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Croisière costa europa en novembre English translation pending
by Virginie84 · 2006-02-21 · 18 replies
🙂 Bonjour, J'aurai voulu savoir si vous avez fait cette croisière en méditerrannée: Italie, Egypte, Chypre, Grèce et quelles sont vos expériences et vos astuces. Merci de m'éclairer. Par exemple, quel temps fait il en cette saison? Quelles sont les excursions à faire et à ne pas faire? Le prix des bouteilles d'eau ? ........
Visa pour le Qatar lors d'une escale de 4 heures? English translation pending
by Coolgeff · 2006-01-16 · 15 replies
Bonjour à tous, je fais une escale de 4 heures au Qatar en allant à Singapour, est-il possible de sortir de l'aéroport? faut-il uynb visa pour les français? y-a-t-il quelque chose à voie dans les environs de l'aéroport? c'est juste histoire de pas lm'ennuyer merci
Qui peut me rapporter des fruits tropicaux de Thaïlande? English translation pending
by Tititoutbleu · 2005-07-07 · 18 replies
bonsoir à tous! j'ai vécu 3 mois en thailande et je dois dire que je suis devenue une accro à la nourriture thailandaise et plus particulierement à ses fruits tropicaux. j'avais fais une véritable réserve de chips de fruits au duty free de l'aeroport de bangkok ms malheureusement, tt s'épuise... y aurait il quelqu'un qui partirait pour bangkok et qui pourrait m'en ramener? ce serait vraiment sympa de me rendre ce petit service! contactez moi!
Egypte: taxi sur Louxor et adresse de restaurant local? English translation pending
by Mauricett · 2003-10-13 · 9 replies
Bonjour;

Je pars en egypte la semaine prochaine (croisiere sur le Nil). J'ai trouvé de nombreuses informations sur ce forum. J'aurais aimé avoir quelques precision: Pourquoi prendre un taxi à la journée pour visiter la vallée des rois?

Est ce que quelqu'n peut m'indiquer un bon petit restaurant local à louxor?

De plus j'aimerai savoir si il y a un duty free à l'aeroport de Luxor ainsi que ces heures d'ouverture? En effet, j'aurais souhaité ramener des cigarettes (vu le prix en france) mais nous repartons tres tres tot le matin!

Merci beaucoup
Retour de voyage à Saint-Pétersbourg English translation pending
by Lena57000 · 2018-09-04 · 5 replies
Bonjour à tous,

je reviens d'un petit séjour de 4 jours à St Petersbourg ....

voici mes observations:

le change: j'ai changé mes euros à l'aéroport au taux de 1 euro pour 77 roubles ( ce taux n'est valable que si vous changez plus de 300 euros), ce taux à 2 ou 3 roubles près est le même dans les bureaux de change du centre ville.

transports: -De l'aéroport jusqu'au centre ville, j'ai opté pour le taxi, à la sortie du hall des bagages, vous tombez dessus, le préposé vous propose plusieurs gammes de voitures, j'ai pris la plus simple (une Audi A5 quand même!!), vous donnez l'adresse de vôtre destination et on vous donne tout de suite le prix à payer, vous pouvez payer en cash ou par carte, le préposé vous donne un ticket avec la numéro de la plaque, la couleur de la voiture et la marque, vous devez ensuite sortir de l'aéroport suivre les panneaux taxis et trouver la voiture, c'est simple efficace et rapide.

mon hôtel étant situé dans le quartier de l'amirauté j'ai payé 1800 Roubles la course (23 euros)

-pour les transports à l'intérieur de la ville j'ai opté pour .... la marche le métro est propre, les couloirs et les quais sont larges, mais peu pratique car les stations sont très éloignées les unes des autres et ne desservent pas tout les quartiers. Il mérite quand même une visite (45 R le jeton, possibilité d'acheter une carte avec recharge sur les bornes) ne serait ce que pour certaines stations qui sans être aussi flamboyantes que celles de Moscou sont intéressantes . je n'ai pas testé les bus, ni les tramways.

repas/nourritures:

d'une manière générale, la restauration est plutôt bon marché...

j'ai déjeuné principalement dans des "stolovaya" , sorte de petites cafétérias , souvent situées dans les entresols des immeubles, il y en n'a à tout les coins de rue ( ne vous attendez pas à un accueil des plus chaleureux ), mais la nourriture est typiquement russe et les prix sont imbattables ( environ 400 R, soit 5 euros, pour une soupe, un plat de viande et accompagnement, une dessert et une petite bouteille d'eau).

le soir j'ai mangé dans des restaurants un peu plus classiques sans être haut de gamme, je n'ai jamais payé plus de 1400 roubles soit 18 euros ( bière locales avec zakouskis, plat principal, eau et café .... je ne prend pas de dessert le soir)

les salons de thés sont aussi sympas pour tester les pâtisseries russes.

achats/souvenirs:

dans beaucoup de petites boutiques et dans les marchés, les prix ne sont pas affichés et c'est à mon avis à la tête du client.

si vous souhaitez ramener de la vodka, , achetez en dans un supermarché, les bouteilles vont de 200 à 600 roubles, soit quatre fois moins chère qu'au sois disant duty free de l'aéroport.

pour les achats de "babioles" il y a un magasin immense le "bazar" tout près de l'endroit ou le croiseur "Aurore" est stationné.

