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L'Algérie a-t-elle une chance pour faire du tourisme? English translation pending
by Bird42 · 2012-10-09 · 246 replies
bonjour, l'Algérie comme un pays du maghreb et de l'Afrique du Nord en même temps a-t-elle une chance de devenir une destination touristique, sachant que ces voisins souffrent les derniers temps d'un climat d'instabilité sécuritaire ?
Croisière dans les îles grecques: excursions avec MSC English translation pending
by Chrystelleg · 2012-10-09 · 22 replies
Bonjour, Voilà, je pars avec mes 2enfants de 7 et 10 ans pour les îles grecs sur le MSC musica du 04 au 11 novembre. J'ai l'habitude de voyager mais c'est notre première croisière, du coup je me pose beaucoup de questions. J'ai lu de nombreux post oul'on parle d'excursions à faire ou non, on conseille de faire seul ses visites...moi j'ai réservé 3 excursions: athènes, bari et Olympie, pour le reste je verrais. Alors, je voudrais connaître les avis des personnes qui ont fait les excursions avec MSC. Est-ce-que cela vaut la peine? Certes il semble que les tarifs soient plus onéreux mais avec les enfants je préfère choisir la sécurité. Merci d'avance pour vos réponse.
Thaïlande: où passer le Divemaster pour 7 semaines - janvier/mars? English translation pending
by Jettero · 2012-10-09 · 27 replies
Hello à tous,

Je m'organise un petit tour d'Asie/Océanie qui durera plus d’1 an et ma première destination sera la Thaïlande pour y passer mon Divemaster afin de gagner un minimum ma croûte tout au long de mon voyage 🙂 (Australie et pays d’Asie). Cependant j’ai Quelques questions aux voyageurs que vous êtes.

La plongée pour gagner un peux de sous ou au moins payer logement et nourriture c possible ?

Mon premier choix pour la plongé était Koh tao de mi avril à début Mars, cependant je me suis aperçu que l’ile était petite et j’ai peur de m’ennuyer si j reste 7/8 semaines. Qu’en pensez-vous ? Si non quelle serait l’Ile idéal ?

Connaissez-vous des bons clubs ?

Et si vous avez des conseils n’hésitez pas j’en suis friand 😄

Merci à tous et bon voyage 😉
Le jeu des photos, la suite English translation pending
by Mariecurry · 2012-09-29 · 515 replies
J'inaugure cette 69e édition du jeu des photos avec un lieu facile à trouver.

Qu'est-ce ? Et où est-ce ?

Croisière Azzura du 14 au 21 avril 2013 avec Croisières de France (bateau Horizon) English translation pending
by Vaness62800 · 2012-09-29 · 164 replies
Bonjour à toutes et à tous, Nous avons tout juste réservé pour la croisière Azzura à bord du bateau Horizon, départ le 14 avril 2013 de Marseille. Escales : Tunis - La valette - Messina - Civitavecchia > Rome - Ajaccio

J'aimerais avoir des avis récents concernant la vie sur le bateau, car la majorité des messages que j'ai pu lire relatent les mésaventures de ses débuts, je suppose que ça a évolué depuis.

J'aimerais également avoir des conseils sur les excursions à faire selon les escales, comme c'est une croisière du catalogue 2013 je ne trouve pas beaucoup d'informations mis à part les escales communes à d'autres croisières. Mais surtout j'aimerais savoir quelle est généralement la météo à cette époque de l'année dans ces différentes régions.

Nous avons choisi de partir en avril 2013 plutôt qu'en octobre/novembre 2012 par peur de trop de fraîcheur, mais en voyant certains commentaires je m'inquiète un peu 😕

J'ai vu quelqu'un écrire qu'à cette époque de l'année il n'est même pas envisageable d'aller à la piscine sur le bateau car l'eau est très froide et pas chauffée. J'ai vu évoquer beaucoup de vent aussi, avec impossibilité de manger en extérieur... Nous partons avec nos deux enfants de 13 et 2 ans, pour nous ce sera les vacances scolaires.

Je me pose plein de questions, de nature inquiète je pense notamment à la sécurité sur le bateau si jamais notre petit loulou échappait un instant à notre attention (ce n'est jamais arrivé mais on n'est à l'abri de rien).

Pour le change de la monnaie que me conseillez-vous ? Prévoir avant le départ ou service de change sur le bateau ? Je n'ai pas voyagé à l'étranger depuis plus de 15 ans, de plus c'est notre toute première croisière, je me sens perdue 🤪 Ah oui un dernier point, avez-vous des bons plans pour un acheminement vers Marseille à moindre prix ? Nous habitons le Pas de Calais. Lorsqu'on arrive en train ou en avion, comment se déplacer facilement jusqu'au port ? (A 4 avec les bagages)

Nous aurions voulu emmener la poussette du petit mais je ne sais même pas si on peut prendre une poussette en avion, est-ce que c'est embêtant pendant les excursions ? Sur le bateau ?J'aurai sûrement encore plein d'autres questions plus tard, je viendrai poster au fur et à mesure 😉 Merci pour votre aide et pour vos réponses.
Jeu des mots (1ère édition...) English translation pending
by Atila · 2012-09-18 · 1034 replies
Bonjour à tous.

Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂

Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...

Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
La Thaïlande change English translation pending
by Sozal · 2012-09-14 · 317 replies
Hello , je reviens tout juste de ma 5e visite en Thailande , et c'est la première fois que j'ai une mauvaise impression en rentrant chez moi . Je tiens à dire que je suis resté sur l'autoroute touristique cette fois ci , donc ce n'est seulement qu'une impression dans ce contexte et non en dehors . Mon dernier voyage remonte à 2010 dans ce pays . Premierement : le sourire disparait de plus en plus , et il etait deja en perte dans les stations balneaires telles que Koh Samui , Phuket , Krabi , mais ici je trouve l'accueil parfois meme "agressive" , ou l'inverse completement blasé . Vous etes là pour cracher du fric et on vous le fait bien sentir , le tout avec une technique bien rodée. Les prix ont augmenté , certains atteignent des sommets de stupidité comme ce pad thai kong à 200 baht dans un food center de phuket ... alors qu'on en trouve à 30 baht dans le nord du pays ... La bière elle aussi a prix de la valeur , le meme prix qu'en france . Heureusement , le rapport qualité/prix de l’hôtellerie reste excellent . Deuxiemement : des travaux , des travaux partout ... impossible de dormir tranquille sans avoir un bruit de marteau , de perceuses , des chantier partout, puis des hotels en masse, des restos en masse, des massages/spa tous les 50metres . Saoulant . Niveau environnement , la aussi ca devient franchement déguelasse . Les plages sont très sales hors saison , en particulierles plages de ko lanta jonchés de dechets , une vraie poubelle !! Les thailandais ne sont pas vraiment les amis de la terre mais les voire se ballader en ville ou au bord de plage avec des especes protegés comme les lemuriens et les gibbons pour les photos souvenirs des touristes , c'est gerbant . Voila vraiment déçu de l'evolution de ce pays , si j'y retourne c'est pour le nord que j’affectionne , mais le nom de pays du "sourire " ne me semble plus approprié . Allez aux philippines , de vrais sourires et des habitants vraiment sinceres et attachants .
2012 – Zam – Zim: carnet Zambie et Zimbabwe English translation pending
by Francky4 · 2012-09-05 · 79 replies
2012 – ZAM – ZIM. Carnet Zambie et Zimbabwe.

Un petit Retour d'EXpérience (un REX, comme ils disent au boulot... !) sur notre voyage africain de cet été. En espérant que cela profitera à ceux qui veulent découvrir ces belles contrées... !

2 ans sans Afrique, c'était trop. Il nous fallait notre dose, et on a été gâté...! De version en version, le trajet initial (Zambie, Malawi, Mozambique, Zimbabwe) a été racourci : Nous irons au Malawi une autre année (toujours ce vieux rêve de remonter le lac jusqu'en Tanzanie...!).

Donc 3200 km prévus en 23 jours : - Avions : Paris - Francfort - Windhoek - Lusaka, puis Victoria Falls - Windhoek - Francfort (avec Air Namibia) - Paris (avec Lufthansa). 2150 euros de billet d'avion pour deux, dont 250 euros pour cause de changement de billet de ma part. - Le voyage : Lusaka, South Luangua, Chipata, Luangua Bridge, Lower Zambezi, Kariba, Matusadona, Chizarira, Hwange, Vic Falls.

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- Voyage préparé avec Mapsource et Tracks4Africa + Google Earth... et Vincent ;-)

- Dollars achetés dès février avant la baisse. - Budget global : 8400 euros, dont 2150 euros d'avion et 4200 euros de location de 4x4 (dont 800 euros de caution)

Vendredi 20/07 L'exercice de pesée des sacs a commencé : Trois sacs acceptés bien que UN par personne autorisé normalement. 23 Kg maxi par personne. On a 39 Kg en tout, dont les outils et les trousses à pharmacie que nous laisserons là-bas. La prochaine fois, il faudra faire avec deux sacs. Vieux Campeur vend des sacs de toile très résistants et très légers, de grande capacité…

Samedi 21/07 Décollage de Francfort à 20h05, Arrivée à Windhoek à 6h05 : 2 degrés, ils battent des records de froid cette année. Ne pas oublier d'enfiler sa polaire. -( Attente a l’aéroport jusqu'à 11h00 pour prendre un plus petit avion, pas beaucoup de places pour les bagages "cabine". Survol du delta de l'Okavango. Jolis souvenirs qui reviennent en mémoire...

Arrivée à Lusaka à 11h30 locale. Passeport électronique. 50 USD de visa sur place. La sortie se fait rapidement. Prise en charge du 4x4. Le gars me demande la caution... que j'ai déjà versée par virement il y a un mois (pour ne pas plomber ma Carte Bleue)… -( Pas de blankett, pas de 2ième roue de secours, deux pneus corrects sur 5, un seul jerrican au lieu de trois, frigidaires que l'on ne peut pas brancher, allume cigare 24 Volts (le GPS a eu chaud)... Mais bon. Limo Car Hire est loin, pas sur notre route, et je voudrais être à Petauke (405 km) avant la nuit.

A noter en passant : Dam View Chalet (S xxx xxx xx E xxx xxx xx) n'est pas un Camp Site contrairement à ce que laisse croire T4A. C'est juste un endroit où il y a une maison et une tente au bord d'un étang. Ça ne peut pas être une étape intermédiaire.

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La route est goudronnée et correcte, sauf les 80 derniers km avant Petauke où l'on arrive à 16h50, juste avant le coucher du soleil. Gauche / Droite : Chimwemwe Lodge (un peu prétentieux comme appellation mais endroit correct). Réservé par email au dernier moment, la patronne me gratifie d'un "Bonjour M. Franck" sans que je me présente. On pose les valises et on revient manger. La patronne mange dans la salle de restaurant, à 5 m de son bureau et ferme à clé une grosse grille de fer devant la porte du bureau...

Le Repas est un traditionnel Nshima (farine de maïs et de manioc) un peu fade. Poulet grillé.

On appelle le loueur LIMO Car Hire pour savoir ce qu'il propose pour ce qui nous manque. * Il ne peut pas venir à Petauke pour nous dépanner. * "That's Africa" me dit il. Mais pour le prix "that's America" je lui réponds.... * Va falloir bricoler un branchement direct pour le frigidaire, * Ainsi qu'un allume cigare parallèle, j'en trouve un dans un garage-casse à l'entrée de Petauke. Merci William. (Pour obtenir 12 volt sur un circuit 24V, il suffit de brancher directement deux fils, le + et le – sur une seule batterie).

Bonne nuit de sommeil malgré le froid dans la chambre. Eau chaude. Prix raisonnable (45 $).

Dimanche 22/07 : Petauke – South Luangua NP Lundi 23/07 : South Luangu NP Le lendemain matin, on fait les courses à Petauke : un peu compliquées car c'est Dimanche, seulement deux magasins et stations essence ouverts. * Peu de fruits * Pas de bouteilles de 5 litres d'eau, que des 75 cl. * Pas de couverture, pas de jerrican. * On trouvera des oranges dans une petite bicoque à mi-parcours, loin de tout, perdue au milieu de la forêt sur la piste.

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Puis on prend la route vers South Luangua par la piste nord (180Km - 7h00) pour éviter le détour par Chipata. La piste est parfois très lente, mais aucun souci en suivant la trace T4A : ne pas oublier de tourner à gauche au Poste de Police, même s'il n y a pas de poste de police...

A gauche ici (S13 56 48.5 E31 36 52.7)…

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La piste est parfois très lente mais souvent agréable, en forêt,

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Puis arrivée au bord de la Luangua où les animaux font leur apparition.

A notre arrivée à Wild Life Camp, le chien nous fait une démonstration de course aux babouins et les fait fuire. La prochaine fois j'emmène un Fox... Quelqu’un peut il m’en céder un ??? ;-)

Le Camping est très bien en bordure de la Luangua : Ablutions - eau chaude. Power pour recharger les batteries.

Les petits babouins sont craintifs : tant mieux.

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Je ne rate pas l'occasion de faire un premier Game walk avec un guide très expérimenté et volubile et un ranger armé comme il se doit. Il nous apprend les herbes anti-moustique (ça marche aussi pour les mouches...), à identifier le sexe et l'âge de l'éléphant qui a déposé crottes et urine...etc. C'est toujours très intéressant.

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L'occasion de se sentir vraiment dans le bush : Un Hippo sur la "plage" qui s'en va quand il me voit m'écarter du groupe, un éléphant qui ne s'occupe pas de nous, et... En sous-bois, on a repéré un gros hippo à une trentaine de mètres, vers la rivière, pendant que le guide nous explique ceci - cela... Tout à coup on voit le ranger s'agenouiller et armer - épauler son arme en criant "derrière un arbre, derrière un arbre..." En moins de deux secondes on est tous derrière un arbre et on aperçoit l'hippo qui nous lance une charge : il se met à courir, d'un pas "léger" dans notre direction... Puis s'arrête d'un seul coup et se dirige tranquillement vers la rivière. Pas grave, mais impressionnant... "Heureusement que nous ne sommes pas entre lui et la rivière" nous commente le ranger.

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L'après midi on fait des courses à Mfuwe assez bien achalandé, et le plein de gas-oil. Le Neiman reste bloqué. 3 gars accourent et démontent l'ensemble. 3 minutes après, le contacteur désolidarisé du volant permet de redémarrer... super merci. Faudra graisser la clé avec trois gouttes d'huile moteur pour qu'elle pénètre suffisamment profond dans le contacteur. Problème dû à la poussière.

Puis Night Drive. La seule façon de faire un Drive jusqu'à 20 heures est de le faire avec un guide, donc avec un lodge, si non il faut être sorti à 18h00. Et c'est parait il la seule façon de voir les félins actifs, puisqu'il ne chasse plus le matin après 6 - 7h00. Cela nous permet de voir 2 Léopards, pratiquement ensemble, qui provoquent des cris d'alarme impressionnants des babouins. Sympa de les voir mais frustrant pour les photos… -(

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Et une jolie Genette, ainsi qu'un porc-épic (qui sortent quand il fait froid, c'est dire) et une chouette XXXX

Mardi 24 et Mercredi 25/07 Kawaza Village : Je ferai un fil spécial pour cette escapade très intéressante sur deux jours dans un village, avec des vrais gens, fort sympathiques et tellement courageux.

Jeudi 26/07 Retour à Wild Life - version chalet La version Chalet n'est pas forcément une bonne idée dans un bon Camp Site : les Insectes sont omniprésents car ils peuvent plus facilement investir les lieux, les singes qui dépiautent le toit de chaume la nuit pour réveiller les insectes. Un petit scorpion noir juste devant la porte me fige dans un premier temps, puis reçoit le plat d'une chaussure lestée de 75 kg. Puis un joli Gecko qui court le soir sur l'intérieur de la paroi du chalet. On le retrouve le lendemain matin. On le retrouvera par hasard le soir même, dans le sac photo : c'est pas dangereux, mais ça surprend ! Depuis on l'appelle Geckouille la Fripouille.

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Le Jeudi, on passe la journée dans le parc, et on monte au nord de SLNP, près du Fish Eagle Lagoon.

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Un jeune éléphant qui s’énerve sur la piste et qui trompette une fois que l'on est passé..

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Les lions que nous avions vus la veille avec le Game Drive : ils sont affalés, repus sans doute.

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Près du Lagon (environ 50 km au nord de la Gate), il y a un petit défilé de Cobés, éléphants, crocodiles, et divers oiseaux. Le matin, promenade à pieds près du lagon, et l'après midi : 21 crocodiles se font bronzer là où je me promenais le matin : trouille rétroactive... ! Un troupeau de buffles pour compléter le Big Five, et des éléphants qui s’abreuvent…

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Grands Koudous et Pique-bœufs qui viennent chercher leur pitance directement au producteur.

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Un squelette de tête d'hippo au bord de la piste… !

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Et surtout un magnifique affut aménagé, construit sans doute par le Lodge assez proche, au ras de l'eau, à quelques mètres des hippos, et des guêpiers qui viennent pêcher.

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Ma moitié toujours espiègle, est tellement impressionnée, qu'elle crie houhouuouououou pour narguer les gros hippos… On a l'impression qu'ils nous voient, et surtout qu'ils pourraient détruire cette "barrière" de paille comme rien. En rentrant du Lagon on rencontre DG (notre guide de Night Drive) qui nous annonce que le game du matin et du soir ont été bredouilles...! Pas nous.

Et de jolis couchers de soleil pour terminer les journées...

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Vendredi 27/07 Après avoir étudié la chose, nous n'irons pas au North Luangua National Park : trop loin, difficulté pour se loger pas trop cher, et impossibilité annoncée de faire des Game en voiture, par soi-même. On ira donc "seulement" à Luembe, sur la route entre SLNP et NLNP

Luembe - 130 km

Les 25 derniers km : piste "Hippo Track" difficile. si non piste roulante. On arrive vers 13h00. On se fait doubler par des policiers qui, plus loin, effectuent une arrestation musclée d'un jeune ado : je n'aimerais pas être à sa place. Qu'a-t-il fait ???

On passe au niveau d'un spot de Grues Couronnées, mais sans en voir aucune.

Aucun Game drive n'est organisé à Luembe, aucune piste praticable à part celle qui fait l'aller-retour avec l'embranchement vers NLNP. C'est juste un coin tranquille avec des dizaines (centaines ?) d'hippos et de jolis oiseaux. Le Lodge (Tented Camp) a été cédé par l'ancien propriétaire allemand à deux locaux : le jour où ils auront un email qui fonctionne et l'envie de créer des activités (boat drive, game walk, visite villages de pêcheurs et pêche...), cela deviendra un petit paradis de tranquilté. Je fais une sortie à pied en individuel, un peu réprimandé par le nouveau propriétaire du Lodge. Mais cela me permet de jouer à "1-2-3... Soleil" avec un pic-vert : je me rapproche quand il cogne sur l'arbre et je m'arrête quand il arrête...

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Jeunes hippos qui se chamaillent tout l'après midi. 0170

Martin pécheur bleu qui joue à cache-cache avec moi. Allers-retours le long de la berge.

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Vers 17h00, les villageois voisins viennent poser leur filet. On pense qu’ils vont rester là une paire d'heures, en fait ils seront encore là à 21h00, et même toute la nuit... L'un d'eux a gagné une lampe frontale… ;-)

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On passe la nuit bercés par le chant des hippos et on repart le lendemain au lieu du sur-lendemain, ainsi on gagne un jour sur le trajet.

Samedi 28/07 - Wild Life camp On redescend donc un jour plus tôt que prévu sur Mfuwe. En redescendant, on tombe sur un groupe de Grues Couronnées à l'endroit pré-visualisé sur Google Earth (cocher la case Panoramio pour voir les photos). Magnifique dans leur milieu naturel. Rien que pour ça, ça valait la peine.

On repasse donc une nuit imprévue à Wild Life Camp. Pas de souci. On paye en liquide, pas de reçu. Bon anniversaire Elisabeth.

Dimanche 29/07 Le dimanche est consacré au repos. Je pars seul en Game Drive du matin sans voir grand chose.

Lundi 30/07 : Chipata - Luangua Bridge Camp Site Le Lundi, c'est le départ pour Chipata - Luangua Bridge

Pas de gas-oil à Mfuwe. Le camion a eu un accident… ! Un gars se pointe et propose du gas-oil au marché noir. Mais bon ! J’en ai assez pour aller à Chipata. Quelques courses au grand magasin à droite après le pont, et au Bottle Store un peu plus loin pour acheter deux containers d'huile vides pour y mettre du Gas-Oil. Puis départ pour Chipata, par ce que je croyais être du goudron : Peu de goudron en fait, la route est préparée mais interdite d'utilisation, la piste parallèle est défoncée, et se perd dans les villages. Dans un village un Zambien super gentil (pléonasme) court devant la voiture pour me montrer le chemin.

On arrive vers 11h30 à Chipata. Enfin une grande ville pour faire des vraies courses (SPAR, Shoprite...) Des Chips, du presque fromage, et du vin, mais pas de Nutella. -) Nous sommes à proximité de la frontière avec le Malawi, il y a une activité intense.

Les taxis nettoient leur limousine…

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Et on peut faire le plein de son avion...

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Et un Musulman super gentil que le taxi ira chercher pendant la prière, pour ouvrir sa boutique pour recharger notre bouteille de gaz...

On a le temps de pousser jusqu'à Luangua Bridge Camp Site grâce à la journée gagnée. Donc on passe deux nuits / un jour complet de repos à Luangua Bridge Camp Site Le temps de faire de belles photos de PKF. Instants magiques...

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Le temps de faire du bateau avec Fredrick, qui nous raconte qu'il est payé 350 000 Kwechas (50 euros par mois). On lui "offre" un coca, il le garde pour ses enfants. On va financer les études de ses enfants pour 24 euros par mois, mais pas simple parce que le patron ouvre son courrier. On s'aperçoit que ses sous-vêtements sont complètements déchirés. Occasion d'alléger mon sac de linge.

On reviendra ici, pour pousser jusqu'au confluent de la Luangua et du Zambèze - Zone frontière entre trois pays, où il y a des éléphants et des oiseaux. 2 Sud Af avec des Toy 105 magnifiquement préparés... : escabot pour plier la tente de toit, tapis en bas de l'échelle, sav de toile pour ranger les chaises pliantes, galerie en Alu servant de "tiroir" pour ranger la table de camping, treuil....etc.

Fabriquer un Tuyau - filtre à Gas-oil pour transvaser les containers dans le réservoir de la voiture, parce que les containers, qui contenaient de l'huile, ont encore des gros dépôts d'huile agglomérée (sans doute à cause du froid la nuit) et je ne voudrais pas que cela se retrouve dans ma pompe à injection : * Moustiquaire fixée à l'entrée du tuyau plongé dans le container * de la Gase positionnée dans la bouteille qui sert d'entonnoir. * Un système avec un fil de fer que je pince plus ou moins pour réguler le débit.

