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Traversée des continents américains de la pointe Nord à la pointe Sud avec un sac à dos English translation pending
Bonjours a tous,
Encore étudiant je pense faire un voyage avant de commencer la vie active. D’ici un an demi (dans 20 mois pour être précis). Départ prévue septembre 2012 pour 1 an. Ce voyage consistera à traverser le continent Américain de la pointe Nord à la pointe Sud avec un sac à dos. Mon inquiétude est surtout d’oublier des étapes lors de ma préparation, j’ai déjà voyagé mais sur des temps très courts.
Voilà ou en est ma préparation :
Pour ce qui est de l’équipement.
- - Une paire de chaussure semi-rigide de marque MEINDL, déjà faite lors d’un randonné en Ecosse. Elle est étanche et respirante, double peau cuir goretex oblige. Avec une paire de guêtre étanche. - - Une paire de gant mi-saison avec sous gants en soie, bonnet avec un chèche. Le bon vieux cycliste pour les longues marches. - -Un pantalon de pluie. - -Boussole, tatou (couteau de l’armée française), lampe frontale et a main, un Spottraker au cas où. - -J’ai une tente tunnel de 3 kilo, qui se font dans tous les paysages. (1m de long, 90 de large et 50 de haut) parfait pour dormir dans les bras de son sac. - -Duvet pouvant aller jusqu'à – 18°C en extrême, garnissage micro fibre (120 grammes). Tapis de sol en mousse, le plus léger possible. Cela ne coute rien et se change facilement, sachant qu’en Amérique du Sud je compte passer au hamac. - -Un réchaud gaz me semble judicieux puisque je vais quand même sur un continent qui connait les recharges. - -Pour le Sac je ne sais pas encore, je pensais partir sur un 65L. Je n’emmène pas grand-chose, mais il devra quand même tout contenir.
Un appareil photo sera prévu, même si les souvenir son mieux dans la tête, j’aimerai les faire partager a mes proches. Pour cela je pense prendre un appareil de qualité moyenne, un gros HD ne me serait d’aucune utilité et je ne pourrais pas tout stocker. Je pensais a un videur de carte, ces petits boitiers magique qui stock tout, sachant que je ne suis pas film…. Pour ce qui est de stocker les images sur le net, j’y ais pensé, a mi-parcours je pourrais facilement le faire, un contact au Mexique pourra m’héberger quelques jours pour faire cela.
Pour le passeport il me semble qu’il est de mise d’en avoir une toute dernière génération pour les Etats Unis. Je partirais plus sur un électronique qu’un biométrique, par principe je n’ai pas très envie de donner mes empreintes. Bien sûr, ne me croyez pas fou, si ce voyage se fait aussi tardivement c’est que je travaillerai avant. Je pense mettre 10 000€ de côté pour partir, je suis déjà en liaison avec des patrons qui pourrait me proposer un salaire me permettant cela. J’espère que cela suffira, surtout que je compte travailler sur place pour subvenir a mes besoins. A cela je rajoute le billet que je payerai sans toucher à ce qui est de coté. Mais je ne sais pas comment se passe le travail dans tous ces pays la, est ce possible de trouver du travail facilement en étant un étranger ?
Pour ce qui est de l’itinéraire, certes grossier, mais il faut bien une ligne directrice a un projet… Partir du haut du Canada, mer du Beaufort, passer par Hudson Bay ; les Etats Unis, faire les deux côtes, de préférence la l’Est et l’Ouest après pour pouvoir commencer le Mexique par le cote Pacifique et le faire ensuite par son Golf. Descendre jusqu’au Panama, et, si les finances le permette faire Cuba, Haïti, République Dominicaine. Je pense sauter la Colombie, même si l’on me dit que je ne risque rien (en faisant attention…). Peru, Bolivie, Chili, Cape Horn, Argentine, Uruguay, Paraguay, Brésil, et finir (enfin) par la Guyane française que j’ai déjà pratiquée, et où je prendrais mon avion du retour.
Ce message est peut être long, mais je l’espère sera lu.
A bon entendeur salut.
Encore étudiant je pense faire un voyage avant de commencer la vie active. D’ici un an demi (dans 20 mois pour être précis). Départ prévue septembre 2012 pour 1 an. Ce voyage consistera à traverser le continent Américain de la pointe Nord à la pointe Sud avec un sac à dos. Mon inquiétude est surtout d’oublier des étapes lors de ma préparation, j’ai déjà voyagé mais sur des temps très courts.
Voilà ou en est ma préparation :
Pour ce qui est de l’équipement.
- - Une paire de chaussure semi-rigide de marque MEINDL, déjà faite lors d’un randonné en Ecosse. Elle est étanche et respirante, double peau cuir goretex oblige. Avec une paire de guêtre étanche. - - Une paire de gant mi-saison avec sous gants en soie, bonnet avec un chèche. Le bon vieux cycliste pour les longues marches. - -Un pantalon de pluie. - -Boussole, tatou (couteau de l’armée française), lampe frontale et a main, un Spottraker au cas où. - -J’ai une tente tunnel de 3 kilo, qui se font dans tous les paysages. (1m de long, 90 de large et 50 de haut) parfait pour dormir dans les bras de son sac. - -Duvet pouvant aller jusqu'à – 18°C en extrême, garnissage micro fibre (120 grammes). Tapis de sol en mousse, le plus léger possible. Cela ne coute rien et se change facilement, sachant qu’en Amérique du Sud je compte passer au hamac. - -Un réchaud gaz me semble judicieux puisque je vais quand même sur un continent qui connait les recharges. - -Pour le Sac je ne sais pas encore, je pensais partir sur un 65L. Je n’emmène pas grand-chose, mais il devra quand même tout contenir.
Un appareil photo sera prévu, même si les souvenir son mieux dans la tête, j’aimerai les faire partager a mes proches. Pour cela je pense prendre un appareil de qualité moyenne, un gros HD ne me serait d’aucune utilité et je ne pourrais pas tout stocker. Je pensais a un videur de carte, ces petits boitiers magique qui stock tout, sachant que je ne suis pas film…. Pour ce qui est de stocker les images sur le net, j’y ais pensé, a mi-parcours je pourrais facilement le faire, un contact au Mexique pourra m’héberger quelques jours pour faire cela.
Pour le passeport il me semble qu’il est de mise d’en avoir une toute dernière génération pour les Etats Unis. Je partirais plus sur un électronique qu’un biométrique, par principe je n’ai pas très envie de donner mes empreintes. Bien sûr, ne me croyez pas fou, si ce voyage se fait aussi tardivement c’est que je travaillerai avant. Je pense mettre 10 000€ de côté pour partir, je suis déjà en liaison avec des patrons qui pourrait me proposer un salaire me permettant cela. J’espère que cela suffira, surtout que je compte travailler sur place pour subvenir a mes besoins. A cela je rajoute le billet que je payerai sans toucher à ce qui est de coté. Mais je ne sais pas comment se passe le travail dans tous ces pays la, est ce possible de trouver du travail facilement en étant un étranger ?
Pour ce qui est de l’itinéraire, certes grossier, mais il faut bien une ligne directrice a un projet… Partir du haut du Canada, mer du Beaufort, passer par Hudson Bay ; les Etats Unis, faire les deux côtes, de préférence la l’Est et l’Ouest après pour pouvoir commencer le Mexique par le cote Pacifique et le faire ensuite par son Golf. Descendre jusqu’au Panama, et, si les finances le permette faire Cuba, Haïti, République Dominicaine. Je pense sauter la Colombie, même si l’on me dit que je ne risque rien (en faisant attention…). Peru, Bolivie, Chili, Cape Horn, Argentine, Uruguay, Paraguay, Brésil, et finir (enfin) par la Guyane française que j’ai déjà pratiquée, et où je prendrais mon avion du retour.
Ce message est peut être long, mais je l’espère sera lu.
A bon entendeur salut.
Hésitation entre plusieurs destinations dont l'île Maurice English translation pending
Bonjour à Tous,
nous sommes un couple de 27 et 26 ans et nous nous apprêtons à faire notre 1er voyage avant juin, nous avons décidé de partir la semaine dernière, autan dire que c'est tout frais. je suis allé retirer le dossier pour faire les passeports, nous avons RDV mardi matin pour le déposer et normalement dans 15 jrs on y retourne pour faire les empreintes nous estimons que fin mars le passeports seront bouclés
pour notre 1er voyage nos principaux critères sont la mer transparente et le sable fin ( du basique je pense...), notre budget est de 3200€ max pour 2
Nos choix se portent sur plusieurs destinations :
- les Maldives paradisiaque mais trop cher - les Seychelles trop cher aussi nous pensons - l'ile Maurice - la République Dominicaine - la Guadeloupe - la Martinique
Nous pensons faire un séjour d'une semaine, mais nous ne souhaitons pas faire que de la plage car nous connaissant au bout de 3 jrs de plage ca va vite nous souler.
Pourrait on avoir vos avis sur ces différentes destinations et sur ce qu'il faut voir impérativement dans chacune d'elles.
c'est une grosse somme à débourser et nous ne voudrions pas être déçus de nos choix.
Merci pour votre aide
nous sommes un couple de 27 et 26 ans et nous nous apprêtons à faire notre 1er voyage avant juin, nous avons décidé de partir la semaine dernière, autan dire que c'est tout frais. je suis allé retirer le dossier pour faire les passeports, nous avons RDV mardi matin pour le déposer et normalement dans 15 jrs on y retourne pour faire les empreintes nous estimons que fin mars le passeports seront bouclés
pour notre 1er voyage nos principaux critères sont la mer transparente et le sable fin ( du basique je pense...), notre budget est de 3200€ max pour 2
Nos choix se portent sur plusieurs destinations :
- les Maldives paradisiaque mais trop cher - les Seychelles trop cher aussi nous pensons - l'ile Maurice - la République Dominicaine - la Guadeloupe - la Martinique
Nous pensons faire un séjour d'une semaine, mais nous ne souhaitons pas faire que de la plage car nous connaissant au bout de 3 jrs de plage ca va vite nous souler.
Pourrait on avoir vos avis sur ces différentes destinations et sur ce qu'il faut voir impérativement dans chacune d'elles.
c'est une grosse somme à débourser et nous ne voudrions pas être déçus de nos choix.