prévoir des petites coupures car les petits commerces acceptent rarement les billets de 2000 et 5000 roubles.

les pharmacie sont bien remplies ... principalement de médicaments allemands.

langue/communication:

-le noms des principales rues est traduit en alphabet latin ainsi que toutes les stations de métro -rare sont les russes qui maitrise l'anglais ( encore moins le français), mais la plupart sont capable de lire en alphabet latin. Néanmoins je n'ai jamais eu de problème pour me faire comprendre.

les russes:

plutôt une bonne impression, sans être chaleureux ils ne sont pas rudes non plus, pour peu que l'on fasse l'effort de parler quelques mots de russes ils sont plutôt contents de voire des touristes.
Monnaie au Canada English translation pending
by Londaise · 2017-08-25 · 18 replies
Bonjour je dois faire un circuit organisé au CANADA , je ne sais pas trop combien changer d'argent peut on éventuellement donner les pourboires en euros? avez vous une idée du prix d'une petite bouteille de sirop d'érable? merci
Centres commerciaux et cadeaux à Tel Aviv English translation pending
by Francoise20 · 2016-08-19 · 9 replies
Bonjour,

Je dois me rendre en Israel à Tel Aviv dans 10 jours. J'aurais souhaité savoir :

Si on peut faire de bonnes affaires en matière d'achat vestimentaire ? et ou ? Y a-t-il un centre commercial à ne pas rater dans Tel Aviv ?

Que dois-je ramener comme cadeau artisanale de Tel Aviv ?

Quel est le moyen de paiement le plus adapté et pour lequel je perdrai le moins en change mes € ou la monnaie d'Israel ? Dois je effectuer le change en France ou à l'aéroport de Tel Aviv ?

Si je paie avec ma carte bleue y a t-il de gros frais de transaction ?

Je sais ca fait beaucoup de question mais J'ai hâte d'aller gouter les spécialités de ce pays.

Merci pour vos réponses et bonne journée. Françoise.
Aéroport de Doha (Qatar): que faire en transit long? English translation pending
by Pulci · 2015-08-12 · 17 replies
Bonjour, cela fait longtemps que je ne suis pas venue sur le forum... Voilà pour nos 10 ans de mariage mon mari a pris en vol sec pour BALI destination où nous avions fait notre Honneymoon. Billets réservés via Qatar Airways...Mais voilà il faut annuler cette réservation car je viens d'accepter un emploi pour un an (bien entendu je n'étais pas au courant de ce voyage pour le mois d'octobre) surprise surprise... donc on peut changer les billets et j'aimerai avoir des renseignements sur l’aéroport et ses services pour un transit long à Doha.. Par exemple à Singapour pour plus de 6 h de transit on peut vous offrir la découverte de la ville en bus avec en prime une collation et une douche avant votre prochain vol.. merci par avance pour tous les renseignements que vous pourrez me donner; Au plaisir de vous lire très vite patricia
Achat d'un sac Louis vuitton officiel au Siam Paragon Bangkok English translation pending
by Urtaca · 2015-05-25 · 7 replies
Bonjour , je souhaite acheter si c est intéressent un sac Louis vuitton au Siam paragon de bangkok, un original donc , est ce que un membre en a déjà acheter un et si bien sûre le prix est inférieur a celui de Paris ? 🙂 merci d avance
Escale 8h à Dubaï English translation pending
by Vadio · 2015-02-07 · 15 replies
Bien le bonjour à toutes et tous, A mon voyage de retour je fais escale 8 h à Dubai.....que puis je faire pour passer le temps ? Pouvez vous me dire si il est utile de prendre des euros avec soi Merci de vos réponses.....
Chez nos voisins, les Marocains English translation pending
by Triade78 · 2015-01-19 · 17 replies
JOUR 1 : 26 Avril 2013 / Arrivée sur Rabat ..la capitale

Nous nous réveillons pour préparer la fin de nos affaires pour partir au Maroc. Nous devons prendre le bus, puis le metro tout ceci pour un decollage vers 12h.

Une fois arrivés, nous recherchons l'enregistrement pour la compagnie Jet Air FLY à destination de Rabat. Nous faisons la queue pour l'enregistrement des valises, quand soudain la chef des hotesses nous fait passer devant en VIP pour nous placer ensemble. Le voyage demarre très bien !

Pour le passage des douanes, vérification classique des passeports. Mais on nous propose de passer par le dispositif PARAFE qui consiste à utiliser la biométrie des passeports. (verification avec l'index dans un sas clos). C'est impressionnant.

Emilie et moi décidons de passer notre temps à visiter les boutiques duty free. En effet, l'embarquement est prévu à 11h20. Finalement, nous décollons à 12h25 pour Rabat. L'arrivée se fera vers 13h. Le vol se passe bien. Arrivés à l'aéroport, Emilie et moi décidons de changer nos euros à savoir 50 euros en dirham représente 542 dh pour disposer de liquidités sur place.

Confiants, nous sortons et nous dirigeons vers un groupe de taxis, nous apprenons que les taxis blancs de l'aéroport n'ont pas de compteur. Nous cherchons à rejoindre le centre de Rabat leur expliquons nous. Un homme nous propose un taxi pour 250 dh pour nous 2, je trouve cela cher et tente de négocier.

