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Hole in the Rock Road (Utah) English translation pending
by Bastinj · 2011-04-12 · 158 replies
Hello les baroudeurs,

J'ai 2 petites questions concernant cette piste HITRR:

- En été, y a t-il de l'eau ds le wash qu'on doit suivre pour arriver à Broken Bow Arch?

- A la lecture des carnets de voyage, plusieurs se plaignent de la présence de taons et autres "bêtes qui piquent"... Suis-je susceptible d'en rencontrer si je fais le trio de slots canyons (Dry Fork et consorts), Broken Bow Arch (qui dit eau... dit bêtes qui piquent...!?) et Sunset Arch?

Jacqueline
Fermeture des parcs nationaux américains! English translation pending
by FredCagou · 2011-04-08 · 250 replies
Salut à tous,

Je vous avoue que je suis super inquiet... Je prépare ce voyage depuis plus d'un an. J'ai investit beaucoup d’espoirs de temps et de pognon dans ce tripp qui devait être LE voyage... Et là je lis ça :
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2011/04/20110406-092327.html 🏴‍☠️😕 Sachant que je dois partir le 10 mai c'est carrément inquiétant sachant que je compte passer 7 semaines aux US et faire à 70 % du Parc national... Ça serait franchement la cata pour moi, la personne qui va m'accompagner et tous les autres voyageurs... Des idées sur le sujet ? Fred
Réservation des hôtels nécessaire pour circuit dans l'Ouest américain en juin? English translation pending
by Chupastar · 2011-04-04 · 65 replies
Bonjour à tous,

Je vais partir du 4 au 24 juin dans l'Ouest américain avec pour itinéraire Los Angeles, grand canyon, Bryce Canyon, Monument Valley, Las Vegas, San Francisco, puis retour à LA.

J'ai lu pas mal de sujets sur le forum à propos de personnes désireuses de réserver tel ou tel hotel, souvent complets.

A vrai dire, je comptais uniquement réserver mes hôtels pour LA et SF, le reste à trouver au jour le jour...

Est ce vraiment nécessaire de réserver ses hôtels en avance ? Je risque de passer mes nuits dans la voiture?

La réservation d'hotel en avance m'obligerait à garder coûte que coûte un programme préétabli sans droit à l'erreur et c'est ça qui me fait un peu peur...

Merci.
Projet de voyage dans l'Ouest américain et au Nouveau-Mexique English translation pending
by Nicou34590 · 2011-03-18 · 31 replies
bonjour, Nous projetons avec 1 ou 2 autres couples d'amis d'aller aux usa voilà le programme que nous avons établi à peu près et nous aimerions votre avis. Nous avons déjà fait le grand canyon; monument valley; antélope canyon, lac powell, bryce, arches, las vegas, salt lake city et yellowstone et san francisco. Nous voulons faire : Paris Phoenix PHOENIX : visite Lost Dutchman et l'apache Trail et direction TUCSON Hôtel TUCSON : visite Saguaro National Park randonnée et visite du musée sonoran desert hôtel TUCSON TUCSON direction TOMBSTONE visite de la ville et route jusqu'à LAS CRUCES Hôtel LAS CRUCES LAS CRUCES : 3 rivers visite ensuite direction WHITE SANDS randonnée Alkali Flat Trail en fonction du temps plus ou moins longue la rando et ensuite direction ALAMOGORDO pour dormir ALAMOGORDO direction ALBUQUERQUE Tent Rock randonnée et direction SANTA FE hôtel SANTA FE SANTA FE : Visite TAOS et TAOS Pueblo retour à l'hôtel de SANTA FE SANTA FE : rando à BANDELIER et départ pour COLORADO SPRINGS et ensuite direction GUNNISSON hôtel GUNNISSON GUNNISSON : visite du black canyon et direction DURANGO Hôtel DURANGO DURANGO : visite à MESA VERDE et retour à DURANGO hötel DURANGO DURANGO direction FARMINGTON : arrêt à AZTEC Arches et AZTEC Ruines, visite CROW CANYON et LARGO CANYON Hôtel FARMINGTON FARMINGTON : Visite BISTI WILDERNESS, chaco culture et peutêtre pueblo bonito hôtel FARMINGTON FARMINGTON départ pour CANYON DE CHELLY. On passe par GALLUP afin de visiter la ville . Si on a le temps on commence à faire de petites rando dans le CANYON Hôtel à CHINLE CHINLE : Rando White House et fin du CANYON DE CHELLY direction PAINTED DESERT visite et direction hôtel HOLBROOK HOLBROOK : Rando dans PETRIFIED FOREST : BLUE Mesa Trail, LONG LOGS TRAIL route vers SEDONA. De FLAGSTAFF à SEDONA Oak CREEK CANYON, visite du village OAK CREEK RIVE EST arrivé à hôtel SEDONA SEDONA : journée de randonnée dans les canyons et les points de vues hôtel SEDONA SEDONA : suite des randonnée hôtel SEDONA SEDONA départ pour PHOENIX ET PARIS merci d'avance de votre réponse
Choix des randonnées et points de vue lors de mes étapes dans l'Ouest américain en juin 2011 English translation pending
by Syl08 · 2011-03-06 · 7 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous partons du 4 juin au 3 juillet 2011 dans les parcs de l'Ouest américain (avec un véhicule SUV de location) et nous avons besoin de conseils de connaisseurs dans le choix de notre emploi du temps quotidien. Nous souhaitons faire des randonnées et voir les incontournables et pouvoir prendre du temps pour les faire et les apprécier, sans courir et prendre des photos sans timing trop serré Voici nos étapes et lieux de séjour: 4 juin: CDG-Salt Lake City (arrivée à 14h) : Prise en charge du véhicule. 1 nuit à SLC Que faire en peu de temps à SLC? Que voir absolument? 5 juin: SLC-Torrey (1 nuit) : Capitol Reef NP: - Randos : Goosenecks overlook, Sunset Point, Cohab canyon trail, Cassidy arch trail, Frying Pan trail... quelqu'un connait-il la durée et distance des randos? Aurons-nous le temps de les faire toutes? Lesquelles privilégier? - Scenic Drive (13km. Durée?) + Panorama Point - Option: Hickman bridge, Fruita... ou à faire absolument?

6 juin: Torrey-Bryce Canyon (2 nuits):Scenic Drive 12+Bryce Canyon NP Scenic Drive: Y a t-il en particulier des arrêts qui valent le coup de s'y attarder? (durée pour faire cette route?) Randos: Navajo Loop Trail + Queen's Garden Trail (durée + distance?) Route de crête: de Fayriland Point à Yovimpa Point (Sunrise Pt, Sunset Pt, Bryce Pt, Inspiration Pt, Natural Bridge..) (temps de parcours en comptant arrêts?)

8 juin: Bryce-Springdale: (1 nuit) Zion NP Randos: Angel's Landing jusqu'à Scout Lookout + The Narrows (Nous pensions faire Angel's Landing le matin et The Narows l'après-midi). Aura-t-on le temps de les faire? Que pensez-vous d'emerald Pools trail? Point de vue: Canyon overlook (route Zion Mt Carmel SR-9)

9 juin: Springdale-Page: (2 nuits)Lake Powell-The Wave-CBS-Antelope Canyon-Horseshoe bend (ici, c'est le timing le plus serré!!! du voyage) 9 juin: arrivée de Springdale + The Wave (y être en fin de matinée, départ parkin 9h30) 10 juin: location d'un Powerboat (de 9h à 17h) pour faire le Lac Powell 11 juin: Coyote Buttes South avec agence locale (6h à 15h) avec départ vers Tusayan. Où caser Antelope Canyon Lower et Horseshoe Bend.? Nous pensions faire Le Lower plutôt que k'Upper étant donné que nous ne pourrons le faire aux heures dites propices aux rayons (11h à 13h). Vaut-il mieux faire le Lower le Lower à 8h le jour du bateau et récupérer le bateau vers 10H? ou faire le Lower dans l'après-midi soit du 9, soit du 11? Quand faire Horseshoe Bend (jour et heure?) J'ai vraiment vesoin de conseils pour cette étape!!! Merci.