Merci pour votre aide
Viètnam, Cambodge ou Laos? English translation pending
Bonjour à tous;
Après quatre voyages d'un mois en Chine ( Pékin Shanghai et autres grandes ville et aussi des petits villages cotiers) Je me pose la question pour ma prochaine plus exotique destination ?? J'ai toujours voulu aller au Vietnam et à tort je pense que j'ai un peu idéalisé ce pays... En suivant vos discussions sur les forums, mes doutes se multiplies....
Mais comme on dit, chaque personne voyage différement et on peut trouver le bonheur et le malheur à chaque seuil à travers le monde.
En bref moi je voyage seul avec mon sac à dos pendant un mois, à peine débarqué j' essaye de trouver un cheap hotel et un vélo ou une moto et j'écris mon planning aux fil des rencontres... je suis plus grandes ville que villages voilà voilà. Je précise que je travaille en france et que j'économise toute l'année pour partir en aout, inutile de vous dire que j'y pense chaque jour de l'année et qu'à mon retour je mets au mois deux mois à me remettre du choc entre la vie de Pékin et le silence du Loir et Cher 😕
Donc je disais qu'en suivant les discussions, Les grandes villes du Vietnam seraient de plus en plus des pièges à touristes lassant me rappelant mon bref passage en Tunisie où 15 gamins vous cours après avec du jasmins et où le taximan ne vous dépose pas à l'hotel prévu car celui de son cousin est bien mieux....
Bien sùr je fais la part des choses et après quelques expériences je ne me fais plus d'illusions il existera des pièges à touristes partout mais en oubliant l'utopie d'intégration (surtout en chine...) on peu quand mème partager des journées avec des gens sympas et ouvert aux autres et qui vous font partager leurs différence et des journées inoubliables.
Par ailleurs j'ai lus des topics super sur Pnom penh et les grandes villes du Cambodge et le Laos aussi. Je n'ai pas encore acheté mes bllets, et je m'en remets à vous les globes trotteurs expérimentés 😎 Je vous "copie-colle" aussi le témoignage d'une jeune trotteuse que je viens de trouver et qui soulignes ces différences :
LE CAMBODGE ….... mon nouvel amour !!!
Non non rien de sexuel, juste la découverte d un pays, d une population extraordinaire …... voilà un pays authentique et pur ( enfin sauf les douaniers mais c est parce qu ils sont sur la frontiere ;) …)..... quel bonheur !!!...... le cambodge, j ai adoré !!! mon voyage au cambodge s est fait en bus de bangkok vers Siem Reap ( lieu ou se trouve les temples d Angkor, patrimoine mondial). J ai trouve une petite guset familiale tres acceuillante a proximité du vieux marché (6 dollars la nuit et la chambre franchement bien). Le soir ballade dans le vieux marché ou se trouvent bars et restaurant et rencontre de Nam, barman le soir, guide le jour, cambodgien qui parle tres bien francais( et qui connait la France mieux que moi, la honte !) et Roberto un espagnol. Bonne soiree et on a programme avec Nam de se retrouver pour aller visiter ensemble les temples d Angkor, puis on a passé la plupart des soirees par la suite pour boire un verre. Le site d Angkor a été un superbe journee ou Nam ( l ami et non le guide) a pu m expliquer beaucoup de choses et me montrer l essentiel ( le site etant tellement grand). Le lieu a surtout été magique pour moi face au combat de la nature sur la pierre et donc ses constructions . En effet, on voit d immenses arbres, dont les racines se melent a la pierre, la cassent, la soulevent, l encerclent. Le temple principal Angkor Wat est le mieux conservé mais ce n est pas celui que je retiendrais le plus. Ta prohm est extraordinaire. Je vous laisse voir les photos dans album CAMBODGE ANGKOR Les 3 jours suivants je suis restee sur Siem reap: Visite de la ville, visite d un village de pecheur pres du lac ton sape (kompong pluk) et rencontre avec des enfants dans un orphelinat. Une chose marquante ici au Cambodge c est que malgre une pauvrete importante ( salaire moyen 70 euros), malgré un nombre important d orphelins ( parents victimes des mines, du sida....) et malgre un grands nombres de mutilés par les bombes anti personnelle (une realité de la guerre qui quand on l a sous les yeux ne laisse pas indifferent), eh bien malgre tout ca, ils ont toujours le sourire, toujours un mot sympa, toujours cette envie de te connaître ….... Le village des pecheurs etait impressionnant de part la hauteur des maisons sur es pillotis de 6m de haut. Etant dans la saison seche, on voyait vraiment bien les pilotis, mais en saison des pluies l eau monte de 2 à 3 metres. Je vous laisse la encore voir les photos...... les sourire des enfants vous monteront le naturel de ces gens et leur vraie sympathie! En dehors de la ville, quasiment toutes les maisons ( ou plutot cabanes en bois) sont aussi sur pilotis, le premier etage etant une salle commune ou les gens dorment, en dessous des pilotis, se trouvent les hamacs (oui, oui), la cuisine et les eventuels animaux le soir. Ma rencontre avec les enfants de l orphelinat n était pas prevue au depart mais des circonstances m y ont amené et j ai pu voir leurs conditions de vie qui sont à pleurer...... mais je n entendais que des rires....... c est un peuple que j ai vraiment envie d aider, qui a beaucoup souffert de son passe par les guerres et les kmers rouge ( que je vous expliquerai plus tard dans cet article).... les gens sont vraiment merveilleux alors si cette année vous avez envie de faire un don à une assoc, à une cause, outre Haiti, pensez Cambodge !!!!!...... J etais prise par le temps ( c est un comble en vacances) car je devais rejoindre ma mere pour trois jours au Vietnam car elle etait de passage mais c est sur, j y retournerai pour les aider..... Bref, Siem reap a été une super experience, et la cerise su le gateau, j ai rencontré dans un bar completement au hazard, un expatrié, qui était dans le meme lycee que moi, jouait au foot avec mon meilleur pote de 4eme, habitait a 1km de chez mes parents, et connaissait mon pere pour aller voir un medecin du meme cabinet …...!!!! trop delire cette rencontre !!!!
J ai poursuivi ma route en direction de Kompong Thom ou je pensais resté et vivre un peu avec des paysans 5selon un article que j avais lu mettais en avant le lieu. Quand je suis arrivée, grosse arnaque de l article ou les paysans demandaient 70 dollars par jours pour vivre avec eux les travaux de la campagne ….. trop cher, je suis donc repartie vers Phnom Phen pour juste une nuit avant de me diriger vers Sianoukville sur la cote sud ouest du Cambodge. La ambiance decontractée, plutot touristique, beaucoup de francais ( le cambodge est une ancienne colonie), la plage, les BBQ sur la plage pour 3 dollars biere comprise, et la sympathie cambodgienne. Apres trois jours , je suis remontée sur phnom phen. Ville agitée ( c est la capitale) mais interressante a regarder..... les femmes qui cuisinent et font la vaiselle sur le trottoir, les vendeuses le long du mekong ( j ai gouté des graines de lotus..... pas extraordianire au goût mais fallait que j essaie ! ), les tuc tuc qui vous demandent tous les 10 m ….. euh non 5 m si ils peuvent vous emmener quelque part, les bars un peu chaud au nom evoquateur ( pussy cat, …...), les cyclos pousses, …..... interressant ….... j ai pris une motobike avec driver le lendemain avec l objectif de visiter the killing fields, le museum du genocide, le russian market.........avec Chang (« chang comme la biere! » dixit l interresse). Cette journee a été tres sympa ( finalement le driver c etait moi car il en avait marre de conduire, et arret dans petit resto cambo sur le bord de la route avec un repas a 1 dollars coca inclus !!). Par contre les sites que nous avons vus sont vraiment tristes et relatent de la periode des Kmers rouge ou quelques 3 millions de cambodgiens ont été tués entre 1975 et 1979. Pour le coté culturel, une rapide explication :
En 1975, un nouveau gouvernement a renversé le roi Sianouk en place , pretextant un ecart etre riche et pauvre tres important. Ce push etait mene par des hommes ayant appartenus a la ligue communiste en france dont un certain Pol pot 5c est un surnom) . Au nom de cette revolution pour abolir les privileges, l ensemble des intellectuels, anciens politiciens, personnes vivants dans les villes, ect etaint tués par ce nouveau regime. Beaucoup ont fuis les villes pour aller dans les capagnes, se faisant passes pour des paysans. Les vrais paysans etaient eux consideres comme purs et donc epargnes. Cependant afin de correspondre a l esprit communiste, l ensemble des cultures etaient mis pour la collectivité, tout se qui etait culturel , education etaint bannis pour eviter que certains sont plus instruits que d autres, plus de vetement differents mais un meme uniforme ( habit noir, foulard rouge)..... afin de poursuivre la revolution, les kmers rouge achetaient des rames aux chinois en echanges de riz donc la population etait affamée. Les kmers rouge tuaient pour tout et rien, ils ont torturés enormement de gens et des enfants afin d inciter a la delation meme de leurs propres parents, ce regime a été l un des pires dans ce monde; les killing Fileds sont en fait les charniers ou les gens etaient amener pour etre tues, les bebes et les enfants avaient la tete eclatee sur un arbre avant d etre jetes dans la fosse........ Pol pot etait l initiateur de tout ca et dans sa folie de grandeur a commence à faire la guerre aux vietnamiens pour avoir du territoire. Les enfants etaient envoyés au front. Les vietnamiens ont ripostés et ont pu aisnsi liberer le Cambodge de ce regime qui a finit en 1979. Pol pot avait fait miner avant cela les champs des paysans partout, d ou aujourd hui un nombre de mutilés encore important. Pol pot est mort en 1998 avant d avoir pu etre jugé. Bien triste histoire pour le Cambodge!!!! je suis arrivee maintenant au Vietnam depuis le 28 février........mais je vous raconterai tout ca un peu plus tard ;) !! La bizzzzzzzz à tous !!!