Mardi 31/07, Me 1/08, Je 2/08 - Luangua Bridge --> Lower Zambezi / Mvuu Camp Site Départ vers 7h30. 170 km de route goudronnée correcte entre Luangua Bridge et la piste de l'entrée nord de LZNP. Quelques courses dans le "hameau" avant d'attaquer la piste (S15 14 19.2 E29 09 57.5) Arrivée vers 9h45 à la Gate Nord (Mukamba Gate)... en même temps que l’employé qui enregistre les entrées et prend les sous. Juste un Reçu, pas de Livre des Entrées / Sorties pour savoir si nos voisins Sud Af sont passés hier. Il nous faudra 7 heures pour faire les 175 km de pistes jusqu'à Mvuu CS. La piste est roulante jusqu'à une deuxième gate.

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Puis piste difficile et très lente jusqu'au bas de l'escarpement, puis resserrée au milieu des haut buissons qui débordent sur la route. Faudrait pas croiser un éléphant nerveux ici...

Ensuite les pistes qui se perdent au milieu de la forêt et des lagons : magnifiques. Troupeaux de Buffles, Impalas, Gnous... T4A n'arrive plus à suivre et le GPS perd ses satellites sous les arbres. Faut suivre un cap et essayer de le tenir pour rejoindre le tracé.

Une jeune femelle éléphant surprise au bord de la piste nous charge dangereusement, elle trompette dans nos oreilles à 5 mètres, elle nous poursuit sur une centaine de mètres. La semer nous coûtera de forte secousses dans les bosses de la piste… !

Plus loin, un éléphant mort mais pas mangé, sauf par l'intérieur par les vautours... bizarre.

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Puis piste en plaine, vers l'aérodrome qui ne voit qu’un ou deux avions par semaine. Puis la piste se perd dans une rivière à sec qu'il faut remonter quelques centaines de mètres avant de retrouver la piste sur la gauche.

Pareil, à la sortie Est du Parc, ne pas prendre la première piste à gauche en bas de la première descente : elle passe par un tas de sable difficilement franchissable et arrive sur la rivière assez profonde à cet endroit. Ne pas sonder à pied : crocos actifs. Il faut continuer tout droit quelques centaines de mètres puis la piste à gauche. Là, la rivière Chingwa est moins profonde à cet endroit. Éléphants calmes à droite.

Arrivée à Mvuu Lodge - Camp Site vers 16h30. Mvuu ça veut dire Hippopotame La place Ellie Camp, isolée, proche du bush et de la rivière à sec fréquentée par les éléphants la journée et par les hippos la nuit. Tellement isolée que Pierre est arrivé le Mercredi 1/08 et qu'on ne l'a même pas vu... !

Ballade en bateau pour trouver le Malachite King Ficher, mon Graal : Pas trouvé. Le guide formé par ZIM Parks est très compétent On trouve des Guêpiers (à front blanc)

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…et un Pied King Fisher, et un héron marron

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Des éléphants dans l'eau qui protègent le petit

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Et une bande de copains…

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Côté Mana Pool, il y a un bateau avec un Blanc armé d'un gros fusil. Le guide m'explique que le ZIM (et la ZAM) ont des quotas. Les riches européens en profitent et viennent s'éclater à plomber des éléphants ou des lionnes (5 000 dollars) ou des lions (10 000 dollars). Ce doit être parce qu'ils ont faim ces gens là.

Madame est restée au Camps Site pour se reposer. Elle lutte contre les petits singes espiègles, l'un d'eux découpe le cordon de la fenêtre de la tente avec ses dents pour y rentrer... ! D'autres détournent son attention pendant que leur collègue regardent ce qu'il y dans le 4x4, ouvrent la protection de la poubelle... !

La journée se termine par un magnifique levé de Lune Rousse

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Vendredi 3/08 - LZNP - -> Warthogs / Kariba. En sortant de Lower Zambezi, à droite, Gwaba Lodge (S15 57 07.5 E28 51 40.3) possibilité de faire le plein de gas-oil… mais ce jour là, le livreur de Gasoline s’était trompé et avait déversé sa livraison dans la cuve de Diesel… Donc pas de gasoil avant longtemps… ! La route est tranquille. Nous traversons la Rivière Kafue par le bac, sans soucis, en quelques minutes.

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Nous ne passerons pas par le centre ville de Chirundu qui ne semble pas avoir de grands commerces ni même de station service (à confirmer).

Police Check Point à la sortie Nord de Chirundu.

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Puis arrivée au barrage – frontière, avant Kariba – ZIM. Frontière ZAM - ZIM à passer : 15 minutes pour sortir de ZAM et 45 minutes pour rentrer au ZIM. Le douanier nous prévient que notre rétro cassé sera sanctionné par une amende de 5 ou 10 dollars US par la police Il y a 2 stations Essence (non indiquée sur T4A) juste avant la frontière et au moins deux stations essence à Kariba. Magasins vides à Kariba. Rien à acheter. Quelques courses de fruits (= bananes) et légumes (=tomates et oignons) en ville. Paquet de chips + 2 Coca + pain de mie à la station service : 10 dollars ! ! ! Banque dans la "vieille" ville, sur les hauteurs mais pas d'ATM.

- Warthogs Chalet à Kariba, sur la route Sud La patronne n'est pas très aimable. Je prends deux bières (huuummmm !) : 4,2 Dollars ! ! ! Je lui donne 5$, elle n'a pas de monnaie, - Je vous rendrai 80 Cts si je trouve de la monnaie car je n'ai plus de bonbons ! ! ! - Alors donnez-moi un petit paquet de chips à 1 $ et je vous donnerai un dollar quand vous aurez de la monnaie… !

On mange sur la petite terrasse du chalet. Mais on entend pas mal de bruit derrière nous : Deux éléphants viennent fouiller dans l'espace poubelle juste derrière le chalet.

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Puis, moins drôle, un hippo qui arrive juste devant le chalet pour brouter... finalement sans s'occuper de nous.

"Beaucoup" d'oiseaux au bord du lac.

Samedu 4/08 : Kariba --> Matusadona

Départ vers 8h15 pour Matusadona (ça veut dire "coulure de crottes d'éléphants" parce qu’il y en a beaucoup parait-il)

Au départ de Kariba, le GPS se perd les crayons à vouloir me proposer des pistes rapides qui font le tour de la piste toute droite sous les poteaux électriques. Et c'est à ce moment là que les freins ne répondent plus. Je suis obligé de pomper une dizaine de fois avant de retrouver un semblant de freinage. Faut ruser avec le frein à main et la boite de vitesse. Sur une boîte auto, ce n'est pas évident. Et c'est à ce moment là que l'on voit arriver des Dark Vador... des militaires habillés très foncés... ça fait drôle. C’est une zone d’entrainement de l’armée, c'est pour ça que c'est noté "Permit Required" sur T4A. Ils nous demandent des cigarettes. On ne fume pas. Ils nous demandent du feu. Tiens voilà la boîte d'allumettes.

C'est juste après cette rencontre (du troisième type) que la piste rejoint la montagne. Elle est parfois lente, voir très lente.

C'est à ce moment là que la piste devient difficile. Grosses pierres. Sans frein c'est le pied. Faut ruser.

C'est à ce moment là qu'on a crevé un pneu. Une visse est plantée au beau milieu du pneu. Sans doute la seule visse qui existe sur 5000 km de pistes ... ! ! ! Je la garde pour m'en faire un pendentif...!

C'est à ce moment là, en changeant la roue, qu'on s'aperçoit que la roue de secours a déjà trois réparations par des mèches... Va-t-elle tenir 800 km jusqu'à Hwange...? En passant par les mauvaises pistes de Matusadona et Chizarira ?

Arrivée vers 13h30 à la jonction Gravel-Karoï-Hwange et Piste Nord vers Matusadona (Steve Camp est désert) Petit repas rapide. Boite de "Jus de maïs" dégueulasse. Tomates, pain de mie éponge…

Puis piste vers Tashinga qui se trouve au bord du lac Kariba dans Matusadona NP. La piste est d'abord agréable puis très très lente jusqu'à la Gate principale. De grosses pierres jonchent la piste, en descendant dans les rivières à sec, lentement en première. Il faudrait même une première courte, mais la boite est bloquée en "longue". La piste devient meilleure après la gate avec des pièges-saignées si on dépasse les 35 Km/h. Il nous faudra 2h45 pour faire les 75 kms de cette piste fastidieuse (au retour on mettra 4h15 parce que pas envie de se casser les reins) Le souci en fait c’est d'arriver sur cette piste en fin de journée, car la route depuis Kariba nous a déjà fatigués. L’idéal serait d’arriver de l’Ouest. On arrive à Tashinga vers 16h00 pour la récompense : ciel magnifique, coucher de soleil superbe, levé de lune extra, ablutions et eau chaude OK. Pied King Fisher...

330

Le paiement du parc est un folklore * J'ai réservé le camping pour trois nuits (90 $) * J'ai payé par virement fastidieux l'emplacement pour trois jours mais la personne au bureau ne comprend pas de quoi je parle et ne sait pas quoi faire de mon voucher. * Elle me fait payer les droits d'accès au parc. Même prix que tu restes un ou 7 jours : 34$. * Les 2 voisins de campings, Suisse et Germains, sont arrivés sans réserver, donc sans payer le camping, ils ont juste payé l'accès au parc.... ?? * Il y a 18 places marquées sur le Camp Site, et trois occupants ce soir : Faut dire, vu la piste... ! * On est crevé... un coup de rouge, quelques chips et un joli coucher de soleil pour nous remonter le moral.

340

- Bonne nuit... il doit être au moins 21h30 ? - Non non ! Il est 19h35... bonne nuit...

P... de journée ! Bon anniversaire Francky !

Dimanche 05, Lundi 06/08 - Matusadona Deux jours complets (3 nuits) à Tashinga, c'est bien pour se reposer de la piste et reprendre des forces avant de la refaire dans l'autre sens. Le lendemain matin, petit tour sur Rhino Loop, là où les animaux se trouvent principalement. * Traces de lions sur la piste. * Arrivée sur Private Road que l'on prend à gauche jusqu'au Lodge * Et là on tombe nez à nez (si je puis dire) avec un Rhino noir et son petit... Rencontre magique. On s'observe. Il s'en va.

350

On est gentiment accueilli par la personne qui gère le Lodge, il nous fait visiter son petit paradis : éléphants, aigle noir, lions (pas vus) et Rhino qui se baladent aux environs.

Le lendemain, arrêt au Work Shop de Tashinga : Personne pour réparer mon pneu crevé. Les mécaniciens sont partis huit jours en Patrouille pour chasser... les braconniers. Les grands ados du village me trouvent la clé du garage et une mêche pour réparer le pneu, mais pas les outils nécessaires. * on invente un poinçon pour élargir le trou de la crevaison, pour introduire la mêche * on fabrique un introducteur de mêche avec un vieux tournevis scié sur sa partie plate * Et la pince à épiler de madame qui nous sauvera pour démonter la valve. * 3 heures après j'ai un pneu de secours qui tiendra ce qu'il tiendra avec une bonne prière, mais on n'en aura pas besoin car la vieille roue de secours avec trois mêches va tenir jusqu'au bout... ! (rien n'est certain, tout est possible...). Bon ! Je pourrais purger mes freins, mais je n’ai pas envie de perdre mon temps avec une réparation qui pourrait ne pas suffire si un clapet du maître cylindre est mort… !

Après midi, ballade et repos au bord du lac. Je "fabrique" un affût pour surveiller le Pied King fisher qui vient pécher vers 17h15 avec son compagnon. Et d’autres zoizos…

360

Un éléphant traverse le bout de la baie… Les deux Suisse voisins, en train de lire tranquilles sur leur fauteuil, le voit approcher, oreilles déployées, il trompette... On lève la tête, on les voit partir derrière leur 4x4 par la droite, l'éléphant joueur les rejoint par la gauche... ! Ils font demi-tour et montent dans leur 4x4, ferment les portes (à clé...) et klaxonnent... L'éléphant les regarde en se balançant de droite à gauche, hésite… et s'en va comme il est venu... étrange non ?

Les couchers de soleil sont de toute beauté. Je n'ai jamais vu un ciel aussi pleinement orangé. Je dors avec l'appareil photo pour mémoriser le levé de soleil sans avoir à quitter la tente...;-).

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Et j'en profite pour mémoriser aussi le levé de lune sur le lac... Magnifique.

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Mardi 07/08 : Matusadona --> Chizarira La redescente vers la grande gravel se fait doucement : faut préserver les pneus, les freins et les reins. La gravel qui part vers l'ouest est assez piégeuse : quelques saignées en travers de la route qui interdisent une vitesse supérieure à 40-50 km/h avec cette voiture.

Puis bifurcation vers Chizarira : 25 km de piste assez lente mais sans difficulté majeure. Arrivée au Bureau, contrairement à sa collègue de Matusadona, le préposé me demande le Receipt pour avoir payé le camping (une nuit – 50 $). Je ne l'ai jamais reçu, juste une sorte de Voucher, il s'en contente. On paye les droits d'accès au parc : 24 dollars.

Chimwe View camp site est occupé par un petit camion 4x4 de deux allemands qui n'ont pas réservé. On partage sans soucis, c'est juste pour dire que les résas centralisées, c'est pas encore ça... On visite l'endroit, jusqu'à Chiwinini 2 qui est un petit coin tranquile loin de tout, près d'une rivière au calme, avec de jolis oiseaux : hérons, Guêpiers, PKF... et sans aucun doute plus chaud que Chimwe View.

390

On aurait dû rester là car, à part la vue, Chiwe View n'a pas grand intérêt : le soleil se couche derrière la montagne et se lève... derrière la montagne (l'autre), et la vue n'en profite pas car il y a trop de brume. Et en plus, on est en plein vent : on a mal dormi et il fait TRES froid, genre 4 ou 6 degrés le matin. Pas de toilette (je vous laisse imaginer les alentours pourtant nettoyés), pas d'ablution : c'est TRES rustique. Pas envie de prendre une douche africaine par ce temps venteux. On se sauve le lendemain matin sans déjeuner : on déjeunera dans la vallée quand le soleil sera bien haut.

Mercredi 8/08 : Chizarira - -> Hwange Si mes calculs sont bons, on arrivera à Hwange sans tomber en panne d'essence, à 30 ou 50 Km près... ;-( Questions aux allemands la veille : * Il y a de l'essence à Binga ? Oui oui au bout de la route, T Jonction à droite. - Question aux touristes rencontrés sur la piste : * Il y a de l'essence à Binga ? Non non la station essence est fermée. Apparemment, ils n'ont pas trouvé le Work Shop qui vend du Gas-oil, mais dont le stock de Pétrol est à zéro. A Binga il y aussi un petit Shop assez bien fourni, et quelques marchands de légumes (= tomates, oignons, choux-fleur...)

- Dette. 20 km avant Hwange, il y a la petite ville de Dette, avec station essence et magasins.

400

Il y aussi une ou deux boucheries, mais je n'ai pas envie d'aller voir l'état de la viande et des frigidaires, car il faudrait que je chasse les mouches pour pouvoir entrer... ;-( Les gens sont sympas mais tout juste.

- Hwange Arrivée à Hwange vers 15h00. Le Camp site est pratiquement vide. Ablutions - Eau chaude. 3 nuits en camping– 120 $. L'emplacement BBQ dans le quel on fera du feu pour se réchauffer, assis au bord, en mangeant la soupe du soir. Petit shop avec quelques trucs à manger et à grignoter, du vin... Boite de thon à 3,9 $... ! La nuit sera terrible. Plus froide qu'à Chizarira, genre 2 ou 3 degrés... On ne pourra pas camper deux nuits supplémentaires. On apprend le lendemain qu’il a neigé à Jo'Burg, ce qui n'était pas arrivé depuis 115 ans. La personne au Bureau réussira à joindre la Centrale de Réservation à Harare pour nous faire migrer vers un chalet : on "perd" 5 dollars et on gagne 12 ou 15 degrés appréciés...

Le plan "voir Nyamandhlovu Platform" en fin d'après midi est sympa (merci Vahi). L'endroit est beau, proche de Main Camp, les animaux défilent... mais l'endroit n'est pas très calme, c'est le défilé, bruyant, certains nourrissent les oiseaux... Pourtant ce n’est pas le week-end.

410

420

Un autre Pan proche de Main Camp pour profiter des belles lumières : Makwa Pan à 13 km au Sud-Est. Le pan est un peu plus petit, mais j’y ai trouvé beaucoup d'éléphants et moins de monde.

Un soir tout seul, j'arrive à ce plan d'eau, une cinquantaine d'éléphants en partent. Une femelle éléphant "danse" sur la route pour m'empêcher de passer, en attendant son petit qui finit de boire. C'est incroyable, on dirait qu'elle me dit de ne pas bouger tant que son petit ne l'a pas rejoint. Puis ils s'en vont sans même me jeter un regard.

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Puis une cinquantaine d'éléphants arrivent à leur tour. Je suis trop proche de l'eau mais je ne peux plus bouger. Un jeune s'amuse avec moi, il me fait face à une dizaine de mètres, oreilles écartées il se balance de droite à gauche. Si j'avance, il risque de vouloir se défendre. Si je recule il risque de vouloir amplifier la provocation. J'ai une main sur le démarreur : je suis prêt à partir vite fait... Il se calme et rejoint la troupe dans l'eau.

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Le lendemain, levé à 5h45 pour être à la gate à 6h00 le lendemain d un Kill, mais on a rien vu. Puis toute la journée pour faire le tour Kennedy - Ngweshla qui est une belle ballade (90 km env.). Un petit détour vers Somalisa Pan Tented Camp où les éléphants viennent boire dans la piscine, et au retour, sur une petite piste, rencontre surprise, au milieu des hautes herbes avec Maman et Cub éléphant qui se désaltèrent à quelques mètres de la piste qui disparait au milieu des herbes.

La nuit, un éléphant vient chatouiller les arbres et le toit en paille du chalet, heureusement "effrayé" par la lampe électrique dans les yeux. Le lendemain, un tout petit éléphant semble perdu au milieu du jardin de fleurs, devant la réception à Main Camp, il dépiaute les palmiers naissants en attendant sans doute que sa mère revienne le chercher.

450

Samedi 11/08 - Hwange --> Victoria Falls Les 205 kms sur le goudron se font tranquillement en 2 heures et demie - 3 heures. Nous sommes arrêtés sur la route par un barrage de Police. Comme on ne trouve pas le triangle = 10 $ d'amende.

Puis arrivée à Ilala Lodge : magnifique. Merci Vincent. On fera nettoyer la voiture de fond en comble. Le gars y passe 2h00. Le Restaurant est le meilleur que j'ai connu en Afrique : service haut de gamme, piscine (froide), gentillesse, bar, cacahuètes… A Midi, on déjeune chez Mama Africa : Elephant Steak de bœuf... ! Non ce n’est pas un steak d’éléphant… !

Victoria Falls. A cette époque les chutes sont définitivement plus belles côté Zimbabwe, il y a là beaucoup plus d'eau, sur une plus grande largeur, et pas trop d'embrun pour nous asperger. La ballade prend 2 à 3 heures. Certains endroits sont non sécurisés et très impressionnants.

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Ballade en Hélicoptère. Je réussi à trouver une place en fin d'après midi pour éviter la lumière écrasante. 130 dollars le 1/4 d'heure... ! Le prix a plus que doublé en 4 ans, mais pourquoi s'en priveraient-ils ? La compagnie d'hélicoptère a reçu 255 clients ce jour là. C'est pour eux la haute saison jusqu'à fin Septembre - Octobre. Faites les calculs. Si vous arrivez avec un gros téléobjectif, le gars vous propose un "arrangement" pour vous mettre devant, à côté du pilote : il suffit d'être le premier du groupe sur la file d'attente. Ça coûte 5 dollars de pourboire, mais ça vaut vraiment le coup. Le décollage est impressionnant, et les images sont belles...

470

12/08 - Vic Falls --> Windhoek --> Paris Voilà… c’est le jour du départ... Une dernière image de Osy-oa-tunya depuis la terrasse du Lodge, au petit matin...

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Puis un dernier "GO TO aéroport » pour rendre la voiture. Retour à Windhoek pour le transfert sur Francfort par Air Namibia, puis Lufthansa vers Paris

Petite ballade ce Dimanche après midi à Windhoek, pour faire les courses est une bonne idée... Sauf que TOUT est fermé... ! A savoir que le Samedi après-midi tout est fermé aussi. Oui je sais, c'est comme en Allemagne... ;-( Grrrrrrr !

A l'aéroport de Windhoek, personne à l'entrée du Lounge, donc possibilité d'être confortablement assis pour se reposer et consulter les emails sur le PC en libre accès.

Décollage à 20h00, puis transfert le lendemain matin à Francfort, sans oublier de changer de terminal (T2 --> T1) par la navette et de se taper les km de couloirs d'accès à la porte. L'avantage de rentrer en Europe par Francfort et non à CDG, c'est d'éviter la douane française qui est redoutablement lente.

Paris, la canicule qui dure... 3 jours, puis la grisaille.

Mais qu’est ce que l'on fait ici ??? Tiens, au pire, j'irai bien à Sydney moi...

490

Conclusions / L'année prochaine / Si c'était à refaire - Je demanderais un devis à Hemingway pour la voiture... ;-( et j’étudierais aussi la possibilité de me faire livrer/reprendre la voiture depuis Windhoek.

- Après avoir "visité" un certain nombre de pays et de parcs en Afrique australe, les prochaines années nous ferons encore moins de kms et plus de temps encore dans chaque parc. * Hwange mérite d'y passer plusieurs jours par site (Main camps, Sinamatella, Robin Pop's...) * LZNP n'empêche pas de passer plusieurs jours à Manapool. Les gens disent que c'est différent et qu'il y a plus d'animaux à Mana (éléphants)… - Pour les courses, comme pour l'essence, quand tu en vois tu en prends. Les repas ont été laborieux et les gratins de courgette / viande hachée au retour furent un bonheur, même si je n'aime pas les courgettes...!

- Matusadona est difficile d'accès mais quasi indispensable. Le mieux est d’y accéder par Hwange - Chizarira à l'allée et retour avec étape à Binga, dans le Lodge Camp site à droite après la jonction. * Les couchers de soleil y sont de toute beauté. * Les rhinos sont présents et défendus contre les braconniers et les éléphants sont sauvages. * Les lions sont présents aussi. On peut aussi y aller par bateau, 1h30 depuis Binga.

Et comme j’avais un challenge… - J’ai vu un Rhino à Matusadona (avec son petit…) - J’ai vu des couchers de soleil à Matusadona. - J’ai vu un Rhino dans le coucher de soleil - Mais pas les trois en même temps… J’ai gagné quand même ?