Nous consultons le panneau d'affichage dans l'aéroport, et apercevons 150 dh pour aller à notre destination. Nous tentons de comprendre et demandons à un officier de police présent dans l'aéroport qui nous prend en charge et vient avec nous. Tout se passe très vite. Arnaque ou pas , cela se passe ainsi.

De nombreuses embrouilles, et mots agressifs surviennent en arabe, finalement un taxi agacé nous prend pour 150 dh.



Le chemin se fait sans surprises, très bien arrivé mais encore un problème. Nous disposons seulement de 200 dh et la course est à 150dh , nous n'avons donc pas de monnaie. Agacé de nouveau devant notre mutisme, le chauffeur interpelle un passant qui lui fera la monnaie. Nous voilà arrivé chez Ludwig, très stressé, fatigué rue de Tunis au Quartier Hassan à Rabat.

Nous interpellons un gardien de rue des véhicules qui doit nous remettre les clés de l'appartement de mon cousin. Nous entrons, c'est très grand et vide. Nous décidons de partir visiter les alentours. Nous voyons le Mausolée de Mohamed V puis la tour Hassan II.









Celle ci est très imposante, nous descendons ensuite le long de la plage, ce n'est pas une plage en fait mais un port. Les voitures circulent, les piétons passent à l'arrache sans passage piéton , nous prenons le pas et traversons. Nous atteignons le port, plein de bateaux de pêche dans une eau qui paraît salée. Nous continuons et atteignons la kasbah des Oudaïas, une citadelle qui abrite un jardin, appelé le jardin andalou.





Nous rentrons et Emilie est pris d'assaut par Madonna, une femme qui lui met du henné sur les mains. Trop tard, le piège a marché, elle veut de l'argent. Pour la famille qu'elle nous dit et sans cesse elle réclame son argent. D'un coup, un homme arrive et nous intime de payer car elle a reçu du henné sur les mains.





Je ne cherche pas d'histoires mais lui fait comprendre que cela n'était pas demandé et qu'on reviendra pour un au pied mais plus tard. In sha llah. On s'eclipse sans rien donner, ce mensonge a été efficace.

Nous montons vers les kasbah ( maisons colorées de blanc et bleu). Nous suivons un groupe de touristes, et atteint la promenade du sémaphore; c'est un bel endroit .

Nous voyons du haut de la citadelle, et surtout plus loin une plage. Nous descendons, et longeons une plage qui est bordé par un cimetière "El Alou". Emilie trouve cet endroit très joli. Drôle de contraste, drôle de sentiment, un endroit où des morts reposent, et une plage vivante à côté.

Nous continuons et rentrons dans une allée artisanale qui s'avère être un énorme marché. "Tortues, babouches, robes, djelabas, boucher, appareils en tout genre, poufs à remplir". Nous n'achetons rien on se renseigne, on observe. Emilie est ennuyé par les regards des hommes.









Nous finissons par sortir, et décidons de remonter vers la Tour Hassan, vers la station de tram. On longe de nombreux arrêts de taxis bleux. Des taxis à compteur. Cette fois ci ce sont les bons comparés aux taxis sans compteur de l'aéroport.

Nous arrivons enfin vers la Tour Hassan II, que nous apercevions depuis longtemps, épuisé mais content. Nous retournons à notre appartement pour prendre une douche et nous reposer. Nous loupons Samira, la colocataire de mon cousin, car nous détectons de l'eau dans la salle de bains. Hé oui, quand nous sommes partis aucune trace d'eau. Dommage, on cherche un restaurant pas très cher, et notre choix se porte sur "Le restaurant Tajine and tajina"

Nous prenons la direction du tramway, place du 16 novembre pour aller vers le centre ville "Rabat Centre ville Gare". Nous achetons des tickets environ 60 centimes l'aller retour = 24 dh. Nous partons et on finit par rejoindre le restaurant très bien accueilli. Nous sommes installés et nous voilà servis des pains, soupes de fèves, délicieuses avec des olives servis à côté.

Emilie prend un couscous aux légumes à 52 dh, moi une assiette pour découvrir les spécialités ( viande, aubergine, poulet, poivrons rouges..) environ 115 dh.



Ok , nous décidons de passer aux desserts même si nous n'avons pas terminé notre plat trop copieux. Nous choisissons une crèpe au miel et puis le passage obligé : le thé à la menthe.

Chacun a eu son verre, superbe, servi traditionnellement.

Une très bonne soirée vient de passer, nous voilà rentré. Un dodo nous attend, la 1ere journée sur les chapeaux de roues.
Croisière Odyssée sur le Zénith, départ le 1er novembre 2014 English translation pending
by Josie42 · 2014-07-04 · 46 replies
Bjr a tous je pars le 1 novembre pour la croisière odyssée sur le zénith le 1novembre 2014 , y a t il des personnes qui partent pour cette croisières ci, ??? Quand aux autres ceux qui reviennent de cette croisière la , de juillet et de août , pourriez vous nous faire partagé, votre voyage , et nous donnez des infos supplémentaires , sur la bateau, les repas , les spectacles , parle t'il tous couramment français , les soirées à thèmes , les excursions faites par vous même , et aussi les boutiques sur le navire le zénith ainsi que les prix sur alcools, cigarette, parfums, est ce comme sur l l'horizon et le bateau pas trop la houle???? Merci à vous de nous donnez ces renseignements pour préparer cette croisière , et les personnes qui pourraient partir à cette date , bien je souhaiterais qu'elles se fassent connaître , ce serais avec plaisir de discuter à vous, , Cordialement Josie .
Tour complet de l'Islande à bord du FRAM (mai/juin 2014) English translation pending
by Jjmmsa · 2014-06-30 · 10 replies
Ci-dessous récit d'une croisière autour de l'Islande à bord du MS FRAM de la compagnie HURTIGRUTEN du 25 Mai au 4 Juin 2014.