VIETNAM: la pustule de mon voyage n°2
Coucou a tous,
Toujours a la bourre sur tout alors ca ne vous etonnera pas que je sois encore sur mon blog !! Bon retour donc en arriere il y a un mois, le 28 fevrier, et mon arrivée a Saigon. Comme ma mere faisait un voyage au vietnam, nous avions convenu de nous voir sur Saigon 3 jours avant leur retour en France. Larmes de ma petite maman lors de nos retrouvailles ;).... nous avons donc avec mon beau papa et elle visité Saigon et le mekong lors d une viréé rapide d une journée: ballade en bateau puis barque sur le mekong, visite de fabrique d alcool de riz, galette de riz, bonbons noix de cocos......ect !! c etait sympa bien qu un peu trop touristique. Tous les bateaux du mekong ont sur l avant des yeux dessinés en peinture.La raison serait double : la presence de crocodiles dans le mekong qui seraient davantage effrayés par ses yeux et attaqueraient moins les bateaux, et des croyance comme quoi les bateaux ont une ame et donc le fait d avoir des yeux permettrait aux bateaux de voir le chemin et de conduire a bon port ses occupants. Ce qui m a etonné au premier abord en arriavnt au Vietnam c est que les vietnamien portent reellement le fameux chapeau pointu ( ce n est pas pour le floklore) aussi bien en ville qu en campagne. Egalement beaucoup portent un foulard sur le visage soit disant pour la pollution ou pour garder la peau blanche, mais on en voit avec la nuit en campagne..... allez comprendre . Meme les gamins, ca fait peur !!!. Quand maman est partie, j ai decidé donc de poursuivre ma route vers le nord. J ai donc pris un billet de bus open pour 38 dollars qui me permettait de remonter jusqu a Hanoi en plusieurs etapes et selon son rythme. Tres franchement ce systeme est parfait et confortable (peut etre une des rares bonnes choses que les vietnamiens font pour les touristes).Je suis donc monté vers Mui Né, ville surprennate par ses paysages. Tout d abord, la source aux féées, magnifique cours d eau que l on remonte a pied jusqu a des chutes. On se croirait par moment dans un cayon avec de grosses formations calcaires à flanc du cours d eau. Les couleurs sont spectaculaires ( rouge, blanc, vert, bleu, noir........) superbe. Ce qui gache un peu ce sont les enfants qui la jouent sympa avec vous en vous montrant des choses et en vous suivant jusqu au chutes pour reclamer apres de l aragent et se permettre de vous parler mal quand vous expliquer que vous ne leur donnerez rien.MUI NE c est egalement les dunes de sables rouges et blanches sur deux sites different, surprenant de voir ces desert de sable au Vietnam dans l idee que je me faisait au départ. La encore les couleurs etaient au top. Puis direction Nha Trang, la station bvalneaire par excellence. Je suis restée 4 jours au total a cet endroit dans le but de passer mon premier niveau de plongée ( 18m- gros challenge pour une claustro). Les fonds sous marins etaient jolis 5pas autant que la thailande mais pas mal quand meme!) j ai surtout été scotchee par des seiches, un banc de calamars superbes a voir dans l eau et une enorme pieuvre qui changait de couleur des qu elle nous a vu pour se meler au rocher !.... J ai fait la rencontre rapide de Dina une suissesse Allemande que j ai de nouveau rencontrée a Hoi An et avec qui j ai poursuivi mon chemin jusqu a la fin. On s est vraiment tres bien entendu toutes les deux et ca a été un vrai plaisir de partager les jpurs suivants. ( je lui fais des gros bisous en pasant ;) ….) HOI AN est une ville tres jolie, remplie de petites ruelles, des lampions partout dans les rues, des boutiques de tailleurs (plus de 100 c est sur!) et des maisons anciennes. C est vraiment joli. J ai feté mon anniv la bas en compagnie de Dina et de deux canadiens (Maria et Rob). La soirée a été bien arrosée et on a fini sur un bar de plage avec une sacrée ambiance. Mon parcours a continué vers HUE, ville imperiale ou j ai pu visité les ruines de l ancienne cité. Mon passage a été bref, juste le temps de perdre ( je dirais aussi volé) mon appareil photo dans un tuc tuc (compte tenu de son comportement bizarre lors de son depart , je suis sure qu il a vu qu il etait tombé dans sa nacelle--> un des nombreux exemples de mauvais eprit de cette population axée sur les une et mille manieres d arnaquer le touriste). Bref outre l appareil, j ai perdue mes photos prises depuis deux semaines: donc les boules !!! c est pourquoi vous n aurez pas de photos de mon passage au vietnam ente saigon et hanoi !!. J ai poursui ma route vers HANOI ou j ai rejoins Dina qui ne s etait pas arreté a Hué. Je suis allée passer une journée a la baie d Halong, jolie mais pas aussi spectaculaire que je pensais (peut etre le temps qui etait vraiment mediocre). Lieu tres touristique, sentiment d etre a la chaine. J ai racheté un appareil photo ( le mem que precedemment pour des raisons pratique de batterie, mais 3 fois plus cher (400 dollars au lieu des 120 euros en France) sous pretexte de taxes elevées a HANOI ( Prix inegociable et malheureusement un besoin qui fait qu on achete mais clairement c est du vol la encore!!!) Le lendemain, Nous avons pris avec Dina un train de nuit pour monter dans le nord du vietnam vers SAPA ( gros fou rire dans le train avec les vietnamiens tres attentifs a nous et tres bruyants egalement). A sapa, nous avons decidé de demander a une femme du village de nous conduire pour des treks a travers la montagne, a la rencontre des diffrentes « ethnies » : dao, Hmongs noirs, hmongs....... Premier jour trek de 10 km, super sympa avec des belles rencontres de femmes( qui tres franchement et sans partie pris travaillent plus que les hommes ( qui restent sur leur mobylettes en attendant un eventuel client a transporter). Elles font en autres des travaux dans les champs, portant des bébés sur leur dos, a flanc de montagne. Je les admire. Les costumes traditionnels sont superbes et la encore loin du folklore pour touristes puisque portés dans les champs et villages perdus au milieu de nulle part. Le deuxieme jour, nous avons fait un trek de 14 km, la encore a travers champs, rizieres et chemins de montagne. C est tres joli et voilà une region pas encore pollué par le tourisme qui permet donc aux vietnamiens de garder un esprit purs par rapport a ceux vivants en ville. Retour a Hanoi et visite de la baie d Halong terrestre, presque plus jolie que la baie d halong en mer, mais surchargés la encore de monde, une autoroute!). Dans la ville d hanoi, sur un marché, j en ai profité pour gouter du chien (si, si!!)..... pas facile d avaler en pensant a mon pepere, mais le goût n est pas mauvais du tout (un goût de gigot d agneau, viande rosée de la meme maniere). Le chein cuit ressemble a un cochon de lait à la peau cuivreé et epaisse sauf que la tete est celle d un chien et la queue ressemble a une queue de rat...... bref, c etait maintenant ou jamais pour gouter, et la curiosité l a emporté ( un peu le challenge aussi!!) Le dernier soir apres notre retour a Hanoi, nous avons avec Dina fété notre « separation », bon vin, bonne bouffe et la encore le patron qui essaie de t arnaquer en te doublant la note au cas ou tu ne le verrais pas parce que tu as bu ( c est mal connaître la resistance des europeens a l alcool !!) !!!!...... bref, le Vietnam, ce sont des paysages sympas mais une population ( disons 80% des gens) avec un tres mauvais esprit, antipathique, pas souriante (sauf le nord extreme du vietnam qui a un peu sauvé cette image que je garde ). Les gens voient dans le touriste un porte monnaie et rien d autre. Pour eux, ils prennent clairement les touristes pour des cons. Ils n ont pas un esprit business comme nous et deviennent vite agressifs apres avoir fait semblant de pleurnicher. Insupportable !!!Trois semaines c est plus que suffisant en ce qui me concerne. J avais vraiment envie de partir. C etait donc ma premiere et derniere fois, d autres pays me semblant bien plus interressant a approfondir depuis mon depart !!! Quelques photos a voir donc dans album VIETNAM .
PS : désolée Long pour ce descriptif de ton pays, reste les 20 % d exception !!
Voilà pour les témoignages de cette personne que je ne connait pas mais que je remercie au passage de faire part de ses voyages... Dites moi ce que vous en pensez et si au contraire Saigon est une ville jeune et sympas merci !
Après quatre voyages d'un mois en Chine ( Pékin Shanghai et autres grandes ville et aussi des petits villages cotiers) Je me pose la question pour ma prochaine plus exotique destination ?? J'ai toujours voulu aller au Vietnam et à tort je pense que j'ai un peu idéalisé ce pays... En suivant vos discussions sur les forums, mes doutes se multiplies....
Mais comme on dit, chaque personne voyage différement et on peut trouver le bonheur et le malheur à chaque seuil à travers le monde.
En bref moi je voyage seul avec mon sac à dos pendant un mois, à peine débarqué j' essaye de trouver un cheap hotel et un vélo ou une moto et j'écris mon planning aux fil des rencontres... je suis plus grandes ville que villages voilà voilà. Je précise que je travaille en france et que j'économise toute l'année pour partir en aout, inutile de vous dire que j'y pense chaque jour de l'année et qu'à mon retour je mets au mois deux mois à me remettre du choc entre la vie de Pékin et le silence du Loir et Cher 😕
Donc je disais qu'en suivant les discussions, Les grandes villes du Vietnam seraient de plus en plus des pièges à touristes lassant me rappelant mon bref passage en Tunisie où 15 gamins vous cours après avec du jasmins et où le taximan ne vous dépose pas à l'hotel prévu car celui de son cousin est bien mieux....
Bien sùr je fais la part des choses et après quelques expériences je ne me fais plus d'illusions il existera des pièges à touristes partout mais en oubliant l'utopie d'intégration (surtout en chine...) on peu quand mème partager des journées avec des gens sympas et ouvert aux autres et qui vous font partager leurs différence et des journées inoubliables.
Par ailleurs j'ai lus des topics super sur Pnom penh et les grandes villes du Cambodge et le Laos aussi. Je n'ai pas encore acheté mes bllets, et je m'en remets à vous les globes trotteurs expérimentés 😎 Je vous "copie-colle" aussi le témoignage d'une jeune trotteuse que je viens de trouver et qui soulignes ces différences :
LE CAMBODGE ….... mon nouvel amour !!!