Pour finir, si vous vous ne connaissez pas cette région, et si vous voulez faire un beau voyage sur une "courte" période : * Hwange 3 à 9 jours : il y a des lodges sympas, perdus dans la nature. * Vic Falls pour les Chutes et les différentes activités proposées. 1 à 3 jours. * Chobe sur plusieurs jours, voir même 3 ou 4 jours sur la Chobe River.

Voili Voilou... Pour information, ce voyage a été en partie organisé avec l’aide de Vincent de Bel Africa que je recommande vivement pour son écoute et tous ses bons plans… A votre disposition pour répondre à vos questions...

J'espère que l'année prochaine on pourra partir pour trouver les Malachites et les Carmin Bee Eater... ! A la quête du Graal...

Franck
Worldwide Project": Paris - Saïgon à bicyclette English translation pending
by BWWhite · 2012-09-04 · 73 replies
"Autonomie. Ecologie. Esprit."

Aujourd'hui débute l'ascension vers une émancipation vis-à-vis de la machine sociétale.

Finalement répugné par mon ignorance et mon manque d'autonomie, il est enfin décidé que je mettrai tout en oeuvre pour m'écarter le plus possible de cette machine qui nous maintient en vie sans pour autant nous rendre plus sereins, plus fiers ou plus indépendants.

Vivre comme un indigène avec un slip de feuilles n'est pas non plus le but, mais grâce aux technologies que nous possédons aujourd'hui, je pense qu'il est possible de vivre une vie sereine et autonome à moindre coût. C'est d'ailleurs le principal problème, parmi d'autres, qui a eu raison de Christopher Johnson McCandless: une carence technologique. De nos jours, grâce à la technologie, il est possible d'avoir au creux de sa main tout le savoir des ancêtres, mais aussi celui des scientifiques d'aujourd'hui.

Il subsiste des tas de gens dans le monde, sachant encore faire leur pain, pêcher leur poisson, faire pousser leurs légumes, tanner leurs peaux, construire leur toit ou encore forger leurs outils... C'est vers ce savoir ancestral que je souhaite désormais me tourner, celui-ci le plus proche d'une vie authentique dont on est persuadé qu'elle s’enrichira d'aventures, ces dernières sans commune mesure avec l'actuelle société de consommation, de surcroît, répugnante.

Qu'est ce qui a bien pu tous nous pousser à oublier de telles valeurs? De telles richesses?

A partir d'aujourd'hui, je vous partagerai cette histoire dont je ne connais encore rien moi-même et tenterai de vous prouver qu'une autre manière de vivre est possible; plus naturelle; plus réelle.

BW

La page du projet:
http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)

Me voilà donc ici, face à vous, quelques lecteurs... Cela fait bizarre de parler à du monde, même si ce n'est qu'au travers du net. Je n'ai plus vraiment l'habitude de lier de contacts amicaux avec de nouvelles personnes; d'ordinaire, c'n'est pas du tout mon truc.

Voilà où j'en suis; nous allons faire bref:

Désoeuvré de devoir reprendre un projet mort dans l'oeuf dans un climat et une société que je n'aime plus vraiment; et toujours cette envie qui me taraude depuis des années de vivre de manière plus naturelle, d'acquérir un savoir d'autonomie, de faire un voyage hors du commun... Et bien je me sens piégé ici encore pour belle lurette alors que je pense qu'une autre vie est possible...

Relativement chiant comme sensation, tous les jours.

L'idée serait de réunir un minimum de fonds afin d'obtenir le maximum d'autonomie. Renouer avec la nature et vivre avec elle. Et enfin se mettre à l'épreuve afin d'acquérir un savoir utile.

- L'expérience totale

Aller à Saïgon de manière autonome. Rallier le parc national Nam Cat Tien. Leur offrir un projet de maison d'hôtes écologique, autonome et moderne de petite taille (80~100m²) afin que les touristes puissent y séjourner et constater d'eux mêmes qu'une vie proche de la nature et écologique n'est pas synonyme d'une vie indigente, mais bel est bien d'une richesse réelle.

Viendra ensuite l'élaboration puis la mise en oeuvre de l'habitation bioclimatique; tout y passera: Recyclage de matériau, stockage et purification des eaux de pluie, eau chaude par compostage de végétaux, énergie solaire, puit provençal, isolation paille, permaculture, élevage d'animaux, mobilier naturel, facilité de mise en oeuvre, facilité de transport (!) et j'en passe... le but étant donc d'obtenir la plus grande autonomie dans un milieu naturel calme, et ce au coût le plus juste, vous l'aurez compris. Ici, tradition ancestrale et modernité se tiendront la main.

Les fonds récoltés grâce au tourisme seront partagés simplement: 50% ira directement pour la sauvegarde de Nam Cat Tien, et les autres 50% dans la poursuite du projet de maisons d'hôtes autonomes en milieu naturel afin de continuer de promouvoir le mode de vie qui en découle.

A terme je souhaite récupérer la nationalité de mon père, ce qui devrait prendre 5 ans. S'en suivra alors l'achat d'un bout de terre au Vietnam pour y implanter ma propre habitation en indépendance énergétique et alimentaire, le tout en mon nom (100% propriétaire). En attendant ces 5 années, je ne pourrai rien posséder au Vietnam.

Pari fou? Peut-être... Ce qui est sûr est que si je ne tente rien, indubitablement il ne se passera rien; ne sachant pas ainsi si le jeu en vaut la chandelle alors l'on parle ici bel et bien d'Art de Vivre moderne en milieu naturel.

31 ans. Appelez moi BW, cela me conviendra très bien.

Donc, je suis tout ce qu'il y a de plus lambda: un peu sociopathe, un peu schizoïde, je gagnais 2000€, je dépensais tout dans le mois et j'avais envie de vivre quelque chose de réel. J'ai claqué la porte et là j'me lance.

Je ne suis pas sportif de haut niveau, ni n'ai fait de grandes études. J'avais juste un taf et un toit, et de la bouffe.

Si vous souhaitez voir mon profil pro, bien à votre aise: http://vn.viadeo.com/fr/profile/bw.white

Je ne suis rien, comme pas mal de monde...

Ah oui, tiens? Qui êtes - vous?

Alors vous, vous êtes mes lecteurs; je ne vous connais pas pour l'instant, mais peut-être que vous serez ému par ce récit; cette épreuve de vie à laquelle je souhaite faire face pour me libérer un peu plus de la machine. Peut-être verrons-nous ensemble que derrière la platitude de la consommation de masse se cache un monde d'autonomie moderne serein et abordable. Peut-être que, tout comme moi, vous souhaiterez connaitre la suite de cette expérience au travers de ces lignes. Peut-être qu'à vous aussi cela vous donnera envie, par la suite, de vous essayer à ce mode de vie...

Libre à vous! Je ne suis là que pour expérimenter.

Tout ce que j'espère est simplement de pouvoir satisfaire vos attentes; voire, encore mieux, vous en mettre plein les yeux au travers de cette conquête!

- Epreuve Alpha

- Détails -

Départ: Rambouillet, France Arrivée: Saïgon, Vietnam Mode de voyage: Byciclette "La Vagabonde" Distance: A méditer Temps de parcours: inconnu

- Préparation -

La liste de matériel pour un départ en bicyclette d'une telle envergure est assez longue, car il faut se préparer à affronter des conditions de vie autres que celles que nous connaissons dans le douillet confort sociétal. Renouer avec la nature à tout de même un prix: y survivre.

De nos jours il apparaît clairement que très peu d'entre nous survivrait sur le long terme à la nature sauvage sans un entrainement et un équipement adéquat. C'est d'ailleurs probablement pour cette raison que l'être humain a développé des sociétés où tout lui est simplifié.

Aujourd'hui, pléthores d'objets permettent de vous préparer à un tel périple. Sans tomber non plus dans le gadget, il existe des tas d'équipements performants, légers, endurants, solides, qui ont, certes, un prix conséquent, mais qui, s'ils sont mariés les uns aux autres, peuvent vous fournir une armure autonome de voyage.

Qu'est ce que j'entends par là..? J'entends aujourd'hui me satisfaire au maximum d'un mode de transport qui, mis à part son investissement de base, sera pour le reste de la vie très peu coûteux. Ce long voyage à vélo n'est qu'une manière de prouver que tout est possible avec le bon matériel.

Une fois arrivé à destination, La Vagabonde restera mon principal moyen de transport; et le reste de mon équipement, avec un bon entretien de celui-ci, restera un fidèle allier de voyage durant de longues années.

Nous allons donc dresser ci-après une liste de matériel de qualité durable, non exhaustive, qu'il serait judicieux de posséder pour cette nouvelle vie. Cette liste pourra vous paraître incomplète ou erronée, n'hésitez donc pas à soumettre vos propres idées sur la page Facebook du projet.

Note: Les équipements marqués d'un (?) ne sont pas définitifs. Ceux marqués d'un (#) sont ceux que je possède déjà à l'heure de ces lignes.

### Transport:

- Byciclette Cross Road sur mesure de VAGABONDE http://www.vagabondecycles.com/ - 2 gourdes NALGENE Silo 1,5L http://store.nalgene.com/ 3000g environ pleines

POIDS TOTAL DU MODE DE TRANSPORT: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 3000g Estimation poids final: 13000g Estimation du tarif: 5000€

### Toolkit + Medikit:

- Sac Sabercat versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1000g

- LEATHERMAN Wave http://www.leatherman.com/ 241g - Multi-tool TOPEAK Alien 3 http://www.topeak.com/ 272g - Clef à molette FACOM compacte 6-20 mm 170g - Démonte-pneu plastique - 2 chambres à air http://www.schwalbe.com/ 300g - 2 pneus de secours Marathon Mondial Evolution http://www.schwalbe.com/ 1140g - Kit 20 rustines sans colle - Pompe à vélo compacte Zefal Viteo http://www.zefal.com/ 140g - Câbles de freins - Câbles Vitesses - Outils spéciaux Vagabonde / Rohloff (?) - Super glue 10g - Fil de pêche > 10kg - Hameçons / poids / Flotteur - Pierre de magnésium - 2 cubes allume-feu naturels (#) - Brosse à dents usagée (#) - Bout d'éponge (#) - 3 Bouts de t-shirt (#) - Crayon à papier (#) - Cirage (?)

- 5 tulles gras - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Fil de pêche ultra fin + Aiguilles - Pince à épiler - Tire tique (#)

- 2 Bandanas / Foulards - 1 Rasoir (#) - Tondeuse compacte (#) - Brosse à dents (#) - Dentifrice (#) - Savon (#) - Peau de chamois - Petit miroir (#) - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - 5 immodium (Diahrrée) - 5 Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - 5 Fervex (Rhume / état grippal) - 1 rouleau de Papier toilette (#) - 30 cotons tiges (#) - 2 sacs ziplock (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: 3273g Estimation poids final: 4000g Estimation du tarif: 550€

### Kit bivouac "Bouclier Ultime"

- Sac à dos Monsoon de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 1270g

- Tente VAUDE Power Lizard UL http://www.vaude.com/ 1050g - Duvet SIR JOSEPH koteka 500 L http://www.sirjoseph.cz/ 880g - Matelas EXPED SynMat UL 7 http://www.exped.com 470g - Hamac TICKET TO THE MOON + Attaches http://ticketothemoon.com/ 800g (#) - Tarp TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 660g - Moustiquaire TICKET TO THE MOON http://ticketothemoon.com/ 450g - Doudoune SIR JOSEPH Koteka Jacket http://www.sirjoseph.cz/ 550g - Poncho EXPED Daypack Poncho UL http://www.exped.com 255g - Jambières EXPED Chaps http://www.exped.com 150g - Space blanket 325g - Bonnet (#) - gants - Écharpe (#)

- Corde 30m 10.2mm 1950g - Paracord 30m + 15m 300g

- Baudrier PETZL Hirundos http://www.petzl.com 315g - Bloqueur PETZL Shunt http://www.petzl.com 188g - Bloqueur PETZL Ascension http://www.petzl.com 195g - Poulie PETZL Micro Taxion http://www.petzl.com 85g - Mousqueton PETZL Attache 3D http://www.petzl.com 55g

- Kit filtrage eau Aquamira Frontier Pro http://www.aquamira.com/ 65g - Camelbak Source Widepac 3L http://sourceoutdoor.com/ 125g - 2 gourdes NALGENE Wide mouth 1L http://store.nalgene.com/ 2000g environ pleines - 5 sacs ziplock

- Réchaud OPTIMUS Svea 123 http://www.optimusstoves.com/ 550g - Flask combustible 220ml 220g (#) - Couverts (#) - Briquet (#)

- Stylo - Lampe tactique MAGLITE Led X200 http://www.boutique-maglite.com 104g - Couteau COLD STEEL Pocket Bushman 180g (#) - Sarbacane carbone 350g (#)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 13542g Estimation poids final: 14000g Estimation du tarif: 2100€

### Kit "Wired"

- Sac Jumbo S-Type versipack de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/ 820g - Porte feuille Traveler Deluxe de MAXPEDITION http://www.maxpedition.com/

- Chargeur solaire POWER TRAVELER Power Monkey Extreme https://powertraveller.com/ 460g - Chargeur de piles VOLTCRAFT CM420 http://www.voltcraft.nl/ - 6 accus SANYO AAA 1000 mAh http://www.sanyo.fr/ - 4 accus SANYO AA 2500 mAh http://www.sanyo.fr/ (?)

- iPod Touch 5e génération 64go APPLE http://store.apple.com 101g (Non dispo à l'heure de ces lignes) - Ecouteurs ATOMIC FLOYD Super Darts http://www.atomicfloyd.com/ - Appareil photo SONY Nex 7 + objectif Pancake http://www.sony.fr/ 350g - Mini Modem Wifi + 3g ZTE MF-30 sans fil http://www.zte.com.fr (#) - Téléphone pourri - GPS (modèle à définir, j'n'y connais encore rien)

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu. Poids connu à l'heure de ces lignes: 1731g Estimation poids final: 2500g Estimation du tarif: 2500€

### Kit "Dressing"

- Sac EASTPAK modèle inconnu http://www.eastpak.com/ (#)

- Paire de chaussettes légères (#) - Paire de chaussettes chaudes - Jogging (#) - Chemise manches longues légère(#) - Chemise manches longues chaude - Pantalon collant sport - T-shirt manches longues moulant sport - Sous vêtements DAMART longs indice 5 (haut & bas) http://www.damart.fr/ - 3 boxers (#) - Lunettes de vue (#) - Lunettes de soleil

POIDS TOTAL DU PAQUETAGE: Encore inconnu Poids connu à l'heure de ces lignes: Inconnu Estimation poids final: 3500g Estimation du tarif: 400€

- Quid des mes choix matériels -

Lorsque l'on voit cette liste incroyable de matériel, et ce sans même parler du kit technologique, ici dénommé "Wired", on se demande bien ce qui a pu faire en sorte que l'on soit aussi peu résistant au climat et à la nature par rapport aux autres animaux qui, pour certains, arrivent à vivre par exemple à des températures négatives extrêmes avec une simple couche de poils ou de plumes... Je trouve cela assez ahurissant! J'aurais tendance à dire que ce qui a fait que nous somme aussi faible face au monde naturel, c'est notre cerveau sur-développé. Celui-ci à abrogé notre instinct animal, modifiant peu à peu au fil des ères nos gènes et nos corps... le confort que nous nous efforçons de perfectionner depuis des millénaires nous a finalement rendu chétifs; tout cela en maltraitant toujours un peu plus cette planète et sa biodiversité. Enfin, ce n'est qu'une théorie bidon dont moi seul ai le secret; car au final, je n'en sais foutrement rien!

Revenons plutôt à nos moutons! Je suis faible et j'ai besoin d'une tonne de matos! M'enfin, quelque part je ne vais pas dans le sud de la France sous un beau soleil; cela me parait normal de préparer un voyage de cette taille, avec différents climats sur ma route... Je n'envisageais franchement pas de partir "en slip", croyez-le bien!

Je vais donc faire un debriefing "du pourquoi du comment" j'ai choisi certaines choses. Certains approuveront et d'autres pas... C'est comme cela je présume; mais bon, toute critique est bonne à prendre.

Reprenons la liste à partir du début... Oui, là haut, la bicyclette estimée à 5000€, vous voyez..? Cela reste une estimation, surement un peu au dessus du juste prix, mais je ne dois pas taper bien loin. De toutes manières, lorsque je vais les rencontrer, je vais essayer de tirer les prix au maximum vers le bas, mais il ne faudra pas rêver, je ne vais pas avoir du -50%... d'ailleurs ces gens là ne s'embarrassent même pas avec les soldes. Leur truc c'est la qualité et la robustesse extrême; rien à foutre des soldes...

Comme certains, au départ je me suis dit "Mais ils délirent les mecs! C'pas possible..." en voyant le prix de certains vélos; puis les années passant j'ai commencé un peu plus à comprendre pourquoi un vélo pouvait au final coûter plusieurs milliers d'euros. Moi j'ai fait du vélo non-stop pendant 1 an et demi, et c'est d'ailleurs là que j'ai repris le goût de ce moyen de transport. J'ai roulé sur un pauvre VTT de merde à 300 balles (€) durant tout ce temps, faisant 17 bornes en 50 minutes pour me rendre au taf, et la même pour revenir. Je l'aimais ce vélo... Mais il était très peu performant, lourd, et l'entretien tous les 4 mois car j'achetais des pièces pas chères un peu merdiques me coûtait environ 150€. Plusieurs fois je suis tombé en panne de vélo; pas des crevaisons, de vraies pannes dont pour certaines je suis rentré à pieds, je tiens à le souligner... 2 ou 3 fois il me semble. Des petites merdes, rien de très grave lorsque l'on vit constamment en société avec des gens tout l'temps et partout.

Aujourd'hui, je veux partir en expédition à l'autre bout du monde, traverser des contrées désertiques, éviter au maximum les grandes villes pour m'ébahir de la beauté naturelle. Ce qui me ferait un peu chier, c'est que je sois en pleine pampa, pas de réseau, personne, presque plus d'eau dans les gourdes et que je tombe en panne de vélo... vous voyez le truc?

C'est pour cela que j'ai choisi VAGABONDE si je dois me procurer une monture. Oui, c'est cher. Par contre, pour ce prix la, vous avez la crème de la crème de la bicyclette. Cette équipe conçoit votre vélo sur mesure; c'est à dire qu'il faut se rendre à Valence afin de passer un après-midi avec eux pour faire une étude de posture, prendre vos mensurations, et préciser vos besoins. Votre vélo est conçu à partir de vous et de vos projets, pas à partir de zéro comme en grande surface ou autre... J'ai lu pas mal de commentaires de grands voyageurs (pas du vélotaf, donc) sur les randonneuses VAGABONDE, et leur verdict est unanime: qualité, robustesse, confort, sérénité... Ces machines sont faites pour avaler des milliers de kilomètres sans sourciller. C'est d'ailleurs surement le vélo que j'utiliserai jusqu'à la fin de mes jours si j'en prends correctement soin, sans compter les économies de pétrole, d'assurances, d'entretien, de contrôle technique, malus pollution etc, etc...

Passons maintenant au kit que j'appelle "Bouclier Ultime". Comme je vous l'ai dit avant, j'ai fait du vélo pendant 1 an et demi, et j'ai affronté 2 hivers. Si j'ai appelé mon kit bivouac de la sorte, c'est parce que j'avais l'habitude d'appeler toutes mes couches de fringues pour faire du vélo en période hivernale mon "Armure". Grâce à elle, je n'ai jamais eu froid et n'ai jamais été mouillé. J'avais même très chaud, et c'était très bien pour l'hiver. Vous comprenez surement maintenant pourquoi j'ai appelé mon kit bivouac le "Bouclier Ultime", si vous arrivez un tant soit peu à imaginer le contexte dans lequel je souhaite m'embarquer... Pour simple anecdote, j'ai testé mon hamac l'autre fois, cet été, dans la Baie de Somme. La journée il a fait relativement bon, aux environs de 30° je présume... Du reste est-il que le soir j'ai voulu tester mon hamac avec mon vieux blouson que j'appelle "Ma Peau" (oui, j'donne plein de petits noms à mes objet utiles... Chut! Arrête de t'marrer... ;) posé sur moi en guise de couverture de fortune. Je me suis réveillé aux alentours de 5h du mat', le nez coulant et grelottant; il ne devait pas faire loin de 10°, ou en tout du moins j'en avais l'impression, avec un bon petit vent qui me glaçait le dos sous le hamac... J'ai passé une sale fin de nuit (Je suis resté 2h de plus à essayer de résister avant de rentrer dans ma piaule...) et je suis bien tombé malade!

J'ai toussé comme un porc pendant 2 jours, bronches encombrées, nez qui coule; bref, l'enfer.

Je vous laisse maintenant imaginer la même chose en milieu naturel, sans la piaule à côté, alors que vous avez fait une étape de 150km ou plus dans la journée... Si vous passez une mauvaise nuit comme j'ai passé l'autre fois, vous pouvez tomber malade et en prime être incapable de reprendre la route pendant plusieurs jours.

Oui, cette fois encore, le "Bouclier Ultime" vaut du pognon. Mais il fera en sorte que je passe de vraies nuits de repos pour mieux reprendre la route le lendemain, plutôt que des nuits d'enfer me forçant à rester au milieu de nulle part pour me rétablir d'une quelconque maladie que j'aurai choppé. De plus, ce prix se justifie par le fait que je n'ai choisi que du matériel très léger afin de me rendre le voyage plus agréable, et qui est aussi réputé pour sa qualité auprès d'une grosse masse de randonneurs sur le net. En plus, je ne parle ici que des nuits, mais le kit contient aussi le nécessaire pour affronter les intempéries sur ma route.

La qualité; la légèreté; cela à un prix.

Mais encore une fois, bien entretenu, ce matériel me resservira lors de nombreuses expéditions...

Par contre, vous vous demandez peut-être pourquoi je m'encombre de matériel d'escalade pour mon voyage? Et bien.. ça c'est un délire bien à moi: je rêve de dormir dans les arbres... Qui plus est, cela pourra m'être utile de savoir le faire en pleine jungle, là ou pas mal de prédateurs peuvent se balader au niveau du sol... Bref, j'ai bien l'intention de m'y entraîner avant et pendant mon voyage vers Saïgon. Comment ça j'suis cinglé? Je ne comprends pas ;) J'posterai les photos de couchers de soleil vu de mon hamac, à 15 mètres de haut... vous verrez!

Bon, sinon quoi d'autre? Ah, le kit "Wired"... Lorsque la technologie nous accompagne dans la nature... Formidable! Les piles pour sa lampe, l'ipod, l'appareil photo... Autant de petits gadgets qui procurent le confort moderne grâce à une autonomie solaire. Ceci n'est qu'une étape, mais je compte bien, au terme de mon épopée, ne plus verser un sous pour avoir de l'électricité. Bah oui, j'ai beaucoup de chance, de nos jours les panneaux solaires existent, mais aussi les pays chauds et ensoleillés. Après, chacun son truc, d'autres préfèrent le froid et le gris.