11 juin: Page-Tusayan (2 nuits)Grand Canyon NP (South Rim) Rando: South Kaibab Trail jusque Cedar Ridge (nous pensons qu'il faut partir tôt!) Routes: Hermit Rest Road + Desert View Drive (Mather Poit, Yaki Point, Yavavai Pt..) Survol en hélico (50mn) du Grand Canyon le 12 juin au matin. Que pensez-vous de cet emploi du temps? Quand faire les routes (matin, soirée?)

13 juin: Tusayan-Monument Valley (1 nuit) Monument Valley Rando: Wilcat nature Trail Route: Valley Drive (et ses diféfrents arrets et points de vue)

14 juin: MV-Durango (2 nuits): Mesa Verde + train vapeur Durango-Silverton Visites: Cliff Palace ou Balcony House? (laquelle privilégier?) Faire les 2? Route: Mesa Top Loop Road (Pts de vue: Navajo canyon, square tower, sun point overlook, sun temple view..) Valent-ils tous le coup d'oeil et un arrêt? Train vapeur Durango-Silverton le 15 juin (avec retour en bus)

16 juin: Durango-Moab (3 nuits): Arches + Canyonlands NP (Island in the Sky) Randos Arches: Faire les 3 ou en supprimer une si manque de temps? et laquelle? 1/ Devils Garden trail + Primitive Loop trail 2/ Delicat arch trail 3/ The Windows Loop trail Route Arches: Pts de vue: (Parc Avenue Point, Courthouse Towers Viewpoint, Petrified Dunes Viewpoint, Balanced Rock, Panorama Point, Fiery Furnace Overlook, Sand Dune Arch) . Y a t-il des arrêts optionnels à faire? Canyonlands: Island in the Sky: Randos: Mesa Arch trail, Grand View trail Route et points de vue: du Visitor Center au Grand View Point (Shafer canyon Overlook, Murphy Point, Buck Canyon, White Rim Overlook, Grand View Point, Green River Overlook, Aztec Butte, Upheaval Dome, ..) Option: False Kiva (comment s'y rendre, où se garer, durée, distance...?) Excursion: Journée 4X4 (shafer trail) et rafting dans Island in the Sky Point de vue: Dead Horse Point State Park

Voilà à ce jour nos étapes détaillées. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, les incontournables en fonction du timing, heures de routes, etc... et ce que j'aurais oublié. Je reviendrai plus tard pour vous demander conseils pour les emplois du temps des autres étapes dont voici les déstinations: 19 juin: Moab-Vernal (1 nuit) Dinosaur national Monument 20 juin: Vernal-Rock Springs (1 nuit) Flaming Gorge 21 juin: Rock Springs-Grand teton (1 nuit) Grand teton NP 22 juin: Grand Teton-Yellowstone (5 nuits dont 1 nuit dans le sud (lac) , 2 nuits dans le nord ouest (Mammoth Hot Springs) et 2 nuits dans l'ouest (Old Faithfull) 27 juin: Yellowstone-Jackson Hole (1 nuit) restitution véhicule de location 28 juin: Vol Jackson Hole -SF (via SLC) 3 nuits à San Francisco 1er juillet SF-Paris

Merci d'avance. Bonne journée Syl
Combien de temps dans chaque parc national dans l'Ouest américain? English translation pending
by Hollywoodz · 2011-02-27 · 39 replies
Bonjour à tous!!

Je prévois de réaliser très prochainement un séjour d'un peu plus d'un mois dans l'Ouest Américain et j'aurais besoin de votre aide pour planifier mon itinéraire. 😎

J'envisage de découper mon parcours en 2 parties bien disctinctes:Une visite des villes de la côte Ouest en une dizaine de jours entre Los Angeles et San Francisco (Voir Sacramento si le temps le permet) ... qui pourra s'effectuer dans un sens comme dans l'autreUn tour des parcs nationaux en 25 jours (dans n'importe quel sens également) avec au programme: Yosemite, Kings Canyon and Sequoia National Park, Death Valley, Red Rock Canyon, Las Vegas, Valley of Fire, Coral Pink Sand Dunes, Zion, Bryce Canyon, Capitol Reef, Mulley Point, Arches, Fisher Towers, Moab, Dead Horse Point, Lake Powell, Canyonland, Monument Valley, Antelope Canyon, Grand Canyon, et Joshua Tree. 😎Le problème est que je ne sais pas du tout dans quel ordre établir mon itinéraire. Sachant que le départ s'effectuera de Los Angeles, me conseillez vous de débuter par le tour des parcs nationaux ou plutôt par les villes de la côte ouest?

Pensez vous que le parcours soit équilibré?

Sachant que j'ai environ 25 jours pour boucler le tour des parcs, combien de temps me conseillez vous de passer dans chacun d'entre eux? Je précise que ce n'est pas une obligation de passer tous ceux que je viens de vous citer 😎surtout si vous pensez que certaines étapes ne valent pas le coup ou que le temps ne me permettra pas de tous les faire....dans ce cas là quels parcs me conseillez vous de supprimer?

Merci d'avance!!
Intérêt de Page? (États-Unis) English translation pending
by Guillemine · 2011-02-11 · 30 replies
Bonjour, j'ai lu les témoignages de ceux qui ont adoré Page, mais je n'arrive pas à me décider si ça vaut le coup quand: - on n'a pas suffisamment d'argent pour louer deux (🤪 puisqu'on est dix) bateaux pour une journée sur le lac - on s'effraie de la foule à Antelop Canyon le upper - on n'a ni 4*4 pour faire de la piste, ni possibilité de randonner plus d'une heure ou deux, surtout s'il fait chaud.

Je reste tentée par Horseshoe Bend et Antelop canyon le lower (si tant est qu'il y ait moins de monde ??), mais pensez-vous que cela justifie le détour (sur la route Monument Valley/Grand Canyon) ?

Cathedral wash c'est faisable par des petites jambes ?

Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Type de voiture conseillée pour les Etats-Unis? English translation pending
by Saintmaritai · 2011-02-09 · 25 replies
bonjour à tous, mon voyage aux usa est finalisé grace à vous (itat, le tigre, cendryon, partiràcinq, etc):merci à tous. le seul probléme qu'il me reste est celui de la voiture: je voyage en voiture du 9 mai au 24 mai, circuit classique:deux grandes etapes au debut et à la fin, los angeles-death valley le 9 et grand canyon-las vegas le 23, le reste est classique:jamais plus de 300 km par jour, nous sommes un couple de sexagenaires, non sportifs, je cherche donc une voiture confortable et routiére, pas trop basse(pb de hanches), que me conseillez-vous en berline ou intermédiaire?compact un peu juste? modéles correspondants aux voitures européennes. merci de vos conseils.
Quelqu'un a-t-il fait le Three Canyon Adventure avec Hummer Tour à Page, États-Unis? English translation pending
by LeTigre · 2011-01-30 · 115 replies
Salut,

tout est dans le titre ! 😉😉

Et au cas ou il soit subtilement modifié, la question est : l'un d'entre vous à t-il déja fait le "Three Canyon Adventure" avec "Hummer tour" à Page ?

>ICI< ( Il faut faire descendre la page)
Avis sur un itinéraire de trois semaines en 2011 dans l'Ouest américain et période à choisir? English translation pending
by Vnoa · 2011-01-08 · 158 replies
hello,

On est en train de réfléchir à un parcours dans l'ouest américain (oui je sais : je suis un peu mono-maniaque 😛) pour 2011. On a déjà fait plusieurs voyages, donc celui ci serait un approfondissement + une découverte de qq spots qu'on avait dû zapper précédemment.