Plus de détails et des photos sur mon blog :
http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html

ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !

A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !

Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !

De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue résonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !

PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !

LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !

ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.

HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.

AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !

HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.

SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.

DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.

SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entourés d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…

RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !

L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Compte rendu croisière sur le Fantasia du 25 novembre au 5 décembre 2013 English translation pending
by Lala35 · 2013-12-15 · 17 replies
Bonsoir à tous! Enfin, je me lance! Déjà une semaine que nous sommes rentrés! Partis de notre Bretagne le 24 novembre, nous avons passé la nuit à Nice ( Hôtel Trocadéro; très bien!) tout près d'où partent les bus pour notre transfert à Gênes; Un peu le bazar pour monter dans les bus! Tout le monde se presse, pousse; nous partons à l'heure prévue mais ce n'est pas le cas de tous les bus; (certains ont plus d'une heure de retard); Le trajet est très agréable (surtout sous le soleil!), les bus confortables et on longe la côte, superbe! Arrivés à Gênes, c'est encore le bazar! car à cause de l'escale d'Israël, on nous prends nos passeports, mais je ne sais pas si c'est dû à un manque de personnel ou à une mauvaise organisation, mais c'est très long😕 d'abord il faut attendre qu'on nous appelle par groupe, ensuite faire une queue interminable où en échange de vos signatures, on range vos passeports afin de les vérifier! on nous les rendra après Israël! C'est raté pour une petite balade dans Gênes, il est temps d'embarquer; Comme le Splendida, le Fantasia est superbe, c'est vraiment son jumeau à part le choix des couleurs; Notre cabine (intérieure) est petite mais bien agencée; de toute façon on y reste pas beaucoup! On va manger, on a faim! Les cafets sont bien sûr ouvertes et toujours très bien garnies......un super goûter et nous voilà requinqués! Ensuite , c'est le traditionnel exercice de sécurité; On se balade sur le bateau: fabuleux! Nous avions donné rendez vous à des "forumeurs" pour organiser nos visites par nous mêmes et le courant passe tout de suite; Super! on va s'amuser! Nous sommes maintenant 4 couples, qui, visiblement, sont d'accord sur la manière de voyager! Vous m'excuserez mais au passage, j'en profite pour faire des" coucou" assortis de bisous à Fanfan et Gilles, Monique et Jacky et Chantal et Guy😉!

On échange nos infos et on rencontre à ce moment 3 autres personnes (ne pouvant nommer tout le monde: Coucou les normands!😊)très sympa aussi! Ensuite: spectacle très réussi et pro;

Direction le restaurant, ou nous découvrons notre table, où, là, nous partageons celle ci avec 2 autres couples forts sympathiques aussi! on a de la chance! et notre serveur adorable (Salut Avinash!) Après s'être-une fois de plus - rempli le ventre, et après un petit tour au casino, c'est dodo! Literie très bonne! Le lendemain, on commence par un jour en mer, on profite de tout le confort de ce beau bateau, on visite, la mer est belle et le temps aussi! 2ème jour: Nous arrivons à Katakolon, charmant petit port, près d'Olympie, ; la majorité va à Olympie mais ça me semble être au pas de course , et, d'Olympie , il ne reste plus grand chose (déjà fait pour moi, il y a quelques années);Une navette gratuite vous attend au pied du bateau pour vous emmener au port (mais c'est à 1km maxi à pied), il n'y a pas grand chose, c'est vrai, la rue devant le port (bars , restos, boutiques pour touristes) une rue derrière la 1ère et une dernière avec de jolies maisons et quelques boutiques plus sympas, c'est vraiment tout petit! A voir, cependant, au bout du port, une très jolie petite église; Sinon, prenez le bus , direction Olympie, et arretez vous au village de Pyrgos, un peu plus grand que Katakolon, boutiques, restos, et 2 distilleries d'Ouzo à visiter, joli; Au retour le duty free en face du bateau est certainement un des plus intéressant de notre voyage et grand en plus! Bon, nous voilà repartis, direction Héraklion. Seul jour maussade de la croisière! Pour sortir du port, pas de navette🤪, surtout qu'une fois les grilles passées, il faut marcher! pas énorme, mais quand même un bon 1,5km! au 2ème rond point , cherchez la gare routière indiquée de l'autre coté de la route!(on voit plein de bus), si vous voulez aller à Cnossos, prendre le n°2 , pas cher du tout , demander direct un aller-retour, ça vous coutera 3 euros! Site grandiose : entrée 6 euros; suivez les panneaux, explications en anglais , mais il est facile de suivre (de loin) un guide français (discret quand même!)sinon le site est impressionnant! de retour à Héraklion , allez faire un tour au marché 1866, dans la rue du même nom, sympa, plein d'échoppes en tous genre... Bon petit resto: pas cher: on a payé à 2 , environ 15 euros avec plat de poissons (succulent!)et très copieux +carafe de vin crétois+cafés.Ca s'appelle GIAKOUMIS Taverna. C'est dans une petite ruelle sur la droite quand vous vous promenez dans la marché; mais demandez votre chemin, la ruelle se nomme Théodosaki; retour au bateau, duty free pas intéressant du tout, timbres chers et boissons aussi! , Journée en mer: on ne s'y ennuie jamais! Ensuite Haïfa et Jérusalem, beaucoup à raconter , alors , je reprends ce C/R demain! Bonne nuit à tous! Lala
Vol China Southern Airlines, correspondance à Canton English translation pending
by Airxav007 · 2013-11-29 · 11 replies
Bonjour, j'ai un peu recherché, mais rien de bien explicite, je viens donc vers vous pour m'éclairer de vos lumières. J'effectue le 31/12 un vol sur China Southern entre Tokyo et Sydney via Canton (Guangzhou), je voudrais savoir si le transit international se passe comme partout (sauf USA) où il n'y a pas à passer l'immigration, au pire, juste un contrôle des passeports. Et si certains peuvent me renseigner, car à l'aller j'ai 1h30 de transit, ça me parait large malgré tout pour l'avoir fait sans problème à HKG, SIN pour récupérer l'A380 pour SYD, mais je ne connais pas du tout CAN. Le retour pour Paris ne posera pas de problème, j'ai 6h30 environ. Merci pour vos retours.
Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. English translation pending
by Moushika · 2013-09-06 · 38 replies
Bonjour à tous .

