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Affinage d'un voyage au sud de l'Argentine en août 2009 English translation pending
Bonjour,
Je remercie par avance toute personne qui prendra le temps de lire et de répondre à nos demandes et ainsi nous aidera à affiner notre trame de voyage. J'ai lu tous les carnets sur la Patagonie (Lapomilla, Chris51, Mlefevre, Nancy…) et de nombreux posts. J'ai déjà regardé des dizaines de sites (Petit Hergé), blogs… Encore merci pour toutes ces premières infos. J'ai acheté, en ligne, les chapitres du Lonely sur les régions concernées par notre voyage…
Maintenant, nous avons besoin de petits plus et de vos coups de cœur complémentaires…
Nous sommes en préparation d'un potentiel voyage en Patagonie en août prochain (nous savons que c'est en hiver mais n'avons aucun choix pour la période, nous serons équipés pour).
Nous partirions 4/5 semaines entre le 1 août et le 5 septembre - en fonction des avions pour rejoindre l'Amérique du Sud, à priori Caracas. De là, nous prendrions la LAN pour aller à Ushuaia (en 3 vols) et le retour se ferait au départ de Buenos-Aires. Nous remonterions en bus d'Ushuaia à BA par étapes. Je préférerai éviter les étapes de bus d'une durée supérieure à une douzaine d'heures.
Je suis une petite marcheuse: une marche idéale fait 2/3 heures sur du plat ou en descente. Au-delà, ce n'est pas pour moi et surtout si c'est de la montée !!!
Notre budget/jour est de 100$ (env. 80 euros) pour l'hébergement, les repas et les transports. A ceci, s'ajoute un montant d'environ 700/800 euros pour les activités. Sauf les premières (Ushuaia) et dernières nuits (BA) rien ne sera réservé, nous aimons vivre les voyages en fonction de ce que nous ressentons sur place.
Ce parcours n'a rien d'original, il reprend les grands fanions du secteur. Ce dont nous avons besoin, ce sont des adresses d'hébergement, du type de celle-ci à BA: http://www.bedandbreakfastclan.com.ar (micmag) et du partage de vos coups de cœur pour les activités ou les endroits, autres que les grands classiques de chaque lieu. J'ai encore en souvenir la descente du Chimborazo à vélo (Equateur) et ne cesse de la recommander. Tous les commentaires aidants sont les bienvenus.
Alors, voilà: - Ushuaia - 4 jours Envie de faire du traîneau à chiens en mushant et pas en étant dans le traîneau. QQ'un en a fait dans ce secteur ? Des suggestions ?
- Punto Arenas - 1 jour
- Puerto Natales - 2 jours Pas de W pour nous, donc on y fait quoi ?
- El Calafate - 2 jours
- El Chalten - 2 jours
- Estancia - 2 jours
- Bariloche - 6 jours Au programme qqs jours de ski. Des adresses d'hébergement à Cerro Catedral ?
- Péninsule de Valdés - 2 jours
Y-a-t-il une autre possibilité pour aller de Bariloche à BA avec une étape intermédiaire ?
- Buenos-Aires - 2 jours Nous n'aimons pas les grandes villes. Visite d'un musée ou 2 et qqs lieux spécifiques.
Je remercie par avance toute personne qui prendra le temps de lire et de répondre à nos demandes et ainsi nous aidera à affiner notre trame de voyage. J'ai lu tous les carnets sur la Patagonie (Lapomilla, Chris51, Mlefevre, Nancy…) et de nombreux posts. J'ai déjà regardé des dizaines de sites (Petit Hergé), blogs… Encore merci pour toutes ces premières infos. J'ai acheté, en ligne, les chapitres du Lonely sur les régions concernées par notre voyage…
Maintenant, nous avons besoin de petits plus et de vos coups de cœur complémentaires…
Nous sommes en préparation d'un potentiel voyage en Patagonie en août prochain (nous savons que c'est en hiver mais n'avons aucun choix pour la période, nous serons équipés pour).
Nous partirions 4/5 semaines entre le 1 août et le 5 septembre - en fonction des avions pour rejoindre l'Amérique du Sud, à priori Caracas. De là, nous prendrions la LAN pour aller à Ushuaia (en 3 vols) et le retour se ferait au départ de Buenos-Aires. Nous remonterions en bus d'Ushuaia à BA par étapes. Je préférerai éviter les étapes de bus d'une durée supérieure à une douzaine d'heures.
Je suis une petite marcheuse: une marche idéale fait 2/3 heures sur du plat ou en descente. Au-delà, ce n'est pas pour moi et surtout si c'est de la montée !!!
Notre budget/jour est de 100$ (env. 80 euros) pour l'hébergement, les repas et les transports. A ceci, s'ajoute un montant d'environ 700/800 euros pour les activités. Sauf les premières (Ushuaia) et dernières nuits (BA) rien ne sera réservé, nous aimons vivre les voyages en fonction de ce que nous ressentons sur place.
Ce parcours n'a rien d'original, il reprend les grands fanions du secteur. Ce dont nous avons besoin, ce sont des adresses d'hébergement, du type de celle-ci à BA: http://www.bedandbreakfastclan.com.ar (micmag) et du partage de vos coups de cœur pour les activités ou les endroits, autres que les grands classiques de chaque lieu. J'ai encore en souvenir la descente du Chimborazo à vélo (Equateur) et ne cesse de la recommander. Tous les commentaires aidants sont les bienvenus.
Alors, voilà: - Ushuaia - 4 jours Envie de faire du traîneau à chiens en mushant et pas en étant dans le traîneau. QQ'un en a fait dans ce secteur ? Des suggestions ?
- Punto Arenas - 1 jour
- Puerto Natales - 2 jours Pas de W pour nous, donc on y fait quoi ?
- El Calafate - 2 jours
- El Chalten - 2 jours
- Estancia - 2 jours
- Bariloche - 6 jours Au programme qqs jours de ski. Des adresses d'hébergement à Cerro Catedral ?
- Péninsule de Valdés - 2 jours
Y-a-t-il une autre possibilité pour aller de Bariloche à BA avec une étape intermédiaire ?
- Buenos-Aires - 2 jours Nous n'aimons pas les grandes villes. Visite d'un musée ou 2 et qqs lieux spécifiques.
Avis sur itinéraire d'un tour du monde en 2010? English translation pending
Hello,
Voilà c’est parti, nous nous lançons concrètement dans notre projet de premier tour du monde ! Après l’écrémage des pays et les premiers tests d’itinéraires versus climats…nous voilà arrivés à une première ébauche de notre tour à 2, prévu pour 2010… :
Entre parenthèse le nombre de vols (ou surface sector)
Nous avons fait ce test avec OneWorld Explorer, ça à l’air de le faire : PARIS > LONDON > JOHANNESBOURG (2)
AOUT – SEPTEMBRE: AFRIQUE DU SUD NAMIBIE BOTSWANA JOHANNESBOURG > HONK KONG > DEHLI (4)
OCTOBRE – NOVEMBRE : INDE NORD-EST NEPAL INDE NORD DEHLI > HONK KONG > BANGKOK (6)
DECEMBRE – JANVIER - FEVRIER : BANGKOK à HANOI (TRAJET ROUTE) VIETNAM NORD à VIETNAM SUD (TRAJET ROUTE) VIETNAM SUD à SINGAPORE (TRAJET ROUTE)
SINGAPORE > SYDNEY > BUENOS AIRES (9) BUENOS AIRES > USHUAIA (10)
MARS – AVRIL – MAI : USHUAIA à LIMA (TRAJET ROUTE) (11)
LIMA > MEXICO CITY (12)
JUIN – JUILLET: MEXIQUE GUATEMALA
MEXICO CITY > MADRID > PARIS (14)
Nos questions suite à cette première ébauche : cet itinéraire est il bien possible avec OneWorld ? Y a-t-il une autre alliance possible ? (et moins chère du coup) Que pensez vous du rapport durée/nombre de pays ; on veut prendre notre temps de « s’imprégner » du pays et de faire des rencontres Notamment les traversées du Vietnam et de l’ Lima) en 3 mois vous semblent elles plausibles ? (je veux dire sans se presser) Le passage de la frontière INDE<>NEPAL dans les 2 sens est elle possible ?
Voilà que de questions déjà…
Merci pour votre aide,
Franck
Voilà c’est parti, nous nous lançons concrètement dans notre projet de premier tour du monde ! Après l’écrémage des pays et les premiers tests d’itinéraires versus climats…nous voilà arrivés à une première ébauche de notre tour à 2, prévu pour 2010… :
Entre parenthèse le nombre de vols (ou surface sector)
Nous avons fait ce test avec OneWorld Explorer, ça à l’air de le faire : PARIS > LONDON > JOHANNESBOURG (2)
AOUT – SEPTEMBRE: AFRIQUE DU SUD NAMIBIE BOTSWANA JOHANNESBOURG > HONK KONG > DEHLI (4)
OCTOBRE – NOVEMBRE : INDE NORD-EST NEPAL INDE NORD DEHLI > HONK KONG > BANGKOK (6)
DECEMBRE – JANVIER - FEVRIER : BANGKOK à HANOI (TRAJET ROUTE) VIETNAM NORD à VIETNAM SUD (TRAJET ROUTE) VIETNAM SUD à SINGAPORE (TRAJET ROUTE)
SINGAPORE > SYDNEY > BUENOS AIRES (9) BUENOS AIRES > USHUAIA (10)
MARS – AVRIL – MAI : USHUAIA à LIMA (TRAJET ROUTE) (11)
LIMA > MEXICO CITY (12)
JUIN – JUILLET: MEXIQUE GUATEMALA
MEXICO CITY > MADRID > PARIS (14)
Nos questions suite à cette première ébauche : cet itinéraire est il bien possible avec OneWorld ? Y a-t-il une autre alliance possible ? (et moins chère du coup) Que pensez vous du rapport durée/nombre de pays ; on veut prendre notre temps de « s’imprégner » du pays et de faire des rencontres Notamment les traversées du Vietnam et de l’ Lima) en 3 mois vous semblent elles plausibles ? (je veux dire sans se presser) Le passage de la frontière INDE<>NEPAL dans les 2 sens est elle possible ?
Voilà que de questions déjà…
Merci pour votre aide,
Franck
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car? English translation pending
Bonjour,
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Billet d'avion "open" le moins cher possible pour l'Amérique du Sud? English translation pending
Bonjour
Nous comptons partir en septembre prochain pour un voyage en amérique du sud pour une durée minimum de six mois (et surement maximum d'un an) Vu que nous recherchons une certaines souplesse, nous pensions prendre un billet open.
Avez des conseils pour trouver ces billets (le moins cher possibles cela va de soi)? Nous n'avons pas d'itinéraire précis, nous pouvons aussi bien arriver à buenos aires que lima ... tout dépendra des prix des billets.
Est il possible d'avoir un billet retour en open en départ d'une autre ville que celle d'arrivée?
Merci
Nous comptons partir en septembre prochain pour un voyage en amérique du sud pour une durée minimum de six mois (et surement maximum d'un an) Vu que nous recherchons une certaines souplesse, nous pensions prendre un billet open.
Avez des conseils pour trouver ces billets (le moins cher possibles cela va de soi)? Nous n'avons pas d'itinéraire précis, nous pouvons aussi bien arriver à buenos aires que lima ... tout dépendra des prix des billets.
Est il possible d'avoir un billet retour en open en départ d'une autre ville que celle d'arrivée?
Merci
Wwoof en Argentine et au Chili English translation pending
salut a tous
je part debut mai pour un voyage de 3 mois au chili et en argentine, j'y vais avec une amie et on voudrais faire du wwoof ds ces pays, j'ai fait du wwoof en suede l'ete dernier et j'ai adorer dc j'aimerais recommencer cette experience. je sais bien que l'on peut avoir des bonnes comme des mauvaises surprise avec le wwoof c'est pour sa que je voudrais savoir si certains d'entre vous on deja fait cette experience et si vous avez des addresse a conseiller ou deconseiller c'est avec plaisir que je recevrais tout vos conseil! 😉
merci d'avance!!
je part debut mai pour un voyage de 3 mois au chili et en argentine, j'y vais avec une amie et on voudrais faire du wwoof ds ces pays, j'ai fait du wwoof en suede l'ete dernier et j'ai adorer dc j'aimerais recommencer cette experience. je sais bien que l'on peut avoir des bonnes comme des mauvaises surprise avec le wwoof c'est pour sa que je voudrais savoir si certains d'entre vous on deja fait cette experience et si vous avez des addresse a conseiller ou deconseiller c'est avec plaisir que je recevrais tout vos conseil! 😉
merci d'avance!!
Voyage en février 2009 au Chili et en Argentine English translation pending
Je planifie un voyage Chili-Argentine-Brésil.
L'an dernier, j'avais fourni à la communauté VoyageForum.com les informations-clés de mon voyage (ma conjointe et moi) en Espagne et au Portugal. VoyageForum.com est une plate-forme conviviale et utile pour ceux et celles qui aiment découvrir le monde en voyageant.
Je LANCE DONC UN APPEL à tous concernant mon prochain voyage en février 09 au Chili (1 semaine) et en Argentine (3 semaines). VOICI MES QUESTIONS CLÉS:
1- À partir du Québec, on m'a suggéré un aller-retour Montréal-Sao Paulo.
2- Dès arr. à Sao P, prendre un vol sur Santiago.
3-Ma semaine au Chili: me louer une voiture pour les déplacements Santiago-Valparaiso-Rnacagua-Talca-Chillan-Concepcion-Temuco-Valdivia-Osomo, et de là, franchir la frontière Chili-Argentine par le Parque Nacional Puyehue, pour atteindre Villa La Angosdura et San Carlos de Bariloche.
4- Mon point de départ en Argentine: Bariloche. Me relouer une voiture pour nous déplacer en Argentine.
5- Les points clés en Argentine: Neuquen - direction sur le côté Atlantique en ligne droite: Bahia Blanca - remonter vers le nord par la Pampa via Santa Rosa - direction Mendoza - ensuite sur Cordoba - direction par Rosario sur Buenos Aires
6- Quelques jours à BA
7- Direction ultime: sur Posadas et les incontournables chutes d'Iguaçu
8- Rentrer au Brésil pour le vol de retour Sao Paulo - Montréal.
Voilà les grandes lignes de cet ambitiueux itinéraire.
S'il y en a parmi vous qui peuvent me fournir des détails précis et autres conseils, vous êtes bienvenus.
Amitiés québécoises. Georges Belisle de Québec
État de la RN40 en Patagonie et temps de trajet entre El Calafate et Bariloche? English translation pending
Bonjour!!
Qui aurait une idée de l'état de la RN40 en patagonie (d'El Calafate à San Martin de Los Andes environ)? Et du temps de trajet pour relier El Calafate à Bariloche?
Faut-il réserver le bus à l'avance ou bien aviser sur place?
Merci!!
Voyage de trois semaines au Chili et sur l'Île de Pâques English translation pending
Bonjour,
Nous faisons le grand saut! Nous avons un peu + de 25 ans et des circuits organisés à notre actif mais maintenant nous souhaitons partir seuls. La destination: Chili + Easter Island Durée: 3 semaines approximativement (à réétudier si nécessaire) Quand: février/mars 2009 Moyens de locomotion: pieds!! Plusieurs questions évidemment pour les novices que nous sommes.
1) Pour une premiere tentative, le chili est il approprié? sachant que nous n'avons pas la possibilité de louer de voiture (pas le permis).
2) sur les 3 semaines je pense utiliser 6 jours sur l'ile de paques.. est ce une bonne proportion?
3) un budget de 50 euros par jour est il possible à tenir (hebergement + nourriture)? (ce qui donne tout de meme 1000euros sur 20 jours..)
4) Concernant les vols : paris santiago du chili dans les 980 euros/personne (A/R) et S du chili > ile de paques 800 euros / personne (avec LAN), est ce interessant ?
Si vous avez des conseils idées... toute réaction est la bienvenue afin que notre première tentative soit un succès!
Merci à vous!
Nous faisons le grand saut! Nous avons un peu + de 25 ans et des circuits organisés à notre actif mais maintenant nous souhaitons partir seuls. La destination: Chili + Easter Island Durée: 3 semaines approximativement (à réétudier si nécessaire) Quand: février/mars 2009 Moyens de locomotion: pieds!! Plusieurs questions évidemment pour les novices que nous sommes.
1) Pour une premiere tentative, le chili est il approprié? sachant que nous n'avons pas la possibilité de louer de voiture (pas le permis).
2) sur les 3 semaines je pense utiliser 6 jours sur l'ile de paques.. est ce une bonne proportion?
3) un budget de 50 euros par jour est il possible à tenir (hebergement + nourriture)? (ce qui donne tout de meme 1000euros sur 20 jours..)
4) Concernant les vols : paris santiago du chili dans les 980 euros/personne (A/R) et S du chili > ile de paques 800 euros / personne (avec LAN), est ce interessant ?
Si vous avez des conseils idées... toute réaction est la bienvenue afin que notre première tentative soit un succès!
Merci à vous!
Visites, hôtels et tour opérateurs pour un circuit en Argentine fin janvier 2009? English translation pending
Bonjour,
Je tente de faire un tri parmi les n propositions de circuits, packages, vols, hôtels, etc...
Déjà à première vue il semble qu'il y ait un gros tri à faire parmi ceux qui connaissent cette destination et les autres. Il y a une grosse disparité dans les offres avec souvent des caches misères comme au niveau des vols et des hôtels. Parmi les sites visités, il y a les grands classiques ! Néanmoins certains voyagistes proposent des crochets qui ne sont pas inintéressants. Pour la circulation intérieure on voit de tout : du bus local (qui a son charme mais à petites doses!) jusqu'au visite par hélico. Pour compléter mes investigations, je souhaiterais savoir si quelqu'un a des conseils à me prodiguer au niveau des sites à visiter (même si cela peut paraître subjectif), au niveau des hôtels (à faire ou à éviter), des TO (certains se sont déjà dévoilés par leur médiocrité souvent très onéreuse), ... Enfin il faut que vous sachiez que j'ai toujours détesté le camping, les sacs à dos, les trekkings qui vous font bouffer de la terre et des cailloux, mais que je suis plus à la recherche d'images, de sérénité, d'odeurs particulières (les bonnes tant qu'à faire ) en bref un voyage sympa calme pour découvrir un autre monde dans des conditions de vie agréable. Merci d'avance pour votre aide Bien cordialement
Je tente de faire un tri parmi les n propositions de circuits, packages, vols, hôtels, etc...
Déjà à première vue il semble qu'il y ait un gros tri à faire parmi ceux qui connaissent cette destination et les autres. Il y a une grosse disparité dans les offres avec souvent des caches misères comme au niveau des vols et des hôtels. Parmi les sites visités, il y a les grands classiques ! Néanmoins certains voyagistes proposent des crochets qui ne sont pas inintéressants. Pour la circulation intérieure on voit de tout : du bus local (qui a son charme mais à petites doses!) jusqu'au visite par hélico. Pour compléter mes investigations, je souhaiterais savoir si quelqu'un a des conseils à me prodiguer au niveau des sites à visiter (même si cela peut paraître subjectif), au niveau des hôtels (à faire ou à éviter), des TO (certains se sont déjà dévoilés par leur médiocrité souvent très onéreuse), ... Enfin il faut que vous sachiez que j'ai toujours détesté le camping, les sacs à dos, les trekkings qui vous font bouffer de la terre et des cailloux, mais que je suis plus à la recherche d'images, de sérénité, d'odeurs particulières (les bonnes tant qu'à faire ) en bref un voyage sympa calme pour découvrir un autre monde dans des conditions de vie agréable. Merci d'avance pour votre aide Bien cordialement
Projet d'un long voyage en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