Hormis sur le trajet, j'ai une grosse hésitation sur la période... Sachant qu'on a une contrainte en Europe du 15 au 18 mai 😕... Donc voyage possible entre mi avril et mi mai... ou entre mi mai et mi juin... ou mi septembre mi octobre ?

Durée envisagée : ~3 semaines (+ qq jours) Départ de Phoenix envisagé car c'est un des rares endroits où on peut espérer un 4x4 digne de ce nom...

Itinéraires possibles :

J1 : Phoenix J2 : Phoenix - Sedona J3 : Sedona J4 : Sedona J5 : Sedona - Page J6 : Page J7 : Page J8 : Page - Betatakin - Road Canyon - Bluff J9 : Bluff - Aztec NM - Aztec Arches - Farmington J10 : Farmington (Bisti Badlands) J11 : Farmington (Ah Shi Sle Pah) - Monticello J12 : Monticello - Canyonlands Needles - Moab J13 : Moab J14 : Moab J15 : Moab - Crystal Geyser - Black Dragon Wash - Spotted Wolf - Crack Canyon - Hanksville J16 : Hanksville - Dark Canyon - Leprechaun Canyon - Little Egypt - Arsenic Arch - Hanksville J17 : Hanksville - Torrey J18 : Torrey - Burr Trrail - Strike Valley Overlook - Boulder ou Escalante J19 : Boulder ou Escalante - Zebra Slot - Dry Fork - Peek a Boo Gulch - Spooky Gulch - Escalante J20 : Escalante - Escalante Petrified Forest - Mossy Cave - Bryce Canyon J21 : Bryce Canyon - Red Cliffs - Las Vegas J22 : Las Vegas J23 : Las Vegas

J1 : Phoenix J2 : Phoenix - Sedona J3 : Sedona J4 : Sedona - Tuba City J5 : Tuba City - Betatakin - Road Canyon - Bluff J6 : Bluff - Aztec NM - Aztec Arches - Farmington J7 : Farmington (Bisti Badlands) J8 : Farmington (Ah Shi Sle Pah) - Monticello J9 : Monticello - Canyonlands Needles - Moab J10 : Moab J11 : Moab J12 : Moab - Crystal Geyser - Black Dragon Wash - Spotted Wolf - Crack Canyon - Hanksville J13 : Hanksville - Dark Canyon - Leprechaun Canyon - Little Egypt - Arsenic Arch - Hanksville J14 : Hanksville - Torrey J15 : Torrey - Burr Trrail - Strike Valley Overlook - Boulder ou Escalante J16 : Boulder ou Escalante - Zebra Slot - Dry Fork - Peek a Boo Gulch - Spooky Gulch - Escalante J17 : Escalante - Escalante Petrified Forest - Mossy Cave - Bryce Canyon J18 : Bryce Canyon - Page J19 : Page J20 : Page J21 : Page - Grand Canyon Nord J22 : Grand Canyon Nord J23 : Grand Canyon Nord - Las Vegas J24 : Las Vegas

Au départ, j'avais prévu d'aller vers Joshua Tree, San Diego et Los Angeles, mais ça ferait trop de jours 😐... partie remise ! 😉

J'ai l'impression que le jour "Hanksville - Dark Canyon - Leprechaun Canyon - Little Egypt - Arsenic Arch - Hanksville" est trop chargé 🤪 ?

J'hésite entre la découverte du Grand Canyon Nord (peut être inaccessible si trop tôt dans la saison) et retourner au Grand Canyon Sud (descendre un peu vers Indian Gardens par ex... retourner à Desert View qu'on avait adoré ou d'autres points sur la Hermits Rest Road)...

Z'en pensez quoi ?

@+ Vnoa
Itinéraire Yellowstone et l'Ouest américain en quatre semaines English translation pending
by Marcellusplo · 2011-01-02 · 32 replies
Bonjour à tous!

L'été prochain, nous partons (couple d'amoureux) aux États-Unis pour 4 semaines.

Après pas mal de réflexion, et multiples mises à jours, j'aimerais vos avis et conseils sur l'itinéraire suivant: Mardi 19/07: Vol Bruxelles/Los Angeles (on arriverait à minuit le mardi soir...). Me 20/07: Los Angeles: Farniente sur la plage de Malibu, et remise du décalage horaire. Je 21/07: Los Angeles: visite des studios à Hollywood Ve 22/07: Avion pour Jackson Hole (Vol LA/JH via à Salt Lake City), location de voiture, (rodéo?), nuit à Jackson Hole Sa 23/07: Voiture direction Yellowstone via Gran Teton. Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone. Di 24/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Lu 25/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Ma 26/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Me 27/07: Visite de Yellowstone, nuit à West Yellowstone Je 28/07: Avion pour Las Vegas (Vol JH/LV via Salt Lake City), location de voiture à LV, nuit à LV Ve 29/07 Visite de LV, Cirque du Soleil, nuit à LV. Sa 30/07: Voiture (5h00) direction Grand Canyon, nuit à GC. Étape à Williams pour le train à vapeur. Di 31/07: Visite du Grand Canyon (rafting?), nuit à GC Lu 01/08: Départ le matin, voiture (3h30) direction Monument Valley puis visite de Monument Valley (balade à cheval?), nuit à MV Ma 02/08: Départ le matin, voiture (2h20) direction Page, visite du Lac Powell (la balade en bateau vaut le coup?), nuit à Page Me 03/08: Voiture (3h10) direction Bryce Canyon, visite de Bryce Canyon, nuit à Bryce Canyon Je 04/08: Visite de Bryce Canyon puis voiture (4h40) direction LV, nuit à LV. On pourrait faire Zion, mais ça commence à faire beaucoup de balades et j'ai lu pas mal de posts où les gens étaient déçus. Ve 05/08: Visite de LV puis voiture (3h30) direction de Death Valley pour le coucher du soleil, nuit à Death Valley Sa 06/08: Visite de Death Valley (lever du soleil) puis voiture (4h50) direction Mammoth Lake, nuit à Mammoth Lake Di 07/08: Voiture (2h20) direction Yosemite (détour par la ville fantôme Body?), visite du Yosemite, nuit au Yosemite. Lu 08/08: Visite du Yosemite, nuit au Yosemite. Ma 09/08: Voiture (3h40) direction San Francisco, visite de San Francisco, nuit à San Francisco Me 10/08: Visite d'Alcatraz, nuit à San Francisco Je 11/08: Voiture (2h10) direction Monterey, visite de l'aquarium, nuit à Monterey Ve 12/08: Voiture (2h40) direction San Luis, nuit à San Luis Sa 13/08: Voiture (2h00) direction Santa Barbara, nuit à Santa Barbara Di 14/08: Voiture (2h00) direction LA, nuit à LA Lu 15/08: Parc d'attraction Sixflag, nuit à LA Ma 16/08: Vol LA/Bruxelles Mes questions: 1: Nous ne sommes pas de grands randonneurs. J'hésite à enlever une nuit au Yosemite, pour rajouter une étape à Williams ou au grand canyon. 2: Pour le Grand Canyon: est-ce que faire du rafting sur le colorado vaut le coup? Je précise qu'on est plus branché "rafting qui bouge avec des rapides" que balade sur l'eau où on irait plus vite à pied... 3: auriez-vous des conseils pour varier un peu les plaisirs: les grands parcs se font surtout à pied, mais j'ai peur que faire 2 semaines de "balades", ça fasse beaucoup. Je rajouterais bien des activités (rafting, cheval, ou autre...) qui permettraient de profiter de la splendeur des parcs autrement... des idées? 4: Pour Yellowstone: est-ce que ça vaut le coup d'aller à Cody pour le rodéo? Je crois qu'il y en a à Jackson hole... 5: A priori, on arriverait à LA à minuit... est-ce grave? 6: Est-ce que la ville fantôme vers mammoth lake vaut le coup?( c'est body je crois, et ça fait un petit détour) 7: des suggestions?

