaurant très beau et design, j’ai adoré personnellement. On continue un petit tour à Pavie jusqu’au pont couvert et retournons jusqu’au parking où se trouve la voiture et allons en direction de la célèbre Chartreuse de Pavie. Arrivé sur place, il s’y tient un office religieux dans l’église et même devant, des haut-parleurs permettaient aux gens de suivre la messe depuis l’extérieur. Nous visitons d’abord la cour du cloitre, très vite fait car il y a rien à voir et normalement l’accès y est interdit et les photos aussi mais un membre de la sécurité du lieu nous a dit que nous pouvions y rentrer et même y faire des photos. On ressort de cet endroit assez vite, observons l’herbier se trouvant de le couloir entre la cour du cloître et le parc où se trouve l’église et rentrons dans le magasin tenu par des moines se trouvant dans ce même couloir. Nous achetons deux cartes postales. On ressort et attendons la fin de l’office afin de rentrer dans l’église. Après une demi-heure d’attente, l’office se finit mais il faut encore que les gens sortent de l’église. Et il y en a tellement … Et que des jeunes d’une vingtaine d’années ! Quand tous sont sortis, on rentre enfin, visite assez brève car il faut sortir pour laisser place au nettoyage/rangement de l’endroit. On retourne au parking et là… Tous les jeunes étaient garés dans ce parking ! Un bordel (excusez-moi du mot mais je n’exagère pas du tout) intégral. On ne savait même pas aller payer son ticket, des ouvriers communaux nous faisaient payer en liquide à la sortie du parking. Une heure et demi plus tard, nous sortons enfin de ce parking (le temps de sortir… et encore on n’était pas garés trop loin de la sortie !). Nous rentrons donc à l’agriturismo, il est 19H00 quand on y arrive, le repas est à 19H30, aujourd’hui on mange à l’agriturismo. Très bon repas, comme d’habitude à cet endroit. On regarde l’épisode suivant de notre éternel ‘A prendre ou à laisser’ italien et on va dormir.
Vendredi 6 avril. Aujourd’hui, direction Lugano. Ville qu’on a déjà visitée plusieurs fois mais nous voulions voir les animations dans la rue pour Pâques. On part vers 9H30 et on arrive à 12H20. Que des bouchons ! En route on s’arrêtera pour acheter une valise (quoi de plus normal en étant en vacances ?) et quelques vêtements (la Mère avait repéré un magasin). En arrivant à Lugano on se gare au parking du centre, mais avant de se garer on a dû attendre une quinzaine de minutes afin qu’une place se libère dans le parking car le parking était complet. On sort et on va manger dans une boulangerie faisant des sandwichs et ayant une salle avec des tables. On fait un petit tour dans la ville, on regarde les animations de rue, elles sont vraiment bien faites et il y en a autant pour adultes que pour enfants. On repart vers 16H00 chez nous, et là, à 6KM de la douane, une file qui n’en finit plus. On se rassure en se disant que ce n’est qu’un rond-point ou des feux qui bloquent mais on a dû se rendre à l’évidence qu’en fait c’était bel et bien la douane qui bloquait. Arrivé en face de la douane, on voit que des voitures venant d’une route sur la droite devaient s’imbriquer dans notre file. Voilà la cause des bouchons ! On passe à la douane sans problèmes, la personne devant nous a été contrôlée, on a eu de la chance de ne pas être avant. On est enfin de retour en Italie, on s’arrête sur la route à Bacilieri, la même gelateria que le premier jour ! On rentre à l’agriturismo à 19H00, mangeons à 19H30 et regardons un reportage sur les 3 ans du tremblement de terre d’Aquila jusqu’à 22H00. Après dodo, demain ce sera notre dernier jour, déjà.
Samedi 7 avril. On va manger à 8H00 notre bon petit déjeuner, aujourd’hui c’est gâteau aux pommes et colombines. On se reposera, jouerons au badminton et au foot jusqu’à 10H00 et partons pour Volandia, un musée avec des hélicoptères et des avions, principalement de marque Agusta et une autre dont je n’ai plus le nom en ce moment… Très beau musée, très intéressant. Mon petit frère a même convaincu mon père de lui acheter un nouveau (nouveau parce qu’il en avait déjà deux…) hélicoptère radiocommandé. Nous sortons de ce bel endroit d’où l’on avait une vue admirable sur l’aéroport Milan-Malpenza à 12H20. Nous allons dans un supermarché Familia sur le chemin du retour vers l’agriturismo. Nous avons acheté de quoi faire un panini pour ce midi et avons acheté quelques pâtes, biscuits, céréales pour le petit-déjeuner, … Nous rentrons vers 12H50 à l’agriturismo et mangeons notre panini, il était bon même très bon ! Nous repartons ensuite vers Varese. Ville sans grand intérêt, on s’est baladé et on a mangé une glace dans une gelateria dont le nom m’échappe. Nous sommes rentrés à l’agriturismo, encore un peu de badminton et de foot, tour de la propriété, puis on part manger à 19H30 comme d’habitude.
J'espère que ça vous aura plu même s'il y a un manque certain de photos 😉🙂🤪
Je remets ici mon tout premier carnet de voyage que je n'ai d'ailleurs jamais posté. Il date d'avril 2012 et avait été écrit 'en live'.
Le voici:
Nord de l’Italie Pâques 2012
Dimanche 1er avril. Départ ce matin à 4H30, levés depuis 4H. Nous arriverons à l’agriturismo à 16H07. Nous sommes une famille de 4 personnes ; 2 adultes et 2 adolescents de 15-16 (anniversaire durant le voyage) et de 12 ans. Voyage décidé un beau samedi matin de février sur « un coup de tête », en fait le père a proposé de retourner au même endroit que l’année précédente et tout le monde a acquiescé ! Partis depuis notre petite ville à 45 km au sud de Bruxelles, en Belgique ; nous arrivons vers 9H en Alsace dans une petite ville dont le nom m’échappe, pause petit-déjeuner dans une boulangerie-pâtisserie-salon de thé, ce sera tortillon au chocolat pour toute la famille sauf pour le Père qui prend un pain au chocolat nappé de glaçage au sucre. Puis nous passons en Suisse dans le coin de Bâle, achat de la vignette, blagues avec le douanier et c’est reparti. Vers 12H30 (je crois, je me souviens plus de l’heure exacte) arrêt à la station-service avant le tunnel du Saint-Gothard pour manger, ce sera sandwich pour le Père, spaghetti bolognaise (avant-goût de l’Italie mais en suisse!!) pour la Mère et Schenkschnitzel (c’est comme ça que ça s’écrit ?!) pour les ‘enfants’. On passe en Italie, on décide de rejoindre notre agriturismo se trouvant à Golasecca par la nationale, pour voir du paysage. On fait un petit arrêt pour manger une bonne glace italienne un peu après notre passage en Italie depuis Lugano. Après une pause de 25 minutes, on repart et on arrivera à l’agriturismo à 16H07. Accueil assez chaleureux, c’est la 2ème fois que nous venons et la dame nous fait la bise !! Elle nous montre la chambre, l’année passée nous avons pris 2 chambres avec un grand lit car « l’appartement » était toujours en construction, cette année, nous avons décidé de prendre l’appartement ! Nous demandons si c’est possible de manger le soir, elle nous répond que c’est OK, nous demande l’heure à laquelle nous souhaitons dîner (souper pour les belges) et, ayant un vague souvenir que nous allions manger à 19H30, lui soumettons cette heure, qu’elle accepta aussitôt malgré qu’elle eut une grosse journée avec une grosse réception qui eut lieu. Après s’être installé, nous faisons le tour de la propriété de 1 KM, 2 photos faites durant celui-ci. Rencontre avec les vaches du coin, le chien assez joueur et les coqs qui se battent… pour des poules. Après ce tour, on joue un peu avec le chien ; le chien se jette sur nous avec un ballon dès qu’il nous voit revenir de notre petit tour. On se repose un peu dans la chambre et l’on se prépare pour aller dîner. Nous sommes 2 familles et un couple de jeunes retraités à manger au restaurant mais il y a seulement nous qui logeons à l’agriturismo dans la salle. Elle nous demande quels plats nous voulons manger, on répond « tout ! ». En antipasti on reçoit un beau plat de charcuterie, du pain, un petit pot de boursin et des oignons à l’huile. En primi piatti on reçoit 2 plats, l’un contenant des gnocchis aux orties, l’autre des tagliatelles bolognaise. En secondi piatti, pour la Mère et le plus jeune fils ce sera du poulet grillé avec des pommes de terre en dés, rissolées. Pour le Père et le ‘grand’ fils ce sera steak de bœuf grille, coupé en tranches, nappé d’un filet d’huile d’olive et accompagné de fenouil cru (pas la peine de vous dire que le bœuf était exceptionnel !). En dessert on a le choix entre tarte aux carottes/noix de coco ou tarte aux pommes. Tout le monde prend la tarte aux pommes redoutant un peu le mélange carottes/cocos. Nous rentrons directement à la chambre, fatigués par le voyage. Nous sommes partis manger à 19H30 et nous rentrons à la chambre à 21H10. On regarde ‘A prendre ou à laisser’ version italienne jusqu’à 21H30 et on part dormir. Demain sera notre première ‘vraie’ journée de vacances, il faut être prêts !
Lundi 2 avril. Après une très bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons vers 7H20, la veille on a dit que nous allions aller au petit-déjeuner à 8H, il ne faut pas que l’on soit en retard ! Nous nous lavons, habillons et partons pour le petit-déjeuner ! Au petit-déjeuner nous retrouvons la fameuse tarte carottes/coco que nous n’avons pas osé essayer la veille, on la teste donc au petit-déjeuner et … mais c’est super bon !! Le buffet du petit-déjeuner comprend aussi les traditionnels croissants fourrés à toutes sortes de confiture et autre pâtes à tartiner, de biscuits, d’un mélange de Corn Flakes et All Bran nature, de yaourts de toutes sortes et de tarte aux pommes ! Super petit-déjeuner, personnellement, tout ce qu’il me faut ! Après ça, on part pour le programme de la journée qui comprend, normalement, Vigevano – Vercelli – Orta – Omegna. On arrive à Vigevano vers 11H46. On va voir la place Ducale, il paraîtrait que c’est l’une des plus belles places d’Italie, je ne contredirais pas ce dire mais …à part ça, aucun intérêt, peut-être ne sommes-nous pas allé où il fallait ? Je ne sais pas mais même pour trouver à manger, on a eu du mal … Finalement par désespoir de cause nous sommes rentré vers 12H40 dans une pizzeria déserte ayant une déco kitsch des années 90. Pizzas pas très bonnes, malheureusement. Déçu par cette ville et par ce repas nous décidons de ne pas aller à Vercelli et de ne ni faire Orta ni Omegna que nous avions déjà fait l’année passée. A la place nous irons passer notre après-midi (et notre soirée, mais nous ne le savions pas encore !) à Milan. Nous partons donc à Milan alors qu’il est 13H30. Arrivée vers 14H10 à notre parking ‘habituel’ (Celui sur Corso Giacomo Matteotti, il y a toujours de la place à chaque fois que nous nous y rendons). Nous sortons sur une place et nous dirigeons directement vers Abercrombie, visite habituelle, visite du magasin de déco à côté puis petite balade sur la Via Vittorio Emmanuel II, une rue piétonne commerçante qui va jusqu’à la Piazza Duomo. Dans cette rue, nous trouvons un bon petit glacier pour manger la glace du jour. Nous décidons de nous balader dans la ville sans voir d’endroits touristiques spécialement. Le soir, nous nous rendons dans un petit restaurant très sympathique, conseillé par notre guide ‘Top 10 Milan’ et très très bon !! Heureusement que nous sommes arrivés à l’ouverture (19H00) sinon nous n’aurions pas eu de place tellement les réservations et les personnes arrivaient rapidement. Nous avons fini de manger un repas complet en 50 minutes ! Service très efficace et serveur très aimable (il parlait même français !). Le restaurant se trouve au numéro 11 de la Via Santa Marta mais je n’arrive plus à remettre le nom dessus et je n’ai ni internet ni mon guide à portée de main en ce moment … Nous sortons donc de ce restaurant vers 19H50, décidons de faire une balade nocturne jusqu’au parking où est garé la voiture et nous repartons vers notre agriturismo vers 20H30. Nous arriverons vers 21H45 à l’agriturismo et dormirons vers 22H30 mais aujourd’hui pas de TV, seulement de la lecture et des jeux (mais pas vidéos !!).
Mardi 3 avril. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Et oui, je deviens grand, j’ai 16 ans aujourd’hui ! Petit déjeuner comme hier sauf qu’à la place de la tarte nous trouvons des croissants fourrés à plusieurs choses mais cette fois-ci, frais (la journée avant, ils étaient pré-emballés…). Aujourd’hui, on part pour Turin. Nous faisons 1H30 de route, et arrivons vers 11H25. On se gare dans un parking que notre guide nous disait « très central », mais enfaite pas du tout mais bon, un peu de marche dans les petites ruelles de Turin n’est pas sans me déplaire, personnellement, mais c’est pas l’avis de mon petit frère… Nous rejoignons le Duomo, rentrons dedans, mais ne voyons le Saint-Suaire que 2 secondes, le temps que le rideau se referme dessus… Nous ressortons et allons juste voir la cour intérieure et la façade du Pallazzo Reale. Ayant un peu faim, nous décidons d’aller trouver un restaurant dans les arcades entourant la place et nous en trouvons un qui a l’air pas mal du tout, il fait ‘petit restaurant’ et restaurant normal mais, vu l’heure (14H00), nous décidons d’aller dans la partie ‘petit restaurant’. Nous allons donc manger un panini chez ‘Baratti & Milano’. Très bon mais petit, nous en prendrons deux chacun. L’après-midi, on décide de se balader sur la Via Po et d’aller voir certains monuments jusqu’à la place San Carlo. Nous errons donc une grande partie de l’après-midi dans ce quartier. Au passage, beaucoup d’artisans de chaussures sur cette Via Po (j’en ai même achetées !). On rejoint la place San Carlo, faisons demi-tour, prenons quelques petites ruelles et nous retrouvons dans une rue piétonne commerçante qui nous mènera jusqu’à 2/3 rues avant notre parking. Dans cette rue, nous mangeons une glace chez Venchi. Très bonne glace malgré le fait qu’elle soit petite (je n’aurais jamais cru dire ça d’une glace italienne). On retrouve notre voiture dans le parking et partons. Il est 16H15. Nous décidons de nous rendre au musée de l’histoire de Fiat, nous y arrivons mais … il est fermé, dommage… Nous repartons donc vers l’agriturismo pour trouver un restaurant où passer la soirée (et manger bien sûr !). Nous sortons de l’autoroute pour aller dans le village de Varallo Pombia, le GPS disait qu’il y avait 3-4 restaurants dans ce village, dans la rue principale où il devrait y en avoir 2, il n’y a rien… On décide de sortir du centre où se trouve encore deux restaurants, un a l’air abandonné, l’autre est fermé … En désespoir de cause et aussi de fatigue, on se rabat sur le Il Gigante et achetons de quoi manger un bon sandwich avec des produits italiens … On regarde Super Nanny version italienne à la TV et allons dormir. A demain…
Mercredi 4 avril Comme d’habitude, on commence la journée par un bon petit déjeuner, à la place des croissants frais de la matinée précédente, notre hôte nous a préparé un délicieux cake noix, coco et vanille…saupoudré de sucre glace. Un délice. Aujourd’hui, on part pour Monza, voir le circuit, la ville et faire un centre commercial, Centro Commerciale Carosello. On part vers 9H30 du matin, on arrivé là-bas à 11H40… Trois accidents et des bouchons sur l’autoroute. Pas de chance. Arrivé là-bas on se gare au parking ‘Centro’ qui n’est pas au centre (pourtant avec un nom pareil, on l’aurait cru !). On marche donc jusqu’au centre, essayons de trouver un restaurant assez sympathique en vain. Mais on trouve Dori. Un restaurant qui propose des morceaux de focaccias façon pizza, sandwich à l’italienne, salades et pâtes. Pas de service à table, on commande au comptoir on reçoit le tout dans des (belles) assiettes en plastique ‘dur’ mais on dirait vraiment de vrais assiettes, on boit dans des gobelets transparents et on mange avec des couverts en bois. Après avoir reçu sa commande sur le plateau, la serveuse remet un ticket et il faut aller le donner à une caissière afin de payer l’addition. Un concept très sympa, endroit super, très beau. Après un bon plat de pâte, focaccia et tiramisu, on hésite entre aller au circuit de Monza ou directement aller au centre commercial. Finalement on ne fera pas le circuit, je suis un peu déçu mais bon, pas grave, je m’en remettrai. Dans le centre commercial, on se balade, on regarde les magasins, on rentre dans l’Apple Store qui est vraiment grand dans ce centre commercial, et on achète quelques affaires chez Hollister. On quitte cet endroit vers 16H15. On va retourner à la chambre se reposer, le centre commercial nous a épuisés. En rentrant on cherche un restaurant proche de notre agriturismo pour y manger le soir, nous en trouvons plusieurs (nous qui avons du mal à en trouver les jours précédents !!) à Somma Lombardo. De 17H30 à 18H45 nous nous reposerons dans la chambre, ferons quelques recherches de restaurant (et oui, encore !) sur internet et regarderons un peu la TV italienne, rien d’exceptionnel. J’en profite aussi pour écrire mon premier carnet de voyage. Ce soir nous comptons aller à ‘La Quercia’ aux vues de ces nombreux commentaires positifs sur TripAdvisor. Très bon restaurant, le propriétaire nous a accueilli, j’ai vraiment bien aimé, la cuisine était très bonne. On regarde ‘A prendre ou à laisser’ version italienne et on va se coucher.
Jeudi 5 avril. Aujourd’hui d’après la météo, jour de pluie. Nous décidons donc, malgré la pluie, de nous rendre à Pavie. Nous mangeons d’abord notre traditionnel petit-déjeuner, aujourd’hui la ‘surprise’ du jour fut des morceaux de deux tartes différentes ; l’une à la confiture de fraises, l’autre pommes/citron. On part pour Pavie vers 9H30 et arrivons sur place vers 11H15. Nous avons été pris dans les bouchons du ring de Milan, pas grave, on s’y habitue… On fait un petit tour de la ville, et trouvons un petit restaurant-librairie s’appelant Loft10, restaurant très beau et design, j’ai adoré personnellement. On continue un petit tour à Pavie jusqu’au pont couvert et retournons jusqu’au parking où se trouve la voiture et allons en direction de la célèbre Chartreuse de Pavie. Arrivé sur place, il s’y tient un office religieux dans l’église et même devant, des haut-parleurs permettaient aux gens de suivre la messe depuis l’extérieur. Nous visitons d’abord la cour du cloitre, très vite fait car il y a rien à voir et normalement l’accès y est interdit et les photos aussi mais un membre de la sécurité du lieu nous a dit que nous pouvions y rentrer et même y faire des photos. On ressort de cet endroit assez vite, observons l’herbier se trouvant de le couloir entre la cour du cloître et le parc où se trouve l’église et rentrons dans le magasin tenu par des moines se trouvant dans ce même couloir. Nous achetons deux cartes postales. On ressort et attendons la fin de l’office afin de rentrer dans l’église. Après une demi-heure d’attente, l’office se finit mais il faut encore que les gens sortent de l’église. Et il y en a tellement … Et que des jeunes d’une vingtaine d’années ! Quand tous sont sortis, on rentre enfin, visite assez brève car il faut sortir pour laisser place au nettoyage/rangement de l’endroit. On retourne au parking et là… Tous les jeunes étaient garés dans ce parking ! Un bordel (excusez-moi du mot mais je n’exagère pas du tout) intégral. On ne savait même pas aller payer son ticket, des ouvriers communaux nous faisaient payer en liquide à la sortie du parking. Une heure et demi plus tard, nous sortons enfin de ce parking (le temps de sortir… et encore on n’était pas garés trop loin de la sortie !). Nous rentrons donc à l’agriturismo, il est 19H00 quand on y arrive, le repas est à 19H30, aujourd’hui on mange à l’agriturismo. Très bon repas, comme d’habitude à cet endroit. On regarde l’épisode suivant de notre éternel ‘A prendre ou à laisser’ italien et on va dormir.
Vendredi 6 avril. Aujourd’hui, direction Lugano. Ville qu’on a déjà visitée plusieurs fois mais nous voulions voir les animations dans la rue pour Pâques. On part vers 9H30 et on arrive à 12H20. Que des bouchons ! En route on s’arrêtera pour acheter une valise (quoi de plus normal en étant en vacances ?) et quelques vêtements (la Mère avait repéré un magasin). En arrivant à Lugano on se gare au parking du centre, mais avant de se garer on a dû attendre une quinzaine de minutes afin qu’une place se libère dans le parking car le parking était complet. On sort et on va manger dans une boulangerie faisant des sandwichs et ayant une salle avec des tables. On fait un petit tour dans la ville, on regarde les animations de rue, elles sont vraiment bien faites et il y en a autant pour adultes que pour enfants. On repart vers 16H00 chez nous, et là, à 6KM de la douane, une file qui n’en finit plus. On se rassure en se disant que ce n’est qu’un rond-point ou des feux qui bloquent mais on a dû se rendre à l’évidence qu’en fait c’était bel et bien la douane qui bloquait. Arrivé en face de la douane, on voit que des voitures venant d’une route sur la droite devaient s’imbriquer dans notre file. Voilà la cause des bouchons ! On passe à la douane sans problèmes, la personne devant nous a été contrôlée, on a eu de la chance de ne pas être avant. On est enfin de retour en Italie, on s’arrête sur la route à Bacilieri, la même gelateria que le premier jour ! On rentre à l’agriturismo à 19H00, mangeons à 19H30 et regardons un reportage sur les 3 ans du tremblement de terre d’Aquila jusqu’à 22H00. Après dodo, demain ce sera notre dernier jour, déjà.
Samedi 7 avril. On va manger à 8H00 notre bon petit déjeuner, aujourd’hui c’est gâteau aux pommes et colombines. On se reposera, jouerons au badminton et au foot jusqu’à 10H00 et partons pour Volandia, un musée avec des hélicoptères et des avions, principalement de marque Agusta et une autre dont je n’ai plus le nom en ce moment… Très beau musée, très intéressant. Mon petit frère a même convaincu mon père de lui acheter un nouveau (nouveau parce qu’il en avait déjà deux…) hélicoptère radiocommandé. Nous sortons de ce bel endroit d’où l’on avait une vue admirable sur l’aéroport Milan-Malpenza à 12H20. Nous allons dans un supermarché Familia sur le chemin du retour vers l’agriturismo. Nous avons acheté de quoi faire un panini pour ce midi et avons acheté quelques pâtes, biscuits, céréales pour le petit-déjeuner, … Nous rentrons vers 12H50 à l’agriturismo et mangeons notre panini, il était bon même très bon ! Nous repartons ensuite vers Varese. Ville sans grand intérêt, on s’est baladé et on a mangé une glace dans une gelateria dont le nom m’échappe. Nous sommes rentrés à l’agriturismo, encore un peu de badminton et de foot, tour de la propriété, puis on part manger à 19H30 comme d’habitude.
J'espère que ça vous aura plu même s'il y a un manque certain de photos 😉🙂🤪
Flying blue 2014: Perso, je suis de plus en plus déçu. Et vous? English translation pending
J'ai qqs miles FB mais apparemment même en m'y prenant très longtemps à l'avance, j'ai bien du mal à les utiliser et pourtant je regarde au moins 10 mois avant, enfin, dès que ça ouvre!
J'ai environ 80.000 miles. Il en faut au moins 70.000 pour un Quito-Paris mais primo, il en faut beaucoup plus en juillet août (du genre 110.000 ou plus) avec peu de jours ouvrables aux billets primes, deuzio, même hors période de grande vacances, les jours à 70.000 miles sont très peu nombreux, du genre un jour par semaine, en milieu de semaine en général.
Comme par ailleurs l'accumulation des miles est souvent très lente à moins de voyager au prix fort, avec souvent pour un billet "éco", un aller à 25% des miles et un retour à 50 %, le ratio réel entre les vols qualifiants et le billet prime est mauvais pour ne pas dire exécrable.
J'étais déjà sur FB au début des années 2000 où c'était bcp plus intéressant: Il n'existait pas cette invention des 25 % de miles et il y avait bcp plus de créneaux d'utilisation des billets primes au prix plancher.
Bref je suis déçu de l'évolution de FB et ma fidélité est de plus en plus faible. Il y a encore 5 ans, j'aurai pris AF à tous les coups. Mais depuis plusieurs années, je regarde sérieusement du côté de la concurrence, par exemple de Lan-Iberia ou Avianca Taca avec lesquels j'ai des cartes de fidélité parce que les miles sont sensiblement plus intéressants.
J'ai environ 80.000 miles. Il en faut au moins 70.000 pour un Quito-Paris mais primo, il en faut beaucoup plus en juillet août (du genre 110.000 ou plus) avec peu de jours ouvrables aux billets primes, deuzio, même hors période de grande vacances, les jours à 70.000 miles sont très peu nombreux, du genre un jour par semaine, en milieu de semaine en général.
Comme par ailleurs l'accumulation des miles est souvent très lente à moins de voyager au prix fort, avec souvent pour un billet "éco", un aller à 25% des miles et un retour à 50 %, le ratio réel entre les vols qualifiants et le billet prime est mauvais pour ne pas dire exécrable.
J'étais déjà sur FB au début des années 2000 où c'était bcp plus intéressant: Il n'existait pas cette invention des 25 % de miles et il y avait bcp plus de créneaux d'utilisation des billets primes au prix plancher.
Bref je suis déçu de l'évolution de FB et ma fidélité est de plus en plus faible. Il y a encore 5 ans, j'aurai pris AF à tous les coups. Mais depuis plusieurs années, je regarde sérieusement du côté de la concurrence, par exemple de Lan-Iberia ou Avianca Taca avec lesquels j'ai des cartes de fidélité parce que les miles sont sensiblement plus intéressants.