Je prépare mon premier long voyage en solitaire. Je vous expose mon projet, à travers les questions que je me pose, et les réponses que j'y apporte petit à petit. Merci d'avance à ceux qui voudront bien contribuer par des conseils ou recommandations sur ces différents points.
Je n'ai pas de contrainte de temps, a priori je peux partir pour 3 mois... ou pour 3 ans !. De même, niveau budget je suis relativement tranquille. Du coup, au début je pensais faire Amérique Centrale - Caraïbes - Amérique du Sud mais ça risquait de faire beaucoup (!), je vais donc dans un premier temps me concentrer sur l'Amérique du Sud (quitte à prévoir un parcours subsidiaire en cas de prolongations...).
Les pays : D'après ce que j'ai lu, Brésil, Argentine, Chili, Pérou sont incontournables. Je complèterais bien avec Equateur, Bolivie et Venezuela. Prévoir aussi un "saut" sur les îles Galapagos et l'île de Pâques.
Les autres pays (Uruguay, Paraguay, Guyane, Surinam, Guyane) présentent-ils un intérêt primordial ? Est-il possible de visiter la Colombie (sans y rester coincé pendant 6 ans ?)
Les sites à ne pas manquer Brésil : Nordeste, forêt amazonienne, Rio de Janeiro, Salvador de Bahia Argentine : Buenos Aires, Patagonie, les chutes d'Iguazu Chili : Santiago, Ile de Paques Pérou : Cuzco, Lima, le Machu Picchu, le lac Titicaca Equateur : ? Bolivie : La Paz Venezuela : ?
Combien de temps Je pars sur une base d'un mois par pays. En fonction du nombre de sites à visiter et/ou du temps qu'il faut pour s'imprégner de la culture ambiante, j'ajusterai.
Quelle période Je compte partir en novembre. J'aimerais bien être en Patagonie pour Noël (pour y retrouver des amis), en février à Rio (pour le carnaval). Ca fait déjà 2 jalons, ce n'est qu'un début !
A suivre...
Je prépare mon premier long voyage en solitaire. Je vous expose mon projet, à travers les questions que je me pose, et les réponses que j'y apporte petit à petit. Merci d'avance à ceux qui voudront bien contribuer par des conseils ou recommandations sur ces différents points.
Je n'ai pas de contrainte de temps, a priori je peux partir pour 3 mois... ou pour 3 ans !. De même, niveau budget je suis relativement tranquille. Du coup, au début je pensais faire Amérique Centrale - Caraïbes - Amérique du Sud mais ça risquait de faire beaucoup (!), je vais donc dans un premier temps me concentrer sur l'Amérique du Sud (quitte à prévoir un parcours subsidiaire en cas de prolongations...).
Les pays : D'après ce que j'ai lu, Brésil, Argentine, Chili, Pérou sont incontournables. Je complèterais bien avec Equateur, Bolivie et Venezuela. Prévoir aussi un "saut" sur les îles Galapagos et l'île de Pâques.
Les autres pays (Uruguay, Paraguay, Guyane, Surinam, Guyane) présentent-ils un intérêt primordial ? Est-il possible de visiter la Colombie (sans y rester coincé pendant 6 ans ?)
Les sites à ne pas manquer Brésil : Nordeste, forêt amazonienne, Rio de Janeiro, Salvador de Bahia Argentine : Buenos Aires, Patagonie, les chutes d'Iguazu Chili : Santiago, Ile de Paques Pérou : Cuzco, Lima, le Machu Picchu, le lac Titicaca Equateur : ? Bolivie : La Paz Venezuela : ?
Combien de temps Je pars sur une base d'un mois par pays. En fonction du nombre de sites à visiter et/ou du temps qu'il faut pour s'imprégner de la culture ambiante, j'ajusterai.
Quelle période Je compte partir en novembre. J'aimerais bien être en Patagonie pour Noël (pour y retrouver des amis), en février à Rio (pour le carnaval). Ca fait déjà 2 jalons, ce n'est qu'un début !
A suivre...
Comment voyager au Chili? English translation pending
bonjour, je voudrais avoir des tuyaux et des infos pour voyager dans de bonnes conditions au Chili sans payer trop cher, bus? avion? quelles compagnies? merci pour vos infos!!!
Un an en Amérique du Sud: par où commencer? English translation pending
Je prépare un voyage d'un an en Amérique latine, pour en faire tout le tour, et en fait, je ne sais pas vraiment par où il vaut mieux commencer, pour profiter du meilleur climat à chaque étape. Si tout se passe bien, on voudrait débuter l'aventure entre avril et juin 2009, et à la base, on s'était dit que commencer par le nord du Brésil (Manaus-Belém) était une bonne idée, pour descendre ensuite le long de la côte Est, faire le tour et remonter par le Mexique pour finir par les Caraïbes.
Visiblement, je viens d'apprendre que le printemps-été français n'est pas vraiment la belle période pour le Brésil, mais c'est effectivement une période basse en prix.
Qu'en pensez-vous? Est-ce que c'est mieux de commencer par un autre endroit, ou peut être faire le tour des pays dans un autre ordre?
Merci.
Panaméricaine à vélo (Ushuaia-Alaska) English translation pending
salut amis cyclistes et autres!
je projete de remonter tout le continent americain depuis ushuaia jusqu'en alaska a velo. j'en suis au tout debut de mes recherches, mais je sais que les membres de VF sont tres competents! si vous avez des adresses de sites concernant ce voyage, pourriez-vous me les donner?
l'annee passee j'ai fait geneve-bangkok en passant par la route de la soie presque entierement a velo. actuellement je suis en australie avec un visa vacances-travail pour me faire un peu d'argent pour continuer a voyager. j'avais prevu d'aller a vancouver ensuite pour traverser le canada a velo, mais visiter l'amerique du sud et aussi aller aux usa pour me rendre compte de la situation la-bas m'interresse beaucoup. je pense que ce que l'on voit ou entend a la tele n'est qu'une partie deformee de la realite... je me suis bien rendu compte de ca quand je suis alle en iran (le pays ou j'ai rencontre les gens les plus sympatiques de mon voyage) et aussi en chine.
vous pouvez regarder mon blog si vous en avez l'envie: olivelo.canalblog.com ce blog est un peu en fouillis et je n'ai pas encore eu le temps de mettre les photos pour la chine, le laos et la thailande... j'ai bien acces a internet dans l'hotel ou je bosse mais pas la possibilite de mettre ma clef usb... ca sera fait sous peu j'espere!
escusez moi pour les accents manquants mais mon clavier australien n'en a aucun!
merci pour vos reponses!
je projete de remonter tout le continent americain depuis ushuaia jusqu'en alaska a velo. j'en suis au tout debut de mes recherches, mais je sais que les membres de VF sont tres competents! si vous avez des adresses de sites concernant ce voyage, pourriez-vous me les donner?
l'annee passee j'ai fait geneve-bangkok en passant par la route de la soie presque entierement a velo. actuellement je suis en australie avec un visa vacances-travail pour me faire un peu d'argent pour continuer a voyager. j'avais prevu d'aller a vancouver ensuite pour traverser le canada a velo, mais visiter l'amerique du sud et aussi aller aux usa pour me rendre compte de la situation la-bas m'interresse beaucoup. je pense que ce que l'on voit ou entend a la tele n'est qu'une partie deformee de la realite... je me suis bien rendu compte de ca quand je suis alle en iran (le pays ou j'ai rencontre les gens les plus sympatiques de mon voyage) et aussi en chine.
vous pouvez regarder mon blog si vous en avez l'envie: olivelo.canalblog.com ce blog est un peu en fouillis et je n'ai pas encore eu le temps de mettre les photos pour la chine, le laos et la thailande... j'ai bien acces a internet dans l'hotel ou je bosse mais pas la possibilite de mettre ma clef usb... ca sera fait sous peu j'espere!
escusez moi pour les accents manquants mais mon clavier australien n'en a aucun!
merci pour vos reponses!
Retour de croisière en Antarctique sur le Diamant English translation pending
Nous en revenons juste d'une croisière en Antarctique sur "le Diamant" de la Compagnie des iles du Ponant et sommes extrêmement enchantés.
Des conférences plusieurs fois par jour par des spécialistes de bon niveau. Une moyenne de 2 débarquements en zodiac par jour. Des paysages époustouflants, des débarquements au milieu de colonies de manchots, des baies grandioses entourées de glaciers se jetant dans la mer, une navigation au milieu d'icebergs majestueux. Les lieux visités avec débarquement : Yankee harbour, Devil island, ile Paulet, Neko harbour (génial), Petermann (mythique à cause de Charcot et point le plus au sud), ile du 25 mai ET le cap Horn. Plus les sites de découverte en Zodiac. Emploi du temps bien chargé et le temps libre restant, passé sur le pont à regarder défiler le paysage (pas de nuit à cette époque de l'année).
Et, pour ne pas gacher, un passage du Drake digne du lac Léman dans les deux sens. Mais pour ça, la compagnie du Ponant n'y était pour rien !
Voyage inoubliable qui ne laisse pas indemne au retour.
Par rapport aux croisières similaires organisées par Hurtigruten ou sur des brise-glace russes, la Compagnie du Ponant met en avant son coté "à la française" que j'ai particulièrement apprécié (confort, décoration, ambiance, gastronomie) ET l'usage exclusif du français à bord, notamment lors des appels, des conférences, des visites et des débarquements. C'est peut-être un détail, mais pour moi, c'était vital . De nombreux spécialistes (17 pour 200 passagers) tous francophones aussi pour répondre à des tas de questions sur la faune, l'histoire des explorateurs, la glace, ....... D'ailleurs, vu le nombre de belges et de suisses à bord, c'est un concept qui a l'air de faire des adeptes.
Et un tarif plutôt compétitif car tout est compris dans le prix. Pas de mauvaise surprise à bord.
A recommander fortement.
Des conférences plusieurs fois par jour par des spécialistes de bon niveau. Une moyenne de 2 débarquements en zodiac par jour. Des paysages époustouflants, des débarquements au milieu de colonies de manchots, des baies grandioses entourées de glaciers se jetant dans la mer, une navigation au milieu d'icebergs majestueux. Les lieux visités avec débarquement : Yankee harbour, Devil island, ile Paulet, Neko harbour (génial), Petermann (mythique à cause de Charcot et point le plus au sud), ile du 25 mai ET le cap Horn. Plus les sites de découverte en Zodiac. Emploi du temps bien chargé et le temps libre restant, passé sur le pont à regarder défiler le paysage (pas de nuit à cette époque de l'année).
Et, pour ne pas gacher, un passage du Drake digne du lac Léman dans les deux sens. Mais pour ça, la compagnie du Ponant n'y était pour rien !
Voyage inoubliable qui ne laisse pas indemne au retour.
Par rapport aux croisières similaires organisées par Hurtigruten ou sur des brise-glace russes, la Compagnie du Ponant met en avant son coté "à la française" que j'ai particulièrement apprécié (confort, décoration, ambiance, gastronomie) ET l'usage exclusif du français à bord, notamment lors des appels, des conférences, des visites et des débarquements. C'est peut-être un détail, mais pour moi, c'était vital . De nombreux spécialistes (17 pour 200 passagers) tous francophones aussi pour répondre à des tas de questions sur la faune, l'histoire des explorateurs, la glace, ....... D'ailleurs, vu le nombre de belges et de suisses à bord, c'est un concept qui a l'air de faire des adeptes.
Et un tarif plutôt compétitif car tout est compris dans le prix. Pas de mauvaise surprise à bord.
A recommander fortement.
Quatre semaines au Chili cet été: itinéraire, transports, logement English translation pending
Bonjour,
Nous avons le projet de passer 4 semaines au Chili en juillet-août, cet été.
Nous aimerions aller à Valparaiso, Atacama, le Sud, visiter Santiago... beaucoup d'envies, mais il faut certainement faire des choix tellement le pays est vaste.
Comment se déplacer, se loger?
Merci de nous aider.
Merci de nous aider.
Argentine: Ruta 40 d'El Bolson à El Chalten? English translation pending
Hola amis du voyage,
Je suis actuellement a El Bolson et je souhaite me diriger vers El Chalten ( Fitz roy oblige !). A priori, pas de bus pour faire cette fameuse ruta 40. Quelqu un a-t-il un bon plan ? De meme, j ai bien envie d aller voir le glacier Perito Moreno a partir d El Calafate, mais l afflut de touristes me rebute. Je pense peut etre essayer de partager une loc de voiture avec d autres touristes pour y aller aux heures ou il y a personne. Si quelqu un est dans le coin et est interesse, c est cool ! Je continue, si quelqu un peut me donner des bons plans de treks sur El Chalten ....... sin guia por favor ! Quelqu un a-t-il fait le trek sur le glacier "la Torre" ? si oui, infos por favor. je continue encore : Je me pose la question de remonter ensuite par la ruta austral au Chili, si quelqu un l a fait dans ce sens. Je termine par le fameux Torres del Paine, notamment infos sur les possibilites de ravitaillement car je n ai pas envie de me charger comme une mule, et les meilleurs endroits (temps de trek et difficultes )
Un grand merci d avance pour vos reponses.
Je suis actuellement a El Bolson et je souhaite me diriger vers El Chalten ( Fitz roy oblige !). A priori, pas de bus pour faire cette fameuse ruta 40. Quelqu un a-t-il un bon plan ? De meme, j ai bien envie d aller voir le glacier Perito Moreno a partir d El Calafate, mais l afflut de touristes me rebute. Je pense peut etre essayer de partager une loc de voiture avec d autres touristes pour y aller aux heures ou il y a personne. Si quelqu un est dans le coin et est interesse, c est cool ! Je continue, si quelqu un peut me donner des bons plans de treks sur El Chalten ....... sin guia por favor ! Quelqu un a-t-il fait le trek sur le glacier "la Torre" ? si oui, infos por favor. je continue encore : Je me pose la question de remonter ensuite par la ruta austral au Chili, si quelqu un l a fait dans ce sens. Je termine par le fameux Torres del Paine, notamment infos sur les possibilites de ravitaillement car je n ai pas envie de me charger comme une mule, et les meilleurs endroits (temps de trek et difficultes )
Un grand merci d avance pour vos reponses.
Meilleure période pour Bolivie Pérou Argentine et Chili? English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi partons en TDM mi-avril ou début mai 2008 et commençons notre périple par le Pérou(3 semaines), la Bolivie(3 semaines), le chili(3 semaines) et l'ile de Paques (10 jours) ainsi que l'Argentine(3 semaines). Du coup nous serons sur le continent entre mi avril et août 2008. J'ai lu plusieurs avis déjà sur les climats et sur les périodes les plus propices pour aller dans les différents pays que nous prévoyons. Au regard de la période prévue, dans quel ordre faire ces pays pour profiter au maximum des paysages (notamment pour le sud de l'Argentine et du Chili)? Autre point : quels vêtements prévoir : anorak ? Quelles chaussures ? Comme on part en Océanie et en Asie après, on ne souhaite pas êtr super chargés mais au pire on lâchera l'anorak sur le sol latino. Ma question, c'est plutôt : faut-il le même manteau pour le Pérou que pour le sud du chili par ex ? Merci pour vos infos !
Mon ami et moi partons en TDM mi-avril ou début mai 2008 et commençons notre périple par le Pérou(3 semaines), la Bolivie(3 semaines), le chili(3 semaines) et l'ile de Paques (10 jours) ainsi que l'Argentine(3 semaines). Du coup nous serons sur le continent entre mi avril et août 2008. J'ai lu plusieurs avis déjà sur les climats et sur les périodes les plus propices pour aller dans les différents pays que nous prévoyons. Au regard de la période prévue, dans quel ordre faire ces pays pour profiter au maximum des paysages (notamment pour le sud de l'Argentine et du Chili)? Autre point : quels vêtements prévoir : anorak ? Quelles chaussures ? Comme on part en Océanie et en Asie après, on ne souhaite pas êtr super chargés mais au pire on lâchera l'anorak sur le sol latino. Ma question, c'est plutôt : faut-il le même manteau pour le Pérou que pour le sud du chili par ex ? Merci pour vos infos !
Peuple étrange: les voyageuses! English translation pending
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
1 - Voyageuse organisée.
En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.
Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique
2- Voyageuse aventureuse.
Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.
Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.
(la suite dans quelques instants!!!)
Patagonie: émotions à l'état brut (Argentine et Chili) English translation pending
Me voici de retour, complètement émerveillé ... Il me faudra longtemps pour atterrir.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Transport Ushuaia - Punta Arenas? English translation pending
Bonjour
Comment se rendre de Ushuaia a Punta arenas? Faut il s'y prendre a l'avance en Janvier ? y a t il un ferry ou un bus et bateau?
merci
Carretera Austral à vélo (Chili) English translation pending
Où commence t'elle ? (puerto montt ?!) Est ce la panaméricaine ?? Est ce la plus jolie route à vélo pour descendre en patagonie chilienne ? merci de me faire partager vos expériences ?! de trekkeurs aussi !!😉
Circuit en Amérique du Sud d'avril à juin 2008 English translation pending
Bonjour à tous 😉,
J'aurai souhaité avoir quelques conseils concernant l'Amérique du Sud (période Avril / Juin 2008): je compte, dans le cadre d'un tour du monde, arriver à Santiago (depuis les iles Fidji) afin de passer 2 semaines au Chili (sachant que je passe voir mes cousins qui vivent à Santiago), puis 3 semaines en Argentine, 2 semaines en Bolivie et 4 semaines au Pérou.
J'aurai voulu avoir tous vos conseils sur des itinéraires à faire, des choses �� ne surtout pas manquer dans ces pays là ( surtout en Argentine, Chili et Bolivie), sans pour autant tout le temps courir et donc ne pas en profiter à 100%.
Merci à tous pour vos conseils, et bons plans...
Claire
J'aurai souhaité avoir quelques conseils concernant l'Amérique du Sud (période Avril / Juin 2008): je compte, dans le cadre d'un tour du monde, arriver à Santiago (depuis les iles Fidji) afin de passer 2 semaines au Chili (sachant que je passe voir mes cousins qui vivent à Santiago), puis 3 semaines en Argentine, 2 semaines en Bolivie et 4 semaines au Pérou.
J'aurai voulu avoir tous vos conseils sur des itinéraires à faire, des choses �� ne surtout pas manquer dans ces pays là ( surtout en Argentine, Chili et Bolivie), sans pour autant tout le temps courir et donc ne pas en profiter à 100%.
Merci à tous pour vos conseils, et bons plans...
Claire
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 3: Bolivie) English translation pending
Suite de la partie 1 : http://voyageforum.com/...ost=1190568;#1190568
et de la partie 2 : http://voyageforum.com/v.f?post=1191542;#1191542