Merci d'avance pour tous les conseils!
Circuit de trois semaines (ou plus?) dans l'Ouest américain en mai/juin English translation pending
by Nounoupoun · 2010-12-28 · 150 replies
Bonsoir,

j'ai vu beaucoup de topics sur le sujet mentionné plus haut: l'ouest US.

Je vais vous dire ce que je souhaite faire. Je n'ai pas encore d'ordre précis et j'en suis à la préparation du circuit. Je voudrais partir en mai/juin (dates encore non définies) Je me suis pour le moment (on est 3) basé sur 3 semaines pleines (j'exclue doncl'aller et le retour) mais je me demande s'il ne me faudra pas plus de temps.

Pour les villes: - San Francisco : 3 jours - Las Vegas : 2 nuits - Los angeles : 2 jours

Pour les parcs nationaux: - Grand Canyon - Antelope Canyon

- Yosemite

- Monument Valley - Lake Powell

- Cannyon land - Parc des Arches

- Bryce Canyon - Zion Park

- Sequoias park - Vallée de la mort

- Yeloowstone (même si je pense l'annuler car je crois que c'est bcp plus au nord que l'ensemble de mon parcours) - Lake Tahoe (idem, un poil trop au nord)

Canyon de Chelly et Mesa Verde? Ou y penser plutot pour un autre voyage dans quelques années?

Cela fait beaucoup je pense (en 3 semaines c'est quasiment sûr). A votre avis de combien je dois rallonger? Je ne sais pas encore si j'arriverais à LA ou à SF et je me tate: boucle ou pas? La côte entre LA et SF vaut-elle véritablement à fond le coup?

Merci de votre aide en tout cas !
Sondage sur les loueurs de véhicules sur Las Vegas English translation pending
by Cl66 · 2010-12-15 · 20 replies
Bonjour à tous,

Ce message est ouvert pour un retour sur vos experiences dans la "JUNGLE des location de véhicule" sur LAS VEGAS.

L'idéal serait de donner :

- Le site de reservation - L'agence sur Las Vegas qui vous à louer le véhicule (hertz, avis, alamo, dollar etc...) - Le type de vehicule choisis et le type de vehicule donné réelement sur place - Les assurances contractées - Et bien sûre le Prix ! 😉

Pour finir vous pouvez préciser certains points : (amabilité, si on a essayé de vous forcer la main ou arnaquer, problèmes pendant votre location (accidents, pannes etc...) et l'efficacité de la hotline/dépannages.

J'espère qu'ensemble on pourra établir une liste d'etablissements plus ou moins fréquentables, afin d'avoir l'esprit serein pour ce qui devrait etre annodin ! la location d'un véhicule... 🙂

Merci à tous !
Page vaut-il vraiment le détour? (États-Unis) English translation pending
by Kallisto · 2010-12-04 · 32 replies
Bonsoir à tous, Grâce à vous mon itinéraire de juin prochain prend forme mais je me demande si en venant du GCanyon et en allant sur Monument Valley, puis Moab, Page vaut vraiment la peine (beaucoup de monde à Antelope canyon, et en plus c'est cher (nous sommes 3), visite du lac chère en bateau (et est-ce que ça vaut vraiment le détour ? peut on voir le lac sans avoir recours à un bateau ?) Bref, à part le Horseshoe bend je ne suis sûre de rien.

Si vous pouviez m'éclairer j'en serais ravie.

Merci d'avance.
Itinéraire de trente et un jours dans l'ouest des États-Unis Yellowstone, Moab, Needles... English translation pending
by Sirde · 2010-12-02 · 28 replies
Pour commencer un grand merci à ceux qui nous ont conseillés par leurs réponses et conseils dans la préparation de notre voyage n°2 fait en juillet 2010 : Voyage magnifique++++ donc c'est parti merci à :Quiquotte Laurence49b PSI31 fredXIII krikri6792 poney krikri6792 Jipou mlefevre LeSpartiate Sedonax mcd8 dommm063

Le N°1 : Juillet 2008 ; en cinq semaines les grands parcs de San-Francisco à Las vegas + boucle des parcs de Las vegas à Las vegas Le N°2 : Juillet 2010 ; plus en dehors des circuits classiques : du Yellowstone à Salt lake city en passant par grand teton >> Dinosaur>>Moab >>Ouray>>mesa Verde>>monticello.. ...bref le trajet a été réalisé comme exposé sur le FV lors de sa préparation

Voyage dans l'Ouest américain: Yellostone, Dinosaur, Grand Junction, Moab...

Voici "l'ossature" de notre voyage N°3 dans l'Ouest des USA du 26/07/2011 au 26/08/2011 avec une série de "premières" questions sur le circuit. Précisions :2adultes +3 "enfants" j'ose pas dire leur âge ...... je le dis 16,19,22 , bons marcheurs. Nous louons un véhicule 4x4 Go! Mardi 26/07/2011 : >> Jackson Hole Mercredi 27/07/2011 : Jackson Hole >> Old Faithfull Jeudi 28/07/2011 : Old Faithfull Vendredi 29/07/2011 : Old Faithfull >> Mammoth Hot Spring Samedi 30/07/2011 : Mammoth Hot Spring Sepulcher : 17Km/6à8h ou Bunsen peak + Osprey Falls Qn°:1 -quelqu'un connait-il ces randonnées : Sepulcher et Bunsen peak + Osprey Falls? -d'autres idées de randonnées sur les sites de Old Faithfull et Mammoth Hot Spring? voir sur la région de Yellowstone Lake qui a parcouru Pelican Valley (ne pas confondre avec pelican creek) (l'année derniere: nous avons fait les randos de: Picnic aera, Beaver trail, et Fairy fall+ sentinel meadows et les sites classiques bien entendu)

Dimanche 31/07/2011 : Mammoth Hot Spring >> Cody Randonnée le matin + début après-midi puis départ pour Cody Mammoth>>Red lodge = 182km/2h23 Red Lodge>>Cody = 108km/1h16 rodéo Qn°:2 - expérience personnelle ? quelque chose d'autre sur Cody (restau / bar...)

Lundi 1/08/2011 : Cody >> Vernal = transit 575km/6h40 : Hw120>>20>>287>>28 : Farson>>191 : Vernal Qn°:3 -là je cherche quelque chose pour agrémenter cette journée de transit bien que pas le temps de jouer : arrêts sympa sur le trajet pour se dégourdir les jambes....?

Mardi 2/08/2011 : Vernal >> Moab 421km/5h : Via HW40>> 139>>50>>128 Qn°:4 là aussi je cherche quelque chose pour agrémenter cette journée de transit

Mercredi 3/08/2011 : Moab Dead Horse Point :au lever du jour False Kiva : Fort Bottom : si minéral road réouverte pas sûr !! sinon autres randos dans Island in the Sky Long Canyon Road : Poison Spider Mesa :

Jeudi 4/08/2011 : Moab Negro Big Hill : Onion Creek Road : rando sur Arch Qn°:5 Qui connait Kane Creek Road? et Gemini Bridge??

Vendredi 5/08/2011 : Moab >> Monticello 87km/1h sur Moab : Hurrah Pass + Castel Valley:??

Samedi 6/08/2011 : Monticello les Needles Randonnée de Big Spring Canyon-Elephant Canyon Qn°:6 quelqu'un possède t il des coordonnées GPS, cartes ... sur cette rando ? (l'année dernière nous avons fait Chesler park + Druid Arch)

Dimanche 7/08/2011 : Monticello >> Caineville 323km/3h30 via US95 Sipapu to Kachina Bridge trail: 4.8 miles (8km = environ 3h) Moons House Ruins :HW95 puis à gauche la 261 Snow Flats Road = 102km/1h10 de Monticello + 2h (rando et sur place) Road canyon : Cigarette Spring Road = 107km/1h14 de Monticello + 2h (rando et sur place) Dark Canyon : 3h30 Leprechaum Canyon :1h30 total = 15h30 + (l'âge du capitaine /degré hygrométrique) x distance, l'ensemble rapporté à l'humeur des passagers ! = impossible (confirmé par sedonax) je m'en doutais un "peu" Qn°:7 Là faut pas rigoler que choisir ! hypothèse n°1 : Sipapu to Kachina Bridge trail + Road canyon >> caineville hypothèse n°2 : Road canyon + Dark Canyon + Leprechaum Canyon >> caineville hypothèse n°3 : Moons House Ruins si on peut obtenir le permis (BLM monticello)+ Leprechaum Canyon >> caineville hypothèse n°4 : la votre !!