Que voir en... Italie du Nord English translation pending
>> Que voir en... Italie du Nord
Que voir en... Italie du Centre et du Sud
Que voir en... Sardaigne et Sicile
L'Italie compte 20 régions auxquelles on peut ajouter également le Vatican et San Marino, tous deux indépendants, enclavés dans l'Italie. Au niveau touristique on peut diviser le pays en six : - Le Nord-ouest : Aoste, Ligurie, Lombardie, Piémont - Le Nord-est : Emilie-Romagne, Frioul-Vénitie julienne, Trentin-Haut Adige, Vénitie (plus San Marino) - Le Centre : Abruzzes, Latium, Marches, Ombrie, Toscane (plus le Vatican) - Le Sud : Basilicate, Calabre, Campanie, Molise, Pouilles - Sardaigne - Sicile
Que voir en Italie du Nord ? Aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans cette partie du pays (carte).
1- NORD-OUEST
1.1- AosteAoste : nichée entre les montagne, la petite capitale régionale possède un patrimoine romain (théâtre, enceinte...) et médiéval (collégiale, cathédrale...). C'est aussi une porte d'entrée vers la France et la Suisse.Breuil-Cervinia : c'est l'une des principales stations de sport d'hiver des Alpes italiennes.Château de Fénis : situé dans la commune du même nom, ce château médiéval est le plus connu des nombreux que compte le Val d'Aoste.Châteaux de Saint Pierre : avec son aspect perché, cette forteresse du XIIe siècle est une des plus représentatives de la région.Château de Verrès : un des principaux châteaux de la Vallée.Châtillon : gros bourg au pied des montagnes avec notamment plusieurs églises et petits châteaux (dont celui d'Ussel).Courtmayeur : au pied du Mont Blanc, la commune est à la fois une ville thermale, une base pour alpinistes et surtout une des principales stations de ski de la région.La Thuile : cette ancienne commune minière, comme en témoigne encore certaines structures des environs, est désormais une station de ski d'ailleurs associée à ses voisines françaises de "l'Espace St Bernard". On peut également y pratiquer la randonnée en saison.Pila : une station de ski appréciée du Val d'Aoste parmi la vingtaine que compte la région.Monterosa Ski : vaste espace skiable né de l'association de plusieurs stations.Saint Vincent : la commune est connue pour ses thermes et son casino.Vallée d'Aoste : c'est de cette longue vallée que vient le nom de la région. Outre les paysages de montagnes, de lacs et de glaciers qui l'entourent et parmi lesquels on peut randonner, le site offre à la visite nombre de petits villages agréables et surtout une bonne centaine de châteaux médiévaux dont les plus connus sont ceux de Fénis, Verrès ou St Pierre.Patrimoine naturelCervin : ce sommet à 4 478 m à la frontière italo-suisse est un "classique" de l'alpinisme.Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piemont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.1.2- LigurieApricale : avec son cadre et son bâti médiéval, Apricale fait partie des "plus beaux villages italiens".Finale Ligure : sur la côte, juste avant Savone, la petite ville est appréciée pour ses plages, ses possibilités de rando à pied ou à vélo et de grimpes le long des falaises. La ville abrite également quelques beaux édifices anciens.Gênes : forte de son passé historique, la capitale ligure compte un très beaux et vaste centre historique d'ailleurs classé à l'UNESCO. C'est aussi le second port de Méditerranée avec entre autres une forte activité de croisières et ferries.Imperia : ville moyenne de la côte avec des plages et une partie ancienne.La Spezia : entre Gênes et Pise, nichée dans son golfe, la ville est agréable. Elle sert souvent de base pour découvrir le parc national des Cinque Terre tout proche.Moneglia : joli petite station balnéaire de la Riviera méditerranéenne.Portofino : à 40 km au sud de Gênes, ce superbe village de pêcheurs construit sur son promontoire rocheux est un des sites les plus connus (et chic) de la côte.Rapallo : ville moyenne limitrophe de Portofino à vocation, elle aussi, touristique et de villégiature.Riviera méditerranéenne : c'est le nom touristique de la côte qui court de Ventimille à La Spezia, autour du Golfe de Gênes. On y découvre nombre de plages et stations balnéaire plus ou moins pittoresques, ainsi que quelques superbes coins de nature dont en premier lieu le parc national des Cinque Terre.San Remo : son architecture originale, ses villas, sa marina, son casino, ses fleurs et sa vocation au niveau rallye et cyclisme, font de cette ville proche de la France un endroit assez touristique.Santa Margherita Ligure : station balnéaire plutôt chic entre Rapallo et Portofino.Savone : une assez grande ville sur la route de Gênes avec des plages et quelques édifices intéressants.Sestri Levante : un joli village de pêcheurs devenu une station touristique entre Gênes et La Spezia.Ventimiglia : cette ville à la frontière française est d'abord connue au niveau ferroviaire. Elle possède néanmoins un vieux centre médiéval et des plages appréciées.Patrimoine naturelCinque Terre : cette magnifique zone littorale classée à l'UNESCO (avec Porto Venere et les îles du Golfe de La Spezia) est devenue un haut lieu touristique. On y vient pour découvrir ses sublimes paysages, ses (5) petits villages, accessoirement ses plages, et surtout marcher sur un des plus beaux sentiers littoraux au monde.1.3- LombardieBellagio : belle bourgade à l'intersection des trois branches du lac de Côme. On y vient pour le cadre et les célébrités d'autrefois qui s'y sont succédées.Bergame : un vieux centre et une des plus belles places d'Italie pour cette grande ville au nord-est de Milan.Bormio : gros village médiéval du nord avec des sources chaudes et une station de ski reconnue au niveau international.Brescia : une agglomération industrielle avec quelques musées.Côme : c'est la grande ville en bordure du lac du même nom, à 50 kilomètres au nord de Milan. Pas mal de témoignages architecturaux de son passé et un joli "front de lac".Crémone : une assez grande ville de la plaine du Pô avec une cathédrale et plusieurs musées dont celui du stradivarius qui fut créé là.Crespi d'Adda : village ouvrier du XIXe siècle situé sur la commune de Capriate San Gervasio, pas loin de Bergame, et classé à l'UNESCO.Lecco : à la pointe de la branche sud-est du lac de Côme, la ville est surtout appréciée pour ses environs montagneux parmi lesquels on peut randonner et faire de la grimpe.Livigno : à la frontière suisse, cette commune est une zone franche ainsi qu'une station de ski assez importante.Lodi : une ville moyenne avec des rues médiévales en arcades et une cathédrale.Mantoue : un joli centre urbain de style et de tradition Renaissance qui vaut à la ville d'être classée à l'UNESCO avec sa voisine Sabbioneta.Menaggio : gros village sur les bords du lac de Côme avec un joli "bord de lac" apprécié des touristes.Milan : la seconde ville d'Italie, réputée pour la mode et son activité économique, propose un mélange d'ancien et de nouveau dans son bâti aussi bien dans son centre qu'à sa périphérie. Cela dit, la ville est moins reconnue au niveau touristique que bien d'autres agglomérations de la péninsule.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Monza : d'abord connue pour son circuit automobile, Monza possède également un centre agréable et une belle cathédrale.Pavie : une assez grande ville avec nombre d'édifices religieux dont une chartreuse du XIVe siècle..Sabbioneta : à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Mantoue, la bourgade est classée à l'UNESCO au même titre que sa voisine pour sa tradition architecturale, urbanistique et artistique datant de la Renaissance.Sirmione : construite sur une mince péninsule s'enfonçant dans le lac de Garde, la ville est touristique grâce à sa situation, mais aussi sa petite zone archéologique romaine et son château médiéval.Tremezzo : une autre bourgade touristique sur les bords du lac de Côme.Val Camonica : cette vallée du nord est connue pour ses pétroglyphes préhistoriques (300 000 !) qui lui ont permis d'être inscrite à l'UNESCO. Elle accueille plusieurs stations de ski, mais aussi de petits villages médiévaux (Bienno, Lovere), des châteaux moyenâgeux, plusieurs belles églises et des vestiges romains.Varenna : beau village du lac de Côme.Varèse : cette ville du nord-ouest de la Lombardie, proche de la Suisse, possède un certain patrimoine religieux dont le Sacro Monte del Rosario classé à l'UNESCO dans le cadre des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie.Patrimoine naturelLac de Côme : joli lac au pied des Alpes bien apprécié des touristes. Plusieurs petites villes de son pourtour valent la visite (Tremezzo, Mennagio, Bellagio, Varenna...). On peut également y pratiquer diverses activités nautiques, des balades en bateau et la randonnée dans ses environs.Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.Lac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Boromées, Brissago).Lac d'Orta : un des lacs du nord de l'Italie, moins connu que le Majeur ou celui de Côme, avec cependant de beaux paysages.Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Région des lacs : cet ensemble de 8 lacs du nord de l'Italie (donc les lacs Majeur, de Côme et de Garde sont les plus connus) est un endroit très prisé au niveau touristique. On y vient pour la beauté des paysages, la découverte des petites villes à leurs pourtours, et les possibilités d'activités sport-nature offerts (nautisme et randonnée entre autres).1.4- PiémontAcqui Terme : la ville du sud du Piémont a conservé un vieux centre et des vestiges de l'époque romaine. Elle est aussi réputée pour ses sources d'eau chaude.Alagna Valsesia : petit village alpin du nord-ouest connu pour ses possibilités de ski et d'alpinisme.Alba : célèbre pour son vin et sa truffe, Alba possède en plus une vieille ville avec quelques vestiges de sa période romaine.Allessandria : une ville à l'est de Turin avec notamment une cathédrale ornée d'un des plus hauts clochers d'Italie.Arona : station en bordure du lac Majeur, dans sa partie sud.Asti : au coeur du vignoble piémontais, c'est une ville médiévale en partie entourée de remparts. C'est aussi à Asti que se tient un des événements les plus connus d'Italie avec le "Palio di Asti" qui est une course de chevaux montés à cru.Bardonèche : importante station de ski proche de la frontière française. C'est aussi la porte d'accès à la France via le tunnel du Fréjus.Barolo : jolie petite commune viticole du sud-ouest du Piémont.Biella : ville moyenne entre Turin et Milan avec quelques beaux édifices notamment dans son hameau médiéval de Piazzo. Les environs proches valent le détour avec le Mont Sacré d'Oropa (classé UNESCO), des vignobles, et la proximité de zones naturelles parmi lesquelles on peut randonner, grimper ou skier.Bra : une ville à l'architecture baroque. A sa périphérie le château de Pollenzo est classé UNESCO dans le cadre des Résidences de la famille royale de Savoie.Candelo : c'est un village fortifie au nord-est de Turin.Canobio : une station balnéaire des bords du lac Majeur avec un joli "front de lac" et un vieux centre urbain.Colletto Fava : cette haute colline du Piémont sur laquelle on peut se balader est désormais connue pour abriter à son sommet un immense lapin rose (60 x 6 m) qui est une oeuvre d'art faite pour durer en principe jusqu'en 2025.Costigliole Saluzzo : petit bourg médiéval au sud de Turin. Juste à côté Saluzzio et ses divers édifices religieux.Cuneo : une ville du sud-ouest avec un petit centre ancien.Iles Borromées : ces (4) îles sur le lac Majeur sont très visitées pour leur cadre. On peut y découvrir notamment des jardins exotiques (sur Madre), un beau palais baroque du XVIIe siècle (Bella), et un agréable village de pêcheurs (Pescatori).Limone Piemonte : une des plus anciennes stations de sports d'hiver d'Italie.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Novare : ville de la plaine du Pô avec un centre historique.Saint-Michel de la Cluse : cette abbaye du Xe siècle est le symbole du Piémont.Stresa : station touristiques assez chic des bords du lac Majeur appréciée pour ses paysages et les balades qu'ont peut y faire, notamment à destination des îles Borromées.Suse : cette commune limitrophe de la France abrite quelques vestiges romains, un château et une cathédrale.Turin : la ville qui fut plusieurs fois capitale abrite nombre de musées et un joli centre urbain avec en plus les Résidences de la famille royale de Savoie classées à l'UNESCO. Celles-ci comptent 14 édifices dont 9 sur Turin et sa proche banlieue (dont Venaria Reale qui est un des plus vastes palais au monde).Verbania : la principale commune des bords du lac majeur avec une activité touristique certaine.Vercelli : cette ville de la plaine du Pô possède des vestiges romains, une jolie place centrale et divers édifices religieuxVia Lattea : ce domaine skiable franco-italien est un des principaux du massif alpin. Côté italien il regroupe Sestrières et quatre autres stations.Patrimoine naturelLac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, ses stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Borromées, Brissago).Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piémont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.Parc national du Val Grande : c'est un des grands parcs italiens, à côté du lac Majeur. Il offre de beaux paysages de montagnes.2- NORD-EST
2.1- Emilie-Romagne (et San Marino)Bologne : la capitale de région possède un beau centre historique, de même que la plus ancienne université d'Europe.Carpi : ville moyenne au nord de Modène avec un château et un petit centre ancien.Castell'Arquato : une grosse bourgade avec son château et son bâti médiéval classé parmi les "plus beaux villages d'Italie".Cervia : station balnéaire aux longues plages sur l'Adriatique.Château de Torrechiara : très belle forteresse imposante du XVe siècle pas loin de Parme.Ferrare : une ville à l'architecture de style Renaissance, ce qui lui vaut d'ailleurs d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Forli : grande ville au sud-est de Bologne avec un vieux centre urbain auquel s'ajoute également une architecture d'inspiration mussolinienne.Maranello : c'est la ville de Ferrari et une petite activité touristique qui tourne autour de la marque avec notamment le musée Ferrari.Modène : cette grande ville offre un très beau centre avec sa cathédrale, la Torre Civica et la Piazza Grande classés au patrimoine de l'UNESCO.Parme : au delà du jambon et du parmesan, la ville est également à remarquer pour son joli centre.Plaisance : des églises et un vieux centre urbain pour cette ville de l'ouest de la province.Ravenne : ses monuments de style byzantin, agrémentés de mosaïques, ont fait la réputation de la ville. Elle est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Reggio d'Emilie : grande ville entre Parme et Modène avec un centre ancien.Riccione : une des plus fameuses stations balnéaires de l'Adriatique, pas loin de Rimini.Rimini : station balnéaire apprécie des italiens sur la côte Adriatique. Outre les plages, son centre historique, avec plusieurs témoignages de l'époque romaine, présente également un intérêt touristique... égalementSan Marino : ce micro-état à l'est de Florence est la plus ancienne république au monde... et le premier pays a avoir eu un gouvernement communiste élu. Son centre historique est classé à l'UNESCO.Patrimoine naturelParc national des Apennins toscano-émiliens : un parc de montagne avec de petits lacs, des cascades et des sommets à plus de 2 000 m parmi lesquels on peut randonner.Parc national des Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna : un parc de moyenne montagne dans lequel on peut randonner.2.2- Frioul-Vénitie julienneAquilée : cette bourgade proche de l'Adriatique abrite une basilique byzantine et une zone archéologique romaine qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Cividale del Friuli : une ville des environs d'Udine qui a bien conservé son patrimoine historique.Gorizia : petite ville à la frontière avec la Slovénie "rattachée" à sa jumelle slovène Nova Gorizia. L'ensemble offre quelques monuments à la visite.Grado : cette station balnéaire construite sur une île, entre mer et lagune, attire pas mal de monde en saison.Lignano Sabbiadoro : une des principales stations balnéaires de l'Italie du nord et de l'Adriatique.Piancavallo : la plus connue de la douzaine de stations de sports d'hiver de la région.Tarvisio : une des principales stations de ski du Frioul aux frontières avec l'Autriche et la Slovénie.Trieste : cette grande agglomération portuaire possède un beau centre où l'influence de l'architecture austro-hongroise est notamment présente.Udine : grande ville avec quelques monuments, une cathédrale et un château du XVIe siècle.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).2.3- Trentin-Haut AdigeAlta Badia : c'est une des principales stations de ski de la région.Bolzano : cette grande ville du nord tournée vers l'Autriche et capitale du Tyrol du sud possède un joli centre historique. C'est aussi une bonne base pour profiter des stations de ski des environs.Madonna di Campiglio : une station de sports d'hiver reconnue. On peut également y pratiquer la via ferrata.Merano : la seconde ville du "Tyrol italien" est une ville thermale. On peut faire du ski dans la plus grande station de la région (Meran 2000), du canoë et de la randonnée dans ses environs proches.Trente : la capitale régionale a un assez joli centre urbain où se mélangent les styles Renaissance et allemand.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Parc naturel Gruppo di Tessa : grande zone naturelle alpine aux portes de Merano et limitrophe de l'Autriche dans laquelle on peut randonner.Vallée de Val Gardena : cette vallée des Dolomites est internationalement connue pour ses stations de ski, mais aussi ses sculptures en bois.2.4- VenitieAbano Terme : petite ville thermale des environs de Padoue avec également un centre historique dominé par une cathédrale.Bibione : une station balnéaire pas loin de Venise.Caorle : autre station balnéaire populaire du nord de Venise.Chioggia : à quelques dizaines de kilomètres au sud de Venise, la ville construite sur une île, avec ses ponts et canaux, se veut une petite réplique de la Cité des Doges.Cortina d'Ampezzo : située dans les Dolomites, c'est la plus chic de toutes les stations de ski italiennes.Jesolo : importante station balnéaire à la périphérie de Venise. Juste à côté, Eraclea est une autre station touristique.Malcesine : un des plus beaux villages du lac de Garde avec son aspect médiéval et son château fort.Mestre : juste en face Venise, la grosse ville sert d'abord de parking et de lieu d'hébergement alternatif à sa voisine.Montagnana : ville fortifiée avec son château et sa cathédrale dans les environs de Padoue.Padoue : mondialement connue pour Saint Antoine, la ville est un lieu de pèlerinage avec de plus un joli centre urbain et un jardin botanique classé à l'UNESCO.Rovigo : ville moyenne avec quelques édifices religieux, les vestiges de son château et ses (petits) palais.Trévise : cette ville au nord de Venise, entourée de remparts, possède également divers édifices et monuments de l'époque médiévale et de la Renaissance.Venise : avec sa lagune et sa plage du Lido, ses îles (dont Murano), ses célèbres gondoles et son architecture unique, Venise est une des villes les plus visitées au monde. Elle est entièrement classée au patrimoine de l'UNESCO.Villas de l'architecte Palladio en Vénétie : cet ensemble de villas construites par l'architecte de la Renaissance Palladio, aussi bien dans la ville de Vicence que dans ses environs pour 24 d'entre elles, est classé au patrimoine de l'UNESCO.Vérone : la ville de Roméo et Juliette possède un très joli centre ancien avec divers témoignages de son passé romain et médiéval. Elle est classée à l'UNESCO.Vicence : c'est la ville de l'architecte de la Renaissance Palladio qui y construisit plusieurs édifices. C'est à ce titre, de même que pour la qualité de son centre urbain, qu'elle est classée à l'UNESCO.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
3.1- Au nord-ouest...
Aoste : Château de Fénis; Châteaux de Saint Pierre; Parc national du Grand-Paradis; Vallée d'Aoste. Ligurie : Apricale; Cinque Terre; Gênes; Portofino; Riviera méditerranéenne. Lombardie : Lac de Côme; Lac Majeur; Mantoue; Parc national du Stelvio; Région des lacs; Sabbioneta; Sirmione; Val Camonica. Piémont : Iles Borromées; Lac Majeur; Parc national du Grand-Paradis; Parc national du Val Grande; Turin.
3.2- Au nord-est...
Emilie-Romagne : Ravenne; San Marino. Frioul-Vénitie julienne et Trentin-Haut Adige : Dolomites; Parc national du Stelvio; Vallée de Val Gardena. Venitie : Dolomites; Padoue; Venise; Vérone; Vicence.
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L'Italie compte 20 régions auxquelles on peut ajouter également le Vatican et San Marino, tous deux indépendants, enclavés dans l'Italie. Au niveau touristique on peut diviser le pays en six : - Le Nord-ouest : Aoste, Ligurie, Lombardie, Piémont - Le Nord-est : Emilie-Romagne, Frioul-Vénitie julienne, Trentin-Haut Adige, Vénitie (plus San Marino) - Le Centre : Abruzzes, Latium, Marches, Ombrie, Toscane (plus le Vatican) - Le Sud : Basilicate, Calabre, Campanie, Molise, Pouilles - Sardaigne - Sicile
Que voir en Italie du Nord ? Aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans cette partie du pays (carte).