J12 Mardi 10/07 : C’est le jour du départ en Bolivie. La veille en fin de journée, l'appareil photo est tombé d'un équipet du camping-car. Le boîtier et l'objectif sont intacts mais le filtre polarisant est étoilé! M...!!! Juste avant la Bolivie!!
Le minibus doit passer nous prendre à 8h00 devant l’hôtel. Il nous conduira avec d'autres touristes de la même agence jusqu'au poste de frontière bolivien puis nous continuerons en 4X4.
Un adorable petit chien fait patienter les enfants.

Il arrive avec 15 mn de retard, ce qui finalement n’est rien comparé aux 2 heures d’attente à la douane car le col Hito Cajon qui mène en Bolivie est fermé. Le vent a soufflé toute la nuit et a formé des congères. Finalement vers 10h le col ouvre, il n’y a plus qu’à faire la queue (longuement) au poste de douane chilien à SPDA. Nous partons pour 40 km de minibus jusqu’à la douane bolivienne (d’abord par la route du Paso de Jama, puis on tourne à G sur une piste pendant qq km, c’est indiqué). On remplit un Nème papier avec les 5 numéros de passeport… 2 km plus loin (frais de douane 1500 pesos chiliens (15FF)/pers), rebelote pour l’entrée dans le parc national bolivien (30 bolivianos (30FF)/adulte, gratuit pour les enfants)
Finalement nous sommes enfin à pied d’œuvre vers 13h après ½ journée d’attente et de formalités ! Je pense que sur 3 semaines de vacances, nous aurons en tout passé au moins une bonne journée en formalités douanières !! Nous partons pour 2 jours seulement en Bolivie (ben wouih, 3 semaines c’est court, surtout en partant de BSAS, et puis j’appréhende un peu le froid et l’inconfort et les longues journées de piste du tour classique jusqu’au salar d’Uyuni)
Pour ce tour sur mesure, après avoir contacté 3 agences de SPDA qui organisent des tours en Bolivie (Colque Tour, Cordillera Travellers et Estrella del Sur Expeditiones), c’est finalement cette dernière agence que j’ai retenue. Tout coûte cher à SPDA, beaucoup plus cher que les tours au départ d’Uyuni. Pour nous 5 nous payons 600 USD pour 2 jours/1 nuit, tout compris.
Avant de quitter le poste de douane bolivien et de commencer vraiment notre petite virée en Bolivie, nous prenons un bon petit déjeuner dans un vent assez glacial à 4000 m : Simeon a tout disposé sur une belle nappe dans le coffre du 4X4 : chocolat chaud, pain, dulche de leche (confiture de lait), confiture et beurre. Il refait le plein et ensuite nous prenons la piste, en même temps que 3 ou 4 autres 4X4 qui nous distancent rapidement car nous faisons quelques arrêts photos.