Non non rien de sexuel, juste la découverte d un pays, d une population extraordinaire …... voilà un pays authentique et pur ( enfin sauf les douaniers mais c est parce qu ils sont sur la frontiere ;) …)..... quel bonheur !!!...... le cambodge, j ai adoré !!! mon voyage au cambodge s est fait en bus de bangkok vers Siem Reap ( lieu ou se trouve les temples d Angkor, patrimoine mondial). J ai trouve une petite guset familiale tres acceuillante a proximité du vieux marché (6 dollars la nuit et la chambre franchement bien). Le soir ballade dans le vieux marché ou se trouvent bars et restaurant et rencontre de Nam, barman le soir, guide le jour, cambodgien qui parle tres bien francais( et qui connait la France mieux que moi, la honte !) et Roberto un espagnol. Bonne soiree et on a programme avec Nam de se retrouver pour aller visiter ensemble les temples d Angkor, puis on a passé la plupart des soirees par la suite pour boire un verre. Le site d Angkor a été un superbe journee ou Nam ( l ami et non le guide) a pu m expliquer beaucoup de choses et me montrer l essentiel ( le site etant tellement grand). Le lieu a surtout été magique pour moi face au combat de la nature sur la pierre et donc ses constructions . En effet, on voit d immenses arbres, dont les racines se melent a la pierre, la cassent, la soulevent, l encerclent. Le temple principal Angkor Wat est le mieux conservé mais ce n est pas celui que je retiendrais le plus. Ta prohm est extraordinaire. Je vous laisse voir les photos dans album CAMBODGE ANGKOR Les 3 jours suivants je suis restee sur Siem reap: Visite de la ville, visite d un village de pecheur pres du lac ton sape (kompong pluk) et rencontre avec des enfants dans un orphelinat. Une chose marquante ici au Cambodge c est que malgre une pauvrete importante ( salaire moyen 70 euros), malgré un nombre important d orphelins ( parents victimes des mines, du sida....) et malgre un grands nombres de mutilés par les bombes anti personnelle (une realité de la guerre qui quand on l a sous les yeux ne laisse pas indifferent), eh bien malgre tout ca, ils ont toujours le sourire, toujours un mot sympa, toujours cette envie de te connaître ….... Le village des pecheurs etait impressionnant de part la hauteur des maisons sur es pillotis de 6m de haut. Etant dans la saison seche, on voyait vraiment bien les pilotis, mais en saison des pluies l eau monte de 2 à 3 metres. Je vous laisse la encore voir les photos...... les sourire des enfants vous monteront le naturel de ces gens et leur vraie sympathie! En dehors de la ville, quasiment toutes les maisons ( ou plutot cabanes en bois) sont aussi sur pilotis, le premier etage etant une salle commune ou les gens dorment, en dessous des pilotis, se trouvent les hamacs (oui, oui), la cuisine et les eventuels animaux le soir. Ma rencontre avec les enfants de l orphelinat n était pas prevue au depart mais des circonstances m y ont amené et j ai pu voir leurs conditions de vie qui sont à pleurer...... mais je n entendais que des rires....... c est un peuple que j ai vraiment envie d aider, qui a beaucoup souffert de son passe par les guerres et les kmers rouge ( que je vous expliquerai plus tard dans cet article).... les gens sont vraiment merveilleux alors si cette année vous avez envie de faire un don à une assoc, à une cause, outre Haiti, pensez Cambodge !!!!!...... J etais prise par le temps ( c est un comble en vacances) car je devais rejoindre ma mere pour trois jours au Vietnam car elle etait de passage mais c est sur, j y retournerai pour les aider..... Bref, Siem reap a été une super experience, et la cerise su le gateau, j ai rencontré dans un bar completement au hazard, un expatrié, qui était dans le meme lycee que moi, jouait au foot avec mon meilleur pote de 4eme, habitait a 1km de chez mes parents, et connaissait mon pere pour aller voir un medecin du meme cabinet …...!!!! trop delire cette rencontre !!!!
J ai poursuivi ma route en direction de Kompong Thom ou je pensais resté et vivre un peu avec des paysans 5selon un article que j avais lu mettais en avant le lieu. Quand je suis arrivée, grosse arnaque de l article ou les paysans demandaient 70 dollars par jours pour vivre avec eux les travaux de la campagne ….. trop cher, je suis donc repartie vers Phnom Phen pour juste une nuit avant de me diriger vers Sianoukville sur la cote sud ouest du Cambodge. La ambiance decontractée, plutot touristique, beaucoup de francais ( le cambodge est une ancienne colonie), la plage, les BBQ sur la plage pour 3 dollars biere comprise, et la sympathie cambodgienne. Apres trois jours , je suis remontée sur phnom phen. Ville agitée ( c est la capitale) mais interressante a regarder..... les femmes qui cuisinent et font la vaiselle sur le trottoir, les vendeuses le long du mekong ( j ai gouté des graines de lotus..... pas extraordianire au goût mais fallait que j essaie ! ), les tuc tuc qui vous demandent tous les 10 m ….. euh non 5 m si ils peuvent vous emmener quelque part, les bars un peu chaud au nom evoquateur ( pussy cat, …...), les cyclos pousses, …..... interressant ….... j ai pris une motobike avec driver le lendemain avec l objectif de visiter the killing fields, le museum du genocide, le russian market.........avec Chang (« chang comme la biere! » dixit l interresse). Cette journee a été tres sympa ( finalement le driver c etait moi car il en avait marre de conduire, et arret dans petit resto cambo sur le bord de la route avec un repas a 1 dollars coca inclus !!). Par contre les sites que nous avons vus sont vraiment tristes et relatent de la periode des Kmers rouge ou quelques 3 millions de cambodgiens ont été tués entre 1975 et 1979. Pour le coté culturel, une rapide explication :
En 1975, un nouveau gouvernement a renversé le roi Sianouk en place , pretextant un ecart etre riche et pauvre tres important. Ce push etait mene par des hommes ayant appartenus a la ligue communiste en france dont un certain Pol pot 5c est un surnom) . Au nom de cette revolution pour abolir les privileges, l ensemble des intellectuels, anciens politiciens, personnes vivants dans les villes, ect etaint tués par ce nouveau regime. Beaucoup ont fuis les villes pour aller dans les capagnes, se faisant passes pour des paysans. Les vrais paysans etaient eux consideres comme purs et donc epargnes. Cependant afin de correspondre a l esprit communiste, l ensemble des cultures etaient mis pour la collectivité, tout se qui etait culturel , education etaint bannis pour eviter que certains sont plus instruits que d autres, plus de vetement differents mais un meme uniforme ( habit noir, foulard rouge)..... afin de poursuivre la revolution, les kmers rouge achetaient des rames aux chinois en echanges de riz donc la population etait affamée. Les kmers rouge tuaient pour tout et rien, ils ont torturés enormement de gens et des enfants afin d inciter a la delation meme de leurs propres parents, ce regime a été l un des pires dans ce monde; les killing Fileds sont en fait les charniers ou les gens etaient amener pour etre tues, les bebes et les enfants avaient la tete eclatee sur un arbre avant d etre jetes dans la fosse........ Pol pot etait l initiateur de tout ca et dans sa folie de grandeur a commence à faire la guerre aux vietnamiens pour avoir du territoire. Les enfants etaient envoyés au front. Les vietnamiens ont ripostés et ont pu aisnsi liberer le Cambodge de ce regime qui a finit en 1979. Pol pot avait fait miner avant cela les champs des paysans partout, d ou aujourd hui un nombre de mutilés encore important. Pol pot est mort en 1998 avant d avoir pu etre jugé. Bien triste histoire pour le Cambodge!!!! je suis arrivee maintenant au Vietnam depuis le 28 février........mais je vous raconterai tout ca un peu plus tard ;) !! La bizzzzzzzz à tous !!!