1- NORD-OUEST
1.1- AosteAoste : nichée entre les montagne, la petite capitale régionale possède un patrimoine romain (théâtre, enceinte...) et médiéval (collégiale, cathédrale...). C'est aussi une porte d'entrée vers la France et la Suisse.Breuil-Cervinia : c'est l'une des principales stations de sport d'hiver des Alpes italiennes.Château de Fénis : situé dans la commune du même nom, ce château médiéval est le plus connu des nombreux que compte le Val d'Aoste.Châteaux de Saint Pierre : avec son aspect perché, cette forteresse du XIIe siècle est une des plus représentatives de la région.Château de Verrès : un des principaux châteaux de la Vallée.Châtillon : gros bourg au pied des montagnes avec notamment plusieurs églises et petits châteaux (dont celui d'Ussel).Courtmayeur : au pied du Mont Blanc, la commune est à la fois une ville thermale, une base pour alpinistes et surtout une des principales stations de ski de la région.La Thuile : cette ancienne commune minière, comme en témoigne encore certaines structures des environs, est désormais une station de ski d'ailleurs associée à ses voisines françaises de "l'Espace St Bernard". On peut également y pratiquer la randonnée en saison.Pila : une station de ski appréciée du Val d'Aoste parmi la vingtaine que compte la région.Monterosa Ski : vaste espace skiable né de l'association de plusieurs stations.Saint Vincent : la commune est connue pour ses thermes et son casino.Vallée d'Aoste : c'est de cette longue vallée que vient le nom de la région. Outre les paysages de montagnes, de lacs et de glaciers qui l'entourent et parmi lesquels on peut randonner, le site offre à la visite nombre de petits villages agréables et surtout une bonne centaine de châteaux médiévaux dont les plus connus sont ceux de Fénis, Verrès ou St Pierre.Patrimoine naturelCervin : ce sommet à 4 478 m à la frontière italo-suisse est un "classique" de l'alpinisme.Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piemont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.1.2- LigurieApricale : avec son cadre et son bâti médiéval, Apricale fait partie des "plus beaux villages italiens".Finale Ligure : sur la côte, juste avant Savone, la petite ville est appréciée pour ses plages, ses possibilités de rando à pied ou à vélo et de grimpes le long des falaises. La ville abrite également quelques beaux édifices anciens.Gênes : forte de son passé historique, la capitale ligure compte un très beaux et vaste centre historique d'ailleurs classé à l'UNESCO. C'est aussi le second port de Méditerranée avec entre autres une forte activité de croisières et ferries.Imperia : ville moyenne de la côte avec des plages et une partie ancienne.La Spezia : entre Gênes et Pise, nichée dans son golfe, la ville est agréable. Elle sert souvent de base pour découvrir le parc national des Cinque Terre tout proche.Moneglia : joli petite station balnéaire de la Riviera méditerranéenne.Portofino : à 40 km au sud de Gênes, ce superbe village de pêcheurs construit sur son promontoire rocheux est un des sites les plus connus (et chic) de la côte.Rapallo : ville moyenne limitrophe de Portofino à vocation, elle aussi, touristique et de villégiature.Riviera méditerranéenne : c'est le nom touristique de la côte qui court de Ventimille à La Spezia, autour du Golfe de Gênes. On y découvre nombre de plages et stations balnéaire plus ou moins pittoresques, ainsi que quelques superbes coins de nature dont en premier lieu le parc national des Cinque Terre.San Remo : son architecture originale, ses villas, sa marina, son casino, ses fleurs et sa vocation au niveau rallye et cyclisme, font de cette ville proche de la France un endroit assez touristique.Santa Margherita Ligure : station balnéaire plutôt chic entre Rapallo et Portofino.Savone : une assez grande ville sur la route de Gênes avec des plages et quelques édifices intéressants.Sestri Levante : un joli village de pêcheurs devenu une station touristique entre Gênes et La Spezia.Ventimiglia : cette ville à la frontière française est d'abord connue au niveau ferroviaire. Elle possède néanmoins un vieux centre médiéval et des plages appréciées.Patrimoine naturelCinque Terre : cette magnifique zone littorale classée à l'UNESCO (avec Porto Venere et les îles du Golfe de La Spezia) est devenue un haut lieu touristique. On y vient pour découvrir ses sublimes paysages, ses (5) petits villages, accessoirement ses plages, et surtout marcher sur un des plus beaux sentiers littoraux au monde.1.3- LombardieBellagio : belle bourgade à l'intersection des trois branches du lac de Côme. On y vient pour le cadre et les célébrités d'autrefois qui s'y sont succédées.Bergame : un vieux centre et une des plus belles places d'Italie pour cette grande ville au nord-est de Milan.Bormio : gros village médiéval du nord avec des sources chaudes et une station de ski reconnue au niveau international.Brescia : une agglomération industrielle avec quelques musées.Côme : c'est la grande ville en bordure du lac du même nom, à 50 kilomètres au nord de Milan. Pas mal de témoignages architecturaux de son passé et un joli "front de lac".Crémone : une assez grande ville de la plaine du Pô avec une cathédrale et plusieurs musées dont celui du stradivarius qui fut créé là.Crespi d'Adda : village ouvrier du XIXe siècle situé sur la commune de Capriate San Gervasio, pas loin de Bergame, et classé à l'UNESCO.Lecco : à la pointe de la branche sud-est du lac de Côme, la ville est surtout appréciée pour ses environs montagneux parmi lesquels on peut randonner et faire de la grimpe.Livigno : à la frontière suisse, cette commune est une zone franche ainsi qu'une station de ski assez importante.Lodi : une ville moyenne avec des rues médiévales en arcades et une cathédrale.Mantoue : un joli centre urbain de style et de tradition Renaissance qui vaut à la ville d'être classée à l'UNESCO avec sa voisine Sabbioneta.Menaggio : gros village sur les bords du lac de Côme avec un joli "bord de lac" apprécié des touristes.Milan : la seconde ville d'Italie, réputée pour la mode et son activité économique, propose un mélange d'ancien et de nouveau dans son bâti aussi bien dans son centre qu'à sa périphérie. Cela dit, la ville est moins reconnue au niveau touristique que bien d'autres agglomérations de la péninsule.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Monza : d'abord connue pour son circuit automobile, Monza possède également un centre agréable et une belle cathédrale.Pavie : une assez grande ville avec nombre d'édifices religieux dont une chartreuse du XIVe siècle..Sabbioneta : à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Mantoue, la bourgade est classée à l'UNESCO au même titre que sa voisine pour sa tradition architecturale, urbanistique et artistique datant de la Renaissance.Sirmione : construite sur une mince péninsule s'enfonçant dans le lac de Garde, la ville est touristique grâce à sa situation, mais aussi sa petite zone archéologique romaine et son château médiéval.Tremezzo : une autre bourgade touristique sur les bords du lac de Côme.Val Camonica : cette vallée du nord est connue pour ses pétroglyphes préhistoriques (300 000 !) qui lui ont permis d'être inscrite à l'UNESCO. Elle accueille plusieurs stations de ski, mais aussi de petits villages médiévaux (Bienno, Lovere), des châteaux moyenâgeux, plusieurs belles églises et des vestiges romains.Varenna : beau village du lac de Côme.Varèse : cette ville du nord-ouest de la Lombardie, proche de la Suisse, possède un certain patrimoine religieux dont le Sacro Monte del Rosario classé à l'UNESCO dans le cadre des Monts sacrés du Piémont et de Lombardie.Patrimoine naturelLac de Côme : joli lac au pied des Alpes bien apprécié des touristes. Plusieurs petites villes de son pourtour valent la visite (Tremezzo, Mennagio, Bellagio, Varenna...). On peut également y pratiquer diverses activités nautiques, des balades en bateau et la randonnée dans ses environs.Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.Lac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Boromées, Brissago).Lac d'Orta : un des lacs du nord de l'Italie, moins connu que le Majeur ou celui de Côme, avec cependant de beaux paysages.Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Région des lacs : cet ensemble de 8 lacs du nord de l'Italie (donc les lacs Majeur, de Côme et de Garde sont les plus connus) est un endroit très prisé au niveau touristique. On y vient pour la beauté des paysages, la découverte des petites villes à leurs pourtours, et les possibilités d'activités sport-nature offerts (nautisme et randonnée entre autres).1.4- PiémontAcqui Terme : la ville du sud du Piémont a conservé un vieux centre et des vestiges de l'époque romaine. Elle est aussi réputée pour ses sources d'eau chaude.Alagna Valsesia : petit village alpin du nord-ouest connu pour ses possibilités de ski et d'alpinisme.Alba : célèbre pour son vin et sa truffe, Alba possède en plus une vieille ville avec quelques vestiges de sa période romaine.Allessandria : une ville à l'est de Turin avec notamment une cathédrale ornée d'un des plus hauts clochers d'Italie.Arona : station en bordure du lac Majeur, dans sa partie sud.Asti : au coeur du vignoble piémontais, c'est une ville médiévale en partie entourée de remparts. C'est aussi à Asti que se tient un des événements les plus connus d'Italie avec le "Palio di Asti" qui est une course de chevaux montés à cru.Bardonèche : importante station de ski proche de la frontière française. C'est aussi la porte d'accès à la France via le tunnel du Fréjus.Barolo : jolie petite commune viticole du sud-ouest du Piémont.Biella : ville moyenne entre Turin et Milan avec quelques beaux édifices notamment dans son hameau médiéval de Piazzo. Les environs proches valent le détour avec le Mont Sacré d'Oropa (classé UNESCO), des vignobles, et la proximité de zones naturelles parmi lesquelles on peut randonner, grimper ou skier.Bra : une ville à l'architecture baroque. A sa périphérie le château de Pollenzo est classé UNESCO dans le cadre des Résidences de la famille royale de Savoie.Candelo : c'est un village fortifie au nord-est de Turin.Canobio : une station balnéaire des bords du lac Majeur avec un joli "front de lac" et un vieux centre urbain.Colletto Fava : cette haute colline du Piémont sur laquelle on peut se balader est désormais connue pour abriter à son sommet un immense lapin rose (60 x 6 m) qui est une oeuvre d'art faite pour durer en principe jusqu'en 2025.Costigliole Saluzzo : petit bourg médiéval au sud de Turin. Juste à côté Saluzzio et ses divers édifices religieux.Cuneo : une ville du sud-ouest avec un petit centre ancien.Iles Borromées : ces (4) îles sur le lac Majeur sont très visitées pour leur cadre. On peut y découvrir notamment des jardins exotiques (sur Madre), un beau palais baroque du XVIIe siècle (Bella), et un agréable village de pêcheurs (Pescatori).Limone Piemonte : une des plus anciennes stations de sports d'hiver d'Italie.Monts sacrés du Piémont et de Lombardie : cet ensemble de 9 chapelles et calvaires, à cheval sur le Piémont et la Lombardie, est classé à l'UNESCO. Le plus connu est le Mont Sacré d'Oropa dans les environs de Biella.Novare : ville de la plaine du Pô avec un centre historique.Saint-Michel de la Cluse : cette abbaye du Xe siècle est le symbole du Piémont.Stresa : station touristiques assez chic des bords du lac Majeur appréciée pour ses paysages et les balades qu'ont peut y faire, notamment à destination des îles Borromées.Suse : cette commune limitrophe de la France abrite quelques vestiges romains, un château et une cathédrale.Turin : la ville qui fut plusieurs fois capitale abrite nombre de musées et un joli centre urbain avec en plus les Résidences de la famille royale de Savoie classées à l'UNESCO. Celles-ci comptent 14 édifices dont 9 sur Turin et sa proche banlieue (dont Venaria Reale qui est un des plus vastes palais au monde).Verbania : la principale commune des bords du lac majeur avec une activité touristique certaine.Vercelli : cette ville de la plaine du Pô possède des vestiges romains, une jolie place centrale et divers édifices religieuxVia Lattea : ce domaine skiable franco-italien est un des principaux du massif alpin. Côté italien il regroupe Sestrières et quatre autres stations.Patrimoine naturelLac Majeur : ce grand lac italo-suisse est un haut lieu touristique pour ses paysages, ses stations "balnéaires" (Sresa, Verbania...) et ses îles (Borromées, Brissago).Parc national du Grand-Paradis : situé sur le Piémont et le Val d'Aoste, c'est le plus vieux parc italien. Dans de superbes paysages de montagnes on peut y pratiquer la randonnée, l'alpinisme ou le ski.Parc national du Val Grande : c'est un des grands parcs italiens, à côté du lac Majeur. Il offre de beaux paysages de montagnes.2- NORD-EST
2.1- Emilie-Romagne (et San Marino)Bologne : la capitale de région possède un beau centre historique, de même que la plus ancienne université d'Europe.Carpi : ville moyenne au nord de Modène avec un château et un petit centre ancien.Castell'Arquato : une grosse bourgade avec son château et son bâti médiéval classé parmi les "plus beaux villages d'Italie".Cervia : station balnéaire aux longues plages sur l'Adriatique.Château de Torrechiara : très belle forteresse imposante du XVe siècle pas loin de Parme.Ferrare : une ville à l'architecture de style Renaissance, ce qui lui vaut d'ailleurs d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Forli : grande ville au sud-est de Bologne avec un vieux centre urbain auquel s'ajoute également une architecture d'inspiration mussolinienne.Maranello : c'est la ville de Ferrari et une petite activité touristique qui tourne autour de la marque avec notamment le musée Ferrari.Modène : cette grande ville offre un très beau centre avec sa cathédrale, la Torre Civica et la Piazza Grande classés au patrimoine de l'UNESCO.Parme : au delà du jambon et du parmesan, la ville est également à remarquer pour son joli centre.Plaisance : des églises et un vieux centre urbain pour cette ville de l'ouest de la province.Ravenne : ses monuments de style byzantin, agrémentés de mosaïques, ont fait la réputation de la ville. Elle est d'ailleurs inscrite à l'UNESCO à ce titre.Reggio d'Emilie : grande ville entre Parme et Modène avec un centre ancien.Riccione : une des plus fameuses stations balnéaires de l'Adriatique, pas loin de Rimini.Rimini : station balnéaire apprécie des italiens sur la côte Adriatique. Outre les plages, son centre historique, avec plusieurs témoignages de l'époque romaine, présente également un intérêt touristique... égalementSan Marino : ce micro-état à l'est de Florence est la plus ancienne république au monde... et le premier pays a avoir eu un gouvernement communiste élu. Son centre historique est classé à l'UNESCO.Patrimoine naturelParc national des Apennins toscano-émiliens : un parc de montagne avec de petits lacs, des cascades et des sommets à plus de 2 000 m parmi lesquels on peut randonner.Parc national des Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna : un parc de moyenne montagne dans lequel on peut randonner.2.2- Frioul-Vénitie julienneAquilée : cette bourgade proche de l'Adriatique abrite une basilique byzantine et une zone archéologique romaine qui lui valent d'être classée au patrimoine de l'UNESCO.Cividale del Friuli : une ville des environs d'Udine qui a bien conservé son patrimoine historique.Gorizia : petite ville à la frontière avec la Slovénie "rattachée" à sa jumelle slovène Nova Gorizia. L'ensemble offre quelques monuments à la visite.Grado : cette station balnéaire construite sur une île, entre mer et lagune, attire pas mal de monde en saison.Lignano Sabbiadoro : une des principales stations balnéaires de l'Italie du nord et de l'Adriatique.Piancavallo : la plus connue de la douzaine de stations de sports d'hiver de la région.Tarvisio : une des principales stations de ski du Frioul aux frontières avec l'Autriche et la Slovénie.Trieste : cette grande agglomération portuaire possède un beau centre où l'influence de l'architecture austro-hongroise est notamment présente.Udine : grande ville avec quelques monuments, une cathédrale et un château du XVIe siècle.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).2.3- Trentin-Haut AdigeAlta Badia : c'est une des principales stations de ski de la région.Bolzano : cette grande ville du nord tournée vers l'Autriche et capitale du Tyrol du sud possède un joli centre historique. C'est aussi une bonne base pour profiter des stations de ski des environs.Madonna di Campiglio : une station de sports d'hiver reconnue. On peut également y pratiquer la via ferrata.Merano : la seconde ville du "Tyrol italien" est une ville thermale. On peut faire du ski dans la plus grande station de la région (Meran 2000), du canoë et de la randonnée dans ses environs proches.Trente : la capitale régionale a un assez joli centre urbain où se mélangent les styles Renaissance et allemand.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Parc national du Stelvio : cette zone alpine est un des plus anciens parcs d'Italie. On y vient pour découvrir ses paysages, sa faune et sa flore et pratiquer diverses activités sport-nature (dont le ski du côté de Bormio)Parc naturel Gruppo di Tessa : grande zone naturelle alpine aux portes de Merano et limitrophe de l'Autriche dans laquelle on peut randonner.Vallée de Val Gardena : cette vallée des Dolomites est internationalement connue pour ses stations de ski, mais aussi ses sculptures en bois.2.4- VenitieAbano Terme : petite ville thermale des environs de Padoue avec également un centre historique dominé par une cathédrale.Bibione : une station balnéaire pas loin de Venise.Caorle : autre station balnéaire populaire du nord de Venise.Chioggia : à quelques dizaines de kilomètres au sud de Venise, la ville construite sur une île, avec ses ponts et canaux, se veut une petite réplique de la Cité des Doges.Cortina d'Ampezzo : située dans les Dolomites, c'est la plus chic de toutes les stations de ski italiennes.Jesolo : importante station balnéaire à la périphérie de Venise. Juste à côté, Eraclea est une autre station touristique.Malcesine : un des plus beaux villages du lac de Garde avec son aspect médiéval et son château fort.Mestre : juste en face Venise, la grosse ville sert d'abord de parking et de lieu d'hébergement alternatif à sa voisine.Montagnana : ville fortifiée avec son château et sa cathédrale dans les environs de Padoue.Padoue : mondialement connue pour Saint Antoine, la ville est un lieu de pèlerinage avec de plus un joli centre urbain et un jardin botanique classé à l'UNESCO.Rovigo : ville moyenne avec quelques édifices religieux, les vestiges de son château et ses (petits) palais.Trévise : cette ville au nord de Venise, entourée de remparts, possède également divers édifices et monuments de l'époque médiévale et de la Renaissance.Venise : avec sa lagune et sa plage du Lido, ses îles (dont Murano), ses célèbres gondoles et son architecture unique, Venise est une des villes les plus visitées au monde. Elle est entièrement classée au patrimoine de l'UNESCO.Villas de l'architecte Palladio en Vénétie : cet ensemble de villas construites par l'architecte de la Renaissance Palladio, aussi bien dans la ville de Vicence que dans ses environs pour 24 d'entre elles, est classé au patrimoine de l'UNESCO.Vérone : la ville de Roméo et Juliette possède un très joli centre ancien avec divers témoignages de son passé romain et médiéval. Elle est classée à l'UNESCO.Vicence : c'est la ville de l'architecte de la Renaissance Palladio qui y construisit plusieurs édifices. C'est à ce titre, de même que pour la qualité de son centre urbain, qu'elle est classée à l'UNESCO.Patrimoine naturelDolomites : ce massif alpin couvre une large partie du nord-est de l'Italie. Classé à l'UNESCO, il est apprécié pour ses superbes paysages ainsi que toutes les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (ski, alpinisme, randonnée, eaux vives...).Lac de Garde : c'est le plus grand lac italien, entre Lombardie et Venitie. Il offre de beaux paysages, des possibilités d'activités nautiques et de découvertes de petits villages, châteaux et églises typiques.3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
3.1- Au nord-ouest...
Aoste : Château de Fénis; Châteaux de Saint Pierre; Parc national du Grand-Paradis; Vallée d'Aoste. Ligurie : Apricale; Cinque Terre; Gênes; Portofino; Riviera méditerranéenne. Lombardie : Lac de Côme; Lac Majeur; Mantoue; Parc national du Stelvio; Région des lacs; Sabbioneta; Sirmione; Val Camonica. Piémont : Iles Borromées; Lac Majeur; Parc national du Grand-Paradis; Parc national du Val Grande; Turin.
3.2- Au nord-est...
Emilie-Romagne : Ravenne; San Marino. Frioul-Vénitie julienne et Trentin-Haut Adige : Dolomites; Parc national du Stelvio; Vallée de Val Gardena. Venitie : Dolomites; Padoue; Venise; Vérone; Vicence.
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Voyage en Roumanie à moto English translation pending
Je souhaite partir en Roumanie pendant 3 semaines en 2014.
Mon itinéraire CLERMONT FERRAND- VENISE- LJUBLJANA - ZAGREB - BUDAPEST en longeant le lac BALATON puis BUCAREST et VAMA VECHE en bordure de la mer Noire.
Pourriez vous m'indiquer SVP les routes à prendre en évitant de prendre les autoroutes et routes à péages.
Je ne sais pas si l'on si l'on peut rouler dans ses pays sans payer les taxes de certaines routes.
De plus je pense dormir dans les campings.
Si certaines connaissent ces pays pourriez vous me donner quelques conseils.
Je prépare la logistique pour mon voyage.
Merci et bon voyage à tous
TRIUMPHALOU
Compte rendu voyage dans le Sud-Ouest américain en famille du 5 au 30 août 2013 English translation pending
Bonjour,
A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.
Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.
Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
GPS en Italie English translation pending
Bonjour les amis , J'aimerais savoir si avec un GPS je peux bien m'orienter en Italie . Nous fesons la spezia de la nous allons en voiture a Lucca ensuite toscane castelnuovo berardenga et les environs et Venise . Le GPS fonctionne t'il bien dans les campagnes . Et pour l, essence il y a til des places a meilleur prix Merci
Croisière Costa Pacifica le 15 septembre 2013 Italie-Grèce-Turquie English translation pending
Bonjour, le 15 septembre 2013 nous partons en croisiére avec le Costa Pacifica , je voulais demander si quelqu'un pourrait nous donner des conseils pour visiter Istanbul par nos propres moyens nous y restons 2 jours . Nous voudrons savoir si d'autres personnes sont de ce voyage pour pouvoir partager des infos sur cette croisiére . Merci d'avance .
Quatorze jours à New York, Las Vegas, Zion, Bryce, Page, Monument Valley et Grand Canyon English translation pending
Bonjour à tous,
Je n'ai pas beaucoup posté pendant ma préparation de voyage mais j'ai lu enormement de post et de carnets de voyage qui m'ont permis de bien préparer ce voyage de 2 semaines. Je n'ai sans doute pas le talent de certain pour raconter mais j'ai envie de vous donner le max de détails pratiques ...
J'ai 30 ans et j'ai déja vécu quelques mois aux US (Indiana), j'en ai à l'époque profité pour visiter Chicago, Mammoth Cave dans le Kentucky (que je conseille) New York et le sud de la Floride..Je savais donc que voyager aux US est très facile et je maitrise très correctement l'anglais.
Le voyage dont je vais vous parler, je l'ai fait avec mes parents qui ont 65 ans. Ca explique le choix de faire New York et l'Ouest car ce voyage avait pour but de leur faire découvrir les Etats-Unis et ne pas voir New York serait une grave erreur dans ce cas là...
Nous sommes partis du 28 avril au 11 mai.
Jour 1 Départ de Zurich pour un vol direct pour l'aéroport de Newark avec la compagnie United Airlines. Le vol s'est très bien passé malgré un atterissage un peu désagréable à Newark... Chaque siège est équipé d'un ecran tactile qui il faut l'avouer permet de faire passer le temps beaucoup plus rapidement. La nourriture est correcte avec un choix vegetarien et ça c'est top!
Environ une heure avant l'arrivée aux US on nous distribue un formulaire par famille sur les eventuels crimes de guerre que nous avons commis ou plus grave les produits frais que nous importerions.Il faut aussi completer l'adresse de son hotel aux US. D'autres personnes dans l'avion (les americains je supose?) reçoivent un autre formulaire qui lui semble personnel. A la douane, il y a environ 45 minutes d'attente et ils nous font passer famille par famille. Chacun doit enregistrer ses empreintes digitales (les 10 au cas ou on s'est fait greffer le pouce de quelqu'un d'autre) et se fait prendre en photo par une webcam. Aucune question de la part du douanier, nous allons récuperer nos bagages. Aux US, ils ont l'habitude d'enlever les bagages du tapis roulant et de les poser à coté, donc avant de paniquer il vaut mieux faire le tour du tapis roulant. Il y a alors un second controle ou on donne simplement un papier à un gentil douanier.
Nous avons ensuite pris le Airtrain pour rejoindre New York. Le train se prend directement dans le terminal jusqu'au terminus et la il faut changer de quai pour prendre un train jusqu'au centre. Le tarif est de 12,5$ l'aller simple par personne et nous arrivons à la New York Penn Station (attention il y a aussi un arret Newark Penn Station). Les billets sont vendus dans des distributeurs automatiques. Il faut valider son billet dans un tourniquet puis le remontrer au controleur. Nous arrivons donc en plein centre de NY juste à coté du Madison Square Garden. Nous sommes à moins de 800 m de notre hotel: The Wolcott Hotel qui est juste à coté de l'empire state building. C'est un hotel qui a un charme fou et qui en plus n'est vraiment pas cher (aux standard new yorkais: 943$ pour 4 nuits à 3). Nous avons une double chambre avec 3 lits singles, pleins de moulures aux plafond et des placards qui permettent d'accrocher ses robes longues). Le matin, dans le lobby il y a du café et du thé et un choix de délicieux muffins à disposition des clients.
Après s'etre un peu rafraichi nous partons faire une première balade dans New York. Quand on évalue les distances il ne faut pas sous estimer le temps que l'on met à attendre pour traverser à chaque rue... C'est bien sur l'eblouissement le plus total. le petit circuit: (4.7km )
§ Remontée de la 5th avenue
§ Empire state building
§ Passage devant la grande librairie de NY
§ Gare central
§ Chrysler building
§ Bâtiment des nations unies (dessiné par Le Corbusier)
§ On revient sur nos pas jusqu’à Time square ou nous rencontrons le Cow Boy tout nu!! Mes parents sont émerveillés (pas par le cow boy tout nu, enfin je crois..) mais par Time Square et l'ambiance de folie, la nuit commence à tomber et c'est vraiment magique.. Nous entamons notre retour à l’hôtel par Broadway
§ Passage devant le magasin Macy’s (magasin ouvert le dimanche). Malgré la fatigue ma mère et moi passons quelque temps dans ce magasin. Assez de temps pour se promettre de revenir dans les prochains jours...
Nous rentrons à l'hotel et tombons comme des masses vers les 21h
J'ai 30 ans et j'ai déja vécu quelques mois aux US (Indiana), j'en ai à l'époque profité pour visiter Chicago, Mammoth Cave dans le Kentucky (que je conseille) New York et le sud de la Floride..Je savais donc que voyager aux US est très facile et je maitrise très correctement l'anglais.
Le voyage dont je vais vous parler, je l'ai fait avec mes parents qui ont 65 ans. Ca explique le choix de faire New York et l'Ouest car ce voyage avait pour but de leur faire découvrir les Etats-Unis et ne pas voir New York serait une grave erreur dans ce cas là...
Nous sommes partis du 28 avril au 11 mai.
Jour 1 Départ de Zurich pour un vol direct pour l'aéroport de Newark avec la compagnie United Airlines. Le vol s'est très bien passé malgré un atterissage un peu désagréable à Newark... Chaque siège est équipé d'un ecran tactile qui il faut l'avouer permet de faire passer le temps beaucoup plus rapidement. La nourriture est correcte avec un choix vegetarien et ça c'est top!
Environ une heure avant l'arrivée aux US on nous distribue un formulaire par famille sur les eventuels crimes de guerre que nous avons commis ou plus grave les produits frais que nous importerions.Il faut aussi completer l'adresse de son hotel aux US. D'autres personnes dans l'avion (les americains je supose?) reçoivent un autre formulaire qui lui semble personnel. A la douane, il y a environ 45 minutes d'attente et ils nous font passer famille par famille. Chacun doit enregistrer ses empreintes digitales (les 10 au cas ou on s'est fait greffer le pouce de quelqu'un d'autre) et se fait prendre en photo par une webcam. Aucune question de la part du douanier, nous allons récuperer nos bagages. Aux US, ils ont l'habitude d'enlever les bagages du tapis roulant et de les poser à coté, donc avant de paniquer il vaut mieux faire le tour du tapis roulant. Il y a alors un second controle ou on donne simplement un papier à un gentil douanier.
Nous avons ensuite pris le Airtrain pour rejoindre New York. Le train se prend directement dans le terminal jusqu'au terminus et la il faut changer de quai pour prendre un train jusqu'au centre. Le tarif est de 12,5$ l'aller simple par personne et nous arrivons à la New York Penn Station (attention il y a aussi un arret Newark Penn Station). Les billets sont vendus dans des distributeurs automatiques. Il faut valider son billet dans un tourniquet puis le remontrer au controleur. Nous arrivons donc en plein centre de NY juste à coté du Madison Square Garden. Nous sommes à moins de 800 m de notre hotel: The Wolcott Hotel qui est juste à coté de l'empire state building. C'est un hotel qui a un charme fou et qui en plus n'est vraiment pas cher (aux standard new yorkais: 943$ pour 4 nuits à 3). Nous avons une double chambre avec 3 lits singles, pleins de moulures aux plafond et des placards qui permettent d'accrocher ses robes longues). Le matin, dans le lobby il y a du café et du thé et un choix de délicieux muffins à disposition des clients.
Après s'etre un peu rafraichi nous partons faire une première balade dans New York. Quand on évalue les distances il ne faut pas sous estimer le temps que l'on met à attendre pour traverser à chaque rue... C'est bien sur l'eblouissement le plus total. le petit circuit: (4.7km )
§ Remontée de la 5th avenue
§ Empire state building
§ Passage devant la grande librairie de NY
§ Gare central
§ Chrysler building
§ Bâtiment des nations unies (dessiné par Le Corbusier)
§ On revient sur nos pas jusqu’à Time square ou nous rencontrons le Cow Boy tout nu!! Mes parents sont émerveillés (pas par le cow boy tout nu, enfin je crois..) mais par Time Square et l'ambiance de folie, la nuit commence à tomber et c'est vraiment magique.. Nous entamons notre retour à l’hôtel par Broadway
§ Passage devant le magasin Macy’s (magasin ouvert le dimanche). Malgré la fatigue ma mère et moi passons quelque temps dans ce magasin. Assez de temps pour se promettre de revenir dans les prochains jours...
Nous rentrons à l'hotel et tombons comme des masses vers les 21h
Why do we always think that "ELSEWHERE" is better than our own country?
As soon as I return to France, I catch myself thinking, "it’s better elsewhere."
Wherever we’ve been, I feel this lightness of living—less restriction, less pressure, less sadness—and I start dreaming of somewhere else, of living somewhere else, a simpler life, more authentic, with colors everywhere: markets, clothes, homes...!!! Meeting kindred spirits, genuine people, gentle and kind, and letting go of all this modernism, this technological rat race, the indifference toward others, the confinement, the racism against the elderly in France, against the poor, the weak, the beautiful... fleeing the news, politics, jealousy, meanness, stupidity, greed... And in my moments of clarity, I tell myself that every country, every city has its pros and cons, and that maybe the best of all worlds isn’t down here. But I also remind myself that you have to know how to COME BACK in order to LEAVE again... yet still...!!! IS IT REALLY BETTER ELSEWHERE?😏😏😏
Discussion autour du concours mai 2013: "Accumulations, fatras et capharnaüm " English translation pending
Bienvenue à tous !
C'est ici que vous pourrez débattre autour du concours de Mai : " Accumulations, fatras et capharnaüm "
Pour déposer vos photos c'est ici : Concours Photos Mai 2013.
A vous de jouer ...
C'est ici que vous pourrez débattre autour du concours de Mai : " Accumulations, fatras et capharnaüm "
Pour déposer vos photos c'est ici : Concours Photos Mai 2013.
A vous de jouer ...