Simeon notre chauffeur, n’a dormi que 2 h cette nuit pour venir d’Uyuni, il se réconforte avec des feuilles de coca. Comme sa vue est fatiguée, il en a collé une au-dessus de chaque œil ! Il vit à Uyuni et a 3 enfants de 5, 8 et 10 ans qu’il ne voit pas beaucoup. Il travaille toute l’année, même pendant la saison des pluies. « Les Boliviens sont forts ! », nous explique-il.
Nous goûtons la feuille de coca est c’est au premier abord vraiment dég…Il faut en prendre 5 ou 6 et les mastiquer pendant une vingtaine de minutes. Arnaud les avale aussitôt pour s’en débarrasser au plus vite. Je persévère mais elles finissent par se dissoudre et je les avale aussi (ce qu’il faut éviter parait-il ?) Fred et Victor persévèrent…Victor, jeune étudiant en 3ème année de philo, vit depuis 2 mois à SPDA où il gagne sa vie en faisant de petits boulots, en attendant que sa copine le rejoigne pour un grand tour de 2 mois au Pérou et en Bolivie. Vivant à 2500 m depuis plusieurs semaines, il ne souffre pas trop de l’altitude. Nous avons passé plusieurs nuits à 4000 m avant d’arriver à SPDA mais ça fait 3 nuits que nous dormons à 2500 m mais ça va. Aucun mal de tête, simplement un essoufflement inhabituel.
Nous découvrons d’abord la Laguna Blanca, gelée en partie

puis la Laguna Verde (cette lagune ne prend sa couleur verte qu’avec la combinaison soleil+ vent et aujourd’hui on est gâté), tout près de la frontière.

Ensuite : désert de Dali, que nous admirons de (trop) loin. Il est un peu trop tôt dans la journée pour avoir des ombres "à la Dali".

L’altiplano est vraiment magnifique, les volcans sont enneigés car l’hiver est inhabituel cette année. Il y a eu plusieurs journées consécutives de temps gris et maussade, chose exceptionnelle dans cette région désertique en saison sèche. Un peu plus loin nous arrivons au salar de Chalviri où coulent des Aguas termales où l’on peut se baigner.

Mais le petit vent frais qui souffle à 4000 m nous dissuade de tenter l’expérience.
Puis solfatares (Sol de Manana) situés à près de 5000 m d’altitude.



C’est là à 5000 m d'altitude, que Victor a couru le 200 m en atmosphère appauvrie en oxygène le plus rapide du monde, en rattrapant une feuille que le vent lui avait arrachée des mains. Il a mis une heure à s’en remettre.
Enfin la magnifique Laguna Colorada et ses qq flamants roses (les autres ont migré dans des contrées plus clémentes et reviendront en été) et lamas.





Nous déjeunons à l’auberge d’un (bon) repas rapidement préparé par Siméon et non moins rapidement avalé. Puis nous allons marcher un peu au bord de la Laguna Colorada. Jusque là la piste n’offre aucune difficulté, ni technique ni d’orientation. Nous quittons ensuite les sentiers battus du sud Lipez pour aller vers le petit village de Quetena Chico, plus à l’est où nous allons passer la nuit. La piste, mauvaise, aucune indication, est superbe. Le soleil se couche peu avant notre arrivée et nous offre de superbes lumières.
De loin nous admirons le volcan Uturuncu, 6022 m, notre objectif du lendemain. Quelques vigognes se détachent sur l'horizon.

L'Uturuncu de plus près. Les trainées plus claires ne sont pas de la neige mais du soufre.

Quetena Chico comme la plupart des villages du coin vit de l’élevage des lamas. Il y en a plein partout, aussi sauvages que nos braves vaches et ça doit bien faire rigoler les Boliviens quand on s’extasie devant eux. Bonne surprise, l’auberge de Quetena nous offre une grande chambre, propre, spacieuse, pour nous 5, avec plein de couvertures.


Les toilettes sont propres et on peut même pour 5 bolivianos (5FF) prendre une douche chaude mais vu la température ambiante, ça ne nous tente pas vraiment… Simeon nous prépare avec l’aide des 2 femmes de l’auberge un bon repas (poulet + légumes, soupe). Nous sommes vraiment gâtés vu les conditions d’éloignement de tout. Il faut dire que Simeon est très organisé. Il promène sur le toit de son 4X4 en plus de nos bagages, de sa roue de secours et de ses 2 gros bidons d’essence, une bouteille de gaz, un réchaud et une grosse glacière. Avant de partir, l’agence nous avait d’ailleurs demandé ce que nous avions envie de manger, s’était enquis de savoir si nous étions végétariens, délicate attention…
Nous nous enfouissons sous une bonne couche de couvertures (en plus de nos sacs de couchage) car demain nous nous lèverons à 4h30.Le ciel est clair, il va encore faire beau demain !
J13 Mercredi 11/07 Lever à 4h30 comme prévu, ça caille. 5°C dans la chambre. On n’a pas très bien dormi, trop chaud !
A cette heure indue, il n’y a pas encore d’électricité, les lampes frontales sont bien utiles car la nuit est encore très noire. La lune est réduite à un mince croissant. Nous avalons un bon petit déjeuner.
Simeon a déjà démarré le 4X4 mais bien qu’il soit équipé d’un système antigel pour les grands froids, il est obligé de promener une torche enflammée sur le radiateur pour réveiller totalement son moteur. Selon lui il doit faire en dessous de -15°C.
Il y a une heure de piste jusqu’au volcan Uturuncu. C’est de la conduite 4X4 de haut vol : nous devons faire le brise glace en avançant et reculant à plusieurs reprises pour franchir une rivière gelée. Simeon connaît le coin comme sa poche et heureusement car il n’y a absolument aucune indication. Les gués se succèdent et enfin nous arrivons au pied du volcan et l’ascension commence. Il y avait autrefois une mine de soufre desservie par une piste qui monte jusqu’à 5700 m mais à cause de la neige et malgré les prouesses de Simeon, nous devons nous arrêter à 5260m. Après c’est à pied.

Nous arrivons juste au moment du lever du soleil, c’est très beau. Nous avons revêtu tous nos vêtements. Pantalon en fourrure polaire+ pantalon de marche en toile+ pantalon coupe-vent. En haut T-shirt+2sweat+2fourrures polaires+anorak+Bonnet+foulard+moufles.
Le vent se lève et augmente encore la sensation de froid.