VIETNAM: la pustule de mon voyage n°2
Coucou a tous,
Toujours a la bourre sur tout alors ca ne vous etonnera pas que je sois encore sur mon blog !! Bon retour donc en arriere il y a un mois, le 28 fevrier, et mon arrivée a Saigon. Comme ma mere faisait un voyage au vietnam, nous avions convenu de nous voir sur Saigon 3 jours avant leur retour en France. Larmes de ma petite maman lors de nos retrouvailles ;).... nous avons donc avec mon beau papa et elle visité Saigon et le mekong lors d une viréé rapide d une journée: ballade en bateau puis barque sur le mekong, visite de fabrique d alcool de riz, galette de riz, bonbons noix de cocos......ect !! c etait sympa bien qu un peu trop touristique. Tous les bateaux du mekong ont sur l avant des yeux dessinés en peinture.La raison serait double : la presence de crocodiles dans le mekong qui seraient davantage effrayés par ses yeux et attaqueraient moins les bateaux, et des croyance comme quoi les bateaux ont une ame et donc le fait d avoir des yeux permettrait aux bateaux de voir le chemin et de conduire a bon port ses occupants. Ce qui m a etonné au premier abord en arriavnt au Vietnam c est que les vietnamien portent reellement le fameux chapeau pointu ( ce n est pas pour le floklore) aussi bien en ville qu en campagne. Egalement beaucoup portent un foulard sur le visage soit disant pour la pollution ou pour garder la peau blanche, mais on en voit avec la nuit en campagne..... allez comprendre . Meme les gamins, ca fait peur !!!. Quand maman est partie, j ai decidé donc de poursuivre ma route vers le nord. J ai donc pris un billet de bus open pour 38 dollars qui me permettait de remonter jusqu a Hanoi en plusieurs etapes et selon son rythme. Tres franchement ce systeme est parfait et confortable (peut etre une des rares bonnes choses que les vietnamiens font pour les touristes).Je suis donc monté vers Mui Né, ville surprennate par ses paysages. Tout d abord, la source aux féées, magnifique cours d eau que l on remonte a pied jusqu a des chutes. On se croirait par moment dans un cayon avec de grosses formations calcaires à flanc du cours d eau. Les couleurs sont spectaculaires ( rouge, blanc, vert, bleu, noir........) superbe. Ce qui gache un peu ce sont les enfants qui la jouent sympa avec vous en vous montrant des choses et en vous suivant jusqu au chutes pour reclamer apres de l aragent et se permettre de vous parler mal quand vous expliquer que vous ne leur donnerez rien.MUI NE c est egalement les dunes de sables rouges et blanches sur deux sites different, surprenant de voir ces desert de sable au Vietnam dans l idee que je me faisait au départ. La encore les couleurs etaient au top. Puis direction Nha Trang, la station bvalneaire par excellence. Je suis restée 4 jours au total a cet endroit dans le but de passer mon premier niveau de plongée ( 18m- gros challenge pour une claustro). Les fonds sous marins etaient jolis 5pas autant que la thailande mais pas mal quand meme!) j ai surtout été scotchee par des seiches, un banc de calamars superbes a voir dans l eau et une enorme pieuvre qui changait de couleur des qu elle nous a vu pour se meler au rocher !.... J ai fait la rencontre rapide de Dina une suissesse Allemande que j ai de nouveau rencontrée a Hoi An et avec qui j ai poursuivi mon chemin jusqu a la fin. On s est vraiment tres bien entendu toutes les deux et ca a été un vrai plaisir de partager les jpurs suivants. ( je lui fais des gros bisous en pasant ;) ….) HOI AN est une ville tres jolie, remplie de petites ruelles, des lampions partout dans les rues, des boutiques de tailleurs (plus de 100 c est sur!) et des maisons anciennes. C est vraiment joli. J ai feté mon anniv la bas en compagnie de Dina et de deux canadiens (Maria et Rob). La soirée a été bien arrosée et on a fini sur un bar de plage avec une sacrée ambiance. Mon parcours a continué vers HUE, ville imperiale ou j ai pu visité les ruines de l ancienne cité. Mon passage a été bref, juste le temps de perdre ( je dirais aussi volé) mon appareil photo dans un tuc tuc (compte tenu de son comportement bizarre lors de son depart , je suis sure qu il a vu qu il etait tombé dans sa nacelle--> un des nombreux exemples de mauvais eprit de cette population axée sur les une et mille manieres d arnaquer le touriste). Bref outre l appareil, j ai perdue mes photos prises depuis deux semaines: donc les boules !!! c est pourquoi vous n aurez pas de photos de mon passage au vietnam ente saigon et hanoi !!. J ai poursui ma route vers HANOI ou j ai rejoins Dina qui ne s etait pas arreté a Hué. Je suis allée passer une journée a la baie d Halong, jolie mais pas aussi spectaculaire que je pensais (peut etre le temps qui etait vraiment mediocre). Lieu tres touristique, sentiment d etre a la chaine. J ai racheté un appareil photo ( le mem que precedemment pour des raisons pratique de batterie, mais 3 fois plus cher (400 dollars au lieu des 120 euros en France) sous pretexte de taxes elevées a HANOI ( Prix inegociable et malheureusement un besoin qui fait qu on achete mais clairement c est du vol la encore!!!) Le lendemain, Nous avons pris avec Dina un train de nuit pour monter dans le nord du vietnam vers SAPA ( gros fou rire dans le train avec les vietnamiens tres attentifs a nous et tres bruyants egalement). A sapa, nous avons decidé de demander a une femme du village de nous conduire pour des treks a travers la montagne, a la rencontre des diffrentes « ethnies » : dao, Hmongs noirs, hmongs....... Premier jour trek de 10 km, super sympa avec des belles rencontres de femmes( qui tres franchement et sans partie pris travaillent plus que les hommes ( qui restent sur leur mobylettes en attendant un eventuel client a transporter). Elles font en autres des travaux dans les champs, portant des bébés sur leur dos, a flanc de montagne. Je les admire. Les costumes traditionnels sont superbes et la encore loin du folklore pour touristes puisque portés dans les champs et villages perdus au milieu de nulle part. Le deuxieme jour, nous avons fait un trek de 14 km, la encore a travers champs, rizieres et chemins de montagne. C est tres joli et voilà une region pas encore pollué par le tourisme qui permet donc aux vietnamiens de garder un esprit purs par rapport a ceux vivants en ville. Retour a Hanoi et visite de la baie d Halong terrestre, presque plus jolie que la baie d halong en mer, mais surchargés la encore de monde, une autoroute!). Dans la ville d hanoi, sur un marché, j en ai profité pour gouter du chien (si, si!!)..... pas facile d avaler en pensant a mon pepere, mais le goût n est pas mauvais du tout (un goût de gigot d agneau, viande rosée de la meme maniere). Le chein cuit ressemble a un cochon de lait à la peau cuivreé et epaisse sauf que la tete est celle d un chien et la queue ressemble a une queue de rat...... bref, c etait maintenant ou jamais pour gouter, et la curiosité l a emporté ( un peu le challenge aussi!!) Le dernier soir apres notre retour a Hanoi, nous avons avec Dina fété notre « separation », bon vin, bonne bouffe et la encore le patron qui essaie de t arnaquer en te doublant la note au cas ou tu ne le verrais pas parce que tu as bu ( c est mal connaître la resistance des europeens a l alcool !!) !!!!...... bref, le Vietnam, ce sont des paysages sympas mais une population ( disons 80% des gens) avec un tres mauvais esprit, antipathique, pas souriante (sauf le nord extreme du vietnam qui a un peu sauvé cette image que je garde ). Les gens voient dans le touriste un porte monnaie et rien d autre. Pour eux, ils prennent clairement les touristes pour des cons. Ils n ont pas un esprit business comme nous et deviennent vite agressifs apres avoir fait semblant de pleurnicher. Insupportable !!!Trois semaines c est plus que suffisant en ce qui me concerne. J avais vraiment envie de partir. C etait donc ma premiere et derniere fois, d autres pays me semblant bien plus interressant a approfondir depuis mon depart !!! Quelques photos a voir donc dans album VIETNAM .
PS : désolée Long pour ce descriptif de ton pays, reste les 20 % d exception !!
Voilà pour les témoignages de cette personne que je ne connait pas mais que je remercie au passage de faire part de ses voyages... Dites moi ce que vous en pensez et si au contraire Saigon est une ville jeune et sympas merci !
Cherche à monter une affaire au Chili English translation pending
Bonjour a tous, je m'appele Bruno et je viens de debarquer au Chili avec un visa touriste mais envisage d'y rester. Je voulais savoir s'il est possible d obtenir le second visa en créant un projet, une entreprise ou s'il faut etre salarié? De plus, je recherche des gens habitant la région de biobio ou ayant un projet dans le sud du pays. Je cherche a ouvrir un restaurant franco-mexicain (vécu au mexique de nombreuses années) ou bien un eco-lodge dans la région andine. Si interessés contactez moi que l'on discute de tout ca!
Autorisation de sortie de territoire et contrat de travail à l'étranger pour un Cubain? English translation pending
Bonjour,
J'ai un ami qui a rencontré au cours d'un voyage à CUBA, quelqu'un (qui ne travaille pas actuellement et libre de tout engagement), qui lui semble avoir le profil du salarié qu'il recherche pour un projet dans un autre pays( autre que USA).
Savez vous s'il est envisageable de faire une demande aux autorités de CUBA et qu'il y ait des chances d'aboutir à une autorisation de sortie et à une embauche pour cette personne ?
Quelle est la voie à suivre ?
Quelqu'un a t il déjà essayé ?
Merci pour vos réponses.
Indécise, Cuba ou Punta Cana pour la chaleur? English translation pending
😎j'aimerais s'avoir pour le plus plus plus, , , , de chaleur????????
Jeune famille souhaite partir s'installer à Saint-Martin English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons depuis un petit moment partir sur St Martin, y vivre d'abord un an ou deux et qui sait après peut être s'y installer.
J'ai 23 ans, ma femme 25 et ma fille 1 an et demi.
Nous sommes désireux d'attendre que notre fille soit en age d'aller à la maternelle pour partir.
Nous vivons dans un appartement logé à titre gratuit (donc un pied à terre en métropole si ça se passe mal là bas) et avons deux travail à temps plein.
Voilà le résumé de notre situation actuelle.
Nous aimerions avoir des conseils pour partir en toute sérénité. Est ce une île facile à vivre au quotidien (travail, établissement scolaire, prix de la vie, délinquance...) ??
Comme démarche administrative, n'y a t'il qu'un changement d'adresse ou le fait de partir de la métropole engendre d'autres papiers ?
Merci par avance.
Nous souhaitons depuis un petit moment partir sur St Martin, y vivre d'abord un an ou deux et qui sait après peut être s'y installer.
J'ai 23 ans, ma femme 25 et ma fille 1 an et demi.
Nous sommes désireux d'attendre que notre fille soit en age d'aller à la maternelle pour partir.
Nous vivons dans un appartement logé à titre gratuit (donc un pied à terre en métropole si ça se passe mal là bas) et avons deux travail à temps plein.
Voilà le résumé de notre situation actuelle.
Nous aimerions avoir des conseils pour partir en toute sérénité. Est ce une île facile à vivre au quotidien (travail, établissement scolaire, prix de la vie, délinquance...) ??
Comme démarche administrative, n'y a t'il qu'un changement d'adresse ou le fait de partir de la métropole engendre d'autres papiers ?
Merci par avance.
République Dominicaine ou Cuba: climat plus chaud à Cuba fin janvier/février? English translation pending
Bonjour... avant que tout le monde aussitôt en voyant le titre se garoche pour me répondre RÉPUBLIQUE, lisez :P
Nous réservons le voyage demain, mais voìlà ce qui se passe.
Nous voulions aller à Cuba car il y a des vols le matin et nous voulions partir le matin alors ça nous convenait, FINALEMENT tout le monde me dit de ne pas partir pour CUBA durant cette période car ce n'est pas chaud, c'est aussi leur ''période hivernal'' ... et j'ai été voir sur météomédia et c'est bien vrai c'est bcp plus froid qu'en RÉPUBLIQUE....
Donc nous nous sommes dis que nous irions en république pour vraiment profiter de la chaleur, sauf que les vols sont seulement dans l'après-midi, vers 15h40... dans TOUS les voyages que nous avons regarder vers république, ce qui veut dire que nous allons arriver le soir, ce qui est vraiment plate car resto surement fermé, pas vrmt le temps pour faire de la plage on arrive quand il fait noir etc.... on va avoir vraiment hâte au lendemain... ça va être plate un peu... Et nous ne voulions pas de vols dans l'après-midi de préférence :( Donc je voudrais VRAIMENT avoir l'avis de voyageur expérimenté qui vont à CUBA durant cette période de l'année (nous partons le 29 janvier) pour savoir si c'est vraiment froid dans les 20 degrés comme tout le monde me dit (comparé à 27 et + en république)
Mderci à l'avance!! ;)
Nous réservons le voyage demain, mais voìlà ce qui se passe.