Lundi 8/08/2011 : Caineville Five Hole Arche : Goblin Valley: Wild Horse Canyon

Little wild horse canyon: Crack Canyon :

Qn°:8 - quelqu'un(e) aurait des renseignements pour l'accès à Five Hole Arche venant de Hankville donc us24 ? - même piste que pour Horse Shoe Canyon au départ de US 24 ? - point GPS pour bifurquer vers le nord pour atteindre Five Hole Arche? - état , difficultés de la piste?

Mardi 9/08/2011: Horse Shoe Canyon : Factory Butte : Qn°:9 - Factory Butte :il existe une randonnée qui mène au sommet ? - ou seulement une piste qui contourne sa base ? -si manque de temps, contretemps ...je devais choisir entre Horse Shoe Canyon et Five Hole Arche , laquelle?

Mercredi 10/08/ 2011 : Caineville Cathedral Valley ou si mauvaises conditions Capitol Reef (Sulphur Creek + Chimmey Rock ) ou Five Hole Arche si non fait

Jeudi 11/08/2011 : Caineville >> Escalante via NBR + Burr Trail Road 148km jusqu'à Boulder (4h) + 46 km jusqu'à Escalante (35 minutes) Red Canyon : 2h30 au mile 21,4 ou Upper Muley Twist Canyon trail : via Torrey 177km/2h16 Sulphur Creek + Chimmey Rock ou enpartant directement sur Escalante : Zebra slot 4h

Vendredi 12/08/2011 : Escalante J1 Peekaboo Gulch + Dry Fork+/- Spooky Gulch Brochen Bow Arch Sunset Arch Devil's Garden

Samedi 13/08/2011 : Escalante J2 Neon Canyon Cathedral wash

Dimanche 14/08/2011: Escalante J3 Volcano Qn°:10 question importante car nous séjournons trois jours pleins sur Escalante -randonnées de substitution dans la région d'Esclante si la Hole in the Rock Road est impraticable? l'année dernière nous n'avons pu atteindre que Devil's Garden avant de fuir sous l'orage....

Lundi 15/08/2011 : Escalante >> Page 312km/3h43 si via CWR : Yellow Rock + tenter le retour par Hackberry Canyon + Wahwaep Hoodos si via Johson Canyon Road : ville fantôme Upper Kanab ( Jct 89/14 Alton) Johnson sur Johnson Canyon Road sur la 89 à gauche aprés old paria Quelque-soit la route: si l'horaire le permet Wahwaep Hoodos et/ou Old Paria Movie et/ou Toadstool Hoodos et/ou White Rocks si pas le temps seront fait les jours suivant

Mardi 16/08/2011 : Page J1 Nord : Tirage au sort pour Coyote Butte Nord en priorité pas de chance : Wire Pass + Buckskin Gulch Edmaier's Secret : Qn°:11 -peut-on à la fois participer au tirage au sort sur internet puis si négatif, sur place pour le même jour? -tarifs pour visiter Coyote Butte Sud + White Pocket avec un outfitter bien quand plein mois d'aout...

Mercredi 17/08/2011 : Page J2 Tirage au sort pour Coyote Butte Nord en priorité si toujours pas de chance : Direction Sud : Lee Ferry + Cathedral Wash :

à repartir entre mardi et mercredi si non fait, et si l'horaire le permet : Wahwaep Hoodos Old Paria Movie Toadstool Hoodos White Rocks Alstrom point

Jeudi 18/08/2011 : Page >> Sedona 262Km/3h via Hw89 Red and White Canyon : Coal Mine Canyonlands:à l'est de Tuba city sur l'HW 160 Sunset Crater Volcano NM : Wupatki NM :

Vendredi 19/08/2011 : Sedona J1 Qn°:12 là il faut que je sélectionne les plus belles randonnées (avec votre aide) sachant que nous restons 2 jours pleins sur place, voici la selection à répartir sur les deux jours : Votre avis? Bear Mountain Cibola Pass ; combinée à Jordan Trail jusqu'à Devil's Kitchen Fay Canyon + Spurs trail Doe Mountain : soldier pass Samedi 20/08/2011 : Sedona J2

Dimanche 21/08/2011 : Sedona >> Chinle 388km/4h Walnut Canyon NM : Petrified Forest : par le sud (Hw180) sortir par le nord (Hw40) puis painted desert Painted Desert : 1h Canyon de Chelly : Rim ou Randonnée et White House en fonction de l'heure d'arrivée Qn°:13 -Walnut Canyon NM : intéressant? Qn°:14 -quelle durée consacrer à Petrified Forest les avis me semblent très partagés ?

Lundi 22/08/2011 : Chinle >> Farmington via la HW:371 = 371km/4h19 Canyon de Chelly : Rim ou Randonnée White House en fonction de ce qui à était fait la veille Chaco Canyon : probablement de trop pas le temps ou plan de sauvetage Bisti Badland : via la HW:371 Qn°:15 venant de Chinle via la HW:371, quelqu'un connait-il une piste permettant de joindre Chaco Canyon à Bisti Badland sans repasser par le sud via la 57 . Sur Google map il y a bien la CoRd7870 puis la 7022 >>7650 permettant de relier la Hw57 au nord de chaco à la Hw371 à quelques miles au sud de Bistibadland. Si cet itinéraire est réalisable alors : Chaco + bisti dans la journée possible? Mais entre ce qu'on voit sur Google Map et sur quoi on roule......!!

Mardi 23/08/2011 : Farmington >> Great Sand Dunes 347km/4h via Hw67 puis HW17 (Cumbres pass puis Manga pass ) fin de journée Great Sand Dunes Qn°:15 -autre itinéraire? -éléments intéressants à ne pas louper sur cet itinéraire?

Mercredi 24/08/2011 : Great Sand Dunes >> Fairplay Début de journée Great Sand Dunes Puis Great Dune Sand >> Fairplay : Via la Médano pass >> Westcliffe>>Hw69>>Hw9 si la Médano Pass est impratiquable direction sud : Hw 150 puis 160 North La Vela Pass qui rejoint Gardner sur la Hw69 Qn°:16 -votre avis et conseil sur la Médano pass ? le début semble "ensablé"? dur dur?? -qui connait la North La Vela Pass : difficultés?

Jeudi 25/08/2011 : FairplayJ1 Weston Pass avec Rando Pamingan Peak + Westo Peak Boreas Pass : Mount Bross :

Vendredi 26/08/2011 : Fairplay >> Denver 140Km/2h "ville fantôme" : South park city puis route vers Denver Qn°:17 je n'ai pas étudié la fin de journée sur Denver? votre expérience, idée pour meublé la fin de journée ?