J'aimerais tout de même mettre l'accent sur l'iPod. J'en possède déjà un mais sa capacité mémoire de 32Go va saturer dans peu de temps. On pourrait penser que ce n'est que pour écouter de la musique et faire un petit jeu le soir avant de dormir, mais pas que... Cet iPod, d'une part, contient toutes les données importantes que j'ai dans mon ordinateur: mon taf, mes documents, et tout l'toutim... D'autre part, je suis entrain d'y intégrer une bibliothèque. J'explique: moi, à la base, je n'y connais pas grand chose en survie, écologie, chasse et le reste; il est donc essentiel pour moi d'emmener la plus grande bibliothèque possible pour continuer de m'instruire au sujet du nouveau mode de vie que je veux adopter.

Par exemple, je traque en ce moment des tas de livres sur le net, en version dématérialisée, mais aussi en version papier que je scanne, pour tout stocker dans mon iPod. C'est un peu de boulot, mais cela en vaut vraiment le coup, car je possède un immense savoir au creux de ma main que je peux consulter n'importe quand ou bouquiner par plaisir avant de dormir...

Identification des champignons; comment sécher et conserver ses graines; consulter des cartes topographiques; méthode de construction en paille; techniques de piégeage; comment faire son fromage; comment vivre où il n'y a pas de docteur; dictionnaires de langues, comment mettre en oeuvre un noeud de brêlage carré... beaucoup de documents, de vidéos, d'ouvrages que je me suis mis à collectionner à force de fouiner sur l'internet. Le savoir est très important lorsque l'on renoue avec la nature après de longues années à n'avoir rien su faire à part du fric.

Des milliers, ou bien carrément des millions de gens ont fait avant moi des expériences qu'ils ont eu la bonne idée de nous partager. Je peux désormais piocher dans ce trésor du bout de mes doigts; récolter le vécu et la science que ces personnes ont semé à partir d'un simple iPod et, cerise sur le gâteau, le faire fonctionner grâce au soleil!

Réfléchissez-y... il y a 30 ans, il était impossible d'embarquer un tel savoir dans son sac à dos.

Par contre, si toutefois la technologie offre aujourd'hui cette possibilité et permet l'émancipation sociétale avec beaucoup plus de sérénité, ceci ne veut tout de même pas dire que cela sera de tout repos. Lire, regarder, écouter, c'est important, c'est sûr! Mais il faut aussi s'entrainer, faire face et persévérer. Autant la technologie me procurera une plus grande aise dans ma démarche, autant elle ne remplacera pas l'acte d'autonomie.

Sinon, pour continuer, à cet iPod j'adjoins des écouteurs ATOMIC FLOYD Super Dart, qui sont relativement chers eux aussi, mais qui n'ont rien à voir avec les écouteurs de base d'Apple. Certains d'entre vous auront envie de crier au scandale en voyant le prix ("Holy Shit! 250 balles pour des écouteurs!!!"), mais si vous êtes dans cette catégorie de détracteurs c'est que vous n'êtes pas un réel amoureux de la belle musique. Qui plus est, en plus de vous fournir une musique cristalline, ces écouteurs ont une finition exceptionnelle grâce à des matériaux nobles constituant leurs ogives d'acier ou encore leur cordon en kevlar, gage d'une solidité accrue. Personnellement, j'ai toujours eu, et aurai toujours besoin d'avoir avec moi de la bonne musique pour m'aider à affronter les épreuves de la vie.

Enfin, pour terminer, le Sony NEX 7... J'en ai lu beaucoup de bien sur le net, et malgré un prix assez élevé de prime abord, je pense qu'il peut être un investissement durable. De plus, sa compacité lui permet d'être emmené lors de tous les périples. Surtout que je souhaite réellement vous gaver de magnifiques photos et videos sur mon carnet de voyage... je ne veux donc pas utiliser l'ipod pour ça, surtout que je risque de gaver sa mémoire en "savoir utile". Cet appareil n'est pas réellement nécessaire en soi, mais dans ma démarche de départ définitif je préfère le posséder.

Voici donc que se termine ici ce petit quid de mes choix matériels. C'était un peu long, je le conçois, mais je préfère justifier certains de mes choix plutôt que de balancer une liste incompréhensible de but en blanc.

Si vous souhaitez vous exprimer à propos du matériel, n'hésitez pas à rejoindre la page Facebook du projet pour débattre. http://www.facebook.com/...wide/207759572635441

- Itinéraire -

Bon, c'est bien beau de vouloir faire France-Vietnam en bicyclette, mais faudrait-il encore savoir par où passer...

A l'heure de ces lignes, je n'en sais encore rien. L’itinéraire se construira les jours venants au travers de la page Facebook du projet.

Les seules choses que je sais sur cet itinéraire pour le moment sont celles-ci:

- Avec un bon vélo je pense pouvoir faire allègrement des étapes de 150km par jour. Je calcule ce ratio grâce au parcours que je faisais avec mon vélo pourri pour aller au boulot; néanmoins celui-ci est probablement faussé, car je roulais assez lentement (je ne forçais que très peu sur les pédales, d'une pour retarder au maximum l'usure du vélo, mais aussi pour avoir un voyage plus confortable qu'énergique.).

- Il me faudra trouver de l'eau tous les 2 ou 3 jours, car mon stock d'eau moyen sera de 4 litres. (7 litres max)

- Il me faudra probablement rallier une ville ou village toutes les semaines pour m'approvisionner en nourriture. Même si je compte m'essayer à la chasse au petit gibier grâce à la sarbacane, je ne suis pas sûr d'avoir le talent ou même le temps nécessaire pour m'auto-suffire de cette dernière. Prendre un après-midi pour chasser veut aussi dire ne pas rouler. Ne pas rouler veut dire consommer son eau sur place. De ce fait, je pense donc que l'exercice de la chasse ne se fera qu'à proximité de points d'eau, ce qui me permettra d'ailleurs aussi d'essayer de pêcher.

- Il faudra que je choisisse ma route en fonction de mon matériel. Il ne faudra pas que je traverse des contrées avec un climat qui irait au-dessous d'une température de -15° en nocturne. En dessous de ce seuil, je risque de passer un très, très mauvais voyage. Cette température est évaluée en prenant en référence la température de confort du duvet.

- Certains pays peuvent craindre un peu. Je dois me renseigner sur chaque pays éventuel de transit. Je n'ai pas envie de me retrouver en pleine guerre sainte, ou toute autre saloperie du genre humain. Je dois aussi me renseigner au sujet de l'obtention des visas pour ces pays et le coût de ceux-ci.

Je vous propose dés lors de soumettre toute autre suggestion sur la page Facebook du projet. Effectivement, il peut m'arriver d'oublier certains rudiments pour cette aventure. Je ne suis pas un pro' comme je vous l'ai dit, mais juste quelqu'un qui veut changer de vie et acquérir un savoir utile avant le vieil âge de la retraite, c'est tout... Corrigez mon ignorance si besoin est.

"The Worldwide Project"

Une fois le voyage terminé (comprenez ici "si je m'en suis sorti indemne...") je prendrai donc la direction du parc nationnal Cat Tien pour me mettre en relation avec eux, leur expliquerai que je suis venu spécialement en vélo de France pour leur offrir ce projet, et qu'ils récolteront 50% des bénéfices générés par le tourisme pour la sauvegarde de leur parc.

Je leur préciserai bien qu'ils n'auront pas un sous à avancer, qu'ils auront juste besoin de me trouver un petit bout de terre pour bâtir l'habitation bioclimatique en question. Elle leur appartiendra entièrement et un contrat nous liera pour le partage des bénéfices.

Je pense sincèrement qu'ils vont accepter. Si ce n'est pas le cas, je la bâtirai alors en dehors du parc, à proximité, et leur verserai tout de même 50% des gains. Cela les convaincra peut être à l'avenir de me faire confiance...

Pas plus compliqué que ça :)

Oui oui! J'ai la foi, en effet..!

Nous y sommes, ça y est. Vous connaissez les grandes lignes de ce projet fou et pourtant réalisable; il ne reste plus qu'à en écrire le reste de l'aventure. Si comme moi le monde de l'autonomie moderne en milieu naturel vous touche d'une manière ou d'une autre, vous êtes libre d'apporter votre pierre à cet édifice que je m'apprête à ériger; ou bien alors simplement de suivre mon parcours depuis la page communautaire sur Facebook ou le carnet de voyage, car même de simples encouragements seront bons à prendre afin de me soutenir dans mes choix et me pousser à persévérer.

Selon mes diverses recherches au travers de mes bouquins et d'internet, j'estime que le départ définitif et bien équipé pour l'autonomie se négocie pour le prix d'une belle bagnole, c'est à dire 60000€. J'aurais préféré vous dire le prix d'un studio à Paris, mais c'est très, très loin d'être le cas. Pour une telle somme, l'épreuve France-Vietnam sur La Vagabonde est financée, ainsi que le projet de maison d'hôtes autonome aussi. Et s'il reste un peu de sous à la fin, je pourrai en attaquer une autre plus vite par la suite afin de continuer de faire partager ma passion pour cet Art de Vivre.

Les potentiels investisseurs gagneront en échange de leur aide des hébergements en pension complète plus ou moins longs en fonction de la somme versée. Lors de ces séjours, il vous sera possible d'appréhender la sérénité d'un mode de vie en retrait de la masse consommatrice actuelle, dans une maison énergétiquement saine au beau millieu d'une nature luxuriante. Vous pourrez apprendre les méthodes de constructions utilisées; apprendre à faire du mobilier avec le bambou du jardin; apprendre à élever intelligemment quelques animaux; vous vous nourrirez de la permaculture produite par l'habitation; votre douche ne coûtera rien et les eaux usées seront récupérées; tout l'électroménager, l'éclairage, l'électronique fonctionnera au solaire, totalement gratuit une fois l'investissement passé...

En somme, vous constaterez par vous-même qu'un autre mode de vie est possible pour un investissement plus que raisonnable si ce mode de vie est, évidemment, abordé de manière réfléchie. Une telle richesse ne vaut en rien les pavillons ou appartements que l'on nous fait payer des sommes faramineuses et qui, au final, n'apportent aucune indépendance, qu'elle soit énergétique, alimentaire, financière ou bien personnelle.

Attention, je tiens à préciser que cette maison est une vraie maison! Et pas une simple cahute en bois pour faire venir les touristes 10 jours au bord d'une plage bleue turquoise.... Elle sera conçue pour y vivre écologiquement en autonomie. Elle possédera une superficie de 80 à 100m², donc rien à voir avec un bungalow en bambou pour touriste qui doit valoir 5000 balles (€) à monter. Elle sera conçue pour y vivre durablement, et ce modèle sera la première d'une longue série afin de promouvoir ce mode de vie. Evidemment, je pourrais très bien utiliser l'avion et économiser 10000 balles d'équipement de voyage, mais dans ce cas là je m'écarterai de ma démarche d'autonomie durable.

Que tous ceux qui pensent qu'une telle habitation peut coûter moins cher sans son lot de confort moderne me jettent la pierre. Par exemple, moi j'ai fait l'acquisition en 2007 d'un mobil-home de 36m² sur un terrain de 144m², que je suis en train de mettre en vente pour mon départ. Cette petite habitation coûte 35000€ (qui se sont transformés en 70000€ de crédit, youpi!), est consommatrice d'énergie et très mal isolée; on est ici à des années lumières des notions de mon projet. Moi, je compte investir 10000 dans mon voyage + 50000 dans une habitation sur un terrain de 1000m² minimum tout en atteignant l'émancipation sociétale recherchée. Faites vos recherches sur le net. Prenez vos calculettes. Vous verrez que je ne mets pas si haut le prix de ce genre d'émancipation.

Voilà! A partir de maintenant, la balle est dans votre camp... Pensez-vous qu'un tel mode de vie vaille la peine d'être vécu? A vous de voir... pour moi c'est tout vu.

Un Grand Merci à tous les courageux qui auront pris de leur temps pour lire ceci jusqu'au bout..!

@ bientôt pour l'élaboration de mon itinéraire avec Google Earth; l'élaboration des plans de la maison; l'entrainement pour le voyage, et j'en passe..!

BW

Débattre sur le projet: http://www.facebook.com/...wide/207759572635441 Le carnet de voyage: http://www.bw-worldwide.co.uk/ (En construction)
De Windhoek à Kasane: itinéraire de 2 familles gâtées English translation pending
by Max68 · 2012-08-31 · 298 replies
Bonjour tous,

Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.

Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.

Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.

Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.

Le parcours: Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls

Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici

Jour 1

Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »

L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.

A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.

Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.



Jour 2

Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).



Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.

Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.

Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches





Jour 3

Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.







Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.

Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.





En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.

Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.

Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.





Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).

Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.

Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.

Jour 4

Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.







Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.

Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.







Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.

Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.



Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.

Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.

La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.



Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.



En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
GR20 en juillet et août 2012 English translation pending
by Gastro30 · 2012-08-16 · 14 replies
Gr20 du 21 juillet au 4aout 2012

En premier, le matos. Et là, faut pas rigoler.

L’ennemi principal du géériste, c’est le poids. Alors je vais vous donner une idée de mon sac qui une fois prêt au départ ne dépasse pas les 14 kilos avec 3 litres d’eau compris.

Je suis parti pour coucher sous ma tente mais je prends tous les repas du soir au bivouac, donc pas ou peu de nourriture.

Dans mon sac (un D4 de 1kg650), ma tente, une Ferrino mono place 1.5kg, mon sac de couchage Lestra treker 900 grammes, mon matelas gonflable 350 grammes, un oreiller gonflable 80 grammes de chez D4. Voila pour le couchage. J’avais acheté des piquets en titane chez Arklight, 8 grammes chacun, super costaud et idéal dans la caillasse. Un film plastique spécial contre les perforations à mettre avant de monter la tente, quelques grammes, aussi chez Arklight. Voilà pour le bivouac.

Pour les vêtements, faut pas hésiter à faire du tri….

Un short

Un pantalon divisible en 2 parties

Un caleçon long et chaud (comme mettent les jogger en hiver) pour les nuits qui peuvent être fraiches même en été

Deux t-shirt manches courtes en synthétique (vite lavé, vite sec)

Un t-shirt manche longue toujours pour la nuit

Deux slips, un sur moi, l’autre dans le sac

Un maillot de bain genre moule-boule qui peut servir de slip si y a un problème de séchage (et y en a eu)

Des gants en soie

Un tube (c’est ce truc qui peut servir de tour de cou ou de bonnet si on tire sur la ficelle…)

Un pull polaire

Une veste polaire (et la, y en avait un de trop donc 350 grammes qui auraient pu rester à la maison)

Un coupe vent coupe pluie genre k-way

Un pantalon de pluie (ça je reprendrai plus, il n’est pas gênant de marcher sous la pluie les jambes nues, j’en ai fait l’expérience) 150 grammes de moins à trimballer

Deux paires de chaussettes (là, faut pas hésiter à y mettre le prix.) techniques épaisses, même en été. Surtout en été…épaisses et anti frottement.

Une paire de sandale. Ne prenez pas des tongs. Les refuges, c’est pas un terrain de camping, il y a rien de plat et des cailloux partout

Une frontale

Un rouleau de pq

Une demi-savonnette « monsavon » parce que c’est suffisant pour le gr pour la toilette et la lessive et ça ne pollue pas

Lunettes de soleil

Casquette avec le rabat sur la nuque. Chaque fois que je regarde les photos je me dis que j’ai l’air c… mais ça évite les coups de soleil par derrière. Et j’en ai vu de jolis…

Un petit chargeur solaire. Pour 125 grammes, on recharge 25% de son portable par jour ou son appareil photo et ça c’est cool.

Une paire de lacets de rechange qui peuvent aussi servir pour étendre la lessive. J’avais trouvé une pince à linge sur le chemin qui m’a bien été utile, la prochaine fois, j’en prendrai au moins deux

Une poche à eau de deux litres+une bouteille d’eau gazeuse vide d’un litre (elles sont super solides)

Un quart en titane (53 grammes) encore Arklight

Un briquet

Ensuite, vient le barda à l’appréciation de chacun. La pharmacie, le nécessaire toilette.

Pour la pharmacie, il vaut mieux être un peu large. En tout cas : compeed, grand pansement, pommade contre les irritations, pommade pour les articulations, aspirine ou autre, pince à épiler, aiguille+fil, anti cacamou, antidégueloir, si si ! rouleau de sparadrap style urgopore, c’est celui qui colle le mieux

Pour la toilette, a vous de voir, mais voir léger. Pour moi, brosse a dents manche coupé à la moitié, mini tube dentifrice, le savon, j’ai déjà dit, rasoir jetable (1), tube de gel à raser acheté dans un distributeur d’hôtel avec le rasoir. La serviette et le gant en microfibre et c’est tout.

A ceci, il faut rajouter des bâtons de marche (à prendre super solides, les miens sont garantis 3 ans mais après le gr, je vais voir si la garantie marche…. Ils sont quasi H S)

Les godasses des Salomon D4 GTX. Rien à dire, légères, confortables, étanches puisque goretex. Elles sont marquées par le trek mais encore bonnes pour le service. La encore, j’en vu des drôles. J’ai même vu des personnes en » vulgaires » basket. Faut être stupide vu certains passages qui tiennent de l’équilibrisme…

Voila donc le contenu du sac et de ce que j’avais sur le dos. En plus, au départ de Calenzana, 15 sachets dose de Nescafé. 15 sachets de sucre gentiment donné par l’hôtel Bel horizon un petit pain boule que j’ai mis dans un sac plastique pour qui qu’il ne sèche trop, un sauciflard du cru, 15 petits nougats D4, un sachet de madeleines et 200 grammes d’amendes.

Le barda est prêt ?

Alors rendez-vous samedi 6h00 devant la fontaine qui se trouve devant l’hôtel pour la première étape. Ne faite pas le plein de flotte ici, l’eau et javellisée à mort. Vous avez la source au tout départ du gr. 1° étape Ortu di u piobu

Nous partons à trois, notre petit groupe s’est formé sur le net. Encore hier soir, vendredi, nous ne nous connaissions pas.

Encore une partie de l’aventure La première étape est dite longue et pénible. Elle est longue et pénible. C’est presque un résumé du gr. ca monte, 1200 mètres non-stop

Il y a déjà de la caillasse, même un passage équipé de chaine et il y a même le premier coup au moral quand on aperçoit le refuge, la bas, si loin, pffff. Et puis l’arrivée, la première. Marion nous a carrément relégués à une heure, j’en prendrai l’habitude. Marie, la gardienne qui vous fait attendre parce qu’elle ne revient qu’a quatorze heures. Epicerie quasi inexistante, béni soit mon sauciflard et mon bout de pain acheté hier. Première douche froide, première lessive, premier bivouac. Le repas du soir malgré 20 euros ne reste pas dans les mémoires. Je me surprends à me coucher à 20h30 et à dormir à 20h31 2° étape Carrozu

Départ 6h00 ce sera tous les jours pareils, lever 5h10, pliage du matos, toilette de chat, café et c’est parti

Ca monte et fort, pierrier, éboulis, ça y est on est dans le vif du sujet. Cette étape est belle, elle vous fait rentrer dans ce monde minéral qui va être le notre pendant les prochains jours

Déjà des vues somptueuses, des à-pics impressionnants, la montagne rude, pure. rcrcrcrcrcrcr

La descente sur le refuge va laisser des traces dans les genoux de pas mal d’entre nous. Une descente interminable dans les pierres puis dans des éboulis, 600 m de dénivelé négatif : un pur bonheur…

Le refuge est sympa mais les places de bivouac pas splendides et pas nombreuses. Une jolie et généreuse assiette de charcuterie me revigore. Je vais prendre ma douche après avoir monté ma tente. L’eau sera une des plus froides du gr. De plus, hier, je n’ai pas mis mon savon à sécher ce qui fait qu’en me savonnant, de jolis morceaux se collent sur la peau. Donc grand et long rinçage sous l’eau glacée. J’ai bien fait rire tous ceux qui attendaient leur tour avec mes cris et mon beau vocabulaire…. Donc, n’oubliez pas de faire sécher votre savon avant de le ranger.

Repas du soir, même tarif, même désespoir

3° étape Asco

Temps pourri au lever avec déjà quelques gouttes au moment de plier la tente.

Quelques minutes après le départ, à l’arrivée à la passerelle de Spasimata, la pluie arrive, drue. On s’équipe. Et commence un passage qui n’est pas facile en temps normal alors sous la pluie, sur les dalles bien lisses, y a du sport. Le ruisseau est 20 mètres plus bas, vaut mieux pas lacher

Les câbles sont le bien venus. Toute la montée se fera sous la pluie et dans le brouillard. Par moment, comme pour nous narguer, le temps s’éclaircit pour nous laisser apercevoir la baie de Calvi sous le soleil. Grrrr.

Arrivé au col, il y a un petit lac, que je ne verrai pas. Le brouillard se fait de plus en plus dense à plus de 2000 mètres. Le vent, le froid, tout ca devient pénible. Puis après une petite désescalade de quelques mètres je me perds. Je ne vois plus à 10 mètres. Impossible de retrouver les balises. Je suis un semblant de sentier pendant quelques minutes sans voir aucune marque rouge et blanche. Moment d’angoisse. Demi-tour, au pif. Je retrouve enfin une marque puis deux. Sauvé. Je marche ainsi pendant 10 bonnes minutes jusqu'à arrivé devant un mur de quelques mètres… c’est celui que j’avais descendu précédemment. Je venais de faire le parcours en revenant sur mes pas sans m’en apercevoir. La montagne peut être traite, il ne faudra pas l’oublier. Le vent se fait de plus en plus violent, réussissant même à me faire tomber. Heureusement, il éclaircit le brouillard. La descente sur la station d’Asco et longue, dans les rochers détrempés et glissants. Eprouvant pour les genoux car chaque pas doit être doublement assuré pour éviter la chute. Arrivé en bas, j’opte pour l’hôtel. Douche chaude, au sec, lit moelleux. Ahhhh le confort. Repas pantagruélique pour moins cher que dans les refuges. Marion est arrivée avec une bonne heure d’avance sur moi. Transie, trempée, complètement a bout. Pierrot le gardien du refuge va s’en occupé avec gentillesse et générosité. Merci à lui pour son grand cœur.

Il va pleuvoir le reste de la journée. Interrogation pour demain avec l’étape phare du gr, le cirque de la solitude qui ne peut être envisagée sous la pluie. Beaucoup de randonneurs qui ne peuvent perdre une journée vont prendre une navette pour rejoindre Vergio. Je ne peux me résoudre à cette éventualité. Le gr sans le cirque, ce n’est pas le gr. On verra demain.