J'ai passé 25 jours dans ce petit pays , un brin plus petit que la Belgique , et suis loin d'en avoir tout vu . C'est que je ressemble plus à la tortue qu'au lièvre, quoi que, quelques fois ....

D'abord de la patience, beaucoup de patience

Je suis partie avec Aéroflot . D'abord un vol Bruxelles -Moscou , de 12h à 17h15 , heures locales....

Dans l'avion, pas d'écran, pas de musique, pas d'hôtesses, uniquement des stewards . Et pour casser tous les clichés, pas d'alcool ( sauf payants)

En approchant de Moscou, ce sont d'immenses forêts avec des petites villes et des villages, plantés dedans . Puis des forêts de buildings .

18h40 . Déjà 1h15 que je suis à l'aéroport de Moscou . J'ai le temps d'éplucher tous les duty-free . Juste le temps, car les prix sont déments . Pendant que je regarde, un chinois éclate de rire toutes les dix secondes, chaque fois qu'on lui dit un prix . Il y a aussi pas mal de restaurants où on peut payer en euros, en dollars et en roubles .

Dans les nombreuses salles d'attente, beaucoup de gens d'Asie centrale .

Pas moyen de se coucher et dormir un peu car tous les sièges ont des accoudoirs fixes en métal . C'est mal parti pour mes neuf heures d'attente

Après 10 heures d'attente . (ils en ont ajouté une😐), un deuxième vol Moscou-Erevan , de 2h30 à environ 5 h 00 , où on nous a tenu éveillés tout le temps .

L'aéroport d'Erevan n'est pas bien grand . Tout va vite . Je reçois mon cachet avec un beau "Welcome" de la jeune douanière🙂, puis les bagages, le bureau de change 100 euros = 52100 AMD .

Une première journée à Erevan

J'avais réservé une chambre chez Bori's Family bed and breakfast , et il était prévu qu'un taxi m'attendrait à l'aéroport .

A l'arrivée, juste deux panneaux avec les noms de deux heureux que l'on est venu attendre . Pas le mien . Pas grave . Les taxis m'ont repérée, il y a de la concurrence , tout va bien . Mes bagages sont légers et je m'en vais , sais pas où mais je m'en vais , hors de l'aéroport ....un taxi m'a suivie et me fait un prix ( 2500 AMD )

Je vois d'abord une ville assez plate, avec des bâtiments bas , très peu de monde , c'est vrai qu'il n'est que 5h30 .

On arrive devant chez Boris . On sonne . Nobody . On resonne ...la grand-mère de Boris apparaît en robe de chambre , nous l'avons visiblement sortie du lit . Elle nous gratifie d'un grand Barev dzez , m'invite à traverser le petit jardin planté d'un seul cerisier, puis m'emmène dans le salon où je suis invitée à patienter . C'est clair qu'ils ont oublié ma venue .....pendant que je somnole dans le salon, on passe l'aspirateur dans la chambre, on fait mon lit , puis oh merveille, je peux faire un petit somme dans ma grande chambre . ..4 heures plus tard, bien requinquée, douchée , direction la cuisine où normalement un petit-déjeuner m'attend . La grand-tante de Boris est toute seule et ne parle qu'Arménien . Je comprends quand même qu'elle a vécu à Saint-Petersbourg, qu'elle aime beaucoup Erevan, que la cuisine doit être repeinte ( bien d'accord) et elle m'invite à manger de grosses viennoiseries , des gatas . C'est bon mais très bourratif . Quand j'ai fini, la maîtresse de maison revient du marché avec des légumes, des oeufs , du fromage ....et je comprends que les gatas étaient un apéro

Pour rejoindre le centre ville au départ de chez Boris, je me fais d'abord expliquer le chemin jusqu'au métro . C'est facile, la station la plus proche est le terminus de la grande ligne qui traverse la ville . ( station Barekamutuyn , les noms des stations sont traduits en alphabet romain, ça aide bien )

Impressionnant , le métro ! Quelle profondeur ! On dirait qu'on part pour le centre de la terre en escalier roulant . Pas question d'hésiter après avoir posé le premier pied , rapidité oblige .