Le sommet parait tout proche : le volcan est très beau avec ses coulées de soufre jaune. Il domine toute la région. On a vraiment envie d’aller en haut. Mais très vite, Caroline et Marion préfèrent faire demi-tour, frigorifiées et à bout de souffle.
Arnaud continue vaillamment avec Fred, Simeon et Victor mais lui aussi finit par renoncer à 5450 m, ayant trop froid aux pieds (il souffrira en fait d’une belle engelure, de même que Caroline). Simeon a laissé la voiture ouverte, heureusement car le vent est de + en + fort.
Je me sens parfaitement bien jusqu’à 5500 m où soudain j’ai la sensation brutale d’avoir la tête et la gorge prises dans un étau. C’est vraiment très désagréable. Je descends rejoindre les enfants. Les 3 hommes continuent. En une demi-heure, frigorifiée avec le vent dans le nez, je rejoins les enfants au 4X4. On se pelotonne dans un duvet et une couverture et la longue attente commence. Il est 8h45. Simeon nous a expliqué la veille que dans tous les cas, il faudrait reprendre la piste à 12h car une longue route nous attend ensuite jusqu’au poste frontière qui ferme vers 18h00. Marion est vraiment mal, elle se plaint de nausées et de céphalées et je ne vaux pas mieux. Le soleil monte peu à peu dans le ciel et l’atmosphère dans le 4X4 -au soleil mais aussi en plein vent- se réchauffe un peu. Pour s’occuper, on joue au baccalauréat : Marion et moi sommes complètement dans le potage alors que les grands qui ne souffrent pas du mal des montagnes voient leurs capacités intellectuelles conservées.
Midi arrive enfin et toujours personne.
Je commence à stresser en réalisant que s’il leur est arrivé qq chose, je suis incapable d’aller les aider et qu’en plus je n’ai pas la clé pour conduire le 4X4, nous mettre à l’abri avant la nuit et chercher du secours.
De toute façon, on ne peut rien faire d’autre qu’attendre.
Enfin, ½ plus tard, je distingue au loin 3 petites silhouettes dans un immense pierrier volcanique. C’est eux ! (Pas de doute, il n’y a personne d’autre à des dizaines de km alentours…) Ils semblent marcher normalement, tout va bien.
Finalement avec 1h30 de retard, ils nous rejoignent, épuisés comme jamais selon leurs dires. Simeon a déjà gravi le volcan une quinzaine de fois mais jamais dans de telles conditions de froid et de vent. Il a épuisé son stock de feuilles de coca dans la grimpette, avec l’aide de Fred et Victor qui avaient-comme nous- pris le matin un comprimé de Diamox. Victor, qui a réalisé l’ascension en baskets ( !!) est crevé, a l’impression que sa tête va exploser, mais comme Fred, qui lui n’a pas mal au crâne mais est complètement épuisé, en hypoglycémie, est fier d’être arrivé au sommet. Ils ont gravi les 800 m jusqu’à 6020 m sans rien boire ni manger, trop de vent, trop froid. Simeon et Fred se requinquent en engloutissant plein de gâteaux bien sucrés. Victor, nauséeux, préfère dormir…
Voici les images qu'ils ont rapportées :
Le sommet approche :

C'est un sol volcanique instable, bien crevant.

De là-haut, il parait que la vue est magnifique sur des lagunes, mais le fond de l'air est très frais!

Plus de 6000m! Pas mal!

Simeon et Victor au sommet.


Victor a fait l'ascension en jean (+ pantalon de pyjama) et baskets! Pas frileux le garçon!
Fred en haut :

Vue d'en haut :

Nous regagnons l’auberge de Quetena Chico, découvrant sous le soleil le magnifique paysage de canyons traversé cette nuit. Le coin est vraiment beau et perdu.
Fred nous explique que le sommet est en fait plus haut que ce qu’on découvre du bas. Pas bon pour le moral quand arrivé à 5995 m, on découvre qu’il reste 30 m à gravir ! De là-haut, ils avaient une vue superbe sur 3 lagunes. Un petit muret de pierres circulaire leur a permis de faire une petite pause relativement abrités pour profiter de la vue.
Arrivés à l’auberge, Simeon, le « bolivien fort », nous prépare encore une fois un bon repas. A 4000 m, nous nous sentons en pleine forme et l’appétit est là !
Nous rassemblons nos affaires de la nuit, rechargeons le 4X4 et reprenons la piste vers le Hito Cajon, poste frontière boliviano-chilien. Nous passons à Quetena Grande (plus petit que Q chico) et découvrons une région magnifique avec une rivière serpentant dans un canyon où paissent plein de lamas.


Les maisons sont très mignonnes, toutes en adobe et au toit de paille (pas de tôle ondulée par ici), il y a de nombreux enclos en pierre pour les lamas.

La seule autre source de revenu dans le coin semble être l’extraction de sels minéraux des lagunes : borax entre autres. Il y aurait des dizaines de photos à prendre dans le coin, plein de belles balades aussi mais je sens bien que Simeon craint d’arriver trop tard à la douane et je limite les pauses-photo.

Il faut dire que les journées sont très courtes en hiver (la nuit tombe à 18H30)
Nous fermons la boucle de notre circuit en retrouvant le salar de Chalviri et arrivons juste à temps au poste frontière. Comme nous sommes les derniers, ça va beaucoup plus vite. La navette minibus nous a attendus et à 19h00 nous sommes au poste de douane chilien à SPDA où les bagages sont fouillés afin de vérifier que nous n’allons pas importer de fièvre aphteuse et autres maladies au Chili.
La navette nous dépose à l’hôtel Chiloé où nous payons nos 3000 pesos, récupérons le camping-car. Puis nous allons chez Victor pour transférer sur son portable les photos de ces 2 jours époustouflants. Nous terminons la soirée dans un petit resto où Victor a ses habitudes, le seul de SPDA qui ne soit pas trop cher (nous mangeons à 6 pour 13400 pesos) puis raccompagnons Victor chez lui, lui faisons nos adieux et partons faire de beaux rêves dans la Cordillera De Sal, comme d’habitude.
La suite dans une 4ème et dernière (!) partie : retour en Argentine: http://voyageforum.com/v.f?post=1193013;#1193013

J12 Mardi 10/07 : C’est le jour du départ en Bolivie. La veille en fin de journée, l'appareil photo est tombé d'un équipet du camping-car. Le boîtier et l'objectif sont intacts mais le filtre polarisant est étoilé! M...!!! Juste avant la Bolivie!!
Le minibus doit passer nous prendre à 8h00 devant l’hôtel. Il nous conduira avec d'autres touristes de la même agence jusqu'au poste de frontière bolivien puis nous continuerons en 4X4.
Un adorable petit chien fait patienter les enfants.

Il arrive avec 15 mn de retard, ce qui finalement n’est rien comparé aux 2 heures d’attente à la douane car le col Hito Cajon qui mène en Bolivie est fermé. Le vent a soufflé toute la nuit et a formé des congères. Finalement vers 10h le col ouvre, il n’y a plus qu’à faire la queue (longuement) au poste de douane chilien à SPDA. Nous partons pour 40 km de minibus jusqu’à la douane bolivienne (d’abord par la route du Paso de Jama, puis on tourne à G sur une piste pendant qq km, c’est indiqué). On remplit un Nème papier avec les 5 numéros de passeport… 2 km plus loin (frais de douane 1500 pesos chiliens (15FF)/pers), rebelote pour l’entrée dans le parc national bolivien (30 bolivianos (30FF)/adulte, gratuit pour les enfants)
Finalement nous sommes enfin à pied d’œuvre vers 13h après ½ journée d’attente et de formalités ! Je pense que sur 3 semaines de vacances, nous aurons en tout passé au moins une bonne journée en formalités douanières !! Nous partons pour 2 jours seulement en Bolivie (ben wouih, 3 semaines c’est court, surtout en partant de BSAS, et puis j’appréhende un peu le froid et l’inconfort et les longues journées de piste du tour classique jusqu’au salar d’Uyuni)
Pour ce tour sur mesure, après avoir contacté 3 agences de SPDA qui organisent des tours en Bolivie (Colque Tour, Cordillera Travellers et Estrella del Sur Expeditiones), c’est finalement cette dernière agence que j’ai retenue. Tout coûte cher à SPDA, beaucoup plus cher que les tours au départ d’Uyuni. Pour nous 5 nous payons 600 USD pour 2 jours/1 nuit, tout compris.
Avant de quitter le poste de douane bolivien et de commencer vraiment notre petite virée en Bolivie, nous prenons un bon petit déjeuner dans un vent assez glacial à 4000 m : Simeon a tout disposé sur une belle nappe dans le coffre du 4X4 : chocolat chaud, pain, dulche de leche (confiture de lait), confiture et beurre. Il refait le plein et ensuite nous prenons la piste, en même temps que 3 ou 4 autres 4X4 qui nous distancent rapidement car nous faisons quelques arrêts photos.

Simeon notre chauffeur, n’a dormi que 2 h cette nuit pour venir d’Uyuni, il se réconforte avec des feuilles de coca. Comme sa vue est fatiguée, il en a collé une au-dessus de chaque œil ! Il vit à Uyuni et a 3 enfants de 5, 8 et 10 ans qu’il ne voit pas beaucoup. Il travaille toute l’année, même pendant la saison des pluies. « Les Boliviens sont forts ! », nous explique-il.
Nous goûtons la feuille de coca est c’est au premier abord vraiment dég…Il faut en prendre 5 ou 6 et les mastiquer pendant une vingtaine de minutes. Arnaud les avale aussitôt pour s’en débarrasser au plus vite. Je persévère mais elles finissent par se dissoudre et je les avale aussi (ce qu’il faut éviter parait-il ?) Fred et Victor persévèrent…Victor, jeune étudiant en 3ème année de philo, vit depuis 2 mois à SPDA où il gagne sa vie en faisant de petits boulots, en attendant que sa copine le rejoigne pour un grand tour de 2 mois au Pérou et en Bolivie. Vivant à 2500 m depuis plusieurs semaines, il ne souffre pas trop de l’altitude. Nous avons passé plusieurs nuits à 4000 m avant d’arriver à SPDA mais ça fait 3 nuits que nous dormons à 2500 m mais ça va. Aucun mal de tête, simplement un essoufflement inhabituel.
Nous découvrons d’abord la Laguna Blanca, gelée en partie

puis la Laguna Verde (cette lagune ne prend sa couleur verte qu’avec la combinaison soleil+ vent et aujourd’hui on est gâté), tout près de la frontière.

Ensuite : désert de Dali, que nous admirons de (trop) loin. Il est un peu trop tôt dans la journée pour avoir des ombres "à la Dali".

L’altiplano est vraiment magnifique, les volcans sont enneigés car l’hiver est inhabituel cette année. Il y a eu plusieurs journées consécutives de temps gris et maussade, chose exceptionnelle dans cette région désertique en saison sèche. Un peu plus loin nous arrivons au salar de Chalviri où coulent des Aguas termales où l’on peut se baigner.

Mais le petit vent frais qui souffle à 4000 m nous dissuade de tenter l’expérience.
Puis solfatares (Sol de Manana) situés à près de 5000 m d’altitude.



C’est là à 5000 m d'altitude, que Victor a couru le 200 m en atmosphère appauvrie en oxygène le plus rapide du monde, en rattrapant une feuille que le vent lui avait arrachée des mains. Il a mis une heure à s’en remettre.
Enfin la magnifique Laguna Colorada et ses qq flamants roses (les autres ont migré dans des contrées plus clémentes et reviendront en été) et lamas.





Nous déjeunons à l’auberge d’un (bon) repas rapidement préparé par Siméon et non moins rapidement avalé. Puis nous allons marcher un peu au bord de la Laguna Colorada. Jusque là la piste n’offre aucune difficulté, ni technique ni d’orientation. Nous quittons ensuite les sentiers battus du sud Lipez pour aller vers le petit village de Quetena Chico, plus à l’est où nous allons passer la nuit. La piste, mauvaise, aucune indication, est superbe. Le soleil se couche peu avant notre arrivée et nous offre de superbes lumières.
De loin nous admirons le volcan Uturuncu, 6022 m, notre objectif du lendemain. Quelques vigognes se détachent sur l'horizon.

L'Uturuncu de plus près. Les trainées plus claires ne sont pas de la neige mais du soufre.

Quetena Chico comme la plupart des villages du coin vit de l’élevage des lamas. Il y en a plein partout, aussi sauvages que nos braves vaches et ça doit bien faire rigoler les Boliviens quand on s’extasie devant eux. Bonne surprise, l’auberge de Quetena nous offre une grande chambre, propre, spacieuse, pour nous 5, avec plein de couvertures.