4° étape Tighettu avec le cirque à franchir

Réveil 5h30, il bruine toujours, 6h00 un semblant d’éclaircie, 7h00 le vent commence à faire sécher le parking devant l’hôtel. Je prends l’avis de Marion qui pense comme moi, on va tenter et si le cirque est trop mouillé, on fera demi-tour. Le départ se fait dans un temps de m…

Arrivée au col toujours dans le brouillard mais il ne pleut pas. Quelques randonneurs croisés qui viennent de passer nous annoncent que c’est faisable à part quelques endroits encore humides mais sans danger. Deux gars (des pompiers) qui en sortent nous annoncent que le soleil brille dans le cirque. On est dubitatif vu la purée de pois qui nous entoure. Plus d’hésitation, avec Marion, on se jette dans la descente. Le brouillard toujours présent nous masque l’à-pic sous nos pas. Désescalade, des chaines salvatrices, quelques prises à bien assurées nous avalons la descente en moins de 40 minutes. Arrivé au bas de la dernière chaine, le soleil apparait comme par enchantement. Nous prenons la juste valeur de ce que venons de parcourir. Tout simplement impressionnant mais le brouillard nous a bien aidé en ôtant toutes sensations d’appréhension. La remontée se fera sous le soleil ou presque. Rapidement avec Marion qui galope comme une gazelle, et moi qui souffle comme un bœuf pour essayer de la suivre. Un petit coup d’œil en arrière pour voir là ou on est passé mais les photos n’arrivent jamais à donner la démesure de ce lieu mythique. 600 mètres de dénivelé sous nos pieds, accroché à une chaine, de quoi en refroidir plus d’un.

Voila, nous l’avons fait. Un sentiment agréable qui fait croire que le plus dur du gr est fait. Tu parles d’une erreur…

La descente sur le refuge est belle. Elle nous permettra de voir le seul mouflon de ce périple.

Christophe qui commence à souffrir de ses genoux à juger plus sage de redescendre sur Asco pour prendre la navette et de nous attendre à Vergio. Le refuge est beau, Charlie le gardien me laissera un souvenir agréable. Gentil, plein de bonne humeur et de générosité. Un mec bien. Nous allons faire aussi la connaissance d’Andréane, une Québequoise gentiment déjantée, adorablement fofolle toujours pleine de bonne humeur et de vitalité. Peut être à cause de son énoooooorme boite de compléments alimentaires qu’elle trimballe. Charlie et Andréane

5° étape Castel di Vergio

Pour cette journée, nous allons faire une étape et demie. Nous évitons Ciotulu di Mori pour aller à Vergio

Départ sous un grand soleil. Dans la descente heureuse surprise, le téléphone passe. Petite pose pour annoncer que tout va bien puis ascension de près de 900 mètres avant de passer sous le refuge que nous évitons. Maintenant, nous allons descendre, beaucoup et longtemps. Bien que le parcours soit superbe en longeant le ruisseau, on n’en voit pas le bout. Ca va être dur, en plus il fait chaud des que l’on arrive sous les 1500 mètres. Ce long sentier qui nous fait tourner le dos à la Paglia Orba Derrière la gazelle le massif de droite, c’est la Paglia Orba, massif que Marion connait déjà pour l’avoir fait avec son papa

est interminable. Et puis c’est quand même une étape et demie. Une autre chose déroutante, la présence de promeneurs, une vraie procession. Envahi. C’est la sensation ressentie après ces 5 jours de calme. Castel di Vergio, c’est une station de ski fermée depuis plusieurs années mais il y a un gite avec douche chaude, une vraie épicerie, la civilisation quoi… pour moi, hôtel. Confort. Ca fait du bien à presque 54 balais…

Christophe n’est pas là, il à préféré nous devancer puisque nous avons prévu de doubler encore une étape, nous devrions le rejoindre plus tard.

6° étape Manganu avec le lac de Nino

Départ 6h00 avec tous les matins un lever de soleil différent.

Passage par le col st Pierre, un lieu que j’ai beaucoup aimé. Vue superbe, un petit oratoire, des arbres complètement tordus par le vent perpétuel à cet endroit. Encore une grimpette relativement facile et la première vue sur le lac de Nino. C’est beau et tellement changeant après les paysages caillouteux des étapes précédentes. Quelques chevaux sauvages (ou à demi) se laissent dompter par la gazelle. Endroit magique avec son herbe rase, presque un terrain de golf.

Une jolie source.

Et cette impression de calme, de sérénité.

Le sentier continue, facile aujourd’hui, reposant.

Une pose pour admirer le paysage.

Le sentier continue un moment sous de jolis hètres bien tordus.

Manganu, le refuge est superbe. Parmi mes préférés. Emplacement idéal, le ruisseau à coté, une vue merveilleuse. Un pur bonheur. Ici, nous ferons la connaissance de Franck et de son fils. Un gars de 17 ans d’une gentillesse extraordinaire. Si je surnome Marion la gazelle, lui c’est un missile. Super sportif, il marche pas, il court. Son père, Franck, un gars super, un peu maboul quand même, il fait le gr avec 2 prothèses de hanche. Et je vous garanti que le chirugien a fait du bon boulot vu le train d’enfer qu’il mène avec son fils. Merci à vous deux pour cette belle rencontre.

7° étape Pietra Piana et Onda

Ce matin on a prévu de doubler. On ne s’arrete pas à Petra Piana, on continue jusqu'à Onda en passant par les crètes. Le début de la journée nous offre de jolies vues mais il va falloir grimper puisque nous allons passer le point culminant du gr avec la brèche de Capitello tout la-haut a plus de 2200 mètres.

De l’autre coté, nous attendent les lacs de Melo et Capitello. Nous allons suivre les crètes pendant un moment avant de redescendre sur le gite de Pietra Piana pour le repas de midi.

Superbe acceuil, une jolie assiette charcuterie et fromage, un bon coup de rouge partagé avec Franck tout ca sur la belle terrasse ombragée du gite. Encore un joli moment. Merci au couple de gardiens pour leur sympathie. J’ai lu pas mal de commentaires négatifs sur ceux qui gardent les refuges, pour ma part, hormi les deux premiers ( qui n’ont cependant pas été désagréables non plus) j’ai beaucoup échangé avec eux, ce sont des gens gentils pour peu que l’on fasse l’effort d’aller vers eux. Les Corses n’aiment pas etre brusqué. Meme si vous arrivez crevé de soif et de fatigue au refuge, prenez le temps. Ils apprécient.

Pierrot, Charlie, Jean-do, Emile, Rosy, Francis et son fils Rémi, Aimé, Clément merci à vous tous pour votre acceuil.

Pour revenir au treck la journée va être une des plus dure pour moi avec au total plus de 10 heures de marche et surtout deux descentes éprouvantes pour mes genoux.

Christophe que nous aurions du retrouver aujourd’hui à été contraint à l’abandon. Il est redescendu sur l’hopital de Corte. Aux dires des gardiens de Petra Piana, il avait les genoux comme des melons.

Je suis triste de perdre un gars avec qui j’avais sympathisé. Nous avions échangé de nombreux mails et coup de fil pour préparer cette avanture. J’aurais aimé finir à Conca avec lui. Il retentera ça une autre fois, je le lui souhaite. Bonne route à toi Christophe.

Donc, l’après-midi nous repartons pour Onda. 4h30 par les crètes. Tu parles. Il me faudra 5 heures. Des passages techniques à quatre pattes, des chaines,

Pas longues mais bien verticales. De jolis pierriers avec Franck que du bonheur…. Et enfin l’arrivée à Onda ouf !

Refuge étonnant, on est parqué, mais c’est pas génant. C'est avant tout une ferme avec moult animaux : chevaux, chevres, moutons…

Jean-do, le patron, je me rapellerai de toi longtemps. Quelle soirée !

Le repas à ne pas manquer. Les lasagnes au Brocciu sont ici à l’image de la générosité de la maison. J’ai fini à la myrthe dans la cuisine avec eux. J’en avais oublié de monter ma tente, Jean-do me dit :T’en fait pas petit y me reste des tentes vides tu as qu’a en prendre une. Prends ton temps. Bon alors on en boit une autre….

8° étapes Vizzavona et fin du gr nord

Je sais pas pourquoi, mais le matin je suis un peu brouillon…..

Le départ va tout de suite me mettre dans le bain 900 mètres d’ascenssion avant 1200 mètres de dégringolade sur la gare de Vizzavona. Ca va être dur. Surtout la descente. Aïe mes genoux. Je pense à Christophe, je voudrais pas faire comme lui. Je m’aide au maximum de mes batons pour les soulager. Le début est vraiment très raide puis vient la partie longue le long du ruisseau, l’arrivée aux abords de la cascade des anglais avec un monde fou et encore deux ou trois kilomètres de piste qui semblent interminables.

Vizzavona. Fin de la moitié la plus dure du gr. D’ici, le train embarque ou débarque des randonneurs. On fait nos adieux a certains qui finissent ici. Des pompiers qui faisaient le gr pour passer un examen, un couple de danois sympa, et les deux D D brothers, deux frangins anglais attachants.

Franck et le missile décident de doubler l’étape jusqu'à Capanelle. Adieu. Snif. On aurait bien continué ensemble mais leurs jours sont comptés et ils voulaient profiter un peu de la plage donc finir plus tot.

Pour moi, hôtel. Une GROSSE erreur. L’hôtel I Larici est minable, j’ai eu une chambre crade, déglinguée, une literie défoncée, un acceuil désagréable et les portes ferment à 11 heures sans possibilité de rentrer plus tard. Le prix : une honte.

Pour le repas du soir, on se retrouve tous au resto du chef de gare. On peut pas se tromper, c’est le même batiment que la gare, on mange à coté du quai. Soirée corse tout les samedi. Ca tombe bien on est samedi. Le resto est super. Bonne bouffe et des rations gigantesques. On a droit à l’orchestre avec chants corses pendant une bonne heure puis on passe à toute une série de reprises et de parodies de chansons dont une paires sont restées dans la mémoire… pour finir, distribution de couvre-chefs pour tous les clients. Le repas, l’ambiance, le rouge et voila le résultat. J’ai l’air aussi bete qu’avec ma casquette. Non ? Mais je suis pas seul…

Ce soir là , le 28 juillet, Emile tu fètes ton anniversaire et Marion c’est demain le 29.

9° étape Capanelle

Départ tranquille dans les bois. Jolie bergerie

Magnifique ruisseau.

Et pourtant.

Ce sera une des étapes les plus courtes, mais pour moi, celle de toutes les questions. Mes genoux me font mal. Très mal. Les deux jours précédents avec l’étape doublée puis le lendemain cette terrible descente sur la gare m’ont marqués. Je repense à Christophe, son abandon et le desespoir que j’ai entendu dans sa voix.

Les jambes ne veulent plus. C’est la volonté, la rage, la hargne qui m’amène à la station de capanelle. 5h00 de marche pourtant pas très dure mais bon sang……..

J’arrive avant midi. Epicerie, un melon et quelques victuailles achetées sur place, un pichet de rosé partagé avec la gazelle. Un moment de bonheur. L’après midi entière de repos. Ca fait du bien.

On verra demain.

9° etape I Paliri

Le départ se fait sans soucis. Je me ménage avec l’allure pépère que j’ai adoptée depuis quelques jours. Le soleil nous dit bonjour, les ruisseaux aussi . Un joli chemin sous les pins Laricio. Des vaches. Omniprésentes Des cochons (pas morts, non y dorment et se foutent completement de vous) et puis lecol de Verde avec une pose bienvenue. Les genoux vont mieux. Merci à mon toubib qui m’avait dit de prendre une pommade pour les articulations plutôt que pour les contractures musculaires. Un sandwich gargantuesque, un coup de rouge (bien sur), le plein à la source et c’est reparti pour une rude montée (dixit le topo guide) et quand y disent rude montée… c’est rude.

Et puis l’arrivée au col, la haut. Et derrière, la première vue sur la cote orientale de l’ile. On est sur un plateau superbe, des moutons partout, un sentier plat. Ca change. J’arrive au refuge en bon état. Je me suis ménagé, j’ai pris mon temps et suis presque en forme. Le repas du soir est sympa, copieux . je suis à table avec Alexandre un jeune qui fait le gr dans l’autre sens, pour lui, c’est le début. On échange pas mal avec lui sur ses envies et les notres. Marion qui est avec nous va dévorer comme je l’ai jamais vu… faut dire que la ration de pâtes est énorme. Par contre, la nuit va etre épouvantable. Je me réveille à 0h38 avec l’impression que je vais m’envoler. Un vent terrible. Je me lève pour bloquer ma toile avec des pierres, ce sera sans résultat. Je vais passer le reste de la nuit a entendre des grands « flap-flap » du double toit qui claque sur l’autre paroie. Le point positif, c’a été de voir la nuit noire, étoilée, grandiose avec la baie de ghisonacia éclairée en dessous. On se sent tout petit mais c’est tellement beau.

10° étape Usciolu

Départ avec toujours l’enchantement du lever de soleil sur un chemin creusé par les pas des marcheurs. Et puis la magie du gr20. On est sur la crète avec la mer des deux cotés. Magique. On passe au dessus du petit village de Cozzano , village d’où est originaire le coté paternel de mon gendre. Sur ces crètes, on aimerait voler. Enfin le refuge d’Usciolu avec Francis et Rémi les gardiens. Usciolu, avec l’épicerie qui tient presque du supermarché tellement on trouve tout. Des fruits frais, des godasses, des batons, tous les pansements imaginables, des conserves en tout genre, de la crème solaire, enfin de tout. C’est vrai qu’ils se donnent la peine de descendre plusieurs fois par semaine avec 3 chevaux pour faire le plein et moi qui ai eu l’occasion de monter de Cozzano jusqu’au refuge au mois de mai, je peux vous dire que c’est pas une partie de plaisir. Le soir, grosse assiette de pâtes pas chères et copieuses. On commence à former un groupe avec les rescapés de Calenzana. Nous sommes treize, soudés par une belle amitié naissante.

12° étape Asinau

Nous avons tous décidé de prendre l’ancien tracé du gr qui a été remis en ordre depuis une dizaine de jours. Nous évitons donc de passer par Matalaza, nouvelle étape qui ne rime à rien si ce n’est une obscure raison mercantile… sans commentaire, c’est une histoire corse.

L’étape est une des plus longue du gr d’où un brin d’inquiétude chez chacun d’entre nous. Départ à 6 heure comme d’habitude mais aujourd’hui, Marion et moi ne sommes pas seul à partir tot. C’est parti pour 8h00 de marche avec l’Incudine,

l’Incudine, c’est le sommet au centre gauche de l’image, celui qui a une échancrure en son milieu, le refuge est 2km plus loin et 800 mètres plus bas

sommet le plus haut de corse du sud. Pas de problème d’eau, on trouve plusieurs sources sur le parcours donc un kilo de flotte de moins à porter. Après environ deux heures, on change de paysage avec la traversée du plus grand plateau de Corse. Pas mal d’eau sur ce plateau avec de vrais petits paradis. Des fleurs, encore des pozzines (ces endroits recouverts d’herbes rases et tondues). Beaucoup de ruisseaux aussi.

Magnifiques . Parfois même de petite rivière avec une passerelle neuve puisque la dernière avait été découpée à la tronçonneuse…

Et au sommet de l’Incudine, la vue. 360° sur la Corse. La mer tout autour malgré la brume. La Sardaigne au fond et un regard en arrière pour voir une grande partie des sommets que nous avons franchis.

Encore une fois le seul mot qui me vient : magique.

Après un bout de pain et une bonne tranche de saucisson en profitant de la vue, j’attaque la descente. Rude toujours selon le topo. Donc…faut s’attendre à du rude et effectivement quand on voit le panneau, on voit bien qu’à gauche, y a rien. Bien si, mais plus bas, beaucoup plus bas. Vous voyez ? le toit vert. ah non, j'ai pas pu mettre les photos. et oui, c’esttout en bas. Une grande partie de plaisir. Mes genoux, on oublie. On essaie en tout cas

- Avant dernier bivouac chez Aimé un mec encore super sympa avec qui j’ai encore bien rigolé. Le soir, charcuterie très bonne (c’est celle du cousin de mon gendre) lentilles et figatellu, fromage. Et un bon coup de rouge(bien sur) peut être deux…

13° étape I paliri

On décide une fois de plus de choisir le parcours alpin plutôt que le sentier qui suit une courbe de niveau sans interet. On doit traverser les aiguilles de Bavella, site incontournable de l’ile. Jolie ballade ! A ne pas faire en espadrilles. Alors là, si vous aimez pas les cailloux ça va être coton. Mais encore une fois des paysages grandioses et des vues sur la mer déjà toute proche. Trop proche car elle nous fait sentir la fin de cette belle aventure.

L’arrivée au col de Bavella nous remet tout de suite et brusquement dans un bain de foule qui nous est inhabituel après notre périple.

Le groupe qui s’est formé au cours de ces quelque jours se retrouve au resto du col pour partager un repas en commun. Ce fut un joli moment ou nous étions tous très heureux d’être ensemble. Conscient que demain, ce sera fini et la séparation rapide.

Après le repas, un peu plus d’une heure pour rejoindre le refuge ou Clément nous recevra avec beaucoup de gentillesse lui aussi.

Le soir toute l’équipe décide passer la nuit à la belle étoile, dommage que je n’ai pas pris de photos, 12 sacs de couchage cote à cote, ça faisait une belle brochette.

14° et dernière étape Conca

Je me lève chagrin de savoir que la fin est au bout de la matinée. Dernier lever de soleil sur la mer recouverte de brume. Dernière vision paradisiaque sur ces montagnes que déjà nous quittons, nous allons perdre plus de 900 mètres en quelques heures pour finir vers midi sous une chaleur élevée. Nous nous arrétons souvent pour prendre une photo mais aussi peut-être pour prolonger le plaisir d’être ensemble. Une dernière gorge caillouteuse. Encore quelques kilomètres et puis, fatalement, le goudron, l’arrivée.

Sentiment étrange. Se dire enfin, j‘ai réussi. Etre heureux de cet exploit car c’en est un.

Et puis un gout amer.

La fin d’un rève concrétisé

La fin d’un groupe

La fin d’une aventure préparée depuis un an

Le groupe, le voila

La famille en or avec les jeunes qui cavallaient fort. Très fort… Le trio toulousain avec un grand malade qui fait les descentes en courrant

Les deux couples, plus gentils tu meurs

Mario et moi

Mes erreurs.

Prétentieusement, je dirais peu nombreuses.

Sur le sac, je pense avoir été pas mauvais. Moins de 14kg avec 3 litres d’eau.

J’aurais pu enlever 500 grammes soit un polaire et le pantalon de pluie. Cela peut sembler peu mais ne le croyez pas. Chaque gramme gagné est important. Voir primordial.

La préparation physique. Elle doit être impérative 6 mois avant le départ si vous ne faites que peu ou pas de sport.

Christophe m’a dit que le toubib qui l’avait reçu suite à son abandon préconnisait le vélo de façon assidue pour les jambes mais selon le docteur, le poids du sac reste l’élément principal.

Pour le vélo, je sors quasiment tous les week-end avec mon pote Marc en vtt pour 30 à40 km de mono-trace. Ça m’a bien aidé.

Et puis, il y a le mental.

Je ne suis parti en me disant j’espère finir.

Dans ma tete, c’était clair.

Faire et finir le gr20 dans le vrai sens nord-sud et en intégral. Je savais que j’allais peiner, voir souffir (là au moins, je me suis pas trompé)

Mais Dieu que c’est beau et bon chaque soir de voir ou l’on est et de pouvoir se dire : je ne dois ça qu’a mes jambes.

Attention, ce n’est pas non plus une épreuve terrible, mais il y a de sacrés moments à passer. Oublier le vertige parfois ou simplement continuer à avancer quand on pense être au bout. Une fois franchi ces doutes, c’est du pur bonheur.

Le groupe, on ne le voit pas naitre.

Et pourtant lentement, surement, des liens se créent, s’unissent, se lient. Ca aussi, c’est la magie de ce trek.

Du bonheur, mais aussi ce sentiment inexpliquable à l’arrivée qui vous file le bourdon. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti.

Cette aventure, moi qui aime marcher souvent seul pour un plaisir qui peut sembler egoïste à certain, j’en rève depuis plus de 20 ans.

Arrivé à 54 ans dans quelques mois, j’ai pu le réaliser.

Mon gendre, Corse par son père, ma fait découvrir son ile l’année passée.

Mon épouse, peut-être lassée d’entendre parler de ce rève m’a incité à le réaliser cet été. « on en parlera plus… »

Christophe, je t’avais dit : on finira ensemble à Conca, tes genoux n’ont pas voulus. Une pensée amicale pour toi.

Marion, un rayon de soleil, jeune femme à l’apparence si fragile et pourtant…une gazelle, aucune pitié pour le Papy qui tirait la langue derrière mais si gentille quand elle me faisait croire qu’elle se reposait alors qu’elle attendait que j’arrive.

Le refuge de Prati, un rocher… Les pâtes avec Alexandre qui préférait trimbaler une bible plutôt que le topo du gr.

De jolis moments. Inoubliable.

Le reste du goupe……..

Merci à vous.

Sauf pour mon départ à Conca que j’aurais aimé encore plus rapide.

Je supporte pas les » aurevoir »

Pour finir, en deux phrases.

Le gr20, faites le.

Marcher, c’est aller au devant de soi. Ma devise prend tout son sens ici.

Fred.

P.S. si vous voulez les photos donnez votre adresse par MP je vous les ferai parvenir
Achat d'un vélo de randonnée English translation pending
by Copndz · 2012-08-08 · 340 replies
Bonjour,

nouveau fan de rando à vélo, et nouvel utilisateur de ce forum, je pense que je suis au bon endroit pour demander quelques conseil à propos d'un futur achat et de mon prochain voyage.

Je souhaite faire un voyage (en solo) france-allemagne-suisse-france de 2000km environ, en étant autonome. L'année dernière j'ai pu faire 3200km avec un giant explorer (prêté) d'une dizaine d'année, celui ci m'a totalement convenu et je souhaiterais m'orienter vers un vélo du même type (vtc). Petit problème cependant, mon budget n'est pas si élevé (500€), et je me demande si d'occasion je pourrais en trouver à ce prix.

J'habite à Metz, je connais quelques magasin de cycle (véloland etc), mais peut être existe-t-il de bonne adresses dans le coin où je pourrais faire un saut ? Je compte aussi l'équiper avec pédalier auto, pas de contre indication ? Pendant mon précédent voyage, j'ai remarqué que la position n'était pas vraiment aérodynamique et j'ai passé beaucoup de temps en position "contre la montre" avec ma sacoche guidon, y a-t-il une autre façon de faire ?

Je vous remercie par avance pour vos réponses et prépare mes prochaines questions ;)

Luca.