Nous voulions aller à Cuba car il y a des vols le matin et nous voulions partir le matin alors ça nous convenait, FINALEMENT tout le monde me dit de ne pas partir pour CUBA durant cette période car ce n'est pas chaud, c'est aussi leur ''période hivernal'' ... et j'ai été voir sur météomédia et c'est bien vrai c'est bcp plus froid qu'en RÉPUBLIQUE....
Donc nous nous sommes dis que nous irions en république pour vraiment profiter de la chaleur, sauf que les vols sont seulement dans l'après-midi, vers 15h40... dans TOUS les voyages que nous avons regarder vers république, ce qui veut dire que nous allons arriver le soir, ce qui est vraiment plate car resto surement fermé, pas vrmt le temps pour faire de la plage on arrive quand il fait noir etc.... on va avoir vraiment hâte au lendemain... ça va être plate un peu... Et nous ne voulions pas de vols dans l'après-midi de préférence :( Donc je voudrais VRAIMENT avoir l'avis de voyageur expérimenté qui vont à CUBA durant cette période de l'année (nous partons le 29 janvier) pour savoir si c'est vraiment froid dans les 20 degrés comme tout le monde me dit (comparé à 27 et + en république)
Mderci à l'avance!! ;)
Météo en République Dominicaine en ce moment? (début janvier 2011) English translation pending
Bonjour,
Je pars vendredi prochain pour 2 semaines a Bayahebe. Je regarde les sites de météo mais je ne suis pas sure qu'ils soient vraiment fiables...😊
Quelle est actuellement le temps en RD?
Faut-il prévoir un vetement de pluie?
Connaissez-vous l'hotel be live canoa?
Je vous remercie à l'avance de vos réponses.
Bonne journée à tous!😛
Travailler en tant que professeur en infographie au Cameroun English translation pending
Bonjour on me propose de donner des cours au Cameroun dans ma branche ( infographie ), fin 2011 pour une période de 4 mois, étant pour le moment en statut freelance/ indépendant , je suis encore " libre " de mes choix, et donc pas attaché à une structure/entreprise en tant que salarié...On me propose alors un poste là bas de 4 mois avec billet d'avion + hebergement / blanchisserie /restauration compris au frais de l'école 😮...
Maintenant on me demande mes prétentions salariales mais je n'ai aucune idée du niveau de niveau de ce Pays, que puis-je demandé?
Sachant que je n'y vais pas dans une optique " business " , mais pour partager mes connaissances ( informatique ) et également pour ma part d'avoir une 1er expérience dans le domaine de l'enseignement à l'étranger et puis bien sur profiter du pays/ culture de l'Afrique Centrale.
Merci de m'éclaircir, est t'il difficile niveau administratif de travailler dans ce pays ( je suis français vivant en Belgique pour le moment )
cordialement Nicolas.
Maintenant on me demande mes prétentions salariales mais je n'ai aucune idée du niveau de niveau de ce Pays, que puis-je demandé?
Sachant que je n'y vais pas dans une optique " business " , mais pour partager mes connaissances ( informatique ) et également pour ma part d'avoir une 1er expérience dans le domaine de l'enseignement à l'étranger et puis bien sur profiter du pays/ culture de l'Afrique Centrale.
Merci de m'éclaircir, est t'il difficile niveau administratif de travailler dans ce pays ( je suis français vivant en Belgique pour le moment )
cordialement Nicolas.
Vaccin contre le choléra recommandé pour la République Dominicaine? English translation pending
Bonjour,
Je quitte le 2 janvier prochain pour Bayahibe en République Dominicaine. Devrais-je recevoir le vaccin pour la choléra? Est-ce recommandé? Les avis divergent...
Et vous? Que faites-vous?
Merci!:)
Je quitte le 2 janvier prochain pour Bayahibe en République Dominicaine. Devrais-je recevoir le vaccin pour la choléra? Est-ce recommandé? Les avis divergent...
Et vous? Que faites-vous?
Merci!:)
Où aller pour trois semaines en République Dominicaine? English translation pending
BONJOUR A TOUS!
NOUS PARTONS DEUX COPAINS A LA FIN DECEMBRE SOIT DANS 10 JOURS POUR 3 SEMAINES EN REPUBLIQUE DOMINICAINE...ET NOUS AIMERIONS CONNAITRE VOS AVIS SUR CE QUI A FAIRE ET LES ENDROITS A VISITER. NOUS SOMMES PORTER VERS LE PLEIN AIR ET AIMERIONS FAIRE DES RANDONNÉES PEDESTRES A LA MONTAGNE, PARC ...ETC! NOUS N AVONS PAS PRIS D HOTELS...SI VOUS AVEZ DES ENDROITS SYMPATIQUES A NOUS RECOMMANDER.. OU ENCORE SI VOUS AVEZ UN CIRCUIT A NOUS PROPOSER..CA SERAIT TRES APPRECIÉ! MERCI A TOUS
NOUS PARTONS DEUX COPAINS A LA FIN DECEMBRE SOIT DANS 10 JOURS POUR 3 SEMAINES EN REPUBLIQUE DOMINICAINE...ET NOUS AIMERIONS CONNAITRE VOS AVIS SUR CE QUI A FAIRE ET LES ENDROITS A VISITER. NOUS SOMMES PORTER VERS LE PLEIN AIR ET AIMERIONS FAIRE DES RANDONNÉES PEDESTRES A LA MONTAGNE, PARC ...ETC! NOUS N AVONS PAS PRIS D HOTELS...SI VOUS AVEZ DES ENDROITS SYMPATIQUES A NOUS RECOMMANDER.. OU ENCORE SI VOUS AVEZ UN CIRCUIT A NOUS PROPOSER..CA SERAIT TRES APPRECIÉ! MERCI A TOUS
Séjour à Aracaju au Brésil: activités, transport, sécurité...? English translation pending
Bonsoir à tous,
Je pars pour 3 mois en janvier prochain dans l'état du Sergipe et tout particulièrement dans la ville d'Aracaju. Et, mon grand désarroi, les infos sur cette ville n'affluent pas sur le net.
Je suis preneuse de toutes sortes d'infos (activités, culture, sécurité, transports...).
Je compte mettre à profit ce long séjour en essayant de vivre une vie plus proche des habitudes locales que de celles du touriste. J'ai envie, par exemple, de m'inscrire dans un "club" pour pratiquer une activité (danse, sport...) comme le font les Brésiliens. Ça me semble aussi un bon moyen pour l'apprentissage de la langue.
Un grand merci pour vos réponses.
Véronique.
Je pars pour 3 mois en janvier prochain dans l'état du Sergipe et tout particulièrement dans la ville d'Aracaju. Et, mon grand désarroi, les infos sur cette ville n'affluent pas sur le net.
Je suis preneuse de toutes sortes d'infos (activités, culture, sécurité, transports...).
Je compte mettre à profit ce long séjour en essayant de vivre une vie plus proche des habitudes locales que de celles du touriste. J'ai envie, par exemple, de m'inscrire dans un "club" pour pratiquer une activité (danse, sport...) comme le font les Brésiliens. Ça me semble aussi un bon moyen pour l'apprentissage de la langue.
Un grand merci pour vos réponses.
Véronique.
Journaliste cherche des femmes vivant à l'étranger pour témoignage English translation pending
Bonjour je suis journaliste! Dans le cadre d'une série de reportages sur les femmes , je cherche à entrer en contact avec des femmes qui ont fait le choix de tout quitter, définitivement ou provisoirement, de vivre à l'étranger et qui y seront pendant l'année 2011. Le but est de faire une série de reportages, où que vous soyez, n'importe quel métier que vous exerciez, sur le courage du choix et même temps d'aborder d'un point de vue découverte le pays.
exemple: Brésil
X vit à Cuba depuis X années, ou quelques mois, elle est venue ici pour ...... et je vous suis quelques jours dans votre quotidien. Je le répète vous pouvez vous trouvez en Afrique, à Bornéo ou à New York ou même encore dans la jungle....n'importe où! Tout m'intéresse.
Si vous êtes une de ces personnes, ou si vous connaissez quelqu'un, merci de bien vouloir prendre contact avec moi, je vous donnerai plus de détails.😉
M. L
M. L
Choléra en République Dominicaine: comment profiter de ses vacances sans risques? English translation pending
bonjour tout le monde!!
je sais qu'il y a déjà des discussions sur le choléra en république dominicaine mais cela a évolué. il parle de 20 cas! j'avais prévu de partir en février a punta cana, mais je suis en totale hésitation car si on pars avec la peur : de bien boire de l'eau en bouteille, de faire attention a se que l'on mange, de pas pouvoir découvrir l'arrière pays !!! je sais plus..... je veux profiter de mes vacances sans risque, vous en pensez quoi??? le problème c'est que si je pars pas laba je sais pas ou partir, je voudrais des plages paradisiaque avec un formule tout inclus et dans le même budget, avez vous d'autre pays a me conseiller??? j'ai regardé le mexique qui est un peu plus cher ou iles margarita?? pouvez vous m'aider???
merci beaucoup😉
je sais qu'il y a déjà des discussions sur le choléra en république dominicaine mais cela a évolué. il parle de 20 cas! j'avais prévu de partir en février a punta cana, mais je suis en totale hésitation car si on pars avec la peur : de bien boire de l'eau en bouteille, de faire attention a se que l'on mange, de pas pouvoir découvrir l'arrière pays !!! je sais plus..... je veux profiter de mes vacances sans risque, vous en pensez quoi??? le problème c'est que si je pars pas laba je sais pas ou partir, je voudrais des plages paradisiaque avec un formule tout inclus et dans le même budget, avez vous d'autre pays a me conseiller??? j'ai regardé le mexique qui est un peu plus cher ou iles margarita?? pouvez vous m'aider???
merci beaucoup😉
Les carnets de croquis - voyages illustrés à traver le monde English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le lien vers mon site qui regroupe mes croquis lors de mes voyages (Mayotte, Inde du Sud, Burkina, Togo, Bénin, etc.)
http://www.jeromeagostini.fr/lescarnets En attendant, un petit dessin de la gare routière de Notsé au Togo.