Au pays de Calypso: Malte English translation pending
AU PAYS DE CALYPSO : MALTE
Malte .. pourquoi Malte ? Parce que cela nous permettait une trêve printanière d'une semaine à deux heures de vol de Lyon et offrant en principe, du beau temps ( ce fut le cas , même si le températures sont aux alentours des 20 ° et que cela reste une île donc ventée , nous avons eu chaque jour du soleil) . Parce que nous avions en tête de faire une pause culturelle avec comme image les légendaires chevaliers, le faucon maltais, les hospitaliers mais aussi de découvrir d'autres paysages austères et arides comme dans un roman qu'il y a fort longtemps , j'avais lu … Parce que Calypso y a retenu Ulysse pendant 7 ans et que les bateaux ( les luzzus) ont des yeux … ceux d'Osiris
Il est souvent suggéré d'accorder à malte 5 jours mais nous avons choisi une semaine pour pouvoir aller sur Gozo et prendre notre temps… Alors allions nous trouver Nature et culture sous le soleil ?
Budget : 750e /personne la semaine
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Malte : 120 e /pers
- Voiture de location : Réservée chez Avis en direct pour 140 e la semaine , une médium . On a eu un Hyundaï I20 . C'était un bon compromis . Km illimités. La mauvaise surprise : on nous propose l'éternelle assurance que nous déclinons comme d'habitude puisque nous avons la carte gold. L'agent nous demande de déposer une caution et là très bizarrement ni la gold , ni la visa ne passe … On lui demande ce qu'il faut faire , il nous répond d'un air méprisant : ' prendre l'assurances' Bref 188 e supplémentaires . On comprend bien qu'il n'y a plus que cette solution, on paie et on réglera , si tant est que cela puisse l'être , cela en France… Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas donc ça sent l'arnaque ! 😠😠 En tout cas , prudence sur les routes car la conduite ici plus du Mario Kart que de la conduite de vacances … Les routes peuvent être étroites et les maltais passent …ça passe ou ça casse!
- Ferry : Pour la liaison Malte / Gozo : voiture et chauffeur : 15, 70 et passager : 4,70 Nombreuses liaisons de 20 mn env. On paie au retour.
- Essence Sensiblement les mêmes prix qu'en France . En général, ils n'acceptent pas la CB . Faites des demi-plein car on roule peu …
NOURRITURE : Bon , ce n'est pas une destination culinaire c'est le moins qu'on puisse dire . Les Maltais souffrent de la mal bouffe et le taux d'obésité est important. Les prix , un peu moins chers qu'en France … Les consommations en terrasse, par contre éne sont pas chères : soda , thé, café :env 0,80 à 1e
- Ill Kartell à Marsalforn sur Gozo en bord de mer Nombreux poissons , cartes variée, service très sympa . Exemples de prix : plats calamars : 14e , lapin ( feneck) 12e
- Genti di mari à Marsaxlokk ( Malte) Magnifique port d empêche avec de nombreuses terrasses. Celle-ci est tout au bout du port . Excellent rapport qualité / Prix : formule 2 pers: soupe de poisson et assiette de la mer pour 18E pour 2 pers . Très bon et copieux.
HEBERGEMENT :
- Gozo : chambre d'hôtes : TAA MARIA au village de taal. 🙂
70e la nuit avec un excellent et copieux petit déjeuner avec oeufs bacon, pain, confiture, miel, fruits frais, yaourts, pâtisseries maison …. Dans une vieille maison maltaise , et mobilier ancien. Chambre spacieuse, piscine … Accueil très chaleureux. Pour trouver l'adresse : en venant du sud traverser Ghasri et en ressortir par le nord , en prenant la route qui passe à droite de l'église . Puis 2 éme à droite , direction 'Taal fanal village ' dans le village , c'est tout au fond dans une rue sans issue .
- Malte , Sliema : Simon 's apartment 🙂🙂
Reservé sur Booking . A 300m de la baie de St Julians où on trouve bars, restaurants;.. mais surtout une belle promenade le long de la mer. Un appartement tout confort, très moderne appartenant à Simon , le patron du pub d'à côté. Je vous rassure , c'est très bien insonorisé , nous n'avons eu aucune nuisance ! Tout équipé : cuisine intégrée, vaisselle, TV, Wifi, machine à laver , lecteur DVD . Séjour cuisine salon , une chambre et une salle de bain. C'est tout neuf . Simon est vraiment très sympa et accueillant !!!!!!! Sliema est assez centrale sans être dans La Valette . On était au maximum à 30mn de chaque bout de l'île .
GUIDES :
- Routard : eh bien pour une fois , je l'ai trouvé mieux que le lonely planet… - Lonely planet : trop superficiel - carte routière : kompass
VISITES : Les prix sont indiqués par personne
- Cathédrale N.D Assomption à Victoria ( Gozo) : 3,5 e ( cathédrale et musée) - Ggantja's temple ( Gozo) : 5,5 e - St Paul catacombes à Rabat : 5e avec audioguide ( indispensable ) - St Agath : 5e : du vol ! 😠😠😠😠 - Malta expérience et Infirmeries : 15e - Cathédrale St Jean de la Valette : 6e avec audioguide ( super !!!) cathédrale et musée - Musée archéologique de la Valette : 6e ; panneaux explicatifs en anglais uniquement - Haggar Quim : 9e - Mdina expérience pour 3 sites : 14, 5 e - Palais de l'inquisition à Victoriosa : 6e _ Hypogée de Sal Saflieni : 20e ATTENTION : RESERVATION OBLIGATOIRE sur INTERNET , le plus tôt possible !!!!!!!!! Visite limitée à 80 pers par jour. Avec audioguide.
ARTISANAT : Pour nous rien … je crois que pour trouver à ramener , il faut ou être un inconditionnel de la dentelle ou un fervent catholique … nous ne sommes ni l'un ni l'autre donc nous avons fait des économies
ITINERAIRE : - J1 : Lyon / Malte / Gozo . Réserve naturelle de Dwejra : azure window , inlead sea, la tour, la bake, fungus rock . Marsalforn et les salines - J2 : Gozo : Victoria. temple de Ggantja . Grotte de Calypso. Ramla Bay . Ta cenc . Xlendi . - J3 : Retour sur Malte . Naxxar . Mosta. Rabat. Sliema - J4 : La Valette . Les falaises de Dinglii - J5 : Blue grotto. Hagar quim. Marsaxlokk . Hypogée de Sal safliena. Mdina. - J6 : Les 3 cités . Marsaxlokk . Ghar Lapsi . - J7 : Repos !!!!
Nous avons adoré : - le site de dwejra sur Gozo - les fraises - La visite de l'Hypogée - La cathédrale St Jean à la Valette - les paysages de Ghar Lapsi et les falaises de Dinglii
Nous avons aimé : - Ta Cenc pour son isolement - St Paul 's catacombs - Mdina pour le charme de cette ancienne ville fortifiée - Malte expérience pour avoir tracé l'histoire de Malte en 45 mn et nous avoir donné des pistes de découverte - Le petit port de Marsaxlokk et ses luzzus
Nous avons moins aimé : - Les toiles dénaturant l'Haggar quim - Les 3 cités - le manque de convivialité des Maltais
Nous avons été déçus : - L'île très bétonnée avec des construction anarchique défigurant le paysage - La crypte de St Agath au pas de course grrrr
CARNET DE ROUTE :
Dimanche 31 mars :
Avion Air Malta et à 12h , nous sommes à la Valette. Récupération de la voiture et cap sur le nord pour prendre le ferry pour Gozo , qui nous attend … Tout s'enchaîne parfaitement , c'est cool. Avant d'embarquer sur le ferry , on a acheté sur le bord d'une route de fraises , dont on se délectera sur le pont du ferry et sous le soleil.. Enfin le soleil !! Nous passons l'après-midi à la réserve naturelle de Dwejra. Sur la route qui nous y mènent , déjà quelques impressions … : Gozo est plus désertique que Malte qui nous est aussitôt apparue bétonnée, ces terres ont dues paraître bien hostiles aux premiers habitants par leur aridité . Nous sommes quand même étonnés de voir toutes les constructions taillées dans la seule et unique roche , ocre jaune presque safranée : la globégerine , mais ce qui nous marque le plus , reste le nombre d'églises dont certaines immenses pour un minuscule village ….
Nous arrivons vers 15h sur le site de Dwejra que nous commençons à arpenter par le dessus de l'azur window , arche naturelle sur la mer d'un bleu profond avec une vue imprenable sur les falaises alentours. L'arche est splendide , battue par les vagues et l'écume du blue hole donne l'impression d'une mer de lait . Puis balade vers le fungus rock ' rocher champignon' car au 18éme siècle , on pensait qu'il y poussait des champignons aux vertus médicinales que les rois des cours d'Europe s'arrachaient à prix d'or , si bien que le site fut interdit et confié à un seul cueilleur à l'aide d'un funiculaire … Ah la bêtise de l'Homme… Les siècles ont démontré la supercherie : aucune vertu . Aujourd'hui pas de drapeau flottant sur la tour de garde donc pas de visite possible. Enfin : inland sea : comme un petit lac uniquement relié à la mer en passant sous la falaise et un minuscule ancien port de pêche à l'eau laiteuse. Ambiance familiale d'un dimanche de Pâques. Nous savourons un thé à une terrasse … Ah qu'ils sont bons ces rayons de soleil qui nous font si vite oublier le printemps qui tarde en France et la grisaille que nous avons laissée ce matin… Un monsieur veut nous rendre service en ouvrant un parasol ;. oh non malheureux , on n'a pas vu le soleil depuis des mois … On a passé un excellent moment sur le site , l'appareil photo a déjà bien chauffé… 😉
Route vers Gashri et Taal village pour y trouver notre guesthouse dont le terme ici revêt un tout autre aspect que celui qu'on utilise en voyage routard puisqu'il s'agit d'une vieille maison maltaise réhabilitée en B&B. J'avais réservé via booking car tripdavisor n'en tarissait pas d'éloge. Immense demeure avec arches, voutes, superbes pierres , mobilier ancien … un cachet extraordinaire et un accueil chaleureux … La piscine est superbe mais là c'est pour le plaisir des yeux car se baigner à Malte à cette époque relève quand même de l'exploit ou de la bravoure .
Après avoir lézardés sur les terrasses, nous avons diné au petit port de Marsalforn … Le petit port d empêche devait être très joli mais totalement dénaturé par des constructions anarchiques voire abandonnées. Nous y voyons cependant nos premiers 'luzzus' , ces fameuses barques traditionnelles à l'oeil d'Osiris .. Nous sommes bien à Malte ! Les salines étaient déjà à l'ombre : dommage … Eddy goutera à la fameuse recette de lapin , ici appelée 'feneck' gloups … contente d'être végétarienne …
Lundi 1er avril :
Après une énorme petit déjeuner , délicieux et copieux ( pensée bien sûr pour Nancy 😇 ) , direction Victoria. Ici le lundi de Pâques n'est pas chômé , nous nous retrouvons donc dans l'animation de Victoria et de son marché mais aussi dans d'étroites ruelles , style médina , pleines de charme . Visite de l'église St Georges où passés la porte , je reste ébahie par tant de richesse et d'ornement ! Pur style baroque plein de mélange et de contraste ! Larges nefs aux formes arrondies, ornementation exagérée avec stucs, fresques, spirales, volutes … et toujours au centre face à l'autel , une énorme lanterne de style orientale … On retrouvera ce 'montage' dans chaque église quasiment … Puis nous montons à la citadelle qui offre un panorama unique , géant !!! 380° degrés whaouh ! Nous sommes un peu déçus de la visite de la cathédrale ( attention , le routard mentionne un audioguide : faux ) . Le billet est jumelé avec le musée mais là, on s'y est fait prendre une fois, nous ne recommencerons pas … N'étant pas fan de la toge du pape Paul machin, de la mitre de Pie truc… on est forcement ressorti pas convaincu…
Nous poursuivons la journée par les Ggantija's temples : temples des géants . Datés de 3800 avant JC , ils figurent parmi les plus vieux temples non encastrés du mégalithique . Une borne explicative ( cette fois en français : merci ) et les représentations sur les panneaux aident à bien se rendre compte de cette merveilleuse découverte. Je suis bluffée … j'adore la préhistoire et cela m'amène plein de nouveaux questionnements … Le billet est couplé avec un moulin ( décidémment c'est d'usage à malte) mais , ce n'est pas que nous sommes rabat-joie aujourd'hui mais nous n'avons absolument pas envie de visiter un moulin… donc , cette fois, et fermement, nous passons notre route .
Arrêt , ben oui, à ce qui aurait été la grotte de Calypso … juste pour le mythe mais aussi pour la vue aérienne de la plage Ramla bay au sable rouge avec la mer cristalline : un vrai tableau ! On y descendra pour y pique niquer… de succulentes fraises et gouter au petit pain fourré de fromage maltais , de mémoire, le pastizzi … bof , si je peux me permettre le jeu de mot : ' un peu étouffe chrétien'
Le routard indiquait ensuite ( avec 3 routards ???) Mgarr X Ini's bay comme un de plus beaux paysages naturels de Gozo . En manque de nature sauvage , nous y allons et la trouvons non sans mal . Sur place , grand éclat de rire , le routard restera le routard avec ses bons et mauvais plans … l'endroit n'est qu'une petite rade caillouteuse avec un bar . Perso, nous n'y avons trouvé aucun charme …🏴☠️🏴☠️
On ne perd pas espoir de se trouver un coin de nature sauvage en filant vers les falaises de Ta Cenc. J'y avais lu sur le forum du bon et du moins bon; autant se faire notre propre opinion et pour nous ce sera du plus ! L'accés est aisé si on est en voiture sinon c'est assez loin de la station de bus. Notre persévérance est récompensée : un plateau aride , une végétation sauvage de maquis , un coin désolé et de quoi se balader sans rencontrer âme qui vive … on adore !!!!! on y a fait , à vue, car rien de baliser, une superbe rando.
On finira la journée dans ce qui fut sans doute un magnifique port de pêche : Xlendi …' mais ça , c'était avant ' . C'est certes joli mais aussi une enfilade de bars et restaurants ( où ne boudons pas notre plaise, il fait bon y boire un thé ) au bord d'une mer cristalline . La balade en suivant les marches sur le côté gauche offre une magnifique vue sur les falaises et la tour de garde.
Une belle journée qui se finira au même restaurant qu'hier … Très diversifiée cette petite île de Gozo pour laquelle il serait dommage de faire l'impasse . Sans avoir tout exploré , deux jours nous ont suffis.
Mardi 2 avril :
Même solide petit déjeuner et ferry pour Malte. le temps est , aujourd'hui , nuageux . Nous décidons de faire le centre de l'île en le gagnât par St Paul's bay que nous fuyons tant il est touristique. Autant le premier jour , cela ne nous a pas sauté aux yeux car nous n'avons fait que traverser Malte pour aller au ferry, aujourd'hui c'est flagrant , Malte est vraiment bétonnée , la nature a quasi disparue …😕😕
Arrêt à Naxxar pour l'église paroissiale de la nativité de la Vierge à la façade imposante et intérieur baroque. Mais aussi , pour le palais Parizzio , palais de maître de 1733. Nous voulions , au moins ne visiter un , mais le prix , à nos yeux , exorbitant de 12 euros , nous freine . On se contentera de la visite du jardin gratuite mais non moins agréable car un vrai hâvre de paix aux multiples essences…
Puis Mosta , célèbre pour son église avec un dôme suspendu. L'immense bâtisse néoclassique détonne à Malte. Elle est fermée , on se contente de l'extérieur et reviendrons pour l'intérieur .
Enfin , Rabat ! Petite cité bien agréable et plus calme que la bouillonnante Mosta. On commence par visiter les catacombes de St Paul avec audioguide ( indispensable et très bien fait ) . On y découvre avec intérêt l'organisation de cette nécropole chrétienne été païenne. On a beaucoup apprécié la visite. Visite ensuite de St Agath . Le routard nous annonçait une visite moins passionnante des catacombes que St Paul ( ce pourquoi , nous avions commencé par St Paul) mais nous avons décidé d'y aller pour la fameuse crypte avec ses 32 fresques byzantines très bien conservées. Le routard avait raison pour les fresques mais la visite c'est du pur VOL ! SCANDALEUX ! On commence par un musée surchargé sur les pierres et minéraux bof.. c'est pas notre trip et sur les icônes, mitres etc comme d'hab … On va finir bigot ! Puis 10mn dans les catacombes avec un guide ( heureusement que l'audioguide avait fait lumière sur l'usage de ces catacombes car lui ne nous fut d'aucune utilité , puis … 5 minutes pour regarder le fresques !!!!!! Il aurait fallu 5 minutes par fresques !!! Quel dommage !!!!! 😠😠😠
On file ensuite vers Sliema pour s'installer dans notre petit appart qui nous séduit de suite par son emplacement, sa décor, et l'accueil chaleureux de Simon. Belle balade , ce soir, comme tous les soirs qui suivront le long de la mer… Le soleil réapparaît , cool pour demain ?
Mercredi 3 avril :
Grasse matinée et on se lève … sous la pluie … On part pour la Valette et le temps d'y arriver le vent a balayé les nuages .
On décide de commencer par le spectacle audiovisuel 'Malte expérience' , une projection de 45 mn ( en 20 langues) sur Malte de ses origines , aux différentes invasions , les chevaliers… à nos jours . C'est une excellente approche surtout pour ceux qui sont un peu brouillé comme mon mari , avec l'Histoire . Cela est synthétique . Cette entrée donne aussi droit à la visite guidée ( mais en anglais ) des infirmeries créées par les hospitaliers . J'ai trouvé cela très intéressant mais en tant qu'infirmière, je suis peut être de parti pris 😛… En tout cas , rien que le bâtiment vaut le coup d'oeil.
Pause déjeuner face à la co cathédrale St Jean … Le centre de la Valette est très animé.
Visite de la cathédrale ; là, aussi , je vous recommande l'audioguide . Autant le bâtiment a une façade assez dénudée , autant l'intérieur est absolument sublime ! Je crois que j'ai rarement aimé autant une cathédrale … même N.D de Paris me paraît fade . Les 374 pierres tombales de marbre coloré couvrant la cathédrale et toutes les fresques de M.Preti sont un chef d'oeuvre. On y resterait des heures ;..Bon j'arrête là, je n'ai rien à vendre… Le clou de la visite : deux tableaux de Caravage , mon peintre par excellence .. La décollation de St Jean Baptiste ( seul tableau signé du Caravage) et St Jérome écrivant'… Je ne dis rien de plus car je ne serai pas objective car trop fan …😛😛🤪 Bref , je sors de là subjuguée ! Quelle visite !!!
Balade dans les ruelles , où s'égrènent palais des grands maîtres , bibliothèque, églises …
Notre dernière visite sera pour le musée archéologique , surtout pour la section de ce qui fut trouvé sur les sites mégalithiques en complément de Ggantija et en prévision de l' Haggar quim et de l'hypogée. ' La femme endormie ' et le 'venus de Malte ' retiennent toute notre attention . Passionnée de préhistoire , à nouveau , c'est une toute autre ouverture qui s'ouvre à moi … Au 2éme étage , plus petit , plus ludique mais non moins intéressant : l'âge de bronze, les phéniciens …
Nouvelle pause en terrasse face à la cathédrale et pause chocolat chaud car si le vent a balayé les nuages , il fait , quand même , frisquet … Mais on ne lui en veut pas …
On quitte La Valette ravis de notre journée et même si nous avons fait beaucoup de choses , tout s'est admirablement enchainé ( les visites ne durent jamais longtemps) et nous n'avons pas l'impression de 'tête pleine' comme on peut parfois l'avoir .
On finit notre journée par un moment Nature aux falaises de Dinglii , aux reflets gris / ocre, avec les petites cultures en terrasse , la mer, et un soleil mi-couchant… C'est très bien aménagé tout le long avec parking, bancs… Moi, j'ai littéralement craqué pour la petite chapelle St madeleine et sa vue . C'était bien de finir notre journée citadine par cette pause bucolique .
Une superbe journée !!!!!
Jeudi 4 avril :
Il fait grand beau, nous voici donc partis tôt pour avoir une luminosité maximale, visiter la grotte bleue … Mer trop agitée donc pas de ciste ce jour ( ni le séjours suivants d'ailleurs) … dommage . On l'apercevra juste du point de vue panoramique.
Nous filons à l'Haggar quim ' ensemble néolithique : 3000 - 2400 avt JC . Passage par le visiter centerpour une petite projection et une expo sur la découverte du site , la supposée méthode de construction du temple … C'est concis , ludique, pédagogique. Visite ensuite des temples . Il paraît que cela fait débat car ils sont recouverts d'une structures métallique , charpente d'une immense toile … nous, on na pas trop apprécié ces vilaines vaches qui dénature un peu le site … Stonehenge ne s'est pas volatilisé que je sache ??? Bref , on n'en reste pas moins époustouflé par ces temples dont le plus gros bloc pèse 20 tonnes pour 6,4 m de long . Le temple est aussi orienté pour faire entrer le soleil au solstice d'été … Pierres à spirales , autel , blocs poinçonnés c'est brillant et superbe . En tout cas , les peuples du néolithique avait le goût du beau et du paysage car en bord de mer , il y a une vue magnifique .
Balade au petit port de Marsaxlokk , avec ses luzzus, son animation, ses terrasses où on fait la pause thé et on y mange , hélas à la hâte , une 'fougasse' . On quitte l'endroit à regret . Je pense qu'on y reviendra !!!!
Pressés en vacances ? Oui , exceptionnellement mais pour une bonne cause . Nous avons réservé par internet la visite de 13h à L'hypogée de sal saflieni . La réservation est obligatoire ! Si , je n'avais pas regardé un peu le forum deux mois plus tôt , nous aurions manqué cette visite et donc une partie de notre voyage ! A deux mois du départ, il ne restait déjà plus deux plages horaires sur la totalité de notre semaine … Donc , un seul conseil: anticipez ! Ce serait dommage de rater ce lieu aussi stupéfiant que grandiose . Je n'ai jamais rien vu de tel … Malte m'aura gâtée en préhistoire . En tout cas , ne cherchez pas un terrain vierge, etc … c'est en pleine ville et l'entrée se fait dans une maison de rue tout à fait banale…
L'hypogée : c'est , à la fois, un cimetière et un temple sur plusieurs profondeurs, le tout creusé sans outil… Visite très bien organisée , emmenés par un guide mais avec audioguide. Films d représentation sur ce qu'est l'hypogée et sa découverte par un maçon, galerie avec les objets retrouvés sur le site , sauf 'la venus endormie' qui est au musée archéo de la Valette ( mais il y a quand même une reproduction ) puis descente dans l'hypogée même , dans une relative obscurité et une température fraîche pour conserver ce joyau. Je vous passe mon enthousiasme !!!! Quelle chance de visiter une tel chef d'oeuvre !!! Je vous laisse découvrir ce site avec les mêmes yeux émerveillés que nous .😇😇😇
Après cette subjuguante visite, nous partons pour Mdina… A nouveau projeté dans d'autres siècles , cette ville va nous ravir par son charmes, ses étroites ruelles, ses palais et églises … Nous avons fait les 3 sites de Mdina expérience mais c'est un peu une répétition de Malta expérience , même si ici le le spectacle audiovisuel met plus l'accent sur le siège de Mdina… Le reconstitutions avec personnages de cire sont assez sympas aussi mais rien d'indispensable.
Retour en notre demeure à Sliema et notre traditionnelle longue marche …
Vendredi 5 avril :
Ayant déjà pas mal baroudé sur l'île , on décide de se la jouer cool .
Visite des 3 cités , essentiellement Victoriosa avec ses charmantes ruelles et le palais de l'inquisiteur : bof… On en gardera pas un souvenir impérissable mais je pense que , comme souvent quand il s'agit de villes , nous sommes à saturation et nous manquons de grands espaces et de nature…
On quitte les 3 cités pour retourner à Marsaxlokk , ce petit port qui nous a bien plu et dont nous avons hier quitté à la hâte . Cette fois, on va savourer notre temps avec une pause thé puis un excellent repas , en terrasse et au soleil… On laisse cette fois le temps être notre maître … et il s'égrène …
Cap , ensuite sur Ghar Lapsi, renommée comme étant une très belle baie . cette fois , c'est vrai !!!!!!! Ici , on va s'éterniser , sans se lasser des paysages, des falaises , du fracas des vagues sur les rochers, de la puissance de la mer … Superbe !!!!!!! On se sent ressourcés .
Dernier arrêt à Mosta pour voir la coupole cette fois de l'intérieur puis direction Sliema et se dégourdir les gambettes au bord de mer .
Samedi 6 avril :
Aujourd'hui, grand soleil, plus de chaleur et c'est REPOS !!!!!! 😎😎😎 Marche infinie, lecture sur la plage , restaurant , thé … une journée de vacances toute simple avant de retourner au quotidien …
Dimanche 7 avril :
Malte / Lyon . arrivée Lyon à 9H20 …
Conclusion :
Un séjour beaucoup plus culture que nature , avec un patrimoine très riche dont l' histoire balaye des siècles , de la préhistoire aux différentes invasions , qui en fait un pays très diversifié . Une semaine était un bon compromis pour parcourir Gozo, Malte et s'octroyer une pure journée de farniente . Nous y avalons trouvé le soleil , le températures restent fraîches , sans doute très confortable pour les visites car l'ombre est rare. Je ne pense pas que ce soit la destination idéale pour le farniente à la plage car celles ci sont rares, très rares , néanmoins la mer doit se prêter à merveille à la plongée ou au snorkelling. La voiture nous a laissé beaucoup d liberté car même si le réseau de bus est au top , cela rallonge les temps de déplacement. Deux petites déceptions, si on peut employer ce terme : les espaces naturels restreints et nous n'avons pas retrouvé cette convialité et cet accueil qu'on prête aux Maltais.
Malte .. pourquoi Malte ? Parce que cela nous permettait une trêve printanière d'une semaine à deux heures de vol de Lyon et offrant en principe, du beau temps ( ce fut le cas , même si le températures sont aux alentours des 20 ° et que cela reste une île donc ventée , nous avons eu chaque jour du soleil) . Parce que nous avions en tête de faire une pause culturelle avec comme image les légendaires chevaliers, le faucon maltais, les hospitaliers mais aussi de découvrir d'autres paysages austères et arides comme dans un roman qu'il y a fort longtemps , j'avais lu … Parce que Calypso y a retenu Ulysse pendant 7 ans et que les bateaux ( les luzzus) ont des yeux … ceux d'Osiris
Il est souvent suggéré d'accorder à malte 5 jours mais nous avons choisi une semaine pour pouvoir aller sur Gozo et prendre notre temps… Alors allions nous trouver Nature et culture sous le soleil ?