PS : si vous avez des conseils, une idée qui pourrait m'intéresser, à propos ou non de mon parcours, peut être à propos du voyage à l'étranger, des routes d'allemagne et de suisse ou que sais-je encore, je suis preneur, n'hésitez pas =)
Mais que se passe t-il à Madagascar actuellement? English translation pending
by Kaoui · 2012-08-01 · 1145 replies
Bonjour, Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..) Merci à tous!..
Ouzbékistan, sur la Route de la Soie English translation pending
by Vazyvite · 2012-07-22 · 204 replies
Bonjour,

Cela faisait des années que c'était au programme et enfin nous allons en Ouzbékistan. 😎 Encore le genre de pays qui fait écarquiller les yeux quand tu annonces la nouvelle. - Euh, c'est où exactement ? - C'est pas en guerre en ce moment ?

La décision est prise assez tard et j'ai juste le temps d'avoir un vol encore acceptable. Donc, grande 1ère pour nous, on va faire le circuit avec un guide et chauffeur. Je détermine le circuit et ils se débrouillent pour broder autour. J'ai pas le temps de m'en occuper et on va tester le concept 😛

Programme : 1er Mai : Départ Paris à 21h00 et arrivée le lendemain à 6h30. 2 Mai : Tachkent avec quelques visites et avion le soir vers Ourgentch et Khiva 3 Mai : Khiva 4 Mai : Route infernale vers Boukhara. 😕 5 Mai : Boukhara 6 Mai : Boukhara 7 Mai : Route vers Samarcande + Régistan 8 Mai : Samarcande 9 Mai : Aller-Retour vers Chakhrisabz 10 Mai : Samarcande + train vers Tachkent 11 Mai : Tachkent + retour Paris

La Route de la Soie nous a toujours fait rêver et nous l'avons croisé à plusieurs reprises. En Chine, en Iran, à Istanbul ou Venise, cette voie commerçante a transporté tant de découvertes entre l'orient et l'occident comme le papier par exemple dont Samarcande sera l'un des principaux fabricants dans le monde musulman.

Vu le temps réduit, nous avons donc zappé la partie montagneuse ou la mer d'Aral. Nous ne ferons que les villes et c'est cette partie historique et architecturale qui nous intéresse. Bref, au niveau prix, etc .. je ne vais pas pouvoir donner d'informations sauf que c'est pas cher 😏 Souvent décriée, la nourriture a été une excellente surprise ! La formule accompagnée y est sans doute pour quelque chose avec le conseil des guides et le fait de manger dans des guesthouses, souvent isolées et pas fréquentées par des individuels. Ce sont des maisons dans des zones résidentielles qui accueillent les groupes et les guides avec des couples.



Nous avons mangé pas mal de soupes, des raviolis, pâtes etc ... Un petit arrière-goût d'huile de coton parfois mais c'était souvent bon et très bien présenté.

Ci-dessous du Lagman avec des pâtes

Du Chou farci 😛

Le Chivit-Oshi aux pâtes vertes :



Les gros raviolis, Manti :

Sinon, la spécialité la plus facile reste la brochette, le chackliyk ....

Ce qu'on va aussi découvrir, ce sont les dîners à la Vodka !

Ici ça se boit tout au long du repas ... comme de la bière ou du vin. Les uns n'empêchent pas les autres d'ailleurs ! Pour un pays soit-disant musulman, ça carbure sec. On trouve de la bière, du vin et des dizaines de marques de vodka.



La bouteille de 50 cl est entre 4.000 et 8.000 soums soit 1,5€ et 3€. La bière en 33 cl est à 2 ou 3.000 pour comparer 😮

Donc tu comprendras qu'il n'y a aucune contrainte pour les vêtements de ces dames non plus ! Vous pouvez mettre des jupes, des débardeurs ... tout passe. Même dans les mosquées. Les femmes ouzbek, jeunes ou + âgées, y vont à fond sur la couleur et les pailletes. Faut que ça brille et que ça pique les yeux !





Pour changer ses euros, pas de soucis. A l'hôtel ou dans les bazars, on obtient parfois 50% de plus que le cours officiel. Exemple : Cours est à 2.400 soums pour 1€ et tu as minimum 3.000 soums au bazar. C'est assez rare qu'on ait plus que le cours officiel. Par contre, le + gros billet est de 1.000 soums ce qui fait pas lourd. Donc quand tu changes 100€ tu récupéres minimum 300.000 soums et donc 3 liasses de 100 billets ! T'as toujours l'impression d'avoir dévalisé une banque et tu te retrouves parfois comme un couillon quand tu achètes quelque chose. Souvent t'es fier d'avoir une grosse liasse dans les poches, prêt à acheter la 1/2 du Monde, et au final, t'arrives même pas à te payer 2 cocas 😛 Donc toujours avoir des euros en poche et ne pas se laisser emporter par la tailles des liasses.
Se sentir lié à une autre culture English translation pending
by Bloomana · 2012-06-23 · 42 replies
Bonjour à tous les voyageurs ! Pour avoir vécu une expérience un peu inexpliquée lors d'un premier voyage, ou plus exactement avant même de partir puisque quelque chose s'est produit en moi et m'a décidée à emboîter le pas, je cherche à échanger avec d'autres voyageurs ayant été inextricablement attirés par une autre culture que la leur, au point d'entretenir avec elle un lien fort au quotidien, voire de prendre la décision un jour de vivre dans ce pays... Alors ? vous aussi ?
Préparatifs de croisière Costa neoRomantica du 3 septembre English translation pending
by PAP86 · 2012-06-13 · 326 replies
Bonsoir à tous !

Bon, voilà, le Solstice est presque du passé... il est temps maintenant de penser à notre croisière du 3 septembre au départ du Havre...

Bateau : Costa neoRomantica Port de départ : Le Havre Port d'arrivée : Marseille date de départ : 3 septembre 2012 durée : 10 nuits Cabine : GS Samsara n° 1403 au pont 14

C'est la "croisière de repositionnement", préalable au départ des "Croisières des parfums", qui emmènera ce bateau de Savone jusqu'en Australie...

Compagnons de voyage d'après le calendrier de Titi : Domireig, Avionsol (qui comme moi, descendent à Marseille) et TGVLent qui descend à Savone, donc un jour après nous...

Ce fil est donc bien entendu largement ouvert à ces trois membres VF pour partager idées et astuces avant le départ... Egalement à tous ceux qui nous rejoindraient, y a encore de la place... Et aussi à tous les autres, plus y a d'infos, mieux c'est... Et nous lirons avec beaucoup d'attention les C/R de membres revenant de croisières en juillet/août sur ce bateau qui, on le rappelle a été appelé pour l'été en remplacement du Magica initialement prévu, lequel Magica remplace le Concordia en Méditerranée.

Sur le papier, ce bateau se veut "très à part" parmi les bateaux Costa... Eh ben on va voir... 🙂

Notre choix de descente à Marseille vient du fait que Marseille-Poitiers, c'est quand même plus court que Savone-Poitiers, et que comme on connaît bien Marseille, ça ne valait pas le coup de rester un jour de plus sur le bateau...

Et ce d'autant que notre moyen de transport va, comme d'habitude, être la voiture, mais dans ce cas la voiture *de location*, puisque les points de départ et d'arrivée sont différents, et que la location de voiture "abandonnable" est simple de France à France, mais bien plus compliquée d'Etranger à France.

Premier coup d'oeil à mon dossier Costa :

Alors quand je regarde le programme des escales, ce qui frappe avant tout, c'est leur brièveté :

Harwich (Londres) : 11 heures Amsterdam : 8 heures Hambourg : 6 heures Cherbourg : 5 heures Lisbonne : 7 heures Cadix : 7 heures Marseille : 5 heures (pour ceux qui descendent à Savone)

par contre, les journées en mer durent toutes les trois exactement 24 heures ! 😎😎

Et paf, je vais avoir mon premier comparatif Celebrity sur ce point précis où nos 7 escales respectives sur le Solstice duraient :

Villefranche : 10 heures Livourne : 12 heures Civitavecchia : 12 heures Naples : 12 heures Kotor : 9 heures Venise : 24 heures Dubrovnik : 9h 30

Quand on sait que le "tous à bord" est une demi-heure avant le départ, ça diminue encore les délais, et rendent casse-cou, à mon avis, les sorties en solo... Ce qui n'a posé aucun problème, vu leur durée, lors de nos escales sur le Solstice.

Donc je vais dire, là, que *ma* préférence, en ce qui concerne la durée des escales, et au vu de ces deux seules croisières, va à Celebrity...

Bref, une seule escale *vraiment* de la journée, Londres... Toutes les autres sont des escales de la (parfois grande) demi-journée...

Bon, là, on aura des guides francophones, (donc là, préférence Costa, sans pour autant évidemment incriminer Celebrity, tant qu'il n'y aura pas assez de passagers francophones à bord... ) donc on va prendre comme d'habitude les excursions "bateau", mais maintenant qu'on a tâté du solo, on a compris que c'est pas forcément simple, si on a la pression du chronomètre... 🤪 🏴‍☠️

On va étudier plus en détail ces excursions proposées par le bateau (en éliminant les très chères excursions "à la demande" en berline ou en van privés avec guide, très curieuses aussi, puisque des excursions de durée 8 heures sont proposées pour des escales de 6 ou 7 heures... sans doute une erreur du site...).

Je ne retiens qu'une chose : à la date d'aujourd'hui, le site affiche "complet" pour l'excursion à Londres incluant la croisière en bateau-Mouche sur la Tamise...

L'analyse des excursions proposées, et le choix journalier, c'est Mme PAP qui s'y colle... 😎

Bon, je me demandais si finalement j'avais bien fait de ranger les valises, mais y a quand même encore deux mois et demi... 😉
Retour de croisière "Civilisations antiques" sur le Costa Magica du 11 au 21 mai 2012 English translation pending
by Pikachu13127 · 2012-06-13 · 7 replies
Notre appréciation générale: Excellent rapport qualité /prix.(pour une promo à 411 euros /pers cab exte 9201) Le bateau nous avons aimé , la déco aussi sauf au niveau de la cafet les bras qui retiennent les ampoules sont bof bof !!, suffisamment de salons, de bars, de musiques différents et de coins fumeurs pour mon mari , bonne ambiance car nous étions majoritaires les français donc beaucoup plus souvent d'annonces et de traductions, notre représentante française très présente, tous les jours une permanence à une heure donnée, en + des réunions d'infos au départ et au retour nous avons eu un documentaire et un exposé sur la compagnie , l'historique , le bateau , le personnel etc....(il y a même eu une excursion visite du bateau mais à 69 euros pour ceux qui le désiraient et en français ) . Pour nous le seul côté un peu négatif:la restauration, très moyenne mais bonne sauf la plupart des pâtisseries et les glaces parfois insipides. On nous a dit que c'était connu sur le Magica ! Mais pour le reste c'est tjrs magique. Le personnel aux petits soins , notre cabinier , nos serveurs , le bar service, l'animatrice des activités manuelles que j'ai souvent faites, avec différents nationalités ce qui m'a permis de faire des petits cours de langues, je me suis prise au jeu ! Une amie est venus nous cher à 12H30 à Vitrolles pour nous amener au terminal, 15 mn + tard nous y sommes, bisous et l'on entre au terminal, pas bp de monde , on laisse les valises , nous avions fait l'enregistrement électronique sur le site de Costa, on nous donne encore 2 fiches sanitaires à remplir et un n° :8, quelques secondes + tard on entends notre n° avec d'autres , nous montons, on présente les docs , la CI, on nous donne la carte miracle , c'est ok ...............ça y est on embarque après la rituelle photo! Cette fois ci on la prends.

arrivés à bord , photo pour la carte , nous sommes pris en charge par la représentante française qui nous informe de la réunion d'infos à 15H30 au théâtre, les cabines seront dispos à 13H30 en attendant on nous indique ou aller se restaurer :pont 9 , le notre puisque cabine 9201, nous pouvons laisser nos bagages à main à une consigne installée dans un hall au 9°. Nous mangeons un peu , un café pour finir et nous partons à la découverte du bateau, les yeux grands ouverts comme des enfants que nous sommes !! ça y est les cabines sont dispos, on y court , les valises sont déjà là ! Déçus on nous a mis au 1° service, par 2 fois on avait demandé le 2°, on regarde sur le today à quelle heure et où il faut aller pour faire le changement. Juste le temps de défaire les valises et hop on y va , là c'est à la queue leu leu..........enfin c'est à nous et c'est Table de 8, restau Esmeralda pont 3 , juste le tps de filer à la réunion ....blabla sur le bateau, les excursions etc...... puis exercice d'abandon au moment du départ . Dés la fin on va sur le pont devant notre cabine admirer encore notre belle ville, on ne s'en lasse pas ! L'après-midi se passe en repérage, nous faisons la connaissance de notre cabinier "Masrul" qui nous demande si l'on a besoin , il tombe à point il nous manquaient les serviettes et la douche coulait brulante , impossible de baisser ......le problème sera réglé rapidement ! On se prépare , direction le théâtre pour le spectacle , bien un mélange d'humour , de magie, de jonglage et d'acrobatie , on passe un moment agréable. Mais j'ai trouvé que dans l'ensemble les séances sont un peu courtes. En attendant l'heure du repas on écoute un peu de musique.

C'est l'heure , nous découvrons notre restau et la table , nous sommes 7,3 couples dont 1 veut changer de service et une dame seule.Papotage et blabla ..... Nos serveurs sympas, Maritza une Péruvienne et un Indien, on ne sait plus quelle langue parler, c'est un mix d'italien, d'espagnol , d'anglais et de français , on arrivera à se comprendre quand même !!! Après le repas un petit café pour mon homme , musique, on se fait un rock et un slow et dodo . Demain Livourne, on prépare le guide du routard , les conseils des forums et le mail d'infos de l'office du tourisme.(je crois avoir mis le lien sur les escales)

Livourne: Nous prenons notre temps et ce sera ainsi pour toutes les escales car ne prenant pas les excursions du bateau par choix financier , nous attendrons que le gros de la troupe ait déjeuné et soit descendue dans les différents cars pour débarquer. Ainsi pour Livourne connaissant Pise et Florence nous avons pris contact avec l'office du tourisme sachant qu'il y avait un tour en bateau sur les canaux avec un guide +la visite du marché: çi dessous le mail échangé avec eux:



La guide arrive nous suivons et descendons sur le canal prendre notre bateau (décidément on ne peut plus se passer de ce genre de moyen de transport, même à terre on éprouve le besoin d'en trouver un à tout prix, c'est ça être accroc, c'est une drogue !! ) Livourne semble être une petite Venise !

En fait le centre ville est ceinturé par des canaux, la ville a été acheté par les Médicis aux Génois en 1421 qui en ont fait un port très important, un commerce florissant. Au 18 ième c'est une cité paradisiaque, des architectes de renom de l'époque ont fait construire de magnifiques palais si bien entretenus que nous pouvons les voir tout au long du giro.

la ballade dure une bonne heure , nous sommes ravis et avons beaucoup appris, mais j'ai déjà oublié le 3/4 Nous reprenons le shuttle bus et rentrons , un petit creux nous tenaille, direction la cafet , le reste de l'am on bulle ! On en profite pour enregistrer la carte bleue à une borne, le soir une chanteuse à la voix d'or nous enchante, toujours trop court. Le lendemain c'est Palerme, nous ne sortirons pas car nous connaissons en partie et ce que nous aurions voulu voir étant donné que c'est dimanche presque tout les lieux visitables sont fermés qui plus est on nous a breafés :ne pas sortir seul , ne pas avoir de bijoux visibles et le moins possible de sac non en bandoulière, il y a des vols et arrachages souvent sur les personnes seules la plupart du temps. En effet une passagère seule s'est fait arracher son collier l'après midi même! Nous sommes devant la cabine sur le pont lorsque le bateau rentre au port, il fait un créneau d'enfer à vous donner le tournis et nous apercevons au bout de la jetée un pauvre thon qui saute hors de l'eau en essayant de se sauver pour échapper à des mouettes affamées !! ouf sauvé , il va s'en sortir. Nous essayons encore le petit déjeuner au restau comme la veille , mais là trop de monde , le service est d'une longueur!! Il faut attendre pour avoir un jus de fruit , entre la commande d'une omelette et d'œufs et le servi on a le temps de faire un repas!! Deuxième et dernier essai ! Tant pis pourtant c'est plus agréable d'être bien assis , mais ainsi on pourra se mettre coin fumeur pour Mr ! En fait il y a tellement de postes à la cafet que c'est plus rapide , il suffit de repérer celui qui vous convient au point de vue assortiment . A midi nous n'avons mangé au restau que 3 fois , c'est plus long mais plus équilibré qu'à la cafet , mais les horaires d'ouvertures sont plus restreints et lorsqu'on revenait tard de terre c'était fermé. Je profite pour faire les ateliers bricolage , je m'essaie à peindre un éventail, . Le soir spectacle de ventriloquie, amusant ! Le jour suivant :en mer

Lundi, journée en mer et ce soir soirée de gala du commandant. On aura dormi une heure en moins , c'est bien on peut prendre son temps. Le temps est nuageux , on aura de la pluie dans la journée suivie d'éclaircies, l'on en profitera pour faire notre jogging , il faut éliminer un peu , sur la piste de jogging et une visite dans la salle de sport.

J'en profite pour faire ma séance brico, on confectionne des fleurs en crépon , ensuite démo d'un chef : le risotto aux pointes d'asperges. Puis quizz gastronomique , on gagne un petit bracelet Costa . Après une petite sieste nous allons prendre un cours de Grec car demain c'est Athénes Une petite visite du bateau s'impose pour ceux qui ne le connaissent pas:













Le coktail aura lieu + tôt, puis spectacle chanté , dansé, on passe un moment agréable sans plus.

Aprés notre arrêt habituel au piano bar, nous allons rejoindre notre table. Chaque soir on se raconte mutuellement nos sorties et bla blas divers et variés . Nous n'avons pas l'occasion de nous voir en journée , le courant n'est pas vraiment passé , tant pis! Par contre j'ai omis de dire que nous avions eu une rencontre avec des membres de vf le soir de Livourne , nous n'étions que la moitié au rdv, des couples de la région 13, du Var, des Suisses, des Savoyards. Nous nous sommes rencontrés de temps en temps en échangeant nos impressions et comme par hasard prés du casino ou dans les coins fumeurs !

Ce soir on prépare les docs pour demain, nous avons contacté un guide local par le net, trouvé sur vf, j'ai mis le lien sur les escales mais je vous le redonne c'est un concept qui n'existe pas en France mais dans certains pays , cela se fait à pieds et comme c'est une association l'on donne ce que l'on veut à la fin: Freewalkingtours : Kali mera :Je reprends ça tombe bien d'ailleurs nous avions fait une pose dans le parc et bu un délicieux café frappé que les Grecs savent si bien faire à mon goût, il y en a plusieurs sortes, avec ou sans crème glacée, avec ou sans sucre, avec ou sans lait ......... nous avons pu converser sur leur pays , leurs us et coutumes et bien sur sur Paul lui-même.



Le palais présidentiel et ses gardes, nous sommes passés au moment de la relève:







ici et là nous rencontrons des journalistes, des policiers , en ces temps de crise c'est logique!

En arrivant au bas de la rue nous tombons sur Le Stade Panathénien , il fut érigé au 4 ième siecle av JC , reconstruit au 2 ième S après JC , détruit sous l'occupation Turque et à la fin du 19 ième un bienfaiteur Géorgios Averoff le remarbra pour que les 1 iers jeux olympiques de notre époque puissent s'y tenir en 1896:



en se retournant on aperçoit L'Acropole en rénovation permanente.Puis La porte d'Hadrien pour honorer le grd bienfaiteur d'Athènes ,18 m de hauteur, en marbre pentélique, elle sépare la vieille ville de la nouvelle, au même endroit se trouve l'Olympieion et les sanctuaires sur les rives de l'Ilissos, on trouve les temples de Zeus et d'Apollon . Le Zappeion financé en 1874 par les frères Zappa dont les statues ornent l'extrémité des entrées, l'un d'eux y est enterré, c'était pour les jeux olympiques et à présent ont lieux des expos, des rencontres scientifiques , des manifestations sociales et sert de point de chute aux journalistes étrangers .



ensuite La statue de Mélina Mercouri , La grande avenue piétonne qui mène à L'Acropole, Le nouveau musée de l'Acropole, très riche en piéces d'époque Gréco-Romaine , nous n'avons pas voulu faire attendre Paul et avons pris la direction de l'Acropole , petite grimpette pour se mettre en jambes !!Paul nous prévient attention les rochers et les marches glissent bp , entrée 12 euros/pers , Paul n'a pas le droit de nous y accompagner seuls les guides assermentés le peuvent , il nous attendra 45 mn , c'est prévu ! l'Odéon d'Hérode Atticus, bâti selon le type des théatres Romains qui sert encore de nos jours pour des spectacles.Le temple d'Athéna Niké , les Propylées , Le Parthénon, une vue sur Athénes , en fait on a un 360°de là haut



Le mot Acropole signifie le plus haut point, l'extrémité de la ville, transformé en lieu de culte , en sanctuaire où Athéna était vénérée, déesse de la sagesse, du travail et des arts, de la paix mais aussi déesse guerrière qui offrait à sa ville la victoire. Les propylées, 'Eréchthéion et ses Caryatides ,6 belles jeunes filles, avec sur la tête un panier orné soutenant le plafond du portique, chacune a sa particularité propre. C'est le lieu ou se tenaient les cultes de nombreux Dieux .

En redescendant de l'Acropole nous partons sur la droite , Paul nous montre cette petite colline en nous expliquant que c'est un lieu de rdv pour les jeunes Athéniens le soir , le week-end , ils viennent boire un coup , fumer, délirer un peu ! Il nous conseille d'y monter , il nous attends et c'est vrai de là haut on ne se croirait pas en ville , des champs d'oliviers , des pins .........un vrai îlot de verdure, nous repartons requinqués!