Je descends deux arrêts plus loin . C'est une ville bien verte que je découvre, beaucoup de petits bistrots en plein air dans les parcs, pas mal de boutiques , des gens très aimables qui m'expliquent le chemin chaque fois que je me perds 😛 , j'arrive à Cascade, le grand ensemble construit en l'honneur du cinquantième anniversaire de l'Arménie soviétique . Un arrêt devant la grande statue blanche de Martiros Saryan , fondateur de l'école d'art arménienne . Puis visite de Matenadaram, le musée des manuscrits . Sur pas mal de documents, l'Arménie est présentée comme l'Eden . ( la mauvaise historienne que je suis n'a bien sûr rien noté point de vue auteurs et dates , sorry ).

Pour rentrer chez Boris le soir, après m'être laissée me perdre dans les rues du centre-ville, j'apprends que les noms des rues ont changé et que les gens ne savent souvent plus ce qui est où . Quant aux conducteurs de taxi, ils ne connaissent souvent que les rues du centre-ville . Beaucoup d'entre eux ont perdu leur travail à cause de la fermeture de nombreuses usines et se sont improvisés conducteurs de taxi . Les passants sont bien au courant de la situation et beaucoup font tout ce qu'ils peuvent pour m'aider à rentrer au bercail . Ils n'hésitent pas à téléphoner à d'autres pour demander le nom des rues , ni à m'accompagner sur un bout de chemin . Cela je le constaterai tout au long de mon voyage .
Vol Air France Toulouse-Tunis English translation pending
by Severine59 · 2013-09-02 · 7 replies
Bonjour

J'ai reservé un vol air france toulouse Tunis et je voulais savoir quels sont les services a bord. A l'aller le decollage est prévu a 9h45 pour une arrivée a 10h35, donc j'imagine que j'aurais une collation, café viennoiserie. Mais au retour? Je decolle a 11h20 pour atterir a Toulouse 14h15. Pensez vous qu'au retour nous ayons droit à un repas? Ou juste un snack?

Concernant les ventes duty free, il aura t'il ce service a bord?

Sinon, arrivé a Tunis, j'ai lu sur differents posts qu'on pouvait avoir au duty free, est ce interessant pour acheter une bouteille d'alcool (car j'ai lu que les alcools locaux servis dans les hotels ne sont pas vraiment terribles, pourtant je reviens d'Egypte et je trouvais que là bas les alccols inclus dans le all in étaient vraiment corrects) Combien coute (en moyenne) une bouteille de pastis?

Merci de votre aide
Vol Saudia et transits à Ryad et Jeddah à destination du Sri Lanka English translation pending
by MuchFER · 2013-08-22 · 23 replies
Petit compte-rendu d'un vol Paris-Colombo, via Ryad et Jeddah, avec la Saudia (7-8.2013).

Aller : CDG (11h25) > Ryad (18h50 -1h55) > Colombo (10h00). Retour : Colombo (11h45) > Ryad (14h20 - 15h05) > Jeddah (16h45 - 1h05) > CDG (6h00).

Choix de la Saudia

- Tarif très attractif : 2 100 € A/R pour deux adultes et un enfant en plein été. Soit bien moins que les autres compagnies à cette époque. - Horaires intéressants qui évitent une arrivée nocturne à Colombo comme c'est le cas avec beaucoup d'autres compagnies. Escales un peu longues mais supportables. - Plus une certaine curiosité notamment par rapport à tout ce qu'on peut lire de contradictoire sur cette compagnie et les escales en Arabie Saoudite.

Questions récurrentes

- Faut-il un visa pour le transit en Arabie Saoudite ? : non, dès lors qu'on ne dépasse pas en théorie 18 heures sur place. - Peut-on sortir de l'aéroport lors du transit ? : non et aucune chance d'avoir un visa tourisme qui n'existe pas. - Peut-on apporter de l'alcool (par exemple acheté au départ en duty) dans son bagage à main : non, c'est confiscation assurée. - Y a-t-il une tenue spécifique à avoir, notamment pour les femmes, lors du transit ? : pas vraiment; c'est simplement une question de bon sens. On voit aussi bien quelques touristes en décolleté, jupe courte ou short que d'autres avec foulard & co aux escales de Ryad ou Jeddah. Même s'il n'y a aucun problème (à l'occasion quelques regards pour les premières), un juste milieu est quand même préférable. - Un transit en Arabie Saoudite est-il différent de ceux dans d'autres pays ? : non; il y a pire aussi bien que mieux ailleurs dans le monde. - Des repas sont-ils servis à bord des avions pendant le Ramadan ? : oui.