Budget : 750e /personne la semaine
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Malte : 120 e /pers
- Voiture de location : Réservée chez Avis en direct pour 140 e la semaine , une médium . On a eu un Hyundaï I20 . C'était un bon compromis . Km illimités. La mauvaise surprise : on nous propose l'éternelle assurance que nous déclinons comme d'habitude puisque nous avons la carte gold. L'agent nous demande de déposer une caution et là très bizarrement ni la gold , ni la visa ne passe … On lui demande ce qu'il faut faire , il nous répond d'un air méprisant : ' prendre l'assurances' Bref 188 e supplémentaires . On comprend bien qu'il n'y a plus que cette solution, on paie et on réglera , si tant est que cela puisse l'être , cela en France… Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas donc ça sent l'arnaque ! 😠😠 En tout cas , prudence sur les routes car la conduite ici plus du Mario Kart que de la conduite de vacances … Les routes peuvent être étroites et les maltais passent …ça passe ou ça casse!
- Ferry : Pour la liaison Malte / Gozo : voiture et chauffeur : 15, 70 et passager : 4,70 Nombreuses liaisons de 20 mn env. On paie au retour.
- Essence Sensiblement les mêmes prix qu'en France . En général, ils n'acceptent pas la CB . Faites des demi-plein car on roule peu …
NOURRITURE : Bon , ce n'est pas une destination culinaire c'est le moins qu'on puisse dire . Les Maltais souffrent de la mal bouffe et le taux d'obésité est important. Les prix , un peu moins chers qu'en France … Les consommations en terrasse, par contre éne sont pas chères : soda , thé, café :env 0,80 à 1e
- Ill Kartell à Marsalforn sur Gozo en bord de mer Nombreux poissons , cartes variée, service très sympa . Exemples de prix : plats calamars : 14e , lapin ( feneck) 12e
- Genti di mari à Marsaxlokk ( Malte) Magnifique port d empêche avec de nombreuses terrasses. Celle-ci est tout au bout du port . Excellent rapport qualité / Prix : formule 2 pers: soupe de poisson et assiette de la mer pour 18E pour 2 pers . Très bon et copieux.
HEBERGEMENT :
- Gozo : chambre d'hôtes : TAA MARIA au village de taal. 🙂
70e la nuit avec un excellent et copieux petit déjeuner avec oeufs bacon, pain, confiture, miel, fruits frais, yaourts, pâtisseries maison …. Dans une vieille maison maltaise , et mobilier ancien. Chambre spacieuse, piscine … Accueil très chaleureux. Pour trouver l'adresse : en venant du sud traverser Ghasri et en ressortir par le nord , en prenant la route qui passe à droite de l'église . Puis 2 éme à droite , direction 'Taal fanal village ' dans le village , c'est tout au fond dans une rue sans issue .
- Malte , Sliema : Simon 's apartment 🙂🙂
Reservé sur Booking . A 300m de la baie de St Julians où on trouve bars, restaurants;.. mais surtout une belle promenade le long de la mer. Un appartement tout confort, très moderne appartenant à Simon , le patron du pub d'à côté. Je vous rassure , c'est très bien insonorisé , nous n'avons eu aucune nuisance ! Tout équipé : cuisine intégrée, vaisselle, TV, Wifi, machine à laver , lecteur DVD . Séjour cuisine salon , une chambre et une salle de bain. C'est tout neuf . Simon est vraiment très sympa et accueillant !!!!!!! Sliema est assez centrale sans être dans La Valette . On était au maximum à 30mn de chaque bout de l'île .
GUIDES :
- Routard : eh bien pour une fois , je l'ai trouvé mieux que le lonely planet… - Lonely planet : trop superficiel - carte routière : kompass
VISITES : Les prix sont indiqués par personne
- Cathédrale N.D Assomption à Victoria ( Gozo) : 3,5 e ( cathédrale et musée) - Ggantja's temple ( Gozo) : 5,5 e - St Paul catacombes à Rabat : 5e avec audioguide ( indispensable ) - St Agath : 5e : du vol ! 😠😠😠😠 - Malta expérience et Infirmeries : 15e - Cathédrale St Jean de la Valette : 6e avec audioguide ( super !!!) cathédrale et musée - Musée archéologique de la Valette : 6e ; panneaux explicatifs en anglais uniquement - Haggar Quim : 9e - Mdina expérience pour 3 sites : 14, 5 e - Palais de l'inquisition à Victoriosa : 6e _ Hypogée de Sal Saflieni : 20e ATTENTION : RESERVATION OBLIGATOIRE sur INTERNET , le plus tôt possible !!!!!!!!! Visite limitée à 80 pers par jour. Avec audioguide.
ARTISANAT : Pour nous rien … je crois que pour trouver à ramener , il faut ou être un inconditionnel de la dentelle ou un fervent catholique … nous ne sommes ni l'un ni l'autre donc nous avons fait des économies
ITINERAIRE : - J1 : Lyon / Malte / Gozo . Réserve naturelle de Dwejra : azure window , inlead sea, la tour, la bake, fungus rock . Marsalforn et les salines - J2 : Gozo : Victoria. temple de Ggantja . Grotte de Calypso. Ramla Bay . Ta cenc . Xlendi . - J3 : Retour sur Malte . Naxxar . Mosta. Rabat. Sliema - J4 : La Valette . Les falaises de Dinglii - J5 : Blue grotto. Hagar quim. Marsaxlokk . Hypogée de Sal safliena. Mdina. - J6 : Les 3 cités . Marsaxlokk . Ghar Lapsi . - J7 : Repos !!!!
Nous avons adoré : - le site de dwejra sur Gozo - les fraises - La visite de l'Hypogée - La cathédrale St Jean à la Valette - les paysages de Ghar Lapsi et les falaises de Dinglii
Nous avons aimé : - Ta Cenc pour son isolement - St Paul 's catacombs - Mdina pour le charme de cette ancienne ville fortifiée - Malte expérience pour avoir tracé l'histoire de Malte en 45 mn et nous avoir donné des pistes de découverte - Le petit port de Marsaxlokk et ses luzzus
Nous avons moins aimé : - Les toiles dénaturant l'Haggar quim - Les 3 cités - le manque de convivialité des Maltais
Nous avons été déçus : - L'île très bétonnée avec des construction anarchique défigurant le paysage - La crypte de St Agath au pas de course grrrr
CARNET DE ROUTE :
Dimanche 31 mars :
Avion Air Malta et à 12h , nous sommes à la Valette. Récupération de la voiture et cap sur le nord pour prendre le ferry pour Gozo , qui nous attend … Tout s'enchaîne parfaitement , c'est cool. Avant d'embarquer sur le ferry , on a acheté sur le bord d'une route de fraises , dont on se délectera sur le pont du ferry et sous le soleil.. Enfin le soleil !! Nous passons l'après-midi à la réserve naturelle de Dwejra. Sur la route qui nous y mènent , déjà quelques impressions … : Gozo est plus désertique que Malte qui nous est aussitôt apparue bétonnée, ces terres ont dues paraître bien hostiles aux premiers habitants par leur aridité . Nous sommes quand même étonnés de voir toutes les constructions taillées dans la seule et unique roche , ocre jaune presque safranée : la globégerine , mais ce qui nous marque le plus , reste le nombre d'églises dont certaines immenses pour un minuscule village ….
Nous arrivons vers 15h sur le site de Dwejra que nous commençons à arpenter par le dessus de l'azur window , arche naturelle sur la mer d'un bleu profond avec une vue imprenable sur les falaises alentours. L'arche est splendide , battue par les vagues et l'écume du blue hole donne l'impression d'une mer de lait . Puis balade vers le fungus rock ' rocher champignon' car au 18éme siècle , on pensait qu'il y poussait des champignons aux vertus médicinales que les rois des cours d'Europe s'arrachaient à prix d'or , si bien que le site fut interdit et confié à un seul cueilleur à l'aide d'un funiculaire … Ah la bêtise de l'Homme… Les siècles ont démontré la supercherie : aucune vertu . Aujourd'hui pas de drapeau flottant sur la tour de garde donc pas de visite possible. Enfin : inland sea : comme un petit lac uniquement relié à la mer en passant sous la falaise et un minuscule ancien port de pêche à l'eau laiteuse. Ambiance familiale d'un dimanche de Pâques. Nous savourons un thé à une terrasse … Ah qu'ils sont bons ces rayons de soleil qui nous font si vite oublier le printemps qui tarde en France et la grisaille que nous avons laissée ce matin… Un monsieur veut nous rendre service en ouvrant un parasol ;. oh non malheureux , on n'a pas vu le soleil depuis des mois … On a passé un excellent moment sur le site , l'appareil photo a déjà bien chauffé… 😉
Route vers Gashri et Taal village pour y trouver notre guesthouse dont le terme ici revêt un tout autre aspect que celui qu'on utilise en voyage routard puisqu'il s'agit d'une vieille maison maltaise réhabilitée en B&B. J'avais réservé via booking car tripdavisor n'en tarissait pas d'éloge. Immense demeure avec arches, voutes, superbes pierres , mobilier ancien … un cachet extraordinaire et un accueil chaleureux … La piscine est superbe mais là c'est pour le plaisir des yeux car se baigner à Malte à cette époque relève quand même de l'exploit ou de la bravoure .
Après avoir lézardés sur les terrasses, nous avons diné au petit port de Marsalforn … Le petit port d empêche devait être très joli mais totalement dénaturé par des constructions anarchiques voire abandonnées. Nous y voyons cependant nos premiers 'luzzus' , ces fameuses barques traditionnelles à l'oeil d'Osiris .. Nous sommes bien à Malte ! Les salines étaient déjà à l'ombre : dommage … Eddy goutera à la fameuse recette de lapin , ici appelée 'feneck' gloups … contente d'être végétarienne …
Lundi 1er avril :
Après une énorme petit déjeuner , délicieux et copieux ( pensée bien sûr pour Nancy 😇 ) , direction Victoria. Ici le lundi de Pâques n'est pas chômé , nous nous retrouvons donc dans l'animation de Victoria et de son marché mais aussi dans d'étroites ruelles , style médina , pleines de charme . Visite de l'église St Georges où passés la porte , je reste ébahie par tant de richesse et d'ornement ! Pur style baroque plein de mélange et de contraste ! Larges nefs aux formes arrondies, ornementation exagérée avec stucs, fresques, spirales, volutes … et toujours au centre face à l'autel , une énorme lanterne de style orientale … On retrouvera ce 'montage' dans chaque église quasiment … Puis nous montons à la citadelle qui offre un panorama unique , géant !!! 380° degrés whaouh ! Nous sommes un peu déçus de la visite de la cathédrale ( attention , le routard mentionne un audioguide : faux ) . Le billet est jumelé avec le musée mais là, on s'y est fait prendre une fois, nous ne recommencerons pas … N'étant pas fan de la toge du pape Paul machin, de la mitre de Pie truc… on est forcement ressorti pas convaincu…
Nous poursuivons la journée par les Ggantija's temples : temples des géants . Datés de 3800 avant JC , ils figurent parmi les plus vieux temples non encastrés du mégalithique . Une borne explicative ( cette fois en français : merci ) et les représentations sur les panneaux aident à bien se rendre compte de cette merveilleuse découverte. Je suis bluffée … j'adore la préhistoire et cela m'amène plein de nouveaux questionnements … Le billet est couplé avec un moulin ( décidémment c'est d'usage à malte) mais , ce n'est pas que nous sommes rabat-joie aujourd'hui mais nous n'avons absolument pas envie de visiter un moulin… donc , cette fois, et fermement, nous passons notre route .
Arrêt , ben oui, à ce qui aurait été la grotte de Calypso … juste pour le mythe mais aussi pour la vue aérienne de la plage Ramla bay au sable rouge avec la mer cristalline : un vrai tableau ! On y descendra pour y pique niquer… de succulentes fraises et gouter au petit pain fourré de fromage maltais , de mémoire, le pastizzi … bof , si je peux me permettre le jeu de mot : ' un peu étouffe chrétien'
Le routard indiquait ensuite ( avec 3 routards ???) Mgarr X Ini's bay comme un de plus beaux paysages naturels de Gozo . En manque de nature sauvage , nous y allons et la trouvons non sans mal . Sur place , grand éclat de rire , le routard restera le routard avec ses bons et mauvais plans … l'endroit n'est qu'une petite rade caillouteuse avec un bar . Perso, nous n'y avons trouvé aucun charme …🏴☠️🏴☠️
On ne perd pas espoir de se trouver un coin de nature sauvage en filant vers les falaises de Ta Cenc. J'y avais lu sur le forum du bon et du moins bon; autant se faire notre propre opinion et pour nous ce sera du plus ! L'accés est aisé si on est en voiture sinon c'est assez loin de la station de bus. Notre persévérance est récompensée : un plateau aride , une végétation sauvage de maquis , un coin désolé et de quoi se balader sans rencontrer âme qui vive … on adore !!!!! on y a fait , à vue, car rien de baliser, une superbe rando.
On finira la journée dans ce qui fut sans doute un magnifique port de pêche : Xlendi …' mais ça , c'était avant ' . C'est certes joli mais aussi une enfilade de bars et restaurants ( où ne boudons pas notre plaise, il fait bon y boire un thé ) au bord d'une mer cristalline . La balade en suivant les marches sur le côté gauche offre une magnifique vue sur les falaises et la tour de garde.
Une belle journée qui se finira au même restaurant qu'hier … Très diversifiée cette petite île de Gozo pour laquelle il serait dommage de faire l'impasse . Sans avoir tout exploré , deux jours nous ont suffis.
Mardi 2 avril :
Même solide petit déjeuner et ferry pour Malte. le temps est , aujourd'hui , nuageux . Nous décidons de faire le centre de l'île en le gagnât par St Paul's bay que nous fuyons tant il est touristique. Autant le premier jour , cela ne nous a pas sauté aux yeux car nous n'avons fait que traverser Malte pour aller au ferry, aujourd'hui c'est flagrant , Malte est vraiment bétonnée , la nature a quasi disparue …😕😕
Arrêt à Naxxar pour l'église paroissiale de la nativité de la Vierge à la façade imposante et intérieur baroque. Mais aussi , pour le palais Parizzio , palais de maître de 1733. Nous voulions , au moins ne visiter un , mais le prix , à nos yeux , exorbitant de 12 euros , nous freine . On se contentera de la visite du jardin gratuite mais non moins agréable car un vrai hâvre de paix aux multiples essences…
Puis Mosta , célèbre pour son église avec un dôme suspendu. L'immense bâtisse néoclassique détonne à Malte. Elle est fermée , on se contente de l'extérieur et reviendrons pour l'intérieur .
Enfin , Rabat ! Petite cité bien agréable et plus calme que la bouillonnante Mosta. On commence par visiter les catacombes de St Paul avec audioguide ( indispensable et très bien fait ) . On y découvre avec intérêt l'organisation de cette nécropole chrétienne été païenne. On a beaucoup apprécié la visite. Visite ensuite de St Agath . Le routard nous annonçait une visite moins passionnante des catacombes que St Paul ( ce pourquoi , nous avions commencé par St Paul) mais nous avons décidé d'y aller pour la fameuse crypte avec ses 32 fresques byzantines très bien conservées. Le routard avait raison pour les fresques mais la visite c'est du pur VOL ! SCANDALEUX ! On commence par un musée surchargé sur les pierres et minéraux bof.. c'est pas notre trip et sur les icônes, mitres etc comme d'hab … On va finir bigot ! Puis 10mn dans les catacombes avec un guide ( heureusement que l'audioguide avait fait lumière sur l'usage de ces catacombes car lui ne nous fut d'aucune utilité , puis … 5 minutes pour regarder le fresques !!!!!! Il aurait fallu 5 minutes par fresques !!! Quel dommage !!!!! 😠😠😠
On file ensuite vers Sliema pour s'installer dans notre petit appart qui nous séduit de suite par son emplacement, sa décor, et l'accueil chaleureux de Simon. Belle balade , ce soir, comme tous les soirs qui suivront le long de la mer… Le soleil réapparaît , cool pour demain ?
Mercredi 3 avril :
Grasse matinée et on se lève … sous la pluie … On part pour la Valette et le temps d'y arriver le vent a balayé les nuages .
On décide de commencer par le spectacle audiovisuel 'Malte expérience' , une projection de 45 mn ( en 20 langues) sur Malte de ses origines , aux différentes invasions , les chevaliers… à nos jours . C'est une excellente approche surtout pour ceux qui sont un peu brouillé comme mon mari , avec l'Histoire . Cela est synthétique . Cette entrée donne aussi droit à la visite guidée ( mais en anglais ) des infirmeries créées par les hospitaliers . J'ai trouvé cela très intéressant mais en tant qu'infirmière, je suis peut être de parti pris 😛… En tout cas , rien que le bâtiment vaut le coup d'oeil.
Pause déjeuner face à la co cathédrale St Jean … Le centre de la Valette est très animé.
Visite de la cathédrale ; là, aussi , je vous recommande l'audioguide . Autant le bâtiment a une façade assez dénudée , autant l'intérieur est absolument sublime ! Je crois que j'ai rarement aimé autant une cathédrale … même N.D de Paris me paraît fade . Les 374 pierres tombales de marbre coloré couvrant la cathédrale et toutes les fresques de M.Preti sont un chef d'oeuvre. On y resterait des heures ;..Bon j'arrête là, je n'ai rien à vendre… Le clou de la visite : deux tableaux de Caravage , mon peintre par excellence .. La décollation de St Jean Baptiste ( seul tableau signé du Caravage) et St Jérome écrivant'… Je ne dis rien de plus car je ne serai pas objective car trop fan …😛😛🤪 Bref , je sors de là subjuguée ! Quelle visite !!!
Balade dans les ruelles , où s'égrènent palais des grands maîtres , bibliothèque, églises …
Notre dernière visite sera pour le musée archéologique , surtout pour la section de ce qui fut trouvé sur les sites mégalithiques en complément de Ggantija et en prévision de l' Haggar quim et de l'hypogée. ' La femme endormie ' et le 'venus de Malte ' retiennent toute notre attention . Passionnée de préhistoire , à nouveau , c'est une toute autre ouverture qui s'ouvre à moi … Au 2éme étage , plus petit , plus ludique mais non moins intéressant : l'âge de bronze, les phéniciens …
Nouvelle pause en terrasse face à la cathédrale et pause chocolat chaud car si le vent a balayé les nuages , il fait , quand même , frisquet … Mais on ne lui en veut pas …
On quitte La Valette ravis de notre journée et même si nous avons fait beaucoup de choses , tout s'est admirablement enchainé ( les visites ne durent jamais longtemps) et nous n'avons pas l'impression de 'tête pleine' comme on peut parfois l'avoir .
On finit notre journée par un moment Nature aux falaises de Dinglii , aux reflets gris / ocre, avec les petites cultures en terrasse , la mer, et un soleil mi-couchant… C'est très bien aménagé tout le long avec parking, bancs… Moi, j'ai littéralement craqué pour la petite chapelle St madeleine et sa vue . C'était bien de finir notre journée citadine par cette pause bucolique .
Une superbe journée !!!!!
Jeudi 4 avril :
Il fait grand beau, nous voici donc partis tôt pour avoir une luminosité maximale, visiter la grotte bleue … Mer trop agitée donc pas de ciste ce jour ( ni le séjours suivants d'ailleurs) … dommage . On l'apercevra juste du point de vue panoramique.
Nous filons à l'Haggar quim ' ensemble néolithique : 3000 - 2400 avt JC . Passage par le visiter centerpour une petite projection et une expo sur la découverte du site , la supposée méthode de construction du temple … C'est concis , ludique, pédagogique. Visite ensuite des temples . Il paraît que cela fait débat car ils sont recouverts d'une structures métallique , charpente d'une immense toile … nous, on na pas trop apprécié ces vilaines vaches qui dénature un peu le site … Stonehenge ne s'est pas volatilisé que je sache ??? Bref , on n'en reste pas moins époustouflé par ces temples dont le plus gros bloc pèse 20 tonnes pour 6,4 m de long . Le temple est aussi orienté pour faire entrer le soleil au solstice d'été … Pierres à spirales , autel , blocs poinçonnés c'est brillant et superbe . En tout cas , les peuples du néolithique avait le goût du beau et du paysage car en bord de mer , il y a une vue magnifique .
Balade au petit port de Marsaxlokk , avec ses luzzus, son animation, ses terrasses où on fait la pause thé et on y mange , hélas à la hâte , une 'fougasse' . On quitte l'endroit à regret . Je pense qu'on y reviendra !!!!
Pressés en vacances ? Oui , exceptionnellement mais pour une bonne cause . Nous avons réservé par internet la visite de 13h à L'hypogée de sal saflieni . La réservation est obligatoire ! Si , je n'avais pas regardé un peu le forum deux mois plus tôt , nous aurions manqué cette visite et donc une partie de notre voyage ! A deux mois du départ, il ne restait déjà plus deux plages horaires sur la totalité de notre semaine … Donc , un seul conseil: anticipez ! Ce serait dommage de rater ce lieu aussi stupéfiant que grandiose . Je n'ai jamais rien vu de tel … Malte m'aura gâtée en préhistoire . En tout cas , ne cherchez pas un terrain vierge, etc … c'est en pleine ville et l'entrée se fait dans une maison de rue tout à fait banale…
L'hypogée : c'est , à la fois, un cimetière et un temple sur plusieurs profondeurs, le tout creusé sans outil… Visite très bien organisée , emmenés par un guide mais avec audioguide. Films d représentation sur ce qu'est l'hypogée et sa découverte par un maçon, galerie avec les objets retrouvés sur le site , sauf 'la venus endormie' qui est au musée archéo de la Valette ( mais il y a quand même une reproduction ) puis descente dans l'hypogée même , dans une relative obscurité et une température fraîche pour conserver ce joyau. Je vous passe mon enthousiasme !!!! Quelle chance de visiter une tel chef d'oeuvre !!! Je vous laisse découvrir ce site avec les mêmes yeux émerveillés que nous .😇😇😇
Après cette subjuguante visite, nous partons pour Mdina… A nouveau projeté dans d'autres siècles , cette ville va nous ravir par son charmes, ses étroites ruelles, ses palais et églises … Nous avons fait les 3 sites de Mdina expérience mais c'est un peu une répétition de Malta expérience , même si ici le le spectacle audiovisuel met plus l'accent sur le siège de Mdina… Le reconstitutions avec personnages de cire sont assez sympas aussi mais rien d'indispensable.
Retour en notre demeure à Sliema et notre traditionnelle longue marche …
Vendredi 5 avril :
Ayant déjà pas mal baroudé sur l'île , on décide de se la jouer cool .
Visite des 3 cités , essentiellement Victoriosa avec ses charmantes ruelles et le palais de l'inquisiteur : bof… On en gardera pas un souvenir impérissable mais je pense que , comme souvent quand il s'agit de villes , nous sommes à saturation et nous manquons de grands espaces et de nature…
On quitte les 3 cités pour retourner à Marsaxlokk , ce petit port qui nous a bien plu et dont nous avons hier quitté à la hâte . Cette fois, on va savourer notre temps avec une pause thé puis un excellent repas , en terrasse et au soleil… On laisse cette fois le temps être notre maître … et il s'égrène …
Cap , ensuite sur Ghar Lapsi, renommée comme étant une très belle baie . cette fois , c'est vrai !!!!!!! Ici , on va s'éterniser , sans se lasser des paysages, des falaises , du fracas des vagues sur les rochers, de la puissance de la mer … Superbe !!!!!!! On se sent ressourcés .
Dernier arrêt à Mosta pour voir la coupole cette fois de l'intérieur puis direction Sliema et se dégourdir les gambettes au bord de mer .
Samedi 6 avril :
Aujourd'hui, grand soleil, plus de chaleur et c'est REPOS !!!!!! 😎😎😎 Marche infinie, lecture sur la plage , restaurant , thé … une journée de vacances toute simple avant de retourner au quotidien …
Dimanche 7 avril :
Malte / Lyon . arrivée Lyon à 9H20 …
Conclusion :
Un séjour beaucoup plus culture que nature , avec un patrimoine très riche dont l' histoire balaye des siècles , de la préhistoire aux différentes invasions , qui en fait un pays très diversifié . Une semaine était un bon compromis pour parcourir Gozo, Malte et s'octroyer une pure journée de farniente . Nous y avalons trouvé le soleil , le températures restent fraîches , sans doute très confortable pour les visites car l'ombre est rare. Je ne pense pas que ce soit la destination idéale pour le farniente à la plage car celles ci sont rares, très rares , néanmoins la mer doit se prêter à merveille à la plongée ou au snorkelling. La voiture nous a laissé beaucoup d liberté car même si le réseau de bus est au top , cela rallonge les temps de déplacement. Deux petites déceptions, si on peut employer ce terme : les espaces naturels restreints et nous n'avons pas retrouvé cette convialité et cet accueil qu'on prête aux Maltais.
Un premier voyage en Italie English translation pending
🤪 Bonjour, nous sommes à la recherche d'informations pour un premier voyage en Italie. D'une durée approximative de 4-5 semaines, nous avons l'intention de louer un véhicule et nous parlons Français et Anglais. Nous ne sommes pas partisans de voyages organisés, nous faisons une réservation pour notre arrivée, une avant le départ et le reste nous laissons au hasard. Nous aimons l'histoire, les gens, les bons vins et la bonne bouffe et notre période de l'année pour ce voyage serait de mai/juin 2014. Nous aimons le confort mais nous nous adaptons facilement. Nous adorons rencontrer les gens et échanger. Toutes informations seraient grandement appréciées.
Merci !🙂
Visite sur l'île d'Elbe avec enfants (Italie) English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec mon mari et mes 2 enfants ( 5 et 10 ans) sur l'île d'elbes fin juillet, debut aout 15 jours. Nous aurons notre propre voiture. Quelles visites ou activités avec les enfants? Quels sont les coins incontournables? Ne vont-ils pas s'ennuyer 15j?