Nous entamons le descente vers des vestiges de l'ancienne Agora , nous traversons ce qui ressemble à un village pour rejoindre le quartier d'Anafiotika et la Plaka, le plus ancien quartier aux rues étroites et pittoresques , c'est là que bat le cœur de l'ancienne Athènes c'est fini , Paul nous laisse sur la place Monastiraki qui doit son nom à un monastére du XVII° qui alimentait le marché en étoffes fabriquées par des moines. On prends un dernier pot ensemble, on lui donnera son pourboire bien mérité, il veut nous conseiller un restau : surtout ne pas s'installer là ou il y a une jolie vue car on la paye et on mange moins bien , mais nous préférons faire un tour dans les boutiques . Paul est attendu par un groupe d'anglais , il nous salue nous gardons ses coordonnées pour un éventuel prochain passage e métro fait une gréve perlée, on repartira donc en taxi pour le port , encore pas mal de trafic et19 euros + tard nous sommes de retour . Athènes grâce à Paul nous a captivée, il est vrai que ce peuple fait partie aussi de nos racines son influence a été relativement importante avec les Romains. Je reviens bientôt.
Madagascar: Insécurité et conséquences... English translation pending
by Erichamiloux · 2012-06-06 · 85 replies
Bonjour à tous... Comme bien d'autres avant moi et sans doute comme bien d'autres après, des bandits sont venus cambrioler ma maison à Manakara. Ils étaient huit. Je les ai surpris alors qu'avec un couple d'amis malgaches je suis rentré plus tot que prévu. Après une courte mais violente résistance ils nous ont attachés et séquestrés pendant deux heures pendant lesquelles ils ont pris tout ce qui avait de la valeur et qu'ils pouvaient transporter. Une partie de la bande a été arrêtée quelques semaines plus tard à Tana, les autres? J'ai été blessé au bras gauche et perdu en partie l'usage de mon pouce et chose plus grave j'ai pris un coup de pied à la tête qui deux mois après s'avère avoir déclenché un hématome extra dural de 10cm sur 3cm qu'il faut traiter par chirurgie... Madagascar est certes un beau pays...Certes tous les malgaches ne sont pas des bandits... Certes l'Etat n'arrive pas à sortir des crises politiques récurrentes qui maintient le peuple dans des situations financières de plus en plus difficile... mais je n'ai plus envie d'y rester. Ailleurs la vie est tout aussi douce et d'autres pays sont plus acceuillants avec bien moins d'insécurité et de rackets organisés ou non... Ce simple post pour attirer l'attention des touristes pour qu'ils prennent les précautions les plus sérieuses - y compris en matière de rapatriement - s'ils veulent toujours maintenir cette destination dans leurs projets
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Voyage en solitaire d'un mois ou plus au Japon English translation pending
by Toutconnaitr · 2012-04-27 · 73 replies
Bonsoir tout le monde! Comment allez-vous?

J'ai quelques petites questions pour mon cas spécifique sur un voyage "en solo" au Japon qui se déroulerait vers Août!

La culture japonaise comme on la ressent en France et ma rencontre de personnes d'origine japonaise a suscité en moi l'envie de voyager dans ce pays depuis longtemps (belle introduction, n'est ce pas? 😉). Je compte rester quelques jours à Tokyo car de nombreux lieux m'intéressent dans le coin: Shibuya, Roppongi, Asakusa et un quartier résidentiel.

Première question: J'ai vraiment envie de profiter des premiers jours pour rencontrer des Japonais de la capitale. Pensez-vous qu'en traînant vers Shibuya et Roppongi (le soir pour ce dernier) j'ai des chances de rencontrer un groupe de jeunes et de passer la soirée avec eux? (j'ai le contact relativement facile mais ce n'est peut être pas une chose qui se fait couramment là-bas d'où ma question).

Deuxième question: Si j'ai l'occasion de me balader dans un quartier résidentiel, vers où devrais-je aller? (Pour voir des pavillons de banlieues ou de belles maisons typiques)

Troisième question: Je ne pourrai sûrement pas dormir à la belle étoile à Tokyo mais c'est pas grave car il y a quelque chose que j'ai toujours voulu tester: les nuits en capsules! 😮 Ces "capsules" pour dormir se trouvent-elles dans des hôtels particuliers ou est-ce un mode de logement courant dans les hôtels nippons? A combien revient à peu près la nuit? Y-a-t'il quoi que ce soit de prévu pour se doucher si on dort en capsule?

Pas de question sur Asakusa, je suis très respectueux du bouddhisme (et même intéressé) et j'aimerai découvrir ce fameux "quartier des temples".

Une fois mes pupilles et mon cœur émerveillé de tout ce que j'aurai vécu à Tokyo, le "vrai" voyage commencera: l'aventure. Pour vous expliquer un peu, je compte acheter un vélo sur place et partir où le vent me portera. Je ne compte pas prendre le train pour info.

Donc, la suite des questions arrivent, attention!!! 😛

Quatrième question: Combien peut bien coûter un vélo sur place? (je cherche quelque chose qui tiendra juste pour le temps du voyage et j'ai vraiment pas un gros budget).

Cinquième question: Peut-on au Japon (sachant que je ferai une grosse partie à la campagne du coup) dormir à la belle étoile ou planter sa tente en bordure de forêt/dans un espace vert?

Sixième question: J'ai essayé de sortir de Paris à pied une fois, et bah c'est franchement pas pratique, il n'y a quasiment que des grosses voies qui sortent de Paris du coup, vous avez une idée de comment partir de Tokyo en vélo?

Septième question: Pensez-vous que pour un voyageur solitaire en cette saison (Août pour les coquins qui suivent pas 😉) les vaccins d'hépatite A et d'encéphalite japonaise (fièvre jaune si je ne me trompe pas) soient nécessaires? (j'ai tous les autres)

Huitième question: Peut-on grimper sur le Mont Fuji sans tomber dans toute la paperasse touristique (guide, billet d’accès, ...) (peut être pas tout en haut mais au moins suffisamment pour avoir une belle vue).

Neuvième question: Hokkaido est-il un bon endroit pour le vagabond que je suis qui aimerait marcher, rouler, dormir à la belle étoile et se noyer dans ses pensées? :D. Plus sérieusement, je n'entends jamais personne qui est allé au Japon me dire qu'il est passé par Hokkaido et il parait que l'île à une réputation de fin fond de campagne: qu'en est-il?

Dixième question: Pour les îles secondaires plus généralement, lesquelles peuvent valoir le coup et ne sont pas trop difficiles d’accès?

Onzième question: Où me conseillait vous d'aller pour découvrir les magnifiques paysages japonais du type du village dans le dernier samouraï ou des temples près de la mer avec des cerisiers et des jardins japonais?

Douzième question: (et dernière, youpi!) Un super temple (bouddhiste ou shintoïste) à me conseiller (de préférence joli et très peu fréquenté par les touristes)? D'ailleurs peut-on se "recueillir" sur place ou est-ce réservé aux moines/japonais/autres?

Juste au cas où, si quelqu'un voyage un peu à ma façon: une carte et une boussole voire rien du tout, des provisions et hop à l'aventure je suis preneur de conseils (comment faire du stop au Japon, quoi offrir sur place si jamais on m'invite à dîner, un bouquin d'ambiance pour ce type de voyage, les choses à vraiment éviter, etc...)

Merci beaucoup d'avoir lu tout ça, j'imagine que ça a été un peu long et je m'en excuse. Désolé également pour les fautes et n'hésiter pas à répondre même si c'est juste pour éclaircir un petit point!

Bonne fin de soirée!
Insécurité actuelle à Madagascar? English translation pending
by Giloudespich · 2012-04-25 · 156 replies
Bonjour, Quelqu'un peut-il me donner son avis sur le climat d'insécurité qui semble régner à Mada en ce moment ? Majunga reste t elle une ville "sans pb" pour les vazahas ? Merci à tous
Marseille: voleurs - fin de voyage pénible English translation pending
by Yspooner · 2012-04-17 · 216 replies
🙁 Marseille est à déconseiller 🙁

Nous nous sommes fait voler dans notre auto de location, devant notre hôtel, par des petits voyoux en moto. Ils ont ouvert la portière arrière, et pris notre sac à dos, sous nos yeux, contenant nos passeports, notre argent canadien, le I pad, la caméra, les médicaments etc.. Tout se passe très vite. En plus on a dû passer toute l'après midi au poste de police pour le constat d'infraction.( Les policiers ne se déplacent pas sur les lieux du crime, c'est nous qui devons aller au poste)

Il semblerait que le vol à la tire soit très répendu dans cette ville....et souvent avec violence pour ceux qui résistent. Les voleurs ne se gènent pas. Ils nous volent sous nos yeux, et on ne peut qu'assister impuissants à leur méfait, car si on résiste, les couteaux sortent. Ils sont actifs autant le jour que le soir.

Ils sont bien plus nombreux que les policiers...et leur nombre va en grandissant sans cesse, puisque les forces de l'ordre sont débordés. On pourrait presque dire qu'ils oeuvrent en toute impunité.

Personnellement, je vais éviter cette ville à l'avenir, et être bien plus prudent dans tous mes voyages.
Retour de croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon du 8 au 15 avril 2012 English translation pending
by Angel31 · 2012-04-15 · 843 replies
🙁 On a échappé à la rébellion des passagers, prévue au port de Civitavecchia. Beaucoup d'ennuis sur ce bateau vétuste. Problèmes d'hygiène, manque de personnel, des retards considérables, enfin...très grosse déception ! Attention aussi aux légendes des cabines sur là brochure de CDF. Fausses ! J'étais séparée de mon mari pendant toute là croisière ! Cabine 9063 trois lits individuels...
Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour English translation pending
by Chamadou · 2012-04-08 · 621 replies
Bonjour,

Voilà c'est fait, nous sommes rentrés de ce premier tour du monde organisé par Costa depuis 17 ans.

Je me fais le porte parole des membres du forum, avec qui nous avons partagé ces 99 jours, et qui m'ont demandé d'ouvrir cette nouvelle discussion.

Certes nous n'avons pas été très bavards durant cette longue croisière, mais l'éloignement, la durée, le rythme soutenu, et les décalages horaires, ne laissent pas beaucoup de loisir aux discussions sur le forum.

Tout d'abord nous nous félicitons d'avoir fait connaissance avec nos amis du forum avant le départ, et nous avons tous une pensée très amicale pour Canigo66, qui a organisé notre première réunion à Barcelone, au pied de la statue de Christophe Colomb, avec Rivesaltes et petits gâteaux catalans. Rien ne manquait, pas même les verres, et surtout l'amitié!

Il est utile de préciser aussi, que pendant toute la durée de la croisière, nous avons eu plaisir à nous rencontrer au hasard des salons, d'excursions, de repas, de réunions etc... Dès le premier instant où nous avons mis le pied à bord nous n'étions pas isolés, nous nous sommes sentis bien ensemble, et les éclats de rire ponctuaient régulièrement nos rencontres.

Je salue amicalement toute notre équipe: Canigo66, CIBC, Costafortuna, Esculape, Kipris, Kreol51, Puntala, Tinourose, Totoe1000, Tresphoto, et Winfirst. Autant le dire tout de suite, l'appréciation globale est positive, tant aux niveau de la vie à bord, que des escales, et des excursions. Nous avons effectué une croisière de rêve, qui correspondait tout à fait à l'idée que nous nous en faisions. Beaucoup de souvenirs se bousculent à la porte de notre mémoire, il nous faudra un peu de temps, je pense pour bien assimiler tant et tant de belles images et de souvenirs.

Beaucoup de choses ont été dites sur cette longue croisière, et souvent inexactes. Ce fil aura aussi pour mission de rendre compte des événements tels qu'ils se sont réellement passés.

Bien évidemment je pense à ceux qui vont partir début 2013, mon but sera pour ma part, de partager le maximum d'informations pratiques, pour leur faciliter la tâche.

Je reste à votre disposition, et j'essaierai prochainement de faire une synthèse aussi objective que possible de mon ressenti que je partage avec madame Chamadou, et qui nous est personnelle.

Bien à vous tous,

Christian
Concours photo VF mars 2012: "L'eau dans tous ses états" English translation pending
by Magellan18 · 2012-02-29 · 401 replies
Bonjour à tous,

Je lance le nouveau thème du concours VF du mois de mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".

L'eau douce est source de vie, elle peut être précieuse par sa rareté, elle peut même être précieuse au point d'être vénérée comme une divinité. En voyage l'eau peut susciter l'émotion : la poésie parce qu'elle est calme et reposante ou la peur lorsqu'elle gronde, se déchaîne et parfois balaye tout sur son passage.

Alors, entre ruisseaux, torrents, cascades, lacs, rivières et fleuves, je vous invite à nous faire partager en quelques photographies à travers vos voyages et périples votre approche photographique avec l'eau.

Bon, il faut quand même une limite, on s'arrêtera donc aux fleuves ... de toute façon après, l'eau n'est plus douce et devient salée et là on sera hors sujet. En cas de doute chacun jugera lors de son vote !

L'élément humain, animal ou végétal sera le bienvenu et pourra contribuer à la beauté (l'équilibre ou la composition diraient certains) de la photo mais l'eau devra rester un élément important de l'image.

Tout le monde est bienvenu sur ce petit concours qui n'a en fait pour but que de nous faire partager vos émotions photographiques.

Règlement en quelques points :

Dépôt des images jusqu'au dimanche 18 mars au soir.

3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et si possible sur la motivation de la prise de vue.

1 seule photo par message svp.

Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).

Votes ouverts à tous du lundi 19 au dimanche 25 mars au soir.

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois d'Avril. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.

Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.

Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Tous les à-cotés du Concours photo VF mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".

Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci à Herikles pour sa collaboration).

Bon assez causé ! le moment est venu de vous "jeter à l'eau", susciter l'émotion en déposant vos images, pour nous faire le plus souvent rêver mais aussi peut être pour nous faire peur ! 😉.

Cordialement Magellan18
Réunion VF à bord du Luminosa, départ transatlantique de Guadeloupe le 27 avril English translation pending
by Rcoucou · 2012-02-26 · 641 replies
bonjour🙂

j'ouvre ce post pour ( voir le titre) afin pouvoir se grouper selon les excursions, afin de réduire tant soit peu les frais de transport

et afin de partager entre membres VF nos expérences sur les excursions en projets et déjà faites par certains d'entre vous

pour avoir des bons prix il faut être en général une vingtaine de personnes dans les bus touristiques (tels qu'a Funchal et Malaga) entre 8 et 12 personnes dans les vans selon leurs capacités (exemple bayaïbé) et en général 4 à 5 maxi dans les taxis standard

si vous arrivez séparément, les taxis comptent 2 fois la course pour 2 couples, (c'est du vécu)🤪 mais si vous arrivez en groupe ils font un prix global

certains parmi vous ont déjà fait certaines escales, Philippe86, liisou, gladfred et peuvent vous raconter leur "vécu" et leur impressions + et -, que ce soit avec Costa ou en solo

ce post est ouvert aussi aux autres participants de VF ayant déja fait ces escales

pour des conseils qui nous seront pr��cieux " suite à leur vécu" par l'intermédiaire d'excursions Costa ou non

autre objet de ce post et objet principal établir un premier contact à bord du bateau suite à la réunion d'informations francophone ( pas d'info pour l'instant sur cette réunion et son lieu, mais nous en auront certainement par ceux qui reviennent de la croisière aux Caraïbes)

afin de mettre un visage sur les participants de ce forum, les lunettes noires sont autorisées😎 afin de réunir les enfants voulant participer au clubs Costa, pourquoi pas.. tranquilles les parents

dans un deuxième temps si certains le désirent, afin de boire un pot ensemble un soir ou un après midi pendant la traversée ou tout simplement se dire bonjour, et bon appétit

récapitulatif des escales

vendredi 27 avril > arrivée 1er jour > Guadeloupe > depart bateau 23H59 (tous à bord à 23H 30) pas grand chose à faire, car vue la durée du voyage, on sera un peu vanné...

quoique , nous aurons peut être l'exercice de sécurité et la réunion d'informations francophone ce soir là (à confirmer)

j'y serai avec la casquette en avant de la salle, pour un 1er contact VF, (en général c'est l'amphitéatre)

car nous seront de nombreux francophones... 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 vu que déjà 16 couples recensés de VF)

sans compter les enfants, et les + grands

samedi 28 avril > Martinique > arrivée 12H > Tous A Bord 21H30 > soit 9H30 à terre

dimanche 29 avril > Saint Martin > Ar 12H > TABord 17H30 > soit 5H30 à Terre

Lundi 30 avril> la Romana > Ar 13H > TAB > 24H > soit 11H à terre

mardi 1 mai > ile Catalina > Ar 9H > TAB 16H30 > soit 7H30 à terre

mercredi 2 mai > Tortola > Ar 9H > TAB 17H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 3 mai > Antigua > Ar 8H > TAB 13H30 > soit 5H30 à terre

vendredi 4 mai > en mer > réunion VF où ?

samedi 5 mai > en mer

dimanche 6 mai > en mer

lundi 7 mai > en mer

mardi 8 mai > en mer

mercredi 9 mai > Santa Cruz > Ar 8h > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 10 mai > Funchal > Ar 8H > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

vendredi 11 mai > en mer

samedi 12 mai > Malaga > Ar 8H > TAB 12H30 > soit 4H30 à terre

dimanche 13 mai > en mer

lundi 14 mai > Ar savone 9H > transfert bus vers nice .. > déjà le retour 🤪

en conclusions, ceux qui sont interressé pour prendre contacts avec les membres de VF de cette transat

peuvent se faire connaitre ici

ou m'envoyer un message en MP (cliquez sur rcoucou)

de même et c'est le but, annoncer leurs projets d'excursion et ainsi se regrouper avec d'autres

j'apporterai ici des précisons au fil du temps et ferai des synthéses par excursions,

en respectant l'anonyma si certains le désirent (en mp)

sur les projets d'excursions pour ceux qui souhaitent se regrouper

sur les lieux et les dates et heures des réunions VF à Bord

pour exemple, lors de notre dernière transat nous avions convenu entre membre de VF de se réunir 30mn avant de débarquer

dans un bar (vide) du bateau, pour bénéficier d'un prix de groupe pour les visites en autocars panoramiques

(reduc de -5 à 6 euros par pers)

à vous lire, en vouis souhaitant une très bonne croisière

cordialement rcoucou

ps: précision, je ne suis pas très physionomiste, et j'oubli facilement les noms et prénoms, donc soyez indulgents si je vous croise à postiori, sans vous reconnaitre dans les coursives

il y a un autre post sur cette transat

ci joint le lien avec d'autres infos (bonne lecture)

http://voyageforum.com/v.f?post=4476182#4476182
Voyage d'une vie (à vélo) English translation pending
by Bayernd77 · 2012-02-17 · 203 replies
Bonjour à tous Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation. C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie. Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils ! Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.

Oui, une autre vie est possible ...
Prochaine croisière: Royal Caribbean le 27 août 2012 English translation pending
by Cdjura · 2012-02-16 · 412 replies
Nous nous venons de réserver une croisière sur le grandeur of the sea au départ de Marseille le 27 août 2012 nous allons tester une nouvelle compagnie la royal caribbean

nos escale seront : Marseille, Malaga, Gibraltar, Ibiza, Barcelone, Palma de Majorque, Marseille

Marseille : on connait

Malaga : on connais mais on cherche des renseignement pour aller a grenade

Gibraltar : on connait

Ibiza : on connait pas et on recherche tout renseignement possible

Barcelone : on connait

Palma : on connait

Donc si vous avez des renseignement sur Grenade et Ibiza.

Nous cherchons aussi des renseignements sur la royal caribbean et le grandeur of the sea tarif en général.

Ainsi que le tarif de l’accès au spa y a t il un forfait illimité pour l’accès au spa restriction vestimentaire pour le spa y a t il un jacuzzi au spa.

Y a t il des forfaits boissons intéressant "pas comme ceux de msc qui reviennent par fois plus chers que a la commande au verre" .

Quelqu’un d'autre fait il cette croisière?
Rando, entre Lozère, Mézenc et Velay English translation pending
by Chouhibou · 2012-02-15 · 2 replies
Bonjour, Ce n'est pas vraiment de saison, mais voici le topo d'une rando de quelques jours faite l'été dernier. A bien y réfléchir, c'est la bonne saison: cela vous donnera peut être des (bonnes) idées pour l'été prochain. En tout cas si vous êtes un peu marcheur, c'est un parcours que je vous recommande vraiment. (et je vous le recommande énormément si vous n'êtes pas marcheur: c'est l'endroit pour s'y mettre, à la marche)

C'est un peu long mais ça tombe bien, vous en aviez marre de regarder la télé.

Circulade, entre Lozère, Mézenc et Velay

Jeudi : Ce soir je bivouaque au sommet de Pézouillouse, un nom qui fleure bon le sud, le sud de l’Ardèche en l’occurrence. C’est pas très malin parce que j’imagine qu’au petit matin, à 1300 m d’altitude, il ne fera pas chaud. Peut-être bien. Mais de cette crête la vue est splendide, notamment sur le mont Lozère et les vallées qui l’environnent, et puis le soleil commence à baisser, et puis je trouvais sympa de planter la tente tout à côté d’un champs où paissent les brebis dont les clochettes tintent joliment dans la montagne. C’est un peu con-con une brebis, et un mouton c’est pareil, mais j’aime ce petit tintamarre qu’ils font. J’ai apprécié la première étape –courte- de cette rando qui doit m’amener à Langogne (Lozère 48), en 6/7 jours. Rien de formidable toutefois entre Labastide Puylaurent mon point de départ et Notre Dame des neiges. J’avais volontairement zappé cette étape lors de ma descente du Stevenson, en juillet (http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread). Force est de constater que je n’avais rien raté, même si le site, l’abbaye, n’est pas désagréable. On peut loger ici comme le fit Stevenson il y a plus d’un siècle. Il y consacre un long chapitre dans son « Voyage avec un âne… ». A l’intérieur ce ne doit pas être la franche rigolade puisque les moines n’ont pas le droit de parler. Ajouter à l’enfermement physique, un enfermement psychologique et social, voilà qui me dépasse. Certains - des gens comme vous et moi - viennent ici le temps d’une retraite de quelques jours, le temps de se ressourcer, de se retrouver (avec soi-même). S’enfermer pour se retrouver, quel bizarre concept ! Je fais ça très bien affalé dans mon canapé, un verre de Pic St Loup aux lèvres ! Et en quoi l’enfermement, la prière de 5h (du mat’ !!) et la promiscuité avec des moines muets peuvent-ils bien aider à la méditation ? Pour gâcher définitivement le tableau, j’apprends que ces trappistes-là ne font même pas de bière, la misère (j’apprendrai plus tard qu’ils font du vin, notamment un blanc moelleux, j’aime pas le blanc moelleux). Mais Je m’emporte, ok, ok, chacun son chemin. En poursuivant sur le GR7 je m’engage sur les premiers dénivelés positifs, jamais bien longs. Après le croisement du « Coulet de Pécovol » ma moyenne baisse d’un cran, mais pas à cause de la fatigue : par gourmandise ! Le chemin est bordé de framboisiers et devinez-quoi ?: c’est pleine saison ! Miam et gros miam, j’en ai plein les doigts, c’est trop bon et après mes blasphèmes de tout à l’heure, une preuve de plus de la non-existence de Dieu (mais si demain je meurs dans d’atroces souffrances gastriques pour avoir confondu framboises et amanites phalloïdes, je la ramènerai moins). Encore une bonne côte à grimper et me voici donc sur cette crête où je bivouaque, bien loin du tumulte de la ville et des villages. Carottes râpées, sandwich au jambon et pomme : un repas en bivouac c’est bien meilleur qu’à la maison, car on prend conscience que demain on n’aura plus à porter les 500 grammes ingurgités ce soir. Le soleil se couche, le vent se calme. Bêêêêêêêê….. pas les moutons

Vendredi : Je poursuis sur cette crête qui laisse deviner de belles perspectives sur la campagne environnante. Le chemin descend et j’arrive vite au Bez où l’auberge est accueillante. Situé sur la ligne de partage des eaux, j’en profite pour faire le plein (d’eau !). 200 mètres et quelques framboises plus haut, le col du Pendu à 1435 m sera probablement un des points les plus hauts de ma rando. Je croise là quelques spécimens de l’espèce humaine, dont je devine qu’ils sont à la recherche de champignons, mais clairement les spécimens des espèces ovines et bovines sont les plus nombreux depuis mon départ. Au pied d’un champs d’éoliennes je devine tout au fond le Gerbier de Jonc dont j’ai repéré auparavant la silhouette sur le net. Et puis le Mézenc, un peu plus haut. Le café pris au « Pas de l’âne » est juste dégueu mais il fait bon se poser là quelques minutes. Un jeune, marcheur solitaire, m’y interpelle à propos de mon sac qui lui parait très léger. Le sien pèse 15 kg (ouftiiii) et il n’en peut plus de le porter. Tu m’étonnes ! Papotage sympa. Mais nos routes bifurquent vite car lui file vers Le Puy. La montagne ardéchoise a beaucoup à offrir en termes de paysages, alternance de surfaces boisées et de prairies. Je suis donc désormais bien loin des Cévennes où la forêt laisse peu de place aux pâturages. C’est juste avant le hameau de Fontbonne –où un chien genre saucisson à pattes m’agresse- que le point de vue est le plus spectaculaire sur cette petite « chaîne de puys » qui court du Gerbier au Mézenc. En matinée le ciel voilé me préservait de la chaleur du soleil, je souffre plus cet après-midi alors que les nuages ont disparu et j’apprécie d’autant plus les quelques sous-bois de hêtres. Mais le soleil n’est plus très méchant quand j’arrive au lac Ferrand. Croquignolet ce lac mais privé et interdit à tout campement. C’est vraiment dommage à l’heure où mes jambes méritaient un peu de repos. Je pique-nique là quand même et ce n’est qu’en repartant que je m’aperçois que ça aussi –le pique-nique – est interdit. Pas vu pas pris . Quelques centaines de mètres plus loin une belle prairie m’accueille. Vue sur une montagne boisée sur laquelle le soleil va lentement se coucher. C’est ici que je plante ma tente ce soir, même si le lieu me parait un peu trop fréquenté par les promeneurs. Aujourd’hui j’ai vu un renard et 2 chevreuils. J’ai mangé 2 mûres et 3 fraises des bois et si j’avais trouvé et revendu autant de cèpes que j’ai avalé de framboises, j’aurais pu me payer un bon resto demain.