Samedi 27/08/2011 : Denver >> Chicago >> Paris >> Brest ....sniff Voilà, merci pour votre patience et vos futurs commentaires, avis, critiques ....... Amicalement Denis
Une nouvelle fois: qui va aux États-Unis en septembre 2011? English translation pending
by LeTigre · 2010-11-14 · 366 replies
Finallement, en regardant bien, y'aurait peut être un créneau à c'tte époque là alors si vous voulez qu'on se refasse un beau

Tableau Integrant et Générant les Rencontre aux Etats Unis

( © Spartiate & LeTigre 😛😛😛 )

Et bien vous savez ce qui vous reste à faire ... postez ici vos dates et vos itinéraires et ... je ferai le reste 😎😎
Qui sera dans l'Ouest américain en juin 2011? English translation pending
by Freco9177 · 2010-11-12 · 33 replies
Bonjour, je part du 5 au 23 Juin 2011, et je propose de rassembler sur ce post les personnes qui partent à cette période afin de pouvoir échanger nos avis

voici le résumé succinct de mon séjour:

J1:Los Angeles J2:Los Angeles (Universal Studio) J3:Los Angeles j4:Kingman J5:Grand Canyon J6:Monument valley J7:Page J8:Page J9:Bryce Canyon J10:Zion J11:Las Vegas j12:Las Vegas J13:Stovepipewells J14:Lee Vining J15:Yosemite J16:yosemite J17:San Francisco J18:San Francisco

Tous mes Hôtels sont déjà réservés ainsi que la voiture (Un S.U.V)

😉
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°6) English translation pending
by Sedonax · 2010-11-05 · 26 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument

Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.

Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier ��tant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.

Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.

En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontractés, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.

Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.

Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.

Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.

Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :



Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.



Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.

Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.





Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…





…mais il offre une belle lumière réfléchie….









…avant de devenir encore plus sombre et resserré.





Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.

Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !





Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».

La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.

J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.

Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.



J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.

C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !

Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.

Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….









Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.











Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.

La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.

























Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.





Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.







Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autorisée en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.

JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument

Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.

Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.





La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.









Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.

En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.

La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !

L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.





Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.



Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.

J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…

Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.



Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…



Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.

Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.





Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.

Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.

















A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.



Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.













Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…



Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.

Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….

Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :





Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.

Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.



Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.







Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.

De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.



Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…







… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !





D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.













Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.





Un dernier coup d’œil de la Highway 12…



… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.

JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef

Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….



… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.





L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.

















De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.

Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).









Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.

La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.

La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).

Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».

Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.





A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.

L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).







La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…





… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.







Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).

Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.

Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.











En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …



… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …



… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …



… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.









Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.

A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Avis sur faisabilité de parcours Phoenix - San Francisco en vingt jours? English translation pending
by John31 · 2010-10-31 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je prépare actuellement avec des amis un voyage dans l'Ouest Américain d'une vingtaine de jours durant l'été 2011. Principalement intéressés par les principaux parcs et curiosités de l'Utah et l'Arizona mais également par la Californie voici le programme esquissé à l'heure actuelle. Un bon nombre de randonnées est envisagé. Je m'interroge sur la faisabilité au niveau du temps consacré pour un tel planning donc n'hésitez pas à faire valoir vos expériences de voyages passés. Le mode d'hébergement n'est pas encore rigoureusement sélectionné mais il consistera certainement en un mélange de camping et de Motel-Hotel.

J1 - Vol Aller, Arrivée à Phoenix J2 - Visite express Phoenix, location de voiture et départ vers le Grand Canyon avec nuit à Flagstaff J3 - Meteor Crater - départ pour le Grand Canyon nuit et nuit sur place. J4 - Grand canyon le matin - Mexican Hat, Monument Valley -nuit dans les environs J5 - Canyonlands - Nuit à Moab J6 - Arches - Nuit à Moab J7 - Capitol Reef National Park - nuit dans les environs

J8 - Bryce Canyon - nuit à Bryce J9 - Page Antelope Canyon (éventuellemen The Wave)-nuit à Zion J10 - Zion National nuit à Zion J11 - Zion, Valley of fire, Las Vegas - nuit à Vegas J12 - Journée à Vegas - nuit à Vegas J13 - Départ pour death valley visite death valley - nuit à Lone Pine J14 - Mono Lake nuit au Yosemite

J15 - Yosemite nuit au Yosemite J16 - Yosemite matin départ pour SF J17 - SF, restitution voiture dans la soirée J18 - SF J19 - ? J20 - Vol retour depuis San Francisco

Le J19 correspond à un jour libre dont je ne pense pas qu'il soit extrêmement utile à consacrer à San Francisco. Je me demande donc quels sont parmi les sites mentionnés ceux où ce jour puisse être utilisé pour compléter la visite. Sinon peut on envisager d'inclure un autre site à distance raisonnable?

Merci d'avance et bonne soirée.
Avis sur circuit depuis Los Angeles jusqu'à San Francisco en passant par les parcs? English translation pending
by Matttheo · 2010-10-31 · 29 replies
Bonjour à tous ! Nous organisons un voyage dans l'Ouest américain pour août 2011 et nous aimerions avoir l'avis de personnes expérimentées sur notre circuit. Pour information nous sommes 2 adultes et 4 enfants, de 8 à 18 ans. Voici le projet détaillé par jour :

Jour 1 : Arrivée à Los Angeles dans l'après-midi, location de la voiture (une nuit à Los Angeles)

Jour 2 : Visite de Los Angeles (une nuit à Los Angeles)

Jour 3 : Départ pour le Grand Canyon par la route 66, en s'arrêtant à Calico notamment (une nuit au plus proche du Grand Canyon)

Jour 4 : Visite du Grand Canyon (une nuit au Grand Canyon)

Jour 5 : Direction Monument Valley que nous visitons dans la journée (nuit vers Page)

Jour 6 : Visite des alentours de Page et du lac (Antelope Canyon est à voir apparemment) puis départ vers Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)

Jour 7 : Visite de Bryce Canyon (nuit à Bryce Canyon)

Jour 8 : Direction Las Vegas en passant par Zion National Park (nuit à Las Vegas)

Jour 9 : Visite de Las Vegas (nuit à Las Vegas)

Jour 10 : Traversée du sud de la Death Valley pour arriver à Furnace Creek, puis direction Mono Lake (nuit vers Mono Lake)

Jour 11 : Visite de Mammoth Lake, baignade à Mono Lake, visite de Bodie (nuit dans les environs, proche de Yosemite)

Jour 12 : Visite de Yosemite National Park (nuit à Yosemite)

Jour 13 : Route pour San Francisco et arrivée en ville (nuit à San Francisco)

Jour 14 : Visite de San Francisco (nuit à San Francisco)

Jour 15 : Dernier jour en ville et direction Genève !

Nous aimerions vraiment avoir votre opinion sur ce circuit. Paraît-il incongru ? illogique ? idéaliste ? 😊 Merci d'avance pour ceux qui voudront se pencher sur notre projet !
L'Ouest américain par agence sur Lyon English translation pending
by PillouLoulou · 2010-10-25 · 32 replies
Bonjour à tous,

Avec mon mari nous sommes en train de préparer notre voyage dans l'Ouest des Etats-Unis et nous souhaitons partir avec une agence (nous ne parlons pas super bien l'anglais, sauf quand on a bu🙂...ce qui n'est pas le top pour faire un voyage en autotour🤪!!!) Enfin bref, donc je disais on ne parle pas super bien l'anglais et nous préférons partir seul, plutôt qu'en circuit organisé. Nous avons trouvé 2 agences sur Lyon qui correspondent à nos critères et qui nous plaisent bien mais nous ne savons pas laquelle choisir: "Aventuria" ou "Objectif Amérique"? Le programme est identique, les tarifs (2010) sont quasi-identiques, nous souhaiterions surtout avoir des infos sur leur professionnalisme, leur qualité de conseil et la véracité du programme proposé!!!

Si quelqu'un a des infos, ça nous aiderait un peu pour nous décider!!!

Merci par avance

PillouLoulou
Itinéraire de trois semaines Montréal - Washington, DC English translation pending
by Diddy11 · 2010-10-22 · 8 replies
Bonjour,

Je prépare actuellement mon itinéraire pour un circuit de environ 3 semaines de montreal à montreal en descendant la cote jusqu'à washington et en remontant vers montreal en passant par le comté de lancaster, niagara falls et toronto...

Je voudrais avoir votre avis sur la partie Washington --> Montreal. Commen organiser les nuits ? sachant que nous voulons dormir en camping (moins cher aprés les villes...).