Les vols

- La Saudia est membre de Skyteam depuis 2012; l'enregistrement à Roissy est d'ailleurs effectué par du personnel Air France/Skyteam. - L'ensemble des vols a été effectué en B777 avec 90% de touristes de/vers la France et 90% de Srilankais de/vers Colombo.

Au niveau service à bord : Il est clair que la Saudia n'a pas de problèmes financiers, le service est très bon pour ce qui est de la classe Eco. Assez bon choix de divertissements sur écran individuel avec toujours quelques films en français. Au niveau repas (y compris en période de Ramadan) un menu imprimé est distribué en début de vol. Repas et petit déj. variés et copieux, plus une boite repas gratuite distribuée à l'aéroport lors du transit aux aéroports.

Spécificités des vols Saudia : Pas d'alcool ni de Coca à bord. Un coin prière est à dispo en queue d'appareil. Une sourate du Coran est récitée avant le décollage de l'avion. Censure permanente au niveau des films pour tout ce qui n'est pas conforme à l'Islam version saoudienne. Les mots chrétiens (ou en rapport avec d'autres religions), alcool, porc, etc, sont ainsi systématiquement floutés à l'écran lorsqu'un film est en VO...

Les transits

A la sortie des appareils on est dirigé vers la zone d'embarquement du vol suivant. C'est simple et rapide.

Aéroport de Ryad : Moderne et relativement agréable (mais c'est pas Dubai) avec un bon duty (prix des cigarettes défiant toute concurrence !) et deux zones fumeurs. Les euros sont acceptés à un taux normal aux bars et boutiques (rendu de monnaie en riyals ou parfois en euros). Nombreuses prises (type US et français) pour recharger ses appareils. Accès Internet gratuit mais code d'accès envoyé par SMS.

Aéroport de Jeddah : Petit et austère comparé à Ryad. Pas de zone fumeur et juste quelques prises au format US pour recharger ses appareils Idem que Ryad pour ce qui est du reste.

Conclusion

Si certains semblent hésitants à utiliser la Saudia, la compagnie n'en demeure pas moins très bonne, avec un service de qualité (mais c'est pas la Qatar ou Emirates non plus) et surtout un excellent rapport qualité-prix. Elle est souvent d'ailleurs la moins chère sur nombre de ses destinations. Quant aux transits via l'Arabie Saoudite, ils ne sont pas pires que bien d'autres ailleurs dès lors qu'on évite les quelques vols où l'attente peut durer un peu trop. Bref, la Saudia est à conseiller.
Temps d'escale de 2h20 à Dubaï pour Tokyo English translation pending
by Etudiantisae · 2013-03-12 · 17 replies
Bonjour,

Nous sommes étudiants en école d'ingé a TOulouse et nous partons pour Tokyo cet été. Nous avons trouvé plusieurs billets dont un qui nous parait interessant avec Emirates. Le probleme c'est que nous avons une escale a Dubai qui ne dure que 2h20... Est ce suffisament long pour récuperer les bagages et repartir pour Tokyo? (c'est la meme compagnie d'un bout a l'autre : Emirates)

Merci d'avance,
Passage/transport terrestre de frontière Malaisie vers la Thaïlande? English translation pending
by Buddhasister · 2013-01-16 · 3 replies
Bonjour à tous

Me trouvant actuellement en Malaisie je cherche a rejoindre la thailande. Au debut je pensais passé par la mer via Langkawi, mais j'apprends que par cette voie on ne peux obtenir qu'un visa d'une quinzaine de jour. Je ne sais pas si il vaut mieux passer la frontiere en bus ou en train. En train j ai du mal a trouver la ligne correspondant sachant que le premier arret en thailande serait la province de Satun pour aller sur lile de Ko tarutao. Savez vous si l on peut avoir un visa de 60 jours, comme si nous arrivions par les airs ? Pensez vous que ce trajet est mieux a faire en bus ou en train ? J ai cru comprendre qu il y a avait une zone franche d environ deux kilometres a faire a pied si l on arrive par bus.. je suis un peu perdu.. Je prends toutes les infos et experience ! merci d'avance !
Qui fait la croisiere MSC Splendida du 16 au 23 décembre 2012? English translation pending
by Redsea29 · 2012-10-31 · 35 replies
Bonjour,

Y a t il des personnes du forum qui partent en croisière sur le MSC Splendida du 16 au 23 décembre 2012 ? Peux être pourrions nous préparer ensemble ce séjour ?

Merci.
Tel Aviv: les choses à faire, à ne pas manquer? English translation pending
by Loute85 · 2012-10-28 · 7 replies
Bonjour,