Les toilettes sont propres et on peut même pour 5 bolivianos (5FF) prendre une douche chaude mais vu la température ambiante, ça ne nous tente pas vraiment… Simeon nous prépare avec l’aide des 2 femmes de l’auberge un bon repas (poulet + légumes, soupe). Nous sommes vraiment gâtés vu les conditions d’éloignement de tout. Il faut dire que Simeon est très organisé. Il promène sur le toit de son 4X4 en plus de nos bagages, de sa roue de secours et de ses 2 gros bidons d’essence, une bouteille de gaz, un réchaud et une grosse glacière. Avant de partir, l’agence nous avait d’ailleurs demandé ce que nous avions envie de manger, s’était enquis de savoir si nous étions végétariens, délicate attention…
Nous nous enfouissons sous une bonne couche de couvertures (en plus de nos sacs de couchage) car demain nous nous lèverons à 4h30.Le ciel est clair, il va encore faire beau demain !
J13 Mercredi 11/07 Lever à 4h30 comme prévu, ça caille. 5°C dans la chambre. On n’a pas très bien dormi, trop chaud !
A cette heure indue, il n’y a pas encore d’électricité, les lampes frontales sont bien utiles car la nuit est encore très noire. La lune est réduite à un mince croissant. Nous avalons un bon petit déjeuner.
Simeon a déjà démarré le 4X4 mais bien qu’il soit équipé d’un système antigel pour les grands froids, il est obligé de promener une torche enflammée sur le radiateur pour réveiller totalement son moteur. Selon lui il doit faire en dessous de -15°C.
Il y a une heure de piste jusqu’au volcan Uturuncu. C’est de la conduite 4X4 de haut vol : nous devons faire le brise glace en avançant et reculant à plusieurs reprises pour franchir une rivière gelée. Simeon connaît le coin comme sa poche et heureusement car il n’y a absolument aucune indication. Les gués se succèdent et enfin nous arrivons au pied du volcan et l’ascension commence. Il y avait autrefois une mine de soufre desservie par une piste qui monte jusqu’à 5700 m mais à cause de la neige et malgré les prouesses de Simeon, nous devons nous arrêter à 5260m. Après c’est à pied.

Nous arrivons juste au moment du lever du soleil, c’est très beau. Nous avons revêtu tous nos vêtements. Pantalon en fourrure polaire+ pantalon de marche en toile+ pantalon coupe-vent. En haut T-shirt+2sweat+2fourrures polaires+anorak+Bonnet+foulard+moufles.
Le vent se lève et augmente encore la sensation de froid.

Le sommet parait tout proche : le volcan est très beau avec ses coulées de soufre jaune. Il domine toute la région. On a vraiment envie d’aller en haut. Mais très vite, Caroline et Marion préfèrent faire demi-tour, frigorifiées et à bout de souffle.
Arnaud continue vaillamment avec Fred, Simeon et Victor mais lui aussi finit par renoncer à 5450 m, ayant trop froid aux pieds (il souffrira en fait d’une belle engelure, de même que Caroline). Simeon a laissé la voiture ouverte, heureusement car le vent est de + en + fort.
Je me sens parfaitement bien jusqu’à 5500 m où soudain j’ai la sensation brutale d’avoir la tête et la gorge prises dans un étau. C’est vraiment très désagréable. Je descends rejoindre les enfants. Les 3 hommes continuent. En une demi-heure, frigorifiée avec le vent dans le nez, je rejoins les enfants au 4X4. On se pelotonne dans un duvet et une couverture et la longue attente commence. Il est 8h45. Simeon nous a expliqué la veille que dans tous les cas, il faudrait reprendre la piste à 12h car une longue route nous attend ensuite jusqu’au poste frontière qui ferme vers 18h00. Marion est vraiment mal, elle se plaint de nausées et de céphalées et je ne vaux pas mieux. Le soleil monte peu à peu dans le ciel et l’atmosphère dans le 4X4 -au soleil mais aussi en plein vent- se réchauffe un peu. Pour s’occuper, on joue au baccalauréat : Marion et moi sommes complètement dans le potage alors que les grands qui ne souffrent pas du mal des montagnes voient leurs capacités intellectuelles conservées.
Midi arrive enfin et toujours personne.
Je commence à stresser en réalisant que s’il leur est arrivé qq chose, je suis incapable d’aller les aider et qu’en plus je n’ai pas la clé pour conduire le 4X4, nous mettre à l’abri avant la nuit et chercher du secours.
De toute façon, on ne peut rien faire d’autre qu’attendre.
Enfin, ½ plus tard, je distingue au loin 3 petites silhouettes dans un immense pierrier volcanique. C’est eux ! (Pas de doute, il n’y a personne d’autre à des dizaines de km alentours…) Ils semblent marcher normalement, tout va bien.
Finalement avec 1h30 de retard, ils nous rejoignent, épuisés comme jamais selon leurs dires. Simeon a déjà gravi le volcan une quinzaine de fois mais jamais dans de telles conditions de froid et de vent. Il a épuisé son stock de feuilles de coca dans la grimpette, avec l’aide de Fred et Victor qui avaient-comme nous- pris le matin un comprimé de Diamox. Victor, qui a réalisé l’ascension en baskets ( !!) est crevé, a l’impression que sa tête va exploser, mais comme Fred, qui lui n’a pas mal au crâne mais est complètement épuisé, en hypoglycémie, est fier d’être arrivé au sommet. Ils ont gravi les 800 m jusqu’à 6020 m sans rien boire ni manger, trop de vent, trop froid. Simeon et Fred se requinquent en engloutissant plein de gâteaux bien sucrés. Victor, nauséeux, préfère dormir…
Voici les images qu'ils ont rapportées :
Le sommet approche :

C'est un sol volcanique instable, bien crevant.

De là-haut, il parait que la vue est magnifique sur des lagunes, mais le fond de l'air est très frais!

Plus de 6000m! Pas mal!

Simeon et Victor au sommet.


Victor a fait l'ascension en jean (+ pantalon de pyjama) et baskets! Pas frileux le garçon!
Fred en haut :

Vue d'en haut :

Nous regagnons l’auberge de Quetena Chico, découvrant sous le soleil le magnifique paysage de canyons traversé cette nuit. Le coin est vraiment beau et perdu.
Fred nous explique que le sommet est en fait plus haut que ce qu’on découvre du bas. Pas bon pour le moral quand arrivé à 5995 m, on découvre qu’il reste 30 m à gravir ! De là-haut, ils avaient une vue superbe sur 3 lagunes. Un petit muret de pierres circulaire leur a permis de faire une petite pause relativement abrités pour profiter de la vue.
Arrivés à l’auberge, Simeon, le « bolivien fort », nous prépare encore une fois un bon repas. A 4000 m, nous nous sentons en pleine forme et l’appétit est là !
Nous rassemblons nos affaires de la nuit, rechargeons le 4X4 et reprenons la piste vers le Hito Cajon, poste frontière boliviano-chilien. Nous passons à Quetena Grande (plus petit que Q chico) et découvrons une région magnifique avec une rivière serpentant dans un canyon où paissent plein de lamas.


Les maisons sont très mignonnes, toutes en adobe et au toit de paille (pas de tôle ondulée par ici), il y a de nombreux enclos en pierre pour les lamas.

La seule autre source de revenu dans le coin semble être l’extraction de sels minéraux des lagunes : borax entre autres. Il y aurait des dizaines de photos à prendre dans le coin, plein de belles balades aussi mais je sens bien que Simeon craint d’arriver trop tard à la douane et je limite les pauses-photo.

Il faut dire que les journées sont très courtes en hiver (la nuit tombe à 18H30)
Nous fermons la boucle de notre circuit en retrouvant le salar de Chalviri et arrivons juste à temps au poste frontière. Comme nous sommes les derniers, ça va beaucoup plus vite. La navette minibus nous a attendus et à 19h00 nous sommes au poste de douane chilien à SPDA où les bagages sont fouillés afin de vérifier que nous n’allons pas importer de fièvre aphteuse et autres maladies au Chili.
La navette nous dépose à l’hôtel Chiloé où nous payons nos 3000 pesos, récupérons le camping-car. Puis nous allons chez Victor pour transférer sur son portable les photos de ces 2 jours époustouflants. Nous terminons la soirée dans un petit resto où Victor a ses habitudes, le seul de SPDA qui ne soit pas trop cher (nous mangeons à 6 pour 13400 pesos) puis raccompagnons Victor chez lui, lui faisons nos adieux et partons faire de beaux rêves dans la Cordillera De Sal, comme d’habitude.
La suite dans une 4ème et dernière (!) partie : retour en Argentine: http://voyageforum.com/v.f?post=1193013;#1193013
Argentine-Chili-Bolivie en photos (partie 2: Chili) English translation pending
Suite de la première partie qui se trouve ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1190568;#1190568
QUELQUES JOURS AU CHILI AUTOUR DE SAN PEDRO DE ATACAMA
J10 Dimanche 08/07 En route pour la Vallée de la Luna où nous arrivons de bonne heure (14 km au SO de SPDA) Nous sommes absolument seuls, il fait beau, pas de vent et c’est magnifique, on se balade toute la matinée en mitraillant dans tous les sens.

Soleil levant sur la célèbre grande dune.

A l'arrière plan le salar d'Atacama.


Sur la crête de la dune.

Vue vers le sud.






Bizarre, bizarre...



A l'arrière plan, le cône parfait du Licancabur et à sa droite, le col ves l'altiplano bolivien. Le point blanc à G est le camping-car.

La grande dune tout schuss!

Une autre dune encore plus grande!
Il est temps de refaire le plein d’eau et d’essence. La pompe est très bien cachée au cœur du village dans une sorte d’enclos privé (suivre l'indication "COPEC"). On a eu un mal de chien à la trouver et avons tourné autour pendant au moins 1/2h malgré les indications des chiliens. Finalement c’est à pied que nous l’avons dénichée. Passage à l’agence Estrella del Sur Expeditiones pour confirmer le tour en Bolivie prévu le 10/07. La neige ne devrait pas poser de problème, en théorie. Nous réessayons de trouver la vallée de la Muerte, sans plus de succès et décidons de retourner à la vallée de la Luna pour le coucher du soleil (l’entrée est valable pour la journée 2000 pesos/adulte, 500/enfant)


Quel régal de tracer son chemin sur le sable immaculé!
Les bus de touristes arrivent vraiment au dernier moment et pas de chance, le soleil se cache derrière les nuages.

C’est un défilé ininterrompu jusqu’au sommet de la grande dune… C’est vraiment plus beau le matin mais ça ne coïncide pas avec les horaires chiliens !
Rayon de soleil sur le Licancabur, presque 6000 m.

Retour à SPDA à l’agence qui nous dit que finalement ce n’est pas possible d’avancer le tour en Bolivie à lundi au lieu de mardi.(de toute façon a posteriori, le col était fermé le lundi ) On rencontre Victor, notre interprète qui nous accompagnera en Bolivie, très sympa, qui nous met en contact avec Kike, un guide local qui va nous emmener demain visiter la vallée de l’Arc en ciel, dont je n’ai jamais entendu parler, située à 80 km au N de SPDA. Départ demain à 8h. Nous allons dormir dans la Cordillera de Sal, bien à l’abri au fond du canyon.
J11 Lundi 09/07 Nous passons prendre Kike (kikeguia@yahoo.es) à 8h comme prévu (il habite avec Victor juste en face de l’hôtel Incahuasi, situé dans la « banlieue » de SPDA). Nous prenons la route de Calama et au bout d’une cinquantaine de km tournons à D vers Rio Grande (indiqué) sur une bonne piste. Après environ 2 km de piste, nous laissons à G un petit massif rocheux aux formes étranges (avec une petite maison avec une jolie porte) : il est truffé de splendides pétroglyphes. Ce site était situé sur la route de migration de Incas à travers la Cordillère. Les dessins de lamas sont toujours en direction de la route à suivre. Il y a aussi des représentations de chamans, de jacarandas et même un singe ! Le massif regorge de petites cavités où s’abritaient les incas. Superbe et émouvant en même temps. Un peu plus loin nous quittons la piste qui continue vers Rio Grande pour tourner à G juste avant un pont à la borne 25 vers un petit hameau appelé « Manquilla » ou qq chose comme ça. La piste devient plus chaotique mais reste praticable avec un camping-car. Elle se faufile le long d’une très jolie vallée, traversant plusieurs gués. Il existe une petite source d’eau potable (chose rare dans cette région très riche en sels minéraux +/- toxiques, il y aurait d’ailleurs pas mal de cancers dus à la consommation d’eaux contaminées) : elle est lovée juste après un gué, au creux d’un tout petit vallon très vert décoré de somptueuses herbes de la pampa)

Après le gué la source est 100 m à droite mais il faut aller à G pour continuer à remonter la vallée. Cette vallée était autrefois habitée par des petits éleveurs, puis a été abandonnée par ses occupants qui sont allés chercher fortune à Calama ou SPDA. Elle est actuellement l’objet d’une tentative de repeuplement par le gouvernement chilien, qui y a reconstruit une petite chapelle, amené de l’électricité. Mais nous n’y avons croisé qu’une seule personne, un vieil homme poussant sa brouette, et 2 chiens.
Nous arrivons dans la vallée de l'Arc en Ciel.