Nous pensons louer des bungalows dans des campings. 1 semaine sur une partie de l'île et une autre semaine sur une autre partie pour cadrier toute l'île. Quels sont les 2 endroits de l'île, les plus adaptés pour séjourner et si possible près de la plage? Et quels campings pas chers? Merci d'avance pour vos conseils. Christelle.
Quel itinéraire France-Italie-Suisse devrait-on faire? English translation pending
Bonjour, nous sommes un jeune couple et désirons faire un court séjour france-italie-suisse en septembre 2013. Nous désirons faire un survol de 16 à 19 jours. Nous avons fait un peu de recherches, mais j'aimerais quand même avoir votre opinion à savoir quelles villes nous devrions visiter selon vous, pourquoi, combien de jour, et surtout, entre les destinations, quel moyen de transport devrions nous utiliser?
Nous aimons la conduite automobile et ceci n'est pas un frein pour nous. Donc si c'est plus économique de louer une petite voiture et de voyager de cette façon, j'aimerais donc savoir pourquoi vous mettez certains ordres dans votre itinéraire (Pourquoi effectuer un voyage en boucle et éviter de nombreux kilomètres de route à revenir sur nos pas)
Nous ne connaissons pas tous les attraits de toutes les villes, mais grosso modo, nous aimons le vin, la bonne nourriture, les paysages, les musées, les belles constructions et les chateaux. Nous prendrions l'avion en direction de paris où nous avons déjà pensé rester 3 jours (où j'imagine que nous prendrions le métro)
Merci de m'éclarcir sur notre petit projet
Nous aimons la conduite automobile et ceci n'est pas un frein pour nous. Donc si c'est plus économique de louer une petite voiture et de voyager de cette façon, j'aimerais donc savoir pourquoi vous mettez certains ordres dans votre itinéraire (Pourquoi effectuer un voyage en boucle et éviter de nombreux kilomètres de route à revenir sur nos pas)
Nous ne connaissons pas tous les attraits de toutes les villes, mais grosso modo, nous aimons le vin, la bonne nourriture, les paysages, les musées, les belles constructions et les chateaux. Nous prendrions l'avion en direction de paris où nous avons déjà pensé rester 3 jours (où j'imagine que nous prendrions le métro)
Merci de m'éclarcir sur notre petit projet
Dix jours à Mougins en janvier 2013 English translation pending
1er jour : jeudi 3 janvier 2013
Nous avons fait le plein d'essence hier avant de partir.
7 h 30, petit déjeuner au Petit Meunier entre Bandol et Sanary, 4 cafés, 2 pains au chocolat = 7.60 euros
Départ 8 h 05, 4'363 km, par la route 559, via Toulon, Hyères, Le Lavandou, Sainte-Maxime (10 h), Fréjus et parking gratuit à Saint-Raphael à 10 h 30, rue Curie. Parcomètres d'ailleurs gratuits en centre ville du 22 décembre au 6 janvier.
Petite promenade en ville et repas sur la terrasse à 12 h face à la mer au restaurant Carré Blanc, bd de la Libération à Fréjus. Menus à 17 euros, 1 coca light, 1/4 vin rouge = 42 euros. Carpaccio de saumon, salade chèvre chaud, moules marinières/frites, pavé de boeuf au poivre/pâtes, 2 glaces café 2 boules. Pas de café.
Vers 13 h, retour en centre ville.
2 cafés au soleil près du musée archéologique, café La Cantine = 2.80 euros.
De 14 h. 10 à 14 h 50, visite du musée (gratuit) et de l'église XIIe attenante. C'est surtout l'église qui nous intéressait, 2 fresques, crypte, tour avec vue, joli petit parc, quelques amphores, etc. trouvées au large de Saint-Raphael.
Retour à la voiture à 15 h 15, départ pour Fréjus, route par l'Estérel pour Cannes, Ranguin, on monte à Mougins.
On trouve assez facilement l'appartement réservé sur internet, via Booking. Arrivée vers 16 h 30.
Club Mougins, 245 euros pour 7 nuits, 14 euros de taxes de séjour, le séjour a déjà été prélevé sur ma CB, je règle les taxes de séjour. Ensuite, 29.95 euros pour 7 jours de WIFI, depuis la chambre, via ma carte de crédit.
Appartement 812, parking au dessous, quelques marches à gravir. Grand salon/cuisine (frigo, machine à café, microondes, toaster, plaque vitrocéramique), grande chambre à coucher, salle de bains avec baignoire et sèche-cheveux, WC séparés, de nombreux rangements, grand balcon loggia. Parfait et bien chauffé.
Le plus simple pour nous pour y aller. Se rendre à l'entrée de Cannes, tourner à gauche dans la présélection pour Le Suquet, monter tout droit Boulevard du Riou, Boulevard Franklin-Roosevelt, et continuer toujours tout droit (val Tournamy). A droite, avenue de l'Hubac, l'hôtel est à droite, dans la rue Val Fleuri.
On s'installe et on ressort à pied vers 17 h 45. A 10 min. on arrive à un centre commercial Carrefour Market avec d'autres boutiques alentours (boulangerie, rôtisserie poulets, poissonnerie, pharmacie, café, etc). Arrêt du bus pour Cannes devant la boulangerie.
Pas très faim, 3 sandwiches = 4.15 euros ; 2 cafés = 3 euros.
On rentre par une autre rue vers 19 h 20.
Nous sommes déjà venus plusieurs fois dans la région, donc nous ne retournerons pas visiter certaines choses, nous voulons aussi profiter de l'excellente météo ces jours...
2e jour : vendredi 4 janvier 2013
Départ vers 8 h. 15.
On fait le tour pour voir où se garer pour aller visiter le vieux Mougins et on descend sur Cannes, puis route côtière Corniche de l'Estérel jusqu'à Fréjus, météo superbe.
9 h 35, parking gratuit à l'entrée de Fréjus, rue du Moulin. Juste à côté de la Porte d'Orée (dans un jardin privée, mais visible de la route).
On va à pied dans Fréjus.
1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.95 euros et 2 cafés au bar du Marché = 2.80 euros.
Visite de la cathédrale, vue sur le baptistère à l'intérieur (à travers une vitre), puis nous allons voir à l'accueil. Visite guidée à 11 h. 2 entrées à 5.50 euros par personne.
La visite guidée permet de voir le cloître (avec des représentations diverses sur bois contre les bords des plafond), l'intérieur du baptistère et la porte d'entrée de la cathédrale. La porte est masquée par un panneau de bois protégeant les sculptures que le guide ouvre pour nous permettre de voir la porte originale. Il est possible, pour le même prix, de ne visiter seul que le cloître, mais, à ce moment-là, on ne voit pas la porte (sauf si par hasard on se trouve au bon moment devant la cathédrale) ni l'intérieur du baptistère.
Le guide de ce jour était très intéressant et connaissait très bien son sujet.
11 h 50, nous ressortons et allons à pied voir le théâtre romain (fermé à 12 h), entrée 2 euros, pas très intéressant, très endommagé et recouvert d'un théâtre moderne, nous n'entrerons pas.
Retour en ville. 2 plats du jour à 11 euros au Bar du Marché, place de la Liberté. 1 steack tartare, 1 assiette du pêcheur, 1 crêpe au sucre, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 29.80 euros.
Nous allons ensuite à pied en direction des arènes.
En route, nous voyons la Porte des Gaules.
Entrée des arènes, 2 euros, très déçus par tout le béton ajouté par dessus, nous n'entrerons pas. Nous allons encore voir 2 colonnes romaines trouvées dans un bateau coulé et installées à proximité en 1968.
2 cafés à côté des arènes au soleil = 3.40 euros.
A 14 h 30, nous visitons encore au passage le magasin Var Azur Linge, av. de Verdun 87.
Ensuite, nous passons devant la gare et sous les voies pour rejoindre la Lanterne d'Auguste.
Nous rejoignons la voiture en faisant un détour pour passer plus loin sous la voie ferrée par le tunnel Av. Foucou, un bon petit tour à pied...
16 h 20, nous repartons avec la voiture.
Nous retournerons demain voir le marché vers les Arènes et le musée archéologique derrière la cathédrale.
Route du bord de mer comme ce matin pour revoir les rochers roses avec le soleil couchant, splendide ce jour.
18 h. nous arrivons à Mougins.
Petit piquenique...
3e jour : samedi 5 janvier 2013
Départ vers 8 h
Route de la corniche de l'Estérel jusqu'aux arènes de Fréjus. A nouveau, magnifiques couleurs grâce à une météo splendide.
Parking gratuit à côté du marché des Arènes à 9 h 20.
Visite du marché. Rien d'extraordinaire...
Départ avec la voiture à 10 h 20. Nous retournons au centre de Fréjus en passant vers l'aqueduc (assez endommagé).
10 h 35, parking gratuit à proximité du théâtre romain.
Nous retournons à pied à l'arrière de la cathédrale pour visiter le musée archéologique.
Entrée 2 euros par personne. Visite de 10 h 45 à 11 h 25. 5 salles, essentiellement une mosaïque et la tête de l'Hermes bicéphale (découverte en 1970). Depuis l'intérieur du musée, on voit d'ailleurs par une fenêtre le 1e étage du cloître de la cathédrale.
Pour visiter tous les monuments de la ville, on peut aussi acheter un pass à 6.60 euros par personne valable 7 jours, voir http://www.frejus.fr/?p_idref=49
Petit tour autour de la place et dans la mairie, fin du marché également ici.
12 h, nous mangeons au Grand Café Esterel, place Agricola, une clientèle d'habitués apparemment, tout était très bon. Menu entrée, plat du jour, dessert, 1/4 de vin à 14.50 euros. 1 salade endives/fromage bleu, 1 salade de gésier, 1 daube/légumes, 1 filet de lieu/légumes, 1 tarte tatin, 1 tarte rhubarbe, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 34.60 euros.
On retourne prendre la voiture, direction Saint-Raphael.
A Saint-Raphael, essence chez Leclerc, super 95 à 1.514 euro le litre = 28 euros
Retour à Cannes par la Corniche de l'Estérel.
14 h 45, parking gratuit à l'entrée de Cannes le long de la mer.
On va à pied au centre ville, 2 cafés en route = 3.20 euros.
Magasins rue d'Antibes et retour par le quai depuis le casino Barrière, beaucoup de monde ce samedi, mais moins que nous ne le craignions.
18 h. départ avec la voiture.
On remonte direct à Mougins.
Arrêt au Carrefour Market près de l'hôtel à 18 h 15 pour quelques achats pour les repas du soir = 25 euros.
Retour à l'hôtel à 18 h 50.
Petit piquenique...
4e jour : dimanche 6 janvier 2013
Départ vers 8 h
Nous montons en voiture au vieux Mougins.
8 h 15, parking devant la poste (zone bleue, pas de problème le dimanche)
Nous faisons à pied le tour du village, visitons l'église, présence de nombreuses galeries de peinture et petites boutiques artisanales. Pas grand monde, parfait pour faire un petit tour tranquille...
Départ vers 9 h. 15
9 h 30, parking magasin Leclerc au Cannet. Cafétéria 2 croissants, 2 cafés = 4.40 euros.
10 h, départ pour le Suquet.
10 h 30, parking gratuit juste après le Pont Suisse, place des Orangers. Nous montons à pied visiter l'église, intérieur en travaux, mais reproductions sur échafaudages latéraux avec des photos tissu montrant comment sont les côtés invisibles derrière l'échafaudage. En revanche, on ne voit rien des plafonds...
Ensuite, derrière l'église, nous allons visiter le Musée Castre. Entrée gratuite car premier dimanche du mois en hiver (sinon 6 euros par personne). Surtout pour voir la tour à l'intérieur. Sinon, de nombreux objets ethnographiques d'Océanie notamment et des tableaux XIXe de peintres de la région, dont un Ziem. Nous montons dans la tour (109 marches / 22 mètres de haut selon indications sur place), belles vues sur Cannes.
Nous redescendons et prenons la voiture vers 11 h 40.
Départ en direction d'Antibes.
Nous allons manger à la Cafétéria Casino à Villeneuve Loubet de 12 h 10 à 13 h 15. 2 demi-poulets/légumes, 1 tarte citron meringuée, 1 tartelette framboises, 1 petit pain, 1 coca light = 26.90 euros.
Nous retournons en arrière par l'avenue de Nice pour aller voir la brocante. http://www.videgrenierantibes.com/contactus/ Ceci de 13 h 30 à 14 h 30.
Puis, nous descendons en centre ville d'Antibes. Parking gratuit, rue du Maréchal Foch, près du square Albert 1er en bord de mer à 14 h 45. 2 cafés au soleil à la brasserie La Strada toute proche = 3 euros. Départ à pied vers 15 h en direction du Vieil Antibes en longeant le bord de mer.
Arrêt au musée d'archéologie, bastion Saint-André, 2 entrées à prix réduit, faut croire qu'on nous prend pour des personnes âgées... = 1,5 euro par personne (sinon, normalement prix 3 euros par personne).
Il existe également un billet à 10 euros valable 7 jours pour l'ensemble des musées municipaux.
C'est le dernier jour de l'exposition « Les édifices de spectacles en Gaule du Sud » Voir le dossier : http://www.antibes-juanlespins.com/images/stories/pdf/Presse/Arche-GauleDuSud/Archeo2012-DPok2.pdf
Dans l'exposition, 4 magnifiques petites mosaïques.
Ensuite, nous traversons le vieil Antibes, voyons le marché couvert et rentrons par le chemin extérieur sur le rempart en visitant en route l'église (qui réouvre à 16 h l'après-midi) et sans entrer dans le musée Picasso qui ne nous intéresse pas (sinon 6 euros par personne l'entrée).
Nous rejoignons la voiture vers 16 h 45.
Retour par la route côtière et Golfe Juan, quais de Cannes. Ca ne va pas très vite en bord de mer, surtout dans Cannes...
Nous arrivons à l'hôtel à Mougins à 17 h 50. Il fait encore 13 degrés...
Petit piquenique...
5e jour : lundi 7 janvier 2013
Départ vers 8 h
On s'égare un peu...
9 h, arrêt à l'entrée de Nice. 4 cafés = 5.60 euros, 1 pain au chocolat, 1 croissant = 1.75 euros.
9 h 20 départ
10 h 20, parking gratuit sur le quai de Menton, devant le square de Montreux.
Promenade en ville, visite de la Basilique, rues piétonne, casino, retour par le bord de mer.
12 h, repas à la Brasserie Le Paris Palace, formule plat du jour et dessert à 9.90 euros. 1 spaghetti fruits de mer, 1 bavette à l'échalote/frites, 2 carpaccios d'ananas, 1 coca light, 1/4 de vin = 27.30 euros. Départ vers 13 h 10, passage vers le marché couvert.
2 cafés au soleil au café du Vieux Port = 3 euros
Retour à la voiture et départ à 14 h.
14 h 30 parking à l'entrée de Monaco, au dessus du Country Club, à l'entrée de Roquebrune. On descend à pied par l'avenue Princesse Grâce, le tunnel, le bord de mer, boulevard Kennedy, et on monte les escaliers jusqu'au château. Rues de la vieille ville, cathédrale, palais de justice, musée océanographique.
On prend à 16 h 50 le bus 1 dans la vieille ville pour son terminus à Saint Roman (à 100 mètres de notre voiture). Tickets à 1.50 euros par personne pris au distributeur (sinon 2 euros au chauffeur). 20 minutes après, nous sommes au terminus à Saint-Roman.
17 h 20, départ avec la voiture, traversée de Monaco et grande corniche par Eze. Etonnemment, encore pas trop de circulation.
19 h 20, retour à l'hôtel.
Petit piquenique.
6e jour : mardi 8 janvier 2013
Départ vers 7 h 45
Parking gratuit à la sortie du Cros-de-Cagne, av. des Mimosas à 8 h 20.
4 cafés = 5.60 euros et 2 croissants = 1.75 euros.
Vers 9 h. 20, on prend le bus 200. 1 euro le billet (à acheter au chauffeur) valable 75 min. mais pas pour un aller-retour, sinon on peut aussi acheter au chauffeur une carte journalière à 4 euros, ce que nous ferons demain.
Arrivée place Massena à 9 h 50, on prend le tram avec le même billet jusqu'à la gare, un petit plan à jour à l'office du tourisme.
Ensuite, rue Foch, rue Carabacel, rue Barla, rue de la République jusque vers le Parc des Expositions.
11 h. 50, repas restaurant Le Régal, rue Traverse Revel, menu plat du jour, dessert et café à 12 euros. 2 rôtis de veau/pâtes/salade, 1 tarte tatin, 1 tarte citron meringuée, 1 coca light, 1/2 Badoit, 2 cafés = 27.80 euros. Vers 12 h. 50, bus 90 derrière le Parc des Expositions pour aller visiter Emmaus à Saint-André-de-la -Roche (3e arrêt avant le terminus). Nous arrivons à 13 h 10 et faisons une promenade au dessus en attendant l'ouverture à 14 h. Billet à 1 euro par personne.
Départ à 15 h, bus à 15 h 25 pour redescendre, vers 15 h 50 nous sommes au point de départ et reprenons la rue de la République, place Garibaldi, la coulée verte non terminée, place Massena, av. de Verdun. Billet à 1 euro par personne.
A 17 h, nous prenons le bus 400 pour rejoindre notre voiture. Billet à 1 euro par personne. Nous arrivons à 17 h 30 au Cros-de-Cagne.
On reprend la voiture et on arrive à l'hôtel à 18 h 45.
Petit piquenique...
7e jour : mercredi 9 janvier 2013
Départ vers 7 h 45
Arrêt à la réception car hier soir, j'ai vu que je pouvais réserver encore 2 nuits sur Booking pour 50 euros en tout. Donc, nous nous sommes assurés de pouvoir rester dans le même appartement, c'est OK. Il restera 4 euros de taxes de séjour à régler samedi à notre départ.
Route jusqu'au Cros-de-Cagne, essence E10 à Total Access, 1.515 euro le litre = 35 euros.
Parking gratuit à 9 h. av. des Mimosas comme hier.
4 cafés = 5.60 euros. 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.75 euros.
A 9 h 30, bus 200 pour Nice. 1 euro par personne. Il sera impossible d'acheter un billet journalier à 4 euros à bord (comme il est pourtant annoncé à l'arrêt du bus)... nous renonçons à discuter.
10 h, place Masséna, nous allons à pied rue Carabacel prendre avec le même ticket le bus 15 pour aller voir Cimiez.
Passage du bus devant le musée Chagall (il y a un arrêt), puis nous descendons à l'arrêt « Arènes-Musée Matisse). Il est 10 h 30. Pour infos, http://www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/infos-pratiques/tarifs/
Nous avons les arènes devant nous, on peut les traverser pour aller au musée archéologique.
Nous longeons les arènes, voyons les ruines des thermes, passons devant le musée Matisse (qui ne nous intéresse pas) et allons voir le Monastère Franciscain, église et musée gratuit. Musée sur la vie de Saint-François d'Assise, quelques pièces (anciennes cellules de moines), fresques et plusieurs panneaux à lire sur les Franciscains et sur le suaire de Turin.
Musée Matisse, pour info, entrée 5 euros et fermé le mardi.
Joli petit parc à côté avec vues sur Nice.
Nous revenons à travers le parc général, de beaux oliviers anciens.
WC publics à 50 ct dans le parc. Snack avec boissons et sandwiches dans le parc.
Le musée archéologique gratuit est ouvert en continu de 10 h à 18 h. (fermé le mardi).
Nous sortons du parc pour aller manger un peu plus haut, place Gérôme.
12 h, Brasserie Le Coupe d'Argent. Normalement, un menu entrée, plat, café à 10.20 euros, mais il y a un gros flottement, le cuisinier semble absent, les livraisons de certains produits non effectuées, etc.
On arrive à obtenir une grosse salade verte, carottes, olives et 2 penne bolognaise... Très bon et très copieux d'ailleurs. Le garçon se débrouille pour faire la cuisine lui-même apparemment... 1 coca light, 1/4 vin rouge et 2 cafés = 32.40 euros.
Les clients suivants n'obtiendront que des sandwiches froids...
13 h 15, on redescend au musée archéologique en une dizaine de minutes.
1 grande salle, 1 exposition au sous-sol (pas très intéressante pour nous) et un accès dans le parc avec les ruines des thermes vues d'en haut ce matin.
WC gratuits dans le musée à l'entrée.
Vers 14 h 30, nous reprenons le bus 15 pour la place Masséna. 1 euro par personne.
Nous allons à pied dans le vieux Nice, cours Saleya, quai des Etats-Unis, tour du château sans y monter (il y a un ascenseur sur le quai d'ailleurs), nous allons au vieux port, visitons les Puces de Nice (il est 15 h 30) et revenons dans le vieux Nice par le quartier des antiquaires.
2 cafés en route = 3 euros.
Encore quelques rues aller-retour dans le vieux Nice, de jolies boutiques, etc.
A 17 h 05, nous sommes av. de Verdun pour reprendre le bus 400 pour rejoindre notre voiture. 1 euro par personne.
17 h 35, arrivée au Cros-de-Cagne.
18 h 45, arrivée à l'hôtel, beaucoup de circulation surtout autour du centre Cap 3000 en ce premier jour de soldes, le centre est ouvert jusqu'à 22 h...
Petit pique nique.
8e jour : jeudi 10 janvier 2013
Départ vers 8 h. 10
Nous allons à Grasse.
On tourne un peu, puis parking gratuit au bas de la rue Victor Hugo, près du rond-point du Petit-Paris à 9 h.
Nous allons à pied au centre ville.
1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.55 euros, puis 4 cafés = 7.20 euros.
Rues de la vieille ville, hôtel de ville, visite de la cathédrale (avec 3 Rubens), magasins du centre.
Puis, vers 10 h 50, visite du Musée du peintre Fragonard (entrée libre), du Musée du Costume et des bijoux (entrée libre), bref passage dans le Musée Fragonard (entrée libre) avec boutique de vente de parfums, savons, etc.
12 h, repas au restaurant « Café des Musées », plats du jour à 12 euros ou menus plat du jour + dessert à 16 euros. 2 menus à 16 euros, 1 souris d'agneau/épinard, pommes de terre, 1 filet de sole/légumes, 1 gâteau au chocolat, 1 glace 2 boules, 1 coca light, 1/4 Vichy, 2 cafés = 40.20 euros. Très bon, très fin. De nombreux habitués dans le restaurant vite plein d'ailleurs...
13 h 15, nous allons visiter le musée d'histoire de Provence (entrée libre) tout proche. Très intéressant, jardin inaccessible pour l'instant.
14 h, nous partons avec la voiture pour Gourdon.
A vrai dire, pas fâchés de quitter les lieux, de nombreux camions (qui semblent se rendre à une carrière au dessous de Gourdon) traversent la ville à tombeau ouvert, ainsi que des motos et voitures diesel, c'est bruyant, puant et dangereux pour les piétons sur la rue principale qui traverse la ville en direction de Nice. Il serait temps de mettre des seuils de ralentissement et une limite à 30 km/h...
14 h. 30 parking gratuit à l'entrée de Gourdon.
Magnifique paysage et vues sur la côte, village piétonnier assez petit avec artisans verriers et parfumeurs, église romane, château (ne se visite pas à cette saison, entrée 7 euros sinon). Délicieuse promenade au calme et à l'air frais, grand soleil, cela change de Grasse...
15 h 30, départ.
15 h 50, arrêt à l'entrée de Grasse, visite d'une brocante pendant 20 min.
On retourne à l'hôtel.
Arrêt au supermarché en route pour quelques achats alimentaires = 15.85 euros.
Retour à l'hôtel à 17 h.
Ai repris 1 jour d'internet pour 6.95 euros et je recommencerai demain (moins cher 2 jours successifs que forfait 3 jours).
Petit piquenique...
9e jour : vendredi 11 janvier 2013
Départ vers 8 h. 10
Passage par Antibes.
Arrêt à l'entrée de Cagnes-sur-Mer à 8 h 50. 1 pain au chocolat + 1 croissant = 1.40 euros 4 cafés = 6 euros. Départ vers 9 h 25.
Parking à l'entrée de Saint-Paul de Vence à 9 h 45. 2 euros pour 2 heures (possibilité de 6 euros pour la journée). Impossible de trouver un parking gratuit dans le secteur, hi hi...
Visite à pied des rues de la ville, tour de la rue extérieure longeant les remparts, visite de l'église, le musée à côté est fermé, de nombreuses galeries (tableaux, sculptures), à cette saison, parfait pour voir les maisons et se balader, pas trop de monde. Je n'irais pas là en été...
Départ 11 h 40.
11 h 50, parking gratuit à l'entrée de Vence. Grand marché le vendredi matin.
Repas à 12 h à la pizzeria-restaurant « Le Luigi ». Possibilité de pizzas au feu de bois, terrasse en été. Accueil agréable, joli restaurant, calme. Menu entrée/plat/dessert ou café à 15 euros. 2 menus, 1 charcuterie, 1 salade mêlée, 2 ravioli maison, 1 boule de glace, 1 gâteau aux pommes. 1 coca light, 1/4 vin rouge, pas de café = 39.50 euros. Très bon et très copieux. Départ à 13 h 15 pour aller dans la vieille ville à côté.
Visite de l'église, très belle, pierres carolingiennes dans les murs, stalles au 1er étage (on ne visite pas, mais il y a un diaporama dans l'église pour les voir), mosaïque de Chagall, à l'extérieur devant et sur le côté 7 pierres romaines. http://www.ville-vence.fr/notre-dame-de-la-nativite
Suite de la visite de la vieille ville, fontaine du Peyra, belles maisons, lavoir, etc.
2 cafés au soleil pendant au moins 30 min au Harry's Bar = 3.20 euros.
Retour à la voiture et départ à 14 h 45.
15 h 00, parking gratuit à La Colle sur Loup, on passe par la rue piétonne, visite de l'église (un bel autel semblant ancien, mais ne datant en fait que de 30 ans...), 2 brocantes proches de l'église.
16 h, départ et retour à l'hôtel à 16 h 50 en passant par Grasse.
Rangement des valises pour demain.