Que me conseillez vous de faire pour un sejour à Tel Aviv ? au dela du shopping evidemment, D'aileurs qu'est-ce qu'il est bon de ramener de la bas? Des plats à ne pas rater (les falafels evidemment)? 7 Jours sont-ils suffisants ? Sachant que je ne souhaite pas sortir de Tel Aviv si ce n'est pour me rendre une journée a Jerusalem. Merci d'avance
Bouteilles de vin, huile d'olive et denrées à rapporter d'Italie au Québec English translation pending
by Sylviecha · 2012-09-07 · 20 replies
Bonjour, nous sommes québécois et partirons cet automne en Italie, pour 2 semaines. Qu'est-il possible de rapporter dans notre valise, en termes deboutielles de vin et d'huile d'olive ? J'imagine que pour les autres denrées alimentaires, ce sera interdit ? Ou puis-je m'informer sur cela?
Escale d'1h20 entre deux vols à Dubai avec Emirates Airlines English translation pending
by Jeje05 · 2012-08-30 · 14 replies
Bonjour j'ai 1H20 d'escale entre mes 2 vols a dubai avec emirates airlines croyez vous que ses suffisant ou risquer? (1H20) le temps de descendre de l'avion de passer les bagages a main au controle d'aller a ma porte d'embarquement et de monter dans l'avion ). merci pour vos reponses.
Vietnam Airlines pour le Cambodge via escale à Ho Chi Minh de 8h30 English translation pending
by Manonp012 · 2012-05-08 · 5 replies
Bonjour à tous !

Voilà je viens ici afin d'avoir des informations sur l'aéroport d'Ho chi minh au Vietnam parce que je pars dans un mois au Cambodge, mais avant d'arriver à destination j'ai une escale de 8h30 dans cet aéroport. Je voulais savoir un peu comment se passe l'escale (faut-il que je récupère mes bagages, passer par les douanes, est que la zone de transit est grande, y a t il des boutiques ?) Je précise que je n'ai pas l'intention de sortir de l'aéroport pendant la durée de l'escale et que je voyage seule (je dois retrouver une amie directement au Cambodge). J'aimerai savoir si il y a de quoi s'occuper parce que j'ai pas mal de temps à tuer ^^ ! Je précise que je voyage tout le temps du trajet avec Vietnam Airlines.

Merci d'avance pour vos informations qui vont sans doute aider à mieux me préparer ce périple 😉 !!
Que voir en deux jours à Maurice? English translation pending
by Matlan · 2012-04-29 · 8 replies
Bonjour, Nous allons passer 2 jours a Maurice, en route vers Madagascar. Est ce que vous pouvez recommender des choses a voir qui ne soient pas trop loin de l'aeroport? Aussi si vous connaissez des logements pas trop chers. Merci d'avance.
Vol Zurich - Krabi avec transit à Bangkok: sortir de l'aéroport? English translation pending
by Caro79 · 2012-01-31 · 5 replies
Bonjour ... Question stupide mais : Pour notre trajet Zurich Krabi on s arrete bien sure a Bangkok ... Nous voyageons avec la Thai ... ON a un peux moin de 2 h00 je crois ... Mais je voulais quand meme si le temps le permet profiter pour retirer un peux d argent, boire un truc et ...fumer une clope ... Mais je me suis dite que vu que nous passerons l'imigration a Krabi on sera donc en transit et du coup on pourra pas sortir ? Quelqu'un a deja fait ?
Vol pour le Japon avec Air china, transit d'une heure en Chine English translation pending
by Chpoq · 2011-11-22 · 7 replies
Bonjour

Avant que vous me sautiez dessus pour me dire qu'il y a déjà 34 820 discussions sur le sujet, je préfère vous dire tout de suite que je ne dois pas être doué car je n'en trouve que des vieilles ou des sans aucun rapport.

Je souhaite réaliser un voyage au japon en août/septembre 2012. J'ai trouvé sur le site de Air China des billets à 666€ (quel nombre!)

Aller : Départ 20h30 Arrivée 18h00 j+1 Escale de 1h à Pékin T3 (les 2 vols sont de T3 à T3) Boeing 777-300 et Boeing 737-800

Retour : Départ 19h30 Arrivée 6h40 Escale de 2h25 à Shangai (T2 à T2) Airbus industrie A320-100/200 et Airbus industrie A340

Mes questions : 1) Que pensez vous de Air China ? Je ne souhaite pas un confort remarquable, mais juste arriver du point A au point B sans souci de retard ni de perte de bagages. 2) 1h de transit à l'aller sont ils suffisant si je ne connais pas le T3 de Pékin ?(apparement le plus grand terminal au monde..) 3) en bas de page, je lis : Remarques sur le vol " les taxes sont incluses, sauf les taxes locales d'aéroport collectées lors de l'embarquement" Savez vous estimer leur montant ? 4) " pour obtenir les billets au tarif indiqué, vous dever les acheter dans le pays de départ" Cette phrase me parait abstraite. Si je les achète sur internet, je n'aurais pas de déplacement particulier à faire, et recevrais mes billets par la poste, non? j'aurais besoin de détails sur le déroulement de la procédure d'achat de billet sur le net, merci 5) "veuillez noter que le site web d'Air China est international et que vous pourriez encourir des frais de transaction internationale. Notez également que le montant final du paiement peut refléter le taux de change facturé par votre banque au moment même du paiement." Faut t-il prévoir un surcout (les prix sont mentionnés en € sur le site), et saurez vous l'estimer ?

Je vous remercie de votre gentillesse
Apporter son vin à l'hôtel Catalonia Dominicus? English translation pending
by Avispa · 2011-11-05 · 15 replies
je pars pour bayahibe a l'hotel catalonia dominicus et je voudrais savoir si on peu apportez notre vin acheter au quebec dans les resto soit au buffet ou ceux a la carte et si c'Est bien vue?? et si vous avez déja été a cette hotel pouver vous me donner des info :P merci d'avance!!

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