Perpendiculairement à cette vallée partent 3 canyons aux couleurs contrastées et dont les parois ont été curieusement modelées par l’érosion.






Etrange cactus nommé "coussin de belle-mère".

Tous les points brillants sont du mica : certaines pierres sont énormes.


On y trouve certains minéraux qui n’existeraient nulle part ailleurs, en particulier une roche verte qui serait de l’atacamite. Kike est passionné de cailloux et nous en avons rapporté quelques kilos ! La végétation est évidemment très dispersée dans ce pays de désert : petits cactus ronds nommés « coussins de belle-mère », cardones, et aussi une plante à l’odeur forte de menthol très agréable qui aurait des vertus médicinales. Aucun animal sauf 4 ânes +/- sauvages. Nous mangeons sur place avant de reprendre la route vers SPDA. Au passage nous visitons les pétroglyphes, très ludiques.
Vue d'ensemble du massif des pétroglyphes :



Pour ajouter au mystère de l'endroit, Marion a trouvé un collier inca "d'époque" (mais laquelle!?)...


Un peu avant SPDA, Kike nous montre l’emplacement de la vallée de la Muerte, que nous avions cherchée en vain et pour cause, elle n’est pas indiquée (en venant de SPDA, il faut traverser la Cordillère De Sal et arrivé en haut de la montée il faut prendre la 2ème ou 3ème piste qui part à droite qui démarre au niveau d’un « bateau » goudronné.) Kike nous propose ensuite d’aller nous balader dans un magnifique petit canyon situé sur la route de Puritama, à 25 km au NE de SPDA. D’abord une longue montée puis une descente qui serpente vers le fond d’une petite vallée avec une petite maison. Juste après avoir traversé le Rio Esperanza (ou qq chose dans ce goût-là), une piste part à Gauche sur environ 200 m . C’est là qu’il faut se garer. De là part un petit canyon très amusant où coule une petite rivière que l’on traverse à de multiples reprises.

Malheureusement le soleil est déjà trop bas pour illuminer le fond du canyon mais c’est tout de même superbe, sauvage et gratuit ( à la différence de canyon de Jerez à Toconao, bien moins beau)

Il faut en tout 6 h pour descendre tout le canyon.

Kike est tout heureux de découvrir le tronc d’un cactus mort. Il l’utilisera pour décorer son jardin. Il nous explique que les cardones sont une espèce protégée et qu’il en coûte 5 ans et 1 jour ( !) de prison en cas d’infraction.
Certains cactus font plus de 10 m de haut et auraient plus de mille ans!

Cette longue journée de découverte de la région de SPDA avec Kike nous aura coûté 40000 pesos (soit environ 400 FF)
Nous sommes bien fatigués, ramenons Kike chez lui et allons nous garer pour 2 jours dans la cour de l’hôtel Chiloé, découvert grâce au récit des Espacla sur VF. 3000 pesos (30 FF) pour 2 nuits.
Nous faisons qq courses et hop au lit.
Nuit très calme.
Demain nous partons en Bolivie.
La suite en Bolivie dans une 3ème partie : http://voyageforum.com/...ost=1191724;#1191724
QUELQUES JOURS AU CHILI AUTOUR DE SAN PEDRO DE ATACAMA
J10 Dimanche 08/07 En route pour la Vallée de la Luna où nous arrivons de bonne heure (14 km au SO de SPDA) Nous sommes absolument seuls, il fait beau, pas de vent et c’est magnifique, on se balade toute la matinée en mitraillant dans tous les sens.

Soleil levant sur la célèbre grande dune.

A l'arrière plan le salar d'Atacama.


Sur la crête de la dune.

Vue vers le sud.






Bizarre, bizarre...



A l'arrière plan, le cône parfait du Licancabur et à sa droite, le col ves l'altiplano bolivien. Le point blanc à G est le camping-car.

La grande dune tout schuss!

Une autre dune encore plus grande!
Il est temps de refaire le plein d’eau et d’essence. La pompe est très bien cachée au cœur du village dans une sorte d’enclos privé (suivre l'indication "COPEC"). On a eu un mal de chien à la trouver et avons tourné autour pendant au moins 1/2h malgré les indications des chiliens. Finalement c’est à pied que nous l’avons dénichée. Passage à l’agence Estrella del Sur Expeditiones pour confirmer le tour en Bolivie prévu le 10/07. La neige ne devrait pas poser de problème, en théorie. Nous réessayons de trouver la vallée de la Muerte, sans plus de succès et décidons de retourner à la vallée de la Luna pour le coucher du soleil (l’entrée est valable pour la journée 2000 pesos/adulte, 500/enfant)


Quel régal de tracer son chemin sur le sable immaculé!
Les bus de touristes arrivent vraiment au dernier moment et pas de chance, le soleil se cache derrière les nuages.

C’est un défilé ininterrompu jusqu’au sommet de la grande dune… C’est vraiment plus beau le matin mais ça ne coïncide pas avec les horaires chiliens !
Rayon de soleil sur le Licancabur, presque 6000 m.

Retour à SPDA à l’agence qui nous dit que finalement ce n’est pas possible d’avancer le tour en Bolivie à lundi au lieu de mardi.(de toute façon a posteriori, le col était fermé le lundi ) On rencontre Victor, notre interprète qui nous accompagnera en Bolivie, très sympa, qui nous met en contact avec Kike, un guide local qui va nous emmener demain visiter la vallée de l’Arc en ciel, dont je n’ai jamais entendu parler, située à 80 km au N de SPDA. Départ demain à 8h. Nous allons dormir dans la Cordillera de Sal, bien à l’abri au fond du canyon.
J11 Lundi 09/07 Nous passons prendre Kike (kikeguia@yahoo.es) à 8h comme prévu (il habite avec Victor juste en face de l’hôtel Incahuasi, situé dans la « banlieue » de SPDA). Nous prenons la route de Calama et au bout d’une cinquantaine de km tournons à D vers Rio Grande (indiqué) sur une bonne piste. Après environ 2 km de piste, nous laissons à G un petit massif rocheux aux formes étranges (avec une petite maison avec une jolie porte) : il est truffé de splendides pétroglyphes. Ce site était situé sur la route de migration de Incas à travers la Cordillère. Les dessins de lamas sont toujours en direction de la route à suivre. Il y a aussi des représentations de chamans, de jacarandas et même un singe ! Le massif regorge de petites cavités où s’abritaient les incas. Superbe et émouvant en même temps. Un peu plus loin nous quittons la piste qui continue vers Rio Grande pour tourner à G juste avant un pont à la borne 25 vers un petit hameau appelé « Manquilla » ou qq chose comme ça. La piste devient plus chaotique mais reste praticable avec un camping-car. Elle se faufile le long d’une très jolie vallée, traversant plusieurs gués. Il existe une petite source d’eau potable (chose rare dans cette région très riche en sels minéraux +/- toxiques, il y aurait d’ailleurs pas mal de cancers dus à la consommation d’eaux contaminées) : elle est lovée juste après un gué, au creux d’un tout petit vallon très vert décoré de somptueuses herbes de la pampa)

Après le gué la source est 100 m à droite mais il faut aller à G pour continuer à remonter la vallée. Cette vallée était autrefois habitée par des petits éleveurs, puis a été abandonnée par ses occupants qui sont allés chercher fortune à Calama ou SPDA. Elle est actuellement l’objet d’une tentative de repeuplement par le gouvernement chilien, qui y a reconstruit une petite chapelle, amené de l’électricité. Mais nous n’y avons croisé qu’une seule personne, un vieil homme poussant sa brouette, et 2 chiens.
Nous arrivons dans la vallée de l'Arc en Ciel.

Perpendiculairement à cette vallée partent 3 canyons aux couleurs contrastées et dont les parois ont été curieusement modelées par l’érosion.






Etrange cactus nommé "coussin de belle-mère".

Tous les points brillants sont du mica : certaines pierres sont énormes.


On y trouve certains minéraux qui n’existeraient nulle part ailleurs, en particulier une roche verte qui serait de l’atacamite. Kike est passionné de cailloux et nous en avons rapporté quelques kilos ! La végétation est évidemment très dispersée dans ce pays de désert : petits cactus ronds nommés « coussins de belle-mère », cardones, et aussi une plante à l’odeur forte de menthol très agréable qui aurait des vertus médicinales. Aucun animal sauf 4 ânes +/- sauvages. Nous mangeons sur place avant de reprendre la route vers SPDA. Au passage nous visitons les pétroglyphes, très ludiques.
Vue d'ensemble du massif des pétroglyphes :



Pour ajouter au mystère de l'endroit, Marion a trouvé un collier inca "d'époque" (mais laquelle!?)...


Un peu avant SPDA, Kike nous montre l’emplacement de la vallée de la Muerte, que nous avions cherchée en vain et pour cause, elle n’est pas indiquée (en venant de SPDA, il faut traverser la Cordillère De Sal et arrivé en haut de la montée il faut prendre la 2ème ou 3ème piste qui part à droite qui démarre au niveau d’un « bateau » goudronné.) Kike nous propose ensuite d’aller nous balader dans un magnifique petit canyon situé sur la route de Puritama, à 25 km au NE de SPDA. D’abord une longue montée puis une descente qui serpente vers le fond d’une petite vallée avec une petite maison. Juste après avoir traversé le Rio Esperanza (ou qq chose dans ce goût-là), une piste part à Gauche sur environ 200 m . C’est là qu’il faut se garer. De là part un petit canyon très amusant où coule une petite rivière que l’on traverse à de multiples reprises.

Malheureusement le soleil est déjà trop bas pour illuminer le fond du canyon mais c’est tout de même superbe, sauvage et gratuit ( à la différence de canyon de Jerez à Toconao, bien moins beau)

Il faut en tout 6 h pour descendre tout le canyon.

Kike est tout heureux de découvrir le tronc d’un cactus mort. Il l’utilisera pour décorer son jardin. Il nous explique que les cardones sont une espèce protégée et qu’il en coûte 5 ans et 1 jour ( !) de prison en cas d’infraction.
Certains cactus font plus de 10 m de haut et auraient plus de mille ans!