Je reprends un jour d'internet = 6.95 euros.
Petit piquenique...
10e jour : samedi 12 janvier 2013
Départ vers 8 h. 10 après avoir rendu la clef et payé les 4 euros de taxes de séjour pour les 2 derniers jours.
8 h 30, Théoule-sur-Mer, 4 cafés et 2 croissants = 9.20 euros. Départ à 9 h.
9 h 40, Saint-Raphael
10 h 15, pont de Sainte Maxime
10 h 35, parking gratuit à Saint-Tropez, chemin des Amoureux (premier chemin à droite en entrant dans Saint-Tropez). Les places du début du chemin sont à parcomètres (d'ailleurs gratuits en cette saison). Ensuite, 12 places gratuites, 2 sont libres à notre arrivée (et 4 le seront à notre départ vars 13 h 30). En 7 min. à pied, nous sommes près de l'entrée du parking payant (15 euros par jour).
Nous allons à la place des Lices voir le marché. A côté, 2 rue Grangeon, boutique de la Croix-Rouge, vêtements et bibelots (ouverte mardi-jeudi-samedi de 9 h 30 à 12 h.).
Puis, nous descendons par la rue Allard au port. On ne peut pas dire que cela se bouscule dans les magasins en ce premier samedi de soldes...
Passage devant Senéquier (pour info, affichage prix café à 4 euros, coca à 7 euros, je pensais que ce serait encore davantage...)
Sur le port, au bout, après Senéquier, WC publics disponibles à 50 ct.
On revient par l'arrière, au bas de la citadelle, on passe devant l'église (fermée à 12 h) et on rejoint la place des Lices.
12 h 10, repas sur la terrasse chauffée de la brasserie « Le Sporting », sur la place des Lices. Beaucoup de monde, beaucoup d'habitués et relativement peu de places. Plats du jour tous les jours à 14.90 euros.
2 plats du jour = côtelettes agneau/purée maison (arrivent 3 énormes côtelettes ! On ne risque pas de mourir de faim), 1 coca light, 1/4 Vichy Saint-Yorre, pas de café = 39.60 euros.
On retourne à la voiture et l'on part à 13 h 15.
Hyères, Toulon.
On arrive à 14 h 40 à l'entrée de Bandol.
2 cafés au soleil pendant une heure au Petit Meunier = 2.80 euros.
Retour à la maison à 16 h, 5'417 km au compteur.
Nous avons fait le plein d'essence hier avant de partir.
7 h 30, petit déjeuner au Petit Meunier entre Bandol et Sanary, 4 cafés, 2 pains au chocolat = 7.60 euros
Départ 8 h 05, 4'363 km, par la route 559, via Toulon, Hyères, Le Lavandou, Sainte-Maxime (10 h), Fréjus et parking gratuit à Saint-Raphael à 10 h 30, rue Curie. Parcomètres d'ailleurs gratuits en centre ville du 22 décembre au 6 janvier.
Petite promenade en ville et repas sur la terrasse à 12 h face à la mer au restaurant Carré Blanc, bd de la Libération à Fréjus. Menus à 17 euros, 1 coca light, 1/4 vin rouge = 42 euros. Carpaccio de saumon, salade chèvre chaud, moules marinières/frites, pavé de boeuf au poivre/pâtes, 2 glaces café 2 boules. Pas de café.
Vers 13 h, retour en centre ville.
2 cafés au soleil près du musée archéologique, café La Cantine = 2.80 euros.
De 14 h. 10 à 14 h 50, visite du musée (gratuit) et de l'église XIIe attenante. C'est surtout l'église qui nous intéressait, 2 fresques, crypte, tour avec vue, joli petit parc, quelques amphores, etc. trouvées au large de Saint-Raphael.
Retour à la voiture à 15 h 15, départ pour Fréjus, route par l'Estérel pour Cannes, Ranguin, on monte à Mougins.
On trouve assez facilement l'appartement réservé sur internet, via Booking. Arrivée vers 16 h 30.
Club Mougins, 245 euros pour 7 nuits, 14 euros de taxes de séjour, le séjour a déjà été prélevé sur ma CB, je règle les taxes de séjour. Ensuite, 29.95 euros pour 7 jours de WIFI, depuis la chambre, via ma carte de crédit.
Appartement 812, parking au dessous, quelques marches à gravir. Grand salon/cuisine (frigo, machine à café, microondes, toaster, plaque vitrocéramique), grande chambre à coucher, salle de bains avec baignoire et sèche-cheveux, WC séparés, de nombreux rangements, grand balcon loggia. Parfait et bien chauffé.
Le plus simple pour nous pour y aller. Se rendre à l'entrée de Cannes, tourner à gauche dans la présélection pour Le Suquet, monter tout droit Boulevard du Riou, Boulevard Franklin-Roosevelt, et continuer toujours tout droit (val Tournamy). A droite, avenue de l'Hubac, l'hôtel est à droite, dans la rue Val Fleuri.
On s'installe et on ressort à pied vers 17 h 45. A 10 min. on arrive à un centre commercial Carrefour Market avec d'autres boutiques alentours (boulangerie, rôtisserie poulets, poissonnerie, pharmacie, café, etc). Arrêt du bus pour Cannes devant la boulangerie.
Pas très faim, 3 sandwiches = 4.15 euros ; 2 cafés = 3 euros.
On rentre par une autre rue vers 19 h 20.
Nous sommes déjà venus plusieurs fois dans la région, donc nous ne retournerons pas visiter certaines choses, nous voulons aussi profiter de l'excellente météo ces jours...
2e jour : vendredi 4 janvier 2013
Départ vers 8 h. 15.
On fait le tour pour voir où se garer pour aller visiter le vieux Mougins et on descend sur Cannes, puis route côtière Corniche de l'Estérel jusqu'à Fréjus, météo superbe.
9 h 35, parking gratuit à l'entrée de Fréjus, rue du Moulin. Juste à côté de la Porte d'Orée (dans un jardin privée, mais visible de la route).
On va à pied dans Fréjus.
1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.95 euros et 2 cafés au bar du Marché = 2.80 euros.
Visite de la cathédrale, vue sur le baptistère à l'intérieur (à travers une vitre), puis nous allons voir à l'accueil. Visite guidée à 11 h. 2 entrées à 5.50 euros par personne.
La visite guidée permet de voir le cloître (avec des représentations diverses sur bois contre les bords des plafond), l'intérieur du baptistère et la porte d'entrée de la cathédrale. La porte est masquée par un panneau de bois protégeant les sculptures que le guide ouvre pour nous permettre de voir la porte originale. Il est possible, pour le même prix, de ne visiter seul que le cloître, mais, à ce moment-là, on ne voit pas la porte (sauf si par hasard on se trouve au bon moment devant la cathédrale) ni l'intérieur du baptistère.
Le guide de ce jour était très intéressant et connaissait très bien son sujet.
11 h 50, nous ressortons et allons à pied voir le théâtre romain (fermé à 12 h), entrée 2 euros, pas très intéressant, très endommagé et recouvert d'un théâtre moderne, nous n'entrerons pas.
Retour en ville. 2 plats du jour à 11 euros au Bar du Marché, place de la Liberté. 1 steack tartare, 1 assiette du pêcheur, 1 crêpe au sucre, 1 coca light, 1/4 de vin, 2 cafés = 29.80 euros.
Nous allons ensuite à pied en direction des arènes.
En route, nous voyons la Porte des Gaules.
Entrée des arènes, 2 euros, très déçus par tout le béton ajouté par dessus, nous n'entrerons pas. Nous allons encore voir 2 colonnes romaines trouvées dans un bateau coulé et installées à proximité en 1968.
2 cafés à côté des arènes au soleil = 3.40 euros.
A 14 h 30, nous visitons encore au passage le magasin Var Azur Linge, av. de Verdun 87.
Ensuite, nous passons devant la gare et sous les voies pour rejoindre la Lanterne d'Auguste.
Nous rejoignons la voiture en faisant un détour pour passer plus loin sous la voie ferrée par le tunnel Av. Foucou, un bon petit tour à pied...
16 h 20, nous repartons avec la voiture.
Nous retournerons demain voir le marché vers les Arènes et le musée archéologique derrière la cathédrale.
Route du bord de mer comme ce matin pour revoir les rochers roses avec le soleil couchant, splendide ce jour.
18 h. nous arrivons à Mougins.
Petit piquenique...
3e jour : samedi 5 janvier 2013
Départ vers 8 h
Route de la corniche de l'Estérel jusqu'aux arènes de Fréjus. A nouveau, magnifiques couleurs grâce à une météo splendide.
Parking gratuit à côté du marché des Arènes à 9 h 20.
Visite du marché. Rien d'extraordinaire...
Départ avec la voiture à 10 h 20. Nous retournons au centre de Fréjus en passant vers l'aqueduc (assez endommagé).
10 h 35, parking gratuit à proximité du théâtre romain.
Nous retournons à pied à l'arrière de la cathédrale pour visiter le musée archéologique.
Entrée 2 euros par personne. Visite de 10 h 45 à 11 h 25. 5 salles, essentiellement une mosaïque et la tête de l'Hermes bicéphale (découverte en 1970). Depuis l'intérieur du musée, on voit d'ailleurs par une fenêtre le 1e étage du cloître de la cathédrale.
Pour visiter tous les monuments de la ville, on peut aussi acheter un pass à 6.60 euros par personne valable 7 jours, voir http://www.frejus.fr/?p_idref=49
Petit tour autour de la place et dans la mairie, fin du marché également ici.
12 h, nous mangeons au Grand Café Esterel, place Agricola, une clientèle d'habitués apparemment, tout était très bon. Menu entrée, plat du jour, dessert, 1/4 de vin à 14.50 euros. 1 salade endives/fromage bleu, 1 salade de gésier, 1 daube/légumes, 1 filet de lieu/légumes, 1 tarte tatin, 1 tarte rhubarbe, 1/4 vin, 1 coca light, 2 cafés = 34.60 euros.
On retourne prendre la voiture, direction Saint-Raphael.
A Saint-Raphael, essence chez Leclerc, super 95 à 1.514 euro le litre = 28 euros
Retour à Cannes par la Corniche de l'Estérel.
14 h 45, parking gratuit à l'entrée de Cannes le long de la mer.
On va à pied au centre ville, 2 cafés en route = 3.20 euros.
Magasins rue d'Antibes et retour par le quai depuis le casino Barrière, beaucoup de monde ce samedi, mais moins que nous ne le craignions.
18 h. départ avec la voiture.
On remonte direct à Mougins.
Arrêt au Carrefour Market près de l'hôtel à 18 h 15 pour quelques achats pour les repas du soir = 25 euros.
Retour à l'hôtel à 18 h 50.
Petit piquenique...
4e jour : dimanche 6 janvier 2013
Départ vers 8 h
Nous montons en voiture au vieux Mougins.
8 h 15, parking devant la poste (zone bleue, pas de problème le dimanche)
Nous faisons à pied le tour du village, visitons l'église, présence de nombreuses galeries de peinture et petites boutiques artisanales. Pas grand monde, parfait pour faire un petit tour tranquille...
Départ vers 9 h. 15
9 h 30, parking magasin Leclerc au Cannet. Cafétéria 2 croissants, 2 cafés = 4.40 euros.
10 h, départ pour le Suquet.
10 h 30, parking gratuit juste après le Pont Suisse, place des Orangers. Nous montons à pied visiter l'église, intérieur en travaux, mais reproductions sur échafaudages latéraux avec des photos tissu montrant comment sont les côtés invisibles derrière l'échafaudage. En revanche, on ne voit rien des plafonds...
Ensuite, derrière l'église, nous allons visiter le Musée Castre. Entrée gratuite car premier dimanche du mois en hiver (sinon 6 euros par personne). Surtout pour voir la tour à l'intérieur. Sinon, de nombreux objets ethnographiques d'Océanie notamment et des tableaux XIXe de peintres de la région, dont un Ziem. Nous montons dans la tour (109 marches / 22 mètres de haut selon indications sur place), belles vues sur Cannes.
Nous redescendons et prenons la voiture vers 11 h 40.
Départ en direction d'Antibes.
Nous allons manger à la Cafétéria Casino à Villeneuve Loubet de 12 h 10 à 13 h 15. 2 demi-poulets/légumes, 1 tarte citron meringuée, 1 tartelette framboises, 1 petit pain, 1 coca light = 26.90 euros.
Nous retournons en arrière par l'avenue de Nice pour aller voir la brocante. http://www.videgrenierantibes.com/contactus/ Ceci de 13 h 30 à 14 h 30.
Puis, nous descendons en centre ville d'Antibes. Parking gratuit, rue du Maréchal Foch, près du square Albert 1er en bord de mer à 14 h 45. 2 cafés au soleil à la brasserie La Strada toute proche = 3 euros. Départ à pied vers 15 h en direction du Vieil Antibes en longeant le bord de mer.
Arrêt au musée d'archéologie, bastion Saint-André, 2 entrées à prix réduit, faut croire qu'on nous prend pour des personnes âgées... = 1,5 euro par personne (sinon, normalement prix 3 euros par personne).
Il existe également un billet à 10 euros valable 7 jours pour l'ensemble des musées municipaux.
C'est le dernier jour de l'exposition « Les édifices de spectacles en Gaule du Sud » Voir le dossier : http://www.antibes-juanlespins.com/images/stories/pdf/Presse/Arche-GauleDuSud/Archeo2012-DPok2.pdf
Dans l'exposition, 4 magnifiques petites mosaïques.
Ensuite, nous traversons le vieil Antibes, voyons le marché couvert et rentrons par le chemin extérieur sur le rempart en visitant en route l'église (qui réouvre à 16 h l'après-midi) et sans entrer dans le musée Picasso qui ne nous intéresse pas (sinon 6 euros par personne l'entrée).
Nous rejoignons la voiture vers 16 h 45.
Retour par la route côtière et Golfe Juan, quais de Cannes. Ca ne va pas très vite en bord de mer, surtout dans Cannes...
Nous arrivons à l'hôtel à Mougins à 17 h 50. Il fait encore 13 degrés...
Petit piquenique...
5e jour : lundi 7 janvier 2013
Départ vers 8 h
On s'égare un peu...
9 h, arrêt à l'entrée de Nice. 4 cafés = 5.60 euros, 1 pain au chocolat, 1 croissant = 1.75 euros.
9 h 20 départ
10 h 20, parking gratuit sur le quai de Menton, devant le square de Montreux.
Promenade en ville, visite de la Basilique, rues piétonne, casino, retour par le bord de mer.
12 h, repas à la Brasserie Le Paris Palace, formule plat du jour et dessert à 9.90 euros. 1 spaghetti fruits de mer, 1 bavette à l'échalote/frites, 2 carpaccios d'ananas, 1 coca light, 1/4 de vin = 27.30 euros. Départ vers 13 h 10, passage vers le marché couvert.
2 cafés au soleil au café du Vieux Port = 3 euros
Retour à la voiture et départ à 14 h.
14 h 30 parking à l'entrée de Monaco, au dessus du Country Club, à l'entrée de Roquebrune. On descend à pied par l'avenue Princesse Grâce, le tunnel, le bord de mer, boulevard Kennedy, et on monte les escaliers jusqu'au château. Rues de la vieille ville, cathédrale, palais de justice, musée océanographique.
On prend à 16 h 50 le bus 1 dans la vieille ville pour son terminus à Saint Roman (à 100 mètres de notre voiture). Tickets à 1.50 euros par personne pris au distributeur (sinon 2 euros au chauffeur). 20 minutes après, nous sommes au terminus à Saint-Roman.
17 h 20, départ avec la voiture, traversée de Monaco et grande corniche par Eze. Etonnemment, encore pas trop de circulation.
19 h 20, retour à l'hôtel.
Petit piquenique.
6e jour : mardi 8 janvier 2013
Départ vers 7 h 45
Parking gratuit à la sortie du Cros-de-Cagne, av. des Mimosas à 8 h 20.
4 cafés = 5.60 euros et 2 croissants = 1.75 euros.
Vers 9 h. 20, on prend le bus 200. 1 euro le billet (à acheter au chauffeur) valable 75 min. mais pas pour un aller-retour, sinon on peut aussi acheter au chauffeur une carte journalière à 4 euros, ce que nous ferons demain.
Arrivée place Massena à 9 h 50, on prend le tram avec le même billet jusqu'à la gare, un petit plan à jour à l'office du tourisme.
Ensuite, rue Foch, rue Carabacel, rue Barla, rue de la République jusque vers le Parc des Expositions.
11 h. 50, repas restaurant Le Régal, rue Traverse Revel, menu plat du jour, dessert et café à 12 euros. 2 rôtis de veau/pâtes/salade, 1 tarte tatin, 1 tarte citron meringuée, 1 coca light, 1/2 Badoit, 2 cafés = 27.80 euros. Vers 12 h. 50, bus 90 derrière le Parc des Expositions pour aller visiter Emmaus à Saint-André-de-la -Roche (3e arrêt avant le terminus). Nous arrivons à 13 h 10 et faisons une promenade au dessus en attendant l'ouverture à 14 h. Billet à 1 euro par personne.
Départ à 15 h, bus à 15 h 25 pour redescendre, vers 15 h 50 nous sommes au point de départ et reprenons la rue de la République, place Garibaldi, la coulée verte non terminée, place Massena, av. de Verdun. Billet à 1 euro par personne.
A 17 h, nous prenons le bus 400 pour rejoindre notre voiture. Billet à 1 euro par personne. Nous arrivons à 17 h 30 au Cros-de-Cagne.
On reprend la voiture et on arrive à l'hôtel à 18 h 45.
Petit piquenique...
7e jour : mercredi 9 janvier 2013
Départ vers 7 h 45
Arrêt à la réception car hier soir, j'ai vu que je pouvais réserver encore 2 nuits sur Booking pour 50 euros en tout. Donc, nous nous sommes assurés de pouvoir rester dans le même appartement, c'est OK. Il restera 4 euros de taxes de séjour à régler samedi à notre départ.
Route jusqu'au Cros-de-Cagne, essence E10 à Total Access, 1.515 euro le litre = 35 euros.
Parking gratuit à 9 h. av. des Mimosas comme hier.
4 cafés = 5.60 euros. 1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.75 euros.
A 9 h 30, bus 200 pour Nice. 1 euro par personne. Il sera impossible d'acheter un billet journalier à 4 euros à bord (comme il est pourtant annoncé à l'arrêt du bus)... nous renonçons à discuter.
10 h, place Masséna, nous allons à pied rue Carabacel prendre avec le même ticket le bus 15 pour aller voir Cimiez.
Passage du bus devant le musée Chagall (il y a un arrêt), puis nous descendons à l'arrêt « Arènes-Musée Matisse). Il est 10 h 30. Pour infos, http://www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/chagall/infos-pratiques/tarifs/
Nous avons les arènes devant nous, on peut les traverser pour aller au musée archéologique.
Nous longeons les arènes, voyons les ruines des thermes, passons devant le musée Matisse (qui ne nous intéresse pas) et allons voir le Monastère Franciscain, église et musée gratuit. Musée sur la vie de Saint-François d'Assise, quelques pièces (anciennes cellules de moines), fresques et plusieurs panneaux à lire sur les Franciscains et sur le suaire de Turin.
Musée Matisse, pour info, entrée 5 euros et fermé le mardi.
Joli petit parc à côté avec vues sur Nice.
Nous revenons à travers le parc général, de beaux oliviers anciens.
WC publics à 50 ct dans le parc. Snack avec boissons et sandwiches dans le parc.
Le musée archéologique gratuit est ouvert en continu de 10 h à 18 h. (fermé le mardi).
Nous sortons du parc pour aller manger un peu plus haut, place Gérôme.
12 h, Brasserie Le Coupe d'Argent. Normalement, un menu entrée, plat, café à 10.20 euros, mais il y a un gros flottement, le cuisinier semble absent, les livraisons de certains produits non effectuées, etc.
On arrive à obtenir une grosse salade verte, carottes, olives et 2 penne bolognaise... Très bon et très copieux d'ailleurs. Le garçon se débrouille pour faire la cuisine lui-même apparemment... 1 coca light, 1/4 vin rouge et 2 cafés = 32.40 euros.
Les clients suivants n'obtiendront que des sandwiches froids...
13 h 15, on redescend au musée archéologique en une dizaine de minutes.
1 grande salle, 1 exposition au sous-sol (pas très intéressante pour nous) et un accès dans le parc avec les ruines des thermes vues d'en haut ce matin.
WC gratuits dans le musée à l'entrée.
Vers 14 h 30, nous reprenons le bus 15 pour la place Masséna. 1 euro par personne.
Nous allons à pied dans le vieux Nice, cours Saleya, quai des Etats-Unis, tour du château sans y monter (il y a un ascenseur sur le quai d'ailleurs), nous allons au vieux port, visitons les Puces de Nice (il est 15 h 30) et revenons dans le vieux Nice par le quartier des antiquaires.
2 cafés en route = 3 euros.
Encore quelques rues aller-retour dans le vieux Nice, de jolies boutiques, etc.
A 17 h 05, nous sommes av. de Verdun pour reprendre le bus 400 pour rejoindre notre voiture. 1 euro par personne.
17 h 35, arrivée au Cros-de-Cagne.
18 h 45, arrivée à l'hôtel, beaucoup de circulation surtout autour du centre Cap 3000 en ce premier jour de soldes, le centre est ouvert jusqu'à 22 h...
Petit pique nique.
8e jour : jeudi 10 janvier 2013
Départ vers 8 h. 10
Nous allons à Grasse.
On tourne un peu, puis parking gratuit au bas de la rue Victor Hugo, près du rond-point du Petit-Paris à 9 h.
Nous allons à pied au centre ville.
1 croissant et 1 pain au chocolat = 1.55 euros, puis 4 cafés = 7.20 euros.
Rues de la vieille ville, hôtel de ville, visite de la cathédrale (avec 3 Rubens), magasins du centre.
Puis, vers 10 h 50, visite du Musée du peintre Fragonard (entrée libre), du Musée du Costume et des bijoux (entrée libre), bref passage dans le Musée Fragonard (entrée libre) avec boutique de vente de parfums, savons, etc.
12 h, repas au restaurant « Café des Musées », plats du jour à 12 euros ou menus plat du jour + dessert à 16 euros. 2 menus à 16 euros, 1 souris d'agneau/épinard, pommes de terre, 1 filet de sole/légumes, 1 gâteau au chocolat, 1 glace 2 boules, 1 coca light, 1/4 Vichy, 2 cafés = 40.20 euros. Très bon, très fin. De nombreux habitués dans le restaurant vite plein d'ailleurs...
13 h 15, nous allons visiter le musée d'histoire de Provence (entrée libre) tout proche. Très intéressant, jardin inaccessible pour l'instant.
14 h, nous partons avec la voiture pour Gourdon.
A vrai dire, pas fâchés de quitter les lieux, de nombreux camions (qui semblent se rendre à une carrière au dessous de Gourdon) traversent la ville à tombeau ouvert, ainsi que des motos et voitures diesel, c'est bruyant, puant et dangereux pour les piétons sur la rue principale qui traverse la ville en direction de Nice. Il serait temps de mettre des seuils de ralentissement et une limite à 30 km/h...
14 h. 30 parking gratuit à l'entrée de Gourdon.
Magnifique paysage et vues sur la côte, village piétonnier assez petit avec artisans verriers et parfumeurs, église romane, château (ne se visite pas à cette saison, entrée 7 euros sinon). Délicieuse promenade au calme et à l'air frais, grand soleil, cela change de Grasse...
15 h 30, départ.
15 h 50, arrêt à l'entrée de Grasse, visite d'une brocante pendant 20 min.
On retourne à l'hôtel.
Arrêt au supermarché en route pour quelques achats alimentaires = 15.85 euros.
Retour à l'hôtel à 17 h.
Ai repris 1 jour d'internet pour 6.95 euros et je recommencerai demain (moins cher 2 jours successifs que forfait 3 jours).
Petit piquenique...
9e jour : vendredi 11 janvier 2013
Départ vers 8 h. 10
Passage par Antibes.
Arrêt à l'entrée de Cagnes-sur-Mer à 8 h 50. 1 pain au chocolat + 1 croissant = 1.40 euros 4 cafés = 6 euros. Départ vers 9 h 25.
Parking à l'entrée de Saint-Paul de Vence à 9 h 45. 2 euros pour 2 heures (possibilité de 6 euros pour la journée). Impossible de trouver un parking gratuit dans le secteur, hi hi...
Visite à pied des rues de la ville, tour de la rue extérieure longeant les remparts, visite de l'église, le musée à côté est fermé, de nombreuses galeries (tableaux, sculptures), à cette saison, parfait pour voir les maisons et se balader, pas trop de monde. Je n'irais pas là en été...
Départ 11 h 40.
11 h 50, parking gratuit à l'entrée de Vence. Grand marché le vendredi matin.
Repas à 12 h à la pizzeria-restaurant « Le Luigi ». Possibilité de pizzas au feu de bois, terrasse en été. Accueil agréable, joli restaurant, calme. Menu entrée/plat/dessert ou café à 15 euros. 2 menus, 1 charcuterie, 1 salade mêlée, 2 ravioli maison, 1 boule de glace, 1 gâteau aux pommes. 1 coca light, 1/4 vin rouge, pas de café = 39.50 euros. Très bon et très copieux. Départ à 13 h 15 pour aller dans la vieille ville à côté.
Visite de l'église, très belle, pierres carolingiennes dans les murs, stalles au 1er étage (on ne visite pas, mais il y a un diaporama dans l'église pour les voir), mosaïque de Chagall, à l'extérieur devant et sur le côté 7 pierres romaines. http://www.ville-vence.fr/notre-dame-de-la-nativite
Suite de la visite de la vieille ville, fontaine du Peyra, belles maisons, lavoir, etc.
2 cafés au soleil pendant au moins 30 min au Harry's Bar = 3.20 euros.
Retour à la voiture et départ à 14 h 45.
15 h 00, parking gratuit à La Colle sur Loup, on passe par la rue piétonne, visite de l'église (un bel autel semblant ancien, mais ne datant en fait que de 30 ans...), 2 brocantes proches de l'église.
16 h, départ et retour à l'hôtel à 16 h 50 en passant par Grasse.