Je pensais dormir une nuit dans le pays amish (où ?) Une autre nuit à Niagara Falls ou à côté. Et aprés, des nuits à Montréal.

Pensez-vous que je devrais ajouter une nuit entre Niagara Falls et montréal ? Ou alors faire une nuit dans le comté de lancaster, puis une nuit au canada vers toronto, aprés un bref passage à niagara falls ?

Au niveau des visites, je ne sais pas non plus combien de temps consacrer à chaque lieu... Quelques heures à niagara falls est-ce suffisant, ou tout un aprés midi ?

Merci par avance si vous pouvez m'éclairer ;)

Bon weekend !
Voyager "à la roots" en Inde du Sud English translation pending
by Gotham · 2010-10-21 · 30 replies
Bonjour amis voyageurs, Nous partons ma sœur et moi trois semaines en Inde du sud en janvier 2011, et nous souhaitons voyager "a la roots", c'est a dire en ne prévoyant que les grandes lignes pour préserver la spontanéité, et partir a la découverte de l'Inde profonde loin des visites culturelles "classiques", plus proches de la nature et de la population rurale. Y en aurait il parmi vous qui auraient vécu ce type d'expérience, quels sont les sites vers lesquels je pourrais m'aiguiller, quels sont les risques? Merci de vos réponses tous les commentaires sont les bienvenus! 😛
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
by Zitounet · 2010-10-17 · 40 replies
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Trois semaines au Brésil ou au Vénézuela? English translation pending
by Atlin22 · 2010-10-16 · 47 replies
Hello,

je pense partir 3 semaines avec mes 2 ados en amérique du sud. Ce forum est une mine d'or. Je souhaiterais des conseils

Est il préférable d'aller au Brésil OU au Vénézuela (à trois, en itinérant) ?

Lequel des 2 pays est le moins cher ? le plus facile pour se ballader sans ennui ?

Départ : Aout 2011

Un tres grand merci pour vos conseils à tous !!!!!!
Vingt-cinq jours entre Salt Lake City et San Francisco en août 2011 English translation pending
by Nadette42 · 2010-10-09 · 67 replies
bonjour à tous

sur ça y est mon itinéraire est bien avancé et comme me le demandent Pierre 77N et vnoa je viens le soumettre à tous ceux qui voudront bien y jeter un petit ( ou même un gros ) oeil et m'aider à corriger ce qui ne va pas. Merci pour vos conseils que j'attends avec beaucoup d'impatience.

Petit récapitulatif: Nous serons 4 adultes ( mon mari , moi même et nos 2 enfants qui l'an prochain auront 20 et 18 ans) nous pouvons partir 25 jours sans problème . Nos dates sont flexibles à une semaine prêt ce qui devrait pouvoir nous permettre de profiter de certains billets un peu moins chers et d'éviter dans la mesure du possible Las vegas le WE. nous essayerons d'allier les marches + visites et les parties " routes" avec le sourire même si on sait que nous auront 2 ou 3 journées que je qualifierai "d'étapes" je ne peux pas hélas réserver mes billets d'avion ces jours ci car nous sommes en attente de résultats médicaux qui conditionneront le top départ pour leur achat. J'ai cependant trouvé des billets avec la dela air lines qui nous conviendraient que ce soit pour le prix ( toujours trop chers bien sûr mais j'ai privilégié le confort avec des vols directs sur les vols transatlantiques soit 5174€44 pour 4 TTC aller et retour) je suis donc partie sur des dates qui peuvent bouger puisque les billets ne sont pas réservés mais il faut bien commencer par cadrer un peu toutes les infos que j'ai prises !!!!!! dès le départ j'ai travaillé sur un circuit Salt lake city - San francisco mais max 68 suggère de partir de SF pour que "l'acclimatation " se fasse plus "en douceur " de plus on commence par les "petits parcs" pour finir par le Yellowstone.!! donc tant que les billets ne sont pas pris pas de problème pour changer le sens du circuit .faudra juste que je revois toutes mes heures d'arrivée et de départ des visites afin de profiter au mieux des sites.

voici ce que cela donne aujourd'hui

j1 = 30/07 lyon salt lake city avec une arrivée à 14h05 je prévois donc de commencer notre route jusqu'à garden city ( 201kms 2h25 de route) ou d'aller plus loin vers montpelier . Mon idée de départ était de commencer la route et de s'arrêter lorsque la fatigue nous le dirait donc de ne pas réserver d'hotel . PB il faut donner une adresse à la douane donc faudra que je me décide en temps et en heure pour notre première nuit!

j2 : garden city ( ou autre) j - ballade du jenny lake - grand téton _ jackson (soirée)

j3 jackson hole west thumb beyser basin . Ici j'avais mis cody comme lieu d'étape mais aux vues de ce qui se dit sur le forum je me demande si tous ces kilomètres se justifient et si on ne ferait pas mieux de profiter du parc plus longtemps et surtout en veillée ? Je pense que tous les hôtels sur le parc doivent maintenant être complets mais en sortant un peu il doit bien y avoir encore qq ressources en lits ?

J4 : cody( ou autre) mud vulcano - canyon de yellowstone - gardiner

J5 gardiner - mammoth hot spring - norris basin- west yellowstone

j6 : west yellowstone -old faithful - west yellowstone

j7 journée étape jusqu"à moab

j8: arches

j9 canyon lands et dead horse point

j10 moki dugway- monument valley

j11 MV- valley of gods tusayan (ou environ) début de la visite du GC

j12 grand canyon et route le soir vers page

j13 antelope canyon

j14 lake powell ( un peu ....du genre pick nique au bord de l'eau ?) et route vers bryce canyon + début de la visite ( on privilégie ++ ce site / au lac .... il faut bien faire des choix ...)

j15 : bryce canyon

j16 : bryce - traversée de Zion ( on ne s'y attardera pas malgré notre envie mais là aussi il faut choisir) - valley of fire - vegas ( oui on sera dimanche mais on aura évité le vendredi et le samedi !!!)

j17: vegas

j18 : vegas le matin et route vers shoshone l'après midi

j19: shoshone + death valley route vers olancha

j 20 : olancha visalia début de la visite de séquias parc

j21: séquoias parc ( suite et fin) san francisco

j 22-23-24 san francisco ( et "cerise sur le gâteau" il y a un dimanche donc à nous la messe gospel !!!)

j25 retour avec un vol au départde SF à 15h50 donc super tout le matin pour visiter encore et encore SF avant le triste retour ...........

voilà où j'en suis aujourd'hui. J'avoue qu'à force de regarder les cartes et lire tous ces beaux carnets de voyage je ne sais plus trop si j'ai fait les bons choix ?

merci à tous ceux qui m'aideront et me conseilleront

a+
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
by Sedonax · 2010-10-05 · 31 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville

La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.

Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.





Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.

En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais ét�� à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !

Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.

Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.









Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.



Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.

Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.

Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.







Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.





Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.

Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.





Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.





Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.







C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.





Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.

Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.







La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.



Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.

La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.



Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.



D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.



Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.



En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.

La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.







En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.



Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.

Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.

JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante

Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.

C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.

Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.



Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.

Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.





Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.

Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.

A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.



Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !

La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.

Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).













Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.

Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.

Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.



Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.

Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.

C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.

Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.

JOUR 17 : Escalante

Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.

Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.

En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.

Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.





C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…



Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.



De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !

Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.



Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.

La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :



Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.

Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.





Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !



Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !

En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.

Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.

Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.







Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.

Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.

Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).

Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.



Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !





Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…





Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.

On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…



… puis chanter avec ses frères et sa sœur…



… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).



Plusieurs familles viennent chanter a cappella…



… ainsi que les enfants de l’école.



J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.

Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.

A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.



Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.

JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland

Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.

La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.

Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.







Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.



En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.

Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.



Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.



La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.





Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.



Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.







En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.







En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.





Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.

Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.

Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.

En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !

Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.

Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).

Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).

Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.

Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.



Sur ce plateau de slickrock…



… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.













Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :





On peut trouver de petites arches…



… et des roches finement découpées.



Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !

Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :



Un petit éléphant volant comme Dumbo :



Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):



Un monstre agressif…



… puis un autre qui l’est moins :



Un petit dinosaure :



Un rapace géant :



Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…





Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.

Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !

JOUR 19 : de Little Finland à Escalante

Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.

Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !

La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.







J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…





… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.



Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :

Le monstre agressif.



Le petit dinosaure.



Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.





D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :



Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…



… ou ce « Grand Téton » pétrifié.



Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.



Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.



De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).



Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.

Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).

A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.

Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.

Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…



… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.





Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁

Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Voyage Denver - San Francisco en famille au mois d'avril 2011 English translation pending
by Fatality64 · 2010-10-01 · 10 replies
Bonjour ,

Projet de voyage pour 14 jours du 08/04/2011 au 22/04/2011 (pendant les vacances scolaires😐) avec mes 3 monstres (12/18/22) et mon épouse aux USA , pour faire découvrir ce fabuleux pays que j'ai aimé dès les premières minutes de notre 1er voyage aux USA en 2005😛. Après délibération avec les enfants, j'en ai finalement 2 sur 3 qui souhaiteraient voir Vegas et finir sur SFO...............le troisième à une attirance pour NY🤪 L'idée est de faire 3/4 jours sur Vegas et tout autant sur SFO😉 (nous repartirions de là).

Denver comme ville d'arrivée me parait être une bonne idée, pour ceux qui connaissent bien le coin. Que me conseillez vous de faire ou de visiter durant notre trajet qui nous emmenera à Las Vegas puis SFO au final ? Sachant que sur la route qui nous ménera à Las Vegas les enfants, du moins 2 d'entre eux souhaitent voir MV et le GC. Puis passé Las Vegas, nous nous dirigerions vers Death Valley, avec une petite envie au sortir de DV de me diriger plein Nord, mais j'ai le sentiment que la Tioga Pass est difficilement franchissable à cette période là au vue de ce que j'ai pu lire sur
http://www.nps.gov/yose/planyourvisit/tiogaopen.htm , donc quelle route me conseillez vous de prendre pour rejoindre SFO et que pouvons nous voir de beaux au passage?? (je me rappel être passé par Yosemite , avoir vu "El capitan" en septembre 2005, mais nous étions dans un groupe de HD organisé ou nous suivions et admirions bêtement les paysages qui étaient de toutes beauté, nous n'avions pas de Road Book et je ne sais plus quelle route nous avions emprunté pour rejoindre SFO). Est il possible d'aller voir "El Capitan" et quelques "Yosemite Falls" sans être obligé de faire demi tour ou rebrousser chemin? Je pense que c'est tout à fait jouable et réalisable sans trop de kilomètres à chaque fois en prenant le temps de faire les choses sans trop de précipitations!! Merci pour vos conseils judicieux. Christophe
Avis sur boucle de Denver à Denver? English translation pending
by Capfaval · 2010-09-29 · 16 replies
Bonjour à Tous,

Devant l'urgence de réserver les hôtels à l'intérieur de Yellowstone, j'ai besoin de boucler mon prochain périple, mais je cale un peu et ai besoin de tous les conseils avisés que je pourrai glaner !

Voici mon idée :

J1, 2 et 3: route Denver à Grand Junction + Colorado NM + Bang Canyon + Rattlesnake Canyon J3, 4 et 5 : route Grand Junction à Dinosaur + Dinosaur NP J5 : arrêt en route entre Dinosaur et Jackson Hole J6 : Arrivée à Jackson Hole et journée dans cette ville J7 : Grand Teton NP J8 : trajet de Grand Teton à Old Faithfull - Première visite de OF + Nuit Old Faithfull J9 : Old Faithfull + Nuit Old Faithfull J10 : Old Faithfull à Mammoth Hot Springs tôt le matin + visite Mammoth + route mammoth à Roosevelt Lodge (ou nuit à Mammoth ?) J11 : Roosevelt Lodge à Canyon de Yellowstone + première visite du Canyon + nuit à Canyon J12 : Canyon de Yellowstone + nuit à Canyon J13 : Canyon vers Cody + nuit à Cody J14, 15 et 16 : de Cody à Denver : QUE FAIRE ??? Et par où passer ?

Tous les avis sont les bienvenus ! Je vous remercie d'avance pour votre aide ! Très bonne journée à tous,
Itinéraire de vingt-huit jours entre Los Angeles, Yellowstone et San Francisco en été 2011: vos conseils? English translation pending
by Viviandco · 2010-09-26 · 30 replies
Bonjour, Nous avons nos billets pour une arrivée LA le 20 juillet 2011 13h01 et un départ de SF le 16 aout 15h35. J'ai besoin de vos conseils pour l'itinéraire. Après de nombreuses lectures de blogs, forum.. j'ai vraiment du mal à ne pas inclure Yellowstone à mon parcours. Je me suis inspirée de deux parcours et voilà à peu près ce que ça donne :

J1 : Arrivée LA 13h05 / Prise de voiture, Hotel J2 : LA (hollywood bd, Venice, santa barbara, malibu) J3 : Universal studios

J4 : Départ de LA direction Kingman (Parc Juoshua Tree et lake havasu) 6h00 route

J5 : Kingman - Flagstaff (route 66, Oak Creek Canyon, Sedona) 3h00

J6 : Flagstaff - Grand Canyon (2h00 ?) Je ne sais pas trop, cela dépend de l'entrée du parc et où on dort.

J7 : Grand Canyon (Hélico ?) et départ pour Page (3h00 de route) (Lac powell : interessant louer un bateau ou non ??) Ce sera soit Grand canyon en Hélico soit le bateau sur lac powell : nous sommes 5 !

J8 : Page - Monument valley (horseshoe Bend) (Upper antelope canyon ou Lower Antelope canyon ??)

J9 : Monument Valley - Moab (Valley of the gods, mulley point overlook) 3 h00 route ARCHES

J10 : Canyonlands

J11 : départ pour le Yellowstone : VERNAL (5h36)

J12 : Vernal - Jackson (5h30)

J13 / Grand teton NP et Yellowstone J14 : Yellowstone J15 : Mammoth Hot springs J16 : Old Faithfull

J17 : Yellowstone - SLC (6h30) J18 : SLC - capitol reef NP J19 : Bryce Canyon J20 : Las vegas J22 : Las Vegas - Death valley J23 : Bodie J24 et 25 Yosemite J25/26/27/28 San francisco

Bon, évidemment, la route vers Yellowstone est longue mais j'ai lu sur deux ou 3 blogs qu'elle était très belle, donc..

Pour le séjour, je privilégie la variété : 2 villes + LV et des parcs différents Bryce, MValley et Yellowstone..

Nous pensons faire une ou deux randos si vous avez des idées... (nous sommes 2 adultes et 3 enfts : 2 ados : 17 et 14 et une fille 8 ans) nous randonnons ponctuellement (cet été : corse lac nino (700 m dénivellé : rien d'extraordinaire mais nous marchons ss pb)

Nous avons envie de voir des animaux : d'où Yellowstone

Yosemite ne m'attire pas particulièrement : j'ai peur d'être assez peu dépaysée .. Peut-être ai-je tort ?

Nous pensons pour des raisons de budget alterner hotel /tentes /cabins mais ... sur un itinéraire où on déménage très souvent, monter et démonter la tente ... n'est-ce pas trop pénible ? nous faisions de l'itinérant en corse cet été mais restions 2/3 jours au même endroit

Je pensais sinon à une solution pour prendre plus de temps : Avion de Las Vegas à SF mais je pense que cela reviendra bq plus cher même si nous abandonnons le véhicule à LV (économie sur essence + location VL puisque plus besoin à SF) Je n'ai pas fait le calcul.

J'attends avec impatience vos remarques, conseils, .....

N'hésitez pas !! (j'ai lu bq de blogs et notamment celui de Grisemotte, si belle la terre : magnifique, la famille Katze et i have a dream) le pb : je ne dispose que de 28 j sur place !!

merci

H

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