Cette longue journée de découverte de la région de SPDA avec Kike nous aura coûté 40000 pesos (soit environ 400 FF)
Nous sommes bien fatigués, ramenons Kike chez lui et allons nous garer pour 2 jours dans la cour de l’hôtel Chiloé, découvert grâce au récit des Espacla sur VF. 3000 pesos (30 FF) pour 2 nuits.
Nous faisons qq courses et hop au lit.
Nuit très calme.
Demain nous partons en Bolivie.La suite en Bolivie dans une 3ème partie : http://voyageforum.com/...ost=1191724;#1191724
Avis sur itinéraire et budget pour quarante cinq jours en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
Voila, voila, suite à de nombreuses demandes d'infos sur le forum, de nombreux échanges, j'ai finalement décidé de partir 45 jours en Amerique du Sud (Congés sans solde donc à prendre) et me faire une belle petite "ballade".
J'aimerais vous faire partager : - L'itinéraire - Le budget envisagé
Je suis à l'écoute de toutes vos remarques, vos conseils pour pouvoir finaliser les grosses mailles de voyage.
Je vous remercie donc tous pour vos remarques Amicalement,
Itinéraire :
16-avr Paris - Lima 17-avr Perou - Lima 18-avr Perou - Lima 19-avr Perou - Nasca 20-avr Perou - Arequipa 21-avr Perou - Canion del colca 22-avr Perou - Canion del colca 23-avr Perou - Arequipa 24-avr Perou - Vol Arequipa - Cuzco 25-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 26-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 27-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 28-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 29-avr Perou - Cuzco - Puno en bus 30-avr Perou - Tiwanaku / Sillustani (à côté de Puno) 01-mai Perou - Copacabana, Lac titicaca, Isla del Sol 02-mai Bolivie - Copacabana, Lac titicaca, Isla del Sol 03-mai Bolivie - Copacabana, Puis direction La Paz 04-mai Bolivie - La Paz 05-mai Bolivie - La Paz 06-mai Bolivie - La Paz Bus de nuit entre La Paz et Oruro 07-mai Bolivie - Oruro 08-mai Bolivie - Potosi 09-mai Bolivie - Potosi 10-mai Bolivie - Sucre 11-mai Bolivie - Sucre 12-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 13-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 14-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 15-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 16-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez (Fin du circuit à Tupiza) 17-mai Bolivie - Tupiza - Salta puis Vol Salta - Buenos Aires 18-mai Argentine - Buenos Aires 19-mai Argentine - Buenos Aires 20-mai Argentine - Buenos Aires 21-mai Argentine - Buenos Aires 22-mai Argentine - Buenos Aires 23-mai Vol Buenos Aires - Santiago 24-mai Chilie - Vol Santiago - Hango Roa (Ile de Pâques) 25-mai Ile de Pâques 26-mai Ile de Pâques 27-mai Ile de Pâques 28-mai Ile de Pâques 29-mai Chilie - Santiago du Chili Iles de Pâques / Santiago Vol Hango Roa - Santiago 30-mai Chilie - Santiago du Chili Santiago 31-mai Santiago du Chili - Paris
Budget :
Perou : 14 jours - 50€ par jour ==> 700€ Bolivie : 17 jours - 40€ par jour ==> 680€ Buenos Aires : 6 jours - 50€ par jour ==> 300€ Ile de Pâques : 4 jours - 90€ par jour ==> 360€ (dont 40€ de location de voiture par jour) Santiago : 4 jours - 50€ par jour ==> 200€
Divers : 500€
Billet d'avion Transatlantique : 1000€ (tarif 8 mois à l'avance)
Vol : Arequipa - Cuzco (Lan Peru) : 100€ (tarif 8 mois à l'avance) Vol : Salta - Buenos aires (Aer. Argentinas) : 100€ (tarif 8 mois à l'avance) Vol : Buenos Aires - Santiago (Aer. Argentinas) : 55€ (tarif 8 mois à l'avance) Vol : Santiago - Hango Roa (Aller - Retour) (Lan Peru) : 280€ (tarif 8 mois à l'avance)
Total 45 jours AmSud : 4275€
J'aimerais vous faire partager : - L'itinéraire - Le budget envisagé
Je suis à l'écoute de toutes vos remarques, vos conseils pour pouvoir finaliser les grosses mailles de voyage.
Je vous remercie donc tous pour vos remarques Amicalement,
Itinéraire :
16-avr Paris - Lima 17-avr Perou - Lima 18-avr Perou - Lima 19-avr Perou - Nasca 20-avr Perou - Arequipa 21-avr Perou - Canion del colca 22-avr Perou - Canion del colca 23-avr Perou - Arequipa 24-avr Perou - Vol Arequipa - Cuzco 25-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 26-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 27-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 28-avr Perou - Cuzco et la vallée sacrée des incas 29-avr Perou - Cuzco - Puno en bus 30-avr Perou - Tiwanaku / Sillustani (à côté de Puno) 01-mai Perou - Copacabana, Lac titicaca, Isla del Sol 02-mai Bolivie - Copacabana, Lac titicaca, Isla del Sol 03-mai Bolivie - Copacabana, Puis direction La Paz 04-mai Bolivie - La Paz 05-mai Bolivie - La Paz 06-mai Bolivie - La Paz Bus de nuit entre La Paz et Oruro 07-mai Bolivie - Oruro 08-mai Bolivie - Potosi 09-mai Bolivie - Potosi 10-mai Bolivie - Sucre 11-mai Bolivie - Sucre 12-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 13-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 14-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 15-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez 16-mai Bolivie - Salar Uyuni et Sud Lipez (Fin du circuit à Tupiza) 17-mai Bolivie - Tupiza - Salta puis Vol Salta - Buenos Aires 18-mai Argentine - Buenos Aires 19-mai Argentine - Buenos Aires 20-mai Argentine - Buenos Aires 21-mai Argentine - Buenos Aires 22-mai Argentine - Buenos Aires 23-mai Vol Buenos Aires - Santiago 24-mai Chilie - Vol Santiago - Hango Roa (Ile de Pâques) 25-mai Ile de Pâques 26-mai Ile de Pâques 27-mai Ile de Pâques 28-mai Ile de Pâques 29-mai Chilie - Santiago du Chili Iles de Pâques / Santiago Vol Hango Roa - Santiago 30-mai Chilie - Santiago du Chili Santiago 31-mai Santiago du Chili - Paris
Budget :
Perou : 14 jours - 50€ par jour ==> 700€ Bolivie : 17 jours - 40€ par jour ==> 680€ Buenos Aires : 6 jours - 50€ par jour ==> 300€ Ile de Pâques : 4 jours - 90€ par jour ==> 360€ (dont 40€ de location de voiture par jour) Santiago : 4 jours - 50€ par jour ==> 200€
Divers : 500€
Billet d'avion Transatlantique : 1000€ (tarif 8 mois à l'avance)
Vol : Arequipa - Cuzco (Lan Peru) : 100€ (tarif 8 mois à l'avance) Vol : Salta - Buenos aires (Aer. Argentinas) : 100€ (tarif 8 mois à l'avance) Vol : Buenos Aires - Santiago (Aer. Argentinas) : 55€ (tarif 8 mois à l'avance) Vol : Santiago - Hango Roa (Aller - Retour) (Lan Peru) : 280€ (tarif 8 mois à l'avance)
Total 45 jours AmSud : 4275€
Location de voiture ou excursions à San Pedro de Atacama au Chili English translation pending
Bonjour,
Je pars en Mars pour le Chili, je prévois de passer notamment 3 ou 4 jours à San Pedro de Atacama.
Pour faire toutes les visites alentours, vaut-il mieux se louer une voiture à Calama ou rayonner avec diverses excursions depuis San Pédro.
Ah ! autre chose, je pense faire l'aller retour Santiago-Mendoza en bus. Est-il possible de Prendre un bus à Santiago, s'arrêter à Puente del Inca pour une petite pause puis reprendre dans la journée un bus pour finir la route vers Mendoza.
Merci pour vos réponses
Merci pour vos réponses
Itinéraire en Patagonie English translation pending
Resalut. J - 5 pour Santiago. J'ai pas prévu d'itinéraire précis pour mon périple Chilo-Argentin, c'est un peu au jour le jour . Le leitmotiv est quand même la Patagonie et je compte m'y rendre en bus (TdP + El Calafate sont prévus). Comme je "descends" gentiment (j'ai 6 semaines de vacances...) pour remonter ensuite par l'Argentine, je suis à l'écoute de suggestions et plans. En ce qui concerne les refuges, de dois être un peu en retard pour réserver, non?
Ma question est axée surtout sur la Patagonie, y a-t-il un refuge/camping bien centré au TdP d'où l'on peut faire les excursions?
Merci!
Ma question est axée surtout sur la Patagonie, y a-t-il un refuge/camping bien centré au TdP d'où l'on peut faire les excursions?
Merci!
Vos coups de coeur au Chili et en Argentine? English translation pending
Allo,
Je parts très prochainement au Chili et en Argentine pour 88 jours en vélo. Je me dirige vers le sud du Chili jusqu'en Pentagonie et je remonte ensuite sur Buenos Aires. Est-ce que vous conaissez des places hors des sentiers battues qui valent la peine d'être visité, des coup de coeur particuliers, des places ou vous avez fait de belles recontres???
La vie est belle!!!! Vive les vacances!!!
La vie est belle!!!! Vive les vacances!!!
Location de voiture au Chili English translation pending
Salut,
Nous voudrions louer une voiture pour notre voyage au Chili en septembre... J'ai fait qq essais sur hertz et avis histoire de voir les prix, et j'ai trouver par exemple deux semaines à 1600 US$!!!!
Qqun sait-il si ca sera moins cher de louer sur place? Et combien ca pourrait couter? histoire de voir si on oublie directement la solution voiture de location...
MERCI!!!
Nous voudrions louer une voiture pour notre voyage au Chili en septembre... J'ai fait qq essais sur hertz et avis histoire de voir les prix, et j'ai trouver par exemple deux semaines à 1600 US$!!!!
Qqun sait-il si ca sera moins cher de louer sur place? Et combien ca pourrait couter? histoire de voir si on oublie directement la solution voiture de location...
MERCI!!!
Trek à Torres del Paine (Chili) English translation pending
Bonjour,
Je prévois de faire un trek à Torres del paine (circuit W d'est en ouest) début novembre et je recherche des info pratiques :
1/ Dans les refuges peut-on aisement faire sa propre popote ou est-ce déconseillé dans la mesure où ils offrent tous un service de restauration ? 2/ J'ai vu que le catamaran qui traverse le lac Pehoe part à 18 h en novembre, est ce que quelqu'un sait si un bus permet ensuite de rentrer à Puerto Natales ? 3/ Il existe des navettes entre Laguna Amara et l'hosteria Las Torres : je n'ai pas trouvé d'info sur les horaires et le coût (je pense passer la nuit au refuge Chileno donc d'après ce que j'ai pu comprendre la navette est payante) ? 4/ Je n'ai à priori pas l'intention de camper, mais au cas où est ce que quelqu'un connait le prix de la location d'une tente, d'un réchaud ? 5/ Dernière question, je serais seule et j'ai cru lire sur un site quelconque que ce n'était pas possible de randonner en solo (apparament à cause de décès qui seraient déjà intervenus dont attaque de puma !) : qu'en est-il réellement ? Les gardes à l'entrée laissent-ils passer une personne seule s'il n'y a pas d'autres randonneurs à ce moment là à commencer une randonnée dans le même sens.
D'avance merci pour toutes les réponses que vous pourrez m'apporter.
Je prévois de faire un trek à Torres del paine (circuit W d'est en ouest) début novembre et je recherche des info pratiques :
1/ Dans les refuges peut-on aisement faire sa propre popote ou est-ce déconseillé dans la mesure où ils offrent tous un service de restauration ? 2/ J'ai vu que le catamaran qui traverse le lac Pehoe part à 18 h en novembre, est ce que quelqu'un sait si un bus permet ensuite de rentrer à Puerto Natales ? 3/ Il existe des navettes entre Laguna Amara et l'hosteria Las Torres : je n'ai pas trouvé d'info sur les horaires et le coût (je pense passer la nuit au refuge Chileno donc d'après ce que j'ai pu comprendre la navette est payante) ? 4/ Je n'ai à priori pas l'intention de camper, mais au cas où est ce que quelqu'un connait le prix de la location d'une tente, d'un réchaud ? 5/ Dernière question, je serais seule et j'ai cru lire sur un site quelconque que ce n'était pas possible de randonner en solo (apparament à cause de décès qui seraient déjà intervenus dont attaque de puma !) : qu'en est-il réellement ? Les gardes à l'entrée laissent-ils passer une personne seule s'il n'y a pas d'autres randonneurs à ce moment là à commencer une randonnée dans le même sens.
D'avance merci pour toutes les réponses que vous pourrez m'apporter.