J'espère que la visite vous plaira, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques ! A bientôt !
Voici le lien vers mon site qui regroupe mes croquis lors de mes voyages (Mayotte, Inde du Sud, Burkina, Togo, Bénin, etc.)
http://www.jeromeagostini.fr/lescarnets En attendant, un petit dessin de la gare routière de Notsé au Togo.

J'espère que la visite vous plaira, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques ! A bientôt !
Choléra en République Dominicaine? English translation pending
bonjour à vous tous !
Je suis présentement en pleine préparation pour mon départ du 4 décembre 2010 pour la république dominicaine à puerto plata spécifiquement .
je voudrais m'assurer que moi et mon mari nous partons sans inquiètude .
Car à tous les jours , la quantité de choléra augmente et je ne voudrais pas qu'il arrive quelque chose pendant nos vacances.
Alors s'ils vous plaît , si vous avez des renseignements qui peut nous informés à ce sujet , cela serait bien apprécié.
Merci .
voyageuse01
Je suis présentement en pleine préparation pour mon départ du 4 décembre 2010 pour la république dominicaine à puerto plata spécifiquement .
je voudrais m'assurer que moi et mon mari nous partons sans inquiètude .
Car à tous les jours , la quantité de choléra augmente et je ne voudrais pas qu'il arrive quelque chose pendant nos vacances.
Alors s'ils vous plaît , si vous avez des renseignements qui peut nous informés à ce sujet , cela serait bien apprécié.
Merci .
voyageuse01
Risques de choléra en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour!!
Mon chum et moi, on regarde pour un voyage en famille en février, on veut partir pour Punta Cana (au Barcelo Punta Cana...vous le connaissez?)
Par contre, on est un peu inquiets, car un cas de coléra a été découvert, et si nous réservons maintenant, on craint qu'au départ dans 3 mois, il y en ait encore plus...
Qu'en pensez-vous? Seriez vous inquiets, de partir là bas fin février?
Un gros merci à vous pour vos conseils!!
Bonne journée!!
Visa pour passer quatre mois à Hawaï? English translation pending
Bonjour à tous !
Voilà j'écris ce message car même en faisant le tour des forums et des discussions je n'ai pas trouvé des exemples qui correspondaient exactement à ma situation.
Je souhaite partir seul à Hawaï, soit aux US, pour une durée de 4 mois l'été prochain. Je dispose d'un passeport biométrique depuis moins d'un an. Cependant j'ai rapidement appris que ce passeport limité le séjour à 3 mois. En cherchant sur la toile, j'ai entendu parlé du visa B2. Ce visa, si j'ai bien compris, permet de rester 6 mois par an aux US pendant 10 ans.
Voici les questions que je me pose : - Comment obtient-on ce visa ? Quelles documents faut-il apporter à l'ambassade pour pouvoir y accéder ? - Est-ce réellement possible de l'obtenir ? - Quand (par rapport à la date de départ) faut-il le réclamer ? - Quelle est son prix si il y en a un ?
En espérant que quelqu'un est une idée, je vous remercie d'avoir lu ce topic.
Addict 0390
Voilà j'écris ce message car même en faisant le tour des forums et des discussions je n'ai pas trouvé des exemples qui correspondaient exactement à ma situation.
Je souhaite partir seul à Hawaï, soit aux US, pour une durée de 4 mois l'été prochain. Je dispose d'un passeport biométrique depuis moins d'un an. Cependant j'ai rapidement appris que ce passeport limité le séjour à 3 mois. En cherchant sur la toile, j'ai entendu parlé du visa B2. Ce visa, si j'ai bien compris, permet de rester 6 mois par an aux US pendant 10 ans.
Voici les questions que je me pose : - Comment obtient-on ce visa ? Quelles documents faut-il apporter à l'ambassade pour pouvoir y accéder ? - Est-ce réellement possible de l'obtenir ? - Quand (par rapport à la date de départ) faut-il le réclamer ? - Quelle est son prix si il y en a un ?
En espérant que quelqu'un est une idée, je vous remercie d'avoir lu ce topic.
Addict 0390
Nicaragua: voyager seul et à moindre coût? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partir 3 semaines cet été au Nicaragua.
Je voyagerais seul, j'ai 19 ans et ne parle pas espagnol, mais français et anglais.
Je souhaite marcher et voir plusieurs volcans (dans al région de Masaya).
J'avais quelques questions : - Est-ce qu'il est dangereux de voyager seul en transport en commun (en bus) ? - Le déplacement en bus est il facile et bon marché ? - Trouve t-on beaucoup d'auberges de jeunesse et d'autre logement bon marché (combien faut-il compter ?) ? - Est-il possible de parler en anglais aux habitants, où la plupart ne parle t-il qu'espagnol ?
Merci d'avance de vos renseignements,
Julien
J'avais quelques questions : - Est-ce qu'il est dangereux de voyager seul en transport en commun (en bus) ? - Le déplacement en bus est il facile et bon marché ? - Trouve t-on beaucoup d'auberges de jeunesse et d'autre logement bon marché (combien faut-il compter ?) ? - Est-il possible de parler en anglais aux habitants, où la plupart ne parle t-il qu'espagnol ?
Merci d'avance de vos renseignements,
Julien
San Andres ou Panama en janvier? English translation pending
Nous avons beaucoup de dificultées à nous décider pour une ou l'autre de ces destinations. Nous avons besoin de repos mais quand même nous ferons quelques visites.
merci de nous aider dans notre choix de vacances.
Bateau de croisières Oasis of the Seas: tables à deux dans la salle à manger principale? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir si il y a des tables à deux dans la salle à manger principale, avec "open seating". Si oui avec ce-dit open seating, le délai d'attente est-il long?
Pour les breuvages, est-ce comme les autres cies de croisières, eau, jus, café, thé et chocolat chaud gratuit?
Merci de vos commentaires
Loudan
Pour les breuvages, est-ce comme les autres cies de croisières, eau, jus, café, thé et chocolat chaud gratuit?
Merci de vos commentaires
Loudan
Prix des interurbains à Cuba avec Vidéotron (Québec) English translation pending
Avec Videotron, les interurbains à Cuba sont 5 $ pour les 20 première minutes et 0,90 $ les minutes additionnelles ...😎
Faire un tour du monde à visée humanitaire English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai depuis peu, pris la decision de faire le tour du monde après avoir fini mes études. J'ai donc 2 ans pour préparer mon tour du monde qui débutera en septembre 2012, si tout ce déroule comme convenu !
Alors voilà, je ne veux pas faire un tour du monde juste pour en faire le tour... Au fil de mon voyage, je voudrais m'arréter de manière ponctuelle dans des pays choisit au préalable pendant environ 2 à 3 mois, et apporter à mon échelle une aide.
Mes questions sont donc : Les ONG et associations sur place font-elles appel à des personnes comme moi, c'est à dire de passage et sans reelles expériences de l'humanitaire en pays étrangers ? Avec qui est-ce le plus simple de passer ? Y en a t'il qui ont des expériences similaires ?
D'autres part, je part seul et je n'ai pas trop de sous...je souhaiterais monter un projet, car j'en ai un ! afin de trouver des sponsors... Mon but est avant tout d'apporter mon aide à des personnes en difficultés, mais aussi de découvrir l'autres, m'immerger dans différentes cultures...et pourquoi pas leur faire découvrir ma passion, l'escalade... Seulement, je me demande si cela est pertinent...Des personnes sans rien, ou pas grand chose seront elles contente de me voir débarquer avec des paires de chaussons en leur proposant de s'essayer à la grimpe...!
Je suis ouvert a toutes discutions...en tout j'ai vraiement a coeur de partir...pour une durée de 3 ans et demi voire 4 ans selon mon planning. Il est clair que sans sponsors, je ne pourré pas partir...je demande donc à ceux qui ont caresser le même rêve que moi, et qui y sont parvenu ou en cours, de me donner des conseils et des pistes !
Merci d'avance pour votre aide, parce que vu l'ampleur du projet, je ne suis pas contre un petit coup de main !
Au passage, je vous fait part des pays dans lesquels je souhaite effectuer une petite halte humanitaire ! Mali oct 2012 ; Togo jan 2013 ; Cameron avr 2013 ; Kenya jui 2013 ; Népal nov 2014 ; Chine (Tibet) jan 2014 ; Malaisie mai 2014 ; Pérou dec 2014; et pourquoi pas Haiti en fevrier 2015.
J'ai depuis peu, pris la decision de faire le tour du monde après avoir fini mes études. J'ai donc 2 ans pour préparer mon tour du monde qui débutera en septembre 2012, si tout ce déroule comme convenu !
Alors voilà, je ne veux pas faire un tour du monde juste pour en faire le tour... Au fil de mon voyage, je voudrais m'arréter de manière ponctuelle dans des pays choisit au préalable pendant environ 2 à 3 mois, et apporter à mon échelle une aide.
Mes questions sont donc : Les ONG et associations sur place font-elles appel à des personnes comme moi, c'est à dire de passage et sans reelles expériences de l'humanitaire en pays étrangers ? Avec qui est-ce le plus simple de passer ? Y en a t'il qui ont des expériences similaires ?
D'autres part, je part seul et je n'ai pas trop de sous...je souhaiterais monter un projet, car j'en ai un ! afin de trouver des sponsors... Mon but est avant tout d'apporter mon aide à des personnes en difficultés, mais aussi de découvrir l'autres, m'immerger dans différentes cultures...et pourquoi pas leur faire découvrir ma passion, l'escalade... Seulement, je me demande si cela est pertinent...Des personnes sans rien, ou pas grand chose seront elles contente de me voir débarquer avec des paires de chaussons en leur proposant de s'essayer à la grimpe...!
Je suis ouvert a toutes discutions...en tout j'ai vraiement a coeur de partir...pour une durée de 3 ans et demi voire 4 ans selon mon planning. Il est clair que sans sponsors, je ne pourré pas partir...je demande donc à ceux qui ont caresser le même rêve que moi, et qui y sont parvenu ou en cours, de me donner des conseils et des pistes !