Samedi : C’est peu dire que les nuits sont fraîches, et le sac de couchage Ultralight de chez Décathlon est probablement top sur la plage mais à 1200 mètres d’altitude, j’ai clairement dépassé ses limites. J’ai peu dormi donc. La balade du jour commence en sous-bois par un petit déjeuner sauvage aux framboises (ou bien un petit déjeuner aux framboises sauvages comme il vous convient). Les cueilleurs de champignons s’en donnent à cœur-joie. Enfin, les clairières et les belles vues sur les volcans éteints : Les falaises du Gerbier de Jonc qui domine Ste Eulalie semblent grignotées par quelques arbres intrépides. M’y voici justement à Ste Eulalie. Un petit coucou à Mme la boulangère, à Mme la charcutière, à Mme l’épicière et au M. du bistrot. Le temps de quelques courses et d’un café, je dois déjà connaître la moitié des villageois. Et il est grand temps que je fasse connaissance avec M. ou Mme du camping car une bonne douche ne me ferait pas de mal avant de poursuivre. Le bureau du camping est vide et cette douche est d’autant meilleure qu’elle est, du coup, gratuite. Les 5,5 kms qui séparent Ste Eulalie du Gerbier sont à parcourir sur le bitume, à l’écart du GR. Ce n’est donc pas le terrain que le randonneur préfère, d’autant plus que le cafetier du village l’a bien prévenu de la densité des baraques à frites à proximité de la source. Oui mais voilà. De mes premières leçons de géographie à l’école primaire, je me souviens de 3 choses. - L’utilisation de l’échelle qui apparait sur une carte - La Nouvelle-Zélande est située aux antipodes de la France - La Loire, plus long fleuve français, prend sa source au mont Gerbier de Jonc. Depuis mes 8-10 ans j’ai parfaitement compris l’utilisation (à l’époque bien nébuleuse) d’une échelle et j’ai visité 2 fois (oui oui je suis un sacré veinard) la Nouvelle-Zélande. Alors non, je ne raterai pas la source de la Loire et ses baraques à frites. Il y a de la nostalgie dans ces 5,5 kms de bitume qui parfois longent le fleuve. Il y a –allez n’ayons pas peur des mots- du voyage initiatique dans l’air et les dernières centaines de mètres qui montent dans un paysage serein mènent à un sanctuaire : le Gerbier. Mouais, c’est ridicule ! Quelle connerie ! Sacraliser ce moment-là est aussi con que s’enfermer pendant une semaine avec une bande de curés muets, à la recherche d’un je ne sais quel soi-même enfoui. Mais, très tolérant avec moi-même, je m’autorise ces contradictions-là. Une fois arrivé, on n’est pas déçu, si on aime les frites. Quant à la Loire, son premier filet coule d’un robinet ! Peu importe, voici une ligne à rayer sur ma liste de trucs à faire avant de mourir. Un coup d’œil à la colonne de fourmis humaines qui grimpe au sommet. Je leur laisse cette victoire. Ma gourde est pleine du plus grand fleuve français et j’ai désormais le Mézenc en ligne de mire, plein nord. Du GR3, je rejoints vite le GR7 et j’aurais bien planté ma tente là, juste avant cette jonction, pour passer la nuit dans ce joli pré, en compagnie des vaches indolentes. Mais le soleil est encore haut. A peine plus bas, au croisement du GR7 et de la départementale 378, j’admire le plus beau paysage de mon périple. Une parfaite harmonie entre forêts, bois et prairies ; les modestes sommets désormais bien arrondis d’anciens volcans ; une ferme ; une autre ; une belle ruine là-bas à flanc de colline ; enfin, en toile de fond, le Mézenc. Evidemment quand on use de superlatifs pour décrire un panorama qui nous transporte, on atteint vite la misère sémantique pour décrire le paysage qui, quelques kilomètres plus loin, touche au sublime : sur la carte IGN Top25, pli C9, sur le GR7, un poil au sud du Mézenc, il y a une étoile rouge ; là on domine le cirque des Boutières et quand j’ai vu le paysage le mot qui m’est venu c’est « Wouahoooooooo… » (oui, j’avais prévenu que ça ne volait pas haut coté vocabulaire). Et le Mézenc et le Gerbier et puis le Gouleyou, les roches de Borée, le suc de Touron et celui de Sara, tous autant de clochetons volcaniques sont témoins : devant ce paysage unique, assurément un des plus beaux que j’ai vu en France, le saucisson de Mme la charcutière et le pain de Mme la boulangère de Ste Eulalie se marient drôlement bien. Et définitivement, c’est ici, à 1560 mètres d’altitude, que je plante ma tente. Where else ?

Dimanche : C’est le plic-plic des gouttelettes sur la toile de tente qui me réveille. Zut ! Le ciel est sombre mais heureusement la pluie est hésitante. Je démonte vite fait et file me mettre à l’abri, sous le toit de chaume d’un gîte fermé, et en vente. C’est mort pour le Mézenc dont le sommet est pris dans les nuages. Et même si le ciel semble s’éclaircir, la grimpette me ferait arriver tard à Fay sur Lignon (prononcer Faï) au risque donc de me faire marcher à nouveau sous d’autres averses. Et puis une pancarte « Maison forestière, gîte, snack-bar à 2 km » me promet monts et merveilles et en tout cas café et, rêvons un peu, croissant. On vous accueille ici avec un grand panneau « OUVERT » mais laissez tomber, c’est FERME. J’enrage car voilà un détour dont je me serai bien passé et à défaut de petit déjeuner, j’avale mes rancœurs envers ces gens qui vivent du tourisme et à la fois se contrefoutent de ce qu’il attend, le touriste. Un 14 août, ne pas ouvrir son snack-bar situé au pied du Mézenc, c’est fort. Je le contourne justement le Mézenc, d’abord en forêt, puis à travers la belle campagne non plus ardéchoise, mais désormais de Haute-Loire. A Chaudeyrolles, l’auberge « Jean le dindon » sert un café très moyen mais l’ambiance très familiale et la belle vue depuis la terrasse font qu’on pardonne beaucoup. Les nuages moutonnent bien et le challenge c’est d’arriver sec au Fay. Sur le chemin qui y mène le paysage perd de sa superbe. J’arrive sec et j’aurais de quoi l’être vraiment –comme un coucou- car j’ai compté 6 bars (ou maisons identifiées comme telles) dans ce bled. Au café des amis, la vieille qui me sert un café n’est pas particulièrement amicale. Le gris des nuages n’annonce rien de bon. A l’unanimité de moi-même je décide de descendre au camping prendre une douche et faire le point plus tard. Je quitte sans regret le café des amis où les vieilles braillardes qui hurlent après les chiourmes qui le sont tout autant me saoulent un chouilla. Le festival sur Lignon transmet sa coolitude extrême au camping situé juste en face. Ici pas de braillards mais Higelin en musique de fond et quelques gratteurs de guitare devant leur tente. Cools aussi les patrons du camping, partis pour 3 jours, pendant le week-end du 15 août, je le crois pas !!! On (un campeur) m’invite donc à utiliser les douches gratuitement. Et c’est décidément une grande journée car au moment de quitter le bloc sanitaire je trouve refuge dans la tente principale du festival pour éviter la monstrueuse averse qui s’abat sur la tente principale du festival (j’assume complètement cet humour à 2 balles). Les nuages ne font rien qu’à confirmer les prévisions de Météo-France. Après 1 km de marche je trouve refuge près d’une maison qui semble abandonnée. Et là, sous un abri de fortune, grignotant ce qui me reste du saucisson de Mme la charcutière et du bon pain de Mme la boulangère, les automobilistes qui passent, c’est sûr, me prennent pour un vagabond. Je rebrousse chemin à la faveur d’une accalmie. Après tout ce festival m’avait l’air bien sympathique et c’est une belle soirée pour tester l’étanchéité de la tente. Ce soir, sous ma tente, il y a moi et mon odeur de randonneur, pourtant deux fois lavé aujourd’hui, qui imprègne mes vêtements. Et depuis la tente d’à côté, berceuse agréable, me viennent les répétitions du groupe qui se produit ce soir au festival. Je m’endors au son du jazz manouche.

Lundi : Il a plu au cours de la nuit, ça a peut-être refroidi les fêtards qui ne se sont pas couchés tard. Le ciel est bas. A marcher dans l’herbe détrempée mes chaussures même pas Goretex prennent vite l’eau. J’aime marcher sur cette voie romaine où on devine parfois, au creusement des pierres, le passage répété des carrioles antiques. Cette voie a 2.000 ans. Donc grosso modo 70 générations de commerçants, paysans, randonneurs et pèlerins de tous poils l’ont empruntée. Je trouve ça émouvant de poser mes pas dans les pas de ceux-là. C’est mon côté gonzesse. Le lac de St Front n’est pas enthousiasmant sous ce temps maussade. Un peu plus haut les arbres se font discrets et la campagne s’ouvre en grand. Les paysans ont dessiné une jolie mosaïque. Les maisons et les toits du village de St Front sont à l’image du ciel, gris. M. le curé, de toute évidence très fier de la sonorité de ses cloches, rameute ses ouailles vers sa belle église romane. Avec ce tintamarre tout le département est au courant : nous sommes le 15 août (Tiens, d’un coup, je me demande : le 15 août c’est grosse chouille à ND des neiges ? Les moines sortent les cotillons ? De ce que j’en sais c’est autorisé s’ils sont silencieux. Par exemple les pétards sont interdits). Les premiers rayons de soleil redonnent le sourire à la campagne. Encore de jolis promontoires volcaniques (le rocher d’Aiglet, le mont d’Alambre, la roche du Bachat). Difficile d’imaginer que ces prairies et collines si douces et paisibles faisaient autrefois du paysage un enfer, mis à feu et à lave. Le chemin est essentiellement bitumé mais très peu fréquenté. Petite pause devant un nouveau paysage, pas forcément spectaculaire, mais reposant. Freycenet-la-tour est un petit village mi-mi, qui a su préserver l’authenticité de son architecture. Une vieille dame serviable, assise sur un banc depuis peut-être des lustres, se lève pour aller remplir ma bouteille d’eau chez elle. Après la forêt des Courbes, j’arrive sur un plateau. Des murs de pierre séparent les pâturages les uns des autres. Un peu trop de soleil toutefois pour confondre avec l’Irlande. La descente est abrupte sur Le Monastier mais ce soir je reste en haut, sur le plateau. C’est ici que je plante la tente sur une aire de bivouac sensationnelle au soleil couchant. Aujourd’hui, 15 août, je campe aux pieds de la Vierge qui domine les toits roses de la ville. C’est pas un hommage çà ?

Mardi : Réveil dans un brouillard qui se lève en 10 minutes, le temps d’atteindre le centre-ville. Avec son nom bien franchouillard, son abbatiale qui s’affiche romane mais finalement s’offre gothique, et ses belles maisons, j’avais envie de l’aimer Le Monastier sur Gazeille. Mais non, même un jour de marché, le charme n’opère pas. Arrêt douche et toilettes, 1,60 euro, au camping en contrebas. J’ai par contre beaucoup aimé les 2 premiers hameaux du chemin Stevenson, Courmacès puis Le Cros. J’ai aimé les granges, les belles maisons de granit, de basalte, et de roches volcaniques et j’ai cherché dans le paysage les champs de la célébrissime lentille du Velay. Si je peux en parler c’est que j’ai eu une longue conversation avec un monsieur bavard, fier de son rude pays, de sa belle maison de granit, de basalte (si dur à travailler) et de roches volcaniques, fier de ses jardinières de lentilles (dont la récolte a déjà débuté dans les champs). A l’aplomb de Goudet, Frémajoux est une belle maison isolée qui donnerait, si je n’avais pas autant de sang nomade, des envies d’investissement. Les plus gros pourcentage de mon périple dessinent une vallée dans laquelle s’est blotti le village. Et au milieu coule une rivière, la Loire, qui offre ici une belle plage. L’œil est désormais moins attiré par le paysage – peut-être l’accoutumance – mais quel plaisir de traverser ces hameaux, tous charmants, où les maisons sont le plus souvent remarquablement rénovées. La randonnée est parfois l’occasion d’assister à certains spectacles auxquels on ne s’attend pas, en l’occurrence un gros insecte, genre méga-sauterelle, en train de pondre sur un chardon. J’ai assisté à l’accouchement et aux dernières nouvelles la mère et les enfants se portaient bien. Après Bargette je me retourne. Car aujourd’hui le spectacle est dans mon dos : - à l’horizon le 1er champs d’éolienne que j’ai longé voici 4 jours - J’ai un doute sur le Gerbier mais je suis sûr de reconnaître les 2 sommets (en fait ils sont 3) du Mézenc. - Le 2eme champs d’éoliennes au pied desquelles je suis passé - Et puis là-bas, je le parierai, Le Monastier Grand moment de solitude au Bouchet St Nicolas où l’épicier, un grand malade à éviter celui-là, se croit obligé de me faire un plan du chemin Stevenson pour éviter que je me perde. Je fuis et je renonce au camping municipal. De toute façon je n’ai sué que 4 ou 5 litres d’eau aujourd’hui, je suis donc quasiment propre, pas besoin de douche. Une demi-heure plus tard je plante la tente sur un champs moissonné, entre lentilles et orge.

Mercredi : Le Velay c’est le pays de la lentille. Et définitivement, ça n’est pas le pays du café. Au bar de la bascule, à Landos comme ailleurs dans le coin, on ne me sert qu’un infâme jus de chaussette. C’est aussi le pays des abreuvoirs et des lavoirs. Je rencontre ici mon 2eme randonneur solitaire, en l’occurrence une randonneuse, que je devine anglophone à sa façon de dire bonjour. J’aurais certes pu lui conter fleurette – le basalte qui fait les maisons et délimite les parcelles, les champs de lentilles de bleu et de blanc lorsqu’ils n’ont pas été traités, autant de discours que les femmes aiment à entendre – mais on n’est pas là pour rigoler, je suis là pour avaler des kilomètres ma p’tite dame, allez zou, le bonjour chez les rosbifs et tchao. Au moment de franchir une petite crête après Landos, en doublant sur la gauche les deux derniers cônes volcaniques, le changement est évident : au sud s’étend la Lozère et c’est alors 90% du territoire qui est couvert de forêts. Le mont Lozère fait désormais office de ligne d’horizon. La fourberie de nos voisins d’outre-Manche n’est plus à prouver, et la randonneuse de Landos profite de ma pause syndicale au hameau d’Arouejol pour me dépasser et … filer à l’anglaise. C’est peut-être à cause de ce trop-plein de forêt que le sentier semble hésiter. Il flirte encore avec quelques sommets qui affichent 1159m, 1202m, 1265m, mais ces grimpettes successives sont pour moi les dernières à endurer. Un peu plus loin je profite de la pause-goûter de l’anglaise (ridicule et risible besoin de s’alimenter) pour reprendre la pôle position. Du dernier sommet je décide une pause face au lac de Naussac, comme une mer promise puisque terme de mon périple (Naussac et Langogne sont voisines). Une dernière fois, profitant de ma pause-déjeuner et poussant donc la bassesse à son comble, l’anglaise reprend la tête du classement. Le chemin descend rapidement sur Pradelles, dans les bois. L’anglaise fait le stop de trop à l’entrée de la ville. Une rapide causette me confirme qu’elle a un accent pas catholique et c’est gonflé d’afficher ici un accent so british. Car le grand fait d’arme dont se glorifie la ville catholique est d’avoir repoussé, au XVIIe siècle, les envahissants protestants à grands coups de pierre dans la tronche, si, si. Et si vous aimez les belles histoires de crânes fracassés, vous en saurez plus en visitant la vieille cité, car il faut visiter Pradelles, de loin la plus jolie ville du parcours Stevenson. Je marche très lentement sur les 5 derniers kilomètres, tout en descente, qui me mènent à Langogne. Comme un dernier clin d’œil du séduisant Velay, un paysan moissonne son champs de lentilles. Quel état d’esprit anime le commun des randonneurs qui en finit d’un tel périple ? Y’a-t-il de la fierté tirée de la mission (bien) menée à terme, de la performance accomplie ? En ce qui me concerne, c’est l’amertume qui l’emporte, le regret de quelque chose de pas fini, un gros coup de blues. Longer la nationale 88 pour parcourir les derniers hectomètres n’arrange rien à ce sentiment-là. Langogne n’est pas désagréable, la menthe à l’eau que l’on me sert sous les belles halles est fraîche. Je ne m’étale pas là-dessus, j’ai mieux décrit cette ville (et j’ai parlé de sa fabuleuse charcuterie) sur http://voyageforum.com/v.f?post=4373543;page=unread#unread , récit de ma descente du Stevenson à partir de Langogne. Je plante la tente au camping situé sur les bords du lac de Naussac, 12,80 euros la nuit. A ce prix-là pas de mouches, pas de fourmis, pas de bestioles qui entrent dans la tente. A ce prix-là piscine, terrain de tennis, barbecue collectif et douches à volonté. Et zéro charme. Oui, je m’y sentais bien dans mes champs de lentilles.

Jeudi, 12h20 Gare de Langogne, je traverse les voies. Je m’installe dans le TER pour Nîmes. A bien y réfléchir, il me semble que le GR7 traverse la France des Vosges (vient-il d’Allemagne ?) à Andorre (file-t-il en Espagne ?). A raison de 5 jours de marche consécutifs, 20 kms parcourus par jour de marche, 1 jour de repos au 6eme jour, le GR7 est faisable en 2 mois. Sifflet strident du chef de gare, il lève son drapeau ; les portes claquent. C’est parti !

Chouhibou.
Noël à Hong Kong English translation pending
by Vazyvite · 2012-02-08 · 23 replies
Bonjour,

Après une visite de 3 jours en Juillet 2005, retour à Hong Kong dans de meilleures conditions. 6 jours sur place, entre 18 et 20° nettement + agréable que 40° et un taux d'humidité infernal et du Merry Xmas à tous les étages 😎

Arrivée à 18h00 heure locale. Je rejoins mon hôtel situé sur la péninsule dans le quartier de Tsim Sha Tsui. Et oui, Hong Kong n'est pas qu'une île. Voilà une carte pour piger la topographie >>> CARTE HONG KONG

Je prends la navette Airport Express qui est relayée ensuite par des minibus gratuits desservant tous les quartiers. Reste juste à cibler le bon N° avant d'arriver. Très pratique, bon marché et super organisé ! Une constante ici.

Le temps de s'installer à l'hôtel, il est 20h00. Avec le décalage horaire de 7h00, il est 13h00 pour moi donc faut se mettre dans le rythme et pas se coucher avec les poules. Le + simple est de descendre à pied vers la baie, pour prendre un bain de foule !



La vue incontournable de la Skyline de l'île avec tous les gratte-ciels les + connus de Hong Kong. Ici, c'est la jonque Aqua Luna qui fait les balades sur la baie.

Autre incontournable, le Peninsula Hôtel, symbole du luxe avec ses dizaines de Rolls utilisées comme navette aéroport 😎



Nouveauté, la Clock Tower, transformée en oasis du désert 😇



Autre nouveauté, le 1881 Heritage, ancien siège de la police maritime, transformé en centre commercial de luxe.



Alors quand je dis LUXE, c'est qu'ici chaque marque de montre à + de 5.000€ posséde son propre magasin avec 3 ou 4 vendeurs. Je démarre aussi ma collection d'attractions "Spécial Noël". Chaque centre commercial a son animation et son décor à thème pour se faire prendre en photo. Exercice incontournable a priori pour la majorité des gens 🤪



Ici, c'est un carroussel grandeur nature, avec calèche et chevaux ... en plastique quand même 😛

Je remonte vers l'hôtel par Nathan Road, l'avenue "épine dorsale" de la péninsule. Ici aussi, on est accro aux Fêtes de l'Ambassadeur



Et l'équivalent du Hot Dog new-yorkais, les snacks de rue et leurs brochettes en tout genre



Allez ! Dodo quand même ....

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