Rangement des valises pour demain.
Je reprends un jour d'internet = 6.95 euros.
Petit piquenique...
10e jour : samedi 12 janvier 2013
Départ vers 8 h. 10 après avoir rendu la clef et payé les 4 euros de taxes de séjour pour les 2 derniers jours.
8 h 30, Théoule-sur-Mer, 4 cafés et 2 croissants = 9.20 euros. Départ à 9 h.
9 h 40, Saint-Raphael
10 h 15, pont de Sainte Maxime
10 h 35, parking gratuit à Saint-Tropez, chemin des Amoureux (premier chemin à droite en entrant dans Saint-Tropez). Les places du début du chemin sont à parcomètres (d'ailleurs gratuits en cette saison). Ensuite, 12 places gratuites, 2 sont libres à notre arrivée (et 4 le seront à notre départ vars 13 h 30). En 7 min. à pied, nous sommes près de l'entrée du parking payant (15 euros par jour).
Nous allons à la place des Lices voir le marché. A côté, 2 rue Grangeon, boutique de la Croix-Rouge, vêtements et bibelots (ouverte mardi-jeudi-samedi de 9 h 30 à 12 h.).
Puis, nous descendons par la rue Allard au port. On ne peut pas dire que cela se bouscule dans les magasins en ce premier samedi de soldes...
Passage devant Senéquier (pour info, affichage prix café à 4 euros, coca à 7 euros, je pensais que ce serait encore davantage...)
Sur le port, au bout, après Senéquier, WC publics disponibles à 50 ct.
On revient par l'arrière, au bas de la citadelle, on passe devant l'église (fermée à 12 h) et on rejoint la place des Lices.
12 h 10, repas sur la terrasse chauffée de la brasserie « Le Sporting », sur la place des Lices. Beaucoup de monde, beaucoup d'habitués et relativement peu de places. Plats du jour tous les jours à 14.90 euros.
2 plats du jour = côtelettes agneau/purée maison (arrivent 3 énormes côtelettes ! On ne risque pas de mourir de faim), 1 coca light, 1/4 Vichy Saint-Yorre, pas de café = 39.60 euros.
On retourne à la voiture et l'on part à 13 h 15.
Hyères, Toulon.
On arrive à 14 h 40 à l'entrée de Bandol.
2 cafés au soleil pendant une heure au Petit Meunier = 2.80 euros.
Retour à la maison à 16 h, 5'417 km au compteur.
Trois semaines à petit budget en Italie, juin 2013 English translation pending
Bonjour. Mon conjoint et moi aimerions parcourir l'Italie, mais nous n'avons pas un gros budget. Environ $5000 pour les deux pour les 3 semaines (billets d'avion inclus). On se demandait si c'était possible. Nous aimerions voir Rome, la Sardaigne, Venise, Florence et la Sicile, les cinq-terres...Ce n'est pas un itinéraire confirmé encore pour l'instant. Peut-être quelqu'un peut me suggérer quelles sont les régions les moins dispendieuses. Nous ne sommes pas des gens qui aimont visiter les musées, plus des marches pour découvrir les villes et aimons bien passer du temps sur des plages. On pensait louer un camping-car, mais on ne sait pas trop s'il est facile en Italie de trouver des campings. L'an passé, nous avons visité la Croatie, et là, plein de gens parcouraient le pays en camping-car, alors on s'est dit, peut-être est-ce possible aussi en Italie et moins dispendieux évidemment. Alors si vous avez des conseils à me donner, de bonnes idées...J'attends de vos nouvelles..
Préparation d'un voyage de vingt-six jours dans l'ouest des États-Unis avec des enfants English translation pending
Bonjour,
Je me permets de vous soumettre notre projet de voyage dans l'ouest des USA en août 2013 durant 26 jours (24 jours sans le 1er et le dernier jour). Nous voyageons avec 4 enfants (13, 11, 9 et 6 ans). Nous avons donc priviligié des étapes courtes (si possible!) en restant plusieurs jours sur place. Suite à la lecture de nombreux posts, conscients de la chaleur à cette époque et du monde, nous pensons faire les visites et randonnées (maxi 1h30 pour que cela reste accessible aux enfants et ne les dégoute pas de marcher) tôt le matin et/ou en fin d'AM (en essayant de ne pas se caler complétement sur l'horaire US : couché tôt (pour les enfants), levé tôt (pour tout le monde!)). Nous pensons rouler aux heures les plus chaudes ou profiter des piscines entre 10h et 16h00.
Voici l'itinéraire auquel nous avons pensé et quelques activités que nous aimerions faire: J1 : arrivée LA J2 : LA J3 : route pour Laughlin (291 miles, 4h30) avec arrêt à Calico J4 : route pour Grand Canyon (225 miles, 3h45) : survol en hélicoptère (un survol de 30 mns est-il suffisant pour avoir un bel aperçu du site?) J5 : Grand Canyon J6 : Route pour Page (117 miles, 2h00) : visite Lower Antelope Canyon J7 : Page : Raimbow Bridge en bateau J8 : Route pour Monument Valley (121 miles, 2 h00) J9 : Route pour Moab (148 miles, 2h45) J10, J11, J12 : Moab : 4x4 à Arches, rafting sur le Colorado à Canyonland J13 : route pour Bryce Canyon (279 miles, 4h30) J14 : Bryce Canyon J15 : Route pour Zion (88 miles, 2h00) J16 : Route pour LA (165 miles, 2h45) avec visite Valley of Fire J17, J18 : LA : parc d'attraction du Circus Circus (quelqu'un l'a-t-il fait?) J19 : Route pour la Death Valley (146 miles, 2h15) J20 : Route pour Bodie (260 miles, 4h45) J21 : Traversée et visite de Yosemite (123 miles, 3h00 que la traversée) J22 : Yosemite J23 : Route pour SF (142 miles, 2h45) J24, J25 : SF : Alcatraz, visite de la ville J26 : retour maison
Nous hésitons sur les 2 nuits à Yosemite pour en rajouter une à Death Valley. J'ai lu des avis très divergents sur le parc de Yosemite mais pour la chaleur et les enfants, cela nous semble être une meilleure option.
Pour les randonnées à pied avec les enfants, je ne me suis pas encore penchée sur le sujet...si vous avez des suggestion, je suis preneuse.
Merci d'avance pour vos commentaires, idées et suggestions.
Cordialement,
Je me permets de vous soumettre notre projet de voyage dans l'ouest des USA en août 2013 durant 26 jours (24 jours sans le 1er et le dernier jour). Nous voyageons avec 4 enfants (13, 11, 9 et 6 ans). Nous avons donc priviligié des étapes courtes (si possible!) en restant plusieurs jours sur place. Suite à la lecture de nombreux posts, conscients de la chaleur à cette époque et du monde, nous pensons faire les visites et randonnées (maxi 1h30 pour que cela reste accessible aux enfants et ne les dégoute pas de marcher) tôt le matin et/ou en fin d'AM (en essayant de ne pas se caler complétement sur l'horaire US : couché tôt (pour les enfants), levé tôt (pour tout le monde!)). Nous pensons rouler aux heures les plus chaudes ou profiter des piscines entre 10h et 16h00.
Voici l'itinéraire auquel nous avons pensé et quelques activités que nous aimerions faire: J1 : arrivée LA J2 : LA J3 : route pour Laughlin (291 miles, 4h30) avec arrêt à Calico J4 : route pour Grand Canyon (225 miles, 3h45) : survol en hélicoptère (un survol de 30 mns est-il suffisant pour avoir un bel aperçu du site?) J5 : Grand Canyon J6 : Route pour Page (117 miles, 2h00) : visite Lower Antelope Canyon J7 : Page : Raimbow Bridge en bateau J8 : Route pour Monument Valley (121 miles, 2 h00) J9 : Route pour Moab (148 miles, 2h45) J10, J11, J12 : Moab : 4x4 à Arches, rafting sur le Colorado à Canyonland J13 : route pour Bryce Canyon (279 miles, 4h30) J14 : Bryce Canyon J15 : Route pour Zion (88 miles, 2h00) J16 : Route pour LA (165 miles, 2h45) avec visite Valley of Fire J17, J18 : LA : parc d'attraction du Circus Circus (quelqu'un l'a-t-il fait?) J19 : Route pour la Death Valley (146 miles, 2h15) J20 : Route pour Bodie (260 miles, 4h45) J21 : Traversée et visite de Yosemite (123 miles, 3h00 que la traversée) J22 : Yosemite J23 : Route pour SF (142 miles, 2h45) J24, J25 : SF : Alcatraz, visite de la ville J26 : retour maison
Nous hésitons sur les 2 nuits à Yosemite pour en rajouter une à Death Valley. J'ai lu des avis très divergents sur le parc de Yosemite mais pour la chaleur et les enfants, cela nous semble être une meilleure option.
Pour les randonnées à pied avec les enfants, je ne me suis pas encore penchée sur le sujet...si vous avez des suggestion, je suis preneuse.
Merci d'avance pour vos commentaires, idées et suggestions.
Cordialement,
Quel ferry pour la Grèce avec camping-car? English translation pending
Bonjour
nous voulons rejoindre la grece au depart France, quel est le meilleur cout pour le trajet route plus ferry
nous sommes interesses par votre experience
merci
Première ébauche pour un itinéraire en Italie English translation pending
Première ébauche d'itinéraire pour l'Italie
Bonjour à tous Je publie une première ébauche pour un voyage en Italie de trois semaines pour septembre 2013 Je suis certaine que par vos bons conseils (dont j'ai d'ailleurs déjà profité) je serai en mesure de préparer un bon itinéraire . Alors voici: Arrivée à Rome et y passer trois jours Ensuite 7 jours en Toscane ( à moins que 5 ça soit suffisant) pour voir - Florence, Sienne, san Gimigniano , Etc et demeurer à ou autour de Radda in Chianti Ensuite se déplacer vers Cinqueterre pour 2 jours et demeurer à Levanto Vers les lacs Côme et Majeur pour 3 jours et demeurer à Stresa Ensuite les Dolomites pour 2 jours Et pour terminer Venise pour 3jours pour voir Venise, Vérone , Burano et loger à Mestres Départ de Venise
Si c'est trop chargé peut être laisser tomber les Dolomites pour faire un jour de plus à Cinqueterre et un jour de plus pour les Lacs
Merci de me lire et j'attends vos bons conseils
Christine
Bonjour à tous Je publie une première ébauche pour un voyage en Italie de trois semaines pour septembre 2013 Je suis certaine que par vos bons conseils (dont j'ai d'ailleurs déjà profité) je serai en mesure de préparer un bon itinéraire . Alors voici: Arrivée à Rome et y passer trois jours Ensuite 7 jours en Toscane ( à moins que 5 ça soit suffisant) pour voir - Florence, Sienne, san Gimigniano , Etc et demeurer à ou autour de Radda in Chianti Ensuite se déplacer vers Cinqueterre pour 2 jours et demeurer à Levanto Vers les lacs Côme et Majeur pour 3 jours et demeurer à Stresa Ensuite les Dolomites pour 2 jours Et pour terminer Venise pour 3jours pour voir Venise, Vérone , Burano et loger à Mestres Départ de Venise
Si c'est trop chargé peut être laisser tomber les Dolomites pour faire un jour de plus à Cinqueterre et un jour de plus pour les Lacs
Merci de me lire et j'attends vos bons conseils
Christine
Vive la fin du pétrole! English translation pending
Au moins l'espèce humaine n'aura plus rien à consumer et polluer en rejettant dans l'atmosphère des tonnes de Co2 et autres gaz toxiques;
Fini les touristes et le consumérisme (les deux étant liés) qui se la jouent "voyageurs" en s'achetant des billets "tour du monde", ou juste en se payant des aller-retour après leur boulot, pour aller frimer ou chercher une fille facile à phuket !
Fini les routes surpeuplées de bagnoles (engins de mort) qui crachent leur bruit et leurs mépris de la nature, fini le moteur à explosion qui va bientot finir par faire exploser la terre;
L'heure sera au retour aux voyages qui se méritent, lents, modestes, loyaux, à la force des pieds, des pédales, des pagaies ou des voiles, ou aidés pour d'autres par le train s'il reste de l'électricité ou des chevaux s'ils n'ont pas fuit d'ici-là (et je les comprends); et pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s'y résoudre, ils n'auront qu'à rester chez eux dans les paisibles campagnes s'il en reste, ou dans leurs mégalopoles suffocantes, qui sont des taches bétonnées et laides sur la magnifique toile peinte par la nature
La voiture, est le contraire de la liberté, l'avion une ruine écologique volante;
Le but ne sera plus la destination, mais le chemin, ce qui à bien y réfléchir est la définition même du voyage
Voyager en stop/CouchSurfing en Europe English translation pending
Bonjour,
J'envisage un road trip en Europe. J'ai pas mal voyagé en Asie, donc je suis rodé aux voyages à l'arrache, aux backpackers et aux voyages petit budget. Je cherche maintenant à expérimenter de nouvelles manières de voyager, qui favorisent en particulier des rencontres plus authentiques que celles que l'on peut avoir lorsque l'on entretient une relation commerciale avec les gens. Mon projet, ce serait de faire un petit tour d'Europe (je n'ai malheureusement pas autant de temps que je souhaiterais pouvoir lui consacrer) en stop, en dormant chez des gens en Couchsurfing. J'ai déja pratiqué les 2, mais jamais à une telle échelle: pour le stop jamais sur plus de 100km, et pour CS jamais sur plusieurs étapes.
Les questions que je me pose (pour le moment) sont les suivantes:
Côté stop - Quelqu'un a déjà fait ça ? Vous avez des retours d'expériences (blogs, articles sur le sujet) à partager ? - Peut on faire du stop partout en Europe ? Si ce n'est pas le cas, quels sont les pays à éviter ? - Quelle distance peut on parcourir en gros ? Je me doute que c'est hyper variable. Ce que je me demande, c'est du genre s'il est possible de faire Francfort-Prague en une étape (quitte à passer la journée dans une voiture/camion), ou bien s'il vaut mieux mettre une étape intermédiaire par Nuremberg.
Côté Couchsurfing - Vous avez déjà déjà fait un voyage en plusieurs étapes via CS ? Comment vous arrivez à gérer les contacts avec les gens sans trop avoir de connection internet ? Je ne connaitrais pas toutes les dates d'arrivée/départ de mon voyage au départ donc les dates vont varier, et j'ai besoin de pouvoir en discuter avec des hotes potentiels en conséquence.
Merci d'avance !
J'envisage un road trip en Europe. J'ai pas mal voyagé en Asie, donc je suis rodé aux voyages à l'arrache, aux backpackers et aux voyages petit budget. Je cherche maintenant à expérimenter de nouvelles manières de voyager, qui favorisent en particulier des rencontres plus authentiques que celles que l'on peut avoir lorsque l'on entretient une relation commerciale avec les gens. Mon projet, ce serait de faire un petit tour d'Europe (je n'ai malheureusement pas autant de temps que je souhaiterais pouvoir lui consacrer) en stop, en dormant chez des gens en Couchsurfing. J'ai déja pratiqué les 2, mais jamais à une telle échelle: pour le stop jamais sur plus de 100km, et pour CS jamais sur plusieurs étapes.
Les questions que je me pose (pour le moment) sont les suivantes:
Côté stop - Quelqu'un a déjà fait ça ? Vous avez des retours d'expériences (blogs, articles sur le sujet) à partager ? - Peut on faire du stop partout en Europe ? Si ce n'est pas le cas, quels sont les pays à éviter ? - Quelle distance peut on parcourir en gros ? Je me doute que c'est hyper variable. Ce que je me demande, c'est du genre s'il est possible de faire Francfort-Prague en une étape (quitte à passer la journée dans une voiture/camion), ou bien s'il vaut mieux mettre une étape intermédiaire par Nuremberg.
Côté Couchsurfing - Vous avez déjà déjà fait un voyage en plusieurs étapes via CS ? Comment vous arrivez à gérer les contacts avec les gens sans trop avoir de connection internet ? Je ne connaitrais pas toutes les dates d'arrivée/départ de mon voyage au départ donc les dates vont varier, et j'ai besoin de pouvoir en discuter avec des hotes potentiels en conséquence.
Merci d'avance !
Royale arnaque avec Ryanair English translation pending
Cédant au conseil d'une amie, je me décide, pour une fois de me rendre à Bordeaux avec une Cie Low Coast. La différence de prix avec Air France est évidente et finit par me convaincre. Bien sûr, il faut aller jusqu'à Charleroi, pas de problème, il y a désormais une navette Lille-Charleroi. Billet acheté, bus payé, je suis encore gagnante.YES !
Mais, vous vous en doutez, il y a un mais, et même plusieurs. Concernant le bagage surtout : pour un voyage à ce prix, pas de valise en soute, bagage à main 10 kg max, ou alors il faut payer en MEME TEMPS QUE LE BILLET sur le net 50 €. Qu'à cela ne tienne, pour une fois, je voyagerai "léger" c'est l'été ! Arrivée à l'aéroport de Charleroi, bondé, mal organisé, pagaille monstre, ça court, ça crie, et ça se bouscule ... comme d'habitu..de ....
Enregistrement : c'est déjà fait par Internet, donc direction salle d'attente avant embarquement. Un grand mec basané sans signe distinctif m'empêche de passer, motif, ma valise est trop grande ! retour à l'enregistrement explications avec la femme tronc exténuée, pas de chance, il faut mettre le bagage en soute, et là, elle m'annonce le prix : 100 € !!!!! je crois que je vais faire un malaise je suis mala..de.... - Le grand mec me surveille du coin de l'oeil, moi aussi. Impossible de feinter. Je tente quand même. Rien à faire. Il me conseille de mettre le contenu de ma valise dans un sac (à acheter au magasin de l'aéroport... sous-entendu, il touche sa com) et ma valise alors ? il faut la laisser là. Où ça là ? là. Bref, la tension monte encore d'un cran. Le temps est à l'orage. Pas d'autre solution que de payer pour ma valise plus cher que le vol aller-retour entre nous soit dit. Pas le choix. . Je fouille mes poches, je sais qu'c'est moche... je paie, j'abrège....
Débarrassée de ma valise et soulagée de 100 €, je me fraye un chemin tant bien que mal dans la foule, qui s'élance et qui danse.... une folle farandole ... jusqu'à ......la porte 10 : deux destinations pour la même porte résultat : Budapest et Bordeaux se mélangent dans la chaleur épaisse...
Une fois le tri fait, enfin je pense ...tant pis pour ceux qui sont partis à Budapest au lieu de Bordeaux et vice versa ! me voilà dans la file des prioritaires, non pas que je sois en chaise roulante, mais pour 10 € j'avais réservé ma place. Ouf ! les prioritaires attendent au pied de l'avion qu'on veuille bien les laisser entrer... pendant ce temps un marathon s'organise avec les non prioritaires, qui finalement entrent avant nous par la porte arrière du véhicule volant arborant fièrement "RYAN AIR" en bleu...bleu... bleu... sur son flanc, blanc.. blanc... blanc... Enfin assise à ma place. Je regarde l'heure, nous allons être en retard ! je demande à l'hôtesse si nous partons à l'heure elle me regarde comme si elle avait vu une souris venimeuse à ses pieds, en me répondant dans un anglais très très approximatif que le vol dure une heure dix ! c'est un peu comme si je posais une question au prof Tournesol ! ouaf ! elle comprend que dalle ! une étudiante assise à côté de moi lui fait comprendre, dans un bon anglais elle, que c'était pas la question, et lui redemande si nous partons à l'heure, la bécasse venue de l'est ne comprend toujours rien ! allez basta ! en deux temps trois mouvements, le 737 est rempli, et là, miracle ... on part. A l'heure. J'en crois pas mes yeux. Pendant le vol, elle et ses comparses essaient tant bien que mal de fourguer leur sandwiches et boissons diverses et (a)variées... payantes bien sûr ! pour cela elles ont revêtu un élégant tablier jaune et bleu et là ça fait tilt ! on est chez LIDL ! c'est donc ça ! Pour couronner le tout, elles repassent dans "central allée" pour vendre .... des billets de tombola !!! Je rêve. Vite qu'on me réveille que ce cauchemar s'arrête enfin ! Hé non, c'est la réalité. Heureusement le vol ne dure pas longtemps, le 737 a mis la gomme ! Arrivée à Bordeaux, côté pestiférés de l'aéroport, on doit monter, descendre des escaliers métalliques, hic, le tout entouré de hauts grillages faisant penser aux cages du zoo de Lille. Mais en moins bien. Je sors enfin de l'enfer. Une voix crie "maman" ! si maman si.. si maman si ... je suis sauvée par ma descendance ! j'ai bien fait d'en faire. Heureusement le séjour fut très agréable. Je n'aurai pas fait tout ça pour rien. C'est peu dire : 91 € de billet d'avion (aller retour, oui quand même) 100 € pour le bagage en soute, 32 € pour le bus (aller-retour) et en finale : 39,90€ pour l'achat d'une toute petite valise "Lulu Castagnette" modèle enfant voyageant seul ... voilà ! Petite précision le même voyage avec Air France - départ de Lesquin - m'aurait coûté 161 €, boisson et service, en Français SVP, compris ! Quand on ajoute le temps passé : 7 heures à l'aller et autant au retour, vu que les amis qui devaient venir me prendre à l'arrêt de bus étaient au match Lille-qq chose et que ces messieurs les footballeurs bien payés mais faut pas les faire courir trop vite, ont joué les prolongations et qu'il ne fallait surtout pas râter ça, j'ai du attendre qu'ils en finissent avec leurs copains de Coppenhague, de Hambourg ou d'ailleurs ....enfin.. des footeux quoi ... on peut pas leur demander la lune, ils la prendraient pour une ba balle à son mé maitre .... et moi, sous la pluie jusqu'à une heure vingt du matin...... tout ça pour 1h10 de vol ! Conclusion : on m'a demandé que ce voulait dire Ryan Air, ne cherchez plus c'est ROYAL ARNAQUE ! j'ai tout compris ! plus jamais ça ! même si on me paye, même très très cher comme pour.... jouer un match de foot par exemple ! Allez, attachez vos ceintures, éteignez moi ce téléphone, ce baladeur, ce pacemacker, et BON VOYAGE ! hé oui, hé oui madame ....
Une fois le tri fait, enfin je pense ...tant pis pour ceux qui sont partis à Budapest au lieu de Bordeaux et vice versa ! me voilà dans la file des prioritaires, non pas que je sois en chaise roulante, mais pour 10 € j'avais réservé ma place. Ouf ! les prioritaires attendent au pied de l'avion qu'on veuille bien les laisser entrer... pendant ce temps un marathon s'organise avec les non prioritaires, qui finalement entrent avant nous par la porte arrière du véhicule volant arborant fièrement "RYAN AIR" en bleu...bleu... bleu... sur son flanc, blanc.. blanc... blanc... Enfin assise à ma place. Je regarde l'heure, nous allons être en retard ! je demande à l'hôtesse si nous partons à l'heure elle me regarde comme si elle avait vu une souris venimeuse à ses pieds, en me répondant dans un anglais très très approximatif que le vol dure une heure dix ! c'est un peu comme si je posais une question au prof Tournesol ! ouaf ! elle comprend que dalle ! une étudiante assise à côté de moi lui fait comprendre, dans un bon anglais elle, que c'était pas la question, et lui redemande si nous partons à l'heure, la bécasse venue de l'est ne comprend toujours rien ! allez basta ! en deux temps trois mouvements, le 737 est rempli, et là, miracle ... on part. A l'heure. J'en crois pas mes yeux. Pendant le vol, elle et ses comparses essaient tant bien que mal de fourguer leur sandwiches et boissons diverses et (a)variées... payantes bien sûr ! pour cela elles ont revêtu un élégant tablier jaune et bleu et là ça fait tilt ! on est chez LIDL ! c'est donc ça ! Pour couronner le tout, elles repassent dans "central allée" pour vendre .... des billets de tombola !!! Je rêve. Vite qu'on me réveille que ce cauchemar s'arrête enfin ! Hé non, c'est la réalité. Heureusement le vol ne dure pas longtemps, le 737 a mis la gomme ! Arrivée à Bordeaux, côté pestiférés de l'aéroport, on doit monter, descendre des escaliers métalliques, hic, le tout entouré de hauts grillages faisant penser aux cages du zoo de Lille. Mais en moins bien. Je sors enfin de l'enfer. Une voix crie "maman" ! si maman si.. si maman si ... je suis sauvée par ma descendance ! j'ai bien fait d'en faire. Heureusement le séjour fut très agréable. Je n'aurai pas fait tout ça pour rien. C'est peu dire : 91 € de billet d'avion (aller retour, oui quand même) 100 € pour le bagage en soute, 32 € pour le bus (aller-retour) et en finale : 39,90€ pour l'achat d'une toute petite valise "Lulu Castagnette" modèle enfant voyageant seul ... voilà ! Petite précision le même voyage avec Air France - départ de Lesquin - m'aurait coûté 161 €, boisson et service, en Français SVP, compris ! Quand on ajoute le temps passé : 7 heures à l'aller et autant au retour, vu que les amis qui devaient venir me prendre à l'arrêt de bus étaient au match Lille-qq chose et que ces messieurs les footballeurs bien payés mais faut pas les faire courir trop vite, ont joué les prolongations et qu'il ne fallait surtout pas râter ça, j'ai du attendre qu'ils en finissent avec leurs copains de Coppenhague, de Hambourg ou d'ailleurs ....enfin.. des footeux quoi ... on peut pas leur demander la lune, ils la prendraient pour une ba balle à son mé maitre .... et moi, sous la pluie jusqu'à une heure vingt du matin...... tout ça pour 1h10 de vol ! Conclusion : on m'a demandé que ce voulait dire Ryan Air, ne cherchez plus c'est ROYAL ARNAQUE ! j'ai tout compris ! plus jamais ça ! même si on me paye, même très très cher comme pour.... jouer un match de foot par exemple ! Allez, attachez vos ceintures, éteignez moi ce téléphone, ce baladeur, ce pacemacker, et BON VOYAGE ! hé oui, hé oui madame ....
À pied de Provence en Alsace (printemps 2012) English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Itinérance de Provence en Alsace English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.