Merci d'avance pour votre aide, parce que vu l'ampleur du projet, je ne suis pas contre un petit coup de main !
Au passage, je vous fait part des pays dans lesquels je souhaite effectuer une petite halte humanitaire ! Mali oct 2012 ; Togo jan 2013 ; Cameron avr 2013 ; Kenya jui 2013 ; Népal nov 2014 ; Chine (Tibet) jan 2014 ; Malaisie mai 2014 ; Pérou dec 2014; et pourquoi pas Haiti en fevrier 2015.
Près de quarante et une heures de retard avec Aigle Azur: quels recours? English translation pending
bonjour ,
je viens de traverser une épreuve douleureuse(meme si certains relativisent assez vite) ,
ce retard m'a profondément marqué nous devions décoller le 17 / 09 / 2010 à 10 h30
pour finalement décoller le 19 / 09 / 2010 à 03h00 du matin soit 40,5 heures de retard 🤪
c'était un vol direct de ANNABA(algérie) à ROISSYcdg . (cie AIGLE AZUR)
initialement l'embarquement s'est fait sans encombres, c'est au bout d'une heure et demi
que le commandant pris la résolution de nous débarquer suite à un probléme mécanique
non résolu (trappe du train d'atterissage qui ne répondait plus) et aussi à cause de
l'impatience de certains passagers qui ne supportaient plus d'attendre dans l'avion.
c'est la que le périple commence , parquage dans la zone d'embarquement , premier
déjeuner fait avec les plateaux repas débarqués aussi😏 , ballotage entre
l'hotel et l'aéroport , bref un calvaire meme si le minimum a été assuré .
je m'adresse donc aux plus avisés d'entre vous pour m'aiguiller le plus objectivement sur
mes droits et recours possibles sachant qu'au préalable je compte adresser un premier
courrier à la compagnie en vue d'un geste extra commercial.
j'ai bien parcouru le forum afin de trouver un semblant de réponse mais j'avoue que dans
ce torrent de jargon juridique et "conventionnel", je m'y perd un peu .
Et suis je toujours dans les temps pour une action quelquonque ?
d'avance merci pour l'intéret que vous porterz à ma requete
je viens de traverser une épreuve douleureuse(meme si certains relativisent assez vite) ,
ce retard m'a profondément marqué nous devions décoller le 17 / 09 / 2010 à 10 h30
pour finalement décoller le 19 / 09 / 2010 à 03h00 du matin soit 40,5 heures de retard 🤪
c'était un vol direct de ANNABA(algérie) à ROISSYcdg . (cie AIGLE AZUR)
initialement l'embarquement s'est fait sans encombres, c'est au bout d'une heure et demi
que le commandant pris la résolution de nous débarquer suite à un probléme mécanique
non résolu (trappe du train d'atterissage qui ne répondait plus) et aussi à cause de
l'impatience de certains passagers qui ne supportaient plus d'attendre dans l'avion.
c'est la que le périple commence , parquage dans la zone d'embarquement , premier
déjeuner fait avec les plateaux repas débarqués aussi😏 , ballotage entre
l'hotel et l'aéroport , bref un calvaire meme si le minimum a été assuré .
je m'adresse donc aux plus avisés d'entre vous pour m'aiguiller le plus objectivement sur
mes droits et recours possibles sachant qu'au préalable je compte adresser un premier
courrier à la compagnie en vue d'un geste extra commercial.
j'ai bien parcouru le forum afin de trouver un semblant de réponse mais j'avoue que dans
ce torrent de jargon juridique et "conventionnel", je m'y perd un peu .
Et suis je toujours dans les temps pour une action quelquonque ?
d'avance merci pour l'intéret que vous porterz à ma requete
Lufthansa: vol Roissy CDG-Shanghai via Frankfort sur l'A 380 English translation pending
bonjour
nous partons avec lufthansa via francfort /shanghai sur a 380 , air france direct shanghai etait à 300€ de plus par personne . que pensez vous de la compagnie
lufthansa ?
nous n'avons jamais pris de vols avec escale , pouvez-nous nous dire comment cela se passe à francfort , les bagages on ne s'en occupe pas ?
les billets d'avions sont donné à paris pour les 2 vols ?
doit-on repasser la douane ?
le retour s'effectue de pekin / francfort / pariscdg
merci pour vos infos
Adaptateur pour grosse prise de terre portable et voltage en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais emporter en Thaïlande mon portable avec un câble électrique terre (donc grosse prise). Existe t il un adaptateur pour ce genre de câble ? D'autre part en Thaïlande le voltage est il le même qu'en France ? Si oui j'aurais simplement besoin d'un adaptateur sans transformateur ? Si vous savez ce serait sympa de me conseilleur. Car les transformateurs avec petit prise non terre sont à plus de 60 euros.... Merci
J'aimerais emporter en Thaïlande mon portable avec un câble électrique terre (donc grosse prise). Existe t il un adaptateur pour ce genre de câble ? D'autre part en Thaïlande le voltage est il le même qu'en France ? Si oui j'aurais simplement besoin d'un adaptateur sans transformateur ? Si vous savez ce serait sympa de me conseilleur. Car les transformateurs avec petit prise non terre sont à plus de 60 euros.... Merci
Partir de France s'installer au Québec sans PVT ni carte de résident permanent? English translation pending
Bonjour,
voici la situation:
Je suis Français, je souhaite partir m'installer au Quebec sans passer par le PVT, ni la Carte de Résident Permanent.
Je souhaite y partir en tant que visiteur, et faire une demande surplace pour une autorisation de travail pour pouvoir débuter un travail.
En revanche et en admettant que cela soit possible, il me faut un logement défini en partant de France je présume, ainsi qu'un billet allée-retour.
Sachant que si j'ai un travail et un logement surplace, je ferai la demande de RP....
la question est: est-ce possible?😐
Si oui.....La deuxième question est: Où puis je trouver pour de la collocation? connaissez vous des contacts?🙂
Pour finir, je vais avoir 35 ans, et donc pour le PVT cela risque d'être juste dans le temps, car je n'ai pas encore suffisamment d'argent...
je compte partir pour avril ou mai 2011, et donc d'ici là, j'espère avoir mis suffisament d'argent de coté....mais pour les PVT, ce sera déjà clôturé....
Je pense aussi surplace trouver du travail rapidement, je m'adapte très rapidement (c'est ma qualité majeur).😉
Je souhaite vivement avoir vos conseils les plus constructifs possible.....
à bientôt.
voici la situation:
Je suis Français, je souhaite partir m'installer au Quebec sans passer par le PVT, ni la Carte de Résident Permanent.
Je souhaite y partir en tant que visiteur, et faire une demande surplace pour une autorisation de travail pour pouvoir débuter un travail.
En revanche et en admettant que cela soit possible, il me faut un logement défini en partant de France je présume, ainsi qu'un billet allée-retour.
Sachant que si j'ai un travail et un logement surplace, je ferai la demande de RP....
la question est: est-ce possible?😐
Si oui.....La deuxième question est: Où puis je trouver pour de la collocation? connaissez vous des contacts?🙂
Pour finir, je vais avoir 35 ans, et donc pour le PVT cela risque d'être juste dans le temps, car je n'ai pas encore suffisamment d'argent...
je compte partir pour avril ou mai 2011, et donc d'ici là, j'espère avoir mis suffisament d'argent de coté....mais pour les PVT, ce sera déjà clôturé....
Je pense aussi surplace trouver du travail rapidement, je m'adapte très rapidement (c'est ma qualité majeur).😉
Je souhaite vivement avoir vos conseils les plus constructifs possible.....
à bientôt.
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
Pakistan: nouvelles suite aux inondations (mi-août 2010) English translation pending
Pour ceux/celles cherchant des infos sur la situation actuelle du Pakistan (et la possibilité d'y aller ou pas...), voici le message (en anglais) que vient de me faire parvenir un ami pakistanais (du Hunza, bureaux à Islamabad, et qui est organisateur de treks etc. dans l'Himalaya -- ref les Allemands coincés sur la KKH). Noter que les photos postées sur le site internet qu'il donne sont saisissantes, et couvrent diverses régions (Nord, Punjab, Baluchistan, Sindh, ...), bref un pays en bonne partie sous l'eau (à certains points le long de l'Indus, elle s'étale sur 20 km de large selon infos par ailleurs...) :
"" We have still flood in Pakistan and moving more to further south and situation of the country is much more worse. There is crisis of fuel, food, energy and the prices are suddenly touching the sky because everything is coming from Punab already destroyed, all the crops, fruits, vegetable nothing remaining. It rains also in the north and still roads are blocked. If you would like to see some images can visit this link. http://www.boston.com/bigpicture/2010/08/severe_flooding_in_pakistan.html
Well, me and my family are are okay and we are still alive. I had a group of 13 people from Germany for the trekking, they could not do in this situation roads are still blocked, so yesterday they backed to Germany, were struck on KKH we took them back to Islamabad few days ago. (...) NGOs in Pakistan are doing some help for this disaster in the country this is very big disaster and it will not recover very soon maybe 50 years if we have such leaders never!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! In the Northern Areas they will repairer the KKH because that is for army and for Chinese but in the South it is too difficult to built the roads, schools, hospitals!!!!!!""
"" We have still flood in Pakistan and moving more to further south and situation of the country is much more worse. There is crisis of fuel, food, energy and the prices are suddenly touching the sky because everything is coming from Punab already destroyed, all the crops, fruits, vegetable nothing remaining. It rains also in the north and still roads are blocked. If you would like to see some images can visit this link. http://www.boston.com/bigpicture/2010/08/severe_flooding_in_pakistan.html
Well, me and my family are are okay and we are still alive. I had a group of 13 people from Germany for the trekking, they could not do in this situation roads are still blocked, so yesterday they backed to Germany, were struck on KKH we took them back to Islamabad few days ago. (...) NGOs in Pakistan are doing some help for this disaster in the country this is very big disaster and it will not recover very soon maybe 50 years if we have such leaders never!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! In the Northern Areas they will repairer the KKH because that is for army and for Chinese but in the South it is too difficult to built the roads, schools, hospitals!!!!!!""